﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="no"?><Search><pages Count="92"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[                                                   ]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           ]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35eDITorIALSi Platon l’avait emporté sur Aristote...Pour Platon il existe derrière le monde trompeur des sens celui parfait des idées et des âmes, qu’elles appartiennent aux hommes ou aux femmes. Dans « Les Lois » il affirme qu’une Cité qui n’éduque ni n’emploie les femmes est sembla- ble à un homme qui ne se sert que de son bras droit. Le fondateur de l’Académie a une vision très positive des femmes pour son époque. malheureusement celle de son élève, Aristote, est tout autre. Le natif de macédoine n’était pas loin de penser qu’il manque quelque chose à la femme, cet « homme imparfait ». L’enfant n’hérite que des qualités de l’homme, et la femme est une terre qui se contente d’accueillir et de faire pousser la semence. L’homme donne la « forme », la femme la « matière », pour reprendre ses termes. Une erreur qui démontre à quel point il est dangereux de laisser les hommes entièrement souverains dans certains domaines, comme ici la philosophie et les sciences. Ce jugement d’un homme pourtant très intelligent est particulièrement dé- sastreux dans la mesure où sa conception – et non celle de Platon – prévaut jusqu’au moyen-Âge. L’église a ainsi hérité d’une conception de la femme qui ne repose aucu- nement sur la bible. Jésus, lui, n’est pas misogyne dans les textes. Conditionnées par des siècles de patriarcat, nombre de femmes ont intériorisé un sentiment d’infériorité. Certaines d’entre elles, bien que surdiplômées et pleines de bonnes idées, n’ont pas encore assez aiguisé leur ambition entrepreneuriale et politique, ainsi que leur capacité à prendre la parole. D’autres ressentent même ce fameux syndrome de l’imposteur, dé- crit par Shéryl Sandberg dans son livre « en avant toutes » (éd. JC Lattès, 2013), alors qu’elle a officié au Trésor Américain et dans les directions de Google et Facebook. Une auto-censure dommageable pour l’entreprise. Ce n’est pas un hasard si EcoRéseau Business consacre ce numéro aux femmes d’influence et à la gestion du risque en en-treprise, créatrice de valeur. Sans tomber dans les clichés sur vénus et mars, il semble bien que la gent féminine adopte une autre approche du risque, peut-être salvatrice pour les entreprises. Que les talons hauts résonnent sur les parquets des salles des Comex ou conseils d’administration semble une bonne nouvelle pour l’équilibre gé- néral et le « risk appetite ». Une étude publiée dans Scientific Reports démontre d’ail- leurs que l’instabilité des marchés est en partie due aux traders masculins, dont l’état de stress et la testostérone encouragent à la prise de risque. Au même titre que des gol- den girls modèreraient la soif de paris de leurs homologues cravatés, l’économie a be- soin de la vision des entrepreneures, prenant plus (mieux ?) en considération les périls éventuels. Ce qui ne signifie pas pour autant un amour de l’immobilisme, mais une at-tentionredoubléeauxscénariosdecrisepossible.Désormaisle.samment nombreuses dans les espaces de direction, de management et d’expertise pour s’autoriser à être et dire. Ce n’est pas Stéphanie Savel, dirigeante de la plateforme de crowdfunding WiSeeD interrogée en regard Digital, qui dira le contraire. Les réseaux d’entrepreneures décrits en réseaux & Influence visent à changer cet état d’esprit. L’electron Libre de ce mois, Clémentine Chambon qui a fondé oorja pour produire de l’électricité en Inde à partir de déchets agricoles et panneaux scolaires, annonce que la génération Y compte bien bouger les lignes. Pour le plus grand bien des start-up et entreprises de toutes tailles, qui ont besoin de cette touche féminine pour parfaire leur créativité et leur approche du risque. N’en déplaise à Aristote...Jean-Baptiste Leprince Julien TarbyFondateur & directeur de la publication Rédacteur en chefs femmes sont suffi-LE CHAT by Philippe Geluck4Novembre 2016]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[n°35www.ecoreseau.frGALAXIE ECORÉSEAUSommAIre4-17Les entrepreneures françaises au fil du temps 6 Baromètre de l'optimisme 8 - Tendances- Actions symboliquesRH & FORMATION 66-73RétrospectiveRéseaux & Influence- Le monde après CoP21ART DE VIVRE & PATRIMOINELa Sélection culturelleL’Air du tempsLes dress codes vestimentaires féminins du business L’Art du tempsL'Actualité automobile : Essais & Tendances Baromètre Finance & Investissements PatrimoineLa défiscalisation immobilière en 2017Regard sémantique74-907476 78 84 8689 90ProspectiveLes femmes en 2050 162024La vraie marge de manœuvre du président en matière économique 28PANORAMA 20-31Cercles de business women 66 Observatoire 68 Carrières & TalentsFormation continue : Les reconversions professionnelles à la mode 70Grand angleFemmes d'influence, la difficulté de la dernière marcheRégions & Territoiresrégion Centre-val de Loire, carrefour des savoir-faireHexagoneInternationalL'employabilité des jeunes en France vs l'étranger 30Baromètre & TendancesA la UneLa gestion du risque, créatrice de valeurInterview croiséeFrançois de Saint Pierre (Lazard) et elodie Warnery (GSC), professionnels du risque 36 En immersionLa boutique Ulule de crowdfunding à ParisElectron libreClémentine Chambon, cofondatrice d'oorja dans les cleantechsCulture du rebondLa bascule de Lemon Way dans la fintechCréer aujourd’huiStructures d'hébergement des jeunes entreprises en régionBusiness guides- Lieux d'événementiel : l'utilisation des nouvelles technologies- Séminaires : la configuration des lieux- Cadeaux d'affaires : les présents lors d'un événement d'entrepriseCLUB ENTREPRENDRE 32-57STRATÉGIE & INNOVATION NUMÉRIQUE32 3438 40 42 4448 52 56Baromètre de l'innovation DécryptageChatbots, usages actuels et à venir Haute résolution58-65Le futur des recharges pour smartphones58 60 62 64 65Regard digitalStéphanie Savel, présidente de WiSeeD (crowdfunding)Business storyovH, hébergeur cloud devenu grandN°35www.ecoreseau.fr201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél.:+33(0)951058772 Courriel : contact@lmedia.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste LeprinceRédactionCourriel : redaction@lmedia.frRédacteur en chef : Julien TarbyJulie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Nicolas Pagniez, Yann Petiteaux, Antoine Pietri, Séverine Renard, Olivier Remy, Pierre Tiessen, Carla Verley, Murielle WolskiDessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardRéalisationCourriel : production@lmedia.fr Responsable production : Frédéric BergeronConseiller artistique : Thierry AlexandrePublicité & opérations spécialesCourriel : publicite@lmedia.frFaustine Launay, Emilie Podsadni, Stéphane Le SageDiffusion, abonnements & vente au numéroLMedia / EcoRéseau201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)1 43 06 23 16 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 35,90 €TTC au lieu de 39 €TTC Abonnement 2 ans : 68,90 €TTC au lieu de 78 €TTC Vente kiosque : Pagure Presse - Distribution : MLPAdministration & gestionCourriel : gestion@lmedia.fr Jean-Eudes SansonToute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.Imprimeur : Léonce Deprez – imprimé en FranceConseillers de la rédaction : Matthieu Camozzi, Olivier Faure, Geoffroy Framery, Aymeric MarolleauChroniqueurs : Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, Arthur Cohen, Philippe Flamand, Pascal Junghans, Sophie de Menthon, IsaLou Beaudet Regen, Jean-Marc Rietsch, Thierry SaussezCollaborateurs réguliers : Anna Ashkova, Jean-Marie Benoist, Charles Cohen,Anne Diradourian, Ludovic Greiling, Pierre Havez, Marc Hervez, Emilie Massard, Cyril Michaud,EcoRéseau Business est édité par LMedia RCS Paris 540 072 139 - Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince - Commission paritaire : CPPAP n° 0318 K 91730 - Dépôt légal : à parution - Numéro ISSN : 2265-7436Novembre 20165]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35GALAxIe eCoréSeAU Rétrospective - Fondatrices et créatrices d’entreprise en FranceLa longue routeDans chaque numéro, EcoRéseau Business vous propose de revenir sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient ou auraient pu être il y a un demi-siècle. Pas question de comparer l’incomparable, de fustiger ou de glorifier le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.L Depuis 2013, le gouvernement s’est engagé dans un plan de développement de l’entreprenariat au féminin. Une étape de plus dans une lutte qui ne date pas d’hier.’histoire de l’en- elles se comptent sur les simple : sans progrès so- treprenariat fé- doigts d’une main – ont cial, l’entrepreneuriat au minin débute, gardé en main les ma- féminin n’est pas possi-dans notre société mo- nettes de l’entreprise fa- ble – ou, du moins, ex-derne, après la Grande Guerre. Lors de la Pre- mière Guerre mondiale, les immenses contin- gents de mâles partis au front ont laissé entre les mains de leurs femmes leurs champs, leurs usines, leurs entre- prises... Un mouvement que beaucoup considè-miliale, d’autres les ont partagées – par convic- tion, passion, devoir, ta- lent... « On peut dire sans trop se tromper qu’il s’agissait de fortes personnalités, estime vi- viane de beaufort, pro- fesseur et fondatrice des Women’s programs à l’essec. Souvent, ellestrêmement difficile. Le droit de vote est une étape, mais il en restait d’autres à franchir. Pour créer une entreprise, il faut de la volonté, mais aussi disposer de connaissances spéci- fiques (en gestion, en production, en création de produits...), de capi-Pendant 30 ans l’entrepreneuriat féminin a stagné : le cadre légal était là, mais les esprits, eux, n’étaient pas prêtsrent comme décisif dans l’histoire de l’émanci- pation féminine. Dans quelques pays euro- péens, et outre-Atlan- tique, les suffragettes et consœurs avaient réussi à décrocher le droit de vote... ce qui n’était pas le cas en France. en fait dans l’Hexagone tout est vraiment parti de la deuxième. Après 45, toutes ne sont pas re- tournées dans leurs foyers. Certaines – maisavaient un héritage cul- turel familial propice à leur émergence, typique- ment dans des environ- nements politisés et fé- ministes. »taux, de soutien... Sans ces piliers sociétaux, l’esprit d’entreprise a beau souffler, il ne se passe pas grand-chose. C’est ce qui explique que pendant une ving- taine d’années après la guerre, la création d’en- treprise par les femmes avoisine zéro, même si ces dames peuvent de- puis 1924 et 1938 res- pectivement passer leur bac et s’inscrire à l’uni- versité. La loi du 13 juil-Autre facteur, les femmes (grâce à leurs actions dans la résis- tance) obtiennent le droit de voter – mais aussi d’être élues – en 1945. Pour autant, on n’assiste pas à une explosion de vocations entrepreneu- riales. La raison en estPlus de conquérantes mondiales dans les nouvelles générations ?let 1965 change tout : vailler, et surtout accè- neuses qui portent leur les femmes n’ont plus dent à la bancarisation. propre projet, estime vi- besoin de l’autorisation « C’est la première vraie viane de beaufort. Mais de leur mari pour tra- génération d’entrepre- elles sont encore, dans6Novembre 2016]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[n°35www.ecoreseau.frRétrospective - Fondatrices et créatrices d’entreprise en France GALAxIe eCoréSeAUla grande majorité des cas, freinées par des moyens financiers limi- tés : elles n’ont pas de capital personnel. » en 2007 encore, le capital de départ des créatrices d’entreprise s’élevait en- core en moyenne (euro- péenne) à 4000 euros... De fait, pendant 30 ans, ou presque, malgré les progrès accomplis, l’en-quelque peu archaïque. » core peu de temps, il Les clichés sociétaux sur était inenvisageable de les rôles de chacun – et confier l’entreprise fa- l’équilibre à trouver entre miliale à une héritière, eux – assignent toujours ce n’est plus le cas au-femmes entrepreneures « Il faut faire une dis- en 2017. L’objectif ne tinction : on cite le chif- sera pas réalisé, du moins fre de 28% d’entreprises sur la population glo- créées par des femmes. bale ; il est en revanche Mais 8% seulement, enbeaufort. Le prochain défi, dans lequel s’est déjà lancée la FCe, estLe plan gouvernemental de développement de l’entrepreneuriat féminin de 2013 vise un taux de 40% de femmes entrepreneures en 2017de soutenir.sation de ces entreprises. Car une chose est claire : l’économie a besoin de créatrices d’entreprise, de la valeur qu’elles ap- portent, de façon durable. et pour atteindre cet ob- jectif, il reste du chemin à parcourir.la pérenni-majoritairement les femmes aux foyers, sur- tout dès qu’une vie de famille est en jeu. Pour combattre cela, « il faut des modèles, des témoi- gnages de femmes qui ont réussi ce parcours », continue Anne-Sophie Panseri. C’est là que les réseaux professionnels féminins jouent un rôle essentiel, depuis leur émergence, majoritaire- ment dans les années 2000. Ils brisent l’isole- ment et la culpabilité, qui souvent encore constituent le lot des créatrices d’entreprise, débrident les ambitions, donnent des exemples, encouragent, créent des contacts... De fait, en 2000, il y a eu un vrai saut générationnel. Une génération de femmes est arrivée sur le marché du travail avec non seu- lement l’ambition de créer leurs sociétés, mais avec – pour la première fois – les moyens et les soutiens (familiaux et étatiques) pour y parve- nir. Aujourd’hui, s’il reste du chemin à par- courir, deux tendances fortes témoignent des progrès accomplis. La première est l’arrivée d’une génération de start-upeuses, issues des génération Y et Z, inten- sément digitales et uti- lisant tous les outils nu- mériques – ce qui dé- bloque beaucoup de li- mites et de frontières, y compris géographiques, avec tous les avantages que cela apporte... Avec en plus de cela, un rap- port décomplexé au risque et à l’échec.jourd’hui. Le plan gou- vernemental de dévelop- pement de l’entrepreneu- riat féminin de 2013 vise un taux de 40% depossible que, sur les gé- nérations Y et Z, ce pour- centage soit atteint. mais, là encore, ce n’est pas une fin, mais un début.fait, sont des sociétés avec capital – le reste sont des autoentreprises, des indépendants... », souligne viviane deJean-Marie Benoisttrepreneuriat féminin stagne – en grande partie parce qu’une évolution sociétale d’une aussi vaste ampleur est géné- rationnelle. Si le cadre légal est là, les esprits ne sont, eux, pas prêts. « Il reste des obstacles structurels et organisa- tionnels qui ralentissent le mouvement, analyse Anne-Sophie Panseri, présidente de FCe France, le plus ancien réseau de chefs d’entre- prise femmes français (il a été créé en 1945, bien en avance sur son temps, NDLr). Par exemple, si l’accès aux capitaux est là, l’ambition et la confiance que peut avoir le monde bancaire en- vers des femmes entre- preneures témoignent d’une vision encoreLa deuxième est une vague actuelle de suc- cessions dans des entre- prises familiales, notam- ment celles créées après laguerre:si,ilyaen-Novembre 20167]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35GALAxIe eCoréSeAU Le baromètre de l’optimisme - TendancesLes bonnes nouvelles existent, encore faut-il les attraper. Elles sont finalement si nombreuses que nous vous proposonsLe verbatim à retenir...une nouvelle version plus étoffée du baromètre. Bonnes ondes positives !Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprendsNelson Mandela.Des chiffres et des lettres agréables70%des salariés français travaillant dans une entreprise de moins de 20 salariés décla- rent « aimer leur boîte », selon un sondage OpinionWay réalisé pour l'opération « J'aime ma boîte ». De plus, pour 67% d'en- tre eux, leur bonheur dépend directement de l'entreprise dans laquelle ils travaillent. Ainsi, 64% des Français déclarent « aimer» leur entreprise et 56% estiment que leur entreprise contribue à les rendre heureux.Le graphique encourageantChiffre d’affaires total3Mds€4,2 Mds €2014 2015L’ondepositive Lpar a communication est l'opposi-Communiquezmépris).Après les perceptions visuelles, ce qui compte c'est ce qui ressort de votre voix au niveau de la tonalité, de l'auto- rité, de la conviction, de la séduction. enfin et seulement, les mots échangés seront pris en compte et, pour l'essen- tiel, oubliés.Aussi étonnant que cela puisse paraître, ces facteurs de jugement sont pour une large part semblables à ceux qui sont en jeu dans les conversations de la vie quotidienne comme sur un plateau de télévision ou lors d'une prise de parole devant une assemblée.Certains esprits chagrins trouvent dés- olant que l'apparence ou la voix passe avant les mots prononcés. mais il y a au moins autant de vérité dans un re- gard ou un geste que dans un mot.D'ailleurs, les mots peuvent être tra- vaillés, manipulés, appris par cœur, alors même que la spontanéité, la cha- leur humaine, la conviction -des quali-tés profondément naturelles- provien- nent autant du cœur, du corps que de l'esprit. Chaque jour, nous voyons au- tour de nous ou à la télévision des gens simples qui hésitent, cherchent leurs mots, qui ne sont pas de la catégorie des sachants mais qui nous frappent par leur authenticité.À chaque moment de votre vie person- nelle ou dans l'exercice de vos fonc- tions, prenez en compte ces données. Soignez votre présentation en fonction des circonstances. Avant toute interven- tion importante, préparez votre argu- mentaire, trouvez les mots clés, inventez les bonnes formules. Puis ou- bliez tout, relaxez-vous, faites du sport, améliorez votre respiration, vos articu- lations. Pour être chaleureux, convain- cant et spontané, il faut beaucoup réfléchir, travailler, s'investir pour qu'ensuite votre nature ne soit pas bri- dée et s'exprime en liberté.Le chiffre d’affaires des start-up françaises ne cesse de croître de manière consi- dérable, selon le cinquième baromètre annuel de la performance économique et sociale des start-up numériques en France réalisé par EY et France Digitale. En effet, selon cette étude, les sociétés affichent un chiffre d’affaires total de 4,2 milliards d’euros en 2015, soit une hausse de 39% par rapport à 2014.Thierry Sausseztion directe à l'introversion, auCréateur du Printemps de l’optimisme,repli sur soi-même, à la solitude, à la tristesse. Les optimistes parlent fa- cilement, aiment retenir l'attention, s'af- firmer.Chacun d'entre nous peut améliorer sa qualité d'expression en en comprenant mieux les mécanismes.La communication ne peut pas être deux monologues qui s'entrecroisent de temps à autre. Nous avons d'abord à faire l'effort et prendre le temps d'écou- ter les autres. C'est la seule manière d'établir la connexion.Nous devons avoir conscience que l'impact que nous produisons sur autrui est d'abord de l'ordre du non-verbal. Cette première impression est souvent décisive. elle provient d'informations issues des perceptions visuelles : la si- lhouette, la tenue, les couleurs, le re- gard (direct, complice, intrigué ou réprobateur), la gestuelle (dynamique, ouverte ou manifestant la gêne ou leIncubateur d’énergies positives.8Novembre 2016+39%Œ]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[Lufthansa Premium Economy Class                                 ]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35GALAxIe eCoréSeAU Le baromètre de l’optimisme - TendancesuLa France gagne une place au classement mondial de la compétitivitéu Il a fait 1200 km à vélo pour donner sa lettre de motivation à la FIFAu Le climat des affaires s’améliore en FranceLa France a amélioré sa compétitivité, selon le classement annuel réalisé par le Forum économique mondial (WeF). en effet, l'Hexagone a gagné une place par rapport à l'anLe Toulousain, Jerónimo Del Sur, pour distinguer sa candidature, à décidé de porter en main propre ses lettres de motivation aux sièges de la FIFA, du Comité olympique et de l'UeFA, tous trois situés en Suisse. Parti de Toulouse, à vélo, il a parcouru plus de 1200 km pour arriver aux sièges des trois institutions sportives. « Lettre de motivation à travers les Alpes », c'est le nom qu'il a donné à sonAmélioration du climat d'affaires en France pour le mois de septembre grâce à un rebond dans l'industrie manufacturière et la confirmation de l'embellie dans les services, selon l'Insee. L'indicateur global du climat des affaires, calculé à partir desdernier et se hisse au 21ème rang. Coté innovation, notre cher pays gagne cinq places en se positionnant à la 15ème place. Selon l’étude, la France a aussi amélioré son environnementvoyage en vélo qu'il raconte dans son blog. Il a préparé son voyage de 25 jours pendant deux mois. en amont, le jeune homme a essayé de poster des candidatures sur Internet, mais sansréponses des chefsd'entreprise, s'inscrit enhausse d'un point et s'élèveà 102, dépassant légèrementsa moyenne à long termeétablie à 100. Ainsi,l'indicateur de l'industriemanufacturière a-t-il regagnédeux points (103 points),celui des services a progressé d'un point (102 points) et celui du bâtiment est resté stable à 95 pour le cinquième mois consécutif. Toutefois, le commerce de détail accuse un recul d'un point (102) et le commerce de gros s'est effondré de cinq points (99). bonne nouvelle cela dit, dans l'industrie, les dirigeants d'entreprise restent optimistes (+6 points) et leurs perspectives personnelles de production ont bondi de huit points. Seul le climat des affaires dans le secteur de l’hébergement-restauration reste nettement en dessous de sa moyenne.macroéconomique (67ème) avec une réduction de son déficit même si la dette publique atteint presque les 100% du PIb. Le haut du classement demeure inchangé : la Suisse occupe toujours la première place, devant Singapour et les etats-Unis.uDe moins en moins d’entreprises mettent la clé sous porterésultat. en effectuant ce voyage, il a donc voulu donner de la crédibilité à sa parole. Ayant déjà travaillé avec l'UeFA à Toulouse pendant l'euro, il a pu retrouver des connaissances, qui lui ont présenté les personnes des ressources humaines. Au Comité olympique, son histoire a touché un rH qui lui a envoyé un mail quelques jours plus tard pour l'inviter à une réunion à Lausanne en octobre.recul du nombre de défaillances d'entreprises avec - 4,7%)sur les 12 mois achevés fin juillet notamment dans les secteurs de laconstruction et deu Comment sont-ils devenus entrepreneurs ? Selon Hiscox, en comparaison des chiffres de 2015, 6% d’entrepreneurs supplémentaires observent une hausse de leur activité. 56% des entrepreneurs sondés envisagent même de développer de nouveaux produits ou servicel'industrie, selon labanque de France.Inversion de courbequi s'inscrit dans ladurée car l’annéedernière le nombrede défaillancesd’entreprises étaitdéjà en baisse. 60187entreprises ont fait l'objet d'une procédure de sauvegarde ou ont été placées en redressement judiciaire ou mises en liquidation sur cette période, contre 63137 l'année précédente. Les défaillances cumulées baissent dans la majorité des secteurs, exception faite des transports (+0,6%). Cette baisse concerne surtout le secteur de la construction (-8,3%), l'industrie (-8,1%), le commerce et la réparation automobileu Les PME, valeurs de croissance pour les distributeursdurant l’année à venir. Comment s'explique cette fibre entrepreneuriale? C’est à cette question qu’a souhaité répondre Hiscox. Selon l’étude, pour la majorité, cette fibre a toujours été(-4,9%), l'hébergement et restauration (-3%). Les défaillances reculent pour toutes les tailles d'entreprises: -4,7% pour les Pme et -10,5% pour les eTI et les grandes entreprises.dessiner le concept de leur start-up.u Le Routard lance son premier guide desSelon une étude de la Fédération des entreprises et entrepreneurs de France (FeeF) réalisée avec Nielsen, les Pme seraient « des marques vectrices de croissance pour les distributeurs ». Leurs parts de marché ont ainsi augmenté de 0,8 point, alors que les grands groupes et les mDD voient les leurs baisser (respectivement -0,1 et -0,6 point). Par ailleurs, sur les 72 milliards d’euros de chiffre d’affaires, tous circuits de distribution confondus (hypermarchés, supermarchés, drive, proximité...), ces marques ont généré 13,3 milliards d’euros (et enregistrent une hausse de +5,5% depuis le début de l’année 2016). De plus, pour les enseignes, recourir à une Pme et communiquer à ce sujet permet de booster leur chiffre d’affaires et d’accentuer leur différenciation commerciale.La belle histoire du mois...Une jeune française a secondé le Pdg. d’Adecco durant un moisprésente : déclarent même qu’ils se sont inspirés de parents entrepreneurs, 50% des sondés déclarent avoir toujours eu pour projet de créer leur entreprise, 39% disent qu’ils l’ont créée en réponse à l’absence d’emplois qui leur conviennent et 21% ont pris moins d’une semaine pour24%entreprisesLe « Guide de la visite d’entreprise en France » est lancé. Il comprend des informations pratiques et des avis sur une sélection de près de 450 visites d’entreprises de l’Hexagone, accessibles au public horsCamille Clément, 22 ans, est la première lauréate Française du concours « Ceo for one month » (« PDG pour un mois » en français) organisé par le groupe Adecco. Cette étudiante en master à l’emLYoN business School a gagné la finale qui se tenait à Tokyo. À l’issue d’un processus de sélection de plusieurs mois, qui réunissait au départ 54 000jeunes candidats du monde entier, la jeune femme a su proposer un programme de formation etjournées portes ouvertes. Des grands groupes y figurent, comme eDF et ses centrales nucléaires, les usines d’Airbus à Toulouse-blagnac ou les chantiers navals STx à Saint- Nazaire. et près de 90% des visites citées dans ce guide concernent des Pme et TPe emblématiques de leur région et de leurs systèmes productifs locaux: coutelleries, fromageries, savonneries, biscuiteries...de reconversion « on site » afin de permettre aux professionnels de l’entreprise impactés par la robotisation d’évoluer vers des postes plus qualifiés. Camille s’est distinguée des candidats venus d’Argentine, des etats-Unis, des Pays-bas et des emirats Arabes Unis. Le concours, créé en 2011 en Finlande, aide les jeunes à gagner de l’expérience et permet également de recruter en interne (ou pour les clients du groupe) quelque 5 000 jeunes chaque année. Durant un mois, Camille Clément a donc été le bras droit d’Alain Dehaze, qui dirige le groupe Adecco de 32 000 salariés. elle l’a suivi dans tous ses déplacements (notamment en Amérique du Nord et du Sud) et a participé à des comités stratégiques, événements de dimension internationale et rencontres avec des décideurs du monde économique. De plus, la jeune femme a touché 15 000 euros. mais Camille Clément n’est pas à ses débuts. en effet, en juin dernier, elle avait déjà gagné un autre concours d’Adecco : « 1Job2boss ». A l’époque, elle était sélectionnée par des spécialistes des ressources humaines parmi les 3 000 candidats. Du 13 juin au 20 juillet, Camille a été l’assistante exécutive de Christophe Catoir, Président du Groupe Adecco en France. elle aimerait désormais tenter l’aventure de l’ « intrapreneuriat » dans le groupe.10Novembre 2016]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[n°3588% des Français pensent que, dans le contexte actuel, les dirigeants de Pme ont un rôle primordial à jouer, loin devant les hommes politiques (16%), ou encore les patrons des grandes entreprises (62%), selon une étude réalisée par l’agence Terre de Sienne et IFoP. De plus, 60% des inter- rogés jugent les entreprises plus utiles que l’etat.www.ecoreseau.frLe baromètre de l’optimisme - Tendances / Actions symboliques GALAxIe eCoréSeAU Des brèves qui donnent le “smile” le matin...Au Canada, sur l'île de Cap breton, une entreprise offre des terres à ses futurs sa- lariés. Seule condition : rester cinq ans dans l'entreprise. Les propriétaires ont déjà reçu 3500 candidatures. The Farmer's Daughter Country market, située dansDan Ariely, chercheur en psychologie de la Duke University, a mené une expé- rience de motivation auprès de travailleurs d’une usine de fabrication de semi- conducteurs Intel en Israël. Il a séparé les salariés de l’usine en quatre groupes. Il a promis aux salariés du premier groupe une prime d'environ 30 dollars s'ils réalisaient leurs objectifs de la journée, au second, les félicitations du boss et au troisième, des pizzas. enfin, un groupe de contrôle n'a reçu aucune incitation avant de démarrer sa journée de travail. À l'issue de la première journée de travail, les salariés auxquels on avait promis des pizzas avaient atteint la plus forte hausse de leur productivité : 6,7% de plus que le groupe de contrôle. Ceux qui attendaient un bonus financier n'avaient connu une augmentation de leur productivité de 4,9% seulement. L’argent ne fait pas tout en matière d’incentive.D’après une enquête Crédit Foncier/CSA, huit professionnels de l’immobilier sur dix sont confiants pour les prochains mois (soit 81%). Un op- timisme principalement dû à la baisse des taux de crédit et à l’élargissement du Prêt à taux zéro. Près de quatre pro- fessionnels de l'immobilier sur cinq (78 %) affirment être « optimistes » pour les 12 prochains mois : une pro- portion en hausse.le village de Whycocomagh, a décidé de lancer cette appel à candidature via le réseau social Facebook. Des boulan- gers, des cuisiniers et des personnes en service à la clientèle sont recherchés. Comment fonctionne cette fidélisation par la récompense ? A la suite des cinq ans de travail au sein de l'entreprise, les propriétaires comptent céder légale- ment le terrain à leurs employés.Focus sur ces petites interventions discrètes qui changent le quotidienLe beau geste impromptuLa BA sociale inattendueAir Liquide vient en aide aux migrants, et pas seulement...Les salariés d’une entreprise ont embauché leur patronn’arrivait pas à faire reprendre la société. Il a donc décidé de laisser le "bébé" dans les mains de ses salariés », raconte Jean- marc marzona. Depuis son passage en coopérative, l’entreprise a changé son nom pour Sucs (ICS). L’ex-dirigeant rémy Philippe n’est toutefois pas resté sans emploi, puisque ses anciens salariés l’ont embauché en tant que directeur commercial. Son salaire a été revu à laen septembre 2015, les entreprises Air Liquide, michelin, Sodexo et Total ont décidés de se mobiliser ensemble pour venir en aide aux réfugiés accueillis par la France. Cette décision répondait à l'élan de solidarité des salariés et des dirigeants de ces entreprises, envers les populations en détresse issues notamment d'Afrique et du moyen-orient. Les sociétés se sont engagées, dans le cadre fixéNotre aide "terrain" est liée aux demandes des organisations humanitaires. Air Liquide soutient également, via sa Fondation d'entreprise, une vingtaine de micro- initiatives, en France et Allemagne notamment, dans le domaine du soutien aux populations en difficulté », explique Air Liquide. Ainsi, par exemple, en France,L’imprimerie Phil’Print, située à Yssingeaux en Haute-Loire, était en liquidation judiciaire depuis mai dernier. Cette liquidation a induit le versement d’indemnités de licenciement et a permis à 16 salariés sur 28 de réunir un apport de capital de 300250 euros pour investir dans la formation d’une Société coopérative ouvrière de production (SCoP) et relancer ainsi l’entreprise. S’y sont ensuite ajoutés des prêts bancaires, depar les pouvoirs publics, àvenir en aide aux réfugiéspar des actions concrètesliées à leurs domainesd'activités. Ainsi, AirLiquide s'est mobilisé autravers de son activitéSanté, par deux moyens :mise à disposition (sur labase du volontariat) depersonnel de santé (infirmières et/ ou médecins) dans les centres d'accueil, et dons de produits d'hygiène (produits de désinfection et/ ou dons de matériels médicaux (bandelettes, sparadraps, gants...). Air Liquide a répondu aux besoins de différentes organisations humanitaires (La Croix rouge Française, Première Urgence Internationale, Parcours d'exil et médecins du monde) en intervenant dans quatre centres en région parisienne, qui ont accueilli environ 400 réfugiés en tout. «Air Liquide est venu en aide à un projet de l’association « Français Langue d’accueil » et a aidé à la rénovation d'un local de formation à la langue française pour demandeurs d'asile et réfugiés dans Paris 10ème. « Au-delà de cette opération, nous participons tout au long de l'année, par le biais de notre Fondation, à divers projets de soutien auprès de populations en difficulté, en France ou dans les pays où notre Groupe est présent ». Ces projets prennent la forme de micro initiatives financées par la Fondation et parrainées par des salariés. « Par exemple, nos collaborateurs se sont impliqués dans la création d'orphelinats ou d'écoles, projets d'accès aux soins, de formation, de dons de matériels informatiques, d'installations d'irrigation....l’argent frais deSocoden, le fondsparticipatif du réseaudes SCoP, etd’Auvergne active (leréseau de financementsolidaire), ainsi que30000 euros d’avancede trésorerie del’ancien patron. « C’est paradoxal : nous n’avons pas pu garder tout le monde, alors que nous recherchons du personnel ! Nous voulons nous recentrer sur notre cœur de métier, l’impression et la finition, donc nous n’avons pas besoin de livreur. En revanche nous cherchons des techniciens qualifiés », explique Jean- marc marzona, directeur de production, associé et cogérant de l’Imprimerie. « L’idée du passage en SCOP est venue de notre ancien dirigeant Rémy Philippe quibaisse, mais il semblerait qu’il vive bien sa nouvelle situation. « C’était sa volonté car à 58 ans, il est plus ou moins proche de la retraite et il n’avait personne dans son entourage pour reprendre l’imprimerie. Il est là plus pour nous céder l’entreprise», explique-t-on dans le groupe.dans de bonnes conditions », précise Jean- marc marzona. « Maintenant les grandes décisions se prennent de manière collégiale. Nous pouvons nous appuyer sur l’équipe », raconte Jean-marc marzona. et les clients semblent suivre : « Le carnet de commandes est plein sur trois semaines », conclut Jean-marc marzona. en 2015, 2274 SCoP ont été enregistrées en France, dans des secteurs d’activité variés.Novembre 201611Œ]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35GALAxIe eCoréSeAU Le baromètre de l’optimisme - L’après COP214 La bonne nouvelle ici et maintenantLes dons aux grandes associations et fondations ont encore progressé de 1,73 % en 2015, selon une étude de France Générosités, un syndicat profes- sionnel qui représente 89 associations et fondations (Action contre la faim, Aides, Amnesty International,La COP21 n’était pas une fin, mais un début. Suivi des évolutions bénéfiques à la planèteuLes prêts verts bonifiés ont été renforcésLe ministère de l'environnement a annoncé un renforcement des prêts bonifiés accordés aux TPe et Pme pour financer leur transition énergétique et écologique. Le montant d'intervention du Prêt eco energie (Pee) est désormais doublé jusqu'à 100000 euros et la liste d'équipements éligibles élargie aux opérations standardisées du dispositif des Certificats d'économie d'énergie (Cee). en plus, les dépôts des demandes sont facilités par la fourniture d'une simple attestation sur l'honneur de l'achat prévu des équipements. Destiné à financer les projets d'efficacité énergétique des TPe et Pme pour les secteurs deUnicef, Sidaction...). Malgré le contexte économique difficile, les donateurs ont été plus généreux : le montant moyen du don par chèque ou autre moyen de paiement (57% des dons) a atteint 63 euros en 2015 contre 60,6 en 2014, tandis qu'il s'est main- tenu à 12,80 euros par mois pour les prélèvements automatiques (43% des dons). Le don en ligne, qui représente 6% de la collecte globale, est resté à 104 euros en moyenne. 58% des Français déclarent sou- tenir financièrement les associations et fondations ; parmi eux, 46% donnent régulièrement (une fois ou plus par an). Ces dons s'adressent essentielle- ment aux associations et fondations qui œuvrent pour la protection de l'enfance, la recherche médi- cale et la lutte contre l'exclusion. Les moins de 35 ans, qui représentent 23% des donateurs, privilé- gient pour leur part la protection des animaux, l'aide d'urgence internationale ou encore l'aide aux victimes de conflits.4 Pour rêver très loinAp Verheggen, un artiste hollandais, et l’entreprise SunGlacier ont créé SunGlacier DC01, une machine capable de condenser l’humidité présente dans l’air ambiant et de la transformer en eau potable (sans avoir besoin d’une connexion à une source d’éner- gie). La machine se présente sous la forme d’une sculpture en bois de cèdre rouge mesurant un peu plus de deux mètres de haut. Le « cœur » de la ma-chine se trouve dans son socle. Il s’agit d’une boîte métallique renfermant un condensateur alimenté par des panneaux solaires disposés autour de la sculpture. L’humidité contenue dans l’air est attirée dans ce boîtier, puis refroidie. Réchauffée, elle passe à travers un filtre de purification pour ensuite at- teindre le réservoir placé dans la partie inférieure du cube. La machine pourra offrir un rendement su- périeur en milieu désertique car la chaleur accélère le processus de condensation.l'industrie et du bâtiment tertiaire, le Pee a été octroyé à 220 projets pour un montant de 7,5 millions d'euros. Ce dispositif a été prolongé jusqu'au 22 février 2020. Le dispositif du prêt vert est, quant à lui, prolongé jusqu'au 31 mars 2018. Il finance prioritairement des investissements des Pme et eTI industrielles pour des processus de fabrication industrielle et des équipements plus économes, moins polluants, ou conduisant à des produits éco-efficients. Son plafond sera porté de 3 à 5 millions d'euros en 2017 et l'éligibilité étendue aux activités de services à l'industrie, de datacenters et de logistique frigorifique.uLes Investissements d’avenir soutiennent les PME françaises de la croissance verteLe gouvernement a lancé quatre nouveaux appels àprojets destinés à soutenir les Pme qui innovent enmatière de transition écologique. en 2015, ce dispositifa permis de soutenir 174 entreprises grâce auxfinancements qui ont atteint 32 millions d'euros viale Programme des investissements d'avenir (PIA).Les initiatives concernaient les domaines des transports,des énergies renouvelables, de l'efficacité énergétiqueou encore la biodiversité. Cette fois, les quatrenouveaux appels à projets concernent : l'eau et lesmilieux aquatiques, les énergies renouvelables, lestockage et les systèmes électriques intelligents,l'efficacité énergétique dans le bâtiment, l'industrieet l'agriculture et enfin les véhicules et transports du futur. Les aides versées aux Pme sélectionnées via ces initiatives, pilotées par l'Ademe, peuvent atteindre jusqu'à 200000 euros et les décisions de subvention sont prises dans les six semaines suivant la clôture de l'appel à projets.uL’Accord de Paris entrera en vigueur au mois de novembreAyant franchi les seuils nécessaires de ratification grâce aux pays européens, l'accord de Paris sur le climat entrera en vigueur le 4 novembre. Cet accord, signé en décembre 2015, devait avoir été ratifié par 55 pays responsables au total d'au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre pour entrer en vigueur. 72 etats représentant 56,75% des émissions mondiales de gaz à effet de serre ont désormais ratifié cet accord. Parmi les pays européens qui ont aidé à déclencher ce seuil figurent l'Allemagne, la France et la Slovaquie, qui ont fait avaliser le texte par leurs Parlements respectifs. Le Parlement européen l'a approuvé au mois d’octobre. Les etats- Unis, la Chine et l'Inde ont également ratifié l'accord.12Novembre 2016Œ]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35GALAxIe eCoréSeAU Le baromètre de l’optimisme - L’après COP21uLe Costa Rica en voie de devenir un pays 100% écoloUne centrale entièrement hydraulique a été inaugurée au Costa rica. Alors que, l'année dernière, les énergies fossiles ne représentaient qu'un peu plus de 1% des émissions dans le pays, elles pourraient être de nouveau réduites grâce à cette centrale. Lors de la CoP 21, le pays a été présenté comme l’exemple à suivre car il a su exploiter toutes ses ressources naturelles. Selon le Président Luis Guillermo Solis, pendant 182 jours cette année, la Costa rica a généré de l'énergie renouvelable à 100%. C'est donc un record mondial.COP 22 : Une logique d’action uLa 22ème conférence de l’oNU sur le climat, qui s’ouvre à marrakech le 7 novembre, ne focalise plus l’attention sur la question dramatique de la CoP21, « Le monde va-t-il se mettre d’accord pour sauver la planète ? ». Le sujet est passé, car le fameux accord de Paris a déjà été en partie ratifié (etats-Unis et Chine). Le but désormais affiché ? remobiliser les consciences – une brochette de stars est annoncée, comme Leonardo DiCaprio ou robert redford – mais aussi passer à l’action : comment ramener concrètement à 1,5 degré l’augmentation de température de la planète ? La CoP21 était la CoP de l’engagement, la CoP22 sera celle de l’action. mais aussi celle de l’Afrique. Le maroc, directement touché par la désertification et les inondations, veut montrer au monde qu’il est fortement engagé dans l’éolien et le solaire, conciliant ainsi développement économique et lutte contre le réchauffement climatique.RecycLivre, une entreprise coresponsable et solidaireInitiative verteUn jour David Lorrain s’est rendu compte qu’il n’avait plus de place pour ranger ses livres. « J’ai cherché une solution pour les vendre ou les donner, mais je voulais que les gens viennent les chercher eux-mêmes car je n’avais pas envie de me déplacer avec des sacs très lourds, explique David Lorrain. J’ai ensuite cherché des services de collecte de livres à domicile gratuits », raconte David Lorrain. Peine perdue, il a donc décidé de créer sa propre entreprise dédiée à cette cause. Ainsi, recycLivre a vu le jour le 15 septembre 2008. « Nous travaillonsrecycLivre en a sauvé 9700 et économisé 378 millions de litres d’eau. Depuis 2008, l’entreprise a réduit de 567 tonnes son empreinte de carbone. elle est d’ailleurs membre du réseau 1% pour la planète. « En ce qui concerne l’écologie, depuis huit ans, j’ai remarqué une vraie prise de conscience de la part des gros acteurs, collectivités et entreprises. Ils font souvent appel à nous », explique David Lorrain. Ainsi recycLivre organise souvent des opérations de collecte dans les entreprises. Le principe estavec les particuliers mais aussi avecles associations, les collectivités et lesentreprises. » Paris, bordeaux, Lyon,Lille et Nantes constituent les cinqantennes de la tournée des villes. «Nous avons à peu près 2000commandes par jour », précise DavidLorrain. Il suffit faire appel àl’entreprise en la contactant partéléphone ou en remplissant leformulaire en ligne. Une date et unhoraire sont fixés pour qu’un livreurvienne transporter les livres. Lelivreur se déplace à bord d’unecamionnette électrique : « Larecyclette ». C’est une manière deréduire les émissions de Co2. Deplus, les livres sont transportés dansdes cartons recyclés.« Ensuite, les livre sont triés, référencés et nous leur mettons un code barre. Puis, ils sont dirigés vers l’entrepôt de notre partenaire logistique Ares. » Le groupe Ares stocke les livres et s’occupe de la préparation des commandes à expédier. en effet, les livres en bon état (et parfois neufs) sont proposés à la vente, directement sur le site recycLivre.com, et expédiés en 24 heures. Grâce à la réutilisation de livres d’occasion,simple : « Nous venons installer des caisses vide et pendant trois semaines les salariés viennent déposer des livres dont ils n’ont plus besoin », raconte David Lorrain. « Du 19 au 27 novembre, nous allons participer à la semaine Européenne de la Réduction des Déchets. Les entreprises qui souhaitent prendre part à cet événement peuvent nous contacter » Pour David Lorrain, la société doit aussi refléter « ses valeurs sociales et solidaires ». Ainsi, recycLivre participe à la création d’emplois, en partenariat avec des structures de réinsertion professionnelle dont le groupe Ares. elle aide donc à l’embauche de personnes en situation précaire. De plus, une partie des fonds récoltés (10% de ses revenus nets)sont réservés aux programmes en faveur de l’éducation pour tous dans le monde. « Nous avons déjà versé 470000 euros aux associations qui luttent contre l’illettrisme », précise David Lorrain. Parmi les associés, l’entreprise compte notamment La Croix rouge, Les restos du cœur, le Secours populaire et emmaüs.14Novembre 2016]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35GALAxIe eCoréSeAU Prospective - La gent féminine en 2050Compte-tenu des innovations en cours dans le domaine, EcoRéseau Business imagine dans une fiction ce à quoi il ressemblera en 2050,C’est une femme libérée ?puis demande l'avis d'un expert du secteur. De quoi révéler des potentiels insoupçonnésDans 30 ans, la « femme au foyer » sera obsolète puisque des robots géreront les tâches ménagères. L'égalité avec les hommes sera-t-elle complètement de mise ? Pas si sûr...2050, Grand Paris. Lina sirote son thé à la menthe en regardant Ary l’air satisfaite. « Tout ce que tu as fait aujourd’hui est génial. La lessive, le ménage, les courses, le dîner pour les enfants, et même ce thé dé- licieux ! Je suis une femme comblée. » Ary lui sourit en retour, il a aussi été programmé pour cela. La porte d’entrée claque subitement. Lina sursaute. « Ah, c’est Idriss ! », s’écrie-t-elle. elle se précipite vers son mari et l’embrasse : « Ta journée s’est bien passée ? » « Exté- nuante », dit-il en posant sa sacoche. Ary lui tend un thé à la menthe. « Parce qu’il sert aussi le thé ! Ben ça pro- met ! », lance-t-il à sa femme sans le regarder. elle com- mente : « Je suis très contente de notre achat, ce robot change notre vie. »Gros mots interdits ! », coupe soudain le robot. Lina tu n’es pas content, commande le prochain robot toi- éclate de rire. Idriss s’agace : « Il est saoulant ce même ! C’est toujours moi qui gère ce genre de choses à cyborg ! » Lina temporise : « Oui, oui, mais tu sais bien la maison. »qu’il est programmé pour réagir face aux gros mots. « C’est vrai, désolé, confesse-t-il. Il regarde l’heure sur J’en ai marre d’entendre les gosses en dire tout le sa montre connectée : « Les jumeaux ne devraient pas temps. » tarder non ? » – « Oui, le car scolaire arrive, je vais les « Ok, mais je ne suis pas les «gosses». Dis donc, tu t’at- chercher. » Lina sort de la maison et se dirige vers le bus taches pas un peu trop à cette machine ? », taquine-t-il. sans chauffeur stationné en face. Les enfants descendent. elle se vexe. « N’importe quoi. C’est juste que ce robot La mère fait des signes à sa fille Zoé, et son fils Hugo, est bien pratique au quotidien et plus performant que la paré de son casque virtuel. « Coucou mes chéris », dit-Florence Montreynaud, historienne, écrivaine* et fondatrice des Chiennes de Garde« Elles seront plus start-up que CAC40 »elle. La mère les embrasse et lance à son fils : « Que t’ai-je dit à propos du casque ? » – « De ne pas l’amener à l’école », geint Hugo. « Alors pourquoi ne m’écoutes- tu pas ? La prochaine fois, je te le confisque ! », prévient la mère.Il ne relève pas sa remarque et enchaîne : « Sinon, ma responsable me met toujours la pression. Nous devons terminer au plus vite la nouvelle campagne digitale, soupire le cadre bancaire. Je travaille demain à la maison, ce qui me permettra d’être concentré. Et puis cette bande de nanas managers qui se tirent dans les pattes emmerde tout le monde, le nouveau big boss n’ose même pas l’ouvrir...» – « Gros mots interdits !