﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="no"?><Search><pages Count="84"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[Franky ZAPATAPère détonant du Flyboard®EN IMMERSIONPRUD’HOMMES DE LYONLa nouvelle loi « en live »ELECTRON LIBREp. 29LES HAUTS-DE-FRANCEBIENVENUE CHEZ LESCH’TECHSBien plus qu’une fiction›› ENQUÊTE - p. 22ENTREPRISESEMPAREZ-VOUSDU FUTUR !PROSPECTIVISTES, CHASSEURS DE TENDANCES, ÉVANGÉLISTES...BLOCKCHAINLa disruption sectorielleLE MOUVEMENT DES LIBÉRÉSCES ENTREPRENEURSQUI DÉFIENT LA SÉCU !Cet exemplaire vous est offert par EcoRéseau Business. Ne peut être vendu séparément.›› GRAND ANGLE - p. 12 Burn outBore outMIEUX MESURER ET ANTICIPER ?Numéro 33 septembre 2016 - 3,90€www.ecoreseau.fr]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33eDItorIALAu-delà du Burkini...Vacances terminées, résolutions de rentrée... Un chemin classique emprunté par beaucoup. Nombre de chefs d’entreprise profitent de l’évasion estivale pour se remettre en question et mieux aborder l’année, parvenant à cette même conclusion : l’entrepreneur idéal, désormais soumis à une âpre concurrence quel que soit son secteur, doit évidemment se battre comme un lion dans son cœur de business. mais à terme, il est condamné à la mauvaise surprise s’il ne déploie pas des antennes en dehors de sa sphère de business. Dans un monde qui change à vitesse grand V, sous les coups de boutoir du progrès technique, des changements de règle- mentations et des nouvelles idées, mieux vaut anticiper les coups de trafalgar, bi- furquer avant les plaines de Waterloo et rechercher les soleils d’Austerlitz. Ce qui passe par une bonne prospective dont ecoréseau business explicite les rouages en rubrique A la Une. Celle-ci donnera sa pleine mesure si elle est alimentée par des si- gnaux faibles et tendances détectées en amont. Le chef d’entreprise modèle doit donc être veilleur, et pourquoi pas faire appel à des vigies extérieures pour esquisser la transformation de son business causée par la blockchain traitée en Décryptage, ou imaginer les futures mutations de l’emploi abordées dans la rubrique Prospective. Au-delà de ses tâches habituelles, il lui faut garder un œil sur les dernières techniquesde mesure et d’anticipation du burn out révélées en Grand Angle, connaître l’impact de la loi du travail sur les procédures prud’homales traité dans le en Immersion, sur- veiller comme le lait sur le feu les modes de représentation des salariés à travers le monde pour anticiper les changements en France. bref, cravacher pour être vision- naire. tout le monde ne peut pas être l’electron Libre de ce mois, Frankie Zapata, qui va faire voler les hommes sur des Flyboards, ou Sandra rey, la fondatrice deGlowee âgée de 26 ans, repérée par le mIt et interrogée dans l.qui révolutionne l’éclairage urbain en offrant une solution d’éclairage sans consom- mation d’électricité grâce à la bioluminescence utilisée par certains poissons des pro- fondeurs. Ceux-ci ont inventé leur marché. Les autres peuvent juste améliorer le leur, en glanant des informations essentielles. Les envolées de bernard Cazeneuve ou Ni- colas Sarkozy sur le burkini ont peu d’importance pour eux - mais la volonté de ce dernier, s’il est élu, de doubler les sommes allouées au CICe - beaucoup plus. Cette veille commence, nous l’espérons, avec ecoréseau business...Jean-Baptiste Leprince Julien TarbyFondateur & directeur de la publication Rédacteur en chef’Interview Croisée,LE CHAT by Philippe Geluck2SePtembre 2016]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.frSommAIreGALAXIE ECORÉSEAU 4-11 RétrospectiveSTRATÉGIE &INNOVATION NUMÉRIQUE 48-59www.ecoreseau.fr201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél. : +33 (0)1 43 06 23 16 Courriel : contact@lmedia.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste LeprinceRédactionCourriel : redaction@lmedia.fr Rédacteur en chef : Julien TarbyConseillers de la rédaction : Matthieu Camozzi, Olivier Faure, Geoffroy Framery, Aymeric MarolleauChroniqueurs : Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, Arthur Cohen, Philippe Flamand, Pascal Junghans, Sophie de Menthon, IsaLou Beaudet Regen, Jean-Marc Rietsch, Thierry SaussezSurys, ex-Hologram Industry 58Les fortes têtes de l'Union européenne 4Baromètre de l'innovation 48 Regard digitalBaromètre de l'optimisme 6 - tendances- Actions symboliques- Le monde après CoP21eric Léandri, cofondateur et Dg. de Qwant 50ProspectiveHaute résolutionL'emploi en 2050 10- Dernières innovations du marketing digital 54 - bien choisir son FAI pour une tPe/Pme 56PANORAMA 12-19 Grand angleBusiness storyLe burn out, mesure et anticipation 12RH & FORMATION 60-67 Réseaux & InfluenceDécryptageLe potentiel de la blockchain 52Régions & TerritoiresCercle de jeunes philanthropes 60 Observatoire 62Hauts-de-France 14Hexagone16 1820-4720 2226 28 2930 32Les entrepreneurs Libérés contre la sécuCollaborateurs réguliers : Anna Ashkova, Jean-Marie Benoist, Charles Cohen, Anne Diradourian, Ludovic Greiling, Pierre Havez, Marc Hervez, Emilie Massard, Cyril Michaud, Julie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Nicolas Pagniez, Yann Petiteaux, Antoine Pietri, Séverine Renard, Pierre Tiessen, Carla Verley, Murielle WolskiDessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardRéalisationCourriel : production@lmedia.frResponsable production : Frédéric Bergeron Conseiller artistique : Thierry Alexandre Crédits photos : Shutterstock, DRPublicité & opérations spécialesCourriel : publicite@lmedia.fr Faustine Launay, Stéphane Le SageDiffusion, abonnements & vente au numéroLMedia / EcoRéseau201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)1 43 06 23 16 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 35,90 €TTC au lieu de 39 €TTC Abonnement 2 ans : 68,90 €TTC au lieu de 78 €TTC Vente kiosque : Pagure Presse - Distribution : MLPAdministration & gestionCourriel : gestion@lmedia.fr Jean-Eudes SansonLa représentation du personnel en europeInternationalCLUB ENTREPRENDREBaromètre & Tendances A la UneProspective des entreprisesInterview croiséeDeux start-uppeuses françaises sélectionnées par le mItCarrières & TalentsEn immersion- La formation continue et les alumni 64Conseil de Prud'hommes de LyonART DE VIVRE& PATRIMOINE 68-82Electron libreFranky Zapata, inventeur du Flyboard®La Sélection culturelle L’Air du temps6869 7476 7880 82EcoRéseau Business est édité parLMediaCulture du rebondRCS Paris 540 072 139Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0318 K 91730 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2265-7436Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique.La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.Charles Christory,fondateur d'Adictiz (social gaming)Foire aux Vins 2016 tendancesCréer aujourd’huiL’Art du tempsL’actualité automobile : Essais & tendancesQuel atout régional privilégier pour s'implanter?Business guidesBaromètre Finance & Investissements Patrimoine- Crédit bail mobilier et immobilier : tendances- Cadeaux d'affaires : L'importance du storytelling- Flottes auto : Location longue durée et autres options 4436 40Assurances-vie, diversification en vueSePtembre 2016Imprimeur : Léonce Deprez – imprimé en FranceRegard sémantique3]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33GALAxIe eCoréSeAU Rétrospective - Les « dissipés » de l’Union EuropéenneFortes têtesDans chaque numéro, EcoRéseau Business vous propose de revenir sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient ou auraient pu être il y a un demi-siècle. Pas question de comparer l’incomparable, de fustiger ou de glorifier le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.Depuis le vote du brexit, on fait du royaume-Uni l’atavique vilain petit canard de l’europe.Les Anglais se sont certes fait passer au doigt la bague européenne pour le meilleur, et très peu pour le pire, mais d’autres avant eux ont déjà joué les funambules sur la ligne rouge...Luxembourg s’est dit opposé au brexit, en coulisses, d’au- tres jouaient une toute autre partition. Depuis le vote his- torique des britanniques, le lobby bancaire luxembour- geois ne cache plus ses am- bitions très personnelles. « Nous allons jouer la carte du headquartering » (inviter des grands groupes interna- tionaux à établir leur quartier général européen au Luxem- bourg, NDLr), a récemment expliqué Serge de Cillia, di- recteur général de l’Associa- tion des banques et banquiers luxembourgeois (AbbL). Si les Luxembourgeois visent essentiellement les fonds d’in- vestissement et sociétés de gestion de fortune, la France semble s’être positionnée pour accueillir les banques d’af- faires. Parmi les hyènes à l’affût, un classement se des- sine déjà : « Lorsque l’on in- terroge les financiers à Lon- dres sur l’endroit où ils sou- haiteraient s’implanter, ParisCommunauté européenne, le 30 novembre 1979. Interrogée par un journaliste, le Premier ministre britannique margaret thatcher lance cette phrase qui restera dans l’histoire. Derrière la formule, une équa- tion simple : les Anglais ver- sent à l’europe davantage qu’ils ne reçoivent, et ils sou- haitent récupérer leur mise. L’épisode refroidira durable- ment les relations entre les Anglais et leurs homologues français et allemands. L’épi- logue de l’affaire se jouera à Fontainebleau le 26 juin 1984, où margaret thatcher obtien- dra gain de cause. Pas une surprise pour une femme po- litique dont l’une des phrases favorites était : « there is no alternative ».breux économistes, cette ban- queroute grecque n’aurait pas eu d’effet dramatique pour l’Ue, c’était un autre enjeu clé, et géopolitique celui-là, qui était alors pointé du doigt : le « Grexit », comprenez la sortie pure et simple de la Grèce de l’Union européenne.Un continent où, du fait des fortes identités, il se passe toujours quelque chose...BELGIQUE :À QUAND LA SCISSION ?tout a éclaté aux yeux du grand public un soir de dé- cembre 2006. La Une, l’une des grandes chaînes de télé- vision belge, interrompait ses programmes pour une an- nonce fracassante : cette fois, c’était fait, la Flandre se sé- parait de la Wallonie, faisant exploser la belgique. Quelques minutes plus tard, des démentis venant de tout le royaume rassuraient urbi et orbi : il s’agissait là d’un canular de la chaîne (un « do- cufiction » pour cette der- nière). mais qu’importe, le mal était fait. Cette fausse info, et le fait que beaucoup y aient cru, avaient rendu pal- pable une menace récurrente : la partition de la belgique en deux etats. Une situation in- congrue pour le pays abritant la Commission européenne, censéereprésenterl’unitédes etats-membres. La faute à qui ? A l’antagonisme histo- rique entre Flamands et Wal- lons, sur les plans culturels, économiques, linguistiques, territoriaux. Des différendsFRANCE : TOUCHE PAS À MA PACLa Politique agricole com- mune (PAC) représente l’un des mécanismes de coopéra- tion européenne les plus abou- tis. L’idée ? Chaque état mem- bre, à proportion de ses pos- sibilités, met au pot commun afin, depuis 1999, de supporter deux piliers : le soutien du marché, des prix et des reve- nus agricoles, et l’aide au dé- veloppement rural. Sur la pé- riode 2007-2013, la PAC re- présentait 43% du budget total de l’Ue : 55 milliards d’euros sur un budget total de 129 milliards. extrava- gant ? Peut-être, mais pas pour la France qui a toujours milité pour un maintien du niveau de ces aides. en 1999, c’est Jacques Chirac qui faisait plier le chancelier allemand Gerhard Schröder pour ne pas changer le mode de calcul de la répartition des aides par etat. Plus récemment, en 2013, François Hollande par- venait à son tour à arracher une diminution modique de l’aide à la France (3%) quand le budget total alloué à la PAC se voyait, lui, raboté de12% sur la période 2014- 2020. La France la jouait alors très perso, en maintenant ainsi son statut de pays le plus aidé en la matière, au détriment d’autres etats eu- ropéens. michel Jacquot, an- cien conseiller de Jacques Delors et directeur du FeoGA (organisme de la Commission gérant la PAC) entre 1987 et 1997 jugeait ainsi cette pra- tique : « Ces aides au revenu distribuées à des gens qui n’en ont pas besoin et qui avouent eux-mêmes qu’ils s’en servent pour acheter un appartement sont un vrai scandale ».sera membre de l’otAN en 1999, soit cinq ans avant de rentrer dans l’Union euro- péenne (2004). Plus récem- ment, les Polonais se sont engagés dans la guerre en Irak aux côtés des AméricainsGRÈCE : LA FILLE PRODIGUE2008. La crise financière mon- diale, amorcée aux etats- Unis, s’étend comme une tache d’huile. L’un des paysPOLOGNE : L’AUTRE CHEVAL DE TROIE AMÉRICAINDepuis la chute du mur de berlin, le cœur de la Pologne penche davantage du côté américain que du côté de ses alliés européens. en cause, la rancœur des Polonais vis- à-vis des européens, jugés responsables de leur « aban- don » aux mains des Sovié- tiques lors de la Conférence de Yalta (1945). Preuve de cet état de fait, la Pologneen faisant fi de la position des principaux etats euro- péens. Ils en récolteront la charge d’une province ira- kienne.n’arrive qu’en cinquième po- sition, derrière Dublin, Luxembourg, Amsterdam et Francfort », a déclaré récem- ment Kyril Courboin, le PDG en France et au be- nelux de JP morgan, au cours d’un forum organisé par Paris europlace.qui frôlera la banqueroute sera européen : la Grèce. L’ensemble des partenaires européens va alors découvrir l’ampleur du désastre éco- nomique grec, entre endette- ment surréaliste et déficit bud- gétaire bien au-delà des cri- tères de convergence. Pire, les européens découvrent également certaines limites structurelles, indignes d’un etat-membre, comme l’inca- pacité du gouvernement grec à prélever l’impôt. résultat, des milliards d’euros versés par le FmI et les partenaires européens pour éviter la ban- queroute du pays et la conta- mination à d’autres économies européennes. Si, pour de nom-Depuis le vote historique des Britanniques, le lobby bancaire luxembourgeois ne cache plus ses ambitions très personnelles...LUXEMBOURG :LE CHAROGNARD FINANCIERLe malheur des uns, dit-on, fait le bonheur des autres. Si l’on considère le brexit comme une mauvaise nou- velle pour les britanniques, elle pourrait représenter une excellente opportunité pour le Luxembourg qui vise à ré- cupérer au sein du Grand- duché de nombreuses insti- tutions financières exilées de Londres. Si officiellement leersonne, au « pays duROYAUME-UNI :“I WANT MY MONEY BACK!”“Coupables” du brexit en 2016, les Anglais n’en sont pas à leur coup d’essai en matière de mauvais esprit collectif. La scène se déroule à la sortie du sommet des chefs d’etat et de gouverne- ment des neuf pays de laquep.consensus », n’a jusqu’ici été en mesure d’apaiser, faisant planer au cœur de l’europe un risque d’éclatement – ré- gulièrement remis sur le de- vant de la scène par des hommes politiques flamands – d’un de ses pays fonda- teurs.4SePtembre 2016Olivier Faure]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33GALAxIe eCoréSeAU Le baromètre de l’optimisme - TendancesLes bonnes nouvelles existent, encore faut-il les attraper. Elles sont finalement si nombreuses que nous vous proposonsLe verbatim à retenir...Quoi que tu rêves d'entreprendre, commence le. L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie.une nouvelle version plus étoffée du baromètre. Bonnes ondes positives !Johann Wolfgang Von GoetheDes chiffres et des lettres agréablesLe graphique encourageantSelon l’enquête annuelle 2016 sur les entreprises de taille intermé- diaire (ETI), réalisée par Bpifrance Le Lab et la Direction générale des entreprises (DGE), les anticipations de croissance continuent de se redresser. En mars 2016, 47% des ETI nationales ont anticipé une augmentation de leur chiffre d’affaires consolidé sur l’année. Le solde prévisionnel d’évolution de l’activité s’établit donc à +36 points, en hausse de 8 points par rapport à l’année précédente et au plus haut depuis 2011.91% des Français estiment que « redonner du sens à l’en- treprise » signifie « en priorité les entreprises qui sont plus respectueuses de l’humain », selon le son- dage sur le thème « France 2020 ; l’économie et les entreprises de demain » commandé par le Medef. Cet appel à l’humain est d’autant plus privilégié qu’il est perçuL’onde positivecomme une source de mobilisation pour les salariés.par Thierry Saussez Créateur du Printemps de l’optimisme,4 La bonne nouvelle ici et maintenantAvec sa nouvelle application ioS Youtube Director, Google permet aux Pme ayant un petit budget mar- keting de créer elles-mêmes leurs publicités. L'application contient un certain nombre de modèles, de la musique, des outils d'édition tout en étant libre d’utilisation. Ainsi, elle peut potentiellement remplacer les logiciels de montage professionnel et rendre la publicité vidéo accessible à tous les commerçants. Avec cette application, Youtube introduit également deux autres services, l’un permettant d’aider les Pme dans la construction de leur identité visuelle, l’autre les mettant en relation avec des maisons de production leur permettant de réaliser leurs vidéos, pour une centaine de dollars en moyenne. Ces services sont pour l’instant disponibles à Atlanta, boston, Chicago, Los Angeles, Washington DC et San Francisco.Incubateur d’énergies positives.LRestez bienveillant en toutes circonstances4 Pour rêver très loinelon musk a dévoilé la deuxième partie de son plan futuriste en matière de transports. Le constructeur américain veut, entre autres, créer un camion de transport de fret, un véhicule pour remplacer les bus urbains, et à plus long terme un réseau de voitures autonomes utilisable à la demande. « en plus des véhicules privés, il y a deux autres sortes de véhicules électriques nécessaires : des gros camions et du transport urbain à forte densité de passagers. Les deux sont dans les premiers stades de développement chez tesla et devraient être prêts à être dé- voilés l'année prochaine », écrit elon musk dans un message publié sur le site internet de tesla. Le camion per- mettra « une réduction importante du coût du transport de fret, tout en augmentant la sécurité », précise elon musk. Les bus à taille réduite, accessibles aux fauteuils roulants, aux poussettes et aux vélos pourraient être ap- pelés par les personnes n'ayant pas de téléphone grâce à des boutons installés sur les actuels arrêts de bus. elon musk ambitionne même de rendre l'ensemble de ses véhicules totalement autonomes sans conducteur. « Vous pourrez aussi ajouter votre voiture à la flotte partagée de tesla (...) et lui faire générer des revenus pour vous pendant que vous êtes au travail ou en vacances ». Cependant, il faudra attendre que ce type de technologie soit approuvé par les régulateurs. « Dans les villes où la demande (de véhicules partagés) excède l'offre de voitures détenues par des consommateurs, tesla opèrera avec sa propre flotte », conclut-il.a bienveillance est une disposition en équipe, la complémentarité, l’échange affective qui vise à faire le bien. Son des savoir-faire, la qualité des interactions contraire est la malveillance collectives, la communauté de destin.construite sur des pensées et des émotions La bienveillance n’est pas utopique maisnégatives pour faire du tort aux autres.Je ne crois pas du tout, contrairement à cer- tains, qu’il faille s’oublier pour être soli- daire, faire passer l’amour de l’autre avant l’estime de soi. C’est placer la barre bien haut dans l’abnégation et décourager beau- coup de faire un petit pas dans la bonne di- rection. Le moi-nous correspond davantage à l’idée de se réaliser encore mieux soi- même en relation avec les autres.Il est vrai que dans la grande compétition des hommes, des services et des produits, le marché de la confiance en soi est très dé- veloppé. Il a ses gourous, ses best-sellers, ses méthodes, ses coachs... et ses arnaques. Au-delà des balivernes qui promettent de faire de nous tous des winners, il y a bien sûr, dans ce bric-à-brac, des éléments – ne pas fuir les regards, maîtriser votre respi- ration, poser votre voix, bien définir vos objectifs, etc. – qui sont effectivement de nature à améliorer notre assurance, et de bons coachs pour nous y aider.mais, pour beaucoup, ces approches sont construites sur une fiction. on y apprend qu’il ne faut compter que sur soi, n’avoir confiance qu’en sa propre personne, qu’on est le seul responsable de son succès. C’est un combat solitaire, presque une guerre dans laquelle il faut affronter les autres, dominer et gagner. Une telle conception nie l’évidence : ce qui nous fait progresser, c’est aussi le regard des autres, le travailréaliste. Le monde qui nous entoure est connecté, interdépendant. Sur tous les plans, économique, politique, social, envi- ronnemental, nous sommes affectés par les dysfonctionnements, les crises, les difficul- tés de ceux qui sont le plus en difficulté, nos négligences à l’égard de la planète. L’égoïsme, dans ces conditions, est suici- daire. La considération pour autrui, l’idée d’un destin commun de l’humanité, sont salutaires et passent par la coopération dans tous les domaines.Des brèves qui donnent le “smile” le matin...Le capital social émerge depuis 25 ans dans le débat sociologique et philoso- phique. Il s’agit de développer des réseaux de collaboration, de réciprocité, de confiance au bénéfice de la société tout entière. Cela concerne toutes les formes de participation et d’engagement à l’échelle locale, nationale, mondiale, dans les associations, les cercles, les clubs pour l’entraide, le soutien aux oNG, aux grandes causes nationales et humanitaires. L’optimiste n’est pas rabougri, replié, il est ouvert. Il joue la carte de la coopération, un outil majeur de la bienveillance. Lorsqu’une grande émotion collective vous assaille à la suite d’une catastrophe, c’est bien de faire le bien ici ou au bout de la planète. mais cela ne vous dédouane en rien d’être bienveillant au quotidien, de manifester, à chaque occasion, votre considération pour votre prochain.