﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="84"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[PRÉSIDENTIELLEQUI EST LE CANDIDAT DES START-UP ?RÉSEAUXNETWORKING ASSUMÉ : BNICRÉATION D’ENTREPRISEPACTE D’ACTIONNAIRES,  CONTRAT DE CONFIANCEN° 38 - mars 2017ecoreseau.frC’EST QUOI Osez, c’est récompensé !Rendez-vous le 17 mars au CESE pour le Printemps de l’Optimisme a n de découvrir les lauréatsRÉTROSPECTIVE : NAISSANCE DE LA FRUGALITÉ ENTREPRENEURIALE GRAND ANGLE : L’ÉCONOMIE DE LA CONNAISSANCE ENQUÊTE : LES CHAMPIONS DE LA FRUGALITÉPROSPECTIVE : LES START-UP BIONIQUESFAIREMIEUXAVEC MOINSÉCONOMIECONQUÊTEDE L’ESPACELES ENJEUX POUR LA TERRENOUVEAUX MÉTIERS UN DIRECTEUR DU BONHEUR ?MANAGER AUTREMENTL’ESSOR DU TÉLÉTRAVAILTOUR DU MONDE DEL’INNOVATIONMOBILITÉ DOUCEwww.ecoreseau.frBEL : 4,90 € - DOM/TOM : 4,90 € - N CAL/S 590 cfp - POL/S 650 cfp - CAN 6,50 $ca - MAR 46 MAd -]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[BUSINESS ATHLETE.NOUVELLE BMW SÉRIE 5.DISPONIBLE EN VERSION HYBRIDE RECHARGEABLE – 44 g DE CO2 – 0 € DE TVS*.Business Athlete = Profession : Athlète.* Selon le barème en vigueur au 1er janvier 2017.Consommations en cycle mixte de la Nouvelle BMW Série 5 Berline : 1,9 à 9,1 l/100 km. CO2 : 44 à 209 g/km selon la norme européenne NEDC. BMW France, S.A. au capital de 2 805 000 € - 722 000 965 RCS Versailles - 3 avenue Ampère, 78180 Montigny-le-Bretonneux.]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[Le plaisir de conduire]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[Editorial« L’art naît de contraintes... » (Michel-Ange)Mansukhbhai Prajapati était un simple fabricant indien de jarres traditionnelles, jusqu’à ce qu’untremblement de terre détruise son business. Pour survivre l’artisan potier a eu l’idée de concevoir un réfrigérateur à base d’argile 100% écologique, refroidissant sans électricité les aliments, grâce à un petit réservoir stockant de l’eau fraîche qui s’évapore. Un exemple d’innovation frugale, dans le sens où elle est issue d’une contrainte – celle de la rareté de l’électricité et de l’argent –, et où le produit délivre un ré- sultat ef cace sans utiliser de ressources énergétiques. Le « More with less for more » est né en Inde, dans la pure tradition Jugaad – fais avec ce que tu as, réutilise, bricole et n'abandonne jamais – théorisée par Navi Radjou, consultant spécialisé dans la Silicon Valley. Dans le sous-conti- nent, on a très tôt appris à entreprendre en tenant compte d’une myriade de contraintes comme les pénuries d’argent, d’approvisionnements, d’éner- gie ou de ressources humaines quali ées. Alors que la  n de l’abondance devient une réalité, l’approche d’innovation frugale constitue un modèle pour nos entreprises, et particulièrement nos start-up promptes à repenser le système. L’Enquête liste les champions de la discipline, qui ne font pas de low cost mais inventent pour faire des économies, sans tergiverser sur le résultat. Pour proposer la voiture à 2000 euros, l'ordinateur à 200 euros ou le smartphone à 20 euros en utilisant moins de ressources, et sans fairedu simple bas de gamme, il faut jouer de créativité. Partir des réels besoins et travailler « à reculons », démonter le produit pour aller à l'essentiel, et le remodeler de manière plus frugale et ef cace. Une approche peu naturelle pour les Occidentaux, plutôt portés sur l’ajout de nouvelles caractéristiques et technologies inconnues. Les nouveaux concepts ne partent plus seule- ment des tours de verre de New York, Paris ou Tokyo. Renault ou Vodafone envoient d’ailleurs de hauts cadres se familiariser avec ces modèles dans les pays émergents. L’économie de la connaissance, développée en Grand Angle, constitue une aide constante et précieuse pour les tenants de cette approche, qui peuvent aussi s’inspirer de la nature pour revisiter l’identité des produits et machines sans utiliser de ressources, comme le Prospective le démontre. La démarche est complexe, mais le jeu en vaut la chandelle, avec comme rendu des produits robustes, faciles d'utilisation, pourvus par- fois des technologies les plus récentes, et surtout peu ou pas énergivores. La liste des candidats aux Trophées Optimistes qu’EcoRéseau Business remettra le 18 mars au.Conseil économique et social lors du Printemps de l’Optimisme – Electrons Libres comme Cultures du Rebond – prouve que nombre d’entrepreneurs évoluent déjà dans l’ère de la rareté et en font une force. Bonne lecture !Mars - n°38Jean-Baptiste LeprinceFondateur & directeur de la publicationJulien TarbyRédacteur en chefLE CHAT by Philippe Geluck4]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.fr 201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél. : +33 (0)9 51 05 87 72 Courriel : contact@lmedia.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste LeprinceRédactionCourriel : redaction@lmedia.fr Rédacteur en chef : Julien TarbyConseillers de la rédaction : Matthieu Camozzi, Olivier Faure, Geoffroy Framery, Aymeric MarolleauChroniqueurs : Alto Avocats®, Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, Arthur Cohen, Philippe Flamand, Pascal Junghans, Julien Leclercq, Sophie de Menthon, IsaLou Beaudet Regen, Jean-Marc Rietsch, Thierry Saussez, TheFamily®Collaborateurs réguliers : Jean-Marie Benoist, Charles Cohen, Anne Diradourian, Ludovic Greiling, Pierre Havez, Marc Hervez, Emilie Massard, Cyril Michaud, Julie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Nicolas Pagniez, Yann Petiteaux, Antoine Pietri,Olivier Remy, Séverine Renard, Pierre Tiessen,Carla Verley, Murielle WolskiDessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardRéalisationCourriel : production@lmedia.frResponsable production : Frédéric Bergeron Conseiller artistique : Thierry Alexandre Crédits photos : Shutterstock, DRPublicité & PartenariatsCourriel : publicite@lmedia.frJulia Bourgeois, Pierre-Marie NauleauDiffusion, abonnements & vente au numéroLMedia / EcoRéseau Business201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)9 51 05 87 72 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 41 €TTC au lieu de 45 €TTC Abonnement 2 ans : 75 €TTC au lieu de 90 €TTCVente kiosque : Pagure Presse - Distribution : MLPAdministration & gestionCourriel : gestion@lmedia.fr Jean-Eudes SansonEcoRéseau Business est édité par LMediaRCS Paris 540 072 139 Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0318 K 91730 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2265-7436Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adresséspour appréciation.Galaxie ecoRéseau 6-17Baromètre de l’optimisme 6- Tendances- Trophées Optimistes 2017 - Actions symboliques- The Green Lifeen couveRtuRe 18-25 RétrospectiveLa naissance de la frugalité entrepreneuriale 19Grand AngleL’économie de la connaissance 20EnquêteLes champions de la frugalité 22ProspectiveEntreprendre avec peu, par bio-inspiration 24PanoRama 26-29 HexagoneQui est le candidat des start-up à la présidentielle ? 26Régions & TerritoiresL’innovation dans l‘agriculture 28club entRePRendRe 30-32 Baromètre & Tendances 30En immersionL’accélérateur de l’Atelier BNP Paribas 32stRatéGie &innovation numéRique 34-39Baromètre de l’innovation 34 Le tour du monde de l’innovationLa mobilité douce 36DécryptageCe que la conquête de l’espace nous réserve 38soMMairEcahieR PRatique 40-51 Créer aujourd’huiLe pacte d’actionnaires : Quand ? Comment ? 41Business guides- Les points à surveiller lors de l’expatriation 44 - Les facteurs de succès des centres de congrès 46 - La force des critères subjectifs dans le choixdes véhicules de  ottes auto 48 - Les cadeaux d’affaires à forte expérience client 50Rh & FoRmation 52-63 Réseaux & In uenceLe réseau BNI 52 Observatoire 54Manager autrementLe télétravail 57Carrières & Talents- Les atouts des MBA de milieu de tableau 58 - Les mastères, masters, MS en transformation 62aRt de vivRe & PatRimoine 64-79 La Sélection culturelle 64L’Air du tempsArgentique vs numérique dans la photographie 66L’Art du temps 68L’Actualité automobile : Essais & Tendances 74Baromètre Finance de marché 76 Baromètre Patrimoine 77PatrimoineL’immobilier de luxe à Paris renaît 78exPRessions 80-82 Tribune libre 80Imprimeur : Léonce Deprez – Imprimé en FranceLa start-up du futur imaginée par les étudiants d’Audencia Business SchoolRegard sémantique81 82ecoreseau.fr 5]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauLe baromètre de l’optimisme - TendancesLes bonnes nouvelles existent, encore faut-il les attraper. Elles sont  nalement si nombreuses que nous vous proposonsune nouvelle version plus étoffée du baromètre. Bonnes ondes positives !Le verbatim à retenir...Celui qui trouve sanschercher est celui quia longtemps cherchésans trouverGaston Bachelard, Philosophe français du 20ème siècleLE CHIFFRE7DU MOISC’est le nombre de sociétés françaises qui  gurent parmi les 50 futures licornes (sociétés valorisées au moins un milliard de dollars) européennes selon Tech Tour. Elles étaient quatre l’année dernière. Parmi les nouvelles venues, Devialet qui commercialise l’enceinte Phantom, ou encore Scality, le spécialiste de la gestion du stockage.Thierry SaussezCréateur du Printemps de l’Optimisme, Incubateur d’énergies positives.Un Printemps à ne pas manquerLa 4ème édition du Printemps de l'optimisme approche. Ce sera les vendredi 17 et samedi 18 mars prochains au Conseil économique, social et environnemental à Paris.C'est un moment d'exception marqué par la campagne présiden- tielle. Nous n'avons pas l'intention de faire de la politique au sens partisan. L'optimisme est œcuménique.Mais à partir de nos valeurs, de l'audace à la bienveillance, du bien-être à l'écoute et à la communication, nous allons éclairer les enjeux et présenter un panorama de la France positive. En présentant une centaine d'initiatives exemplaires économiques, sociales, culturelles, etc.Nous avons l'ambition de mettre dans l'actualité de cette campagne toutes ces initiatives qui montent chaque jour du terrain et sont sources d'espoir.Oui, il y a dans ce monde en transition des risques et des menaces qu'il faut traiter. Je l'ai déjà écrit ici, nous ne voulons pas, comme le lapin pris dans les phares, être obsédés uniquement par ce qui est moche, triste, effrayant, mais orienter plutôt notre regard vers ce qui est beau, positif, ce qui fonctionne, les traceurs, les innova- teurs, les entrepreneurs, celles et ceux qui, comme vous, apportent des solutions au lieu de créer des problèmes.Vous pouvez alimenter ce panorama en proposant une initiative que vous estimez exemplaire en vous connectant sur www.prin- tempsdeloptimisme.com/Paris-2017-2 > Rubrique « Panorama de la France positive ».Nous aborderons également la question centrale de la qualité de vie et les mutations économiques. Et, comme chaque année, de nombreux ateliers et keynotes, en particulier sur le développement personnel. Et toutes les animations qui font le succès de l'événe- ment, librairie et table de l'optimisme, espace de l'engagement, méditation, yoga du rire, etc.Nous étions plus de 4000 l'année dernière. Le record est à battre ! Avec EcoRéseau, nous remettrons aussi deux Trophées de l'op- timisme.Alors je vous attends pour vous accueillir à ce grand rendez-vous de la positive attitude.Venez prendre un bol d'oxygène et prendre votre part de la lutte contre la sinistrose et la morosité.L'entrée est libre et gratuite mais l'inscriptionobligatoire sur :www.printempsdeloptimisme.com6 Mars - n°38L’onde positive]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[Lufthansa Premium Economy Class.Pour ceux qui en veulent plus.LH.com]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauListe des nominés, catégorie Electron Libre8Le baromètre de l’optimisme - Trophées Optimistes 2017Electron libre et Culture du Rebond :deux récompenses, un même espritLes trophées optimistes d’EcoRéseau Business, en partenariat avec le Printemps de l’Optimisme,seront décernés pour la deuxième fois, le 17 mars 2017, première journée de cette manifestation qui se déroule au conseil économique, social et environnemental et donne le « smile ». C’est l’occasion pour le journal de choisir, avec un jury de personnalités, les lauréats parmi une liste de candidats apparus dans deux rubriques phares du journal : Electron libre et Culture du rebond. Une manière de souligner cet esprit optimiste, conquérant et iconoclaste que le journal soutient depuis sa création.Rubrique qui met chaque mois à l’honneur une personne qui entreprend. Celle-ci ne crée pas forcément une société, mais entreprend sa vie, et attire notre attention pour le côté atypique qu’elle dégage : soit son parcours est singulier, soit le secteur dans lequel elle évolue est étonnant, soit encore la manière avec laquelle elle a eu son idée est unique. Nous recherchons des personnages avant tout, des gens qui bougent les lignes par leur imagination ou leur volonté.laprimairedesfrancais.fr, il cherche à se présenter à l’élection présidentielle. Il est aussi créateur de l’association Lire et faire lire, qui embarque des seniors dans les écoles maternelles et pri- maires pour transmettre le plaisir de la lecture (18600 bénévoles pour 650000 enfants par an dans 100 départements), ou encore à l’origine de l'association Mille Mots, au nom de laquelle des bénévoles retraités interviennent en prison.n°28 : maRs 2016n°34 : octobRe 2016thieRRy maRxemmanuelle duezce chef doublement étoilé au guide Michelin, père de trois enfants, n’est pas seulement un visage passé par Top Chef sur M6 ou le génie gastronome du Mandarin oriental à Paris. Ancien Casque Bleu issud’une cité à Ménilmontant, écrivain, ce petit- ls de réfugiés juifs polonais passé par les Compa- gnons du Devoir s’est engagé dans les prisons pour enseigner la cuisine et dans la formation professionnelle, ayant fondé l’école « Cuisine mode d’emploi(s) ».n°32 : juillet-août 2016Après la fac de droit pour devenir avocate, Sciences Po pour espérer être commissaire, puis l'Essec, elle a parfait sa formation en Italie à l'université Bocconi à Milan. A 29 ans elle a déjà fondé Boson Project – do-tank laboratoire de développement du capital humain produisantde la data et accompagnant la réorganisation d’entreprises pour mieux impliquer les salariés dans une démarche de co-création – ainsi que l’association WoMen'Up qui œuvre à la mise en place d'un triptyque génération Y, mixité et réseautage et revendique être la première à être créée pour et par la génération Y.n°29 : avRil 2016Physicien-entrepreneur à l’École supérieure de physique et de chimie industrielles (ESPCI) de 73 ans, il compte plus de 1 000 brevets à son actif (première box France telecom, dispositifs électroniques et capteurs,dispositifs médicaux avec Georges Charpak...) ainsi qu’une réputation méritée de lanceur de pépite (3D Sculpteo dans l’impression 3D, Invoxia qui est un concepteur d’objets de télécommunications high-tech, Cy-Play logiciel d’accompagnement des vendeurs sur tablette, ElectricMood qui conçoit des trottinettes électriques pliables...). Il a fondé Finsecur, spécialiste des systèmes de sécurité anti-incendie connectés qui a déposé 120 brevets, réalise 60 millions d’euros de CA, emploie 300 personnes et est estampillée BPIExcellence.n°35 : novembRe 2016PhiliPPe cRoizonclémentine chambonQuadri-amputé suite à un acci- dent de ligne électrique alors qu’il démonte son antenne, désormais sportif de l’extrême, écrivain, aven- turier-conférencier de 48 ans. Il a traversé la Manche à la nage en2010, et vient de faire le Dakar au volant d’une voiture aménagée,  nancée par des sponsors.Fondatrice d’Oorja, Franco-Allemande poly- glotte de 24 ans qui fait ses études à Londres et s’apprête à révolutionner l’énergie dans les campagnes indiennes en créant des centrales à technologie hybride – solaire et biomasse – a n d’électri er le sous-continent, et de participerà son développement économique et social. Elle propose un modèle de franchise à des entrepreneurs locaux pour  nancer le système et distribuer les produits.n°30 : mai 2016olivieR GouRion°36 : déc. 2016-jan. 2017Fondateur d’Hôtels & Patrimoine de 48 ans, il a le premier revisité l’hôtellerie de charme dans des abbayes, châteaux et monuments prestigieux, réhabilitant du patri- moine classé en PPP avec l’Etatou les collectivités. Cet entrepreneur, qui a par le passé traversé le Sahara en char à voile, a fait ses armes chez Accor.timothée boitouzetn°31 : juin 2016passionné de bricolage qui a arrêté l’école à 15 ans, champion de jet ski, inventeur de machines volantes de transport, cet artisan autodidacte d’un petit village de Provence de 38 ansa inventé le  yboard, cette petite planche qui se déplace dans les airs grâce au jet d’eau puissant que produisent deux tuyères situées sous les pieds. Son dernier produit révolutionnaire, le Flyboard air, est une petite plateforme volante autonome, capable de se déplacer à 150 km/h et d’atteindre 3 000 mètres d’altitude grâce à des turboréacteurs miniatures d’une puissance de 250 chevaux chacun.n° 37 : FévRieR 2017alexandRe jaRdinPhiliPPe waRGnieRÀ 52 ans il n’est pas qu’un écri- vain, cinéaste et pamphlétaire, mais aussi un « faiseux » qui secoue le cocotier des « diseux » politiques avec son mouvement citoyen Bleu blanc zèbre (BBZ) qui prône l’actiondes gens de terrain pour sortir de la crise. Elu àMars - n°3857 ans, père de cinq enfants, fondateur et président d’Evioo, qui propose des cabines d’essayage de lunettes en réalité augmentée. Il a par le passé fondé Spartoo, connu dans la vente en ligne de chaussures, et est encore président de la Fédération des entrepreneurs engagés (FEE) qui favorise lepartage d’expériences sur la région de Grenoble.jacques lewineRn°33 : sePtembRe 2016Architecte de formation qui a passé deux ans dans un laboratoire de biologie moléculaire à Harvard, désormais entrepreneur de 29 ans fon- dateur de Woodoo, qui conçoit un bois bionique transparent, qui ne pourrit pas et qui est résistant au feu, pouvant révolutionner la construction, le design, le luxe ou l’aéronautique.FRankie zaPata]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauListe des nominés, catégorie Culture du RebondIsalouBeaudet RegenFondatrice de Kama Conseil & AssociésSelon l’adage, « le monde sourit à ceux qui se lèvent tôt », rencontres matinales avec nos dirigeants.Entretien avecJEAN LOUIS SERVAN SCHREIBER Journaliste, essayiste, patron de presse,et Président du Comité de soutien de l’organisation Human Rights Watch France.Heures de réveil et routines ?Je me réveille spontanément vers cinq heures, et passe presque trois heures à me préparer. Par des exercices physiques, par l’anticipation mentale de ce que je vais vivre, et d’une certaine manière, spirituellement. Ce sont des moments à la fois de tranquillité et d’intensité, avec ce sentiment qu’une fois monté en haut du toboggan quotidien, je me donnerai le droit de prendre mon petit déjeuner, avant de passer à mon travail plus sédentaire devant mon écran.Pour quoi vous levez-vous ?J’essaie de faire en sorte que chaque journée soit une oeuvre, qu’elle vaille la peine d’avoir été vécue avant qu’elle ne s’enfonce irrémédiablement dansle passé. Une ambition modeste, mais elle donne du sens à mes activités et m’évite l’ennui. Pour sentir passer la vie en moi, j’alterne le mouvement, la ré exion et la contemplation.Que penser du « manque de temps » ?Personne ne manque de temps, nous disposons tous de la même quantité ! Le temps est ce qu’il y a de plus égalitaire au monde. L’écart se creuse dans l’usage que nous en faisons. C’est comme si nous habitions tous une même pièce d’une même taille. La manière dont nous l’aménageons détermine notre vie. Si on accumule trop de meubles, à un moment donné, on ne peut plus bouger. La gestion du temps, n’est que celle de nos choix personnels.Votre plus belle aventure d’entrepreneur ?J’ai connu plus de succès que d’échecs, donc je ne me plains pas du destin. Même si j’ai pris plaisir à créer et développer des journaux, ma grati cation quotidienne était de me retrouver au milieu d’équipes sympathiques dont j’avais choisi chacun des membres. Quand la taille de l’entreprise deve- nait trop grande et me faisait perdre ma proximité avec les journalistes ou les managers, je décrochais pour retrouver une dimension plus humaine. Je n’ai pas construit un empire, parce que la croissance se paye aussi en désincarnation des contacts avec les autres.Pour #SeLeverDeBonheur, vous pouvez me suivre régulièrement sur la page Facebook et la chaine Youtube “La Magie du Matin”, Editions Leduc10Mars - n°38Le baromètre de l’optimisme - Trophées Optimistes 2017Rubrique qui cherche à décortiquer les échecs des entrepreneurs pour en connaître les causes classiques et profondes, et pour voir la manière avec laquelle des leçons peuvent en être tirées pour recréer une société, la faire repartir ou s’orienter vers une autre expérience en s’étant enrichi d’un vécu. Il s’agit de percevoir le revers d’une autre manière, de le concevoir comme une étape vers des succès futurs et non une marque honteuse et indélébile dans un parcours, comme il est encore malheureusement trop considéré en France.ses proches. Dé s relevés et situations ins- pirantes après 30 ans de galères construc- tives qui se transforment aujourd’hui en un blog, des conférences, des best-sellers et une appli de conseil numéro 1 de l’AppS- tore, vendue dans 63 pays.n°28 maRs 2016n°29 avRil 2016PieRRe Fasquellehélène bouRboulouxDe son expérience, il a écrit un livre. « Tout ce qu’il me reste à 47 ans, c’est ce scooter », se remémore l’entrepre- neur. Après le métier d’agent général d’assurances, il crée son cabinet. Unburnout en 2007 lui fait vendre ses parts. 2008 verra la création de DEFIBRIL, société qui vend des dé brillateurs, la technologie étant tombée dans le domaine public. Sa mère tombe gravement malade. Pierre Fasquelle con e les rênes à ses seconds. Le CA chute. Ses agents commerciaux ont détourné la clientèle... Après de longues pro- cédures, Pierre Fasquelle change du tout au tout : de sa manière de concevoir l’entrepreneuriat à son activité professionnelle. Ce sont les prémices d’Open App, start-up conceptrice d’interrupteurs sans contact récompensée au Lépine.Administratrice judiciaire. Cette femme au caractère bien trempé s’est imposée à la première place dans le paysage socio-économique hexagonal en sauvant à de nombreuses reprisesdes entreprises en dif culté. A son palmarès, on retrouve : Thomson, Sernam, FagorBrandt, Léon de Bruxelles, Saur, Anovo, Vivarte ou encore Gérard Darel.n°31 juin 2016n° 30 mai 2016L’homme a tout connu avec AlloResto : idée trop précoce, levées de fonds démentes, bulle Internet... Après un rachat des parts des investisseurs à l’eurosymbolique, l’entrepreneur démarre un sondage auprès de 15000 clients et dé- cide d’ouvrir les vannes en permettant à la communauté de donner son avis. Unejean-luc hudRyLe chef d’entreprise a hérité de deux affaires plombantes : reprendre une brasserie familiale en perdition et faire reconnaître un dol devant les juges suite à une décision naïve desébastien FoRestLes petits matins des dirigeants]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[olivieR RemoissonetLa Brosserie Française a échappé à la liquidation judiciaire, grâce à un soupçon de relocalisation, une pincée de formation et de marketing de la part de cet entrepreneur deterritoire. Le modèle d’abonnement, le made in France et la conscience environnementale ont représenté la recette pour sauver la  lière en Picardie.n°33 sePtembRe 2016chaRles chRistoRyTout le monde a déjà entendu parler de « Paf le chien », ce jeu potache pour smartphones et tablettes. Der- rière ce petit bijou ludique se cache Adictiz qui développe aujourd’huides jeux sur mesure pour des grands comptes. Une success story qui n’aurait pas vu le jour sans une bascule motivée par l’idée de passer d’un portail de jeux à un abonnement donnant droit à une solution Saas.n°34 octobRe 2016athéna montuoRoSes études en école de commerce l’avaient amenée à voyager et vivre en Inde. De ce projet de  n d’études jaillira l’idée de créer une crêperie au pays du naan. Mais la pâte neprend pas. Un premier virage s’opère. L’en- trepreneure décide de tenter l’aventure au Cambodge, au Vietnam et au Brésil. Sans succès, le projet s’ankylose. Athéna revient chez ses parents, ourdit un nouveau projet, celui de Badines Lingerie, en plein essor actuellement.n°35 novembRe 2016Le baromètre de l’optimisme - Trophées Optimistes 2017 n° 36 déc. 2016-jan. 2017C’est le récit d’un retour sur le ring de l’entrepreneuriat. Son premier projet de start-up fut plein de promesses. Un premier prix de l’ANVAR, un investissement dans les technologiessatellites, deux tours de table réussis, des par- tenaires aussi prestigieux qu’Apple. De quoi donner le tournis, mais la sauce ne prendra pas pour ce projet de musique en ligne. Seule et décontenancée, l’entrepreneure se tourne vers l’associatif et le culturel. De ces années d’in- vestissements et de ce réseau, naitront Art2M, Art Jaws et le Art Lab,  nalement un écosys- tème de start-up dédiées aux arts numériques.Club EntrEprEndrErévolution à l’époque. L’entreprise renaît de ses cendres et voit le géant anglais Just Eat entrer au capital en tant qu’actionnaire ma- joritaire. Ce qui laisse désormais le temps à Sébastien Forest de soutenir quelques start-up.anne-cécile woRmsn°37 FévRieR 2017n°32 juillet-août 2016A50ans,ilaconnules grands groupes, la reprise et la création de PME, les procès et la liquidation. Il a trouvé le moyen de re-bondir grâce à l’association 60000 Rebonds et est reparti dans l’aven- ture Leblon Delienne, conceptrice de figurines de BD, en privilégiant diversification, impression 3D et nouvelles formes de commerce en ligne.lauRent buobsébastien buRletSerial entrepreneur, Sébastien Bur- let débute par la création d’une web agency qui conçoit des sites de e-commerce. L’entrepreneur se tourne ensuite vers le paiement enligne et souhaite faire rentrer dans les mœurs le paiement mobile en 2007 ! Solution jugée trop innovante, les banques et investisseurs ne suivent pas. La bascule se réalise en 2012. Les moteurs de paiement sont réemployés pour la création de wallets de plateforme pour le e-commerce. La croissance est alors au rendez-vous avec Lemon Way.ecoreseau.fr11]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauLe baromètre de l’optimisme - Tendances LE GRAPHIQUE DU MOISLa France aimée par les salariés français et européens Euro 2016 : un bilan positifSi le bilan sportif du dernier Euro est en demi-teinte pour les Bleus (la France éliminée en  nale), le bilan  nancier s’avère, lui, beaucoup plus positif. D’après une étude menée par Keneo et le centre du droit et d’économie du sport de Limoges, l’évènement a, en effet, généré 1,22 milliards d’euros de retombées économiques, soit 0,1% du PIB français. Une somme répartie presque équitablement entre les recettesgénérées pour le tourisme en France d’une part et pour l’organisation du tournoi d’autre part. La France conserve son titre de première destination touristiqueSelon une étude Insee parue début février 2017, la fréquentation tou- ristique en France est supérieure à celle précédent les attentats du 13 novembre 2015. Une remontéegrandement due à une clientèlefrançaise.Selon l’étude, les nuitées touris-tiques af chent une remontée de3,9% sur le dernier trimestre 2016par rapport à 2015 et « après deuxtrimestres consécutifs de baisse ».Un rebond qui compense et dépassele repli de -1,8% en 2015, lié auxattentats.Si la clientèle française est la plusprompte à renouer avec le tourisme à la  n de l’année 2016, la FranceLes Français restent attachés à leur économie, et ce plus encore que tous leurs voisins européens ! D’après l’étude« The Workforce View in Europe 2017 », un peu plus d’un Français sur deux (54%) est intéressé par la possibilité de s’expatrier pour continuer sa carrière. Si le chiffre peut paraître élevé, c’est beaucoup moins que dans les autres pays européens. En Espagne ou en Italie, par exemple, ils représentent un pourcentage respectivement de 85% et 88% et, au Royaume-Uni, ils sont 57% à croire que l’herbe est plus verte ailleurs. L’étude met également en lumière les paysles plus attractifs pour les salariés européens en quête de nouvelles aventures. Dans ce classement, la France arrive en troisième position, derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne. Une façon de prendre du recul sur la morosité de notre économieet de constater que salariés français et européens restent confiants dans l’économie de l’Hexagone.reste également la destination préférée des étrangers sur l’ensemble de l’année, selon le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault. Les premières estimations of cielles fournies par le gouvernement font ainsi état de près de 83 millions de visiteurs étrangers à parcourir l’Hexagone l’année dernière. Responsable du bonheur demandé !Apéros de fin de journée, pauses ping-pong, pétanques ou jeux-vidéos, les start-up rivalisent d’idées pour attirer les talents et les  déliser. Le mot d’ordre : l’employé doit être heureux. Et cela semble être la priorité de la start-up basque ache- terduneuf.com. S’inspirant des entreprises de la Silicon Valley, cette start-up a, en effet, publié sur son site internet une offre d’emploi à pourvoir pour le poste de... Responsable du bonheur ! Pas de diplômes exigés mais des compétences précises : « Altruiste, dynamique, à l’écoute desautres pour bien cerner leurs attentes. Mais surtout, il doit être positif, optimiste, pour arriver à transmettre le bonheur aux autres ». La perle rare pour une bonne ambiance au bureau en somme ! Top chef : la France championne du monde de pâtisserieLa pâtisserie française, c’est un peu comme les Bleus et le hand- ball, elle gagne si souvent que ça n’étonne plus grand monde. La France a pourtant remporté les championnats du monde de pâtisserie à Lyon, pour la huitième année consécutive, lors du Salon International de la gastronomie. Pour cela, les pâtissiers français12 Mars - n°38]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[Le baromètre de l’optimisme - TendancesGalaxie ecoRéseaurapport au mois dernier. Un chiffre qui vient inverser la tendance baissière de la  n décembre (-2,6%) et con rmer les hausses de créationsd’entreprise en cumulé sur les 12 derniers mois : +6,2% en janvier, après +5,5% en décembre et +5,7% en no- vembre. Des créations essen- tiellement portéespar les créations de sociétés et d’entreprises individuelles. En janvier, deux créations d’entreprise sur cinq concernent des mi- croentreprises.avaient réalisé une impressionnante sculpture sur le thème du rock’n’roll, à base de guitariste en sucre et de batteur en chocolat. Face à une foule de journalistes, Etienne Leroy, Capitaine de l’équipe de France a déclaré : « C’est une grande  erté de rentrer dans la famille des champions du monde ». Les innovations technologiques en hausse dans les entreprisesUne étude de l’Insee, publiée le 15 février, montre que près d’une entreprise sur deux a innové en France entre 2012 et 2014. Deux grandes catégories d’innovations se distinguent : les innovations non technologiques qui repré- sentent 43% de celles-ci et les innovationstechnologiques qui représentent 41%, soit un peu moins, mais qui sont en plus forte hausse que leurs consœurs. Sur la même période, une entreprise sur huit a lancé un produit qui n’existait pas sur le marché.Concernant les secteurs d’activité, l’industrie se place parmi les secteurs les plus innovants mais la palme revient à la communication et à l’information. L’étude met également en avant que l’innovation naît souvent d’un partenariat. Près d’un tiers des entreprises concernées ont en effet noué des coopérations avec leurs fournisseurs ou avec des entreprises apparte- nant au même groupe. Les coopérations avec les universités ou centres de recherche sont, elles, étonnamment plus rares. Le secteur marchand double ses créations d’emplois en 2016La dernière estimation de l’Insee, publiée vendredi 17 février, fait apparaître 62200 créa- tions de postes dans le secteur marchand non agricole. Pour le septième trimestre consécutif,les créations d’emplois s’af chent en hausse continue. Au total, le secteur marchand aura créé 191700 emplois sur l’année 2016, soit près du double de l’année précédente pour atteindre son plus haut depuis 2007, c’est-à- dire l’année juste avant la crise mondiale liée aux subprimes.En déplacement à Valence, François Hollandes’est félicité que la France ait pu, en dix ans,« reconstituer les emplois perdus et en créer davantage ». La ministre du Travail, Myriam El-Khomri, déclarait, elle, dans un communi- qué, que « le redressement de notre économie est aujourd’hui pleinement con rmé ». Des déclarations à nuancer lorsque l’on rentre dans le détail des chiffres, mais qui témoignent d’une belle reprise de l’emploi dans le secteur privé. Les créations d’entreprise rebon- dissent en janvierLes créations d’entreprise se sont accélérées sur le mois de janvier. Selon l’Insee, elles s’établissaient à 47008 sur le premier mois de 2017, af chant ainsi une croissance de 1,5% par13ecoreseau.fr]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauLe baromètre de l’optimisme - Actions symboliquesFocus sur ces petites interventions discrètes qui changent le quotidienL’ENTREPRISE CENTENAIREPapier d’Arménie :Malgré l’explosion récente, une histoire familialeL’ACTION SOLIDAIREEn Vendée, les entrepreneurs se mobilisent pour sauver une entreprise de la liquidation judiciaireA Luçon, en Vendée, l’entreprise Marchegay fabrique des jardineries et des verrières. Celle-ci emploie 105 salariés mais doit faire face à la conjoncture. Depuis 2011, la sociétésouffre de l’effondrement du marchédes panneaux photovoltaïques et du recul de la construction des jardineries. Au printemps 2016, elle est placée en redressement judiciaire.Mais Franck Champlain, directeur gé-néral de la société depuis 2006, entouréde cinq cadres de l’entreprise et debanques partenaires, propose de créerune structure, MTech, qui reprendrait l’intégralité des actifs de Marchegay. Un plan ambitieux, à 2,2 millions d’euros qui permettrait de sauver 75 des 105 emplois. Mais pour BPI France, partenaire de l’opération, le plan ne fait que repousser le problème, car il conduit la société à se retrouver avec un manque de trésorerie de 400000 euros quelques mois plus tard.Le maire de la ville, Pierre-Guy Perrier, propose alors de solliciter les en- trepreneurs de la région pour obtenir l’avance nécessaire au maintien de l’activité. Lorsque l’idée émerge, Franck Champlain est à deux jours de l’audience qui va déterminer si l’entreprise doit, ou non, fermer ses portes. « A partir de là, tout s’est accéléré. Les différents réseaux, PLE dans un premier temps, mais aussi Réseau Entreprendre Vendée, l’APM se sont mobilisés, et l’après-midi ça a été la hot-line ! » a déclaré Franck Cham- plain aux Trophées Caractère 2016-2017.Au téléphone ou par mail, les entrepreneurs et les réseaux se succèdent : connaissances, amis, amis d’amis, ou entrepreneurs solidaires, au total 35 personnes se manifestent à la  n de la première journée. « Plus de 400000 euros avaient été réunis, entre 13 heures et 19 heures » rajoute Franck Champlain.L’entreprise est donc sauvée, et peut ainsi honorer ses commandes, comme la construction de 6000 m2 de verrières à la Station F, l’incubateur de Xavier Niel, ou encore un contrat concernant les verrières de la cité musicale de l’île Seguin.qui dure depuis 130 ans« Laissez brûler les p’tits papiers, papiers de riz ou d’Arménie, qu’un soir ils puissent, papier maïs, vous réchauffer ! », chantait Gainsbourg. Plus qu’une entreprise, le Papier d’Arménie fait partie du patrimoine français.Il y a 132 ans exactement, Auguste Ponsot découvre, lors d’un voyage en Arménie, le benjoin. Cette résine, originaire de Malaisie, possède des vertus odorantes et désinfectantes. Pour cette raison, les Malais l’utilisent pour parfumer leur maison et assainir leurs pièces. Séduit, il décide, aidé par Henri Rivier, phar- macien de son état, d’importer la résine en France.Ils mettent tous deux au point un procédé de trempage qui permet à un papier spécial, im- prégné de benjoin liqué é dans de l’alcool, de se consumer sans produire de  amme, mais répandant ainsi l’agréable odeur que nous connaissons toujours aujourd’hui.Les années suivantes, son inventeur reviendra les poches pleines de médailles de plusieursLA BELLE ACTION INATTENDUEsalons internationaux. En France, l’exposition d’hygiène de 1888 ainsi que l’exposition uni- verselle de 1889 vont le couronner de succès. Durant cette dernière justement, une expérience menée par les deux inventeurs marquera dura- blement les esprits. Persuadés des propriétés antiseptiques de leur papier, le chimiste et le pharmacien placent deux morceaux de viande sous deux cloches, et, dans l’une d’elle, font brûler du Papier d’Arménie. Une semaine après, la viande conservée dans les ef uves de Papier d’Arménie s’avère toujours comestible, tandis que l’autre est trop faisandée.L’entreprise emploie à ce jour une douzaine de personnes pour créer et traiter ce papier, dont certaines descendent directement des premiers employés de la marque ! L’atelier se trouve à Montrouge. Entre les murs de briques, le rituel est identique. Il faut deux mois pour dissoudre la résine dans l’alcool, puis encore quatre mois de trempage, séchage et autres. Au bout de six mois, les papiers peuvent ensuite être découpés et mis en carnets pour être commercialisées. Si l’enseigne propose aujourd’hui des bougies et des brûleurs, en plus de leur produit phare, celle-ci est restée authentique, avec un produit 100% Made in France, malgré un nom, un parfum et une matière première qui évoquent le voyage.L’entreprise est aujourd’hui dirigée par la petite-  lle du pharmacien Henri Vivier : Mireille Schvartz. Gageons que le récent accident n’in- terrompe pas trop longtemps la production.A Dijon, les soupes suspendues attendent leurs béné ciairesCamille Salva, la fondatrice du restaurant Lulu Graine d’un monde, à Dijon, avait pris l’habitude de distribuer de la nourriture à un SDF proche de son restaurant. Un jour pourtant, lorsqu’elle le cherche, elle se rend compte que ce dernier n’est pas là. Lui vient alors l’idée de créer un système pour que tout le monde puisse béné cier de sa solidarité ou de celle des autres. Elle a ainsi lancé dans son restaurant un concept de soupes suspendues. Sur le même principe que les cafés suspendus, les clients peuvent acheter des soupes sans les consommer, et d’autres clients, qui n’ont pas les moyens de se les offrir peuvent venir les consommer gratuitement.« Ce que je voulais, c’était pouvoir nourrir ceux qui en ont besoin, explique Camille Salva, qui a connu plusieurs échecs en distribuant de la nourriture dans la rue. Je vou- lais que les gens puissent venir quand ils en ont envie oubesoin ». Une occasion d’étendre aussi la solidarité à son entourage ou à sa clientèle, « je voulais également faire participer les clients, que ce soit une chaine de solidarité, plutôt qu’une initiative personnelle ».Depuis début décembre, les clients peuvent ainsi offrir une soupe suspendue lorsqu’ils payent leurs propres consommations. Une initiative qui a d’ailleurs créé un engouement du côté de ces derniers, mais qui peine à être ensuite distribuée. « On a beaucoup de dons. La plupart des clients participent. En revanche, on a beaucoup plus de dif cultés pour distribuer les soupes, à tel point que nous avons arrêté de prendre des dons, le temps de trouver comment distribuer celles qui sont en attente. » Des soupes gratuites qui ne trouvent pas preneur ? La restauratrice a deux explications. « Nous ne faisons pas de surgelé, ce qui fait que la soupe est généralement prête aux alentoursde 11h45, avantnous n’avons rienà servir. La plagehoraire est, ducoup, assez limi-tée pour ceux qui souhaitent en béné cier. Il y a aussi le fait que beaucoup de gens dans le besoin sont coupés de la société et n’osent pas passer la porte et «avouer», en quelque sorte, qu’ils ont besoin de béné cier d’une soupe suspendue ».Pour l’heure, la plupart des soupes distribuées l’ont été par des clients volontaires qui ont emporté avec eux des soupes et les ont déposées à des SDF sur leur chemin. Un moyen d’associer la générosité du système et quelques échanges autour d’un repas ?14 Mars - n°38]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauICI ET LÀ...u Un béton qui est en fait du corail, ou l’inverseGéocorail, c’est le nom de ce nouveau matériau, mais c’est aussi lenomdelaso- ciété qui l’a mis au point. En 2012, cette dernière a créé ce qu’elle ap- pelle un « béton naturel », c’est- à-dire un agrégat de sédiments, de sable, de roches, et de calcaires créés arti cielle- ment, grâce à une réaction électro-physique, là où le corail se créé biologiquement. Découvert au hasard lors de recherches sur la protection des mé- taux contre la corrosion, ce nouveau corail pourrait venir  eurir nos littoraux très prochainement, et renforcer les digues, les bas de falaises ou autres reliefs en péril. Et ce produit est écologique jusque dans sa fabrication ! Aucun produit chimique n’est utilisé pour le créer. Et même si l’agrégation génère du CO2, le Géocorail piège et stocke ce dernier. En contrepartie, il faut 18 mois pour produire ce béton vert qui se régénère seul. Si le produit est alléchant pour nombre d’acteurs, il n’est pas encore commercialisé. La société attend d’avoir plus de connaissances sur l’ensemble du procédé lorsqu’il sera industrialisé, et souhaite également véri er comment réagit l’écosystème marin à cenouveau matériau.u Une poubelle qui transforme vos dé- chets en engraisWhirlpool vient de lancer Zera Food Recycler, une poubelle qui recycle les déchets. Cette dernière est, en effet, capable de transformer les déchets alimen- taires en engrais. Elle est équipée, pour cela, d’un compartiment dans lequel il faut ajouter un mélange de bicarbonate de soude et de noix de coco. Une fois remplie de déchets et le mélange ajouté, la poubelle prévient elle-même son propriétaire, 24 heuresaprès, via une application, que l’engrais est prêt à être utilisé. Equi- pée d’un  ltre à charbon pour lutter contre les odeurs que peut générer unetelle transformation, elle peut même recycler viandes et produits laitiers, usuellement proscrits à cause des insectes qu’ils peuvent attirer. Une poubelle vendue 1000 dollars à ce jour.Le baromètre de l’optimisme - The Green LifeLa COP21 n’était pas une  n, mais un début. Suivi des évolutions béné ques à la planèteu Premier conseil d’administration pour l’Agence française pour la biodiversité Créée début janvier, l’Agence française pour la bio-diversité a tenu sonpremier conseild’administrationjeudi 19 janvier2017. L’agencea vocation à dé-ployer et démul-tiplier les poli-tiques publiquesen faveur de labiodiversité et àencourager les acteurs, privés comme publics, à passer à l’action, comme l’ont rappelé les ministres Ségolène Royal et Barbara Pompili. De nombreuses actions prioritaires ont été dé nies pour cette agence dorénavant présidée par Philippe Martin, ancien ministre de l’Ecologie. Parmi elles, la restauration d’un site Natura 2000 au large de Saint-Raphaël ou encore l’application de l’Accord de Paris sur le climat. La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a demandé à l’agence de lui faire des propositions pour rapprocher les trois conventions issues du Sommet de la Terre qui s’est tenu à Rio en 1992.u Se baigner dans la Seine, une réalité ?La Ville de Paris a demandé à l’Atelier parisien d’urbanisme d’identi er les bords de Seine suscep- tibles d’accueillir des baigneurs moyennant quelquesaménagements. Neufs sites ont été retenus dont l’allée du Bois de Boulogne qui borde la Seine, le port de Javel, l’île aux Cygnes, le Quai Branly, le bassin de laVillette ou encore le lac Daumesnil. Un groupe de travail, regroupant la préfecture de région, les départements du Val-de-Marne, des Hauts-de- Seine et de Seine-Saint-Denis et les opérateurs de traitement des eaux planchent déjà pour améliorer la qualité de l’eau et débarrasser la Seine de deux bactéries à l’origine, entre autres, de gastro-enté- rites. Pour cela, il faut être en mesure de récupérer les eaux de pluie qui drainent les bactéries de la ville pour éviter qu’elles ne se déversent dans la Seine, et planter des végétaux, au lac de Daumesnil, par exemple, qui vont venir  ltrer l’eau. La nature donne de temps en temps un coup de pouce à ces initiatives, les courants de la Seine nettoient, par exemple, l’eau du canal de la Villette de manière naturelle !INITIATIVE VERTEDes sacs qui se boiventpour remplacer leplastique !