﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="no"?><Search><pages Count="84"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[POLITIQUELES PRIMAIRESLa fausse-bonne idée ?MODE HOMMEDRESS CODESet businessPLACEMENTSL’investissement grand cruwww.ecoreseau.fr Numéro 34 octobre 2016›› TEMPS FORT MONDIAL DEL’AUTO 2016LE FUTUR SUR QUATRE ROUESEMMANUELLECOMMENT LADUEZLa génération Y en n intégrée ?« THE BOSON PROJECT »BRETAGNEUNE ECONOMIE EN PLEIN RENOUVEAUL’ARMÉE EN 2016 START-UP DUALES DIPLOMATIE ET VENTE  FORMATION CERCLES D’INFLUENCESOUTIENT NOTRESécuritéLÉCONOMIEVIDÉOSURVEILLANCE CYBERDÉFENSE DRONES CIVILS START-UPCet exemplaire vous est offert par EcoRéseau Business. Ne peut être vendu séparément.]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34eDItOrIALLa conscience avant la scienceLa technologie semble résoudre un certain nombre de débats idéologiques et anciens. Anne Hidalgo ferraille dur contre les tenants du tout automobile pour piétonniser les voies sur berge rive droite, sous le motif de réduire la pollution ? Le cahier spécial Mondial de l’Automobile 2016 de ce numéro montre pourtant que le véhicule propre et autonome est en bonne voie... De même, paci- fistes, adeptes de la dissuasion par les armes ou va-t-en-guerre s’opposent de longue date sur le montant des investissements à accorder à la défense et la sécurité ? Eco- Réseau Business démontre au fil de ses pages que de tels investissements, au-delà de la vision guerrière stricto sensu, ont des retombées multiples sur l’innovation et l’économie. Les bienfaits sont directs pour les régions – avec les problématiques d’aménagement territorial traitées en Grand Angle ou les impacts des exportations expliqués en International – mais aussi indirectes : des filières naissent en parallèle comme celle des drones civils explorée en Décryptage, comme ces start-up « duales » qui mettent au point des applications pour répondre aux besoins à la fois civils et militaires, traitées en Interview croisée. Les PMe dans leur ensemble, alertées par ce secteur en expansion, progressent en matière de sécurité physique et informatique comme l’analyse le créer Aujourd’hui. Finalement, la présence de la grande Muette et de sa demande constante de solutions technologiques favorisent l’esprit de re-cherche et développement. Yossi Vardi, entrepreneur et capital risqueur, pape des jeunes pousses israéliennes, ne cite-t-il pas souvent tsahal parmi les facteurs qui ont généré la « start-up nation » ? c’est bien cet esprit de performance et d’innovation – encore souligné en Haute résolution par ces inventions permettant de recharger lemobile sans le brancher – qui.comme le monde. L’outil n’est que l’émanation de ce mode de pensée qui doit animer les générations futures si l’on veut assurer une certaine compétitivité et progresser. cette flamme habite déjà Athéna Montuoro, la culture du rebond de ce mois qui rencontre le succès avec badines Lingerie alors qu’elle a connu l’échec entrepreneu- rial en Inde. Une préoccupation constante d’innovation que notre electron Libre, emmanuelle Duez, ayant créé the boson Project et WoMen’Up pour aider les en- treprises à proposer la meilleure des organisations à la génération Y et aux femmes, affirme devoir être favorisée.Jean-Baptiste LeprinceFondateur & directeur de la publicationJulien TarbyRédacteur en chefpermet de trancher le nœud Gordien de débats vieuxLE CHAT by Philippe Geluck2OctObre 2016]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[n°34www.ecoreseau.frConseillers de la rédaction : Matthieu Camozzi, Olivier Faure, Geoffroy Framery, Aymeric MarolleauChroniqueurs : Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, Arthur Cohen, Philippe Flamand, Pascal Junghans, Sophie de Menthon, IsaLou Beaudet Regen, Jean-Marc Rietsch, Thierry SaussezCollaborateurs réguliers : Anna Ashkova, Jean-Marie Benoist, Charles Cohen, Anne Diradourian, Ludovic Greiling, Pierre Havez, Marc Hervez, Emilie Massard, Cyril Michaud, Julie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Nicolas Pagniez, Yann Petiteaux, Antoine Pietri, Séverine Renard, Pierre Tiessen, Carla Verley, Murielle WolskiDessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardRéalisationCourriel : production@lmedia.frResponsable production : Frédéric Bergeron Conseiller artistique : Thierry Alexandre Crédits photos : Shutterstock, DRPublicité & opérations spécialesInternationalGALAXIE ECORÉSEAU 4-11 RétrospectiveSOMMAIrePANORAMA 12-19RH & FORMATION 50-61 Réseaux & InfluenceGrand anglebretagne, péninsule dans le vent14 - Les doctorats "bankables" 54 - Distinction Mastères, Masters et MbA 56Hexagone- Les PMe et les start-up à l'assaut des MbA 58Les primaires, une fausse bonne idée ?16 La vente d'armes, des stratégies de pays différentes 18CLUB ENTREPRENDRE20-4120Regard digitalL'armée française dans le temps 4Marc chemin, capGemini, coordinateur planbig Data nouvelle France industrielle 44Baromètre de l'optimisme 6 - tendances- Actions symboliques- Le monde après cOP21La filière des drones civils décolle 46DécryptageHaute résolution- Les métiers transformés par la dématérialisation 48www.ecoreseau.fr201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél. : +33 (0)9 51 05 87 72 Courriel : contact@lmedia.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste LeprinceRédactionCourriel : redaction@lmedia.fr Rédacteur en chef : Julien TarbyLes effets d'entraînement des activités de défense sur les territoires12cercles militaires 50 Observatoire 52Régions & TerritoiresCarrières & TalentsINNOVATIVE LEADERSFOR A RESPONSIBLE WORLDwww.audencia.comCourriel : publicite@lmedia.frFaustine Launay, Emilie Podsadni, Stéphane Le SageDiffusion, abonnements & vente au numéroLMedia / EcoRéseau201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)1 43 06 23 16 - 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Séminaires : lieux et offres flexibles 38- Prospective : Le véhicule du futurBaromètre Finance & Investissements 7880 82Protection physique et informatique des PMeà moindre prix 32L’Art du temps 74Business guidesTemps fort EcoRéseau : Spécial Mondial de l'Auto 70 - Dans l'Actu : tendances Mondial Auto 2016- Décryptage : Start-up du véhicule autonome- L'air du temps : essais automobilesSTRATÉGIE &INNOVATION NUMÉRIQUE 42-49PatrimoineBaromètre de l'innovation 42Investissements dans le vinRegard sémantiqueOctObre 20163]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34GALAxIe ecOréSeAU Rétrospective - Le rôle de l’armée française dans le tempsLa grande Muette mue...Dans chaque numéro, EcoRéseau Business vous propose de revenir sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient ou auraient pu être il y a un demi-siècle. Pas question de comparer l’incomparable, de fustiger ou de glorifier le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.L’image des soldats belliqueux qui prennent le train pour rejoindre les garnisons de l’est appartient au passé. Leur profil est différent, et ils ne font plus que combattre...militaires, soit quasiment 10%) et l’on voit jouer l’armée dans un vrai rôle de composition.de Gaulle. Durant tout ce long siècle, les trains de permissionnaires desser- virent les gares de l’Est. » Deuxième rôle essentiel pour l’historien, à partir des années 1960 : se dé- ployer sur les conflits co- loniaux : « Au lendemain de la Seconde Guerre mon- diale, et pour faire oublier le traumatisme de 1940, le modèle culturel domi- nant au sein de l’armée française va être celui de troupes légères, incarnées par le « para ». Plus que jamais, c’est l’armée du grand large, avec la guerre d’Indochine – illustrée par les livres de Jean Larté- guyet, les films de Pierre Schoendoerffer –, celle de Corée et la bande d’aven- turiers du Bataillon fran- çais, et surtout celle d’Al- gérie. Là-bas, cette armée, qui s’est progressivement éloignée depuis 1940 de l’univers mental de la France métropolitaine, va basculer dans l’aventu- risme pour se briser lors du putsch des généraux d’avril 1961. » bref, une armée d’aventuriers com- battants il y a 50 ans, contre une armée de gratte- papiers et de gendarmes en 2016 ? Pas si sûr.«Caime à pleurnicher Syl- vester Stallone, alias rambo, dans le film épo- nyme consacré à la guerre du Vietnam. Où l’on a en- vie de lui répondre : « Eh bien, mon ami, il ne fallait pas t’engager dans l’ar- mée ». On ne le fait pas, de peur qu’il sorte de l’écran nous faire tâter de son biceps galbé, mais on n’en pense pas moins. car oui, au moins dans l’image d’epinal, c’est à cela que sert l’armée : faire la guerre sur des théâtres d’opération souvent loin- tains, souvent violents, souvent, là encore au moins en apparence, dé- connectés des préoccupa- tions immédiates des ci- toyens. Mais est-ce tou- jours vrai ? Pas si sûr.L’armée surveillante, l’ar- mée éducatrice, l’armée exemple, mais l’armée tou- jours combattante ? Oui, évidemment. Mais plus de la même manière, ni sur les mêmes théâtres d’opération. Selon les propos de Jean- Dominique Merchet, parus dans la revue Hérodote en 2015, l’armée au siècle dernier eut essentiellement deux rôles. Le premier d’entre eux, défendre le territoire sur ses frontières. « Depuis les lendemains de la guerre de 1870, l’ar- mée française regardait vers l’Est, d’où venait le danger allemand puis so- viétique (...) Le quart nord-est de la France ac- cueillait l’essentiel des forces, créant ce paysage urbain si particulier des villes de garnison. Aux ca- sernes, s’ajoutaient les grands camps de manœu- vres (Mourmelon, Suippes, Sissone) et les fortifications de Seré de Rivières puis de la ligne Maginot. » Une situation qui, d’après l’his- torien, se poursuivra en- core plusieurs décennies durant : « Qu’aux lende- mains de la SecondeL’armée surveillante, l’armée éducatrice, l’armée exemple, et l’armée... combattante« Allez les gars, nous sommes en retard pour notre mission vigie-pirate à la gare... d’Austerlitz »’était pas ma guerre, Colonel »,Aujourd’hui, en France, le rôle de l’armée a consi- dérablement évolué. Une tendance qui ne date pas d’hier, mais très largement accentuée ces derniers mois par l’importance de la menace terroriste. Pre- mière transformation, le déploiement de l’armée sur l’ensemble du territoire national, suite à la mise en place de l’opération Sentinelle. concrètement, ce sont 7000 militaires qui resteront affectés à cette mission « de manière du- rable », annonçait François Hollande à l’issue d’un conseil de Défense en avril 2015. evidemment, l’un des rôles principaux de l’armée était déjà la dé- fense du territoire national, via le corps de la Gendar- merie. Sauf qu’ici, ce sont des unités appartenant aux autres corps de l’arméecréés depuis 2005 18 eta- blissements publics d’in- sertion de la défense (ePIDe) et François Hol- lande annonçait en février 2015 la création en mé- tropole de trois centres inspirés du SMA, rebapti-qui sont déployés. Pourceux-là, exit le rêve d’une« Opex » – comprenez« Opération extérieure » –en Afrique ou au Moyen-Orient. ce sera la sécuri-sation de la Gare du Nord.« C’était pas ma guerre... »Mais ce n’est pas tout : sés Service militaire vo-en effet, la construction européenne et l’engage- ment de la France aux Na- tion-Unies ont maintenu ce rôle de l’armée française hors de son territoire. Si les militaires français pa-© veleknez / Shutterstock.comaprès la défense du métro et des hypermarchés, l’éducation des jeunes en difficulté. Depuis 1961 en effet, existe dans sept ter- ritoires d’Outre-mer un dispositif d’insertion pro- fessionnelle des jeunes en grande difficulté : le Ser- vice militaire adapté (SMA). Devant le succès de ces dispositifs, ont étélontaire (SMV). Le prin- cipe ? Une « ré-éducation » selon les principes mili- taires, avec discipline, vie en internat et port de l’uni- forme. « C’était pas ma guerre... »Guerre mondiale l’adver- saire potentiel changeât de nationalité et reculât un peu vers l’Est ne chan- gea pas la donne. De 1871 à 1914, l’ennemi était sur la crête des Vosges. De 1918 à 1940 sur le Rhin. De 1947 à 1989, dans la trouée de Fulda, « à deux étapes du Tour de France » selon le mot du généraltrouillent .Gare du Nord, ils agissent tout autant en Syrie, en Irak, dans le Sahel ou au Liban. Le rôle de l’armée rejoint alors les impératifs de politique et de sécurité contemporains : prévenir loin de France, guérir sur notre sol.arme au poing4OctObre 2016Ajoutons à ces deux exem- ples la notion de repré- sentation (37 sportifs pré- sents aux Jeux Olympiques de rio sur 396 étaient desOlivier Faure]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[Nouvelle Lufthansa Premium Economy Class Pour ceux qui en veulent plus]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34GALAxIe ecOréSeAU Le baromètre de l’optimisme - TendancesLes bonnes nouvelles existent, encore faut-il les attraper. Elles sont finalement si nombreuses que nous vous proposonsLe verbatim à retenir...Des chiffres et des lettres agréables63%des Français pensent que créer une en- treprise est un bon moyen de sortir du chômage, selon le sondage d’Odoxa réa- lisé pour Bettr sur les Français et la créa- tion d’entreprise. 31% des sondés répondent ainsi être des créateurs d'en- treprise avérés ou potentiels. 25%, et même 55% des 18-24 ans, affirment avoir envie de créer leur entreprise, et 9% ont déjà créé leur entreprise ou la créent actuellement.Un bon archer atteint la cible avant même d’avoir tiréune nouvelle version plus étoffée du baromètre. Bonnes ondes positives !Zhao Buzhi, philosophe chinois du XIème siècleLe graphique encourageantLes défaillances d'entreprises de plusde 50 salariés ont chuté de 17% auprintemps 2016, selon le nouvel indi-cateur de la société Altares. Audeuxième trimestre, -2,7% de procé-dures de redressement ou de liquida-tion d’entreprises ont été prononcéespar les tribunaux par rapport à lamême époque de l’an dernier. Surl'ensemble du semestre, le repli estencore plus net, avec 7,4% de défail-lances en moins. En repli de 17% surun an, ce chiffre est le plus bas jamaisenregistré depuis le deuxième trimes-tre 2007. La situation s'améliore aussipour les TPE de trois à neuf salariés(-6%). L'embellie se propage égale-ment à de nombreux secteurs de l'économie : -5% de défaillances dans le bâtiment ; -4,6% dans le commerce de détail. Il en est de même du côté des services à la personne ou encore dans l'héberge- ment et la restauration.L’ondepositive c Définissezlesbonsobjectifspar ela paraît évident et pourtant claré avoir vécu cette situation comme en fait, notre cerveau tourne mal àThierry Saussezl'expérience prouve que l'affaire un courant d'eau les emportant, un flux vide, lorsqu'il ne traite pas assez d'in-créateur du Printemps de l’Optimisme,Incubateur d’énergies positives. s'appuyant sur ses faiblesses. On a sou-n'est pas si simple. certains porteur. formations et que l'on s'implique au mi- s'évertuent à vouloir faire des choses La base est la définition d'objectifs nimum. L'optimiste cherche à investirqui dépassent leurs capacités. D'autres jouent petit bras par prudence exces- sive. beaucoup multiplient les initia- tives sans les hiérarchiser et tournent en rond.clairs, l'équilibre entre la difficulté du challenge et les compétences pour le relever, la perception de cette action comme une gratification. Viennent en- suite des caractéristiques qui concer- nent plutôt la mise en œuvre : le haut degré de concentration, la distanciation par rapport à son ego, son image, ses li- mites, la distorsion de la notion de temps, l'ajustement du comportement en fonction des circonstances, le contrôle de soi et de son environne- ment.le plus possible son énergie disponible aussi bien pour faire des choses nou- velles, se fixer des objectifs ambitieux que dans des actes quotidiens. La mé- thode SMArt, plus connue, est de même nature. elle est particulièrement indiquée lorsqu'on est découragé, quand on ne sait pas comment s'y pren- dre. Il faut alors très vite renouer avec l'action, se donner un petit défi, à por- tée de main.On n’a jamais vu quelqu'un réussir envent vu des personnes, qui avaient toutes les qualités requises pour empor- ter un challenge, le perdre faute d'avoir fixé les bons objectifs.6OctObre 2016On peut utilement s'inspirer de la théo- rie du flow. c'est l'état mental atteint par une personne lorsqu'elle est com- plètement immergée dans ce qu'elle fait, en état maximal de concentration. On éprouve alors un sentiment de dé- passement, de plénitude, d'engagement total et, finalement, de réussite.Vous pouvez aisément vous rappeler avoir approché une telle situation, cette façon de se sentir entièrement mobilisé, transporté, à l'occasion d'une perfor- mance sportive, d'un examen ou d'un concours, d'une prise de parole en pu- blic, de la conduite d'un projet profes- sionnel.L'objectif fixé doit être spécifique, me- surable, atteignable, réaliste et tempo- rellement déterminé.réfléchissez. Vous trouverez facile- ment un exercice simple dans le quoti- dien de votre vie, une recette de cuisine, du bricolage, du jardinage ou sur le plan professionnel, un dossier qui traîne par exemple.ce mot a été choisi à partir du témoi- gnage de plusieurs personnes ayant dé-]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[n°34www.ecoreseau.frLe baromètre de l’optimisme - Tendances GALAxIe ecOréSeAUDes brèves qui donnent le “smile” le matin...Le cabinet de recrutement nantais Persuaders a publié une drôle d’annonce de recherche de sta- giaire : « chargé(e) de recrutement H/F et Dres- seur de Pokémon expérimenté ». Les responsables de l’agence voulaient se démarquer de la concurrence et surfer sur l'engouement au- tour de l'application Pokémon Go. en réalité, le stagiaire officiera en tant que chargé de recrute- ment classique mais aura toutefois le droit de jouer avec ses collègues à Pokémon Go pendant les pauses.La première entreprise privée autorisée par le gouvernement américain à réaliser un vol sur la Lune.. La décision a été prise après de longues consultations entre Moon express et la FAA (Federal Aviation Administration). cette première expédition privée sur la Lune débutera en 2017 et durera deux semaines. L’entreprise enverra sur la Lune un module de la taille d'une petite valise dotée d'équipements scientifiques et de caméras. Si le lan- cement réussit, la compagnie compte poursuivre les opérations et lancer sur la Lune un fret commercial, y compris de cendres humaines.en 2015, Dan Price, le PDG de la société Gravity Payments basée à Seattle, a décidé de diviser son salaire par 14 pour augmenter celui de ses employés, qui gagnent désormais 70000 dollars par an minimum (environ 5300 euros par mois). Un an après, les employés ont décidé de remercier leur dirigeant et de lui offrir un cadeau. en se cotisant, ils ont pu acheter une tesla, la voiture de rêve de Dan Price.4 La bonne nouvelle ici et maintenantLe ministère des Finances envisage de ramener,dès 2017, le taux d'impôt sur les sociétés des seules PMe de 33,3% à 28%. c’est le premier pas dans le mouvement promis d'harmonisation de cet impôt sur la moyenne européenne. environ 400 millions d'euros seraient consacrés à cette mesure. « Pour ramener le taux d'IS à 28%, on a le choix de le baisser un peu chaque année pour toutes les entreprises – sachant qu'un point d'IS coûte 1,2 milliard d'euros. Ou bien on crée un taux à 28% pour les PME, puis on élargit pro-© achiwit / Shutterstock.comgressivement le nombre d'entreprises qui peuvent bénéficier de ce taux plus faible », explique bercy. ce scénario permettrait à l'exécutif de soutenir les PMe et d’améliorer l'attractivité du pays. Le nouveau taux viendrait s'intercaler dès 2017 entre le taux classique de 33,3% et le taux réduit d'IS à 15% – dont peuvent bénéficier, sur leurs premiers 38000 euros de bénéfices, les sociétés de taille modeste qui réalisent un cA maximum de 7,6 millions.La France, avec le royaume-Uni, a été déclarée championne d'europe des pays créateurs de start-up dans le domaine de l'économie collaborative, selon une étude du cabinet Pwc. La France serait devenue un véritable vivier dans le domaine grâce à un environnement4 Pour rêver très loinPour la première fois, les chercheurs français (cNrS, In-serm) ont réussi à créer un cerveau virtuel pour comprendrele fonctionnement du cerveau d’une personne atteinte d’épi-lepsie. Une prouesse qui va aussi leur permettre d’aider leschirurgiens à mieux maîtriser les gestes chirurgicaux à ap-pliquer et donc mieux soigner les malades. ce cerveau seprésente sous une forme numérique « de base », à laquellesont ajoutées les informations individuelles d’un patient,comme la façon dont sont organisées les régions de son cer-veau et l’interconnexion des aires entre elles. Une fois cesinformations incluses, il est possible de tester sur ce cerveau virtuel des modèles mathématiques engendrant une activité cérébrale. Les scientifiques ont ainsi pu reproduire le lieu d’initiation des crises d’épilepsie ainsi que la manière dont elles se propagent. La technologie servirait aussi pour d’autres pathologies cérébrales, comme l’AVc, Alzheimer, les maladies neurodégénératives et la sclérose en plaques.réglementaire favorable. Le montant des transac- tions réalisées dans le secteur pourrait être multiplié par 20 d'ici 2025 et atteindre 570 milliards d'euros. cette estimation concerne l'économie collaborative, à savoir la finance (plateformes de prêts par exem- ple), l'hébergement, le transport, les services à la personne et les services aux entreprises. L’étude souligne que 85% de cette somme sera captée par les personnes fournissant leurs services et que le chiffre d'affaires des plateformes collaboratives at- teindra ainsi 83 milliards d'euros d'ici dix ans, contre 4 milliards actuellement. Le transport restera le prin-cipal segment de l'économie collaborative d'ici 2025 tandis que l'hébergement passera de la deuxième à la troisième place, dépassé par les services à la personne.La belle histoire du mois :l’entreprise qui habille les Miss France a été sauvée par les internautesIl y a un an, GLM Fashion avait été placée en redressement judiciaire. Mais il y a quelques mois, les juges du tribunal de commerce de Laval ont validé le plan de continuité de l’entreprise. cette PMe de L'Huisserie (Mayenne) n'est plus en redressement judiciaire. Un soulagement pour Sonia Garnier et les quelque 20 couturières de sa PMe spécialisée dans la confection de robes haut de gamme. Depuis 2011, ce petit atelier de couture confectionne essentiellement de la pièce unique sur mesure. L’entreprise travaille pour des jeunes créateurs et des petites maisons de couture basés sur Paris et à l’étranger. « Nous avons notamment réalisé les robes des candidates Miss France en 2014 et en 2015, raconte Sonia Garnier. En 2015, nous avons aussi confectionné la robe de Shy’m pour les Emmy Awards. » Pour sauver son entreprise, Sonia Garnier a lancé un appel à l’aide sur le site de crowdfunding Ulule. « Nous avions besoin de 14000 euros pour acheter du matériel, indispensable à la pérennité de notre entreprise », explique Sonia Garnier. « Nous avons récolté environ 27 000 euros !, sourit-t-elle. Je ne m’attendais pas à un tel élan de solidarité. » L’entreprise a reçu de nombreux messages d’encouragement. « Quand un entrepreneur est confronté à une telle situation difficile, il a tendance à baisser les bras. recevoir tant de soutien nous renforce vraiment. » Malheureusement, l’argent récolté sur Internet ne suffisait pas. « Nous avions besoin de trouver 130000 euros de plus, la somme fixée par l'administrateur judiciaire pour relancer l'activité », précise Sonia Garnier. Grâce aux médias, à son équipe soudée et à sa persévérance, Sonia Garnier a trouvé suffisamment d'investisseurs privés prêts à la soutenir. Maintenant, GLM Fashion peut de nouveau habiller les belles femmes de France.OctObre 20167Œ]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34GALAxIe ecOréSeAU Le baromètre de l’optimisme - Tendances / Actions symboliquesu Paris est l’une des villes les plus attractives du mondeest négative (-2%), le e-commerce affiche lui une projection insolente, à +41% (baromètre Manpower des perspectives d’emploi pour le 1er trimestre 2016). Près de 23 000 emplois ont été créés en 2015 dans le domaine du e-commerce. Le chiffre a avancé en 2016 avec la création de 37 450 emplois. ces emplois pourraient contribuer à accompagner les investissements jugés «prioritaires » par les décideurs dans le e-commerce.Grande-bretagne avec 281 start-up à son actif et l'Allemagne avec 249 start-up. De toutes les villes européennes, Paris concentre le plus grand nombre de levées de fonds (178), suivi par Londres (157) et berlin (117). Par ailleurs, c'est en Grande-bretagne que les jeunes pousses ont glané le plus de moyens financiers, avec un total équivalent à 2,197 milliards d'euros. rien qu'à Londres, les investisseurs ont investi 1,320 milliard d'euros pour s'offrir une part du capital des jeunes pousses en quête de fonds au 1er semestre, soit près de 300 millions de plus qu'au cours des six premiers mois de 2015. Stockholm qui a récolté 1,011 milliard occupe la deuxième place du classement grâce à sa plus grosse levée de fonds de l'année en cours : 900 millions d’euros pour Spotify. Paris se hisse à la troisième place, avec 673 millions récoltés contre 449 millions au cours du 1er semestre 2015, grâce aux 100 millions récoltés par Deezer. berlin, qui était en tête en 2015 n'a pu récolter que 520 millions d'euros sur les six premiers de l'année contre 1,45 milliard d'euros, un an plus tôt.Paris occupe la quatrième place des grandes villes les plus attractives au monde, selon une étude « cities of opportunity 2016 » du cabinet de conseil Pricewaterhousecoopers (Pwc).u Les Français bénéficient de la retraite la plus longue d'EuropeAlors que la question de l'âge de départ à la retraite oppose chaque camp à chaque élection présidentielle, bFM business s'est appuyée sur plusieurs données qui révèlent la France comme la plus généreuse avec ses salariés en fin de carrière professionnelle. en effet, ces statistiques comparent l'espérance de vie dans chaque pays d'europe (étude d'eurostat) et lesAinsi, la capitale de France gagne deux places par rapport au précédent classement établi, en 2014. 30 villes étaient en compétition pour ce classement. Londres prend la tête du classement, devant Singapour, toronto, Paris et Amsterdam. Paris est 2ème en ce qui concerne la vitalité culturelle, 4ème pour la qualité de vie et 5ème tant pour son image de marque que pour son attractivité auprès de nouveaux habitants. La Ville Lumière profite également d’une belle 3ème position en matière de jardins publics. elle se retrouve aussi dans le top trois au niveau du « capital intellectuel et Innovation » derrière Londres et San Francisco. Leader concernant la qualité de ses bibliothèques publiques, 4ème pour le niveau de ses universités et de ses écoles ainsi que pour sa capacité d’innovation, la capitale se classe 7ème en matière de protection de la propriété intellectuelle. elle est également en seconde position sur la dimension de « “Hub” international ». Pour finir, la capitale de France se trouve dans le top dix sur le thème « Puissance économique ».u Le taux de chômage a baissé de 0,3 point au deuxième trimestreu Les e-commerçants ont le vent en poupe85 % des e-commerçants se disent optimistes sur l’avenir de leur entreprise, selon l’enquête sur le moral des e-commerçants français en 2016 réalisée par la Fevad. L’optimisme est de rigueur. Seulement 7% d’entre eux envisagent une baisse de leurs ventes au cours de l'année. cet optimisme se répercute aussi sur l’emploi. 52% des entreprises prévoient une augmentation de leurs effectifs au cours de l’année (75% parmi celles qui ont embauché en 2015). Seuls 11% des sites anticipent une baisse de leurs effectifs cette année. Alors que la prévision nette d’emploi en France, tous secteurs confondus,relient avec l'âge de départ à la retraite. conclusion : un Français qui quitte le monde du travail peut vivre 23 ans avec sa pension. Aucun autre état européen n'est aussi généreux. en effet, en Allemagne, l'écart entre l'espérance de vie et l'âge légal de départ à la retraite pour un salarié né en 1963 est de 15,9 ans. en Pologne, il est de 13,6. Au royaume-Uni, de 18,4. en Italie, il est égal à 18,5 et en espagne à 19,7. La moyenne européenne se situe à 16,8 années.Au deuxième trimestre, le taux de chômage calculé par l'Insee selon la méthode du bureau International du travail (bIt) a diminué de 0,3 point. Il s'établit à 9,9 % dans l'ensemble de l'Hexagone et à 9,6 % pour la seule métropole, contre respectivement 10,2 % et 9,9 % précédemment. Un niveau inédit depuis quatre ans ! en effet, l'Insee ne prévoyait pour ce trimestre qu'une baisse de 0,1 point. Après un trimestre de stabilisation au début de l'année, le taux de chômage poursuit donc sa décrue entamée au troisième trimestre 2015. 74 000 personnes sont donc sorties du chômage. Parmi elles, on observe un grand nombre de jeunes (-0,4 point). bonne nouvelle pour cette tranche d'âge, particulièrement touchée par les contrats courts, le taux d'emploi en contrat à durée déterminée (cDD) ou en intérim augmente plus faiblement (+0,1 point, à 7,4%) que le taux d'emploi en contrat à durée indéterminée (cDI) (+0,2 point à 48,8%). Par ailleurs, l'emploi à temps partiel a diminué légèrement (-0,1 point) au profit de l'emploi à temps plein. Mais les personnes déclarant ne pas travailler assez et souhaitant travailler davantage sont toujours plus nombreuses (+0,3 point à 6,7%). La tendance est plutôt à l'amélioration du marché de l'emploi : 24 100 postes ont été créés au deuxième trimestre et 143 000 sur l'année. Le plan de formation de 500 000 chômeurs annoncé par François Hollande a commencé à porter ses fruits. Le nombre de chômeurs comptabilisés par Pôle emploi dans la catégorie A a légèrement baissé.u Financement des start-up : la France s’en sort très bienen europe, le nombre de levées de fonds a bondi de 40% au 1er semestre 2016 par rapport à la même période l’année dernière, pour atteindre 1,113 milliards d’euros, selon le classement établi par eY. en France, 287 start-up sont parvenues à lever des fonds sur les six premiers mois de l'année, dont 178 rien qu'à Paris. L’Hexagone est suivi par laFocus sur ces petites interventions discrètes qui changent le quotidienVernon, une ville qui soutien ses entrepreneursLe beau geste impromptuAu mois d’août, à Vernon (89), un incendie s’est déclaré dans le bureau de l’entreprise Pose pro. en quelques minutes, le feu a atteint les toitures de deux autres maisons mitoyennes. L’entreprise a été entièrement détruite. Les flammes ont emporté avec elles les perceuses, scies, marteaux-piqueurs, pistolets à colle et de nombreux autres outils nécessaires aux ouvriers. Les deux maisons, très endommagées par les flammes et l’eau, ne sont plus habitables. Face au désarroi des victimes, un mouvement de solidarité a émergé sur les réseaux sociaux et notamment sur le groupe Facebook «Vernon tu connais ? Pourtant tu devrais (Vtc)». Amor Louhichi, l’administrateur de Vtc est à l’origine de cet appel aux dons. Il considère que la mission initiale de son groupe Facebook est de créer du lien social. « Il faut que les réseaux sociaux reprennent leur sens initial. Je voulais que les gens soient humains au sein des réseaux sociaux », explique-t-il. « Les réseaux sociaux permettent de se mobiliser très rapidement.», ajoute Amor Louhichi. Sur ce groupe qui compte plus de 3 000 membres (dont les élus de la municipalité), les personnes se sont aussi engagées pour les entrepreneurs et commerçants. « c’est l’atout de notre ville. Nous essayons de positiveret de nous entraider ». c’est donctout à fait naturellement que les genssont venus en aide à l’entreprisePose pro et aux familles victimesd’incendies. chaque habitant a donnéede sa poche ce qu’il pouvait.« Quelqu’un a même proposé devendre un de ses tableaux pour aiderles victimes », explique AmorLouhichi. Grâce à cet élan degénérosité, aujourd’hui, l’entreprisePose pro s’en remet petit à petit. « Nous restons soudés », sourit Amor Louhichi. Grâce à son groupe, fondé avec deux autres amis (Mohamed Akrouche et Jérémie chene), Amor Louichi aide les Vérnonnais à s’entraider, découvrir ou redécouvrir leur ville.8OctObre 2016]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[n°34La BA sociale inattendueen mars 2016, Laurent Delannoy et Laurence Vanbergue ont créé une start-up sociale en développement informatique dans la pépinière d’entreprises de la plaine du Var à Nice. Avencod reste très atypique car elle ne recrute que des personnes touchées par un handicap, et notamment les personnes autistes à haut potentiel. « Nous voulions donner un sens à une activité professionnelle qui répond à nos valeurs », explique le couple. « Des membres de nos familles touchés par des handicaps nous ont parlé de leur difficulté de trouver un emploi en adéquation avec leurs compétences. 80% des handicapés qui arrivent en âge adulte se voient malheureusement proposer des emplois à faible valeur ajoutée », raconte Laurent Delannoy. ce spécialiste en informatique s’est rendu compte que dans ce secteur il y avait très peu de personnes handicapées. c’est dommage car les autistes à haut potentiel et les personnes touchées par le syndrome d’Asperger ont des QI élevés, et peuvent avoir une expertise dans l’informatique. « Malheureusement, ils ont du mal à intégrer une entreprise parce que l’entrée dans le monde du travail et la vie professionnelle sont basées sur la capacité à communiquer, à interagir et à s'adapter aux exigences. », explique Laurent Delannoy. Le couple ne s’est pas lancé dans l'aventure à la légère. Ils ont notamment créé des partenariats avec le centre de ressources Autiste de l’hôpital Lenval de Nice, lawww.ecoreseau.frLe baromètre de l’optimisme - Tendances / Actions symboliques GALAxIe ecOréSeAU Une entreprise niçoise intègre des autistes à haut potentielDirection régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail etde l’emploi, Amadeus, thalès, AUSY et la Fondation Malakoff Médéric. Pour créer uneentreprise adaptée propice à l'épanouissementde leurs collaborateurs, Laurent Delannoy etLaurence Vanbergue ont aussi eu recours à une psychologue. Grâce à ses conseils, les entrepreneurs ont pu faire moult aménagements qui permettent à leursemployés de travailler en toute sérénité. « Parexemple, nous n’avons pas de téléphone pourne pas perturber le personnel. Ils communiquent via un chat virtuel », expliqueLaurent Delannoy. « Puis, je pense que noussommes la seule entreprise en France quidemande à ses employés de travailler 35h parsemaine et pas plus », ajoute Laurence Vanbergue. en effet, les personnes autistescherchent souvent l'excellence dans le travail et se passionnent très vite par les tâches qui leurs sont données. elles peuvent ainsi ne pas voir le temps passer et oublier de se reposer. A ce jour Avencod travaille sur un projet de services numériques basés sur les talents des autistes à haut potentiel : « talents@work ». Il permettra la création de nouveaux postes pérennes. L’entreprise est aussi à larecherche de nouveaux partenaires afin d’étendre son offre de développement et de maintenance de logiciels informatique. « Nous proposons un bon rapport qualité prix et surtout, grâce à notre agrégation à l’Agefiph les entreprises qui auront recours à nos services bénéficieront de la réduction de leur taxe Agefiph jusqu’à 50% ».OctObre 20169Œ]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34GALAxIe ecOréSeAU Le baromètre de l’optimisme - L’après COP21La COP21 n’était pas une fin, mais un début. Suivi des évolutions bénéfiques à la planèteuPlanter un milliard d’arbres par an en utilisant des dronesaméricaine de Yale a publié un rapport s’appuyant sur l’IPe (Indice de Performance environnementale). L’IPe se base sur 16 critères : la pollution de l’air, la qualité de l’eau, l’efficacité énergétique, la protection des régions sauvages, les énergies renouvelables, les émissions de cO2 (dioxyde de carbone), la biodiversité, ou encore la mortalité infantile. ce rapport, passant au crible l’efficacité environnementale des 132 pays dans le monde, est publié tous les deux ans. L’objectif de cet indice est d’évaluer, de comparer mais aussi d’améliorer les politiques environnementales des différents pays. La France occupe la dixième place de ce classement avec 88,20 points, qui auraient augmenté de 8,70 % ces dix dernières années. De manière plus détaillée, l’Hexagone récolte de très bonnes notes en termes de biodiversité et habitat naturel (99,52/100), d’eau et d’assainissement (99,22/100) et d’agriculture (98,79/100). Finlande, Islande, Suède, Danemark, Slovénie, espagne, Portugal, estonie et Malte font aussi partie de ce top 10.tel est le challenge que se pose biocarbon engineering, une start-up britannique créée par un ancien ingénieur de la Nasa. Ainsi, l’entreprise entend proposer une solution radicale à la déforestation galopante de la planète. Les drones de biocarbon engineering, dont la technologie est quasiment au point, volent au-dessusdes zones à reboiser pour collecter de nombreuses données sur le terrain, la flore, le paysage et ainsi améliorer les schémas de plantation. Puis, ils descendent à deux ou trois mètres de hauteur et avec des espèces de fusils mitraillent le sol de capsules contenant des graines pré-germées et recouvertes d'un hydrogel nutritif. Une fois au point, la technologie de biocarbon engineering aura un rendement industriel. La start-up revendique pouvoir planter jusqu'à 36 000 arbres par jour pour 15% du prix des méthodes traditionnelles. Avec son arme anti-déforestation, biocarbon engineering envisage de planter 1 milliard d’arbres par an pour le compte de sociétés minières et de grands groupes forestiers publics ou privés. De plus, les drones pourront surveiller à loisir de grandes étendues forestières et aider ses clients à organiser leurs plans de gestion.riche en ressources naturelles, la Norvège est le sixième producteur mondial de gaz - avec comme plus gros client la France. elle est aussi au 14e rang de la production mondiale de pétrole. Malgré ces ressources, le parlement du royaume a décidé cet été de se lancer un challenge : le pays va tenter de ne plus dégager d’émission de gaz à effets de serre d’ici 2030. De plus, la population, attachée à préserver sa nature, adhère et s’engage dans le processus. Interdire la vente de voitures à essence d’ici 2025 ? cela pourrait marcher puisque 24 % de voitures vendues en un an y sont électriques.uLes États-Unis et la Chine ont ratifié l'accord de ParisuLa France est dans le top 10 des pays les plus écolosAfin de connaître la liste des dix pays les plus écologiques au monde, une équipe de chercheurs de l’universitéuNorvège, vers un monde meilleurUn an après la cop 21, la Norvège, particulièrement exposée aux fontes des glaces de l’Arctique, accélère sur les politiques de lutte contre l’effet de serre. PaysDébut septembre, le Parlement chinois a ratifié l'accord de Paris sur le climat obtenu à la conférence cOP21, en même temps que barack Obama a rendu au secrétaire- général de l'Onu ban Ki-moon les instruments de ratification du traité. cette étape permet de penser que le texte pourra entrer en vigueur dès la fin de l'année.10OctObre 2016]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[n°34Initiative vertewww.ecoreseau.frLe baromètre de l’optimisme - L’après COP21 GALAxIe ecOréSeAU Une entreprise fabrique des bonbons avec des fruits invendusen juin 2015, Soizic Ozbolt afondé sa société, Maydine (Fwee)qui produit des friandisesuniquement à partir des surplusagricoles. cette initiative s'inscritdans la lutte contre le gaspillagealimentaire alors que 45% desfruits produits en europe sontjetés. « Je me suis rendu compteque l’information sur le gaspillagealimentaire est bien passée. Leproblème a bien émergé sur lascène médiatique », expliqueSoizic Ozbolt. Avec sa société,elle a voulu aller plus loin et aimaginé « un modèle économiquepour commencer à régler leproblème du gaspillage à sa source ». elle s’est donc d’abord intéressée au problème agricole notamment avec le surplus des fruits. « Je voulais savoir quel produit il est possible de créer à partir de fruits ». Avec un peu d’aide, des recherches et ses études en agronomie, elle a compris qu’il était possible de transformer les fruits en friandises. Pour cemode de transformation a plusieurs centaine d’années », souligne la jeune entrepreneure. cette transformation se fait dans un atelier mobile artisanal. Près de 200kg de fruits y sont transformés en bonbons par jour. L'entrepreneuse voit même plus loin : son objectif est de transformer 200 tonnes de fruits par an. Soizic Ozbolt souhaite aussi créer au moins trois ateliers supplémentaires prochainement. Pour cela, elle a besoin d’investisseurs. Mais la jeune femme reste positive.faire, cette Lyonnaise de 31 ans récupère les invendus agricoles auprès des exploitants de sa région. Fwee se présente sous la forme de tagliatelles de pâte de fruits. Le processus de fabrication est simple: les fruits sont lavés, épluchés, et mixés à la main. La purée de fruits est ensuite étalée sur des plaques pour être enfournée dans un déshydrateur. « ce« Au début nous vendions uniquement sur Internet. J’ai vu que le produit était apprécié. », raconte la jeune femme. Aujourd’hui, elle est fière d’annoncer que ses friandises seront distribuées dans 60 épiceries fines de France. « Nous aurons deux points de ventes à Paris, trois à Nantes, un à toulouse et la majeure partie dans le département de laDrôme », se félicite Soizic Ozbolt.OctObre 201611]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34PANOrAMA Grand Angle - L’industrie militaire dans les Régions françaisesL'occasion pour EcoRéseau Business d'enquêter sur le sujet principal du panorama, politique, sociétal ou macro-économiqueDes territoires mieux armésLa présence historique du secteur de l’armement prête à débats, mais l’influence directe et indirecteLa question prêterait à rire aux etats-Unis, ou encore en Israël : les activités de défense ont- elles véritablement un effet d’entraînement sur l’indus- trie civile, sa capacité à in- nover et plus largement sur les territoires qui les ac-sur l’économie des régions ne se dément pas.RETOMBÉES DIRECTESAlors que l’heure était à la réduction de sites pour l’ar- mée de l’air en 2010, tous les experts se sont tournés vers la base aérienne de Luxeuil en Haute-Saône. rien ne pouvait justifieret Istres, avec le 3/4 Li- d’Avord qui héberge les triels – pneus, armement mousin. Mais finalement, AWAcS (avions radar à terrestre et aviation militaire tout a été maintenu. Pour longue portée à forte im- – pour une population de des raisons autres que stra- portance stratégique)... « Le 70000 habitants à bourges !habitants, on y compte 2000 emplois industriels et les embauches continuent... Dans bourges et sa région, trois gros acteurs du secteur se sont installés du fait de la forte présence militaire : Nexter (obus, fûts de ca- non), qui a son siège et une usine dans la communauté d’agglomération, rexel (poudre explosive), et MbDA (missiles). cette dernière avait commencé dans l’aéronautique, ce qui explique que ce deuxième secteur soit très présent dans la région. Sans oublier Michelin et ses pneus d’aé- ronautique militaire. « Quand le contexte inter- national s’envenime, comme ces derniers mois avec les attentats, l’activité industrielle est plus intense, les carnets de commandes publiques et parapubliques en aéronautique civile et militaire plus garnis », ex- plique roland Narboux, in- génieur et maire adjoint de la ville de 1995 à 2014. résultat : « L’industrie de l’armement dans son en- semble fait travailler entre 10 et 15% de la population locale », souligne Laurent Noël, chargé de mission risques à bourges-Plus. Nexter embauche près de 25 personnes par an. Mais surtout le niveau de com- pétences technologiques de- mandé a pour conséquence que beaucoup de leurs sa- lariés ne sont pas issus de la région : ces hauts profils viennent donc s’y installer avec leur famille, nécessi- tant toute une offre de ser- vices aux particuliers. De même ces entreprises sont des moteurs pour le tissu économique. tout d’abord parce qu’elles utilisent aussi les services des sociétés tertiaires locales (du plom- bier à la construction, en passant par le ménage...), mais surtout parce qu’elles ont recours à beaucoup de sous-traitance (notammentLes activités de défense, lorsqu’elles atterrissent sur un territoire, amènent aussi dans leurs bagages un état d’esprit d’innovation.Mais l’armée n’est pas seu- lement un employeur, elle est surtout un acheteur qui draine dans son sillage nom- bre d’entreprises. Dans le Lot, Figeac coule de beaux jours grâce à ses activités aéronautiques et au dyna- misme d’entreprises comme Figeac Aéro qui produit des pièces de structures, de mo- teurs ou de trains d’atter- rissage. Depuis 2000, le chiffre d’affaires a été mul- tiplié par plus de 12 (204 millions d’euros sur 2014- 2015) et l’effectif atteint 1600 salariés, dont un mil- lier à Figeac et le solde ail- leurs en France, en tunisie et aux USA où elle a racheté une usine en 2014. L’équi- pementier ratier-Figeac est de son côté devenu le leader mondial des hélices de forte puissance pour les turbo- propulseurs civils (Atr, bombardier...), et militaires (e2 de l’US Navy et A400M d’Airbus Military). Aujourd’hui intégré au groupe américain United technologies, ce fabricant, qui emploie plus de 1000 personnes sur son site, est également n°1 mondial en équipements de cockpits (mini-manches, palonniers,cueillent ? « L’armée n’a pas vocation à faire de l’aménagement du terri- toire », déclarait en 2010 Nicolas Sarkozy, justifiant ainsi la réforme de la carte militaire, fermant des ca- sernes et bases aériennes dont la localisation n’était pas jugée des plus perti- nentes. Mais la présence d’une industrie de défense dans une région, que cela soit en bretagne, en région centre-Val-de-Loire ou en Occitanie par exemple, semble générer des bienfaits insoupçonnés. enquête sur la fertilisation qu’elle peut engendrer.son maintien : ses Mirage 2000-N des escadrons Dau- phiné et La Fayette étaient appelés à disparaître, compte-tenu de l’annoncede 2000 emplois. en effet certains territoires bénéfi- cient à plein des emplois directs générés par la grande Muette. L’armée reste lede la communauté d’agglo- mération bourges Plus. L’in- dustrie aéronautique œuvre à plein régime, si bien que le groupe Michelin, installétégiques. Le départ des avia- teurs aurait eu des consé- quences désastreuses sur la vie économique de la région, la bA 116 concernant prèsmonde de la Défense fait partie intégrante du terri- toire », estime eric bentz, responsable du service dé- veloppement économiqueRETOMBÉES INDIRECTES ET ENTREPRISES DUALESLa baisse d’activité de l’armement il y a 20 ans a conduit Bourges à se spécialiser sur le risque industriel.Les compétences étaient déjà là.OctObre 2016de la réduction de la com- posante aéroportée de la dissuasion