﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="84"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[NOUVEAUX MÉTIERSC’EST QUOI UN RUDOLOGUE?MANAGER AUTREMENTVERS LA FIN DE LA HIÉRARCHIEBUSINESS DE NICHELES LEADERS FRANÇAISN° 39 - avril 2017ecoreseau.frLAURÉATS 2017PHILIPPE CROIZON ET OLIVIER REMOISSONNETLE TRIOMPHE DE LA VOLONTEINFRASTRUCTURESLE PLAN FRANCETRÈS HAUT DÉBITDOSSIERUNE ARME À DOUBLE TRANCHANTLE LANGAGE CORPORELDES DECIDEURSDECRYPTAGEL’IMPACT DE GALILÉOLE GPS EUROPÉEN VA REMODELER DES FILIÈRESTOUR DU MONDE DE L’INNOVATIONLA SILVER ECONOMY, MATIÈRE GRISE EN FUSIONL’AIR DU TEMPSL’ART DE LA SIESTE AU TRAVAIL© 2017 Florence BonnyBEL : 4,90 € - DOM/TOM : 4,90 € - N CAL/S 590 cfp - POL/S 650 cfp - CAN 6,50 $ca - MAR 46 MAd]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[EditoriAlLa remise des Trophées Optimistes par EcoRéseau Business dans le cadre du Printemps de l’Optimisme,comme chaque année, a été riche d’ensei- gnements. Bien évidemment la manifesta- tion, tenue au Conseil économique social et environnemental (CESE) les 17 et 18 mars, a comme à chaque fois étonné par sa diversité d’entrepreneurs, experts et bénévoles prouvant que les initiatives positives et constructives ne manquent pas en France. Mais elle a aussi prouvé ce lien indéniable qui existe entre optimisme et réussite concrète. Il n’y avait qu’à regarder le visage éclairé et jovial de l’Electron Libre Philippe Croizon ou la  erté contagieuse du Culture du Rebond Olivier Remoissonnet pour comprendre que c’est par leur personnalité avant tout que ces lauréats ont déplacé des montagnes. Celui qui entreprend et entraîne les autres le fait avant tout par son charisme et sa con ance en l’avenir. Une énergie qu’il démontre par ses actes, son discours, mais aussi ses gestes. Il ne suf t pas d’avoir au bon moment la bonne idée et la technologie idoine comme notre Electron Libre de ce numéro, Christian Vié et son impression de livres à la demande dans les librairies, ou le courage de se lancer avant les autres comme le Culture du Rebond de ce mois-ci Emery Jacquillat etsa reprise de la Camif, le fameux vendeur d’équipements de la maison alors en déliquescence. L’impression dégagée, le langage corporel des décideurs est déterminant, comme notre dossier de couverture l’analyse. Gare à ceux qui ne le maîtrisent pas et multiplient les anomalies comportementales. Si certains sont devenus des « champions de niche », ces ETI discrètes décrites dans l’Enquête qui inventent leur marché ou en deviennent leaders grâce à une innovation déterminante, si d’autres osent mettre en place l’entreprise sans hiérarchie comme racontée en Manager Autrement, si d’autres encore seront les premiers à pro ter des data plus précises du système européen satellitaire Galileo en n en activité, c’est parce qu’ils oseront, mais aussi parce que leur entrain sera communicatif. Dans l’économie de la connais- sance et la troisième révolution industrielle que Grégoire Stentilhes, diri- geant de la société d’investissements Nextstage décortique en Regard Di- gital, les gagnants ne seront pas seulement dotés en intelligence, technique et capitaux. Le.fond est crucial, la forme le semble tout autant. Ils seront aussi communicatifs de leur vision, dans le moindre de leurs gestes, parce qu’ils seront « habités ». Les candidats à la présidentielle française le savent parfaitement...Avril - n°39L’ivresse importe, le  acon aussi...Jean-Baptiste LeprinceFondateur & directeur de la publicationJulien TarbyRédacteur en chefLE CHAT by Philippe Geluck2]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[Sommairewww.ecoreseau.fr 201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél. : +33 (0)9 51 05 87 72 Courriel : contact@lmedia.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste LeprinceRédactionCourriel : redaction@lmedia.frComité éditorialJulien Tarby (rédacteur en chef), Geoffroy Framery, Jean-Baptiste LeprinceChroniqueurs : Alto Avocats®, Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, CCI France®, Arthur Cohen, Philippe Flamand, Pascal Junghans, Julien Leclercq, Patrick Levy-Waitz, Sophie de Menthon, IsaLou Beaudet Regen, Jean-Marc Rietsch, Thierry Saussez, TheFamily®Collaborateurs réguliers : Jean-Marie Benoist, Elsa Bellanger, Charles Cohen, Anne Diradourian, Ludovic Greiling, Pierre Havez, Marc Hervez, Aymeric Marolleau, Emilie Massard, Cyril Michaud, Julie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Nicolas Pagniez, Yann Petiteaux, Antoine Pietri, Olivier Remy, Séverine Renard, Pierre Tiessen, Carla Verley, Murielle WolskiDessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardRéalisationCourriel : production@lmedia.frResponsable production : Frédéric Bergeron Conseiller artistique : Thierry Alexandre Crédits photos : Shutterstock, DRPublicité & PartenariatsCourriel : publicite@lmedia.frJulia Bourgeois, Pierre-Marie NauleauDiffusion, abonnements & vente au numéroLMedia / EcoRéseau Business201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)9 51 05 87 72 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 41 €TTC au lieu de 45 €TTC Abonnement 2 ans : 75 €TTC au lieu de 90 €TTCVente kiosque : Pagure Presse - Distribution : MLPAdministration & gestionCourriel : gestion@lmedia.fr Jean-Eudes SansonGalaxie ecoRéseau 4-15Baromètre de l’optimisme 4- Tendances- Trophées Optimistes 2017 - Actions symboliques- The Green Lifeen couveRtuRe 16-21 RétrospectiveCes gestes qui ont changé le cours d’élections 17Grand AngleLe langage corporel des décideurs,bonnes pratiques et erreurs 18ProspectiveLegesteetl’émotionchezlesrobotsdanslefutur 20PanoRama 22-25 HexagoneVers un très haut débit dans les campagnes ? 22Régions & TerritoiresLe bâtiment intelligent porté dans différentes régions 24club entRePRendRe 26-33DécryptageL‘impact de Galileo sur différentes  lières 40Regard digitalGrégoire Sentilhes (Nextstage) et la troisièmerévolution industrielle 42cahieR PRatique 44-59 Créer aujourd’huiConvaincrelesstructuresd’accueiletd’accompagnement 45Business guides- L’affacturage et ses formules toujours plus « à la carte » 48 - Flottes auto 52 - Parcs électriques voitures et deux roues 58Rh & FoRmation 60-69 Réseaux & In uenceLa CPME 60 Observatoire 62Manager autrementL‘entreprise sans hiérarchie 65Carrières & TalentsLes formations professionnelles courtes 66aRt de vivRe & PatRimoine 70-79RCS Paris 540 072 139 Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0318 K 91730 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2265-7436Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adresséspour appréciation.Imprimeur : Léonce Deprez – Imprimé en FranceBaromètre & Tendances EnquêteLes champions de nicheNominé Electron libre - Trophées Optimistes 2018Christian Vié, Pdg. d’Orséry imprimeur de livresà la demande 30Nominé Culture du rebond - Trophées Optimistes 2018Emery Jacquillat, repreneur de la Camif qui ose 31En immersionLa Galerie, lieu atypique de business af nitaire 32stRatéGie &innovation numéRique 34-43Baromètre de l’innovation 34Le tour du monde de l’innovationLa Silver Economy 3826EcoRéseau Business est édité parLMediaLa Sélection culturelle 28 L’Air du tempsL’art de la sieste en entrepriseL’Art du tempsL’Actualité automobile : Essais & Tendances Baromètre Finance de marchéBaromètre PatrimoineexPRessionsTribune libreConcours étudiant de micro-nouvelles Regard sémantique7071 72 77 78 7980-8280 81 82ecoreseau.fr 3]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauLe baromètre de l’optimisme - TendancesLes bonnes nouvelles existent, encore faut-il les attraper. Elles sont  nalement si nombreuses que nous vous proposonsune nouvelle version plus étoffée du baromètre. Bonnes ondes positives !Le verbatim à retenir...J’ose tout ce qui siedà un homme ; quin’ose plus n’en estpas unShakespeare, in MacbethThierry SaussezCréateur du Printemps de l’Optimisme, Incubateur d’énergies positives.L’anxiété fabrique de l’extrémismeNous le savons depuis longtemps, et les son- dages le con rment, les Français considèrent que les médias anxiogènes constituent l’une des raisons de notre pessimisme collectif. Il convient d’aborder cette question avec réalisme.Oui, le système médiatique, autant pour des raisons de conformisme que d’audience, privilégie l’ac- croche sensationnelle et les mauvaises nouvelles. L’ouverture des JT en est le meilleur exemple. Même lorsqu’aucune catastrophe n’est disponible, on cherchera toujours l’angle le plus négatif ou, en plein hiver, le froid ou la neige.Il existe une dimension sacrée dans le journalisme, celle de la véri cation des sources, de la priorité des faits sur le commentaire, celle pour laquelle des hommes et des femmes risquent leur liberté et leur vie. Il y a également une dimension éco- nomique. Il faut bien que les télévisions aient des téléspectateurs, les radios des auditeurs, la presse écrite des lecteurs... et tous des performances et de la publicité.Néanmoins l’audience c’est nous qui la faisons. Et nous la faisons parce que les Français adorent se faire peur. D’abord pour des raisons psycho- logiques évidentes. Jules Renard disait « Il ne suf t pas d’être heureux. Il faut encore que les autres ne le soient pas ». Plus nous noircissons le monde autour de nous, plus nous rehaussons nos performances individuelles. Si moi, le grand Français, je m’en sors dans cet univers hostile, c’est que je suis vraiment formidable. Là est l’une des explications de cet oxymore français entre 80% des Français qui se déclarent plutôt heureux dans leur vie personnelle et à peu près les mêmes qui constituent l’un des peuples les plus pessimistes du monde.Ensuite parce que, même si nos vraies angoisses sont personnelles et concernent nos proches, les peurs collectives font lien, nous rapprochent, nous rassemblent.Pour le philosophe Pierre-Henri Tavoillot la peur était un vice, elle est devenue une vertu, presque un devoir et même une idéologie.Dès lors, on comprend mieux pourquoi nous sommes comme le lapin pris dans les phares, obsédés ou en tout cas attentifs à tout ce qui est moche, triste, effrayant. Nous  nissons par avoir peur de tout et de rien. Luc Ferry en dresse un constat effarant : « A tort ou à raison on  nit par avoir peur de tout, alcool, tabac, cotes de buf, nanotechnologies, réchauffement climatique, micro-ondes, mondialisation, etc. ». On peut y ajouter la peur de se retrouver au chômage ou SDF, la peur du déclassement.Cette peur de perdre se développe dans la société française et alimente un pessimisme exacerbé ou surfait. Car lorsqu’on a peur de perdre c’est quel’on a quelque chose à perdre. Les personnes qui sont à terre ne redoutent pas de tomber. Elles n’ont qu’une idée c’est se redresser.On pourrait se contenter d’évoquer l’analyse qui précède d’une manière légère, détachée. Il faut pourtant la traiter avec gravité. Dans son remar- quable livre «Le monde va beaucoup mieux que vous ne le croyez» (Editions les Arènes), Jacques Lecomte écrit : « Les discours catastrophiques sont contreproductifs. Ils mènent à l’immobilisme, voire à la soumission à une politique autoritaire ».Je vais plus loin, ils alimentent l’extrémisme qui gagne du terrain en France, en Europe et dans le monde. L’émergence du ressenti à l’encontre des faits et des données rationnelles marginalise les capacités de raisonnement et la contextualisation, laissant place à ces grands travers humains très en vogue en France : l’exagération des risques et des souffrances, la victimisation, la recherche de boucs émissaires.En accentuant le désir de soumission, on  nit par renoncer à des libertés au pro t de la sécu- rité ou, pire, de héros vengeurs. Le marketing du malheur conduit au repli, au nationalisme, à la haine de l’autre.La peur d’un monde qui nous échappe entraîne le syndrome de la dépossession comme si nous n’avions plus prise sur notre vie personnelle et notre destin de nation. Et quand on na rien à perdre, on est prêt à faire n’importe quoi.L’exploitation éhontée de toutes les peurs qui viennent d’être évoquées fait reculer toutes les grandes valeurs positives qui font et feront une société plus forte et plus unie : le respect, la to- lérance, la bienveillance, l’engagement solidaire.Nous ne sommes pas des optimistes béats. Nous ne rêvons pas d’un monde plus beau qu’il n’est. Mais nous af rmons que dans ce monde en transition, avec ses risques et menaces, jamais les progrès de la science, de la recherche, de la médecine, des technologies n’ont été plus spectaculaires. Jamais la chance de trouver des solutions à la famine, aux virus, à la pénurie d’eau n’a été plus grande. Et malgré la crise, les atouts de la France restent considérables. C’est pourquoi nous voulons valori- ser les traceurs, les innovateurs, les entrepreneurs, les associations, les collectivités qui, chaque jour, font monter du terrain des initiatives qui apportent des solutions au lieu de créer ces problèmes dont on parle tant.Voilà qui est salvateur contre tous les prophètes de malheur, les vieux démons et les idéo- logies rancies. Là est l’espoir incarné par toutes celles et tous ceux qui mobilisent des énergies positives.LE CHIFFRE DU MOIS227C’est le nombre de start-up tech françaises qui ont levé plus d’un million d’euros en 2016. Au total, elles ont levé 1,4 milliard d’euros, selon un bilan publié par Serena Capital. D’aprèsce rapport, la moitié des entreprises ont levé entre 1 et 2 millions d’euros, et seules 20% d’entre elles dépassent le seuil des 5 millions d’euros. Parmi ces levées, les licornes se distinguent une fois encore : SigFox, Devialet, Deezer et Blablacar font en effet partie des 17 entreprises qui ont levé plus de 15 millions d’euros. Notons que SigFox a réussi une levée de fonds de 150 millions d’euros, tour de table notamment conclu avec la banque Lazard.4 Avril-n°39L’onde positive]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[RECHARGEZ-VOUS.NOUVEAU MINI COUNTRYMAN HYBRIDE RECHARGEABLE E-ALL4.Pro tez du silence du 100 % électrique zéro émission de CO2 , d’une mobilité sans limite grâce à son moteur thermique ou alliez les deux motorisations pour apprécier sa transmission intégrale e-ALL4 et ses 224 chevaux cumulés. De nouvelles sensations de conduite s’offrentà vous grâce au nouveau MINI Countryman Hybride Rechargeable e-ALL4.Consommations et émissions de CO2 du MINI Cooper S E e-ALL4 Countryman selon le cycle de conduite européen pour les véhicules hybrides rechargeables : à partir de 2,1 l/100 km et 49 g/km. BMW France, S.A. au capital de 2 805 000 € — 722 000 965 RCS Versailles – 3 avenue Ampère, 78180 Montigny-le-Bretonneux.]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauLe baromètre de l’optimisme - Compte-rendu du Printemps de l’Optimisme 2017 Retour sur le Printemps de l’Optimisme 2017Projecteurs sur la bonne humeur constructiveLa journée du vendredi 17 mars au Conseil économique social et environnemental a valorisé des initiatives qui donnent le smile. Les Trophées Optimistes d’EcoRéseau Business n’ont pas dérogé à la règle.François Asselin, président de la CPME (Confédération des PME), Carole Couvert, présidente d’honneur de la CFE-CGC, Jean-Pierre Le- tartre, président d’EY France.vivieRs d’éneRGies insouPçonnésAprès une transition musi- cale interprétée par le jeune prodige violoniste Brieuc Vourch, la parole a été don- née à des porteurs de projets d’avenir comme Frédérique Bedos, fondatrice du ProjetMétropole et maire de Saint- Étienne a évoqué l’enjeu de l’attractivité territoriale et la force d’initiatives comme la mise en place de la Cité du Design dans sa collectivité, quand Rost, rappeur, fonda- teur de Banlieues Actives et membre du CESE, a explicité le vivier de bonnes initia- tives qui germent dans les quartiers défavorisés. Julie Dautel, fondatrice du projet Zéphyr Solar, lauréate de la France des solutions ou Stéphane Layani, président de Semmaris Rungis Marché International, ont apporté un vent de fraîcheur supplémen- taire. C’est à l’issue de ces interventions qu’EcoRéseau Business, en partenariat avec le Printemps de l’Optimisme, a remis pour la deuxième fois ses prix « Électron libre » et « Culture du Rebond », à des lauréats  nement sélectionnés, apparus dans ses deux ru- briques phares au cours de l’année écoulée.évolution des salariés, plus portés sur la qualité de vie et l’épanouissement personnel. Comment tout concilier ? Invités, grandes entreprises, start-up et psychologues se sont posé la question, comme Jacques Lecomte, Docteur en psychologie, président d’honneur de l’Association francophone de psycholo- gie positive, Sylvie Brunet, professeure de management, ancienne DRH, présidente de la section travail et emploi du CESE, Emmanuelle Duez, fondatrice de la start-up The Boson Project et de l’associa- tion WoMen’Up. Pour cette lauréate 2015 du prix La Tri- bune Women’s Awards dans la catégorie startuppeuse de l’année, les nouvelles géné- rations sont plus exigeantes quant à l’épanouissement : « Auparavant on disait qu’il fallait réussir dans la vie, dé- sormais on dit qu’il faut réus- sir sa vie », a-t-elle rappelé. Alexandre Jost, fondateur de La Fabrique Spinoza, aexpliqué la méthode de son « do thank » pour mesurer ce fameux bonheur en entreprise, et l’impact qu’il peut avoir sur la produc- tivité. Ce que n’ont pas contesté David Layani, président-CEO de Onepoint ou Frédé- ric Micheau, directeur des études d’opinion chez OpinionWay. Jean-Luc Hudry, en- trepreneur qui a vécu un procès à rallonge et qui a dû faire renaître la brasserie familiale, a donné ses recettespour que l’optimisme existe à tous les étages de l’entreprise. Les autres interventions ont été nombreuses, donnant à chaque.fois des exemples et des leviers concrets pour que l’optimisme devienne constructif dans les organi- sations.Par Julien TarbyAu Palais d’Iéna, dans le 16ème arrondisse- ment, la quatrième édition du Printemps de l’Op- timisme débute sur les cha- peaux de roues ce 17 mars à 8h30, en présence de Frédéric Lenoir, philosophe, socio- logue, auteur, fondateur de la Fondation SEVE, parrain de la manifestation. C’est l’ouverture de deux jours de débats, ateliers, formations de développement personnel, échanges et actions pour mo- biliser et développer les éner- gies positives, dans la sphère personnelle et professionnelle. A l’aube d’une élection prési- dentielle historique, dans une France en pleine transition et en proie aux doutes, cette manifestation qui recense les initiatives positives et inspirantes détonne.la FRance bientôt Réveillée ?De 8h à 10h, dans le grand hémicycle, se sont succédé Patrick Bernasconi, président du Conseil économique social et environnemental (CESE), Thierry Saussez, créateur du Printemps de l’Optimisme, et Frédéric Lenoir. Avec la pré- sentation d’une étude exclu- sive OpinionWay sur la vision qu’ont les Français de leur pays, les intervenants comme Jacques Attali, économiste, fondateur de plusieurs insti- tutions internationales dont Positive Planet, ou encore Gilles Finchelstein, directeur de la fondation Jean-Jaurès et auteur, ont pu mettre en exergue les bonnes énergies inépuisables qui ne demandentqu’à être libérées dans le pays, notamment entrepreneuriales et associatives. Agnès Ver- dier-Molinié, directrice de la fondation iFRAP et es-sociales, et une simpli cation de la fabrique de la loi : toute loi ajoutée doit en supprimer une autre. L’optimisme de Jacques Attali était entaché6 Avril-n°39sayiste, a évoqué un plein emploi possible en quelques années sous la condition de réformes structurelles qu’elle a énumérées dans un récent ouvrage (« Ce que doit faired’une certaine déception : ses prescriptions n’ont pas toutes été suivies par les politiques, « un peu comme un médecin qui rédige une ordonnance et qui s’aperçoit que son patientAuparavant on disait qu’il fallait réussir dans la vie, désormais on dit qu’il faut réussir sa vieImagine, auteure de « La petite  lle à la balançoire », Astrid Chenard, directrice marketing d’AGEFOS-PME, Benoît Cornu, directeur de la communication de PMU ou encore Didier Kling, pré- sident de la CCI Paris Île- de-France. Gaël Perdriau, président de Saint-Étiennele bonheuRau tRavailDe 14h30 à 16h30 on a évoqué la qualité de vie au travail dans un contexte de nouveaux modèles écono- miques. L’arrivée du digital, la globalisation, les nouvelles méthodes de management... apparaissent en parallèle d’unele (prochain) Président », éd. Albin Michel, 2017). Le calen- drier qu’elle a tracé de 2017 à 2022 inclut une baisse des dépenses des collectivités, une baisse des impôts et chargessélectionne les remèdes ». Mais sa vision positive de la société civile a fait écho aux interventions de ses re- présentants cherchant à valo- riser les atouts de la France :© photos :2017 Florence Bonny]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauLe baromètre de l’optimisme - Trophées Optimistes 2017Retour sur la remise des Trophées Optimistes d’ÉcoRéseau Business,en partenariat avec le Printemps de l’Optimisme et avec le soutien de Philips France CommercialTrophées Optimistes : les lauréats 2017Philippe Croizon, prix de l’Electron libre et Olivier Remoissonnet, dans la catégorie Culture du Rebond, ont été récompensés le 17 mars dernier. Retour sur le parcours de ces deux entrepreneurs hors du commun.Membres du JuryAgathe Albertini,Directrice de la communication JCDecauxAstrid Chenard, Directrice marketing d’AGEFOS PMEBenoit Cornu,Directeur de la communication de PMUPhilippe Dourcy, Directeur communication et affaires publiques DecathlonPascal Evanno, National account manager BtoB Philips France CommercialGeoffroy Framery, Rédaction EcoRéseau BusinessPhilippe Gabilliet,Professeur de Psychologie et de Management à ESCP Europe, conférencier et coach de dirigeantsDavid Layani, Président - CEO de onepointStéphane Layani,Président de Semmaris Rungis Marché InternationalJean-Baptiste Leprince, Fondateur & directeur de la publication d’EcoRéseau BusinessJean-Pierre Letartre, Président d’EY FranceThierry Saussez, Créateur du Printemps de l’OptimismeBernard Stalter, Président de l’APCMAJulien Tarby, Rédaction EcoRéseau Business(de g. à d.) Julien Tarby (Rédacteur en chef d’EcoRéseau Business), Frédéric Lenoir (Philosophe), les lauréats Philippe Croizon et Olivier Remoissonnet, Jean-Baptiste Leprince (Fondateur & directeur de la publication d’EcoRéseau Business), Thierry Saussez (Fondateur du Printemps de l’Optimisme).La France est confrontée à plusieurs poisons, issus de sa culture : une certaine nostalgie du passé et une crainte de l’échec. De quoi constituer des freins à l’opti- misme si vital, cette volonté consistant à regarder avec enthousiasme ce qui va advenir et à vouloir y jouer un rôle résolu. Ecoréseau Business entend participer à sa manière au Printemps de l’Optimisme, qui correspond à sa philosophie et sa ligne éditoriale, en valorisant deux lauréats apparus dans ses rubriques phares : l’Electron Libre met chaque mois à l’honneur un personnagequi entreprend sa vie de manière atypique, bouge les lignes par son imagination ou sa volonté. Culture du Rebond décortique les échecs des entrepreneurs pour en connaître les causes profondes, et mettre la lumière sur leur manière de faire renaître leur société, d’en recréer une ou de s’orienter vers une autre expérience en s’étant enrichi d’un vécu. Le choix fut dif cile, tant les nominés, apparus dans nos colonnes tout au long de l’année, ont fait montre d’une volonté et d’une créativité indéfectible.Partenaire des Trophées Optimistes : PHILIPS petit électro-ménagerPhilips est une entreprise technologique leader dans le domaine de la santé dont la mission principale est d’améliorer le bien-être des personnes au travers de solutions et services autour du Continuum de Santé : Mode de vie sain, Prévention, Diagnostic, Traitement et Soins à domicile. Philips utilise des technologies de pointe et s’appuie sur les retours cliniques et les consommateurs pour concevoir des solutions intégrées. Basée aux Pays-Bas, l’entreprise est leader dans le bien-être, la santé personnelle et les soins à domicile.Le bien-être avant tout !L’univers du petit électro-ménager de Philips décline le bien-être dans une large gamme de produits, constituée de dix familles : le café, la cuisine, la luminothérapie, le dentaire, la beauté féminine, la beauté masculine, le soin du linge, le soin du sol, le traitement de l’air et la puériculture... Ces produits s’adressent donc à tous ceux qui recherchent à améliorer leur bien-être au quotidien.Des produits innovants qui rendent la vie plus simple et plus bellePhilips est depuis toujours précurseur en matière d’innovation du bien être tel que le rasoir série 9000 qui permet de se raser selon les contours du visage ou l’épilateur à lumière pulsée qui permet d’éliminer les poils sans douleur. Philips fait  gure de leader dans les technologies utiles au quotidien, au service des consommateurs.8Avril - n°39© 2017 Florence Bonny]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauLauréat Electron Libre : Philippe Croizon, sportif de l’extrême, conférencier et écrivain.Lauréat Culture du rebond : Olivier Remoissonnet, sauveur de la Brosserie Française10« Limitless »© 2017 Florence BonnyMalgré un accident de vie dont on se remet dif cilement, il s’entraîne et se fait  nancer pour traverser la Manche, relier les continents à la nage ou prendre part au Paris-Dakar... Par Geoffroy Framery© 2017 Florence Bonny«Depuis septembre 2016, nous avons embauché deux commerciaux, l’un à l’échelle nationale pour nos développements avec des enseignes bio, l’autre pour l’international, notamment la Chine et la Côte d’Ivoire », af rme Olivier Remoissonnet, désormais conquérant. Il  nit vainqueur pour le message d’espoir et l’exemple qu’il incarne pour nombre de PMI menacées. La Brosserie Française, dernier fabricant hexagonal de brosses à dents, à cheveux ou à mascara, née en 1846, étouffait en décembre 2012 sous les coups de boutoir de la concur- rence asiatique, dans des secteurs de plus en plus réservés aux multinationales. Aujourd’hui, avec 30 salariés et 4,8 millions d’euros de CA, l’entreprise nichée dans l’Oise au cœur de la vallée du Thérain est une championne du made in France, de la RSE avec des produits en bioplastique et une forte utilisation d’énergies renouvelables, et s’adressedirectement au consommateur  nal. Que s’est-il passé ?Plan mûRement RéFléchiOlivier Remoissonnet, passé par l’industrie automobile, est devenu directeur industriel de cette entreprise souf- frante, « dont la dernière délocalisation en 2010 nous menait droit à la liquidation ». Connu des équipes, il se rend au tribunal avec un plan précis, basé sur la mise en valeur d’un savoir-faire régional de 160 ans et sur le made in France. Son premier acte est d’aller rechercher les moules à injection en Chine. En 2013, la société a œuvré à rassurer le client, à livrer en temps et en heure et à moderniser les outils de production. En 2014 elle a initié une restructuration en profondeur, non sociale : « Il fallait former les collaborateurs à des nouvelles techno- logies. Je n’ai rien à apprendre à ces brossiers qui ont 30-35 ans de maison sur leur métier, mais un peu plus dans les achats, la logistique... Nous avons poussé les formations dans le e-manufacturing, pour que chacunLe baromètre de l’optimisme - Trophées Optimistes 2017Pour cette édition 2017 des Trophées Optimistes d’EcoRéseau Business, Philippe Croizon aurait pu concourir pour les deux catégories. Culture du rebond, il le vit chaque jour par ses exploits sportifs malgré ses quatre membres amputés. Electron Libre, il le prouve également en ne se  xant aucune limite à l’ac- complissement de ses projets les plus fous. Finalement, le jury a décidé de récompenser sa douce folie.la Résilience, ce chemin de cRoixComment transformer le pire en le meilleur ? L’inspira- tion peut venir de la vie atypique de Philippe Croizon, sorte de creuset hétéroclite fait de dé s et de challenges sportifs jugés impossibles par le commun des mortels. Mais cette vie, que l’on peut penser rêvée ou du moins inspirante, ne résulte que d’un long chemin de croix fait d’abnégations, de pugnacité et d’une inlassable envie de vivre. 15 ans se sont écoulés depuis son terrible accident. Aujourd’hui Philippe Croizon a laissé, de force, son an- cienne vie derrière lui. Alors père de famille, l’homme âgé de 26 ans se fait électrocuter à plusieurs reprises.Les séquelles sont irréparables. Avec plus d’une cen- taine d’opérations dont l’amputation de ses deux bras et de ses deux jambes, Philippe Croizon affronte l’épreuve de sa vie. Ses béquilles, telles qu’il les appelle encore aujourd’hui, seront ses proches, ses enfants qui feront preuve d’un soutien indéfectible. « Si tu avais le choix entre vie d’avant et celle d’aujourd’hui, si on te rendait tes bras et tes jambes... Que ferais-tu ? A cette question que l’on m’a souvent posée, j’y réponds en af rmant que ma vie est plus riche, plus sensée maintenant... Nous avons tous besoin d’optimisme. Il m’a fallu presque 14 ans pour changer ma vision des choses, arrêter d’attendre que les choses viennent vers moi. Il faut stopper notre façon d’agir, d’attendre souvent de l’aide, de l’Etat, des autres. Nous sommes notre seul moteur et il faut se bouger », note l’intéressé. Aujourd’hui, l’homme qui multiplie les récompenses dont celle des Trophées Optimistes – mais pas seulement, car il est aussi chevalier de la légion d’hon- neur, « Champion d’honneur » par le quotidien l’Equipe grâce à sa traversée de la Manche à la nage notamment – jongle avec différentes casquettes : tantôt conférencier,RSE, made in France et résilienceAvril - n°39Si la Brosserie Française a échappé à la banqueroute, elle le doit à la recette maligne d’Olivier Remoissonnet, qui a sauvé une entreprise centenaire et tout un territoire... Par Julien Tarby]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[Le baromètre de l’optimisme - Trophées Optimistes 2017Galaxie ecoRéseautantôt chroniqueur sur France 5 pour le Magazine de la santé, tantôt sportif de l’extrême.FaiRe ReconnaîtRe sa FoRce comme celle des autResLe point de départ de la renommée ? Son livre en 2010, « J’ai décidé de vivre », puis sa traversée de la Manche à la nage la même année, qui le propulsent sous les feux de la rampe. « A chaque aventure, 99% des personnes me disent que c’est fou, irréalisable, impossible. J’ai réussi à me convaincre que l’impossible n’existait pas et à faire con ance aux 1% qui croyaient en moi pour monter un projet autour d’eux. La peur survient à chaque challenge mais elle est constructive », analyse l’aventurier. Un discours qui résonne tant dans les milieux sportifs qu’entrepreneuriaux. Aujourd’hui, l’entrepreneur atypique souhaite retourner sur le Dakar en 2018, après une édition 2017 réussie. « Je suis actuellement à la recherche de sponsors et de partenaires qui se reconnaissent dans mes valeurs », nous lance-t-il. Un livre intitulé « Pas de bras, pas de chocolat » sera mis en vente à partir du mois de mai. « Avec ce titre, ce n’est pas dif cile de comprendre que l’on va traiter du handicap et de l’humour. J’ai le même message, qu’il s’agisse de mes aventures, entreprises ou challenges sportifs : il faut dédramatiser le handicap, lui donner un second souf e. Être handicapé(e) en France, cela ne signi e plus un destin à la Cosette chez les Thé- nardier. Les personnes.souffrant d’un handicap physique ont des ressources inexploitées. Et c’est là-dessus que je veux le plus insister, sur la notion de dépassement de soi, plutôt que de handicap. C’est d’ailleurs le sujet principal de mes conférences. »puisse être décisionnaire à son échelle. L’organisation était très taylorisée auparavant », retrace celui qui marche à la con ance et à la délégation : « Je dois pouvoir être absent trois jours sans problème, grâce à une équipe de cadres investis, connaissant les objectifs, ayant le métier chevillé au corps ». 2015 a ensuite été l’occasion d’un redéploiement produits et marketing : après un abandon de la production de marques de distributeurs, Bioseptyl, la marque en propre de brosses à dents, a été valorisée, englobant des innovations pour les appareils dentaires, les gencives sensibles ou les dents de bébés. Le tout à base de bioplastiques, d’algues, de maïs, de canne à sucre...a duPliqueR au Reste de l’industRie« En faisant de l’écoconception et de l’écocitoyenneté, nous ne sommes plus dans le sillage des multinatio- nales », con e celui dont le tour de force a été d’entrer directement en contact avec le consommateur  nal. « Le concept d’abonnement fait son effet, car une brosse à dents se change .tous les trois mois, quand les Français le font en réalité tous les six mois », s’enthousiasme celui dont le discours porte. « Depuis septembre et les Assises du produire en France, nous avons enchaîné radios et télés. »trophees-optimistes.frPalmarès 2016☞ Lauréat Électron libre : Guillaume Rolland.Avec son réveil olfactif Sensorwake, il a gagné le concours Lépine et a été le premier Français nominé au Google Science Fair, pour  nalement créer son entreprise à 19 ans.☞ Lauréat Culture du rebond : Looten, PME du Nord spécialisée en quincaillerie industrielle, qui a surmonté un incendie ravageur grâce à son informatisation, l’en- train de ses salariés, le coup de pouce de concurrents et surtout un esprit de résilience des dirigeants.ecoreseau.fr 11]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauLe baromètre de l’optimisme - Tendances LE GRAPHIQUE DU MOISLes Français aiment leur travailParmis les grandes tendances, il ressort que nous sommes heureux globalement au travailJ’aime mon travail76,4%Honnêtement, je prends du plaisir au travail : « Tout le temps » ou « souvent » 57,5%Globalement, je suis fier de faire ce que je fais:Réponse 3 ou 4 sur une échelle de 0 (« pas du tout d’accord ») à 4 (« tout à fait d’accord »)55,7% La France ouvre autant d’usines qu’elle en fermePour la première fois depuis sept ans, la France a stoppé l’hémorragie industrielle. Le solde des annonces d’ouverture et de fermeture des usines est, en effet, nul en 2016. Selon l’observatoire de l’investisse-ment, Trendeo, cette évolution est surtout liée à la reprise dans deux secteurs d’activité : l’automobile et la pharmacie. L’observatoire note également que les usines créées sont désormais plus petites. Si les entre- prises embauchaient en médiane 30 personnes par site en 2009, les équipes af chent une médiane de 20 personnes en 2016. Un secteur manufacturier qui retrouve quelques couleurs, grâce notamment au pactede responsabilité, au CICE et à des prix de l’énergie abordables, qui lui permettent de reconstituer ses marges. Mais prudence, c’est une petite amélioration qui pèse encore peu face aux 820000 emplois supprimés depuis 2000, selon l’UIMM. L’INSEE optimiste pour la reprise de la croissance...Selon l’INSEE, la croissance devrait augmenter de 0,3% au premier trimestre 2017, pour ensuite atteindre 0,5% au second. La France retrouverait ainsi un rythme comparable à celui de la zone euro. L’organisme prévoit aussi que les exportations garderont le dy- namisme qu’elles connaissent depuis  n 2016. Il prévoit également que les ménages pourraient consommer un peu plus, grâce à des gains de pou-76,4% des répondants ont déclaré aimer leur travail lors de l’enquête « Parlons travail », menée par la CFDT sur un panel de 200000 personnes. 55,7% d’entre eux sont même fiers de leur travail, et 54% d’entre eux ne cherchent pas à gagner le plus d’argent possible. La CFDT relève même que si « 81% des répondants travaillent avant tout pour subvenir à leurs besoins, l’engagement au travail dépasse la contrepartie financière ». Notons également que 51% des répondants jugent leur charge de travail excessive, même s’ils pensent que la durée légale du temps de travail n’est pas le problème.Source « Parlons travail » CFDTvoir d’achat, couplés à un regain d’in ation. L’emploi total devrait par ailleurs gon er de 93000 postes sur l’ensemble du semestre, et le taux de chômage devrait descendre à 9,8% au milieu de l’année. ... mais pas autant que la Banque de FranceDe son côté la Banque de France estime que le PIB devrait progres- ser de 0,4% au cours du premier trimestre 2017. Pour arriver à cette conclusion la Banque de France a interrogé des dirigeants d’entreprise qui se sont montrés optimistes, suite à un rebond de leur production en février. Des prévisions optimistes qui, espérons-le, pourraient permettre d’atteindre les 1,5% de croissance défendus par le gouver- nement pour 2017. Un marché automobile qui démarre au quart de tourLe marché automobile européen a démarré l’année 2017 en trombe. Le mois de janvier commençait en effet avec une progression de 10,2%, avant que,  n février, le marché ne totalise près de 315000 immatriculations de véhicules particuliers neufs, soit une progression de 3,2%. Les marques fran- çaises tirent leur épingle du jeu, enregis- trant une hausse dans leurs ventes proches de la moyenne européenne. Notons quele peloton de tête classe Renault, Peugeot puis Citroën comme ceux ayant effectué le plus d’immatriculations en janvier et février 2017. L’art de vivre français à l’export bat encore un recordLes vins et spiritueux français ont atteint un nouveau record en 2016. Les exportations de ces derniers ont, en effet, atteint un montant de 11,9 milliards d’euros selon la Fédération des exportateurs. Une hausse de 1,2% portée notamment par les spiritueux (qui pèsent 4 milliards12 Avril - n°39]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[Le baromètre de l’optimisme - TendancesGalaxie ecoRéseau Et les pays les plus heureux sont...Le World Happiness Report est un classement des pays les plus heureux. A n de déterminer le niveau de bonheur de chaque pays, l’étude observe le PIB, l’espérance de vie en bonnesanté, la liberté, la générosité ou en- core l’aide sociale au sein de chacun des pays. Et si l’Europe s’octroie une place dans le classement, c’est surtout les paysdu Nord de l’Europe qui semblent rayonner de bonheur. La Norvège, le Danemark, l’Is- lande, la Suisse, la Finlande et les Pays-Bas, trustent, en effet, les six premières places du classement. La France de son côté est 31ème au classement, ce qui lui laisse une petite marge de progression !d’euros) et plus précisément par le cognac, dont les exportations ont bondi de 6,5% en valeur. Une performance qui permet aux al- cools français de se classer une fois de plus au deuxième rang des postes excédentaires de la balance commerciale de la France. Seule ombre au tableau, les exportations au Royaume-Uni ont pâti de la baisse de la livre sterling au lendemain du Brexit... Mélanie l’a fait !Début mars, Mélanie Segard, une jeune femme trisomique de 21 ans, avait lancé un appel sur Facebook : « A 100000 likes, je présente lamétéo à la télé ». Dix jours après, la page atteignait 200000 likes, et le message était relayé par plusieurs mé- dias, notamment Europe 1. C’est  -nalement France 2 qui a permis à la jeune femme, soutenue par la fédération d’asso- ciations d’aide aux personnes handicapées mentales et à leurs familles, de réaliser son rêve. Coachée durant trois jours par la journa- liste et présentatrice météo Chloé Nabédian, c’est  nalement le 14 mars à 20h que la jeune femme a pu présenter la  n du journal météo. Une belle histoire qui a permis de sensibiliser l’opinion à son handicap, quelques jours avant la journée mondiale de la trisomie 21 qui a eu lieu le 21 mars dernier. La France renoue avec les créations d’emploi d’avant la criseLa France a créé 187200 emplois en 2016. Et ce chiffre fait du bien puisque nous n’avions pas créé autant d’emplois depuis 2007, soit avant la crise  nancière des subprimes. La pro- gression du nombre d’emplois marchands s’établit donc à 1,2% selon l’INSEE. C’est près de deux fois plus que le nombre d’emplois créés en 2015, alors que la croissance s’est, elle, af chée légèrement inférieure en 2016 qu’en 2015. Une hausse des emplois portée par l’intérim, qui croit de 12% en 2016, ayantcréé 70200 emplois supplémentaires. La Sécurité sociale voit le nombre de ses cotisations augmenterParce qu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, la masse salariale a cru de 2,4% en 2016 selon l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale. Cette croissance a permis à la Sécurité sociale de béné cier de plus de cotisations de la part des salariés. Au total, 1,4 milliards d’euros en plus ont été collectés a n de  nancer les retraites, la santé ou encore les allocations familiales. L’Europe rénove 34 lycées en ré- gion PACALa région Provence-Alpes-Côte-d’Azur a annoncé début mars avoir reçu un prêt de 250 millions d’euros de la part de la Banqueeuropéenne d’in- vestissement a n de mener à bien un vaste plan de construction et de rénovation de ses lycées. La région apportera la même somme de son côtéa n de porter le budget à 500 millions d’euros. Cela permettra de construire trois nouveaux lycées, d’en rénover neuf autres, et d’instal- ler des infrastructures sportives dans les 19 restants.ecoreseau.fr 13]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauLe baromètre de l’optimisme - Actions symboliquesFocus sur ces petites interventions discrètes qui changent le quotidienL’ENTREPRISE CENTENAIRELesieur, un industriel à la mécanique bien huiléeC’est à 60 ans, en 1908, que Georges Lesieur, après avoir passé près de 45 ans dans une société fabriquant de l’huile alimentaire, décide de créer sa propre entreprise. Aidé à l’époque de ses trois  ls, leur première huilerie, nommée à l’époque « Georges Lesieur et ses  ls », voit le jour à Coudekerque, à côté de Dunkerque, la même année. A l’époque, les consommateurs viennent chercher l’huile directement à l’huilerie avec un bidon. Précurseur, Georges Lesieur lance, en 1924,la première huile de table en bouteille de verre. Fin com- muniquant, il lance pour sa sortie une campagne de communication nationale. En 1938, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, les ventes atteignent 15 millions de litres. L’usine subira cependant les bombardements deplein fouet et sera détruite en 1944, mais sera reconstruite en 1950. Un an plus tard, l’entreprise créée un régime d’allocation vieillesse et d’assurance décès, fait suf samment novateur à l’époque pour être remarqué. L’entreprise sera aussi une des premières à créer un restaurant d’entreprises et à mettre en place des mesures d’intéres- sement aux résultats.En 1958, Lesieur devient le premier huilier français, distribuant 125 millions de litres d’huile. L’entreprise commence alors à se diversi-  er. En 1960 la marque lance la mayonnaise Lesieur, puis en 1963, la fameuse bouteille en verre est remplacée par du plastique. Elle lancera également sa première huile de tournesol, puis quelques an- nées plus tard la mayonnaise à base d’huile de tournesol. Fidèle à sa capacité d’innovation, la marque sera la première enseigne française à se doter d’un service consommateur en 1972. Jusqu’à 2003, la vie de l’enseigne sera marquée par plusieurs rachats ou reventes de ses activités, tout en continuant à innover. L’enseigne est notamment vendue en 2003 à l’établissement  nancier de la  lière française des huiles et protéines. Recentrée sur l’huile après être passée par les mayonnaises, mais aussi les champignons ou encore les produits d’entretien, l’enseigne fête ses 100 ans en 2008. Aujourd’hui, elle compte donner un coup de neuf à son site historique à Couderkerque, lieu où est née cette marque qui a su perdurer sur plus de 100 ans, malgré les échanges capitalistiques.LA BELLE ACTION INATTENDUEL’ACTION SOLIDAIREUn post sur LinkedIn permet de sauver sa start-up de la faillite !Lorsqu’il écrit son article sur LinkedIn, Nicolas Gueugnier souhaite partager son histoire. « Je ve- nais d’écrire un mail à mes actionnaires pour leur dire que, malgré tous mes efforts, mon dernier plan venait de se planter, et que j’allais demander une mise en liquidation judiciaire. Après ce mail je me suis dit, il faut que ça sorte et, du coup, a n d’évacuer ce que j’étais en train de vivre, j’ai écrit cet article. » Dans celui-ci, il revient sur les épreuves qu’il a traversées ces derniers mois, les dernières depuis qu’il a cofondé BigMoustache en février 2013. L’entreprise marche bien, mais est basée sur un modèle d’abonnement de lames de rasoir, dont le panier moyen dépasse rarement les six euros. Dépendant d’un gros volume de commandes, il peine à rentabiliser son activité et à générer suf - samment de trésorerie pour honorer ses commandes et ses fournisseurs. Nicolas Gueugnier a pourtant encore de la ressource et de l’es-poir. Son banquier lui a accordédepuis plusieurs mois une ligne dedécouvert remboursable chaquemois, qui lui permet d’avoir plusde  exibilité de trésorerie. En effet,tous les mois il est obligé de dé-caisser ses fournisseurs quelquessemaines avant l’encaissementde ses clients. L’autorisation dedécouvert permet de donner du souf e à ce chiffre d’affaires garanti, mais décalé. Pourtant, à cause d’un changement d’interlocuteur, cette « facilité » n’est plus acceptée par la banque. Une épreuve qui ne signe pas encore la  n de l’activité, puisque le seul co-fondateur opérationnel est en discussion avec un e-commerçant. Ce dernier le laissera  na- lement tomber deux semaines avant le rendez-vous de Nicolas Gueugnier au tribunal de commerce pour négocier la suite. Dès le lendemain, l’article publié est repris, partagé, relayé par des gens touchés de près ou de loin par une situation similaire. « Mais la façon dont les gens réagissaient sous-entendaitqu’ils comprenaient mon article comme un article post-mortem. A ce moment-là, je me suis dit : je ne suis pas encore tout à fait mort, j’ai un besoin à court terme de  nancement et nous sommes encore debout, pourquoi ne pas essayer de faire venir les gens sur le site ? », raconte Nicolas Gueugnier. Ce dernier lance alors une sorte de campagne de crowdfunding directement sur son site : trois jours plus tard, il écrit un autre article expliquant que l’entreprise est toujours sur pied, et que s’il arrive à réunir 30000 euros de commandes, il pourra passer le mois de novembre et bénéficier de la période propice des fêtes de Noël. Invité sur BFM Business pour parler d’échec suite à la publication de son premier article sur LinkedIn, il expliquera au journaliste Stéphane Soumier, deux minutes avant