« Toute l’Asie se noie dans un océan de pollu- tion de plastique », voilà le constat que Kevin Kumala, 32 ans, a dressé il y a quelques jours à l’AFP. Passionné de plongée et de surf, le jeune Indonésien ne supporte plus de voir les plages de son pays jonchées de bouteilles, de sacs ou d’autres déchets en plastique.Il a donc créé Avani Eco, qui commercialise des produits biodégradables comme des récipients à base de canne à sucre, des paillettes en amidon, et des sacs à base de manioc. Ressemblant à s’y méprendre à des sacs plastiques, ces derniers sont cependant totalement inoffensifs pour l’environ- nement. Ils se dissolvent, en effet, dans l’eau et peuvent même se boire ! L’entrepreneur assure qu’ils ont passé tous les tests de toxicité, avant de déchirer lui-même un bout du sac qu’il tient dans la main, sur lequel il est imprimé en lettres capitales : JE NE SUIS PAS DU PLASTIQUE. Face à la caméra de l’AFP, il plonge le morceau de sac dans de l’eau tiède et mélange. Le sac se dilue en une minute et se transforme en une boisson que le diplômé de biologie avale.Plus de danger pour les animaux marins donc, les sacs se dissolvent dans l’eau et répandent une substance nourrissante plutôt que toxique. Si ces derniers sont jetés dans la nature, ils se dissolvent en quelques mois, contre 400 ans pour les sacs plastiques que nous connaissons.Mais l’innovation à un prix. Ces sacs, dont trois tonnes sont produites chaque jour dans l’usine d’Avani Eco, coûtent chacun 30 centimes de plus qu’un sac plastique « classique ». Un frein qui n’empêche pas l’entreprise de vendre ses sacs à des magasins et des groupes hôteliers, majoritairement en Indonésie à ce jour, mais les commandes venues de l’étranger commencent à af uer elles aussi.16 Mars - n°38]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREFaire plus avec moinsQuelques pistes pour que la croissance de demain soit toujours moins consommatrice de ressources...18 Mars - n°38RétrospectiveL’apprentissage de la rareté dans le temps .................. p19Grand AngleL’économie de la connaissance......................................p20EnquêteLes champions de la frugalité ....................................... p22ProspectiveEntreprendre avec peu, grâce à la bio-inspiration .........p24]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[RÉTROSPECTIVE : EcoRéseau Business revient sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient il y a un demi-siècle. Pas question de comparer, de fustiger ou de glori er le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.Frugalité & EntrepreneuriatL’apprentissage de la raretéDe plus en plus d’entreprises se montrent séduites par le concept de frugalité, allant jusqu’à l’intégrer dans leur modèle d’affaires.Par Jean-Marie Benoistdirectement avec la Logan. La France était peut-être l’une des cultures industrielles qui pouvaient le mieux le comprendre. Après tout, notre système D national s’en rapproche par beaucoup d’aspects – au point qu’en Afrique francophone, l’expression est utilisée avec plus ou moins le même sens que jugaad... Les années suivantes voient la naissance de l’expression « in- novation frugale », qui sera consacrée par la publication en 2012 d’un rapport sur le sujet par l’association britannique Nesta. On pourrait presque dire, maintenant, que la cause est entendue : la Commission européenne va sortir cette année un rap- port intitulé « Frugal Innovation and the reengineering of traditional techniques », et si la Commission a eu le temps de faire un rapport...Il faut dire que les valeurs portées par la frugalité sont dans l’air du temps. Elle n’est pas qu’un choix économique : c’est un choix de valeurs socio-économiques. Elle a le même ADN que l’économie du partage, le mouvement des makers, et l’économie circulaire : réutilisation, recy- clage (il ne s’agit pas que d’être frugal en aval, il faut aussi l’être en amont), accent mis sur la créativité, sur le fait de trouver des solutions locales... Or aujourd’hui, « il ne suf t pas de faire moins cher : il faut faire attention à l’évolution des modes de consommation et à l’évolution de l’identité du consommateur », souligne Navi Radjou. Auparavant, cette dernière était fragmen- tée, entre consommateur, citoyen, membre d’une famille... Aujourd’hui, les choix de consommation sont guidés par les valeurs citoyennes, éthiques et familiales, et elles évoluent : la possession d’une voiture, autrefois symbole de statut social, n’est plus jugée indispensable par un nombre croissant de particuliers. « Nous sommes en train de vivre un changement d’enver- gure, en passant de «je consomme, donc je suis» à «je crée, donc je suis» », estime Navi Radjou. La frugalité présente un en- semble de valeurs qui répond à ces attentes. Et ça, pour les entreprises, ça vaut de l’or.*L’innovation jugaad, redevenons ingénieux, avec Jaideep Prabhu et Simone Ahuja, éd. Diateino, 2013 ; L’innovation frugale, comment faire mieux avec moins, avec Jaideep Prabhu, éd. Diateino, 2014La frugalité dans le business. Pour un occidental, habitué aux excès et à la gabegie du capitalisme triomphant des années 80 et 90, c’est presque une antinomie. Et pourtant, les termes « in- novation frugale », « ingénierie frugale », « science frugale » circulent de plus en plus, et séduisent davantage d’entreprises. Que l’on ne s’y trompe pas ! Quand on parle de frugalité, on ne parle pas uniquement de l’idée de réduire les coûts. Cela en fait partie et c’est évidemment ce qui a attiré en premier lieu, mais le concept est plus large. C’est un mélange d’ingéniosité et d’inventivité, pour trouver des solutions pratiques, durables et abordables, à des problèmes précis, en utilisant des res- sources limitées. Ça fait beaucoup, dit comme ça, mais ça marche : le microcrédit, les prothèses de l’association E-nable, ou encore les terminaux bancaires mobiles des banques indiennes, composés d’un téléphone portable et d’un mini-scanner... « Un ingénieur chez Renault disait : quand on met une limite aux ressources, on enlève celles sur la créativité », se souvient Navi Radjou, chantre de l’économie frugale. Et comme ça marche, ça séduit. Forcément : qui dit non à l’idée de faire vite et mieux avec moins ?Tout cet émerveillement peut paraître unpeu insultant aux « inventeurs » de la fru- galité. Le phénomène n’est émergent que du point de vue de nos sociétés occidentales (et encore) ; en Inde, la frugalité est la façon de faire depuis plusieurs générations, et non pas par choix mais par nécessité. « Le jugaad (le terme indien qui signi e aussi la débrouille) naît de la combinaison d’un manque de ressources et de la nécessité de répondre à des besoins pressants, voire vitaux », explique Navi Radjou, consultant en innovation dans la Silicon Valley et co-auteur de deux* (bientôt trois) livres sur le sujet. La nouveauté est que les ré- sultats, grâce aux technologies-plateformes que sont Internet et la téléphonie mobile, sont plus spectaculaires, et surtout qu’ils sont visibles grâce à la mondialisation. C’est en délocalisant la production dans les années 90 que les grands groupes sont vraiment entrés en contact avec les cultures d’entreprise locales et se sont retrouvées confrontées au jugaad. La délocalisation de la R&D et des IT, après l’an 2000, a accéléré ce mouvement.Ce n’est pas nécessairement un hasard que Carlos Gohn, alors PDG de Renault, soit le premier à utiliser l’expression « ingénierie frugale » en 2006, offrant ainsi au concept ses lettres de noblesse – parce que frugalité tout seul ne fait pas sérieux – en l’appliquantQue l’on ne s’y trompe pas ! On ne parle pas uniquement de l’idée de réduire les coûtsLa même qualité de prestation mais dans des conditions de rareté.ecoreseau.fr 19]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREDes chercheurs bri- tanniques ont créé un pansement à base de coquilles d’œufs – moins cher que les produits actuels à base de collagène –, et dont la forte teneur en zinc stimule le sys- tèmeimmunitaireetaméliore la régénération des tissus. La piqûre indolore du moustique a inspiré deux sociétés japo- naises qui élaborent désormais des aiguilles médicales en titane de forme conique. La liste des emprunts à la nature prend des allures d’inventaire à la Prévert. Les mollusques offrent des procédés astucieux de protection et d'agilité, in- téressant l'aéronautique, la médecine ou la robotique. Les exemples des peaux de requin qui inspirent les revêtements anti-turbulence pour avions ou combinaisons de plongée sont plus connus. « A chaque fois c’est un état d’esprit qui est appliqué dans la recherche, décrit Gilles Bœuf, ex-pré- sident du Muséum National d’Histoire Naturelle. S’inspirer des solutions concoctées par Dame Nature, pour répondre à des problématiques indus- trielles, environnementales ou urbaines. » Et bonne nou- velle, elles sont généralementéconomes en énergie et res- sources. Ainsi les ingénieurs ont copié la morphologie du martin-pêcheur pour conce- voir le nez du TGV japonais Shinkansen a n de gagner en vitesse et baisser la consom- mation.Lastart-upCine’al utilise la chair des méduses, constituée à 90% d’eau, pour en faire des couches-culottes ultra-absorbantes et biodé- gradables. Prometteur, « à condition de repérer les com- portements remarquables », précise Maria Fabra-Puchol, responsable R&D chez Isover du groupe Saint-Gobain qui a étudié l’hydrophobie des feuilles pour concevoir une vitre autonettoyante. Des start-up sont nées, comme Chronocam qui vient de lever 14 millions d’euros en octobre 2016 pour parfaire son système de vision arti ciel inspiré de la rétine humaine, à destination des machines. Et des révolutions sont en gestation. Le turritopsis nutricula, successivement un polype ou une méduse, pos- sède la capacité d'alterner les cycles de vieillissement et de rajeunissement à l'in ni. Des chercheurs japonais visent bel et bien l’immortalité en l’étu- diant. D’où vient cette nouvelleruée vers l’or vert ? D’abord l’explosion des connaissances biologiques et les nouvelles technologies qui permettent d’observer au plus près. Mais aussi « les contraintes environ- nementales, économiques et rè- glementaires,quiontreproduit les contraintes de la sélection naturelle. Dans ce contexte, économie de la connaissance et biomimétisme sont devenus des orientations de bon sens »,résume Kalina Raskin, chargée du développement scienti que du Ceebios (Centre européen d’excellence en biomimétisme de Senlis).connaissance inFi- nie,contRaiRement aux RessouRces« Comme la connerie, la connaissance est infinie », aime à répéter Idriss Aberkane, professeur à Centrale Supelec,chercheur à Polytechnique, af-  lié à Stanford – au contraire des matières premières, qui viennent à manquer. « Si nous basons notre croissance éco- nomique sur leur exploitation, nous sommes limités. Mieux vautlabranchersurl’éco- nomie de la connaissance ». Trois règles caractérisent selon lui l’économie de la connais- sance, deux positives et une négative : « Premièrementles échanges sont à somme positive : je ne suis pas moins bête quand je partage de la connaissance. Au contraire je la multiplie. Alors que si je partage un bien matériel, je le divise. Deuxièmement, et c’estl’aspectnégatif,lepar- tage de l’immatériel n’est pas instantané – transmettre de la connaissance prend du temps. Troisièmement, les combinai- sons de connaissances ne sontGRAND ANGLE : l’occasion pour EcoRéseau Business d’enquêter sur le sujet principal du panorama, politique, sociétal ou macro-économiqueL’économie de la connaissance« On n’a pas de pétrole, mais on a des neurones »En période de rareté, croissance et innovation dépendront des neurones et non plus des matières premières. A condition de faire des choix scienti ques et industriels.Par Julien Tarby20 Mars - n°38Une autre forme d’efforts, pour une innovation et une croissance assurées...SantéLes clés de l’immortalité à portée de main ?Les start-up n’en  nissent pas d’étonner en matière de quête d’im- mortalité,àtelpointquelesobjectifs des transhumanistes californiens, tel Ray Kurzweil, gourou de la sin- gularité technologique chez Goo- gle, apparaissent moins farfelus. EcoRéseau n°18 donnait d’ailleurs la part belle à la régénération tis- sulaire, avec Cardio3BioSciences qui reprogramme des cellules car- diaques ou encore à la manipulation du génome avec Cellectis et ses co- pier-coller de gènes. Autant d’avan- cées tonitruantes qui font entrevoir au Dr Laurent Alexandre, chirurgien urologue et neurobiologiste, fonda- teur de Doctissimo, « la mort de lamort » (1). Pour ce diplômé de l’ENA et HEC, président de la biotech DNA Vision, « la première personne qui vivra 1000 ans est peut-être déjà née, sous l’in uence des nanos, bios, informatique et sciences co- gnitives (NBIC) ». L’économie de la connaissance a un grand rôle à jouer, car l’homme est à l’origine génétiquement programmé pour vivre 125 ans. Or la nature donne des pistes, comme cette méduse turritopsis nutricula déjà citée, qui peut redevenir polype quand elle le veut. Les chercheurs se tournent aussi vers la posidonie de médi- terranée, plante  orale aquatique qui survit 100000 ans. Dans l’Utah,l’âge d’une colonie de peupliers faux-tremble a été estimé à 80000 ans. Les éponges sont un classique du domaine, se reproduisant sur les mêmes cellules durant 13 à 15000 ans. La tortue géante atteint les 250 ans, le quahog nordique, mol- lusque des mers islandaises, a été évalué à 507 ans de vie. Encore plus proches, des mammifères comme la baleine boréale s’illustrent. En 2007, un spécimen a été retrouvé avec dans la peau un harpon datant de 1879. Autant de gènes permettant de lutter contre la dégénérescence des cellules et les cancers...(1) « La mort de la mort – Comment la technomédecine va bouleverser l’humanité », de Laurent Alexandre, éd. JC Lattès, 2011.]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[NeurocomputationQuand plantes et animaux inspirent les réactions des robotsAgnès Guillot (cf. rubrique Prospective) est chercheure en robotique sur les sys- tèmesarti cielsadaptatifs,àl’Institutdes Systèmes Intelligents et de Robotique de l’université Pierre et Marie Curie. Elle enchaîne les conférences grand public pour expliquer ce qu’est un système d’apprentissage pour les robots. « Cette discipline va monter en puissance », en- trevoit la docteure en psychophysiologie etbiomathématiques.Cetteex-éthologue et son confrère Jean-Arcady Meyer ont commencé à concevoir des modèles mathématiques en observant les réac- tions des animaux, qui sont devenus des modèles informatiques. « Nous nous sommes alors tournés vers la robotique.Ces modèles ne donnent pas toujours la même réponse, dépendant aussi de l’état interne et d’une dose d’ irrationalité. Tout cela peut se formaliser, en surfant sur les réseaux de neurones : nous faisons de la neurocomputation, en implémentant des comportements. » Utile ? Déterminant, « surtoutpourlesmachinesquidevrontré- agir dans des environnements inconnus. Les ingénieurs qui travaillent sur les voi- tures autonomes sont très intéressés », explique cette spécialiste des modèles neuronaux améliorant l’adaptation à l’im- prévisible. Les travaux de modélisation des circuits de décisions intéressent aussi les spécialistes des maladies neurodégé- nératives (Parkinson, Alzheimer...).21pas linéaires : si je réunis un kilo de connaissance à un autre kilo, cela crée une autre connaissance », explique celui qui voit dans le biomimétisme – consistant à extraire de la connaissance de la nature – des solutions in nies à nos problèmes environnementaux, sociaux ou de croissance. « La nature est une bibliothèque, lisons-la au lieu de la brûler, elle est high tech », précise l’expert qui cite les diatomées, phytoplanctons qui possèdent des squelettes en silicium dotés de branches espacées de 10 nanomètres. « Intel dépense des milliards pour obtenir des semi-conducteurs aux espace- ments de 22 nanomètres ! Dans une goutte d’eau de mer on a des puces électroniques high tech qui  ottent, présentes de- puis trois milliards d’années ! » Le gisement de croissance est sans  n, en témoigne Gunter Pauli et sa Blue economy (1), qui recense 100 technologies rendues possibles grâce au biomimétisme dans les dix ans à venir, qui généreront 100 millions d’emplois.et demain, des écosystèmes RePRoduits ?Pour ce fondateur de l’associa- tion « Zero Emissions Research and Initiatives » (ZERI) – ré- seau mondial d’esprits créa- tifs recherchant des solutions aux défis mondiaux –, une connaissance plus profonde de la nature permettrait d’al- ler plus loin que l’élaboration d’un simple produit. La bio- logiste-auteure américaineJanine Benyus explique que la démarche ne se limite pas à copier les formes du vivant, mais aussi à tirer parti des processus et des écosystèmes présents dans l'environne- ment naturel (2). « Quand les feuilles tombent, on n’organise pas un ramassage. La natureà l’Ecole polytechnique fé- dérale de Lausanne (EPFL), a découvert par ses travaux sur les microorganismes que les modèles mathématiques développés par les économistes pouvaient s’y appliquer. « L’in- verse est possible. Les liens entre biologie et sociologie/des solutions incroyables », con rme Franck Zal, fonda- teur d’Hemarina qui a levé 15 millions d’euros a n d’utiliser, pour oxygéner les greffons et les pansements, le sang des vers marins compatible avec tous les groupes sanguins. Mais les barrières existent. Si la méduse citée plus haut a été découverte en 1988, les scienti ques se sont penchés dessus en 1996, dédaignant une espèce jugée trop éloignée de l'homme. Des préjugés doivent sauter, chez les chercheurs, in- dustriels et  nanciers, comme le soutient Gil Burban : « Nous évoluons vers l’ESS, car nous sommes arrivés trop tôt avec notre compost avancé ou nos panneaux d’isolation en paille et champignons plus ef caces que ceux en  bres de verre. La dépollution de sols par voie fongique nécessite en- core quelques recherches. La compréhension du vivant est semée d’embûches. Or les industriels sont à la recherche de solutions qui fonctionnent très vite », conclut-il. C’est donc une orientation générale qui doit être prise par tous les acteurs, ce qui est encore loin d’être le cas.des oRGanisationsà RePenseRL’approche est dif cile dans l’industrie lourde. « Les entre- prises y opèrent un biomimé- tisme de base, se contentant d’échanger des ef uents », constate Gil Burban. Elles doivent réapprendre à travailler avec des biologistes et accéder aux connaissances du vivant, « s’interconnecter aux réseaux scienti ques », précise Kalina Raskin. Leur organisation doit aussi évoluer. Le vivant est écosystémique. Mieux vaut fonctionner comme lui pour mieux le comprendre, des bio- logistes doivent se mêler aux physiciens, mathématiciens, chimistes, et les secteurs de la construction, des transports ou de l’agroalimentaire doivent collaborer dans une approche interdisciplinaire et multicul- turelle, qui valorise échanges et télescopages.RetaRd FRançaisà combleRMalgré un nombre croissant de publications et brevets, la France est à la peine, notamment par rapport au Royaume-Uni, à la Suisse ou même au Japon. « Les chercheurs à Tokyo ont une longueur d’avance dansla constitution de bases de données sur les probléma- tiques que les espèces ont résolues », cite Maria Fa- bra-Puchol. L’Allemagne se distingue : « Outre-Rhin on a depuis 15 ans su mettre en relation entreprises,  nanciers et milieux académiques, dans une logique plus bionique : on étudie le vivant et se sert des connaissances pour fabriquer des machines », observe Gil Burban. Le Ceebios œuvre au rapprochement de start-up avec de grands groupes. « Nous avons évolué avec deux sociétés sur des façades conçues avec des algues, dont les bactéries ont des propriétés d’isolation », illustre Ingrid Jouve, directrice développement durable chez Eiffage Construction. Mais ce n’est qu’un début. « 15 grands groupes nous ont rejoints en deux ans, dont beaucoup n’ont pas de biologistes. Des pro- cédés industriels v.ont être révolutionnés, sous la condition de vraies prises de position », résume Kalina Raskin. Le jeu en vaut la chandelle.(1) « The Blue Economy – 10 Years, 100 Innovations, 100 Million Jobs », Gunter Pauli, 2010.(2) « Biomimétisme : quand la nature inspire des innovations durables » de Janine Benyus, éd. Rue de l'échiquier, 2011Le biomimétisme d’avenir n’est pas seulement technologique, c’est un système économiqueet socialproduit en cycle, quand nos industries produisent en ligne des choses dont personne ne veut : des déchets », illustre Idriss Aberkane. Mais tout peut changer. « Ce n’est qu’une question d’années », pour Ka- lina Raskin, selon qui « nous appliquerons par exemple les modèles scienti ques des ruches aux industries ». Et c’est seulement le début de l’aventure. Les schémas circu- laires seront plus rentables. La permaculture adopte déjà cette approche. « Le biomimétisme d’avenir n’est pas seulement technologique, c’est un sys- tème économique et social », énonce Gil Burban, fondateur de Polypop Industries, qui dé- contamine des sols et crée du compost grâce à des cultures de champignons. La nature est en tout cas un bon GPS en R&D. Darja Dubravcic, doc- teure en biologie, coordinatrice des projets en biomimétismeéconomie existent ; ces bac- téries, amibes... peuvent nous apprendre à mieux réagir, coopérer, développer des stra- tégies de long terme face aux crises », af rme la chercheure.des PRéjuGésà oublieRSeulement il importe de connaître les propriétés de ce qui nous entoure. « Prenons le coquillage du Paci que qui produit la muconotoxine. Ce petit cône est vendu à trois dollars sur les marchés et est en voie d’extinction. C’est l’uti- lisation la plus débile que nous pouvions en faire », se lamente Idriss Aberkane, alors que sa toxine, utile dans les neurotechs et nanotechs, atteint les 800 millions de dollars le kilo ! « Le regard que nous portons est encore celui du passé, de l’exploitation. Alors qu’une observation appuyée de la nature permet de développerecoreseau.fr]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREENQUETE : L’occasion pour EcoRéseau Business d’enquêter sur le sujet principal du Club Entreprendre, en rapport avec l’innovation et l’entrepreneuriatLes start-up de la frugalité...Quand MacGyver rencontre PierreRabhiLe concept de frugalité fait émerger une poignée de champions entrepreneurs en France et à l’étranger. L’occasion de peser leur impact et de comprendre leurs motivations.Par Geoffroy Framerynéanmoins. Soyons clairs ! La frugalité parle certes d’optimisation, mais il ne s’agit pas d’optimisation financière, ni d’externa- lisation ou de chasse aux coûts et encore moins de lean management. La fru- galité exige le traitement de ressources limitées ou insoupçonnées a n de fa- çonner un service ou un produit. Service ou produit qui ne seront d’ailleurs pas uniquement low cost. Entre autres, le Mac 800 et le Vs- can, respectivement un élec- trocardiogramme à batterie et un appareil d’imagerie à ultra-sons portatif, ont été pensés pour le marché chinois, afin notamment de dépasser la contrainte électrique dans certaines provinces. « L’idée revient à faire de ces contraintes une opportunité : réfrigérateur qui fonctionne sans électri- cité en Afrique, convertisseur d’air en eau en AmériqueRassurez-vous, il ne sera pas question dans ces quelques colonnes de  eurs dans les cheveux, de marche à pieds nus dans de vertes étendues, ni de modes de vie alterna- tifs à la croisée du hippie et de José Bové. Force est de constater que la frugalité n’est pas un sujet qui inspire, ni même préoccupe véritable- ment le monde des affaires, celui des entrepreneurs et peut-être encore moins ce- lui de M. Tout-le-monde. Comme le soulignait George W. Bush avec véhémence, « le mode de vie des Améri- cains n’est pas négociable ». Pollution et surconsomma- tion importent peu... Même tendance en Russie, d’autant plus qu’avant l’avènement des oligarques et puis de l’autocratie Poutine, l’URSS mettait en avant dans sa pro-pagande industrielle le mythe des ressources illimitées. Aujourd’hui, en France, le sujet mobilise peu, en tout cas moins que d’autres chantiers socio-économiques. Et ceau monde associatif. Mais rappelez-vous. Smart is sexy. Des petits génies de la dé- brouille émergent, enclins à faire rimer entrepreneuriat et environnement, à conci-Des petits génies veulent faire rimer entrepreneuriat et environnement et concilier un modèle d’affaires avecl’impérieuse nécessité d’optimiser nos ressourcesLatine... C’est faire mieux avec moins et répondre à un besoin nourri par le bas de la pyramide », décrit Bastien Kompf, président d’Innov’online et délégué général du SYNNOV, syn-dicat professionnel de l’in- novation. Autrement dit, il s’agit de repenser la R&D et les budgets a n de répondre à des besoins existants mais non satisfaits... avec des projets plus durables quimalgré quelques nouvelles et récentes lois, notamment re- latives au gaspillage. La COP 21 est déjà loin. Il n’y a qu’à regarder le programme des candidats à la présidentielle. L’ESS, on la laisse volontiers aux politiques publiques oulier un modèle d’affaires avec l’impérieuse nécessité d’optimiser nos ressources sans pour autant impacter nos modes de vie. Le tout avec la petite astuce de les rendre meilleurs.Petit warning conceptuelToo Good To GoL’Appli Anti-gaspillage« Grâce à la géolocalisation, on découvre les commerces autour de soi, chez qui on peut sauver les invendus de la poubelle. Une fois la commande passée, il suf t de se rendre chez son commerçant à l’heure de collecte indiquée sur le reçu, a n de récupérer la boîte surprise composée des invendus du jour », illustre Lucie Basch, fondatrice de l’application, qui à l’origine était un site sur le même concept mais déployé en Norvège. En plus de son côté BtoC, Too Good To Go organise des distributions solidaires d’invendus aux plus démunis. A l’heure où nous interviewons Lucie Basch, Too Good To Go est présent dans neuf villes, recense 160000 téléchargements, 488 commerces partenaires pour l’équivalent de 38000 repas sauvés dont 2200 distribués aux sans-abris. « En France, en plus des réglementations, la prise de conscience sur le gaspillage est réelle. De nombreux grands groupes souhaitent réduire leur gaspillage de 20% sur trois ans. Aujourd’hui, nous entrons en contact avec Carrefour, Danone, Leclerc et Accor qui souhaitent collaborer dans le cadre de leur charte RSE », complète l’entrepreneure.22Mars - n°38Zéro-GâchisContre l’inertie de la grande distributionZéro-Gâchis est disponible sur smartphone et tablette, grâce à son appli mobile. Outre l’offre de référencement proposée par le site Internet, cette appli permet aux utilisateurs d’échanger en temps réel sur des promotions constatées dans des magasins partenaires et non-partenaires. Un système gagnant-gagnant, où les entreprises réduisent leurs invendus ainsi que leurs déchets et où le consommateur achète moins cher. « C’est une réponse entre autres à la diminution du pouvoir d’achat des Français. Surtout, on n’imagine pas l’impact que la production d’aliments exerce sur notre environnement. En France, l’alimentation génère chaque jour à elle seule 20% des émissions de gaz à effet de serre. Un simple repas, par exemple, équivaut à 3 kg de gaz à effet de serre ! Sans parler de la consommation en eau nécessaire au cycle de production : une baguette de pain, c’est une baignoire pleine ! En luttant contre le gaspillage alimentaire, nous nous engageons pour la préservation de notre environnement », argumente Paul-Adrien Menez, PDG de Zéro-Gâchis. Aprèsunand’expérimentationavecseptmagasins,1milliond’eurod’économies ont été réalisées par les consommateurs de produits Zéro-Gâchis.PortraitPortrait]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[répondent à une attente forte business. Entre autres, l’As- Miam contribue à la vente en une  n en soi », témoigne formations et sont notamment de rechange en automobile,et immédiate du consom- mateur.embRasseR une léGislation RestRictiveEn France, le régime régle- mentaire est très complexe et paralysant pour l’innovation, et par extension pour sa décli- naison frugale. L’Association française de normalisation (Afnor) en est consciente, et ré échit à une accélération des certi cations pour dessemblée nationale a adopté la loi relative à la lutte contre le gaspillage le 10 décembre 2015. Le texte entend sanc- tionner les grandes surfaces qui jettent les invendus en les rendant impropres à la consommation. L’exploitation de ces pertes évaluées dans une fourchette allant de 12 à 20 milliards d’euros par an, soit 120 kg par Français chaque année, ont entrouvert la porte à quelques start-up qui ont fait du gaspillage leur credo. « L’idée de départ fut celle de lutter contre l’inertie de la grande distribution. L’accueil nous a permis de réaliser que les grands dis- tributeurs ne voyaient pas leur problème et ne par- venaient pas à établir des données statistiques  ables qui permettaient notamment de tracer les produits dont les dates de consommation approchaient des délais. Sou- vent les magasins scannent le macaron de réduction puis l’étiquette. Ce qui rend la traçabilité impossible. Nous avons voulu travailler sur la vente de ces produits pour les revaloriser », ex- plique Paul-Adrien Menez, PDG et co-fondateurs de Zéro-Gâchis (cf. encadrés). Autre exemple dans l’op- timisation des ressources alimentaires, Phenix se fait l’intermédiaire des grandes surfaces, des associations, des grandes entreprises pour revaloriser ce qui n’est pas acheté ou consommé (cf. encadrés). Grâce à des outils de géolocalisation, Opti-d’excédents en aidant les commerces de proximité. Zéro-Gâchis est également disponible sur smartphone et tablette grâce à son appli mobile... Les exemples sur le plan alimentaire abondent et un écosystème émerge. L’incubateur Makesense, dans sa version parisienne par exemple, héberge actuel- lement trois start-up portées sur l’innovation frugale dans les ressources alimentaires. C’est un début. Rappelons que cette communauté internatio- nale de «SenseMakers» est d’ores déjà présente dans 128 villes du monde pour aider des entrepreneurs sociaux à résoudre leurs dé s dans les secteurs de l’éducation, la santé, l’environnement, l’alimentation...Peu d’inPuts PouR des PRocédés vaRiés Pour parler en des termes qui vont bien en 2017. Les start-up de la frugalité, c’est de l’in- novation « out of the box ». Car ces entrepreneurs sont assez malins pour soit surfer sur les nouvelles législations, soit ruser et contourner les habitudes de consommation. Tous cultivent la même ambi- tion : « Avoir un impact positif sur la société. J’ai commencé chez Nestlé, mais l’impact social et environnemental n’était pas au rendez-vous. J’ai vu un extrême et je vou- lais mettre mon énergie en cohésion avec mes valeurs, en faisant à nouveau de l’argent un moyen pour en vivre et faire tourner le projet et nonLucie Basch, fondatrice de Too Good To Go. L’anti-gas- pillage correspond à un mode devieetneserésumepasà l’alimentaire. « Les produits ont droit à une seconde vie. Nous sommes une généra- tion qui réalise les excès deà l’origine de la fabrication d’un ordinateur en bidons de plastique pour réduire la fracture numérique au Bénin. Autres exemples avec Sim- plon.co, créateur d’un réseau de « fabriques numériques » ou encore Wiithaa – dont lesaéronautique ou aérospatial ou des prothèses alterna- tives à des coûts dé ant toute concurrence. D’autres en n décideront directement d’agir sur une utilisation plus fru- gale des ressources comme la start-up californienne Nébia qui lutte contre les usages ex- cessifs de l’eau par le recours à un pommeau de douche qui économise jusqu’à 70%, tout en « créant une expérience plus agréable », selon les promesses de l’entreprise. Une économie estimée à 757 milliards de litres d’eau, et presque quatre milliards de dollars par an si tous les Californiens s’y convertis- saient. Une idée qui a séduit Apple et Google. En France, les grands groupes se prêtent de plus en plus à l’exercice de la frugalité, soit en y recou- rant, soit en faisant appel aux principaux acteurs. La SCNF a lancé plusieurs initiatives pour sensibiliser d’abord et ampli er ensuite l’innovation collaborative parmi les sala- riés. Le groupe Renault, lui, a déjà appliqué les préceptes de l’innovation frugale pour concevoir la Dacia Logan et d’autres projets de R&D. La frugalité n’est donc pas juste un effet de mode. C’est pour l’instant l’une des timid.es réponses des entrepreneurs face à l’iceberg de la rareté des ressources premières, ali- mentaires et énergétiques.Un exemple de frugalité, la prothèse de main en impression 3DCes entrepreneurs sont assez malins pour soit surfer sur les nouvelles législations,soit ruser et contourner les habitudes de consommationproduits à valeur sociétale. Mais les normes ont aussi des effets positifs.Les nouvelles législations peuvent également amener de la frugalité dans la me- sure où elles vont ouvrir de nouvelles opportunitésla surconsommation et qui veut vivre mieux avec moins de choses. » Entre l’être et l’avoir, les startuppers de la frugalité ont fait leur choix. Ils en appellent également à l’esprit bricoleur ou maker, industrialisant la débrouille et accouchant de nouveaux produits ou services ayant exigé très peu d’inputs. Cette mentalité n’est pas le seul fait d’une poignée de start-up, car la problématique de la frugalité épouse également les contours de l’entrepre- neuriat social et solidaire. Les moyens d’action sont multiples : des évangéli- sateurs/faiseurs comme la plateforme « Jerry Do It Together » dispensent descollaborateurs ne sont autres que La Poste, L’Oréal, Ikea, Suez... – qui est une agence de design spécialisée dans l’économie circulaire et le biomimétisme.des méthodes qui séduisent jusqu’aux GRands GRouPesLes méthodes divergent mal- gré une même  nalité. Dans les faits, les start-up peuvent ré-utiliser l’existant, comme les start-up du gaspillage. Dans cette optique, nous ne parlons plus de recyclage mais « d’upcycling ». D’autres start-up vont, elles, utiliser des technologies dernier cri à l’image de l’impression 3D pour inventer des piècesPhénixRenaissance à double titre contre le gaspillageCréée en mars 2014, la start-up Phénix compte aujourd’hui 54 collaborateurs qui gèrent 500 magasins en France, au Portugal, en Espagne et au Danemark. « Concrètement Phénix, c’est 40000 repas et 20 tonnes de déchets économisés par jour », s’enthousiasment Jean Moreau et Baptiste Corval, ses fondateurs. Ces serial entrepreneurs n’en sont d’ailleurs pas à leur galop d’essai. « Phénix symbolise à la fois la revalorisation des produits, mais également notre résilience entrepreneuriale après les problèmes que nous avons rencontrés sur notre deuxièmeprojetd’entreprise »,expliqueJeanMoreau.EtBaptisteCorvald’ajouter : « Nous sommes  ers de bâtir une entreprise qui possède une  nalité d’intérêt général tout en ayant un modèle économique autonome. Phénix démontre qu’ il existe une voie médiane entre le monde non marchand et les start-up. Notre projet correspond davantage à la vision anglo-saxonne du social business ». Si les débuts ont été compliqués – car évangéliser ne demande pas qu’une grosse capacité de persuasion –, tout va pour le mieux aujourd’hui : collectivités, grands groupes, start-up se bousculent pour collaborer. Et Jean Moreau de conclure : « Nous venons de lancer le Phénix Lab pour industrialiser des projets pilotes. Et nous nourrissons l’objectif de travailler sur la transformation de produits (fruits et légumes abimés ou invendus, transformés respectivement en con tures, sucreries et soupes, NDLR) ».Mon compte CO2Le trading de CO2 pour changer les comportements« Créer son compte CO2 permet en moyenne de gagner 254€ par an. Nous comptons 12 0 0 0 actifs sur toute la France. Nos meilleurs clients économisent jusque 15 tonnes, mais la moyenne est environ de 2 tonnes. Le nombre se compte en centaines, voire en milliers de tonnes pour les entreprises », illustre Jean-Luc Baradat, CEO et co-fondateur de Compte CO2. L’idée est de prendre toutes les émissions liées au bâtiment et au transport. Les tonnes d’émissions économisées seront converties en euros. A l’autre bout de la chaîne, les entreprises s’intéressent au coût du changement climatique et proposent de compenser leurs émissions. Réduire les émissions de CO2 en tant que simple particulier peut être alors valorisé et servir de monnaie d’échange. Jean-Luc Baradat conclut : « La dif culté principale est de changer les comportements. C’est comme pour un régime : la balance, on l’a (c’est notre bilan carbone), mais il est dif cile de monter sur la balance tous les jours pour mesurer la trajectoire. Pour le climat, 68% des Français veulent faire quelque chose mais dans les faits, le changement est dif cile. Il faut donc créer des mécanismes incitatifs.»ecoreseau.fr23PortraitPortrait]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREPROSPECTIVE : Compte-tenu des innovations en cours dans le domaine, EcoRéseau Business imagine dans une  ction ce à quoi il ressemblera en 2050, puis demande l’avis d’un expert du secteur. De quoi révéler des potentiels insoupçonnésRobotique biomimétique et frugale Start-up bioniquesnocam, nés en 2014 après 20 ans d’études sur la rétine humaine à l’université Pierre et Marie Curie. L’entreprise française est devenue un géant qui équipe la plupart des véhicules de transport, alors qu’en décembre 2016elle ne levait que 14 millions d’euros auprès d’Intel Capital. Par les vitres auto-nettoyantes de l’habitacle, inspirées par l’extrême hydrophobie des feuilles de lotus, il observe de loin des immeubles termitières, dont les lézaroïdes nettoient en cadence les façades. Leurs toits sont recouverts par des mini-éoliennes qui tournent sur un rythme régulier. Comme les hydroliennes-thon qu’il aperçoit en profondeur, elles ne sont même plus raccordées au réseau, tant les besoins enélectricité du pays ont fai- bli depuis quelques années. Les machines produisent leur propre énergie, à l’exemple de ces robots-poulpes passantle travail consciencieux des insectoïdes en train de pol- liniser les  eurs. A 70 ans, Pierre-Marie n’en est qu’au milieu de sa vie, et pourtant ilautres. Aujourd’hui les rejets de CO2 sont quasi inexistants, les forêts sont replantées par des drones autonomes et les sols sont « dépollués » grâce aux champignons du groupe Polypop, qui n’était qu’une petite start-up installée en Haute-Savoie il y a 33 ans. Pierre-Marie consulte son ordinateur de bord neuromor- phique, qui après quelques calculs savants lui conseille de rentrer en mode sous-marin pour se servir des courants, dans une bulle de surpercavi- tation inspirée de la crevette mante-religieuse. Les annéesAvancées en biologie, intelligence arti cielle et NTIC permettent d’entrevoir des machines et systèmes ef caces, autonomes et non énergivores en s’inspirant de la nature...Les forêts sont replantées par des drones autonomes et les sols sont « dépollués » grâce aux champignons du groupe PolypopPar Julien TarbyAbord de sa voiture autonome sur l’eau Sea Bubble à énergie positive, progressant entre les récifs, Pierre-Marie contemple le paysage escarpé des falaisessous l’embarcation à l’instant, et qui utilisent les courants pour fabriquer la leur. Les bourrasques du vent du large, qui lui font refermer sa com- binaison en  l d’araignée, ne servent plus qu’à perturbera connu dans ses jeunes années la pénurie de ressources éner- gétiques, avant que chercheurs et entreprises repèrent les comportements remarquables de la nature pour résoudre les problèmes les uns après les2010, où seuls les milita. s’intéressaient à cet animal pour donner de la vitesse à leurs torpilles sous l’eau, sont décidément bien loin...Avis d’expert : Agnès Guillot (1), docteur en psychophysiologie et biomathématiques, chercheure en robotique sur les systèmes arti ciels adaptatifs, à l’Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique de l’université Pierre et Marie Curie, enseignante à Paris Ouest Nanterre La Défense :« Le drame des labos de robotique : privilégier les humanoïdes »Le recours croissant à la nature pour innover tient-il au fait que nous entrons dans une économie de rareté ? Effectivement l’approche par le biomimétisme est plus fréquente lors des pénuries, ayant servi durant la Se- conde Guerre mondiale par exemple. Puis chercheurs et entreprises s’en sont détournés pendant les années d’abondance et de pétrole. Les esprits des ingénieurs, plus humbles, se tournent à nouveau vers Dame nature, pour savoir comment elle traite tel problème, sachant qu’elle compte 3,8 milliards d’années d’avance sur nous en R&D.Sommes-nous seulement au tout début de l’aventure ?Aujourd’hui nous copions la nature sur un produit ou un service, mais demain nous imiterons ses écosystèmes. Le recyclage est un bon exemple : elle utilise très peu de matériaux différents, quand dans l’industrie nous les multiplions. De même nous employons beaucoup d’éner- gie pour fabriquer des robots, qui ne la produisent pas eux-mêmes,aucontrairedesanimaux.Enfaisantadopter descomportementsauxmachinesparunbranchementà une prise, nous sommes encore loin du compte ; la nature intègre beaucoup plus de contraintes. Certains de nos robots mangent des mouches mortes et s’en servent pour fabriquer de l’électricité grâce à des batteries àbactéries. Mais ils se déplacent de trois centimètres par jour ! Nous pouvons faire fonctionner un smartphone avec de l’urine, mais ce n’est pas très pratique... La moindre cellule dans la nature dispose de tout ce qu’il faut pour faire de l’énergie, l’économiser, la transformer en électricité... Donc quand nous ajoutons des ailerons sur les ailes des avions pour mimer le condor, ou utilisons des matériaux mimant la peau ergonomique de requins, nous ne faisons du biomimétisme qu’à la marge. Il nous reste tellement à découvrir, chez les insectes par exemple, dont nous ne connaissons même pas toutes les espèces. Les plus répandues que nous côtoyons rampent, nagent, marchent, parfois à l’échelle micro voire nano, s’adap- tant à toutes les situations, récupérant les déchets des autres, se reproduisant rapidement. A quand des robots constitués de matériel organique, recyclables, pour les imiter ? Fabriqués avec des imprimantes 3D du vivant, ils pourraient se fau ler partout sans blesser personne ou abîmer l’environnement, contrairement à ceux en mé- tal. Les premières petites pieuvres en organes vivants, conçues grâce à des imprimantes 3D, sont sorties. Le drame actuel de tous les labos de robotique est de pri- vilégier, sous la pression des sponsors, les humanoïdes, qui ressemblent à des êtres humains et vampirisent les crédits, pour assister les personnes âgées par exemple.Nous devrions nous focaliser sur la tâche à effectuer. Le robot n’a pas forcément besoin de pieds ou de mains, mais pourrait être une simple caisse avec des pinces.Les innovations actuelles annoncent-elles un futur tel qu’esquissé en  ction ?Depuis 2014 je ne constate pas de rupture fondamentale en biomimétique. Les innovations se situent plutôt dans les logiciels, l’apprentissage profond (« deep learning ») qui donne naissance aux ordinateurs neuromorphiques inspirés de la nature. Fonctionnant comme des neurones, ils vont révolutionner le calcul. Ils seront économes en énergie, car, comme le cerveau, ils ne chaufferont pas. Le risque est que ce genre d’innovation soit reprise par les transhumanistes, dont tous les efforts sont tournés versl’immortalité,pourjusti erlesénormescréditsqu’ils reçoivent de Google et de tous les autres. De même, nous sommes confrontés aux créationnistes, qui en- voient pléthore d’ouvrages aux universités, expliquant que nos travaux prouvent que la nature est tellement parfaite que seul Dieu a pu l’inspirer. Il nous faut naviguer entre ces deux mondes.