﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="100"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[• Entrepreneurs engagés en politique• Nouveau regard sur les fonctionnaires • Civic tech : la démocratie des start-up • Le débat des 35 heures réouvert• Le cannabis rediscuté...ED TECHLE DÉCOLLAGE DESSTART-UP DE L’EDUCATIONNOUVEAUX MÉTIERSC’EST QUOI UN SCRUM MASTER ?MENTALITÉS, POLITIQUE, ENTREPRENEURIAT...››Notre dossierTOUR DU MONDE DEL’INNOVATIONCLEAN TECHENTREPRISESÉVÉNEMENTIELLANCER SA BOÎTE EN 2017, DU NOUVEAU !ecoreseau.frEN 2017 UN COUP DE MICE, ET ÇA REPART...N° 37 - février 2017www.ecoreseau.frBEL : 4,90 € - DOM/TOM : 4,90 € - N CAL/S 590 cfp - POL/S 650 cfp - CAN 6,50 $ca - MAR 46 MAdMANAGER DEMAINLE RECRUTEMENT ALTERNATIFLA NOUVELLE FRANCE]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[BMW BusinessDrivewww.bmw.frLe plaisir de conduire]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[NOUVELLE GAMME HYBRIDE RECHARGEABLE SELON BMW. OSEZ LA PERFORMANCE DURABLE ET INTELLIGENTE.Et si la technologie Hybride Rechargeable permettait à vos collaborateurs de profiter du meilleur de la conduite électrique lors de leurs déplacements professionnels ? Et si la motorisation thermique était la solution pour leurs longs trajets personnels ? Et si elle leur permettait de conjuguer chaque jour performance et respect de l’environnement ? La technologie Hybride Rechargeable selon BMW concentre réellement tous les atouts, avec zéro émission en mode 100 % électrique et 0 € de TVS*. Découvrez également cette technologie sur bmw.fr/hybride*Exonération totale de TVS pour les BMW 225xe Active Tourer, BMW 330e Berline et BMW 740e Berline. Exonération de TVS pendant 8 trimestres pour les BMW X5 xDrive40e et BMW 740Le Limousine. Consommations en cycle mixte des Nouvelles BMW 225xe Active Tourer, BMW 330e Berline, BMW X5 xDrive40e et BMW 740e Berline et Limousine : 1,9 à 3,4 l/100 km. Consommation électrique : 11 à 15,4 kWh/100 km. CO2 : 44 à 78 g/km selon la norme européenne NEDC. L’autonomie dépend de différents facteurs, notamment du style de conduite, des conditions de roulage et de la température. BMW France, S.A. au capital de 2 805 000 € - 722 000 965 RCS Versailles - 3 avenue Ampère, 78180 Montigny-le-Bretonneux.]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[EditorialEt si la France avait muté ? Quoi, les jeunes ne rêvent plus en priorité de travailler dans la fonction publique ? Et l’entrepreneuriat,jugé plus émancipateur, monte indéniablement en puissance ? Et l’avis des dirigeants de TPE-PME n’a jamais autant pesé dans cette présidentielle qui s’annonce. A tel point que certains d’entre eux s’investissent dans la « res publica », comme relaté dans le Grand Angle. L’image des manifestations contre la loi El Khomri aurait donné une fausse impression d’immuabilité. En témoignent les annonces de François Fillon sur le temps de travail ou la réduction de fonction- naires qui ne l’ont pas pénalisé. Le débat sur la remise en cause des 35 heures est réapparu comme expliqué en Hexagone, ou encore sur une éventuelle légalisation du cannabis, analysée en Prospective. Le pays ne semble pas tanguer à gauche ou à droite, il change en profondeur. La crise, le renouvellement des générations, la plus grande attention portée à ce qui se passe à l’étranger, font leur effet sur une population plus encline à prendre son destin en main, consciente que l’Etat n’est plus ce père tutélaire d’antan, comme ce numéro tend à le démontrer. Une bonne nouvelle ? Assurément, synonyme de citoyens plus à même de résoudre par eux- mêmes des problématiques de tous les jours, d’appliquer plus scrupuleusement la démocratie (cf. les civic techs décrites en Enquête), d’apprendre et se former (cf. les educ techs en Décryptage ou l’Ecole 42 dans le En Immersion). Conscients queles technologies leur donnent plus de pouvoir individuellement, ils découvrent aussi que le contexte semble plus propice pour tenter l’entrepreneuriat, comme notre Business Guides Se lancer en 2017 ou notre nouvelle page Manager Autrement le prouvent. Ce sont désormais ces initiatives qui doivent être soutenues, et les poli- tiques de développement économiques doivent en prendre conscience, comme le précise l’économiste Philippe Nikonoff : « Le tissu est désormais constitué à 8% de PME, ETI et grands groupes et à 92% d’entreprises de moins de dix salariés. Les deux tiers sont des affaires individuelles et microentreprises. 15-20% sont des professions libérales ». Internet et uberisation de l’économie viennent renforcer la tendance. Les gens conçoivent, fabriquent chez eux puis envoient leur production, comme les Canuts qui livraient un patron au XIXème siècle. Vente et conseil se font en ligne. Quiconque peut faire le chauffeur, pratiquer la cuisine, proposer des cours de gym à domicile... sans local d’activité. « Ce sont des métiers nouveaux, hors sol, sans visibilité physique, mais avec une grosse visibilité sur la Toile. Le développemen.t économique local ne peut plus être centré uniquement sur les gros, sur les entreprises de plus de 50 salariés, qui ont certes un effet d’entraînement, mais qui ne sont plus qu’une partie de l’économie », ajoute l’économiste. Le pays et ceux qui le font avancer ont changé. Les pouvoirs publics doivent le prendre en compte, vite.FévriEr - n°37Le Nouveau Monde des CanutsJean-Baptiste LeprinceFondateur & directeur de la publicationJulien TarbyRédacteur en chefLE CHAT by Philippe Geluck4]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseau 4-13Baromètre de l’optimisme 4- Tendances- Actions symboliques - The Green Lifeen couveRtuRe 14-21 RétrospectiveLa nouvelle image de la fonction publique 15Grand AngleCes entrepreneurs qui in uencent la politique 16ProspectiveLe cannabis légalisé en 2050 ? 20HexagoneUn nouveau regard sur les 35h 21PanoRama 22 Régions & TerritoiresL’innovation dans la gestion de l’eau 22club entRePRendRe 24-32SommairEcahieR PRatique 44-64 Créer aujourd’huiL‘accompagnement du créateur, six bonnes nouvelles 46www.ecoreseau.fr 201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél. : +33 (0)9 51 05 87 72 Courriel : contact@lmedia.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste LeprinceRédactionCourriel : redaction@lmedia.fr Rédacteur en chef : Julien TarbyConseillers de la rédaction : Matthieu Camozzi, Olivier Faure, Geoffroy Framery, Aymeric MarolleauChroniqueurs : Alto Avocats®, Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, Arthur Cohen, Philippe Flamand, Pascal Junghans, Julien Leclercq, Sophie de Menthon, IsaLou Beaudet Regen, Jean-Marc Rietsch, Thierry Saussez, TheFamily®Collaborateurs réguliers : Jean-Marie Benoist, Charles Cohen, Anne Diradourian, Ludovic Greiling, Pierre Havez, Marc Hervez, Emilie Massard, Cyril Michaud, Julie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Nicolas Pagniez, Yann Petiteaux, Antoine Pietri,Olivier Remy, Séverine Renard, Pierre Tiessen,Carla Verley, Murielle WolskiDessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardRéalisationCourriel : production@lmedia.frResponsable production : Frédéric Bergeron Conseiller artistique : Thierry Alexandre Crédits photos : Shutterstock, DRPublicité & PartenariatsCourriel : publicite@lmedia.frJulia Bourgeois, Pierre-Marie NauleauDiffusion, abonnements & vente au numéroLMedia / EcoRéseau Business201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)9 51 05 87 72 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 41 €TTC au lieu de 45 €TTC Abonnement 2 ans : 75 €TTC au lieu de 90 €TTCVente kiosque : Pagure Presse - Distribution : MLPAdministration & gestionCourriel : gestion@lmedia.fr Jean-Eudes SansonBusiness guides- Se lancer en 2017, éviter les écueils- Nouvelle con guration du MICE- De la bonne utilisation des TIC en 2017Rh & FoRmationRéseaux & In uenceLe MedefObservatoire Manager autrementLes recrutements alternatifsCarrières & TalentsL’innovation dans l’enseignement supérieur50 56 6266-7666 6872 74Baromètre & Tendances Enquête24Les start-up de la Civic tech changent la démocratie26 Philippe Wargnier, fondateur d’Evioo (optique du futur) 28EcoRéseau Business est édité parLMediaElectron libre Culture du RebondLaurent Buob, l’après procès et liquidationEn immersion42, la meilleure école mondiale du code3032aRt de vivRe & PatRimoineLa Sélection culturelle L’Air du tempsCulture ludique et jeux d’énigmesL’Art du tempsL’Actualité automobile : Essais & TendancesBaromètre Finance de marchéPatrimoine80-948081 82 90 92RCS Paris 540 072 139 Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0318 K 91730 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2265-7436Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adresséspour appréciation.stRatéGie &innovation numéRique 34-42Baromètre de l’innovation 34 Le tour du monde de l’innovationLes Clean Techs 38DécryptageLe décollage de l’Ed Tech, start-up de l’éducation 40Haute résolutionLes enjeux business du e-sport 42Les opportunités de placement dans la pierre en 2017 94exPRessions 96-98 Tribune libre 96 Concours étudiant de micro-nouvelles 97 Regard sémantique 98Imprimeur : Léonce Deprez – Imprimé en Franceecoreseau.fr 5]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauLe baromètre de l’optimisme - TendancesLes bonnes nouvelles existent, encore faut-il les attraper. Elles sont  nalement si nombreuses que nous vous proposonsune nouvelle version plus étoffée du baromètre. Bonnes ondes positives !Le verbatim à retenir...Pour avoir du talent,il faut être convaincuqu’on en possèdeGustave Flaubert, écrivain françaisLE CHIFFRE DU MOIS94start-up françaises sont présentes dans le palmarès Fast 500 des entreprises innovantes avec la plus forte croissance, publié par Deloitte en 2016. La France se classe ainsi devant le Royaume-Uni, qui voit  gurer 70 start-up dans le classement et l’Allemagne, qui n’en a, elle, que 23.Thierry SaussezCréateur du Printemps de l’Optimisme, Incubateur d’énergies positives.Les paradoxes de Luc Ferry sur le bonheurDisons-le d’emblée, a n d’éviter toute équivoque : Luc Ferry est un ami. J’ai pour lui respect et admiration. Il m’a apporté, comme à beaucoup, tant de bonheur avec « Qu’est-ce qu’une vie réussie ? », que je suis décontenancé par la lecture de son dernier ouvrage « 7 façons d’être heureux ». Il est vrai que dans ce dernier ouvrage l’auteur est moins soucieux de « cette pluralité même des réponses qui supposent une forme de sagesse », qu’il af rmait dans la recherche d’une vie réussie. Commençons, paradoxe oblige, par les points de convergence. À l’opposé du moi-je, c’est le moi-nous : je me réalise en connexion avec les autres. Luc Ferry rejette la quête du bonheur pour soi seul grâce à un travail centré sur son ego. Il est vrai que le marché de l’individu, avec ses recettes pour faire de nous des winners, prétendre que le succès ne dépend que de nous, est truffé de balivernes.Pas d’amalgame. Pour les optimistes, ce qui nous fait réussir, c’est d’abord le regard des autres, le travail en équipe, la mise en réseau, l’intelligence sociale. À l’opposé du moi-je, c’est le moi-nous : je me réalise en connexion avec les autres. Le philosophe en appelle constamment, à l’encontre – se- lon lui – des idéologies consolatrices mais funestes, à la ré exion, à la lucidité. Nous sommes des optimistes lucides. Les optimistes béats sont les extrémistes de l’op- timisme. Nous ne rêvons pas d’un monde plus beau qu’il n’est. Nous savons que la vie est belle à proportion qu’elle est féroce. Nous af rmons que l’optimisme est d’abord nécessaire pour faire face aux épreuves de la vie. Quand ça va bien, on peut même avoir des états d’âme. C’est face à la dif culté qu’il convient plus encore de mobiliser des énergies positives. D’ailleurs, c’est ce que font celles et ceux qui traversent les pires galères et se battent de toutes leurs forces pour s’en sortir.Luc Ferry prône la pensée élargie, ouvrir les fenêtres, apprendre et créer, inventer et bâtir. Ne faut-il pas pour faire tout cela, par exemple être chef d’entreprise, une bonne dose d’optimisme ? Faut-il, comme le lapin pris dans les phares, rester obsédé unique- ment par ce qui est moche, triste, effrayant ? Une bonne hygiène de vie consiste à savoiraussi orienter son regard vers ce qui beau, positif, vers ce qui fonctionne, les créateurs, les innovateurs, les entrepreneurs, ceux qui apportent des solutions au lieu de créer des problèmes, toutes ces initiatives écono- miques, sociales, culturelles qui montent chaque jour du terrain et portent l’espoir. L’auteur condamne l’ignorance crasse des réalités du passé, rejette l’idéalisation de la France d’hier pour mieux noircir celle d’aujourd’hui. Les optimistes considèrent cette nostalgie de l’âge d’or, de ce passé qui ne reviendra jamais, comme une dé- mission. Ils mettent en avant, malgré les crises, les atouts durables de la France et de la civilisation européenne.Après cela, me direz-vous, à quelques détails près, où sont donc les points de désaccord ? La divergence centrale porte sur le fait que Luc Ferry jette le bébé de la psychologie positive avec l’eau du bain du bonheur. Il réfute du même coup toutes les avancées des recherches scienti ques, qui prouvent que pensées et émotions sont connectées dans le bon ou le mauvais sens, que nous avons en nous des ressources naturelles pour aller mieux et créer de l’entrain autour de nous. Il décourage toute personne de faire un effort sur elle-même pour éviter ce pessimisme funeste qui atteint notre moral collectif comme il gâche des chances sur le plan individuel. Pour aimer les autres, il faut se respecter soi-même à commencer par l’utilisation de toutes ses capacités personnelles. Luc Ferry en vient même, au nom de la platitude anti-tragique, à douter de l’intérêt du jogging, de la diététique, des bienfaits du sourire et, au nom de la dimension du sens, des intentions de ceux qui militent dans un groupe ou donnent du temps à une association. Faudrait-il, pour être vraiment heureux, mépriser son corps, se laisser aller, faire la gueule ? Faudrait-il que l’altruisme, la bienveillance, l’engage- ment de ces millions de Français engagés dans le bénévolat soient incompatibles avec le fait d’en tirer aussi un accomplissement personnel ? Après avoir fait le constat des convergences et des divergences, concluons par un souhait qui s’applique aux philosophes, en général, et à Luc Ferry en particulier : un phare est fait pour donner de la lumière, non pour accompagner vers les ténèbres.6 Février - n°37L’onde positive]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauLe baromètre de l’optimisme - Tendances LE GRAPHIQUE DU MOISLa France, troisième nation au Top 100 de l’innovation50 40 30 20 1002011 20122013 2014 2015 2016Pour la deuxième année consécutive, dix entreprises françaises font partie du Top 100 des entreprises les plus innovantes. Le classement, réalisé par Clarivate Analytics, montre ainsi quela France, qui se situe derrière les Etat-Unis etle Japon, est la première nation européenne en matière d’innovation. Si les deux premiers du peloton semblent se tirer la bourre, la France reste, elle, fermement en troisième position mondiale. Et les dix entreprises qui font l’innovation de la France ne sont pas forcément des start-up. Plusieurs grands groupes français figurent dans ceux qui font la fierté de l’Hexagone, à l’instar de Total, ou encore Safran, Saint-Gobain, Arkema, le CEA ou encore le CNRS qui figurent au sein de ce palmarès depuis la création de celui-ci, à savoir 2011.Une idée nouvelle à souf er à nos candidats à l’élection présiden- tielle pour nous faire voir la vie en rose ? Une navette française autonome dans les rues de Las VegasDans la foulée du CES, la navette au- tonome Navya a pro té de son pas- sage à Las Vegas pour faire un pilote dans la ville. Du 11 au 20 janvier, les passagers américains ont pu emprun- ter gratuitement les navettes élec- triques françaises sur un trajet pré- programmé et fermé à la circulation. Ces innovations françaises conti- nuent ainsi leur route aux Etats-Unis où elles ont également été présentées au Salon Automobile de Detroit. Facebook part à la chasse aux fausses informationsFort des leçons tirées de lacampagne présidentielle amé-ricaine, Facebook lance unprogramme pour accroîtresa relation avec les médias etformer les journalistes à l’uti-lisation de sa plateforme. Bap-tisé The Facebook JournalismProject, celui-ci a pour but deré échir aux nouveaux for-mats pour les journalistes surle réseau social, en partenariat avec de grands médias. En plus d’in- clure ce qu’il appelle « l’industrie de l’information » beaucoup plus en amont dans la diffusion de contenus, le réseau social s’engage vis-à-vis des internautes à les aider à faire le tri entre les contribu- tions pertinentes, issues de médias sérieux, et les canulars. Les Français champions du monde de codeCodinGame, plateforme organisant des compétitions de programmation infor- matique, a compilé les résultats de l’en- semble de ses joueurs a n d’éditer un classement par formation.Et le résultat fait la part belle aux codeurs français. Sur les 650000 développeurs présents sur la plateforme, issus de France, des Etats-Unis et de Russie prin- cipalement, il ressort que les trois meil- leures écoles, parmi les 15 du classement,sont françaises ! Il s’agit de l’Ecole 42, qui arrive en tête, suivie de l’Ensimag Grenoble INP, elle-même suivie de l’INSA Toulouse. De quoi encourager nos jeunes codeurs à partir à la conquête de l’inter- national ! L’argent ne fait toujours pas le bonheur !Publiée par la London School of Economics, une étude baptisée « Aux origines du bonheur » montre qu’en moyenne les gens ne sont pas devenus plus heureux de-puis 50 ans, malgré des revenusmoyens qui ont plus que doublé.En effet, ce qui rendrait heureuxles gens serait avant tout leursrelations avec autrui et leur san-té plutôt qu’une belle situation nancière. Un constat qui poussel’auteur de l’étude, Lord RichardLayard, à constater que si les po-litiques publiques agissent sur lapauvreté, elle réduisent le mal-être de 5% dans la populationd’un pays, alors qu’un potentiel de 20% de réduction de ce mal-être pourrait être atteint si elles agissaient sur la dépression ou l’anxiété.8 Février - n°37]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[Le baromètre de l’optimisme - TendancesGalaxie ecoRéseau Des vertus de la bonne ambiance au travailSelon des chercheurs américains issus des universités de Pennsylvanie, du Maryland et de Colombus, une bonne ambiance au travail favorise l’appren- tissage informel. Cela permet de créer des liens plus forts entre les collègues, qui auront ainsi tendance à plus se ve- nir en aide. Ces échanges informels sont ainsi autant de façons d’échanger des connaissances ou des compétences,de manière plus ef cace que les formations dispensées par l’employeur. A noter qu’une bonne ambiance sur un lieu de travail permet aussi de réduire le stress, de favoriser l’innovation, et l’optimisme. Le dé cit budgétaire de l’Etat recule en 2016Le 17 janvier dernier, le ministre de l’Economie et des Finances, Michel Sapin, et le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Ec- kert, ont annoncé que le dé cit de l’Etat af chait 69 milliards d’euros en 2016. Soit un recul de 1,5 mil- liard d’euros par rapport à 2015. C’est plus que l’objectif de 69,9 milliards voulu par le gouverne- ment, et c’est même son niveau le plus bas depuis 2008. Un phoenix nommé ExpliciteLe 16 janvier, une cinquantaine d’an- ciens journalistes d’I-télé ont annoncé créer leur propre média : Explicite. Le concept ? Proposer de l’actualité exclu- sivement sur les réseaux sociaux, à sa- voir Facebook, Twitter et Youtube. Un média  nancé, pour l’heure, par les jour- nalistes eux-mêmes et une campagne de crowdfunding. De quoi s’assurer de son indépendance, valeur chère à ces jour- nalistes, qui ont  nalement réussi à se la garantir eux-mêmes. L’exemple inspirant de l’IslandeOn disait l’île de 334 000 habitants - l’équivalent d’une ville comme Nice - perdue, engloutie par le tsunami des subprime, son secteur bancaire trop gourmand ayant abusé des fameux actifs pourris. Non contents d’en remontrer en football, les Islandais af chent désormais une santé insolente en économie. Après une cure d’austérité violente, une dévaluation de leur monnaie pour donnerde la compétitivité au tourisme et aux NTIC, uncontrôle des capitaux, une nationalisation desbanques et une relance de la machine à crédit,ces Nordiques étonnants prouvent que l’on peutvite tourner la page quand d’autres restent em-pêtrés. La croissance de 4% en 2015, de 4.6%en 2016, et annoncée à 4% en 2017, avec en plusun excédent budgétaire permettant de réduire ladette publique élevée, fait des envieux. Grâce àdes salaires réels en hausse et au plein emploi,la consommation privée joue un vrai rôle de moteur. Le secteur du tou- risme en pleine expansion contribue à cette embellie, comme la pêche et l’aluminium qui représentent 20% du PIB. Malgré une couronne dé- sormais trop haute par rapport à l’euro, limitant les exportations, les voyants sont au vert. Et ce n’est pas les changements de premier ministre et de députés, dus aux révélations des Panama Papers, qui vont changer la donne. Le retrait de candidature à l’UE de mars 2015 n’a de plus pas noirci les relations avec les pays membres.9ecoreseau.fr]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauL’ENTREPRISE CENTENAIREFauchon : Lifting digital et physique pour la marque historiqueLe baromètre de l’optimisme - Actions symboliquesFocus sur ces petites interventions discrètes qui changent le quotidienC’est le 23 novembre dernier que Fau- chon a rouvert ses portes place de la Madeleine, à Paris. Cent-trentenaire, la marque se sent toujours jeune et dy-namique ! Pour preuve, cette boutique toute neuve, dédiée aux cinq activités historiques de la marque : « traiteur, thé, chocolat, pâtisserie et vins », comme l’a indiqué à l’AFP Samy Vishel, le directeur du développement de la marque.Malgré ses 85 boutiques à travers le monde et 80% de son chiffre d’affaires réalisés à l’international, Fauchon revient donc à ses origines et a donné, avec l’aide du décorateur Bruno Leroy, un sérieux coup de jeune à cette boutique historique.LA BELLE ACTION INATTENDUELe groupe ne compte pas s’arrêter là. 25 ouvertures de boutiques sont prévues à l’avenir et, plus ambitieux, un hôtel de- vrait également voir le jour dans la capi- tale, à deux pas de la boutique, place de la Madeleine. Fort de 54 chambres dont 22 suites, l’hôtel 5 étoiles ouvrira ses portes début 2018. Une ambition à laquelle n’au- rait pas songé Auguste Félix Fauchon qui installa sa première boutique sur la place de la Madeleine en 1886.La marque, qui réalise à ce jour 180 mil- lions d’euros de chiffre d’affaires, vise 10% de croissance en 2017, notamment via son développement à l’international. Mais la tradition n’oublie pas la moderni- té pour autant, car la marque se digitalise et pèse à ce jour 180000 fans sur Face- book, et 160000 followers sur Instagram. Elle a également conclu un partenariat avec Amazon et propose aux clients d’Amazon Prime Now, à Paris et dans 21 communes voisines, de se faire livrer où ils le souhaitent ses produits. Une fois de plus, cette belle réussite française est là où on ne l’attend pas !L’ACTION SOLIDAIREDes repas préparés et servis par des personnes trisomiquesA l’initiative de Flore Lelièvre, architecte d’intérieur de 26 ans, un restaurant où les repas sont préparés puis servis en salle par des personnes atteintes de trisomie 21, vient d’ouvrir ses portes à Nantes. D’abord imaginé lors d’un projet de  n d’étude, le restaurant Le Re et a ensuite été lancé avec l’aide d’un professeur convaincu et d’internautes solidairesqui ont donné jusqu’à près de 20000euros. Et pour recevoir ces salariés, touten garantissant une qualité de serviceaux clients, il a fallu faire quelquesaménagements. Le recrutement, d’abord,s’est fait par bouche-à-oreille, car une annonce ne ciblant que les candidats atteints de trisomie 21 aurait été discriminante et donc illégale. Une partie de la logistique du restaurant a également été revue. En effet, si la cuisine ressemble à celle de n’importe quel autre restaurant, certains postes de travail sont assis, les assiettes ont des empreintes de doigts moulées audos a n de faciliter leur transport et une salle de repos a été prévue. Car, l’un des principaux ennemis de la bonne marche du restaurant est le stress que peuvent ressentir les salariés lors de la commande, par exemple. Pour y remédier, au Re et, ce sont les clients eux-mêmes qui précisent, à l’aide d’un marqueur et sur une feuille de papier apportée par les serveurs, ce qu’ils souhaitent manger. La carte elle aussi a été simpli ée et propose trois entrées, trois plats et trois desserts. Une initiative unique en France à ce jour, qui recueille un écho très positif de la part des nombreux clients.Il investit 1,7 million d’euros et transmet son entreprise à ses salariés pour éviter la « casse sociale »La Générale de bureautique, Eric Belile l’a créée en 1989. En 2016, l’heure est à la retraite et sonne le glas de 27 années d’entrepreneuriat dans cette PME qui compte 45 salariés. Aujourd’hui, la croissance est constante et la société de vente et maintenance de copieurs et autres outils de bu- reautique est promise à un bel avenir grâce à des contrats qui s’étendent sur cinq ans.Dans un premier temps, la revente de l’entreprise apparaît comme une option, il est approché par des investisseurs, qui, à chaque fois, grossissent leur offre, jusqu’à atteindre des montant autour de 10 à 12 millions d’euros. Des sommes coquettes qui pourraient offrir à cet entrepreneur une belle re- traite, notamment grâce aux quatre millions d’eu- ros de plus-value que lui aurait rapporté la vente de l’entreprise. Pourtant Eric Belile ne vend pas, ilse rend compte que vendre son entreprise, c’est prendre le risque de voir un tiers du personnel li- cencié, dans un souci de rentabilité à court terme du nouvel acquéreur. Aussi, pour préserver l’em- ploi de ces employés qu’il côtoie, pour certains, depuis 10, 15 voire même 20 ans, Eric Belile a l’idée de vendre son entreprise à cinq cadres de celle-ci. Ainsi les emplois seront conservés, et son « bébé » sera entre de bonnes mains. Pour cela, l’entrepreneur a fait appel à un Leverage Buy Out, mécanisme financier qui consiste à emprunter de l’argent à la banque et à rembourser le crédit grâce aux bénéfices de la société. Cela permet notam- ment aux cadres d’acquérir les parts de la société à moindre coût. Mais les banques n’ont pas suivi facilement, et pour convaincre ces dernières de prê- ter de l’argent, l’entrepreneur, décidé, a dû investir de sa poche 1,75 millions d’euros dans l’entrepriseet ne touchera aucun dividende durant la durée du prêt. Un patron prêt à tout, en somme, pour que l’entreprise reste au sein de sa « seconde famille » comme il l’écrit dans L’Obs.Et l’entrepreneur a pensé à tout ! Il lui reste, en ef- fet, encore sept ans à la tête de l’entreprise. Sept années qu’il compte passer à former les cadres en question à la gestion de celle-ci afin qu’ils soient opérationnels à son départ.10 Février - n°37]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[Lufthansa Premium Economy Class.Pour ceux qui en veulent plus.LH.com]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauICI ET LÀ...uLa Chine à la conquête des énergies vertesA l’occasion de la publication de son plan quinquennal lejeudi 5 janvier dernier, laChine a annoncé vouloir investir 361 milliardsde dollars dans les énergies non fossiles. Ceci pour atteindreun objectif de décarbonation de son économie de -54% en 2030 par rapport à 2010. Maisla Chine s’intéresse également aux énergies renouvelables à l’étranger puisque 32 milliards d’euros seront investis dans des barrages en Indonésie, dans des réseaux de distributionau Brésil ou dans des usines de production de modules photovoltaïques en Allemagne, entre autres.u« Un million d’emploi pour le climat »Un rapport publié le 12 janvier par plusieurs associations dont ATTAC, RAC, Les amis de la Terre, la LDH et d’autres, montre que créer un million d’emplois en mettant en œuvre la transition écologique, et en luttant contre les émissions de gaz à effet de serre, est possible.Pour cela les auteurs ont réalisé un minutieux travail de compilation des différentes études sur les emplois verts ou l’impactde mise en œuvre de politiques de transition écologiquesur l’économie ou l’emploi, le tout secteur d’activité par secteur d’activité.Un rapport qui met également en avantque l’argent nécessaire à cette transition existe aujourd’hui, et qu’une telle transition rapporterait plus qu’elle ne coûterait.uA Toulouse, 35000 m2 de bureaux à énergie positiveAvec l’objectif de construire des bâtimentsà haute performance énergétique, lasociété Omnes Capital a lancé un fonds d’investissement de 100 millions d’euros.Un choix avant tout écologique, mais également stratégique, anticipant la prochaineLe baromètre de l’optimisme - The Green LifeLa COP21 n’était pas une  n, mais un début. Suivi des évolutions béné ques à la planèteréglementation thermique, RT 2020 qui imposera, en 2018 pour les bâtiments publics et en 2020 pour les bâtiments privés, de construire exclusivementdes bâtiments àénergie positive.Et la ville deToulouse comptebien en profiter !Associé au fondsd’investissement,le groupeCarle souhaitedévelopper des projets immobiliers « verts » sur des surfaces comprises entre 5000 m2 et 15000 m2, en bénéficiant d’un investissement de 15 millions d’euros sur les cinq ans, de la part du fonds.uDes vignettes pollution pour les parisiensDepuis le 15 janvier, afin de lutter contre la pollution dans la capitale, les véhicules immatriculés avant 1997 pour les voitureset 2000 pourles deux roues ne sont plus autorisés à circuler dans la ville la journée. Pour les autres, un système de vignettes de couleur a été misen place pour dissocier les degrés de pollution des véhicules et faciliter la circulation alternée lors de pics de pollution.uLangouët, la commune qui a banni les énergies fossileseDepuis 2003, la ville bretonne de Langouët s’est fixé comme objectif de bannir les énergies fossiles. Et elle est en passe d’y arriver selon reporterre.net qui s’y estrendu, puisqueseul le tracteurdu villageutilise encore,à ce jour, cetype d’énergie.Si la ville n’estpas encoreautonome en énergie pour autant, les services de la commune, eux, réussissent à produireleur électricité via des panneaux solaires et ont même produit, en 2014, 116% de l’électricité consommée.INITIATIVE VERTELa France teste lapremière route solaireau mondeC’est à Tourouvre-au-Perche, en Normandie, qu’est déployé depuis décembre le premiertronçon de route solaire. Plus grande initiative mondiale en la matière, cette route longue d’un kilomètre est entièrement composée de cellules photovoltaïques, protégées par un revêtement suf samment résistant pour permettre à « tout type de véhicule, y compris les poids lourds » de rouler, af rment les différent partenaires du projet, nommé Wattway. Et ces partenaires ne sont autres que Colas, la  liale du groupe Bouygues et l’In- stitut national de l’énergie solaire, qui lui-même associe deux organismes de recherche en sonsein : l’université de Savoie et le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives.Si la route sera pour l’instant en phase de test, le choix s’est porté sur la Normandie, non pas pour son climat, mais pour rester à proximité de l’usine de production, située dans la même ville. Les in- génieurs pourront donc venir véri er, au quotidi- en, comment la route réagit aux intempéries, si les cellules restent bien protégées et si les conditions d’adhérence sur route ne se dégradent pas.Cinq millions d’euros ont été nécessaires à la con- struction de ce tronçon qui produira une électricité qui sera directement raccordée à un réseau de distribution local. Si la surface de la route avoisine les 2800 m2, la société Colas af rme que seuls20 m2 suf sent à assurer les besoins en énergie d’un foyer, et que ce tronçon d’un kilomètre de long pourrait subvenir, à lui seul, aux besoins en énergie de l’éclairage public d’une ville de 5000 habitants.Lors de l’ouverture du chantier, la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, avait déclaré que « la route solaire s’inscrit dans la transition énergétique : promesse de croissance verte, créa- tion d’emplois, innovation ». Cette dernière a, de nouveau, fait le déplacement en décembre pour l’inauguration. Il faudra cependant attendre deux ans pour avoir les résultats de cet essai, et imaginer ces routes du futur venir remplacer notre Autoroute du soleil.12 Février - n°37]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[professionnel .peugeot .frLA NOUVELLE ÉNERGIE DE VOTRE ACTIVITÉPARTNER 119€HT /MOISELECTRICaprès un 1er(1)loyer de 1 800 €OPTION CHARGE RAPIDE+ PRISE DE RECHARGEÀ DOMICILE OFFERTES(3)Bonus écologique et prime à la conversion déduits et sous condition de reprise(2)BATTERIE GARANTIE 8 ANS(4)(1) Exemple pour la location longue durée (LLD) d’un PEUGEOT Partner Electric Confort 120 L167 neuf et hors options, pour une durée de 60 mois et 50000 km, après un 1er loyer de 1800 € HT. (2) Sous réserve d’éligibilités au bonus écologique de 6000 € et à la prime à la conversion gouvernementale de 4000 € et sous condition de reprise d’un véhicule diesel immatriculé avant le 01/01/2007. Montants exprimés hors prestations facultatives. (3) Option de recharge rapide et prise de recharge à domicile offertes hors pose jusqu’au 30/06/2017 (kit prêt à poser Green’Up Access LEGRAND ref 090476). Offre non liée au financement réservée aux professionnels. (4) Batterie de traction, propriété du client garantie 8 ans ou 100 000 km, au premier des deux termes atteint. Offre non cumulable, réservée aux professionnels, valable du 02/01/2017 au 30/06/2017 pour toute location longue durée d’un PEUGEOT Partner Electric neuf dans le réseau PEUGEOT participant et sous réserve d’acceptation du dossier par CREDIPAR, SA au capital de 138 517 008 €, RCS Nanterre 317 425 981, 9 rue Henri-Barbusse CS 20061, 92623 Gennevilliers Cedex.]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTURELa nouvelle FranceMoins idéologique, plus pragmatique, plus entrepreneurial. Le pays mue, en voici les preuves...14 Février - n°37RétrospectiveL’image de la fonction publique en France........p15Grand AngleCes entrepreneurs écoutés et engagésen politique.........................................................p16ProspectiveLe cannabis légalisé en 2050 ? ......................... p20HexagoneLe débat des 35h remis sur la table .................. p21]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[RÉTROSPECTIVE : EcoRéseau Business revient sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient il y a un demi-siècle. Pas question de comparer, de fustiger ou de glori er le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.L’image de la fonction publique en FranceOn ne rit plus...Souvent chahutés par le passé, mais respectés, les fonction- naires semblent avoir dé ni- tivement chuté dans l’estime des Français. Quelque chose a changé.Par Jean-Marie BenoistLe pays, en cette  n d’année 2016, semble s’être trouvé un nouvel en- nemi : le service public. François Fillon parle ouvertement de réduire les ef- fectifs, et de rallonger le temps de travail ; son opposant malheureux à la primaire des Républicains, s’il n’allait pas aussi loin, était aussi pour la réduction de la voilure – à vrai dire, même les candidats de la gauche ne sont pas particulièrement tendres avec les fonctionnaires. De tels propos étaient encore impensables il y a quelques années. La mo- querie a toujours été présente, mais là, c’est du sérieux... comme si la blague avait cessé d’en être une. C’est en fait l’aboutissement, prévisible, d’un long processus de désamour. « La France est un pays extrêmement fertile, on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. » Le mot, connu, est de George Clémenceau, et témoigne bien du fait que les fonctionnaires sont depuis longtemps en France objets de plaisanterie ; c’est d’ailleurs presque un sport national. Le thème récurrent : la fainéantise. Le fonctionnaire ne pense qu’à ses vacances, ou à son week-end, ou àsa pause-café dans les cinq minutes à venir, et votre problème ne l’intéresse pas, mais alors, pas du tout. Les blagues sur le sujet sont tellement répandues qu’il semble même que tout comique prétendant à être connu sur le plan national doive y consacrer quelques saillies. C’est, en un sens, totalement compré- hensible. La plupart des gens ne rencontrent des fonctionnaires que dans des cadres par dé nition rébarbatifs, qui ne les incitent pas à la clémence : pour des procédures admi- nistratives diverses tout aussi passionnantes les unes que les autres, à l’école, à l’hôpital où ils sont débordés, au commissariat... Peu étonnant donc que l’employé du service pu- blic apparaisse comme un mal nécessaire, etUn abcès a été percé. Il reste à voir, avec les urnes, jusqu’oùles Français vont vouloir aller dans cette soudaine désacralisationdu fonctionnaireque le public trouve une certainecatharsis dans l’humour (à noterque certaines catégories, commeles pompiers, sont exclues de cejeu-là). Mais si cela a toujoursété vrai, cela ne constituait qu’unaspect du fonctionnaire. Même vuavec ambivalence, et ce depuisl’Ancien Régime, il gardait unecertaine dignité : non seulementil était admis qu’il accomplissaitun travail utile au fonctionne-ment de l’État, et œuvrait doncau bien public, mais en plus, iln’y a pas si longtemps que cela,être fonctionnaire signi ait que l’on avait une carrière (une relecture de la littérature du XIXème montre bien l’importance de cet aspect). Ainsi, même sujet de moqueries, le fonctionnaire pouvait se dire que la jalousie y jouait un rôle, surtout compte-tenu des avan- tages associés à la profession : sécurité de l’emploi, retraites anticipées pour certains...L’accumulation de ces avantages, et surtout leur défense, est probablement l’élément qui a le plus contribué à transformer les rires gras en rires jaunes. Face à un monde du travail privé où les heures sont plus longues et où les salaires ne sont pas nécessairement plus importants, le service public semble déjà bien loti – voire trop bien loti. Et du coup, quand ils viennent dans la rue défendre, à grand coup de manifs, leurs avantages acquis, tous les autres, qui n’ont pas ces avantages et doivent aller au travail tout en étant – deplutôt s’est découvert. Dans des études menées en 2011 et 2012 par TNS Sofres et Ifop, les fonctionnaires étaient encore jugés plutôt compétents et honnêtes ; si des éléments étaient mis en doute, ils tenaient plutôt aux qualités de gestionnaire de l’État et à sa capacité à améliorer le fonctionnement global de la fonction publique. À peine deux ans plus tard, après la sortie d’Emmanuel Macron – alors ministre de l’Économie – ayant jugé « peu adéquat » le statut de la fonction publique, un sondage Opinion Way réalisé pour le Figaro montrait que 70% des Français étaient d’accord avec lui, notamment sur l’alignement des régimes demeLes clichés ont la vie dure...plus en plus souvent – gênés dans leurs déplacements, l’ont mauvaise. Il faut bien dire que les syndicats de fonctionnaires, pour se faire entendre du gouvernement, ont de plus en plus tendance à viser les dates et les lieux qui provoquent une nui- sance maximale (typiquement les départs en vacances). C’est ef cace, comme tactique de « négociation », mais cela a clairement retourné l’opinion publique, particulière- ment en période de crise économique. Ce revirement n’est donc, tout compte fait, pas si surprenant. Ce qui l’est, c’est la rapidité avec laquelle le phénomène a émergé – ouretraiteetsurla ndel’emploiàvie.Com. si, soudainement, un abcès avait été percé. Il reste à voir, avec les urnes, jusqu’où les Français vont vouloir aller, dans cette sou- daine désacralisation du fonctionnaire.ecoreseau.fr 15]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTURE45% des Français s’in- téresseront à l’opinion des entrepreneurs lors de la présidentielle de 2017. L’étude de l’agence de com- munication CorioLink et de l’institut OdoxaIls démontre la place que les créateurs de société ont prise dans l’es- prit de leurs compatriotes. A titre de comparaison, les intellectuels stagnent à 18%, les responsables syndicaux à 16%, les dirigeants de grandes entreprises à 12%, quand artistes et sportifs, véritables « faire-valoir » des politiques, atteignent les 4 et 3% ! Renversement de situation ? « Je date le changement de perception de l’opinion publique à 2008. Auparavant les chefs de TPE-PME étaient vus comme des exploiteurs, et au mieux comme des per- sonnes cherchant à s’en- richir individuellement. Avec la crise les gens ont réalisé que les PME étaient plus à même de les sor-tir d’affaire que l’Etat », révèle Hervé Novelli, an- cien ministre ayant initié le statut d’auto-entrepreneur, fondateur de la plateforme de services communautaires WikiPME. Les Français aimeraient également les voir plus représentés dansles hémicycles. Une preuve de plus que quelque chose a changé dans ce pays, où les manifestations et luttes pour les avantages acquis dans les grands groupes et la fonction publique agissent comme un trompe-l’œil pour l’extérieur. Les poli-Par Julien Tarbytiques, de Fillon à Monte- bourg, ne s’y trompent pas et s’expriment fréquemment sur les start-up, l’auto-en- trepreneuriat, le RSA, les effets de seuil ou le crédit d’impôt recherche. Autant de signaux forts, qui an- noncent un investissementplus conséquent dans la chose publique ?l’imPuissance Politique intéGRée, l’odeà la PRoximitéet à l’action Alexandre Jardin n’est pasqu’un écrivain, cinéaste et pamphlétaire de 55 ans, il est aussi un « faiseux » qui secoue le cocotier des « di- seux » politiques avec son fameux mouvement citoyen Bleu Blanc Zèbre. « Je ne cautionne pas les énarques et leur système de coopta- tion au sommet de l’Etat. Nous donnons les clés du pays à des personnes de 22 ans sans expérience. Jugeons seulement de la dette faramineuse du pays, des 8% de Français seule- ment qui font confiance à la politique et des jeunes qui partent en masse à l’étran- ger ! », déclare le candidat à la présidentielle, résumant le sentiment de défiance à l’égard de la classe poli- tique jugée trop éloignée des problématiques quoti- diennes des Français. Les déclarations de François Fil- lon, alors Premier ministre, sur l’ « Etat en faillite » les avaient déjà confortés dans cette idée. « CetteGRAND ANGLE : l’occasion pour EcoRéseau Business d’enquêter sur le sujet principal du panorama, politique, sociétal ou macro-économiqueCes entrepreneurs qui s’investissent dans la chose publique La revanche des faiseursLeurs actions et opinions comptent plus pour l’opinion publique, et donc pour les politiques. Alexandre Jardin, fondateur du mouvement Bleu Blanc Zèbre, est candidatà la présidentielle. « Nous citoyens », le mouvement de Denis Payre, in uence encore la campagne. Les politiques s’entourent d’éminences grises du business. Entrepreneurs d’Avenir planche sur des thèmes, comme France Digitale... Jusqu’où les entrepreneurs vont-ils gérer la Cité ?16 Février - n°37Nouvelle idéologieTout le monde se sent désormais concerné, car le boom entrepreneu- rial est sans précédent. A tel point que certains veulent changer les règles, pour qu’on s’occupe en prio- rité des entreprises qui doivent pou- voir émerger demain, mais dont les fondateurs peinent à franchir toutes les barrières érigées sur leur chemin. L’objectif de l’entreprenalisme est de faire progresser la société des mérites, opposés aux rentes. Pierre Gattaz a récemment dévoilé un mani- feste de l’entreprenalisme, reposant sur l’attachement à l’esprit d’entre- prendre de chaque citoyen, consi- déré comme source de richesse dela nation. Elucubration patronale ? Pas tant que cela. Le document, éla- boré par Leonidas Kalogeropoulos, vice-président d’Ethic, liste plusieurs pistes visant à mettre en œuvre des solutions capitalisant sur l’éner- gie des « entreprenants » toujours plus nombreux, qui se saisissent de projets dans leur vie privée, dans la sphère physique, ou au sein même de l’entreprise. « Des leviers de concrétisation pourraient être mis en place avec la création de bourses de l’entrepreneuriat, ou un accompa- gnement social de tous ceux cumu- lant plusieurs employeurs ou statuts. Il n’est pas normal qu’à la premièreblessure, ceux qui ont été entrepre- nants ne béné cient pas de protec- tion sociale », rappelle le dirigeant du cabinet de lobbying Médiation & Ar- guments, selon qui tout ne doit plus forcément passer par l’Etat : « Prenez l’accompagnement social ; les entre- prises, les plateformes notamment, sont elles-mêmes capables de bâtir un système ef cace que les pouvoirs publics n’auront plus qu’ à avaliser, et elles y travaillent déjà », déclare celui qui voit dans l’entrepreneuriat un fu- tur consensus républicain transcen- dant tous les clivages (cf. EcoRéseau 33, Prospective « l’emploi en 2050 »).Espèce en voie de disparition, mise à mal par les entrepreneurs du coin ?