nucléaire fran- çaise. Désormais, seuls deux sites allaient être concernés par la force de frappe : Saint-Dizier et ses rafale,premier employeur du ter- ritoire berrichon par exem- ple. La présence militaire se manifeste par une école, la Direction générale des armées techniques terrestres (DGAtt), la base aérienneprès de bourges dès les an- nées 50, s’est spécialisé dans les pneus d’avions, embauchant plus de 3000 personnes. Au total, 15000 personnes travaillent dans l’un des trois pôles indus-manette de gaz) et de ca- bines (amortisseurs de portes, freins d’hélices et de rotor). Le taux de chô- mage dans la ville atteint seulement les 6%, contre 11% à cahors. Sur 1000012]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[n°34www.ecoreseau.frGrand Angle - L’industrie militaire dans les Régions françaises PANOrAMAMbDA), dans des domaines variés : l’électronique em- barquée, les sous-systèmes, la mécanique de précision... Ainsi des sociétés comme Galopin, reconnue pour saun catamaran téléopéré par WiFi. rb3d, PMe de 17 salariés dont les deux tiers affectés à la r&D, spécia- lisée en robotique collabo- rative pour l’industrie, a dede photons, activité qui a des répercussions dans le médical, les sciences, l’in- dustrie et la sécurité. Le marché civil constitue aussi une cible de choix pourestiment que dans l’Hexa- gone près de 800 entreprises présentent un potentiel in- novant pour la Défense. L’influence de l’armée se manifeste en aval du pro- cessus d’innovation, mais aussi en amont. Il est peu étonnant qu’un nombre im- portant de laboratoires et pôles de recherche soient installés à bourges et ses environs. Ainsi une antenne de l’Ineris, installée dans la cité des bituriges, se consacre à la résistance des structures, notamment aux explosions ; le projet Dis- patmo consiste à modéliser des sites sensibles et à cal- culer les probabilités et mo- dalités de la dispersion at- mosphérique de substances dangereuses.géographique du pays. et depuis, l’armement a mar- qué de son empreinte la région et continue de le faire : ce n’est pas un ha- sard si s’est tenue pour la deuxième fois en juin la 14èmeédition de la confé- rence envirorisk à l’Institut national des sciences ap- pliquées (INSA) centre- Val-de-Loire de bourges, où on s’est penché sur la maîtrise des risques dans tous leurs états, de l’in- dustriel à l’éthique en pas- sant par l’informatique ou l’environnemental, pour assurer un développement durable mais aussi une meilleure coordination des ressources matérielles et humaines. Des spécialistes de domaines variés et des usagers se sont rencontrés, ce qui a permis une meil-nieurs de Bourges (ENSIB) a fait de la maîtrise des risques sa vocation et sa thématique », explique Joël Allain, son directeur. Au- jourd’hui, l’eNSIb ainsi que d’autres établissements ont fusionné au sein de l’INSA centre-Val-de- Loire, où cette orientation vers les risques industriels comme informatiques reste essentielle dans les forma- tions et cursus proposés. Aujourd’hui, « cette thé- matique du risque s’étend maintenant à tout le terri- toire. Ainsi, sa maîtrise est l’une des deux orientations fondamentales du Techno- pôle de Bourges », souligne eric bentz. De la même façon, parmi la dizaine de laboratoires de recherche présents dans la région, deux sont spécialisés dansREDESSINEZ VOTRE LEADERSHIPwww.audencia.comL’industrie de défense à l’origine de nombreux secteurs civils d’avenir...UNE CERTAINE IDENTITÉ DONNÉE AU TERRITOIRELe secteur de la défense et de la sécurité irrigue et génère donc d’autres sec- teurs. Mais non content de nourrir toute une économie, il contribue aussi à donner une « couleur » au territoire qui l’accueille, ce qui est loin d’être négligeable au regard des demandes de « smart specialisation » de la commission européenne en matière d’innovation. « Bourges est sortie de son sommeil en s’imposant comme l’épicentre de l’in- dustrie de l’armement de l’Hexagone », affirme ro- land Narboux, qui a aussi œuvré pendant 32 ans au sein de la société MbDA jusqu’au poste de directeur de la qualité. « J’ai tout vécu, de la production de morceaux de Concorde, d’Airbus et de Mirage à celle de missiles anti-chars, anti-navires ou encore nu- cléaires », se réjouit cette figure locale. Une situationcapacité à transporter des produits explosifs, peuvent émerger.son côté mis au point un exosquelette pour soulager les fantassins dans leurs ef- forts, comme les opérateurs dans l’industrie devant ma- nipuler des charges lourdes. La start-up strasbourgeoise Vaylon a aussi enfanté d’un buggy volant. Photonis technologies, présente àKameleon. À commencer par les sociétés d’autoroute qui devront réduire la pol- lution lumineuse générée dans les portions éclairées. Le point commun entre ces nouveautés ? toutes ont bénéficié de subventions de la Direction générale de l’armement (DGA) dans leleure identification des dan- gers ainsi que la construc- tion de solutions à forte valeur ajoutée. La raison d’un tel enthousiasme pour le domaine ? Le back- ground mécanique et tech- nologique est à l’origine de la spécialisation actuelle du territoire dans le do- maine de la maîtrise des risques. en fait, il y a 20 ans, l’armement a connu une petite baisse d’activité. L’état a donc lancé un plan de revitalisation, en prenant appui sur les compétences du territoire, et a décidé la mise en place d’un Pôle national des risques indus- triels (PNrI). Dans le même temps, les écoles d’ingénieurs locales se sont elles aussi spécialisées en la matière. « Dès sa créa- tion, en 1997, l’École na- tionale supérieure d’ingé-un certain type de risque. Depuis quelques années, Nexter, MbDA et consorts ont conclu des partenariats et des conventions avec des laboratoires et des écoles du coin pour pouvoir profiter des ressources lo- cales. « Tous les ans, Nex- ter prend au moins entre quatre et cinq ingénieurs en stage. Ils nous ont contactés car ils avaient besoin de s’ouvrir sur le territoire et surtout avaient des besoins en formation spécifiques et techniques », détaille Laurent Noël. Des interactions qui conduisent à dire que quelque part, n’en déplaise à Nicolas Sarkozy, l’armée fait de l’aménagement du terri-Julien TarbyL’IMPULSIOND’UNE CERTAINE MENTALITÉYossi Vardi, entrepreneur et capital risqueur, pape des start-up israéliennes qui en a soutenu plus de 90, cite bien souvent tsahal parmi les facteurs qui ont abouti à la « start-up nation », l’armée catalysant la r&D. en France, le ministère de la Défense propose d’ail- leurs un dispositif de fi- nancement qui subven- tionne les PMe, jusqu’à 80% de leurs dépenses de r&D. De quoi multiplier les innovations spontanées « duales », qui peuvent aussi intéresser l’industrie civile, comme récemmentLes experts estiment que dans l’Hexagone près de 800 entreprises présentent un potentiel innovant pour la Défensebrive depuis 1937, a conçu cadre du dispositif rapid qui en fait ne date pas la caméra Kameleon capa- (régime d’appui pour l’in- d’hier. Napoléon III lui- ble de voir en couleur la novation duale). chaque même a décidé de déplacer nuit même en cas de pluie année, la DGA dépense les entreprises du secteur (contrairement aux caméras quelques dizaines de mil- dans un endroit difficile à infrarouges), grâce à sa spé- lions d’euros, sachant atteindre pour un envahis- cialisation dans la détection qu’actuellement les experts seur potentiel : le centretoire....OctObre 201613]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34PANOrAMA Régions & Territoires - BretagneEcoRéseau Business s'attache à décrire les forces et potentiels insoupçonnés d'un territoire,Péninsule dans le ventd'une métropole ou d'une régionentre renouveau industriel et essor de services innovants, la bretagne tisse une toile destinée à s’emparer de toutes les opportunités d’avenir.Par Mathieu NeuLUne énergie présente partout, ici à Ploumanache département le plus à l’ouest de l’Hexagone ne manque pas d’humour. « Tout commence en Fi- nistère », assure-t-il dans un slogan habilementpréservation environnementale, les nouvelles technologies et les gains de toutes sortes qu’ils génèrent sont des finalités recherchées qui transformeront notre économie en profondeur », poursuit-il.orientée vers l’avenir, à l’image de la plateforme de re- cherche collaborative excelcar, créée conjointement par plusieurs constructeurs automobiles et dont les activités portent principalement sur la carrosserie du futur. Près de 80 employés doivent à terme être accueillis sur ce nouveau site, un des marqueurs régionaux de la stratégie de réindustrialisation.conçu pour marquer les esprits. Un jeu de mots fort, qui prend une connotation toute particulière à l’heure où les mutations économiques de la bretagne se multiplient et entrent dans une phase concrète pour faire passer la région dans une nouvelle ère. Les priorités politiques consistent à s’emparer de nombreuses thématiques d’avenir pour en faire des filières créatrices de valeur, en s’appuyant sur des forces intrinsèques comme le po- tentiel maritime.en termes d’énergie et de réseaux du futur, le gouvernement a récemment répondu favorablement à l’appel d’offres local pour le déploiement à grande échelle de réseaux électriques intelligents. Le dossier Smile (Smart Ideas to Link energies), est porté par les conseils régionaux de bretagne et Pays-de-la-Loire et prévoit la création d’un vaste réseau électrique intelligent pour l’Ouest de la France. L’intégration des énergies renouvelables, le stockage, la mobilité électrique, les bâtiments et la cy- bersécurité sont des fers de lance de ce projet. « Un vé- ritable symbole qui montre le rôle de locomotive que la Bretagne est invitée à endosser en matière de dévelop- pements innovants », indique ronan Dollé. L’automobile et l’agroalimentaire, des secteurs historiques dans le tissu économique local, font eux aussi peau neuve pour mieux tourner la page des récentes années de crise économique et adopter une posture résolumentAutre phénomène d’importance : sous l’impulsion de bretagne Développement Innovation, de nombreuses« Plutôt que de filières, il vaut mieux parler de programmes structurants, car ceux-ci impliquent systématiquement de façon transversale plusieurs secteurs d’activité », rectifie ronan Dollé, responsable Innovation au sein de l’agence régionale bretagne Développement Innovation. Les énergies marines renouvelables, les réseaux électriques, la défense et la sécurité, l’électronique et le numérique figurent parmi plusieurs de ces programmes structurants identifiés par la région. « Le développement intégrant lainitiativesson.innovations scientifiques et technologiques d’une démarche d’innovation sur un plan managérial. « Remettre en question son modèle sur ce plan est la clé pour vérita- blement traduire l’innovation en valeur ajoutée. Cet aspect doit véritablement accompagner les investissements en R&D ou les nouveaux développements. Notre événement annuel d’échanges et de sensibilisation “360 possibles” est en grande partie organisé dans ce but », souligne ronan Dollé.t prises localement pour accompagner les14OctObre 2016]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[n°34www.ecoreseau.frRégions & Territoires - Bretagne PANOrAMAu Rennes, le bon élèveDans la capitale de l’Ille-et-Vilaine et ses environs, le taux de chômage est de 8%, contre 8,8% à l’échelle régionale et plus de 10% à l’échelle nationale. Près de 8200 salariés sont apparus dans l’aire urbaine de rennes entre 2008 et 2016, compensant ainsi les quelque 5000 postes perdus dans l’industrie au cours de la même période. Des chiffres séduisants qui s’expliquent par une attractivité qui pourrait rendre jaloux bien des territoires français. « Notre aire urbaine grossit de 8000 habitants par an, et cettedynamique démographique ne se tarit pas. Nous comptons toujours 20% d’étudiants. De nombreuses familles s’implantent, en raison du bon équilibre que représente l’agglomération entre un cadre de vie agréable et des perspectives professionnelles intéressantes », remarque Loïc Jézéquélou, responsable de l’Observatoire économique de la ccI de rennes.Les services à haute valeur ajoutée comme le conseil aux entreprises figurent parmi les atouts majeurs du territoire, tout comme les capacités d’innovation des industries de premier plan comme les acteurs de la transformation laitière, de l’agroalimentaire, ou de l’emballage. « Triballat, l’un des acteurs principaux de l’agroalimentaire, a récemment investi 45 millions d’euros dans le domaine des produits ultra-frais et le bio », souligne Loïc Jézéquélou.© lenisecalleja.photography / Shutterstock.comParallèlement, le numérique s’impose de plus en plus comme une des activités phares de demain. « Il représente environ 18000 emplois dans le bassin rennais, c’est-à-dire le quatrième pôle d’importance du domaine à l’échelle nationale. Les services informatiques en tout genre rassemblent 1200 entreprises implantées. Elles sont spécialisées dans l’imagerie, les solutions médicales et de soins aux personnes, la transmission de la voix, ou encore la domotique », ajoute-t-il. L’aire urbaine de rennes s’illustre aussi dans le domainelogistique où elle représente un nœud de premier ordre interrégional. Le transport, l’entreposage, le commerce de gros y trouvent des services innovants et des acteursspécialistes de longue date.u Devenir une référence de l’économie circulaireuLe pouvoir méconnu des alguesLa bretagne est la première région française en matière de tri des emballages, selon l’entreprise agréée par l’etat eco-emballages. et elle compte bien être le bon élève de la France de demain dans toutes les activités relatives au recyclage. réduire la facture énergétique et surtout la dépendance aux matières premières et ressources en tout genre semble être l’un des crédos forts de la région depuis deux ans. Une volonté qui prend d’ores et déjà des formes très concrètes, à l’image des actions de la ccI Quimper cornouaille qui a équipé les ports de cornouaille d’un système innovant qui permet de filtrer et purifier environ 100 mètres cubes d’eau de mer par heure. toutes les entreprises développant des activités qui nécessitent de l’eau de mer purifiée pourront ainsi se passer des investissements coûteux pour un tel traitement.elles sont vertes, rouges et brunes, bordent des dizaines de kilomètres de côtes du Finistère et forment une ressource précieuse sur laquelle mise toute une filière. Les algues sont, en quelques années seulement, devenues de nouvelles pépites synonymes de relais de croissance future. 70000 tonnes sont d’ores et déjà récoltées par an, pour des marchés nationaux et inter- nationaux qui ne cessent de croître. bretagne cosmé- tiques Marins est ainsi devenu l’un des acteurs phares de la cosmétologie exploitant les bienfaits de la mer. Il réalise 75% de son chiffre d’affaires à l’export, est présent dans de nombreux pays, notamment au Japon où les algues et leurs vertus sont exploitées depuis déjà plusieurs décennies. L’entreprise Agrival profite également de la grande variété de cette matière première végétale atypique. Les algues représentent pour elle une source d’approvisionnement permettant de se spécialiser dans la production d’ingrédientsAutre projet emblématique récent : l’installation dans le Finistère d’un important méthaniseur sur la commune de bannalec qui, alimenté par une dizaine d’exploitations agricoles, permettra la valorisation des graisses de cuisson de la salaison voisine, et de fournir en retour l’énergie nécessaire à son activité. Des projets de ce type naissent par dizaines sur tout le territoire breton. Fin 2015, un appel à manifestations d’intérêt avait été lancé, en ciblant des projets réalisables en un an, afin de montrer qu’il est possible d’aller très vite dans l’avancement de politiques écologiques. Un accompagnement est proposé par la région sous forme d’assistance à maîtrise d’ouvrage par un bureau d’études spécialisé dans l’économie circulaire. L’idée est de procéder à des mutations de fond dans le fonctionnement des sociétés, dans l’essor de l’écologie industrielle, de l’usine du futur et de favoriser le recours aux écomatériaux. comme le souligne Patrick Lescop, président de la commission Développement durable à la ccI de bretagne, « on peut supposer que des entreprises jusqu’ici sans lien particulier entre elles se rapprocheront, les déchets des unes devenant les matière premières des autres ».naturels comme des poudres, des fibres, des principes actifs. Autant d’éléments qui intéressent directe- ment les industries cosmétique, pharma- ceutique, agroalimen- taire, nutraceutique, ou encore le domaineu Le nouveau visage high-tech de Brestde la nutrition animale.L’innovation locale sur le plan agroalimentaire dépend en partie de ce nouveau potentiel. Globe export, qui propose des recettes originales à base d’algues, ou encore Algue Service, qui fabrique des produits ali- mentaires également à base d’algues, figurent parmi les sociétés qui surfent sur la vague et gagnent en in- fluence. Le secteur de la santé est par ailleurs celui qui concentre le plus d’espérances. L’Institut de re- cherche translationnelle en maladies du sang (IrtMS), une organisation créée à parité par la Fédération Leu- cémie espoir (FLe) et par le groupe privé Quéguiner, a mis en évidence les propriétés révolutionnaires d’une molécule extraite de l’algue rouge dans le trai- tement des maladies hématologiques sensibles au sys- tème immunitaire comme la leucémie, les mélanomes ou certaines tumeurs cancéreuses touchant les reins. compte tenu des enjeux, l’IrtMS attire actuellement l’attention de nombreux acteurs de la santé. Jusqu’ici installé dans les locaux du centre hospitalier de brest, il a intégré cette année ses propres laboratoires.L’année 2015 a fait basculer brest dans une nouvelle dimension.Fraîchement auréolée de son précieux label French tech, auxcôtés de Morlaix, Quimper et Lannion, la métropole nourrit dés-ormais de grandes ambitions. elle a déployé plusieurs initiativespour soutenir l’innovation locale, en particulier autour dunumérique. Dès 2016, les Ateliers des capucins, lieu emblématiquedu renouvellement brestois et carrefour des projets collaboratifs,doivent être livrés. « Ils abriteront une plateforme d’initiative dedéveloppement de projets, mais aussi un accélérateur de start-upet des show-rooms en lien avec les activités numériques »,explique Michel Gourtay, vice-président en charge de l’economie au sein de brest Métropole. A cela s’ajoute la cantine Numérique dont la mission est de devenir une plateforme collaborative de travail à destination des entreprises et notamment des acteurs du Web. « Nous souhaitons être présents à tous les stades, de la sensibilisation à l’innovation et à la création de start-up. L’idée est de mettre en place une véritable démarche intégrée d’accompagnement des porteurs de projets de A à Z », résume eric Vandenbroucke, directeur du technopole brest Iroise.Le pôle Mer ainsi que le pôle de compétitivité Image et réseaux sont invités à intégrer cette dynamique. brest Métropole porte également le projet campus Mondial de la Mer dont la vocation est aussi de développer les relations collaboratives. Véritable symbole de ces liens locaux de plus en plus étroits : le siège de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) s’apprête à quitter la région parisienne pour s’installer à brest. L’objectif pour les prochaines années est de rapprocher davantage les entreprises et la recherche maritime et océanographique. De nombreuses applications peuvent découler du numérique et de la mer, comme l’exploitation de données météorologiques via des bouées intelligentes, la robotique sous-marine, la sécurité ou encore des solutions pour connaître les emplacements portuaires disponibles en temps réel.OctObre 201615]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34PANOrAMA Hexagone - La pertinence de primaires en politiqueDans chaque numéro EcoRéseau Business revient sur une problématique très commentée de l'actualité française,Fausse bonne idée ?afin de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)Importées des etats-Unis, les primaires ouvertes revitalisent le processus électoral, au prix de la légitimité des partis.Des voix s’élèvent pour les fustiger, en vain.tionne très bien dans un cas de figure particulier, qui est celui d’un parti avec une multitude de candidats sans procédure de sélection interne forte », souligne Marc Olivier Padis, direc- teur des études du think tank terra Nova. c’est le cas des républicains cette année. D’ailleurs, « bien que la droite, à l’époque, se soit montrée très critique envers les primaires de la gauche, elle en reprend l’or- ganisation cinq ans après », poursuit-il.un programme et de le sé- lectionner », analyse bruno cautrès. Il est vrai que l’élection présidentielle française, au suffrage uni- versel, a toujours été plutôt tournée vers la sélection du projet individuel d’un can- didat. Mais « pendant long- temps, c’était le président ou le secrétaire général du parti qui, naturellement, était son candidat à l’élec- tion présidentielle », rap- pelle Yves-Marie cann. D’une certaine façon, au- jourd’hui, un candidat n’a plus nécessairement besoin de l’appui de son parti pour être candidat à la présiden- tielle. Quand Alain Juppé déclare, lors d’un débat, qu’il « n’est pas engagé par le programme du parti », il vide de fait Les républicains de toute subs- tance. en un sens, le parti ne fait qu’organiser le vote...aux extrêmes du spectre, pour qui cela rentre dans leur dénonciation du cirque politique. On note d’ailleurs qu’ils ne se posent pas la question des primaires. Surtout qu’en France, contrairement aux etats- Unis, les candidats ne se retirent pas progressivement – ce qui dégage le tableau et permet de mettre en place une logique de rassemble- ment. chez Les républi- cains, ceux qui se sont re- tirés de la course, en majo- rité, ont été écartés par la Haute Autorité du parti pour cause d’irrecevabilité du dossier. Si l’exécution ac- tuelle des primaires en France laisse encore quelque peu à désirer, c’est donc à la fois par manque de pratique et parce que le paysage politique français (contrairement aux etats- Unis) ne laisse que peu de place à ce type de proces- sus. Nicolas Dupont-Aignan déclarait en avril dernier que « la vraie primaire, c’est le premier tour », et sur le principe, il n’a pas tort : le rôle du premier tour est de désigner les deux candidats majoritaires. Mais il est compréhensible que la structure maintenant tri- partite du paysage politique français rende les primaires nécessaires pour le PS et Les républicains. elles sont, sur le principe, indé- niablement une bonne idée, et ne plus les organiser se- rait perçu comme un retour en arrière par l’opinion pu- blique. Il est possible qu’un jour elles s’institutionnali- sent, mais ce n’est pas une démarche simple – cela de- mande par exemple de s’in- terroger sur les critères de recevabilité des candida- tures. Pour pouvoir le faire correctement, il faudra dis- poser de plus de recul surJean-Marie BenoistLUn pugilat pour sélectionner le champion. Un concept qui date...d’un nombre élevé d’élec- teurs (2,7 millions au pre- mier tour, 2,9 millions au deuxième), et la participa- tion devrait être cette année dans le même ordre de gran- deur. « Cette participation large montre bien que les primaires mobilisent l’in- térêt d’une bonne partie de la population, et répondent à leur attente de désigner “leur” candidat », estime Yves-Marie cann, directeur des études politiques chez elabe, cabinet d’étude, deFRAGILISERLES PARTISMais tout n’est pas rose pour autant, et les primaires hexagonales laissent quelque peu à désirer. tout d’abord, elles ne changent pas vraiment le nombre de candidats à l’élection, ce qui est tout de même censé être leur objectif premier : une dizaine de candidats probables cette année, soit le même nombre qu’en 2007 et 2012. Par ailleurs, les primaires viennent rac- courcir d’autant la durée « effective » du mandat présidentiel : « le mandat présidentiel est déjà assez court, et tout le monde sait que l’année avant la pré- sidentielle est bloquée, sou- ligne Guillaume Villemot, cofondateur avec Alexandre Jardin du mouvement bleues primaires ou- cela, il était évident que le vertes (non réservées candidat du parti ne pouvait aux membres du pas être issu « que du parti ».UN PROCESSUS PAS ENCORE AU POINT De plus, « rallonger le dé- bat, répéter une logique de conflit, désengage encore plus : cela renforce le phé- nomène de lassitude qu’éprouvent les Français vis-à-vis de la politique », estime Guillaume Villemot. Même si les primaires font que les échanges et confron- tations se font sur des idées, et non simplement des petitsparti) sont arrivées en France en 2012, grâce au Parti Socialiste, ce qui n’est pas un hasard. Depuis 1995, déjà, des primaires internes désignaient le candidat. Mais deux événements ont conduit à cette évolution. « L’élément déclencheur pour la gauche a été le traumatisme du 21 avril 2002, explique bruno cau- très, chercheur au cevipof. Près de dix ans après, il marquait toujours profon- dément la gauche. » La dé- faite de Ségolène royal au deuxième tour en 2007, mal soutenue par une gauche fragmentée, a confirmé qu’il fallait évoluer.REDONNER DELA LÉGITIMITÉ carentoiledefond,ilya l’incroyable désaffection des Français pour les partis politiques. Au dernières nou- velles, Les républicains comptent 230000 adhé- rents ; le PS, aux alentours de 100000 ; l’écologie-les Verts, 6000... compte tenu de ces chiffres, il est clairet c’est là qu’entre en jeu le deuxième facteur qui a donné nos primaires ac- tuelles : l’élection d’Obama. Les cadres du PS vont aux etats-Unis et en reviennent fascinés par les primaires, l’utilisation du big Data et d’Internet. Après avoir vuque limiter le vote de la primaire aux seuls membres du parti ne lui donne qu’une faible légitimité auprès du public. Les primaires ap- portent du renouveau dans la vie démocratique fran- çaise. celles organisées en 2011 par le parti socialiste avaient emporté l’intérêtconseil et de planning stra- blanc Zèbre. Les primaires tégique. et cela donne une viennent faire durer cette meilleure légitimité au can- logique uniquement élec- didat choisi. Mais il faut toraliste pendant plus long- bien reconnaître que le pu- temps encore. »mots ou des insultes. Sans compter que voir des can- didats qui se sont écharpés pendant six mois devenir tout d’un coup les meilleurs amis du monde ne va pas changer les prédispositions cyniques d’un public déjà désabusé. tout cela est du pain béni pour les partisLa structure maintenant tripartite du paysage politique français rend les primaires nécessaires. Les cesser serait perçu commeun retour en arrière.blic qui s’exprime lors des Mais surtout, le principal primaires n’est pas néces- problème est que « les pri- sairement représentatif de maires vident le parti poli- l’électorat français. tique de sa fonction prin- De fait, « le système fonc- cipale, qui est de proposerle sujet.16OctObre 2016]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34PANOrAMA International - Marché de la défense et diplomatieAnalyse d'une problématique transversale qui concerne plusieurs pays et interpelle la rédaction,Q uinze ans de disette. Une longue attente. Puis tout s’est en- chaîné. Pour Dassault Avia- tion, la vente à l’étranger de son avion-phare – le ra- fale – a enfin pris la forme d’un cercle vertueux. en l’espace de 15 mois, l’egypte, puis l’Inde et leLe commerce des produits d’armement est dominé par le facteur politique. Seuls quelques pays le maîtrisent. coup de projecteur.grâce aux qualités intrin- sèques de l’avion. Il faut ajouter l’évolution favorable de la parité euro-dollar, qui a rendu le Rafale plus com- pétitif en matière de prix. Il y a aussi le contexte géo- politique. Dans les pays où la France est active et où nous avions déjà vendu desmarché à part. Il ne suffit pas de faire un bon produit et de passer devant la concurrence. Ces biens en- gagent la politique exté- rieure du pays vendeur et celle de ses clients. Ils sont des vecteurs de sécurité et d’indépendance et peuvent influer sur les équilibrescatalogue des prix, le rafale perd pourtant le marché face au F35 américain. « A l’époque, il y avait encore 45000 soldats américains sur le territoire sud-coréen ; acheter le Rafale, c’était mettre à mal l’alliance mi- litaire avec les Etats-Unis. Les clients de la France sont surtout les pays qui ne peuvent ou ne veulent pas acheter américain. »monde, au gré des priorités géopolitiques décidées à Washington. Sur la période 2011-2015, ils détenaient 33% du marché mondial des exportations, estiment les analystes de l’Institut in- ternational de la recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). D’autres nations peu- vent néanmoins tirer leur épingle du jeu. c’est le cas de la russie qui a gardé un savoir-faire industriel de pointe et est devenue la tête de pont des pays non alignés. Des alliances de longue date avec d’importants importa- teurs comme l’Iran ou l’Inde, et le refus des embargos américains, expliquent sa part de marché élevée, aux alentours de 25% selon leles etats-Unis, la russie et la chine – capables de pro- duire chez elle l’ensemble des parties d’un avion de combat (châssis, moteurs, systèmes électroniques em- barqués). Avec DcNS, elle sait aussi fabriquer d’autres bijoux de technologie, comme des sous-marins de projection nucléaire et des bateaux de guerre. Le ta- bleau pourrait être idéal pour les exportations. Il ne l’est pas. La réintégration de la France sous le commande- ment intégré de l’Otan de- puis 2008 et l’accord récent rendant de nouveau possible l’installation de bases amé- ricaines sur le territoire na- tional ont affaibli l’image d’indépendance du pays. DeUn monde à partchoisi en toute subjectivitéDes ventes à chaque fois politiques et explosives...INDÉPENDANCE ET DIPLOMATIE« Il n’existe pas à propre- ment parler un marché de l’armement. Chaque pays a ses propres besoins, qui sont très spécifiques », ex- plique notre source. com- ment se démarquer ? « Selon les circonstances, il peut exister des secteurs de pé- nétration car ils sont dé- laissés par d’autres pour des raisons stratégiques, af- firme emmanuel rémy, an- cien sous-marinier et inter- venant à l’ecole de guerre économique sur les sujets du renseignement. Mais glo- balement, les cinq ou six Etats qui dominent le mar- ché n’ont pas de terrain fai- ble. » c’est particulièrement le cas de la France qui est l’un des seuls pays – avecQatar, ont passé commande. De quoi voir l’avenir avec plus de sérénité et maintenir en activité les chaînes de production d’ici aux pro- chaines commandes de l’ar- mée française. « Il faut avoir un premier contrat, com- mentait le directeur général de Dassault Aviation, eric trappier. Le Rafale est entré dans une dynamique de suc- cès. Pourquoi ? Avant toutMirage 2000, la vente du Rafale s’inscrit dans une politique de réussite de la diplomatie tricolore, mais également dans une poli- tique en creux des Etats- Unis. » Quand on demande aux spécialistes quelle est la caractéristique première du marché de la défense, ils répondent invariable- ment : « politique ».régionaux », explique une source au sein d’un impor- tant industriel de l’arme- ment. Les débuts infruc- tueux du rafale à l’expor- tation sont exemplaires. Au début des années 2000, Das- sault Aviation se lance dans un appel d’offres de la corée du Sud pour l’acquisition de plusieurs aéronefs de combat. Arrivé premier dans les tests en vol et dans letaro-industriels américa. et russes se gaussent. Les uns de cette balle dans le pied de leur seul concurrent sérieux, les autres des mil- liards que nous allons devoir rendre au bénéfice des chan- tiers navals russes. » Ga- geons que cette crise de dé- pendance ne dure pas...L’HEXAGONE DANS LETOP5Avec plus de 60 milliards d’euros d’exportations es- timées pour 2015, le secteur militaire figure en bonne place dans le commerce mondial. Mais c’est un monde à part. Les pays pro-Les clients de la France sont surtout les pays qui ne peuvent ou ne veulent pas acheter américainducteurs d’engins de haute technologie sont peu nom- breux, car cette industrie est gourmande en capitaux et en matière grise. Seuls les industriels qui bénéficient d’importantes commandes de la part de leur etat na- tional peuvent développer des produits susceptibles d’accéder au marché de l’ex- port. A ce jeu, les etats- Unis sont champions. Les dépenses consacrées aux ar- mées US y atteignaient 600 milliards de dollars l’an der- nier, soit quatre fois plus que la chine, son premier poursuivant, et 12 fois plus que la France. Un effort co- lossal destiné à équiper les 700 bases que cet empire militaire possède à travers le globe et à nourrir ses nombreuses interventions armées. Il est plus facile, dans ces conditions, d’ex- porter sa production. Selon Amnesty International, les etats-Unis vendent des armes à 170 pays dans leSipri. et la France ? elle produisait 5% des ventes mondiales entre 2011 et 2015, soit avant les com- mandes récentes du rafale.plus en plus aligné sur le plan diplomatique et mili- taire, le gouvernement fran- çais est allé jusqu’à refuser de vendre des navires de guerre Mistral à la russie, lesquels avaient été pourtant payés de longue date. Un coup de tonnerre dans ce marché sensible. « L’em- bargo sur les BPC Mistral est une faute lourde, un coup sévère porté à notre crédi- bilité et à notre industrie d’armement, commente un ancien général d’armée. La France seule est ici sanc- tionnée. Les lobbies mili-ins18OctObre 2016« L’export militaire est unLudovic Greiling]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[La santé, c’est trop important pour être compliqué.SANTÉ PRÉVOYANCE PRÉVENTION 96% DES ENTREPRISES ADHÉRENTES SONT PRÊTESÀ NOUS RECOMMANDER.• Pour les chefs d’entreprise : la mise en place et le pilotage du contrat peuvent être intégralement gérés en ligne.• Pour les salariés : la possibilité de compléter eux-mêmes l’offre choisie grâce à un renfort personnalisé, sans coûts ni démarches supplémentaires pour l’entreprise.1re mutuelle santé de France, au service des entreprises et des salariés.Découvrez nos solutions sur harmonie-mutuelle.fr/devis-entrepriseEn harmonie avec votre vieMutuelle soumise aux dispositions du livre II du Code de la mutualité, n°Siren 538 518 473. Numéro LEI 969500JLU5ZH89G4TD57.]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34cLUb eNtrePreNDre Baromètre & TendancesLe carnet des nominationsen partenariat avec} OLYMPUSJean-Marc Mispoulet, 55 ansest promu président France et Belux d'Olympus.}FÉDÉRATION DES GRANDS VINS DE BORDEAUX (FGVB) Hervé Grandeauest élu président de la FGVB.}IPG MEDIABRANDS (GROUPE INTERPUBLIC)Dimitri Aït-Kaci, 38 ans, DESS marketing de l'IAE de l'université Paris-I (2003)est promu directeur général d'Initiative.}TEAM MÉDIA (GROUPE AMAURY)Corinne Mrejen, 53 ans, ESSEC Business School (1988), master éco- nométrie et économie quantitative de l'université Paris-X (1986),est nommée président de Team Média.}AUTORITÉ DES NORMES COMPTABLES (ANC, MINISTÈRE DE L'ECONOMIE ET DES FINANCES)Géraldine Viau-Lardennois, 43 ans, administrateur des finances pu- bliques adjoint, Toulouse Business School,est promue directeur général de l'ANC.}GROUPE LES ECHOSDaniel Saada, 70 ans, maîtrise sciences économiques de la faculté de droit et de sciences économiques de Paris,est promu directeur délégué du Groupe Les Echos.}CRÉDIT AGRICOLE ASSURANCES (GROUPE CRÉDIT AGRI- COLE)Bruno Moatti, Ecole des Ponts ParisTech (1985), MSc de l'université de Berkeley (1985),est promu secrétaire général du Crédit agricole Assurances.}BBVA FRANCE (GROUPE BBVA)Thierry Barbier, 54 ans, Kellogg School of Management, IFP School (1985), Arts et Métiers ParisTech (1984),promu directeur général de BBVA France.}AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT (AFD) Jérémie Pellet, 38 ans, ENA (2004), IEP Strasbourg (1999),est nommé directeur général délégué de l'AFD.} SAURLouis-Roch Burgard, 46 ans, ENA (1998), master management de l'ESCP Europe (1993), master II gestion publique de l'université Paris-Dauphine (1992), IEP Paris (1991),est nommé directeur général du groupe Saur.}BFM BUSINESS (GROUPE NEXTRADIOTV)Pierre Fraidenraich, 51 ans, licence techniques et langages des mé- dias de l'université Paris-I,est promu directeur général de BFM Business.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Faites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frNomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !Brèves, études, actus et chiffres du mois concernant l'entrepreneuriat, picorés de-ci de-làLe mois de septembre a été marqué par de nombreux événements : les candidats à l’élection présidentielle ont défendu le « Made in France », le soutien bancaire a été renforcé pour les entreprises, le gouvernement a officialisé la mise en place du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu dès 2018. N’oubliez pas de noter dans vos agendas les rendez-vous du mois. Bonne lecture !u Les délais de paiement des PME s’améliorent Les retards de paiement des factures des PMe ont reculé de deux jours depuis le premier trimestre 2016, selon une étude du cabinet Altares. Ils se sont donc réduits à 12,2 jours contre 14 jours auparavant. cette amélioration résulterait du “Name and Shame”, une pratique mise en place par emmanuel Macron en 2015, qui consiste à dénoncer publiquement les entreprises coupables de retards de paiement. La reprise économique du premier trimestre et les sanctions financières appliquées aux entreprises expliqueraient aussi ce résultat.becquet, présidente de l’association, responsable de développement économique à la mairie de Sartrouville. Le commerce en centre-ville qui se désertifie est par exemple une problématique ancienne, mais dont désormais une part remonte aux agglomérations ». Au programme des discussions le développement touristique, le transfert des zones d'activités communales, les différentes manières de générer de l'activité économique par l'économie circulaire, les diverses pistes pour assurer du développement en milieu rural. terriblement instructif.uAlternativa, une Bourse française 100% transparenteu Les TPE et PME transforment leur modèle Selon l’étude du spécialiste des logiciels de gestion exact et Pb7 research, 43% des PMe et tPe déclarent être « au courant de la menace venant des nouveaux concurrents quiAlternativa est la seule bourse française dédiée aux PMe de croissance. « Depuis 2009, nous sommes agréés par l’AMF et l’ACPR », explique Philippe Dardier, Président d’Alternativa. cette bourse réglementée permet donc aux particuliers d’investir dans des PMe de croissance via des campagnes de crowdfunding. cette plateforme 100% numérique répond aux besoins de financement spécifiques des PMe (fixing mensuel, formation lente du prix, levées de fond “au fil de l’eau”, etc.) et leur permet de financer leurs fonds propres en organisant leur rencontre avec des investisseurs dans un cadre transparent, sécurisé et régulé. Alternativa propose aussi tout un service d’aide aux PMe pour les aider à s’introduire en bourse. « Nous avons des experts indépendants qui valorisent les sociétés. », raconte Philippe Dardier. « Une cinquantaine de PME a déjà levé près de 40 millions d’euros sur notre plateforme », ajoute- t-il. 4,65 millions ont été levés rien qu’en 2015, plaçant ainsi la société comme le premier crowdfunder equity d’europe continentale.proposent des solutions plus avancées ou disruptives ». et 33% pensent que leur activité aura cessé dans les cinq années à venir « s’ils n’optimisent pas leur business model dès à présent ». Pour faire face à ces enjeux, 62% des entreprises seraient à la recherche de nouveaux business models et de nouvelles solutionsuLe soutien bancaire renforcé pour les entreprisesu Défilé de bonnes intentions pour « Produire en France »La chambre de commerce et d’industrie France (ccI France) et la Fédération bancaire française (FbF) ont signé un partenariat dont l’objectif est de favoriser et renforcer le soutien des banques en faveur des tPe et PMe. en développant la coordination des ccI territoriales avec les comités FbF locaux, ce partenariat vise à promouvoir lePlusieurs candidats à l’élection présidentielle sont intervenus, vendredi 9 septembre, lors des Assises du Produire en France organisées à reims. Devant 700 dirigeants d’entreprise, ils ont proposé des solutions pour défendre le « Made in France » et se sont exprimés en faveur du patriotisme économique. c’est Arnaud Montebourg qui a ouvert ce Grand oral. D’entrée, il a proposé de réserver 80% des marchés publics aux PMe, ce qui implique de s’abstraire du droit européen. cécile Duflot, candidate eeLV a, quant à elle, proposé « d’introduire du local à chaque fois que cela est possible ». Pour elle, le « Made in France » doit s’accompagner d’un « redressement productif » et d’un « redressement écologique ». bruno Le Maire, candidat Lr, a insisté sur le terroir et a notamment proposé « un étiquetage plus rigoureux des produits français et une simplification des normes indispensable pour le Produire en France ». Pour aider les entreprises à produire en France, le candidat à la primaire de droite veut surtout « simplifier et alléger » l’environnement des entreprises en baissant la fiscalité sur les transmissions et l’impôt sur les sociétés. Pour que les Français achètent dans l’Hexagone, Marine Le Pen a proposé la vente de produits locaux « aux prix non excessifs », tout en ajoutant que « sur les produits vendus en France, les pays devront être indiqués clairement ». elle veut un « Buy American Act à la française », en référence à une loi américaine de 2009, qui, pour soutenir la production nationale, obligeait le gouvernement fédéral à acheter des biens produits aux états-Unis. elle souhaite aussi favoriser la production française dans les domaines de la Défense et de la sécurité. Nicolas Dupont-Aignan, candidat Lr, a souhaité se passer de « la mauvaise union européenne ». Le candidat veut « instaurer une étiquette sur tous les produits qui donnent la part du produit en France ». À l’inverse, Alain Juppé a prononcé un discours anti-protectionniste. « Cette idée que nous pourrions démondialiser l’économieu Les acteurs du développement économique phosphorentfinancement des tPe et PMe grâce aux crédits bancaires. L’accord repose sur quatre piliers majeurs : renforcement des relations entre les comités bancaires FbF et les ccI sur le plan local ; diffusion d’informations et deLa 25ème édition des rencontres nationales de l'économie territoriale (rNet) se sont tenues à bourges les 14, 15 et 16 septembre 2016, en partenariat avec ecoréseau business. Les discussions des 130 participants ont évidemment tourné autour de lade gestion. Ainsi, près de 40% des professionnels interrogés ont déclaré qu’ils souhaiteraient « obtenir un aperçu de la performance d’une entreprise en appuyant simplement sur un bouton ». De fait, il apparaît que la disponibilité de l’information est un moteur de croissance : les entreprises organisées autour de la donnée déclarent un profit allant jusqu’à 22%, contre 14% pour les entreprises ayant déclaré une utilisation limitée des données.conseils ayant trait au financement des entreprises ; meilleure sensibilisation des ccI autour des problématiques bancaires ; mise en place d’outils pratiques et informatifs à destination des entrepreneurs.20 OctObre 2016réorganisation des territoires et des compétences, ainsi que des impacts sur l'action économique. « N’étant pas rattachée à une structure particulière, l’association RNET attire tous types d’acteurs du développement, collectivités, agences... ce qui permet un maximum d’échanges de bonnes pratiques alors que les évolutions institutionnelles, juridiques ou technologiques sont de mise, se réjouit Hélène]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[n°34www.ecoreseau.frBaromètre & Tendances cLUb eNtrePreNDreponctionner le montant de l’impôt sur les revenus mensuels et indiquera sur la fiche de paie de chaque salarié le montant correspondant. Les entreprises privées utiliseront le même système que celui de la Déclaration sociale nominative (DSN) pour recevoir le taux de prélèvement à appliquer. Les entreprises bénéficieront aussi d’un délai (entre huit jours et trois mois selon la taille de l’entreprise) après le paiement du salaire pour reverser l’impôt sur le revenu à l’administration fiscale. Pour le salarié, l’installation du dispositif sera automatique. Il connaîtra le taux de prélèvement auquel il sera prélevé sur son avis d’imposition 2017. chaque salarié pourra opter pour un taux individualisé s’il est en couple ou opter pour un taux neutre calculé sur ses revenus salariés uniquement. en septembre de chaque année, le taux de prélèvement sera révisé en fonction de la déclaration de revenus de chaque contribuable réalisée au printemps. en ce qui concerne la confidentialité des revenus lorsqu’un contribuable perçoit, par exemple, des revenus du patrimoine au sein du couple, il sera possible de choisir entre des taux différents entre les conjoints ou un taux identique. Il sera indexé seulement en fonction de la rémunération que verse l’entreprise à son salarié. Ainsi l’employeur ne connaîtra pas exactement le taux d’imposition réel du salarié. Si le taux de prélèvement du salarié venait à être divulgué, l’employeur paierait une amende de 10000 euros. D’autres amendes en fonction de la nature de l’infraction sont anticipées et devraient être comprises entre 5% et 80% des retenues qui auraient dû être réalisées, selon l’avant-projet du texte remis à la commission des Finances de l’Assemblée nationale le 1er septembre 2016.+ 13 octobre 2016 : J’aime ma boîteL'initiative lancée il y a 14 ans par Sophie de Menthon reste toujours l'occasion de délivrer un message positif aux salariés dans l'entreprise. « Il est bon de temps en temps de s’arrêtersur le faite qu’on est bien dans sa boîte », déclare Sophie de Menthon. Une manière de se dire que tous les patrons ne sont pas tous des salauds, tout comme il existe des salariés heureux. « Cette journée apporte de la cohésion. C’est une occasion de redécouvrir un collègue sympa, parler d’autre chose que du boulot, et puis de la même façon qu’on est fier de certaines choses dans sa vie, on peut bien être fier de son entreprise. », explique Sophie de Menthon. L'occasion également de verser dans l'optimisme ou dans de nouvelles habitudes de travail. Le thème de cette année est le Bizzzzness Break. Si vous ne savez pas comment célébrer cette journée, vous trouverez de nombreuses idées sur le site jaimemaboite.com. Et bien sûr, n’oubliez pas la 3ème édition du concours photo, le défi J'aime ma boîte, qui se tiendra du 13 septembre au 13 octobre 2016. Il vous suffit de vous inscrire seul ou en équipe et déposer vos photos ou vidéo pour concourir. Collègues, ambiance, lieu de vie, évé- nements internes, outils de communication, missions... vous avez carte blanche. Tentez de remporter l’un des prix mis en jeu et faites gagner votre boîte ! Rejoignez les 350 000 entreprises qui célèbrent cette journée et soyez fiers de votre boîte. Car « il faut être bien dans sa boite pour être bien dans sa vie », ajoute Sophie de Men- thon.