« Coupe à la mode en 2050 ? De quoi regretter la frange de Mireille Mathieu... »version précédente. Grâce à lui, j’ai pu avancer au- jourd’hui sur mon projet, raconte la jeune femme, consul- tante indépendante en bio-technologies. Pendant ce temps Ary a fait toutes les tâches ménagères. Et puis, siUne fois rentrés à la maison, Zoé saute sur son père. « Papa, j’ai eu un 15/20 en dictée ! » Il l’embrasse sur la tête : « Bravo chérie, et toi Hugo ?» – « Un 9 », répond- t-elle du tac-au-tac devant son frère tout rouge. « Zoé laisse nous un moment », dit Lina en s’approchant de son fils : « Et bien, chéri, qu’est ce qui t’arrive en ce moment ? Tu te relâches trop à l’école. Tu devrais prendre plus exemple sur ta sœur. » – « D’accord maman », acquiesce le garçon de 8 ans en se dirigeant vers sa chambre. « Et dis à ta sœur que le repas sera servi par Ary dans 20 minutes. Je l’ai paramétré exprès. Moi je serai en visioconférence. » Idriss réagit : « Ah bon, t’as encore du boulot ce soir ? » – « Et oui, c’est ça la vie d’entrepreneuse, s’amuse-t-elle. Et puis je n’ai pas faim. Ce soir je dine d’une pilule protéinée. »J'ai lu un article sur le décrochage scolaire des garçons. Le phénomène s'est aggravé en 30 ans« Ok comme tu veux. En tout cas, tu ne devrais pas dire à Hugo de faire comme Zoé, c’est rabaissant pour lui », dévie Idriss. Silence. « Tu as raison... Mais ses notes chutent, reprend Lina, je ne veux pas qu’il soit dans l’échec et qu’il rate plus tard sa vie professionnelle. J’ai lu un article sur le décrochage scolaire des garçons. Le phénomène s’est aggravé en 30 ans. Cela m’angoisse. » – « C’est drôle de voir une féministe s’inquiéter pour l’avenir des hommes », ironise son mari, en confirmant que dans sa société, il n’y a désormais que des femmes managers... « Mais comme presque partout, elles restent dirigées par des PDG hommes », nuance Lina, dont le féminisme ne contredit en rien ses soucis pour son fils. Il abonde dans son sens : « Oui, les mentalités évoluent lentement ». L’avènement du matriarcat, pourtant annoncé,ne sera pas pour 2050..Charles CohenEn tant qu'intellectuelle féministe, comment antici- pez-vous les conditions des femmes françaises à l'horizon 2050 ?Le XXIe siècle est celui où les femmes occidentales se pen- seront et s'imposeront comme des individus pleinement au- tonomes. Autrement dit, elles ne feront plus exclusivement dépendre leur bonheur du mariage, du couple ou de la fa- mille. Une émancipation que leurs homologues masculins ont acquise peu à peu dès le 18ème siècle avec le triomphe des Lumières, de l'individualisme, des droits de l'Homme face à la domination du groupe, du clan. Mais cette révolu- tion était loin d'inclure les femmes restées des objets pas- sifs. En 2050, elles seront des sujets 100% actifs. Un proces- sus débuté dès le 20ème siècle, mais en 2050, il sera plus abouti encore.De quelle manière ?Les femmes instruites s’investiront dans leur carrière au même titre que les hommes. La montée en puissance des femmes entrepreneuses sera flagrante dans un monde qui se digitalise de plus en plus. Pour devenir cheffes, elles préfère- ront créer leurs propres réseaux, start-up, etc., plutôt que d'évoluer dans les grandes entreprises où le pouvoir masculin résistera. Vous imaginez bien qu'en 2050, le CAC 40 restera essentiellement dirigé par des hommes ! Et pour cause : 35 ans, c'est loin d'être assez pour changer une telle dynamique structurelle.Et quels changements sur le plan personnel ?Les femmes feront moins d'enfants (pas plus d'un en moyenne) qu'elles décideront davantage d'élever seules, sanspère. En effet, le mariage mais aussi la vie en couple sur plu- sieurs décennies sera moins la norme. Les séquences de vie en « solitaire » alterneront avec des périodes de colocation pour les femmes de tous âges, même les retraitées. Enfin, et c'est une bonne nouvelle : les nouvelles technologies – aspi- rateurs ou tondeuses à gazon autonomes, robots, etc. – vont libérer les femmes comme les hommes des tâches ména- gères. Un formidable coup de pouce surtout pour les femmes, qui font aujourd'hui 80% de ces tâches. A la campagne, leur vie sera aussi facilitée : grâce aux voitures autonomes, elles n'auront plus à rouler des kilomètres pour emmener leurs en- fants à l'école !* Son dernier livre : Chaque matin je me lève pour changer le monde (2014, Eyrolles)16Novembre 2016]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35PANorAmA Grand Angle - Femmes d’influenceL'occasion pour EcoRéseau Business d'enquêter sur le sujet principal du panorama, politique, sociétal ou macro-économiqueL'heure des femmes ?elles n’ont jamais été aussi nombreuses dans divers domaines. mais le fait qu’on les valorise autant prouveCSavourons ces moments de repos au travail... Tout à l’heure il faut que j’aille chercher les enfants ! »RESPONSABILITÉ RIME AVEC DISPONIBILITÉ Pourquoi ces obstacles continuent-ils aujourd’hui de se mettre en travers des carrières des femmes ? Au- delà du conservatisme pa- triarcal de notre société, les freins sont encore sur- tout organisationnels et fa- miliaux. « En politique«qu’il existe encore un déséquilibre...20% dans le monde, pointe ainsi Myriam Ferran, pré- sidente de CFA Society France qui vient de mener une étude mondiale sur la place des femmes dans la finance. Il faut donc susci- ter davantage de vocations chez les femmes pour ces métiers car la diversité des profils et des équipes per- met d’améliorer la perfor- mance. » mixité et renta- bilité feraient ainsi bon ménage. Autre preuve de cette prise de conscience : la société de gestion State Street Global Advisor vient de lancer un eTF (ex- change Traded Funds) « She » dédié aux entre- prises favorisant la diver- sité homme-femme. Néanmoins, malgré des avancées certaines, de fortes inégalités continuent de peser globalement sur les salaires. « Les femmes gagnent encore en moyenne 25% de moins que les hommes dans les entreprises, pointe encore Geneviève Tapié. Ce«quart en moins» persiste en raison de la non-repré- sentation des femmes dans les tables de négociations salariale. » Des écarts qui se creusent tout au long de la carrière. « Je me sou- viens d’un cours à Stan- ford, où Margaret Neale expliquait que les femmes n’osaient souvent pas né- gocier leur salaire de pre- mière embauche, et que ce coût se répercutait sur toute leur vie profession- nelle, jusqu’à représenter àlafindixansdesa- laire ! », ajoute Anne- Cécile Worms, Ceo de la société Art2m.’est une petite ré- la chef étoilée Anne-So- jourd’hui, relève Gene- volution. en 2016, phie Pic ou de le première viève Tapié, présidente de le CAC40 se fé- femme à entraîner un club l’Assemblée des Femmes,sont que 27% – et au Sénat (25%).minise enfin, avec l’acces- de football professionnel l’observatoire régional de sion de Sophie bellon à la (le Clermont Foot 63), Co- la parité en occitanie. Mais direction de Sodexo en rine Diacre. et si, au vu dès qu’il n’y a plus de mars, puis la nomination de la variété de ces do- contrainte légale, les d’Isabelle Kocher à la tête maines, le plafond de verre lignes restent bloquées. d’engie en mai. Sur le ter- se brisait réellement ? À Dans le Languedoc-Rous- rain politique, trois femmes moins que ces quelques sillon, il n’y a que 15% remportent également la exemples ne masquent une de femmes maires au-MIXITÉ ET RENTABILITÉFONT BON MÉNAGE Les entreprises paraissent davantage concernées par la réduction de ces écarts. Les conseils d’administra- tion des entreprises cotéesPrix fémininsFoisonnementJournée des femmes entrepreneures du salon SME, le 5 octobre à Paris, 3ème édition du Startup Weekend Women Paris, le 14 octobre, Women's forum du 30 novembre au 2 décembre à Deauville, Trophées des femmes de l'éco- nomie, dont la finale nationale se tiendra le 2 décembre à Paris, prix européen du réseau Wimadame : les prix et manifestations à l'attention des femmes entrepreneures – et les réseaux qui les accompagnent – se multiplient en cette fin d'année, avec leurs lots d'adeptes et de dé- tracteurs. « Au début, la journée de la femme me paraissait une initiative stupide et ridicule, mais je considère au- jourd'hui finalement que c'est une chance à saisir pour les femmes, et qu'à ce titre, elle ne doit donc pas être dé- considérée », juge Carol Duval-Leroy, la présidente de la maison de Champagne éponyme. Mais au-delà de la vi- sibilité ponctuelle qu'ils procurent, ces événements pré- sentent une efficacité limitée. « Les prix ne coûtent pas grand-chose et permettent toujours de mettre en valeur des personnalités, mais je crains qu'ils ne servent surtout à se donner bonne conscience, redoute de son côté Ge- nevève Tapié. Je préférerais des prix récompensant les managers ayant lutté contre les inégalités homme-femme, ce serait plus utile ! »présidence d’une nouvelle région en janvier : marie- Guite Dufay (bourgogne- Franche-Comté), valérie Pécresse (Île-de-France) et Carole Delga (occitanie). Partout, des femmes font désormais des incursions dans des domaines autre- fois réservés aux hommes, à l’image de la chef d’or- chestre Zahia Zouanie, deréalité moins flatteuse. en politique notamment, les inégalités restent en effet tenaces. « Partout où la loi l’impose, la parité pro- gresse : depuis la loi de 1995, la part des femmes dans les conseils munici- paux des communes de plus de 1000 habitants est ainsi passée d’environ 25% à plus de 48% au-jourd’hui, contre 13% il y a six ans. À ce rythme, la parité n’interviendra pas avant 100 ans ! » De fait, plus on s’élève dans la hiérarchie, plus la présence de femmes se raréfie. Leur proportion chute ainsi à la tête de conseils départe- mentaux ou régionaux, mais aussi à l’Assemblée Nationale – où elles nedevront ainsi compter au moins 40% de femmes d’ici 2017. Un objectif qui semble aujourd’hui attei- gnable, même si certains secteurs restent à la traîne. «Ilyaàpeine10%de femmes CEO en France, dans le secteur de la fi- nance et de l’investisse- ment, alors que la moyenne s’élève plutôt autour deLes femmes n'osaient souvent pas négocier leur salaire de première embauche, un écart qui se répercutait toute leur vie professionnelle20Novembre 2016]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[n°35www.ecoreseau.frGrand Angle - Femmes d’influence PANorAmAYseulis Costes, la pionnière du digitalPlongée dans la culture numérique à 21 ans, lors d’une bourse d’étude à l’Université du Nouveau mexique, en 1995, Yseulis Costes n’en est jamais vraiment sortie. « J’ai reçu ma première adresse email et découvert Internet en arrivant à la fac, se souvient cetteaveyronnaise d’origine. J’ai alors compris que cela allait tout changer en marketing, et c’est resté ma passion depuis. »De retour en France, l’enseignante-chercheure bascule dans l’entrepreneuriat en créant, en 2000 avec son associé et mari Thibaut munier, le spécialiste du data marketing 1000mercis. Avec le soutien d’une autre star du Net, marc Simoncini, comme premier actionnaire, son groupe est devenu 16 ans plus tard un poids lourd du secteur, coté sur Alternext et affichant un CA de 53 m€ (+17%) ainsi qu’une rentabilité àdeux chiffres (18%) en 2015 !mais, depuis la Silicon valley, à Palo Alto où elle réside désormais, la pionnière du digital en France poursuit inlassablement son œuvre de pédagogie. « Issue d’un parcours académique, j’insiste pour que nous continuions à publier nos recherches et à participer à des conférences internationales afin de partager notre vision des métiers du marketing interactif et du data marketing, explique-t-elle. Mais il est également important de diffuser la culture numérique avec d’autres chefs d’entreprise, c’est ce que j’essaie notamment de faire en participant au board de Kering, Vivendi ou du groupe Seb, ou en rencontrant beaucoup de jeunes porteurs de projets qui me sollicitent. »comme dans l’entreprise, neviève Tapié. D’autant des systèmes de garde ap- la conquête des places se qu’elles assument encore propriés. « En Allemagne, fait par réseau. Or, dans 80% des tâches domes- il existe des crèches ou- cette course, les femmes tiques, selon le Credoc. » vertes jusqu’à 22h, un pays"Comment m'imposer dans un monde d'hommes ? Grâce à ma sensibilité féminine"manquent en général de Une charge incompatible où ils ont une chance- temps entre 25 et 40 ans, avec la disponibilité re- lière... », sourit Geneviève au moment où elles ont quise par les postes à res- Tapié.leurs enfants, explique Ge- ponsabilité, à moins d’avoir Peu de secteurs échappentà cet état des lieux, même ceux réputés plus progres- sistes comme le numérique, les milieux artistiques ou scientifiques. « Il y a très peu de femmes à la tête d’une boîte tech dans la Silicon Valley, même dans un secteur plus neuf comme l’Internet qui ne date que d’unequinzained’années », observe Yseulis Costes, la patronne de 1000 mercis, installée à Palo Alto depuis trois ans. Passée de la po- litique à l’entrepreneuriat dans la santé, élisabeth Hu- bert confirme : « Il n’est pas toujours évident pour une femme d’occuper de hautes responsabilités dans le monde de l’entreprise ou le domaine scientifique, même si la société mûrit, observe l’ancienne ministre de la Santé. Les femmes se tournent plutôt vers des carrières juridiques ou so- ciales, car elles ont besoin de concret. La superficialité et l’immédiateté de la sphère politique et média- tique les rebutent égale-Christine Fabresse, la banquière engagéeC’est pendant ses années aux ressources humaines du Crédit Agricole, au moment « anxiogène » où la banque rachetait le Crédit Lyonnais et devait se réorganiser en profondeur que Christine Fabresse s’est découvert « une résistance au stress insoupçonnée ». Cette combativité a aujourd’hui conduit cette passionnée de rugby à la tête de la Caisse d’épargne Languedoc roussillon (1579 collaborateurs, 1150000 clients). « Cette position offre une forte influence économique, mais c’est la fonction seule qui crée ce pouvoir, observe-t-elle avec recul. Pour peser davantage dans le tissu économique, je m’implique donc par ailleurs dans des cercles d’entrepreneurs : les Gentils Révoltés pour porter des initiatives de développement auprès des politiques locaux, et le Cercle duLeadership sur le plan national. » Parmi ces problématiques, la dirigeante s’engage particulièrement sur la question de la diversité qu’elle développe en tant que marraine du collectif des femmes managers du groupe bPCe (« Les elles ») chargé de développer des actions de mentoring auprès de jeunes femmes, ainsi qu’à la Caisse d’épargne Lr (« Les Audacielles »), mais aussi auprès d’associations et dans des tables rondes publiques. Pour cette fille de patron d’une petite conserverie d’anchois, ce combat répond également à une éducation particulièrement ouverte. « Mon père nous a laissé nous exprimer, autant les filles que les garçons, en nous apprenant le goût de l’action et des défis, raconte- t-elle. Aujourd’hui j’aime toujours embarquer les autres pour avoir un impact. Je ne supporte pas la routine, sinon je m’ennuie comme un sportif de haut niveau ! »Alice Zagury, Présidente et cofondatrice de TheFamily« Ce qui est rare est recherché », déclare en souriant cette jeune diplômée de l’em Lyon,née en 1984. etre une femme aurait donc été un avantage dans le monde des start-up pour celle qui rejoint l’association numérique Silicon Sentier en 2008. « Quand on démarre une start-up, on fait tout pour que les premiers utilisateurs deviennent des ambassadeurs et ne jurent plus que par votre produit. et les femmes ont appris à observer et deviner, elles savent aller au-delà des attentes, faire preuve d’empathie et anticiper au détail prêt ce dont les utilisateurs ont besoin », affirme celle qui lance en 2010 le premier accélérateur français, Le Camping avant de cofonder TheFamily avec deux associés afin d’offrir à plus de 100 start-up par an un programme d’éducation, d’outils et d’accès au financement, contre 5% du capital. Le monde numérique est fait d’hommes mais Alice Zagury reste optimiste : « Nous venons de lancer un programme selectif qui forme les futurs employés de startup - joinlion.co - et 60% des candidatures émanent de femmes. Il y aurabeaucoup plus de dirigeantes dans la prochaine génération ».Novembre 201621Œ]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35PANorAmA Grand Angle - Femmes d’influenceCarole Delga, made in OccitanieSon parcours est le fruit d’une lignée de femmes de la région du Comminges, près de Toulouse. et c’est sur ses terres natales, auxquelles elle reste très attachée, que Carole Delga remporte sa première élection municipale à martres-Tolosane en 2008, avant d’embrasser un destin ministériel en 2014.« Ce côté combattante vient de mon éducation et des valeurs que j’ai reçues de ma grand-mère et de ma mère. Elles m’ont inculqué des valeurs de liberté et d’indépendance. Ma grand-mère me disait toujours : « Travaille bien à l’école et tout se passera bien », raconte-t-elle. Alors, oui j’ai travaillé et je n’ai rien lâché. Je suis une enfant du mérite républicain. Je sais d’où je viens, ce que j’ai traversé. Cela aideà se forger un mental, des convictions. »en juin 2015, ses racines l’appellent de nouveau : la secrétaire d’état au Commerce et à l’Artisanat décide de quitter le gouvernement de manuel valls pour se lancer dans la course à la présidence de la future région occitanie qu’elle remporte le 4 janvier dernier. Lors de son discours d’investiture, elle remercie chaudement son fidèle soutien, le président sortant de l’ex-région midi-Pyrénées, martin malvy, qu’elle nomme alors son « chevalier de la rose ». Travailleuse, indépendante et optimiste, l’élue de terrain affirme ne pas être touchée par les réflexions misogynes du milieu politique masculin. « Au contraire, cela me motive pour affronter ces personnes. Et puis cela m’attriste car c’est révélateur d’un manque d’idées, pour éviter sans doute de parler du principal, du fond, du programme et des propositions concrètes », ajoute-t-elle. Si elle revendique sa liberté et conteste l’esprit de réseau – elle préfère le terme de famille – elle garde cependant une écoute attentive auprès du président de la république et de Stéphane Le Foll notamment, lui permettant de faire récemment passer certains messages « sur la grippe aviaire, la crise agricole, les pôles de compétitivité ou encore la formation des demandeurs d’emploi », par exemple.InternationalReste du mondeSi, en France, les femmes peinent encore à ac- céder aux plus hautes fonctions de l’État, ce n'est pas le cas partout, à l'image de Michelle Bachelet (Chili), Christina Kirchner (Argentine), Park Geun-hye (Corée du Sud) ou encore Angela Merkel (Allemagne), plus proche de nous. Cette dernière domine ainsi le classement Forbes 2016 des femmes les plus puissantes du monde, devant Hillary Clinton, possible première femme à diriger les États-Unis, Janet Yellen (présidente de la FED), Melinda Gate qui dirige avec son mari la fondation Bill & Melinda Gates, et la CEO de General Motors Mary Barra. Et c'est même peut-être en dehors de nos frontières que les femmes françaises réussissent le mieux, puisque la présidente du FMI, Christine Lagarde, se classe 6ème de ce palmarès !Sophie de Menthon, l’in- fatigable touche-à-toutSophie de menthon, présidente du mouvement patronal ethic, prétend n’avoir jamais fait les frais d’être une femme dans un milieu d’hommes. Au contraire, elle assure avec un brin de provocation avoir transformé cette singularité en avantage. « Nous sommes davantage remarquées et soutenues lorsque nous sommes la seule femme ! Ainsi, contrairement aux femmes avec qui tout est souvent plus difficile, beaucoup d’hommes formidables m’ont donné ma chance », ajoute-t-elle, évoquant en particulier la mémoire de michel Cacouault. Décédé fin août, l’ancien patron de la régie d’europe fut en effet le premier à prendre une participation minoritaire dans sa première entreprise de télémarketing. « J’ai alors pris conscience que j’avais créé de la valeur à partir de zéro », explique cette infatigable touche-à-tout. « Parce que je suis une femme, je mélange tout : mon entreprise m’a incitée à créer le syndicat de la profession, ce qui m’a ouvert une deuxième carrière dans l’écriture (avec une quinzaine d’ouvrages à son actif, NLDr) et les médias, décrit-elle. Elles sont aujourd’hui devenues des activités concentriques et inséparables : l’influence politique et le pouvoir dépendent en effet de la présence dans les médias et de la capacité à prendre la parole ! » L’initiatrice du mouvement « J’aime ma boîte » cultive ainsi de fait un vaste réseau d’économistes, d’entrepreneurs, mais aussi de politiques où elle côtoie aussi bien François Fillon et Nicolas Sarkozy, qu’emmanuel macron ou encore sonancien mentor, Alain madelin.ment, car les femmes sont moins sensibles aux hon- neurs et au décorum que les hommes. »sonne n’oserait répéter le «qui va garder les en- fants ?» de Laurent Fa- bius à Ségolène Royal en 2007 car les opinions pu- bliques ne l’accepteraient plus, pointe Geneviève Ta- pié. À commencer par les femmes elles-mêmes qui parlent davantage et nedont elles étaient encore trop souvent les victimes. Un an plus tard, plusieurs élues dénonçaient à visage découvert des faits de har- cèlement et d’agressions sexuelles dont elles accu- saient le vice-président de l’Assemblée nationale, De- nis baupin (eeLv).du groupe bPCe (« Les elles ») et du Crédit Agri- cole Lr (« Les Auda- cielles »), Christine Fa- bresse mène ce combat. « Il existe certaines re- cettes incontournables : dresser un diagnostic avec des objectifs chiffrés afin de pouvoir mesurer les pro-LA RIPOSTE S’ORGANISEmais pour reprendre une part du pouvoir confisqué par les hommes, lesLes clubs féminins permettent ainsi concrètement d'aider certaines à faire avancer leur projet ou leur carrièrefemmes s’organisent de plus en plus. D’abord, si le « sentiment gaulois » perdure, les mentalités évo- luent progressivement. « Aujourd’hui, plus per-se laissent plus intimi- der. » en mai 2015, 40 femmes journalistes poli- tiques se sont ainsi élevées contre les propos sexistes et les mains baladeusesDans les entreprises, celles qui ont réussi s’investissent désormais pour favoriser la mixité dans leur orga- nisation. marraine du col- lectif des femmes managersgrès, mettre en place des actions comme l’obligation d’avoir des candidatures féminines lors d’un recru- tement par exemple, et ren- forcer l’accompagnementÉlisabeth Hubert, santé sans concessionétudiante syndicalisée dans les années 70 à Nantes, médecin puis députée dès l’âge de 29 ans, élisabeth Hubert a connu une carrière politique fulgurante, grâce au soutien de Jacques Chirac, Alain Toubon et Philippe Seguin, jusqu’à devenir la figure de proue des « Jupettes », au poste de ministre de la Santé et de la Sécurité sociale, avant d’être remerciée six mois plus tard en novembre1995, en même temps que huit autres de ses collègues femmes, mais aussi quatre hommes.Cet épilogue, dont elle ne tient pas rigueur au Premier ministre de l’époque, lui a finalement permis de prendre un nouveau virage. « Pour moi, ce départ était davantage lié à la construction ministérielle de l’époque qui comprenait trop de postes inutiles, ainsi qu’à des désaccords de fond sur les réformes en préparation, mais pas au fait que nous étions des femmes, assure-t-elle. Ma défaite aux législatives de 1997, après trois mandats, m’a ensuite permis de prendre une voie fondamentalement différente et de découvrir le monde de l’entreprise à 41 ans. »Passée depuis dans le secteur privé, d’abord comme directrice générale des Laboratoires Fournier, puis en créant sa propre entreprise (HaD France), cette femme de caractère n’a pas perdu de son influence au sein du ministère de la Santé qu’elle fréquente toujours en tant que présidente de la Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile (Fnehad). « Ce travail de représentation et de lobbying en faveur de l’hospitalisation privée concerne un périmètre plus restreint, mais débouche finalement sur davantage de concrétisations que lorsque j’étais ministre, admet-elle. J’en vois les avancées dans les derniers textes de loi proposés par Marisol Touraine, prévoyant notamment que les patients puissent exprimer leur volonté de rester chez eux. » Avec l’indépendance en plus. « Je ne suis vraiment pas faite pour dépendre hiérarchiquement d’un Premier ministre ou d’un président actionnaire, s’amuse l’ancienne ministre. Mon statut d’entrepreneure est définitivement celui qui correspond le mieux à ma personnalité ! »22Novembre 2016©D.Maugendre]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[n°35www.ecoreseau.frGrand Angle - Femmes d’influence PANorAmAAnne-Cécile Worms, la porte-parole de l’art numérique« On a trop facilement tendance à dire que l’on apprend de ses échecs. Mais la vérité, c’est que lorsque ma première start-up de téléchargement de musique électronique a fait faillite au moment de la bulle Internet, dans les années 2000, je me suis retrouvée bien seule avec mes 16 salariés, malgré des investisseurs prestigieux ! », s’emporte Anne-Cécile Worms. Cet obstacle n’a cependant pas réussi à détourner l’experte en artsnumériques de sa mission d’évangélisation de ces cultures.Pour rebondir, la « serial entrepreneure » a lancé une association et publié pendant 13 ans un magazine dédié aux cultures digitales, bâtissant progressivement un réseau international unique de producteurs et d’artistes contemporains. Un vivier sur lequel se fondent aujourd’hui ses deux plateformes : « makery.info vise à amener les «makers» dans les entreprises pour réaliser des formations sur l’innovation et développer des prototypes novateurs, tandis qu’Art Jaws est une plateforme de vente d’art numérique en ligne », décrit- elle.Ce travail de longue haleine commence à porter ses fruits : de grands groupes comme Airbus, eADS ou diverses marques d’alcool font aujourd’hui appel à ses services. Par ailleurs, le musée beaubourg célèbre une année digitale en 2016, sortant les arts numériques de leur anonymat. « L’innovation ne peut pas être uniquement consumériste, mais doit être ré-enchanteresse », insiste la dirigeante, égrenant quelques-unes de ces inventions de demain : les lapins fluorescents d’edouardo Kac, le gant connecté du beatboxer ezra ou encore les murs en LeD s’allumant au contact de l’eau d’Antonin Fourneau...Carol Duval-Leroy, reine du Champagneon peut devenir la patronne incontestée d’une ancienne maison de champagne par la force des choses. Lorsqu’elle entre au sein de la maison familiale en 1991, Carole Duval- Leroy apprend ainsi en même temps le cancer de son mari, qui la persuade de reprendre les rênes. « Malgré mes doutes, il m’a convaincue que j’en étais capable, raconte-t-elle. Partant du principe qu’un dirigeant extérieur ne défendrait pas cette maison avec la même force qu’un membre de la famille, il s’agissait pour lui de la meilleure manière de la transmettre à nos enfants. » Avant de mourir, l’héritier réunit son état-major et lui demande de se mettre au service de son épouse intronisée PDG du jour au lendemain. « Pour endosser cette responsabilité, il faut de la volonté, du travail, et beaucoup d’insouciance. Mais moi je l’ai surtout fait par amour, ce qui est spécifique aux femmes », analyse-t-elle aujourd’hui.Au bout de neuf ans d’apprentissage, son deuil prend – symboliquement – fin lors de la commercialisation de la cuvée « Femmes de Champagne », qui marque sa véritable appropriation de la maison. Seule PDG d’une grande maison de champagne, Carol Duval- Leroy s’émancipe alors au point de présider, devant 1200 professionnels très majoritairement masculins, l’association viticole champenoise entre 2005 et 2006. épaulée aujourd’hui par ses trois enfants, la dirigeante profite du sentiment du devoir accompli, mais compte sur eux pour poursuivre son travail d’innovation et de développement de la maison à l’international...ou le mentorat, décrit la présidente de la Caisse d’épargne Lr. À ce titre, les réseaux sont également très importants pour créer une communauté où la pa- role se libère, et pour échanger des expériences sur l’équilibre entre vieavancer leur projet ou leur carrière. « Heureusement que j’ai été accompagnée par la Women Business Mentoring Initative, fondée par la banquière d’affaires Martine Liautaud, qui sé- lectionne une dizaine de projets et met gratuitementconfrères masculins. »l’entrepreneuriat féminin, et d’augmenter de 12 à 33% d’ici 2025 les métiers mixtes dans certaines fi- lières comme les transports, le bâtiment et le numérique. Selon le ministère, seuls 7% des hommes travaillent à temps partiel contre plusEn politique comme dans l'entreprise, les femmes manquent de temps pour parfaire leur réseau, assumant encore 80% des tâches domestiques selon le CredocLes clubs féminins per- mettent ainsi concrètement d’aider certaines à faireCes dernières années, la multiplication des prix et récompenses féminins (cf. encadré) a donné une nou- velle caisse de résonance à l’ensemble de ces initia- tives, jusqu’à trouver l’oreille du gouvernement.privée et vie profession- nelle, la progression de carrière, ou le besoin de se sécuriser au moment de responsabilités élargies. Il faut arrêter de dire aux femmes qu’elles doivent choisir entre leurs enfants et leur carrière. Pourquoi se priveraient-elles de l’un des deux ? »à leur disposition pendant un an un expert en négo- ciations de prêt bancaire, collecte de fonds ou en matière de leadership, se félicite Anne-Cécile Worms. Il faut admettre que c’est encore au- jourd’hui très difficile pour nous, femmes entrepre- neurs, qui bénéficions de moins de réseau et d’un accueil souvent beaucoup moins favorable que nosLa diffusion de ces bonnes pratiques devait donc pro- chainement s’accélérer. Dé- but octobre, la ministre des Familles, de l’enfance et des Droits des femmes Lau- rence rossignol, annonçait ainsi un plan interministé- riel « pour rééquilibrer les relations homme/femme en entreprise ». Celui-ci pré- voit de créer un label « égalité professionnelle », ainsi qu’un observatoire dede 30% des femmes, et leshommes .moyenne 19% de plus que les femmes... « Les discri- minations et le manque de mixité ont un coût social et économique inacceptable pour notre société, a ap- puyé la ministre. Il faut passer à la vitesse supé- rieure. »Pierre Havezgagnent encore enElles aussi font bouger les lignes...Christine Lagarde, directrice générale du FmIIsabelle Kocher, directrice générale d’engieClara Gaymard, l’ex-patronne de General electric France Dominique Senequier, présidente d’Ardian (ex Axa Private equity) odile renaud Dasso, directrice générale du TrésorFrançoise Gris ex-PDG de manpower Franceroxanne varza, directrice de « 1001 start-up » (Halle Freyssiney) qui a introduit les Failcons (conférences sur l’échec) en France...Dans l’économie :Dans les médias :En politique :Dans la société :Léa Salamé, France Inter elise Lucet, France 2 Catherine Nay, europe 1 Delphine Hernotte présidente de France Télévision....Simone veil, ex-ministre de la SantéAnne Hidalgo, maire de Paris Fleur Pellerin, ex-ministre de la Cultureelisabeth badinter,Nathalie Loiseau, directrice de l’eNAZahia Zouanie, chef d’orchestre Anne-Sophie Pic, chef étoilé Corine Diacre : première entraîneur d’un club professionnel (Clermont Foot 63)....Axelle Lemaire, secrétaire d’etat chargée du numérique...Novembre 201623]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35PANorAmA Régions & Territoires - Centre-Val de LoireEcoRéseau Business s'attache à décrire les forces et potentiels insoupçonnés d'un territoire,Carrefour des savoir-faired'une métropole ou d'une régionDe par son histoire et sa position géographique, la région a vocation à connecter les acteurs dans une myriade de domaines. et ne s’en prive pas...«Hentreprises qui gravitent autour de la capitale. D’où le profil multi-filières que nous présentons toujours aujourd’hui. » Alban marché, directeur de l’industrie, des services et du développement international au sein de la région Centre, résume par ces mots le visage atypique de cette dernière. bien sûr, le territoire se caractérise par des points forts, des domaines de prédilection. mais il fait surtout figure de centre d’intérêt pour de multiples domaines d’activité.L’industrie demeure un moteur essentiel de l’éco- nomie régionale. Le territoire est la 6ème région française en termes de valeur ajoutée et d’effectifs salariés. Un important tissu de sous-traitance ca- ractérise l’espace. « Au classement des régions dans leur ancienne configuration, nous occupions le troisième rang sur 22 dans ce domaine, se targue Alban marché. La mécanique, les activités relatives aux métaux, la plasturgie forment des disciplines d’avenir dans lesquelles nous jouons un rôle de plus en plus important. Le Cluster AéroCentre, créé en 2009 pour fédérer les dizaines de PME duRégion discrète, mais toujours plus brillante.istoriquement, nous avons longtemps été l’atelier de la région parisienne, l’outil de production de nombreusesdomaine aéronautique, est un vrai succès. » Les ailes et cockpits qui sortent sans discontinuer de l’usine mécachrome d’Amboise sont les preuves de la bonne santé du secteur. Idem pour les pièces de moteurs d’Indraero-Siren, sur le site industriel d’Argenton-sur-Creuse.lement la silver économie et ses services associés particulièrement prometteurs. D’ici 2030, la part des plus de 60 ans passera de 23 à 33% de l’ensemble de la population régionale.Toujours dans l’aérien, l’aéroport de Châteauroux a vocation à jouer un rôle toujours plus important en matière de fret aérien. Il se veut être une plate- forme capable d’intéresser des entreprises aux profils variés. De nombreux hectares de terrain restent inoccupés et sont directement connectables au site aéroportuaire. Le réseau de sous-traitants à proximité en fait un site idéal pour les activités de maintenance aéronautique.mais Alban marché assure que les potentiels locaux ne s’exprimeront pleinement que « si les grandes orientations définies par la région servent de fil directeur ». L’affirmation du Centre-val de Loire dans sa vocation nationale et européenne, l’identi- fication de la région comme terre d’innovation dans la société de la connaissance, la promotion des éléments constitutifs de la qualité de vie locale,La filière agroalimentaire et agricole est un autre fer de lance local.Ce n’est pas un hasard si en 2015 François Hollande, alors en visite dans la région, a fait halte dans l’Atelier Saint-michel à Contres, dans le Loir-et- Cher, pour y déguster avec Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, les célèbres madeleines. Le Centre-val de Loire est devenu la première région européenne en matière de production de cé- réales. Le vieillissement de la population rend éga-ainsi que la solidarité comme outil de.gionale, forment les quatre piliers pour soutenir les nombreux projets.Ajoutons à cela le tourisme, domaine dans lequel la région occupe les premiers rangs : la Loire et ses châteaux, la Sologne et sa nature accueillante, les différentes appellations viticoles ou le zoo de beauval internationalement connu, qui a récemment fêté ses 35 ans, sont autant d’attraits divers et variés mis en valeur dans la région.cohésion ré-Matthieu Neu24Novembre 2016Œ]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35PANorAmA Régions & Territoires - Centre-Val de Loire u Terre de sciences58 unités de production, 9300 emplois... Les chiffres du secteur pharmaceutique dans le Centre-val de Loire témoignent de l’importance de la filière. Les dix dernières années ont été riches en restructurations, si bien que le territoire se distingue aujourd’hui par une forte activité de sous-traitance dans le domaine. Les activités de r&D ne sont pas non plus en reste. Les biomédicaments, une nouvellegénération de traitements dont la particularité est de faire appel à une source biologique pour constituer leprincipe actif, concentrent beaucoup d’investissements. « Ils représentent l’avenir. Plusieurs thématiques de recherche, comme les anticorps monoclonaux, font partie des priorités de développement dans la lignée de notre vaste projet Ambition 2020 qui vise à créer des pôles internationaux de recherche de référence », souligne Alban marché.Une feuille de route qui explique également l’essor des cosméto-sciences, articulées autour du pôle decompétitivité Cosmetic valley. Celui-ci vise à regrouper les acteurs de la beauté et du bien-être et à apporter desréponses innovantes en la matière. « Les grands noms internationalement connus de la parfumerie commeGuerlain, Dior, Paco Rabanne, ou encore Lolita Lempicka, s’intéressent de près à nos travaux et ont biencompris l’intérêt que peut représenter la Cosmetic Valley pour la croissance de demain », confie Alban marché.La région fait également figure de spécialiste des enjeux relatifs à l’eau et aux milieux aquatiques, domainespour lesquels le pôle de compétitivité Dream est un interlocuteur de référence. L’amélioration des performances de capteurs pour les suivis qualité, l’optimisation des procédés de décontamination ou encore la compréhension de la formation des polluants sont des préoccupations majeures. Pour y répondre au mieux, le projet Pivots (Plateformes d’innovation, de valorisation et d’optimisation technologique environnementales) a vu le jour. Il s’agit de six plateformes qui accueillent des acteurs régionaux spécialistes, aussi bien publics que privés, dans une optique de collaboration constructive. on y trouve le bureau de recherches géologiques et minières (brGm), le CNrS, l’INrA ou encore Antea Group, une société d’ingénierie et de conseil en environnement.u Bourges, la renaissanceLa volonté de modernisation et l’orientation des savoir-faire vers des spécialisations d’avenir ont conduit la Communauté d’agglo- mération de bourges Plus à redorer son blason. elle brillait dans le passé par ses activités d’industrie mécanique et de défense. elle compte désormais s’illustrer en plus par deux axes en fort déve- loppement : l’efficacité énergétique en matière d’immobilier et la prévention du risque au sens large (naturel, industriel...). « L’im- plantation récente de Recticel, un grand producteur d’isolants in- novants pour le bâtiment, témoigne de cette tendance », indique erik bentz, chef de service au sein de bourges Plus Développement. Dans le domaine de la maîtrise des risques, l’Institut national des sciences appliquées (INSA) Centre-val de Loire propose désormais une formation spécifique. « Celle-ci a vocation à devenir la référence pour les ingénieurs de demain », mentionne Danielu L’avenir énergétique comme prioritéLe pôle de compétitivité Sciences et Systèmes de l’énergie électrique (S2e2) est une autre structure qui attire l’attention des acteurs de la re- cherche, car il rejoint deux axes de spécialisation essentiels pour la région : les solutions en faveur de l’effi-Jadeau, chargé du développement éco- nomique au sein de bourges Plus Dé- veloppement.cacité énergétique, et la conception de systèmes de stockage de l’énergie. Autour du géant STmicroelectronics implanté à Tours gravitent plus de 80 entreprises, une vingtaine de laboratoires de re- cherche, et cinq universités. « Le stockage de l’énergie figure parmi les programmes phares de ce secteur et mobilise un grand nombre d’experts », indique Alban marché, directeur de l’industrie, des ser- vices et du développement international au sein de la région Centre.tant sur le plan de la formation que de la recherche, ainsi que les relations entre la sphère privée et le milieu académique. en témoigne la mise au point récente d’un système d’échographie à distance, fruit d’un travail collaboratif entre la société AdechoTech et le laboratoire Prisme, hébergé sur le campus de l’IUT de bourges. D’autres projets ont été menés conjointement en matière de robotique terrestre et embarquée avec la Direction générale de l’armement terrestre (DGAT).Pour favoriser les échanges et les implantations, un grand complexe a vu le jour sur le site de Lahitolle. L’agglomération y propose aussi bien des services d’hôtellerie d’entreprises que d’incubateurs et de pépinières. environ 1350 mètres carrés sont disponibles, dé- coupés en lots de 80 mètres carrés de bureaux. A cette offre sont associés des espaces de 180 mètres carrés d’ateliers séparés. « Les sociétés à la recherche d’espaces pouvant accueillir des charges lourdes pour des productions spécifiques y trouvent donc aussi leur compte », explique eric bentz.Le potentiel local en termes de robo- tique et mécatro- nique a fait évoluer le tissu des entre- prises et sous-trai- tants présents, l’of- fre universitaire,Le projet electrolyte, mené récemmentpar le laboratoire GremI (Groupe derecherches sur l’énergétique des milieux ionisés) de l’Université d’orléans, est un des symboles des orientations que prennent les recherches locales. Il vise à réaliser des cœurs de piles à combustible à oxyde solide par des procédés plasma et laser, afin d’obtenir un électrolyte de faible épaisseur. Celle-ci permet des utilisations à une température moins élevée que les systèmes traditionnels (700°C au lieu de 1000°C). Les piles qui en résultent trouvent leur application comme auxiliaires de puissance ou de secours. A l’heure où le stockage et l’autonomie sont encore des freins importants à l’essor de certains systèmes énergétiques, ce projet concentre beaucoup d’espoirs. D’in- nombrables applications peuvent en découler, notamment dans l’habitat ou dans des locaux professionnels.L’Université d’orléans, et en particulier son Institut Prisme (Institut Pluridisciplinaire de recherche en ingénierie des systèmes, mécanique et énergétique), attire également les regards. Des axes de recherche dé- terminants pour l’avenir y sont déployés, notamment dans l’intégration des biocarburants de deuxième génération (biogaz, bioalcools) et leur potentiel intéressant pour améliorer les nouveaux types de motorisation. L’amélioration de la rentabilité de gisements éoliens par des études ciblées est un autre fer de lance de l’organisation.26Novembre 2016]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[n°35www.ecoreseau.frRégions & Territoires - Centre-Val de Loire PANorAmAu Les élastomères au cœur des spécialisationsDans l’esprit de tout un chacun, la filière industrielle des caoutchoucs n’est pas vraiment associée aux innovations majeures du 21ème siècle. et pourtant. Cette spécialisation de la région opère depuis quelques années un virage à 180 degrés pour orienter son savoir-faire vers les attentes du futur. Des chercheurs ont localement mis au point des actionneurspolymères à base de caoutchouc nitrile et d’un polymère conducteur élec- tronique. Une combinaison qui rend le matériau stimulable électriquement sous faible tension. en clair, la trou- vaille signifie que ces actionneurs, qui développent alors des mouvements en flexion ainsi que des phénomènes de rétractation, peuvent être considérés comme des précurseurs de muscles artificiels. « C’est une perspective extrêmement prometteuse à laquelle nous serons très attentifs au coursdes années à venir », souligne olivier Gille, directeur opérationnel du pôle elastopôle.Ce pôle de compétitivité local est aujourd’hui au carrefour de nombreuses attentes. Il pilote une trentaine de projets de recherche mobilisant grands groupes, Pme, laboratoires publics et privés. Ces programmes représentent 55 millions d’euros au total. « La recherche d’alternatives comme la fa- brication de caoutchoucs à partir de matières végétales forme un axe futur de recherche important », indique olivier Gille. Le projet récent Thermel est un exemple caractéristique de la nouvelle donne et des espoirs qui sont placés dans ces développements. Il vise à produire une solution logicielle de simulation et d’optimisation pour les industriels, capable de déterminer la juste énergie nécessaire dans le procédé de vul- canisation (processus de cuisson) des élastomères. Il n’existe pas de modèle de prédiction fiable à l’heure actuelle pour déterminer le bon compromis temps/température nécessaire à ce type d’opération. Une raison qui a motivé ce projet précieux pour bon nombre d’entreprises. A noter que les élastomères ou caoutchoucs sont présent dans des produits aussi variés que les gants, les préservatifs, les chaussures, les équipements de sport, ou encore des équipements industriels, médicaux. Avec environ 4000 salariés oeuvrant dans ce domaine, la région Centre-val de Loire est actuellement le premier employeur du secteur du caoutchouc industriel.u Nœud de réseauxLieu de passage entre le nord et le sud de l’europe, proximité de Paris et de ses aéroports internationaux, accès aisé vers les ports du Havre, de la rochelle et de Nantes-Saint Nazaire... Grâce à sa position géographique synonyme d’atout, la région est devenue la pierre angulaire du secteur Logistique et Transports. Une filière qui pèse d’autant plus lourd dans la balance commerciale que le territoire est lui-même fortement consom-mateur de services logistiques,en raison des besoins d’industriestrès ancrées comme la pharmacie,l’agroalimentaire, la sous-trai-tance aéronautique. Depuis 2009,on dénombre par dizaines lesprojets d’investissement dans ledomaine (créations, reprises, ex-tensions de sites) avec à la cléplus d’un millier d’emplois créés.Le géant du e-commerce Ama-zon, présent depuis 2007 à Saran, dans le Loiret, joue bien sûr un rôle central avec son immense plateforme entreposant des millions de références produits. Avec les technologies rFID, les nouvelles générations d’erP, les stratégies in- novantes actuellement déployées dans les centres logistiques font aujourd’hui évoluer les pratiques et les rentabilités.Novembre 201627]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35PANorAmA Hexagone - Le président de la République et sa marge de manœuvre économiqueDans chaque numéro EcoRéseau Business revient sur une problématique très commentée de l'actualité française,Grand marionnettisteLe style présidentiel, un facteur pas si anodin qui va peser sur la destinée économique de l’Hexagone.L a mue de la crise financière en crise des dettes souve- raines a remis au goût du jour le concept de dictature des marchés, qui contrain- drait les etats à tenir des politiques budgétaires d’austérité. A cette pression de la main invisible, s’ajou- tent celles de bruxelles, de berlin, des agences de no- tation, telles des épées de Damoclès sur la politique économique française. en parallèle, la perte de la pré- rogative régalienne de frap- per la monnaie, avec la mise en œuvre de l’euro, peut être vécue comme une étape de plus vers la perte de marge de manœuvre du gouvernement et a fortiori du président de la répu- blique en matière d’éco- nomie. Sans oublier le lob- bying dans tous ses états... Les contre-pouvoirs exis- tent. mais ligotent-ils vrai- ment les mains du gouver- nement et de celui qui l’aPERTE DE PRÉROGATIVE ET IMPORTANCE DU SOFT POWERd’autant que la France a perdu en partie son rôle d’arbitrage dans les choix monétaires depuis l’euro – diffusé depuis 2002. « Les président de la Vème ont souvent eu un rôle d’arbi- trage sur la dévaluation