« L’entreprenalisme »]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREL’entrepreneur moderne est agile, réactif, familiarisé avec la révolution, habitué à gérer la complexité, donc les parties prenantes délicatesd’action louée aujourd’hui, y compris dans les régions reculées. « L’Ardèche est un département qui souffre du chômage, et la population se rend bien compte que le salut vient des PME. Si l’une d’elle vient à grandir, les gens obtiennent du tra- vail et tout se construit autour.Ce n’est pas un texte de loi qui va leur fournir un emploi », s’agace Didier Perréol, fondateur et diri- geant d’Ekibio, spécialiste du bio qui emploie désor- mais 200 salariés. Un regard neuf porté sur l’entrepre- neur que Coriolink a mis à jour avec une question étonnante : « La loi oblige les entreprises à accorder un pourcentage de leur CAàdesFrançais ont massivement répondu oui », se réjouit le cofondateur associé Pierre Alibert. Avec le numérique le rôle des indépendants est vu sous un nouveau jour en Occident : « Les «freelance» aux Etats-Unis, «travailleurs autonomes» au Canada, ou «self employed» en Grande-Bretagne ne cessent de monter en puis- sance », constate Hervé No- velli. Les 325000 nouvelles entreprises créées en France chaque année sont donc vues d’un bon œil par les Français, « qui ont intégré que les hommes politiques, une fois au pouvoir, ne réa- lisent malheureusement que 10% de ce qu’ils ont pro- mis », précise Pierre Alibert. L’impuissance voyante dessont à chaque fois dés- habillées, détricotées », déplore Sophie de Men- thon, présidente d’Ethic. Les attentes vis-à-vis de la puissance publique ont été démesurées pour Leonidas Kalogéropoulos, qui en ap- pelle à un rééquilibrage : « L’Etat a toute sa légiti- mité dans la régulation et l’accompagnement, mais des pans entiers d’activité, comme la réhabilitation des quartiers périphériques ou la conception des villes de demain peuvent être confiés au génie entrepreneurial ».Plus outilléset volontaiRes qu’auPaRavant L’entrepreneur moderne détiendrait des qualités fort utiles, pouvant lui permettre d’aller plus loin que sasimple sphère business : « Il est agile, réactif de par l’accélé- ration de son s e c t e u rprise de toute la France pour faire des propositions dans ses fameux « Parlements », dont le dernier vient de se tenir à Bordeaux. Plus clair- voyant ? Pour Didier Per- réol qui a écrit sur le sujet (1), « l’entrepreneur a les cartes en main pour passer d’une dimension productive à citoyenne ». Le problème de l’emploi semble au cœur de toutes les préoccupa- tions. « Si on le résout, on avance aussi sur le sujet fiscal, budgétaire, sur la délinquance, les retraites ou l’éducation des enfants... Or le chef d’entreprise connaît bien ce domaine et saura rechercher le plein emploi en commençant par un bon diagnostic », déclare Nicolas Doucerain, entrepreneur, nouveau président de « Nous, citoyens ». Pour celui qui a succédé à Danis Payre, « le retour du patron paternaliste, qui a compris que l’entre- prise n’est rien sans les gens qui la composent, qui s’attache à leur formation comme à leur bien-être, en quête perpétuelle d’équi- libre, engagé sur un plan sociétal, est l’homme de la situation ». Une nouvelle génération d’entrepreneursplus volontaires pour de- mander la levée des car- cans et la totale liberté d’entreprendre, ou pour s’engager en politique, semble l’avoir compris. « Ils en ont tout simple- ment marre de dépendre de conversations dans les couloirs des ministères, entre politiques, grands patrons, et même syndicats, qui se placent dans de perpétuelles tractations politico-diploma- tiques », observe Sophie de Menthon. Alors que dans les années 80-90 les dirigeants de grands groupes prenaient plus la parole sur les enjeux de société, les patrons de PME et start-up prennent le relais. Le mouvement des Pigeons l’a d’ailleurs prouvé. « A notre Parle- ment de Bordeaux ils ont planché sur le thème «Et si on vivait mieux autre- ment ?», imaginant des ser- vices, produits et modes deprise de conscience, ajoutée à l’avènement du régime des auto-entrepreneurs et à la révolution numérique qui apporte une certaine puissance à l’individu, a sensiblement rapproché chaque Français de l’en- trepreneur », note Leonidas Kalogéropoulos, dirigeant du cabinet de lobbying Mé- diation & Arguments qui défend « l’entreprenalisme » (cf. encadré). Les jeunes Français qui déclaraient à 80% il y a encore dix ans vouloir être fonctionnaires pour être utiles à leur pays, font aujourd’hui le choix de l’entrepreneuriat... « parce qu’ils constatent que leur vie change. Au lieu de faire Nuit De- bout et d’attendre une réaction de l’Etat, ils s’aperçoivent que des problèmes sont résolus autour d’eux, qu’ils se font livrer leur nourriture, qu’ils se déplacent en VTC, que les telecom coûtent moins cher, qu’ils disposent d’une myriade de chaînes TV grâce à la TNT... », ajoute le vice-président du mouvement patronal Ethic. Ce sont parfois même des fossés sociaux qui sont comblés par l’entremise de ceux qui entreprennent. « Prenons les dispositions prises à l’égard des 2,5 millions d’interdits ban- caires. Croyez-vous qu’ils se rendent à la Poste comme prévu, alors que leur par- cours est des plus humi- liants ? Non ! », s’indigne Alexandre Jardin, citant leCompte-Nickel, un service de compte bancaire qui ne peut être débiteur, consul- table sur borne dans les bureaux de tabac, proposé par Ryad Boulanouar et Hu- gues le Bret. Le résultat de ces petits malins de la Fin- tech ? 280000 ouverturesde compte en peu de temps. « Il nous faut rameu-ter lespoliticiens-Nouvelle Donne : Parti de citoyens, créé en 2013 (entre autres par l’économiste Pierre Larrouturou), qui cherche à faire accepter des objectifs stratégiques de court et long terme aux politiques.Politiquee tl a-Nous Citoyens, mouvement fondé par Denis Payre, dirigé par Nicolas Doucerain, constitué pour l’essentiel d’entrepreneurs, cherchant à représenter une force politique ou au moins à peser dans les débats.De nombreux mouvements s’activent à l’approche des présidentielles, pour imposer leurs idées, voire leurs hommes dans la campagne :La société civile en ébullition-Entrepreneurs d’avenir : rassemblement d’entrepreneurs, fondé par Jacques Huybrechts, qui veut promouvoir un nou- veau modèle de société, fondé sur une croissance ef cace mais responsable.-Laprimaire.org – fondée par Thibauld Favre, ingénieur, et David Guez, avocat –, qui organise une primaire citoyenne.-Cap21/Le Rassemblement citoyen (parti de Corinne Lepage), Nous citoyens (Nicolas Doucerain), Gé- nération citoyens (Jean-Marie Ca- vada), Bleu-Blanc-Zèbre (Alexandre Jardin), La Transition (Claude Poster- nak) et Pacte civique (Jean-Baptiste de Foucauld) organisent de leur côté laprimairedesfrançais.fr.-Et bien d’autres encore, comme Mouve- ment Commun, Citoyens du Vote Blanc... veulent faire entendre leur voix.«vi-vants»,ceux quiont une vé-ritable capacitéd’action, ont déjà es-suyé les plâtres et se sont confrontés à la mise en œuvre de leurs propres idées », insiste celui qui a aussi fondé l’association Lire et faire lire, permettant aux seniors de transmettre le plaisir de la lecture aux plus jeunes. Une logiqueœuvres sociales. Êtes-vous demain pour un budget obligatoire dédié à la création d’entreprise ? » Une sorte de responsabilité entrepreneuriale des grands groupes, « à laquelle lesles discrédite. « Ceux qui gèrent traditionnelle- ment la cité sont aux prises avec ce qui précisément terrifie les entrepreneurs : leurs mesures prennent des mois à être appliquées, etconcur- rence crois- sante. Il est fa- miliarisé avec la révolution numérique, la connectivité, et est habitué à gérer la complexité, donc les parties prenantes déli- cates et les corps intermé- diaires », énumère Jacques Huybrechts, dirigeant et fondateur de l’association Entrepreneurs d’avenir, qui rassemble des chefs d’entre-18 Février - n°37]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[management, du télétravail, du leadership partagé... », illustre Jacques Huybrechts chez Entrepreneurs d’avenir, qui a su insuffler dans la dernière campagne prési- dentielle le thème du Made in France.des FReinsà ces nouveaux investissements Les Français veulent des politiques plus entrepre- neurs, et des entrepreneurscepte plus d’entrepreneurs en son sein. Mais « si les entrepreneurs ont gagné en crédit auprès de l’opinion, il leur reste encore à s’in- tégrer et à se faire accepter par les partis politiques qui les rejettent, souvent par corporatisme. Entre le monde politique et celui de l’entreprise, le fossé est grand », affirme Pierre Ali- bert. Course à l’investiture et arrangements d’appareils ne font pas bon ménageser 20 millions sur la table pour faire campagne, ne serait-ce que parce que chaque citoyen est limité à 7 500 euros d’apport », explique Nicolas Douce- rain. Les nouveaux venus ne sont pas les bienvenus. « Les politiques ne cèderont pas leur place, c’est leur métier, ils ne savent faire que cela. Je me souviens d’Eric Woerth déclarant à une assemblée Ethic : «La politique c’est mon métier.Augustin, lorsqu’ils ont reçu François Fillon dans leurs locaux et ont déclaré qu’il semblait avoir le pro- gramme le plus complet, ont été vivement attaqués, accusés d’être homophobes et proches de la Manif pour tous », cite Pierre Alibert. Enfin, l’entrepreneur n’a pas le temps. « J’ai tenté à une époque de me rap- procher de la politique, mais je n’ai pas pu tout cumuler », déplore Didier Perréol. Des voix s’élèvent donc pour faire sauter le verrou, pour obliger par exemple les élus à travailler plusieurs années dans la société civile avant de se représenter. « Les 57% de fonctionnaires à l’Assem- blée ne représentent pas la diversité de la population française. Nous proposons donc que chaque fonction- naire élu démissionne quand il est élu », énonce Nicolas Doucerain. Une incompati- bilité qui existe déjà outre- Manche. En attendant leurgrand soir, les entrepreneurs pèsent sur les idées – les 35 heures rediscutées, le non cumul des mandats, la réforme du Code du travail, etc., ont toujours fait partie de leurs propositions – et co-créent des propositions de lois. C’est d’ailleurs le sens du mouvement #Hacking2017 de France Digitale. Une boîte à idées dans laquelle les candidats à l’élection présidentielle detous bords sont invités à piocher, un peu dans l’es- prit du Pacte écologique de Nicolas Hulot en 2007. « Le grand vainqueur de l’élection 2017 est d’ores et déjà la société civile », prévoit Nicolas Doucerain. « Ent.reprendre pour un nouveau monde : la réussite autrement » de Didier Per- réol, éd. Economia Mundi, 2015.plus politiques, déclare donc France Digitale dans son étude Ifop/Fiducial, qui montre que 60% des Français souhaiteraient que chaque gouvernement ac-avec la société civile. Le code électoral, verrouillé par les politiques, est aussi complexe que le code du travail. « Jamais un chef d’entreprise ne pourra po-Je ne vais pas aller ail- leurs» », précise Sophie de Menthon. En outre, s’engager signifie parfois pénaliser son business pour l’entrepreneur. « Michel etAvec la crise les gensont réalisé que les PME étaient plus à même de les sortir d’affaire que l’EtatNouveau métierL’entrepreneur moderne semble plus impliqué dans la vie quotidienne, sociale, de son territoire. « De par mon activité je cherche à favoriser la consommation lo- cale alimentaire, garante de bonne santé, d’un moindre rejet de CO2 et d’une valorisation des agriculteurs du coin », illustre Didier Perréol, fondateur et dirigeant d’Ekibio qui propose depuis 1988 des produits alimen- taires ou cosmétiques bio et équitables. Il dirige aussi la fondation Ekibio, ainsi que l’institut de l’alimentation bio. Employant 200 personnes au nord de l’Ardèche, associé de la holding Compagnie Biodiversité repré- sentant 1200 salariés et 300 millions d’euros de CA, il sait qu’il pèse toujours plus dans un territoire marqué par le chômage. Améliorer le cadre de vie de ses sala- riés, leur alimentation ou leur équilibre vie privée/vie professionnelle lui permet aussi d’attirer des cadres. «C’est tout l’écosystème local qui béné cie de ces actions. Je fais aussi toujours travailler des entreprises locales si je veux par exemple construire de nouveaux bâtiments », insiste le président de l’Agence Bio et créateur de la fondation Ekibio. Le retour du patron paternaliste des années 30 ? Plutôt l’entrepreneur de territoire, œuvrant au-delà de sa sphère pour rendre le lieu (et donc l’entreprise) attractif. « Toutes les dis- cussions portent sur la durée de travail, alors que les manières d’augmenter le bien-être et le plaisir au tra- vail devraient primer », déclare celui qui emploie un coach sportif pour faire de la prévention au niveau deEntrepreneur de territoirela posture de travail, idée qu’il a ramenée d’Entrepre- neurs d’avenir. Un angle large adopté aussi par Olivier Remoissonnet, le sauveur de La Brosserie Française nichée dans l’Oise et créée en 1846 : le Picard a sau- vé de la liquidation le dernier fabricant de brosses à dents françaises grâce à une relocalisation, une for- mation soutenue pour proposer des produits de niche et une nouvelle offre d’abonnements (cf. EcoRéseau n°32, Culture du Rebond). Mais surtout « les produits à base de bio-plastiques, d’algues, de canne à sucre permettent le recyclage. Nous avons été sauvés par le Made in France, nous cherchons désormais à incar- ner des valeurs de RSE très fortes », explique Olivier Remoissonnet perçu comme un héro dans la vallée du Thérain, utilisant des LED pour l’éclairage ou de l’électricité renouvelable pour les machines. « En fai- sant de l’écoconception et de l’écocitoyenneté, nous ne sommes plus dans le sillage des multinationales. » De quoi sauver 28 emplois. Une approche tournée vers le lieu de vie qu’a théorisée Christophe Chevalier avec le groupe Archer à Romans-sur-Isère, toujours cité en exemple. Alors que le bassin drômois souffrait de l’industrie mourante de la chaussure haut de gamme en cuir – en 20 ans 10000 emplois sur 50000 habitants ont disparu –, le groupe Archer, devenu plus tard l’un des 23 Pôles territoriaux de coopération économique (PTCE), a regroupé les marques locales, tanneurs, pi- queuses, spécialistes du tressage pour mettre au pointde nouvelles offres. S’associant avec des entreprises, des acteurs de l'ESS et les collectivités, Christophe Chevalier a su faire jouer les synergies pour un renou- veau productif (relocalisation, reprise d'entreprises, coopérations industrielles, circuits courts de produc- tion et de distribution...). « Il ne servait à rien de mettre autant d’argent pour former ces gens s’il n’y avait pas d’activité économique sur le territoire. Il nous fallait créer de l’emploi », se souvient-t-il. L’ensemble inter- vient désormais dans la sous-traitance industrielle (vente de dispositifs de  bre optique, fabrication d’es- suie-glace...), l’interim, les transports, les services à la personne, les chaussures, la  lière bio, le fer à che- val... « En 2005 nous réalisions 5 millions d’euros de CA, aujourd’hui 16 millions », se réjouit celui qui a changé le lien qu’entretiennent élus et entreprises, basé ici sur une collaboration de proximité pour dynamiser le territoire. « L’entreprise peut devenir opérateur de solutions, d’expérimentations, et accroître le potentiel d’intervention de l’élu », déclare l’économiste Sophie Keller, qui a cocréé Odyssem, un collectif d'entrepre- neurs au service de l’innovation sociale. Les dirigeants de PME deviennent partenaires pour faire avancer leur territoire, avec une certaine conscience citoyenne. « Le politique ne peut plus relever seul les enjeux so- ciaux, économiques et écologiques », déclare Chris- tophe Chevalier qui a reçu le prix de l’entrepreneur social 2011 (BCG, Schwab).ecoreseau.fr 19]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREPROSPECTIVE : Compte-tenu des innovations en cours dans le domaine, EcoRéseau Business imagine dans une  ction ce à quoi il ressemblera en 2050, puis demande l’avis d’un expert du secteur. De quoi révéler des potentiels insoupçonnésLe cannabis légalisé en 2050Ah ! Chiche ?Le jardin de mamie en 2050 ?régulation, l’ARCA, ils li- mitent le dosage en THC, concentration qui explose aujourd’hui dans les pro- duits vendus illégalement. Un marché noir, qui avait été endigué dans les 30dernières années parce que le caractère transgressif avait disparu, et parce que les prix avaient été maintenus bas au début pour laminer l’offre criminelle, est réapparu grâce à l’invention de nouvelles substances aux effets psy- chotropes plus puissants. L’excitation de l’interdit a refait son apparition, heu- reusement dans des propor- tions moindres que dans les années 2010-2020, avant la légalisation. Les « râleurs » sont épaulés par les détail- lants béné ciant de l’agré- ment ARCA pour distribuer les produits, des débitants de tabac, des pharmacienset franchisés spécialisés de vente et consommation (coffee-shops). Autre point de mécontentement – moins avoué parce que l’idée a ététricité. Malgré ces soucis, l’Etat français retire depuis 30 ans un bilan positif de la légalisation, notamment grâce au transfert des reve-pour être précis, où Tradiv, la première place de marché du cannabis aux Etats-Unis, levait 1,55 million d’euros. Aujourd’hui beuze-trade, la Française, lève 100 mil- lions d’euros. Et la centaine de start-up – centres de re- cherche, médias, réseaux sociaux... – qui gravitent dans l’écosystème quatre fois plus, attirant fonds d’inves- tissements et corporate ven- ture de labos pharma. Chez Kanavape, la jeune pousse devenue grande grâce à ses vaporettes à cannabis sans THC, on garde comme un trophée d’antan le courrier de plainte d’une ministre de la Santé de la Vème ré- publique, Ma.risol Touraine, qui avait saisi la justice pour l’interdire. Oui, la France a changé, pour le meilleur et pour le pire.Et si la légalisation tant débattue survenait ? Des problématiques criminelles et économiques seraient résolues ?Peut-être pas tous les risques sanitaires.Les transferts des revenus  scaux vers le budget de l’Assurance maladie et de la politique de la ville en banlieue ont fait du bienPar Julien TarbyLes messages des tweet walls des villes fran- çaises annonçaient la grogne : les agriculteurs fran- çais producteurs de cannabis manifestent contre la baisse de leurs revenus devant le ministère de l’Agriculture, situé à Bordeaux, décentrali- sation oblige. En effet, malgré leurs robots et diffuseurs de lumière arti cielle toujoursmoins chers et énergivores, ils subissent de plein fouet la hausse des taxes par l’Etat, qui cherche à optimiser ses rentrées  scales tout en ac- croissant son contrôle sa- nitaire de la consommation des jeunes. Mais surtout ils se plaignent d’une nouvelle concurrence déloyale : suivant scrupuleusement le cahier des charges de l’autorité desoutenue par une majorité de Français sur les sites de consultation instantanée des députés –, la volonté des parlementaires d’autoriser la production à domicile et l’achat à un tarif réglemen- taire auprès des producteurs locaux, comme pour l’élec-nus  scaux vers le budget de l’Assurance maladie et la politique de la ville en banlieue. Imiter les Etats- Unis, le Canada ou l’Alle- magne a permis de contrôler le phénomène, et de voir se structurer une  lière. Qu’il est le loin le temps, 2016Avis d’expert : Christian Ben Lakhdar, enseignant chercheur en économie à Lille 2, spécialiste de l’économie de la santé et des drogues, qui a été sollicité par Terra Nova pour étudier les manières de réguler le marché du cannabis (1) :« Tout faire pour éviter les sucettes au cannabis »Quel intérêt y a-t-il à mener des travaux prospectifs sur le sujet ?C’est un problème de santé publique, mais aussi de res- sources policières engagées. Aucune solution n’a été initiée pour sortir le cannabis des réseaux criminels, sans banaliser voire encourager les addictions. Forts de nos tra- vaux, avec Pierre Kopp et Romain Perez, nous avons étu- dié en 2014 un scénario de dépénalisation d’usage comme aux Pays-Bas, et un autre de légalisation complète. La première voie augmentent la prévalence – soit le nombre de consommateurs –, et conforte les criminels qui n’en- courent plus un risque de sanction. La seconde donne des résultats économiques intéressants (+2 milliards d’euros), grâce à la taxation et l’effort policier moindre. Mais notre évocation de la taxe et du monopole public ont soulevé untollé.Nous avons donc planché sur le cadre de régulation avec l’ex-directeur de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (2), Jean-Michel Costes. Le cadre initié pour les jeux de hasard en ligne en 2010, par l’Arjel, nous a ser- vi. Cette entité contraint les opérateurs légaux à la miseen place de moyens de prévention des risques du jeu pa- thologique. L’autorité de régulation du cannabis que nous proposons, l’ARCA, soumettrait un cahier des charges strict aux producteurs – agriculteurs français ou étran- gers – et distributeurs. Mais, étant économiste de la santé, l’exemple du Colorado m’interpelle : la libéralisation a en- gendré une publicité forte ainsi qu’une innovation produit : sucettes, boissons énergétiques ou gâteaux au canna- bis... La consommation s’est renforcée chez les « curieux occasionnels ». Avec les Colorado Tours (circuits pour des activités de montagne et une consommation de canna- bis), le nombre d’usagers réguliers augmente, ainsi que de morts sur les routes. L’ARCA doit donc être combinée à la convention-cadre de l’OMS utilisée pour la lutte anti-ta- bac, pour un cadre de communication strict, des avertisse- ments sanitaires et un packaging neutre, une interdiction de publicité, de vente aux mineurs, de consommation dans les lieux à usage collectif et un contrôle sévère du prix via les taxes. Il suf t de transposer une loi et une convention cadre qui ont fait leurs preuves. Mieux vaut d’abord un prix de vente bas, donc peu de taxes, pour assécher les marchés criminels ; puis ensuite une augmentation a n d’éviter la prévalence. L’ef cacité des forces de l’ordresera accrue sur un marché devenu marginal, mais aussi rémunérateur pour l’Etat.Au vu des prises de parole des politiques et des études réalisées, les mentalités ont évolué en France. Pourquoi ?La crispation quant à une éventuelle légalisation n’est plus si élevée. Cela tient premièrement aux expériences inter- nationales qui font ré échir. Deuxièmement au fait qu’on considère plus le cannabis comme un médicament – Ma- risol Touraine a autorisé en 2014 la mise sur le marché du Sativex à base de cannabis. Troisièmement l’ouverture des salles de consommation à moindre risque à Paris et Stras- bourg a changé les mentalités. Les politiques devraient y trouver l’occasion d’agir pour les banlieues, en récupérant des recettes  scales à  écher vers la politique de la ville etl’éducation dans les zones prioritaires.(1) « De l’intérêt de sortir le cannabis des réseaux criminels », de Christian Ban Lakhdar, éd. Le Bord de l’Eau, févr. 2016. (2)tnova.fr/etudes/controler-le-marche-legalise-du-cannabis-en-france-l-exemple-fonda- teur-de-l-arjePropos recueillis par JT.Comment êtes-vous sortis de cette impasse ?20Février - n°37]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[HEXAGONE : EcoRéseau Business revient sur une problématique très commentée de l’actualité française, a n de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)La controverse sur les 35h revientHaro sur les discussions de bistrotLe faux débat qui amène à de vraies interrogations ?Par Geoffroy Frameryl’application des 35 heures dans la fonction publique est aussi évalué à une petite dizaine de milliards d’euros par an. Rien qu’à l’hôpital, le coût était déjà évalué à 2 milliards d’euros par an en 2005 ! Et ce, sans compter les embauches ultérieures et l’absentéisme. Quant aux heures supplémentaires dans la Fonction publique d’Etat, elles coûtent plus d’un mil- liard d’euro par an. Tandis que pour les collectivités locales, le coût des heures supplémentaires n’est même pas évalué. Bref, au total, un coût quasi aussi élevé pour les  nances publiques que celui des 35 heures dans le privé », continue l’experte.un temPs comPlet ceRtes Faible mais comPensé PaR le temPs PaRtiel ? Selon Randstad, 71 % des Français travaillent plus de 35 heures alors que la moitié des personnes interrogées sont contractuellement sous 35h; tout comme la DARES évoque un volume moyenlarié peut travailler plus de 39 heures par semaine tout en béné ciant de plus de 10 semaines de congés par an (RTT et congés payés). Ce qui compte maintenant, c’est la comparaison avec nos partenaires européens entre le coût d’un salarié à temps plein annuel et le nombre d’heures totales travaillé enrapport de l’IGAS explique que « la durée effective du travail en France n’est pas particulièrement basse par rapport à celles des autres membres de l’Union euro- péenne si l’on considère le temps de travail de tous les salariés, et pas seulement ceux à temps complet », tandis que les inspecteurs rappellentd’instauration des 35 heures. Si le contexte macro-éco- nomique explique en partie ces performances, avec une forte demande étrangère, l’OFCE explique que cette accélération s’est poursuivie après 2002, atténuant de fait ce seul facteur en tant qu’élé- ment d’explication de cette croissance...la question sensi- ble des collectivi- tés teRRitoRiales Mais ces arguments en fa- veur des 35h ne sauraient cacher une misère certaine. « Le pire est que dans nos collectivités locales et nos administrations, il y a un phénomène largement ré- pandu de sous-travail, avec des temps de travail annuels largement inférieurs aux 35 heures. C’est le travail de la fondation iFRAP qui a révélé cet état de fait et depuis, ce sujet est devenu central. Il n’en reste pas moins qu’il existe un problème fonda- mental, qui est mal dénommé, comme étant celui des « 35 heures », à connotation poli- tique, et qui tient au nombre d’heures travaillées dans l’année en France », clame Agnès Verdier - Molinié. Selon l’IFRAP, 1 661 heures par an en France (pour un temps plein) quand il est de 1 847 heures en Allemagne, et de plus de 2 000 heures aux Etats-Unis... Reste également que le rapport de l’IGAS, selon Le Monde, n’aurait pas été publié parce que « des travaux insuf samment achevés ou présentant des faiblesses méthodologiques ne sont pas transmis par le chef de l’Igas ».* Agnès Verdier - Molinié , Ce que doit faire le prochain président, Albin Michel, Essais, 2017L’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) a produit une analyse en juin 2016, directement enterrée en in- terne. Le rapport a depuis fuité. Presque chaque média depuis lors s’est évertué à décortiquer ledit rapport, soit en mettant en exergue certaines vertus du partage du temps de travail, soit en battant en brèche chacun des arguments invoqués. L’occasion pour EcoRéseau Business d’y mettre à froid son grain de sel.des veRtus mais uniquement PouR une PaRtie du PRivé ?Selon ce rapport, les 35 heures ont créé 350 000 emplois en quatre ans de 1998 à 2002, soit un peu plus de 7 200 par mois (un chiffre donc à relativiser, NDLR). Et comme le souligne le rapport : « les politiques de réduction de la durée légale du travail per- mettent de créer, au moins à court terme, de l’emploi à condition de respecter des conditions strictes». Le rap- port de l’IGAS surenchérit en pointant que « les arguments avancés pour contester ces créations d’emploi appa- raissent fragiles. S’agissant de l’effet négatif des lois Aubry sur la compétitivité, aucun élément ne permet de con rmer cette af rmation ». Un point de vue pondéré par Agnès Verdier-Molinié, directeur de la Fondation iFRAP, qui se penche no- tamment sur les TPE et la fonction publique : « les 35heures ont coûté très cher à la France. Elles ont coûté et coûtent aux TPE et PME qui ont souffert, et continuent de souffrir, d’une augmentation du coût du travail, dans la mesure où le temps de tra- vail a été diminué de 11% à salaire égal ». Il s’agit ici des emplois rémunérés au- delà de 1,6 smic, dont les charges sociales ne béné - cient pas d’un allégement, et des entreprises dont le volant d’effectifs est insuf- fisant pour réorganiser le travail et qui n’ont pas, soit les ressources, soit la charge de travail permettant d’em- baucher. « Ces entreprises n’ont très souvent pas réduit le temps de travail et paient des heures supplémentaires qui leur coûtent un salaire augmenté de 25%, ou des heures de RTT dif ciles à utiliser », continue Agnès Verdier-Molinié.face. Et là, on voit clairement, que nous sommes parmi les plus chers à l’heure. D’où le fait que je propose dansune tendance structurelle à l’oeuvre partout en Europe : la diminution du temps de travail.et la comPétitivité dans tout cela ? Notons également que selon l’OFCE (observatoire des conjonctures économiques), l’activité dans le secteur privé en France a crû en moyenne de 2,1 % par an entre 1998 et la grande récession de 2008, sachant que les 35h ont été rendues obligatoires en 2002 mais avec des me- sures transitoires qui ont duré deux années de plus. Depuis la mise en place de la loi Aubry, la croissance d’activité dans ce secteur est passée de 1,8 % avant 1997 à 2,6 % après, connaissant même un pic au cours de la période de mise en place etDans nos collectivités locales etnos administrations, il y a un phénomène largement répandu de sous-travail.Et une absence d’évaluation desComment comptabiliser les heures de télétravail à la piscine du club vacances ?Pour mettre en perspective le coût des 35h, rappelons aussi que la direction du Budget évalue le cout annuel pour le Trésor, en niches  scales d’allègements de charges pour les entreprises, à environ 12 milliards d’euros par an. « Parallèlement, le coût deimpacts des 35hde 39,5 heures travaillées en moyenne. Le thème des 35h ne serait-il pas une fausse question au  nal ? « La ques- tion importante est moins celle des 35 heures que celle du coût du travail et du temps de travail effectif en nombre d’heures annuelles. Un sa-mon livre* de ne plus évaluer le temps plein par semaine mais par an », explique la dirigeant de l’IFRAP. Cette dernière évoque ce faisant un écart de plus de 200 h entre la France et l’Alle- magne par an dans le secteur non marchand. Pourtant, leecoreseau.fr 21]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[PanoramaRégions & territoiresLa gestion de l’eauLe besoin d’optimisation et les impératifs écologiques font évoluer les territoires et les méthodes qu’ils emploient en matière de gestion du réseau d’eau potable.H2Omême titre que dans le secteur énergétique. En contrat avec le groupe Suez Environnement, la ville gi- rondine fait  gure de vitrine des innovations du groupe en la matière, à l’image du système technologique2.0 ?a bien sûr aussi l’extension progressive des compteurs intelligents qui permettront à l’usager de connaître et maîtriser sa consommation d’eau. » La collaboration entre la ville et le groupe est allée jusqu’à la mise sur pied d’un laboratoire com- mun baptisé Lyre. Celui-ci regroupe des chercheurs de la Lyonnaise des Eaux,  liale de Suez Environne- ment, d’Ondeo Systems, la société du groupe qui porte l’offre Smart Water, et des universitaires bordelais. Il est doté de deux millions d’euros, développe des programmes de recherche sur l’eau et l’assainissement et mène des analyses de nombreuses données col- lectées par les compteurs connectés.l’eau, souRce d’oPtimisationen noRmandie Renforcer la performance opérationnelle des services pour l’exploitation du ré- seau d’eau potable. Tel est l’objectif de la Com- munauté d’agglomération du Havre (CODAH) quicommunes qui constituent l’agglomération pour un investissement global de 15 millions d’euros. Grâce à une automatisation du processus de relevé et de facturation des consomma- tions, et à la mise à dispo- sition de meilleurs outils, les tâches des agents de la régie locale en ressortent grandement modernisées, tout comme la qualité de service offerte aux usagers. Ces derniers peuvent béné-  cier d’une solution d’alerte en cas de fuite d’eau, par simple envoi de SMS ou d’email. La facturation se fait désormais sur la base de la consommation réelle de chaque ménage, ce qui n’implique plus de déplacements relatifs à la relève du compteur d’eau. La CODAH a fait le choix de solutions technologiques prometteuses qui font en sorte que chaque compteur communique ses informa- tions par l’intermédiaire d’ondes radio à des relais GSM. Ces derniers réache- minent les données auprès de l’opérateur m2ocity,  liale commune d’Orange et de Veolia Eau, en contrat avec le territoire. Les in- formations sont par la suite transmises aux services de l’eau de l’agglomération quilesmetàsontourà disposition des habitants. L’ensemble du système vise à in uencer le com- portement des usagers en matière d’utilisation d’eau. Une baisse moyenne de 15% par an des consom- mations est attendue avec cette innovation.des investissements PouR déFendRe un modèle écoloGique En matière de gestion del’eau, Grenoble présente un visage atypique. Avec 137000 mètres cube par jour, la ville dispose d’une capacité théorique de distri- bution trois fois supérieure aux besoins actuels, le tout provenant d’un vaste système de captage d’eau de source d’une grande pu- reté. Grenoble est la seule ville française avec Mul- house à ne pas utiliser de chlore. Une con guration qui demande des activités d’entretien régulières et de nombreux contrôles. Pour autant, le prix du mètre cube n’est que de 2,20 euros, bien au-dessous des autres villes. « C’est la preuve que l’on peut obtenir une eau de qualité sans alourdir les factures. Pour conserver cette qua- lité, nous nous efforçons d’entretenir le patrimoine public local. Nous avons investi des montants an- nuels trois fois supérieurs à ceux déboursés lorsque nous étions en délégation privée », souligne Jacques Tcheng, directeur général de la Société publique locale (SPL) Eaux de Gre- noble Alpes.Pour garantir un système assaini à tous les niveaux, le modèle en place im- plique des usagers de l’eau qui siègent au conseil d’administration de la SPL Eaux de Grenoble Alpes. Ceux-ci peuvent ainsi toucher du doigt les problèmes rencontrés. « Ce partenariat optimise la gestion. Les habitants se retrouvent acteurs de la gestion de l’eau. A l’avenir,Par Mathieu NeuEcoRéseau Business s’attache à décrire les innovations des territoires en France concernant une thématique particulièreLes 850000 kilomètres de canalisations qui acheminent l’eau po- table en France seraient-ils un énorme gruyère ? A la lecture des conclusions de l’Opération Transpa- rence lancée au cours des dernières années par la fondation Danielle Mit- terrand-France Libertés et 60 millions de consom- mateurs, la question paraît légitime. La vétusté du ré- seau national est telle que, chaque année, 1,3 milliard de mètres cubes d’eau trai- tés par les usines ne par- viennent jamais jusqu’aux robinets. « Soit 20% des volumes qui se retrouvent perdus, alors qu’ils sont  nalement payés par les consommateurs », indique Emmanuel Poilâne, direc- teur général de la fondation. Autant dire que le besoin d’innovations et de mo- dernité dans le domaineest important.Mais le remplacement d’un seul kilomètre de canalisa- tions coûte entre 400000 et 800000 euros selon les villes. En ces temps de res- trictions budgétaires, toutes les autres alternatives sont donc les bienvenues. Pour une ef cacité accrue à court terme, les décideurs privi- légient ainsi la recherche de solutions innovantes, basées sur les technologies récentes, pour optimiser les consommations.boRdeauxsoiGne son imaGede modeRnitéLa région Nouvelle-Aqui- taine et notamment l’ag- glomération bordelaise ont tenu à être un porte-drapeau du phénomène Smart Wa- ter qui vise à s’orienter vers une exploitation et une utilisation raisonnée et maîtrisée de l’eau, auRamses, déployé a n de gérer de façon intelligente les eaux pluviales et usées. « Il s’agit d’une approche nouvelle de l’assainisse- ment qui constitue un outil unique pour lutter contre les inondations, anticiperToujours plus d’in-novations pour une vraie chute des prix.20% des volumes sont perdus, alors qu’ils sont  nalement payés par les consommateursles risques et prendre des décisions plus pertinentes », explique Philippe Mail- lard, directeur général de la gestion de l’eau chez Suez Environnement. « Il ya décidé d’équiper l’in- tégralité de son territoire de compteurs d’eau intel- ligents. Quelque 100000 unités ont été déployées récemment au sein des 17nous sou.ce modèle en étroite col- laboration avec les usa- gers », poursuit Jacques Tcheng.haitons maintenir22 Février - n°37]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[Club EntrEprEndrEBaromètre & TendancesBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant l’entrepreneuriat, picorés de-ci de-làLe carnet des nominationsen partenariat avecuAlto AvocAtsGiovanna Nino, maîtrise de droit privé général à l’Universi- té Paris 1, Master II de recherche de Nouvelles Propriétés à l’Université de Paris I-XI, avocate au barreau de Paris,est nommée avocate associée au sein du cabinet Alto Avocats, en charge de la propriété intellectuelle et du contentieux.uApril GroupEmmanuel Morandini, 54 ans, executive MBA de l’ESSEC Business School (2000), DEA sociologie des organisations de l’IEP Paris (1988), mastère spécialisé organisation et informatique de l’IESTO-CNAM (1987), ISTOM (1985)est promu directeur général d’April Group.u BEtc (GroupE HAvAs)Axel Renaudin, INSEEC (2006)est nommé directeur associé de BETC.uGAîté lyriquEMarc Dondey, 62 ans, maîtrise droit public de l’université Paris-Iest nommé directeur général et artistique de la Gaîté lyrique.u GiE cArtEs BAncAirEs cB (GiE cB)Philippe Laulanie, 54 ans, MBA d’EM Lyon (1987), auditeur IHEDN, ingénieur agricole (1986)est nommé directeur général du GIE CB, à compter de janvier 2017.uinstitut csAKetty de Falco, 40 ans, DEA marketing de l’IAE de Lille (1997)est promue président-directeur général de l’Institut CSA.ulEnovo FrAncEElisabeth Moreno, 46 ans, exécutive MBA de l’ESSEC Business School et de l’université de Mannheim (2007), maîtrise de droit des affaires de l’université Paris-XII (1991) est promue président-directeur général de Lenovo France.uMinistèrE dE l’EconoMiE Et dEs FinAncEs Isabelle Braun-Lemaire, 47 ans, ENSAE ParisTech (1995), DEA analyse macro-économique de l’EHESS (1995), admin- istrateur hors classe de l’INSEE, Polytechnique (1990)est promue secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances.u sKEMA BusinEss scHoolJean-Philippe Courtois, 56 ans, SKEMA Business School (1983), CERAM Nice, DECSest élu président de SKEMA Business School.uspir coMMunicAtionPatrice Hutin, 63 ansest promu président-directeur général de Spir Communi- cation.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Nomination, les 200 000 décideursFaites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frLe mois de janvier est riche en changements pour l’employeur ! Avec l’entrée en application de certains volets de la loi Travail et d’autres évolutions  scales de la toute  n d’année 2016, la  che de paie de vos salariés va subir quelques modi - cations, en plus de pouvoir être facilement dématérialisée. Mais l’actualité n’est pas que  scale, les  nancements alternatifs ont aussi la cote. Et l’Internet des Objets, sujet vaste et complexe, se démocratise et pourrait en 2017 entrer dans votre stratégie business. démocRatisation des bulletins de Paie électRoniquesMoins coûteuses et plus faciles à stocker, les  ches de paie électroniques deviennent un recours incitatif depuis le 1er Janvier. Paru le 18 décembre 2016, un des décrets de la Loi « El-Khomri » autorise en effet les entreprises à « procéder à la remise du bulletin de paiesous forme électronique ». Le salarié aura, bien sûr, toujours son mot à dire et pourra s’y opposer, mais individuellement. En pra- tique, les entreprises inté- ressées par l’économie du papier devront informerleur salariés « un mois avant la première émission du bulletin de paie sous forme électronique ou au moment de l’embauche », tout en précisant au salarié son droit de s’y opposer (même s’il accepte, il peut à tout moment revenir sur sa décision et contraindre l’entreprise à lui fournir des bulletins papier dans les trois mois suivants sa demande).Pour ceux qui acceptent, l’employeur aura alors l’obli- gation de garder et de laisser à disposition du salarié les  chiers correspondants sur une durée de 50 ans (ou jusqu’aux 70 ans de l’employé). A noter que si l’entreprise venait à fermer avant ce délai, et donc ne plus garder ces  chiers à disposition des employés, elle devra les prévenir au moins trois mois à l’avance a n qu’ils puissent récupérer leurs documents. Documents qui devront pouvoir être récupérés « sans manipulation complexe ou répétitive, et dans un format électronique structuré et couramment utilisé ».Dernier point, au-delà du téléchargement, l’employeur aura également l’obligation de garantir l’accessibilité des documents au travers du Compte personnel d’ac- tivité, lui aussi effectif depuis début janvier. la cotisation PatRonale aGs baisse à 0,20%Suivant une tendance déjà entamée au 1er janvier 2016, le taux de la cotisation patronale AGS (association pour la gestion du régime d’assurance des créances des salariés ou assurance garantie des salaires) baisse à nouveau et passe de 0,25% à 0,20%. Payée sur la rémunération des salariés, celle-ci permet de prévenir le risque de non-paiement des salaires en cas de redressement ou de liquidation judiciaire d’une entreprise. Elle est ap- plicable à l’ensemble des rémunérations dans la limite de quatre fois le plafond mensuel de la Sécurité sociale, c’est à dire 13076 € en 2017. comPte Pénibilité : tous les em- PloyeuRs Passent à la caisseDepuis le 1er Janvier 2017, tous les employeurs, ycompris ceux qui n’exposent pas leurs employés à des risques sur leur temps de travail, doivent payer une « cotisation pénibilité de base ». Celle-ci est calculée au taux de 0,01% sur tous les contrats de travail de l’entreprise, sans distinction. Elle est déclarée en même temps que la Sécurité sociale et ne peut faire l’objet ni de réduction, ni d’exonération.De plus, pour les employeurs qui exposent leurs em- ployés à la pénibilité, la cotisation double. Cette coti- sation maintenant appelée « additionnelle » passe de 0,1% à 0,2% de la rémunération des employés exposés à un seul facteur de risque. Pour les salariés exposés à plusieurs facteurs de risques, celle-ci passe de 0,2% à 0,4% de leur rémunération.Afin de n’oublier Aucun chAngement sur lA fiche de pAie en 2017Le SMIC légèrement revalorisé : Annoncé par la ministre du Travail mi-décembre, le SMIC est passé de 9,67€ à 9,76€ brut de l’heure au 1er Janvier. Cela fait passer le SMIC mensuel à 1480,30€ brut pour une semaine de 35 heures.Titres-restaurant : La limite d’exonération des tickets restaurant est passée de 5,37€ à 5,38€ depuis début janvier.Retraite : Nouvelle hausse pour le taux de la coti- sation d’assurance vieillesse. Applicable sur l’inté- gralité de la rémunération du salarié celui-ci passe à 2,30% décomposés comme suit : une part patronale qui passe de 1,85% à 1,90% et une part salariale qui passe de 0,35% à 0,40%.Plafond Sécurité sociale : En 2017, le plafond mensuel est de 3269€, le plafond annuel est lui porté à 39228€.Cotisation GMP : Cotisation permettant aux cadres dont le salaire n’atteint pas le plafond de la Sécurité sociale de béné cier de 120 points de retraite com- plémentaire par an, la Garantie minimale de points (GMP) est portée à 70,38€ en 2017. Soit 43,67€ à la charge de l’employeur, et 26,71€ pour le salarié.qui font le business en France ! les Financements alteRnatiFs Plébis- cités en FRance !Entre 2013 et 2015, les  nancements alternatifs ont bondi de 318% en France selon une étude menée par KPMG et le centre pour la  nance de l’Université de Cambridge. L’ensemble des fonds levés via les plate- formes dédiées est ainsi passé de 76 millions d’euros24 Février - n°37]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[en 2013 à 319 millions d’euros l’année der- nière. Un chiffre qui con rme la santé de ces  nancements qui attirent autant les start-upet les PME que les investisseurs. Et une progression qui place la France en tête d’une ten- dance européenne (hors UK) qui suit le même chemin.A l’échelle de l’Europe, le marché des  nancements alternatifs a en effet doublé de taille entre 2014 et 2015 pour atteindre 5,431 milliards d’euros (dont 4,348 mil- liards au Royaume-Uni, qui n’est pas pris en compte dans l’étude compte tenu de ses spéci cités).Si le prêt privé aux particuliers domine le marché français avec un volume de 135 millions d’euros, côté entreprises l’inves- tissement participatif en actions représente 75 millions d’euros en France suivi par le  nancement participatif avec contrepartie en nature (Kickstarter, Ulule et consorts), et le prêt privé aux entreprises, qui repré- sentent respectivement 48 et 28 millions d’euros. A noter qu’au niveau européen, ce dernier devance largement ses deux concurrents, atteignant un volume de 212 millions d’euros. Une tendance qui devrait se poursuivre pour la France comme pour l’Europe ces prochaines années. entRée en aPPlication du cPa, quels chanGements PouR l’entRePReneuR ?Présenté comme « la grande réforme sociale du quinquennat » par François Hollande et porté par la loi « El-Khomri », le Comptepersonnel d’ac- tivité (CPA) vise à simpli er la vie aux salariés en réunissant au sein d’un même « compte » tous les droits sociaux acquis pendant leur carrière ;pour par exemple, béné cier de forma- tions, se faire accompagner dans son pro- jet de création d’entreprise, faire un bilan de compétences, passer à temps partiel avant un départ à la retraite ou anticiper Du 12 décembre 2016 au 21 février 2017 : i-LAB 2017Organisé par le ministère de l’Education nationale, ce concours, dont la dotation peut atteindre 450000 euros, a pour but d’aiderles projets innovants avec un fort contenu technologique.Dépôt des candidatures jusqu’au 21 février 2017 sur : www.enseignementsup-recherche.gouv.frcette dernière.Ouvert pour l’instant aux demandeurs d’em- ploi et aux salariés du privé, il implique quelques nouveautés pour l’employeur, l’employé ou le futur créateur. Un em- ployé présent depuis plus d’un an dans son entreprise et justi ant de cinq années de CDI, pourra, par exemple, béné cier d’un congé rémunéré sur ses heures de travail pour effectuer un bilan de compétences. Mais la nouveauté réside surtout dans la fusion du Compte personnel de formation, du Compte pénibilité et d’un nouveau venu : le Compte d’engagement citoyen. Le premier assure de cumuler des heures par année travaillée, plafonnées à 150 heures. Le second permet aux salariés travaillant de nuit ou exposés à des tâches dif ciles de cumuler des « droits » supplémentaires, et le troisième permettra aux citoyens ayant fait du bénévolat, intégré la réserve citoyenne ou fait leur service civique de béné cier eux aussi de « droits » supplémentaires. Ces heures ou ces droits convertis en heures, concentrées au sein du même compte, permettent ensuite de béné cier des droits sociaux énoncés plus haut. comPte Pme innovation : une nouvelle souRce de Fi- nancement PouR les Pme2017 est l’année du lancement du Compte PME Innovation (CPI) porté par la loi de  nance recti cative pour 2016. Cette mesure permet au détenteur de réinvestir l’imposition sur ses plus-values de cession de titres dans une PME innovante ou une start-up. Adopté le 20 décembre dernier, le CPI ne pourra être ouvert que s’il existe un pacte d’actionnaires représentant plus de 25% des droits de vote, et à la condition que chaque signataire soit détenteur d’au moins 1% des droits de vote.Les PME concernées par les CPI devront être des PME de moins de sept ans, des PME innovantes de moins de dix ans ou même des fonds d’investissement. Attention cela dit, le détenteur n’est pas exonéré de l’impôt sur les plus-values de cession, mais il voit celui-ci reporté le temps de la durée de vie du CPI. L’objectif du gouvernement consiste à encourager les entrepreneurs qui détiennent un CPI à aider  nancièrement d’autres entreprises et à partager aussi leur expérience et leur réseau. un Guide PouR intéGReR les objets connectés dans sa stRatéGieLe CIGREF a publié un rapport sur les objets connectés a n d’évangéliser, d’alerter et de guider les entreprises face aux transforma- tions qu’elles vont être amenées à connaître. Disponible en ligne, l’étude « Objets connec-tés, un 360 pour bien les com- prendre » a pour but d’« aider les entreprises à bien com- prendre l’im- pact de l’inté-gration des objets connectés dans leur stratégie, dans leur écosystème et dans leur système d’information ».Avec ce guide les dirigeants et entrepre- neurs pourront ainsi mieux appréhender ces derniers et comprendre comment ces objets connectés (également appelés Internet des objets, ou IoT, pour Internet of Things) peuvent modi er, voiretransformer leur activité,leur écosystème ou en-core leur business model.Conçu de manière à nepas perdre les plus néo-phytes, il commence parles dé nitions des termesde l’Internet des objetsavant de poursuivre parune présentation de leur écosystème. Puis, suivent les aspects techniques et sécurité. Un livret en téléchargement libre sur le site du CIGREF. 