+ 14 octobre 2016 à 15h30 : 3ème édition des Trophées « Les Femmes de l'économie » Grand Est (la Villa Quai Sturm à Strasbourg)Révéler les talents féminins des territoires, tel est l’objectif des Trophées « Les Femmes de l’économie ». Créés en 2010 par le groupe IDECOM, le groupe de communication pour les grandes Ecoles et les étudiants, les Trophées mettent en lumière la réussite professionnelle des femmes dans le tissu économique de leur région. Les Trophées visent ainsi à récompenser leur travail et leur implication dans cet univers majoritai- rement masculin. Outre la remise des prix, vous pourrez participer aux rencontres professionnelles de la communauté des « Femmes de l'économie », échanger avec les acteurs de la vie économique de votre région, assister et contribuer aux débats de la conférence « L'Incontournable au Féminin », autour de l'économie culturelle. Plus d’information sur le site : www.femmes-economie.com+ Du 20 octobre au 2 novembre 2016 : Elections de la CCI Paris Île-de- France.Cesélectionspermettentd'éliredesdirigeantsd'entrepriseetcadresdirigeantsducom- merce, de l'industrie et des services qui vous représenteront à Paris, en Seine-et-Marne, danslesYvelines,enEssonne,danslesHauts-de-Seine,enSeine-Saint-Denis,dansleVal- de-Marne et dans le Val-d'Oise.+ Du 15 au 17 novembre 2016 : Heavent Paris Exposition, Séminaire Expo et Salon Affaire de Cadeaux (Porte de Versailles, Pavillon 4) Grâceàlasynergiedetroissalons–importantspourchaqueentrepreneurquiveutamé-liorer l’organisation de ses séminaires, événements, et son approche du client – et les acteurs clés du secteur, vous pourrez rencontrer des décideurs venant avec de vrais projets. A travers de nombreuses conférences, vous pourrez également découvrir les té- moignages des dirigeants d'agence, créatifs de renom, directeurs de projet, directeurs de production ou de la logistique, directeurs de la communication, des ressources hu- maines et des événements.Vous pourrez également faire la rencontre de nombreux prestataires.Demandez votre accréditation sur les sites : www.heavent-expo.com ou sur www.se- minaire-expo.fr+Du23au24novembre2016:9èmeéditionduSalondesEntrepreneurs Nantes Grand-Ouest (Cité des Congrès, 5 rue de Valmy, 44041 Nantes)Créateurs, repreneurs, start-up, dirigeants de TPE/PME-ETI vous êtes tous les bienvenus au plus grand rassemblement d'entrepreneurs des Pays-de-la-Loire.Vous pourrez y dé- velopper votre réseau, partager l’expérience de grands entrepreneurs et faire décoller votre business. Vous découvrirez de nouvelles tendances, bénéficierez des meilleurs conseils, trouverez des financements et boosterez votre activité grâce au numérique ! Chaqueannéeprèsde10000visiteurssontattendus.Auprogramme,plusde30confé- rences qui vous permettront de savoir comment bien gérer la transmission de votre en- treprise,choisirlesstatutsjuridiqueslesmieuxadaptéspourvotreprojet,améliorervotre chiffre d’affaires grâce au numérique...Vous pourrez également participer à une cin- quantaine d’ateliers qui vous aideront à bien construire votre business plan ou encore à sécuriservosencaissementsavecdenouveauxoutils.L’inscriptionestouvertesurlesite: http://inscription.salondesentrepreneurs.com/nantes/est folle. La mondialisation n’est pas une décision économique, c’est une réalité », a-t-il souligné. Il a aussi proposé de « repenser l’accès aux entreprises du Produire en France aux marchés publics » tout en les protégeant du « dumping social, fiscal et environnemental ». Il entend d’abord créer un environnement favorable avec la création d’une tVA sociale de 10 milliards d’euros, la sortie des 35 heures et créer une grande banque d’exportation à la française pour aider les PMe. Quant à Jean-François copé, il a proposé d’en finir avec les 35 heures, de simplifier le code du travail et d’attribuer à tout jeune de 16 ans un numéro de SIret pour « décomplexer le rapport au travail ». Du côté des entrepreneurs, on attend que les candidats se mettent vraiment à la place desuPrélèvement à la source, ce qu’il faut savoir Le 3 août, lors du conseil des ministres, le gouvernement a officialisé la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu dès 2018. Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll a, en revanche, écarté l’idée d’une fusion de l’impôt sur le revenu avec la cSG, promise par François Hollande. L’adoption de la réforme est prévue pour l’automne 2016 dans le cadre du Projet de Loi de Finances 2017. elle sera opérationnelle dès le 1er janvier 2018. Dans le courant de l’année 2017, les différents acteurs (employeurs, caisses de retraite et la Direction générale des Finances publiques) s’adapteront pour une effectivité de ce dispositif. Selon le gouvernement, dès le second semestreentrepreneurs et proposent davantage de mesures de 2017, l’administration fiscale transmettra le taux de simplification. prélèvement de chaque salarié – calculé sur les revenus de 2016 – auprès de l’employeur. Dès 2018, l’employeur devraLes petits matins des dirigeantsparSERGE DASSAULT - 91ans - PDG du Groupe Dassault, Sénateur de l’Essonne Ancien maire de Corbeil Essonne et patron du groupe de presse SocpresseIsaLouBeaudetRegenMa devise : travailler ! Quand on a échoué, on recommence jusqu’à ce qu’on réussisse !tion, et les ventes des Falcons et des ra- fales pour que l’usine tourne ! Ma plus grande fierté, c’est de voir les avions volés quand je suis au 14 juillet ! ce qu’il y a de pire dans la vie, c’est la re- traite ! Le pire c’est de n’avoir rien à faire : pas de projet, pas d’idée ... etre inutile, ne plus servir à rien, c’est terrible ! Donc je considère qu’il ne faut pas prendre de re- traite, et c’est ce que je fais !ouvriers, s’en occuper, discuter avec eux, les considérer..Fondatrice de Kama conseil & AssociésRéveil et routines :Mon souhait le plus secret ?Selon l’adage,« le monde sourit à ceux qui se lèvent tôt », rencontres matinales avec nos dirigeants.Pour #SeLeverDeBonheur, vous pouvez me suivre régulièrement sur la page Facebook et la chaine Youtube"La Magie du Matin", Editions LeducRetrouvez des extraits de cette interview sur youtube : Isalou Beaudet-Regen rencontre avec Serge DassaultJe n’aime pas rester au lit éveillé, je perds mon temps, je m’embête alors je me lève !Le matin je me lève à 7 heures, 7h30, je prend mon petit déjeuner : des oeufs à la coque, puis une tartine de confiture allégée et du thé. Généralement je le prends seul car ma femme dort, puis après je vais travailler !Des avions qui marchent, un journal qui marche, et j’espère une politique natio- nale qui va marcher !Ma motivation :Je n’aime pas ne rien faire, je n’aime pas les vacances ... sauf pour travailler !L’image que j’aimerais laisser ? Quelqu’un de persévérant qui a la vo- lonté de faire bien les choses et de faire évoluer la politique !tout ce que je fais ! Le travail, la poli- tique, l’économie, les journaux, l’avia-Mon credo de management :Mon temps pour moi ?travailler et être persévérant ! Quand on n’arrive pas à faire quelque chose il faut continuer ou changer de stratégie !Le principe fondamental : les relations humaines. Il faut voir les gens, voir lesUn message à transmettre ?OctObre 2016 21]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34cLUb eNtrePreNDre A la Une - Les start-up de la défense et de la sécuritéL'occasion pour EcoRéseau Business d'enquêter sur le sujet principal du Club Entreprendre,Les grandes manœuvres de la tech Défense, start-up du civil ou du militaire, acteurs de la protection civile et de la sécurité travaillentSA ce stade, les dommages collatéraux ne sont pas encore trop graves...Mattens, directeur de la com-ynopsis. en 2054, la qui mettent en scène bâtons de défense. Georges Orwell ville de Washington à vomi, casques immobili- nous en dépeint un super-état crée « Pré-crime », sants, « scanoptic » de re- où le télécran de big brothercipées de leur mission d’aide et de protection. Nous sommes loin du rêve d’Asi- mov. Pour l’heure, les al- liances entre start-up et dé- fense n’en sont qu’à leurs débuts en France. côté mar- ché de la protection civile et de la sécurité, l’innovation va bon train et se développe en réponse au risque terroristeen rapport avec l'innovation et l'entrepreneuriatà un écosystème qui influencera directement nos usages quotidiens.en cours », ajoute Jérémy Vigna, directeur commercial et marketing au cOGeS (sa- lons internationaux de défense et de sécurité). Des ponts qui se réalisent doucement en rai- son aussi d’une histoire où l’etat gardait la main en ma- tière d’innovation de la dé- fense, notamment via l’ONerA et la DGA.et au climat anxiogène véhi- culé par les médias. L’heure pour EcoRéseau Business de décrypter les dernières ten- dances en la matière.DÉFENSE ET START- UP : LA GRANDE VADROUILLE DELATECH?Les grands industriels de la défense et de la sécurité ac- cusent un certain retard dans la manière de sourcer et tra- vailler avec les start-up, au regard de ce qui se passe aux etats-Unis. « Cela se traduit également par une différence d’investissements : les trois milliards alloués au budget de la Défense en France cor- respondent à celui de la DARPA (Defense Advanced research Project Agency). On ne vit pas dans le même monde », précise FrançoisUN PONT TROPLOIN ?Mais le secteur de la défense s’ouvre et s’inspire des pra- tiques inhérentes aux start- up. Le MIP (Mission Inno- vation Participative) qui souf- fle en 2016 ses 27 bougies, entre autres, fonctionne da- vantage aujourd’hui comme un incubateur et autorise n’im- porte quel militaire à proposer son idée en vue d’un finan- cement et d’un développe- ment de son projet, tout en récompensant les initiatives avec son prix de l’audace. cela dit, François Mattens observe « un renversement de l’innovation. Notamment suite à l’ouverture des brevets au civil en matière d’impres- sion 3D qui ont investi le secteur de l’aéronautique en Chine, en Israël et aux Etats- Unis. Ce changement dans la manière de concevoir l’in- novation amène même l’ar- mée depuis deux ans à en- voyer une délégation au CES de Las Vegas pour détecter les tendances. La démarche intellectuelle évolue ». Autre ouverture également et non des moindres, celle des sites militaires vers le tissu éco- nomique local. La « Smart base » d’evreux (cf. encadre 2), projet pilote de l’armée, a accéléré les relations entre start-up et défense par la créa- tion d’une pépinière au sein même de la base 105. Une première en France qui s’est poursuivie par la création d’un centre de formation de pilotage de drones à Salon- de-Provence. L’idée, ici, est double : celle d’une partmunication et des affaires pu- bliques du GIcAt (groupe- ment des industries de défense et de sécurité terrestres et aé- roterrestres). Aussi, collaborer avec les start-up consistera- t-il l’essentiel du temps à les absorber en les rachetant. « La clé d’une bonne colla- boration passe d’abord par une adaptation du processus en matière d’achats, de qua- lification des fournisseurs et de gestion de la propriété in- tellectuelle ; chantiers toujours© Jordan Tan / Shutterstock.comnouvelle division de la police, connaissance faciale partout est perpétuellement en traincensée arrêter les criminels et meurtriers en puissance, avant même leur passage à l’acte. John Anderton, chef de ce nouveau service, pris dans un imbroglio d’intrigues, traverse différents tableauxdans la rue, prisons-greniers. Outre le fameux Minority report de Spielberg, les ro- manciers et prospectivistes ne font pas dans la dentelle dès lors qu’il s’agit de traiter d’innovation, de sécurité etd’épier les faits et gestes de Winston Smith. James ca- meron avec terminator ou les frères Wachowski avec Matrix, moins poétiques, nous dépeignent deux trilogies où les machines se sont éman-Hackhaton & ProtectionQuand la société civile et l'entreprise s'emparent des questions de sécuritéLa mode du « hackhaton », contraction de hacking et de marathon, tout droit venue des geeks de la Silicon Valley, se décline aussi en France aux secteurs de la défense et de la pro- tection. Tenue à la mi-janvier 2016 durant deux jours au sein de la fameuse école 42 de Xavier Niel dirigée Nicolas Sadirac, sa version « Nec Mergitur », en réaction aux attentats, a réuni 400 ingénieurs, développeurs, entrepreneurs, gra- phistes ou simples citoyens autour de six « défis » à relever : prévenir la radicalisation, concevoir et diffuser les contre-discours, aider les plateformes de réception des appels d’urgence face à un22 OctObre 2016afflux massif ; recevoir et traiter l'information des citoyens ; construire un nouvel outil pour diffuser l’information en temps réel à destination du grand public ; détecter et contrer les rumeurs en temps réel. Dix projets sur 17 mentions spéciales ont été retenus parmi lesquels on peut retrouver : « Détection », outil d’identification de niveau du risque de radicalisation d’un individu à travers ses différents profils sur les réseaux sociaux et l’analyse du contenu de ses messages ; « Chasseurs de rumeurs », solution de détection automatisée de rumeurs sur les réseaux sociaux et diffusion de contre-discours ; ou encore «Aztec », système de capteurs audio distribué dans une zone urbaine ou un établissement pour détecter les alertes. Ce glissement vers la société civile de la prérogative régalienne de sé- curité engendre également d'autres hackhatons, qui gardent cependant un aspect business. Comme l'illustre l'Innovhaton du groupe Allianz, mené en cette fin septembre, réunissant dirigeants et innovateurs de tous bords pour accoucher de nouvelles solutions concernant la satisfaction client, qui comprenait bien évidemment un im- portant volet cybersécurité.]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[n°34www.ecoreseau.frd’améliorer la vie des mili- taires dans leur quotidien. Adieu Spartes, bonjour Athènes. et d’autre part, de faire participer l’innovation civile à l’amélioration des performances militaires. S’il semble peu aisé pour une start-up, en raison de la lour- deur des process d’achats, de couvrir uniquement le marché de la défense, certaines per- forment pour l’armée, no- tamment dans le gaming et le serious game. « Layer Cake s’est spécialisé dans la mise en situation complexe et la gestion de crise. La tendance nous vient des Etats-Unis mais cela se développe for- tement en France », explique François Mattens. De même avec les jeux et simulations en réalité augmentée, avant d’entraîner les militaires sur le terrain. Les dynamiques pour nourrir l’innovation sont nombreuses. elles peuventLivraison de votre prochain aspirateur !© Opachevsky Irina / Shutterstock.comprises... Le secteur concerne bien évidemment tout le monde. Du code pin sur un téléphone, en passant par l’appli de son alarme privée, les liens avec la sécurité etvembre 2015 ...en matière de tendances, la protection des sites, le contrôle des accès et le cyber sont trois tendances qui se dégagent en matière de sé- curité. L’Iot, les algo- rithmes, le big data et le cloud investissent chaque segment de la sécurité, en particulier dans la vidéo- surveillance et dans l’analyse des comportements, tech- nologie similaire pour l’ana- lyse du parcours d’un consommateur dans un point de vente... Qui n’envoie pas un texto pour rassurer ses proches après un long cour- rier ? Kiwatch, start-up dans la vidéosurveillance, illustre ce nouveau rapport à la sé- curité. « Notre parti est de mettre un maximum d’in- telligence sur le cloud et non pas sur la caméra, et de travailler sur la recon- naissance du son et de voix.ventes de caméras IP.Gros succès également des applications géolocalisées d’alerte et du traitement des infos urgentes. L’application « Quidam », à l’aide d’un bouton « alerte », permet d’appeler les secours et d’en- voyer un message de dé- tresse ou de dissuader l’agresseur.La plateforme Guardio, elle, participe à « l’uberisation » du secteur de la sécurité pri- vée. « Suite à une expérience personnelle négative en ma- tière d’événementiel, nous avons décidé de réinventer l’expérience d’achat pour ce segment. C’est un marché vieux comme le monde mais qui ne s’est pas encore di- gitalisé. En parallèle, il fal- lait apporter de la transpa- rence et de la fluidité dans un secteur opaque doté de sites désuets et de prestations sans prix direct », expliqueA la Une - Les start-up de la défense et de la sécurité cLUb eNtrePreNDrel’image des start-up qui pro- posent des solutions de géo- localisation des victimes – aux USA après les ouragans Sandy ou christina et en France avec le hackhatonrestres et aéroterrestres est d’encourager les start-up à décliner leur potentiel vers la défense et la sécurité », assure le directeur de la com- munication François Mattens,Les serious games et la réalité augmentée, deux niches pour investir le monde de la défense autrefois emmuréeémaner du milieu de la sécu- rité à l’image de Star Asterion qui met en œuvre une tech- nologie proche de l’Oculus rift aujourd’hui pour le milieu de la défense. Ailleurs, le vent de la nouveauté peut également provenir d’initia- tives civiles qui nourrissent ensuite les secteurs de la pro- tection et de l’armée. Adans sa conception de l'innovation« Nec Mergitur » (cf. encadré 1), tout en envoyant des alertes sur un rayon de plusieurs centaines de mètres dont l’épi- centre seraient les coordon- nées géographiques de la ca- tastrophe, de l’agression ou de l’attentat. « Aujourd’hui, l’une des nouvelles missions du groupement des industries de défense et de sécurité ter-Pont armée / techLa Smart Base d’Evreuxle grand public sont ténus et expliquent, au regard de l’actualité, un marché en plein essor. « La sécurité se développe en termes de chif- fres et les attentats vont clai- rement accroître cette ten- dance », commente François Mattens. et Jérémy Vigna de compléter : « Le déve- loppement du marché de la sécurité s’explique par le public qu’il cible. En global, d’après les données de l’an- nuaire “En toute sécurité”, la France recense 10000 sociétés privées dans la pro- tection physique, les servicespour préciser les rapports entre donneurs d’ordres et entrepreneurs.PROTECTION ET SÉCURITÉ : DES INNOVATIONSTOUS AZIMUTS cybersécurité, vidéosurveil- lance, protection de la per- sonne, sécurité des entre-Inaugurée en juin 2015, la « Smart Base » d’Evreux préfigure une nouvelle ère en matière d’infrastructures militaires. La Défense souhaite ainsi s’ouvrir à la société civile, à l’image des bases américaines qui fonctionnent telles des villes à part entière et qui sont connectées à leur environnement. Projet pilote ayant pour vocation d’être essaimé au sein d’autres sites, la « Smart Base » souhaite encourager les nouvelles technologies et les approches innovantes qui permettront d’améliorer la capacité opérationnelle des bases aériennes et la qualité de vie des aviateurs. La Base 105 d'Evreux est également soucieuse de participer à la numérisation de l’administration. Les premières briques sont testées à Evreux parmi lesquelles Aviactor, plateforme d’informations utiles à la vie quotidienne sur le site ou Auxylium, prix de l'audace du MIP (Mission Innovation Participative), qui connecte un groupe d’intervention en associant géolocalisation et transmission de données cryptées sur une plateforme. Une façon d’innover malgré des restrictions budgétaires. L’inauguration d’une pépinière numérique, en partenariat avec le Grand Evreux Agglomération et la Chambre de commerce et d’industrie de l’Eure, constitue aussi l'ouverture souhaitée vers le monde civil. Cinq start-up ont ainsi intégré le Système d’information et de communication des armées et dix autres, les locaux de la chambre consulaire. Ce pont créé vise à dynamiser le tissu économique local et les jeunes pousses et à faire interagir deux mondes qui se connaissent peu. Mais l’innovation n’est pas le seul fait de la base d’Evreux. À Salon-de-Provence, un « centre d’excellence drones », pour des formations de pilotage de drones, a vu le jour récemment et s’adresse tant aux militaires qu’aux civils et entreprises concernés par ces problématiques, à l’image d’ERDF et de GRDF.Nous ciblons le grand public et les petites entreprises. Selon nos tableaux de bord, un client se connectele fondateur Laurent Selles. Un secteur qui bouge vite via les start-up et qui est soutenu par la bonne santéAnalyse du comportement pour surveiller, Big data et géolocalisation pour alerter, Uber de la sécurité privée pour désintermédier...de sécurité, et les solutions contre la cybercriminalité. Cela représente 1,3% du PIB et 300000 emplois mar- chands. D’ici à 2020, les prospectivistes projettent la création de 50000 emplois avec un revenu de 30 mil- liards par an, avec 5% de croissance par an ». Des chiffres qui devraient être revus à la hausse car publiés avant les attentats du 13 no-en moyenne 66 fois par mois : c’est un moyen de lever le doute sur une fenêtre ouverte ou simplement sur- veiller une personne âgée, constater que ses enfants vont bien, jeter un œil en temps réel à ses stocks ou à sa résidence secondaire », résume cédric Williamson, son fondateur. Un marché en plein expansion avec +24% par an en matière dede belles PM. grands groupes à l’image des HGH en surveillance infrarouge, Multix dans la détection, Surys dans l’au- thentification de docu- ments... Sans oublier les thales, Airbus, Oberthur technologies...Geoffroy FrameryOctObre 2016 23e, etI et]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34cLUb eNtrePreNDre Interview croisée - Netatmo et Sunkey, start-up de surveillanceL'oeil du tigreDans chaque numéro, EcoRéseau Business s'intéresse à deux dirigeants/entrepreneurs qui ont un point commun ou une différence fondamentale, afin de connaître leur opinion sur la stratégie, l'innovation, la communication et de montrerqu'il existe plusieurs manières de managerAvec leurs caméras high tech, Fred Potter et Stéphane Meunier rivalisent d’imagination dans le secteur de la surveillance. et aspirent tous deux à devenir des pépites du marché mondial, malgré des parcours et des visions diamétralement opposés.Comment a débuté votre aventure entrepreneuriale ? Fred Potter : Je crée des entreprises dans les high techs depuis 20 ans. Ne- tatmo est la troisième que je lance à partir de dis- ruptions à venir. J’ai dé- buté dans la téléphonie sur Adsl, à la fin des an- nées 90, avec la société cirpack qui a mis au point les premières technologies de box, puis équipé Free, bouygues, SFr et une centaine d’opérateurs dans 30 pays, avant d’être ven- due au groupe thomson,ple, n’était pas fameux...les mettent ensuite en rayon. Mais dans les biens manufacturés, cela néces- site donc un bon design, une réalisation mécanique impeccable, un logiciel et une électronique perfor- mants, et une application ergonomique. c’est comme réaliser un film au cinéma : si vous ratez un seul élément clef – dé- cors, acteurs, musiques, seconds rôles –, la sauce ne prend pas. Si le design est moche, les ventes ne décolleront pas. Si l’ap- plication n’est pas stable, les retours des clients se- ront importants.vu autant d’argent sortir de partout en direction de la création d’entreprise : capital risque, banque pri-prise, j’ai pu faire le tour initial seul, avec 2 M€ personnels, avant de bou- cler deux tours de tablesétape a été très difficile. Aujourd’hui les subven- tions et aides diverses se développent beaucoup,en 2005.J’étais déjà le fondateur de l’entreprise Storido (cinq salariés) spécialisée dans la confection et l’ins- tallation des stores inté- rieurs, menuiseries, por- tails, portes de garages, etc. Mais à partir de mon expérience terrain, je me suis rendu compte que ces installations nécessitaient de longs temps de pose et de raccordement élec- trique. comme je suis féru d’électronique et d’inno- vation, j’ai donc décidé, il y a huit ans, d’inventer en parallèle un store banneJe me suis alors interrogé sur la prochaine disconti- nuité, et l’Internet des ob- jets s’est rapidement im- posé à moi. J’ai donc créé Withings (objets connec- tés dans le domaine de la forme et de la santé) en 2011, puis Netatmo dans le domaine de la maison. Ma méthode : je recherche d’abord une innovation dans un secteur dyna- mique en croissance, avant de développer un produit pratique pour ré- pondre à ce futur besoin. c’est une recette impar- faite. D’abord, je me concentre sur un usage existant – le téléphone ou le thermostat, par exemple – plutôt que sur un nouvel usage, car il est très dif- ficile d’engendrer une de- mande, comme l’ont fait Facebook ou twitter par exemple. ensuite, il faut cibler les usages qui sont mal couverts par les ac- teurs du marché. Or, celui de la domotique par exem-24 OctObre 2016autonome, alimenté par le solaire, qui n’aurait plus besoin d’être raccordé. Il a alors fallu trouver les bons conseils et les finan- cements pour développer la r&D de ce projet. Plus tard, nous nous sommes rendu compte que ce process pouvait s’adap- ter à différents produits : stores double-pente, bar- rières autoroutières, mo- teurs de portail, et ensuite qu’il pouvait encore convenir à d’autres appli- cations : éclairage, camé- ras, etc. et pour cette der- nière, nous avons lié éo- lien et solaire.Quelle est votre stratégie dans le secteur ?FP : Le plus simple est de parler directement au consommateur final, qui va acheter le produit. Dans le domaine de la maison connectée, il faut mettre en avant les avantages du produit. Une fois la de- mande créée, les magasinsAujourd’hui, la qualité doit donc être irréprocha- ble, car, finalement, des entreprises comme Apple ou bMW ont habitué les consommateurs à des pro- duits d’excellente qualité, alors qu’auparavant on ac- ceptait les défauts des pro- duits neufs !Stéphane Meunier :La communication idéale ? La presse présente le meilleur rendement selon moiSM : Nous sommes ac- tuellement en phase de commercialisation auprès des collectivités et insti- tutions, car notre produit est encore peu connu. No- tre déploiement débute donc par le bouche-à- oreille, le contact et les connaissances en région. A terme, je vise un cA de 3,5 M€ par an et quatre ou cinq embauches.© DRcertes. Mais il y a huit ans, il y en avait moins. Nous nous sommes donc reposés sur nos partenaires bancaires, puis sur un in- vestisseur extérieur, le ré-Fred Potter, fondateur de NetatmoSerial entrepreneur, cet ingénieur télécom ParisTech docteur en micro-électronique a créé sa première société Cirpack (téléphonie sur Adsl) en 1998. Après l’avoir vendue à omson en 2008 il décide de s’attaquer aux objets connectés, en fondant Withings en 2009, puis Netatmo en 2012. Netatmo a été récompensée au Consumer Electronic Show (CES) en 2012 pour sa station météo connectée capable de mesurer la qualité de l’air, intérieure et extérieure. Depuis, l’entreprise a lancé un thermostat intelligent, per- mettant de contrôler son chauffage et sa consommation à distance, ainsi qu’un brace- let-bijou capable de mesurer l’exposition au soleil.Avez-vous rencontré des difficultés à vous financer ?FP : Aujourd’hui, n’im- porte quel porteur de pro- jets avec une idée décente se finance sans aucune difficulté. Jamais je n’aivée, structure étatique de type bpi, cela n’a jamais été aussi facile depuis 20 ans ! Dans mon cas, comme Netatmo n’était pas ma première entre-ensuite : 4,5 M€ en 2013 puis 30 M€ en 2015 au- près de bpifrance, d’Iris capital et de l’industriel Legrand.SM : Pour nous, cette]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[n°34www.ecoreseau.frInterview croisée - Netatmo et Sunkey, start-up de surveillance cLUb eNtrePreNDreseau entreprendre de la ccI de caen, une subven- tion du conseil régional et du Département, le tout pour un total d’environ 0,5 M€.à partir du haut de filière, nous recherchons de po- tentiels acheteurs. Par exemple, dans la vidéo- protection, nous sollicitons les sociétés de vigiles, de gardiennage, mais nous ci- blons également le milieu du btP, qui est très inté- ressé par nos produits pour lutter contre les vols sur chantier ou réduire les risques d’accidents de tra- vail. Mais tout cela est très long.plan du chef. La respon- sabilité entraine les colla- borateurs à faire les choses comme pour eux-mêmes. bien sûr, il y a toujours des échecs. chez Netatmo, nous avons 151 collabo- rateurs, quelle que soit la qualité du process de re- crutement, des erreurs de casting sont possibles. Des gens vont inévitablement fuir leur responsabilité et utiliser la délégation de compétence pour en faire le moins possible. Le bou- lot du patron est alors de les détecter le plus vite possible pour leur fairele monde du travail. Les lois aident beaucoup les salariés mais peu est fait en faveur des patrons. Il faudrait davantage de sou- plesse dans les entrées et sorties de personnel et ré- duire les risques en matière de protection sociale. Au- jourd’hui, nous sommes pieds et poings liés ! La gestion du personnel n’est plus aussi libre qu’avant. Pour éviter les licencie- ments ou les arrêts maladie abusifs, il est donc essen- tiel de trouver du personnel fiable et de confiance, ce qui devient très difficile.Comment percevez- vous l’environnement actuel en faveur des start-up en France ? FP : Il faut être très clair, les initiatives de commu- nication du gouvernement autour de la French tech ont eu un impact positif sur la population fran- çaise : le grand public ne voit plus désormais la création d’entreprise comme du parasitage maisfacilement accordées à des sociétés qui perdurent dans le temps, alors que cer- taines start-up aux projets mal réfléchis touchent des millions d’euros avant de péricliter au bout de quelques mois ! Globale- ment, les financements sont encore mal équilibrés et mal distribués : il fau- drait également les flécher davantage sur les entre- prises détentrices de bre- vets, afin de conserver leurs compétences en France.Quelle est votre vision de l’échec ?FP : cela arrive, bien sûr. Même si votre produit est génial, il est possible que personne ne l’achète. c’est arrivé à ceux qui ont créé leur première boîte avant l’explosion de la bulle In- ternet ou les attentats du 11-Septembre. Plein de belles boîtes ont disparu. Mais je n’aime pas le terme d’échec, car il im- plique un jugement de va- leur. Alors que ce n’estQuelle est votre stratégie à l’export ? FP : Dans le métier du consumer electronic, il ne peut y avoir de business que global. Si notre ther- mostat est bon, il le sera partout dans le monde. Il faut donc naître global en se déployant très rapide- ment. Nous avons ainsi lancé notre première sta- tion météo personnelle dans 35 pays simultané- ment. Mais bien entendu, cela demande des fonds. SM : Nous prévoyons d’étendre progressivement notre présence à la France, puis, une fois la pose, le SAV et la formation maî- trisés, à l’europe et à l’in- ternational, où nous avons déjà des demandes en côte d’ Ivoire, aux emirats Arabes Unis ou en Angle- terre. Mais de notre côté, nous n’envisageons pas de stratégie directe à l’in- ternational : il s’agit d’un choix personnel, mais qui présente, selon moi, des risques énormes au niveauQuelle est votre communication idéale ? FP : La presse présente le meilleur rendement selon moi. Mais pour cela il faut proposer de la nouveauté. cela demande donc de l’innovation afin d’être le premier à proposer tel nou- veau produit sur le marché. Il ne reste alors plus qu’à le mettre en scène de ma-Quel type denière classique.management pratiquez-vous ?Fléchons davantage les aides sur les entreprises détentrices de brevets, afin de conserver leurs compétences en Francede la gestion des douanes et des paiements notam- ment.© DRSM : Dans la communi- cation, le plus difficile est d’accéder à la cible re- cherchée, alors que c’est pourtant la clef de la réus- site. cela demande donc un peu de tâtonnements :SM : Quel chef d’entre- prise n’a pas connu d’échecs ? c’est impossi- ble. On peut subir des ventes décevantes ou en retard par rapport à nos objectifs. Au départ, nos produits étaient peut-être trop en avance, alors qu’aujourd’hui ils sont dans l’air du temps. Le plus complexe est en effet de parvenir à devenir ren- table dans le temps im- parti. Mais les échecs dé- pendent aussi des aides et conseils dont bénéficie le chef d’entreprise. Or, nous manquons d’accompagne- ment en France... Malgré tout, pour réussir, ou re- bondir après un échec, il faut toujours aller de l’avant : trouver un autre produit ou réfléchir à un autre développement.des petites erreurs.SM : Au cours de notre développement, nous avons sous-estimé les be- soins en financement, carcomme quelque chose de positif et de sympa pour la société française. ce changement d’état d’esprit est à mettre au crédit des politiques. c’était une étape indispensable à fran- chir pour relancer le pays. Pour autant, si l’idée du porteur de projet est mau- vaise, la French tech ne fera pas réussir tout le monde, et c’est tant mieux ! Malgré tout, les charges sur les salaires restent trop élevées, alors que l’on préférerait en donner davantage à nos salariés...pas grave : vous n’avez pas hypothéqué votre mai- son et votre femme ne vous a pas quitté. Alors, il faut simplement recom- mencer.Et si c’était à refaire, que changeriez-vous ? FP : toutes sortes de choses. certaines activités commerciales n’ont pas fonctionné par exemple. Mais, peut-être grâce à l’expérience, ce sont plutôtStéphane Meunier, fondateur de SunkeysAprès avoir fondé l’entreprise Storido, Stéphane Meunier entreprend, en parallèle, à la  n des années 2000, le développement de stores et de portails électriques à éner- gie solaire, via la société Sunkeys (Villers-Bocage dans le Calvados). En mai 2016, celle-ci installe ses premières caméras de surveillance 100% autonomes, alimentée en énergie solaire et éolienne. Installées au sommet d’un mât de neuf mètres de haut, elles permettent de zoomer à 360°.FP: Je ne jure que par la délégation. Si vous voulez des collaborateurs motivés et heureux, il vaut mieux leur confier des responsa- bilités que leur demander d’exécuter bêtement lequitter l’entreprise, ce qui arrive peu.SM : Il faut savoir beau- coup déléguer, tout en étant souple ! Je trouve qu’il y adeplusenplusde contraintes sociales dansSM : D’abord, il y a tou- jours des lenteurs admi- nistratives françaises. en- suite, pour bien connaître le milieu des start-up, je trouve qu’il est encore dif- ficile d’accéder aux bons conseils ainsi qu’à cer- taines aides et finance- ments.en réalité, l.vent toujours plus tard qu’on ne le pense.Au final, pour moi, le mot clef de la réussite est de savoir vendre son idée et de conserver des fonds propres positifs, d’ou l’in- térêt d’avoir un bon pré- visionnel !Par ailleurs, il est dom- mage que certaines sub- ventions ne soient pas plusPropos recueillis par Pierre HavezOctObre 2016 25es ventes arri-]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34cLUb eNtrePreNDre En immersion - L'Ecole de GuerreDans chaque numéro, un(e) journaliste d'EcoRéseau Business fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...)La crème de la crème Plongée dans la formation de l'élite des officiers, au cœur de Paris.D evant moi, le champ de Mars, autrefois lieu des manœuvres d’entraine- ments, qui jouxte l’ecole Militaire, aujourd’hui sorte de petite ville dotée de son coiffeur, son maître tailleur, sa déchetterie, son service social, sa chapelle et sonLes arbitrages en matière de contenus seront d’abord réalisés par les élèves. « Tous sont allés au Mali, en Libye, en Afghanistan. Nous sommes très attentifs à leur expérience et à leur regard critique », continue l’officier aux trois étoiles. Un système de « retex » a ainsi été systématisé pour favoriser le partage de best practices.rationnels à leur sortie dans un contexte complexe, mais nous les entraînons égale- ment à exercer pour leurs 20 prochaines années. C’est pourquoi, la culture géné- rale militaire et la mise en place d’opérations préva- lent dans notre école, pré- cise le général. La profes- sion des armes demeure vi- tale pour un pays. Ce sen- timent ressurgit davantage dans la conscience natio- nale aujourd’hui. L’épée est l’axe du monde, comme le disait de Gaulle », com- mente le directeur de l’ecole de Guerre tandis que deux bus approchent dans l’enceinte de cette der- nière. Aujourd’hui, ce sera les plages de Normandie, celles près de Sainte Mère l’eglise, qui ont connu le débarquement, en mode staff ride et histoire pour l’autre moitié de la promo- tion. Une des nombreuses sorties prévues avec l’école parmi d’autres, comme les rencontres avec des respon- sables de l’OtAN ou de l’Union européenne. Des sorties qui jalonnent un quotidien bien réglé : « La journée type se décompose en deux conférences le ma- tin et se poursuit en début d’après-midi par un de- briefing et une réunion afin de nourrir les prochaines conférences. Le reste de l’après-midi est consacré aux travaux de recherche », résume le colonel choutet, coordinateur de l’enseigne- ment. Nous empruntons les couloirs et visitons les bâ- timents qui nous font penser à un établissement supérieur comme les autres, à l’ex- ception des décorations mi- litaires, peintures et clichés qui nous rappellent la vo- cation du bâtiment qui de- puis le xVIIIe siècle forme les officiers avant même d’héberger l’ecole deGeoffroy Frameryafin de décrire ce qu'il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les flux financierschâteau...Une fois patte blanche mon- trée au Pc Sécurité, un of- ficier m’invite à rentrer dans une berline et me conduit dans le bâtiment au sein duquel l’élite des officiers est formée. Nous passons devant différents bâtiments dont la vocation de caserne résonne encore. Les différents corps d’ar- mée sont encore gravés dans la pierre. entré dans le bâtiment, je rejoins un grand bureau, celui du di- recteur de l’école. Parquet, moulures et beau mobilier sont entourés de portraits du Maréchal Foch, du gé- néral Leclerc et du général Lyautey... L’institution souffle en 2016 ses 140 bougies ; sa création étant une nécessaire conséquence de la défaite de Sedan en 1870. La qualité des offi- ciers d’état major, lors de la chute du Second empire, avait été jugée médiocre. bienvenue.© DRLa 24ème promotion de l’Ecole de guerre compte cette année 212 officiers-stagiaires de 65 paysVALEURS HISTORIQUES, RISQUE IMMÉDIAT ET FUTUR DE L’ARMÉE« Les stagiaires de guerre sont de la génération du 11-Septembre. Ils étaient en école au moment de ces événements. La nouveauté aujourd’hui réside dans le fait que cela se passe sur notre territoire. Le déve- loppement de compétences au sujet de la collaboration interministérielle est donc encore plus poussé. De même, avec les corps pré- fectoraux, la gendarmerie, les magistrats et les forces de police », vulgarise le général de reviers de Mauny. De nouveaux mo- dules sur la sécurité inté- rieure et la connaissance du monde judiciaire ont donc vu le jour ces dernières années.Si l’état-major des armées a depuis longtemps fait le constat que les différentes crises actuelles recouvrentL’EXECUTIVE MBA DE L’ARMÉE ?« L’Ecole de Guerre est une école de formation in- terne des officiers. Ce pro- gramme d’un an est com- parable à un Executive MBA dans le civil : après une quinzaine d’années d’expérience, les officiers viennent se former à l’in- terarmées, l’interalliée et à l’interministériel. C’est aussi là que se fait la pre- mière sélection des hauts potentiels dans l’armée et de futurs officiers géné- raux », introduit le général de division de reviers de Mauny, directeur de l’école. 220 personnes d’uneDU CIVIL À L’ARMÉE, POUR CAPTER LES DER- NIÈRES TENDANCES L’ecole de Guerre entretient des liens permanents avec le civil, notamment pourmoyenne d’âge de 38 ans, recrutés par un concours ultra-sélectif , forment donc cette cohorte dont un tiers d’officiers étrangers de 64 nationalités différentes. Une formation de six mois avant la rentrée est proposée aux officiers dont la maîtrise de la langue est lacunaire, avant leur intégration. chaque officier a opéré dans des unités opération- nelles de son armée (air, terre, marine, gendarmerie, DGA, commissariat et di- rection des services). « Le but est de leur faire passer un cap. Aujourd’hui, la po- litique de défense ne se conçoit pas sans la dimen- sion interarmées, l’inter-rationnel (projection sur un théâtre d’opérations, dé- ploiements d’une force... ).de Guerre.tous les modules sont tenus par des intervenants exté- rieurs. A ce titre, l’eSSec dispense un module de né- gociation. et au moment où se tient cet entretien, la moitié de la formation pour- suit un module tenu par Ivan Gavriloff, fondateur de Kaos consulting, pour développer la créativité et l’agilité des officiers et les amener à penser autrement. Un mémoire de recherche est également confié à chaque officier dans des disciplines telles que la géo- politique, l’histoire, la so- ciologie, les relations in- ternationales...« L’important dans unL’idée est de montrer com- ment se construit un outil de défense et comment le commander. Une autre par- tie du contenu souhaite faire des officiers de nouveaux stratèges et leaders en leur enseignant humanités et en affermissant de nouveaux savoir-être.Formation opérationnelle, benchmark avec le civil, culture militaire actualisée, nouveaux savoir-être... Car le danger,26 OctObre 2016alliée, et l’interministé- rielle », situe le directeur de l’école.Sortis de programme, les officiers embrasseront des postes de haut commande- ment à la croisée des ar- mées, des pays ou des mi- nistères. La formation de- meure de l’ordre de l’opé-c’est d’avoir une guerre de retardsourcer l’innovation et l’ex- contexte stratégique sans pertise. « Nous opérons un cesse mouvant est de trans- benchmark avec le milieu mettre les références péda- civil en matière de conduite gogiques les plus actuali- de projet, de gestion RH... sées. Le danger, c’est Les interactions sont nom- d’avoir une guerre de re- breuses. Nos officiers doi- tard. Nous multiplions les vent connaître le monde stages pour que les officiers dans sa complexité », pour- soient au plus près de la suit le directeur de l’ecole réalité », note le directeur.une dimension globale et hybride qui exige agilité intellectuelle et adaptation, l’ecole de Guerre n’en de- meure pas moins une insti- tution historique qui conti- nue de perpétuer des valeurs ancrées depuis un siècle et demi. « Les officiers sont certes formés à devenir opé-guerre..]