l’émission, qu’il lui reste encore un peu d’espoir et qu’il compte bien mettre cela en avant. Qu’à celane tienne, l’émission est axée autour de cette ultime tentative de rebondir. Et cela fonctionne, 36000 euros de commandes sont réalisées en quelques jours. Cela permet à l’entreprise de passer le mois critique de novembre. L’ar- ticle publié sur LinkedIn, qui a été partagé plus de 700 fois, fera aussi venir des investisseurs, in-téressés par le concept. Aujourd’hui, BigMoustache a ouvert son capital à SIA Partners qui y a investi 500000 euros, ce qui fait dire au fondateur : « Au- jourd’hui j’ai une situation à long terme pérenne, j’ai pu éponger des dettes fournisseurs grâce à cet investissement. J’avais quand même réussi à tenir jusque-là grâce à des fournisseurs qui avaient ac- cepté de jouer le jeu ». L’occasion également pour lui de recruter des pro ls complémentaires au sien et de travailler sur une nouvelle version de son site internet. L’enseigne a également organisé une soirée le 20 mars pour remercier l’ensemble des clients qui ont permis à l’aventure de continuer.Ils créent des lunettes pour que les daltoniens puissent en n voir la vie en roseC’est par hasard que la start-up californienne EnChroma a mis au point des lunettes pour permettre aux daltoniens de voir toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. La start-up travaillait au départ sur des lunettes de protection laser, destinées aux chirurgiens. Mais lors des tests sur le premier prototype, un ami du co-fondateur de la start-up, Donald McPherson, se rend compte qu’il arrive à distinguer certaines gammes de couleurs qu’il ne voyait pas auparavant, en portant les lunettes en question. Les chercheurs se lancent ainsi sur cette nouvelle piste, et créent en quelques mois des lunettes high-tech permettant de rehausser les couleurs. Produites en partenariat avec Valspar, le fabriquant de peinture amé-ricain, ces lunettes  ltrent, au travers de verres spéciaux, certaines longueurs d’ondes qui provoquent la confusion des couleurs primaires chez les daltoniens. « Les lentilles font apparaître les couleurs de façon plus lumineuse, plus vive et saturée. Les utilisateurs les perçoivent plus rapidement et précisément », explique Donald McPherson, co-fondateur de la société. Des lunettes qui pourraient bien changer la vie des 8% d’hommes et 0,5% de femmes atteints de dalto- nisme, comme l’explique le co-fondateur de EnChroma : « Grâce à ce produit, toutes les tâches répondant à un code de couleurs, comme conduire, apprécier la nature, faire du sport, cuisiner ou encore manger, sont améliorées ».14 Avril - n°39]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[Le baromètre de l’optimisme - The Green Life La COP21 n’était pas une  n, mais un début. Suivi des évolutions béné ques à la planèteGalaxie ecoRéseauICI ET LÀ...u Des mini-drones pour la reproduction des plantesA n de lutter contre la menace d’extinction de plantes, due à la disparition des insectes néces- saires à leur reproduction, des scienti ques japo- nais du National Institute of Advanced Industrial Science and Technology ont eu l’idée de détour-ner des drones de leur fonction première. En ef- fet, la disparition des insectes dans certaines régions empêche ces der- niers de dissémi- ner le pollen surle territoire et ainsi de favoriser la reproduction de plantes ou de  eurs. Pour y remédier, ces scienti ques ont eu l’idée d’équiper un drone miniaturisé équipé de crins de cheval et d’un gel qui permet d’emprisonner le pollen. Ce dernier est ainsi transporté d’une plante à l’autre via le drone. Une technique qui a été testée avec suc- cès, et qui pourrait venir limiter la disparition de certains végétaux en attendant une repopu- lation d’insectes.u Des assiettes en feuille d’arbreEn 2020, les couverts, assiettes et verres en plas- tique seront interdits en France. A n de pallier cette décision, une entreprise Allemande, Leaf Republic, a décidé de créer un service jetable eco-friendly, à savoir des assiettes en feuilles de bananier. Fabriquées à partir de feuilles com- pressées et importées d’Asie ou d’Amérique du Sud, où les feuilles sont non seulement utilisées dans les préparations, mais peuvent aussi servir de récipient ou de plat, ces assiettes sont tota- lement étanches, biodégradables en un mois, et 100% non toxiques.INITIATIVE VERTEu A Douarnenez le fret maritime se fait à la voileConstruire un voilier cargo de 700 tonnes et assurer ainsi une ligne transatlantique. Voici le pari que s’est  xé l’entreprise Twot. Au départ du port de Douarnenez, cette jeune entreprise transporte des marchandises en Angleterre ou au Portugal uniquement sur des vieux gréements. Grâce à des clients comme Biocoop qui passent par la société pour ses achats en huile d’olive ou en vin, la jeune pousse a transporté 120 tonnes de produits en 2016 et ambitionne de passer à 180 tonnes en 2017. Un dynamisme qui permet au dirigeant de la société de voir les choses en grand avec la construction d’un voilier cargo. Une activité dont le coût est identique au trans- port traditionnel, mais dont l’emprunte carbone est, de fait, largement réduite.u La France, premier réseau de sta- tions GNV en Europe ?La France pourrait bien devenir le premier réseau de stations de gaz carburant pour poids-lourds d’Europe. Selon l’Association française du gaz naturel pour véhicules (AFGNV), une quinzaine de sociétés françaises ont prévu d’implanter 50stations gaz sur le sol français. Cela porte- rait à 125 le nombre de stations de ravitaille- ment au gaz pour ces véhicules d’ici la  n de l’année, faisant de la France le plus grand réseau européen de cecarburant propre et rentable. Avec des profession- nels du secteur qui commencent à s’équiper de ce type de poids lourds, comme Jacky Perrenot ou Carrefour, la  lière ambitionne de voir 1400 véhicules rouler au gaz à  n 2017.De la cantine bio à l’économiecirculaireLe projet de créer une cantine bio, porté par l’adjoint au maire de Mouans-Sartoux (région Provence-Alpes-Côte d’Azur), Gilles Pérole, a vu le jour en 2008. L’idée au départ était de travailler à l’équilibre alimentaire des enfants de l’école. L’adjoint au maire et ses partenaires réduisent ainsi les graisses et autres aliments déconseillés pour les remplacer par des légumes et des fruits. Mais rapidement, ils se rendent compte qu’en augmentant les quantités de fruits et de légumes, ils augmentent aussi la quantité de pesticides auxquels ils exposent les enfants. La décision est alors prise d’introduire progressivement des produits bio dans les aliments de la cantine avec l’objectifd’atteindre les 100% de produits bio. Mais le côté bio ne suf t pas pour la municipalité, il faut également que ces aliments aient le moins d’impacts possible sur l’environnement, soitun approvisionnement à proximité,qui limite les transports et respectele climat. La Mairie se tourne doncnaturellement vers les agriculteurs du département, mais constate que cette activité disparaît peu à peu des Alpes-Maritimes,au pro t de résidences secondaires. Qu’à cela ne tienne, la municipalité décide alors de reconquérir les terrains agricoles. Elle crée alors une régie agricole municipale, triple les surfaces agricoles et rend même certaines zones du plan local d’urbanisme non-constructibles. Par ailleurs, elle investit et embauche un salarié a n d’étoffer l’équipe de la régie agricole. Mais celle-cine s’arrête pas là, elle étudie également les déchets par repas àla cantine, et se rend rapidement compte que 147 grammes sont jetés par repas. Aussi, elle met en place un système de pesées et de responsabilisation des enfants sur les quantités et les résultats sont impressionnants. 80% des déchets ont été supprimés par rapportà 2010, ils ne pèsent plus que cinq kilogrammes, contre 25 il y a sept ans. Cette réduction des déchets permet également de générer un gain de 30000 euros qui permettent de  nancer le processus du tout bio. Et les élèves sont directement associés, puisqu’ils choisissent eux-mêmes la taille des portions de ce qu’ils vont manger, menus qui sont pensés en fonction des légumes de saison produits par les agriculteurs du département.ecoreseau.fr 15]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTURELe langage non verbalAttitudes, mimiques et gestes traduisent les émotions et appuient les messages. Mieux vaut l’apprendre très vite...RétrospectiveCes gestes qui ont tout changé dans les élections .................p17Grand AngleBonnes pratiques et pièges du langage corporel.....................p18ProspectiveProgrammer les gestes et attitudes des robots, un enjeu...... p2016 Avril - n°39]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[RÉTROSPECTIVE : EcoRéseau Business revient sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient il y a un demi-siècle. Pas question de comparer, de fustiger ou de glori er le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.Ces gestes qui ont in uencé les élections présidentielles Jeu de mains...Le langage corporel peut aider ou plomber le politique qui ne le maîtrise pas toujours. La preuve...Par Jean-Marie BenoistEn France, nous avons une faiblesse pour les petites phrases assassines, les « bons mots », et ce particuliè- rement en politique. « Vous n’avez pas le monopole du cœur », « regardez-moi dans les yeux »... Les exemples abondent, et nous adorons nous les répéter. Mais une bonne partie de la communication passe par les mouvements et les attitudes. Nous avons peut-être moins tendance à les remarquer, mais certains gestes de nos politiques gaulois favoris ont eu un impact fort sur l’opinion – en positif ou en négatif – et sont devenus symboliques. « Les gestes sont un véritable langage parallèle, qui servent à mieux se faire comprendre », souligne Stephen Bunard, conférencier et synergologue – spécialiste de l’analyse des gestes et des comportements. L’un des premiers – et des plus marquants – nous vient du Général (qui, vu sa place de référent ultime de la politique française, mérite sa majuscule) : les bras levés en V, notamment lors de son discours du 4 sep- tembre 1958 annonçant la Ve République. Le geste rappelle, évidemment, le V de la victoire fait avec les doigts (aujourd’hui bien galvaudé, puisqu’étant devenu un classique des sel es). Mais il va plus loin qu’une simple déclaration de supériorité. En fait, la posture, simple et ef cace, est l’exact intermédiaire entre les deux poings levés au-dessus de la tête (signe de victoire batailleuse) et les deux bras à l’horizon- tale, façon Christ sur la croix (Emmanuel Macron essaie – pour l’instant sans échec patent – de reprendre cette posture chris- tique). Autrement dit, à la fois un signe de victoire et d’affection... Et c’est pour cela que le geste marche : il correspond à l’image publique de de Gaulle alors, qui tenait un peu le rôle de père de la Nation. Et de plus, il est énergique, contrairement à la version de François Hollande, après avoir gagné les primaires, qui avait le brascourbe... Car évidemment, tous les gestes ne peuvent pas être réussis. Valérie Giscard d’Estaing, auteur du « vous n’avez pas le monopole du cœur » cité précédemment, est également l’auteur de son fameux « au revoir ». Mais cet adieu, désastreux, aurait pu être moins désastreux s’il ne s’était pas levé de sa chaise, pour partir de la pièce, presque en claquant la porte. « C’est un peu comme s’il était un roi destitué et dédaigneux », analyse Stephen Bunard. VGE, d’ailleurs, n’a jamais vraiment refait surface après cela... De fait, ce qui va rendre symbolique ou non un geste est un mélange de plusieurs choses : « Qui le fait, dans quel contexte, avec quel message », résume Stephen Bunard. La spontanéité peut jouer, mais n’est pas essentielle. Cela semble évident, mais cela explique bien pourquoi, quand François Bayrou colle une claque à un mineur qui voulait lui faire les poches, l’opinion publique approuve – ce qui est rare pour les gestes violentsCet adieu de VGE aurait pu être moins désastreux s’il ne s’était pas levé de sa chaise, pour partir de la pièce, presque en claquant la porte...–, alors que quand Manuel Valls fait la même chose à un militant du PS, c’est l’inverse. Dans le deuxième cas, c’est très clairement perçu comme une agression ; dans l’autre, c’est une af rmation de la valeur d’une certaine vision (vieillotte) de l’éducation des enfants. On retrouve cette même spontanéité dans le geste peut-être le plus fameux de ces 50 dernières années en politique française (on a d’ailleurs écrit plusieurs livres sur le sujet) : la poignée de main entre François Mitterrand et Helmut Kohl, à Verdun, en 1984. Tout y est, ou presque : le geste arrive comme un point d’orgue, semblant sceller une évolution sociétale forte – une réconciliation, loin d’être évidente, entre deux peuples –, un endroit fort et symbolique – un champ de bataille arrosé du sang des soldats, encore marqué aujourd’hui –, et un geste manifestement pas (ou peu) prémédité – il suf t de voir la tête d’Helmut Kohl les premières secondes pour le réaliser (on peut se poser la question pour François Mitterrand, qui initie la poignée de main). L’image, par elle-même, résume tous ces enjeux.Si tous ces moments sont volontaires (ou presque), un dernier geste qui aura marqué l’opinion est, pour être précis, une gestuelle inconsciente : celle d’Édouard Balladur prenant le métro en 1995. Il n’est pas le seul à s’être plié à l’exercice : plusieurs personnalités s’y sont essayées, en général avec des conséquences malheureuses. On peut d’ailleurs se demander pourquoi les communicants continuent à proposer ce genre d’excursions, vu les résultats ma- joritairement catastrophiques. Sous l’œil implacable des caméras, Édouard fait plus Bourbon que jamais, lâchant une remarque inepte sur la température, essayant de « faire peuple » – et son corps, par tous ses mouvements, crie son inconfort. Et, s’il est excessif de dire que cette presta- tion a causé sa chute, elle l’a certainement parachevée. Soyons bien clairs : il n’est pas répréhensible, en soi, de ne pas avoir pris le métro ou de ne pas l’apprécier. En revanche, prét.endre que l’on aime ça pour une opération de communication... L’opinion publique n’aime pas qu’on se paye sa poire, et quand c’est le cas, elle ne pardonne pas !Certains sont passés maîtres dans l’art du geste en apparence involontaire...ecoreseau.fr 17]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREGRAND ANGLE : l’occasion pour EcoRéseau Business d’enquêter sur le sujet principal du panorama, politique, sociétal ou macro-économiqueLangage corporel des décideursChorégraphies contemporainesLe corps parle constamment. Les décideurs l’apprennent de plus en plus pour mieux en jouer ou à leurs dépens...Par Julien Tarbys’il était attaqué par la meute. Il dit qu’il n’est pas un escroc, tout en reculant son corps, comme pour prendre de la distance par rapport à son mensonge. Il croise rapide- ment les bras comme pour se protéger, et inconsciemment fait « non » de la tête. C’estce même balancier que Bill Clinton exécute à son insu 20 ans plus tard, lorsqu’il nie au micro avoir eu une relation sexuelle avec Mo- nica Lewinsky. Malgré l’en- traînement le visage trahit. Alain Juppé, sif é par les militants LR en novembre 2014 parce qu’il aspire à des primaires ouvertes, nelaisse rien transparaître si ce n’est... sa crispation de bouche, signe qu’il est agressé, laissant apercevoir les dents du bas, classique des situations de peur ou de surprise. Emmanuelle Cosse – ministre du Logement in- terrogée sur l’affaire DenisBaupin, qui est son mari – ne peut maîtriser ses yeux qui reviennent toujours à gauche, révélateurs de son doute et de son envie de fuite.les luttes insouPçonnéesdes décideuRs« C’est la résistance la plus héroïque du Canada »... Les«T physiquement bancal. Et ça, le public le voit. Cela provoque une gêne, une suspicion sur ce qu’il dit, même s’il le dit avec toute la maestria d’un Mozart du beau discours »... Cette phrase tirée de « La com- munication expliquée à mon patron » (1) souligne que le corps parle. Mieux vaut ap-tenue, gestuelle, regard... Et ce avant les autres critères », avance Thierry Saussez, créateur du Printemps de l’Optimisme et conseiller en communication. Seule- ment 7% de la communi- cation humaine passent par des mots. Les 93% restants sont du langage non-verbal d’après les études... Fin fé- vrier, Kellyane Conway, la conseillère de Trump, qui se tenait sur une photo avecon boss, malgré ses talents de funambule, est« Croyez-moi ma petite Dame, je suis un pro du décryptage de ges- tuelle. Il est honnête celui-ci ! »François Fillon a poséla main sur son cœur lors des résultats de la primaire. Dommage pour lui, il ne s’est pas approprié ce gestenaturelpolitique du corps qui réduit le débat à rien. « Il existe au- tant de vérité dans un geste que dans un mot », insiste Thierry Saussez.les exemPles célèbRes ne manquent PasMême si les Latins sont plus gesticulants que lesAnglo-Saxons ou les Nor- diques, les règles sont peu ou prou les mêmes en Occident. Quand Nixon, sur la sellette devant les journalistes lors du Watergate, a les mains dans le dos qui se touchent entre elles, comme pour se rassu- rer, tout le monde comprend qu’il est sur la défensive. Il s’éloigne du pupitre commeAspect du corpsVers plus d’honnêteté ?prendre à le comprendre – pour décrypter intentions et états émotionnels des autres –, et à maîtriser le sien... « La capacité à créer le lien avec le public, la gestion des émotions face aux ques- tions inattendues se tra- vaillent », souligne Marwan Mery, fondateur de MMG, cofondateur de l’agence des négociateurs, spécialiste en lecture comportementale. L’expression d’un leader d’opinion, dans une salle ou à la télévision, se construit dans la communication non verbale : « Pose du corps,les pieds posés sur le canapé du Bureau Ovale de la Mai- son-Blanche, a choqué... Certains signes indiquent si l’interlocuteur se moque du sujet, cherche à mentir, draguer, dominer... « Les gens oublient communica- tions rationnelles, chiffres et arguments étayés, rete- nant émotions, mimiques, anecdotes, et peut-être une information dominante pour conforter le tout », af rme Thierry Saussez. De quoi réduire à néant la thèse de Pierre Bourdieu, reprise par Régis Debray, évoquant cetteLe débat télévisé Nixon-Kennedy est un tournant. L’image corporelle est devenue essentielle. Nixon, vi- ril, avait refusé qu’on le maquille au premier débat. Il a transpiré sous les projecteurs et a fait pâle  gure à côté d’un Kennedy bronzé et athlétique. Les sondages don- naient Nixon gagnant auprès des auditeurs radio, Kennedy auprès des auditeurs télé. Les politiques le savent désormais. « J’ai décidé de changer mon corps pour mieux incarner la France », déclare Fran- çois Hollande en 2012 à propos de son régime sur France 2. Pourtant il n’y a pas de corps prédestiné à la politique selon Clément Aram- bourou, sociologue, docteur ensciences politiques à Bordeaux au centre Emile Durkheim, spécialiste du sujet : « Toutes sortes de corps ont été au pouvoir. Simplement celui qui fait de la politique doit en jouer comme d’un instrument, utiliser ses caractéristiques ». Le tribun a petit à petit été remplacé par le technocrate. C’est la légitimité technique qui a primé dans la Vème république, on ne voulait plus de ces parlementaires gouailleurs et charismatiques. Jusqu’à parvenir à une certaine déshumanisation. Mais, crise de représentation po- litique oblige, le corps n’est plus neutre à nouveau, il faut en user. « J’ai étudié Alain Juppé et ses tentatives pour éloigner le stigmatetechnocratique, mettant en scène son amour pour la nourriture et le bon vin, ses séances de jogging, ses matchs de bière-pong », relate Clément Arambourou. Nicolas Sarkozy a très tôt compris la carte sportive qu’il avait à jouer, pour prouver son dynamisme, concur- rencé par Dominique de Villepin... C’est désormais la surenchère qui se pro le, à la manière d’un Vladi- mir Poutine à la chasse ou torse nu, d’un Barack Obama à la plage ou jouant au basket. Ce phéno- mène est absent dans le business, où les dirigeants s’adressent à moins de personnes.18 Avril - n°39]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[repris. A l’inverse les bras ouverts quasi christiques de Donald Trump, comme pour embrasser la foule, sont devenus sa marque de fabrique », observe Jacquesmonieusement. L’orateur est en relation avec l’autre par son attitude physique comme un cavalier ou un danseur, il sent le feedback du public qui respire. Maiset naturel font mouche. « Em- manuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, plus habités, laissent parler leur sponta- néité, s’exprimant quasiment sans notes. On sent plus chez les autres des mécanismes de discours ré échis à l’œuvre », remarque Thierry Saussez.des eRReuRs FlaGRantesLa fausse route classique est de sur-jouer, d’appuyer des gestes appris par cœur. « Lors de mes formations je montre la vidéo d’une femme politique attaquée : celle-ci ne sourit qu’avec la partie basse du visage, déglutit, cligne anormalement des paupières. Il y aura toujours des gestes subreptices, mi- conscients qui viendront trahir l’arti ce », déclare Eve Herrscher, directrice de l’Institut Européen de sy- nergologie à Paris, selon qui nombre de responsables trop cornaqués adoptent la même gestuelle et ma- nière de s’exprimer. « Ils en deviennent peu  uides, paraissent empruntés dans une sorte d’énergie forcée. » Ainsi Edouard Balladur, lors- qu’il est monté sur une table au Bourget pour saluer ses fans, a-t-il perdu des points dans l’opinion publique. « Il importe avant tout de rester  dèle à l’image donnée sur le long terme », conseille Thierry Saussez. Dans le monde économique, gare à ceux qui osent trop, qui privilégient le show en mode Apple. « Les écarts sont moins tolérés par les petits actionnaires, dont les écono- mies sont en jeu. Les jeunes patrons s’y essaient, mais le font plutôt devant leurs troupes », observe Jacques Séguéla. L’instantanéité est moins de mise, la commu- nication rationnelle prime encore, quoique, comme le remarque Thierry Saussez, « la gestuelle spontanée va de plus en plus compter, car en pleine crise politique .les dirigeants d’entreprise sont plus interrogés sur l’envi- ronnement, la formation des jeunes, l’emploi... »(1) La communication expliquée à mon patron (de Laurent Sabbah, éd. Johnson & Brownson Publishing, 2017)AstucesLa détection des sentiments cachés« Voir une contradiction dans la gestuelle, un geste de fermeture, une démangeaison, ne suf t pas. Il faut recouper les informations et tenir compte du contexte, la personne peut être tra- versée par une pensée fulgurante. On n’a jamais un seul item », annonce Eve Herrscher, directrice de l’Institut Euro- péen de synergologie à Paris, discipline qui décrypte le langage corporel. Il n’em- pêche, les décideurs surveillent trois grands domaines comme le lait sur le feu, explique Marwan Mery, fondateur de MMG et de l’agence des négocia- teurs, spécialiste en lecture comporte- mentale (*) : « Les erreurs sont possibles dans le verbal (mots, temps, pronoms), le non verbal (gestuelle, visage) ou le paraverbal (donner du relief au discours, pauses) ». Un simple sourire sur com- mande sera dif cile à exécuter devant cet expert en détection du mensonge, car les pattes d’oie autour des yeux seront absentes. «Certains utilisent le passé pour raconter une histoire, puis changent de temps inconsciemment, ce qui annonce le mensonge. Idem pour le changement de pronom, du «nous» au«je». Le timbre de voix plus aigu traduit l’inconfort ou la tentative de masquer quelque chose. » Le regard dans la di- rection opposée ou le croisement de bras sont plus connus. Il traque les asyn- chronismes dans les moindres détails – l’expression faciale de colère doit se re- trouver dans les poings par exemple – et débusque les supercheries : « Le contact oculaire est un signe de con ance dans de nombreuses cultures. Mais des men- teurs jouent sur ces vérités, à l’exemple du fameux «regardez-moi dans les yeux» de Jérôme Cahuzac. Pour ce faire j’utilise une trentaine d’indicateurs ». Haussements de sourcils révélant la peur ou la surprise, modulation de voix soulignant l’intérêt... en font partie. La mâchoire serrée, le cou tendu et les sourcils froncés, réponses du système limbique, montrent le stress et l’embar- ras depuis des millions d’années chez les humaines. «Personne au monde n’est capable de contrôler tout son corps, surtout quand les questions sont inattendues et le stress présent », ajoute l’ennemi juré des fabulateurs.(*) « Vous mentez ! Détecter le mensonge et démasquer les menteurs », de Marwan Mery, éd. Eyrolles, 2014.« Avoir l’air ouvert, calme, serein... tout en lui brisant le poignet ! »Déglutir, cligner anormalement des paupières... Il y aura toujours des gestes subreptices, mi-conscients qui viendront trahir l’arti ceinternautes ont ri de la cris- pation de Justin Trudeau lors des salutations avec Donal Trump, qui a pris pour habi- tude de tirer vigoureusement la main de son interlocuteur à lui pour af rmer son as- cendant. Les petits gestes fixent la hiérarchie entre décideurs, et ils le savent. Lors des poignées de main sous les  ashs, les dirigeants cherchent toujours à être à gauche, pour ne pas montrer la paume et être en position de vulnérabilité. Quand Ehoud Barack et Yasser Arafat se battent pour ne pas fran- chir la porte en premier, la bonne entente n’est que de façade. L’heure est plutôt à la lutte d’influence. Au Moyen-Orient, celui qui a le pouvoir indique le chemin et passe en second. Tous s’efforcent de maîtriser ces codes pour, dans l’inconscient collectif, attirer la sympathie et planter des banderilles dans le  anc de leurs alter egos. Georges W. Busch se permettait de passer après Tony Blair et de lui adminis- trer quelques tapes amicales dans le dos en entrant, même au 10 Downing Street, a nde réaf rmer son pouvoir. Certains se laissent emporter dans leur antagonisme et pa- raissent  nalement agressifs ou condescendantsaux yeux du public. Ainsi Laurent Fa- bius, ministrede gauche, aurait dû évi-ter son reversde main dédai- gneux et bour- geois à l’encontrede Jacques Chirac en 1985 lors de leur débat, en disant « cela suf t, vous parlez au Premier ministre de la France ».tRouveRsa cohéRenceMais dans l’ensembleles comportementsse lissent à cause de la télévision et des émissions de décryptages. Les tribuns se font rares. « Les corps s’af nent. La rondeur, la bonhommie disparaissent, comme d’ailleurs les ac- cents régionaux ou le parler populaire d’un Georges Marchais », pointe Clément Arambourou, sociologue,docteur en sciences poli- tiques à Bordeaux au centre Emile Durkheim, qui étudiele corps et la pro-Séguéla, communiquant et publicitaire fondateur d’Euro RSCG devenu Havas, se- lon qui le maître du genre reste Barack Obama : « sa gestuelle est réservée, de grande classe, mais il sait souligner le moment fort du discours en pointant du doigt, alors que le reste du corps reste immobile ». Et pourtant, reproduire ses mi- miques ne servirait à rien car il n’existe pas de loi inscrite dans le marbre, selon Jeanne Bordeau, fondatrice de l’ins- titut de lales moyens d’y parvenir sont multiples et dépendent de ses préférences. Tout dépend de ce qui le met à l’aise, la position assise, les déplacements, le pu- pitre ou non... » Le repérage des lieux est essentiel selon cette lexico-picturaliste qui raconte l’année en mots et écrits sur des tableaux expo- sés. Evidemment certaines attitudes se peau nent, à l’exemple de Mitterrand qui, sous les conseils de Jacques Séguéla, joignait ses mains l’une sur l’autre pour travail-ler son image de sphinx et « habiller » les silences. Ou encore cette manière de faire croire, lors du discours, qu’on connaît personnellement des gens dans le public en les pointant du doigt. Mais trop s’éloigner du naturel dénote, d’autant plus avec la kyrielle de caméras. « Si Fillon avait été extatique lors de son premier mee- ting, tout le monde aurait ri », remarque Jacques Séguéla. La place du naturel est en- core cruciale. « Les leaders tentent sou- vent de gommer toute leur gestuelle personnelle, ce qui est contre-productif. Un signe vers le haut pour symboliser une courbe qui monte est essentiel, plus que des mots chocs », soutient Ariane Warlin, media trainer pour dirigeants. Convictionduction dugenre en politique. Quelques gestes permettent pourtant de sortir de sa réserve et de toucher les gens. « François Fillon a posé la main sur son cœur lors des résultats de la primaire. Dommage pour lui, il ne s’est pas ap- proprié ce geste naturel ; Benoît Hamon l’a d’ailleursqualité de l’ex- pression, bureau de style en langage : « Bien sûr il faut savoir tenir physiquement le silence face au public. Retenir l’attention, être l’in- terprète de son discours, scander son propos, main- tenir les épaules ouvertes et bouger les mains har-ecoreseau.fr 19]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREPROSPECTIVE : Compte-tenu des innovations en cours dans le domaine, EcoRéseau Business imagine dans une  ction ce à quoi il ressemblera en 2050, puis demande l’avis d’un expert du secteur. De quoi révéler des potentiels insoupçonnésEt l’homme créa le robot...Comment vivre demain avec un robot capable de lire nos mouvements et nos émotions ?Par Geoffroy FrameryFiction :Dans un futur proche...rires s’échappent du brou- haha. Les gestes traduisent un sentiment de bonheur et de liesse que je reconnais dans ma banque de données. Je comprends que les adultes s’enlacent... Fin de l’alerte. » « Ton robot est toujours au- tant au taquet ? Il ne peut pas continuer à préparer le repas tranquillement ?, lance Fred à Julien, alors que tous deux étaient en train de célébrer la victoire du FC Sochaux face à Romorantin en  nale de la Coupe de la Ligue.Ouais en n presque tout. Car ta femme ne serait pas non plus très heureuse que ton robot ressemble aux « Samantha », ces robots sexuels conçus par l’ingénieur Sergi Santos il y a bien longtemps, en 2016 je crois, qui aujourd’hui res- semblent à ta femme mais avec un bouton on/off.Je me souviens surtout qu’à cette époque on se réjouissait d’Asimo de la marque Honda qui ne faisait que se mouvoir comme un homme, de Wat- son, l’IA d’IBM, capable dede sa femme parfaite avec la tête de Claudia Schiffer, la bouche de Cindy Crawford et la poitrine de je ne sais plus quelle mannequin. En fait aujourd’hui, on vit un peu cela avec les robots ! L’agrégation des technos. Cela me plaît bien, mais cela devient ennuyant de ne plus jamais gagner au ping-pong ou à une partie de boules. Et c’est aussi un peu chiant qu’il anticipe chacune de mes envies... J’ai l’impression que ce robot est comme uneDécodage de la gestuelle par les robots Robolution de veloursle plan de travail et l’accès au réfrigérateur. J’ouvre la porte du réfrigérateur et sélectionne ce dont j’ai besoin grâce à mes capteurs visuels et olfactifs. Je calcule la quantité voulue selon lestomates mises dans le mixeur pour ajuster ma recette. Je mets le tout au mixeur, puis réserve mon gaspacho dans le même réfrigérateur. Alerte. J’entends des hurlements. Je me précipite de la cuisine au séjour en évitant la gamelle du chien et les jouets des enfants«J .sine et prends le mes éléments découpés pour dont mon propriétaire qui vie quotidienne... faire mes décrypter les émotions via rieux et trinque en l’honneurmate, et laisse  ler le légumele long de mes doigts au furet à mesure que je réalise une jonchant le sol. J’arrive dans Tu sais... C’est encore un pro- diagnostiquer des cancers partie de moi, mais qui se gèree me dirige douce- brunoise de tomates. Les lé- la pièce. J’identi e quatre totype de notre labo de R&D, ou encore de Pepper de la indépendamment... Bizarre. ment vers la cui- gumes s’enchaînent. Je prends personnes adultes mâles, mais il sait tout faire dans la société Aldebaran qui savait Arrête de te prendre au sé-couteau en céramique. Je les mettre dans le mixeur en hurle toujours. Ses gestes courses, la revue de presse, analyse du faciès... Cela m’a de Sochaux », conclut Fred, me positionne sur le plan de y ajoutant des aromates et sont brusques, son rythme le ménage, la garderie... Avec toujours fait un peu penser au alors que le robot domestique travail et stabilise ma planche des épices. Pour cela, j’an- cardiaque élevé, son faciès ma femme, on ne voit que les  lm les 3 Frères des Inconnus leur tend deux bières de leur à découper. Je saisis une to- ticipe la demi-marche entre est anormalement rouge. Des bons côtés... où Pascal Légitimus parle marque préférée...Avis d’expert : Philippe Bidaud, Professeur à l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC), directeur scienti que du domaine Traitement de l’Information et Systèmes à l’ONERA, directeur du Groupement de recherche en Robotique« L’activité motrice est une communication »Pourquoi vouloir apporter de la psycho-motricité aux robots ?L’activité motrice doit être développée pour que le comporte- ment du robot devienne intelligible. Trop souvent on se réfère au faciès ou au timbre de la voix, à la prosodie, pour déco- der les comportements, alors que l’expression corporelle est un média comme un autre. Autrement dit, on se borne trop souvent aux expressions du visage pour comprendre les émotions alors que les informations suscitées par l’activité motrice importent tout autant. L’idée est de mettre en œuvre des robots collaboratifs a n de comprendre et analyser une activité courante et interagir de façon idoine à cette der- nière. Ce faisant, il importe de décrypter l’action engagée et l’intention, a n d’y apporter une contribution qui soit la plus synergique possible, sans pour autant recourir au vocal ou au verbal. Nous essayons de faire interagir le robot avec l’hu- main, comme deux personnes qui arrivent à se comprendresans s’exprimer.Quels sont les enjeux actuels ?Un des grands enjeux dans la relation homme-robot, c’est l’adaptabilité du robot dans la tâche de production. S’adapter, c’est d’abord comprendre, extrapoler et inscrire son geste sur un intervalle plus long. Pour cela, il faut comprendre ce qu’est le geste de façon générale. C’est la question essen- tielle. Aussi sur le sujet de la sécurité vis-à-vis des personnes,il existe plusieurs niveaux de collaboration entre le robot et la machine. Le robot doit comprendre ce qu’est son activi- té pour ne pas présenter de danger pour l’homme, comme ralentir et se positionner pour interagir physiquement avec une personne. La machine est ainsi codée par des grands principes de motricité pour ensuite interpréter les mouve- ments des personnes. Les recherches actuelles apportent des réponses au développement de répertoires d’activités motrices (ou sensori-motrices) élémentaires ; la sûreté des actions élémentaires (satisfaction des contraintes), l’adap- tation des actions à la situation courante ; l’adaptation an- ticipée et coordonnée de l’ensemble des activités, l’enchaî- nement continu ou encore, l’élaboration d’habilités motrices de plus en plus complexes (en optimisant les trajectoires).Quels sont les objectifs de ces différents chantiers ?L’ambition est que le robot soit capable d’agir (et non pas sim- plement réagir) en gérant ses activités de manière prédictive sur des horizons temporels importants, de prédire en s’ap- puyant sur des représentations  guratives ou symboliques des réalités physiques. Il s’agit aussi d’exploiter des méca- nismes associatifs guidant le choix des activités en fonction des représentations de l’effet sensoriel à produire et de four- nir une base de connaissances qui permette de sélectionner les actions en fonction de leurs résultats attendus. Sans oublier d’anticiper les effets en élaborant des méta-modèles(modèles réduits) pour «projeter» les capacités du système sur la tâche, et en n de s’assurer que l’activité «ré échie» est cohérente et consistante.Quelle méthodologie mettez-vous en place ?Une grille de sécurité internationale détermine le niveau de collaboration et va de l’échelon 1 à 6. Pour atteindre les niveaux allant du 4 (software based collision detection) jusqu’au niveau 6 (perception based adjustment), il faut que l’homme et la machine se comprennent dans leurs activités physiques en particulier. La question de la compréhension de l’activité motrice et sensori-motrice est donc centrale. Pour traiter cette question, il paraît naturel de s’appuyer sur les modèles qui structurent l’activité motrice chez l’homme et de chercher à reconnaître ces structures spatio-temporelles à partir de capteurs essentiellement visuels, mais aussi d’ef- fort. L’enjeu dans ces recherches est de maîtriser la sécurité du travail collaboratif entre l’homme et le robot, qui est une question qui concerne les activités de manipulation mais aussi la locomotion (fonction «follow-me» par exemple, dans des environnements complexes). La reconnaissance de l’ac- tivité est aussi un problème clé pour le développement des orthèses robotisées, car les activités motrices, pour être assistées convenablement, ont besoin d’être anticipées et donc à ce titre préalablement reconnues.Propos recueillis par GF20Avril - n°39]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[PanoramaHexagoneHEXAGONE : EcoRéseau Business revient sur une problématique très commentée de l’actualité française, a n de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)Le très haut débit dans les campagnesRévolution invisibleLa France est deuxième en Europe surle nombre de lignes FTTH (Fiber to the Home). Mais cette position de second ne saurait cacher d’importantes disparités dans les espaces ruraux. Enjeux.Par Geoffroy Frameryvoire au très haut débit », af rme Alexandre Nicaize, président de l’opérateur Al- phalink. Et Laurent Ferraud, conseiller technique pour les nouvelles technologies de la diffusion et de l’in- formation du département des Alpes Maritimes de compléter : « avant la mise en place du très haut dé- bit, il ne s’agissait non pas d’une fracture mais d’un gouffre numérique avec des conséquences terribles sur les services publics et l’attractivité du territoire. C’est d’abord aux espaces enclavés que se destinent ces nouveaux réseaux. Car c’est raccourcir les distances par l’accès aux services dématérialisés en termes d’éducation, de santé, de mutualisation des équipe- ments. Dans le sens inverse, cela nous permet également de mieux connaître les po- pulations et leurs besoins ». La numérisation de l’espace rural dessine donc de nou- velles ambitions dans les pratiques administratives mais aussi dans l’attractivité du territoire. Autre exempleAlors que nous en- tendons parler ac- tuellement du dé- marrage de la 5G, il n’est pas rare que durant un trajet SNCF entre deux métro- poles, nous pestons de ne plus être connectés. La faute à l’éloignement des lignes ferroviaires d’un central téléphonique. Un exemple qui montre les deux France, avec un gouffre séparant des territoires ultra-connectés et des contrées devenues de véritables enclaves dé- nuées de numérique, d’où les entreprises songent à partir malgré des dispositifs  scaux incitatifs. C’est dire si la numérisation des cam- pagnes demeure un enjeufort pour le maintien des services et des entreprises. S’il y a eu concentration des services et des popu- lations depuis les années 1930’ dans les agglomé- rations française, on ne peut s’empêcher de penser que la France demeure un pays rural en 2017. Selon les derniers chiffres de l’INSEE, l’espace rural en tant qu’espace regroupant l’ensemble des petites uni- tés urbaines et communes rurales n’appartenant pas à l’espace à dominante urbaine (pôles urbains, couronnes périurbaines et communes multi-polarisées) représente en moyenne 30% de la population. Surtout,ce tiers de la population est parsemé sur 70% du territoire qui correspond à 24 000 communes sur les 36 000 recensées en France...aussi vital que l’électRicité« Aujourd’hui, qu’il s’agisse de la TPE ou du grands compte, les affaires se sont digitalisées, que ce soitdans les rapports avec les tiers ou avec les clients. Le digital est le point de passage obligé. Le déve- loppement des territoires passe par cet accès au hautSous les vieilles routes, de nouvelles voies...Sophie de MenthonPrésidente d’ETHIC Présidente de SDMELes chefs d’entreprise et la campagneSi les candidats prenaient la peine d’écouterles dirigeants d’entreprise, voici ce qu’ils* entendraient .Sur leurs attentes à l’égard du prochain quinquennat ? Un sujet domine tous les autres : la  scalité des entreprises (69%), loin devant le chômage (31%), l’âge de départ à la retraite (28%) ou la durée hebdomadaire du travail (25%).Pour 35% des sondés, la priorité économique du nouveau Président de la République devra être de « favoriser le retour à la compétitivité des entreprises françaises »**.30% d'entre eux estiment que la priorité doit davantage se trouver dans la réduction de la dépense publique **, car ils savent que ce sont eux qui la  nancent.Dès lors, au vu des programmes proposés,on comprend pourquoi aucun candidat ne trouve grâce aux yeux d’une partie trop importante des entrepreneurs.Certains d’entre eux se sentent même vic- times d’une forme de mépris à leur égard, ne serait-ce qu’à cause de leur absence dans les débats médiatiques, con squés par les chroniqueurs professionnels. « Les médias parlent aux médias ».Rappelons que nous sommes tous concernés puisque 69% des Français déclarent « j’aime ma boîte »***.(*) Sondage IPSOS de janvier 2017(**) Sondage auprès de 202 chefs d’entreprise pour le journal des entreprises(***) Enquête CFDT 2016 « Parlons travail »49% des Français estiment que le nombre d'hommes politiques entrepreneurs ou ayant travaillé dans le privé n'est pas assez important (sondage ODOXA février 2017) ; 45% d’entre eux souhaitent entendre, avant tout, l'opinion des entrepreneurs durantla campagne présidentielle. Effectivement, ces derniers se sentent incompris, voire oubliés, par les po- litiques, particulièrement dans cette campagne, alors même qu’un chef d’entreprise est un chef de projet habitué à trouver des solutions aux dif cultés...22 Avril - n°39J’aime ma boîte]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[L’arrivée de la  bre dans les années 2010 est comparable à celle de l’électricité dans les années 1930HexagonePanoramaraison », explique Laurent Ferraud. Et Nicolas Aubé, président de Céleste, de conclure sur l’avenir des territoires : « aujourd’hui, il existe 14 000 communes éligibles à la  bre optique. Ce qui représente 90% des entreprises. Le point prin- cipal reste l’information. Beaucoup d’entreprises ignorent si elles sont éli- giblesetsu.restimentlecoût de l’implémentation. Mais les retombées de la  bre se compteront directement en emplois ».concernant les entreprises, celui de Vétoquinol, la- boratoire pharmaceutique basé à Lure en Haute Saône qui souffrait de problèmes d’éligibilité. « Les dirigeants étaient prêts à délocali- ser l’usine avec ses 1 500 salariés parce qu’il n’y avait pas d’accès à la  bre. Mais nous nous sommes ap- puyés sur le réseau public et privé pour leur fournir la  bre optique. Cet exemple a notamment été repris par Axelle Lemaire, alors secrétaire d’Etat au Nu- mérique, devant l’ARCEP pour illustrer les enjeux sur les territoires », illustre Nicolas Aubé, président de Céleste, opérateur pour les entreprises d’accès sur Internet. En parallèle, la consommation du débit a explosé et les habitudes de navigation ont augmenté, tant chez les particuliers que chez les entreprise. Le débit moyen de 500kb ilya10ans,estpasséà 4Mb, un minimum ! « De manière générale, nous constatons une forte de- mande des entreprises pour la  bre. D’autant que les réseaux en cuivre arrivent en saturation de leur débit. On estime que chaque année une entreprise consomme 50% de données numérique supplémentaires. C’est une moyenne sur notre porte- feuille de 1 500 clients », renchérit le président de Céleste.le Plan FRance tRès haut débit Depuis lors, la loi contre la fracture numérique de 2009 puis le Plan très haut débit ont annoncé maints changements à l’égard de la numérisation des zones rurales. « Les opérateurs privés ont commencé sur chaque territoire et équipe- ront les grandes collectivi- tés. Il y a déjà une inégalité, de fait, de traitement. Les collectivités en tant qu’orga- nisatrices de l’égalité sur le territoire ne pouvaient pas rester sans rien faire. Les opportunités économiques sont comparables à celles liées à l’électri cation dela France il y a un siècle. Ce sont les mêmes pro- blématiques. Et à l’image des prospectivistes un peu décalés qui parlaient de train à labour fonction- nant à l’aide d’un câble électrique, aujourd’hui, nous savons que le très haut débit est indispensable sans en mesurer tous les enjeux », analyse Baptiste Essevaz-Roulet, associé chez PMP Conseil, cabinet spécialisé dans l’aménage- ment du territoire.Les collectivités sont donc rentrées dans un cycle de négociations entre opéra- teurs privés et l’Etat pour obtenir des subventions et développer la fibre dans chaque territoire. « Nous avons été l’un des premiers département à voter un SDAN (schéma directeur d’aménagement numérique). La vraie nouveauté au- jourd’hui est d’apporter la  bre jusqu’au dernier maillon de la chaîne avec la technologie FTTH. Même s’il persistera de rares ex- ceptions, presque tout le territoire sera maillé d’ici 2021 avec une centaine de communes en zones pu- bliques et 63 gérées par les grands opérateurs », décrit Laurent Ferraud, conseiller technique pour le département des Alpes Maritimes. Le très haut débit fait donc partie de ces chantiers de l’ombre qui vont connaître leur pic en 2018. 