22 et 23 février 2017 : Salon de l’entreprise et de la Franchise Occitanie Dédié à la création, au développement, à la transmission/reprise et au  nancement d’en- treprise, le salon aura pour but de favoriser les échanges et les rencontres au niveau de la région. Entrée gratuite.Inscription à l’adresse : www.sempy.comBaromètre & TendancesClub EntrEprEndrE 1er et 2 février : Salon des Entrepreneurs de Paris 2017Pour sa 24ème édition, au Palais des Congrès, près de 68000 entrepre- neurs sont attendus sur ces deux journées articulées autour de deux axes : les jeunes, et le développement à l’international. Pléthoresde conférences, workshops, espaces de co-working et consultations sont ainsi prévues pour les moins de 30 ans a n de les aider à passer de l’idée au décollage de leur business. L’international sera lui aussi présent au sein d’un pavillon dédié, regroupant de nombreux acteurs de l’accompagnement à l’export, comme Business France, la région Île-de-France ou la Banque Desjardins.Inscrivez-vous dès maintenant sur : www.salondesentrepreneurs.com 3 février 2017 : Web Entre- preneur Day à ParisPour sa 2ème édition, le WED convie 16 speakers entrepreneurs à venir s’exprimer sur le thème de l’image avec un grand « I »: image de soi, photo, vidéo ou encore vision...Inscrivez-vous sur : www.web-entrepreneur-day.comecoreseau.fr 25Save the date]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[Club EntrEprEndrEEnquêteL’occasion pour EcoRéseau Business d’enquêter sur le sujet principal du Club Entreprendre, en rapport avec l’innovation et l’entrepreneuriatLes start-up de la Civic TechLa démocratie 2.0 cherche encore son modèle économiqueAlors que la dé ance des citoyens envers la politique atteint des niveaux inédits, des start-up veulent les réconcilier avec leurs élus grâce aux technologies. Si elles ont obtenu de premières victoires, les jeunes pousses de la “civic tech” peinent à trouver leur modèle économique.Bobby Demri, le fondateur de GOV, une plateforme où les citoyens peuvent exprimer leur opinion sur les hommes et femmes politiques et voter pour des idées soumises par la communauté. A l’instar de GOV, nombre de jeunes pousses veulent changer la politique grâce aux technolo- gies, par exemple en aidant les citoyens à contrôler l’action publique, à dialoguer avec leurs élus, ou encore à voter en ligne. Parlement & Citoyens, Fluicity, La Primaire, Voxe, Stig, Curious... La liste de celles qu’on appelle les «civic tech» ne cesse de s’allonger. Elles ont même leur collectif de transition démocratique baptisé Démocratie Ouverte. Créé en janvier 2012 parArmel Le Coz et Cyril Lage – aussi à l’origine de la start-up Par- lement & Citoyens –, il réunit une trentaine de projets. Le 6 décembre, il a ouvert dans le onzième arrondissement de Paris un incubateur dédié à la civic tech, présidé par Romain Slitine. Il lancera son appel à projets en février, pour recruter cinq start-up qui débuteront leur incubation au milieu de l’année. La promotion 2018 devrait ensuite compter dix projets. Le budget de l’incubateur, qui s’élève à 200000 euros, a été  nancé par la Caisse des dépôts et consignations, le groupe La Poste, la Mutuelle géné- rale de l’éducation nationale (MGEN), le Crédit coopératif et la Fondation Accenture. En octobre, l’incubateur Li- berté Living Lab avait aussi ouvert ses portes à Paris pour accueillir sur 1600 mètres carrés quelques start-up du secteur, dont LaPrimaire.org et FluiCity, une application créée par Julie de Pimodanqui permet aux communes d’informer leurs administrés et de les consulter avant de prendre des décisions.PRemièResvictoiResA ceux qui douteraient de leur utilité, ces start-up répondent qu’elles ont déjà enregistré plusieurs victoires. La loi sur l’usage non-agricole des pes-conscience que leurs textes ont plus de légitimité et d’ef-  cacité lorsqu’ils mobilisent les citoyens pour les aider à les rédiger plutôt que les lobbies », explique Armel Le Coz, cofondateur de Parlement & Citoyens, dont l’outil a déjà été utilisé par plus d’une quarantaine de parlementaires. Pendant la primaire de la droite, GOV a été le premier institutPar Aymeric MarolleauSi les élections prési- dentielles passionnent les Français, avec uneparticipation régulièrement supérieure à 80%, il n’en va pas de même pour les autres scrutins. Le taux d’abstention a atteint 36% aux dernières municipales, et moins d’un électeur sur deux s’est déplacé en 2014 pour élire son députéeuropéen. En outre, le niveau de dé ance des citoyens envers la politique atteint des niveaux préoccupants. Début 2016, le baromètre de la con ance politique du Cevipof mon- trait par exemple que 88% des Français pensent que les responsables politiques ne se préoccupent pas de leur avis, et 67% jugent que la démo-cratie ne fonctionne pas très bien en France.« Il est nécessaire de refonder la démocratie pour l’adapter au 21ème siècle. On ne peut plus se contenter d’être dans une parole descendante alors que nous avons désormais tous les outils pour instaurer une parole qui aille de bas en haut », jugeMesure de l’opinionLe futur des sondages ?Il ne fait pas bon être sondeur en 2017. La victoire du Brexit en Grande-Bretagne et de Donald Trump aux Etats-Unis l’an der- nier, pourtant donnés perdants par la plu- part des sondages, ont semé le doute sur des instituts déjà fragilisés économique- ment depuis quelques années. Même les médias, qui en ont pourtant beaucoup usé par le passé, semblent aujourd’hui s’en mé er. Le Parisien a par exemple annoncé début janvier qu’il ne commanderait pas de sondages politiques pendant la cam- pagne pour les élections présidentielles. Pour ne rien arranger, les start-up de la civic tech veulent les ringardiser. « Le mo- dèle des instituts de sondage est dépassé. Ils ne contactent qu’une faible partie de la population, et leurs questions sont restric- tives, ce qui empêche la détection des si- gnaux faibles », critique Bobby Demri, qui a fondé GOV avec Pierre-Alexandre Teulié  n 2013, un forum de débat et un outil de mesure de la popularité des personnali- tés politiques. Par contraste, la start-up, qui n’a pas recours à des panels, assure mesurer en temps réel la cote de popula- rité des hommes politiques en demandant à ses utilisateurs de voter régulièrement pour les membres du gouvernement et de l’opposition. Chaque jour, les «govers»peuvent aussi lancer jusqu’à trois débats sur des sujets de société et mesurer la réaction de la communauté à leurs pro- positions. Huit millions d’opinions ont été exprimées sur GOV depuis sa création. La start-up, qui emploie une dizaine de sala- riés, a réalisé près de 1 million d’euros de chiffre d’affaires en 2016 en vendant des études d’opinion et des applications sous marque blanche aux entreprises et aux collectivités qui veulent consulter leurs salariés et administrés. Le fonds d’inves- tissement de l’agence de communication Fred & Farid est entré à son capital en 2014, dont elle détient aujourd’hui 25%. L’agence KR Média détient aussi une par- ticipation minoritaire.GOV a deux concurrents depuis l’an der- nier sur le créneau de la consultation pu- blique : Stig, créée à l’automne par Jéré- mie Paret et Germain Lecourtois, et Make. org, créée cet été par Axel Dauchez, qui était depuis 2014 le président de Publicis France, après avoir été celui de Deezer à partir de 2010. Make.org, qui compte une vingtaine de salariés, a levé 1,6 millions d’euros auprès d’actionnaires dont les noms n’ont pas été révélés, et prépare, selon Les Echos, une nouvelle levée de 5 millions d’euros.26Février - n°37ticides, portée par le sénateur Joël Labbé (EE-LV) et pro- mulguée en février 2014, ad’écoute de l’opinion à avoir senti monter les intentions de vote pour François Fillon,Aider les citoyens à contrôler l’action publique, à dialoguer avec leurs élus, voter en ligne,noter les politiquespar exemple été co-construite avec les internautes de la plate- forme Parlement & Citoyens. « Les parlementaires prennentdeux mois avant le premier tour. « Les outils de la civic tech commencent à permettre aux citoyens d’exercer un vrai]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[du modèle économique est particulièrement complexe pour les civic tech, car il doit à la fois garantir leurmique des sociétés de la civic tech. Outre les dons de ses utilisateurs, la plateforme d’hébergement de pétitionsde la civic tech font face à des critiques sur leur repré- sentativité. Ne se font-ils pas seulement la voix des plus aisés, qui peuvent acheter les outils technologiques leur permettant d’exprimer leur opinion ? Car même si de plus en plus de Français ont un smartphone (leur taux d’équi- pement était de 81% en 2015 selon une étude de Deloitte et Yahoo) et se connectent à Internet (ils étaient 47,6 mil- lions selon Médiamétrie en juin 2016), la fracture numé- rique recouvre encore souvent les fractures économiques et sociales. Selon une étude du Credoc, 90% des personnes déconnectées n’ont pas le Bac et ont généralement des revenus égaux ou inférieurs à 1500 euros par mois. En outre,EnquêteClub EntrEprEndrELoiCo-construction des textesLa Loi pour la République numérique, por- tée par la secrétaire d’Etat au Numérique Axelle Lemaire et adoptée en septembre 2016, a été l’un des premiers exemples probants de co-rédaction de textes de loi entre les élus et les citoyens. Pendant six mois, le site republique-numérique.fr a en effet recueilli « 8500 arguments, amen- dements et propositions de nouveaux ar- ticles » de la part de 21330 contributeurs qui ont voté près de 150000 fois. Ce travail a abouti au rapport #AmbitionNumérique, qui a inspiré le projet de loi présenté en Conseil des ministres  n 2015. Certaines start-up de la civic tech se sont spéciali- sées dans la co-construction législative. C’est le cas de Parlement & Citoyens, fondée en 2011 par un ancien collabo- rateur parlementaire, Cyril Lage, et un designer de service, Armel Le Coz. Elle a opté pour un modèle économique original.Outre l’association Parlement & Citoyens, ses dirigeants sont depuis juillet 2014 à la tête de l’entreprise Cap Collectif, qui a réalisé près de 600000 euros de chiffre d’affaires en 2016, avec huit salariés, en vendant sa plateforme de co-construc- tion de textes en ligne à une quarantaine de clients depuis sa création. Parmi eux, des administrations (ministères, agences) et collectivités publiques, des entre- prises, des associations et des syndicats. « Nous avons choisi une structure hybride a n d’assurer la pérennité de Parlement & Citoyens et essaimer cette méthode de co-construction dans d’autres do- maines », justi e Cyril Lage, le président de Cap Collectif. L’entreprise, qui est ren- table, cherche à lever 1,5 millions d’euros d’ici la  n de l’année pour  nancer ses développements techniques et commer- ciaux.Une prise de conscience des parlementaires que leurs textes ont plus de légitimité et d’ef cacité lorsqu’ils mobilisent les citoyens plutôt que les lobbiesLa civic tech, un moyen de réconcilier les Français avec la politique ?contre-pouvoir », s’enthou- siasme Armel Le Coz. Toutefois, ces services comptent encore peu d’uti- lisateurs. LaPrimaire.org n’en a par exemple que 50000 et GOV 120000. La compéti- tion pour attirer les citoyens connectés sera donc rude. Pour y parvenir, tous espèrent pro-  ter de cette année électorale en nouant des partenariats avec des médias. C’est par exemple le cas de Make.org, qui a lancé le programme de propositions Solutions 2017 avec BFMTV et RMC, et #Inventons2017 avec Les Echos Start, Facebook et Sciences Po. Cet automne, GOV était partenaire de TF1 et LCI pendant les débats de la primaire de la droite.Deux projets se démarquentcependant et montrent que la «démocratie 2.0» peut trou- ver un large écho auprès du public : le comparateur de programmes Voxe a été utilisé par 4,5 millions d’internautes depuis sa création, et le site de pétition Américain Change revendique 175 millions d’uti- lisateurs dans le monde, et 8 millions en France.modèle économi- que : entRe dons et vente des données Mais les start-up de la civic tech peinent à trouver leur mo- dèle économique. « La plupart n’ont pas de business model. Faute d’en trouver, nombre d’entre elles n’existeront plus dans quelques années », re- doute le fondateur de GOV Bobby Demri. « La questionsponsorisées à des ONG, des entreprises et des partis poli- tiques. Ceux-ci peuvent ainsi promouvoir leurs causes via un ciblage par centres d’inté- rêts et zone géographique, et nourrir leur base CRM. Loin de s’en cacher, Change.org présente clairement sur son site internet les bénéfices de cette pratique pour ses clients : nombre d’entre eux « collectent 100% de leur investissement en 18 mois ou moins ». WWF, l’Unicef, Amnesty International et Oxfam figurent parmi ses références.FRactuRe numéRiqueOutre la fragilité de leur mo- dèle économique, les acteurs78% des déconnectés sont des séniors. Pour Armel Le Coz, de Démocratie Ouverte, « la fracture numérique n’est un problème que si les projets se concentrent entièrement sur le numérique. Mais c’est en fait assez rare, car la plupart des civic tech combinent la technologie avec une approche présentielle ». A l’occasion de la campagne présidentielle, Parlement & Citoyens lance par exemple le programme Territoire & Citoyens avec la région Centre Val de Loire : un «bus de la liberté» va sillonner les 23 principa.ux bassins de vie de la région a n d’expliquer directement aux administrés le fonction- nement de la plateforme.indépendance politique et leur stabilité économique », analyse Armel Le Coz. Certaines se  nancent essen- tiellement grâce aux dons et aux subventions. L’associa- tion Voxe.org a par exemple reçu des fonds de la Mairie de Paris, la fondation Soros, ou encore la Banque publique d’investissement, et a reçu 200000 euros de Google dans le cadre d’un concours de projets sociétaux. La plate- forme Make.org, destinée à la consultation publique et qui emploie depuis l’été 2016 une vingtaine de salariés, envisage de son côté de se positionner sur le marché des études d’opinion, avec pour clients les partis politiques et les instituts de sondage. Son concurrent GOV revendique près de 1 million d’euros de chiffre d’affaires en 2016 grâce à la vente d’analyses d’opinion, notamment. Les données recueillies auprès de leurs utilisateurs sont parfois au cœur du modèle écono-en ligne Change.org s’ap- puie par exemple sur une base de données de plus de 160 millions d’internautes dans le monde pour vendre des campagnes publicitairesPétitionChange.org lève les fonds autant que les signaturesLes services de pétition en ligne sont ceux qui réunissent le plus grand nombre d’utilisateurs. Certaines des causes qui y ont été portées ont connu un large écho média- tique ces dernières années. Deux pétitions demandant la grâce présidentielle de Jacqueline Sauvage, accordée début janvier, ont par exemple réuni 820000 paraphes sur Change.org. Celle créée en 2015 par la journaliste Elise Lucet sur le même site contre la directive européenne «Secret des affaires» en a recueilli plus de 500000. Là encore avec succès. Change.org est une plateforme d’hébergement de pétitions en ligne, créée aux Etats- Unis en 2007 par Ben Rattray et Rajiv Gupta. La société dispose d’un bureau en France, dirigé par Benjamin desGachons, qui a aussi travaillé chez son concurrent Avaaz. Elle a levé 42 millions de dollars depuis sa création, no- tamment auprès de personnalités de la technologie, des médias et de l’entrepreneuriat, comme Bill Gates, le fon- dateur d’eBay Pierre Omidyar, l’acteur Ashton Kutcher et la fondatrice du Huf ngton Post Arianna Huf ngton. En France, la pétition qui a recueilli le plus de signatures (plus d’un million) a été créée pour protester contre la loi Travail en 2016. Change.org a de nombreux concurrents, comme les Américains Avaaz, créé en 2007 à New York, et Nation Builder, qui a levé près de 15 millions de dollars depuis 2009.ecoreseau.fr 27]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[Club EntrEprEndrEDans cette rubrique EcoRéseau Business met à l’honneur un(e) entrepreneur(e) parce qu’il (elle) a un pro l atypique,parce que son entreprise évolue dans un secteur unique ou parce qu’il (elle) a eu l’idée de sa boîte d’une manière peu conventionnelleElectron librePhilippe Wargnier, fondateur et président d’Evioo L’optique du futurDe Spartoo à Evioo, parcours atypique d’un senior entrepreneur.Par Geoffroy Frameryrationnel. Défricher oui, se lancer oui mais je ne voulais pas rester dans l’opérationnel. Chez Evioo, j’ai recruté une directrice sur l’opérationnel pour me concentrer sur la stratégie et sur l’approche des partenariats ». Là est peut être le choc génération- nel. Surtout, Spartoo n’aura jamais été le « bébé » conçu et choyé par Philippe War- gnier. Le choix de l’optique se réalise après une longue ré exion que seul un senior pouvait avoir : « J’avais une bonne connaissance du retail, du web marketing. Ce fut passionnant avec Spartoo mais le web coûte très cher. Je cherchais un concept avec de bons paniers moyens et un bon niveau de marge. Les produit de santé permettent d’avoir cette logique drive to store de qualité », ajoute-t-il.evioo et saseconde viede staRtuPPeR« La digitalisation des maga- sins, c’est à la mode. On enen matière d’optique.Le début du projet remonte à décembre 2013. « Je voulais créer un nouveau concept de boutique d’optique. J’avais créé un réseau d’opticiens partenaires et un concepttionnaire stylistique, grâce à un moteur d’intelligence arti cielle, se charge de vous suggérer les meilleurs choix de lunettes possibles.En parallèle, les avantages de la boutique sont nombreux :bines d’essayage de réalité augmentée n’ont pas encore transformé l’essai dans l’uni- vers du textile et du prêt-à- porter. « L’essayage via réa- lité augmentée se concrétise dans un cas sur deux par unacte d’achat. Un essayage classique peut être proposé aux plus frileux. Mais les mentali- tés progressent et notre concept est opérationnel. Chez Spartoo, le doute était également de mise. Les gens se méfiaient égale- ment du projet. Car ce n’était pas encore rentré dans les mœurs d’ache-ter une paire de chaussures sur Internet. Aujourd’hui, ce n’est plus un problème. J’ai juste hâte qu’il se passe la même chose pour la réalité augmentée », s’enthousiasme le jeune startupper de 57 ans. L’originalité du concept a été d’agglomérer les technos existantes pour vendre de l’optique.vendRe des GoGles sans GooGle« Je pense que le modèle des pure players n’ a pas d’ave- nir car il ne repose que sur Google. En tant que retailer, je n’enrichis plus Google au détriment de ma rentabilité. La logique est différente », complète le fondateur d’Evioo. Aujourd’hui, outre le siège d’Evioo qui regroupe une di- zaine d’employés, sept points « phygitaux » -contraction de physique et digital - ont vu le jour avec le principe de commission-af liation. Les projets d’avenir sont nom- breux : « il est encore très tôt mais nous ré échissons également aux connexions possibles avec les métiers del’audio », poursuit l’entrepre- neur. La master-franchise est également dans les tuyaux. Au global, une centaine d’implan- tations et l’ouverture d’Evioo dans 3 à 5 pays sont visées dans les 5 prochaines années. Concrètement, un investis- sement en kiosque revient à environ 80 000 euros, 50 000 euros lorsqu’il s’agit d’une implantation en pharmacie. Presque 10 fois moins cher qu’une boutique d’optique actuellement. Ces coûts com- prennent le concept clé en main avec la formation, les frais de set-up, les équipements informatiques et les appareils. « L’avenir appartient aux retailers. Comme l’attestent les succès de la FNAC ou de Décathlon, sans oublier que Décathlon avait fermé son site Internet en 2005. Les modes de distribution évoluent », note le dirigeant d’Evioo.un enGaGement PouR les staRt-uP GRenobloises L’entrepreneur fervent dé- fenseur de la cause entrepre- neuriale agit également au sein de sa région de cœur : Grenoble et ses environs. Ce faisant, il a également cofondé Cowork et a lancé la Fédération des entrepreneurs engagés (FEE) qui a pour objectif d’accompagner des entrepreneurs et de favoriser le partage d’expériences entre*Philippe Wargnier en quelques datesMaîtrise d’Economie Appliquée et DEA d’économie à Paris DauphineParcours :1991 – 94 : Directeur Marketing de Cad- bury France1997 – 99 : Directeur général adjoint du groupement Intermarché1999-2001 : Directeur commercial et mar- keting de Virgin France2001-2006 : Directeur général adjoint puis Directeur général de Go Sport2006-2009 : Président de Spartoo.com 2010 - : Fondateur et P-dg d’Evioo«L‘entrepreneuriat est un sacerdoce.L’essayage en réalité augmentée n’est plus un fantasme...Avant, pendant 30 ans, j’ai eu l’opportunité de réaliser un parcours à 360°. Mais j’étais dans une prison dorée. Surtout, j’étais bien au chaud à la direction générale de Go Sport*. Je voulais porter un projet avec mes tripes et me suis ouvert une fenêtre de deux ans. Dans ce laps de temps, j’ai rencontré mes futurs jeunes associés ce qui a abouti à la création de Spartoo », introduit Philippe Wargnier pour ses débuts dans l’entrepreneuriat. Chez Spartoo spécialisée dans la vente en ligne de chaussures, le choc des générations ne se réalise pas. A croire qu’il est possible que la génération Y et celle d’avant collaborent... Tels sont les débuts de Philippe Wargnier, 57 ans aujourd’hui, père de 5 enfants, également initiateur de Cowork, d’Evioo et président de la FEE, fé- dération des entrepreneurscross canal en 2010. L’acti- vité n’a jamais décollé. Nous avons ainsi opéré un pivot : nous avons voulu associer notre savoir-faire web à un concept de boutique, véritable concentré de technologies. Nous avons presque mis deux ans pour mettre en place lepeu d’espaces – concept qui tient entre 5 m2 et 20 m2, pas de stock physique – et donc charges faibles – avec la même qualité de service et de conseil qu’une boutique traditionnelle. La faiblesse d’espace utilisé permet à la marque Evioo de s’implan-engagés.la staRt-uP, Plutôt, son PaRachutedoRé ?« Mon apport d’expérience chez Spartoo s’est concrétisé par l’établissement de parte- nariat forts comme celui de faire venir le numéro de la chaussure dans l’actionnariat ou celui de crédibiliser le pro- jet auprès des investisseurs », explique Philippe Wargnier. Un différent stratégique fait cependant partir le fondateur d’Evioo de Spartoo. « J’avais surtout moins envie que mes associés d’être dans l’opé-Hier, vendre des chaussures en ligne quand personne ne le faisait. Aujourd’hui, essayer des lunettes via réalité augmentée. Philippe Wargnier change les codesde la distribution.parle beaucoup mais concrète- ment, on ne le fait pas ou cela n’existe pas. On se contente d’une borne et d’une tablette et on dit que son espace est digitalisé. Je voulais créer un concept drive to store qui implique de nouvelles technologies et une nouvelle expérience pour le client », explique Philippe Wargnier. C’est aujourd’hui le cas avec le concept Evioo qui ouvre la voie aux magasins de demainpremier point de vente basé à Valence », résume le diri- geant d’Evioo.la Réalité auGmentée,ça Fonctionnedans le Retail ! Concrètement, un grand écran de 42 pouces est utilisé pour la reconnaissance faciale, la morphologie et les mesures nécessaires pour l’achat d’une paire de lunettes puis un ques-entrepreneurs su.croire que l’énergie et les idées ne sont pas les seuls apanages de la jeunesse en- trepreneuriale.ter de différentes façons. En kiosque dans les centres commerciaux. Et surtout en corner dans les pharmacies. « Nous accompagnons les pharmaciens dans la vo- lonté de s’af rmer comme des professionnels de santé de proximité en leur donnant clé en main, un nouveau mé- tier, celui de l’optique », note Philippe Wargnier.Un concept qui paraît au- dacieux à l’heure où les ca-r Grenoble. A28 Février - n°37]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[La GalerieExclusive Loft for your EventsRÉSERVEZ UN LIEU D’EXCEPTION POUR VOS ÉVÉNEMENTSlagalerieputeaux.fr Contact@lagalerieputeaux.frAfterwork, Assemblée Générale, Cocktail Networking, Colloque, Concert Privé, Conférence de Presse, Déjeuner Client, Dîner VIP, Incentive, Lancement produit, Petit-Déjeuner d’A aires, Projection, Réception, Séminaire, Showroom, Shooting, Team Building, Tournage, Workshop...]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[Club EntrEprEndrECulture du rebondIsalouBeaudet RegenFondatrice de Kama Conseil & AssociésSelon l’adage, « le monde sourit à ceux qui se lèvent tôt », rencontres matinales avec nos dirigeants.Entretien avec DAVID LAYANI Fondateur de onepoint acteur unique sur le marché qui accompagne les entreprises dans leur transformation numérique - 1800 collaborateurs 170 millions d’euros de CA Ambition 2017 : doubler ce CAHeures de réveil, feeling le matin, et routines ?Je me lève à 6h45, et la plupart du temps animé avec la volonté de conquête : je me lève avec envie et une énergie forte pour pouvoir, à la fois, réaliser tous mes projets, et faire le mieux possible pour tous ceux qui m’entourent. J’ai deux vies : une mes  lles, et une sans. Quand elles sont avec moi, je me dédie entièrement à elles, et lorsque je ne les ai pas, je suis plus concentré sur la journée liée à l’entreprise... j’écoute France Inter, puis cinq minutes d’exercices, abdos etc. Ça ne paraît pas grand-chose mais j’ai mis du temps à installer cela de manière constante !Pour quoi tu te lèves ?Ma carotte c’est de vouloir contribuer à changer le monde. C’est avec cette envie de changement que j’ai bâti mon projet d’entreprise. Chaque matin, j’ai cette idée en tête, que je peux contribuer à offrir un monde meilleur. L’engagement et l’action sont deux moteurs indispensables pour moi.Le matin c’est quoi ?Le matin c’est le début ! Et pour ceux qui aiment bâtir, qui sont dans la construction, c’est le moment où on pose les premières pierres de la journée, donc c’est LE moment fondamental de la journée ! C’est le moment où on est le plus fort, qui propulse et met en route. Il n’y a aucun projet réussi sans bonnes fondations.L’avenir appartient-il à ceux qui se lèvent tôt ?Non, c’est probablement dépassé ! Je dirais plus : «L’avenir appartient à ceux qui ont des rêves »Credo d’entreprenariat ?C’est : faire, puis conceptualiser ce qu’on a fait, et redéployer à grandes échellesAu fond c’est la simplicité qui mène à l’ef cacité autant dans le rapport humain, que dans ce que l’on délivre !Un conseil pour ceux qui veulent créer leur entreprise ?Foncez ! C’est le moment de prendre des risques ! Plus que jamais !Pour #SeLeverDeBonheur, vous pouvez me suivre régulièrement sur la page Facebook et la chaine Youtube “La Magie du Matin”, Editions Leduc30 Février - n°37Apprendre de ses échecs et utiliser cet acquis dans une nouvelle aventure. Tel est le credo qui est suivi dans cette rubrique, qui retrace une sortie de route pour mieux se tourner vers l’avenirLaurent Buob, de la faillite à la renaissance entrepreneurialeUn “slasher” pleinde ressourcesA 50 ans, il a connu les grands groupes, la reprise et la création de PME, les procès et la liquidation. Il a aussi trouvé le moyen de rebondir, grâce à l’association 60 000 Rebonds.Par Julien TarbyLes grands groupes réussissaient pour- tant à cet agro-in- génieur diplômé. Ancien directeur Europe d'Oran- gina pendant dix ans et après 18 mois de mission en Asie pour la branche du groupe Pernod-Ricard, ce père de cinq enfants s’est tourné en 2000 vers le luxe, et a connu durant six ans LVMH, avec le cognac Hennesy – deu- xième marque du groupe après Louis Vuitton – pour la zone Amérique, avant d’évoluer chez Moët & Chandon, autre marque du groupe. « Quand on m’a proposé de prendre la direction d’une maison de champagne, je me suis dit qu’il était temps que je vole de mes propres ailes, que j’en avais désormais la capacité », explique cet Alsacien d’origine. C’est ce qu’il fit, avant de déchanter.occasion en oRAprès un stage à la Chambre de commerce de Paris, il se lance en2006 en créant l’entre- prise Part des Anges, spé- cialisée dans la recherche des champagnes et spiri- tueux d’exception oubliés. « Quand une distillerie ferme en Ecosse, c’est un goût qui part avec elle, et nous proposons d’aller à sa recherche pour des connaisseurs », résume celui qui a connu un développement rapide. Il s’est alors également tourné vers la reprise de la société normande de sculpture et décoration Leblon Delienne, spécia- lisée dans la confection de figurines de bande dessinée, comme Tintin... avec une diversification possible dans le mobilier et l’art contemporain. « En janvier 2007, j’ai laissé les clés à mon associé Part des Anges pour m’y consacrer », retrace l’entrepreneur, qui découvre que les vendeurs ne déclaraient pas la totalité des ventes pour réduire les royalties à verser. S’ensuivent un procès qui n’en finit pas,une réputation ternie, une défection de clients importants, des finances en berne. « En un an, nous avons perdu 25% du CA car la socité Mou- linsart nous a lâchés, et notre dette a atteint les deux millions d'euros », explique ce dirigeant de 40 personnes, qui a saisi la Médiation du crédit. Il récupère ainsi 300000 euros – dont la moitié en provenance de la région – embauche des commer- ciaux et relance l’acti- vité. Un temps seulement, puisqu'en février 2011, la société est mise en redressement judiciaire, puis liquidée à la fin de l'année 2014.enGRenaGeLaurent Buob était cau- tion personnelle dans l'affaire et n'avait pas d'assurance-chômage, se retrouvant avec 250000 euros de dettes au début de l'année 2015, sans aucune activité. Il se retrouve fiché 040 – cotation supprimée de-Les petits matins des dirigeants]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[stratégiq.giques », explique celui qui a rejoint l’association digitale Normandie Web Xperts.Comment avez-vous compris qu’il y avait un pro- blème après la reprise de Leblon Delienne ? Des malversations me sont apparues lorsque j’ai dû payer les premières royalties correspondant au premier trimestre : les montants étaient supérieurs à ce qui était réglé auparavant. Mes prédécesseurs ne déclaraient pas tout, et ce malgré la certi cation par un commissaire aux comptes. Et ce n’était que la face émergée de l’iceberg. Trouvez une malver- sation, vous en trouverez forcément d’autres. La so- ciété Moulinsart a rompu son contrat – même si je n’étais responsable de rien – et ce sont 25% du CA qui sont partis en fumée. J’étais malgré tout persua-dé de rebondir avec les 40 salariés.Pourquoi avoir persévéré ?L’aide obtenue à la médiation du crédit et à la région m’a donné espoir. J’ai embauché quatre commer- ciaux, le CA a grimpé à quatre millions, avec 350000 euros de résultat net. Mais les banques, malgré la ga- rantie Oséo, ne s’en contentaient pas : les rembour- sements du LBO n’étaient pas respectés. En plein été l’une d’entre elle nous a coupé les crédits, nous sommes passés par une conciliation administrative, puis un redressement juridique en février 2011. Là encore les banques étaient trop gourmandes, ac- ceptant de reporter un tiers de la dette. En 2012 nous avons été béné ciaires, un plan de continuation a été accepté. En 2013 nous avons même signé Jeff Koons pour Dom Pérignon. En 2014 nous avons re-plongé, avec une crise de liquidité.Quelles erreurs avez-vous commisesavec le recul ?J’ai sous-estimé le procès avec les cédants, qui ont béné cié d’une clémence déroutante du tribunal de commerce. Les frais d’avocats me coûtent 50000 euros par an. L’affaire dure depuis dix ans, et nous ne sommes pas encore allés en première audience pénale ! Et puis en 2009, cédant aux banques, j’ai signé une caution personnelle, sans être assuré GSE. J’avais accumulé de mes expériences professionnelles précédentes un million d’euros, qui ont été engloutis dans ces deux aventures. Au 1er janvier 2015, ma dette personnelle s’élevait même à 250000 euros. J’ai arrêté de verser lespensions alimentaires.Avez-vous un conseil à donner à ceux qui cherchent à rebondir ?La dynamique est cruciale : continuez de vous inté- resser, d’être curieux, malgré les dif cultés. Et gar- dez les pieds sur terre en cultivant un réseau dans ces domaines. Pour atteindre vos objectifs, il faut ai- der ceux dont vous avez besoin à atteindre les leurs. Grâce à ces revers, j’ai pu m’investir avec cet étatd’esprit dans le digital et le e-commerce.Propos recueillis par JT.ues et technolo-Culture du rebondClub EntrEprEndrEpuis 2013 – à la Banque de France. Dès lors, la banque a suspendu son compte à Part des Anges, pourtant non endettée et dégageant 150000 euros de CA. Pas de CB, pas de chéquier et une grande solitude pour celui qui a trouvé des portes closes chezdes«amis»,eta connu le harcèlement des huissiers – il a été obligé de prendre un studio pour constituer une sorte de pare-feu – et le regard désapprobateur de ses enfants.nouveaux hoRizonsLaurent Buob, accom- pagné par 60 000 Re- bonds qui accompagne les dirigeants post-faillite, parvient à convaincre la banque de lui ouvrir un compte. Après de nom- breux échecs auprès de cabinets de recrutement – « je n’avais pas fait mon deuil, je n’ai pasétéassezbon»–ilse décide à relancer l'activité de figurines et de sculp- ture. La société Héritage Collection – entretemps choisie par le tribunal de Dieppe pour redémarrer l'activité – lui confie les rênes comme dirigeant-sa- larié. Un nouveau dé- part qu'il concrétise en orientant la société vers de nouveaux défis : di- versification des licences de marques (Schtrou- mpfs, Star Wars, jeux vidéo...), e-commerce afin d’être en contact direct avec les clients et impression 3D. « J’ai pris le parti de continuer d’assouvir mes passions, de rêver pour intéresser les autres. Je me suis formé dans ces domaines, afin de bien négocier les prochains viragesLeçons de maux de Laurent Buob« Une caution personnelle et pas d’assurance »ecoreseau.fr 31]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[Club EntrEprEndrEDans chaque numéro, un(e) journaliste d’EcoRéseau Business fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...) a n de décrire ce qu’il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les  ux  nanciersEn immersionUn OVNI gratuit de l’enseignement supérieur élu meilleure école de code au monde qui forme des développeurs« bankables ». Méthode in situ.support.Mais n’espérez pas croi- ser un prof. Il n’y en a pas. Parfois, si vous avez de la chance, rencontrerez-vous un membre du staff. Pour la vie étudiante, une « cafet’ » et un food truck attendent les étudiants à l’extérieur et au niveau -1. Le petit plus des lieux ? Prendre un fruit frais sans le payer, acheter une paire de lunettes Sunnar dans la « cafet’ » pour reposer ses yeux, ou pouvoir commanderprojet avec paliers à atteindre et classement en temps réel. Une « holotech » pour les makers, des espaces ludiques avec tables de ping-pong et un amphi aux poufs cubiques multicolores rentré dans les annales de l’école pour ses vidéos nocturnes complètent l’édi ce.Pas de PédaGoGie mais des Résultats ? « L’ambiance est plutôt cool même si c’est un peu parfoisThierry.La vie d’étudiant se résume classiquement à un BDE pour les « soirées de l’ambassa- deur » et quelques mails. Joséphine nous explique qu’ils ont tous reçu un mail pour les vœux de 2017 agré- menté de quelques conseils pour ne pas se démotiver : « Dans les mails, on nous explique qu’il y a une cor- rélation entre le temps passé à l’école et l’avancement des projets et que janvierLe parcours d’un étudiant de l’école 42 est composé de très peu de jalons. « On peut se faire virer. On appelle ça des blackholes. Ce sont des périodes butoirs : il faut être au niveau 1 en un mois. Me concernant, cela a pris dix jours sans trop forcer. Puis à un an, il faut avoir impérati- vement atteint le niveau 5 soit cinq projets validés à 75% et avoir signé une convention de stage. Dans l’esprit, c’est vraiment fait pour écarter les touristes après la piscine », nous précise Joséphine. Passé ce niveau 5, chaque étudiant peut participer à de nouveaux ateliers en tout genre notam- ment pour apprendre à coder via de nouveaux langages. Car là est le principal débouché professionnel : devenir dé- veloppeur.Mairie de Paris, HEC, Sciences Po, Décathlon, venteprivée. com... Les pros et les institu- tionnels ne s’y trompent pas d’ailleurs et les projets con és sont nombreux. « Il n’y a pas de statistiques of cielles sur le placement mais les conférences et événements sont nombreux pour réseauter. Certains ont trouvé un CDI dès le « level 13 » suite à leur stage. Il n’y a pas vraiment de règle car le besoin en développeurs est très fort. Chaque projet réussi dans l’école permet de nous vendre à une entreprise », complète Gaétane*, quadra en reconversion. Reste que le plus important demeure la pugnacité et l’endurance. Les plus forts  niront e.n moins de trois ans. Les plus détendus en huit ans, entend-on... On comprend mieux le concept d’étudiant à vie ?*Les noms ont été changés par la rédaction.L’école 42...« Second Life »Par Geoffroy FrameryAlors que la petite sœur voit le jour dans la Silicon Valley et ré- volutionne une éducation supérieure conditionnée par l’endettement des étudiants, la rédaction d’EcoRéseau Business s’est introduit chez son aînée créée en 2013, si- tuée au 96 du boulevard Bes- sières, tout près de la porte de Clichy, au nord de Paris. Jouxtant deux lycées, aussi croulants que leur pédagogie, le nouveau bâtiment dénote par sa structure toute de fer où se superposent plusieurs parallélépipèdes de béton armé. Welcome.dans la chambRe d’un Geek ?Nous rentrons grâce au concours d’étudiants. Nous motivons une reconversion professionnelle pour montrer patte blanche et laissons notre pièce d’identité au gardien devisant avec une femme du staff, nourrisson dans les bras. Le bâtiment principal est composé de trois étages tous assez criards en raison de la surabondance de graf tis et de sculptures accouchées d’imprimantes 3D. Le street art maquille chaque mur et couloir. Une orgie de trot- tinettes et de mono-roues jonchent l’accueil. Partout des étudiants en baskets, cheveux hirsutes et « hoodies ». Des  lles,ilyena.Mêmesice temple du code sent davan- tage la testostérone. Presque l’impression de rentrer dans lecerveau d’un « geek skater » sous acides.Au rez-de-chaussée, derrière une cage de verre, les serveurs du bâtiment sont visibles de l’accueil et de la première salle d’ordinateurs composée d’environ 270 Mac de 27 pouces. Deux répliques se situent à chaque autre étage avec peu ou prou le même nombre de postes. Les places ne sont pas nominatives. Pre- mier arrivé, premier servi. Même si la capacité d’accueil est supposée ne mettre per- sonne sur le carreau bien que chaque étudiant de l’école 42 le reste à vie sous certaines conditions.Rappel que les étudiants vivent et dorment à 42, des serviettes de bain humides habillent la rampe de l’escalier qui nous mène au premier étage. Un coin jeu vidéo accueille les plus courageux sur des consoles de jeu dernier cri. Plus loin, un vaste espace gris,son burger avec horaires précis et le payer en ligne pour le food truck. « Une manière d’optimiser son temps parce qu’on ne peut pas bloquer unpesant de bosser en rang d’oignons à côté de personnes qui ne font pas la même chose que vous. Il n’y a pas d’esprit de promotion. On réalise le niveau de quelqu’un en regardant la nature de ses projets sur l’intra », explique Bruno*, 26 ans étudiant depuis environ 24 mois.Un cadre où règne donc l’au- todiscipline. « Si nous fumons au mauvais endroit ou que nous mangeons devant notre ordinateur, on peut vite se retrouver à faire des tâches ingrates comme lire à haute voix pendant deux heures le message de bienvenue qui s’inscrit lorsque quelqu’un badge à l’entrée ou encore nettoyer les Mac... », illustrereste le mois où le télétra- vail est le plus tentant. On nous encourage également à ne pas travailler à côté et de recourir à un PTZ pos- sible grâce au partenariat construit avec l’école ». Vous l’aurez compris. Pas de frais de scolarité. Pas de profs. Mais aussi pas d’horaires. Un des étudiants que nous avons rencontrés nous assure que des personnes étaient connectées dans l’école à 00h20 le soir de la Saint-Syl- vestre... Côté « pédagogie », les étudiants, une fois atteint le niveau 5 – sur une totalité de 21 – peuvent être force de proposition sur un projet à réaliser ou un examen.“ Xavier Niel is watching you !”Chaque projet réussi dans l’école permet de nous vendre à une entreprisecoloré par le mobilier arc-en- ciel, se dédie aux meetup, hackhatons et rencontres en tout genre. Au dernier étage, le bocal. Entendez l’administra- tion, la gestion, les fonctionsPC plus de 42 minutes », ex- plique Joséphine*, étudiante depuis quelques mois ayant survécu aux premières pis- cines – entendez des séances de travail intensives en mode32 Février - n°37]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[Stratégie & innovation numériquePetit inventaire supplémentaire, concocté en toute subjectivité :34Le verbatim à retenir...Baromètre de l’innovationDemain est moins à découvrir qu’à inventerGaston Berger, philosophe du XXème siècleBien dif cile d’évoquer les 275 entreprises françaises présentes à l’Eureka Park du CES de Las Vegas 2017, dont 233 sont des start-up. Elles étaient deux fois moins l’an dernier. C’est dire la progression continue – également dopée par la French Tech – des jeunes pousses hexagonales, qui sont toujours plus regardées à l’international.Elles y gagnent une exposition maximale auprès du grand public et de partenaires potentiels, partout dans le monde, pour leur développement, leur distribution ou leur  nancement, à l’image de la montre Withings, du tee-shirt de Cityzen Science ou du système embarqué RN86 de Parrot l’année dernière.Et elles récidivent cette année, pour la 50ème édition. La France se classant 3ème en nombre d’exposants, derrière la Chine et les Etats-Unis, et plus que tous les autres pays européens réunis. Parmi elles, 30 ont gagné un « innovation award » :-3DRudder : Contrôleur de navigation et de mouvement en réalité virtuelle compatible avec PC, HTC Vive, et Oculus Rift.-42tea : Cube connecté qui permet la préparation d’un thé parfait, en aidant l’utilisateur à gérer le dosage, la température d’infusion et sa durée grâce à la connectivité avec un smartphone.-Bluemint Labs : Bluemint Labs présente le premier objet intel- ligent ultraportable et sans contact qui simpli e la vie connectée grâce à une reconnaissance gestuelle intuitive : Bixi.-Catspad : Distributeur de croquettes et d’eau connecté pour chat. -Energysquare : Modules de recharge sans  l connecté à unport micro-USB, Lightning ou Type-C sous forme de ruban adhésif (cf. EcoRéseau Business n°35).LUNII, LA FABRIQUE À HISTOIRES :La start-up, née du projet de  n d’études de Maëlle Chassard à l’école de design de Sèvres, CEO et co- associée avec Eric Le Bot, Thomas et Igor Krinbarg,développe un objet interactif qui raconte des histoires aux enfants et qui développe leur imagination. A terme, elle veut s’imposer comme une vraie maison d’édition et s’exporter à l’international. Dès trois ans, l’enfant peut écouter, via un transistor coloré, 48 aventures écrites par des auteursprofessionnels, et même fabriquer sa propre histoire : il peut choisir l’univers, le héros, le second personnage et l’objet. Sans ondes, ni wi , ni Bluetooth, le boîtier se branche à un ordinateur pour télécharger de nouveaux contenus via la market place lunitech. Le règne des écrans est en n contesté.-HAP2U : Technologie qui donne aux interfaces tactiles la sen- sation de relief.-Holi : Ampoule LED intelligente qui aide à mieux s’endormir et se réveiller du bon pied en synchronisant avec le rythme biologique.-Hydrao - Smart & Blue : Douche intelligente et éco-sensible.-In&motion : Airbag intelligent et connecté destiné aux athlètes de skicross et de ski alpin.-JOY - Technology for Families : Technologie pour les familles. Première montre basée sur des icônes qui permet aux enfants d’apprendre les bonnes ha- bitudes et le concept de temps.-Klaxoon : Solutions permettant d’améliorer l’interactivité au sein d’un groupe à travers différentes activités : quizz, sondages, messages instantanés, brainstorm, etc.-Kolibree : Brosse à dents électrique, à vibration sonique, re- chargeable, connectée par Bluetooth pour un suivi en temps réel.-Miliboo : Vente en ligne de meubles personnalisables. -MyBlueShip SAS : Rend connecté n’importe quel objet inerteà l’aide de « MOB », capteur NFC qui permet d’entrer en contact avec des tierces personnes, qui échangent anonymement du contenu, de la donnée.-MYXYTY : Solutions domotiques pour la maison connectée. Pilotez, commandez, automatisez l’ensemble de vos équipementsROOL’IN, LA ROUE QUI TRANSFORME N’IMPORTE QUELLE BICYCLETTE EN VÉLO ÉLECTRIQUE :La start-up, employant cinq personnes, lance une roue de vélo solaire connectée, qui intègre une assistance électrique, descellules solaires à haut rendement et une gestion de l’énergie. Elle se pilote grâceà une appli connectée sur smartphone.En janvier 2013, Stéphane Rachmuhl et Antoine d’Acremont, deux quadras fatigués de transpirer dans leur costard en allant autravail à vélo, ont lancé la commercialisation de leur première roue électrique Rool’in. Dotée d’un moteur situé dans sajante, et connectée à un smartphone en guise de compteur,elle vient remplacer, en trois tours de clefs, la roue avantd’un vélo lambda, le transformant aussitôt en VAE (Vélo à assistance électrique). Une roue à 650 euros, pour 50 kilomètres d’autonomie, qui se recharge en 3,5 heures. Mise sur le marché prévue à l’été 2017.via un smartphone, une tablette, etc.-Nov’in : Plateforme d’innovation participative.-Ondilo : Produits innovants technologiques pour simpli er la gestion courante des piscines, dont ICOl’objet connecté de piscine.