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[Julien, 43 ans. Directeur général, diplômé 2015, Management GénéralEt si vous aussi,vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ?Consolidez vos expériences, actualisez votre vision stratégique et pilotez la conduite du changement avec Management Général.12 mois à Paris, 2 immersions à l’étranger, format week-end. Pour les cadres dirigeants.HTTP://EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.EDU/FR/© Getty Images – 570220216]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34cLUb eNtrePreNDre Electron libre - Emmanuelle Duez, fondatrice du Boson Project et de WoMen'UpDans cette rubrique EcoRéseau Business met à l'honneur un(e) entrepreneur(e) parce qu'il (elle) a un profil atypique, parce que son entrepriseNéo-féministe Yévolue dans un secteur unique ou parce qu'il (elle) a eu l'idée de sa boîte d'une manière peu conventionnellee DépoussiérerlesentreprisespouraccueillirlagénérationY,remodelerleféminismemoderne.Desdéfisalléchants pour cette serial entrepreneure d’énergie et de panache. Portrait d’une pile électrique de moins de 30 ans.n toute simplicité, elle la bonne, qu’il valait mieux directions. Avec leur accord et veulent conserver ce confort fonctionné : démarrer une comme beaucoup d’autres a cofondé à moins de m’intéresser au “comment”. nous transformons des sala- qu’ils ont acquis. « Des qua- telle entreprise était un sa- personnes de ma génération 30 ans deux organi- Je ne peux poser mes fesses riés en interne en consultants. dras ont respecté les statuts cerdoce, et nous n’avions pas que la mixité était le combatsations, WoMen’Up et the derrière un bureau durant 12 Nous ne faisons pas du et la politique de l’entreprise les mêmes volontés d’inves- de nos mères et grand-mères,boson Project, par ses idées et sa force de conviction. Wo- Men’Up œuvre à la mise en place d’un triptyque généra- tion Y, mixité et réseautage, au travers d’une association qui revendique d’être la pre- mière créée pour et par la génération Y. the boson Pro- ject, qu’elle a lancé en 2012, se veut être un laboratoire de développement du capital hu- main, accompagnant la réor- ganisation d’entreprises pour mieux impliquer les salariés. Dans une démarche de co- création, des solutions ultra- innovantes visant à créer de la valeur et des valeurs en misant sur les individus sont élaborées afin de fabriquer l’entreprise de demain. Avec 15 salariés et une création de contenu toujours plus sérieuse, la société semble avoir gagné ses galons de légitimité. et sa fondatrice aussi.Je suis allée voir des dirigeants pour les convaincre que cette réticence des jeunes est un signal annonçantqu’il s’agissait d’un non- sujet. Mais j’ai pu constater un plafond de verre, et fina- lement un véritable sujet de société : un tel blocage dé- montre une facette de ce que nous sommes. » La jeune femme établit un diagnostic : le phénomène découle de causes exogènes, comme la gouvernance, mais aussi en- dogènes comme les freins que s’inventent les femmes elles-mêmes, l’autocensure qu’elles se créent. « Or nous nous sommes aperçus que pour la génération Y le fait que tout le monde bénéficie des mêmes chances dans l’en- treprise résonnait comme une évidence et un acquis. Il s’agit donc d’un problème généra- tionnel avant tout. En outre le problème est de moins en moins éthique, et de plus en plus économique : les diri- geants doivent veiller à éviter de perdre des talents. » Les membres de l’association vont donc voir de grands patrons pour leur faire comprendre qu’ils doivent agir pour toute la génération Y et pas seule- ment les femmes, et que le jeu en vaut la chandelle pour des raisons pécuniaires avant tout. Là aussi des enquêtes à grande échelle ont été me- nées : « L’étude Mazars a été conduite dans 68 pays. Avec la fusée WoMen’Up, nous organisons un réseau d’élèves encore en études ou en première année de vie ac-PRÉCOCITÉ DE CONCEPTUALISATION ET DE CRÉATIONcette propension à créer très tôt tient peut-être au parcours éclectique de la jeune femme, qui se dit passionnée par l’ob- servation des interactions en entreprise. Après la fac de droit pour devenir avocate, Sciences-Po pour espérer être commissaire, puis l’essec, elle a parfait sa formation en Italie à l’université bocconi à Milan, parlant aussi bien anglais, espagnol qu’italien. cette ambassadrice pour la France de One Young World n’en n’a pas moins été dés- abusée au sortir de huit années d’études supérieures. « Comme beaucoup de jeunes de ma génération, je me suis retrouvée sur le marché du travail avec une certaine in- capacité à m’adapter au moule de l’entreprise. Je me suis aperçue que ma quête du “quoi faire” n’était pasWoMen'Up, pour en  nir avec le patron qui vole les idées de la petite jeune fraîchement arrivée...28 OctObre 2016heures par jour. Je suis faite pour être entrepreneure, j’ai besoin d’embarquer des gens avec moi, de mener des com- bats, des projets, de rencontrer de l’opposition », explique celle qui a décidé de s’emparer du sujet de l’entreprise sachantque l’entreprise doit changertissement. J’ai donc continué seule, en adoptant une autre stratégie : je me suis entourée de collaborateurs et non d’as- sociés, avec une organisation beaucoup plus “flat” et une tribu quasi militante », syn- thétise l’entrepreneure qui a su rebondir. Ses antennes sont connectées sur la sociologie du travail. Peut-être en réac- tion à son histoire familiale, avec un père qui a été licencié à 50 ans. Son souhait est en tout cas d’incarner quelque chose par cet élan entrepre- neurial. « Il est impossible de déterminer ce que nous ferons dans cinq-dix ans, mais nous produisons du contenu, avec des gens qui ont une idée sur l’entreprise de de- main. En participant à des évènements comme le forum de l’économie positive au Havre, nous augmentons nos connexions. Notre destin est celui d’un think tank, ou plutôt d’un do-tank. Nous ne sommes en tout cas pas dans l’ESS, nous travaillons avec le Medef et les grandes en- treprises », précise cette ré- serviste d’une enseigne de vaisseau 1ère classe de la Ma- rine nationale, qui veut être sur le terrain et surtout éviter l’incantation.accueillir ce genre d’aspiration de la génération Y. « Je suis allée voir des DRH, des diri- geants pour les convaincre que cette réticence des jeunes diplômés est un signal an- nonçant que l’entreprise doit changer. » the boson Project a grandi sous son impulsion, créant même un pôle re- cherche en interne, afin de produire de la data. « Il nous faut nous appuyer sur des faits pour amener la preuve d’obligation d’évolution auxdit que nous étions des “néo- syndicalistes”. Nous démon- trons aux gens que si l’entre- prise périclite c’est aussi leur faute. Nous les mettons en responsabilité », ajoute celle qui rencontre parfois une cer- taine résistance du corps so- cial. certains rejettent le fait de sortir de leur zone de confort, n’aspirent pas à chan- ger ou à proposer de nouvelles solutions. certains sont sou- lagés d’une telle évolution, d’autres sont dans la craintenuelle Duez qui s’appuie dés- ormais sur des enquêtes in- ternationales menées par sa société. La stratégie consiste maintenant à convertir des ambassadeurs, un « cercle d’initiés ».t passerconsulting, pas du coaching non plus, mais du “corporate hacking” pour accompagner la transformation », résume celle qui attire désormais les dirigeants convaincus que l’entreprise traditionnelle est menacée. « Un client nous aauxquels ils ne croyaient pas, et refusent donc de tout oublier pour une organisation plus plate, plus technologique et plus basée sur la méritocratie. Il y a bien sûr un travail pé- dagogique à fournir, quasi militant », rappelle emma-CARACTÈREDE BATTANTEce beau tableau ne doit pas faire oublier des débuts chao- tiques. « Je suis allée chercher deux jeunes femmes de Wo- Men’Up mais cela n’a pasFÉMINISTEENGAGÉEWoMen’Up est en revanche une association. « J’ai été envoyée en mission dans un grand cabinet d’audit pour comprendre pourquoi les femmes n’accédaient pas à des postes à haute responsa- bilité. A 23 ans, je pensaistive,enleurfaisan. une formation sur le sujet, afin qu’ils “pollinisent” les entreprises dans lesquelles ils vont travailler », se réjouit la vibrionnante Y soutenue par de fameux mentors comme Joël de rosnay, Aude de thuin ou Marie-Laure Sauty de chalon...Julien TarbylenruoJeilem-A©Marie]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[n°34www.ecoreseau.frcLUb eNtrePreNDreCommuniquéSi Marc, responsable achats et logis- tique de cette PME du Nord en pleine croissance, vient soudain de voir l’horizon s’éclaircir, ce n’est pas parce que le soleil a décidé de prolonger l’été. Marc, en rendez-vous avec son conseiller client Bruneau, vient de découvrir la so- lution à son principal problème du mo- ment : l’installation de son entreprisepétence. Jusqu’à ce que, discutant de ses futures commandes avec son conseiller client Bruneau, ce dernier lui parle de la solution Bruneau Projets Mobilier.Un accompagnement de A à ZLe principe en est extrêmement simple. En cas d’emménagement dans de nou- veaux locaux, de changement d’équipe-des couleurs des murs et des sols des lo- caux, par exemple, ainsi qu’à la présen- tation des meubles et équipements choisis dans les différentes gammes du catalogue Bruneau. De quoi se projeter pleinement dans son futur espace de tra- vail.Au plus proche du besoin clientUne précision qui est le fruit d’une écoute attentive des usages du client. De l’espace café (et ses consomma- bles !) dans la salle de réunion aux ran- gements des fournitures, tout est envisagé en tenant compte des besoins réels de l’utilisateur final. En 48 heures, le client dispose d’une simulation. Les 30 000 références Bruneau – et s’il le faut, une recherche de pro-duits spécifiques ou surmesure – permettent d’op-timiser le coût final d’uneprestation globale qui peutmême inclure le démon-tage et la reprise de l’an-cien mobilier, le montageet le nettoyage du nou-veau mobilier, et l’évacua-tion des emballages par leservice logistique Bruneauen charge du projet. Fini letemps, l’énergie et les moyens gaspillés : l’équipe de Marc n’aura plus qu’à arri- ver... et se remettre à travailler dans son nouvel environnement.dans de nouveaux locaux, avec une équipe élargie, au prochain semestre. Déjà, avoir à gérer le déménagement sans rupture d’activité était un casse-tête. Mais surtout, l’implantation dans les fu- turs locaux, les plans, le choix du mobilier et des équipements, et la perspective de l’énorme et très concret chantier à mettre en œuvre avant que l’équipe puisse se mettre au travail dépassait sa seule com-ment ou de nouveaux aménagements, le Bureau d’Études Projets Mobilier pro- pose une prise en charge totale de la dé- finition du projet à la prestation logistique. Une simulation en 2D et 3D sur la base des contraintes et spécificités réelles des locaux (ouvertures, prises électriques, etc.) permet de visualiser le rendu exact de l’implantation. Un sens du détail qui va jusqu’à la déclinaisonAvec Bruneau, votre bureau en (encore) mieux !Avec sa solution Projets Mobilier, Bruneau bouscule une fois de plus les standards de l’aménagement et de l’équipement des locaux professionnels. Vous redoutez votre prochain changement de bureaux ? Détendez-vous, Bruneau s’occupe de tout.Bruneau, tout le bureau... en mieux !Leader e-commerce en France de la vente de mobilier, consommables, équipements et fourni- tures de bureau, Bruneau cultive le sens du ser- vice client depuis plus de 60 ans. Dès son origine en 1955, la société bouscule les usages en proposant la vente à distance de produits pour le bureau livrés en 24h. En 1995, elle est la 1ère entreprise de son secteur à être certifiée par la norme de qualité de services ISO 9001, avant d’obtenir en 2005 et 2008 les certifica- tions ISO 14001 et ISO 18001 attribuées par l'Association française d'assurance qualité. Dotée de moyens techniques et humainsuniques, Bruneau recherche l’opti- mum de la qualité, du choix, du service et du prix afin de toujours proposer à ses clients une offre riche répondant au plus près à leurs besoins. Présente en France, mais aussi en Belgique,au Luxembourg, aux Pays-Bas et en Espagne, elle met ainsi « de l’extra dans l’ordinaire » de ses clients chaque année.Les chiffres clésDate de création : 1955Effectif : 730 collaborateurs, dont plus de 150 conseillers clientsCA : 305 M€ en 2015Plus de 30 000 références40 000 m2 de surface de stockage 6 plateformes logistiques de livrai- son dans toute la France6,4 millions de colis préparés et acheminés par an5 500 commandes traitées chaque jour95% des commandes livrées en moins de 24h96% des appels pris en moins de 20 secondesPlus de 97% de clients satisfaits**enquête clients The Link 2016 www.bruneau.fr3 questions à Hubert Val, Responsable du Bureau d’Études Projets Mobilier« Une solution globale adaptée à la culture de chaque client »D’où est venue l’idée de la solution Bruneau Projets MobilierC’est en écoutant nos clients, sur le terrain, que nous avons entendu ce besoin. Prendre en charge la totalité d’un nouvel aménagement, de la conception à l’installa- tion de l’équipe, peut être compliqué même pour une en- treprise d’une certaine taille. Or Bruneau commercialise l’intégralité des meubles, équipements et fournitures que l’on peut trouver dans des locaux professionnels... Il était naturel de prolonger notre service par cette solution glo- bale qui permet à nos clients de nous confier la totalité des opérations liées à leur aménagement ou réaménage- ment.Comment y parvenez-vous ?La disponibilité de nos stocks, nos implantations partout en France et la mise à disposition d’équipes dédiées nous permettent de répondre dans les meilleurs délais à toustypes de demandes. Récemment, par exemple, nous avons réussi l’implantation de 300 collaborateurs dans de nou- veaux locaux en un mois ! Nous répondons ainsi à la de- mande de plusieurs centaines de clients chaque année, pour des budgets allant de 15 à 300 K€.Quelle est la clef du succès d’un tel projet ?La définition des besoins réels de l’utilisateur final est pri- mordiale. C’est pourquoi nous prenons le temps de l’écoute, très concrète, de ses usages quotidiens, pour nous imprégner de sa culture d’entreprise et lui proposer une offre adaptée. Nos équipes se déplacent dans les locaux de nos clients. Si un client le souhaite, il peut même venir visiter notre showroom pour tester et valider ses choix. En- suite, le conducteur de travaux en charge du projet prend en charge l’ensemble de la logistique, sur place et autour (accès, voirie, etc.). Cette approche globale, rationnelle et personnalisée garantit la satisfaction de nos clients.OctObre 2016 29]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34cLUb eNtrePreNDre Culture du rebond - Athéna Montuoro, fondatrice de Badines LingerieApprendre de ses échecs et utiliser cet acquis dans une nouvelle aventure. Tel est le credo qui est suivi dans cette rubrique,On ne badine pas avec l’entrepreneuriatqui retrace une sortie de route pour mieux se tourner vers l'avenirD’une chaîne de crêperie en Inde au lancement d’une marque « hype » de lingerie en France et à l’international, Athéna Montuoro, 26 ans, a tout pour étonner.Un retour en France se des- sine. Une césure pour l’en- trepreneure, qui après de longues discussions avec ses proches, fait le choix de ne pas repartir. Mais, l’idée de la chaine de crêperie reste tenace. trois nouveaux pays sont alors ciblés : le Vietnam, le cambodge et le brésil. S’ensuit une prospection de quatre mois dans les trois pays. La barrière de la langue, un marché très concurrentiel et un investissement lourd pour le Vietnam, un marché trop exigu pour le cambodge, des démarches lourdes pour le visa et un apport minimum de 60000 euros pour le brésil malgré un véritable potentiel business, auront définitive- ment raison du projet de crê- perie.met alors à travailler pour l’affaire de famille dans l’hô- tellerie avec la refonte de la communication et du site, et à exercer quelques boulots pour joindre les deux bouts. ce break hivernal de 2013 sera l’occasion de s’enquérir de nouvelles idées. « Suite à la lecture d’un article consa- cré à une créatrice, désor- mais concurrente, je me suis penchée davantage sur le prêt-à-porter en VAD dans le domaine de la lingerie. Cette créatrice voulait dé- velopper la marque à l’étran- ger. Je voulais proposer ma candidature mais je n’ai ja- mais réussi à entrer en contact avec elle ; juste avec ses vendeuses. Face à ce si- lence, j’ai réagi en me disant que je pourrais développer ma propre marque », note la fondatrice de badines Lin- gerie. Nouveau business plan (vente par Internet et VAD), nouvelle étude de marché et un stage chez etam Lingerie plus tard, Athéna Montuoro se tourne vers son réseau pour chercher des fonds. « J’effectuais des conférences sur la vente privée, sur le re- tail et le e-commerce. Il fallait apprendre sur tout. En pa- rallèle, il me fallait 100000 euros pour me lancer. Via levoir et vendre de la lingerie haut de gamme à des prix accessibles qui se décline sous trois gammes. Le jeu, l’ensorcellement et le glamour sont de rigueur. Les ven- deuses incarnent d’ailleurs selon les codes l’image de « conseillères en séduction ». cosmétiques et jouets intimes viennent renforcer la gamme. et le site « journal d’une ba- dine » anime une commu- nauté férue de la belle den- telle. Mais ne vous méprenez pas. et loin d’Athéna Mon- tuoro l’idée de vous faire prendre sa lingerie pour des blandices. Le body à 75 euros ou l’ensemble corbeille-cu- lotte à 94 euros s’expliquent entre autres par la possibilité de rogner les marges en VAD. L’entrepreneure dessine les collections, choisit les ma- tières (dentelle de calais, bro- deries suisses...) avec une modéliste en freelance. La fabrication est réalisée au Maroc. « Nous voulions faire dans le qualitatif, pas obli- gatoirement dans le made in France », se souvient Athéna Montuoro qui a aussi déve- loppé les initiatives pour se faire un nom : association avec bloggeuses, événemen- tiel, pop-up store, marchés extérieurs, salon du mariage, etc.ARetour au fondamentaux: la  nesse,l'élégance mais avec un brin d'espiéglerie pour Badineslors étudiante à l’Ié- tuoro s’associe aussi avec sa sements dans les machines seg business famille pour créer une galerie n’avaient pas encore été réa- School basée à d’art qui proposait de la petite lisés que l’esprit d’aventureATERMOIEMENTS ET BASCULE VERS LA LINGERIE HAUT DE GAMMELille, Athéna Montuoro dé- restauration. Profil d’entre- et la curiosité pour le paysDes crêpes, il n’en restera plus tard que l’aspect gaufré du tulle. Le rebond ne se fait pas automatiquement mais l’envie d’entreprendre reste tenace. « J’avais tou- jours eu cette volonté de créer et porter un projet. Mes parents (cadre bancaire et hôtesse de l’air, NDLR)cide de passer sa troisième année en Inde à Mumbaï pour réaliser un stage dans l’hôtellerie. « Je voulais lan- cer un concept de commerce de proximité. Il n’y a pas de boulangerie là-bas, mais j’avais opté à l’époque pour un concept duplicable de crêperie, une sorte de fast- food, au regard de la culture alimentaire du pays où les habitants consommaient des produits voisins (nans, rô- tis...). L’investissement était aussi moindre que pour une boulangerie », se souvient l’entrepreneure. Un retour en France, puis une quatrième année à richmond aux etats- Unis avec une dominante entrepreneuriat, amènent l’étudiante à formaliser son business model. en parallèle de ses études, Athéna Mon-30 OctObre 2016preneure donc, et tout sem- blait s’aligner pour que le projet indien ne reste pas dans l’œuf. D’autant qu’Athéna Montuoro proje- tait de vivre au moins cinq ans au pays de la vache sa- crée.s’émoussaient. « J’ai réalisé que je supportais mal le pays d’un point de vue culturel.« Je pensais que le réseau VAD serait facile à mettre en place mais les chiffres ne sont pas en proportion aussi élevés que dans le business model prévu. Cela dit, les vente sur Internet sont en-TRIBULATIONS D’UNE FRANÇAISEEN ASIEAprès six mois de stage chez Apodis, une chaîne hôtelière qui souhaitait implanter une dizaine d’établissements en Inde, et les fonds propres réunis – pour une somme de 11000 euros –, la jeune femme était prête à se lancer, épaulée également en local par son réseau professionnel, dont un contact français ve- nant d’ouvrir un salon de thé-macarons. Les investis-J'ai réalisé que je supportais mal l'Inde d'un point de vue culturelLa ville m’écrasait. Mais ce ne fut pas lié à ma condition de femme. Le fait d’entre- prendre là-bas est relative- ment aisé. En Inde, il faut s’armer de patience mais les démarches sont relativement simples. Il faut donner parfois des petits billets sous la table pour accélérer les choses. L’inertie administrative est forte. Mais le fait d’être une jeune femme n’était en rien une barrière », précise Athéna Montuoro.ont quitté leur métier pour se lancer dans l’hôtellerie et m’ont certainement trans- mis cette fibre. La branche entrepreneuriat à l’Iéseg en était à ses débuts. J’ai réalisé le fossé avec le niveau à Richmond en termes d’en- seignement et de charge de travail. Mais ce parcours n’a fait que me conforter dans mon idée », relate Athéna Montuoro. Face à l’impossibilité de monter son projet, Athéna Montuoro seréseau de mon père, j’ai eu l’occasion de rencontrer un investisseur. Mon père a éga- lement supporté le projet parce que le business model tenait la route, c’était la condition d’ailleurs pour avoir son soutien », précise la créatrice de badines Lin- gerie. Un dernier peaufinage des chiffres et l’adaptation des contenus marketing et com’ en anglais permettent le lancement officiel en no- vembre 2015. L’idée ? conce-eantes malgré un mar-courag.ché très concurrentiel », constate Athéna Montuoro qui diversifie aussi ses ventes grâce au lancement d’acces- soires tels que des bracelets, en dentelle bien sûr, et aussi grâce aux prémices de son développement outre-Atlan- tique.Geoffroy Framery]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[[LEASING & FACTORING]9www.ca-leasingfactoring.com]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34cLUb eNtrePreNDre Créer aujourd’hui - Sécurité cyber et physique au meilleur prixLa création d'entreprise, c'est avant tout du concret et de l'opérationnel.Sortez couverts !D'où cette rubrique qui explore de manière très pratique l'une des phases de l'entrepreneuriat.Vulnérable, la jeune entreprise a besoin d'être protégée, tant au niveau de ses biens matérielsque de son système informatique. Des bons plans existent.menace sur cette même pé- riode.Les entreprises n’échappent pas à ces statistiques. « Vous n’avez pas besoin d’être une cible pour être une victime », martèle tanguy de coatpont. « Aujourd’hui, personne n’est à l’abri, confirme christophe Auberger, direc-les ransomwares ont été par- ticulièrement « à la mode ». ces logiciels malveillants cryptent les données de l’en- treprise contre demande de rançon. Dans le cas où les données sensibles n’ont pas été sauvegardées, c’est la catastrophe. « Plusieurs per- sonnes nous ont appeléesexplique Nicolas beslin, di- recteur commercial chez Novatim. L’une des grandes problématiques concerne les mots de passe trop simples à cracker alors qu’il suffit de demander à ses collabo- rateurs d’en changer régu- lièrement. Il existe de bons gestionnaires de mots deL orsque l’on crée son entreprise, on se fo- calise naturellement sur le cœur de métier. Le reste, en particulier la sécu- rité, est souvent relégué au rang de luxe superfétatoire. Grossière erreur. car c’est justement à cette période de son existence, alors qu’il est encore particulièrement vulnérable, que l’on doit préserver son business. No-Ces derniers mois, les « ransomwares » – qui cryptent les données de l'entreprise contre demande de rançon – ont été à la modetamment de tout ce qui touche à la cybercriminalité. « Les petites sociétés se pro- tègent mal pour deux rai- sons : primo elles n’ont pas conscience des risques en- courus, secondo la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle étant deve- nue mince, les mauvaises habitudes prises à titre per- sonnel se retrouvent dans le champ de l’entreprise »,Le voleur d’idées n’est jamais loin...analyse tanguy de coatpont, directeur général France et Afrique du Nord pour Kas- persky lab. Selon le four- nisseur de solutions de sé- curité informatique, 21,2% des internautes ont subi des attaques web au moins une fois au cours du premier tri- mestre 2016 et 4,5 % des utilisateurs des solutions Kaspersky lab ont été confrontés à au moins uneteur technique France de Fortinet. La cybercriminalité est un vrai business et il n’y a aucune raison que cela s’arrête. La menace est très organisée et le risque est d’autant plus grand que les entreprises sont connec- tées entre elles. » D’une manière générale, on peut distinguer deux types de risques : le piratage géné- rique largement diffusé, et le piratage ciblé (usurpation d’identité, vol d’informa- tions...). ces derniers mois,en pleurs car elles avaient tout perdu, se souvient tan- guy de coatpont. Une fois que le mal est fait, c’est trop tard. Il est important d’y penser avant. »passe qui, pour la plupart, sont gratuits. » Il est égale- ment nécessaire d’être vi- gilant aux courriels reçus et d’éviter d’ouvrir n’importe quelle pièce jointe. « Cela arrive encore régulièrement, déplore Nicolas beslin. Il y a des gens qui se font avoir facilement. » La gestion des comptes de collaborateurs est aussi un point clé. Il ar- rive souvent qu’un compte reste ouvert après qu’un sa- larié a quitté l’entreprise. cela peut mener à des actesJ’aime ma boîteMESURES D’HYGIÈNESIMPLESPas besoin de paniquer pour autant, ni de casser la tirelire (cf. encadré). « Une grosse partie de la protection in- formatique de l’entreprise découle du simple bon sens,Le jeudi 13 octobre 2016 aura lieu la 14e édition de la Fête des entreprises sous le slogan J’aime ma boîte. Parmi les actions proposées cette année, les entreprises peuvent tenter l’expérience de faire venir les chiens de leurs collaborateurs au bureau, parce que, c’est prouvé scientifiquement : la présence de chiens sur le lieu de travail a un impact très positif sur les salariés !Ouvrez les portes de votre entreprise aux chiens !Présidente d'etHIc Présidente de SDMepar Sophie de MenthonLa présence d’animaux de compagnie, et en particulier les chiens, facilite le bien-être et la performance au tra- vail (diminution du stress des salariés, meilleure im- plication, etc.). c’est ce que dévoile notamment l’enquête parue dans l’International Journal of Work- place Health Management en mars 2012. Le profes- seur randolph barker, de la Virginia commonwealth University souligne que « Les différences en terme de stress ressenti par les employés entre les jours où les chiens étaient présents et les jours où ils ne l’étaient pas ont été étonnantes ». Il a également été révélé que le contact avec les chiens faisait que “les salariésFort de ces constats Purina propose d’organiser la journée #PETSATWORK à l’occasion de J’aime ma boîte. Les entreprises permettront à leurs salariés, le temps d’une journée, de venir accompagné de leur compagnon pour une journée de travail pas comme les autres.chronique parrainéeétaient dans l’ensemble bien plus satisfaits dans leur travail que la moyenne dans leur secteur”. Sans ou- blier que la présence du meilleur ami de l’homme en- traîne davantage d’interactions entre collègues, en encourageant la communication.Purina qui permet à ses salariés de travailler avec leur compagnon canin depuis toujours met à disposition des entreprises des guides, kits de communication et est à leur écoute pour échanger.32 OctObre 2016Infos : jaimemaboite.com purina.fr/mieux-vivre-ensemble #WeArebetterWItHPetSŒ]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34cLUb eNtrePreNDre Créer aujourd’hui - Sécurité cyber et physique au meilleur prixde malveillance, notamment si celui-ci part travailler chez un concurrent...« La plupart des attaques sont relativement faciles à éviter grâce à des mesures d’hygiène simples, résume christophe Auberger. Il faut savoir que 80% des mal- wares (logiciels malveil- lants, ndlr) actuellement en circulation datent de cinq ans et plus. » Pour la jeune entreprise, cette hygiène de base passe par l’installation d’outils simples, à com- mencer par l’antivirus. ce- lui-ci doit équiper tous les postes et être régulièrement mis à jour. « Il est nécessaire de choisir un antivirus pro- fessionnel, et pas un logiciel gratuit, conseille Nicolas beslin. Un antivirus coûte en moyenne deux à trois euros par poste et par mois. » en outre, l’installa- tion d’un pare-feu permettra de stopper les attaques ex- térieures. Pour une petite entreprise, un boîtier d’une centaine d’euros peut suffire pour disposer d’un firewall correct. troisième élément indispensable : le backup (sauvegarde) qui permet deSécurité informatiqueLes consignes des guides34 OctObre 2016Une grande partie de la sécurité infor- matique de l'entreprise passe par des ré- flexes simples et peu coûteux. Ces bonnes pratiques sont résumées dans des docu- ments tels que le guide édité conjointe- ment par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) et la CGPME, ou celui publié par Kaspersky. On y trouve une douzaine de conseils de base permettant d'éviter bien des décon- venues. Kasperky insiste notamment sur les mots de passe qu'il conseille de bien choisir (en combinant majuscules, minus- cules, chiffres...) et de changer régulière- ment. Pour s'y retrouver, l'utilisation d'un logiciel de gestion de mots de passe est recommandée. La mise à jour régulièredu système d'exploitation et des logiciels (en particulier de l'antivirus), ainsi que la sauvegarde régulière des données font également partie des recommandations de base indispensables. Au-delà de ces préconisations, il est nécessaire de ne ja- mais saisir de données personnelles sur des sites non sécurisés, ouvrir des pièces jointes avec certaines extensions (.pif, .bat, .exe...), ou encore cliquer sur un lien dans un email demandant une iden- tification. Se méfier également des disques durs ou clés USB dont la provenance est incertaine. L'Anssi conseille aussi de sé- curiser le Wi-Fi et de télécharger ses pro- grammes sur les sites officiels des éditeurs.pas protégés. Forcément, cela intéresse les crimi- nels. »Pour sécuriser les petites entreprises, des solutions intégrées et peu coûteuses existent. c’est par exemple le cas de Kaspersky small office security dont la ver- sion 5 vient de sortir. cette suite de sécurité complète (antivirus, pare-feu, ges- tionnaire de mot de passe,tits chapardeurs. Pour s’en prémunir, Activeille propose des services de protection électronique (radars, détec- teurs de présence, caméras, etc.) reliés à un centre de télésurveillance. « Si la pro- tection n’est pas reliée à un centre de télésurveil- lance, alors elle ne sert à rien », avertit Nicolas Gus- dorf. La protection physique (clôtures, barrières, porteune formule qui fonctionne vraiment bien. »Le site de vente en ligne de matériel de télésurveil- lance et domotique télé- garde ne s’y trompe pas. Il va lancer d’ici la fin de l’année une offre dédiée aux entreprises. « Nous en- registrons une demande croissante de la part des TPE, PME et professions libérales, note christophe bulot, responsable e-com- merce et stratégie digitale chez Scutum, le groupe édi- teur du site telegarde.fr. Ces gens-là se tournent vers nous car nous leur propo- sons un service complet d’éléments de sécurité et de domotique. » Le créneau de télégarde, c’est la mise à disposition du matériel en location via un abonne- ment sans engagement, à la manière d’une box In- ternet. L’offre de base com- mence à 9,99 euros par mois et met à disposition de l’entreprise une centrale d’alarme, deux détecteurs et une télécommande. ce système est basé sur l’au- tosurveillance. « En cas d’intrusion, la personne re- çoit une notification surSi la protection n'est pas reliée à un centre de télésurveillance, alors elle ne sert à rienretrouver les données de l’entreprise en cas d’attaque informatique. « C’est un point fondamental, assure Nicolas beslin. Cela peut aller du simple disque dur au backup externalisé. Le coût sera fonction du volume de données : une vingtaine d’euros par mois pour quelques gigas à quelques centaines d’euros pour une PME d’une trentaine de sa- lariés. » enfin, les smart- phones des collaborateurs sont des éléments à protéger absolument. « Les gens font de plus en plus de choses avec leurs mobiles, note tanguy de coatpont. Il faut savoir que 20% du trafic internet mondial passe au- jourd’hui par les smart- phones et les tablettes. C’est devenu un enjeu de sécurité majeur. Nous avons beau- coup d’informations per- sonnelles et professionnelles sur nos mobiles et ceux-ci sont connectés en perma- nence à Internet. Or 70% des smartphones ne sontmodule de chiffrement des données, etc.) revient à 167 euros Ht par an pour cinq postes, un serveur et cinq smartphones.blindée, gardiennage...) peut pour sa part se révéler assez – voire très – coûteuse. La protection électronique, pour une tPe/PMe, s’avère nettement plus abordable et simple à mettre en œuvre. « Notre principal défi c’est de convaincre le chef d’en- treprise de la nécessité de protéger son activité », note Nicolas Gusdorf. Activeille propose des solutions de financement en leasing. Il en coûtera en moyenne une soixantaine d’euros par mois pour une entreprise de 200 mètres carrés, ou 150 euros pour une surface de 1000 mètres carrés. cela inclut la télésurveillance, les interventions et la main- tenance du matériel. Il faut ajouter à cela 300 à 400 euros pour l’installation des équipements. « Nous pro- posons la location depuis six ou sept ans. Elle repré- sente une part de plus en plus importante de nos contrats, environ les deux tiers actuellement. C’estPROTECTION ÉLECTRONIQUELa sécurité de l’entreprise, c’est également la protec- tion de ses biens physiques. Là encore, pas besoin de déployer des moyens consi- dérables pour assurer un minimum vital. et pour- tant... « Sous prétexte qu’elles démarrent, les jeunes entreprises semblent négliger la problématique de la sécurité. Or, dans le cas de start-up disposant de technologies très poin- tues, les conséquences peu- vent être dramatiques », observe Nicolas Gusdorf, DG d’Activeille, filiale de Groupama spécialisée dans la télésurveillance. Les vols sont souvent bien organisés et répondent à des com- mandes précises. Il s’agit rarement de l’œuvre de pe-artphone. » Maiss o n s m.Scutum dispose également de plusieurs centres de té- lésurveillance pour des of- fres plus élaborées. A noter que les équipements peu- vent être installés par le client lui-même. ce qui lui permet d’économiser 99 euros.Yann Petiteaux]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34cLUb eNtrePreNDre Business guides - Compagnies aériennes, première classe et classe affaires revisitéesDans chaque numéro, EcoRéseau Business s'intéresse de prêt à une (ou des) problématique(s) que peut se poser un cadre dirigeantSpirit in the sky...(logistique, marketing, finance, communication...) en demandant l'avis des prestataires et conseilsL Plusdeconfort,plusdeservices,plusdegourmandise...Lescompagniesaériennessesontlancées dans une course au luxe, et ne sont pas près de s’arrêter.es compagnies aé- ParJean-MarieBenoist lancé dans la brèche », aéroports, sont désormais stan- riennes ont, semble- Amoindrir les effets du décrit Frantz Yvelin de dards – mais le salon d’arrivée, t-il, perdu la tête. elles décalage horaire, tout La compagnie. et les inauguré par etihad, et quicommencent à offrir, en Pre- un art qui évolue... progrès accomplis sont offre barbier, douche et habitsmière classe, des suites avec salon, chambre et majordome (chez etihad), des douches (etihad et emirates)... Le but poursuivi semble être de se rapprocher le plus possible du confort d’un jet privé, mais sur un avion de ligne. cette débauche de luxe a en fait deux explications. « Avoir une suite en première est un signe clair de différentiation avec la classe affaires qui, la plupart du temps, offre désormais des sièges cou- chettes », analysait Anaïs Marzo Da costa, responsable marketing pour l’aménage- ment des cabinesimpressionnants : il suf- fit de regarder des pho- tos de Jacques chirac, alors président, touchant le mur avec ses jambes pour réaliser le chemin parcouru.chez Airbus. et sur-tout, la Premièreclasse est devenueun objet à part.« Aujourd’hui, onne trouve de Pre-mière classe que sur quelques vols long-courriers ; elle est devenue rare. En fait, c’est avant tout un produit d’image et de prestige », estime Frantz Yvelin, fondateur et directeur de La compagnie. Il faut dire que, malgré leur coût vertigi- neux (30000 dollars l’aller Londres-Abu Dhabi pour la résidence d’etihad), les com- pagnies perdent de l’argent sur la Première, en grande partie à cause de la place gâ- chée. Les produits sont très beaux, de véritables vitrines de design et de technologie, mais ne sont que cela : par exemple, sur les quatre A380 d’etihad, on ne compte qu’un seul appartement...Des compagnies proposent sur leur A380 des bars – retour à l’esprit des années 70, quand le pont supérieur des Boeing 747 était un salon géantun aller-retour en classe affaire entre Paris et New York coûte aux alentours de 4000 euros. Pour ce prix-là, le client veut pouvoir dormir confortable- ment, bien manger (et bien boire), bénéficier d’un service attentionné... car les clients (et les entreprises, qui payent pour les billets dans la plupart des cas) en veulent pour leur argent. c’est ce qui explique le succès de La compagnie, qui a un business modèle unique : elle ne propose que des places en classe affaire, sur des vols entre Paris et New York, mais pour moitié moins cher que la concurrence. Du coup, pour attirer les pas- sagers, les compagnies n’hé- sitent pas à investir des sommes faramineuses : par exemple, Air New Zealand va investir plus de 100 mil- lions d’euros pour rénover sa classe avant..pour les compagnies. et la concurrence est rude. Il faut prendre en compte les tarifs :portants pour les passagers en classe affaires », déclarait time Mapes, le vice-présidentSERVICES AVANT, PENDANT ET APRÈS LE VOLSi l’essentiel des efforts se porte – toujours – sur la notion d’espace privatif, nous vivons àdéfroissés, est nouveau et pourrait bien faire des émules. encore plus en amont (et en aval), les services de voitures privées pour rejoindre et partir de l’aéroport se généralisent. et à bord, l’accueil par le per- sonnel naviguant est person- nalisé – grâce à des tablettes, ils ont accès au profil du voya- geur –, les trousses cadeaux deviennent plus chic, et les repas sont maintenant élaborés par des chefs reconnus (ou de préférence étoilés). Par exemple, American Airlines travaille avec la chef améri- caine Maneet chauban ; Air France (pour la Première) s’est offert Joël robuchon... et plusieurs compagnies aé- riennes proposent, sur leur A380 – le seul avion suffi- samment grand pour qu’elles puissent se le permettre –, des bars, sorte de retour à l’esprit de l’aviation des années 70, quand le pont supérieur des boeing 747 était un salonClassement classes affairesStratégie réfléchie au Moyen-OrientIl existe un ranking mondial des classes affaires : les World Airlines Awards de Skytrax, considérés comme les Oscars de l’industrie de l’aviation. Et depuis ces dernières années, les compagnies asiatiques et moyen-orientales trustent presque exclusivement les dix premières places : Singapore Airlines, Qatar Airways, Emirates, Etihad, Cathay, ANA... Une domination qui n’est pas le fruit du hasard. La montée en gamme de la Première classe a commencé il y a dix ans, avec notamment l’essor d’Emirates et l’arrivée de l’A380 d’Airbus. Et pour la classe affaires, là aussi, ce sont les compagnies du Golfe qui ont été motrices. « Ce n’était pas qu’une question de prestige : l’idée était aussi de renforcer le trafic vers les aéroports locaux, comme Dubaï et Abu Dhabi », analyse Frantz Yvelin, fondateur de La Compagnie. Ces aéroports accueillent princi- palement des voyageurs en transfert ; pour séduire les passagers premium, qui en règle générale préfèrent largement les trajets directs, il fallait développer l’attractivité des vols, et rendre le moins pénible possible le temps de transit.l’époque des services, et les compagnies aériennes l’ont bien compris. elles commen-EN BUSINESS,LA RENTABILITÉ RESTE DE MISELes choses en vont tout au- trement pour la classe affaires, pour une raison simple : c’est une « vraie » classe, qui n’est pas destinée qu’au marketing, et qui donc doit être rentableRENDRE LES SIÈGES PLUS CONFORTABLES« Confort et intimité sont im-s’agit toujours de maximiser l’espace privatif et le confort, mais sans sacrifier à la densité de passagers. Le mètre carré est terriblement cher dans un avion, ce qui explique la quête permanente de l’industrie pour l’optimisation de l’espace. Se- lon la compagnie, les solutions d’aménagement des sièges va- rient – entre cocons, sièges disposés en quinconce, et au- tres – mais certaines tendances sont communes : les écrans s’agrandissent, deviennent tac- tiles, les casques fournis sont antibruit, les matelas devien- nent plus confortables, tout le monde a des prises USb, HDMI, de courant... et tout le monde, maintenant, peut s’allonger. « Depuis l’arrivée de la chaise à 180°, introduite par British Aerospace il y a 15 ans, tout le monde s’estdirecteur et directeur marke- cent à chouchouter leurs pas- ting de Delta Airlines, lors de sagers avant même le vol : la présentation de la nouvelle l’enregistrement et l’embar- suite affaire Delta One, qui quement prioritaires, ainsi que inclut – une première – une les salons privatifs dans les porte coulissante. De fait, ilgéant.36 OctObre 2016Cahier pratique n°1 - Voyages d’affaires]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34cLUb eNtrePreNDre Business guides - Des offres de séminaires toujours plus flexibles Soirées élastiquesQu'attendre d'un séminaire si ce n'est qu'il surprenne en bien les équipes et les remotive. casse-tête ? Pas vraiment à l'heure du modulable, du clé en main et des regroupements d'offres.Mots-clésPar Geoffroy Framery1 Ne boudez pas votre plaisir2 Que faire en dernière minute ?3 L'effet de surprise avant tout !telle votre ligne de poids fluctuante entre l’été et l’hiver, le yoyo continue sur le marché de l’événementiel btob. Selon l’étude « MIce 2016 » réalisée par coach Omnium, le marché poursuit son mouvement alternatif. Après une baisse des dépenses de 5% en 2014 pour les entreprises nationales comme internationales, le chiffre repart à la hausse en 2015. coach Omnium révèle également, d’après une enquête spécifique sur les attentats du 13 novembre, que seules 3% des entreprises auraient pris la décision d’annuler ou de reporter leur événement... « Ce début d’année a été un peu particulier pour tous les professionnels de notre secteur car le climat d’insécurité, ainsi que l’Euro de football qui a monopolisé le mois de juin, ne nous ont pas aidés. Mais, si l’on regarde bien, le premier semestre a quand même été plutôt intéressant », souligne Arnaud Faucher, directeur du salon HeaventParis. Si la léthargie touristique de Nice et de la région PAcA a certainement saupoudré de morosité l’élan prévu pour cette année, le dynamisme actuel des pays européens demeure. Selon coach Omnium, la tendance s’expliquerait par la volonté des dirigeants et des salariés d’entreprises de développer les rencontres intra- et inter-entreprises. Le directeur du salon Heavent abonde dans ce sens : « Les entreprises ont intégré le fait qu’il était plus important que jamais de se rencontrer, d’échanger, de motiver les salariés et qu’il y avait une réelle demande de leur part en ce sens : il faut recréer du lien ! » D’autres facteurs exogènes à l’entreprise expliquent aussi l’augmentation des dépenses : les prix de l’hôtellerie qui grimpent de 2,4% en 2016, tandis que les ouvertures d’hôtels se font moins nombreuses.Cette année, séminaire jongle avec torche en  amme, pour combattre la gestion du stress.Quinquagénaire affirmé, tywin pourrait être décrit comme une main de fer dans un gant de fer. Jamais le sourire aux lèvres, si ce n’est lors de la signature d’un contrat juteux avec des fournisseurs chinois ou latino- américains. Le genre à prendre la salade du jour si elle ne contient pas trop de lipides et que son prix est inférieur à 12 euros... tywin fait aussi beaucoup de sport. 30 minutes le matin avant le travail et une heure chaque midi... Lui qui aimerait tant que le prochain séminaire des cadres soit en fait un semi- marathon ou un week-end militaire avec Saint-cyr... bonne nouvelle pourFiction : Quand tywin « Lannistaire » passe des achats à l'événementielLannistaire. Dix ans lui auront suffi pour passer de la direction des achats de son grand groupe – qui fabrique des cosmétiques à base de graisses animales et d’huile de palme –, à la direction financière de l’entreprise. et ce grâce à l’obtention d’un MbA à l’INSeAD. Pour rassurer en interne, communiquer sur les changements de “comdir”, tywin, avant même le congrès annuel, décide d’organiser dans un premier temps un séminaire pour informer les managers cadres et intermédiaires des évolutions à venir. tywin, malgré la prise de hauteur que lui a conférée son Master of business Administration, pense à ses jalons d’acheteur et décide unilatéralement d’un lieu pragmatique, accessible, sans charme, sans âme... Un peu à son image. Un choix qui semble désuet à l’heure des plateformes dans le btob, des guichets uniques, du marketing territorial et de l’ensemble des initiativesprises dans le marché du MIce pour offrir de la visibilité 3 . Un choix d’autant plus maladroit que chaque acteur du MIce est conscient de la nécessaire diversification des lieux de séminaires. Oui. M. Lannistaire, l’en- chantement est possible 1 . Une nuit de réflexion et une épiphanie en guise de rêve infléchiront le choix du nouveau directeur financier, devenu insupportable avec son assistante engluée dans l’organisation de l’événement. Que faire alors quand il ne reste que peu de temps ? 238 OctObre 2016Cahier pratique n°2 - MiceŒ]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[Le cadreAu cœur de la forêt de Chantilly !35 km de Paris I 25 mn de Roissy CDG120 chambres de grand confort21 salles de réunion à la lumière du jourWifi gratuit et illimitéPiscine, sauna & hammam I Fitness center 200 m2 Parc boisé de 6 hectares.La convivialitéDes séminaires, émotions incluses !Osez l’expérience de la Réalité Virtuelle, elle vous est offerte lors de votre séminaire* !* Offre soumise à conditions.www.chateaudemontvillargenne.com6 avenue François Mathet - 60270 Gouvieux - Chantilly sr@chmvt.com - 03 44 62 36 36© photos : DR Château de Montvillargenne - Gino Santa Maria - Rob - Fotolia]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34cLUb eNtr1ePreNDre Business guides - Des offres de séminaires toujours plus flexiblesNE BOUDEZ PAS VOTRE PLAISIRSi vous pensez incentive ou team building, plutôt ne rien faire que de voir « cheap ». Vos collaborateurs ne seront pas dupes et jugeront la considération de l’entreprise à leur égard à l’aune du cadre dans lesquels ils seront reçus. « Les organisateurs ont une réelle soif de nouveautés, de lieux authentiques, et le marché l’a compris car on voit de nouveaux lieux ouvrir leurs portes aux événements (de plus en plus de musées par exemple) et d’autres se réinventer ! », explique Arnaud Foucher. Dans cette veine de la nouveauté, cyril de Gasquet a fondé Korporate, sorte d’Airbnb du séminaire. L’idée ? Proposer un appartement ou une maison haut de gamme appartenant à des particuliers pour un événement d’entreprise. Une manière donc de répondre à l’envie croissante des organisateurs de séminaires de trouver en permanence des endroits originaux susceptibles de séduire leurs collègues. Le petit plus dans ce type de prestation réside dans l’accueil, non systématique, du propriétaire qui peut présenter l’aspect patrimonial de la demeure et/ou du quartier. Une vingtaine de maisons ou d’appartement dans la Métropole lyonnaise, ainsi que de nouvelles possibilités à Paris, Marseille et Genève maillent le dispositif. Songez également à l’ensemble des lieux dont la vocation n’est pas le séminaire. La diversification des revenus via le btob pour les musées, stades, bateaux, chantiers, monuments, bars éphémères semble désormais possible. Les prix peuvent surprendre.2 QUE FAIRE EN DERNIÈRE MINUTE ? 3Si les entreprises apprécient davantage le clé en main et le sur mesure, on peut se demander si les endroits flexibles tant en matière de jauge pour le gîte et le couvert que d’activités se démarquent de l’offre de séminaires. « Tout d’abord, il faut noter que les séminaires s’organisent maintenant le plus souvent en dernière minute. Les lieux capables de s’adapter très rapidement aux demandes du client ont donc le vent en poupe. C’est une réalité du marché à laquelle les lieux et les hôtels ont dû se faire depuis quelques années maintenant », analyse Arnaud Faucher. Notons également que les profes- sionnels de l’évènementiel btob évoquent la volonté au sein des entreprises de rajouter une spécificité à l’occasion pour « surprendre les participants et créer de l’émotion », poursuit Arnaud Faucher. « Cela passe par le choix du traiteur, de l’activité, du dîner de gala, de la mise en scène... Les lieux et hôtels ont donc tout intérêt à proposer le plus de di- versité possible aux organisateurs. » A ce titre, de nouveaux concepts émergent dans l’événementiel comme la jouvencelle echappée bière, agence des Hauts-de-France, qui décline le patrimoine brassicole en animations ludiques, à l’image du Malter chef, pastiche de top chef sur M6 où l’idée est d’inventer un cocktail – croquant/gourmand? – à partir d’in- grédients variés, de jeux de pistes, de murder parties et de visites patrimoniales... Le tout accompagné du gîte et du couvert. cette tendance à la diversification et à la modularité est aussi captée par les lieux de tourisme. « Sur le salon Séminaire Expo, les hôtels présents proposent aujourd’hui de vrais packages « clé en main » aux organisateurs, avec un choix de plus en plus large », ajoute Arnaud Faucher.L'EFFET DE SURPRISE AVANT TOUT !Que recherchent les entreprises, outre la sécurité ? Un lieu insolite, connecté, pragmatique, modulable, un lieu en lien avec l’ADN de l’entreprise ? Peut-être, un peu tout à la fois. Dans un souci d’économie de temps, les entreprises préfèrent d’abord privilégier un interlocuteur unique qui peut assurer les temps forts business et détente, tout en ménageant des transitions rapides. « Le fait de pouvoir garder les participants sur un site intégré toute la durée de l’événement ajoute de la cohésion et de l’interactivité », explique Laura Faure, directrice marketing et développement commercial international business à Disneyland Paris. Les lieux intégrés et les guichets uniques sont donc dans l’air du temps. Pas étonnant dans ces circonstances que les plateformes se développent chez les groupes hôteliers pour proposer une prestation gérée de A à Z via l’outil numérique. c’est le cas du groupe Accor ou de bird Office. en parallèle, le marketing territorial n’est pas en reste et permet de fédérer l’offre de congrès, de séminaire et de tourisme en col blanc. « So’toulouse », « Only Lyon », ou encore « Very chantilly » sont autant de preuves d’agrégation de l’offre territoriale derrière une marque bannière. « Les entreprises demandent aux or- ganisateurs de surprendre les participants : nous sommes entrés dans l’ère de l’émotion ! Ils cherchent donc des lieux insolites, des lieux avec « une âme », des lieux authentiques ! La tendance n’est plus de partir à l’autre bout du monde mais avant toute chose de fédérer les participants. Le séminaire doit maintenant être utile et porteur de message », complète Arnaud Foucher. « L’intérêt de ces marques terri- toriales, outre le côté guichet unique, revient donc à fédérer toutes les offres et de pouvoir être force de proposition pour surprendre les entreprises. Sur notre territoire, nous bénéficions d’une diversité de lieux pouvant correspondre à des soirée de gala, des lieux de récompense ou de team-bulding à l’image du château de Montvillargenne, de l’auberge du jeu de paume, du domaine de Chantilly, du relais d’Aumale », explique Marie Lemaire, responsable de l’Office de tourisme de chantilly. Pour filer l’exemple en périphérie de Paris, « Very chantilly » permet bien souvent de proposer de l’insolite en jouant sur la porte d’entrée de ses lieux patrimoniaux. L’idée se décline bien évidemment à chaque patrimoine de France. entre autres, chantilly bénéficie également du Parc Astérix, peu connu pour le segment du MIce, d’un polo club si vous souhaitez, muni(e) d’une bombe, cravacher votre N+1, du potager des princes, etc. « Notre offre est très diversifiée et permet de sortir des sentiers battus ou du moins de proposer une alternative plus atypique à la première demande, souvent classique des entreprises », ajoute Marie Lemaire.40 OctObre 2016Cahier pratique n°2 - Mice]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34StrAtéGIe & INNOVAtION NUMérIQUe Le baromètre de l’innovationLe carnet des nominationsen partenariat avec}PÔLE EMPLOIAurélien Fenard, 36 ans, ESC Clermont-Ferrand (2003)est nommé directeur SIRH du Pôle emploi, à ce poste depuis septembre 2016.