30 initiatives vont être lancées au niveau public avec une ambition jamais vue en termes d’envergure des dispositifs. Imaginez que des territoires tels que la Mayenne envisage un déploiement à 100% ! Se- lon les experts, après cette période forte, la France sera maillée dans son intégralité, même s’il restera certaines inégalités de débit...limites stRuctuRelles et oRGanisationnelles La principale limite demeure le coût. Même si « les col- lectivités envisagent davan- tage d’implémenter la  bre plutôt que de construireune autoroute. Le coût du chantier est parfois prohi- bitif. Pour le Limousin, il est évalué à un milliardtique forte. La  bre est sur- tout question de la capacité du territoire à emprunter des infrastructures existantesquatre ans à le réaliser car nous avions besoin des données réseaux détenues par les opérateurs histo-d’euros pour couvrir tout le territoire », modère Baptiste Essevaz-Roulet. Autrement dit, l’attractivité d’un ter- ritoire ne se construit pas qu’avec une volonté poli-et de la manière dont le bâti se répartit sur un territoire. Reste que d’autres blocages persistent. « Concernant notre schéma directeur, nous avons mis plus deriques qui ne voulaient pas les rendre publiques en raison du secret des affaires. Ce bras de fer est remonté jusqu’au Conseil d’Etat pour nous donnerecoreseau.fr 23]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[PanoramaRégions & territoiresEcoRéseau Business s’attache à décrire les innovations des territoires en France concernant une thématique particulièreBâtiments intelligentsAventure intérieureD’importantes ressources sont mobilisées pour faire sortir de terre les smart buildings, et au bout du compte vivre mieux en consommant moins.Par Mathieu Neuvité S2E2 (Smart Electricity Cluster), la région Centre-Val de Loire se montre proli que en la matière. La start-up Bimdiag est l’une des in- carnations de la dynamique innovante actuelle. Son pro- jet consiste à développer un outil de collecte des données d’audit énergétique utilisable sur terminal mobile. Ces der- nières doivent recenser les caractéristiques énergétiques des bâtiments et équipements concernés. L’outil doit par exemple être capable de gé- nérer des recommandations de travaux à réaliser à partir des éléments recueillis, avec la collaboration d’un réseau d’artisans et maîtres d’œuvre partenaires du projet. L’entre- prise Avidsen est une autre icône locale des initiatives tournées vers l’avenir. Elle développe depuis plusieurs années une gamme étendue d’équipements domotiques comme des alarmes, des sondes de mesure de l’hu- midité, de la température, des systèmes de gestion de chauffage. Dernier projet enl’un des deux piliers de ses développements innovants, l’autre étant consacré aux risques industriels. « Avec comme appui l’INSA Centre- Val de Loire qui offre des formations spécialisées sur ce plan, nous souhaitons ré- pondre aux besoins clés des entreprises à tous les stades de leur vie, de l’émergence des innovations à l’accompa- gnement au développement », souligne Florence Thoni, chargée de développement au sein de la communauté d’agglomération Bourges Plus.Non loin de là, en Au- vergne-Rhône-Alpes, le démonstrateur Lyon Smart Community a vu le jour pour faire valoir les atouts régionaux. Il s’agit d’un outil de management énergétique grandeur nature, déployé dans le quartier de Lyon Con uence. Comme le pré- cise Karine Dognin-Sauze, vice-présidente de la Mé- tropole de Lyon chargée de l’innovation et du numérique, « l’un des objectifs princi- paux est la création d’un ensemble de bâtiments à énergie positive, constitués de panneaux photovoltaïques en façade, en toiture, ainsi que d’équipements qui per- mettent une optimisation de la gestion de l’énergie ». L’occasion de faire connaître les compétences des acteurs locaux du secteur, et des offres émergentes comme le logiciel de simulation 3D Abatia, conçue par la société Cythélia. Celui-ci permet aux constructeurs, architectes, ou vendeurs immobiliers, de disposer d’une évaluation rapide, tant sur un plan tech- nique qu’économique, des besoins énergétiques d’un bâtiment dès sa conception ou avant une rénovation.staRt-uP et incubateuRs, tRemPlins veRsla modeRnisation L’Île-de-France n’est pas en reste. Certaines structures nées dans la capitale sont même déjà auréolées d’une visibilité internationale, à l’image de Sevenhugs qui a pu pro ter de sa présence au CES de Las Vegas pour lancer sa Smart Remote, une télécommande universelle destinée à piloter l’ensemble des objets connectés de la maison intelligente. La start-up est issue de l’incuba- teur de Télécom ParisTech, tout comme Energysquare, qui a mis au point une plaque de recharge par conduction des appareils mobiles, évitant ainsi que les smartphones et tablettes envahissent en permanence les meubles et coins de table, à proximité des prises de courant.Les années à venir ne de- vraient pas être moins dyna- miques au sein des territoires. Une liste de 51 nouvelles start-up, toutes lauréates du deuxième appel à projets Green Tech verte, piloté par le ministère de l’Environne- ment, a été rendue publique il y a quelques mois. La ca- tégorie « Bâtiment » y tient une place de choix. On trouve parmi elles Pépin Bio, à l’ori- gine d’un outil de mesure de la performance environ- nementale des matériaux, Megawood, qui propose des bois innovants pour l’habitat du futur, ou encore Air Adapt, qui a conçu un capteur pour réconcilier confort thermique et ef cacité énergétique. Elles auront vocation à rejoindre cette année les incubateurs de Toul.ouse, d’Orléans, ou de Champs-sur-Marne, des organisations à même de faire grandir des projets de ce type.Toujours plus de verre et de vert dans les constructions des territoires...Sensibiliser les profes- sionnels, les collectivi- tés et le grand publicà l’adoption de nouveaux comportements dans la gestion des bâtiments. Tel est l’un des axes majeurs de la politique de soutien à l’innovation régionale en Normandie. L’ef cacité éner- gétique fait of ce de prio- rité dans ce domaine, tout comme le développement de la  lière Bois et Produits biosourcés, qui doit servir de préalable aux constructions pour l’habitat innovant. Au bout de la chaîne, on trouve des sociétés comme Agro- chanvre qui s’illustre par la fabrication de plastiques à base de chanvre, pour des lames de terrasse composite, ou laines destinées aux iso- lations thermiques.Même son de cloche du côtéde la Nouvelle Aquitaine où le cluster Eco-Habitat est devenu l’instrument principal d’animation d’un secteur tourné vers l’avenir, par le rassemblement autour de lui de toutes les forces vives : maîtres d’ouvrage de la construction, centres de recherche et de formation, en- treprises du bâtiment... « Une de nos priorités concerne le bâtiment du futur et les améliorations visant à mieux intégrer les différents process qui s’y rapportent. La ma- nière avec laquelle machines et robots interagissent avec l’homme, l’automatisation, seront également à l’étude dans les années à venir », indique Yannick Conseil, responsable Economie et Innovation du Grand An- goulême. L’agglomération est d’ailleurs labellisée surle plan national comme Ter- ritoire à Energie Positive pour la Croissance Verte.L’ef cacité énergétique fait of ce de priorité dans ce domaineUne mission au carrefour des innovations technolo- giques et environnementales, qui incombe à bien d’autres territoires de l’Hexagone.l’éneRGie au centRe des PRojets Autour du pôle de compétiti-date : des solutions de moto- risations de portail 100% sans  l et autonomes en énergie. L’agglomération de Bourges, avec notamment son quartier de Lahitolle, est également sous le feu des projecteurs. L’ef cacité énergétique et l’habitat du futur représentent24 Avril - n°39]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[18 et 19 mai 201722e]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[Club EntrEprEndrEBaromètre & TendancesLe carnet des nominationsen partenariat avecuArts et Métiers PAristechLaurent Champaney, ENS Cachan (1996)est promu directeur général d’Arts et Métiers ParisTech.u BAcArdi-MArtiniTom Van Lambaart, 48 ans, certi cate in corporate governance de l’INSEAD (2013)a été nommé managing director France de Bacardi-Mar- tini.u cegidPascal Houillon, 54 ans, AMP de l’INSEAD (2004) est nommé directeur général de Cegid.uetABlisseMent PuBlic du Musée d’OrsAy et du Musée de l’OrAngerieLaurence des Cars, 50 ans, conservateur général du patrimoine, Ecole nationale du patrimoine, Ecole du Louvreest promue président de l’Etablissement public du musée d’Orsay et du musée de l’Orangerie.uFédérAtiOn FrAnçAise des sPiritueux (FFs)Magali Filhue, 39 ans, DESS études économiques de l’université de Caen Basse Normandie (2000)est nommée directeur général de la FFS.uhéMisPhère drOitAnne-Marie Gaultier, 56 ans, executive master bu- siness administration et management Business School (2006)est nommée président de Datakalab au sein de Hémis- phère droit.uKedge Business schOOl (Kedge Bs) José Milano, 46 ans, avocat au Barreau de Paris est promu directeur général délégué de KEDGE BS.u legONiels Jorgensen, Candidate of Law de l’université de Copenhague (2002)est promu directeur général France, Espagne et Portugal de Lego.uservice d’inFOrMAtiOn du gOuverneMent (sig)Virginie Christnacht, 43 ans, maîtrise de droit des affaires et  scalité de l’université Paris-I (1996) est promue directeur du SIG.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Nomination, les 200 000 décideursFaites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frqui font le business en France ! LaMAAFs’associeàInitiativeFrance pour accompagner les entrepreneursInitiative France, le premier réseau associatif de  nance- ment des créateurs, repreneurs et développeurs d’entreprise en France, noue un partenariat avec la MAAF dans le but de soutenir les entrepreneurs. Celle-ci apportera ainsi aux entrepreneurs son expérience quant à l’analyse des risques professionnels et d’assurance des TPE, PME ou encore start-up. Déployé dans les 223 plateformes Initiatives France, le partenariat va ainsi apporter une corde supplémentaire à l’arc du réseau, au service des entrepreneurs. BNP Paribas et Plug and Play lancent un accélérateur à ParisSpécialisé dans les Fintech et les Assurtech, la nouvelle structure proposera un programme d’accélération de trois mois, gratuitement, à dix start-up sélectionnées dans le monde entier. Au-delà du traditionnel accompagnement de business plan, et conseil en levée de fonds, les start-up pourront béné cier d’un accompagnement commercial de la part de BNP Paribas, ainsi d’un mentorat de Plug and Play. Notons également que BNP Paribas et Plug and Play, qui avaient déjà noué un partenariat ensemble il y a un an, ont décidé d’élargir ce dernier et de faire en sorte que tous les sites Plug and Play dans le monde et entités de la banque puissent se solliciter mutuellement. Start-up : le côté obscur raconté dans un livreDans son livre : « Bienvenue dans le nouveau monde, com- ment j’ai survécu à la coolitude des start-ups », publié aux éditions Premier Parallèle, Mathilde Ramadier dénonce une facette des start-up beaucoup moins rose que ce l’on imagine. Partie pour Berlin en 2016, elle y a enchaîné des jobs dans 12 start-up pendant quatre ans. Une expérience qu’elle estime beaucoup moins « cool » que l’image que renvoient ces jeunes pousses. Et l’univers qu’elle dépeint semble, en effet, loin de la carte postale babyfoot, apéro et absence de hiérarchie : salaires peu élevés, dirigeants à l’ego surdimensionné, esprit de compétition, horaires à ral- longe, etc. A ses yeux, l’employé de start-up est surtout un travailleur dont le mot anglais maquille mal la précarité. Un livre qui veut contrebalancer le côté « cool » de la start-up. Création d’un statut spécifique pour les conducteurs de « cars Macron »Les conducteurs d’autocars longue distance béné cient désormais d’un statut encadrant leur condition d’exercice et de rémunération. L’accord, signé entre les syndicats des salariés et du patronat, à l’exception de la CGT, modi e la convention collective des transports routiers pour ajouter une nouvelle catégorie de conducteurs. Celui-ci béné cie d’un supplément de 1% sur son taux brut horaire, ainsi que d’une prime de 6 euros brut pour chaque nuit passée en dehors de chez lui. L’accord établit également un nombre de dimanches et jours fériés non travaillés pour le salarié, mais laisse la possibilité d’une négociation contre compen- sation  nancière. UnmatchdefootpourunjobLe 10 mars dernier, le Stade Rennais a organisé un tournoi de football entre demandeurs d’emplois et recruteurs poten- tiels. Au total 83 candidats et 61 représentants d’entrepriseont répondu à l’appel. Répartis en équipes de dix joueurs, ils ont chacun pu échanger de manière informelle, tout en démontrant leurs talents avec le ballon rond. Des entreprises comme O2, Adeva, Manpower, ou encore Convivio avaient fait le déplacement. Une aventure qui s’est ensuite conti- nuée le 23 mars lors du « Stade de l’emploi ». Recruteurs, chaussez vos crampons pour l’année prochaine ! Lecréateurdesstarsdelatechs’installeen FranceTechstars, le plus connu et reconnu des programmes d’accompagnement, vient s’installer à Paris. A parti du 15 septembre, il encadrera dix start-up françaises pour une durée de trois mois. Pour cela, il a posé ses valises au sein du Partech Shaker à Paris, ayant également conclu un par- tenariat avec le fonds d’investissement propriétaire du lieu, Partech. Techstars a également noué des partenariats avec cinq grands groupes : Air Liquide, Groupama, la Française des Jeux, Renault ou encore Total, qui participeront, eux, au programme Promote, qui s’adresse aux « intrapreneurs », à savoir les porteurs de projet au sein des entreprises. Pour les start-up, les candidatures sont ouvertes jusqu’au 20 juin. LaboxepourunpitchAprès l’Elevator Pitch où l’entrepreneur dispose du temps de montée de l’ascenseur pour convaincre le jury, voici le com- bat sur ring ! L’événement « Get in the Ring », qui a eu lieu  n janvier, proposait, en effet, aux entrepreneurs de monter sur un ring de boxe et de jouer de leur plus belle éloquence pour convaincre un jury d’investisseurs. Les entrepreneurs pouvaient concourir en poids léger, poids moyen ou poids lourds selon leur valorisation pour tenter de s’envoler pour Singapour où se disputait la  nale internationale. Vieillissementdelapopulation,lesdirigeants sereins pour leur entreprise94% des chefs d’entreprise identi ent le vieillissement de la population comme un enjeu important pour les années à venir, selon un sondage Harris Interactive pour Malakoff Médéric. Réalisé auprès de 353 dirigeants d’entreprise de 50 salariés minimum, il met en avant que ces derniers voient surtout les conséquences du vieillissement de la population en dehors de leur entreprise. En effet, s’ils s’accordent tous, ou presque, à dire que cette situation aura pour effet d’inten- si er les dif cultés du  nancement des retraites en raison du nombre insuf sant d’actifs, ils sont moins pessimistes pour leur propre activité. Plus de la moitié d’entre eux pensent que ce vieillissement n’aura pas vraiment d’incidence sur celle-ci. Ils sont cependant près de 30% à avoir déjà déve- loppé une stratégie spéci que pour s’adapter à l’évolution des consommateurs liée au vieillissement de la population. Les appels d’offres publics encore obscurs pour les PME numériquesSyntec Numérique a sondé ses entreprises adhérentes sur leurs dif cultés d’accès aux marchés publics. Et le résultat montre que ces marchés restent à ce jour assez inaccessibles pour les PME du numérique. Sur les 67 entreprises inter- rogées, la majorité d’entre elles jugent que les procédures d’appels d’offre ne sont pas claires. Si 79% des entreprises répondantes déclarent être intéressées par les marchés publics, elles sont 89% à les trouver dif ciles d’accès. Les marchés privés, eux, ont une meilleure cote auprès de ces mêmesBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant l’entrepreneuriat, picorés de-ci de-làCe mois-ci, EcoRéseau Business vous démontre que tout ne va pas mal. Même si le livre de Mathilde Ramadier nous explique les travers de ses cinq ans passés dans le monde des start-up dans un livre à l’arsenic arguant que le monde de l’entre- preneuriat n’est pas celui des « Bisounours », ce baromètre, dans les brèves qu’il distille, montre que la France semble un cadre propice pour porter son projet et de développer son propre sens du management et de la gestion. Bonne lecture.26 Avril - n°39]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre & TendancesClub EntrEprEndrE Le 6 avril 2017 : Be a bossOrganisé au sein d’EuraTechnologies à Lille, le Be a boss Tour dédié aux femmes porteuses de projet fera une étape dans le Nord a n de rencontrer les femmes entrepreneures de la ville et de la région. www.be-a-boss.com 18 avril : Les Rendez-vous de l’entrepreneurPour ce nouveau numéro des Rendez-vous de l’entrepreneur organisé par la CCI Essonne, le thème sera consacré aux impôts : entrepreneurs, quels seront vos impôts, taxes et charges sociales ?De 17h à 19h. Entrée gratuite. Cours Monseigneur Roméro à Evry. Du 27 avril au 8 mai 2017 : Concours Lépine International 2017Evénement de référence pour les inventeurs du monde entier, le concours Lépine International est l’occasion pour les start-up de faire récompenser leurs inventions et de béné cier au passage d’une exposition internationale.Informations sur www.concourslepine.com Concours national de la création d’entreprises agroalimentaires : clôture des inscrip- tions le 30 avrilOuvert aux porteurs de projet dans la création d’entreprise agroalimentaire ou aux entreprises créées il y a moins de trois ans dans ce secteur, ce concours récompense l’innovation dans le domaine de l’agroalimentaire.Plus d’informations sur www.agropole.comPME, qui ont notamment plus con ance dans les procédures mises en place. La CCI publie ses propositions pour les présidentiellesLa CCI de France a publié neuf propositions « pour faire réussir les entreprises ». Une fa- çon également de réaf rmer son utilité aux candidats portés sur les coupes budgétaires. Parmi les mesures, les CCI souhaitent jouer le rôle de point d’entrée sur les territoires grâce à leur service dédié à l’international, ou encore peser dans la transformation numé- rique, en construisant notamment des clouds territoriaux a n de garantir la protection des données, en se positionnant comme tiers de con ance. Retrouvez les neuf propositions sur http://www.var.cci.fr Une French Tech toujours plus forteLe rapport d’activité 2015-2016 de l’Agence numérique, qui encadre notamment la French Tech, dresse le portrait d’un écosystème entre- preneurial français qui s’agrandit et se renforce chaque année. Les créations de start-up tout d’abord, ont crû de 30% entre 2012 et 2015, là où les créations d’entreprises françaises ont crû de 3%. L’écosystème reste malgré tout encore très centralisé à Paris, comme le montre la répartition des investissements en valeur. En effet, 68% de ces investissements en 2015 concernaient des start-up de la capitalecontre 32% en régions. Ces start-up sont en revanche très tournées vers l’international, puisque 32% de leur chiffre d’affaires en moyenne est réalisé hors de France. La parité laisse, elle, toujours à désirer, avec 87,6% de dirigeants hommes. Rappelons également que 169 jeunes entreprises ont pu béné cier du Pass French Tech, adressé aux entreprises en situation d’hyper croissance et qu’il existe aujourd’hui 13 métropoles French Tech sur le territoire dont neuf réseaux thématiques (HealthTech, CleanTech, etc.) et surtout 22 hubs à l’international, notamment à San Francisco, à Londres, au Cap, ou encore aux Philippines. Une hotline pour les dirigeants à NantesDiriger une entreprise peut parfois être un parcours du combattant, et le dirigeant traverse souvent seul ces épreuves. Pour y remédier, ou du moins apporter un peu d’écoute et évi- ter le pire, l’association Ecoute dirigeants en détresse, à Nantes, a mis en place un numéro d’écoute gratuit pour ceux qui en ont besoin. En semaine, huit bénévoles se relayent de 8h à 20h pour répondre au 06 73 52 47 84. La franchise attire de plus en plus les entrepreneursSelon la treizième enquête annuelle de la franchise de la Banque Populaire, menée en partenariat avec la Fédération Française de laFranchise, sur les 31% interrogés qui aimeraient créer leur entreprise, près d’un sur deux envisage de se lancer en franchise. Cela représente huit points de plus que la même étude menée en 2015. Comment expliquer cet intérêt croissant pour la franchise ? La notoriété de la marque, puis l’accompagnement et en n la volonté de limiter les risques  nanciers sont les trois principaux facteurs qui font pencher la balance en faveur de ce modèle. Notons, par ailleurs, que le niveau d’optimisme dans la franchise est élevé : 67% du côté des franchisés, et 94% du côté des franchiseurs. Uneaidepourinstallersonentre- prise dans un quartier prioritaire La Mairie de Paris, l’Etat et la Caisse des dépôts s’associent pour faciliter l’accès des entrepreneurs à un local commercial grâce au Prêt Dépôt de Garantie. Ce dernier a pour but de faciliter l’accès à des locaux professionnels ou commerciaux situés dans les quartiers prioritaires. Mise en œuvre par Paris Initiative Entreprise, l’aide se présente sous la formed’un prêt à taux zéro.Aquelques semaines de l’élection présidentielle, les patrons ont davantage les yeux rivés sur leurque le poids des charges et la lourdeur du Code du travail leur tiennent la bride haute et sont des empêcheurs de tourner rond, les entrepreneurs donnent le sentiment de s’essouf er. Ainsi, en creux, constate-t-on une érosion progressive de leur con ance dans l’avenir de leurs propres structures (de 70% en novembre 2016 à 59%).Les autres affaires, ensuite. Celles où les coups volent bas, polluant un débat électoral qui leur paraît éloigné de leurs préoccupations.Sceptiques, les entrepreneurs, donc. 43% sont déçus par l’offre des principaux can- didats. Inadéquation par rapport à leur demande ? Peut-être, si l’on considère que 41% de ces mêmes sondés estimentqu’aucun prétendant n’est en capacité de réformer l’économie, autrement dit, de prendre les choses de haut.Autant de signaux qui devraient inci- ter les candidats à placer la barre plushaut... pendant qu’il est encore temps.Béatrice GENOUX Planneur stratégique CCI France*Résultats intégraux de la Grande Consul- tation des Entreprises sur www.cci.fr et sur www.grandeconsultation.fravec bas de bilan que sur le haut de l’af che. La Grande Consultation des Entreprises menée en mars par OpinionWay pour CCI France traduit des signes d’inquiétude patents*. L’optimisme y perd huit points (niveau historiquement faible depuis février 2015) tandis que l’inquiétude grignote trois points supplémentaires. Une caisse de résonance de ce que les politiques ap-Haut (de l’a che) et bas (de bilan)cci.frpelaient « l’économie réelle » ?La réalité du terrain (comme diraient les sondeurs) montre aussi l’importance ac- cordée aux affaires.Celles des entreprises d’abord : convaincus27ecoreseau.frSave the dateJugement de valeurs]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[Club EntrEprEndrEEnquêteL’occasion pour EcoRéseau Business d’enquêter sur le sujet principal du Club Entreprendre, en rapport avec l’innovation et l’entrepreneuriatLes champions français de niche Terra IncognitaPour vivre heureux, il faut vivre caché. Certes, mais se créer un nouveau marché ou trouver de nouveaux créneaux porteurs, c’est mieux. Enquête sur ces nouveaux pionniers. Par Geoffroy FrameryeviteR la noyade dans l’univeRs concuRRentielQui n’a jamais vu d’empire s’effondrer ? L’avenir et la pérennité des entreprises sont incertains dans un contexte où la complexité de l’écono- mie et sa digitalisation vont grandissantes. Comment dy- namiser sa croissance lorsque l’environnement concurrentiel semble saturé ? Comment s’affranchir des contraintes de son marché ? Comment opérer un déplacement stra- tégique vers un espace de marché entièrement neuf ? Telle est peu ou prou la théorie conceptualisée de «l’Océan Bleu» par W. Chan Kim et Renée Mauborgne, tous deux professeurs de stratégie qui co-dirigent le Blue Ocean Institute de l’IN- SEAD. Les exemples dans le monde sont légions : E Bay,Amazon, Apple, le Cirque du Soleil. «Les océans rouges sont composés de toutes les entreprises existantes (...) Le seul moyen pour écra- ser la concurrence est de ne pas essayer de l’écraser. L’océan bleu se caractérise au contraire par un espace stratégique non exploité, la création d’une demande nou- velle et une croissance extrê- mement rentable. Si certains océans bleus surgissent bien au-delà des frontières des secteurs existants, la plupart sont créés à partir d’océans rouges. On repousse les fron- tières présentes, comme l’a fait le Cirque du Soleil », comme l’expliquent les co-auteurs de la Stratégie Océan Bleu. Rassurez-vous les océans bleus existent en France. Et le cas du Cirque du Soleil pourrait ressembler en de nombreux points à la stra-Quelles ressemblances entre Dickson Constant (conceptionde tissus techniques pour la protection solaire), Favi, (fon- derie sous pression d’alliages cuivreux), Gemalto (sécurité numérique des cartes à puces), Gianonni (échangeurs de chaleurs), JC Decaux SA (communication extérieure de mobilier urbain), Le Creu- set (ustensiles de cuisine en fonte émaillée), Barrisol Normalu (plafonds tendus, acoustiques et luminaires) ou encore Lesaffre dans lalevure de pani cation et les extraits de levures... ? Les plus  ns observateurs de la vie économique hexagonale vous répondront qu’il s’agit de champions français, leaders mondiaux dans une activité qui n’est souvent pas connue du grand public. EcoRéseau Business revient sur ces lea- ders cachés pour grapiller quelques recettes de leur suc- cès. Ou comment créer son marché et toujours posséder une longueur d’avance sur ses concurrents ?tégie de l’entreprise Lam- beret spécialisée dans les véhicules frigorifiques et la carrosserie, qui a décidé d’ultra-segmenter son offre pour se spécialiser dans son secteur a n de dénicher de nouveaux clients - tout en nouant de nouveaux parte- nariats - et d’amoindrir ses coûts à l’export. Quelles que soient les contraintes  scales, réglementaires et celles de marché, les pépites existent en France hors du monde merveilleux des licornes.D’autres PME et ETI ont fait le choix stratégique de créer leur propre marché et d’investir un secteur inédit. «La première étape consiste à comprendre quels sont les attributs qui caractérisent votre produit ou votre ser- vice. Ensuite, vous devez comprendre les points d’in- satisfaction ou de pénibilité que vos clients connaissent. L’étape suivante consiste à rechercher de nouvelles idées sur les attributs que vous pourriez ajouter à votreBarrisol NormaluLa R&D made in France qui rayonne mondialementComment propulser des rectangles de toile à la pointe de l’innovation ? Barrisol y est parvenu en quelques décennies. Entreprise du patrimoine vivant, le numéro 1 mondial du pla- fond tendu fait aussi dans le « made in France ». L’usine de production, les bureaux, le centre de formation sont tous situés à Kembs et Colmar en Alsace. Le point de départ de cette histoire entrepreneuriale ? Fernand Scherrer, père de Jean-Marc Scherrer président du groupe Normalu SAS depuis 2010 – sous l’impulsion de Jacques Mattern, alors architecte à Montbéliard, se lancent dans la production de toiles tendues et fondent la société en 1967. Ils seront les premiers à créer le plafond démontable et remontable, prouesse rendue possible en 1975 par un système de lisses visibles en PVC munies d’encoches pour clipser la toile. « La stratégie a été de proposer des produits différenciateurs par rapport à l’utilisateur, à la pointe sur les aspects santé, sécu- rité, design, et esthétique. Tous ces savoir-faire ont été pro- tégés par 80 brevets avec une distribution assurée par un réseau Barrisol dans plus de 80 pays pour garantir la qualité d’installation », explique Jean-Marc Scherrer, son actuel président. Les cycles d’innovations s’enchainent: durant les années 1980 pour rendre les ouvrages plus esthétiques : créations de lisse enjoliveur, d’une lisse invisible, de toileslaquées, satinées ou en  nition métallisée, de plafonds mi- roirs. Mais les progrès ne sont pas seulement tournés vers les produits... Le département R&D œuvre aussi à conce- voir de nouveaux outils de pose tels que le canon à chaleur ou de nouvelles spatules. En grandissant, Barrisol-Normalu décide également de se diversi er autour de son métier d’origine : « au-delà de l’esprit design, nous axons notre dé- veloppement sur l’acoustique, l’impression, les réalisations en 3D, détaille Jean-Marc Scherrer. Ces huit dernières an- nées, nous avons fait rentrer dans nos ateliers de production des imprimantes 3D et des imprimantes numériques qui ont permis de produire de nouveaux concepts tels que les toiles lumineuses ou des motifs imprimés sur toile. » Sur cette même période, presque la moitié de l’appareil productif a ainsi fait peau neuve, tandis que Barrisol se spécialisait no- tamment dans les toiles microperforées qui absorbent les sons et réduisent les nuisances et les sources lumineuses, avec la production de nouveaux systèmes d’éclairages ( uos, leds, etc.). Et Jean-Marc Scherrer de conclure sur l’avenir de Barrisol : « Aujourd’hui nous ne fermons la porte à aucun projet créatif. Designers, musiciens, artistes, archi- tectes... Tous ces publics viennent nous rencontrer. Et cela accouche souvent de nouveaux produits.»Groupe GorgéL’ETI, la diversi cationcomme salutRobots terrestres, drones, sécurité des biens et des per- sonnes imprimantes 3D... Le groupe Gorgé, qui a reçu le prix de l’audace créatrice 2014, fait feu de tout bois avec intelligence. « Nous sommes un groupe industriel indépendant, innovant et exportateur, spécialisé dans les produits et services de haute-technologie : les systèmes intelligents de sûreté, la protection en milieux nucléaires, les projets et services industriels et, depuis peu, l’impres- sion 3D », détaille Raphaël Gorgé, qui s’est installé sur le fauteuil de Pdg. en 2011. Légèrement inférieur à 215 M€ en 2013 (contre 208 M€ en 2012), le CA consolidé du groupe (1 300 salariés dans 12 pays) atteint les millions en 2016. Une performance autorisée par la croissance de l’impression 3D et par le dynamisme du pôle Projets et Services Industriels (PSI), qui compense intégrale- ment le tassement attendu de l’activité protection en milieux nucléaires (PMN).28 Avril - n°39PortraitPortrait]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[produit (autres industries, concurrents). Puis vous créez un prototype que vous expé-Professeur de Stratégie à l’INSEAD.L’importance des alliances estpoursuit : « nous exportons de nombreux kits. C’est une manière de rester dans notre cœur de métier très spécialisé tout en faisant supporter les coût de montage à l’étranger. Un peu à l’image d’Ikéa dans le BtoC. »casseR la saGesse tRaditionnelle du maRchéL’une des lignes directrices spéci ques qui aide à déter- miner si votre positionnement stratégique est un océan bleu revient à défier la sagesse traditionnelle de votre in- dustrie. « L’un des exemples classiques du mouvement stratégique Blue Ocean est une entreprise appelée Ca- sella Wines qui est entrée sur un marché américain avec un vin appelé «Yellow Tail». La sagesse conventionnelle dans l’industrie du vin était que pour réussir, le vin de- vait être complexe et qu’un producteur devait proposer une grande variété de vins aux clients. Le dé  de Ca- sella à cette sagesse était de faire un vin très jeune, facile à boire et vendu dans seulement deux variétés : rouge et blanc, en oubliant le marketing jargonneux des étiquettes de vin (étiquette jaune avec un kangourou)tout en élargissant le mar- ché aux buveurs de bière en proposant un produit vendu dans les sections de bière des supermarché à 6,99 $, prix de base du 6-pack de bière aux États-Unis à l’époque », illustre Andrew Shipilov. La genèse de JC Decaux est également un autre exemplesance de marque auprès de vos clients ou capturez des ressources précieuses, comme Accor en mesure de capturer les emplacements immobiliers avec beaucoup de tra c automobile pour son Formule 1. En n, la stratégie Blue Ocean n’est pas de venir avec un seul produit. Il s’agittincts, toutes ces entreprises, d’après le spécialiste, tendent vers les caractéristiques stra- tégiques, à savoir un budget R&D représentant 6% du CA en moyenne, des dépenses s’orientant davantage vers la relation client plutôt que dans la publicité et la com- munication. Un  nancement en fonds propre en priorité et par les marchés  nanciers en dernier recours. Coté organi- sationnel, les champions de niche possèdent souvent une structure interne décentralisée et un faible turnover, tout en possédant des sièges sociaux en zone rurale...Ces sociétés décident d’élargir l’étroitesse de leurs marchés de niche par une très forte internationalisation et pri- vilégient les méthodes en interne plutôt que l’externali- sation de leur process, comme le soulignait l’économiste britannique Ernst Friedrich Schumacher «Medium is beautiful». Ces champions de niche seraient l’un des fers de lance de notre économie qu’il faut choyer. Politiques et  nanciers l’ont d’ailleurs compris. Le lancement de fonds tels que Quadrige ou Novo, lancé par la Caisse des dépôts et doté de 1 milliard d’euros, vont dans le sens de cette prise de conscience. Car les moyennes cylindrées de l’économie bleu-blanc- rouge représenteraient selon Bpifrance une création de 80 000 emplois entre 2009 et 2013 dans un intervalle où les TPE n’embauchaient pas et les grands groupes faisaient fondre leurs effectifs de 60 000 postes... Bpifrance souligne que leur nombre actuel est de 640 sur le territoire. Et que 50% d’entre elles étaient des PMEilya10ans.Dequoi se pencher davantage sur les destins de ces entreprises ca- chées, selon Bpifrance qui les classent en cinq grandes familles : «hexagonales op- timistes» ; «résistantes en sursaut», «leaders mondia- lisés», «serial innovantes» ; «routinières à l’heure du choix». Autan.t d’idées et de parcours qui montrent que plonger dans un océan bleu et y nager n’est pas inconce- vable en 2017.EnquêteClub EntrEprEndrEVous ne le savez pas encore, mais voici le rêve de chaque entreprise...Votre positionnement stratégique est un océan bleu quand vous dé ez la sagesse traditionnelle de votre industrierimentez. Un exercice dans lequel on peut reconnaitre le concept hôtelier du Formule 1 du groupe Accor, exemple de leur Blue Ocean datant des années 1980 dans l’in- dustrie hôtelière. À l’heure actuelle, il y a beaucoup d’imitateurs, mais Accor a été le leader incontesté dans cet espace depuis de nombreuses années », nous explique Andrew Shipilov,également primordiale pour accélérer à moindres coûts la création d’un marché de niche comme un moyen de générer des Blue Oceans plus rapide et moins cher. « L’idée est que l’innovation au 21ème siècle viendra de l’innovation avec les autres, qui ont des compétences complémen- taires à votre entreprise », soutient Andrew Shipilov. Eric Méjean, Dg. de Lamberetfrappant de ce désir de mar- cher hors des sentiers battus en créant de nouveaux mo- dèles. Jean-Charles Decaux, actuel président : « il s’agit à chaque fois de ne pas rater le virage. La société débute dans la commercialisation de panneaux d’af chage qua- litatifs au bord des routes nationales. (...) Mais une loi de 1964, qui interdit la pu- blicité sur le réseau routier et ne la tolère que dans les agglomérations, vient ruiner son business (...) Devant se réinventer, notre fondateur imagine le concept de mo- bilier urbain publicitaire. Il s’agit de fournir aux villes des équipements – des abribus dans un premier temps – de les entretenir gratuitement, avec comme contrepartie la commercialisation de la publicité. Ecosystème tri- partite original pro tant à la collectivité locale, à l’an- nonceur et au citoyen-contri- buable puisqu’il n’y a pas de dépense publique. C’est l’invention d’un nouveau business model ».un cycle inFati- Gable d’innovation à imPlémenteR Comment éviter que les concurrents entrent dans les nouveaux océans bleus ? « Vous attirez des clients en leur offrant quelque chose qu’ils n’avaient pas aupara- vant. Vous n’éviterez jamais les entrées des concurrents. Dans le même temps, vous développez la reconnais-plutôt d’acquérir une capacité à apporter continuellement de nouveaux produits sur le marché a n que la concur- rence soit toujours obligée de jouer au catch up », explique l’expert de l’INSEAD. Pour Jean-Charles Decaux, l’in- novation est « inhérente à la société et à son concept de mobilier urbain publicitaire. Nous possédons un bureau d’études intégré. Ecrans digitaux, écrans interactifs « Live Touch », vélos en libre-service à assistance électrique portative, etc., sont les preuves d’une vi- talité que nous maintenons grâce à une culture forte et à un management incitatif insuf é aux collaborateurs de 100 nationalités différentes. Quand je vais en Chine ou au Japon, je rencontre les équipes de terrain, je visite les dépôts de véhicules... Je partage avec chacun notre souci du détail et de la pro- preté qui est à la fois l’image de l’entreprise et un vecteur d’adhésion fort ».des Recettes multi- Ples mais des caRac- téRistiques com- munesSelon Hermann Simon, qui a écrit sur « les champions cachés » et enseigné à Har- vard, l’INSEAD et au MIT, ces entreprise peu connues du grand publics, de taille inter- médiaire, occupent l’une des trois premières places de leur marché mondial. Malgré des secteurs d’activité bien dis-LamberetL’ultra-segmentation en recette magiqueCréée en 1935 par Marius Lamberet, l’entreprise, d’abord basée à Vonnas dans l’Ain sera déplacée à Saint-Cyr-sur-Menthon en 1969. Elle va connaître un développement impor- tant grâce à plusieurs innovations. « Mais la gestion est catastrophique à ce moment de la vie de l’entreprise », nous assure Eric Méjean, actuel DG de Lamberet.En avril 2009, le tribunal de commerce de Bourg-en-Bresse place Lamberet en redresse- ment judiciaire. L’entreprise est alors reprise par le groupe Caravelle (et depuis peu par un groupe chinois). La moitié des postes du site de Saint-Cyr-sur-Menthon sont supprimés. Depuis, l’entreprise a retrouvé des couleurs grâce à un gros travail de recherche et déve- loppement. Son CA est passé de 40 millions d’euros en 2009 à plus de 100 millions d’euros en 2011 pour aujourd’hui atteindre les 200 millions.« La restructuration fut profonde. Car nous avons essuyé les plâtres et dû faire face au dé cit d’image et au manque de SAV avant la reprise. Nous avons même songé à changer le nom de la marque. Nous avons décidé d’attaquer le marché autrement en segmentant notre offre. Il fallait faire ce que personne ne faisait et l’idée au départ fut celle de réaliser un semi dédié aux longues distances, puis un autre pour le transport de la viandes, puis encore un autre pour les distances plus courtes et un suivant qui correspondrait à la problématique du dernier kilomètre tout en étant électrique », se souvient son Dg. Eric Méjean. Aujourd’hui l’entreprise est la seule d’Europe à présenter une gamme de pro- duits aussi large avec des sites de production dédiés, dont deux qui sont sortis de terre respectivement en 2015 et 2016.ecoreseau.fr 29Portrait]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[Club EntrEprEndrENominé Electron libre - Trophées Optimistes 2018Dans cette rubrique EcoRéseau Business met à l’honneur un(e) entrepreneur(e) parce qu’il (elle) a un pro l atypique,parce que son entreprise évolue dans un secteur unique ou parce qu’il (elle) a eu l’idée de sa boîte d’une manière peu conventionnelleChristian Vié P-Dg. d’OrséryOu comment concurrencer AmazonUne petite entreprise basée en région parisienne pourrait avoir trouvé la solution miracle pour augmenter le chiffre d’affaires des libraires. Les services qu’elle propose contentent (presque) tout le monde.Par Ludovic Greilingdemandaient pourquoi cela n’existait pas déjà. La réponse n’est pas évidente. Il fallait que quelqu’un s’y mette et y croie. Il était également né- cessaire de proposer un mo- dèle complet. Notre idée était claire dès le début : le libraire ne doit pas avoir à mettre les mains dans la machine. Tout doit être con guré pour lui ; il suf t de véri er si le livre demandé par le clientexiste dans notre base de données, puis d’appuyer sur un bouton. » Moins de dix minutes plus tard, le produit sort. On s’at- tend à recevoir un livre tout fu- mant et sentant l’encre fraîche, mais nous re- partons avec un produit frais et neuf, comme s’il venait d’être pris dans le rayon.une machine simPle d’utilisationPour réaliser une telle prouesse, Orséry a cherché pendant plus d’un an une machine qui répondrait à ses besoins. Elle a  ni par s’allier à l’un des leaders mondiaux de l’impression, le Japonais Ricoh. « On leur a demandé d’apporter des évolutions à l’une de leurs machines. Il a fallu beaucoup insister au début mais nous mar- chons main dans la main désormais, car ils pensent aussi qu’il existe un énorme marché potentiel. » Gage de qualité et de crédibilité, le géant japonais est aussi un allié idéal pour développer les activités en France et dans lemonde : il emploie déjà 1000 techniciens de maintenance sur le territoire national et il est présent dans 200 pays. Autre soutien important, celui d’Hervé de la Martinière, pa- tron des éditions éponymes. L’homme a senti qu’Orséry offrait une alternative aux géants de l’Internet comme Amazon. Il a été séduit par le concept : plutôt qu’être livré en deux jours (au mieux), le client peut béné cier de son livre en dix minutes auprès de son libraire traditionnel ! L’accord de licence signé avec ce géant de l’édition a ou-que le secteur de l’édition est loin d’être ef cient. Sur les 600 millions de livres imprimés chaque année pour le marché français, 190 millions partent au pilon, et 120 millions sont renvoyés aux éditeurs, géné- rant des surcoûts pour tout le monde. En outre, plus de 80% des ventes actuelles sur Internet sont le fait de tirages inférieurs à 2000 exemplaires. « C’est notre cible. On va remettre ces livres en librai- rie », explique Christian Vié. Même les distributeurs, qui risquent pourtant une baisse d’activité, ne semblent paschasse au GâchisReste à convaincre les li- braires. Accepteront-ils d’ac- cueillir une machine de trois mètres de long ? Feront-ils con ance à la qualité du pro- duit et aux services proposés par Orséry ? « Leur princi- pale motivation, c’est tout simplement de produire plus de chiffre d’affaires. Est-ce trop tôt pour leur proposer ce type d’offre ? Je ne le pense pas. » Déjà, deux librairies ont adopté la solution Or- séry, et une grande surface dans le Sud-Ouest devrait suivre d’ici quelques semaines. Les demandes d’information commencent à affluer. De quoi ravir ce passionné qui a quitté un confortable travail de consultant pour se lancer dans l’entreprenariat. « C’est un très gros travail. On se sent parfois seul, on se demande si l’on ne va pas abandonner. Mais quand on commence à percevoir un mouvement, c’est génial. » L’aventure, débutée seul, s’est poursuivie avec un associé, puis des aides de la Banque publique d’in- vestissement et de la région. Aujourd’hui, une dizaine de personnes travaillent à temps plein sur le projet. « Là, on est à un tournant », con e encore notre dyna.mique entrepreneur, qui a déjà noué des contacts à l’étranger pour développer les services révolutionnaires d’Orséry.Orséry va-t-elle bou- leverser le monde de l’édition ? On peutse poser la question. Lors du dernier Salon de Paris, pour la table-ronde consa- crée à l’avenir du livre, les organisateurs avaient invité le président d’Editis, deu- xième plus gros distributeur français, le patron d’Amazon France, et... Christian Vié, P-Dg. de la petite entreprise basée à Viro ay, juste à l’est de Versailles. Quel est son secret ? Une offre totalement novatrice sur le marché du livre qui, une fois n’est pas coutume, ne fait pas peur aux principaux acteurs d’un secteur pourtant dif cile à faire bouger. « Notre idée est de proposer l’impressiond’un livre à la demande, en librairie. Ces commerces sont des lieux de vie et d’échange dans les centres-villes, mais ils subissent une certaine déserti cation, notamment avec la concurrence d’In- ternet. Notre offre permet de répondre à un besoin », explique Christian Vié.Une imprimante industrielle dernier cri permettant de confectionner un livre de A à Z en moins de dix minutes, des accords de licence avec les éditeurs, des logiciels qui ca- librent parfaitement chacune des références inscrites au catalogue d’Orséry. Simple en apparence, le projet a nécessité quatre ans de développement. « Plusieurs partenaires severt beaucoup de portes. « La technologie et le modèle sont bons, mais ça ne sert à rien si le secteur ne bouge pas. Le risque pour nous, c’est la position d’attente. »Après quatre ans de dévelop- pement matériel puis logiciel, Orséry signe désormais des licences avec de nouveaux éditeurs tous les jours. Des grands, des petits, qui voient d’un bon œil la solution offerte par l’entreprise française. « Avant de lancer la boîte à l’été 2013, j’avais effectué une étude de marché. J’ai alors compris qu’il existait une avenue et qu’elle n’était pas empruntée », souligne celui qui avait entendu parler de l’impression de livres à la demande lors d’un dîner. C’estinquiets. « En fait, pour eux, devoir gérer deux ou trois bouquins n’est pas rentable. Il existe beaucoup de surcoûts cachés dans le monde de l’édi- tion. Et nous arrivons avec une solution qui ne coûte rien aux différents acteurs de la chaîne et qui peut les aider à améliorer leurs marges », souligne notre intarissable interlocuteur.Voici le bébé qui produit votre livre en 10 minutes!Sur 600 millions de livres imprimés chaque année pour le marché français, 190 millions partent au pilon. Avec Orséry, vous obtenez un livre conçu chez votre libraire endix minutestrophees-optimistes.fr30 Avril - n°39]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[Nominé Culture du rebond - Trophées Optimistes 2018Club EntrEprEndrEApprendre de ses échecs et utiliser cet acquis dans une nouvelle aventure. Tel est le credo qui est suivi dans cette rubrique, qui retrace une sortie de route pour mieux se tourner vers l’avenirEmery Jacquillat, repreneur de la CamifLa belle endormie se réveilleVente en ligne, animation d’une communauté, consommation responsable et locale, organisation plate. Camif.fr s’est réveillée, grâce à Emery Jacquillat.Par Julien Tarbycomme vendeur Orangina à Manhattan lui donne l’idée de Matelsom, alors qu’il voit passer des camions livrant des matelas commandés par téléphone. « J’étais convaincu, mais je ne connaissais pas le