-Pkparis : Fabricant spécialisé en objets connectés nomades, parmi lesquels le K’asq, premiers écouteurs sans- l dotés d’un son certi é haute-qualité et de 5 heures d’autonomie en lecture continue.-Plume Labs : Site et application mo- bile de consultation de la météo et de la pollution de l’air. Développe un capteur connecté capable de détecter les polluantsdans l’air que nous respirons.-Rifft : Développe le bracelet connecté « CT Band » qui se  xe au cadran d’une montre pour la rendre connectée ; le robot intelligent « Fuzzy », un compagnon ludique et éducatif pour enfant, qui joue, partage son savoir et veille sur lui ; la surface à induction « Wi Surf », une station de chargement modulable, personnalisable et sans  l.-Sen.se : Société créatrice de capteurs rendant les objets du quotidien connectés pour nous permettre d’analyser nos usages par l’étude de leurs mouvements et de leurs déplacements.-SensorWake : Réveil olfactif. (cf. EcoRéseau n°24 et n°29, Guillaume Rolland a reçu le trophée Electron Libre d’EcoRéseau au Printemps de l’Optimisme le 18 mars 2016).-SevenHugs : Développe une télécommande universelle qui peut connaître précisément l’emplacement de n’importe quel objet connecté à proximité.-Solable : Technologie de chauffage solaire thermique permettant de stocker la chaleur, à très bas coût.-SteadXP SAS : Système de stabilisation vidéo qui combine hardware et software.-Urban Hello : Réveil connecté programmable à distance à des- tination des enfants.-Xooloo : Site pour enfants et moteur de recherche sécurisé. -Yesitis : Solution d’étiquette connectée applicable à tout genrede support.-Yumii : Plateforme de mise en relation à distance entre elles et leur famille, des aidants, des associations et des médecins.-Zhor-Tech : Chaussures connectées et intelligentes.Débrief CES Las Vegas :Le salon mondial de l’électronique grand public s’est tenu du 5 au 8 janvier 2017 :Février - n°37]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre de l’innovationStratégie & innovation numériqueLa rupture du moisL’impression 4DLe monde semble découvrir les objets fabriqués à partir d’imprimantes 3D, par superposition de couches de matières, permettant un prototypage rapide, une conception de petites séries personnalisées,de formes complexes sans moules coûteux... Mais alors que ce procédé de fabrication vase démocratiser et bouleverser des secteurs,la prochaine révolution se prépare déjà dans les labos : l’impression 4D. Kezaco ? La production d’objets capables de se transformer au  l du temps sous l’impulsion de stimuli extérieurs. Les matériaux sont programméspour onduler, se déplacer, s’auto- assembler, grandirou encore changer de couleur dès lors qu’ils sont soumis à des stimulations électriques, des variations de températures, de luminosité ou encored’humidité. Ce qui signi e pour demain des meubles qui s’assemblent par eux-mêmes,des murs qui se rétrécissent ou s’agrandissent au gré de la météo, des objets de la vie courante qui s’auto-réparent. La couleur des uniformes des militaires s’adapterait à celle de leur environnement. De quoi révolutionner les secteurs de l’automobile, la robotique, l’aéronautique, le BTP, l’énergie ou encore le médical... De la magie ? Plutôt une rupture, une évolution, qui provient de la rencontre de deux domaines de mieux en mieux maîtrisés : l’impression 3D et la science des matériaux, car cela n’implique pas tout le temps un recours aux nanotechnologies. « Nous en sommes encore à un stade expérimental.Nous cherchons à changer le principe même de fonctionnement d’un composant. Par exemple nous faisons en sorte qu’il réagisse à l’humidité », Pierre Renaud, professeurà l’INSA de Strasbourg et chercheur au Laboratoire des sciences de l’ingénieur, de l’informatique et de l’imagerie (ICube), qui recense plusieurs obstacles : « d’une partles industriels ne perçoivent pas toujours d’emblée l’impact que cela va avoir sur le produit, et d’autre part le matériau qui réagit est une part d’inconnu, les hésitations sont donc de mise ». Ce sont les Etats-Unis qui mènent la danse, notamment Skylar Tibbits, pionnier des objets qui peuvent s’auto- assembler, directeur du Self-Assembly Lab, au célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT). Le chercheur s’est fait connaître avec sa fameuse paille qui se rétracte en forme de cube dès qu’elle est immergée dans l’eau. Aujourd’hui, les industries programment des machines. Demain, elles programmeront la matière.L’entreprise du moisI.Ceram, la pépite limougeaude en guerre contre les bactériesNée en 2005 à Limoges, I.Ceram conçoit, fabrique et commercialise des implants orthopédiques innovants (10 brevets internationaux) en biocéramique. La spéci cité ? « Le monde de la recherche est actif sur le complément osseux et les prothèses, car la perte de substance est commune. Mais le risque d’infections existe. Il y a cinq ans nous avons donc pris ce virage : lutter contre elles, avec des matériaux comme des céramiques en alumine poreuse chargées en gentamicine. La structure poreuse de l’implant permet un relargage intégral et local de l’antibiotique au moment de l’implantation et jusqu’à quatrejours après l’opération », explique André Kérisit, fondateur de cette société de 41 personnes, qui a réussi la pose d’un sternum et cherche à obtenir le marquage CE pour une commercialisation à l’échelle européenne. Un moyen d’éviter les remèdes antiobiotiques par voie veineuse (forte toxicité) ou orale (gelule 1% de la dose au bon endroit). L’impact sera mondial : environ 2% des opérations cardio-vasculaires s’infectent, pouvant entraîner une désunion sternale chronique. On estime que chaque année, 1 000 patients présentent ce type de pathologie en France et 4 000 cas sont recensés aux Etats-Unis. « Le patient qui a reçu la prothèse avait vécu un quadruple pontage coronarien et était depuis 10 mois dans un lit, avec complications et souffrances. C’est une innovation sans précédent pour la chirurgie des infections osseuse, mais aussi les  nances publiques », résume celui qui qui a réuni des généticiens, infectiologues, chirurgiens (vasculaires et orthopédiques). Il étudie le domaine depuis 30 ans, dans un territoire propice : I.Ceram appartient au pôle européen de la céramique à Limoges dédié aux biomatériaux et à la micro-électronique, et des collaborations sont envisageables, comme avec Cerinnov – spécialiste de la robotique.L’innovation autrementLe concept de lock-inEt si le manque d’infrastructures et les retards de développement stimulaient l’innovation et l’expérimentation ? Finalement, partir d’une page blanche pourrait favoriser les sauts technologiques et permettre une transition originale, « là où l’Occident doit composer avec des infrastructures anciennes et dif cilement ajustables auxnouvelles contraintes climatiques par exemple », soutient Virginie Raisson, directriceprospectives et cartographiques). Dans son ouvrage « 2038, Les Futurs du monde »,cherche à sonder l’avenir démographique, écologique (plus de poisson, de chocolatou de sable...), sociétal, ou même les innovations à venir (transports révolutionnaires,comportements collaboratifs...) à l’échelle de 20 ou 30 ans. Soit le temps d’effetd’une politique publique, ou celui d’une génération. Et ses prévisions concernantl’Afrique retiennent l’attention. Si le continent était un modèle de transition pour lemonde ? De ses faiblesses d’hier pourraient surgir ses atouts pour demain, commele fameux modèle Jugaad indien nous l’a appris. L’Occident, qui domine dans destechnologies qui commencent à dater et qui doit les rentabiliser, ne peut s’ouvrir autantaux nouveautés. « Les pays neufs sont dans la création, pas l‘ajustement », explique la chercheuse, citant comme symbole le smartphone qui comble les carences de nombreux secteurs, au-delà de son usage premier de téléphone. Informations agricoles, météorologiques, formation de réseaux économiques, lutte contre les faux médicaments, éducation, e-learning, lutte contre les fraudes électorales, émancipation des femmes et surtout « argent mobile »... Tout seul ou presque, le petit appareil induit des changements majeurs dans tous les secteurs de la société. Il a généré, directement ou indirectement, 88 milliards de dollars en 2013, soit 7,5 % du PIB de l’Afrique. Idem pour les énergies renouvelables. Solaire, éolien, biomasse... Les technologies développées pour ces sources d’énergie sont beaucoup moins chères et moins complexes à installer en termes de logistique, et permettent une consommation locale décentralisée. L’Agence internationale de l’énergie prévoit que plus de la moitié de l’électricité africaine sera distribuée hors réseau institué en 2030.du Lépac (Laboratoire d’études (éd. Robert Laffont, 2016), elle 1 et 2 février 2017 : PHARMAPACK EUROPE(Porte de Versailles, Paris)Congrès et exposition sur l’emballage destiné à l’industrie pharmaceutique. Pharmapack Europe est la plateforme européenne consacrée aux innovations packaging et aux technologies d’adminis- tration des médicaments pour l’industrie de la santé. 380 exposants et 5 000 visi- teurs sont attendus durant ces deux jours, avec des conférences sur les tendances, innovations et régulations du secteur. Du 16 au 19 février 2017 : 1er salon international de l’automobile de Monaco Toute la Principauté sera trans- formée en salon grand publicà ciel ouvert, pour mettre en avant l’innovation et l’écologie. Vous découvrirez et essaierez les derniers modèles et innovations des constructeurs et équipementiers, a n de part- ager leur vision de l’automobile du futur. 22 et 23 février 2017 :L’Evènement du végétal de demain(Parc des Expositions, Angers) : Encouragée par le pôle de compétitivité Végépolys et les différentes chambres de Maine et Loire, la manifestation rassemble les professionnels producteurs, acheteurs, prescripteurs ou utilisateurs de végétaux autour d’une thématique centrée sur le végétal de demain : ses multiples usages, ses modes de consommation, les comportements d’achat, les modes de distribution à venir, su un angle prospectif, seront abordés.ecoreseau.fr 35Save the date]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[Bienvenuedans L’UniversProjet nest by Nestlé - Vevey - Architecte : Concept Consult Switzerland architects - Scenography by TinkerArchitecte: Concept Consult Architects Switzerland Scenography by TinkerPlafond tenduBARRISOL® - NORMALU® S.A.S. Route du Sipes | 68680 Kembs | Francewww.barrisol.comTel. : +33 (0)3 89 83 20 20 - Fax : +33 (0)3 89 48 43 44 Email : mail@barrisol.com]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[Les solutions acoustiquesDesigner BOYTORUN MimarlıkArchitecte : Concept Consult Architects SwitzerlandMiroir acoustiqueAcoustique 3DArchitect : Burdi lekArchitect : Nagui SabetAcoustique Lumière®Acoustique Lumière® 3DPlafond Barrisol® et mur Artolis® motif cubes de bois - réf. BEW01Showroom Proplac - Vague e et béton 750475 - Mur E et BEB03 BEB01Acoustique BoisAcoustique Béton 3Dwww.barrisol.comBarrisol Lumière®Barrisol Lumière®]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[Stratégie & innovation numériqueLe tour du monde de l’innovationPassage en revue des innovations mondiales sur une thématique particulière.CleantechsUne énergie mondialeIl suf t de jeter un coup d’œil dans les campagnes françaises et de comparer avec le paysage d’il y a dix ans. La production d’énergies renouvelables a émergé et monte en puissance. Mais l’avenir réserve de nombreuses surprises, en témoignent les multiples innovations de par le monde.Par Cyril MichaudÉTATS-UNISDe l’énergie solaire par microgrids La start-up californienne Powerhive s’est spécialisée dans la technologie des microgrids. Ces réseaux électriques intelligents à échelle humaine lui permettent d’apporter l’électricité, sous la forme d’énergie solaire, en Afriqueoù plus de 640 millions de personnes restent non alimentées. Au Kenya, par exemple, Powerhive exploite ces micro- réseaux électriques, en collaboration avec des fournisseurs d’électricitéet des organismes de service-public, contrôlables à distance via un téléphone portable.SÉNÉGALLes centrales solaires se développent Meridiam, investisseur privé, a achevé la mobilisation du  nancement nécessaire pour la construction de la centrale solairede Ten Merina au Sénégal. D’une capacité de 30 MW, cette centrale sera implantée dans la région de Thiès et pourra alimenter en électricité environ 200 000 Sénégalais. Son coût de mise en place est estimé à43 millions d’euros. Le chantier devrait démarrer au troisième trimestre 2017. Il s’agit du deuxième projet solaire de Meridiam,qui développe déjà la centrale Senergy 1 à Bokhol, distante de seulement 10 km de Ten Merina.ÉCOSSEUne voile génératrice d’électricitéLa start-up britannique KPS (Kite Power Systems) a levé 5.9 millions d’euros auprès d’E.ON, Shell et Schlumberger. Elle va déployer cette année une voile génératrice d’électricité d’une puissance de 500 kW à West Freugh, dans l’ouest de l’Ecosse. Cette technologie recueille le vent en utilisant une voile similaire à un cerf-volant à une altitude pouvant aller jusqu’à 450 mètres au- dessus du niveau de la mer. La technologie KPS peut être déployée en mer par une profondeur de plus de 40 mètres. Des pays comme le Portugal, les Etats-Unis ou encore le Japon seraient d’ores et déjà intéressés.38 Février - n°37FRANCEHorizon, première fenêtre autonomeSunpartner Technologies, inventeur du photovoltaïque transparent, s’est associé à Vinci pour commercialiser la toute première fenêtre opaci ante autonome baptisée « Horizon ». Une fenêtre capable de produirede l’électricité grâce au photovoltaïque qui servira à commander l’opaci cation du vitrage. Sunpartner fournira le vitrage photovoltaïque en question et a investi huit millions d’euros sur son site de Rousset,près d’Aix en Provence, pour répondre à la demande croissante dansles années à venir. En 2022, le marché des vitrages opaci ants devrait représenter 10 millions de mètres carrés. Les premières commandes sont attendues au printemps prochain.KENYADes kits solaires pour les bidonvilles M-Kopa, start-up kenyane, a inventé un kit solaire qui permet d’acheter de l’électricitéà la journée, en envoyant un simple SMS. Cette technologie qui connait un immense succès dans le pays permet ainsi d’éclairer les bidonvilles de Nairobi, la nuit. M-Kopa propose des forfaits solaires rechargeables d’une durée de 3 à 20 jours. Depuis la commercialisation de son kit, elle revendique 15 000 nouveaux clients chaque mois.]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[Stratégie & innovation numériqueSUÈDEUne banque et des bornes de recharge solairesSolelia Greentech a imaginé des bornes de recharge solaires pour véhicules électriques destinés aux particuliers. Un système qui fait fureur en Scandinavie. Connectées à un réseau, ces bornes peuvent y injecter la production non consommée sur place. En échange de ce surplus d’électricité, le client reçoit des crédits qui sont stockés sur un compte SolarBank, la première banque solaire au monde. En cas de besoin, ces crédits peuvent être consommés en électricité.BELGIQUETurbines génératrices d’électricitéTurbulent, start-up établie à Hasselt, a inventé un système de turbine hydraulique révolutionnaire. À partir d’un simple courant d’eau, de l’ordre de 0,3 m/s, cette technologiequi s’inspire des tourbillons dans la nature est capablede produire de l’électricité : de 5 à 200 kW à puissance constante. Le potentiel de ce système est considérable. Turbulent espère, par exemple, l’exporter dans de nombreux pays africains, où les ressources en eau se font rares. En Europe, la start-up veut remplacer les anciens moulins à eau par ses turbines vortex. Elle a ciblé 350 000 sites.ISRAËLDes plantes non OGM plus productivesKaiima est une société de génétique et de technologies de reproduction qui a développé EP, technologie non-OGM qui stimule la productivité des cultures vivrières et cultures dédiées à la valorisation énergétique. En plus d’augmenter les rendements, la technologie EP améliore l’utilisation de la terre et de l’eau et accroit la  xation du CO2. Cette pépite israélienne agricole et high-tech s’est  xée la mission d’aider à nourrirle monde et de dynamiser la production par l’introduction de nouvelles variétés de cultures agricoles, spécialement conçues pour l’agriculture durable.JAPONDes usines  ottantes pour dessaler l’eauA n de pallier la pénurie d’eaudont souffre le Japon, l’entreprise israélienne IDE Technologies va construire des usines  ottantes. Un premier bateau de dessalement sera mis en eau cette année. Il aura une capacité de production de 120 000 m3 d’eau douce par jour. Cette nouvelle approche d’usines  ottantes devrait redonner du souf e au secteur nippon de la construction navale et surtout aider le pays à satisfaire, à court terme, les besoins en eau de sa population. Le business plan prévoit de développer une  otte de bateaux avec divers partenaires dans le monde.Le tour du monde de l’innovationALLEMAGNEBientôt de l’essence sans pétrole ?À Leuna, ville située à 35 km de Leibzig, la start-up française Global Bioenergies développe actuellement un procédé innovant, transformant le sucre en isobutène. Une molécule qui entre dans la composition des caoutchoucs, plastiques, lubri ants et... de l’essence. C’est une première mondiale. Jamais une entreprise n’était parvenue à produire un hydrocarbure à partir de sucre. À terme, Global Bioernergies veut construire plusieurs usines qui permettront de produire 50 000 tonnes d’isobutène par an. La start-up rêve de remplacer l’essence à la pompe par son « pétrole vert ».ecoreseau.fr 39]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[Stratégie & innovation numériqueL’occasion pour EcoRéseau Business d’expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation NumériqueDécryptageEdTechDécollage imminent ?Le monde de l’enseignement et de l’éducation sauront-ils bientôt travailler en bonne intelligence avec les start-up? Premiers éléments de réponses avec l’émergence timide mais avérée d’une EdTech made in France.Par Geoffroy Frameryet l’organisation décentralisée permettent d’allouer du budget pour de nouvelles pratiques scolaires et pédagogiques. Ce faisant, les quelques 13 000 dis- tricts possèdent tous un budget EdTech. Et surtout, les Etats- Unis ont depuis longtemps adopté un système de gestion des facultés qui s’apparente à celui des entreprises favorisant l’accélération des cycles d’in- novation, l’apport de nouvelles solutions et l’externalisation de certains coûts d’exploitation. Ce qui a bien évidemment en- trouvert la porte aux start-up. Une maturité qui s’explique en n chez l’Oncle Sam par une culture économique de la spécialisation plus prégnante qui a facilité l’émergence de nouveaux écosystèmes. L’Eu- rope des 27 et l’Asie du Sud complètent ce podium. « Côtésegments de marchés, la prin- cipale locomotive en B to B partout dans le monde, c’est le corporate learning pour attirer les pro ls, les faire monter en compétences et  déliser les talents. Les entreprises sont matures au sujet du learning car elles ont nécessairement besoin de recruter et former les meilleurs pour garder un avantage compétitif», tranche Victor Wacrenier, fondateur d’Appscho et président d’Ed21. Ensuite le marché de « l’Higher éducation », seconde part la plus grande du gâteau, dépend selon les pays du mix public privé. « L’ Higher éducation se développe en France et s’explique en raison de la forte prépondérance des établis- sements privés », ajoute le startupper.un enviRonnement toujouRs tRoP Pesant PouR PRosPéReR ?Cependant le bonnet d’âne nous guette en matière d’écosystème. La France se distingue par l’environnement contraignant qu’elle propose aux « édupre- neurs ». L’éducation n’a pas beaucoup évolué dans son mode de fonctionnement bien que tout le monde s’accorde à vouloir dégraisser ce fameux mam- mouth, secteur perçu comme non rentable et sclérosé par l’inertie de son système.Les entrepreneurs de l’EdTech sont nombreux et très dispersés. Et les barrières sectorielles et le manque de visibilité du secteur limitent les modes de monétisation des nouvelles start-up malgré une diversi - cation des concepts proposés.L’Ecole 42, sacrée meil- leure école du code au monde. Superbe ! Openclassrooms, leader euro- péen dans les MOOC (massive open online courses). Bravo. Digischool, leader de l’E-édu- cation qui lève 14 millions en 2016 pour se développer à l’international. Magni que ! Autant d’exemples qui nous font croire à une révolution numérique dans le secteur del’éducation. Pourtant, il s’agirait davantage de quelques arbres robustes qui cachent une forêt de start-up en peine face à un marché dif cile d’accès. Les lignes bougent-elles assez vite ? un maRché mondial en cRoissanceTrois grands marchés se dis- tinguent à l’échelle mondiale: l’Amérique du Nord, de loin, le plus important et le plus mature. La taille de son marchéCertains segments de marché semblent presque impossibles à atteindre. « Le marché du K12 (Kindergarden to 12th grade) français est inatteignable en B to B pour la grande majorité des start-up françaises car les écoles possèdent peu de ressources pour conduire des projets pilotes. La question du « qui paye ? » est cruciale », constate Victor Wacrenier.La  lière est trop faiblement structurée et doit surtout faire face à un code des marchés pu- blics poussiéreux et indivisible. Les pratiques désuettes se per- pétuent sur le sujet des services technologiques. Par exemple, leur processus d’achat n’a pas évolué depuis 30 ans même si les partenariats d’innovation, dispositif corrélé au code des marchés publics, permettent depuis peu d’expérimenter des solutions innovantes issues de la R&D.Les mentalités et le manque de compétences en interne aussi n’aident pas à ventiler l’innovation. De là à dire que le monde de l’éducation ne com- prend pas celui des start-up... Il n’y a qu’un pas. « DansPascal JunghansEnseignant à l’Institut d’Administration des Entreprises de Poitiers et à l’Université de Technologie de Troyes, membre du conseil scienti que du CSFRS, chercheur asso- cié au CEREGE, Docteur en sciences de gestion.Prévoir la disruptionL’innovation de rupture, qui casse brutalement les conventions, serait dif cile à anticiper. Il n’en est rien, à condition de penser correctement.Uber est disruptif. Pour Gérard Mestrallet, le président d’Engie, la disruption est une opportunité. AccorHotels emploie un « chief disruption and growth of cer ». La disruption est à la mode. « L’innovation disruptive est une innovation de rupture, par opposition à l’innovation incrémentale, qui se contente d’optimiser l’existant », souligne Jean-Marie Dru, qui a inventé le concept dans les années 90. La disruption, idée radicalement nouvelle qui détruit les conventions ad- mises, est tellement brutale qu’elle semble impossible à anticiper. C’est ce que semble penser le philosophe Bernard Stiegler qui, dans son ouvrage « Dans la disruption, comment ne pas devenir fou ? », décrit la disruption comme un devenir aveugle, une stratégie du chaos impossible à prévoir. D’autant qu’elle semble émerger de nulle part, sinon des intuitions du patron disrupteur dont le modèle parfait, Steve Jobs, « était (...), un homme dont les visions venaient de nulle part et découlaient de l’intuitionplutôt que d’un processus mental », comme le souligne son biographe. Mais la disruption est créée et non engendrée. Elle naît d’un chef qui a une pensée et un passé. Steve Jobs a été nourri de culture hippie, a pris du LSD, a séjourné en ashram. Un parcours certainement plus disruptif que celui du brillant élève Bill Gates, formé au cocon de Harvard. C’est dans cette culture que Jobs s’est forgé sa vision, c’est-à-dire l’intention claire de la direction à prendre.Si l’histoire des entrepreneurs donne des indices, encore faut-il connaître l’organisation d’où peut émerger la disruption. Une organisation qui porte ou non d’éventuelles innovations technologiques. Une organisation qui peut créer les structures sociales permettant la disruption. Alors la disruption peut naître. Mais elle peut aussi échouer à s’imposer dans le monde réel. Echec ou réussite seront le fruit de l’état des rapports sociaux à un moment donné et leurs possibles évolutions. C’est donc à ces trois conditions, humaines, organisationnelles et sociales qu’il sera possible de prévoir et donc de maîtriser la disruption. A n de ne pas devenir fous.40 Février - n°37Strategy review]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[l’enseignement supérieur, le marché est également consi- déré comme impénétrable. Les tunnels de vente sont longs, à peu près six mois. Et nous avons dû beaucoup batailler pour développer notre pro- duit en co-construction avec l’ESCP Europe. Nous avonsréactivité opérationnelle que dans la proactivité », estime Victor Wacrenier. Une liste d’obstacles dépassable ?l’émeRGence d’un écosystème Rassurez-vous. Tout n’est pas si sombre pour les édupreneurs.mérique pour l’éducation ambitionne de permettre aux enseignants et aux élèves de pro ter de toutes les oppor- tunités offertes par le numé- rique. Sa mise en oeuvre repose sur quatre piliers : la formation, les ressources, l’équipement et l’innovation.Hors du monde de l’enseigne- ment, les choses évoluent en ce début d’année. « Il y a six mois : il n’y avait pas d’accé- lérateur privé, de fonds d’inves- tissements privé dédié, de club d’entrepreneurs. Aujourd’hui, les lignes bougent», remarque Victor Wacrenier. Ed21 Angels ou encore EduCapital, un fonds EdTech à ambition européenne procède à ces premiers tours de tables tout en aidant les start-up à remporter des appels d’offres publics, trop souvent accaparés par des acteurs his- toriques de l’édition. Ailleurs, le CRI (Centre de Recherche Interdisciplinaire) a créé un Master EdTech en partenariat avec Paris V et Paris VII. Le Lab de l’éducation organise des hackhatons pour imaginer l’éducation de demain. Sans oublier la création de Schoolab. « Schoolab est un Innovation Studio qui fait interagir et colla- borer grands groupes, start-up et acteurs de l’enseignement supérieur. Nous proposons des programmes d’accélération et des formations à l’innova-l’edtech : entRe élaRGissement et aP- PRoFondissement« En France, l’on dénombre aujourd’hui entre 300 à 350 start-up. Le marché est très dynamique et en pleine struc- turation. Il n’y a pas de par- cours  éché pour réussir ou se lancer. Aujourd’hui, le décol- lage a lieu même si le ration des start-up qui parviennent à lever de l’argent est encore trop faible (de l’ordre de 10%, NDLR) » , s’enthousiasme Victor Wacrenier. « L’éduca- tion connait une montée en puissance dans le monde des start-up. En France, il y a une prise de conscience qu’il faut faire bouger les lignes. Mais on ne sait pas encore comment résoudre toutes les probléma- tiques. Nous voyons de gros efforts de la part des acteurs académiques et des grands groupes pour travailler avec des start-up, même si les modèles de collaboration sont encore à construire, d’autant plus que l’entrepreneuriat, l’éduca- tion et les grands groupes sont sur des cycles de vie différents», complète Diane TaiebEntre autres, Philippine Dol- beau, 16 ans, alors en classe de seconde a créé une appli- cation, New School, pour faire l’appel et lutter contre l’absen-les infos (ENT, ENE, ERP...) et fournissons un canal de communication unique pour les établissements, explique Victor Wacrenier, fondateur et CEO d’Appscho. Ce qui est nouveau c’est le côté pure tech. Avant, les nouvelles solutions et l’innovation provenaient des éditeurs ou des personnes qui faisaient du knowledge. Aujourd’hui, on s’aperçoit que les besoins ne concernent pas seulement la pédagogie . Par ailleurs, l’analyse des mo- dèles de l’EdTech en France con rme l’hégémonie des so- lutions web-based. A peine 17% des projets seulement sont mobile- rst. Et les produits physiques sont développés dans une mesure encore plus faible.ou francophone, pas anglo- phone, donc  nalement assez petit », décrypte le fondateur d’Appscho.Autre sujet qui semble encore balbutiant, celui de l’innovation pédagogique en lien avec les technologies dernier cri : Do- moscio, spécialiste de l’Adap- tive Learning, semble être l’un des précurseurs mondiaux sur ce sujet et le champion français. « Nous avons voulu développé une solution Saas qui utilise le Big Data et le machine lear- ning pour créer des parcours personnalisés a n d’apprendre plus facilement et surtout de créer un parcours de révision sur mesure », présente Ivan Ostrowicz, co-founder et CEO de Domoscio. Benoît Praly,DécryptageStratégie & innovation numériqueLa question de la classe sans stylo, une fausse question ?réussi à obtenir un terrain d’expérimentation gratuit au sein du MBA qui nous a ensuite permis de nous développer à l’échelle de l’école. Mais en dé nitive, ce cas de  gure fait preuve d’exception. Grosso modo, l’enseignement supé- rieur ne sait pas travailler avec les start-up, renchérit Victor Wacrenier. Il faut aussi ajouter que la nature conservatrice de notre système ne permet pas de changement de paradigme notamment dans la pédagogie de professeurs ». Pour preuve dans un autre segment : en 2017, nombreux sont les parents à vouloir inscrire leurs enfants en école Montessori alors que la  gure emblématique de cette nouvelles pédagogie éponyme a commencé ses travaux à la  n du XIXe siècle... Imaginez alors former le corps enseignant à la culture start-up. Mission impossible ?Autre frein également à évoquer, celui du manque de compé- tences. L’impérieuse nécessité de sensibiliser et de former concerne tout autant les en- seignants que les gestionnaires des établissements. Et pour le monde du supérieur, « les DSI sont aujourd’hui plus dans laD’abord au niveau des institu- tions, les mentalités bougent avec la récente législation. La structuration reste lente mais indéniablement à l’oeuvre. En atteste, la loi dite Fioraso du 22 juillet 2013 relative à l’enseigne- ment supérieur et à la recherche qui exige des établissements la désignation d’un vice-pré-Les barrières sectorielles et le manque de visibilité du secteur limitent les modes de monétisation des nouvelles start-upUne opportunité que certaines start-up ont déjà commencé à saisir, sur le segment des box Pre-K12 comme l’illustrent Chouette Box, box avec activité Montessori de 3 à 7 ans, ou encore, Pandacraft, kit créatif pour la même tranche d’âge. « Côté corporate learning, « l’émergence de champions tels que CoorpAcademy et 360Learning sur le secteur du Corporate Learning peut freiner les velléités des entre- preneurs souhaitant se lancer sur cette verticale, malgré la très grande taille du marché. Aussi, et comme me l’expliquait récemment Antoine Amiel de Learn Assembly, le marché de la formation français est très spéci que, réglementé, ce qui représente un gros po- tentiel mais aussi un frein car le marché reste domestiquel’autre co-fondateur, ajoute :« l’apprentissage adaptatif s’adresse aux institutions et entreprises qui possèdent déjà un référentiel d’éducation ou un système de compétences métier. Notre solution travaille indépendamment du contenu et de l’utilisateur. Mais il faut se poser la question de son insertion dans un dispositif plus large. Nous travaillons avec des entreprises du CAC 40, des étudiants, des élèves de CM1. Nous proposons un système d’alerte quand la re- médiation est nécessaire. Mais le relai humain doit ensuite se faire ». Une innovation de taille à l’heure où l’individualisation des parcours devien.t une priorité tant dans le primaire que dans la formation continue. Finalement le mammouth est peut-être en train de maigrir...sident chargé des questions et ressources numériques. A ce titre,Angers est devenue en une poignée d’années, une place forte du numérique grâce au concours de Stéphane Amiard, son vice-président chargé du numérique, qui siège dans le conseil d’administration et milite via son association qui fédère les vice-présidents dans le numérique, pour qu’un pourcentage  xe du budget soit alloué spéci quement au numérique partout en France, comme cela se fait déjà à l’Uni- versité d’Angers.Lancé en 2015, le Plan nu-tion. Nous sommes d’ailleurs en plein recrutement pour la quatrième promotion de notre accélérateur de start-up pour étudiants et jeunes diplômés », présente Diane Taieb, Starter Manager de Schoolab. L’ob- servatoire de l’EdTech piloté par la caisse des dépôts, l’edfab en partenariat avec la région Île-de-de France, le News Tank Education ou encore le prix des technologies numériques organisé par ParisTech qui met à l’honneur l’EdTech pour son édition 2017 qui aura lieu en avril circonscrivent petit à petit l’écosystème.téisme des élèves grâce à une application utilisable par les enseignants qui détecte via capsule, un peu comme sur le mode du bluetooth pour éviter la géolocalisation, la présence des potaches qui ont alors  xé le dispositif sur un porte clé. Autre exemple avec AppScho : « pour pénétrer le marché, il fallait avoir des certitudes sur nos capacités d’exécution . Il fallait développer un produit qui réponde aux problèmes de la digitalisation de la vie scolaire de façon interopé- rable, facilement déployable et customizable. Nous agrégeonsecoreseau.fr 41]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[Stratégie & innovation numériqueHaute résolutionFocus sur un sujet high tech dans l’air du tempsLes enjeux business du e-sportC’est le jeu ma « pôv »Lucette !Oubliez vos préjugés, le e-sport est of ciellement devenu un sport. Et ouvre un marché énorme pour les éditeurs, gamers, médias, marques et entrepreneurs.Par Geoffroy Framerycours d’écriture ». Ce faisant, les articles 101 et 102 de la loi relative à la république numérique, promulguée en octobre, défendent le statut des compétitions de e-sport pour mieux les encadrer et créent un statut de joueur professionnel. « Avant cette loi, les événements de sport électronique pouvaient être assimilés à une loterie », ajoute Stéphan Euthine. Hor-– des géants comme Redbull sponsorisent certaines teams –, les sportifs, les équipes et les ligues. Mais il existe un intervenant supplémentaire de poids : les éditeurs de jeux vidéo. C’est pour cette raison qu’une fédération française n’existe pas encore en tant que telle. Aujourd’hui, si le con it n’est pas violent, il y a malgré tout un bras de fer entre les compétiteurs et lessorte d’esprit olympique ou sous la forme d’un spectacle fermé à l’image du catch ou de la Formule 1 », illustre Stéphan Euthine. Actuelle- ment, éditeurs, associations et gamers accouchent d’un consensus qui pourrait aboutir à une logique fédérale avec des championnats locaux, régionaux, nationaux et in- ternationaux et un contrôle d’image sur le jeu exercé parlérance sur ce type d’activité.« Ce qu’on a construit a de grandes chances d’être du- pliqué au niveau européen », se réjouit Stéphan Euthine. A l’étranger, les initiatives pleuvent aussi pour encoura- ger ce sport. Alibaba, le géant chinois de l’Internet, via sa  lière Alisport, vient même récemment d’annoncer un partenariat avec la fédération internationale de e-sport qui implique un investissement de 135 millions de dollars. Ce dernier a ainsi décidé de dé- velopper plusieurs axes dont la promotion d’un tournoi international amateur et pro- fessionnel, sa reconnaissance en tant que discipline sportive à part entière voire même olympique, et le développe- ment de centres de forma- tion. Si le secteur a connu de nombreuses mutations avec l’émergence du cloud gaming, de la réalité augmentée – Pokémon Go a échappé aux éditeurs historiques – et des nouvelles façons de jouer via notamment smartphones et tablettes, force est de recon- naître que son écosystème se structure. « En termes d’audience nous n’avons pas à rougir par rapport aux autres sports profession- nels car selon Superdata, il y aurait 1,4 millions de spectateurs uniques sur les compétitions de e-sport, même si ces chiffres se basent sur des valeurs qui ne sont pas véri ables. Mais les enjeux économiques sont nombreux. Demain pourquoi ne pas imaginer des salles, des clubs et des centres de formation comme ceux des footbal- leurs ? Nous échangeons aussiavecdenombreuxe.n- trepreneurs pour accoucher de nouveaux modèles éco- nomiques issus du e-sport », conclut Stéphan Euthine.Fini les sel es de Ro- naldo, saveur plaquette de chocolat, ou votre passion pour le beach volley féminin lors d’une annonce d’une nouvelle phase d’at- taque. Le sport et son image peuvent se renouveler sans glamour. Et ce sont les geeks et les geekettes d’antan qui deviennent les nouvelles égéries. L’intelligence est donc sexy en 2016. Ou du moins la dextérité employée pour appuyer ou cliquer au bon endroit au bon moment. Ainsi, en France, Florent Lecoanet sur Super Mario Kart, Bertrand « Elky » Grospellier sur Starcraft, Kayane sur Street Fighter IV sont considérés aujourd’hui comme des experts dans leur discipline et des champions à part entière. Normal dès lors que la cave ou la chambre de ces athlètes sentent la salle de boxe lors d’une belle journée d’août... Mais ces prodiges de la manette désormais de- venus spécialistes d’un jeu en particulier ou d’un style (combat, jeux de rôle, shoot them’up...) présentent de nombreux avantages que les sportifs professionnels n’ont pas. Pensez aux mil- lions de followers sur les chaînes YouTube des joueurs professionnels. Pensez éga- lement à leur mode de vie ultra-connecté qui dessine les contours d’une nouvelle relation sportif-fan, peut-être les débuts d’une nouvelle façon d’envisager le perso- nal branding pour un athlètede haut niveau... Le e-sport souf e un vent de nouveauté dans le sport professionnel.un cadRe FRançais en avance PaR RaPPoRt au Reste du mondeDepuis deux ans, l’e-sport connaît une véritable ex- plosion médiatique et de- vient même grand public. La vente de jeux vidéo en France pèse 2,87 milliards d’euros et enregistre 6% de croissance annuelle par rap- port à 2014 selon le Syndicat des éditeurs de logiciels et de loisirs (SELL). Les softwares les plus vendus en 2015 sont respectivement Call of Duty Black OPS 3, jeu de shoot à la première personne, et FIFA 2016, simulation de football, pour les non-initiés, avec 1,3 million et 1,1 million d’exemplaires neufs écoulés en 2015. Stéphan Euthine, directeur général de LDLC Event, spécialiste de la com- munication dans le e-sport et le hardware et secrétaire général de France e-sport commente : « La France ne possède pas encore de fédé- ration en tant que telle mais le pays est en avance sur le reste du monde en matière de législation. Les pouvoirs publics ont voulu cadrer l’activité, d’où le rapport sorti au printemps dernier et les deux articles spéci que au e-sport présents dans la loi pour une république nu- mérique même si les décrets d’application sont toujours enFutur sport à part entière avec une sorte d’esprit olympique ou spectacle fermé à l’image du catch ou de la Formule 1 ?les éditeurs, mais une liberté assez grande pour en faire un produit e-sportif.Des limites dans la structu- ration du marché qui n’em- pêchent pas de considérer le e-sport comme un bu- siness aussi juteux que votre smoothie lors du brunch du dimanche midi.bientôt des centRes de FoRmation etdes PaRis en liGneLa France est un pays pré- curseur dans la structuration de l’écosystème. La Corée du Sud et la Russie ont aussi créé ce statut. Mais les Etats- Unis et le Japon n’ont pas légiféré et appliquent une to-E-sportifs affûtés en pleine action...mis le fait que vous pouvez boire et fumer tout en étant un sportif de haut niveau, peu d’éléments distinguent le sport professionnel concret de son homologue virtuel. Les acteurs sont les mêmes : les médias, les fans, les sponsorséditeurs.Autrement dit, dif cile d’im- poser un règlement quand l’éditeur garde les droits d’image de son jeu. « L’enjeu est de savoir si le e-sport va se développer sous la forme d’un sport à part entière avec une42 Février - n°37]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[8ème opusVivez l’experience !// 90 sponsors con rmés // 290 big boss attendus // 500 participantsLes événements BigBoss réunissent deux fois par an les décideurs les plus in uents du digital, e-commerce, e-retail et e-tourisme dans un cadre alliant business, fun et networking.Un événement Organisé parDu vendredi 9 au dimanche 11 juin 2017Du vendredi 9 au dimanche 11 juin 2017 à MarrakechConditions de participation :• Réaliser un CA online > 15M€ • Être directeur : DG, Marketing,e-Commerce, e-Business, Multicanal, Digital...Président du juryPatrice Noirot-NerinDirecteur Marketing Data et Digital Marché Particulier FranceEngieInscrivez-vous sur : bit.ly/PreselectionBBSE2017Business as it should be]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[18 et 19 mai 201722e]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[Conseils, astuces et nouveaux outilsConjoncture morose, dif cultés de  nancement, solitude des dirigeants... et si tout cela n’était que des idées reçues ? A y regarder de plus près, l’entrepreneuriat n’est peut-être pas le parcours du combattant annoncé. On ne vous promet pas une promenade de santé, mais aujourd’hui, à toutes les étapes, le créateur peut compter sur des structures et outils pour l’épauler.CAHIER PRATIQUEecoreseau.fr 45Créer aujourd’hui : L’accompagnement business en 2017............................. p46 Business guides entreprendre : Se lancer grâce à de nouveaux outils..... p50 Business guides événementiel : La nouvelle con guration du MICE........ p56 Business guides numérique : Le digital ef cace et bon marché ................ p62]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUECréer aujourd’huiLa création d’entreprise, c’est avant tout du concret et de l’opérationnel. D’où cette rubrique qui explore de manière très pratique l’une des phases de l’entrepreneuriat.L’accompagnement business en 2017Six bonnes nouvelles pour entrepreneurs en herbeEt si créer son entreprise n’avait jamais été aussi simple ? Tour d’horizon subjectif des coups de pouce possibles à ceux qui oseront en 2017.Par Séverine RenardJulien LeclercqDirecteur général agence Com’PresseEditions YakabooksAuteur de Journal d’un salaud de patron (Ed. Fayard) www.salauddepatron.frBref, si on leur foutait la paixQuatre mille chefs d’entreprise rencontrés en trois années d’aventure littéraire me l’ont con rmé : un bon entrepreneur doit êtrebon en tout. Très souvent, trop souvent, le chef d’orchestre doit abandonner son pupitre pour se muer en véritable couteau suisse, l’expression n’est évidemment pas de moi. Maîtriser parfaitement le droit social, exceller en tableaux de bords, être un super manager, connaître le droit  scal sur le bout des doigts, sans oublier, entre deux, d’être le commercial de l’année.Et pourtant ? Aucun de ces quatre milles patrons (mot honni par une grande partie d’entre eux) n’a créé sa boîte parce qu’un jour il s’est regardé dans la glace en se disant : « Waouh, je suis un manager hors pair, je me lance ! ». Personne n’a fondé une entreprise parce qu’il connaissait par cœur les 3650 pages de ce foutu Code du travail (un avocat, peut-être ?). Non, s’ils se sont lancés, si nous nous lançons, c’est parce qu’un jour nous avons une idée. Nous croyons tellement en cette idée que nous avons la conviction profonde de pouvoir en vivre un jour. Et même mieux : en faire vivre d’autres, aussi. Un sentiment d’une puissance peu commune, à faire se hérisser les poils des entrepreneurs que nous sommes. Tous les pores de notre peau nous le disent, ce fameux jour : « tu ne peux plus vivre sans donner vie à ton idée ».Ce sentiment fait la force de ces courageux qui se lèvent le matin en croyant qu’un avenir optimiste est possible. Il doit être respecté, chouchouté, porté, encouragé, accompagné. Et leur quotidien simpli é, pour de vrai, pas en supprimant une ligne aux  ches de paie pour en ajouter deux. Car une chose est sûre : les entreprises que portent ces personnes à l’énergie débordante seraient bien plus performantes si on cessait d’emplir leurs jour- nées de tracasseries très loin de leurs domaines de compétence. Bref, si on leur foutait la paix.46 Février - n°37Conjoncture morose, dif cultés de  nan- cement, solitude desdirigeants... et si tout cela n’était que des idées reçues ? A y regarder de plus près, force est de constater que se lancer dans l’entrepre- neuriat n’est peut-être pas le parcours du combattantannoncé. On ne vous promet pas une promenade de santé, mais aujourd’hui, à tous les échelons et à toutes les étapes, le créateur d’entreprise peut compter sur des structures et des réseaux prêts à l’épauler et peut béné cier d’aides pour mettre toutes les chances de succès de son côté.1/ choc de simPli- Fication :un assouPlissement des mesuRes léGislatives et RéGlementaiResLa route est encore longue, mais des progrès indéniables ont été enregistrés. Un conseil de la simplification aAujourd’hui des gens sont prêts à tout pour vous faire progresser dans vos projets...Salauds de patrons !