﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="no"?><Search><pages Count="96"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[MANAGEMENTQUELLE EST LA PLACE DE LA RELIGION ?RH & MOTIVATIONLES DIFFÉRENTES FORMESDE RÉMUNÉRATIONSecoreseau.frN°36 - numérodoubleÉLECTIONS USQUEL AVENIR POUR LE MONDE ?MÉTROPOLEde LYONLA NOUVELLE VALLÉE DE LA CHIMIE››En supplément dans ce numéroCLUB ENTREPRENDRELES HOBBY PRENEURSMARIER PASSION ET MÉTIER, UNE BONNE IDÉE ?MARKETINGQUAND LE LUXE e RENCONTRE LE 7 ARTAPRÈS LES GRANDS PRINCIPES, LES RÉALISATIONS CONCRÈTESRÉSEAUX & INFLUENCELA NOBLESSE FRANÇAISEINNOVATIONVILLES DURABLESLES NANOTECHSTendances & applications : 50 nuances de matière griseGRAND ANGLEwww.ecoreseau.frBEL : 4,50 € - DOM/TOM : 4,90 € - N CAL/S 590 cfp - POL/S 650 cfp - CAN 6,50 $ca - MAR 46 MAd -]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[                                                   ]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           ]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36EDIToRIaL«S De nouvelles « citadelles médiévales » à éviteréisme »... « cataclysme »... « coup de Trafalgar »... La gueule de bois s’agit pas d’une contestation idéologique du système, les classes populaires ne sont persistante de tout le monde n’est pas due aux fêtes de fin d’année pour pas travaillées par un seul et même repli identitaire – mais plutôt par une crainte une fois, mais bien à l’élection de Donald Trump à la présidence sociale, que le pavillon se dévalue, suite à l’arrivée massive d’une population immigréeaméricaine, tenant soi-disant à un « repli identitaire sans précédent ». Des discours par exemple. ce n’est pas vraiment une question de racisme, mais tient plus au faitblessants pour les femmes et les immigrés, des velléités d’isolationnisme et de protec- tionnisme – la page Internationale imagine à quoi ressemblera le monde s’il tient ses promesses – des discours mensongers incessants, que le fact checking de nos confrères américains n’est pas parvenu à discréditer. Il y a de quoi rester coi et appréhender les résultats de 2017 en France. Et si nous subissions simplement les conséquences d’une fracture sociale dans la population ? Les américains du Mid-West et de la Rust Belt étaient en colère, comme une partie des Français le sont. Dans son essai « Le crépuscule de la France d’en haut », le géographe christophe Guilluy pointe ce même hiatus entre métropoles et territoires « périphériques », que la représentation politique continue d’ignorer. Les classes modestes – ouvriers, employés, salariés de la petite fonction publique, qui gagnent en dessous du revenu médian – ne vivent plus là où se crée la richesse. L’industrie est délocalisée, mais les emplois tertiaires ne la remplacent pas comme escompté. chômage et précarité guettent ces classes modestes des petites villes et territoires ruraux, ainsi que les populations des banlieues, quand les grands centres urbains, nouvelles cités médiévales, profitent de la mondialisation et génèrent les deux tiers du PIB. Les catégories populaires cherchent à préserver l’essentiel, un capital social et culturel protecteur. Dans les banlieues, l’islam structure le capital culturel. Dans la France périphérique, où la religion n’a plus ce rôle, cela passe par l’attachement au village, au territoire... qui signifie parfois le vote Fn. Mais il neque personne ne souhaite être ou devenir minoritaire, en l’occurrence pauvre. Les élus ont intérêt à nommer le phénomène et à ne pas voir seulement, avec un brin de condescendance, un repli identitaire dommageable. Ils doivent entendre la colère qui sourd des territoires. Des approches plus locales des partis envers ces zones qui necréent pas de richesses sont nécessaires. D’autant plus que tout n’es.elles. Le Région & Territoires montre que certaines parviennent à capitaliser sur leurs atouts, comme ici Bourgogne Franche-comté sur son savoir-faire industriel et agroa- limentaire. Les villes durables qui se transforment pour répondre aux enjeux environ- nementaux, traitées en Grand angle, ne sont pas seulement des métropoles. Leurs décisions ouvrent autant de champs des possibles aux créateurs d’entreprises. Des hobbypreneurs, qui font de leur passion une entreprise, se retrouvent partout en France, comme souligné dans le a la Une. Les outils ne manquent pas pour ceux qui se lancent, qui n’attendent pas l’installation d’un grand groupe ou l’investissement public, et qui peuvent redonner confiance à ces territoires en danger.Jean-Baptiste Leprince Julien TarbyFondateur & directeur de la publication Rédacteur en cheft pas perdu pourLE CHAT by Philippe Geluck4Déc. Jan. 2017]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[n°36www.ecoreseau.frSoMMaIREGALAXIE ECORÉSEAU 6-14 RétrospectiveSTRATÉGIE & INNOVATION NUMÉRIQUE52-5952La laborieuse éclosion de l'écologie 6Baromètre de l'innovation Regard digitalwww.ecoreseau.fr201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél. : +33 (0)9 51 05 87 72 Courriel : contact@lmedia.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste LeprinceRédactionCourriel : redaction@lmedia.fr Rédacteur en chef : Julien TarbyConseillers de la rédaction : Matthieu Camozzi, Olivier Faure, Geoffroy Framery, Aymeric MarolleauRH & FORMATION 60-70 Réseaux & InfluenceBaromètre de l'optimisme 7 - Tendances- actions symboliques- The Green LifeBrigitte cantaloube, cDo au sein du groupe PSaProspectiveHaute résolutionLa ville en 2050 14Les innovations en sécurisation des moyens de paiementPANORAMA 18-25 Grand angleLes villes durables concrètement 185854 Les applications actuelles et à venir des nanotechnologies 56DécryptageChroniqueurs : Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, Arthur Cohen, Philippe Flamand, Pascal Junghans, Sophie de Menthon, IsaLou Beaudet Regen, Jean-Marc Rietsch, Thierry SaussezCollaborateurs réguliers : Anna Ashkova, Jean-Marie Benoist, Charles Cohen, Anne Diradourian, Ludovic Greiling, Pierre Havez, Marc Hervez, Emilie Massard, Cyril Michaud, Julie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Nicolas Pagniez, Yann Petiteaux, Antoine Pietri, Séverine Renard, Pierre Tiessen, Carla Verley, Murielle WolskiDessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardRéalisationCourriel : production@lmedia.frInternationalRégions & TerritoiresLa noblesse française et les affaires 60 Observatoire 62Bourgogne Franche-comté, pari sur unsavoir-faire historique 22Carrières & TalentsHexagone-Formation continue : La double compétence manager-ingénieur encore sexy ? 66La fait religieux en entreprise 24L'avenir Trumpien s'il tient ses promesses 25Responsable production : Frédéric Bergeron Conseiller artistique : Thierry Alexandre Crédits photos : Shutterstock, DRPublicité & opérations spécialesCourriel : publicite@lmedia.frFaustine Launay, Emilie Podsadni, Stéphane Le SageDiffusion, abonnements & vente au numéroLes hobbypreneurs 28LMedia / EcoRéseau201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)1 43 06 23 16 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 35,90 €TTC au lieu de 39 €TTC Abonnement 2 ans : 68,90 €TTC au lieu de 78 €TTC Vente kiosque : Pagure Presse - Distribution : MLPAdministration & gestionCourriel : gestion@lmedia.fr Jean-Eudes SansonEcoRéseau Business est édité par LMediaRCS Paris 540 072 139Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0318 K 91730 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2265-7436Ce numéro comprend un supplément EcoRéseau Territoires de 8 pages, jeté sur l’ensemble du tirage.Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique.La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.nextdoor, l'espace de bureaux du futur 32-RSE : Les programmes handicap dans les entreprises 68CLUB ENTREPRENDRE 26-50 Baromètre & Tendances 26A la UneInterview croiséeL'occitane et Focus, deux dirigeants hobbypreneurs 30En immersionElectron libreART DE VIVRE& PATRIMOINE 72-94Thimothée Boitouzet et son bois transparent 34Culture du rebondLa Sélection culturelle L’Air du tempsanne cécile Worms, entrepreneure en sériedans les arts digitaux 3672 Les placements produits haut de gamme dans les films 74Créer aujourd’huiL’Art du temps 76 L'Actualité automobileLes diverses formes de rémunération dans les start-up 38- L'après Mondial de l'auto 2016 86 - Essais & Tendances 88Business guides- Equipements de bureaux : place au bien-être total 42 - affacturage : l'innovation des factors pourcontrer la concurrence 44 - Voyages d'affaires : personnalisation à l'extrême pour les business travelers 48Baromètre Finance & Investissements 90PatrimoineImprimeur : Léonce Deprez – imprimé en FranceLa digitalisation du conseil en gestion de patrimoine 92Regard sémantique94Déc. Jan. 20175]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36GaLaxIE EcoRéSEaU Rétrospective - La laborieuse éclosion de l’écologieD ans l’imaginaire cul- turel, l’image asso- ciée à « l’écolo » comporte encore une bonne trace de hippie. ce n’est pas par hasard : si la notion d’écologie date du milieu du 19ème siècle (par Hegel, en 1866), elle ne s’est vrai- ment imposée dans la conscience commune que dans les années 1970. Il y a bien eu entre-temps Théo- dore Roosevelt, et l’appari- tion de mouvements de pré- servation de la nature, mais c’est à-peu-près tout. L’idéetection des ressources na- turelles (1957) et sur l’eau (1964) ; il crée par ailleurs les parcs nationaux en 1960 et la DaTaR (Délégation à l’aménagement du Ter- ritoire et à l’action régio- nale) en 1963. En fait, c’est le mélange détonnant de l’arrivée du nucléaire, des premières marées noires, de mai 68 et de la montée des pensées « alternatives » qui va définitivement pro- pulser l’écologie sur le de- vant de la scène. « Les an- nées 70 sont le vrai départ,DES ACTIONS COLLECTIVESPLUS EFFICACESEn revanche, la responsa- bilité lui échappe, elle, to- talement. L’écologie à l’époque dénonce – c’était à la mode dans les années 70 – la faute du Grand ca- pital. « Il y a 50 ans, la pol- lution était considérée comme un problème d’en- treprises, souligne Domi- nique Bourg. Les pollueurs, c’était eux, et le particulier, lui, était innocent. » au- jourd’hui, on sait que lespremière fois, ce n’est pas une réunion scientifique, mais une conférence diplo- matique et intergouverne- mentale. Et les actions en- treprises ont porté leurs fruits : on a mis des filtres sur les cheminées, instauré de nouvelles normes de pol- lution, par exemple sur la pollution émise par les vé- hicules... L’air des villesaujourd’hui, cette dernière est presque réparée... Un succès ? oui... et non : cet accord n’a été possible que parce que les industriels de l’époque avaient un produit de remplacement, les HFc, qui se sont – évidemment - révélés depuis être des gaz à effet de serre très puis- sants. En outre les dernières technologies ne sont pasLE LENT RÉVEILDU PUBLICLe tableau est sombre, mais malgré tout, nous faisons des progrès. notre connais- sance scientifique des enjeux semble enfin rattraper nos actions. Et si la coP21 re- pose, encore, sur l’émer- gence de solutions techno- logiques, une étape décisive a indéniablement été fran-Sur un air de tangoDans chaque numéro, EcoRéseau Business vous propose de revenir sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient ou auraient pu être il y a un demi-siècle. Pas question de comparer l’incomparable, de fustiger ou de glorifier le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.Les notions de développement durable et de respect de la nature font partie du vocabulaire. Dans la pratique, du chemin reste à parcourir, ce qui n’a rien d’inédit.Sous les pavés, la nature...LA FASCINATION TECHNOLOGIQUEon pourrait appeler ça le syndrome du gagdet. nous avons tendance, une fois que nous croyons avoir compris un problème, à nous précipiter sur une so- lution impliquant une nou- velle technologie (de pré- férence visuellement im- pressionnante) sans réfléchir aux conséquences. Et nous nous en mordons souvent les doigts. avec le nucléaire, nous avons diminué la dé- pendance envers les com- bustibles fossiles ; mais quelques dizaines d’année plus tard, nous nous retrou- vons avec sur les bras des déchets radioactifs dange- reux pour des millénaires. Par une telle approche les mauvaises surprises peuvent facilement survenir. Té- moin : l’accord de Montréal, en 1987. Il a mis fin à l’uti- lisation des cFc, qui dé- truisaient la couche d’ozone.PRIME À L’ÉCONOMIE, TOUJOURSL’accord de Montréal est symptomatique de l’autre problème qui affecte nos pratiques écologiques : l’économie prend toujours le pas sur l’environnement. Tous les accords intergou- vernementaux sur l’écologie portent, en condition limi- naire, que l’économie mon- diale ne doit pas en souffrir (y compris pour la coP21). L’idée, depuis notamment le rapport Brundtland de 1987, est de découpler crois- sance économique et consommation de res- sources. Le problème, c’est que cela ne fonctionne pas, entre autres à cause de l’effet rebond. En fait, nous avons, en trente ans, accompli l’exact inverse : un rapport de l’onU, sorti en juillet dernier, démontre que nous avons surcouplé, autrement dit consommé plus de res- sources naturelles pour une même croissance.continue à tourner, mais dans des cercles restreints.estime Dominique Bourg, philosophe français, pro- fesseur à l’université de Lausanne, institut de géo- graphie et durabilité. Les questions environnemen- tales émergent dans le débat public, des mouvements so- ciaux s’en emparent... L’écologie apparaît comme une question réelle pour la société. » Le choc pétrolier de 1973 achèvera d’asseoir le sérieux des enjeux aux yeux du public.comportements du public joue un rôle particulièrement important : la consommation détermine ce qui rentre dans le cycle économique, et qui, en grande partie, influe sur notre environnement. Mais c’est une idée qui a émergé progressivement.0 ans après -L’EXPLOSIONDES SEVENTIESaprès la Seconde Guerre, la priorité est, clairement, au développement tech- nique et industriel. En conséquence, on pollue joyeusement les rivières et l’atmosphère. L’empilement de problèmes locaux va pousser le gouvernement à adopter des lois sur la pro-Les gouvernements, eux, prennent en charge le pro- blème. La conférence de Stockholm, en 1972, s’at- taque ainsi à la pollution de l’eau et de l’air. Et pour lalafacture5.bien trop tard pour nous motiver vraiment. Mais grâce à l’appropriation du sujet par des acteurs aussi bien politiques que culturels et à une communication in- cessante, le public trouve, petit à petit, sa motivation.C’est un problème presque anthropologique : on ne réagit vraiment que confronté à une menace immédiate et accessible à nos sensserait bien pire que ce qu’il est aujourd’hui sans elles. Mais si ces actions sont ef- ficaces, elles ont plusieurs défauts : elles sont locales, se concentrent sur des symp- tômes visibles et non sur les problèmes sous-jacents, et ont recours à des solutions techniques.toujours « La » solution, car elles peuvent aussi avoir une fâcheuse conséquence : l’effet rebond. Les gens pol- luent et gaspillent plus de ressources en se disant que l’innovation le permet désor- mais.chie. Et comme l’économie règne sur l’écologie, nous avons pris des mesures éco- nomiques, à travers la prise en compte des externalités environnementales – l’idée que le pollueur doit payer un droit à polluer. cela a pris du temps : la taxe car- bone a mis 14 ans à s’im- poser. Mais la meilleure nouvelle est que le public commence aussi à se sentir concerné, malgré un obstacle de taille. « C’est un problème presque anthropologique : on ne réagit vraiment que confronté à une menace im- médiate et accessible à nos sens », souligne Dominique Bourg. Les informations scientifiques et techniques sur le climat ne « parlent » pas ; les catastrophes loin- taines inquiètent un moment, puis s’en vont. Le temps de latence du système Terre fait que l’on nous présente6Déc. Jan. 2017Jean-Marie Benoist]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[n°36www.ecoreseau.frLe baromètre de l’optimisme - Tendances GaLaxIE EcoRéSEaU Les bonnes nouvelles existent, encore faut-il les attraper. Elles sont finalement si nombreuses que nous vous proposonsune nouvelle version plus étoffée du baromètre. Bonnes ondes positives !La joie s'acquiert. Elle est une attitude de courage. Etre joyeux n'est pas une facilité, c'est une volonté.Le verbatim à retenir...Des chiffres et des lettres agréablesGaston Courtois, ecclésiastique français, fondateur du mouvement des Cœurs Vaillants.Le graphique encourageant77%des Français de 18 à 35 ans pourraient envisager d’investir dans une entreprise, et 8% d’entre eux ont déjà sauté le pas, selon l’en- quête de l’institut OpinionWay réalisée pour le salon Actionaria. Malgré le manque de connaissances du fonctionnement d’une entreprise (pour 11% des sondés), 24% des jeunes Français trou- vent que ce genre d’investissement est rentable, surtout s’il s’agit d’une grande entreprise étrangère ou d’une start-up (8%). En outre, les Français ne sont pas opposés à l’idée d’investir dans une entreprise qu’ils pourraient créer (42%), dans une entreprise que l’un de leurs proches créerait (37%) ou encore dans leur propre entreprise ou il travaillent (35%). Les jeunes Français considèrent ces formes d’investissement utiles à l’économie (35%), comme ci- toyennes (25%), plus comme gratifiantes d’un point de vue per- sonnel (22%) et en adéquation avec leurs valeurs (18%).Entre le deuxième etle troisième trimestre2016, le financementdes start-up fran-çaises a atteint 857millions de dollars enfinancement total sur145 transactions (soitune hausse de200%), selon le rap-port «Tech FundingTrends in France» deLa French Tech et CBInsights. Ainsi, l’Hexa-gone a-t-il dépassé l’Allemagne qui affiche 462 millions de dollars investis pour la tech allemande et n’a que 7% d’écart avec le Royaume-Uni (919 millions de dollars). Une avancée notamment liée au Brexit, puisque entre le deuxième et troisième trimestre 2016, les capitaux investis à Londres ont baissé de 76 millions de dollars. La France, de son côté, a connu un véritable succès : fin septembre 2016, elle affichait un bond de 71% (soit 1,5 milliard d'euros) par rapport à toute l’année 2015.L’ondepositive L Vousavezdesmargesdemanœuvrepar es bénéfices humains, com- potentielle très minime. alimentation.Thierry Saussezmerciaux, les succès comme Tant mieux si nous bénéficions d'un Vous pouvez donner l'exemple. À lacréateur du Printemps de l’optimisme,Incubateur d’énergies positives. constituent une véritable révélation.d'ailleurs les échecs, se jouent ou plusieurs parents qui nous a légué moindre difficulté, ne ruminez pas, souvent à la marge. c'est d'ailleurs le gène de l'optimisme. Réjouissons- ne ressassez pas. Regardez d'abord oùune raison majeure pour laquelle il faut, après une victoire, rester vigi- lant et au lendemain d'une défaite ne pas désespérer.nous, de toute manière, des 40% de facteurs variables qui ne dépendent que de notre volonté, ce qui constitue une appréciable marge de manœuvre. Vous avez donc des réserves person- nelles, un capital pour positiver qu'il vous appartient d'activer ou non. Vous n'avez pas à vous abriter der- rière les défaillances des autres, du système, de votre environnement en général, pour justifier vitre défai- tisme.vous avez des marges de manœuvre pour faire face. Elles existent tou- jours, ne vous enfermez pas dans "les dignités permanentes", la rou- tine, les avantages acquis, la protec- tion des statuts. ne subissez pas le changement comme une contrainte ou une menace pour un changement de poste, une modification des ho- raires, une réorganisation de service ou, bien sûr, une mobilité profession- nelle.La plupart des recherches, tests et en-quêtes, notamment aux états Unis,Le bonheur dépendrait de 3 facteurs : à 50% de notre héritage génétique, à 40% de nos aptitudes et de nos choix et à 10% seulement de l'envi- ronnement et des circonstances exté- rieures. cela indique, sans équivoque, que chacun d'entre nous a au moins plus d'un tiers de capacité de positiver. De la même façon, l'ex- cuse classique des pessimistes pour renoncer au prétexte que tout se ligue contre eux, toutes les circonstances sont défavorables, n'a qu'une réalitéLe pire, avec une telle approche, est qu'elle finit par neutraliser toute ini- tiative nouvelle, cercle vicieux du re- noncement ou du train-train. or, notre cerveau fonctionne moins bien avec des tâches habituelles et répéti- tives. Il a besoin que vous le surpre- niez, que vous renouveliez sonFaites du changement une chance d'utiliser les autres cordes de votre arc. Bougez avec le monde qui évo- lue à une vitesse accélérée. Utilisez tout votre potentiel, la plus infime marge de manœuvre qui est en vous. Tout optimiste sait qu’elle peut être un facteur déclenchant.Déc. Jan. 20177Œ]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°364 La bonne nouvelle ici et maintenantL'agence de notation américaine Standard and Poor's a indiqué que la perspective de la no- tation de la France est passée de « négative » à « stable ». L'agence américaine a expliqué que cette amélioration est due à « l'introduction graduelle de réformes pour relancer la crois- sance sur fond de consolidation budgétaire ». Ces réformes devraient donc assurer à la France une bonne reprise économique, « tout particulièrement si le rebond dans les investissements des entreprises est confirmé, et si la croissance de l'emploi accélère ». Elle considère également que « les réformes de la fiscalité et du Code du travail » devraient avoir « des effets stabili- sateurs sur l'emploi, la croissance, la compétitivité et les finances publiques ». Dans un mes- sage sur Twitter, Michel Sapin a jugé que cette analyse était un « signe de la confiance de l'agence dans les perspectives économiques et budgétaires du pays » et que « les réformes entreprises payaient ».4 Pour rêver très loinDes scientifiques de l'Imperial College de Londres et l’entreprise DNA Electronics ont créé un dispositif électronique jetable capable de détecter le taux et la présence du VIH dans le sang. L’objet se présente sous forme d’une petite clé USB et est alimenté par une puce de smart- phone. Pour connaître le résultat, il suffit de placer une goutte de sang dans le dispositif et d’attendre entre 20 et 30 minutes (contrairement aux trois jours d’un laboratoire). Si le VIH est détecté, un signal électrique se met en marche. Il est ensuite interprété grâce à un pro- gramme dédié présent sur un ordinateur ou un portable. Le test est fiable à 95%. Si le projet arrive à terme, il pourrait aider de nombreux médecins à dépister rapidement le virus du SIDA et les patients à suivre l’évolution de leur traitement.GaLaxIE EcoRéSEaU Le baromètre de l’optimisme - Tendances Des brèves qui donnent le “smile” le matin...L'assemblée nationale a trouvé et voté un compromis entre le gouvernement et les socialistes concernant la baisse de l'impôt sur les sociétés prévue dans le projet de budget. ainsi, d'ici 2020, le taux d'impôt sur les sociétés sera ramené à 15% pour toutes les PME, jusqu'à 75000 euros de bénéfices et le taux d'IS sera ramené à 28% (contre 33,3% actuellement) pour les grandes entreprises. Dès 2017, les PME ayant moins de 50 millions d'euros de chiffre d’affaires annuel seront les pre- mières à jouir de cet abattement. Dès 2018, les grandes entreprises qui affichent moins de 500000 euros de bénéfices par an profiteront d’un taux d'IS de 28%. En 2020, il sera généralisé à toutes les entreprises.Selon la Banque de France, la croissance de l'économie française devrait atteindre 0,4% au quatrième trimestre. Pour ce faire, la Banque de France se base sur l’évolu- tion en octobre de la production industrielle, surtout dans les secteurs de l’automobile, de la chimie, de la pharmacie, des services informatiques et du transport. De plus, dans son rapport, elle souligne que dans le bâtiment les entrepreneurs annoncent des carnets pleins. cette hausse d’activité dans différents secteurs devrait donc permettre à l'économie française de repartir du bon pied.Le projet de loi « Sapin II » relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique a été définitivement adopté ce mardi 15 no- vembre par le Parlement, après un dernier vote à l'assemblée. Voté à 308 voix contre 171 après des modifications de dernière minute, ce texte, qui repose surtout sur la création d'une agence anticorruption, la protection des lanceurs d'alerte et l'encadre- ment des lobbies, devrait placer la France « au niveau des meilleurs standards euro- péens et internationaux » pour combattre la corruption, a déclaré Michel Sapin.La belle histoire du mois...Ancien SDF, il est devenu entrepreneur et aide les sans-abriJean-Pierre Boudhar, ancien SDF, est devenu entrepreneur. Resté dans la rue quelques mois à l’âge de 17 ans, il a retrouvé un toit et une nouvelle vie grâce à trois jeunes étudiants en médecine. ces derniers, touchés par son histoire de difficultés familiales, l’ont accueilli dans leur colocation et aidé à s’en sortir. avec ses trois nouveaux amis, il a découvert une nouvelle société et il a su saisir sa seconde chance. aujourd'hui, à 58 ans, il est entrepreneur dans l'immobilier et est toujours ami avec ses « sauveurs », avec lesquels il travaille. cependant, il n’a pas oublié son passé et tient à aider les sans-abri. Bénévole dans le collectif des SDF de Lille, il est allé plus loin dans sa démarche solidaire. Propriétaire de deux immeubles, il loue en effet des chambres d’environ 15 mètres carrés à une vingtaine de SDF pour seulement 92 euros par mois. Le reste est couvert par l’aide au logement. Lorsqu’il a acheté ces deux bâtiments, les sans-abri y vivaient déjà. Il n’a pas voulu les mettre dehors car il sait ce qu’est dormir dans la rue. Il a donc décidé de faire des travaux et de meubler les studios. Par ailleurs, il a instauré un règlement intérieur. En effet, avec l’expérience, il a compris qu’il fallait bien choisir ses locataires. Des gens, une fois leur chambre acquise, s’en servent comme d’un dépôt... D’autres ne se lavent pas et végètent. Malgré tout, Jean- Pierre Boudhar est toujours là pour aider les plus démunis et leur remettre le pied à l’étrier.64% des salariés français déclarent qu’ils pourraient être heureux sans travailler, selon l’enquête « Parlons travail », lancée par la cFDT. 60% d’entre eux disent même qu’ils pourraient arrêter de travailler s’ils venaient à gagner au loto. cependant, ils ne veulent pas être payés à ne rien faire. 84% des sondés trouvent d’ailleurs cette si- tuation inconvenable.uLa Banque de France dévoile ses donnéesLa Banque de France ouvre ses bases de don- nées (information sur les entreprises, les mé- nages, les banques) aux chercheurs. a cette fin, elle a dédié une salle entière, appelée « open data room », dotée de trois postes contenant près de 400 millions de lignes de statistiques. L’accès à cette information sera attribué aux chercheurs dont les projets seront jugés sérieux.Toutefois, les informations consultées seront anonymes.8Déc. Jan. 2017uCes entreprises où les Français rêvent de travailler et/ou in- vestirLe cabinet Toluna a mené une étude pour comprendre quelles sont les entreprises où les Français aimeraient travailler et dans lesquelles ils souhaiteraient investir. Selon cette étude réalisée pour le magazine Challenges, Google se place en tête du classement des entreprises où les Français rêveraient de travailler. Le géant américain est suivi par Microsoft et Sony. En revanche L’oréal devance Google et Microsoft pour son attractivité en matière d’investissement. En effet, comme le soulignent les auteurs de l’enquête, « s’agissant du placement de l’épargne, la confiance va vers le secteur de la beauté et du luxe. » Dans les deux catégories combinées (entreprise préférée pour y travailler et pour y investir) y figurent air- bus, EDF, Michelin, orange, Microsoft, Google, L’oréal, chanel, Hermès, LVMH, Euro Disney ou encore Siemens. L’étude a été menée auprès de 6300 personnes et porté sur 300 entreprises appartenant à 16 secteurs d’activité.Œ]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36GaLaxIE EcoRéSEaU Le baromètre de l’optimisme - Tendances / Actions symboliquesuLes Français sont de plus en plus heureuxEn deux trimestres, le « PIB du Bonheur » a enre- gistré une hausse de 1,7%, selon l’indicateur tri- mestriel du bonheur des Français réalisé paruLe statut d’auto-entrepreneur attire 37% des 18-34 ans et 26% des actifs seraient de plus en plus attirés par le statut d’auto-entrepreneur, selon l’observatoire de l’auto-entrepreneuriat et un sondage mené par opinion Way pour l’Union des auto-entrepreneurs. Pour 86% des jeunes, deveniruLes défaillances d’entreprises sont en recull’Institut Think pour la Fabrique Spinoza. Selon cette étude, 53% des Français se déclarent en effet heureux, soit une progression de 0,2 ou 0,3 points sur dix en deux trimestres.auto-entrepreneur leur per- mettrait de sortir du chô- mage et d’exercer une activité. 84% voient ce statut comme un tremplin qui leur permettrait plus tard de créer une entreprise et de tester aussi les opportunités d’un marché. 44% des sondés ap- précient également la sou- plesse de ce statut (cumul de plusieurs activités en même temps) et 43% aiment le faitLes défaillances d’entreprises sont en baisse de 12% au troisième trimestre par rapport à la même période en 2015, selon le rapport du cabinet altares.sera capable de créer des conditions bénéfiques au bonheur citoyen.cependant, 52% des Français évoquent la peur de l’incertitude de leurs revenus et 36% regrettent le fait que le statut ne soit pas davantage reconnu. Enfin, l’absence de couverture chômage est déplo- rée par 34% des sondés.Malgré le fait d’être encore émotionnellement touchés par les attaquesSeulement 11422 pro- cédures judiciaires ont été entamées. Le meil- leur chiffre que la France ait connu de- puis 2008. En un an, les défaillances ont chuté de 5%, et sur les neuf premiers mois deterroristes (pour 50% des sondés), la menace ter- roriste n’est que la cinquième inquiétude des Français, après la santé, l’isolement, l’emploi ou les revenus, ou les agressions physiques. ainsi, les terroristes n’ont pas réussi à freiner le bonheur émotionnel des Français. au contraire, il est en augmentation et est passé de 5,9 sur 10 au 1er tri- mestre à 6,2 au 3ème trimestre. En ce qui concerne le bonheur citoyen, 72% des Français trouvent que c’est un sujet important pour la politique et 79% pourraient même voter pour un candidat quiFocus sur ces petites interventions discrètes qui changent le quotidiende ne pas avoir de hiérarchie avec ce statut. 39% des Français considèrent que l’accès à ce statut est facile. In fine, 17% préfèrent ce statut car il leur permet de sortir de la monotonie et 20% parce qu’ils pensent que ce régime s’inscrit dans les nou- veaux modes de consommation et d’achats en ligne.l’année de 8%. Sur les 12 derniers mois, 60090 pro- cédures judiciaires ont été ouvertes. Un chiffre qui n’a pas été enregistré depuis la mi-2011. En ce qui concerne le maintien de l’emploi, au troisième tri- mestre, il est aussi en recul de 16% par rapport à 2015. L’année 2016 semble porter chance aux en- treprises.Le beau geste impromptuLa BA sociale inattendueLes salariés de la franchise Mr Bricolage ont offert 346 jours de repos à une mèreLes RTT solidaires : un bénéfice pour les associations et les entreprisesnathalie Simonet, secrétaire depuis 20 ans chez Mr Bricolage à Domérat, dans l’allier, a connu un véritable élan de solidarité de la part de sa hiérarchie et de ses collègues. au printemps dernier, elle a appris que sa fille claire, âgée de 12 ans, était atteinte d’une leucémie aigüe lymphoblastique (LaL) de type B. « Ma fille n’a pas le droit de sortir à cause de sa chimio-entreprise mais elle n’a pas voulu l’ai- der », soupire nathalie. Elle a donc dé- cidé de tenter le tout pour le tout et a envoyé un message à la direction régio- nale de la franchise. Puis, elle a aussi touché un mot à une des collègues de Mr Bricolage où elle travaille. Le mes- sage n’est pas resté sans réponse. cechaque année, grâce à des journées so- lidaires organisées au sein de leurs en- treprises, des milliers de salariés consacrent une journée de travail à une association. Le principe est simple : une entreprise propose à ses collaborateurs volontaires de découvrir et de participer à une action solidaire en passant une journée au sein d’une association ou fondation. Pour cela, les salariés bénéfi- cient de RTT, deme regarde” qui cherche pour nous des associations et est chargée d’organiser les rencontres sur place », précise Espe- ranza Duval Galache. cette année, covéa soutient les épiceries solidaires et sociales. Il y en a 700 en France. « “Ça me regarde” anime les journées soli- daires. Nos collaborateurs participent aux différentes actions et mettent leur temps et compétences au profit des as-thérapie. Elle ne peut pas rester seule, il faut que quelqu’un veille sur elle. Son traite- ment continuera jusqu’au mois d’août. », explique nathalie Simonet.sont d’abord ses collègues de Do- mérat qui lui ont offert 30 jours de congés. Puis, le directeur régional sud-ouest a commu- niqué le message auprès de tous les magasins de la ré- gion et a également parlé du problème de la famille de na- thalie aux autres direc- teurs régionaux. « J’ai dû ensuite écrire une lettre ano- nyme à la centrale de Mr Bricolage et à tous les magasins qui ne sont pas franchisés », se souvient nathalie. Très vite, les salariés de Mr Bricolage de toute la France ont réagi et offert (de manière anonyme) à nathalie 346 jours de repos. « C’est la première fois qu’une entreprise dispersée dans tout le pays fait un aussi grand don », sou-congés ou d’unejournée offertepar l’employeur.En 2010, l’assu-reur GMF a luiaussi décidé de débuter ces actions soli- daires. Six ans plus tard, leur succès au- près des collaborateurs a conquis tout le groupe covéa, qui regroupe les assu- reurs GMF, MaaF et MMa. « La soli- darité est une valeur forte de Covéa et de nos marques. Pour nous, il était im- portant de donner une opportunité à nos collaborateurs de venir en aide à des as- sociations », explique Esperanza Duval Galache, responsable diversité & RSE de covéa. Le groupe organise 18 jours solidaires qui se déroulent de septembre à décembre sur toute la France, afin que tous les collaborateurs des différentes marques puissent faire connaissance. « Nous travaillons avec la Scoop “Çasociations : jardinage, range- ment, communication, aide à la recherche d’emploi... La fin de l’année est marquée par des ac- tivités plus ludiques, comme les décorations de Noël, placéesUn des deux parentsde la fillette devaitdonc rester à la maison24h/24 avec elle et assurer lesvisites mensuelles à l’hôpital. Il ne leur était pas possible financièrement de dé- missionner. « Une assistante sociale m’a parlé de la loi Mathys, mise en place en 2014, qui permet de donner ses congés à un collègue dans le cas où son enfant est touché par une maladie grave », poursuit nathalie. Le seul hic, sans l’autorisation de la hiérarchie, cette loi ne peut pas s’appliquer. « Mon mari a fait une demande auprès de sonligne nathalie.sous le thème de l’optimisme. Le but est de donner un peu de gaité aux bénéfi- ciaires des associations », ajoute-t-elle. Pour que cette journée reste ancrée dans la mémoire des participants, ils reçoi- vent un débriefing de la journée avec des photos. aujourd’hui, 200 personnes se sont déjà inscrites à ces journées soli- daires. « Notre objectif est d’enclencher une dynamique positive, de faire parta- ger des moments forts à nos collabora- teurs qui tissent ainsi des liens. Nous souhaitons renforcer le sentiment d’ap- partenance au groupe. » Pour finir, covéa organise aussi des collectes ali- mentaires auprès de ses collaborateurs.10 Déc. Jan. 2017]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[n°36www.ecoreseau.frLe baromètre de l’optimisme - The Green Life GaLaxIE EcoRéSEaU La COP21 n’était pas une fin, mais un début. Suivi des évolutions bénéfiques à la planèteu La COP22 impose de nouveaux dé- fisDu 7 au 18 novembre, la coP22 a réuni plus de 190 pays à Marrakech pour tenter de faciliter la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat. cette nou- velle conférence impose de nouveaux défis au monde :préparer la prochaine qui aura lieu en 2018, régler la question des pays qui n’ont pas encore ratifié l’ac- cord de Paris (Turquie, Russie, Japon, Espagne), met- tre en place un suivi concret de l’évolution des émissions pays par pays, trouver une solution pour rassembler 100 milliards de dollars/an prévus d’ici à 2020 de la part des nations industrialisées pour aider les pays du Sud, poursuivre la lutte contre le réchauf- fement climatique. Enfin, la coP22 doit proposer de nouvelles solutions en matière d’agriculture (utilisa- tion des produits phytosanitaires, gestion des sols, maîtrise de l’eau...).émissions de GES, selon le rapport annuel du char- bon Disclosure Project (cDP). Parmi elles, Stock- holm s’est engagée à ne plus utiliser d’énergies fossiles en 2040 et a déjà commencé à réduire les émis sions par habitant à 2,3 tonnes équivalent pé- trole (TEP) en 2040. new York a décidé à réduire de 80% d’ici à 2050 ses émissions, calculées sur la base de 2005. a cette fin la Grosse pomme souhaite lancer une rénovation énergétique des bâtiments. 299 villes veulent développer de nouvelles entre- prises et des secteurs industriels dédiés au change- ment climatique.uLes investisseurs appellent à la protection des hautes mers de l’Arctique19 investisseurs, représentant au total 5000 milliards d’euros sous gestion, ont signé une déclaration appe- lant à la protection des hautes mers de l’arctique. Parmi les signataires figurent des sociétés françaises : Mirova et sa maison mère natixis asset Manage- ment, l’Erafp, l’Ircantec, Prefon, le groupe axa et BnP Paribas Investment Partners. Ils demandent un « moratoire à durée indéterminée » sur toutes les ac- tivités d’explorations pétrolières et gazières. Ils ap- pellent également au « respect des engagements prisuCOP22 appelle les entreprises à semobiliserLe soutien des entreprises, de l’industrie et du secteur financier est plus que ja- mais nécessaire dans la lutte contre le réchauffe- ment climatique. Salahed- dine Mezouar, le président de la coP22, l’a bien fait comprendre : « Nous de- vons transformer la tech-nologie en projets concrets. Nous avons besoin de plus d’engagements des entreprises pour cette trans- formation ».uLes villes du monde entier se mo- bilisent pour le climat190 villes dans le monde ont décidé de réduire leursDéc. Jan. 201711Œ]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36GaLaxIE EcoRéSEaU Le baromètre de l’optimisme - The Green Lifeen matière de lutte contre le réchauffement cli- matique », notamment lors de l’attribution et de la prolongation des licences d’exploitation. ces dernières pourraient être attribuées seulement aux entreprises ne représentant pas des risques opérationnels, selon eux. Ils demandent aussi aux entreprises pétrolières de ne pas explorer les zones de « haute importance écologique ». Selon les investisseurs, ils devraient même ren- dre leurs licences publiques. Enfin, ils souhai- tent que « les entreprises et les responsablesInitiative verteDes collectes anti-gaspillage écolos grâce à Phenix et ToutenvéloPhenix est une entreprise sociale et démocratique qui a pour vocation de réduire le volume de déchets de poubelles en réorientant tous les produits (alimentaires et non alimentaires) qui peuvent encore être utilisés vers d’autres filières de la revalorisation, notamment des acteurs associatifs comme Les Restos du cœur, le Secours populaire, la croix rouge ou encore les associations de quartier. Présente dans une quinzaine de villes en France, mais aussi au Danemark, en Espagne et au Portugal, l’entreprise travaille en étroite collaboration avec d’autres acteurs. « nous accompagnons des industriels, des grossistes, des grands distributeurs et même les acteurs de l’évènementiel dans la réduction de leurspolitiques fassent de la question de l’Arctique une priorité, et qu’ils recherchent des solutions pour une meilleure protection de la région ».uLes grandes compagnies pétrolières au profit de l’écologieDix des plus grandes compagnies pétrolières mondiales dont Total, BP, Shell et Eni ont annoncé la création d’un fonds d’inves- tissement, doté d’un milliard de dollars sur dix ans, dédié à des investissements technologiques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. ce fond s’appellera oGcI (oil and Gas climate Initiative) et sera utilisé pour faire avancer la recherche et les start-up. Ses deux priorités seront : la technologie de captage, stockage et valorisation du co2, et la réduction des émissions de méthane. L’oGcI compte aussi des groupes comme Saudi aramco, le chinois cncP, l’In- dien Reliance, le Mexicain Pemex, le norvégien Statoil et l’Espagnol Respol. Ils reconnaissent tous officiellement l’ob-jectif de limiter le réchauffement climatique à moins de 2°c.12Déc. Jan. 2017déchets », explique Baptiste corval, co-fondateur de Phenix. Depuis cet automne, Phénix a signé un nouveau partenariat avec l’entreprise coopérative Toutenvélo. Ensemble, ils luttent contre le gaspillage grâce à des collectes hebdomadaires de produits en date courte dans les magasins de Grenoble. « cette collaboration est née d’un besoin simple : aider les associations dans leur collecte. Elles ne peuvent pas se déplacer dans les petits magasins comme Franprix », précise Baptiste corval. Toutenvélo reçoit une carte des magasins et s’occupe de la collecte des produits. « Les conducteurs sont munis de vélos à assistance électrique. Ils peuvent avoir accès rapidement aux magasins en assurant en même temps un impact carbone neutre à la ramasse », souligne Baptiste corval. Malgré les préjugés, il faut savoir que ces vélos peuvent transporter jusqu’à 50 kilos de denrées, tout en respectant la chaîne du froid grâce à des plaques eutectiques. « Depuis le début de notre activité en 2014, nous avons assuré plus de 200 millions de repas et collecté 4000 tonnes de déchets », se félicite Baptiste corval. L’entreprise compte continuer sa lutte anti-gaspillage et créer de nouveaux partenariats.]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[Julien, 43 ans. Directeur général, diplômé 2015, Management GénéralEt si vous aussi,vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ?Consolidez vos expériences, actualisez votre vision stratégique et pilotez la conduite du changement avec Management Général.12 mois à Paris, 2 immersions à l’étranger, format week-end. Pour les cadres dirigeants.HTTP://EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.EDU/FR/© Getty Images – 570220216]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36GaLaxIE EcoRéSEaU Prospective - La ville en 2050Compte-tenu des innovations en cours dans le domaine, EcoRéseau Business imagine dans une fiction ce à quoi il ressemblera en 2050,Métropoles démo-techRLes innovations high-tech et la démocratie numérique balbutiante vont remodeler les quartiers. Fiction d’une ville en 2050.puis demande l'avis d'un expert du secteur. De quoi révéler des potentiels insoupçonnésoméo doit vite ga- d’hydrolyse pour retrouver produisent de l’électricité. gner son lieu de tra- la matière de base. ce matin ceux-ci sont délicatement vail, le centre col- c’est de l’électricité produite éclairés par les affichageslaboratif du quartier où vé- par son voisin dont Roméo publicitaires environnantshicules électriques et à hy- drogène, robots-laveurs et robots aides-soignants sont échangés et prêtés. La re- charge de son réveil olfactif doit être changée, car il a mis plus longtemps que d’habitude à s’extirper des bras de Morphée, songe-t- il en se débarrassant de sa combinaison thermo-régulée de sommeil qui s’est encore épaissie durant la nuit, tant le froid s’est emparé de Paris en ce 12 janvier 2050. Grelottant, il jette un œil distrait sur l’hologramme d’EcoRéseau TV, relatant une enquête sur les lois et amendements de 2016 qui ont presque tous été consti- tués par les électeurs eux- mêmes au travers de sites comme république-numé- rique.fr. Le journaliste ex- plique aussi que les élus ne prennent plus jamais de dé- cisions importantes sans consulter en instantané leurs groupes en ligne via demo- cracyos.org par exemple,Et si le changement climatique remodelait entièrement la con guration des villes ?que les électeurs n’ont ja- siècle, mais que les citoyens qui s’autodétruisent – la so- mais été aussi bien informés ont petit à petit appris à uti- ciété clermontoise carbios, et qu’ils comparent conti- liser. Roméo se hâte désor- devenue depuis 2011 un nuellement les programmes mais, jetant ses emballages géant, est parvenue à insérerse sert, à qui il rendra la pa- reille un peu plus tard dans la matinée. Il est toujours intéressant de s’activer à horaires décalés, pour être alimenté par les différents panneaux photovoltaïques et éoliennes de chaque ha- bitation. De toute manière sa consommation reste anec- dotique grâce à son utilisa- tion pour les usages quoti- diens de LED 3D aledia – une start-up française vieille de 35 ans. après avoir jeté un rapide coup d’œil sur l’appli optimod’ afin de connaître les prédictions de trafic dans le quart d’heurequi diffusent une douce clarté générée par la biolu- minescence Glowee des bac- téries de calamar. Voilà une décennie que Roméo em- prunte cette route chaque matin, mais il ne se lasse pas de ces quartiers toujours plus végétalisés, où la pierre a fait place au verre et au bois transparent Woodoo, mais aussi au cuivre ou au carbone dont les propriétés de flexibilité et de solidité ont pu être modifiées grâce aux nanotechnologies. comme toujours il s’arrête quelques secondes sur la place centrale. Dans les bâ- timents de rencontres vitrés, qui ont fleuri dans les villes depuis 15 ans, il y a déjà foule : des personnes âgées des maisons de retraite en- vironnantes attendent avec leurs livres d’histoire les enfants des écoles qui vien- nent leur rendre visite en sortie scolaire. Mais ce qui attire son attention est l’écran du Tweet wall de quartier, pour saisir l’humeur du mo- ment : les hashtags lui indi- quent en un instant les ap- probations ou désapproba- tions populaires, dont cette pétition des usagers sur change.org, dénonçant le manque de ponctualité des bus à méthane. alors qu’il s’engage dans une voie ra- pide électrifiée – il peut couper l’alimentation de son véhicule, qui devient auto-Des quartiers végétalisés, où la pierre a fait place au verre, au bois transparent, au cuivre et carbone modifiéspar les nanotechnologiesélectoraux des différents candidats par voxe.org. au- tant d’outils qui existaient déjà au début du xxIèmedans deux poubelles dis- tinctes, l’une pour un faible nombre de déchets non re- cyclables, l’autres pour ceuxdes enzymes au cœur des matériaux afin qu’ils com- mencent eux-mêmes une opération de broyage etet de savoir quel transport privilégier, il opte pour une voiture électrique en auto- partage. Les rues ont de toute manière tendance à devenir plus praticables, car de plus en plus de personnes se déplacent en Bodyboards dans les airs ou en Sea Bub- bles au-dessus du fleuve, des inventions qui ont mis 35 ans à s’imposer dans le paysage. Il faut avouer qu’il a un peu honte de sa vieille voiture à essence qui consomme du 0,2L aux 100 km – n’ayant pas encore les moyens de se tourner comme tous ses collègues vers des véhicules à pile hydrogène dernier cri. Tour- nant à droite après la bou- tique franchisée Ynsect, dont les produits à base de co- léoptères et grillons se ven- dent comme des petits pains, il jette un coup d’œil par les fenêtres auto-nettoyantes aux arbres à vents newwind, dont les feuilles en bougeantAvis d’expert : Nicolas Ledoux, urbaniste, économiste, directeur au sein du cabinet Algoé, spécialiste du développement et de l’aménagement des grandes métropoles (Grand Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, villes africaines ou asiatiques)«Leretourdelalowtech»En travaillant sur plusieurs conti- nents, quelles observations pou- vez-vous faire de l’évolution des villes ?Je constate une convergence, notamment dans les procédés de construction. Je reviens à l’instant de Rangoun en Bir- manie, et je peux vous dire que les modes de construction traditionnels sont ignorés dans les quartiers qui sortent de terre. On a tendance à oublier l’intelligence du lieu pour les formes urbaines, la trame, la densité, reproduisant des ilots similaires dans les quartiers modernes. Cela se retrouve à l’échelle de la France. Prenez Lyon Confluence, Paris Rive Gauche ou Bordeaux rive droite, il sera difficile de faire la différence.Comment expliquez-vous ce phénomène ?Cette standardisation est due à l’inter- nationalisation des équipes, mais aussi aux budgets serrés qui conduisent à se tourner vers des opérateurs privés pour l’aménagement, aux impératifs de sécuritéou de fluidité du trafic automobile.Qu’anticipez-vous pour les villes de 2050 ?La question des usages sera de plus en plus au cœur des préoccupations des villes et des opérateurs privés qui déve- loppent et financent les quartiers. Des communautés d’utilisateurs s’inscriront au cœur de la conception, pour réinventer des quartiers. Le projet Paris Batignollesest un avant-goût de leur future impli- cation, en période d’approches collabo- ratives et de réinvestissement citoyen dans la production des choses. Je ne suis pas convaincu par la vision d’une ville hyper high tech. Je crois plus en 2050 au retour de la low tech et de l’ha- bitat participatif. Le particulier, habitant, usager, salarié concevra son cadre de travail mais aussi son logement. Le crowdfunding va se développer dans l’immobilier. Il s’agira aussi de retrouver des modes de fonctionnement plus or- ganiques, avec un appui sur le local, plus fiable et moins cher. Cela passera aussi par une gouvernance locale.Propos recueillis par Julien Tarbye occasionnome par la mêm.