domaine. Après neuf mois d’études, je me suis lancé en 95. Les clients pouvaient es- sayer chez eux », se souvient celui qui connaît d’emblée sa première crise. « Les grandes grèves de  n 95 nous em- pêchaient de livrer, ou de recevoir des chèques par la Poste. Mais dans chaque danger se niche une oppor- tunité : mon agence d’achat d’espaces m’a conseillé de communiquer dans le métro. Les tarifs avaient baissé à cause de la baisse du tra c. Nous avons acheté 1000 pan- neaux, ce qui s’est révélé un superbe support quand tout a redémarré. Nous sommes restés dix ans dans le métro », explique ce pionnier qui a tôt fait de passer du minitel au Web en 96-97. Deux tiers du CA est réalisé sur Internet en 2000 ! Mais l’entrepreneurdans l’âme ronge son frein : « Avoir un positionnement clair ne suf t pas, il faut une marque à laquelle sont atta- chés les gens, ce qui m’a mis sur la piste de la Camif ».le choc des cultuResAprès la reprise il a fallu repenser tout le modèle, « remettre en risque tout ce que j’avais fait », af rme- t-il, ayant commencé par convaincre sa femme de quit- ter Paris pour vivre à Niort. Outre l’abandon du grand catalogue papier et le bas- culement en ligne, il décide de garder le côté militant en axant la stratégie sur le « made in France » avant l’heure, la consommation locale et responsable : la « consolo- cation ». « Les gens veulent être mieux informés sur ce qu’ils achètent, ils tiennent à savoir où et par qui les produits ont été fabriqués », répète-t-on désormais chez Camif.fr. Depuis 2012, des reportages vidéo postés sur le site décrivent les coulissesEn octobre 2008 le « grand magasin des fonctionnaires » se déclare en cessation de paie- ment. A la dérive depuis des années, la coopérative d’achat des adhérents de la mutuelle des instituteurs de France, créée en 1947 pour équiper les professeurs des écoles, accumule alors 18 millions d’euros de pertes pour la seule vente aux particuliers ! La liquidation judiciaire laisse 568 salariés sur le carreau. Un choc pour la ville de Niort et les 300000 clients actifs, dont la moitié sont des sociétaires de la coopérative. Personne ne joue alors des coudes pour reprendre à la barre ce bateau ivre, malmené par Internet ou Ikea. Personne ? Pas tout à fait. Emery Jacquillat, 35ans alors, plonge dans l’aven- ture. Cet HEC ne part pas à l’aveugle car il a créé dix ans plus tôt un site de ventes de matelas, Matelsom, à une époque où l’e-commerce était balbutiant. La Camif, qui réalise un quart de son CA avec la literie, ne lui est pas inconnue...chasseuR d’oPPoRtunités« Mes amis de promo par- taient dans le conseil, le mar- keting et les grands groupes. Nous étions deux sur 300 à vouloir monter notre boîte ! », se souvient celui pour qui les cours de Robert Papin, centrés sur des cas pratiques dans la majeure entrepreneuriat, ont été une révélation. Son année passée en coopérationde la fabrication et montrent à quel point l’empreinte carbone est réduite. Emery Jacquillat rend visite à ses fabricants une fois par an dans un tour de France de cinq semaines, en compagnie de clients. Tous imaginent les produits de demain, comme le bureau connecté. Et le renouvellement fonctionne : « Depuis 2013, deux tiers de nouveaux clients sont de nouveaux consom- mateurs ». Le repreneur crée un blog pour entamer le dialogue avec les 25000 foyers dont les commandes n’ont jamais été honorées à cause de la faillite. A titrede dédommagement, il leur propose une carte de remise de 7% valable à vie ! Et cela fonctionne : les sociétaires renouvellent leur adhésion en masse. Depuis 2009 une croissance à deux chiffres, pour désormais 40 millions d’euros de CA. Prochaine étape courant 2017 : « La refonte du site qui devient une plateforme collaborative au service de la consomma- tion responsab.le, compre- nant de la vente, de la mise en relation locale pour des échanges de meubles, de la co-création... »«Il manque le clou du spectacle...»Leçons de mauxComment avez-vous mis au pointune nouvelle stratégie ?Une grande marque ne meurt jamais selon moi. Nous avons imaginé comment les instits de 47 au- raient créé la société en 2009. Ils auraient opté pour Internet, ce qui implique de changer l’organi- sation, avec une externalisation de la logistique, de l’informatique ou du SAV. Camif.fr parvient à limiter ses stocks à 50% des produits, le reste étant livré directement au client par le fournisseur. Fini le gros catalogue imprimé deux fois par an, à 40 millions d’euros, qui  geait produits et prix durant six mois. Puis ils seraient revenus au métier historique de vente des équipements de la maison. L’ADN était celui de la qualité, nous avons opté pour la fabrica-tion française et le développement durableComment avez-vous ré-instillé de la con anceauprès des parties prenantes ?J’ai réuni les 10 millions d’euros nécessaires pour éponger les dettes, notamment en gagnant la con ance d’un fonds d’investissement et des banques, grâce à la garantie de la région Poi- tou-Charentes, rassurée par notre engagement à maintenir les emplois sur place et à faire venir les nouveaux prestataires. Je me souviens de cette réunion avec les fournisseurs qui avaient perdu de l’argent à cause de la Camif... Nous avons dû prouver que notre nouveau modèle avait un impact positif pour le territoire. Les 184 emplois recréés nous ont donné raison.Comment avez-vous introduit une nouvelle culture managériale ?L’immense bâtiment stalinien, avec ses bureaux fermés, séparés par de grands couloirs opaqueset une direction cloîtrée aux étages supérieurs, ne convenait plus. Nous sommes dans les ateliers, la structure est plate et plus agile, en mode projet pour toujours plus d’innovation. Le budget est de- puis trois ans réalisé de manière collaborative : neuf salariés élus par les autres réalisent la feuille de route, déterminent les leviers de croissance, qu’ils présentent au comité stratégique et à toute l’entre- prise. Il fallait l’investissement des collaborateurs, et la  n du « à la Camif, on faisait comme cela ». En 2010, j’ai invité l’artiste Anne-Laure Maison, qui s’est immergée pendant trois mois dans les locaux. Elle a matérialisé au sol par des bandeaux roses les déplacements entre bureaux, pour montrer que la richesse de l’entreprise est avant tout de créer du lien. Il fallait vivre une autre expérience ensemble.Propos recueillis par Julien Tarby« La  n des bureaux fermés et couloirs opaques »31ecoreseau.fr]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[Club EntrEprEndrEDans chaque numéro, un(e) journaliste d’EcoRéseau Business fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...) a n de décrire ce qu’il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les  ux  nanciersLa GalerieNouveau nid à business af nitaireEn immersionSoirée atypique dans un lieu atypiqueComment faire des affaires de manière décalée dans un cadre qui l’est tout autant ? Par Geoffroy FrameryNiché au 17 rue du bicentenaire dans ce qui était une an- cienne usine de fabrication de baignoires à l’époque où Puteaux était encore une ville industrielle, La Galerie a opéré sa première mue dans les années 2000 lorsqu’un architecte a re- pris les lieux pour en faire un loft où les œuvres d’art contemporain se bousculent. L’entrée du lieu insolite ne laisse pas présager des vo- lumes qui oeuvrent quelques portes plus loin. Passé un premier couloir, nous nous retrouvons sur un plateau de 130 mètres carrés et 7 mètres de hauteur sous plafond à la croisée d’une salle de réception et d’une galerie d’art contemporain. Une jauge variant de 20 à 150 convives selon l’évé- nement.une GaleRie d’aRt PouRle businessLe rouge et le blanc prédo- minent dans ce vaste espace baigné de lumière où de nombreuses oeuvres d’art contemporain dont une fu-Orlinski ou encore de Peter Klasen. A ce moment de la journée, il est 9h30, l’équipe d’Hervé Bloch s’affaire sur une grande table en bois massif qui s’improvise es- pace de travail. L’équipe se compose de quatre per- sonnes: Vincent Guinard, le responsable commercial, Manon Teneze, chargée de projet, Camille Dumont, responsable des opérations et Alexine Roger, respon- sable événementiel. Selon le moment de la journée, le lieu devient l’écrin de rendez-vous business en tout genre: séminaire de direction, dé lé de mode et séance de shooting, af- terworks, AG, salon des nouvelles technologies.... mais toujours avec en  li- grane l’esprit business af-  nitaire : la marque de fa- brique du propriétaire des lieux, Hervé Bloch.Le lieu ne se distingue pas seulement par son plateau mais également par son niveau inférieur qui se dé-éclairage tamisé. A droite, une salle de sport, une autre de massage et une dernière de projection équipée de 32 méridiennes... De quoi séduire tous les publics pro- fessionnels et les passionnés de Cinéma... Les « people » aussi adorent le lieu, La Galerie ayant récemment accueilli deux miss France (2010 et 2014) et un jour- naliste TV emblématique pour ne pas le citer Harry Roselmack...déclineR les biGboss à PaRis« Ce fut un véritable coup de foudre dès la première visite. Je voulais en faire le QG des BigBoss - origi- nellement la marque d’un format événementiel de 3 jours qui fait rencontrer grands donneurs d’ordre du e-commerce avec des prestataires du marketing digital dans des destinations atypiques », se souvient l’actuel propriétaire. Désormais, le lieu est ou-sorte de team building pour renforcer les liens entre acteurs du marketing digi- tal et grands groupes ainsi que par des animations atypiques qui rendent ces rencontres mémorables. « L’événement peut être agrémenté d’un blind test, d’une animation dans la piscine avec sirène et robots aquatiques, du visionnage d’une vidéo dans la salle de cinéma », souligne le propriétaire des lieux.quoi de neuF dans les tuyaux?D’abord, de futurs bureaux sur deux étages sont en passe d’être construits sur l’aile gauche de la Galerie. Un pro- jet de terrasse de 70 mètres carrés est également en pro- jet pour compléter celle qui jonche l’entrée du bâtiment. « Notre situation est une aubaine. Nous sommes à 5 minutes de la Défense, de Neuilly de Levallois et à 10 minutes de l’ouest parisien. Cela va nous permettre de cibler et de fédérer des nouvelles communautés business», explique Hervé Bloch qui s’apprête à concré- tiser ses dires par l’organi- sation d’une horizontale marketing digital avec un grand groupe du CAC 40 : Les Big Boss CAC Edition ! Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un nouvel axe de dévelop- pement pour l’entrepreneur en attendant son événement phare les 9 et 11 juin pro- chains où 560 participants se retrouveront à Marrakech. « Petite nouveauté d’ailleurs pour cet opus, l’édition s’in- ternationalise.D.GetCDO nous viendront également de Suisse, d’Angleterre et du Maroc », conclut le trublion du e-commerce.Un écrin prestigede rendez-vous en tout genre... mais toujours avec en  ligrane l’esprit business af nitairesée, une lampe et une table chirurgicale revisitées, une pompe à essence, ... ha- billent chaque recoin du plateau. Parmi celles-ci, l’on retrouve entre autres des orignaux de William Sweet- love, de Jérôme Mesnager, de Daniel Lorieux, de Richardcoupe en un espace ludique avec machine à sous, billard américain, table de tennis de table, baby-foot. A gauche de la pièce, une piscine inté- rieure design  anquée d’un sauna, entourée de dalles d’ardoise d’un gris foncé, est mise en valeur par unvert à de nouveaux formats BigBoss. Ce lieu de prestige rassemble donc toute l’an- née les décideurs du digital animé par Hervé Bloch tel un Chef de Village au Club Méditerranée. Des formats résolument business ponc- tués de moments ludiques32 Avril - n°39]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[CIPRÉS Assurances lance la Gamme Pro Evolutive : une offre unique et sans sélection médicale pour tous les entrepreneurs quels que soient leur régime obligatoireet leur profession.Découvrez notre offre prévoyance sur www.cipres.fr]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[Stratégie & innovation numériqueLes innovations en bref...34Le verbatim à retenir...Baromètre de l’innovationNous ne voyons pas le monde tel qu’il est mais tel que nous sommesEmmanuel KantLe monde ne sera plus jamais comme avant...La rupture du moisLa maison imprimée en 3DApis Cor, une entreprise russe,est parvenue à concevoir une imprimante 3D capable de construire une maison de 38 mètres carrés pour la modique somme de 9607 euros. Durant seulement 24 heures, le bras articulé de plusieurs mètres s’est activé (couvrant une zone de 132 mètres carrés), pour accumuler les couches de béton respectant des plans en trois dimensions. Finitions extérieureset intérieures sont comprises dans cet édi ce sorti de terre à Stupino, une ville proche de Moscou. LesFRANCEDes aigles mousquetaires contre le high techLes terroristes sont aujourd’hui capables de bidouiller des drones achetés en ligne pour en faire des armes ou des mouchards téléguidés. Pour répondre à cette nouvelle menace, l’armée française teste une solution pour le moins low tech : le déploiement d’aiglesroyaux spécialement entraînés pour attaquer les drones malveillants. Quatre rapaces sont aujourd’hui spécialement dressés à cette  n. Leurs noms : Athos, Portos, Aramis et D’Artagnan, capables de détecter à plusieurs milliers de mètres des drones et de les neutraliser. Pour familiariser les rapaces avec leurs futures proies, leurs œufs ont éclos sur des drones et ils sont nourris dessus depuis leur naissance...JAPONLa société japonaise Burton projette des images dans les airs sans écran support pour donner l’illusion que la  gure en 3D  otte dans l’espace. La plupart des dispositifs d’af chages hologra- phiques ont des limites : support de projection obligatoire, champ de visualisation limité, mau- vaise qualité de l’image projetée. Par le dispositif Aerial 3D les chercheurs parviennent à faire apparaître des motifs simples et du texte en 3D en mêlant technologies laser et plasma. Les imagessont créées grâce à des émissions de plasma à proximité de points de focalisation ciblés de lumière laser. Les mo- lécules présentes à ces points spéci ques de l’espace libèrent alors de l’énergie sous forme de photons, créant ainsi les différents points de l’image en trois dimensions qui surgit. Les applications futures ? Dans la signalisation de situations d’urgence (accidents de la route, catastrophes naturelles...), a n de faciliter la communication en signalant les lieux importants (personnes à évacuer, vivres, secours, zone de danger...). Bien entendu lesacteurs de la publicité et du divertissement suivront aussi...CHINEEhang 184-3, le drone-taxiMême si l’on en parle depuis quelque temps, EcoRéseau Business ne pouvait pas faire l’impasse sur ce drone autonome capable de transporter une personne, qui a fait sensation au CES de Las Vegas. Le monoplace a été imaginé pour transporter un passager dans les airs, en toute sécuritéet sans qu’il ait besoin d’avoir son brevet de pilote. Une future réponse à l’engorgement des villes ? Il suf t d’entrer sa destination sur la tablette tactile embarquée, comme sur un système de navigation GPS clas- sique, puis de cliquer sur le bouton « décollage ». Entièrement automatisé, l’Ehang se charge de tout : pilotage, communication avec le contrôle aérien, évitement des obstacles, choix de la route aériennela plus sûre... Dans la cabine, le passager dispose d’un coffre pour un sac, de la climatisation et d’une connexion Internet 4G. L’autonomie est de 23 minutes et la vitesse peut atteindre 100 km/h. Les huit mo-teurs à hélices développent une puissance de 142 chevaux. Les quatre bras du drone peuvent se rétracter a nde prendre moins d’espace lorsqu’il est en mode parking. La commercialisation devrait être lancée dans l’année à un prix se situant entre 190000 et 285000 euros.murs, imprimés sur place, n’ont coûté que 1540 euros ! La dépense la plus lourde concerne les éléments qui ont dû être apportés : 3363 euros pour les fenêtres et les portes et 2307 euros pour le sol et le toit. Malgré sa forme insolite, presque circulaire, la maison est composée de pièces tout à fait classiques tels qu’un salon, une cuisine ou une salle de bains. Ce sont bien des couches successives de béton qui ont été empilées, et non comme dans les expériences précédentes des pièces façonnées au préalable par une imprimante 3D. L’ingénieur concepteur annonce une durée de vie de 175 ans ! Un exploit réalisé en collaboration avec PIK, une entreprise russe de développement immobilier.PLUS PRÈS DE LA VOITURE AUTONOME GRÂCE À VALEOValeo a marqué des points au CES 2017 à Las Vegas, avec des dispositifs de sécurité et de confort qui pourraient équiper les véhicules d’ici trois ans. Le Valeo eCruise 4U est une aide au freinage d’urgence qui a été travaillée de façon à répondre à des conditions de conduite agressive de la part des autres conducteurs. Avec XtraVue, Valeo part du constat que bientôt tous les véhicules seront équipés en série d’une caméra frontale. Chaque voiturepourra partager son  ux vidéo avec les autres véhicules à proximité grâce à une caméra connectée. De quoi pouvoir doubler un poids lourd sans visibilité, grâce à un retour d’image de ce qui se passe devant le camion, sur un écran de contrôle présent dans l’habitacle. Autretechnologie, Valeo 360AEB, pour Automatic Emergency Bracking. Les capteurs présents dans les pare-chocs permettent à la voiture de se créer une zone de vigilance à 360 degrés. Ainsi, à l’approche d’un obstacle, que ce soit un piéton ou un poteau de parking, le véhicule pile instantanément pour éviter la collision.BIENTÔT UN DISQUE DUR DE LA TAILLE... D’UN ATOME !Des chercheurs de l’EPFL à Lausanne et d’IBM sont parvenus à exploiter les propriétés magnétiques d’un atome d’holmium, un métal rare, pour le transformer en bit d’information. De quoi envisager une miniaturisation extrême dans le futur. Enutilisant une impulsion électrique et un microscope à effet tunnel pour orienter et observer le champ magnétique de l’atome, ils ont pu lire et écrire de l’information en manipulant un système stable de deux atomes d’holmium, soit le plus petit disque dur du monde, d’unecapacité de deux bits. Développé à plus grande échelle, les chercheurs assurent que leur système pourrait augmenter d’un facteur 1000 la densité des disques durs. L’approche magnétique est inédite. En plus de miniaturiser le stockage de données, elle pourrait être utilisée à la place du courant électrique pour déplacer de l’information, ce qui serait beaucoup plus économe en énergie.Avril - n°39]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[L’entreprise du moisSoitec, pépite grenobloise qui équipe 100% des smartphonesL’aventure a mal commencé pour cette pépite iséroise qui a connu dix ans de galères et un changement de direction. La voici en n sur la bonne voie, forte de la con ance de ses actionnaires et ambitieuse pour l’avenir. Son matériau semi-conducteur utilisé pour la fabrication des puces, SOI, permet de diminuer la consommation d’énergie et d’augmenter la vitesse du processeur. Il équipe 100% des smartphones. Mais les diverses augmentations de capital n’ont pas redressé la barre pendant une décennie et les diversi cations ont été hasardeuses. Pour la première fois, en décembre 2016, Soitec a publié un résultat semestriel positif de 3,1 millions d’euros. En 2015, Soitecaf chait 259 millions d’euros de pertes, pour un CA de 222 millions ! André-Jacques Auberton-Hervé, le président fondateur, a été remplacé par Paul Boudre qui a recentré l’activité sur le métier de base, le silicium sur isolant, et fait appel au marché pour résorber sa dette. Le CEA, Bpifrance et le chinois NSIG Sunrise ont répondu présents. La dette a fondu de 170 à 18 millions d’euros. La 5G qui arrivera d’ici 2020 va faire exploser la demande pour les nouveaux téléphones et donc pour sa technologie. Il y a eu des annonces au Mobile World Congress de Barcelone, notamment à propos de la première puce électronique incluant ce composant à destination du marché automobile. Nul doute que l’Internet des objets et l’automobile sont sur le point de doper la demande pour la technologie FD- SOI. Soitec va donc faire parler d’elle. La direction espère doubler le CA d’ici mars 2019, et compte aussi s’appuyer sur l’explosion à venir d’un autre marché : les échanges de données dans le cloud.Baromètre de l’innovationStratégie & innovation numériqueavecTheFamily est une infrastructure de services qui accompagne les entrepreneurs pour faire émerger les startups leaders de demain.Les héros du clavier Les chatbots débarquent !Al’aéroport, quand j’entends cette voix automatique au ton qui rap- pelle Anonymous, je ne peux m’empêcher de penser : « Quelle tris- tesse ! ». En revanche, faire les courses à ma place, me servir un bon plat chaud ou envoyer un bouquet de  eurs à ma mère, ça c’est sympa ! La robotisation des services exige une compréhension  ne de ce qui peut être automatisé. Les chatbots débarquent et c’est à nous de choisir lesquels accepter dans notre vie ;) Unchatbot,qu’est-cequec’est?C’est un programme informatique nourri d’in- telligence arti cielle, qui peut tenir une conversation sans donner l’impression de parler à un répondeur. C’est le pari de Facebook, depuis sa conférence en avril 2016, avec l’ouverture d’une plateforme dédiée à créer... des chatbots. Le chat- bot s’impose dans la relation client et de nombreuses start-ups tentent de résoudre des problèmes via des chatbots toujours plus intelligents...Citron (meetcitron.com) est le nouvel ami Facebook des Parisiens, ce fameux pote qui a tous les bons plans resto ou bar en fonction de votre envie du moment. On lui pose une question dans Messenger, il trouve l’endroit approprié selon l’heure et l’ambiance désirée. Cela va sans dire, Citron est pressé : il trouve tout en un rien de temps et est dispo 24h/24. Il s’adapte et il paraît même qu’il sait racon- ter des blagues quand on le lui demande ;) Hubware aide les sites e-commerce à améliorer leur relation client en construi- sant sur-mesure pour eux les chatbots à intégrer à leur site.Enfin, Peter (hipeter.co) propose aux étudiants de collège et lycée un soutien scolaire accessible en permanence, sous la forme d’un camarade imaginaire qui répond à leurs questions.35L’innovation autrementDe l’industrie aux services,La valeur se déplace des appareils aux services, c’est un fait que les industriels n’ignorent plus. Il leur faut donc mettre de toute urgence un pied dans le monde de l’immatériel s’ils veulent assurer leurs revenus sur le long terme.Cependant bien souvent, ils se trouvent démunisparce qu’ils ne détiennent pas l’expertise requise eninterne pour innover en allant au-delà de la simplefabrication de hardware. L’acquisition externeou le partenariat s’avèrent dès lors des solutionspertinentes. La preuve avec Visiomed, fabricantfrançais d’objets médicaux à l’origine, toujoursplus présent dans les services de e-santé. EricSebban ne pensait certainement pas prendre cette orientation lorsqu’il a créé en 2007 cette entreprise pour commercialiser le premier thermomètre sans contact à infrarouge. Pour s’inscrire dans une démarche de télémédecine, l’ancien expert en électronique militaire a alors décidé de lancer toute une gamme d’objets médicaux connectés. Entre 2013 et 2015 il a donc développé du petit matériel médical vendu en pharmacie : tensiomètre, oxymètre de pouls, lecteur de glycémie, électrocardiogramme... tous agréés par les autorités de santé européenne et la FDA américaine, et tous à même de communiquer avec patients et médecins. Mais cela ne suf sait pas. Le véritable virage reste l’application BeWellConnect, qui permet aux particuliers de suivre leur état de santé sur leur portable grâce aux indications envoyées par les appareils : poids, tension, fréquence cardiaque... Si Industrie Lyon 2017 (du 4 au 7 avril à Lyon)Leader en France et dans le Top 5 européen, le salon « Industrie » réunit parmi ses visiteurs des grands groupes européens et un tissu dense de PME et ETI, et s’adresse à l’ensemble des fonctions de l’entreprise (Direction, production, maintenance, R&D...). Plus de 50  lières de l’industrie sont présentes sur ce salon qui fait la part belle aux produits innovants et connectés permettant une productivité optimisée dans l’industrie du futur. A noter les trophées de l’innova- tion, dans quatre domaines clés : éco-ef cacité, outils numériques, performance industrielle, nouvelles technologies...le cas d’école de VisiomedVisiomed a pu alors passer un cap en lançant son premier service payant – Check-Up, qui permet aux abonnés, pour 4,90 euros par mois, de béné cier d’un pré-diagnostic évitantde se rendre aux urgences sans raison – c’est grâce au rachat de Medical Intelligence Service, société française dont l’algorithme peut poser 250 diagnostics d’urgence. Début 2016, My Doc, qui met les utilisateurs en contact avec une plateforme de médecins urgentistes 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour une vingtaine d’euros parmois, a été ajoutée à l’offre. Des solutions séduisantes pour les expatriés ou les ruraux vivant dans des déserts médicaux, ou tout simplement les assurances et mutuelles. Visiomed s’est illustrée au CES avec VisioCheck, station de télémédecine miniature intégrant cinq instruments et une caméra, pour prendre place dans l’espace con dentialité d’une pharmacie. Ce qui suppose de travailler de concert avec les of cines. La prochaine rupture ? Un boîtier permettant de surveiller la santé des personnes âgées à domicile, connectable à leur télévision, grâce à... un partenariat avec le chinois Huawei. Autant d’avancées qui permettent à Eric Sebban de regarder également du côté du marché des professionnels de la santé, comme les hôpitaux (pour éviter les ré-hospitalisations) ou maisons de retraite. L’innovation dans les services se réalise à plusieurs... Salon Bois Energie (30 mars au 2 avril, Parc des Expositions à Limoges)Pour la première fois à Limoges, se tiendra l’évènement précurseur français du chauffage au bois. 300 exposants et sociétés repré- sentées de toute l’Europe présenteront leurs dernières innovations en matière d’exploitation forestière, de production de combustible, de chauffage collectif et d’appareils de chauffage au bois, tels que poêles, cheminées, inserts, chaudières, à plus de 7000 visiteurs pros. Bûches, granulés/pellets, briquettes, plaquettes, etc., seront tous à l’honneur. A noter que les particuliers sont les bienvenus les 1er et 2 avril.ecoreseau.frLes héros du clavierSave the date]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[Les solutions acoustiquesMiroir acoustiqueAcoustique 3DAcoustique Lumière® 3DAcoustique Béton 3DAcoustique Lumière®Acoustique Boiswww.barrisol.comPlafond Barrisol® et mur Artolis® motif cubes de bois - réf. BEW01 Architect : Burdi lek Barrisol Lumière® Designer BOYTORUN MimarlıkShowroom Proplac - Vague e et béton 750475 - Mur E et BEB03 BEB01 Architect : Nagui Sabet Barrisol Lumière® Architecte : Concept Consult Architects Switzerland]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[byE et matièreImprimé partenariat avec les Musées Nationaux,le Musée de l’impression sur éto es de Mulhouse,Formes droites ou courbes, la limite est votre inspirationcuivre, béton, bois ou briquele Musée du Papier Peint et le Musée HansiMiroir pour un e et optique maîtriséPersonnalisation à l’in ni www.barrisol.comGrand format ou sur mesureArchitecte : Atelier Jean Nouvel Architecte : Durmuş Dilekҫi Architecte : DRLW Denis DietschyArchitecte : Arep Design : nb Design : SZM]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[Stratégie & innovation numériqueLe tour du monde de l’innovationSilver EconomieCoup de grisoumondialConfrontées au vieillissement rapide de leur population,les sociétés occidentales comme émergentes ont fait du développement de la Silver Economie un enjeu de taille. Tour d’horizon des déclinaisons in nies de cette économie transversale, qui touche nombre de  lières et parfois les plus technologiques, et qui surfe sur un créneau : le bien vieillir. Par Charles CohenCANADAPallier les problèmes d’incontinence urinaireDévelopper un patch intelligent pour résoudre les problèmes d’incontinence urinaire. Tel est le credo de la start-up canadienne Sensassure qui a créé un patch s’attachant aux sous-vêtements ou aux couches. Doté de capteurs pour mesurer le taux d’humidité, le produit permet d’informer en temps réel le personnel soignant lorsqu’un résident a besoin d’être changé. Pour concevoir au mieux cette solution, les trois entrepreneurs de la start-up ont vécu un an en immersion dans trois maisons de retraite aux Etats-Unis. Ils ont ainsi dressé le constat que 50% des résidents souffraient de problèmes d’incontinence urinaire. Une solution qui révolutionne le quotidien des patients comme des soignants.ÉTATS-UNISLe maintien à domicile grâce aux datasPermettre aux seniors de bien vieillir à domicile, telle est la promesse de Care Technology Systems, start-up de Nashville créée en 2011 qui a inventé le logiciel d’analyse de données Support Score. Le principe d’une telle solution, destinéeà l’entourage du senior (membres de la famille, auxiliairesde vie...) : leur permettre de «monitorer» en temps réel le quotidien de l’intéressé en mesurant son nombre de chutes intervenues dans le mois, ses heures de sommeil par nuit, etc. Une technologie qui optimise la lourde mission d’assistance de l’entourage tout en assurant la sécurité et l’autonomie de la personne âgée et in  ne son maintien à domicile.BELGIQUEL’aide ménagère à portée de clicQuel senior isolé n’a jamais souhaité l’appui, même ponctuel, de quelqu’un près de chez lui, pour l’aider dans telle ou telle tâche du quotidien ? C’est pour satisfaire de tels besoins, que la start-up belge ListMinut a lancé un service à la personne communautaire adapté aux attentes des Silver Surfers ! Du bricolage au jardinage, en passant par l’aide au nettoyage, plus de 20000 prestataires sont proposés par la société. Le processus est simple : le demandeur renseigne son besoin sur la plateforme, et un contact est établi avec les fournisseurs proches de chez lui. C’est ensuite lui qui choisit la personne la plus adaptée à sa demande, grâce aux notes et commentaires des utilisateurs.38 Avril - n°39Passage en revue des innovations mondiales sur une thématique particulière.FRANCELa détection de chutes en imagesLa start-up C2S est l’inventeur du système VAC (Visualisation et alerte de chute), dispositif de détection de chute 24h/24 et 7j/7 grâce à un capteur optique propre à alerter le personnel médical. C’est en 2012 que les associés de la société se lancent dans le développement d’une solution de détection de chute non portée et non stigmatisante pour les personnes âgées. Lors de leurs visites en Ehpad, ils avaient constaté que moult chutes passaient inaperçues, puisque les patients étaient alors dépourvus de leur bracelet ou montre de détection... Une phase de test a permis de valider que le système VAC était pertinent avec un taux de détection proche de 100%.]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[Le tour du monde de l’innovationStratégie & innovation numériqueSUÈDEDes smartphones 100 % dédiés aux seniorsClavier rétroéclairé renforçant la visibilité des caractères, compatibilité avec les appareils auditifs... Pour satisfaire les besoins en téléphonie des seniors, Doro, groupe suédois de téléphonie simpli ée, a su allier le produit et le service. Et ce, via l’acquisition en 2015 de la PME suédoise CareTech, experte en téléassistance numériqueet mobile. L’entreprise de 100 personnes se distingue par son offre Telecare dans les pays nordiques, compatible avec les normes IP du secteur et grâce à son centre d’appels gérant 60000 utilisateurs de collectivités suédoises et norvégiennes. Cette alliance a facilité la commercialisation d’une offre commune grâce aux forces de vente de CareTech, baptisée depuis 2016 Doro Care.ISRAËLUn traitement sans médicament contre AlzheimerPour mieux combattre la maladie d’Alzheimer, la start-up israélienne Neuronix a conçu un traitement non-médicamenteux mêlant des stimulations cérébrales magnétiques et cognitives. Durant des séances quotidiennes d’une heure, pendant cinq jours, le patient doit effectuer des exercices de mémoire et de compréhension sur ordinateur. Au même moment, il reçoitdes impulsions magnétiques au sein de sa boîte crânienne qui, à l’intérieur du cortex, crée un courant électrique modi ant et boostant l’activité des réseaux neuronaux. De quoi ralentir la progression d’une telle pathologie dégénérative.étrangères dont celle de Paris.THAÏLANDEDinsow, le robot de compagnieIl peut suivre votre courbe santé en temps réel, contrôler votre prise de médicaments ou organiser des sessions d’exercice physiques, des jeux et même des séances de karaoké ! Véritable robot de compagnie, Dinsow, crée en 2015 par la start-up thaïlandaise CT Asia Robotics, entend venir en aide au troisième âge. Contrôlable par la voix, le robot – telle une grosse tablette intelligente, mais bien plus entreprenante avec ses utilisateurs – existeen deux versions. L’une à l’apparence humanoïde et mobile, l’autre qui fait surtout semblant de lampe de chevet bienfaisante.JAPONPour le décodage de l’activité cérébraleLa société américaine HTT (Hyperloop Transportation Technologies) a annoncé le lancement d’une étude de faisabilité sur une liaison à très grande vitesse entre les villes de Brno et Bratislava, distantes de 130 km. Cette liaison pourrait ensuite être prolongée jusqu’à Prague et Budapest en Hongrie. Le concept de l’Hyperloop, qui consiste à propulser des passagers dans des capsules circulant sur des coussins d’air dans un tube à basse pression à une vitesse de 300 à 1 100 km/h, mettrait Bratislava à 15 min de Brno, contre 1h30 aujourd’hui. Un projet similaire, porté par une autre société américaine Hyperloop One, pourrait également voir le jour entre Dubaï et Abu Dhabi (Emirats arabes unis).ecoreseau.fr 39]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[Stratégie & innovation numériqueL’occasion pour EcoRéseau Business d’expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation NumériqueImpact de Galileo sur les  lièresLe GPS déboussoléDécryptageLe système de navigation européen, plus précis et fournisseur de services que le GPS américain, est actif depuis décembre 2016. Mondes du transport, de la smart city, du véhicule autonome, de l’agriculture, de l’assurance, et autres, s’en réjouissent.the Smart Cities », que l’on peut traduire par « le renfor- cement de Galiléo comme amplificateur pour la ville intelligente ». L’objectif : fa- ciliter la maintenance des infrastructures, la gestion des parkings et des déchets. Les véhicules de transport public (bus, taxis, cars scolaires...) équipés de la technologie Ghost pourront ainsi photographier et géolocaliser un problème de voirie – poubelle renversée, véhicule mal garé, panneau de signalisation endommagé – a n d'alerter les services municipaux et accélérer leurration à l’échelle européenne, puisqu’il a été développé par un consortium réunissant des entreprises (Teletel, Bit- gear...), des consultants (Alpha Consultants) et une université représentant quatre pays de l’Union : la Grèce, l’Italie, la Serbie et la Royaume-Uni. En outre, l’essentiel de son bud- get a été  nancé par l’Union européenne, qui lui a apporté 875000 euros sur un total de 1,2 million.l’ue au chéquieRCar l’UE ne compte pas ses efforts pour permettre auxplus de 30 millions d’euros à des projets pour « les trans- ports routiers, ferroviaires, maritimes ou par avion », des « applications innovantes (...) à destination du grand public avec un fort potentiel commercial », « le secteur professionnel (agriculture, cartographie, synchronisation temporelle, etc.) ». Cela répond au besoin de « développer les activités industrielles dans les différents domaines ap- plicatifs sur toute la chaîne de la valeur, des récepteurs aux équipements, en passant par les services », expliquaitPar Aymeric MarolleauLa précision de Galileo sera de l’ordre du mètre, tandis que celle du GPS, du Glonass russe et du chinois Beidu n’est que de dix mètresUne indépendance géostra- tégique qui passe par ces pe- tites boîtes dans l’espace...Après 17 ans de détours et d’impasses, Galileo est en n parvenu à destination. Certes, le système de navigation par satellite eu- ropéen, dont la conception a débuté en 1999, s’est présenté au rendez-vous avec sept ans de retard, mais il est bel et bien entré en fonction le 15 décembre 2016. Pour l’heure, ses 18 satellites – ils seront une trentaine en 2020 – sont couplés à ceux du GPS (Global Positioning System) américain, qu’il espère concurrencer à terme sur le Vieux Continent.Retombées économiquesLe programme Galileo, mené par l’Union européenne et l’ESA (l’agence spatiale eu- ropéenne) devrait coûter 10 milliards d’euros au total, mais la Commission européenne estime que ses retombées économiques compenserontlargement cet investissement. « Selon les études les plus récentes, menées par PwC et GSA, les retombées seront de 90 milliards d’euros durant les 20 premières années de développement. Galileo crée- rait aussi 1000 emplois directs et 20000 à 140000 emplois indirects », explique Pascale Joanin, directrice générale de la Fondation Robert Schuman. Selon l’Union européenne, 7% du PIB européen dépendent déjà des systèmes de posi- tionnement par satellite et ce taux pourrait grimper à 30% d’ici 2030. « Le marché inter- national du positionnement par satellite devrait atteindre 244 milliards d'ici 2020 et ses marchés associés croissent déjà de 25% par an », ajoute Pascale Joanin. Il faut dire que les débouchés commerciaux sont nombreux. « Galileo va aider les industriels européens à développer de nouveauxservices dans la voiture auto- nome, les transports ou encore l’agriculture et l’assurance », explique Jean-Yves Le Gall, président du Centre national d’études spatiales (CNES). Selon une étude menée par l’Union européenne en 2013, les ventes de puces pour la navigation par satellite sur la période 2013-2023 devraient majoritairement concerner les smartphones (53,2%), devant l’automobile (32%), les géomètres-topographes (4,5%), l’agriculture (1,9%), le transport maritime (1,1%), l’aviation (1%) et le rail (0,2%).smaRt cityLes services liés aux systèmes de navigation n’ont donc pas  ni d’être inventés et peuvent concerner des domaines variés. Par exemple celui de la ville intelligente, comme l’illustre le projet Ghost, pour « Galileo Enhancement as Booster ofintervention. Une démonstra- tion du service a déjà été faite lors d’un test à Belgrade, en Serbie, au début de l’année. A terme, tous les citoyens pourront installer ce dispositif d’alerte sous forme d’appli- cation dans leur smartphone et servir à leur tour de vigie. Ghost est aussi l’illustration de ce que peut donner la collabo-services reposant sur la tech- nologie Galileo de s’imposer. Outre Ghost, elle a déjà  nancé des dizaines de projets visant à développer des services commerciaux s’appuyant sur ce système de navigation dans le cadre du plan de recherche et développement baptisé Ho- rizon 2020. Pour la seule année 2017, elle va ainsi attribueren avril 2016 David Comby, coordinateur interministériel délégué pour les programmes GNSS (Global Navigation Satellite System) européens, à l’occasion d’une présentation au ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. Il pointait aussi le fait que « l’industrie française est peu présente àGéopolitiqueIndépendance stratégiqueEn plus d’être économique, l’intérêt de Galileo est aussi d’ordre géostra- tégique : « Il donnera à l’Europe une plus grande indépendance vis-à-vis des Etats-Unis, car le GPS est un système mi- litaire qui peut être coupé à tout moment en cas de con it », explique Jean-Yves Le Gall, le président du Centre national d’études spatiales (CNES). La directrice de la fondation Robert Schuman, Pascal Joanin, rappelle d’ailleurs que « les Amé- ricains avaient coupé le GPS pendant la guerre du Kosovo, le gardant pour leursforces et en privant les nôtres ». L’Europe n’est d’ailleurs pas la seule puissance à développer un système de navigation alternatif au GPS américain. La Russie a commencé à déployer Glonass dans les années 1990, la Chine met en place BeiDou, et l’IIRNSS permettra cette an- née à l’Inde de proposer une couverture régionale. Mais de tous, Galileo sera le seul civil, « ce qui garantira sa transpa- rence et assurera qu’ il ne puisse pas être manipulé », explique Pascale Joanin.40 Avril - n°39]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[Galileo créera vraisemblablement 1000 emplois directs et 20000 à 140000 emplois indirectsDans la mesure où les prin- cipaux fabricants de smart- phones sont américains (Apple) ou sud-coréens (Samsung), dif cile de dire si ces puces vont se déployer rapidement ou non. « Les nouveaux smart- phones qui sortiront d’ici la fin de l’année disposeront d’une puce compatible avec Galileo », considère Jean-Yves Le Gall. A la fondation Robert Schuman, Pascale Joanin est également con ante : « Nous sommes encore dans une pé- riode de rodage. Dès l'année prochaine, une vingtaine de fabricants de smartphones et des constructeurs automobileslanceront des appareils ou des véhicules équipés ou compa- tibles ». Galileo disposera d’une autre innovation ma- jeure : il permettra d’envoyer automatiquement des signaux de détresse aux services de secours. Au 1er janvier 2018, tous les nouveaux véhicules immatriculés devront être équipés de ce système d’ur- gence autom.atique, baptisé système « e-call ». De quoi faciliter encore son adoption et sa réputation auprès du grand public.DécryptageStratégie & innovation numériqueStart-upPremières éclosionsDe nombreuses jeunes pousses européennes se sont lancées dans le domaine de l’assistance à la navigation par satellite. Le Suisse WayRay, qui développe une aide à la navigation par réalité virtuelle projetée sur le pare- brise des voitures, vient par exemple de lever 18 mil- lions d’euros auprès du géant du e-commerce chinois Alibaba. Il emploie 100 personnes dans le monde. L’an dernier, Jean-Christophe Morgère a créé en Bretagne l’application Marnaa, a n d’aider les plaisanciers à s’orienter en cas de faible visibilité grâce à la réalité virtuelle, via la caméra de leur smartphone ou de leur tablette. Dibotics, fondée par Raul Bravo, a créé à Paris un algorithme pour faciliter la localisation d’un véhicule autonome par les satellites qui contribuent à le guider.l'échelle mondiale dans ces domaines applicatifs ».Galileo 1 - GPs 0Pour convaincre les industriels et les équipementiers d’adopter Galileo, les européens misent aussi sur la précision de posi- tionnement et de datation de leur constellation de satellites, annoncée supérieure au sys- tème américain. Par exemple, quatre satellites seront à terme toujours visibles, en tout point du globe, pour calculer la po- sition de ses utilisateurs par triangulation. Si bien que la précision de Galileo sera de l’ordre du mètre, tandis que celle du GPS, du Glonass russe et du chinois BeiDou (voir encadré) n’est que de dix mètres.voituResautonomesGalileo pourrait notamment aider les constructeurs et les équipementiers européens à prendre le virage de la voiture autonome. Selon le cabinet AT Kearney, les véhicules sans conducteur représenteront un marché de 500 millions d’euros dans le monde en 2035. Et selon McKinsey, la voiture autonome représentera 15% des ventes de véhicules neufs en 2030. L’américain Tesla, avec son « autopilot » installé sur les modèles S et X, n’est pas le seul sur les rangs. Tous les principaux constructeurs européens, de BMW à Mercedes, en passant par Renault, PSA et Ford, planchent aussi sur le sujet. Les Mercedes Classe E et S, la BMW Série 7, l’Audi Q7, la Volkswagen Passat sont déjà dotées d’un mode « pi- lotage automatique » plus ou moins sophistiqué. En France, PSA promet que ses premiers modèles autonomes seront commercialisés en 2021 et Renault en 2020.avions et tRains sans PiloteLa mise en orbite de Galileo pourrait aussi être une bonne nouvelle pour le transport par avion et par train. « Ces deux modes de déplacement nécessitent impérativement, par mesure de sécurité, des’appuyer sur deux systèmes de navigation car si l’un d’eux rencontre une avarie, il faut qu’un autre prenne le relai, explique Jean-Yves Le Gall. Or, aujourd’hui, les systèmes russes et chinois ne sont pas suffisamment précis pour être utilisés en complément du GPS, si bien que ni les avions, ni les trains, ne sont pilotés par un système de na- vigation ». Le train autonome a déjà quitté le domaine de lade pesticides et de carbu- rant, cela permettrait, selon l’UE, de diminuer de 4% les coûts globaux d’une culture en Europe.le FutuRde l’assuRanceDe même que ceux du GPS, qui est  nancé par le gouver- nement américain, les services de base de Galileo sont gra- tuits. Mais, contrairement à son cousin d’Amérique, unecommunications et les réseaux de distribution d’énergie. Le service payant de Galileo sera commercialisé par l’Agence du GNSS européen (GSA), dont le siège est à Prague, en République tchèque, et les revenus partagés entre l’Union européenne et les fournisseurs d’accès au ser- vice. « Tout l’écosystème reste encore à inventer », explique Jean-Yves Le Gall. Créée en 2004 pour assurer la mise en œuvre de Galileo, la GSA sera l’interlocuteur privilégié des industriels, puisque c’est elle qui octroiera les licences aux concessionnaires responsables des opérations et des presta- tions de services de Galileo, entre autres prérogatives.smaRtPhoneQuelques incertitudes me- nacent toutefois le succès de Galileo. Les fabricants de téléphones rendront-ils leurs équipements compatibles, alors qu’ils disposent déjà, avec le GPS, d’un service gratuit qui a fait ses preuves ? Galileo ne fonctionnera que sur les smartphones équipés d’une puce compatible. Or, pour l’heure, c’est seulement le cas de l’Aquaris X5 Plus, du constructeur espagnol BQ.science- ction, puisqu’il fait l’objet d’une expérimentation dans le sud de la France. Le CNES, la SNCF et la région Occitanie  nancent en effet un projet baptisé « Géofer » : les trains de la ligne Tou- louse-Rodez sont guidés en temps réel par Galileo, ce qui permet une meilleure régula- tion du tra c, à un coût plus maîtrisé. Le CNES estime que si Galileo guidait les 50000 locomotives en circulation en Europe, les coûts de mainte- nance pourraient baisser de 20 à 30%, notamment parce que les systèmes de signalisation deviendraient inutiles.aGRicultuRede PRécisionLa grande précision de Ga- lileo pourrait aussi favoriser le développement de « l’agri- culture de précision », déjà engagé avec le GPS et complété par l’imagerie par avions et drones. Cette technique de « cultivation » des champs s’appuie en effet sur l’imagerie satellite. L’infrarouge permet par exemple de mettre en évi- dence de façon très précise la variabilité des sols à l’échelle d’un champ. Les agriculteurs peuvent ainsi adapter l’irriga- tion, l’épandage ou encore la pulvérisation des pesticides à chaque portion. Et in  ne optimiser leurs rendements et leurs investissements. En diminuant la consommationversion payante proposera, à ceux qui seront prêts à payer, une précision de l’ordre de quelques centimètres et un service de datation ultra précis. Cela permettra par exemple aux compagnies d’assurance de dater les événements au milliard de seconde près, a n d’en connaître les enchaîne- ments exacts en cas d’accident. Selon le CNES, cela permettra aussi de mieux gérer les tran- sactions  nancières, les télé-Jean-Marc RietschExpert international en dématique,président du Digital Information Institute ou D2IRévolution « blockchain » ?La blockchain fait pour l’instant couler beaucoup d’encre, fait l’objet de nombreuses communica- tions, fait souvent référence à la monnaie bitcoin qui en est à l’origine, mais qu’en est-il réellement ? La blockchain est présentée comme une innovation majeure, disruptive, à même de révolutionner de multiples champs économiques et sociaux. Au cœur de cette innovation, l’idée d’une distribution numérique plutôt que d’une concentration permettant d’établir de façon répartie sur Internet un registre infalsi able et horodaté de transactions.L’idée pour le bitcoin était de reprendre le modèle des grands livres, mais de se débarrasser de l’intermédia- tion  nancière, ne plus avoir besoin d’un tiers pour mettre à jour les bases de données et prouver que MrX possède tel solde sur son compte, mais que la mise à jour soit effectuée par le réseau lui-même. Il s’agit ainsi de décentraliser et de distribuer les bases de données bancaires et de les rendre accessibles à tous. Le caractère décentralisé de la blockchain, couplé avec sa sécurité et sa transparence, promet des applications bien plus larges que celles du seul domaine monétaire. Incontestablement il faut donc en tenir compte mais comme toute nouvelle technologie elle doit être prise comme un complément à ce qui existe déjà. Quoi qu’il en soit elle correspond à une organisation répartie, sans aucun doute beaucoup mieux adaptée au monde numérique mais avec des responsabilités également réparties et à dé nir grâce à une gouvernance adaptée. Sachons en pro ter ef cacement, agissons !ecoreseau.fr 41Dématique® & Gouvernance]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[Stratégie & innovation numériqueEntretien avec une  gure clé de la transformation numériqueGrégoire Sentilhes, société d’investissement Nextstage« Chasseurs - Cueilleurs...d’informations ? »Regard digitalCo-fondateur et président de la société d’investissement Nextstage, mais également co- fondateur et président de Citizen Entrepreneurs ainsi que du G20 Young Entrepreneurs, Grégoire Sentilhesnous évoque sa vision de la troisième révolution industrielle (1).Internet, avec les Saas (Sof- tware as a service), et cela se voit tous les jours avec, par exemple, les Vélib’, Autolib’, etc. Troisième tendance de fond, l’Internet industriel. Au 21ème siècle, les indus- triels intègrent, en amont et en aval, de l’intelligence dans les produits créés. Il est d’ailleurs attendu qu’une quarantaine de milliards d’objets seront connectés à l’Internet en 2020. En- fin, la dernière tendance de fonds reste l’économie positive. C’est l’idée que lad’être responsables de notre destin dans l’économie de la connaissance. Cela ne dépend que de chacun d’entre nous.Qu’entendez-vous par « Tous entrepreneurs de nos destins », sous-titre de votre dernier livre ? Avec ces quatre tendances de fond, il apparaît clairement que chaque individu, et même l’humanité, pour la première fois de l’histoire, a la capacité de réaliser tous ses rêves, se nourrir, se soigner, s’éduquer, découvrir d’autres formesactivité de cloud sur l’héber- gement des données.Nous voyons d’ailleurs bien que les individus, comme les entreprises ou les nations, sont ceux qui mettront le plus l’économie de la connaissance et l’intelligence arti cielle au cœur de leur démarche. Mais la technologie, c’est un peu comme l’argent, c’est un très mauvais maître et un très bon serviteur : sa fonction est d’être au service de l’homme et non l’inverse.Comment la France se positionne elle par rap- port à cette évolution ? Il existe une créativité entre- preneuriale extraordinaire- ment forte en France, et cette profusion est ampli ée par le savoir-faire très spéci que de la culture française, notam- ment en matière d’intégration de service. C’est en France, par exemple, qu’est né le concept des SSII, avec, entre autres, Capgemini, dans les années 1960. C’est-à-dire la capacité à conceptualiser, à monétiser et à intégrer unetechnologie.Au-delà de la France ou de l’Europe, la troisième révolu- tion industrielle correspond aussi à quelque chose que l’on mesure moins à l’échelle des pays occidentaux, mais qui a une importance considérable à l’échelle de la planète : c’est la montée en puissance du rôle des femmes. Leur accès à l’éducation et au monde du travail en fait, à mes yeux, le plus gros marché émergent au monde.