ou le maintien de la parité du franc, qu’il s’agisse de Valéry Giscard d’Estaing ou de François Mitterrand qui avaient fait le choix duPrésident et son gouver- nement n’ont plus de pou- voir. Le Brexit en est un exemple. »dans ses choix écono- miques », met en perspec- tive Luc rouban. A l’image de de Gaulle ayant opté pour des hauts fonction- naires qui ne s’étaient pas compromis avec vichy et qui provenaient du mrP, de la SFIo, du centre. « De- puis 1974, l’entourage s’est plus politisé, ajoute Luc rouban. La politique di- plomatique est essentielle- ment économique. Comme l’illustre actuellement l’em- bargo sur la Russie et ses effets sur l’élevage. La po- sition diplomatique évidem- ment ferme ou ouvre des marchés. Le réseau du Pré- sident y jouera un rôle de premier ordre. A l’image de Jean-Yves Le Drian et des ventes réalisées dans le cadre de partenariats liés à la Défense. »tations, la question de la confiance est centrale. La fiabilité et la stabilité de sa politique pèsent lourdement sur la vie économique de notre pays : songez à la « valls-hésitation » concer- nant la loi Travail ou les reproches faits à François Hollande sur ses atermoie- ments concernant la ques- tion fiscale. « Mais face à ces attentes qui ne sont pas neuves, resurgit également l’idée d’un Etat régalien fort avec un crédo simple : pas de prospérité dans l’in- sécurité. La question du pouvoir régalien est de nou- veau sur le devant de la scène », complète le cher- cheur du CNrS. A la sta- bilité d’un programme po- litique, s’ajoutent donc d’autres constantes et une réactivité face à l’actualité. Cette prévalence ressurgit aussi sur le style des actuels candidats à la primaire qui se joue à droite. D’un côté, Alain Juppé et François Fillon, les techniciens. De l’autre, Nicolas Sarkozy, centré sur un électorat in- quiet les rassurant à coup de charisme. et rien d’autre pour l’instant. « Plus que la pertinence du programme et des mesures écono- miques, la question de ces primaires est de savoir quel style va l’emporter. Est-ce le style notabiliaire ou cha- rismatique ? », s’interroge Luc rouban. Ces deux styles s’exportent par ail- leurs hors les murs de la droite. Le côté régalien de l’etat étant aussi une pro- blématique forte du Front National et le style charis- matique, l’apanage de ma- rine Le Pen et de Jean-Luc mélenchon. bien plus qu’un pugilat politique, la primaire de droite questionne sur le style de notre futur chef d’etat et ses incidences éco-afin de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)formé ?L’etat est récemment in- tervenu en faveur d’Alstom, manuel valls ayant an- noncé la commande de 15 rames TGv en plus des six prévues pour Paris-Turin- milan. Plus vieux, la pro- messe de l’etat d’injecter des fonds a notamment per- mis le redressement judi- ciaire de l’entreprise Heu- liez. Des relents de l'etat keynésien qui trouvent leurs racines dans la reconstruc- tion d’après-guerre, la construction de monopoles et le contrôle de l’etat sur le rythme de la croissance, sa politique budgétaire étant un instrument de sa poli- tique économique et so- ciale.Que peut-on encore atten- dre de l’etat et de son lea- der en 2016 ? Une mari- nière et des rafales ? Quelle latitude d’action en matière de pouvoir économique ? Analyse.Le style militaire reviendrait-il en odeur de sainteté ?LE STYLE PRÉSIDENTIEL ET SES INCIDENCES ÉCONOMIQUESJamais Président sous la vème république n’aura connu une telle bérézina en matière d’image que celle vécue par François Hollande... La question du style et de l’aura du Prési- dent peut paraître moins importante que ses idées et ses mesures. Pourtant, elle revêt une importance nouvelle en matière d’éco- nomie. « La position cen- trale de la fonction prési- dentielle rejaillit en cascade« Du point de vue stricte- ment légal, au regard de la Constitution, la président de la République ne pos- sède pas de prérogatives en matière de pouvoir éco- nomique. Il est un arbitre et un garant des institu- tions. Les articles 20 et 21Par ailleurs, en tant qu’au- torité morale, l’influence du président peut fortement peser sur d’autres champs de l’action socio-écono- mique, tels que le déve- loppement de la formation, le poids de la fonction pu- blique, la politique fiscale...lui confèrent la position de guide moral. Si juridique- ment, il ne possède pas de pouvoir, son influence pèse cependant sur le déroule-franc fort face à la déva- luation durant leur man- dat », illustre le haut fonc- tionnaire. Cela dit, Luc rouban, directeur de re-« Le parcours politique joue de façon déterminante. L’économie de marché est toujours régulée par l’Etat. Le Président choisit sonLa primaire de droite questionne sur le style de notre futur chef d’Etat et ses incidences économiquesment des affaires », intro- cherche au CNrS et cher- état-major à l’Elysée tout sur les autres acteurs po- duit maxime Tandonnet, cheur au CevIPoF, mo- comme ses leaders dans litiques et économiques. inspecteur général de l’ad- dère:«Ilnefautpasou- les différents cabinets. De C’est assez subtil. On se ministration, ancien blier que les Etats membres même à Bercy. Ces derniers situe dans le domaine de conseiller au cabinet pré- sont libres d’organiser les vont considérablement la psychologie et des re- sidentiel de 2007 à 2011 services publics et l’éco- orienter la gestion du bud- présentations qui pèsent et auteur de l’ouvrage nomie en interne. N’ou- get et la politique fiscale. parfois bien plus que la « Histoire des présidents blions pas le principe de La capacité du Président donnée chiffrée », analyse de la république ». subsidiarité. C’est un cliché à s’extraire d’un réseau Luc rouban.nomiques..Un soft power renforcé de se dire que l’Etat, le partisan sera déterminante Dans l’ordre des représen-Geoffroy Framery28Novembre 2016]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35PANorAmA International - Employabilité de la jeunesse en France vs l’étrangerAnalyse d'une problématique transversale qui concerne plusieurs pays et interpelle la rédaction,Un tiers des 1,8 milliard de jeunes dans le monde n’a actuellement pas d’emploi et ne suit ni études, ni formation, selon un rapport de la coalitionjuvénile jusqu’à des ni- veaux inédits s’est accom- pagnée d’une détériora- tion de la qualité de leur emploi sur la période 2006-2012. Ainsi, chô- mage et mauvaise qualité des emplois ont-ils évolué de concert, si bien qu’au- cun pays n’a connu une baisse du chômage au prix d’une dégradation de la qualité de l’emploi », dé-crit Josiane véro, chargée d’études au Céreq. Sur la période 2006-2014, des pays ont connu une baisse de chômage chez les jeunes sans pour autant connaître une baisse de la qualité du travail : l’Al- lemagne surtout et dans une moindre mesure, la Pologne, l’Autriche et la belgique. La Suisse, hors du champ d’étude, ne s’entire pas mal non plus avec un taux de chômage des jeunes situé entre 5 et 6% selon les années pour un taux général de 2,5%... Autre ensemble de pays, ceux caractérisés par une montée du chômage avec en parallèle une dégrada- tion de la qualité de l’em- ploi : Grèce, espagne, Ita- lie, Irlande, Chypre... en- fin, un troisième groupe se distingue par une rela- tive augmentation du chô- mage couplée avec une relative stabilité dans la qualité des emplois : France, roumanie, Suède, Finlande, Pays-bas, es- tonie...Péril jeuneLes jeunes ne sont pas logés à la même enseigne en europe en matière d’emploi. Photographie.choisi en toute subjectivitéS4Y e (1).ropéenne a particulière- ment touché cette tranche de population. Dans la grande majorité des pays, « la montée du chômageet la crise eu-Trois questions à Florence Lefresne, socio-économiste à l’Institut de rechercheséconomiques et sociales (IRES), spécialiste de l’emploi chez les jeunes."Des emplois temporaires vulnérables"Le marché de l’emploi pour les jeunes Français est-il en panne ces dernières années ?L’emploi des jeunes est particulièrement sensible à la conjoncture. Pour comprendre ce phénomène, il faut tenir compte de la forte concentration sur les emplois tem- poraires qui concernent 40% des jeunes en emploi. Si la conjoncture est favorable, le niveau de formation des jeunes (en moyenne supérieur à celui des adultes) et l’ampleur des recrutements sur emploi temporaire les placent en position favorable. En revanche, lorsqu’il se retourne, l’emploi temporaire n’est pas renouvelé. C’est ce qui s’est passé avec la crise de 2008. Le léger regain de croissance que la France connaît depuis quelques trimestres est une raison d’espérer, toutefois encore insuffi-sante.Comment le cas français s’aligne-t-il sur le reste de l’Europe ?Le sur-chômage des jeunes n’est pas propre à la France. Avec la crise de 2008, leur taux de chômage est monté à 24,2% en France, 22% au Royaume-Uni ou en Suède, 49% en Espagne, 45% en Grèce. L’UE compte cinq millions de jeunes sans emploi. L’Allemagne s’en sort mieux car son chômage est bas etl’apprentissage joue un rôle clé.Comment développer l’employabilité chez les jeunes ? Deux défis sont à relever. Le premier estéducatif et concerne les 110000 jeunes qui sortent chaque année de l’école sans aucun diplôme. Ce sont les premiers menacés par le chômage durable voire l’exclusion sociale. Le second défi est celui d’une meilleure tran- sition entre formation initiale et emploi, sans passer par des statuts particuliers.LA NOTION DE VOLONTARIAT Pourtant les lignes bou- gent. Un changement dans la manière de concevoir l’accès à l’emploi chez les jeunes reflète de nou- velles politiques, davan- tage centrées sur la res- ponsabilisation des indi- vidus. Pour questionner cette notion d’employa- bilité, Josiane véro et plu- sieurs chercheurs ont pré- féré mettre en valeur la liberté de choix et de qua- lité du travail. « La notion de liberté permet d’adop- ter une nouvelle approche des capacités des jeunesY'a plus de jeunesse !et de leurs chances de mener leur projet profes- sionnel. Le clivage entre le volontaire et l’involon- taire permet de considérer autrement le travail par- tiel, qui peut être alorssoit subi, soit voulu. De même avec le CDD », poursuit la chercheuse.DIFFÉRENTES STRATÉGIES« Actuellement, nous30Novembre 2016]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[n°35www.ecoreseau.frInternational - Employabilité de la jeunesse en France vs l’étranger PANorAmAsommes en train de tester plusieurs hypothèses. Parmi celles-ci, l’Alle- magne a vécu une impor- tante réforme du marché du travail impulsée par Gerhard Schröder et in- carnée par les lois dites Hartz qui ont contribuéà diminuer ces mesures dites de transition en agis- sant sur l’offre et les jeunes directement, pour les réintégrer au cursus de l’apprentissage. « Le comté de Vaud met en place un accompagnement individualisé et un coa-pagnols étaient la seconde ponsable des partenariats jours un rempart face à communauté présente au institutionnels de l’APeC, la crise. Notre modèle est Royaume-Uni », explique de conclure sur la France souvent dénigré face à ce-Le modèle français est souvent dénigré face à l’allemand. Mais l’apprentissage se développe, notamment dans l’informatique, les RH ou les métiers techniquesJoan-miquel verd, profes- pour montrer que le fossé lui de l’Allemagne. Mais seur de l’université auto- se réduit : « Quoi qu’on la France poursuit son ef- nome de barcelone. et dise, les formations diplô- fort dans le développe- Jean-François rieffel, res- mantes en Bac+5 sont tou- ment de l’apprentissage,notamment dans l’info.r- matique, les RH ou les métiers techniques. D’ail- leurs, plus la technicité sera poussée, plus les pro- fils seront prisés. Et cela ne vaut pas seulement pour les ingénieurs. »(1) « Trouver des solutions pour l’emploi des jeunes : apport de base 2015 » publié en octobre 2015 par l’alliance « Des solu- tions pour l’emploi des jeunes » (S4YE en anglais), une coalition mondiale pluri-partite, créée pour améliorer l’accès des jeunes aux possibilités d’emploi.Geoffroy Frameryau regain de compétitivité via des procédures d’em- bauche et de licenciement plus flexibles. La création de «minute jobs», emplois à court terme moins taxés, la baisse des indemnisa- tions et le coût du travail sont autant de pistes à explorer », décrit Josiane véro. Aussi, la Suisse se rapproche-t-elle du mo- dèle allemand grâce à un système dual d’apprentis- sage très intégrateur qui permet aux personnes de trouver facilement un em- ploi. malgré une partie de la jeunesse placée en mesures de transition – dispositif pour retrouver une formation – l’appren- tissage reste une voie im- portante et valorisée qui représente plus de 60% des jeunes au niveau fé- déral. Les politiques ac- tuelles veillent d’ailleursching. Celui du Valais a décidé de réduire le mon- tant des aides sociales dont les jeunes bénéfi- cient. Des mesures coû- teuses mais qui permettent de réinsérer 20 à 25% d’entre eux », analyse Jean-michel bonvin, pro- fesseur à l’institut de dé- mographie et de sociolo- gie de l’université de Ge- nève.A contrario, le taux de chômage record de l’es- pagne s’explique par un manque de diversité éco- nomique et une dépen- dance au secteur de la construction qui a souffert. Autre cause : le manque de formations profession- nalisantes et une généra- tion des 25-35 ans qui a du mal à se stabiliser et qui préfère migrer. « Ce phénomène existait avant la crise ; en 2013, les Es-Novembre 201631]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35CLUb eNTrePreNDre Baromètre & TendancesLe carnet des nominationsen partenariat avec}THE BOSTON CONSULTING GROUPRomain de Laubier, 35 ans, DEA economics finance de l'uni- versité Paris-Dauphine (2004), HEC (2004),est promu directeur associé du cabinet The Boston Consul- ting Group.}FINDUS FRANCEVincent Jacquot, NEOMA Business School Reims (1990)est promu directeur général de Findus France.}SMALL LUXURY HOTELS OF THE WORLD (SLH) Jérôme Tourbier, KEDGE Business School Bordeaux (2000)est promu président de SLH.}AUTORITÉ DE LA CONCURRENCEIsabelle de Silva, 46 ans, ENA (1994), HEC (1990), diplôme communautaire CEMS, licence de philosophie}PAPREC GROUPStéphane Armange, 47 ans, master de l'ESSEC Business SchoolEst promue président de l’Autorité de la concurrence.est promu directeur général de FCR au sein de Paprec Group.}CHÂTEAU MARGAUXPhilippe Bascaules, oenologue, ingénieur agronome de l'uni- versité de Montpellier (1990)est nommé directeur général de Château Margaux.} INFINITI Raoul Picelloest promu vice president EMEA d'Infiniti.} NOVETHICVirginie Chapron du Jeu, 55 ans, IEP Paris, DESS affaires in- ternationales, maîtrise finances-contrôle de gestion de l'uni- versité Paris-IX}DARTY (GROUPE FNAC)Benoît Jaubert, 47 ans, ESSEC Business School (1992)est promue président de Novethic.a été promu directeur général France de Darty.}CRÉDIT DU NORDPhilippe Merviel, 61 ans, Centrale Lilledevient conseiller auprès du directeur général du Crédit du Nord.}LA PLACE MEDIAAurore Domont, 47 ans, maîtrise de droit des affaires de l'université Paris-IIa été élue président de La Place Media.} LAFARGEHOLCIM Beat Hess, 66 ans,a été élu président du groupe LafargeHolcim.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Faites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frNomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !Brèves, études, actus et chiffres du mois concernant l'entrepreneuriat, picorés de-ci de-làCe mois-ci a été marqué par de nombreux changements : la Banque de France a annoncé le lancement d’un dispositif pour aider les TPE, les conditions de la signature des contrats de travail intérimaire ont été modifiées, le compte entrepreneur-investisseur verra bientôt le jour. Et les candidats à la primaire de droite se sont exprimés lors de « Primaires de l’économie ». Bonne lecture !uLes changements dans les contrats dele déficit public » pour mener à bien des réformes structurelles, en accord avec bruxelles. De son côté, Jean-François Copé a expliqué que pour mener à bien un plan de 100 milliards d’euros d’économies, l’etat doit « changer de métier », en se concentrant sur ses seules missions régaliennes. « Ce n’est pas le chef d’Etat qui demain fera des emplois. Ceux qui créeront des emplois, c’est vous », a déclaré bruno Le maire. « L’ère des technocrates, et j’en ai été un, doit finir en 2017 pour laisser place à celle des entrepreneurs. (...) C’est vous qui allez redresser le pays et vous en serez les premiers responsables », a-t-il expliqué. Dès son introduction, François Fillon a annoncé la couleur aux entrepreneurs : celle de la « liberté ». en proposant une « révolution complète », l’ancien Premier ministre a proposé une suppression de la durée légale du travail pour une décision prise au sein des accords d’entreprise. Selon Nicolas Sakozy, « il faut un commando d’une quinzaine de ministres qui soient compétents, et dont certains de la société civile. Diminuer les dépenses publiques et baisser les impôts. C’est la stratégie et il n’y en a pas d’autre ». Ainsi, l’ancien chef de l’etat a- t-il résumé son programme économique en une phrase. Il a également évoqué la baisse d’« impôts sur les en- treprises mais aussi sur les ménages ». Il a aussi évoqué le souhait de supprimer le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICe) pour le remplacer par 34 milliards de baisses de cotisations pour les en- treprises.travail intérimaireDès le 1er octobre la rè- gle des 48 heures pour signer un contrat de tra- vail intérimaire a été supprimée. elle permet- tait jusqu’à présent de signer un contrat de tra- vail intérimaire jusqu’à 48 heures après l’exé- cution de la tâche par un employé. mais cela menait à une incertitudejuridique. en effet, il arrivait souvent que le contrat soit traité administrativement alors que le travailleur avait déjà commencé ou avait terminé son travail dans le cadre d’un contrat d’un jour.uLe compte entrepreneur-investisseur Le compte entrepreneur-investisseur, permettant aux chefs d’entreprise de payer moins d’impôts en échange d’un investissement dans une start-up, sera bientôt mis en place dans le cadre de la loi de finances rectifi- cative avec le ministre de l’economie et des Finances, michel Sapin, et le secrétaire d’etat au budget et aux Comptes publics, Christian eckert. Le dispositif vise à inciter les créateurs d’entreprise à réinvestir leur argent dans de nouvelles start-up. Son fonctionnement est simple : dès qu’un entrepreneur réinvestit son argent dans une Pme de moins de 10 ans, ou dans des fonds qui travaillent avec elles, il ne paie pas d’ISF ni d’impôt sur les plus-values de cessions de sa précédente entreprise.uLa religion de plus en plus présente en entrepriseu Les candidats à la primaire de droite ont présenté leur programme économique lors de « Primaires de l’économie »65% des salariés disent avoir observé une progression du fait religieux dans l’entreprise, selon une enquête réalisée entre avril et juin 2016 par l’Institut randstadAlain Juppé, Nathalie Kosciusko-morizet, Jean-François Copé, bruno Le maire, François Fillon et Nicolas Sarkozy se sont exprimés devant plusieurs centaines d’entrepreneurs à l’occasion de « Primaires de l’éco-et l’observatoire du Fait religieux en entreprise (oFre). Ils étaient 50% à constater ce fait en 2015. Dans 91% des cas, les convictions reli- gieuses s’expri-nomie », organisées par cinq associations patro- nales : l’Acsel (Associa- tion transversale du nu- mérique en France), CroissancePlus (réseau des entrepreneurs de croissance), France Di- gitale, le meti (mouve- ment des entreprises de Taille Intermédiaire) et France biotech. Lors dement par des requêtes et pratiques personnelles comme les demandes d’absence pour une fête religieuse ou d’aménagement du temps de travail (planning, horaires), le port ostentatoire de signes religieux et les prières pendant les pauses. 60% des salariés interrogés ne pensent pas qu’il faut imposer une loi sur la religion au travail. De plus, 65% sont opposés à l’une des me- sures de la loi Travail qui prévoit que le règlement in- térieur des entreprises puisse « contenir des dispositions inscrivant le principe de neutralité et restreignant la manifestation des convictions des salariés » sous cer- taines conditions. Par ailleurs, 80% des personnes in- terrogées « connaissent en général la religion de leurs collègues » et 82% n’en sont « pas gênées ».32 Novembre 2016cet événement, l’ancien Premier ministre Alain Juppé a déclaré se sentir « chef d’entreprise, à la tête d’une métropole qui emploie 5000 salariés confrontés à des problèmes de management ». « Je veux changer le management public », a-t-il précisé. Il a également expliqué que son objectif était de réduire le déficit public. « Ubérisation » de la société, fin du salariat, « délinéarisation », innovation, retraite à points, création d’un statut de travailleur indépendant, l’ex-secrétaire d’etat à l’economie numérique Nathalie Kosciusko- morizet a abordé tous ces points lors de son discours. La candidate souhaite aussi « creuser transitoirementuLa Banque de France lance un nouveau dispositif pour aider les TPELa banque de France a annoncé le lancement de son dispositif de correspondants dédiés aux très petites entreprises (TPe) dans chaque département. Ils auront]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[n°35www.ecoreseau.frBaromètre & Tendances CLUb eNTrePreNDrepour mission d’orienter les dirigeants d’entreprise « vers le service ou le réseau professionnel idoine, quelle que soit leur problématique : création d’entreprise, fi- nancement, transmission, développement, gestion, analyse du secteur, prévention et traitement des difficultés », a précisé la banque de France dans un communiqué. De plus, le gouverneur de la banque de France, François villeroy de Galhau, a indiqué qu’un autre service, lancé en dé- cembre, allait donner accès aux dirigeants à des outils d’analyse et de simulation en ligne pour qu’ils puissent comparer les performances de leur entreprise à celles d’autres groupes de leur secteur d’activité. Il compilera d’abord les données des en- treprises dont le chiffre d’affaires dépasse les 750000 euros puis, courant 2017, celles d’une taille inférieure.rendu cette durée relativement théorique pour les salariés. Plus d’un sur deux (55,9%) a ainsi une durée hebdomadaire du travail égale ou supérieure à 36 heures d’après son contrat de travail », expliquent les auteurs de l’étude. en comptant les heures supplémentaires, la part des salariés travaillant 36 heures ou plus par semaine atteint même 72%. « Conclusion : la grande majorité des salariés à temps plein en France travaille donc chaque semaine bien au-delà de 35 heures », affirment les enquêteurs.uLa moitié des Français sont prêts à travailler plus sans ga- gner plusL’Institut de la qualité de l’expression a créé le premier baromètre de mesure de qualité du langage digital. Selon Jeanne bordeau, sa fondatrice, « l'Institut, avec la création de ce baromètre qui sera édité chaque année, crée une grille de lecture sémantique, un label de qualité d’expres- sion, tous contenus digitaux confondus ». Sept marques dans sept secteurs ont été passées au crible dont médecins du monde, la mAIF, bouygues, Guerlain, mcDonald’s, Jules et la ville de marseille. La clarté de l’offre, la relation avec l’internaute, la personnalité sémantique – le ton de la marque –, la qualité du visuel et de l’au- diovisuel ou encore l’efficacité du service rendu ont ainsi été retenus comme cri- tères.48,3% des salariés se disent prêts à tra- vailler davantage sans hausse de salaire à condition que leur employeur connaisse des difficultés et que cela soit temporaire, selon une enquête réalisée par randstad.uL’expression digitale mesurée par un InstitutPour ce géant mondial de l’intérim, cette réponse est « pour le moins inattendue », peut-être « l’amorce d’un changement de mentalité ». De manière plus globale, l’étude balaye le principe même des 35 heures en France. Selon elle, ce seuil ne reflèterait plus la réalité. « Les aménage- ments successifs du temps de travail ontGrand gagnant, médecins du monde réussit à placer chaque donateur en position d’ac- teur. mAIF, second, communique de façon authentique et propose des offres ultra- personnalisées. Coté tendances, la sim- plicité, l’efficacité, la cohérence et l’au- thenticité se détachent. enfin la complé- mentarité de l’image – pour capter et tou- cher – et celle du langage – pour convaincre et fidéliser – prévalent.qualité de vie au travail est bonne. Cette affirmation est inférieure de quatre points par rapport à la moyenne nationale. Ce- pendant, 86% des Franciliens estiment que leur région est dynamique, un pour- centage largement supérieur à la France en général, avec 68%. Par ailleurs, ce dy- namisme a un prix : la pression est plus forte. Ainsi, 40% des salariés franciliens interrogés déclarent avoir des difficultésà concilier vie privée et vie professionnelle, soit quatre points de plus que la moyenne nationale. en ce qui concerne les transports, 57% des Franciliens passent plus d’une heure dans les transports en commun, contre 35% pour la moyenne des Français. L’étude a été menée auprès de 784 salariés en Île-de-France et 3500 au niveau natio- nal.uLes salariés franciliens sont sous pression mais satisfaitsSelon une étude sur la santé et qualité de vie au travail publiée par malakoff, deux Franciliens sur trois pensent que leur+ Du 15 au 17 novembre : 10ème édition du Salon des services à la personne (Paris Expo Porte de Versailles, 1 place de la Porte de Versailles, Pavillon 2.2, 75015 Paris)Depuis 2007, le Salon des services à la personne est un rendez-vous na-tional de tous les acteurs qui contribuent au mieux vivre à domicile. Pendant trois jours, il profite aux particuliers comme aux professionnels qui veulent se renseigner sur leurs droits et devoirs. C’est aussi une occasion de faire un bilan des dix années écoulées du secteur. « Nous pourrons aussi nous projeter sur les années qui viennent », annonce Alain Bosetti, président de Planète micro-entreprises et du salon des services à la personne. « Le secteur des services à la personne se porte bien », précise-t-il. En effet, 4,5 millions de ménages ont recours aux services à la personne et 2,8 millions de ménages en auront besoin dans les an- nées à venir. « Depuis dix ans, le nombre de structures agréées dans le secteur a explosé. En 2006, il y avait 5500 entreprises enregistrées. Aujourd’hui, nous recensons 33000 structures agréées dont 20000 entreprises. Le secteur a généré la création de 400000 emplois (déclarés), soit 4,8% d’emploi en France », souligne Alain Bosetti. Selon lui, nous allons bientôt être té- moins de regroupements d'enseignes et de l’arrivée ou du retour de grandes entreprises dans le secteur. De plus, « le vieillissement de la population actuelle signifie que des nouveaux be- soins vont apparaître », fait remarquer Alain Bosetti. Par ailleurs, les plateformes intermédiaires issues de l’économie du partage se développent dans le secteur. Pour conclure, les intervenants du secteur vont devoir participer et s’adapter aux nouvelles technologies qui envahissent nosmaisons. « D’ici cinq ans, nous aurons un secteur plus mature avec plus de formations, d’en- seignes, de grands groupes et une mixité d’interventions humaines et technologiques », an- nonce Alain Bosetti.+ Du 14 au 17 novembre 2016 : 5ème édition de Startup Assembly organisée par France Digitale (partout en France).A partir du 17 octobre, les visiteurs peuvent s’inscrire sur francedigitale.org pour découvrir toutes les start-up classées par région, par jour et par secteur d’activité. L’inscription pour les participants est gratuite mais obligatoire.Rendez-vous sur le site : www.startupassembly.co+ Du 23 au 24 novembre : 9ème édition du salon des Entrepreneurs Nantes Grand-Ouest (Cité des Congrès, 5 rue de Valmy, 44041 Nantes)Créateurs, repreneurs, start-up, dirigeants de TPE/PME-ETI... Participez au plus grand rendez- vous d'entrepreneurs des Pays-de-la-Loire ! Développez votre réseau, partagez l’expérience de grands entrepreneurs et faites décoller votre business. Profitez de ces deux jours pour dé- couvrir plus d’une centaine d’exposants et de conférences afin de capter les nouvelles ten- dances, bénéficier des meilleurs conseils, trouver des financements et booster votre activité grâce au numérique.Les inscriptions sont ouvertes sur le site : www.salondesentrepreneurs.com/nantesNovembre 2016 33]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35CLUb eNTrePreNDre A la Une - Le risque pour les dirigeants, une opportunitéL'occasion pour EcoRéseau Business d'enquêter sur le sujet principal du Club Entreprendre,« Take a chance »en rapport avec l'innovation et l'entrepreneuriatUne gestion du risque bien menée peut être source de création de valeur, comme le colloque d’ethic du 8 novembre tend à le démontrer.siers est évidemment moin- dre », distingue François Cottignier, administrateur indépendant (GIAC, groupe Thoiry...), membre du conseil scientifique de l’Amrae. Les classes de risques sont nombreuses selon cet expert : risque géopolitique (dépend du top management), risque économique (marché, baisse de la demande, etc., qui dépendent du directeur commercial), risque straté- gique (modèle mal défini, chaîne de valeur mal connue, diversification ha- sardeuse, rupture technolo- gique...), risque financier (dépend du DAF), risque opérationnel (pilotage SI qui dépend du DSI, infra- structures qui dépendent du directeur usine, ou encore stock, retour de production qui dépendent du directeur commercial et du SAv), risque industriel (perte de qualité qui dépend du pa- tron d’usine), risque clima- tique, risque de certification, risque rH (crise, turnover, GPeC, etc., qui dépendent du DrH)... Sans parler des risques nouveaux toujours abordés par l’Amrae, comme le cyber-espion- nage et le vol de données. Toujours en matière tech- nologique, des ruptures à risque se profilent à l’hori- zon, comme l’imprimante 3D, le big Data, l’intelli- gence artificielle ou la « blockchain ». « Les nou- veaux risques sont plutôt à rechercher premièrement dans l’intangible (digital, réputation, propriété intel- lectuelle...), deuxièmement dans l’extension du terro- risme et de la violence po- litique. Le marché évoque aussi l’accroissement des risques naturels, mais le réchauffement climatique et ses conséquences ne sont pas une nouveauté de ces dernières années », affirme«Tce que seront les nouvelles conditions de l’environne- ment extérieur. « Le mana- gement des risques n’est pas le management de l’inhibition, il est le mana- gement de la continuation. Il s’agit de mettre en place la démarche pour avancer, en prenant des risques me- surés et choisis », note François beaume, directeur adjoint de la gestion des risques chez bureau veri- tas, président de la com- mission SI au sein de l’Amrae (association ma- nagement des risques et des assurances de l’entreprise). Prendre des risques donc, à condition de cartographier ceux qui sont au cœur de l’activité, pour en peser le rapport coût/opportunité. Le colloque du mouvement patronal ethic, qui analyse les nouveaux risques ma- jeurs, entend favoriser cette approche. Les périls à venir (réputation, sécuritaire, nu- mérique, juridique, finan- cier, interne...) sont-ils prévus, acceptés, réduits voire transférés ? Un enjeuC’est quand la gestion de risque permet de résister à la tourmente et d’entrevoir l’éclaircie avant les autres qu’on com- prend toute sa valeur...ake a chance » pour « prendre un risque »...tôt encline à redouter le aux activités humaines, se transforment, l’entre- risque. Le courir est pour- comme Schumpeter l’a dé- prise qui satisfait ce mar- tant la condition du progrès montré avec la destruction ché doit innover, faire technologique, scienti- créatrice. on ignore com- évoluer son offre. Ses déci-Par cette tournure les An- glais, peuple de la mer, montrent comment ils considèrent le risque, qui peut devenir une opportu- nité s’il est maîtrisé. La mentalité hexagonale – le principe de précaution ins- crit dans la Constitution l’a encore démontré – est plu-Cassons les silos, car chacun pense qu’il est propriétaire de son risque, en négligeant la notion d’interdépendancefique, humain, managé- rial... car le mouvement est consubstantiel au monde etbien de temps peut durer tout nouvel ordre. Quand les conditions d’un marchésions se font nécessaire- ment dans l’incertitude à partir d’une hypothèse surprimordial pour toutes les entreprises.MéthodologieLes bienfaits de la cartographieRISQUES PLUS NOMBREUX ET DIVERSIFIÉSLe conseil d’administration a un rôle important à jouer dans la maîtrise des risques, validant la poli- tique mise en place. L’in- tensité qui est mise dans la gestion du risque dépend de beaucoup de facteurs, notamment du poids de l’histoire. « Dans les entre- prises familiales par exem- ple, on fait plus attention à l’approche de long terme, à la réputation, quand la sensibilité aux aléas bour-QBE France propose aux PME et ETI, à travers son offre QBE Risk Profile, une cartographie des risques et un suivi du pilotage de leurs risques. Les consultants d’Arengi, après l’interview d’une dizaine d’interviews de personnes ciblées, ils sont capables de présenter 50 risques, qu’ils quantifient et hiérarchisent dans le temps. « QBE assiste à la présentation de la cartographie, et nous proposons nos services pour les risques assurables ; le dirigeant reste bien sûr libre ensuite de demander à son courtier de nous interroger et de comparer les offres. Grâce à la cartographie réalisée dans le cadre de QBE Risk Profile, il peut appréhender la marge de manœuvre dont il dispose », explique le DG34 Novembre 2016Renaud de Pressigny. Car l’exercice est instructif : sur le risque de tremblement de terre, s’il est difficile de déplacer l’entreprise, des travaux de renforcement de la structure des bâtiments peuvent être entrepris. Autre exemple, des mesures concrètes et peu onéreuses peuvent être prises pour réduire voire éviter les accidents du travail. Ou pour que les contrats de travail soient moins sujets à contentieux. « Le dirigeant peut structurer et hiérarchiser les risques de son entreprise et prendre ainsi les bonnes décisions. Il peut aussi prioriser les chantiers les plus sensibles », ajoute l’assureur.]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[n°35www.ecoreseau.frA la Une - Le risque pour les dirigeants, une opportunité CLUb eNTrePreNDrerenaud de Pressigny, DG de Qbe France, assureur spécialiste des eTI et Pme.risques, non voulus, ils sont prévus, maîtrisés, transfé- rés. « Des études, essentiel- lement menées sur des grands comptes, montrent clairement que la perfor- mance financière est supé- rieure chez ceux qui ont investi davantage dans la gestion des risques. Ils sont en tout cas plus résilients », illustre renaud de Pressi- gny. C’est aussi une prépa- ration des esprits que souligne François Cotti- gnier : « A force de traquer l’imprévu et les mauvaises nouvelles, on remet en cause sa façon de penser, on s’entraîne à chercher les dangers et les opportunités. Une approche qu’auraient dû cultiver Kodak ou Naps- ter. Les signes avant-cou- reurs sont souvent ignorés, les histoires du Titanic ou de Pearl Harbour venant le rappeler ». Autre point es- sentiel, réfléchir à ces ques- tions permet de faire travailler ensemble la direc- tion et les opérationnels. Il est très positif de casser les silos, l’aspect humain est crucial. Chacun pense qu’il est propriétaire de son risque, en négligeant la no- tion d’interdépendance. « Se préparer à d’éventuelles inondations ou ouragans est beaucoup plus crucial pour l’entreprise qu’on ne le croit », ajoute François beaume. Il est possible de circonscrire l’impact busi- ness d’un tel évènement, eton en prend trop sur les grands, rassurés par le gi- gantisme, à l’exemple d’EDF et ses centrales », observe François Cottignier, selon qui un bon conseil d’administration doit tou- jours se poser la question : « En prenant ce risque, de quel risque est-ce que je me prive ? ». Autre source de valeur, les procédures en elles-mêmes. « Et si les chefs d’entreprise étaient plus nantis qu’ils ne le pen- sent ? », s’interrogent Hervé baculard fondateur de Kea Partners, et Jérôme Julia di- recteur du même cabinet et de l’observatoire de l’im- matériel (1). « Le capital or- ganisationnel, qui recouvre tout ce qui reste dans les murs à la fin de journée, comme la gouvernance, les outils et méthodes, la pro- priété intellectuelle ou les procédures, ont une valeur », insiste Jérôme Julia. C’est aussi un moyen d’ac- célérer l’indemnisation des assureurs, qui peuvent mieux jauger de la situation au vu des procédures dé- clenchées. on l’aura com- pris, l’entreprise a beaucoup à gagner à se plonger dans la méthode d’anticipation des accidents et des scéna- rios de crise. « J’évoluais dans les transports et nous avons connu un incident avec un colis comportant des matières dangereuses qui s’est mis à fumer, intoxi- quant le conducteur du vé-DES PME ENCORE RÉTICENTESDans les Pme françaises, gestion du risque et assu- rance riment encore trop souvent avec dépenses sup- plémentaires et charges. « Cela suppose de payer im- médiatement pour un risque futur hypothétique. Les petites structures en mal de trésorerie font donc bien souvent des arbi- trages. Des risques sont transférables mais elles n’y vont pas », observe Fran- çois beaume chez bureau veritas. Tout dépend de la maturité du dirigeant, de sa volonté de pérennité, de l’écosystème, de la santé immédiate de son entre- prise. « Les PME-ETI in- terrogées dans nos études considèrent qu’il est impor- tant de mieux structurer leur démarche de gestion des risques, mais qu’elles ne le font pas toujours, faute de temps et d’argent. Le dirigeant est générale- ment au four et au moulin, et n’a pas souvent les moyens de solliciter des consultants qui pourraient l’aider dans cette tâche », souligne renaud de Pressi- gny, DG de Qbe France. Le sujet reste abstrait pour beaucoup de petits patrons. « Ils ne savent pas com- ment démarrer et à qui confier la mission, car cela doit être une démarche glo- bale. La vision du risque, dans l’entreprise, est sou- vent compartimentée : le« Ma gestion du risque ? La méthode Coué à l’envers. Je n’y pense pas, donc cela n’arrivera pas... »directeur juridique s’oc- cupe du risque juridique, le DRH de problématiques humaines et salariales... », ajoute l’expert de l’assu- rance. L’offre de marché est pourtant en pleine ex- pansion, couvrant de mieux en mieux les risques cyber- nétiques, environnemen- taux ou des mandataires sociaux. Ces Pme et eTI ne disposent pas en interneProfilingLe Risk Manager idéalde l’expertise requise pour structure des plans d’amé- lioration de leur profil de risques. elles doivent néan- moins s’adapter, et se pré- parer face à un univers des risques en augmentation. « La pression des clients s’accroît, parce qu’ils s’in- quiètent d’une potentielle rupture de la chaîne d’ap- provisionnement. Les don- neurs d’ordre, qui neveulent pas être mis en risque, demandent à leurs fournisseurs et sous-trai- tants des informations dé- taillées sur les plans de continuité mis en œuvre par ceux-ci. L’initiative peut aussi venir d’un fondsA force de traquer l’imprévu et les mauvaises nouvelles, on remet en cause sa façon de penser, on s’entraîne à chercher les dangers et opportunitéssurtout de repartir plus vite, « parfois de continuer de tourner quand d’autres sont à plat », ajoute olivier Cop- permann de Seitosei, en charge de la communication des rencontres Amrae. Deux entreprises sur un même marché auront un « risk ap- petite » différent, l’essentiel étant, comme le dit Louis Gallois, que le management soit en phase avec le conseil d’administration. Leur ap- pétence pour le risque doit être la même. « D’expé- rience je peux dire qu’on ne prend pas assez de risques sur les petits projets, quandd’investissement qui s’in- vite au capital, et qui veut être informé et rassuré sur les risques majeurs et les plans d’action », note re- naud de Pressigny.hicule et les pompiers arrivés sur place. J’étais enIl ne gère pas en direct tous les risques, mais a une vision globale et insuffle les procédures de réaction. Il effectue un suivi dans le temps pour actualiser la démarche, organise le dialogue entre les différents services pour aborder la question de manière transverse. Il a pour but de casser les silos et d’identifier de nouveaux risques. « Par exemple en matière de risque cyber, il importe de mettre en relation DSI, équipes juridiques, équipes chargées de la digitalisation de l’entreprise... », évoque François Beaume, directeur adjoint de la gestion des risques chez Bureau Veritas. Ce généraliste organise avant tout un dialogue constructif, jouant le rôle d’aiguillon. Il est plutôt perçu comme celui qui aide à faire des affaires dans de bonnes conditions, et non comme un censeur. On l’aura compris, « l’âge du risk manager n’est pas celui d’un gamin, énonce François Beaume. Il sait rassurer dans ses questions. Ce métier est 50% de savoir-être, 50% de savoir-faire ». Dans l’idéal il réalise aussi une veille pour déceler des signaux faibles sur les réseaux sociaux par exemple, afin de les faire remonter à la direction, où un comité des risques peut être présent. Il n’aura pas le même profil selon les secteurs, les entreprises et leur histoire : dans l’industrie pharma les équipes seront par exemple plutôt tournées vers le juridique car les problématiques de « compliance » sont les plus importantes.CRÉATIONDE VALEUR INCONTESTABLEUne meilleure connaissance des risques est une source d’avantage compétitif, l’en- treprise s’aventurant uni- quement en connaissance de cause sur de nouveaux terrains, qui ne sauraient être évités car liés à la stra- tégie. Quant aux autresréunion à Amste.pris un avion en urgence, mais les équipes savaient déjà comment réagir et la situation s’est arrangée en moins de 24 heures », illus- tre François Cottignier. De quoi dormir plus sereine- ment et se tourner vers des risques choisis...