}AIRBUS GROUPLuc Hennekens, diplôme d'ingénierie industriel de Eindhoven Uni- versity of Technology (2004),est nommé chief information officer d'Airbus Group.} FNACEric Iooss, 52 ans, Polytechnique (1984), Télécom ParisTech (1989),est nommé directeur de l’organisation et des systèmes d’infor- mation de la Fnac.}ALTICE MANAGEMENT EUROPEPaul Haddad, BS electrical engineering de Concordia University (1994, Montréal),est promu global chief data officer d’Altice Management Eu- rope.}CRÉDIT AGRICOLE PAYMENT SERVICES (GROUPE CRÉDIT AGRICOLE)Pierre Cambefort, 52 ans, ESPCI ParisTech, MSc de l'université de Standford, DEA génie industriel de Centrale Paris,est promu président du conseil d'administration du Crédit agri- cole Payment Services.}COMPUTACENTER FRANCE (GROUPE COMPUTACENTER) Stéphane Thomin, 51 ans, master IT de Polytech Lille (1989),est promu directeur développement solutions de Computacen- ter France.}FÉDÉRATION FRANÇAISE DES TÉLÉCOMS (FFT)Régis Turrini, 56 ans, avocat au Barreau de Paris, ENA, IEP Paris (1986),a été élu président de la FFT.} T-SYSTEMS FRANCE (GROUPE DEUTSCHE TELEKOM) Armelle Achard-Cornu, 48 ans, MBA de l'ISG (1992), master gestion des entreprises de l'université Paris-Ouest Nanterre (1990),est nommée directeur du développement de T-Systems France.} VODAFONESerpil Timuray, BS business administration de la Bogazici University (Turquie),est promue chief commercial operations and strategy officer du groupe Vodafone.Brèves, nouvelles retentissantes et histoires de rupturesPierre Teilhard de ChardinLe monde ne sera plus jamais comme avant...Une entreprise chinoise a inventé un bus capable de passer au-dessus des voitures dans la circulation... et ainsi évi- ter les bouchons ! Baptisé TEB, de 22 mètres de long, 7,8 mètres de large, 4,8 mètres de haut, le bus ressemble un peu à un tramway. Pour le moment, il peut transporter jusqu'à 300 passagers, mais ses promoteurs veulent aug-menter sa capacité à 1 200 personnes. Le bus a déjà été testé lors du salon de high-tech à Pékin.Des chercheurs de l’Université de San Diego (Californie) ont mis au point un patch aux allures de tatouage qui détecte le taux d'alcoolémie dans la sueur et transmet les résultats sur smartphone. Ce prototype est équipé de petites électrodes en argent qui, une fois activées, transmet-tent un courant électrique durant cinq minutes. Ce dernier va permettre au faux tatouage de délivrer une substance à travers la peau afinde provoquer la sudation. Cette sueur, une fois parvenue à l'épiderme, est alors analysée par un capteur relié à une petite puce électronique de la taille d'un chewing-gum accrochée au patch. Les résultats sont alors transmis à distance sur smartphone, dé- taille The Daily Dot. L’invention a été testée sur neuf volontaires plus ou moins alcoolisés. Le patch pourrait aussi devenir une bonne alternative pour les forces de l'ordre afin de mener des tests d'alcoolémie. La communauté scientifique pourrait égale-ment se servir de ces patchs pour constituer une base de données solide sur les habitudes dans la consommation d'alcool.Des scientifiques de l'Université de l'Ouest de l'Angleterre développent des briques «intelligentes» en utilisant des piles à com- bustible microbiennes capables de recycler les eaux usées, produire de l’électricité et de l'oxygène. Les chercheurs disent que les briques « intelligentes » seront en mesure d'analyser l’environnement à la fois à l'extérieur et à l'intérieur du bâtiment. Selon le programme qui sera intégré à l’intérieur de ces briques, ils pourront absorber de l'eau, le dioxyde de carbone, la lumière du so- leil, les algues, les bactéries et les nutriments, qui seront par la suite recyclés ou utilisés pour produire de l'électricité ou d'autres substances. «La technologie avec laquelle nous travaillons peut littéralement revitaliser nos maisons», déclarent les chercheurs. Les briques «intelligents» font partie du projet de la création d’une architecture «vivante».Strategy review} GAMELOFT (GROUPE VIVENDI)Baudouin Corman, ESSEC Business School (1998),est promu senior vice-président ventes et marketing de Game- loft.} ORACLEHarry Zarrouk, 44 ans, master in management EAP BE de l'ESCP Eu- rope (1996),est promu country leader France d'Oracle.} LECTRAMaximilien Abadie, 27 ans, master finance de l'université Bocconi(2012), master finance (2010) et licence de gestion (2009) de l'uni-versité Paris-Dauphineest promu directeur de la stratégie de Lectra.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?OctObre 2016Ltion, de harcèlement, de discrimination, etc.Au-delà des sanctions pénales et/ou civiles, la solution avancée évidemment pour réduire ce fléau réside dans de la formation à l’éthique. evidemment, pour faire com- prendre aux salariés les enjeux et les risques mais aussi, notamment, dans les affaires de corruption, pour que l’entreprise puisse démontrer qu’elle a pris toutes les pré- cautions possibles pour éviter que ne se commette le délit. et pour ainsi échapper à une condamnation.Or, il s’avère que ces formations, en ligne, qui ont le mé- rite d’être peu couteuses et peuvent être tracées, donc in- voquées en défense lors d’un procès, se révèlent particulièrement inefficaces selon plusieurs études amé- ricaines. Pédagogie sommaire, cours peu attrayants, les salariés s’en détournent. Ils les perçoivent très mal, de plus, car ils les vivent comme s’adressant à de futurs cou- pables et ne servant qu’à protéger les dirigeants en cas d’action en justice. ces succédanés d’éthique ne rempla- ceront jamais une culture d’entreprise favorable au dia- logue social et une culture d’entreprise fondée sur la confiance.42Faites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frpelait « coulage » le fait que les salariés protestaient, en l’absence de syndicats, contre de mauvaises conditions de travail en glissant du sable dans des engrenages ou en volant du matériel. Aujourd’hui, c’est le retour du « cou- lage ». Dans un pays aussi pacifique socialement que le Danemark, le nombre de vols sur le lieu de travail a at- teint en 2015 un plus haut depuis huit ans, selon le ma- gazine de l’association des employeurs. et encore, la police estime ce chiffre minoré. L’éthique est au plus mal au Danemark. cette question se pose également d’un point de vue prudentiel. en effet, de nombreuses entre- prises ont été ou sont lourdement sanctionnées pour des faits commis par leurs salariés, qu’il s’agisse de corrup-Nomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !Le verbatim à retenir...cace.es questions d’éthique interrogent de plus en plus les entreprises. Pour plusieurs raisons. D’abord, un regard strictement managérial. Autrefois on ap-Notre devoir, en tant qu'hommes et femmes, est de procéder comme si les limites de nos capacités n'existaient pas. Nous sommes des collaborateurs de la créationenseignant à l’Institut d’Administration des entreprises de Poitiers et à l'Université de technologie de troyes, membre du conseil scientifique du cSFrS, chercheur associé au cereGe.L’éthique, une culture d’entreprisees questions d’éthique sont désormais au centre de la réflexion des entreprises, tant les risques juridiques et managériaux se révèlent lourds. Le réflexe consiste à former les salariés. Mais il ne semble pas très effi-Pascal Junghanspar]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[n°34www.ecoreseau.frLa rupture du moisLe baromètre de l’innovation StrAtéGIe & INNOVAtION NUMérIQUe Les innovationsLa traversée de la Manche en sous-marin à pédale impromptueen bref...4 Le stylo à 16 millions de couleurs !Une start – up américaine, Cronzy Inc, a créé un stylo capable d’écrire avec 16 millions de couleurs. Le Cronzy Pen, d'apparence banale, est équipé d'un scanner à unede ses extrémités capable d'analyseret d'identifier environ 16 millions decouleurs. Les informations du scan sonttransmises à une application compatibleavec les systèmes iOS, Android etWindows Phone. La cartouche d'encredu stylo est proche de celles des imprimantes domestiques avec les couleurs nécessaires à la technique de la quadrichromie. Selon les créateurs du stylo, la cartouche ne coutera que deux dollars et permettra à son utilisateur d’écrire l’équivalent d’une lettre de 500 mètres. Un système de valves détermine le mélange nécessaire et reproduit la couleur choisie par l'utilisateur. Une pile au lithium assure le fonctionnement ininterrompu du stylo pendant sept heures. L'idée de ce stylo date de 2014 et son prototype a été créé au printemps dernier. A l'heure actuelle, les concepteurs optimisent la consommation d'encre et parachèvent l'algorithme du scan et l'application mobile. S'ils parviennent à collecter 200 000 dollars, la fabrication en série débutera en mai 2017. Les stylos seront vendus sur Indiegogo à partir de 139 dollars.Michael de Lagarde, PDG de l'entreprise toulousaineDelair-tech, et son ami Antoine Delafargue ont inventé cedont chaque enfant rêve avoir : un sous-marin à propulsionhumaine autonome, pressurisé et capable de descendre à100 mètres de profondeur. baptisé sous-marin à pédales,l’engin mesure 6,25 mètres de long et 1,5 mètre de large.Il est capable de se déplacer à une vitesse de 2,8km/h.L’habitacle en acier dispose de 2 m2. Il est prévu pour deuxpilotes. Le miniature sous-marin (et pourtant bien réel etfonctionnel) dispose de bouteilles d’oxygène. Ainsi,l’équipage du sous-marin respire de l’aire à la pression atmosphérique. cerise sur le gâteau, il est aussi équipé d’un GPS révolutionnaire : une caméra pointée vers le bas qui prend des photos du sol toutes les secondes et calcule le déplacement relatif du submersible par rapport au sol. Sans oublier les pédales, pour corser le tout. « Nous avons voulu relier le technique et le physique », explique Michael de Lagarde. Un clin d’œil écolo et sportif. « L’entreprise Delair tech, spécialisée dans la construction de drones, a développé toute la partie électronique.», confie Michael de Lagarde. Une vingtaine de personnes ont travaillé en France, au royaume-Uni et aux Pays-bas pour réaliser ce sous-marin. Après deux essais faits à biscarrosse (Landes) et à toulon (Var), Michael de Lagarde et Antoine Delafargue ont décidé de traverser la Manche au mois d’août dans cet engin insolite. ces bretons trentenaires devaient partir de Plymouth (ville côtière d’Angleterre) et arriver à Saint- Malo. en huit jours, ils devaient donc parcourir 250 kilomètres et effectuer près de 102 159 tours de pédales. « L’idée de la création de ce sous-marinest venue de mon ami Antoine Dekafargue », explique Michael de Lagarde. « Il est passionné par les sous-marins et par la mer. Depuis huit ans, nous développions ensemble ce rêve. Notre objectif était de construire un sous-marin avec des moyens très réduits. Il fallait faire appel à l’imaginaire. Nous avons été aidés par les différents sponsors.», raconte Michael de Lagarde. Le 5 août 2016, les deux ingénieurs diplômés de l'ecole polytechnique ont décollé du port de Plymouth mais au bout de 24 heures, à cause desproblèmes techniques liés à la sécurité, ils ont dû interrompre leur opération nommée « Poisson Pilote ». « Nous nous sommes aperçus qu’à l'intérieur de l'habitacle le taux de monoxyde de carbone était anormal. ce gaz est potentiellement dangereux à haute dose. », explique Michael de Lagarde. Ils ont donc décidé de rapporté leur défi à l’année prochaine. « Le sous-marin est fonctionnel même s’il reste quelques petits ajustement. Nous sommes très contents. Il y a toute raison d’être optimise. », avoue Michael de Lagarde. en effet, des milliers de personnes ont suivis et continuent de suivre l’aventure des deux Jules Verne. « Nous avons notamment développé ce projet pour susciter l’imagination des gens. Nous voulions les sensibiliser aux enjeux écologiques et partager notre passion pour la mer. », Michael de Lagarde. « c’est une manière de montrer que l’on peut faire beaucoup de choses avec un peu de sobriété énergétique. Pas besoin d’avoir du gazole ou du diesel pour faire quelque chose d’impressionnant. », conclu Michael de Lagarde.L’innovation autrement« Un responsable du bonheur » peut changer la vie de votre entreprise« chief happiness officer » ou « responsable du bonheur », en français, est une fonction nouvelle en entreprise. Pratiquée aux etats-Unis, elle vient petit à petit en France. chez Arcange, une agence de communication d'une bonne douzaine de personnes, installée près de rouen, cette nouveauté est acceptée par la hiérarchie et les employés à bras ouverts. « L’idée de la création de ce nouveau poste est venue très naturellement », explique Véronique cousin, la directrice de l’agence. A l’époque, elle a embauché beaucoup de jeunes. Parmi eux, Gabrielle Desforges (28 ans) sortait du lot. Souriante, elle est très communicative et aime partager des choses avec ses collègues. « Quand elle est arrivée, elle a commencé par proposer aux salariés d’aller boire un verre après le travail. toute l’équipe a acceptée. chose quidimension particulièrementimportante dans une agence decommunication. «Pour l’année2016-2017, je lui ai demandé de meprésenter des idées, qui selon elle,permettront de faciliter le travail.contrairement à ce que je pensais,les salariés demandent à avoir plusprécision sur les chiffres del’agence.», confie Virginie cousin.Pour cette dirigeante d’entreprise, ilest clair que le bonheur est «essentiel » pour faire marcher uneentreprise. « L’ambiance au sein del’agence a changé. Les gens arrivent en souriant au travail. Ils communiquent plus, ils n’ont plus peur de parler et proposer des idées lors des réunions.», raconte Virginie cousin. conséquence de cette bonne humeur : la productivité de l’agence est en hausse. « Nous sommes une entreprise libérée.», annonce Virginie cousin. elle garde toujours sa fonction de directrice d’agence mais tous les salariés peuvent prendre une petite part de ses responsabilités. Afin de ne pas perdre cette bonne ambiance, Gabrielle continue de proposer aux salariés des enquêtes de satisfaction et assure même chaque semaine une permanence pour que chacun puisse s’exprimer et proposer de nouvelles idées pour faire progresser le travail. Désormais, Virginie cousin est sûre qu’un « responsable du bonheur » est indispensable dans chaque entreprise (peu importe sa taille) car il permet de motiver les troupes et ainsi améliorer leurs productivités. «cette fonction devrait être obligatoire dans chaque entreprise », conclu Virginie cousin.n’est jamais arrivée avant », se souvient Virginie cousin. Petit à petit, l’équipe commence à manger ensemble le midi. Ils parlent du travail, réfléchissent ensemble aux nouveaux projets. La dirigeante de l’entreprise a alors remarqué que l’information circula mieux au sein de l’agence. « J’ai décidé de proposer à Gabrielle de devenir notre responsable du bonheur, en plus de ces fonctions de chargée de ressources Humaines », raconte Virginie cousin. « J’ai déjà entendu parler de cette fonction pratiquée surtout aux etats – Unis et dans les grands groupes en France, mais je ne pensais pas qu’elle pourrait être bénéfique pour unepetite agence comme la nôtre », explique Virginie cousin. Désormais, Gabrielle propose des idées qu’elle souhaite mettre en place et dispose même d’un petit budget de 150 à 200 euros par mois. Son objectif : créer une cohésion au sein de l’équipe, faire en sorte que l’information soit plus fluide entre les salariés et bien sûr veiller à ce que chacun se sente mieux au travail. Afin de relever ce défi, Gabrielle a envoyé un questionnaire à chacun et défini les priorités. tous les salariés se sont pris au jeu. Les demandes sont variées : panier de basket, plus de plantes vertes dans l’open space, télétravail, horaires plus flexibles. en plus d’améliorer les conditions de travail, Gabrielle doit stimuler la créativité de l’équipe. UneSave the dates4 11 octobre 2016 : Parcours France, le Salon des Projets en Régions (6 Rue Jean Oestreicher Paris, 75017) Pour cette neuvième édition du salon où l'innovation et l'entrepreneuriat sont mis à l'honneur, une centaine de villes et régions seront présentes à Paris pour présenter leurs opportunités et leur dynamisme. Des entreprises, des cabinets de recrutement et des réseaux de franchise à la recherche de profils partout en France viendront à cette rencontre annuelle. Près de 50 tables rondes et ateliers pour découvrir les territoires, leurs dynamiques et leurs besoins seront mis en place. 4 000 visiteurs seront à la recherche de contacts et d’informations pour avancer dans leurs projets en régions. Le thème de cette année est « Territoires de croissance ». Il met en lumière les secteurs porteurs et les trajectoires de croissance en régions. Depuis 2008, Parcours France est le grand carrefour annuel des opportunités en régions (emploi, entrepre- neuriat, investissement, immobilier, idées alternatives...). Sur place, plus d’une centaine d’exposants vous permettront de prendre des contacts et d’avancer dans vos projets partout en France. Qu’il s’agisse de l’essor des métropoles French- tech, du boom de certaines startups en régions, de l’effervescence de la recherche régionale, les territoires sont de toutes les révolutions actuelles : numérique, objets connectés, robotique, biotechnologies, industrie du futur, smart agricul- ture... Ils vous présenteront leurs solutions de financement, d’accompagnement des projets innovants et les témoignages d’entrepreneurs !Pour plus d’information rendez-vous sur bxfintech.com/fr4 Du 22 au 23 novembre 2016 : Salon Supply Chain Event (Porte de Versailles, Pavillon 2.2, Paris)La transformation digitale reste très importante pour les entrepreneurs. Quel sera sa force, l’étendue, les effets... ? A quels bouleversements faut-il s’attendre ? Comment l’anticiper ? S’y préparer ? C’est à ces questions que le Salon Supply Chain Event souhaite répondre à travers une offre orientée « digital » et des exposants susceptibles de répondre aux nou- veaux défis qui seront à relever dans tous les domaines de la Supply Chain. Cette orien- tation « digitale » signifie une présence plus forte des entreprises qui proposent : RFID ; Internet des objets ; Big data et Intelligence artificielle et systèmes experts ; Plateformes collaboratives ; Solutions mobiles sur smartphone et tablette ; Systèmes de pilotage pour la mécanisation et la robotisation ; Impression 3D ; Réalité augmentée. Vous pourrez éga- lement assister à de nombreuses conférences qui donneront la parole aux professionnels ayant déjà eu recours aux nouvelles technologies ou à des experts ayant réalisé des études sur ce sujet.Inscrivez-vous sur www.supplychain-event.comOctObre 2016 43]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34StrAtéGIe & INNOVAtION NUMérIQUe Regard digital - Marc Chemin, coordinateur du plan Big Data (Nouvelle France Industrielle) Entretien avec une figure clé de la transformation numérique« entre 30 et 50% des postes vont évoluer »Le Plan Big Data a été lancé en 2013, il a mainte- nant été intégré dans le programme « Economie de la donnée » de la Nou- velle France Industrielle. Où en sommes-nous exactement ?Il y a 3-4 ans, un constat avait été dressé pour le plan big Data, dans le cadre des plans de la Nouvelle Francedécrit les prémices de la révolution en marche.Marc chemin, directeur associé chez capgemini consulting en charge des activités mondiales big Data et coordinateur du plan big Data lancé dans le cadre de la Nouvelle France Industrielle,Quel est l’état de l’art côté industrie ?en parallèle du plan big Data, nous avons développé des actions en matière de formation pour développer les bonnes compétences dontturbines), et/ou le long des chaines de production. ces technologies bouleversent l’exploitation de tous les ac- tifs. et le changement actuel se joue ici: sur la prise de conscience de nos industriesstructures. c’est d’ailleurs l’un des champs prioritaires d’action des pouvoirs publics, qui souhaitent encourager les tPe à embrasser la ten- dance.prédictive et l’utilisation des algorithmes pour optimiser les process de production ne se réalisent pas sans heurts au niveau des salariés. Les collaborateurs qui ont des modes de travail récurrents vont devoir évoluer. c’est ici que le bât blesse: la formation continue et les dispositifs mis en place en entreprise sont les points faibles dans cette révolution digitale:Et les start-up dans tout cela? Quel rôle ont-elles à jouer dans cette nouvelle vague technologique? Dans le domaine du big Data comme dans les autres, les difficultés que rencontrent les start-up sont connues. créer un lien plus étroit avec les grands donneurs d’ordre, bé- néficier du financement adé- quat lors des étapes de déve- loppement de l’entreprise (« passer à l’échelle »). c’est pourquoi dans le cadre du plan big Data, nous avons initié les « challenges big Data », nouvelle sorte d’appels à projets qui permettaient d’ac- célérer la mise en relation des grands groupes et des start-cela étant, les transforma-Industrielle :Nous étions aux prémices du big Data, à une période de prise de conscience. Sa pleine dimension n’était pas encore prise en compte, ses champs d’applications se bornaient au consommateur final, à la relation client, au lancement de plateformes que tout le monde utilise au- jourd’hui: booking, tripAd- visor, Uber et consorts.Le big Data a ensuite irrigué chaque secteur de l’économie y compris les plus insoup- çonnés tels que ceux du prêt à porter et de la mode pour aujourd’hui aboutir à une nouvelle tendance: celle de son implémentation dans les grands groupes.Mais cette prise de conscience ne se réalise pas sans créer de clivages.Si l’ensemble des entreprises ont cerné les enjeux du big Data, il existe un gap entre la France des grands groupes (carrefour, LVMH, Accor,etc.) qui ont déjà mis en place ces nouvelles com- pétences et la France des pe- tites entreprises, en retard sur le digital dans tous ses aspects qui souffrent à la fois d’une moins bonne connaissance du client et d’un défaut de vision en termes de veille de l’inno- vation et de niches qui se développent. en bref, le big Data illustre les difficultés des petites entreprises à dé- tecter les signaux faibles an- nonciateurs de nouvelles ten- dances pour ensuite se les approprier.certes, la formation initiale s’y est mise. ecoles et uni- versités ont multiplié la créa- tion de formations liées au big data. Par exemple, une école comme télécom Pa- ristech a doublé ses effectifs sur ce segment. Le poste de Data Scientist est très prisé. Le virage a été pris à ce ni- veau.up.Aujourd’hui, nous pouvons nous enorgueillir de qualités réputées mondialement qui résonnent notamment via la french tech et certaines de nos start-up: à l’image de notre capacité à marier ma- thématiques et informatiques, savoir reconnu mondialement.Un carburant magique qu'il va vraiment falloir apprendre à maîtriser dans les années à venir...Le phénomène au niveau pu- blic et parapublic reste timide. L’écosystème est complexe et plus rigide. Le changement est lent.allaient avoir besoin les en- treprises. La prise de conscience de ces ruptures dans le monde de l’industrie a eu des répercussions surde l’apport du big Data, trois ans après la vague côté consommateurs. cette nou- velle vague embrasse toute l’économie et sera plus im-tions à mener demeurent im- portantes y compris dans les grandes entreprises. D’après une récente étude menée par nos équipes, l’utilisation deconcernant M. tout-le- monde, il manque encore un vrai débat sur les données in- dividuelles et de santé (no- tamment génomiques). Les études et la recherche démon- trent par exemple qu’en utili- sant les données personnelles, l’on pourrait améliorer le ci- blage des problèmes de santé et ainsi proposer des traite- ments spécifiques. Mais la question éthique en termes de prédictibilité de la santé et ses conséquences sur les as- surances, l’emploi, le rapport aux banques demeure en sus-Sans être Data Scientist, nombre de salariés devront être capables d’interpréter une partie des analyses réaliséesMais il y a de quoi nourrir de réelles inquiétudes sur les profils en poste où leur métier va évoluer alors que leur fonc- tion ne sont classiquement pas tournées vers l’exploita- tion des nouvelles technolo- gies. tout le monde ne devra pas avoir le niveau d’expertise d’un Data Scientist, mais chaque collaborateur devra être capable de visualiser et interpréter une partie des analyses réalisées grâce aux nouvelles technologies. Nous chiffrons ce phénomène entre un tiers et la moitié des ef- fectifs des grands groupes. c’est une lame de fond surQuid de la sphère publique et de la société civile à ce sujet?44 OctObre 2016chacun des métiers: chaine de production, supply chain, etc.Les industries se sont empa- rées de ces technologies pour améliorer leur process en mettant en place notamment de la maintenance prédictive via l’installation, entre autres, de capteurs sur les équipe- ments (machines, véhicules,grâce aux nouvelles technologies.portante que celle côté l’analytique pour améliorer consommateurs, qui est elle la production et les process symbolisée par le phénomène internes ne donne aujourd’hui « d’uberisation » aujourd’hui des résultats probants que largement reconnu. dans un tiers des cas. Nonles dix prochaines années.pas que les enjeux ne soient Menace ou pas là, mais la façon d’obtenir opportunité pour les des résultats nécessite pour entreprises ? les entreprises de se trans-Il sera vital d’enrichir la connaissance des rH sur chaque profil en matière de compétences et de perfor- mance et d’affiner chaque profil pour une meilleure adéquation des profils par rapport aux postes.pens.Le gouffre reste béant entre former en profondeur..les petites et les grandes Par exemple, la maintenancePropos recueillis par Geoffroy FrameryQuel rôle pour les RH?©DR]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[Vivez l’expérience !7 ème opus // 70 sponsors confirmés // 190 big boss attendus // 350 participantsLes événements BigBoss réunissent deux fois par an les décideurs les plus influents du e-commerce, e-retail et e-tourisme dans un cadre alliant business, fun et networking.Prochaine édition le week-end du 9 au 11 décembre 2016Conditions de participation :• Réaliser un CA online > 15M€• Être directeur : DG, Marketing, e-Commerce, e-Business, Multicanal, Digital.Présidente du jury Caroline PuechoultresDG Marketing & Innovation Intermarché Inscrivez-vous sur :bit.ly/PreselectionBBSKI2016Business as it should be]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34StrAtéGIe & INNOVAtION NUMérIQUe Décryptage - Drones civils professionnelsL'occasion pour EcoRéseau Business d'expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation NumériqueObjet volant de mieux en mieux identifié Les drones professionnels ne sont pas encore entrés dans les usages comme les drones de loisirs.c’est en train de changer, à vitesse grand V.être convaincus de la ren- tabilité du service », ajoute- t-il. Depuis quatre ans en France 2500 entreprises ont émergé, « soit 6 à 10000 emplois, sans compter les emplois indirects comme ceux de géomètres ou car- tographes. Elle est loin d’avoir atteint son altitude de croisière, mais quelques champions nationaux sont en train d’émerger, avec un début d’exportation et de gros contrats », se réjouit Stéphane Morelli, président de la fédération profession- nelle du drone civil. red- bird, spécialiste de la col- lecte et du traitement de données enregistrées par drone pour le btP et les carrières, vient par exemple de se rapprocher de la start- up américaine Airware pour créer un leader mondial dans son domaine. Le ciel semble se dégager au niveau international, puisqu’aux etats-Unis une nouvelle ré- glementation – quoique en- core limitative par rapport à la France – a été adoptée en juin. L’autorisation préa- lable n’est plus nécessaire,PLau salon Innov-Agri. LesChiffresGame of drones-8,4 milliards d'eurosLe marché mondial des drones en 2015. A lui seul, le secteur militaire en représente la quasi-totalité (6,8 mil- liards), suivi par le marché loisirs (1,3 milliard d'euros). Le marché des drones civils professionnels n'est que de 290 millions d'euros.-4 milliards d'eurosLe marché des drones professionnels est celui qui devrait connaître la plus forte progression dans le monde (+1.200 %) d'ici à 2020. A cette date, les drones militaires devraient peser 9,2 milliards (+35 %), et le loisirs 4 milliards (+900 %). -150 millions d'eurosLe marché des drones civils en France en 2015. Il s'agit en majorité (90 millions) de drones de loisirs.(Source : Oliver Wyman, février 2016)46 OctObre 2016© Airinovde prototypage, présérie, preuve de concept. Leurs drones n’ont pas le “tout intégré” – aux Etats-Unis on a préféré segmenter – car cela nécessite des ex- perts de divers horizons : dans les capteurs, le conseil,oussez tranquillement, blé et colza, on veille sur vous...es têtes sont levées vers le ciel bleu per- sistant de septembreles fantasmes et les a priori. Ces gens ont l’esprit pra- tique et s’aperçoivent que l’engin couvre en un temps record les parcelles, qu’il va loin et vite pour les ren- seigner sur la vitalité et les besoins de leurs cultures », explique romain Faroux, P-Dg d’Airinov qui a déjà balayé 150000 hectares et enregistre 10000 clients.« Nos clients sont des coo- pératives, négociants, chambres d’agriculture, et finalement tout acteur sus- ceptible de trouver un in- térêt dans l’agriculture de précision et de moderniser son outil de production. »barquer des capteurs de di- verses natures pour récolter de précieuses données. Une étude de prospective du ca- binet Oliver Wyman de mars 2016 annonce une ac- célération de grande am- pleur. Le marché des loisirsvisiteurs agriculteurs suivent attentivement la valse aé- rienne des drones d’Airinov, champions de la télédétec- tion par capteurs de mesure optique. « Nous réalisons 60 vols de démonstration en trois jours, afin de leverLa technologie est toujours plus sophistiquée, augmentant les possibilités d’offre : capteurs optiques, thermiques, lasers, modélisation 3D...Une offre professionnelle inattendue ? Pas tant que cela. beaucoup de gens s’at- tendent à voir quotidien- nement flotter dans les airs ces petits engins, aussi bien dans leur sphère de loisirs que dans le cadre de leur travail. Les donneurs d’or- dre n’ont pourtant pas im- médiatement concrétisé leurs investissements dans le btob, alors que les drones ont démontré leur capacité à survoler des zones inac- cessibles – offrant parfois une alternative économique à l’hélicoptère – et à em-va vraisemblablement par- venir à maturité d’ici deux ans, quand les usages pro- fessionnels vont décoller.les services, la cartogra- phie... » celui qui a eu l’intuition en 2010 en ob- servant un drone de loisir survoler la ferme de son père a donc un boulevard devant lui, ou plutôt un ciel dégagé. Le groupe Parrot a d’ailleurs investi neuf mil- lions d’euros en 2014 dans cette société capable de réa- liser des cartes à 3 hec- tares/minute. « Notre drone est une aile de 700g qui opère dans les champs, il est inoffensif et les gens s’en rendent compte. Ils ne demandent finalement qu’àmais le pilotage à vue est encore obligatoire. Ajoutons au joli tableau la baisse des coûts des composants (cap- teurs, matériaux...), le dé- veloppement exponentiel des logiciels capables d’ana- lyser les données et de four- nir les meilleures aides à la décision. Les appréhen- sions sont aussi petit à petit levées : « L’usage militaire et les drones malveillants qui ont surveillé des sites sensibles étaient encore dans les mémoires », ob- serve Guillaume thibault, associé du cabinet OliverTOUS LESSIGNAUX AU VERTLa France a été pionnière en matière de réglementa- tion, autorisant dès avril 2012 les vols dans le ciel hexagonal. De ce fait la fi- lière a cultivé son avance par rapport aux voisins, comme le confirme romain Faroux : « Dans les autres pays les sociétés sont bien souvent encore en phase]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[n°34www.ecoreseau.frDécryptage - Drones civils professionnels StrAtéGIe & INNOVAtION NUMérIQUeWyman. enfin la technolo- gie est de plus en plus so- phistiquée, augmentant de fait les possibilités d’offre : capteurs optiques, ther- miques, lasers, modélisation 3D... Le marché a donc toutes les chances de se structurer.lisent des études et des re- levés au sol. Là encore, les drones civils justifient un gain de temps et d’argent pour la réalisation rapide etlatif au vol des aéronefs. Leur expertise technique consiste à recueillir des don- nées, à les analyser et à éta- blir des diagnostics et re-efficace, grâce au dévelop- pement et à l’intégration de différents types de capteurs : lidar (télédétection par la- ser) pour la modélisationdonnées et analysées avec des techniques issues du big Data pour établir des mo- dèles prédictifs ou des outils d’aide à la décision. Auxplus en plus d’appareils en mission. employés au départ pour surveiller les voies et empêcher les vols de mé- taux, ils sont de plus en plus utilisés pour modéliser des portions du réseau, que ce soit pour la maintenance ou en prévision de travaux. Dans l’agriculture le drone mesure la vitalité des plantes, leur potentiel, leurs fragilités. « Il estime les besoins en engrais pour le blé ou le colza. L’apport d’azote au sortir de l’hiver est parfois nécessaire, parfois non. Tout dépend si la plante en a trouvé. Le drone donne la réponse pour chaque mètre carré. Nous optimisons la quantité d’engrais versé sur le champ, afin que la plante l’utilise et que cela ne parte pas dans la nappe phréa- tique. Aujourd’hui les agri- culteurs versent une quantité moyenne partout. Nous sommes dans de la précision intra-parcellaire », illustre romain Faroux chez Airi- nov. Les derniers modèles des tracteurs étant équipés de GPS, la modulation de l’épandage de l’engrais peut ensuite se faire de façon au- tomatisée. Un champ des possibles qui augmente donc, sans pour autant laisser en- trevoir le « drone à toutUNE MULTITUDEDE SECTEURS CONCERNÉSL’étude du cabinet Oliver Wyman prévoit en France un marché des drones civils à 650 millions d’euros en 2025, contre 155 millions d’euros en 2015 (1,6 milliard d’euros à l’échelle mon- diale). Surestimation ? Pas si sûr. « Certains secteurs à très haut potentiel en matière de drones n’en sont qu’à une utilisation à peine ré- currente », remarque Sté- phane Morelli à la fédération professionnelle du drone ci- vil. Depuis le début, les ap- plications liées aux médias, comme les tournages de fic- tions et de reportages, se multiplient. Mais ce do- maine n’est plus appelé à se développer, de plus en plus de drones de loisirs permettant de se passer de réalisateurs professionnels. en revanche avec cet outil l’agriculture peut optimiser l’usage des engrais et pré- venir les maladies. « Les industries de réseaux, né- cessitant des pipelines, oléo- ducs, câbles, rails à inspec- ter peuvent aussi en profiter. La SNCF est d’ailleurs un des opérateurs qui a le plus avancé en la matière », pré- cise Guillaume thibault. Vient aussi le bâtiment. La commune de chelles, en Seine-et-Marne, a ainsi ex- périmenté la thermographie par des drones qui ont sur- volé l’un de ses quartiers pavillonnaires pour repérer les déperditions de chaleur émanant des maisons. en avril 2015, GrDF et Azur Drones ont réalisé, cette fois, la thermographie d’un immeuble collectif. Les oi- seaux de métal serviront de plus en plus dans la sécurité : la Préfecture de Police de Paris s’est d’ailleurs équipée, pour filmer les mouvements de foules et rassemblements sportifs. Dans le cas des mines et des carrières, les terrains sont difficilement accessibles et praticables aux professionnels qui réa-Plus le marché des drones civils mûrit, plus il devient un secteur de services et de donnéesefficace des données topo- graphiques et modélisation des stocks. egalement lors de catastrophes naturelles, le recours aux engins ma- giques permet d’obtenir l’en-commandations. Plus le marché des drones civils mûrit, plus il devient un marché de services. « A terme, ce sera même un marché de données », estime3D ou la topographie, tera- hertz (ondes électromagné- tiques) pour l’inspection d’ouvrages, multispectral ou hyperspectral pour l’agri- culture, infrarouge ther-etats-Unis, la start-up Kes- pry a ainsi développé un service permettant aux ex- ploitants de carrières de sur- veiller l’état de leurs stocks grâce à des drones automa-Livraison au 32ème d’une tour de la Défense. Mais l’acheteur a oublié que les fenêtres ne s’ouvrent pas...cœur de métier reste l’agri- culture. La complexité de- vient telle que le drone doit être mis au point par exper- tise. Dans le secteur minier les topographes doivent concevoir le leur par exem- ple », soutient romain Fa- roux.semble des renseignements nécessaires au global (pho- tos, vidéos, images ther- miques, concentration de gaz ou encore mesure de la radioactivité). enfin, l’uti- lisation de drones pour sur- veiller des sites sensibles devient maintenant réalité, grâce notamment aux fonc- tions de captation 3D pour la matérialisation des dégâts ou encore la détection de fissures ou de failles sur un site industriel ou touristique. « Nous recensons plus de 200 applications profession- nelles », résume Guillaume thibault.Guillaume thibault. Le drone sera donc de plus en plus utilisé comme un outil de numérisation rapide etmique pour l’analyse des bâtiments... Autant d’infor- mations qui seront ensuite intégrées à des bases detisés surveillant les sites pour les modéliser en 3D. en France, la division drones de SNcF réseau envoie deDONNÉES ET SERVICES, L’AVENIR DES DRONESLes opérateurs de drones fournissent de moins un moins un service unique re-Aujourd’hui le gros du marché consiste en captation et traitement de données. Mais à l’avenir les progrès techno- logiques en matière de robustesse, de flexibilité, d’autonomie et de capacité d’emport des drones pourraient bien les faire « passer à l’action ». « Aéroport de Paris teste des drones pour percer des ballons flottant au-dessus des pistes, RTE réfléchit à des drones d’intervention pour poser des câbles. Sans parler d’Amazon ou de La Poste qui aspirent un jour à livrer par les airs », illustre Guillaume Thibault, associé du cabinet Oliver Wyman et auteur d’une étude prospective sur le sujet. Il ne sera plus question uni- quement de capteurs à données, mais de véritables robots volants automatisés et professionnels. « Ils seront des drones outils, capables de transporter, nettoyer, actionner, visser », entrevoit Stéphane Morelli, président de laProspectiveAujourd’hui l’information, demain l’actionJulien Tarbyfédération professionnelle du drone civil. BioCarbon Engi- neering, une start-up britannique créée par un ancien in- génieur de la NASA, entend ainsi proposer une solution radicale à la déforestation galopante de la planète : ses drones volent au-dessus des zones à reboiser pour collecter de nombreuses données sur le terrain, la flore, le paysage et ainsi améliorer les schémas de plantation. Puis avec des espèces de fusils mitraillent le sol de capsules contenant des graines pré-germées et recouvertes d'un hydrogel nutritif. La start-up revendique pouvoir planter jusqu'à 36000 arbres par jour pour 15% du prix des méthodes tra- ditionnelles. « Dans 10, 15 ans les drones réaliseront des missions sans intervention humaine dans un cadre sécurisé », assure Romain Faroux, P-Dg d’Airinov.faire ».dans le futur. « NotreOctObre 2016 47]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frStrAtéGIe & INNOVAtION NUMérIQUe Haute résolution - Secteurs impactés par la dématérialisationn°34L a dématérialisation rentre dans les mœurs, et les bou- leverse en même temps. Il suffit de regarder autour de soi : les outils digitaux se généralisent entre les mains de tous types de pro- fessions. Il est possible maintenant, chez les no- taires, avec un clic, de si- gner (à distance !) et para- pher les 150 pages d’unront très bientôt à la fois des visites virtuelles et des visites réelles en réalité augmentée (pour ainsi vi- sualiser une décoration)... De fait, « tous les métiers d’intermédiation – qui rap- prochent une offre et une demande – ont déjà été bouleversés. Internet a d’abord révolutionné l’in- termédiation du produit ; et maintenant, c’est le tource qui veut dire, par exem- ple, que l’étape – primor- diale dans les services – de la recherche de nou- veaux clients est totalement différente aujourd’hui.ravalement de métierLa dématérialisation change nombre d’activités, qu’elles soient à faible ou forte valeur ajoutée...TOUS CONCERNÉS...48Tous les métiers d’intermédiation – qui rappro- chent une offre et une demande – ont déjàOctObre 2016Preuve du caractère singulier d’une startup, l’AGS a lon- guement refusé de rémunérer ce salarié « fondateur »La généralisation de l’uti- lisation du digital dans les entreprises (avec les fac- tures, la gestion électro- nique de document...) até bouleversésdocument. Dans les res- taurants, les serveurs uti- lisent des tablettes, qui transmettent la commande à la cuisine et à la caisse... Les agents immobiliers fe-des services », décrit Oli- vier ezratty, conseil en stratégie de l’innovation. Le digital enlève les fron- tières : de distance, de com- munication, de dialogue...pour conséquence que, maintenant, « tous les mé- tiers sont concernés », sou- ligne benjamin Outin, di- recteur commercial de l’of- fre de dématérialisationVainqueur par K.O...avecd’Axess. car avec la dé- matérialisation surviennent tous les avantages de la gestion électronique de do- cument : extraction des données, traitement, as-semblage des documents, promotion et diffusion du contenu... L’IA faible – puisque c’est ce que c’est – automatise les tâches à faible valeur ajoutée qui,du coup, disparaissent des pratiques quotidiennes. Au- paravant, un comptable re- gardait la facture, cherchait la commande correspon- dante, vérifiait qu’il n’yLe droit encpratique Startup ene mois-ci et après la vague de défaillances d’en- treprises qui a touché cet été le secteur du numé- rique avec quelques procédures collectivesmédiatisées, nous nous penchons sur le cas des fondateurs d’une startup devant faire face à la liquidation de leur en- treprise.très concrètement, en l’espèce, l’un des fondateurs était salarié de l’entreprise. Il avait participé à l’aventure du lancement jusqu’au crash mais il n’avait cependant pas de mandat social à proprement parler. La question qui se posait était de savoir : allait-il avoir droit au paiement des salaires dus par l’AGS ? Pour rappel l’AGS est ce fonds de garantie des salaires pour les entreprises qui sont en difficulté. Une caisse qui est abondée par toutes les entre- prises permet de compenser les salariés d’une entreprise liquidée.]