À évreux, dans l’eure, le directeur de transurbain, le réseau de transports collectifs de la ville, a souhaité mettre fin aux mauvaises odeurs dans les bus et a fait appel à la société Sensorys d’évreux, spécialisée dans la diffusion de parfum dans les lieux publics. Une première en France! Les diffuseurs de parfum sont cachés derrière les panneaux d’informations des bus, dans ce qu’on appelle plus exactement les « voussoirs ». et les sprays s’actionnent à chaque ouverture de portes. Le parfum liquide se transforme en gaz par air comprimé. L’odeur de ce parfum, qui a un éco-label, diffuse une odeur très neutre, de savon mentholé. Une odeur qui représente le propre dans l’imaginaire collectif. Depuis janvier, après un an de test, dix bus sont équipés de diffuseurs de parfums. À la fin de l’année, transurbain souhaite équiper 50 véhicules, soit 20% de son parc d’autobus. Cette innovation euroise pourrait se développer dans les trains et les tramways.Selon un rapport de Capgemini et Altimeter, Paris occupe la troisième place mondiale en matière d’inno- vation, derrière la Silicon Valley et Londres. Pour cause, plusieurs grands groupes internationaux se sont installésenFrance,cesdernièresannées. en2015,prèsduquartdesnouveauxcentresouvertsconcernaient la banque et les services financiers (24 %), devant l'électronique, les nouvelles technologies (21 %) et l'in- dustrie (16 %). Le nombre de centres d'innovation dédiés à la finance a ainsi crû de 48 % en l'espace d'un an, et des acteurs comme HSbC, à Singapour, ou Deutsche bank, dans la Silicon Valley, se sont lancés. Les centres, qui avaient tendance à se concentrer sur le big Data ces dernières années, évoluent de plus en plus vers l'Internet des objets et la ville intelligente (21 % des nouveaux projets sur ces thèmes).SePtembre 2016In fine, l’euro 2016 s’est avéré être une vraie chance de rebond pour l’économie française. Les prévisions donnaient 1,27 milliard d’euros de retombées pour l’Hexagone. effectivement, selon le premier bilan, les chiffres sembles êtres bons. Avec 115 000 pizzas mangées pendant les matches des bleus, Domino’s pizza, le leader du secteur, affiche +70% de chiffre d’affaires par rapport à une soirée habituelle ! Pour la bière, selon Kronenbourg, il se seront vendu pendant la compétition 40 millions de litres de bière de plus que d’habitude à la même période. Du côté des hôtels, parmi les dix villes françaises où se jouent les matchs de l’euro, c’est surtout à Nice et à Lille que les professionnels ont d’importantes retombées. Les hôtels niçois ont eu un taux d’occupation variant entre 90 et 100%, selon l’Union des métiers et des in- dustries de l’hôtellerie. et près de 95% pour les hôtels de Lille.6Œ]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33GALAxIe eCoréSeAU Le baromètre de l’optimisme - Tendances / Actions symboliquesLa belle histoire du mois : reprise par ses salariés, une entreprise a été sauvée de la failliterecommande un jeûne régulier. Un conseil que la start-up, elle-même, suit à la lettre. en effet, chaque semaine depuis décembre 2015, les neuf employés de Nootrobox ne mangent pas du lundi soir au mercredi matin, pour une durée totale de trente-six heures hebdomadaires. Le jeûne n’est pas obligatoire (le thé, l’eau et le café sont autorisés), mais cette pratique fait désormais partie de la culture de l’entreprise (même si personne ne vérifie si vous mangez à la maison). D’après Geoffrey Woo, le cofondateur de la start-up - qui a étudié les sciencesinformatiquesàStanford- lesmardis jeûnéssontparmilesjourslesplusproductifs de la semaine. Il est parvenu à cette conclusion après avoir demandé aux employés d’évaluer leur humeur, leur état physique et leur efficacité via des applications de mesure de productivité.Lyon. en deux ans, selon trendeo, 1 400 start- up ont créé près de 22 000 emplois, soient 8% des emplois créés en France. Plus d’un millier de levées de fonds ont été enregistrées, pour un montant total de plus de 2,5 milliards d’euros. trendeo, une société de veille sur l’emploi et l’investissement en France, s’est penchée pendant deux ans sur les start-up de l’Hexagone. L’observatoire a recensé le nombre de ces jeunes sociétés et le nombre d’emplois qu’elles ont créés dans les 20 plus grandes villes de France.en 2013, reprotechnique (anciennement Service Point reprotechnique), une entreprise de reprographie de Colombes, était en liquidation judiciaire. olivier Crus, le PDG de la société, a puisé dans ses économies ou sollicité sa banque pour abonder financièrement un projet de reprise de la société. ll a alors trouvé une solution : passer l’entreprise sous le statut d’une Société coopérative et participative (Scop). « Personne n’avait de fortune personnelle pour racheter l’entreprise. Le seul moyen, que nous avons trouvé, était de nous mobiliser, tous ensemble », se souvient olivier Crus. Les statuts de la Scop prévoient que la moitié des bénéfices de l’entreprise doivent être investis dans le développement de la société, 26 % dans l’intéressement des salariés et 24 % reversés aux actionnaires. Le ticket d’entrée est de 500 €. « C’était une vraie surprise pour la plupart. Certains étaient enthousiastes, d’autres sceptiques ou encore hésitants. Ces derniers n’arrivaient pas à passer le cap. Il a fallu beaucoup de motivation pour qu’ils changent d’avis», expliqueolivierCrus.Untravaildemotivationquiavisiblementportésesfruits,puisqueparmi les 66 employés, certains ont investi jusqu’à 20 000 €. « Notre but n’était pas seulement de passer sous le statut Scop, nous voulions aller plus loin et reconstruire notre entreprise de zéro », explique le dirigeant de la société. Le pari réussi. L’entreprise a un nouveau logo, une nouvelle image, des clients fidèles. « Nous pouvons nous targuer d’être les spécialistes du musée en France, avec la reproduction des documents du Louvre,duMuséePicassoetdes14établissementsdeParisMusées»,seréjouitolivierCrus. encette année 2016, le chiffre d’affaires devrait atteindre 7,7 m€. « Nous sommes en augmentation de 4% par rapportà2014»,annonceolivierCrus.L’entrepriseamêmeembauchéneufpersonnes. L’ambiance générale s’est aussi améliorée. Les gens sont contents de leur geste. Côté management, des changements ont également eu lieu. « Nous avons un bon équilibre. Les employés – actionnaires sont très impliqués dans leur rôle. Nous avons même organisé dix Conseils d’administration alors que le statut nous en demande que quatre », sourit-il.mélange d’herbes venues d’Asie (dont le bacopa monnieri) et d’alfoscérate de choline, un composé naturel qui existe dans le cerveau. Selon le site Nootrobox, ce cocktail permet de «booster la mémoire, l’endurance et la résilience». Afin d’améliorer les capacités cognitives, en plus de la consommation de cette gélule, baptisée rISe, la start-upuLaFranceconnaîtuneincroyable envolée du nombre des millionnaires en 2015u Ils jeûnent pour être plus productifsParis, selon l’observatoire trendeo, avec 10 212 emplois créés dans 586 start-up fondées et identifiées par le cabinet entre début 2014 et fin mai 2016. La deuxième ville de la nouvelle région Languedoc-roussillon-midi-Pyrénées, montpellier, présente un ratio de 30 emplois dans les start-up analysées pour 10 000 emplois tous secteurs confondus, contre 26 pour la capitale, 20 pour toulouse... et 11 pour Lyon. L’étude précise que Paris a vu la création, de 2009 à 2016, de près de 4 fois plus d’emplois qu’à toulouse, et 6 fois plus qu’à bordeaux ouLa start-up californienne Nootrobox, spécialisée dans la création de «nootropics» (des médicaments censés améliorer les fonctions cognitives), a créé des pilules pour stimuler le cerveau. Ces dernières sont faites à partir d’unu La première ville nombre de start-up est...Selon l’étude annuelle réalisée par Capgemini, la France comptait, fin 2015, 6% de millionnaires de plus qu’un an plus tôt (soit près de 30 000). Selon le cabinet, l’Hexagone compterait 523 000 millionnaires. Ce qui fait de la France le sixième pays où l’on recense le plus de ménages fortunés dans le monde. Le contingent de Français disposant d’un patrimoine égal ou supérieur à un million de dollars, soit 907 000 euros (hors résidence principale et objets de collection) a ainsi particulièrement grossi en 2015. Il s’agit de la plus forte croissance en proportion parmi les grands pays d’europe. en Italie (229 000), leur nombre n’a progressé “que” de 4%, en Grande-bretagne (553 000) de 1% et en Allemagne (1,2 million) de 5%.de France enFocus sur ces petites interventions discrètes qui changent le quotidienLe beau geste impromptuLa BA sociale inattendueBridgelec, une entreprise « pro handicap »bridgelec, située à Castres, est une filiale à 100% de Get electronique, elle-même filiale du groupe SPHereA. Créée en avril 2016, l’entreprise Adaptée bridgelec est née de la volonté du groupe Spherea de s’inscrire dans une démarche responsable et sociale autour de l’insertion professionnelle de personnes en situation de handicap. Son offre de services se concentre sur trois principaux domaines : l’ingénierie système, le câblage électronique, électrique et filaire, et la réparation électronique. « Le nom bridgelec vient de « bridge » en anglais qui veut dire «pont». Nous voulons offrir une passerelle vers le monde du travail aux personnes en situation de handicap », explique Armelle Delporte, la responsable des ressources humaines de Get electronique et bridgelec. L’une des raisons de la création de cette filiale est donc de faire un geste social. Get electronique a toujours été très attentifs aux besoins des personnes en situation de handicap. Comme toute entreprise de plus de 20 salariés, employant au moins 6% de travailleurs en situation de handicap, la société ne paye pas de contribution à l’Agefiph. « Chez bridgelec, nous faisons travailler les personnes en situation de handicap à l’intérieur et les mettons également à disposition de nos clients », souligne Armelle Delporte. Ces derniers, ayant recours à une entreprise adaptée en sous- traitance, peuvent diminuer leur taxe d’Agefiph jusqu’à 50%. Ce fut la deuxième raison de la création de bridgelec. Ainsi, les personnes en situation de handicap bénéficient d’un travail et les clients de bridgelec peuvent diminuer le montant que leur taxe Agefiph. « Aujourd’hui, les entrepreneurs pensent qu’embaucher une personne en situation de handicap est contraignant car il faut notamment les former, adapter leur poste de travail, mais aussi subir des absences », explique Armelle Delporte. La responsable rH note également que c’est à cause de ce comportement que « la plupart des personnes touchées par le handicap ne postulent pas aux offres ouvertes à tous, tant elles sont découragées par le nombre de refus essuyés ». « Chez bridgelec, nous misons davantage sur le « savoir être, la polyvalence et l’envie » que sur les compétences. Nous pouvons former les salariés. Nous voulons tout d’abord leur apporter les bagages qui leur manquent, que cela soit les compétences, la confiance en soi ou l’autonomie », nous souligne Armelle Delporte. Plus tard, ces personnes pourront affronter avec plus de courage, si elles le souhaitent, le monde du travail. « Les personnes en situation de handicap ne sont jamais ou rarement malades. elles sont même parfois plus investies dans leurs tâches que les autres car elles sont très contentes qu’on leur fasse enfin confiance malgré leur handicap », souligne Armelle Delporte. Un vrai exemple pour les entrepreneurs qui n’osent pas franchir le pas.L’entreprise Calso lie les drones et le socialNicolas Hazard, entrepreneur social français, a fondé en avril 2014 à San Francisco, Calso Inc, une entreprise qui développe des modèles innovants de social business. L’entreprise développe aux etats-Unis des modèles innovants de social business. Il a créé la première « dronedéjà un peu le secteur, il était évident que ce métier était fait pour eux », souligne le PDG de Calso. en 14 semaines, l’université insolite était fière de présenter sa première promotion composée de 20 vétérans. mais Nicolas Hazard est allé plus loin. Il leur auniversity » et a ainsiinventé un nouveaumétier : pilote de drone.Arrivé aux etats-Unis,Nicolas Hazard a étéchoqué de voir ces milliersde vétérans d’Afghanistanet d’Irak à la rue. Ceshommes encore jeunesétaient brisés et n’avaient pas d’emploi. Il a donc décidé de les aider. « Les innovations vont vite et la livraison par drone sera bientôt très rependue, mais il n’y a pas encore de personnes professionnelles pour piloter ces engins. », explique Nicolas Hazard. Visionnaire, il a donc décidé de créer une « drone university » pour les vétérans de guerre. Pour gagner de l'argent sur ce concept solidaire, Nicolas Hazard a demandé de l’aide à un compatriote, Parrot, le français numéro un du drone pour se fournir en machines. Puis, Il est allé voir Dji, le concurrent chinois. et pour finir, il a demandé de l’aide à e-bay qui lui a donné 100 000 euros pour démarrer son université. « J’ai expliqué que les vétérans connaissentoffert du travail. Nicolas Hazard s’est renseigné sur les entreprises qui cherchaient mais ne trouvaient pas de pilotes de drones. C’est ainsi qu’il a placé quelques vétérans chez Caterpillar et redbird qui utilisent des drones dans le bâtiment. Ainsi est néDrones & Good, l'un de ses programmes d'insertion, conçu en partenariat avec SenseFly, la filiale agricole de Parrot & Swords Plowshares, la plus grande association de vétérans de Californie. Les pilotes diplômés de la « drone university » prennent des prises de vue des champs. Ces clichés aident les agriculteurs confrontés aux graves sécheresses californiennes. Calso joue donc le rôle de recruteur pour les entreprises à la recherche de ces nouvelles compétences. rapportée à une année, cette partie de l’activité lui aura rapporté 500 000 euros de chiffre d’affaires. Avant la fin de l’année, Nicolas Hazard aimerait développer son activité en France.8SePtembre 2016]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.frLa COP21 n’était pas une fin, mais un début. Suivi des évolutions bénéfiques à la planèteLe baromètre de l’optimisme - L’après COP21 GALAxIe eCoréSeAUchargés de surveiller les jeunes arbres plantés, afin de veiller sur la bonne croissance des jeunes plants. Depuis la CoP21, l’Inde, l’un des pays les plus pollués du monde, tente de se diriger petit à petit vers l’écologie. Le pays avait confirmé vouloir réduire son impact sur l’environnement en augmentant la superficie de ses forêts, en passant alors à 95 millions d’hectares avant 2030. Pour remplir cette mission, un budget de 6,2 milliards de dollars a été dédié au projet pour planter des arbres dans les 29 états du pays.uTraitement des déchets en entrepriseLe décret du 10 mars 2016 rend obligatoire le tri des “cinq matériaux” (métaux, plastiques, céramiques, organiques et composites) et des papiers de bureau dans les entreprises et les administrations. Il impose également la reprise des déchets issus des matériaux de construction (sous certaines conditions). Dès le 1er juillet 2016, toutes les administrations de l’etat regroupant plus de 20 personnes et tous les producteurs de déchets de papiers de bureau (publics ou privés) de plus de 100 personnes, devront trier à la source leurs papiers de bureau. A compter du 1er janvier 2017, seront concernées par cette mesure les entreprises de plus de 50 personnes et au 1er janvier 2018, les entreprises de plus de 20 personnes.mesurant la pollution grâce au flash et à l’appareil photo d’un smartphone. Appelé « crowdsending », cette méthode de collecte par les citoyens eux-mêmes permet aux scientifiques de consulter en temps réel une large base de données collectées sur une zone étendue.uParis prend soin de l’air Soutenu par la mairie de Paris, le site Clire Game suggère 150 défis à relever en proposant différents bénéfices possiblesuCharbon écologiqueA madagascar, chaque année, 770 000 tonnes de charbon sont utilisées par la population pour le chauffage ou pour la cuisine de tous les jours. Ce charbon est fait à partir du bois coupé dans les forêts du pays. malheureusement, avec l’exploitation du bois et les cultures sur brûlis, ces forêts sont aujourd’hui menacées. Un entrepreneur malgache a donc mis au point un charbon écologique. A partir de matériaux de récupération de l’industrie ou de l’agriculture, il fabrique un charbon plus dense, au plus grand pouvoir calorifique. Il est donc l’un des pionniers de l’entreprenariat vert sur la Grande Ile.(je fais des économies, je simplifie mon quotidien, etc). Les actions sont à accomplir dans un temps imparti pour gagner des points Co2 ; le jeu propose par exemple de se séparer de son imprimante dans les trois jours, ou de ne produire aucun déchet non recyclable pendant 24h.uDes Indiens ont planté 50 millions d'arbres en 24 heures pour lutter contre la pollutionmillions) de 85 espèces différentes. L’objectif étant d’encourager la reforestation de la région, très dense en population, et réguler la pollution. Ainsi, l’Inde a battu le record du monde d’arbresuLa pollution se mesure par téléphonede tous horizons (femmes au foyer, fonctionnaires, étudiants...) ont uni leur force pour travailler ensemble pendant 24 heures et planter presque 50 millions d’arbres (49.3Le Karlsruhe Institute of technology en Allemagne a inventé un dispositifL’Uttar Pradesh, situé au nord de l’Inde, est l’etat le plus peuplédu pays. Le 18 juillet,800 000 personnes venuesplantés en moins d’une journée. Le précédent record était détenu par le Pakistan, en 2013, avec 847 275 arbres plantés en 24 heures. Des garde-chasses à la retraite ont étéInitiative verteLes éditions Belin et la société Veolia recyclent les vieux manuels scolairesen juin, les éditions belin, en partenariat avec Véolia, le géant français de la gestion de l’eau, de l’énergie, et des déchets, ont lancé un projet baptisée « ecogeste Collège 2016 », une vaste opération de recyclage des manuels scolaires. Les 6 800 collèges de France métropolitaine peuvent s’inscrire jusqu’au 30 septembre sur le site ecogeste.editions-belin.com et prendre part à cette opération écologique. Les établissements participants s’engagent à rassembler leurs manuels et papiers usagés que Veolia viendra collecter entre le 1er septembre et le 19 octobre. La cause de ce projet ? La réforme des collèges, qui induit un renouvellement massif des manuels. Le premier objectif est bien sûr écologique. « Les familles peuvent apporter leurs anciens manuels et même des vieux papiers récupérés. Ils seront triés et transformés en matières premières de recyclage qui alimenteront des papeteries pour la fabrication de papier recyclé. », explique belin. « C’est aussi une finalité éducative. Nous réunissons ainsi les élèves et leur famille autour d’un projet pédagogique d’envergure centré sur les questions d’environnement, d’économie circulaire et de solidarité qui se traduit par des actes concrets. », souligne belin. Un bel exemple d’économie circulaire. mais l’initiative se veut aussi solidaire, puisque les bénéfices de l’opération seront reversés à l’Unicef France. « Nous allons collecter les bennes, trier ce que nous avons récolté en fonction de la qualité du papier, puis nous revendrons la matière première recyclée aux papetiers », explique Veolia. L’entreprise s’emploiera d’abord à couvrir les coûts de l’opération et reversera ensuite l’éventuel surplus à l’Unicef France. Voilà pourquoi il est important de remplir au maximum les bennes. Selon belin, plus de 450 établissements se sont déjà inscrits à cette opération.SePtembre 20169]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33GALAxIe eCoréSeAU Prospective - L'emploi en 2050Compte-tenu des innovations en cours dans le domaine, EcoRéseau Business imagine dans une fiction ce à quoi il ressemblera en 2050,FÉVRIER 2050 :étonnement qu’il n’y avait en 2015 que 500 000 « turkers » dans le monde - ces «digital workers» de mechanical turk, la plateforme de micro-travail en ligne d’Amazon. A cette époque en Californie, seulement 50 % des jeunes diplômés du supérieur passaient par la case « travailleurs indépendants » dans les quatre ans suivant leur sortie d’école, contre 98% aujourd’hui. De plus en plus de gens avides de liberté se sont demandés pourquoi ils n’utilisaient leurs compétences que pour un seul employeur, pour des prestations à valeur ajoutée toujours plus haute. Les dino- saures aujourd’hui disparu, Ibm ou Procter, ont donné l’exemple avec leur programme « Connect & development », qui leur ont appris à collaborer avec des chercheurs indé- pendants. Charlie Chaplin revient désormais à l’actualité, annonçant les nouvelles revendications de la corporation des freelances. rémy éteint l’hologramme pour mettre son casque de réalité virtuelle. A 20h30 il hésite entre continuer son mooc de formation sur la fabrication de microsatellite, ou travailler. Il opte finalement pour le labeur durant une vingtaine de minutes. Connecté sur uneIndependance days ?et si le modèle de salariat entrait dans les livres d’histoire, au profit de la « freelance economy » ?muniquer, stocker, payer par la blockchain... Grâce à ceseelance, spécialisé dans 17puis demande l'avis d'un expert du secteur. De quoi révéler des potentiels insoupçonnésAprès avoir ouvert sa porte biométrique par une simplepression de l’index, rémy, qui revient d’une randonnéesur les chemins de campagne guidé par ses Smart Glasses,se laisse laver par son robot ménager puis visionne uneémission d’histoire sur hologramme. Le présentateur –rémy est facétieux et l’a customisé en clone de CharlieChaplin – dresse une rétrospective passionnante sur letravail. Dans un temps lointain les grandes entreprises deplusieurs milliers de salariés existaient. ronald Coase,prix Nobel d’économie en 1991, avait justifié dans unarticle leur existence : le fait de créer un marché, demettre en place les règles, les contrats entre indépendantscoûtait de l’argent, mieux valait donc réunir tout le mondeen une entité pour réduire les coûts de transaction. mais lereportage explique que dès les années 2010, grâce auxnouvelles technologies, ces derniers ont chuté, le marchéest redevenu plus efficient que la grosse entité. rémyn’avait jamais réalisé que la numérisation, les laptops, lessmartphones et leurs gigas de mémoires ont donné toujoursplus de pouvoir à l’individu désormais capable de com- 3D), non soumis à des contraintes de stockage ou de dis-Les prestataires, microfournisseurs plus locaux et flexibles, ont proposé toujours plus de tâches à haute valeur ajoutéeBientôt la revitalisation des campagnes par les « digital workers » ?ligne (ou dans le monde physique grâce à leurs imprimantes tribution, spécialisés sur des niches. Un peu plus tard,multitude de plateformes de fr.activités en tout, ce « slasher » ne connaît pas les périodes de vache maigre. Il doit pourtant faire face à concurrence accrue d’adolescents comme de seniors de 80 ans... Cinq générations sont présentes sur le marché du travail. L’avenir appartient à ceux qui savent les faire collaborer dans des groupements pour élaborer des offres packagées à haute valeur ajoutée. Cela tombe bien, rémy brille par sa capacité à entraîner les autres sur des projets. Il ne se fait pas de soucis sur son avenir...« couteaux suisses » ultrapuissants, il a été possible de raisonner à l’échelle de l’individu. Les grands ensembles ont de plus en plus externalisé de tâches vers une myriade d’électrons libres capables d’écouler leurs produits endans les années 2020, les places de marchés online pour travailleurs freelance sont montées en puissance, et les microfournisseurs plus locaux et flexibles, ont multiplié les tâches à haute valeur ajoutée. rémy apprend avecJulien Tarbyverser de 400 à 800 euros ne supprime pas les inégalités. La solution serait plus l’assurance emploi, aussi bien pour l’indé- pendant que pour le salarié, disponible pour lutter contre l’érosion des compétences, avec un compte personnel d’activité qui regroupe toutes les informations sur la personne tout au long de sa vie quel que soit son statut, et des droit de tirages sociaux. Cela passe par une intervention structurante afin d’équiper les gens pour le marché et le marché pour les gens. Les pouvoirs publics auront donc un grand rôle à jouer pour organiser ces nouvelles formes de travail ? Il y aura en tout cas une dimension collective, plutôt au niveau local, à ne pas négliger. Ces indépendants éduqués pourront travailler à distance, à la campagne, permettant de lutter contre la métropolisation extrême. Mais cela sera impossible s’il n’existe pas des lycées de qualité, ou au moins de ramassage scolaire correct. Il faut revitaliser ces territoires par certains services (santé, école, garderie...) grâce à un dialogue social local entre patronat, syndicats, collectivités... Un aménagement volontariste décentralisé est nécessaire.Propos recueillis par JT.Bernard Gazier, économiste spécialiste des politiques de l’emploi, enseignant à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, expert auprès du bureau international du travail (BIT),défenseur des marchés transitionnels et d’une certaine flexisécurité à la française :« La solution de l’assurance-emploi »Le règne des indépendants est-il en vue ?En 1960 l’économiste Jean Fourastié expliquait que la France, pour produire autant qu’en 1810, n’aurait à mobiliser que 600 000 personnes. Les individus sont toujours plus productifs et dotés de toujours plus de moyens d’action grâce aux tech- nologies. Mais l’heure des indépendants n’a pas encore sonné en France, le phénomène frémit seulement depuis dix ans. Les plateformes représentent de nouvelles offres d’emplois, mais seulement de 50 à 100 000. Le portage salarial englobe 40 000 emplois. Les travailleurs en régie exerçant chez le client sont 500 000.De nouvelles tendances annoncent tout de même des changements à venir ?J’en remarque deux. Premièrement le renouvellement du lien de subordination, avec des tâches contractuelles et une obligation de disponibilité totale, au moins par le téléphone. En Angleterre et aux Pays-Bas est apparu le contrat zéro heure (interdit en France, où les CDD très courts sont utilisés). Le patron donne ou pas du boulot, mais il faut être disponible. Les relations sont occasionnelles. Le phénomène n’est pas dûau droit du travail français. Il s’agit d’une évolution sociétale, en témoignent la montée en puissance de ce type de contrat outre-Manche, ou l’absence de CA de la moitié des autoentre- preneurs. Deuxièmement l’apparition de tiers, qui se placent entre les employeurs et les employés : intérim, portage salarial, plateformes à la sauce Uber organisent une zone grise entre travailleurs subordonnés et indépendants.Dialogue, protection, prélèvements sociaux de- vront donc à terme être repensés ?La plateforme n’est pas un outil neutre, elle prend une commission. On pourra un jour faire des prélèvements sociaux. De même des collectifs de travail, des réseaux se reconstitueront, à terme des quasi-syndicats d’indépendants. N’oublions pas que les premiers syndicats ont été créés par des travailleurs in- dépendants qui avaient fondé les premières caisses de secours : les Sublimes, ces travailleurs manuels sous Napoléon III qui se permettaient de changer de patrons parce qu’ils étaient détenteurs de leur technique. Au niveau de la protection sociale des indépendants, la solution du revenu universel, qui retrouve de l’éclat en temps de crise, me paraîtinadaptée car10SePtembre 2016]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33PANorAmA Grand Angle - Le burn out, vers la maturitéL'occasion pour EcoRéseau Business d'enquêter sur le sujet principal du panorama, politique, sociétal ou macro-économiqueAllumer le feu, puis l'éteindre ? Comment entretenir la flamme professionnelle qui nous anime sans pour autant qu'elle nous consume ?en 2013, un stagiaire à la City, mourrait d’épuisement après 72h de travail sans inter- ruption. Au Japon, le « ka- roshi » a été formalisé au début des années 1980 et signifie la mort subite, conséquence d’un stress et d’une surcharge de travail prolongés. Le mal est donc ancien. Au début des an- nées 1990, le bureau In- ternational du travail (bIt) jugeait que ledit stress était devenu l’un des plus graves problèmes de santé de notre temps. tandis que le Da- nemark signait un accord sur la prévention du stress au travail durant les années 1970, force est de constater que la France a ouvert les yeux tardivement sur ces risques psychosociaux. Une première vague de harcèlements moraux, puis la série de suicides chez orange ont tous deux conduit à une loi réprou- vant le harcèlement moral au travail en 2002. 2008 sera l’année de la signature par l’ensemble des parte- naires sociaux d’un Accord National Interprofessionnel (ANI) sur la prévention du stress au travail. malgré ces mesures, l’Institut de veille sanitaire (INVS) sou- lignait que près de 500 000salariés se trouveraient dans un état de souffrance pathologique liée au travail, à savoir la dépression, les troubles anxieux et le burn out alors que le cabinet technologia estime quant à lui à trois millions le nombre de Français en si- tuation de pré-burn out ou de burn out. Quelles nou- velles méthodes existent pour détecter la maladie ? Peut-on dire stop avant qu’il ne soit trop tard ?De nouveaux enseignements.procéder à une démarche étiologique », vulgarise Pierre-eric Sutter, psycho- thérapeute et président de l’oVAt.Le « Maslach Burnout Inventory » ou MBI demeure l'un des instruments de mesure les plus fiables pour tester soi- même son niveau de burn out. De nos jours, ce questionnaire conserve toute sa valeur pour aider à mettre en évidence les éléments du cercle vicieux qui conduit à "l’effondrement par surchauffe", mais il s'adresse uniquement aux profes- sions de santé. S'il est difficile d'établir un diagnostic de l'épuisement professionnel, quelques réflexes et questions simples peuvent vous permettre soit de prendre un peu de recul sur votre activité, soit de consulter un professionnel. Digest des petites questions qui ne peuvent que vous faire du bien.-Dormez-vous bien la nuit ?-Vous sentez-vous constamment fatigué(e) ?-Ressentez-vous des douleurs diffuses et/ou chroniques ? -Votre entourage professionnel ou vos proches vous consi- dèrent-ils comme hypersensible, déprimé(e) ? -Souffrez-vous de problèmes de concentration ?-L'image que vous nourrissez de vous-même est-elle né- gative ?-Vous évaluez-vous comme étant moins productif ? -Votre consommation d'alcool ou de tabac a-t-elle crevé le plafond ?-Vous dit-on irritable, agressif, impulsif ?-Vos proches remarquent-ils que vous vous repliez sur vous-même ?-Manquez-vous soudainement d'empathie à l'égard de vos proches ?IMPOSSIBLE DIAGNOSTIC ?Une combustion des res- sources internes provoquée par l’activité profession- nelle. tel est le concept de burn out théorisé pour la première fois par le psy- chanalyste Herbert Freu- denberger en 1971 pour décrire la perte d’enthou- siasme de bénévoles consa- crant leur temps à aider des usagers de droguestoutefois au rang des pro- fessions les plus touchées, on retrouve les patrons de tPe, les professions de santé, le corps enseignant, les forces de l’ordre et les agriculteurs. « La personne en burn out continue sou- vent de travailler. Le travail reste un élément important dans son idéal de soi et son écologie psycholo- gique. L’idéal de soi agit comme un tyran intérieur qui sacrifie tout le reste pour ses valeurs », précise Pierre-eric Sutter. A ce su- jet, l’oVAt recense que deux français sur trois qua- lifient la valeur travail comme positive mais res- sentent de l’insatisfaction professionnelle. « Autre- ment dit, une idéalisation forte ajoutée à de l’insa- tisfaction mènent au sen- timent de désillusion », précise Pierre-eric Sutter.Le stress vous a changé...et il n'y a pas que vos proches qui vous le disent.nées 1980, définit le burn malgré l’effort scientifique, D’autant que certains out professionnel comme le diagnostic reste toujours symptômes se chevauchent un état psychologique et flou en 2016. « Les symp- avec d’autres maladies.Les plus touchés ? Dirigeants de TPE, professions de santé, corps enseignant, forces de l'ordre et agriculteursLA TECHNOLOGIE POUR LUTTER CONTRE LE STRESS ?dures. Le flambeau théo- rique sera repris par la psy- chologue Christina mas- lach qui, au début des an-physiologique résultant de l’accumulation de facteurs de stress professionnels s’inscrivant dans la durée.tômes physiques pris en compte pour le burn out ne signifient rien s’ils sont pris indépendamment.Cette maladie ne fait pour l’instant pas l’objet d’une définition médicale et est exclue des deux nomen- clatures qui font office de bible (deux normes pour les troubles mentaux : Cim- 10 et DSM-V). Il en résulte une confusion et un manque de hiérarchie entre les causes et les effets de la maladie. Nous œuvrons pour que le burn out ne soit pas qu’un enseigne- ment en matière de mana- gement et devienne aussi une discipline médicale », explique Léa riposa, pré- sidente de l’AFbo (Asso- ciation France burn out). L’oVAt (observatoire de la vie au travail) pointe les mêmes difficultés : « Avec plus de 130 symp- tômes, il est complexe deDans la mouvance du « quantified self », la start- up allemande, Soma Ana- lytics commercialise Keela qui permet selon ses créa- teurs un auto-diagnostic sur l’état de fatigue pro- fessionnelle de ses utilisa- teurs. L’idée ? Collecter des données telles que la qualité du sommeil, la coordination motrice ou les variations de la voix. Une fois collectées, les données sont ensuite ana- lysées par un algorithme élaboré selon des critères psychologiques et psychia- triques utilisés pour les diagnostics évaluant le stress d’un patient en mi- lieu médical. La traduction de ces données fait ensuite l’objet de plusieurs ta-Mesure du stressDes signes avant-coureurs désormais connus12SePtembre 2016]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.frGrand Angle - Le burn out, vers la maturité PANorAmABore outQuand l'ennui rend maladed’amélioration. Le service Wittyfit entend également dispenser des formations sur les habitudes compor- tementales en lien avec la santé des salariés. La so- lution a été conçue en col- laboration avec le CHU de Clermont-Ferrand et per- met ainsi d’impacter laQUE FAIRE QUAND IL EST TROP TARD ? Deux recours sont désor- mais possibles. Soit le sa- larié opte pour une dé- marche qui prouve le man- quement de l’entreprise à sa sécurité et à son inté- grité. « Notons à ce sujet que la jurisprudence ducomme maladie profession- nelle. « En l’occurrence, la reconnaissance de la maladie professionnelle est soumise à l’avis du Comité régional de reconnaissance des maladies profession- nelles (CRRMP). Pour le burn out, la maladie ne fi- gure pas dans un tableauLa « mode » du burn out n’est pas encore « consumée » que l’on parle de bore-out. Un effet de mode que nous chérissons, nous, champions du monde de la com- plainte ? A y regarder de plus près, la souf- france inhérente à l’ennui suscité par le manque de challenges ou la récurrence des tâches ne serait pas qu’une vue de l’esprit. Point commun avec le burn out : la désillusion, qui cette fois ci, engendrerait une lassitude responsable de fatigue, d’an- goisse, de baisse de l’estime de soi voire de dépression. Le bore-out concerne certains profils en particulier : les métiers dits répé- titifs, les cadres sans emploi, les profils trop qualifiés pour un poste et ceux mis au placard. Au rang des abonnés du bore-out, trouve-t-on également en nombre les jeunes diplômés souvent déçus de leurs prérogatives dans l’exercice de leur premier emploi. Lesenjeux du bore-out dépassent néanmoins la sphère de l’entreprise pour poser la question plus large du sens du travail dans nos sociétés post-modernes. Le travail n’est plus l’exaltation du progrès, tout comme il n’est plus lié à une obligation sociale ou à un esprit de sacrifice. Le travail perd son combat en 2016 contre les notions d’hé- donisme et de bien-être qui ne se matéria- lisent qu’en dehors du travail. L’antagonisme peut être dépassé entre autres par l’esprit d’entreprendre voire l’entrepreneuriat. Car nous travaillons avant tout pour nous- mêmes et l’estime personnelle qui en résulte. Travailler, ce n’est pas qu’obtenir les moyens de se faire plaisir ou avoir, c’est avant tout exister davantage. Et donc un moyen d’être heureux. Reste à trouver la bonne entreprise... ou à créer la vôtre.Quantifier et analyser les données personnelles pour agir sur le stress, la solution viendrarSe et d’en faire un levier incontournable de la per- formance au sein des en- treprises.de la technologie25 novembre 2015 a fait évoluer la loi en passant d’une obligation de résul- tats à une obligation de moyens renforcée, utilisée dans le cadre du droit de la sécurité sociale pour s’assurer que l’employeurdes maladies profession- nelles, mais il peut être re- connu en tant que tel s’il est essentiellement et di- rectement causé par le tra- vail et qu’il a entraîné une incapacité permanente d’au moins 25 % », com-Le burn out, un casse-tête pour les entreprises ?bleaux de bord. L’outil se veut préventif en indiquant les changements de com- portements pour éviter l’épuisement professionnel et faciliter la résilience mentale. en France, Wit- tyfit entend également mo- nitorer la qualité de vie au travail. Ce faisant, la jeune pousse a développé une plateforme innovante qui a pour objectif de mesurer en temps réel le bien-être physique, celui au travail ainsi que des données de nature psychologique. Concrètement, Wittyfit me- sure en temps réel des in- dicateurs, sortes de mètres étalons qui établissent unAutre tendance enfin, des chercheurs ont adapté un outil d’analyse comporte- mentale des sportifs - pour les retardataires, la rédac- tion vous recommande le visionnage du film le Stra- tège - au monde de l’en- treprise afin d’accroître la productivité des salariés. Notamment insufflée par le mIt, l’idée a accouché de badges dits sociomé- triques. Si l’outil souhaite au départ comprendre les interactions via capteurs bluetooth pour analyser et encourager la productivité des salariés, l’ensemble de la data croisé avec des en- quêtes de comportement a permis aux sociétés réci- piendaires de modifier leur manière de travailler tant au niveau de l’organisation des bureaux que de la ma- nière de collaborer au sein de l’entreprise. Cas concret, le centre d’appel de bank of America a enregistré une hausse de la producti- vité de presque 20% tandis que le niveau de stress baissait de 19 points.n’a pas commis une faute inexcusable », précise me thibaud du manoir de Juaye, fondateur du cabinet éponyme.plète l’avocat.outre les devoirs de prévention et le besoin de détection de signaux faibles, l’entreprise, une fois le burn out avéré, doit prendre les mesures idoines. me ribeiro, du cabinet éponyme spécialisé dans le droit du travail, poursuit : « Si dans la plu- part des cas un départ né- gocié avec l’employeurseuil de qualité de vie et détectent par conséquentindicateurs. La plateforme peut ainsi prévenir les res- ponsables et cibler les axesSoit la personne en situa- tion de burn out peut dé- cider de faire reconnaître sa souffrance au travailtoutedégradation de cesBurn out parentalns de mesConcilier vie professionnelle et vie privée, mission toujours impossible ?Votre vie sexuelle est quasiment inexistante ? Vous ne d’épuisement des ressources. Pour autant, cette forme de supportez plus votre conjoint(e) et/ou vos enfants ? Peut- burn out se distingue de la dépression post partum dans être êtes-vous sujet(te) à un épuisement parental. Pour la mesure où les parents ne renoncent pas et en font dire stop, les solutions prônées relèvent souvent du bon toujours plus », explique Marlène Schiappa, auteur avec sens : s’accorder du temps pour soi et seulement pour soi Cédric Bruguière de « J’arrête de m’épuiser. Comment et pour son couple ensuite ; prendre le temps de souffler prévenir le burn out » et fondatrice de « Maman Travaille », et faire ce que l’on apprécie. Mais surtout le faire de façon réseau qui œuvre à la conciliation des vies professionnelles systématique jusqu’à ce que ces activités de détente et et vies privées pour les mamans actives.cette oisiveté oubliées redeviennent une seconde nature. Dîtes donc non à votre idéal de perfection en matière « Si le burn out concernait à l’origine les professions de d’éducation. Des erreurs, vous en ferez. Et beaucoup plus santé et celles qui se tournaient vers les autres, il n’est pas encore si vous ne prenez pas le temps de vous poser... étonnant que les parents puissent ressentir ce sentiments’impose, certai. clients veulent rester dans la structure mais ne veulent pas revivre ce qui les a mis en arrêt de travail. Un aménagement ou un changement de poste et le renforcement des effectifs font partie des solutions envisageables».Geoffroy FramerySePtembre 201613]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33PANorAmA Régions & Territoires - Hauts-de-FranceEcoRéseau Business s'attache à décrire les forces et potentiels insoupçonnés d'un territoire,Une