– il en profite pour se connecter sur questionnez- vosélus.org pour en référer à son député, puis pour se plonger dans ses pensées, en observant les cyclistes passer au-dessus de lui, dans des voies suspendues et transparentes...14Déc. Jan. 2017Julien Tarby]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36PanoRaMa Grand Angle - Les villes durables concrètementL'occasion pour EcoRéseau Business d'enquêter sur le sujet principal du panorama, politique, sociétal ou macro-économiquePlus que de simples plantes vertes après les exhortations, place aux actions concrètes pour des villes tenues à des budgets serrésU n monde diffé- rent doit être inventé. Un poncif qui commence à être entendu. 190 villes dans le monde décident de réduire leurs émis- sions de gaz à effet de serre, selon le rapport annuel du charbon Dis- closure Project (cDP). Stockholm, la blonde bonne élève du premier rang, s’est même enga- gée à ne plus utiliser d’énergies fossiles en 2040. new York veut réduire de 80% ses émissions d’ici à 2050, calculées sur la base de 2005, notamment par une rénovation énergé- tique des bâtiments. 299et à un devoir d’impliquer la population.villes veulent dévelop- per de nouvelles entre- prises et des secteurs industriels dédiés au changement climatique.tion qui n’est pas tou- Metias, maire adjoint de jours prête à remettre colombes en charge du en cause son mode de développement durable. vie. La ville de co- Nous avons aussi misPLUSIEURSCONTRAINTESBeaucoup de velléités,mais que faire concrè- dans tous les bâtiments tement et immédiate- publics ou notre nou-lombes est en pointe sur ces questions. « Notre système de chauffage connecté pour mieux gé- rer les températuresau point des colonnes de déchets connectées, qui se manifestent quand elles sont remplies, afin d’éviter les passages inutiles des équipes. » Selon lui, alors que lesLes lois NOTRe, loi Macron, loi Lemaire... ont convaincu une centaine de collectivités en France d'ouvrir leurs données sur un portailment ? Le sujet est plus complexe qu’attendu, car l’ajout de technolo- gies doit se faire en har- monie avec la popula-veau tri de déchets or- ganiques, dans plusieurs bacs, sont autant de pistes empruntées ré- cemment, relate Samueldotations publiques sont en baisse, les mesures prises sur de nouveaux terrains doivent toujours être opérationnelles ra- pidement et prouver à la population les écono- mies réalisées. « De- mandez à un citoyenlambda ce concrètement la ville du- rable, il aura du mal à répondre. Il nous faut trouver des aspects concrets de tous les jours pour appliquer les grands principes », ex- plique-t-il. Tout cela en ne perdant pas de vue la notion de bien-vivre. « Zurich, Copenhague ou Vienne peuvent pré- tendre à l’appellation de smart cities durables. Des villes asiatiques plus centralisées comme Singapour ou Séoul peu- vent imposer des projets plus rapidement et à plus grande échelle parce qu’elles sont plus centralisées. Mais à terme cela se révèlera plus compliqué parce qu’elles ne privilégient pas autant les notions de qualité de vie : la technologie y est impo- sée », compare le Dr Gerhard Schmitt, pro- fesseur de la chaire d’ar- chitecture d’information, fondateur à Singapour du laboratoire des citésPaysage au sein des villes de plus en plus commun dans les années à venir ?Déc. Jan. 2017ENERGIE DEM. TOUT-LE- MONDEET STOCKAGE D’ÉLECTRICITÉLa baisse significative du coût des énergies re- nouvelables, dans l’éo- lien ou le solaire, ouvre de nouveaux champs des possibles aux col- lectivités. autre facteur d’optimisme selon christian de Perthuis (1), professeur d’éco- nomie à l’université Pa-qu’estfutures de l’école poly- technique fédérale de Zurich. Dans ce do- maine en tout cas, les start-up abondent, en té- moigne encore le succès à Paris de la plateforme d’innovation « Ville Du- rable » sur le site de nord Express dans le 18ème arrondissement, où elles peuvent travailler de concert avec de grandes entreprises.ris-Dauphine où il a fondé la chaire d’éco- nomie du climat : « L’amélioration conti- nue des connaissances pour développer des so- lutions techniques non carbonées innovantes, par exemple en termes de stockage d’électricité et de réseaux élec- triques décentralisés, va modifier la configura- tion des villes ». Et si le prospectiviste et éco- nomiste américain Jé- rémy Rifkin avait rai- son ? Le mariage de l’énergie électrique et des TIc est une révolu- tion en marche. « Comme pour l’infor- mation, nous assisterons à une décentralisation totale, avec des parti- culiers capables d’être consommateurs ou pro- ducteurs et de mettre quand bon leur semble sur le réseau certaines quantités. Nous ne18]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[n°36sommes pas en capacité d’accomplir une telle prouesse aujourd’hui, mais cela ne saurait tar- der », affirme Benoît Lebot, directeur exécutif du Partenariat interna- tional pour l’efficacité énergétique (IPEEc).www.ecoreseau.frgrands-parents en consommaient 120 », se réjouit Benoît Lebot, qui a aussi travaillé pour l’ademe et le Pro- gramme des nations- Unies pour le Dévelop- pement (PnUD). D’au- tres exemples ? « Prenez leportUSB.Ilyaeuà creuser pour les col- lectivités.Grand Angle - Les villes durables concrètement PanoRaMa Salon PollutecUn programme des plus chargésLe 27ème salon international des équipements, des technologies et des services de l’en- vironnement qui se tient à Lyon Eurexpo du 29 novembre au 2 décembre se met au service de l’innovation environnementale, technologique comme organisationnelle. Des tendances ? D’une part, du numérique pour augmenter l’efficacité des produits et services pour l’environnement. L’ensemble des secteurs est concerné, qu’il s’agisse de l’eau (systèmes de pompage intelligents, boîtiers communicants...), des déchets (système original de collecte avec réalité virtuelle, conteneurs intelligents), de l’air (appli mobile pour échantillonneur déporté). Autres tendances montantes, la lutte contre la pollution liée aux déchets marins : les solutions se font de plus en plus pointues pour prévenir les rejets dans les milieux aquatiques, notamment via des traitements moins impactants ou une meilleure valorisation des métaux récoltés (phosphore, palladium...). Par ailleurs, les démarches concrètes d’autonomie énergétique dans l’industrie commencent à se dé- velopper (production optimisée de froid par récupération de chaleurs perdues...). Les volets règlementaires (extension du tri des plastiques, qualité de l’air intérieur, biodiversité, performance énergétique du tertiaire...) ou les échanges interentreprises et synergies de flux, seront abordés par des experts.L’ÈRE DES DON- NÉES INTELLI- GENTESchaque ville a son in- terprétation de la « smartitude ». Toutes utilisent en tout cas la numérisation pour in- terconnecter leurs infra- structures, afin de de- venir plus écologiques, durables, agréables à vi- vre. Les données ren- dues publiques donnent naissance à de nouveaux services dans les trans- ports, l’énergie, la sé- curité, la santé, les loi- sirs... a Songdo, quar- tier futuriste de Séoul qui poursuit le projet « compact Smart city » avec cisco, les habitants sont connectés et abon- nés à des services de télé-médecine, télé-sur- veillance ou télé-ensei- gnement. Mais c’est ou- tre-atlantique, où les villes ont une marge de manœuvre et une matu- rité technologique plus élevées, que des mo- dèles peuvent être re- cherchés. « Elles expé- rimentent plus facile- ment, mais parce qu’elles ont du retard en matière d’infrastruc- tures », nuance cécile Maisonneuve, prési- dente du think tank La Fabrique de la cité à Paris. Les data permet- tent une surveillance et une connaissance du ter- ritoire démultipliées. « Boston tient un ta- bleau de bord à critèresetc., permettant d’attirer les bons services pu- blics », explique amen Ra Mashariki, Monsieur Data à la mairie de new York, dans un discours à la Fabrique de la cité. Ses données cartogra- phiques par micro-zones sont d’ailleurs utilisées par la collectivité pour attirer l’implantation de sociétés, ou par des en-trepreneurs avant leur installation pour convaincre le banquier. « A Rennes, une des pre- mières villes à s’être in- téressée à l’open data, les données des opéra- teurs de transports sont agglomérées sur un por- tail. Des développeurs ont mis au point l’ap- plication “Où est mon bus ?”, permettant auxusagers de suivre en di- rect sur leur smartphone les positions sur une carte », illustre Mathieu caps, responsable des affaires publiques pour openDataSoft, start-up française qui a cinq ans d’existence et conçoit des portail de valorisa- tion des données.EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE, L’AUTRE RÉVOLUTIONLe changement est aussi à rechercher non pas dans de nouvelles in- ventions, mais dansle port de première gé- nération, celui 2.0 de deuxième génération, et se prépare la troisième génération, avec une possibilité de libérer 50W : ce qui signifie la capacité d’éclairer une pièce entière et de faireIl nous faut trouver des aspects concrets de tous les jours pour appliquer les« Il y a un enjeu de transparence publique,l’amélioration de l’exis- tant qui consomme moins. « Grâce aux LED nous pouvons dés- ormais proposer à un foyer une solution de 25W seulement, qui in- clue l’éclairage, la re- charge des appareils mobiles et une TV LED de 7W ! Tout évolue. Nos grands écrans consomment 30W, les petits téléviseurs de nosgrands principesfonctionner une multi- tude d’appareils. Nous avons plus que jamais besoin d’électricité dans notre quotidien, mais dans 80% des cas pour une faible puissance. Nous ne sommes pas tout le temps en train de faire fonctionner no- tre véhicule électrique ou notre four ! », insiste Benoît Lebot. autant de nouvelles pistes simplesmultiples comme la mo- bilité, la délinquance, les nids de poules, etc., pour établir un city score en temps réel et s’en servir comme d’un outil de gestion de la ville », illustre cécile Maisonneuve.Les quartiers sont réel- lement quantifiés, comme « le nombre d’hôpitaux, parcs, écoles, bibliothèques,Déc. Jan. 201719Œ]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36PanoRaMa Grand Angle - Les villes durables concrètementde pilotage interne des collectivités, et d’en- couragement à créer des applications », déclare celui qui totalise 80 clients en France et dans le monde. c’est surtout dans la gestion des flux que les services rendus peuvent être les plus no- tables. Par recueil de données agrégées issues des smartphones, les comportementscoltons des indicateurs stratégiques pour com- prendre comment les ci- toyens vivent le domaine public, afin d’harmoni- ser les flux de mobilité douce, transports pu- blics ou individuels. Nous savons s’il est per- tinent ou non d’investir dans telle ligne de bus », illustre alexandrephoto de la mobilité tous tion : « Nous utilisons la sommes pas seulement avec le groupe d’ensei- les cinq ans, par comp- ville comme un labora- dans la technologie », gnement supérieur Léo- tage, dans les limites de toire, accordant par illustre Samuel Metias à nard de Vinci, organiseNous avons installé des colonnes de déchets connectées, qui se manifestent quand elles sont remplies,afin d’éviter les passages inutiles des équipeshumainsconseiller municipal Marc Zolliker. Et grâce à l’actuali- sationverts aux bus. Et nous comparons avec les jours normaux, pour mesurer l’incidence sur la vitesse moyenne des autres conducteurs ».aussi par une collabora- tion accrue avec les as- sociations, les citoyens, les entreprises pour ima- giner de nouveaux ser- vices. « Il ne faut pas se contenter d’ouvrir les data, mais encourager frictions et échanges. Pour l’heure nous créons de la matière brute sans en connaître vraiment la valeur », précise lors d’une conférence à la Fabrique de la cité abhi nemani, chief data offi- cer de Los angeles. De nouveaux métiers d’ani- mation vont apparaître dans les collectivités. « Rennes organise des ateliers, conseils de quartiers, infolabs, fa- blabs, hackathons... », énumère Mathieu caps selon qui le contexte lé- gislatif pousse à l’ou- verture des données : loi noTRe, loi Macron, loi Lemaire... ont convaincu une centaine de collec- tivités de sauter le pas. 4900 ont la taille pour faire de même... « Nous en accompagnons une multitude sur le sujet : Pa- ris, Toulouse, Rennes, Lille, mais aussi Agen, Issy-les- Moulineaux... » De son côté la ville de co- lombes, en collaborationla ville de demain ». 600 étudiants des trois écoles du groupe (ingénierie, gestion et multimédia) planchent sur les cinq défis déterminés par la ville : l’eau (valorisation des eaux fluviales...), le vivre ensemble (création d’espaces de rencontre... ), les changements cli- matiques (énergies re- nouvelables, mobilité douce...), la biodiversité (agriculture urbaine...), la consommation et pro- duction responsables (va- lorisation des déchets...). « Les étudiants, accom- pagnés par des experts de la créativité, mettent leur projet au point du- rant une semaine », ex- plique Laure Bertrand,peuvent êtremieux compris et an- ticipés. a Pully, à l’est de Lausanne, Swisscom aide la municipalité à optimiser le trafic du centre-ville. « Nous ré-Bosshard, chef de projet à la ville. Les TIc per- mettent une continuité spatiale et temporelle. « Ce n’est plus une(1) « Le climat, à quel prix ? », de Christian de Perthuis, éd. Odile Jacob, 2015.Julien TarbyLes mesures et expérimentations d’au- jourd’hui vont dessiner l’aspect des mé- tropoles et leur qualité de vie de demain.conti- nue des données et aux corrélations, on commence même à évoquer la prédiction. Jascha Franklin-Hodge, Monsieur Data à la mairie de Boston, a conclu un partenariat avec Waze, l’application de naviga-dire.soft skills et transversa- lité au sein du groupe. on l’aura compris, le risque est de recréer des silos. Dans n’importe quelle métropole au monde, l’approche par- ticipative doit l’empor- ter.la ville, sans savoir d’où viennent et où vont les voitures », se réjouit leexemple tous les feux colombes. cela passe le hackathon « concevoirUNE POPULATION À IMPLIQUERLes outils existent. Mais le grand défi des com- munes consiste à créer une dynamique. cer-taines collectivités valo- risent les programmes d’ « administration exemplaire », où les ordinateurs et lumières doivent être éteints au départ des collabora- teurs. D’autres multi- plient les points de contact avec la popu- lation, notamment du- rant la semaine du dé- veloppement durable. « Nous multiplions les actions de sensibilisa- tion, comme ce cinéma en plein air qui fonc- tionne avec des vélos. Dix cyclistes sont néces- saires pour une séance d’une heure trente. Même l’instauration d’une se- maine biologique dans les cantines, avec des circuits courts et des pro- duits issus d’une agri- culture biologique, fait son effet. Nous nectrice du département20Déc. Jan. 2017]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36PanoRaMa Régions & Territoires - Bourgogne Franche-ComtéEcoRéseau Business s'attache à décrire les forces et potentiels insoupçonnés d'un territoire,Parier sur les savoir-faire historiquesd'une métropole ou d'une régionLa région Bourgogne Franche-comté vit principalement de l’industrie et ne manque pas de projets de modernisation pour faire de ce vaste secteur un atout tourné vers l’avenir.Désormais, le Lion de Belfort a un territoire beaucoup plusQ vasteàsurveiller...ui a dit que l’industrie française était morte ?mâts pour l’éolien, entraînent avec eux un ensemble d’activités synonymes de création d’emplois pérennes. A cela s’ajoutera également le développement d’une filière hydrogène dans les prochaines années », décrit Jean-claude Lagrange, vice-président en charge du développement économique au sein de la Région Bourgogne Franche-comté. « Pour rendre l’innova- tion plus efficace, nous avons mutualisé les compé- tences en matière d’animation de recherche collaborative visant à rapprocher les acteurs. Dans de nombreux domaines, les projets menés conjointement se multiplient, comme en témoignent certaines sociétés de la filière ferroviaire et leur relation avec l'école su- périeure des arts et métiers (ENSAM) », poursuit-il. Le développement des secteurs de premier plan ainsi qu’une meilleure coopération entre les territoires pour- ront sans aucun doute compenser les déséquilibresissus de la forte disparité démographique qui caracté- rise la région. L’axe Dijon-Mâcon coupe en quelque sorte la Bourgogne Franche-comté en deux parties. c’est globalement à l’est de celui-ci que la population est plus jeune, l’activité plus dynamique. cette sous- région est bordée par les grandes aires urbaines deLa Bourgogne Franche-comté détient lePar Mathieu Neudeuxième solde de balance commerciale posi- tif, derrière la région Languedoc-Roussillon Midi-Py- rénées, avec 3,8 milliards d’euros. Un signe de bonne santé, de vitalité, tirée par... la sidérurgie-métallurgie, les machines et équipements, l’automobile, ou encore l’énergie. Bien sûr, le vin et ses activités associées jouent un rôle essentiel dans la croissance du PIB ré- gional. Mais force est de constater que la Bourgogne Franche-comté est une terre de savoir-faire qui va bien au-delà de l’exploitation de terroirs d’exception. La filière nucléaire, solidement implantée, concentre des compétences d’avenir, tout comme le secteur de l’éolien. La seule Bourgogne devrait compter 600 éo- liennes dans son paysage d’ici 2020. « Les acteurs comme General Electric ou France Eole, fabricant deDijon,chalon-sur-Saô.Belfort et Montbéliard à l’extrémité de l’axe rhénan, mais aussi les zones urbaines de Besançon et Pontar- lier près de la Suisse. La proximité de cette dernière, particulièrement attractive par les emplois qu’elle offre, a également un effet structurant. autre atout : les facilités de communication. La région est parcou- rue par sept autoroutes et bénéficie de quatre grands ports fluviaux de première importance pour le trans- port de marchandises.ne, Mâcon et Beaune, celles de22Déc. Jan. 2017]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[n°36www.ecoreseau.fruLocomotive industrielleRégions & Territoires - Bourgogne Franche-Comté PanoRaMaa l’heure où les sujets industriels de l’Hexagone sont régulièrement évoqués sous l’angle du déclin, la Bourgogne Franche-comté prend des allures de champion du domaine. Elle se classe au premier rang national de la part des emplois en la matière avec 17,3%. certaines activités spécifiques correspondent véritablement à l’identité que le territoire s’est forgée au fil du temps. La métallurgie et les productions associées représentent 34000 emplois salariés, la fabrication de matériels de transport plusde 27000, l’agroalimentaire plus de 25000. Les produits plastiques, en caoutchouc et d’autres matériaux non métalliques font travailler quelque 19000 personnes. au total, ces quatre secteurs assurent 56% de l’emploi industriel régional. « Il est vrai que notre potentiel dans ce domaine est supérieur à d’autres régions, notamment en raison d’implantations importantes sur des sites du Creusot ou encore autour de Dijon », souligne Jean-claude Lagrange. L’énergie et ses nouvelles orientations d’avenir jouent également un rôle crucial. Le chimiste Solvay, situé à Tavaux-Dole, le groupe automobile PSa, à Sochaux et Vesoul, le groupe Bel, spécialiste des produits laitiers et producteur des marques à succès La vache qui rit, Mini Babybel, Kiri, Leerdammer et Boursin, à Dole et Lons-le-Saunier, sont quelques-uns des acteurs de poids. Signe de l’importance de ces filières, la région s’est dotée de cinq pôles de compétitivité destinés à accompagner leur développement. En plus de celui consacré aux microtechniques, les pôles Vitagora, dédiés au bien-être par l’alimen- tation, Plastipolis, spécialiste de la plasturgie, Véhicules du futur, interlocuteur de choix en matière d’innovations relatives aux véhicules et à la mobilité, et le Pôle nucléaire de Bourgogne, sont de plus en plus connus au-delà des frontières. La visibilité de ces secteurs phares sera d’autant plus forte si les travaux se font main dans la main entre les territoires, comme l’indique Bernard Echalier, présidentde la ccI de Saône-et-Loire : « Il ne s’agit pas de brûler du jour au lendemain les actions réalisées par le passé, mais au contraire de capitaliser sur notre connaissanceet notre expérience du terrain ».uQuand Grand Besançon rime avecuDijon renouvelle son imageEt si la capitale bourguignonne devenait aussi célèbre pour son pain brioché hyperprotéique que pour sa moutarde ? L’une des grandes innovations locales du domaine de l’alimentation-santé, appelée G-nutri- tion, concentre de nombreux espoirs. « L’idée part d’un constat simple : environ 70% des personnes dans les maisons de retraite sont en situation de dénutrition sur le plan protéique. Créer un aliment enrichihaute précisionLa technopole TEMIS (Technopole microtechnique et scientifique) et le pôle TEMIS Santé concentrent une grande partie des initiatives d’avenir bisontines. Une des priorités est le développement des collaborations relatives aux activités de haute précision qui sont lar- gement orientées vers l’ingénierie des micro-systèmes, les technologies de microfabrication. « Le savoir-faire historique relatif à l’industrie horlogère ainsi qu’à la miniaturisation des systèmes fonctionnels explique cette spécialisation actuelle, indique Bruno Favier, di- recteur de la technopole. Parallèlement à ces compé- tences à l’origine de bon nombre de dispositifs médicaux innovants, les projets portent sur des do- maines d’excellence liés au diagnostic in vitro, à la robotique ou encore à l’automatisation des process de bioproduction. »dans ce domaine, en utilisant un produit de consommation quotidienne – le pain – se présentait alors comme une solution pertinente », confie François-andré allaert, président de Dijon Développement. ce projet est le fruit de travaux menés par les équipes R&D de cérélab, une so- ciété créée par le groupe Dijon céréales et Eurogerm, dans le cadre du programme Farine +, inscrit dans le pôle de compétitivité local Vitagora. « C’est une illustration des développements de notre territoire en ma- tière d’alimentation-santé, un des fers de lance régionaux », souligne François-andré allaert.De nombreux projets ont vu le jour récemment dans le but d’offrir de bonnes condi- tions d’implantation aux entre- prises et laboratoires œuvrant dans le domaine des dispositifs médicaux, des biotechnologies, de la santé et de la e-santé. Le projet BioInnovation a officielle- ment été lancé cette année, avec pour but d’élargir encore l’offre et rapprocher les savoir-faire et spécialités. En plus des espaces d’accueil d’entreprises, ce bâtiment de 2500 mètres carrés doit représenter un système complet de plate- formes technologiques (biologie moléculaire, cytomé- trie...). Il regroupera différents types de centres de ressources biologiques, de laboratoires permettant de travailler sur des cellules immunologiques, hémato- poïétiques, des cellules souches, ainsi que les donnéestionner au mieux sur ce créneau à l’avenir, l’agglomération a créé un colloque national qu’elle accueille désormais chaque année. Une orientation qui pourrait faire de la ville un des territoires de référence en la matière, d’autant que la Haute autorité de santé (HaS) envisage très sérieusement la possibilité de faire rembourser certains produits de ce type par l’assurance Maladie en raison de leur bénéfice non négligeable. certains acteurs locaux comme Protéor, spécialisé dans les pro- thèses connectées, recèlent un fort potentiel. François-andré allaert souligne « qu’en matière de dispositifs médicaux, des synergies sont envisageables avec Besançon, qui s’intéresse également à la question, même s’il s’agit de volets différents. Le rapprochement territorial entre Bourgogne et Franche-Comté ne peut que favoriser les collaborations et améliorer la lisibilité de notre offre vis-à-vis des entreprises extérieures désireuses de s’implanter ». Des sociétés canadiennes et coréennes ont d’ores et déjà fait part de leur in-Dijon mise également sur les objets connectés en santé. Pour se posi-statistiques du cHRU de Besançon.L’entreprise alcis, hébergée dans le Bioparc de la technopole, est un symbole des projets collaboratifs locaux réussis. Grâce aux relations privilégiées entre- tenues avec le cHRU et la recherche médicale, elle met au point des dispositifs médicaux spécifiques pour le traitement de l’épilepsie par sonde intra-cérébrale profonde. Elle est également devenue le sous-traitant d’autres fabricants du secteur. autre exemple de suc- cès qui attire l’attention d’investisseurs, la société onefit Medical, née au sein de la technopole TEMIS. Son activité consiste à mettre en œuvre un guide de chirurgie orthopédique sur mesure, réalisé en 3D, sur la base de radios dont la particularité est la faiblesse des rayonnements et radiations émises par le système mis en place.u Une puissance agricoleBien sûr, la Bourgogne brille par son terroir d’exception. Ses vinset fromages traversent continents et océans et garantissent par leurrenommée des années fastes à la filière. Bon nombre de profession-nels se réjouissent déjà du regroupement sous une même bannièredes saveurs bourguignonnes et franc-comtoises. avec les vignoblesde Bourgogne et du Jura, la grande région comptabilise désormaisprès d’une centaine d’aoc. Elle représente la quatrième régionfrançaise en matière de productions de la terre et d’élevage. Maisle potentiel local ne repose pas seulement sur les savoir-faire sécu-laires. L’innovation laisse présager de nouveaux relais de croissance.Le pôle agronov, implanté sur le site de Bretenière, en côte d’or, fait à la fois figure de pépinière d’en- treprises, de centre de recherche et de centre de formation. Il est entièrement dédié à l’innovation agricole et vise à favoriser les synergies entre les acteurs du secteur, dans le but de faire de la région un territoire d’expertise en agro-écologie aussi propice que possible au développement d’entreprises. En septembre dernier, un accord cadre a été conclu entre les partenaires économiques, institutionnels et universitaires pour déterminer une feuille de route sur les cinq prochaines années. Les missions d’agronov s’articulent autour de trois catégories d’actions : la recherche et l’expérimentation qui doit faciliter l’émergence de nouvelles solutions pour l’agriculture, l’échange et la formation, afin de constituer une passerelle entre les savoir-faire et les compétences existantes et afin de faire collaborer les entreprises, le monde agricole et la recherche, ainsi qu’un volet économique qui se destine à l’accueil des start-up et sociétés déjà établies, qui ont vocation à s’engager dans une agriculture durable. « Les initiatives relatives aux cultures durables et à l’éco-environnement font partie des piliers de notre développement futur », rappelle François-andré allaert. Le site de la Bretenière du Grand Dijon, en bordure de l’Unité expérimentale de l’InRa, rassemble à ce jour un hôtel d’entreprises innovant, du foncier aménageable, des serres d’acclimatation et terrains d’expérimentation, ainsi que la Maison de l’agriculture.térêt pour le potentiel dijonnais.Déc. Jan. 201723]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36PanoRaMa Hexagone - Le fait religieux en entrepriseDans chaque numéro EcoRéseau Business revient sur une problématique très commentée de l'actualité française,Le pragmatisme sans la maladresseafin de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)a Difficile pour certains managers d'appréhender avec justesse les cas « borderline » à la limite de l'intégrisme. agir avec courage et fermeté, sans céder aux amalgames...près la polémique des demandes managériales l’oFRE. En revanche – et gérer avec justesse de tels de demandes ayant trait au tutifs de faute grave », in- du burkini de l’été classiques », commente c’est là où le bât blesse – conflits en évitant toute ma- savoir managérial classique, dique Eric Rocheblave, dernier, place à Laurent Morestain, secré- les 9% de cas conflictuels, ladresse, ou pire encore, les la connaissance approfondie avocat en droit social, encelle des crèches de noël taire général du groupe certes minoritaires, ont lar- amalgames ? « Cela sup- du cadre légal s’impose bien citant un arrêt de jurispru-dans les mairies. alors que les crispations identitaires – surtout autour de la reli- gion – rythment le quotidien des Français, force est de constater qu’un tel phéno- mène est loin d’épargner le monde de l’entreprise. De- mande d’absence, aména- gement du temps de travail... le fait religieux se taille une place tout aussi forte au bu- reau. Pour preuve : l’infla- tion de guides de bonnes pratiques édités par le mi- nistère du Travail, certains syndicats... pour déminer les tensions croissantes au- tour de la religion en entre- prise. « Le fait religieux au travail est une réalité que rencontrent de plus en plus nos équipes. En progression, ces manifestations restent heureusement peu fré- quentes dans l’ensemble et ne génèrent pas de conflits. Mais certains situations – comme le refus de mixité – percutent nos représenta- tions et nos valeurs », écrit d’emblée Laurent Berger, secrétaire général de la cFDT dans un guide du syndicat publié fin 2015.De quels moyens le manager éclairé dispose-t-il pour faire face à l'obscurantisme ?dence du 31 mai 2016 de la cour d’appel de Douai. alors que l’entreprise n’échappe plus à la politi- sation croissante du reli- gieux, « on voit bien que face à un tel phénomène grandissant au travail, c’est bien la place des religions en général dans la société qui se pose », souligne Lio- nel Honoré. Preuve en est avec l’imbroglio judiciaire des derniers mois sur la présence des crèches de noël dans les mairies, suite à deux arrêts diamétrale- ment opposés rendus par deux cours administratives d’appel et – in fine – leur autorisation « sous condi- tions » par le conseil d’Etat. Un vaste sujet tout aussi sulfureux chez les politiques de droite comme de gauche. ainsi, un article déjà polémique de la future loi Travail prévoit que le règlement intérieur des en- treprises puisse « contenir des dispositions inscrivant le principe de neutralité et restreignant la manifesta- tion des convictions des salariés ». Faut-il vraiment légiférer en la matière au risque de créer, plus encore, de clivages ? 65% des sa- lariés français y sont op- posés, d’après l’étude Randstad/oFRE, se décla- rant plus ouverts à des ré- ponses au cas par cas aux demandes des collabora-10% DE MANAGERS DÉPASSÉSLa dernière étude de l’ins- titut Randstad et de l’ob- servatoire du fait religieux en entreprise (oFRE), parue en septembre 2016, confirme un tel constat : près des deux tiers des sa- lariés ont observé cette an- née plusieurs manifestations du fait religieux, contre 50% en 2015. ainsi, pour la pre- mière fois en quatre ans, la part des managers rencon- trant régulièrement le fait religieux au travail est ma- joritaire. « C’est la preuve de la banalisation de la place de la religion au bu- reau, qui intègre le registreQUELLE LIBERTÉ RELIGIEUSE ?autant de situations pro- blématiques – prosélytisme, refus de travailler avec une femme, de réaliser certaines tâches, etc. – qui donnent du fil à retordre à certains managers. « 10 à 12% d’en- tre eux se disent totalement dépassés par ces revendi- cations, signe que ce pro-CLIMAT DE REPLIRandstad France tout en rappelant que « les cas conflictuels représentent toujours moins d’un fait re- ligieux au travail sur dix ». En effet, dans 91% des cas, ces convictions religieuses au bureau – qui concernent à 99% l’islam – « s’expri- ment par des requêtes et pratiques personnelles qui n’entravent pas le travail, comme les demandes d’ab- sence pour une fête reli- gieuse ou d’aménagementgement grimpé en trois ans (équivalent à 2% en 2013).pose d’agir avec courage et fermeté face aux cas inac- ceptables, mais aussi de faire preuve de pragma- tisme, d’ouverture d’esprit et de respect des personnes pour résoudre de manière apaisée des situations qui, au quotidien, sont encore peu conflictuelles », estime Lionel Honoré, pour qui « la première question qu’un manager doit se poser face à l’affirmation d’une pra- tique religieuse d’un colla-sûr comme un prérequis de taille. car en effet, a contra- rio des services publics, les sociétés privées ne sont pas tenues à l’obligation de laï- cité et de neutralité, la seule limite à la liberté religieuse de leurs employés étant le « trouble objectif » au bon fonctionnement de l’entre- prise.La seule limite à la liberté religieuse est le « trouble objectif » au bon fonctionnement de l'entrepriseteurs, plut.tralité religieuse imposée par la direction. Pas sûr que cette position mesurée suffise à convaincre face au climat actuel de repli et à la surenchère politique qui en découle, avec l’échéance présidentielle de 2017...on l’aura compris, le port du voile dans une start-upôt qu’à une neu-24Déc. Jan. 2017du temps de travail, le port blème de fond – au-delà borateur est de savoir si n’est en rien contraire à la de signes ostentatoires et des polémiques ambiantes cela nuit à la bonne réali- loi. « En revanche, les abus les prières pendant les – pose question dans l’en- sation du travail et au vi- du droit d’expression dans pauses », détaille Lionel treprise et doit donc être vre-ensemble dans l’entre- l’entreprise prenant la Honoré, professeur à l’uni- pris à bras-le-corps par le prise ». Pour faire la diffé- forme d’actes de prosély- versité de la Polynésie Fran- management », analyse le rence entre ce qui relève tisme sur d’autres salariés çaise et directeur de chercheur. Mais comment du radicalisme religieux et sont manifestement consti-Charles Cohen]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[n°36www.ecoreseau.frInternational - L’avenir « Trumpien » si les promesses sont tenues PanoRaMa Analyse d'une problématique transversale qui concerne plusieurs pays et interpelle la rédaction,« Make america crazy again ! »Et si le vibrionnant candidat adepte des déclarations à l’emporte-pièce était son vrai visage ?«Iprésident », écrit dans le New York Times Richard W. Painter, ancien conseiller de la Maison Blanche sous George W. Bush. Méthode coué ? Toujours est-il que celui qui a voté pour Hillary clinton à cette élection est des plus optimistes, arguant que le milliardaire, doué en affaires, reste intelligent et que la plupart des mesures qu’il a promises durant la campagne n’ont aucun sens. Mais si Donald Trump tenait parole ? Il lui faudra bien contenter d’une manière ou d’une autre ses électeurs des campagnes et de la Rust Belt – cette “ceinture de la rouille” désindustrialisée du nord-est des états-Unis qui se sentait exclue par l’esta- blishment politique.Voilà ce qui pourrait survenir.« ces gens à problèmes, vio- leurs, qui ramènent de la drogue et du crime ». outre cet ouvrage de 10 mètres de hauteur – une bonne moyenne, alors que ses dis- cours l’ont fait osciller de 9 à 20 mètres –, le 45ème Pré- sident met bien fin au droit du sol, ce qui l’oblige à mo- difier la constitution des Etats-Unis. Il bannit tempo-l est possible pour Trump d’être un bonISOLATIONNISME ÉCONOMIQUE ET COMMERCIAL EXACERBÉL’armée américaine – rendue encore plus puissante pour que « personne n’ose venir nous chercher » – coupe les ressources des djihadistes en faisant exploser les ins- tallations pétrolières de la région pour lutter contre lepar les Etats-Unis, « pas as- sez justes ». Des consé- quences ? Un conflit per- manent avec les instances de l’oMc, des mesures de rétorsion de la part des par- tenaires en souffrance comme l’allemagne ou les émergents, et une dévalua- tion du yuan par la chine. c’est le début d’une guerre des monnaies nuisible àlimiter le carcandes régulations,en particuliercelles établies parl’EPa, l’agence de protection de l’en- vironnement. au-tant de décisionsqu’il cherche à fi-nancer par la crois-sance, qui se révèle beaucoup moins im- portante que les 6%( !) souhaités initia- lement. De même la hausse des dépensesdans les infrastructures apporte un regain de croissance de court terme, qui ne dure pas.Le pays s’endette donc dangereusement, beau- coup plus que les « 105% duPIBen2026»qu’ila prévus. Il se débarrasse enfin de “l’obamacare”, la réforme du système de santé portée par son prédécesseur. Il en- courage une plus grande concurrence entre les assu- rances santé, afin de faire baisser les prix, et permet à chacun de mettre de l’argent sur des “comptes épargne” consacrés aux dépenses de santé. Quant à ceux qui ne sont pas capables de financerchoisi en toute subjectivitéUn conflit avec l’OMC, des mesures de rétorsion de la part des partenaires, une dévaluation du yuan, une guerre des monnaies...Le monde peut-il s’en sortir avec un Oncle Sam un peu dérangé ?leur couver- ture... cette politique est proche du keynésianisme, avec des baisses d’impôts,SÉVÉRITÉ EXTRÊME QUANT À L’IMMI- GRATIONLe nouvel élu ferme le pays à double tour. Il achève son mur tout le long de la fron- tière avec le Mexique pour empêcher les hordes d’im- migrés clandestins de passer,une hausse d.un déficit colossal. Mais aussi reaganienne, avec une poli- tique de l’offre et un soutien aux entreprises... Un blocage des échanges au niveau mon- dial et des incertitudes in- ternes qui pourraient inquiéter les marchés, et profiter... au cours de l’or.rairement les musulmans étrangers, et suspend l’entrée sur le sol américain des per- sonnes venues « des régions les plus dangereuses du monde qui ont un passif dans l’exportation du terrorisme ». Il expulse 11 millions de sans-papiers comme prévu, ce qui a de graves consé- quences sur l’emploi. Il gé- néralise aussi l’usage de la plateforme E-Verify, censée permettre aux employeurs potentiels de vérifier le statut migratoire d’un candidat à un emploi, ou de mieux sur- veiller les détenteurs de visa.groupe Etat islamique. après avoir déclenché une catas- trophe naturelle et écono- mique pour les pays du Moyen-orient, l’armée se retire, et ne s’attèle plus qu’à protéger les compagnies pé- trolières américaines qui y ont repris leur activité. De quoi préparer une génération encore plus importante de fous de dieu... c’est le grand retour de l’isolationnisme, qui était passé de mode après la guerre, et du protection- nisme, avec une remise en cause de la plupart des ac- cords de libre-échange signésl’économie mondiale, avec des dévaluations en cascade qui ont pour conséquence une mauvaise inflation.LIBÉRALISME ET ENDETTEMENT Donald Trump simplifie comme promis le code des impôts, opère un coup de rabot pour les sociétés, taxées au maximum à 15%, contre 35% avant son arrivée. Il li- mite le taux maximal d’im- position à 33% pour les plus riches et exonère d’impôt sur le revenu davantage de foyers. Il s’attache aussi àe la dépense,Le Président va-t-il tenir les promesses du candidat ?Il en tiendra quelques unes, mais certaines sont contradictoires. Il a été clair sur sa re- négociation des accords de libre échange ou sur ses tarifs douaniers, il l’a été beaucoup moins en termes d’immigration ou de relations avec le reste du monde. Son premier discours indique que le propos est édulcoré et qu’il mènera une politique républicaine plutôt classique, mettant l’ac- cent sur le régalien, la sécurité, la défense et le retrait de l’armée où les intérêts vitaux des Etats-Unis ne sont pas en jeu. Un mouvement que Barack Obama avait commencé. C’est aussi la fin des interven-tions humanitaires, comme au Darfour ou en Haïti.Ne vit-on pas un sombre retour en arrière d’isolationnisme et de pro- tectionnisme ?Attention il ne s’agit pas des années 20. Il n’est pas concevable pour un des pre- miers exportateurs mondiaux de déclencher un mouvement de cette ampleur. L’inter- dépendance financière et les obligations de remboursement de la dette empêchent d’aller trop loin. Et le plan d’investissement keynésien de 1000 milliards de dollars dans les infrastructures ferroviaires et routières devra bien être financé. En 82-83 Reagan s’était lancé dans une course à l’armement en creusant le déficit bud- gétaire. Trump ne dispose pas de ce levier, le pays étant déjà endetté à 100% du PIB. Et ses promesses l’empêchent d’aug- menter les impôts. Il reste un entrepreneur, pragmatique, pas idéologique ou théoricien pour un sou, qui agira selon les circons- tances. Trump va satisfaire ses électeurs sur des mesures secondaires, remettant par exemple en cause l’accord de Paris. Mais il ne pourra appliquer ce qu’il a dit en matière d’immigration illégale par exemple. Les milieux économiques ne s’y sont pas trompés, il restera un président pro-business.Avis d’expert : François Lafargue, professeur de géopolitique à Paris School of business« Un pragmatique pro-business malgré tout »Julien TarbyS’il reste un président républicain classique, pourquoi un tel« Trump bashing » en France ?Certaines de ses mesures, comme la remise en cause de l’Otan, nous effraient. Mais il a quand même des racines européennes, sa mère est écossaise, sa femme slovène. Et nous sommes toujours très critiques avec les Américains, Carter était le planteur de cacahuètes, Reagan l’acteur, Clinton le joueur de saxophone... Nous attendons généralement un intellectuel qui a fait l’ENA. Les Américains attendent surtout un leader charismatique.Propos recueillis par JTDéc. Jan. 201725]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36cLUB EnTREPREnDRE Baromètre & TendancesLe carnet des nominationsen partenariat avec}ALLIANCE POUR LES CHIFFRES DE LA PRESSEET DES MÉDIAS (ACPM)Gautier Picquet, 39 ans, BBA INSEEC Bordeaux (1998)est élu président de l'ACPM.} BOEINGJean-Marc Fron, 50 ans, executive certificate en management inter- national (2007), maîtrise relations publiques de l'ISERP (1991), DUT techniques de commercialisation de l'université Paris-V (1988)est promu directeur général France de Boeing.}CONSEIL SUPÉRIEUR DU NOTARIAT (CSN) Didier Coiffard, 58 ansest élu président du CSN.}CMG SPORTS CLUBVincent Monnot, 48 ans, ESC Amiens (1990)est nommé président-directeur général de CMG Sports Club.}FORD FRANCE (GROUPE FORD MOTOR COMPANY) Nicolas Wertans, 48 ans, MBA INSEAD (1994), Supélec (1991) nommé président de Ford France.}GAN ASSURANCESClaude Zaouati, 48 ans, maîtrise mathématiques pures de l'univer- sité d'Aix-Marseille, actuaire IAF de l'ISUP (1993), membre de l'IAF est nommé directeur général de Gan Assurances.}GROUPE RADIO FRANCEEric Revel, 55 ans, DEA économie du développement, DESS et maî- trise économie internationale de l'université Paris-X, doctorat d'Etat en finance internationale de l'université Paris-Sorbonne (1991) est nommé directeur de France Bleu.}GYRO PARISNathaël Duboc, 45 ans, ICN Business School (1995) est promu directeur général de Gyro Paris.}INSTITUT D'ÉTUDES POLITIQUES (IEP) TOULOUSEOlivier Brossard, agrégation de l'enseignement supérieur en sciences économiques (2000), doctorat économie de l'université Paris-X (1998)est promu directeur de l’IEP Toulouse.}INTER RHÔNEEric Rosaz, sommelier et commercial de formation est nommé délégué général d'Inter Rhône.}PUBLICIS MEDIA FRANCEJérôme Batout, 37 ans, docteur en philosophie (2009), London School of Economics, IEP Parisest promu directeur général de Publicis Media France.}SAXO BANQUE FRANCEGilles Monat, 49 ans, master corporate finance de l'université Paris- Dauphine (1991)est promu directeur général de Saxo Banque France.}TRANSAT FRANCEPascal de Izaguirre, 59 ans, ENA (1984)promu président-directeur général de Transat France.} VIVARTEPatrick Puy, 60 ans, Polytechnique (1975), IFP School est nommé président de Vivarte.