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[n°34avait pas d’écart, rentrait les valeurs dans son sys- tème, se tenait à jour des évolutions législatives... bref, beaucoup de travail administratif et de saisie. Aujourd’hui, dans un sys- tème dématérialisé, il pro- cède à une vérification globale grâce à des ta- bleaux de bord, peut se consacrer directement à résoudre les cas problé- matiques, analyse les ten- dances et génère un rap- port... Des tâches qu’il réalisait déjà auparavant, mais de façon moins effi- cace. ces transformations ne sont pas bénéfiques pour tous. « Dans une en- treprise qui traite beau- coup de volume, il n’est pas rare de trouver des employés qui ne font que de l’opérationnel, par exemple de la saisie de factures, et qui ne sont payés qu’à cela », rappelle benjamin Outin. ces em- ployés-là craignent pour leur travail, et il faut bien avouer que ce n’est pas sans raison. Par exemple, l’arrivée de Linky, le compteur communiquant d’eDF, modifie en pro- fondeur le métier des agents et opérateurs lo- caux.Haute résolution - Secteurs impactés par la dématérialisation StrAtéGIe & INNOVAtION NUMérIQUe Livre Blanc « Préservation des données / documents et transformation numérique », de Jean-Marc Rietsch, 2016.ce passage à ce qui est en fait de la gestion de flux n’est pas la seule façon dont les métiers évoluent. Si l’on prend l’exemple des achats dans une en- treprise, la dématérialisa- tion complète de ce flux inclue la négociation, les référencements, les appelset « une autre consé- quence majeure de la dé- matérialisation des flux est que cela entraîne une collaboration plus pous- sée entre les différents acteurs de la chaîne », souligne Fabien ray- mond. Par exemple, lad’offres, les contractuali- sations, les demandes... Au final, le métier d’ache- teur finira par ressembler à une séance shopping sur Amazon. Les réseaux et hubs sont déjà là : l’Ariba Network de SAP Ariba, un des leaders du domaine, compte déjà 1,8 millions de membres – fournisseurs comme clients.recueillir des avis sur desPar ailleurs, « un élément important de la dématé- rialisation est la mobi- lité », souligne Fabien raymond, consultant chez Wavestone. Par exemple, dans le cadre d’une dématérialisation des achats, il devient pos- sible de valider les dé- penses depuis son smart- phone. tout cela permet de gagner en fluidité et en rapidité – à condition que la personne intègre ces nouvelles pratiques dans son quotidien.et au-delà encore de toutes ces évolutions, la dématérialisation boule-n liquidation : comment gérer la fin d’activité ?... DU DÉBUT À LA FIN DE LA CHAÎNE On pourrait croire que les hauts cadres sont épar- gnés par ces évolutions qui se concentrent sur les tâches à faible valeur ajoutée. Mais ce n’est pas le cas. tout d’abord, cela influe sur les profils du personnel, et change donc son recrutement et sa gestion. ensuite, cela influe sur la nature du travail – par exemple, erDF (filiale d’eDF chargée du réseau de dis- tribution) se transforme en opérateur de don- nées...direction des affaires fi- nancières va travailler étroitement avec la di- rection des achats. La transversalité devient la norme, et cela change en profondeur la façon de travailler – une évolution souvent difficile pour des entreprises habituées à travailler en silos.Propos recueillis par Julien Tarbyverse également les ha- bitudes de l’autre côté de la barrière. toute une par- tie du travail autrefois effectuée par les entre- prises est maintenant – et de façon tout à fait na- turelle – assurée par les clients eux-mêmes. L’exemple le plus frap- pant est l’agence de voyage/guide touristique. Autrefois, on allait sur place demander conseil,cas ?www.ecoreseau.frPourquoi avoir écrit ce livre de 40 pages ?Les changements règlementaires et normatifs changent la donne. La mise en application au 1er janvier 2016 du règlement européen aIDAS en matière d’identification est une bonne occasion, parce qu’il introduit des dis- tinctions entre les signatures électroniques – simples, avancées, qualifiées. Je reste per- suadé qu’il faut faire de même en archivage. Les données en entreprise n’ont pas toutes la même importance : égarer un bon de li- vraison n’est pas aussi grave que supprimer un contrat de travail. Et pourtant les deuxpièces sont stockées de la même manière, sans différenciation, avec le même niveau de sélection, sécurité et traçabilité, ce qui coûte de l’argent.Vous êtes un expert reconnu en dématique (dématérialisation sous toutes ses formes : supports, échanges, processus) et en conservation de données. omment l’archivage est-il perçu en France ?Il faut réhabiliter l’image de l’archivage, utile, mais aujourd’hui vu comme une obligation et une corvée. La gestion des données et du cycle de vie des documents est devenue essentielle dans les organisations. Auparavant le papier, quand il était archivé, était mis de côté dans un autre lieu. Le document était comme mort. Ce n’est pas cette idée au- jourd’hui dans le numérique. Je plaide d’ailleurs pour une autre appellation qu’archivage, comme conservation des données. La question n’est plus de savoir si on peut mettre les données dans le cloud, mais plutôt est-ce que le cloud est assez sécurisé pour permettre tel archivage, au cas parinforma.éparpillées. Aujourd’hui, tout est centralisé en ligne. et les avis de tri- padvisor – qui font la va- leur du site – sont générés (et tapés) par les clients eux-mêmes. eh oui, être client est un travail, main- tenant !Jean-Marie Benoisttions qui étaientconsidérant qu’il avait potentiellement un rôle de direction et ne pouvait donc profiter du super-privilège des salariés. Il a fallu démontrer au liquidateur de la startup mais aussi à l’AGS que cette personne ne disposait pas de la signature pour le compte en banque de la société, l’un des marqueurs forts d’absence de la direction. Deuxièmement, il en fut de même pour les locaux de l’entreprise. comme dans toute liquidation, un inventaire des biens de la société a été réalisé. A l’évidence, à l’excep- tion de quelques ordinateurs d’une célèbre marque à la pomme et la présence d’un serveur, le mobilier présent n’était pas d’une grande valeur.De même, le bail était – anomalie juridique – au nom du président, l’un des fondateurs de l’entreprise.considérant l’ensemble comme ayant peu de valeur, les organes de la procédure n’avaient même pas cru bon de le signaler au président. ce n’est qu’après avoir insisté lourdement qu’il obtint une réponse étonnante : les biens n’ayant pas de valeur et le bail étant à son nom, il pouvait librement en disposer et s’en débarrasser.Moralité pour les entrepreneurs en difficulté : évitez les difficultés pour votre en- treprise, car même dans la procédure de liquidation, vous devrez affronter... d’autres difficultés.OctObre 201649]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34rH & FOrMAtION Réseaux et influence - Cercles militairesDécryptage d'un groupement ou cercle en particulier, de son dynamisme et de sa capacité à favoriser le networkingrenseignements pris...USouvent définie comme le cœur de la puissance, l’armée est aussi extrêmement organisée pour faire vivre ses réseaux.Solidarité et accompagnement social, mais pas seulement...nité, honneur, fi- école de prestige, au côté tion. » Des écoles de pres- cultive ces valeurs. entre sa d’équipage avec 40 sec- économico-politiques met- délité, sacrifice, notamment des lycées mi- tige pour une douzaine salle de sport et ses salons, tions, « des Acoramiens qui tent en exergue régulière- confiance, solida- litaires. Aix-en-Provence, d’associations d’anciens elle abrite aussi une élite contribuent à renforcer le ment. Ainsi l’émergencerité, rigueur, dignité, tra- Autun, brest, Saint-cyr et élèves, parmi lesquelles on qui se retrouve. « Sa voca- partenariat entre leur en- des comptes bancaires ca-vail, discipline, pour servir, réussir, oser et vaincre, le champ lexical des armées (air, terre, mer) est im- mense et parfois beaucoup plus fleuri. Un héritage du lien de camaraderie, un sens de l’organisation et de la stratégie dans les diffé- rentes armes que l’on re- trouve évidemment hors terrains d’opération. Il existe à ce jour près de 80 entités différentes entre les associations d’anciens élèves, celles des officiers et sous-officiers de réserve, et évidemment celles des unités et des régiments, ainsi que quelques struc- tures à vocation sociale. Un maillage unique. éric Huber, promotion 2004 de l’x, et membre de l’Asso- ciation des Anciens élèves de Polytechnique, au- jourd’hui Managing Direc- tor chez thales, met des mots sur une expérience fondatrice et ce qu’elle im- plique de fraternité : « On l’intellectualise a poste- riori, mais l’empreinte de l’X, plus que les connais- sances techniques que j’ai pu y acquérir, restera pour moi l’expérience humaine, vécue près et avec les enca- drants militaires, qui pos- sèdent une longue expérience de manage- ment, une finesse humaine derrière, parfois, une ru- desse de forme. On en sort différent, porteur d’une ré- férence culturelle singu- lière, d’un langage, fort d’un lien intergénération- nel et d’une forme de ca- maraderie spontanée. Cette base intellectuelle et comportementale qui s’ins- talle de manière diffuse est quelque chose d’unique, de plus significatif qu’ailleurs, de rare en tout cas, que l’on retrouve peut-être seu- lement dans les arts et mé- tiers. » Polytechnique,son réseau autour de la peut également citer celles tion est d’accueillir les of- treprise, leurs connexions Saint-cyrienne. « Former des anciens de l’eSAt ficiers d’active, en retraite et la Marine nationale dont pour vaincre », telle est la rennes et de l’école Na- ou honoraires. C’est un ils sont les ambassa- devise de l’école. 5750 vale ou encore le trèfle, la lieu de rencontre et deurs », précise-t-on auchés de Jérôme cahuzac aurait-elle été « aidée » par des militaires associés à des structures de lobbying. Influence au Parlement, au sein du pouvoir exécutif à Paris et dans les collectivi- tés territoriales (préfec- tures, conseils départementaux et régio- naux...), les trois armes ali- mentent aussi en personnel depuis de nombreuses an- nées les institutions civiles (intérieur, dont police et renseignement) mais aussi les sociétés d’intelligence économique et de sécurité privée. Sur le segment du conseil stratégique aux en- treprises, il est en effet de notoriété que les cabinets Geos business Intelli- gence, ceIS, risk & co, Axis et Associés ou epee y ont largement recours quand ces structures n’ont pas elles-mêmes été créées par d’anciens militaires. Une présence que l’on re- trouve d’ailleurs jusque dans les plus grandes so- ciétés du cAc40. « D’an- ciens militaires prennent en effet la tête de direc- tions de la sécurité de grands groupes indus- triels, confirme un spécia- liste du milieu. Jusqu’en 2015, le directeur sécurité de Danone était un ancien gendarme. Lui a succédé un ancien de la DGSE alors que son alter ego chez Total est aussi un an- cien gendarme. MêmeNous sommes porteurs d’une référence culturelle singulière, d’un langage, d’un lien intergénérationnel et d’une formede camaraderie spontanéeDes souvenirs, ou tout simplement des valeurs forgeant un terreau fertile pour créer des réseaux...adhérents unis par un lien puissant. « Notre formation et l’état d’esprit nous sui- vent toute notre vie. Quand on en sort diplômé, ce n’est pas un aboutissement maissociété d’entraide de l’école des officiers de la Gendarmerie Nationale. 100 ans d’histoire qui irri- guent la pensée militaire, défendant les droits desd’échanges qui participe à la pérennité des traditions, de la grandeur et du pres- tige de l’état d’officier. Elle a également pour missions d’accueillir les hautes au-siège, rue d’Amsterdam. À Minerve, l’association des officiers qui sont passés par l’enseignement militaire supérieur scientifique et technique de l’armée de terre (eMSSt), la profes- sion de foi est claire : « Notre objectif est de four- nir des pistes de recherche d’emploi et des contacts avec des Anciens-Relais re- convertis dans la voie choi- sie, capables de donner les noms de personnalités à rencontrer, quelques possi- bilités d’embauche éven- tuelle. Il s’agit aussi de développer des relations avec des partenaires ayant une expérience du reclas- sement des militaires, comme des cabinets de re- crutement spécialisés. Ce réseau des anciens de l’EMSST s’appuie sur les très nombreux membres de l’association ayant déjà ac- compli avec succès la dé- marche de reconversion et qui tiennent des postes im- portants dans les entre- prises qui les ont recrutés. »LE POIDS DU RENSEIGNEMENT Soutien social et aide à l’in- sertion professionnelle, rayonnement des armes au sein de la société civile donc, mais aussi des qualités et des aptitudes (efficacité, discrétion...) particulière- ment recherchées dans le renseignement.Un pouvoir – d’informa- tion, de lobbying et d’in- fluence – difficile à établir, mais que certaines affairespresque le début de quelque chose. Il s’agit de faire honneur à l’école, en jouant à notre tour le rôle du plus expérimenté, avec une bienveillance pour les nouvelles promotions, ex- plique un ancien, désor- mais haut placé au ministère de la Défense. Cela conduit à entretenir la solidarité, mais doit aussi contribuer au rayonnement de Saint-Cyr au sein de l’armée et au sein de la na-leurs, les accompagnant so- cialement, sans oublier de maintenir « les liens de ca- maraderie ». Un joli mot, presque attendrissant qui cache surtout une influence très importante.torités du ministère de la Défense, ainsi que leurs hôtes civils et militaires, français et étrangers. » Si le mot réseau y est officiel- lement prononcé avec dif- ficulté, il fait partie de ces cercles de prestige avec l’Alliance Navale, 4000 membres et acteur du clus- ter maritime français, tout comme l’AcOrAM, l’as- sociation des officiers de réserve de la Marine natio- nale, qui perpétue l’espritctivité économiqueSOLIDARITÉ ET RECONVERSIONSigne d’excellence dans le prestigieux 8e arrondisse- ment de Paris, le cercle des Armées, maison des offi- ciers de l’armée française,dans l’a. conventionnelle, il existe des réseaux puissants, comme les anciens de la Légion qui bénéficient par exemple d’un accès privi- légié au domaine du trans- port et de la logistique. » Puissance discrète plus que muette.50OctObre 2016Olivier Remy]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34rH & FOrMAtION ObservatoireBrèves, études, actus et classements du mois concernant les Grandes Ecoles,les Universités et le recrutement, picorés en toute subjectivitéu Pluie de nouveautés pour l'arrivée de l'automne. Des rapprochements entre acteurs de la formation sur le plateau de Saclay, d'Audencia Business School avec la formation en Chine. De la proximité accrue aussi entre monde économique et monde de la formation via la CMA-CGM avec Kedge, l'ESSEC avec TF1 et Amundi ou encore Microsoft avec SKEMA. Les MOOCs à l'honneur également avec les nouvelles ambitions d'Openclassrooms et de nouvelles créations chez GEM et à l'ESSEC. Et en- fin les derniers classements internationaux pour mieux situer notre offre de formation face aux Rolls nord-américaines.« joint-venture » (coentreprise), qui portera le nom de Shenzhen Audencia business School (SAbS). L’inaugu- ration a eu lieu fin septembre 2016. cette nouvelle école élira domicile sur le campus de l’Université de Shenzhen dans la province de Guangdong au sud de la chine. L’école bénéficiera ainsi de l’investissement financier et matériel de l’Université de Shenzhen d’une part, et du savoir-faire, de l’expertise et du leadership académique d’Audencia d’autre part. Son « board » sera composé à parts égales de représentants de chacune des deux insti- tutions.+ RENFORCEMENTS ACADÉMIQUESde Management, l’eSc La rochelle et Kedge rétrogra- dent respectivement de 13, 12 et 8 places.Source : FTLe plateau de Saclay se renforceClassement 2016 des écoles et universités françaisesMariage en vue pour télécom Paristech et télécom Sud- Paris pour leur arrivée sur le campus de Saclay à l’hori- zon 2019. Les directeurs de chaque école ont ainsi lancé une étude de faisabilité dont les conclusions seront pu- bliées en janvier 2017.Les écoles et institutions françaises classées par le FT en 2016ce rapprochement serait un premier pas pour bâtir l’école de référence du numérique dotée, entre autres, d’un cur- sus ingénieur généraliste. Les deux entités réunies repré- senteraient un réseau de 24 000 alumni et une capacité de formation de 1 000 diplômés par an.+ RANKINGS INTERNATIONAUXSource : Audencia Business SchoolRANGECOLEPAYS1MIT (Massachusetts Institute of Tech- nology)Etats-Unis2StanfordEtats-Unis3Harvard UniversityEtats-Unis4University of CambridgeAngleterre5Caltech (California Institute of Techno- logy)Etats-Unis6University of OxfordAngleterre7UCL University College of London)Angleterre8ETH ZurichSuisse9Imperial College LondonAngleterre10University of ChicagoEtats-Unis.........33ENS ParisFrance53Ecole PolytechniqueFrance141Université Pierre et Marie CurieFrance164CentraleSupélecFrance177ENS LyonFrance206Université Grenoble-AlpesFrance220Science PoFrance221Université Paris Sorbonne, Paris IVFrance228Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.France241Université Paris SudFranceSource : Télécom ParisTechClassement masters en management 2016 du FT : Cocorico !trois grosses cylindrées françaises dans le top 5 du der- nier classement des masters publié par le Financial times paru le 12 septembre. Une première dans ce classement. Hec Paris, essec business School et eScP europe seAudencia Business School et sa nouvelle école de commerce franco-chinoiseAudencia business School et l’Université de Shenzhen annoncent la création d’une ecole, sous la forme d’uneclassent respectivement deuxième, troisième et quatrième derrière l’uni- versité suisse de Saint- Gall, inamovible première du classement, et ce depuis 2011. ce classement s’ex- plique par le format master qui correspond parfaite- ment au modèle grandes écoles avec les stages obli- gatoires, les très bons taux d’insertion, les accrédita- tions et l’internationalisa- tion précoce. Autre bon point à distribuer pour GeM qui gagne 7 place et se hisse à la 13e place ou encore l’eDHec de Lille qui se hisse à la 15e place contre la 18e l’année der- nière. Faisant partie des meilleurs écoles post bac, l’IeSeG poursuit son as- cension en intégrant la 17e place (21e en 2015). A noter également l’entrée de l’eM Strasbourg et de l’université Paris Dau- phine. Dans ce classement enfin, quelques décro- chages sont à noter, celui minime de SKeMA qui perd une place comparati- vement au ranking précé- dent. Mais télécom ecole52OctObre 2016]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[n°34classement QS : les universités françaises à la traine ? Le 6 septembre fut publié le ranking mondial 2016 des universités par QS.Huit dans le top 250 et seules deux universités (ou consi- dérées comme telles) se hissent dans le top 100.www.ecoreseau.frgement et connaissances des métiers du transport mari- time et intermodal à destination des hauts potentiels des agences du groupe cMA cGM sur le continent afri- cain. Abritée au sein de l’Académie régionale des Sciences et techniques de la Mer à Abidjan, cette forma- tion opérée par KeDGe bS en collaboration avec l’Aca- demy cMA cGM, son université interne, aura pour objectif de répondre aux besoins de développement bu- siness du leader du transport en Afrique en faisant monter en compétences les collaborateurs qui seront amenés à prendre des postes clés par la suite. Autre mission, Il s’agira également de renforcer le réseau africain global dirigé par des équipes formées au management et maitrisant toutes les modalités de la chaine de transport et de la logistique. Un pas de plus en Afrique pour Kedge depuis l’ouverture de son campus à Dakar en 2010. Au-delà du continent afri- cain, KeDGe bS déploie sur le même modèle depuis plus de 10 ans ses activités en Asie, notamment en chine à tra- vers son executive MbA dispensé avec l’Université Jiao tong à Shanghai et au sein de deux Instituts Franco-chi- nois, le premier ouvert en 2010 à Suzhou avec l’Université de renmin et le second créé en 2016 à Shanghai avec l’Académie centrale des beaux-Arts de chine.Source : Kedge Business SchoolObservatoire rH & FOrMAtION -Media & Digital avec comme partenaires la SociétéGnérale, Orange, tF1,...-En 2016, l’ESSEC renouvelle et élargit sa gamme de programmes, en europe, en Asie-Pacifique et en Afrique. Le bachelor in business Administration a ainsi été repensé et transformé en Global bbA, plus interna- tional, avec une forte dimension d’innovation pédago- gique, avec des tracks à Singapour, à rabat et bientôt Maurice.RANGECOLEPAYS1University St.GallenSuisse2HEC ParisFrance3Essec Business SchoolFrance4ESCP EuropeFrance5Rotterdam School of Management, Erasmus UniversityPays-Bas6London Busines SchoolAngleterre7IE Business SchoolEspagne8WU (Vienna University of Economics and Business)Autriche9WHU BeisheimAllemagne10Esade Business SchoolAllemagne13 - Grenoble Ecole de management /15 - Edhec Business School /17 - Iéseg School of Management / 24 - Audencia Business School /26 - EM Lyon Business School / 26 - Skema Business School / 34 - Néoma Business School / 35 – ESC Rennes / 40 - Toulouse Business School / 46 - Télécom Ecole de Management / 46 - Montpellier Business School / 46 - IAE Aix-en-Provence / 49 - Essca School of management / 53 - Kedge Business School / 57 - Univesité Paris-Dauphine / 60 - La Rochelle Business School / 67 – ESC Dijon Bourgogne / 76 - EM Stras- bourg Business School / 78 - ESC Clermont-L’année 2016-2017 sera marquée par le lancement de nouveaux MOOCs, notamment sur la négociation, la di- versité, la philanthropie, l’innovation publique, le repor- ting rSe ou encore les alliances qui changent les territoires.Lancement d’un nouveau MOOC pour GEMSelon un sondage capitalcom réalisé en 2015, 64% des français déclarent que les marchés financiers sont encore opaques et ne leur inspirent pas confiance. en réponse, GeM propose un nouveau MOOc pour apprendre à gérer les liquidités de votre entreprise. Avec une ouver- ture prévue le 7 novembre 2016, la formation entend don- ner les clés à ses participants pour gérer les liquidités de son entreprise, choisir entre les offres bancaires, place- ments monétaires ou plus risqués, suivre un plan d’épargne salariale et répondre aux questions des recours en cas de litiges. A destination des dirigeants de tPe et PMe, ce cours en ligne gratuit se déroulera du 7 novem- bre au 12 décembre.-Un nouveau Master in Finance depuis cette rentré est proposé à cergy et à Singapour. Destiné à des étudiants ayant obtenu au moins un bac+4 en ingénierie, sciences, mathématiques, business ou économie, ce mastère ré- pond aux besoins des entreprises et des institutions finan- cières et forme aux trois grands métiers de la finance : finance d’entreprise, finance de marché et gestion d’ac- tifs. Accrédité par le Ministère de l’enseignement Supé- rieur et de la recherche, ce diplôme confère le grade de master à ses diplômés.Source : ESSEC Business School+ PARTENARIATS ECOLES / UNIVERSITÉS ET ENTREPRISESource : QS Top UniversitiesSKEMA Business School et Microsoft pour anticiper le futurLa signature de ce nouvel accord entend faire progresser la transformation numérique de l’enseignement en pour- suivant trois principaux objectifs : répondre aux enjeux de mobilité et de collaboration des étudiants et des en- seignants dans un environnement international, construire un contenu pédagogique innovant à travers la création d’un programme conjoint orienté big Data et enfin, réfléchir aux nouveaux métiers de demain en lien avec les nouvelles technologies au sein d’un laboratoire. Pour ce faire, Microsoft et SKeMA élaborent un pro- gramme conjoint en Digital business et big Data qui ou- vrira en septembre 2017, soutiennent l’entrepreneuriat à SKeMA grâce à la mise à disposition du programme bizSpark (permettant aux start-up à fort potentiel, de bé- néficier gratuitement des produits Microsoft) et créent un laboratoire de métiers, qui aura pour mission de faire de la prospective métiers en lien avec l’émergence de nou- velles technologies.Inscriptions sur futurelearn.com/courses/epargner-et-in- vestir/2Source: Grenoble Ecole de ManagementSource : SKEMA Business SchoolSource : OpenclassroomsEtude Intel Security / CSIS : une pénurie de talents dans la cyber-sécuritéSelon une étude menée par Intel Security/ Institut cSIS, les talents manquent en matière de cyber-sécurité. 82 % des professionnels It confirment cette tendance de pé- nurie de personnels compétents dans le domaine de la cyber-sécurité. La pénurie de profils qualifiés est d’ail- leurs plus accentuée en cyber-sécurité que dans d’autres métiers de l’It. elle touche en premier lieu les profils aux compétences très techniques. Les formations concrètes sur le terrain sont parfois considérées comme de meil- leures méthodes de développement des compétences que les ressources éducatives traditionnelles. Le nouveau rap- port d’Intel Security et de cSIS révèle une crise de per- sonnels qualifiés en matière de cyber-sécurité dans plusieurs pays (Australie, France, Allemagne, Israël, Japon, Mexique, états-Unis et royaume-Uni). 71% des entreprises considèrent qu’une telle pénurie est directe- ment responsable de leurs dégâts informatiques tout en les exposant davantage face aux hackers.Kedge déploie de nouveaux programmes pour la CMA CGM en AfriqueLe 20 septembre fut l’occasion d’inaugurer pour Kedge business School et le groupe cMA cGM un nouveau programme en matière d’executive education en mana-Du neuf pour l’ESSEC Business SchoolOpenClassrooms lève 6 millions d’euros pour former 20 millions de personnes d’ici 2020citizen capital, bpifrance (dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir) et xavier Niel rejoignent le capital d’Openclassrooms, aux côtés d’Alven capital, investisseur historique de l’entreprise. L’idée ? Accélérer le développement à l’international, notamment au royaume-Uni et en espagne, et créer de nouveaux par- cours diplômants. Annoncé le 13 septembre, ce tour de table clôturé à 6 millions d’euros auprès des nouveaux entrants donne pour ambition à Openclassrooms de ren- dre l’éducation accessible à tous en proposant une ap- proche unique de formations professionnalisantes et de certifications en ligne. Première plateforme au monde à proposer des formations et des titres de niveau reconnu par l’état et 100% en ligne, le site forme aujourd’hui une communauté de 2 millions d’internautes et souhaite d’ici 2020 en former 20 millions.+ PROBLÉMATIQUES RH-Trois nouvelles chaires ont vu récemment le jour pour ré- pondre aux enjeux sociétaux et aux évolutions du marché : -« Digital Disruption »- Asset & risk Management avec AmundiSource : Intel SecurityOctObre 201653]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34rH & FOrMAtION Carrières & Talents - Le doctorat, bankable ?c’est grave (d’être) docteur ?eceux qui ont passé une thèse sont toujours un peu sous-estimés, et pourtant tellement précieux pour l’entreprise...xception culturelle un coût estimé en moyenne à dédiés à la gestion de projet française oblige, le 97000 euros. L’ANrt sub- et au management de projet, docteur ne serait as- ventionne l’entreprise et cette à la communication scienti-socié en France qu’au médecin dernière bénéficie du crédit fique, à la connaissance du– malgré lui ? – ou à l’illustre rappeur Doc Gynéco. A votre convenance... cela dit, force est de constater que le « doc » fait rarement allusion aux au- tres disciplines scientifiques dites dures ou molles, si bien que, faute de connaissances et de considérations à leur égard, les préjugés ont la vie belle. Le titulaire d’un doctorat ou d’un PhD (philosophiæ doctor ou Doctor of Philoso- phy, à la sauce anglo-saxonne), ne saurait être un autre profil qu’un geek de labo, sorte de docteur Folamour dont les compétences ne se prêteraient pas au cadre et aux exigences de l’entreprise. Pour aller contre cette forme d’ignorance qui nuit à nos doctorants et docteurs, EcoRéseau Business se fait le porte-voix de for- mations et de profils que la France a tort d’ignorer.Les têtes bien faites, incompatibles avec l'entreprise ?d’impôt recherche, ce qui re- présente un subventionnement de 46% du coût complet. Autre moyen de s’arroger les services de ces perles rares, confier des missions de doc- torant conseil est également une bonne alternative qui ce- pendant se réalise dans la li- mite de 32 jours. enfin recruter un docteur en « post doc » est également rentré dans les mœurs, qu’il s’agisse de l’in- dustrie ou de sciences dures voire même d’entrepreneuriat. « Mon directeur de thèse m’a proposé de prolonger mes travaux de thèse dans le cadre d’un projet de start-up incubée à Euratechnologies, pôle d’ex- cellence de Lille. Le cœur de notre activité relève de l’ul- tra-niche : nouvelles techno- logies pour adapter les trai- tements de santé – en l’oc- currence une pince à ADN,monde de l’entreprise avec une formation spécifique « Docteur pour l’entreprise » (l’entreprise sous les angles humain, juridique, financier, de management...), aux stra- tégies d’innovation et à la va- lorisation de la recherche et à la protection de l’innovation. Le nombre de start-up en France grimpe. et elles sont de plus en plus nombreuses à recruter du bac+8 pour déve- lopper de nouvelles solutions technologiques. La raison : c’est une manière d’élaborer des protocoles scientifiques innovants pour solutionner la complexité de certains pro- blèmes. La recherche n’est pas que sérendipité, elle exige un processus itératif et des ca- pacités d’analyse et d’action que l’on pourrait comparer à l’attitude entrepreneuriale. en bref, un profil complémentaire à celui de l’ingénieur et à celui du manager. enfin, les écoles doctorales, les laboratoires de recherche et les universités commencent doucement à structurer leur écosystème pour mieux vendre leurs profils à la pointe de la recherche. Les associations d’anciens, à l’image des business schools, se créent et se développent telles que Aquidoc en Aqui- taine ou l’union des docteurs de l’UPMc, ou encore l’as- sociation x’Doc. Un réseau- tage qui s’intensifie, une em- ployabilité qui s’améliore dou- cement et un marché qui émerge comme en attestent, par exemple, les bons résultats du cabinet rH Adoc, spécialisé dans les ces profils de thé-A LA RECHERCHE DE LA NOUVELLE STAR« La thèse reste le parent pauvre des diplômes. Conti- nuer en France, c’est se plier à un parcours du combattant, fait de contrats précaires et d’incertitudes. La reconnais- sance des docteurs face à des ingénieurs lors d’une première embauche en France est quasi nulle. Les perspectives de fi-Un réseautage qui s’intensifie, une employabilité qui s’améliore comme le montrent les bons résultats du cabinet RH Adoc,nancement de projets scien- tifiques à l’étranger sont sys- tématiquement meilleures. Il manque en France, une cul- ture scientifique et cela se ressent lorsque l’on discuteet du directeur de laboratoire. Tout le monde le sait. Accepter un pont d’or à l’étranger puis revenir en France, c’est une vraie tendance chez les doc- teurs qui en ont l’opportu-tance de choix dans la com- position des pneus de voiture. Pourtant, le recours au docteur présente de nombreux avan- tages : le premier est d’ordre financier. Les entreprises peu-avec les interlocuteurs d’une entreprise. La recherche d’em- ploi s’effectue dans un premier temps dans l’entourage proche du directeur de thèse mais aussi des collègues professeursspécialisé des profils de thésardsnité », regrette Nils Garvik, docteur et spécialiste de la modélisation multi-échelles des propriétés plastiques des composés métastables... qui ont notamment une impor-vent financer des thèses par le biais des conventions cI- Fre (pas une mode épilatoire mais plutôt une convention industrielle de formation par la recherche) et représententNDLr -. L’idée est que j’in- tervienne sur le transfert de technologies, la propriété in- tellectuelle ainsi que la vul- garisation technique auprès des investisseurs et des busi- ness developpers », résume Grégoire Perret, docteur en physiques appliquées spécia- lisé en micro et nanotechno- logies, acoustique et télécom- munications, ayant soutenu sur la caractérisation en temps réel des dommages subis par l’ADN sous un faisceau d’ir- radiation thérapeutique.Doctorate of Business Administration (DBA)Nouvelle formule en odeur de sainteté ?« Le DBA (Doctorate of Business Administration) est un programme complémentaires au PhD et au doctorat. Il s'adresse aux professionnels et consiste en un programme de recherche qui fait le lien entre les écoles et l’entreprise par le double transfert d'une problématique vers une re- cherche académique qui est ensuite mobilisée perspective d'application », introduit Jean-Philippe Muller, directeur de l'IUM de Monaco. A destination des profils expérimentés qui ont envie d’évoluer dans des postes de direction, des managers en deuxième partie de carrière qui ont envie de se tourner vers l’enseignement, ou de consultants en quête d’une caution académique dans leur activité, le DBA, venu des Etats-Unis se développe dans les business schools françaises. En France, Grenoble Ecole de Management a été la première école de commerce à en proposer, il y a plus de 20 ans. Depuis, plusieurs établissements se sont lancés, comme l'ESC Rennes, l'université Paris-Dauphineet, dernièrement, Toulouse Business School en association avec Audencia Business School. Retour d’expérience de Gary Wang, actuellement en train de réaliser le DBA délivré par Neoma BS : « J’ai commencé ma carrière en tant que scientifique en R&D dans une entreprise multinationale biens de consommation, une fois obtenu mon diplôme de Master of Biochemistry. Après quatre ans et l’obtention d’un MBA, j’ai changé d'emploi pour me diriger vers une entreprise spécialisée dans les produits chimiques de spé- cialité et évoluer vers un poste axé sur le marketing technique. Puis j’ai occupé différentes positions tous les deux ans, comme directeur du centre technique, Business Team directeur, directeur de la division, président de la chaîne d'approvisionnement. Aujourd’hui, le DBA m’a apporté une expérience de gestion plus générale et j’occupe aujourd’hui, pour le moment, le poste de vice-président. »é tout unLE MARIAGE DE RAISON QUI SEFAIT ATTENDRE...Le doctorat est également de plus en plus tourné vers le monde de l’entreprise. Par exemple à AgroParistech et à l’ecole doctorale AbIeS, chaque doctorant est prié de suivre un panel de formations toutes censées améliorer son employabilité via des modulessards... reste malgr. chantier d’ampleur afin de re- connaître à leur juste valeur ces talents rares et innovants : celui de créer une vraie re- cherche privée à l’heure où la moitié des labos ne sont pas assez financés pour être suf- fisamment compétitifs sur le plan international...54OctObre 2016Geoffroy Framery]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34rH & FOrMAtION Carrières & Talents - Master, Mastère, MSc, MS à discernerDevenir un « master » des libellés«CVéritable millefeuille, l’enseignement supérieur a vu le nombre de ses diplômes croître.a ressemble à de l’alcool, c’est dorébac+5 – au nombre de 7700 –, délivré par les universités – à quelques exceptions près, certaines écoles d’in- génieurs peuvent le faire –, mais qui n’en sont pas. « Cela reste un sujet peu évident, même pour nous. Un véritable jeu de piste », commente Pascal Lasserre,UN MILLEFEUILLE PAS TRÈS... FRAIS traiter cet imbroglio de di- plômes n’est pas un scoop. Si les masters, dûment es- tampillés par l’etat, ont été mis en place en 2003, MS, MSc et MbA sont... anté- rieurs. Un peu d’histoire : pur produit made inDe quoi y perdre son latin pour comprendre et surtout classer. explications.comme de l’alcool, mais ce n’est pas de l’alcool. » Ali- mentaire et peu élitiste, cette référence publicitaire, em- pruntée à la marque canada Dry, reflète bien la situation de l’enseignement supérieur.Au final, le millefeuille est au menu depuis plusieurs décennies. Pourquoi enMastère spécialisé (MS), Master of Science (MSc) voire même Master of bu- siness Administration (MbA)... autant de libellés qui ressemblent au... mas- ter, seul diplôme d’etat àpourtant initié puisque di- recteur général adjoint em- ploi & formation du Figaro classified (cadremploi, Keljob, cadresonline, Kel- formation et le Figaro Etu- diant).France, qui s’affiche à bac+6, les MS ont tout de même plus de 30 ans d’existence – le premier date de 1985. On compte environ 400 de ces mastèresparler maintenant alors ?post-master. Plus ancien encore est le MbA. Importé des etats-Unis, très média- tisé, ce sigle bien connu des cadres en mal de pro- motion rapide a fait son entrée sur le marché hexa- gonal dans les années... 50 ! Droit d’entrée ? bac+5 le plus souvent, avec de l’expérience. Avec une en-des écoles d’ingénieurs de s’y mettre ! Fin septembre, Polytechnique a lancé – avec Hec – un MSc big Data for business. L’estaca s’apprête à accueillir la pre- mière promotion du MS air operations & mainte- nance. « Nous avons la to- tale », résume de son côtébesoin ponctuel d’un sec- teur. Leurs contenus peu- vent évoluer plus vite que le master. La raison ? Leur création n’emprunte pas les tuyaux de la maison-mère, le ministère de l’enseigne- ment supérieur. Que faut- ilpourencréerun?Undi- recteur, une poignée deAujourd'hui, c'est au tour des écoles d'ingénieurs de se mettre aux MScOctObre 2016La spécificité d’un MS ou d’un MSc ? répondre à untrée à bac+3/4, la marque MSc a été créée en 2002. Au final, le millefeuille est au menu depuis plusieurs décennies. Pourquoi en par- ler maintenant alors ? Les premières à s’être engouf- frées dans la brèche sont les écoles de commerce, non sans une certaine fré- nésie. SKeMA compte pas moins de 18 MSc, six MS et un executive MbA. Sur les quatre campus de l’eM Normandie, le portefeuille comprend cinq MS, cinq MSc et un MbA.... Autant dire qu’il y en a pléthore dans les business schools. Aujourd’hui, c’est au tourAlain Schmidt, directeur des Mines d’Albi. enfin presque, avec deux MSc et deux MS. Point de MbA pour l’heure dans les écoles de nos scientifiques. Mais le tableau ne serait pas complet sans une subtilité supplémentaire. Diplômes d’écoles d’ingénieurs et de commerce (à bac+5) n’ont pas d’équivalent à l’étran- ger. Aussi ont-elles obtenu de l’etat, pour leurs cur- sus-phares, le grade de mas- ter.profs, des intervenants pro- fessionnels. Le tout en ver- sion française ou anglaise –de50%à100%enMSc. Dans tous les cas, montage et démontage sont rapides. tout dépend des axes de développement adoptés par l’établissement. Franco- français, le MS ne trouve pas sa place dans la hiérar- chie des diplômes à l’in- ternational, a contrario du Master of Science qui capte une clientèle étrangère.CURSUS IKÉA ?UN CONTRÔLE À GÉOMÉTRIE VARIABLEA dose homéopathique ou56]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[n°34www.ecoreseau.frCarrières & Talents - Master, Mastère, MSc, MS à discerner rH & FOrMAtIONhyper serré, le contrôle peut revêtir des contours bien différents. Le moins cadré, le moins contrôlé : le MbA. Le territoire national en compterait 80. N’importe quelle école, reconnue ou pas par l’etat, peut en mon-par rapport aux débouchés est effectuée », explique etienne craye, en charge de la commission formation et société au sein de la conférence. c’est vrai pour la création et la reconduc- tion. L’attractivité doit être réelle. « Benchmark de l’existant, courriers d’in- dustriels, engagement d’en- treprises à prendre les sta- giaires..., liste Philippe Sessiecq, directeur des for- mations spécialisées et de la formation continue. Le dernier dossier de soutien à un MS s’étalait sur 80 pages. Un process plus chronophage que pour un master classique. » L’etat examine ses masters tous les quatre ans.ter un. Ni le nom, ni la marque ne sont protégés. L’etat n’a pas son mot à dire. Pour exister, une école ne peut s’en passer. Seules boussoles alors pour évaluer la qualité du programme ? Les classements du Finan- cial Times ou de The Eco- nomist... ou les accrédita- tions internationales. Le scénario diffère pour les MSc et les MS, marques déposées par la conférence des grandes écoles (cGe). Aussi veille-t-elle ! « Sys- tématiquement, une analyse de la pertinence du produitJEU DE PISTE POUR LES RECRUTEURS ? « J’arrive à me repérer, parce que j’ai moi-même effectué la démarche de re- prendre des études », note Franck Wolski, directeur des ventes et marketing pour cardiome pharma corp. Se repérer dans ce labyrinthe de diplômes est un exercice généralement maîtrisé dans les grandes entreprises, structurées, do- tées de services dédiés aux relations avec les écoles. toutefois, « en 2015, nous avons produit un guide pour nos différentes entités, sur les 30 écoles cibles, afin de préciser ce que re- couvre tel ou tel intitulé et ce qu’il y a derrière », note Dorothée Gonzales de Li- nares, responsable talent acquisition solutions & ana- lytics à la direction des res- sources humaines Groupe eNGIe. et Philippe Hou- dayer, vice-doyen deSKeMA, d’ajouter : « Avec des stages obligatoires, les entreprises ont l’occasion de se familiariser avec les particularités de chaque cursus. Comme pour un nouveau fournisseur, une nouvelle référence, elles se doivent de s’assurer de la labellisation, des normes de telle ou telle formation ». Mais les PMe sont les pre- mières à en pâtir. Franck Journeau, directeur de la formation à l’estaca, re- connait : « Prendre son bâ- ton de pèlerin pour expli- quer et encore expliquer les subtilités entre les dif-férents diplômes. Tout n’est pas fait pour que cela soit clair ». et ce millefeuille risque de s’épaissir à l’ave-DéfinitionsLe b.a.ba des mastersNomNiveau d’entréeDuréeObjectifMarchéContrôlé parTitre obtenuMasterBac+3Deux ans (120Former des cadresFrançaisL’Etat, délivré par la seule universitéDiplômeGrade de masterBac+3Deux ans (120 crédits ECTS)Manager d’écoles de com- merce ou diplôme d’ingénieurFrançaisReconnaissance par l’’Etat d’un niveau, mais pas délivrance du diplôme masterGradeMaster in managementBac+3Deux ans (120 crédits ECTS)Diplôme phare à bac+5 des écoles, autrement appelé pro- gramme grande écoleInternationalLe programme grande école (PGE) est scruté tant par la conférence des grandes écoles que par l’Etat pour la délivrance du gradeAppellation commer- ciale utilisée –en plus du grade- pour exister sur le marché l’étrangerMastère spécialiséBac+51 an (75 crédits ECTS)Double compétence ou hyper- spécialisation, avec thèse pro-FrançaisCGELabelMaster of scienceBac+3/418 mois (90 cré-Hyperspécialisation, avecInternationalCGELabelMaster of business administrationBac+5 + expérience, entre 3et15ans12à24moisPromotion rapideFrançais et nternationalAccréditation internationaleDiplôme d’écoleut particulièrementnir, to.pour les grands groupes. « On reçoit de plus en plus de candidatures de diplô- més étrangers, témoigne encore Dorothée Gonzales de Linares. On ne peut pas tout savoir. » résultats : la marque de l’école joue à plein.Murielle WolskiOctObre 201657]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34rH & FOrMAtION Carrières & Talents - Qui recrute les diplômés MBA ?Analyse d'une formation et de sa capacité à satisfaire les besoins des entreprisesLeretourdu«rOI»LAutrefois l'apanage des grands groupes d'audit et de finance, le MbA enfonce les portes de nouveaux secteurs et acteurs comme les PMe et start-up. Un vent de nouveauté dans le monde du recrutement.a France se porte présentent un niveau de Auchan, Oxylan ou Leroy démocratise auprès de ses bien. Du moins en salaires estimé à 86000 eu- Merlin. Hors de la capitale, cadres un processus de pro- ce qui concerne le ros... les liens entre diplômés motion en interne, en pro-MbA ! Un marché en d’un MbA et entreprises posant à ses hauts poten-hausse de 13% pour le re- crutement hexagonal, contre 9% en europe. Aussi, la France reste-t- elle l’une des destinations les plus populaires dans le monde – la sixième en termes d’appel à candida- tures pour ce fameux sé- same. côté salaires, en ex- cluant les bonus proposés par l’employeur, la dernière étude QS évoque un mé- dian de 71400 dollars, soit environ 63500 euros. Une moyenne plus basse que dans les autres pays d’eu- rope, mais avec un top 6 des écoles françaises quiLES GRANDS GROUPES TOUJOURS PREMIERS RECRUTEURSEN FRANCE ? bioderma, GL events, Volvo, Sodexo, JP Morgan, Goldman Sachs... La liste est longue et correspond aux employeurs des MbA de l’eM Lyon qui ont à la fois un ancrage local rhô- nalpin et un rayonnement international. Il en est de même avec toulouse bu- siness School et ses liens avec l’aéronautique et ses clusters, ou encore de Skéma, en lien direct avecse réaliseraient donc avec les groupes « glocaux » qui nécessitent des profils internationaux. Pourtant, Paris reste toujours le pre- mier centre d’attention des écoles en matière de for- mation des cadres. en at- testent les antennes ou campus qui ont fleuri ces dernières années pour cap- ter dans la capitale les be- soins de formations des cols blancs : Neoma en matière d’executive edu- cation, eM Lyon qui vient d’ouvrir un campus non loin de la gare de Lyon, idem pour Kedge businessSecteurs de la banque, du conseil, de l’ingénierie, des techno- logies... Les tenants du MBA se font de plus en plus désirer...tiels de passer toute une batterie de formations di- plômantes allant du mas- tère spécialisé à l’executive MbA. « Le choix a avant tout été personnel. Le pro- gramme en formule du soir, son prix, les aménagements possibles avec mon emploi du temps ont été décisifs dans le choix de faire un MBA à la Sorbonne Busi- ness School. J’ai ensuite fait part à mon manager direct de mon envie de pro- gresser. Le MBA m’a in- dubitablement servi à in- tégrer le département fi- nance », explique l’alumni, qui vient d’intégrer un nou- veau programme de for- mation en interne de cadres dirigeants.School ou encore Audencia business School. en France, les mentalités évo- luent peut-être moins vite que dans les pays anglo- saxons en matière de re- crutement du MbA. La faute peut-être à un manque d’évangélisation des struc- tures plus modestes malgré une visibilité du diplôme dans les fameux rankingsNous travaillons avec d’au- tres grands groupes locaux ou de belles PME, mais les diplômés MBA ne sont pas recrutés pour le di- plôme en tant que tel, ils le sont par la qualité de leur candidature. En France, les entreprises ont encore du mal à distinguer clairement un mastère spé- cialisé d’un MSc et d’unLES NOUVELLES TECHNOLOGIES ET L’INGÉNIERIE, LES PLUS ATTIRÉES PAR LEMBA?En France, les entreprises ont encore du mal à distinguer clairement un mastère spécialisé d'un MSc et d'un MBAMais le temps où un MbA permettait aux diplômés de faire progresser leur carrière uniquement dans des entreprises de la fi- nance ou du conseil sembleOctObre 2016internationaux. « Cela dé- pend de la stratégie des grands groupes. Certains font appel à nous pour re- cruter spécifiquement le MBA car ils connaissent très bien le programme et la richesse des profils qui y entrent. C’est le cas par exemple de Nissan Europe, à la fois actif dans la re- cherche de ces talents et dans les partenariats pour fidéliser le recrutement.MBA », explique Laurence Sirac, chargée d’insertion professionnelle MbA à Grenoble ecole de Mana- gement. A ce titre, si la progression de carrière d’Hamid Hachémi est réelle – celui qui fut recruté en 2010 en tant que chef de projet système d’infor- mation a intégré la direc- tion financière du groupe eNGIe depuis –, c’est parce que cette entrepriserévolu. Les portes qu’ou- vrent ce sésame se diver- sifient, tant en termes de profils d’entreprise que de secteurs d’activité, bien que la finance et le conseil demeurent les deux do- maines de recrutement les plus séduits par les diplô- més de MbA. Les possi- bilités offerte dans l’It, les nouvelles technologies et le milieu des start-up se sont multipliées, au point58Œ]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34rH & FOrMAtION Carrières & Talents - Qui recrute les diplômés MBA ?de les hisser dans les pre- mières positions en termes de recrutement. « À HEC Paris, par exemple, les nouvelles technologies ont été le secteur le plus po- pulaire pour la deuxième année consécutive parmi les membres de sa cohorte MBA de 2015, avec 19% des diplômés qui acceptent des emplois dans des en- treprises comme Amazon, Uber et Apple, commente tim Dhoul, journaliste chez topMbA.com. La hausse globale des emplois disponibles pour les diplô- més de MBA en dehors de ces trois principaux do-tion et le bâtiment, qui ont affiché les meilleurs taux de croissance à l’embauche dans le QS topMbA Jobs & rapport sur les ten- dances salariales 2015/16. en France, la hausse nota- ble des recrutements se si- tue ailleurs et concerne es- sentiellement le secteur de l’ingénierie.toires de carrières plus ful- gurantes pour les candidats. Mais le dévolu des start- up jeté sur ces profils de haut vol s’explique égale-diplômés décide d’emprun- ter les chemins de l’entre- preneuriat ou d’opérer un virage à 360°. cette adap- tabilité permet ainsi à cessurés », précise-t-il. De même, Nicolas Osorio- Lora note que le « MBA lui a permis de changer de discipline ». L’actuels’étoffer également pour améliorer la mobilité