© Nicolas Dias]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[même été créé, en janvier 2014, pour recueillir des propositions et mettre en place des mesures des- tinées à faciliter la vie des entrepreneurs. Cette simplification concerne toutes les entreprises à tous les stades de dévelop- pement. Parmi les mesures de simplification du volet « Créer son entreprise »,dispositif Marché public simplifié.2/ des aides en tout GenRe PouR FinanceR son PRojetLes aides financières auxquelles les créateurs peuvent prétendre sont nombreuses. Selon larurale, etc., les entreprises bénéficient d’exonérations d’impôt sur les bénéfices. Les créateurs d’entreprises innovantes sont particuliè- rement choyés : exonéra- tion de certaines charges fiscales et sociales avec le statut Jeune entreprise innovante (JEI), crédit d’impôt innovation et le crédit d’impôt recherche... Bpifrance est l’acteur incontournable pour les aides à l’innovation et propose notamment une subvention allant jusqu’à30000€ pour financer les dépenses de validation du projet.3/ les collec- tivités jouent le jeu PouR doPeR l’économie et l’emPloiLes régions, les départe- ments, les métropoles... Pléthore de collectivi- tés ont mis en place des actions et des aides fi- nancières pour soutenir la création d’entreprise. Être une terre fertile pourla création est une des priorités des collectivi- tés locales pour asseoir leur rayonnement, favo- riser leur développement économique et créer des emplois. Elles s’efforcent donc d’aider les entrepre- neurs avec l’instauration du « guichet unique » pour se repérer dans les méandres des dispositifs de financement ou de ré- seaux d’experts, à l’image du dispositif Lyon Ville de l’Entrepreneuriat. Et elles sont également prêtes àmettre la main à la poche pour donner le coup de pouce qui fera naître les futures pépites.En Normandie, l’agence de développement AD Normandie, mise en place ilyaunan,seveutune porte d’entrée unique pour les entreprises en matière d’accompagnement et d’aide économique. Pour soutenir les entreprises, un fonds d’investissement a été créé dans les champs de l’amorçage, l’innova- tion, le développement,Créer aujourd’huiChaque mesure de simpli cation est synonyme de chiffre d’affaires supplémentaires pourles TPE et PMEcitons la suppression de l’obligation de dépôt des actes de création des so- ciétés commerciales au- près des services fiscaux ou la réduction des frais d’immatriculation au Re- gistre du commerce et des sociétés (RCS). De nom- breuses autres mesures sont à l’étude ou en cours d’expérimentation. Par exemple, il devrait bientôt être possible d’effectuer en ligne ses démarches de création.En octobre dernier, 48 nouvelles mesures ont été proposées pour alléger les contraintes des entreprises et viennent s’ajouter aux 415 mesures adoptées depuis 2013. Selon une étude du cabinet EY, ce choc de simplification ferait économiser chaque année 5 Mds d’euros aux entreprises ! Créer, mais aussi développer et gérer son entreprise devient de plus en plus simple. Il était temps... la France n’était pas bonne élève en la matière. Cette sim- plification est synonyme d’économie de temps et d’argent, mais pas seu- lement. « C'est donner du chiffre d'affaires sup- plémentaire aux PME et TPE », souligne ainsi Gérard Huot, secrétaire général du Conseil de la simplification pour les entreprises, à propos dusituation du créateur et le type d’entreprise, les financements accessibles varient sensiblement. Les demandeurs d’em- ploi peuvent demander à recevoir le versement de leurs allocations chô- mage sous la forme d’un capital. Cette « Aide à la reprise et à la création d'entreprise », versée par Pôle emploi, représente un montant équivalent à 45% du reliquat des droits à l'assurance chô- mage. Les demandeurs d’emploi ont également la possibilité de solliciter un prêt à taux zéro et sans garantie Nacre (Nouvel accompagnement pour la création et la reprise d'entreprise). Plusieurs catégories de personnes, dont une nouvelle fois les demandeurs d’em- ploi, peuvent prétendre à l’Accre, une aide sous la forme d’une exonération pendant un an de charges sociales sur la partie de rémunération n'excédant pas 120% du Smic.Le lieu d’implantation de l’entreprise est un élément essentiel à prendre en compte car il peut donner droit à des exonérations fiscales. Dans les zones franches urbaines, les bassins d’emploi à redy- namiser, les zones d’aide à finalité régionale, les zones de revitalisationecoreseau.fr 47]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[le chiFFRe à ReteniR415mesures de simpli cation permettent aux entreprises d’économiser 5 Mds€ chaque année48CAHIER PRATIQUECréer aujourd’huila création, la transmission et le rebond. Normandie Participations a réalisé fin 2016 son premier inves- tissement en capital dans une entreprise caennaise, Malkyrs studio, à hauteur de 150000€. « Ce premier investissement de Normandie Participations a eu un effet de levier certain et a permis à l’entreprise de réunir 657000€ de fonds ! Cette première opération sera suivie très prochainement d’une dizaine d’an- nonces supplémentaires », se réjouit Hervé Morin, président de la région Normandie.Même volonté en Paca où la Région a mis en place « Mon financement », le guichet unique pour accéder aux informations sur tous les financements possibles.La société de capital-risque Paca Emergence, créée pour apporter un soutien en fonds propres aux en- treprises, poursuit également son action. La région Paca l’a dotée de 11 M€ en 2015.4/ incubateuRs, PéPinièRes, co-woRkinG... Plus jamais seul L’image du créateur d’entreprise isolé a vécu. Pour les premiers mois ou années d’activité, opter pour un incubateur ou une pépinière permet de mûrir son projet et de prendre le temps de se développer. Grandes écoles, entreprises ou collectivités four-nissent locaux, matériels, capitaux, conseils, réseau... Amance-Eudine Rouzier, fondatrice de Wektoo, un logiciel d’anticipation et de gestion des périmés pour la grande distribution, a été incubée à Normandie Incubation : « j’ai pu bénéficier de formations, de conseils en communication, marketing, commerce, mais aussi d’appuis juridiques. Normandie Incu- bation est une famille ayant un regard bienveillant mais aussi professionnel ».Le B612, l’incubateur de la Caisse d’Epargne Rhône Alpes pour les start-up de la transformation digitale, offre coaching et accompagnement d’experts mais aussi des financements dédiés aux entreprises héber- gées. Le groupe bancaire reste ainsi à la pointe des évolutions digitales. Le Crédit Agricole a initié une démarche similaire avec Village by CA, un écosystème ouvert qui se veut un accélérateur de business pour les start-up. Une quinzaine de villages sont en activité ou seront lancés cette année partout en France. En région lyonnaise, le Village by CA Centre-Est accueillera ses premières entreprises en mars. « Nous voulons offrir aux start-up les conditions idéales pour grandir et devenir des pépites en intégrant un vrai réseau et une communauté d’acteurs fédérés autour de l’innova- tion. L’objectif est de soutenir les jeunes talents par du conseil dans leurs décisions stratégiques, de la mise en réseau pour la commercialisation de leurs innovations... », explique Sophie Bonhomme, maire du Village by CA Centre-Est. La pépinière d’entre- prises InnovaGrasse, de la communauté d’agglo- mération du Pays de Grasse, dédiée aux entreprises innovantes et à la filière historique de la parfumerieFévrier - n°37]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[Etre une terre fertile pourla création est une des priorités des collectivités locales pourfavoriser leur développement économique et créer des emploisCréer aujourd’huiva même plus loin que les autres en proposant un accompagnement scien- tifique : locaux adaptés (laboratoires d’expéri- mentation), soutien ciblé et individuel, partenariats avec des incubateurs et la proximité immédiate d’or- ganismes académiques et de recherche (formations universitaires en chimie verte de l’Université So- phia Antipolis, labo de recherche ERINI sur les ingrédients naturels en lien avec le CNRS (équi- pements de R&D à desti- nation des entreprises). Les pépinières peuvent même accompagner le créateur régulièrement, au jour le jour. « Nous assurons le suivi de l’évolution du business plan, la mise en place d’indicateurs précisde bureaux, constate le développement de cette forme de travail. « Ce vé- ritable boom s’inscrit dans une inéluctable tendance à la flexibilité », analyse Clément Alteresco, fonda- teur de BAP. Outre cette flexibilité, bien utile au démarrage d’une activité, les entrepreneurs appré- cient la saine émulation de ce type de tiers-lieux. La Cordée, premier réseau de co-working français, a fêté ses cinq ans. Le premier espace a été ou- vert à Lyon en novembre 2011 ; aujourd’hui La Cordée compte 13 sites dans sept villes et 1 000 membres réguliers. Cette mutation des modes de travail n’échappe pas aux grands noms de l’écono- mie. En avril, Xavier Nielet d’un tableau de bord, détaille Isabelle Corbin, directrice de Pays d’Aix développement, l’agence de développement éco- nomique. De plus, nous disposons d’un réseau d’experts que nous pou- vons mobiliser en fonc- tion des problématiques des porteurs de projet. » De nouvelles façons de travailler rendent aussi le quotidien du créateur plus léger. Finis la solitude et les questionnements avec soi-même, place au co-working. Ces espaces de travail apportent un environnement dynamique et convivial aux porteurs de projet et travailleurs autonomes. Bureaux A Partager, plateforme de coworking et de partageouvrira, à Paris, Station F. Présenté comme le seul campus de start-up qui réunit tout l’écosystème entrepreneurial sous un seul toit, ce lieu est à la fois un espace de co-wor- king et un incubateur qui pourra accueillir 1 000 entreprises.5/ des statuts Plus souPles PouR testeR un PRojet et s’aF- FRanchiRde contRaintesPour se laisser le temps de valider une idée et un business model, les en- trepreneurs sont de plus en plus nombreux à lan- cer leur activité tout en gardant, dans un premiertemps, leur emploi sala- rié. Choisir le statut de la micro-entreprise permet, en effet, de sauter le pas à moindre risque. Dans un autre genre, le por- tage salarial séduit tout autant. Pour les consul- tants ou experts, il permet d’exercer une activité en toute autonomie, mais en conservant les avantages liés au statut de salarié et en s’épargnant les charges du traitement adminis- tratif, juridique, fiscal etcomptable d’une activité d'indépendante.6/ GaGneR en visibilité et déveloPPeR son Réseau avec les concouRsQuel que soit son secteur d’activité, un créateur peut participer à de nombreux concours. Dans tous les domaines, sur tous les territoires, initiés par de multiples acteurs, lesconcours se multiplient. Si prendre part à un concours nécessite un peu de temps, cela peut rapporter beau- coup. Outre le gain finan- cier associé, le créateur entre en contact avec de possibles partenaires et clients, apprend à vendre son entreprise, se fait connaître du grand public grâce au relais média... « Confronter son projet avec ses pairs a été un leitmotiv pour moi. On doit se poser les bonnes ques-tions, être convaincant... Grâce au concours, on obtient une notoriété, des compétences nouvelles, un réseau qui ne cesse de se développer. L'aide financière est également non négligeable pour as- seoir sa trésorerie », sou- ligne F.rédéric Reguillot, fondateur de Tap Tools et Prix Coup de cœur du concours Créa’Vienne 2014.ecoreseau.fr 49]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[avecaltoavocats.comNe négligez pas la protection de votre marque : vous devrez tout changer !Pour notre premier cas concret de 2017, nous nous penchons sur un exemple lié à des enjeux de propriété intellectuelle.En l’espèce, une société A spécialisée dans les services spécialisés auprès des bars-res- taurants dé nit toute une po- litique marketing autour d’un nom, et décide donc de réserver les noms de domaine et les comptes de réseaux sociaux afférents. Malheureusement, la société n’avait effectué qu’une recherche sommaire par les mo- teurs de recherche pour savoir s’il existait un nom similaire. La société décide de lancer son offre, de communiquer massi- vement notamment par voie de presse pour faire connaître ses services.Ce qui devait arriver arriva... Quelques jours plus tard, une société B, pourtant en dif - culté financière, adresse un courrier à notre société A lui formulant deux critiques ma- jeures. Leurs noms de domaine sont quasi-identiques. Le site internet de chaque société est quasiment identique.Il était évident que la société B agissait en pur opportunisme n’exerçant quasiment plus d’ac- tivité avec ce nom du fait de ses dif cultés  nancières. Malgré tout, elle avait pris la peine de déposer ses marques à l’INPI et béné ciait d’une vraie an- tériorité sur l’enregistrement des sites.La recherche par les moteurs de recherche ne suf sait clai- rement pas étant donné que le site de la société B n’étaitplus indexé dans les premières pages de résultat.Il fallut donc trouver une so- lution pour sortir de ce litige. Les conseils respectifs des sociétés se sont donc enten- dus sur un document qui per- met à des marques et/ou des concepts de cohabiter : l’accord de coexistence. Dans le cadre de cet accord de coexistence, la société A n’a donc pas eu le choix, étant donné la quasi-si- milarité des services proposés, que de changer son nom d’ex- ploitation, sa marque visible. Résultat : la société A a donc dû changer toute sa commu- nication, sa charte graphique, ses documents promotionnels et surtout a dû repasser sur chaque article de presse qu’ils avaient obtenu de haute lutte pour demander aux journalistes de bien vouloir remplacer le premier nom par un deuxième. Autant dire que leur négligence initiale sur les marques et les noms de domaine leur a coûté beaucoup de temps et d’argent. Moralité : entrepreneurs, ne vous contentez pas d’une recherche sur les moteurs classiques avant de lancer votre concept. Optez pour une vraie recherche d’an- tériorité auprès des services de l’INPI et/ou d’un conseil en propriété intellectuelle ou d’un avocat spécialisé.Sans cette recherche, vous allez dépenser beaucoup d’énergie et de fonds pour que les utilisa- teurs retiennent un nom... qu’il faudrait rapidement changer sous peine de con its juridiques sans  n.Mots-clés1 Savoir bien s’entourer2 Trouver le bon local3 Fluidi er la circulation de l’information 4 Penser au portage salarial5 Avoir une bonne protection sociale6 Assurer ses arrières7 Choisir la banque adaptée8 L’affacturage pour bien gérer son cash50Fini le lancement au petit bonheur la chance...CAHIER PRATIQUEBusiness guidesDans chaque numéro, EcoRéseau Business s’intéresse de prêt à une (ou des) problématique(s) que peut se poser un cadre dirigeant (logistique, marketing,  nance, communication...) en demandant l’avis des prestataires et conseilsSe lancer en 2017 Entreprendre sansse méprendre!Les Français – en particulier les jeunes – ont toujours plus envie d’entreprendre. Mais la création ou la reprise d’entreprise n’est pas un acte à prendre à la légère. Tour d’horizon des écueils à éviter.Par Yann PetiteauxFévrier - n°37Le droit en pratique]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[Entre ceux qui ont l’intention de créer ou reprendre une en- treprise, ceux qui ont engagé des démarches en ce sens, ceux qui sont actuellement dirigeants ou associés et ceux qui l’ont été par le passé, un tiers de la popu- lation française (âgée de plus de 18 ans) a déjà été placée dans une dynamique entrepreneuriale (source Agence France entrepre- neur-AFE). Bonne nouvelle : dans l’Hexagone, la création d’entreprise semble n’avoir jamais été aussi importante. S’épanouir, réaliser un rêve, devenir son propre patron et se lancer un dé  sont les principales raisons d’entre- prendre pour les porteurs de projet et les dirigeants d’en- treprise français. A contrario, ceux qui n’osent pas se lan- cer invoquent principalement la lourdeur des investisse- ments nécessaires, les risques d’échec, la complexité des démarches administratives et la préférence pour la sé- curité de l’emploi.En 2014, près d’un créa- teur d’entreprise sur quatre avait moins de 30 ans. Mieux, entre 2002 et 2014, le nombre d’entre- prises créées par les jeunes a bondi de plus de 200% ! Cette progression s’explique notamment par l’évolution des mentalités vis-à-vis de l’acte d’entreprendre, mais également par la mise en place de mesures incitatives telles que la création du ré- gime du micro-entrepreneur(ex-auto-entrepreneur). Et cette dynamique entrepre- neuriale va certainement s’accentuer, puisque pour plus de la moitié des jeunes aujourd’hui, être son propre patron devient le choix de carrière le plus intéressant. Être salarié de la fonction publique ne fait plus tant rêver que par le passé... Toujours selon l’observatoire de l’AFE, 70% des Français estiment que la création d’une entreprise doit avant tout être induite par la pas- sion pour un métier. Hélas, la passion ne fait pas tout. Les écueils sont nombreux à pouvoir mettre en péril la jeune entreprise : formalités administratives, recherche de  nancements, quête d’un local adapté, contact avec la clientèle, solitude du chef d’entreprise, première em- bauche, etc.Selon l’Insee, qui s’est inté- ressé aux entreprises créées en 2010, 71% d’entre elles étaient encore actives trois ans plus tard. Le chiffre n’était que de 66% pour la génération des entreprises créées en 2006. La situation tend donc à s’améliorer, mais les entreprises individuelles ou les commerces restent particulièrement fragiles. Et en l’absence d’un fort investissement de départ, d’un bon niveau de for- mation et d’une expérience préalabledan.slesecteur d’activité concerné, la péren- nité d’une jeune entreprise risque d’être sérieusement compromise.Business guidesecoreseau.fr 51]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesFiction : Quand Matthieu enchaîne les galères1« Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille », paraît-il. Matthieu en est certain désormais. Lui qui rêvait de liberté, en lançant à Lyon sa petite agence web, expé- rimente désormais l’amère solitude du chef d’entreprise. Le jeune homme soupire en se prenant la tête dans les mains. Aujourd’hui, il aimerait vraiment qu’on l’aide un peu 1.L’histoire commençait plutôt bien pourtant, lorsqu’il a trouvé ce joli local dans les vieux quartiers de la ville. Beaucoup de cachet. Mais surtout un loyer et des charges bien trop lourdes pour une activité en démarrage 2. D’autant que ses premiers clients tardent à régler leurs factures et que la trésorerie déjà bien maigre s’effrite un peu plus chaque jour.Pour limiter les frais au démarrage, Matthieu a opté pour des logiciels libres, mais leur faible compatibilité avec les logiciels classiques ne cesse de lui poser des pro- blèmes. Trop souvent, le jeune chef d’entreprise est obligé de ressaisir des données, multipliant les risques d’erreurs... et la pénibilité de son travail 3. Bonjour la pro- ductivité ! Pendant ce temps, il ne démarche pas et n’avance guère sur ses missions. Sans oublier toutes ces paperasses qui s’empilent sur son bureau : RSI, TVA, im- pôts... Une gestion administrative dont il se serait volontiers passé. Il se dit que s’il s’était intéressé plus tôt au portage salarial, il aurait peut-être pu éviter tout cela 4.savoiR bien s’entouReRUn de ses anciens collègues a choisi cette option. Il en avait l’air tout à fait satisfait, l’autre soir, quand ils ont partagé un verre dans leur café favori, place des Terreaux. Une chose est sûre, s’il continue à ce rythme-là, Matthieu va tout droit au burn-out. Et là, il n’est même pas certain d’être couvert par son contrat de prévoyance 5, celui que lui a refourgué son banquier lorsqu’il a ouvert le compte de l’entreprise. Sa femme lui avait pourtant dit de ne pas se précipiter et d’aller voir un spécialiste de la protection sociale. Mais Matthieu est plutôt du genre impatient... et puis il apprécie son conseiller bancaire qu’il connaît depuis de nombreuses années. D’ail- leurs, c’est lui aussi qui lui a fait signer un contrat d’assurance 6. Il est comme ça Matthieu. Il marche à la con ance, sans trop savoir si c’est toujours le meilleur choix qu’il fait... Finalement, il aurait peut-être dû se poser plus sérieusement la question du choix de sa banque. Après tout, il aurait sans doute pu trouver mieux 7. Parce que, quand il évoque le Web à son conseiller, il a comme l’impression de parler chinois à un Islandais.Un banquier plus avisé aurait peut-être pu aussi l’aider à gérer les retards de paiement de ses clients en lui expliquant le principe de l’affacturage 8. Il n’est pas trop tard, mais il va falloir se ressaisir sérieusement... pour éviter une prochaine escadrille.2 tRouveR le bon localDomicile, local privé, technopole, incubateur, pépinière, centre d’af-faires, hôtel d’entreprises... Les possibilités d’hébergement sont aussi nombreuses que variées. Comment choisir ? « On peut se permettre de travailler de chez soi si l’on ne reçoit pas de clients et si l’on n’a pas de stock, résume Patrick Deleau, consultant et formateur en entrepreneuriat et gestion. Cela évite de commencer avec des charges  xes importantes, surtout si l’on ne génère pas de chiffre d’affaires au départ. La trésorerie est le point central pour une entreprise. »Si vous lancez une activité commerciale, le choix de l’emplacement est primordial, mais n’exonère pas d’un travail de démarchage. « Ce n’est pas parce que l’on a un bon emplacement qu’il ne faut pas aller cher- cher le client, avertit Patrick Deleau. Je conseille toujours de prévoir un petit budget de communication pour relancer une campagne au bout de six à neuf mois. »Un projet innovant trouvera avantageusement sa place au sein d’une pépinière ou dans un technopôle où il béné ciera d’un accompagnement et d’un environnement propices à son éclosion. « Quand le porteur de projet a la possibilité de s’installer dans un incubateur, c’est l’idéal, car il est directement plongé dans un écosystème et cela lui évite de rester seul chez lui devant son ordinateur », note Frédérique Jeske. Attention toutefois à la qualité de l’accompagnement proposé. « Il doit être régulier et se faire au rythme d’au moins un rendez-vous parmois », estime Patrick Deleau.Pérennité des entreprises à cinq ansNon accompagnées50%Accompagnées86%Hélas, avoir une farouche envie d’entreprendre ne suf t pas pour durer dans le temps. « La première chose que je conseille au porteur de projet est de ne surtout pas rester seul et de se faire accompagner », insiste Frédérique Jeske, directrice générale de Réseau entreprendre. Ce qui fait la différence, c’est l’accompagnement dans la durée. » Clubs d’entreprises, Boutiques de gestion (BGE), Adie, Chambres consulaires... les réseaux ne manquent pas et chaque type de projet peut trouver celui qui lui conviendra le mieux. Avec ses 5600 membres bénévoles et 83 implantations en France, Réseau entreprendre est l’un des principaux réseaux d’accompagnement des créateurs d’entreprise. Gratuit et basé sur un principe de réciprocité, il propose un soutien  nancier (prêt d’honneur), un système de mentorat par un chef d’entreprise expérimenté et de la mise en réseau dans le cadre d’animations collectives. La recette fonctionne depuis trois décennies : « A cinq ans, nous avons 86% de pérennité des entreprises accompagnées, contre moins de la moitié pour celles qui ne le sont pas », précise Frédérique Jeske. Ajoutez à cela un bon expert-comptable et vous êtes paré.Chronique parrainéeSophie de MentonPrésidente d’ETHIC Présidente de SDMEVœux de combat, vœux de victoire !jourd’hui les métiers du transport léger sont face à une concurrence déloyale telle que c’est tout un secteur d’activité qui doit se serrer les coudes et se battre pour faire respecter son bon droit et la loi. Arrivés brutalement sur le marché, les plateformes issues de l’économie colla- borative ont jeté dans les rues des grandes villes des milliers de « runners » précari- sés, livrant tout et n’importe quoi sans la moindre licence ou assurance adéquate. C’est ainsi que, sous une  ne couche de modernité, ces derniers nés de l’écono- mie « ubérisée » ont transformé la rue en une jungle urbaine où l’image de marque prévaut sur les réglementations,hypnotisant nos politiques avec des vélos et des lycras aux couleurs criardes. Les coups qui nous sont portés sont forts (et bas) mais j’ose dire que j’aime le sala- riat et le modèle social que les entreprises traditionnelles représentent. L’idéal du job jetable et cumulable n’est pas un vœu que je forme pour mes enfants.2017 sera une année de combat pour le transport léger et je ne peux croire en autre chose qu’une victoire.Hervé STREET, Président du SNTL Syndicat National des Transports Légers2017 est arrivée et apporte avec elle son lot de vœux et de bonnes réso- lutions. Faire plus de sport, moins fumer, etc. Chacun se motive et espère tenir au moins jusqu’à la Chandeleur.Mais il est des vœux que je forme avec plus de conviction, plus de foi même. Je fais le vœu de me battre pour mon entreprise. Et vous savez quoi ? Même pour celles de mes concurrents. Car au-52 Février - n°37J’aime ma boîte]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[BESOIN D’ÉQUIPER VOS BUREAUX DE A À Z ?BÉNÉFICIEZ DES CONSEILS DE NOS EXPERTS MOBILIER.Notre équipe Projets Mobilier pour vous accompagner.Vous emménagez dans de nouveaux locaux ? Vous aménagez un nouvel espace au sein de votre entreprise ?Vous souhaitez renouveler votre mobilier ? Notre bureau d’études est à votre service ! Habilités à répondre à des projets d’aménagement d’envergure, nos experts vous proposent une prise en charge totale, de la conception du projet à la prestation logistique. Plan 2D et projections 3D, sélection de produits adaptés à vos besoins et montage par des techniciens expérimentés... Tout pour vous garantir une entière satisfaction !Pour nous contacter, appelez le 39 24 ou 0 825 06 02 02 (0.15 €ht/min + prix appel) ou par mail : projet-mobilier@bruneau.frRetrouvez-nous au salon Workspace Expoles 28, 29 et 30 Mars 2017 Pavillon 3 - Stand A22/B23 - Porte de Versailles Parisbruneau.frREVICSETIGUTRA]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guides3« L’informatique, c’est d’abord un outil de productivité », af rme Philippe Orrière, expert en bureautique au sein du réseau Cosma. Se laisser séduire par la première solution logicielle qui passe sous prétexte qu’elle est peu coûteuse est certainement un mauvais calcul. « Les jeunes entrepreneurs doivent ré échir bien en amont sur les processus de production et de gestion qu’ils souhaitent mettre en œuvre avant de choisir leurs logiciels. » L’objectif est de rendre la plus  uide possible la circulation des informations. Des logiciels qui communiquent mal entre eux généreront des pertes de temps telles que la nécessité de ressaisir manuellement des données. « Il est également important de choisir son fournisseur en fonction du domaine d’activité de l’entreprise, ajoute Philippe Orrière. Il ne doit pas être seulement quelqu’un qui vous vend un produit, mais faire preuve de proximité et de conseil. » Il est également conseillé de mettre en concurrence différents fournisseurs et de ne pas s’engager sur des contrats trop longs (une durée de trois ans est raisonnable). A noter que la grande tendance va au paiement à l’usage, au détriment du logiciel classique. Une solution qui permet d’avoir un outil en per- manence à jour tout en maîtrisant au mieux ses dépenses.FluidiFieR la ciRculation de l’inFoRmation4PenseR au PoRtaGe salaRialLa récente loi Travail entend lui accorder une place plus importante sur le marché de l’emploi. Le por- tage salarial, qui permet de travailler et de facturer tout en restant salarié, permet de limiter les risques d’une création d’entreprise. Par ailleurs, c’est la société de portage qui prend en charge les tracasseries administratives, permettant ainsi au porteur de projet de se concentrer sur son activité. Cette solution a toutefois un coût : les frais de gestion peuvent dépasser les 15% dans les sociétés de portage proposant des services d’accompagnement et de conseil au créateur.(source Fondation ITG)Le portage salarial de mieux en mieux connu des cadres Pourcentage des cadres ayant entendu parler du portage salarial :42%53%60%2013 2014 20155 Le statut juridique de l’entreprise (SARL, SAS, SASU...) a des conséquences sur le statut social du dirigeant. Selon les cas, celui-ci pourra être soumis au Régime social des indépendants (RSI) ou au régime général. « Attention donc au choix trop rapide du statut social de l’entreprise », avertit Marc Bouyssoux, agent général Axa prévoyance et patrimoine. Un dirigeant de SAS ou de SASU béné cie du régime général mais n’est pas éligible aux contrats Madelin (mutuelle, retraite, prévoyance) dont le  nancement est pris en charge par l’entreprise. Les dirigeants soumis au RSI sont, eux, éligibles au dispositif Madelin. Pour eux, « iI est préférable de souscrire un contrat de prévoyance complé- mentaire, car parfois la protection est faible, notamment dans les métiers de conseil », explique Marc Bouyssoux. De même, il est bon de faire un bilan retraite en vue de mettre en place des solutions complémentaires.Ajoutons que depuis le 1er janvier 2016, tous les salariés du secteur privé doivent être couverts par une complémentaire santé collective. « Le chef d’entreprise a tout intérêt à se faire guider par un intermédiaire qui l’aide à se mettre en règle avec la loi, estime Philippe Labau, expert en assurance au sein du réseau Cosma. Le formalisme est lourd et précis et l’Urssaf est pointue sur le sujet. »avoiR une bonne PRotection sociale54 Février - n°37]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[6 Les assureurs ne s’intéressent pas toujours aux entreprises en création car, fragiles, elles représentent un risque supplémentaire. « Il est préférable de se tourner vers les cabinets de courtage spécialisés dans le secteur d’activité de l’entreprise », recom- mande Philippe Labau. On peut dénicher les meilleurs courtiers dans les classements de L’Argus de l’assurance ou en se rapprochant de sa branche professionnelle. Le recours à un intermédiaire permet de réaliser une analyse détaillée des risques de l’entreprise et de proposer des contrats d’assurance adaptés. Un contrat standard qui ne cadre pas bien avec le pro l de la société n’offrira pas une couverture suf sante. « Dans ce cas, l’assureur aura tendance à proposer des garanties qui le protègent lui plutôt que l’entreprise », prévient Philippe Labau. Au rayon des tendances nouvelles, signalons l’essor de l’assurance responsabilité civile des mandataires sociaux, qui permet de limiter l’impact de la mise en cause du dirigeant en cas de faute. « Ce type de contrat est important dans les entreprises où les salariés prennent des risques physiques : BTP, transports... », précise Philippe Labau. Pour les entreprises du Web,un contrat de protection des données pourra limiter les dégâts en cas de piratage.Business guidesassuReR ses aRRièRes7 Le choix de la banque dépend du pro l de l’entreprise. Certains établissements sont en effet spécialisés, ou encore disposent d’un réseau international utile pour les activités exportatrices. Si l’en- treprise est basée en région, « il vaut mieux présenter son projet à une banque dont le centre de décision est local, car elle connaîtra bien le tissu économique et son analyse sera plus réaliste, estime Patrick Deleau. Vue de Paris, une entreprise de provincen’est souvent qu’un numéro de dossier. »8 l’aFFactuRaGe PouR bien GéReR son cash Depuis quelques années, le marché de l’affacturage est en plein essor. Si bien qu’en 2015, il est devenu en France la première source de  nancement court-terme des entreprises devant le découvert. Autrefois considéré comme un  nancement de dernier recours, l’affacturage est désormais perçu davantage comme un moyen d’optimiser la gestion du cash de l’entreprise et de faire face aux délais de paiement à rallonge. Tous les types d’entreprises y font aujourd’hui appel : TPE, PME, ETI et grands groupes. Mais les offres des géants du secteur (ABN AMRO, BNP Paribas Factor, Crédit agricole leasing & factoring, CGA (Société générale), Na- tixis factor...) sont parfois contraignantes à mettre en œuvre. C’est sur ce créneau que se positionnent des  ntechs telles que Créancio, Finexkap ou Aston iTrade  nance. Face aux  liales des grandsgroupes bancaires, elles se concentrent sur les besoins de la clientèle professionnelle et des TPE.choisiR la banque adaPtée55ecoreseau.fr]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesLa nouvelle con guration du MICE en 2017L’émotion s’invite dans les réunionsde travailAprès plusieurs années de baisse, le marché du MICE repart à la hausse, avec des budgets plus conséquents pour les entreprises. Celles-ci ne font pas pour autant des dépenses inconsidérées, privilégiant les formats courts, l’originalité et l’échange.Par Emilie MassardMots-clés1 Le marché et les budgets repartent à la hausse 2 Le chiffre à retenir3 Des événements moins loin4 Des lieux qui sortent des sentiers battus5 Les hôtels ne s’avouent pas vaincus6 Les mots-clés à la mode : participatif, numérique et sécurité“Ce séminaire est une réussite, ils ont tous l’air vraiment concentré du- rant les ateliers”La crise est-elle derrière nous ? Pour le marchédu MICE en tout cas, l’heure semble être, si ce n’està la croissance, à une légère embellie après plusieurs années dif ciles. Les budgets repartentà la hausse, mais les entreprises continuent de compter leurssous : les professionnels du secteur doivent toujours rivaliser d’originalité, mais aussi proposer des offres qui leur simpli entla vie et qui concentrent un maximum de contenu sur une durée minimum. Les durées sont réduites, les participants moins nombreux, mais on continue à vouloir se réunir pour privilégier les moments d’échange. Etpour les événements plu.s exceptionnels, on chercheavant tout à marquer les esprits pour faire passer un messageou conforter une image.56 Février - n°37]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[CONSTRUISONS ENSEMBLE DES SÉMINAIRES DIFFÉRENTS !Le Château de Montvillargenne et Performances.net, associent leurs expertises au service de vos évènements d’entreprise, et vous proposent de vivre l’expérience LEGO® SERIOUS PLAY® !RENFORCER la cohésion et l’engagement RÉVÉLER les potentiels PARTAGER des valeurs ÉCHANGER des compétences ROMPRE les habitudes de pensée FACILITER la communicationRENDRE ACTIF AUJOURD’HUI POUR CONSTRUIRE DEMAIN !Au cœur de la forêt de Chantilly !35 km de Paris I 25 mn de Roissy CDG120 chambres de grand confort21 salles de réunion à la lumière du jourWifi gratuit et illimitéPiscine, sauna & hammam I Fitness center 200 m2 Parc boisé de 6 hectares.www.chateaudemontvillargenne.com6 avenue François Mathet - 60270 Gouvieux - Chantilly sr@chmvt.com - 03 44 62 36 36is Lego® Serious Play® Trained LSP facilitator© photos : DR - Château de Montvillargenne - Fotolia]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesFiction : Séminaire à l’enversMarc-Antoine est déçu. Il avait pourtant misé gros sur le séminaire qu’il avait organisé pour les commerciaux de son entreprise. Il pensait s’en être bien sorti malgré le fait qu’il s’y soit pris au dernier moment pour tout organiser 1. Bien sûr, il aurait pu anticiper, sachant que ce séminaire est prévu chaque année, mais il avait eu une idée fulgurante moins d’un mois avant la date de l’événement, et avait changé son fusil d’épaule. Ragaillardi par une hausse du budget consacré à l’événementiel, alors qu’il avait dû restreindre les sorties d’équipe ces dernières années, il avait voulu marquer le coup 2. Pas question de choisir le même hôtel que l’an dernier, et que l’année précédente, et celle d’encore avant 5. Encouragé par la direction, il voulait remercier les équipes pour leur travail, et fédérer les collaborateurs qui étaient souvent sur la route en leur offrant un moment exceptionnel. Et c’est en cherchant sur Internet qu’il était tombé sur ce site qui proposait d’organiser des événements en pleine nature 4, à moins de deux heures de Paris. Peut-être qu’il aurait dû mieux se renseigner sur les possibilités de ce site. Mais il s’était ditle maRché et les budGets RePaRtent à la hausseque quelques sièges et un paperboard suf raient à pouvoir travailler quelques heures 6. Il n’avait pas pensé aux nuisances sonores de la route proche, ou aux insectes qui peuplaient ce coin de nature. Il aurait aussi pu penser à une autre activité en marge de la réunion : l’initiation au tir était une bonne idée, mais pas franchement propice aux échanges entre les participants. Et puis une activité « guerrière », par les temps qui courent, n’était peut-être pas le choix le plus approprié pour rassurer tout le monde. Encore heureux qu’il n’ait  nalement pas choisi de faire appel à des vigiles, comme il l’avait envisagé un temps, pour sécuriser le site. Il n’avait pas pensé non plus aux déplacements imposés aux participants pendant ces deux jours, entre le lieu des réunions et l’hôtel ou le restaurant choisi pour le déjeuner, le site n’offrant pas la restaura- tion. Tant pis, il se rattrapera la prochaine fois, se dit-il en archivant un mail promotionnel d’une agence de tourisme d’affaires, lui proposant un séjour à Budapest pour ses équipes 3, pour un prix... quasiment identique à celui qu’il a déboursé pour ce séminaire.1Après une baisse de plusieurs années, le marché du séminaire traditionnel semble se stabiliser aujourd’hui, voire repartir à la hausse, avec des budgets qui augmentent légèrement en 2017. Le marché de l’événementiel, lui, évolue toujours, avec des budgets plus importants lorsqu’il s’agit de faire passer un message pour l’entreprise, lancer un produit ou bien fêter un anniversaire. « Sur le secteur des séminaires et des réunions, les entreprises ont pris l’habitude de prendre des décisions à la dernière minute, pour des événements moins chers, avec moins de participants, et moins loin », note Yves Rioton, créateur du salon lyonnais Sémi- naire Business Events, dont la prochaine édition se tient les 9 et 10 février prochains. Une tendance con rmée par de nombreux acteurs du secteur. Cependant, les entreprises ne perdent pas de vue le besoin de se regrouper. Si les séminaires sont plus courts, ils sont parfois plus réguliers. « On note un retour au capital hu- main », constate David James, dirigeant associé de l’agence de marketing événementiel Lodge Attitude. « Les événements sont plus petits, mais aussi plus réguliers, et surtout plus proches des équipes à qui ils s’adressent. Nous constatons que les budgets sont en train d’être revus à la hausse, de l’ordre de 2 à 5%. » Selon l’étude MICE 2016 réalisée par Coach Omnium en 2015, 45% des entreprises déclaraient avoir organisé une manifestation sur une demi-journée, contre 27% en 2005 et 10% en 1999, à titre comparatif. En réduisant la durée de leurs opérations, les sociétés réalisent des économies d’hébergement, de restauration, de transports (car qui dit réunion courte, dit réunion de relative proximité) et de temps. Les participants mobilisés moins long- temps sont ainsi absents sur un court laps de temps de leur poste de travail, ce qui avantage tout le monde. « La mise en place des 35 heures et des RTT a également eu un impact fort sur les réu- nions professionnelles », note Marc Watkins, président de Coach Omnium. « Les séminaires n’empiètent désormais plus surles week-ends, qui sont allongés au lundi et vendredi. »28,2 milliardsd’eurosC’est ce qu’ont dépensé les entreprises établies en France dans le marché du MICE en2015, soit une hausse évaluée à 1,2% parrapport à 2014.le chiFFRe à ReteniR58 Février - n°37]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[Nature ou aventure ?Féderez ou formez vos équipes, organisez une réunion de travail au vert ou un événement d’entreprise personnalisé, dans un cadre de natureexceptionnel.-40% sur la 2nd journée d’étude*À MOINS DE 3h DE PARIS Entre Rennes & St MaloCode offreSEMERB17Contact:0299735310WWW.LESORMES.COM9 SALLES DE RÉUNION • 3 RESTAURANTS • HÉBERGEMENTS & ACTIVITÉS ÉVÉNEMENTS D’ENTREPRISES ∙ SÉMINAIRES ∙ FORMATIONS* Offre valable pour l’organisation d’un séminaire résidentiel de 2 jours - 1 nuit effectué avant le 31/03/2017. Offre non cumulable, non rétroactive et non remboursable.]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guides3des événements moins éloiGnésSi les budgets repartent à la hausse, ils restent tout de même généralement contraints, et les entreprises veillent à la moindre économie. Et pour cela, elles choisissent souvent d’organiser leurs événements moins loin. Deux heures de Paris, quel que soit le moyen de transport, semble être la limite acceptée par les organisateurs. Si certaines destinations long-courrier reviennent à la mode, comme l’Amérique du Sud ou l’Asie du Sud-Est, elles restent réservées à une élite. « Le voyage à l’étranger est le remerciement ultime pour une entreprise », estime Nicolas Heyraud-Marty, directeur général de Planet Mice, un site Internet dédié au tourisme d’af- faires en dehors de la France. « Lorsqu’elles souhaitent marquer le coup, à budget équivalent, elles peuvent parfois se permettre une escapade en Europe ou en Afrique du Nord pour remercier leurs collaborateurs ou leurs meilleurs clients. » Certaines destinations, comme la Turquie, l’Egypte ou encore la Tunisie, ont bien évidemment été impactées par les derniers événements. « La Russie, ou bien les villes d’art d’Europe, comme Prague, Budapest, ou les pays du Nord, ont la cote », note Catherine Prieur, directrice du développement et de la communication de l’agence Arep Exigences, et membre du conseil d’administration de Lévénement, l’association des agences de communication événementielle qui regroupe l’ANAé, le Raffut et la délégation événementielle de l’AACC. « Cependant, la grande majorité des séminaires sont organisés en France, et si la région parisienne reste très prisée, les villes de taille moyenne sortent désormais leur épingle dujeu, à l’image d’Evian par exemple. »4des lieux qui soRtent des sentieRs battusSi les entreprises ont parfois un budget restreint pour leur événementiel ou leurs séminaires, elles sou- haitent tout de même marquer les esprits. Et le lieu qui abrite un événement est généralement un bon moyen de faire passer un message. Nombreuses sont donc les entreprises ou les agences à chercher de l’original et de l’atypique. Exit la salle de réunion vue et revue, on veut en prendre plein les yeux. « Le lieu est un écrin pour un événement, et il doit être en lien avec la stratégie de communication de l’entreprise, note Catherine Prieur. Les professionnels proposent des lieux inédits, et même s’il est dif cile de sortir des sentiers battus pour les gros événements, des solutions existent. » C’est un challenge aussi pour les lieux choisis, pour qui l’accueil d’événements professionnels n’est pas toujours le cœur de métier. « De plus en plus de lieux cultu- rels ou historiques s’ouvrent à la privatisation », souligne May Vo-ha Begin, chef de projet promotion MICE et tourisme d’affaires au Comité départemental du tourisme de la Seine-Saint-Denis. « Ils peuvent en effet offrir des prestations qu’on ne trouve pas ailleurs, et cela leur permet des ressources  nancières supplémen- taires. Cependant, le lieu doit veiller à offrir une prestation de qualité, en travaillant son offre, mais aussi les services, l’accueil, l’accès, etc. » Pas question donc de sacri er la qualité de la prestation pour l’originalité à tout prix. Une réunion en plein air ou dans une grotte, pourquoi pas, mais la logistique et la technique doivent suivre. La grotte de Champ Retard, en Bourgogne, offre ainsi une expérience insolite dans une an- cienne carrière couverte de pierres blanches. Avec ses espaces de réunion et de congrès pouvant accueillir plusieurs centaines de personnes, un tel lieu permet d’allier travail et aventure. Attention tout de même à ce que le lieu d’accueil de la réunion ne vienne pas occulter totalement son contenu. On risque en effet de se souvenir de la beauté du cadre et de la bonne ambiance, mais pas du contenu professionnel de la réunion. Parmi ceux qui ne font pas le choix de l’originalité, la tendance est, à l’inverse, de ne pas se déplacer du tout. « Aujourd’hui les entreprises ne se déplacent plus que pour des événements de plus de deux jours, ajoute Marc Watkins. Pour les demi-journées ou les journées d’études, elles restent dans leurs locaux. Prèsde 40% des entreprises se réunissent en effet au sein de leurs locaux pour des journées d’études. »60 Février - n°37]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[5 les hôtels ne s’avouent Pas vaincusFace à une demande de plus en plus importante pour les lieux atypiques et originaux, les hôtels ont fort à faire pour conserver leur clientèle tra- ditionnelle. Même s’ils ne sont plus forcément un ré exe pour ceux qui souhaitent organiser un événement, ils restent tout de même un incontournable de la réunion d’affaires et du séminaire. Pour une première raison : l’unité de lieu qu’ils offrent. Choisir un hôtel permet en effet de béné cier d’un lieu de réunion, mais aussi de restauration et d’hébergement dans un seul et même espace, ce qui facilite son organisation lorsqu’il dure plusieurs jours et que les participants viennent de loin. « La force de chaînes hôtelières comme la nôtre, c’est la diversité de notre offre », estime Stéphane Bensimon, directeur adjoint du groupe Accor Hôtels en France. « Nous pouvons répondre à toutes les demandes, quels que soient le volume de la réunion ou la gamme de l’hôtel. » Avec ses différentes gammes, le groupe Ac- cor, comme d’autres chaînes, propose en effet tout type de prestations. Et pour faire face à la concurrence des lieux insolites, les hôtels repensent parfois tous leurs espaces. « Nous travaillons pour rendre l’expérience de nos clients la plus émotionnelle possible, ajoute Stéphane Bensimon. La salle de réunion avec un vidéoprojecteur et un paperboard, c’est terminé. Nous essayons d’aller plus loin dans l’expérience, en travaillant sur le confort de nos espaces, sur la technologie à disposition, etc. Nous souhaitons proposer des salles qui racontent une histoire, mais aussi proposer des expériences pendant les pauses, grâce notamment à notre offre de restauration. » Les clients semblent en effet attendre une ex- périence unique, que les hôtels tentent de leur offrir grâce à la modularité de leurs espaces. A noter que, selon l’étude MICE 2016 réalisée par Coach Omnium, les mesures d’économies ne tournent pas systématiquement autour de recherches de réduction de dépenses. Pour preuve, les hôtels 3 et 4 étoiles, voire 5 dans une moindre mesure, sont choisis massive- ment par les organisateurs de réunions professionnelles.Business guides6les mots-clés à la mode : PaRticiPatiF, numéRique et sécuRitéPassé le temps de la réunion et du travail, les entreprises n’oublient pas l’incentive et le team-building pour motiver leurs troupes. Si ces moments plus informels ont parfois pu passer à la trappe pour concentrer un temps précieux au travail, ils sont aujourd’hui bien présents, et ont généralement leur propre temps dédié. « Les événements liés au sport ont notamment la cote, souligne David James. Nous avons par exemple déjà des demandes dans le cadre de la Coupe du monde de football qui se tiendra en 2018 en Russie. Les événements nautiques intéressent aussi les équipes, comme la Route du Rhum. Cependant, l’événement peut être aussi plus local et moins grandiose : on peut faire participer une équipe ou des clients à un triathlon ou à une compétition sportive, par exemple. » Le retour aux valeurs de la nature, la simplicité, est en effet à noter, tout comme la tendance au participatif. Les cours magistraux et autres présentations descendantes sont à proscrire, dorénavant les participants veulent... participer. « Les gens ne veulent plus être spectateurs de ce genre d’événement, ajoute Nicolas Heraud-Marty. Ils veulent réaliser leur repas, ne pas être passagers dans une voiture de course, mais la conduire. La tendance est à l’échange et à la rencontre. » Par ailleurs, le numérique est aussi de plus en plus présent dans les réunions professionnelles. Il permet à des intervenants de participer de l’autre bout du monde, de projeter vidéos et présentations, mais il offre également des outils pour évaluer l’événement. « Les entreprises étant contraintes sur le budget, leur événement doit avoir une forte valeur ajoutée, elles doivent pouvoir mesurer le retour sur investissement », indique Marc Tudela, président de Corpo’Events, agence de tourisme d’affaires. « Nous pouvons donc leur offrir des outils pour récupérer des données pendant et après l’événe- ment pour en mesurer les retombées. L’événement devient ainsi un outil marketing à part entière. Grâce au numérique, nous pouvons également proposer à nos clients une plateforme qui leur permet de gérer eux-mêmes leurs invitations, les enquêtes de satisfaction ou encore différentes applications utilisables le jour de l’événement. » Pour les agences, la sécurité est également devenue un mot-clé dans l’organisation des événements. Certaines entreprises ont en effet une demande forte sur ce thème, notamment dans le cadre d’événements importants regroupant de nombreux participants. « Lors d’événements tragiques, le tourisme d’affaires subit l’impact pendant quelques semaines, mais pas plus, tempère Mark Watkins. Les entreprises continuent de se réunir, et ne prennent pas de mesures de sécurité particulière, en dehorsdes manifestations très importantes. »ecoreseau.fr 61]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesUtilisation des TIC en 2017L’heure du plongeonLes TIC sont maintenant pour la plupart matures. Le marché est riche, accessible, et innovant. Des solutions ef caces, à moindre coût, existent dans tous les domaines. Par Jean-Marie Benoist1Mots-clés1 Une conviction encore fragile2 La dématérialisation, étape obligée3 Solutions métiers4 Interopérabilité et long terme5 Le Cloud dans les nuages6 La transformation digitale est aussi humaine 7 La sécurité au premier plan8 La mobilité9 Le futur est dans l’objetune conviction encoRe FRaGileLa transformation numérique n’est pas encore, en 2017, une évidence pour tout le monde. Mais le recul est maintenant suf samment important pour que les avantages soient clairs, et con rmés par des études de plus en plus nombreuses. La pratique du numérique est maintenant attendue ; ce qui était l’affaire d’early adopters est maintenant la norme. Attendre plus longtemps encore veut dire que l’on sera en retard par rapport à la concurrence, soit émergente, soit qui a elle mené sa transformation. Il ne s’agit pas tant d’un retard technologique (il se rattrape) qu’humain et organisationnel. Pour le dire d’une autre façon, « il ne faut pas rai- sonner en termes de coûts, mais d’investissements », souligne Rodolphe Bereby, directeur général adjoint  nance & opérations chez De Fursac.Fiction :Séminaire à l’enversPendant longtemps, Patrick Hautet, PDG et fondateur de Jardinain, le spécialistes du nain de jardin haut-de-gamme, n’a pas voulu entendre parler du numérique. « Ce n’est qu’une mode », disait-il. « Cela passera », assurait-il 1. Mais il lui a bien fallu s’adapter, le jour où son principal distributeur l’a poussé à adopter les factures électroniques 2. De sceptique, Patrick est devenu enthousiaste. Après les factures, il a voulu tout faire en même temps : ERP, CRM, gestion de projet... 