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Faites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frNomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !Brèves, études, actus et chiffres du mois concernant l'entrepreneuriat, picorés de-ci de-làL’année se termine sur une bonne note : des solutions pour les entrepreneurs qui se sentent isolés, de nouvelles mesures de Bercy pour aider les entreprises, des sociétés françaises qui embauchent de plus en plus de cadres, le compte entrepreneur investisseur qui verra bientôt le jour. Et ne ratez pas les rendez-vous du mois et de l’année ! Bonne lecture.uDe nouvelles mesures pour aider lesjury étudiera les candidatures et choisira les gagnants. entreprises « A long terme, le programme démontre l’ouverture Jean-Vincent Placé, secrétaire d’état chargé de la Sim- d’un service public qui veut toujours mieux répondre plification et christophe Sirugue, secrétaire d’Etat aux attentes de la société civile », écrit Jean-Vincentchargé de l’Industrie, ont annoncé 48 nouvelles mesures Placé.destinées à faire économiser plusieurs milliards d’euros aux entreprises. Parmi elles, certaines se démarquent comme les exonérations sociales pour les Jeunes entre- prises innovantes (JEI). Une simple déclaration sur l’honneur aux organismes sociaux suffira désormais. Les règles de conception des entreprises logistiques seront facilitées grâce à une mesure qui permettra de « renforcer l’attractivité » de la France. Le permis de construire pour les éoliennes terrestres sera désormais intégré à l’autorisation environnementale. Les contrats d’apprentissage seront dématérialisés et le bulletin de paie électronique sera étendu. Le gouvernement prévoit également d’organiser des cours en ligne pour aider les entreprises à mieux accueillir les stagiaires-collégiens, ou encore de créer une télé-procédure pour l’attribution de la médaille d’honneur du travail.uLa Banque Postale s’allie avec WeSha- reBonds pour mieux servir les PMEEckert. Son fonctionnement est simple : dès qu’un en- trepreneur réinvestit son argent dans une PME de moins de dix ans, ou dans des fonds qui travaillent avec elle, il ne paie pas d’ISF ni d’impôt sur les plus-values de cession de sa précédente entreprise.Les entreprises de plus de 100 salariés recrutent de plus en plus de cadres, selon la dernière note de conjoncture trimestrielle de l’association pour l’emploi des cadres (apec). ainsi, 57% des entreprises interrogées ont em- bauché au moins un cadre au troisième trimestre. Même si ce résultat représente un point de moins qu’il y a un an à la même période, c’est cinq points de plus que ce qu’elles prévoyaient au mois de juin, expliquent les auteurs de l’étude. De plus, le nombre des entreprises qui ont accueilli plus de cadres sur un an a augmenté (47% contre 39% l’année dernière). cette hausse pourrait se poursuivre car 55% des entreprises sondées envisagent encore d’embaucher au cours du quatrième trimestre, et trois quarts d’entre elles se disent « certaines » de le faire. ces prévisions vont de pair avec la confiance des dirigeants d’entreprise dans le climat des affaires. En effet, 26% d’entre eux pensent que leur situation éco- nomique s’améliore (contre 23% en 2015) et 57% trouvent qu’elle n’a pas changé.u Bercy est à la recherche « d’entrepreneurs d’intérêt général »Le gouvernement a lancé en novembre un programme : « Entrepreneur d’intérêt général ». Le but : recruter pour dix mois dix personnes dotées de savoirs en nu- mérique afin qu’elles relèvent neuf défis d’intérêt général au sein de différents services administratifs : ministère de l’Intérieur (pour créer un « outil de carto- graphie décisionnelle » et aussi améliorer les données du système national des permis de conduire) ; ministère de l’économie et des Finances (pour développer des outils capables de lutter contre la fraude) ; ministère de la Santé (pour réinventer et améliorer le parcours de soin) ; cour des comptes (créer un « chatBot » pour le grand public) ; ministère de la culture (pour inventer une base de données sur le patrimoine culturel national) ; agence française de développement (pour mettre en place des techniques spéciales pour suivre les avancées des projets financés par l’aFD et assurer la bonne utili- sation des fonds) ; Bibliothèque nationale de France (créer une plateforme de co-production de données entre acteurs publics culturels et scientifiques) ; ministère de la Recherche (mettre en place une aPI d’aide à la mise en relation de données textuelles non normées avec des référentiels). Pour effectuer toutes ces missions, chaque lauréat aura deux mentors et un accès exclusif à des sources de données des ministères. En décembre, leuUn guide du fait religieux destiné aux entreprisesen place dans le cadre de la loi de finances rectificative avec le ministre de l’Eco- nomie et des Finances Mi- chel Sapin, et le secrétaire d’Etat au Budget et aux comptes publics christianuLes entreprises embauchent de plus en plus de cadresLa Banque Postale a décidé de prendre une participation de 10% au capital de WeShareBonds, nouvel acteur du financement participatif agréé par l’aMF (agrémentconseiller en investissement par- ticipatif) et spécialiste du crédit aux PME. Les accords comportent un partenariat industriel qui sera mis en œuvre dès le premier tri- mestre 2017. Il sera organisé au- tour de deux axes principaux :uLe compte entrepreneur investisseurLe compte entrepreneur investisseur, permettant aux chefs d’entreprise de payer moins d’impôts en échange d’un investissement dans une start-up, sera bientôt misdéveloppement d’offre produits et du portefeuille de professionnels et de PME de La Banque Postale et dé- veloppement du portefeuille de projets financés par WeShareBonds. ce partenariat permettra aux deux acteurs de travailler ensemble sur un dispositif efficace et ainsi de favoriser le financement et le développement des PME françaises. La Banque Postale et WeShareBonds aimeraient ainsi dissiper la difficulté actuelle à financer rapidement les PME, au même titre que les ETI ou les grands groupes.La ministre du Travail, Myriam El Khomri, a présenté aux partenaires sociaux un guide du fait religieux dans les entreprises privées. Dédié aux DRH et syndicats, ildevrait les aider à faire face aux demandes relieuses des salariés. Rédigé sous forme de 39 ques- tions-réponses, le guide établit des principes de base : ne pas mentionner ou demander la reli- gion d’un candidat lors du recru- tement, obéir à sa supérieure26 Déc. Jan. 2017même si c’est une femme, ne pas faire de prosélytisme religieux en entreprise etc. Selon le ministère du Travail, le document, rédigé par la Direction générale du travail]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[n°36www.ecoreseau.frBaromètre & Tendances cLUB EnTREPREnDREployés qui ne travaillent pas selon l’horaire des autres sa- lariés ; le duplicata de l’affiche relative à l’horaire de travail ; le nom et l’adresse du médecin qui surveille l’em- placement dédié à l’allaitement dans les société de plus de 100 employés.Clubs+ Tous les jeudis de 9h30 à 11h45 : Open Coffee Club (Criteo, 32 rue Blanche, 75009 Paris ; mais aussi dans d’autres villes : Lille, Nantes, Rennes, Marseille, Sophia Antipolis, Lyon) : les OpenCoffeegramme : trois thématiques (workstyles, workplaces, workzones), des dé- bats, des ateliers (test & learn, co-design, espaces de créativité), des té- moignages, du networking... Réinventez le travail !Inscription sur : www.revolutionatwork.com+ Du 1er au 2 février 2017 : 24ème édition du Salon des En- trepreneurs de Paris (Palais des Congrès, 2 Place de la Porte Maillot, 75017 Paris)Les chiffres sont éloquents : 68000 visi- teurs mobilisés, 400 partenaires et ex- posants, 200 conférences et ateliers, 30 animations thématiques. Créateurs, re- preneurs, start-up, dirigeants de TPE/PME-ETI participeront au plus grandrassemblement d'entrepreneurs en Europe ! C’est le moment plus que ja- mais de profiter des conseils d’experts pour créer votre entreprise, déve- lopper votre réseau et partager l’expérience de grands entrepreneurs. Profitez de ces deux jours pour capter les nouvelles tendances, vous nourrir des meilleurs conseils, trouver des financements et faire décoller tous vos projets !N’attendez plus, pré-inscrivez-vous sur le site www.salondesentrepreneurs.com/parisCe sont des rencontres régulières et informelles entre créateurs d’entre- prise, entrepreneurs, investisseurs, développeurs, consultants, avocats et toutes les personnes évoluant dans les start-up. Le concept (amené de Londres en 2007) est simple. Le but est d’enrichir son réseau de connais- sances, s’entrainer à parler devant un public, présenter son projet, créer des partenariats, trouver des clients ou même des aides financières po- tentielles. Des thèmes hebdomadaires (relations publiques, financement, programmes d'aides, etc.) sont mis en place afin de faciliter les échanges. Pour plus d’information, rendez-vous sur : http://paris.opencoffee.fr+ Du 8 au 9 décembre 2016 : Revolution@Work (Coeur Défense, 100-110 Esplanade du Général De Gaulle, 92400 Courbe- voie)Durant deux jours, vous pourrez rencontrer tous les innovateurs du monde du travail : des dirigeants d'entreprises, professionnels de l'immobilier, start-uppers, concepteurs d'espaces, experts RH, etc. Vous découvrirez leurs idées, visions et bonnes pratiques pour inventer les bureaux et les quartiers d'affaires du futur. Plus de 2000 visiteurs seront au rendez-vous. Au pro-(DGT) avec les partenaires sociaux, pourrait évoluer. Par uLes règles d’affichage dans l’entreprise45% des dirigeants de PME et ETI se sentent isolés et 11% très isolés, selon une enquête de la banque publique Bpifrance « Vaincre les solitudes du dirigeant ». ce sentiment est causé par des problèmes de trésorerie, la chute de l’activité ou encore la perte d’un client, la concurrence, la complexité et l’imprévisibilité de l’environnement, la prise de décision difficile, le poids de la responsabilité, la difficulté de recru- tement... Face à ce stress, trois entrepreneurs sur quatre ai- meraient « être plus et/ou mieux entourés ». L’étude souligne que des solutions existent. En effet, 45% des sondés avouent que l’adhésion à des réseaux les aide, tout comme des conseils externes (39%), la visite des foires et des salons (32%) ou l’activité syndicale (28%). « À un niveau individuel, rompre son isolement repose avant tout sur une volonté personnelle », expliquent les auteurs de l’étude. Selon eux, les dirigeants d’entreprise doivent « partager le pouvoir (le capital et la décision) », « savoir s’entourer (mise en place d’organes de gouvernance) » et « développer un management plus collaboratif ».ailleurs, de nouveaux changements pourraient être effectués si les représentants des cultes le désirent. Le guide sera disponible prochainement sur le site internet du ministère du Travail.ont changéuLes pauses-café indispensables pour les salariésLes règles d’affichage dans les entreprises et la transmission de l’information administrative ont été simplifiées. Dés- ormais, les informations comme : le règlement intérieur ; le texte relatif à l’intitulé des conventions et accords ap- plicables dans l’entreprise ; le procès-verbal du résultat du vote du personnel sur l’accord d’entreprise ; l’ordre des95% des salariés pensent que faire une pause est bénéfique pour la productivité, selon une étude du comparateur d’assurance J’assure mon entreprise. 70% des Français prennent une pause-café au travail. ainsi les salariés pas- seraient sept minutes et vingt-huit secondes en moyennedéparts en congé ; les textes stipulant la parité concernant la rémunération ; le planning des jours de repos (dans les so- ciétés où les salariés travaillent le di- manche) ; le texte relatif au harcèlement moral et sexuel ; le texte sur la lutte contre la discrimination à l’embauche... peuvent être envoyés par mail, sur lau Les solutions existent pour combattre l’iso- lement des chefs d’entrepriseà faire une pause-café au travail. Les auteurs de l’étude précisent même que 167 jours serait le temps consacré dans une vie à faire des pauses au travail. cependant, 18% des sondés avouent être souvent enplateforme interactive de l’entreprise ou distribués en mains propres contre décharge. Des transmissions de do- cuments à l’Inspection du travail ont aussi été allégées. Ils sont seulement fournis à la demande de cette dernière. Il s’agit des documents administratifs suivants : l’avis du comité d’entreprise sur la mise en place d’horaires à temps partiel ; le récépissé de déclaration préalable des décomptes quotidiens et hebdomadaires des heures de travail des em-retard après la pause déjeuner et 28% sont rappelés à l’ordre par leur hiérarchie pour leur temps de pause. L’enquête a été menée via Google Form et par téléphone au mois d’octobre 2016 auprès d’un échantillon de 2453 salariés.Les petits matins des dirigeantsparIsaLouPATRICK DUMOULIN - Directeur de l'Institut Great Place to Work® France.BeaudetImages du matin : L’image que j’ai du matin, c’est un beau lever de so- leil, moment très privilégié. Je medouce en regardant les informations, et ensuite, petit déjeuner copieux, thé, pain, fruits, et je suis prêt à attaquer ma journée en pleine forme ! avant de partir, j’apporte le café au lit à mon épouse, afin qu’elle soit, elle aussi en pleine forme pour attaquer sa journée d’enseignante. Puis, comme je voyage beaucoup en train (j’habite à Reims et je travaille à Paris - vive le TGV ! -), je m’adonne à un grand plaisir : la lecture.Mon "Why" ma motivation : Tout simplement la passion et le plaisir d’exercer un métier que j’aime qui me permet de faire des rencontres très in- téressantes ; « chaque jour est un nouveau jour ».Mon credo de management : chez Great Place to Work®, deux mots es- sentiels : confiance et ensemble. nous travaillons tous en étroite collabora- tion dans un climat de confiance qui nous permet d’agir vite pour répondre aux attentes de nos clients. nous ai- mons particulièrement partager et cé- lébrer nos succès, alors nous « champagnisons » très souvent !Ma meilleure pratique GPTW : La sieste quand je suis au bureau ! Je n’hésite jamais à prendre 15-20 mi- nutes pour couper la journée, cela me permet de refaire le plein d’énergie. Du coup, beaucoup de personnes de mon équipe adopte également cette bonne pratique !Regensuis toujours levéquand j’étais enfant. Je suis d’origine rurale, et à la campagne, la journée commence tôt !Fondatrice de Kama conseil & associésHeures de réveil et routines : Le matin, c’est un moment où j’apprécie particulièrement la grande chance que j’ai d’être en très bonne santé ; capital le plus important pour pouvoir donner mon maximum à mes équipes et nos clients. La semaine, je me réveille en général à 5h30. Entre mars et fin oc- tobre, j’essaye de courir deux fois par semaine en plus du weekend, et je jar-Selon l’adage,« le monde sourit à ceux qui se lèvent tôt », rencontres matinales avec nos dirigeants.Pour #SeLeverDeBonheur, vous pouvez me suivre régulièrement sur la page Facebook et la chaine Youtube"La Magie du Matin", Editions LeducRetrouvez des extraits de cette interview sur youtube : Isalou Beaudet-Regen rencontre avec Serge Dassaultdine. L’hiver, jemoins 15-20 minutes de gymnastiquetrès tôt,mêmefais toujours auDéc. Jan. 2017 27]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36cLUB EnTREPREnDRE A la Une - Les hobbypreneursL'occasion pour EcoRéseau Business d'enquêter sur le sujet principal du Club Entreprendre,Boulot-récré Vivre de sa passion est-il possible ?en rapport avec l'innovation et l'entrepreneuriatentrepreneurs-passion de mettre en résonance leur activité avec un idéal de vie. Vivre de sa passion plus que travailler par besoin financier, quitte à perdre en pouvoir d’achat : « J’avais un bon salaire en tant que consultant dans les poli- tiques publiques. Au- jourd’hui, il faut faire un beau CA pour avoir un beau salaire. Mon niveau de vie n’est pas tout à fait le même, mais entre vivre cette aven- ture et rester salarié pour 1000 euros de plus, le choixest vite fait. Je ne regrette rien », tranche Maxime Me- rian, désormais gérant du Sophomore, bar de quartier dans le xIème arrondissement de Paris (cf. encadré).plus qu’elle se réalise au- jourd’hui dans l’entrepre- neuriat. »Et Mathieu Maire du Poset pour Ulule d’ajouter : « C’est une lame de fond dans notre société, à l’œuvre chez les jeunes générations et chez les quinqua : à 20 ans,à30ouà50ans,on se demande comment se faire plaisir dans le métier que l’on exercera plus tard. L’originalité de l’idée, c’estCOMMENT CAPITALISER SUR SON HOBBY ?Mais rapidement, la passion ou le hobby doivent céder leur place à un nouveau questionnement : y a-t-il un marché ? Une communauté derrière, pouvant soutenir et animer l’activité ? com- ment puis-je faire fructifier ces heures adonnées à cette passion ? Pour Bertille BurelP etits, nous rêvons grand – et souhaitons devenir astronaute, aventurier ou Président de la République. Plus tard, les fantasmes s’étiolent à l’aune de notre vie de jeune adulte. Pourtant, toujours ancrées au fond de nous, des idées sommeillent, celles de vivre de nos passions qui nous animent, de l’art, de la musique. Pourquoi aussi ne pas monter un bar avec les copains ? Monter notre marque de prêt-à-por-riences récréatives, produc- teurs de musique, éditeurs de bandes dessinées... au- jourd’hui donc, il ne s’agit plus seulement d’être en- trepreneur mais de le faire dans une activité loisir. Re- tour d’expériences. ou com- ment faire de son violon d’Ingres son métier.D'abord faire le tri dans ce qui plaît avant d'en faire une boite ?genres et le statut d’autoen- trepreneur encourageant le- dit phénomène. « Souvent, nous rencontrons des por- teurs de projet qui créent une activité en marge de leur emploi classique. Qu’il s’agisse d’une passion sous la forme d’une association, de la création d’un média ou d’un point de restaura- tion, ces derniers ont envie de développer par essai, pour voir si ce hobby de- viendra une activité rentable à plein temps », relate Mat-L'aventure, c'est l'aventureBertille Burel et l'idée de Wonderbox« Le point de départ de Wonderbox ? Avec mon mari, James Blouzard, également cofondateur, nous rentrions d'un tour du monde durant lequel nous avions multiplié les sensations fortes : équitation en Mongolie, rafting au Népal, trek en Australie, visite en hélicoptère... Nous sommes rentrés au moment de Noël qui rime avec le fait d'offrir des cadeaux. Pendant un an, nous avons vécu avec deux shorts et cinq T-shirts. Nous trouvons superficiels les cadeaux du type belle cravate ou foulard ouautre matériel électronique. Le sel de nos vies n’est pas dans nos armoires. Nous voulions partager les expériences que nous venions de vivre avec nos proches en proposant des activités similaires mais accessibles.Nous avions notre réseau grâce aux activités que nous faisions. Nous avons surfé sur notre passion outdoor pour lancer nos premiers coffrets. Le fait d'être passionnés, cela nous donne envie que nos produits soient meilleurs. C'est un atout concurrentiel colossal. Nous ne recrutons aussi que des passionnés.Je ne fais pas de différence entre ma vie pro et perso : je suis associée avec mon mari. Nous sommes tout le temps ensemble : c'est un choix d'avoir cette unité, cette cohérence dans ce boulot. »TESTER SA PASSION SANS GRANDE CONSÉQUENCE Devenir hobbypreneur ne signifie pas obligatoirementVivre de sa passion plus que travailler par besoin financier, quitte à perdre en pouvoir d'achatL'hobbypreneuriat en complément d'activitéLouise Deguine et WebentwoodAprès des études d'architecture, Louise Deguine vient d'être embauchée dans un cabinet. Classique. Mais son projet de fin d'études sur les méthodes de centrage du bois applicables à plusieurs échelles accouche de nouvelles idées. « Mes professeurs m'ont encouragée à trouver plusieurs applications à mes travaux de recherche. J'avais une appétence pour lesarts déco. J'ai décidé d'appliquer le PFE à un concept de lampe, à la croisée du textile, du bois et des outils de fabrication numé- rique », vulgarise la jeune hobbypreneure associée à Sasha Bitoun, une amie toujours étudiante.Récompensée courant novembre par la CAMIF, la jeune maker a réussi rapidement à s'entourer : « Suite à l'enthousiasme suscité par notre idée, nous avons répondu à un appel à projet avec les fablabs, Ulule, SoonSoonSoon, et la CAMIF. Et après le succès de la campagne, nous avons monté notre structure »,ajoute-t-elle. Malgré ces débuts encourageants, Louise Deguine ne souhaite pas en faire une activité à plein temps : « Je veux encore apprendre, comprendre la gestion de projets et de RH. Dans quelques années peut-être, mais je ne me sens pas aujourd'hui les épaules, il faut que je gagne en confiance. »ter ? ou encore pouvoir monétiser notre mode de vie en dispensant des conseils pratiques sur le Web ? En 2016, un vent nouveau souffle et l’air du temps est à ces hobbypre- neurs, autrefois consultants, étudiants, salariés, chô- meurs... aujourd’hui ex- ploitants agricoles, bras- seurs, gérants de bar, des- igners, enseignants en tir à l’arc, créateurs d’expé-28 Déc. Jan. 2017créer sa structure et en vivre dans l’immédiat. Bien au contraire. Le déclic n’arrive pas naturellement. Souvent il faut même des années avant de se lancer corps et âmes dans ce que l’on aime. (cf. encadré de Vincent Fou- geroux). L’hobbypreneur peut ainsi faire le choix de temporiser, de tester son idée – l’essor du freelance avec les plateformes de dés- intermédiation en tousthieu Maire du Poset, di- recteur général adjoint de la plateforme de finance- ment participatif Ulule.METTRE DU SENS AUTREMENT ?L’idée est donc bien de pousser sa passion un peu plus loin, au-delà de la di- mension créative et du loisir. Mais l’envie première de chaque hobbypreneur reste la même. Il s’agit pour ces]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[n°36www.ecoreseau.frA la Une - Les hobbypreneurs cLUB EnTREPREnDREet James Blouzard, cofon- dateurs de Wonderbox (cf. encadré), il s’agira de ca- pitaliser sur leur premier réseau de partenaires consti- tué durant leurs différents voyages pour matérialiserqui montre que la naïveté n’est donc plus au même niveau pour appréhender la dimension entrepreneuriale. Peu nombreux d’ailleurs sont les hobbypreneurs à avoir vécu une forme determe entre l’accompagne- ment serré et l’envol d’une activité passion », relate caroline Tisserand. aussi, le côté hobby oc- culte-t-il parfois la bonne communication et la trans-Du tir à l'arc à la création d'une école dédiéeVincent Fougeroux, enseignant et formateur de tir à l'arcLa passion, atout ou inconvénient pour son activité ?Quand on décide d'être passionné on ne compte pas ses heures, cela impacte sur la vie familiale, on a du mal à s'arrêter. Mais c'est cette même vie familiale qui m'a fait poser des limites. C'est une niche d'être dans le tir à l'arc à son compte. Cela se compte sur les doigts d'une main en France, car la plupart des formateurs et enseignantssont salariés.Cela a-t-il changé le regard sur votre discipline ?Mon passé de sportif de haut niveau m'a permis de me créerune belle carte de visite mais il a fallu s'accrocher pendant trois ans pour que les prospects se transforment en clients. Il a fallu créer et tisser mon réseau presque ex nihilo. Mon regard n'a pas changé. Cela reste une passion, et la motivation ne s'est pas émoussée bien que je pratique moins. Le plus dur reste la transmission et le vrai partage de cette passion, avec l'image que l'on a de ladiscipline, avec l'emploi du bon matériel...Créer l'événement ou y participer ? Un faux dilemme ?Des politiques publiques à la gestion d'un barMaxime Merian, gérant du Sophomore à Paris« J’étais consultant en conduite du changement. Un job qui n'a pas forcément de sens. Je m'occupais d'un projet pour redéfinir la paie des fonctionnaires. Le type de projet dont je n'avais pas vu le début et dont je ne verrais certainement pas la fin. L'idée était donc de devenir mon propre patron dans une activité qui me plaisait. Avoir de la proximité avecles gens et ne pas être devant son PC 8 heures par jour comme le fait notre génération. Aujourd'hui, je gère un bar. C'est un métier de préjugés, avec l'image d'un métier festif où l'on sert et on offre des verres. Mais aujourd'hui, je vous assure que je n'ai plus le temps de trainer dans les bars comme avant. J'ai fait le deuil sur pas mal de choses, mais pour gagner ma vie dans une activité qui a du sens. J’avais un bon salaire en tant que consultant dans les politiques publiques. Aujourd'hui, il faut faire un beau CA pour avoir un beau salaire. Mon niveau de vien'est pas tout à fait le même, mais entre vivre cette aventure et rester salarié pour 1000 euros de plus, le choix est vite fait. Je ne regrette rien. J'ai également eu de la chance. J'ai signé une rupture conventionnelle qui m'a permis de peaufiner mon projet. Un des bons aspects du système français. La seule question que je me pose aujourd'hui n'est pas liée à mon épanouissement. Je me demande si mon affaire sera viable dans la durée. »leurs premières offres. Pour anthony Debailleul, actuel gérant de la brasserie du Mont cassel, sa connais- sance des restaurateurs, des cafés et des bars lui permet d’accélérer la distribution de sa bière...désillusion lorsqu’ils ont décidé de passer le cap de l’activité économique.mission du projet. « Les porteurs de projet se com- prennent mais n’adaptent pas obligatoirement leur discours à un non initié. Pourtant, savoir vulgariser pour aller chercher un fi- nancement est vital », li- mite caroline Tisserand, qui fait du pitch projet un exercice incontournable de ses trois écoles.DÉNIAISER LE PASSIONNÉ ET CADRER SON ACTIVITÉAUCUNE CHAUSSE-TRAPPEDU PASSIONNÉ ? Peut-être, plus que n’im- porte quel autre profil d’entrepreneur, l’hobby- preneur nécessite un besoin d’encadrement pour la fai- sabilité du projet, mais surtout pour prendre la bonne décision. car il n’est pas rare que la passion joue en défaveur de l’en- trepreneur pour un chan- gement de positionnement commercial, pour un pivotautre limite enfin, le sur- investissement. Là encore, c’est l’un des maux les plus récurrents des entre- preneurs. Sauf que cette fois-ci, les activités pour décompresser sont toujours un peu liées directement« Chaque année, nous en- tendons le même refrain : notre enfant adore jouer et il voudrait en faire son mé- tier. Nous travaillons très tôt auprès des publics in- téressés sur la réalité desIl n'est pas rare que la passion joue en défaveur de l'entrepreneur pour un changement de positionnement commercial, pour un pivot d'activité,...Faire du patrimoine un moyen de revitaliser les friches in- dustriellesAnthony Debailleul et la Brasserie du Mont Cassel (Nord)Après un parcours en tant que technico-commercial, Anthony Debailleul décide en 2004 de reprendre un vieux troquet des Flandres pour en faire un estaminet. « Je ne me suis jamais prétendu restaurateur, mais j'aimais ce côté patrimonial et culturel. Reprendre une affairelocale et dynamiser un quartier », précise le brasseur. Après une vente et quelques petits boulots en tant qu'artisan, le jeune Ch'ti décide alors de monter sa propre brasserie. « Cela faisait des années que je brassais dans mon garage. J'avais envie d'autonomie. Je me suis rapproché des brasseurs notamment pour jauger le coût et l'investissement matériel car de nombreuses micro-brasseries sont vite victimes d'un matériel qui ne leur permet pas d'augmenter leur production, au regard du prix d'une nouvelle cuve par exemple », témoigne Anthony Debailleul. L'hobbypreneur trouve alors une ancienne usine de chaussures dans laquelle la brasserie s'installe fin 2015. Le premier brassin estlancé le 15 février. La bière du Reuze (« géant » en flamand, en référence aux géants de Cassel) est ainsi servie à l'occasion du carnaval. Anthony Debailleul conclut : « Je ne suis pas un bière-geek mais je sais surtout ce dont je suis capable. Par exemple, mon passé dans la restauration m'a permis d'acquérir une bonne connaissance du monde des cafés, de la res- tauration pour le développement commercial ».métiers des jeux vidéo ou du design, via notamment nos summer camps. Nos di- plômés ont la chance de pouvoir s’orienter vers des métiers-passion, mais nous essayons de savoir si cette passion est leur unique mo- tivation. Nous envisageons avec eux également com- ment faire de leur passion un métier », résume caro- line Tisserand, directrice générale de Rubika, grou- pement de trois écoles spé- cialisées, un des leaders dans le design, le jeu vidéo et l’animation. Un proposd’activité... Le hobby peut être synonyme d’ornières pour l’entrepreneur qui a trop le regard fixé vers les étoiles. « Le passionné a toujours besoin de quelqu’un sur le côté éco- nomique, sur la construc- tion du business model, sur le financement, les as- pects juridiques, et en par- ticulier la protection in- tellectuelle dans nos mé- tiers. A notre niveau, il s’agit de créer des éco- systèmes favorables et un environnement porteur pour trouver le moyenau travail. Mais rassurez- vous. cela n’empêche pas Bertille Burel (cf. encadré) de commencer de nou-velles activités.et son art de vie en l’oc- currence. anthony Debail- leul apprécie tout autant la dégustation d’une bière qui n’est pas la sienne. Et Vincent Faugeroux regrette de ne pas avoir plus de temps pour tirer à l’arc. comme quoi...Le KaratéGeoffroy FrameryDéc. Jan. 2017 29]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36cLUB EnTREPREnDRE Interview croisée - Hobbypreneurs, L’Occitane et FocusLe feu sacréDans chaque numéro, EcoRéseau Business s'intéresse à deux dirigeants/entrepreneurs qui ont un point commun ou une différence fondamentale, afin de connaître leur opinion sur la stratégie, l'innovation, la communication et de montrerqu'il existe plusieurs manières de managerolivier Baussan et cédric Lagarrigue ont tous les deux construit leurs entreprises autour de leur passion : la Provence pour l’un, le jeu vidéo pour l’autre. Etait-ce une erreur ? La réponse.Comment cette passion est née et est devenue entreprise ? Olivier Baussan : Définir ma passion est compliqué. Je suis enraciné à mon ter- ritoire. c’est ce qui m’a motivé durant les 40 ans qui viennent de s’écouler. c’est ce grain de nostalgie d’une enfance à la ferme qui m’a fait sauter le pas. Mes parents avaient quitté Paris après la guerre, et fait leur retour à la terre en 1952. Mais le gel de 1956 les a forcés à revendre la petite ferme qu’ils avaient achetée et à revenir en ville, si on peut parler de « ville »jouer, c’était chronophage, et je n’étais pas capable de me décoller de l’écran... Quand j’ai été recruté pour commencer l’activité de Focus, nous faisions diffé- rents produits multimédia. Et j’ai vu l’opportunité, pour une société française, d’acquérir les droits de dis- tribution pour la France de jeux vidéo auprès de studios ou d’éditeurs qui n’y étaient pas représentés. Et nous nous sommes lancés dans la distribution de jeux.Est-ce que votre passion a changé depuis ? OB : Pas vraiment – enelles sont aujourd’hui plus de 200000. c’est obtenir ces résultats dans le temps qui est le plus satisfaisant. CL : aujourd’hui, je sais me modérer ! Je vais finir un jeu en 15 jours, trois semaines, et puis ne pas retoucher mon ordinateur ou une console pendant un mois. Mais je joue encore régulièrement. Et y travail- ler ne me gâche pas le plai- sir. En revanche, je vois beaucoup plus de choses quand je suis devant mon écran. En fait, je compare beaucoup nos jeux à ceux auxquels je joue, qui sont plus souvent des grossesen valeur toute cette traça- bilité – ce qui est au- jourd’hui devenu un leit- motiv pour tous. c’est cetences. Pour moi, il a été essentiel de savoir partager le capital – voire en perdre la majorité. J’ai eu, je pense,des intuitions, mais je n’ai pas le professionnalisme qu’il a fallu pour, par exem- ple, développer l’occitaneIl m’a été essentiel de savoir partager le capital – voire d’en perdre la majorité, n’étant pas un excellent entrepreneurpour Digne-les-Bains ! Le déclic a été là, dans le sou- venir des distillations de lavande, des moments de récoltes... c’était un peu comme un rêve à retrouver. J’avais 23 ans, sorti de la fac de lettres, et j’étais pion, pour payer mes études. J’en suis sorti pour travailler avec mon alambic et dis- tiller du romarin... Cédric Lagarrigue : J’ai découvert les jeux vidéo tardivement, mais c’était juste une question de moyens : je n’ai pas eu de console ou d’ordinateur quand j’étais petit, donc je suis passé à côté. En re- vanche, j’étais passionné par la bande dessinée, le cinéma, la science-fiction, d’action, d’aventure... Je n’ai vraiment plongé dans les jeux vidéo que lorsque j’ai commencé à y travailler, et j’ai tout de suite été ac- croché. Ça a même été com- pliqué : je n’arrêtais pas de30 Déc. Jan. 2017fait, ma passion s’est ren- forcée... car je crois que j’ai pu contribuer à faire évoluer les choses, ne se- rait-ce que dans l’univers de la lavande en Provence. En 1976, quand j’ai com- mencé, la lavande n’avait pas de valeur ; les molécules chimiques étaient plus à la mode que les ingrédients naturels. La passion a été communicative, et le succès de l’occitane a donné des ailes à des agriculteurs qui se sont dit qu’ils pouvaient essayer de vivre de notre territoire, plutôt que de le quitter... cela a été pareil pour l’olivier. J’ai contribué à un mouvement, un désir de revenir, de vivre de son territoire et de le valoriser en même temps : du déve- loppement durable avant l’heure... Idem quand je suis allé en afrique pour acheter du beurre de karité : j’y ai installé une première coopérative de femmes, etproductions, mais aussi des productions indépendantes. Et puis je vois tous les dé- fauts que peut avoir un jeu, ses faiblesses, mais aussi ses qualités... Je fais un benchmark. Et je pense qu’être un joueur aide beau- coup pour travailler sur un jeu, dans sa préparation, pour affiner l’expérience qu’on doit délivrer au pu- blic...Comment votre passion influe-t-elle sur le travail ?OB : Ma façon de vendre un produit a toujours été d’essayer de faire compren- dre au consommateur que derrière – au-delà du fait qu‘il était efficace, de qua- lité – il y avait des hommes et des femmes impliqués, et que son achat servait à un développement. ce n’était pas seulement un savon, ou un produit de beauté ; je voulais mettrequi fabrique aussi l’image des entreprises que j’ai faites ou que je dirige au- jourd’hui...la lucidité de me dire d’abord que je ne suis pas un excellent entrepreneur, et qu’il valait mieux laisser les gens brillants se charger du développement écono- mique. Je suis impulsif, j’ai© FX.EMERYà l’international ou l’em- mener en Bourse. Je ne sais pas ce que l’entreprise serait aujourd’hui si je n’avais pas permis cette ouverture capitalistique, et donné les rênes à des gens compétentsOlivier BaussanCe serial entrepreneur, ancien licencié de lettres de l’université d’Aix-en-Provence, a fondé l’Occitane en 1976, à l’âge de 23 ans. En 1996, il lance l’huile d’olive Olivier & Co, avec le succès que l’on sait. Suit un musée, la Fondation l’Occitane... En 2008, il crée Première Pression Provence, qu’il fusionnera avec Maison Brémond 1830, une con se- rie épicerie  ne, après avoir racheté cette dernière en 2015. Puis il rachète en 2014 le Roy René, spécialiste du calisson. L’enseigne réalise aujourd’hui 2,5 millions d’euros de CA, compte une centaine de salariés, et vient d’ouvrir son premier magasin à Miami.Mais il faut aussi savoir reconnaître ses lacunes, et savoir partager les compé-]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[n°36www.ecoreseau.frInterview croisée - Hobbypreneurs, L’Occitane et Focus cLUB EnTREPREnDRE– sachant qu’eux me lais- saient la compétence dans le développement de l’aDn, si l’on peut nommer cela ainsi.étapes...Mais il faut savoir évaluer un projet sur ses qualité propres. comment est-ce qu’on va toucher le plus de monde, et de quelle ma- nière ? Quelques-uns de nos succès sont des jeux qui ne nous ressemblent absolument pas. Je suis Pa- risien, citadin : je n’avais rien à faire d’un jeu appelé Farming Simulator, a priori... En fait, j’étais en train de donner un cours sur l’entrepreneuriat, et je racontais comment Focus avait construit son cata- logue : il fallait chercheren rentrant, sur ma moto, que j’ai eu le déclic : je ve- nais de leur décrire com- ment obtenir un succès mondial, et je le snobais parce qu’il était centré sur l’agriculture. Le lendemain, nous sommes entrés en contact avec l’éditeur... Et c’est un jeu qui ne me res- semble absolument pas – mais que j’adore.Est-ce que vous feriez les choses différem- ment ?OB : Pas vraiment. En ce qui me concerne, tout s’est construit autour de rencon-Par exemple, la relance de l’olivier en Provence a cor- respondu à l’intérêt que pouvait porter Bruxelles à cette culture sur une partie du bassin méditerranéen... Il en va de même pour les échecs : ils ouvrent des op- portunités. Par exemple, avant l’arrivée de Reinold Geiger à l’occitane, j’avais fait entrer au capital un fonds d’investissement, ce qui a été un monumental raté. au bout de deux ans, ils étaient en train de couler la boîte. Mais cela a été au final bénéfique, puisque cela a permis à Reinold de racheter l’entreprise et d’avoir suffisamment de li- quidités pour pouvoir y ré- investir directement. Les choses vont de pair et se construisent doucement. CL : non... nous avons rencontré des difficultés, bien sûr, mais dès le départ, nous savions que nous al- lions faire autrement. nous nous sommes construits au- tour des attentes d’un mar- ché qui était en train de ra- dicalement évoluer. nousle rôle d’éditeur de jeux vi- déo pour les studios indé- pendants : il n’existait pas de société comme la nôtre à l’époque, y compris à l’étranger.Qu’est-ce que l’avenir vous réserve ?OB : Pour moi, entrepren- dre est un bonheur viscé- ral... Mon épouse me de- mande quand je m’arrêterai, et j’avoue que je ne sais pas ! J’ai racheté, il y a deux ans et demi, le Roy René, spécialisé dans les calissons d’aix – j’aimais l’idée de porter le melon de cavaillon et les amandes de Provence. La personne qui me l’a vendu, qui était la troisième génération d’exploitants propriétaires, n’avait que cinq ans de plus que moi ! Et je pense y rester longtemps. J’ai- merais bien que mes en- fants suivent derrière moi pour une ou deux généra- tions. Les entreprises comme ça, chargées d’his- toire, font partie d’un ter-entrepreneur passionné ?OB : La première chose que je dis, quand on me pose cette question, est cette très belle phrase d’os- car Wilde : « Dans la vie, il faut avoir des rêves suf- fisamment grands pour ne pas les perdre de vue en les poursuivant ». c’est un conseil que je donne sou- vent à des jeunes qui se lancent. Il ne faut pas per- dre ses rêves ; il faut garder sa passion d’abord. L’en- treprise c’est, au départ, souvent ça... des grandesCL : au départ d’un projet, il faut en tomber amoureux. c’est une condition obli- gatoire. on nous propose plus de 1000 projets par an, et on en fait moins de 1%. nous faisons la plupart des jeux avec des parte- naires historiques – quelques mois avant de finir un projet, nous nous met- tons d’accord sur un autre. Le catalogue se renouvelle naturellement, et nous al-passions.L’autre conseil que je donne est de penser directement à l’international. Pendant 20 ans, avec l’occitane, je n’y suis pas allé ; c’est Reinold Geiger, quand il l’a repris, qui l’a mis en place. Et, du coup, il m’a beaucoup appris ; et pour moi, maintenant, l’interna- tional est fondamental. c’est pourquoi, avec le Roy René, ma nouvelle aventure entrepreneuriale, nous y al- lons directement : nous ve-© DRlons laisser rentrer peu de nouveaux studios. Du coup, tout marche au coup de cœur, ou alors par envie de travailler avec un studio qui a une forte notoriété et va nous aider à franchir desEn ce qui me concerne, j’ai un job de rêve. Je me réveille tous les matins avec des projets, et la satisfac- tion, quand ils réussissent, est énorme... En plus, au- jourd’hui, c’est valorisant : tout le monde a compris que les jeux vidéo étaient un vrai business – 70 mil- liards de dollars par an, voire plus en considérant d’autres segments. alors, un jour, j’arrêterai, quand j’aurai atteint mes objec- tifs... Mais ce ne sont pas les mêmes que ceux que j’avais il y a cinq ans.rance. Ilritoire.Avec Internet, les réseaux sociaux,la dématérialisation et les moyens de livraison, il faut penser d’emblée à l’international.La France est trop petiteavons été parmi les premiers à voir arriver la dématéria- lisation, et à lancer Focus avec l’idée de se concentrer dessus. nous avons construit un catalogue numérique dès 2001... Et nous nous sommes rendu compte qu’il y avait vrai manque, au ni- veau international, pour des structures françaises en mal de financement. Quand un studio est venu nous voir pour nous proposer de de- venir éditeurs de leur jeu, nous n’avions pas encore la dimension nécessaire. au début, nous étions une petite équipe, il y avait un côté très aventure ; et, au fil des succès, des réussites, des décisions qui se sont révé- lées bonnes, nous nous sommes agrandis et nous avons grandi, gagné en ex- périence... nous nous sommes transformés petit à petit pour répondre à leurs attentes, leurs besoins... En fait, nous avons peu inventéCL : nous sommes un petit Poucet au milieu des géants. nous sommes la seule petite boîte à jouer dans la même cour que les grands, avec une distribution mondiale, plusieurs titres... Et nous allons continuer en regar- dant vers le haut.nons tout juste d’ouvrir no- tre premier magasin à Miami.CL : La première chose quejedisàtoutlemonde: penser à l’international dès le départ. c’est trop petit, la France ! avec Internet, les réseaux sociaux, la dé- matérialisation et les moyens de livraison, il y a des opportunités extraordi- naires. Même pour des mi- cro-entreprises. Pendant des années, nous avons un peu fait du sur-place en étantCédric LagarrigueFocus est sa grande aventure entrepreneuriale. Il l’a rejoint en 1996, en tant qu’attaché com- mercial, et en devient Directeur des Opérations en 2000. La société, de taille modeste, connaît rapidement une forte croissance, et se taille sa place dans le marché français de l’édition et de la distribution, misant dès le départ sur la dématérialisation. Le passage à l’international en 2008 et le succès de Farming Simulator en 2010 la propulse pour de bon dans la cour des grands. La société est rentrée en Bourse début 2015, levant plus de 10 millions d’euros. Focus emploie aujourd’hui 75 personnes et a réalisé 69,1 millions d’euros de chiffre d’affaire en 2015.un jeu original, avec un thème populaire et inex- ploité. En exemple, je prends un jeu allemand, qui se vendait très bien en im- port sur amazon – et je déroule tout le plan. c’esttres et d’opportunités. Il est difficile de se dire qu’on aurait dû rencontrer untel plus tôt, ou saisir telle op- portunité avant qu’elle ap- paraisse... Les choses sont arrivées au bon moment.Quel conseil donneriez- vous à un jeunedistributeurs en F.est plus facile de se déve- lopper et de trouver de la croissance quand on peut se reposer sur des marchés étrangers. chaque société de jeu vidéo fait 90% de son chiffre à l’internatio- nal... ah, et, du coup, ap- prenez l’anglais !Propos recueillis par Jean-Marie BenoistDéc. Jan. 2017 31]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36cLUB EnTREPREnDRE En immersion - nextdoor, espace de bureaux du futurDans chaque numéro, un(e) journaliste d'EcoRéseau Business fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...)Freelancers, start-up et grands groupes se cô- toient dans les anciens locaux de canal+ situés à Issy- Les-Moulineaux au 41 et 43 rue camille Desmoulins, par- tageant trois types de volumes : des espaces de coworking qui incluent un café et un lieu de restauration, des salles de réu- nion de quatre à 35 personnes, amovibles pour les plus grandes d’entre elles, et des bureaux privatifs. Une centaine de sociétés au total jouissent de ces lieux. Et le nouveau bâtiment ouvert le 17 octobre dernier au 43 de la rue, en face de son aîné, se caractérise déjà, le 4 novembre, par un taux d’occupation de 70%. aujourd’hui, ce sont 800 per- sonnes qui s’adonnent à un va-et-vient pendulaire dans cet antre de la convivialité.vont encore plus loin en pro- posant des afterworks – un classique, mais celui-ci mé- lange chaque entreprise –, des ateliers de manucure, des cours de photo... « Au boulot, onpour gérer les deux bâtiments. Une dizaine de personnes se divise les tâches, du manager à la maintenance technique, en passant par la gestion de l’accueil, du bar, des achats,locaux plus grands ou plus petits », explique Stephen an- dré. au43delamêmerue,le petit frère du bâtiment pilote, déjà rempli au bout de troissportifs, une prairie – sorte de pièce improbable en intérieur avec tableaux blancs, balan- çoire et poufs en tout genre – , une bibliothèque et des coins récréatifs en extérieur. Pour le 43 par exemple, il s’agit d’un jardin en angle sans vis- à-vis adossé au bâtiment avecdepuis son emménagement. Le dirigeant, au moment de remplir son cahier des charges, a réalisé qu’il passait à peine 20 à 30% du temps dans son bureau. Il a donc décidé de travailler, sur son temps de présence, à côté de ses colla- borateurs...Welcome Homeafin de décrire ce qu'il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les flux financiersFaut-il changer sa manière de travailler avant de changer ses bureaux, ou inversement ? nextdoor a tranché, avec des lieux qui changent la manière de travailler et collaborer.COMME CHEZ SOI SANS LES CHARENTAISES« Le concept de nextdoor est celui de casser les codes du tertiaire : le bar avec tireuse à bière et l’accueil sont collés l’un à l’autre. Les lieux contri- buent à créer du plaisir et du confort social sur le lieu de travail. Nous développons tout un panel d’animations festives et business », relate Stephen andré, Smile ambassador de la structure, ou si vous préférez responsable de la communi- cation.Exemple de "meet-up" chez nextdoor.© Arnaud CAILLOUmois, possède un dimension- nement un peu plus grand mais mise sur la même recette : à chaque étage, l’ascenseur s’ou- vre sur un espace collaboratif avec billard, téléviseur et consoles de jeu vintage, voire même à un étage en particulierBIEN-ÊTRE,ÉMULATION ET RESPONSABILISATION : LA FIN DU MANAGEMENTÀ LA PAPASurtout nextdoor voulait ré- pondre au changement de pa- radigme de l’entrepreneuriat en France. « Nous passons de l’entreprise baleine à une multitude d’entreprises en mode banc de poissons qu’il faut fédérer et faire vivre. La start-up “Have a Good Day” hébergée chez nous gère le bar au 43 et s’occupe d’une partie de l’événementiel », se réjouit le professionnel de la communication.aussi les locaux de nextdoor correspondent-ils à ces nou-amène souvent un souvenir heureux qui vient de chez soi : une photo, une plante, un mug... Mais l’inverse est rare. Tout comme l’on peut ramener du travail chez soi mais peu d’entreprises peuvent se tar- guer d’adopter les codes ras-de la prospection commerciale, du montage de partenariats, etc.Et côté prix ? 300 euros HT par mois pour un coworker, 490 euros HT par poste pour un bureau privatif. « Nous avons un positionnement moinsAMBITIONS AVOUÉESNous passons de l'entreprise baleine à une multitude d'entreprises, en mode banc de poissons,Bonne nouvelle, ces bureaux du futur vont être dupliqués. « Nextdoor est le résultat d’un projet intrapreneurial porté par un actionnaire unique, Bouygues Immobilier, qui nous laisse carte blanche. Nous projetons d’essaimer le concept en Île-de-France l’an- née prochaine puis ensuite sur l’ensemble du territoire et à l’international », déve-« terrain deet mobilier coloré pour pouvoir travailler lorsque la température l’autorise.boules, barbec’ »Et bizarrement, les adultes ne se retrouvent pas à faire des tournantes... de ping-pong pendant trois heures ou à rester scotchés devant la Super nin- tendo. Ils respirent, rient, se détendent. nextdoor n’incar- nerait-il pas ce lieu et cet état d’esprit qui responsabilisent enfin le collaborateur ? Une utopie ? Dans tous les cas, autre lieux, autre mœurs. « Une fois ici, les dirigeants doivent un peu lâcher du lest et se libérer », ajoute le Smile ambassador. Une nouvelle façon de collaborer ou de se rencontrer qui n’est pas sans rappeler les « tiers lieux », ces fameux espaces qui fleu- rissent actuellement dans les grands groupes pour mutua- liser les compétences et dé- construire les silos, afin d’ac- coucher de cycles d’innovation plus courts.qu'il faut fédérer et faire vivreLes meetings se veulent in- formels et les thèmes abordés diversifiés, mais tous sont liés à l’innovation : nouveaux lan- gages de programmation, dé- fiscalisation immobilière, uti- lisation de nouveaux outils digitaux. Entre autres, les DG France de Facebook, Twitter et de Microsoft ou encore Emmanuelle Duez, connue pour son fameux Boson Pro- ject, sont intervenus dans les espaces de coworking afin que ces meet-up se réalisent dans un cadre plus intime et informel.surants du chez soi au travail. L’initiative peut sembler légère mais elle contribue à faire de chaque individu qui arpente les lieux un membre de la communauté nextdoor », pour- suit Stephen andré. Le tout avec application smartphone, pages dédiées sur les réseaux sociaux, newsletter et trom- binoscope à l’appui.cher de 20 à 30% par rapport aux offres du tertiaire classique en région parisienne. Rappe- lons également que l’immo- bilier tertiaire ne possède qu’un taux d’occupation de 60%. Ainsi, avons-nous dé- coupé l’immeuble pour le ren- dre le plus rentable possible. Les offres peuvent être packa- gées, mais surtout notre offre est flexible en termes de durée et de dimension. D’un mois à l’autre, nous pouvons arrêter l’offre pour laisser respirer l’entrepreneur, ou agrandir les bureaux, ou faire emmé- nager une entreprise dans dessur un espace tisanerie. chaque entreprise possède donc des lieux dédiés et presque sur-mesure. certaines constantes se retrouvent d’un espace à un autre : le mobilier est sobre certes. ne vous at- tendez pas à de l’art déco, sauf peut-être pour les espaces de convivialité. Mais là n’est pas l’important. Des cabines téléphoniques trônent souvent au milieu des open spaces. Entendez ici des petites pièces avec pupitres pour recevoir des personnes ou parler sans déranger. chaque bâtiment possède ses douches pour lesvelles façons de travailler des entreprises qui font du bien- être, facteur indéniable de productivité, un élément cen- tral de leur stratégie. « Les rencontres, même informelles, amènent à de la créativité et à une ouverture d’esprit, ajoute Stephen andré. Même si en France, nous ne sommes pas encore prêts à renoncer au présentiel et à changer nos modes de management. Mais cela bouge à nextdoor. » comme le témoigne un cabi- net spécialisé dans la stratégie RH qui ne possède plus de bureau attribué à la directiondré. aLes concepteurs de nextdoor 32 Déc. Jan. 2017CLASSIQUECASSER LES CODES ET L’OFFRE DE L’IMMOBILIER TERTIAIREloppe Stephen an. l’heure où la rédaction déam- bulait dans ses bureaux nou- velle génération, nextdoor ve- nait d’ouvrir un nouveau site à La Défense. De nouvelles ouvertures sont prévues très prochainement Gare de Lyon, Porte d’orléans, Gare Saint- Lazare et à neuilly...L’équipe est dimensionnéeGeoffroy Framery]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36cLUB EnTREPREnDRE Electron libre - Timothée Boitouzet et son bois transparentDans cette rubrique EcoRéseau Business met à l'honneur un(e) entrepreneur(e) parce qu'il (elle) a un profil atypique, parce que son entrepriseWoodoo childFERTILISATION CROISÉE ENTRE CHIMIE ET ARCHITECTURE« J’ai toujours eu cette fibre entrepreneuriale. J’ai étudié aux Etats- Unis, un système scolaire où l’on nous pousse à emprunter des chemins hors des sentiers battus,évolue dans un secteur unique ou parce qu'il (elle) a eu l'idée de sa boîte d'une manière peu conventionnelleEt si le bois bionique transparent révolutionnait la construction, le design et le luxe ? Itinéraire d’un entrepreneur visionnaire.noré par le MIT dans le palmarès des innovateurs de moins de 35 ans qui vont changer la face du monde...lents. »« Notre génération est en quête de sens. Nous voulons tous apporter notre pierre à l’édifice pour que les générations futures vivent mieux. Lesaujourd’hui, Woodoo a la fraîcheur d’un nou- veau-né : à peine quelques mois d’exis- tence légale pour un pro- jet qui a nécessité plus de cinq ans de matura- tion, ayant vu le jour en 2011 sur les bancs de Harvard. Le projet so-Retirer le lignine du bois pour laisser passer la lumièreWLe point faible du bois transparent : dépenser beaucoup, pour  nalement obtenir des rideaux opaques...