(1) « Poulpe  ction – quand l’animal inspire l’innovation », d’Agnès Guillot et Jean-Ar- cady Meyer, éd ; Dunod, 2014.24Mars - n°38Les innovations portent toujours plus sur l’opti- misation des ressources en économie de rareté...d’Etretat en rêvassant, ayant même retiré ses smart-glasses. D’un naturel paresseux, il ne s’occupe pas du pilotage, fai- sant toute con ance aux cap- teurs de vision arti cielle Chro-ires]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[ENSEMBLE, AMÉNAGEONS VOS ESPACES DE VIE AU TRAVAILNotre service Bruneau Aménagement vous accompagne dans votre projet.Vous emménagez dans de nouveaux locaux ? Vous souhaitez renouveler votre mobilier ?...Bruneau Aménagement vous propose des solutions personnalisées, adaptées à vos besoins. Habilités à répondre à des projets d’aménagement d’envergure, nos experts vous assurent une prise en charge totale, de la conception à la prestation logistique. Étude personnalisée, réalisation de plans 2D/3D, sélection du mobilier, coordination, plani cation et montage par des techniciens expérimentés...Tout pour vous garantir une entière satisfaction !Pour nous contacter : 0 825 06 02 02 (0,15 €ht/min + prix appel) | amenagement@bruneau.fr | www.bruneau.frRetrouvez-nous au salon Workspace Expoles 28, 29 et 30 Mars 2017 Pavillon 3 - Stand A22/B23 - Porte de Versailles Paris]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[PanoramaHexagoneHEXAGONE : EcoRéseau Business revient sur une problématique très commentée de l’actualité française, a n de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)Election présidentielle et start-upUn amiQuel candidat semble le plus proche des entrepreneurs et startuppers ?Par Geoffroy Frameryqui vous veut du bienPlutôt Hamon, Fillon, Macron ? Nous en ou- blions certainement d’autres... qui font dans le po- pulisme économique. Pour l’heure l’élection présidentielle approche à grands pas, les pronostics se précisent. Ou pas si l’on repense aux der- niers revirements inattendus. Ces votes en appelleront à vos convictions, vos principes et vos valeurs. Vous entendez également voter en votre âme et conscience en faveur d’un candidat défendant votre profes- sion. Un vote qui, vous l’espérez ne se noiera pas au deuxième tour dans un pragmatisme entaché de compromissions. L’entrepreneuriat et celui qui le défend peuvent être alors votre porte de sortie. Le fait d’entreprendre ne se borne pas qu’à votre activité pro- fessionnelle mais épouse un mode de vie, des valeurs plus fortes que l’esprit partisan de la politique. Le moment pour EcoRéseau Business de vous livrer quelques clés à ce sujet.les FRançais mettRaient leuR conFiance dans les staRt-uP37% des Français pensent que les politiques ne comprennent pas les préoccupations des start-up et 48% des répondants estime que le personnel poli- tique est déconnecté des enjeux de la nouvelle économie, selon un sondage réalisé par l’IFOP pour France Digitale. En re- vanche, la vapeur s’inverse pour la cote des entrepreneurs. Et force est de reconnaître qu’ils inspirent con ance auprès de 68 % des citoyens interrogés. L’entrepreneuriat aurait-il en n trouvé ses lettres de noblesse en France ? D’autant que 75 % d’entre eux songent qu’une plus grande con ance accordée par les dirigeants politiques aux entrepreneurs serait l’une des clés pour sortir de la crise. L’entrepreneuriat s’élève donc au-delà des couleurs politiques. Car 68 % des personnes ayant des af nités avec le rose et 84 % avec le bleu, sans pour au-tant tirer sur le marine, jugent que les entrepreneurs seront ceux qui les sortiront de la crise. « De très loin, le can- didat qui soutient les start-up, c’est Emmanuel Macron. Il est le seul à mettre en scène un discours global sur la société, sur l’innovation, sur le fait d’entreprendre, à donner une teinte prospectiviste positive à son discours. Fillon est dans un discours plus traditionnel sur la libération des entreprises, le poids écrasant des charges, et n’a pas le côté porteur et l’es- poir que véhicule le propos de Macron. En deuxième position, mais loin derrière ce dernier,Benoit Hamon avec sa proposition sur le revenu universel, déve- loppe des thématiques générales sur la place du travail, de son sens, des parcours profes- sionnels plus sinueux. Finalement ce sont les deux candidats les plus jeunes qui incarnent le plus l’esprit start-up », analyse Bruno Cautrès, chercheur au CEVIPOF et enseignant à Sciences Po Paris, spécialiste du vote et de l’élection. Toujours est-il qu’ilexiste un hiatus entre le monde des représentations et l’ordre des faits concrets. Par exemple, notre actuel président et son prédécesseur apparaissent comme les plus éloignés de la compréhension des start-up et de la nouvelle économie, tout en cultivant une image proche des grands patrons plus que des plus petits. En d’autres termes, cela n’a pas été suf sant pour François Hollande et pour le PS d’avoir été à l’initiative de la French Tech et du statut d’étu- diant auto-entrepreneur. Tout comme les efforts actuels de François Fillon concernant son « new deal entrepreneurial »n’ont pas encore rencontré suf samment d’écho. D’autant qu’il demeure l’un des rares candidats à avoir potassé le sujet de l’auto-entrepreneu- riat et des microentreprises en voulant le réformer pour le faire bénéficier de droits sociaux sur la base du volon- tariat, tout en souhaitant en parallèle réorienter l’épargne vers l’investissement en ré- duisantl’IRde30à50%et ainsi créer de vrais leviers de  nancement pour les PME.2017 : RetouR aux cahieRs de doléance avec le lobby staRt-uPLe milieu des start-up reste prudent à l’égard des futures élections. Presque une sorte de réticence quant aux vaines pro- messes. « Choisir un président pour son programme, c’est un peu comme organiser toute la cérémonie de son mariage en plein air  - qu’est-ce qu’on fait s’il pleut ? Comme les business plans, les programmes sont voués à rassurer les peureux, à une époque où l’impro- bable est la norme », soutient Alice Zagury, entrepreneure et figure emblématique de la FrenchTech. Aussi est-cele moment pour les lobbys, association et organisations d’entreprises d’af rmer leur position. France Digitale, le syndicat des start-up, CCI France et le Médef se sont regroupés derrière la bannière Entreprendre 2017. L’organi- sation soulève de nombreuses propositions : exonération des charges sociales lors de la première année d’activité de l’entreprise, l’inscription du créateur dans un réseau national d’accompagnement à la création d’entreprise, dé- livrance d’un SIRET au 16e anniversaire pour tout le monde... Reste encore deux petits mois pour susciter de nouvelles prises de position incitatives pour les start-up qui pourraient redorer les blasons des Hamon et Fillon. Gros handicap cela dit pour Benoit Hamon, en raison de sa loi éponyme sur le dispositif qui accompagne les cessions et reprises d’entreprises, qui oblige les dirigeants à informer les salariés en cas de cession d’une entreprise de moins de 50 salariés... Une.loi décriée par Entreprendre 2017. A vos procurations donc. Car cette année, les élections riment aussi avec pont...Qui ouvrira les portes aux start-up ?Sophie de MentonPrésidente d’ETHIC Présidente de SDMEQuel est le rapport entre la baisse des dépensesE publiques et le fait d’aimer l’entreprise ?t bien  gurez-vous que 84% des comme une opportunité majeure en chefs d’entreprise considèrent termes de stratégie de croissance. En que ce qui peut arriver de mieux effet, aujourd’hui, le niveau des dépensesà leur entreprise c’est la « réduction publiques a atteint son maximum et des dépenses de l’Etat » ! C’est perçu bien sûr ce sont les entrepreneurs quipaient la facture au bout du compte. Il faut donc proposer une réduction des dépenses de l’Etat mais pas n’importe lesquelles et pas n’importe comment ! La méthode doit contribuer à donner un sens « gagnant gagnant » pour tous les citoyens, salariés et entrepreneurs. Les chefs d’entreprise du mouvement ETHIC ainsi que des économistes se sont réunis a n de rédiger et publier un manifeste proposant 9 réformes fonda- mentales pour la « réduction des dépenses publiques » car il faut surtout déléguer au privé ce qu’il peut faire mieux et moins cher. En n oser parler du statut de la fonction publique qui n’a de sens que pour les missions régaliennes. Et puis, libérer les fonctionnaires, les promou-voir, les faire évoluer, les intéresser, les payer mieux... mais surtout supprimer les différences inadmissibles existantes entre le privé et le public comme les dif- férences de jours de carence : honteux ! Les Français doivent être libres et égaux devant le travail.La bonne réforme n’est pas celle qui touche les autres mais celle qui implique tous les concitoyens. Salariés, fonction- naires, chefs d’entreprise dans le même bateau pour dire j’aime ma boîte ou ma fonction publique.Consultez le carnet « Restaurer la com- pétitivité de la France : la réduction des dépenses de l’Etat. Les 9 réformes fondamentales » sur notre site ethic.fr.26 Mars - n°38J’aime ma boîte]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[La GalerieExclusive Loft for your EventsRéseRvez un lieu d’exception pouR vos événementslagalerieputeaux.fr Contact@lagalerieputeaux.frAfterwork, Assemblée Générale, Cocktail Networking, Colloque, Concert Privé, Conférence de Presse, Déjeuner Client, Dîner VIP, Incentive, Lancement produit, Petit-Déjeuner d’A aires, Projection, Réception, Séminaire, Showroom, Shooting, Team Building, Tournage, Workshop...]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[PanoramaRégions & territoiresEcoRéseau Business s’attache à décrire les innovations des territoires en France concernant une thématique particulièreInnovation dans l’agricultureGraine de génieL’innovation semble être un passage obligé pour trouver dela croissance. Le secteur agricole n’échappe pas à la règle. Pour conserver leur rang, ses acteurs négocient le virage des technologies numériques et revoient leurs méthodes de travail. Par Mathieu Neulabellisation est le fruit du COSPACE (Comité de concer- tation entre l’Etat et l’industrie dans le domaine spatial). Les boosters ont vocation à mettre en place des accélérateurs de projets regroupant des acteurs du spatial, du numérique et des domaines applicatifs. Parmi les boosters labellisés  gure le booster Nova, localisé au- tour de Toulouse, Bordeaux et Montpellier, qui doit faire émerger des services dans plu- sieurs domaines, notamment dans l’agriculture.de nouveaux teRRi- toiRes d’innovation en aGRo-écoloGie et déveloPPement du- RableLa région Grand Est fait égale- ment partie des acteurs ayant pris le virage des nouvelles technologies, notamment le territoire champenois. Sousde gestion de l’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) à la construction d’un référentiel permettant de comprendre comment les paysans en circuit court gèrent leur ferme.Non loin de là, sur le site de Bretenière, en Côte d’Or, le pôle Agronov se présente comme une organisation singulière, car il fait  gure de pépinière d’entreprises, de centre de recherche mais aussi de centre de formation. Il est exclusivement consacré à l’innovation agricole et a vo- cation à favoriser les synergies entre les acteurs du secteur, a n de faire de la Bourgogne Franche-Comté un territoire d’expertise en agro-écologie. Un accord cadre a été conclu en septembre 2016 entre les partenaires économiques, institutionnels et universitaires a n de déterminer une feuilleque la Maison de l’Agriculture. Des serres d’acclimatation et terrains d’expérimentation sont également mis à disposition. « Dans un souci de cohé- rence économique, le potentiel agricole vient s’ajouter de façon complémentaire à nos importants savoir-faire en matière de nutrition, d’alimen- tation-santé, qui concentrent des développements forts au sein de notre territoire. Il s’agit d’un des fers de lance régionaux », souligne Fran- çois-André Allaert.A noter que pour tourner le secteur résolument vers l’ave- nir, Agronov déploie conjointe- ment une action dans plusieurs domaines. La recherche et l’expérimentation occupent un rôle central qui doit faciliter l’émergence de nouvelles so- lutions pour l’agriculture. Le volet consacré à l’échange et la formation est un autre pilier, car il constitue une passerelle entre les savoir-faire et les compétences d’entreprises ayant des pro ls différents, mais des intérêts partagés. En n, l’accueil des start-up et sociétés déjà établies ayant vocation à s’engager dans une agriculture durable, représente un autre point essentiel. D’autres territoires voient émerger des acteurs d’avenir du secteur, comme l’Île-de-France où la jeune société Airinov, qui propose des services de cartographie des exploitations agricoles par drone, s’est forte- ment développée au cours des dernières années aux côtés de l’incubateur parisien Agora- nov. La start-up francilienne Cybeletech, avec son ambition de marier le Big data et l’agri- culture, imagine quant à elle la serre.connectée. Un projet futuriste visant à optimiser au maximum les connaissances et la performance des exploi- tations.Les technologies de l’in- formation et de la com- munication se répandent à grand train dans tous les domaines. Dans ce contexte où le tout numérique devient la règle, le secteur agricole prend lui aussi une connotation 2.0. Plusieurs territoires soutiennent les initiatives innovantes en la matière, de l’élevage aux cultures céréalières en passant par l’optimisation du fonction- nement des fermes. L’Eure-et-Loir, premier dé- partement céréalier de France, notamment pour la production de colza, de pois protéagineux et de blé tendre, est de ceux-là. Le projet « Les Champs du possible » représente l’une des opérations récentes phares dans ce domaine. Il vise à consacrer quelque 1000 mètres carrés à un espace de bureaux, des ateliers, des laboratoires per- mettant du prototypage. A côté de ce centre, une ferme pédagogique met à disposition30 hectares de terres agricoles pour des expérimentations, ainsi qu’une super cie de 50 hectares pour l’incubation des start-up qui y effectueront des tests en conditions réelles au- près des agriculteurs. En terme de formation, le site accueille par ailleurs un BTS « Sys- tèmes numériques » depuis septembre 2016. La société Sencrop fait partie des struc- tures innovantes qui ont pu pro ter du dispositif pour se faire connaître. Elle propose des stations agro-météo et capteurs positionnés dans les champs pour remonter des in- formations précises en temps réel (pluviométrie, hygrométrie de l’air, température...). Autre start-up récemment mise en lumière au sein des Champs du possible, Biopic, qui per- met la mesure en temps réel de la santé animale grâce au déploiement de capteurs et d’une interface de traitements de données.syneRGiesnouvelles : maRiaGe de l’aGRicultuReet de l’aéRosPatial Loin de l’étiquette d’un secteur en déclin, la  lière agricole se concentre sur des enjeux tour- nés vers l’avenir. « On parle beaucoup de l’industrie du fu- tur, ce qui est bien normal, mais il y a bien d’autres domaines prometteurs. L’agriculture de demain, le potentiel maritime joueront un rôle prépondérant, tout comme les pôles consa- crés à ces  lières », indique Jean-Luc Beylat, président de l’Association française des pôles de compétitivité. Signe des changements qui s’amorcent, au sein de la région Auvergne-Rhône-Alpes, « plu- sieurs opérations dédiées à la rencontre et aux croisements des savoir-faire ont déjà eu lieu entre le pôle Minalogic et le pôle Céréales Vallée », comme le souligne Isabelle Guillaume, déléguée générale du pôle de compétitivité Mina- logic, consacré aux technologies du numérique. Cette évolution s’inscrit dans une tendance sec- torielle, l’agriculture utilisant de plus en plus les nouvelles technologies, notamment pour les questions d’automatisation et de traçabilité.Les pôles de compétitivité sont porteurs de nouveaux projets communs, aux quatre coins de l’Hexagone, à l’instar de la labellisation Booster. L’ob- jectif de celle-ci est de mettre gratuitement à disposition des entreprises des informations provenant des satellites. CetteLes Boosters, de nouveaux labels pour mettre en place des accélérateurs de projetsregroupant des acteurs du spatial, du numérique etde l’agricultureLe champ de l’innovation cultivé avec ingéniosité ?l’impulsion de l’agence pour l’innovation et le dévelop- pement ID Champagne-Ar- denne, de nombreux projets ont émergé, comme celui de l’Association régionale du développement de l’emploi agricole et rural (ARDEAR) qui accompagne les paysans souhaitant améliorer leurs pratiques, développer l’au- tonomie de leur ferme ou la qualité de leurs produits. Cette structure travaille notamment avec le laboratoire d’économiede route sur les cinq prochaines années. « Les initiatives re- latives aux cultures durables et à l’éco-environnement font partie des piliers de notre développement futur », as- sure François-André Allaert, président de Dijon Dévelop- pement. Ce site atypique de la Bretenière du Grand Dijon, est situé en bordure de l’Unité Expérimentale de l’INRA, et regroupe actuellement un hôtel d’entreprises innovant, du foncier aménageable ainsi28 Mars - n°38]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[[LEASING & FACTORING]PARTENAIRE DE VOTRE DÉVELOPPEMENTActeur majeur du crédit-bail et de l’affacturage en France et à l’international, Crédit Agricole Leasing & Factoring finance les projets de développement et l’activité au quotidien des entreprises, des professionnels, des agriculteurs et des collectivités.21,1 Mds¤ D’ENCOURS FINANCÉS DONT 26% À L’INTERNATIONAL184 000 CLIENTS DONT70 150 À L’INTERNATIONALchiffres au 31/12/20159PAYS D’IMPLANTATIONEN EUROPE ET AU MAGHREBwww.ca-leasingfactoring.comCrédit Agricole Leasing & Factoring - S.A. au capital de 195 257 220 € - 692 029 457 RCS Nanterre Crédit photo : Getty Images - Communication CAL&F 02/2017]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[Club EntrEprEndrEBaromètre & TendancesBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant l’entrepreneuriat, picorés de-ci de-làLe carnet des nominationsen partenariat avecuBMW FinanceJan Oehmicke, international executive MBA de l’IE Business School (2005, à Madrid), MSc economics de l’université de Cologne (2000)est promu directeur général France de BMW Finance.ucarat France (Dentsu aegis netWork) Sabina Gros, 42 ans, diplôme de sciences politiques et relations internationales de MGIMO (Moscou) et de l’IEP Parisest promue président de Carat France.uchaMBre De coMMerce et D’inDustrie France(cci France)Pierre Goguet, 65 ans, expert-comptable, DESS ges- tion- nances de l’université Paris-Dauphine, maîtrise sciences économiques de l’université Bordeaux-IV est élu président de la CCI France.ucoMpagnie nationale Des coMMissaires auxcoMptes (cncc)Jean Bouquot, 60 ans, IHEDN (2007), IEP Paris (1980), HEC (1977), commissaire aux comptes, expert-comp- tableest élu président de la CNCC.uFoncière De parisYan Perchet, 63 ans, Centrale Paris, architecte DPLG président-directeur général d’Eurosic, prend également la direction générale de la Foncière de Parisugoogle FranceSébastien Missoffe, 43 ans, MBA de l’INSEAD (2005), EBSest nommé directeur général de Google FranceuhanDicap international (hi)Xavier du Crest de Villeneuve, 60 ans, ENSAAMA Paris (1980)est promu directeur général France de Handicap Interna- tionalulVMhJulie Bercovy, HEC (2002)est promue directeur de LVMH Luxury Venturesu paypalCaroline Thelier, Centrale Paris (2004)est promue directeur général France de PayPaluWoMen’s ForuM For the econoMy &society (WeFcos)Chiara Corazza, 57 ans, doctorat de droit, diplôme de sciences politiques de l’Università La Sapienza, Rome (1984)est nommée directeur général du WEFCOSVOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Nomination, les 200 000 décideursFaites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frLe printemps qui arrive est symbole de renouveau à tous les niveaux, et l’univers des entrepreneurs ne déroge pas à la règle. Crowdfunding et subventions ont changé les codes pour la quête de  nancements, des incubateurs comme celui de Facebook sur la data ou d’Annecy sur les sports de plein air apparaissent, les investissements dans le numérique français grossissent, la 5G promet de tout bouleverser, l’esprit entrepreneurial semble toujours plus palpable dans l’Hexa- gone. Bonne lecture !qui font le business en France ! Unsalon100%virtuelpourl’entrepre- neurLes 9 et 10 mars prochain se tiendra le Salon SME Online. Entièrement virtuel, celui-ci permettra aux visiteurs et aux exposants de se rencontrer comme dans un salon physique, mais virtuellement. L’idée est de « permettre à des entrepreneurs qui ne veulent pas ou ne peuvent pas aller dans des salons physiques de se connecter » explique Alain Bosetti, Présidentdu groupe de communication en Personne, organisateur des Salons SME Paris et SME Online.Ce dernier ne remplace pas le salon physique éponyme, mais permet aux entrepreneurs intéressés d’initier une relation avec les experts présents en ligne sur ces deux journées.« Lors de ce salon, Google et Facebook sont exposants. Si un entrepreneur souhaite progresser dans ses achats de mots- clés ou encore apprendre à utiliser Facebook pour se faire connaitre, il peut ainsi très facilement poser ses questions à un expert ». Comment ? « L’entrepreneur se préenregistre, puis se connecte le jour J avec son PC, sa tablette ou son smartphone. Il arrive sur une page d’accueil où il a accès à plusieurs stands. Une fois sur le stand, il peut télécharger des documents, il peut regarder un séminaire à la demande, ou il peut interagir avec les conseillers, par chat, par skype ou, à la clôture du salon, par mail. »Le salon propose également d’entrer en relation avec des franchiseurs, de suivre des webinar ou des conférences en live, sur des thématiques telles que Les 100 jours essen- tiels pour réussir ou encore Développer son activité de consultant. Une façon innovante de répondre aux attentes de visiteurs qui recherchent toujours plus d’innovations, d’expériences et d’interactions. Inscription gratuite sur www. salonsme-online.com.Les investissements dans le numérique français grossissentLes investissements dans le secteur de la Tech française ont augmenté de 35% par rapport à 2015. Au total, ces investissements représentent 2,262 milliards d’euros selonl’indicateur French Web Invest. Si le ticket moyen de ces opérations a baissé, passant de 4,7 millions d’eu- ros en 2015 à 3,8 millions d’euros en 2016, c’est le nombre d’opérations qui a fait un bon de 69% par rapport à l’année dernière. Du côté des pro ls des investisseurs, deux tendances sedégagent, les investisseurs corporate sont présents sur une levée de fonds sur cinq, soit quatre fois plus qu’en 2015. Deuxième tendance, derrière la majorité des très grosses levées de fonds, se trouvent des investisseurs étrangers.Facebook ouvre un incubateur à ParisFacebook va ouvrir à Paris son tout premier Startup Garage from Facebook. Installé au sein de Station F, l’incubateur,  nancé par Xavier Niel au sein de la halle Freyssinet, a pour but d’accompagner le développement de start-up indépen- dantes dans le domaine de la data en Europe. Plusieurs start-up dans le domaine de l’e-santé, de l’identité numérique,du covoiturage ou encore de la gestion des informations personnelles intégreront le Garage à partir de l’ouverture de la Station. D’autres start-up devraient ensuite rejoindre l’équipe, le but étant d’en accompagner entre 10 et 15. Ces dernières seront accompagnées sur des domaines allant du design au développement technologique, en passant par le marketing ou l’expérience client.Annecy lance son incubateur de start-up !A l’origine de l’Annecy Base Camp, le nouvel incubateur de start-up de la région, se trouve l’Outdoor Sports Valley, soit plus de 300 entreprises de la région, des PME, des TPE, oudes groupes mondiaux comme La- fuma ou Salomon, réunis dans cette « Silicon Valley des sports de plein air ». Cette dernière a lancé son incu- bateur en 2016 et a déjà accompagné cinq start-up à ce jour. Aujourd’hui, l’Annecy Base Camp veut doubler la mise et compte accueillir 10 start-updans un premier temps, puis aller jusqu’à 15 au cours de l’année 2017. Un incubateur qui compte faire émerger les nouvelles stars du sport outdoor, à condition que celles-ci respectent les valeurs de développement durable.La 5G, une opportunité gigantesque mais une France à la traine ?Si la 5G est déjà dans les tuyaux des opérateurs télécoms, son développement n’est pas prévu pour tout de suite. Cela n’empêche pas les acteurs du monde économique de com- mencer à ré échir sur son impact sur l’économie. Le cabinet IHS Markit estime ainsi que la 5G apporterait 12,3 trillions de dollars à l’économie mondiale en 2035. De quoi laisser le temps aux entrepreneurs de se préparer à cette vague. Tous les secteurs seront impactés, selon le cabinet d’étude, automobile,  nance, santé, etc. Cela permettra la création de 22 millions d’emplois à travers le monde, mais, attention, sur les 3,5 trillions de revenus attendus, la France devrait ne béné cier « que » de 85 milliards de dollars de revenus et voir 400 000 emplois supplémentaires se créer. Alors qu’elle vient à peine de déployer sa 4G, la France devrait-elle déjà se lancer dans la course à la 5G ?#entrepreneurs2017, une voix pour l’entrepre- neuriat dans les présidentiellesUne quinzaine de réseaux d’entrepreneurs se sont réunis autour du Medef a n de former #entrepreneurs2017. Un collectif qui présente neuf propositions pour donner l’envie d’entreprendre, mais aussi pour rappeler l’impor- tance de l’entrepreneuriat pour la croissance et l’emploi en France. Ce collectif tient à s’assurer, comme il a pu le faire au salon des entrepreneurs, que les candidats à la présidentielle continueront à favoriser l’entrepreneuriat. Parmi les propositions : donner la possibilité à chaque enseignant de s’initier concrètement aux techniques et méthodes de la gestion de projet entrepreneurial, sensi- biliser les futurs porteurs de projet aux marchés inter- nationaux, diminuer le taux de défaillance d’entreprises créées par des demandeurs d’emploi ou encore attribuer automatiquement un numéro SIRET à chaque jeune français dès 16 ans.30 Mars - n°38]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[Les jeunes français plus entrepre- nants que leurs ainés !Une étude OpinionWay menée pour l’Union des autoentrepreneurs montre que six jeunes sur dix, âgés de 18 à 29 ans, souhaitent créer leur entreprise. Cela fait donc plus de 5 millions de moins de 30 ans prêts à se lancer dans l’entrepreneuriat. Voilà qui vientexpliquer les 250 entreprises créées chaque heure en France. Un chiffre à nuancer lé- gèrement : si beaucoup sont attirés par la liberté et la perspective d’être leur propre patron, 37% estiment également qu’il est plus facile de se lancer à leur compte plutôt que de courir après un CDD ou, plus dif cile encore, un CDI.Baromètre & TendancesClub EntrEprEndrE Du 16 Février au 29 mars 2017 : Les Oscars de l’entrepreneuriat 2017Organisés par la CCI de Grenoble et ses partenaires, le concours s’adresse aux créateurs ou repreneurs qui sont implantés dans la région grenobloise depuis moins de cinq ans. Les trois catégories, le Talent de l’économie (prix : parrainage du Club de la presse), Les Espoirs de l’économie (2 000 € de dotation), et le Prix Paul Louis Merlin (15 000€ de dotation), peuvent chacun distinguer jusqu’à 5 lauréats. Partici- pez sur entreprendre.grenoble.cci.fr Le 8 mars 2017 : Elles réussissent – Salon de l’entrepreneuriat fémininA l’occasion de la Journée de la Femme, des professionnelles seront présentes toute la journée surle salon à Soisy sur Seine, pour accompagner les futures créatrices d’entreprise dans l’analyse de leur situation, dans la dé nition de leurs objectifs et tenteront de les orienter dans la bonne direction. Rendez-vous sur : www.elles-reussissent.org/salon2017. Le 9 et 10 Mars 2017 : Salon SME Online100% virtuel, ce salon de l’entrepreneur en ligne vous permettra de vous connecter n’importe où et d’avoir accès aux experts exposants. Voir brève. Inscription gratuite sur www.salonsme-online.com. 23 mars : Journée Nationale des Jeunes (JNDJ)Une mobilisation citoyenne pour « briser le plafond de verre » entre jeunesse, éducation et emploi se tiendra va chercher une fois de plus, pour sa sixième édition, à démysti er et concrétiser le monde du travail. Partout en France, enseignants, entreprises et artisans s’engagent pour permettre aux jeunes d’appréhender le monde du travail de manière concrète à travers des ateliers, des visites de sites ou encore des speed dating professionnels. Jusqu’au 31 mars : Concours Créa’Vienne 2017Entrepreneurs, pourquoi pas vous ? Voilà le nom du millésime 2017 du concours Créa’vienne. Pour tenter de gagner l’un des huit prix qui totalisent 75 000 euros de donations, les entrepreneurs désireux de venir s’installer dans la Vienne doivent déposer leur dossier sur creavienne.fr avant le 31 mars. Jusqu’au 25 avril 2017 : concours 100 jours pour entreprendre.Depuis le 15 janvier et jusqu’au 25 avril, l’association 100 jours pour entreprendre ouvre un concours pour les jeunes entre 18 et 26 ans qui rêvent d’entrepreneuriat. Ces derniers doivent poster une vidéo qui présente leur projet sur la plateforme avant la date limite et tenter de faire du buzz pour récolter un maximum de votes. A l’issue des votes, 20 projets sont présélectionnés, pour 10 lauréats qui se verront remettre un kit de l’entrepreneur : « La boite 100 jours ».Rendez-vous sur www.100jourspourentreprendre.frEntretien avec Agnès Bricard, Directrice scienti que du Guide du Routard du  nancement d’entreprise« Crowdfunding et subventions ont changé les codes »Pourquoi un Guide du Routard du  nancement d’entreprise ?La première fois que le Guide du Routard a évolué vers l’entrepreneuriat, c’était pour le Guide du créateur et du repreneur d’entreprise. J’étais à l’initiative, mais il était impossible de parler de  nancement car ce dernier était réservé aux grands orga- nismes de l’époque, les caisses de dépôt et de consignation et les banques. Dès lors que le crowdfunding est apparu, mais aussi lorsque les subventions ont commencé à  eurir, les codes ont changé et nous avons senti que ce guide devenait essentiel. Il part d’un constat simple : on ne travaille pas assez sur le pro l de l’utilisateur qui est le chef d’entreprise.Quelle est sa particularité ? Comment est-il organisé ?D’abord, nous avons travaillé par pro l. Si je suis créateur d’entreprise, repreneur, en développement, une femme, ou issu des quartiers défavorisés, je n’ai pas le droit aux mêmes aides. Dans le guide, à chaque pro l est associé le montant dontle dirigeant peut disposer pour chaque aide.Ensuite pour chaque pro l, nous faisons un total des aides auxquelles le chef d’entreprise a droit, avec une fourchette basse et une fourchette haute. Nous faisons également la différence entre  nancement public et  nancement privé. En n, le but de ce livre est qu’il serve devant le  nan- ceur. Nous avons donc fait en sorte de le faire valider par la place  nan- cière. Ainsi, quatre ministères, dont celui de l’Economie, mais également la Banque de France, la BPI ou encore l’AMF ont validé la méthodologie, les montants et les totaux. A partir de là, tout chef d’entreprise peut venir se présenter devant un  nanceur et dire, voilà ce à quoi j’ai droit, voici les ressources que je peux mobiliser.Est-il facile de trouver des  nancements aujourd’hui ?C’est beaucoup plus facile aujourd’hui, car le crowdfunding a cassé les codes. En mécénat classique, par exemple, que ce soit pour faire émergerdes entreprises ou pour maintenir des entreprises existantes, cela permet d’obtenir des  nancements, là où les banques vont refuser. De plus, depuis quelques années, il est admis qu’une start-up vaut, au moins, sa capacité à lever des fonds. Et dès lors qu’elle aura réussi à le faire, elle sera plus séduisante aux yeux d’une banque. Lors- qu’elle arrive à lever des fonds sur une plateforme, elle montre que les gens adhèrent à son produit, ce qui va faciliter l’accès aux  nancements par la suite. Du côté des aides et des subventions, il existe aujourd’hui 5400  nancements publics qui viennent de différentes sources comme les régions ou l’Union Européenne. Pas facile de s’y retrouver, mais pour cela il existe des moteurs de recherche recensés dans le guide.Quels conseils pour trouver du  nancement ?Lorsque vous êtes créateur ou repreneur, il faut aller voir les réseaux d’accompa- gnement, tels que Initiative France ou Réseau Entreprendre. Si vous êtes issu d’un quartier prioritaire, allez voir France Active. Ces réseaux proposent des prêts d’honneur. Commencez comme ça et allez voir votre ban- quier ensuite. Il faut toujours avoir en tête que les banquiers siègent au jury des réseaux d’accompagnement donc, lorsque vous avez un prêt d’honneur de l’un d’eux, ils passeront moins de temps sur votre dossier puisque le réseau aura déjà fait of ce de  ltre. Si vous cher- chez du  nancement deux ou trois ans après la création de votre en- treprise, commencez par demander à votre banquier votre cotation et notation Banque de France. Si elle n’est pas bonne, pas la peine d’aller chercher du  nancement. Regardez également de près les garanties demandées, certains réseaux peuvent prendre en charge cette ga- rantie, donc plus besoin de donner votre caution personnelle. En n, n’oubliez pas que vous pouvez saisir en ligne la médiation du crédit sivous en avez besoin.Livre téléchargeable gratuitement sur les sites du MEDEF, de BPI France, sur entreprises.gouv.fr. Prix imprimé : 10€31ecoreseau.frSave the date]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[Club EntrEprEndrEDans chaque numéro, un(e) journaliste d’EcoRéseau Business fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...) a n de décrire ce qu’il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les  ux  nanciersAccélérateur de L’Atelier BNP ParibasCoups de pouce aux jeunes poussesEn immersionAu 19 boulevard Poissonnière à Paris,des start-up reçoivent un coup de pouce déterminant dans leur développement, grâce à une banque et ses clients. Reportage.Par Julien Tarbyétait né. Nous en avons créé un à Paris dans la zone his- torique de Silicon Sentier, et un autre à Massy près du plateau de Saclay, pour accueillir plus de jeunes pousses scienti ques », retrace Emmanuel Touboul. L’Atelier BNP Paribas exerce trois activités : de la prospectivede nos clients. Tous les six mois 12 clients de la banque se portent volontaires et un appel d’offres est lancé pour qu’une start-up réponde à leur problématique. Par exemple Pierre Fabre était en quête d’une jeune pousse dans la beauté connectée, Vicat dans le béton intelligent », précisedeuxième saison en mettant en relation jeunes pousses et entités de BNP Paribas, la structure garantit six mois d’hébergement gratuit, et un  nancement allant jusqu’à 100000 euros, remboursé en actions ultérieurement lors de la prochaine levée de fonds. « Nous n’affec-compréhensions. Innov & Connect compte à son actif le réveil olfactif SensorWake, parrainé par Pierre Fabre, qui a récemment mis un pied dans le device santé en proposant au dernier CES un produit accompagnant le sommeil profond en divulguant des senteurs au bon moment. Equisense, qui propose des objets connectés aux cava- liers pour mieux contrôler l’exercice du cheval (savoir de quel côté il court le plus ou comment il se nourrit), a été parrainé par Neovia, spécialiste de la nutrition et de la santé animale, friand de data, qui a donc pris une participation. Fintech & Corporate a obtenu 50% de succès lors de la pre- mière promotion, le reste étant encore en cours. BNP Paribas a pris une partici- pation dans PayCar, moyen de paiement sécurisé entre particuliers pour l’achat/ vente d’un véhicule ; elle s’est aussi invitée chez Fortia, spécialiste de l’IA qui pro- pose aux gestionnaires de fonds un algorithme prenant en compte les innombrables régulations du marché dans les prospectus, a n de les mettre en équations et les appliquer lorsqu’il s’agit d’investir. « Les membres du Comex sont sponsors ; les décisions sont donc ra- pides, ce qui correspond au rythme des start-up. Les différences culturelles se réduisent d’ailleurs, tout le monde appréciant de plus en plus cet univers », se réjouit le dirigeant de l’accélérateur,L’entrée du WAI (« we are innovation »), lieu aménagé par L’Atelier BNP Paribas à destination de jeunes pousses, est discrète. Mais le hall d’accueil, aux murs couverts de photos des incubés et de logos colorés des start-up, a tôt fait d’avertir le visiteur qu’il entre en zone de créativité et d’émulation.PlusieuRs étaGesà la FuséeLes premier et deuxième niveaux sont occupés par des start-up plutôt matures, triées sur le volet, qui béné-  cient durant six à 24 mois d’une offre d’hébergement de 350 euros par poste et de services avantageux, comme l’accès aux formations de l’accélérateur ou la mise en relation avec des clients de BNP Paribas. « Notre critère de sélection à l’entrée est simple : la banque doit pou- voir les aider avec ses clients. Bien évidemment ceux-ci tendront vers des pépites de la data ou de l’IA qui les concernent d’emblée, mais nous essayons de nous ouvrir à un maximum de secteurs, du moment que nous croyons en l’équipe », af rme Emmanuel Touboul, directeur de l’Ac- célération à L’Atelier BNP Paribas. Au troisième étage s’étend la salle de détente et de restauration, à l’ambiance décontractée, avec accès à une terrasse. Le quatrième est celui de l’accélérateur. Le cinquième, Peoples Lab, oùse mêlent tableaux blancs, micro salles de réunion et poufs multicolores, est dédié à l’intrapreneuriat des salariés des différentes entités de la banque, qui viennent créer et échafauder leur business plan. En n le sixième étage, consti- tué d’une « salle de deals » avec vitres panoramiques donnant sur la terrasse et les toits de la capitale.PhilosoPhie PaRticulièReL’Atelier a été créé en 1978 au sein de la Compagnie Bancaire (Paribas) qui voulait déjà soutenir l’écosystème. Elle a donc mis en place des pôles d’innovation, avec des banquiers spécialisés pour les entreprises de croissance (16 aujourd’hui, dont un pour les Fintechs). Elle a aussi investi en fonds propres chez des  nanceurs comme Partech Ventures. « Mais elle s’est aperçue qu’il manquait unet de l’in uence à travers un contenu media sur l’innovation à destination de l’écosystème, une activité de conseil sur la transformation digitale, en n ce pôle d’accélération de start-up pour les clientsl’ancien entrepreneur, qui joue l’intermédiaire entre ces grands comptes qui cherchent à entrer en relation avec de petits acteurs innovants avant qu’ils soient connus, et ces derniers qui ont dans un pre- mier temps besoin non pas de subventions, mais de clients. Pour ce faire, Emmanuel Tou- boul a constitué une équipe d’anciens entrepreneurs che- vronnés et de chefs de projets qui recherchent des candidats sérieux et se chargent ensuite de les accélérer, jouant les CEO ou CTO.accomPaGnement RaPPRochéDans l’accélérateur Innov & Connect qui vit sa troisième saison, ou dans l’autre, Fin- tech & Corporate, qui vit sationnons pas les plénières, car nous pensons que l’ac- compagnement doit être personnalisé à ce stade-là. Les incubés sont chouchoutés par les coachs en interne, qui peuvent passer une semaine sur une problématique », décrit celui qui est reparti d’une feuille blanche pour dé nir l’accompagnement. Une logique qui semble payer, avec un taux de succès qui a atteint 50% durant les six premiers mois, et 90% dans la promotion des six mois suivants – succès signi ant qu’il y a eu contractualisation ou prise de participation.Réunion de deux cultuResLa banque pallie les dif- férences culturelles et in-Des séances de brainstorming hautes en couleurs au sein du WAI...Tous les six mois 12 clientsde la banque se portent volontaires et un appel d’offre est lancé pour qu’une start-up réponde à leur problématiquequi additionn. déliser les clients, faire de la veille et mettre un pied dans le monde prometteur des start-up.trou dans la raquette, qu’un lieu où les entrepreneurs pourraient être accompa- gnés était nécessaire : le WAIou les entités de la banque elles-mêmes. « C’est la par- ticularité de notre approche, partir du besoin corporatee les avantages :32 Mars - n°38]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[18 et 19 mai 201722e]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[Stratégie & innovation numériqueLes innovations en bref...34Le monde ne sera plus jamais comme avant...GHANADes tourniquets qui produisent de l’électricitéL’ONG Empower Playgrounds a concrétisé une bonne idée. 43 établissements scolaires de zones rurales ont été équipés : les enfants qui jouent alimentent une turbine reliéeà une batterie, qui génère de l’électricité. Ce courant est ensuite utilisé pour charger des lanternes LED de 12V, également alimentées par l’énergie solaire, qui sont ensuite distribuées aux élèves. Ces lampes éclairent pendant une quarantaine d’heures une table autour de laquelle cinq personnes peuvent se regrouper. De quoi faire ses devoirs...FRANCELes diabétiques peuvent se réjouirLe pancréas arti ciel conçu par Diabeloop et Cellnovo a passé avec succèsla première étude clinique. Ce pancréas arti ciel est constitué d’une pompe à insuline collée sous le bras sous forme de patch, d’un capteur collé sur la peau quimesure le taux de sucre, et, dans la poche du patient, d’un smartphone relié par bluetooth au capteur et à la pompe, qui traite les informations et adapte en conséquence les doses d’insuline.DANEMARKVoilà une innovation décaléeLe Danemark s’apprête à nommer un ambassadeur numérique pour renforcer sa diplomatie au pays des Gafa. Si le nouvel émissaire n’ira pas siéger en Californie,cette nomination pourrait annoncer des changements notables dans les relations internationales. Don-nées personnelles, sécurité numérique, investissements sur le sol danois... Les sujets de discussionne manquent pas. « Ces  rmes sont devenues un nouveau type de nation et nous avons besoin denous confronter à cela », af rme Anders Samuelson, ministre des affaires étrangères. Les Gafa ont d’ailleurs montré qu’elles agissaient de plus en plus comme des Etats, en contestant la politique migratoire de Donald Trump ou en voulant bâtir des îles  ottantes en Polynésie.La rupture du moisLe robot-rédacteur est vraiment parmi nous...Le groupe Guy Hoquet s’est associé avec l’agence 1min30 et Syllabs, spécialiste des technologies et de l’analyse sémantique informatisée, pour développer un robot-rédacteur, qui parvient à produire des contenus locaux et hyper-personnalisés pour les clients des 450 agences immobilières françaises. Le début de la  n pourles journalistes ? La machine fournit à ses clients du contenu de qualité, en adéquation avec leurs attentes etBaromètre de l’innovationLe verbatim à retenir...Le progrès n’est que l’accomplissement des utopiesOscar Wilde.