3 Il a demandé à un de ses amis, « qui s’y connaissait », de lui construire son site marchand, tout en allant voir un autre « pro » – relation d’une relation –, pour son CRM. Après quelques retards, les deux ont en n été prêts... et ont été incapables de communiquer ensemble. Résultat, il a fallu repartir de zéro 4. Rafraîchi par l’expérience précédente et les pertes d’argent qui en ont découlé, Patrick a choisi cette fois une solution d’ERP, économique, en mode Saas 5. Mais ses salariés, qui ont vu dé ler cinq systèmes informatiques différents en deux ans, ont été complètement perdus 6. Heureusement, l’intégrateur a proposé des formations. Toujours enthousiaste, mais sacrément échaudé, Patrick a subi un dernier coup du sort : son site web a été victime d’un piratage, et s’est mis à envoyer des spams à tous ses clients 7. Après avoir assuré la sé- curité de son système, Patrick a vu les effets positifs s’accumuler. Et petit à petit, l’enthousiasme des débuts l’a repris – et la découverte de l’impression 3D a dé nitivement rallumé la  amme. Jardinain, pro tant du succès de la nouvelle ligne de gnomes zombies, a osé l’investissement. Et aujourd’hui, Patrick ne décolle plus de sa ta- blette 8, et se prend à rêver à un nain connecté, qui donnerait des informations sur la météo, ou sur l’état du jardin, ou dont les yeux s’illumineraient... 92la dématéRialisation, étaPe obliGée« Au sein de votre entreprise, diriez-vous que la transition numérique est un sujet... »Source : étude Ipsos – Cesi – Le Figaro menée en avril sur 404 patrons et 1000 salariés en avril 2016, toutes tailles d’entreprises et secteurs d’activitéAujourd’hui, la dématérialisation n’est plus vraiment une option : c’est un passage obligé – et pas seulement parce 2017 est la première année-butoir dé nie par le gouvernement dans son plan de passage aux factures numériques (d’ici 2020, tout le monde échangera des factures numériques avec l’État et les collectivi- tés territoriales, le calendrier étant échelonné selon la taille de l’entreprise). La première bonne nouvelle, c’est que le marché et les pratiques sont maintenant au point, et qu’il existe quelque part une solution adaptée à chaque entreprise. La deuxième bonne nouvelle, du coup, c’est que la dématérialisation des fac- tures est un début idéal pour entamer sa transformation numérique, puisqu’elle contient en microcosme tous ses enjeux. Il est ensuite assez naturel de passer à la numérisation des  ches de salaires, des documents RH, et de se doterd’un ERP pour gérer le tout...62 Février - n°37]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[ENFIN PRÊT POUR LA TRANSFORMATION DIGITALE ?En savoir plus : contact@jalix.frPour a ronter de nouveaux défis, vos activités ont appris à s’adapter en permanence. Il est donc normal que vous exigiez autant de votre système d’information. En vous apportant une expertise de plus de 10 ans et un éventail de solutions adaptées à l’ère digitale, JALIX vous aide à vous consacrer pleinement àvotre cœur de métier.CLOUD. INFRASTRUCTURE. ERP. CRM. BI.JALIX vous accompagne dans la performance de votre système d’information]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUE3Rares sont les fonctions et activités au sein d’une entreprise qui ne peuvent pas aujourd’hui être op- timisées en utilisant le logiciel approprié. La forte progression du Cloud, technologie désormais mature, a entraîné l’explosion des offres en mode Saas, de plus en plus abordables. Par exemple, une PME à la recherche d’outils de bureautique et de partage peut commencer par les solutions de Google (elle en utilise déjà probablement le mail) : calendrier, outils bureautiques, stockage, application de chat... De quoi déjà bien commencer, pour un coût rela- tivement faible. Il existe même des solutions gra- tuites en open source. De plus, les éditeurs majeurs proposent maintenant de véritables boîtes à outils numériques : « Notre offre Azur propose plus de 80 services. C’est un peu comme une boîte de Lego : on peut construire, sur mesure, la solution adap- tée à ses besoins », décrit Édouard Payenneville, Product & Business Manager Microsoft Azure de Microsoft France. Les éditeurs apprennent, par l’ex- périence, comment mieux répondre aux besoins de clients, et comment conjuguer solution tout-en-un et personnalisation par paramétrage. « Nous par- lons maintenant de fonctionnalités métiers : vente, service client, opérations... Cela répond mieux aux problématiques de nos clients », détaille Wilfrid Guerit, directeur Microsoft Business Solutions de Microsoft France.Business guides4inteRoPéRabilité et lonG teRmesolutions métieRsQu’on le veuille ou non, le digital est là pour durer : il ne s’agit pas d’une mode. Accomplir sa transformation digitale veut donc dire qu’il faut penser sur le long terme, sauf si l’on veut jeter son argent par les fenêtres. Cela demande de mettre au point une stratégie cohérente – aussi bien en ma- tière de changement organisationnel que technique. Il faut que les solutions internes à l’entreprise puissent discuter entre elles – et que vous puissiez échanger vos documents numériques avec vos partenaires, clients, fournisseurs, distributeurs... C’est pourquoi, souligne Claude Corbier, directeur marketing produits et services chez Sage, lors du choix d’une solution logicielle « l’écosystème compte beaucoup. C’est l’un de nos avantages : notre écosystème d’intégrateur est très étendu, et beaucoup d’éditeurs ont créé des interfaces avec nos solutions ». C’est un gage non seulement de stabilité de la solution, mais aussi du fait que vous pourrez évoluer si vous le désirez, en n’ayant pas à repartir de zéro. Un autre avantage d’un écosystème étendu est que vous pouvez facilement trouver des intégrateurs locaux.5Le Cloud est devenu, par la force des choses, une pratique quotidienne (ne serait-ce qu’avec les emails). La technologie est mature. Il reste toujours des risques, mais ils sont maintenant à un niveau très acceptable (si l’on prend les précautions nécessaires) compte tenu des béné ces. Par exemple, sans le Cloud et les solutions en mode Saas, les PME verraient la barrière à l’entrée dans le monde 2.0 beaucoup plus élevée. Qui plus est, le Cloud est l’un des domaines où l’innovation est la plus dynamique, axée sur le Big Data, les chatbots... Des services à forte valeur ajoutée.L’autre grand changement encouragé par le Cloud est le passage, dans les esprits, de l’informatique d’une ressource à un service. « On arrive à un stade où une entreprise ne se pose plus nécessairement la question de savoir comment fonctionne son IT, ni comment l’entretenir – un peu comme l’eau courante ou l’électricité à la maison », estime Édouard Payenneville. Certes, c’est une ressource essentielle, mais sa maîtrise totale ne l’est plus. C’est ce qui explique la montée des solutions d’in- fogérance, qui sont accessibles aujourd’hui à des parcs de plus en plus petits – là encore, un béné ce de la mutualisation.Source : étude menée par IDC : IDC FutureScape: Worldwide IT Industry 2017 Predictionsla sécuRité au PRemieR Planele cloud dans les nuaGes67%des budgets IT seront alloués à des offres dans le Cloud d’ici quatre ans6 la tRansFoRmation diGitale est aussi humaineDans le passé, on a parfois oublié que les logi- ciels, aussi perfectionnés soient-ils, sont toujours manipulés par des humains. Et les effets de la transformation numérique sur l’organisation et les process sont considérables. Les salariés doivent être impliqués – et quand ils le sont, ils apprécient en général les résultats. C’est pourquoi il est vital d’avoir dé ni une stratégie, et de l’avoir – selon la taille de l’entreprise – con ée à une personne : le CDO (Chief Data Of cer), dont le pro l commence à monter dans les entreprises.Mais « le risque, quand on automatise les pro- cess, c’est que l’utilisateur s’applique moins. Il faut mettre en place des contrôles de cohérence », explique Rodolphe Bereby. Et de plus, pour pouvoir optimiser les dépenses et process, il faut pouvoir les analyser. C’est pourquoi la mesure est le grand enjeu des années qui viennent pour les éditeurs de solutions de type CRM, ERP, etc.7Le hacking aura rarement autant trusté l’actualité qu’en 2016. Entre les problèmes rencontrés par Yahoo, OVH, jusqu’à l’élection américaine, plus personne aujourd’hui ne doute de la nécessité d’assurer la sécurité de ses systèmes. Les éditeurs en sont bien conscients, et 2016 a vu se multiplier les annonces de partenariats et solu- tions renforçant la sécurité des échanges et stockage de données, particulièrement en ce qui concerne le paiement. Pour le coup, s’il y a un domaine où l’investissement est indispensable, c’est bien celui-là...89la mobilitéle FutuR est dans l’objetLe Cloud apporte plus que la démocratisation des solu- tions. « Il va apporter une expérience utilisateur dif- férente, par exemple pour les collaborateurs nomades ou le télétravail », explique Claude Corbier. Le travail nomade a déjà révolutionné bon nombre de métiers – par exemple les représentants de commerce – mais ce n’est qu’un aspect de cette évolution ; la mobilité est aussi en train de redé nir la relation client, un mouvement clairement sous l’impulsion des usages de ce dernier.millions350Marché des objets connectés en Franceen 2015, qui a quadruplé depuis 2013S’il est facile de tourner la tendance en ridicule (bientôt un sa- von connecté !), elle est indéniable. Les estimations à dix ans du marché mondial de l’IoT (Internet of Things) varient entre 550 milliards et plus de 10000 milliards de dollars ; autant dire que même dans l’hypothèse basse, les perspectives sont alléchantes. Et avec l’impression à la demande et l’automatisation, un nouveau type de production, entre la petite et la grande série, est possible. Mais attention, ce n’est pas parce que l’objet est connecté qu’il fera le buzz : encore faut-il qu’il apporte un véritable ser-vice au consommateur.d’euros« Impact depuis cinq de la transition numérique sur... »Source : étude Ipsos – Cesi – Le Figaro menée en avril sur 404 patrons et 1000 salariés en avril 2016, toutes tailles d’entreprises et secteurs d’activitéSource : Institut Gfk, février 201664 Février - n°37]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[*consacrez votre temps à ce qui compte vraiment...www.yoocanapps.fr97 avenue de la division leclerc - 92 160 Antony 01.56.45.10.15contact@yoocan.fr2exOffre spécialeaux 100 Premiers clients2017]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationRéseaux & in uenceVie au MedefDécryptage d’un groupement ou cercle en particulier, de son dynamisme et de sa capacité à favoriser le networkingPour grandir un peu...Le syndicat interprofessionnel propose des services à ses membres pour qu’ils lèvent le nez de leur business, pas forcément pour directement les faire croître.Par Julien TarbyLa plus connue des organisations patronales est réputée pour son in-  uence à l’extérieur et sa force de lobbying, dans l’intérêt de ses membres et de leur business. Mais qu’en est-il de sa capacité à générer une communauté, à créer des rapprochements et pourquoi pas des liens d’affaires entre en son sein ? Bien sûr, à l’exemple de Génération Me- def créée en 2008 pour les jeunes chefs d’entreprise, on cherche à intégrer tous les âges d’entrepreneurs et à leur offrir tous les mois la possibilité de se rassembler. Mais le networking semble secondaire, ce sont d’autres enjeux qui priment.la Fin del’isolement« Le business n’est pas un objectif premier pour les milliers d’adhérents et les diffé- rentes branches professionnelles. Nous ne sommes pas là pour qu’ils en fassent coûte que coûte », clament nombre de dirigeants locaux, sur différents territoires. MêmeNous voulons avant tout faire grandir l’entreprisedans son environnement, par du lobbying etdu militantisme...s’il est fort probable que des relations business se tissent, les Medef territoriaux cherchent avant tout à rompre la fameuse solitude du dirigeant par des expériences échangées, des groupes de travail selon les types d’activités, la taille... « Nous voulons avant tout faire grandir l’entreprise dans son environnement, par du lobbying et du militantisme... », résume-t-on au Medef Lyon-Rhône. L’animation de réseau existe – elle induit un annuaire et des soirées entre adhérents –, mais sans « speed meeting » par exemple. Le but principal af ché consiste à faire lever du guidon la tête de chaque membre. D’autres sont directement tournés vers le business, à l’exemple de BNI, réseau d’affaires professionnel qui a une approche différente. Bref, celui qui cherchera à venir aux soirées Medef avec dix commerciaux ne s’y retrouvera pas. L’organisation reste un syndicat interprofessionnel, réunissant des professionnels des services, de la santé, de la chimie, de la métallurgie... Ceux dont l’unique but, en fréquentant ce genre de cercle, est de construire des liens avec des acteurs proches au niveau business, ont à leur disposition les clusters et autres pôles de compétitivités pour une approche de  lières. « Un témoin peut venir pré- senter un dispositif, une action. Mais son intervention ne constitue pas le cœur du rassemblement », évoque-t-on au Medef Lyon-Rhône. Il faut dire qu’entre Rhône et Saône une quantité importante de services pour accroître directement le business est déjà proposée par les différents pôles et chambres de commerce.des medeF locaux Plutôt couteaux suissesCependant sur d’autres territoires on essaiede cumuler divers apports aux membres. « Nous avons instauré un principe d’apé- ro-contact, une sorte d’afterwork. L’ob- jectif est toujours le même, celui de casser la solitude du chef d’entreprise. Dans l’Hérault le tissu économique est essen- tiellement constitué de TPE-PME, et nous permettons à ces dirigeants de poser leurs valises. Il n’y a pas de durée dans le temps ou de présentation formelle. Mais les gens ont aussi un porte-cartes », précise Pascale Suc, chargée de mission au Me- def Montpellier Sète Centre Hérault, selon qui, « si l’environnement est agréable et les échanges fusent, des liens d’affaires peuvent apparaître ». Ces mises en contact sont organisées tous les deux mois, et ne sont pas ouvertes aux non-adhérents. Cette antenne du Medef a aussi instauré les clubs rencontres et affaires, qui sont plus forma- lisés avec des thématiques, et l’af chage des entreprises en A3. « Cela peut être le commerce, le tourisme... Et les dirigeants interviennent durant deux minutes au micro. Il n’y a pas plus de 15 interventions. Puis il y a des tirages au sort avec les cartes de visite, et des cadeaux sont offerts par les entreprises aux visiteurs », relate Pas- cale Suc. Dans ce genre de con guration on peut imaginer que les rapprochements business se font plus aisément. Plus direc- tement, l’union pour les entreprises des Bouches du Rhône (UPE13) n’hésite pas à organiser des soirées networking. CertesUne organisation qui aide avant tout à prendre de la hau- teur par rapport à son business...leMedefVendéeo.ners d’actualité, mais aussi des rencontres BtoB. Les nuances d’approches diffèrent sensiblement au sein du syndicat patronal, selon les régions.rganise des petits-déjeu-66 Février - n°37]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationObservatoire déPloiement des GRandes écoles« Naissance » de Polytech NancyL’école supérieure des sciences et technologies de l’ingénieur de Nancy prend le nom Polytech Nancy au 1er février 2017. Quatre nouvelles spécialités verront le jour en parallèle de ce changement d’identité : énergie, mécanique, matériaux et environnement ; management opérationnel, maintenance et maîtrise des risques ; ingénierie de l’information des sys- tèmes ; Internet industriel. Polytech Nancy devient ce faisant la 14ème école membre du réseau Polytech qui fédère 15000 étudiants.IONIS Group crée son école spécialisée dans les RHIONIS Education group vient d’annoncer l’ouverture d’une nouvelle école spécialisée dans les métiers des ressources humaines. L’ISEFAC R.H. proposera dès la rentrée 2017 un nouveau bachelor Management et gestion des entreprises. L’offre de formation est aujourd’hui composée d’un bachelor Chargé(e) de gestion ressources humaines et d’un mastère Manager ressources humaines. Selon Marc Sellam, président-directeurgénéral de IONIS Education Group, « la création de l’ISEFAC R.H. marque une nouvelle étape dans le développement du Groupe IONIS. Cette vingt-troisième école béné cie d’un capital fort et ancien, tant sur le plan pédagogique que relationnel avec les entreprises, puisqu’il s’agit d’une émanation de l’ISEFAC qui comporte deux écoles distinctes : l’ISEFAC Alternance et l’ISEFAC Bachelor ». Nouvelle école alliant expertise et pédagogie de proximité, l’ISEFAC R.H. se consacre à la professionnali- sation de ses apprenants en mettant au cœur de son enseignement quatre dimensions majeures : stratégie, expertise juridique et sociale, numérique, international. nouvelles technoloGiesL’IDRAC à l’heure du marketing digitalPour la prochaine rentrée de septembre 2017, les partici- pants au Bachelor de l’IDRAC (groupe d’enseignement privé présent à Amiens, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Nantes, Nice, Paris et Toulouse) pourront opter pour un nouveau parcours Marketing & Digital Project Management. Cette nouvelle spécialisation s’attachera à développer de nouvelles compétences en mode gestion de projet sur les problématiques du e-commerce, du cross canal, des réseaux sociaux, du web design, des nouveaux parcours consommateurs, etc.Création d’une MSc Computer Science à l’EPITALa première promotion a of ciellement réalisé sa rentrée dans les murs du campus de l’EPITA au sud de Paris en septembre dernier. Mais il est toujours possible d’intégrer la prochaine rentrée qui se déroulera en mars prochain. Cette nouvelles formation se destine aux pro ls internationaux déjà détenteurs d’un Bachelor ou niveau équiva- lent souhaitant acquérir une expertise dans l’univers du numérique autour de trois grands piliers : management des systèmes d’information, sécurité du numérique et ingénierie logicielle. hybRidation des comPétencesDouble diplôme pour SKEMA Business School et le CESILe groupe SKEMA présent à Lille, Sophia Antipolis et Paris et le CESI (groupement de 22 écoles d’ingénieurs) viennent de créer un nouveau cursus qui permet d’obtenir le diplôme de chaque établissement. Une façon de répondre au besoin des recruteurs en pro ls hybrides capables d’agilité tant dans le management que dans la collecte des données et leur analyse.KEDGE et l’UTC créent une troisième voieKEDGE Business School et l’UTC s’allient pour créer une 3ème voie hybride inédite en formation post-Bac entre « technologie, management et sciences humaines et so- ciales ». Ces deux grandes écoles, l’une d’ingénieur, l’autre de management, ont dé- cidé d’incarner la troisième voie : celle qui réconcilie les technologies et les sciences humaines et sociales. Dès la rentrée 2017, une formation en cinq ans est proposée pour les bacheliers, et une offre similaire sera déclinéeen formation continue sur Paris pour les managers. « Les entreprises avec lesquelles nous vivons nous parlent de compétences hybridées et de collaborateurs agiles capables d’innover. Elles regrettent parfois les exper- tises trop verticales, trop spécialisées, souligne Thomas Froehlicher, directeur général et doyen de KEDGE BS. Cette mission suppose une nouvelle organisation, de nouvelles méthodes et une nouvelle pédagogie qui neBrèves, études, actus et classements du mois concernant les Grandes Ecoles, les Universités et le recrutement, picorés en toute subjectivité Une nouvelle année commence avec son lot de nouveautés pour l’Obervatoire RH. La rubrique s’étoffe pour décrypter davantage l’actualité de l’enseignement supérieur et de la formation continue. Média de l’innovation et des start-up, EcoRéseau Business a décidé également de systématiser « Le coin des RH » en tant qu’outil de veille sur l’innovation et la digitalisation à l’œuvre en matière de gestion des RH. Bonne lecture.68 Février - n°37]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[ObservatoireRh & FoRmationsoient pas simplement une juxtaposition de formations. C’est ce que nous proposons avec l’UTC, à la fois aux bacheliers et aux professionnels en formation executive. »Beaucoup de neuf pour Rennes School of BusinessTandis que l’école continue d’accélérer son ouverture à l’international, de nombreux projets ont vu le jour récemment : après la création de postes tels que celui de directeur du bonheur en entreprise, certaines écoles dont Rennes BS ont nommé un Student Happiness Of cer pour optimiser les relations entre la commu- nauté d’étudiants et l’école. D’autres projets d’envergure sont dans les tuyaux. A l’image d’un nouveau campus (le 4ème) à proximité des autres sites de l’école.TBS annonce ses ambitions pour 2020Outre sa volonté de poursuivre son internationalisation, l’école de commerce a d’abord pointé quelques nouveautés concernant ses nombreuses chaires pour 2017. Sur le su- jet du développement durable et RSE, un projet de chaire est actuellement à l’étude. Sur le thème du pilotage stratégique en PME, TBS a créé un parcours certi ant de 120 h en partenariat avec KPMG. Sur le plan de l’innovation, TBS lance son blog TBS Research Center pour gagner en visibilité ainsi qu’un format de matinales pour démocratiser les avancées de la recherche. Le démarrage d’Orbit (Organisational Resources for Brain and Innovative Training) a également été annoncé. Ce dernier consiste en un intranet au service du corps enseignants qui propose boite à outils avec  ches pratiques, vidéos, références biblio,... Côté étudiants, un MS start-up builder fera sa première rentrée en septembre 2017. En n, les neurosciences sont également de la partie avec la mise en place du Brain Training Center qui a pour mission de com- prendre davantage le fonctionnement du cerveau humain, a n d’adapter les méthodes pédagogiques. Ces travaux se réalisent en neuro-éducation et neuro-management en partenariat avec l’ISAE. Les premiers résultats sont attendus avant la  n 2017.Top 250 business schools mondialesL’étude QS Global 250 Business Schools 2017 sorti le 12 janvier et publié par QS Quacquarelli Symonds classe les business schools en quatre quadrants reconnaissant ainsi les meilleures institutions pour les standards académiques et d’employabilité à travers les principales régions du monde.Points importants pour la France :-Trois business schools leaders en France, INSEAD, HEC Paris, et ESSEC Business School brillent par leurs performances académiques ainsi que par leur haut taux d’em- ployabilité, faisant ainsi leur entrée dans le quadrant de l’Elite Globale qui compte à ce jour 45 Business schools.-L’EDHEC Business School a un taux d’employabilité très élevé qui la place dans le premier tiers du quadrant.-Six business schools obtiennent de bons scores pour leur employabilité ainsi que leur performance académique se plaçant ainsi dans le tiers médian du quadrant supérieur : EM Lyon Business School, Audencia Business School, Neoma, Sorbonne Graduate Business School, Grenoble Graduate School of Business, et l’IAE Aix Graduate School of Management.NB : Au total, 107 des 250 écoles classées proviennent d’Amérique du Nord. 82 en Europe, 42 dans la région d’ Asie-Paci que, dix en Amérique Latine et neuf au Moyen Orient et en AfriqueMéthodologie : Les experts ont analysé les résultats de 12125 recruteurs de MBA et 8376 académiques spécialisés dans le Business & Management ont contribué à cette Analyse de QS.lecoindesRhLa tendance du mois66%des entreprises placent la qualitétreprises sur leur compétitivité selon Opi- nionway pour Randstad Inhouse Services.du dialogue social comme facteur n°1 de compétitivité RH.Tel est l’avis des en-La GRH comme levier incontesté de compétitivité au sein des entreprisesRandstad Inhouse Services,  liale du groupe Randstad France spécialisée dans les agences hébergées s’est penché sur la compétitivité des entreprises françaises d’au moins 100 per- sonnes. Selon ce baromètre, une entreprise française sur trois (33%) estime que sa compéti- tivité a progressé en 2016 par rapport à 2015. Si deux tiers (67%) des entreprises interrogées considèrent que cette amélio-ration relative ne peut pas êtreportée au crédit des réformesmenées ces dernières années,deux réformes ressortent com-ment ayant eu un impact im-portant sur la compétitivitédes entreprises : la réforme dela formation professionnelle(38%) et le CICE (36%). Eninterne, « parmi les leviers dontdisposent les entreprises pouraméliorer leur compétitivité,la gestion des ressources hu-maines (GRH) est le troisièmeplus cité (42%), derrière lastratégie commerciale (62%)et l’innovation (50%). Si laplace de la GRH est à relever,c’est avant tout parce que lesentreprises interrogées considèrent la qualité du dialogue social comme le premier critère (66%) constitutif de cette bonne compétitivité RH. Ce résultat ne manquera pas d’inter- peller à l’heure où tous les débats portent sur l’absolue nécessité de relever l’ef cience du dialogue social dans les entreprises », commente François Béharel, président du groupe Randstad France. inteRnationalLa France jalousée dans le mondeLa digital détox est à la mode. Si bien que le législateur souhaitait y ajouter son grain de sel via la « loi Travail ». Ainsi, depuis le 1er janvier, la nouvelle loi en vigueur exige-t-elle entre autres que les entreprises négocient des conditions pour que les employés ne soient pas obligés de répondre en dehors des heures de travail. Une mesure relayée et surtout saluée par la presse aux quatre coins du monde. Outre les railleries sur notre prétendue fainéantise, les médias ont salué l’initiative. Certains sont même allés jusqu’à évoquer la naissance d’une nouvelle liberté, d’un nouveau droit de l’homme. Parmi ces médias l’on retrouve notamment le New York Times, le New York Daily News, le journal satirique The Onion, la BBC, l’Indian Express, The New Daily, média australien, le journal colombien El Espectador ou encore El Pais. Plus précisément, les entreprises de plus de cinquante salariés sont sommées d’établir une charte où sont dé nies les bonnes pratiques pour que les employés ne travaillent pas en permanence.Cinq tendances de 2017 à surveiller aux Etats-UnisGlassdoor a publié en janvier les résultats d’une enquête réalisée pour l’année 2016. Le département de recherche économique de Glassdoor a ainsi identi é cinq grandesSans oublier...• L’ISTEC Paris lance un nouveau BBA (Bachelor of Business Administration) en septembre 2017.• Ouverture of cielle du campus pour l’EM Lyon.• Accréditations : Burgundy School of Business et l’EM Norman- die accréditées Equis/SKEMA et Rennes School of Businessaccréditées AMBA.ecoreseau.fr 69]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationtendances qui feront l’actualité des ressources humaines aux Etats-Unis en 2017. Petit moment de veille sur les pratiques outre-Atlantique : d’abord, la Data science va vraisemblablement connaître une montée en puissance au regard du retard des RH à ce sujet dans l’exploitation d’outils d’analyse. L’automatisation et la digitalisation de la plupart des métiers ensuite pousse les entreprises à améliorer l’employabilité des salariés. Les disparités salariales entre hommes et femmes seront aussi un des gros chantiers des entreprises américaines en 2017 à l’heure où un homme gagne en moyenne un salaire supérieur de 6,3% en France. Autre tendance, celle de la mise en place de véritables avan- tages sociaux. Exemples parmi tant d’autres mais certaines sociétés à l’image de Google permettent à leurs salariés de dîner gratuitement avec leur famille au sein de l’entreprise ou de venir travailler avec leur animal de compagnie. A ces pratiques qui maquillent souvent une rétention des salariés sur leur lieu de travail, seront préférées des avantages so- ciaux sans contrepartie. Entendez par exemple des produits, des placements  nanciers ou une hausse de l’intéressement. En n, un ralentissement de la Gig Economy est à prévoir. Pour les néophytes du néologisme, la Gig Economy repré- sente cette nouvelle économie à la tâche ou collaborative. Autrement dit, le système économique promu par Uber et consorts tend à montrer certaines limites...Formation, recrutement : les TPE/PME plus optimistesAgefos PME, dans son enquête Perspectives 2017 menée auprès de 500 dirigeants de TPE/PME mais aussi auprès de 900 salariés de tous types d’entreprises s’est notamment attardée sur le Compte personnel de formation (CPF). Si 59% des dirigeants de TPE/PME et 72% des salariés onten effet entendu parler du CPF, seuls 18% des dirigeants de TPE/ PME pensent bien connaître son fonctionnement. Les intentions de recrutement sont revenues à leur niveau de 2008. Les inten- tions de formation sont égale- ment à la hausse, une entreprise sur deux déclarant s’être dotéed’un plan de formation. Autre point intéressant : ce qui incite à lancer des formations. Bien que l’obligation légale de formation, liée à l’obligation de certi cation ou d’habi- litation des personnels, demeure la principale raison (29%), 28% des entreprises invoquent la nécessité de s’adapter à l’évolution des métiers.L’apprentissage jusqu’à 30 ansLa formation continue et l’apprentissage sont deux des chantiers d’importance du gouvernement annoncés durant le quinquennat de François Hollande. Dans les faits, l’extension de l’apprentissage s’étend jusqu’à 30 ans au 1er janvier au lieu de 25 ans précédemment. Sept régions sur treize (Bre-tagne, Bourgogne-Franche Comté, Centre-Val-de-Loire, Grand Est, Hauts de France, Nouvelle-Aquitaine et Pays de Loire) ont mis en place le dispositif pour une expéri- mentation sur une durée de trois ans suite à la publication du décret d’application du31 décembre 2016 de la loi relative au travail à la moder- nisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels.Observatoire innovation & Rh[ Focus sur un ] nouveau métier« Scrum Master »1001 pharmacies, Wilson Recrutement Services, les sociétés de conseil telles que Alter solutions, Conserto, Price Minister, Orange business services, Accenture. Autant de noms évocateurs qui recherchent un Scrum Master à l’heure où nous écrivons ces lignes, nouveau métier apparu dans les méandres du Web depuis quelques années. Le Scrum Master, quézaco ? Il s’agit ni plus ni moins d’un coach agile. Et si vous voulez bannir tout anglicisme que vous considérez comme l’arbre qui cache la forêt de la misère, à l’image de nombreux libellés tirés par les cheveux sur LinkedIn ; le Scrum Master signi e facilitateur de processus. Le terme Scrum nous vient du rugby et décrit un poste proche du demi de mêlée. Désolé pour ce raccourci pour les initiés à l’ovalie. Transposé à l’entreprise, le rôle de ce facilitateur est de faire en sorte que l’équipe reste concentrée sur le véritable objectif du projet. Bien évidemment, le métier exige pléthores de soft skills (communication alerte, capacités de négociation, d’animation, de résolution de con it) agrémenté de compétences techniques selon la nature du projet et lesLa statistique du moisMoins de 10%des emplois sont menacés par la robotique, l’intelligence arti cielle et Internet.Chiffre annoncé dans le dernier rapport du COE, Conseil d’orientation pour l’emploi, sur l’impact des technologies sur le marché du travail. Cela corrobore le chiffre de l’OCDE de 2016 de 9%. Effectivement, seul un métier sur dix présenterait un indice d’automatisation élevé. L’étude relève cependant qu’un métier sur deux sera impacté sur le digital tous secteurs confondus.La start-up qui fait bouger les RH :Participation et interactivité sont les maîtres mots d’une tendance à l’œuvre en matière de team-building : la ga- mi cation. Nous aurions tort de réduire cette tendance à l’univers des serious games et du jeu vidéo. Car la recette se décline également sous certaines formes originales et ludiques. Outre la mode des escape rooms pour améliorer la coopération d’équipe, certains formats reprennent la formule du jeu télévisé pour fédérer vos équipes. C’est peu ou prou la recette de Mind Test, start-up lyonnaise qui conçoit des quizz fun et ad hoc pour des clients tels que FM Logistic, le groupe Carrefour, Michel & Augustin... L’idée ? « Il s’agit de faire rentrer le rire en entreprise, ce qui permet souvent de mieux connaître ses équipes pour ensuite mieux collaborer car les masques tombent. L’hu- mour c’est du sérieux. Et c’est une activité faite pour tous. C’est moins clivant que le sport. Et parler de ses rapports avec son boss avec l’image de Dark Vador permet souvent de faire passer un message sans froisser », explique Mar- tin Descours son fondateur. Un concept avec animateur dédié qui répond donc aux problématiques d’intégration de nouvelles équipes. l’innovation du moisMalakoff Médéric innove pour les TPE/PMEMalakoff Médéric, membre de French IoT, a of cialisé le lancement de « mon assistant RH » au CES de Las Vegas. Ladite solution globale a été pensée conçue pour optimiser la fonction RH au sein des petites et moyennes entreprises et pour simpli er les démarches des salariés. Disponible au second semestre 2017, « mon assistant RH » sera proposée avec une mouture à destination des salariés, et évidemment pour les managers. Wait & see.outils utilisés pour piloter ce dernier. Quoi qu’il en soit,la nature du poste varie et dépend de la taille et de la complexité technique du projet pour appliquer la méthode scrum. Vous me direz : « Mais qu’est ce qui différencie un Scrum Master d’un manager ? » Eh bien le scrum pardi ! Ladite discipline est considéré comme une méthode agile. La méthode s’appuie sur le découpage d’un projet en boîtes de temps, nommées « sprints ». Chaque sprint commence par une estimation suivie d’une plani cation opérationnelle. Autrement dit, il s’agit d’un modèle de contrôle de processus empirique créé pour répondreà l’imprédictibilité des projets complexes... Le scrum concerne tout projet et tout type d’activité. Dif cile dans ce cas d’envisager un parcours unique. Certaines écoles du numérique se sont emparées du métier pour former de nouveaux chefs de projets sans le côté management et méthodes à la papa. D’autres Scrum Masters possèdent également un background plus managérial et ont mené une carrière dans l’aide à la conduite du changement. Tout semble permis dans ce métier un peu fourre-toutqui commence à voir émerger des livres blancs et une littérature inégale pour préciser ses prérogatives.70 Février - n°37]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[PARIS | NANTES | BEIJING | SHENZHENwww.audencia.comFORMATIONS DIRIGEANTS & MANAGERS• PARIS OU NANTES• PART TIME OU FULL TIME• FACE À FACE OU CAMPUS VIRTUEL-BLENDED LEARNING • BOURSES D’EXCELLENCE DISPONIBLESINNOVATIVE LEADERSFOR A RESPONSIBLE WORLDREDESSINEZ VOTRE LEADERSHIPPENSEZ FORMATION CONTINUE#LEARN CREATESUCCEED]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationManager autrementLes innovations RH émergent constamment. Focus sur l’une d’entre ellesLes recrutements alternatifsLa techno au service des pro ls atypiques ?Utilisées de façon idoine, les nouvelles technologies autorisent un choix plus large et un recrutement plus rapide. La perle n’est plus si rare.Par Geoffroy Frameryde temps, tant chez le recru- teur que pour le candidat », explique Jéremy Lamri, fon- dateur de la start-up Monkey Toy et du Lab RH.C’est dans cette optique que s’est développée une nouvelle génération d’applications« Dans le recrutement mo- derne, soit nous tâchons de moins retenir le candidat, soit nous le gardons pour lui apporter du feedback presque immédiatement. C’est un des objectifs de Monkeytoy, qui livre en très peu de temps unCSP, estime Jérémy Lamri. 65% des métiers recherchés d’ici cinq ans n’existent pas encore. S’il n’y a pas de di- plôme, ni d’expériences signi-  catives dans ces nouveaux métiers, il faut nécessaire- ment recruter autrement. » Pôle Emploi œuvre dans ce sens en mettant en place des recrutements sans CV tout en mettant davantage l’accent sur la personnalité des candidats et les résultats des mises en situation et jeux de rôles. En parallèle, les RH devront également se pencher sur de nouvelles compétences pour améliorer leur recrutement notamment en matière de data analytics et de programmation. L’idée étant de croiser quatre grands types de compétences et de les évaluer via assesment : compétences techniques, compétences cognitives, com- pétences citoyennes (sens des responsabilités, vivre ensemble, valeurs person- nelles et valeurs d’entre- prise), et la personnalité. « En France, nous sommes fâchés avec les sciences co- gnitives. Si l’on vulgarise, les compétences cognitives mettent en relief une per- sonne capable d’apprendre, de ré échir et d’interagir. Les outils pour évaluer cet aspect se développent mais ne sont pas encore rentrés dans les mœurs », précise le fondateur du Lab RH.ouvRiR les vannes et cooPteR autRementSur la forme, les entreprises cassent les codes des rounds d’entretien « à la papa ». En différé ou en temps réel, en présentiel ou en virtuel, via les réseaux sociaux ou des applications dédiées, l’idée est à la fois d’ouvrirun maximum les vannes nu- mériques en touchant un maximum de candidats tout en créant de l’attachement pour l’entreprise. Les liens se resserrent autour de la marque employeur entre RH, communication et service marketing via la création de blogs, de pages ou de conte- nus sur les réseaux sociaux, ou encore de tchat dédiés. « Sur la partie sourcing, d’énormes efforts ont été four- nis pour être présents sur les réseaux sociaux. Nous avons même recruté pour créer du contenu et du tra c et lancer notre blog. Le travail sur la marque employeur s’accé- lère », explique Emmanuel Estrat, directeur de bureau chez Hays.Ouvrir les vannes revient également à reconsidérer la cooptation et la recom- mandation à l’aune des nou- velles technologies. En in- terne d’abord, de nombreux logiciels, essentiellement aux Etats-Unis, se développent sur le marché BtoB pour permettre aux entreprises de réaliser des recrutements participatifs en incluant les collaborateurs. L’idée est d’inviter un ou plusieurs salariés à recommander des candidats en interne. En n les codes de la cooptation ne sont plus les mêmes. Si hier, on se  ait à l’avis d’un ami ou au conseil du réseau d’alumni ou bien l’on subis- sait la vindicte de sa direc- tion, aujourd’hui force est de constater que la communauté sur les réseaux sociaux fait force de recommandation : désormais un in uenceur, un prestataire, un client, des confrères, p.euvent tout autant suggérer avec crédibilité une candidature. Impensable avant l’âge d’or des réseaux sociaux...D’origine australienne, le robot Matilda, à peine 40 cm, a été conçu pour être exploité dans le cadre de la silver economy. En d’autres termes, le robot, par sa capacité à décrypter les expressions du visage et les émotions, adapte son comportement pour assister, aider ou divertir les personnes âgées. Loin de sa vocation première, ses concepteurs ont déjà pensé à décliner ses capacités pour le monde du recrutement. Retour à la réalité. L’intelligence arti - cielle n’est pas encore arrivée en salle d’entretien mais les nouvelles technologies pro- gressent dans les outils RH. EcoRéseau Business vous distille quelques méthodes avant-gardistes qui redes- sinent les façons de recruter.GaGneR du temPs et mettRe le candidat au centRe du PRocessusLe recrutement ne fait pas figure d’exception à l’ère de la digitalisation des en- treprises. Publication d’an- nonces, sourcing, évaluation et branding de la marque em- ployeur connaissent leur cure de jouvence informatique. Si 95% des grands groupes sont équipés de robots  ltreurs, non pas pour la cafetière mais pour soulager les RH dans le tri de CV, ces nouveaux us numériques recourant aux ATS (Applicant Tracking System) ne sont plus seule-ment l’apanage des grands groupes et se démocratisent aux PME voire aux TPE. Souvenons-nous que Google avait reçu 75000 candidatures pour une vague de 6000 re- crutements dans le monde entier ! La digitalisation qui se concentre sur les tâches à faible valeur ajoutée dans les process de recrutement est à l’initiative de nombreuses start-up qui décloisonnent la fonction. La technique n’est cependant pas exempte d’inconvénients ; l’écueil le plus dangereux demeurant celui de priver l’entreprise de pro ls atypiques en mettant trop le paquet sur les compé- tences. Piège qui, d’ailleurs, n’est pas le seul fait des nou- velles technologies. Mais la démarche de ces  ltres devient très délicate sur les pro ls dits en pénurie, où les compétences techniques prennent le pas sur le reste lors du recrutement.