à prendre des risques, à accoucher de projets créatifs à la croisée des disciplines. De cet état d’esprit, j’ai gardé la vo- lonté de croiser les idées car l’innovation vient de cette confrontation des disciplines. Pour moi ce fut l’architecture et la biologie malgré les conservatismes rencon- trés qui me disaient par- fois de partir juste en biologie », se souvient Thimothée Boitouzet, fondateur de la start-up Woodoo et dirigeant d’un cabinet d’architecture au Maroc, récemment ho-entrepreneurs que je cô- toie sont empreints de la même philosophie, relate le fondateur de Woodoo qui a écrémé des agences prestigieuses d’architec- ture au Japon, au Dane- mark, en France et aux Etats-Unis. J’ai bossé pour de grands noms qui ont obtenu le Pritzker (équivalent du prix Nobel d’architecture), mais au- cune d’entre elles ne m’a un jour proposé de dé- velopper mon projet en interne. Ces agences sont centrées sur leurs œuvres mais ne profitent pas to- talement de leurs ta-ciétal de Woodoo est am- bitieux : celui d’avoir sur le long terme un im- pact durable sur le bâti du futur. « C’est aussi celle de participer à la ville bas carbone de de- main et de promouvoir le bois en tant que ma- tériau ancestral de la construction, qui pourrait détrôner nos matériaux actuels », relate l’inté- ressé. Et le jeune star- tupper de préciser sous forme d’aphorisme : « Si le XIXème fut l’âge du fer, le XXème, celui du béton, le XXIème sera celui du bois ».oodoo est de- mondial de référence en et son application tien- venu en quel- la matière, une médaille nent de l’impensable : ques mois le d’or au concours national doper les essences d’ar-champion des cleantechs, de la création d’entre- bres peu résistantes, unel’égérie des start-up made in France. Entre autres récompenses obtenues sur ce seul mois de no- vembre : une médaille de bronze au « climate Kic », concours européen des cleantechs et réseauprise innovante et le grand prix de l’innova- tion de la Mairie de Pa- ris... Une pluie de titres en somme, alors que la toute jeune pousse n’a pas encore donné ses pre- miers fruits. Mais l’idéedes ressources naturelles les plus présentes sur no- tre territoire, en matériau bionique, peu consom- mateur d’énergie, robuste et multi-usages. Une start-up pleine de pro- messes. Récit.34 Déc. Jan. 2017RD©]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[n°36www.ecoreseau.frElectron libre - Timothée Boitouzet et son bois transparent cLUB EnTREPREnDRELE BOIS, CE MAL AIMÉ ?coté pratiques, l’utilisa- tion du bois en tant que matériau est entrée dans les mœurs au Japon, en Suède ou en norvège. En France, la culture et l’amour pour la pierre restent tenaces. Le re- cours au bois est passé de2%en2000à12% aujourd’hui – principa- lement dans le grand ouest – pour les rési- dences individuelles. Le chiffre a également dou- blé pour les constructions tertiaires selon France Bois Industries et entre- prises, fédération inter- professionnelle. comme aurait pu le chanter Bras- sens, au pays sans pré- tention, le bois a donc plutôt mauvaise réputa- tion. Les mentalités évo- luent doucement. comme l’atteste le concours pour réinventer la ville de Paris qui a récemment mis en exergue le bois en tant que matériau d’avenir.« Le bois est un matériauqui pousse tout seul etqui capte du CO2 au lieud’en consommer. Mais ilse caractérise par quatrelimites : il est plus in-flammable que les autresmatériaux de construc-tion moderne, il pourrit,il est onéreux et l’on ne Nous parlons bien de selon les essences utili- nomère, plastique natureldu mobilier, de l’aéro- nautique, de l’automo- bile... Actuellement, le matériau est en phase de “scale up” (entendez par l’anglicisme la phase qui suit le développe- ment labo et qui précède son industrialisation et sa commercialisation à grande échelle, nDLR). Nous avons décidé de d’abord développer notre activité dans des secteurs à haute valeur ajoutée mais à faibles contraintes, comme le luxe et le design, pour ensuite répondre aux be- soins des industries auxchaque année, la France ne prélève que 53 mil- lions de m3 de bois, la récolte est donc large- ment inférieure à la pro- duction biologique de la forêt (au plus 60 %). « Il n’y a jamais eu autant de bois depuis 800 ans.fessionnels, Woodoo a trouvé la solution : dé- passer les contraintes du matériau citées plus haut pour le rendre imputres- cible – qui ne pourrit pas, plus résistant au feu, plus étanche et plus ro- buste tout en le rendant,et confère le côté trans- parent. Puis une seconde étape consiste à infiltrer la matrice altérée du bois avec de nouveaux com- posés qui polymérisent le matériau. autrement dit, il s’agit de remplir l’essence d’une biomo-Automobile, aéronautique, mobilier, design, luxe, bâtiment... Si le XIXème fut l’âge du fer, le XXème du béton, le XXIème sera celui du bois en tant que matériau principalpeut pas construire aussi haut avec le bois qu’avec les autres matériaux ac- tuels », définit Thimo- thée Boitouzet.ressources inexploitées et non de déforestation », ajoute le startupper. Des données marché encou- rageantes pour la jeune pousse qui profite éga- lement d’un procédé de synthèse du matériau qui utilise les bois de faible constitution, rarement exploités.sées, translucide ou transparent ce qui lui confère un côté esthé- tique indéniable. Sur l’étape une, tout est ques- tion de biologie et re- construction molécu- laire : l’étape un consiste en une déstructuration sélective de la matrice du bois en retirant no- tamment sa lignine, en- tendez l’un de ses prin- cipaux composants avec la cellulose – autre com- posant qui permet de laisser passer la lumièrepour renforcer le maté- riau. « Le bois brut contient entre 60 et 90% d’air : Woodoo explore la porosité naturelle du bois et reconstruit à l’échelle moléculaire la structure du végétal en s’appuyant exclusive- ment sur des procédés verts et durables », dé- taille son concepteur. En matière d’application, le champ des possibles est grand ouvert.tes réglementationsor la France, selon les chiffres de l’office na- tional des forêts (onF) est la deuxième puis- sance européenne, der- rière l’allemagne, en matière de volume de production de bois sur pied avec 2,37 milliards de m3. annuellement, ce volume s’accroît de 87 millions de m3. Pourtant,QUAND LA CHIMIE RÉVOLUTIONNELE BÂTIPour convaincre M. Tout-le-monde et les pro-« Nous sommes sollicités par les domaines du luxe,for.telles que le second œu- vre et la toiture en par- ticulier à deux ans, puis la construction de bâti- ment à cinq ans », dé- veloppe le jeune diri- geant dont la première livraison se fera d’ici un an.Geoffroy FrameryDéc. Jan. 2017 35]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36cLUB EnTREPREnDRE Culture du rebond - Anne-Cécile Worms, entrepreneure en série dans les arts digitaux Apprendre de ses échecs et utiliser cet acquis dans une nouvelle aventure. Tel est le credo qui est suiviD La critique est aisée mais l’art est difficile comment revenir sur le ring de l’entrepreneuriat malgré un K-o cuisant suite à l'éclatement de la bulle Internet ?ébuts promet- rage... », nous narre anne- teurs. au moment cécile Worms.dans cette rubrique, qui retrace une sortie de route pour mieux se tourner vers l'avenirEléments de réponse avec anne-cécile Worms, entrepreneure et chantre des arts numériques.de créer sa pre-mière start-up, anne-cécile UN CONCEPTWorms était déjà à la tête d’une société de produc- tion. Déjà dotée d’un ba- gage entrepreneurial cer- tain, elle se lance dans un nouveau projet de musique en ligne avec son associé et empoche le prix de l’an- var de 500000 francs en 1999, devenant lauréate du premier appel du cnT – programme pour lancer les start-up sur Internet. Deux tours de table sont égale- ment conclus dans la fou- lée. Le premier avec des business angels, le second avec l’un des premiers in- cubateurs de France, To- kamak créé en 1997. « Nous étions en avance sur le marché. iTunes et les modèles de téléchar- gement n’existaient pas. Nous voulions représenter et diffuser des artistes qui n’avaient pas de “major”. C’était le début de la mu- sique électro qui se déve- loppait via des labels in- dépendants et le lancement de vinyles sur des petites séries. Et la bulle Internet était pour l’instant un mi-avecINÉDIT MAIS TROP EN AVANCE SUR LA TECHNIQUE ET LES MENTALITÉS36 Déc. Jan. 2017« Outre le concept de mu- sique en ligne, nous de- vions montrer aux inves- tisseurs cette fameuse courbe de croissance où l’on commençait à dépen- ser beaucoup d’argent avant d’en gagner énor- mément, ce qui nous per- mettait ensuite de revendre. Bref, afficher une perte pour aller dans le “go glo- bal, go fast”. J’en suis re- venue, de ce modèle », se remémore anne-cécile Worms. au tournant du millénaire, le modèle de la musique en ligne était à ses prémices et le mini- disc encore vivant, la bande passante très coûteuse et les investissements lourds : « Nous voulions trouver la bonne formule pour faire une radio en ligne. Nous avions développé toutes sortes de partenariats avec notamment Apple qui nous avait placés sur la home-Un parcours haut en couleurs...pageLe droit en pratiqueFin d’année : entrepreneurs attention au dépôt de vos comptes !quelques Mac. Ils nous satellite à hauteur de vement son nez en 2001 j’ai tirée ? Celle qu’il faut avaient considérés comme 100000 euros pour retrans- par manque de résultats. savoir arrêter son activité porteurs d’un projet inno- mettre des concerts », énu- au bon moment. J’ai fermé vant et pilote. Nous avions mère la dirigeante. Mais LEÇONS DE MAUX un peu trop tard, même siFde son site et envoyé investi dans une antenne la faillite pointe définiti- « La première leçon que l’entreprise n’avait pas dein d’année oblige, c’est l’heure du de déposer les comptes avant le 31 juillet or, il est bien connu que si l’assemblée n’a bilan pour chaque entrepreneur. De de l’année n+1. pu se réunir dans le délai légal, il est pos- bonnes résolutions, mais aussi Dans le cas qui nous occupe, pour la sible d’obtenir une prorogation de ce délail’heure des comptes. deuxième année consécutive, un entrepre- de six mois en adressant une requête auce mois-ci, notre cabinet veut aborder un cas atypique, une phobie administrative en quelque sorte du dirigeant qui ne veut pas déposer ses comptes.neur n’avait pas déposé à temps ses comptes.Pour rappel, le non-respect de ces obliga- tions de dépôt fait encourir le risque de sanctions pénales une amende de 1500 euros, et de 3000 euros en cas de récidive et de sanctions civiles : le président du tri- bunal peut enjoindre sous astreinte (c'est- à-dire avec ordre de payer au Trésor public une somme par jour de retard) au dirigeant de la société concernée de procéder, dans le mois suivant au dépôt des comptes.président du tribunal de commerce.cette requête de prorogation fut acceptée pour cet entrepreneur la première année, mais la deuxième année, le président n’eut pas la même tolérance. La requête de pro- rogation a été rejetée et l’entrepreneur s’expose désormais à des sanctions – pas violentes, mais des sanctions tout de même.conclusion : entrepreneurs ne négligez pas le dépôt de vos comptes, les tribunaux sont tolérants une fois, pas deux.De façon habituelle, chaque société doit organiser une assemblée générale pour ap- prouver les comptes dans les six mois à compter de la date de clôture de l’exercice social, soit de façon globale le 31 décem- bre 2016. Il est donc de coutume d’orga- niser cette assemblée générale fin juin et]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[n°36www.ecoreseau.frCulture du rebond - Anne-Cécile Worms, entrepreneure en série dans les arts digitaux cLUB EnTREPREnDREdettes. Nous devions re- vendre l’entreprise à France Télécom. Mais avec le recul, j’aurai dû renoncer plus tôt, relativise la serial entrepreneure. La seconde leçon que j’ai ap- prise est la conséquence de la première. Celle de la solitude de l’entrepre- neur. »l’éclatement de la bulle Internet. Mais de cette ex- périence, je retiens qu’il faut surtout apprendre à dire non quand les déci-le MCD (magazine des cul- tures digitales) », relate l’ancienne directrice des publications. Mais après 13 ans de diffusion, anne-sociatif amène également anne-cécile Worms sur de nouveaux chantiers, comme son média en ligne « Ma- kery », dédié à l’universment, je suis également une formation sur le leadership à Stanford », relate la diri- geante.droits d’auteurs représen- tent 50% de la prestation. Nous avons également lancé un “Art Lab” », se réjouit l’entrepreneure. au- jourd’hui, ce travail de ré- seautage et de production artistique commence à por- ter ses fruits. EaDS, la Gare de l’Est, airbus et des grandes marques d’al- cool font appel aux services d’art2M qui a déjà lancé des œuvres telles que le gant connecté du beatboxer Ezra, les lapins fluorescents d’Edouard Kac, le projet Waterlight – des leds qui s’illuminent au contact de l’eau – d’antonin Four- neau... Mais la soif d’en- treprendre d’anne-cécileoutre des partenaires qui prennent rapidement la poudre d’escampette, une désillusion plus grande at- tend anne-cécile Worms au moment de la faillite : « J’avais 17 salariés. Je croyais qu’avec le fonc- tionnement start-up, il y avait une plus grande proximité avec l’équipe, qu’on réussissait mais aussi qu’on se plantait en- semble. Mais en fait, tout cela est faux, on se plante tout seul », explique anne- cécile Worms.« Plus jamais entrepreneure ? » Aujourd'hui, elle dirige Art2M, plusieurs médias spécialisés, son association, et elle lance une nouvelle plateforme de vente d'art en ligneLa collaboration avec sonMalgré cet échec, les re- lations avec les investis- seurs restent bonnes. « Nous avions co-construit le business model avec les investisseurs qui vivaient également de plein fouetDE L’ASSOCIATIF À UNE NOUVELLE SOIF D’ENTREPREN- DREWorms n’est pas enco. étanchée. Si bien que l’en- trepreneure a récemment lancé art Jaws, plateforme de vente d’œuvres d’art en ligne, en partenariat avec axa, tout en perpétuant son asso, ses médias web et bien sûr son entreprise art2M. Sacré rebond.sions sont seulement prises au nom de la performance et non pour la pérennité de l’entreprise. Il faut sa- voir imposer sa vision et ne pas penser à revendre son entreprise trop vite. Cette aventure m’a donné une posture de prudence », confie anne-cécile Worms.cécile Worms a récemment décidé de stopper la conception de son média. « Le papier est un business sans modèle où il faut sans cesse se battre pour trouver de nouveaux partenariats. Mais le métier, je l’adorais : faire de la veille, être édi- trice, journaliste, rencontrer des producteurs, des ar- tistes, monter des forma- tions qui mêlent numérique et art... » au fil des années, l’entrepreneure se constitue un carnet d’adresses foi- sonnant de contacts inter- nationaux. Le magazine lui servira dès lors de tremplin pour repartir sur les voies de l’entrepreneuriat. L’ex- périence sur le terrain as-des « makers », le lance- ment de Moocs ou de formations en lien avec le numérique...premier associé se termine en 2013. « Je décide de lui revendre la marque com- merciale Digital Art et continue avec une nouvelle identité Art2M. Au- jourd’hui, Jérôme Chailloux, également en- trepreneur, m’a rejoint en tant que directeur de l’in- novation. Notre modèle économique repose sur la commercialisation de co- production artistique ex- clusive et donc sur le talent de l’artiste et la vigueur de la communauté qui sou- tient les productions. Et nous tenons également à répartir équitablement les richesses sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Lesaprès cet échec, « je me suis dit que je ne serais plus jamais entrepreneure, mais j’avais en tête la créa- tion d’une association pour lancer ce qui deviendraitGeoffroy FrameryLe déclic? Une rencontre avec un éditeur spécialisé dans les arts numériques, qui crée une communauté en ligne à chaque sortie pour actualiser son contenu. « Je décide alors de co- fonder la SARL Digital Art International qui propose aux entreprises et aux col- lectivités des productions artistiques sur mesure. Nous avons décidé de mieux choi- sir nos partenaires. Axa rentre ainsi au capital parce que ce grand groupe est leader mondial dans le do- maine de l’art. Conjointe-reDéc. Jan. 2017 37]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36cLUB EnTREPREnDRE Créer aujourd’hui - Les diverses formes de rémunération dans les start-upLa création d'entreprise, c'est avant tout du concret et de l'opérationnel.Pas qu’une question de salaireD'où cette rubrique qui explore de manière très pratique l'une des phases de l'entrepreneuriat.Entre faible trésorerie et besoin de compétences de haut niveau,le startupper doit parfois faire le grand écart. Quelques pistes se dessinent pour recruter des talents sans couler la boutique.ATSouvent oui. Le porteur de projet est générale- ment préparé à ne pas se payer au cours des premiers mois, voire des premières années d’activité, mais difficile de convaincre des pro- fils expérimentés de re- joindre l’aventure pour une poignée de caca- huètes ! Pourtant, sans compétences pour épau- ler le dirigeant, pas sim- ple d’envisager un ave- nir entrepreneurial ra- dieux. afin de résoudre cette quadrature du cer- cle qui se pose un jour ou l’autre à tout star- tupper, plusieurs solu- tions existent.giaires, mais sans ja- mais en abuser, sou- ligne le dirigeant. Je le déconseille vivement pour la partie dévelop- pement web car les étu- diants n’ont pas tou- jours le niveau et nous sommes obligés de re- passer systématique- ment derrière eux. No- tre domaine d’activité est techniquement com- plexe. Dans notre cas, il vaut mieux partir sur des collaborateurs très compétents avec qui nous allons nous asso- cier. Car au final, quelqu’un qui a de réels atouts va vous permet- tre d’économiser des dizaines de milliers d’euros. »utre moyen de faire venir des talents, le charisme.TROUVER UN OUaboue la question de la rémunéra- tion en start-up ?la pompe sans flamber tent à leurs étudiants Si l’on accepte de ne d’entrée la trésorerie de de faire une année de pas être l’unique maître l’entreprise. certains césure, et il y a toujours à bord, l’association est abusent même de ce les stages de fin la possibilité de s’ad- stratagème vieux d’études. » Dans ces joindre une ou plusieursLes bons de souscriptionde parts de créateurs d'entreprise (BSPCE) et les bons de souscription d'actions (BSA) sont de bons outilsDES ASSOCIÉ(S)38 Déc. Jan. 2017La première et la plus évidente est le recours classique au stagiaire. c’est le moyen le moins coûteux pour amorcerSYSTÈME Dcomme le monde. Et pour cause, la gratifi- cation légale pour un stage de plus de deux mois est de 554,40 eu- ros, soit 3,60 euros de l’heure... « Les sta- giaires restent un très bon filon, assure Sébas- tien chaillot, fondateur de la société de conseil abisko et professeur tu- teur en entrepreneuriat à HEc Paris. Beaucoup d’écoles de commerce ou d’ingénieurs permet-conditions plus qu’avantageuses, il est tentant de se constituer une armée de jeunes ta- lents. Mais l’exercice a tout de même ses li- mites. Mehdi coly a fondé optimiz.me, une start-up spécialisée dans le référencement sur Google. créée il y a trois ans, la société em- ploie aujourd’hui 13 collaborateurs. Que des salariés. « Nous avons fait travailler des sta-personnes de talent. « Lorsque l’on démarre seul, cela peut valoir le coup, témoigne Mehdi coly. J’ai pro- posé à mon directeur technique de nous as- socier. Pendant un long moment nous ne sommes restés que tous les deux sur le projet avant d’embaucher une première personne pour la partie marketing. » L’idéal est de penser à l’association en amont]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[n°36www.ecoreseau.frCréer aujourd’hui - Les diverses formes de rémunération dans les start-up cLUB EnTREPREnDREpong entre midi et deux », assure Mehdi coly. Le fondateur d’optimiz.me a choisi de se caler sur les prix du marché, notamment pour attirer des profils seniors dans le domaine du développement in-tains profils auront par- fois du mal à l’accep- ter. »laborateurs, un salaireplus bas que lamoyenne pourra êtrecompensé par quelquespourcents de capital,une prime de fin d’an-née ou une rémunéra-tion variable, particu-lièrement adaptée aux teurs d’entrepriseLe Cifre subventionne l'entreprise qui embauche un doctorant collaborant avec un laboratoire public pour l'occasionBONS DE SOUSCRIPTIONLes bons de souscrip- tion de parts de créa-Le stagiaire qu'on fait courir, une orientation empruntée par certains...formatique. « Nous avons toujours réussi à nous financer. J’ai fait le choix d’acheter de la compétence plutôt que de tout faire moi- même. Et cela se paie au prix réel. » « Il faut être un entrepreneur charismatique ou vi- sionnaire pour espérer attirer des talents à des prix inférieurs à ceux pratiqués, estime Sé- bastien chaillot. Cela dit, la génération Y cherche souvent autre chose que le seul sa- laire : participer à une aventure humaine, une ambiance de travail particulière, des ho- raires flexibles, des perspectives d’évolu- tion. Il s’agit en général de jeunes de 25 à 30 ans, sans enfants ni em- prunts lourds à rem- bourser. » Pour ces col-profils commerciaux. « Pour les autres mé- tiers, il est difficile de trouver des critères sur lesquels asseoir la part variable, note Sébastien chaillot. De plus, cer-(BSPcE) et les bons de souscription d’actions (BSa) sont également de très bons outils pour intéresser les futurs sa- lariés de l’entreprise. Les premiers permettentde la création de l’en- treprise. Fabrice Ro- mano a fondé Eye tech care il y a huit ans, et a récidivé avec Kera- nova, une start-up très prometteuse du secteur de l’ophtalmologie. La directrice générale de l’entreprise est égale- ment associée et cofon- datrice. « Elle avait 13 années d’expérience à un poste de haut niveau dans un laboratoire, souligne Fabrice Ro- mano. Pour débaucherquelqu’un de ce calibre, il faut avoir des argu- ments. Je lui ai proposé une part significative du capital. On ne peut pas se contenter de donner 2% à ce type de profil. Au départ, il faut réussir à trouver les fondateurs qui se- ront prêts à tout lâcher pour se lancer dans l’aventure. C’est un pari risqué et tout le monde en est conscient. »ples salariés, une ma- jorité accepte d’être payée en-dessous des prix du marché en échange d’une plus grande liberté dans le travail. « L’esprit start- up, c’est faire confiance au salarié, lui donner une autonomie dans la prise de décision, pren- dre en compte ce que chacun dit, et prendre les décisions de ma- nière collective. Il ne suffit pas de jouer à la Playstation ou au ping-J’aime ma boîteWikiPME, une plateforme digitale faite par des entrepreneurs pour les entrepreneurs !trepreneurs et des experts du sujet) de qualité à ses questions ; - trouver des solutions aux problèmes auxquels il est confronté ; - se développer, au niveau local, national et international, avec des clients, fournisseurs, partenaires ou prospects.Pour ce qui est des sim-chronique parrainéeL’entrepreneur est le moteur de notre paysPrésidente d'ETHIc Présidente de SDMEDepuis 2015, WikiPME souhaite les rassembler dans la pre- mière communauté numérique et solidaire des entrepreneurs. S’entraider, se fédérer, peser : telles sont nos ambitions.par Sophie de Menthonchaque matin, des femmes et des hommes se lèvent avec l’ambition de changer le monde. chacun à leur niveau se bat- tent pour faire bouger les lignes. chacun à leur niveau, les en- trepreneurs de France construisent le monde de demain, créent la valeur et l’emploi.WikiPME a été pensé par des entrepreneurs pour des en- trepreneursDans un monde en perpétuelle évolution, il est fondamental d’accompagner les entrepreneurs, de se serrer les coudes et de se rassembler au-delà des mouvements partisans, afin de co-construire le monde de demain.Nous assistons actuellement à un changement de sociétéalors que l’entrepreneur, plus que jamais, est isolé et manque de temps, le développement du numérique lui offre la possi- bilité de se rassembler et d’échanger avec ses pairs et surtout de contribuer à faire grandir la plateforme.WikiPME est la première communauté d’entraide des entre- preneurs et entend bien permettre de replacer durablement l’entrepreneur, seul créateur d’emplois et de richesses, au cen- tre de la société française.En créant la plateforme WikiPME nous voulions permettre à l’entrepreneur de mettre le digital au cœur de la stratégie de son entreprise en l’aidant à :- recevoir rapidement des réponses (élaborées par d’autres en-Bienvenue chez vous !Hervé novelli, co-fondateur de WikiPMEDéc. Jan. 2017 39Œ]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36cLUB EnTREPREnDRE Créer aujourd’hui - Les diverses formes de rémunération dans les start-upque proposent souvent les conseils régionaux. « Avant de recruter un ingénieur, il existe desbastien chaillot. Finalement, quelle que soit la stratégie du star- tupper pour dénicherUne question d’équili- bre économique. Et puis, pour le fondateur d’abisko : « Vis-à-visUn salaire plus bas que la moyenne pourraêtre compensé par une faible part de ca.pital, rémunération variableune prime de fin d'année ou uneau collaborateur d’ache- ter des actions de la so- ciété et de les revendre avec une belle plus-va- lue si celle-ci prend de la valeur. contrairement aux BSa, ils ne peuvent être cédés. « Je vais choisir de donner des BSPCE aux salariés- clés pour compenser le risque qu’ils prennent et l’incertitude quant àresponsable industriel, la personne qui est en charge de réaliser les premiers prototypes. « Le BSPCE est un outil très intéressant qui per- met aussi de fidéliser les talents. Mais on ne peut pas en donner à tout le monde. »Certains ont d'autres atouts pour retenir les jeunes talents...(cIFRE) qui subven- tionnent toute entreprise embauchant un docto- rant si celui-ci s’inscrit dans une collaboration de recherche avec un laboratoire public. Les cIFRE sont intégrale- ment financées par le ministère de l’Ensei- gnement supérieur et de la recherche. « Nous y avons eu recours àsur son projet sans em- pas se rémunérer lui-baucher tout de suite », même tant que le pointnote, par exemple, Sé- mort n’est pas atteint. Yann PetiteauxUne majorité de salariés accepte d'être payée en-dessous des prix du marché en échange d'une plus grande liberté dans le travailaides destinées à finan- des compétences au des collaborateurs, ne cer le travail d’un bu- moindre coût, la règle pas se payer est la reau d’études externe, d’or reste la même quoi preuve que vous y ce qui permet d’avancer qu’il arrive : il ne doit croyez. »Le bon timing de l’embaucheLa levée de fonds non essentiellePour les start-up du sec- teur scientifique, d’au- tres solutions sont dis-Créer un premier emploi n'est pas un acte anodin. Pour un créateur d'entreprise, c'est même une véritable prise de risque. C'est la raison pour laquelle certains ont tendance à attendre le plus longtemps possible avant de franchir cette étape. « Pour un porteur de projet qui crée pour la première fois et n'a jamais été dirigeant, l'embauche d'un premier salarié arrive souvent tard, constate Sébastien Chaillot. C'est généralement pour des raisons psychologiques. Quelqu'un qui n'est pas un serial entrepreneur fait souvent preuve d'un mix entre prudence et ques- tionnement sur sa propre légitimité. Et cer- tains ne veulent pas créer de poste parce qu'ils n'osent pas proposer un salaire bas. » Se pose alors la question fatale : faut-il at- tendre d'avoir levé des fonds pour embau- cher ? « Heureusement non, affirme Sé- bastien Chaillot. Il existe aujourd'hui de nombreux dispositifs (BPI, Régions...) qui permettent aux start-up d'avoir un peu d'argent. La levée de fonds n'est pas une fin en soi. C'est vrai qu'il y a autour de cer-tains startuppers un phénomène de rock- starisation, mais on peut très bien faire de la musique sans être les Beatles ! D'autant que faire entrer des investisseurs signifie souvent perte de flexibilité et reportings réguliers. Ce n'est pas forcément facile à gérer. » Fin 2014, Sébastien Chaillot a créé la boutique en ligne lesraffineurs.com. Au- jourd'hui, celle-ci emploie cinq collaborateurs sans avoir fait la moindre levée de fonds. « Pour moi, il faut d'abord générer du chiffre d'affaires avant d'aller chercher des fonds, juge Mehdi Coly. Mais tout dépend du business model. Il y a des activités où l'on ne peut pas générer du chiffre sans avoir d'abord recruté des salariés. Fabrice Romano avertit pour sa part : “On ne peut pas embaucher si l'on n'a pas la garantie d'avoir des fonds. Lors de la création de ma première société, je suis resté longtemps seul. J'ai dû embaucher après une première grosse commande, puis au fur et à mesure du développement de l'entreprise.” »l’avenir de l’entreprise, explique Fabrice Ro- mano. L’argument de l’aventure start-up c’est bien, mais ce n’est pas cela qui vous paie vos courses ! » Le dirigeant de Keranova en a no- tamment attribué à sonponibles. Il existe no- tamment des dispositifs fiscaux permettant d’embaucher des jeunes docteurs en cDI. on peut mentionner égale- ment les conventions industrielles de forma- tion par la recherchedeux reprises avec Eye tech care, souligne Fa- brice Romano. Cela ne coûte rien à l’entre- prise. » Le porteur de projet peut également se renseigner sur les aides à l’embauche ou les aides à l’innovation40 Déc. Jan. 2017]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36cLUB EnTREPREnDRE Business guides - Equipements de bureauxLa fin du monochromeaPlus ergonomique et adapté à la morphologie des salariés, on le savait. Mais le bureau tend aussi à devenir un espace de déco, lumineux et stylisé.Par Cyril Michaudprès avoir connu un sont accumulés tout au long sont aujourd’hui plus pré- même allé jusqu’à développer proximité des écrans et leur coup de mou ces der- de cette année 2016, ont sem- cises. » cette précision a une offre de produits alimen- hauteur. Mais aussi l’arrivée, nières années, le mar- ble-t-il redonné de la confiance conduit les principales sociétés taires (café, boissons) et dans les catalogues, de bu-ché de la bureautique et des aux entreprises. cette de matériels de bureau telles déco (stores, luminaires, reaux réglables en hauteur,fournitures de bureau a vécu une année 2016 enthousias- mante et vu ses ventes repartirconfiance s’est traduite par de nouveaux investissements. Etaujeudeceuxquienontque Maxiburo, Bruneau, mais aussi Bureau Vallée, calipage ou encore office Dépôt à en-plantes, affiches). « En 2017, nous souhaitons vraiment met- tre l’accent sur la décora- tion », annonce éric Boudet. L’autre préoccupation des fournisseurs de matériel de bureau demeure l’ergonomie des postes de travail et la gestion de l’espace. « C’est une préoccupation forte des entreprises. On va dire que c’est le critère numéro 1 dans les demandes. Il faut que le bureau et le siège soient par- faitementadaptésauxtâches accomplies par le salarié et s’intègrent parfaitement dans l’environnement. »électriquement ou mécani- quement. « C’est une ten- dance qui nous vient de Scan- dinavie. Des bureaux régla- bles en hauteur parce que contrairement aux croyances, il faut savoir que la station debout est plutôt vertueuse. Travailler debout est salvateur pour le corps », explique éric Boudet. Si on résume : le sa- larié de demain sera debout devant son écran. Les bureaux seront solidaires (bureauxà la hausse. « Après quelque temps de vache maigre, et no- tamment un coup d’arrêt en 2010-2011, le marché du bu- reau s’est bien porté cette an- née. Les ventes de sièges ont notamment été très dyna- miques. C’est peut-être symp- tomatique d’un redémarrageprofité en premier, les en- seignes de fournitures de bu- reau s’en sont très bien tirées. « Quand un patron se sent bien, il veut faire plaisir à ses salariés. » Les mettre dans les meilleures conditions de travail pour que son entreprise prospère. Fabien oczkowskiUn espace à peau ner, car certains y passent beaucoup de temps...richir et affiner leur offre com- merciale : « Quand on voit qu’une marque comme Scotch développe aujourd’hui des dé- rouleurs en forme de chat ou de talon aiguille, jamais nous n’aurions imaginé cela pos- sible il y a quelques années encore », remarque FabienDES BUREAUX RÉ- GLABLES EN HAUTEUR ÉLECTRIQUEMENT Deux grosses tendances à no- ter : l’apparition sur le marché de bras articulés qui permet- tent désormais de régler labench)etuniquemen. par une cloison acoustique, dont les ventes sont en forte hausse. « Lorsqu’il y a une contrainte de place, c’est un moyen intelligent de séparer le salarié, dans des espaces de plus en plus ouverts, et de lui garantir une intimité », estime Eric Boudet.t séparésLes nouveautés ? La couleur qui doit apporter de la gaieté, et la possibilité de régler la hauteur du bureau, pour permettre la station deboutMarketingLa personnalisation à l’extrême de BruneauLeader de la vente à distance sur Internet, Bruneau, société française créée en 1955, est aujourd’hui un poids lourd de la fourniture de bureau, implanté en France, en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Espagne. Le groupe emploie actuellement 800 personnes, dont 600 en région parisienne, et réalise un chiffre d’affaires d’environ 300 millions d’euros. « Le web représente aujourd’hui 70% de notre CA », explique Eric Boudet, directeur achat marketing-produits du groupe Bruneau. Le reste des ventes s’effectue sur catalogue. Un outil qui continue d’être intéressant pour l’enseigne. « Notre catalogue général contient 14000 références et notre site In- ternet, environ 30000. » L’accessoire le plus vendu reste le siège. « Sur notre catalogue, les sièges sont hiérarchisés en fonction du type d’usage. » Le moins cher est à 70 euros ; le plus cher dépasse les 1000 euros. Et si le client désire un siège qui ne figure pas dans les pages du catalogue, ni sur le site Internet ? Bruneau s’engage à le trouver quand même. « Besoin d’un mouton à cinq pattes ? Bruneau sait où le trou- ver ! », explique la marque dans sa dernière campagne de communication. « Mobilier aux dimensions hors norme, produits "introuvables" sur le marché, Bruneau a décidé de relever le défi », confirme Patrick Meunier, responsable My Bruneau. « Nos spécialistes s’engagent à trouver gratuitement le produit dont les clients ont besoin, quelle que soit leur de- mande. »économique ? », s’interroge éric Boudet, directeur achat marketing-produits du groupe Bruneau (cf. encadré). « Il y a eu la crise durant laquelle les budgets ont été impactés, mais aujourd’hui nous assis- tons effectivement à un redé- marrage », confirme Fabien oczkowski, responsable mar- keting et communication de la marque Maxiburo.a ainsi constaté cette année une forte demande de per- sonnalisation des espaces de travail. « La notion de bien- être, de plaisir, fait aujourd’hui partie des critères d’achat. Pour les entreprises, il est important que chaque colla- borateur puisse trouver au bureau des objets qui lui res- semblent : du petit matériel personnalisé, un siège qui épouse sa morphologie, une station de travail conçue sur- mesure pour son poste. L’en- semble de ces critères font que les demandes des clientsoczkowski. « La grosse ten- dance dans la fourniture de bureau est clairement la cou- leur, poursuit éric Boudet du groupe Bruneau. Elles doivent mettre une touche de gaieté. Être fun et apporter du bien- être. »LE BIEN-ÊTRE, RES- PONSABLE DU REDÉ- MARRAGE ?Les signes de reprise, qui seLA DÉCO S’INVITE DANS LES BUREAUXLe bien-être, toutes les en- treprises de fournitures de bureau n’ont aujourd’hui que ce mot à la bouche. Soucieuse du bien-être de ses clients, Bruneau, par exemple, est42 Déc. Jan. 2017Cahier pratique n°1 - Equipements de bureaux]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[EN FAIRE TOUJOURS POUR VOUSPOUR RENDRE VOTRE QUOTIDIEN MOINS... 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Pour accroître leurs parts de marché, les factors innovent et se tournent vers l’international.Mots-clésqui a plus que doublé au cours des huit dernières années. Plusieurs raisons expliquent cette dynamique. La première demeure bien sûr le financement du besoin en fonds de roulement au regard des délais de paiement clients trop longs. Le médiateur des entreprises estime ainsi qu’environ un quart des défaillances est imputable aux retards de paie- ment. La seconde raison est à chercher du côté de l’offre.1 Les factors aux petits soins2 L’affacturage confidentiel à la portée du plus grand nombreL3 Couverture de factures intermédiaires Le marché fait en effet l’objet d’une concurrence exacerbée,4 L’essor des fintechs profite à tous . 5 Cap sur l’internationalrenforcée par la percée des fintechs. Pour s’adapter, les professionnels renforcent leurs offres auprès des TPE- PME. « Le marché de l’affacturage sur le segment des en- treprises qui réalisent un chiffre d’affaires annuel compris entre 250000 et 15 millions d’euros représente en nombre d’adhérents 90% du marché total de l’affacturage. C’estongtemps, l’affacturage a pâti d’une réputation sulfureuse. ce un segment très actif et concurrentiel », constate cyril de Robillard,procédé, qui consiste à céder ses créances à un organisme extérieurassocié chez chateaudun crédit. Pour se distinguer, les factors renforcent leurs offres et se tournent vers l’international. autant de démarches qui visent à élargir un marché limité aujourd’hui à 40000 entreprises en France.appelé factor, contre du cash, semblait réservé aux entreprises les plus fragiles. Depuis quelques années, l’image de l’affacturage s’est nettement éclaircie. Pour preuve, selon l’association française des sociétés financières, à fin septembre, la production cumulée des quatre derniers tri- mestres s’élevait à 265,7 milliards d’euros, soit un volume annuel d’activitéFiction : Quand Enguerrand rate les cochesCertains cherchent de l'ar- gent à court terme, et ratent des solutions essentiellesmobiles, rechignent à régler leurs factures en temps et en heure. comment assurer le besoin de fonds de roulement de la société dans l’attente des paiements ? Enguerrand n’en dort pas de la nuit. Dommage, une étude du marché de l’affacturage lui aurait évité les calmants qu’il ingurgite à un rythme effréné 1 . Enfin informé de l’existence de cette solution de financement, Enguerrand s’inquiète du qu’en-dira-t-on dans une région où tout le monde se connaît. Pourtant, il devrait savoir que l’affacturage confidentiel est devenu monnaie courante 2 . ni vu ni connu ! alors que son activité, l’usinage de petites pièces, demande parfois beaucoup de temps, Enguerrand pourrait bénéficier des nouvelles solutions de financement lancées récemment par les factors, pour couvrir les factures intermédiaires par exemple 3 . Mais là encore, il rate le coche et continue de s’endormir en espérant recevoir enfin ces satanés virements. Un jour sur le net, il tombe sur une publicité pour une fintech proposant une solution de financement à court terme aussi souple que simple. Méfiant à l’égard de ces nouveaux acteurs non bancaires, il préfère fermer la fenêtre de son ordinateur 4 . conséquence, il continue à souffrir malgré une abondance de commandes. Un donneur d’ordres italien traverse le tunnel du Mont Blanc pour solliciter ses services. La mort dans l’âme, il choisit d’éconduire ce nouveau client étranger. c’est déjà la croix et la bannière pour récupérer une créance en France, alors n’en44 Déc. Jan. 2017Reprendre une entreprise dans une conjoncture difficile ? Pas de souci pour parlons pas pour l’international, pense-t-il. Encore une fois, il rate là une Enguerrand, désormais à la tête d’une petite PME de décolletage dans la belle occasion de prospérer... 5 .vallée de l’arve. Problème, ses donneurs d’ordres, de grands groupes auto-Cahier pratique n°2 - AffacturageŒ]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[[LEASING & FACTORING]9www.ca-leasingfactoring.com]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36cLUB EnTR1EPREnDRE Business guides - L’innovation des factorsLES FACTORS AUX PETITS SOINS« Le marché de l’affacturage est en plein boom, soutenu par les initiatives de factors qui cherchent à toucher des entreprises de plus en plus petites, à partir de 200000 euros de chiffre d’affaires », indique Gilles Maman, responsable Sales Support & Marketing chez aBn amro. Selon cyril de Robillard, associé de chateaudun crédit, « le forfait est facturé entre 150 et 350 euros selon les factors pour des sociétés réalisant un chiffre d’affaires compris entre 100000 et 400000 euros, et entre 350 et 750 euros pour des sociétés réalisant moins de 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires par an. Un forfait auquel il convient d’ajouter des frais financiers qui dépendent du montant des factures à payer et de la durée du financement octroyé ». ces offres appelées « full factoring » proposent en règle générale de prendre en charge la gestion du poste client, incluant la gestion des encaissements, le financement, la relance, le recouvrement, et l’assurance-crédit. Toutefois, beaucoup de TPE ressentent le besoin de mettre leur banque en concurrence, via des courtiers, dans la mise en place d’un contrat d’affacturage. En effet, cyril de Robillard détaille : «  le délai d’instruction d’un dossier pour la mise en place d’un contrat d’affacturage avec un factor bancaire peut paraître long pour un dirigeant de2 TPE. Il faut plusieurs jours, souvent p3      4COUVERTURE DE FACTURES INTERMÉDIAIRESturage avec un factor. L’affacturage pour les TPE doit répondre à un critère d’urgence que les réseaux bancaires traditionnels ont parfois du mal à satisfaire. Sur ce point, un courtier permet d’accélérerlus d’une semaine pour nouer un contrat d’affacles processus de décision des factors, par sa connaissance du marché et des offres ».L’AFFACTURAGE CONFIDENTIEL À LA PORTÉE DU PLUS GRAND NOMBREL’ESSOR DES FINTECHS PROFITE À TOUSL’affacturage confidentiel présente la particularité que la relation avec le factor n’est pas portée à la connaissance des clients. Premier atout de cette op- tion : l’image de l’entreprise ne souffre pas, puisque le recours à une société d’affacturage n’est pas ébruité. Le deuxième avantage : la société conserve la main sur la gestion du poste client ainsi que sur les créances commerciales qu’elle établit. Une façon de pérenniser l’aspect relationnel et, ainsi, d’écarter un des inconvénients de l’affacturage traditionnel : la dégradation de la relation client-fournisseur. « De plus en plus d’entreprises veulent conserver la ges- tion du recouvrement, la relation client étant stratégique », constate Gilles Ma- man.  « Autrefois réservé aux multina- tionales et grandes entreprises, l’af- facturage confidentiel est désormais proposé de plus en plus aux PME, leur permettant de garder la gestion du poste client. Nos contrats d’affac- turage confidentiels incluent également une assurance-crédit pour protéger nos clients contre l’insolvabilité de leurs débiteurs. Nous acceptons éga- lement la délégation d’assurance quand nos clients ont déjà un contrat d’as- surance crédit », indique Béatrice col- lot, directrice Global Trade and Re- ceivable Finance France chez HSBc France. cette option a égalementPour élargir leur clientèle, les factors fontfeu de tout bois en diversifiant notammentleurs solutions de financement. Par exemple,les nouvelles offres cadencio de créditagricole Leasing & Factoring et Pro Situde natixis Factor permettent de financerles factures intermédiaires, qui correspondentà des prestations en cours deréalisation. « L’offre Cadencio s’adressenotamment aux secteurs de la construction(marchés publics et privés), de l’informatiqueet de la fabrication industrielle, où les so-ciétés sont souvent engagées dans des pres-tations longues, complexes et coûteuses etconfrontées à des problématiques de liquiditéet à des contraintes de délais depaiement. Cadencio leur permet de soulagerleur trésorerie en bénéficiant d’un finan-cement rapide des créances cédées », ex-plique orli Hazan, directrice de la relationclients affacturage de crédit agricole Leasing& Factoring. FactoFrance, l’entité née durachat des activités de leasing et d’affacturagede General Electric en France et en alle-magne par BFcM (Groupe crédit Mutuel),a pour sa part lancé une solution de finan-cement des stocks couplée à de l’affacturageclassique. Il y a trois ans déjà, aBn amroa innové en lançant un produit pour financerles centrales d’achat, dans le sport et lesmatériaux de construction. « Nous avonscombiné le reverse factoring et l’affacturageconfidentiel dans ce produit qui sert les in-térêts des fournisseurs, des adhérents et dela centrale. L’un des objectifs est de permettreaux adhérents de payer leur fournisseurnon pas à 45 jours mais jusqu’à 120 jours,tout en étant en règle par rapport aux grâce à un récapitulatif des frais payés annuellement et à un5l’avantage d’être moins onéreuse puisque les services du factor sont plus limités.Pour élargir leur clientèle, les factors misent de plus en plus sur l’international. « Pour se développer aujourd’hui, les entreprises, et notamment les ETI, mettent en place des projets d’expansion à l’international. D’ailleurs, il est intéressant de noter que le développement à l’international est bien reflété dans les chiffres du marché de l’affacturage », explique orli Hazan. Depuis quelque temps, la part de l’activité à l’étranger augmente et tend vers presque un tiers des opérations d’affacturage en France, puisqu’elle représente aujourd’hui 29,1% du total des opérations à la fin du premier semestre 2016, contre 18,8% il y a trois ans. « Cette information nous apporte deux éléments : une augmentation de l’activité à l’international mais aussi un nombre croissant d’entreprises qui font appel à l’affacturage pour se développer », souligne orli Hazan. crédit agricole Leasing & Factoring propose par exemple deux offres qui sont particulièrement adaptées pour accompagner la croissance à l’international. « Pour les entreprises françaises actives à l’export, notre offre inclut le financement des créances, la relance et le recouvrement adaptés aux spécificités locales, la couverture du risque client, ainsi que la gestion administrative et comptable. Pour les entreprises ayant des filiales en Europe, notre offre European Pass permet de bénéficier d’une gestion centralisée des contrats », détaille la directrice de la relation clients affacturage de crédit agricole Leasing & Factoring. De son côté, natixis Factor, qui accompagne déjà les entreprises françaises dans 15 pays, vient d’ouvrir une filiale au Danemark. « Les sociétés d’affacturage accélèrent clairement leur développement à l’international. Une tendance logique qui accompagne l’exposition croissante des PME-TPE aux marchés européens, voire à d’autres continents. HSBC, présent dans 55 pays, tire son épingle du jeu en proposant des services dédiés pour l’Europe, l’Asie et les Etats- Unis », conclut Béatrice collot.Depuis près de deux ans, le marché de l’affacturage est bouleversé par l’émergence de nouveaux acteurs, les fintechs, à l’instar de Finexkap, creancio, Urica ou encore aston iTrade. « Nous venons de dépasser le cap des 50 millions d’euros de factures financées depuis notre lancement début 2015. Le service offert par Finexkap affiche une croissance d’environ 20% par mois depuis le début de l’année. Les TPE/PME s’in- téressent de plus en plus aux services des fintechs comme la nôtre. Surtout, elles nous font de plus en plus confiance. Ainsi, 60% de nos entreprises clientes utilisent le produit offert par Fi- nexkap comme l’une des sources principales de financement court terme. Cette récurrence illustre l’atout du financement non bancaire en ligne », se félicitent arthur de catheu et cédric Teissier, fondateurs dirigeants de Finexkap. « C’est sur la demande forte de réactivité (réponse online) et de dématé- rialisation (100% digital) que les fintechs ont basé leur com- munication. Ainsi, le marché a beaucoup évolué ces dernières années (offres au forfait, pas de minimum annuel, pas d’enga- gement annuel, facturation réduite si pas d’utilisation) cherchant à innover tant sur les prix que sur les produits », constate cyril de Robillard. Pour autant, les factors traditionnels ne semblent pas inquiets de cette concurrence finalement motivante. « Les fin- techs sur l’affacturage sont complémentaires aux acteurs bancaires : le digital n’est pas une fin en soi mais un moyen de nous adapter aux attentes et aux usages de nos clients, 100% humain/100% digital », indique orli Hazan. actuellement, crédit agricole Leasing & Factoring investit massivement pour adapter ses offres, sa relation client et ses applications. « Nous étudions également avec intérêt le business model des fintechs, qui mettent en avant leur simplicité de fonctionnement et leur rapidité de financement. Leur arrivée sur le marché nous pousse, en tant que factor banquier, à réfléchir à l’évolution de notre business model auprès de notre clientèle de professionnels et de TPE, pour qui l’affacturage peut être perçu comme une solution compliquée », reconnaît orli Hazan. « Afin de le simplifier auprès de ces clients, les différents factors français se sont d’ailleurs associés pour mettre en place une clarification des frais inhérents à l’affacturage, en les rendant plus lisiblesdélais légaux (LME) », résume Gilles Ma- man.glossaire commun qui explicite les terminologies liées à cette solution court terme », poursuit-elle.CAP SUR L’INTERNATIONAL46 Déc. Jan. 2017Cahier pratique n°2 - Affacturage]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36cLUB EnTREPREnDRE Business guides - La personnalisation pour le business traveler oublier que l’on voyage48 Déc. Jan. 2017compagnies aériennes et chaînes hôtelières recherchent de nouveaux services pour garantir personnalisation et confort optimal.pillé provoque souvent pertes etmanques à gagner », écrivait MaxWeber au début du xxème siècle dans« L’Ethique protestante et l’esprit du« Une fluidité du voyage, avec une com- munication appropriée, rassure la clientèle affaires quant au déroulement de son dé- placement », explique Béatrice de Rotalier, directrice commerciale France de la com- pagnie américaine Delta air Lines. au Hilton Paris opéra, « où la clientèle affaires représente environ 60% des réservations »,capitalisme », œuvre fondatrice de lasociologie moderne. c’est un fait. Laclientèle d’affaires doit rentabiliserle temps passé dans les trajets. Fairela queue comme tout un chacun, pa-tienter des heures dans une porte d’em-barquement, chercher un taxi et enfinattendre au comptoir de l’hôtel, nedoit en aucun cas faire partie desnsable businesspetits rituels quotidiens du parfait bu-andrea Herrmann, respo. développement au sein de l’établissement, ne dit pas le contraire. Elle a calqué son offre de services sur le rythme de vie effréné de ces clients pas tout à fait commesinessman. « L’homme Pressé » qu’in-carnait alain Delon en 1977 dans lefilm d’Edouard Molinaro, adaptationdu roman de Paul Morand paru en Toutfairepourquelevoyagenetournepasauvinaigre...lesautres.«Tousnosservicessontaccessibles1941, existe bel et bien de nos jours.cet homme qui fréquente la classe affaires, les salons privés des hôtels et aéroports, a une ennemie jurée : l’attente. Place au confort et à la per- sonnalisation. Les compagnies aériennes et hôtelières l’ont bien compris. Pour faire patienter une clientèle affaires qui représente une cible24h/24 afin que le voyageur professionnel soit indépendant et qu’il se sente ici comme à la maison. » Un petit déjeuner à 15 heures ? c’est possible. Un repas d’affaires en pleine nuit,Par Cyril MichaudMots-clés21 Eviter les files d’attente et se relaxer Utiliser un service d’avion privé ou voyager en premium«L3 Dormir dans un lit plat dans les airs 4 Choisir sa chambre d’hôtel à distance 5 Ne pas attendre son taxie temps bien employé est souvent source de profits.privilégiée, elles se montrent aux petits soins : executive lounge, snacking haut de gamme, kiosque presse international, pro- duits bien-être, tablettes numériques, trousses de confort, SkyPriority, suivi électronique des bagages à l’aéroport, infos en temps réel, etc.a contrario, du temps gas-aussi. Le business traveler n’a qu’à lever le petit doigt.Cahier pratique n°3 - Voyages d’affaires]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[n°36www.ecoreseau.frBusiness guides - La personnalisation pour le business traveler cLUB EnTREPREnDRE Fiction : Pas de temps à perdrepour claude !Directeur commercial d’une so- ciété spécialisée dans le déve- loppement et le déploiement de solutions logicielles dédiées au secteur de la construction mé- tallique, claude Liebig n’est pas homme à perdre son temps. Loin s’en faut. Valise à la main, il parcourt chaque semaine la pla- nète : Moyen-orient, asie, amé- rique du Sud. Des territoires en plein essor économique, où constructo, le logiciel référence de sa société, connait un succès croissant. claude, qui prend l’avion chaque semaine et par- court des milliers de kilomètres,Il prend place avant les autres passagers à bord de l’appareil, bien calé dans son fauteuil en cuir de la classe premium 2 avec tout l’espace nécessaire pour se mouvoir. Dès son arrivée à bord, une fois installé, une large revue de presse internationale l’attend, des films et bien sûr un bon dî- ner. car claude ne partage pas le même repas que les autres. Il exècre le plateau repas de la classé éco. non, les mets que consomme claude ressemblent à ceux qu’il mijote à la maison, mais en mieux puisqu’ils ont été pensés par un grand chefDe quoi devenir accroc aux prestations première classe...pour s’en aller vendre et déployer ses solutions informatiques, passe le plus clair de son temps dans les terminaux d’aéroports et les chambres d’hôtels. Le ri- tuel est immuable. Direction le comptoir pour l’enregistrement des bagages. claude aime voya- ger en business parce qu’il n’y a pas de file d’attente avant de faire valider son billet 1 . Il sait aussi, une fois la douane passée, qu’un confortable espace lounge mis à disposition par la compa- gnie pour la clientèle affaires lui permettra de trouver le temps moins long. Le wifi offre un haut débit pour envoyer les der- nières propositions commerciales par mail, les fauteuils sont confortables, le café et les mi- gnardises fournies par une grande enseigne américaine excellentes. Et comble du luxe pour claude : le silence est d’or dans ces sa- lons. claude est dans sa bulle et c’est ainsi qu’il aime voyager.étoilé, servis dans une vraie assiette avec des vrais cou- verts. Mais sur- tout, ce que claude préfère à bord, c’est la qualité de la li- terie. Une fois son dossier in- cliné, il dispose d’un conforta- ble et beau lit pour dormir à plat 3 , presque aussi douillet que celui qu’ilretrouve en de trop rares occa- sions à la maison. Il en oublierait presque qu’il est à 30000 pieds au-dessus du sol, quelque part dans les airs sur le chemin qui le mène de Paris à Rio (Brésil), lorsque le sommeil le gagne. avant de s’endormir, claude Liebig profite une dernière fois du service wifi de la classe pre- mium pour réserver sa chambre d’hôtel à distance 4 , via l’ap- plication de l’établissement dans lequel il logera durant toute cette semaine. ce sera vue mer et der- nier étage pour l’homme d’af- faires qui a choisi l’une des plus belles suites de l’hôtel surplom- bant la célèbre plage de copa- cabana pour égayer son séjour brésilien. À son arrivée à l’aé- roport international de Rio, le taxi est déjà là et attend claude. c’était inclus dans la prestation de la compagnie aérienne. L’ubé- risation 5 de notre société a parfois du bon.Déc. Jan. 2017 49Œ]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36cLUB EnTREPREnDRE Business guides - La personnalisation pour le business traveler EVITER LES FILES D’ATTENTE ET SE RELAXER1 Rendons à césar ce qui est à césar, la première compagnie à avoir imaginé un service coupe-file pour sa clientèle affaires, c’est Delta air Lines, comme le rappelle Béatrice de Rotalier, directrice commerciale France de la compagnie américaine. « Chez nous, l’accompagnement démarre dès l’arrivée à l’aéroport. Delta est d’ailleurs à l’origine du produit SkyPriority qui propose aux voyageurs fréquents un enregistrement dans une zone qui leur est spécialement réservée, des fast tracks pour passer les formalités, un embarquement et une livraison de bagages prioritaires. » ce service s’est aujourd’hui largement démocratisé, la clientèle affaires ne pourrait s’en passer. Il constitue la base d’un voyage réussi offrant un maximum de fluidité dans les temps de déplacement.UTILISER UN SERVICE2 D’AVION PRIVÉ OU VOYAGER3 Rien de tel qu’une bonne nuit de sommeil pour arriver en forme au travail le matin. aujourd’hui, les compagnies ont toutes repensé leur classe affaires et mettent à dis- position de la clientèle des sièges entièrement inclinables qui se transforment en lit douillet de près de deux mètres, et permettent à chaque voyageur d’avoir une véritable intimité. chez openSkies, compagnie française filiale premium de British airways, ce service se nomme « Biz Bed ». 20 sièges à chaque vol, répartis sur deux rangées seulement, se transforment en lits parfaitement horizontaux, une fois inclinés à 180 degrés. La compagnie qui effectue principalement le trajet entre Paris et new York depuis 2008 offre, en plus, à chaque passager en « Biz Bed », tout le nécessaire pour passer une excellente nuit : couette molletonnée en coton égyptien, produits de beauté fournis par la marque Elemis, sous-matelas moelleux, oreiller et même... un pyjama aux couleurs de la compagnie !DORMIR DANS UN LIT PLAT DANS LES AIRSEN PREMIUMToujours dans un souci de personnalisationet de confort, les compagnies n’hésitentplus aujourd’hui à proposer des vols pri-vés, uniquement dédiés à une clientèleaffaires. c’est le cas de Lufthansa qui adéveloppé, il y a 11 ans déjà, un servicede voyages exclusifs en avion privé, en collaboration avec netJets, leader mondial 4 de l’aviation privée. « Lufthansa PrivateJet est désormais un pilier de notreservice premium, ce qui répond parfai-tement à notre objectif de devenir lapremière compagnie aérienne “5 étoiles”des pays occidentaux », explique l’am-bitieux vice-président des opérations commerciales de la compagnie, Jens Bi-schof. Lufthansa Private Jet assure plusde 1000 vols par an et son activité com-plète le service first class du GroupeLufthansa en Europe et en amérique dunord. Le gros plus de ce service ? Ilpropose à sa clientèle un dispositif deréservation très flexible, permettant d’ef-fectuer des achats de billets jusqu’à dix 5 heures avant le départ en Europe et douzeCHOISIR SA CHAMBRE D’HÔTEL À DISTANCEDepuis l’aéroport ou même grâce au wifi dans l’avion, il est désormais possible de booker, à distance, la chambre de ses rêves. ce service, la chaine d’hôtels internationale Hilton le propose. « Il suffit de télécharger notre application Hilton HHonors », explique andrea Herrmann, responsable business développement du Hilton Paris opéra. chaque voyageur peut ensuite choisir son niveau de gamme de chambre, sa localisation dans l’hôtel et sa superficie et régler en ligne. Par ailleurs, si vous entrez vos codes de cB lors de votre inscription, plus besoin ensuite de la ressortir à l’hôtel. « C’est un service très pratique pour notre clientèle, confirme andrea Herrmann. Tout se fait via notre application. » Lancée au printemps 2015, l’appli Hilton HHonors compte déjà 57 millions de membres à travers le monde.heures en amérique du nord. Les voya- geurs ont le choix parmi plus de 1000 destinations et peuvent même choisir la taille de leur avion (petite, moyenne ou grande) en fonction du nombre de pas- sagers et du trajet. Les tarifs varient en conséquence. comptez, par exemple, en- viron 7400 euros pour un vol entre Mu- nich (allemagne) et Milan (Italie) dans un avion de petite taille (type Embraer Phenom 300). Bien sûr, les passagers de Lufthansa Private Jet ont accès à l’en- semble des lounges Lufthansa et Swiss à travers le monde. Le service inclut également un transfert en limousine aux hubs de Francfort, Munich, Düsseldorf et Zurich.NE PAS ATTENDRE SON TAXISauter dans le premier taxi, ce n’est pas toujours évident quand il y a une foule de personnes à la sortie de l’aéroport. openskies, compagnie transatlantique, a donc décidé de s’associer à Uber, afin de fournir un service « porte-à-porte » à ses clients. c’est une première en France pour l’opérateur de VTc. « Avec ce partenariat international, notre ambition est d’offrir une expérience porte-à-porte fluide. Grâce à Uber, le passager Openskies peut disposer d’un chauffeur en toute simplicité », explique Thibaud Simphal, général manager Uber pour l’Europe de l’ouest. attention, cette offre n’est valable que pour le client faisant le voyage aller-retour en classe Biz Bed openskies. Il se verra offrir le transfert depuis son domicile ou son bureau jusqu’à l’aéroport d’orly à Paris, de newark ou de JFK à new York. autre idée en cours de développement par airbus : un service de taxi aérien. ce n’est plus de la science-fiction, le film de Luc Besson « Le cinquième Elément » se réalise. Dès 2017, le constructeur français a confirmé que le vol d’un prototype de taxi aérien aura lieu dans son centre d’innovation a3 basé dans la Silicon Valley aux états-Unis. cet aéronef autonome, baptisé Vahana, pourrait ainsi dès 2020 (début de la commercialisation du service), transporter ses premiers passagers. comme un VTc, le client pressé pourra commander un hélicoptère urbain, via son smartphone. ce qui lui permettra de s’affranchir des bouchons.50 Déc. Jan. 2017Cahier pratique n°3 - Voyages d’affaires]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[Photo by: D. FabijanićEnvolez-vous avec Croatia Airlines !La Croatie en vols directs !PARIS-ZAGREB 2 vols quotidiens PARIS-DUBROVNIK 5 vols hebdomadaires PARIS-SPLIT 3 vols hebdomadaires LYON-SPLIT 1 vol hebdomadaire NICE-DUBROVNIK 2 vols hebdomadaires01 48 16 40 00 croatiaairlines.com]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36STRaTéGIE & InnoVaTIon nUMéRIQUE Le baromètre de l’innovationLe carnet des nominationsen partenariat avecBrèves, nouvelles retentissantes et histoires de rupturesLe monde ne sera plus jamais comme avant...Originaire de Bangalore et chercheur au Massachusetts Institute of Technology aux Etats-Unis, Anirudh Sharma a trouvé un moyen de récupérer le CO2 sortant des pots d’échappement des voitures. Son idée ? Concevoir de l'encre avec ces émissions. A cette fin, il a créé un collecteur baptisé Kaalink qui sefixe sur le pot d'échappement d’un véhicule. Ce dispositif électromagnétique recueille 95% des parti- cules rejetées et les débarrasse (grâce à un filtre) de leurs substances toxiques. Mélangé à des huiles vé- gétales, le breuvage se transforme ensuite en encre ou en peinture. Pour remplir un stylo, il faut qu'une voiture roulant au diesel circule entre 30 et 40 minutes. Cette innovation permet au carbone de ne pas s’accumuler dans l'atmosphère.Une start-up américaine a créé des lunettes de soleil transmettant le son sans aucun bruit. Elles renferment dans leurs branches des haut-parleurs dont les vibrations sont capables de se propager jusqu’à la cochlée. C’est cequ’on appelle de la transduction osseuse. Ainsi, connectées à un portable via Bluetooth, elles diffusent la musique directement à travers les os du crâne jusqu’à l’oreille interne. Il est même possible de recevoir et pas-ser des appels téléphoniques avec ces lunettes.Ran Poliakine, entrepreneur israélien, a inventé un clavier virtuel Bluetooth sans touches. Il est présenté sous forme d’un poing américain. Chaque doigt correspond à une voyelle, la combinaison de plusieurs doigts produit une consonne ou uneLe verbatim à retenir...}AMAZON FRANCERonan Bolé, MBA finance, global management de KEDGE Business School (2011), master d'ingénierie de l'ENIM (1997)a été promu directeur des opérations d'Amazon France.Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine elle est mortellePaulo Coelho} CDC ARKHINÉOCharles du Boullay, 55 ans, executive MBA du CPA (groupe HEC) est promu président de CDC Arkhinéo.} DELL EMC COMPUTER SYSTEMS FRANCEBenoit Olivain, 45 ans, MBA marketing et finance de Central Michi- gan University (1994), BBA marketing et finance de l'IFAM Paris (1993)promu Microsoft field marketing manager France de Dell EMC Computer Systems France.}DELOITTE FRANCEBertrand Grau, 43 ans, mastère spécialisé audit et conseil de l'ESCP Europe (1997), Grenoble INP (1996)est nommé directeur en charge du secteur des technologies, médias et télécommunications au sein de Monitor Deloitte.}DIRECTION GÉNÉRALE DES FINANCES PUBLIQUES (DGFIP) Lionel Ploquin, 55 ans, administrateur civil, ENA (1988), IEP Paris (1982)a été promu administrateur général des données au sein de la DGFIP.}HEWLETT-PACKARD ENTREPRISE FRANCE (HPE)Carlo Giorgi, ingénieur industriel, MIP Polytechnique de Milan (1997)est promu directeur EMEA channel, service providers & SMB de Hew- lett-Packard Entreprise France.ponctuation. Le Tap Strap serait compatible avec n’importe quel appareil mobile et pourrait même être utilisé avec un casque de réalité virtuelle.}MINES PARISTECHVincent Laflèche, 53 ans, Mines ParisTech (1987), Polytechnique (1981)est nommé directeur des Mines ParisTech.Strategy reviewpar}MICROSOFT FRANCEVahé Torossian, MBA strategy & finance de Chicago Booth School of Business (2010), INSEAD (2000), master finance de l'ISG Paris (2000), DUT techniques de commercialisation de l'université Paris- V (1982)a été promu président de Microsoft France.Pascal JunghansEnseignant à l’Institut d’administration des Entreprises de Poitiers et à l'Université de Technologie de Troyes, membre du conseil scientifique du cSFRS, chercheur associé au cEREGE.}MINISTÈRES SOCIAUXHélène Brisset, Polytechnique (1995)a été promue directeur des systèmes d'information des Ministères so- ciaux.Des universités au bord du gouffre} SOFTWARE AGJennifer Smith, Buckinghamshire New University (1997) est nommée chief marketing officer de Software AG.Les universités sont au bord du gouffre financier, cer- taines en quasi faillite. Il est facile de les incriminer tant leurs péchés sont mortels. Mais c’est de notre économie et de nos enfants dont il s’agit.ments trouve là son origine.Elles pourraient plutôt travailler à accroître les recettes. al- lons-y : on fonce dans l’illégalité : on exige des droits d’inscription invraisemblables aux étudiants pour accéder à des Masters spécialisés. Mais où est la non-discrimina- tion sociale revendiquée ? Les universitaires pourraient se bouger. Par exemple, mieux vendre la recherche aux en- treprises. Elles n’exigent que 5% de ristourne sur un projet contre 60% aux Etats-Unis, une paille ! Elles ne le font pas.Elles pourraient également se regrouper pour atteindre une taille critique, mieux démarcher les sources de finance- ment. Mais non ! c’est tellement plus important de se dis- puter entre mandarins. D’où la palinodie du regroupement Paris-Sud (orsay, Polytechnique et HEc).Dans n’importe quel pays, un tel ensemble aurait vu le jour depuis longtemps, et trusterait la première place du clas- sement de Shanghai. Mais non, les établissements de Paris- Sud s’y trainent au fin fond, éloignant les entreprises bien intentionnées et écœurant les étudiants les plus brillants. Il faudrait que les universités se spécialisent, se différencient. Horribles mots. Mieux vaut mourir. Et notre économie avec.}SUPERSONIC IMAGINEMichael Brock, 58 anspromu président du conseil de surveillance de SuperSonic Imagine.Ltés vont mal, très mal. Un rapport officiel publié le 7 no- vembre le souligne gravement. Et c’est d’un mal financier dont il s’agit. Dans leur grande majorité, ces universités souffrent de budgets catastrophiques, voire de profonds déficits. La communauté académique, du moins la faible part qui s’intéresse à ces triviales questions (les salaires étant assurés en fin de mois, à quoi bon se soucier d’argent ?), in- crimine le bouc émissaire idéal : Bercy et ses coupes som- bres dans les budgets. Toujours la faute des autres.or, les universités sont autonomes – elles l’ont tellement désiré, cette autonomie. Sans en voir la conséquence : il faut gérer sérieusement des budgets. Elles ont réduit cette obligation au plus facile : tailler dans les dépenses, d’abord celles des vacations des experts extérieurs, qui, dégoutés, démissionnent en masse. La dégradation des enseigne-} UNIVERSIGNChristian Dayaux, Weller International Business School (1988), a oc- cupé plusieurs postes à responsabilités au sein d'entreprises IT dont Linedata et Harvest/Issosest nommé directeur commercial et marketing d'Universign.es universités. Il s’agit de notre avenir en tant que puissance économique et, aussi et surtout, de celui} WHIRLPOOL FRANCE (GROUPE WHIRLPOOL)Philippe Kaltenbach, 53 ans, diplômé en management de l'ISG (1988)est promu président de Whirlpool France.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Déc. Jan. 2017de nos enfants. or, il faut le signaler : nos universi-Faites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frNomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !52]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[n°36www.ecoreseau.frL’innovation autrementLe baromètre de l’innovation STRaTéGIE & InnoVaTIon nUMéRIQUE Les innovations« Réussir sa transformation digitale : RH, marketing, data, logistique » de Cindy Dorkenoo, experte en marketing digitalen bref...4 L’œil d’Horus, solution pour les non-voyantsUne start-up suisse, Eyra, a développé un gadget qui aidera les personnes non-voyantes à s’orienter dans l’espace, mémoriser des visages, des objets, et même lire. Baptisé Horus, l’appareil est doté de deux écouteurs, qui à travers les os ducrâne transmettentl’information jusqu’àl’oreille interne, et dedeux camérascapables grâce à unalgorithme demémoriser tout ce quientoure la personne, pouvant ainsi la diriger dans la bonne direction. De plus, les caméras mémorisent les visages des personnes pour les indiquer en direct au déficient visuel. Horus a déjà été testé en Italie. Il sera testé de manière plus globale dès l’hiver 2017.La responsable du centre de formation naïas, spécialisé en marketing digital, explique la raison des difficultés rencontrées, notamment l’in- compréhension de la définition de la transformation digitale. Il s’agit selon elle de « la mise en place d’un processus de refonte permanente de son business model et de sa stratégie d’entreprise pour répondre aux attentes des clients, nées de l’évolution digitale, afin d’embrasser stratégiquement la disruption économique ». De ce fait, les petites et les grandes entreprises ne réalisent pas toujours l’ampleur de la totalité de la transformation digitale et réduisent ainsi sa définition à une petite partie du travail. c’est un danger, car en s’attachant à leur ancien business model, ces entreprises risquent de se faire dépasser par leurs concurrents ou des start-up disruptives. c’était notamment le cas de Kodak ou encore Yahoo. « De plus, aujourd’hui, les entre- prises n’ont pas toujours des personnes compétentes pour mener à bien cette transformation digitale », précise cindy Dorkenoo. Mais comment les dirigeants d’entreprise peuvent-ils acquérir ces compé- tences dans leurs structures ? « Afin de maîtriser les enjeux de la transformation, souvent liés au canal digital et au marketing digital, le chef d’entreprise doit s’y former afin d’être capable d’avoir une lecture analytique des reportings et organiser une veille quotidienne au sein de tous les services de son entreprise. Mais l’humain reste au cœur de la transformation, donc la gestion du changement reste la compétence clé », explique cindy Dorkenoo. En effet, l’échec de la transformation digitale est aussi souvent lié à la mauvaise gestion du changement. « La compréhension des enjeux et l’implication de chaque salarié dans la chaîne de valeur passe par la formation, mais ce n’est pas tout. Il est nécessaire dans un premier temps de faire unmapping des compétences internes et des com-pétences nécessaires à cette transformation »,précise cindy Dorkenoo. Le recrutement,l’utilisation d’experts en SSII, ou plus classiquement l’utilisation de prestataires, permettra de répondre à ces besoins. « La vérification des compétences digitales lors d’un recrutement n’est pas toujours chose facile. Des acteurs innovants du recrutement comme Coop- Time peuvent parfois vous y aider. » L’état d’esprit doit aussi chan- ger : « Ne pas subir la disruption économique mais aller au-devant de celle-ci et l’initier ». Pour ce faire, « le Talent Management in- cluant une évolution libre des salariés d’un poste à un autre à l’instar de ce que fait Julien-Henri Maurice chez Bazarchic, ou encore le management de type entreprise libérée, sont des voies inhabituelles mais efficaces », souligne cindy Dorkenoo. Elle conseille également de « désiloter afin de travailler en mode projet plutôt que par dépar- tement », afin d’avoir plus d’échanges entre les différentes expertises. Le recrutement d’un chief digital officer qui supervisera le plan de transformation digitale est une autre clé de la réussite. La réponse est rarement en interne. « Il faut de nouvelles personnes, de nouvelles idées », avertit cindy Dorkenoo. La collabora-tion avec des start-up, des écoles notamment via des hackathons, pourrait faire naître des solu- tions innovantes pour les entreprises. La conclu- sion tirée du témoignage du VP Digital du Groupe accorHotel réside en une phrase : il ne faut pas avoir peur, la transformation digitale n’est pas une menace, mais une opportunité.La rupture du moisPayfit, un logiciel qui bouleverse le secteur des Ressources HumainesEn partant du constat que la fiche de paie en France est particu- lièrement complexe et le temps passé dessus ne crée aucune va- leur ajoutée pour une entreprise, Firmin Zocchetto (cEo), Ghislain de Fontenay (cTo) et Florian Fournier (cPo) ont créé un logiciel, PayFit. « Nous voulions que l’entrepreneur soit en paix. Que la gestion administrative soit un moment agréable, à la fois pour l’employeur et pour les employés », explique Firmin Zocchetto. La plateforme est accessible en ligne pour les em-de frais et également mettre enplace leur planning », préciseFirmin Zocchetto. Payfit peutégalement être utile aux ex-perts-comptables. a ce jour,260 entreprises, dont Lunettes pour Tous, Heetch ou encore nestor, ont fait confiance à Payfit. Le logiciel ne fait pas que simplifier la vie des entrepreneurs, mais leur permet également d’éco- nomiser du temps et surtout de l’argent. « Nous proposons un forfait de 11 euros par employé et par mois. Tandis qu’aujourd’hui, les dirigeants d’entreprise payent entre 15 et 35 euros pour une fiche de paie. On mesure vite le gain de l’économie », souligne Firmin Zocchetto. Le succès des trois jeunes hommes n’est pas passé inaperçu dans le monde économique. xavier niel leur apporte un soutien financier via son fonds dédié aux projets innovants. ambitieux de servir un maximum d’entreprises en France, Payfit veut d’abord se développer dans l’Hexagone. « Nous avons aussi la vision d’aller dans d’autres pays européens », conclut Firmin Zocchetto.ployeurs et pour les employés. PayFit est une solution SaaS qui permet au cEo ou à l’office Manager d’automatiser l’édition des fiches de paie, gérer les congés et les déclarations sociales des salariés. « L’algorithme s’adapte à chaque entreprise. Il n’est pas nécessaire d’être un ex- pert, tout est très simple. L’opération nécessite seulement un quart d’heure par mois », explique Firmin Zocchetto. Les employés ont également un espace sur lequel ils peuvent conserver et consulter leurs bulletins de paie et effectuer leur demande de congés payés. « Bientôt, nous al- lons mettre en place un onglet pour que les salariés puissent se faire rembourser leurs notes4 2 décembre de 9h à 18h : La Digital Tech conférence (Opéra de Rennes, Place de la Mairie, 35000 Rennes)Vous êtes entrepreneur, startuppeur, investisseur, dé- cideur et vous êtes intéressé par l’émergence des tendances numériques ? La Digital Tech conférence est faite pour vous ! Pour sa deuxième édition, la French Tech Rennes St Malo a choisi deux thèmes : l’intelligence artificielle et la vidéo. Ce grand événe- ment, qui a réuni près de 400 participants l’année dernière, est dédié à l’émergence des tendances nu- mériques. Cette année, les organisateurs entendent bien proposer les clefs de compréhension des usages de demain via de nombreuses présentations, des performances artistiques liées au numérique ainsi que de multiples débats et conférences. Inscrivez-vous sur le site : www.ladigital.tech4 Du 6 au 9 décembre : Midest 2016 : le salon mondial de tous les savoir- faire en sous-traitance industrielle (Parc des expositions de Paris Nord Vil- lepinte)Le salon aura lieu dans le cadre de l’événement « Convergence pour l’industrie du futur ». Pour la première fois, ce rendez-vous réunira les acteurs de l’industrie française : entreprises, donneurs d’ordres, fournisseurs d’équipements et de solutions, sous-trai- tants, centres de recherche... Au programme : des conférences orientées vers l’industrie du futur – la coopération entre clients et sous-traitants en la matière, l’enjeu central de l’emploi et de la formation, les technologies émergentes comme la fabrication ad- ditive, les objets connectés et la réalité augmentée, les problématiques essentielles de la maintenance et la prévention des risques... Hormis le large panorama des innova- tions industrielles, vous aurez également des réponses à vos questions : la façon d’op- timiser le CICE, les délocalisations et relocalisations, la constitution d’un panel optimal de sous-traitants... D’autres ateliers et rencontres avec des experts seront également mis en place. In fine, les Trophées de la sous-traitance industrielle seront attribués aux meilleurs innovateurs.Inscription sur le site : www.midest.com4 18 janvier 2017 : Les rencontres de la Niaque (Les Docks de Paris – Dock Pullman, 50 avenue du Président Wilson, 93210 La Plaine St Denis)Plus de 2000 entrepreneurs sont attendus pour cette troisième édition des Rencontres de la Niaque, spécial Champions. Organisé par Bpifrance, l’événement vous propose des conférences sur les thèmes sui- vants : « Accélérer son implantation territoriale », « Manager pour gagner », « Sponsoriser pour amé- liorer son marché ». Des présidents de clubs sportifs de toutes les régions de France, des femmes entre- preneurs et des sportifs professionnels témoigneront de leur réussite et expliqueront comment ils ont fait du sport un levier de croissance pour leur entreprise. Pour plus d’informations rendez-vous sur le site : www.bpifrance.frDéc. Jan. 2017 53Save the dates]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36STRaTéGIE & InnoVaTIon nUMéRIQUE Regard digital - Brigitte Cantaloube, chief data officer du groupe PSA Entretien avec une figure clé de la transformation numérique« Le numérique n’est pas un silo supplémentaire »comment faire du digital un catalyseur d’agilité et d’innovations au sein d’un grand groupe historique ? Réponses avec Brigitte cantaloube, qui après dix ans chez Yahoo détient désormais les rênes du numérique chez PSa.Quelles sont les ambitions digitales du groupe PSA ?Je suis arrivée en février. L'ambition à ce moment était déjà très grande. carlos Tavares, président du directoire, avait déjà annoncé un nouveau plan de croissance, le plan Push-to-Pass. Le digital est au cœur de ce projet. L’activité de notre groupe aujourd’hui, c’estseulement de vendre trois millions de véhicules, mais de personnaliser notre relation avec les 15 millions d’usagers, et d’ainsi devenir leur ac- teur privilégié en matière de mobilité. L’efficience signifie l’agilité, l’adap- tabilité, l’efficacité et la rapidité afin d’être réactif et d’accélérer le time- to-market de nos inno- vations, de nos nouveauxcélérer et accompagner ce changement, de donner aussi un cap en priorisant les différentes chantiers, de fédérer les équipes sur des projets tout en trou- vant le bon « seizing » sur chaque aspect du di- gital. Le numérique per- met des gains d’efficacité sur l’ensemble de la chaine de valeur, en amont au cœur de nos process R&D avec par exempleIl faut à tout prix éviter une ghettoïsation du numériqueà la fois l’automobile et la Mobilité. notre ob- jectif est, d’une part de commercialiser d’excel- lentes voitures pour as- surer la mobilité de nos clients, et d’autre part, de démontrer notre ca- pacité à fournir une gamme complète de ser- vices liés à la mobilité automobile pour répon- dre aux besoins de nos clients à chaque étape de leur vie.produits et services. au- jourd’hui, nous consta- tons que l’on n’achète plus le produit pour le produit en tant que tel, mais dans le but de vivre une expérience qui cor- respond, en plus du vé- hicule, à de nouveaux services liés à la mobi- lité. autrement dit, le di- gital nous met en condi- tion pour appréhender ces innovations et ces nouveaux sujets.Quel apport du numé- rique sur l’ensemble de la chaîne de valeur ? Mes missions sont d’ ac-des systèmes de concep- tion numérique et de pro- totype digitaux en 3D. Le numérique nous permet également d’optimiser nos process manufacturing et supply chain. Enfin, en aval, le digital nous per- met de repenser notre stra- tégie cRM pour des contacts plus personnali- sés, et de nouvelles ex- périences client.Comment passer d’une mentalité constructeur à une en- treprise qui accom- pagne la mobilité ? Dans les missions quiLa mobilité en 2016, plus seulement une question de belles voitures...Le digital permet ainsi à l’entreprise de gagner en efficience tout en améliorant l’expérience client. Il ne s’agit pasme sont attribuées, je dois accompagner la mise en place de nou- velles expertises. a l’image de la montée encompétences sur la data ou sur les métiers inhé- rents aux sites, applica- tions et plateformes. Il faut sans cesse fédérerpour cette montée en compétences et mettre en place de nouvelles équipes. En tant que chief Digital officer54 Déc. Jan. 2017lekciwZ©Nicolas]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[n°36www.ecoreseau.frRegard digital - Brigitte Cantaloube, chief data officer du groupe PSA STRaTéGIE & InnoVaTIon nUMéRIQUE(cDo), je suis directe- ment rattachée à carlos Tavares, ce qui m’auto- rise une latitude d’ac- tions. J’ai constitué une « core-team » sur des expertises précises au sein du groupe pour entre autres, fixer un cap, net- toyer la data client et renforcer l’expertise ana-d’un véhicule. nous nous lyse des technologies, mérique et s’enquérir de résultats de cette trans- transformation à l’œu- sommes ainsi rapprochés pour pouvoir mettre en la façon dont chacun des formation qui va modi- vre. Le plan Push-to- d’acteurs tels que Travel œuvre dans un second métiers appréhende cette fier les processus et les Pass ne concerne pasChanger l’état d’esprit : passer d’une mentalité d’ingénieur classique à . une culture plus start-up, davantage dans le test & learn, l’itérationet la réactivité. « Less is more »car ou encore auto Butler temps un plan de for- transformation qui manières de penser. seulement la vente mais tout en lançant il y a un mation adapté spécifi- touche chaque collabo- c’est une transformation amène des mutations mois la marque quement à chacun des rateur. Tout le monde ne en profondeur. ce que profondes en matière de « Free2Move » qui fédère métiers. Le numérique contribuera pas à la nous sommes en train mobilité et de commu- l’ensemble des offres de n’est pas un silo sup- conception de nouveaux de vivre est formidable. nauté client.lytique. cette équipe tra- vaille sur le numérique de façon transversale. Une deuxième équipe est tournée vers la produc- tion digitale au service des marques et des ré- gions. outre ces diffé- rentes équipes, un « bu- siness lab » vient aussi compléter le dispositif. nous avons procédé éga- lement à de nouveaux recrutements pour déve- lopper des partenariats avec les grands acteurs du digital. nous avons aussi tissé des liens étroits avec les start-up de la mobilité en nous penchant sur les plate- formes collaboratives de la mobilité – comme l’autopartage – ou les services associés à l’en- tretien et à la conduiteservices connectés et de plémentaire. Il faut à outils ou services digi- De l’extérieur, il est pos-mobilité, afin d’apporter tout prix éviter une taux mais chaque colla- sible que l’on ne réalise Propos recueillis par de nouveaux services “ghettoïsation” du nu- borateur bénéficiera des pas l’ampleur de cette Geoffroy Framery face à la montée desusages collaboratifs.L’offre concerne égale-ment les servicesconnectés et la gestionde flottes d’entreprisespour les clients BtoB.Ma fonction de cDopeut se résumer en troismots : vision, planifi-cation et fédération. Lerôle que je joue actuel-lement, ainsi que celuide mes équipes, évo-luera certainement avecle temps. nous sommesprincipalement sur descycles courts d’innova-tion. nous essayons dechanger la culture etl’état d’esprit : passerd’une mentalité clas-sique de l’ingénieur quiprépare un dossier par-fait avec une série d’in-dicateurs exhaustifs àune culture plus start-up, davantage dans letest & learn, l’itérationet la réactivité. « Lessis more ».Cette transformation en profondeur, com- ment concrètement l’accompagner ? En plus de la formation de nouvelles équipes, il importe, pour que la transformation digitale soit opérationnelle, de nommer des champions du digital dans l’ensem- ble des métiers. ce plan de transformation passe aussi par un plan d’ac- culturation numérique que nous co-pilotons avec les ressources hu- maines afin que chacun parle la même langue pour le search, le crowd- funding, les réseaux so- ciaux, etc. ce travail sur l’ensemble des métiers passe d’abord par l’ana-Déc. Jan. 2017 55]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36STRaTéGIE & InnoVaTIon nUMéRIQUE Décryptage - Le potentiel des nanotechnologies se confirme L'occasion pour EcoRéseau Business d'expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation Numérique50 nuances de matière griseLes nanotechs révolutionnent enfin une multitude de secteurs. Progrès en R&D et plus grande maturité face à la nouveauté y contribuent.domaine duquel émergent des dizaines de start-up.Dtant à des nanoparticulesL’exemple de la microélec- tronique montre que nous sommes en mesure de pro- duire sur une surface un nombre toujours plus élevé d’éléments constituants. ainsi le nombre de transis- tors des microprocesseurs sur une puce de silicium double tous les deux ans, vérifiant la loi de Moore. En 2006 les processeurs sont produits en masse avec une finesse de 65 nanomètres. En 2013 de 14 nm... Mais cette miniaturisation atteint ses limites, tout du moins pour une technologie héritée des procédés conventionnels de photolithographie. Les nanotechnologies suggèrent une nouvelle approche plus radicale. Beaucoup de projets sont donc dans les cartons en nanoélectronique, où au contraire on part du plus petit pour aller vers le plus grand, des atomes vers les machines et les produits ma- nufacturés. Dans le viseur, des ordinateurs toujours plus petits, et de l’auto-assem- blage à partir d’objets créés avec les molécules.emain des nanorobots programmés pour venir s’attaquer aux cellules cancéreuses ?es chercheurs sino- américains ont testé un procédé permet-et donc des ruptures en élec- tronique, informatique, com- munication, énergie, santé, alimentation... Les applica- tions foisonnent et vont foi- sonner.téressés au sujet bien avant, ayant déjà mis au point des applications, dans les pots catalytiques ou dans les pneumatiques avec des na- noparticules de silice. Mais nous constatons une nette accélération depuis cinq ans », affirme olivier Spalla, chercheur en nanomatériaux, responsable du département de sciences physiques, in-gramme « Graphene Flags- hip », pour moitié par la commission européenne et pour l’autre par les pays membres participants. Le but de ces recherches ? « L’élaboration d’un maté- riau à base de feuilles de graphène très fines, pour par exemple concevoir des tablettes flexibles, ou des systèmes anti-foudroiementboration avec Rhône-Pou- lenc, sur les nanomatériaux, à propos de particules dans les pots catalytiques, avant que le sujet ne soit à la mode. La recherche s’est structurée. En France depuis 2005 l’Etat finance les cen- trales de technologie pour la Recherche technologique de base (RTB) et y a injecté 140 millions d’euros. Ici, leMATÉRIAUXET CHIMIEEn 1986, Eric Drexler publie un ouvrage sur les nano- technologies, « Engines of creation », dans lequel il prévoit des progrès farami- neux : les lois physiques pa- raissant insurmontables au- jourd’hui pourraient être dé- passées, les produits créés pourraient être moins coû- teux, plus solides, plus effi- caces grâce à la manipulation moléculaire. Si l’on crée dans ces matériaux des struc- tures à l’échelle nanomé- trique, et si l’on sait les contrôler, on peut voir ap- paraître des propriétés nou- velles – électriques, méca- niques, optiques... – ou des combinaisons inédites de56 Déc. Jan. 2017tional nanotechnology Ini- tiative aux Etats-Unis, en symétrie avec le programme cadre de l’UE et le pro- gramme national nanos- ciences en France. « Les in- dustriels se sont en fait in-génierie, chimie et énergie (Spice) à l’agence nationale de la recherche (anR). Les retombées ne sont pas près de s’émousser. Par exemple un milliard d’euros est versé en dix ans dans le pro-très légers embarqués dans les avions. On constate le même engouement que pour les nanotubes dans les an- nées 90 », révèle olivier Spalla, qui a réalisé à l’époque sa thèse, en colla-cnRS s’active en amont, le cEa-Leti joue l’intégrateur pour l’industriel. La tech- nopole grenobloise repré- sente d’ailleurs un bassin de recherche et d’ingénieurs unique en Europe dans ceLa première vague de nanotechs transportait les médicaments, la deuxième agit elle mêmeELECTRONIQUEd’entrer à l’intérieur de la cellule cancéreuse pour y li- bérer le médicament direc- tement dans le noyau cellu- laire, selon une étude parue dans Nature Biotechnology. L’actualité scientifique et in- dustrielle est souvent animée par ce genre de tours de passe-passe de l’infiniment petit. on agit désormais à l’échelle du nanomètre, soit la distance entre deux atomes. Grâce à l’invention de deux instruments, le mi- croscope à effet tunnel et le microscope à effet atomique, il est possible d’observer, de manipuler et de créer des nanostructures. En assem- blant atomes et molécules, on obtient de nouvelles pro- priétés physico-chimiques,ACCÉLÉRATIONET MATURITÉLes nanosciences ont fait un vrai bond en avant en 2001 avec la création de la na-]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[n°36www.ecoreseau.frDécryptage - Le potentiel des nanotechnologies se confirme STRaTéGIE & InnoVaTIon nUMéRIQUEil peut être déformé de ma- nière homogène à tempéra- ture ambiante, et non très élevée comme c’était le cas. a plus long terme, les chi- mistes cherchent à créer des matériaux entièrement nou- veaux, qui trouveront desconsiste à construire et dé- velopper des molécules « à façon ». on imagine la ky- rielle d’applications concoc- tées par les labos pharma- ceutiques et les biotechs. Les propriétés des nanomatériaux sont exploitées pour des ap-les LED permet d’obtenir un rendement très intéres- sant. L’utilisation des nano- tubes de carbone dans le do- maine du stockage de l’élec- tricité peut permettre de créer une pile – un superconden- sateur – qui se recharge enpices à ce que les applica- tions industrielles émanent plus vite de la recherche. «Monbutàl’ANRestde parvenir à sortir les nanotechs des labos. Pour raccourcir le temps entre une décou- verte et une application en- trepreneuriale, nous finan- çons des projets partenariaux en amont, avec des indus- triels et des académiques, qui partent d’assez bas. C’est la clé du succès. Après trois ou quatre ans de travail col- lectif, les industriels peuvent passer à des phases de com- mercialisation », explique olivier Spalla, qui finance de nombreux tests. « Plu- sieurs exemples existent en microélectronique, des start- up ont émergé dans les condensateurs à nanotubes de carbones. Je pense à ce bus qui se recharge du coupKraft foods avait imaginé une boisson chargée de nanocapsules, qui change de couleur et de goût une fois secouée. Tollé des consommateurs...Des matériaux aux propriétés revisitées, permettant de réinventer des objets quotidiensapplications notamment dans les TIc (mémoires, télécom- munications...). D’autre part, les rapports de surfaces de- venant prépondérants, les na- notechnologies ouvrent des perspectives en chimie, en particulier pour la catalyse qui se trouve amplifiée. « Or nous ne savons faire que des réactions chimiques cataly- sées, sinon cela ne fonctionne pas. Sans système cataly- tique, pas de matériaux », précise olivier Spalla.plications variées : des agents contrastants pour l’imagerie de cellules, des thérapeu- tiques pour la lutte contre le cancer... on peut ajouter des fonctions aux nanomatériaux en les interfaçant avec des moléculesbiologiques.Leur taille est en effet assez proche. Les nanomatériaux sont donc utiles à la recherche et aux applications in vivo et in vitro. cette intégration permet l’émergence d’outils de diag- nostic ou d’administration de médicaments. Tout est plus règlementé et prend plus de temps dans la santé, comme dans l’aéronautique ou dans l’aérospatiale. « Pourtant on dénombre déjà 400 sociétés de nanoméde- cine à travers l’Europe, avec une explosion certaine ces dernières années. Ce sont plutôt les start-up qui s’ac- tivent, et qui sont proches du marché, après test et vé- rifications », note Laurent Levy, président et cofonda- teur de nanobiotix, société leader en nanomédecine. on distingue une première vague de nanotechnologies utilisées comme supports à médica- ments, encapsulés, ce qui permet de les administrer plus efficacement et préci- sément – un bienfait en on- cologie par exemple. Les na- nocapsules passent plus fa- cilement les barrières internes pour se rendre dans les tu- meurs. « Dans la deuxième vague, ce sont les nanopar- ticules elles-mêmes qui ont une action physique. Nous dénombrons une quarantaine de produits aujourd’hui », explique Laurent Levy.quelques secondes, tout en étant plus léger qu’une bat- terie chimique et ayant une durée de vie de 3000 ans. L’utilisation de matériaux nano-poreux pour le stockage de l’hydrogène peut enfin permettre de démo- cratiser son utilisation, ac- tuellement bloquée par la faible quantité d’hydrogènepropriétés. Résultat : des mé- taux et des céramiques qui se déforment plus facilement, des polymères aux propriétés mécaniques et électriques inédites, voire combinées, des super-bétons ultra-résis-tants et simples à créer... Les effets des structures nano- métriques sont toujours aussi impressionnants et promet- teurs. Exemple pratique avec le cuivre : lorsque ce métal est constitué de nanocristaux,EthiquePHARMAET NANOMÉDECINE L’ingénierie moléculaire, ren- due possible grâce au mi- croscope à effet tunnel,Débat de société toujours ouvertMême dans l’alimentaire, modifier la structure moléculaire de certains produits permettra d'augmenter leur valeur nutritive, de modifier leur goût ou leur texture à volonté, d'allonger leur durée de conservation et même de fabriquer de la matière grasse... sans graisse. Il faudra cependant du temps pour convaincre les consommateurs. La société Kraft foods avait imaginé une boisson chargée de nanocapsules, qui change de couleur et de goût quand on la secoue. Elle a dû reculer devant le tollé des consommateurs. La crainte d’une toxicité potentielle du vivant est toujours présente, malgré des études non alarmantes. La prophétie d’Eric Drexler, en 1986, a en tout cas marqué les esprits. Dans l’ouvrage « Engines of Creation » sur les nanotechs, l’ingénieur américain souligne les innovations majeures qui vont en découler, mais aborde aussi le danger de ces technologies capables de se répliquer par elles-mêmes, imaginant des bactéries créées dans un quelconque intérêt commun qui se répliquent à l’infini et causent des ravages sur la flore, la faune et l’humanité. Il en appelle à une vraie maîtrise, alors que la forte capacité pénétrante qu’ont les nanoparticules à l’égard des tissus cellulaires est évidente. Du fait de leur taille inférieure aux cellules, elles peuvent outrepasser certaines barrières naturelles. Cette propriété est d’ailleurs déjà exploitée dans les cosmétiques. Des études ont démontré la possibilité pour les nanomatériaux de causer des mutations de l’ADN et d’induire des changements majeurs à la structure mitochondriale, pouvant conduire à la mort de la cellule. Le projet « Nanogenotox », coordonné par l’Afsset et impliquant plusieurs pays européens, qui visait sur trois ans à clore le débat pour la Commission eu- ropéenne, n’a pas donné de résultats tranchés. 