* Les immatériels actifs, de Hervé Baculard et Jérôme Julia, éd. Du Cherche Midi, 2011.Julien TarbyNovembre 2016 35rdam, j’ai]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35CLUb eNTrePreNDre Interview croisée - Dirigeants à haut risqueL’art de la témérité maîtriséeDans chaque numéro, EcoRéseau Business s'intéresse à deux dirigeants/entrepreneurs qui ont un point commun ou une différence fondamentale, afin de connaître leur opinion sur la stratégie, l'innovation, la communication et de montrerqu'il existe plusieurs manières de managerFrançois de Saint-Pierre dans le risque financier, ou elodie Warnery dans le risque de perte d’emploi du dirigeant, apportent leurs points de vue sur l’appréhension qu’ont les chefs d’entreprise de cette notion phare qui évolue au fil des années. eclairant.En quoi votre activité vous amène à traiter le risque au jour le jour ? EW : en tant qu’association tournée vers les intérêts des chefs d’entreprise, le risque est au cœur de nos ré- flexions. Celui-ci est intrin- sèque au métier d’entrepre- neur, il est dans son ADN d’en prendre. Il peut même jouer le rôle de moteur pour certains, qui se font une spécialité de le tourner en opportunité. Ses consé- quences ne sont pas non plus les mêmes en fonction du statut : en cas de pépin le travailleur non salarié (TNS) subira plus de dés-Face au risque, quelles attitudes sont envisageables ?EW : A chaque fois la per- sonne doit s’efforcer de réa- liser un effort de projection. or certains entrepreneurs « super-héros » se pensent « immortels », particuliè- rement quand leur activité a bien fonctionné, et ex- cluent d’imaginer un jour de demander la protection du tribunal de Commerce. Ceux-là pensent pouvoir engager leur patrimoine sans filet... Pour cette catégorie de chefs d’entreprise, tou- jours plus rare aujourd’hui heureusement, prendre desment où l’humain est im- pliqué. Prenons le ministère de l’économie et des fi- nances à propos du plafon- nement ISF. Le Canard En- chaîné a divulgué une liste de grandes fortunes qui pro- fitaient de ce dispositif pour limiter leurs impôts, malgré la confidentialité des infor- mations. La vulnérabilité est présente jusqu’à bercy. La fraude au président, dont les médias parlent beaucoup (appels sous une fausse identité pour faire transférer des fonds, NDLr.) en ap- pelle pour moitié à la tech- nique – les malfrats doivent appréhender les schémasbreux. La presse parle par exemple du risque de ré- putation, mais il a toujours existé. Simplement la dif-risque. Deuxièmement vient la question de la disponi- bilité. Il est malheureuse- ment possible de rester pro-ment existe le risque de contrepartie qui fait défaut. Le risque de crédit, quand on échange de l’argentLes entrepreneurs ont plusieurs vies, des trajectoires professionnelles diverses, forcément plus heurtées que celles des salariésagréments sur sa sphère per- sonnelle que le mandataire social.FdSP : Je suis responsable de l’activité banque privée pour Lazard sur la France et la belgique depuis quelques dizaines d’années maintenant. Il s’agit donc d’une activité d’investisse- ment pour compte de tiers (assureurs, caisses de re- traite, entreprises... et depuis 2009 personnes physiques et groupes patrimoniaux). evidemment investir signifie prendre des risques. Le pre- mier d’entre eux est de per- dre le capital investi, et donc le client. mais pas seule- ment. Il en existe beaucoup d’autres. Dans les temps an- ciens le risque économique s’apparentait au risque phy- sique : partir pour chasser, pêcher, explorer était dan- gereux. Aujourd’hui le risque physique est marginal, peut-être seulement au ni- veau des accidents du travail.36 Novembre 2016mesures serait malvenu et porteur de malchance. Pour eux le risque est intrinsèque à la fonction, fait partie du jeu, et doit être assumé. D’autres, plus responsables et lucides face à la situation, sont conscients de l’intérêt d’anticiper ces risques et de prendre des mesures concernant leurs sphères professionnelle et person- nelle.hiérarchiques, les modes de prise de décision... – et pour l’autre moitié à la psy- chologie humaine. La pre- mière réponse contre le risque réside donc dans le choix des hommes, notam- ment au niveau de la for- mation et de l’éthique.Quelles formes de risques côtoyez-vous ? EW : Les risques peuvent provenir de la structuration du projet entrepreneurial (sous-capitalisation par exemple), mais aussi du contexte – situation éco- nomique délétère, change- ment de réglementation, perte ou impayé d’un client important... – ou de l’hu- main : bien souvent ce der- nier est difficile à regarder en face pour les entrepre- neurs. Les problèmes éven- tuels de santé, d’accident, de solitude ne sont pas à négliger. Les nouveaux risques ne sont pas si nom-© DRcontre un bien, est bien pré- sent. La solidité de la contrepartie est à vérifier. Quatrièmement l’argent peut être investi dans un schéma qui n’est pas sain ou légal. Souvenons-nous des schémas frauduleux deElodie Warnerydirectrice générale de la GSC, une association qui propose l'assurance perte d'emploi des chefs d'entreprise, s’adressant aux dirigeants mandataires sociaux et dirigeants tra- vailleurs non-salariés. Avocate de formation, elle a exercé dans un cabinet parisien pen- dant cinq ans avant de rejoindre, en 2006, la direction des Relations Sociales du Medef. En 2011, elle a été nommée Dg de la GSC.FdSP : Il existe diverses approches face au risque, en témoignent les idéo- grammes asiatiques repré- sentant les notions de danger et d’opportunité pour définir le risque. Celui-ci peut être simplement ignoré. Il peut aussi être évité – mais dans ce cas une telle attitude peut faire surgir d’autres risques – être assuré, c’est-à-dire transféré à d’autres, ou en- core être assumé. en tout cas on ne répètera jamais assez que le risque zéro n’existe pas, à partir du mo-fusion virale de l’informa- tion grâce aux TIC est plus rapide.FdSP : Premièrement le capital est conservé chez des dépositaires, dans des établissements financiers, qui peuvent représenter unpriétaire de son avoir sans en avoir la jouissance. Les questions de sécurité des serveurs des banques, hol- dings, filiales doivent être abordées. Des plans doivent être mis en place pour que tout continue. Troisième-]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[n°35www.ecoreseau.frInterview croisée - Dirigeants à haut risque CLUb eNTrePreNDrebernard madoff, où les in- vestissements dans des œu- vres d’art ou des grands crus classés s’apparentaient à des systèmes de Ponzi. La manière avec laquelle les avoirs sont investis est essentielle. Les collectivités en ont fait les frais, en pas- sant par des emprunts toxiques ou en indexant leurs taux sur des devises étrangères. Les déconve- nues après la hausse du franc suisse l’ont encore prouvé. La gestion du risque doit être méticuleuse et s’adapter en continu dans nos métiers. J’ajouteraisqu’il faisait courir à son organisation.Quelle action de fond les acteurs peuvent-ils mettre en place ? EW : Nous avons un travail de sensibilisation immense à effectuer dans la gestion et l’anticipation des risques. Les entrepreneurs éprouvent une certaine difficulté à pré- voir les conséquences de leurs actes dans leur sphère personnelle. Les experts comptables, avocats ont un rôle d’accompagnement, les organisations patronales sont des relais d’informations,les messages à l’égard de ces dirigeants aux profils divers et variés : artisans, patrons de Pme, eTI et grands groupes font partie de nos assurés. Les man- dataires sociaux assimilés salariés ne sont pas les seuls concernés, les dirigeants travailleurs non-salariés (TNS) peuvent également se doter de notre solution. FdSP : Dans ce domaine la régulation – notamment sur la conservation d’avoirs – a un grand rôle à jouer. mais des mesures peuvent être prises en interne. Il im- porte de se poser les bonnesvue sur leurs avoirs. Nous avons donc investi dans un système double, présent dans un autre endroit de la région parisienne. Nous avons aussi un service de sécurité informatique, pour faire face aux tentatives d’intrusion, de détourne- ment... Contre les risques opérationnels, fraudes, er- reurs, piratages de données, ou risques comportemen- taux sur les marchés, une course industrielle, finan- cière, informatique, éthique à laquelle participe aussi nos concurrents, est lancée.Quelles actions concrètes proposez-vous pour juguler ces risques ? EW : Nous sommes une association souscriptrice d’un produit d’assurance, la GSC, qui en a confié la gestion à des professionnels du secteur : Groupama, Al- lianz, Generali, mmA et SmAbTP couvrent le risque. Nous fonctionnons dans l’intérêt des chefs d’en- treprise et veillons à la bonne application de lanous investissons, en dé- cryptant les entreprises, leur stratégie, leur management, et donc en évaluant préci- sément l’actif. Cela de- mande du travail, de la mé- thode, des process, de la discipline. Nous restons des conservateurs affirmés, et nous méfions par-dessus tout de l’innovation finan- cière. Un ex-président de la réserve fédérale améri- caine disait que la seule vraie innovation financière qu’il avait constatée depuis qu’il était en exercice était les distributeurs automa- tiques de billets. Les nou- veaux produits financiers – subprime, CDo... – parti- cipent du même esprit : on démembre, on se couvre, on se protège du risque d’une créance qu’on a pour- tant consentie pour le trans- férer sur un acteur qui connaît moins bien le sujet. C’est ainsi que des fonds norvégiens se retrouvent avec des risques crédits em- prunteurs en immobilier américain. Il y a cette idée que l’on peut au final s’af-pour une prise conscience que l’échec fait partie des risques. Il importe donc pour l’entrepreneur d’ap- pliquer les mêmes réflexes pour sa sphère personnelle que pour son entreprise. Les Français se situent entre deux eaux et nous œuvrons tous les jours à ce qu’ils comprennent que les en- trepreneurs ont plusieurs vies, des trajectoires pro- fessionnelles diverses, for- cément plus heurtées que celles des salariés. Des pro- jets variés, des passages par différents statuts, des périodes de transition et éventuellement des mo- ments difficiles sont à pré- voir. Il faut avoir conscience de cette agilité requise. FdSP : Il n’y a pas d’acti- vité, de mouvement sans risque. « Il est prudent de prendre des risques », af- firmait bertrand Jacquillat. Sinon on est en danger. Ce- lui qui se protège du risque en ne faisant rien est écarté, marginalisé, et s’appauvrit. mais à chaque fois un même schéma directeur doitCelui qui se protège du risqueen ne faisant rien est écarté, marginalisé,© DRqu’une certaine incompé- tence mélangée à un manque d’éthique aboutit à une fraude. Dans l’affaire Kerviel, le système de contrôle était défaillant, et le trader, amoral, n’était pas conscient des risquesFdSP : Dans nos métiers financiers les pertes brutales sont rares, nous assistons plutôt à de lentes érosions. mais les dégâts n’en sont pas moins néfastes. Ceux qui ont investi dans des ac- tions eDF il y a dix ans, lors de l’entrée en bourse et de la privatisation, ont acheté à 30, sont montés à 90, puis sont redescendus à 12. Ceux qui ont acheté des parts d’orange en 2000 ont perdu 95% de valeur ! Je ne parle pas d’Alstom ou d’Alcatel. Je crois que la solution basique, pour notre métier, est de chercher à comprendre ce dans quoifranchir des contraintes fi- nancières, alors que tel n’est pas le cas. Nous restons disciplinés sur la manière avec laquelle nous tra- vaillons, ce qui évite les gros pépins. bien sûr nous formulons des jugements, des hypothèses, et pouvons donc nous tromper, mais jamais dans une ampleur dévastatrice. Nous finissons par allouer le capital cor- rectement, celui-ci n’est pas détruit. Je dirais que nous investissons avec précaution – un mot qui a été dénaturé à cause du principe de pré- caution – ce qui signifie que nous agissons quand même.Constatez-vous une plus grande maturité en France à proposde ce sujet ?EW : Nous passons d’un extrême à l’autre, de l’échec qui constitue un tabou à sa survalorisation, à la mode américaine. entre ces deux injonctions il y a la placee gé-convention d’assurance. Le produit a été créé en 1979 à l’initiative du medef, de la CGPme et de l’UPA. C’était la première fois que ce type de risque était as- suré, les professionnels se sont donc mis à cinq. Du chemin a été parcouru de- puis, et ce réflexe d’assu- rance est plus ancré dans les mentalités.et s’appauvritprédominer : j’analyse les risques, je m’en tiens à une discipline stricte, je contrôle. Ainsi je réduis la fréquence d’accidents, je limite l’ampleur des dom- mages, et en plus je peux transformer le risque en op- portunité, en innovation, en création de valeur. Les in- génieurs d’Apple doivent observer de près les explo- sions des batteries nouvelle génération de Samsung et leurs tentatives pour pallier le problème, afin de mettreFrançois de Saint-Pierreassocié-gérant chez Lazard Frères Gestion (160 collaborateurs) et responsable de la gestion privée (16,7 milliards d’euros gérés). Il dirigeait précédemment la recherche et la gestion ac- tions. Il a rejoint Lazard Frères Gestion en 1993. Auparavant, il a été responsable de la re- cherche chez Oppenheim Pierson Mélendes (1991-1992), analyste  nancier, puis responsable de la vente actions, chez Oddo (1986-1991). Ce diplômé de l'IEP Paris est titu- laire d'une maîtrise de droit des affaires et d'une maîtrise de droit public.mais cela ne suffit pas en- core. Des associations comme 60000 rebonds, qui interviennent après la fail- lite, contribuent très forte- ment à cet effort de péda- gogie nécessaire. Nous nous efforçons donc de multiplierquestions. Prenons l’exem- ple de nos systèmes infor- matiques, jamais à l’abri d’un accident, incendie, at- tentat... Chez Lazard nous avons déterminé que l’es- sentiel était que nos clients gardent coûte que coûte uneau point la prochain. nération. Il y a cette notion d’apprentissage continu, en maîtrisant et pilotant le risque. en face de tous les risques à prendre, il existe un return global. Celui qui gère mieux chacun d’entre eux obtiendra un meilleur retour que les autres.Propos recueillis par Julien TarbyNovembre 2016 37]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35CLUb eNTrePreNDre En immersion - La boutique Ulule à ParisDans chaque numéro, un(e) journaliste d'EcoRéseau Business fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...)Grand-duc du crowdfundingNPremière au monde, la boutique Ulule soutient des campagnes de crowdfunding et vend ses prototypes. bienvenue.afin de décrire ce qu'il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les flux financiersichée au cœur du tous les deux mois à la DES CONSEILLÈRES marais, quartier faveur de la communauté PAS COMME LES connu pour ses Ulule, qui représente 1,2 AUTRES...concept-stores, au 22 rue million de personnes en Aujourd’hui, la boutiqueSaint-Paul précisément, dans le Ivème arrondissement de Paris, la boutique Ulule a ouvert ses portes le 22 septembre dernier. S’y mê- lent des curieux, des por- teurs de projet, des membres de la communauté Ulule. Pour les non-initiés, Ulule est une plateforme de fi- nancement participatif (crowdfunding) et repré- sente à ce jour 14700 projets financés, soit 62 millions d’euros récoltés depuis 2010. Non négligeable. Car en 2015, selon le Compin- nov, 300 millions d’euros étaient levés via ce type de financement.europe, et de la direction.tourne avec deux per- sonnes : une responsable, Annika, designer mais aussi conseillère en accompa- gnement pour Ulule, qui pilote la politique produit de la boutique et Claire, conseillère, ancienne sta- giaire chez Ulule. Les portes sont ouvertes du mercredi au dimanche de 11hà19h.20à30réfé- rences éclectiques ont ainsi pignon sur rue, parmi les- quelles nous retrouvons pour le moment : les jeans de Promotion 1083 (made in France), les chaussures homme-femme de Pied de biche, une veilleuse Little Sun en forme de fleur qui fonctionne à l’énergie so- laire, le projet social et so- lidaire de gammes de thés oh my tea, des marque de céréales Kokoji, des soins bio pour hommes Ho Ka- ran, ou encore Les Ptits Doudous, opération menée par le CHU de rennes pour dédramatiser l’opérationPOINT DE VENTEEN PROLONGEMENT DE L’INCUBATEUR VIRTUEL« Ulule se définit comme un incubateur virtuel. Nous sommes une plateforme et un outil web, comme tous les sites de crowdfunding, mais nous nous démar- quons par l’ensemble des services dédiés à notre communauté », introduit mathieu maire du Poset,Le Hibou a trouvé son nid!directeur général adjoint de la structure. Ce petit plus se traduit par un taux d’aboutissement des projets de 70%, tandis que la zone europe plafonne à 15%. La recette ? « Accompagner les porteurs de projet passe par une phase de conseil en amont de la campagne. Une dizaine de jours en moyenne pour expliquercomment communiquer, re- lancer, accélérer sa cam- pagne. Avec une moyenne de 45 jours en général. L’accompagnement est cru- cial car la mécanique d’une campagne est encore peu comprise », détaille son di-D’ailleurs, la boutique Ulule propose toujours une partie de ces ballons vintage ronds ou ovales. Aujourd’hui, peu de choses ont bougé. Les éta- gères sont les mêmes. Le meuble de la caisse enre-« Nous laisserons nos membres choisir 70% de la programmation et nous choisirons le reste pour équilibrer. Nous donne- rons le coup d’envoi de certaines campagnes. La boutique permettra de dis- cuter avec les créateurs de projets. Hier soir nous annoncions le lancement d’une campagne pour une micro-brasserie installée à Neuilly, créatrice d’une nouvelle bière, « l’amour fou » avec dégustation à l’appui », relate mathieu maire du Poset. Si la bou- tique propose à la vente les produits d’entreprises, d’associations ou de des- igners, son aspect retail n’est pas le plus important à retenir du projet inédit. Juste une brique à l’édifice pour équilibrer le business model et légitimer davan- tage l’établissement en dur d’une entreprise dont le cœur de métier est deTendances secteursLes chiffres révélateurs d’UluleUn Français sur dix aurait déjà participé à une campagne de financement participatif. Ulule représente aujourd’hui 14700 projets financés pour 62 millions levés auprès de la communauté, qui représente 1,2 million de membres. La somme moyenne aujourd’hui d’un projet est fixée aux environs de 5000 euros avec un ticket moyen de 50 euros pour une centaine de personnes contre 6000 dollars sur Kickstarter. « Grosso modo, les sommes varient ainsi selon la nature du projet : 2000 euros pour les campagnes individuelles, 4500 euros pour une association et 10000 euros pour une entreprise. Notre ligne de conduite consiste à rester ouverts à tous les projets si tant est qu’ils possèdent une portée collective. Coté tendances, le culturel représente 50% de nos campagnes, 70% il y a trois ans. Mais cela s’explique par la montée en puissance du social et solidaire qui représente 25%, et les derniers 25% sont investis par l’entrepreneuriat également en plein essor », explique son dirigeant.38 Novembre 2016gistreuse aussi. L’am- fait dématérialisé. Carauprès d’enfants en bas âge. rehwind, une ligne de vêtements streetwear, ou encore Lunii, boîte créa- tive pour développer l’ima- ginaire des enfants, sont aussi de la partie. « Au- jourd’hui, la part des en- trepreneurs grimpe dansNOUVELLE CORDEÀ L’ARC DE LA COMMUNAUTÉ45 mètres carrés nous font face. Avant ce nouveau concept-store ? Une an- cienne boutique d’articles de sport vintage et haut de gamme s’y trouvait.les campagnes.de nouvelles tendances se dessinent. Les projets mode et médias sont aujourd’hui très présents. Un vrai boom en deux ans », illustre ma- thieu maire du Poset, déambulant dans son ca- binet de curiosités nées du crowdfunding.Première boutique au monde de crowdfunding, où la communauté en ligne détermine le contenurigeant. Dans la lignée de ce conseil et des formations qui participent à évangéliser le crowdfunding, Ulule a décidé d’ajouter une nou- velle corde à son arc en s’établissant « en dur ». « Une première mondiale pour le financement parti- cipatif », se réjouit le di- recteur général adjoint.et les campagnes à mettre en valeurbiance est feutrée, bran- chée, parisienne. Une at- mosphère qui colle bien avec l’image du DG ad- joint, Stan Smith aux pieds, les bras tatoués et un sweat gris avec Chirac en mode swag, en guise de costard. Plus d’une vingtaine de projets en campagne sont exposés avec un synopsis – détail du projet, but de la cam- pagne, descriptif du por- teur – écrit à la main pour que la boutique ne sente pas seulement l’esprit « branchouille » et retail. La programmation de la boutique sera renouveléeUlule est aussi un réseau social où des membres plus influents possèdent des followers. Cette com- munauté pyramidale clas- sique trouve en la bou- tique un nouveau moyen de contribuer et d’échan- ger en complément de la plateforme numérique. « La boutique fonctionne comme une start-up en mode «test & learn». L’engouement est certain ; reste la réalité des chiffres pour entériner l’idée. Si cela fonctionne, pourquoi pas réitérer ailleurs en Europe ou en France ? », note le dirigeant.lancées. EtGeoffroy Framery]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[AU SERVICE DES ENTREPRISESCADEAUX D’AFFAIRES COFFRETS SUR MESURE LIVRAISONEXPÉDITIONRenseignez-vous en magasinou sur notre site nicolas.comVous n’avez pas de caviste Nicolas à proximité ? Contactez notre Service Clientsau 0 820 80 20 20ou nicolas-entreprise@nicolas.comL’ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ. 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D’autant plus que le modèle de fran- chise, que nous mettons en place avec des entrepre- neurs locaux pour financer le système et distribuer les produits, est encore très peu développé dans le sous-plusieurs cultures et d’avoir grandi aux Etats-Unis et en Belgique m’a probable- ment donné envie de m’in- téresser à cet ailleurs exo- tique et dépaysant. Un par- cours qui a facilité mon in- tégration. »l’électricité dans le monde sont dans ce pays », ce qui représente 450 millions de personnes si on compte ceux qui ne bénéficient pas d’ac- cès continu. Le projet pilote sera lancé dans l’Uttar Pra- desh, un état de 200 millions d’habitants, où les déchets agricoles sont importants et où les régions sont peu rac- cordées au réseau national. « Et quand c’est le cas, ce n’est pas très fiable. Les populations n’ont alors que quatre heures d’électricité par jour », déplore Clé- mentine Chambon. oorja prône la décentralisation. « Les gouvernements pen- chent pour des centrales gigantesques de nouvelle génération, avec des sys- tèmes très centralisés. Là nous sommes dans le local, moins cher, et surtout re- nouvelable », insiste-t-elle, alors que le gouvernement indien a lancé un plan d’électrification « totale » de l’Inde à horizon 2022. « Pour eux électrification signifie qu’au moins 10% des foyers ont accès au ré- seau, cela ne concerne pas nécessairement l’ensemble de la population. » et sur- tout cela passe par la construction de centrales à charbon. Les systèmes dé- centralisés qui pourraient être connectés au réseau na- tional via des mini-réseaux interactifs ont donc toute leur place. oorja organise un sommet rassemblant po-Citoyenne énergique du mondeévolue dans un secteur unique ou parce qu'il (elle) a eu l'idée de sa boîte d'une manière peu conventionnelleCette Franco-Allemande polyglotte de 24 ans qui fait ses études à Londres s’apprête à révolutionnert-elle. L’électricité ainsi pro- duite est destinée aux mi- cro-entreprises mais aussi aux particuliers – les reve- nus générés grâce aux pre- miers permettant de sub- ventionner les seconds. Le but ? Inclure tout le monde dans ce changement vers une électricité renouvelable. Pour ce faire, « il nous fautsonnes pour installer le ma- tériel en local. Et cela ne fait que commencer », an- nonce-t-elle, tout en termi- nant sa thèse sur les bio- carburants à Londres.ABOUTISSEMENT D’UNE LONGUE RÉFLEXIONLes deux associés ont na- turellement cherché de l’ar- gent pour mettre au point un pilote de centrale hy- bride. Une part des fi- nancements est venued’agri- cul-duplicable àNotre technologie hybride – énergie solaire et biomasse – génère une électricité transmise via un mini-réseau dans deuxcomprendre le système de castes, de religions et toutes les divisions sociales ». L’énergie plus fiable et abor- dable est une étape pour fa- ciliter l’accès des popu- lationsUne entrepreneure, une innovation, une vision. Le cocktail dé- cisif pour changer le monde.ou trois villages alentourUNE PASSION SUIVIE DE BOUT EN BOUT Cette citoyenne du monde s’intéresse aux sciences etDES AMBITIONS TRÈS LARGEScontinent », insiste celle dont la fierté est de rem- placer les générateurs à mo- teur diesel qui polluent. Une mise en place d’un modèleau changement climatique depuis toujours – « Je me souviens d’un livre que je lisais enfant et qui s’appelait “50 choses que vous pouvez faire pour sauver la pla- nète” ». C’est donc tout na- turellement qu’elle s’inscrit en génie chimique à Cam- bridge puis enbioéner- gie à l’Im- perial College. « Les deux tiers de mes camarades se destinaient au sec- teur pétrolier, ce qui ne m’intéressait pas du tout. J’étais dès le début tournée vers les énergies propres. » en 2014, lors d’un pro- gramme d’été de cinq se- maines organisé par Climate Geek, Clémentine Chambon rencontre celui qui devien- dra le co-fondateur de son entreprise, et décide avec lui de se tourner vers l’Inde. « Le fait d’être issue deoorja a pour but de couvrir un maximum de territoire. « Nous ne cherchons pas forcément le gain financier mais l’impact, énonce-t-elle en bonne entrepreneure so- ciale. Les gens dépenseront trois à quatre fois moins d’argent et pollueront moins localement. » L’électrifica-des etats-Unis avec echoing Green ou Cli- mate-KIC. « Nous avons levé des fonds philanthropiques pour pouvoir mener des études villages. Puis nous avons noué des par- tenariats avec d’autres entreprises indiennes qui sont déjà présentes dans les campagnes pour former des entrepreneurs, car nous allons travailler avec des redistributeurs locaux. Nous nous sommes aussi tournés vers des entreprises travail- lant dans le paiement par téléphone mobile », raconte celle qui attend désormais le pilote pour janvier 2017. « Nous générons de l’élec- tricité dans un mini-réacteur et la transmettons via un mini-réseau qui approvi- sionne des villages trois ki- lomètres autour », détaille-tion permettra d’éclairer les rues « pour améliorer la sécurité ». Les ma- gasins pourront ouvrir plus tard le soir, générer plus de revenus, créer des emplois. « Et ces revenus pourront rester dans la communauté plu- tôt que d’être utilisés pour acheter du diesel ou du ké- rosène de basse qualité. » Cela impactera également l’éducation puisque les jeunes pourront travailler plus tard le soir et que les écoles seront éclairées plus longtemps. C’est aussi l’émancipation des femmes qui est visée. « Ce sont elles qui sont le plus victimes des énergies traditionnelles qu’elles utilisent pour cui- siner, devant souvent aller très loin chercher le bois. » Le plan prévoit la construc- tion de 20 centrales dans l’année, puis d’une centaine l’année suivante, afin d’im- pacter à terme des millions de paysans. « Un tiers des gens qui n’ont pas accès àrs,Julien Tarby40 Novembre 2016teurs àdes servicesconcernant l’éducation, la santé... Au programme des réseaux intelligents, des sys- tèmes prépayés par mobile, et une récolte de donnéesgrande échelle donc, qui implique de grandir. « Nous sommes quatre, et trois salariés à temps partiel. Mais nous avons recruté une équipe de quelques dizaines de per-litiques, entrepreneu. oNG, pour exercer un lob- bying. La jeune co-fonda- trice n’exclut pas de s’éten- dre en Afrique un jour, « à condition de comprendre le contexte local sur place ». Pour l’instant, elle se concentre sur l’Inde, où le travail ne manque pas...* oorjasolutions.orgyhpargotohPzneLassenaV©]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35CLUb eNTrePreNDre Culture du rebond - Lemon Way, une bascule réussie dans la FintechApprendre de ses échecs et utiliser cet acquis dans une nouvelle aventure. Tel est le credo qui est suiviUn zeste d’imagination De l’Afrique à l’europe Centrale, histoire d’un pivot réussiSébastien burlet fait partie de ces pionniers du Web qui ont pris la vague de l’Internet à l’heure où les opportunités du bu- siness digital étaient à leur prémices. « Je suis sorti d’une école d’in- génieurs sans que l’on ne me forme à cette tech- nologie. En 1993, je dé- cide de créer une web agency qui conçoit des sites de e-commerce. A sa revente en 1999, nous avions été à l’origine de plus de 200 sites qui ont contribué, entre autres, au succès de Mister- GoodDeal, racheté par Rue du Commerce. Sur ces sites nous intégrions des tiers qui proposaient des systèmes de paie- ment », se remémore le dirigeant de Lemon Way. Après cette vente, les associés ont essuyé cette première vague numé- rique sans pour autant s’y noyer, avec toujours l’idée en tête d’y laisser tremper un pied. Puis vient le changement de millénaire. Les smart- phones n’existent pas encore si ce n’est ces téléphones qui fonction- nent sous Java. Des an- tiquités aujourd’hui, mais qui donnent à Sé- bastien burlet une idée qui se concrétisera par la création de Lemon Way.pour cette pépite du paiement.dans cette rubrique, qui retrace une sortie de route pour mieux se tourner vers l'avenir« UN PROJET DE MARTIEN »Genèse. « Après un voyage à Madagascar, nous réalisons que l’en- voi d’argent, souvent réalisé dans une logique d’entraide, se réalise via des réseaux de confiance. Nous voyons l’opportunité d’intro- duire de nouveaux moyens d’échanger deLes fruits arrivent à maturité pour Lemon Way.l’argent et nous inven- paiement, Sébastien bur- de faire la queue et tons une solution de let développe sa solution d’avoir une certaine paiement mobile en pour faire du mobile une quantité de cash pour 2007, date à laquelle se « carte à antenne no- que cela vaille le coup. crée également Lemon made » dans des terri- « Nous nous sommesD'un projet tiré par les cheveux, Lemon Way est devenu un incontournable pour les marketplaces en forte croissance42 Novembre 2016teur, résolument pionnier des nouvelles technolo- gies dans l’âme. Persuadé que le télé- phone peut devenir un nouveau terminal dede virement ou d’accès aux banques est peu ai- sée – les personnes de- vant recourir à des so- lutions de type Western Union, qui impliquentWay », note son fonda- toires où la possibilitéégalement dit que ce concept pourrait être du- pliqué en France pour les jeunes qui n’ont pas encore pris le pli de la carte bleue », relate le dirigeant de Lemon Way.]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[n°35www.ecoreseau.frmais les premiers écueils se précisent.Après un dépôt de dos- sier au concours national de la recherche en 2008 et un besoin de 300000 euros pour se lancer, le fondateur de Lemon Way trouve peu de relais au- près des banques et des cabinets chargés de ré- diger les brevets : « Dans chacune desà l’international, je réa- lise que notre dévelop- pement ne passera pas par la France du fait du désintérêt de la so- lution par rapport à nos usages. » Il est vrai qu’en europe et tout particulièrement en France, m. Tout-le- monde perpétue des pra- tiques de paiement qui induisent une grandeplexe nous empêchait detourner à plein régime »,se souvient le fondateurde Lemon Way. Ce der-nier décide alors d’opé-rer son premier « flip »en 2012 après cinq ans croissance, alors que sa lise dans le digital. NousCulture du rebond - Lemon Way, une bascule réussie dans la Fintech CLUb eNTrePreNDrele marché polonais qui croit de 45% chaque an- née. « Nous accompa- gnons l’essor du e-com- merce en Europe Cen- trale. Leur réveil se réa-« Nous accompagnons l’essor du e-commerce en Europe Centrale. Leur réveil se réalise dans le digital, et nous avons 10 ans d’avance au niveau technologique »Autrement dit, le moteur de paiement de Lemon Way est devenu en quelques années un in- contournable pour les marketplaces en forteatermoiements vécus après la création de la start-up, qui depuis s’est remise sur d’autres rails : « Lemon Way n’a perdu que deux clients sur les 500 de taille intermé-d’existence. entendez pivot. et pas celui de bernard.Pour envisager ce flip, Sébastien burlet se questionne sur ce qu’il manque pour que Lemon Way décolle dans un contexte où les revenus étaient irréguliers. Il lui fallait aussi comprendre les façons de consom- mer et d’acheter pour répondre davantage à un besoin fort.précédente solution de paiement mobile ne dé- collait pas !« Notre pivot fut celui de trouver un nouvel écosystème en lien avec les nouvelles manières de consommer (uberi- sées, NDLr) », analyse le dirigeant.avons dix ans d’avance diaire que compte son« En 2012-2013, nous décidons de partir dans la création de wallets pour des plateformes de e-commerce. Ce pivot, nous y croyions, mais nous avons réalisé que nous avions réussi notre flip après avoir signé différents partenariats avec des banques et des grands comptes », note Sébastien burlet. Condition sine qua non de cette bascule, une de- mande d’agrément au- près de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPr) est réalisée afin de faire de Lemon Way un établis- sement de paiement en tant que tel. Le succès est alors au rendez-vous. Lendosphere, Pixmania, Wiseed, Uber, Delive- roo, etc., autant de marques évocatrices qui recourent à cette start- up de la fintech. « Au démarrage, nous réali- sions entre 300000 euros et 800000 euros de CA. Nous n’avions pas de visibilité. En 2014, nous avons généré 1 millions de CA, 4 millions en 2015 et 8 millions cette année. Nous étions une dizaine il y a quelques années pour désormais former une équipe de plus de 100 personnes », chiffre Sébastien burlet.ACCOMPAGNERLE E-COMMERCE DANS LES PAYS DE L’ESTAujourd’hui, Lemon Way est tournée vers la vieille europe et les pays de l’est avec un CA surtandis qu. américains peinent à ren- trer sur le marché en rai- son d’un refus d’agré- ment. Une réussite fran- çaise qui fait écho à quelques perles dans le secteur de la finance, à l’image des Gemalto et Ingenico.sur les technologies e- commerce. Mais notre pivot nous a appris à rester prudents », relève le fondateur de Lemon Way qui évoque dans le même temps que les so- lutions de paiement mo- bile Quito et Skeem se sont plantées en France, conscient que l’entre- preneuriat dans la fi- nance passe non pas par la révolution d’usages, mais par l’accompagne- ment à la transition nu- mérique. Une leçon de maux subtile, suite auxportefeuille », se réjouit son dirigeant. Un contexte où l’entreprise ne semble plus en risque,Le droit en pratiqueGeoffroy Framerye les acteursavecCréation d’entreprise : quelle valeur des apports en média ?commissions, on me di- sait soit que j’étais fou soit que j’étais un mar- tien, lâche Sébastien burlet. Contre vents et marée, j’ai convaincu des chercheurs et non des banquiers, car la so- lution était jugée trop innovante, à l’exception de la Caisse d’Epargne qui avait lancé Movo – technologie Wap pour les clients – qui n’a pas rencontré le succès es- compté. »confiance. Face au li- quide, à la carte bleue et dans une moindre me- sure au chèque, le paie- ment mobile n’avait au- cune chance dans ce contexte.en l’espèce, une société A spécialisée dans la communication souhaitait inté- grer le capital d’une société b en création dans le domaine de la santé.COMMENT REN- DRE LES REVENUS PLUS RÉGULIERS« Après quelques salonsIl aura fallu tempérer cette société A pour trouver une solution équitable pour toutes les parties prenantes. Premièrement, cet apport de media, aussi qualifié par certain de media for equity est toujours soumis à débat. La somme de 100 000 € était-elle réelle quand on sait que dans le milieu de la publicité lesLe salut commercial passe donc par l’Afrique et l’Asie, madagascar et le Cameroun d’abord. « A l’époque nous étions dix. Nous considérions que notre moteur de paiement pour les mar- ketplaces équivalait à un moteur de Ferrari pour une automobile, mais l’investissement dans des marchés au contexte instable et com-La société A considérait qu’elle pouvait diffuser sur des supports médias dont elle était propriétaire pour l’équivalent de 100 000 euros. A ce titre, elle réclamait donc une partie importante du capital de la société b en cours de création consi- dérant que son apport tangible à la so- ciété était bien plus important que tous les autres créateurs.Solution pour un entrepreneur : évitez les difficultés d’évaluation des apports en nature dans le domaine des médias. Seules quelques structures spécialisées peuvent parfaitement « investir du media » en contrepartie de parts dans votre ca- pital. Un actionnaire réellement intéressé ne rechignera pas à investir une petite somme « d’argent classique » pour inté- grer votre capital. vous mettrez alors à profit votre expérience au sein de la so- ciété et cet actionnaire vous ouvrira les portes des medias...s’il les connait réel- lement.Ce mois-ci, notre cas concret porte sur la valeur de temps/d’espace média comme apport dans une société en cours de créa- tion.prix peuvent parfois varier du simple au double entre le prix affiché et le prix fi- nalement facturé ?Deuxièmement, cet apport n’étant pas un apport classique de sommes d’argent et est donc soumis à l’intervention d’un commissaire aux apports, obligatoire en cas d’apport dans une SAS, la forme qui avait été choisie pour la création de cette société b.Novembre 2016 43]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35CLUb eNTrePreNDre Créer aujourd’hui - Hébergement de jeunes entreprisesLa création d'entreprise, c'est avant tout du concret et de l'opérationnel.Toi, toi, mon toit !LUn abri dans un climat plutôt hostile au début...A la Technopole de l’Aube le calcul du loyer se fait en fonction du CA de l'entreprise. Quand celle-ci ne vend rien, nous ne la faisons pas payerD'où cette rubrique qui explore de manière très pratique l'une des phases de l'entrepreneuriat.Si la meilleure solution pour une start-up reste la pépinière, d'autres possibilités existent avec divers avantages à la clé(services, accompagnement, tarifs préférentiels...). Tour d'horizon.y sont mis à disposition. Au- tre atout : la flexibilité. Une pépinière offre en effet la possibilité d’agrandir régu- lièrement sa surface de bu- reaux en fonction de l’essor du projet. De même, le préa- vis en cas de départ est gé- néralement très court, beau- coup plus simple et soupletion des problématiques des porteurs de projet. »mération lyonnaise, les tarifs des pépinières sont progres- sifs. Ils s’établissent à 50% du prix du marché la pre- mière année, 75% la deuxième année et 100% la troisième année. « L’accès à une pépinière est plus fa- cile, comparé aux exigences des propriétaires privés, ren-LOYERS ALLÉGÉSLa pépinière présente éga- lement un avantage de poids en matière de coût. Une partie des équipements étant mu- tualisée, l’entrepreneur peut se contenter de louer un petit’an dernier, 525000 pinière, centre d’affaires, hô- entreprises ont été tel d’entreprises... Il est facile créées en France de se perdre dans la jungleparapubliques. Ces structures proposent des locaux et bu- reaux, meublés ou non. Le matériel et l’ensemble des services nécessaires au bon fonctionnement d’une start- up (salles de réunion, espace détente, imprimante, wifi, documentation, secrétariat mutualisé, accueil télépho- nique, gestion du courrier...)qu’un traditionnel bail 3/6/9. Les pépinières proposent éga- lement un accompagnement régulier du créateur d’entre- prise. « Nous assurons le suivi de l’évolution du busi- ness plan, la mise en place d’indicateurs précis et d’un tableau de bord, détaille Isa- belle Corbin, directrice de Pays d’Aix développement. De plus, nous disposons d’un réseau d’experts que nous pouvons mobiliser en fonc-bureau à un tarif générale- ment imbattable. « Chez nous, le calcul du loyer se fait en fonction du chiffre d’affaires de l’entreprise, du nombre de salariés, etc., pré- cise Claire Langry, respon- sable communication et mar- keting de la Technopole de l’Aube. Cela signifie que quand l’entreprise n’est pas en mesure de dégager du CA, on ne la fait pas payer. » Autre exemple : sur l’agglo-chérit Isabelle Corbin. Dans le privé, on va souvent vous demander des dépôts de ga- rantie, des cautions ban- caires... Pour une entreprise en création qui ne gagne pas encore d’argent, ce n’est pas possible. »(chiffres Insee). Si vous faites des hébergements. voicipartie de ces heureux créa- teurs, vous vous êtes néces- sairement posé la question suivante : où vais-je bien pouvoir installer mon acti- vité ? Parc immobilier privé, technopole, incubateur, pé-quelques clés pour mieux vous y retrouver.Pour une jeune entreprise innovante, la meilleure so- lution est sans nul doute de se tourner vers les pépinières d’entreprises publiques ouen revanche, pour avoir son bureau au sein d’une pépi- nière, le créateur doit défen- dre son dossier devant un comité d’agrément qui jugera du caractère innovant du pro-J’aime ma boîte Le gouvernement actuel est à la dérive et les en- par Sophie treprises en sont les premières victimes. Les exemples pleuvent chaque semaine et le dernierUn gouvernement schizophrène ?Présidente d'eTHIC Présidente de SDmeC'est par ailleurs, en pleine fenêtre d'opportunité suite au brexit, un désastre total pour l'attractivité de la Place de Paris, en compétition avec Francfort, pour la- quelle les pouvoirs publics se sont pourtant mobilisés au plus haut niveau et de manière transpartisane (ville de Paris, région Île-de-France et Premier ministre) en juillet dernier !de Menthonest de taille.Un an après le régime favorable des actions gratuites, voté dans le cadre de la loi macron, l’amendement de la Députée socialiste, rapporteure Générale du bud- get, valérie rabault visant à démanteler ce dispositif vient d’être adopté en première lecture du PLF 2017, et contre l’avis du Gouvernement !Nous devons donc nous préparer à ce que les actions gratuites soient frappées d’un forfait social repassant de 20% à 30%, et que la plus-value d’acquisition (soit la différence entre 0 et le prix de l’action le jour où le bénéficiaire entre en possession de l’action) soit im- posée sans le bénéfice des abattements « pigeons » pour la durée de détention.Implicitement, c’est une interdiction pour les salariés de s’enrichir et un nouveau un coup dur pour les chefsd’entreprise qui veulent associer leurs salariés à la réussite de l’entreprise.mais ce n’est pas tout, dans la même veine les députés ont adopté l’élargissement de l'assiette, et un double- ment du taux de la taxe sur les transactions financières (TTF). en résumé, encore une augmentation du coût de financement des entreprises.44 Novembre 2016Ces nouvelles mesures affaiblissent une fois de plus nos entreprises sur la scène internationale... espérons que le bon sens triomphe d’ici la 2e lecture à l’Assem- blée Nationale le 23 décembre prochain. en attendant : doute, paralysie, immobilisme...Œ]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35CLUb eNTrePreNDre Créer aujourd’hui - Hébergement de jeunes entreprisesjet et/ou de sa capacité à créer des emplois à terme. mais le jeu en vaut très cer- tainement la chandelle. « A l’horizon de cinq ans, seu- lement quatre entreprises sur dix survivent, constate Florent Chante, responsable du service développement local et proximité au sein de la direction innovation et action économique du Grand Lyon. En pépinière, on dépasse les 80% grâce à l’accompagnement. » Unedes domaines d’activité plus traditionnels et ne pouvant prétendre aux services et à l’accompagnement des pé- pinières publiques pourront se tourner vers des structures privées telles que les centres d’affaires, encore appelés hôtels d’entreprises. Ces structures ne dispensent pas l’accompagnement d’une pé- pinière mais mettent tout de même à disposition des ser- vices mutualisés. Dans la région d’Arras et en Île-de-après le départ des militaires bruyante, qu’il n’y ait pas vironnement global où les en 2010 pour en faire un de stockage ni d’utilisation entreprises de toutes tailles Foyer numérique. Des bu- d’êtres vivants ni de matières et de tous secteurs se croi-l’échange et la mise en ré- seaux entre les acteurs de la technopole. Début octobre, Laval mayenne technopole a également inauguré la Li- corne, un hôtel d’entreprises innovantes destiné à accueil- lir les start-up issues de la pépinière technologique de Laval ainsi que les entre- prises innovantes françaises ou étrangères cherchant à s’installer dans des locaux modernes. Ce bâtiment flam- bant neuf de quatre étages dispose d’une surface de 1800 mètres carrés de bu- reaux modulables, des es- paces communs et des salles de réunion.C’est aussi le plaisir retrouvé de divulguer des rumeurs sur le voisin de bureau à la machine à café.« Notre rôle est de prendre un entrepreneur un peu seul et de le placer dans un en- vironnement où nous allons le guider pas à pas, résume Christian Travier, directeur de Laval mayenne techno- pole. Dans une ville comme Laval, il n’est pas difficile de trouver des locaux privés à un prix raisonnable. Si lesen amont de la pépinière et de l’hôtel d’entreprises, le porteur de projet peut faire ses premiers pas grâce au coworking, dont de nom- breux espaces fleurissent un peu partout dans les grandes villes de France, et ce depuis une petite dizaine d’années. « Le premier ni- veau pour l’entrepreneur, c’est de travailler de chez lui, mais cet exercice a des limites : présence des en- fants, absence de collègues, etc. », note Florent Chante. Un espace de coworking permet de se créer une am- biance studieuse à moindre frais, mais également de ré- seauter avec les autres mem- bres. « En général, dans un espace de coworking, celui qui fait des sites Internet réalise les sites Internet de tout le monde », sourit Flo- rent Chante.entreprise peut rester dans une pépinière pour une durée de deux à quatre ans.France, la société informa- tique Décima a ouvert plu- sieurs pépinières privées de ce genre. elle a notamment investi la citadelle vauban d’Arras (classé Unesco)Conseils pratiquesmentaire. et là, pas besoin de convaincre un comité d’agrément. « Nous sommes ouverts à toutes les entre- prises à la condition qu’il ne s’agisse pas d’une activitépalement des entreprises du secteur tertiaire (aide à do- micile, informatique, e-com- merce...). « Il y a peu de turnover, certaines entre- prises sont là depuis le début. Nous sommes complets tout le temps et nous avons une liste d’attente. » L’offre du groupe Décima est sans en-LISTE D’ATTENTELes entreprises œuvrant dansen amont toujours, on trouve aussi l’incubateur d’entreprises. Celui-ci s’adresse à des structures en cours de création et pro-En général dans un espace de coworking, celui qui fait des sites Internet réalise les sites Internet de tout le mondereaux privatifs de 12 à 60 mètres carrés y sont loués au tarif de 25 euros du mètre carré, sans charge supplé-dangereuses », souligne Jé- rôme Décima, président du groupe éponyme. Le Foyer numérique accueille princi-sent au quotidien. on y trouve généralement une offre propre à satisfaire les besoins de l’entreprise à chacun de ses stades de dé- veloppement, de l’incuba- teur aux locaux de bureaux privés en passant par la pé- pinière et l’hôtel d’entre- prises. La Technopole de l’Aube s’étend ainsi sur 40 hectares dédiés à l’innova- tion, dont 12500 mètres car- rés d’immobilier à disposi- tion des jeunes entreprises. « Être intégré à un tel éco- système est un réel atout, assure Claire Langry. Nous disposons d’un réseau de 420 experts bénévoles que nous sollicitons régulière- ment en fonction des pro- blématiques des porteurs de projet (financement, droit, ressources humaines, marketing...). Nous pouvons également mobiliser le club des business angels de Troyes dont le secrétaire est également directeur gé- néral délégué de la Tech- nopole. »COWORKINGUn certain type de projets pour ces structuresUne pépinière offre la possibilité d'agrandir régulièrement sa surface de bureaux enNe pas trop attendre avant de se poser la question de l’hébergement de son entreprise. Voici le premier conseil simple que l’on pourrait donner à un jeune entrepreneur. « Isolé, le porteur de projet va vite s’épuiser, alors qu’au sein d’une pépinière il sera en- touré, insiste Isabelle Corbin, directrice de Pays d’Aix développement. Par ailleurs, il existe de nombreuses aides à la création et à l’innovation, mais souvent les entre- preneurs vont les chercher trop tard, lorsqu’ils ont grignoté tout leur capital. Si le porteur de projet est bien accompagné, il a toutes les chances de faire moins d’erreurs. » Mais pour réussir à intégrer une bonne pé- pinière, il est important de ne pas traiter son dossier de candidature à la légère. « Outre la qualité du business plan et la46 Novembre 2016pertinence du projet, la cohérence de l’équipe dirigeante est un élément essentiel, poursuit Isabelle Corbin. Un bon projet avec une mauvaise équipe ou juste une personne seule a toutes les chances de ne pas passer. » D’une manière générale, ne perdez pas votre temps à frapper à la porte d’une technopole ou d’une pépinière d’entreprises innovantes si votre projet en- trepreneurial ne présente pas une forte valeur ajoutée technologique. « Ce genre d’hébergement n’est pas adapté à un gra- phiste freelance ou quelqu’un qui lance un simple site d’e-commerce, souligne Claire Langry, responsable communication et mar- keting de la Technopole de l’Aube. Nous recevons souvent ce genre de sollicitations et nous les renvoyons vers la CCI. »fonction de l'essor du projetensemble gagementdedurée.