mine de ressources d’avenird'une métropole ou d'une régionLoin des clichés et des réputations trop tenaces, la grande région des Hauts-de-France œuvre pour que ses innombrables projets d’avenir sortent de l’ombre.Lille aussi a sa skyline...Par Mathieu Neude cesse de souligner les nombreux po- tentiels que recèlent le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie, dans les sciences, les tech- nologies, et même l’industrie, contraire- ment aux idées reçues. La récente fusion régionale doit servir d’aubaine pour mieux communiquer et révéler aux yeux de toute l’europe, voire du monde entier, la partie immergée de cet immense iceberg que représentent les Hauts-de-France. « Dans l’économie régionale, la filière Nutrition Santé par exemple pèse très lourd, puisqu’elle représente une grande part des lauréats au concours national du mi- nistère de la Recherche qui vient distinguerla barre du milliard d’euros de capitalisation.Plusieurs autres secteurs ont été identifiés comme des filières prometteuses du territoire comme l’énergie, l’en- vironnement, les technologies de l’information et de la communication, l’agroalimentaire. A noter aussi que les deux anciennes régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie mettent d’ores et déjà à profit très concrètement leur collaboration accrue et leurs moyens en faveur d’objectifs de développement communs, comme en témoigne la levée de fonds d’un million d’euros de la société mandarine bS auprès des structures Croissance Nord- Pas-de-Calais, bpifrance, et Picardie Investissement. Grâce à cette manne, cette jeune société, spécialisée dans l’accompagnement d’utilisateurs à la prise en main de nouvelles solutions informatiques, s’apprête à accélérer son développement en europe et en Amérique du Nord. « La pertinence du positionnement de Mandarine BS lui a permis de nouer des partenariats avec des grands comptes comme Microsoft », rappelle marie-Christine maurice, directrice des participations au sein de Picardie Investissement.Quelle est la place de la betterave picarde, de la course cycliste Paris-roubaix ou encore des ex- cités minières dans l’économie du 21ème siècle ?des start-ups innovantes », indique etienne Vervaecke, directeur général de l’Agence régionale de développement économique de la filière biologie Santé et directeur du pôle de compétitivité Nutrition Santé Longévité (NSL). Un visage innovant de la région bien ignoré. Peut-être faut-il également rappeler que Genfit, dont le siège social est à Loos dans le département du Nord, est la première société de biotechnologie française à franchirSi ils forment des étendards authentiques, garants d’une culture très ancrée, les symboles du nord connus de tous ne sont qu’une infime partie visible de la réalité locale. Celle-ci fait malheureusement plus souvent penser au passé qu’au futur. Les décideurs locaux n’ont pourtantu Un renouveau industriel ?Sous l’impulsion d’acteurs comme le Cetim (Centreu Une nouvelle rampe de lancement pour l’innovationdes techniques et industries mécaniques) ou le pôle d’excellence mécanique de Nord-Pas-de- Calais mecanov’, les rencontres industrielles ré- gionales se multiplient, invitant les Pme, donneurs d’ordre, et structures d’accompagnement à collaborer pour faire émerger un visage modernisé de l’industrie du Nord. Le tout dans des domaines stratégiques communs à la Picardie et au Nord-Pas-de-Calais. La performance industrielle et l’usine du futur for- ment un axe de développement transversal majeur autour duquel doivent s’articuler de nombreuxL’une des grandes missions pour le développement local consiste à mettre les bouchées doubles pour soutenir les activités innovantes et idées d’avenir. Pour cela, les Pme peuvent désormais bénéficier d’une manne exceptionnelle visant à accélérer leur croissance, issue du programme d’expérimentation Partenariats régionaux d’innovation (PrI). Par le biaisprojets dans des domaines variés. « Il s’agit de soutenir la performance des process industriels, à savoir les avancées en matière de simulation numérique, d’écoconception, de robotique, de mécatronique, d’agilité au sens large dans le fonctionnement des usines. Les procédés industriels propres, à l’image du déve- loppement de nouvelles techniques de modélisation, de prototypage rapide, de contrôle en continu, de catalyse, de mise en forme de nouveaux matériaux figurent parmi les initiatives que nous souhaitons encourager », précise bertrand Fontaine, directeur régional de bpifrance Nord-Pas-de-Calais.de l’etat et du Programme des investissements d’avenir(PIA), 10 millions d’euros sont mobilisés pour le fi-nancement de l’innovation des entreprises du territoire.Nord-Pas-de-Calais et Picardie apportent par ailleurstous deux une autre enveloppe de 10 millions d’euros.Le montant global de 20 millions d’euros est engagésur une période de 18 mois et mis en place sousforme de subvention ou d’avance remboursable.« L’aide peut atteindre 200000 euros s’il s’agit d’unesubvention et 500000 euros en cas d’avance rem-boursable. Pour déposer une candidature, il suffitd’être une PME au sens où l’entend la communautéeuropéenne, c’est-à-dire une entreprise de moins de 250 salariés », explique bertrand Fontaine.Sous la houlette du pôle de compétitivité I-trans, consacré à la mobilité, aux transports terrestres et notamment ferroviaires, des projets d’envergure ont vu le jour récemment, à l’image de Surfer (Surveillance Active Ferroviaire) qui vise à améliorer la disponibilité des trains de passagers, à optimiser des tâches de main- tenance par le biais de solutions de surveillance et de diagnostic embarquées. Le pôle I-trans a aussi labellisé le projet Simafond dont l’objectif est de produire des pièces ferroviaires dans une fonte particulière, un alliage de fer et de carbone plus léger et économique que l’acier. Un travail mené en association avec l’Université de technologies de Compiègne, l’ecole centrale de Lille, Cm2t In- génierie, un centre de transfert de compétences spécialisé dans la métallurgie et d’autres industriels.Concrètement, les deux régions s’approprient les projets financés dans le cadre d’un dialogue visant à uniformiser l’ensemble du nouveau territoire en cohérence avec les actions stratégiques prioritaires. Ce soutien financier a vocation à se positionner sur des projets assez structurants. Le montant minimum est de 100000 euros, pour la partie allouée sous forme de subvention. Celle-ci se destine à financer 50% du coût d’un projet, ce qui signifie que ce dernier s’élève à 200000 euros au minimum. Les Pme visées par cette initiative sont donc plutôt des structures ayant déjà deux ou trois années d’existence au moins. Le dispositif se destine à être reconduit. 70% des projets financés à l’heure actuelle concernent trois filières majeures : la santé, l’agroalimentaire et les technologies de l’information et de la communication.14SePtembre 2016]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.fru Des accompagnateurs toujours plus présentsRégions & Territoires - Hauts-de-France PANorAmAu Des TIC de pointeAu dernier CeS (Consumer electronic Show) de Las Vegas, la plus grande vitrinehigh-tech du monde, les nouvelles technologies des Hauts-de-France étaient sousles feux de la rampe, à l’image de la start-up Giroptic, incubée au sein du pôle dela métropole lilloise euratechnologie, et à l’origine de la création d’une caméracapable de filmer à 360°. eliocity, autre jeune star du Nord, a également brillé avecson boîtier xee Connect qui permet de rendre une voiture entièrement connectéegrâce à une quinzaine d’applications prévues pour des contrôles à distance. Desacteurs qui sont les témoins de l’émergence d’une filière promise à un bel avenir dans la région.Plusieurs structures de recherche s’apprêtent à jouer un rôle déterminant dans l’essor de ces activités, à l’image du Labex mS2t, consacré à la maîtrise des systèmes complexes. Son rôle est essentiellement d’apporter des améliorations en termes de sécurité et de robustesse, notamment en matière d’interaction et de coopération entre systèmes (traitement distribué, gestion des flux...), de gestion des incertitudes par la modélisation numérique. L’Université numérique régionale de Picardie (UNrP) joue elle aussi un rôle clé dans l’évolution rapide du secteur, en particulier en raison de son modèle original visant à rapprocher le monde académique de celui des transferts de technologies et des entreprises du territoire. outre les rapprochements avec les centres de recherche et d’innovation, l’UNrP œuvre dans deux grands domaines : d’une part, la mise en place cohérente de plateformes en mutualisant des équipements pour le calcul de haute performance, le stockage de données, la simulation numérique et la visualisation de données, d’autre part la mise en place d’équipements de réalité virtuelle.« Par opposition au contexte existant il y a une quinzaine d’années, nous sommes désormais l’une des régions les plus dynamiques en matière de création d’entreprises. L’immense travail d’accompagnement et de stimulation apporté par les structures dédiées et les événementscomme le salon Créer explique en grande partie ce nouvel élan », se ré- jouit Laurent Degroote, vice-président de la CCI Grand Lille. Les Hubhouses, consacrées au développement de la culture entrepreneuriale auprès des étudiants, ou encore le concours Crea- tive Startup organisé localement par la Serre Numérique, sont quelques unes des nombreuses initiatives récentespour faire en sorte que les potentiels régionaux ressentent le goût d’entreprendre. Autant d’acteurs présents lors de la grand’messe annuelle de l’entreprenariat que représente le salon Créer, qui se veut être un rendez-vous le plus concret possible pour les porteurs de projets. « L’idée de l’événement est de faire se rencontrer les professionnels et profils ayant des intérêts communs, de favoriser le partage de savoir-faire et de connaissances au travers d’ateliers », mentionne Laurent Degroote. Il souligne par ailleurs l’importance de l’accompagnement pour les en- trepreneurs : « Des statistiques nationales indiquent qu’un créateur d’entreprises a 50% de chances de pérennité. Il n’y a pas de fatalité. Dès lors qu’il y a accompagnement par la CCI par exemple, le taux monte à 80% ».u Un secteur Biologie-Santé en grande forme« Sur les 15 premiers déposants de brevets du territoire des Hauts-de-France, 12 sont issus de la filière Santé Nutrition », indique etienne Vervaecke, attestant de la vitalité du secteur et de son importance dans l’activité et les développements locaux. Une tendance de fond se dé-veloppe actuellement au carrefour de la nutrition et de la santé, avec l’essor de produits alimen- taires à visée bénéfique sur le plan sanitaire. La région tient à parier sur l’émergence de cette filière, comme en témoignent les travaux variés du pôle de compétitivité Nutrition SantéLongévité (NSL) qui se penchent aussi bien sur l’innovation thérapeutique et diagnostique, que nutritionnelle. « De grandes entreprises agroalimentaires membres du pôle NSL comme Bonduelle ou Ingredia s’investissent de plus en plus en activités de R&D pour élaborer cette offre d’avenir », indique etienne Vervaecke. Les produits anti- stress de la société Ingredia, les substituts au sucre produits par roquette, ou encore Lesaffre et ses levures ayant des propriétés intéressantes contre le diabète et pour le confort intestinal, figurent parmi les grandes réussites de la région.Les projets relatifs aux pathologies liées aux troubles métaboliques et au vieillissement constituent un autre axe majeur de développement. Les professionnels s’ap- puient sur une recherche académique de qualité qui sert de socle essentiel pour mener des projets dans le champ des maladies cardio-métaboliques, neurodégénératives, gastro-intestinales. Certains projets de recherche colla- borative jouent un rôle central, à l’instar de l’entreprise Alzprotect, qui œuvre dans le développement de médi- caments pour le traitement de la maladie d’Alzheimer, en collaboration avec le laboratoire d’excellence Distalz, positionné sur l’étude de solutions innovantes pour contrer cette pathologie.SePtembre 201615]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33PANorAmA Hexagone - Groupement des entrepreneurs « Les libérés »Dans chaque numéro EcoRéseau Business revient sur une problématique très commentée de l'actualité française,P as de numéro de té- léphone ou de mail. Une simple adresse, au 165 rue de rennes à Pa- ris, et un acronyme, le mLPS pour mouvement pour la Liberté de la Pro- tection Sociale. « Nous n’avons pas pris la forme d’une association, nous sommes avant tout un mou- vement citoyen », aime à rappeler Ludovic Durain, avocat « libéré » au barreau de Vannes et de tours. De- vant l’explosion des charges et les dysfonctionnements du rSI, nombre d’entrepre- neurs ont décidé de braver la Sécu et de s’affilier à des caisses étrangères, au nom d’arguments contro- versés. Une fronde osée, mais qui aurait sauvé des entreprises, et qui est sui- vie : les réunions organisées dans toute la France font désormais salle comble. « N’exagérons rien. Je ré- férençais seulement 479 per- sonnes qui avaient enclen- ché une procédure au tri- bunal au 31 décembre 2015 », nuance Jean-Phi- lippe Naudon, directeur deaboutira-t-elle sur quelque chose ?en tout cas rendu son déli- béré concernant l’action in- tentée par Claude mantrant, qui contestait la capacité du rSI à réclamer le re- couvrement de cotisations non payées. elle a finale- ment donné raison au rSI, rappelant le caractère de « régime légal de Sécurité sociale » de cet organisme de droit privé, en charge d’un service public. « La sécurité sociale est une et indivisible même s’il y a des salariés, fonctionnaires ou indépendants. Cela est confirmé au fur et à mesure des rendus. L’argument des Libérés a été mis à bas par les tribunaux. Claude Reich- man et consort sortent des petites phrases de leur contexte », s’énerve Jean- Philippe Naudon. Car le mLPS en a compris que la Cour d’appel de Limoges interdisait purement et sim- plement au rSI « d’exercer ses activités ». Lorsque la Cour d’appel refuse de considérer le rSI comme une simple mutuelle, Claude reichman y voit une preuve supplémentaire du vide ju- ridique qui entourerait le régime. Pour le mLPS, la loi française a transposé la directive européenne qui impose la concurrence entre les caisses, et la cour de justice européenne l’a confirmé. mais les assu- rances comprises dans unprincipe de solidarité » et que son rôle, exclusivement social, diffère.mission au rSI.Autre front ouvert, la contes- tation pure et simple de la caisse rSI. « Etre indépen- dant signifie une irrégularité de revenu. Or on s’aperçoit que des charges sont tou- jours aussi élevées, et même augmentent quand le CA diminue. Je suis entré dans les procédures. J’ai alors découvert l’affaire desPONCTION HAÏEQuelle mouche a donc piqué les mutins, qui s’exposent à de lourdes pénalités pour retard de cotisations ? Pre- mièrement le montant des charges. A la tête du mou- vement, Claude reichman parcourt le pays pour convaincre les artisans, pe- tits entrepreneurs et profes- sions libérales asphyxiés en temps de crise, de franchir le pas. « Il y a trois millions d’entreprises en France, pe- tites ou moyennes dans leur immense majorité, qui sont les seules à produire de la richesse. Or le RSI, qui est leur sécurité sociale, leur prend la moitié voire plus ! On n’a jamais vu dans le monde une « protection so- ciale » à ce prix », écri-FER CROISÉAux armes et caetera...La mutinerie des entrepreneurs qui ne veulent plus passer par le rSI (régime social des indépendants)afin de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)Nouvelle stratégie de l’entrepreneur moderne ?s’apparente à une associa- tion, une mutuelle, une caisse de secours... mais qui n’est aucunement l’Etat ? » Il s’agit d’une entité privée, comme elle le dit elle- même, mais sans statut. « Essayez, quand vous êtes une entité privée, de ne pas avoir de statut » ! Les Li- bérés estiment que le rSI doit être considéré comme une mutuelle. A ce titre, il devrait être régi par le code des mutuelles, et non par le code de sécurité sociale.cin comme à l’artisan. Des différences de traitement, et une concurrence avec les caisses sociales maladies et retraites de branches. Le rSI marche sur les plate- bandes de l’Urssaf, vient sur le terrain des associa- tions d’assurance maladie, comme la rAm des avo- cats.Cette audience suscitait l’es- poir des Libérés souhaitant s’affilier à une caisse étran- gère. Cela ne sera pas le cas. Jean-Philippe Naudon invite les indépendants af- filiés à l’étranger à revenir dans le giron du rSI, sous peine de poursuites. « Les dossiers seront étudiés au cas par cas car des indé- pendants ont pu agir de bonne foi », ajoute le di- recteur de mission. en pa- rallèle le gouvernement a renforcé les sanctions en- courues dans le cadre de la Loi de finances de la Sécu- rité sociale 2015 : peine de six mois d’emprisonnement et amende de 15 000 euros – et pour ceux qui incitent, deux ans et 30 000 euros ! La contestation n’est ce- pendant pas vaine. « Face aux critiques, le RSI a muté. Les droits aux indemnités maladie s’ouvrent désor- mais dès le premier euro versé, se rapprochant à grands pas du régime gé- néral », illustre Jean-Phi- lippe Naudon. Certaines voix, à gauche ou à droite avec Frédéric Lefebvre, se disent d’ailleurs favorables à une bascule des indépen- dants au sein du régime gé- néral. De même les tribu- naux des affaires de sécurité sociale (tASS) contestés ont été remplacés par « des tribunaux de grande ins- tance spécialement dési- gnés ». Les lignes bougent, mais selon Jean-Philippe Naudon « les frondeurs se- raient avisée de passer par la case parlement. Le prin- cipe de prestation univer- selle maladie fait partie de notre modèle. C’est une au- tre société, moins solidaire,Julien Tarbyvait-il dans une tribune au vitriol intitulée « il faut tuer le rSI ».SITUATION FLOUELa question est donc de savoir si oui ou non, le RSI est effectivement un régime légal.Certains passent donc à l’ac- tion. Ludovic Durain a sous- crit une assurance « de sonLE FUTUR ?16SePtembre 2016caisses de la sécurité fran- çaise, avec des situations illicites voire illégales », n’hésite pas à déclarer Lu- dovic Durain, qui a constaté plusieurs zones d’ombre. « Le RSI n’est qu’une idée. Il y avait déjà des caisses par branche, pourquoi avoir ajouté le RSI au-dessus, quien découle selon eux l’obli- choix, comme le droit le gation pour la caisse de pro- permet, pour l’assurance duire les documents justi- maladie ». Il parle égale- fiant son immatriculation à ment de faire la même dé- un registre dédié. Sans quoi, marche pour l’assurance re- cette dernière n’aurait tout traite. L’affiliation à une as- simplement aucune exis- surance maladie et retraite tence juridique. Autre hic reste obligatoire. mais est- décelé par l’avocat : le rSI il possible de changer ? La ne s’applique pas au méde- cour d’appel de Limoges arégime légal de sécurité so- ciale sont expressément ex- clues de ces dispositions. La question est donc de sa- voir si oui ou non, le rSI est effectivement un régime légal. La juridiction semble distinguer le rSI des mu- tuelles du seul fait que sa fonction « repose sur lequi est proposée ».]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[La santé, c’est trop important pour être compliqué.SANTÉ PRÉVOYANCE ÉPARGNE - RETRAITE 96% DES ENTREPRISES ADHÉRENTES SONT PRÊTESÀ NOUS RECOMMANDER.• Pour les chefs d’entreprise : la mise en place et le pilotage du contrat peuvent être intégralement gérés en ligne.• Pour les salariés : la possibilité de compléter eux-mêmes l’offre choisie grâce à un renfort personnalisé, sans coûts ni démarches supplémentaires pour l’entreprise.1re mutuelle santé de France, au service des entreprises et des salariés.Découvrez nos solutions sur harmonie-mutuelle.fr/devis-entrepriseEn harmonie avec votre vieMutuelle soumise aux dispositions du livre II du Code de la mutualité, n°Siren 538 518 473. Numéro LEI 969500JLU5ZH89G4TD57.]