(1) « Vive la troisième révolution industrielle, tous entrepreneurs de nos destins ! », de Grégoire Gentilhes, éd. Nextstage, 2017.Par Nicolas PagniezComment dé nis- sez-vous la troisième révolution industrielle ? L’émergence d’une nouvelle forme d’organisation indus- trielle de la société est per- mise par la combinaison de nouvelles formes de savoir et de production d’énergie. Cette troisième révolutionun bon exemple, l’énergie devient décentralisée, tout comme l’information, via Internet. Cette combinaison de nouvelles formes de sa- voir et d’énergie transforme l’organisation industrielleL’essentiel de la valeur créée ne provient plus de l’extraction de la Terre ou la fabrication de produits, mais en extrayant de l’intelligence à partir de celaLes chemins de fer modernes...a vu le jour en 1995, avec l’émergence brutale d’In- ternet. Très peu de temps après, une nouvelle forme de production de l’énergie a commencé à apparaître. Jusque-là l’énergie était un produit : du charbon ou du pétrole, issus de la révolution industrielle précédente. Au- jourd’hui, l’énergie devient un service, c’est quelque chose que l’on consomme, que l’on stocke, que l’on par- tage et que l’on peut même produire soi-même. Les bat- teries d’Elon Musk en sontde notre société : nous bas- culons d’un monde où tout était verticalisé, par secteur industriel, vers un monde où les choses deviennent circulaires et transversales.Cela signi e-t-ilune nouvelle chaîne de valeur ? Assurément, autour de quatre tendances de fond : d’abord, l’économie de la valeur de nos émotions et de la qualitéde l’expérience client. Pourquoi Apple est-elle la première capitalisation boursière au monde ? Ce n’est pas à cause de la tech- nologie, c’est à cause de la marque, du design, et de la qualité des interfaces. Deuxième tendance, l’éco- nomie du partage, et à la demande. Les gens éprouvent moins le besoin d’acheter un produit, ils souhaitent, plus simplement, en avoir l’usage. Cela a émergé aveccréation de valeur est réali- sée par ceux qui régénèrent l’environnement dont nous sommes issus.Qu’est-ce que cela change pour le travail ? Cela va tout changer. Au début, à l’époque de Sapiens, nous étions des « chasseurs cueilleurs ». Au fur et à me- sure des révolutions indus- trielles, et de l’organisation du travail, qui a fragmenté et taylorisé son organisation, nous avons  ni par enfermer l’homme, en tant que salarié, dans un conditionnement qui rendait plus étroite la percep- tion qu’il pouvait avoir de sa vie et sa capacité à prendre des initiatives. La troisième révolution industrielle, par le savoir auquel elle donne accès, nous récrée la faculté, mais aussi la responsabilité, de redevenir « chasseurs cueilleurs » des informa- tions qui nous permettentde vies extra-terrestres... Le paradoxe de notre époque, c’est que l’homme n’a, par ailleurs, jamais autant couru le risque de s’autodétruire. Pour ma part, je veux faire partie de ceux qui pensent que cela peut évoluer po- sitivement. Tout est, avant tout, une question de volonté et de discipline. Ce qui est intéressant dans la troisième révolution industrielle, c’est que nous sommes en train de voir se créer un monde autour de l’économie de la connaissance. Une écono- mie où l’essentiel de la va- leur créée ne l’est pas en extrayant des choses de la Terre, ou en fabriquant des produits, mais en extrayant de l’intelligence à partir de cela. Lorsque vous regardez aujourd’hui une entreprise comme Amazon, l’essentiel de sa valeur ne vient pas de son activité de commerce électronique mais de son42 Avril - n°39]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[Stratégie & innovation numériqueCommuniquéJALIX, accélérateur de croissance et de transformation digitaleChaque jour, les entre- prises doivent relever de nouveaux défis quipeuvent durablement impac- ter leur stratégie et leur organi- sation.Les modèles d’a aires sont mis à rude épreuve : de nouveaux acteurs entièrement digitaux partent de rien et remettent en cause des secteurs tout entiers avec de nouvelles approches, modernes et disruptives, ac- compagnées bien souvent d’une forte agressivité tarifaire. Pour les entreprises déjà instal- lées, il ne su it plus de se proté- ger de ces changements ; il faut y répondre, parfois même les anticiper et faire en sorte que les collaborateurs et les proces- sus soient en mesure d’intégrer et de digérer des changements répétés et parfois brutaux. Ce sont donc des ADN complets qui sont amenés à être altérés, avec une généralisation des modes projets.Se consacrer au coeur de métierLes dirigeants sont constam- ment invités à accélérer la transformation digitale de leurentreprise, et, en particulier en matière de systèmes d’in- formation, ils font face à une o re foisonnante, promettant toujours plus d’agilité et d’e i- cacité. JALIX considère qu’être un partenaire des enjeux nu- mériques des entreprises, c’est proposer dans la durée des solutions cohérentes et adap- tées aux enjeux de chacun des clients.Une mission : s’assurer que les décideurs se concentrent sur ce qui compte, à savoir le cœur de métier. En synthèse : de meil-leurs produits, de nouveaux services, des parcours clients mieux pensés... Tout ce qui permet le développement des ventes et du chi re d’a aires.Identifier les leviers digitaux les plus pertinentsJALIX joue un rôle de conseil en exerçant une veille active des solutions et des éditeurs puis en constituant un écosystème d’applications répondant à une triple exigence :La scalabilité, c’est-à-dire la capacité à s’adapter durable- ment à la croissance des entre- prises, en proposant des mo- dèles techniques et tarifaires permettant cette souplesse.L’intuitivité, qui ne se limite pas uniquement à une ergo- nomie e icace pour les utili- sateurs. Sont recherchées des applications qui permettent le juste niveau de personnalisa- tion pour répondre aux spéci- ficités de chaque métier et sur- tout une intégration avec les outils bureautiques largement utilisés.La compatibilité, nécessaire à la conception de réponses globales. Sont donc retenues des applications qui peuvent dialoguer entre elles et parti- ciper activement à un meilleur partage des informations ainsi qu’à une plus forte collabora- tion entre les acteurs.C’est autour de ces convictions fortes que JALIX, accélérateur de croissance, construit jour après jour son o re de services et accompagne ses clients dans leurs réussites.Les recettes pour bien débuterUn premier entretien permet de rapidement identifier les axes d’analyses prioritaires. Il su it souvent de peu de chan- gements pour gagner en e i- cacité et les solutions déjà en place sont rarement utilisées à la juste mesure de leur poten- tiel. En introduisant quelques compléments innovants, il est également possible d’obtenir rapidement un socle technique plus flexible et sécurisé, dimi- nuant significativement les coûts de maintenance.Ce diagnostic accompagné fournit aux décideurs le recul nécessaire à l’élaboration de nouvelles orientations. Il est alors possible d’envisager la mise en place d’applications et d’organisations optimisées, autour des trois domaines de référence de JALIX : la relation client (CRM), les processus de gestion d’entreprise (ERP) et la prise de décision (BI).LE MOT DU FONDATEUR, CÉDRIC TERNOIS"Depuis une décennie, les équipes JALIX accompagnent les entreprises euro- péennes dans la mise en place de nouvelles réponses technologiques et dans la refonte de leurs organisations. Nous avons construit notre o re de services sur l’expertise des intervenants et à travers l’animation d’un écosystème de parte- naires pour élaborer des solutions complémentaires, accessibles et pérennes.Avec une croissance régulière et soutenue, la réussite du modèle d’a aire de JALIX réside toujours dans ses convictions initiales, qui ont permis une fidélisation durable de nos clients et de répondre aussi bien aux exigences de grands groupes qu’aux attentes de jeunes TPE.Toutes nos prestations incluent une expertise conseil de haut niveau, afin d’éva- luer les meilleures options de transformation et de s’assurer de leur parfaite exé- cution au sein des organisations.Nous apportons une réflexion concrète sur les processus clés, depuis les phases de prospection des clients jusqu’à la mise en place de tableaux de bords complexes agrégeant les données de di érents systèmes, en s’appuyant sur des applications de référence sur le marché.Enfin, notre accompagnement comprend, en fonction des besoins et des exi- gences, l’hébergement et la supervision de vos applications ainsi qu’une assis- tance utilisateurs quotidienne."Mcontact@jalix.fr / +33 3 62 61 38 6043ecoreseau.frLIESPCONIBCRMERISECNAPERFOR]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[Créer aujourd’hui- Se faire choisir par les structures d’accueil et d’accompagnement... ......... p45 Business guides- Affacturage : des offres toujours plus à la carte .......................................... p44 - Flottes auto : covoiturage, autopartage et électrique ................................... p4644CAHIER PRATIQUEConseils, astuces et nouveaux outilsConjoncture morose, dif cultés de  nancement, solitude des dirigeants... et si tout cela n’était que des idées reçues ? A y regarder de plus près, l’entrepreneuriat n’est peut-être pas le parcours du combattant annoncé. On ne vous promet pas une promenade de santé, mais aujourd’hui, à toutes les étapes, le créateur peut compter sur des structures et outils pour l’épauler.Avril - n°39]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[donné », explique Thierry Chabroux, président d’AURA PEP’s. Ce réseau réunit 40 pépinières d’entreprises de Rhône-Alpes et dix d’Au- vergne, soit environ 80% des pépinières d’Auvergne-Rhô- ne-Alpes. Thierry Chabroux, également directeur de laCréer aujourd’huiLa création d’entreprise, c’est avant tout du concret et de l’opérationnel.D’où cette rubrique qui explore de manière très pratique l’une des phases de l’entrepreneuriat.Structures d’accueil et d’accompagnement Tirez la chevillette...Julien LeclercqDirecteur général agence Com’Presse Editions Yakabooks Auteur de Journal d’un salaud de patron (Ed. Fayard) www.salauddepatron.frPEt l’emploi dans tout ça ?rofessionnels et simples citoyens s’accordent tous une chose : la campagne présidentielle 2017 ne ressemble à aucune autre. Si l’ondevait oser la comparaison, on parlerait d’un  lm inédit alliant un scénario hitchcockien à la réalisation fantasque et burlesque d’un Tim Burton. Détonnant, comme mélange. Mais est-ce pour autant synonyme de succès ? Au vu des prévisions quant à l’abstention, on est en droit d’en douter.Les passionnées de politiques politiciennes sont en extases, les journalistes spécialises – selon leur propre aveu – sont aussi excités qu’épuisés par les rebondissements quasi quotidiens qui leurs sont proposés. Chef d’entreprise engagé, je ne peux que m’inquiéter. Non pas que je sois un pessimiste notoire, j’ai d’ailleurs plutôt l’habitude que l’on me reproche le contraire, mais quand même. La première raison de cette inquiétude, c’est l’odeur. Les relents qui nous frôlent les narines depuis plusieurs semaines, sur fond de recherche permanente du scandale et d’affaires en tous genres (je dis cela, j’insiste, sans aucun esprit partisan, sentent fort la campagne « made in USA ». Dont on se rappelle comment elle a terminé, avec un vainqueur dont la déontologie et les pratiques s’apparentent au pire du pire. La seconde et principale raison de mon inquié- tude, et d’une vraie déception, c’est évidem- ment l’absence de fond. Le cirque ne laisse pas vraiment la place au débat. Et quand débat il y a, la multitude des sujets abordés empêche de creuser les sujets. L’emploi en est le meilleur exemple. Quelles mesures sont proposées par les candidats pour lutter contre le chômage, sujet majeur du quinquennat se terminant et sans doute sujet majeur, avec la lutte contre le terrorisme, de celui qui s’apprête à démarrer ? Le problème, avec l’absence de place pour les programmes, c’est que l’on est en droit de s’attendre au pire : par exemple de voir se résumer l’incitation des TPE et PME à embau- cher à une aide de 2000 euros par an. Un peu faible comme mesure, quand on sait que 80% de l’emploi ces vingt dernières années ont été créés par ces petites entreprises... Alors, oui, on attend mieux.© Nicolas DiasLes critères de sélection de jeunes pousses peuvent sensiblement différer d’une structure à l’autre. Passage en revue, pour mieux les intégrer.IPar Séverine Renardncubateurs, accélérateurs, pépinières... proposent un ensemble de servicesqui multiplient les chances de succès des porteurs de projet et jeunes entreprises. Mais tous n’auront pas l’opportunité de rejoindre ces dispositifs. Face à la forte demande, les structures sont de plusen plus nombreuses à opérer une sélection des candidats. Pour faire partie des heu- reux élus, mieux vaut s’être posé les bonnes questions, avoir ciblé les structures en adé- quation avec le projet, et bien évidemment savoir se vendre et susciter l’envie.ResPecteR les sPécialisations teRRitoRiales Structure généraliste ou struc- ture spécialisée, c’est le pre- mier dilemme à résoudre. Le choix doit être guidé par le projet. Prendre le parti de quitter sa région d’origine pour rejoindre une pépinière tour- née vers son activité peut être payant. C’est le moyen d’avoir accès à des spécialistes de son secteur d’activité, de rencon- trer des  nanceurs intéressés par la thématique, de côtoyer d’autres acteurs de la même  lière et ainsi de s’enrichir par le partage d’expériences. « Les pépinières spécialisées se développent par rapport à un écosystème local et à la volonté de privilégier certains secteurs sur un territoiredans les incubateurs et pépi- nières. Ainsi, à Bourges, la stratégie des élus est de donner la priorité aux entreprises innovantes dans des secteurs clés. « La défense-armement, les risques industriels, la cy- ber-économie, la silver éco- nomie, le bâti et les énergies de demain sont les  lières ciblées », af rme Florence Thöni, chef du service mar- keting territorial de Bourges Plus Développement. Activité historique de la région de Bourges, la défense-armementintégré dans un écosystème, c’est rejoindre un cocon qui va permettre au projet de mûrir et de croître », résume Florence Thöni.Plus au sud, la pépinière In- novaGrasse soutient l’inno- vation au sens large, mais porte un intérêt particulier aux entreprises innovantes de la  lière Parfums, Arômes, Senteurs, Saveurs et aux ac- tivités connexes comme la cosmétique, la nutrition et la santé. Les candidats passent devant un comité d’agrémentcomposé de chefs d’en- treprise, de profession- nels de la création, de l’innovation, du  nance- ment, et de référents de la collectivité. Pas très loin, le Pays d’Aix cible les entreprises d’inno- vation technologique et leur propose quatre établissements aux contours différents. « La pépinière de Pertuis est dédiée principalement aux énergies renouve- lables, au développe- ment durable, au pro-totypage industriel. Ce choix s’explique par la proximité avec le CEA Cadarache, le centre ITER et la plateforme de démonstration de la Cité des énergies, explique Guil- laume Nicolas, directeur de la pépinière de Pertuis. La pépi- nière de Meyreuil est orientée vers la micro-électronique et les objets connectés, car le campus de Gardanne de l’Ecole des Mines de Saint- Etienne est tout proche. » Les entreprises peuvent ensuite continuer à s’épanouir à l’hôtel technologique du Canet de Meyreuil ou à l’hôtel d’entre- prises de Gardanne. Là encore, les places sont chères. « En moyenne, nous recevons troispépinière généraliste Cap Nord à Rillieux-la-Pape, cite plusieurs exemples de struc- tures sectorielles : « Dans l’Ain, la pépinière Alimentec s’adresse aux entreprises de l’agro-alimentaire, en Sa- voie, à Technolac, les projets en lien avec les énergies et l’environnement, notamment le solaire, sont appréciés. Dans le département voisin de Haute-Savoie, Annecy Base Camp cible les entreprises liées à l’industrie du sport et de l’outdoor ».l’héRitaGe du PasséC’est souvent l’histoire d’un territoire qui détermine les  lières qui sont privilégiéesreste donc un axe majeur et les questions de risques in- dustriels lui sont étroitement associées. « Nous avons une population vieillissante. Nous nous intéressons donc aussi à la silver économie et au bâti de demain avec la domotique, les capteurs, etc., pour faciliter la vie des seniors », complète Florence Thöni. Ce position- nement, choisi il y a environ deux ans par la Communauté d’agglomération, porte ses fruits. Une cinquantaine de porteurs de projet sont en couveuse ou incubateur et une vingtaine d’entreprises sont hébergées dans la pépinière et l’hôtel d’entreprises du TechnoPôle Lahitolle. « ÊtreL’abri pour se développer tranquillement, à condition d’avoir les bons arguments lors du pitch...ecoreseau.fr 45Salauds de patrons !]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEcandi- datures par mois et avons une place à octroyer sur les quatre sites », reconnaît GuillaumeNicolas.véRitable eFFoRt Fi- nancieR des collectivitésSi beaucoup de collectivités, notamment les plus impor- tantes, font le choix de spé- cialiser leur offre d’accueil, les porteurs de projets plus stan- dards doivent-ils se résigner à ne pas pouvoir être hébergés et suivis ? Pas si sûr. Les villes attractives proposent souvent des pépinières généralistes et spécialisées. La métropole de Lyon a fait ce double choix. Sur le volet sectoriel, elle mise sur les sciences de la vie, les cleantechs, le numérique et les industries créatives, des activités sur lesquelles elle se montre sélective. Mais dans les territoires en dif culté, les pépinières généralistes restent nombreuses. Les structures n’opèrent donc pas un choix en fonction de la nature du projet et la sélection est sou- vent moins drastique car il y a moins de candidatures. Dans tous les cas, la jeune pousse devra prouver la per- tinence de son projet pour recevoir le soutien des collecti- vités. « Les structures coûtent cher. C’est un outil dé citaire. Les collectivités investissent,mais sans rentabilité immédiate, voire même sans rentabilité. C’est un vrai choix politique », af rme un observateur privilégié qui pré- fère rester anonyme. Les jurys de sélection s’attachent donc à étudier de près la viabilité du projet et à évaluer le potentiel de créations d’emplois. Un bu- siness plan solide et des pers- pectives d’embauche crédibles à moyen terme sont des argu- ments qui font mouche. « Pour les entreprises de service qui prévoient un fort taux de création d’emplois, nous accordons des dérogations », con rme Guillaume Nicolas du réseau des pépinières du Pays d’Aix. Les critères de sélection ne sont donc pasgravés dans le marbre.De plus en plus d’acteurs pri- vés se positionnent égalementX-Up de l’Ecole polytech- nique... Ces accélérateurs se focalisent sur des entreprises de leur secteur d’activité qui peuvent leur apporter des innovations ou restent géné- ralistes et se rémunèrent en entrant au capital des entre- prises soutenues.une stRuctuRe à chaque étaPe L’avancée de votre projet est aussi un élément à prendre en compte pour frapper à la bonne porte. Avant de créer, la couveuse ou l’incubateur permet d’affiner une idée, de tester la réaction des pu- blics, de rencontrer de futurs partenaires. Le programme Lyon Start Up s’inscrit dans cette démarche et présente la particularité d’être à la fois un concours et un accompa-Conseils pratiquesLes six commandements pour bien vendre votre projet1/ Croire en son projetVous devez montrer que vous avez travail- lé sur votre idée et que vous êtes motivé pour concrétiser votre projet. Une bonne idée sans motivation ne parviendra jamais à convaincre.2/ S’exercer à présenter son projetPour être à l’aise à l’oral et permettre à vos interlocuteurs de bien identi er les lignes directrices de votre projet, il faut s’être entraîné. Un discours bien rôdé et une anticipation des questions renfor- ceront votre statut et votre crédibilité de futur chef d’entreprise.3/ Ne pas être trop ambitieuxAnnoncer des objectifs raisonnables et donc réalisables est de nature à rassurer les partenaires,  nanceurs... Point trop d’ambition, mais attention à ne pas tom- ber dans l’excès inverse. Votre projet a du potentiel, af rmez-le.4/ Réunir des compétencesUn projet réussit rarement seul. C’est unesomme de compétences qui, assemblées, permettent de gagner. Un pro l technique et un pro l commercial sont les deux pi- liers d’un projet gagnant.5/ Disposer de  nancementsSi les structures d’accompagnement peuvent vous aider à chercher et obte- nir des  nancements, montrer que des banques ou des business angels vous ont accordé leur con ance est un signe ras- surant.6/ Avoir un petit truc en plusTout le monde à en tête ces entrepre- neurs qui ont la capacité de capter l’at- tention. Inspirez-vous en tout en trouvant votre style. Avoir ce je-ne-sais-quoi est indispensable pour faire la différence et embarquer l’auditoire. Une présentation décalée, une interactivité avec le jury, une démonstration/test grandeur nature, une mise en scène originale... A vous de repé- rer dans votre projet le petit truc qui peut vous démarquer.Prendre le parti de quittersa région d’origine pour rejoindre une pépinière tournée vers son activité peut être payantde plan d’action, networking, rencontres d’entrepreneurs et concours de pitch. Un pro- gramme intensif de quatre mois où rien ne sera épargné au porteur de projet. Mais pour le meilleur ! La Technopôle de l’Aube en Champagne a, elle, développé Plug&Start. « C’est un séminaire accélérateur de deux jours dédié aux entre- preneurs innovants qui dis- posent d’un concept pertinent mais ont encore besoin de le travailler, ou alors qui ont un projet et un produit au point mais manquent de moyens pour le lancement », détaille Jean-Michel Halm, directeur délégué. Sur 600 pré-inscrip- tions, il n’y a que 20 places !L’opération permet aussi à la Technopôle de l’Aube de se faire connaître. Une façon de séduire les entrepreneurs et de leur présenter sa pépinière, son hôtel d’entreprises, son parc technologique...Une fois l’entreprise créée, la pépinière a vocation à l’accompagner dans son dé- veloppement. Loyer à tarif préférentiel, services parta- gés, suivi personnalisé sont quelques-uns des outils à disposition pour laisser le temps au chef d’entreprise de bâtir une success story. L’hébergement en pépinière n’excède pas trois ans. Pour ne pas voir s’échapper des entreprises prometteuses,les collectivités proposent souvent d’intégrer des hôtels d’entreprises à la sortie de la pépinière. « Notre hôtel permet aux entreprises de rester et de se développer sereinement en pro tant toujours des conseils d’experts et des services de la pépinière », con rme Flo- rence Thöni.Porteurs de projet, entrepre- neurs en herbe, jeunes pousses, soyez-en sûrs, vous intéressez les territoires. Pour ceux qui s’annoncent comme les  eu- r o n s d e d e m a i n , q u i o n t. l e potentiel d’une future ETI, qui ont vocation à créer de l’emploi, les collectivités lo- cales feront les yeux doux.sur ce marché avec des accé- lérateurs. Grandes écoles et grandes entreprises proposent ainsi leurs programmes d’ac- compagnement. C’est le cas des Villages by CA du Cré- dit Agricole, de P.Factory débarqué à Nice, de Digital Booster initié par emlyon business school et Cegid, degnement gratuit à la création d’entreprise innovante. Ante création, le porteur de projet va passer entre les mailles de plusieurs  lets pour devenir un vrai entrepreneur : for- mation à l’entrepreneuriat innovant et au pitch, ateliers thématiques, diagnostic indi- viduel et recommandationsavecaltoavocats.comLes préoccupations écologiques ou an- tiracistes sont louables et sont mêmeencouragées par de nombreux textes de loi.Cependant, des militants de ces causes ont-ils le droit de menacer une société ? Et si oui, leur alerte au public peut-elle se faire sur Internet et les réseaux sociaux ?Dans notre cas d’espèce une société spécia- lisée dans le bâtiment utilisait des matériaux respectant les normes en vigueur. Cependant, le traitement de ces matériaux et leur stockage ne correspondaient pas aux revendications écologiques d’une association spécialisée. Pour peser sur les décisions de l’entreprise, l’association a décidé d’user de nombreux moyens pour l’y contraindre.Après plusieurs courriers adressés à la direc- tion de l’entreprise, l’association considérant qu’elle n’avait pas de réponse suf sante etsatisfaisante a décidé de monter d’un cran. Elle a alors investi le champ des réseaux sociaux de l’entreprise, pour « troller » les comptes, c’est-à-dire envoyer régulièrement des messages de dénigrement.Elle a également investi les forums de dis- cussion pour signaler à d’autres militants ou à des partenaires potentiels de l’entreprise des pratiques supposées anti-environnementales de l’entreprise.Au-delà de la question morale, se posait la question juridique, la quali cation en droit de tels agissements.Une réponse ferme a dû être apportée car le dénigrement a la même valeur sous la forme numérique que sous la forme « ancienne » de la voie de presse ou du dénigrement public. Les réseaux sociaux ont dû recevoir et traiter le signalement de la société harcelée et déni- grée mais ont répondu en fonction des critèresjuridiques contenus dans leurs conditions générales, soit des textes soumis au droit américain le plus souvent et même au droit californien sous certains aspects.Ce ne fut que dans un deuxième temps, par la réticence d’une plateforme, que la justice française a dû être saisie pour mettre un terme à des agissements répétés émanant du territoire français.Moralité : dès le premier agissement de cyber-harcèlement ou pour être plus précis de cyber-dénigrement, faites intervenir vos conseils pour stopper « l’hémorragie » quelle que soit la cause, aussi noble soit elle, qui est promue. Les juristes des deux entités pour- ront temporiser et surtout limiter les dégâts en alertant leurs clients des risques juridiques encourus par chacune des parties et des consé- quences potentielles de chaque agissement.Peut-on dénigrer pour la bonne cause ?46 Avril - n°39Le droit en pratique]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesDans chaque numéro, EcoRéseau Business s’intéresse de prêt à une (ou des) problématique(s) que peut se poser un cadre dirigeant (logistique, marketing,  nance, communication...) en demandant l’avis des prestataires et conseilsAffacturage à la carteCustomisation extrêmeMots-clés1 Les retards de paiement, une plaie pour les entreprises 2 Faire appel à un factor3 Choisir le contrat qui vous correspond4 L’option  ntechDésireux de séduire les petites entreprises comme les grands groupes, les factors développent des offres très segmentées et simpli ées, comme très complètes. Au choix du client.Par Pierre-Jean LepagnotEn France, 25% des dépôts de bilan sont attribués à la défaillance d’un client. Un chiffre d’autant plus impressionnant qu’il concerne toutes les entreprises. Même en bonne santé, une TPE-PME n’est pas à l’abri de l’effet domino caractérisé par des faillites en cascade. Face au risque d’impayé, les entreprises se tournent de plus en plus vers l’affacturage, cette technique qui consiste à se faire payer immédiatement une facture en la cédant à un « factor » (qui se chargera ensuite de se la faire régler). Selon l'étude annuelle de la Banque de France (portant sur les huit principaux acteurs du secteur), l’affacturage représentait,  n 2015, près de 35 milliards d'euros d'encours de créances, soit trois fois plus qu'en 2003. La dynamique s’est con rmée en 2016 avec une production en hausse de 10% sur un an (à  n septembre 2016), selon les statistiques de l'ASF. Cette tendance s’explique également par la stratégie commerciale offensive menée par les grandes banques (qui détiennent la ma-jorité des factors) ces dernières années. Ce  nancement est réputé très sûr, puisque sécurisé par une facture. Il vient par ailleurs en complément du crédit traditionnel, ce qui permet à un groupe bancaire de couvrir davantage une même entreprise cliente. Pour séduire un marché à fort potentiel – à peine 3% des PME sont équipées en France (contre 12% au Royaume-Uni) – les factors ont développé des offres à la carte qui s’adaptent aux besoins spéci ques de leurs différents clients. Autrefois, les TPE et les PME à la recherche de  nan- cement à court terme devaient égal.ement déléguer à leur factor la relance et le recouvrement, et le cas échéant, l’assurance crédit. Ce temps-là est révolu. Les sociétés d’affacturage proposent désormais à leurs clients des solutions qui intègrent, au choix, le  nancement, la récupération des règlements, le re- couvrement et l’assurance impayés.Fiction : David contre Goliath, la désillusion face aux grands comptesLe plus dur n’est pas de prendre la décision de recourir à l’affacturage, mais de choisir le type d’affacturage...« Les multinationales, tu verras, c’est prospère, ça paye cash ». Cette remarque de son père, David la ressasse chaque matin. Et elle le fait toujours bien rire... jaune. Comment pouvait-il se douterqu’en signant un contrat avec cette boîte du CAC 40, il allait risquer de mener sa jeune agence web à la faillite ? Tout avait pourtant bien commencé lorsqu’il avait remporté l’appel d’offre pour réaliser, puis entretenir, le site dédié de communication  nancière de l’un des  eurons de la Bourse de Paris. Mais c’était oublier que ces sociétés font parfois bien peu de cas de la myriade de presta- taires sous leurs ordres, en tardant plus que de raison à régler leurs factures 1. Un vrai souci pour sa petite boîte à la trésorerie famélique. Inquiet, David s’est rapproché de sa banque pour « faire le point sur sa situation  nancière » 2. Au bout de quelques minutes, le conseiller bancaire lui a imposé la solution de l’affacturage, technique qui lui permettrait de récupérer du cash tout en se dé- lestant des tâches chronophages comme la relance et le recouvrement. Mais quelques semaines plus tard, le jeune entrepreneur déchante. Si le cash est au rendez-vous, c’est au prix d’un effort  nancier majeur. Le factor,  liale de la banque, lui absorbeen effet l’essentiel de sa marge pour des services qui lui semblent  nalement accessoires 3. En effet, sa principale cliente, vedette du CAC 40, ne risque pas la faillite. Dès lors, l’assurance impayés qu’il règle chaque mois rubis sur l’ongle est parfai- tement inutile. De même, il n’est pas question de lancer un processus de recouvrement alors qu’une simple relance au bon service suf t à activer le paiement. Touché par ses déboires, son concur- rent et néanmoins ami Mathieu lui a conseillé de se tourner vers les  ntechs 4, qui proposent des offres à la carte. Malheureusement, ces dernières sont très sélectives. Si elles acceptent de  nancer les créances des multinationales, elles refusent parfois de couvrir les autres clients, de jeunes auto-entrepreneurs à l’avenir incertain. Au  nal, quelques mois plus tard, à force de sacri ces, Da- vid s’en est sorti grâce à l’affacturage. Fort d’une trésorerie à  ot, il gère désormais avec doigté son poste clients, en utilisant un factor, traditionnel ou pas, selon ses besoins.48 Avril - n°39]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[AFFACTURAGEDONNEZ DU SOUFFLEÀ VOTRE ACTIVITÉ EN FINANÇANT VOS FACTURES SOUS 24H*Bénéficiez du financement de vos factures clients en étant protégé contre le risque d’insolvabilité de vos clients.Libéré du recouvrement de vos factures, vous pouvez vous concentrer sur le développement de votre activité.* Sous réserve de la conformité des factures et du respect des conditions contractuelles.Performances constatées en 2016 sur le portefeuille : 90% des remises sont traitées et  nancées en 24h. (source société)www.eurofactor.comCrédit Agricole Leasing & Factoring - S.A. au capital de 195 257 220 € - 692 029 457 RCS Nanterre - Crédit photo : Thinkstock - 03/2017]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guides1Depuis 2009, la loi plafonne strictement les délais de paiement contractuels interentreprises. Ces délais ne doivent pas dépasser 60 jours à compter de la date de la facture, ou 45 jours  n de mois (article L. 441-6 du code de commerce), des délais spéci ques étant prévus pour certains produits ou services (article L. 443-1 du code de commerce). Pourtant les retards de paiement restent nombreux. Or, ils sont gravement préjudiciables à la rentabilité des entreprises créancières parce qu’ils leur imposent d’obtenir des  nancements de court terme auprès de leur banque. Ces retards ont un impact négatif sur leur trésorerie, sur leur compétitivité, voire, pour les plus fragiles d’entre elles, sur leur existence. Selon le baromètre Cabinet ARC-Ifop publié en novembre 2016, un quart des défaillances en France sont la conséquence de retards de paiement. Cette situation tend heureusement à s’améliorer. Les retards de paiements sont tombés à 11 jours en 2016, contre 13 jours un an plus tôt. « Les amendes in igées par Bercy restent trop modestes au regard de la taille des entreprises concernées pour avoir un véritable impact pédagogique et interpeller vraiment les directeurs  nanciers », regrette toutefois Denis Le Bossé, président du Cabinet ARC, spécialiste des délais de paiement.évolution du chiFFRe d’aFFaiRes des sociétés d’aFFactuRaGe (milliaRds d’euRos)Source: questionnaire SGACPR affacturage 2015, 8 factorsle RetaRd de Paiement, une Plaie PouR les entRePRises2FaiRe aPPel au FactoRL’affacturage enregistre une croissance continue depuis sept ans et ses perspectives s’an- noncent favorables. Toutefois, ce mode de gestion du poste client pourrait faire beaucoup mieux encore ! L’affacturage ne ressort que comme deuxième option des entreprises en matière de crédits de court terme, selon le baromètre 2016 sur les délais de paiement publié par Cabinet ARC. Face à leurs besoins de trésorerie, les entreprises considèrent le prêt bancaire comme la solution de  nancement la plus ef cace (52%), loin devant l’affacturage classique (30%). Et 86% des entreprises considèrent l’affacturage classique comme une solution moyennement ou pas rentable car trop coûteuse. « L’affacturage reste trop coûteux, notamment pour les PME, lesquelles représentant un risque pour les factors n’ont pas le même pouvoir de négociation et n’ont pas accès aux mêmes taux que les grandes entreprises », indique Denis Le Bossé. Toutefois, les professionnels du secteur estiment que l’affacturage devrait poursuivre son essor chez les PME-TPE grâce aux efforts fournis par les factors pour pousser leurs offres. Chacun propose une offre dédiée. Il s’agit d’offres au forfait, packagées, par souci de simplicité pour les entreprises, dépendant du chiffre d’affaires mensuel con é et/ou du nombre de factures con ées. « Le forfait est facturé entre 150 et 350 euros selon les factors pour des sociétés réalisant un CA compris entre 100000 euros et 400000 euros, et entre 350 euros et 750 euros pour des sociétés réalisant moins 1,5 million d’euros par an. Un forfait auquel il convient d’ajouter des frais  nanciers qui dépendent du montant des factures à payer et de ladurée du  nancement octroyé », révèle Cyril de Robillard, associé de Chateaudun Crédit.50 Avril - n°39]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[évolution de l’encouRs de cRéances saines acquises au 31 décembRe 2015 (millions d’euRos)4l’oPtion FintechSource : questionnaire SGACPR affacturage 2015, 8 factors3 choisiR le bon contRatDepuis 2009, la loi plafonne stricte- ment les délais de paiement contractuels interentreprises. Ces délais ne doivent pas dépasser 60 jours à compter de la date de la facture, ou 45 jours  n de mois (article L. 441-6 du code de commerce), des délais spéci ques étant prévus pour certains produits ou services (article L. 443-1 du code de commerce). Pourtant les retards de paiement restent nombreux. Or, ils sont gravement préjudiciables à la rentabilité des entreprises créancières parce qu’ils leur imposent d’obtenir des  nancements de court terme auprès de leur banque. Ces retards ont un impact négatif sur leur trésorerie, sur leur com- pétitivité, voire, pour les plus fragiles d’entre elles, sur leur existence. Selon le baromètre Cabinet ARC-Ifop publié en novembre 2016, un quart des défail- lances en France sont la conséquence de retards de paiement. Cette situation tend heureusement à s’améliorer. Les retards de paiements sont tombés à 11 jours en 2016, contre 13 jours un an plus tôt. « Les amendes in igées par Bercy restent trop modestes au regard de la taille des entreprises concernées pour avoir un véritable impact pédagogique et interpeller vraiment les directeurs  nanciers », regrette toutefois Denis Le Bossé, président du Cabinet ARC, spécialiste des délais de paiement.Les  ntechs tentent de se faire une place au soleil en mettant en avant leur simplicité d’utilisation et leur rapidité. « Finexkap propose aux TPE et PME un produit très proche de leurs besoins, à savoir une offre de  nancement ponctuel de créances commerciales sans engagement », souligne Cédric Teissier, codirigeant de Finexkap. « Nous sommes capables de  nancer des factures qui peuvent être très spéci ques et que les factors refusent bien souvent. Mais nous sommes extrêmement vigilants sur chaque facture que nous acceptons », précise-t-il. « Les TPE qui se tournent vers les  ntechs n’ont pas les mêmes demandes que celles qui préfèrent les factors bancaires traditionnels. En premier lieu, une partie de ces sociétés est séduite par la rapidité de prise en charge de leur demande, ainsi que par le côté 100% digital de l’opération. Parfois, a n de compléter le dossier, un simple entre- tien téléphonique peut suf re, là ou un rendez-vous physique avec un factor bancaire est indispensable. Le besoin urgent de trésorerie est donc un fac- teur, mais l’absence d’engagement annuel et la possibilité de ne céder qu’une seule ou deux factures est un second critère différenciant ( nancementspot) », conclut Cyril de Robillard, associé de Chateaudun Crédit.51ecoreseau.fr]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEFocus sur les dernières tendances dans la gestion de  otte qui possèdent toutes le mérite de verdir les usages.Par Geoffroy FrameryQuoi de neuf au pays des  ottes ? Dans un contexte deconcentration du marché des acteurs de la location de  ottes automobiles, les innovations font florès :Business guidesFlottes automobilesVent nouveau (sans CO2?)intégrer les start-up. Coté pratiques, le développe- ment des offres de mobi- lité (dont l’auto-partage) et du nombre d’acteurs de la mobilité (loueurs de courte durée, sociétés de transport, constructeurs automobiles) est également un point notable », note Fabrice Denoual, Deputy CEO d’ALD Automative et président de la commission communication au sein du SNLVLD, syndicat deslignes en matière de mix énergétique dans la « car policy » des entreprises. Ce faisant, « les loueurs accompagnent activement leurs clients, sur des sujets aussi variés que la gestion des contraventions, la dé- signation des conducteurs, l’évolution  scale du Bo- nus-Malus, les nouvelles dispositions concernant la déduction TVA essence, l’ouverture de la campagne des CQA, la gestion des immatriculations avec la fermeture des guichets en préfecture... », précise Fa- brice Denoual. De quoi rassurer les gestionnaires et les décisionnaires achats à l’heure où les enjeux de connectivité et de  scalité font sans cesse bouger les lignes de la gestion des  ottes.l’auto-PaRtaGe : séduisant mais Pas si simPle à imPlémenteRLes formes de mobilité se diversi ent peu à peu en entreprise. La logique duunpourun– àuncol- laborateur correspond un véhicule – devient désuète. La faute à une meilleure prise en compte de l’uti- lisation du parc et de sa rationalisation notamment via l’auto-partage et le co- voiturage.Des opérateurs, tels que Mo- bilité Tech Green, constatent une baisse de 30% de la  otte en moyenne avec le déploiement d’une solution d’auto-partage. La Mairie de Paris, qui a mis en place ce dispositif en 2008, explique qu’un véhicule partagé en supprime huit en moyenne dans le parc. « Mais pour bien interpréter ces résul- tats il faut s’intéresser aux véhicules qui parcourent entre 5000 et 10000 kilo- mètres par an. Parfois unvéhicule peut rester jusqu’a 90% de son temps sur un parking. Les entreprises doivent adapter leur car policy aux déplacements de leurs collaborateurs », conseille Bernard Fourniou, président de l’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE). Et Brigitte Canta- loube, CDO du groupe PSA, d’ajouter : « Nous avons tissé des liens étroits avec les start-up de la mobilité en nous penchant sur les plateformes collaboratives de la mobilité – comme l’au- to-partage – ou les services associés à l’entretien et à la conduite d’un véhicule. Nous nous sommes ainsi rapprochés d’acteurs tels que Travel Car ou encore Auto Butler tout en lan- çant il y a quelques mois la marque «Free2Move» qui fédère l’ensemble des offres de services connectés et de mobilité, a n d’apporter de nouveaux services face à la montée des usages col- laboratifs. »Toutefois, « l’auto-partage se développe mais ne si- gni e pas obligatoirement une diminution du parc, même si pour la plupart des prestataires, il s’agit de leur argument phare. Par ailleurs un véhicule en auto-partage sera plus utilisé et sera en consé- quence renouvelé plus vite. Une bonne chose pour les loueurs et les construc- teurs », nuance Bernard Fourniou.Deuxième nuance à appor- ter : l’ampleur du phéno- mène malgré un engouement certain des entreprises. « Si la majorité des loueurs proposent de l’auto-partage, cela demeure un petit mar- ché malgré un intérêt vif des clients. De plus, il faut sou- ligner que le «car sharing» est très exigeant en matière de process et de logistique.