«Les gensviennents’installerà poseégalementun.gens peuvent partir quand la technopole, c’est pour ce de services adaptés à leurs ils veulent, au mois le mois, que cet environnement peut besoins. Les incubateurs précise le dirigeant. Le fait leur apporter. Bien plus que sont souvent associés à des qu’il n’y ait pas de frein au des locaux ou des bureaux, établissements d’enseigne- départ, ça change tout. » nous leur apportons des ment supérieur dont ils ac-contacts. » Laval mayenne cueillent les étudiants et sont ECOSYSTÈME technopole organise en effet généralement spécialisés Une jeune entreprise inno- une cinquantaine d’événe- (biotechnologies, informa-vante aura tout intérêt à ments par an (apéros, confé- tique, télécom...).s’insérer dans une techno- rences, formations, petits dé-pole, car cela reste un en- jeuners...) destinés à favoriser Yann Petiteaux]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[Créateurs d’entreprises innovantesChoisissez un cadre propice au développement de votre activitéPÉPINIÈRE ET HÔTEL D’ENTREPRISESLa pépinière d’entreprises InnovaGrasse vous propose :>> Des locaux privatifs & espaces de cowor king>> Des services mutualisés>> Un accompagnement personnaliséCONTACT Pépinière InnovaGrasseConception : Direction de la communication Pays de Grasse - © Carlo Barbiero, © Kalafoto, © Mickaeljung fotolia>> Des laboratoires d’expérimentations 4, Traverse Dupont - 06130 Grasse Tel : 04.89.85.60.00pepiniere@paysdegrasse.fr www.innovagrasse.fr]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35CLUb eNTrePreNDre Business guides - Lieux d’évènementiels et nouvelles technologies ready ? Play !L réalité virtuelle, hologrammes, imprimantes 3D, les nouvelles technologies agrémentent séminaires et évènementiels d’entreprises... et les rendent ludiques.Par Nicolas Pagniezes nouvelles techno- années 2003, nous avons eu tion de partage de contenu nologie qui porte tout parti- elle est reliée à un réseau logies sont de plus en une très forte accélération pour un séminaire, c’est s’as- culièrement ses fruits lors social, sorte d’agora à plus à la mode dans jusqu’en 2011, et d’un coup surer que le participant a de discussions stratégiques l’échelle de l’entreprise. onles lieux d’évènementiels. tout s’est arrêté, puis en son séminaire avant, pendant sur l’avenir d’une entreprise, voit ainsi fleurir dans les sé-Chez Capdel, l’agence d’or- ganisation de séminaires et2015 nous avons senti que l’effervescence reprenait.et après dans la poche, avec des contenus qui sont ac-par exemple, où l’avis de chacun compte. Là où laminaires des fils Twitter (pu- blics), ou des Social walls (parfois privés) qui encou- ragent les participants à don- ner leur avis ou à partager leur expérience. Là ou le sé- minaire était hier unidirec- tionnel, le numérique permet aujourd’hui de mettre en avant la voix de chaque sa- larié.d’événements d’entreprise, les technologies numériques concernent 70% des de- mandes. Une tendance qui a véritablement démarré en 2015, comme le soulignait dès l’année dernière l’étude Global meeting Forecast me- née par American express meetings & events. Celle- ci soulignait l’appétence des organisateurs d’événements pour les nouvelles techno- logies telles que les réseaux sociaux, les applications mo- biles ou les projections in- teractives pour ne citer que celles qui concernent direc- tement les participants. Un constat partagé par Jean- Luc Payno, dirigeant de An- gelic/3D event qui propose des solutions 3D, et notam- ment des hologrammes, sur des événements : « Nous avons commencé à travailler sur l’holographie dans les48 Novembre 2016Nous sommes de nouveau très souvent sollicités. »cessibles tout le temps »,explique Jean Devanlay, di-recteur associé d’Hopscotch.elles permettent égalementplus d’interaction durantl’évènement, comme l’af-firme Audrey Terai, respon-sable des ventes séminairespour le Château de mont-villargenne, membre du amont de mon séminaire les groupe vacances bleues bu- gens posent des questions,PIKACHU ? OUI MAIS PAS SEULEMENT...Une tendance qui s’intensifie en 2016, du moins via l’uti- lisation de certains outils comme les applications, qui séduisent clients et organi- sateurs. Si certains d’entreprise de parole se faisait avant à main levée ou lors de moments réservés, l’uti- lisation du numérique facilite les échanges et peut même encourager les plus réservés à s’exprimer. « Cela permet une montée en puissance de la participation, puisqu’enEn amont les gens posent des questions, pendant ils alimentent le fil du réseau social fermé, ensuite retrouvent des contenus textes et vidéoDes évènementiels et sémi- naires étendus dans le temps et l’espace grâce aux nou- velles technologies.UN SÉMINAIRE AU DON D’UBIQUITÉmais l’expérience n’est pourtant pas réservée aux seuls présents physiquement. beaucoup de conventions se font aujourd’hui à distance grâce à la technologie de visioconférence. Les grands groupes s’en servent ainsi pour associer toutes leurs filiales au séminaire orga- nisé. La start-up UPro, du groupe Hopscotch, propose à cet effet des plateformes de partage de contenu. Grâce à cette technologie, « les di- rigeants sont dans un pla- teau télé à Paris et les conte- nus sont «streamés» à tra- vers le monde, ce qui permet à l’ensemble du réseau d’as- sister à leur prise de pa- role », explique Jean De- vanlay. La jeune entreprise a ainsi organisé un événe- ment international pour la filiale reSG/GTS de la So- ciété Générale. Chaque équipe à travers le monde était connectée en multiplex et pouvait interagir avec les dirigeants ou les autres équipes via un mur d’inter- activité projeté dans les dif- férentes salles et accessible via une plateforme créée pour l’occasion. « Un évé- nement mondial en simul- tané », résume Jean Devan- lay.eux surfent sur la vague Po- kémon Go et proposent des chasses de Pokémon gran- deur nature pour souder les équipes de façon ludique, l’utilisation d’applications permet aussi de rallonger la durée de vie du séminaire. « Développer une applica-siness, qui au-delà de son activité d’hôtellerie accueille de nombreux séminaires. « Grâce aux tablettes, on peut réagir à n’importe quel moment, cela implique beau- coup plus les collaborateurs et leur laissent un souvenir plus marquant. » Une tech-pendant ils continuent à ali- menter le fil d’un réseau so- cial fermé, et après ils peu- vent retrouver les contenus, les vidéos, les interviews, etc. », surenchérit Jean De- vanlay. A l’heure de Face- book, Twitter et consorts, l’application n’existe que siUN GRAND HUIT AU MILIEU DE LA PAUSE-CAFÉD’autres technologies fleu- rissent dans les séminaires,Cahier pratique n°1 - ÉvènementielŒ]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35CLUb eNTrePreNDre Business guides - Lieux d’évènementiels et nouvelles technologiesà l’instar de la réalité vir-tuelle. Celle-ci est réguliè-rement mise en place au châ-teau de montvillargenne àproximité de Chantilly, avanttout pour son côté ludique.« Lors d’un apéritif, d’uncocktail ou tout autre mo-ment de convivialité du sé- « Nous proposons des jeux complète Audrey Terai.nouvelle technologie. et si certains scénarios vous font dévaler un grand huit, ou vous envoler dans l’espace, d’autres expériences peuvent se vivre à plusieurs, et contri- buer à renforcer la convi- vialité au sein d’une équipe.cine surtout aujourd’hui pour l’expérience de la décou- verte, mais qui pourrait avoir à terme d’autres utilisations. « Nous en sommes au début, mais certains l’utilisent déjà pour des formations ou des présentations d’entreprise »,L’un des participants vit l’expérience via le casque, les autres peuvent suivre son aventureminaire, nous invitons les participants à découvrir l’ex- périence de la réalité vir- tuelle. Cela donne lieu à des situations assez ludiques puisque lorsqu’un des par- ticipants vit l’expérience via le casque, les autres peuvent suivre son aventure sur un écran », nous explique Au- drey Terai. Une expérience qui attire de nombreux par- ticipants intrigués par cettesur un écranoù celui qui porte le casque prend les commandes d’une cuisine. Il doit ainsi suivre une recette et préparer un plat avec tous les ingrédients à disposition avant de l’en- voyer en salle. S’il est seul à interagir avec le casque, les autres participants qui suivent ses faits et gestes sur l’écran jouent aussi et lui donnent des conseils et l’aident. » Un outil qui fas-International« Nous pouvons développer des contenus sur mesure, faire visiter par exemple de nouveaux locaux grâce à un casque de réalité virtuelle, ou faire des formations pour qu’un ingénieur puisse vi- sualiser comment réaliser des manipulations déli- cates », surenchérit Jean- Philippe oudot, fondateur de Playtime Animations dont l’activité est justement de« Oui chérie, ce soir nous re- gardons à la télé le séminaire de Rio où je devrais être... »Nouvelles prérogatives des agences et lieux évènementielsL’International Association of Conference Centers, association mondiale qui regroupe petites et moyennes entreprises du secteur, a publié en juin dernier une étude sur le futur du marché du MICE : The IACC Meeting Room of the Future. Et celle-ci est sans appel, d’après Mark Cooper, le PDG de IACC, « il existe des indicateurs clairs que l'adoption et l'utilisation de la technologie, la conception physique de l'espace de réunion et l'accent mis sur la création d'expérience seront de plus en plus importants ». Parmi les répondants, essentiellement des agences évènementielles, 75% indiquent que leur rôle implique aujourd’hui plus de création d’expérience par rapport à il y a deux à cinq ans. 77% d’entre elles déclarent que l’accès aux technologies interactives, comme les outils qui encouragent la participation du public ou les plateformes de communication et de collaboration, prennent de plus en plus d’importance par rapport aux années précédentes. L’étude remarque également qu’une partie croissante des budgets est à présent consacrée à la sécurisation et à la mise en place de nouvelles technologies comme des applications créées pour l’événement, l’utilisation de la technologie beacon qui permet de mesurer l’audience de l’événement et les allées et venues des visiteurs, ou encore le recours à la visioconférence. Et cela suppose des salles de réception qu’elles s’organisent. Les agences attendent en effet des lieux qu’elles choisissent que ceux-ci disposent d’une bonne connexion internet et d’une bande passante suffisante pour la mise en place d’activités technologiques lors de l’évènement. Une tendance qui devrait s'accroître sur les prochaines années selon l’IACC.CHÉRIE, J’AI RÉ- TRÉCI L’ARMOIRE ! Les nouvelles technologies attirent donc parce qu’elles sont amusantes, mais elles peuvent également donner une autre dimension au contenu du séminaire. L’utilisation d’hologrammes 3D par exemple, permet aux initiateurs du séminaire de «transporter» des appareils volumineux qu’il leur est impossible de déplacer. Cer- tains laboratoires s’en servent pour faire découvrir à leurs collaborateurs des chaînes entières d’analyse médicale, quand des entreprises du sec- teur ferroviaire font de cette manière des démonstrations en hologrammes des ar-proposer des innovations technologiques lors d’évé- nements d’entreprises. mais la limite reste souvent le coût de création de ces conte- nus sur mesure, qui avoisine les 20000 euros.moires électriques qu’elles construisent. « Mettre l’ar- moire sur un stand ne permet pas de montrer la spécificité technique à l’intérieur. L’ho- logramme, lui, va permettre de faire tourner l’armoire. On pourra également lui en- lever une porte ou déplacer un transformateur, et ainsi passer en revue les petits détails à montrer au client », explique Jean-Luc Payno. Utile donc lors de séminaires pour les commerciaux, afin de leur faire visualiser un produit de l’intérieur ou au contraire leur montrer toute la chaîne d’analyse ou de création. « Le commercial a régulièrement un argumen- taire très précis concernant les spécificités techniques de ses produits, l’holo- gramme permet de les lui montrer », précise Jean-Luc Payno. L’argumentaire pro- duit est ainsi étayé par la preuve en image.50 Novembre 2016Cahier pratique n°1 - Évènementiel]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[n°35www.ecoreseau.frBusiness guides - Lieux d’évènementiels et nouvelles technologies CLUb eNTrePreNDreJE PARTAGE DONC une tendance, comme la on cependant imaginer réel. Ce qui change en J’EXISTE cuisine il y a cinq ans. qu’avec toutes ces tech- revanche, c’est qu’il y a mais les nouvelles tech- Toutes les entreprises se nologies à disposition, le un besoin de technicité nologies permettent éga- veulent digitales et inno- séminaire de demain soit de plus en plus précise, lement de faire rayonner vantes, le fait d’avoir des totalement dématérialisé et nous répondons à uneCe n'est pas encore la dématérialisation de séminaire. Simplement un rallye qui se faisait hier sur roadbook se fait aujourd’hui sur tablettesd’un produit. » Des nou- velles technologies, donc, qui étendent le séminaireet dans l’es-le séminaire ou l’événe- animations technologiques ? Jean-Luc Payno en réelle attente parce que ment au-delà de ses par- leur permet d’asseoir cette doute : « Dès que l’on est ces technologies peuvent ticipants lorsque celui-ci image », constate Jean- sur des sujets techniques, aller très loin dans la dé- est public. L’installation Philippe oudot. Pourrait- il y a besoin d’un contact monstration technique d’un hologramme pardans le temps.pace, qui permettent de visualiser des systèmes dans leur ensemble, de plonger dans leur détail ou de s’immerger dans un nouvel espace, mais qui ne réinventent pas (encore ?) le séminaire que nous connaissons.IMPRIMANTES 3D POUR LES PLUS CHANCEUXSi les séminaires sont des lieux d’échanges et de par- tages, ils servent aussi à développer de nouvelles idées. Capdel par exemple propose des séminaires d’accompagnement de la réflexion avec du design thinking, rendu possible à grande échelle grâce aux écrans interconnectés. Sur d’autres séminaires l’agence propose également aux par- ticipants de développer des prototypes à l’aide d’une imprimante 3D. La ré- flexion laisse ainsi place à l’action grâce à l’apport des nouvelles technologies. Si l’idée est séduisante, elle reste cependant diffi- cile à mettre en place selon Jean-philippe oudot : « L’impression 3D reste une technologie lente, on ne peut donc pas sortir des goodies au kilomètres. Chez Playtime Animations on s’en sert surtout pour une découverte en live de l’outil. Quelle technologie, quel champ des possi- bles ? » Là encore, c’est le coût qui va déterminer son rôle lors de l’évène- ment : « L’utiliser pour développer des prototypes c’est jouable, nous l’avons déjà fait, mais lors d’un séminaire avec très peu de participants sur plusieurs jours. Dès que l’on ac- cueille 50 personnes, le coût d’équipement devient très élevé. »Novembre 2016 51exemple créé un effet de différenciation, selon Jean-Luc Payno. Au delà de l’attrait des partici- pants, « lorsqu’une équipe de télévision couvre l’évè- nement, les animations holographiques sont ré- gulièrement diffusées ». Idem pour les animations technologiques ludiques prévues à cet effet. Le groupe Hopscotch a ainsi installé une cabine à selfie 360 sur le stand de mi- chelin au mondial de l’au- tomobile. Celle-ci propo- sait au participant d’entrer dans une cabine et d’y adopter une gestuelle tout en étant filmé sous tous les angles. Le résultat donne un petit film de dix secondes diffusé ensuite sur un écran circulaire qui a également vocation à être publié ou relayé sur les médias sociaux. Com- prendre donc que le sé- minaire, interne ou public, doit vivre au-delà de l’événement physique, se diffuser à ceux qui ne sont pas présents et rester dans les mémoires. « Les nou- velles technologies per- mettent d’apporter du lu- dique et du fun dans les évènements », assure Jean- Philippe oudot. Pourtant il est encore tôt pour par- ler de dématérialisation du séminaire. Si la quasi- totalité des briefs reçus chez Hopscotch deman- dent d’apporter une touche digitale au séminaire, cer- taines demandes concer- nent surtout des change- ments de supports pour des activités déjà exis- tantes. Un rallye qui se faisait hier sur roadbook se fait aujourd’hui sur ta- blettes. « C’est surtoutNicolas Pagniez]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35CLUb eNTrePreNDre Business guides - Configuration des séminairesDans chaque numéro, EcoRéseau Business s'intéresse de prêt à une (ou des) problématique(s) que peut se poser un cadre dirigeantApparences trompeuses ?Par Geoffroy Framery(logistique, marketing, finance, communication...) en demandant l'avis des prestataires et conseilsAgencement du mobilier et décoration sont souvent considérés comme la cerise sur le gâteau du séminaire. Pourtant, les négliger pourrait désavouer l'objectif recherché, comme expliqué àSéminaire expo les 15, 16 et 17 novembre, Porte de versailles à Paris.Mots-clésacteur. « Avec un client, nous raisonnons davantage par rapport aux objectifs plutôt qu’au budget. Nous raisonnons moins économique qu’en- vironnement et ambiance. Un événement, c’est du sensitif, de l’olfactif, de l’ouïe... Il faut d’abord penser expérience client. Car les choses parfois onéreuses, qui vont occulter l’expérience participant, n’auront pas le résultat escompté. Nous revenons au « human to human » et à un rapport plus individuel qui va solliciter les cinq sens. Tous les prestataires – qu’il s’agisse du traiteur ou des prestataires d’animation – doivent1 Adopter le bon raisonnement2 Privilégier espaces et mobiliers modulablesS3 Ne pas dénaturer un lieu patrimonial ou atypique être associés à cette recherche », résume Frédéric Aubert, directeur4 « Astuces peu chères »5 Où mettre les « warnings » ?associé de l’agence de communication événementielle Neovent. Côté décoration, il ne s’agit donc pas de seulement faire « joli » mais d’intégrer des éléments qui vont permettre soit de s’immerger dans une ambiance particulière, soit d’autoriser de nouvelles interactions. Lieu d’expression du savoir-être professionnel, le lieu du séminaire doit être donc théâtralisé et scénographié de façon idoine. Pour intégrer cesubtilité sémantique, les collaborateurs ne sont ni convoqués ni astreints codes, le séminaire en 2016 ne doit pas s’imposer par surprise, mais au à un séminaire. Ils y sont invités. et comme tout événement sur contraire concrétiser une volonté commune de se réunir. Un facteur clé qui invitation, la décoration sur le lieu de réception, de travail, d’incentive permet de favoriser l’ouverture et les échanges encouragés par le choix duou de team building n’est pas anodine. outre l’écrin comme élément essentiel lieu et l’interactivité permise. Une fois l’endroit choisi, reste donc sa mise ende ce temps fort professionnel, la décoration de ce dernier sera déterminante dans la qualité de l’échange professionnel souhaité. De plus en plus, les séminaires incarnent des moments participatifs où le collaborateur est unscène, qui, si elle est exécutée minutieusement, peut aboutir à des événements dynamiques et motivants dont la portée va bien au-delà de la dernière coupeFiction : Lorsque Thierry se noie dans un verre d'eauversée..Dans 30 min, la salle de la plé- nière se transforme en dance  oor...Comment faire?© Pavel L Photo and Video / Shutterstock.comencore passé chez l’esthéticienne pour se raser le poil dans le main, surfe sur le Net et tape fébrilement : « séminaire + international + clé en main », et tombe sur des packs montagne et ski (hors saison), un pack découverte chocolat et un site d’événementiel dans le val de Loire... Trop loin de son siège dans les Hauts-de-France : certains clients viendront de Londres en Shuttle et de belgique via le Thalys... Stressé par l’échéance qui approche, Thierry ne perd pas de sa pugnacité et va « sourcer » du conseil à côté de la machine à café. S’engage dès lors une discussion avec Sophie, stagiaire en alternance, qui assure pleinement son poste et celui de Thierry. Primo, le cadre senior ne sait pas où réaliser l’événement. bien sûr, il pense au Louvre Lens à 30 minutes de Lille ou bien au Casino barrière mais Sophie lui rappelle avec tact que le choix se réalise d’abord en fonction du message à faire passer 1 . Thierry choisit alors un luxueux hôtel-restaurant 3 dans l’hypercentre de la capitale des Flandres. reste une somme peu conséquente en matière de décoration. epiphanie pour Sophie : d’une part, elle prend la décision d’investir dans du matériel réutilisable et modulable 2 pour les autres événements de la société, ce qui permet de lisser la dépense et d’autre part elle recourt à quelques astuces décoration à moindre coûts 4 . mais les velléités ostentatoires de Thierry se réveillent en même temps que son manque de reconnaissance pour le travail fourni par Sophie. Il décide alors de passer par une agence événementielle et vend à sa direction une création sur mesure pour l’événement. Son argumentaire tient la route et le cadre débloque ainsi de nouveaux fonds. Sophie, fairplay malgré l’ingratitude de son N+1, décide malgré tout de l’avertir sur les normes de sécurité en vigueur 5 à ne surtout pas omettre le jour J. Tout est fin prêt pour la grand- messe. Thierry is the best. enfin presque...Thierry coule des jours heureux au sein de la division marketing-communi- cation- événementiel de son entreprise éditrice de logiciels. entreprise familiale jusque-là tranquille, la Pme décide d’exporter ses solutions dans plusieurs pays d’europe. La croissance s’écrit à deux chiffres grâce à ce nouveau positionnement stratégique, si bien qu’arrive le moment de commu- niquer les résultats de cette aventure internationale. Thierry, n’étant pas52 Novembre 2016Cahier pratique n°2 - SéminairesŒ]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[Pourquoi tenir un séminaire ? Pour réaliser le futur de votre entreprise. Pour passer de NOW - ce qui se passe aujourd’hui dans votre société - à NEXT : ce que vos équipes vont réaliser demain. Non seulement inventer l’avenir, mais le rendre réel, bâtir le changement devos propres mains.Aux Fontaines, Capgemini a créé le Campus qui vous en donne les moyens : un château du XIXe, un Forum de l’âge du Net avec une infrastructure et des espaces de travail pouvant recevoir de 10 à 500 personnes, éco-label européen, sièges Hermès et Expérience Collaborative Capgemini inclus,300 chambres dans la forêt, un centre de sport, et un beau futur à y construire pour votre société. N’oubliez pas votre maillot de bain, ni votre imagination.www.les-fontaines.com]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35CLUb eNTr1ePreNDre Business guides - Configuration des séminairesADOPTER LE BON RAISONNEMENTbien évidemment, l’objectif du séminaire détermine le lieu et soulève de nombreuses questions en amont : quel message veut-on transmettre ? Quel état d’esprit ? Quelles conséquences en matière de communication interne et externe ? Sommes-nous une entreprise qui met en avant son histoire, sa marque, son côté branché ou son ADN technologique ?« Dans les faits, toutes ces questions vont transpirer dans les lieux et leurs aménagements. Il existe des lieux qui ont des positionnements très clairs et qui mettent en avant un univers hyper connecté. Pour les lieux patrimoniaux, l’idée est souvent de fournir par l’agencement d’un mobilier design un côté intemporel en conciliant l’ancien avec le nouveau. Les entreprises peuvent aussi véhiculer un message éthique ou tourné vers la RSE avec des messages forts sur la manière de recruter le personnel ou sur la provenance des produits qui seront servis », détaille Frédéric Aubert, directeur associé de l’agence Neovent, spécialisée dans la communication événementielle. Les entreprises souhaitent donc un lieu quimêle un esprit chaleureux à un côté design. Ce côt3é design, il est possible de le mettre en valeur via l’investissement dans un mobilier d’entreprise 2 pourlesséminaires.Cetteastucenesedestinepasseulementauxgrandesentreprisesdotéesd’unpatrimoineimmobilier,nimêmedesentreprisesqui réalisent une partie de l’événementiel au sein de leurs locaux. Le matériel, puisque modulable, peut être utilisé à l’infini.PRIVILÉGIER DES ESPACES ET UN MOBILIER MODULABLESNE PAS DÉNATURER UN LIEU PATRIMONIAL OU ATYPIQUE« Nous conseillons souvent aux clients dé- sireux d’investir dans du mobilier de le faire dans du matériel amovible, mobile et polyvalent pour transformer le lieu et se le réapproprier à l’occasion. La salle de confé- rence et de séminaire peut aussi servir de salle de réunion, ou de salle de rendez- vous pour les clients importants ou encore en lieu de team building », explique romain Fusaro, fondateur de Kollori, spécialisé dans la vente en ligne de mobilier professionnel. Autrement dit, investir dans du matériel à la fois amovible, mobile et polyvalent est tout à fait légitime pour transformer un lieu et se le ré-approprier au gré de l’événe- ment.« Nous scénographions l’espace à la demande des clients. Il s’agit généralement de grands comptes, de sociétés dans le luxe ou la finance. Les entreprises nous sollicitent afin de réaliser une réunion pour des annonces stratégiques, des modules de formation, des lancements de produit ou des événements pour remerciement », introduit Thibault de Kermel, assistant de direction à l’Hermitage Gantois, établissement 5 étoiles de Lille dont les murs et certains éléments de décorations datent du xvème siècle. « Nous sommes malgré tout dans un bâtiment classé monument historique. L’habillage sera question de lumière, de moquette, etc. Nous possédons de nombreux artifices pour habiller nos salles », explique Thibault de Kermel. outre ce maquillage de luxe, l’Hermitage Gantois propose plusieurs salles – dont celle des hospices – qui vont de 20 à 200m2. Une salle qui peut donc se métamorphoser en une salle de cocktail pouvant recevoir 250 personnes ou 180 convives assis. « En matière de décoration, la limite, c’est celle de ne pas toucher à l’intégrité des murs et des lieux, de veiller à ne pas déplacer des tableaux ou du mobilier. L’Hermitage, de par son patrimoine, possède presque un côté muséal. On peut cacher ou rhabiller mais on ne peut pas déplacer. Mais les entreprises ne souhaitent pas dénaturer les lieux. Elles ont un besoin d’harmonie et achètent le cachet de l’Hermitage », explique Thibaut de Kermel. Autrement dit, si vous visez des lieux atypiques, tels que lesLa décoration et le mobilier prennent aussi toute leur importance dans la mesure où les séminaires sont de plus en plus interactifs. Fini les séminaires « à la papa » dans lesquels il s’agissait de visser son séant sur une chaise pendant une plénière interminable avant d’espérer siffler quelques coupettes pour se donner le courage de sympathiser avec son N+2, que l’on ne croise que timi- dement dans les couloirs pour la pause- café.4musées, les bâtiments classés, veillez à ne pas trop cultiver de folles ambitions en termes de décoration ou d’agencement de mobilier souvent plus contraints par le standing du lieu.« ASTUCES PEU CHÈRES »Aujourd’hui, « les événements professionnels sont avant tout un moyen de s’enquérir des idées et de l’état d’esprit des collaborateurs. La décoration doit être ainsi pensée comme un support qui aide au partage d’idées », explique romain Fusaro. Tableaux blancs ou en ardoise n’ont pas qu’un côté ludique. Ils permettent également de libérer la pa- role.Il existe autant de solutions que de lieux en matière d’ambiance et d’atmosphère. « Une décoration peut être très chère, notamment lorsqu’elle induit le recours à une agence qui crée un concept sur mesure. Ou il est possible de travailler plus intelligemment et pour moins cher. La tendance que j’observe ? Travailler avec le traiteur, avec la lumière et le mapping, travailler avec des animations en 3D, avec de la réalité augmentée, etc. La décoration doit être vue comme mobile : costumes, accessoires, sur l’animateur, sur des comédiens qui peuvent déambuler : la déco doit être au service d’une dynamique créée ad hoc pour un client », illustre Frédéric Aubert. L’habillage via du vidéo mapping ou un jeu de lumières peut ainsi être une astuce à moindre frais. La projection ou non des lumières, leur orientation et leur intensité peuvent à elle seules ac- compagner un temps fort ou les temps plus informels. « Chaque élément doit être considéré comme évolutif », poursuit Frédéric Aubert.enfin pour les plus petits budgets, ne vous dites pas que la décoration est un cache-misère. 5 Profitez plutôt de l’opportunité pour rendre votre espace plus moderne et design. « Parfois, la dé- coration des bureaux ou du mobilier professionnel avec des stickers et des affiches permettra deCôté espace, l’air du temps est également à la modularité. « Pour rendre les espaces aménageables, on nous demande souvent des cloisons de dimension 110x180 cm pour cloisonner l’espace. De même, les tables à tréteaux qui se rangent facilement, les tables roulantes, les chaises pliables, les tables à hauteur variable... L’ensemble de ce mobilier est très demandé car il permet de rapidement transformer l’espace. Par exemple pour passer d’un temps formel avec une station assise et une table en mode bureau classique à un mode plus informel, debout avec un plan de table à hauteur du buste », poursuit romain Fusaro.changer l’ambiance d’une salle », ajoute romain Fusaro.OÙ METTRE LES « WARNINGS » ?« Les entreprises sont de mieux en mieux informées et nous sollicitent avec une demande bien établie et étayée qui fait écho avec leurs expériences passées. Mais toutefois, nous remarquons qu’elles ne sont pas toujours vigilantes sur la taille de l’espace et cherchent parfois à placer des collaborateurs dans un espace dont la jauge n’est pas adaptée », explique romain Fusaro. Autre précaution d’usage, veillez à ce que tous les éléments opérationnels liés à l’aménagement du lieu de séminaire soient pris en compte. Un conseil : veillez à ce qu’apparaissent dans vos demande de devis pour de la décoration l’étude et la création du concept décoratif, sa fabrication (matériaux et main d’œuvre), l’éclairage dédié, la logistique (transport/montage/dé- montage). enfin, n’oubliez pas, quelles que soient les fantaisies où l’atmosphère que vous mettez en place, de vous conformer aux réglementations en matière de sécurité : accès aux issues de secours qui ne doivent pas être entravées par des éléments de décoration, blocs lumineux et plans de secours visibles de tous, recours à des matériaux non inflammables, qu’il s’agisse de votre matériel ou de celui d’une agence.54 Novembre 2016Cahier pratique n°2 - Séminaires]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35CLUb eNTrePreNDre Business guides - Les cadeaux d'affaires lors d'un événement d'entreprisePetite attention pleine d’intentionsIl n’est point de sé- minaire, convention, congrès, salon, sans cadeaux d’affaires ou goodies. « Le but d’un objet publicitaire est de faire en sorte que votre logo soit le plus souvent vu par les récipiendaires et les personnes qui gra- vitent autour. C’est cela, la publicité par l’ob- jet », rappelle Frédéric Don, directeur opération- nel de l’agence Tapis rouge, basée à mouans- Sartoux près de Cannes. Si le temps des cadeaux distribués à tort et à tra- vers semble bel et bien révolu, le secteur des ca- deaux d’affaires et objets publicitaires connait pourtant une belle année 2016.sur le savoir-faire tri- colore. « Il existe un vrai attrait et les pro- duits que nous pro- posons ne sont pas forcément plus chers que ceux fabriqués à l’étranger. » L’agence Tapis rouge est d’ailleurs le premier revendeur de France à avoir imaginé un catalogue entier d’objets publi- citaires 100% fran- çais, tiré à 10000 exemplaires. « Le made in France, c’est selon nous la grande tendance. Nous avons mis plus d’un an pour créer ce ca- talogue. » Stylos de marques françaises, pots à crayons, porte- blocs papier, maro- quinerie, coutellerie, jouets en bois, confi- serie, gastronomie, vins, cravates, twilly, béret basque, les idées ne manquent pas. « Même avec un logo, un beau stylo design, s’il est valo- risant pour une marque, peut restersée, ainsi qu’aux ministères qui ne veulent que du made in France. »Autre objet qu’affectionne particulièrement Frédéric Don : le rubagraf. « Une scot- cheuse-agrafeuse design, to- talement personnalisable aux couleurs du client. Un produit très intéressant à offrir parce qu’il peut rester longtemps sur le bureau : 6 mois, 1 an, 2ans.»Du 15 au 17 novembre, Paris accueille le salon des cadeaux d’affaires et objets publicitaires. L’occasion d’évoquer les objets les plus appréciés par les participants lors d’une manifestation...omyagué, salon consacréaux marques, cadeaux d’affaires et à l’incentivede luxe, dans une étude dévoilée en septembre dernier, confirmait cette tendance : « 35% des sociétés ont réalisé plusde quatre opérations en 2016, contre un peu plusde 20% l’année précé- dente. » Le secteur, mal-gré des budgets d’investisse- ment qui ont sensiblement baissé ces dernières années, reste donc en pleine santé. en moyenne, les prix des ca- deaux d’affaires et objets pubs oscillent entre 30 centimes et 25 euros l’unité. « A la différence d’un objet publi- citaire, vous offrez un cadeau d’affaires pour remercier ou mettre en valeur quelqu’un », souligne marc Toussirot, res- ponsable pôle objets/cadeaux d’affaires du site Le Pouvoir des objets.Outre l’utilité, l’organisateur de l’évènement doit aussi prendre en considération le facteur de praticité du cadeau...Le seul point faible du made in France ? Il lui est impossi- ble de rivaliser avec l’Asie sur le secteur du textile et surtout des objets high-tech. « Au-delà des clés USB dont la capacité de stockage a énormément évolué (4-8 gigas aujourd’hui), les objets qui fonctionnent très bien sont les powerbanks et les en- ceintes Bluetooth pour smart- phone. Malheureusement, il est impossible de trouver le moindre fabricant français. » La force de ces deux objets, selon Frédéric Don, réside dans la valeur ajoutée « ex- ceptionnelle » qu’ils appor- tent. « Ils sont là pour dé- panner en permanence. Ima- ginez une entreprise qui ap- pose sont logo sur l’un de ces objets. Dans le message et les valeurs qu’ils véhiculent, c’est tout simplement excel- lent. »recevoir une enceinte Blue- tooth ou une batterie nomade pour son téléphone. »clés avec émetteur intégré qui, via une application smart- phone, permet de tout géolo- caliser. »plusieurs mois sur un bu- reau. »DES TOPS ET DES FLOPSPour surprendre le client, marc Toussirot a décidé de dégainer son arme fatale : le produit high-tech. « Pour un budget situé entre 5 et 25 eu- ros, vous avez une batterie nomade (avec mémoire inté- grée pour certaines) quiest l’objet que nous ven- dons le plus et de loin (70% des ventes). Ce qui fait le prix, c’est bien sûrla puissance et le nombrede pièces. » Si la batterie nomade, avec mémoire inté- grée de préférence, est selon le responsable du site Le Pou- voir des objets le must du moment, il cite aussi le porte- clés retrouve tout. « Un porte-Au palmarès des meilleurs cadeaux d’affaires de l’année 2016, la lampe enceinte figure également en très bonne place. en revanche, marc Toussirot ne se montre pas encore tout à fait convaincu par le « made in France », estimant que « même s’il est en plein essor,DES STYLOSQUATRE COULEURS VENDUS À L’ELYSÉE Frédéric Don mise beaucoup sur l’affect des clients et leur fierté de posséder un objet 100% français, « bien plus qualitatif », selon lui, qu’un stylo fabriqué sur le sol chi- nois.Comme marc Toussirot du site Le Pouvoir des Objets, Frédéric Don parcourt le monde entier pour dénicher de nouvelles idées. « Alle- magne, Europe de l’Est, Hong-Kong, Lyon, Paris. Nous nous rendons sur tous les salons possibles et ima- ginables. » Un travail delongue haleine mais quiporte ses fruits aup. de grands clients comme Chanel, Areva ou bNP Paribas. Des interlocu- teurs qu’il faut en per- manence séduire en al-bien évidemment, les prix varient selon le cadeau choisi et la quantité commandée. « Tout dépend de la cible. Vous allez plus facilement of- frir un stylo USB ou un confé- rencier muni d’un powerbank à des personnes qui évoluent dans le tertiaire qu’à un sa- larié du BTP, qui préféreraIndémodable cadeau d’affaires, le stylo est désormais connectérès56 Novembre 2016les produits d’importation de Chine ont encore un bel ave- nir ». Un avis que ne partage pas Frédéric Don, directeur opérationnel de l’agence Tapis rouge, qui mise beaucoupexemple : le fameux stylo quatre couleurs, qui n’a pas disparu des bureaux, bien au contraire. « C’est un produit qui plaît toujours. Nous en vendons, par exemple, à l’Ely-lant piocher les meilleures idées sur les salons, comme dans la prochaine édition du salon Affaires de Cadeaux.Cyril MichaudCahier pratique n°3 - Cadeaux d’affaires]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35STrATéGIe & INNovATIoN NUmérIQUe Le baromètre de l’innovationLe carnet des nominationsen partenariat avec} IFP ENERGIES NOUVELLES (IFPEN)Pierre Duclos, 53 ans, docteur en sciences de l'ingénieur, spécialité informatique de l'université de Rennesest promu directeur de la direction du Système d'information de l'IFPEN.}ASCOM FRANCENicolas Duez, 39 ans, MBA stratégie et marketing de la SDA Bocconi School of Management (2010), master informatique industrielle de l'ENIB (2000)est nommé directeur des services d'Ascom France.}LA BANQUE POSTALE (LBP)Philippe Cuvelier, ENSEEIHT Toulouse, ingénieur en sciences infor- matiques (1989), math sup/math spé (1986)est nommé directeur délégué des systèmes d'information de LBP.}SOCIÉTÉ GÉNÉRALE (SG)Carlos Goncalves, ingénieur spécialisé en intelligence artificielle de la nouvelle université de Lisbonne (1992)est promu directeur des infrastructures informatiques de Société générale.} SCT TELECOMGaulthier de Martino, master computer science de l'université Paris 7 - Paris Diderot (2000)a été nommé directeur réseaux de SCT Telecom.Brèves, nouvelles retentissantes et histoires de rupturesPierre Teilhard de Chardin, prêtre jésuite géologue et paléontologue.Le monde ne sera plus jamais comme avant...Une équipe internationale dirigée par des chercheurs du Laboratoire d'astrophysique de Marseille (CNRS/Université d'Aix-Marseille) a découvert d’après les dimensions et les propriétés de la surface de Proxima b (l’exoplanète la plus proche de la Terre) qu’elle pourrait être habitable. Les chercheurs pensent que la planète pourrait être une planèteocéanique, dont un océan recouvrirait la surface entière, avec une eau comparable à celle qui a été détectée sur les lunes de glace qui entourent Jupiter et Saturne, comme Europe et Encelade. Proxima b a été découverte en août 2016, en orbite autour de l'étoile Proxima Centauri, à 4,2 années-lumière de la Terre. La planète fait environ 1,3 foisla taille de la Terre et se situe à 7,5 millions de kilomètres de son soleil. Pour cette raison, certains chercheurs pen- saient que la planète serait trop chaude pour que de l'eau puisse s'y trouver sous forme liquide. Pour l'heure, aucun transit vers Proxima b n'a pu être observé.Les chercheurs de l’Université de Pennsylvanie (Etats-Unis) ont développé une solution liquide (à base de polyélectrolyte conte- nant des bactéries et des levures) qui permet de réparer les vêtements. Il suffit de tremper les deux pans d'un tissu déchiré dans la solution et de les maintenir collés sous l'eau chaude pendant environ 60 secondes. Le tissu va spontanément combler les brèches entre les deux morceaux et retrouver son intégrité.Le verbatim à retenir...Notre devoir, en tant qu'hommes et femmes, est de procéder comme si les limites de nos capacités n'existaient pas. Nous sommes des collaborateurs de la créationEn Finlande, des chercheurs de l’université d’Aalto ont imprimé des photographies capables de produire de l’électricité grâce à une encre spéciale. En utilisant une simple imprimante à jet d’encre, ils ont été capables de transformer des images en cellules photovoltaïques. Imprimées avec un pigment spécial qui absorbe la lumière et génère de la chaleur, ces photographies peuvent à présent produire de l’électricité en faible quantité. Les clichés sont imprimés sur des films en dioxyde de titane, matériel conducteur qui permet d’alimenter un objet en énergie. Plus l’encre est foncée et plus elle produit d’électricité capable d’alimen- ter certains objets à faible consommation.} NEXTIRAONEChristophe Boytchev, 49 ans, London Business School (2000), IN- SEAD (1997), INSA Lyon (1991)a été nommé directeur général de NextiraOne.}MICROSOFT FRANCEAlexandre Lemarchand, master informatique des organisations de l'université Paris-Dauphine (1997),est promu directeur stratégie et développement partenaires au sein de la division PME-PMI et Partenaires de Microsoft France.}ECONOCOM FRANCESébastien Musset, 37 ans, Centrale Paris (2002)est nommé directeur exécutif d'Econocom France.}HEWLETT-PACKARD ENTREPRISE FRANCE GROUPE HEWLETT-PACKARD)Gilles Thiebaut, executive education achieving oustanding perfor- mance (2007) et young manager program (2000) de l'INSEAD, mas- ter business engineering de Solvay Business School (1994)est promu managing director et Enterprise group leader de HPE France.}EUTELSAT COMMUNICATIONSBruno Cattan, 43 ans, Télécom ParisTech (1998), Polytechnique (1993)est nommé directeur du département Terminaux et Systèmes d'Eutelsat Communications.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Novembre 2016Strategy reviewpar58Pascal Junghansenseignant à l’Institut d’Administration des entreprises de Poitiers et à l'Université de Technologie de Troyes, membre du conseil scientifique du CSFrS, chercheur associé au CereGe.Paris, mégapole ou mégalopole ?Faites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frLe capital s’est mobilisé : ce sont les heureuses statis- tiques montrant que la ville-lumière est devenue la ville- start-up, dépassant même Londres sur son terrain. Peut-être, demain, La Défense récupèrera-t-elle les lam- beaux de la puissance financière de la City. Les hommes arrivent. Les migrants vont être hébergés dans des vil- lages rapidement construits et demain deviendront ser- veurs, artisans. Le pôle universitaire PSL veut se positionner parmi les meilleurs du classement de Shan- ghai et se lance dans le recrutement des brillants étu- diants des pays en voie de développement. La ville vit mieux. Les voies sur berges sont fermées, la Philarmoniemais deviendra-t-elle une mégalopole, ce qui fera le monde de demain ? Ces gigantesques conurbations ur- baines qui regroupent plusieurs centres urbains, reliés par des voies de communication denses et multiformes, et qui parfois transcendent les frontières, sont les mo- teurs ultra-dynamiques de l’économie de demain. Ces ensembles qui vont de boston à Washington, de Tokyo à osaka et, en europe, de milan à Londres pour être nommé la banane bleue. bien loin de Paris. où notre ville se situera-t-elle pour envisager son devenir au-delà du xxIème siècle ?Nomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !Paris semble retrouver un bel optimisme ces derniers mois. Mais sous quels aspects se dessine son avenir ?reçoit des chefs de taille mondiale. et, en supplément, la maire devient présidente du C40, le réseau des villes- monde. Jamais Paris n’avait atteint les rivages des villes qui font l’histoire, comme venise, Amsterdam, Londres ou New York.en ces temps de désespérance, il règne à Paris comme un air d'optimisme. Comme issu du mélange d’une éco- nomie qui avance à grand pas vers la modernité, et du bon sentiment consistant à accueillir les rejetés de toutes les catastrophes humanitaires pour un mieux vivre enfin assumé. Chacun le sait : trois éléments sont indispensa- bles dans l’économie de la modernité : le capital, les hommes et une qualité de vie.Aujourd’hui, c’est fait. Paris ville-monde a achevé d’as- sécher le désert français, comme il avait été écrit dans les années 60, lequel ne dispose pas de villes d’équilibre comme le sont Los Angeles pour New York ou munich et Hambourg pour berlin. Avec le Grand Paris, Paris ac- cèdera au stade de la mégapole, ces immenses villes de plus de 10 millions d’habitants.]