À L’ÉCOLE DES YOUTUBEURSL’ouverture en France de la toute première école dispensant des formations pour devenir unyoutubeur con rme que ce media prend toujours plus d’importance. L’école Medyatic propose à partir de janvier 2017 des cours le soir, le week-end et pendant les vacances dans trois antennes différentes : àMontpellier, Nîmes et Paris. La webcam dans sa chambre ne suf t plus. Il faut maitriser l’écriture d’un scénario, les effets spéciaux,la mise en scène pour attirer le plus grand nombre de vues. Maisaussi avoir des notions juridiques et savoir gérer sa réputation sur le net. Seule condition pour postuler : être âgé d’au moins 14 ans.UN ROBOT VOITURIEROn savait la voiture autonome proche d’être démocratisée. Un robot voiturier destiné à optimiser l’occupation des places de parking a déjà été mis au pointau cœur de Paris au sein de l’usine IO - lieu qui se dé nit comme un centre d’aiguillage, qui met ressourceset compétencesà disposition pour aider entrepreneurs indépendants etentreprises à accoucher de leurs idées - par la start-up Stanley Robotics. Il suf t de laisser son véhicule à l’entrée du parking, sans même laisser les clés, et le robot se charge d’aller le garer, tout en optimisant l’espace général disponible dans le parking. La société a lancé un premier service opérationnel à l’aéroport de Roissy.surtout leur localité. Le groupe Guy Hoquet n’aurait pas à embaucherun rédacteur pour chacune de ses agences... L’algorithme collecte, trie et organise ainsi des millions de sources et les transforme en temps réel endes centaines d’articles quotidiens.Au programme : des expertises, de l’information sur les quartiers, mais également des annonces immobilières. « Le site d’agence local est primordial ; pour être attractif il doit proposer plus que des annonces », af rme toujours Fabrice Abraham, directeur général du réseau Guy Hoquet l’Immobilier. Le robot permet donc de contenter cette demande d’information perpétuelle de la part du client en transformant chaque agence en media spécialisé et surtout de proximité.Mars - n°38]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[L’entreprise du mois 6 & 7 mars 2017 : BIGDATA PARIS 2017 (Palais des Congrès)Dans le contexte d’une maturité croissante des entreprises sur le Big Data, la question du déploiement d’une organisation agile qui saura placer la data au cœur du processus décisionnel se pose plus que ja- mais. Par ailleurs la montée en puissance du Machine Learning et de l’Intelligence Arti cielle combinésau Big Data offre des opportunités inédites pour développer les applications dans des domaines variés : détection des fraudes, révolution de l’expérience client, prédictif... En n, un éclairage et des use-cases est nécessaire pour comprendre la valeur ajoutée des différents outils et solutions proposés aux entreprises pour exploiter la valeur de leurs données. L’actualité autour du Big Data est extrêmement riche et 2017 représente une année charnière pour les acteurs du secteur, qu’ils soient experts, utilisateurs, fournisseurs, chercheurs ou institutionnels. L’année dernière, 100 speakers et 150 marques sont allés à la rencontre de 10 500 participants. 15-16 mars 2017 : ENOVA StrasbourgRe et de l’innovation d’aujourd’hui et de demain, ENOVA réunit, pour cette 1ère édition dans le Grand Est, les acteurs clés en électronique, mesure, vision et optique. Chercheurs, ingénieurs, techni- ciens, bureaux d’études, des départements R&D, start-up, centres de recherche, universités oupôles industriels et scienti ques..., du dirigeant au créateur d’entreprise, du projet à la simple veille technologique, chacun trouvera une solution à ses problématiques, de modernisation et d’innovation durant ces deux jours de business. Les 3 000 m2 d’exposition accueilleront 1 500 visiteurs, avec entre autres des rendez-vous d’affaires et confé- rences thématiques. 1er juin 2017 : FORUM 5i (Grenoble, centre de congrès du WTC)Pionnier en France des rencontres entre jeunes pousses innovantes et investisseurs, cette manifes- tation, qui fête sa vingtième édition, organisée par Grenoble Alpes Métropole, est reconnue comme l’une des principales manifestations européennes de soutien au développement et au  nancement d’entreprises innovantes. Depuis sa création, ce sont plus de 730 millions d’euros qui ont été levés par les start-up, les investisseurs nationaux et inter- nationaux, sachant que des pépites sont devenues grandes par cet évènement, comme Xenocs, Tronics Microsystems ou encore Aryballe Technologies. Le thème central fera la part belle à l’industrie du futur, plus connectée et plus écologique, avec la médecine du futur, les transports d’avenir, l’économie des données, la ville durable, l’alimentation intelligente, les objets intelligents...Baromètre de l’innovationStratégie & innovation numériqueChronocam14 millions d’euros ! La start-up Chronocam a vraiment tapé dans l’œil d’Intel Capi- tal, avec son capteur neuromorphique qui imite les récepteurs de la rétine humaine. Il consomme moins d’énergie et de bande passante que les capteurs d’images courants. Créé en 2014, cette jeune pousse parisienne de la capture d’image aura vite attiré l’attention de grands comptes jouant des coudes pour participer à la dernière levée de fonds : Intel Capital, mais aussi iBionext, 360 Capital Partners, l’Alliance Renault-Nissan, Bosch Venture Capital et CEA Investissement. Malgré sa jeunesse, Chronocam a des annéesde R&D à faire valoir. La société est en réalité un spin off de l’Institut de la vision, un laboratoire af lié à l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris-VI). La rétine arti cielle en silicium, a fait l’objet d’une première exploitation avec Pixium Vision, créée en 2011 et introduite en Bourse en 2014, qui ambitionne de redonner la vision à des personnes atteintes d’une dégénérescence de la rétine. « Les applications sont multiples », explique Luca Verre, le PDG de Chronocam, qui sait que son système est plus ef cace que les capteurs d’images courants utilisés dans les smartphones ou caméras numériques, dans la mesure où il n’enregistre pas une séquence de photographies pour une vidéo : ici chaque pixel de l’image réagit indépendamment et ne génère de nouvelles informations que si sa valeur propre est modi ée. Le capteur n’enregistre donc que ce qui bouge et évite de créer des données redondantes inutiles. Moins de données, plus d’informations recueillies, pas de focalisation à faire sur des zones sombres ou claires, une faible latence et une gestion des scènes contrastées en font le candidat idéal pour la navigation autonome des voitures, des drones ou des robots. De 20 collaborateurs, la jeune pousse prévoit de passer à 50 d’ici à  n 2017, avec l’ouverture d’une entité dans la Silicon Valley.L’innovation autrementLe bâtiment, cas d’école de la plateformisation des services« Les innovations technologiques s’enchaînent à un tel rythme dans le bâtiment – énergies renouvelables, domotique, data – que les collectivités, les aménageurs de territoire, les responsables d’innovations chez les promoteurs, les gestionnaires de parcs immobiliers sont perdus et ne savent lesquelles privilégier », constate Emmanuel François, cofondateur et président cofondateur de la smart buildings alliance (SBA), association regroupant les acteurs du bâtiment intelligent. Les acteurs des différentes  lières - assistance aux personnes dépendantes, énergie, confort... -, commencentdonc à collaborer, et à replacer l’usager au centre des préoccupations. Le bâtiment devient uneplateforme de services multiples. Les frontières entre les silos s’atténuent, mais surtout s’opèreun transfert des de la valeur, à cause de l’intelligence embarquée. Les produits deviennentcommunicants, mais l’intelligence algorithmique est externalisée dans le cloud, ne se trou-vant plus dans le produit. Dans les éclairages, les volets roulants ou la ventilation, la richessedu produit en lui-même diminue au pro t d’un tiers. « On distingue donc trois couches : lapremière est celle des équipements et de leurs écosystèmes (chauffage, ventilation, voletsroulants, éclairages...). La deuxième est l’infrastructure de communication, pour échangeravec les applis dans le cloud, qui doit être irréprochable en matière de sécurité des données. La troisième est l’ensemble des applis dans le cloud », déclare celui pour qui les jeux ne sont pas encore faits pour connaître le gagnant de cette nouvelle con - guration. Dans les logiciels pour gérer ces données, les GAFA sont bien positionnés : ils maîtrisent l’intelligence arti cielle et ont un accès client, qui sont les deux conditions pour représenter un point d’entrée. D’autres opérateurs de services essaient de s’en mêler, comme IBM, Engie, Schneider Electric, Legrand, Somfy, Leroy Merlin... Il s’agit de devenir une plateforme leader pour tous les objets communicants, de fédérer tout un écosystème, d’être dans le partage. « Il y aura en tout cas érosion des marges, car cela signi e rémunérer l’ensemble de la chaîne »... Rendez-vous dans 5-10 ans...ecoreseau.fr 35Save the date]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[Stratégie & innovation numériqueLe tour du monde de l’innovationMobilité douce Transports douxdinguesAsphyxiées par la pollution, les grandes villes veulent faire la chasse aux émissions de CO2 et à la pollution en réduisant de manière radicale le nombre de véhicules circulant dans leurs centres au pro t des deux-roueset de transports alternatifs et peu polluants. Cette guerre déclarée aux voitures a aujourd’hui et aura demain, davantage encore, un impact conséquent sur l’évolution des modes de déplacement des populations et l’aménagement des centres de vie. EcoRéseau Business balaye ce mois-ci des innovations aussi folles que laSea Bubble parisienne ou le bio-bus anglais qui roule à l’excrément humain. Bonne lecture.Par Cyril MichaudÉTATS-UNISDes vélos électriques ultra rapides Le marché du vélo électrique esten plein essor outre-Atlantique. Aujourd’hui, les fabricants américains- notamment la marque californienne Specialized - commercialisent des deux- roues toujours plus rapides pouvant atteindre 45 km/h. Un prototype« Aerovelo » créé par la société Eta a même été élu « vélo électrique le plus rapide de la planète ». Ce vélo-fusée a été  ashé à 144,18 km/h dans le Nevada.ANGLETERREUne voiture, un bus et des maisons alimentées par des excréments humainsAprès la version « voiture » de 2010, un bus anglais alimenté au biogaz sillonne le royaume Royaume-Uni depuis près de deux ans. Le biocarburant est obtenu après traitement des eaux usées de la ville anglaise de Bristol. Le plein correspond malgré tout à la production annuelle de cinq personnes pour une autonomie de 300 kilomètres dans un bus équipé de 40 sièges. La solution crée par l’entreprise GENeco, spécialiste dans les solutions de production de bio-compost, de bio-méthane et d’engrais bio. récupère la matière première directement dans le système d’égouts de Bristol. Les résultats du bus sont probants à maints égards : une baisse de 97% d’émissions de particules dangereuses et une baisse de 95% des émissions de CO2 en comparaison des carburants issus des énergies fossiles. GENeco est également capable de produit du bio-méthane pour alimenter l’équivalent de 8500 foyers.36 Mars - n°38Passage en revue des innovations mondiales sur une thématique particulière.FRANCEDe futurs taxis volants à Paris à compter de ce printemps La voiture est morte vive la Sea Bubble. Si les voitures ont déserté les berges de la Seine, un VTC ou taxi d’un nouveau genre s’apprêtent à les envahir. Alain Thébault, concepteur de l’hydroptère, catamaran aux lignes révolutionnaires qui a battu le record de vitesse sur mer en 2009, à récidivé ses dernières années avec le projet loufoque de créer un nouveau moyende transport utilisable sur des cours d’eau plus modestes.Ces embarcations électriques rechargées via hydrolienne, panneaux solaires ou bornes qui pro teront des courantd’eau avec réservation via une application, seront mis àl’essai dès le retour des hirondelles à Paris avec une première expérimentation devant l’Assemblée Nationale. Deux moteurs électriques maintiennent le véhicule au dessus de l’eau et quatre dérives mouillent pour guider le véhicule de quatre places qui se targue d’un triple zéro (zéro bruit, zéro vague, zéro émission). D’autres collectivités proches de Paris sont également intéressées. La valeur du véhicule serait estimé à 12 000 euros.]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[COLOMBIE / VÉNÉZUELALes métrocables se développentIl n’y a pas que dans les Alpes ou les Pyrénées que l’on trouve des cabines suspendues par des câbles. En Amérique du Sud, des téléphériques urbains appelés « métrocables » sont devenus indispensables dans les centres des villes congestionnés. À Medellin (Colombie), c’est un véritable réseau aérien qui se tisse aujourd’hui. Une quatrième ligne de métrocable sera inaugurée en  n d’année puis une cinquième en mars 2018. Des villes comme Caracas au Vénézuela, La Paz en Bolivie ou encore Rio au Brésil ont également misé sur ce mode de transport innovant.SUISSELes zones de rencontre se multiplientIl s’agit d’espaces où les véhicules sont tolérés mais leur vitesse ne peut excéder 20 km/h.Dans les zones de rencontre, les piétons et les cyclistes sont prioritaires. La faible vitesse de circulation permet ainsi à l’ensemble des usagers de mieux cohabiter. Plus sûr, l’espace public permet surtout d’accueillir des activités de jeux ou favorisant l’échange social. En Suisse, depuis 2002, les zones de rencontre se sont multipliées. Il en existe des centaines. Et l’exemple helvète inspire désormais de nombreuses villes étrangères dont celle de Paris.Stratégie & innovation numériqueSUÈDEDes logements réservés aux cyclistesÀ Malmö, le premier bâtiment exclusivement dédié aux cyclistes a été inauguré en  n d’année dernière. Cet immeuble d’un nouveau genre n’accueille ni parking, ni garage. Les économies générées par l’absence de stationnement ont été réinvesties dans des équipements facilitant la vie des résidents cyclistes. À l’intérieurde cet immeuble de sept étages baptisé « la maison du vélo », tout a été conçu pour éviter les manœuvres fastidieuses de guidon. Le cabinet d’architecture Hauschild+Siegel a même pensé à rendre la cuisine de chaque logement accessible aux vélos cargo pour ranger ses courses directement dans le frigo.ALLEMAGNELa plus grande autoroute cyclable du mondeLa densité de l’habitat et l’engorgement des routes conduisentde plus en plus de personnes à opter pour le vélo, électrique de préférence. En Allemagne, pour faire face à l’af ux de cyclistes, le pays a décidé de construire la plus grande autoroute cyclable du monde. La première « Radschnellweg (« voie rapide cyclable ») a été inaugurée entre les villes de Mülheim et Essen. Il s’agit du premier tronçon d’une autoroute qui, à terme, constituera la plus grande route cyclable de la planète, longue de 100 km. Elle reliera dix villes et quatre universités. 50 000 véhicules devraient être remplacés par des deux-roues, une fois l’ouvrage achevé.RÉPUBLIQUE TCHÈQUE / SLOVAQUIEUn train Hyperloop en projetLa société américaine HTT (Hyperloop Transportation Technologies) a annoncé le lancement d’une étude de faisabilité sur une liaison à très grande vitesse entre les villes de Brno et Bratislava, distantes de 130 km. Cette liaison pourrait ensuite être prolongée jusqu’à Prague et Budapest en Hongrie. Le concept de l’Hyperloop, qui consiste à propulser des passagers dans des capsules circulant sur des coussins d’air dans un tube à basse pression à une vitesse de 300 à1 100 km/h, mettrait Bratislava à 15 min de Brno, contre 1h30 aujourd’hui. Un projet similaire, porté par une autre société américaine Hyperloop One, pourrait également voir le jour entre Dubaï et Abu Dhabi (Emirats arabes unis).Le tour du monde de l’innovationecoreseau.fr 37]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[Stratégie & innovation numériqueL’occasion pour EcoRéseau Business d’expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation NumériqueApports concrets de l’innovation spatialeLa tête sur Terre, les pieds dans les étoilesDécryptageLa conquête de l’espace reprend du poil de la bête. Ses déclinaisons et applications sur Terre semblent in nies si bien que GAFA, start-up et Etats s’empressent de l’embrasser pour nourrir une innovation constante dont M. Tout le monde béné cie.à leur portion congrue. Au- jourd’hui, ces derniers restent faibles. Ce qui fait désormais la différence, c’est l’implication du secteur privé. Les projets qui aujourd’hui font l’actualité, comme Space X ou Blue Ori- gin, ne sont pas le fait d’États, mais de particuliers (Elon Musk et Jeff Bezos, respectivement). « C’est quelque chose de to- talement nouveau, souligneque cela en vaut la peine – mais indirectement. En 2007, l’ESA (Agence spatiale européenne) avait estimé que le transfert de technologies spatiales avait créé 1500 emplois et entraîné des recettes annuelles dépassant 80 millions d’euros, soit entre 15 et 20 fois les dépenses en- gagées par les États membres pour le programme spatial. Les agences ont bien conscienceordre d’idées, Moon Express, une start-up américaine, est la première entreprise privée à se voir accorder un accès à la Lune ; et Virgin Galactic, l’en- treprise de tourisme spatial de Richard Branson, est autorisée à envoyer des charges utiles (jusque 400 kg) en orbite via le système LauncherOne. Allant même plus loin, la NASA aussi bien que l’ESA ont adopté des dispositifs de transfert de technologies, rendant ainsi leur expertise accessible à des entreprises privées. Celui pour la NASA s’appelle Spinoff, et l’agence compte plus de 2000 d’entre eux : puri cation d’eau, prothèses, pneus, toutes sortes de matériaux ignifugés et à mé- moire de forme... L’ESA s’est, elle, dotée d’un programme de transfert de technologies depuis quelques années, qui a déjà aidé 400 compagnies et transféré 200 brevets.des Retombées inesPéRéesGrâce à l’attitude proactive des agences spatiales dans le transfert de technologies, beaucoup de secteurs béné-  cient de notre  xette inters- tellaire. « Le spatial permet, grâce aux infrastructures qu’il construit, l’élaboration d’un grand nombre d’applica- tions innovantes », souligne Henri Brochet. La santé, no- tamment, y gagne beaucoup.des futurs atterrissages ; une pompe cardiaque miniaturisée (pour les patients en attente de greffe) est directement dérivée des pompes à carburant de la navette spatiale... Qui plus est, les expériences menées sur la station spatiale internationale permettent de récolter des données précieuses sur notre biologie. Et en parlant de récol- ter des données, la nécessité de pratiquer des examens à distance sur les astronautes a donné un boost considérable à la télémédecine ; les agences spatiales ont des partenariats avec des universités et des instituts de recherche pour transposer et développer les avancées.De fait, l’innovation spatiale, de pointe, béné cie à presque tous les secteurs d’activité : « Le numérique, les nanotech- nologies, les biotechnologies, tout le champ des sciences cognitives, pour ne citer que celles-là, énumère Nicolas Bouzou, fondateur du cabinet de conseil Asterès. Grâce à la convergence, tous ces domaines bénéficient de l’innovation spatiale. » En regardant bien, on trouve presque partout de la poussière d’étoile dans toutes nos technologies d’aujourd’hui. C’est aussi en ce sens que la conquête de l’espace a été, pour l’humanité, le franchissement d’un palier. Et nous n’avons pas encore évoqué les satellites...Par Jean-Marie BenoistLa vraie révolution est silencieuse et invisibleL’espace semble revenir à la mode : entre les missions diverses visant Mars, l’arrivée de Thomas Pesquet dans la station spa- tiale internationale (ISS), les essais de lancement des fusées réutilisables de Space X et Blue Origin, et autres Philae, on a même l’impression que cela faisait bien une trentaine d’années que l’univers n’avait autant fait la une. Si les années post-Seconde Guerre mondiale avaient vu les dépenses en la matière exploser – question de  erté nationale –, les budgets publics se sont vite vus réduitsHenri Brochet, fondateur du cabinet ACDC Partners, spé- cialisé dans l’aérospatiale. Les agences restent très présentes, car elles rassemblent des com- pétences uniques ; mais le secteur spatial a beaucoup bougé en quelques années. »la Face du monde bouleveRséeOn peut se demander pourquoi des individus ayant a priori le sens des affaires se lancent ainsi dans une entreprise glorieuse, certes, mais surtout énormé- ment coûteuse et peu rentable. La réponse est simple : parcede cet état de fait, et elles sup- portent toutes les initiatives privées. En septembre der- nier, par exemple, la NASAEn regardant bien, on trouve presque partout de la poussière d’étoile dans toutes nos technologies aujourd’huia sélectionné SpaceX pour devenir la deuxième compa- gnie privée (après Boeing) à pouvoir envoyer des astro- nautes sur la station spatiale internationale. Dans le mêmeL’IRM avait été à l’origine développée par les ingénieurs du programme Apollo, qui cherchaient à améliorer la qualité des photographies de la sonde lunaire en vueRévolution invisible en maRcheOn ne le réalise plus, mais sans eux, notre monde moderne n’existerait pas. Et oui : pas38 Mars - n°38]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[DécryptageStratégie & innovation numériquele confort des usagers, et nous avons réalisé des API pour les Vélib pour prédire et éviter les problèmes d’enlèvement et de disponibilité », explique Marie Quinquis, commerciale chez Qucit. Il se crée ainsi un vé- ritable écosystème autour du spatial, et les progrès actuels sur le coût des satellites et des lancements (l’Inde vient de lancer simultanément 104 petits satellites, un nouveau record) ne vont que renforcer cette tendance.des nouveaux maRchésAu-delà de tout ce poten- tiel terrestre, l’exploration spatiale (on ne parle plus de conquête) présente ses nou- velles opportunités pour un futur un peu plus lointain, certes. Certains n’hésitent pas à s’y intéresser, même si cela ressemble encore à de la science- ction : tourisme spatial, construction d’habitats lunaires ou martiens, exploi- tation minière d’astéroïdes... Les problèmes techniques soulevés sont évidemment colossaux, mais l’obstacle principal est en fait légal : il n’existe aucun corpus de loi sur la propriété et l’exploitation de ressources dans l’espace. En Europe, le Luxembourg a le premier pris l’initiative de construire un cadre lé- gal, espérant devenir ainsi le pionnier dans ce nouveau marché. L’exp.loration spatiale a encore largement de quoi nous faire rêver – et nous faire progresser – pendant longtemps...de télécommunications, pas de géolocalisation... et pas de météo ! « Sans satellites, la planète s’arrête », soulignait Jean-Yves le Gall, président du CNES. Ce n’est pas une exagération : « Lorsqu’on me- sure l’imbrication de toutes les applications spatiales dans la vie quotidienne, on voit bien que c’est la réalité », conti- nue-t-il. Un exemple suf t à le démontrer : la géolocalisation. Sans les Navstar américains – originellement envoyés par le département de la Défense à des  ns militaires et sur lesquels repose le système GPS –, pas de Google Maps, pas de Uber, pas de Waze... En attendant bien évidemment, l’exploi- tation de Galileo, constella- tion européenne faite d’une trentaine de satellites qui va bientôt rendre l’Europe indé- pendante du GPS (Navstar) ou encore de GLONASS, les deux principaux systèmes de positionnement de satellites à l’échelle mondiale.Compte tenu de cette impor- tance, l’arrivée des satellites, et leur capacité à récolter des données, est ainsi presque une révolution parallèle, aussi importante que celle du nu- mérique – mais invisible. Un paradoxe : l’espace est un sujet de fascination sans  n mais la dépendance complète de notre société à l’égard du  rmament est en général passée sous si- lence ou ignoré. Du moins pour le grand public ; les entreprises, elles, s’en souviennent très bien – au premier rang desquelles on trouve les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple). Ce qui intéresse ces dernières, c’est avant tout de continuer à construire l’écosystème néces- saire pour leur service, à savoir principalement l’amélioration de la connectivité – un réseau haut débit le plus global pos- sible. Google a racheté en 2014 l’entreprise Titan Aerospace, spécialiste de drones solaires ca- pables de rester en l’air pendant cinq ans en vol géostationnaire. Des sortes de mini-satellites, en fait, qui permettraient d’ap- porter Internet dans les régions les plus reculées à moindres frais. Facebook, quant à lui, a lancé également en 2014 un « Connectivity Lab », quipoursuit les mêmes objectifs en ayant recruté des ingénieurs spécialisés dans l’aéronautique ainsi que deux en provenance des laboratoires de la NASA.manne insouPçonnéede donnéesMais l’implication des acteurs majeurs du numérique n’est que la partie émergée de l’iceberg. La vraie richesse – et qui reste encore largement à défricher – réside dans l’utilisation, grâce aux technologies issues du Big Data, de la manne de données récoltées par les satellites. L’im- portance capitale des satellites a bien été comprise par les États. Le projet Copernicus – lancé en 2001 sous le nom GMES, le volet européen éma- nant d’une initiative globale, GEOSS, lancée par les Etats- Unis, le Japon, l’Afrique du Sud et l’UE – dirigé par l’Union Européenne et l’ESA, vise à faciliter l’accès et l’exploi- tation des données spatiales. « Il rassemble l’ensemble des informations obtenues à partir de satellites environnementaux et d’instruments de mesure sur site, a n de produire une vue globale et complète de l’état de notre planète, explique le CNES. Il permettra ainsi de suivre l’évolution de l’occupa- tion des sols, de caractériser les variables bio-géophysiques surles terres émergées, de prévoir l’état des océans, d’apporter une aide à la gestion de crise sur des zones affectées parsatellites pour récolter des données pour ses applications à visée urbaine. « En faisant subir plusieurs traitements auxDelassus, data scientist chez Qucit. L’intérêt ? Arriver à prédire l’émergence de phéno- mènes urbains, aussi bien pour« Jean-Marc, j’ai oublié mon foret pour percer. Tu peux aller faire un tour dans la réserve spatiale. »L’exploration ressemble encore à de la science- ction : tourisme spatial, construction d’habitats lunaires ou martiens, exploitation minière d’astéroïdes... mais l’obstacle principalest en fait légaldes catastrophes naturelles ou industrielles, de suivre la composition chimique et la qualité de l’air, de ré-analyser des variables climatiques es- sentielles et de développer des outils pour la mise en place de services climatiques. » Par ail- leurs, Galileo, projet européen de géolocalisation, est rentré en activité en décembre dernier et promet de rendre possibles plus de services encore que le système GPS... La palette large de sujets permet de se faire une idée du potentiel énorme pour des nouveaux services et applications, aussi bien dans les domaines maritimes, agri- coles, des transports, que de l’urbanisme, de l’énergie... Un potentiel que n’hésitent pas à explorer de nombreuses start-up (voir encadré). Par exemple, Qucit, jeune entreprise parisienne, utilise les imagesimages, on peut déterminer exactement la position et la taille des buildings, mais aussi celles des arbres, des espaces verts... Autant de données qui ne sont pas pour l’instant disponibles », explique Rémil’usage des collectivités que des habitants. « Nous avons par exemple été missionnés par la Ville de Paris pour étudier le réaménagement de la place de la Nation, en quali ant l’im- pact de l’environnement surPôles de compétitivitéDes start-up avec un pied dans les étoilesLe nouveau boom de l’espace, conjugué aux nouvelles technologies et à la manne abondante des données satellitaires, fait émerger tout un écosystème de start-up. Elles explorent pour la plupart ce qu’on appelle des applications spatiales, repo- sant en tout ou partie sur l’exploitation de données récoltées par des satellites. Cela peut aller de l’observation des océans – avec derrière les possibilités de proposer des services pour la navigation, le suivi des nappesdepollution,lamesuredel’étatdela mer, etc. – à l’analyse des rendements viti- coles, en passant par toutes les variationspossibles de la géolocalisation. Compte tenu de la disponibilité et de la précision croissante des données satellitaires, cette éclosion de masse n’est pas près de s’ar- rêter, d’autant que la plupart des pays ont bien compris l’importance d’investir le secteur. La France, comme d’autres, a ainsi lancé un dispositif de soutien aux jeunes pousses : Booster. Quatre pôles de compétitivité, répartis sur le territoire, ont été labellisés : le Booster Morespace en Bretagne, Nova dans le Grand Sud-Ouest, Paca dans le Sud-Est et Seine Espace en Île-de-France.39ecoreseau.fr]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[Créer aujourd’hui- Le pacte d’actionnaires : pourquoi ? Comment ?... .............................................. p40Business guides- Expatriation, l’accompagnement de la famille ...................................................... p44 - Événementiel, les centres de congrès dans le sur-mesure.................................... p46- Flottes auto : le poids du subjectif dans le choix de la voiture ............................. p48 - Cadeaux d’affaires à forte expérience client ........................................................ p5040CAHIER PRATIQUEConjoncture morose, dif cultés de  nancement, solitude des dirigeants... et si tout cela n’était que des idées reçues ? A y regarder de plus près, l’entrepreneuriat n’est peut-être pas le parcours du combattant annoncé. On ne vous promet pas une promenade de santé, mais aujourd’hui, à toutes les étapes, le créateur peut compter sur des structures et outils pour l’épauler.Mars - n°38Conseils, astuces et nouveaux outils]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[Un document con dentiel incontournable au moment de répartir le capital qui permet de mettre au clair sa stratégie entrepreneuriale.Par Pierre-Jean Lepagnotmais aussi principalement des différentes situations de sortie du capital. À chaque tour de table (arrivée de nouveaux in- vestisseurs), un nouveau pacte sera rédigé, précise l’A c. Un document technique où riensurvenance d’éventuels sujets de tension (telle que la sortie du partenaire financier par exemple) », explique Bertrand Cayol, avocat associé au cabinet Cayol & Pierson.majeurs pour le bon dévelop- pement d’une entreprise ».analyse du contenuDeux grandes familles de stipu- lations contractuelles coexistent dans un pacte d’actionnaires.Créer aujourd’huiLa création d’entreprise, c’est avant tout du concret et de l’opérationnel.D’où cette rubrique qui explore de manière très pratique l’une des phases de l’entrepreneuriat.Le pacte d’actionnairesNécessaire secret d’alcôveEn quoi élaborer un pacte d’actionnaires lors de la création d’une entreprise et à l’arrivée d’un nouvel actionnaire permet-il de déterminer les rôles des différents associés et de réduire les risques de contentieux ?de la nécessité d’un Pacted’actionnaiResLe pacte d’actionnaires est un document extra-statuaire dont les stipulations s’imposent à tous ses signataires et viennent compléter celle des statuts, lesquelles prévalent sur celles du pacte. Concrètement, il s’agit d’un document juridique con dentiel qui pose les règles du jeu relatives aux relations entre les actionnaires, en termes de répartition des pouvoirs, de protection des minoritaires etd’évolution de l’actionnariat. « Le pacte est un document juridique qui organise les rapports entre les différents groupes d’actionnaires d’une société par la mise en place de mécanismes dont le but est de  xer des règles du jeu et de réglementer les modi-  cations de la répartition du capital social à l’occasion de cessions. Il complète les statuts (d’une SA ou SAS, rarement d’une SARL) et est signé entre les intéressés », expliquent Catherine Léger-Jarniou et Georges Kalousis dans leur ouvrage « La Boîte à outils de la Création d’entreprise », Edition Dunod, 2017. L’Association française des investisseurs pour la croissance (A c), dans un guide pratique du Capital développement, observe que la plupart desstipulations du pacte d’ac- tionnaires pourraient  gurer dans les statuts mais l’arbitrage est parfois délicat entre d’une part, la volonté de refléter intégralement l’accord des parties dans les statuts, ce qui conférerait une plus grande protection et une meilleure sécurité juridique aux action- naires, et d’autre part, un souci de conserver con dentielles certaines clauses (les statuts étant un document public consultable pas tous), ces der- nières n’étant prévues que dans le pacte d’actionnaires. Dans la pratique, tout inves- tisseur privé ou institutionnel qui entre dans une société demande la rédaction d’un pacte d’actionnaires car il traite à la fois de l’organisation du contrôle de la société par ses dirigeants et ses actionnaires,ne doit être laissé au hasard. « Les futurs partenaires doivent absolument con er la rédaction du pacte d’actionnaires à leurs avocats, et non à certains sites Internet qui proposent un pacte en quelques clics pour un coûtquand le FaiRe?Quid du timing ? la signature du pacte d’actionnaires est, en principe, concomitante au versement des fonds par le nou- veau partenaire, étant précisé que ce dernier et les autresD’une part, les clauses rela- tives à l’organisation et à la gouvernance de la société : désignation et fonctionnement des organes de direction, autori- sation préalable pour les prises de décision importante, clauseN’est-ce pas  nalement la visée du pacte d’actionnaires ?Cession et transfert de titresPrécaution d’usagesLes dispositions relatives au transfert des titres de la société permettront aux partenaires d’organiser à la fois son contrôle capitalistique et la liquidité du titre. Elles prévoient le plus souvent :- une période d’inaliénabilité de tout ou une partie des titres détenus par l’ac- tionnaire entrepreneur, dans la mesure où le nouveau partenaire, a n de pro- téger son investissement, souhaitera s’assurer de la présence de l’action- naire entrepreneur au capital de la société pendant une certaine durée après son entrée au capital- un droit de préemption au béné ce à la fois du nouveau partenaire et de l’actionnaire entrepreneur donnant le droit à ce(s) dernier(s) d’acquérir, par priorité aux autres actionnaires, les titres proposés à la vente par des ac- tionnaires- une clause anti-dilution dont le but est d’assurer aux actionnaires mino- ritaires de pouvoir participer à toute augmentation de capital à hauteur de leur quote-part du capital- un droit de sortie conjointe (« tag along ») en vertu duquel toute cession de titres par l’actionnaire majoritaire, gé- néralement l’actionnaire entrepreneur, donnera la faculté aux actionnaires minoritaires, de céder au tiers acqué- reur tout ou une partie de ses titres aux mêmes termes et conditions ;- une obligation de sortie totale (« drag along »), en cas d’acceptation, par un groupe d’actionnaires représentant une certain pourcentage du capital, d’une offre faite par un tiers portant sur la totalité ou la quasi-totalité des titres de la société.Il n’y a pas de règle en matière de timing, mais il est plus simple de le conclure entre fondateurs dès la créationmodique. Ce document est en effet par essence un document technique devant exprimer de manière extrêmement précise et  dèle les spéci cités propres à l’opération d’investissement concernée. En effet, le pacte doit permettre de faciliter et d’an- ticiper les conditions d’entrée, de vie commune et de sortie des actionnaires de la société. Un pacte d’actionnaires bien négocié et bien rédigé permettra souvent d’éviter des dif cultés d’interprétation et ainsi éviter laactionnaires de la société se sont généralement mis d’ac- cord sur les grands principes devant  gurer dans le pacte en amont. « Il n’y pas de règle en matière de timing. Par souci de simplicité, je recommande toutefois de conclure un pacte entre fondateurs dès la créa- tion de l’entreprise, indique Bertrand Cayol. Le pacte d’ac- tionnaires régit la gouvernance de la société, son organisation capitalistique tout en assurant sa liquidité, soit les élémentsd’information des actionnaires, clauses de non-concurrence. Et d’autre part, les clauses relatives à la composition et à l’évolu- tion de l’actionnariat : clauses d’inaliénabilité, d’agrément, de préemption, d’anti-dilution et de sortie, notamment les clauses de sortie conjointe (tag along) et de sortie forcée (drag along). « Ces listes de clauses ne sont pas exhaustives et selon les intérêts en présence, les parties pourront également souhaiter traiter dans le pacte d’action-ecoreseau.fr 41]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEnaires d’autres questions, telles que les relations commerciales entre la société objet du pacte et ses actionnaires (fourniture de biens et/ou de services), la politique d’investissements et de distribution de dividendes de la société, les modalités de  nancement du développement de son activité, etc. », indique Frédéric Giancarli, associé du cabinet De Bussy Giancarli. En tout état de cause, les dis- positions relatives à la gouver- nance de la société permettront au nouvel actionnaire, avec l’équipe dirigeante, de déter- miner les modalités relatives à l’organisation et au contrôle de la société. Selon l’A c, elles prévoiront le plus souvent la transformation de la société en une forme mieux adaptée à l’investissement et au type de gouvernance recherché par les partenaires et la désignation du nouvel actionnaire au sein de l’organe de direction ou de contrôle de l’entreprise. Le pacte explicitera égale- ment une liste de décisions importantes devant faire l’objet d’une approbation ou d’une consultation préalable de la part de l’organe où siégera le nouveau partenaire, ou de l’ensemble des actionnaires. Le vote favorable du nouvelCréer aujourd’huiactionnaire pour l’adoption de la décision concernée pourra même être parfois requise. « Cette procédure ne doit pas être comprise comme une perte de contrôle des actionnaires fondateurs, estime Bertrand Cayol. Grâce à elle, le mana- gement obtient le blanc seingpeut comporter une obliga- tion de non-concurrence pour l’actionnaire fondateur. « Elle doit être limitée dans le temps et dans l’espace », précise Fré- déric Giancarli. Et Bertrand Cayol d’ajouter: « Ces diffé- rentes mesures n’ont, en règle générale, aucune conséquencenotamment sur l’avenir de l’actionnariat de la société: l’entreprise a-t-elle vocation de rester familiale ou sera-telle céder à un repreneur, un fonds d’investissement ou à un concurrent ? Par exemple, le chef d’entreprise, si l’entreprise reste sous le giron familial, doit se demander comment concilier le coût de la cession à l’aune de sa participation et de son entrée au capital. Une fois que le chef d’en- treprise aura parfaitement déterminé ses attentes per- sonnelles, il pourra échanger en toute transparence avec le nouveau partenaire potentiel en recherchant des solutions qui satisfassent l’ensemble des parties. « En conclusion, le pacte d’actionnaires est un document indispensable à la sérénité des relations entre actionnaires : même si les partenaires se connaissent depuis de nombreuses années et se font con ance, le fait de discuter en amont des différents sujets, notamment ceux de la gouvernance et de la sortie, etent42 Mars - n°38Un document juridique con dentielqui pose les règles du jeu entre actionnaires sur la répartition des pouvoirs,la protection des minoritaires et l’évolution de l’actionnariatment, il semble très dif cile d’évaluer le coût de rédaction d’un pacte d’actionnaires. Selon Bertand Cayol, son prix peut varier de 3 000 euros à plus de 100 000 euros. « Un pacte d’actionnaires de quelques pages entre deux associés et bien plus simple et rapide à rédiger qu’un pacte de plusieurs centaines de page tels qu’ils existent entre actionnaires fondateurs et fonds d’inves- tissement », explique l’avocat.dans quelle dynamique s’inscRiRe ?et PouR quelle stRatéGie?La discussion des termes dupacte d’actionnaires est gé- néralement l’un des points délicats : une mauvaise éva- luation des attentes de l’autre partenaire peut en effet faire échouer l’opération envisa- gée. « La négociation d’un pacte d’actionnaire oblige le chef d’entreprise à ré échir au préalable au projet dans lequel il souhaite s’inscrire : faire entrer à son capital un industriel, qui pourra lui ra- cheter ses parts à terme n’est pas la même chose que de faire entrer un fonds qui aura un objectif de sortie à 5 ans », souligne Frédéric Giancarli. Tel que l’observe l’A c, le chef d’entreprise devra répondre à plusieurs questions qui portede l’organe de contrôle de la société sur les décisions im- portantes », souligne l’avocat d’affaires. Le pacte entend éga- lement circonscrire la nature des informations délivrée au dirigeants, et ce au béné ce du nouveau partenaire, celles-ci comprenant généralement la remise des comptes trimes- triels ou semestriels ainsi que la communication d’indica- teurs comme les cash- ows, le chiffre d’affaires, etc. Sans oublier que ledit documentsur le contrôle de l’entreprise pour l’actionnaire fondateur qui gère la société. Elles ont, en effet, pour objectif d’établir un dialogue entre lui et le nouvel entrant, surtout s’il s’agit d’un fonds d’investissement, dans une perspective d’ef cacité et d’amélioration des perfor- mances de la société ».un montantau cas PaR casAu regard de l’ensemble des subtilités inhérentes au docu-de s’entendre sur un docum. précis et détaillé permettra le plus souvent d’éviter que l’histoire se termine mal », précise Frédéric Giancarli.Je vais t’expliquer comment sortir du capital, écoute moi attentivement...avecaltoavocats.comLes lenteurs de la justice classique et les coûts d’avocat que peuvent repré- senter un litige incitent de nombreux entrepreneurs et leurs juristes à prévoir dans les contrats commerciaux une clause d’ar- bitrage ou clause compromissoire.En signant une telle clause, les parties au contrat conviennent en cas de litige de dé- gager les tribunaux de leur compétence. Les contractants considèrent qu’ils peuvent se passer de la procédure habituelle et con er à des personnes qu’ils désigneront le soin de régler leur différend.Cette clause est issue des grands contrats internationaux dans lesquels on souhaitait éviter aux signataires des procédures ho- mériques en cas de litige et surtout éviter que les signataires du contrat soient ballotés d’un pays à un autre.Dans le cas qui nous intéresse ce mois-ci, cette clause avait été intégrée dans un contrat plus classique, un contrat d’af liation à un réseau de franchise.En effet, un réseau de franchise ayant sou- haité intégrer de nouveaux franchisés avait démarché des entrepreneurs novices pour les convaincre de rejoindre le réseau. Ces entrepreneurs peu habitués au contenu des contrats complexes – comme peuvent l’être les contrats de franchise – ont signé (sans trop la voir) une clause prévoyant que tout litige entre le franchiseur et le franchisé se- rait porté devant des arbitres et non devant les juridictions classiques.Ce qui devrait arriver arriva... un premier litige est né et les entrepreneurs exaspérés et méprisés qui souhaitaient se retourner contre le franchiseur décidèrent de porter l’affaire au tribunal de commerce.Sauf que... leur signature d’une clause compromissoire leur a été opposée par le franchiseur qui voyait là une nouvelle oc- casion de faire trainer la procédure.Ils se retrouvaient donc en position inconfor- table notamment d’un point de vue  nancier. En effet, un franchiseur solide  nancièrementpeut se permettre de payer des frais d’arbi- trage coûteux, alors que des entrepreneurs novices y ré échissent à deux fois avant d’engager ce type de procédure.De plus, si un néophyte peut faire con ance à la justice commerciale traditionnelle, il est plus dif cile pour lui de remettre son sort à un tribunal arbitral dont il perçoit mal l’organisation mais surtout dont il redoute la neutralité.Moralité : la clause d’arbitrage, pratique pour régler des différends importants sans passer par une procédure trop longue, peut se révéler dangereuse en cas de déséquilibre économique important entre les parties qui signent le contrat. Il faut donc bien scruter les contours de cette clause si vous vous apprêtez à signer avec un grand groupe. En matière d’arbitrage aussi, Jean de la Fon- taine aurait pu dire « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».Clause d’arbitrage, un faux-ami ?Le droit en pratique]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesDans chaque numéro, EcoRéseau Business s’intéresse de prêt à une (ou des) problématique(s) que peut se poser un cadre dirigeant (logistique, marketing,  nance, communication...) en demandant l’avis des prestataires et conseilsExpatriationA la recherche du bonheur ?Dans un contexte économique de plus en plus mondialisé, les Français sont chaque année de plus en plus nombreux à s’expatrier : en 20 ans, leur nombre a doublé. Mais s’expatrier seul, en famille, pour quelques mois ou plusieurs années, ne s’improvise pas.compagnons des candidats au départ, je leur rappelle toujours : n’oubliez pas que la France est un beau pays, avec de nombreux avantages – le temps de travail, au moins cinq semaines de vacances, une pro- tection sociale... Finalement, la moitié d’entre eux, au bout de quatre ou cinq ans, songe à revenir en France, désireux de retrouver une certaine qualité de vie. Car au fond, il fait bon vivre et travailler en France », remarque Olivier Desurmont, fondateur de Cooptalis, cabi- net spécialisé en mobilité et en recrutement international. L’expatriation, rêve ou cauche- mar ? Ou comment l’anticiper pour mieux la vivre.1/ RePéReR les lieux avant de PaRtiR.Une expatriation peut coûter cher lorsqu’elle est mal vécue et oblige à un retour prématuré. « Renseignez-vous bien sur le pays que vous avez choisi,Pour garder le contact avec le système national, inscrivez-les dans un lycée français par le biais de l’Agence pour l’ensei- gnement français à l’étranger (AEFE) où ils pourront suivre une scolarité très similaire à celle d’un enfant résident en France.NB : Pour tout renseignement, le plus simple reste de navi- guer sur le site de la chambre syndicale du déménagement qui propose plusieurs  ltres utiles pour gérer son départ. Entre autres, plusieurs grands noms du déménagement tels queDemeco,lesDéménageurs Bretons, The Eurogroupe, Démépool... l’ensemble étant décliné localement aux quatre coins de France et de Navarre.5/ une Fois suR Place, ne Pas ResteR isolé.On le sait, une expatriation réussie passe par le bien-être de la famille et notamment du conjoint, à qui l’on a parfois demandé de tout quitter. « Pour une intégration rapide, hormis les réseaux de Français à l’étranger, nous conseillons aux expatriés de s’inscrire dèsPar Anne DiradourianPrès de 2,5 millions de Français sont à l’étranger. 