«Pourvu que cela ne soit pas Jocelyne de la compta qui l’ait utilisée avant moi, elle empeste le parfum»52 Avril - n°39associations entre construc- teurs et start-up, innovation dans le véhicule connecté, précision sur ce qui nous attend en termes de vé- hicule autonome. Et bien plus encore... « Les loueurs ont l’habitude d’interagir avec de nouveaux interlo- cuteurs et d’enrichir leur écosystème notamment pourloueurs longue durée (LLD). Par ailleurs, côté LLD, les offres télématiques proposées par les acteurs du marché sont en pleine croissance. Le lancement de la LLD aux particuliers n’y est pas innocente, de même que les évolutions  scales et règlementaires font également bouger les]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEUne étude du SNLVLD montre que pour une voiture louée entre 36 et 40 mois, une opé- ration de 58 heures est nécessaire pour mettre en place un deuxième compte sur le même véhicule... », modère Fabrice Denoual.les PRémices d’une nouvelle oFFRe de covoituRaGeL’offre de covoiturage se développe également. Sur ce sujet, start-up et grands loueurs travaillent de concert pour promouvoir de nouvelles solutions en entreprise. A l’image par exemple du récent partena- riat entre WayzUp et ALD Automotive qui ont sorti en janvier leur offre de co- voiturage. « Cette nouvelle offre s’inscrit dans le pro- longement de notre volonté de promouvoir les nou- velles mobilités auprès deBusiness guidesnos clients mais également auprès de notre personnel, qui adopte progressivement l’application. Le lancement d’une solution de covoitu- rage en partenariat avec une start-up innovante et performante, à l’image de WayzUp, est aussi l’occa- sion de travailler avec ces jeunes pousses du secteur pour un enrichissement mu- tuel », témoigne Jérôme de Retz, directeur marketing chez ALD Automotive. Une nouvelle manière de répondre aux 60000 migra- tions pendulaires estimées par ALD dans le cadre de ses contrats.GoMore s’était de même alliée avec LeasePlan l’an- née dernière pour les ventes aux particuliers. Dans ce système, l’utilisateur devient alors locataire d’une voiture neuve dont il jouit « pen- dant une année ou plus » et dont il peut sous-louer l’usage aux membres de la communauté GoMore. C’est le partenaire Lea- sePlan qui gère le contrat d’assurance du véhiculeet son entretien pendant 20000 kilomètres, ainsi que l’assistance en cas de panne. Une rémunération est versée à GoMore que LeasePlan considère tel un distributeur dans ce modèle d’affaires.le tcm une notion encoRe duRe à aPPRéhen- deR ?Tout le monde ne jure que par le TCO (coût total de détention du véhicule). Pour- tant, avec les nouveaux modes de déplacement qui naissent en entreprise, une nouvelle notion émerge : celle de TCM, pour le coût total de mobilité.Fabrice Denoual souligne :« Le mode de fonctionne- ment des loueurs c’est de donner du conseil au en- treprises. Ou en d’autres termes, quel parc s’adapte le mieux à vos usages pour as- surer la mobilité profession- nelle de l’entreprise. Nous intervenons dès le début de la car policy avec deux grands axes d’analyse : laen btob?56 Avril - n°39thématique de coûts via le TCO et la thématique RH via le véhicule en tant que moyen d’incentive et de signe statutaire. Le passage du TCO au TCM se réaliseentraîner des surcoûts de 40% sur un véhicule en matière de TCO.Coté mobilité, le neuf vient bien entendu également des start-up. Certaines d’entredirections et un autre plus petit moins coûteux tout en octroyant la différence de budget en crédit mobilité pour pallier les besoins de mobilité globale du colla-dans l’optimisation des usages et nous conseillons notamment les entreprises sur certains points de vi- gilance. » Presque tous les loueurs proposent donc des formations en éco-conduite ou des outils mobiles pour mesurer les bonnes pra- tiques via une application sur smartphone. Presque une obligation de moyens aujourd’hui lorsque l’on sait que les comportements des collaborateurs peuventelles, suite à un audit poussé des déplacements en entre- prise, vont même jusqu’à proposer des solutions iné- dites. Chez Ubeeqo, l’offre se différencie en proposant un choix plutôt inédit en fonction de la mobilité des collaborateurs. Selon la car policy en vigueur dans l’en- treprise, la solution Ubee- quo offre de la  exibilité et peut donner le choix entre les véhicules classique- ment déterminés par lesborateur, qu’il s’agisse de trajets professionnels ou personnels, en train, en avion, bus, vélo...la télématique PRoGResseEn 2017, l’offre d’outils de télématique est désormais généralisée par les loueurs. « Le taux de pénétration est plus fort mais il existe encore des obstacles pour bien utiliser l’informa- tion. La géolocalisationUune manière de voir autrement ses migra- tions pendulairesLes loueurs accompagnent sur la gestion des contraventions, la désignation des conducteurs, l’évolution  scale...]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[demeure toujours un sujet sensible. Nos clients doivent demander l’autorisation auprès des instances de représentation du person- nel. La démarche est sou- vent laborieuse », explique Fabrice Denoual. Mais la mé ance est toujours de rigueur comme en atteste le dernier rétropédalage d’Orange qui a du faire marche arrière sur ses boî- tiers de télématique après condamnation.Cela dit, la télématique au- torise indéniablement une analyse  ne de l’utilisation du véhicule. L’impact de la technique sur le TCO est manifeste d’autant plus que les données, passées au crible des différents tamis du gestionnaire de  otte, permettent d’optimiser son utilisation. « La tendance actuelle se traduit dans le passage de données calcu- lées à partir d’algorithme vers des données réelles. Aujourd’hui de nombreuses solutions proposent des tableaux de bord estimés àpartir de données géo-lo- calisées qui sont ensuite extrapolées par un algo- rithme. Nous voulons allertage, soit en l’ajoutant au véhicule roulant. L’avenir de la donnée réelle serait lourd de conséquences pourentraîner l’achat de véhi- cules essence. En d’autres termes, les véhicules vont davantage être choisis enbaisse du seuil de déclen- chement du malus à partir de 127g émis par kilomètre. Et la création de 66 tranches au lieu de 12 auparavant. Le malus varie donc de 50 à 10000 euros. Au-delà de l’avantage en nature, les loueurs préconisent par conséquent de sortir progressivement des parcs d’entreprise les véhicules sous le coup d’un malus important. Bonne nouvelle néanmoins pour les entre- prises, car les construc- teurs ont, semble-t-il, anticipé le législateur en fournissant pour presque chaque segment des véhi- cules diesel avec des taux d’émission inférieurs à 127g. Par exemple, chez Audi, la A4 1.4 TFSI 150 2017 émet 123g/km; le Re- nault Kadjar, Diesel Energy dCi110E.DCECO2émet entre 99 et 103; le BMW X5 xDrive40e 2017 est annoncé avec un taux de 77g/km...Une baisse du seuil de déclenchementdu malus à partir de 127g émis par kilomètre.Et la création de 66 tranches au lieu de 12 auparavant.Le malus varie donc de 50 à 10000 eurosplus loin en nous connec- tant directement à la boîte noire du véhicule. Nous sommes partenaires depuis trois ans avec PSA. Nous souhaitons également nous lier à d’autres construc- teurs », con e Olivier Pi- card, directeur d’Ocean,  liale d’Orange Business Services sur la gestion de  otte. Chez PSA, les don- nées réelles sont captées par le montage d’un boîtier et l’installation d’une puce, soit dès l’usine de mon-la totalité de l’écosystème lié au véhicule.Fiscalité :les liGnes bouGent encoRe...La prise en compte des changements fiscaux res- surgit directement sur la car policy. Par exemple, le fait que la TVA soit déductible sur l’essence avec des taux de déductibilité sur cinq ans alignés sur celui du diesel (planning différent pour les VU) va certainementfonction de leurs usages réels et non pas seulement à l’aune de la fiscalité. En particulier pour les véhicules qui parcourent moins de 20000 km/an. Nuançons cependant cette bonne nouvelle pour les motorisations essence en soulignant que ce choix énergétique ne représente que 9% des nouvelles im- matriculations en 2016. L’autre fait marquant en 2017 demeure la nouvelle grille de malus avec une57ecoreseau.fr]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesParcs électriques de voitures et deux-roues Bientôt le Grand Soir ?Les entreprises attendent encore d’être séduites, malgré des avancées signi catives en termes de technologies et d’aides  nancières.Par Cyril Michaudplace par l’État, les entreprises sont catégoriques : le manque d’autonomie des utilitaires électriques ; le prix des voi- tures, de l’ordre de 2,5 à 3,5 fois plus élevé, selon le type de véhicule choisi ; l’absence d’utilitaire dimensionné à leurs besoins.Elles privilégient, par consé- quent, le développement d’une  otte de véhicules hybrides, plutôt que le tout électrique. C’est le cas par exemple du réseau logistique Sofrilog, qui « travaille activement surDelaval, directeur général de l’unité d’affaires éco-mobilité au sein du groupe La Poste. Ce qui constitue un véritable frein pour un transporteur comme pour une entreprise qui doit livrer, chaque jour, des tonnes de colis et de lettres. Malgré cela, La Poste a déjà acquis près de 35000 véhicules électriques sur une  otte qui en compte 85000. « Nous disposons de 7000 Renault Kangoos ZE, 3000 stabys (des triporteurs électriques), 1000 quadéos et 24000 vé-nault dont le contrat court jusqu’en 2021 avec La Poste, qui devra faire un effort signi-  catif sur le prix de vente de ses véhicules, avec la baisse programmée du bonus éco- logique. « Cette baisse du bonus écologique est tout à fait normale », estime Frédéric Delaval. « Elle a permis de développer une  lière indus- trielle qui aujourd’hui prend son envol. » La Poste attend donc des évolutions notables pour les années à venir : « Des constructeurs viennent nous consulter, parfois même américains et chinois, et nous leur exprimons nos besoins, qui évoluent en termes d’équi- pement, d’usages, volumes, autonomie. »bientôt un utili- taiRe caPable de PaRcouRiR 270 km sans RechaRGeR Conscient des enjeux à venir, Renault qui n’imagine pas un seul instant perdre un client aussi important que La Poste a décidé, sans plus attendre, de mettre les bouchées doubles. Le constructeur français qui équipe également en utilitaires d’autres grands groupes tels qu’Orange ou encore ERDF – deuxième  otte électriquemarché de l’utilitaire élec- trique, devant le Peugeot Partner et le Nissan e-NV200, disposera très bientôt d’une nouvelle batterie et d’un mo- teur plus puissant. Ce qui permettra de doubler prati- quement son autonomie : 270 kilomètres sans recharger au lieu de 170 actuellement, soit la plus grande capacité af chée sur le marché des véhicules légers électriques. Un argument qui devrait, sans nul doute, séduire les entreprises jusqu’ici réticentes.le PRemieRFouRGon électRique attendu en Fin d’annéeLes premières livraisons de ce Kangoo « new generation » sont attendues avant l’été et La Poste devrait être l’une des premières sociétés françaises à exploiter l’autonomie de cette nouvelle version. Mais elle ne sera pas la seule... Renault vise également les PME et TPE prêtes à troquer leur vieil utilitaire diesel contre un électrique, avec en prime un bonus écologique de 10000 euros. « Nous comptons aller chercher les artisans et les commerçants », annonce, ambitieux, Gilles Normand, directeur de la division véhi- cule électrique de Renault. Pour assoir son leadership sur le segment de l’utilitaire électrique, la marque au lo- sange dispose également d’un deuxième atout dévoilé lors du dernier salon automobile de Bruxelles : la commercia- lisation d’un véhicule grand format, réclamé par de nom- breuses entreprises. Il s’agit d’un Master ZE en trois ver- sions de 8 à 22 m3. Ce gros fourgon, le premier électrique du marché af chant un tel volume et un.e autonomie de 200 km, est annoncé pour la  n de l’année. Renault espère d’ici-là remplir ses carnets de commandes.Malgré l’impor- tant bonus écolo- gique accordé par l’État, les ventes d’utilitaires électriques représentent au- jourd’hui encore un chiffre marginal. À l’exception de La Poste ou d’ERDF, peu de grands groupes français ont décidé de se lancer dans le tout électrique. Deux véhicules Renault attendus cette année pourraient néanmoins inciter les PME et TPE à investir : l’arrivée d’une deuxième gé- nération de Kangoo ZE dont l’autonomie a été doublée, et d’un volumineux Master ZE, réclamés à cor et à cri par les entreprises.des encouRaGe- ments FinancieRs PouRtant consé- quents6000 euros, c’est le montant du bonus écologique reversé par l’État à l’achat d’un vé- hicule électrique. Pour les entreprises qui font le choix de remplacer un véhicule diesel de plus de dix ans,cette aide de l’État peut même grimper jusqu’à 10000 euros. Des mesures incitatives qui visent à booster les ventes de voitures électriques dans l’Hexagone. En 2016, il s’est écoulé 21793 véhicules élec- triques, particuliers et entre- prises confondus (+26,4%). Les conditions particulièrement avantageuses offertes par l’État ont principalement séduit les particuliers. Les entreprises, elles, hésitent encore. C’est ce que révèlent également les chiffres dévoilés en ce début d’année : en janvier et février, il s’est immatriculé seulement 714 véhicules utilitaires élec- triques (-13,6% par rapport à 2016) contre 4513 voitures électriques de particuliers (+37,5% par rapport à l’an dernier).des blocaGesà leveRQuand on les interroge sur les freins qui les empêchent d’investir à l’heure actuelle dans l’électrique, malgré les mesures incitatives mises enle déploiement d’une  otte de véhicules hybrides », en attendant l’électrique. Car il reste encore du chemin à parcourir. « Le problème est simple. Au-delà de 4 m3, les constructeurs n’ont pas encore commercialisé de véhicule d’une plus grande capacité », résume Frédériclos à assistance électrique. Cela montre l’engagement du groupe La Poste en ma- tière d’éco-mobilité. Malgré cela, il faut être conscient que nous ne pourrons dé- velopper davantage notreBientôt une conscience environnementale af - chée jusqu’au bout ?Les conditions particulièrement avantageuses offertes par l’État ont principalement séduit les particuliers. Les entreprises,elles, hésitent encore...Mobilité douce électrique en libre-serviceA quand l’intermodalité ?Les mises en place de solutions de mobi- lité douce électrique en libre-service se multiplient et se révèlent prometteuses pour les grandes entreprises à l’avenir. A Monaco, 15 stations de vélos à assis- tance électrique de la société azuréenne Clean Energy Planet sont installées un peu partout : au Centre hospitalier Prin- cesse-Grace, jusqu’à la Roseraie Prin- cesse-Grace de Fontvieille. Au Luxem- bourg aussi, les e-bikes à l’autonomie de 35 à 50 km permettent de parcourir des trajets sans effort et se restituent direc- tement sur station City Mov’ en un seul geste, grâce à un système ergonomique.Fortement marquée par l’identité VTT depuis des années, la station des Gets a également lancé une  otte de vélos à as- sistance électrique en libre-service. Le service, baptisé GetsLib’, s’adresse à tout public et vient renforcer l’offre de trans- port local. Car ces différentes initiatives prouvent qu’un complément aux trans- ports en commun et autres covoiturages est en train de voir le jour. Nombre de col- lectivités, adeptes de cette intermodalité naissante, s’équipent d’ailleurs pour leurs agents municipaux, à l’exemple de Fon- tenay-sous-Bois, Villejuif dans le Val-de- Marne... otte si dans le même temps l’offre ne s’améliore pas. » Un message à peine voilé à l’attention des constructeurs tricolores, notamment Re-de France avec plus de 1300 véhicules – vient en effet de dévoiler une nouvelle géné- ration de Kangoo ZE.La voiture la plus vendue du58 Avril - n°39]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[SOLUTIONS DE DÉPLACEMENTS DURABLESPOUR UNE MOBILITÉ D’AVENIRAccès par badge Totem avec Station d’accueuil : charge et Flotte VAE adaptée au RFID interface utilisateur verrouillage automatique des vélos libre-serviceDES SOLUTIONS INTELLIGENTES, UNE DÉMARCHE ÉCO-RESPONSABLE ET INNOVANTEStations connectées et multimodalesL’implantation d’une vélo-station électrique est une action concrète de votre engagement dans le développement durable et la RSE.Un service sur mesure : maintenance, suivi et statistiques d’utilisationNos solutions permettent au grand public ou employés d’entreprises et collectivités de réaliser des éco-déplacements en toute simplicité.Gestion de votre station en ligneDiminuez les émissions en CO2 et Carbone, réalisez des économies  nancières et privilégiez le bien-être grâce au vélo électrique !Accompagnement personnalisé tout au long de votre projetAméliorez votre image en légitimant votre engagement, et pro tez de retombées positives en termes de communication !FAITES CONFIANCE À CLEAN ENERGY PLANET POUR VOTRE PROJET DE MOBILITÉ DOUCE :]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationRéseaux & in uenceDécryptage d’un groupement ou cercle en particulier, de son dynamisme et de sa capacité à favoriser le networkingCPME (ex-CGPME)Tisseurs de liens économiquesAdhérer à un syndicat patronal ? Si les dirigeants des TPE-PME sont souvent trop seuls, ils restent mé ants. L’ex-CGPME en a fait son cheval de bataille.n’est pas ankylosée », pose François Asselin, élu à la tête du syndicat en 2015. « Les PME et les TPE, c’est un géant économique qui représente un emploi privé sur deux mais qui n’est pas toujours bien traité », ex-pour aider les PME dans leur gestion, les accompagner dans leur développement, leurs RH, et pour accroître leur réseau et leur visibilité.dans les départements et au niveau régional. La cotisa- tion annuelle varie selon les départements. Comptez en moyenne entre 150€ (pour un auto-entrepreneur et les nouvelles entreprises) et 600€ pour une entreprise de plus de 50 salariés avec des pa- liers intermédiaires, autour de 400€ pour une TPE de dix personnes.commissions métiers, nous échangeons pour devenir plus forts. Le chef d’entre- prise est un homme ou une femme qui prend des risques. Mais nous ne sommes pas des Superman pour autant. Aspects techniques, commer- cial, management,  nance- ment et négociation avec les banques, pilotage d’activité et lecture des indicateurs, il faut des connaissances dans tous les domaines. Un réseau comme la CPME permet tout cela. » Avec trois axes prioritaires sur un territoire pluriel entre le Nord-Isère et le bassin grenoblois. « Enfon- cer le clou sur la RSE et faire partager notre expérience au national, renforcer la visibilité des adhérents entre eux avec des outils pour mieux se voir et favoriser le maillage territorial. Et en n, un axe plus politique : avoir des représentants dansPar Olivier Remy« syndicalismede seRvice »Les raisons d’adhérer à laCPME ? « Les chefs d’entre-prise ne doivent pas resterseuls, d’abord. La CPME leurpermet de mutualiser leursattentes et leurs problèmes,leur propose un accompa-gnement, qu’il soit juridique, nancier, sur les marchés, laformation, avec des expertsdisponibles sur leur domainede compétences et quelleque soit leur conventioncollective. Intégrer notreréseau, qui n’est pas unréseau d’affaires, mêmesi les CPME territorialesorganisent des rencontresbusiness, c’est aussi l’op-portunité de peser au niveaudu territoire et d’exercer des et sa relation avec ses sala- les Communautés de com-La CPME ou comment briser les chaînes de la soli- tude entrepreneurialeLes candidats à la pré- sidentielle ont reçu un livre blanc avec 89 propositions et cette mise en garde : « 5 ans pour agir », de la CPME. En quelques chiffres, la CPME représente 60000 adhérents directs, soit 600000 entreprises reven- diquées en intégrant ceux des antennes locales et les membres des branches pro- fessionnelles, un maillage de 125 unions territoriales, près de 200 branches profes- sionnelles et syndicats de métiers représentés, et une nouvelle identité, en lieu et place de la CGPME créée en 1944 par l’industriel pa- risien Léon Gingembre. Une longue histoire, un budget de 9M€ et 33 collaborateurs au siège, dans les Hauts-de- Seine, « mais surtout une organisation patronale quiexPeRtiseet lobbyinGÉlu à la présidence de la CPME de l’Isère (500 ad- hérents)  n février, Jérôme Lopez, 45 ans, a rejoint le syndicat en 2009, sept ans après avoir repris l’entre- prise d’usinage où il avait effectué son stage d’études d’ingénieur. « Intégrer ce réseau, c’est promouvoir non seulement une idée, mais des actions, une économie, une manière de voir l’entrepriseplique ce PDG d’une PME des Deux-Sèvres spécialisée dans la restauration de mo- numents historiques qui fait 6,2M€ de CA. « Or, il doit peser, être entendu, donc être actif. Nous sommes l’un des trois partenaires sociaux reconnus avec le Medef et l’U2P (UPA et UNAPL, NDLR). Les PME, c’est la France des patrons patri- moniaux. Il ne s’agit pas d’opposer les 5000 grandes entreprises aux PME mais nos réalités sont différentes. » Alors même que les rela- tions avec l’U2P sont tendues sur fond de représentativité patronale et que, selon un sondage Ifop-Fiducial de 2015, 81% des dirigeants de TPE ne sont pas adhérents d’une organisation patronale, cette CPME 2.0 a l’ambition d’être un réseau pragmatiqueC’est l’opportunité de peserau niveau du territoire et d’exercer des mandats : CPH, tribunal de commerce, URSSAF, CCI, CAF, CPAM, AGEFOS...mandats : CPH, tribunal de commerce, URSSAF, CCI, CAF, CPAM, AGEFOS... à travers lesquels il est possible de faire entendre sa voix. Parce que le vrai combat à gagner est celui des idées. » L’adhésion ? Elle peut être parrainée mais ce n’est pas une nécessité. Industrie, com- merce, services, artisanat... toutes les branches sont re- présentées et généralement organisées en commissionsriés », explique le PDG de Parolai Stil Eco, qui a trouvé aussi sur son territoire des partenaires pour sous-trai- ter la fabrication de boîtes hermétiques utilisées dans le milieu médical. « En se réunissant lors d’un petit-dé- jeuner que nous organisons un jeudi sur deux, en visitant chacun notre tour nos entre- prises, en communiquant via nos mails d’info, les com- missions thématiques et lesmunes pour rencontrer les élus et leur permettre de mieux connaître le monde de l’entreprise. » Et François Asselin de conclure avec un discours qui invite à la res- ponsabilité : « Les jeunes ont envie de faire quelque chose de leur vie, ils ne cherchent pas la planque, ils veulent.se réaliser. À nous d’être à la hauteur dans cette quête de sens. À nous d’avoir le cou- rage de poser les actes. »60 Avril - n°39]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[Julien, 43 ans. Directeur général, diplômé 2015, Management GénéralEt si vous aussi,vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ?Consolidez vos expériences, actualisez votre vision stratégique et pilotez la conduite du changement avec Management Général.12 mois à Paris, 2 immersions à l’étranger, format week-end. Pour les cadres dirigeants.HTTP://EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.EDU/FR/© Getty Images – 570220216]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationBaromètreActualités des grandes écoles nouvelle oFFRe de FoRmationNouveau MSc in Data Analytics & Digital Business à l’EDHECL’EDHEC Business School ouvre nouveau programme, avec la création d’un MSc in Data Analytics & Digital Business. Ce nouveau master sera disponible sur le campus de Lille, à partir de septembre 2017. Aujourd’hui, Google traite en moyenne plus de 40000 requêtes chaque seconde, ce qui signi e plus de 3,5 milliards de recherches par jour et plus de 1200 milliards de recherches chaque année dans le monde.Ce nouveau master a été spécialement conçu pour combler le fossé entre les spécialistes de la donnée et les décideurs/managers. Il offre aux étudiants une opportunité unique de se positionner au cœur des décisions de demain par l’acquisition d’un « langage commun» compréhensible à la fois par les data scientists et par les managers en entre-prise. Les domaines d’activités visés par cette formation sont, d’un côté, les systèmes de communication et réseaux, les systèmes embarqués, et de l’autre le domaine des objets connectés. Des drones à l’avionique et aux systèmes de contrôle des automobiles, des smartphones à la myriade d’objets connectés, l’informatique et les réseaux ne sont aujourd’hui plus limités aux ordinateurs, mais sont présents dans presque tout ce que nous utilisons au quotidien.Source : EDHECSKEMA ouvre deux MS : Marketing direct & Commerce Electro- nique et Management de Projets et programmesConçu par les experts académiques et professionnels du e-commerce et de la rela- tion-client, le programme Marketing Direct et CommerceElectronique permet d’accéder aux connaissances indis- pensables du métier (référencement SEO, UX...), à tous les outils et certi cations (Agile PM, Google Analytics, Google Adwords...) pour être au sommet de l’exigence et de l’innovation des fonctions marketing et e-commerce dans leurs nouvelles dimensions digitales. L’apprentissage associe étroitement enseignement académique et conduite de projets, en relation avec des problématiques proposées par des entreprises de référence, les associations profes- sionnelles du secteur (ADETEM, AFM, FEVAD...) et les incubateurs de start-up.Source : SKEMAL’IÉSEG lance un Master en apprentissage,  lière « Digital Mar- keting et Innovation »L’IÉSEG School of Management proposera pour la rentrée prochaine un nouveau Master en apprentissage,  lière « Digital Marketing et Innovation » à Paris accessible aux étudiants de niveau Bac+3 dans les domaines de l’Economie, de la Gestion et du Management.Source: IESEGInnovation pédagogique : des cours sur l’ingénierie automobile durableLes étudiants ayant choisi l’option Automobile dela majeure Mécanique Numérique et Modélisationà l’ESILV peuvent suivre un nouveau cours inédit en partenariat avec l’éditeur de logiciels ANSYS et l’Université de Liège en Belgique (l’ULG): ingénierie automobile durable et prototypage virtuel (Sustainable Automotive Engineering and Virtual Prototyping) a n d’appréhender les véhicules du futur.Cette option Automobile vise à préparer les étudiantsà une carrière professionnelle avec une connaissance approfondie de l’ingénierie au- tomobile adaptée aux nouvelles tendances (propulsion hybride, véhicule électrique, véhicule autonome...), tout en offrant des spécialisations au cœur de l’industrie et de la recherche pour répondre aux besoins.Source : ESILVBrèves, études, actus et classements du mois concernant les Grandes Ecoles, les Universités et le recrutement, picorés en toute subjectivité Le marketing est sur toutes les lèvres ce mois-ci. Coté formations, l’EDHEC, SKEMA et l’IESEG ouvrent toutes les trois des formations dédiées au marketing et au business digital. Au sujet du branding, acteurs de l’enseignement supérieur et entreprises ont conscience qu’elles doivent renforcer leur marque pour attirer de nouveaux talents. L’oc- casion pour l’X de jouer la carte séduction via de nouvelles vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. Le temps égale- ment de constater que le CAC 40 semble dé nitivement avoir adopté les réseaux sociaux pour redorer les marques employeur. Dans la partie RH en n, la rédaction vous propose quelques brèves sur le bonheur au travail et le principe de vacances illimitées en entreprise. Bonne lecture.62 Avril - n°39]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[BaromètreRh & FoRmationRéussite du MOOC Global Financing Solutions co-construit par l’EDHEC Business School et Société GénéraleL’EDHEC Business School et Société Générale ont annoncé le succès du MOOC Global Financing Solutions co-construit par l’institution académique et l’un des leaders des services  nanciers en Europe. Pour Société Générale, cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de digitalisation de son offre de formation, adaptée à la fois aux besoins des collaborateurs de se former à la carte, mais également aux besoins des étudiants en quête de formations pratiques ancrées dans une réalité professionnelle. D’une durée de six semaines, ce MOOC dispensé en anglais combine théorie et pratique pour mieux appréhender la dynamique du  nancement et son rôle au cœur même de l’économie réelle. Parmi les sujets abordés : les processus de syndication, les différences entre  nancement d’actifs et  nancement de projet, le fonctionnement des marchés de capitaux, les avantages de la titrisation ou encore la couverture de risque de taux d’intérêt.Entre octobre et décembre 2016 : près de 800 inscrits, dont une partie basée à l’étran- ger. Le taux de réussite est de 36%, un taux élevé en comparaison à la moyenne des MOOC. La réussite de ce MOOC permet l’obtention d’un certi cat délivré conjointe- ment par l’EDHEC et Société Générale. « Notre volonté est de fournir aux talents de demain l’accès à la formation et l’expertise sur nos métiers, tant auprès des étudiants qu’au sein même de notre institution, note Pierre Palmieri, directeur des activités de  nancement chez Société Générale. Par une approche pédagogique et innovante, nous démontrons en quoi les métiers du  nancement participent activement et concrètement au  nancement de l’économie réelle. »Source : EDHEC Business School stRatéGie des acteuRs de l’enseiGnement suPéRieuRISC et sa stratégie de partenariats qualitativeLors de la présentation de son plan stratégique 2017/2022, l’ISC Paris a annoncé la mise en place d’une stratégie d’alliances qualitative pour accompagner ses enjeux de développement à l’international et mettre en œuvre une politique d’hybridation desprogrammes, de doubles compétences et de doubles diplômes. Ce faisant, un Business Fon- dation Program ouvrira en septembre 2017. Il permettra à des étudiants étrangers de suivre, sur le campus de leur choix, pendant six mois à un an, un programme de formation au ma- nagement. Avec l’EFREI, école d’ingénieurs, deux doubles diplômes manager-ingénieur et ingénieur-manager démarreront à la rentrée 2017. D’autres partenariats ont également été signésavec entre autres, l’Institut supérieur international du parfum de la cosmétique et de l’aromatique alimentaire (ISIPCA) pour la spécialité Cosmétiques et Parfums et l’Ins- titut du management des services immobiliers (IMSI) pour la spécialité Gestion des patrimoines immobiliers.Source : ISCBranding et grandes écoles : l’X, un univers fantastiqueL’École polytechnique dévoile deux vidéos destinées à renforcer sa notoriété, notam- ment à l’international, et à recruter des étudiants dans le monde entier pour l’ensemble de ses cursus de formation. Le premier  lm a pour objectif d’éveiller l’intérêt des futurs candidats. Le second, court  lm d’animation, présente de façon pédagogique les cursus de l’X et son environnement académique.Le coin des RHStratégie marque employeur et réseaux sociaux : le CAC mature ?Althéa et 231e47 publient, pour la 5ème année consécutive, l’étude HR IDEA, l’indicateur digital de l’engagement et de l’attractivité RH des entreprises du CAC40. Cette étude s’appuie sur l’analyse des usages des réseaux sociaux dans le cadre de la stratégie digitale RH de ces entreprises. Quels faits saillants ressortent de cette étude ?2017 marque la maturité des entreprises en termes de stratégies multicanales autour de la marque employeur. Alors que certaines entreprises sont présentes sur tous les médias sociaux « classiques » (LinkedIn, Facebook, Twitter), d’autres font le pari de cibler leurs supports de communication – et privilégient des médias utiles au regard des modes de consommation de leurs cibles de clients (candidats) recherchés. Aujourd’hui, les entreprises adoptent les codes marketing de la publicité pour vendre le produit « offre d’emploi », en proposant une réelle expérience de marque ainsi qu’un univers favorisant des émotions et des sentiments positifs avant, pendant et après l’achat du produit ! L’objectif est d’offrir un parcours omni-canal avec une expérience candidat mémorable. Au-delà de postuler, le candidat doit vivre une expérience unique au cœur de l’entreprise, qui sera un facteur d’in uence de sa satisfaction et de sa  délisation à la marque. En pleine ère de l’ « in- fotainment », les informations communiquées se doivent donc d’être simples, lisibles, facilement accessibles et surtout cohérentes quel que soit le format de chaque point de contact. Tous les candidats utilisent de nombreuses sources dans leur recherche d’emploi, il convient donc de construire un parcours d’informations structuré en adéquation avec ces dernières. C’est le dé  majeur d’une stratégie multicanale ef cace : comment réussir à capter l’attention des candidats dans un monde volatile et surchargé ? Les quatre pre- mières éditions HR IDEA montraient que les entreprises du CAC40 – particulièrement le secteur bancaire – se démarquaient, en adaptant leurs stratégies de communication à l’évolution des consommateurs/candidats. En 2017, l’étude montre l’émergence de nou- veaux acteurs et con rme un renouveau stratégique de la marque employeur, basé prin- cipalement sur l’authenticité, la cohésion et la différenciation des contenus. En quelques mots, une marque employeur plus humaine et plus à l’écoute de ses candidats !Source: Althéa et 231e47Sans oublier...• Lancement of ciel le 30 mars d’IBS Paris Saint Michel, nouvelle école des médias• Nouveau logo IMT pour Mines Albi-Carmaux et Mines Alès, deux écoles de l’IMT• Le cours Florent propose désormais une offre de formation continue sous le nom de Cours Florent Exécutive• Ouverture d’une 5ème  lière par apprentissage à l’Insa Lyon en informatiqueecoreseau.fr 63]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationBonheur au travail rime avec équité, accomplisse- ment et  ertéLe 13 mars, Robert Half révèle les résultats de son enquête* sur le bonheur au travail. Parmi les principaux ingrédients du bonheur au travail, les personnes interrogées placent en priorité :« Être traité équitablement et avec respect » (50,5%) « Le sentiment d’accomplissement » (49,2%)« Être  er de son entreprise » (48,6%)« L’intérêt du poste » (46,1%)Beaucoup estiment que la satisfaction au travail relève de la res- ponsabilité de tous, aussi bien du salarié que de l’entreprise (57%). 9% estiment quand même que leur bonheur est uniquement entre les mains de leur patron. « Pour créer des équipes heureuses, les entreprises doivent pouvoir s’appuyer sur des salariés qui témoignent d’un vrai intérêt pour leur travail et qui ont le tempérament et les compétences adéquates pour développer leur carrière sur le long terme, explique Olivier Gélis, directeur général chez Robert Half. Ens’appuyant sur des collaborateurs épanouis, les entreprises peuvent véritablement créer une culture du travail positive. »Les salariés qui témoignent du niveau de bonheur le plus élevé travaillent princi- palement dans le secteur informatique. A l’inverse, les niveaux les plus faibles sont observés dans le secteur juridique,en revanche, c’est le domaine où les salariés trouvent leur travail le plus intéressant.Globalement les salariés les plus jeunes (18-34 ans) sont ceux qui considèrent avoir le moins de liberté dans leur travail (65%) contre 70% des collaborateurs de 55 ans et plus.Par rapport aux autres pays couverts par l’enquête, la France arrive en seconde position en matière de respect de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, 66% des salariés s’en montrant satisfaits. Mais la France arrive en bas du classement en matière de salaire : 38% estiment être justement payés.*NB: Enquête réalisée par un institut de sondage indépendant auprès de 2000 salariés français au 3ème trimestre 2016. L’enquête a également été menée en Australie, en Belgique, au Canada, en Allemagne, au Luxem- bourg, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.Transformation numérique : les tendances de l’emploi- Big Data, Internet des objets, cybersécurité... Ces compétences sont de plus en plus recherchées. Même si elles ne représentent pas autant d’offres de postes que les métiers traditionnels du secteur numérique, comme celui des systèmes d’information, elles ont clairement le vent en poupe. Voici les grandes tendances révéléesBaromètrepar le 9ème baromètre de l’IMT réalisé à l’occasion du Forum des télécommunications qui s’est tenu le 9 février dernier à Paris.Les recrutements devraient se maintenir à un haut niveau en 2017. Et ce sont les jeunes ingénieurs qui en pro tent le plus.La transformation numérique crée de nouveaux besoins à com- mencer par l’analyse de données massives dans l’audit-conseil, l’industrie, les groupes de banque-assurances. PSA en a fait l’un de ses dossiers RH prioritaires. Avec Criteo, Safran et BNP Paribas, le constructeur est d’ailleurs partenaire de la chaire Machine Learning for Big Data de Télécom ParisTech. Un moyen de former de futurs talents dans ce domaine.En n, la cybersécurité devient un enjeu clé. Dans tous les secteurs, c’est l’un des métiers qui monte. Selon le baromètre IMT des métiers du numérique, il représente 13% des besoins chez les opérateurs Télécom et 11% dans l’audit/conseil et l’industrie.Source : IMT- Les technologies du Web font aussi partie des métiers d’avenir.La spécialité représente 14% des demandes des éditeurs de logiciels. Experts du référencement, développeur (J2E, SQL, javascript ..), UX designer, etc., font partie des spécialités en vogue où la pénurie de candidats risque de perdurer. Les développeurs Full-stack, ces « couteaux suisses » du codage, qui savent construire une application de bout en bout, restent très recherchés.Source : IMTBientôt des vacances illimitées pour tous?Le géant du Streaming Net ix – pionnier depuis 2004 en la ma- tière –, le groupe japano-américain Indeed qui possède une  liale en France ou encore la start-up Popchef ont décidé de franchir le pas en accordant des « vacances illimitées » à leur salariés. L’idée, pour changer nous vient d’un petit nombre d’entreprises high-tech de la Silicon Valley. Concrètement ces entreprises se sont interdit de réglementer les congés à condition que les objectifs  xés soient remplis. Des entreprises étrangères, toutes dans le domaine de l’IT et des nouvelles technologies telles que Evernote, VMware, Workday, Edmunds.com, HubSpot, Eventbrite ont également mis en place ce système de vacances illimitées. Chez Worday, les abus sont rares, car depuis sa mise en place les intéressés prennent tout juste deux jours de plus. Pour les équipes américaines d’Indeed, le nombre de jours de congés est en hausse de 30% mais n’impacte pas la performance du groupe. L’impact de cette mesure est donc davantage psychologique et consiste plus en une nouvelle manière de responsabiliser ses équipes à l’aune des résultats. Reste que le cadre réglementaire en France demeure rigide. Une mise en place de vacances illimitées ne semble être qu’un doux rêve pour l’ensemble des salariés français.