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[n°35www.ecoreseau.frLe baromètre de l’innovation STrATéGIe & INNovATIoN NUmérIQUeL’Entreprise centenaireHermann Editeurs fête ses 140 ansépistémologie, en culture numérique et informatique, en histoire des sciences). Pour Arthur Cohen, la longévité d’Hermann est notamment due au fait que la maison est tout le temps à la pointe de la recherche et du savoir. « Nous avons toujours su nous adapter aux progrès du savoir humain. Par exemple, dans les années 60-70, Hermann a créé la collection Ouverture médicale, une des premières collections grand public qui résument les acquis scientifiques et les conseils des grands spécialistes sur les différentes maladies. Aujourd’hui, nous continuons à innover autrement », explique Arthur Cohen. Comme la plupart des éditeurs, Hermann s’est fait à l’idée que les demandes et les habitudes des lecteurs changent. Avec l’apparition du numérique, les livres électroniques sont devenus des évidences. « Malheureusement, ce n’est pas avec les e-books que nous réalisons des marges bénéficiaires. Ils nous aident à comprendre les attentes des lecteurs et de la génération à venir », explique Arthur Cohen. « Nos innovations sont davantage liées à nos méthodes de gestion, nos processus de fabrication des livres, nos outils de promotion (communication, marketing), de diffusion ou de distribution. Sur ces domaines-là, il faut se montrer inventif. Par exemple, il faut utiliser les réseaux sociaux avec intelligence. La promotion d’un livre sur Facebook aura très peu d’impact sur les ventes, mais ce réseau social peut s’avérer utile pour séduire de nouveaux auteurs », explique Arthur Cohen.Le mentorat entrepreneurialLes innovations en bref...4 Waga Box transforme les déchets en énergie renouvelableWaga Energy, une start-up de Meylan (Isère) va créer la première usine qui transformera le méthane rejeté par les déchets domestiques en biogaz : la Waga Box. Jusqu'ici ce procédé n'était utilisé que pour les ordures de l'agriculture et de l'agro-industrie. Les quatre ingénieurs de WagaEnergy ont travaillépendant dix ans surleur technologie.L’entreprise proposed'installer elle-même ses wagaboxsur le terrain des décharges et de racheter les gaz polluants émis par les déchets. Dans ces unités de production à taille réduite (25 mètres de long sur 10 mètres de large) le gaz est comprimé, purifié de ses mauvais éléments et enfin distillé.Waga Energy revendra ensuite ce biogaz aux fournisseurs d'énergie. Le consommateur local pourra acheter cette énergie pour la cuisson ou le chauffage. La société s’ambitionne d’installer une quarantaine de Waga Box en France. Elle va commencer par installer la première en septembre sur un site de stockage de déchets à Chablis dans l'Yonne. Deux autres commandes ont été faites pour le printemps et l'été 2016, dans le nord de la France et le sud-ouest.4 Des implants pour contrôler le bon fonctionnement de notre corps Des scientifiques de l’UC Berkeley ont conçu un minuscule capteur sensoriel, aussi grand qu’un grain de sable, et l’ont implanté dans les muscles et les nerfs périphériques de rats. Grâce à cet ajout, on peut surveiller les signes vitaux en temps réel. Il ouvre également la voie à des implants similaires qui aideraient les gens à contrôler certains appareils comme les prothèses. L’appareil mesure trois millimètres et contient un cristal piézo-électrique qui convertit les vibrations ultrasonores en électricité. La procédure ressemble à une échographie, les capteurs reçoivent des impulsions d’ultrasons à petit intervalle régulier, environ toutes les 100 microsecondes, et les chercheurs accèdent ainsi aux résultats immédiatement. D’après Michel Maharbiz, un des principaux auteurs de l’étude, « il suffit de placer un implant autour d’un organe, ou d’un muscle, et on peut lire les données. » Les paraplégiques bénéficieraient également de cette invention, ils pourraient contrôler un bras robotisé lorsque cette électrode serait placée dans leur cerveau. Cependant, les chercheurs doivent d’abord réduire la taille de l’implant jusqu’à 50 microns. Néanmoins, des efforts sont aussi nécessaires pour augmenter sa durée de vie après l’implantation.en 1876, Arthur Hermann, normalien, agrégé et professeur de mathématiques, a fondé la maison d’édition qui porte son nom. Il l’a installée en face de l’université de la Sorbonne à Paris, où il vendait des livres scientifiques et éditait les œuvres de ses amis mathématiciens ou physiciens (Cartan, Curie, Poincaré, Duhem). Depuis, la maison d’édition s’esttoujours efforcée de promouvoir le savoir. Des centaines d’œuvres des grandes figures de la science, dont bourbaki, einstein, Carnap, brunschvicg, Neurath, monod, Sartre, Wiener ou Cavaillès ont été publiés avant 1950. Durant la cinquantaine d’années suivantes, des revues scientifiques de renommée internationale (L’Enseignement des sciences) ont été créées tout comme de nombreuses collections. Le secteur scientifique a été développé : médecine, mathématiques, physique. La revue Art de France et le secteur beaux-Arts ont vu le jour. À la pointe de tous les savoirs, les éditions Hermann ont ainsi acquis une image de qualité, tant auprès des libraires que des lecteurs. Depuis 2006, c’est Arthur Cohen qui se trouve à la tête de la maison d’édition dont il a étendu la ligne éditoriale et a permis la publication des ouvrages de référence et de recherche dans toutes les disciplines du savoir. De nouvelles collections ont été créées (en musique et musicologie, en psychanalyse, en sciences sociales, en philosophie, en danse, enL’innovation autrementDepuis quelques années, l'accompagnement des chefs d'entreprise par des dirigeants, des entrepreneurs ou des managers expérimentés est en vogue. L’Institut du mentorat entrepreneurial (Ime) fondé en 2008 par Dominique restino, dirigeant de l’APCe et du moovjee, se distingue. en 2006, lors d’un voyage au Québec, il a découvert un ateliermentoré est un entrepreneur sélectionné par la commission de l’Ime selon plusieurs critères : il doit avoir un minimum de bilan de trois ans, un minimum de CA, un minimum de collaborateurs. De plus, il doit avoir un projet de développement. L’accompagnement dure 18 mois. « Le mentor etde la Fondation pour l'entrepreneurship. Il a eul'idée d'étendre ce concept de mentorat en Franceà destination des Pme-PmI à fort potentiel decroissance. A cette époque, les sociétés deDominique restino plafonnaient dans leurdéveloppement. « Arrivé à 35 millions de chiffred'affaires et une centaine de collaborateurs, je nesavais plus comment faire grandir mon entreprisepour en faire une ETI. J'aurais aimé pouvoirprofiter de l’expérience d’un entrepreneur quiavait connu la croissance. Un peu comme mon double, quelqu'un en qui j’aurais pu avoir confiance et qui m'aurait aidé à grandir », explique-t-il, fondateur depuis 2009 de l'Institut du mentorat entrepreneurial (Ime), à Paris. Le principe de ce mentorat ? Le mentor, sélectionné par l’Ime, est un entrepreneur qui a une bonne expérience de la croissance car il a su passer sans encombre les caps des 5, 10, 20 ou 100 millions d'euros de CA. LeLa rupture du moisAudrey Duran et son père Alain ont trouvé une solution pour aider les agriculteurs à utiliser moins de produits phytosanitaires pour la même efficacité. Pour ce faire, ils ont créé une unité de conditionnement de l’eau appelée eqo modul. modifier l’eau pour utiliser moins de pesticides, c’est donc l’innovation proposée par ces deux habitants de Lagraulas. Aujourd’hui, pour effectuer un traitement sur une culture, l’agriculteur doit préparer son produit phytosanitaire en le mélangeant avec de l’eau. Cependant, plus la qualité de l’eau s’éloigne de la qualité du produit phytosanitaire, plus il y aura de déperdition de matière active. « Nous proposons de nettoyer l’eau : changer son pH, sa température, sa conductivité pour que la bouillie (le mélange du produit phytosanitaire et de l’eau), même avec moins de produits phytosanitaires, soit efficace », explique Alain Duran, agriculteur et ancien vendeur de produitsle mentoré se choisissent », précise Dominique restino. « Pour éviter tout conflit d’intérêt, ils ne sont pas du même secteur. Le mentor est bénévole. Il ne donne pas de conseils, mais aide le mentoré à se poser les bonnes questions. On est davantage dans le savoir-être et le savoir-devenir que dans le savoir-faire », souligne Dominique restino. Depuis 2008, 250 entrepreneurs ont fait confiance aux 140 mentors de l’Ime. Ces sociétés ont connu une croissance annuelle moyenne de 25%. Un succès qui a conduit bercy, en 2011, via sadirection générale des entreprises, à soutenir l'essaimage du dispositif en régions en s'appuyant sur le réseau des CCI dans les grandes villes. en 2013, l'état et l'Ime France ont signé à bercy une Charte nationale du mentorat entrepreneurial. en 2009, Dominique restino a créé moovjee (mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs) qui propose le même concept de mentorat aux jeunes.Audrey et Alain Duran modifient l’eau pour utilisermoins de pesticidesphytosanitaires. Cette solution permet donc aux agriculteurs de sécuriser au maximum l’efficacité des traitements sans risquer une mauvaise récolte. Selon Alain Duran, entre 25 et 30% de produits phytosanitaires sont économisés grâce à eqo modul. D’ici à 2025, la filière de distribution des insecticides devra réduire ses ventes de produits de 50%. en proposant des solutions alternatives aux agriculteurs, le père et la fille prennent de l’avance sur le futur et répondent en parallèle au plan ecophyto 2, par lequel le gouvernement impose la baisse d’utilisation des pesticides. eqo modul est dédié aux céréaliers, viticulteurs, arboriculteurs, éleveurs, mais ses concepteurs souhaitent le rendre utile à d’autres professionnels. « Pour le moment, notre entreprise Eqo est implantée à Lannepax mais nous espérons nous développer sur toute la France », explique Alain Duran.4 Du 2 au 3 novembre : 4ème édition du BlendWebMix (Centre des congrès, 50 Quai Charles de Gaulle 69463, Lyon)Après le succès de sa dernière édition qui a réuni plus de 1800 visiteurs, BlendWebMix, revient pour sa 4ème édition afin de vous immerger dans la culture web, vous placer au cœur des dernières tendances (Internet des ob- jets, réalité virtuelle, sécurité...) et mettre le Web à portée de tous pour sus- citer des vocations. Parce que le Web a profondément modifié l’activité économique des entreprises et la société, BlendWebMix se place comme un événement de référence de l’écosystème web francophone.Les inscriptions sont ouvertes sur le site www.blendwebmix.com4 Du 22 au 23 novembre 2016 : Salon Supply Chain Event (Porte de Versailles, Pavillon 2.2, Paris)La transformation digitale reste très importante pour les en- trepreneurs. Quels seront sa force, son étendue, ses effets...? A quels bouleversements faut-il s’attendre ? Comment les an- ticiper ? S’y préparer ? C’est à ces questions que le Salon Sup- ply Chain Event souhaite répondre à travers une offre orientée « digital » et des exposants susceptibles de répondre aux nou- veaux défis qui seront à relever dans tous les domaines de la Supply Chain. Cette orientation « digitale » signifie une pré-sence plus forte des entreprises qui proposent : RFID ; Internet des objets ; Big data, Intelligence artificielle et systèmes ex- perts ; Plateformes collaboratives ; Solutions mobiles sur smartphone et tablette ; Systèmes de pilotage pour la méca- nisation et la robotisation ; Impression 3D ; Réalité augmentée. Vous pourrez également assister à de nombreuses conférences qui donneront la parole aux professionnels ayant déjà eu re- cours aux nouvelles technologies ou à des experts ayant réa- lisé des études sur ce sujet.Inscrivez-vous sur www.supplychain-event.comNovembre 2016 59Save the dates]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35STrATéGIe & INNovATIoN NUmérIQUe Décryptage - De l'utilité du chatbot en 2016L'occasion pour EcoRéseau Business d'expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation NumériqueF antasme... Dans le film « Her », Théo- dore Twombly, suite à une relation qui se termine en eau de boudin, tombe amoureux de Samantha, agent conversationnel qui développe ses propres en- vies et s’adapte à la per- sonnalité du protagoniste pour lui plaire davantage... ... Versus réalité : une fois arrivé sur la page Facebook de CNN, la rédaction clique sur l’onglet « contacter » et ouvre une nouvelle page de discussion pour parler avec l’Intelligence artifi- cielle (IA) de CNN. S’en- gage un triple choix : aide, articles en réseau et article le plus récent. Après avoir tapé en anglais les mots « économie », « France », « actualités », le « chatbot » nous propose un article sur le pourquoi du déclin de l’économie française. Sur notre faim, nous lui deman- dons de nouvelles actus par l’entrée de nouveaux mots- clés. Avec « Hollande », le chatbot nous renvoie vers un article sur les attentats de Nice. Dernière chance laissée à cet agent conver- sationnel un tantinet para- métré « french bashing », nous frappons fébrilement « French Tech » puis « french », « start-up » et « croissance ». et là... C’est le drame. Aucun résultat n’apparaît si ce n’est une réponse automatique, nous intimant le conseil de trou- ver de nouveaux mots-clés plus évocateurs. visible- ment, la future révolution n’a pas encore eu lieu sur Facebook bien que le chat- bot soit plein de promesses. Le moment pour notre ré- daction d’en faire son dé-révolution à tâtonsA quoi servent les « chatbots » aujourd'hui et jusqu’où iront-ils ?pression. Pour les non-ini- tiés, un « chatbot », pour « chating robot » – robot qui parle – est un agent conversationnel qui peut discuter grâce à différents scénarios implémentés au sein du « bot ». Ce dernier enrichit la discussion de deux façons. La première en gardant précieusement l’ensemble des données col- lectées à chaque discussion, ce qui permet de personna- liser cette dernière un maxi- mum au fil du temps. La seconde, par le recours au « machine Learning » – mL, ou apprentissage au- tomatique – qui consiste en l’utilisation conjointe de quantités massives d’infor- mations triées et analysées par le biais d’algorithmes d’apprentissage relativement simples. Petite incise pour illustrer, le programme d’in- telligence artificielle sur- nommé Watson, émanation d’Ibm et du centre de can- cérologie memorial Sloan Kettering de New York, a par exemple digéré deux millions de pages de jour- naux spécialisés, et la même dose de rapports cliniques. Selon ses créateurs, cet ap- pétit pour la data et ses ca- pacités d’analyse permettent de surpasser ses collègues humains.cryptage.Ce n'est pas une vraie discussion que nous engageons. Aujourd'hui, il est illusoire de croire que la machine comprend tout sur toutAU-DELÀ DU« BUZZWORD » ?« Les «chatbots» sont un des mots de l’année dans le monde de la communi- cation », introduit Jeanne bordeau, fondatrice de l’ins- titut de la qualité de l’ex-60 Novembre 2016artificielle est amenée à remplacer progressivement les applications », ajoute Jeanne bordeau. Du moinstionnelle afin de donner des informations pour des ser- vices et illustre la montée en puissance de l’IA, mêmenue l’experte. L’état de l’art aujourd’hui est somme toute limité. et force est d’ad- mettre dans les usages quevertigineux. « Aujourd’hui, cela peut se résumer à la mise à disposition des marques de certaines fonc-revenons à nos moutons. Le chatbot serait en quelque sorte à la croisée du machine learning, de SIrI ou Cortana et du scénario dont sont équipés certains call cen- ters : pour un problème de découvert, taper étoile, pour taper sur votre conseiller, frapper sur la touche dièse... « Cette forme d’intelligenceNon, ce n'est plus Thierry mais THX1138 qui fait le SAV...telles sont les ambitions non dissimulées de microsoft ou de Facebook. L’idée ? « Les applications créent une courtoisie conversa-si pour l’instant aucun chat- bot ne manie la nuance, ni ne possède la capacité réelle de manier l’humour ou l’iro- nie, d’être créatif... », conti-les«bots»nesontpasen- core rentrés dans les mœurs, malgré une forte médiati- sation, une implémentation peu complexe et un potentieltionnalités de messagerie instantanée. L’implémenta- tion est relativement simple. Un bon «marketeux» qui possède quelques notions de base pour configurer un chatbot peut le réaliser re- lativement facilement. Cela dit, le chatbot doit avant tout répondre à un besoin », explique Jérémy Coxet, di- recteur associé de l’agence vanksen. « Les chatbots n’ont pas vocation à rem- placer les humains, mais plutôt à améliorer un ser- vice », vulgarise Thomas]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[n°35www.ecoreseau.frDécryptage - De l'utilité du chatbot en 2016 STrATéGIe & INNovATIoN NUmérIQUeSabatier, fondateur et diri- geant de la start-up The Chatbot Factory. Ils font partie du grand chantier de l’homme augmenté : rendre l’homme plus intelligent et le décharger de tâches à faible valeur ajoutée. Au- jourd’hui la machine dés-telle : « Aujourd’hui l’in- telligence artificielle reste artificielle et progresse grâce à l’humain qui est derrière la technologie », explique Thomas Sabatier de The Chatbot Factory. et mar- jolaine Grondin, cofonda- trice et dirigeante de la start- up Jam, également spécia- lisée dans les chatbots, d’ajouter : « L’IA utilisée propose des boutons, des menus, des choix disponibles ou des questions très pré- cises. Il existe des «tricks» et des scénarios qui limitent les possibilités. Ce n’est pas une vraie discussion queticale – essentiellement pour le loisir afin d’obtenir un conseil pratique pour trou- ver un restaurant, choisir sa séance de cinéma... – et le chatbot pour l’entreprise utilisé en communication interne pour fluidifier les process », décrit marjolaine Grondin. A priori, tout l’en- vironnement du chatbot res- sortirait grandi de son utili- sation. D’une part, des pla- teformes comme Facebook garderaient les personnes captives. Plus besoin d’une application tierce ou d’ouvrir une nouvelle page dans le navigateur, l’utilisateur resteprofiter tout autant que les « millenials » de services proposés en ligne. Les chat- bots sont ce faisant voués à « éliminer » la compréhen- sion des interfaces numé- riques. « C’est une techno- logie excessivement simple à prendre en main. Pas de téléchargement nécessaire d’une nouvelle appli, ni be- soin de comprendre l’arbo- rescence d’un site pour com- prendre son parcours client », explique Thomas Sabatier.permet de qualifier un be- soin consommateur », ex- plique Jérémy Coxet. outre leurs opportunités en matière de Crm, les chat- bots présenteraient de nou- veaux apports non négli- geables pour les entreprises, malgré l’adolescence de la technologie. marjolaine Grondin, cofondatrice de Jam note que « certaines banques travaillent sur les chatbots pour améliorer des process en interne, no- tamment pour permettre à leurs équipes de mieux com- prendre la culture d’entre- prise. Ce qui importe dans la technologie, c’est la per- sonne qui est derrière et la manière dont les dévelop- peurs et les designers vont inciter ou susciter les com- portements. »lièrement sur les 20000 lan- cés sur Facebook d’après l’étude initiée par le groupe vanksen. vous l’aurez donc compris. Les chatbots ont pour l’instant un usage très limité malgré tous les fan- tasmes contemporains liés à l’IA.Autre atout de la technique, son aspect non intrusif à l’heure où l’internaute se sent parfois agressé par le contenu publicitaire durant son temps de navigation sur un site. « L’initiative de cette technologie revient à l’humain. Elle ne va ni nous interpeller ni nous solliciter. Mais elle permettra par ses réponses une compréhen- sion plus fine de la marque dans une logique de relation client ultra-personnalisée.Dans la même veine, de nombreux « bots » arrivent dans l’entreprise. Comme l’illustre par exemple Julie Desk, bot qui discute avec vos contacts pour caler un« Beaucoup de légendes circulent sur l’utilisation et les capacités des chat- bots, mais il faut les rame- ner à ce qu’ils savent faire aujourd’hui. Les chatbots ne sont pas auto-appre- nants, et ne vont pas rem- placer les humains. Les chatbots sont une manière de faire du push à partir d’une messagerie », ex- plique Thomas Sabatier. Des progrès sont donc at- tendus en matière de chat- bots. Les chantiers sont nombreux et multidiscipli- naires, concernant notam- ment la NLP (reconnais- sance vocale du langage) pour améliorer sa compré- hension et l’intelligence ar-Facebook avec les chatbots vous garde captif, quels que soient vos besoins sur Internetaliène l’homme pour lui per- mettre de libérer son intel- ligence. L’écosystème des chatbots se structure : les start-up se lancent dans la création de bots pour les entreprises, les acteurs de la messagerie leur ouvrent leur porte, les GAFA lancent leur version vocale et le machine learning se déve- loppe. » mais marjolaine Grondin et Thomas Sabatier, les deux startuppers inter- viewés se rejoignent sur la même idée : celle que l’IA développée pour l’instant dans les chatbots n’en est pas encore une en tant queCon guration du bot ou comment anticiper les blagues douteuses des clientsDans les usages, les chatbots proposent également du ser- viciel : livraison de fleurs, de repas, commande d’arti- cles en tout genre. Le chatbot de « Sequel Stories » propose une histoire dont vous êtes le héros, celui de Health Tap devise sur vos problèmes de santé et vous aiguille vers un médecin ; le robot de Poncho propose quant à lui tout un panel d’informations liées à la météo.Y A-T-IL UN HUMAIN DANS LE «BOT »? Dans sa configuration, l’es- sentiel de l’effort se situe donc dans la réflexion en amont du chatbot pour an- ticiper les différentes in- teractions. « Si le chatbot ne répond pas à un vrai besoin, l’expérience sera décevante. La majeure par- tie du budget alloué pour la conception se concentre sur le workshop nécessaire à la création de 80 à 90% des discussions. Une fois le bot lancé, c’est du test & learn : qu’est ce qui fait échouer ou abandonner la conversation ? C’est la question qui importe le plus », explique Jérémy Coxet. Une réflexion conve- nue mais qui prend tout son sens au regard des 10% de chatbots utilisés régu-nous engageons. Au- jourd’hui, il est illusoire de croire que la machine com- prend tout sur tout. Y com- pris dans le champ du ma- chine learning. Aujourd’hui c’est une promesse et une vision plus qu’une révolution dans les usages. »captif sur messenger. Pour lui, cela permet de tisser un lien plus personnalisé avec une marque car le chatbot prend en compte l’historique des discussions, ses préfé- rences, ses achats. « Le deuxième bénéfice pour l’uti- lisateur est de faire fi des contraintes humaines en termes d’horaires et de faire appel à un service comme bon lui semble », détaille Jérémy Coxet de l’agence vanksen.L’aspect novateur ne se situe pas dans l’intelligence arti- ficielle capable de proposer la dernière spécialité du chef ou la plus récente composi- tion florale de la boutique du chef, mais plutôt la dés- intermédiation numérique qu’elle autorise. L’interac- tion avec le chatbot nous met donc en relation direc- tement avec le web shop ou la plateforme de e-com- merce sans même « liker » la page de la marque. « La technologie chatbot via ses conseils préprogramméscielle », ajoute Jeanne. deau, fondatrice de l’institut de la qualité de l’expression. A quand le chatbot qui vous propose un pot de glace et le visionnage de Love Ac- tually, après avoir remarqué un trémolo dans votre voix lorsque vous lui évoquiez une relation passée ?NOUVEL OUTIL DE CRM, MAIS PAS SEULEMENTen 2016, deux grands cas d’usages existent en matière d’exploitation des chatbots : « Le cas consumer grand public pour une tâche ver-bientôt, les moins aguerris aux nouvelles technologies pourront via les chatbotsGeoffroy FrameryLe chatbot permet de «sca- ler» la personnalisation de la relation client », continue le dirigeant de The Chatbot Factory.rendez-vous avec envoi d’in- vitation, rappel, etc. De même, Widii dans la concier- gerie ou encore riminder pour le tri de Cv sont autant de nouveaux bots interactifs censés libérer l’homme de tâches répétitives grâce à un minimum d’interactions.tificielle. Des progrès né- cessaires, comme l’a illustré Tay, l’agent conversationnel de microsoft présent sur Twitter, qui, sans discerne- ment, a tenu des propos né- gationnistes ou racistes. Sa nouvelle sortie en mai der- nier n’aura tenu qu’une heure du fait de nouveaux dérapages verbaux. « Pour l’instant Tay se nourrit et se relie à notre patrimoine linguistique, ce qui aboutit à des dérives. Les agents conversationnels ne ma- nient ni le jugement, ni l’aléa. Mais en parallèle, des progrès sont réalisés en matière de psychologie cognitive pour classer les sentiments et capter le sen- sible et l’irrationnel par une intelligence artifi-Novembre 2016 61bor-]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35STrATéGIe & INNovATIoN NUmérIQUe Haute résolution - Innovations en matière de recharge de mobile Focus sur un sujet high tech dans l'air du tempsChasseurs d’énergier echarger son mobile avec de l’urine... Avant de remettre à sa place le collègue geek qui vous assène une telle énormité devant la ma- chine à café, prenez le temps de lire cet article. Avec son équipe le Dr Ioannis Ieropoulos de la West of england Uni- versity, associée pour l’occasion avec l’uni- versité de bristol et du bristol robotics Labo- ratory, a réussi à pro-Les diverses trouvailles ne sont pas qu’anecdotiques. La mini-production et le stockage d’énergie domestique vont monter en puissance.phone portable à partir de la dégradation des déchets organiques. De part et d’autre les inno- vations foisonnent pour qu’un jour les utilisa- teurs n’aient plus à ac- complir le geste quoti- dien, propre à tout le monde, de brancher le mobile. Petit topo.duiresuffisammentAPPLICATIONS IMMÉDIATES Certains visent une plus grande efficacité lors de la recharge. Une équipe de Stanford a conçu desDes smartphones pourraient se recharger avec le seul bruit ambiant, grâce à des nanomatériaux vibrant et créant de l’énergied’électricité à partir du déchet-produit ultime pour envoyer des SmS, surfer sur Internet et passer un bref coup de fil. et les chercheurs britanniques espèrent développer la technolo- gie des piles à combus- tible microbiennes pour permettre de charger complètement un télé-batteries dont le lithium a été remplacé par de l’aluminium. Les cher- cheurs ont ainsi pu re- charger un smartphone en une minute, et ce- lui-ci fonctionne sept fois plus longtemps qu’avec les batteries tra- ditionnelles. L’énergie solaire est également possible, grâce à un pan-Les Zeux modernes sont parmi nous...neau et une météo pro- pice. en 2009, Samsung avait déjà lancé le télé- phone blue earth, équipé de capteurs so- laires, qui nécessitaitune heure d’exposition pour dix minutes de conversation. D’autres cherchent à recharger le mobile sans le brancher grâce à l’induction ma-gnétique. La technolo- gie QI qui date de 2008, plébiscitée par HTC, Sony, etc., et exploitée par Ikea, fonctionne comme une plaque decuisson. L’un des com- posants du smartphone permet, en entrant en contact avec un socle adéquat branché sur une prise et diffusant un62 Novembre 2016]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[n°35www.ecoreseau.frHaute résolution - Innovations en matière de recharge de mobile STrATéGIe & INNovATIoN NUmérIQUechamp magnétique – un meuble ou un coussin par exemple –, de re- charger, mais durant un temps supérieur de 20% au branchement tradi- tionnel. Désagréments dus aux champs élec- tromagnétiques et dé- perdition sont les incon- vénients. Plus promet- teuse, la conduction. A Telecom ParisTech, lors d’un projet étudiant sur l’énergie du futur, Ti- mothée Le Quesne et Daniel Lollo ont créé une surface qui re- charge. « Nous avons conçu un prototype avec des enseignants-cher- cheurs de l’école, puis breveté un pad constitué de petits carrés conduc- teurs. Cette plaque re- liée au secteur permet selon sa taille d’alimen- ter smartphones et or- dinateurs en énergie », explique Timothée Le Quesne. Le smartphone est muni d’un sticker dont la présence permet à la plaque de détecterla présence d’une bat- terie et de la mettre en charge. Un troisième larron, matthieu Poi- datz, a rejoint les deuxThermo-element, une innovation – récompen- sée lors du forum Ne- texplo à Paris – prenant la forme d’un sparadrapbouger de petits géné- rateurs. bionic Power a conçu un bracelet à en- rouler autour de son ge- nou. Destiné aux mili-Les utilisateurs ont donc la même autonomie qu’il y a dix ans », déplore Timothée Le Quesne, qui a intégré ParisTech en-Un an plus tard, la start- up israélienne StoreDot Ldt. parvient au même résultat en développant des semi-conducteurs biologiques, composés de protéines qui permet- traient d’accélérer le pro- cessus de chargement. Dans le futur certains smartphones pourraient se recharger avec le seul bruit ambiant. Des na- nomatériaux qui figurent parmi les composants des smartphones vibrent et créent de l’énergie pouvant être stockée pour ensuite alimenterLes mouvements du corps peuvent faire bouger de petits générateurs, placés dans un bracelet enroulé autour du genouassociés pour créer energysquare, start-up sélectionnée par l’incu- bateur de NUmA. Ils ambitionnent d’adapter cette technologie à tous les appareils à batterie comme les drones, en- ceintes portables, appa- reils photo... mais aussi de l’intégrer à du mo- bilier. « Nous avons voulu rendre le système le moins intrusif possi- ble », relate Timothée Le Quesne. D’autres ont décidé de se servir de l’énergie à disposition. L’Institut supérieur co- réen des sciences et technologies (KAIST) a créé Wearableet intégrable aux vête- ments, et qui permet de transformer la chaleur du corps en énergie pour recharger l’appareil mo- bile. De même des bottes, des sacs de cou- chage ou des poches ar- rière de pantalon équi- pés d’un chargeur de té- léphone, sont en déve- loppement chez orange et vodafone. Lové pen- dant huit heures dans votre poche, votre télé- phone devrait vous per- mettre de converser pen- dant 24 minutes, selon l’opérateur britannique. Autre création d’éner- gie, les mouvements du corps qui peuvent fairetaires, il pourrait charger jusqu’à quatre télé- phones en une heure de marche.trepreneurs et commen- cera les premières livrai- sons en décembre 2016 dans le monde entier. beaucoup d’autres in- novations sont promet- teuses pour le futur. eesha Khare, une étu- diante américaine, a in- venté à 18 ans un dis- positif de stockage d’énergie qui peut être rechargé en 20 à 30 se- condes : un super condensateur capable de conserver une grande quantité d’énergie dans un espace très réduit, présenté en mai 2013 lors de la Foire Interna- tionale de la Science et du Génie de Phoenix.ET DEMAIN ?Les belles histoires comme energysquare, qui a déjà vendu sur Kickstarter 1500 unités à 60 euros et qui peut donc commencer une vraie industrialisation, ne sont pas si nom- breuses malgré l’inven- tivité ambiante. en effet, « la technologie de re- charge évolue, mais à la même vitesse que la puissance dont ont be- soin les nouveaux appa- reils pour fonctionner.e du téléphone.la batteri.La start-up américaine ubeam a mis au point une technologie proche du Wi-Fi, convertissant les ultrasons en électri- cité, afin de recharger le smartphone. rendez- vous dans peu de temps...Julien TarbyNovembre 2016 63]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35STrATéGIe & INNovATIoN NUmérIQUe Regard digital - Stéphanie Savel présidente de WiSEED, plateforme d’equity crowdfunding Entretien avec une figure clé de la transformation numériqueLe financement participatif en equity est-il une réalité au- jourd’hui en France ? La société a été créée en 2008 à Toulouse, et a été la première plateforme equity pour les start-up. Cela n’existait ni en France ni aux etats-Unis. Nous avons forcément beaucoup dû travailler en r&D pour proposer des offres répon- dant au double besoin – des particuliers en re- cherche de sens ainsi que de retour sur investissement –, et des entrepreneurs. Nous avons aussi dû tra- vailler pour être conformes à la réglementation. A l’époque, en sollicitant au- tant de monde via Internet, notre action était assimilée à un appel public à l’épargne. La réglementa- tion était très dure, nous ne pouvions pas dépasser les 100000 euros et les 149 personnes. Heureusement tout a changé en 2014 lorsqu’a été créé un statut particulier pour le crowd- funding de Conseil en in- vestissement participatif (CIP). Cette reconnaissance a eu deux effets : un cadre légal dédié avec un statut régulé par l’AmF, ce qui a évité d’entendre la sempi- ternelle question : « Mais tout ce que vous faites est- il bien légal ? ». Cela a aussi permis de se faire connaître et de trouver un vrai soutien chez les poli- tiques, les médias et inves- tisseurs. Nous devons ce changement à Fleur Pelle- rin, qui a organisé un groupe de travail sur le fi- nancement des start-up en 2013 lors des Assises de l’entrepreneuriat. A partir de 2010 une autre plate- forme d’equity s’est mon- tée, et en 2012 d’autres concurrents sont apparus. La France se caractérise par une certaine dispersion du marché, avec des plate- formes spécialisées sur le64 Novembre 2016vin, la pharma... Les gé- néralistes ne sont pas si nombreuses. Actuellement trois se distinguent pour l’equity : WiSeeD, Anaxago et SmartAngels.Comment se situe la France par rapport aux autres pays ? Aux etats-Unis le finan-L’Hexagone est le premier pays européen qui a adopté une réglementation spéci- fique en matière de crowd- funding, ce qui a encadré et encouragé le financement d’equity. De plus, lors des Assises de la finance par- ticipative, emmanuel ma- cron a augmenté les seuils à la demande de tous lestemps pour pénétrer des marchés, souvent verrouil- lés par de grands acteurs traditionnels.Observez-vous la perception des gens quant à l’equity crowfunding évoluer au fil des années ? J’ai rejoint l’aventure il yQuelles sont les spécifici- tés de votre plateforme ? Nous fédérons une commu- nauté de 73000 membres, et nous avons une appétence marquée pour les biotechs et les cleantechs. Les bio- technologies et énergies re- nouvelables sont des indus- tries très capitalistiques qui nécessitent beaucoup de fonds. Auparavant les gens pensaient que nous consti- tuions seulement de la love money ; ils revoient leur ju- gement. en ayant obtenu l’agrément de Prestataire de services en investissement (PSI), il nous est désormais possible de lever jusqu’à cinq millions d’euros. Des fonds ou des institutionnels comme bpifrance nous ac- compagnent. en outre les porteurs de projets dans ces industries viennent aussi à nous pour la visibilité, la médiatisation via le Web 2.0 et toutes les retombées des réseaux sociaux.Vous êtes aussi la vice- présidente de Financement Participa- tif France (FPF). Quels sont les enjeux de la profession au- jourd’hui ?Nous avons un boulevard devant nous, du fait des problèmes de financement initial des jeunes pousses et du montant important d’épargne des Français, quiments avec sens, de devenir épargne-acteur, de bénéfi- cier d’une traçabilité et transparence. « Mettez une partie de votre épargne dans les entreprises qui re- présentent les emplois de demain » est notre discours. Nos fondateurs ont privi- légié ces deux industries d’avenir, mais ce choix n’est pas utopique : celles- ci peuvent offrir une bonne rentabilité.« Les gens deviennent enfin épargne-acteurs »règlementations et mentalités accordent plus d’importance au crowdfunding, devenu outil nécessaire, voire essentiel des jeunes pousses en France, comme l’observe Stéphanie Savel chez WiSeeD.Une aide de la foule presque illimitée, pour aller désormais très haut et très vite...Etes-vous donc opti- miste quant à l’avenir ? Toujours plus de particu- liers vont opter pour le flé- chage de leur épargne, si nous nous basons sur le taux de croissance actuel et réalisons une extrapola- tion. Cependant je ne pense pas qu’un jour les gens s’échangeront des titres. Il ne faut pas oublier que ce genre d’investissement est risqué, il est aussi possible de tout perdre. Le risque d’illiquidité est fort, car il faut laisser le temps à la start-up de se développer, voire de réaliser un pivot pour adapter son business model. Nous proposons donc chez WiSeeD d’au- tres offres qui permettent de diversifier l’investisse- ment, avec d’autres risques et rendements. outre le fi- nancement de start-up, nous proposons des projets de financements immobiliers, de sociétés eSS et coopé- ratives, de projets de refo- restation... Les chiffres n’en sont pas moins en- courageants. Nous avons fait dernièrement une sortiecement de start-up et l’amorçage sont plus dé- veloppés grâce à une my- riade de business angels et de fonds, si bien queacteurs du secteur. mais le pays souffre encore d’un manque en matière d’amor- çage. même les fonds sont frileux. La politique pu-a deux ans et demi. A cette époque les porteurs de pro- jets et start-up déjà en ac- tivité pensaient de prime abord aux business angelsIl y a peu le crowdfunding rimait seulement avec dons pour les entrepreneurs, sur le modèle Ulule ouKisskissBankBank. Tel n’est plus le casaprès lal’equity crowdfunding est limité. L’outil reste plus tourné vers le don, à l’image de Kickstarter. La Grande-bretagne s’est lan- cée plus tard dans la course, mais grâce à un cadre rè- glementaire plus souple, a vu émerger des champions plus rapidement tels Crowdcube ou Seedrs.blique est très active en termes d’accompagnement, et draine dans son sillage nombre de structures qui épaulent les start-up, comme les incubateurs, pé- pinières et même grands groupes. mais le bât conti- nue de blesser au niveau du financement de jeunes pousses, qui ont besoin deet fonds, et rarement au crowdfunding. Ce domaine rimait avec dons, pour eux, sur le modèle Ulule ou Kisskissbankbank. Tout cela a changé. La preuve est d’ailleurs que nous fi- nançons souvent des projets avec des fonds d’investis- sements, gage d’une cer- taine crédibilité.pour l’heure restent can- tonnés à l’assurance-vie et au livret A. Leur aversion au risque s’inscrit dans le sillage de celle des acteurs institutionnels. Tout l’enjeu pour nous consiste à dé- montrer les avantages de notre outil, qui donne enfin les moyens au particulier d’aiguiller ses investisse-positive, 18 mois. levée de fonds. Les inves- tisseurs ont récupéré une mise de 43% supérieure pour la biotech Antabio. Il y a aussi eu de la casse, qui fait partie du jeu. Six start-up sont allées au tapis depuis le début. Nous en avons financé 90.Julien Tarby©DR]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[n°35www.ecoreseau.frBusiness Story - OVH, l’hébergeur cloud devenu Licorne STrATéGIe & INNovATIoN NUmérIQUe Retour sur l'histoire d'une entreprise française que les innovations portent vers les marchés internationauxU on vous Héberge (ovH) un peu plus Histoire d’une Pme roubaisienne familiale, qui joue désormais des coudes avec des géants mondiauxen matière d’hébergement cloud...n bric-à-brac sur serveurs. ovH a gagné qui vendent notre tech- les bureaux, des des points, notamment au- nologie », se réjouit Lau- parties de foot- près des clients allemands rent Allard.ball dans la cour et des très à cheval sur la pro-MONTÉE EN PUISSANCE« Nous ne sommes pas en train de vivre une rup- ture totale. Nous sommes plutôt dans la continuité, l’ADN reste le même, à savoir la passion de l’in- novation et le focus client. Simplement le contexte n’est pas artistique, mais industriel », explique Laurent Allard qui vient de la SSII canadienne CGI, important client d’ovH. La levée de fonds de 250 millions d’euros auprès de KKr & Co et Towerbrook, pour construire d’autres datacenters, est le sym- bole d’un changement de braquet. L’entreprise fa- miliale avait eu recours jusqu’ici à l’autofinance- ment et aux emprunts pour se développer. « Nous pouvions faire sans, mais nos clients voulaient que nous allions vite », soutient le Ceo, qui insiste sur le côté agile de la société, malgré sa taille et son ancienneté de 17 ans. « Nous tenons un Comex toutes les se- maines pour définir les orientations ; je connais peu d’entreprises de cette taille qui fonctionnent à la semaine », précise ce- lui qui caresse des ambi- tions : « Le monde du le- gacy a 80% de ses don- nées dans des datacenters propres ou des SSII. Ceéquipes s’attaquant rapi- dement et fréquemment à des projets de court terme... ovH a, depuis sa création en 1999, fonc- tionné dans une ambiance de start-up de la Silicon valley. Aujourd’hui, le fondateur octave Klaba, CTo et président du conseil d’administration, reste très accessible pour les équipes ; sa famille dont il est très proche est toujours omniprésente dans l’organigramme – sa mère est DrH, son père est président, son frère miroslaw travaille à la r&D, sa femme aux re- lations presse – mais la société a pris une autre dimension. Sa récente ou- verture de capital, sa construction de dix data- centers dans divers en- droits du monde en font un géant mondial en construction. ovH est le premier hébergeur Internet européen, troisième dans le monde. Ce fournisseur de services numériques – services Iaas, Paas... – contrôle l’ensemble de la chaîne de valeur, de la fa- brication des serveurs jusqu’à l’hébergement, en passant par la gestion des noms de domaines et le développement de son propre réseau de fibre op- tique, ce qui en fait un acteur de référence au ni- veau technique. octave Klaba est aussi une figure du monde digital : héber- geur des câbles diploma- tiques de WikiLeaks mal- gré la pression, il s’est affirmé comme un ennemi juré du Patriot Act et de la loi sur le renseigne- ment en France. en 2015 il a menacé de quitter la France si un amendement instaurait la mise en place de boîtes noires dans sestection de la vie privée. ouvrir des datacenters au Canada permet aussi de se rapprocher des etats- Unis tout en restant en dehors de la zone couverte par le Patriot Act. Pourtant la discrétion est de mise. « Nous ne voulons pas être au cœur de l’écosys- tème, nous voulons être avec », affirme Laurent Allard, Ceo de la société récemment arrivé pour la structurer, alors qu’elle signe désormais des contrats de plusieurs di- zaines de millions d’eu- ros.UNE HISTOIREPAS COMMELES AUTRESL’arrivée de Pologne à 15 ans d’octave Klaba, en 1990, sans parler un mot de français, n’a pas été facile et a dû resserrer les liens qu’il entretient avec sa famille. Adolescent il a conçu des logiciels sur son Amstrad. C’est logi- quement qu’il est ensuite allé à l’Icam, école d’in-Le village dans les nuages...de ses parents. Aidé de son père, il hisse ovH sur les plus hautes marches. Henryk Klaba – ingénieur diplômé de Po- lytechnique varsovie, qui a commencé en France au service maintenance de l’usine de tracteurs Po- clain dans la banlieue decompétitive pour les pe- tits clients. « Nous éla- borons des services sup- plémentaires à partir des demandes directes des clients, avec lesquels nous favorisons les contacts, lors de nos Sum- mits par exemple, rap- pelle Laurent Allard. Avecsource. Le but est que les clients restent chez nous non pas parce qu’ils y sont obligés, mais parce qu’ils y trouvent leur compte ». Fort de son succès, ovH s’est tourné vers de plus gros clients en parallèle. La société fournit de plus en plusDans le cloud il faut savoir générer des volumes énormes avec des offres standardisées pour dégager des réductionsde coûts. OVH sait le fairegénieur lilloise. Il y a passé des nuits à bricoler des pages web et des ban- nières publicitaires. «oles van Hermann» (ovH), son surnom sur les forums à l’époque, a emprunté de l’argent à des proches pour louer des serveurs afin d’héberger des sites internet. Après ses études il décroche un poste de programmeur chez Alca- tel, qu’il quitte au bout de quelques semaines pour monter ovH, contre l’avisLille –, a par exemple mis au point un système hy- draulique pompant l’eau glacée dans la nappe phréatique et la faisant circuler dans les locaux pour abaisser la tempéra- ture des cartes mères. Un moyen de se différencier de la concurrence qui uti- lisait des climatiseurs.notre plateforme labo Ru- nabove nous pouvons d’ailleurs solliciter 5000 testeurs. » A chaque in- novation, le même schéma est suivi : « Suite à une demande de clients, nous menons une phase de R&D, d’industrialisa- tion puis de déploiement. Nous cherchons à chaque fois un standard pour ré- pondre à un besoin, mais nous n’en sommes pas propriétaires, nous pu- blions le code en open-de SSII, pour remporter des contrats auprès de grands groupes. De moins en moins de SSII veulent investir dans le cloud. C’est un métier à part, où il faut savoir générer des volumes énormes avec des offres standar- disées pour dégager des réductions de coûts, ce que sait bien faire ovH. ensuite les SSII person- nalisent les prestations pour les clients. « Nous avons 4500 partenaires,etteur pourLEADER TECHNIQUELa société continue de se distinguer par son offrequi est prom.nous ». ovH va donc poursuivre dans le multi- produit (cloud privé, pu- blic...), avec un objectif affiché de 2500 salariés dans les prochaines an- nées, voire davantage, et d’un milliard d’euros de CA en 2020.Julien TarbyNovembre 2016 65]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35rH & FormATIoN Réseaux et influence - Cercles de business womenDécryptage d'un groupement ou cercle en particulier, de son dynamisme et de sa capacité à favoriser le networkingWork(ing girls) in progressDu soutien plus que du business, la mixité comme thème central, sans oublier de faire du lobbying.C ’est Pierre Gattaz, le président du me- DeF invité il y a quelques mois à un petit-dé- jeuner de Grandes écoles au féminin (GeF), qui le dit aux 150 femmes de l’assistance : « Prenez le pouvoir ! » Pas sûr que le successeur de Lau- rence Parisot ait profondément cru en sa propre punchline. Pas sûr non plus que ce soit la préoccupation principale du réseau créé par véronique Préaux, alumni de l’eSCP, il y a une quinzaine d’années, comme le souligne Clarisse reille, qui a pris le relais en tant que présidente. « La créa- tion de GEF fait suite à une étude qui montrait les préoc- cupations des femmes. Depuis, nous en réalisons une tous les deux ans. Nous organisons nos petits déjeuners avec l’in- tervention de grands patrons, des cafés de réflexion et notre start-up week-end annuel qui rythment la vie de l’associa- tion, mais il n’est pas question d’un combat d’arrière-garde contre les hommes. Il ne s’agit pas d’un affrontement des sexes, beaucoup d’hommes se retrouvent d’ailleurs sur les questions de mixité. Le GEF est un réseau d’enga- gement dans lequel nous œu- vrons pour toutes les femmes, pour promouvoir tous les ta- lents avec l’idée que la plu- ralité est essentielle », précise la directrice générale de DeFI, le comité professionnel de Développement économique de l’habillement, issue de l’eNA et Centrale, passée par plusieurs cabinets ministériels. Une préoccupation partagée, comme en témoigne aussi Corinne Couteau, membre du réseau Financi’elles, la fédération des réseaux de banques, assurances et mu- tuelles (Les elles de bPCe, Axa mixin, Potentielles Crédit Agricole, Alterégales Caisse des Dépôts, Pluriels d’eurazeo et six autres). « Je me suis engagée en 2013, plusieurs années après ma sortie d’école d’ingénieur, après m’être aperçue que les pro-Les réseaux féminins sont jeunes, mais savent ce qu’ils veulent.blèmes de mixité, que je pen- Wimadame, où il est claire- vais-je gagner ? Vais-je avoir vation est de sortir de l’iso-hommes au sein des conseils d’administration, qui fixe une proportion de chaque sexe au moins égale à 40% en 2017, avait d’ailleurs fait l’ob- jet de nombreuses consulta- tions avant sa promulgation en janvier 2011. Des réseaux qui s’organisent, quelques nouveaux qui émergent ici et là, et qui n’oublient pas, loin de l’enjeu de la fémini- sation des « Comex » des entreprises du FbS 120, de guetter les signaux faibles de dirigeantes en difficulté et la réversibilité importante dans les Pme. « Quand une femme progresse, l’entreprise pro- gresse. Mais quand elle quitte la société, le retour en arrière peut être brutal », souligne Corinne Couteau. Clarisse reille, dont le réseau repré- sente 45000 femmes, confirme : « Le plafond de verre existe toujours : une femme reste soi-disant moins capable de diriger, et moins leader qu’un homme. Elle doit aussi avoir 120% des compétences quand l’homme prend le poste avec 60% d’en- tre elles. Alors, il est important d’affirmer notre position et de faire passer les bons mes- sages, celui de la mixité, mais aussi davantage se focaliser sur les compétences que sur les diplômes... Sodexho, BNP, Renault ou Saint-Gobain ont mis en place des choses très concrètes après leur passage à nos petits déjeuners. Nous voulons aussi montrer que les grandes écoles ont encore de l’influence. » Lever les freins, donner de la visibilité, et s’appuyer sur un change- ment de génération qui permetsais être derrière moi, étaient ment moins question de une voiture de fonction ? lement. Quand elles franchis- encore une réalité, explique tickets d’entrée ou de cercle Quel va être mon titre ?» sent le pas, c’est d’abordde trouver des Quant aux femmes, elles vien- pour partager des probléma- nager chez HSbC membre solutions et de partager des nent et me disent : «Je ne tiques avec d’autres femmescette senior marketing ma- privés, queLes femmes, qui assument encore largement les charges familiales, ne sont pas préparées à utiliser la force d’un réseau.Leur première motivation est encore de sortir de l’isolementdu réseau 50/50 de la banque britannique. J’ai constaté aussi que les écarts entre les hommes et les femmes issus d’une même promotion ne faisaient que s’accentuer, queproblématiques, tout en pen- sant à... oser. « On ne rentre pas dans ces réseaux pour signer des commandes mais pour chercher des solutions, de là naît la confiance »,sais pas si je peux. Vous êtes sûre que je suis capable ? Il faut que je demande à mon mari...» ». Anne-Sophie Pan- seri dirige maviflex, une Pme du rhône de 120 salariéschefs d’entreprise. Une sin- gularité ? Disons que cela autorise peut-être plus de lâ- cher prise, de transparence, permet d’aller plus loin dans la résolution des problèmes. Les femmes sont d’abord en quête de solutions, et d’effi- cacité. Même si notre message insiste sur le fait que le temps investi dans un réseau n’est pas du temps perdu, qu’il permet d’aller souvent plus vite dans nos prises de déci- sion, que l’on monte en ca- pacité dans l’échange, les femmes restent très concer- nées par l’arbitrage du temps et le rapport temps employé- résultat importe plus que chez les hommes. »Des rassemblements qui pèsent de plus en plus dans la société...glisse une membre du Cercle Interelles (14 entreprises in- dustrielles et technologiques), elle-même ancienne dirigeante de Pme. Clara Gaymard, PDG de General electric jusqu’en début d’année ré- sume la pensée générale, et rappelle le poids de l’em- prunte sociétale, par cette for- mule : « Les hommes me di- sent toujours : «Je suis le meilleur, je suis prêt. CombienBIENVEILLANCE ET LOBBYINGSoutien, conseil, échange et lobbying, aussi, même si Co- rinne Couteau n’en parle pas en ces termes : « On entend dire qu’il n’y a pas de candi- dates aux postes clés. Or, nous avons encore fait la dé- monstration en mars dernier que c’était surtout une idée reçue : 100 administratrices de la finance ont été réunies lors d’une soirée à Bercy. Nous sommes aussi là pour apporter cette grille de lecture pour des femmes que l’on ne voit pas, chez qui, parfois, les hommes ne décèlent pas les qualités alors même que par mimétisme, ils les voient plus facilement chez les hommes. Cela suppose aussi un travail à faire auprès des jeunes femmes au sein des écoles, des universités... Elle doivent prendre leur place. » La loi Copé-Zimmerman re- lative à la représentation équi- librée des femmes et desnombre d’entre elles, pourtant brillantes, étaient même pas- sées à autre chose... »spécialisée dans les portes automatiques. elle est égale- ment présidente de Femmes Chefs d’entreprise de France, 2000 adhérentes toutes coop- tées à l’issue de deux ren- contres avec les élues des dé- légations régionales. « Les femmes, qui assument encore largement les charges fami- liales, ne sont clairement pas préparées à utiliser le réseau. Pour elles, la première moti-de faire bo.dans un monde du travail où le modèle du présentéisme est dépassé. « Nous sommes effectivement à un carrefour, celui de la rupture dans l’or- ganisation de l’entreprise », analyse Anne-Sophie Panseri. même les hommes en sont convaincus.uger les lignes,66Novembre 2016ARBITRAGE DU TEMPSDes réseaux issus du business, de Femmes du Numérique à Accent sur elles (Accenture), en passant par la Fédération des Femmes 3000, SNCF au féminin, Femmes de com’, Club Femmes Forum, CeW,Olivier Remy]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[Julien, 43 ans. Directeur général, diplômé 2015, Management GénéralEt si vous aussi,vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ?Consolidez vos expériences, actualisez votre vision stratégique et pilotez la conduite du changement avec Management Général.12 mois à Paris, 2 immersions à l’étranger, format week-end. Pour les cadres dirigeants.HTTP://EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.EDU/FR/© Getty Images – 570220216]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35rH & FormATIoN ObservatoireBrèves, études, actus et classements du mois concernant les Grandes Ecoles,les Universités et le recrutement, picorés en toute subjectivitéu Selon une étude publiée en octobre par l'APEC, l'Île-de-France ne fait pas partie des régions les plus attractives de France, Pays de la Loire, Nouvelle Aquitaine, Occitanie et PACA formant le peloton de tête. L'Île-de-France se caractériserait même par un solde migratoire négatif : deux cadres sur dix quitteraient la région tandis qu'un seul emménagerait dans le même temps. Cela dit, les acteurs de l'enseignement supérieur n'ont cure de ces chiffres et poursuivent leur implantation à Paris, comme le prestigieux Cordon Bleu ou Audencia Business School. Sciences Po va même jusqu'à marcher sur les plates-bandes des écoles de commerce en lançant la sienne. Ailleurs, malgré un modèle économique souvent critiqué, écoles de commerce et d'ingénieurs continuent d'innover pédagogiquement comme en attestent le MSc in Management & Entrepreneurship in the Creative Economy d’Audencia BS, le MSc Data for Business de l'X et de HEC ou encore l'innovation pour la diversité mise en place par GEM. Bonne lecture.