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33PANorAmA International - Les modes de représentation du personnel en EuropeAnalyse d'une problématique transversale qui concerne plusieurs pays et interpelle la rédaction,entre la loi travail et la prochaine valse électorale, la saison est plus que jamais propice à la contestation sociale. entre crise de représenta- tivité et crise idéologique, les syndicats français ques- tionnent. mais qu’en est-il de la représentation du per- sonnel ailleurs en europe ? EcoRéseau Business vous en livre une photographie.tres syndicats comme la CFDT qui ont davantage accepté la nouvelle écono- mie de marché », explique michèle millot, consultante et conférencière, présidente de l’oreS*. Le clivagelation entre ce dernier et un membre du syndicat ». enfin l’usage du droit de grève qui fait grogner la plèbe diffère dans la pra- tique dans de nombreux pays. en Grande-bretagne,l’Autriche, les Pays-bas, la belgique ou la Suède, où les syndicats ne sont pas présents aux élections du conseil d’entreprise – même si 80% des élus se syndiquent – « et des paysmagne, en Autriche, aux Pays-Bas, en Belgique, en Suède ; le modèle britan- nique qui a fait école en Irlande, à Chypre et Malte et pour partie au Dane- mark, et le modèle latin qui se retrouve dans les pays méditerranéens, de la Grèce à l’Espagne, la France et le Portugal même si l’Italie opère une tran- sition vers le modèle rhénan », classe Jean-Pol roul- leau.cupe le paysage social. Et toutes ces organisations acceptent, depuis au moins 50 ans, l’économie de mar- ché. Elles pratiquent même des formes de participation au pouvoir économique, soit au niveau de l’écono- mie nationale, soit au ni- veau de l’entreprise, avec une cogestion très institu- tionnalisée. On y a donc partout abandonné la lutte idéologique au profit d’un partage des richesses créées », précise michèle millot. Jean-Pol roulleau de conclure : « La négo- ciation est l’outil naturel pour surmonter les diver- gences. Mais le partage des richesses n’y est pas plus facile que dans les autres modèles. Les intérêtsmosaïque continentaleLes syndicats ne sont pas toujours en europe la bête noire des dirigeants. explications.choisi en toute subjectivitéCOMPARER CE QUI EST COMPARABLE ? « Il existe certes un objectif commun d’amélioration des conditions des salariés mais les moyens, la culture, l’his- toire diffèrent en matière de relations sociales. Le taux de syndicalisation va- rie selon les pays de 80% en Suède à 8% en France (dont 5% pour le secteur privé) », explicite Jean-Pol roulleau*, consultant, conférencier, délégué gé- néral de l’observatoire des relations économiques et sociales (oreS). Ailleurs, le choix de l’uni- cité ou du pluralisme, la segmentation catégorielle, le syndicalisme de métier ou d’industrie ou encore la proximité des syndicats avec le pouvoir politique sont autant de divergences entre les pays. A ce sujet, la France et la Grande-bre- tagne ont pris des chemins opposés.tandis que le syndicalisme outre-manche décidait de créer et de financer le La- bour Party, le syndicalisme en France, par la Charte d’Amiens de 1906, a pro- clamé sa séparation totale – pas tout à fait respectée dans les faits – avec la po- litique.Autre fait saillant en France, la question de la conception de l’entreprise. « Au sujet de la loi Travail, l’attitude des syndicats op- pose FO et la CGT, qui pensent l’entreprise comme un lieu où s’affrontent deux logiques, opposés à d’au-Ce qui différencie les syndicats en Europe : leur principal clivage est leur participation ou non au pouvoirSi l’on se penche sur le modèle rhénan, plusieurs tendances ressortent en ma- tière de pratiques syndi- cales. Le syndicalisme y est très fort : de l’ordre den’est pas sans conséquence puisqu’il influence de fait la question de l’association des syndicats aux décisions de gestion des entreprises.en Allemagne ou en bel- gique, le droit de grève consiste en l’ultime recours suite à l’échec des procé- dures de négociation. ellecomme la France, dotée d’un système bicéphale avec des institutions élues (délégués du personnel et comités d’entreprise) et uneDES SYNDICATS, C’EST MIEUX AVEC DU POUVOIR ?L’idée de l’entreprise vécue comme un domaine de droit commun, où l’essentiel des questions concerne la ré- partition des résultats, crée également un lien direct entre le pouvoir des syn- dicats au sein des entre- prises. « Certaines orga- nisations de pays du Sud dont la France se caracté- risent par un refus catégo- rique d’être associées aux prises de décisions de ges- tion. C’est ce qui différencie les syndicats en Europe, leur principal clivage est leur participation ou non au pouvoir », vulgarise Jean-Pol roulleau. L’exem- ple de l’Allemagne est très connu. Avec un système basé sur la codétermination, les syndicats, à partir de certains seuils, sont présents dans les conseils de sur- veillance. en Suède, cer- taines conventions collec- tives visent à accroître l’in- fluence des syndicats sur les décisions des em- ployeurs. La loi sur la co- détermination (mbL) votée dans les années 1970 ac- corde ainsi aux syndicats le « droit de négocier avec un employeur toute ques- tion en rapport avec la re-du patrona.divergent tout autant que dans les pays “adversa- tifs”. Ce qui change, c’est la méthode choisie pour les surmonter. » Une autre culture des relations so- ciales où le mot compromis n’est pas synonyme d’échec...Le temps s'est-il arrêté en France ?-« Le syndicalisme autre- ment : Ces militants qui changent les relations de travail », L’Harmattan, 2008ne peut d’ailleurs être dé- clenchée qu’à l’initiative d’un syndicat et dans des conditions strictes.représentation syndicale via le délégué syndical seul habilité à négocier et à si- gner », précise Jean-Pol roulleau.80% en Suède. rappelons à titre comparatif que selon les chiffres de l’oCDe en 2012, la France se carac- térise par l’un des taux de syndicalisation les plus fai- bles avec 7,7% contraire- ment à l’Islande, premier pays avec 92%.-« Cadres : bien gérer vos délégués : Le syndicalisme dans l’entreprise », L’Har- mattan, 2004« En France, parce que ce droit est individuel, il se caractérise par des pra- tiques plus spontanées, le conflit peut (souvent) pré- céder la négociation », note michèle millot.FOCUS SUR LE MODÈLE RHÉNAN : DES LEÇONS À TIRER ?« Malgré cette diversité, trois grandes “familles” syndicales émergent : le “modèle” rhénan en Alle-Le système rhénan s’ex- prime aussi par un syndi- calisme unitaire. « Dans de nombreux pays, une grande confédération oc--« Les relations sociales en Europe », Liaisons so- ciales, 2005t et des salariés*Michèle Millot et Jean- Pol Roulleau sont co-au- teurs de nombreux ou- vrages sur la question des relations sociales et des syndicats en Europe tels que :-« Des entreprises à la pointe : nouvelles attentes des salariés/nouvelles so- lutions (2013-2020) », Maxima 2012,18SePtembre 2016Les systèmes de représen- tation aussi opposent des pays comme l’Allemagne,Geoffroy Framery]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[L’ART DE RECEVOIR RÉINVENTÉORGANISATEUR D’ÉVÉNEMENTS D’EXCEPTIONà bord de l’un de nos 8 yachts ou dans un salon en bord de Seine. Croisière sur-mesure, gastronomie signée Lenôtre et excellence du service font de Yachts de Paris une institution depuis 1993.SEMINAIRES · EVENEMENTS PROFESSIONNELS · RÉCEPTIONS PRIVÉES · DÎNERS. 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Les nouvelles mesures sont entrées en vigueur depuis le 1er juillet, la « blockchain » sera bientôt au service des PME, Amazon lance une palette de services pour les start-up. N’oubliez pas l’étude sur la qualité de vie en entreprise et notez bien les rendez-vousd’automne. Bonnelecture!uBlockchain : une aide pour les PME euronext, l’opérateur boursier, veut mettre la techno- logie « blockchain » au service des Pme par le biais d’une société créée en partenariat avec notamment So- ciété Générale et bNP Paribas Securities Services. Selon Anthony Attia, le PDG d’euronext Paris, la so- ciété se donne six mois pour créer cette technologie fa- cilitant les opérations post-marché dans le financement des Pme. La blockchain est une technologie qui repose sur l’utilisation d’un registre virtuel de données distri- buées et partagées entre de multiples parties. Il s’agit de « simplifier la chaîne de traitement et de réduire les coûts et les risques de contrepartie », le délai de règle- ment-livraison (conclusion de la transaction, NDLr) pouvant par exemple passer de deux jours à zéro grâce à cette technologie, précise Anthony Attia. La Caisse des Dépôts, l’Association française des investisseurs institutionnels (AF2I) et le prestataire de service post- marché euroclear sont également parties prenantes dans le protocole d’accord, avec le soutien de Paris eu- roplace, l’association de défense de la place de Paris. Avec cette opération, euronext espère aussi attirer d’autres acteurs européens du post-marché, dont des banques, dans le capital de la société, qui sera un maillon clé de la chaîne de financement sur le marché des Pme.u Twitter lance son App. Dashboard pour les PME/TPE© Denys Prykhodov / Shutterstock.comtwitter a annoncé une nouveauté supplémentaire qui aura pour vocation d’aider les entreprises : Dashboard. Déclinée sous forme d’App. ioS et d’une version web accessible depuis le desktop, l’application twitter Dashboard offre aux sociétés la possibilité de suivre ce qui est dit à leur sujet, mais aussi de programmer des tweets et d’accéder à des statistiques pour rester infor- mées de la performance des messages partagés sur la plateforme. Dans un premier temps, twitter Dashboard propose, parallèlement à la timeline classique, un fil de tweets mentionnant la société et semble également in- tégrer les citations textuelles de la marque. Une astuce qui permettra à l’entreprise concernée de répondre pour remercier un client satisfait ou encore venir en aide à une personne s’interrogeant. Le réseau social propose également d’aider les gestionnaires de comptes en manque d’inspiration en leur donnant des idées qui pourraient leur permettre de pousser les consomma- teurs à entrer en contact avec eux. L’application sera bientôt disponible en France.uLa qualité de vie en entreprise : moteur d’attractivité, de compétitivité et de per- formance.Pour la première fois à l’échelle mondiale, 4800 diri- geants de petites et moyennes entreprises de 10 à 100 employés ont été interrogés sur la qualité de vie au tra- vail. L’étude a été réalisée par Sodexo Services Avan- tages et récompenses/tNS Sofres dans sept pays : brésil, Chili, France, Inde, mexique, roumanie, et tur- quie. elle met en avant l’importance de la qualité de vie au sein de l’entreprise pour les dirigeants de Pme. Selon l’enquête, 91% des dirigeants de Pme pensent qu’une meilleure qualité de vie est gage d’une meil- leure atmosphère de travail. Près de 86% déclarent qu’une meilleure qualité de vie est gage d’une produc- tivité accrue. Pour 70% des leaders de Pme une meil- leure qualité de vie assure un chiffre d’affaires plus élevé. Ces dirigeants ont également cité six leviers clés qui permettent d’améliorer la compétitivité. La recon- naissance : 95% pensent que mettre en valeur l’effort des employés et reconnaitre leurs performances va améliorer la compétitivité de l’entreprise. L’environne- ment physique : 92% disent qu’améliorer le confort et la sécurité dans l’environnement de travail va améliorer la compétitivité de l’entreprise. Le développement per- sonnel : 91% des dirigeants de Pme déclarent que pro- mouvoir le développement personnel et la formation de leurs employés va améliorer la compétitivité de l’en- treprise. La santé et le bien-être : 87% expliquent qu’ai- der leurs employés à prendre soin de leur santé va améliorer la compétitivité de l’entreprise. Une vie équi- librée : 84% des dirigeants de Pme soulignent qu’aider leurs employés à avoir un meilleur équilibre entre le travail et leur vie personnelle va améliorer la compéti- tivité de l’entreprise. L’interaction sociale : 70% des di- rigeants de Pme pensent que promouvoir la culture et les loisirs va améliorer la compétitivité de l’entreprise.u« Welcome in Paris »© Frederic Legrand - COMEO / Shutterstock.comSuite à la décision des britanniques de quitter l’Union européenne, manuel Valls appelle les grandes entreprises internationales à inves- tir en France en annon- çant des dispositifs pour renforcer l’attrac- tivité du pays. « Je pense notamment à la20 SePtembre 2016uLes modifications à retenir !De nouvelles réglementations sont entrées en vigueur depuis le 1er juillet 2016. Voici 16 changements majeurs qui vous concernent. tout d’abord, la Déclaration so- ciale nominative (DSN) monte en puissance pour les tPe et Pme. Les employeurs sans tiers mandaté (ca- binet d’expertise comptable) dont le montant de coti- sations et contributions sociales dues au titre des périodes de paie 2014 est égal ou supérieur à 50000 euros devront obligatoirement transmettre une DSN à compter de la paie de juillet 2016 (soit une DSN exigi- ble le 5 ou le 15 août. Sont également concernés lesfiscalité ou au statut des expatriés », a précisé le Pre- mier ministre dans une interview publiée dans Le Pa- risien.]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.frBaromètre & Tendances CLUb eNtrePreNDreauprès des entreprises de l’Auvergne-rhône-Alpes. mi- chel Delpuech, le préfet de la région, a annoncé le recru- tement de la 50000ème « embauche Pme », et ce au sein de l’entreprise echoNature en Haute-Loire. Il s’agit d’un magasin alimentaire bio, basé à Aiguilhe près du Puy-en- Velay. A ce jour, les entreprises de la région Auvergne- rhône-Alpes ont déjà passé le cap des 53000 « embauches Pme », dont 13220 recrutements pour le seul rhône.+ Du 12 au 14 septembre 2016 : 10ème édition du Salon Créer à Lille Grand Palais Organisé par Lille Grand Palais, le Salon Créer rassemble chaque année tousles acteurs du monde de l’entrepreneuriat. Depuis dix ans, il s’est imposécomme le plus grand rendez-vous d’entrepreneurs au nord de Paris. Un espaced’échanges unique, idéal pour la création et le développement de son entre-prise. Cette année au programme : la remise des Trophées Créer 2016 récompensant les en-trepreneurs innovants, les Business Rencontres, un « speed meeting » pour échanger et créer des opportunités d’affaires, un showroom de l’innovation et de nombreuses conférences... Le Salon Créer, c’est aussi plus 16000 visiteurs et 150 ex- posants qui vous conseilleront et accompagneront. Des dirigeants d’entreprise partageront leurs success stories sur La Place des Entrepreneurs : de quoi inspirer et motiver les futurs créateurs. Plus qu’un lieu d’échanges, le Salon Créer se veut un véritable tremplin vers la valeur ajoutée !Télécharger votre badge gratuit sur www.saloncreer.com+ 18 octobre 2016 : Planète PME, 14ème édition « LA CROISSANCE C’EST NOUS » (Palais Brongniart, 28 Place de la Bourse, 75002 Paris)Créée en 2003, cette manifestation est organisée par la CGPME. En 2016, Planète PME confirme son orientation business. A huit mois des élections présidentielles, au travers de Planète PME, la CGPME souhaite placer les PME au cœur du débat public. Au programme des débats et des échanges avec les membres du gouvernement, de nombreux exposants, ateliers et business rendez-vous.tiers mandatés par l’employeur dont le montant des contributions et cotisations sociales (paie 2014) à gérer pour l’ensemble de leurs clients est supérieur à 10 mil- lions d’euros. Si l’entreprise effectue ses déclarations par un autre moyen que la DSN, elle sera pénalisée de 2,50 euros par salarié sans excéder 750 euros par mois et par entreprise. en cas d’absence de déclaration, la pénalité passe à 7,50 euros par salarié, toujours plafonnée à 750de sanctions (administratives et pénales) en cas de man- quement de l’employeur à la réglementation du travail.Le géant de l’e-commerce propose un programme baptisé Launchpad, consistant en une palette de services à desti- nation des start-up françaises. Un coup de pouce qui leur donnera une meilleure visibilité sur Internet, avec un es- pace dédié sur les espaces de vente en ligne d’Amazon ainsi qu’une assistance logistique, un de ses points forts historiques. « C’est un programme qui existe depuis près d’un an aux États-Unis, que nous avons lancé en fin d’an- née dernière au Royaume-Uni puis en avril en Allemagne et que nous étendons désormais à la France », explique Patrick Labarre, le directeur France d’Amazon Seller Ser- vices. La sélection des jeunes entreprises candidates au programme Launchpad passe par des sociétés de finan- cement et d’accompagnement des start-up. Les incuba- teurs, accélérateurs et autres sociétés de financement participatif, peuvent proposer Launchpad aux jeunesuAmazon lance en France une palette de services pour les start-upeuros par mois. Deuxiè- mement, la loi de fi- nances 2016 oblige les plateformes d’économie collaborative à commu- niquer aux utilisateurs un relevé de l’ensemble des revenus perçus du- rant l’année. elles de-Six nouveaux facteurs du compte pénibilité ont été fixés cet été. D’ici à la fin de l’an- née, les employeurs doivent donc avoir évalué la pénibilité, renforcé la prévention et re- censé les salariés exposés aux dix facteurs de pénibilité, dont les six nouveaux sont : la ma- nutention de charges lourdes ;u Lecompteprévention-pénibilitévront aussi indiquer sur leur site les obligations déclaratives des usagers en matière de fiscalité. L’objectif est d’informer les usagers des plateformes qui ont déjà l’obligation de déclarer à l’administration fiscale ces re- venus mais qui le font rarement par manque de clarté. Si les sites collaboratifs ne respectent pas cette mesure, ils devront payer une amende de 10000 euros. troisième- ment, l’ordonnance relative au contrôle de l’application du droit du travail entre également en vigueur. elle amé- liore les moyens d’intervention et les modes d’investiga- tion de l’Inspection du travail (accès aux documents de l’entreprise, expertise technique et diagnostics en matièreles postures pénibles, forçant les articulations ; les vibra- tions mécaniques ; les agents chimiques dangereux, y compris poussières et fumées ; les températures extrêmes ; le bruit.de santé et de sécurité au travail)Cet accroît les pouvoirs au total. Un coup de pouce qui n’est pas passé inaperçu des produits mis en ligne, afin de financer le programme.Le droit en pratiqueChoisir un statut juridique : mais pourquoi faire ?avecfaire quand un partenaire n’a aucun statut ? méthodes de travail et se contente de prendre sisse à requalifier cette « collaboration » enu Un coup de pouce cartonne en Auvergne- Rhône-Alpes !Le 18 janvier dernier, le gouvernement a mis en place le plan « embauche Pme ». Jusqu’à la fin de l’année, les entreprises de moins de 250 salariés, embauchant en CDI ou en CDD de plus de six mois pour un salaire inférieur à 1,3 fois le SmIC, ont la possibilité d’effectuer une de- mande d’aide directement sur le site www.embau- chepme.gouv.fr. Il s’agit d’une prime à l’embauche de 500 euros par trimestre pendant deux ans, soit 4000 eurospousses qu’ils aident par ailleurs au démarrage. Les start- up sélectionnées devront s’inscrire sur le site d’Amazon et payer une commission supplémentaire sur les ventese mois-ci et pour le retour des congés, viduelle. ce travail à un travail bénévole en vue d’une le Cabinet vous soumet un cas concret Pourtant, il ne reçoit aucune directive, aucun potentielle et putative rémunération. Il sem- fréquent dans certaines startups : que ordre, il travaille depuis chez lui, élabore ses ble assez peu probable que ce biz Dev réus-Dans le cas d’espèce, la fondatrice d’une ap- plication dédiée aux rencontres reçoit la vi- site d’une personne qui souhaite collaborer avec elle, en qualité de « business develo- per ».de façon épisodique des rendez-vous avec la fondatrice.Au bout de six mois, insatisfait de leur travail commun, il provoque un conflit avec la fon- datrice et la menace de demander des indem- nités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.contrat de travail en démontrant un lien de subordination.moralité pour tous les travailleurs indépen- dants au sein de l’écosystème startup : le pre- mier réflexe juridique à adopter est de qualifier juridiquement votre relation avec une entreprise. Vous devez choisir une case : prestataire par une société ou en microentre- prise, salarié ou associé. C’est la garantie de pouvoir avancer sur des bases saines avec celui qui sera votre donneur d’ordres, votre employeur ou votre associé.Ils ne prévoient aucun accord juridique si ce n’est une participation potentielle et future aux sommes rapportées par ce bizDev.Il n’a pas de contrat de travail, trop contrai- gnant. Il n’est pas associé, trop engageant. Il n’est même pas prestataire sous forme so- ciale ou sous la forme d’une entreprise indi-Confrontée à une situation qui pourrait met- tre sa société en risque, la fondatrice sollicite nos conseils mais ne retrouve aucune trace d’un quelconque lien de subordination. tout s’orientait donc vers l’assimilation deSePtembre 2016 21]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33CLUb eNtrePreNDre A la Une - Prospective des entreprisesL'occasion pour EcoRéseau Business d'enquêter sur le sujet principal du Club Entreprendre,Le come-back deDmadame Irma Grands groupes et etI ont compris qu’ils ont tout à gagner à imaginer l’avenir,en rapport avec l'innovation et l'entrepreneuriatmême si la mission semble impossible sur le papier.igital, économie sociétés : « Qu’on l’appelle de partage, initia- prospective ou anticipation tives citoyennes... stratégique, celle-ci estscénarii d’avenir. rarement tout est externalisé vers un cabinet extérieur. « Les di- rections RH ont cherché ces dernières années à re- mettre l’homme dans les décisions. Tout le monde perçoit l’accélération du temps et le devoir d’anti- cipation, ainsi que d’in- novation. Il ne faut pas