14 nanomatériaux manufacturés avaient pourtant été étudiés (exposition orale, cutanée, inhalée). Du fait de la crispation, les industriels avancent donc à pas feutrés. L’Oréal a essuyé un flot de critiques à propos de ses crèmes solaires. Saint-Gobain se fait discret sur ses revêtements. « En 2010, le débat parlementaire sur les nanosciences en France a été arrêté par les opposants, et les acteurs de la recherche et de l’industrie ont fait profil bas. Aujourd’hui, comme les projecteurs se sont tournés vers la biologie de synthèse, les applications refont leur ap- parition », constate Olivier Spalla à l’Agence nationale de la recherche (ANR). Autre point non négligeable, les nanotechs économisent de la matière, mais souvent les applications incorporent des particules de métaux dans les produits, sans espoir de recyclage. « Les nanoparticules sont comme l’amiante dans les années 1960 : une révolution dangereuse si elle n’est pas encadrée », déclare un scientifique.stockée dans les réservoirs conventionnels bourrés de défauts (fuites et lourdeur). cet hydrogène peut alors être utilisé dans des moteurs à combustion ou par des piles à combustible.pendant les arrêts de voya- geur », ajoute le scientifique. Il existe désormais un souci croissant du côté des acteurs – le centre de compétences en nanosciences c’nano possède des antennes régio- nales – de former partout des chercheurs aux méthodes de valorisation. L’optimisme est donc de mise dans un domaine transverse qui ap- paraît là où on ne l’attend pas. Des membranes à na-ENERGIEnopores peuven.l’eau, ou même la désaliniser. « On peut progresser dans les marquages anti-contre- façons sur passeports, ou dans la détection d’em- preintes humaines, par un nanospray que nous avons financé », cite aussi olivier Spalla à l’anR.Les avancées dans le do- maine de la production et du stockage d’énergie sont notoires. Dans le domaine de la production de lumière, l’utilisation de matériaux is- sus des nanotechs tels queJulien TarbyDéc. Jan. 2017 57ET DEMAIN ?Les industriels iront forcé- ment plus loin que cette pre- mière génération de nano- matériaux passifs dans les crèmes solaires, peintures et enduits... Vêtements, acces- soires de sport, cosmétiques, soins personnels, électro- nique, informatique vont en- core être bouleversés. « L’ar- rivée des matériaux intelli- gents n’a pas fini de nous étonner. Dans la santé les applications arrivent par vagues, comme en ce mo- ment », observe Laurent Levy chez nanobiotix. Et les conditions sont plus pro-t assainir]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36STRaTéGIE & InnoVaTIon nUMéRIQUE Haute résolution - Innovations en sécurisation des moyens de paiements Focus sur un sujet high tech dans l'air du tempsÀ l’aube de la révolutionL e marché du paie- ment est en pleine ébullition : il semble que tous les mois de nouvelles façons de payer fassent leurs dé- buts, toutes plus «ésoté- riques» les unes que les autres. Récemment, Mas- tercard annonçait tester le paiement par selfie ! ce foisonnement d’inno- vations est en fait motivé par deux facteurs : une sécurisation croissante des transactions, et une demande – aussi bien des commerçants que des uti-qui pourraient bien aboutir à réorganiser le marché.La créativité parle dans le monde du paiement, entraînant de nouveaux challenges en matière de sécurisation,L’IDENTIFICATION PAR LE CORPSLes innovations les plus excitantes ont recours à la biométrie, basée sur les caractéristiques corpo- relles. Iris, fond d’œil, ré- seaux veineux, empreinte digitale, voix, voire sel- fie... les idées ne man- quent pas. Et elles ont l’énorme avantage d’être facilement adoptées par les utilisateurs. « Néan- moins, toute forme d’iden- tification biométrique a ses faiblesses », souligne Richard Lack, directeurglementation sur l’utilisa- tion de critères biomé- triques pour l’identifica- tion chez les grands ré- seaux de paiement, à l’ex- ception de l‘empreinte di- gitale pour les wallet mo- biles (ApplePay, Samsung- Pay, AndroidPay...) », rap- pelle Vincent Ducrohet, directeur next Generation offering / LaBS chez In- genico. Tous ces projets sont donc des pilotes.Les moyens d’authentification implicites sont une demande récurrente de la part des commerçantsPAR L’OBJETL’autre type majeur d’in- novation se concentre surlisateurs – de simplifica- tion toujours plus poussée de l’acte en lui-même. Un vrai jeu d’équilibriste – en fait, « il s’agit d’ar- river à un équilibre entre la facilité d’usage et un niveau de sécurité accep- table », résume Loïc De- quay, chef de produit In- novationPaiementmobile acceptation chez Mon- ext.des ventes EMEa chez Gi- gya. Une photo suffisait à tromper l’identification d’iris (il faut maintenant cligner des yeux) ; de la pâte à modeler suffit à passer outre des capteurs d’empreinte digitale (ou simplement le vrai doigt du propriétaire, endormi ou ivre). c’est une des raisons pour lesquelles « il n’existe pas encore de ré-les objets connectés utili- sant le nFc, comme les bracelets (tels qu’expéri- mentés par Gemalto lors de l’Euro 2016). Plus fa- cile à sécuriser (la tech- nologie est mieux maîtri- sée), ils posent cependant des problèmes de distri- bution et de gestion (perte, casse...). Mais Visa et Mastercard ont ouvert leur plateforme de tokenisationDans ce domaine, les solutions radicales et indestructibles n’existent pas.(qui utilise un numéro gé- néré au hasard au lieu des coordonnées bancaires) aux fabricants. autrement dit, n’importe quel objetconnecté peut être doté de capacités de paiement. ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle : ré- gulièrement, des objetsconnectés se font pirater, de la voiture au frigo.Un objet en particulier sort du lot : le smartphone. Il possède à la fois les ca-58 Déc. Jan. 2017]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[n°36www.ecoreseau.frHaute résolution - Innovations en sécurisation des moyens de paiements STRaTéGIE & InnoVaTIon nUMéRIQUEpacités techniques pour procéder à différentes identifications (SMS, ap- pareil photo, nFc...), est omniprésent, et d’un ma- niement aisé pour l’utili- sateur, dont il a une très (certains diraient trop) bonne connaissance. c’est d’ailleurs ce que cherchetion tourne, et rassemble des données sur vous et vos habitudes d’utilisa- tion : comment vous tapez, vos endroits habituels, vo- tre vitesse, votre empreinte vocale... », explique Richard Lack. Puis elle utilise ces données pour vous identifier. Les résul- tats sont, paraît-il, bluffants.thodes sortent du lot. ap- ple Pay, avec l’empreinte digitale, qui rentre déjà bien dans les mœurs ; etassistants personnels vir- tuels (Cortana, Siri...), est déjà familiarisé avec la technologie », soulignela nouvelle norme – ou du moins le moyen de paiement majoritaire. c’est l’utilisateur qui décidera,blèmes de sécurité appa- raissent, des brèches – et aujourd’hui, un seul inci- dent peut entacher la ré-Détecter les comportements inhabituels et ne déclench.les authentifications fortes qu’à ce moment-làerà exploiter Google, avec son projet abacus. « Pen- dant que vous utilisez vo- tre téléphone, l’applica-Organisation du secteurAgrégateurs vs utilisateurs ?La multiplication et la diversification des moyens de paiement est en train d’avoir une conséquence de taille sur l’organisation du marché de l’identification lui-même. Chaque système amène son propre écosystème ; assurer leur interopérabilité devient, du coup, extrêmement com- plexe. Les conditions idéales pour amener le secteur du paiement vers une séparation entre des spécialistes de l’identification, qui joueront le rôle d’agrégateurs, et ceux qui utiliseront leurs services (aussi bien les banques que les commerçants). Un virage déjà pris par des acteurs d’envergure, comme Gemalto, Apple (avec Apple Pay), Google (Android Pay, Abacus)... et même, dans une moindre mesure, les réseaux sociaux (avec le social login sur des sites d’e-commerce hébergeant des informations bancaires). Mais les acteurs qui font aujourd’hui de l’identification ne sont pas tous prêts (ni volontaires) pour assumer les responsabilités particulières du monde du paiement, qui devrait donc rester l’affaire de spécialistes.PAR LES HABITUDESabacus va en fait bien au- delà de l’objet connecté, même s’il en utilise un : il s’agit plutôt d’une solution dite implicite. L’idée est, grâce à une connaissance client approfondie, de dé- tecter les comportements inhabituels et de ne déclen- cher les authentifications fortes qu’à ce moment-là. c’est notamment la position prise par amazon, qui ne veut pas se débarrasser de son fameux « one-click ». c’est le top de la fluidité – et du coup, « les moyens d’authentification implicites sont une demande récur- rente de la part des com- merçants », explique Loïc Dequay. outre les habitudes de consommation, d’autres solutions implicites prati- quent le « device finger- printing », en identifiant l’utilisateur grâce à son en- vironnement réseau (les adresses mac des appareils connectés, leur système d’exploitation...).la reconnaissance vocale, Vincent Ducrohet. et tous les jours arrivent putation d’un produit suf- qui commence à être ex- De fait, si l’évolution est des nouveaux systèmes, fisamment longtemps pour périmentée dans le monde inéluctable, il est difficile des nouveaux moyens de lui faire perdre sa du paiement. « Comme de prédire quelle sera l’in- contrôle biométriques ou chance.LES FAVORISParmi ce fourmillement d’innovations, deux mé-pour l’empreinte digitale, novation qui se hissera au- logiciels... Et, tous lesle grand public, grâce aux dessus du lot et deviendra jours ou presque, des pro- Jean-Marie BenoistDéc. Jan. 2017 59]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36RH & FoRMaTIon Réseaux et influence - La noblesse françaiseDécryptage d'un groupement ou cercle en particulier, de son dynamisme et de sa capacité à favoriser le networkingcommunauté de valeurs avant toutSLa noblesse française est une communauté où l’on se connaît, se fréquente. Les liens d’affaires viennent indirectement.i cette communauté et malgré une identité qui fondateur de la marque à Dans la même lignée que gent ne sont pas ouvertement fait que si votre voisin pos- sait s’organiser au reste encore forte au- succès Vicomte a. : « La la chasse, le ball-trap ou évoquées, existe-t-il une en- sède un nom à particule, il sein de clubs ou d’as- jourd’hui, plusieurs nobles chasse est quelque chose de l’équitation sont des activités traide entre ces derniers n’en est pas automatique-sociations, les affaires sont interrogés restent sceptiques très fort, on crée de vraies qui permettent aussi de se comme l’affirment certaines ment noble pour autant, lesloin d’être les sujets abordés à l’idée d’une entraide par- relations, et on y rencontre en priorité. Elles seraient ticulière quand il s’agit d’af- aussi d’autres entrepreneurs même plutôt bannies, faires. avec qui l’on échange ». comme au Jockey club, qui Mais cette activité, tradi-retrouver. Si les rallyes, dans une autre mesure, peuvent favoriser les rencontres entre personnes de même origineidées reçues ? « Non, per- sonne ne se sert les coudes en matière d’affaires dans la noblesse », réfute arthur de Soultrait. Si plusieurs aristocrates reconnaissent que la finance, l’immobilier ou la diplomatie sont des métiers où l’on retrouve beaucoup de noms à parti- cule, la cooptation serait plus une vue de l’esprit qu’une réalité. Dans cer- taines grandes banques cela a pu arriver, entend-t- on, mais cela n’est plus vrai- ment le cas aujourd’hui, ou alors c’est très rare. Un constat partagé par arthur de Soultrait : « Il n’y a pas, à ma connaissance, de coop- tation entre membres de la noblesse. En revanche, il est évident que certains noms favorisent l’accès à certains postes, mais c’est en raison de leur carnet d’adresses et non de leur origine sociale ». Il reste cependant vrai que le fait de partager des valeurs com- munes peut aider de manière indirecte. cela jouerait comme une garantie de com- portement moral avec qui la confiance serait plus fa- cile, mais là encore, nous dit-on, une simple particule ne permet pas d’ouvrir les portes. cela jouerait comme un plus.quelques grands noms issus de la noblesse ayant réussi dans les affaires ne repré- sentent pas la réalité de la communauté. Près des deux tiers d’entre eux vivraient sous le seuil de pauvreté selon l’association d’en- traide à la noblesse française. Une association a justement été créée pour venir en aide aux familles issues de la noblesse les plus démunies, en attribuant des bourses d’études, en aidant à la re- cherche d’emploi ou en in- tervenant dans certains cas de chômage, accident ou autre.« Des "cercles" d’in uence ? Ce n’est pas tout à fait notre sujet de prédilection »UNE INITIATIVE RÉCENTE MALGRÉ TOUTcette association, qui re- cense également les familles nobles de France, a par ail- leurs lancé cette année la première édition de son Prix Entreprendre, forte du constat qu’aujourd’hui, ap- partenir ou avoir appartenu au monde du travail est la réalité de la plupart des no- bles, comme l’indique le Président de l’association, le Duc d’Uzès, sur son site internet. Une façon de venir en aide aux jeunes nobles qui se lancent dans l’entre- preneuriat, de solliciter les grands noms aristocrates du monde des affaires et de l’économie, et de favoriser les échanges, tout en rap- pelant que les valeurs de l’entreprise restent diffé- rentes de celles de la no- blesse. Un balbutiement dans ce monde où les af- faires restent un sujet de se- cond plan. S’il y a bien un réseau inefficace en matière de business c’est bien les aristocrates, se laisse-t-on confier ! Une aide à laquelle arthur de Soultrait n’a donc pas eu recours pour bâtir lecompte près de deux tiers de ses membres issus de la noblesse française. Si les conditions d’entrée sont très strictes – il faut être coopté par les membres lors d’un vote où un vote négatif an- nule cinq votes positifs –, les affaires, tout comme la religion ou la politique, sont des sujets proscrits. Un lieu de rencontre, donc, de re- trouvailles, mais certaine- ment pas un réseau d’af- faires. En fait, à l’inverse d’autres communautés plus organisées pour favoriser le business, la noblesse fran- çaise ne ferait pas preuve d’une entraide particulière en son sein sur le sujet. Mal- gré les réseaux où se re- trouvent les nobles de la haute société contemporaine,NOMBREUX POINTS DE CONTACTSEn revanche, si les réseaux business ne sont pas reven- diqués, il existe des moyens de se retrouver entre genstionnellement noble, n’est pas réservée à la seule no- blesse. on y retrouve des gens de la haute société, qui ont des valeurs communes. Si l’aristocratie y est trèssociale, là encore l’entre- soi ne s’étend pas au busi- ness. Le moteur n’est pas l’argent, mais plutôt les va- leurs de la noblesse, nous confie-t-on. Parmi les noblesDE BEAUX ÉTENDARDS LOINDE LA RÉALITÉSi des noms à particule comme Henri de la croix de castries, augustin de Ro- manet, Geoffroy Roux de Bézieux ou encore le célèbre Baron de Rothschild se re- trouvent à la tête de grands groupes français, leur pa- tronyme n’y serait donc pas pour grand chose, au-delà de l’exigence de réussite que l’on peut retrouver dans ces milieux. Ils constituent plutôt l’arbre qui cache la forêt. En effet, au-delà duLe fait de partager des valeurs communes peut faciliter la confiance, et donc les collaborations.de même milieu, de même éducation ou de même pas- sion, qui favorisent les échanges en tout genre, et où le sujet des affaires peut, parmi d’autres, venir sur la table. La chasse, par exem- ple est un excellent moyen de se retrouver, comme l’ex- plique arthur de Soultrait,présente, ce serait plutôt le mode de vie et le fait de posséder une propriété en France qui rassemble ces passionnés. Durant ces par- ties de chasse qui peuvent durer des journées entières, on partage des convictions, un art de vivre, et l’on peut également y parler affaires.interrogés, aucun ne se sou- vient d’avoir été sollicité ou d’avoir sollicité un autre noble en faisant référence à cette racine commune pour obtenir un coup de main.SE CONNAÎTRE, SANS SE COOPTERMais si les questions d’ar-succès de Vicomte a.60Déc. Jan. 2017Nicolas Pagniez]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36RH & FoRMaTIon ObservatoireBrèves, études, actus et classements du mois concernant les Grandes Ecoles,les Universités et le recrutement, picorés en toute subjectivitéce faisant, GEM est partenaire de « Ville de demain », une plateforme multi-acteurs qui permet aux chercheurs et aux étudiants d’être directement en contact avec les problématiques des acteurs publics locaux, des entreprises et des citoyens et de penser et fabriquer la ville de demain. c’est aussi une plateforme d’anticipation qui favorise l’émergence d’expérimentations in- novantes et concrètes en ville, qui préparent les grandes transitions en cours dans les zones urbaines (écologiques, économiques, sociales...). c’est dans ce cadre que l’école a organisé l’événement « Sharin’Grenoble », une journée d’échanges qui a réuni plus de 100 participants impliqués dans l’économie collaborative sur le territoire grenoblois. D’autres sujets sont sources d’expérimentation par ses partenaires de la Mairie de Grenoble ou l’Institut de géographie alpine comme l’affichage urbain, les open data ou la gestion des ilots de chaleur. Grâce à son implication dans le projet « Grenoble, ville de demain », GEM engage ses capacités d’innovation en faveur de la cité et du bien-être de son territoire, dans la lignée de son plan stratégique « devenir une school for business for society ».u Au menu ce mois-ci, quelques récompenses en guise de baume au cœur pour éviter de tomber dans le discours de déclasse- ment généralisé qui court dans les médias. Oui, des écoles et organismes se distinguent pour continuer à former les talents. Comme en attestent les distinctions pour GEM ou le groupe Vatel. En parallèle, Ecoréseau Business développe dans ses brèves « le coin des RH » pour davantage mettre en lien les formations nouvelles, le marché de l’emploi et les besoins des en- treprises. Bonne lecture.+ RÉCOMPENSESGEM distinguée pour le projet « Grenoble ville de demain »grâce à son campus responsableEcoréseau Business consacre sa rubrique Grand angle aux applications sorties de terre concernant le sujet de la ville durable. L’occasion de revenir sur l’actualité de Grenoble Ecole de Management (GEM), qui a reçu au mois de novem- bre le prix d’encouragement lors des Trophées des campus Responsables 2016 – catégo- rie « Synergies Territo- riales ». Emanation de lachambre consulaire, l’école avait présenté le projet « Grenoble, ville de demain : GEM au service d’une ville en transition », développé en partenariat avec la Mairie de Grenoble et l’Institut de géographie alpine.Source : GEM + NOUVELLE OFFRE DE FORMATIONLancement de INSEEC Sport - Global Sports Business SchoolLe sport, une des obsessions de l’InSEEc ? certainement car le groupe d’enseignement supérieur fait partie des acteurs français spécialisés dans les métiers de ce secteur très spécifique. Et ce depuis 1992 avec la création de son centre d’études en alternance pour sportifs nationaux et internationaux (cESnI), pionnier dansla mise en place de dis-positifs académiquesadaptés à la reconver-sion professionnelle dessportifs. Dans la lignéede cette activité, l’In-SEEc a annoncé en no-vembre la créationd’une nouvelle filièreavec la création d’In-SEEc Sport, école dé-diée au managementglobal du sport. Les for-mations, allant du ba-chelor jusqu’au MSc(Master of Science), seront dispensées dans une multitude de sites : Paris, Bordeaux, Lyon, chambéry, Genève, Monaco, Londres, San Francisco et Shanghai, et couvriront des expertises qui permettront aux étudiant de se spécialiser dans le marketing sportif, l’industrie des articles de sport et leur distribution, son organisation et sa gouvernance. ce panel de formations se destine aux sportifs en reconversion, filière STaPS, écoles de commerce, écoles d’ingénieurs, facultés de sciences économiques ou de gestion, de droit, de sciences politiques... Le MSc en management du sport est décrit comme un véritable accélérateur de carrière, que l’on peut également intégrer directement après un Bac+4 validé. Le délai d’insertion dans la vie active des diplômés du Groupe InSEEc dans le domaine du sport est actuellement de moins de 6 mois pour 87% des diplômés.62Déc. Jan. 2017Source : INSEEC]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[n°36HEI, des formations placées sous le signe des énergiesLa production d'énergie électrique et son utili- sation dans une démarche responsable, la gestion des ressources naturelles, la construction plus respectueuse de l’environnement... sont autant de nouvelles problématiques auxquelles doivent répondre les ingénieurs. L’école HEI accouche ainsi de nouvelles formations dans les domaines de l’énergie et de l’environnement : la filière Energies & Systèmes Electriques (ESE) par voie de l’apprentissage et le MSc Engineering Smart cities. cette nouvelle filière (ESE) permet de combler un manque d’offre de formation dans le domaine des Smartgrids (Réseaux électriques intelligents), de participer à l’intégration des énergies renouvelables et des nouvelles charges électriques dans les réseaux...Source : HEINouveau MOOC sécurité globale à l’UTTattentats terroristes, catastrophes naturelles, explo- sion industrielle, accidents ferroviaires, ... Les grandes crises de ces dernières années présentent des caractéristiques semblables, elles se produisent de façon brutale et sont qualifiées de surprises stra- tégiques. Le besoin d’anticipation et de connais- sance se fait alors sentir pour éviter la stupeur de l’événement. La question de sécurité, d’anticipation et de gestion de situations de crise est centrale dans ce nouveaux Mooc dont les objectifs sont les sui-vants : identifier les grands enjeux contemporains de la sécurité et de la défense / anticiper et gérer des situations de crise / utiliser des outils et méthodes pour mettre en œuvre une stratégie de sécurité / s’appuyer sur les données géostratégiques pour l’- analyse stratégique et la prise de décision.www.ecoreseau.fr+ MULTI-CULTURALISMEL’association Pacte PME au service de la montée en compétences des grands groupes et PMEL’association Pacte PME a lancé mardi 15 no- vembre 2016 sa plateforme de partage de com- pétences entre grands groupes et PME : « Pacte compétences » pour que les PME françaises fassent de la montée en expertise un levier concurrentiel.Observatoire RH & FoRMaTIon l’offre de services sera élargie dans les mois àvenir.lopper leur coopération académique et scientifique dans les domaines de l’enseignement et de la recherche.Source: PolytechniqueIndex Mondial des Compétences 2016 par HaysQuels faits saillants pour cette mouture 2016 de l’Index Mondial des compétences 2016, 5ème édition du rapport annuel publié par Hays en collaboration avec oxford Economics ? Selon Hays, les pénuries mondiales des compétences se multiplient : une aggravation de 14% au cours de ces cinq dernières années en Europe qui s’ac- compagne d’une pression sur les salaires, tous secteurs confondus, qui augmente. Dans les 33 pays de l’étude, le marché mondial de l’emploi se redresse lentement, mais reste sous pression à cause d’incertitudes économiques persistantes. Le fossé entre les compétences disponibles et celles recherchées se creuse encore, pour la cin- quième année consécutive. L’accroissement de la demande de main-d’œuvre qualifiée s’accélère, ainsi que la pression sur les salaires, ce qui en- traine des difficultés accrues pour les employeurs.+ MONTÉE EN COMPÉTENCEScette plateforme répond donc aux besoins for- mulés par les chefs d’entreprise interrogés par Pacte PME. Parmi 300 dirigeants d’entreprise sondés, 51% affirment avoir un besoin prioritaire de renforcement à caractère ponctuel et 66% sou- haitent la mise à disposition d’un outil de mise en relation pour répondre à cette attente. Les sujets abordés seront variés en matière de ren- forcement managérial (marketing, design, inter- national, performance opérationnelle, RSE, in- novation, gestion de projet, gestion de trésorerie, etc.). Le dirigeant de PME pourra ainsi solliciter le conseil payant d’un salarié ou d’un cadre d’un grand compte participant à la plateforme. La plateforme est accessible à l’adresse sui- vante : https://competences.pactepme.org/Les entreprises persévèrent pour trouver et séduire les talents dont elles ont besoin, tandis que les pénuries de compétences menacent leur croissance et compromettent leur productivité. Quid du marché français ? Il demeure soumis à des tensions semblables à celles identifiées les années précédentes. Le manque de flexibilité resterait le principal problème des employeurs français en 2016. Tina Ling, PDG de Hays France et Luxembourg, commente : « Au premier trimestre 2016, la France a affiché une activitéSource : UTTL’École polytechnique main dans la main avec Hebrew University of Je- rusalemJacques Biot, président de l’école polytech- nique, et asher cohen, recteur de la Hebrew University of Jerusalem (HUJI), ont annoncé ce 9 novembre deux accords de collaboration visant à favoriser les coopérations académiques, à ren- forcer les opportunités d’échanges scientifiques et académiques et à promouvoir la compréhen- sion inter-culturelle et internationale. ces deux acteurs s’engagent à travers ces accords à déve-christophe de Maistre, président de Siemens France et de Pacte PME, ajoute : « Pacte Com- pétences est la réponse opérationnelle dont les dirigeants d’entreprise avaient besoin pour ac- quérir les savoir-faire stratégiques et managé- riaux utiles à leur montée en gamme ». a terme, plus de 1000 PME de croissance sont visées par Pacte PME pour rejoindre le programme, dontDéc. Jan. 201763Œ]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36RH & FoRMaTIon Observatoireéconomique dynamique. La croissance devrait s’élever à 1,4% en fin d’année. Les réformes du marché du travail offrent aux entreprises plus de flexibilité. A terme, elles stimulent l’embauche de plus de travailleurs et augmentent la production des entreprises. Le marché du travail français profite déjà des mesures de soutien récemment introduites par le gouver- nement, comme la facilitation de l’accès aux professions réglementées. Les prévisions tablent sur un taux de chômage inférieur à 10% à la fin de l’année. La France pourrait, par conséquent, résister aux incertitudes ac- tuellement observées à l’échelle internationale. »4. Rigoureux et organisé 5. Bon communicant6. Leader7. Modeste+ LE COIN DES RH8. Bosseur9. compétent10. Innovant et créatif. Un consultant n’intervient pas uniquement comme « apporteur » de méthode et d’expé- rience. Son métier l’amène à varier les sujets et les points de vue. c’est ceSource: Haysqu’attendent aussi de lui ses clients, une capacité à envisager les problèmes au- trement et à faire des connexions que les autres ne font pas.Source : Consult’in France+ LIENS ENTREPRENEURIAT / ENSEIGNEMENT SUPÉRIEURLa stat RH du mois53%des entreprises considèrent qu’une normalisation du télétravail contribuerait à un futur idéal, en supprimant la nécessité d’un lieu commun de travail, devant l’amélioration de l’offrede transportSource : think tank de la mobilité, 14 novembre 2016L’association 100 000 entrepreneurs renouvelle son partenariat avec les trois académies de Créteil, Paris et VersaillesDans le cadre de la semaine école-entreprise, Philippe Hayat, Président de 100 000 entrepreneurs et Béatrice Viannay-Galvani, Déléguée générale ont signé les conventions pour renouveler le partenariat entre 100 000 entrepreneurs et les rec-torats franciliens. L’idée pour L’associa- tion 100 000 entrepreneurs est de transmettre la culture et l’envie d’entre- prendre aux jeunes de 13 à 25 ans en France, au moyen de témoignages d’entre- preneurs. Depuis sa création en 2007 elle a ainsi sensibilisé près de 330 000 jeunes de la 4ème à l’enseignement supérieur. Selon les enseignants, ces actions répon- dent à un besoin essentiel non couvert au- jourd’hui. Ils sont ainsi 96% à souhaiterJeunes diplômés : les dix qualités recherchées par les Cabinets de ConseilLa nouvelle étude de marché pour consult’in France, Syntec stratégie et mana- gement dévoile que 4 000 jeunes diplômés en 2016, ont été recrutés par les ca- binets de conseil et d’audit. ce faisant 10 qualités sont avant tout recherchées selon cette étude :renouveler l’expérience. cette collaboration a permis les résultats suivants en Ile-de-France pour l’année scolaire 2015-2016 : 1 862 entrepreneurs formés et actifs / 662 interventions formalisées / 17 230 jeunes sensibilisés / 269 Etablis- sements scolairesSource : 100 000 entrepreneursEn bref et sans oublier...Uberisation des RH : LADIV a lancé en novembre une nouvelle plateforme inter- nationale du recrutement en ligne et a proposé un système de mise aux enchères de son profil de façon géolocalisée./ GEM et innovation pédagogique : les étudiants jouent aux Lego pour comprendre la supply chain / Bpifrance et Open- classrooms lancent un nouveau module d’enseignement à distance sur le leadership / Le Groupe Vatel consacré meilleur école hôtelière mondiale aux Hospitality Awards.1. Être Diplômé(e) Bac+5 d’une grande école de commerce ou d’ingénieur ou encore Master II d’une très bonne université. L’excellence reste le sésame. Mais les cabinets recrutent aussi des profils atypiques comme des scientifiques pour faire face aux problématiques du Big Data. Un stage dans le conseil est également un atout non négligeable pour intégrer un cabinet, plus qu’une spécialisation « consulting »2. Etre autonome. Même en tant que consultant junior 3. Etre capable d’écoute et d’empathie64Déc. Jan. 2017]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36RH & FoRMaTIon Carrières & Talents - La double casquette manager-ingénieur toujours sexy ? Analyse d'une formation et de sa capacité à satisfaire les besoins des entreprisesDevenir un manager du futurVL'ingénieur qui voulait être manager. Un cas d'école de la double compétence. Mais aujourd'hui, le paradigme change. car plus aucune fonction n'est épargnée par la technique et l'innovation.alérie n. – le nom vague de double-di- gramme qui permet et à la performance.a été changé par la plômes initiée il y a de comprendre les en- Rappelons néanmoins que rédaction –, 32 dix ans se perpétue jeux de l'innovation. sur les 1500 offres d’em-ans, est aujourd’hui direc- encore aujourd’hui, à Les participants déve- ploi diffusées au premiertrice des achats division luxe chez un grand nom de la cosmétique française. Son bagage de compé- tences, acquis au fil des an- nées, explique sa progression de carrière. Mais tout aura commencé par un cursus ingénieur mené à HEI, école d’ingé- nieurs généraliste post- Bac, rattachée avec l’ISEn à leur nouvelle bannière Yncréa Hauts-de-France, qui dépend de l’université catholique de Lille. après cinq années brillantes, Va- lérie ponctuant chaque année par une place de major, cette dernière décide de poursuivre ses études à HEc. Un plus, lui dit-on en 2006, pour commencer une carrière grâce à un diplôme estampillé HEc et le réseau d’alumni qui l’accom- pagne. ce sera donc un mastère spécialisé manage- ment de la supply chain et achats internationaux en 2007 qui catapulteront la même année notre jeune di- plômée aux commandes d’un poste d’acheteur pour un grand groupe coté du cac40. ce parcours, dont raffolaient les recruteurs il y a une dizaine d’années en raison de sa rareté, s’est désormais démocratisé avec la course aux MBa et mastères spécialisés et avec la création de nouveaux formats tels que les BBa, DBa, les Executive Mas- ters... D’ailleurs – et n’en déplaise à carlos Ghosn qui regrette l’effet cloning en matière de recrutement – il n’est pas rare que Valé- rie recrute des profils qui ont acquis cette double compétence, parfois dans les mêmes grandes écoles. Surtout, la double compé- tence ingénieur-manager demeure toujours en odeur de sainteté si bien que lala différence que de nouvelles tendances émergent. La pre- mière concerne une nouvelle lame de fondqui touche l’ensembledes acteurs de l’ensei- gnement supérieur et consiste en l’accéléra-tion de la formation continue en tant que nouvelle source de re- venu et de diversifica-tion des expertises, avec de nouveaux for- mats. La seconde ten- dance, comme le suggère le dernier ba- romètre d’Hays et les initiatives de l’asso- ciation pacte PME(cf. observatoire), se caractérise par une né- cessaire montée en expertise des entre- prises, quelle que soitleur taille ; le Big Data, par exemple, devient une composante in- contournable à intégrer comme Internet le fut dans les années 1990.loppent leurs capaci- tés à piloter des business models com- binant de nombreuses technologies et impli- quant des acteurs très variés ( (clients, cen- tres de R&D, régula- teur, ONG...) », détaille nicolas Mot- tis, directeur acadé- mique de l'Executive Master de Polytech- nique. L'idée est de construire des mo- dules « Etat de l’art » directement avec les chercheurs, pour per- mettre aux dirigeants de bien comprendre les frontières techno- logiques et la façon de les gérer.semestre 2015 sur le site de l’apec ciblant des jeunes diplômés d’écoles de commerce, seules 5% d’entre elles exigeaient une double spécialisa- tion. Tout comme très peu de recruteurs en France exigent spécifiquement un MBa, un DBa ou un EMBa. Ici, l’idée n’est pas tant de critiquer ce type de diplôme mais plutôt de souligner que la plupart des recruteurs, hors ceux qui co-conçoivent ces pro- grammes, ne s’y intéres- sent pas encore spécifiquement. « Les in- dustries ont toujours du mal à innover y compris dans la manière d’intégrer ces nouveaux profils et de les faire peser dans l’orga- nisation de l’entreprise. Mais elles sont conscientes qu’il ne suffit pas seule- ment de les recruter, il im- porte également de faire évoluer leur propre orga- nisation », ajoute Philippe Silberzahn, professeur à l’EM Lyon et co-directeur du programme Idéa, for- mation pionnière dans l’in- terdisciplinarité et le design thinking.tion et à l’entrepreneuriat. L’enseignement de cette « bi-culture » est devenu primordial dès la forma- tion initiale, évoque Domi- nique Rossin, adjoint du directeur de l’enseigne- ment et de la recherche à l’Ecole polytechnique. L’émergence de nouveaux modèles économiques, la transformation digitale, l’innovation exigent combi-La double compétence, double protection face à un marché de l'emploi serré ?rupture sur le site de Palai- seau. Nous avons ensuite décidé de lancer un pro- gramme ambitieux, la “Lead Academy” en parte- nariat avec PwC et Google avec qui nous partagions la volonté d’accompagner les entreprises face aux diffé- rentes ruptures », détaille Dominique Rossin. « Les participants à notre Execu- tive Master ont une dizaineSAVOIR SE VENDRE ? L’ingénieur-manager et ses dérivés conti-UN SEUL LEITMO-TIV : L’ACCOMPA-GNEMENT DESENTREPRISES VERSL’INNOVATION ?nombreuses sont les écolesà cultiver depuis des décen-nies un positionnement àcheval entre formation ner les disciplines. » d'années d'expériences et doubles casquettes sontMalgré donc ce double sé- same, savoir se vendre de- meure le nerf de la guerre, en particulier quand la double compétence reste rare : master de manage- ment avec un autre en sciences humaines, de même avec un diplôme d’école d’ingénieur et un autre de design, par exem- ple. Une double casquette qui certes rime avec inno- vation, mais mérite encore un effort d’évangélisationL'émergence de nouveaux modèles économiques,la transformation digitale, l'innovation exigent de ne plus séparer les disciplinesscientifique de haut niveau conjointement, l’éventail en grande majorité un pro- rentrées dans les mœurs en et management. « Si ce po- de nouvelles disciplines fil scientifique. Nous avons matière de recrutement ? sitionnement à la croisée ouvre de nouvelles pers- longuement mûri le format car cette hybridation des des expertises a toujours pectives en formation avec des DRH, des recru- compétences signifierait fait partie de l’histoire de continue. « Cela a débuté teurs, des laboratoires de que les ressources hu- l’école, nous avons créé en 2015. Nous avons déve- recherche et des dirigeants, maines et a fortiori les en- l’année dernière un nou- loppé de nouveaux formats regardé ce qui se passe en treprises feraient de veau département dédié au pour accompagner les France et à l'international, l’interdisciplinarité un ter- management, à l’innova- sciences et technologies de pour aboutir à un pro- reau fertile à l’innovation.nueconvaincre aujourd’hui les recruteurs. Si les cabinets d’audit et certains grands groupes raffolent encore de ces bi-cursus diplômants, d’autant plus lorsque les écoles sont à la cime des classements – quelle entre- prise d’ailleurs ne voudrait pas de ce type de profils ? – une autre question sub- siste : est-ce que toutes lesde plaire et dechez certains recruteurs.66Déc. Jan. 2017Geoffroy Framery]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36RH & FoRMaTIon Carrières & Talents - RSE (responsabilité sociétale des entreprises) Le vrai du fauxDes entreprises répondent juste aux obligations de la loi, d’autres mènent une vraie politique handicap. Les difficultés de recrutement et d’intégration de ces salariés semblent en tout cas contournables.un intense lobbying de La- DaPT et de ses partenaires. Depuis les lois imposant aux entreprises un quota de travailleurs handicapés, la situation s’améliore ce- pendant tout doucement. De nombreuses entreprises continuent de préférer payer une contribution à l’agefiph pour compenser l’absence de travailleurs handicapés dans leurs ef- fectifs, mais de plus en plus jouent le jeu d’une véritable politique d’inté- gration. Parmi elles, on re- trouve de nombreux grands groupes qui, du fait de leur taille, peuvent se structurer pour dédier jusqu’à un ser- vice entier à la thématique du handicap. Mais pour réussir le recrutement d’une personne – qu’elle soit en situation de handi- cap ou non, d’ailleurs – il faut commencer par le commencement, en défi- nissant une fiche de poste précise et en trouvant laDans 80% des cas, aucun aménagement spécifique n’est nécessaireDéfinitionRSELa responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est un concept né dans les années 1960. Elle désigne la prise en compte, par les entreprises, des préoccupations liées au développement durable dans leurs activités. Elle consiste donc pour ces structures privées à intégrer des préoccu- pations sociales et environnementales dans leurs activités opérationnelles et dans leurs stratégies. Il s'agit également d'interagir avec les parties prenantes (clients, fournis- seurs...) pour intégrer ces préoccupations dans leurs re- lations. Le concept est né suite aux demandes émanant d'associations écologiques et humanitaires qui exigeaient une meilleure prise en compte des impacts sociaux et environnementaux dans les activités des entreprises. Di-Dverses mesures peuvent être mises en place par les en- treprises pour améliorer le bien-être des salariés, la qualité globale des filières d'approvisionnement et de sous-traitance.ans son tableau de noncée que les années pré- bord national Em- cédentes. En France, 8,4% ploi et chômage des demandeurs d’emploides personnes handicapées sont en situation de han- du premier trimestre 2016, dicap. Pourtant le contexte l’agefiph met de nouveau législatif devrait aider. Se- en avant la vulnérabilité lon la loi du 8 août 2016 des demandeurs d’emploi relative au travail, à la mo-Des effectifs toujours plus familiarisés avec le handicap.d’emploi handicapés est globalement plus faible : 27% d’entre eux ont un niveau de formation infé- rieur au caP, contre 18% pour les demandeurs d’em- ploi tout public. « Nous passons souvent par les contrats de professionna- lisation pour intégrer les salariés, c’est en effet un vivier important de CDI pour nous », indique Vé- ronique Guillet du dépar-tement Qualité de vie et bien-être au travail de la caisse d’Epargne Bretagne Pays de Loire. Les diffé- rents types de contrats peu- vent aussi être une méthode intéressante pour intégrer des salariés handicapés. contrats de professionna- lisation, cDD ou, bien sûr, contrats aidés, peuvent ser- vir de tremplin pour le sa- larié, tout en permettant à l’entreprise de s’assurer del’adéquation des compé- tences du candidat avec le poste.handicapés lorsqu’il s’agit de trouver un travail. Le nombre de demandeurs handicapés a progressé de plus de 5% en un an, même si la hausse est moins pro-dernisation du dialogue so- cial et à la sécurisation des parcours professionnels, l'emploi accompagné est enfin considéré comme un nouveau dispositif, aprèspersonne qui y correspond. Les difficultés de recrute- ment peuvent varier selon les profils de postes re- cherchés, d’autant que le niveau des demandeursLE B.A.