+ NOUVEAUX PROGRAMMES & INNOVATION PÉDA- GOGIQUEHEC Paris et l’École Polytechnique lancent un MSc « Big Data for Business »Nouveau programme de deux ans, le master of Science « big Data for business » associe au plus haut niveau sciences de l’ingénieur et management, et propose un en- seignement en sciences des données couplé à un développement des qualités managériales afin de former des data managers en mesure de prendre des décisions stratégiques basées sur des ressources de données. Alors que l’avènement du big Data annonce des transformations majeures de l’économie numérique, ce master, enseigné à la fois à l’école Polytechnique et à HeC Paris, dispensera une formation en data sciences, combinant modélisation mathématique, statistiques, IT et visualisation, leur permettant de transformer des masses de données en connaissances. Les étudiants dis- poseront des outils de compréhension des dernières structures de distribution desdonnées et de calculs à large spectre afin de faciliter leur prise de décision et guider leurs choix. L’apprentissage par la pratique sera central : armés de leurs connaissances, les étudiants seront amenés à passer constamment des données à la connaissance, de la connais- sance aux décisions stratégiques et des décisions stratégiques à l’application opérationnelle. Les deux écoles souhaitent notamment combler le fossé entre les experts techniques et entre- prises spécialistes.Source : PolytechniqueInnovation Pédagogique et handicap : GEM et CED remportent le Trophée de la DiversitéGrenoble ecole de management (Gem) et l’association CeD- Hanploi se hissent sur la première marche du podium des Trophées de la Diversité catégorie « Innovation Pédagogique » pour récompenser le certificat « management et Handicap » lancé en 2012. Le prix a été décerné ce jeudi 29 septembre dans le cadre des « rencontres In- ternationales de la Diversité ». Il se veut un gage de reconnaissance des bonnes pratiques innovantes de management de ladiversité. organisées en partenariat avec l’As-sociation française des managers de la diversité(AFmD), les « rencontres Internationales dela Diversité » récompensent chaque annéedes entreprises et organisations qui inscriventla diversité au cœur de leurs problématiquesrH et de leur projet managérial et qui innoventde façon exemplaire. Le thème des Trophéesde la Diversité cette année ? « Le rôle de laformation dans la gestion de l’égalité, de lanon-discrimination et de la promotion de ladiversité ». Six Trophées ont été ainsi remis selon les catégories suivantes : innovation pédagogique ; mixité et démarche participative ; démarche transversale et continue ; adaptation à la diversité des publics ; territoire et égalité des chances ; diversité et pratiques professionnelles.+ INSTALLATIONS - CRÉATIONSSource : GEMSciences Po lance sa business schoolSelon les chiffres annoncés de Sciences Po, 73% des diplômés choisissent le secteur privé pour leur premier l’emploi, chiffre qui exprime la légitimité de l’institut en tant qu’acteur majeur de la formation aux métiersde l’entreprise. L’école entend former de nou-68Novembre 2016veaux leaders sans les déconnecter des prob- lématiques d’intérêt général. Ce faisant, Sciences Po axerait davantage une partie de ses enseignements sur les sciences humaines et sociales dans une perspective transdisci- plinaire. Ce nouvel acteur de l’enseignement supérieur entend développer de nombreux projets d’échanges et de doubles diplômes avec d’autres formations étrangères, tout en]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[n°35www.ecoreseau.frinstillant une vision politique de la transition numérique vue d’europe pour attirer des étudiants qui cherchent une autre vision numérique que celle de la seule côte ouest des etats-Unis. L’école prendra place dans les locaux de l’hôtel de l’Artillerie à Paris. Source : Science PoObservatoire rH & FormATIoN + INTERNATIONALAudencia renforce sa présence à ParisL’ESC Dijon change de nom et devient BSB–Burgundy School of BusinessSelon une étude menée par l’agence Noirsur blanc en septembre 2015, 46% des bu-Le 10 octobre 2016, Audencia business School a annoncé la consolidation de son im- plantation parisienne suite à l’inauguration le 7 octobre de son nouveau campus au cœur de Paris et du quartier montparnasse, au 95 rue Falguière. Présente depuis 2013 dans la capitale et fidèle à la rive gauche, Audencia dispose désormais d’un espace mo- derne de plus de 700 m2, trois fois plus vaste que le précédent et principalement dédié à la pédagogie. Formations initiale et continue y cohabitent : Audencia executive education a des ambitions fortes de développement sur le marché parisien et compte s’appuyer sur cette infrastructure pour doper son rayonnement international. A compter du 7 octobre, le campus parisien accueille l’executive mbA, déjà dispensé à Nantes, le DbA (Docteur of business Administration) proposé avec Toulouse business School, ainsi que les programmes diplômants « Directeur commercial et marketing » et « Directeur ressources humaines ».siness schools ont changé d’appellationentre 2000 et 2010. A l’image donc deseSC rennes School of business, Toulousebusiness School, montpellier businessSchool, Kedge bS, Neoma bS, Skéma bS,l’eSC Dijon devient bSb pour burgundySchool of business. Acronyme déjà utiliséà l’international depuis 2002, bSb devientla bannière unique de l’école de commerce,notamment pour gagner en visibilité et enattractivité à l’international. Cette nouvelle identité entend concrétiser les évolutions de l’école menées depuis plusieurs années sur les plans juridique, architectural, entre- preneurial, géographique et académique.en 2017, suivront les programmes diplômants « Directeur communication & marketing », « Directeur Financier » et « AmP- trajectoire Direction Générale », première formation en « blended learning » de cette nature. Audencia executive education continuera également à déployer ses formations sur mesure à l’attention de grands groupes, d’eTI et de Pme. en formation initiale, le campus de Paris accueillera les promotions des mastères spécialisés « management des organisations de Sport » et « business Développement ».Source : BSBSource : Audencia Business SchoolAprès la création d'antenne au Chili et en Chine, l'UTC a mis sur les rails fin septembre une troisième plateforme, au Lycée Franco-mexicain de mexico. Ce projet s'inscrit dans une dynamique de collaboration plus ancienne car le pays héberge la première Unité mixte Internationale franco-mexicaine rattaché au CNrS et dont l'UTC est coordinatrice avec deux autres établissements. Les acteurs de l'écosystème local au mexique sont d'ores-et-déjà intéressés par cette coopération. De grandes mul- tinationales implantées localement (Saint-Gobain, Safran, Thales ou Alstom,...) sont déjà partenaires et demandeuses de profils biculturels et dotés de compétences de ma- nagement d'équipe ou de gestion de projets. L'Ambassade de France au mexique souhaite, à terme, regrouper toutes les initiatives au sein d'un grand pôle technologique français : le Pôle Universitaire et Technologique Franco-mexicain de mexico. Cette plateforme serait donc la "première brique" d'un ambitieux dessein global.Source : UTC CompiègneNouveau campus parisien pour Le Cordon BleuAvec plus de 120 ans dans l’enseignement, Le Cordon bleu est le premier réseau mondial d’instituts d’arts culinaires et de management hôtelier, formant chaque année 20000 étudiants de plus de 90 nationalités. Le Cordon bleu propose des formations de référence variées dans les domaines de la gastronomie, des métiers du vin, de l’hôtellerie et du tourisme, allant de l’ini- tiation des techniques culinaires jusqu’au mbA. Le 11 octobre 2016, Le Cordon bleu a célébré l’inauguration de son nouveau lieu, ouvert depuis le 22 juin 2016. Face à la Seine et à la statue de la Liberté, Le Cordon bleu jouxte le centre commercial beaugrenelle, situé à côté de la Tour eiffel. Avec une demande toujours plus forte pour ces formations, Le Cordon bleu Paris accueillera plus de 1000 étudiants chaque année. D’une superficie de 4000 m2, cet institut phare bénéficie d’installations ultra- modernes et de hautes technologies, donnant une part importante à l’utilisation deCréation d'une plateforme à Mexico pour l'UTCsystèmes numériques.+ PARTENARIATS ENTREPRISES & ENSEIGNEMENT SUPÉRIEURSource : Le Cordon BleuLe CFA Léonard de Vinci, l’IPAG Paris, Ascencia Business School, l’ESPI et l’EDC mettent l’apprentissage à l’honneurL’apprentissage est de plus en plus valorisé au sein des entreprises, de par la gratuitéde sa formation et ses qualités d’insertion professionnelle. Nombreux sont les éta- blissements d’enseignement supérieur à ouvrir leur formation à l’apprentissage pour répondre à cette forte demande éma- nant des entreprises. Après l’IPAG Paris en 2015, le Centre de formation des apprentis (CFA) Léonard de vinci accueille pour la rentrée scolaire 2016 trois nouveaux par- tenaires : Ascencia business School, l’eDC Paris business School et l’eSPI. Situé au sein du campus du Pôle Univer- sitaire Léonard de vinci à Paris La Défense,le CFA Léonard de vinci propose des formations multi-professionnelles de bac+3 à bac+5, toutes en alternance, gratuites, rémunérées et reconnues par l’état. Il forme aujourd’hui près de 1000 apprentis par an dans les secteurs de l’informatique, mécanique, commerce, immobilier, achats, finance, gestion, digital, e-marketing, e- business, high-tech et nouvelles énergies.Source: CFA Léonard de VinciNovembre 201669]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35rH & FormATIoN Carrières & Talents - Formation continue : les reconversions professionnelles à la mode Analyse d'une formation et de sa capacité à satisfaire les besoins des entreprisesbifurcations autoriséesDire que se reconvertir professionnellement est une pure formalité pour un cadre, il y a un pas... à ne pas franchir, même si les acteurs académiques se sont engouffrés sur le segment, y compris l’université. renverser la table aujourd’hui, c’est permis.CPla troisième édition du salonQuentin Fauchille, 38 ans, plombier à Croix« Bien préparer son dossier en amontest essentiel »Le placard ? Très peu pour Quentin Fauchille, responsable régional dans une association. Suite à une réorganisation interne, son poste se vide de sa substance. Il démissionne et se retrouve au chômage. On est en janvier 2013. Quid de son avenir ? « Qu’est-ce qui me pousse à me lever le matin ?, s’interroge-t-il à ce moment-là. J’ai toujours aimé travailler de mes mains. Mais n’étant pas dedans, j’avais seulement des images d’Epinal de l’artisanat. » Rencontre sur des salons, journées portes ouvertes... Quentin multiplie les occasions de s’informer pour dénicher sa voie, ce qui lui prend grosso modo cinq mois. Il cherche le déclic. Il l’aura auprès des Compagnons du devoir et se lance dans la préparation accélérée d’un Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) d’installateur thermique. Un parcours facile ? Pas tant que ça ! « J’aurais dû profiter d’être placardisé pour préparer mon dossier, déterminer le (bon) statut à avoir pour bénéficier des aides. Difficile de rentrer dans les cases, une fois en dehors de l’entreprise. » Quentin vient de boucler son deuxième exercice, avec un carnet plein pour les six se- maines à venir... mais toujours pas de salaire en vue. « C’est ça ou je mets la clé sous la porte. La trésorerie fa-miliale doit l’anticiper. »LES FAUX PASÀ ÉVITERLes échecs ? bien souvent, c’est la faute à une mauvaiseomptable à la Défense au présent, archéologue chasseur de trésors en devenir. Les super héros sont partout...orte de la villette, les 23 et 24 novembre prochains, va se tenirtion du statut d’auto-entre- preneur a ouvert bien des horizons et nourri bien des « plans tirés sur la comète ». mais, « entre le rêve et la réalité, les obstacles sont nombreux, commente Laure5000 porteurs de projet re- çus en une année, 1200 voient leur projet aboutir. Mais ces chiffres valent pour tous les publics, cadres ou pas. » Le constat vaut aussi pour le salariat. « Il fautsources humaines qui, lui, a bien négocié son change- ment d’orientation. Il était directeur d’école. « Le risque existe. Plusieurs an- ciens de ma promo en mas- ter de droit social sont tou-n’a rien à voir, pourtant le libellé est identique. Entre la réflexion et le moment où le cadre est prêt, un an s’écoule généralement. Si aucune formation n’est à mettre en œuvre, alors six mois suffisent. »Nouvelle vie profession- nelle. 5000 visiteurs en 2014, 6000 en 2015, et en 2016 ? Peut-être plus. « On en parle beaucoup, com- mente Anne-Claire Penet, en charge de la communi- cation des évènements de l’AEF, organisateur du sa- lon. Et si des droits existent, les démarches nécessaires à une reconversion demeu- rent nébuleuses. » La créa-A force de leur répéter que plusieurs métiers seront exercés dans une vie, intellectuellement les cadres sont prêtsINCONTOURNABLE FORMATION« Envisager une (nouvelle) formation est devenu plus naturel pour bon nombre de cadres qu’il y a quelques années, analyse Gaël Fouil- lard, directeur de la for- mation continue à Grenoble école de management (GEM). A force de leur ré- péter que plusieurs métiers seront exercés dans une vie, intellectuellement ils sont prêts. »Quelles sont les compé- tences à mobiliser ? Quel est le capital de départ ? Qu’est-ce qui reste à ac- quérir ? Autant de questions cruciales lors d’une recon- version. Un cheminementCousin, responsable accom- pagnement professionnel au sein de BGE Picardie. Surêtre prêt à se planter », ana- lyse Arnaud Testelin, au- jourd’hui directeur des res-jours à la recherche d’un poste. » C’était il y a... trois ans.appréciation du temps né- cessaire à la maturation du projet. « Quand bien même l’idée a été arrêtée, elle n’a pas été confrontée au mar- ché, commente Stéphanie Badier, consultante pour l’Association pour l’emploi des cadres (APEC). Ne se- rait-ce que vérifier que la représentation mentale du poste visé correspond bien à la réalité. Aussi, faire des entretiens avec des profes- sionnels en exercice est vi- vement recommandé. De- venir contrôleur de gestion dans une banque ou dans une Organisation non gou- vernementale (ONG), çaStéphanie Haas, 46 ans, fondatrice d’Oksa conseil, spécialisée dans les réseaux sociaux à Chantilly« Ne pas accorder d’importance à la pression sociale »Le sport, c’est bon pour la santé ! Pour les affaires aussi ! Stéphanie Haas ne dira pas le contraire. Cette commerciale vendant de la publicité pendant 20 ans dans les médias a changé de voie sitôt son retour du raid des amazones en Malaisie, en 2004. « Un vrai déclencheur ! Ce dépassement de soi permet de gagner en confiance. Les projets en sommeil se révèlent. Pour moi, les évolutions sont intervenues sur le plan professionnel ; pour d’autres, la vie privée est revisitée. Je suis une entrepreneuse dans l’âme, mais la pression sociale m’avait interdit jusque-là de me réaliser.«Tu n’auras pas de mutuelle, ni de chômage...» On m’a qualifiée de dangereuse. Voilà ce que j’ai entendu. C’est une évidence : mieux vaut ne pas écouter son entourage. » Mais bien décidée, quelques mois suffisent à Stéphanie pour monter sa boîte, spécialisée dans les réseaux sociaux. Relier le réel et le virtuel, définir un cahier des charges pour le développement d’un site, mais aussi former les commerciaux, tel est son créneau aujourd’hui. Elle en vit. Et demain ? Pourquoi ne pas devenir apporteur d’affaires ? Et puis, encore et toujours, le sport.70Novembre 2016Œ]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35rH & FormATIoN Carrières & Talents - Formation continue : les reconversions professionnelles à la modeLaetitia Koch, 48 ans, a ouvert une crêperie Dame Juliette à ChantillyQuelque chose me dit que j’aurais dû ré échir avant de tout plaquer et de me former au métier de skipper...de Paris, 4.de reconversion sont dépo- sées chaque année. 150 sont retenues. mais, le ticket d’entrée pour reprendre un fond de commerce est de ... 200000 à 250000 euros. Autant dire que l’étape de la réflexion est loin d’être accessoire.bien compris par les écoles. business schools, écoles d’ingénieurs, universités... toutes ont investi le champ de la formation continue, avec le développement de cursus courts ou longs, di- plômants ou non, franco- français ou totalement bi- lingues. Un exemple em- blématique : 40% du budget de la sacro-sainte HeC pro- viennent de ce segment de marché. L’Université tech- nologique de Troye (UTT)a annoncé, lors d’une confé- d’un diplôme – y ont été d’entreprise. C’est le par- rence début octobre, avoir multipliées par deux, en un cours de robin Sauzet. Per- recruté cinq collaborateurs an. cer le plafond de verre ou dédiés. Les demandes de A Gem, la politique mise rompre avec le salariat, cevalidation des acquis de l’expérience (vAe) – au- trement dit comment trans- former ses années profes- sionnelles en tout ou partieen œuvre vise les 30% de chiffre d’affaires d’ici quatre ans, contre20 % aujourd’hui. « Les potentiels de crois- sance sont plutôt sur cettedirecteur administratif et fi- nancier était dans le doute en se lançant à l’assaut du mbA d’Audencia. Il y a rencontré des acolytes mus par la même dynamique. A quatre, ils ont lancé un bra- celet connecté, sous le nom de Goji. « même si le mbA n’apporte pas 100% des ré- ponses, le réseau ainsi créé tient une place centrale dans la démarche. » L’université n’est pas en reste. D’après le rapport Germinet, du nom de son auteur, publié en 2015 et qui fait un point précisément sur le sujet, Strasbourg et Dauphine font partie du pe- loton de tête, avec 10 mil- lions de chiffre d’affaires. Les Instituts d’administra- tion des entreprises (IAe), celui de Paris notamment, développent un catalogue de formations dédiées. Autre exemple : l’Université du maine relaie en région leMurielle Wolski40% du budget de la sacro-sainte HEC proviennent de la formation continue« Avoir été au sein d’une entreprise est un atout pour négocier avec les fournisseurs »Australie, Chine, Irlande, Afrique du Sud... ses postes de responsable commerciale et marketing dans l’industrie ont amené Laetitia Koch, pendant une petite dizaine d’années, à parcourir la planète. Mais, c’est au bout de sa rue – ou presque – qu’elle a trouvé sa dernière aventure en date. Une simple pancarte : bail à louer. Elle prend une parenthèse d’une année pour création d’entreprise. Elle n’est jamais retournée dans la sienne. Tout est allé très vite : en deux mois, elle monte son dossier, investit les lieux. Aux manettes de Dame Juliette, Laetitia propose alors une carte de salon de thé. Mais, pas de quoi doper le chiffred’affaires. Elle élargit la carte. Et cette Bre- tonne s’inspire de ses voyages pour créer des crêpes aux saveurs originales, ainsi que de ses talents de musicienne pour attirer des interprètes et développer des animations. « Mon entourage pensait que je ne sauterais pas le pas. D’autres m’ont parlé de gâchis. Avoir été au sein d’une entreprise est un atout pour négocier avec les fournisseurs, mais la comptabilité a été confiée à un expert. Un an a été nécessaire avant de gagner de l’argent. » En 2016, son chiffre progresse de 10% par rapport à l’année passée. Laetitia Koch a créé deux emplois.activité, témoigne encore Gaël Fouillard, le marché de la formation initiale est déjà mûr. » et, autrefois parangon de la promotion verticale, les célébrissimes mbA (masters of business Administration) servent au- jourd’hui de tremplin vers la reconversion, et plus pré- cisément vers la créationsalon parisien Nouvelle vie professionnelle, avec des ateliers de découverte de l’offre de la formation conti- nue, des retours d’expé- rience, des informations concrètes sur le financement des reconversions... et c’est sans compter tous les centres de formation aux métiers de l’artisanat : joaillier, bou- cher, boulanger... eux aussi voient arriver une popula- tion de cadres. « La montée en puissance est perceptible depuis cinq ans, note Lau- rent Courte, responsable des formations qualifiantes à l’ecole nationale supérieure des métiers de la viande, avec une envie d’ouvrir leurpropre boutique. Pour faci- liter précisément la mobilité, la profession a mis en place un Certificat de qualification professionnelle (CQP) de technicien boucher. » A l’ecole de la boulangerie00 candidaturesJean-Michel Santacreu, à la tête de Flaveur-au goût du pain, boulangerie à Suresnes« Faire attention à l’âge de sa reconversion »Marc Tentillier, 46 ans, énergéticien à Paris, fondateurdu cabinet Les chemins de l’Âme« Être dans une grande entreprisene me correspondait plus »En 2014, un cycle de 20 ans passés (contrôle de gestion, développement durable) au sein de BNP Paribas s’achève pour Marc Tentillier. « Cela ne me correspondait plus d’être dans une grande entreprise, avec des lourdeurs, une perte d’énergie pour faire avancer un dossier. Sans être en souffrance, j’avais besoin de plus de rapports personnels, de plus de liberté. » Cet ingénieur de formation a pris alors un virage à 180 degrés : il est devenu énergé- ticien. « Difficile de dire quand cela a basculé, peut-être quatre à cinq ans de cheminement ont-ils été nécessaires. » Des formations suivies pour son confort personnel, puis une évidence. « Mon bien-être passe par celui des autres. Mais les moments de doute existent. Il n’y a pas de recette. Le plus important est de se laisser porter par son intuition, mais pas de suivre des voix toutes tracées. Je sens que je suis à ma place. » Pour autant, les démarrages sont difficiles, avec une perte de revenus de 75% par rapport à la situation antérieure. « D’où l’importance de l’intéressement dans l’entreprise. Un matelas pour amortir l’amorce de l’activité. »Il était plutôt bien, Jean-Michel Santacreu, dans son entreprise, sur des rails. Directeur commercial dans une meunerie, à la tête de 40 collaborateurs... son confort a été bousculé par une réorganisation interne. « C’était le moment où jamais de partir ! De réaliser ce projet que j’avais en tête de- puis plusieurs années : ouvrir une boulan- gerie. » Même si Jean-Michel Santacreu a réfléchi à la démarche une fois parti de l’entreprise, il n’a pas tout découvert. A la fin des années 80, il avait monté un réseau de franchisés en boulangerie. « La forma- tion ? J’y suis allé la fleur au fusil, en pensant savoir. Mais pas du tout. » Un CAP express... en trois mois ! « Pas de quoi être un bon boulanger, mais pour ras-surer le banquier. » Trouver un emplacement stratégique, se faire connaître des fournis- seurs, développer des produits... L’ouverture, avec huit employés à la clé, a demandé grosso modo un an... pour la première boutique. La seconde est déjà dans les tuyaux. « J’aurais dû m’atteler à ce projet plus tôt. Aujourd’hui, à 52 ans, je peux tabler sur trois ou quatre ouvertures. A 40 ans, je pouvais en envisager une dizaine. L’âge du capitaine compte. Le problème ? Le temps de développement de l’affaire est plus limité. Mais, j’ai redécouvert le plaisir d’apprendre. Et la polyvalence d’être patron. Rien à voir avec la gestion d’une équipe dans une grande boîte. On ne s’ap- puie pas sur les services. »72Novembre 2016]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35ArT De vIvre & PATrImoINe La Sélection culturelleChoix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucuneLivres - BDn Ada (d'Antoine Bello, éd. Gallimard, 2016) Policier dans la Silicon Valley, Franck Logan est chargé d'une af- faire déroutante. Conçue pour écrire des romans à l'eau de rose, une in- telligence artificielle révolutionnaire baptisée Ada a disparu de la salle hermétique où elle était enfermée. Et ce alors que ce programme infor- matique conçu par la société Turing Corp, capable de parler, de plaisan- ter, de détecter les émotions et de donner son avis était en course pour décrocher le prix Pulitzer. En proie à la pression de sa supérieure et des actionnaires de Turing Corp, Logan découvre alors les dessous du pouvoir verti- gineux de cette intelligence artificielle, au point de douter de son réel plaisir de la retrouver. Ce polar technologique interroge avec brio l'avènement annoncé du règne des ma-Expochines.Mais cette dernière, Keiko, ne lui concédera une nuit d'amour que s'il parvient à l'émouvoir avec un poème ou une histoire... Mais par laquelle commencer ? Bruno se mé- tamorphose donc en Shéhérazade. Un véritable enchante- ment. Une aventure débordant d'imagination où se rejoignent le désir, la gratitude, la justice et les rêves. Na- talio Grueso signe un superbe roman mosaïque aux récits enchâssés et nous entraîne avec poésie aux quatre coins du monde.n J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste : pépiements (de Loïc Prigent, éd. Grasset, 2016) Le journaliste de mode Loïc Prigent laisse traîner son oreille dans les défilés, les backstages ou maisons de cou- ture. Créateurs, mannequins, at- tachés de presse... Tout le monde semble s’en donner à cœur joie et c’est une véritable farandole de bons mots involontaires, coups de griffes en règle, superficialités sa- voureuses. « J’ai pas encore eu le temps de le lire, mais il est génial ton magazine », « sur le manne- quin c’est une robe sirène, sur la cliente ce sera une robe baleine », « elle habite sur le Champ-de- Mars, elle a la tour Eiffel dans le salon, c’est beaucoup trop éclairé la pauvre ». Mondain, mordant et instructif sur cet univers dont on soupçonnait le vide, mais dont on se rend bien compte ici qu’il est abyssal... une dernière pour la route :« J’ai tellement faim. Je pourrais manger ».n « Mutations urbaines. La ville est à nous ! » (Cité des Sciences de Paris, jusqu’au 5 mars 2017)« Chaque seconde, la population mondiale aug- mente de deux personnes. » Après 2008, année charnière où la proportion des personnes vivant en zone urbaine a dépassé la moitié de la popu- lation mondiale, l’urbanisation se poursuit.Dans les années à venir, une multiplication et une extension des méga- lopoles et des bidonvilles sont à prévoir. Crois- sance démographique, vieillissement des popu- lations, généralisation de l’utilisation des données numériques... les écosys- tèmes particuliers que sont les villes sont en pleine transformation et présentent pour le21ème siècle des enjeux majeurs. Pourquoi et comment se transforment les métropoles ? Telle est la question centrale posée par l’exposition. Le choix d’un découpage pédagogique en trois temps – « villes sous tension », « terre urbaine » et « devenir urbains » – permet au visiteur de bé- néficier de toutes les clés pour mieux appréhen- der les évolutions citadines des prochaines décennies.n La Soledad (de Natalio Grueso, éd. les Presses de la Cité, 2016)Bruno Labastide est venu s'installer à Venise, dans le quartier de Dorso- duro, au terme d'une vie bien rem- plie durant laquelle il n'a cessé de voyager. Cela fait bien un an qu'il y réside lorsque, un jour, il voit une jeune Japonaise d'une beauté stupé- fiante passer devant le café où il a seshabitudes. C'est le coup defoudre.Films - eatren « L’Odyssée »(de Jérôme Salle, sortie le 12 octobre)1948. Jacques-Yves Cousteau, sa femme et ses deux fils, vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Mais Cousteau ne rêve que d’aventure. Grâce à son invention, un scaphandre auto- nome qui permet de respirer sous l’eau, il a découvert un nou- veau monde. Désor- mais, ce monde, il veut l’explorer. Et pour ça, il est prêt à tout sacrifier. Il en- traîne son épouse et ses deux fils dans une aventure qui durera plu- sieurs décennies. A bord de La Calypso, il part à la découverte des océans et de la vie sous-marine... Biopic, l’éternel retour ! Jérôme Salle dresse le por- trait d’un homme obsessionnel, ambigu, et dirige une « brochette » d’acteurs plutôt convaincants : Lambert Wilson dans le rôle de Cousteau, PierreNiney, Audrey Tautou...n Miss Pérégrine et les enfants particuliersAdaptation du livre de l'auteur américain Ransom Riggs publié en 2012, le dernier Tim Burton met en scène Jacob, 16 ans, bercé par les histoires d'un orphelinat au Pays de Galles que lui racontait son grand-père. Assistant au meurtre de son grand père par une créature étrange, l'adolescent convainc ses parents de le mener à l'orphelinat pour découvrir le fin mot de l'histoire. Sans le savoir, Jacob s'engage dans une boucle temporelle et arrive dans ce fameux orphelinat durant la Seconde Guerre mondiale. La directrice, Miss Peregrine, campée par une Eva Green, étonnante en marâtre british fumeuse de pipe - est chargée de protéger une tripotée d'enfants plus extraordinaires les uns que les autres d'un danger imminent...Ce film tombe à pic en cette fin d'année et nous rappelle le charme anglais suranné qui transpire dans la littérature d'après guerre de Tolkien et de Lewis.Bref, un film à la croisée de Harry Potter et de Nar- nia qui mêle réel et fantastique, contexte histo- rique et actuel, gentils adolescents contre méchants charismatiques – Samuel L Jackson fait office de grand méchant loup drôlatique -,... Le tout agrémenté par une histoire d'amour tout aussi fraîche et juvénile. Certainement, la pro- chaine saga pour adolescents. Et un bon film fa- milial si le dimanche est à la pluie et au feu de cheminée.Miss Peregrine et les enfants particuliers, film réa- lisé par Tim Burton, 2016n Venise n’est pas en ItalieEmile a quinze ans. Il vit à Montargis, entre un père doux-dingue et une mère qui lui teint les cheveux en blond depuis tou- jours, parce que, paraît-il, il est plus beau comme ça. Quandla fille qui lui plaîtplus que tout l’in-vite à Venise pourles vacances, il estfou de joie. Seulproblème, ses pa-rents décident del’accompagner encaravane... Adaptéde son propreroman, l’auteur etmetteur en scèneIvan Calbérac nousconvie à un formi-dable voyage, entre humour et émotion. Thomas Solivérès, unique acteur de cette pièce hors norme porte à bout de bras une douzaine de personnages dans près de 80 décors imaginaires. On est séduit du début à la fin. Epoustouflant ! www.theatredesbeliersparisiens.com74Novembre 2016]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[Bienvenuedans L’UniversProjet nest by Nestlé - Vevey - Architecte : Concept Consult Switzerland architects - Scenography by TinkerBARRISOL® - NORMALU® S.A.S.Route du Sipes | 68680 Kembs | France Tel. : +33 (0)3 89 83 20 20 - Fax : +33 (0)3 89 48 43 44 Email : mail@barrisol.comPlafond tenduwww.barrisol.com]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35ArT De vIvre & PATrImoINe L’Air du temps - Codes vestimentaires business chez les femmesEtude d'un sujet de loisir ou d'évasion pour en déterminer ses tenants et ses aboutissants, son évolution, ses innovationsSéduire sans séduireC ensées apprécier la mode et les vête- ments, les femmes seraient, a priori, mieux ar- mées que les hommes pour éviter les faux-pas en matière vestimentaire. Si leur appé- tence pour le sujet est sans doute plus forte que celle de leurs homologues masculins, les dirigeantes et cadres femmes doivent pourtant re- doubler de vigilance. Leur tenue vestimentaire revêt une importance encore plus grande pour asseoir leur image professionnelle et leur crédibilité. et comme sou- vent, on pardonnera moins aux femmes qu’aux hommes... Tout le monde garde en mémoire les com- mentaires acerbes sur les tailleurs flashy et mal ajustés de roselyne bachelot ou les huées adressées par les dé- putés à Cécile Duflot, vêtue d’une robe à motif bleu ma-mieux vaut les connaître avant de rentrer dans la salle du comité de direction...La vie des femmes d’affaires est parsemée de chausse-trappes en matière d’habillement.classiques. Le tailleur jupe ou pantalon reste donc un basique à privilégier. « Et plus une femme est haut pla- cée, plus le port du tailleur sera pertinent », assure Isa- belle montané, à la tête de vie & Projets. Autre recom- mandation essentielle : ne pas envoyer de signaux liés à la sexualité. « Les vêtements qui laissent apparaître les dessous, qui sont trop serrés, trop courts, trop décolletés... sont à bannir », avertit-elle. Ce type de tenue pourrait perturber l’auditoire mascu- lin, en le détournant du mes- sage délivré. mauvaise com- munication assurée ! Dans les pires situations, des ré- flexions mettant mal à l’aise ne sont pas à exclure. Dans la sphère professionnelle, mieux vaut donc éviter tout lien, conscient ou non, avec la sexualité. « Il est préférable de ne pas porter de chaus- sures qui laissent apparaître les orteils, des talons aiguilles ou des imprimés peau de bête qui renvoient à des connotations sexuelles », ajoute ainsi Isabelle montané.pièce maîtresse, à chacune de choisir sa version selon son style de vie et ses goûts. Le tailleur jupe renverra uneLes verts sapin donnent élé- gance et autorité », décrypte l’experte.A l’exception de certainsbien réfléchi à ce qu’on porte dessous. Un chemisier bien boutonné et bien repassé ou une blouse sont tout indiquésà sept centimètres. Les bal- lerines qui permettent d’être à plat ne sont pas à exclure, mais attention alors à bien choisir le modèle. « Une bal- lerine peut très vite faire en- fantin », indique la spécialiste de vie & Projets.rine.De ces exemples, deux en- seignements sont à tirer en matière de garde-robe fémi- nine. « Le moins, c’est le plus. Ne pas trop en faire est une bonne règle de base », affirme Cynthia Cohen-Peres, dirigeante de bureau d’image, qui conseille de ne pas s’éloigner des grandsUNE GAMME PLUS LARGE QUE CHEZ LES HOMMESSi le tailleur constitue laAttention aux couleurs qui détournent l’auditoire du message délivré...ELÉGANCE RIME AVEC SOBRIÉTÉPour égayer sa tenue et af- firmer sa personnalité, il faut miser sur les accessoires qui apporteront du peps au tail- leur. « Le piège du classique, c’est de faire «vieillot» », prévient Isabelle montané. mais là encore, bijoux, fou- lard, sac à main... ne doivent pas être choisis au hasard. « Accessoiriser sa tenue exige une certaine sobriété pour rester dans l’élégance », in- dique Cynthia Cohen-Peres. Les professionnelles de l’image incitent ainsi à ne pas dépasser cinq accessoires (bijoux, lunettes, barrettes, ceintures...). Pour prévenir les faux-pas, Isabelle mon- tané livre une astuce pour choisir ses bijoux : « Pour être proportionnels à votre morphologie, vos bijoux du jour doivent tenir dans une main ». A travers un acces- soire, on peut également lais- ser sous-entendre qui on est. « Un collier ou un bracelet très sobre, métallisé, aux formes géométriques traduira l’autorité alors qu’un collier de perles, en plumes ou avec des gris-gris traduira la dou-Tendances hiver 2016-2017Attention aux piègesLes femmes chefs d’entreprise et cadres haut placées ne pourront pas adopter toutes les tendances mode de cet hiver. S’il faudra renoncer à la mode du sportswear, de l’imprimé léopard ou de la transparence, d’autres tendances pourront parfaitement s’intégrer à la garde-robe et donner de l’allure. « Le col lavallière, le velours, le brocart, les volants... peuvent, par petites touches, rejoindre le vestiaire des femmes d’affaires. Les tailleurs avec un imprimé Prince de Galles, les vestes à effet matelassé, la jupe plissée ont également toute leur place », fait savoir Julie, gérante d’une enseigne de prêt-à-porter.Les couleurs solaires épicées comme les moutardes et les safranés sont à la mode, mais à porter avec grande mo- dération. « Elles donnent bonne mine à très peu de per- sonnes et n'affirment pas l'autorité », met en garde Isabelle Montané. Et si le rose bubble-gum tient le haut du pavé sur les podiums, son côté poupée Barbie sied assez peu à la sphère professionnelle...image plus classique en res- pect au code masculin/fémi- nin ; le tailleur pantalon sera plus confortable et facile à porter. « En pantalon, il y a moins besoin de surveiller sa posture, pas de problèmesecteurs d’activité, difficile de s’éloigner du tailleur quand on occupe un poste à responsabilité. « Le jean bleu brut sera toléré dans la com- munication, l’événementiel, les nouvelles technologies »,alors qu’un tee-shirt semblera beaucoup trop décontracté. « Le haut doit cacher les épaules. Il ne faut pas mon- trer les aisselles voire même, à un certain âge, ne pas montrer le haut des bras »,Les professionnelles de l’image incitent ainsi à ne pas dépasser cinq accessoires (bijoux, lunettes, barrettes, ceintures...)76Novembre 2016Pour envisager de « tomber » la veste, mieux vaut avoirCôté chaussures, l’idéal reste de porter des talons de cinqpour monter des escaliers ou descendre d’une voiture », explique Isabelle montané. Côté couleurs, la gamme est plus large que chez les hommes et le noir doit tou- jours être manié avec pré- caution. « Les prunes et bor- deaux foncés remplacent, avec raffinement et une pointe d’originalité, le noir qui accentue les traits tirés.estime la dirigeante de bu- reau d’image. « Mais sauf cas particulier, le jean est à proscrire. Si la personne qui représente l’autorité et qui sert de référence porte un jean, les échelons inférieurs n’hésiteront pas à venir tra- vailler en jogging », complète Isabelle montané.recommande la gérante de vie & Projets. « Connaître sa silhouette pour savoir se mettre en valeur, souligner ses atouts et cacher ses dé- fauts est impératif. C’est en étant à l’aise dans ce qu’on porte qu’on gagne en confiance », souligne Cynthia Cohen-Peres.», révèle Isabelle mon-ceur.tané.La tenue ne saurait être com- plète sans la touche de ma- quillage. A utiliser avec par- cimonie : un rouge à lèvre mat de couleur vive et une pointe de mascara sur les cils.Séverine Renard]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[n°35www.ecoreseau.frRock & Chic by RenomaStéfanie Renoma est une artiste dans l'âme, entre pho- tographie et mode. À chaque collection, ses pièces ico- niques telles que la veste "Parfaite" ont été déclinées en plusieurs couleurs. Les matières nobles se mêlent aux coupes rigoureuses toujours dans cet esprit "chic parisien" mâtiné de rock, cher à la créatrice. Une collection intem- porelle qui brouille les cartes entre féminin et masculin. Sélection de la Rédaction : combinaison du soir en dentelle laquée or et bas en satin  uide: 450€.www.renoma-paris.comInside FashionDes métiers de mode qui font rêver : Styliste ou mannequin, acheteuse ou attachée de presse, designer ou journaliste, qu'elles officient chez Céline ou Louis Vuitton, au magazine Elle ou au grand magasin Le Printemps, ces Parisiennes nous font décou- vrir un éventail de professions qui font rêver et les multiples iti- néraires qui y conduisent. Formées aux métiers de la mode ou autodidactes, elles racontent leurs parcours professionnels etrévèlent des tempéraments créatifs et passionnés. A la  n de chaque reportage, elles partagent leurs carnets d’adresses pour pro ter de la vie avec talent et ingé- niosité.www.editionsdelamartiniere.frIce-Watch lance sa collection aux couleurs du Vendée GlobeChose promise, chose due. Aprèsavoir créé la surprise en annonçantson partenariat avec la célèbrecourse autour du monde à la voileen solitaire, Ice-Watch, marque‘Made in Colors’, hisse sur nos poi-gnets les couleurs du Vendée Globe. Bleu, blanc, rouge ! Un mois avant le départ  xé le 6 novembre aux Sables d’Olonne, Ice-Watch fait appareiller sa sympathique armada : trois icônes ‘amarinées’, un chrono costaud taille XL et une authentique montre de régate en édition limitée. Le tout pavoise dans un packaging soigné : image de voilier  lant en 4 D et écrin coordonné à chaque modèle.www.ice-watch.comChevignon, proudly made by Louis PionQuand deux spécialistes de l’air du temps se rencontrent, cela donne de nouveaux intemporels ; deux modèles de montres exclusifs pensés par Chevignon et réalisés par Louis Pion. L’un connaît les hommes par cœur, l’autre, l’horlogerie et ses belles heures. Tous deux savent que l’accessoire est essentiel ; qu’il vient exprimer le caractère,  naliser la silhouette, comme le ferait un point à la  n d’une phrase. À un détail près : l’histoire ne fait que commencer. Car, inventée par deux maisons éprises de qua- lité, ce qui est beau reste beau.www.louispion.fr , www.chevignon.comL’Art du temps ArT De vIvre & PATrImoINe Sélection de produits et services raffinés et sophistiqués en toute subjectivitéMode & AccessoiresSteve Mc Queen inspire BarbourLa collection Barbour x Steve McQueen s'inspire de la première vestede l'armée de l'air US des années 1950. Tant dans le choix des tissusque dans les couleurs dominantes Navy ou chaudes, les vestes sontpensées pour être confortables et tendance. La particularité des t-shirts est dans l'utilisation des nouveaux graphismes Steve McQueen.Le numéro 218 brodé sur des sweats et des polos est une référence directe à la participation de l'acteur à la course de moto cross de 1964, International Six Days Trials. Cette collection séduit ceux qui rêvent d'évasion et d'aventure sur la route.www.barbour.com/frPuissance féminine par Yohann FayolleJe te montrerai ce que tu veux voir mais seulement ce que je veux bien te montrer. Je m’habille comme un homme car je suis plus forte que toi. Yohann Fayolle sait appréhender la femme dans toute sa complexité et lui donner le pouvoir de paraître, et de se sentir elle. Cette collection conjugue la délicatesse et la puissance, le mas- culin et le féminin. La délicatesse de la dentelle répond au caractère du cuir, le drap de laine vient masculiniser les courbes. Les échan- crures dévergondent les coupes classiques tandis que les chaines annoncent un style délicatement provocant. Les couleurs pastelHorlogerie & Joaillerievous invitent à savourer l’ambiguïté de votre féminité.www.yohannfayolle.frPremier pop-up store parisien de la créatrice Amélie ViaeneAmélie Viaene vient d’être désignée pour représenter la France au G7Craftswomen Summit, premier sommet mondial consacré à la placedes femmes dans l’Artisanat d'Art. Elle imagine une joaillerie contem-poraine qu'elle façonne suivant les techniques traditionnelles de la joail-lerie française. Chaque pièce est pensée, dessinée et réalisée à la main dans son atelier. Sa première boutique éphémère s'installera du 18 novembre au 4 décembre dans l'élé- gante galerie Vivienne où elle réunira ses pièces emblématiques ainsi que de nouvelles créations dévoilées spécialement pour l'occasion...www.amelieviaene.com/fr/Gringoire Joaillier ouvre sa première boutique en EuropeFondé à Paris en 1880, Gringoire Joaillier dévoile un écrin deluxe, situé 32 avenue Matignon, au cœur du 8ème arrondisse- ment de la capitale. Magni és par l’éclat des pierres, bagues, bracelets, boucles d’oreille, colliers et pendentifs révèlent un style contemporain, soufflé parfois d’un vent d’im- pertinence, mais toujours avec raffinement. Les prix se veulent résolument attractifs pour céder à un coup de cœur sans se ruiner (à partir de 500 €). Aussi originales que ludiques, les « Dancing Diamonds » renferment des pierres précieuses virevoltant li- brement entre deux verres saphir . . . Pendentif en or blanc serti de diamants et dia-mants mobiles 1 450 €www.h-gringoire.frNovembre 201677]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35ArT De vIvre & PATrImoINe L’Art du tempsBien -ÊtreLa Luminothérapie vous accompagnequotidiennementLa lumière est le principal « régulateur » de notrehorloge biologique. Cette lunette un peu horsnorme nous aide à retrouver bien-être et séré-nité. Elle traite efficacement la dépression sai-sonnière, lestroublesdusommeiletditaurevoirà la baisse d’énergie et au manque de sommeil.On reste actif, sans obstruer sa vue, pendant laséance pour préparer le petit-déjeuner, se brosserles dents, lire un magazine, regarder la télévision,travailler sur l’ordinateur, avoir une activité physique douce...Prix de vente : 239 euroswww.myluminette.comLe nouveau rituel féminité de GuerlainCosmétique Soin de SoiSoin de Soi était d’abord une maison Spa chaleureuse et accueillante, désormais ce sont des produits conçus localement et livrables partout en France. Savons, crèmes, huiles, mousses... l’ensemble des produits est élaboré au cœur du laboratoire à Gradignan, près de Bordeaux, de façon 100% artisanale : aucun ingrédient ni conservateur chimique n’est utilisé. Une alliance par- faite entre produit naturel et haut de gamme. Dispo- nible sur la e-boutique Soin de soi !www.spa-bordeaux-soin-de-soi.frLe Spa Guerlain du Trianon Palace Versailles lance le Rituel Féminité, un soin ciblé, ressourçant et apaisant pour démarrer la saison hivernale en douceur et en harmonie avec son corps. En stimulant les points et zones ré exes sur le visage, par différentes techniques de pressions et d’effleurages ciblés, ce massage esthétique améliore les processus de régulation. Puis, par ses lissages et étirements profonds, il régule les énergies pour un ventre plat et détendu. Tarif : 155 € - 60min / 215 € - 90min. En novembre, pour toute réservation d’1h30, l’application d’un gommage visage et d’un masque hydratant pour un teint éclatant vous est offerte. 