seulement voir loin, il faut voir différemment », re-sont autant de mots qui bien présente, avec une ont profondément trans- certaine rupture par rap-formé notre société depuis dix ans. L’évolution de cette dernière accélère, à tel point qu’en Suède, pays nordique toujours à la pointe en matière de poli- tique, on a créé un minis- tère du futur pour anticiperport aux années 70-80-90. Les ambitions ont changé ; auparavant le but était de diminuer l’incertitude, il est maintenant plus mo- destement de parvenir à prendre la décision dans l’incertitude. » SouventUne accélération du temps, d’anticipation et d’innovation. seulement voir loin, il faut voirun devoirIl ne faut pasles changements. Quid des entreprises dont le but a toujours été de tirer leur épingle du jeu avant la concurrence en prévoyant les demandes futures ? Proactives elles l’ont été, craintives aussi, notamment les grandes structures. mais ça, c’était avant...critiquée pour sa dimension intellectuelle éloignée de l’opérationnel, la prospec- tive moderne consiste à travailler collectivement pour qu’elle soit transfor- mée en capacité d’action. « Si l’exercice est décon- necté de la prise de déci- sion, il n’a plus aucun in- térêt dans l’approche fran- çaise », ajoute l’expert (cf. encadré). Au niveau de la planification stratégique, de l’innovation, ou de la direction générale, on phos- phore donc sur d’éventuelsdifféremmentNOUVEL ENVOLmarque Philippe Durance, professeur au Cnam, titu- laire de la chaire “Pros- pective et développement durable”. et ce quel que soit le profil du dirigeant. Pour Jacques masson, ex- directeur du marketing stra- tégique chez Vacallians group, le leader de l’hô- tellerie en plein air et du camping, l’identité des hauts profils évolue constamment. « Il y a eu les patrons venus de l’ex- ploitation et de la produc- tion, les patrons commer-« Il est impossible de déranger le Pdg. dans l’heure, il est en pleine séance de réflexion sur la stratégie à tenir... »On trouve des chasseurs de tendances dans tous les domaines, en quête de signaux fai- bles et de changements sociétaux. Jacques Rougerie, architecte concepteur de labora- toires sous-marins et musées subaquatiques, qui projette des villages et lieux de vie sous l’eau, en fait incontestablement partie. Son chantier phare ? La station scientifique dérivante SeaOrbiter, construite dans les chantiers navals de Saint-Nazaire. Cet aca- démicien des Beaux-Arts est aussi dirigeant de la fondation Génération Espace Mer, qui récompense les projets futuristes des jeunes inventeurs, architectes, ingénieurs et designers en rapport avec le monde de la mer et de l’Espace. Pourquoi est-il persuadé de ces avancées futures dans le milieu aquatique ?Le regain est évident pour François de Jouvenel, di- recteur de Futuribles, qui publie une revue sur le su- jet et accompagne certaines22 SePtembre 2016Cas d’écoleLa vision d’un prospectiviste de la mer, Jacques RougeriePour diverses raisons. « Ne voyez-vous pas à quel point la société change son point de vue à l’égard de l’océan ? Le rapport des jeunes générations à la grande Bleue n’est plus du tout le même que celui des anciens, pour qui elle était synonyme de fascination, mais aussi de danger voire de mort. Au- jourd’hui, avec le surf, la planche à voile, la plongée sous-marine, les gens ont une ap- proche plus sensorielle de l’élément aqua- tique, objet de jeu voire de passion. Ce n’est pas un détail. De ce fait les hommes mettent au point des engins pour explorer les profondeurs, pourvus de hublots toujours plus grands. Ils développent un peu plus leur imagination. » Et le prospectiviste de constater que le processus est similairedans l’Espace : des hommes, des femmes, des médecins, des biologistes s’y rendent, ce qui débouche sur une station orbitale, et demain sur des habitations. Selon ce vi- sionnaire nous allons véritablement explorer les océans, et pourquoi pas y habiter, en prenant en compte les enjeux de dévelop- pement durable. « Nous ne sommes plus dans l’utopie, mais dans la prospective. L’espace sous-marin – car il s’agit d’un espace en trois dimensions – est le dernier réservoir qui nous reste ; il occupe 71% de la planète et mesure 3,5 kilomètres d’épais- seur en moyenne. Imaginez la diversité qu’il recèle, et les découvertes que nous avons encore à y faire. » Et l’histoire lui donne raison. Les réalisations d’ouvrages flottants,basés sur la bionique et utilisant l’énergie de la mer sont étudiés, voire construits. Les villes gagnent sur l’eau, comme Tokyo ou Hong Kong. « Le Prince de Monaco nous a confié l’extension de la Principauté, qui aura valeur d’exemple pour d’autres cités. Plus nous progresserons sur ou sous l’eau, plus nous développerons notre imaginaire, aidé en cela par les technologies », déclare celui qui a accueilli à sa fondation 600 can- didats de 76 pays. Le lauréat a imaginé un système de mangroves pour protéger certains lieux de la montée des eaux. D’autres ont esquissé des solutions d’îles flottantes pour les habitants des Maldives menacés...]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.frA la Une - Prospective des entreprises CLUb eNtrePreNDreciaux, les patrons marke- ting, financiers, et au- jourd’hui les patrons portés sur les data. Ces postes sont toujours plus techno- philes », observe celui qui réalise une veille constante pour prédire les grandes tendances et concevoir des plans stratégiques prédictifs à cinq ans. Les entreprises sont comme des orga- nismes vivants en muta- tion, il faut donc anticiper les bouleversements, avec des périmètres de postes qui se modifient. « Les di- rigeants vont se tourner vers les visionnaires, les vigies, il leur faut être connectés à plusieurs com- munautés en réseaux pour prendre leur décision, d’où l’utilisation des réseaux sociaux. A eux ensuite d’exécuter une synthèse de tous ces retours. Au- jourd’hui certains diri- geants s’y adonnent seuls, ce qui changera. Toujours plus d’experts seront sol-solentes start-up proposant des offres plus en phase avec la demande. « Les jeunes ont plus la possibi- lité d’essayer que par le passé, ils ne se font plus autant taper sur les doigts. Ils ont l’énergie, l’envie », se réjouit Jacques masson. et des grands groupes, pourtant adeptes de la pros- pective, ne passent pas à l’action pour les contrer. « Il est tellement facile de tout changer quand on est un nouvel acteur. Au contraire les anciens ont généralement beaucoup in- vesti dans une technologie et doivent l’amortir. Ils sont donc pieds et poings liés face à ces défricheurs, comme dans les telecom ou l’hôtellerie », affirme Philippe Durance. Ce phé- nomène connu du « lockprits qui ne sont pas prêts à concrétiser les travaux de prospective et à changer pour préparer l’avenir. « Pour modifier la straté- gie, se repositionner, il faut que les collaborateurs soient prêts, formés, et sur- tout qu’ils aient adhéré au projet. Beaucoup de condi- tions nécessaires avec la génération Y, qui a ses idée et a besoin de sens pour ensuite, éventuellement, bâtir des cathédrales », insiste Jacques masson.« Si seulement j’avais fait un peu de prospective, j’aurais vu arriver ce tas de tôle ambitieux... »presse, elle serait “trop intellectuelle”. Or nous ne sommes pas dans la divi- nation, il importe d’être concret », rappelle pourtantLES CLÉS D’UNE PROSPECTIVE RÉUSSIEIl apparaît clairement que les grands groupes ont le tournis face à ces nouveaux arrivants, malgré leurs exercices collectifs visant à lire l’avenir. « Ils les re-monde devient plus tech- DES ÉCUEILS nophile. « Mon conseil MALGRÉ TOUTpour les PDG afin d’abor- Leprincipal risque qui der sereinement l’ave- guette les sociétés prati- nir ? Engager d’excellents quant la prospective estAuparavant le but était de diminuer l’incertitude, il est maintenant plus modestement de parvenir à prendre la décision dans l’incertitudelicités », ajoute-t-il, insis- DRH pour effectuer les l’incapacité à la convertir Philippe Durance. Il existe tant sur la dimension hu- bons recrutements de de- en actions concrètes. « La d’ailleurs une multitude maine qui croît quand le main », ajoute l’expert. prospective n’a pas bonne d’outils, mais une seuleCorporate VentureSuccès non garantiRacheter des start-up à succès est une sorte de prospective. « On sélectionne lesbusiness models d’avenir pour les court terme, moyen terme et long terme. Il s’agitensuite de les faire travailler en réseau », énonce Jacques Masson, ex-directeur dumarketing stratégique chez Vacallians group, leader de l’hôtellerie en plein air et ducamping. L’édition 2015 de Deloitte sur le capital investissement d’entreprises a montrél’appétence grandissante pour les start-up des grands groupes, qui co-investissent deplus en plus avec des fonds indépendants quand ils ne créent pas leurs structures. Plusde 10000 entreprises innovantes ont été financées par le corporate venture dans lemonde depuis 2003. « J’ai d’ailleurs rencontré la majeure partie des patrons du CAC 40pour les convaincre de renforcer leurs démarches de fonds d’investissement d’entreprise »,déclarait la secrétaire d’Etat au Numérique Axelle Lemaire dans EcoRéseau Business(n°17). Chez Safran, Orange, Engie, Sncf... les directions de l’innovation ont convaincules directions stratégie et finance de soutenir cette activité. En ligne de mire partenariats,synergies, marchés de rupture, renforcement de liens avec les écosystèmes, prospec-tive... Un tableau qui n’est pas toujours si idyllique. « On distingue trois types de com-portements de la part de ces groupes : les premiers nouent des partenariats avec des plus tuer toute possibilité de sérendipité incubateurs ou des accélérateurs, afin de faire du “tourisme digital”, de verser deméthode prospective. « Nous appréhendons les problèmes en empruntant à d’autres domaines, comme le design. Nous nous servons des analyses, des apports récents du Big data ausi », précise Fran- çois de Jouvenel qui fédère aussi un club d’entreprises et d’associations pour mu- tualiser les réflexions sur l’avenir et la méthode. Au- tre écueil, et non des moin- dres, l’entreprise qui n’est pas prête à regarder l’ave-in » empêche bien souvent de riposter. Accor ne peut pas faire grand-chose face à Airbnb. Avant les autres, les groupes pharma se sont tournés vers ces pépites adeptes de la rupture, voyant que le temps des médicaments blockbusters touchait à sa fin. « Acculés, ils ont commencé à rache-gardent, sont à l’affût, les soutiennent, les acquièrent pour bouleverser leurs pro- pres business models. Mais ils ne peuvent racheter à tout-va, cette politique massive a ses limites », note François de Jouvenel. Une réflexion préalable est nécessaire pour concevoir un filtre. « Quels sont lesLe défi : structurer l’approche de prospective pour ne pas racheter à tout-va, sans nonl’argent, de venir une fois par trimestre en équipe pour écouter des pitchs et applaudir, mais sans avoir compris grand-chose de ce monde en émergence. Les deuxièmes s’adonnent au corporate venture, mais rares sont les start-up, une fois qu’elles sont ab- sorbées, à perdurer. Les troisièmes développent des incubateurs coporate, mais les jeunes pousses qui en émergent avec succès manquent », dénonçait Alice Zagury, PDG et co-fondatrice de l’accélérateur TheFamily dans EcoRéseau Business (n°20). Pour la spécialiste la chose est possible, Nestlé l’a d’ailleurs réalisée avec Nespresso. Mais il importe de créer un espace complètement décorrélé de la grande structure, de sa stratégie et de ses jeuxpolitiques.et d’opportunismedomaines d’opportunité ? Des grands groupes vien- nent nous voir dans ce but, car ils papillonnent trop dans le cadre de leur stra- tégie d’innovation.SePtembre 2016 23nir en face parce qu’il ne correspond pas aux grandes orientations prises récem- ment, avec en schéma clas- sique de grands acteurs traditionnels court-circui- tés, tourneboulés par d’in-ter ces pépites. Sans pour autant être complètement protégés », insiste le rem- plaçant au Cnam de michel Godet, une sommité de la prospective. enfin ce sont parfois simplement les es-Œ]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33CLUb eNtrePreNDreA la Une - Prospective des entreprisesComment peuvent-ils rester ouverts à la surprise et en même temps structurer leur approche ? Veille et pros- pective se nourrissent », insiste le spécialiste. Il im- porte de structurer l’ap- proche pour ne pas être la société naïve qui cède aux effets de mode et gadgets, mais aussi de ne pas tuer toute possibilité de séren- dipité et d’opportunisme. Dès lors sont apparus dans le paysage les postes en interne ou en conseil d’ « évangélistes », qui réalisent une veille et même entretiennent des re- lations avec les start-up de l’écosystème. Ces per- sonnes font le lien entre la société et tous ceux qui pourraient avoir une in- fluence sur son avenir. elles connaissent généra- lement beaucoup de monde. Cédric Giorgi a par le passé fondé Cooke- ning, « l’Airbnb de la table d’hôte mettant en relation des hôtes et des voyageurs, avec pour dénominateur commun le partage d’un bon repas ». Sa société n’a pas trouvé les fonds es- comptés, mais « Cookening a été un succès et un échec », analyse l’intéressé, dans la mesure où il en a retiré une considérable ex- périence et une bonne connaissance du monde des start-up. Il est désor- mais Head of start-up re- lations-Iot evangelist chez Sigfox, la fameuse licorne française de l’Internet des objets, pour qui il scruteLes prospectivistes ne sont pas les adeptes de science-fiction que l'on imagine...tenaires a observé une ten- dance de leurs dirigeants – dont le métier est de constamment convaincre que leur vision est la bonne – à s’appuyer un peu plus sur ce genre de courtiers en informations, faisant le lien avec diverses commu- nautés (milieux acadé- miques, start-up...), repé- rant les signaux faibles et les faisant remonter en in- terne. « Car ce n’est pas le tout de repérer ces si- gnaux, il faut les intégrer à terme à la stratégie. Son- geons que les services de renseignement en dispo- saient avant le 11 septem- bre 2001, mais qu’ils n’ont pas entraîné de décisions », cite-t-il. Si elle ne peut pas tout prévoir, la prospective a au moins le mérite d’amener une énergie, un état d’esprit. « Elle permet d’adapter le discours, de montrer que l’avenir n’est pas subi, que l’on peut le préparer (préactivité) ou le modifier (proactivité), qu’il existe des outils et des méthodes sérieux », remarque Philippe Du- rance. Sébastien bazin, di- rigeant d’Accor a ainsi qualifié ses effectifs : « Chez nous un tiers des gens sont convaincus qu’il faut changer, un tiers ne comprennent pas mais sui- vent, un tiers ne compren- nent pas et ne suivent pas ». Il est difficile de dire quels résultats sont dus à quoi, mais cet exer- cice de prospective a au moins le mérite d’aider les gens à travailler ensemble durant 8 à 12 mois, de cas- ser les silos, de créer de la fluidité, d’adopter une vi- sion partagée. Une pratique finalement essentielle, quand tout le monde s’ac- corde sur une accélération phénoménale de l’innova- tion et des nouvelles tech- nologies. Sans précédent ? « Cette période est à mettrel’écosystème et répertorie les innovations susceptibles de modifier son business à terme. Son associé tra-évoluer ou disparaître, la GPeC, plutôt tournée vers le passé, n’ayant pas fait ses preuves. « Songez à cefont finalement que tourner la molette. De quelles com- pétences aura-t-on besoin pour demain ? Telle est lasentiellement à des fins de teasing et de communica- tion mais ne remplacent pas le présentiel », illustreL’exercice de prospective a le mérite d’aider les gens à travailler ensemble durant 8 à 12 mois, de casser les silos, de générer une vision partagéeLes États-Unis ont été pionniers. Durant l’en- tre-deux-guerres, William Ogburn fait incon- testablement œuvre pionnière avec sa « Com- mission présidentielle de recherche sur les ten- dances sociales » (1933) puis son rapport sur « Les tendances technologiques et la politique gouvernementale », commandé par Franklin Roosevelt. Mais le véritable décollage intervient après la Seconde Guerre mondiale, sous l’in- fluence de l’armée de l’air américaine. A la Rand Corporation (1948) seront développées les méthodes formalisées comme Delphi ou celle des scénarios. Viendront l’Institute for the Future, le Future Group et le Hudson Institute. En France Gaston Berger, philosophe pratique haut placé à l’Education nationale, a été l’insti- gateur. « Dès la fin des années 50 il sentait que tout un domaine devait être inventé, mais celapremier rapport du club de Rome s’appuyait d’ailleurs sur un travail d’anticipation américain. La méthode s’est développée en Amérique du Nord, au Japon ou en Afrique de l’Est. Et la mé- thode française, sans vraiment de lien, qui s’est développée en Europe, en Afrique de l’Ouest, en Amérique du Sud, où on ne croit pas en un avenir non fabriqué par les auteurs. « En 2008 General Motors fait appel à un grand penseur pour préparer son avenir. Cela ne serait pas possible avec nous, nous accompagnons les entreprises dans leurs processus, leurs méthodes, fournissons des outils de mise en capacité. Aux Etats-Unis on a plutôt affaire à des experts de la futurologie pour dirigeants d’entreprises », distingue l’enseignant. Sans démarche partici- pative, même si une hybridation est en cours.en parallèle avec les a.24 SePtembre 2016vaille quant à lui chez bla- blacar, ils ont donc attiré deux des sociétés les plus en vue en France. Leur rôle est crucial pour nourrir la prospective. Il s’agit de prévoir les métiers qui vontquestion. Même nous dans l’enseignement supérieur avons été confrontés aux Moocs, qu’on nous annon- çait comme un tsunami remplaçant les professeurs. Ils servent aujourd’hui es-Philippe Durance, selon qui de bons chasseurs de tendances et une prospec- tive cohérente éviteront de céder aux effets de mode. Cet expert qui est allé voir nombre d’entreprises cen-grand groupe français qui emploie des ouvriers sur les pipelines pour filmer au moyen de Google Glass le problème mécanique, et à qui on dicte la conduite à tenir à distance. Ils neHistoireUne école de prospective à la françaiseallait à l’encontre du fonctionnement de l’ad- ministration tournée vers le passé pour définir sa stratégie. Il a donc inventé une méthode, dont il a écrit les principes dans un papier de la Revue des Deux Mondes, alors beaucoup plus lue qu’aujourd’hui », retrace Philippe Durance, professeur au Cnam, titulaire de la chaire “Pros- pective et développement durable”. Le CNPF (futur Medef) va alors mettre les moyens pour structurer l’approche. Une association est créée chez Lafarge – dont le dirigeant Marcel Da- monque est enthousiaste – et regroupe vite 100 personnes, des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprise et des universitaires. Le début d’une prospective à la française portée par le Cnam. Le monde se partage en fait en deux : les Américains cherchent à construire l’avenir à l’aide de grands modèles économétriques. Len- nées 50, où le progrès tech- nique partait dans tous les sens, et où il fallait prendre des décisions importantes et avoir un temps d’avance », retrace Phi- lippe Durance. Une époque où l’on s’est intéressé à laprospective. Un hasard ?Julien Tarby]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[Vols régulieau départ de PARIS corsair.frvotre Business c’est notre affaire !Sur Corsair, *errssClasse BusinessLa classe Grand Large de Corsair vous accueille dans un espace exclusif au confort optimal,à déns : Abidjan - Dakar - La Réunion Guadeloupe - Martinique - Mayotte Île Maurice - Madagascar - Montréalééccooouuuvvrrriirrr sssuuurr ttoouuttteeeess nnnoss ddeessttiinnaattiioon*AffairesDREAM ON - CORSAIR, SA au capital social de 22 236 579€, ayant son siège, 2 avenue Charles-Lindbergh, 94636 Rungis, cedex, France, RCS Créteil 328 621 586 - Juin 2016 - 902]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33CLUb eNtrePreNDre Interview croisée - Start-uppeuses Marjolaine Grondin (Jam) et Sandra Rey (Glowee)Femmes « mIt »-iquesDans chaque numéro, EcoRéseau Business s'intéresse à deux dirigeants/entrepreneurs qui ont un point commun ou une différence fondamentale, afin de connaître leur opinion sur la stratégie, l'innovation, la communication et de montrerqu'il existe plusieurs manières de managermarjolaine Grondin, pour son service d’intelligence artificielle à destination des étudiants, et Sandra rey, pour son éclairage urbain ne nécessitant pas d’électricité, ont été sélectionnées par le mIt (massachusets Institute of technology) parmi les dix innovateurs français de moins de 35 ans les plus en vue. L’occasion de comprendre leurs démarches, parfois similaires.Pourquoi vous être lancée dans cette aventure ?MG : Cela s’est fait en plusieurs étapes. Je ne crois pas en la bonne idée au bon moment par les bonnes personnes. Je crois plus en une at- titude, celle de rester connectée, avec les an- tennes déployées, pour ressentir les problèmes et insatisfactions des gens et construire petit à petit une réponse. Lors