60% des expatriés ont entre 18 et 60 ans. Parmi eux, des entrepreneurs tentés par une nouvelle aventure écono- mique, des salariés mutés qui entrainent avec eux femme et enfants, des retraités (toujours plus nombreux). Quid des en- treprises ? Il semblerait, réduc- tion des coûts oblige, qu’elles soient nombreuses à diminuer leur recours à l’expatriation et aux avantages matériels qui lui sont liés (logement, frais de scolarité, etc.). L’âge d’or desexpatriés, avec allers-retours en classe affaires et résidence grand luxe tous frais payés, est bel et bien révolu. Les pro ls juniors sont désormais incités à privilégier la colocation... Niveau de vie, convivialité, sécurité,  scalité... Dans tous ces domaines, la vie quotidienne serait plus facile chez nos voi- sins, nous révèle l’enquête sur l’expatriation des Français réalisée en 2013 par la Maison des Français de l’Etranger. Mais derrière le fantasme se cache parfois une réalité bien différente. « Quand nous ac-regardez bien ce que vous y gagnerez mais aussi ce que vous y perdrez... Bref, ne partez pas sans savoir à quoi vous attendre », conseille Matthieu Minguet, 37 ans, manager chez Cisco Systems, installé à Amsterdam depuis cinq ans. Certains employeurs proposent un voyage de repérage en fa- mille pour une meilleure ap- préhension et éventuellement revenir sur sa décision avant qu’il ne soit trop tard.2/ se RenseiGneR suR ses obliGations Fis- cales.Le départ à l’étranger entraîne généralement le transfert du domicile  scal dans le pays d’accueil et l’imposition en France comme non-résident (sauf quelques cas particulier). Vous devez prendre contact avec votre centre des impôts pour déterminer votre future résidence  scale. Vous ne serez pas soumis à une double impo- sition s’il existe une convention  scale entre la France et votre pays d’accueil.3/ oRGaniseR son dé- ménaGement.Vous n’êtes pas à l’abri de démarches et formalités de sortie de vos affaires per- sonnelles, aussi faites appel à un professionnel disposant de certi cations reconnues. Si vous déménagez dans un pays de l’Union européenne,vous n’aurez pas de formali- tés douanières à accomplir. Si vous exportez un véhicule automobile, munissez-vous des documents suivants : certi cat d’immatriculation, permis de conduire, carte internationale d’assurance. Renseignez-vous également sur les démarches à accomplir auprès des autorités locales pour son immatricu- lation. En n, si vous voyagez avec un animal de compagnie dans un pays situé en dehors de l’UE, vous devez vous ren- seigner sur la réglementation auprès de l’ambassade de votre pays de destination.4/ PRévoiR la scola- Rité des enFants.S’il est possible de scolariser vos enfants dans les écoles du pays de destination, cela risque de devenir probléma- tique lors du retour en France.Qu’importe la destina- tion, pourvu qu’il y ait l’épanouissementSanté, retraite, chômageQuelle protection sociale à l’étranger ?« Quand vous partez à l’étranger, vous devez veiller à conserver une couverture d’as- surance maladie et à assurer dans la mesure du possible la continuité de vos droits et de vos cotisations en matière de chômage et de retraite », explique Laurent Gallet, directeur de la Caisse des Français de l’étranger (CFE), qui couvre plus de 200000 Français à l’étranger. Mais tout dépend de votre statut à l’étranger. Si vous êtes quali é de « détaché », vous serez maintenu sous le système de protection sociale français par votre employeur, selon les dispositions prévues par la Sécurité sociale française. Si vous partez en tant qu’« expatrié », vous relèverez du régime de protection sociale de votre pays d’accueil, s’il existe. Dès lors, les démarches à effectuer diffèrent selon votre pays de destination, votre statut et votre situation personnelle ou professionnelle.Si vous êtes expatrié mais que vous souhaitez continuer à béné cier du régime français de Sécurité sociale, vous pouvez cotiser volontairement auprès de différents orga- nismes tels que la CFE (maladie maternité, retraite de base, vieillesse), Humanis (pour la complémentaire) ou encore Pôle Emploi (assurance chômage).Avant de partir, deux derniers conseils à retenir :- Penser à sa Sécurité sociale en adhérent à la CFE qui assure la continuité avecle régime général au départ et en retour d’expatriation et vous couvre égalementpendant les séjours temporaires en France.- Prévoirsaretraiteetcelledesonconjointquidoitparfoiscessersonactivitéprofes-sionnelle : « Souvent, les jeunes n’y pensent pas mais quand arrive l’âge de la retraite et qu’il manque dix ans d’activité, c’est douloureux. Pensez à cotiser à la CFE pour continuer à acquérir des trimestres du régime général », recommande Laurent Gallet.44leur arrivée dans d. associatifs pour rencontrer la population locale, hors du contexte professionnel », con e Olivier Desurmont.es clubsRéseaux sociauxDes pages spécial « expat »Pegase, la page Facebook dédiée aux expatriés.Une page Facebook dédiée aux Français de l’étran- ger et à ceux qui préparent leur expatriation a été créée par le ministère des Affaires étrangères et du Développement international. Vous y trouverez des informations pratiques et concrètes sur les dé- marches consulaires ainsi que des liens utiles pour répondre à toutes vos questions. www.femmexpat.com. Le site de l’expatriation au féminin où se retrouvent salariées, entrepreneuses, conjoints pour partager, s’informer et échanger sur leur vie à l’étranger.Mars - n°38]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[LES ENTREPRISES ACCÉLÈRENT, LES PAIEMENTS AUSSI.DANS UN MONDE QUI CHANGE,L’AFFACTURAGE SIMPLE ET RAPIDEBNP Paribas Factor, leader de l’affacturage, propose aux TPE des solutions de  nancement en 48h et de gestion des factures. Adaptée à l’évolution de votre entreprise, l’offre «Impulsion» permet d’accélérer simplement votredéveloppement.factor.bnpparibas.comBNP Paribas Factor - S.A. au capital de 5 718 272 € - RCS Nanterre B 775 675 069 –Seine Way, 12/14 rue Louis Blériot - CS10096 - 92506 Rueil-Malmaison Cedex - Tél. : 0 825 830 820.]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesCentres de congrès L’événementielsur-mesureCes lieux ne sont pas que de simples espaces d’accueil pour conventions et séminaires en tous genres. Ils sont surtout des organisateurs hors-pair d’événements, capable de gérer de A à Z l’ensemble des composantes d’une manifestation : réservation, accueil, animation, restauration, déplacements, hôtels, et même parfois stratégie digitale.La France est sans doute le pays champion du monde des centres de congrès, compte-tenu du nombre de structures existantes. Pierre-Louis Roucaries, directeur géné- ral de l’office du tourisme et du centre expo congrès de Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes), ré- sume assez bien la situa- tion : « C’est un secteur très concurrentiel. Ne serait-ce que dans notre région PACA, il existe des centres ou palais des congrès tous les 15 kilomètres ! ». Monaco, Nice, Cannes, Antibes, Marseille, Saint-Raphaël, Toulon, Arles, Aubagne... La plupart des villes de la Côte d’Azur disposent de leur propre structure. Cette proximité incite les différents centres de congrès à redoubler d’in- ventivité et à innover en permanence pour se dé- marquer du voisin. Pour autant, sur la Côte d’Azur, la concurrence n’est pas si rude qu’elle n’y paraît. « Les produits sont hétérogènes dans la région. La concurrence ne vient pas d’à côté, elle vient de plus loin », analyse Pierre-Louis Rou- caries qui cite l’offre des pays frontaliers : la ville de Genève en Suisse, par exemple, et son centreinternational de conférences qui gère260événements internationaux paran et compte pas moins de 15 chefsde projets en son sein. Mais surtout l’Île-de-France.« La moitié du bu- siness des centres de congrès s’effectuesur Paris », observele patron du centredes congrès de Man- delieu-la-Napoule. Derrière les 50%de parts de mar-ché (PDM) captéespar la Capitale, la région Provence- Alpes-Côte d’Azur parvient à se taillerla part du lion avec18% de PDM devant Auvergne-Rhône-Alpes qui capte 9% du gâteau.accessibilité et hébeRGement, les PRinciPaux atouts Pierre-Louis Roucaries est formel : « L’attractivité d’un centre de congrès repose sur deux critères majeurs : l’accessibilité et l’hébergement ». Le nombre d’hôtels, leur ni- veau gamme et leur capa- cité d’accueil, à proximité d’un lieu d’organisation de meetings et séminaires, est un véritable enjeu. À Mandelieu-la-Napoule, il existe par exemple septLa mise en musique des lieux répond à des synergies multiples et parfois à la co-constructionde l’événementPar Cyril MichaudPartir d’une page blanche pour imaginer une scénographie où les lieux et le discours rentrent en échohôtels de standing dis- posant de 100 à 300 chambres. Une offre en adéquation avec l’activité du centre expo mandolo- cien qui accueille chaque année, en moyenne, une soixantaine d’événements, dont un tiers de conven-tions et un tiers de salons. L’accessibilité est éga- lement un point essen- tiel, notamment par les airs. « Quand vous avez un aéroport qui déplace chaque jour des milliers de voyageurs, il s’agit évidemment d’un atout im-46 Mars - n°38]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[portant. La problématique des droits de trafic aérien devra nécessairement être au cœur des discussions dans les années à venir tant ces droits sont gérés de manière défavorable », estime Pierre-Louis Rou- caries.esPace, modula- Rité et qualitéde seRviceDans un centre de congrès, « tout doit être équilibré, explique le directeur géné- ral du centre expo congrès de Mandelieu-La-Na- poule. Quelle que soit la configuration choisie (exposition, restauration, réunion), le moindre mètre carré est exploité ». Autour de l’auditorium, un centre de congrès digne de ce nom doit être en capacitétrois auditoriums de 1800, 1200 et 500 places, 25 salles de commission de 25 à 500 places, un réseau de cabines de traduction fixes ou mobiles, un espace de 2000 mètres carrés de restauration entièrement personnalisable.Il arrive parfois que l’au- ditorium dans lequel se tient l’événement soit trop grand ou trop petit. « C’est souvent le piège, reconnaît Pierre-Louis Roucaries. Un congressiste doit disposer de quatre mètres carrés d’espace d’exposition. C’est la règle. »Le centre de congrès de Mandelieu-La-Napoule qui accueille des manifestations réunissant entre 200 et 800 participants en moyenne, a construit, autour de son auditorium, une quinzaine de salles permettant de répartir les participants durant la journée. « Cela implique d’être entouré d’un personnel extrême- ment compétent et organisé pour accueillir ce type de public. La rigueur est un élément très important dans notre métier : la capacité à faire des rétro-plannings, à coordonner. »C’est la mission du chef de projet qui doit gérer durant plusieurs mois, parfois plusieurs années, l’organisation de nombreux événements. « Il est le chef d’orchestre. C’est à lui de coordonner l’ensemble des corps de métiers », explique Pierre-Louis Roucaries. À Mandelieu-La-Napoule, deux chefs de projets se partagent ainsi les 60 ma- nifestations organisées annuellement.À Nantes, du côté de la Cité de la Congrès, outre une modularité exemplaire, l’investissement s’est porté sur de nouvelles installa- tions sonores et lumières haut de gamme, adaptables aux différents espaces : « L’enjeu est de pouvoir proposer à nos clients des scénographies créatives et sur-mesure en nous appuyant sur une équipe interne de 15 régisseurs », explique Lucile Suire, responsable du bureau des congrès de Loire-Atlan- tique.co-constRuiRe l’événement,un atout suPPlémentaiReSi dans certaines villes, il existe des agences récep-réservation des chambres d’hôtels, restaurants, taxis... Il est même arrivé, une fois, que nous ayons à gérer la recette d’un événement », se souvienttion s’effectue désormais avant, pendant mais aussi après l’événement. Au cours d’un congrès ou d’un sé- minaire, le participant est désormais invité à donnerpermanence connecté, de commenter en direct, par- fois de voter et aussi de recevoir de nombreuses études/documents présentés au fil du congrès. « C’est l’événement qui va créer la communauté. Mais c’est ensuite le digital qui va per- mettre à cette communauté de vivre, de se nourrir, de grandir et d’échan- ger», note le dirigeant de Mandelieu-La-Napoule. Et pourunorg.anisateurde pérenniser son événement, en suscitant le désir sur la Toile jusqu’au prochain rendez-vous.de proposer de multiples salles d’accueil et de res- tauration parfaitement di- mensionnées. « Une salle de sous-commission, c’est entre 30 et 60 personnes ; une sous-plénière 200 à 300 personnes », explique le dirigeant de Mandelieu. Alors que 2018 verra l’érec- tion de l’International Trade Center de Roissy et ses 30000 mètres car- rés, la course aux surfaces à géométrie variable est lancée. Ainsi, le Palais des congrès de Strasbourg mise sur la synergie entre les halls d’exposition et les salles de congrès, avecDans un centre de congrès, tout doit être équilibré. Quelle que soit la con guration choisie, le moindre mètre carré est exploitétives, « il arrive parfois que nous ayons à co-construire l’intégralité d’un salon avec les organisateurs : choix des intervenants, gestion du listing invités,Pierre-Louis Roucaries. Ces dernières années, les centres de congrès ont également vu apparaître d’innombrables outils nu- mériques. La communica-son avis. Les congrès et séminaires sont devenus interactifs grâce à des ap- plications créées sur-me- sure. Le téléphone permet au congressiste d’être en47ecoreseau.fr]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesCar PolicyLe cœur a ses raisons que même laLes entreprises ne jouent pas toujours lejeu du TCO, parfois des arguments non  nanciers entrent en ligne de compte. EcoRéseau Business explicite une car policy à l’aune de nouveaux critères.ère un peu moins austère que la pré- cédente presque uniquement mue par des considé- rations  nancières.incontouR- nables basiques Signe des temps, « les codes cou- leurs évoluent également. Toutes nos lignes business sont passées enpeinture métal. Les gens veulent se faire plaisir », poursuit Eric Guenebaut. Cela peut paraître léger, pourtant, n’a t-on pas pris la mauvaise habitude de penser que la voiture du grand patron était noire et que les modèles qui nous étaient proposés étaient bien souvent blancs ou gris... En parallèle de ces critères « super ciels », force est d’ad- mettre que le pragmatisme est toujours de rigueur au moment de choisir le vé- hicule. « Nos ventes pour les modèles break sont en augmentation ces dernières années. Il y a une vraie re- cherche de volumes et d’op- tions comme les rétroviseurs rabattables automatiquement ou la caméra de recul pourles manœuvres », note Cyril Bravard.la PeRsonnalisa- tion du véhiculeen liGne de miRe« Le TCO n’est pas toujours pris rigoureusement en ligne de compte. Les choix des véhi- cules ont tendance à s’écarter de ces considérations – sou- vent l’obsession des grands groupes – lorsque nous nous nous positionnons pour le core business, à savoir les entreprises dont le parc va de 10 à 100 véhicules. A cette échelle de parc, les critères ne sont pas que  nanciers. Le style, la ligne et le choix du segment importent tout autant », analyse Eric Gue- nebaut.A performance et TCO équi- valents, le choix semble se réaliser à l’aune de la per- sonnalisation des véhicules. « Pour faire basculer le client vers un choix, nous proposons de nombreux critères et une multitude de versions d’un même véhicule. Pour le même modèle, c’est presque 1000 déclinaisons du véhicule qui sont réalisable.s », explique le cadre de Citroën Business. Une personnalisation qui peut poser problème à l’heure de l’autopartage ?raison ignorePar Geoffroy FramerySelon l’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE), hors VU, le topdes ventes de véhicules neufs en entreprises est accaparé par Renault qui place sa Clio Die- sel (presque 21500 véhicules vendus de janvier à septembre en 2016) comme le véhicule le plus vendu en entreprise toutes catégories confondues, suivi de près, sur un segment légèrement supérieur, par la Peugeot 308, qui recense plus de 21000 véhicules vendus. Le constructeur au losange se positionne également au pal- marès des meilleures ventes au regard d’autres segments. Tel est le cas pour la Twingo en motorisation essence, le Kadjar pour le marché des SUV ou Crossover, suivi du Nissan Qashqai et de la Peugeot 508 sur le même segment. En n, toujours pour Renault, l’Espace diesel truste également la pole position en ce qui concerne les familiales. Côté modèles premium, l’Audi A6 diesel fait des émules chez les diri- geants d’entreprise français, suividelaBMWX5etdela Mercedes GLE pour les mé- dailles d’argent et de bronze. Un classement qui révèle à la fois une prise en compte du TCO (Total Cost Ownership) toujours plus prégnante, mais qui induit également d’autres critères qui ne sont pas for- cément objectifs. Comment choisir son véhicule lorsque performance et TCO sont presque identiques ? Quels critères font pencher la ba-lance au moment d’acheter ou de louer ?une conjonctuRe encouRaGeante PouR les constRucteuRsCe classement fait donc écho à une année 2016 considé- rée comme exceptionnelle dans une conjoncture plus globale où les ventes  ottes dynamisent un marché de- meurant atone jusqu’à l’année dernière. Selon l’OVE, 2017tendance observable chez de nombreux constructeurs. Nous avons conçu des lignes business volontairement orientées sur des critères économiques avec leur lot d’options pratiques. C’était un bon mix entre le TCO et les options. Aujourd’hui,AMG rencontrent un franc succès avec leur bas de caisse plus près du sol, leur jantes RIAL ou Proline, les phares à LED et une prise d’air qui rappelle des modèles très sportifs. Ce sont des modèles qui séduisent beaucoup les cadres intermédiaires et les dirigeants », décrit le res- ponsable commercial. Dans d’autres segments, « c’est le SUV qui a le vent en poupe. Certainement pour son esprit baroudeur avec un passage de roue protégé et des sil- houettes plus  nes que les 4x4 classiques », complète Eric Guenebaut, responsable valeurs résiduelles et TCO au sein de Citroën Business. Peut-être sommes-nous en train de vivre une nouvelleCe qui plait le plus ? Le sportif version SUVSur l’autel du TCO, le risque est de rendre la voiture moins séduisanteconnaît un démarrage plutôt timide. Les chiffres de l’ob- servatoire font mention de 57901 immatriculations, VP et VU confondus, pour le seul mois de janvier. « Soit une progression de 3,7%. Pour rappel, les immatriculations de janvier 2016 s’af chaient en hausse de 10,3% et comp- taient deux jours ouvrés de moins. Par type de véhicules, les immatriculations de VP marquent le pas par rap- port à la même période de 2016, avec un repli de 1,4 % (32832 unités) », explicite le baromètre de l’OVE.le sPoRt et l’aven- tuRe à l’honneuR ? « Nous avons embrassé unela donne a changé. Nous sommes plus tournés vers les users choosers. Nous avons réalisé qu’il ne faut pas trop différencier le modèle le plus élégant d’une ligne business un peu plus terne. Car sur l’autel du TCO, il existe le risque de rendre une voi- ture moins séduisante », explique Cyril Bravard, di- recteur ventes sociétés chez Mercedes Benz Cars. Autrement dit, les construc- teurs ont décidé que les lignes business aient le même sex appeal que les modèles à destination du particulier. Chez Mercedes, les lignes sportives ont donc la cote. « Toutes gammes confondues, les lignes et  nitions de typeFiscalitéDu changement en 2017Adopté le 20 décembre par l’Assemblée nationale et publié au J.O. le 30 décembre, le projet de loi de Finances 2017 change la donne  scale pour les véhicules d’en- treprise. Des points positifs sont à noter, par exemple au sujet de la taxe sur les véhicules de société qui est simpli ée. Autre fait saillant de ce nouveau projet de loi, de nouveaux plafonds sont prévus sur les amortissements déductibles sur les VP. Par ailleurs, la TVA déductible des véhicules essence va progressivement s’aligner sur les taux du diesel pour êtreidentique d’ici 2021. Reste que les autres mesures consistent en un énième tour de vis  scal avec d’une part un durcissement du malus et d’autre part une restriction concernant le bonus. En d’autres termes, le malus commence dès l’émission de 127 grammes contre 131 grammes en 2016 avec 50 euros de pénalité. Au sujet du bo- nus, ce dernier ne concerne plus les vé- hicules hybrides. Autrement dit, seuls les véhicules électriques pourront béné cier du bonus à l’achat cette année.48 Mars - n°38]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[peugeotprofessionnel.frVALORISEZVOTREENTREPRISEPEUGEOT 308 Active Business395€Consommation mixte (en l/100 km) : de 3,1 à 3,6. Émissions de CO2 (en g/km) : de 82 à 95.PEUGEOT 308(1) 3 ans entretien inclus (2)TC/moisÉquipementsi-Cockpit® avec combiné tête haute Navigation connectéeAide au stationnement arrière Pack Visibilité *(1) Exemple pour la location longue durée d’une PEUGEOT 308 Active Business 1,6L BlueHDi 120 S&S BVM6 neuve, hors options, sur une durée de 36 mois et 90000 km, incluant la prestation facultative PEUGEOT Contrat Service Maintenance 36 mois/90 000 km(2). Sous conditions de reprise. Coût total de la location hors prestations facultatives 12 587 € TC. (2) Selon les conditions générales du PEUGEOT Contrat Service Maintenance disponibles dans le réseau PEUGEOT. Offre non cumulable, réservée aux professionnels, valable jusqu’au 31/03/2017, pour toute location longue durée d’une PEUGEOT 308 Active Business 1,6L BlueHDi 120 S&S BVM6 neuve, dans le réseau PEUGEOT participant, et sous réserve d’acceptation du dossier par CREDIPAR, SA au capital de 138 517 008 €, RCS Nanterre 317 425 981, 9, rue Henri-Barbusse, 92230 Gennevilliers, ORIAS no 07004921 (www.orias.fr). * Pare-brise teinté acoustique, allumage automatique des feux de croisement, essuie-vitre avant à déclenchement automatique, éclairage d’accueil extérieur, éclairage d’accompagnement automatique et rétroviseur intérieur photosensible.]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesCadeaux d’affaires Haut de GammeExpérience client : comment  déliserLes entreprises rivalisent d’idées pour  déliser leurs clients, collaborateurs ou partenaires. Petit état des lieux des tendances de ce début d’année.encadre en effet les conditions qui peuvent faire du cadeau d’affaires un avantage en na- ture. Si le montant annuel des cadeaux dépasse 3000 euros, l’entreprise expéditrice doit les mentionner sur un relevé spécial. Si ces contraintes per- mettent d’encadrer l’utilisa- tion du cadeau d’affaires, elles peuvent en décourager certains, comme nous l’explique Patrick Oualid, qui assure devoir faire beaucoup de pédagogie auprès de ses clients : « Il existe plu- sieurs cas. Il y a l’entreprise qui va diminuer sa dotation parce que l’impact URSSAF lui pose un réel problème, il y a l’entreprise qui va arrêter dé nitivement, et la troisième,son écosystème ?Par Nicolas PagniezSi la user experience est la priorité de toutes les stratégies digitales, ilne faut pas oublier que l’ex- périence d’une marque se vit aussi physiquement. A l’heure du tout digital, les cadeaux d’affaires permettent de garder un contact pri vilégié, de faire vivre une expérience, de tisser un lien plus fort que la simple relation professionnelle.chanGeR de timinG« Les intentions sont diverses, complète Mouad Ait Daoud, responsable BtoB de Lexon. Cela peut aller du cadeau comité d’entreprise à l’anni- versaire de marque, en passant par le séminaire, ou le remer- ciement d’un client. » Pourtant, les professionnels du cadeau d’affaires remarquent une pé-riodicité dans les commandes de ceux-ci. « Par dé nition, un cadeau d’affaires exclut toute période, explique Patrick Oua- lid, directeur commercial de la marque Hédiard. Néanmoins nous constatons tous qu’il y a un pic de chiffre d’affaires entre début novembre et  n janvier. » Un rituel qui n’est d’ailleurs pas le plus ef cace, selon l’homme qui a passé 15 ans à travailler, entre autres, sur les cadeaux d’affaires de grandes marques, « c’est un choix historique, mais faire un cadeau à un autre moment de l’année aurait plus d’im- pact pour l’entreprise qui le distribue, car cela évite que le cadeau soit reçu en même temps que ceux des autres entreprises ».classiques Revisi- tés, PeRsonnalisa- tion et suR-mesuRe L’avant et l’après fêtes de  n d’année. Une période par excellence qui viendrait ex- pliquer pourquoi chocolats, champagnes et autres produits d’épicerie  ne caracolent en tête des cadeaux d’affaires les plus offerts. « Cela s’explique aussi par le fait que l’on est sûr de ne pas se tromper, explique Fabien Picon, commercial au sein de SBF Partner. Cela plaît autantaux hommes qu’aux femmes et ça se déguste rapidement. Quand cela concerne des objets manufacturés, il y a toujours la question du "est-ce que ça va plaire ?". » Son entreprise, qui distribue les cadeaux d’af- faires de la marque Le Tanneur, mise, elle, sur la renommée et la qualité de fabrication de la marque pour convaincre les entreprises. D’autres se plient à une tendance de plus en plus forte, qui est celle de la personnalisation du cadeau.Pour l’entreprise cliente dans un premier temps, voire pour le destinataire  nal. « 70% des ventes que nous réalisonsLe contenu et l’écrin ne suf sent plus. Il faut désormais surpendreFaire un cadeau à un autre moment de l’année aurait plus d’impact pour l’entreprisequi le distribuesont avec logo », explique Mouad Ait Daoud. Lexon a ainsi développé un système qui permet « d’apposer le logo sur la sacoche, comme si l’annonceur l’avait fait fa- briquer spécialement pour l’évènement ». Dans certains cas, la marque créée aussi des collections spéci ques pour ses clients. Même son de cloche au sein de S.T. Dupont : Flo- rence Labbé-Brun, Corporate Gift Director pour la marque, nous explique, par exemple, que celle-ci a créé un stylo pour une grande compagnie aérienne, où étaient gravés, pour chaque pilote, son nom et ses heures de vol.léGislation contRaiGnante et eFFoRt de PédaGoGie Depuis 2011, cette dernièrequi réagit à la taxe en revoyant à la hausse les objectifs des commerciaux, par exemple, lorsqu’il s’agit de l’incentive pour ces derniers ».exPéRience clientEn n, le cadeau d’affaires n’est pas le seul moyen d’entretenir la relation. La maison Kaviari, qui vient d’ouvrir un nouvel espace de dégustation, propose aux entreprises de le privatiser pour leurs collaborateurs. Au sein de l’atelier historique de la marque, ces derniers peuvent apprendre ce qu’est le caviar et, bien sûr, déguster les œufs si précieux. « Beaucoup d’en- treprises cher.chent à faire vivre une expérience à leurs clients », nous explique Karin Nebot, la directrice générale de la marque.SalonTrois questions à Nathalie Cozette, propriétaire et directrice du salon OmyaguéPourquoi un salon du cadeau d’affaires d’exception ?Nous avons choisi le terme exception pour le côté excep- tionnel. C’est-à-dire que ce salon va au-delà du luxe ou des marques. Chaque produit est un produit d’exception. Un cuir spéci que pour une grande marque de luxe, des coloris spéci ques ou encore un produit technologique créé par une start-up.Quels exposants va-t-on pouvoir rencontrer sur ce sa- lon ?Nous sommes à la recherche de marques qui ont une forte valeur ajoutée, quel que soit le prix proposé. Si nous faisons venir un chocolatier, nous faisons venir une marque qui propose des choses originales, comme Pierre Marcolini qui avait réalisé des petites poupées en chocolat pour une grande marque de luxe. Mais sont at- tendues des marques de tous les univers : Bose, Philips, Alessi, L’Occitane, Dammann Frères, Atelier Cologne, Ca- ran d’Ache, S.T. Dupont, etc. Ceux-là sont des habituésdu salon. Dans les nouveaux venus, Merci Maman nous rejoindra cette année. Cette marque qui nous vient du Royaume-Uni a connu un beau retentissement l’année dernière, lorsque Kate Middleton a porté un des colliers de la marque, gravé au nom du Prince Georges.Y-a-t-il des initiatives prévues pour l’édition 2017 ?Bien sûr ! Nous allons d’abord renouveler nos Trophées, c’est-à-dire que nous allons récompenser l’exposant le plus original, le stand le plus abouti, etc. Mais les visiteurs pourront également avoir la chance de gagner un cadeau puisque nous organiserons pour la première fois un tirage au sort, qui récompensera un visiteur toutes les heures. En n, nous allons renouveler les masterclasses égale- ment, ateliers où l’on fait vivre des expériences aux uti- lisateurs. Et, insolite, La boule Obut compte installer un boulodrome sur le salon.Salon OMYAGUE, les 13 et 14 septembre au Carrousel du Louvre50Mars - n°38]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[ecoreseau.fr 51]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationRéseaux & in uenceDécryptage d’un groupement ou cercle en particulier, de son dynamisme et de sa capacité à favoriser le networkingNetworking dans le réseau BNIBusiness décomplexéPour les petites structures et indépendants, BNI se développe en France et dans le monde. Sa recette ? Un partage de réseaux et de bouche-à-oreille,avec des résultats mesurés précisément.Ivan Misner qui a mis la méthode au point il y a une trentaine d’années. Après la perte d’un gros client, ce chef d’entreprise a décidé de réunir ses clients, four- nisseurs et amis dans un restaurant dans le but queter deux membres issus du même métier. Ce qui assure un fonctionnement serein d’une part (pas de con its d’intérêt), et favo- rise la création rapide de nouveaux groupes d’autre part. Si bien que BNI est aujourd’hui présent dans 73 pays dans le monde et 95 départements de France métropolitaine. Paris compte à elle seule pas moins de 56 groupes.oRdRe du jouR PRécisLa méthode BNI repose essentiellement sur le mar- keting du bouche-à-oreille et une devise : qui donne reçoit. Pas de faux-sem- blants : les membres sont là pour faire du business de la manière la plus efficace possible. Le cadre d’un groupe BNI est très struc- turé et l’accompagnement des membres est permanent (ateliers de formation, outils de suivi, accompagnement des groupes...). Un groupe se réunit chaque semaine à heure fixe autour d’un petit-déjeuner (7h30-9h) et dans un même lieu. L’ordre du jour est précis : chaque membre intervient une mi- nute sur un volet de son activité et effectue uneavant les résultats, l’échange de recommandations et les remerciements entre les membres. L’intégra- tion d’un groupe se fait sur dossier et entretien. Chaque groupe est dirigé par un président et un co- mité de pilotage dont les membres changent tous les six mois et sont formés à leurs responsabilités par BNI France. Le réseau se réserve le droit d’exclure les membres qui ne respec- teraient pas les règles du jeu. La première cause de renvoi est l’absentéisme ou le manque d’engagement. « Ceux qui n’aiment pas la méthode BNI disent qu’elle est militaire et scolaire, ceux qui l’apprécient la trouvent structurée et ef-  cace », résume Clémence Dias, coordinatrice du dé- veloppement de BNI en France et Belgique fran- cophone. Avant d’intégrer le réseau comme salariée, la jeune femme en a été membre pendant plus de cinq ans. « J’étais organi- satrice de mariages et BNI représentait 60% de mon CA, explique-t-elle. Je ne faisais plus de prospection en dehors des réunions du groupe. » Baptiste Rol- let est, lui, directeur de laPar Yann PetiteauxUne quête perpétuelled’interconnexions qui peut se révéler lucrative...BNI, c’est un peu le rouleau compres- seur du réseautage d’affaires. En une dizaine d’années, Business Network International est passé de un à plus de 600 groupes dans l’Hexagone, soit 17000 membres (+26% en 2016). Il se présente comme « le premier réseau d’affaires en France, en Europe et dans le monde ». Qui dit mieux ? Apparu en Cali- fornie en 1985, le réseau BNI doit son succès à une approche très rigoureuse et totalement décomplexée de la mise en réseau. C’esttout ce petit monde se par- tage ses carnets d’adresses respectifs. Le concept BNI est né. Depuis, il fait  orèsJ’étais organisatrice de mariages et BNI représentait 60 % de mon CA. Je ne faisais plus de prospection en dehorsdes réunions du groupeavec une règle toute simple : pas de concurrence entre les membres d’un même groupe. En clair : un groupe BNI ne doit jamais comp-demande spécifique au groupe, puis viennent un focus de dix minutes sur un membre du groupe, des témoignages pour mettre enpublication du Petit Bulle- tin Saint-Etienne (journal culturel gratuit), gérant de l’agence de relations presse Loire RP et membre depuis52 Mars - n°38]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationJean-Marc RietschExpert international en dématique, président du Digital Information Institute ou D2ILe début de l’e cacité en matière de certi cation/norme sur l’archivage électronique (source ASIP Santé)les dossiers de demande sont déclaratifs et instruits uniquement sur pièces ;le référentiel d’agrément actuel identi e des buts à atteindre par les hébergeurs et non les moyens à mettre en œuvre ;sur les conditions réelles d’hébergement, l’absence de mise en place de contrôles et d’obligations d’audits externes par des auditeurs quali és empêche les pouvoirs publics d’avoir une vision concrète des réalités du terrain ;les textes relatifs à l’hébergement de don- nées de santé et le référentiel d’agrément ne répondent pas toujours à l’évolution des conditions techniques et de l’offre commerciale des services d’hébergement. L’article 96 de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé a ainsi modi é la rédaction de l’article L.1111-8 du code de la santé publique a n d’étendre son champ d’application qu’un décret doit encore venir préciser (dé nition de la notion d’hébergement, catégories d’acteurs concernés, etc.)A noter que les objectifs poursuivis par la nouvelle procédure de certi cation (qui remplace l’agrément) sont d’inscrire la dé- marche dans une procédure bien connue du monde industriel et d’accroître la  abilité du contrôle des exigences par des audits sur site. En termes moins choisis disons que l’« on évite de réinventer la roue ».Pour obtenir une certi cation, un héber- geur devra donc :exploiter un système de gestion de la sécurité des informations conforme à la norme ISO/CEI 27001:2013 sur le périmètre du système de gestion de la sécurité des informations ;être évalué pour la conformité vis-à-vis d’exigences relatives à la protection des données à caractère personnelles qui s’appuient sur l’ISO 27018:2014 ; d’exigences relatives à la gestion des ser- vices qui s’appuient sur l’ISO 20000:2011 ; d’exigences spéci ques au domaine de la santé.La certi cation ISO 27001:2013 devient ainsi obligatoire pour être certi é HDS. Il est également remarquable que le choix des normes ainsi retenues pour la nouvelle procédure ait été approuvé par l’ensemble des fédérations d’industriels. Même le processus de certi cation HDS se base sur le processus standard de type système de management (cf. ISO/ CEI 17021).Espérons que cette démarche sera élargie à d’autres secteurs et en particulier à celui de l’archivage électronique en général où l’utilisation de l’ISO 27001, adaptée grâce à un SOA (statement of applicability) paraît tout à fait pertinente.Rappel du dispositif actuel d’agrément pour les hébergeurs de données de santé (HDS) :La loi n°2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé a dé ni une nouvelle sphère de protection des données de santé en encadrant leur condition d’héberge- ment. L’article L 1111-8 du code de la santé publique dispose ainsi que « Toute personne qui héberge des données de santé à caractère personnel recueillies à l'occasion d'activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social, pour le compte de per- sonnes physiques ou morales à l'origine de la production ou du recueil desditesdonnées ou pour le compte du patient lui-même, doit être agréée à cet effet. Cet hébergement, quel qu'en soit le support, papier ou électronique, est réalisé après que la personne prise en charge en a été dûment informée et sauf opposition pour un motif légitime. »Après plusieurs années de fonctionnement, un certain nombre de points sont apparus comme des éléments de faiblesse aux- quels il fallait absolument remédier pour atteindre l’objectif principal consistant à protéger effectivement les données de santé à caractère personnel :la majorité des données de santé à caractère personnel sont encore hébergée par des tiers hors du cadre juridique de l’agrément ;quatre ans. « BNI m’ouvre à un réseau de professionnels en dehors de ma sphère habituelle : architectes, assureurs, avocats, so- ciétés de nettoyage, etc., commente-t-il. Or, dans mon métier, presque tout le monde peut être mon prospect. » Le réseau lui a été particulièrement utile au début, lorsqu’il s’est lancé en indépendant. Il lui a permis de dénicher l’essentiel de ses clients. Encore aujourd’hui, BNI constitue un « plus » dans son démarchage com- mercial. « Une réunion du groupe, c’est deux heures de prospection, c’est du vrai temps de travail et pas une rencontre informelle entre midietdeuxouen nde journée. Il existe des clubs de chefs d’entreprise qui se réunissent une fois par mois ou par trimestre. Cela ne laisse le temps de rien faire. Quand on y croit un peu, BNI est un vrai levier pour trouver des contrats et explorer de nouveaux terrains. »business juteuxL’ef cacité du réseautage à la mode BNI est pré- cisément mesurée. « Un groupe à Sète a généré pour 205000 euros de bu- siness en l’espace d’une réunion, illustre Clémence Dias. A Rodez, un groupe qui compte 80 membres a échangé 98 recomman- dations en une séance et tourne à plus de 200000 euros de chiffre généré par réunion. » L’ef cacité d’un groupe s’accroît à mesure que le nombre de membres augmente, toujours dans le respect de la non-concur- rence. « D’ici trois ou quatre mois, nous aurons une dizaine de groupes à plus de 50 membres », anticipe Clémence Dias. Mais la marge de manœuvre est encore grande : « En Inde, certains groupes BNI comptent plus de 120 membres ».L’ef cacité a toutefois un coût : 160 euros de droit d’entrée et 925 euros de cotisation annuelle. A milleeuros par membre, le bu- siness de BNI est particu- lièrement juteux. Car le réseau n’est pas associatif, mais bel et bien une entre- prise. BNI France est en effet une SARL, master franchise de BNI Monde. Les cotisations permettent de  nancer les cinq sala- riés de l’équipe française ainsi que les formations et l’accompagnement des membres, qui sont avant tout des clients. Pour BNI, le ticket d’entrée élevé se justi e au regard du retour sur investissement. « L’an dernier, chaque membre de BNI France a reçu en moyenne 44084 euros de chiffre d’affaires supplé- mentaire grâce aux re- commandations », calcule Clémence Dias.La méthode BNI est par- ticulièrement adaptée aux petites.structureset in- dépendants qui n’ont que peu de temps à consacrer à leur développement com- mercial.ecoreseau.fr 53Dématique® & Gouvernance]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationBaromètreActualités des grandes écoles nouveaux PRoGRammes-nouveaux contenusESILV : Big Data et actuariatAvec une croissance de 6% en 2014, l’assurance pèse plus de 200 milliards d’euros en France. Face à la digitalisation de leur secteur et l’émergence de start-up de la FinTech, les acteurs mondiaux doivent investir dans les technologies d’avenir tels que le Big Data ou la Blockchain. Le Mastère Spécialisé « Assurance, Actuariat et Big Data » a pour objectifde former des Data Scientists connaissant