« La tendance à noter, c’est une ré-allocation du tempsRH s’inspirant des sites et applications de rencontre. A l’image de Qdos qui reprend le principe du « swip » cher à Tinder pour zapper ou garder des candidatures, ou encore Shapr, application lancée par Ludovic Huraux également fondateur d’Attractive World,bilan gratuit de personnalité en tant qu’élément de déve- loppement personnel », note Jérémy Lamri son fondateur. Et Emmanuel Estrat pour Hays de compléter : « Nous recourons à des prestataires tels qu’Asses rst pour expé- rimenter un nouveaux mode d’évaluation qui consiste à faire matcher par af nité un candidat avec un service, le style de management, la culture d’entreprise ».choisiR de nouveaux tamis PouR évalueR le candidat« Recruter par le CV, cela ne fonctionne plus en 2017. De même, il faut se détacher du diplôme qui ne signi-  e plus grand chose si ce n’est l’appartenance à unePlus de diplômes ! Plus de CV ! Plus de délit de faciès ! En n des pro ls atypiques !Recruter par le CV cela ne fonctionne plus en 2017pour les fonctions RH. Au- jourd’hui, on passe parfois 15 minutes sur un site carrière alors qu’on réalise un achat sur Amazon en deux minutes. L’idée est donc celle du gainqui décline les codes de la rencontre amoureuse aux rencontres af nitaires entre services RH et candidats : sélectivité, communauté, exclusivité, géolocalisation.72 Février - n°37]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[Julien, 43 ans. Directeur général, diplômé 2015, Management GénéralEt si vous aussi,vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ?Consolidez vos expériences, actualisez votre vision stratégique et pilotez la conduite du changement avec Management Général.12 mois à Paris, 2 immersions à l’étranger, format week-end. Pour les cadres dirigeants.HTTP://EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.EDU/FR/© Getty Images – 570220216]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationCarrières & TalentsAnalyse d’une formation et de sa capacité à satisfaire les besoins des entreprisesL’innovation dans l’enseignement supérieur...Des mutations en douceurSans tapage, les écoles rebattent les cartes, s’adaptent au monde en mouvement. Les lignes bougent en 2017. Une révolution impressionniste. Par petites touches.Par Murielle WolskiOn a connu le proces- sus de Bologne, à l’origine du schémade l’enseignement supérieur européen, en trois strates (licence, master, doctorat). Une vraie rupture. On a connu les lois de l’univer- sité qui ont marqué leur temps... Citons Devaquet, Bayrou, ou plus proche decomme il y a dix ans, voire même cinq ans. Cela vaut pour la formation continue, mais aussi initiale, dans le public comme dans le privé. Et puis, l’esprit d’en- treprendre semble souf er sur les établissements. Uni- versités comprises, mais pour combien de temps ? Décryptage.schools... mais aussi des universités.Pour preuve ? Un nom d’une école d’ingénieurs en pointe sur le digital ? Avec une pédagogie nu- mérique bien développée ? Pascale Ribon, qui vient de passer la main à la tête de l’Estaca, et par ailleursvice-présidente de l’IESF (Société des ingénieurs et scientifiques de France) réfléchit quelques ins- tants et cite... l’ESSCA ! Acronyme de la business school angevine, déployée maintenant sur huit sites en France et à l’interna- tional, qui a effectué son virage numérique il y a maintenant plus de dix ans de cela. Cette saynète montre combien le sujet est plus délicat qu’il n’y paraît. D’aucuns parlent du retard des écoles d’in- génieurs par rapport aux écoles de management qui, elles, communiquent à tout-va sur cette théma- tique. Toutes les écoles déploient localement une pédagogie nouvelle avec ces outils du XXIème siècle – chacune à son rythme. Aucun mot d’ordre na- tional.cocktailPédaGoGiqueOn est loin d’une omnipré- sence, et ce quel que soit le segment – formation initiale ou continue. « Une vraie réflexion s’opère actuel- lement, confie Christophe Leyronas, responsable du département stratégie, en- trepreneuriat et innovation, directeur académique de l’executive master à TBS, sur le dosage à retenir. En effet, le face-à-face est en- core plébiscité. Aujourd’hui,Le blended learning : rendre la formation plus vraie que nature ?La France reste un pays jacobin pour l’executive educationnous, Pécresse avec celle relative aux libertés et res- ponsabilités des universités (LRU)... Des textes qui ont fait couler beaucoup d’encre et parfois... le Ministre en question. Dans la boule de cristal, rien de tel n’ap- paraît pour cette nouvelle année. En 2017, année de scrutins, l’heure est plutôt à l’attentisme. A petits pas... Le paysage se transforme. On n’apprend pas en 2017innovations PédaGoGiquesau cas PaR casLa révolution numérique. Outre les écoles qui en ont fait leur spécialité, le di- gital s’immisce partout. Discipline à part entière, il se fait aussi boîte à outils au service de la pédago- gie. Pas de raz-de-marée, mais plutôt une conver- sion prudente des écoles d’ingénieurs, des business74 Février - n°37]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[les demandeurs de forma- tion continue, quel que soit le format, peuvent avoir quitté l’enseignement il y a dix ou quinze ans, voire davantage. Ils ont besoin de se reconnecter au mode de fonctionnement qu’ils ont connu. D’où plutôt le recours au blended lear- ning. » Autrement dit, au cocktail des modes d’ap- prentissage. « Les établis- sements sont friands des MOOC, pour Massive Open Online Courses, explique Gérard Peccoux, à la tête de Callimédia, expert en so- lutions de e-learning, avec un parcours de formation descendant, dotés de peu d’interactivité. Difficile alors de verrouiller la pro- gression pédagogique. »L’université n’est pas en reste. Et l’Institut d’admi- nistration des entreprises (IAE) de Caen en est la parfaite illustration, avec 500 inscrits pour des for- mations en e-learning. l’imPéRatiF jacobin de la FoRmationdes cadResC’est « the place to be ». Une business school ne peut exister sans adresse parisienne. Un postulat qui n’est pas récent. De- puis le début des années 2000, une vraie transhu- mance s’est organisée en direction de la capitale. On peut citer Audencia, l’ESSCA, l’école de ma- nagement de Normandie, Neoma business school, l’EM Lyon... Même L’ES- SEC, cette « parisienne » dont les locaux historiques se trouvent à Cergy-Pon- toise a ouvert un site au CNIT de La Défense. Et la liste s’allonge encore avec l’emménagement ré- cent de l’ESC Troyes au sein de la Tour Egée, pas très éloignée de l’ESSEC. L’ICN y ré échit. La rai- son ? Tout est une question de visibilité, pour capter une clientèle supplémen- taire. « 30% du produit intérieur brut (PIB) sont générés à Paris, souligne William Hurst, directeurde la formation continue pour Audencia. Et on y compte 95% des sièges sociaux. Des données qui sont importantes. » Même en 2017, la France reste un pays jacobin. Cette at- tractivité parisienne ou francilienne est très liée au développement de la formation continue. Autre- ment dit de « l’executive education ». « Il faut savoir marcher sur deux jambes », résume Patrick Houdayer, directeur des programmes de SKEMA. Aujourd’hui, ce relai de croissance est vital pour tous les acteurs de l’enseignement supérieur, confrontés à un marché hexagonal de la formation initiale saturé. D’aucuns disent exsangue. Et cette logique vaut aussi pour le milieu universitaire. En 2015, le rapport Germinet –dunomdesonauteur– intitulé «  Développer la formation professionnelle continue dans le supérieur  » table sur un objectif d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2020, contre 400 millions aujourd’hui. Il ne reste que trois ans !Par ailleurs, une adresse parisienne est également un élément de la straté- gie d’internationalisation de l’école, pour travail- ler cette fois la lisibilité à l’étranger. « Vu de Bombay ou de Pékin, la France, c’est Paris », résume Fran- çois Bonvalet, à la tête de Toulouse business school (TBS) qui a inauguré le 19 janvier dernier de nou- veaux locaux, à Paris, dans le 10ème arrondissement. 1300 m2 supplémentaires aux (seules) couleurs de l’école toulousaine.veRs de nouveaux eldoRados ?Un virage devrait s’opé- rer en 2017 dans la stra- tégie de conquête de nou- veaux territoires pour les grandes écoles. Après la Grande-Bretagne, les Etats- Unis, Singapour ou l’Aus- tralie, et plus récemment la Chine – Audencia est présente sur deux sites, idempour l’ICN, par exemple –, le continent africain semble faire l’objet de toutes les attentions des poids lourds de l’enseignement supérieur, excepté les universités. Au point de devenir un nouvel eldorado ?Tour Cristal 1 à Casablanca : telle est la nouvelle adresse d’EM Lyon, depuis la ren- trée 2015 où elle propose un Global Bachelor of Business Administration (BBA) en quatre ans. Quinze étudiants inscrits pour la premièreédition, une soixantaine pour la deuxième, avec un objectif  xé à 200 dans les cinq années à venir. D’autres écoles ont vu dans le Maroc la localisation idéale pour capter cette clientèle de jeunes issus de la classe moyenne, pas suf samment aisés pour venir suivre des études en Europe, mais désireux d’accéder aux standards du Vieux Continent en matière de formation. Depuis 2004, Toulouse Business School (TBS) est présente à Ca-sablanca. Son « hub » en Afrique. Et 2017 sera mar- quée par une entrée dans de nouveaux locaux. L’ICN a misé, elle, sur Dakar, en Côte d’Ivoire. Et demain, peut-être l’Edhec en pleine ré exion.loGique PaRtenaRialeà tâtonsLe jeu n’est pas sans risque ! « Une école qui viendrait plaquer son mode de fonc- tionnement français va se heurter à de sérieux pro-blèmes, souligne Cécile Escape, directrice géné- rale d’Eduniversal, cabinet d’orientation spécialisé dans l’enseignement su- périeur et les classements des  lières de formation. Ce marché est spéci que, avec ses écoles et ses uni- versités. Elles ne vont pas voir débarquer des écoles françaises d’un bon œil. Elles tiennent à préser- ver leur souveraineté et à ne pas se voir dicter des méthodes qui ne collent pas à leur réalité. Certes,Carrières & TalentsRh & FoRmationecoreseau.fr 75]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationCarrières & Talentsle challenge est énorme. Certes, on part d’une page blanche et ce côté « pion- nier » est perceptible, mais la notion d’eldorado ne convient pas. La logique de partenariat est à privilégier. Les écoles françaises doivent accepter de repenser leurs processus pédagogiques, par exemple, pour capter des populations éloignées, reculées. Et gare à la faute marketing, en proposant un cursus – identique ou prochephouët-Boigny (Inp-HB) pour la création d’un centre de coopération académique. On est au début de cette dé- marche qui se fait avec tact et mesure. « Notre contrat vise à accompagner l’école locale de management pen- dant 32 mois pour remettre à plat les formations et le processus pédagogique, explique Christophe Ger- main, le directeur général de l’établissement nantais. Audencia se mue en coachSKEMA, Centrale, ICN, L’École polytechnique (en partenariat avec trois autres écoles que sont Telecom, Mines et l’ENSTA)... La liste est longue. Ecoles d’ingénieurs ou business schools, les grandes y sont, avec des campus off shore ou en partenariat. Mais le vent serait-il en train de tourner ? Et cet engouement de s’atténuer ? A écouter François Bonvalet, c’est probable. « La croissance76 Février - n°37Tous entrepreneurs demain ?Loin de là. Ni même après-demain. L’objectif n’est pas de tourner le dos aux cabinets conseils ou aux entreprises du CAC 40, friands de nos diplômésde ce qui se fait sur notre territoire hexagonal – à des tarifs trois fois moins chers. »Le partenariat ? C’est le schéma de développement précisément retenu par Au- dencia, avec la signature en juillet dernier d’une convention avec l’Institut national polytechnique Hou-pour l’Inp-HB, avant de dé- velopper notre catalogue de cursus en formation conti- nue, à la rentrée 2017. » Pour la formation initiale, rendez-vous est pris pour 2018...PeRte d’attRactivitéde la chine ?Et la Chine dans tout ça ?économique est en train de stagner, explique-t-il. La demande du monde étudiant n’est pas signi cative. Et la qualité de vie est un sujet problématique, en raison même de la pollution. Avant, la Chine était le must. Au- jourd’hui, cette destination est devenue une punition. Aussi, si nous avons huit partenaires sur place, au-]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[Carrières & TalentsRh & FoRmationlancer dans la conception sur mesure, pour l’agri- culture, ou en appui aé- rien pour le sauvetage enAutre lieu, mais toujours la même imagination fé- conde. Désalinisation de l’eau de mer, service d’ex-Midi-Pyrénées. Les études leur ont donné la capacité de se lancer. »l’eFFet« boosteR » du statut d’étudiant entRePReneuR.Les idées fusent. Les « star- tuppers brainstorment ». Il y a peut-être le Mark Zucker- berg des années 2020-2025 parmi eux. 1000 immatri- culations d’entreprise ont été comptabilisées en 24 mois en France. L’un des éléments d’explication de cette ferveur entrepreneu- riale dans l’enseignement supérieur ? « L’actuelle génération veut vivre une aventure, explique Jean-Mi- chel Ledru, directeur d’ED- HEC Young Entrepreneurs (EYE), développer quelque chose à eux, qui colle à leurs valeurs, environnementales, sociales ou managériales. »Et puis, il y a le nouveau statut d’étudiant entrepre- neur et le développementLa Chine ancien eldorado est maintenant vécue comme une punitioncun campus en propre n’est envisagé. Je ne suis pas du tout persuadé qu’on le remplirait. »l’entRePReneuRiat suR tous les tons A en croire un sondageBVA pour France Active, réalisé en octobre 2016, 55% des jeunes âgés de 18 à 29 ans aimeraient créer ou reprendre une entre- prise ; 6% l’ont même déjà fait. Benjamin Bardy est de ceux-là. Tout juste diplôméde l’Estaca, école spécialisée dans les moyens de transport (ferroviaire, automobile, aéronautique, spatial), ce jeune homme de 23 ans a ouvert son commerce de drones en... Floride. « Une première étape avant de semer, par exemple. » Et le vivier des entrepreneurs en devenir est en plein boom à l’Estaca. Comment trouver des investisseurs ? Quel bagage juridique est indispensable ? L’école de Benjamin Bardy a mis enplace, à la dernière rentrée, des séances de sensibilisa- tion, à raison de deux heures par semaine. L’ambition af chée ? 30 étudiants. 73 sont inscrits. Et on compte 45 participants réguliers en 2017.pertise météo pour les petites et moyennes entreprises (PME), exportation de nou- gat artisanal... sont autant de projets – pas toujours en lien avec la spécialité même de leur  lière d’études – nés des cerveaux d’étudiants de Toulouse, au sein de l’Insti- tut national polytechnique ou dans ses écoles partenaires. « Dans 90% des cas, la  bre entrepreneuriale était déjà présente, souligne Alain Ayache, à la tête du CFA Midisup, premier CFA deExecutive Education : Paris et le désert français ?ecoreseau.fr 77]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationCarrières & TalentsavecTheFamily est une infrastructure de services qui accompagne les entrepreneurs pour faire émerger les startups leaders de demain.Ils transforment le monde du travail : la gig economy“Agig” en anglais, c’est un concert, un spectacle, en somme l’occa- sion ponctuelle pour un artistede faire usage de ses compétences.La gig economy tend à faire de chacun de nous un artiste : nous vendons notre travail et non plus notre temps, dans une écono- mie de compétences. Le parcours de vie qui domine encore notre imaginaire date d’une époque lointaine, celle des carrières linéaires, quand le graal, c’était la stabilité. La “gig economy” accompagne la poursuite d’une nouvelle exigence : la  exibilité. Le marché des jobs temporaires existe depuis longtemps - dans l’événementiel, la restauration, la construction - la gig economy le  uidi e et crée de nouvelles opportunités dans ce marché ancien. La startup Instantjob propose par exemple aux agences d’intérim, aux hôpitaux ou maisons de retraite, une vision en temps réel des disponibilités des personnes de leur réseau permettant de pourvoir une mission en moins de 15 minutes.Mais la vraie nouveauté de la gig economy, c’est qu’elle est choisie et non plus subie. Side.co a pris le pari de proposer aux étudiants une alternative au traditionnel job MacDo en sélectionnant des missions ponctuelles dans des entreprises de toutes tailles : quelque 15 000 étudiants se sont enregistrés sur la plateforme en un an. Plus récemment, Skillee s’est positionnée sur les nouveaux métiers très quali és de Data Science, Data Engineering et Déve- loppement Web et Mobile ; résultat : 3 500 freelances enregistrés en 6 mois. L’avenir appartient aux artistes de leur secteur.des Pépites (pour Pôles étudiants pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat), lancés en sep- tembre 2014. L’idée est simple : « Encourager la culture entrepre- neuriale en aménageant les cours, à l’instar de ce qui se passe pour les étudiants sportifs de haut ni- veau, avec l’opportunité d’allonger ses études d’une année, la mise en place d’un coaching, résume Jean-Pierre Boissin, coordinateurpour le compte de la Conférence des grandes écoles (CGE), Francis Bécard fait la fine bouche. Pour lui, il n’y a pas là matière à s’ex- tasier. Rien de neuf sous le soleil, en somme. Il en profite même pour tacler la sphère universitaire, re- produisant le vieux schisme entre ces deux mondes – les grandes écoles d’un côté, la fac de l’autre – et pointer l’absence de dyna- mique des politiques. Bref, unede vie pendant 24 mois pour tout entrepreneur en herbe, de 1000 euros pour contribuer aux frais de logement, nourriture, remboursable dès les premiers dividendes. La BPI soutient l’idée. Et, à l’ins- tar du cursus sport études qui a fait ses preuves, développer une filière entrepreneuriat dès le se- condaire est indispensable. » Des questions à poser aux candidats à la présidentielle.Comment s’inspirer du dispositif sport-étude pour faire de l’entrepreneuriat ?national de ce mécanisme et, par ailleurs, professeur au sein de l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de Grenoble, de modules dédiés, des espaces de co-working transversaux à tous les champs disciplinaires. Et surtout inter-établissements. »Pourquoi en parler en début 2017 ? Le phénomène devrait prendre de l’ampleur. La Conférence des pré- sidents d’université (CPU) a édité voici quelques semaines un guide dédié. Une sorte de vade-mecum. Un pas important pour diffuser le message auprès des 2,5 millions d’étudiants. Et le statut français d’étudiant entrepreneur s’exporte. Depuis le 1er janvier dernier, la Belgique s’y est mise, tout comme l’ont fait le Maroc, la Tunisie, le Liban, le Sénégal ou bien encore la Corée. D’autres pays européens vont annoncer dupliquer ce mo- dèle français.Réticences et chantieRs d’aveniR Pourtant, ce dispositif compte quelques détracteurs ou scep- tiques. En charge de la questiondistribution tout azimut. « Pépite n’a rien changé dans les grandes écoles. Les lignes ont dû bouger à l’université, ajoute-t-il dubitatif. Créer sa boîte n’est pas encoreTous entrepreneurs demain ? Loin de là. Ni même après-demain. « L’objectif n’est pas de tour- ner le dos aux cabinets conseils ou aux entreprises du CAC 40,Le statut français d’étudiant entrepreneur s’exporte. En Belgique, au Maroc, au Liban ou bien encore en Corée...noble en France ! Le comité de pilotage de Pépite n’avait pas, en fin d’année 2016, d’informa- tions sur la pérennité du système en...2017.C’estungag!»Etle directeur du groupe ESC Troyes et de la technopôle de l’Aube d’enfoncer le clou et de réclamer « la mise en place d’une boursefriands de nos diplômés, souligne Jacques Biot, président exécutif de l’École polytechnique, qui compte une soixantaine de créa-. Simplement, ce n’est78 Février - n°37tions par an.pas une aventure risquée. Et ils sont de plus en plus nombreux à l’envisager comme début de carrière. »Les héros du clavier]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[University of GenevaBoost your career - discover our full-time and part-time MBA programs Adapted for participants from all around the worldPresent at MBA Fairs inAmsterdam - Brussels - Dubai - Geneva - - Moscow - Paris - ZurichProgram Highlights: Wide Choice of Specializations | Located at the heart of Geneva | Vast networking events & activities | Wide range of nationalities | Cutting-edge research center | Reasonable class sizeInternational Organizations MBA• Full-time: 10 months | 24 modules | 3-month practicum | MBA thesis | 90 ECTS• Part-time: 2 -3 years | 24 modules | 3-month practicum | MBA thesis | 90 ECTS• Admission criteria: University Degree | GMAT or GRE 500 pts min. | 3 years of work experience• Student visa desk • Career deskiomba.unige.ch90Executive MBA• Part-Time Bi-Weekly: 2 years | 24 modules | 90 ECTS1st year: 12 general management modules + EMBA Case Project2nd year: traditional EMBA curriculum, or Specialization• NEW! Part-Time Block: 2 years | 24 modules | 90 ECTS Requires only 3-4 trips to Geneva, Switzerland, per year• Block format Specializations: Aviation, Commodity Trading, or International Management• Adnmission criteria: University degree | 3 yrs of work experience at a managerial levelemba.unige.chUniversity of Geneva GSEM - MBA Programs UniMail - 40 Bd du Pont d’Arve 1205 Geneva - Switzerland]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineLa Sélection culturelleLivres - BD■ Pour un capitalisme d’intérêt général (de Jean-Marc Borello, éd. Débats pub- lics, 2016)Entre un capitalisme indompté et une économie sociale et solidaire insatisfaisante, la création d’un nouveau système économique est une nécessité. Et Jean-Marc Borello avec le groupe SOS qui répond àdes enjeux majeurs de la société (jeunesse, emploi, solidarité, seniors, drogue...), montre une voie ef cace et à grande échelle depuis des années. Celui qui a fondé le mouvement des entre- preneurs sociaux (MOUVES)en 2010, à la tête aujourd’hui de 15000 salariés et 405 établissements pour 900 millions d’euros de CA et une présence dans 35 pays, a prouvé qu’être au service de l’intérêt général passait forcément par une logique économique. Dans cet ouvrage il explique comment il introduit la performance dans le milieu associatif et réussit du coup à impacter la vie d’un million de béné ciaires en France. C’est l’ESS dans son ensemble que cet ancien éducateur spécialisé, passé par plusieurs cabinets ministériels et par la direction de la célèbre boîte de nuit le Palace, veut voir transformée, sans tabous. Terriblement instructif et tourné vers l’avenir.■ Ric-Rac (d’Arnaud Le Guilcher, éd. Robert Laffont, 2015)Jean-Yves, dit Jeanyf, est le seul ado de La Sourle, un village « situé en lisière du cul du monde ». Le rêvede ce gamin de 14 ans est de devenir footballeur professionnel. Le hic,c’est qu’il mesure moins de un mètre cinquante. Sa mère Yvette est décédée, son père, Pierryf, marionnettiste, transforme la maison en mausolée etles nouveaux voisins créent un gite rural façon boîte à partouze. Jeanyf raconte tout cela avec ses mots, décrit dans son langage son oncle Jackyf herboriste et rebouteux, et c’est agréable, voire extrêmement drôle. Un roman décapé et décapant, plein de joie malgré des conditions de vie pour le moins... étonnantes.■ Espionnes : doubles vies sous haute tension (de Dalila Kerchouche, éd. Flammarion, 2016)Espionnes ! Par ce mot la boîte à fantasmes s’entrou- vre, en témoigne le nombre de  lms et de séries sur le sujet. Ex-journaliste à L’Express, aujourd’hui grand reporter à Madame Figaro, Dalila Kerchouche a in l- tré les services secrets français pour découvrir le vraivisage des femmes engagées dans la sûreté nationale. Pour la première fois, une cinquantaine d’entre elles, of ci- ers traitants à la DGSE, agents de la DGSI et des nouveaux RG, contre-es- pionnes militaires ou superdouanières, ont accepté de se con er. Pendant un an, alors que les attentats de Charlie Hebdo et ceux du 13-Novembre en- deuillaient la France, elle a rencontré « les femmes les plus secrètes de laRépublique ». Et elles révèlent tout à celle qui a reçu le prix de l’Association des femmes journalistes à l’âge de 21 ans et qui a publié une enquête remarquée, « Mon père, ce harki » (Seuil, 2003) : leurs doubles vies sous haute tension, la traque des terroristes, le poidsdu secret dans le couple, le machisme des espions... sans rien occulter des failles et des succès des services secrets dans la lutte contre le terrorisme. Celle qui a coécrit le scénario du  lm Harkis, prix Genève-Europe du meilleur scénario de  ction en 2007 et a gagné le prix Solidarité en 2008 avec son roman « Leila » (Seu- il), nous emmène dans un voyage palpitant. Elle est parvenue à arracher une part de vérité dans ce monde de faux-semblants et de manipulation.Films■ « Dalida » (de Lisa Azuelos, sortie en salles le 11 janvier)De sa naissance au Caire en 1933 à son premier Olympia en 1956, ce  lm dévoile le parcours de la chanteuse Dalida, une femme moderne à une époque qui l’était moins. De ses soirées disco à ses voyages initiatiques en Inde, de son succès mondial à ses amours tumultueux, la réalisatrice dresse un portrait intime de cette diva, disparue trop tôt, en 1987. AprèsGainsbourg et Piaf, la mythique Dalida a en n son biopic, qui fait naître des polémiques parmi ceux qui ne s’y reconnaissent pas. Pourtant Orlando, le frère de l’interprète de Gigi l’Amoroso, a participé au développement du  lm, dont il a même supervisé le scénario. A voir absolument, par les fans mais aussi par les autres.Musée / expo■ Miroirs (au Louvre Lens jusqu’au 18 septembre 2017) :)Le miroir est l’outil embléma- tique de la peinture. L’acces- soire du peintre qui réalise son autoportrait comme de l’artiste en quête de points de vue différents sur son sujet. A la fois porteur de vérités et d’illu- sions, tantôt révélateur, tantôt trompeur. 30 œuvres, de l’An-tiquité à aujourd’hui, nous invitent à nous questionner sur ce que l’on voit, ou croit voir...Choix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucune80 Février - n°37]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineEtude d’un sujet de loisirs ou d’évasion pour en déterminer ses tenants et ses aboutissants, son évolution, ses innovationsAir du tempsLa culture ludiqueÉvadez-vous !Le Colonel Moutarde, un chandelier... et vous dans le salon. Du Cluedo aux Escape Games, Locked Rooms et autres Murder Parties, les jeux d’énigmes cartonnent depuis trois ans, également chez les cadres et entreprises du CAC40.Par Olivier Remy«On en apprend plus en une heure de jeu qu’en un an de conversa- tion ». L’analyse est de Pla- ton. Pas encore d’allégorie de la caverne au rayon des énigmes du Casse-Tête Bor- delais, de L’Arcanium à Di- jon, de la Challenge Room Grenoble ou des concepts parisiens de The Game, Team Time et autre Prizoners, mais ce ne sont pas leurs pro- priétaires qui contrediront les théories de l’auteur de « La République ». Des lieux qui vous gardent enfermés pendant une heure – c’est le concept – ainsi que des Murder Parties en live dans les coins les plus sympas des grandes villes. Enquêtes, huis clos, pièces mystère, un phénomène venu du Japon, très présent en Hongrie et en Grande-Bretagne (où fut aussi édité le premier Cluedo en 1949), débarqué à Paris il y a trois ans pour devenir très vite l’un des piliers, voire le symbole, de la culture ludique. Des Cluedo, en vrai, plus du tout réservés aux étudiants ou aux seuls urbains branchés. En témoignent les team buildings organisés par Schneider Elec- tric, Adidas, BNP Paribas, Vinci, SNCF, Alstom... pris en main notamment par Es- cape Game Paris, le portail du genre qui recense 215 salles dans toute la France. À 37 ans, Thomas, réali- sateur, a récemment tenté l’Escape Hunt Expériencede Bordeaux, y passant une heure et demi : 30 minutes de brie ng, et 60 minutes de pièce fermée en compagnie de trois autres jeunes actifs de son âge... et pas de so- lution trouvée à l’énigme du Mystère de Saint-Emi- lion dans le temps imparti. « Ce qui nous a plu, c’est la ré exion ; c’est de se dire qu’on allait faire quelque chose d’intéressant. En fait, c’est le plaisir de jouer en- semble, en laissant tomber la tablette et le smartphone, pour se concentrer, avan- cer main dans la main. Ce qui nous avait décidés ? Un peu comme dans le jeu, une part de hasard : nous avions prévu de nous retrouver place Sainte-Ca- therine mais il faisait mau- vais temps, alors quitte à ne pas profiter une dernière fois des terrasses... autant faire un truc intelligent. » L’établissement proposait trois intrigues  n 2016, de quoi revenir pour découvrir les deux autres. « Cela a été une vraie découverte pour moi, d’autant que tout est assez qualitatif. On approche de la quarantaine, on aime bien notre petit confort. » Certains concepts sont plus rudimentaires, l’envie de jouer, elle, se ressent partout.une souPaPeavant toutAurélien Fouillet, socio- logue et auteur de « L’Em- pire Ludique » (1), ana- lyse d’ailleurs ce marqueurqu’est le jeu et le développe- ment de cette culture ludique dans la société actuelle. « Le jeu répond à un besoin biolo- gique, il constitue une forme de soupape et répond aussi à une angoisse existentielle, liée à une forme d’ennui produit par nos sociétés elles-mêmes. Depuis le début de la modernité, un certainTout ça fait que l’on aspire à quelque chose d’autre. Et dans le jeu, on trouve jus- tement une échappatoire, une façon de réenchanter le monde. Dans une période de transition et d’incertitude,de plus en plus scénarisées depuis l’installation du pion- nier, Hint Hunt, en 2013 dans la capitale, qui compte près de 30 concepts diffé- rents, pour 24 à 32€ selon le nombre de joueurs. « De plus en plus connaissent le concept de l’Escape Game. Nous avons moins besoin d’expliquer, mais, du coup ilyadeplusenplusd’at- tentes. Pourquoi cela plaît et pas seulement aux jeunes ? La notion clé reste l’immer- sion. C’est pour cela que les premières épreuves sont faciles, a n de faire entrer les joueurs rapidement dans l’énigme. Nos clients ont des pro ls différents, il y a ceux qui fouillent, aiment trouver des objets, ceux qui sont da- vantage dans la ré exion. »totally bRainJeux de mémoire, de vitesse, de manipulation, association de couleurs, de motifs, de chiffres... la demande reste, même à Paris, plus forte que l’offre. La société a déjà vu passer 20000 joueurs, et  délisé quelques grands comptes comme Heineken ou Orange. Isabelle, cadre dans un groupe de BTP, la moue un peu dubitative au moment de partager un début de soirée avec une dizaine de collègues, avoue s’être prise au jeu. « Il y a de la curiosité, c’est très bien pensé et puisje crois que j’ai surtout ac- croché à la notion de dé  : on a envie de résoudre ces énigmes. Partager cela avec les membres de son équipe,  - nalement, est très intéressant. Il y a de la convivialité bien sûr, mais moi qui ne mélange pas ma vie professionnelle et ma vie personnelle, j’ai pris plaisir à l’exercice sur le plan intellectuel et dans la nécessité de mettre des idées en commun pour trou- ver une solution, poussée par le Game Master qui a veillé sur notre équipe tout au long de l’épreuve. Je ne sais pas si je suis vraiment sortie du cadre du boulot (sourire), mais cela a été une nouvelle expérience. » Les agences évènemen- tielles ne s’y trompent pas et proposent depuis quelques mois déjà ce type de pres- tations à leurs clients en plus des chasses aux tré- sors et des jeux d’orienta- tion traditionnels pour leur team building, misant sur la qualité d’accueil d’un lieu qui intrigue, et alors que la réalité virtuelle devrait faire aussi partie de ces jeux de ré exion 2.0.dans les mois à venir. Et si vous mettiez vous aussi un « brain » de nouveauté dans vos diver- tissements ?(1) « L’Empire Ludique, Comment le monde devient (en n) un jeu », d’Aurélien Fouil- let, éd. François Bourin, 2014.« Tu parles d’un team building... J’ai perdu mon équipe »C’est le plaisir de jouer ensemble, en laissant tomber la tablette et le smartphone, pour se concentrer, avancer maindans la mainnombre de promesses ont été tenues : l’accès au progrès technique, à l’éducation, l’abondance de biens... Au- jourd’hui, ces promesses s’épuisent et les gens vivent une sorte de désenchante- ment. Ils se sentent coupés les uns des autres. Avec la standardisation de la vie contemporaine, l’imprévu et l’aventure ont disparu.apparaît un espace social d’expression qui se déploie, souvent de façon ludique. Le jeu est cet espace de remise en cause, de renouvellement, l’espace d’expérimentation des possibles. » Laurent Ifrah a installé sa Lock Academy dans le 1er arrondissement de Paris en octobre 2015. Un meurtre, une pièce, une arme, un coupable et des énigmesecoreseau.fr 81]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineL’Art du tempsHorlogerie & JoaillerieUne promesse en OrClassique et contemporaine à la fois, la femme Lore est délicate et opte pour un look chic et intemporel. Un bijou subtil et discret, comme un prolongement du corps féminin.Un design poétique qui révèle une sensualité à  eur de peau. Coup de cœur pour cette bague Con dence, élégante, discrète avec son caractère ! 275 euroswww.lorebijoux.frSublime Longines EquestrianCollectionRenaissance de l’icôneCeramicaUne icône au design minimaliste renaît. La Rado Ceramica, un garde-temps connu pour sa forme linéaire et l’utilisation visionnaire de la céramique haute- technologie, a été redessinée par Konstantin Grcic, designer industriel de renom. Les passionnées de style avant-gardiste auront le choix entre plusieurs modèles, notamment deux en céramique haute-technologie brillante noire ou blanche et incrustés de diamants. www.rado.comUne montre œuvre d’artRonde ou rectangulaire, la justesse des formes associées à l’emblématique matière qu’est l’émailimpose trois modèles atypiques et intemporels. Plusieurs thèmes autour de l’art sont proposés comme Monet, Hundertwasser, Alphonse Mucha, Gustav Klimt ...Une ode à la peinture avec des montres qui sont des objets d’art et que l’on a envie de s’o rir au plus vite ! Montre-Bijou Place Vendôme, Hommage à Hundertwasser. 2 050 euroswww.freywille.comUn garde-temps unique etcomplexe, à l’instar de l’amourCertains couples présentent une harmonie parfaite dès le premier regard. Les deux modèles Phase de lune Glashütte Original, qui partagent de sublimesnuances bleutées, en sont la preuve: ils arborent tous deux un a chage de l’heure décentré ainsi qu’une phase de lune  nement ouvragée. La féminine PanoMatic Luna mise sur une nacre lumineuse et un bracelet en cuir d’alligator de Louisiane d’un bleu azur délicat. E modèle fait partie de l’édition boutique exclusive réservée aux boutiques Glashütte Original.www.glashuette-original.comEn gage de sa passion de longue date pour les sports équestres et de son attachement à sa clientèle féminine, Longines enrichit sa ligne  e Longines Equestrian Collection et imagine de nouvelles déclinaisons inspirées par la boucle rectangulaire de la bridede présentation de l’unique race chevaline suisse, le franches- montagnes. A leur poignet, la valse des aiguilles cadence le rythme du temps et se confond avec le pas des chevaux. www.longines.com82Février - n°37]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[L’Art du tempsArt de vivre & PAtrimoineMode & AccessoiresRalph’s Co ee & Bar à LondresVivienne Westwood, Haute couture inspirée et pleinede sensVivienne Westwood nous surprend à chaque saison. Aucune collection ne se ressemble. Cette grande Dame de la Mode a toujours souhaité faire passer des messages forts et des identitéset univers qui lui sont propres. La collection Automne/Hiver 2017/18 est inspirée des ballets russes et de l’artiste Paul Klee. Elle arrive même à rendre uncostume classique pour homme, comme celui choisi ici, unique et atypique. Congrat’s !www.viviennewestwood.comCarlos Santo, chausseur premiumDepuis plus de 50 ans, le groupe Zarco porte haut les couleurs du savoir- faire portugais et encore plus avec sa marque Carlos Santos.Avec ses di érents types demontage, goodyearwelted, cousu blake etbolognais, ce label quine compte pas moinsde 180 points de venteà travers le monde,associe une qualitéd’excellence ainsi qu’uneproduction riche endétails soigneusementtraités, selon lestendances d’un marchéde niche, passionné par ce type de production. Ci-contre le modèle 9109 en velluto bleu nuit au tarif de 225 euros, ligne soir de Carlos Santo. store.santosshoes.comRalph Lauren vient d’ouvrir son premier restaurant londonien :le Ralph’s Co ee & Bar, situé sur Regent Street, à côté du tout récent Flagship store européen. Fidèle au style équestre, le Ralph’s Co ee & Bar vous accueillera sur des banquettes en cuir de sellerie, dans une ambiance de club privé. A la carte, de délicieux cafés et cocktails accompagnés d’encas légers.www.ralphlauren.frLigne “Éponine” de Le TanneurPour ce Printemps, Le Tanneur propose une collection tout en douceur un brin Seventies: les teintes poudrées se mêlent à des volumes tout en rondeur et en souplesse. Une collection fraîche, délicate, mutine parfois, pleine d’insouciance et de légèreté ! Sac petit modèle “Éponine”, en cuirde vachette pleine  eur, couleur Sésame, Tourmaline et Blanc - 370€ www.letanneur.comAristide, l’accessoireindispensableAristide est né en 2010, de l’envie de rafraîchir l’accessoire qu’est le gant en cuir, le travailler autrement, et en faire une pièce indispensable de toute garde robe. Les inspirations de la maison sont issues de l’Art, des Sciences, et de l’Architecture. Les collections respectentl’héritage de la tradition, tout en insu ant originalité et modernité par des coupes et des volumes cultivant la di érence. Ci-contre le modèleAlina en agneau plongé coloris vert bouteille, doublé soie.www.aristide-collection.comecoreseau.fr 83]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineBien-Etre Soins anti-froid pour ma peau-417 utilise les richesses exceptionnelles de la Mer Morte en y ajoutant sa technologie de pointe pour fabriquer des produits exclusifs de soins avec des composants actifs naturels.De texture légère, hydratante et nourrissante, cette crème au complexe de vitamines et de minéraux contribueau renouvellement cellulaire. Le cocktail d’aloe vera,d’huile de bourrache, d’olive, d’avocat, de jojoba, de miel, coenzyme Q10 et lanoline naturelle est explosif ! 44€ - 50mlfr.minus417.comMerveilleuse Rosa MosquetaPassionnée de plantes, biorythme et de bien-être, Azucena Pagny a créé la marque Rosazucena pour partager les bienfaits de la Rosa Mosqueta (la rose musquée) avec les hommes et les femmes en quête de produits sains et naturels. Extraite par pression à froid, l’Huile Pure de Rosa Mosqueta est d’une extrême pureté et ne contient aucun additif chimique. Particulièrement riche en acides gras essentiels et antioxydants, l’huile de Rosa Mosqueta hydrate intensémentet attenue signi cativement les rides et les taches.www.rosazucena.comL’Art du tempsLe Guide des Jus de SantéUnique en son genre, cet ouvrage de thérapie par les jus vous permettra de créer facilement des jus adaptés à vos besoins. Un jus de pêche pour retrouver une bonne mine,un jus d’abricot pour la bonne humeur, un jus de persil ou de bleuet pour soulager les yeux, ou encore un jus de carotte contre l’acidité gastrique, etc. et surtout combler toutes nos carences nutritionnelles au  l des saisons. Plus de 150 jus aux vertus incontestées. 19.90 €Digital DetoxDigital Addict ? Les thalasso-thérapies  alacap Catalogne &Ile de Ré, spécialistes du stress,lançent la Pause Digital Detox.Cette cure courte de 2 jours uti-lise pour la première fois l’huilede magnésium marin aux vertusanti-stress reconnues. 2 jours / 3nuits en 1/2 pension, 8 soins répartis sur deux 1/2 journées et 1 activité sportive coachée par jour à partir de 548€/pers.www.cote-thalasso.frLe Guasha : Nouvelle thérapie manuelle pour le corpsSi la méthode se révèle classique aux yeux des orientaux, elle est restée incon- nue en occident jusqu’au XXe siècle. Guasha signi e littéralement «gratter la  èvre» qui fait référence à divers troubles physiques comme les douleurs musculaires, le stress, la fatigue ...Ce soin sur mesure, adapté à nos besoinsdu moment est un savant mélange du massage Tuina puis du GuaSha, où la praticienne utilise des huiles essentielles et une petite spatule en corne de vache aux bords arrondis pour « gratter la peau » de manière à stimuler toutes formesde blocages et libérer les toxines. Prix & durée : 1h - 60€ Lanqi Spa - 48, avenue de Saxe 75007 Paris84 Février - n°37]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[EvasionL’Art du tempsArt de vivre & PAtrimoineCo ret Lovely WeekendEvadez-vous pour une pause romantique et complice dans un des établissements chics & authentiques d’Hôtels & Préférence ! Le co ret Lovely Weekend inclut un accueil champagne, une nuit en chambre double, les petits déjeun- ers, et une Love Box “From Paris with Love” inspirée des boites à secrets du XIXème siècle. À partir de 287€. Exclu- sivement en vente sur la boutique en ligne www.hotelspreference.comRocco Forte à ShanghaiUn hôtel Rocco Forte ouvrira à Shanghai en 2018, le premier hôtel d’Asie-Paci que du groupe. Ce sera le seul établissement de luxe du LonghuaInternational Aviation Service Center, un nouveau complexe urbain dans la région de Xuhui Riverside à Shanghai. L’hôtel comptera 209 chambres et suites, ayant toutes une superbe vuesur la ville, également 3 restaurants, un espace détente avec spa et piscine et une grande salle de bal pour acceuillir tous types d’évènements.www.roccofortehotels.comLa Mirande ou l’Amourdes vieilles pierres« La Mirande respire la beauté et l’élégance des arts décoratifs français du 18e siècle. » Martin Stein, propriétaire avec sa famille, dédie corps et âme depuis 28 ans à ce lieu exquis dont les débuts datent de 1309. En devenant un hôtel, laMirande est restée une demeure et protège mieux son histoire que bien des palais. La restaurationdes murs et intérieurs est admirable de beauté et de  délité historique. Chaque chambre se pare d’unetenture di érente, foisonnante indienne ou toile de Jouy, chefs-d’œuvre de l’imaginaire marqués par l’exotisme du 18e siècle. La cuisine ultra-mod- erne et lumineuse du jeune et très talentueux Chef Florent Pietravalle est un Bonheur pour notre Palais. Vous pourrez même vous initier à des secrets culinaires dans l’ancienne cuisine entourés de casseroles en cuivre, récipients de belle faïence, balance Roberval et immense table en bois. Les hôtes qui poussent la porte de ce lieu envout-ant tombent sous son charme indescriptible et voyagent loin le temps de leur séjour. La Mirande émeut par la Beauté de ses murs, de ses intérieurs délicats et bien sûr par les âmes qui l’habitent. www.la-mirande.frExceptionnel «  e Brando »Récemment classé « Meilleur Resort aumonde » par le Condé Nast Traveller’s Choice Awards 2016,  e Brando est un hôtel deluxe d’une beauté unique, situé sur un atollprivé en Polynésie française, à 50 km au nordde Tahiti. Le complexe est composé de 35villas d’exception possédant chacune sa pro-pre plage privée et sa piscine, de restaurants valorisant la cuisine polynésienne, végétari-enne et française avec une carte signée Guy Martin. www.thebrando.com85ecoreseau.fr]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineL’Art du tempsGastronomieTea time à deuxCette édition de La  é Box nous embarquesur les grands  ots de l’amour, son ardeur,ses mots doux. Un assortiment de théssensuels et rock, à la fraise, à la chantilly, auginseng, au ylang-ylang, yuzu... de maisonscréatives et inventives (Lagrange, ComptoirFrançais du  é, Tamia & Julia, CompagnieRoyale des Indes Orientales, Herboristeriedu Palais Royal). À infuser avec une doublesucette cerise, des pralines et des sablésartisanaux aux fruits rouges. Et en plus une belle carte illustrée, un cahier des saveurs et un infuseur en forme de coeur. Un co ret qui promet un joli moment découverte à deux ! 24,90 € frais de port inclus. www.lathebox.comCôté SushiCôté Sushi, en deux mots c’est la cuisine Nikkei : des plats japonais à la sauce péruvienne. Cette cuisine naturelle et saine trouve ses origines à la Seconde Guerre Mondiale quand les Japonais immigrenten Amérique du Sud. Les bouchées japonaisess’encanaillent d’une touche péruvienne Ceviches,tiradito, noodles, donburi, quinoa...Une cuisinepéruvienne colorée, visuelle, épicée et savoureuse,travaillée avec la précision et la technicité japonaise pour atteindre l’« Umai », l’équilibre gustatif parfait. Idéale à vous faire livrer chez vous ou au bureau !www.cotesushi.comCaviar Ultreïa by Ines de la FressangeL’iconique boite noire qui sublime les grains si précieux a inspiré la signature de la plus élégante des pa- risiennes pour créer un écrin exclusif. On reconnaît au premier coup d’oeil le trait d’Ines de la Fressange Paris, délicat, comme le sont tous les caviars de la Maison Ultreïa, sélectionnés avec le plus grand soin par Véronique Martin, fondatrice de Caviar Ultreïa. Du côté de la Maison Ines de la Fressange Paris, on a voulu « évoquer Paris, la mythique Place Vendôme et beaucoup de douceur pour un caviar ra né et festif, à déguster au Salon Privé Caviar Ultreïa et partout où l’envie vous saisira ». Edition limitée, Caviar Baeri Origine, issu de l’esturgeon sibérien l’Acipenser Baerii, à partir de 100 € les 50gr www.caviar-ultreia.comLes déjeuners d’EcoRéseau BusinessConcept : Le 68 Guy Martin est né sur les Champs-Elysées de la rencontrede deux hommes talentueux : le chef étoilé Guy Martin et le parfumeur de la Maison Guerlain  ierry Wasser. Entre le « nez » suisse et le cuisinier savoyard, la complicité s’est très vite installée. Le parfum est un univers similaire à celui de la cuisine à travers les recherches deproduits au-thentiques.Les deuxpassionnésqui partagent les mêmes valeurs d’excellence parlent alors vanille, rose, jasmin, bergamote...Lieu : 68 Avenue des Champs-Elysées 75008 Paris, une adresse qui pourrait être connue par le monde entier, et pourtant...il fautêtre initié pour savoir que la célèbre boutique Guerlain héberge au -1 unmagni que restaurant avec quelques tables espacées pour garder l’intimité souhaitée d’un rendez-vous à deux ouCe mois-ci, nous avons testé pour vous Le 68 Guy Martind’un déjeuner d’a aires un brin con dentiel. On doit cette beauté des lieux à l’architecte new yorkais Peter Marino. Les tables sont colorées et rappellent  eurs et plantes. La salle est illuminée par l’éternel soleil Guerlain. Un lieu très design ayant su préserver l’histoire de sa Maison.Ambiance : une parenthèse royale qui coupe du tumulte des Champs-Elysées, que ce soit pour un petit-déjeuner, un chic déjeuner, un tea time ou encore un séduisant dîner.Service : très agréable, sympathique, sans prétention mal placée.: Formule entrée, plat et dessert 48 euros. Tarte à loignon renversée, croustillantde riz d’agneau ; Noix de coquillesSt Jacques,  ne purée de chou- eur rehaussée à la bergamote ; Crémeux mangue et passion au parfum d’OrientTarifs : Formule entrée, plat et dessert 48 euros.www.le68guymartin.comNotre menu86 Février - n°37]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[L’Art du tempsArt de vivre & PAtrimoineChampagneMariage grande gastronomie & ChampagneNicolas Feuillatte & le site MoiChef ont pensé aux amoureux qui choisissent de fêter ce moment à la maison, en leur proposant une box spéciale Saint-Valentin incluant une demi-bouteille de Brut Rosé Nicolas Feuillatte. Avec MoiChef, les passionnés de gastronomie ont accès à un plat signature d’un grand chef. Vieilli en cave 3 ans minimum,le Brut Rosé Nicolas Feuillatte à la robe rose soutenue està la fois frais, élégant et délicieusement fruité. Tous lesingrédients nécessaires à la réalisation du plat sont fournis etproviennent de producteurs sélectionnés par le chef. 69€ pour 2 personnes www.moichef.frCo ret Duo de Champagne DrappierParfums de miel d’acacia, de mandarine con te, de  eurs séchées, d’épices tendres de réglisse... À chaque gorgée, la Grande Sendrée donne un plaisir nouveau. Composée de 55 % pinot noir et 45 % chardonnay, la Grande Sendrée privilégie puissance et complexité pour une plus haute expression. Ce co ret Duo contient le Champagne Drappier Grande Sendrée blanc millésime 2008 et le champagne Drappier Grande Sendrée rosé millésime 2008. Prix public Ttc : 155 euros.En vente chez de nombreux cavistes en France, Lavinia, Lafayette Gourmet à Paris, chez Millésima, chez Champagne Drappier.www.champagne-drappier.comJacquart fait pétiller la Saint-Valentin !Pour un instant de plaisir partagé, Champagne Jacquart a conçu un co ret contenant deux  ûtes au dessin élé- gant et la cuvée phare de la Maison : le Brut Mosaïque. Avec ses  nes bulles, sa robe pâle aux re ets d’or blancet ses arômes de fruits frais et de  eur d’oranger, le Brut Mosaïque se fait complice de tous les instants d’émotions partagées. Ce co ret duo promet aux amoureux une soirée délicieuse et ra née. 45€ www.champagne-jacquart.comChampagne Rose Label by LansonCette cuvée délicate,  dèle au Style Lanson, fera le bonheur des amoureux en cette Saint-Valentin.Elle fut l’une des premières cuvées rosées de Champagne. Aujourd’huila Maison Lanson béné cie de plus de 60 années d’expérience dans l’élab- oration du Champagne rosé. La cuvée Lanson Rose Label est l’un des Champagnes rosés les plus appréciés, notamment pour sa fraîcheur qui fait écho à celle du Black Label. Prix public conseillé : 32,00€ TTC www.lanson.comecoreseau.fr 87]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineL’Art du tempsVins & SpiritueuxSaint-Pourçain La Ficelle 2016La légende raconte que, en l’an 1487, Gaultier, tavernier à Saint- Pourçain, servait le vin dans des pichets en terre et en étain qui ne lui permettaient pas d’évaluer avec précision la consomma- tion de ses clients. Il eut l’idée de plonger un bout de  celle dans les pichets, en faisant un nœud correspondant aux mesures de l’époque, la demie et la pinte. Ainsi naquit la légende de la Ficelle réhabilitée par l’Union des Vignerons de Saint-Pourçain en 1987. Ample et complexe, la Ficelle 2016 est riche d’arômes de fruits noirs, de fraise et les notes épicées. www.vignerons-saintpourcain.comLa Rose d’Aimée 2016Sa robe rose est brillante aux nuances d’orangé. Le nez léger est un mélange de bonbon anglais et de fruits mûrs acidulés. On sent en bouche un éclat d’arômes désaltérants et de la rondeur en  nale. Servir à 10°-12° C. Idéal à l’apéritif, pour accompagner viandes blanches ou volailles et sur les cuisines asiatiques. Les Grandes Serres SA - 84230 Châteauneuf du PapeCon dence Blanc 2015,Vin des AlpinesFlorale, avec des notes de miel d’acacias, d’ananas, de noisettes subtilement grillées, cette cuvée 100% Roussanne en re ète toute sa puissance. Entre corpulence et belle longueur, elle o re un parfait équilibre. Servir entre 12 et 15° sur un  letde rouget, une fricassée de Saint Jacques ou encore un rôti de veau aux morilles. 