d’un échange à berke- ley, en Californie, j’ai dû rechercher commeusine à gaz et en 2015 nous sommes allés au Camping (devenu Numa) où nous avons beaucoup échangé avec les utilisateurs. Les étu- diants nous ont dit qu’ils se moquaient de dispo- ser d’une application, qu’ils voulaient résoudre des problèmes rapide- ment, pour par exemple trouver une salle de gym dans le quartier et bé- néficier de réductions. Nous leur avons de plus en plus répondus par SmS et mail, avons ajouté Facebook mes-nous cherchons à pro- duire de la lumière sans électricité, par biolumi- nescence, comme la lu- ciole ou le poisson lan- terne dans les grands fonds, ce qui parle au grand public. L’idée est d’ailleurs venue en re- gardant un reportage sur la vie de ces poissons. Nous nous sommes dit que si eux y parvenaient, nous pouvions aussi le faire par les nouvelles technologies.Cette démarche entrepreneuriale pour mettre au point ladère très bas le risque. Ce qui aide beaucoup. SR : Je suis passée par Strate, école de design, où l’on apprend claire- ment à penser différem- ment, à se poser diverses questions et à mettre auprend pas concrètement à franchir le pas, c’est l’occasion qui fait le lar- ron. L’opportunité était belle.Quel serait votre développement idéal ?tion d’un côté aspira- tionnel, d’incarnation d’un idéal pour la cible. Il faut les deux dimen- sions, ce qu’a parfaite- ment réussi Airbnb qui est devenue mondiale en répondant à un besointout étudiant un appar- senger, twitter... De-Mon conseil de community management ? Etre « réel », quitte à faire des erreurs, sans lisser les discourstement, me renseigner vant le succès noussolution a-t-elle été apprise au cours de vos études ?MG : Je ne le pense pas. L’ouverture et la conviction que tout est possible vient indénia- blement de l’éducation des parents et de l’école, mais le fait d’échafauder une solution pour répon- dre à l’insatisfaction des autres ne vient pas de ces deux sources d’ap- prentissage. Je ne crois pas beaucoup en l’inné non plus. Disons qu’on est mis en condition tout au long du parcours pour à un moment donné avoir le déclic, ou pas, et y répondre. Certains ont plus de chances de passer à l’action. Les gens de mon entourage me disent d’ailleurs que j’ai cette capacité à ne pas me soucier des mau- vaises conséquences possibles, que je pon-sur les systèmes de transports, les sorties... J’ai prolongé mon séjour et ai comme beaucoup éprouvé des difficultés à trouver un stage. J’ai constaté qu’il n’existait pas de façon agréable, intuitive de résoudre toutes ces probléma- tiques lors de l’arrivée en un nouveau lieu. Je suis rentrée à Paris pour y faire un master, puis je me suis associée à un ingénieur, Loïc Del- maire, afin de mettre au point une solution – qui a au début pris l’appa- rence d’une plateforme d’échanges d’informa- tions intra-campus. A la demande des étudiants, en plus des bons plans, stages, missions, bonnes adresses, nous y avons ajouté des offres de commerçants locaux. Le tout est vite devenu une26 SePtembre 2016avons élargi notre cible aux jeunes en général, à qui nous fournissons une aide automatisée aux loisirs et à l’instal- lation. Nous avons levé 1,5 millions d’euros et l’équipe compte 15 per- sonnes.SR : Ce projet est né à l’école, il s’agissait au début d’un concours étu- diant sur la biologie syn- thétique. Plusieurs si- gnaux faibles nous ont en fait indiqué qu’il se- rait intéressant de creu- ser et de le transformer en entreprise. Nous avons remporté le concours, noué de bons contacts avec la presse et les investisseurs dès le début. Il faut dire que nous sommes sur un produit à la fois très technologique avec des bactéries modifiées, très innovant, et très simple :point une méthode pour aboutir à un projet. Puis j’ai complété cette for- mation par un cursus d’entrepreneuriat social à l’eSCP europe. mais je pense qu’on n’ap-MG : mon rêve est de m’inscrire dans le sillage d’Airbnb. Car je pense qu’il faut trouver le juste milieu entre la résolution d’un problème par un produit concret et l’adop-concret de logement éphémère et en reinven- tant un marché, en s’ins- crivant dans un lifestyle. SR : Nous avons décidé pour l’heure de canton- ner nos objectifs à l’im-Marjolaine Grondin, 27 anscofondatrice de Jam (15 personnes) qui est un « chatbot » pour les étudiants, une intelligence artificielle supervisée par des humains pour répondre aux questions des jeunes via SMS ou messagerie instantanée à propos des bons plans, adresses, promotions du coin. Cette ancienne de Sciences Po et HEC a levé un million d’eu- ros début 2016 auprès du fonds d’investissement Isai et d’une dizaine de BA, et 1,5 million au total.]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.frInterview croisée - Start-uppeuses Marjolaine Grondin (Jam) et Sandra Rey (Glowee) CLUb eNtrePreNDrepact que nos découvertes génèreront. Nous aspi- rons à faire de la biolu- minescence une évi- dence, du fait de son im- pact positif sur l’envi- ronnement. Je n’ai pas encore vraiment d’idée sur le reste, le dévelop- pement de la société. Il s’agit de créer un nou- veau marché, il est dif- ficile de parler de concurrence ou de rachat pour l’heure.Le contexte de création en France vous a-t-ilaidée ou freinée ? MG : Les deux réponses sont possibles. on m’a dit qu’il était vraiment dommage que je me lance dans une telle en-risquée et que je n’avais pas les épaules assez so- lides, que je serais ins- pirée d’aller tenter le coup aux etats-Unis. mais d’un autre côté j’ai bénéficié d’un formida- ble écosystème de start- up, d’une certaine bien- veillance, aussi bien dans l’incubateur de Sciences Po que dans l’accéléra- teur Numa. Il n’y avait pas encore cette sur-in- flation de jeunes gens voulant tenter leur chance dans une start- up.blèmes parce que nous ne rentrions pas dans les cases de l’administration. Nous ne pouvions pas cocher « nouveaux ma- tériaux », ou « green techs », ce qui nous a fermé des portes. et qui dit pionniers dans un nouveau domaine dit aussi problèmes règle- mentaires.Le financement a-t-il été plus ou moins aisé que ce à quoi vous vous attendiez ? MG : Je me suis rendue compte qu’il était très dur de lever des fonds sur une promesse, une ambition. Je pensais qu’une force de convic- tion sans résultat pouvait soulever des montagnes ;1,5 millions d’euros. SR : Le premier à nous avoir fait confiance et à nous avoir mis le pied à l’étrier a été l’incubateur 50 Partners. Ils ont cru en nous et ont investi. Nous avons pu ensuite obtenir des subventions et prêts d’honneur. Nous sommes récemment pas- sés à la phase de crowd- funding, levant par Wi- seed 700000 euros comme prévu. Au total, nous avons obtenu 15 millions d’euros. Je conseille à tous ceux qui se lancent les concours, qui donnent un coup d’accélérateur au busi- ness. Nous ne gagnons pas forcément d’argent, mais nous sommes chal- lengés pour améliorer le produit et le business model, nous créons un réseau, rencontrons d’éventuels partenaires ou investisseurs et sur- tout nous faisons connaî- tre auprès des médias.« réel » quitte à faire des erreurs ; l’agence de communication qui lisse tous les discours ne fait pas du bien. La bonne ambiance transparaît dans un discours vrai. SR : Nous avons eu la chance d’être repérés et sollicités par la presse depuis le début parce que le concept plaisait. bien évidemment la sé- lection par le mIt m’a donné un peu plus de crédibilité dont j’avais besoin, étant designer de formation. Je garde en tout cas à l’esprit que la communication d’une start-up doit être enthou- siaste et spontanée, quitte à faire des erreurs.Est-il encore un frein d’être une jeune femme qui entreprend en 2016 ?MG : Il m’est impossible de savoir si cela a été à un moment donné un élé- ment discriminant. en outre il est évident que les femmes étant plus rares, c’est bien souventnous lui avons mal ex- pliqué ou même parce que nous avons fait un mauvais recrutement. SR : Je supporte mal l’échec, mais nous en rencontrons au quotidien. Si l’aventure finissait mal j’éprouverais une grosse déception, même si nous savons que tout ce que nous faisons aujourd’hui, dans un nouveau do- maine, est de la valeur ajoutée. Nouveauté si- gnifie une absence de concurrence, mais aussi qu’on nous attend au tournant.Que manque-t-il à la France pour proposer un environnement vraiment fertile aux start-up ?MG : Nous sommes en bonne voie au vu du nombre croissant d’en- trepreneurs. Il convient de vulgariser encore un peu plus la définition de ce qu’est la création d’en- treprise, car les jeunes ne voient pas encore for- cément le lien entre laSR : Un peu des deux. D’un côté les gens sont bien évidemment plus réceptifs et ouverts d’es- prit en plein boom sur l’innovation et dans une période de Co-$21. IlQuels sont selon vous les facteurs clés de succès en matière demoi qu’on va chercher programmation, le nu-Nouveaux matériaux ? Non. « Green tech » ? Non. Ne pas rentrer dans les cases administratives nous a privé de subventionspour parler, ce qui est un sacré avantage.SR : Cela m’a aidée pour être plus facilement re- marquée.Quelle est votre vision de l’échec ?MG : Comme beaucoup d’entrepreneurs je cher- cherai à l’éviter au maxi- mum bien que je le trouve constructif. L’es- sentiel est de savoir com- ment il est vécu. Ceux qui disent qu’ils ont es- sayé mais que le marché n’était pas bon, ou qu’ils n’ont pas trouvé d’argent, n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes. Ils de- vaient cibler un autre marché, et surtout adop- ter d’autres arguments pour convaincre les in- vestisseurs. Avec mon associé nous n’hésitons pas à prendre la faute sur nous quand quelqu’un fait une erreur, parce quecommunication ?mérique, et les entre- prises qu’ils jugent « cool » comme Insta- gram ou Facebook. La différence existe encore avec la Californie, où les gens vont plus vite et ne se définissent pas selon ce qu’ils font. Ils tentent, créent, changent de pro- fession, de ville ou de groupes d’amis. tout est encore plus fluide.MG:Ilvasansdireque la sélection du mIt nous a considérablement aidés en termes de notoriété et de crédibilité. Je re- tiens deux mots d’ordre en matière de bonne communication : en pre- mier lieu la transparence. Il vaut mieux d’emblée tout assumer et expliquer les choix stratégiques, car les interlocuteurs sau- ront tout à un moment ou à un autre, par l’in- formation publique ou les réseaux sociaux. en deuxième lieu s’éclater. La déclaration de quelqu’un qui surjoue ou qui essaie de donner juste ce qu’il faut d’in- formations pour paraître crédible ne passera pas aussi bien que celui qui s’éclate dans ce qu’il fait. mon conseil de community management est de paraître bienSR : Il manque indénia- blement une différencia- tion start-up/grandes en-Sandra Rey, 26 anscofondatrice de Glowee (15 personnes), qui révolutionne l’éclairage urbain en of- frant une solution d’éclairage sans consommation d’électricité grâce à la biolumines- cence utilisée par certains poissons des profondeurs. Diplômée en design industriel à Strate Collège, pourvue d’un certificat option entrepreneuriat sociale à l’ESCP Eu- rope, elle a cofondé en avril 2013 la société qui a levé 1,5 millions d’euros (dont 700000 euros par Wiseed).treprise après de grandes études, que je perdais sur tous les tableaux puisque j’étais au chô- mage sans vraiment tou- cher le chômage, que l’aventure était bien tropne faut pas non plus né- gliger les nombreuses aides qu’il est possible de glaner de-ci de-là. mais d’un autre côté nous avons été confron- tés à nombre de pro-ce n’est pas le cas, j’ai connu des échecs. Il faut que des hypothèses soient validées, il faut procurer un maximum de résultat. Nous avons finalement levé plus detreprises. Notre con. tion collective est par exemple synonyme de soucis sur les heures de travail, cela n’est pas compatible avec notre rythme. Il n’est pas nor- mal que nous ayons à gérer des contraintes si- milaires à L’oréal.Propos recueillis par Julien TarbySePtembre 2016 27ven-]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33CLUb eNtrePreNDre En immersion - Conseil de prud’hommes (CPH) de LyonDans chaque numéro, un(e) journaliste d'EcoRéseau Business fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...)Nouvelle donne ?afin de décrire ce qu'il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les flux financiersPLes litiges entre employeurs et employés se règlent dans les salles de conciliation du Conseil des prud’hommes (CPH). et les procédures longues et parfois douloureuses pour les deux parties devraient évoluer grâce à la loi travail...atrick D. se présente LA PARITÉà l’accueil du Conseil POUR 2018des prud’hommes de La loi travail modifiera l’ins-Lyon pour déposer un dos- titution au 1er janvier 2018,sier à l’encontre de son em- ployeur. Il réclame le paie- ment d’heures supplémen- taires à l’entreprise qui l’em- ploie depuis plus de dix ans, comptant faire respecter son contrat de travail. Il remplit succinctement un formulaire, et la procédure est lancée pour... plusieurs mois. « 99% des saisines émanent des employés lors d’un dés- accord au moment de la rupture du contrat de travail ou pour faire appliquer le contrat de travail », constate Pierre Vion, vice-président, collège employeurs, du Conseil des prud’hommes de Lyon, le premier à avoir été créé par Napoléon 1er en 1806. « Mais quelques employeurs font également appel au Conseil pour régler des affaires liées à la rupture d’un contrat d’apprentis- sage, quand un apprenti ne se présente plus à son poste, pour le non-respect d’une clause de non-concurrence par un ex-collaborateur ou encore pour le non-respect du préavis par un salarié qui quitte l’entreprise », ajoute-t-il. Les affaires trai- tées dans l’antre des conseils prud’homaux reflètent l’ac- tivité économique du terri- toire. « Il y a dix ans, Lyon voyait en majorité des dos- siers dans sa section Indus- trie car c’était un secteur d’activité très fort en Rhône- Alpes, poursuit Pierre Vion. Aujourd’hui, la section Com- merce est largement solli- citée. On constate également une montée en puissance du volet Activités diverses, avec notamment les métiers de la nouvelle économie. L’agriculture est sous-re- présentée dans notre juri- diction. » La cinquième sec- tion accompagne les cadres, tous secteurs d’activité confondus.28 SePtembre 2016Des rendus qu’il fallait savoir attendre longtemps, parfois très longtemps...date de la prochaine manda- ture. Une évolution de taille pour Pierre Vion : « Les conseillers prud’homaux ne seront plus élus comme c’est le cas aujourd’hui, mais nom- més, en fonction de la repré- sentativité syndicale. Les syn- dicats de salariés connaissent approximativement leur poids, c’est plus compliqué pour le collège employeurs : Medef, CGPME et UPA. » Autre changement qui va compliquer la donne : la parité hommes- femmes. « Nous n’avons que 22% de femmes sur les 141 conseillers employeurs à Lyon. Il en faudra 70 pour la pro- chaine mandature de quatre ans. Le dernier mandat ayant duré neuf ans, 50% des conseillers, bénévoles, seront à renouveler, avec la difficulté de trouver des femmes. Pour- tant, le mandat est très enri- chissant intellectuellement. On découvre des conventions collectives et des métiers que l’on n’aurait jamais côtoyés dans nos entreprises respec- tives. »PROCÉDURESÀ RALLONGEen saisissant le Conseil desprud’hommes, Patrick D.s’engage dans un processusà différentes phases. Il seraconvoqué dans cinq se-maines, avec son employeuret leurs conseillers respectifs,à un bureau de conciliationet d’orientation (bCo). Lesparties sont entendues à huisclos par deux juges, l’un ducollège employeurs et l’autre greffier. « Une procédure La troisième étape se tient côté employeur ou em- du collège salariés, secondés classique à Lyon prend en au moment du prononcé. ployé. » Patrick D. avait de-le désaccord persiste, le de- mandeur et son conseiller disposent de trois mois pour un nouvel échange de pièces et de deux mois pour répon- dre après les premières conclusions. Huit mois plus tard, tous sont à nouveau convoqués, en audience pu- blique cette fois-ci, pour réen- tendre l’affaire avec quatre juges (deux employeurs et deux salariés) et toujours unserait-il « voulu » ? A demi- mot, c’est bien ce qu’il faut comprendre. Les raisons en sont variées : un salarié laisse trainer en attendant un plan de licenciement plus vaste, un employeur joue la montre pour renflouer sa trésorerie, un conseiller compte lisser son activité sur l’année... « Ces 23 mois pourraient sans problème être ramenés à dix », affirme Pierre Vion.dans cette procédure. » La procédure commence à coû- ter cher pour tous. Les frais d’avocats courent. Les juges peuvent demander d’appli- quer l’article 700 qui de- mande le remboursement des frais engagés. « Sans parler des drames humains auxquels nous assistons, se désole Pierre Vion. Nous voyons parfois des gens dans une misère noire, que ce soitenfin, un changement égale- ment noté par le vice-président lyonnais est la mise en place d’un dossier un peu plus fourni au moment de la saisie du Conseil des prud’hommes. S’il avait déposé son dossier quelques mois plus tard, Pa- trick D. aurait eu à apporter des pièces à son dossier et déjà des conclusions. bref un argumentaire, mentionnant que les deux parties ont déjà discuté avant de franchir les portes du Conseil des prud’hommes, et non le simple déclenchement d’une procé- dure. on passerait alors d’une procédure orale à une procé- dure écrite. Un bouleverse- ment qui semble chagriner leAvec la nouvelle loi, Patrick D., au moment de la saisie du CPH, devra déjà apporter des pièces et développerpar un greffier qui prend en note les débats. « L’objectif est de trouver une solution à l’amiable selon les éléments fournis par les deux parties, explique Pierre Vion. A Lyon, 12 à 13% des affaires se rè- glent lors de ce premier échange, contre une moyenne nationale de 8%. » Lorsquemoyenne 23 mois, avance le L’ensemble des parties est vice-président. Des délais à nouveau réuni pour en- longs, car 60% des affaires tendre les délibérés. Si les font l’objet d’une demande protagonistes n’ont toujours de renvoi de la part des pas trouvé de terrain d’en- conseillers d’une des deux tente, l’affaire est envoyée parties. Les défendeurs en départage, auprès d’un n’étant pas en état de plai- juge départiteur. « C’est 18 der... » L’engorgement des mois de plus pour 20% des conseils des prud’hommes affaires qui sont renvoyéesmandé 100000 € pour pré- judices. Il ne touchera pro- bablement que 25000 €. Dans la très grande majorité des cas, les employés ga- gnent face à leurs entreprises condamnées parfois au dé- triment de leur pérennité, mais sans repartir avec les sommes escomptées.collège des salariés.un argumentaire.Stéphanie Polette]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.frElectron libre - Franky Zapata, inventeur de machines volantes de transport CLUb eNtrePreNDre Dans cette rubrique EcoRéseau Business met à l'honneur un(e) entrepreneur(e) parce qu'il (elle) a un profil atypique, parce que son entrepriseenvole-moi !