parfaitement les métiers de l’assurance. Ainsi les diplômés apportent une triple compétence à leur employeurs : des connaissances mathématiques : Machine Learning (apprentissage supervisé, non supervisé, R, Py-thon...) des connaissances techniques : Big Data (Hadoop, Spark, Mesos, Zookeeper) des connaissances métier : actuariat vie, non vie, solvabilité 2, ALM... Ce positionnement stratégique permet au diplômés d’évoluer rapidement depuis des postes de management de projet vers ceux de conseil stratégique au sein des organisations (CDO).Source : ESILVL’institut Mines-Télécom crée son premier bachelorPour accompagner les PME et les ETI dans la transi- tion numérique, l’IMT lance son premier bachelor en partenariat avec l’IRUP. En trois ans, le programme formera en région les futurs responsables de production accompagnant la transition des industries vers l’Usine du futur. La formation se déroulera la première année sous le statut d’étudiant puis en contrat d’alternance. Source : IMTL’EM Lyon et Unow co-construisent des MOOCUNOW s’associe à EM Lyon business school pour co-développer quatre MOOC (Mas- sive Open Online Courses) en 2017. Après avoir annoncé en janvier dernier le rachat de la start-up Windie de sorte à proposer la meilleure expérience d’apprentissage en ligne du marché, Unow of cialise un partenariat avec l’école lyonnaise. De cette association de compétences naîtront quatre MOOC en 2017, co-conçus par les formateurs Unow et le corps enseignant.Le premier d’entre eux, lancé dès le 20 mars, traiterade l’Innovation de rupture et fera intervenir PhilippeSilberzahn, professeur à EM Lyon et chercheur associéà l’Ecole Polytechnique. Aussi, trois autres MOOC se-ront déployés tout au long de l’année 2017 auprès descollaborateurs d’entreprises et particuliers dans leurdémarche de formation continue, mais aussi auprèsdes étudiants de l’établissement. Y seront abordées lesthématiques liées aux compétences d’aujourd’hui et de demain, autour du digital donc, mais également de l’entrepreneuriat. A l’issue du MOOC, les participants pourront obtenir le certi cat de réussite émanant de EM Lyon business school.Source : EM LyonMines Télécom et le MOOC le plus innovant de l’annéePiloté par Rémi Sharrock, enseignant-chercheur à Télécom ParisTech, le MOOC ABC du langage C s’est vu récompensé lors de la cérémonie qui s’est déroulée le 19 janvier dans les locaux de Google France. Objets connectés, consoles de jeux, smartphones, bornes Vélib... le langage C est de plus en plus présent dans les objets de notre quotidien. C’est pourquoi l’IMT (Institut Mines-Télécom) a lancé en 2016 « Le langage C de A à Z », un parcours de deux MOOC pour apprendre la programmation en C. « ABC du langage C » est le premier volet de ce parcours développé avec France IOI. Il s’adresse à un public de grands débutants qui peuvent commencer à apprendre et tester leur code directement dans le cours sans avoir à installer de logiciels sur leur ordinateur. Le ca- ractère innovant de son approche pédagogique réside notamment dans son interface unique de correction du code en temps réel.Source : Mines TélécomBrèves, études, actus et classements du mois concernant les Grandes Ecoles, les Universités et le recrutement, picorés en toute subjectivité Ce début d’année 2017 illustre que les MOOC (Massive Open Online Courses) rentrent dé nitivement dans les mœurs de la formation des grandes écoles. Sur le plan de l’entrepreneuriat, les synergies se poursuivent entre l’Etat et les écoles. Ces dernières « passent d’ailleurs la seconde » et créent de nouvelles structures pour aller plus loin dans l’accompagnement comme l’atteste l’accélérateur de Kedge.Des mesures qui rentrent fortement en écho avec le dernier baromètre explicitant le rapport de la jeunesse au travail qui commence à renoncer au CDI tout en vouant d’avantage d’appétence à la création d’entreprise. En n, un focus RH sur l’innovation dans la lutte contre les discriminations ainsi qu’une colonne dédié à un poste qui à la cote : direc- teur du bonheur. Bonne lecture.54 Mars - n°38]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[BaromètreRh & FoRmationReims et le Grand Reims : lancement de l’Ecole de Formation InterneFace à l’évolution de leur environnement, pour favoriser une meilleure transmission des savoirs et compétences et au  nal améliorer la qualité du service public, Reims et le Grand Reims ont lancé leur école de formation interne depuis le début du mois de février. Les agents ayant acquis un niveau d’expertise dans leur domaine peuvent devenir formateurs auprès d’autres agents du Grand Reims et de la ville de Reims. Ils sont accompagnés dans leur démarche par le secteur formation de la direction des ressources humaines et reconnus au niveau de leur statut. L’objectif af ché est que cette école de formation interne puisse être certi ée. entRePReneuRiat et GRandes écolesCréation d’un accélérateur à Marseille pour KedgeKedge inaugurera le 23 mars son accélérateur d’entreprises porté par la Fondation Daniel et Nina Carasso - Daniel Carasso est fondateur de Danone et alumni de Kedge. L’espace de 500m2 sera donc dédié à la création d’entreprises à Marseille et entend soutenir l’entrepreneuriat, l’innovation et la créativité tant chez les étudiants que chez les diplômés. Dédié au sourcing et au développement, il ambitionnede soutenir 100 projets par an.Source : Kedge BSL’ESSEC récompensée par l’AACSB pour son Imagination WeekPour la deuxième année, l’initiative Innovations that Inspire met en avant les pédago- gies uniques et innovantes mises en place par les écoles de management pour répondre aux besoins de la société et former les leaders de demain. Le lundi 6 février dernier, lors de la Conférence des doyens 2017, AACSB International (AACSB), réseau mon- dial d’éducation, a dévoilé 35 innovations menées par les écoles de management pour améliorer leurs communautés et la société dans son ensemble. L’initiative annuelle In- novations that Inspire récompense chaque année les institutions qui servent de moteurs du changement dans le paysage de l’enseignement managérial. Pour cette deuxième édition, un total de 315 propositions provenant de 33 pays ont été reçues, re étant les demandes mondiales croissantes de la société, ainsi que le besoin critique des écoles de management, qui doivent se connecter et se tourner vers l’avenir. L’ESSEC a été récompensée pour son dispositif iMagination Week, séminaire unique consacré à l’imagination et la créativité. Lancé en 2012 pour les étudiants du programme Grande Ecole et déployé en 2015 aux autres programmes, iMagination Week évolue au-delà des approches disciplinaires classiques et introduit un équilibre unique de transdisci- plinarité, en aidant les étudiants à résoudre des problèmes globaux et complexes tout en élargissant leur pensée et en stimulant leur intelligence collective. « Fidèle à notre tradition d’innovation et à notre esprit pionnier, nous cherchons constamment à nous éloigner de l’ordinaire et à changer notre façon d’interagir avec nos étudiants, ce qui transparait dans notre dispositif iMagination Week. Pour nous, c’est une façon de pré- parer nos étudiants à devenir les leaders de demain qui transformeront les entreprises. Être reconnu pour nos efforts n’est pas seulement un grand honneur, mais renforce notre intention de continuer à innover », explique Jean-Michel Blanquer, directeur général de l’ESSEC Business School.Source : ESSECGEM : bilan de l’incubateurL’incubateur de Grenoble Ecole de Management vient d’effectuer sa rentrée avec 15 nouvelles start-up (soit 60 actuellement incubées). IncubaGEM passe ainsi la barre des 200 start-up ou projets de start-up accompagnés depuis sa création en 2011. L’occasionde revenir sur quelques chiffres-clés et de dresser le portrait-robot de la start-up à la sauce GEM. Au niveau sectoriel, les start-up accompagnées sont à 56% dans le digital, 26% dans les services, 18% dans les technologies. Parmi les derniers exemples les plus marquants ou les pépites en devenir, on compte : StudyLink qui facilite le prêt étudiant participatif entre particuliers, Neojobs, agence de recrutement et marketing RH spécialisée en gami cation, Elqui qui a développé un logiciel à destination des pro- fessionnels nomades qui permet de créer une sallede réunion sécurisée à partir de leur ordinateur. Autre chiffre à souligner, la création d’au moins 300 emplois.Source : GEM inteRnationalL’enseignement supérieur anglais fuira-t-il en France ?L’Angleterre continue à payer les pots cassés du Brexit. Les ins- criptions connaîtraient une baisse de 7% selon l’UCAS, autorité britannique post-Bac. Un chiffre qui pourrait connaître une baisse encore plus signi cative d’autant que le gouvernement de Theresa May annonçait l’ambition de réduire le nombre d’étudiants étrangers de moitié... De peur donc que les ouailles étudiantes ne désertent le sol anglais et surtout ses institutions d’enseignement supérieur, nombre d’universités dont celles d’Oxford et de Warwick songent à s’implanter en terre pari- sienne. Selon The Daily Telegraph, plusieurs représentantsfrançais se sont rendus au sein d’universités britanniques. L’ouverture envisagée pour Oxford pourrait se concrétiser dès 2018.Le coin des RH tendancesLe CNCP reconnaît l’entrepreneuriatLa Commission nationale de la certi cation professionnelle (CNCP) a inscrit la certi cation BGE « Construire et conduire un projet entrepreneurial » à son inventaire. Une recon- naissance de la maîtrise du réseau national d’appui aux entrepreneurs pour transmettre les compétences indispensables à la réussite des futurs entrepreneurs. Cette bonne nouvelle s’accompagne d’une autre bonne nouvelle pour l’entrepreneuriat : l’accompagnement et la formation proposés par BGE sont désormais éligibles au Compte personnel de formation (CPF), à compter du 1er janvier 2017, dans le cadre de la loi El Khomri. Cette éligibilité soutient les parcours qui combinent formation en collec-tif avec d’autres porteurs de projets et accompagnement individuel. Une des spéci cités de la pédagogie BGE : en parallèle des sessions en groupe, le stagiaire est amené à concrétiser son projet (étude de marché et de l’environne- ment, étude des aspects réglementaires...). Cette mise en pratique garantit l’acquisition des compétences.« Le transfert de compétences est un élément déterminantde la réussite d’une démarche d’entrepreneuriat. Noussavons que le réseau BGE est un des acteurs majeurs dece processus », souligne Francis Petel, vice-président de la commission formation et éducation, CPME (ex-CGPME). Les 950 conseillers du réseau accompagnent et forment chaque année 55000 personnes sur tout le territoire. 18000 d’entre elles créent leur activité à l’issue de l’accompagnement. Les autres peuvent désormais valoriser ce parcours de façon formelle avec une ligne supplémentaire sur leur CV et des compétences transver- sales mobilisables dans n’importe quel métier.Source : BGE« Les jeunes et le travail : salarié ou à son compte ? »Un sondage mené par OpinionWay pour l’UAE dans le cadre de son Observatoire co- édité avec la Fondation Le Roch-Les Mousquetaires à l’occasion du 24ème Salon des Entrepreneurs de Paris, auprès d’un échantillon représentatif de 1006 jeunes Français âgés de moins de 30 ans montre que 6 jeunes sur 10 envisagent d’entreprendre un jour. Deux fois plus que la moyenne nationale. Et 26% des jeunes se désintéressent du statut du CDI. Alors que le taux de chômage des jeunes est particulièrement élevé (25,1%) etque les générations Y et Z semblent bousculer les modes de travail traditionnels, l’Observatoire de l’Auto-Entre- preneuriat s’est intéressé au regard que portent les jeunes sur le travail (salariat ou travail indépendant), mais aussi sur leurs attentes en matière de politique à mener dans ce domaine. Pour les jeunes interrogés, le travail doit aujourd’hui remplir des aspirations plus personnelles, contribuer à l’épanouissement individuel et préserverun équilibre de vie. Ils accordent ainsi la même importance à l’épanouissement (44%) qu’à la rémunération (45%), juste devant l’équilibre vie privée/vie professionnelle (39%). Seulement 27% des jeunes recherchent la sécurité de l’emploi, qui arrive au même ni- veau que le contenu des missions (30%) ou l’ambiance de travail (28%). Leurs priorités évoluent donc et, même s’il reste un objectif pour la majorité des jeunes, le CDI n’a plusecoreseau.fr 55]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationautant de succès : un jeune sur quatre (26%) déclare être de moins en moins attiré par le CDI, voire pas du tout. Dans leurs projections professionnelles également, la grande entreprise ne semble plus être le modèle unique d’employeur idéal pour 76% d’entre eux. En tête des réponses, le projet « d’être son propre patron » fait presque jeu égal avec celui de « travailler dans une grande entreprise » (res- pectivement 22% et 24%). Viennent ensuite la PME (21%), la start-up (11%), le secteur public (10%), les TPE (7%) et les associations ou ONG (5%). Pour près de 4 jeunes sur 10 (39%) l’employeur idéal serait donc une petite entreprise (TPE, PME ou start-up). la staRt-uP Rh du mois :Diversity’Scan contre les discriminationsHandicap et Diversité peuvent désormais être appréhendés en réalitéaugmentée avec l’application Diversity’Scan. Le dispositif proposeun lot d’af ches et une application mobile. Tels les tableaux animésd’Harry Potter, Diversity’Scan donne vie aux af ches diffusées dansles entreprises grâce aux technologies de réalité augmentée. Le  lrouge : deux collègues, projetés dans un cadre « Caméra Café » que l’on suit sur une dizaine d’épisodes, drôles, décalés et parfois émouvants. Qu’ils soient bloqués dans un ascenseur interminable amenant au 172ème étage de leur immeuble de bureaux, leur laissant tout le temps d’échanger sur les formes de handicap ; ou qu’on découvre avec émotion l’étrange phobie de Camille, l’un des personnages de la série ; ces saynètes sont autant de sketchs décalés et humoristiques permettant en moins de deux minutes de fédérer les salariés sur les sujets Handicap et Diversité et de libérer la parole autour d’un moment d’échange et d’étonnement. Dassault Systèmes, Société Générale, Vinci Energies et Allianz proposent actuellement à leurs salariés cette expérience innovante, depuis le 14 novembre dernier, à l’occasion de la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées (SEPH). la staRt-uP de l’emPloi du moisLancement de GLOSS and BOSS, site d’emploi au fémininGLOSS and BOSS est un site d’emploi qui crée la rencontre entre deux publics à haut potentiel : des femmes riches d’expériences acquises dans leurs vies personnelles et professionnelles avec des entreprises à la recherche de nouveaux talents, principalement des PME et TPE. L’algorithme de GLOSS and BOSS permet d’effectuer un matching candidate/entreprise basé sur les compétences, les disponibilités et les langues.- C’est l’accès à un vivier de talents à forte valeur ajoutée avec des pro ls experts, ouverts et interna- tionaux qui correspondent aux enjeux de développement des PME et TPE.- C’est une méthode idéale pour permettre aux entreprises de dé nir simplement et ef cacement le poste recherché, et de trouver la perle rare.- C’est l’occasion pour les grandes entreprises de développer ou lancer une politique de mixité avec une solution simple et ef cace.Baromètre[Focus sur un ] nouveau métierDirecteur du bonheurVous ne savez plus vous extirper du lit sans vous faire extrêmement violence. Souvent votre moitié vous souhaite bon courage plutôt que bonne journée. Vous vous réconfortez comme vous le pouvez dans une orgie de sucreries et junk food, une fois seul(e) et dès le soir venu... Autant de petits signaux qui peuvent vous laisser penser que vous n’êtes pas heureux(se)au boulot. Peut-être n’êtes vous pas simplement dans la bonne entreprise, celle qui a déjà nommé ou qui recherche un CHO (Chief HappinessOf cer destination des salariés et non pas à destination des clients comme le laissent supposer de nouvelles appellations de poste qui peuvent prêterà confusion mettant le bonheur à toutes les sauces tels que préparateur et distributeur de bonheur au lieu de dire préparateur-livreur de commande, responsable bonheur client...Les entreprises et les organismes qui font du bonheur un indicateur non négligeable de la performance en entreprise se multiplient. Great Placeto Work ou encore la Fabrique Spinoza, un think tank dédié, Google, McDonald’s, Payname en sont autantd’exemples. Il y a même mieux. Le bonheurserait une des composantes de l’ADN de laculture start-up en France. D’ailleurs, et pourchanger, le poste aurait été créé selon la légendedans la Silicon Valley.Le but du poste ? Faire arriver le collaborateuravec le sourire et le lui faire garder durant sajournée de labeur. Les missions du CHO sontdonc multiples : identi er les problèmes vécus par les salariés, proposerdes activités de détente en interne : yoga, karaoké, sophrologie, séances de massage, etc., veiller à l’intégration des petits derniers, veiller à l’entretien et à la convivialité des espaces de travail, mettre en place une culture de travail sereine et positive... Vous l’aurez compris ces missions sont à la croisée des genres. Les tous premiers CHO sont d’ailleurs issus de la communication, des RH, de l’événementiel, de la fonction commerciale. Aucune école ou université ne se sont pour l’instant risqués à créer un cursus dédié. D’autant que les mauvaises langues pensent – à tort ? – que cette tâche incomberait aux RH. Notons pour  nir que ces pratiques conviviales présenteraient aussi des inconvénients. Exemple chez Google, où les repas sont offerts àla famille du collaborateur qui reste tard le soir. Mais qui rêve en 2017 de manger son bento entre les murs gris et la lumière blafarde de son bureau en compagnie de sa moitié ?Pascal JunghansEnseignant à l’Institut d’Administration des Entreprises de Poitiers et à l’Université de Technologie de Troyes, membre du conseil scienti que du CSFRS, enseignant à l’université de Paris-Dauphine, chercheur associé au CEREGE, Docteur en sciences de gestion.Quand les RH font l’impasse sur l’avenirLes DRH doivent apprendre à se saisir des signaux faibles et, surtout, à bien les analyser, s’ils veulent penser un lendemain fait d’instabilité et de qualitatif.Net ix vient de renoncer aux notations annuelles – jugées malhonnêtes. La  rme californienne a instauré l’évaluation dite « 360° ». Le salarié juge ses collègues, ses chefs, ses subordonnés. Est-ce bien une information nouvelle ? Car en n, le 360° appartient de longue date à l’arsenal des ressources humaines. En fait, cette information représente un signal faible, élément de base de la prospective. Le signal faible, cette donnée ambigüe, peu répétitive, fournit un éclairage sur l’événement qui seprépare, même s’il n’est pas encore amorcé. A condition d’être correctement interprété. L’usage du signal faible prend une importance accrue aujourd’hui. « Si l’entreprise attend que les signaux deviennent forts, l’enjeu aura un impact sur elle avant qu’elle n’ait pu développer sa réponse », explique Igor Ansoff, professeur de management, inventeur du concept de signal faible. Ils devraient être fortement utilisé par les ressources humaines, domaine crucial pour l’économie de la connaissance dans laquelle nous entrons. Or, curieusement, alors que les changements économiques, technologiques et géoécono- miques s’accélèrent, ils sont négligés par la plupart des entreprises. Pensent-elles que les RH se résument aux relations avec les syndicats et aux licenciements, alors qu’elles devraient être envisagées stratégiquement ? Ne verraient-elles que la gestion des emplois chiffrée et non la ré exion qualitative ? Est-ce encore tenable dans un monde à ce point mouvant, instable ? La conséquence de cette absence de vision est que plupart des DRH sont privés des outils indispensables à l’analyse desdits signaux. Il est désormais temps qu’ils apprennent à les acquérir. Qu’est-ce que cela signi e ? Ils doivent découvrir les techniques de sélection, de véri cation, maitriser leur agencement pour leur donner sens et les confronter avec des informations formalisées pour construire l’outil d’anticipation. Que dire alors de l’innovation Net ix ? Sinon qu’elle est le signal faible de la montée en puissance du travail collaboratif, où le collectif de travail laisse le pas à une addition de travailleurs indépendants même salariés. Le modèle achevé en est cette start-up  nlan- daise où, chaque semaine, une réunion des salariés étudie la valeur de chacun jusqu’à décider de leur licenciement.56 Mars - n°38Strategy review]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[Manager autrementRh & FoRmationLes innovations RH émergent constamment. Focus sur l’une d’entre ellesLe télétravailEncore un petit effortEn quoi le télétravail est-il une première étape vers le travail du futur ?Par Geoffroy FrameryMathieu. Le télétravail exige donc des méthodes de travail léchées et des retours au bureau très clairs. L’idée n’est pas non plus celle de tomber dans la « réunionite » aigüe mais de déterminer des objectifs clairs de rencontre et de réunion. Le télétravail répond donc à une double dynamique : celle d’une (nouvelle ?) culture d’entreprise – pour créer un climat de con ance mutuelle – épousant une culture du ré- sultat, établissant des objectifs clairs et atteignables.Les mentalités progressent. Les aéroports de Paris, Atos, le Crédit Agricole, le Groupe Accor ou encore EDF sont autant de grandes entreprises à avoir mis en place un accord de télétravail. Et les tiers lieux se multiplient. « Easy Work pour Accor ou bien Nextdoor pour Bouygues Immobilier. Nous avons aidé à concevoir et à déployer ces nouveaux concepts. Les collectivités aussi embrassent la démarche. En parallèle, notre offre Néo-no- made référence les espaces de coworking et les cafés dotés du wi . Pour EDF, il s’agira d’une quinzaine de lieux présé- lectionnés par l’entreprise en Île-de-France. Les entreprises nous sollicitent aussi pour leur  otte commerciale a n de leur fournir des espaces de travail lors de leurs déplacements. Dans tous les cas, il s’agit de faire sortir le salarié hors de son entreprise et dans de bonnes conditions », précise Nathanaël Mathieu. Reste que l’une des problématiques majeures du télétravail serait celle de concilier vie privée et vie perso. Car le télétravail génèrerai.t un volume horaire plus fort de 8% et une ef ca- cité augmentée de 20% selon l’Organisation mondiale du Travail...D’une part, une réduc- tion des coûts pour l’entreprise qui induit des surfaces de bureaux plus petites, des frais de transport moins nombreux, une baisse du stress inhérent aux trajets pendulaires et un absentéisme plus faible. D’autre part, une amélioration de la performance en optimisant la productivité des employés par la réduc- tion des temps de trajet, et des conditions de travail au calme. Autant d’arguments incontestables en faveur du télétravail. Pourtant, selon l’étude Randstad Awards 2016, si deux tiers des Français ac- tifs se disent intéressés par le télétravail, seuls 16% d’entre eux le mettent en application avec le concours de leur em- ployeur. Des freins persistent encore mais l’arrivée des tiers lieux et de nouveaux outils numériques va sans doute faire dé nitivement pencher la balance.etat des lieuxen FRanceSelon le dernier rapport de l’Organisation mondiale du Travail, la France se classerait 6ème en matière de pratiques de télétravail, qu’il s’agisse d’entreprises, de la fonction publique ou des travailleur indépendants. « Nous ne vivons pas une situation de blocage mais d’évolution. Ce rapport nous propose trois entrées : le télétravail nomade et le télétravail occasionnel sont les deux pratiques les plus répandues. Et la France se démarque dans ces deux pre- mières tendances. Ses cadres sont plus nombreux à  nir letravail chez eux à la maison. En revanche, le télétravail salarié avec une ou deux journées de télétravail convenues dans le cadre du contrat de travail ac- cuse un retard au regard des autres pratiques », explique Philippe Planterose, président de l’Association française du télétravail et des téléactivités (AFTT). Si ce tableau français semble encourageant, 26% des sociétés françaises interdisent encore le télétravail (32% en Allemagne, 40% en Angleterre) tandis que 18% des entreprises françaises autorisent leurs sa- lariés à travailler à domicile à volonté, selon les chiffres d’un baromètre réalisé par Wrike, éditeur de logiciels spéciali- sés dans l’optimisation de la gestion de projets.le télétRavail, RévélateuR des dysFonctionne- ments dans le manaGement ?Qui dit télétravail dit culture du résultat. Le présentiel en bureau générant peu de ré exion sur la manière optimale de travailler. « Le fait d’être au bureau, cela évite au manager de se demander si le collaborateur travaille », schématise Natha- naël Mathieu, co-fondateur de LBMG, société de conseil sur les nouveaux modes de travail et de la plateforme Néo-no- made, qui propose des tiers lieux pour les entreprises et les indépendants. La faute peut-être à une culture du résultat trop jeune en France ? « La culture du résultat est apparue seulement depuis une trentaine d’années avec des travaux portant sur lathéorie des contraintes et des blocages des processus. Ce qui signi e que les seniors n’ont pas été initialement formés à la culture de la performance. Ajoutons que les entreprisestaux. Le principal frein relève de la psychologie. Notre rôle revient à bousculer les entre- prises en leur disant qu’une fois les objectifs  xés, il faut laisser le salarié définir leen place d’un tel accord amène à concevoir l’organisation du travail tant sur le fond que sur la forme. Il faut d’une part penser l’optimisation immo- bilière. Dans le fond, « nous accompagnons et sensibilisons le middle et le top manage- ment. L’essentiel du travail porte sur la con ance. Nous menons des ateliers de travail dans lesquels le manager et son équipe doivent  xer des objectifs à la journée ou à la semaine. Une réflexion est alors amorcée sur la manière de mesurer la performance. L’idée est d’établir un contrat de con ance tout en levant les résistances qui peuvent aussi se retrouver du côté des salariés déstabilisés par la transition de l’obligation de présence à celle d’atteindre des objectifs. Gare également aux effets per- vers si une culture d’entreprise n’est pas suf samment mise en place : le collègue est-il en train de travailler ? Où est la personne quand elle n’est pas au bureau ? Le télétravail peut être aussi vécu comme une injustice si les bonnes pratiques ne sont pas mises en évidence. Les personnes ressources et moteurs doivent être impliquées dans le pro- cessus », détaille NathanaëlTravailler déchaussé permettrait-il de gagner en ef cacité ?Selon l’organisation mondiale du travail, le télétravail génère un volume horaire plus fort de 7 à 8% et une ef cacité augmentéede 20%.qui ont voulu instaurer cette culture très vite ont généra- lement échoué. En réalité, ce n’est pas la notion de résultat qui importe le plus. Il faut da- vantage analyser les dif cultés qui empêchent d’arriver à ce résultat », poursuit Philippe Planterose de l’AFTT. Et Na- thanaël Mathieu d’ajouter au sujet des ré exions amenant sur le travail à distance : « Le télétravail est un parfait révélateur des dysfonction- nements managériaux et or- ganisationnels qui incluent des problèmes de con ance, de mode de management et d’utilisation des outils digi-chemin pour créer de nouvelles dynamiques de collaboration. L’effort à mener est aussi de considérer le télétravail comme une forme de travail à part entière ».en Route veRs le tRavail et lebuReau du FutuR« Nous préconisons une tran- sition sans heurts avec la mise en place d’un accord d’en- treprise aménagé selon les différents types de postes et de fonctions, qui concerne aussi bien les petites structures que les grands groupes », énonce Philippe Planterose. La miseecoreseau.fr 57]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationCarrières & TalentsAnalyse d’une formation et de sa capacité à satisfaire les besoins des entreprisesMBA et employabilitéEffet garantiCoûteux mais accélérateurs de carrière, les MBA valent le coup, même ceux qui n’occupent pas les premières places des classements.Par Marc HervezPlus d’une vingtaine d’écoles de com- merce prestigieuses provenant de pas moins de huit pays (Etats-Unis, France, Singapour, Chine, Espagne...) rassemblées au même endroit pour un après-midi, tel est le conceptet du conseil : le MBA. Le but, pour les postulants : savoir choisir le bon MBA selon leurs besoins et leur volonté de carrière. « Un MBA est l'un des investis- sements les plus importants qu'un professionnel ambi- tieux puisse faire dans safuturs étudiants en MBA à faire un choix éclairé. » La popularité croissante des MBA est en grande partie due à leur acceptation géné- ralisée par les employeurs et la réputation de retour sur investissement rapide qu’offrent ces formations, tant en termes de salaire que d’évolution de carrière, même en milieu de clas- sement. « Les entreprises qui recrutent des MBA ont souvent une présence mon- diale, elles sont de plus en plus diversi ées et doivent continuellement innover pour rester compétitives, poursuit Isabelle Pasmentier. Tous les MBA sont équipés d'une compréhension des fondamentaux de l'entre- prise : stratégie, compta- bilité, marketing,  nances, opérations, comportement organisationnel... »les classements, mais Pas seule- mentPour faire leur choix parmi le panel de MBA existants – toute business school qui se respecte propose désormais sa formation générale de management – les postu- lants peuvent s’appuyer sur les divers classements qui  eurissent un peu partout. Mais pas seulement. « Ils sont un élément de choix parmi d’autres, mais ont une importance relative. C’est aussi pourquoi le salon a lieu. Le plus important, c’est de trouver le MBA avec un programme qui correspond avec le pro l, la culture et les attentes du candidat », remarque Isabelle Pasmentier. L’in- vestissement est important autant sur le plan  nancier que personnel, et on ne peut s’engager à la légère sur« Ils ne font pas le poids. S’ils savaient que j’ai passé un petit MBA discrètement... »90% de nos candidats ont trouvé un emploi dans les trois mois qui suivent la  ndu programme, avec augmentation de salaire à la clefdu salon QS World MBA Tour qui se tient à Paris, à l’Hôtel du Collectionneur, le samedi 4 mars. Au pro- gramme, des rencontres et des dialogues avec les directeurs d’admission qui assurent la présentation de la formation quali ante ac- tuellement en vogue dans les milieux de la  nancecarrière, souligne Isabelle Pasmentier, directrice mar- keting et communication Europe pour Quacquarelli Symonds Limited, qui gère l’étape française des salons QS World MBA. Il est donc important pour eux de ne pas se tromper dans leur choix. QS a créé le World MBA Tour pour aider les58 Mars - n°38]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[Julien, 43 ans. Directeur général, diplômé 2015, Management GénéralEt si vous aussi,vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ?Consolidez vos expériences, actualisez votre vision stratégique et pilotez la conduite du changement avec Management Général.12 mois à Paris, 2 immersions à l’étranger, format week-end. Pour les cadres dirigeants.HTTP://EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.EDU/FR/© Getty Images – 570220216]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationCarrières & Talentsla seule base d’un classe- ment. « Les classements, oui, c’est important d’y être, c’est un élément de critère de choix. Mais il en existe énormément. Pour certains d’entre eux, il faut faire soi-même la démarche pour être mentionné à l’in- térieur !, expose William Hurst, directeur Executive Education de la Business School nantaise Audencia. Il y a toujours une variance d’un classement à l’autre, d’autant plus qu’il existe un biais par rapport à la répu- tation globale de l’école de commerce et non spéci que- ment au MBA. La qualité intrinsèque du programme n’est pas toujours repré- sentée. Nous, par exemple, sommes plutôt bien classés par SMPG, mais ne  gurons pas dans celui établi par le Financial Times parce que nous n’avons pas 30 diplômés par an... » Voilà, entre autres, pourquoi les MBA classés hors top 20 et hors grandes écoles parisiennes parviennentà exister : les recruteurs comme les candidats ne s’attardent pas uniquement sur le nom de la structure qui dispense cette forma- tion. « C’est bien qu’il y en ait, cela nous permet de benchmarker sur ce que fait la concurrence pour amé- liorer notre offre, reconnaîtCarole Daniel, directrice de l’Executive MBA de SKEMA Business School à Lille. Mais très honnête- ment, pour les postulants, c’est la focalisation sur une thématique donnée qui les attire. Ils choisissent en fonction de leurs attentes. Comme nous sommes issusde la fusion de deux écoles, nous sommes sortis de cer- tains classements où il faut trois ans d’ancienneté pour y  gurer. Pour autant, ça ne nous empêche pas d’êtreest-ce aussi cher ? D’une part, parce qu’il existe des "coûts de production" importants, note William Hurst. Et puis c’est comme un business de marque, le coût engendré est en fonc- tion du poids du réseau, de l’image de marque de l’école et de ce que vous pouvez en tirer en termes de ROI. »deux tyPes de mba, un même esPRitIl convient de distinguer les deux types de MBA, qui ne s’adressent pas aux mêmes types de population. D’un côté, il y a les Full Time MBA, et de l’autre les Executive MBA, où MBA à temps partiel. Les premierss’adressent en général « à des trentenaires, souvent internationaux, qui ont une expérience professionnelle de 7-8 ans et qui souhaitentmoyenne d’âge des étudiants en Executive MBA oscille autour de 40 ans. « Dans 80% des cas, ceux-là sont accompagnés par leur en- treprise qui  nance tout ou partie de cette formation ; ils comptent accéder à des fonctions d’expertise de haut niveau. » Qu’est-ce qu’on y apprend concrète- ment ? A avoir une compré- hension globale du fonction- nement d’une entreprise, à être capable de maîtriser les enjeux de n’importe quelle fonction et à adopter une vision globale. « En gros, on vous enseigne comment passer de manager à leader. Mais ce n’est pas un schéma classique de prise de notes devant un intervenant qui parle. C’est participatif, avec beaucoup d’expérien- tiel. Si beaucoup viennent du privé, nous avons aussi des gens de collectivités territoriales qui passentMars - n°38Le MBA, un moyen rapide de bouleverser la hié- rarchie dans l’entreprise...Il existe toujours une variance d’un classement à l’autre, d’autant plus qu’il existe un biais par rapport à la réputation globalede l’école de commerce60attractifs. » Un constat que valide Pascal Berthier, directrice MBA de l’EM Lyon : « Nous sommes plus petits que les autres mais cela permet d’être  exibles et d’introduire de nouveaux cours. Surtout, nous nous appuyons sur des facteurs de différenciation qui sont notre marque de fabrique : grâce à l’incubateur interne de l’école, plus de 85% des entreprises créées par nos élèves à la suite de leur MBA sont toujours en vie après cinq ans. » En n, le prix est évidemment un critère de décision impor- tant : le montant à investir pour neuf mois de formation peut varier de 10000 euros à plus de 100000 euros se- lon les écoles. « Pourquoiacquérir davantage de connaissances, monter en grade et se diriger vers des carrières managériales. Ceux-là, dans la grande majorité des cas, ont quitté leur boîte et investissent sur eux-mêmes via un MBA. 20% d’entre eux le font pour monter leur propre entreprise », explique Pas- cale Berthier. Les Business Schools françaises jouissent historiquement d’une bonne presse à l’international, ce qui leur permet d’ac- cueillir nombre de candi- dats étrangers. L’EM Lyon compte ainsi entre 16 et 20 nationalités représentées à chaque cursus. Quant aux seconds, ils s’adressent à une population avec beau- coup plus de bouteille – laun Executive MBA pour prétendre à un poste de di- recteur général de services ou d’une chambre de com- merce au niveau local par exemple. De plus en plus, les collectivités se disent que leurs problématiques sont proches de celles des entreprises classiques », avance William Hurst.des cRitèRes d’accePtation qui évoluentL’enjeu, pour les écoles, est désormais de fémini- ser les MBA en France. Pour ce faire, plusieurs écoles de commerce créent des programmes et des initiatives a n de mieux servir le corps étudiant ainsi que les femmes. Dans la plu-]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[part des Business Schools, en moyenne, 40% des étu- diants sont des femmes. Alors qu’à l'Université Ren- min en Chine, elles repré- sentent 59% de la classe. Au Royaume-Uni, les écoles de commerce de Leeds l'an- née dernière comptaient 57% de candidats féminins dans leurs MBA. Au ni- veau des embauches, selon l’étude récente menée par QS TopMBA.com auprès de plus de 4000 recruteurs, les entreprises du secteur de la finance demeurent les plus friandes de dé- tenteurs de ce genre de diplômes. « L’informatique est maintenant le deuxième plus important secteur de recrutement de MBA. Les cabinets de conseil enre- gistrent également une forte croissance », appuie sans surprise Isabelle Pasmen- tier. Mais certaines  lières industrielles recrutent elles aussi massivement des MBA depuis peu : « C’est le cas des services pharmaceu- tiques, de biotechnologie et de soins de santé, ainsi que les technologies de l'information », détaille- t-elle. Encore faut-il que les diplômés y trouvent leur compte : démissionner puis engager ses écono- mies dans une formation à 30 ou 40000 euros, par-fois à 30 ans seulement, n’est pas forcément chose aisée. Mais la carotte est belle. L’employabilité estpromotion ou ont monté leur entreprise. Sur les Full Time MBA, à la sortie, le salaire moyen est de 80000contrôle de gestion à l’ISC Paris. « Je ne faisais que de l’expertise comptable depuis trois ans, et j’avaislocuteurs estiment qu’il est trop quali é pour ce MBA, il décide de le suivre, alors que le cursus était classé quatrième dans sa catégorie par SMBG. Sans aucunede faire un stage pendant six mois. On sait que les entreprises peuvent être frileuses à l’idée d’em- baucher en CDI. Moins engageant qu’une embaucheCarrières & TalentsRh & FoRmation... ou de partir sous d’autres cieux pour une meilleure place et un meilleur salaire...Le plus important, c’est de trouver le MBA avec le programme qui correspond au pro l, à la culture et aux attentes du candidatbel et bien au rendez-vous. « 90% de nos candidats ont trouvé un emploi dans les trois mois qui suivent la fin du programme, avec augmentation de salaire à la clef », relate Pascale Berthier. « Le MBA est un vrai accélérateur de carrière, insiste William Hurst. Selon nos statis- tiques, sur les Executive MBA, à horizon trois ans, 85% des gens ont eu uneeuros par an alors qu’il est de 52000 euros à l’entrée. Notre MBA coûte 30000 euros. Faites le calcul. » Nul besoin de s’engager dans un MBA aussi coû- teux pour voir sa carrière prendre un nouveau virage. En 2011, Ilan Dubois, ex- pert-comptable, décide de quitter son cabinet via une rupture conventionnelle. Il engage 10000 euros pour suivre un MBA audit etenvie de faire de l’audit pour à long terme devenir commissaire aux comptes », relate le jeune homme de 32 ans. Même si ses inter-sensation d’avoir gaspillé son pécule. La preuve, aujourd’hui il fait 70% d’audit dans son nouveau cabinet. « Certes, j’avais des facilités sur certaines matières, mais ce MBA m’a bien rafraîchi la mémoire sur beaucoup de points. Mais surtout, il m’a permisdirecte, ce stage fut pour eux l’occasion de me jauger sur une durée conséquente avant de me proposer un contra.t. En n, c’est anec- dotique, mais je dois dire que cela ne m’a pas déplu de redevenir étudiant à 28 ans. »Comparatif des coûts moyens des programmes Full Time MBA en Europe (en dollars).63 531$57 756$51 001$ 49 843$ 42 537$Source : 2015 QS Return on Investment Reportecoreseau.fr 61]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationMasters, mastères, MS en digitalTransformateurs digitaux d’entreprisesCarrières & TalentsLes grandes écoles sont à pied d’œuvre pour adapter leurs programmes, sur des parcours spécialisés ou généralistes, car les recruteurs ont un besoin criant.Par Emilie MassardClaude-Gaudillat. « Les entre- prises étaient complétement intégrées dans les groupes de travail, de manière à recueil- lir au mieux leurs besoins. » Bien sûr, toutes les écoles assurent une veille conti- nue sur le sujet du digital et se créent, comme à l’IPAG (Institut de préparation à l’administration générale), des réseaux d’anciens élèves qui travaillent au sein de grandes entreprises dans le numériquenote François Trouillet, directeur de l’EMSI. « Le métier, et donc nos forma- tions, ont évolué rapidement en intégrant les nouvelles technologies. La digitalisation a aussi créé de nouveaux métiers, pour lesquels il faut des formations très pointues », ajoute-t-il. Le mastère spécialisé en Digital Marketing de l’EM Lyon, le master Marketing Digital & Communication de l’IPAGpas de former des candidats ultra-digitalisés, mais plutôt d’intégrer le numérique dans toutes les filières. « Nous avons par exemple intégré le sujet des réseaux sociaux dans plusieurs de nos mo- dules », évoque Isabelle Aimé. « Nous devons doter tous les diplômes d’un minimum de connaissances sur ce sujet, avec l’objectif de montrer l’impact du numérique sur toutes les composantes de l’entreprise, ajoute François Trouillet. Les entreprises n’ont pas besoin d’un su- per-expert du digital, mais de personnes aux connais- sances pointues qui pour- ront être des acteurs-clés de la transformation, tout comme des personnes ac- compagnant cette mutation dans toutes les composantes de l’entreprise. » Au-delà des compétences techniques, les grandes écoles apprennent surtout à leurs étudiants la manière de se comporter dans ce nouveau monde numérique. « Ils doivent apprendre à être agiles, ouverts et construc- tifs, estime Thierry Picq, directeur académique de l’EM Lyon. Ce qui signi-  e le mode agile, avec un comportement collaboratif, en étant ouverts à la com- plexité et à la contradiction, dans un monde où rien n’est prévisible à l’avance. » Les étudiants de l’EM Lyon qui suivent le programme Grande Ecole ont bien sûr des cours spécialisés dans le digital, qui sont plutôt axés sur la culture numérique, mais chaque ma- tière intègre également cet aspect, et la formation passe aussi par l’expérience. « Nos étudiants ont par exemple dernièrement travaillé sur un projet de ruches connectées, qui les a aidés.