des talents. Les attentes sont fortes côté candidats, le MbA étant vu comme un sésame. Mais « cette phase d’accélération de carrière n’est pas mécanique et n’a parfois pas lieu tout de suite après le diplôme », explique Marc Pérennès. Stéphane Saussier, responsable du MAe-MbA et directeur ad- joint en charge des relations extérieures à l’IAe de Pa- ris-Sorbonne business School remarque d’ailleurs un taux d’outplacement – assez faible – de 25%, tout en mentionnant que les di- plômés qui démissionnent sont très rares au sein du MAe-MbA. Le switch est donc faisable mais pas au- tomatique.maines du recrutement est un phénomène que la re- cherche annuelle de QS en matière de tendances d’em- bauche a mis en évidence. En 2013, nous avons constaté que le volume combiné des opportunités rapporté par les em- ployeurs du monde entier dans les industries en de- hors de la finance, du conseil et de la technologie, a dépassé les emplois dis- ponibles dans chacun de ces trois domaines, et cette progression n’a fait que croître depuis. » en effet, ce sont les biens de consommation, la construc-concurrentiel durable que confère l’expertise d’un MBA», précise le rédacteur chez topMbA.com. Les grands groupes ne sont pasde stratégie, de manage- ment, de marketing ou de déploiement à l’internatio- nal. Outre une posture transversale, le MbA per-qui est passé d’une carrière d’officier d’état-major à la direction Gabon et Vietnam de la cMA-cGM. « Cela m’a pris 15 jours pourcette uberisation du MbA se matérialise également dans le sens inverse. « Nous proposons également notre MBA full e-learning depuis plus d’un an et plus d’une centaine de profils s’y sont inscrits : le temps imparti pour le faire est plus flexible en termes d’entrée et de sor- tie (jusqu’à 24 mois) et per- met de dénicher de nouveaux profils, même si cette offre présente moins de cohésion et d’échanges que notre for- mule en présentielle », relate« Cette diversité croissante s’expliquent par l’avantageconsultant senior chez P3, groupe de consulting alle- mand spécialisé dans l’aé- ronautique, souligne d’ail- leurs que le MbA lui a conféré également assez d’armes et d’outils pour prétendre à des postes de type intrapreneurial, lui, l’avocat d’affaires autrefois en exercice en colombie. Aujourd’hui les MbA spé- cialisés font également la part belle à certains sec- teurs. Dans ce cas de fi- gure, le switch est encore plus aisé. en particulier dans le management du sport, le luxe, le marke- ting... Le double mérite du MbA consiste donc à la fois à briser le plafond de verre que chacun peut entrevoir après quelques années dans un secteur ul- tra-concurrentiel et à élargir le champ des possibles. et Marc Pérennes, directeur de l’employabilité à l’eM Lyon au sein de la direction entreprise, complète : « Le MBA synonyme de prise de recul est apprécié par les recruteurs. Il reflète une année où le candidat est énormément challengé. Le MBA, c’est à la fois un sprint et un marathon. »En France, la hausse notable des recrutements concerne essentiellement leGESTION DE LA COMPLEXITÉ ET PROGRAMME GÉNÉRALISTE : LES DEUX PRINCIPAUX ATOUTS ?ment par les compétences travaillées durant la for- mation. Qu’il s’agisse de soft ou de hard skills, peu importe : les recruteurs, au moment de l’embauche, mettent en exergue l’agilité des personnes, en matièresecteur de l'ingénierieprofils de rapidement per- former dans des secteurs qui n’était pas les leurs auparavant : en atteste Mat- thias de Larminat, ancien officier sorti de l’ecole de Guerre (cf. en immersion) et diplômé de Saint-cyr,Un MBA dans la poche, toujours le meilleur moyen de sortir de la masse aux yeux de certains employeurs.NOUVELLES CONNEXIONS AU MONDE DE L’ENTRE- PRISE À RENFORCER LORS DU RECRUTE- MENT DES MBALes stages, cas pratiques et différentes missions ne sontrestent donc des efforts à produire pour faire du MbA un sésame universel. ce fai- sant, outre les partenariats entreprises, les écoles rejoi- gnent aussi les réseaux in- ternationaux. L’eM Lyon par exemple fait partie du MbA cSeA (career Service et employer Alliance), réseau américain d’aide à l’em- ployabilité et à la carrière des bénéficiaires d’un MbA. « L’organisme nous permet de relier les best practices mondiales parmi les autres MBA et de com- prendre les besoins des groupes à l’étranger », ex- plique Marc Pérennès. L’eM Lyon se place également en haut des expériences de re- crutement innovantes par la création de forums de re- crutement numériques, en partenariat avec sept autres business schools euro- péennes afin d’internationa- liser davantage l’horizon de recrutement.Stages, cas pratiques et différentes missions ne sont plus les seuls ponts entre le MBA et l'entreprise. Les stratégies d'outplacement ou de recrutement s'étoffentles seuls à lorgner sur les met une prise de hauteur basculer du monde mili- plus les seules relations pri- diplômes d’un MbA. Les et une meilleure appréhen- taire au monde écono- vilégiées qui créent des ponts start-up et les PMe aussi sion de la complexité. Le mique. La CMA-CGM entre le MbA et l’entreprise. désormais. Atout non né- business devient langue avait déjà recruté des mi- Les stratégies d’outplace- gligeable, les petites struc- natale. Pas étonnant, dès litaires, mais j’étais le plus ment ou de recrutement sont tures autorisent des trajec- lors, qu’une part de ces jeune. Le MBA les a ras- actuellement en train de.Stéphane Saussier.Geoffroy Framery60OctObre 2016]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34Art De VIVre & PAtrIMOINe La Sélection culturelleChoix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucuneLivres - BDn Chiffres et citoyenneté (de François Jeger et Olivier Peraldi, Hermann, 2016)L’envie citoyenne, quelque peu émoussée ces dernières années devant le manque de courage des décideurs et l’utilisation massive de statistiques non pertinentes,n’attend qu’une parole pu- blique courageuse pour renaî- tre. François Jeger, ex-conseiller « politiques et personnes âgées » au cabinet du ministre du Travail, admi- nistrateur à l’Insee, et Olivier Peraldi, ex-conseiller « poli- tiques familiales » au cabinet du ministre du Travail, direc- teur d’une fédération profes- sionnelle d’entreprises, proposent 16 mesures pour unsursaut démocratique et une réanimation de la vie po- litique, après un constat sans concession des enferme- ments intellectuels français. Ces ex-conseillers ministériels et administrateurs paritaires, malgré un profil des plus techniques, jouent les souffleurs de bonnes idées. Ils livrent aussi une vision implacable pour sortir des prêts-à-penser. Terriblement instructif.n Vers un leadership créatif, efficace et humain (de François Malhaire et Hubert Dunant, éd. Gereso, 2016)Dans son numéro sécurité et défense, EcoRéseau Business ne pouvait faire l’impasse sur cet ouvrage écrit par Hubert Dunant, Saint-Cyrien qui a été officier supérieur de l’armée de terre pendant 18 ans, ainsi que François Malhaire, expert en conduite du changement et en management interculturel qui a dirigé nombre de grandsgroupes et PME. La préface de Jacques-Antoine Gran- jon, fondateur de vente-privée.com, démontre que le livre est ancré dans la réalité et le quotidien des mana- gers. Le leadership est bien plus qu’une simple compé- tence qu’il suffit d’apprendre et d’expliquer. C’est avant tout une affaire d’hommes et de femmes, une affaire de valeurs telles que l’éthique, la créativité, la justice. Les auteurs rappellent à quel point le capital humain est au cœur de l’entreprise et de sa performance, s’adressant aux dirigeants, responsables RH et tous professionnels qui souhaitent manager avec respect et équité. Un re- gard profondément humain et moral, et même inno- vant, de la part d’un dirigeant de société et d’un officier supérieur.n Histoire d’une couleur (de Michel Pastoureau, collection Beaux Livres éd. Seuil, 6 octobre 2016)Le rouge est en Occident la première couleur que l'homme a maîtrisée, aussi bien en peinture qu'en tein- ture. C'est probablement pourquoi elle est longtemps restée la couleur "par excel- lence", la plus riche du point de vue matériel, social, ar- tistique, onirique et symbo-lique. Admiré des Grecs et des Romains, le rouge est dans l'Antiquité symbole de puissance, de richesse et de majesté. Au Moyen Age, il prend une forte dimension religieuse, évoquant aussi bien le sang du Christ que les flammes de l'enfer. La couleur devient diabolique à la fin du Moyen-Age, au XVème siècle. Dès lors, le bleu symbolisera moralité et honnêteté, mais ça c’est une autre histoire. Tenons nous en au rouge. Cette couleur est aussi, dans le monde profane, la couleur de l'amour, de la gloire et de la beauté, comme celle de l'orgueil, de la violence et de la luxure. Au XVIe siècle, les morales protestantes partent en guerre contre le rouge dans le- quel elles voient une couleur indécente et immorale, liéeaux vanités du monde et à la "théâtralité papiste". Dès lors, partout en Europe, dans la culture matérielle comme dans la vie quotidienne, le rouge est en recul. Ce déclin traverse toute l'époque moderne et contem- poraine et va en s'accentuant au fil du temps. Toutefois, à partir de la Révolution française, le rouge prend une dimension idéologique et politique. C'est la couleur des forces progressistes ou subversives, puis des partis de gauche, rôle qu'il a conservé jusqu'à aujourd'hui. Dans ce livre à la riche iconographie, l’historien Michel Pas- toureau raconte l’histoire du monde à travers une cou- leur. C’est le quatrième d'une série consacrée à l'histoire sociale et culturelle des couleurs en Europe. Rouge. His- toire d'une couleur fait suite à Bleu. Histoire d'une cou- leur (2000), Noir. Histoire d'une couleur (2008) et à Vert. Histoire d'une couleur (2013). Tout simplement passionnant de la part de ce spécialiste des couleurs, des images et des emblèmes. Directeur d'études émérite à l'Ecole pratique des hautes études, où il a occupé pen- dant 35 ans la chaire d'histoire de la symbolique occi- dentale, il a publié de nombreux ouvrages, dont plusieurs ont été traduits dans une trentaine de langues. Peut-être parce que l’académicien sait se mon- trer passionnant...n Joyeux suicide et bonne année (de Sophie de Villenoisy, éd. Denoël,2016)Mais que vient donc faire un titre aussi alarmant et mo- rose dans les colonnes d’Eco- Réseau Business qui se veulent résolument opti- mistes. Peut-être parce que derrière ces premiers mots se cache une expérience de vie et finalement une his- toire pas si triste. Cela part pourtant mal. Célibataire,peu d'amis, pas de parents, pas de mec ni d'enfants, Syl- vie est persuadée que sa vie ne rime à rien. Le suicide62OctObre 2016]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[n°34www.ecoreseau.frLa sélection culturelle Art De VIVre & PAtrIMOINesemble être l'option la plus alléchante. Elle est suivie par Franck, un psy, qui lui suggère des épreuves les plus farfelues les unes que les autres. Mais elle n'en démord pas : le 25 décembre sera le jour de son suicide, jusqu'à ce qu'elle rencontre une SDF qui va boule- verser toutes ses certitudes. Tour à tour hilarant et émouvant, Joyeux suicide et bonne année est un roman salutaire par les temps qui courent : un hymne à la vie, le tout ra- conté avec finesse et impertinence par Sophie de Villenoisy, qui installe son style dès les premières lignes, un mélange savoureux d'humour et de tendresse qui réserve bien des surprises, en mode Bridget Jones.n Tu comprendras quand tu seras grande (de Virginie Grimaldi, éd. Fayard, 2016)Julia, trentenaire, a perdu son père et commence un travail de psy dans la maison de retraite Les Tamaris. A reculons, puisque - pas de chance - elle n’aime pas particulièrement les personnes âgées ! C’est le pitch de départ. Apparem- ment une petite vie morne et sans surprise. Et évidemment rien ne se passe comme prévu. Les pensionnaires ont beau- coup de choses à lui apprendre. Serait-il possible de repren- dre goût à la vie entre les papys farceurs, les mamies fantaisistes et les collègues au cœur brisé ? Des merveil- leuses rencontres, de l’amour au rendez-vous, des rebon- dissements qui ne manquent pas d’imprimer un bon rythme, une écriture dynamique et incisive de l’auteure du Premier jour du reste de ma vie, qui font dévorer 500 pages d’ode au bonheur en quelques jours (ou nuits).Visiten Revivez l’épopée chevaleresque au Château d’Ainay-le-Vieil Vous êtes lassés du sable fin, des cocotiers et des cocktails au bord de la piscine ? Nous avons la solution pour enrichir votre rentrée. En effet, le Château d’Ainay- le-Vieil à proximité de Bourges vous ouvre ses portes, ou plutôt accepte de hisser la herse. Et oui, le temps d’une journée, petits et grands sont invités à côtoyerchevaliers, tour de ronde et donjon. Le château d’Ainay-le- Vieil demeure une for- teresse invaincue où vous avez la sainte au- torisation de vous pro- mener sur le tour de ronde ainsi que dans les tours de garde où vous pourrez admirer meurtrières et chemi- nées. Tout est dans un état de conservationintact pour le plus grand plaisir des visiteurs qui peuvent ainsi découvrir la vie d’un soldat au Moyen-Age. Véritable témoin de l’histoire, le château a évolué pour accueillir en sa cour une bâtisse Renaissance où sont visibles des ornements plus majestueux les uns que les autres, ainsi que la chambre du maître des lieux. La visite se réalise en compagnie d’un guide qui mêle tout aussi bien histoire et anecdotes afin de vous offrir un pur moment de détente. Alors n’attendez plus, pour bien commencer la rentrée, rien de mieux qu’un petit week-end dans le Berry à la découverte des chevaliers, des intrigues, et de la beauté de l’histoire de France.Informations PratiquesChâteau d’Ainay-le-Vieil - Rue de Drevant 18200 Ainay-le-Vieiltél : 02 48 63 50 03Tarif : Adulte : 8,5€ - Réduit : 6 € - Enfant : 4€OctObre 201663]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34Art De VIVre & PAtrIMOINe L’Art du temps - Tendances vestimentaires masculines dans les affairesEtude d'un sujet de loisir ou d'évasion pour en déterminer ses tenants et ses aboutissants, son évolution, ses innovationsGarde-robe masculine mise à nu Messieurs, le vêtement vous a toujours paru accessoire. Préparez-vous à revoir votre jugementSi « l’habit ne fait pas le moine », soyez bien sûr que votre tenue vestimentaire dit beaucoup sur vous et qu’elle joue un rôle es- sentiel dans l’image pro- fessionnelle que vous ren- voyez. Les codes vestimen- taires, les accessoires ten- dances et les « fringues » au goût du jour ne sont peut-être pas réservés uni- quement aux adolescents. Au collège et au lycée, la basket Stan Smith d’Adi- das ou le tee-shirt Superdry sont de mise. Mais dans le milieu des affaires, qu’est-ce qu’un chef d’en- treprise ou un cadre doit porter ? Quels messages les vêtements délivrent- ils ? comment respecter certaines règles tout en af- firmant sa personnalité ?et à dévaliser les boutiques pour refaire votre penderie...son banquier ou motiver ses équipes.Attention toutefois à éviter les écueils. « Il ne faut pas tomber dans les sté- réotypes. S’adapter à cer- taines règles, au message à délivrer et à ses interlo- cuteurs, oui ; mais il faut démontrer qui on est à tra- vers son apparence, ne pas se laisser enfermer et s’ou- blier soi-même à trop res- pecter des codes », nuance Ludivine Leclercq, diri- geante du cabinet Neo- doxa. Autrement dit, les vêtements ne doivent pas être un déguisement. « Plus notre image nous ressemble, plus c’est facile d’être soi-même et donc plus on est crédible et plus on donne confiance », confirme Isabelle Mon- tané. « Le vêtement est le prolongement de la per- sonne. Il doit se faire ou- blier », ajoute christia Lo- pez. Si vous repensez à votre tenue dans la journée, c’est raté.QUESTION DE CRÉDIBILITÉLe sujet peut paraître fri- vole, il revêt pourtant une importance capitale. Pour preuve, les costumes et les manches de chemise mal ajustées de François Hol- lande ont été largement commentés et décriés. Au final, une image présiden- tielle ternie et le sentiment que François Hollande n’a pas su endosser la fonction.Le dressing de Monsieur n'est pas aussi chamarré que celui de Madame« Pour se sentir en confiance, l’interlocuteur doit se reconnaître dans la personne en face de lui. Il faut donc, à travers la tenue, véhiculer des va- leurs et des codes assez traditionnels qui corres- pondent à la majorité », explique Isabelle Montané, consultante en image et posture professionnelle,Leçon de modeLes couleurs de l’annéeLes variables masculines dans la tenue vestimentaire sont les matières, les accessoires et les couleurs. Pour le costume, le marine, les nuances de gris et les marrons foncés constituent l’essentiel de la garde-robe. Pour jouer davantage avec les couleurs, c’est sur la chemise et la cravate qu’il faut se concentrer. « Cet hiver, la tendance des couleurs sont le marsala, le vieux rose et le lilas », certifie Isabelle Montané. Le marsala se fait synonyme de virilité, de mystère et d’élégance tandis que le vieux rose adoucit l’image et met en confiance. Le gris bleuté est également très actuel tout comme le marron camel. Ce dernier est à proscrire pour les costumes car en trop grande touche il ne donne pas bonne mine. Et une petite pointe de rouge est toujours bienvenue pour souligner ledynamisme.gérante du cabinet etre en couleurs. car tout l’enjeu d’une tenue est de séduire, ou tout du moins de ne pas distraire, son interlo- cuteur afin qu’il soit ré- ceptif au discours. bien communiquer passe donc en grande partie par le vê- tement. « On croit ce que l’on voit, pas ce que l’on entend. Si le message est discordant avec la tenue,lien en apporte la preuve en partageant l’expérience de sa rencontre avec son comptable : « Quand je l’ai vu arriver avec son costume trop grand, j’ai tout de suite eu une mau- vaise impression. Quand j’ai ensuite vu qu’il portait une montre Swatch avec un bracelet Mickey, j’étais à deux doigts de fuir. C’est d’ailleurs ce que j’auraispour un maximum d’effi- cacité ? « Plus on opte pour un style classique, plus on a de chances de correspondre aux réfé- rences de sa cible », af- firme Isabelle Montané. ensuite, tout est question de proportion. « Il faut moduler son style selon le milieu dans lequel on évo- lue. Les dirigeants et ca- dres de la banque, de laDeux règles de base sont souvent oubliées : harmo- nie et soin de soi. L’har- monie, c’est être en cohé- rence avec le vêtement. La morphologie, la si- lhouette, la couleur des cheveux, des yeux et de la peau... sont autant d’éléments qui vont guiderQuand j’ai vu arriver le comptable avec son costume trop grand et sa montre Swatch avec un bracelet Mickey, j’ai eu envie de fuir64OctObre 2016UNE TENUE ADAPTÉE POURUN MESSAGEBIEN PERÇULa crédibilité et l’attention reposent ainsi largement sur la tenue vestimentaire. Une fois posée cette vérité, quelle stratégie adopterc’est l’échec assuré. L’image et le discours ne peuvent pas être contra- dictoires. De plus, tout le monde a en tête des ar- chétypes. On se fait une image de la personne selon sa fonction, son secteur d’activité... », complète christia Lopez, responsa- ble de l’agence conseil en image color Style. Jeune créateur d’entreprise, Ju-fait si ce comptable ne m’avait pas été recom- mandé par un ami ».finance et du commerce seront plus classiques que leurs homologues qui tra- vaillent dans le marketing ou la communication, des univers plus créatifs où davantage d’originalité est permise », poursuit-elle. Un patron ne penchera pas non plus pour la même te- nue selon la situation : di- riger un conseil d’admi- nistration, négocier avecle choix. Le soin, c’est aussi bien avoir les ongles nets que les chaussures ci- rées. Des évidences qui n’en sont pas à en croire l’expérience de ces pro- fessionnelles en image. Porter un costume à sa taille, éviter les cravates trop longues, trop courtes ou tordues, veiller à une bonne longueur de manches sont également]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[n°34www.ecoreseau.frL’Art du temps - Tendances vestimentaires masculines dans les affaires Art De VIVre & PAtrIMOINedes détails qui font la dif- férence. Mieux vaut alors s’adresser à une boutique où les vendeurs sauront bien conseiller le client et faire les ajustements re- quis. « Quand je vois com- ment sont habillés certains hommes d’affaires, je me dis que certains vendeurs font vraiment mal leur tra- vail. Mon rôle est d’ac- compagner le client pour qu’il fasse les bons choix. Et je n’hésite pas à enlever 5mmàunemanchesiné- cessaire ou à recintrer une veste », témoigne Georges cellerier, propriétaire de- puis 1974 de la boutique lyonnaise de prêt-à-porter masculin L’Arnaque. Le spécialiste incite aussi sur l’importance des belles matières. Pour un rendu impeccable et un tombé parfait, la matière est en première ligne. « Il y a de plus en plus de tissus qui ne se froissent pas ou qui sont plus “respirants”. Il faut y penser lors du choix d’un vêtement car ils sont un atout pour être pré- sentable après deux heures de voiture ou un déjeuner en terrasse », fait savoir Isabelle Montané.la tenue, à commencer par le costume qui reste une valeur sûre. « Dans l’in- conscient collectif, y com- pris chez les plus jeunes, il renvoie une image de respect et de sérieux »,Georges cellerier. A l’ex- trême, le jean/tee-shirt ne choquera personne si le chef d’entreprise dirige une start-up.quer, il permet de garder une certaine élégance et tenue du corps quand on enlève la veste. Mais le gilet doit être utilisé avec parcimonie dans le monde des affaires car il donnedes chaussures apporte la touche d’originalité », suggère la directrice de Neodoxa. Même avec les accessoires, la retenue est de mise. « Dépasser trois accessoires, c’est éveiller un soupçon d’homosexua- lité », prévient Isabelle Montané. Le chapeau coiffe à nouveau les têtes et les écharpes ou autres chèches remplacent la cra- vate. « Beaucoup ont fait sauter la cravate. C’est une grande révolution qui me laisse un sentiment partagé. A la place, l’écharpe se porte en nœudvraiment. « Les marques reconnues vont compter pour la qualité du vête- ment, mais ne vont pas s’afficher. L’élégance doit se remarquer sans se mon- trer de manière ostenta- toire », argumente Isabelle Montané. Se couvrir de marques peut aussi signi- fier qu’on est influençable et qu’on ne fait pas ses propres choix. « Afficher un luxe tapageur n’envoie pas le bon signal. Plus on monte dans l’échelle sociale, moins la marque se montre », commente christia Lopez. exhiber sa rolex n’est, en effet, sans doute pas du meilleur goût et peut générer une certaine forme d’agressi- vité. « Dans certains sec- teurs d’activité, les sala- riés pourraient avoir l’im- pression que leur patron se fait de l’argent sur leur dos », prévient Ludivine Leclercq.La mode n’influe guère dans les affaires et encoreDépasser trois accessoires, c’est éveiller un soupçon d’homosexualitéLE DIABLE SE CACHE DANS LES DÉTAILSSortis de ces grands prin- cipes, passons en revue les différents éléments deplus un passage obligé.belle Montané. « Le trois- pièces revient et séduit notamment les jeunes », ajoute le gérant de L’Ar- naque. Avantage du gilet, outre le fait de se démar-chette étaient délaissés. Pour exprimer sa person- nalité et se faire plaisir, il faut parier sur les acces- soires. « Des lacets en contraste avec la couleurforce l’appartenance à un groupe. en est-il de même chez les patrons ? Se re- connaissent-ils à la marque de leur montre ou de leurs chaussures ? Passée, m.de chemise élimé... Vous ne les voyez pas ? Soyez certain que vos interlocu- teurs les remarquent et que ça peut vous desservir. Il serait dommage de rater un contrat pour si peu. Pour une histoire de chif- fons...affirme la dirigeante d’etre en couleurs. Inutile de vouloir recycler le costume de mariage ou de cérémo- nie, pas du tout adapté aumoins chez l’homme. Il y a finalement peu de va- riantes et les hommes y adhèrent généralement peu, à quelques excep-très vite un côté dandy. Pour la chemise, les cou- leurs voyantes sont à pros- crire. Le blanc a le mérite de permettre assez aisé-De façon générale, un di- rigeant se doit d’incarner le dynamisme, l’efficacité, la rigueur et la réussite. Pour y parvenir, la tenue vestimentaire peut être un atout. « Un manager souf- frant d’une image autori- taire aura besoin de don- ner une image plus ou- verte. Choisir des couleurs claires et douces au niveau du visage, privilégier les accessoires de forme ovale, opter pour des ma- tières satinées et porter des vêtements à la coupe plus ample pour apporter de la rondeur vont atté- nuer l’impression de froi- deur. A l’inverse, un cadre qui aura besoin d’asseoir son autorité privilégiera des lignes structurées, des accessoires anguleux, des cravates mates à motifs géométriques... », donne en exemple Ludivine Le- clercq.Attention à ceux qui osent trop...monde de l’entreprise avec sa matière trop chatoyante et sa forme trop cintrée. A savoir : plus le costume est sombre, plus le niveau hiérarchique est important. Longtemps banni, le noir se développe, mais reste associé au deuil. A porter avec une chemise de cou- leur. Mais le costume n’esttions. « Le costume est plus serré et plus court. Le pantalon qui casse sur la chaussure se fait moins ; on préfère le porter au ras de la chaussure. Et pour porter des modèles plus proches du corps, il fait avoir une morphologie assez mince pour se le permettre », préconise Isa-ment d’ouvrir un bouton et d’oublier la cravate sans pour autant donner le sen- timent d’être négligé. Un col traditionnel renforcera le sérieux, un col plus court et dur donnera un coup de jeune. A noter le retour des poignées mous- quetaires. Assez paradoxal car les boutons de man-coulant pour un look bran- ché », indique Georges cellerier.Les professionnels en image observent que le public masculin, plutôt ré- ticent à courir les maga- sins d’habillement, com- prend assez vite que le vêtement peut être un outil et un atout. Le plus dur reste encore de leur faire franchir la porte des ma- gasins. Dans sa boutique, Georges cellerier ac- cueille majoritairement des femmes qui amènent leur mari. « Quand les hommes poussent la porte de mon magasin, c’est quand même qu’ils ont envie de prendre soin d’eux et de leur image. A moi de leur donner envie de se prendre au jeu et de parfaire leur éducation en matière vestimen- taire. »Un cadre qui aura besoin d’asseoir son autorité privilégiera des lignes structurées, des accessoires anguleux, des cravates mates à motifs géométriquesatière flétrie, col«Ilestunpeuenpertede vitesse au profit de la veste et du pantalon désunis qui donnent un côté plus dé- contracté », constateSéverine RenardEVITER DE SE TRANSFORMEREN PANNEAU PUBLICITAIREchez les adolescents, on sait que la marque tient une place capitale et ren-Un dernier conseil : même si vous n’aimez pas faire les boutiques, pensez à renouveler votre garde- robe car les vêtements vieillissent. couleur pas-OctObre 201665]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34Art De VIVre & PAtrIMOINe L’Art du tempsSélection de produits et services raffinés et sophistiqués en toute subjectivitéBien -ÊtreMode & Accessoires Lunettes papillon by OmegaInspirées par la collection de joaillerie Omega Flower, cette première collection de lunettes de soleil s’inscrit dans le prolongement naturel de la collection de montres de la Maison. Leur design et les matériaux utilisés s’inspirent de l’ADN de la marque. On retrouve l’attention légendaire portée par Omega aux détails dans les formes classiques et les matériaux de très haute qualité choisis,notamment les verres inrayables traités antire ets.www.omegawatches.com/frVicomte A, inspirations calligraphiquesNicolas Ouchenir est artiste calligraphe. Il crée des logos, des invitations, des inscriptions pour un grand nombre de groupes et d’institutions prestigieuses. En exclusivité pour VICOMTE A., il réinterprète le thème de la pêche en 3 basiques du vestiaire masculin. Nicolas a conçu cette col- lection comme l’itinéraire d’un après-midi de pêche : il monte à cheval avec son matériel de pêche ; il a un peu froid, il met son sweat. Il arrive en bord de rivière, la balade l’a réchauffé : il repasse en T-Shirt. Le temps de préparer ses lignes et de s’installer, il en le un polo pour être à l’aise.www.vicomte-a.com/frFernand Bachmann, Gentleman DriverCette ligne de Prêt à porter pour Homme est inspirée de l'histoire authentique de Fernand Bachmann, pilote automobile, membre de l'équipe victorieuse de la première édition des 24h du Mans en 1923. La Rédaction a craqué pour la veste matelassée pour Gentleman Driver, disponi-Jus frais Frichti à domicile !ble en plusieurs coloris au prix de 390 euros. En vente chez les revendeurs, dans la boutique pa- risienne du 30 rue Gustave Courbet 75116 Paris.Rendre accessible le bien-manger en livrant à domi- cile une cuisine faite maison pour toute occasion : Brunch, déjeuner, apéro, dîner, telle est la mission de Frichti. Bons, beaux, frais, healthy et à des prix dé ants toute concurrenceles jus Frichti vont être lenouveau Juicy Bar le plusconvoité de la capitale. Oncraque pour la classique maisinimitable Frichtronnade auxcitrons jaunes, on vote pourFrichti Fraisident, le vrai jus de fraise, on se bouge avec le Milkshake Your Booty, milkshake banane fraise, on survit aux lendemains difficiles grâce au Morning Hangover, lait d’amandes aux dattes...les entrées, plats et desserts sont aussi des plus sain et délicieux, conçus pour votre bien-être ! Livrés dans tout Paris de 10h30 à 23h30 – 7j/7www.frichti.coLothantique moment par-fumé au cœur de la ProvenceInspirée d’une œuvre de Pagnol où ilest question d’une plante qui nepousse que dans les livres, Lothan-tique est la promesse d’un savoir-faire historique et de senteursinspirées du Pays des cigales. Lothan-tique fait chavirer les cœurs em-preints de nostalgie. Alors qu’onplonge le nez dans Les Souvenirs deJeanne, la violette et le patchouli envahissent de ten- dresse. Un parfum de Provence que l’on retrouve dans la cire de bougies parfumées, dans le jus d’un bouquet d’intérieur, dans l’onctuosité d’une crème pour le corps. Boutiques à Paris, Aix en Provence, Peyruis.www.lothantique.comTrilingual Beauty LexiconConsultante cosmétique et professionnelle du secteur de- puis plus de 20 ans, Emmanuelle Simon vient d'auto-édi- ter le premier « Trilingual Beauty Lexicon » en anglais - français - espagnol. Chaque expert ou étudiant est confronté aux besoins de traductions spéci ques dédiées à la beauté. Ce livre offre plus de 2000 mots écrits en trois langues. Ses trois volets permettent au lecteur de sélec-tionner sa langue maternelle pour en- suite traduire son texte dans deux autres langues. La cible concernée est multiple : les Formateurs de marques cosmétiques, Directeurs export, Ré- dacteurs en chef beauté, Formulateur produit, Blogueurs, Youtubeurs, Étu- diants en esthétique, Beauté addicts, Assistant marketing...Prix public conseillé : 24,95€ Fnac & Amazon.Horlogerie & Joaillerie Breitling, l’exploit en ligne de mirewww.fernandbachmann.comL’Avenger Hurricane s’envole dans une nouvelle version où le boîtier ultraléger et ultrarobuste en Breit- light® s’allie à un cadran jaune et à un calibre manufacture Breitling 01 hautes performances. Un chro- nographe taillé pour l’extrême. En authentique instrument pour professionnels, la nouvelle Avenger Hurricane – étanche à 100 m – présente un cadran très lisible, rehaussé de chiffres et aiguilles lumines- cents et protégé par un épais verre saphir antire et double face. Le bracelet exclusif marie confort et ro- bustesse avec un intérieur et des tranches en caoutchouc noir et un extérieur en  bre textile Military haute résistance de couleur anthracite.www.breitling.comBell & Ross, tellement aéronavale !Depuis ses origines, la maison Bell & Ross s’est toujours passionnée pour l’histoire militaire et ses valeurs. Pour aller le plus loin possible dans sa quête d’exigence, Bell & Ross a fait de l’instrumenta- tion aéronautique l’une de ses principales sources d’inspiration, à travers son design et sa technique. C’est pourquoi ses montres répondent aux critères fonctionnels et ergonomiques requis par les pi- lotes et par tous les utilisateurs d’instruments horlogers professionnels. Reprenant les codes cou- leurs et la richesse de l’uniforme des officiers de Marine, la Vintage Br Aéronavale symbolise l’excellence et la tradition militaire. Prix : entre 2 700€ et 3 800€.www.bellross.comUn bracelet pour gravir les sommets !Montblanc lance une nouvelle collection de bracelets pour homme qui donne aux pionniers des temps modernes une nouvelle façon de s’exprimer. Dessinés à partir de matériaux divers allant du cuir tressé à l’acier inoxydable, les nouveaux bracelets permettent ainsi de donner une touche casual à un look formel ou de donner une touche raffinée à un look décontracté. Le bracelet en cuir tressé, qui existe en noir, gris, rouge et acier, évoque l’aventure et la passion de gravir des mon- tagnes grâce à son fermoir moderne en forme de mousqueton. Le fermoir est en acier mat et poli sur lequel le nom Montblanc & le sommet enneigé sont gravés.www.montblanc.com66OctObre 2016]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[n°34Weekend à l’Aubergedes TempliersA seulement une heure et demie de Paris, le corps de ferme du 18e siècle délicatement éclairé dans la nuit marquent l’ar- rivée à pas feutrés. On vous accompagnera à votre chambre en empruntant les allées du parc. Sur six hectares, les chênesplusieurs fois centenaires veillent sur les trois mai- sons bourgeoises : la chaumière à l’architecture toute en rondeur, la petite maison entre les arbres et la longère au pied de la grande piscine. De la grand-mère, fondatrice dela maison et deux macarons Michelin de 1975 à 2001, au chef japonais actuel, Yoshihiko Miura, récompensé d’une étoile, l’art de la table est le pilier de la maison. Ce Relais & Châteaux est idéal pour un délicieux moment de détente, gastronomie et découverte.www.lestempliers.comLondres, dans les années 20L’HôteleBeaumont 5*estl’unedesplusbellesouvertures de ces dernières années, à Londres et dans le monde. Dans le quartier de Mayfair, il promet un délicieux voyage dans lesannées 20, sur les traces de Jimmy Beaumont. Le calme règne autour du petit jardin suspendu qui accueille les  â- neurs et s’anime le mercredi, jour de marché. Au fond, se dresse une imposante bâtisse blanche de cinq étages aux lignes droites. Le restaurant sert une « comfort food » àl’anglo-saxonne. Le bar à cocktails baigne dans une ambiance new-yorkaise typique, l’ombre d’Ernest Hemingway en plus. Le sublime Spa Art Déco propose sauna, hammam, bain glacé, soins sur rendez-vous.www.thebeaumont.com/fr« Suite érotique », dans une cabane à ParisPro tant de son environnement évoquant le Jardin des dé- lices, une « Love Room » est inaugurée dans la Suite - La Ca- bane du 9 Hotel Montparnasse.La Cabane en bois luxueux ettoit végétal promet une expé-rience sensuelle et déraisonna-ble ! Au programme : livresTaschen à disposition, une lo-vebox 9 péchés capitaux in-cluant de l’huile de massage etdes accessoires, ou encore unaccès aux chaines réservées auxplus de 18 ans ! Une bouteillede champagne attend les invités à leur arrivée, et le petit- déjeuner est servi en chambre ou sur la terrasse avec son jardin privatif.www.9hotelmontparnasse.frwww.ecoreseau.frL’Art du temps Art De VIVre & PAtrIMOINe EvasionDépasser les préjugés et partir 10 jours en Colombie sur la côte caribéenne...Pourquoi ?- Pour découvrir sur la côte Nord du pays la fabuleuse hospitalité des colombiens, les plages idylliques, l’architecture coloniale ou encore le parc national Tayrona avec une faune et une  ore exceptionnelles. En effet, la diversité des paysages y est très grande.- Perdez-vous dans les jolies ruelles colorées de Carthagène des Indes, ancien bastion du royaume d’Espagne. Découvrez le magni que cou- cher de soleil sur ses remparts vieux de plus de 400 ans...- Allez marcher dans le superbe parc Tayrona pour découvrir la bio- diversité endémique de la Sierra Nevada de Santa Marta ou encorelongez les plages de sable blanc et enfoncez-vous dans la jungle à la rencontre de la tribu Kogis.- Voguez jusqu’à l’archipel de Rosario et de San Bernardo, à la recherche d’une île paradisiaque...comme par exemple l’île Mucura. Idéale pour le voyageur qui souhaite vivre au rythme de la nature et apprécier la douceur du temps qui passe. Merveilleux petit îlot aux interminables plages de sable blanc.Comment y aller ?Via Air France, à partir de 750 € pour le vol aller-retour Paris/Bogota-Bogota/CartagèneOù séjourner ?A Carthagène : Séjournez à la Casa Pombo, magni que demeure construite en pierres de corail, superbement restaurée. L'eau omnipré- sente apporte une fraîcheur très agréable. Les appartements sont splendides et confortables. L’impression de ne pas être à l’hôtel, mais d’être l’hôte privilégié d’un expatrié français - Mr Claude Pimont - propriétaire des lieux. 630 €/nuit www.casapombo.comOu reposez-vous à La Casa Pestagua, magni que petit palace colonial au cœur du quartier historique de Carthagène. Les chambres y sont spa- cieuses et décorées avec goût. Le lieu est paisible et plein de charme. Un jacuzzi sur le toit terrasse offre une belle vue sur la vieille ville et la mer des Caraîbes, le coucher de soleil y est inoubliable. Cet hôtel, également pro- priété de Mr Claude Pimont, présente également l’une des meilleures ta- bles de la ville. 190€/nuitwww.hotelboutiquecasapestagua.com/fr/Sur l’île Mucura Découvrez Punta Faro et son complexe hôte- lier si particulier. Au milieu des eaux tur- quoises, vous vous laisserez vivre au gré de votre humeur en organisant vos journées entre les diverses activités proposées (kayak, randonnée pédestre, snorke- ling, plongée sous-marine, soins, ...) C’est l'endroit idéal pour se ressourcer loin du tumulte des grandes villes. 350€/nuit http://puntafaro.com/en/Dans le parc Tayrona :Les Ecohabs sont la meilleure option. Le luxe ici est de se retrouver dans un environnement exception- nel ! L’Ecohabs se situe sur la belle plage de Cañave- ral, où vous pourrez jouir de ce petit paradis en séjournant dans ces confortables bungalows pou- vant accueillir un maximum de 4 personnes. Les bungalows sont construits avec du bois exotique et de hauts plafonds couverts de feuilles de palmier, une conception inspirée d’anciennes tribus Tayrona. Chacun des 14 bungalows, offre une vue imprenable sur la mer des Caraïbes et sur la forêt vierge du parc. 250€/nuit www.ecohabsantamarta.com/ecohabs-tayronaOctObre 201667]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34Art De VIVre & PAtrIMOINe L’Art du tempsVins & SpiritueuxLe Roi de Rocheville 2009 Saumur ChampignyLe Roi tient son rang : ce vin 100% cabernet franc est char- penté et équilibré. Son attaque élégante et fruitée dissimule un boisé fondu. La bouche complexe tend vers une  nale longue et d’une grande tendresse. Le Roi s’apprécie en carafe. Ilanoblitlesentréeschaudes, lesgibiersmijotésouensauce, les volailles rôties, les poêlées de champignons sauvages, les comtés  euris ou les vieux bries. Prix TTC Franco de port : 14,50 eurosLes Cordeliers –Blanc de Noirs2012, Grand VintageCet AOC crémant de Bordeaux a une robe jaune claire avec des bulles très  nes. Son parfum de fruits  ns révèle une note d’amande fraîche. Au goût, on apprécie le très bel équilibre en bouche, l’explo- sion aromatique, la  nale longue, vive et fraîche avec une note frui- tée. Ce vin s’accorde parfaitement avec un carpaccio d’avocat, des toasts de foie gras de canard, du jambon cru et  gues et des desserts à dominante de fruits exotiques. Prix départ cave : 17,90 euroswww.lescordeliers.comCôtes du Rhône 2014 Rouge Les Grandes SerresCet AOC Côtes du Rhône composé de Grenache, Syrah, Carignan, d’une couleur « rouge profond » est fruité, rond, aux arômes de fruits rouges et noirs épicés. Ses ta- nins sont fondus, ce qui confère à ce vin une belle souplesse, riche et ronde. D’une grande fraîcheur il accompagne idéalement les viandes blanches et rouges, les fro- mages affinés...Prix TTC départ : environ 9 euros chez le Repaire de Bacchus.Château de Sassangy – Aoc Crémant de BourgogneComposé de Pinot noir 50%, Chardonnay 30%, Aligoté 10%, Gamay 10%, sa robe est claire et dorée, aux bulles  nes formant un délicat collier de perles. Des arômes d’agrumes  oraux lui confèrent fraicheur, élégance et com- plexité. Ce crémant est soyeux avec un côté vineux apporté par le pinot noir et le temps d’élevage. 15 € TTCwww.chateau-de-sassangy.comHenry Lapierre Blanc 2015 Château Rouquette-sur-MerIssu d’un assemblage de Roussanne et de Bourboulenc, cette cuvée est lumineuse, avec de beaux re ets dorés. Les saveurs sont amples, suaves, texturées et élancées. C'est un vin au nez complexe, exhalant des notes rafraîchissantes et minéralisantes de  eurs de genêts, d’anis, et de poires mêlées à une pointe de vanille fraîche. Un bel équilibre entre la matière et la fraîcheur. Suggestions : canapés d’asperges enroulées de saumon fumé à l’aneth, ris de veau aux champignons, sauté de porc à l’asiatique et à l’ananas, brochette de lotte au safran. Prix TTC : 19 eurosLes origines du Château de la Grille remontent au XV° et XVI° siècle, il fut transformé et rénové au XIX° siècle par le marquis Gustave de Cou- gny. Le vin de La Grille devient « la référence du chinonais pour sa qualité ». Depuis début 2009, le Château de La Grille a lié sa destinée à celle de Baudry-Dutour, vignerons à Chinon. 2009 est leur premier millésime. Ce vin à la robe grenat a un nez de beaux fruits noirs, délicatement poi- vré. L’attaque est franche et d’une belle intensité ; la bouche ronde et en- soleillée aux tanins soyeux où l’on retrouve des notes de mûres et d’épices. La  nale est douce et longue. Prix de vente : 20 €www.baudry-dutour.fr/chateau-de-la-grille.htmlLe Salon du Saké, immersion japonaiseLa troisième édition du Salon Européendu Saké 2016 se déroulera au Centre deconférence Cap 15, à Paris à deux pas dela Tour Eiffel, les samedi 22, dimanche 23et lundi 24 octobre 2016. C’est un événe-ment de dégustation, le plus important deson genre en Europe. Un salon destiné aussi bien aux amateurs de sakés qu’aux professionnels du milieu de la gastronomie et des bois- sons. Un moment unique en perspective, pendant lequel on pourra non seulement venir déguster les très beaux sakés de Kyoto, mais aussi rencontrer ses producteurs, y découvrir sa culture culinaire. Prix d’entrée grand public : 18 €www.salon-du-sake.frIGP Côtes de ongue Cascaïllou 2013Issu de l'assemblage grenache et syrah, avec une touche de mourvèdre, ce Cascaïllou, ici en millésime 2011, n'est produit que lorsque le millésime le permet. 60 % grenache, 35 % syrah et 5 % mourvèdre. Dégustation : notes épicées, de zan, de cachou, de violette et de petits fruits rouges, magni quement velouté. Servir à 15- 16°C avec une cuisine de qualité : langoustes en civet, baron ou carré d'agneau, dinde aux marrons, perdreaux au chou...Prix TTC départ cave : 18 euros. En vente à la propriété et chez les cavistes.www.croix-belle.comVilla Baulieu Rouge 2013Ce Coteaux d’Aix en Provence aux cépages 50 % syrah, 30 % cabernet-sauvignon, 20 % grenache noir, est apprécié pour ses arômes  ns et complexes. La cerise rouge, le moka, le genévrier séduisent au premier nez pour s’harmoniser ensuite avec le cachou. Les notes de fruits noirs et d’épices arrivent en second plan. La bouche est fraîche, caressante et sensuelle sur la première partie, pourvue de ta- nins  ns et serrés puis elle prend du dynamisme avec une belle profondeur. Ser- vir à une température de 17°C pour accompagner des viandes rouges bien persillées, grillées ou longuement mijotées, des gibiers à poils. Prix public TTC : 29,00 euros.www.villabaulieuvignoble.comMillésime 2009du Château de la Grille68OctObre 2016]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34MONDIAL De L’AUtO Tendances Auto Mondial 2016 – Nouvelles caractéristiques en vue sur les voituresPropreté et autonomieLe temps fort d'EcoRéseau entre en résonance avec l'actu : en voici les raisonstous les deux ans, en alternance avec le salon de Francfort en Allemagne, le parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris accueille la planète automobile (1). L’occasion de découvrir les nouveaux modèles des constructeurs (2) et surtout de renifler les tendances : au programme SUV, hybrides et électriques, et véhicules autonomes.