[ Focus sur un ] nouveau métier« Rudologue »Les déchets sont parfois considérés comme le nouvel or noir ; l’urine, elle, comme étant le nouvel or vert. Peut-être une manière de se rassurer tandis que la société moderne produit toujours plus de déchets. Ainsi, la surveillance, le traitement et la valorisation des déchets constituent une activité en fort développement.Le métier de rudologue se penche sur l’ensemble de ces problématiques en tant que spécialiste de la gestion et valorisation des déchets industriels ou ménagerset de la prévention des pollutions de l’environnement. Ce faisant, le rudologue met en place des méthodes et des moyens de protection a n de réduire la fréquence des risques environnementaux et surveille les installations. Les formations sont multiples pour prétendreàcetypedeposte mais toutescomprennent dehautes quali cationsen chimie,environnement,biotechnologie,géographie, aumoins sanctionnées par un diplôme de niveau Bac+5.S’il était surtout employé par les organismes publics ou parapublics de protection de l’environnement, par les collectivités territoriales ou les industries très polluantes ou productrices de déchets à risque, les besoins en rudologie s’élargissent dans un contexte où en 2013, les entreprises ont déposé près de 346000 offres auprès de Pôle Emploi sur les métiers verts ou verdissants... soit plus d’une offre sur huit. D’après les estimations du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE), le secteur devrait créer plus de 600000 postes à l’horizon 2020. Alors que l’on recensait 900 rudologues en 2013, on estime que ce métier serait porteur et devrait employer 5000 personnes à l’échéance 2025.Patrick Levy-WaitzPrésident de la Fondation Travailler AutrementPDG d’ITG, leader du portage salarialTravail indépendant : passer du parcours du A combattant au parcours de croissancel’heure du numérique, le visage depuis le XIXe siècle change de nature. du travail se transforme. Il n’est 83 % des embauches se font sous une plus le même qu’au siècle dernier, forme d’emploi atypique (hors CDI tempscroissance d’autres formes d’emploi plus autonomes et à l’émergence de nouveaux intermédiaires.Ces mutations impliquent la création et le développement du co-working, de l’ubérisation, des coopératives d’emploi, groupement d’employeurs, portage salarial, auto-entreprenariat... Mais elles sont en- core trop peu connues et souvent oubliées dans les débats de l’élection présidentielle. Aujourd’hui, il s’agit de comprendre que les individus ont de nouvelles aspirations entre la liberté et l’autonomie. La récente étude de la Fondation Travailler autrement sur les travailleurs indépendants a montré que ces deux notions sont les premières motivations qui poussent les individus à tenter l’aventure indépendante.Au-delà de ce constat, les cadres juridiquesde l’activité indépendantes sont encore trop  ous, trop éloignés des réalités du quotidiens de ces presque trois millions d’actifs sur notre territoire. L’heure n’est plus au constat mais à l’action pour en n donner des garanties à ces acteurs d’une croissance en mutation, et plus largement, à tous les actifs qui seront appelé à passer d’un statut à un autre, à cumuler plusieurs activités, à avoir plusieurs vies profession- nelles. Libérer la volonté d’entreprendre, les énergies créatrices et favoriser l’emploi, c’est ce qu’il nous faut faire pour passer du parcours du combattant au parcours de croissance de tous ceux qui veulent entreprendre dans notre pays. Le renou- veau du modèle français, c’est donner la capacité à chacun de s’adapter dans un monde en transformation.mais il n’est pas tout à fait autre non plus. Si nous ne savons ni quand, ni combien d’emplois sont amenés à disparaitre, nous savons que le salariat tel qu’il a prévalucomplet) et les CDI signés aujourd’hui durent en moyenne... deux ans seule- ment ! Même si l’emploi salarié est encore largement représenté, nous observons la64 Avril - n°39Travailler autrement]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[Manager autrementRh & FoRmationLes innovations RH émergent constamment. Focus sur l’une d’entre ellesLes organisations sans hiérarchieL’holacratie, un mot dont on va parlerUtopie ou prochaine lubie ?des communautés d’intérêt complémentaires à leurs ac- tivités ». Dans les faits, chez Onepoint, il n’y a que trois niveaux hiérarchiques, mais aussi trois communautés. « Les salariés peuvent appar- tenir à deux communautés. Nous prêtons beaucoup plus d’attention au leadership qu’au hiérarchique, dans une entreprise qui devient une plateforme collaborative. »demain un monde comPlètementPlat ?Cette tendance débouche dans sa forme extrême sur l’holacratie, système révo- lutionnaire puisque le pou- voir et le modèle pyramidal des structures hiérarchiques traditionnelles disparait. Fi- nies aussi la  che de poste et la fonction, généralement très vite en désaccord avec le travail du quotidien. Les collaborateurs endossent désormais des « rôles », parfois multiples. D’aucun peut évoluer en  nance, en développement produit et en RH. « Les gens retrouvent des capacités d’initiative dans leurs zones de talents.Un changement libérateur d’énergie et d’innovation », déclare Bernard Marie Chi- quet, qui a accompagné la coopérative rennaise Sca- rabée Biocoop, regroupant cinq magasins, trois res- taurants, un snack et un service traiteur bio. Chaque employé a des rôles qui correspondent à des tâches jugées indispensables au bon fonctionnement de l’organi- sation comme encaisser les clients, réapprovisionner le rayon épicerie, passer com- mande, gérer les  ches de paie... Plus de 1000 rôles ont été déterminés, pour 160 salariés ! L’autoritéet les décisions incombent à celui qui fait, dans des équipes qui s’auto-organisent en matière d’objectifs et de« L’Hexagone est le pays le plus hiérarchique et centra- lisateur, où la souffrance au travail est la plus forte. La demande d’émancipation est donc plus prononcée », constate Bernard Marie Chi- quet, qui a accompagné une cinquantaine d’entreprises. Même Danone a mené une expérimentation sur un ser- vice pilote de 300 personnes. « Toutes les activités sont concernées. J’ai aussi col- laboré avec le secteur public ou des acteurs de l’ESS. A chaque fois ceux qui ont l’au- torité abdiquent le pouvoir à une constitution, téléchar- geable sur notre site, qui campe les "métarègles" du jeu. L’ensemble des collabo- rateurs devient subordonné aux règles du jeu », expliquede perte d’énergie. Aucun salarié ne peut être heureux s’il est employé à contrôler des hommes ou à entrer des chiffres dans des tableaux. C’est en tout cas l’avis de Jean-François Zobrist, an- cien DG de la fonderie Favi à Hallencourt en Picardie depuis 1971 : ses ouvriers travaillent pour leurs clients et non pour leur supérieur hiérarchique, avec un atelier découpé en mini-usines, cha- cune dévolue à un comman- ditaire. Evidemment l’indice con ance doit être élevé. La pointeuse a été supprimée, et l’ouvrier décide du tempo. La direction garde juste un oeil sur le prix de revient des pièces. Il n’y a jamais de retard de commande, les salariés acceptant des extras le week-end pour satisfaire les délais, travaillant pour un client déterminé garant de la sauvegarde de l’emploi.PRise de ResPonsabi- lité avant toutLes détracteurs redoutent l’absence de reconnaissance du n+1, ou la montée des conf lits parce que tout le monde se prend pour le chef. « Ce système fait ressortir des tensions qui restaient cachées. Il est plus sain, mais aussi plus sportif », admet Bernard Marie Chiquet. Les échecs existent, à l’exemple de Zappos, site de vente de chaussures en ligne qui a dû récemment faire marche ar- rière. Mais ces inconvénients sont mineurs « à côté de la responsabilisation de chacun et au sens donné », insiste leconsultant.Cha.cunpeut rapidement faire avancer un projet, une idée ou un chantier béné que à l’entreprise, un graal aujourd’hui.Par Julien TarbyEtre salarié, sans hié- rarchie, tout en étant décideur. Plus de chef, plus de poste attitré, et des entreprises qui s’au- to-organisent. Non vous ne rêvez pas, telle est l’holacra- tie, développée en 2001 par Brian Robertson, dirigeant d’une société d’édition de logiciels outre-Atlantique, encore contre-intuitive au- jourd’hui, mais toujours plus répandue. « J’étais fasciné par ces entreprises inca- pables de pro ter pleinement du talent des uns des autres, à cause d’un lien de subor- dination  gé », se souvient Bernard Marie Chiquet, fondateur de la société iGi Partners, spécialisée dans la recherche et dans l’accompa- gnement des organisations vers l’holacratie. « C’était l’outil qui manquait », se réjouit l’ancien consultant chez E&Y qui l’a découvert il y a huit ans.des oRGanisations Plus « Flat » dans un PRemieR temPs Les couches hiérarchiques ont tendance à se résorber dans les structures pour accroître la vitesse de communication et la réactivité. Mais pas seulement. « Cela permet de donner plus de responsabi- lités aux salariés », insiste David Layani, président fon- dateur du groupe Onepoint, société de conseil et de ser- vices dans le numérique qui applique les principes de l’entreprise libérée. Pour cet entrepreneur désormais à la tête de 2000 collaborateurs dans le monde, « les nou- velles générations veulent constater l’impact direct de leurs actions, cherchant à évaluer les risques, à décider d’eux-mêmes. L’entrepre- neuriat se répand partout dans l’entreprise, sous forme d’intrapreneuriat, mais aussi lorsque les salariés fondentLes gens retrouvent des capacités d’initiative dans leurs zones de talents. Un changementlibérateur d’énergie et d’innovationNouvelle ère de des- truction des pyramides (hiérarchiques) ?fonctionnement. Lesquelles – nommées « cercles » dans le jargon holacratique – sont interconnectées mais au- tonomes. Rôles et process sont revisités chaque mois dans les cercles, en fonction de ce qui s’est passé, pour une adaptation constante à l’environnement.exPéRimentations de-ci de-làSi l’holacratie est née aux Etats-Unis, elle semble en vogue en Europe, par- ticulièrement en France.celui qui organise des mo- dules de deux jours à l’atten- tion des équipes dirigeantes pour qu’elles jugent si cette mutation est compatible avec leur culture d’entreprise. Scarabée Biocoop avait par exemple sensiblement grandi en quelques années, et était marquée par la multitude de réunions avec les direc- teurs de site pour prendre des décisions communes, alors qu’en rentrant chacun faisait ce qu’il voulait. Le bond en avant s’est imposé, pour plus d’agilité et moinsecoreseau.fr 65]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationCarrières & TalentsAnalyse d’une formation et de sa capacité à satisfaire les besoins des entreprisesFormations professionnelles courtesEn quête de profondeur...Régulièrement réformée, la formation professionnelle fait parler d’elle. Pas toujours dans un sens positif. Pour autant, les formats courts peuvent enrichir un CV.Par Murielle Wolski66 Avril - n°39Les formats courts : un moyen de pallier les freins de votre carrière ?Un post sur Lin- kedIn à la re- cherche de té- moignages, 832 vues... et aucun retour. L’in- térêt des formations courtes professionnelles ne semble pas patent. Pourrait-on parler d’un certain embarras. De prime abord. Pourtant, de quelques heures oude quelques jours, ces cur- sus constituent un marché d’envergure. En France, aujourd’hui, ce segment compte 60000 structures agréées – dont 8000 pour activité principale – pour un volume de 25 millions de formations et 17 millionsde bénéficiaires en 2014, selon les dernières données connues. La durée moyenne est de 27 heures. Un chiffre qui tend à se réduire. De cinq jours il y a dix ans, une formation s’étale au- jourd’hui sur deux jours. La raison ? Plus le temps, et pas plus de moyens non plus. « On veut former de plus en plus de salariés, d’indépendants, de chô- meurs... avec des finance- ments stables, s’agace Jean Wenaëre, président de la Fédération de la formation professionnelle (FFP). Or on peut parler de nécessité économique. Le capital humain est le premier fac-teur de production. Dans 20 ans, 50% des métiers actuels auront disparu, autant dire l’urgence de la question. »PasdeRévolution,des ajustements Sécurité incendie, gestion de l’agressivité, de la ma- ladie d’Alzheimer ou de la fin de vie... tous les ans, Estelle Perello, cadre ad- ministratif de la maison de retraite médicalisée Beau- regard de Nanteuil-le-Hau- douin (Oise) arrête son programme de formations. « Ces séquences apportent à chacun, explique-t-elle,Pascal JunghansResponsable de l’activité prospective, Entreprise et Personnel, enseignant à l’université de Paris-Dauphine, chercheur-associé au CEREGE (EA CNRS)Ce que sont les signaux faiblesReconnus comme des données anticipatrices de premier ordre, ils font plon- ger dans les circonvolutions plus intimes du cerveau.« Les managers semblent chérir l’information informelle et plus particulièrement les potins, rumeurs et autres spéculations. Pourquoi ? La réponse est l’opportunité : un bavardage aujourd’hui peut être réalité demain », écrit le grand théoricien du management Henry Mintzberg1. Ces potins sont désormais appelés signaux faibles, c’est plus chic. Mais ce sont les mêmes données fragmentaires, ambigües, incertaines, peu répétitives, noyées dans le  ot informationnel, dif ciles à saisir. Ils sont au cœur de la veille anticipative car ils peuvent contenir les prémisses deruptures majeures. Ces données sont acquises par des procédures très personnelles au cours de rencontres, de discussions de tables ou de clubs. Les paroles comptent mais parfois moins qu’une intonation, une mimique, un « feeling » ressenti fu- gitivement. Dans ce contexte ambigu, les signaux faibles, déjà imprécis, seront acquis à travers des mécanismes cognitifs tout aussi équivoques. Après la culture, l’expérience professionnelle, premiers détecteurs, des mécanismes plus intuitifs et moins rationnels entrent en scène. L’immense neuroscientiste Antonio Damasio décrit le sentiment soudain de faire face à une vérité par le mot de « malaise ». Le signal faible est acquis lorsque des marqueurs somatiques se déclenchent et lancent du fond du ventre un « Eureka ! ». L’acquisition des signaux faibles dépend des capacités personnelles à accepter ses intuitions, de sa tolérance à l’ambiguïté, de sa capacité à accepter les événements non familiers, à accepter la divergence. Un signal faible peut alors être négligé, ignoré, déformé quand il ne correspond pas au schéma mental de celui qui cherche. Ou lorsque l’individu, face à un signal trop divergent, se révèle trop... « faible » pour s’extraire de la logique dominante de son organisation. C’est ainsi qu’un des plus puissants patrons français a, en son temps, exigé que ses subordonnés fassent un « travail sur eux » pour mieux traiter ces signaux faibles. Le signal faible, un bruit, n’est pas en lui-même une information. Il doit donc faire l’objet d’un traitement interprétatif, humain. Il sera véri é, confronté avec des informations formalisées. C’est ainsi qu’il acquiert une fonction anticipatrice de premier plan.(1) Le management. Éd. d’Organisation, 2004Strategy review]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[Carrières & TalentsRh & FoRmationet à l’équipe. L’effet de cohésion est perceptible. C’est un temps d’échange apprécié de tous. » Son budget : 25000 euros pourmatique, tes outils... on en retire moins. C’était le cas à propos des newsletters, par exemple. Pas facile de répondre aux attentes dedémesurées. « Faire de nous des as de la vidéo en 14 heures était mis- sion impossible », confie Isabelle, journaliste dansActuellement, les sessions linguistiques, l’informatique avec l’impact du digital, le socle de compétences de base et les formationscomportementales, où comment manager des hommes... sont de loin les plus demandés40 salariés. Stéphane Co- tard, grossiste à son compte en loisirs créatifs, Azimut créatif, est plus partagé. Le catalogue de la Chambre des métiers rend acces- sibles des mises au point toujours utiles sur le droit du travail, les fiches de salaire... La tonalité est différente en matière de technique. « Si un module ne colle par directement à ton actualité, ta problé-tous les participants qui baignent dans des envi- ronnements professionnels totalement différents. Mon activité n’avait rien à voir avec celle de la coiffeuse, du gérant d’un garage... » Le sentiment de gâchis est prégnant.Les formations courtes ne font pas l’unanimité... Sans application immédiate et durable, le bénéfice est nul. Et gare aux ambitionsune maison d’édition. Jé- rôme Fauquembergue, il y a peu encore manager d’EuraTechnologies, pôle d’excellence économique dédié aux technologies de l’information et de la communication à Lille, s’interroge : « Un ou deux jours ? Tout juste bon pour acquérir un vernis, mais ces parenthèses sont beau- coup trop courtes pour apporter quelque choseAir du tempsSujet tabou il y a quelques années, les focus sur la grammaire et l’orthographe françaises se démocra- tisent. Cadres ou pas, tous les publics sont concernés. Il en va de l’image de marque de l’entreprise.Avec le sourire, Laura Desmarez parle de son par- cours. Sans avoir recours à l’anonymat – ce qui pour la thématique, n’est pas chose commune. A 51 ans, un Certi cat d’aptitude professionnelle (CAP) vente en poche, cette ancienne directrice de magasin Gi , au- jourd’hui superviseur d’inventaires dans les Pyrénées Orientales, toujours pour cette enseigne de produits à bas prix, a repris récemment les bases du français. « Sur proposition de son supérieur hiérarchique, ex- plique-t-elle. Le sujet a été abordé lors de l’entretien annuel. Je l’ai bien pris. Il n’y a pas d’âge pour évoluer et progresser. » Même entreprise, et même décontrac- tion par rapport au sujet, avec Mickael Perodeau. Ce préparateur de commandes a décroché assez tôt du système scolaire. En  n de sixième exactement. « Pas facile de demander une formation sur le sujet, note-t-il, même si j’avais conscience d’avoir des lacunes. C’est gênant lors des mails à transmettre aux collègues et aux chefs. Travailler le français a ôté un peu de ma ti- midité. J’ai repris con ance en moi. » Deux trajectoires professionnelles à l’image des stagiaires en demande de formation en français.Un marché qui fait  orèsMême avec un taux de réussite de 91,4% au Bacca- lauréat général à la session 2016, les fautes d’ortho- graphe s’étalent dans les mails et autres courriers professionnels. Les entreprises en ont pris conscience et aident leurs salariés à les chasser. Les lacunes en orthographe, un tabou? C’est de moins en moins vrai. Pour preuve le boom des séminaires qui y sont consacrés. « Se réconcilier avec l’orthographe » pour Cegos et « S’entraîner à éviter les pièges de la langue française » ou « Rédiger des courriers et des e-mails ef caces et professionnels » chez Demos ou bien en- core les ateliers proposés par les groupements d’éta- blissements publics locaux (GRETA), les remises à ni- veau se multiplient. Le nombre de stagiaires de Cegos a bondi de 38% en un an, passant de 180 à 250. «La tendance devrait se poursuivre, souligne Pia Martin, responsable de cette gamme, comme ces stages vont être référencés pour le Compte personnel de formation (CPF), né de la dernière réforme de la formation pro- fessionnelle.» Et c’est sans compter la certi cation Voltaire qui a fait une percée notoire en quelques an- nées – depuis 2008 exactement. « Plus besoin de faire son coming out dans l’entreprise, analyse Pascal Hos- tachy, fondateur et dirigeant de Woonoz, à l’origine du projet Voltaire. Avec dorénavant une plateforme et uncoaching par mails et Skype,  ni les complexes ! » Pas moins de 100000 certi cats ont déjà été validés. 700 entreprises sont partenaires, 1500 établissements de formation associés, dont 300 à 400 dans le supérieur. Je parle français, tu écris français, nous dévorons le français. Et demain, peut-être, les mathématiques de la même manière, c’est le dé  que s’est lancé Woonoz pour les mois à venir.Pourquoi un tel business avec la langue de Molière ? « Tout le monde écrit, souligne Bernard Fripiat, auteur belge, à l’origine d’un site dédié (www.orthogaffe. com) mais aussi formateur pour différents organismes de formation. Les conditions de travail, le stress, la rapidité exigée... ne sont pas non plus étrangers à la poussée des fautes... Comme les secrétaires ont dis- paru, cadres et dirigeants alimentent aussi – depuis une dizaine d’années – les effectifs de ces stages. Ce segment assurément ne connaît pas la crise, même mieux on pro te complètement de l’évolution tech- nologique. » Selon Line Sommant, ancien membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour le res- pect de la langue française, ancienne prêtresse des dictées de Bernard Pivot, 25% des stages sont propo- sés par la hiérarchie, les autres sont volontaires. « Une condition sine qua none pour monter dans les strates de l’entreprise. »Les formations dédiées au français cartonnent !67ecoreseau.fr]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationCarrières & TalentsLa dictée, de nouveau à la mode, même chez les dirigeants ?de palpable. De quoi dé- velopper un périmètre intellectuel, mais pas de savoir-faire, ni d’opération-elles devraient les ouvrir sur l’ensemble de l’acti- vité. Tout le défaut des politiques en silo. »positifs ainsi mis en lu- mière. » Aucun doute pour lui : le CV ne doit pas faire l’impasse dessus. Pourtant, l’opération n’est pas gagnante systémati- quement. « Décrocher une certification Microsoft pour l’informatique ou Sosie ou MBTI (évaluation de la personnalité et des motivations) pour les res- sources humaines constitue un atout indéniable pour différencier une candida- ture, afficher la maîtrise de son secteur, explique Ja- mila Braik, responsable du centre Apec (Association pour l’emploi des cadres) d’Evry. Et ce n’est pas tant la durée que le contenu qui compte... Mais une forma- tion ne peut pas amener à revoir son projet. C’est bien l’inverse. Le projet est-il réaliste ? Y-a-t-il un marché en face ? Se lancer dans une formation sans objectif bien ficelé serait une erreur : vous n’aurez pas un nouveau financement de si tôt ! » Actuellement, les sessions linguistiques, l’informa- tique avec l’impact du digi- tal, le socle de compétences de base (cf. encadré) et les formations comportemen- tales, où comment manager des hommes... sont de loin les plus demandés. Toujours en rapport direct avec l’ac- tivité de la société. On ne peut pas tout demander àLe dipositif CLéADévelopperl’employabilité deses salariés peuquali ésOn connaissait le Droit individuel à la forma- tion (DIF), passé à la trappe avec le Compte personnel de formation (CPF). Dans la fa- mille des sigles de la formation profession- nelle, voici venu CLéA, nom du socle com- mun de connaissances et de compétences. Ce dispositif intéresse les collaborateurs sans quali cation aucune, les décrocheurs, pour amorcer un cercle vertueux.« Tout salarié de plus de 16 ans doit avoir un niveau de classe de troisième, explique Pia Martin, manager à la Cegos. Une stratégie pour aider les bas niveaux de quali cation à se repositionner sur le marché du travail. Respecter les consignes, savoir s’organiser, communication orale, compter... 28 do- maines sont à respecter. Le valider permet de prouver la maîtrise de l’ensemble des savoirs communs à tout secteur d’activité et de le faire  gurer sur un curriculum vitae pour rebondir. » Au regard des 2,3 millions d’actifs non quali és que devrait compter l’Hexagone en 2020 – c’est-à-dire demain –, selon la Fédération de la formation pro- fessionnelle (FFP), l’information a son im- portance. « Les bas niveaux de quali cation ont eu – souvent – une expérience malheu- reuse dans leur parcours initial, commente Jean Wenaëre, président de la FFP, aussi ont-ils du mal à se motiver, à repartir dans ce circuit. Ce travail incombe alors aux en- treprises. »http://www.moncompteformation.gouv.fr/mon-compte-person- nel-de-formation/ma-liste-de-formations/clea-socle-de-connais- sances-et-competencesnalité. Et les entreprises ont tendance à avoir une vision court-termiste dans leur gestion du personnel,Sans application immédiate et durable, le béné ce est nul. Et gare aux ambitions démesuréesrenforçant des compétences déjà présentes, créant des hyper-spécialistes quandun atout suRlecv?Les diplômes, Thierry Boukhari, directeur délégué de Gifi ne leur accorde pas (beaucoup) d’intérêt. En revanche, son attention se porte précisément sur les formations courtes, sui- vies dans les deux ou trois dernières années. « Elles révèlent parfois davantage les traits de la personnalité que l’entretien, comme la pugnacité... La capacité à se remettre en cause, à suivre l’évolution de son métier... Autant de points.son entreprise.68 Avril - n°39]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[Carrières & Talents]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineLa Sélection culturelleLivres - BD■ Les secrets de l’Univers (d’Hubert Reeves, éd. Robert Laffont « Bouquins », 2016)Notre Univers a donc une histoire... On ne l’a décou- vert qu’au XXe siècle. Histoire dans laquelle nous trouvons, nous, humains, notre place. C’est ce qu’Hu- bert Reeves, astrophysicien et conteur magistral, a su faire comprendre au grand public depuis plus de 35 ans. Ce volume qui réunit « Patience dans l’Azur », « L’Heure de s’enivrer », « Dernières nouvelles duCosmos » et « Chronique des atomes et des galaxies », cinq de ses nombreux ou- vrages, permet au lecteur de répondre à de nombreuses questions sur les origines de la vie. Qu’est-ce que la théorie du Big Bang ? Comment les atomes, les étoiles ou encore notre système solaire sont-ils apparus ? De quelle façon les premières molécules organiques se sont-elles dé- veloppées sur notre planète, jusqu’à desformes de vie de plus en plus complexes... et même l’émergence d’une conscience humaine capable de poser des questions et de reconstituer un tel récit ? Le Franco-Canadien, président d’honneur de la nou- velle Agence française pour la biodiversité, balaie le spectre des connaissances de l’in niment grand à l’in-  niment petit avec beaucoup d’érudition, mais aussi de malice. L’anthologie permet de réaliser à quel point notre conception de l’histoire de l’Univers a connu de grands bouleversements depuis une cinquantaine d’années.■ Génération #startuppeuse ou la nouvelle ère (de Viviane de Beaufort, éd. Eyrolles, 2017)Les Y balaient d’un revers de main les blocages d’un autre temps, ils n’ont pas le temps d’attendre comme leurs aînés. Ils bourdonnent dans les incubateurs, les espaces de coworking, les bureaux ou encore les ca- fés, partagent, échangent et se soutiennent.Que nous disent-ils ? Pourquoi voir petit quand on peut faire grand ? Au-delà de projets divers et de per- sonnalités af rmées, des points communs à percevoir, cette génération utilise ses compétences pour donnerdu sens au monde. L’auteure engagée pour la promotion de la mixité est donc allée à la rencontre de jeunes créatrices qui frappent aux portes de mentors, interpellent les  nanceurs avec des dossiers à peine  celés, et surtout voient dans leur démarche un projet de vie. C’est quoi, être entre- preneure ? Comment se tester avant de se lancer ? Comment trouver lebonne idée et la bonne équipe ? Qui peut jouer le rôle de soutien ? Qu’est ce qui attend la startuppeuse une fois lancée ? Autant de questions à laquelle la profes- seure titulaire à l’ESSEC Business School, directrice du centre européen de droit et d’économie, répond, en ayant échangé avec de sacrées personnalités.■ Blabla république. Au verbe citoyens ! (par Philippe-Joseph Salazar, Lemieux éd., 2017)Voici en bonne et due forme une analyse du mal-parler politique, médiatique et intellectuel, à côté du brou- haha démocratique des opinions sans enjeu ni prisede risque. Philippe-Joseph Salazar pointe cette rhéto- rique républicaine qui sature l’espace public dans un style ironique et pamphlétaire. Ce blabla politique où les paroles slogans et les lieux communs tiennent lieud’action. Tout y passe : les prétendus « off » du président de la République, les tweets du Premier ministre, les débats parlementaires, les experts, les intellec- tuels, mais aussi le youtuber Norman et les rappeurs de PNL, exemples, eux, de l’ « ubérisation de la parole populaire ». L’élite, maîtresse d’une « technologie de la parole », face à un peuple réduit à se défouler dans les rubriques com- mentaires des médias en ligne. La so- lution ? Réapprendre à parler, dans cestyle IIIème République, pour rendre à la vraie parole politique, celle des citoyens, son autonomie.■ La France des solutions, ces citoyens qui bâtissent l’avenir (Reporters d’espoirs et Jean-Louis Etienne, Arthaud, 2017)« Je ne suis pas d’un optimisme béat, mais plus l’am- biance est anxiogène, plus je me désolidarise de la part négative que cultive la société. » La personnalité de l’explorateur Jean-Louis Etienne a de quoi séduire, et ce d’autant plus qu’il est le parrain de la France des Solutions 2017 et préfacier de l’ouvrage. Celui-ci re- cense une cinquantaine d’initiatives, riches d’inventi- vité, qui donnent le smile et s’inscrivent parfaitement dans les idées que défend EcoRéseau. Entrepreneurs, agriculteurs, industriels, ouvriers, maires, associatifs, citoyens, nous racontent leurs parcours et la réalisa-tion de leurs initiatives positives et concrètes. Elles ont pour vocation de faire avancer notre pays sur tous les fronts, qu’il s’agisse d’emploi, d’éducation, d’innovation, de solida- rité, de relocalisation, de protection de la nature. A Carcassonne, des ouvriers reprennent leur industrie alimentaire au bord de la faillite et la repositionnent sur le local et la qualité. C’est dans la Drôme que 30 % de l’agriculture est bio. Et c’estentre Nice et Paris que se perfectionne un moteur de recherche alternatif à Google. Du côté de la solidarité, Marseille avec Acta Vista, ou Lille avec le Collectif des SDF de Lille s’organisent pour répondre à la pé- nurie de logements, à l’insertion de personnes sans domicile  xe ou de jeunes défavorisés. Il n’y a rien de plus convaincant que l’exemple d’une initiative réus- sie. Voilà qui tombe bien : elles foisonnent. Chaque année, depuis 2013, l’association Reporters d’Espoirs dirigée par Gilles Vanderpooten - dont l’objectif est de souligner le journalisme dit « de solution » ou « constructif » - organise « La France des Solutions », pour faire l’inventaire de ces bonnes nouvelles... et s’en inspirer.■ « Vous mentez ! Détecter le mensonge et démasquer les menteurs » (de Marwan Mery, éd. Eyrolles, 2014)Détecter le mensonge est complexe et souvent plus dif cile qu’on ne l’imagine. Marwan Mery, fondateur de MMG, cofondateur de l’agence des négociateurs, spécialiste en lecture comportementale, en a fait son métier. Les hommes se grattent le nez quand ilsmentent, les femmes évitent le contact oculaire quand elles bluffent, nos enfants sont de piètres menteurs... Vous croyiez connaître les rouages de la fourberie et des tromperies en tous genres ? Faux ! Ces idées re- çues sont d’ailleurs erronées, comme beaucoup d’autresd’ailleurs ! Cependant, avec des outils éprouvés scienti quement, la tâche devient plus aisée et l’analyse plus précise. Mais ce n’est pas tout ! Quand on sait qu’une per- sonne nous ment, comment la faire avouer ? Comment décrypter son comportement et poser les bonnes questions ? Dans cet ouvrage émaillé d’anecdotes vibrantes et réjouissantes, Marwan Mery livre sans retenue les techniques qu’il a utilisées du-rant 20 ans lors de négociations complexes, interroga- toires et entretiens à forts enjeux. Il existe bel et bien des armes redoutables pour détecter le mensonge, dé- masquer les menteurs et obtenir la vérité. A lire sans modération pour les chasseurs de vérité et enquêteurs en herbe.Spectacle■ À l’est, l’Asie (photographies de Stéphane Klein, du 10 mars au 15 avril, Chapelle du Carmel à Libourne)Des dizaines de milliers de clichés réalisés en une vingtaine de voyages par Stéphane Klein, une cen-taine sera exposée durant plus d’un mois dans la prestigieuse enceinte du Carmel. Ils ont été réalisés en Inde, au Laos, au Vietnam ou en Chine. C’est donc la substanti que moelle des périples exécutés entre 1996 et 2006 qui est proposée par cet artiste du cru libournais. Le visiteur se voit offrir une balade poétique dans ce continent lointaindont on parle tout le temps, mais que l’on ne connaît pas encore vraiment.■ One Women Show « RESPIRE » de Véro- nique RoyerVéronique Royer, notaire devenue comédienne – au- teure – réalisatrice, a écrit et interprète Respire, mis en scène par Laurent Bellambe, pour raconter le par-cours de vie d’une petite  lle qui a initialement placé sa con ance en les autres et non en elle. Avec poé- sie et violence, Respire nous amène à ré échir sur l’af rmation de soi, nos choix de vie, de la plus tendre enfance à l’âge adulte, l’éducation, les conséquences psychologiques de l’incompréhension et de l’absence d’écoute, les conséquences du sur- menage et de la recherche prédo- minante d’intérêts économiques audétriment de l’humain... Du burlesque au simple et sincère, un spectacle tout en rebondissements qui nous raconte un peu tous. Dates au théâtre et en entreprise sur www.veroniqueroyer-comedienne.comChoix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucune70 Avril - n°39]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineEtude d’un sujet de loisirs ou d’évasion pour en déterminer ses tenants et ses aboutissants, son évolution, ses innovationsAir du tempsSieste au travailSource de performances ?Longtemps taboue, malgré ses bienfaits tant sur la productivité que sur la santé, la sieste s’immisce dans les pratiques des entreprises, avec notamment l’émergence d’espaces dédiés. Par Elsa Bellangervail. Qu'elle se déroule dans leur voiture ou aux toilettes, la sieste qu'ils s'accordent leur permet de combler un dé cit de sommeil.viGilance, concentRationet PeRFoRmance amélioRées« À la naissance de mon pre- mier enfant, mes nuits se sont réduites, avec un impact sur mes journées de travail, té- moigne Vincent D'Hondt, fon- dateur de The Nap Concept. J'étais moins concentré, moins ef cace, plus irritable. » Insa-qui accompagne désormais les entreprises dans l'intégration de cette pratique, notamment par la création d'espaces dédiés. Ainsi, si la question du temps de sommeil est individuelle et ses raisons multiples (du mode de vie à l'hyper-connexion), les effets de la somnolence se manifestent dans l'entre- prise. Or, depuis les années 90, la NASA a établi, après une étude menée auprès de pilotes, qu'une sieste de 26 minutes améliorait les perfor- mances de 34% et la vigilance générale de 54%. Les bienfaits de la sieste se ressentent sur la mémoire et la concentration, mais aussi sur la santé, avec par exemple une amélioration du système immunitaire et une réduction du stress et des maladies associées.La sieste permet également d'assurer une déconnexion salutaire face aux sollicita- tions permanentes. C'est le cas pour Angélina, salariée du service de gestion de la PME Léa Nature, qui a mis en place, depuis 2013, une salle de sieste de 40 m2, ac- cessible hors du temps de travail, sur les temps de pause obligatoires non rémunérés etla sieste,ça s'aPPRendAvec la multiplication de ses échos favorables, « l'idée de pratiquer la sieste en entre- prise fait son chemin, en s'ins- crivant dans une démarche d'amélioration de la qualité de vie au travail », estime Caroline Rome. Si l'INSV ne tient pas de comptabilité des entreprises où se pratique la sieste, les exemples se multi- plient. Des groupes industriels comme Renault ou Google, les cabinets PwC et Deloitte, mais également de nombreuses start-up et PME osent créer des espaces dédiés, nommés salle de sieste, « siesterias », ou parfois plus pudiquement salle de ressourcement ou de récupération. « La création d'un espace de sieste s'inscrit souvent dans la logique de l'entreprise libérée où la con ance et le respect des rythmes et besoins de chacun règnent », précise Vincent D'Hondt.Le déploiement de la démarche est parfois compromis par prag- matisme : « La création d'un espace adéquat demande des mètres carrés, une ressource rare attribuée en priorité aux espaces de travail », indiquesortir d'une « certaine logique de la pointeuse ». « Ce ne sont pas 15 minutes de déconnexion qui mettent en péril une journée de travail, bien au contraire », plaide-t-il, d'autant qu'il s'agit d'être à l'écoute de son corps et de faire la sieste le jour où on en ressent le besoin. Reste que dépasser les idées reçues nécessite de faire un peu de pédagogie. « La sensi- bilisation est indispensable », assure Caroline Rome, qui dispense des formations en entreprise. « Il ne suf t pas d'ouvrir une salle, il faut un accompagnement pour faire accepter le lâcher-prise, il faut une incitation à intégrer la pratique. » L'accompagnement peut se réduire à une ou deux séances en groupe. « L'ap- proche collective démysti e la démarche », constate la sophro- logue. Il s'agit d'expérimenter et mettre en pratique différents outils, comme par exemple les techniques de respiration. L'idée est bien d'apprendre à lâcher prise. « Alors que le cerveau cogite instinctivement, il faut réussir à le rééduquer et lui faire accepter le lâcher-prise », ajoute Vincent D'Hondt. « Une séance de sieste est donc propre à chacun, dans le silence ou pas, dans l'obscurité ou pas. Mais au bout de trois ou quatre séances, on entre plus vite dans un état détendu et la sieste dure moins longtemps. » Ainsi, comme le résume le philosophe Thierry Paquot, dans « L'Art de la sieste » (Zulma, 2008), « la sieste, contrairement à une idée reçue, n'intervient pas seulement après le dé- jeuner pendant la période estivale, elle se manifeste à nous, chaque jour de l'année, pour nous inv.iter à une halte, brève et dense, qui remet nos compteurs à zéro. Et nous voilà détendus, prêts à redémarrer, disponibles ».Siester même sans baver au travail n’est pas encore tout à fait rentré dans les mœurs...Pratiquée au Japon ou en Espagne, droit des tra- vailleurs inscrit dans la Constitution en Chine, la sieste en entreprise reste, en France, une idée « farfelue » pour 36% des Directeurs administratifs et financiers (DAF), inter- rogés en 2014 par le cabinet de recrutement Robert Half France. Elle peut être associée à du temps volé à la journée de travail ou susciter un soupçon de faiblesse, de paresse ou d'in- compétence. Pourtant, face à la dette chronique de sommeil des Français (plus d'une heure de retard de sommeil par jour et par personne), « même une sieste courte de moins de 5 à 20 minutes permet de lutter contre les effets de fatigue induit par cette dette », plaide Caroline Rome, sophrologue spécialisée en vigilance et sommeil, attachée au centre du sommeil de l'Hôtel Dieude Paris.Selon un sondage de 2011 de l'Institut du sommeil et de la vigilance (INSV), 21% des personnes interrogées se sentent somnolentes au moins trois fois par semaine et 7% s'endorment dans la journée sans pouvoir résister. « 60% des Français font la sieste, que ce soit le week-end en se laissant aller à un sommeil léger ou plus profond, ou simplement par ce qu'on appelle une sieste " ash", en fermant les yeux fermés cinq minutes », rappelle Cécile Henri, qui a ouvert le centre de sieste et de relaxa- tion My Cup Of Time, dans le quartier d'activité de la Part Dieu à Lyon, et assure des ses- sions de sensibilisation dans les entreprises. D'après une autre étude de l'INSV (2012), 19% des actifs s'autorisent un petit somme en catimini pendant leur journée de tra-La NASA a établi, après une étude menée auprès depilotes,qu’unesiestede26minutesaméliorait les performances de 34% et la vigilance générale de 54%tisfait, il s'inspire des pratiques de récupération des sportifs et commence à faire la sieste, d'abord dans sa voiture, puis dans son bureau. « Au début, ça faisait sourire mes collègues. Mais le résultat était là : je re- trouvais mes performances en me déconnectant complètement pendant seulement 20 minutes de mon temps de pause. J'ai vite été imité », poursuit celuisur la pause méridienne. « Je ne m'endors pas réellement, le silence m’apaise et je suis plus détendue, raconte-t-elle. Amenée à régler des litiges, j'ai au bout du  l des gens mécontents alors, ici, je re- charge mes batteries. » Chez ce fabricant de cosmétiques bio qui compte 500 salariés, le taux d’absentéisme s'élevait à seulement 3,5% en 2016.Vincent D'Hondt. D'autres freins sont d'ordre culturels. « Celui qui se laisse aller à la somnolence devant son écran apparaît comme celui qui ne sait pas gérer », remarque Cécile Henri. Face à ce regard, « les salariés ne sont pas tou- jours à l'aise avec l'idée de dor- mir, même quelques minutes, sur leur lieu de travail ». Pour Vincent D'Hondt, il faut ainsiecoreseau.fr 71]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineL’Art du tempsTissot présente la nouvellecollection MotoGPTM 2017Tissot présente sa collection MotoGPTM 2017, inspirée par les performances palpitantes et époustou antes de la saison. La collection MotoGPTM 2017 o cielle comprend deux montres Tissot T-Race MotoGPTM en édition limitée.La première est une pièce automatiquelimitée à 2 017 exemplaires tandis quel’autre, disposant d’un mouvement àquartz, sera produite à 5 000 exemplaires.Ces montres rappellent les lignes dynamiques et robustes des motos ainsi que leurs fonctionnalités, qui se retrouvent dans leurs compteurs et leur bracelet. www.tissotwatches.comInspiration 1947 pour Michel HerbelinL’Atelier d’Horlogerie Française Michel Herbelin célèbre, cette année, ses 70 ans et édite une montre anniversaire limitée à 500 exemplaires, qui rendhommage au passé tout en embellissant le présent. . . Présentant un diamètre de 40mm, le boîtier arbore une carrure toute en rondeur, prolongée par des cornes simpleset épurées. Réalisé en acier plaqué or jaune poli, il réhausse, par sa couleur, le cadran bombé, protégé par un verre saphir également galbé. Le cuir gold a été artisanalement uséà la main pour o rir une patine qui achèvede parfaire l’intemporalité de cette pièce horlogère commémorative. Prix de vente Public conseillé : 1 450 €.Lornet dévoile son premiermodèle fémininAvec cette première création féminine, Lornet a che ses ambitions : s’imposer comme une maison française d’horlogerie de caractère, créative et contemporaine. La LA-02 est autant prévue...qu’imprévue. La pièce était en e et plani ée de longue date dans le plan de développement de Lornet.La pièce a rme très clairementl’identité esthétique et mécanique posée par son ainée la LA-01. On retrouve le boîtier tonneau, ses brancards, son mouvement 100% maison squeletté avec son balancier à midi. La pièce ne comporte ainsi plus aucun angle droit, venantcompléter harmonieusement le modèle masculin et sa ligne nerveuse.www.lornet-watches.comClassic Manufacture Worldtimer, une globe-trotteuse de styleLa manufacture horlogère suisse Frédérique Constant enrichit saligne Classic Manufacture Worldtimer d’une version arborant un nouveau ton brun. Sophistiqué à l’allure classique,ce garde-temps automatique donne simultanément l’heure dans 24 des plus belles villes au monde. Habillée d’un bracelet en cuir brun surpiqué blanc, cette nouvelle Frédérique Constant séduit par le charme intemporel de son allure. Votre complice essentiel pour jongler avecles fuseaux horaires sans jamais se tromper. Prix de Vente Public conseillé : 3 850 €www.frederiqueconstant.comHorlogerie & Joailleriewww.michel-herbelin.comLabrador, du design green et beau !Capsule AS Monaco parVicomte APour l’été 2017, la marque de prêt-à-porter Vicomte A. sous l’impulsion de son fondateur Arthur de Soultrait devient l’habilleuro ciel du Club de l’AS Monaco pour les deux prochaines saisons. Un vestiaire complet et urbain pour les fans de foot, composé de polos, chemises, sweat et T-shirts, déclinés en bleu marine, rouge et blanc. L’occasion de porter le blason monégasque en dehors du stade. www.vicomte-a.comC’est dans le quartier historique et trendy du Marais que la marque thaïlandaise Labrador a décidé d’ouvrir sa première boutique européenne. Présentés dans di érents coloris naturels, certains produits sont en cuir pleine  eur, d’autres en cuir recyclé, certains en  bres de cellulose... Coup de cœur pour ce sac bandoulière et à main en Tyvek. Le tyvek estune matière plastique recyclée ultra résistante qui est quasi indéchirable, imperméable et à la fois très légère. Doté d’un fermeture éclair zippée et anses en bandoulière ajustables, il a une contenance de 20L et dispose de huit compartiments de rangement intérieurs. 110 euros.www.lakange.comMode & AccessoiresCostume « iTravel » par De FursacAppropriée en toute circonstance, la qualité « iTravel » est développée en exclusivité par Lani cio F.lli Cerruti pour De Fursac. Les costumes, fabriqués à partir de laine australienne extra ne, sont une réponse idéale aux exigences de la vie contemporaine, rythmée par les voyages, les déplacements ou les longues journées. La qualité de cette laine o re une résistance au froissement, garantie par la haute-torsion de son  l. Unis, faux unis ou fantaisie, les costumes et trois pièces de la collection « iTravel » doivent la précision de leur  nissage, leur souplesse et l’éclat de leurs teintes au savoir- faire légendaire de la maison Lani cio F.lli Cerruti.www.defursac.fr72 Avril - n°39]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[Le Drawing Hotel, le dessincontemporain à l’honneurAu cœur du 1er arrondissement de Paris, rue de Richelieu, apparait le Drawing Hotel. C’est le premier établissement parisien àdéfendre la création contemporaine et plus particulièrement le dessin. L’hôtel comprend 48 chambres dont 2 suites, imaginées dansun style contemporain avec des matières nobles, et des pièces de designers ou d’éditeurs français. Un rooftop calme et verdoyant o re une vue sur les toits de Paris. Le « Drawing Shop » met à la vente des ouvrages autourdes artistes, et des articles liés à la pratique du dessin. Une « Art Concierge » accompagnera la clientèle désireuse de découvrir tous les lieux de la capitale, dédiés à l’art.www.drawinghotel.comUne nuit à 20 milles lieux sous la merAu large de la côte Est de la Tanzanie, l’île de Pemba est un petit bout de paradis de l’océan Indien. Très apprécié par les amateurs de plongée, le Manta Resort propose en exclusivité la première chambre sous-marine au monde. S’étendant sur troisétages, la villa comprend une chambre sous-marine, un salon au-dessus des eaux ainsi qu’une terrasse sur le toit, idéale pour pro ter la journée d’un bain de soleil et levoir se coucher sur l’eau le soir venu. Allongez-vous à 4 mètres sous le niveau de la mer et pro tez d’une vue sous- marine exceptionnelle à 360°. Vous pourrez admirer la grande diversité de poissons à travers les baies vitrées quidélimitent la pièce. A la nuit tombée vous serez émerveillé par le spectacle magique du ballet des raies manta, attirées par les lumières de votre chambre. A partir de 1500 € par personne pour une nuit avec petit-déjeuner. www.oovatu.com/sejour-hotel/tanzanie/manta-resortL’Art du tempsArt de vivre & PAtrimoineEvasionOuverture de Yooma, premierurban lodge à ParisInstallé sur le Front de Seine à deux pas de la Tour Ei el, le bâtiment dessiné par Ora Ito, transpercé par Daniel Buren, est une synthèse du contexte unique o ert par ce quartier parisien avec sa vingtaine de tours posées sur une dalleminérale. Ce projet unique en son genre est né de l’idée de Pierre Beckerich et de sa société Euragone. Un paysage d’aluminium et de béton cinégénique, Wenders et Gondry sont venus y tourner. Ora Ito ajoute un étage à la structure existante, met l’ensemble des cent six chambres en lévitation sur un lobby entièrement vitré, puis galbe l’édi ce d’une carapace d’aluminium intemporelle pour se fondre harmonieusement dans lecontexte. Chambres pour 2, 4 ou 6 personnes.www.yooma-hotel.comRénovation de l’Hôtel ErmitageBarrière à La BauleDepuis le 18 novembre 2016, l’Hôtel Barrière L’Hermitage La Baule est fermé pour d’importants travaux de rénovation et se prépare pour uneréouverture ce Printemps. Construit en 1926 par François André, L’Hermitage fait partie des hôtels mythiques de la collection Barrière. Véritable palace, il attire très vite les célébrités de l’époque, charmées par son ambiance paisible et son élégance authentique. Pour rénover ce bâtiment mythique, un seul crédo: « l’Art de vivre en héritage ». Aux commandes, Chantal Peyrat, décoratrice et architecte d’intérieur, quiimagine les espaces avec élégance et harmonie pour une signature « cosmopolite, conviviale et élégante ».www.groupebarriere.comPlus de con ance en soi avec leCoach David LarocheLe plus jeune conférencier francophone met à disposition tous ses savoirs au travers de sa chaine YouTube qui atteint plus de 18 millions de vues. David Laroche, l’indescriptible est à la fois conférencier international, coach, formateur, Youtubeur qui s’est fait connaîtredès le début de sa carrière par la di usion de vidéos d’inspiration visant à aider les personnes à gagner en con ance, à accélérer leurs résultats et à réaliser leurs objectifs. www.youtube.com/user/AttitudesGagnantesV2/featuredBien-EtreSopolish «Protect and Peel»La marque ProNails invite toutes les femmes soucieuses de leur image et de la santé de leurs ongles à redécouvrir la technique du semi-permanent. Pratique, cette technique ne nécessite pas un retour en institut pour la dépose. Une fois préparés, les ongles peuvent recevoir Vital NailSkin, un patch autocollantdétachable. Après 14 jours de tenue infaillible, on peut le retirer soi-même ôtant ainsi les  nes couches de vernis ProNails Sopolish. www.pronails.fr/frIyashi Dôme, Detox, Minceur, Anti-AgeS’inspirant de cures traditionnelles japonaises, Iyashi Dôme di use une chaleur sèche dans tout le corps grâce à la technologie nippone à infrarouges longs permettant ainsi à celui-ci de transpirer en profondeur. En résulte une détoxi cation profonde et e cace permettant à l’organisme, par la suite, de mieux éliminer les graisses, les déchets toxiques comme les métaux lourds, de se régénérer plus rapidement, de mincir plus e cacement et de lutter contre le vieillissement. A adopter d’urgence chez Aquamoon, 19 place Vendôme 75001 Paris et au Miramar La Cigale Hotel  alassa & Spa, 56640 Arzon (Bretagne)www.iyashidome.comecoreseau.fr 73]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineL’Art du tempsMas Janeil sans soufre 2016Cet AOP Côtes du Roussillon-Villages composé de grenache noir 28.5%, mourvèdre 28.5%, carignan 21.5 % et syrah 21.5%, a un nez puissant mais très frais, dominé par les fruits rouges. Des notes d’épices douces et de violette se détachent. L’attaque en bouche est onctueuse, grasse, sans agressivité, gage d’une belle maturité des fruits. Les tanins sont bien présents mais la structurene domine pas le fruit. Une fraîcheur en bouche pour un vin particulièrement élégant. Servir entre 14 et 15 ° C, pour accompagner un rôti de canard aux myrtilles par exemple.16 euros TTC. En vente chez les cavistes et www.domainesfrancoislurton.comVins & SpiritueuxLes Sources de Gléon Rouge 2014Cet AOP Corbières des Vignobles Foncalieu composé de 55% Carignan, 30% Grenache noir et 15% Syrah attire par sa robe brillante couleur grenat. Son nez de garrigue et de fruits rouges con turés et sa bouche ample et complexe à la  nale épicée et empreinte de souplesse séduiront les  ns connaisseurs. À déguster avec une pièce de bœuf, un tagine de veau aux pruneaux, un gigot d’agneau au romarin ou un plateau de fromages a nés. Température de service: 16°C. Temps de garde: 3 à 4 ans. 14 euros commerce.hautgleon.comExceptionelle CuvéeAlain  iénot 2007La Cuvée Alain  iénot 2007 repose sur un assemblage de 65% de Chardonnay provenant des Crus tels Avize, Chouilly et Oger et de 35%de Pinot Noir issu principalement d’Ay, Rilly et Tauxières. Cette cuvée se dévoile sous une robe or intense. Au nez, des notes grillées s’entremêlent aux arômes pâtissiers, de beurre et de praline. En bouche, cette cuvée révèletoute sa noblesse, o rant unvin rond, long et complexe. Fort de ces qualités, ce champagne s’exprime pleinement à l’apéritif et accompagne volontiers des poissons blancs tel un bar de ligne ou des œufs brouillés à la tru e. Disponible chez les cavistes et servie chez les plus grands chefsétoilés en France et à l’étranger. Prix de vente conseillé : 80 euros.www.thienot.comBlanc de Blancs Millésimé 20082008 est considéré aujourd’hui comme un grand millésime en Champagne. Ce Blanc de Blancs Millésimé 2008 a une belle robe or pâle aux délicats re ets turquoise. Un joyeux balletde  nes bulles danse avec une grâce naturelle. Les sensations gustatives de fraîcheur et de vivacité sont contrastées avec une présence a rmée des agrumes. De subtiles notes de menthe et chèvrefeuille soulignent plaisamment l’ensemble. S’en suivent des notes croquantes de poire Williams tandis que de délicats arômes de gelée royale jouent leur atout séduction en  nale. A déguster par exemple avec des crustacés, une viande blanche noble puis un carpaccio d’agrumes. 