à acquérir les comportements de travail adéquats dans un environ- nement incertain », ajoute Thierry Picq.Il faut des formationsà l’innovation et à la rupture, sous peine de reproduire en version numérique l’entreprise d’origineCelui qui accompagne au mieux la transformation digitale n’est pas forcément un geek passionné de technique...La digitalisation est devenue un enjeu de taille pour les entre- prises comme en attestent les nouvelles formations pré- sentes au QS World Grad School Tour en escale à Paris le 11 mars 2017. Selon les secteurs d’activité, elle peut recouvrir un nombre très im- portant d’aspects, et donner le vertige aux chefs d’entre- prise. Pour accompagner au mieux cette digitalisation, ils ont tout intérêt à recruter les bons collaborateurs. Et pour cela, les grandes écoles sont à l’écoute constante de leurs besoins. Et certaines ont vraiment pris le sujet à bras le corps, à l’image d’Audencia Business School, dont l’Institut pour l’Inno- vation, le Design et l’Entre- preunariat, structure créée en 2015, travaille notamment sur la digitalisation des en-seignements et du contenu des formations. « Internet a bousculé le paysage éco- nomique mondial et a créé de nouveaux métiers. Le rôle de l’Institut est un rôle transverse pour accompagner ces changements au sein de nos établissements », indique Valérie Claude-Gaudillat, directrice d’Audencia Inno- vation. Pour être au plus près des attentes des entreprises, les grandes écoles proposent de fréquentes collaborations avec le monde professionnel. « Nous proposons des projets d’entreprises aux étudiants, et nous avons par exemple co-organisé dernièrement un hackathon qui a réuni les élèves de trois écoles à Nantes, avec pour objectif de développer des appli- cations pour répondre à des problématiques d’en- treprises », ajoute Valérieou non, et qui donnent leur avis régulièrement sur les programmes. Ils peuvent disposer, comme à l’EMSI (Ecole de management des systèmes d’information à Grenoble), d’un comité scientifique qui imagine les besoins de demain. « Il faut avoir un coup d’avance dans ce domaine, nos pro- grammes doivent pouvoir évoluer rapidement », estime Isabelle Aimé, responsable du département marketing de l’IPAG Business School.métieRs Pointus, sujets tRansveRses Pour coller aux besoins des entreprises à l’heure de la digitalisation, les grandes écoles doivent miser sur des formations très pointues. Il y a d’abord des métiers particulièrement touchés par ce besoin de digitalisation, comme ceux du marketing. « De nombreuses entreprises sont entrées dans la digita- lisation en commençant par le marketing, en créant un site internet ou en se lan- çant dans le e-commerce »,Business School ou encore le mastère spécialisé Stratégies Marketing à l’Ere Digitale d’Audencia Business School sont autant d’exemples de formation qui répondent aux besoins spéci ques des entre- prises en termes de marketing. Cependant, les formations spécialisées ne sont pas la réponse unique aux besoins des entreprises, comme le note Guillaume Moreau, directeur des formations de Centrale Nantes : « Il faut des formations à l’innovation et à la rupture, sous peine de reproduire en version numé- rique l’entreprise d’origine. Mais ce ne sont pas forcément les formations spécialisées aujourd’hui qui répondent complètement à cette de- mande : elles sont souvent axées soit sur l’informatique elle-même, soit sur la culture numérique et l’expérience utilisateur ». La digitalisation doit se faire dans le cadre d’un projet d’entreprise. « Elle ne va pas être portée par une seule personne au sein de la société », insiste François Trouillet. L’objectif n’est donc62 Mars - n°38]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineLa Sélection culturelleLivres - BD■ Les catastrophes naturelles au Moyen- Age XIIe-XVe siècle (de Thomas Lab- bé, éd. CNRS, 2017)Tremblements de terre, inondations, tempêtes, évènements astronomiques... Les catastrophes naturelles du passé étaient peu abordées. C’est en passe de changer, à l’aune d’une prise de conscience du réchauffement climatique et de l’in uencedes hommes sur leur environne- ment. Dans un ouvrage ponctué d’exemples comme l’effondrement du mont Granier près de Chambéry en 1248, l’inondation de l’Arno en 1333, le tremblement de terre à Bâle en 1356 ou encore à Naples en 1456, Thomas Labbé, chercheur rattaché au laboratoire ARTeHIS (archéo- logie, terre, histoire, sociétés) à l’Université de Bourgogne, s’appuie sur les textes des chroniqueurs quirendent compte de ces « accidents de la nature ».Et le spécialiste en histoire médiévale d’ouvrir une fenêtre fascinante sur l’histoire des représentations et de la compassion au Moyen Âge. « En temps de crise on voit comment fonctionne une société, la catastrophe révèle les logiques sociales », déclare celui qui décèle des point communs avec nos réac- tions contemporaines, comme cette certitude que l’homme est responsable. « Aujourd’hui on évoque la pollution, au XIVème siècle on mentionnait les pêchés de l’humanité qui mettent à mal le lien avec Dieu ». Mais il relève aussi des différences fonda- mentales et instructives. « Les récits de l’époque parlent peu de la dimension humanitaire des évène- ments, les victimes et leur souffrance ne comptent pas. On s’interroge plutôt sur les causes. On se place dans une logique de rétribution, Dieu est aux commandes de tout. Aujourd’hui ce sont les consé- quences qui priment, nous insistons sur le nombre de victimes pour hiérarchiser les catastrophes », distingue celui qui souligne un véritable change- ment de mentalité au XVIème siècle, quand le mot « désastre » apparaît. On se met alors à compterles victimes, à les nommer, à compatir, à faire des bilans. Les autorités commencent seulement à agir à partir du XVème siècle, pour l’approvisionnement par exemple. L’idée que le prince prenne en charge ceux qui sont touchés par la catastrophe, pour gagner la sympathie des sujets, fait son chemin. Un cheminement dans le temps qui amène à ré échir sur le développement des politiques compassion- nelles d’aujourd’hui, qui ne sont pas naturelles et sont plutôt des constructions sociales. Très instruc- tif et documenté.■ « Petit manuel économique anti-FN », (collectif Ecolinks, éd. Le Cavalier Bleu, 2017)Le Front national est aujourd’hui en positionde prendre le pouvoir, par les urnes. « La crise économique persistante en Europe, mais aussi la faillite des politiques économiques menées ont certainement joué un rôle majeur. Les économistes ont donc une responsabilité particulière. Le col-lectif Ecolinks, dont je fais partie, se devait de débusquer les incohérences générales du pro- gramme », af rme Mathilde Guergoat-Larivière, Maître de conférences en sciences économiques au CNAM. Ce collectif d’enseignants-chercheursen économie, soucieux de participer au débat public en posant les bases d’une pensée novatrice à gauche, a multiplié depuis 2010 les notes sur des thématiques diverses : le temps de travail, la politique industrielle, le rôle de la  nance... Cette fois ce sont bel et bien les mesures propo- sées par le parti d’extrême droite qui sont passées au crible. Ainsi le fait de défendre un état fort et stratège, tout en voulant équilibrer le budget(surtout dans el programme de 2012) ne tient pas la route. De même, en matière de protectionnisme, le FN ne se préoccupe pas de savoir quelles sont les réactions des partenaires commerciaux, raisonnant en équilibre partiel, ignorant le fait que les autres pays vont mettre en place des restrictions. Le parti de Marine met en avant la défense des plus faibles, des petits, ce qui ne se concrétise pas forcément dans leur programme. Autant de points creusés en profondeur, qui font de cet ouvrage un argumen- taire intéressant, qui permet de transcender les clichés habituels.■ La communication expliquée à mon patron (de Laurent Sabbah, éd. John- son & Brownson Publishing, 2017)Edouard-Capucin est un patron dopé à la communi- cation. Il en use et en abuse sans que son entreprise et ses collaborateurs n’en tirent de réels béné ces. Pris dans ce tourbillon d’images et d’élémentsde langage, son directeur de la communicationse sent investi d’une mission : sauver le «soldat» Edouard-Capucin du narcissisme communication-nel aigu qui le consomme. Pour relever le dé , le Dircom’ appelle à la rescousse Sigmund, son meilleur ami. Ce drôle de poisson représente l’ultime recours pour extraire le patron du marasme de la com’. Cette «réalité- ction» à la fois légère dans sa lecture et profonde dans ses ré exions, met l’accent sur le malaise de la com- munication lié à un ébranlement de la relation dans l’entrepriseet, plus largement, dans la société. Les tirades les plus brillantes ne sont que de la poudre aux yeux si l’environnement ne s’y prête pas. L’auteur, expert de la communication, ancien journaliste et consultant et dir’ com’ d’une grande marque française, porte un regard gentiment incorrect et iconoclaste sur les discours d’entreprise d’aujourd’hui, convoquant la parole éclairée et rafraîchissante d’Einstein, Pharrel Williams, Régis Debray, La Bible, Luchini, Camus, Spinoza, Freud, Kennedy ou Woody Allen... Les conseils se succèdent intelligemment pour retrouver le sens des choses et restaurer une relation rompue.Spectacle■ L’Amante anglaise au LucernairePlongez dans l’univers de Marguerite Duras. Inspirée d’un fait divers authentique dans lequel une femme simple tue sans pouvoir expliquer pourquoi, Margue-rite Duras a écrit L’Amante An- glaise, qui raconte la recherche de la vérité, des circonstances qui ont pu mener à un tel acte. Ils sont trois, l’interrogateur et le mari s’interro- geant sur les raisons de ce crime puis la femme, la meurtrière s’ex- plique. Mais le fait-elle vraiment ? Dans ce thriller psychologique Ju- dith Magre est Claire Lannes. Avec plus de cent rôles et trois Molièresà son actif, c’est la première fois qu’elle interprète un personnage de Marguerite Duras. Au Lucernaire jusqu’au 9 avril.■ Cinq de Cœur balance entre classique et music-hallCinq de Cœur célèbre le répertoire allemand qui fait les délices des mélomanes de tous bords : Brahms, Schubert, Bach ! Mais... que se passe-t-il ? Scorpions bouscule Brahms, Mylène Farmer tutoie Schubert, Nina Simone se confronte au « Chanteur de Mexico », Queen tient la dragée haute à Bach... Avec humour et une technique irrépro- chable, Cinq de Cœur s’est inventé un genre rigoureux comme leclassique, débridé comme le music-hall. Aux Bouffes Parisiens jusqu’au 23 avril.Musée / expo■ «Working Promesse» (à Saint-Etienne, du 9 mars au 9 avril 2017)La Biennale internationale Design Saint-Etienne a choisi comme thème de son édi- tion 2017 «Les mutationsdu travail». Trois chantiers seront notamment explorés : le digital labor, l’utopie dupartage et les expériences professionnelles du futur. Au programme : des grands noms du design comme Akoaki, Eric Fache ou Catherine Geel, mais aussi les auteurs de science- ction Alain Damasio et Nor- bert Merjagnan. L’invité d’honneur sera la ville de Detroit, elle-même en pleine mutation depuis la crise  nancière.Choix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucune64 Mars - n°38]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[Les solutions acoustiquesDesigner BOYTORUN MimarlıkArchitecte : Concept Consult Architects SwitzerlandMiroir acoustiqueAcoustique 3DArchitect : Burdi lekArchitect : Nagui SabetAcoustique Lumière®Acoustique Lumière® 3DPlafond Barrisol® et mur Artolis® motif cubes de bois - réf. BEW01Showroom Proplac - Vague e et béton 750475 - Mur E et BEB03 BEB01Acoustique BoisAcoustique Béton 3Dwww.barrisol.comBarrisol Lumière®Barrisol Lumière®]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineEtude d’un sujet de loisirs ou d’évasion pour en déterminer ses tenants et ses aboutissants, son évolution, ses innovationsAir du tempsNumérique vs argentique dans la photoDésuétude ou immuabilité ?A l’heure où chacun peut exposer virtuellement grâce à Instagram, se prendre une fois pour Robert Doisneau, une autre pour Henri Cartier- Bresson ou pour Helmut Newton selon le  ltre utilisé, l’argentique est-il réellement indétrônable et le numérique une pâle copie ?le photographe aura ainsi des bases pour se servir de cet outil plus intuitif ».PeRFection ou chaRme ?Mais une fois la photo prise et réussie, quelle différence entre numérique et argentique ? A l’unisson Rémy Gautard et Pier- rick Bourgault répondent que le numérique est très largementrendu est lisse, donnant parfois l’impression d’« une statue de cire », constate Rémy Gau- tard. Ce dernier a d’ailleurs fait plusieurs prises de vues au musée Grévin, où il s’est amusé à prendre les mêmes sujets en photo avec un appareil numérique et un argentique. « Le rendu est complètement différent, le numérique, lisse, montre des statues de cire,de consacrer des journées en- tières au tirage des photos, sans savoir quel serait le résultat de celles-ci. Il existe aujourd’hui des techniques pour s’approcher du même éventail de possibi- lités avec le numérique, ou pour traiter numériquement sa photo argentique. Le format Raw tout d’abord, sur l’appa- reil photo numérique, permet d’obtenir « un format photo qui sort directement du capteur, il n’y a eu aucun traitement et du coup la photo possède encore toutes les informations de ce dernier. Cela permet de retoucher les contrastes ou la luminosité sans perdre en qualité, comme avec des tirages en argentique », nous explique Baptiste Perret. Une solution utilisée par tous les professionnels mais attention, ce format est fait pour être traité seulement. Il faut donc l’importer dans un logiciel de traitement d’image avant de l’exporter dans un format photo. Rémy Gautard nous révèle, lui, une technique qui allie les avantages des deux « écoles » : « Il est possible aujourd’hui de numériser des photos argentiques et ainsi de pro ter des deux techniques. Pour cela, il faut développer soi-même le négatif de la photo argentique et numériser le résultat via un appareil photo reflex. Cela permet ensuite de retoucher la photo sur or- dinateur ». Une photo qu’il faudra ensuite imprimer en jet d’encre, précise le photo- graphe. Autant de techniques qui mettent chaque jour la photo un peu plus à portée de tous, car comme le constate Pier- rick Bourgaut, « aujourd’hui même les smartphones que vous avez dans votre poche font d.es photos dont la qualité avoisine celle des photos argentiques réalisées par des profession- nels dans les années 80 ».Par Nicolas Pagnieztemps réel, les réglages, pour prendre la meilleure photo possible. C’est d’ailleurs ce qui fait dire à Pierrick Bourgault, photographe et auteur de « 100 conseils pratiques pour mieux photographier », aux éditions Dunod, que le photographe est « meilleur en numérique ». Le photographe, dont le thème de prédilection est le bistrot, constate, en effet, que « la pos- sibilité de voir immédiatement la photo prise permet de la re- prendre instantanément » si be- soin. De plus, « l’appareil photo est équipé de stabilisateurs, de correcteurs, le diaphragme et la vitesse se coordonnent eux-mêmes. Le numérique interdit presque, donc, de rater une photo ». Concernant l’ar- gentique, « chaque photo doit être prévue, il faut ré échir au cadre, aux réglages, au temps de pose, au diaphragme, etc. », nous explique Baptiste Perret, réalisateur-vidéaste, et pho- tographe semi-professionnel. Autant de paramètres sur une photo qui rendent celle-ci plus dif cile à réussir, comme le constate Pierrick Bourgault : « L’argentique, pour le coup, c’est le festival des ratages ! Il faut vraiment anticiper ce que l’on veut, l’automatisme est beaucoup moins performant que sur le numérique ». Ce qui fait dire à Rémy Gautard mais aussi à Baptiste Perret, que l’argentique peut être un bon moyen de s’initier à la photo : « Chaque photo a un coût, explique le vidéaste. Cela oblige à apprendre à maîtriser les paramètres techniques. Une fois sur appareil numérique,Le grain travaille d’une façon aléatoire et irrégulière sur l’argentique, ce qui va luidonner ce côté uniquePaparazzi, une activité entre ombre et lumière...L’auteur tient à s’excuser avant que vous ne com- menciez la lecture, il ne s’est pas intéressé aux chiffres de vente de sel e-sticks, pourtant témoins d’un nouveau genre photographique très en vogue à l’heure actuelle. Car ces petits bouts de plastique qui  eurissent sur chaque lieu touristique de France, d’Europe et du monde ne sont que la partie émergée d’un immense iceberg visuel alimenté chaque seconde par plus de 2200 images postées sur Facebook. L’occasion d’ouvrir à nouveau un débat, qui alimente chaque jour des discussions animées entre les passionnés de photo : l’argentique prend- t-il de meilleures photos que le numérique ? « Ça m’embête d’être aussi catégorique, répond Rémy Gautard, photographe et fondateur de l’association Studio Plus. En fait ce sont des procédés différents, chacunprésentant des caractéristiques propres. C’est un peu comme si vous écoutiez un vinyle et un CD. » Voilà qui viendrait donner de l’eau au moulin des défen- seurs de l’argentique, prompts à défendre également que le vinyle est, sans conteste, le meilleur son existant aujourd’hui, mais ceci n’est pas notre sujet. « On ne peut pas dire que l’un est meilleur que l’autre, le résultat est vraiment différent », précise Rémy Gautard. Et ce pour trois raisons : le mode opératoire, la post-production et le résultat.de l’aRtisanPatient au bouli- mique de l’imaGeLe mode opératoire d’abord, c’est-à-dire la façon de travailler, n’est pas le même. Pour l’un, il s’agit d’étudier, de préparer, d’anticiper sa photo. Pour l’autre, il est possible de mitrailler, de visualiser et d’adapter, enau-dessus techniquement. Ce dernier possède une sensibilité beaucoup plus développée, ce qui permet de prendre des pho- tos dans des endroits sombres sans trop de perte de qualité. La dé nition est, elle aussi, large- ment supérieure : « Les pixels sont beaucoup plus petits que le grain, la dé nition obtenue est ainsi très élevée », explique Rémy Gautard. Il précise tout de même que certains très gros appareils argentiques conservent une dé nition encore supérieure. « Le numérique, cela fait dix ans qu’il a dépassé la pure qualité technique de l’argen- tique. Si vous prenez la photo de quelqu’un en train de lire un journal sur un banc, par exemple, vous allez pouvoir lire les titres du journal sur la photo, en argentique cela ne serait pas possible », su- renchérit Pierrick Bourgault. Pour autant, le rendu n’est pas identique. Chaque appareil a un rendu typique. Le grain tra- vaille d’une façon aléatoire et irrégulière sur l’argentique, ce qui va lui donner ce côté unique. Concernant le numérique, lealors qu’avec l’argentique cela donne l’impression que ce sont de vrais personnages ! » Même son de cloche du côté de Pierrick Bourgault, qui concède que le numérique peut être trop parfait, ce qui l’amène à ajouter qu’au-delà de la tech- nique, l’argentique peut être apprécié « parce qu’il a du grain, un grain inimitable et parce que les défauts viennent assez vite ». Là où, il y a vingt ans, les photographes profes- sionnels chassaient le moindre défaut, aujourd’hui « les ratés peuvent avoir du charme. Cer- tains font même apparaître des empreintes de pellicule pour montrer que c’est fait à l’argentique. Les défauts de- viennent des qualités mises en avant ».tous PhotoGRaPhes !Au niveau de la post-production, si l’argentique a longtemps offert une palette plus large de possi- bilités au niveau de la retouche de l’image, celle-ci n’était pas simple pour autant. Il fallait disposer de son propre studio de développement et accepter66 Mars - n°38]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineL’Art du tempsRichard Mille vu par Cyril KongoVéritable “oeuvre d’art à porter au poignet”,la nouvelle montre RM 68-01 TourbillonCyril Kongo fera date dans l’horlogerie. Pourla première fois, un street artiste traduit son univers et son langage graphique pour l’importer jusqu’au coeur d’un mouvement, jusqu’à l’in niment petit. Au dos de la montre, la forme centrale de la platine rayonnant vers l’extérieur évoque une projection de peinture sur un mur, tandis que les ponts en titane orientés dans des directions di érentes suggèrent des coups de pinceaux. Edition limitée de 30 pièces. www.richardmille.comMartin Margiela, des bijoux qui se démarquentMaison Margiela trace les contours d’un chic élaboré mais discret pour cette nouvelle collection de joaillerie dont le style épuré fait écho au blanc, la couleur emblématique de la marque. Librement inspiré par certains concepts chers à la marque, les bijoux se jouent de façon subtile des détails élaborés de l’Univers dela Mode. Les quatre points de couture faisant o ce de signature. Le plissé d’un vêtement ultra-féminin ou encore le col o cier d’une chemise aperçu dans les collections de la Maison. En un geste d’élégance, le classique devient avant-garde. www.maisonmargiela.comHorlogerie & JoaillerieBoucheron, nature triomphanteLa nature est une source d’inspiration intarissable pour la Maison Boucheron depuis sa création en 1858 :sa diversité, son idéal esthétique et la richesse de ses symboliques engendrent, au  l du temps, des créations aussi diverses que remarquables. Sortis des ateliers du n°26 de la place Vendôme, le lierre et la pensée véhiculent l’image d’une nature indomptée. Boucheron imagine cette année une ligne Lierre de Paris en or blanc et diamants. Joaillières et audacieuses, les cinq nouvelles créations représentent un lierre qui s’enroule autour du poignet et du cou, court entre deux doigts et se glisse au creux de l’oreille.www.boucheron.comMode & AccessoiresCollector Square réinvente le rapport au luxeC’est le rêve de tous les inconditionnels de luxe et de tendances : pouvoir s’o rir un Timeless de Chanel, puis l’échanger contre une montre Rolex, puis  nalement avoir envie d’un Speedy de Louis Vuitton... Sans avoirà ouvrir à nouveau son porte-monnaie à chaque fois. C’est désormais possible avec le révolutionnaire service Collector Switch. Le site leader sur le marché du luxe d’occasion Collector Square crée ainsi l’événement. Showroom au 36 boulevard Raspail, Paris VIIème. www.collectorsquare.com e Nines, le chic opérationnel !Passionnés tous deux par le voyage et la mode, Erwan Desvignes et Renaud Martel, qui se sont rencontrés au cours d’un séjour en Suède, ont créé  e Nines pour aiderles hommes à ne plus perdrele nord en matière de mode masculine. Les collections sont dessinées à Paris et fabriquées dans des ateliers au savoir faire reconnu partageant l’exigence de la qualité, principalement en Italie et au Portugal. En réduisant au maximum les frais marketing, ces costumes, chemises et accessoires haut degamme sont au juste prix. Coup de cœur pour leurs boutons de manchettes, réalisées dans di érentes familles de bois : Zebra, Bubinga, Noyer. A partir de 40 euros. www.thenines.frChevalière Bouton de manchetteLa Maison Jaubalet, Joaillier de la Place Vendôme spécialiste des bijoux sur-mesure pour homme et femme, lance Chevalière, sa nouvelle collection de boutons demanchette. La chevalière est devenue depuis peu un accessoire de mode remis au goût du jour. Les boutons de manchette Chevalière sont proposés sertis de pierres ornementales, Agathe, Malachite, Onyx, Œil de Tigre ou Lapiz Lazuli. Avec ces 3 modèles, Ovum, Ellipsis et Ovalis, la Maison Jaubaletjoue sur le côté retro de la chevalière classique, désormais revisitée et stylisée ! Modèle choisi : Argent Palladié, Œil de Tigre 422€ www.jaubalet-paris.frChristian Lacroix se pare de  eursCet été, la tendance  eurie fait son grand retour dans le vestiaire masculin de Christian Lacroix. Chemises, Sure- chemise, costumes, vestes et pantalons sont ornés de  eurs multicolores. Une version très printanière du «  ower power » aux couleurs éclatantes. A la manière d’un jardin à l’anglaise, coquelicots, fougères et roses s’entrelacent et se déclinent par touches subtiles ou en total look. L’homme Christian Lacroix romantique, rêveur invite au voyage et à la douceur. www.christian-lacroix.com68 Mars - n°38]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineLuxe et Volupté face au Mont OlympeL’Art du tempsEvasionExpedition au GroenlandAccompagnés par Bernard Muller, vous partez à 5 participants pour une aventureunique le long du cerclepolaire arctique. Vous quittezKangerlussuaq sur la cote ouestdu Groenland pour rejoindreIsertoq, petit village de pêcheursde la côte est. Au total, unetraversée mythique de quelques600 kilomètres à ski pulka dansune nature brute et sauvage. Bonne forme physique et esprit d’équipe essentiels pour cette expédition hors norme. Durée : 30 jours. Prix à partir de 10 500 euros hors vol international. Départ de France le 17 avril 2017. www.expeditions-unlimited.comUn voyage avec Six Senses au Royaume du BhoutanSix Senses Hotels Resorts Spas a développé un projet qui sedéploie sous forme de cinq hôtels situés dans cinq endroits distincts, mais qui sont tous regroupés autour d’un même concept et du même nom : Six Senses Bhutan. Ce sont cinq expériences uniques pour un voyage enchanteur à travers le Royaumedu Bhoutan. Avec seulement 82 villas et suites réparties entre cinq lodges intimes, les clientsdécouvriront l’héritage et l’hospitalité des villes de  imphu, Punakha, Gangtey, Bumthang et Paro au sein du joyeux royaume, réputé pour être le Pays le plus Heureux du Monde. www.sixsenses.com/about-us/new-openingsLe Sani Resort est une réserve écologique privée de plus de 400 hectares qui associe plages de sable  n baignées par les eaux cristallines de la mer Egée et pinèdes vastes et luxuriantes de la péninsule de Kassandra. La nouvelle propriété 5* du Sani Resort située sur la Péninsule de Kassandra en Grèce ouvrira ses portes  n juin 2017. Il s’agira d’un lieu idéal pour les adultes, un endroit parfait pour passer d’excellentes vacances en couple ou en familles avec des enfants de 12 ans et plus. Sani Dunes o rira 136 chambres et suites au style contemporain et épuré. Les hôtes pourront pro ter de trois nouveaux bars et trois restaurants haut de gamme, dont celui du chef greco-italien Ettore Botrini, étoilé au Guide Michelin. www.saniresort.grEscapade printanière au Dolce FrégateProvence à Bandol !Ce magni que Hôtel**** au coeur des vignes de Bandol surplombe deux parcours de golf renommés pour être parmi les plus beaux d’Europe. Les chambres lumineuses et spacieuses avec terrasse jouissent d’une vue panoramique sur le golf, la mer et les îles.A 3h à peine en TGV de Paris, le dépaysement est garanti. Pro tez pleinement de la piscine intérieure chau ée, du sauna, du bain bouillonnant, du tennis, des piscines extérieures en cascade et de la belle o re de soins Omnisens. La cuisine délicieuse et saine s’approvisionne en grande partie de l’AMAP des Olivades. Le club enfant accueille vos enfants pendant les vacances scolaires. La région ne manquepas d’attraits : visite des Ruches de Frégate ,des villages de caractère de la cadière d’azur, le Castellet, des calanques de cassis, Bandol, Sanary sur mer, les marchés de Provence...A découvrir lors du salon du Golf du 11 au 13 mars. www.dolcefregate.com – Spécial Vacances en Famille : Vos enfants sont nos invités !www.dolcefregate.comBien-EtreSérénité absolue au SpaNolinski By La CollineLe Spa Nolinski by La Colline invite à vivre, au cœur de Paris, une parenthèse de sérénité dans un lieu intimiste. Murmure transparent de l’eau, sol minéral en granit, boiseries chaudes,  ammes de bougies...Laissez-vous tenter par le soin signature corps : Une délicieuse infusion et un bain de pieds aux fragrances apaisantes suivis d’un passage au sauna pour relâcher ses tensions. Puis le temps d’une pause accompagnée d’un jus frais de saison avant de rejoindre la salle de soins. Là vous attend un modelage du dos baigné par la chaleur de la bougie de massage NativeAge. S’ensuit un soin aux pierres chaudes volcaniques pour être dans le lâcher-prise le plus total. Et pour atterrir en douceur,une ré exologie des mains et des pieds. 2h20, 270 €nolinskiparis.comAlexandre de Paris auxGaleries LafayetteSitué au deuxième étage du magasin principal, le nouveau salon Alexandre de Paris s’inscrira vite comme le nouveau Hot Spot Beauté Incontournable de la capitale ! Sol en marbre, murs en bronze relevés par un noir brillant, prestige des matériaux, contraste des couleurs et des textures confèreront à l’espace de plus de 200m2 une ambiance ra née. Plus qu’un salon, c’est une véritable Maison de beauté qui voit le jour en ce début mars mêlant haute coi ure, soins de luxe, cabines VIP et bar à tresses, le premier de Paris !www.alexandredeparis-coi ure.comEquilibre entre corps et esprit au Noble Art ClubEn plein cœur du 17ème arrondissement de Paris, se cache le nouveau club de coaching haut de gamme, le Noble Art Club. La préparation physique appelle à l’e ort et au dépassement de soi pour renforcer la con ance en soi et transformer le corps. Jeanne Rose Tremski et Jean-Yves Davison, les fondateurs, vous accueillent chaleureusement dans cet espace atypique, spacieux et calme. La méthode du Noble Art Club – faisant référence au premier nom donné à la boxe anglaise –, tire ses fondamentaux de la boxe. Elle a été créée par le bienveillant et charismatique Jean Yves Davison – Champion du Monde de Kick Boxing et de Boxe thaïlandaise. Vous pouvez également béné cier des services d’un nutritionniste, d’un ostéopathe, d’un kinésithérapeute et d’une masseuse. www.nobleartclub.frecoreseau.fr 69]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineExtrait, Le café des plus grands chefs, pour tous et à domicile !L’ancien chef exécutif d’Anne-Sophie Pic propose descafés d’exception, la noblesse du grain, et la simplicitéd’un vrai café à faire chez soi. C’est une gamme decafés digne des plus grandes maisons mais accessible àtous. Leur café a déjà séduit les plus grands chefs ! Lescafés Extrait sont 100% purs arabicas et sélectionnésdans les meilleurs terroirs du monde. Découvrez septgrandes familles aromatiques (fruits rouges,  orale,gourmandises, fruits jaunes, agrumes, fruits secs et épices). L’occasion rêvée de dépoussiérer le moulin à café de grand-mère ! Ou de s’en o rir un ! A partir de 13,50 euros la boîte de 300G.L’Art du tempsGastronomiewww.extrait.frL’Herboristerie parNature & DécouvertesO rez-vous une pause bien-être au nouveau Bar à tisanes Natures & Découvertes. Découvrez les bienfaits des plantes, bio, entières, séchéesavec précaution. Des recettes toutes prêtes comme « digestive », « relaxante », « nuit paisible », « passer l’hiver » ou des plantes à associer pour des recettes sur-mesure : mélisse, camomille matricaire, tilleul des barronies et verveine. Proposées dans de jolies pots en verre et bois, à 13 euros. www.natureetdecouvertes.comLes Contrebandiers, « caves à manger et à boire »Ce sont des lieux nés de la passion commune qui unit deux amis, autour de leur Sud-Ouest, Imanol Harinordoquy, joueur international de rugby et Lionel Osmin, spécialiste des vins de la région.La première cave a vu le jour à Biarritz à l’été 2014. Depuis, deux autres ont ouvert à Pau et à Saint- Etienne et proposent aussi vins, charcuteries, plats chauds, tapas basques « pintxos ». À la di érence d’une franchise « classique », les nouvelles ouvertures ne feront pas de « copier coller ».Elles se réaliseront au fur et à mesure des rencontres et des envies en France, mais pourquoi pas aussi à l’autre bout du monde.Les déjeuners d’EcoRéseau BusinessConcept : La Bocca della Verita, discrète et solaire table italienne nichée au 6 rue du Sabot dans le 6ème arrondissement de Paris, prend un nouveau départ avec un décor  ambant neuf, une nouvelle équipe en cuisine et une carte entiè- rement revisitée. Ce renouveau traduit l’envie des sœurs Vaconsin, qui ont créé cette table en 2007, de conserver leur restaurant dans l’air du temps.Lieu : Le décor du designer Gabriel Pistre célèbrela proximité avec la nature pour donner auxdéjeuners des airs d’après-midi sur l’herbe etplonger les soirées dans une ambiance de songed’une nuit d’été. La salle mélange les matièresbrutes et rustiques — comme le bois patiné, lavégétation luxuriante aux fenêtres et la farandolede coussins —, à des éléments plus sophistiqués : appliques en lucioles, lampes oiseaux, guirlandes de porcelaine, lampions aux allures de pique-nique chic, lustresen ombrelle, vaisselle élégante et décomplexée Alessi.En cuisine : une vraie rigueur dans le choix des produits as- sociée à une fantaisie discrète, qui invente sans se mettreen scène. Les recettes sont calibrées pour ne pas alourdir, ni masquer ni dénaturer le produit. Le chef utilise des pâtes peu connues, comme les Pici (grosses spaghetti augerme de blé spécialement conçues pour la cuisson «al dente») ou des pâtes fraîches spécialement dessinées pourCe mois-ci, nous avons testé pour vousLa Bocca de la Verita, quand l’Italie chante à Parisaccrocher la sauce ( Strozzapreti, Manfredi, Scialatielli ). Antonio fait venir la plupartdes légumes directement d’Italiecomme les tomates cerise, les eurs de courgette, les auber- gines violettes ou les friarelli ainsi que les citrons. La carte change tous les jours.Service : très chaleureux, e - cace. On est transporté en Italie, peut-être en Toscane.Notre menu : Infusion glacée au citron gingembreet romarin ; Assietteà partager déjeuner sur l’herbe (Grande assiette d’antipasti italiennes) ; Tortelloni à la crème de tru e blanche, ciboulette et zestes de citron ; Pavlova aux fruits rouges. Divin !Tarifs : Formule entrée-plat ou plat-dessert : 24€ ; Formule« déjeuner sur l’herbe » : 25€boccadellaverita.fr70 Mars - n°38]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[2016DENIS DURANTOUMIS EN BOUTEILLE AU CHATEAUGIP LIBOURNE L ' A B U S D ' A L C O O L E S T D A N G E R E U X P O U R L A S A N T É PHOTO STEPHANE KLEIN]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineL’Art du tempsRencontre 2010 AOC LimouxRougeLors des grandes années, par la magie des Hommes, notre terre dévoile ce qu ‘elle a de meilleur. A force de patience, de talent et d ‘amour elle nous livre avec complicité les clefs d ‘un grand vin : la «Rencontre» des Hommes, du terroir et du millésime. L’AOP Limoux Rouge «Rencontre» se dégustera entre 14 et 16° C. Il se dévoilera en le carafant une heure avant. C’est alors que vous découvrirez sa robe aux re ets grenat foncés, son nez de cassis et de violette. La bouche, aux notes de fruits mûrs, est soutenue par une structure veloutée et des tanins soyeux qui viendront enrober votre palais. Ce vin vous enchantera avec une épaule d’agneau braisée assortie d’une purée d’artichaut et coriandre suivi d’un croustillant au chocolat cannelle gingembre et son sorbet griotte. 35 €www.annedejoyeuse.frLes Hautes Vacquières 2014Ce Vacqueyras « Les Hautes Vacquières » est issu d’un assemblage Grenache, Syrah, et Mourvèdre. Sa robe pourpre profond exhale des arômes complexes de fruits rouges charnus avec une pointe de réglisse. La bouche est ample et soyeuse avec des arômes de cerises con tes et de mûre puis une  nale d’épices. Servi à 16-17°C, il accompagnera idéalement une côte de bœuf et également un pouletfermier à la broche et aux herbes de Provence.www.grandesserres.comChâteau bellet Baron G blancLes vignes du Château de Bellet s’agrippentaux derniers contreforts des Alpes, tout en regardant la baie de Nice. Les vins du Domaine ont une caractéristique due à l’empreinte de leur terroir : un tempérament puissant, mêlé à une grande  nesse et une amertume noble en  n de bouche qui les rend remarquablement désaltérants. Le Baron G Blanc, 100% rolle, se caractérise par ses jolies notes  euries de jasmin et d’agrumes très présentes au nez et que l’on retrouve dans une bouche ronde et fraîche avec une belle amertume en  nale qui lui donne de l’allonge.www.chateaudebellet.comLaballechange les codesde l’ArmagnacBien loin de la traditionnelle bouteille basquaise,Laballe a imaginé une collection à l’habillageactuel, composée de trois Armagnacs. Car il n’y a pas un Armagnac mais bel et bien des Armagnacs, tant la diversité des cépages et le temps d’élevage leurs donnent des personnalités riches et variées. La bouteille et l’étiquette évoquent un ancien  acon de pharmacie et rappellent qu’à l’origine, en 1310, Maître Vital Dufour, prieur d’Eauze et de Saint Mont préconisait l’Armagnac «Pour garder la santé et rester en bonne forme».La collection 3-12-21, tout comme l’ensemble des Armagnacs Laballe est en couleurs et degrés 100% naturels. Chaque bouteille est proposée en 50 cl dans un co ret métallique, Collection Laballe 3-12-21 : à partir de 39 € chez les cavistes et sur la boutique en ligne boutique.laballe.frVins & SpiritueuxCuvée Léa 2012 du Domaine d’ÉoleCet AOC Coteaux d’Aix en Provence d’assemblage de Grenache et de Syrah se présente sous une robe d’encre pourpre noire. Il exhale les senteurs sauvages des Alpilles entremêlées de baies noires, de tru e et de sous-bois. La bouche est ample, fruitée et soyeuse avec des tanins bien tramés. Les saveurs de myrtille et mûre sauvage s’associent aux épices et aux notes grillées. Ce vin richement extrait o re fraîcheur, persistance et vigueur. Il accompagnera au mieux l’agneau, le sanglier...Prix TTC : 30 euros www.domainedeole.comLes Lions de Bataille 2014« Lions de Batailley » fait référence aux deux superbes lions qui gardent le portail de la cour d’honneur du Château Batailley. Il est issu d’une majorité de Cabernet Sauvignon (61%) associé à du Merlot (31%) et du Cabernet Franc (8%). Sa robe est de teinte rubis profond, le nez est très riche sur des notes intenses de fruits noirs. L’attaque en bouche est franche, le corps est puissant, rond et bien structuré. Un Pauillac d’une grande élégance qui, servi à 14°C, accompagnera agneau de Pauillac, lamproie et fromages crémeux. www.borie-manoux.comLe Domaine GalletyEn Ardèche méridionale, le Domaine Gallety grimpe sur une colline surplombant le Rhône avec vue surles dentelles de Montmirail et le Mont Ventoux. Ce rouge se compose de 50 % syrah et 50 % grenache. Il s’ouvre surun nez riche et complexe de petits fruits noirs bien mûrs et d’épices. Très élancée, la bouche est en parfaite harmonie avec le nez, prolongeant les senteurs qu’il o re avec beaucoup de générosité. La sensation d’équilibre est remarquable.Il convient de le servir à une température de 16-17°C. www.gallety.frCornas « Les Eygats » 2014 :la puissance d’un grand terroirSituées sur la rive droite du Rhône, dominant Valence, les terrasses de Cornas s’imposent comme un grand terroir, comme le démontre cette cuvée encore jeune, au fort potentiel de garde. Puissant, ample et généreux avec son bouquet de fruits noirs, ses notes torré ées et de sous-bois, ce superbe vin 100% Syrah livre toute la typicité de son terroir exceptionnel ! Les tanins sont présents mais souples avec une belle longueur. Servir à 18°. Un vin qui fait l’éloge de la patience se marie de fait avec des gibiers longuement préparés ou des plats mijotés comme un coq au vin ou un lièvre à la royale. Chez les cavistes. Prix public conseillé : 39 € TTC72 Mars - n°38]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[2016]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineL’Art du temps - L’Actualité automobilePeugeot 3008 : un coup de maîtreLe SUV du Lion version 5 places marque des points sur tous les tableaux - design, ergonomie, équipement, mécanique – en offrant un agrément de conduite in- comparable. De quoi dé er sérieusement la suprématie germanique.C’était l’une des principales vedettes du Mondial de l’au- tomobile à Paris à l’automne dernier. A l’essai le Peugeot 3008 tient toutes ses promesses. Dans son apparence d’abord, avec une ligne af rmée de SUV qui rompt avec les rondeurs équivoques du précédent modèle. Le 3008 nouveau millésime a du caractère et ça se voit. Plus agressif que le nouveau Tiguan, son rival af rmé chez Volkswa- gen, moins fade que le Renault Kadjar son concurrent tricolore, le 3008 cherche à préempter le segment C du marché européen des SUV, en pleine expansion. Et il a toutes les qualités pour y parvenir.Pour réussir, il a d’abord soigné son look en adoptant les codes esthétiques du genre : face avant expressive, avec une large calandre à facettes chromées, un long capot nervuré, une ceinture de caisse et une garde au sol rele- vées, de larges protections (bas de pare-chocs, passages de roues, bas de portes), de grandes roues de 19 pouces.S’y ajoutent des touches d’élégance chromée comme cet insert sur le capot dans le prolongement des phares, les barres latérales de toit, l’enjoliveur inox qui délimite le pavillon noir brillant (en option) jusqu’au becquet arrière. L’arrière est tout aussi identitaire avec un bandeau hori- zontal noir brillant sous la lunette, qui intègre les feux à LED arborant les trois griffes désormais signature de la marque.Une  nition soignéeL’habitacle jouit lui aussi d’une grande qualité esthétique. Le conducteur qui s’installe au volant a le sentiment de prendre place dans un véritable cockpit délimité par une planche de bord originale à deux niveaux et une très large console centrale enveloppante. La position de conduite dominante est idéale. Les compteurs positionnés sur le sommet de la planche de bord rendent l’af chage tête haute (apparu sur le précédent 3008) inutile tandis que le tout petit volant à double méplat est remarquable de praticité. La  nition est de grande qualité et peut désormais rivaliser avec les standards allemands. Une in uence germanique qui transparait également dans le niveau d’équipement avec notamment pour la première fois chez Peugeot un cockpitvirtuel (i-cockpit)en série sur l’ensemble de lagamme. Ce tableau de bord intégrant unécran paramétrable reposant sur une dalle numé-rique de 12,3 pouces est bluffant par son esthétique, sa polyvalence et sa simplicité d’accès.Côté équipement l’offre de systèmes d’aides à la conduite (en fonction du niveau de  nition) est également au top : freinage automatique d’urgence et alerte risque de col- lision, alerte de franchissement de ligne, commutation automatique des feux de route, reconnaissance des pan- neaux, régulateur de vitesse adaptatif, surveillance d’angle mort, Visio Park (vision 360°), Park Assist.... L’ergonomie des commandes est parfaite, à commencer par la double rangée de boutons sur la planche de bord qui complète utilement l’écran tactile, et le très beau levier de vitesse de la boite auto.Essayé avec le moteur 1,6 litre BlueHDi de 120 chevauxLe Niro innove sur un marché encombréLe dernier né des SUV coréens est un hybride performant qui décline les nouveaux codes esthétiques du genre entre crossover et break. Plaisant.Kia joue à fond la carte de l’hybride avec son Niro. Hybridation mécanique bien sûr, mais également hybridation esthétique. Le constructeur coréen, à l’exemple d’Audi avec le Q2, a en effet choisi de proposer un véhicule qui se situe à mi chemin entre le break et le SUV. L’objectif étant d’innover sur un segment de marché bien encombré (Nissan Qashqai, Renault Kadjar, Peugeot 3008, Volkswagen Tiguan....) avec une double motorisation et une vocation sinon sportive, à tout le moins dynamique.Le pari esthétique est plutôt réussi : le Niro accroche l’œil surtout en robe bleu lagon du plus bel effet. Plus petit d’environ 10 cm qu’un Kia Sportage ou que l’un de ses concurrents (3008, Kadjar, Tiguan...), mais beaucoup plus grand qu’un 2008 ou un Q2, il n’a pourtant rien d’un familial avec un coffre riquiqui et un espace intérieur réduit. L’habitacle est typiquement Kia : noir et tristoune, bien  ni, rigoureux, ergonomique et confortable. L’équipement est généreuxen  nition haute Active Confort (écran tactile, caméra de recul, etc...) mais pourquoi diable cet étrange frein de stationnement à pied (que l’on trouve par ail- leursaussidanslaToyotaPirusoulaHyundai Ionic) ? Reste que le plus intéressant est sans conteste de nature mécanique. Sous le capot un moteur essence 4 cylindres de 1,6 litre de cylindrée et 105 chevaux fonctionnant en cycle Atkinson (offrant un meilleurrendementquelasimplecompression) couplé à un moteur électrique synchrone à aimant permanent, développant 32 Kw (43,5 ch). Soit au total une puissance théorique disponible de 147 ch. Le tout relié à une boite auto 6 rapports à double embrayage.Résultat:unvéritableplaisirdeconduite,notammentquandlaboiteestenposition sport, avec à la fois une puissance suf sante, une bonne tenue de route, de la maniabilité et de la réactivité. Le tout dans une relative sobriété, qui peut toutefois vite déraper en ville pourpeu que l’on manie