25€www.domainedeole.comUn Baiser du Clos des VinsD’AmourCe grenache noir issu de très vieilles parcelles du vignoble âgées de 75 à 110 ans a une robe très dense rouge sombre. Son nez est de belle intensité aux arômes de petits fruits rougeset de poivre gris. L’attaque est très douce en bouche et laisse place à un bel équilibre entre puissance, rondeur et  nesse des tanins. La  nale est d’arômes de fruits noirs bien mûrs. Servir à une température de 16° - 18 C sur charcuteries et viandes rouges. 16 euros. En vente à la propriété et chez les cavistes.www.closdesvinsdamour.frSaint Aubin 1er CruLe Charmois Blanc 2013Ce vin a hérité du caractère bien trempé de sa créatrice, Francine Picard. Le nez s’ouvre sur des arômes de fruits à chair blanche comme la pêche et la poire, très gourmand. La bouche est équilibrée, ronde, juteuse, sapide et très élégante. Une belle longueur portée par la vivacité de ce vin. Servi entre 10 et 12°, ce vin ciselé sera un accord par- fait avec un risotto aux asperges, une cassolette de lotte, une blanquette de veau...30 euros. Domaines Famille Picard à Chassagne-MontrachetEternelle Favorite 2016Château de Saint-MartinLa robe longue couleur pêche de vigne de cette cuvée Tibouren, Carignan, Grenache respirele printemps et toute sa légèreté. Elle o re un nez intense et aromatique aux e uves  orales et voluptueuses de rose avec une pointe de pivoine, de jasmin pour se clore sur le kumquat con t. En bouche, c’est un vin ample aux notes de fruits rouges à la vivacité étonnante qui se prolonge sur des arômes d’orange con te. Prix TTC : 18.90€ww.chateaudesaintmartin.comChâteau Dauzac Margaux,Grand Cru classé en 1855Cette merveilleuse cuvée Cabernet Sauvignon 68 %, Merlot 32% est d’un rouge vif aux re ets pourpre. Au nez, ce vin s’avère délicat et complexeavec des notes de pain d’épice. Château Dauzac est précis dans ses arômes et la qualité de ses tanins don- nant une belle attaque en bouche, souple et élégante. Un vin ample, enveloppant mais toujours équilibré. Le soyeux de la texture et la chair donnent une très belle longueur, garant d’une belle évolution. www.chateaudauzac.com88 Février - n°37]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[DENIS DURANTOUMIS EN BOUTEILLE AU CHATEAUGIP LIBOURNE L ' A B U S D ' A L C O O L E S T D A N G E R E U X P O U R L A S A N T É PHOTO STEPHANE KLEIN]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineL’Art du temps - L’Actualité automobileVolvo S90 et V90 :le premium scandinaveau sommetIl y a des policiers heureux.... En Suède la maréchaussée a reçu dans ses chaussons sous le sapin à Noël de magni ques breaks Volvo V90. Des véhicules qui, bien que désormais chinois par la nationalité de leur maison mère, demeurent emblématiques de l’automobile scandinave. Pour autant ce n’est pas par chauvinisme que s’est accompli le choix des forces de l’ordre, mais selon des critères purement techniques, af rme le constructeur. « Les exigences, pour des véhicules d’intervention d’urgence, sont plus strictes que pour les routières grand public. Et contrairement à bon nombre de pays, en Suède, la voiture de police est considérée comme un lieu de travail. En d’autres termes, pour être adoptée par la police, chaque voiture doit res- pecter des normes très strictes en matière de performance, de confort, de qualité et d’ergonomie », se félicite Volvo qui note avec  erté que sur les cinq critères de sélection de la police (freinage, parcours d’obstacles, évitement avec et sans freinage et conduite à grande vitesse en situation d’urgence) le break V90 a obtenu un score global de 9,2 sur 10, « la note la plus élevée jamais obtenue par une voiture lors ces essais des plus exigeants », souligne la marque.On pourrait ajouter à toutes ces qualités la beauté car le break Volvo V90 est indubitablement l’un des plus beaux du marché. Sa ligne à couper le souf e en fait un véritable avion de chasse. Le constructeur inaugure d’ailleurs avec ce numéro une réelle montée en gamme puisque le V90 remplace le V70 plus petit de 12 cm (4,93 m contre 4,81 m) tandis que la berline S90 supplante la S80 plus courte de 11 cm (4,96 m contre 4,85 m), le break étant en outre plus court de 3 cm que la berline sans que cela nuise à son volume de chargement (723 litres contre 500 litres pour la berline). Déjà le SUV XC90 avait frappé un grand coup à son arrivée en rivalisant sans peine avec les cadors du segment venus d’outre-Rhin. Les grandes familiales qui en sont dérivées persistent sur cette voie en ciblant à l’évidence les Mercedes, Audi et autres BMW. Le tour de force de Volvo du point de vue esthétique est d’avoir su renouveler son segment premium en conservant une évidente parenté avec les modèles précédents. La face avant avec sa grande calandre et sa signature lumineuse en forme de marteau (le fameux marteau de Thor cher aux Vikings) désormais déclinée sur toute la gamme est trèsfortement identitaire. L’arrière du break évoque ceux de ses prédécesseurs tandis que celui de la berline af rme son appartenance au clandes grandes limousines.La ligne des deux modèles conjugue élégance avec équi- libre et raf nement, mais aussi aérodynamisme, et donc sportivité.L’habitacle traité dans les codes du luxe (cuir, bois, inserts métalliques) est un écrin spacieux et confortable. L’ergo- nomie des commandes demeure une des références du marché avec Mercedes (un bon point pour l’écran tactile 9 pouces et ses multiples con gurations faciles d’accès). L’équipement est à l’avenant, avec de série notamment pléthore de systèmes de sécurité qui veulent rendre opérant le leitmotiv de la marque : « Plus aucun mort ou blessé grave dans une Volvo à l’horizon 2020 ». A signaler l’in- croyable système audio (19 haut-parleurs, 1 400 watts) signé Bowers et Wilkins (un régal facturé 3400 euros) et le silence acoustique des deux vaisseaux routiers. Quelques minuscules regrets cependant, comme le verrouillage et démarrage sans clef moins performant que celui d’une Renault, ou l’absence d’accueil du conducteur façon co- réenne, avec siège se reculant à l’ouverture de la portière. Du point de vue mécanique il n’y a véritablement aucun reproche à formuler à ces deux chefs d’œuvre automobiles, que ce soit avec sous le capot le bloc diesel D5 de 235 chevaux à double turbo couplé à la transmission intégrale ou le moteur diesel D4 de 190 chevaux. Deux 4 cylindres reliés à la boîte auto Geartronic à 8 rapports, excellente de souplesse et de réactivité. A noter que les 190 chevaux du D4 sont largement suf sants pour déplacer les 1,8 tonnes du véhicule. Egalement disponible (outre les motorisations essence dispendieuses, T5 de 254 ch. et T6 de 320 ch.) un bloc diesel D3 de 150 chevaux à vocation économique (avec une consommation annoncée de 4,4 litres aux 100 km). En attendant l’arrivée de la motorisation hybride rechargeable (T8 Twin) promise pour cette année.Modèles essayés : Volvo S90 D4 190 ch geartronic 8, Inscription Luxe. Tarif à partir de : 58910 euros. Tarifs gamme essence à partir de 49900 euros. Tarifs gammes diesel à partir de 41700 euros. Volvo V90 D5 AWD 235 ch. geartronic 8, Inscription Luxe. Tarifs à partir de 68 10 euros. Tarifs gamme essence à partir de 52550 euros. Tarifs gammes diesel à partir de 44350 euros.Hyundai Ioniq : la nouvelle référence hybrideC’est à n’en pas douter une copie non conforme de la référence nippone du segment, la Toyota Prius. Mais en beaucoup, beaucoup plus jolie. Mêmes dimensions, puissance thermique comparable (98 chevaux chez Toyota avec un bloc 4 cylindres de 1,8 litre ; 105 ch. chez Hyundai avec un moteur4 cylindres de 1,6 litre), la Ioniq se distingue par son élégance. La face avant avec sa calandre façon Aston Martin estséduisante, sa ligne moins torturée, son arrière imposant. Dommage que la belle Coréenne ait également empruntéà son modèle japonais ses défauts comme cette lunette arrière en deux parties qui nuisent vraiment à la visibilité. L’habitacle traité plus sobrement que l’inspiration futuriste de Toyota offre un bon niveaude  nition, avec des plastiques moussés de bonne tenue. L’équipement est généreux, même s’il manqueun af chage tête haute. La motorisation, comme souvent sur les hybrides plus fréquemment thermiquesqu’électriques, totalise avec le moteur électrique de 32 kW, 141 chevaux. Suf sant pour envisager de longs parcoursroutiers. Contrairement à Toyota et sa transmission à variation continue, Hyundai a fait le choix d’une boîte robotisée à double embrayagefaçon Volkswagen, très agréable, mais plus polluante en rejets de CO2. Une version toute électrique (120 ch., 280 km d’autonomie annoncée) est également disponible tandis que la Ioniq hybride rechargeable arrive en concession en ce début d’année 2017.Modèle essayé : Hyundai Ionic hybrid Executive. Tarif à partir de : 30800 euros. Tarifs gamme hybride essence à partir de 26100.90 Février - n°37]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineESSaiS & tEndancESPar Philippe Flamand91Opel Mokka X : la renaissanceSi le petit SUV d’Opel, cousin germain du Trax de Chevrolet, nous avait déçus lors de son arrivée sur le marché il y a quatre ans, l’honnêteté nous oblige à reconnaître que ce SUV urbain a su trouver sa clien- tèle. Pas moins de 600000 exemplaires ont ainsi été vendus en France depuis  n 2012. Aussi le nouveau Mokka X est-il à nos yeux une excellente surprise.L’Art du temps - L’Actualité automobileRedessiné, doté d’une face avant plus design et d’une planche de bord modernisée, le Mokka gagne en séduction à défaut de gagner en confort. Spacieux dans sa catégorie, bien  ni dans cette version haut de gamme « Elite » avec plastiques moussés et sellerie cuir en option (600 euros), le Mokka est généreuse- ment équipé : caméra de recul, régulateur-limiteur de vitesse, codes-phares automatiques, mains libres, sièges électriques chauffants, Opel Eye (reconnais- sance des panneaux de signalisation), écran tactile 8 pouces... Mais pas de détection d’angle mort. Et une ergonomie de commandes discutable (le bouton des feux de brouillard avant et arrière sur la planche de bord et non au volant peu pratique, limite dangereux...). Surtout le X accolé au patronyme indique que désor- mais le Mokka peut être un « vrai » 4X4 à transmis- sion intégrale permanente. Un détail qui fait certesla différence avec ses rivaux, mais dont on doute qu’il soit commercialement payant, cette catégorie de véhi- cules étant majoritairement utilisée en ville. Sur route le Mokka souffre en revanche d’un freinage défaillant et d’une motorisation décevante. En l’occurrence le bloc essence 1,4 litre surcompressé couplé à une boîte auto paresseuse a bien du mal à tenir la distance en moulinant en permanence dans les tours. Fatiguant sur une longue distance. A noter qu’Opel lancera deux nouveaux SUVen 2017 : un Crossland X, Crossover remplaçant du petit monospace Meriva et qui partagera sa plateforme avec le futur Citroën C3 Picasso ; et un Grandland X dérivé de la Peugeot 3008.Modèle essayé : Opel Mokka X 4X2 1.4 Turbo 140 ch. boite auto. Tarif : à partir de 26100 euros. Tarif gamme essence à partir de 21200 euros. Tarif gamme diesel à partir de 23550 euros.ecoreseau.fr]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineBaromètre  nance de marchéBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant les marchés  nanciers où le particulier peut investir la sPéculation du moisBarclays roule pour Peugeot16 eur15 eur14 eur13 eur12 eur11 eur10 eur9 eur2016 MarsAvr Mai JuinJuil Aout SepOct NovDec 2017Barclays a renouvelé sa recommandation « Surpondérer » sur Peugeot et a relevé son objectif de cours de 17 à 19 euros (contre 16,52 au moment où nous écrivons ces lignes). L’analyste s’attend à ce que le constructeur dévoile une marge opérationnelle solide lors de la présenta- tion de ses résultats 2016 le 23 février.Le chiffre du mois9,5milliards d’eurosC’est le volume qu’ont représenté les rachats d’actions d’entreprises du CAC 40 en 2016. Ces opérations ont presque doublé par rapport à l’année précédente, où elles n’avaient représenté que 5,5 milliards d’euros selon la Lettre Vernim- men. C’est Sano  qui a procédé aux rachats les plus massifs (2,9 milliards d’euros), suivi de Vicendi, L’Oréal, LVMH, Vinci, Schneider, Airbus et Saint-Gobain. l’actu maRché du moisLa taxe sur les transactions  nancières plusles déclarations des dirigeants du Nasdaq et de la Bourse de New York à Reuters, les sociétés de capital-investissement pourraient également doper le marché en se désengageant de certains place- ments. Les grands favoris pour 2017 sont Snap, la maison-mère de l’application Snapchat, le service de VTC Uber Technolo- gies, mais aussi le leader mondial du streaming musical Spotify. Les experts estiment que ces start-up pourraient être valorisées plusieurs dizaines de milliards de dollars si elles se décident à franchir le pas de l’IPO.Vinci lance son programme de rachat d’actionsLe groupe Vinci, qui avait voté en avril dernier la mise en place d’un programme de rachat d’actions, vient d’indiquer qu’il allait procéder à sa mise en œuvre. Vinci rachètera donc au plus tard le 29 mars des actions du groupe pour un montant maximal de 165 millions d’euros. Le groupe de BTP précise que leprix ne pourra pas dépasser 80 euros par action. Le programme de rachat est prévu sur une période de 18 mois qui prendra  n le 18 octobre 2017. Le groupe pourra racheter durant cette période jusqu’à deux milliards d’euros d’actions. Vinci a gagné 9,4% en 2016. Début janvier, il cotait 65,73 euros à la Bourse de Paris. le coin des exPeRtsCandriam surpondère les actionsDans une note de marché, Candriam Investors Group af che son optimisme sur le front des marchés actions. Selon Nadège Du- fossé, responsable de l’allocation d’actifs, « 2017 devrait marquer la  n de l’environnement de taux faibles et d’in ation faible qui prévaut aux Etats-Unis ». Elle s’attend donc à une augmentation de la volatilité des marchés. Dans ce contexte, elle anticipe une croissance mondiale robuste, avec des tensions in ationnistes qui devraient perdurer tout au long de l’année 2017. Candriam table sur un renforcement de la croissance américaine, soutenue par des mesures de relance budgétaire, mais aussi des réductions  scales ainsi qu’un assouplissement réglementaire.Cholet Dupont reste con ant pour 2017Et si l’élection de Donald Trump faisait naître un nouvel espoir pour les investisseurs ? Pour Cholet Dupont, les projets économiques du nouveau président des Etats-Unis,  nalement bien accueillis par les marchés, pourraient prolonger le cycle d’expansion amé- ricain et la tendance haussière des indices boursiers. « La hausse des taux longs qui est intervenue n’est pas encore préoccupante », écrit Vincent Guenzi, responsable de la stratégie d’investis- sement et du comité de gestion. L’Europe, en revanche, souffre toujours selon lui d’un dé cit d’image auprès des investisseurs internationaux, et celui-ci pénalise les Bourses. Elles accumulent un retard qui pourrait selon Cholet Dupont se combler en 2017. L’investisseur privilégie les actions avec modération, et recommande des arbitrages sectoriels. Il a abaissé ses recommandations sur les obligations émergentes et sur les obligations privées euro- péennes. En revanche, il a relevé la note des obligations à haut rendement américaines.Nordea mise sur les marchés actions émergentsLes marchés émergents restent attractifs selon les analystes de Nordea. Pour Jorry Rask Nøddekaer, le gérant du fonds Nordea 1, l’impact du resserrement monétaire américain ne devrait pas générer de turbulence majeure pour les marchés émergents. Nordea maintient ses perspectives positives à moyen terme sur les actions Emergents au motif que les niveaux de valorisation restent attractifs au sein de l’indice MSCI Emerging Markets. Les analystes estiment que le sentiment négatif des investisseurs à l’égard des marchés émergents, qui se ressent depuis 2014, a été excessif par rapport à des fondamentaux bien orientés. Il remarque par ailleurs plusieurs catalyseurs positifs, comme les réformes économiques et structurelles menées dans plusieurs pays, comme la Chine, l’Inde, le Mexique ou le Brésil. Par ailleurs, Nordea observe que les entreprises des marchés émergents semblent renouer avec une certaine discipline en matière de dépenses d’investissement, laissant présager de meilleures perspectives de marge et de retour sur capitaux dans les années à venir.muscléeCette taxe, prélevée sur les achats d’actions, est passée de 0,2% à 0,3% le 1er janvier 2017. Cette somme est facturée par les banques ou les courtiers, et vient s’ajouter aux frais de transaction sur chaque opération portant sur des entreprises basées en France dont la capitalisation boursière dépasse le milliard d’euros. Cette année, ce sont 140 titres bour-siers qui sont visés par cette taxe, soit quatre de plus que l’année précédente. Les nouveaux entrants sont Direct Energie, Eramet, Groupe Fnac, Ipsos, Maisons du Monde et STEF. En revanche, Alcatel-Lucent et Coface sortent de la liste.2017 : l’année des introductions en Bourse ?Le marché des introductions en Bourse pourrait rebondir en 2017 après une année 2016 morose. La raison ? Des perspectives économiques encourageantes et un regain de visibilité suite à l’élection présidentielle. SelonArthur CohenSpécialiste des questions éthiques appliquées au secteur  nancier PDg des éditions HermannDLes paradoxes de Luc Ferry sur le bonheurepuis le 1er janvier, le taux Autrement dit, chaque trimestre, la d’usure, c’est-à-dire le plafond Banque de France publie un barème des au-delà duquel toute activité valeurs plafonds pour les crédits à lafacto à majorer le taux d’usure pour les durées longues. De 0,5 point disent les associations de consommateur. Indépendamment des polémiques sur la manière très discrète voire « peu démocratique » dont l’arrêté a été pris le 26 septembre dernier, indépendam- ment de la nécessité pour les pouvoirs publics de ne pas fragiliser le secteur bancaire dans un contexte de concurrence internationale accrue, d’émergence de nouveaux acteurs disruptifs et de taux bas qui impactent le business model des banques françaises et rognent leurs marges, il convient de s’interroger sur le mode de calcul retenu : est-il légitime de calculer l’usure à partir d’une moyenne ? Et si tel est le cas, dans quelles circonstances ?Certes, fonder un plafond à partir d’un calcul statistique permet d’éviter l’ar-bitraire d’une décision politique. Mais le mode de calcul retenu est-il juste, ef cace et pertinent ? Pour dire les choses simplement, dans un contexte de taux bas, le calcul du taux d’usure par la moyenne des taux pratiqués permet sans doute un rehaussement relative- ment faible, qui ne concernera que le taux d’usure sur les prêts immobiliers de plus de 20 ans. En revanche, tout mathématicien pourra le con rmer, lorsque les taux directeurs remonteront, la moyenne impliquera une majoration plus signi cative et plus pénalisante pour les consommateurs. Peut-être aurait-il fallu envisager un dispositif plus complexe en prévision d’une re- montée des taux directeurs, avec un seuil au-delà duquel l’établissement du taux d’usure se ferait à partir des médianes ?de crédit est pratiquée à des taux ju- gés prohibitifs, illégaux et passibles de poursuites pénales, a été majoré. Ce taux est calculé par la Banque de France selon la moyenne observée des taux de crédits consentis au cours du trimestre précédent majorée de 33 %.consommation et les prêts immobiliers. Mais, jusqu’à présent, la maturité des crédits immobiliers n’était pas prise en compte ; à compter du 1er janvier, la Banque de France dissocie les prêts selon leur durée (10 ans, 10 à 20 ans, au-delà de 20 ans), ce qui aboutit de92 Février - n°37Éthique & Finance]]></page><page Index="93" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre patrimoineArt de vivre & PAtrimoine l’actu PatRimoine du moisDes taux de crédit immobilier limités à 3,40% depuis le 1er janvierLes taux de crédit immobilier restent à ce jour très bas malgré une moyenne en légère augmentation à 1,34%selon le baromètre Crédit Logement-CSA pour décem- bre. Si une remontée devait se produire, ceux-ci ne pour- raient pas dépasser les 3,40% selon les seuils de l’usure applicables par les établisse- ments  nanciers, publiés par le ministère de l’Economie etdes Finances au Journal Of ciel, le 27 décembre dernier. Ces plafonds varient cependant en fonction de la durée du prêt. Un crédit immobilier sur une durée inférieure à dix ans sera plafonné à 3,40%, sur une durée de dix à 20 ans le plafond sera de 3,35% et, pour les crédits sur une durée plus longue, le taux ne pourra pas excéder 3,37%. Les prêts immobiliers à taux variables, eux, ne pourront pas être proposés à un taux supérieur à 2,83%. Des plafonds qui pourront être amenés à changer à partir du 1er avril 2017.2017, une année  scale pas si blancheSi le prélèvement à la source est bien prévu pour 2018, comme le précise le projet de loi de  nanc- es, les contribuables continuer- ont bien à payer en 2017 l’im- pôt sur leurs revenus de 2016. En 2018, en revanche, celui-ci sera calculé sur les revenus de l’année 2018. Une aubaine pour travailler plus et gagner plus ? C’est l’idée nourrie par beau-coup... A noter tout de même que les revenus de 2017 dev- ront quand même être déclarés à l’administration  scale en 2018, a n de calculer un « crédit d’impôt modernisationDevert, ancien pro-moteur immobilier,l’idée est de mettrel’argent de certainsplacements au servicedes personnes les plusdémunies et leur per-mettre ainsi d’accéderà des logements encentre ville, à loyer modéré. 20000 épargnants apportent à ce jour des fonds via des livrets solidaires ou des fonds communs de placement qui permettent de partager leurs in- térêts annuels ou d’investir directement dans le mouvement et de béné cier ainsi d’avantages  scaux. Une recette qui a également séduit de grands acteurs comme en témoign- ent les partenariats avec Amundi, AG2R La Mondiale, la Société Générale, la fondation Saint-Gobain, ou encore Al- tarea Cogedim.Brèves, actus et chiffres du mois concernant d’éventuels placements patrimoniaux pour le particulierLe placement du mois4,68%A l’heure du bilan des placements de 2016, les SCPI tirent leur épingle du jeu. Au premier semestre, elles ont attiré 2,45 milliards d’euros de nouveaux investissements, soit un tiers de plus qu’en 2015. De quoi augurer un nouveau record pour 2016, autour de 5 milliards d’euros de collecte nette. Et il faut dire qu’elles ont de quoi attirer. Dans un contexte où la majorité des placements traditionnels n’excèdent pas les 2%, les SCPI devraient rapporter 4,68% net (hors SCPI d’habitation) selon les différents acteurs du marché.Victimes du succès de la pierre papier, certains gérants ont même dû limiter les souscriptions face la vague de nouveaux capitaux. Si les taux devraient se tasser encore un peu en 2017, les gérants ont pour leur part déjà commencé à se tourner vers de nouveaux types d’actifs, comme les actifs hôteliers. Un produit d’épargne à regarder de près quand on sait que l’on emprunte aujo- urd’hui aux alentours de 2%.recouvrement », qui servira à calculer l’impôt qui aurait dû être versé s’il n’y avait pas eu de passage au prélèvement à la source. Pour les indépendants, si les revenus de 2017 excèdent ceux de 2014, 2015, 2016 et 2018, un supplément leur sera imposé.Rendement et solidarité, c’est possible !Placer son argent et venir en aide aux personnes défavorisées, c’est possible avec Habitat et Humanisme. Créé par BernardFocus suR...l’investissement dans le vinLe Liv-Ex, place de marché londonienne spécialisée dans l’échange de vin entre pro- fessionnels de ce type d’investissement, a publié en décembre la liste des marques les plus échangées en 2016 sur le marché des vins  ns. Si l’écrasante présence française n’est pas surprenante, la région de Bordeaux a largement béné cié des effets du Brexit pour revenir dominer les échanges. La chute de la livre Sterling engendrée par le vote des Anglais a en effet entraîné une ruée sur le La tte-Rothschild, Mouton-Rothschild, Château Margaux, Château Haut-Brion et consorts par des acheteurs américains ou asiatiques.Pourcentage par régions des échanges de vins  ns sur le Liv-Ex (en valeur)Bordeaux Bourgogne Champagne ItalieRhôneReste du mondeA PAS DE GÉRANTS : Fonds en euros, l’interrogationDécryptage de Patrick Ganansia, associé gérant chez HEREZLes performances des fonds en euros investis via des contrats en assurance-vie sont de plus en plus faibles, faut-il les délaisser pour autant ?Quel regard portez-vous sur l’assu- rance-vie investie sur les fonds en euros en 2016 ?Sur les fonds en euros, les taux sont ga- rantis par les compagnies d’assurance. Ceux-ci sont en baisse, même s’ils restent anormalement élevés. Ces taux devraient aujourd’hui être très bas et se rapprocher des taux d’intérêt à 0%. Pourtant, grâce à des réserves d’obligations plus anciennes et un peu plus performantes, les assu- reurs peuvent continuer à servir 2% de performance aujourd’hui. Il faut donc bien choisir son assureur car en théorie, si un client verse 100 euros aujourd’hui, le taux serait de 0% avec une sécurité totale.Cela veut-il dire que les fonds euros sont voués à disparaître ?Si les taux venaient à remonter, alors lesréserves des assureurs pourraient se reconstituer. En revanche, si les taux ne remontent pas, nous assisterons à un taux de mortalité plus ou moins rapide des contrats investis sur les fonds en euros, en fonction de l’ancienneté du portefeuill e de la compagnie d’assurance.Mais il en existe encore aujourd’hui, in- vestir dessus a-t-il un sens ?Cela a du sens uniquement sur la partie de capital dont l’investisseur peut avoir be- soin dans les deux prochaines années, et pour lequel il souhaite prendre un risque nul. Mais dès qu’il a un objectif de place- ment supérieur à deux ans, cela n’a aucun sens. Et il faut porter une grande attention au choix de l’assureur, car le taux de 2015 ou 2016 ne présage en rien des taux futurs.Propos recueillis par Nicolas Pagniez93ecoreseau.fr]]></page><page Index="94" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineFocus sur un placement ou investissement a n d’analyser les tendances et évolutionsLes opportunités de placement en 2017Année de pierre ?PatrimoineLe prélèvement à la source va in uencer les placements. Immobilier et non coté semblent garder quelques belles surprises aux épargnants. Projection sur cette année qui s’ouvre...Par Nicolas Pagniezvia des contrats de groupe alors qu’une bonne négo- ciation avec son banquier peut laisser espérer diviser le taux jusqu’à huit. 2016 aura, sans conteste, été une très belle année en immobilier compte tenu des taux bas et des prix qui ont ralenti leur progression, et 2017 entend suivre la même voie. Chez Herez, les opportunités sont identi ées via les opérations immobilières à plusieurs : « Il y a clairement des opérations immobilières à faire sousun outil qui ne permet pas de dé scaliser ses autres revenus, mais les revenus qu’il va générer ne sont pas imposés, sur une période de 17 à 27 ans, selon la façon dont l’investissement est  nancé », explique le fonda- teur d’Affairiance Finance, Thierry Perret. Un argument à regarder de près en cette année de transition  scale. La pierre-papier, également, reste un véhicule sur lequel investir en 2017. « Les SCPI vont continuer à prendre decar nous trouvons la SCPI d’habitation trop chère », précise Patrick Ganansia.PouR ceux qui cheRchent du concRetEt si les marchés  nanciers vous font peur mais que vous souhaitez investir dans les entreprises, les actions non cotées pourraient être sources d’opportunités pour 2017. « Certains fonds d’ac- tions non cotées proposent des performances extraor- dinaires en contrepartie d’une absence de liquidités pendant plusieurs années », explique Patrick Ganansia. Des investissements qui peuvent se faire au sein, comme à l’extérieur, d’une assurance-vie. Reste à ar- bitrer fiscalement le plus avantageux pour l’épargnant et son objectif d’épargne. Quant aux placements alter- natifs en 2017 ? Les conseils semblent être les mêmes que les années précédentes : ne pas rechercher la dé-  scalisation mais plutôt la diversi cation et ne pas y consacrer plus de 10% de son patrimoine. Si les chevaux apparaissent risqués, et que le vin tient la route malgré un marché volatile, l’art et les voitures de collection semblent faire l’unanimité. Le premier car ce marché en pleine expansion se réinvente sans cesse, les deuxièmes car elles sont de moins en moins nombreuses sur le marché. Les connaisseurs voient d’ailleurs d’un bon œil l’arrivée de nouveaux moteurs dans notre quoti- dien, qui donneraient auto- matiquementdelavaleu.rà leurs ancêtres. Mais ne pas oublier la règle d’or pour ce genre de placements : se faire plaisir avant tout !En 2017, prévoyez de revoir vos placements ! En effet, le prélève- ment à la source dès 2018 va faire de 2017 une année blanche pour certains place-l’assuRance-vie tient bonReste que les Français vont toujours avoir besoin de pla- cer leur épargne. Et l’assu- rance-vie, placement préférévenue créer une insécurité sur ce placement. Les épar- gnants français sont de plus en plus nombreux à ouvrir leur contrat au Luxembourg, plus souple, plus avantageuxLe taux d’emprunt est à 2% sur 20 ans et la pierre-papier rapporte 4 à 4,5%... une façon de se créer dupatrimoine à moindre frais« A vous aussi on vous a dit, les rendements, c’est maintenant ? »ments  nanciers, et notam- ment en matière de déduction  scale. Si nous n’en sommes aujourd’hui qu’au début du décryptage de la loi et de ses conséquences, il existe une vraie interrogation sur la possibilité d’avoir accès aux déductions des produits retraite comme le PERP ou les contrats Madelin. « Nor- malement, tous les outils qui étaient en déduction  scale n’auront pas d’effet sur 2017 », nous indique Guillaume Lucchini, associé fondateur du cabinet Scala Patrimoine. Impossible d’en être sûr à ce stade, mais l’on peut légitimement se de- mander comment déduire des impôts sur des revenus qui ne seront, justement, pas imposés ?de ces derniers, résiste mieux que ses rivaux à l’effritement des taux d’intérêt malgré un essouf ement sur 2016, selon les premiers chiffres. « Il n’existe, aujourd’hui, aucun produit défensif qui peut faire mieux que l’as- surance-vie », nous souf e Patrick Ganansia, associé gérant chez Herez. Exit donc le Livret A, à 0,75%, même si le taux se maintient en 2017. Mais l’assurance-vie tend à moins se consommer en France depuis la loi Sapin 2, qui offre aux assureurs l’opportunité de différer le remboursement du capital à l'épargnant en cas de dif cul- tés. Si la loi protège les assu- reurs, et permet d’endiguer le risque d’une crise similaire à 1929, elle est tout de mêmeen termes de frais mais non protégé en cas de dif cultés de l’assureur.Plus que jamais aPPeleR son banquieRCôté immobilier, il est tou- jours temps de faire des af- faires ! La remontée des taux, après avoir atteint leur plus bas historique en novembre dernier, montre que « c’est le moment d’investir en direct par le biais de l’emprunt ou de renégocier son cré- dit », comme le remarque Guillaume Lucchini. Et ne pas hésiter à faire jouer le rachat de crédit par une autre banque qui permet, comme nous le rappelle le gérant, de renégocier son assurance emprunteur souvent appliquéeforme de "club deal", que ce soit en France ou en dehors de France ». Pour les proprié- taires ou multipropriétaires qui souhaitent diversifier leur patrimoine immobilier, la tendance est attendue aux opérations immobilières en dehors de l’Hexagone.des senioRset du PaPieRDu côté d’Affairiance Fi- nance, basé à Saint-Etienne, les meilleurs placements en immobilier se font dans les résidences services seniors. Non médicalisées, à ne pas confondre avec les EHPAD, celles-ci proposent des ren- dements sûrs sur la durée, ont de belles années devant elles au regard des estima- tions des professionnels du secteur et offrent une  scalité avantageuse. « C’estla valeur car le spread est énorme, d’un côté le taux d’emprunt est à 2% sur 20 ans et de l’autre la pierre-pa- pier rapporte 4 à 4,5% : c’est une façon de se créer du patrimoine à moindre frais », précise Guillaume Lucchini. Attention tout de même à ne pas céder aux sirènes de ce produit trop rapidement ; de plus en plus de fonds se créent et, comme avec d’autres produits, n’af-  chent pas tous les mêmes rendements : « Ce n’est pas parce qu’il est estampillé SCPI qu’il a forcément 5% de rendement », nous met en garde l’associé gérant de Scala Patrimoine. Chez Herez, si la SCPI est éga- lement un produit conseillé pour 2017, elle concerne « seulement les murs de boutiques ou de bureau,94 Février - n°37]]></page><page Index="95" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="96" isMAC="true"><![CDATA[ExprEssionsTribune libre« Les entrepreneurs doivent arrimer la République au monde réel »Par Léonidas Kalogeropoulos, Président du cabinet Médiation& Arguments, Vice-Président d’Ethic, Auteur du “Manifeste et Chantiers de l’Entreprenalisme– Tous Entreprenants ! – Une nouvelle dimension de la citoyenneté au cœur du renouveau républicain” remis au Président du MEDEF en septembre 2016.La République représente un projet d’une exceptionnelle modernité, mais celui-ci est resté très conceptuel. Consacrée par des lois supposées structurer la sociétéconformément à des concepts brandis en étendards (égalité, laïcité, fraternité...), la Républiquepeine à enthousiasmer, non seulement ceux qui souhaitent comprendre et partager son ambition, mais même ceux dont c’est le creuset originel, parce qu’il ne savent plus nécessairement désigner distinctement ses contours qui restent souvent trop abstraits, voire virtuels. C’est que des lois, fussent- elles de la République, ne sauraient à elles seules constituer les fondements d’une culture commune.Notre projet républicain ne peut être enthousiasmant que si on le fait vivre dans le monde réel. Il faut pour cela lui conférer une dimension concrète perceptible dans l’espace public. C’est là la mission des entrepreneurs, parce que le concret est leur terre d’élection, dans tous les registres de la vie sociale.L’humanisme dont la République est dépositaire est incompatible avec la physionomie de nos banlieues, et en particulier de certains quartiers dits « prioritaires ». Il faut reconstruire les banlieues de France. Cette tâche n’est pas celle de législateurs; il faut des entrepreneurs prenant à bras le corps tous les contours de la complexité de ce projet, depuis la  n des ghettos, l’introduction de la mixité sociale, la  n des dortoirs jusqu’à l’édi cationde véritables villes, ce lieu de civilisation qui a été au cœur de la culture européenne.La laïcité ? Où se célèbre-t-elle ? Où la visite- t-on ? Bâtissons le Panthéon des religions et de la laïcité, regroupant en un même lieu des espaces de culte dédiés aux différentes confessions et des espaces de culture pour mieux se comprendreles uns les autres. Comment mieux rapprocher les cultes qu’en faisant entreprendre ensembledes énergies inspirées de confessions différentes, unies dans la poursuite d’un objectif commun ? Des architectes sont en mesure de concevoir l’association de toutes les symboliques religieuses pour donner vie à un tel projet. Des  dèles inspirés par cet esprit d’ouverture, de tolérance et d’œcuménisme pourront venir y prier, et tous les élèves de France pourront venir y comprendre les religions, le fait religieux et la laïcité en actes.De la même manière, il est nécessaire d’enrichir l’ambition républicaine d’inaugurer une sociétédes mérites, en promouvant l’émancipation par l’entrepreneuriat, qui répond à l’aspiration de milliers de jeunes désireux d’avoir une prise concrète sur le monde qui les environne. Ainsi, à l’école,nous voulons aller plus loin et créer un journal d’entreprise numérique individuel. Ce carnet suivrait les élèves durant toute leur scolarité en rassemblant leurs centres d’intérêt, leurs matières fortes, les sujets qui les passionnent... Régulièrement, ilserait soumis à des services en ligne permettant d’identi er les formations, les métiers et les innovations des entreprises pouvant les intéresser a n de construire leur projet professionnel.Promouvoir l’esprit d’entreprendre comme nous avons su promouvoir l’Esprit des Lumières est une mission nouvelle pour les entrepreneurs de France. Ils doivent être à l’avant-garde de la réappropriation concrète de la dynamique républicaine. C’estleur responsabilité historique d’ancrer dans la réalité une renaissance de notre identité dans ce qu’elle a de plus moderne et prometteur pour l’émancipation individuelle et collective. Pendant que l’énergie créatrice démultiplie ses potentiels dans tout le pays, chacun doit savoir q.ue prendre le chemin d’une citoyenneté entreprenante représente la meilleure promesse d’être intégré dans une collectivité nationale, chaque jour plus puissante des atouts de ses membres.”96 Février - n°37]]></page><page Index="97" isMAC="true"><![CDATA[Concours de micro-nouvellesExprEssionsLe monde de demain vu par un étudiantEcoRéseau Business le clame haut et fort : il existe en France un ferment entrepreneurial et littéraire dans les esprits, qui ne demande qu’à se concrétiser. La preuve avec ce concours de micro-nouvelles (1 500 signes maximum), qui sera lancé dans chaque numéro auprès des étudiants d’une Ecole, où ceux-ci doivent imaginer une start-up qu’ils jugent révolutionnaire parce qu’elle va bouger les lignes dans le futur. Première expérience avec deux classes dePSB Paris School of Business, des plus concluantes au vu de leur créativité. La lauréate, Alice Gorins, imagine des vêtements intelligents à la température adaptable...« J’ai toujours voulu écrire mon histoire professionnelle, être responsable, créer ma start-up. J’ai alors trouvé mon alter ego durant mes études : Antoine, créatif et ambitieux, moi, gestionnaire et dé- terminée. Rencontre des étoiles et de la terre... Le concept de la start-up était d’allier la mode et l’électronique : créer un textile spéci que, muni de capteurs intégrés, permettant aux vêtements de s’adapter aux écarts de température, dé- gageant de la chaleur ou de la fraîcheur selon les conditions extérieures. Septembre 2018 : nous élaborons un bu- siness plan précisant notre objectif et nos besoins. Famille et amis sont sceptiques.Novembre 2018 : nous testons trois camarades chimistes qui souhaitent travailler avec nous, capables aussi d’affronter des tempêtes. Bonne pioche. Janvier 2019 : nous collectons des don- nées sur les clients potentiels, marques, distributeurs... L’accueil est encourageant. Nous envisageons 15 millions de ventes en 2021 ! Sommes-nous devenus fous ? Mars 2019 : il nous faut une équipe de six chercheurs minimum. Reste à trouver les fonds. Je rencontre mon banquier, affronte son regard inquisiteur. Première tempête : premier refus. Le printemps a des airs d’automne.Avril 2019 : je rencontre un business an-gel nommé Xavier Niel. Il ne me promet rien. Je vais faire appel au crowdfunding, compétence et expérience assurées. Juillet 2019 : le crowdfunding se révèle concluant. Alléluia !Septembre 2019 : nous avons les lo- caux, les services, les  nances, reste à trouver le nom...Octobre 2019 : ce sera SO CLOTH. Pardonnez le jeu de mots !Janvier 2020 : faire-part de naissance : A star(t) -(up) is born ! »Alice Gorins“SO CLOTH !”Avis d’expert : Clémence Aubert, enseignant chercheur à PSB Paris School of Business, responsable pédagogique du département économie : « Faire émerger le côté créatif et inexploré des étudiants »Les étudiants se tournent-ils de plus en plus vers l’en- trepreneuriat ?Forcément, dans le sillage de l’auto-entrepreneuriat créé en 2009, puis du statut d’étudiant entrepreneur, certains aspirent à tester leurs idées. Ils viennent dé- sormais avec des projets dé nis et des envies d’entre- prendre af rmées, à l’exemple des créateurs du site étudiant à étudiant-immo (EAE-immo) qui met en rela- tion offre et demande d’appartements en location de courte durée.La pédagogie s’adapte-t-elle à ces velléités ?Cet exercice de micro-nouvelles, que j’ai proposé cette année, démontre que même ceux dont ce n’était pas la priorité portent en eux les germes d’idées exploitables : boîtes à médicaments intelligente, livraison de petits déjeuners à domicile, système permettant de garder latempérature de bain constante, solutions de recyclages de matériaux pour construire des logements aux plus démunis... Nous cherchons donc à innover, à encoura- ger les étudiants dans leur créativité, leur part d’inex- ploré sans forcément parler de création d’entreprises. Il s’agit de les mettre en scène autrement que dans l’exer- cice pédagogique attendu, comme ils l’ont connu durant leur scolarité passée. Je cherche à casser les codes lorsque je demande aux élèves du master communica- tion et média d’inventer un journal, une appli ou un site, et d’en présenter la Une à la façon d’une conférence de presse. Ils doivent alors répondre à des questions sur leur  nancement, leur positionnement par rapport à la concurrence... De même, pour renouveler les cours classiques d’économie sur des auteurs et concepts, j’ai demandé aux étudiants d’en faire des exposés sous forme d’émission télé, en utilisant un plateau techniquede l’IICP, école située aussi sur le Campus Cluster Paris innovation.Comment PSB Paris School of Business d’adapte-t-elle à ces nouveaux pro ls ?Notre master entrepreneuriat comme notre incubateur Audace peuvent répondre à des besoins directs. Et nous avons lancé le concept de classe pilote pour encoura- ger des initiatives pédagogiques innovantes : classes inversées (leçons apprises par les élèves chez eux, ac- tivités concrètes en classe, NDLR), QCM interactifs sur plateformes - les élèves votant sur leurs smartphones ou ordinateurs pour estimer les tendances et les acquis -, évaluation des étudiants en continu par logiciel...Propos recueillis par JT.ecoreseau.fr 97]]></page><page Index="98" isMAC="true"><![CDATA[ExprEssionsRegard sémantiqueDepuis neuf ans, Jeanne Bordeau compose des “tableaux de mots” à partir de collages issus d’articles de presse. Démonstratives et percutantes, ses “compositions sémantiques” accrochent le coeur et la raison. A la fois miroir et interprétation de l’actualité,ses tableaux décryptent l’époque de manière presque prémonitoire.Créations thématiques et singulières, ses tableaux mettent en scène les mots-clés d’une année dans des secteurs d’actualité majeurs : politique, économie, crise, culture, société, culture, femmes, développement durable, ressources humaines, verbes. Chaque année, ces dix toiles forment ainsi “une tapisserie de Bayeux contemporaine” et sont exposées courant janvier à Paris.La mémoire des motsPRÉAVIS DE RÊVEEmpathie, gentillesse, footeux, stade connecté, civic tech, vivre ensemble, voiture autonome, Pokémon go.Jeanne BordeauFondatrice de l’Institut de la qualité d’expressionTableau ‘’tendances en langage’’ SOCIETE 2016, Jane BeeIci s’exprime une représentation positive de la société. Oui, positive !Car, on a assisté en 2016 à la montée en force de mots tissés d’humanité comme « gentil », « empathie », « bienveillance ». La « bienveillance » qui va jusqu’à susciter un débat emporté par le livre du philosophe Yves Michaux, intitulé Contre la bien- veillance. Sommes-nous dans le diktat des bons sentiments ? Bons sentiments en 2016 ? Grâce au sport, la pause joyeuse avant le retour du terrorisme. Nous sommes, le temps de « L’Euro », devenus « tous footeux ». Et le « stade connecté » promet une expérience enrichie avec wi-  et applis.La couleur des sentiments sera aussi « couleur Brésil » avec les « JO ». Moisson de 42 médailles pour la France : 7ème au classement des nations.Pour contre-attaquer face au « stress » et la crise, les remèdes sont nombreux, il est recommandé de « lâcher prise » pour en n connaître ses limites et ne plus courir après l’impossible. Voilà que l’on célèbre la « tendresse », la « douceur »... Retrouver du « sens ». Et surtout ne pas perdre le sens du « toucher », à l’heure des écrans tactiles, le romancier Alexis Jenni s’inquiète en effet de l’éventuelle disparition de ce « toucher humain ».Toucher par la grâce ? Non ! Toucher par le jeu et l’essor spectaculaire de « Pokemon go ». En juillet 2016, plus de 100 millions de téléchargements pour ce jeu de réalité augmentée où l’errance dans les lieux publics devient une quête : « le monde comme un terrain de jeu ». Toujours plus de « numé- rique à l’école », et considérer au passage le jeu vidéo comme un véritable « e-sport ».Ainsi va la physionomie positive de 2016. Le militantisme pour le « vivre ensemble » avec des contenus numériques citoyens nommés « civic tech » exprime un refus du sujet et une démocratie digitale locale qui prend vie. On voit  eurir le « préavis de rêve » à « Nuit debout » et ailleurs pour refaire le monde. Et on peut travailler dans des « tiers-lieux » où toutes les ressources sont partagées. Alors heureux ?Prochain Numéro le jeudi 2 mars 201798 Février - n°37]]></page><page Index="99" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRETHE SHOW OF THE MOST FAMOUS CABARET IN THE WORLD !DINNER & SHOW AT 7PM FROM €190 SHOW AT 9PM & 11PM FROM €77WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIELCABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 190 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82© Bal du Moulin Rouge 2017 - Moulin Rouge® - 1-1028499 © Pauline NICOLAS -]]></page><page Index="100" isMAC="true"><![CDATA[]]></page></pages></Search>