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sommes pas en capacité d’accomplir une telle prouesse aujourd’hui, mais cela ne saurait tar- der », affirme Benoît Lebot, directeur exécutif du Partenariat interna- tional pour l’efficacité énergétique (IPEEc).
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grands-parents en consommaient 120 », se réjouit Benoît Lebot, qui a aussi travaillé pour l’ademe et le Pro- gramme des nations- Unies pour le Dévelop- pement (PnUD). D’au- tres exemples ? « Prenez leportUSB.Ilyaeu
à creuser pour les col- lectivités.
Grand Angle - Les villes durables concrètement PanoRaMa Salon Pollutec
Un programme des plus chargés
Le 27ème salon international des équipements, des technologies et des services de l’en- vironnement qui se tient à Lyon Eurexpo du 29 novembre au 2 décembre se met au service de l’innovation environnementale, technologique comme organisationnelle. Des tendances ? D’une part, du numérique pour augmenter l’efficacité des produits et services pour l’environnement. L’ensemble des secteurs est concerné, qu’il s’agisse de l’eau (systèmes de pompage intelligents, boîtiers communicants...), des déchets (système original de collecte avec réalité virtuelle, conteneurs intelligents), de l’air (appli mobile pour échantillonneur déporté). Autres tendances montantes, la lutte contre la pollution liée aux déchets marins : les solutions se font de plus en plus pointues pour prévenir les rejets dans les milieux aquatiques, notamment via des traitements moins impactants ou une meilleure valorisation des métaux récoltés (phosphore, palladium...). Par ailleurs, les démarches concrètes d’autonomie énergétique dans l’industrie commencent à se dé- velopper (production optimisée de froid par récupération de chaleurs perdues...). Les volets règlementaires (extension du tri des plastiques, qualité de l’air intérieur, biodiversité, performance énergétique du tertiaire...) ou les échanges interentreprises et synergies de flux, seront abordés par des experts.
L’ÈRE DES DON- NÉES INTELLI- GENTES
chaque ville a son in- terprétation de la « smartitude ». Toutes utilisent en tout cas la numérisation pour in- terconnecter leurs infra- structures, afin de de- venir plus écologiques, durables, agréables à vi- vre. Les données ren- dues publiques donnent naissance à de nouveaux services dans les trans- ports, l’énergie, la sé- curité, la santé, les loi- sirs... a Songdo, quar- tier futuriste de Séoul qui poursuit le projet « compact Smart city » avec cisco, les habitants sont connectés et abon- nés à des services de télé-médecine, télé-sur- veillance ou télé-ensei- gnement. Mais c’est ou- tre-atlantique, où les villes ont une marge de manœuvre et une matu- rité technologique plus élevées, que des mo- dèles peuvent être re- cherchés. « Elles expé- rimentent plus facile- ment, mais parce qu’elles ont du retard en matière d’infrastruc- tures », nuance cécile Maisonneuve, prési- dente du think tank La Fabrique de la cité à Paris. Les data permet- tent une surveillance et une connaissance du ter- ritoire démultipliées. « Boston tient un ta- bleau de bord à critères
etc., permettant d’attirer les bons services pu- blics », explique amen Ra Mashariki, Monsieur Data à la mairie de new York, dans un discours à la Fabrique de la cité. Ses données cartogra- phiques par micro-zones sont d’ailleurs utilisées par la collectivité pour attirer l’implantation de sociétés, ou par des en-
trepreneurs avant leur installation pour convaincre le banquier. « A Rennes, une des pre- mières villes à s’être in- téressée à l’open data, les données des opéra- teurs de transports sont agglomérées sur un por- tail. Des développeurs ont mis au point l’ap- plication “Où est mon bus ?”, permettant aux
usagers de suivre en di- rect sur leur smartphone les positions sur une carte », illustre Mathieu caps, responsable des affaires publiques pour openDataSoft, start-up française qui a cinq ans d’existence et conçoit des portail de valorisa- tion des données.
EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE, L’AUTRE RÉVOLUTION
Le changement est aussi à rechercher non pas dans de nouvelles in- ventions, mais dans
le port de première gé- nération, celui 2.0 de deuxième génération, et se prépare la troisième génération, avec une possibilité de libérer 50W : ce qui signifie la capacité d’éclairer une pièce entière et de faire
Il nous faut trouver des aspects concrets de tous les jours pour appliquer les
« Il y a un enjeu de transparence publique,
l’amélioration de l’exis- tant qui consomme moins. « Grâce aux LED nous pouvons dés- ormais proposer à un foyer une solution de 25W seulement, qui in- clue l’éclairage, la re- charge des appareils mobiles et une TV LED de 7W ! Tout évolue. Nos grands écrans consomment 30W, les petits téléviseurs de nos
grands principes
fonctionner une multi- tude d’appareils. Nous avons plus que jamais besoin d’électricité dans notre quotidien, mais dans 80% des cas pour une faible puissance. Nous ne sommes pas tout le temps en train de faire fonctionner no- tre véhicule électrique ou notre four ! », insiste Benoît Lebot. autant de nouvelles pistes simples
multiples comme la mo- bilité, la délinquance, les nids de poules, etc., pour établir un city score en temps réel et s’en servir comme d’un outil de gestion de la ville », illustre cécile Maisonneuve.
Les quartiers sont réel- lement quantifiés, comme « le nombre d’hôpitaux, parcs, écoles, bibliothèques,
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