« propres » (hybrides, hy- brides rechargeables, élec- triques) et l’arrivée encore ti- mide mais néanmoins certaine des véhicules autonomes.de son Stelvio, Land rover renouvelle à Paris son Dis- covery et Mercedes présente un GLc coupé rival affirmé et tout aussi vilain du bMW x6. Quant à Volkswagen, il concocte une gamme de six SUV qui sera coiffée par un nouveau touareg dont le concept a été exposé au salon de Pékin au printemps dernier. Outre la montée en gamme, le marché des SUV se dis- tingue aussi à l’inverse par la tendance à commercialiserde 87000 euros. La techno- logie hybride, toyota l’a im- plantée au printemps dernier sur son rAV4 dont Kia se pose en concurrent avec son Niro ; Audi la propose sur le Q7 e-tron et Volkswagen sur le nouveau tiguan Gte. et désormais les SUV hybrides, avec des motorisations es- sence ou diesel, sont nom- breux, positionnés plutôt sur le haut de gamme : range rover, bMW x5, Mercedes GLe, Volvo xc90, PorscheROBOTS AUTOMOBILESDernière tendance automobile de 2016 et surtout des pro- chaines années : l’émergence du véhicule autonome pour lequel les expériences en gran- deur réelle se multiplient. Les constructeurs premium pro- posent de plus en plus de fonctionnalités qui vont dans ce sens (régulateur de vitesse adaptatif de nouvelle géné- ration, système de contrôle du stationnement à distance via son smartphone chez Mer- cedes et bMW). La plus aboutie étant sans conteste la tesla S qui offre d’ores et déjà un pilotage entièrement automatique (y compris pour les dépassements). Volvo et Uber ont signé un partenariat cet été pour faire rouler des voitures autonomes concur- rençant ainsi la Google car. en France les expérimenta- tions se multiplient : le conseil des ministres a donné son feu vert le 3 août dernier à la circulation expérimentale sur la voie publique de véhicules autonomes, à Lyon des na- vettes autonomes circulent déjà en bord de Saône dans le quartier de confluence sous la houlette de Keolis et Navya, le concepteur et le fabricant de ces véhicules sans chauf- feur. enfin le groupe PSA Peugeot citroën annonce uneLe nouveau 5008 de Peugeot à la vocation SUV nettement plus marquée.Le nouveau Renault Koleos présenté à Pékin au printemps 2016.LES SUV ENVAHISSENT LE HAUT DE GAMMELes SUV, crossover et autres 4x4, à deux ou quatre roues motrices, toutes tailles confon- dues, représentent désormais 27% des ventes de véhicules particuliers en France, enLes véhicules équipés de fonctions de conduite autonome, sous surveillance du conducteur, ne sont pas pour demain, mais aujourd’huihausse de 3% sur un an. Dans le monde, 20 millions d’unités seront commercialisées cette année et ce chiffre pourrait doubler d’ici 2030 selon les experts. Une montée en puis- sance qui contraint la plupart des constructeurs à faire dés- ormais une place dans leur gamme à ces nouveaux jou- joux familiaux. Si les ténors du secteur n’ont pas attendu le Mondial 2016 pour renou- veler leur offre (Volvo xc90, Nissan xtrail et Qasqhai, toyota rAV4, Volkswagen tiguan), la nouveauté vient surtout de l’arrivée de marques premium que l’on croyait insensibles à ces si- rènes. certes, 4x4 rime depuis longtemps avec luxe dans les roues de Land rover, Porsche, Audi, Mercedes, bMW, Lexus et autres Infiniti, mais la surprise est grande de voir Jaguar, Masserati et bentley quitter les routes goudronnées. Jaguar le premier a sorti ses griffes dès le printemps avec son F-Pace, suivi de bentley (bentayga) et de Maserati (Levante). rolls royce et Lamborghini devraient suivre. et si Alfa roméo a finalement repoussé à la mi-novembre à Los Angeles la présentationLse déroule cette année dansDES VÉHICULESDE PLUS EN PLUS PROPRESLes véhicules hybrides toutes catégories confondues appa- raissent d’ailleurs de plus en plus nombreux dans les gammes des constructeurs, contraints par la réglementa- tion européenne sur les émis- sions de cO2 avec un objectif fixé à 95 grammes en moyenne pour l’ensemble de la gamme à l’horizon 2020. tout le monde s’y met, même renault, longtemps réticent, qui a présenté en mars à Ge- nève un Scenic hybride diesel électrique. Au rayon nou- veauté : la Hyundai Ioniq (ri- vale de la toyota Prius ré- cemment restylée), la Suzuki baleno, la citadine Opel Am- pera-e... A noter toutefois que si les ventes de véhicules hybrides et électriques pro- gressent en France, elles de- meurent encore confidentielles avec respectivement 2,73% et 1,07% du marché sur les huit premiers mois de 2016 (selon le ccFA).e concept car Citroën CXperience, vedette incontestée du Mon- dial 2016, pré guration du futur haut de gamme aux chevrons.e tour d’horizon pari- sien de l’univers au- tomobile du MondialccFA s’attend à ce que la reprise se poursuive en 2016 pour enregistrer in fine une croissance annuelle de 5%, ce qui ramènerait le marché français au dessus des deux millions d’unités, soit à son niveau d’avant la crise de 2008. Dans cette évolution purement économique se des- sinent des tendances qui bros- sent à grands traits le paysage futur de l’automobile de de- main. Le Mondial 2016 met ainsi en valeur trois lignes de force, avec la déferlante des SUV (Sport Utility Ve- hicle), la poursuite de la mon- tée en puissance des véhiculese progressive des fonc-un contexte un peu moins morose que les millésimes précédents. Le marché auto- mobile français semble en effet sortir de la crise et re- trouver enfin le chemin de la croissance, avec une hausse de 6,7% des ventes de véhi- cules particuliers (VP) enre- gistrée en août selon les der- nières statistiques du comité des constructeurs français d’automobiles (ccFA), soit une progression de 6,1% de- puis le début de l’année. LeSUV ET HYBRIDES OU ÉLECTRIQUES Autre tendance du marché des SUV, le passage à l’élec- trique ou à l’hybridation, sim- ple hybride ou hybride re- chargeable. bien évidemment tesla montre la voie avec son futur x P90D électrique qui vise directement les constructeurs allemands (en europe il se vend aujourd’hui plus de tesla S que de Mer- cedes classe S, bMW Série et7etAudiA8).LeSUV tesla arrivera dans les conces- sions au prix de base prohibitifarrivé.tions de délégation de conduite sur ses modèles de série, avec à partir de 2018, des véhicules équipés de fonc- tions de conduite autonome, sous surveillance du conduc- teur. Ça y est le futur est dés- ormais réellement pour de- main.des véhicules de plus petite taille. Porsche a ouvert le bal en 2014 avec son Macan (condensé de cayenne) de- venu sa meilleure vente ; Audi dévoile à Paris un Q2 (petit frère des Q7, Q5 et Q3). On parle désormais de SUV « familiaux » de gamme moyenne, pas trop ostenta- toires, urbains plus qu’aven- turiers : Skoda dévoile à Paris son Kodiaq, Seat l’Ateca, toyota le c-Hr, Peugeot re- nouvelle ses 3008 et 5008 avec une identité SUV affir- mée, renault qui a lancé son Kadjar en 2015 élargit son offre avec un nouveau Koleos.cayenne, Lexus (rx 450h, Nx 300H et futur Ux), sans oublier le Mitsubishi Outlan- der PHeV.Le Mondial de l’automobile, du 1er au 16 octobre, Porte de Versailles à Paris(2) Certains constructeurs sont absents du rendez-vous parisien : Volvo, Ford, Mazda, Aston Martin, Bugatti, Mac Laren, Lamborghini, Lancia, Chevrolet.Philippe Flamand(1)70OctObre 2016]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[n°34www.ecoreseau.frDécryptage - Les start-up françaises du véhicule autonome MONDIAL De L’AUtOLY aura-t-il un chauffeur dans la voiture ? Non. Le bus autonome sillonne déjà la voie publique. Les jeunes pousses hexagonales s'activentrévolution dans le secteur du transport. Pour la pre- mière fois en France, deux navettes sans chauffeur pouvant transporter 15 passagers ont roulé sur la voie publique, partageant le bitume avec piétons et cyclistes. Pour les éviter et s’orienter dans l’espace, elles sont dotées d’unecommerce et de loisirs et l’immeuble de GL events, dans le sud de ce quartier en bordure de Saône.ché automobile mondial. Les opérateurs de transport public, et les villes ou communautés urbaines qui les mandatent, surveillent de très près le développe- ment du véhicule auto- nome, quand ils ne l’ac- compagnent pas directe- ment. Avec la Métropole, l’Ademe et le Sytral, Keo-L'occasion pour EcoRéseau Business d'expliciter en détails un sujet technique du secteure 3 septembre der- terrain de jeu de ces na- Kearney, le marché du vé- nier, le quartier vettes, c’est donc 1,3 ki- hicule autonome représen- confluence, à Lyon, lomètre ponctué de trois tera 515 milliards d’eurosDEUX START-UP FRANÇAISES EN POINTESi Google et tesla, no- tamment, font beaucoup parler d’eux dans le do-Cela permet d’ouvrir des lignes peu fréquentées qui ne seraient pas rentables avec des bus classiques et chauffeurspour être en bonne place dans ce domaine.a été le témoin d’une petite arrêts entre le Pôle de en 2035, soit 17% du mar-Née en juin 2014 du ra- chat de lastart-up Induct, Navya est donc la jeune pousse à l’origine des navettes qui sillon- nent Lyon depuis la rentrée. Son président, Christophe Sapet, n’en est pas à sa pre- mière innovation, puisqu’il a cofondé au début des années 1980 la société de distri- bution et d’édition de jeux vidéo Info- grames. L’entreprise basée à Villeurbanne a levé 4,1 millions d’euros en janvier 2016 auprès d’Orkos Capital, le holding d’inves- tissement de l’homme d’affaires Charles Beigbeder, Gravitation, CapDecisif Mana- gement et Bruno Bonnet, cofondateur d’In- fogrames avec Christophe Sapet. L’entreprise de 60 salariés – contre 25 en 2015 –, répartis entre Lyon et Paris, a dé- voilé son premier véhicule autonome et électrique, le Navya Arma, en octobre 2015. Il a d’abord trouvé des applications dans des sites fermés, comme la centrale nucléaire de Civaux, dans la Vienne, qui atroqué ses bus diesel pour une flotte de six navettes électriques en janvier 2016, afin de transporter les 1100 salariés d’EDF sur son site de 220 hectares. L’électricien a cal- culé que cela lui permet de réduire de 40 tonnes ses émissions de CO2 et de gagner trois millions d’euros par an en gains de productivité.En juin 2016, la ville de Sion, en Suisse, avait déjà lancé deux véhicules de Navya sur les routes de son centre-ville, dans le cadre d’une expérimentation, jusqu’en oc- tobre 2017. Avant la capitale du valais, Lyon les avait elle-même déjà testés. Si bien que Navya prévoit de vendre 50 navettes en 2016, pour un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros à la fin de l’année, contre 500000 euros en 2015. Chaque navette coûte 220000 euros à l’achat, mais Navya commercialise aussi un service de mainte- nance, estimé à 10% du prix initial par an, et un service de supervision à distance des navettes, facturé 1500 euros par mois et par véhicule.multitude de capteurs GPS. Jusqu’à présent, ces véhicules n’avait pas dé- passé le stade de l’expé- rimentation, ou étaient res- tés cantonnés dans desmaine de la voiture auto- nome, deux start-up fran- çaises, Navya et easymile, se sont discrètement mais solidement ancrées dans le marché du véhicule au-lis, filiale de la SNcF spé- cialisée dans les transports en commun, est ainsi der- rière l’ouverture de cette nouvelle ligne lyonnaise, puisqu’elle a créé une so-La toulousaine Easymile est le fruit d’une joint venture entre le constructeur Ligier et Robo- soft, une société spécialisée dans la robotique de services, qui se sont associés en 2014. Son véhicule électrique, baptisé "EZ10", a été ex- périmenté dans plusieurs villes depuis 2015.Par exemple par la communauté d’agglomération Sophia Antipolis au début de l’année 2016, où il a desservi cinq stations au cœur de la technopole, et depuis fin août à Helsinki, qui fait rouler deux modèles prévus pour transporter neuf personnes. En 2015, ses 15 prototypes ont parcouru 30000 kilomètres, et 30 nouveaux véhicules devraient être mis sur les routes d’ici la fin de l’année. « Nous avons des atouts importants à faire valoir sur ce marché, notamment grâce aux kilo- mètres que nous avons parcourus, à l’expérience acquise et à notre vision industrielle », affirme Marion Lheritier.Un risque que les soirées arrosées repartent à la hausse...car, malgré des obstacles réglementaires, le dévelop- pement du véhicule public autonome présente bien des avantages : « Cela permet d’ouvrir des lignes peu fré- quentées qui ne seraient pas rentables avec des bus classiques et chauffeurs. A l’échelle d’une ville, cessites fermés – aéroports, centrales nucléaires, hô- pitaux, sites industriels, universités, campus, parcs d’attraction... Le nouveautonome à destination du transport public (cf. en- cadré). Le potentiel est important, puisque selon le cabinet de conseil Atciété commune avec Na- vya pour l’occasion, bap- tisée Navly. et la rAtP a profité du Salon du trans- port public en juin dernierOctObre 2016pour acquérir un véhicule de chacune des deux start- up françaises, dans le ca- dre de son programme d’expérimentation.véhicules représentent aussi des gains en termes de sta- tionnement et de circula- tion », explique Diego Isaac, business developer europe de Navya. Pour l’heure, ces navettes ne vi- sent pas à remplacer les bus, mais à les compléter sur de courtes distances, dans des zones où le trafic est peu dense. elles peuvent en particulier contribuer à résoudre la problématique du “dernier kilomètre”, cette distance qui sépare notre habitation d’un ser-vice de transport en com- mun : « Nous souhaitons compléter l’offre de mobi- lité sur le premier et le dernier kilomètre en venantSMART CITYen complément des résea. de transport en commun déjà existants. En comblant le manque entre les trans- ports de masse et les lieux d’habitation ou d’activités par exemple », explique Marion Lheritier, respon- sable marketing et com- munication d’easymile.uxAymeric Marolleau71]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34MONDIAL De L’AUtO L’Art du temps - Essais & tendancesVolvo V40 : l’excellence automobileAvant de découvrir les futures Volvo com- pactes de la série 40 construites sur la nou- velle plateforme cMA, attendues en 2017, nous prenons le volant des V40 et V40 cross country (cc) restylées, nouveau millésime. La petite Volvo est le modèle du constructeur le plus vendu en europe, et le deuxième de la marque dans le monde. Nouvelle calandre, nouvelle signature lu- mineuse avec des phares LeD, nouvelles couleurs de carrosserie, le lifting reste limité et le design de la V40 inchangé, qui n’en fait pas la plus jolie des Volvo, surtout vue de l’arrière.Au volant c’est l’excellence automobile qui vous accueille avec une ergonomie en tous points parfaite quelles que soient les commandes. Ici, intuitivité rime avec effi- cacité. Les finitions xenium sur la V40 cc ou r-Design sur la V40 classique sont, comme toujours chez Volvo, sans reproche. Le luxe se conjugue au confort (sièges profonds de très bonne tenue, silence acous- tique, toit panoramique en verre) pour for- mer un écrin automobile incomparable. La version cc essayée au look baroudeur (ca- landre et bas de caisse) possédait sous le capot le moteur D4 (quatre cylindres diesel à double turbo de 190 chevaux) couplé àLe Peugeot 2008 se refait une beautéla boîte automatique Geartronic à 8 rapports : un régal. La V40 classique était, elle, équipée du moteur D3 (4 cylindres turbo diesel de 150 chevaux) et de la boîte méca à 6 rapports qui manque de précision, le système stop-and-start étant en outre sujet à calages intempestifs. toutes deux offraient une tenue de route parfaite, un freinage puissant et, Volvo oblige, les attributs de la sécurité en adéquation avec le leitmotiv de la marque « plus aucun mort ou blessé grave à bord d’une Volvo à l’horizon 2020 ». Les V40 reçoivent ainsi en série,outre le système city Safety, avec an- ticipation de collision et frei- nage automatiqueLe petit SUV du Lion se refait une beauté, fort du succès ren- contré sur le marché européen. L’ambition avérée de ce restyling est d’apparaître comme plus crossover qu’urbain pour séduire une clientèle plus masculine. capot surélevé, nouvelle calandre verticale, extensions d’ailes noires, sabots avant et arrière en aluminium (sur la finition Gt-Line), le pari est réussi. Pour le reste rien ne change. Le 2008 est toujours aussi spacieux pour une petite voiture, confirmant ainsi sa vocation familiale. confortable, silencieux, doté de sièges à la tenue parfaite. Moins irréprochable du point de vue de son comportement routier que la berline, il dispose toujours du système grip control (contrôle de motricité avancé), l’antipatinage des roues avant permettant d’améliorer l’adhérence (sable, boue, neige...). Le petit moteur trois cylindres essence 1,2 litre Puretech de 130 chevaux se révèle la plupart du temps suffisant et la boîte mécanique à 6 rapports très facile à manier. De quoi séduire de nouveaux adeptes.P.F.Modèle essayé : Peugeot 2008 Allure 1,2 L PureTech 130 S&S BVM6. Tarif : à partir de 22650 euros. Tarifs gamme essence à partir de 16050 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 19600 euros.jusqu’à 50 km/h, un airbag piéton et le système de détection des piétons et des cyclistes, une première dans ce segment. Une excellence automobile qui se paie néanmoins au tarif fort : 50730 euros pour notre V40cc xénium bardée d’options.Par Philippe FlamandModèles essayés : Volvo V40 Cross Coun- try D4 G8 190 chevaux Xenium, tarif à partir de 42140 euros. Volvo V40 D3 BM6 150 ch R-Design, tarif à partir de 34750 euros. Tarifs gamme essence à partir de 24340 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 25560 euros.74OctObre 2016]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[n°34www.ecoreseau.frL’Art du temps - Essais & tendances MONDIAL De L’AUtOLe nouvel Opel Zafira en ordre de bataillec’est à un segment automobile nettement en perte de vitesse sur le marché au profit des SUV qu’appartient l’Opel Zafira. ce monos- pace familial va trouver en outre sur son chemin les nouveaux renault Scenic et citroën Picasso, ce qui ne va sans doute pas lui faciliter la vie.Qu’à cela ne tienne la troisième génération de ce chouchou des pays nordiques, arrivée sur nos routes il y a cinq ans, se refait une beauté pour affronter ses rivales. Nouvelle calandre, nouvelle signature lumineuse à LeD inspirée de l’Astra, nouvelle planche de bord elle aussi venue de l’Astra... Le Zafira 2016 n’est certes pas révolutionnaire mais il reste très agréable à conduire. Ses volumes généreux sont amplifiés par le pare- brise panoramique réglable (sur le modèle du viso drive de citroën apparu sur la c3 il y a six ans) et le toit panoramique. Les sièges avant sont d’un grand confort de même que les places arrière modulables (une troisième rangée est disponible). La dimension familiale du véhicule est d’ailleurs évidente avec le remarquable système de console centrale multifonction Flexrail® (trois niveaux de rangement superposés coulissant sur des rails en aluminium et qui intègrent deux porte- gobelets) et le système FlexFix® intégré dans le bouclier arrière, qui coulisse comme un tiroir et peut accueillir jusqu’à quatre vé- los.côté équipement l’offre est généreuse, de série ou en option (phares adaptatifs, régula- teur de vitesse adaptatif, reconnaissance des panneaux, indicateur d’angle mort, etc.) mais elle fait pourtant l’impasse sur l’accès mains libres et le park assist. etrange.côté mécanique, essayé avec sous le capot le moteur 2 litres turbo diesel de 170 chevaux couplé à la boîte manuelle à 6 rapports, le Zafira se montre suffisamment performant mais un rien flottant en terme de tenue de route du fait d’un poids élevé et de suspensions très confortables maisun peu trop souples.P.F.Modèle essayé : Opel Zafira Elite 2.0 L Cdti 170 ch. Tarif : à partir de 34600 euros. Tarifs gamme essence à par- tir de 24850 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 27950 eu- ros.OctObre 201675]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34MONDIAL De L’AUtO Prospective – La voiture en 2050L essencenonessentielle Les innovations foisonnent, si bien qu’il est difficile d’esquisser le véhiculeCompte-tenu des innovations en cours dans le domaine, EcoRéseau Business imagine dans une fiction ce à quoi il ressemblera en 2050, puis demande l'avis d'un expert du secteur. De quoi révéler des potentiels insoupçonnésd’après-demain.a dernière des la société pour faire la titut Pascal à clermond- étaient à leurs dé- Mohicans. Ainsi navette, quand d’autres Ferrand en collaboration buts – la toyota est surnommée prennent le bus ferry aé- avec le constructeur Li-Faustine, jeune cadre rien afin d’éviter tout gier dans les années dynamique qui chaque embouteillage. D’autres 2016-2020. Mais Faus- matin doit se rendre de préfèrent gagner des cré- tine est une irréductible, Nice centre-ville à So- dits de mobilité distri- elle préfère venir seule phia Antipolis pour bués par l’entreprise en dans sa vieille guim- exercer son métier de créant des groupes barde à moteur hybride.Les bolides connectés, souples, flexibles et autonomes qui la dépassent roulent grâce à l’électricité fournie par l’asphalte conducteurcommunity manager pour une marque de Fly- boards à grande vitesse. Ses collègues utilisent les produits-mêmes ded’auto-partage et de co- voiturage, ou tout sim- plement prendre la na- vette eZ10 autonome, mise au point par l’ins-A l’époque de sa fabri- cation en 2016, les piles à combustible utilisant l’hydrogène et l’oxy- gène comme carburantsMirai sortait seule- ment au Japon, avec une autonomie de 500 km – et les batteries Li- ion de 200 km d’auto-Le robot conducteur du taxi sera-t-il aimable ?Bruno Grandjean, directeur de programmes au Pôle de compétitivité Véhicule du futur à Mulhouse« Le robot-taxi électrique promis à un bel avenir »Quelles grandes tendances d’innovation ac- tuelles vont considérablement influencer la voi- ture de demain selon vous ?J’en relève trois. Premièrement les nouveautés en matière de motorisation et électrification du véhicule, avec à terme la disparition du pétrole. La pile à combustible aussi se développe, mais elle sert à produire de l’électricité. Deuxiè- mement l’émergence du véhicule connecté automatisé, qui est un des rares sujets pour lesquels l’échéance avance au lieu de reculer, au vu des progrès faramineux qui sont réalisés tous les jours. La troisième grande rupture est à rechercher dans l’usage du véhicule et la fameuse mobilité servicielle. Les gens ne possèderont plus leur véhicule et feront toujours plus appel à des véhicules partagés ou à un pool de services qui donne le déplacement le plus adapté. Si on poursuit ces courbes, on peut imaginer desrobots taxis électriques en 2050.Comment parvenez-vous à détecter les ruptures à venir ? Nous ne travaillons pas hors-sol. Nous sommes en contact avec les réseaux de pôles par exemple. L’information est aussi alimentée par ce que nous développons. Nous avons besoin que tout l’écosystème s’auto-nourrisse pour progresser dans ces domaines complexes. Le véhicule électrique est un monde en soi par exemple : problématiques d’allègement, de batteries, de recyclage, de process, etc., sont pléthoriques.Idem pour le véhicule autonome : avec qui doit-il être communicant ? Quid de la sécurité ? Des tests et de la va- lidation ?...Est-on bien placé en France dans ces grands do- maines ?Grâce à Renault nous avons acquis de solides positions dans l’électrique. En revanche, les constructeurs ont aban- donné les recherches sur la pile à combustible à cause de multiples inconvénients. L’utilisation de l’hydrogène est désormais plus avancée en Allemagne. Les innovations conduisant aux véhicules autonomes arrivent sur le haut de gamme, comme prolongation de l’assistance à la conduite. Ce qui signifie que les véhicules hexagonaux sont devancés par les constructeurs allemands par exemple. Mais Google, et plus récemment Tesla avec l’accident mortel, font plus parler d’eux et ont déjà plus de retour sur expérience. Auparavant les constructeurs pratiquaient l’innovation incrémentale pour améliorer la conduite, ce qui aurait tranquillement mené au véhicule autonome en 2040. Mais Google a mis un coup de pied dans la fourmilière en 2012, tout le monde a dû accélérer. Les membres du pôle sont d’ailleurs à la recherche d’indices, de rencontres pour se positionner à leur échelle sur ces technologies. Quant à l’écomobilité, elle est plutôt l’apanage des start-up, notamment françaises, qui multiplient les démarches collaboratives.Concrètement de quoi peut-on être sûr concer- nant le véhicule de 2050 ?Il sera vraisemblablement partagé. Certainement pas possédé par un individu, sauf le très haut de gamme. La reine d’Angleterre aura sa Rolls, mais les robots-taxis, à Paris ou dans la Creuse, de 40 tonnes ou en mode Twizy, seront majoritaires. L’évolution sera en tout cas terminée. BMW et Intel annoncent le premier taxi pour 2021. Etant donnés les avantages du moteur électrique et des énergies renouvelables, il y a de très fortes chances pour que cette technologie s’impose. Je reste dubitatif sur les routes élec- trifiées qui coûtent très cher. Des motorisations alternatives, comme l’hydrogène, sont à envisager pour les poids lourds. Quant à la voiture volante, elle sera possible techniquement, mais certainement rejetée sociétalement, car les gens pourront aller partout sans contrôle. Enfin, il y a consensus aujourd’hui pour dire que la voiture à air comprimé, qui a fait le buzz pendant des années, ne verra pas le jour à cause des trop importantes ressources économiques eténergétiques nécessaires pour comprimer l’air.Propos recueillis par Julien Tarby76OctObre 2016]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[n°34www.ecoreseau.frProspective – La voiture en 2050 MONDIAL De L’AUtOnomie ne convainquaient pas la majorité des conducteurs. La batterie lithium-soufre (ou Li- S), deux fois plus effi- cace, n’était qu’à l’essai. Désormais les bolides connectés, souples, flexi- bles et autonomes, qui la dépassent et font trembler ses vitres, roulent grâce à l’électricité fournie par l’asphalte conducteur. 70% du poids de sa ma-mises au point à Mul- house et belfort sous l’impulsion du Pôle de compétitivité Véhicule du futur. A l’occasion de ses 62 ans le mois dernier, ses collègues ont tenté de lui offrir un abonnement aux voitures volantes de Stefan Klein – cet inventeur slovaque des années 2010 – pré- sentes dans toutes les grandes villes au- jourd’hui. Mais Faustine a préféré décliner. Non pas par peur des cyber- terroristes qui peuventveut pouvo.chine trop lourde du débutdu siècle provient des métaux, car elle ne contient pas comme les véhicules plus modernes des pièces mises en forme par fabrication ad- ditive, et donc plus lé- gères et sur mesure. D’autres salariés ont opté pour les dernières voitures à hydrogèneir fumer ses ci- garettes tranquillement – cette iconoclaste n’a pas de puce sous-cutanée à la nicotine – et chanter à tue- tête dans l’habitacle sans qu’un ordinateur de bord critique ses choix musi- caux et décalés. etrangeprendre à distance le contrôle du véhi- cule autonome, mais parce que, têtue, elle reste attachée à son tas de tôle. Ils ont beau lui dire qu’elle pollue, ce qui n’est plus concevable en 2050, lui dé- voiler par hologramme les démons- trations de voi- tures à air com- primé de Veolia qui les a mises au point il y a bien longtemps en 2017, rien n’y fait. FaustineFaustine...Julien TarbyOctObre 201677]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34Art De VIVre & PAtrIMOINe Baromètre Finance & InvestissementsBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant les placements et investissements que peut réaliser tout particulieruLA SPÉCULATION DU MOIS AccorHotels en vedetteuLES BONS PLANS DU MOIS46€ 44€42€40€38€36€34€32€30€ 28€L’immobilier, premier investissement des familles aiséesL’Association française du family office (AFFO) a dressé un état des lieux des investissements réalisés par les clients faisant appel aux services de family offices, ces banques privées qui offrent leurs services pour gérer l’argent des familles aisées. Lesplacements immobiliers arrivent en tête (30%), suivis par les actions cotées (23%) puis les actions non cotées (17%). La dette (obligations et dettes d’etat) compte de son côté pour 172% de l’épargne de ces familles,Oct NovDec 2016 Fév MarsAvr Mai JuinJuil Août SeptBarclays a porté sa recommandation sur AccorHotels à Surpondérer, contre une recommandation Neutre aupa- ravant. Le broker évoque plusieurs catalyseurs positifs qui devraient intervenir dans les prochains mois, comme notamment la scission entre HotelInvest et HotelServices, mais aussi la perspective d'une redistribution de 1,5 milliard d'euros aux actionnaires dans l'année à venir.comme lainvestissements dans l’art ne représentent que 3%, de même que les investissementsphilanthropiques. L’association remarque que le niveau de fiscalité a fortement pesé dans le choix d’allocations d’actifs. Selon elle, cette répartition est par ailleurs appelée à évoluer : elle anticipe une forte augmentation des placements immobiliers et des actions non cotées.augmentation derenégociations qui comptaient pour38,1% des nouveaux crédits enjuin, 34,5% en mai et seulement30,4% en avril dernier. et pourcause : les taux sont toujours auplus bas. Ils ont encore reculépendant l’été, et se négociaient enmoyenne à 1,48% au mois d’août(toutes durées confondues) contre1,55% au mois de juillet. Unetendance qui s’explique par la politique monétaire favorable de la bce. Si les taux continuent à plonger, la part des renégociations dans les nouveaux crédits pourrait encore augmenter, voire dépasser le record atteint l’été dernier (58% au mois d’août 2015).Crédits : la renégociation bat son pleinSelon les statistiques mensuelles de la banque de France sur les crédits accordés aux particuliers, 44% des crédits immobiliers souscrits en juillet 2016 ont concerné des renégociations. On assiste donc à une fortetrésorerie. enfin,lesces78OctObre 2016]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[n°34www.ecoreseau.frBaromètre Finance & Investissements Art De VIVre & PAtrIMOINeLes SCPI séduisent toujours autantuLE COIN DES ANALYSTES u Cholet Dupont : vers un été in-dien sur les marchés ?Le reflux des incertitudes économiques et la perspective d'un maintien des positions accommodantes des grandes banques centrales ont permis aux marchés de progresser pendant deux mois, observe Cholet Dupont dans une note. Selon lui, ces tendances encourageantes pourraient se prolonger, et permettre aux Bourses de traverser les « inévitables incertitudes de l'automne ». Après le Brexit, « le calme actuel permet à l'économie anglaise de rattraper son retard », écrit Cholet Dupont, tout en ajoutant qu'« il est toujours difficile d'imaginer quand et comment la sortie aura lieu ». Globalement, l'analyste a une position légèrement surpondérée sur les actions à court terme, et neutre à moyen terme.uActions : EDRAM mise sur la zone euroLes actifs risqués ont poursuivi leur progression en août, dans un marché où la volatilité a été particulièrement faible et où les volumes sont restés modestes, remarque Edmond de Rothschild Asset Management. Pour Benjamin Melman, directeur allocation d'actifs et dettes souveraines chez EDRAM, ce rebond s'explique en grande partie par l'amélioration de l'environnement économique mondial, notamment aux Etats-Unis et au sein des pays émergents. « L'économie mondiale retrouve enfin son potentiel et devrait confirmer cette tendance au cours des prochains mois, ce qui, dans un contexte de taux extrêmement bas, constitue un cadre favorable aux marchés actions », écrit-il. Il considère lesLes Sociétés civiles de placement immobilier (ScPI) ont collecté au total 2,45 milliards d’euros au premier semestre 2016 selon l’Aspim (Association française des sociétés de placements immobiliers). Un nouveau record historique, qui marque une hausse de plus de 30% par rapport à la même période l’an dernier. Le constat est sans appel : les particuliers s’intéressent de plus en plus à ce placement. On les comprend : alors que les produits classiques voient leur rentabilité reculer (le rendement du livret A aactions chères, mais estime que les niveaux de valorisation restent « fréquentables ».uZone euro : SwissLife AM attend les données chiffréesLa croissance du PIB en zone euro s'est établie à 0,3% au second trimestre, soit 1,2% en rythme annuel, rappelle SwissLife AM : une croissance certes modérée, mais supérieure à son potentiel, observe-t-il. Le pic de la récente reprise a déjà été atteint, mais le cycle est toutefois loin d'être achevé. Suite au Brexit, l'analyste a réduit ses prévisions de croissance trimestrielle à 0,3% pour le troisième trimestre et à 0,2% pour le quatrième. « Bien qu'il soit encore difficile d'en évaluer l'impact sur l'économie de la zone euro, nous savons que cette période d'incertitudes élevées sera longue », anticipe SwissLife AM, qui attend la publication de données chiffrées concernant la période post-Brexit.chuté à 1% contre 1,5% auparavant alors que le taux d’intérêt du Livret A est maintenu à 0,75%), les taux d’intérêt des ScPI demeurent attractifs. en moyenne, ils ont servi 4,70% au premier semestre... soit deux fois plus que la moyenne de l’assurance-vie. Surtout, ils permettent de se positionner sur le marché de l’immobilier (et notamment de l’immobilier de bureau) sans subir les inconvénients de la gestion.éthique & FinanceDdernier G20 du quinquennat donc je suis encore plus mobilisé pour ce que j’avais dit dès le début : la lutte contre la finance, la priorité à la croissance et une mondialisation qui soit régu- lée ». cet écho au désormais célèbre discours du bourget pré- cise le plan d’attaque contre l’adversaire sans visage et sans nom : il s’agit « d’éviter que les trous dans le système finan- cier puissent offrir des occasions à ceux qui alimentent le ter- rorisme par toute sorte de trafics, puissent leur permettre de faire leurs basses œuvres ». Autrement dit, la lutte contre le financement du terrorisme international rejoint celle contre la fraude et l’évasion fiscales, et exige l’établissement d’une « liste noire des paradis fiscaux et des pays qui ne respectent pas leurs engagements ».Plus encore, pour assainir les marchés et « aligner la finance » sur les efforts d’adaptation au changement climatique énoncés lors de la cOP21, François Hollande a annoncé que la France allait « montrer l’exemple » en étant « le premier pays à lancer des obligations vertes, dédiées à des projets d’investissements environnementaux ». D’aucuns, à l’instar de l’économiste Maxime combes, ont déjà révélé que la France n’était pas le premier pays à œuvrer en ce sens. Les mêmes et d’autres ontLe Président prépare sa mise au vertparlorsqu’il n’était que le candidat Hollande : « c’est leébut septembre, à Huangzhou, le Président français a réaffirmé les convictions qui étaient les siennesémis des doutes quant à l’assurance que les fonds récoltés se- raient effectivement alloués à des projets correspondant à leur objectif initial. Le cas d’engie, qui avait levé près de 2,5 mil- liards d’euros en 2014 avec une émission obligataire officiel- lement verte mais dont une partie aurait servi au financement de grands barrages polluants et à la déforestation de l’Ama- zonie, a par exemple été avancé. Les détracteurs de ce véhi- cule financier ont ainsi mis en avant un néologisme intéressant, celui d’« écoblanchiment » : « des multinationales sales » instrumentaliseraient le vocable du développement du- rable pour maquiller des financements qui n’auraient rien de socialement responsables ni d’environnementaux. La décision politique d’encourager l’allocation de fonds à un objectif vital mérite pourtant d’être saluée. Sans volonté de diriger, autant que faire se peut, les ressources disponibles vers des projets dont la visée n’est autre que le bien-être et l’avenir de tous, il est fort à parier que les actions spontanées, nécessairement disparates, s’avèreront ineffectives. Pour autant, par souci d’efficacité, il eût été souhaitable que le Président ne présentât pas son action comme un « combat contre la finance ». ces relents de populisme ont certes servi le candidat de 2012, mais risquent fortement de ne pas apporter l’effet escompté sur l’opinion publique par le probable candidat de 2017.ArthurCohenPrésident Directeur général des éditions Hermann, Philosophe spécialisé dans les questions éthiques appliquées au secteur financierOctObre 201679]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34Art De VIVre & PAtrIMOINe Patrimoine - Placement dans le vinFocus sur un placement ou investissement afin d'analyser les tendances et évolutionset tout repart en 2015 - 2016«Ifins chasseurs, pour les amoureux : seuls les grands crus classés que nous avons appris à aimer ont cette no- blesse, cette sûreté fragile, cette pérennité qui font leur beauté, leur grandeur, leur poésie aussi », écrivait Pierre-Jean rémy dans son roman « Mes grands bor- deaux » publié en 1997. Il ne faut pas en vouloir à l’académicien d’avoir omis de parler prix et plus-values. Depuis l’écriture de l’ou- vrage, l’investissement dans les grands crus, longtemps resté une pratique confi- dentielle, s’est largement démocratisé en France.Après plusieurs années difficiles, les cotes des grands crus repartent à la hausse, offrant à des investisseurs avertis une opportunité de placement attractive.aujourd’hui sous-valorisé et certaines marques pré- sentent un vrai potentiel. Surtout, 2015 s’annonce comme un millésime inscrit dans la lignée des très grandes années 2009 et 2010. Peut-être même meil- leur encore. Enfin, avec les politiques monétaires ac- commandantes des princi- pales banques centrales, les investisseurs regorgent de liquidité, avec comme ho- rizon d’investissement, soit un risque élevé, soit un ren- dement peu attractif ». At- tention cependant, dans le monde de la gestion d’actifs, le vin n’est qu’un micro- marché qui reste très volatil. « Une société d’investisse- ment spécialisée peut ache- ter pour 20 à 30 millions d’euros par an. C’est une somme dérisoire dans le monde de la finance, mais très importante dans le vin. Ainsi, plusieurs investisseurs qui décideraient en même temps de vendre pour un total de 100 millions d’euros risquent de précipiter la chute des cours », souligne Aymeric de clouet. Dans ce cadre, les spécialistes in- terrogés sont unanimes pour rappeler que l’investisse- ment dans le vin doit être considéré comme un pla- cement de diversification et ne représenter à ce titre que 5% maximum du pla- cement total. « Par ailleurs, il est vivement recommandé de suivre les conseils des experts qui seront à même de déceler les crus à fort potentiel », complète Saad ralph. Au final, conclut Ay- meric de clouet, « le prin- cipal conseil que je puisse donner aux investisseurs est de rester propriétaires de leurs bouteilles. Au pire, en cas d’effondrement du mar- ché, ils pourront toujours se consoler avec un grandl existe des vins pour les grandes gueules, pour lesjamais livrés », explique Franck Nogues, fonda- teur de Patriwine. ces sociétés conservent les bouteilles plusieurs an- nées avant de les re- vendre en espérant une plus-value conséquente.« Le placement dans levin offre sur longue pé- riode un rendement de6 à 8%. Pour dégagerun tel rendement, il faut conserver ses vins qua-tre voire six à huit anset consentir à ne jamaisles boire », prévient Franck Nogues. Patri- wine propose à ses clients deux options :les vins d’investisse- ment, qui bénéficientde la prestation à la re- vente, et les vins plaisirs, livrés à la demande du client. Or, 99% du chif-fre d’affaires est consti-tué de vins d’investis- sement, signe que les investisseurs considè- rent le vin comme un placement tangible. Pour déterminer la cote des vins, les profession- nels s’appuient sur le Liv-ex, une véritable bourse du vin basée à Londres, liquide, où ilest facile d’investir même pour le néophyte, avec différents indices. Le plus suivi est le Liv-ex 100, indice qui calcule la valeur de 100 grands vins réputés par caisses de 12. Parmi eux, entre autres, des ap- pellations prestigieuses et classiques, telles les roma- née-conti, Petrus ou Mou- ton-rothschild.crus suivaient une règle tacite : lorsque l’année était bonne, les prix pro- gressaient, mais lorsque le cru était moins bon, les prix étaient revus à la baisse. La cuvée 1997 a cassé ce système. Face à l’envolée de la de- mande chinoise, les châ- teaux et les négociants ont entretenu la hausse des prix », explique Ay- meric de clouet, expert chez expertissim. Mal- heureusement, la manne s’est tarie à partir de 2011 pour le millésime 2010, avec le ralentis- sement de la croissance chinoise et les mesures anti-corruption prises par Pékin.UN SECTEURQUI A PRIS DELA BOUTEILLE Fortement malmenés par la crise financière de 2008 puis par celle de la dette souveraine en 2010, de nombreux épargnants ont cherché à diversifier leurs placements dans des actifs tangibles (l’or, l’immobi- lier...) mais aussi dans d’au- tres actifs « réels » plus singuliers comme les voi- tures de collection, les œu- vres d’art et le vin. Face à cette demande, le marché s’est rapidement organisé avec la création en France de sites Internet proposant de l’investissement en direct dans des grands crus à l’image de Patriwine, ca- vissima, U’Wine ou r&S corp. ces entreprises achè- tent des bouteilles pour le compte des particuliers, et les stockent le plus souvent en Suisse pour échapper à la tVA. « Nous conservons les vins de nos clients dans les ports francs de Genève afin qu’ils bénéficient d’une suspension de TVA. Mais les clients doivent alors s’engager à ce que les vins soient revendus uniquement à l’étranger et ne leur soientcaisse de château Haut brion du même millésime accusait une décote de 14%, selon Liv-ex. Plus globa- lement, l’évolution de l’in- dice Liv-ex 100 confirme que l’investissement dans le vin est loin d’être un longDe quoi récolter les fruits de son épargne dans tous les sens du terme...àlafoisparlachutedela demande chinoise et des ré- coltes décevantes. « Pendant longtemps, l’investissement dans les grands crus classés a été un très bon placement. Depuis dix ans, j’en suis moins sûr et pour plusieursL’OR ROUGE RETROUVE SON ÉCLATDepuis quelques mois cependant, l’horizon semble s’éclaircir. Sou- tenu par le regain d’ap- pétit des consommateurs asiatiques et une récolte 2015 jugée très promet- teuse, le Liv-ex est re- parti à la hausse. Fin août, il affichait un gain de 16% depuis le début de l’année, surperfor- mant largement le cAcATTENTION À LA DESCENTEInvestir dans le vin peut générer des gains élevés mais aussi des pertes im- portantes. Ainsi en février 2016, une caisse de château Lafite rothschild 2006 a été revendue 6630 euros, soit 44% au-dessus de son prix initial tandis qu’uneLes professionnels s’appuient sur le Liv-Ex, une véritable Bourse du vin basée à Londres, liquide, où il est facile d’investir.40, en repli, lui, de 4%. «Je pense que la crise chi- noise est derrière nous. Pour preuve au salon Vinexpo 2016 de Hong Kong : les commandes, qui étaient en baisse de 30% lors de la précédente édition en 2014,fleuve tranquille. Après une raisons. En premier lieu, ont bondi cette fois-ci de longue période de croissance les prix de vente à la sortie 130% », commente Franck ininterrompue marquée par de propriété ont augmenté Nogues. ralph Saad, associé un plus haut historique en plus vite que les prix de gérant chez r&S corp, af- 2011, le marché s’est bru- marché. Je m’explique : fiche également son opti- talement écroulé, pénalisé jusqu’en 1997, les grands misme : « Le marché estcru!»Pierre-Jean Lepagnot80OctObre 2016]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[GIP LIBOURNE L ' A B U S D ' A L C O O L E S T D A N G E R E U X P O U R L A S A N T É PHOTO STEPHANE KLEIN]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°34Art De VIVre & PAtrIMOINe Regard sémantiqueDepuis neuf ans, Jeanne Bordeau compose des “tableaux de mots” à partir de collages issus d’articles de presse. Démonstratives et percutantes, ses “compositions sémantiques” accrochent le coeur et la raison. A la fois miroir et interprétation de l’actualité,ses tableaux décryptent l’époque de manière presque prémonitoire.Créations thématiques et singulières, ses tableaux mettent en scène les mots-clés d’une année dans des secteurs d’actualité majeurs : politique, économie, crise, culture, société, culture, femmes, développement durable, ressources humaines, verbes. Chaque année, ces dix toiles forment ainsi “une tapisserie de Bayeux contemporaine” et sont exposées courant janvier à Paris.La mémoire des motsNomdutableau: Verbes,2015,JaneBee Dico d’époque« Recréer » et « repenser » car il faut avoir à l’esprit que 2015, c’est aussi l’année de la « COP21 », des urgences climatiques. Le orange qui orne le fond du tableau évoque ce réchauffement de l’atmosphère qui appelle des solutions nouvelles. Le « recycler » n’est plus une option mais une ardente obligation.Sauver en « re » majeurRésisterentre la guerre contre Daesh et le climat déréglé, c’est une mission presque impossible et pourtant vitale qui s’impose à la France. Il est temps de « réécrire le monde ». L’alerte est telle qu’il faut se « réveiller ». Un réveil qui passe par le hashtag « #Tout- Changer ». Ainsi, on voit fleurir le « changer » et le « réformer », « ré- intégrer », « redémarrer ». « Redé- marrer » aussi pour que l’économie redevienne un moteur de croissance. Savoir être dans la résilience, « re- bondir », « se réorganiser » et pour- quoi pas « se renforcer ». « Ubériser » s’impose et annonce cette nouvelle façon de consommer où le lien direct entre producteurs et consommateurs se précise grâce au numérique (ou à cause).La résistance se conjugue au présentEn 2015, les verbes sont à l’image d’une année marquée par le terro- risme mais aussi les urgences cli- matiques. Il ne s’agit pas de survivre mais de « revivre ».arme de concorde. L’objectif est en effet de « reconquérir » grâce aux valeurs républicaines les espaces dé- lités par des idéologies destructrices.Réécrire le mondeDepuis 2008, le verbe « sauver » est très présent dans l’actualité séman- tique. 2015 n’a pas fait exception à la règle puisque le « sauver » forme une galaxie en haut à gauche de la toile. Il est même question de « sauver la Terre ».A côté de « sauver », on remarque la forte présence de « résister ». « Ré- sister » est en fait le verbe de 2015. c’est une résistance de tous les instants qui se conjugue en mode « Je résiste ». « Résister » provient du latin « resistere ». Il suggère l’idée de « faire face ». Le « résister » voisine avec le « rebeller ». Se rebeller contre ce climat qui nous incite à nous replier et à avoir peur.ce qu’il faut noter dans cette omni- présence de « sauver », c’est qu’il draine avec lui des verbes en « re ». « Re » comme s’il était possible de faire de notre monde une page blanche pour recommencer une autre histoire. comme s’il était possible de remettre les compteurs de l’incertitude à zéro. Voici donc alignés : « relancer », « reconquérir », réinventer », « revi- vre », « refonder », reformer », « re- penser». ce type de mots en « re » s’applique aussi bien à la société qu’il faut « refonder », qu’à notre capacité à « revivre » après les car- nages terroristes. Quant au « recon- quérir », il possède des accents guer- riers mais il est employé comme uneSi l’on résiste, c’est aussi pour trouver un nouveau souffle. Alors, nous sommes gagnés par une volonté de « ranimer » la république, de « res- taurer » une forme de quiétude, de « recréer », « repenser ».Les verbes de 2015 son traversés par trois mouvements : celui des verbes en«re»,celuiduverbe«sauver» et enfin l’influence du « changer ». Une farouche volonté de déraciner le pessimisme est palpable. Nous sommes en position d’acteurs, mais l’avenir ne sera pas une fiction. « Se reconstruire » et « réparer la répu- blique » serait le dénouement par- fait.parQuelle étrange rencontre dans le ta- bleau Verbes de 2015. On croise en effet la trajectoire de « Rire ». « Rire » devient un acte de sauvetage collec- tif.rireattention, le rire ne doit pas être confondu avec la dérision.millions d’euros. Il faut faire rire, pour oublier ?Jeanne BordeauRire contre la criseRire toujours rireFondatrice de l’Institut deLe«rire»aaussileventenpoupe car c’est un marché en pleine expan- sion. ceux qui s’en revendiquent ar- rivent à résister à la crise. Kev Adams est le héros des deux plus gros succès du cinéma français en 2015 : « Les Prof2 » et « Les Nouvelles Aventures d’Aladin ». Quand à cyril Hanouna il reste sur D8 contre un contrat de 250ce « rire » est également un outil pour « rassurer ». Il est omniprésent. Même les marques se pavanent pour capter le « rire » sur Youtube. Il est le support du buzz et il est condamné à sans cesse se renouveler. Le rire est un marché de l’immédiat. Il embrasse un grand champ d’expression. rire pour ne pas en pleurer !la qualité d’expressionRire aux larmesDès son origine, rire signifie le fait de manifester un sentiment de joie et de liberté.Il est parfois revendication et hommage aux victimes de l’attentat du 7 janvier 2015 contre « Charlie Hebdo ». Mais,OctObre 2016PROCHAIN NUMÉRO LE JEUDI 27 OCTOBRE 201682]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRECABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 190 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82THE SHOW OF THE MOST FAMOUS CABARET IN THE WORLD !DINNER & SHOW AT 7PM FROM €190 SHOW AT 9PM & 11PM FROM €77WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIEL© Bal du Moulin Rouge 2016 - Moulin Rouge® - 1-1028499]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[]]></page></pages></Search>