31 euros TTC www.nicolas-feuillatte.comPetit Soleil 2014, un millésime de rêveC’est une vigne de merlot, plantée en 2000, qui donne naissance au Petit Soleil, second vin du Château Pin Beausoleil. Ce Bordeaux Supérieur rouge 2014 composé de 80 % merlot, 15 % cabernet franc, 5 % cabernet-sauvignon est un vin fruité, gourmand, onctueux, généreux, drapé dans des tanins au grain très  n. Servi à une température de 17°C-18°C, Petit Soleil est conçu pour le quotidien,  dèle compagnon des repas « simples », de l’entrée au dessert. 8 euros. www.lepinbeausoleil.comL’Oenotourisme de la MaisonGremilletLe classement récent de la Champagne au patrimoine mondial de l’Unesco est l’opportunité de mettre l’accent sur l’œnotourisme. L’exploitation de la Maison Gremillet s’étend sur 40 hectares. Vous découvrirez ses impressionnantescuves inox, ses fûts de chêne et toutes les machineries utiles à l’élaboration des vins. Ces dernières années, le domaine s’est enrichi d’un clos, d’une cadole puis d’un arboretum et même d’un petit musée sur les outils de la vigne et du vin. Pour clore la visite en beauté, un showroom – boutique vous fera goûter la production maison et quelques produits du terroir. Cet été, vous pro terez aussi d’une terrasse panoramique donnant sur une vue imprenable de la vigne et du clos rocher. Formules de 8 à 220 euros par personne.champagnegremillet.frLes Cordeliers, Grand Vintage 2012 Blanc BrutCe Cabernet Franc 100% de couleur jaune très claire, o re des bulles d’extrême  nesse avec un beau cordon tout autour du verre. Il émane de cette cuvée une fragrance de fruits  ns agrémentée d’une très légère note d’amande fraîche. Disposant d’un très bel équilibre en bouche, il o re une explosion aromatique très agréable qui s’achève sur une  nale longue, vive et fraîche avec une note fruitée. Apéritifs, Carpaccio d’avocat, Toasts de foie gras de canard, Jambon cru et  gues, Cuisine chinoise ou thaïlandaise, Desserts à dominante de fruits exotiques se marient parfaitement avec. 17,90 euros) www.lescordeliers.comJouvencelle 2014 du Domaine de RochevilleLe Domaine de Rocheville, situé à Parnay, présente une collection de vins identi és par une silhouette dont la personnalité re ète l’humeur du vin et qui fait écho à certains archétypes médiévaux de la région. Le Roi s’impose, Le Prince charme, La Jouvencelle rafraîchit...Ce Saumur Blanc Sec 100% Chenin, est un vin jeune et frais aux arômes d’agrumes et fruits tropicaux. Il apporte une belle matière en bouche et une vivacité  nale très plaisante. Servie entre 12 et 14°C, La Jouvencelle accompagne les plateaux de fruits de mer, plateaux du maraîcher, les poissons, les volailles épicées, les fromages de chèvre ou les bleus. 11,90 eurosnew-boutique.rocheville.net74 Avril - n°39]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[2016]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineComptoirs Richard, collection spécialeVille de ParisDepuis plus de 3 ans la Mairie de Paris estassociée à la maison Richard pour élaborer etcommercialiser des produits sous sa marqueemblématique Ville de paris. Cette collaborationvalorise le savoir-faire des entreprisesparisiennes à travers une collection de cafés biod’excellence, de chocolats de dégustation et de 7thés et tisanes bio. Une gamme haute en saveursqui invite à une balade gourmande, en plein coeurde la capitale. Mention spéciale pour la SiesteRoyale aux Tuileries qui évoque la douceur de lasomnolence bercée par les odeurs  euries et chaudes des allées des Tuileries, mêlant tilleul, camomille matricaire et  eur d’oranger reconnus pour leurs vertus apaisantes et relaxantes.www.comptoirsrichard.frLa Box Délices par  e Green FamilyL’Art du tempsGastronomieLa Belle Assiette, Chefs à domicileLa Belle Assiette permet à ses clients de recevoir autrement, en proposant une expérience de chef à domicile personnalisée et adaptée à toutes les occasions et tousles budgets. Vous n’avez qu’à vousasseoir et pro ter de vos convivesen toute sérénité, dans l’intimitéde votre salle à manger. Forte d’unecommunauté de plus de 750 chefsindépendants sélectionnés pourleur savoir-faire, la marque La BelleAssiette et ses 26 collaborateursproposent ses services dans 5 pays européens (France, Royaume- Uni, Suisse, Luxembourg et Belgique). Entrée, Plat et dessert dès 35 euros (minimum 6 personnes) labelleassiette.fr/chef-a-domicileCe nouveau concept de box alimentaire végétalienne 100% vegan, 100% bio, et composée de produits qui sont pour la plupart sans gluten est à recevoir directement chez soi. C’est aussi la véritable découverte d’une alimentation savoureuse, bonne pour la santé et succulente à déguster. Idéale pour apprendre à cuisiner des repas sains, équilibrés et riches en goût, sans les produits animaux que l’on utilise quotidiennement. Chaque box contient entre 7 et 9 produits, dont des boissons et des gourmandises sucrées et salées. En prime, des recettes de cuisine originales permettent de créer des petits plats qui réveillent les papilles ! A partir de 32,90 euros par mois.the-green-family.frLes déjeuners d’EcoRéseau BusinessCe mois-ci, nous avons testé pour vous Ginger, délicieuses saveurs d’IndochineConcept : Après avoir fait du club Raspoutine un suc- cès, les fondateurs de Gin- ger, Alexander Ghislain et Logan Maggio ont souhaité créer une alliance naturelle entre ces deux endroits où brille un même état d’esprit, cool, ra né et trendy.Lieu : En terrasse ou en intérieur, ouvert sept jours sur sept (sauf le dimanche midi), cette agréable table est située au 11 rue dela Trémoille, Paris 8ème, une petiterue calme du triangle d’or. La Déco est chaleureuse et apaisante,les éclairages voluptueux, les murs aux teintes douces et végétales vous transportent dans d’exotiques contrées. Unlieu branché et authentique, aux bons rythmes de musique lounge.En cuisine : Aphrodisiaque, le Ginger vous emmèneau Vietnam, au Laos et au Cambodge. Le chef, d’origine thaïlandaise, joue avec des mélanges d’herbes et d’épices et élabore des plats aux saveurs exotiques : tartare de bar épicé,poulet piment et citronnelle et son riz gluant, bar vapeur dans son bouillon aux épices...En dessert, soupe glacée cocomangue, nems au chocolat fon-dant, une folie dangereuse...Service : cosmopolite, avenant, dynamiqueNotre menu : Jus vert detox minute (chou, épinards, persil, pomme, gingembre) 11euros, Soupe coco citron- nelle, crevettes (ultracrémeuse, divin !) 17 euros, les larmes du tigre ( nes tranches de boeuf Black Angus) 34 euros, Panna cot- ta ispahan, litchis, coulis framboise13 euros.Tarifs : Compter 60 euros pour un repas complet.www.ginger-paris.com76Avril - n°39]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[Le Traveller renouvelle les codes du combispacePeugeot cible une clientèle de professionnels du trans- port avec sa déclinaison passagers de son utilitaire Expert. Un van élégant, moderne et bien motorisé.C’est la version « familiale » du nouvel utilitaire PSA baptisée « Expert » chez Peugeot, Jumpy chez Citroën (où le Traveller est dénommé Space Tourer). De 5 à 6 m3 de volume de chargement en déclinaison utilitaireon passe à 7, 8 ou 9 places en trois rangées de sièges en con guration transport de pas- sagers. Plutôt sympa dans son look extérieur, ce gros van (combispace dans le langage du constructeur) décliné en deux niveaux de  nitions (Active et Allure) béné cie de 2 portes arrière coulissantes vitrées et motorisées (que l’on peut ouvrir d’un simple geste du pied sous l’aile arrière du véhicule en  nition Allure) et d’un toit vitré en deux parties. Plutôt bien équipé (accès et démarrage mains libres, radar arrière, af chage tête haute, sièges chauffants, lecture des panneaux, commutation automatique des feux de route,...) il souffre cependant de l’absence d’une caméra de recul et d’un système de stationnement automatique, les deux seraient pourtant particulièrement utiles du fait du gabarit du véhicule. Destiné en priorité aux professionnels du transport de passagers, notamment les VTC, le Traveller propose quatre motorisations : un bloc 1,6 litre BlueHDi de 95 et 115 chevaux et un 2 litres BlueHDi de 150 et 180 chevaux, en boites manuelle 6 vitesses ou robotisée (ETG6) ou automatique (EAT6) commandée par une grosse molette au bas de la planche de bord. Haut de « seulement » 1,90 m (pour pouvoir entrer dans la plupart des parkings couverts) le Traveller est disponible en trois longueurs (compact,4,60 m ; standard, 4,95 m ; long, 5,30 m). En version Business VIP il propose une con guration arrière à 4 places en vis-à- vis avec des fauteuils indépendants en cuir. Très classe.Modèle essayé : Peugeot Traveller Allure Standard 2litres BlueHDi 180 chevaux S&S EAT6. Tarif : à partir de 51 200 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 36 000 euros.L’Art du temps - L’Actualité automobileArt de vivre & PAtrimoineEssAis & TEndAncEsPar Philippe FlamandRENAULT CLIOcette mécanique ne connait aucun trou à l’accélération quel que soit le régime du moteur et fait preuve d’une belle vigueur sur des parcours routiers et autoroutiers. Un régal. Face à elle le bloc essence TCe 120 chevaux ap- paraît un poil moins malléable avec un couple de 205 Nm à 2000 tr/min contre 200 Nm à 1750 tr/min pour le moteur mazouté. Les deux béné cient d’une excellente boîte de vitesse manuelle à 6 rapports, précise, maniable, bien étagée, mais seule la version essence est disponible avec la boite auto à double embrayage EDC6.Dommage.Modèles essayés : Renault Clio Intens Energy TCe 120. Tarif : à partir de 19 450 euros. Renault Clio Edition One Energy dCi 110. Tarif : à partir de 23 450 euros. Tarifs gamme essence à partir de 13 700 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 16 800 euros.La Renault Clio se boni e avec le temps. Le best seller de la marque au losange bé- né cie d’un très léger restyling esthétique et de l’arrivée sous son capot du moteur diesel dCi 110 chevaux bluffant d’onctuosité. La Clio a su traverser les années sans jamais rien perdre des qualités qui ont fait sa réputation et l’ont consacrée comme une valeur sure de la gamme au losange. Mieux, cette compacte citadine s’est boni ée au  l du temps, jusqu’à devenir aujourd’hui une parfaite polyvalente, à l’aise aussi bien en ville que sur de longs trajets autoroutiers.Apparue sur nos routes pour la première fois en 1990, la Clio, dans sa variante de quatrième génération, lancée en 2012, n’a plus grand- chose à voir avec son ancêtre. Elle a embelli, s’est élargie, allongée, modernisée. Une remise à jour technique et esthétique l’été dernier la conforte dans son rôle de blockbuster avec quelque 13 millions d’exemplaires mis en circulation dans le monde depuis son origine qui en font la voiture française la plus vendue de tous les temps. Succès mérité.Le très joli dessin inauguré en 2012 avec la Clio 4 qui posait les codes du nouveau design Renault, conserve tout son intérêt : seulsquelques menus ajustementviennent l’embellir (grillede calandre à l’avant, jupede bas de caisse à l’arrière,nouvelles teintes, nouvellesjantes...). A l’intérieur lesmatériaux montent en gammeavec, dans nos versions d’essai (Intense et édition One) une très belle planche de bord bi-colore harmonisée avec les sièges cuir et tissu, redessinés. L’habitacle est spacieux, étonnamment pour le gabarit du véhicule. En revanche le coffre souffre de la présence de l’ampli cateur du Bose® Sound System (6 haut-parleurs et un caisson de basse, en option sur Intens) qui certes, offre une excellente qualité de son mais au prix d’un volume de chargement riquiqui. Familles s’abstenir ! Autres petits reproches, une visibilité trois quart arrière quasiment nulle, des freins arrière à tambour ! Et une incongruité sur le système de verrouillage sans clef (habituel point fort de Renault) qui ferme le véhicule dès que le conducteur s’éloigne mais oblige à appuyer sur le bouton de portière pour déverrouiller. Rien à dire en revanche côté équipement avec notamment trois systèmes multimédiaconnectés (R&Go dis- de gamme pour connecter son smartphone, Media Nav Evolution ou Renault R-LINK Evolution intégrant les applis Coyote et TomTom® Live), radar de recul et radar avant, caméra de recul, système de stationnement « EasyPark Assist »...C’est sous le capot que la nouveauté est la plus tangible avec l’arrivée du moteur diesel dCi 110 chevaux : un régal d’onctuosité et de sou- plesse, qui octroie un réel plaisir de conduite en particulier en ville. Jamais prise en défautponible dès l’entréeecoreseau.frNouvelle Hyundai i30 : l’ambitieuseLe constructeur a entièrement renouvelé sa familiale compacte pour s’attaquer aux cadors du segment : Golf, 308 et Megane. La bataille sera rude.La compacte coréenne fabriquée en RépubliqueTchèque fête ses dix ans d’existence et soncomplet renouvellement avec l’arrivée d’unetroisième génération. L’i30 y gagne encore enélégance avec une nouvelle calandre en formede trapèze et en nid d’abeille. Le constructeurveut faire de cette face avant un élémentidentitaire de la marque avec notamment desfeux de jour verticaux à LED avec clignotants etdes antibrouillards intégrés dans les prises d’air dubouclier. Joli coup de dessin également pour l’arrière etpour le pro l qui font de l’i30 une voiture plutôt jolie à regarder.Hyundai con rme ainsi ses talents de designer. L’habitacle s’est lui aussi modernisé avec l’adoption d’un écran tablette tactile de 8 pouces accroché à la planche de bord. L’ergonomie des commandes, comme souvent chez les coréennes, est sans reproche et l’équipement généreux. Espace intérieur confort, coffre spacieux, ... l’i30 se révèle très plaisante à conduire au quotidien même si la qualité de la  nition et le manque peps de l’habitacle la condamne à rester un poil en deçà des critères de séductionde ses rivales. Car la coréenne cible une fois encore ses concurrentes européennes solidement installées sur le segment : Golf, 308, Megane.... La bataille s’annonce rude d’autant que sur le plan mécanique la lutte parait inégale. Essayée avec le moteur turbo diesel 1,6 litre de 110 chevaux, agréable mais mal servie par une boite mécanique à 6 rapports imprécise, la i30 date un peu. Mieux vaut sans conteste opter pour la nouvelle motorisation essence quatre cylindres 1.4 T-GDi suralimentée développant 140 ch,ou le moteur trois cylindres suralimenté 1.0 T-GDi développant 120 ch, en choisissantla transmission à double embrayage à 7 rapports (DCT-7). Disponible pour l’heure uniquement en version cinq portes, la gamme de l’i30 sera complétée par une version 3 portes, un break présenté à Genève en mars dernier et un modèle sportif, i30n, future rivale 5 portes des Peugeot 308 GTi, Renault Mégane RS et Volkswagen Golf GTI avec sous le capot un 4 cylindres 2 litres turbocompressé développant environ 260 chevaux. Ce bolide devrait être commercialisée en Europe au deuxième semestre 2017.Modèle essayé : Hyundai i30 1.6 CRDI 110 Edition. Tarif : à partir de 26 650 euros. Tarifs gamme essence à partir de 19 050 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 24 650 euros.77]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineBaromètre  nance de marchéBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant les marchés  nanciers où le particulier peut investirLe chiffre du moisC’est la somme retirée des fonds actions par les investisseurs institutionnels en 2016. Et ce, malgré les espoirs de relance économique aux Etats-Unis, laquelle aurait pu s’accompagner d’un retour des investisseurs en Bourse.Source : eVestment468,8 milliards de dollars la sPéculation du mois16 eur15 eur 14 eur13 eur 12 eur 11 eur 10 eur9 eurAvr Mai JuinRexel à suivreJuil Aout SepOct Nov Dec2017 Fév MarDans une récente note, Morgan Stanley a relevé sa recommandation sur Rexel à surpondérer. Le broker a par ailleurs ajusté son objectif de cours à 19 euros contre 15 euros précédemment pour re éter le potentiel de hausse. Morgan Stanley af che sa con ance dans la nouvelle direction du groupe. Il estime que celle-ci est à même de re- dresser la marge du groupe de 40 points de base tout en baissant les dépenses à l’horizon 2020. De plus, l’analyste attend de la part du groupe une croissance organique sans précédent depuis 2011 au premier trimestre 2017 ainsi qu’une hausse de 30 points de base de sa marge sur la même période. l’actu maRché du mois Berlin ne vendra pas d’actionsLe ministère des Fi- nances allemand a annoncé que le gou- vernement ne vendrait pas d’actions Deutsche Telekom, démentant une information de l’hebdo-madaire WirtschaftsWoche. L’Etat allemand détient une participation directe de 14,5% dans Deutsche Telekom. Il en détient par ailleurs 17,5% par l’intermédiaire de la banque KfW.Un actionnaire activiste au capital d’Akzo NobelL’actionnaire activiste Elliott Management est monté au capital d’Akzo Nobel selon une sourceproche du dossier citée par Reuters. Un mou- vement qui pourrait favoriser le scénario d’un rachat par PPG Industries, son concurrent américain. Ce dernier propose 21 milliards de dollars d’euros pour reprendre le spécialiste néerlandais de la peinture.Les actions à la peine depuis le début du siècleSur le long terme, les ac- tions sont généralement le meilleur placement  nancier. Mais elles af- fichent une sous-per- formance surprenante depuis les 17 dernièresannées selon l’étude « Global Investment Re- turns Yearbook 2017 » de Credit Suisse. Sur cette période, les actions ont enregistré un rendement réel « médiocre » selon l’analyste. En effet, le rendement annuel est limité à 1,9% en moyenne pour cette classe d’actifs... le coin des exPeRtsRetour à la prudence pour Cholet DupontLes scénarios politiques catastrophes sont repoussés grâce à un contexte économique et  nancier très favorable, observe Cholet Dupont dans une note d’analyse. L’optimisme règne sur les marchés américains alors que la peur de l’inconnu va et vient en Europe. Dans ce contexte, l’analyste conserve son scéna-rio global positif de reprise modérée de l’in ation et de la croissance et d’une hausse limitée des taux d’intérêt. Mais la persistance des risques politiques en limite la portée, ajoute-t-il. Pour l’instant, Cholet Dupont a décidé de ne pas modi er ses prévisions. De ce fait, le potentiel d’appréciation à court terme des indices actions paraît faible. A moyen terme, il pourrait être relevé si le risque politique diminuait en Eu- rope ou à condition que les projets de réforme aux Etats-Unis soient plus avancés. L’analyste rappelle que l’optimisme des marchés américains a entrainé une hausse ininterrompue de quatre mois sans véritable correction. Une baisse des indices de 3% à 5% dans les prochaines semaines permettrait d’acheter des actions dans de meilleures conditions, anticipe-t-il. Il adopte par conséquent une position neutre à court terme sur les actions américaines et européennes.BNP Paribas IP moins défensif sur les matières premièresBNP Paribas IP a annoncé avoir soldé la sous-pondération qui avait été ouverte en avril 2016 sur les ma- tières premières. « Depuis lors, le cours du pétrole a rebondi de près de 30%. Dans l’ensemble, les matières premières ont cependant connu une moindre dynamique. Néanmoins, nous avons vu dans le recul récent des prix du pétrole une belle opportunité de solder cette position », justi ent Joost van Leenders et Colin Graham, respectivement économiste en chef et directeur des investissements de BNP Paribas IP. Après ce repositionnement, ces gérants se disent « prudemment optimistes sur les matières premières ». L’abandon de cette sous-pondération est un symbole du changement plus global apporté par Joost van Leenders et Colin Graham à leur thèse d’investissement. « Notre positionnement est devenu un peu moins défensif. Nous avons remplacé les petites capitalisations américaines par l’immobilier de la zone euro dans notre couverture contre le risque de hausse des actifs risqués et avons ajouté une position en duration courte en guise de protection supplémentaire », expliquent-ils.Amplegest reste positif sur l’EuropeAmplegest a maintenu sa surpondération des actifs européens. Cette zone est en début de cycle et le prix des actions y est attractif. « Toutefois, nous resterons vigilants dans les deux prochains mois et adapterons notre gestion aux évolutions électorales », estiment Emmanuel Auboyneau et Xavier d’Ornellas, gérants as- sociés chez Amplegest. Au vu de l’écartement des spreads entre les obligations souveraines française et allemande, l’inquiétude s’accroît à mesure que l’échéance électorale française se rapproche. « Comment se protéger contre un tel choc électoral français ? Probablement en augmentant les positions en dollarsou en francs suisses, en ne détenant pas d’obligations d’Etats en euros, et en ne gardant que des grandes sociétés internationales peu dépendantes de la situation française », proposent Emmanuel Auboyneau et Xavier d’Ornellas. Les experts ne voient pas non plus les incertitudes politiques liées à l’avènement de Do- nald Trump menacer le cycle économique outre-Atlantique. « La croissance est bien établie et c’est plutôt l’in ation américaine dans les prochains mois que nous surveillerons, ainsi que la politique monétaire de la Fed », indiquent les gérants d’Amplegest.Deutsche TelekomArthur CohenSpécialiste des questions éthiques appliquées au secteur  nancier PDg des éditions HermannL Droit de vote et actionnariat fantômee 2 mars dernier, Snapchat a réalisé la Silicon Beach (le pendant à Los Angeles une entrée en Bourse remarquée. de la Silicon Valley) était probablement Après une relative prudence dans surévaluée compte tenu des performancespréhensible : Evan Spiegel et Bobby Murphy n’avaient aucun intérêt à risquer de perdre le contrôle ; la disproportion entre leur poids relatif dans l’actionnariat total (45%) et leur pouvoir quasi absolu sur la société interroge cependant du point de vue éthique. Le dis- positif qui consiste à structurer des classes d’actions différentes est légal, et il est devenu la norme dans les sociétés high-tech. Il est cependant étonnant de constater l’attracti- vité de ce type d’actions, étant donné qu’il réduit le rôle de l’actionnaire, censé être une partie prenante essentielle de l’entreprise, un partenaire engagé, à n’être qu’un pur et simple investisseur observateur. Certes, on peut arguer que ce dispositif permet de mettre à l’abri les équipes dirigeantes des pressions boursières : les fondateurs peuvent ainsi poursuivre leur stratégie à long terme sans se soucier des attentes court-termistes de leurs minoritaires. Mais il me semble queces créateurs de génie auraient davantage à béné cier du dialogue avec leurs associés : s’ils craignent de ne pas être capables de les convaincre du bien fondé de leur politique, peut-être devraient-ils reconnaître que les actionnaires peuvent parfois constituer un apport béné que, y compris pour redé nir ou in échir leur vision stratégique ? Ce qui est le plus embarrassant dans ce mé- canisme, c’est qu’à l’heure où on déplore encore les abus de la  nance, il incite les  nanciers à se comporter exclusivement en tant qu’investisseurs, sans trop se soucier du sous-jacent réel de leurs actifs. Bref, il autorise et cautionne les comportements spéculatifs des  nanciers : sur les classes d’actions en question, ils n’ont aucun autre rôle à jouer au sein de l’entreprise. Peut-être serait-il pertinent de revoir cette pratique, trop systématiquement autorisée par les autorités de contrôle ?la cotation initiale de son IPO, la  rme a introduit son titre à 17 dollars. Le 3 mars, l’action s’envolait de plus de 59% pour at- teindre, à son pic, les 27,07 dollars. Le 20 mars, son cours était cependant redescendu à 19,83 dollars, après les réserves émises par l’hebdomadaire  nancier américain Barron’s, qui considérait que l’entreprise de nancières.Il existe bien des manières d’interpréter cette volatilité. Celle qui m’intéresse ici porte sur la nature même des titres émis par la  rme au petit fantôme jaune : ils n’accordent au- cun droit de vote à leurs détenteurs. Que les cofondateurs de Snap aient souhaité conserver 90% des droits de vote est com-78 Avril - n°39Éthique & Finance]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre patrimoineArt de vivre & PAtrimoine l’actu PatRimoine du mois Nouvelle remontée pour lesL’indice Notaires-Insee publié  n février met en avant une progres- sion du prix des logements anciens de 1,8% au quatrième trimestre2016, sur un an. Cette hausse révèle une tendance quasi similaire concernant les prix des maisons (+1,7%) ou des appartements (+1,8%). Le volume annuel de transactions est passé de son côté au niveau historique avec 848000 transactions à  n décembre 2016.Un Français sur cinq prêt à changer de banque20% des Français souhaitent chan-ger de banque au cours des 12 pro-chains mois. C’est ce que révèle unsondage OpinionWay réalisé pourFortuneo. Ils seraient même 86% àpenser pouvoir réaliser des écono-mies en comparant les tarifs des dif-férents établissements bancaires etanticipent qu’ils pourraient faire baisser ces derniers de 24 euros par mois en moyenne.Modi cation du champ d’application de la réduction d’impôt « Malraux »Si la réduction d’impôt, dite « Malraux », s’adressait jusque-s’applique pour toutes les opérations qui ont fait l’objet d’une demande de permis de construire ou d’une décla- ration préalable depuis le 9 juillet 2016.Une collection consacrée au Beatles vendue aux enchèresLe 18 mars dernier, JacquesVolcouve a mis en vente unecollection réalisée depuis 40ans consacrée au mythiquegroupe anglais The Beatles.Vinyles, livres, af ches, dia-positives, et pièces rares, parmilesquelles deux pochettes du33 tours The Beatles Yesterday and Today où le groupe apparait affublé de pièces de bouchers et de poupées désarticulées, étaient à l’honneur de cette vente qui a atteint 115000 euros au total.Le livret A toujours dans la courseLe livret A commence très fort l’année 2017. Selon la Caisse des dépôts et consignations, les dépôts ont dépas- sé les retraits à hauteur de 2,89 milliards d’euros sur le mois de janvier. Malgré un rendement de 0,75%, ce placement sait faire parler ses atouts, à savoir des intérêts non imposables, et des actifs disponibles à tout mo- ment. Pour rappel, malgré une décollecte nette de 810 millions d’euros sur le mois de dé- cembre 2016, 2016 avait rompu avec deux années aux soldes négatifs, en af chant une collecte positive de 1,75 milliardsd’euros.Brèves, actus et chiffres du mois concernant d’éventuels placements patrimoniaux pour le particulierLe placement du mois967 millions d’eurosC’est le montant levé en 2016 par les Fonds com- muns de placement dans l’innovation (FCPI) et les Fonds d’investissement de proximité (FIP). Cette levée s’est réalisée auprès de 114000 souscrip- teurs. Cela marque la quatrième année de reprise consécutive pour ces fonds qui avaient vu leur attrait chuter en 2008, au lendemain de la crise des subprimes. L’intérêt pour ces placements s’explique par la possibilité qu’ils offrent de dé scaliser une partie de ses revenus ou de son ISF. En 2016, 516 millions d’euros provenaient de « véhicules ISF » et 451 millions d’euros provenaient de « véhicules Impôt sur le revenu ».prix de l’immobilierlà aux particuliers investissant dans la restauration immo- bilière de biens dans certains quartiers urbains, la loi de  nance recti cative pour 2016 réduit le champ d’action de celle-ci. A présent, seuls les sites patrimoniaux remar- quables seront concernés par la réduction d’’impôt. Et celaFocus suR...l’investissement dans les voituResde collectionSi le graphique montre que la voiture star des collection- neurs, la Mercedes Benz 300 SL « Gullwing », connait une légère baisse de régime, voyant sa valeur « descendre » à 1,2 millions d’euros en 2016, le marché des voitures de col- lection se porte, lui, toujours très bien début 2017. Certains iraient même jusqu’à parler de bulle. En effet, ce dernier a crû de 47% en 2013, puis de 15% en 2014, 16,5% en 2015 puis  nalement de 9% en 2016. Une accalmie qui porte tout de même cet actif à une croissance de 490% en dix ans ! Pour ceux qui souhaiteraient investir dans la belle méca- nique, l’index Hagi, tout comme le Classic Car Auction Yearbook disposent de nombreuses informations sur l’état du marché et les prix de transaction de chaque modèle.Prix moyen global de la Mercedes Benz 300 SL « Gullwing » (en dollars)Source : Classic Car Auction Yearbook 2015-2016 (Historica Selecta)A PAS DE GÉRANTS : Résidences séni  : le mariage entre immobilier et silver economy ?Trois questions à Frédéric Perret, fondateur d’Affairiance FinanceQu’entend-on par résidence senior ?Le principe de l’achat en résidence senior est le même qu’un investissement immobilier classique, à la différence qu’au rez-de-chaussée sont mis à dis- position des résidents locataires un certain nombre de services comme un restaurant, un salon de coif- fure, ou encore un bar, gérés par un gestionnaire professionnel, propriétaire de ces commerces. A l’inverse des EPHAD, les résidences senior ne sont pas médicalisées. C’est l’investissement idéal pour bien préparer sa retraite.Quels avantages pour le particulier d’y investir ?Il existe différentes façons d’y investir. L’une d’entre elles s’appelle la Location meublée non profession- nelle (LMNP) dite « classique ». En LMNP, le particu- lier qui va se porter acquéreur d’un appartement va posséder un numéro de SIRET. Sans être considéré comme un professionnel pour autant, il va tout de même pouvoir récupérer la TVA et amortir, à leurs coûts d’acquisition hors taxe, le bien, les meubles et les frais de notaire. Ainsi, les revenus générés par la location de l’appartement seront, de fait, non im-posés sur une durée pouvant aller jusqu’à 17 ans, si l’investisseur achète sans emprunt, et même jusqu’à à 27 ans, pour ceux qui vont déduire également les intérêts de leur emprunt.En outre, si jamais l’investisseur souhaite revendre son bien, la  scalité qui s’appliquera sera celle de la plus-value du particulier, c’est-à-dire qu’au lieu de déduire l’amortissement avant le calcul de la plus-value, c’est à partir du prix d’acquisition TTC que le calcul de la plus-value sera fait, ce qui permet de réduire également la  scalité lors de la revente.Comment et combien investir ?A la différence d’autres placements, nous ne par- lons pas ici de ticket d’entrée mais plutôt d’effort d’épargne potentiel. Cet investissement se faisant la plupart du temps en ayant recours à un emprunt, la question qu’il faut se poser concerne le montant de l’apport et le temps à disposition pour préparer sa retraite. Et pour ceux qui ne souhaitent pas passer par l’emprunt, le» ticket d’entrée» se situe aux alen- tours de 100000 euros.79ecoreseau.fr]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[ExprEssionsTribune librePar Denis JacquetPrésident de Parrainerla croissance, association de PME de croissance en France, président de l’Observatoire de l’Ubérisation et entrepreneur.L’ubérisation pulvérise la dé nition du travail dont nous avons voulu faire la référence absolue : le salariat ! »Ce dernier a lui même fait l’objet detellement de distinctions selon qu’il est public ouprivé, selon la branche ou l’accord qui l’encadre, que personne n’y distingue plus rien. Le droit du travail français est une fourmilière dans laquelle seuls les initiés parviennent à se diriger. Mais les dirigeants de PME restent à l’écart car ils n’ont pas les moyens de comprendre sa course folle. A l’heure où la plupart de nos PME sont au bord du gouffre (le taux de défaillance est élevé), il est encore des candidats pour trouver une raison de leur ajouter des obligations supplémentaires, comme une sur-syndicalisation. Certainement la cléde leur réussite ! Cette fourmilière fait « tache » au milieu de notre paysage vierge de mesures intelligentes et ré échies destinées à développer la croissanceet donc l’emploi des Français qui s’appauvrissent malgré les apparences. Ils en sont désespérés, prêtsà voter pour le premier joueur de  ûte venu.Il faudrait dé nir ce qu’est un emploi en 2017.On a  ni par confondre le statut, les droits et obligations qui le dé nissent, et l’emploi lui-même.Un emploi c’est d’abord une envie et une passion,et sa rencontre avec une offre disponible. L’enviede faire ce qui passionne, autant que possible, cartous les emplois ne sont pas épanouissants.A force de vouloir encadrer et « intermédier » le travail, on a  ni par le déconnecter de son contenu,de sa  nalité. La forme l’a emporté sur le fond. Ledroit l’a emporté sur la passion. Sa préservationsous une forme ancienne excite toutes les attentionsde ceux qui ont fait de sa défense et la préservationdu statu quo un fonds de commerce rentable qui alimente leur rente et leur paresse intellectuelle.C’est la raison pour laquelle les « ubérisateurs » contournent l’obstacle. Enorme et indigeste, il est d’autant plus facile à éviter. Plutôt que de tenter de le maîtriser, les plateformes lui ont préféré le statut des indépendants. Ils tentent de donner au travail la relation originelle qui aurait du rester entre un employeur et un employé, libres de discuter leurs conditions de travail ensemble, libres d’en  xer les contours et le contenu.Et ils y réussissent plutôt bien. Nombre de Français découvrent ainsi le bonheur d’organiser son travail, de se faire rémunérer selon un nombre d’heures de travailqu’ils dé nissent eux-mêmes, et à la hauteur de la qualité de leur production intellectuelle ou physique. Car sil’on oublie un instant les plateformes VTC, la plupart des plateformes permettent à chacun d’augmenter ses tarifs en fonction de la notation, de choisir ses heureset son volume de travail. Et lorsqu’on prend la peinede s’éloigner des clichés d’une nouvelle économie de l’esclavage moderne, et que l’on prend le temps de sonder ces indépendants, on réalise avec « surprise » qu’ils préfèrent ce statut et ne l’échangeraient pas pour un CDI. Bien entendu tout n’est pas parfait, mais cette forme plus libre du travail a libéré des activités et mis au travaildes centaines de milliers de personnes au chômage ou en manque d’activité. Des hommes et des femmes qui choisissent la liberté, l’autonomie, la responsabilité et les préfèrent à l’encadrement qui n’a produit que chômageet pauvreté, con it et blocage. Il suf t donc de releverle statut social de ces « indépendants » (un terme qu’il faudrait supprimer) et de faire en sorte que les droits fondamentaux à la formation, la santé et la retraitesoient respectés. Et laisser le contrat faire le reste.Il faudra donc tendre vers un statut de l’actif, ceque divers candidats ont en n entendu de notre part (Observatoire de l’Ubérisation) a n d’uni er tousles statuts existants en un socle commun, lisible et compréhensible, géré par un seul organisme, sans régimes spéciaux, et laisser le solde au contrat. Le tout pourrait tenir dans un petit code, simple et lisible.Dans le même temps des questions plus graves se posent. Nous considérons désormais que le travailcoûte trop cher pour le laisser aux humains, a n d’accroître ou maintenir les pro ts des entreprisesqui ont pourtant besoin que nous ayons les moyens d’acheter leurs produits ! En appauvrissant les hommes au pro t de la productivité, on appauvrit les nations avant de condamner les entreprises. Un cercle vicieux.Il est urgent de cartographier les emplois qui vont disparaître rapidement, y préparer les gens, a n qu’ils puissent retrouver demain l’emploi qui va les quitteret disparaître non seulement en nombre, mais ennature. 40% des emplois que nous connaissons vont certainement disparaître en moins de dix ans. Préparer, orienter, accompagner et former. On n’a pas le droit d’attendre les bras croisés et le cerveau au repos. L’Ubérisation nous pousse à poser le débat, ce qui restera un béné ce de ce phénomène. Remettre nos sens en marche et nous obliger à ré échir et agir. Vite. ■« L’ubérisation pulvérise la dé nition du travail dont nous avons voulu faire la référence absolue : le salariat ! »80 Avril - n°39©Raphael Demaret]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[Concours de micro-nouvellesExprEssionsLe monde de demain vu par un étudiantEcoRéseau Business le clame haut et fort : il existe en France un ferment entrepreneurial et littéraire dans les esprits, qui ne demande qu’à se concrétiser. La preuve avec ce concours de micro-nouvelles organisé dans chaque numéro auprès des étudiants d’une école, où ceux-ci doivent imaginer une start-up qu’ils jugent révolutionnaire parce qu’elle va bouger les lignes dans le futur. Expérience des plus concluantes ce mois-ci avec des élèves de l’EM Lyon Business School au vu de leur créativité : Plateforme d’enchères du dépôt de brevet, IA et social Robot ou encore appli de démocratie de proximité... Mais la lauréate de ce mois-ci, Inès Prugnières, nous réinvente la lecture via une expérience de réalité augmentée.LE PARADIS DES LECTEURSLe poids de la chaleur m’écrase. Je marche péniblement dans la rue principale, poussiéreuse et odorante, tandis que mes yeux, épuisés, grignotent les lignes et peinent à distin- guer la roulotte colorée de Melquiades*. Les bruits commencent à me parvenir, les robes se teintent et les yeux se des- sinent sous les voiles de dentelle noire et blanche. La voix pleine de mystère, le vieil homme happe la foule dans les fumées roses et bleues, percées de for- mules aux échos magiques. Je distingue une silhouette massive qui dévore la route sous ses grandes enjambées. Unsourire franc illumine le visage, je re- connais José Arcadio Buendia*.Un bruit de grelot  ltre soudain dans ce décor, l’ébranle, se fait de plus en plus fort. Les formes se troublent, l’uni- vers implose. Les piliers des vérandas redeviennent de simples rangées de bibliothèque, la roulotte reprend la forme d’une table, un homme inconnu et absorbé remplace les traits familiers de mon héros. Je desserre les mains des poignées tandis qu’une jeune femme souriante décolle les électrodes de mes tempes. Je repose le livre, retire un à un les capteurs de mes doigts et m’étire.L’intermède  ni, il me faut retourner aux froides soirées urbaines. Je me lève, passe ma carte devant la borne. Un bip désagréable me rappelle que mon abonnement touche à sa  n. Je passe la porte de bois chérie et me retourne dans un souf e vaporeux. Le panneau de bronze « Le paradis des lecteurs » oscille quelques instants avant que je ne reprenne ma route.Inès Prugnières,Msc in Management EM Lyon*Noms de personnages tirés du roman, « Cent ans de solitude » de Gabriel García MárquezAvis d’expert : Christian Friedemann, professeur d’entrepreneuriat à EM Lyon« La posture pour l’entrepreneuriat ressemble à celle créatrice de valeur dans les grands groupes »En quoi l’enseignement de l’entrepreneuriat porte- t-il ses fruits ?L’entrepreneuriat fait partie de l’ADN de l’EM Lyon. Peu importe la porte d’entrée de l’étudiant, (admis- sion du titre, mastères ou classe préparatoire...), ce dernier sera confronté aux problématiques de la création d’entreprise de manière plus ou moins intensive avec une gradation des dispositifs d’ac- compagnement. A titre informatif, il s’agit de notre 21ème édition du projet de création d’entreprise. L’idée est celle de les mettre à l’oeuvre en équipes choisies ou imposées en partant de l’identi cation d’un besoin. Chaque équipe sera accompagnée par un enseignant et un professionnel a n d’aller le plus loin possible : idéalement l’élaboration du businessplan et le dépôt des statuts.Dans ce type de programme, 40% sont intéressés par l’entrepreneuriat. Et nous leur montrons que la démarche et la posture mentale adoptées pour l’en- trepreneuriat ressemblent en de nombreux points à la posture adoptée pour créer de la valeur au seind’un grand groupe. Quel que soit le chemin vers le- quel se destine l’étudiant, l’entrepreneuriat est un terrain d’apprentissage adéquat. En cela, nous sou- haitons également rassurer ceux qui n’envisagent pas ce chemin.Généralement après ce type de cours, la courbe s’inverse et l’on observe une tendance de 60% d’étudiants désireux de se lancer dans l’entrepre- neuriat et 40% qui se confortent dans l’idée de ne pas le faire.Quels sont les dispositifs à portée de ces 60% de potentiels entrepreneurs ?Dans le cadre de la spécialisation, les étudiants por- teurs d’un projet peuvent choisir le Parcours Fléché Avancé Start Up avec le dispositif ICE - Initiation à la Création d’Entreprise – qui est unique en son genre : caractéristique du positionnement de l’école en l’entrepreneuriat, il propose aux étudiants, par groupe de 3-4 et en parallèle de l’acquisition des fondamentaux du management, d’expérimenter lacréation d’entreprise au travers d’un projet virtuel. Cet exercice à la fois pédagogique et expérientiel a pour vocation de faire appliquer de façon concrète les connaissances acquises en cours mais aussi de faire vivre une première expérience entrepreneu- riale de l’intérieur. Pour celles et ceux qui le souhai- teraient, cette expérience peut se poursuivre dans l’un des multiples dispositifs d’aide à la création que propose l’école – parcours start-up, incubateur, etc. L’ensemble de ces contenus repose sur de l’ac- tion learning et souhaite mettre immédiatement en contact les étudiants avec l’écosystème de l’entre- preneuriat. En n, pour les étudiants qui souhaitent aller plus loin en créant ou reprenant une entreprise, EM lyon leur offre la possibilité d’entrer dans l’Incu- bateur de « nouvelle génération » qu’elle a lancé en 2008. Les services proposés incluent, en plus de l’enseignement spécialisé, du coaching, du consul- ting, la mise à disposition d’infrastructures mais aus- si l’accès à un réseau d’experts et d’investisseurs.Propos recueillis par Geoffroy Frameryecoreseau.fr 81]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[ExprEssionsRegard sémantiqueDepuis neuf ans, Jeanne Bordeau compose des “tableaux de mots” à partir de collages issus d’articles de presse. Démonstratives et percutantes, ses “compositions sémantiques” accrochent le coeur et la raison. A la fois miroir et interprétation de l’actualité,ses tableaux décryptent l’époque de manière presque prémonitoire.Créations thématiques et singulières, ses tableaux mettent en scène les mots-clés d’une année dans des secteurs d’actualité majeurs : politique, économie, crise, culture, société, culture, femmes, développement durable, ressources humaines, verbes. Chaque année, ces dix toiles forment ainsi “une tapisserie de Bayeux contemporaine” et sont exposées courant janvier à Paris.La mémoire des motsRENONCEMENTPartitocratie, droitisation, vague conservatrice, autorité, déradicalisation, réfugiés, Nuit Debout, jungle, burkini, primaires, Trumpocalypse, post-truth.Jeanne BordeauFondatrice de l’Institut de la qualité d’expressionTableau ‘’Tendances en langage’’ POLITIQUE 2016 , Jane Bee« J ’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle », Fran- çois Hollande fait donc de l’an 2016, l’année du « renoncement ». « Hollande renonce », telle est la «  n de règne ».Le « renoncement » du président, conséquence de son « impopularité » : 4 % de Français satisfaits de son action selon l’enquête électorale du Cevipof publiée en octobre 2016. Conséquence aussi, peut-être, de la « droitisation », de la « vague conservatrice ». Les « sondeurs » semblent incapables de pronostiquer les victoires.« Juppé » devient le favori, « Juppémania » et « identité heureuse » le placent au sommet et... Roulement de tambour... Les «  llonistes » sabrent le cham- pagne, le « vrai Fillon » remporte la « primaire » de droite avec 66,5 % des suffrages. Fillon ou la « consécration d’un obstiné ». « Sarkozy » s’en est allé dès le premier tour. Les « primaires » occultent toute avancée de gouvernance. Le 16 novembre « Macron plante Hollande », il est candidat à la présidentielle ! Il est « en marche ».« Trump » et son colistier « Pence » s’emparent de la Maison Blanche. The Economist résume la situation sous le titre « Art du mensonge ». Car, en 2016, le dictionnaire d’Oxford sacre « post-truth » ou « post-vérité » mot de l’année. Cette « post-vérité » fascine les foules et inquiète les journalistes, elle présuppose que l’opinion publique est in uencée par les émotions et les opinions personnelles, les faits objectifs, eux, s’éclipseraient. « Trumpocalypse » !L’année est brisée en deux par « l’horreur de Nice », le 14 juillet. « Etat d’ur- gence », « jungle de Calais », « jungle urbaine de Stalingrad »  gurent sur la liste de tous les épineux dossiers du président sortant et renonçant. « Cazeneuve saison 4 » pour résoudre l’insoluble question de la « radicalisation ». Le gouver- nement Hollande aura été quali é par Juppé de « pétaudière ».2016 s’écrira encore avec « Daesh », « les  chiers S », « chaos », « carnage ». Le renoncement ne s’impose-t-il pas quand l’horizon est aussi sombre ?Prochain Numéro le jeudi 4 mai 201782 Avril - n°39]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRETHE SHOW OF THE MOST FAMOUS CABARET IN THE WORLD !DINNER & SHOW AT 7PM FROM €190 SHOW AT 9PM & 11PM FROM €77WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIELCABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 190 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82© Bal du Moulin Rouge 2017 - Moulin Rouge® - 1-1028499 © Pauline NICOLAS -]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[]]></page></pages></Search>