01.30.84.51.40Eyes Stick IncaroseCe gel frais en stick agit contre les poches, cernes, fa- tigue et les petites rides du contour des yeux en les lis- sant. My Eyes Stick Plus Complex s'absorbe rapidement, il est pratique, ne colle pas et permet un maquillage immédiat aussitôt après son application : votre regard est réveillé, éclatant et jeune. Sa composi- tion exclusive à base notamment d’acide hyaluronique réticulé permet de combler rapidement les rides et leslignes  nies ; la chrysine élimine des pigments d'origine sanguine responsa- bles de la coloration des cernes et l’Aloe Vera hydrate et rafraîchit la zone du contour des yeux. Prix Public Conseillé : 17,50 € , vendu en Pharmacies et Pa- rapharmacies.Yoga Festival à la Cité des SciencesCette manifestation dynamique et pédagogiqueplacée sous le patronage de l’ambassade de l’Indepromeut un aspect millénaire de la culture indienne: le yoga et la méditation. Avec 120 exposants pourpartager l’art de vivre yogique, 100 cours gratuits,45 ateliers payants de 1h30 avec un maitre, 2 mas-ter class...Pranayama, l’Art du Souffle et de la res-piration, l’éveil de soi pour vous aider à voustransformer et réaliser votre plein potentiel hu-main, le Yoga Festival Paris est le plus grand événe-ment Yoga en Europe. Lieu : La cité des Sciences et de l’Industrie le dimanche 23 et le lundi 24 octobre 2016 (9h12h-15h18)www.yogafestival.fr78Novembre 2016]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[n°35Monsieur Cadet, vivre lesAnnées Folles aujourd’hui !Sur les pavés foulés par les piétons, Monsieur Cadettient terrasse : les hôtes y prennent leur petit-déjeu-ner, les passants sirotent un cocktail. Pousser la porteet entrer dans l’atmosphère années 20 et 30 du bar àcocktails où comptoir et piano laqués noirs ouvrentsur une série de banquettes velours capitonnées asso-ciant l’indigo à quelques coussins ornés de  l d’or. Les29 chambres et 2 suites se taillent un costume au goûtfranchement rétro. Le Spa by Le Tigre est ouvert à la clientèle de l’hôtel et au public. Au menu : massage signature énergétique ou apaisant, ré exologie plantaire, soins future maman et même lissage facial japonais. La Rédaction a adoré ce nouveau lieu, idéal même pour un Parisien, pour y venir et y revenir !www.monsieurcadet.comCircuit culinaire en BirmanieEn Birmanie, la nourri- ture joue un rôle extrê- mement important et revêt une dimension so- ciale et religieuse. Selec- tour Afat a déniché pour vous ce circuit de 10 jours durant lequel vous n’allez pas juste goûter et préparer des plats, mais aussi participer à de vé-ritables rituels quotidiens autour de la nourriture. Vous découvrirez entre autre le vibrant centre-ville de Yangon, le marché animé de eingyi Zai. Vous vous envolerez pour Bagan, l'un des plus grands sites architecturaux d’Asie avec ses 2000 temples de briques rouges s'élevant d'une plaine désertique. Vous serez invités dans une famille locale pour vivre une expérience culinaire traditionnelle, vous parti- rez à la rencontre des fermiers dans la campagne environnante...A partir de 1 990 euros par personne en formule 10 jours / 9 nuits en hôtels supérieurs comprenant petits déjeuners, déjeuners et diners, activités et excursions, transferts en véhicules privés, vols intérieurs, frais de visa, hors vols internationaux.www.selectour-afat.com« Suite érotique », dans une cabane à ParisPro tant de son environnement évoquant leJardin des délices, une « Love Room » est inau-gurée dans la Suite - La Cabane du 9 HotelMontparnasse. La Cabane en bois luxueux ettoit végétal promet une expérience sensuelleet déraisonnable ! Au programme : livres Ta-schen à disposition, une lovebox 9 péchés ca-pitaux incluant de l’huile de massage et des accessoires, ou encore un accès aux chaines réservées aux plus de 18 ans ! Une bouteille de champagne attend les invités à leur arrivée, et le petit-déjeuner est servi en chambre ou sur la terrasse avec son jardin privatif.www.9hotelmontparnasse.frwww.ecoreseau.frL’Art du temps ArT De vIvre & PATrImoINe EvasionOuverture du premier Marriott Hotels à RotterdamMarriott Hotels a récemment ajouté le Rotter-dam Marriott Hotel à son portfolio. Idéalementsitué dans la Millennium Tower, en face de la garede Rotterdam-Central, l’hôtel est idéal pour lesvoyageurs d’affaires comme de loisirs pour décou-vrir cette ville animée. Les 230 somptueuses chambres et suites de l’hôtel sont spacieuses et dotées d’équipements modernes. Le lobby a été transformé en un espace animé, le Pillars Bar & Restaurant est ouvert toute la journée. Le centre de remise en forme jouit d’équipements à la pointe de la technologie. Une salle de réunion haut de gamme, un centre de conférences, et près de 600m2 d’espaces modulables sont à disposition des clients.www.marriottrotterdam.comGreen Spirit Hôtels, « Les murs ici chan- tent la vie »Fini les murs gris pour laisser place à une inspiration colorée touchant cœurs et âmes,  ni l'ennui des chambres standardisées et dépaysement garanti pour vivre un mo- ment original et décalé à Paris. L'Hôtel Le Pa- villon,  euron de la chaîne, a été complétement rénové il y a 2 ans. Ancien cou- vent, ce vrai havre de paix charme avec sa fa- çade en briques, situé au calme, loin du bruit de la rue Saint-Dominique, au fond d'une cour avec patio  euri et aux plantes aromatiques. Les innovations technologiques sont remar- quables : air pur de montagne, eau dynamisée de qualité qui sort de tous les robinets, matelas thérapeutiques uniques au monde, qui ne conduisent pas les ondes électromagnétiques, ainsi un vrai reposest possible.www.hotel-lepavillon.comLa Maison Arabe : 75 ans d’hospitalité et d’art de vivre à MarrakechCette maison est bien plus que le premier Riad-hôtel de la Ville Rouge, bien que plus que le premier restaurant de cuisine marocaine de la Médina fréquenté dès ses débuts par la Jet set et les amateursde beau et d’authentique. L’établissementcompte désormais 26 chambres et suites,2 restaurants et 2 piscines, ainsi qu’uneécole de cuisine extraordinaire cachéedans un jardin de la Kasbah, où poussentde merveilleux légumes et où l’on cuit lepain dans un four traditionnel. Le Spa estjuste exceptionnel, l’ambiance magique,un personnel très attentionné, des soinsvoluptueux. Nous vous recommandonsle forfait Impérial : gommage, masque de  eur d’oranger au miel, masque au géranium parfumé au sel de mer, soin coup d’éclat, massage relaxant 30 min, délicieux déjeuner au bord de la piscine. 116 eurosNovembre 201679]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35ArT De vIvre & PATrImoINe L’Art du tempsChampagneBrut Millésime 2008 by Nicolas FeuillatteChic et élancé, le Brut Millésime 2008 est présenté dans un sac décoré de rubans pailletés. Il exprime les typicités de l'excellente année 2008. Issu des 3 cé- pages (Pinot Noir, Chardonnay et Pinot Meunier), ce Champagne développe un nez fruité et  oral et une complexité aromatique en bouche. Puissant, il s'ac- cordera avec un pigeon et autres gibiers  n. Il est dis- ponible en circuits cavistes et dans les boutiques Nicolas Feuillatte au prix de 32 euros.www.nicolas-feuillatte.comMercier, Blanc de NoirsVoilà une parenthèse audacieuse et spontanée pour les fêtes de  n d’an- née 2016 ! Cette nouvelle cuvée est l’expression moderne d’un cham- pagne à déguster simplement chez soi et souligne la mise en avant originale des cépages Pinots Noirs et Meunier. Ce vin est conforme au style Mercier : « Frais, Fruité et Intense » et s’illustre par des notes sub- tiles de pamplemousse et de pêche blanche. Surprenante, sa structure délicate et gourmande passe de l’effervescence à une texture crémeuseen bouche. Anticonformiste et dans l’air du temps, ce champagne Mercier trouvera une place idéale entre le foie gras et le chapon aux fruits secs, avant de conclure avec la traditionnelle bûche ... au café. Un cadeau pétillant dont l’intensité des notes fruitées, la spontanéité et la fraicheur des arômes sera, sans aucun doute, un atout gourmand sur vos tables joliment décorées. Prix conseillé 25 €Les Précieuses Parcelles, le coffretprestige de la Maison Duval-LeroyA l’occasion des fêtes de  n d’année, la famille Duval- Leroy propose un coffret contemporain composé de quatre cuvées correspondantes à quatre parcelles : le Clos des Bouveries Millésime 2006, le Cumières Millé- sime 2005, le Petit Meslier 2005 et le Bouzy Millésime 2005. Dans ce coffret qui rappelle les chais de la Mai-son, vous découvrirez quatre vins d’exception soi- gneusement choisis par Carol Duval-Leroy et ses trois ls. Prix : 390 €TTC. Attention, disponible en série limitée.www.duval-leroy.comChampagne Colin Brut Blanc de Blancs – Cuvée EnjôleuseCe champagne délicat, 100% Chardonnay, s’associera parfaitement à vos fêtes de  n d’année et vos repas gastronomiques. Doté d’une robe dorée avec de  nes bulles, ce millésime 2007 éveillera vos sens tout en élégance et vous offrira des arômes de  eurs blanches et d’agrumes. Vin délicat jusque dans sa présentation où la dentelle est un clin d’œil aux femmes qui sont à l’origine de ce vignoble.Prix : 65 €TTCwww.champagne-colin.com/fr/www.champagnemercier.frDom Perignon Vintage rosé 2004Le millésime 2004 marquera l'histoire de Dom Pérignon de son aisance et de sa générosité. Si le climat se montre long- temps sans excès - avec même un mois d'Août plutôt frais - c'est la chaleur sèche des dernières semaines qui  nalement fait le millésime. Le nez chante haut et clair. Au départ le fruit rouge, intense et frais, la groseille et la fraise des bois. Le tout est complété des notes chaleureuses de la moisson mûre, de l’orange sanguine et du cacao poudré. L'attaque glisse et em- brasse mais c'est l'impression de précision qui  nalement do- mine. La droiture ciselée, intense et pénétrante, s'étire sur la nuance inattendue d'un citrus vert qui vient signer le millé- sime. Prix conseillé : 290€www.domperignon.comChampagne De Sousa GrandCru Blanc de NoirsChampagne Veuve A. Devaux Millésime Sténopé 2009Crée en collaboration avec Michel Chapoutier, le nouveau mil- lésime Sténopé 2009 est parfaitement équilibré. Cette cuvée savoureuse, composée de Pinot noir et de Chardonnay et qui a pu béné cier de conditions climatiques idéales, dévoile un champagne rare et de grand caractère. Idéal en apéritif et/ou pour vos dîners...Prix conseillé : 130 €TTC. Attention, quantité limitée.www.champagne-devaux-stenope.frA l’origine de cette cuvée d’exception, un dé  qu’Erick De Sousa et sa famille se sont lancés : travailler uniquement le Pinot Noir, qui a été sublimé par trois années de vieillisse- ment en cave. Résultat : un champagne à la robe jaune pâle, aux re ets d’or blanc et aux arômes délicats de fruits rouges. Servez- le accompagné de charcuterie, de champi- gnons de saisons, de fromages ou de petits gibiers à plumes. Idéal pour vos repas de  n d’année !Prix public départ cave : 35 Euroswww.champagnedesousa.comChampagne Drappier Cuvée Grande SendréePour la petite histoire, ce champagne doit son nom à une par- celle qui fut recouverte de cendres après l’incendie qui rava- gea Urville en 1838. En effet, un « S » a remplacé le « C » de cendres dans le recopiage du cadastre. La Cuvée Grande Sen- drée, entièrement remuée à la main, est composée de 55 % Pinot noir et 45 % Chardonnay. Elle se distingue par sa robe jaune pâle aux nuances topazes, et privilégie puissance et complexité pour nous dévoiler une délicate minéralité. Vous l’apprécierez à l’apéritif ou notamment en accompagnement de poissons ou volailles.Prix conseillé : 65.00 €TTCwww.champagne-drappier.com80Novembre 2016]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[Les fêtes de fin d’année s’annoncentexceptionnellesDéjà 90 000 clients livrés dans plus de 120 pays. 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LA VENTE D’ALCOOL EST INTERDITE AUX MINEURS.Nous garantissons une livraison avant Noëlpour toute commande reçue avant le 16 décembre.Prix € TTC indicatif (TVA 20% et frais de port en France métropolitaine inclus) - ECOR_JCAT 17-1]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35ArT De vIvre & PATrImoINe L’Art du tempsVins & SpiritueuxSancerre blanc d’antan d’HenriBourgeois« Une belle harmonie entre fruits, minéralité et saveurs épicées. » Géné- reusement aromatique et d’une grande précision, il exprime un nez qui évoque les agrumes, la verveine, les épices et la pierre à fusil. La bouche, très équilibrée, suggère des touches fraîches de pamplemousse, d'amande douce, d’aubépine, et un boisé léger très distingué qui apporte quelques notes de noix de coco. Sa minéralité lui donne une grande longueur en bouche et signe son origine de sol : le Silex. Le Sancerre d’Antan s’alliera merveilleusement à un dîner raffiné, aux notes italiennes. Jean-Marc Bourgeois suggère d’accompagner ce vin d’un turbot et son risotto dechampignons crémeux. Prix : 28 à 32€www.henribourgeois.comDomaine de Baronarques, grand vinrouge 2013Ce vin de garde issu du savoir-faire de Baron Philippe de Rothschild se différencie par ses 80% cépages bordelais et 20% cépages Méditerranéens. Son nez intense et délicat laisse entrevoir des notes savoureuses de fruits mûrs se mêlant à des saveurs gourmandes de chocolat au lait et de ré- glisse. Le milieu de bouche se développe sur des arômes de fruits rouges associés à des notes de pain grillé. La  nale tout en souplesse et en lon- gueur, se prolonge par un fruité élégant. Prix public : 33 euros TTC.www.domaine-de-baronarques.com/frDame de Trotte Vieille 2011 - Saint-Emilion Grand CruPour la légende, une vieille dame - qui vivait dans cette propriété – avait pour habitude de trottiner jusqu’à chaque diligence qui s’arrêtait non loin, le tout a n de récupérer les dernières nouvelles. D’où le nom de Trotte Vieille, attesté par un vieux parchemin en Gascon daté du 15ème siècle. Aujourd’hui propriété du groupe Borie-Manoux, cet assemblage de Merlot, Cabernet-Sauvignon et Cabernet Franc se pare d’une robe d’un beau rubis à re ets noirs, d’une grande limpidité. Le nez est riche et complexe, avec des notes de violette. La bouche est généreuse, d’une belle densité avec des tanins ronds. La  nale est équilibrée. A dégusteravec un sauté de veau aux girolles, une brouillade de cèpes, une pintade en croûte de sel ou des fromages doux. Vin élégant et racé. A noter qu’il existe une pièce de vigne large- ment centenaire, datant d’avant le phylloxéra ! Prix TTC départ : 40 eurosClos des Vins d’Amour – Cuvée 1+1=3Entre Pyrénées et Corbières, le Clos des Vins d’Amour est un clin d’œil à son assemble de trois cépages – Grenache, Carignan et Syrah, et des trois enfants de chacun des deux couples qui ont créecevinen2004.Vinfruitéetgourmand, ilaccompagnerapar- faitement vos mets de  n d’année, des viandes rouges aux gibiers. Servir idéalement à une température de 18°C.Prix départ cave : 10.80 €TTCwww.closdesvinsdamour.frInitiation à « l’esprit Corbières » avec l’oenotourismeRégion vinicole qui a su faire   de son aridité pour façonner une grande richesse de cépages, les Corbières ont beaucoup à trans- mettre. Ses superbes terroirs offrent le parfait écrin pour le déve- loppement de l’œnotourisme. Une invitation à se laisser guider sur l’une des 5 routes thématiques, une pour chaque envie. Focus sur la Route des sites Cathares, vins d’altitude : De Lagrasse à Duilhac-sous-Peyrepertuse, sur 130 km, 42 caves et domaines proposent des activités liées à la culture vinicole. Nichés au cœur des montagnes des Hautes Corbières, les vignerons y proposentdes vins d’altitude, frais et particulièrement  ns.www.20decorbières.comChâteau de Lancyre, Grande CuvéeCe Rouge 2013 Appellation Coteaux du Languedoc - Pic Saint Loup est composé de Syrah (75%), Grenache (15%) et Mourvèdre (10%). La robe est d’un rouge sombre profond. Le nez est très  atteur, avant agitation il laisse apparaître des notes de cerise noire puis suivent des arômes de biscuit, de torréfaction, zeste d’orange et en  nale une pointe mentholée. L’attaque en bouche est veloutée, riche. On y retrouve des notes de cerise et une  nale très réglissée laissant une douce sensation de fraîcheur. Très belle longueur, tanins très serrés. Parfait avec un pavé de bœuf sauce mo- rille, un rôti de canard façon Rossini. Prix public : 18 euros TTCwww.chateaudelancyre.comLes déjeuners d’ecoréseau businesswww.trottevieille.comCe mois-ci, nous avons testé pour vous Uma, du japonais Umami : la cinquième saveur.Concept : Lucas Felzine a fait ses armes avec William Ledeuil de Ze Kitchen Galery et Pas- sart de l’Arpège. Jeune chef passionné, fou d’herbes aromatiques, amoureux du Japon et du Pérou, il a su créer son univers autour de la fusion heureusedecesdeuxpays.Lacuisine ouverte permet d’observer le Chef en action, avant que ses créations gustatives n’arrivent àtable. Les saveurs et les textures se suivent et ne se ressemblent pas : chez Uma on expérimente de nouveaux goûts, de nouvelles sensations. Un lexique accompagne la carte, qui semble presque écrite en langue étrangère, tellement la créativité est abondante.Lieu : Côté décor, des matériaux bruts soulignant le côté épuré du design japonais, et de belles touches de couleurs et de chaleurinspirées du folklore péruvien, se rencontrent subtilement. Ambiance : très agréable, zen, bouillon de créativité Service : attentionné, rapide, personnaliséNotre menu : céviche de saumon marinée à la betterave, gyoza de canard et foie gras jus a l’amarillo et umeboshi, tempura de soft shell crab aioli de patate douce et piment, sphère noix de cocoet maïs. Un moment gastronomique unique, époustou- ant !Tarif : 2 entrées, 1 plat, 1 dessert : 29 euros au déjeu- ner du mardi au vendredi.http://uma-restaurant.fr/82Novembre 2016]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[GIP LIBOURNE L ' A B U S D ' A L C O O L E S T D A N G E R E U X P O U R L A S A N T É PHOTO STEPHANE KLEIN]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35ArT De vIvre & PATrImoINe L’Art du temps - L’actualité automobilemercedes Classe C coupé et cabriolet : elles font briller les yeuxLe coupé d’abord. D’un éclatant rouge Ferrari, affirme avec brio sa sportivité. Dans cette finition « sport line » avec, sous le capot, le moteur essence 2 litres 4 cylindresDans l’univers des marques automobiles de prestige, les constructeurs allemands conservent toujours une lon- gueur d’avance sur leurs concurrents européens. Que ce soit en termes de qualité de finition, d’agrément de conduite, d’équipements, voire de fiabilité. et sur le seg- ment des familiales, bmW, Audi et mercedes font la course en tête. Seuls les affinités et les goûts de chacun peuvent vraiment les départager.motrices avec une boîte auto 9G-tronic à 9 rapports. La belle est aussi à l’aise en ville, grâce à sa grande plasticité mécanique, que sur de longues échappées autoroutières. Coupé et cabriolet, tous deux suréquipés, regorgent d’électronique au service du confort et de la sécurité, et bénéficient d’équipements audio et bluetooth de qualitéNéanmoins, force est de constater que mercedes a su réaliser, au cours des dix dernière an- nées, la plus belle évolution de gamme du point de vue du design, parvenant à rajeu-très supérieure à ce qui a cours habituellement sur le marché. Sans omettre la tablette à écran non tac- tile (merci mercedes de ne pas céder aux si- rènes...) et tous ces petits plus mercedes qui font aimer les automobiles étoilées (chauffage de nuque dans le cabriolet, molette de réglage central doublée d’un pavé tactile). A commencer par le très remarquable affichage tête haute dans le pare-brise. Des défauts ? Hormis les tarifs, difficile de trouver le moindre reproche à adresser à ces « pre-nir considérablement sa clientèle. Le des-sin des Classes A, b, C, et e, a gagné enoriginalité, en pureté et en style.L’habitacle de ces mercedes est égalementdésormais une quintessence de ce que l’auto-mobile peut offrir en termes de confort, d’ergono-mie, et de beauté, même si, comme toujours pour la firme de Stuttgart, les finitions et les équipements haut de gamme sont facturés au prix fort et le plus souvent en pack ou en options.en ligne de 245 che- vaux, il a du souffle et des ar- guments à faire valoir (370 Nm de couple, le 0-100 km/h en 6 secondes). La boîte auto à 7 rapports et le système Dynamic Select AmG (qui joue sur les caractéristiques du moteur, de la boîte de vitessesmières » de la classe.C’est le cas avec les deux bijoux de la Classe C : le coupé et, pour la première fois dans l’histoire de ce modèle dont la quatrième génération a fait son apparition à Genève en 2014, un cabriolet quatre places.et de la direction) font le reste.Le cabriolet ensuite, bleu métallisé, tout de cuir blanc vêtu dans l’habitacle, se montre plus raisonnable en ver- sion diesel (moteur 220d de 170 chevaux) et quatre rouesModèles essayés : Mercedes C300 Coupé Sportline, tarif à partir de : 54100 euros. Mercedes C220DMA- TIC Cabriolet Sportline, tarif à partir de : 59700. Ta- rifs gammes essence, coupé à partir de 37200 euros, cabriolet à partir de 44650 euros ; tarifs gamme die- sel : coupé à partir de 40750 euros, cabriolet à partir de 48200 euros.qualité (bluetooth, GPS et tablette tactile, commandes vocales). enfin parce qu’elle est finalement plutôt agréable à conduire avec son moteur diesel 1,6 litre de 120 chevaux couplée à une boîte méca à 6 rapports, facile à manier et bien étagée. Seul petit défaut les dysfonctionnements du système stop-and-start qui, à force de caler, contraint le conducteur à le désac- tiver. Un bug souvent observé quand on cumule moteur diesel et boîte méca et qui concerne malheureusement de nom-Deux véhicules de niche essayés dans deux configura- tions complètement différentes.Fiat Tipo : la très bonne affaireLe constructeur mythique transalpin est depuis quelques années déjà à la recherche d’un second souf- fle. Le succès commercial de la 500 et de ses déri- vés a concentré sa gamme et réduit sa diversité commerciale même si d’anciens modèles vieillissants perdurent au catalogue. Avec lanouvelle Tipo il réussit un coup de maîtreen misant sur une compacte bien dessinée,bien équipée, vendue à prix d’ami. Une concurrente des Golf, megane et autres308 au tarif d’une Clio (11990 euros enversion quatre portes, avec le petit moteuressence de 95 ch. et le premier niveau de fi-nition), le pari est osé et plutôt réussi. D’abordparce que la Tipo nouveau style est jolie, parfai- tement dessinée dans le respect des fondamentauxde son segment et ce, quelle que soit la version : quatre portes, cinq portes ou break. ensuite parce qu’elle est spacieuse aussi bien dans l’habitacle que dans le coffre avec un volume record en cinq portes pour sa catégorie (440 litres), que son intérieur, d’inspiration germano- coréenne, à défaut d’être gai, est bien conçu etbreux constructeurs (PSA excepté).fonctionnel, et qu’elle est généreusement équipée dès les premiers niveaux de finition avec des systèmes derifs gamme diesel à partir de 30900 euros.Modèle essayé : Fiat Tipo Lounge 1,6 Mul- tijet 120 chevaux Alfa Roméo Giulia 2.2 die- sel 180 ch. Super, tarif à partir de : 39100 euros. Tarifs gammes essence, à partir de 37000 euros ; ta-84Novembre 2016]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[n°35www.ecoreseau.frAlfa Romeo redore son blason avec la GiuliaL’Art du temps - L’actualité automobile ArT De vIvre & PATrImoINe ESSAIS & TENDANCESPar Philippe FlamandLa nouvelle Giulia offre un réel plaisir de conduite. Pas de doute, la magie Alfa opère tou- jours. Dès les premiers tours de volant on est sub- jugué par la justesse du train avant et la précision du châssis. Du grand art. on est dans l’univers de la pureté automobile et de la tenue de route au cor- deau. Là où excellent d’autres constructeurs comme Peugeot mais en mode traction. Ici on est sur le registre de la propulsion que le constructeur avait abandonné depuis plus de 20 ans, et qui oblige toutefois à se montrer prudent sur route hu- mide lorsque la position sport du système DNA est enclenchée. De quoi apprécier sans doute les qua- tre roues motrices des nouvelles versions « ve- loce » présentées au dernier mondial de Paris. Côté design, Alfa n’a pas non plus perdu la main avec un profil élégant et une calandre de pure ori- gine. La Giulia cherche à combiner la rigueur sta- tutaire des stars germaniques du segment avec la sportivité inscrite dans ses gènes (surtout lorsqu’elle est chaussée de magnifiques jantes en alliage de 18 pouces). mais c’est dans l’habitacle que la montée en gamme réalisée par le construc- teur italien est la plus évidente : belle finition, planche de bord très bien dessinée, combinaison luxueuse de cuir (rouge sur notre modèle d’essai, du plus bel effet) et de métal brossé, parfaite er- gonomie des commandes avec, pour la première fois, une mollette centrale avec pad sur la console. en prime un petit volant avec méplat idéalement proportionné et qui hérite du bouton de démar- rage façon Ferrari : original ! Idéal aussi le levier de vitesse, court, dur et d’une grande précision. Le confort est somptueux grâce aux sièges et aux sus- pensions ouatées, l’équipement presque exhaustif en fonction des niveaux et des packs de finition. manque juste l’affichage tête haute, dommage. Côté mécanique le moteur diesel turbo 2,2 litres avec 4 cylindres en lignes est puissant (180 che- vaux, 380 Nm de couple à 1 500 tours minute),souple et silencieux. Idéal sur de longs parcours. Deux nouveaux moteurs ont fait leur apparition au mondial, tous deux couplés à la boîte auto à 8 rapports : un 2.2 diesel de 210 ch. qui complète les blocs 136, 150 et 180 ch. existants, et surtout un 2.0 Turbo essence de 280 ch. qui renforce la gamme non mazoutée limitée jusqu’alors au 2 litres turbo de 200 ch. et au merveil-leux – mais prohibitif – 2,9 litres v6 quadrifoglio de 510 ch.Modèle essayé : Alfa Roméo Giulia 2.2 diesel 180 ch. Super, tarif à partir de : 39100 euros. Tarifs gammes essence, à partir de 37000 euros ; tarifs gamme diesel à partir de 30900 euros.Novembre 201685]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35ArT De vIvre & PATrImoINe Baromètre Finance & InvestissementsBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant les placements et investissements que peut réaliser tout particulieréthique & FinanceuLES BONS PLANS DU MOISCap sur la trufficultureparceDans le petit monde des investissements-plaisir, la trufficulture, ou culture de la truffe, passe généralement inaperçue. Pourtant, les professionnels ne sont pas les seuls à pouvoir bénéficierde l’engouement poursavoureux champignon. Desentreprises spécialisées vousproposent d’acheter des chênestruffiers, sous lesquels pousse l’ornoir, puis de vous verser chaqueannée une partie de la récolte. Leticket d’entrée est relativementbas (entre 200 et 400 euros enfonction de l’âge du chêne), pourune durée de vie de vingt ansenviron. en moyenne, un arbredonne 50 grammes de truffesannuellement, pour un prix à larevente de 1000 euros le kilo.50% de cette production estversée au propriétaire de l’arbre, avec un système de mutualisation au sein de la truffière. malgré tout, comme dans le domaine du vin, rien n’est garanti : vous n’êtes pas à l’abri d’une mauvaise année...apLcomporte une disposition qui fait débat dans les milieux fi- nanciers. elle concerne la rési- liation annuelle des contrats d’assurance-emprunteur et en- tend permettre à chaque assuré de résilier l’assurance de son prêt à chaque échéance an- nuelle. Le texte doit encore passer devant le Sénat en no- vembre, mais, s’il devait être adopté en l’état, il augmenterait les possibilités offertes par la Loi Hamon de 2014, qui ren- dait déjà possible le change- ment de contrat pendant un an après la signature du prêt im- mobilier à condition de présen- ter des garanties équivalentes. en faveur de cette disposition, certains politiques avancent des raisons économiques ou so- ciales : son adoption permet- traient d’offrir aux Français davantage de pouvoir d’achat, notamment en autorisant les anciens malades, les surendet- tés, les emprunteurs ayant perdu leur emploi ou les primo- accédants de souscrire un contrat auprès des assureurs al- ternatifs. De l’autre côté, les banques redoutent la totale dé- liaison du prêt immobilier et de l’assurance. Leurs arguments ne reposent pas seulement sur l’impact de cette mesure sur le produit net bancaire et leurs marges, déjà fragilisées, entre autres causes, par la pratique des taux faibles. elles font partexploitante mais la société civilequi en gère la propriété collective.La GFv met en relation desexploitants désireux de lever descapitaux avec des particuliers quisouhaitent investir dans le secteur.vous devenez associé lorsquevous achetez des parts.L’investissement en GFv sedistingue par un ticket d’entréeélevé (10000 à 20000 euros parpart) compensé par une fiscalitérelativement avantageuse. eneffet, les fruits de ce placement,considérés comme des revenusfonciers, sont soumis au régime du micro-foncier. L’argent placé en GFv offre par ailleurs une exonération de 75% pour l’ISF...Arthur CohenPrésident Directeur général des éditions Hermann, Philosophe spécialisé dans les questions éthiquespliquées au secteur financierLibéraliser le marché de l’assurance-emprunteur ?également de leur inquiétude concernant la possibilité d’em- prunter avec un risque aggravé de santé – ce qui constitue une possible menace pour la stabi- lité du secteur financier. en 2013, au moment où le projet de Loi Hamon était discuté, un rapport de l’Inspection géné- rale des finances déconseillait déjà la totale libéralisation de la résiliation des contrats d’as- surance-emprunteur : la « dé- mutualisation » des risques entraînerait progressivement l’impossibilité pour « les plus fragiles sur le plan de la santé, de l’âge ou des revenus » d’ac- céder à la propriété. L’Autorité de contrôle prudentielle et de résolution craint, de son côté, qu’une libéralisation accentuée du marché n’aboutisse sur une concurrence exacerbée et n’in- cite ainsi au développement de pratiques markéting ou com- merciales discutables. Une étude sur les impacts de cette disposition à la fois sur les sec- teurs bancaires et assurantiels, mais aussi sur la stabilité du système financier dans son en- semble, rassurerait certaine- ment les citoyens et aideraient les sénateurs à se déterminer. Peut-être serait-il pertinent de songer à inscrire dans la Constitution la nécessité de réaliser de telles études d’im- pact avant toute proposition lé- gislative ou réglementaire ? Cela permettrait à chacun d’as- sumer pleinement ses responsa- bilités.Groupement foncier viticole : à consommer sans modératione projet de loi « Sapin II », adoptée par les dé- putés fin septembre,vous vous intéressez au vin, mais vous n’avez jamais franchi le pas qui sépare l’amateur enthousiaste de l’investisseur avisé ? Une solution peut être de passer par un groupement foncier viticole, ou GFv. Celle-cine désigne pas la sociétéOptions binaires : sept nouveaux sites hors la loirebelote : une fois de plus,l’AmF met en garde contre lescampagnes publicitaires portantsur le « trading d’optionsbinaires » diffusées sur le Web.La plupart du temps, celles-cireposent sur des informationsinexactes, annonçant desrendements farfelus. Le gendarmede la bourse recommande auxparticuliers de s’assurer quel’intermédiaire financier est bieninscrit sur la liste desétablissements financiersautorisés à exercer en France.Dans le cas contraire, mieux vautne pas répondre aux sollicitations,conseille l’AmF. Celui qui passerait outre risquerait de ne pas être couvert par les règles de protection des investisseurs. La liste complète des sites non autorisés est consultable sur le site de l’AmF.86Novembre 2016Œ]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35selon Christophe Eggmann, directeur investissement sur les actions bio-pharma. Celui-ci évoque un tweet dans lequel Hillary Clinton accusait les compagnies pharmaceutiques de pratiquer des prix abusifs, ce qui aurait provoqué un vaste mouvement de baisse dans le secteur des biotechs au mois de septembre. « Que ce soit vrai ou non, puisque cela fait cinq ans que le secteur surperforme le marché tous les ans, la consolidation actuelle ne peut être que salutaire pour les investisseurs », écrit-il. Pour GAM, les investisseurs devraient en tout cas reporter leur attention sur les fondamentaux en raison d'une période riche en annonces et en éléments catalyseurs, comme de nouvelles réglementations, des conférences scientifiques et des résultats d'études cliniques.ArT De vIvre & PATrImoINe Baromètre Finance & Investissements uLE COIN DES ANALYSTESuCholet Dupont : un environnement toujours favorable aux actionsmaintient une exposition prudente et diversifiée sur les actions. Sa préférence va au marché du crédit européen, qui présente selon lui des opportunités, notamment suite aux écartements de spread récents et grâce à l'intervention directe de la BCE sur le marché de la dette d'entreprises, qui a acheté environ plus de 25 milliards d'euros d'obligations d'entreprises depuis le 10 juin, rappelle-t-il.Les marchés ont bien résisté aux tensions dans lesecteur bancaire, et ont bien réagi aux réunions desBanques centrales, observe Cholet Dupont dans unenote de marché. De plus, les perspectives économiquesse sont éclaircies. Mais malgré cet environnementfavorable, l'analyste remarque un certain attentismedes investisseurs, qui traduit selon lui de la méfianceface aux prochains événements. « Faudra-t-il attendrel'issue des scrutins américain en novembre et italienen décembre ? », s'interroge Vincent Guenzi, directeurde la stratégie. D'ici là, les publications de résultatspourraient selon lui servir de catalyseur à la hausse desmarchés actions. Cholet Dupont n'a pas modifié ses de la santé devrait connaître un renversement de cycle », prévisions pour les indices actions : ilu GAM s'attend à une embellie sur les pharmaLes valeurs pharmaceutiques devraient connaître une embellie au second semestre, anticipe GAM dans une note. « Après une dizaine de mois compliqués, le secteurmaintient une position légèrement surpondérée sur les actions à court terme. Le rapport rentabilité/risque reste selon lui toujours plus favorable aux Etats-Unis qu'en Europe. Cholet Dupont a relevé à Surpondérer les secteurs Technologie et Chimie, tout en abaissant à Neutre les secteurs Alimentation et Boissons, ainsi que Biens de Consommations cycliques et Immobilier.uBFT Investment Managers préconise la diversifica- tionLA la différence de l'été 2015, qui avait été marqué par l'effondrement des places boursières chinoises, la période estivale aura été calme en Bourse selon BFT Investment Managers. « Le mois d'août, souvent redouté par les investisseurs, s'est soldé par une parfaite stabilité, après que les marchés d'actions ont regagné près de 5% en juillet », écrit-il. Michael Aflalo, directeur des gestions chez BFT IM, évoque un attentisme des marchés qui traduit un manque de visibilité à l'approche d'échéances politiques majeures, dont notamment l'élection présidentielle américaine. Dans ce contexte, BFT IMuLA SPÉCULATION DU MOISAvanquest, en quête de performances0,14 EUR 0,13 EUR 0,12 EUR 0,11 EUR 0,10 EUR0,09 EUR 0,08 EUR0,07 EUR0,06 EUR0,05 EURNov Dec2016 FévMars AvrMai JuinJuil Août Sept Oct88Novembre 2016L'action de l'entreprise de logiciels pourrait profiter d'un rallye de fin d'année. Portzamparc a rehaussé sa re- commandation sur Avanquest à l'Achat, contre Conserver auparavant, avec un objectif de cours de 0,17 euro par action (contre 11 centimes début octobre). Le broker salue la volonté du groupe de donner la priorité à la profitabilité, avec comme objectif de renouer avec la rentabilité en 2017.]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[n°35www.ecoreseau.frPatrimoine - La défiscalisation immobilière en 2017 ArT De vIvre & PATrImoINe Focus sur un placement ou investissement afin d'analyser les tendances et évolutionsentre rupture et continuitéL’immobilier se porte plutôt bien. Par exemple, 2016 devrait compter plus de 800000 transactions dans l’ancien, proche de ses hauts historiques. 2017 de- vrait donc être une bonne année – y compris pour la défiscalisation. « En l’état actuel des débats, le projet de loi de finances pour 2017 montre une tendance nette à assurer la conti- nuité, décrit renaud Ca- pelle, directeur immobilier adjoint à l’UFF. Dans la perspective d’une échéance électorale, de tels signaux sont toujours les bienve- nus. »Si tous les dispositifs de défiscalisation immobilière sont prorogés en 2017, l’arrivée du prélèvement à la source soulève quelques incertitudes.dre la forme de crédit d’im- pôt. » La situation est moins claire en ce qui concerne les avantages qui accordent une réduction sur les revenus globaux (déficit foncier, monuments historiques). Il existe plu- sieurs possibilités pour ré- soudre le problème : par exemple, comme ces tra- vaux s’étalent souvent sur plusieurs années, on pour- rait envisager ainsi un re- port sur l’année suivante de l’avantage acquis en 2017. mais il est certain qu’une solution sera trou- vée. « Dans le cas où les travaux ne viendraient pas en diminution des reve- nus, cela risquerait de met- tre un coup de frein im- portant aux travaux de ré- habilitation et de rénova- tion, ce que le gouverne- ment a bien perçu puisqu’il réfléchit, d’après nos in- formations, à des solutions pour maintenir un système de déduction », souligne Jean-François Chaury.risqué, et il ne faut pas choisir à la légère. D’autant plus qu’il est principale- ment utilisé par des primo- accédants, pour qui une perte est un vrai coup dur.évolue en ce qui concerne les résidences de tourisme. Pour celles-ci, la réduction d’impôt est augmentée à 20%, mais elle porte sur des travaux de rénovation (énergétiques, ravalements,coup.enfin, les gros investis- seurs, qui préfèrent des dispositifs plus ambitieux, ne seront pas dépaysés : là encore, les dispositifs sont tous prolongés, sanssurant, l’arrivée du prélè- vement à la source, qui s’accompagnerait d’une an- née fiscale « blanche », soulève des questions. « Nous n’avons pas de cer- titudes sur la loi et les dé-LOI PINEL PROLONGÉELe dispositif instauré par la loi Pinel, qui a été en 2016 incontestablement la star des placements en dé- fiscalisation immobilière, est prolongé jusqu’au 31 décembre 2017, et devrait garder ce statut de favori : il est abordable (plafonné à 300000 euros), et incita- tif, la défiscalisation pou- vant atteindre 21% sur 12 ans. mais « cet investisse- ment reste soumis à des contraintes assez fortes, rappelle maître Steve Ja- kubowski, du cabinet d’avocat Picovschi. Les loyers sont plafonnés par zone géographique ; et les revenus des locataires ne doivent pas, eux non plus, excéder une certaine li- mite. » C’est pour le moins restrictif. De plus, si la loi autorise (évidemment) le changement de locataire sur la durée de location, en revanche, le logement ne peut pas rester inoccupé pendant plus d’un an, sinon tous les bénéfices fiscaux acquis sont perdus. en re- vanche, il est maintenant possible de louer le bien à ses enfants.même si c’est un investis- sement abordable, il resteD'une manière ou d'une autre, les dispositifs de dé scalisation traditionnels trouveront leur place en 2017...Un décalage dans le temps ne conviendrait pas ; et « enlever » un an d’avan- tages acquis enverrait un message décidément contradictoire avec celui de continuité déjà émis. mais en fonction de la so- lution qui sera retenue au final, il faudra probable- ment ajuster les stratégies patrimoniales. Ces ques- tions, le grand public ne se les pose pas encore. mais cela va arriver, d’au- tant que l’immobilier fait toujours partie des sujets évoqués lors des cam-DES AUTRES DISPOSITIFS QUI ÉVOLUENT PEULe prêt à taux zéro est éga- lement maintenu, mais de- vrait permettre de financer 40% du montant de l’achat d’un logement neuf ; au- paravant, la limite se situait entre 18 et 26%. De plus, il permet de financer l’ac- quisition d’un logement ancien, à condition d’y réa- liser des travaux de réno- vation ou mise aux normes à hauteur de 22% du coût total.adaptations aux personnes handicapées...), plafonnés à 22000 euros (ce qui cor- respond donc à une réduc- tion d’impôt maximale de 4400 euros).être modifiés. Il sera donc toujours possible de réno- ver des bâtiments classés grâce au malraux, et de réaliser du déficit foncier. Par ailleurs, « il faut rap- peler également que les dispositifs actuels sont en- core valables jusqu’au 31 décembre 2016, soulignecrets d’application, ce qui ne nous permet pas de tirer des conclusions sur les im- pacts pour les investisseurs concernant les revenus 2017 », estime Jean-Fran- çois Chaury, responsable des partenariats chez Ad- venis. Que deviendraient les avantages fiscaux théo-Le Censi-bouvard est lui aussi maintenu, mais avec quelques modifications. Si le dispositif n’est pas mo- difié pour les investisse- ments en résidences seniors et étudiantes (11% de ré- duction d’impôt répartie sur neuf ans pour l’achat d’un logement neuf, pla- fonné à 300000 euros d’in- vestissement par an), ilQue deviennent les avantages fiscaux théoriquement acquis durant l’année blanche au niveau des impôts ? Le débat est ouvertIlJean-Marie BenoistLes investissements outre- mer sont également pro- longés. Ils restent intéres- sants – notamment parcequ’ils sortent du plafon- nement des niches fiscales – mais demeurent risqués, pénalisés par une histoire mouvementée et un sys- tème déclaratif qui rend indispensable la vérifica- tion préalable par l’inves- tisseur lui-même, l’admi- nistration fiscale n’inter- venant toujours qu’aprèsmaître Steve Jakubowski. Il n’est donc pas trop tard encore si l’on veut en pro- fiter sous leur «ancienne» forme. »riquement acquis durant cette année ? La question n’est pas encore résolue. « L’année 2017 sera une année blanche au regard du paiement de l’impôt mais pas au regard de sa déclaration, souligne re- naud Capelle. Le traitement fiscal des investissements immobiliers pourrait pren-pagnes présidentielles.. y aura donc beaucoup d’ex- plications à donner – aussi bien de la part des profes- sionnels que de l’état lui- même. Il faudrait, dans l’idéal, avoir une position claire d’ici début décembre, pour permettre de bien in- former les investisseurs.LA VRAIE INCONNUE : L’ANNÉE FISCALE FANTÔMESi tout cela est plutôt ras-Novembre 201689]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°35ArT De vIvre & PATrImoINe Regard sémantiqueDepuis neuf ans, Jeanne Bordeau compose des “tableaux de mots” à partir de collages issus d’articles de presse. Démonstratives et percutantes, ses “compositions sémantiques” accrochent le coeur et la raison. A la fois miroir et interprétation de l’actualité,ses tableaux décryptent l’époque de manière presque prémonitoire.Créations thématiques et singulières, ses tableaux mettent en scène les mots-clés d’une année dans des secteurs d’actualité majeurs : politique, économie, crise, culture, société, culture, femmes, développement durable, ressources humaines, verbes. Chaque année, ces dix toiles forment ainsi “une tapisserie de Bayeux contemporaine” et sont exposées courant janvier à Paris.Nomdutableau: Duel,2012,JaneBee Hollandebashing,2013,JaneBee Implosion,2014,JaneBee La mémoire des motsEtat d’urgence, 2015, Jane Bee201220132014Dans le rétroviseur présidentielDico d’époqueAlors que se profile la présidentielle et que nous sommes déjà plongés dans les primaires de droite et de gauche, jevous propose un retour en mots autour du mandat de François Hollande.parOù sont les riches et les femmes ?Hollande BashingUn casque et un scooterJeanne BordeauQuand François Hollande revêt les attributs de chef de l’état, il arrive avec des idées comme « les 75% » tranche d’imposition pour les revenus excédant 1 million d’euros. Il est présenté comme « le président anti-austérité » qui popularise, la fabuleuse « ana- phore » du « moi président ». mais, cent jours après son entrée en fonction, cette anaphore semble déjà loin. Alors, il n’est plus bon, déjà en 2012, d’être l’homme qui incarne ce « président normal ». Les journalistes parlent ensuite de « doutes », de « tâtonnements » dans l’action du nouvel élu. Le voici taxé « d’amateurisme ». Cette perception est renforcée par le duel qui passionne, le duel entre « la première dame » et « la pre- mière femme » : le clash entre « Trierweiler » et « Royal ». Ce clash déjà présent lors de la cam- pagne présidentielle inspire par la suite les récits du « trio prési- dentiel ».Dès 2013, nous rentrons dans l’année du « Hollande Bashing ». Il faut dire qu’en mars 2013, lors du débat sur la « taxe à 75 % » et du scandale autour des « évadées fiscaux », on découvre le « mensonge » fiscaletle«déni»de«Cahuzac».Le « je demande pardon » du fraudeur ne suffit pas à l’absoudre.Décidément que les medias sont sans pitié à l’affut, car ce qui va marquer les consciences en 2014, c’est ce fameux « casque ». Celui d’un président qui s’en va faire des visites à « Julie Gayet ». François Hollande traverse encore une année difficile avec une « guerre sainte », des « otages décapités », des « migrants », des « clandestins ». Il y a encore le « tsu- nami bleu » lors des scrutins municipaux et européens.Fondatrice de l’Institut deAlors qu’il est question de « crise d’autorité », « d’enfer fiscal », les colonnes de journaux étalent les jeux de mots autour de ce pré- sident et ses femmes.« Scandale », « discorde », cafouillage », « incohérences » illustrent aux yeux des commentateurs le climat présidentiel.Seule consolation pour ceux qui en sont victimes, le « bashing » passe. Qui se souvient qu’en 2014 nous étions en plein « French-Bashing » et « Ayrault-Bas- hing»?2015Avec les réseaux sociaux, le « bashing » se transforme en « lynchage ». Une même cible concentre les attaques et les dénigrements. « Bashing » possède une sonorité qui exprime bien la rapidité et la violence de l’acharnement qu’il recèle.C’est l’année de « L’Etat d’urgence » et nous en avons déjà parlé ici. Ce que nous pouvons juste retenir, c’est que le président « normal » a traversé une période com- pliquée et violente où les mots n’ont jamais été des alliés.Le bashing passe aussila qualité d’expression bashingParallèlement, Les déclarations de patri- moine et d’intérêts des membres du gou- vernement sont rendues publiques : « huit ministres sont millionnaires ». « Trans- parence » et « moralisation » s’invitent dans le débat : c’est la « dictature des bien-pensants » clament les éditorialistes. mais, un autre mot va également polluer le quinquennat, c’est la « colère ». oui, elle est omniprésente : le « ras-le-bol fis- cal » coiffe un « bonnet rouge » contre « l’écotaxe ». Les contribuables, les « sages-femmes, » les « artisans », « les petits patrons, » les employés licenciés, « les instituteurs » manifestent. et, tout cela débouche sur le « Hollande bashing » avec en une du magazine « Le Point », la photo du leader socialiste affublé du terme « Pépère ». on voit fleurir des commen- taires comme « C’est donc ça un socialiste français ? »et il y a ce « casque » qui risque de rentrer dans la mémoire collective. Pourtant, on agit avec le « pacte de responsabilité », mais si le gouvernement se bat pour plus de « simplification », si « Macron » arrive pour annoncer l’heure du « virage social libéral », si « Valls » semble être le « co-président », on ressent un malaise politique. malaise des « socialistes affligés », des « frondeurs », et au centre Ségolène royal est même perçue comme la « vice-présidente ».On trouve « bashing » associé au président Hollande mais le terme a aussi été utilisé pour critiquer la France. « Bashing » c’est le mot qui sert à dire du mal, beaucoup de mal !Une racléeA l’origine « bashing » est synonyme en anglais de « raclée ».C’est donc le fait de frapper quelqu’un. Déjà au xvIIIème siècle, il renfermait l’idée « d’insultes », de coups portée à l’adversaire de façon presque intense et continue.Les réseaux sociaux frappent aussiNovembre 2016PROCHAIN NUMÉRO LE JEUDI 1ER DÉCEMBRE 201690]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRECABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 190 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82THE SHOW OF THE MOST FAMOUS CABARET IN THE WORLD !DINNER & SHOW AT 7PM FROM €190 SHOW AT 9PM & 11PM FROM €77WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIEL© Bal du Moulin Rouge 2016 - Moulin Rouge® - 1-1028499]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[NÉO BUSINESSUn réseau de chargés d’affaires spécialisés et une offre modulableadaptée aux besoins des entreprises innovantes.BPCE - Société anonyme à directoire et conseil de surveillance au capital de 155 742 320 euros - Siège social : 50, avenue Pierre Mendès France 75201 Paris Cedex 13 - RCS Paris n° 493 455 042 - ALTMANN + PACREAU - Crédit photo : Hervé Plumet.VOTRE ENTREPRISE NE CESSE D’INNOVER. 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