le Niro avec un poil d’agressivité.Modèle essayé : Kia Niro Active Confort Hybride, tarif à partir de 28 990 euros.La nouvelle Kia Optima con rme ses qualitésLa grande routière du constructeur coréen béné cie d’un restyling avantageux, avec en prime un break survitaminé et un moteur hybride rechargeable. De quoi la faire sortir de sa con dentialité hexagonale.C’est le haut de gamme de Kia en attendant l’arrivée, en  n d’année, du nouveau coupé Grand Tourisme Stinger,positionné « premium ». L’Optima,apparue sur nos routes en 2011, enest donc à sa deuxième génération.Dévoilée d’abord à New York en 2015puis à Genève l’an passé, cettegrande routière familiale peu connue dansl’Hexagone garde pourtant le cap en ajoutantdésormais dans sa gamme un break SW parfaitement dessiné. Spacieuse, confortable, bien  nie, bien équipée, élégante, l’Optima a tout pour séduire les amateurs du segment dit « intermédiaire » où  eurissent les Citroën C5, Ford Mondeo, Mazda 6, Opel Insignia, Peugeot 508, Skoda Superb, Renault Talisman et autre Volkswagen Passat.... Sous le capot un bloc turbodiesel de 1,7 litre et 141 chevaux qui fait le job sans problème en dépit du poids imposant (1,6 tonne) du véhicule.Le modèle GT joue lui la carte de la performance, avec un moteur turbo essence 2 litres de 245 chevaux disponible uniquement en carrosserie SW.Comme pour la précédente génération Kia a doté également son Optima d’une motorisation hybride désormais rechargeable, mariant un bloc essence 2 litres 4 cyclindres 16 soupapes de 156 chevaux à un moteur électrique de 67 chevaux pour une puissance globale embarquée de 205 chevaux. De quoi parcourir sans souci et à l’économie de longs trajets autoroutiers pour lesquels l’Optima, un peu pataude en ville, se révèle parfaitement adaptée.Modèles essayés : Kia Optima 1.7 CRDi DCT7 Premium, tarif à partir de 34 490 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 32 990 euros. Kia Optima Hybride rechargeable, tarif à partir de 45 990 euros.74 Mars - n°38]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineEssais & tEndancEsPar Philippe Flamand75béné ciant (gé-L’Art du temps - L’Actualité automobileet la boite EAT6, le 3008, doté d’un amortissement parfaitement calibré, d’un freinage sans reproche et d’un train avant d’une grande précision, procure un agrément de conduite jamais démenti, quelles que soient les conditions de roulage. Confortable, sûr, nétique oblige) d’une tenue de route jamais prise en défaut, le 3008 af che en outre des tarifs raisonnables sur son marché. Seul regret : l’absence d’une véritable transmission intégrale, seul le grip control (renforcement de la motricité sur terrain glissant) étant pour l’instant disponible. Les quatre roues motrices devraient toutefois faire leur apparition avec la version hybride rechargeable prévue... en 2019.Modèle essayé : Peugeot 3008 Allure 1,6 L BlueHDI 120 S&S Eat6. Tarif : à partir de 34 250 euros. Ta- rifs gamme essence à partir de 25 900 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 27 400 euros.Citroën réinvente sa C3 avec talentLa nouvelle compacte aux chevrons emprunte au Cactus sondesigndécalé.Bravopourl’exercicedestyle.Dommage que la mécanique ne suive pas...Empruntant la voie ouverte avec la Cactus, Citroën pour- suit sur sa lancée en renouant avec son glorieux passé d’innovation design. La Nouvelle C3 dénote dans le pay- sage automobile actuel. Cette petite urbaine conçue sur la plateforme de la Peugeot 208 se donne des allures à la fois de SUV et de véhicule de loisir avec galbes et élargis- seursd’ailes àlafaçondesagrandesœur.Enprimeeten option les fameux airbumps en renfort sur les portières. Evidemment c’est très identitaire, on adore ou on déteste. La face avant marque la signature lumineuse à deux niveaux, désormais emblématique des chevrons. Toit coloré assorti aux coques de rétroviseurs (noir, rouge ou blanc), teintes  ashy (9 coloris disponibles), la C3 cible à l’évidence une clientèle jeune. L’habitacle a également fait l’objet d’une attention particulière des stylistes, avec par exemple un habillage en tissu de la planche de bord assorti aux sièges du meilleur effet.La C3 est plutôt spacieuse dans sa catégorie malgré sa taille condensée (moins de 4 mètres de long). Les siègessont confortables mais le confort global de la voiture un peu trépident. Rien à dire côté équipement, avec notamment le dispositif inédit de « connected cam ». Une caméra HD située sur le pare brise, derrière le rétroviseur intérieur, qui permet de prendre des photos ou d’enregistrer 20 secondes de vi- déo. Le tout étant ensuite partagé sur les réseaux sociaux grâce à une appli sur téléphone mobile et au wi  associé à la caméra. Surtout cette « connected cam » se déclenche automatiquement en cas de choc (30 secondes avant et 1 minute après l’accrochage) histoire de témoigner en cas de litige et permet, grâce à sa fonction de géolocalisation, de retrouverplusfacilementsonvéhiculeenstationnement.Malin!Coté mécanique en revanche c’est la déception. Le petit moteur Puretech essence de 82 chevaux est bruyant, apa- thique, agréable ni en ville ni sur route, avec en outre une boite manuelle 5 peu précise et désagréable à manier. On regrette d’autant plus l’absence d’une boite auto qui paraît pourtant légitime pour une citadine.Modèle essayé : Citroën C3 Puretech 82 BVM Feel, tarif à partir de 15 300 euros. Tarifs gamme essence à partir de 12 950 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 15 550 euros.ecoreseau.fr]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineBaromètre  nance de marchéBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant les marchés  nanciers où le particulier peut investir la sPéculation du mois110 eur 105 eur 100eur 95eur 90eur 85eur 80eur75 eur 201 6L’alchimie des analystes pour SolvayAvr Mai JuinJuil Aout SepOct Nov Dec 2017 FévLe titre semble ne pas vouloir s’arrêter sur sa lancée. JP Morgan a décidé, le 17 Février, d’aligner son objectif de cours sur celui de Goldman Sachs et de Baader-Helvea, passant de 100 à 135 euros. Sa recommandation passe, elle, de « neutre » à « surpondérer ». Solvay a décidé  n 2016 de se recentrer sur ses activités dites de spécialité, en cédant les participations de ses  liales brésilienne, thaïlandaise ainsi qu’au sein d’Acetow, spécialisée dans la fabrication de composants de  ltres de cigarette.Le chiffre du mois1625C’est le nombre de sociétés détenues direc- tement et indirectement par l’Etat français à  n 2015 selon l’Insee. Ce dernier contrô- lait à cette date 89 sociétés directement, dont une dizaine contrôlent à leur tour une dizaine de  liales, sans oublier La poste qui compte une centaine de  liales, EDF ou encore la SNCF qui possèdent chacune plus de 500  liales. l’actu maRché du moisLes échanges de dette souveraine française doublent en févrierLes transactions concernant les obligations du Trésor français ont doublé sur le mois de février par rapport à 2016. Les volumes quo-tidiens de celles-ci s’établissent en effet à 16,5 mil- liards d’euros, en moyenne, depuis le début du mois de février (moyenne au 14 Février). Soit deux fois plus que sur la même période l’année dernière, et en hausse de près de 50% par rapport à janvier 2016, où avaient lieu chaque jour 11,2 milliards d’euros d’échanges en moyenne. Fin janvier 2016, la totalitéde ces échanges s’élevait à 236,1 milliards d’euros.Trump veut déréguler la  nance américaineDonald Trump, Président des Etats-Unis d’Amérique, a signé un décret ordonnant une révision de la loi Dodd-Franck, loi qui régule le secteur  nancier aux Etats-Unis. Ce faisant il souhaite offrir aux banquesune possibilité plus grande de faire ce qu’elles veulent. Adoptée au lendemain de la crise des subprimes, cette loi impose aux banques de disposer davantage de fonds propres et encadre de manière générale les actions du système  nancier. Pour l’heure, rien n’est joué, le décret consiste surtout à demander au secrétaire du Trésor de faire des recommandations a n de modi er la loi, loiqui ne pourra être révisée sans l’aval du Congrès.L’AMF souhaite augmenter ses ressources  nancièresL’Autorité des Marchés  nanciers, l’organisme qui surveille et contrôle les marchés  nanciers en France, a lancé un appel aux pouvoirs publics en les alertant sur ses ressources  nancières jugées insuf santes. Parla voix de son président, Gérard Rameix, l’agence a déclaré qu’elle devrait revoir ses interventions à la baisse à l’avenir, à moins d’une augmentation de ses ressources  nancières. Ces dernières, issues de taxes sur les sociétés de gestion et sur les opérations  nancières, sont plafonnées depuis 2014. Pour l’année 2017 le plafond s’élève à 94 millions d’euros, ce quiest encore trop faible aux yeux de l’agence pour pouvoir effectuer son travail correctement.Augmentation de capital pour EDFLe conseil d’administration d’EDF a décidé d’engager une augmen- tation de capital d’environ quatre milliards d’eu- ros. Si son principal actionnaire, l’Etat Français, participera à hauteur de 3 milliards d’euros, le complément viendra des marchés  nanciers en fonction des conditions de ceux-ci. L’entreprise qui souhaite lancer cette augmentation de capital au premier trimestre 2017 attend, pour l’heure,le feu vert de l’AMF. le coin des exPeRtsAXA IM mise sur les stratégiesà duration courteAnne Velot, Head of Euro Credit chez AXA IM présente les perspectives du fonds concernant le marché du crédit européen. Cette dernière estime que 2017 témoigne d’une amélioration notable, que ce soit la reprise économique aux Etats-Unis et dans certains pays émergents, les meilleures marges des entreprises, le programme de rachat d’actifs de la BCE, ou encore la poursuite de l’amélioration des fondamentaux dans le secteur bancaire. Dans ce contexte, AXA IM privilégieles stratégies de duration courte, offrant une faible exposition à la volatilité des taux d’intérêts. Le programme de rachat de la BCE, récemment ajusté, offrant également la possibilité à cette dernière d’acheter des obligations à échéance d’un an, éliminant ainsi la limite de rendement des titres acquis par rapport au taux de dépôt.L’avenir appartient aux small & mid caps selon UBPDéfenseur de la gestion active, c’est-à-dire de la gestion « au détail » au lieu de se baser sur des indices, le groupe Union Bancaire Privée, en la personne de Dominique Leprévost, Président du directoire d’UBI – Groupe Union Bancaire Privée, estime que les mesures de stimulation  scale, d’investissement public massif dansles infrastructures et de relance de l’activité domestique aux Etats-Unis est favorable aux « small & mid-caps » américaines. Ces dernières sont, d’après lui, historiquement plus sensibles au dynamisme économique national. Le banquier en veut pour preuve que lors des dix cycles de hausse des taux de la FED depuis 1926, les pe- tites capitalisations ont surperformé par rapport aux grandes capitalisations de leur secteur. Une raison supplémentaire de se débarrasser de la gestion passive pour revenir à la gestion active.Varenne Global Selection s’écarte des indicesLe fonds va à présent investir directement surles titres donnant accès au capital comme les actions, mais aussi sur les contrats  nanciers négociés sur les marchés réglementés ou encore, les titres d’Etat. La stratégie de ce dernier vise à décorréler les rendements recherchés des indices à moyen terme.Arthur CohenSpécialiste des questions éthiques appliquées au secteur  nancier PDg des éditions Hermanncentrales était donc clair : assurer la stabilité des taux de change et d’inté- rêts ainsi que celle des prix. Avec la  n du système monétaire international de Bretton Woods, les banquiers centraux ont adopté rapidement une attitude plus keynésienne, et fréquemment pris pour cible prioritaire la maîtrise de l’in ation. Autrement dit, petit à petit, la politique monétaire a été ins- trumentalisée à des  ns économiques, ce qui a incité les banquiers centraux à s’octroyer d’autres instruments, dits non-conventionnels, pour atteindre leurs objectifs économiques : quanti- tative easing, credit easing, forward guidance, etc. – instruments qu’ils utilisent d’ailleurs massivement depuis la dernière crise de 2008.En lançant un nouveau portail d’éducation économique, budgétaire et  nancière, la Banque de France endosse (depuis janvier 2017) un rôle supplémentaire, de nature pédagogique : elle veille à présent à la bonne formation  nancière des citoyens. On pourrait penser quele site www.mesquestionsdargent.fr n’est qu’un instrument complémentaire pour garantir la stabilité : il regorge, par exemple, d’informations utiles pour lutter contre le surendettement. Mais je vois dans cette extension de com- pétences bien davantage : elle révèle que les banquiers centraux se sentent investis d’une mission citoyenne, pé- dagogique et éthique. Ils n’entendent plus limiter leur action à la conduite d’une politique monétaire déterminée, ni réguler les systèmes ; ils prétendent instruire et guider les Français dans leurs « décisions au quotidien ».D La réinvention des banques centralesepuis quelques années, nous d’une réinvention du rôle des banques assistons à une petite révolution des centrales.qui se fait presque sans bruit, Autrefois cantonnées à la conduite deQue cela réponde à une demande réelle et croissante de nos compatriotes, tous les sondages l’indiquent. Reste que ce nouveau genre d’interventions in- terroge légitimement sur le rôle futur des banques centrales, qui ne sont peut-être pas les instances appropriées pour opérer cette « stratégie nationale d’éducation  nancière » voulue par le Gouvernement.en tous cas sans fracas, et sans grands débats dans les instances parlementaires et législatives, et sans forte médiatisation. Seuls les spécialistes s’interrogent sur les nouveaux types d’intervention des banques centrales dans l’économie et dans la vie politique. Ce silence ne doit pourtant pas nous tromper : soyons-en assurés, ce qui se joue est d’importance, puisqu’il ne s’agit pas d’autre chose quela politique monétaire, les banques cen- trales avaient des fonctions limitées : l’émission de la monnaie  duciaire, la  xation des taux d’intérêts directeurs, la supervision des marchés  nanciers, la contribution aux délibérations sur les réglementations du risque, voire, en cas de crise systémique, la possibilité de se constituer prêteur en dernier ressort. Initialement, l’objectif des banques76 Mars - n°38Éthique & Finance]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre patrimoineArt de vivre & PAtrimoine l’actu PatRimoine du moisChangez de banque : elle s’occupe de tout !Depuis début Février, il devient plus facile de changer de banque grâce à la loi Macron. Cette dernière prévoit que si le client souhaite changer d’éta- blissement bancaire, il lui suf t de signer un mandat de mobilité et de fournir son ancien RIB à la banque de son choix. Celle-ci s’occupera alors des démarches concernant le changement de banque, mais également de tout ce qui en découle : prélèvements EDF, impôts, salaires, etc. Le délai maximal pour le change- ment de banque est, à présent,  xé à douze jours ouvrés. Un bon moyen de faire jouer la concurrence entre banque, dans un pays où, rappelons-le, la  délité à sa banque est laplus forte des pays d’Europe.contrats d’assurance-vie, totalisant 3,7 milliards d’euros attendent de retrouver leur titulaire ou, cas le plus fré- quent, les héritiers du titulaire du compte. Mis en ligne début janvier, le site a déjà permis de régler plus de 500 dossiers et de remettre plus de 317 000 euros à qui de droit.Presse indépendante et réduction  scaleDepuis l’adoption de la loi pour l’indépendance des mé- dias en novembre 2016, et grâce à l’amendement Charb au sein de cette loi, en hommage au directeur de Char- lie Hebdo, un particulier peutdéduire 30% de son investis-sement dans une entreprisede presse. L’investissement nepeut, en revanche, pas dépasser1 000 € pour un particulier et2 000 € pour un couple. Cetteexonération passe en revancheà 50% du montant investi, avecdes investissements pouvantaller jusqu’à 5 000 € pour unparticulier et 10 000 € pour un couple, s’il s’agit d’une Entreprise Solidaire de Presse d’Information (ESPI). Pour être considérée comme telle, l’entreprise de presse doit réinvestir au moins 70% de ses béné ces annuels dans l’entreprise et ne peut accepter de prise de parti- cipation d’un tiers. Un bon moyen de gérer son patri- moine, tout en garantissant une presse indépendante.Brèves, actus et chiffres du mois concernant d’éventuels placements patrimoniaux pour le particulierLe placement du mois48%C’est le taux de réduction d’impôt dont peuvent béné cier les particuliers qui investissent dans certaines So ca, sociétés de  nancement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel. Auparavant  xé à 36%, il faudra, pour que le parti- culier cinéphile puisse en béné cier, que ce dernier réside en France et souscrive en numéraire au capital de la So ca. Il faudra également que celle-ci réalise au moins 10% de ses investissements dans le capital de sociétés de réalisation et s’engage à investir dans des œuvres audiovisuelles de  ction, de documentaire ou d’animation, ou, à défaut, dans la production d’un  lm en contrepartie de l’acquisi- tion de droits portant sur les recettes à l’étranger. Et qui sait ? Personne n’est à l’abri de se retrouver investisseur d’un  lm oscarisé...3,7 milliards d’euros en attente de leursayants droitLa Caisse des Dépôt et de Consignation vient de lan- cer le site internet ciclade. caissedesdepots.fr. Ce dernier permet à chacun de véri er, puis, le cas échéant, de récu- pérer les sommes provenant de comptes bancaires inactifs ou de comptes bancaires en déshérence. Au total, 6,5 mil- lions de comptes bancaires etA PAS DE GÉRANTS :SCPI, comment passer la p te ?Décryptage de Guillaume Lucchini, Associé fondateur du cabinet Scala PatrimoineLes SCPI af chent des rendements attractifs. Suf t-il pour autant de s’appeler ainsi pour garantir un bon investissement ?La SCPI de rendement est-elle vraiment le placement le plus avantageux aujourd’hui ?L’intérêt de la SCPI de rendement, c’est de mutualiser le risque sur plusieurs actifs, tout en ayant un rende- ment important grâce à un effet de volume. De plus, même si cet investissement est considéré comme un placement  nancier par l’AMF, il est possible de le faire via un emprunt avec des intérêts déductibles. Dans un contexte de taux bas et avec des rendements allant jusqu’à 5% pour les SCPI de bonne facture, c’est un investissement intéressant.Que faut-il regarder avant d’y aller ?Cet investissement est ouvert à tous, et a l’avantage de pouvoir être calibré en fonction de son budget. Ce- pendant, il faut faire attention dans son choix et éviter un effet du moment. Avant d’investir dans une SCPI, il faut regarder la capitalisation de celle-ci, elle ne doit pas être trop faible pour permettre une bonne diversi - cation. Il faut également regarder l’ancienneté, le track record, c’est-à-dire le rendement qui a été délivré les années précédentes ou encore le taux d’occupation, qui permet de voir comment est géré la SCPI. Un bon taux d’occupation se situe entre 85 et 90%, car il y a toujours un taux de vacance sur les grosses SCPI. Concernant l’investissement : si les investisseurs cherchent des revenus immédiats, mieux vaut intégrer ces SCPI dans des contrats d’assurance-vie, a n de limiter la  scalité. S’ils souhaitent, à l’inverse, avoir des revenus différés,utiliser dans ce cas-là le levier de l’emprunt pour  nancer ce revenu complémentaire à terme.Y-a-t-il plusieurs types de SCPI ?Concernant les SCPI de rendement, deux typologies peuvent être distinguées. D’abord, les SCPI qui sont très anciennes et qui béné cient d’une très bonne si- tuation au niveau des actifs, mais qui ont des parcs vieillissants. Ces dernières peuvent af cher des rendements légèrement gon és par un dividende exceptionnel, lié à la vente d’un actif immobilier en  n d’année. De l’autre côté, se trouvent les SCPI de nouvelle génération. Si celles-ci sont déjà adaptées aux nouvelles normes en vigueur, elles permettent à l’investisseur de rentrer sur des investissements sur lesquels il n’y aura pas de grosses charges ou de gros travaux de remise aux normes sur les cinq prochaines années. Attention tout de même, les SCPI en cours de création peuvent également af cher des rendements élevés, car elles n’ont pas encore un très gros parc immobilier, donc sont peu diversi ées.A quoi ressemble la SCPI idéale ?La SCPI idéale a cinq - six ans et capitalise aux alentours de 800 millions d’euros. Elle est diversi ée sur une centaine d’actifs, et a comme locataires des grosses sociétés qui ont signé des baux sur le long terme, ce qui apporte une certaine sécurité du rendement.77Focus suR...l’investissement dans la joailleRieDe son nom complet Franck Luxury Investment Index, cet indice, bâti par le cabinet de conseil en immobilier Knight Franck, recense les actifs prisés par les plus fortunés, qui sont également des actifs d’investissement tangibles et ori- ginaux. Ici, le graphique montre que les investissements en joaillerie ont progressé de 4% entre 2014 et 2015, mais ont connu un boom de 155% depuis une dizaine d’années. Les bijoux ne s’adressent pas qu’aux fortunés. Ils sont même un bon moyen pour l’investisseur en recherche de diversi- té d’investir sur du tangible, qu’il peut porter, exposer, ou revendre. Et, en plus d’acheter des pierres précieuses ain- si qu’une signature qui, bien choisies et authenti ées, ne pourront que s’apprécier dans le temps, c’est également un moyen d’acheter, voire de miser sur l’or à moindre coût et en dehors du marché règlementé. Assemblé avec d’autres métaux, cet « or ornement » peut s’avérer être plus abor- dable à l’achat, et ne dépend pas du cours de l’or, lui-même indexé à la géopolitique mondiale et aux règlementations.Evolution de l’indice FLII, concernant ici l’évolution de l’investissement dans les bijoux, à  n 2015 (en %)155%654Depuis un an Depuis 5 ans Depuis 10 ansecoreseau.fr]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoinePatrimoineFocus sur un placement ou investissement a n d’analyser les tendances et évolutionsL’immobilier haut de gamme parisien Renaissance lutécienneavecTheFamily est une infrastructure de services qui accompagne les entrepreneurs pour faire émerger les startups leaders de demain.Les héros du clavierLa révolution du logementLa recherche de logement est un cal- vaire. Qu’on se le dise, quiconque est passé par là se souvient des alertes emails de seloger.com, des appels manqués de l’agence et de toutes ces visites rocam- bolesques...Le marché du logement est tendu. De plus en plus de gens veulent vivre là où l’activité se concentre. Les propriétaires peuvent se montrer de plus en plus sélectifs et exiger des garanties d’un autre monde.Pourtant, une génération croissante d’in- dépendants cherche à se loger. En 2016 en France, c’est 11% de travailleurs, aux Etats- Unis, déjà 34%. Ce chiffre ne va pas baisser. Ils n’ont pas toutes les garanties mais ils ont du pouvoir d’achat. Par ailleurs, cette pape- rasse qu’ils doivent gérer au quotidien, ils l’exècrent. Alors oui, l’immobilier va changer, ça va déménager même ;) Pour commencer, au niveau de l’accessibilité, Wemind est un bon exemple de ce mouvement. La start-up renverse le système des garants, elle offre une garantie de logement via sa banque par- tenaire. Côté ambiance, Koalition.co lance le "coliving" à Paris :  exibilité, confort, design, et surtout, communauté. C’est un concept d’espace où chaque chambre a sa salle de bain, mais le salon est partagé et les habitants sélectionnés par le groupe. En n, les indépendants peuvent même devenir proprio ! Everinvest.fr trouve l’appartement à l’achat de vos rêves et de vos moyens : une requête, une signature. L’équipe chasse et visite les biens, organise les négociations et prépare le  nancement. Avec 30000 euros en banque, vous dégotez un trésor et les locataires qui vont avec.Explications d’un renouveau qui se con rme...Par Pierre-Jean LepagnotAprès des années sombres, l’em- bellie observée  n 2015 s’est con rmée en 2016 et devrait se pro- longer cette année malgré la persistance du risque terroriste. « L’année 2016 a été l’année du décollage de ces biens haut de gamme, décollage qui s’est traduit tant dans les volumes de ventes que dans les prix et dans une moindre me- sure, dans l’évolution du stock de biens à vendre », déclare Charles-Marie Jottras, président de Féau Immobilier. Le nombre de transactions d'un montant supérieur à 2 millions d'euros a ainsi grimpé de 31% – sur un volume de plus d'un mil- liard d'euros de ventes réalisé par 14 agences, à Paris, Saint-Cloud et Neuilly-sur-Seine. Les ventes d'appartements et hôtels particuliers à plus de 15000 euros le m2 ont bondi de 32%. Il s'agit toutefois d'un mar- ché de niche : les ventes supérieures à 2 millions d'euros représentent moins de 1% des transactions parisiennes, celles au- delà d'un million, environ 5%. Quant aux prix, ils ont progressé de 9% l'an dernier, pour les biens au-delà de 15000 euros le m2, soit « le double de l'augmentation moyenne dumarché parisien », dans le réseau Daniel Féau-Belles demeures. Cette hausse des prix est la première depuis le pic de 2012, après lequel les prix des biens de luxe avaient baissé de 15%, selon Daniel Féau.PaRis, chic etPas tRoP cheR« Paris représente au- jourd’hui une destination phare pour les investis- seurs, avec des prix encore très raisonnables. Nous prévoyons un rattrapage de Paris par rapport aux autres grandes capitales telles que Londres ou Newdemeures de France est ainsi passé en deux ans de 5,1 milliards à 3 mil- liards d’euros. « Ce ni- veau étant caractéristique d’un marché tendu tel que nous l’avons connu par exemple dans les années 2009 à 2011 »,arrondissements. « Pour eux, la localisation, voire une adresse prestigieuse reconnaissable, restent un critère d’achat fondamen- tal », explique Jean-Phi- lippe Roux, directeur de l'agence immobilière John Taylor à Paris. « Ces clients se focalisent sou- vent sur deux ou trois rues (les meilleures avenues) plutôt qu’un quartier, offrant une vue, une ré- novation récente et des prestations récentes de très grand standing. » Pour lui, « les acheteurs étrangers devraient rester actifs dans les mois à venir en raison de l’attracti- vité du marché parisien et pour des nationalités désireuses de diversi er leurs investissements en euros. Il faut savoir qu’en outre ces étrangers ont la possibilité de se faire  nancer en France. Avec des taux au plus bas, c’est également le moment d’acheter en France pour les investisseurs. »Les causes de ce rebondLes Français, principalement des cadres supérieurs, des professions libérales et des chefs d’entreprise, reviennent dans l’achat de biens luxueux,de 1 à 2,5 millions d’eurosYork à un horizon de trois à cinq ans », indique Ri- chard Tzipine, directeur général de Barnes. Autre signe du caractère durable de la reprise, le stock de biens à vendre se dégon e. Le stock instantané de biens parisiens à vendre par Daniel Féau et Bellesprécise Charles-Marie Jottras. Dotés d’un bud- get moyen entre 2 et 5 millions d’euros, parfois plus, les investisseurs étrangers recherchent des biens sans défaut, essentiellement dans le triangle d’or (8ème arrondis- sement) et les 6ème et 7èmeLa vue sur la tour Eiffel, aussi incontournable que la salle de bains...78 Mars - n°38Les héros du clavier]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[PatrimoineRh & FoRmationsont clairement le niveau des taux d’intérêt, l’augmen- tation du pouvoir d’achat pour les titulaires de dollars et l’aspect valeur refuge de l’immobilier par rapport aux autres actifs. Or, « tous ces éléments seront présents au premier trimestre 2017 et nos premières observationsde l’année nous laissent penser que le marché de- vrait rester très dynamique, avec peut-être une période traditionnelle d’attentisme autour des élections prési- dentielles », précise le pré- sident de Féau Immobilier. Lux-Residence.com con rme cette prévision.Dans sa 7ème étude consacrée au secteur, le portail d’an- nonces immobilières haut de gamme met en exergue un regain d’optimisme chez les acquéreurs de biens de prestige, puisqu’ils sont 64% à partager le sentiment que c’est le bon moment pour acheter, soit une progression de 13 points par rapport à 2015. Toutefois leur moral demeure fragile car ils se montrent plus que jamais attentifs aux éventuelles évolutions de la politique  scale en France, et notam- ment pour ce qui concerne l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en cette année d’élections présidentielles. « Le dénouement des élections françaises en mai prochain pourrait ainsi aussi bien propulser que freiner un marché du luxe bien engagé en ce début d’année 2017 sur l’hexagone », estime Cyril Janin, directeur gé- néral et porte-parole de Lux-Residence.com.le RetouR des FRançais FoRtunés L'immobilier de luxe a d'abord bénéficié d'une progression des achats de résidences secondaires dans la capitale, par des Français installés à Londres. Les Français sont passés de 9% des acquisitions des non-résidents à 17% l'an dernier, poursuit Daniel Féau. Un constat partagé par Jean-Philippe Roux. « Nous observons un retour des Français sur le créneau du luxe. Ils représentent désormais 50% de nos acquéreurs contre 35% en 2015. Ces derniers veulent pro ter de la faiblesse historique des taux et de la baisse des prix enregistrée ces dernières années. Par ailleurs, les autres placements  nanciers ne sont guère attractifs ou jugés trop risqués », com- plète le professionnel. Bon nombre de ces nouveaux investisseurs français sont établis à l’étranger,notamment en Angleterre, et s’intéressent aux beaux quartiers parisiens dans une optique de long terme. Selon lui, les Français, principale- ment des cadres supérieurs, des professions libérales et des chefs d’entreprise, sont majoritaires sur les biens de 1 à 2,5 millions d’euros. Pour Emile Garcin, un groupe familial spécia- lisé lui aussi dans le luxe, « beaucoup de Français installés à Londres, Genève ou Bruxelles, ont acheté à Paris pour investir, pas forcément revenir », ex- plique Nathalie Garcin, qui co-dirige l'enseigne.le sixième aRRondissement en tête du PalmaRès Par secteur, les perspec- tives de la capitale sont très variées selon les quartiers et les arrondissements, ré- vèle une étude de l'agence immobilière de prestige Vaneau, citée par SeLoger. Dans le quartier du Marais,les prix tournent désormais autour de 12000€/m2 et la clientèle étrangère tend à diminuer au pro t d’une clientèle française. Dans le 6ème, les prix dépassent les 13000€/m2 et le marché devrait rester tendu. Dans le 7ème, la pénurie de biens haut de gamme devrait tirer les prix vers le haut. Dans le 9ème, le prix des biens dépasse quasi-systéma- tiquement les 10000€/m2 et l’année 2017 s’annonce à  ux tendu. Dans le 14ème, le marché est très dyna- mique et devrait le rester en 2017, avec des ventes très rapides des apparte- ments familiaux et maisons sans défaut pour des prix allant jusqu’à 12000€/m2. Dans le 15ème, les biens avec des grandes surfaces se raréfient et le marché devrait rester dynamique avec des prix atteignant .les 11000€/m2. Dans le 16ème, l’année devrait être marquée par l’attentisme jusqu’aux élections présidentielles.ecoreseau.fr 79]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[ExprEssionsTribune libre« Les mutations de la société se construisent avec les indépendants »Par Patrick Levy-Waitz Président de la FondationTravailler AutrementPDG d’ITG, leader du portage salarialL’entreprise de Zola ou de Ford est dé nitivement aux oubliettes ! Le modèle de l’unité de lieu et de temps du XIXe siècle qui a dé ni le salariat commeétant la règle applicable à tous a volé en éclats. Aujourd’hui, le contexte économique et sociala changé. La vie d’une entreprise est passée de 75 à 15 ans. L’activité des équipes est aussi plus volatile. Et les formes d’emploi connaissent une transformation sans précédent. Avec ce constat, tous les systèmes sociaux, organisationnels, politiques et syndicaux, qui ont été construits autour du modèle industriel ne sont donc plus adaptés à cette nouvelle réalité qui se dessine.La question qui est posée dans nos sociétés modernes, et encore plus en France où la liberté et la protection sont des attentes fortes des citoyens, c’est d’inventer un modèle qui puisse permettre aux indépendants de béné cierd’une protection et en même temps de donner corps à ce besoin de liberté qu’ils expriment par leur choix de vie professionnelle.Le premier levier pour arriver à cette adaptation est la prise de conscience par les pouvoirs publics et les syndicats que les indépendants méritent que nous nous occupions d’eux autant, sinon plus, que les salariés. Nous ne pouvons pasrester dans des univers qui ne s’intéressent qu’à ceux qui sont les plus protégés et non à ceuxqui sont seuls, souvent en recherche d’activitéou en transition professionnelle, ou qui veulentcréer et développer activité et donc richesse. S’iln’y a pas une évangélisation partagée de cette problématique et une prise de conscience des institutions de la profondeur de cette transformation, alors jamais le mouvement ne sera ambitieux.Le deuxième levier est que nous devons réussir à résoudre cette double équation,extraordinairement complexe : « je veuxêtre libre mais je ne veux pas prendre derisque. Je veux de la sécurité mais je veuxêtre autonome ». Nous devons être capablesde trouver une solution pour accompagnerles indépendants dans leur vie quotidienne,pour les protéger de la précarité, et pour qu’ils puissent accéder au logement et à l’emprunt. Aujourd’hui, l’indépendant est un paria de la société. Il ne peut pas prendre un logement caril n’a pas de contrat de travail or les bailleurs et les banques ne considèrent que ceux qui ont un contrat de travail et un CDI. Certes, la protection sociale est un des éléments de réponses, mais nous n’arriverons pas à résoudre cette équation uniquement par ce biais. Tout ceci ne sera possible que par un changement de mentalitéde nous tous et des systèmes institutionnels pour qu’ils intègrent une réalité qui est celle de concitoyens de plus en plus nombreux.Le troisième levier est celui de l’accompagnement des indépendants sur la totalité de leurs besoins. La proposition dela Fondation Travailler autrement est de créer des tiers de con ance, qui soient une interface pour les problématiques de gestion, qui proposeraient aux indépendants des formations, leur garantiraient de la protection socialeet leur donneraient des conseils en termes d’orientation et de développement d’activité. D’une certaine manière, nous devons être capables d’assurer un développement ef caceet pérenne de l’activité des indépendants sans que nous ne  nissions avec une ensemble de mini-jobs tels que les Français les refusent.Ces questions-là sont au cœur du débat présidentiel et vont s’imposer à l’ensemble du corps social français, toutes institutions confondues, dans les années qui viennent.■80 Mars - n°38©HAMILTON/REA]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[Concours de micro-nouvellesExprEssionsLe monde de demain vu par un étudiantEcoRéseau Business le clame haut et fort : il existe en France un ferment entrepreneurial et littéraire dans les esprits, qui ne demande qu’à se concrétiser. La preuve avec ce concours de micro-nouvelles organisé dans chaque numéro auprès des étudiants d’une école, où ceux-ci doivent imaginer une start-up qu’ils jugent révolutionnaire parce qu’elle va bouger les lignes dans le futur. Expérience ce mois-ci avec des élèves de la Majeure «Dirigeants et Entrepreneurs» à Audencia Business School, des plus concluantes au vu de leur créativité.La lauréate, Laure Carrel Billiard, imagine un robot sensoriel...BIENVENUE À ELYSEADes soupirs, une voix douce aussi, tou- jours cette même harmonie de sons. On ne s’en lasse jamais vraiment, voilà la proposition de valeur ajoutée comme les investisseurs aiment tant à nous l’entendre dire.« Votre forfait de 30 minutes a été consommé, nous vous remercions pour votre visite et espérons que vous y avez pris beaucoup de plaisir. A la prochaine envie ! »Un peu mièvre cette voix. On se croi- rait dans une scène de téléphone rose version robot nasillard. Il faudra que jela signale à l’ingé son.« Ah M. X ! Une sacrée aventure votre engin, ça faisait plusieurs mois qu’on m’en parlait mais je ne m’attendais pas à une expérience pareille !- Ravi que cela vous ait plu. Vous avez réussi à vous projeter facilement ?- Les mêmes sensations ! Plus que ma femme, j’ai l’impression d’avoir trompé l’espèce humaine. J’attends notre dis- cussion de demain avec impatience, le marché canadien vous prête désormais une oreille attentive.- Je suis ravi de vous l’entendre dire ! A demain donc. »Aborder l’outre-Atlantique par le Ca-nada... une ambition plus modeste que de s’attaquer à l’Amérique puritaine, c’est sûr. Mais merde quand même ! Un marché de près de 100 millions d’hommes et de femmes sexuellement désœuvrés à qui nous apporterions « LA » solution. C’est rageant...Ah, ce timbre-ci est plus séduisant.« Bienvenue à Elysea, le premier si- mulateur sonore et sensoriel qui vous fera grimper au septième ciel, veuillez choisir votre cabine. »Laure Carrel BilliardAvis d’expert : Vincent Lefebvre, Professeur associé, responsable de la Majeure «Dirigeants et entrepreneurs» à Audencia Business School« Développer des démarches itératives, empiriques, prototyper, tester et apprendre »En quoi encouragez-vous l’entrepreneuriat au sein de votre école ?Nous cultivons une démarche de sensibilisation à l’entrepreneuriat. C’est une discipline désormais dis- pensée à l’intégralité des étudiants. L’’entrepreneuriat est au cœur du programme grande école. Il ne s’agit plus d’un électif ou d’une option mais d’une partie à part entière et incontournable des enseignements. Nous voulons donner aux étudiants les clés pour comprendre les différentes approches possibles dans l’entrepreneuriat et démysti er la création d’entre- prise.Dans un premier temps, il nous tient à cœur de faire saisir que les entrepreneurs ne sont pas quedes génies qui ont eu des idées fabuleuses. Nous revenons également sur les fondamentaux, sur les « comment faire de la veille », « pro ter ou se créer une opportunité d’affaires », « comment concevoir unprojet », « comment résoudre un problème »...Dans nos mastères spécialisés et notre MBA, dans tous les programmes il y a une teinte entrepreneuriale. Nous voulons que l’entrepreneuriat soit un choix, une option professionnelle qui peut être abordée pendant toute la carrière. Les jeunes le perçoivent désormais commepartieintégrantedeleurcursusprofessionnel, là où les parents et leurs aînés ne le considéraient pas comme tel. Le changement de mentalités est dans l’air du temps. Il s’agit de l’accompagner.Dans quelle mesure la pédagogie s’adapte-t-elle aux spéci cités de la création ?L’approche classique du business plan est abordée. Mais, nous axons davantage notre pédagogie entre- preneuriale sur la résolution d’un problème et la façon de co-construire un projet : on théorise moins les enseignements. L’idée est celle de développer desdémarches itératives, empiriques, prototyper, tester et apprendre.Nous ne voulons plus que les étudiants soient dans l’image du développeur de projet dans son garage. Nous les rendons acteurs de la formulation de la solution avec leur futur client. Ces approches correspondent aux générations actuelles qui ont envie de tester avant de se lancer. L’entrepreneur ne fait pas un saut dans le vide sans parachute. Nous validons un maximum de choses avec des études moins systématiques, comme les études de marché, nous privilégions une approche plus directe et plus personnelle. Nos ré exions portent aussi sur les freins à l’entrepreneuriat étudiant. Nous venons d’éditer un livre blanc à ce sujet. A ce jour, nous comptons une dizaine d’étudiants-entrepreneurs, du bachelor au master.Propos recueillis par Geoffroy Frameryecoreseau.fr 81]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[ExprEssionsRegard sémantiqueDepuis neuf ans, Jeanne Bordeau compose des “tableaux de mots” à partir de collages issus d’articles de presse. Démonstratives et percutantes, ses “compositions sémantiques” accrochent le coeur et la raison. A la fois miroir et interprétation de l’actualité,ses tableaux décryptent l’époque de manière presque prémonitoire.Créations thématiques et singulières, ses tableaux mettent en scène les mots-clés d’une année dans des secteurs d’actualité majeurs : politique, économie, crise, culture, société, culture, femmes, développement durable, ressources humaines, verbes. Chaque année, ces dix toiles forment ainsi “une tapisserie de Bayeux contemporaine” et sont exposées courant janvier à Paris.La mémoire des motsPICSPics de pollution, particules  nes, respirer, envie d’air pur, COP 22, perturbateurs endocriniens, vegan, voiture électrique, green tech, ferme urbaine, smart villages.Jeanne BordeauFondatrice de l’Institut de la qualité d’expressionTableau ‘’Tendances en langage’’ DEVELOPPEMENT DURABLE 2016 , Jane BeeSur ce ciel sémantique, à droite, un nuage sombre et étouffant : « respirer, c’est tout », « envie d’air pur », « pollution : le pic ». Elles sont si présentes, les « particules  nes ». L’air souillé a envahi l’Ile-de-France, Lyon, Vil-leurbanne, la Haute-Savoie, les Pyrénées. Et Christophe Bonnal, expert senior au CNES, annonce aussi l’état d’urgence dans l’espace, là où gravite « un pic de pollution spatiale ».Depuis dix ans, le nombre de débris spatiaux en orbite a doublé. La Corne de l’Afrique, elle, fait « face à la sécheresse » !À gauche de la toile, un autre nuage. Il reflète les actions pour développer durablement notre planète bleue. La « COP 22 » de Marrakech en novembre. Les participants se sont mis d’accord pour dire que 2018 serait la date de  nalisation de l’Accord de Paris adopté lors de la « COP 21 ».On a aussi organisé en Slovénie une conférence internationale contre la « souf- france des baleines ». Les consommatrices, elles, semblent se tourner vers des « cosmétiques engagés », ceux-là mêmes qui contiennent des ingrédients naturels et au moins 10% d’ingrédients issus de l’agriculture « bio ».Les « fermiers d’avenir » cultivent aussi de façon engagée. Ils expérimentent l’agro-écologie avec des techniques agricoles respectueuses de la nature.Faire « entreprise utile » : tel pourrait être le mot d’ordre de tous ceux qui veulent « réparer la nature ». En septembre, un sondage IFOP Terre de Sienne nous ap- prend que La Poste, SNCF et EDF se placent aux yeux des Français comme des entreprises « plus utiles » que les politiques. « Green tech » et « smart villages » sont comme des sources d’optimisme.« Monsanto » est autorisé à commercialiser son soja OGM par la justice euro- péenne. Chaque Français produit 530 kilos de déchets par an. Comment les villes peuvent-elles gérer les « décharges » ?Depuis le 1er juillet, les « sacs plastiques » de caisse sont interdits. « Respirer » ! Reste à interdire « l’obsolescence programmée », vecteur d’hyperconsommation.Prochain Numéro le jeudi 30 mars 201782 Mars - n°38]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRETHE SHOW OF THE MOST FAMOUS CABARET IN THE WORLD !DINNER & SHOW AT 7PM FROM €190 SHOW AT 9PM & 11PM FROM €77WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIELCABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 190 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82© Bal du Moulin Rouge 2017 - Moulin Rouge® - 1-1028499 © Pauline NICOLAS -]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[]]></page></pages></Search>