-BA, L’ÉCOUTE DU SALARIÉUne fois le bon candidat trouvé, l’entreprise doit veiller à sa bonne intégra- tion dans ses équipes, avec un mot d’ordre : la concer- tation. « Jamais quelque chose pour moi sans moi,68Déc. Jan. 2017]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[n°36rappelle Jean-Louis carvès, responsable de la Mission handicap chez IBM France. Je répète souvent cet adage, pour rappeler que nous ne faisons rien sans en parler d’abord avec la première personnewww.ecoreseau.frsecret médical. « Nous n’avons pas de protocole bien défini, parce que nous nous adaptons en fonction des salariés, indique Vé- ronique Guillet. Nous avons une personne dédiée à la thématique du handi-Carrières & Talents - RSE (responsabilité sociétale des entreprises) RH & FoRMaTIon le souhaite auprès desAprès une sitcom, Generali a produit une websérie mettant en scène des collaborateurs dans des situations de handicapéquipes sur son handi- cap. » Être à l’écoute des personnes concernées sem- ble donc être le maître- mot de la réussite d’une intégration. Une réussite qui passe aussi par les bonsconcernée. » Le travailleur handicapé nouvellement embauché doit en effet être le premier intéressé aux démarches que l’entreprise pourrait mettre en place. D’abord parce que le sa- larié n’est pas obligé de mentionner son handicap, même à son employeur. S’il le fait, l’employeur doit se contenter de lui po- ser des questions sur les contraintes que peut en- traîner son handicap dans le milieu professionnel, pour ne pas outrepasser lecap pour couvrir notre ré- gion. Le premier travail de cette personne et des recruteurs est de rencontrer le salarié pour entendre ses besoins. Souvent, les salariés ne souhaitent pas être stigmatisés, donc nous mettons en place les for- mations ou les aménage- ments dont il a besoin tout en respectant ses de- mandes. Dans 80% des cas, aucun aménagement spécifique n’est nécessaire. Nous laissons la personne communiquer comme ellepartenaires. Les entreprises, y compris celles qui sont structurées en interne, ont besoin des conseils et de l’appui de partenaires pro- fessionnels. « Le rôle de la Direction Diversité et Emploi, et notamment du Pôle d’insertion des tra- vailleurs handicapés, est aussi de coordonner le ré- seau d’acteurs qui travail- lent avec nous, précise Flo- rence Déchelette, respon- sable Diversité chez Ge- nerali France. Nous répar- tissons les rôles en interne,Jean-Claude n’a pas voulu parler de sa surdité à son boss. Ce qui donne lieu à quelques incom- préhensions...prises ne remplissant aucune action en faveurde l’emploi des personnes handicapéesétaient des PME. « Les petites structuressont en effet un peu absentes de la dyna-mique, note Eric Blanchet, directeur généralde LADAPT. Elles ne peuvent pas se doterd’une mission handicap en interne, et ontmoins de ressources à consacrer à ce poste.Cependant, LADAPT compte bien s’emparer de ce sujet, et a commencé par mener une étude auprès des PME pour com- prendre leurs problématiques. Il apparaît que pour de nombreux dirigeants, l’emploi d’une personne handicapée semble impossible, du fait notamment des démarches administratives compliquées, et des informations peu claires dont elles disposent. Nous avons donc un travail important de communication à faire, et nous militons pour une simplification des démarches. Dans les années à venir, notre défi sera d’allier les PME à la cause de l’intégration des travailleurs handicapés. » Cependant, toutes les PME ne sont pas à la traîne, et certaines ont su contourner les obstacles. C’est le cas de ce patron de brasserie, à Saint- Etienne : « Bien sûr, dans les métiers de la restauration, nous ne pouvons pas accueillir tous les handicaps, indique Philippeque la contribution que nous versions à l’Agefiph pouvait être mieux utilisée. » Après un premier essai transformé, l’entreprise a depuis embauché trois personnes handicapées. La mise en place d’un système de tutorat a par exemple permis de faciliter l’intégration d’une personne à son poste. Oumar Kane, qui travaille dans la communication pour IBM France, est un salarié handicapé bien intégré grâce à l’organisation du groupe. « Mais j’ai travaillé auparavant dans une entreprise de 40 per- sonnes, à Bordeaux, où la politique d’insertion des travailleurs handicapés n’existait pas avant mon arrivée. Ils ne connaissaient pas le handicap, mais ils se sont adaptés, et ils ont mis en place un accompagnement par l’intermédiaire du chef de service. Si elle a la volonté d’avancer, une PME trouvera les solutions. » Comme souvent, ce qui fait peur, c’est ce qu’on ne connait pas.En 2013, 90% des entreprises ne remplissant aucune action en faveur de l’emploi des personnes handicapées étaient des PMEavec les services généraux pour la fourniture de ma- tériel, les relations hu- maines pour l’accompa- gnement, la Santé au tra- vail pour les préconisa- tions, etc. Et nous nous appuyons également sur des partenaires externes : une psychologue du travail,mais aussi des ergonomes ou des prestataires spécia- lisés, en fonction des be- soins. Ce réseau nous per- met de trouver des solu- tions pour accompagner au mieux nos collabora- teurs. » Si le salarié doit être installé correctement sur son poste de travail,avec les aménagements né- cessaires, les équipes qui l’entourent, et notamment le management, ne doivent pas être oubliés. Si le sa- larié l’accepte, et si un be- soin se fait sentir, une ac- tion de sensibilisation peut être intéressante auprès des équipes, tandis que pourPour les grands groupes, il semble facile de mettre en place une politique de recrutement de travailleurs handicapés, à condition d’y mettre les moyens. Les grandes entreprises ont en effet la possibilité de se structurer, et de mettre les ressources nécessaires à la disposition de la société pour favoriser l’embauche, puis l’accompagnement de l’intégration de ces salariés. Du côté des PME, il est plus difficile de mettre en œuvre une véritable politique d’intégration, et on y va plutôt au coup par coup. En 2013, 90% des entre-PMEMur des formalités et méconnaissanceBedoin, directeur du restaurant. Quand on parle de handicap, les gens imaginent un fauteuil roulant, alors que les handicaps sont très divers, et pas forcément visibles. » Après avoir été réticent à l’emploi de personnes handicapées, Hubert Derai, président de HD Assurances à Ivry-sur-Seine, témoigne désormais à l’Agefiph : « Jusqu’en 2005, j’étais convaincu que les travailleurs handicapés n’étaient pas des collaborateurs «comme les autres». Puis un conseiller Cap Emploi m’a fait observerC’est pourquoi certaines PME ont parfois des réticences à se lancer dans le recrutement de personnes handicapées. « Les entreprises ne sont pas fermées, mais le frein principal, c’est la méconnaissance », note Brigitte Delisle, chargée de mission handicap pour l’entreprise de travail temporaire Synergie. « Certaines préfèrent payer la contribution Agefiph car le re- crutement d’une personne handicapée pose des difficultés techniques. Pourtant, il n’existe pas de problème insoluble, ilsuffit de trouver la bonne personne. De nombreux tra- vailleurs doivent changer de voie au cours de leur carrière pour cause de maladie professionnelle ou de handicap. Il existe donc forcément une personne qui correspond aux besoins d’une entreprise, il suffit de bien déterminer le profil recherché. » LADAPT dispose d’un service dédié aux entreprises pour les accompagner dans leurs dé- marches. Via le Réseau des réussites, elle accompagne également les demandeurs d’emploi handicapés, quisont suivis par des bénévoles. Lorsqu’elles souhaitent entrer dans la démarche, les entreprises peuvent s’adresser à plusieurs services : LADAPT, mais aussi les services mis à disposition par l’Agefiph et ses partenaires, via les conseillers Alther, le réseau Cap Emploi pour le recrutement ou le réseau Sameth pour les démarches de maintien dans l’emploi lorsque le handicap d’un salarié survient. Des aides sont également possibles pour les entreprises qui recrutent des personnes handicapées. Prime à l’insertion, prime initiative emploi, aides à l’apprentissage et au contrat de professionnalisation, subvention à l’embauche pour un travailleur handicapé issu d’une entreprise adaptée ou d’un ESAT, aide au tutorat ou encore aide à l’adaptation des si- tuations de travail, sont autant de financements que les entreprises, petites ou grandes, peuvent mobiliser.Déc. Jan. 201769Œ]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36RH & FoRMaTIon Carrières & Talents - RSE (responsabilité sociétale des entreprises)les managers, une forma- tion est souvent néces- saire. « Nous intervenons dans les services pour faire de la sensibilisation,adultes déficients visuels (SIADV) d’intervenir pour sensibiliser les équipes. » L’objectif est avant tout de dédramatiser les situa-sibilisation des équipes à l’occasion d’une nouvelle intégration, ajoute Flo- rence Déchelette. Géné- ralement, nous faisons in-expliquer les contraintes de son handicap. Nous avons mis en place un plan de formation de tous les managers en 2015,JuridiqueQueditlaloi?Depuis la loi du 10 juillet 1987, les entreprises de 20 salariés et plus ont l’obligation de compter au minimum 6% de personnes handicapées dans leur effectif. La loi du 11 février 2005 renforce cette obligation d’emploi dans les entreprises. Elle pose le principe de non-discri- mination et d’égalité de traitement vis-à-vis des personnes handicapées, tant pour leur accès à l’emploi que pour leur maintien dans l’emploi et leur évolution de carrière. Elle instaure, dans les entreprises ayant des représentants du personnel, l’obligation annuelle de négocier sur l’emploi des personnes handicapé et crée le « droit à compensation » du handicap. Une entreprise concernée par l’obligation d’emploi dispose de plusieurs options pour s’en acquitter. Elle peut employer des personnes handicapées, mais aussi accueillir des stagiaires handicapés, sous-traiter auprès des secteurs protégé ou adapté, conclure un accord de groupe, d’entreprise ou d’établis- sement, ou bien verser une contribution financière à l’Agefiph. Depuis 2010, les entreprises n’ayant mené aucune action en faveur de l’emploi de personnes handi- capées pendant trois ans payent une surcontribution équivalant à 1500 fois le SMIC horaire par salarié handicapé manquant.matique du handicap pour sensibiliser leurs équipes. « Au travers du réseau Phare (Personnes handi- capées et responsabilité de l’entreprise), ouvert à tous les employés de la société IBM, nous tentons de don- ner une voix aux personnesComme dans le sport, le dépassement de soi est aussi possible pour ce type de salarié...de manière générale, mais aussi pour répondre à un besoin concret », indique Véronique Guillet. « Nous sommes ainsi intervenus récemment à la demande d’une collaboratrice qui présentait une déficience visuelle. Le fait qu’elle ne puisse pas travailler de la même manière que ses collègues n’était pas for- cément bien compris. Nous avons donc demandé au Service d’insertion poursur le même modèle, pour partager les bonnes pra- tiques sur le thème du han- dicap. chez Generali, on ne souhaite pas non plus que le sujet du handicap soit tabou, c’est pourquoi la société d’assurances mul- tiplie les opérations de com- munication, avec une vo- lonté d’innovation. après une sitcom, la société a ré- cemment produit une web- série mettant en scène des collaborateurs dans des si- tuations de handicap. « La Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées (SEEPH) est aussi là pour créer de l’émulation autour du sujet, ajoute Eric Blanchet, di- recteur général de La- DaPT. Si nous avons pro- gressé sur le thème de l’em- ploi des personnes handi- capées, les résultats ne sont pas encore suffisants au- jourd’hui, et des plafonds de verre subsistent encore que nous avons du mal àtions et de créer un climat tervenir un prestataire ex-pour les sensibiliser à la politique de l’entreprise, aux différents types deune térieur, et nous faisons ende confiance danséquipe. Du côté des ma- sorte que les salariés puis-nagers, on apprend à adap- ter les objectifs et l’éva- luation de la personne. « Nous proposons une sen-sent s’exprimer sur leurs interrogations et leurs craintes, tandis que le col- laborateur handicapé peuthandicap, au cadre légal ou encore aux outils qui sont à leur disposition dans l’entreprise pour fa- ciliter l’intégration d’un salarié. Nous avons éga- lement mis en place des services dédiés à nos clients handicapés. Grâce au développement de notre réseau d’acteurs, nous ex- périmentons des choses, et lorsque nous progres- sons en interne, nous pou- vons en tirer des sujets d’innovation à destination des clients. »Semaine pour l’emploi des personnes handicapées (SEEPH)Le temps d’en parlerCréée en 1997, devenue européenne il y a deux ans, la semaine pour l’emploi des personnes handicapées (SEEPH) a tenu sa 20ème édition du 14 au 20 novembre 2016. LADAPT, association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées, a bien fêter ce 20ème anniversaire comme il se devait, sans perdre de vue l’objectif initial de cette semaine : permettre la mise en relation entre demandeurs d’emploi en situation de handicap et recruteurs, sensibiliser le grand public pour faire évoluer les mentalités et casser les préjugés sur les handicaps. Pour cette 20ème édition, LADAPT a prévu plusieurs grands rendez-vous nationaux, parmi lesquels une conférence internationale sur le thème de l’emploi inclusif à l’UNESCO à Paris, le forum emploi/handicap ou d’autres conférences. En parallèle, la SEEPH continue de se déployer en Europe, avec des évènements en Belgique, en Espagne et en Italie. « Nous avons également organisé des Hackathons, des concours par équipe où 300 participants ont été invités à produire des idées innovantes sur les thèmes proposés, ajoute Eric Blanchet, directeur général de LADAPT. Les idées qui ont émergé ont été reprises et récompensées pendant la semaine, avec l’objectif d’en faire une réalité. » Pour l’édition 2016, sept entreprises ont signé un partenariat national avec LADAPT : la Société Générale, Ikéa, Korian, Generali, SII, la fondation handicap Malakoff Médéric et le groupe Pomona.a-Contrats de professionnalisation, CDD ou contrats aidés permettent de s’assurer de l’adéquation des compétencesdu salarié avec le postehandicapées, explique par exemple Jean-Louis car- vès. Le réseau a une mis- sion d’information des col- laborateurs, mais aussi la tâche de remonter les pro- blématiques ou les expé- riences intéressantes. La grande majorité des han- dicaps n’est pas visible, l’objectif est donc de mieux connaître ses collègues, d’être à l’écoute. Les gens ont parfois peur d’aborder le sujet par pudeur, ou par peur de gêner, mais le fait de communiquer autour d’un handicap permet de mettre tout le monde au même niveau d’informa- tion. » Et alors qu’il mul- tiplie les connexions avec les ses semblables étrangers du groupe IBM, le réseau Phare d’IBM France aime- rait également développer un réseau inter-entreprisesLA COMMUNICA- TION AVANT TOUT Que ce soit ou non à l’oc- casion de l’intégration d’un travailleur handicapé, les entreprises qui ont réussi leur politique en la matière prônent une communication importante autour de la thé-briser. La SEEPH a voc. tion à faire le lien entre les demandeurs d’emploi et les recruteurs, et à mettre en avant les compétences des travailleurs handica- pés. De leur côté, les en- treprises doivent poser les conditions de la réussite, et LADAPT les y aide. »70Déc. Jan. 2017Emilie Massard]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[Quatre axes1 L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes  Un baromètre annuel de l’égalité et de la mixité  Une parité femmes / hommes dans la catégorie cadres2 La conciliation entre vie professionnelle et vie familiale  Obtention du Label diversité pour Klésia, Audiens, Malakoff Médéric  Signature de la Charte diversité par Pro BTP, Ircem, Apicil et les fédérations Agirc-Arrco  Engagement de Klésia et des fédérations Agirc et Arrco pour la charte de la parentalitéUne Boursede l’emploi attractive 4 et performanteEn 2016 :2 998 candidatures déposées692 offres publiées2 150 nouveaux profils candidats créés plus de 46 000 visites sur le site3Plus de 20% des accords signés sur les thèmes de la diversité, de l’égalité des chances et du handicapL’emploi des personnes en situation de handicap Des axes forts :  Favoriser l’embauche  Assurer le maintien dans l’emploi   Un taux d’emploi de travailleurshandicapés de 7% contre 3,5% en 2009Carrières & Talents - RSE (responsabilité sociétale des entreprises)La branche professionnelle Retraite complémentaire et Prévoyances’engage depuis 2009 dans la promotion de la diversité, de l’égalité des chances et du handicap. Le dernier accord a été signé en octobre 2015 pour une durée de cinq ans.Pour plus d’information rendez-vous sur le portail de la branche professionnelle : www.rcp-pro.frAG2R LA MONDIALE – AGRICA – APICIL – AUDIENS – B2V – HUMANIS – IRCEM – IRP AUTO KLESIA – MALAKOFF MEDERIC – PRO BTPLa gestion de la diversité des âges  Le nombre de contrats d’alternance en augmentation constante  Plus d’un tiers des salariés de la branche ont 50 ans et plus]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36aRT DE VIVRE & PaTRIMoInELivres - BDn Fiscalement votre : l’inquisition fiscale (de Jean Brunet, éd. Du Bazois, 2016) C’est le premier livre-témoignage de Jean Bru-net, empli d’humour, qui le rend accessible aux profanes. Cet expert-comptable prend la plume pour raconter une incroyable mésaventure qui aviré au cauchemar : celle d’un contrôle fiscal qu’il aura personnellement subi pendant 20 ans et plus... Avec dérision, ce professionnel de la comp- tabilité relate dans son ou- vrage la véritable inquisition fiscale dont il a été victime. Non seule- ment pendant le contrôleà proprement parler – une vérification qui aura duré plus de trois ans alors que les délais d’usage se limitent généralement à quelques mois – mais également, comble de malheur, durant l’édifiant dysfonctionnement des services fiscaux qui l’ont laissé dans l’expectative pendant plus de 15 ans. Une aventure kafkaïenne, et même cauchemar- desque, qui est racontée avec humour par quelqu’un censé être miné socialement, finan- cièrement, professionnellement, mais qui garde un délicieux esprit de dérision. Belle surprise.n L (de Thibault Klotz, éd. Le Nouvel At- tila, 2016, 20 euros)Trois traders se suicident dans trois villes d’Eu- rope, à chaque fois dans le sillage d’une femme fatale à la chevelure tantôt noire, tantôt blonde... L’enquête démarre. Arthur Vega, ins- pecteur français, slalome entre Moscou, la Bié- lorussie, Paris et sa psychanalyste, pour remonter le fil de ces disparitions et résoudre le mystère qui flotte autour de ces suicides trop parfaits pour être vrais et de la femme Protée qui les unit. Un récit haletant, hanté par la pein-FilmsLa Sélection culturelleChoix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucuneture de Soutine et les nou- velles de Théophile Gau- tier, par les mythes d’Eros et de Thanatos, où se des- sine en écrivain un double de Jérôme Kerviel, et quelques-uns de ses épi- gones victimes de leur époque et de l’amour fou. L’inspecteur court-il après la vérité ou après lafemme ? Sa psychanalyste a-t-elle raison ? A dé- vorer sous la couette durant les longues soirées d’hiver.n Paris, immeubles insolites (de Domi- nique Lesbros, éd. Parigramme, 2015, 13,90 euros)Elles sont facétieuses ces façades de Paris. Men- teuses en trompe-l’œil même, avec des angles d’immeubles aussi étroits que des livres entrou- verts, hybrides avec ces gares et usines transfor-mées en habitations. Qui ne s'est jamais arrêté de- vant une façade peu or- dinaire ou un immeuble pas comme les autres ? On croyait Paris habillé de l'uniforme haussman- nien et on découvre au hasard d'un coin de rue une pagode, un chalet suisse ou une maisonflamande. Ailleurs, c'est le temps que l'on re- monte avec de fausses maisons médiévales ou Renaissance. Plus loin, des mosaïques ou des couleurs vives tranchent sur un environnement banalement monochrome, tandis que des gly- cines ou des vignes conquérantes grimpent jusqu'aux toits. L'esprit de Paris ressort dans ces bâtisses...Musée / expon Musée Flaubert et d'histoire de la médecineSitué dans le pavillon de l'Hôtel-Dieu où est né Gustave Flaubert, et où son père occupa un poste de chirurgien, ce musée classé monument historique présente des souvenirs de la famille Flaubert et évoque l'histoire de la médecine du moyen-âge au début du XXe siècle. Une importante collection de céramique, de littérature et de livres anciens se trouve dans ce musée hospitalier. L'intérêt du musée ? Celui de réaliser les progrès de la médecine actuelle notamment à tra-vers la salle qui met en exergue les débuts du métier de sage femme tel que nous le connais- sons actuellement en France, et surtout celui de comprendre comment se sont répandues les bonnes pratiques d'accouchement, notam- ment par l'entrainement du personnel médi- cal sur des poupées cousues qui reprennent en détail les parties génitales féminines et la position du bébé au sein de l'utérus. Ainsi, lescuriosités médicales sont-elles légions dans cette antre de l'écriture. Autre salles passionnantes, celle du cabinet de curiosités où se côtoient momies, oiseaux empaillés et fœtus en bocal ou encore celle qui propose des moules en plâtre de criminels pour expliquer les étranges corrélations entre la forme du crâne et la propension à commettre des délits. Si le côté dérangeant – ou du moins ancien - de la médecine ne vous rebute pas, cet endroit est fait pour vous. Deux recons- titutions des pièces où vivait Flaubert permettent aussi de lier son existence à l'univers de la médecine et de comprendre dans quelles conditions ont été écrit certains chefs-d’œuvres de notre patrimoine littéraire. Dernier atout et non des moindres, le prix. Comptez 4 euros en tarif plein, deux en tarif réduit et la gra- tuité pour les moins de 18 ans.Musée Flaubert et d'histoire de la médecine : 51, rue Lecat, 76 000 ROUEN Horaires d'ouverture : le mardi de 10h à 18h et du mercredi au samedi de 14h à 18h. Accueil des groupes le matin sur réservation préalable.n Hergé (Grand Palais à Paris, du 29 septembre au 15 janvier 2017) De son vrai nom Georges Remi, Hergé, l'auteur belge de bande dessinée, a droit à une grande exposition au Grand Palais. Souvent considéré comme « le père de la bande dessinée européenne », il est l’un des premiers auteurs fran- cophones à reprendre le style américain de la bandedessinée à bulles. Perfectionniste et visionnaire, il crée tour à tour « Les Exploits de Quick et Flupke » (1930) ou « Les Aventures de Jo, Zette et Jocko » (1935) et fait évoluer ses personnages en lien avec l’actualité contemporaine. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands artistes contemporains et a vendu presque 250 millions d’albums, traduits dans une centaine de langues. Cette exposition, organisée par la Réunion des musées nationaux-Grand Palais en collaboration avec Le Musée Hergé, est une belle oc- casion de redécouvrir son univers, celui de Tintin et du capitaine Haddock.Spectaclen Varekai (AccorHotels Arena, du 7 au 11 décembre)Depuis sa première représentation en 2002 à Montréal, le spectacle Varekai au Cirque du Soleil est passé par plus de 130 villes et 23 pays. Au total, près de 10millions de personnes ont découvert l'histoire d'un homme solitaire rencontrant des créa- tures fantastiques dans une forêt enchante- resse. Varekai signifie « peu importe le lieu » en romani, et le spectacle est un hommage à l'esprit nomade. L'histoire de Varekai s'inspire du mythe grec d'Icare, elle débute lorsqu'un jeune homme tombe du ciel, parachuté dansune forêt magique et mystérieuse. Une ouverture au monde et aux autres que le public est aussi amené à faire en assistant simplement au spectacle.n Les animaux fantastiques (sortie en salle le 16 novembre 2016)Réalisé par David Yates, produit et écrit par J.K. Rowling, le préquelle de la saga Harry Potter nous narre les tribulations de Norbert Dragonneau, sorte de Laurel, blond vénitien, jeune, élancé, ré-servé mais magicien plein de surprises, sur fond de New-York des années 1920. Par mégarde, il confond sa valise remplie de créatures fantastiques avec celle d'un honnête ouvrier – son futur Hardy – rêvant d'ouvrir une boulangerie, qui libère par mégarde cette horde extraordinaire. Ce bes- tiaire lâché en pleine ville est une aubaine pour l'obscur Grindelweld, sor- cier puissant mais bien le grand méchant du film, décidé à profiter de cette confusion pour faire éclater au grand jour la communauté des magiciens à la face non pas des moldus mais des « non-maj » (non magiciens) pour provoquer une ostracisation rapide des magiciens, qui mènerait à la guerre. L'intrigue se joue donc sur un double mouvement qui se rejoint à la fin : la quête de Dragonneau et de son boulanger pour retrouver ses animaux d'une part et d'autre part, le bad guy du film qui souhaite mener ses desseins maléfiques à terme. La réalisation est enivrante malgréquelques longueurs et un univers des magiciens américains moins dense que celui proposé en An- gleterre. Reste que les acteurs convainquent dans un film qui annonce d'ores et déjà une suite, qui s'annonce dès ses prémices comme une avant-saga bien plus sombre que celles qui ont fait de Harry Potter, une figure de la world pop.72Déc. Jan. 2017]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[Bienvenuedans L’UniversProjet nest by Nestlé - Vevey - Architecte : Concept Consult Switzerland architects - Scenography by TinkerBARRISOL® - NORMALU® S.A.S.Route du Sipes | 68680 Kembs | France Tel. : +33 (0)3 89 83 20 20 - Fax : +33 (0)3 89 48 43 44 Email : mail@barrisol.comPlafond tenduwww.barrisol.com]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36aRT DE VIVRE & PaTRIMoInE L’Air du temps - Placements produits haut de gamme dans les filmsEtude d'un sujet de loisir ou d'évasion pour en déterminer ses tenants et ses aboutissants, son évolution, ses innovationsSpots en prime-time sur une chaîne natio- nale, publicités sur papier glacé, ambassadrices sur les marches du Festival de cannes... Les marques de luxe dé-ploient tout un ar-senal de communi-cation pour faire rayonner leur nomet leurs produits.Dans ce large éven-tail, le placement deproduit ou le pla-cement de marqueau cinéma est très apprécié. aprèsavoir lu cet article,votre prochaineséance de cinémane sera plus tout àfait la même. Le hé-ros conduit une voi-ture haut de gammebien précise, arboreune montre de marque, boit tel champagne... cen’est pas le fruit duhasard. Dans le se-cret de l’écriture du scénario et dans les coulisses du tournage, tout a été orchestré dans une re- lation gagnant-gagnant : un apport financier au budget du film ou une campagne de communication croisée en contrepartie d’une jolie visibilité pour la marque. Pour mesurer ce business, le site Brandchannel publie un classement des meilleurs et des pires placements de produits du box-office amé- ricain. En 2015, Mercedes- Benz arrivait en tête en pla- çant ses voitures dans neuf des 31 plus grands succès cinématographiques de l’an- née. apple et Sony com- plétaient le podium. certains films ne sont qu’une suc- cession de publicités, à l’image de Fast & Furious 7 qui remporte le prix du film avec le plus de place- ments de produits. 48 marques ou produits sont identifiables tout au long des 2h17 d’actions ! Si le cinéma hollywoodien est passé maître dans l’art duDans un même fauteuil Quand le luxe rencontre le 7ème art... Phénomène de société.placement de produit, les origines du concept seraient françaises. « Les frères Lu- mière sont les premiers à avoir fait du placement demontrer son utilisation ou un objectif d’image en as- sociant la marque au pres- tige d’un acteur et à ses valeurs », décrypte Jean-du placement de produit. D’après le baromètre Public Impact/Publicis, 96% des Français estiment que cela ne nuit ni à la liberté dePlacement Impact, Marques & Films Product Placement, Film Média consultant fi- gurent parmi les plus re- nommées. Dior, cartier,ment visible, produit cité, produit manipulé ou consommé par une tête d’af- fiche ou un jeune acteur, audience espérée, etc., en- trent en ligne de compte. Pour les films étrangers, no- tamment américains, le contrat prévoit plus souvent une opération de commu- nication croisée. Davantage que du budget pour financer les films, les producteurs recherchent de l’investisse- ment média par le biais de partenaires. Le directeur as- socié de Film Média, qui gère les relations entre les marques, notamment omega et Bollinger, et les produc- tions James Bond, explique ainsi : « Les marques vont communiquer, en utilisant l’image de James Bond, sur des cibles complémentaires et amplifier la communica- tion autour du film. Les achats d’espaces d’Omega et le public touché ne sont pas les mêmes que ceux du film ; les cibles s’addition- nent ».« Attention chérie, tu caches la griffe de ma cravate... »produit avec Unilever. Dans deux des films des inven- teurs du cinéma, une marque de savons du groupe apparaît bien visible », ré- vèle Jean-Patrick Flandé, directeur associé de l’agence Film Média consultant. En 120 ans, le placement de produit s’est bien déve- loppé et prend tout son sens dans une société de consom- mation sur-sollicitée. FaceMoët & chandon, Messika, chopard, Lancôme, de Griso- gono, Best Western, Hugo Boss... font partie de leurs clients. En pratique, tout part du film. a la lecture du scéna- rio, les agences iden- tifient les placements possibles et les sug- gèrent au réalisateur. « C’est le scénario qui fait que le pla- cement existe. Les accessoires (montre, voiture, parfum...) vont typifier les per- sonnages. Notre rôle, c’est de trouver le bon mariage », explique le directeur associé de Film Mé- dia consultant. Pour un retour sur inves- tissement intéressant, un one shot ne suffitSi le placement de produit au cinéma fonctionne bien, la même pratique se déve- loppe en télévision et dans les clips musicaux. avec un ticket d’entrée moins oné- reux que le cinéma, les séries à succès démocratisent le placement tout en permettant de toucher des millions de personnes. « La télévision offre un délai de diffusion plus court, intéressant pour un lancement produit par exemple. C’est aussi plus de certitude sur l’audience », souligne le dirigeant de Place to Be Média. Quant aux clips, c’est la solution idéale pour les marques qui visent un public jeune. « Le pla- cement de produit ne rem- place pas un plan média traditionnel. C’est une al- ternative de communication, complémentaire à d’autres outils », conclut Jean-PatrickSéverine RenardDominique Bourgeois, di- rigeant de Place to Be Me- dia. Une exposition quali- tative et valorisante, une immersion totale et un pu- blic captif, une visibilité in- ternationale, la notoriété des acteurs... séduisent les marques. Dans une étude de l’Union des annonceurs, ces derniers mettent en avant deux atouts. Pour 80%, le placement permet de mon-création ni à la qualité de l’œuvre, et 85% reconnais- sent que cela facilite la mé- morisation de la marque. Une autre enquête de l’agence Public Impact éva- lue précisément l’efficacité de cette méthode. Le verdict est sans appel et montre bien que le public est réceptif : +15% de notoriété pour la marque ou le produit, +21% d’intention de s’informer,pas. « Pour être efficace, il faut une répétition du mes- sage. La marque devra donc placer son produit dans au moins cinq films dans l’an- née », préconise-t-il.Les frères Lumière sont les premiers à avoir fait du placement de produit avec Unilever, notamment avec une marquede savons du groupeet films internationaux. Pour un film français, le place- ment de produit peut repré- senter jusqu’à 5% du budget, soit une enveloppe de 300000€ investis par plu- sieurs marques. « Le coût séquence varie en moyenne de 5000 à 50000€ », confirme Jean-Dominique Bourgeois. Produit simple-.JUSQU’À 5% DU BUDGET D’UN FILM FRANÇAIScôté budget, la fourchette est large et les pratiques dif- fèrent entre films françaisà la saturation publicitaire, le placement de produit est jugé moins intrusif. Et dans le haut de gamme, associer son produit au star system renforce l’aura d’une marque. « Un placement de produit peut avoir un ob- jectif de notoriété, un ob- jectif d’intégration du pro- duit dans le quotidien pourtrer en situation les qualités +28% d’intention de recom- du produit et pour 64%, mandation. cerise sur le gâ- c’est une manière de béné- teau avec une intention ficier de l’image des acteurs. d’achat deux fois supérieure74Déc. Jan. 2017à celle d’un spot TV.UN RETOUR SUR Une opération de ce type ne INVESTISSEMENT s’improvise pas. Des agences INTÉRESSANT spécialisées accompagnent Loin d’être hostile à cette les grandes marques dans forme de matraquage, le pu- leur stratégie. Star Product, blic a plutôt une bonne image Place to Be Media, ProductFlandé.]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36aRT DE VIVRE & PaTRIMoInE L’Art du tempsSélection de produits et services raffinés et sophistiqués en toute subjectivitéHorlogerie & JoaillerieRoyal Oak Offshore Diver ChronographeLes nouveaux modèles Royal Oak Offshore Diver Chrono- graphes, exclusivement commercialisés dans les boutiques Audemars Piguet, se caractérisent par leurs couleurs allègreset leurs nouveaux détails audacieux. L'indicateur de la fonction plongée est mis en valeur pour offrir une meilleure lisibilité, et ce jusqu'à 300 m de profondeur. Le bracelet en caoutchouc orange avec boucle ardillon en acier inoxydable.www.audemarspiguet.com/frPiaget Polo S – Play a different gameCe n’est pas tous les jours qu’une montre devient une icône desa génération et un symbole de son époque. Or en 1979, Piageta réussi à créer une montre de cette envergure avec la PiagetPolo. Dotée d’une forme-dans-la-forme ingénieuse qui est la caractéristique distinctive de Piaget, la Piaget Polo S affiche l’as-sociation unique d’un cadran en forme de coussin dans un boî-tier rond de 42 mm. Conçu par Piaget, son mouvementautomatique révèle discrètement sa beauté par un fond de boî-tier saphir. Un bracelet aux maillons méticuleusement assemblés à la main alternant des  nitions polies et satinées vient compléter l’expérience. Résultat ? Une montre qui – le jour ou la nuit, au travail ou pendant les moments de loisir – s’adresse à une nouvelle génération.www.piaget.frLondon by De BeersLondon by De Beerss’inspire des originesde la Maison. Suivantle cours de la Tamise àtravers le cœur de Lon-dres, cette collectiondélicate représente lessilhouettes iconiquesdes monuments avoi-sinant la rivière, capturant leurs formes uniques et leur esprit à travers de merveilleuses créations de dia- mants. La collection re ète l’histoire de la muse De Beers –unefemme-icône,élégante,indépendanteet talentueuse – tandis qu’elle longe le cours de la Ta- mise et se promène dans sa ville natale. De Beers est  ère d’avoir Londres comme maison et de présenter sa première collection créée en hommage à sa ville d’origine.www.debeers.frAir Racing, la montre dupiloteLa Maison Oris dévoile la sixième édition de la série Air Racing pour célébrer le sport mécanique le plusrapide du monde. Rien n’est plus spectaculaire qu’un avion lancé à 500km/h à quelques mètres au-dessus du désert du Nevada. L’un de ces pilotes n’est autre que le suisse Don Vito Wy-prächtiger, ambassadeur Oris qui restera dans l’histoire. La Air Racing Edition VI marie robustesse, précision, et sur- tout, extrême lisibilité. Les aiguilles heures et minutes, etles chiffres surdimensionnés, sont revêtus de Super-Lumi- Nova® blanc. Seuls 1000 exemplaires seront produits.www.oris.chSenator Excellence Panorama Date Moon PhaseEn lançant le Calibre 36 de la manufacture, le cœur de la nouvelle ligne Senator Excellence, Glashütte a inau- guré une nouvelle génération de garde-temps. Ceux-cis’enrichissent aujourd’hui de deux nouvelles déclinai- sons : la Senator Excellence Panorama Date et la Sena- tor Excellence Panorama Date Moon Phase. Chacune reprend les nouvelles normes du Calibre 36, un gage de qualité en termes de précision, de durée de marche, destabilité et d’esthétique, avec la date panorama et la phase de lune caractéristiques de l’art horloger de Glashütte Original.www.glashuette-original.comHappy Dreams by ChopardInspirée par la douceur des nuages et portée par la fantaisie des rêves, Happy Dreams poursuit son voyage aérien et onirique avec des versions en rubis et émeraudes. Présentée d’abord dans une version en diamants, la collection Happy Dreams met de la couleur à ses nuages, en les ourlant d’émeraudes ou de rubis. Un ou trois diamants mobiles dansent dans un premier cercle cen- tral autour duquel se déploient un entrelacs de deux ou trois au- tres cercles sertis. La collection propose un collier, un long pendentif, une bague et des boucles d’oreilles. Vous n’avez plus qu’à rêver ou choisir...www.chopard.com76Déc. Jan. 2017]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[www.jmlegazel.comJMLEGAZEL PALAIS DES CONGRÈS : 2, place de la Porte Maillot // 75017 Paris // 01 40 68 03 72 JMLEGAZEL GALERIES LAFAYETTE HAUSSMANN: 48, boulevard Haussmann // 75009 Paris JMLEGAZEL LYON : 11, rue Childebert // 69002 Lyon // 04 78 82 46 02]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36aRT DE VIVRE & PaTRIMoInE L’Art du tempsMode & Accessoires1er concept store pour MLeGazelDécouvrez la nouvelle collection de souliers JMLEGAZEL. Der- bies, mocassins ou richelieus aux couleurs étonnantes vous ac- cueillent dans un espace consacré à la création. JMLeGazel réalise ses propres patines et glaçages selon vos goûts et vos dé- sirs, sur souliers neufs ou usés. JMLeGazel a sélectionné les meilleurs cuirs français a n d'habiller vos pieds de formes élé- gantes et intemporelles. Plus que de simples chaussures, ce sont de véritables oeuvres d'art qui vous accompagneront au quoti- dien et marqueront le temps de votre empreinte.Lingerie d’Hiver by Eric Bompardwww.jmlegazel.comVeste corpus black crows Primaloft®Cette seconde couche Pri- maloft technique inspirée des vestes bombers peutse porter en montagne ou en ville. La matière et les coutures avec  nition déperlante évitent le gel dû à l’humidité. Cette veste très agréable à porter jouit d’un embourrage Primaloft® silver 100g. Très pratique, elle est pliable dans poche droite. Black Crows, très belle gamme pour le ski depuis 2006, allie comme toujours esthétique et praticité ! Prix conseillé : 229,95 euroswww.black-crows.comLa Compagnie Royale des Indes OrientalesPartez à la découverte des infusions bio et bio-thés extraordi-naires de la Compagnie Royale des Indes Orientales. La renais-sance de cette maison, fondée en 1665 par Jean-Baptiste Colbert,vous fera revivre l’Odyssée de la route des Indes et des plantesmiraculeuses rapportées par ses premiers botanistes. Vivez lesFêtes et la nouvelle année avec zénitude : infusions sérénité,détox-vitalité, légèreté-ligne, beauté-bien-être. De la Tanzanieau Japon en passant par l’Iran et le Népal, la dégustation de ces thés et infusions est une véritable invitation à la découverte. Chez Bio C Bonwww.indesorientales.comLa Prairie sublime votre regardOffrez la perfection effet naturel à votre visage en un ins- tant avec ce fond de teint frais et l’anti-cernes compact as- sorti. Dermo Caviar Anti-Cernes Fond de Teint SPF 15 est une émulsion crémeuse et luxueuse, qui allie couleur et soin pour un teint naturel. L’anti-cernes dissimule les cernes et les défauts les plus visibles. Les deux formules favorisent la fermeté, grâce aux légendaires extraits de caviar. Brillante alliance de la science suisse, de l'art et d'ingrédients rares, Dermo Caviar Anti-Cernes Fond de Teint SPF 15 est le fond de teint de la perfection. 194,00 €www.la-prairie.frPour sa toute première collaboration, la marque référence en ma- tière de cachemire choisit d’associer sa maille raffinée au style glamour ultra-féminin d’Albertine. Elle se compose d’un body en dentelle et cachemire, de deux bodys clipsables en cachemire et lurex ou dentelle et d’un ensemble de nuit en cachemire et den- telle avec chaussettes hautes. Vendus dans une sélection de points de vente et sur les e-shops des deux maisons.www.eric-bompard.comIconique Richelieu revisitéeJ.M. Weston aime revisiter les classiques en explorant des horizons stylistiques toujours plus contemporains. Le richelieu bout droit 300, travaillé en veau lisse et veau velours, sur semelle Gomme au grain façon crêpe, vient enrichir le vestiaire de l’homme Weston d’une touche décontractée et urbaine. Le veau lisse est tra- vaillé en versions noir et bordeaux, et le veau velours toucher cachemire en bleumarine et marron camel ; des couleurs chaudes qui embrassent le froid hivernal avec panache !www.jmweston.comL’Elégance du Grand FroidLestra Outdoor, marque de référence d'équipements d'expéditions, lance sa collection Lestra Authentic 2016/2017 : des blousons, manteaux, doudounes et gilets au style urbain pour hommes et femmes, à porter au quotidien. La marque française, spécialiste des vêtements pour conditions extrêmes, offre au grand public la  abilité, la technicité et les performances qui ont fait sa renommée. 100 ans d'aventures ! Le blouson Absolute Wool avec membrane Sympatex* polyester 100% recyclable et garnissage ouate de laine Lavalan Sport est intégralement imperméable et coupe-vent, et parfaitement respirant. Une élégance qui dé e chaque épreuve ! 599.00 eurosBien -ÊtreSpearit, un coach sportif à la maison !www.lestra.comAvec Spearit, réserver son coach sportif se fait parsimple envoi de SMS. Il suffit de préciser le sport, lelieu, la date et le nombre de participants. Bien que le tness et le yoga soient les disciplines les plus de-mandées, il vous est également possible de comman-der un coach en boxe, tennis, golf et natation. Lesystème de « chat » et la conciergerie vous permet-tent de béné cier d’un service entièrement person-nalisé, extrêmement réactif et très compétitifquestion tarif ! Spearit est agréé « Service à la per-sonne », ce qui permet de récupérer 50% des sommes dépensées en crédit d’impôt. Dès 29€/séance.www.spearit.coHabit Rouge, le dress code du néo-dandyEn 1965, Guerlain créait Habit Rouge, le premier oriental masculin, conçu comme un hors-piste olfactif, qui révolutionna l’art de la parfumerie. En cette  n d’année, Habit Rouge change de look. Plus jeune, plus moderne, ce néo-dandy partage avec son aîné la même élégance, la même noncha- lance, la même culture du beau. Il revêt un habit laqué noir façon tuxedo orné d’un élégant motif tartan. Succombez pour cette fraîcheur incisive, ces notes épicées, boisées, praline et cuir. Addictif ! Eau de Parfum - 100mL : 104 €*Édition Limitée.www.guerlain.com78Déc. Jan. 2017]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[n°36www.ecoreseau.frL’Art du temps aRT DE VIVRE & PaTRIMoInE EvasionRéouverture du Kanuhura aux MaldivesL’hôtel maldivien du groupe Sun Resorts, rouvre ses portes début dé- cembre après plus d’un an de travaux. Affirmant une nouvelle identité «gypset», il présente ses nouveaux atouts : nouvelles villas avec pis- cines privées, huit restaurants et trois bars, et surtout un jardin d’or- chidées unique au monde... délectez-vous d’un pique-nique privé sur l’île voisine de Jehunuhura, un déjeuner de luxe à bord du restaurant  ottant Dhoni avec caviar, fruits de mer et champagne, ou encore optez pour la plongée avec les tortues...le Spa est enrichi de huit salles de soin et d’un pavillon de soin extérieur avec vue sur la mer, le K Clubpour les enfants et le Lava Lounge peut accueillir conférences et réunions.www.sunresortshotels.com/frLa Sivolière, le Secret le mieux gardé de CourchevelPlace au naturel, dans un environnement privilégié et non moins décontracté. La Sivolière aime cultiver une autre idée du luxe... Installée voilà bientôt 30 ans au cœur du domaine de Courchevel 1850, La Sivolière demeure aujourd’hui encore le Secret le mieux gardé de la station. Et si en vacances, aujourd’hui le luxe ultime était de re- prendre contact avec sa propre nature ? C’est de cette ré exion qu’est né Feelin’good : se reconnecter à son moi profond. Une semaine entièrement consacrée à soi, pen-L’Hôtel oumieux, un rêve éveillé au cœur de la capitaleImaginé par la célè-bre designeuse IndiaMahdavi, l’Hôteloumieux est unvéritable cocon aucœur de la capitale,dévoilant 15 cham-bres étonnantesdont chacune pos-sède sa propre iden-tité et décoration. Vous serez conquis par les douceurs déposées par la pâtisserie Gâteaux ou- mieux en chambre à votre arrivée. La carte entière de la mythique Brasserie oumieux, située au rez- de-chaussée depuis 1923, est proposée en room-ser- vice. Situé à quelques pas de la Tour Eiffel et des Invalides, l’Hôtel oumieux est le point de départ idéal des plus belles balades culturelles et culinaires de Paris.www.thoumieux.frdant laquelle thérapeutes et experts sont réunis pour une prise en charge globale : anatomie, sommeil, res- piration, fonction digestive, circulation des énergies et pratique sportive.www.hotel-la-sivoliere.comInstants cocooning aux Manoirs de TourgévilleÀ quelques kilomètres de Deauville et d'Hon eur, ce bel établissement 4 étoiles composé d'une bâtisse principale à colombages et de cinq charmants ma- noirs normands accueille les amateurs de quiétude et de bien-être. Pour des " instants cocooning ", lesManoirs de Tourgéville**** mettent à votre disposition une piscine intérieure chauf- fée, un sauna et une charmante cabine de relaxation. La cuisine du restaurant pa- noramique, gourmande et inventive est préparée avec les meilleurs produits du terroir et de la mer. Plongez dans l'atmosphère cosy d'une demeure de charme où ses 57 chambres sont personnalisées pour créer une ambiance chaleureuse.www.hotelspreference.comLa Maison d’Eté sur l’île MauriceSur la côte nord-est de l’Île Maurice à Poste La-fayette, cette maison de famille mauriciennesans arti ces avec ses 16 chambres, est sertiedans un écrin végétal face au lagon qu’anime leroulis des vagues sur la barrière de corail. Toutesles chambres ont leur terrasse privative avec vuepanoramique et accès direct à la piscine et laplage. Meublé en osier et en bois précieux, l’at-mosphère y est d’emblée chaleureuse et conviviale. Les plats proposés sont inspirés de la cuisine mauricienne et élaborés à partir de produits frais de la mer comme de la terre. La Maison peut être privatisée pour un mariage, un anniversaire, tout en dis- posant des services d’un boutique hôtel au charme inégalable.www.lamaisondete.comDéc. Jan. 201779]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36aRT DE VIVRE & PaTRIMoInE L’Art du tempsGastronomie« Minuit en Provence » by HédiardCoffret Chocolats Croquants de Noëlby CluizelToujours en quête de re-nouvellement, la Manu-facture Cluizel a choisicette année de donnerune dimension artistiqueà ses chocolats, en créantune gamme de produitssur le thème de Paris.Composé des incontour-nables de Noël, commeles mendiants noir et lait,et des pistoles aux subtilsaccords chocolatnoir/orange et chocolatau lait/caramel, ce coffretde chocolat serties de fruits secs et de fruits con ts. Prix de vente: 37,40 €Cette Edition Limitée originale et auda- cieuse est inspirée de la tradition pro- vençale des Treize desserts, composée de spécialités de con series, fruits secs et fruits de saison. Parmi ses créations, le « Bouquet de mendiants » est l’œuvre d’un travail d’orfèvre : chacune des su- cettes de chocolat est sertie à la main de fruits con ts, fruits secs, pâtes de fruits et nougats. La préparation Poire Wil- liams à la Vanille Bourbon sublime ce fruit de saison coutumier des tables desFêtes provençales. La dégustation de fruits secs est revisitée par un miel des Cévennes gorgé de noix, noisettes et amandes ; une véritable merveille de gourmandise et de raffinement.www.hediard.frUne huile d’olive iconique et festiveLe  euron du Domaine : un  acon Couture, alliant l’élégance et la beauté, qui est devenu l’image de marque du Château d’Estoublon. Une bouteille carrée et racée, destinée à l’origine au Cognac, qui sert d’écrin aux huiles d’olive. Un fond épais, un bouchon à vis en métal argenté brillant, une séri- graphie fond noir/écriture blanche. Etui cartonné rouge : un produit « iconique » de la marque et un objet«culte».Prix1x75cl:48€www.cluizel.comest aussi agrémenté de Mini Craq’, ces mini tablettesLes déjeuners d’EcoRéseauwww.estoublon.com80Déc. Jan. 2017Concept : On avait d'abord connu M. et Mme Ly ave- nue Niel et à Neuilly, avant qu'ils ne s'installent à quelques pas de la place de l'Etoile, dans l'ex-Balzac de Johnny Hallyday. Trois Chefs mitonnent d'exquises spécialités hongkongaises, taiwanaises et thaïlan- daises. L'un des meilleurs restaurants sino-thaï de Paris avec, en prime, l'adora- ble accueil de M. et Mme Ly.Lieu : 8 Rue Lord Byron, 75008 Paris, une adresse con dentielle parfaite pour un déjeu- ner d’affaires. Salle magni que, vaste, aérée, grandes tables espacées. Bouquets de  eurs qui montent jusqu’au plafond.]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[n°36Ambiance : atmosphère zen et tamisée, une parenthèse hongkongaise qui coupe du brouhaha des Champs-Elysées.Service : personnel aux petits soins, efficace et discret tout en douceur, pendant que les propriétaires gardentun oeil attentif sur la salle.Notre menu : Salade de crevettes à la ci- tronnelle 15,50€, Canard laqué à la canto- naise (à la mode de Hong Kong) 24,00€, Coquilles St-Jacques sautées au basilic sur plaque chauffante 25,00€, Mangue fraîche 10,50€.Tarifs : à la carte, 50-70 € pour un repas complet et exquis !www.chezly.fr81L’Art du temps aRT DE VIVRE & PaTRIMoInEwww.ecoreseau.frDélice étoilé de foie grasFière de son art de vivre, Comtesse du Barry partage avec ses convives la quintessence des produits du Sud-Ouest autour d’une grande tablée décorée à l’image de la voûte céleste.Les étoiles, Comtesse les représente sur ses produits mais égale- ment dans sa cuisine. À l’instar d’un grand Chef étoilé, elle a à cœur de proposer des produits  ns, gourmands, qui en- chantent les palais. Coup de cœur pour le foie gras allié à une compotée d’oranges à la cannelle, muscade, poivre noir et gi- ro e. Dans son écrin aux jolies constellations, on se croirait presque dehors pour un « Noël à la belle étoile ». 200 g en barquette Prix indicatif : 29,90 € TTCwww.comtessedubarry.comCoffret trio de noël by KaviariPour les fêtes de  n d’année, la maison Kaviari réunit ses plus beaux caviars dans un Coffret « Trio de Noël » en carton kraft brun. Chic et épuré, l’écrin contient trois boîtes de diffé- rentes variétés (Transmontanus, Osciètre et Kristal) accompa- gnées de deux cuillères en bois pour une dégustation sans arti-  ce, simplement magique. Loin du luxe ostentatoire, le Coffret Trio de Noël est conçu commeun étui d’initiation. Disponible dès le 1er décembre. Prix : 120€. En vente sur le sitewww.kaviari.frBusinessCe mois-ci, nous avons testé pour vous Chez Ly, le sino-thaï incontournable à ParisDéc. Jan. 2017]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36aRT DE VIVRE & PaTRIMoInE L’Art du tempsChampagne & CrémentCuvée Parallèle – Extra Brut Blanc deBlancs - Premier CruSa robe est couleur or pâle, ses bulles sont  nes à l’effervescence délicate.Droit et expressif au nez, c’est un bouquet de  eurs blanches qui se dévoile. La bouche est ample, minérale et tendue aux nuances biscui- tées.Cette cuvée exprime une forte personnalité et sera appréciée par les palais à la recherche d’authenticité. Sa minéralité en fera le compagnon idéal des crustacés. Très  n, extrêmement pur et naturel, ce Champagne de la Maison Colin sera parfait également à l’apéritif. Prix TTC : 24,50euroswww.champagne-colin.comCharles Heidsieck, véritable voyage des sensCe Jéroboam Cosmopolite invite aujourd’hui aux évènements les plus exceptionnels. Edité en série ultra limitée, il sera disponible dans le monde entier en 150 exemplaires uniquement. Cent vingt-cinq sous coffrets bois, et vingt-cinq dans une version ultra-luxe, nichés dans un livre, création originale de la Maison. Il retrace l’histoire de Charles Heidsieck, intrépide fondateur de la Maison qui porte son nom et rayonne depuis toujours aux quatre coins du monde.Champagne Brimoncourt, hommage à l’Art du jardincharlesheidsieck.comHarmonie, élégance du trait, maitrise et expression de lanature, équilibre délicat entre classicisme et innovation,autant d'exigences communes qui unissent les jardins à laFrançaise, l'art des perspectives et des surprises de LeNôtre et la Maison Brimoncourt. Cette cuvée Extra-Brutcomposé de 80% de pinot noir et 20% de chardonnay, estnée d'une sélection rigoureuse des meilleurs raisins issus d'années exceptionnelles, de 6 villages classés Grand Cru. Une robe jaune très claire animée de  nes bulles qui forment un cordon persistant d'une grande pureté. Un nez  n et intense, avec des notes d'agrumes et de fruits blancs. En bouche, l'attaque est claire, franche et profonde. Les arômes d'agrumes s'équilibrent parfaitement avec la minéralité du vin et se prolongent dans une belle  nale persistante.brimoncourt.comMoët & Chandon présente « Eclats de bulles »Cette édition bouscule les codes et remplace son étiquette par un jeu de lumière étincelant, un habillage festif qui met en avant le champagne ico- nique Moët Imperial. Son assemblage de Pinot Noir, Meunier et Chardon- nay offre une structure, une rondeur et une fraîcheur se combinant harmonieusement. Son style se distingue par son fruité éclatant, son pa- lais savoureux et sa maturité élégante. Belle surprise pour Noël : le coffret cadeau « Eclat de Bulles », Moët Impérial Rosé à 47 euros.fr.moet.comScintillante Cuvée des Moines SecSa  nesse et son élégance permettront aux amateurs de Champagne de découvrir ou redécouvrir la Sensation Besserat de Bellefon. La robe est d’un jaune profond, piquée de  nes bulles qui révèlent des notes de raisins de Corinthe et de con - ture de pêche de vigne. L’assemblage de 56% de Chardonnay et de 44% de Pinot Noir confère au Champagne un nez gourmand de pâtisserie et de pâte d’amande. Cette effervescence couplée à une bouche fraîche et équilibrée ren- force la sensation crémeuse et onctueuse. Parfait à l’apéritif tout comme en accompagnement de pâtisseries ou de plats aigres-doux. Prix TTC : 31 euros.Amour de Deutz RoséLes amateurs de champagne connaissaient déjà Amour de Deutz, un Blanc de Blancs haut de gamme reconnu pour la qualité de sa  nesse. L’assemblage de ce millésime 2006 est composé de 55% de Pinot noir d’Ay, Verzenay et Bouzy et de 45% de Chardonnay d’Avize, Chouilly et Vil- lers-Marmery. Le grand équilibre de ce vin est particulièrement remarquable et se caractérise également par une grandeur longueur enbouche. Cette cuvée est vendue 160 € chez certains cavistes et épiceries  nes ou directement auprès de la maison.www.champagne-deutz.comUne dégustation unique :Les Eminents De BourgogneCréer un événement unique, original, centré sur l’évaluation sensorielle ! Grâce au concours et à l’expertise de l’Ecole d’in- génieur AgroSup Dijon en partenariat avec l’UPECB, il est in- venté une approche différente de la dégustation. Il ne s’agit pas d’un concours. Cette dégustation n’est pas non plus un contrôle de la qualité des vins. Cette dégustation représente une évaluation annuelle des cuvées « premium » et « super premium », un événement à part entière qui s’appuie sur unedémarche innovante de valorisation. 50 professionnels et 100 consommateurs permet d’évaluer les vins en démultipliant le nombre de fois où chaque échantillon est dégusté.www.cremantbourgogne.frbesseratdebellefon.comCoffret Carafe Magnum Billecart-SalmonLes champagnes Billecart-Salmon voient grand pour les fêtes de  n d’année avec la création d’un Coffret Carafe Magnum. Inspirée de la bouteille originelle créée en 1818 par le fondateur Nicolas François Bil- lecart, la Carafe Magnum permet au champagne de s’ouvrir délicatement, aux arômes de se révéler plei- nement, à la bulle de s’adoucir. La couleur de la robeainsi dévoilée magni e l’art du service. Carafez le Magnum d’Extra Brut qui l’ac- compagne pour faire ressortir l’éclat et la pureté de ce vin de champagne où le plai- sir du fruit se conjugue au pluriel. Disponible en édition limitée chez les cavistes indépendants : 200€ TTC.www.champagne-billecart.fr82Déc. Jan. 2017]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[Déjà 90 000 clients livrés dans plus de 120 pays. 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LA VENTE D’ALCOOL EST INTERDITE AUX MINEURS.Nous garantissons une livraison avant Noëlpour toute commande reçue avant le 16 décembre2016.Ces prix sont valables jusqu’au 5 janvier 2017, dans la limite des stocks disponibles.Prix € TTC indicatif (TVA 20% et frais de port en France métropolitaine inclus) - ECOR_JCAT 17-1]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36aRT DE VIVRE & PaTRIMoInE L’Art du tempsVins & SpiritueuxDomaine Famille PicardPuligny-Montrachet 1er Cru La Garenne 2014. Cette parcelle de vignes sexagénaires conduites en biodynamie donne un Puligny,100% Chardonnay, tendu et droit aux arômes de  eurs blanches,  eur de vignes et lys, avec un léger brioché. C’est en bouche que se dévoilent minéralité et fraicheur. Ce vin iodé et salin accompagnera homards,foie gras d’oie, les poissons, les risottos, etc. Prix TTC départ : 64 euroswww.chateaudechassagnemontrachet.comChâteau de Bellet blanc 2014Ce vin au cépage 100% rolle plaît par son nez aux subtiles notes de jasmin et de  eurs. En bouche, l’attaque opulente est ponctuée d’un boisé subtil avec une belle fraîcheur aromatique qui lui donne beaucoup de relief. La  nale se prolonge sur un joli fruité et une touche d’agrumes. Servir à 10°C sur une salade de poulpe, des artichauts au parmesan, un tian d’au- bergines et tomates, un loup ou une dorade grillée au fenouil, un crabe poché dans un bouillon parfumé. Prix TTC: 20 euros. En vente à la pro- priété et chez les cavistes.www.chateaudebellet.comBandol Rouge 2012 TraditionCe millésime qui commence à donner sa pleine mesure est composé de 80 % de mourvèdre, 15 % de grenache, 3 % de carignan et 2 % de syrah. On apprécie les arômes de fruits rouges bien mûrs, de réglisse, de sous-bois et d’épices. La bouche pleine, longue et persistante est soutenue par une belle structure. Les tanins sont  ns et soyeux. Prix TTC : 18,50 euros.www.domaine-olivette.comMaison Albert Bichot présente son Moulin-A-VentLe Domaine de Rochegrès est idéalement placé au cœur de l’appella- tion Moulin-à-Vent, dans la partie Nord du Beaujolais. Intense et soutenue, la robe de Moulin-à-Vent brille d'un éclat rubis nuancé de re ets pourpres. Fleuri et gourmand, il exhale au nez des notes de rose et de baies noires ainsi qu'une minéralité expressive. Généreux en bouche, sa structure aromatique est complexe et harmonieuse à la fois. Quant à la  nale, elle est intense et subtilement gourmande. Dégustez avec des viandes rôties, gibiers et plats en sauce. Se marie aussi très bien à un crottin de chèvre ou à un chaume du jurançon.17€ chez les cavistes.www.albert-bichot.comLa Cour des Papes - Châteauneuf du Pape Blanc 2015Grenache blanc, Clairette & Roussane sont récoltés à maturité optimale. La robe est jaune pâle brillante. Le nez est délicat avec des notes d’agrumes et de  eurs blanches. En bouche, ce vin est ample, soyeux et vif à la fois ; la  nale est belle, toute en fraîcheur soutenue par une élégante minéralité. Servi à 12 degrés, il ac- compagnera les crustacés et les poissons, les plats à la crème et les volailles. Prix TTC : 26,20 euroswww.grandesserres.comLe Clos de la ibaudière 2013 - Saumur BlancCe vin 100% Chenin du Domaine de Rocheville présente une belle acidité et un tactile onctueux. Il est ciselé, "salivant" et très tendu avec une belle longueur en bouche. Servi à 12 / 14°C, il pourra accompagner tout un repas et s’appréciera particulièrement avec de belles huîtres, un carpaccio de Saint-Jacques au Maracuja, un tartare de truite fumée, mais également du boudin blanc truffé accompagné de champignons. Prix TTC : 19,50 euros. Disponible en Coffret 1 Magnum, en pin véritable avec marquage à chaud à 41 euros.www.domainederocheville.frLe Fil, assemblage exceptionnel detrois cognacsLa famille Merlet produit depuis 1850 de grandes références de Cognac pour les Maisons les plus réputées. La Distillerie a proposé à la prestigieuse vente aux enchères La Part des Anges une création originale et unique : Le Fil est un Cognac 100% Fins Bois, assemblé à partir d’eaux-de-vie de 1917, 1948 et 1978. Trois générations et trois cognacs Hors d’Âge témoi- gnent du savoir-faire des Merlet au  l du temps. Cet assemblage exclusif est présenté dans une généreuse bouteille de 3 litres inspirée d’un modèle ancien et soufflée bouche par un artisan verrier en un exemplaire unique. Estimation : 2000€ - Vente : 4000€www.merlet.frRémy Martin 1738 Accord Royal by Vincent LeroyPour les fêtes de  n d'année, Rémy Martin présente 1738 Ac- cord Royal by Vincent Leroy, nouvelle édition limitée. Fruit de la collaboration entre la Maison et Vincent Leroy, cet écrin s'inspire de son œuvre Red Ripples, dont le mouvement per- pétuel rappelle les ondulations des eaux-de-vie. Un canister d'exception, à la hauteur de 1738 Accord Royal, un cognac Fine Champagne au moelleux incomparable et vieilli en fûts de chêne toastés. Edition limitée à 7000 bouteilles. 50€ chez les meilleurs cavistes.www.remymartin.com/fr84Déc. Jan. 2017]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36aRT DE VIVRE & PaTRIMoInE L’Air du temps - L’après Mondial de l’Automobile 2016Les Françaises font la course en tête des nouveautésPeugeot 3008 et 5008, nouvelle citroën c3, nouveau Renault Scénic... Les constructeurs français ont frappé un grand coup. Volkswagen aussi, sur le marché des SUV.e Mondial de l’au- plus de 25% des ventes de BlueHDi de 100 chevaux et présenté pour la première sa participation au Mondial BMW i3, revendique 400tomobile fêtera en véhicules neufs en France, une boîte manuelle à cinq fois à Pékin en mai dernier : parisien sous le signe des kilomètres d’autonomie, lae2018 son 120 anni- Peugeot a dissipé le flou en rapports). nouveau design, nouvelles SUV avec, outre le Skoda même que celle annoncéeversaire. En attendant, il a dévoilant son 3008, véritable dimensions, et nouveaux Kodiaq, l’audi Q2 et le Seat par Renault pour les nou-ebouclé sa 119 édition avecSUV au physique avantageux et à l’agrément de conduite époustouflant, si on en juge par les premiers essais de laCITROËN ET RENAULT EN SPARING PARTNERS citroën n’était pas en restecodes de la marque pour in- carner le haut de gamme au côté de la Talisman et de l’Espace. ce cousin du nis-ateca (cf. les essais). Et dans le groupe germanique, c’est sans conteste audi qui a fait montre de plus de nouveautés avec également une audi a5 Sportback et le Q5 de se- conde génération.velles batteries de sa Zoé.satisfaction en dépassant une nouvelle fois le cap du mil- lion de visiteurs, même si cette fréquentation s’affiche en baisse de 14% par rapport à celle d’il y a deux ans. Un résultat plus qu’honorable dans un contexte sécuritaire pesant qui voit la plupart des grandes manifestations na- tionales accuser des baisses de 20 à 30% de leur audience depuis les attentats terroristes de novembre 2015. En re- vanche l’offre du salon en termes de nouveautés auto- mobiles était un peu déce- vante, avec très peu de mo- dèles véritablement « révo-LES ITALIENSÀ LA TRAÎNEEn revanche peu de nou- veautés du côté italien, alfa se contentant d’une ligne sportive Veloce pour sa nou- velle Giulia (EcoRéseau Bu- siness n°35 de novembre 2016) et repoussant la pré- sentation de son SUV Stelio au salon de Los angeles à la mi-novembre. chez Mer- cedes une classe E break all-terrain (façon audi all-LE MOTEUR D’AVENIRoutre les nouveaux modèles, le Mondial de Paris est éga- lement l’occasion de voir émerger les futures techno- logies qui équiperont nos voitures dans les prochaines années. Présentés sur les concept-cars reines du salon comme la très belle citroën cxperience, les rétroviseurs caméras deviendront à n’en pas douter la référence du haut de gamme dans très peu de temps. Le Japon a d’ail- leurs légalisé leur utilisation cet été. autre innovation de poids : le moteur à taux de compression variable. Un graal mécanique dont rêvent tous les constructeurs, qui permet de réduire drastique- ment la consommation d’es- sence et de gagner en propreté et en longévité. ce moteur fait l’objet d’un projet de re- cherche et développement européen au long cours de l’entreprise lyonnaise McE- 5, qui associe de nombreux constructeurs dont le groupe PSa. Mais c’est finalement le groupe Renault-nissan qui a tiré le premier en présentant au Mondial un moteur à taux de compression variable sous sa marque Premium Infiniti. ce bloc Vc-T 2.0 turbocom- pressé à quatre cylindres offre un meilleur compromis puis- sance-consommation qu’un grand V6, en gérant la hauteur de course des pistons pour obtenir un taux allant de 8:1 à 14:1 de façon à trouver le meilleur compromis entre puissance et efficience. ce moteur sera produit en série à partir de 2018 avec une capacité potentielle de 1000 unités par jour. Développé au Japon, il sera destiné d’abord au marché américain, mais pourra à terme équiper les partenaires d’Infiniti, nis-Philippe Flamandlutionnaires ». Une fois les grandes tendances évacuées – SUV+Hybride+électriques – que faut-il donc retenir du millésime 2016 ? D’abord sans conteste la belle santé des constructeurs nationaux qui ont aligné à la Porte de Versailles quelques jolies nouveautés. a commencer par le groupe PSa Peugeot citroën. Le Lion a tenu la vedette du salon en présentant ses nouvelles 3008 et 5008, qui ne conservent des pré- cédents modèles que les nu- méros. L’ancienne 3008 hé- sitait dans son identité – mo- nospace ou SUV – et du coup avait du mal à trouver sa cible. Idem pour sa grande sœur 5008 qui tenait plus du break. Surfant sur le mar- ché très porteur des SUV, qui représentent désormaispresse automobile. Un 3008 décliné en version sept places –5008–etquiasans conteste contribué à booster les ventes du constructeur au salon : Peugeot affirme avoir dépassé ses objectifs de ventes au Mondial avec 1360 commandes enregis- trées, dont plus d’un tiersavec sa nouvelle c3, très fortement inspirée par la c4 cactus (face avant, air- bumps sur les portières, ha- bitacle). Une citadine ori- ginale construite sur la pla- teforme de la Peugeot 208 mais plus longue de 5cm, et que l’on dit plus confor- table (nous l’essaierons dans un prochain numéro...). chez Renault, c’est incon- testablement le nouveau Scé- nic – petit et grand – qui re- tenait l’attention. La qua- trième génération de cette icône des monospaces dé- voilée à l’automne flirte dés- ormais allègrement du côtésan x-Trail, grand frère des Renault captur et Kadjar, cible le haut du segment do- miné par les marques pre- mium.road), et un concept de SUV 100% électrique (Generation EQ) qui préfigure la nouvelle génération de véhicules élec- triques étoilés et cible le Tesla Model x. ce gros SUV familial sept places de la marque californienne aux portières papillon, était une des attractions du Mondial avec son autonomie annon-Les rétroviseurs caméras deviendront à n’en pas douter la référence du haut de gamme dans très peu de tempspour son nouveau SUV dis- des crossovers, avec une diaq, clairement à vocation cée à plus de 500 kilomètres ponible à partir de 25900 garde au sol surélevée (par familiale (sept places, 4,70 et son tarif prohibitif de euros avec la motorisation à la monte de jantes de 20 m de long) avec banquette 154400 euros. autre vedette essence 1.2 litre PureTech pouces), et soigne son look. arrière coulissante et méga 100% électrique de la Porte de 130 chevaux et une boîte a ses côtés, outre la clio re- volume intérieur façon Su- de Versailles, l’opel am- manuelle à six rapports stylée et le pick-up alaskan, perb (un coffre de plus de pera-E, clone européen de (27400 euros avec le petit figurait le nouveau Koléos 2m3). Le groupe Volkswagen la chevrolet Bolt. cette ci- moteur diesel 1.6 litre (on n’échappe pas aux SUV) a d’ailleurs clairement placé tadine concurrente de la.LE GROUPE VWEN EMBUSCADEFace à lui une autre vedette du Mondial : le nouveau SUV de Skoda, baptisé Ko-86Déc. Jan. 2017san, Renault ou Daimler.]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[NOUVEAU SUV PEUGEOT 3008JAMAIS UN SUV N’EST ALLÉ AUSSI LOINNAVIGATION 3D CONNECTÉE*VOLET DE COFFRE MOTORISÉ AVEC ACCÈS BRAS CHARGÉS* PARK ASSIST ET VISIOPARK AVEC CAMÉRAS AVANT ET ARRIÈRE*Consommation mixte (en l/100 km) : de 3,8 à 6,0. Émissions de CO2 (en g/km) : de 100 à 136.*De série, en option ou indisponible selon version.NOUVEAU SUV PEUGEOT 3008]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36aRT DE VIVRE & PaTRIMoInE L’Art du temps - L’actualité automobileL’audi Q2 s’attaque au marché des SUV citadins premiumVolkswagen Tiguan et Seat ateca : deux philosophies SUV différentesUn cran au-dessus des SUV urbains, se trouvent les SUV compacts qui constituent aujourd’hui le cœur du segment. Dans cette catégorie désor- mais pléthorique, le Tiguan de Volks- wagen occupe, depuis son lancement en 2007, une place royale avec quelque 2,8 millions de véhicules vendus à travers le monde. Le nou- veau Tiguan a été entièrement redes- siné à partir de la plateforme MQB du groupe (comme l’audi Q2 ou le Seat ateca). Plus élégant et plus sta- tutaire, il offre un volume supérieur à celui du précédent modèle : un peu moins haut, plus large et beaucoup plus long (+6cm à 4,49 mètres) que son prédécesseur, le Tiguan 2016 donne un sentiment de puissance et d’équilibre marqué par la ligne ca- landre et phares de sa face avant hé- rité de la Passat. Rival affirmé du nouveau Peugeot 3008, il séduit parLes SUV (Sport Utility Vehicle), crossover et autres 4x4 véritables sont devenus aujourd’hui le segment automobile à la plus forte croissance dans le monde entier. Ils représentent déjà plus de 30% des véhicules premium, et cette proportion devrait doubler d’ici 20 ans. chez audi, les SUV assurent 42% de ventes du constructeur aux Etats- Unis, 23% en Europe et 27% en France. Et sur ce marché, une catégorie fait la course en tête, celle des SUV urbains ou citadins, qui sont désormais la deuxième catégorie de voitures les plus vendues en France derrière les berlines et devant les monospaces. ces véhicules, la plupart du temps à deux roues mo- trices, sont apparus dans l’Hexagone en 2012 avec le Juke de nissan. D’autres modèles se sont rapidement mis dans ses roues comme le Peugeot 2008, le Renault captur, ou la mini countryman. a cet égard, la nouvelle audi Q2 apparait comme une arme de conquête. Le constructeur d’Ingolstadt, réputé pour ses Q7, Q5 et Q3, passe à l’offensive avec un nouveau modèle positionné, par ses dimensions (4,19 mètres), entre l’audi a1 et l’audi a3 avec laquelle il partage la plateforme MQB du groupe Volkswagen (Golf, audi TT, nouveau Tiguan...) et à laquelle il ressemble beaucoup. Plus compact que le Q3, le Q2 devrait plaire à une clientèle féminine par son esthétique angulaire à mi chemin entre le break et le crossover, avec une garde au sol surélevée mais pas trop. Doté de la calandre octogonale caracté- ristique de la gamme SUV aux trois an- neaux, le Q2 joue la carte de la person- nalisation avec des side blades (montant de toits) colorés sur la carrosserie et un éclairage intérieur à led. D’une qualité de finition comme toujours irréprochable,le Q2 est équipé premium avec des technologies jusque-là réservées aux véhicules de catégories supérieures : virtual cockpit, affichage tête haute, avertisseur de collision, régulateur de vitesse adaptatif avec assistant de conduite dans les embouteillages. Le Q2 sera disponible d’ici juin prochain avec six motorisations, trois essence et trois diesel pour trois puissances – 116, 150 et 180 chevaux. Essayé avec sous le capot le bloc essence 150 chevaux, en boîte manuelle 6 ou boîte automatique S-Tronic 7, le petit SUV d’audi présente un beau tempérament sportif. Il offre une tenue de route sans reproches et une précision de guidage incomparable grâce à la direction progressive (qui équipe la Golf GTi ou l’audi S3), la- quelle accroît la dynamique ressentie par le conducteur sur les routes de cam- pagne sinueuses. Tout en restant rai- sonnablement économe en carburant grâce au système coD (cylinder on Demand) qui permet de désactiver un ou deux cylindres en fonction de la puissance demandée. a noter qu’audi a dans ses cartons deux autres SUV qui seront commercialisés d’ici deux ans : un Q8, dérivé du Q7 en plus sportif, pour faire pièce aux BMW x6 et Mer- cedes GLE coupé, et un SUV 100% électrique pour venir titiller la Tesla x.Modèles essayés : Audi Q2 1,4 TFSI COD, 150 ch, bvm 6, tarif à partir de : 35500 euros, Audi Q2 1,4 TFSI COD, 150 ch, Stronic 7, tarif à partir de : 37650 euros. Tarifs gammes es- sence, à partir de 24900 euros. Tarifs gamme diesel : à partir de 26900 eu- ros.L’Ateca joue la carte sportivea ses côtés dans le groupe VW, le premier SUV de Seat, l’ateca. Plus petit que le Tiguan (4,363 mètres), dépourvu de banquette coulissante, moins cossu et moins équipé, le pre- mier SUV ibérique s’impose par son esthétique et sa ligne de toit abaissée à l’arrière façon coupé. Son moteur 2 litres TDI de 190 chevaux couplé à la boîte DSG en transmission inté- grale (en position sport) en fait un régal à conduire. Incisif, précis, l’ateca marie tenue de route et confort, puissance et sécurité. Unagréable à conduire, surtout avec le moteur essence 2 litres TSI de 180 chevaux et la boîte DSG7. En outre ce SUV familial est équipé d’une transmission intégrale qui en fait un véritable tout terrain de loisir.Déc. Jan. 2017la simplicité et très grande qualité de son habitacle avec, excusez du peu, la sellerie cuir et le toit panoramique livrés de série. L’équipement est éga- lement très généreux, avec, là encore de série, le hayon électrique, l’accès et le démarrage sans clef, les sièges et le volant chauffants, la surveil- lance angle mort, la caméra de recul, le régulateur de vitesse adaptatif... Et en option, parmi d’autres, l’affi- chage tête haute. Spacieux, très confortable, très, très silencieux, doté d’un grand coffre et d’une ban- quette coulissante qui permet d’en faire varier le volume de 520 à 615 litres, le Tiguan est extrêmementchallenger potentiel pour l’audi Q2. Les allemands ne sont pas les seuls constructeurs à vouloir préempter le marché des SUV en France. Les constructeurs coréens sont depuis longtemps positionnés sur ce front, avec notamment chez Hyundai le nouveau Tucson présenté l’an passé. Un compact qui a gagné lui aussi en volume (cf. EcoRéseau Business n°25 de novembre 2015) et qui béné- ficie cette année du nouveau moteur diesel 1.7 cRDi de 141 chevaux cou- plé à la boîte auto DcT-7. Un atte- lage qui tient ses promesses et devrait assurer l’essentiel des ventes de la marque avec ce modèle en88]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[n°36www.ecoreseau.frFrance. autre nouvel arrivant, mais cette fois sur le créneau supérieur du segment, le Ford Edge. Un gros SUV de 4,81 mètres de long, fabriqué au ca- nada et qui s’est fait attendre sur le marché hexa- gonal. En circulation sur les routes US depuis un an (dans sa deuxième génération) ce 4x4 à trans- mission intégrale permanente n’est arrivé chez nous que cet été. Impressionnant par son gabarit,L’Art du temps - L’actualité automobile aRT DE VIVRE & PaTRIMoInE ESSAIS & TENDANCESPar Philippe Flamandspacieux, confortable, ce SUV bien dessiné a une vocation familiale certaine, bien que doté de seu- lement cinq sièges. La planche de bord intègre les nouveaux codes du design haut de gamme de Ford (Mondeo, S-Max), plus élégant que le style asia- tique des précédents modèles. Rien à dire côté équipement, plutôt généreux en finition Titanium : hayon mains libres, entrée et démarrage mains li- bres, sièges avant chauffants, volant chauffant, ré- gulateur de vitesse adaptatif, avec en prime deux bonus inédits : le système activ noise control (sys- tème actif de réduction des bruits) disponible éga- lement sur la Mondeo Vignale, qui génère et diffuse des ondes sonores contraires aux bruits pa- rasites pour rendre l’habitacle plus silencieux ; et les airbags de ceinture de sécurité arrière. côté re- grets, pas d’affichage tête haute ni d’indicateur devitesse numérique. Satisfaction en revanche pour la qualité des caméras arrière et avant et pour le système d’assistance au stationnement plutôt réac- tif et très utile, compte tenu du gabarit du véhicule. Le moteur diesel 2 litres TDcI biturbo de 210 che-vaux (d’origine PSa) et la boîte auto Powershift à six rapports rendent ce gros 4x4 de près de deux tonnes (1943 kilos) assez agile et agréable à conduire, y com- pris en milieu urbain.Modèles essayés : Volkswagen Tiguan Carat Edition 2.0 TSI 180 DSG 4M. Tarifs à partir de 41810 euros. Tarifs gamme essence, à partir de 25540 euros. Tarifs gamme diesel, à par- tir de 29380 euros. Seat Atica 2.0 TDI 190 Xcellence S/S4Drive DSG. Tarifs à partir de 37515 euros. Tarifs gamme essence, à partir de 21 990 euros. Tarifs gamme diesel, à par- tir de 25300 euros. Hyundai Tucson 1.7 CRDi 141 DCT-7 In- tuitive. Tarifs à partir de 30250 euros. Tarifs gamme essence, à partir de 22950 euros. Tarifs gamme diesel, à partir de 25450 euros. Ford Edge TDCI 210 Powershit Titanium. Tarifs à partir de 48500 euros. Tarifs gamme diesel, à partir de 42000 euros.Déc. Jan. 201789]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36particulièrement faible. Et cette majoration de 0,25% coûte cher : 625 millions d'euros d'intérêts versés par l'Etat aux particuliers... Le gouvernement a donc décidé d'introduire deux modifications de la formule de calcul de ce taux : les indices utilisés dans la formule seront lissés sur six mois, et la majoration par rapport à l'inflation sera suspendue lorsque celle- ci est sensiblement supérieure aux taux de marché. Quelle que soit l'incidence de cette nouvelle formule, le gouvernement s'est engagé à ce que le taux ne baisse pas, et soit maintenu à 0,75% au 1er février 2017... et ensuite ?aRT DE VIVRE & PaTRIMoInE Baromètre Finance & InvestissementsBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant les placements et investissements que peut réaliser tout particulieruLA SPÉCULATION DU MOISL'acier : un moral de ferPar Antoine Pietri6,5 EUR 6,0 EUR 5,5 EUR 5,0 EUR 4,5 EUR4 EUR 3,5 EUR3,0 EUR2,5 EUR2,0 EURDec 2016Défiscalisation : cap sur la montagneFév Mars Avr MaiJuin Juil Août SeptOct NovMorgan Stanley anticipe une hausse du marché américain de la sidérurgie après l'élection de Donald Trump. Et pour cause : le Républicain a promis 550 milliards de dollars de dépenses d'infrastructures. Selon l'analyste, cette somme pourrait engendrer une hausse annuelle de la demande de 20% sur cinq ans...uLES BONS PLANS DU MOISalternative à l'achat en copropriétéLivret A : ce qui (ne) change (pas)classique, l'achat d'un logement dans une résidence de tourisme à la montagne a de quoi séduire les amoureux de la poudreuse. Il permet de le louer à un exploitant, et d'en profiter quelques semaines dans l'année. chamonix, La Plagne, La clusaz... les prix peuvent varier énormément en fonction de l'altitude, du standing de la station et de la proximité des pistes. actuellement en construction, le dernier projet immobilier des arcs, baptisé Edenarc, propose des surfaces allant du T2 (234000 euros HT) à de luxueux T5 (873000 euros HT) de plus de 100 mètres carrés. odalys, l'exploitant du resort, promet un rendement garanti moyen de 2,9% incluant trois semainesce n'est un secret pour personne : le taux du livret a vole au ras des pâquerettes. a 0,75%, il reste scotché à son plus bas historique depuis plusieurs mois... Un vrai coup dur pour ce livret qui fut longtemps le placement préféré des Français. nombreux sont d'ailleurs ceux qui refusent de s'en séparer, puisque 250 milliards d'euros y sont toujours stockés. Pire : si ce taux est au plus bas, il devrait normalement être encore plus faible (0,5%) en raison d'une inflationd'occupation.90Déc. Jan. 2017]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[n°36Taux immobilier : Trump affole les compteursDepuis le début de l'année, les particuliers aspirant à la propriété se frottent les mains : ils bénéficient non seulement d'une accalmie au niveau des prix, mais aussiwww.ecoreseau.frd'une conjoncture particulièrement avantageuse sur le plan des taux d'emprunt. Du jamais vu ! Mais ce climat pourrait être de courte durée... conséquence inattendue de l'accession de Donald Trump à la Maison Blanche : les taux obligataires ont connu à la mi-novembre une brutale remontée. Selon les analystes, ce sont les anticipations d'un retour de l'inflation découlant du programme du Républicain qui expliquent cette tendance : baisse des impôts, hausse des investissements publics... Quoi qu'il en soit, la remontée des taux obligataires devrait se traduire par un durcissement des conditions de crédit, notamment en ce qui concerne les taux immobiliers proposés par les banques.éthique & FinanceBaromètre Finance & Investissements aRT DE VIVRE & PaTRIMoInE uLE COIN DES ANALYSTESu Victoire de Trump : des conséquences en demi-teinte selon AXA IMMalgré une victoire non anticipée par les sondages, Donald Trump a remporté la majorité des votes des grands électeurs. Pour Laurence Boone, responsable de la recherche chez AXA IM, les propositions de Trump, si elles se limitent à la baisse et à la simplification des taux d'imposition, pourraient stimuler l'économie locale en ligne avec les propositions des Républicains. « En revanche, le programme controversé sur le commerce et l'immigration pourrait avoir un impact négatif sur les Etats-Unis et l'économie mondiale », ajoute-t-elle. Pour Serge Pizem, responsable de la gestion Multi Asset, la politique fiscale agressive de Trump, en l'état, pourrait se révéler positive pour l'économie américaine en relançant l'investissement privé et en redressant la productivité. Il ajoute toutefois qu'elle pourrait cependant aussi précipiter le durcissement de la politique monétaire, qui serait un frein à la reprise de la croissance. Une telle politique entraînerait probablement une hausse de l'endettement américain à moyen terme. « Nous nous attendons à une réaction négative à court terme en raison de l'incertitude et du manque de visibilité, avant une remontée probable de la Bourse américaine », conclut l'analyste.u Invesco anticipe une hausse des taux d'intérêt et une volatilité accrueSi Invesco Fixed Income s'attend à une accentuation de l'incertitude à court terme suite à l'élection de Donald Trump, il prévoit aussi que l'impact économique des politiques du nouveau président américain dicte la direction des marchés. « Bien que la personnalité et le tempérament des candidats aient pris une place importante dans la campagne, M. Trump a quand même présenté certains cadres politiques de base », rappelle Rob Waldner, stratège en chef et responsable des placements multisectoriels. Il s'attend à un assouplissement budgétaire, à une déréglementation de l'économie américaine, et àdes mesures à court terme sur le commerce inter-frontalier allant à l'encontre du libre-échange.Le résultat de l'élection devrait mettre de la pression àcourt terme sur les actifs risqués selon Invesco.Cependant, à moyen terme, les événementséconomiques et les politiques précises devraientdéterminer les rendements de ces actifs.Selon lui, la victoire de Donald Trump devrait entraînerplusieurs conséquences, notamment une hausse destaux d'intérêt aux Etats-Unis et un renforcement dudollar américain. Des circonstances qui devraientpénaliser les marchés émergents. « Nous nousattendons à ce que les devises des marchés émergentsreculent et que leur croissance ralentisse », anticipe-t-il. Enfin, Invesco table sur une volatilité accrue desactions et des titres de créance.Par Antoine PietriLsaient de près à l’éthique. Surpris, je questionnais mon in- terlocuteur, dont je préserverai l’anonymat, pour en savoir davantage. L’éthique a pour nous au moins quatre valeurs : d’abord, elle est avant tout un outil de communication in- terne : « nos baromètres internes nous informent que les sa- lariés du groupe se sentent parfois pressurisés ou assaillis de toutes parts, diffamés dans l’opinion publique », et l’éthique est une « manière de gérer notre relation avec eux et de les motiver ». Ensuite, l’éthique est une « ligne de conduite qui nous permet de faire respecter les réglementa- tions en vigueur » : l’éthique est alors utilisée comme « un instrument de conformité ». Par ailleurs, l’éthique est un critère de choix d’investissement bien connu sous le label RSE. Enfin, l’éthique est aussi un vecteur du discours com- mercial, essentiellement à destination d’une clientèle de particuliers : « les communiquants nous ont enseigné l’im- portance de construire dans le discours notre image de marque autour des valeurs que nous défendons, afin de constituer un avantage concurrentiel ».Éthique vs bullshit ?parors d’un récent entretien avec un haut cadre dirigeant d’une grande institution bancaire de détail, je me suis entendu dire que les milieux financiers s’intéres-Ma première réaction fut de lui faire remarquer que, quelle que soit l’utilité reconnue ou accordée à l’éthique, celle-ci se trouvait toujours instrumentalisée par la politique du groupe : l’éthique n’était pas recherchée comme une fin mais comme un simple moyen. cultivé, ce banquier rétor- qua que « le kantisme était une philosophie qui correspon- dait à une époque révolue », et évoqua le concept de « post-vérité » dont il ignorait qu’il était forgé par le philo- sophe Ralph Keyes dans The Post-Truth Era : Dishonesty and Deception in Contemporary Life (St Martin’s Press, 2004). La post-vérité ne correspond pas au mensonge, mais au bullshit, c’est-à-dire à un registre du discours où les va- leurs logiques de vrai et de faux n’ont plus cours. La post- vérité, c’est le lieu du baratinage, du discours sophistique qui n’a plus besoin de référer à une vérité extérieure, ni même à une cohérence interne. La post-vérité renvoie à l’abolition des principes logiques de base (principe d’iden- tité, principe de non contradiction). autrement dit, dans l’ère de la post-vérité, c’est la pensée pragmatiste qui règne où seul l’effet produit et son efficacité sur l’allocutaire im- portent. Sommes-nous donc entrés dans l’ère de la post- éthique ?ArthurCohenPrésident Directeur général des éditions Hermann, Philosophe spécialisé dans les questions éthiques appliquées au secteur financierDéc. Jan. 201791]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°36aRT DE VIVRE & PaTRIMoInE Patrimoine - Digitalisation du conseil en gestion de patrimoine Focus sur un placement ou investissement afin d'analyser les tendances et évolutionsL’âge des robotsL LesRobots-advisorsdémocratisentlagestiondepatrimoineendigitalisantlarelationclient.Jusqu’où?es Robots-advisors peu risquées mais rarement un profil de risque, tout ceci le pilotage de son épargne arbitrage est proposé avec de son entrée en relation à ont émergé aux Etats- performantes : la révolution évoluant dans le temps », dans la durée. une solution de remplace- la signature du contrat, en Unis avant de gagner digitale du conseil en patri- explique Sébastien d’or- ment directement exécutable passant par le profilage del’Europe et le reste du monde. moine est en marche. Yo- nano. Yomoni ne se borne ... OU DE CONSEILS en trois clics en fonction de l’épargnant, se réalise en-ces conseillers mis au point par les « fintechs » (sociétés technologiques financières) apportent une réponse aux « petits » investisseurs délaissés par les banques. Le principe est simple. ces sociétés ont mis au point des algorithmes permettant à l’internaute d’obtenir une allocation d’ac- tifs adaptée à son patrimoine,moni, société 100% digitale de gestion de portefeuille, « s’est donné pour mission de démocratiser la gestion de patrimoine », indique son président, Sébastien d’or- nano. a l’image de ses concurrents, advize, Funds- hop, Marie Quantier ou We- Save, Yomoni propose un service de gestion person-pas à un modèle basé uni- quement sur des calculs fi- nanciers. « Un comité d’in- vestissement ajuste chaque mois l’allocation en fonction de critères tactiques liés à l’évolution des marchés, à la conjoncture, etc. Comme dans une banque privée, l’humain intervient dans la gestion », souligne SébastienAVISÉS À COÛTS RÉDUITScontrairement à Yomoni ou WeSave, advize propose, lui, de la gestion conseillée. « Notre objectif est de rendre l’épargne financière simple et accessible à tous, explique olivier Gentier, le PDG de la start-up. Nous informons régulièrement nos clients,l’évolution des marchés. En termes de coûts, les Robots- advisors, en mandat de ges- tion comme en gestion conseillée, apparaissent moins onéreux que les ac- teurs traditionnels et proches des acteurs en ligne. Toute- fois, tempère Finance Inno- vation dans son étude, « afin de dire que les Robots-Ad- visors sont réellement les moins chers, il faudra mettre en regard les frais avec la performance du porte- feuille ». a cet égard, les chiffres dévoilés récemment par Yomoni sont encoura- geants. Le contrat d’assu- rance-vie de la fintech a offert un rendement annuel net de frais compris entre 2,9% pour l’allocation la moins risquée et 9,4% pour le profil le plus risqué.tièrement en ligne, en moins de 15 minutes », assure Sé- bastien d’ornano.« Je fais con ance à ce CGPI, car il me semble avoir la poigne dure et franche »L’EXPÉRIENCE CLIENT BOULEVERSÉEau-delà de l’allocation ou de la tarification, les profes- sionnels sont unanimes : les Robots-advisors révolution- nent le secteur en digitalisant la relation client. Ils apportent en effet une amélioration de l’interaction avec les clients grâce à des contacts plus fré- quents, une mise à jour des informations clients régu- lières, etc. Grâce aux algo- rithmes, ils offrent un conseil plus affiné au profil de chaque client à l’instant T.LES CGPI BOUGENT ENCORE certains voient les Robots- advisors comme une menace pour les conseillers, bientôt remplacés par des « robots ». La réalité est ailleurs. En premier lieu, les conseillers offrent des services que ne peuvent fournir les fintechs. « La mission d’un CGP ne se cantonne pas à la gestion des actifs financiers. Les ser- vices haut de gamme ou plus complexes à numériser, telles que la transmission d’une entreprise ou la planification de succession, restent l’apa- nage des conseillers », sou- ligne François-xavier Le- gendre, associé-gérant chez Dauphine Patrimoine. Par ailleurs, « on manque de recul sur la performance des robots à moyen terme. Com- ment réagissent-ils en cas de crise ? A l’annonce du Brexit, un robot qui aurait cédé une partie des titres de son client en début de séance lui aurait fait faire une bien mauvaise affaire. Après un début de séance tourmenté, les principaux indices actions sont repartis à la hausse ce jour-là », rappelle François- xavier Legendre, qui, lui, a gardé la tête froide en ne bradant pas des actifs en pré- cipitation. Surtout, conclut- il, « le métier de CGP repose sur la proximité des clients et sur l’accompagnement dans le temps. Les clients cherchent avant tout cette relation humaine à mon avis nécessaire pour optimiser les placements ». au final, robots et cGPI apparaissent complémentaires. aux ro- bots-conseillers la gestion de la relation client, aux conseillers la délivrance de services à haute valeur ajou-Pierre-Jean Lepagnotà son aversion au risque, à ses besoins. Si le marché des Robots-advisors a connu un développement rapide ou- tre-atlantique, il peine à dé- coller en France par manque de visibilité, révèle une étude récente de Finance Innova- tion. Les Robots-advisors représentaient fin juin 2016 moins de 100 millions d’eu- ros d’actifs sous gestion, gé- néralement placés en assu- rance-vie, produit préféré des épargnants, dans le cadre d’un mandat de conseil ou encore de délégation de ges- tion.nalisée se rapprochant des services proposés à la clien- tèle aisée des banques pri- vées. « Nous analysons le projet du client et formulons notre recommandation en termes de risque et d’enve- loppe fiscale. En fonction de leur situation personnelle et de la somme à investir, lorsque ce sont des trente- naires et quadras qui ont des horizons d’épargne de 8 à 15 ans, nous les amenons vers des profils un peu plus risqués qu’un simple fonds euro. Lorsque le projet est d’épargner à très long terme, en prévision de la retraite, on pourra se permettre da- vantage de risques pour chercher un rendement plus important. Nous n’associons pas une personne à un profil de risque, mais un projet et une situation personnelle àd’ornano. Une volonté d’in- tégrer l’humain partagée par son concurrent WeSave. En effet, explique le directeur général, Zakaria Laguel, « les épargnants français se méfient d’une gestion en- tièrement robotisée. L’algo- rithme est avant tout un outilnous les guidons à la manière d’un coach, mais à la fin ce sont eux qui décident. » Le groupe, qui propose depuis 2012 un contrat d’assurance- vie multisupport assuré par Generali Vie sous-traite son allocation d’actifs à Mor- ningstar. La société d’infor-SERVICES DE GESTION PRIVÉE.... Bonne nouvelles pour les « petits » épargnants long- temps contraints de se contenter de solutions de placements très basiques,L’algorithme est un outil pour dresser le besoin patrimonial du client, puis un outil de décision pour les gérants réalisant l’allocation d’actifspour dresser le besoin pa- mations financières pioche Enfin, la technologie leur trimonial du client puis un parmi une vaste sélection de permet une réduction signi- outil de décision pour les fonds en vue de construire ficative des coûts et du temps gérants qui réalisent l’allo- un produit adapté au profil passé par les conseillers. ce cation d’actifs ». a l’image de chaque client. chaque se- gain de temps permet de dé- des banques privées, Yomoni maine, il est informé de l’évo- livrer un conseil personnalisé comme WeSave proposent lution de son épargne avec à une population d’épar- un mandat de gestion, c’est- un rapport personnalisé. De gnants plus vaste. « Le par- à-dire que le client délègue plus, lorsque nécessaire, un cours de souscription client,.tée.92Déc. Jan. 2017]]></page><page Index="93" isMAC="true"><![CDATA[LA ROSIÈRE (73)                                                  COMBLOUX (74)52 appartements et 8 chalets face au Mont-BlancLES CARROZ D’ARACHES (74)22 appartements du T2 au T5 - centre stationLES SAISIES (73)                                             PLAGNE 1800 (73)                                            LES MÉNUIRES - Phase 2 (73)                                            Service de conciergerie dans la résidence** :Transports, transferts..Baby-sitter, cuisinier à domicile ..Personal Héliski, ski avec unRéservations des forfaits, écoles de ski...Location de biens immobiliers d’exceptionVOTRE RÉSIDENCE SECONDAIRE À LA MONTAGNETerrésens, groupe immobilier, spécialisé dans l’immobilier de loisirs vous propose sa sélection d’appartements et chalets à la montagne. 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A la fois miroir et interprétation de l’actualité,ses tableaux décryptent l’époque de manière presque prémonitoire.Créations thématiques et singulières, ses tableaux mettent en scène les mots-clés d’une année dans des secteurs d’actualité majeurs : politique, économie, crise, culture, société, culture, femmes, développement durable, ressources humaines, verbes. Chaque année, ces dix toiles forment ainsi “une tapisserie de Bayeux contemporaine” et sont exposées courant janvier à Paris.2016, Jane BeeA star is bot« Pokemon Go » devient référant. Le jeu apparu en juillet se propage. Les parcs sont envahis de chasseurs de « Pokemons », le nez rivé sur le por- table. c’est la réalité augmentée à la portée de tous.cette montée de la tension explique sans doute pourquoi l’expression « identité heureuse » de Juppé retient l’attention. Sommes nous tous « Gau- lois»?La mémoire des mots2016 VOUS SALUE2016 est l’année de la redécouverte ce que l’on nomme en Français, « les agents conversationnels ». on parle effet de « chatbot » puis de « bots ». « Bot » comme robot évidemment ! Ils sont devenus l’obsession des di- rections marketing. Le « bot » existe depuis plus de 50 ans. c’est le mathé- maticien alan Turing qui a lancé la première machine à converser. Ensuite, Joseph Weizenbaum professeur d’in- formatique du MIT imagine entre 1964 et 1966 « ELIZa ». « ELIZa » est un programme informatique qui peut re- formuler les affirmations d’un individu sous forme de questions.Déjà oublié ?Comme chaque année, je compose une carte de vœux. Cette carte est un tableau de mots qui capte subjectivement le vocabulaire des 365 jours écoulés. Voici donc cet instantané lexical.« quelle couleur de pantalon souhai- tez-vous ? ». Vous répondez « violet » et le « bot » vous mène droit au but. comme la technologie progresse, ces acteurs virtuels seront capables demain de trier des cV et de sélectionner un premier lot de candidats. L’intelligence artificielle prend place dans notre réel. La question est de savoir jusqu’où ces « chatbots » sauront nous parler ? Jusqu’où sans que l’on sente soudainement la froideur d’une machine ?La « déradicalisation » devient même un marché avec 80 structures autour d’un budget de 100 millions d’euros débloqués par le gouvernement.Les mots du geek sont les mots de tous les joursce qu’illustre cette brassée de mots, c’est que le digital et ses conséquences fourbissent de mots nouveaux.Durant l’été, on a aussi vu fleurir le « burkini ». c’est une australienne d’origine libanaise qui aurait inventé cette tenue. cette tenue religieuse est l’objet d’arrêtés d’interdiction. Elle aussi associée à une rixe survenue en corse.Pendant ce temps, « Blockchain » est devenu le rêve des acteurs de la finance. Il s’agit en effet d’une base de donnée partagée qui permet de réaliser des transactions sécurisées. c’est révolu- tionnaire car cette technologie qui stocke et transmet les informations de façon transparente marche sans organe central de contrôle.oui, les successions d’événements sont si intenses et si rapides que certaines expressions s’éloignent de notre mé- moire collective.La réalité sans transition« Nuit debout » qui démarre le 31 mars 2016 après une manifestation contre la loi du travail. Que reste-t-il des débats Place de la République ? Que reste-t-il des années obama ? Le 45éme président des Etats-UnisLe démantèlement de la « jungle » de calais : 6 000 migrants évacués. a l’été dernier la « jungle » surpeuplée témoignait de la gravité de la crise des « migrants ».« Rio » pour les Jo d’été et la France septième nation la plus médaillée.« Fan-Zone » pour un Euro 2016 qui laisse aux Français l’amer goût de la défaite.Déc. Jan. 2017PROCHAIN NUMÉRO LE JEUDI 2 FÉVRIER 2017Depuis, les progrès de la science font du « chatbot » la nouvelle recrue des sites de marques. Dans un contexte précis, ils savent assister les vendeurs et vous demander par exemple :Qu’il est violent le champ lexical de 2016. « Nice » est le symbole d’un 14 juillet ensanglanté par un attentat is- lamiste au camion-bélier, 86 morts et 434 blessés.se nomme « Trump ».Quels seront les mots de 2016 dont on se souviendra encore dans 10 ans ? L’effervescence du monde rend cette question insoluble.La « déradicalisation » s’incruste dans les débats médiatiques et politiques.94]]></page><page Index="95" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRECABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 190 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82THE SHOW OF THE MOST FAMOUS CABARET IN THE WORLD !DINNER & SHOW AT 7PM FROM €190 SHOW AT 9PM & 11PM FROM €77WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIEL© Bal du Moulin Rouge 2016 - Moulin Rouge® - 1-1028499]]></page><page Index="96" isMAC="true"><![CDATA[Lufthansa Premium Economy Class                                 ]]></page></pages></Search>