évolue dans un secteur unique ou parce qu'il (elle) a eu l'idée de sa boîte d'une manière peu conventionnelleADevrons-nous les Flyboard® et transports individuels du futur à un artisan autodidacte d’un petit village de Provence, Franky Zapata, 37 ans ?première vue, les à 15 ans, puis je me suis volutionnaire est très rapide. nées, l’entreprise basée à ling et Crosscall. Et nous son pilote, en position de- images semblaient lancé dans la compétition « De l’idée à la conception, Le rove a vendu 10 000 préparons une fusion avec bout, qui offre une stabilité tout droit sorties de VNM [véhicules nau- cela s’est fait en deux mois de ses machines. Construites une autre entreprise ». exceptionnelle. Un transportd’un film d’animation fu- tiques à moteur] dès l’année à peine. J’ai immédiatement exclusivement en France – du futur pour les armées,turiste en 3D. on y voyait un homme tenir dans les airs sur une petite planche, grâce au jet d’eau puissant que produisaient deux tuyères situées sous ses pieds. Le liquide de pro- pulsion était puisé par un tube dans un plan d’eau, et l’homme pouvait ainsi tour- noyer longtemps tel un cerf- volant. Cette vidéo stupé- fiante fit le tour du net à partir de 2011. Qui put croire qu’elle était le fait d’un bricoleur solitaire, champion de jet ski ? L’ar- tisan de cette prouesse, Franky Zapata, breveta sa machine volante et com- mença à les vendre. Non seulement des championnats européens et mondiaux de Flyboard® hydro-propulsés sont désormais organisés chaque année, mais l’homme est allé plus loin dans sa quête des airs. Il y a quelques mois, il dévoilait un prototype révolutionnaire capable de voler sans être rattaché à une alimentation électrique ni à un plan d’eau. Véritable transport auto- nome du futur, son engin a fait son entrée dans le livre Guiness des records et il suscite des convoitises. Au- jourd’hui, Franky Zapata est à la tête d’une entreprise d’une dizaine de salariés et les Américains souhaitent acheter au prix fort ses se- crets de fabrication.Une plateforme volante pour un pilote en position debout, pouvant atteindre les 150 km/h et les 3 000 m d’altitude. De quoi intéresserles policiers ou les civils, dont le prix de vente devrait s’étalonner entre 50 000 et 150 000 euros. C’est pour- quoi son concepteur a été contacté par des organismes privés et parapublics de plu- sieurs pays. Ces machines volantes pourraient en partie échapper à la France. Inté- ressée par leur application militaire, une société amé- ricaine spécialisée dans la détection à distance d’ex- plosifs (Implants Science) dont les quatre dirigeants ont travaillé pour le gou- vernement états-unien, pour- rait mettre la main sur une partie des activités de la tPe française, en plaçant 15 millions de dollars sur la table. Ce projet, dévoilé cet été, ne marquerait pas pour autant le terme des ac- tivités de Franky Zapata. « Quand tu sais développer un jet ski, vu la complexité (moteur et mécanique, coque et hydrodynamique, mécanique des fluides sur les turbines...), tu sais dé- velopper plein d’autres ma- chines. En tant que pilote,BRICOLEUR ET CHAMPION DEJET SKICette aventure, l’homme l’a construite chez lui, dans les bouches-du-rhône. Artisan autodidacte, c’est là qu’il a appris à bricoler. « J’ai tou- jours été passionné par le bricolage. Je m’y suis mis dès le plus jeune âge, vers 4-5 ans. J’ai arrêté l’école« UNE NOUVELLE VISION DU TRANS- PORT HUMAIN » Franky Zapata a un autre rêve secret : celui de piloter des engins volants. A 16 ans, il est recalé d’une ten- tative en hélicoptère pour cause de daltonisme. Qu’à cela ne tienne ! Il inventera plus tard son propre engin, le flyboard® relié à un jet ski pour bénéficier de sa turbine d’injection d’eau. La création de cet engin ré-© Liam McKennalante autonome, capable de se déplacer à 150 km/h et d’atteindre 3 000 mètres d’altitude grâce à des tur- boréacteurs miniatures d’une puissance de 250 che- vaux chacun. Une sorte de drone commandé in situ parje suis ca.lien entre l’homme et le comportement d’une ma- chine. J’ai envie de conti- nuer à développer les engins les plus incroyables, de don- ner une nouvelle vision du transport humain ». on at- tend déjà le prochain pro- totype...suivante. Je me suis formé seul, c’était assez difficile au début », explique cet in- venteur atypique. Un peu plus tard, l’homme devient pilote d’usine pour le constructeur brP. « C’est à ce moment-là que j’ai dé- couvert la recherche et dé- veloppement avec un ob- jectif clair : gagner les courses et être le plus per- formant ». Six titres euro- péens et deux championnats du monde plus tard, Franky Zapata décide de concevoir ses véhicules nautiques tout seul et crée sa propre marque. Il développe lui- même une coque d’un nou- veau genre et bricole l’hy- dro-propulsion de ses motos des mers. Son équipe, Za- pata racing, enchaine les trophées. La vitesse et la stabilité atteintes par ses jets ski stupéfient les concur- rents. Dans le même temps, l’homme invente une planche hydro-propulsée, sorte de surf poussé par l’éjection de l’eau puisée dans la mer.testé mon premier proto- type ; c’était très fort, cela procurait une sensation de liberté énorme ! Puis j’ai tout de suite breveté la ma-sauf les chaussures et les tuyaux qui ne contiennent pas de secrets de fabrication –, elles ont été financées sur fonds propres. « Au dé-l’armée, la police ou les civils...LES AMÉRICAINS DÉGAINENT LEURS DOLLARSLe Flyboard air® ? C’est une petite plateforme vo-Parfait pour espionner les voisins qui habitent en hauteur...Ludovic Greiling Flyboard Air® Test 1SePtembre 2016 29chine ». La vidéo du vol fait le tour du net, la presse commence à relayer l’in- formation et des célébrités essayent les engins hydro- propulsés de Zapata racing, participant ainsi à sa mé- diatisation. en quelques an-but, cela a été compliqué. Le financement provenait des ventes de jet ski. Nous avons tout auto-financé. Les choses devraient changer avec notre prototype Fly- board air®. Nous avons de nouveaux sponsors, Breit-pable de faire lealleiG©Caroline]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33CLUb eNtrePreNDre Culture du rebond - Charles Christory fondateur d’Adictiz créateur de social gaming en BtoB Apprendre de ses échecs et utiliser cet acquis dans une nouvelle aventure. Tel est le credo qui est suivi dans cette rubrique,A dictiz fait partie aujourd’hui des références dans le social gaming. Songez à « Paf le Chien » ou encoreà«Ilestconce pigeon ». Deux hits des jeux online que l’on re- trouve bien évidemment sur Facebook, Apple Store ou Google Play qui ont propulsé l’entre- prise Lilloise sur le de- vant de la scène. Créée il y a sept ans, la start- up nichée à euratech- nologies, pôle d’excel- lence de la métropole lilloise, aurait pu connaître un destin bien différent de son actuelde création de jeu sur mesure. Une belle bascule pour éviter la catastrophe...PIVOTER OU MOURIRen 2009, tout juste sorti de son école d’ingé- nieurs, Charles Chris- tory, alors âgé de 22 ans, décide d’arpenter les sentiers sauvages de l’entrepreneuriat. Il s’as- socie dès lors avec un ami et rassemble un pre- mier pécule, sa love mo- ney, entendez ici, l’ar- gent de ses proches et de sa famille. « Nous démarrons avec l’idée de créer une plateforme. Le lancement a lieu en avril 2009, après huit mois de gestation. Nous réalisons très vite que nous ne faisons pasd’audience et que nous n’allons pas dans la bonne direction. A l’époque, le portail pro- pose des jeu avec des logos d’entreprise, des quizz mais aussi des jeux de slogans », se remé- more le chef d’entre- prise.Paf, l'entrepreneur !!!qui retrace une sortie de route pour mieux se tourner vers l'avenirLoin de sa première vocation, Adictiz développe aujourd'hui pour des grands comptes une plateformesuccès.Deux mois seulement après la création d’Adic- tiz, Charles Christory décide alors d’un pivot en allant chercher l’au- dience sur les réseaux sociaux et en particulier Facebook. « Nous avons donc arrêté de multiplier les marques sous la forme d’un portail web et pivoté vers le métier30 SePtembre 2016en tant qu’entrepreneur, il faut avoir cela au fond de soi. Le changement doit faire partie inté- grante de l’ADN de l’en- trepreneur », note lemarques en quatre ans. Un vrai boom dans le développement de mini- jeux. Le fondateur et di- rigeant reconnaît avec du recul que son premiertre le succès avec un jeu qui consiste à munir d’accessoires un chien pour le lancer le plus loin possible... «IlyaeuunavantetUne victoire pour le joueur mais aussi pour le marketeur.d’agence. L’idée est alors de proposer doré- navant des jeux sur me- sure directement aux marques ».créateur d’Adictiz.en corollaire de cette injonction, l’entrepre- neur pointe également les nécessaires limites matérielles et physiques pour tester et éprouver un projet avant de le va- lider ou de changer de cap. La limite sera fixée à deux mois avant de changer la donne. Fort de ce pivot, l’agence Adictiz travaille alors pour plus de 600échec fut aussi celui de ne pas confronter son idée au marché. « A l’époque du portail, nous voulions aller voir les marques avec le produit fini. La démarche n’était pas la bonne. C’est au contact des entreprises que nous avons saisi l’impact marketing fort d’un jeu », se souvient Charles Christory.Cette nouvelle démarche entrepreneuriale rencon-Ce pivot est une sorte d’épiphanie entrepreneu- riale pour le dirigeant. « Nous savions que nous ferions un métier que nous n’avions pas ima- giné au début de l’aven- ture. Tout le monde sait que le numérique bou- leverse les métiers, maisPaf le Chien, un succès international inattendu]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.frCulture du rebond - Charles Christoy fondateur d’Adictiz créateur de social gaming en BtoB CLUb eNtrePreNDreun après « Paf le chien ! » qui, avec au- tant d’utilisateurs, mon- trait la capacité d’un jeu à engager une com- munauté », s’étonne en- core le dirigeant pour ce jeu qui mobilise au- jourd’hui 30 millions d’utilisateurs après qua- tre années de création. « L’idée fut celle de dé-pidement aux oubliettes sans jamais connaître d’audience. Une levée de fonds en 2012 de deux millions d’eurosmatique marketing et communication sur le long terme », synthétise le start-upper.lead, à qualifier des bases. « Le jeu présente un très bon taux de conversion. Pour cer- tains de nos clients, ceélément différenciant et notre plateforme permet de créer une commu- nauté participative », se réjouit Charles Chris-toujours à deux ans (dé- lai entre chaque pivot, NDLr). Pour l’instant, l’objectif que nous sou- haitons atteindre est de progresser de 40 à 45%Adictiz a donc élargi sonde CA pourNous savions que nous ferions un métier que nous n'avions pas imaginé au début de l'aventureen termes.imposer un rythme fort sur le marché. Mais peut-être nous reparle- rons nous dans deux ans pour aborder un nou- veau changement d’ac- tivité », conclut mali- cieusement Charles Christory.avec omnes Capital per- expertise pour désormais taux s’est multiplié par tory. Si l’avenir semble met à l’entreprise de ma- livrer une approche du sept voire par huit. Les sans nuages, force est nœuvrer plus aisément jeu liée à la performance entreprises sont de plus de reconnaître que la dans son processus d’in- et aider les entreprises en plus nombreuses à prudence rythme la vie ternationalisation – l’eu- à augmenter leur panier intégrer le jeu dans leur d’Adictiz. « L’avenir de rope surtout - tout en moyen, à obtenir du mix marketing. C’est un la start-up, je l’envisage développant une nou-Geoffroy Frameryvelopper de nombreux mini-jeux pour prouver notre savoir-faire. Mais là encore, notre modèle possédait ses limites. Nous voulions faire évo- luer notre métier et ar- rêter de fonctionner dans une logique de presta- tions de services tout en permettant à nos clients d’accéder à un jeu mar- keting de façon plus sim- ple », ajoute Charles Christory.velle solution en interne. Au terme de deux ans de r&D, une nouvelle plateforme en Saas voit le jour, l’Adictiz box.« En moyenne, un jeu mobilisait trois ou quatre personnes pour une pé- riode variant entre un à deux mois de travail et pour un coût environ- nant les 10 000 euros. Les allers-retours avec le client étaient nom- breux et il arrivait par- fois que certains clients annulent leur com- mande. La démarche en prestations de services était chronophage et coûteuse », légitime Charle Christory. Aujourd’hui, l’Adictiz box recense 140 entre- prises abonnées dont Peugeot, Lidl, mcDo- nald’s, Universal music, Kiabi, Pilot,... pour un système d’abonnement mensuel sous licence de 1 000 euros.DISRUPTION ET NOUVEAU MODÈLE D’AFFAIRES2009 est une excellente année d’un point de vue btoC pour Adictiz, mais la réussite de « Paf le chien », tout comme l’actuelle fièvre de Po- kemon Go ne doit pas occulter un marché très complexe où des mil- lions de jeu passent ra-« Nous avons réussi à innover dans le jeu de la même manière que le logiciel Powerpoint a changé la donne en ma- tière de présentation à l’heure du rétroprojec- teur », compare le diri- geant. Cette nouvelle so- lution Saas a pour l’ins- tant mobilisé 10 millions d’utilisateurs tout en per- mettant via des méca- niques en drag and drop d’adapter ou de modifier le jeu en deux clics pour les entreprises. « Nous jouons avant de savoir parler. Le jeu est le pre- mier vecteur de commu- nication. Les entreprises en prennent conscience et nous contactent dés- ormais pour des problé-SePtembre 2016 31]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33CLUb eNtrePreNDre Créer aujourd’hui - Quel atout régional privilégier pour s’implanter ? La création d'entreprise, c'est avant tout du concret et de l'opérationnel.«D« Vous me disiez que le territoire était parfait pour travailler dans le calme et la sérénité. C’était vrai... Peut-être un peu trop... »CHASSE AUX OBSTACLESPour faciliter l’implantation des entrepreneurs chez elle, chaque région possède une agence de développement économique. Celle-ci aide à la recherche de locaux, à l’obtention de financements qui prennent généralement la forme de subventions, d’avances remboursables ou de garanties de prêts, mais accompagnent aussi parfois la mobilité des salariés pour faire venir les entrepreneurs. Notons d’ailleurs la tentative de guichet unique au niveau régional, aidée par le troi- sième et dernier volet de la loi Notre, qui prendra effetShopping géographiqueAlors que le dynamisme de l’écosystème entrepreneurial parisien n’est plus à démontrer,D'où cette rubrique qui explore de manière très pratique l'une des phases de l'entrepreneuriat.les régions offrent de plus en plus d’avantages aux créateurs d’entreprise.encore inconnue : « lorsqu’il a fallu recruter des stagiaires en développement informa- tique, être dans la même ville qu’eux et dans un éco- système plus petit qu’à Paris nous a facilité la tâche car ils avaient plus de chance de nous connaître et d’être motivés pour rejoindre l’équipe ». mais ce qui se trouve à Nantes se trouve également dans d’autres ré- gions de France ; l’occita- nie, par exemple, accueille 250 000 étudiants et 35 éta- blissements d’enseignement supérieur, la bretagne hé- berge des écoles d’ingénieur de renom comme Supelec, l’INrA ou l’INSA. La pré- sence de ces organismes de formation permet de béné- ficier, en plus d’une mainçois Hede voit comme un atout de pouvoir échanger avec des laboratoires uni- versitaires comme l’Univer- sité Joseph-Fourier ou le CeA-LetI.ans le do- maine des technologiesde France tire de son tissu industriel historique des compétences et des spécia- lisations qui intéressent bon nombre d’entrepreneurs. François Hede, fondateur d’Idosens, une start-up qui édite des capteurs domo- tiques longue portée, a ainsi trouvé dans la région gre- nobloise « une forte activité autour des semi-conducteurs et des télécoms, avec des grands du secteur tels que STMicroelectronics, ce qui facilite les contacts et le ré-seau local proche ». De ment « des gens perfor- d’œuvre qualifiée, d’établis- grandes entreprises à proxi- mants, motivés et disponibles sement de recherches à mité mais également de sur la région ». Une stratégie proximité. L’occitanie, par bonnes universités qui don- payante, adoptée également exemple, se revendiqueet de l’innovation, la clé consiste à avoir le bon éco- système sous la main et les bonnes personnes à recru- ter », indique thibaut Jar- rousse, co-fondateur de la start-up 10-vins, créée en 2012 à Nantes. et il n’y a pas qu’à Paris que l’on trouve des écosystèmes dy- namiques qui regorgent d’opportunités pour les en- trepreneurs. Chaque région« J’ai tel statut, je suis à tel stade de développement,j’ai donc droit à tant de la région... A nous ensuite d’articulerles montages financiers »nent accès à une main d’œu- par la start-up 10-vins lors vre qualifiée et disponible, de son lancement, soucieuse ce qui a permis à cet entre- d’attirer les bons profils dans preneur de recruter rapide- cette entreprise naissante etCarte de France de l’innovationcomme la première région de France en matière de dé- penses sur l’innovation et la r&D. A Grenoble, Fran-le 1er Janvier prochain et qui confère aux régions la compétence exclusive pour « définir des régimes d’aides et décider de l’octroi des aides aux entreprises dans la région ». Un pas de plus vers une simplification des démarches administratives pour l’entrepreneur. « Ce qui perd les entreprises, c’est souvent le maquis ad- ministratif dans lequel elles ont été menées », indique Alexandre Wahl, directeur général de l’Agence pour le développement écono- mique de la région Nor- mandie : « l’idée c’est vrai- ment d’être au service des besoins des entrepreneurs. Si l’un d’entre eux veut venir chez nous, il obtient en l’es- pace de dix jours tous les éléments pour le faire ».Qu’elles misent sur le savoir-faire lié à leurs activités traditionnelles pour créer de l’inno- vation, ou qu’elles essaient d’en sortir en dé- veloppant de nouvelles spécialisations qui leur permettront d’accueillir de nouvelles activités, toutes les régions de France se montrent actives en innovation. Les réseaux thématiques French Tech permettent de dresser un aperçu des dif- férentes spécialités hébergées dans chacune des régions.Ainsi on trouve des structures spécialisées dans les FinTech en Bretagne, en Occitanie, et dans le Grand-Est. Les spécialisations en Clean- Tech et Mobility, qui revêtent tout ce qui a trait à l’environnement, au développement du-32 SePtembre 2016rable ou aux transports, se trouvent dans les Pays de la Loire, en Nouvelle Aquitaine, en Oc- citanie, en Auvergne Rhône-Alpes et en région PACA. Tout ce qui a trait au sport se trouve en Nouvelle Aquitaine, mais aussi en Normandie, en Occitanie, en Auvergne-Rhône-Alpes et dans le Grand-Est. Le réseau de l’Internet des objets met en relation l’ensemble des régions de France en dehors de la Nouvelle Aquitaine, la Normandie, et le Centre-Val de Loire. La Health Tech également se retrouve dans toutes les ré- gions, en dehors du Centre-Val de Loire. Le ré- seau lié à la sécurité informatique et physique, et à la protection des données, se partage entre la Bretagne, l’Occitanie et la région PACA.Les initiatives dans le e-commerce sont partagées entre le Pays de la Loire, la Nouvelle Aquitaine, l’Occitanie et les Hauts de France. Le réseau lié à l’éducation est actif dans la moitié des régions de France : en Bretagne, dans le Pays de la Loire, en Nouvelle Aquitaine, en Occitanie, en région PACA, en Auvergne, dans le Grand- Est et dans les Hauts-de-France. La FoodTech, qui comprend agroalimentaire, agriculture et restauration, se concentre essentiellement en Bretagne, en Occitanie, en Auvergne Rhône- Alpes et dans le Grand-Est. L’Ile-de-France, pour sa part, est active dans chacun de ces ré- seaux, en dehors du secteur du sport et de la Food Tech.Des spécialisations interconnectées par régionŒ]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[Julien, 43 ans. Directeur général, diplômé 2015, Management GénéralEt si vous aussi,vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ?Consolidez vos expériences, actualisez votre vision stratégique et pilotez la conduite du changement avec Management Général.12 mois à Paris, 2 immersions à l’étranger, format week-end. Pour les cadres dirigeants.HTTP://EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.EDU/FR/© Getty Images – 570220216]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33CLUb eNtrePreNDre Créer aujourd’hui - Quel atout régional privilégier pour s’implanter ?Une volonté que Nadia Pel- lefigue, Vice-Présidente de la région occitanie / Pyré- nées-méditerranée, en charge du Développement économique, de la re- cherche, de l’Innovation et de l’enseignement supé- rieur, affiche elle aussi : « on veut proposer aux en- treprises un parcours avec une visibilité claire : j’ai tel statut, je suis à tel stade développement, j’ai donc droit à tant de la région, et à nous ensuite d’articuler les montages financiers ».Pour l’entrepreneur, le but est aussi de ne pas croire toutes les exagérations du marketing territorial...DES LOCAUX ADAP- TÉS ET UN TERRI- TOIRE STRUCTURÉ Ce qui vaut pour le finan- cement vaut aussi pour la recherche de locaux, car si les prix au mètre carré sont alléchants, les entrepreneurs ont souvent du mal à se projeter. « De plus en plus de territoires qui ont com- pris qu’avoir une zone d’ac- tivité avec des terrains ne suffisait pas et qu’il était temps pour eux de déve- lopper des infrastructures. On voit donc de plus en plus émerger des pépinières d’entreprises, des incuba- teurs, ou encore des tech- nopoles », indique Gwénaël Le Guennec, Directeur As- socié de Géolink expansion, dont l’activité est d’accom- pagner les territoires dans la promotion de leur tissu économique. en occitanie, par exemple, on dénombre une cinquantaine de pépi-nières, organisées dans deux grands réseaux, rezopep et Synersud, et plusieurs in- cubateurs. La Normandie, la bretagne, ou encore la bourgogne-Franche-Comté, ont elles aussi des incuba- teurs financés ou co-financés par la région afin d’accueillir les jeunes pousses. Les ré- gions mettent également en avant leurs pôles de com- pétitivité, spécialisés dans l’aliment, les technologies du numérique, la mer ou l’automobile si l’on prendl’exemple de la bretagne, dans tout ce qui a trait au véhicule du futur en bour- gogne-Franche Comté, ou encore dans le domaine de l’aéronautique et l’aérospa- tial pour ne citer que les plus connus en occitanie. Si l’offre de locaux se struc- ture, les infrastructures de transport deviennent elles aussi des atouts : « nous avons un système portuaire connecté qui dépend de la région, deux aéroports prin- cipaux, deux autres, pluslocaux, dans les territoires, et une Ligne Grande Vitesse qui pourra relier Paris à Brest en 3h20 », met en avant Loïg Chesnais-Girard, Premier Vice-Président de la région bretagne. Une proximité avec l’Ile-de- France dont la Normandie veut également tirer profit, avec la mise en place de la Vallée de Seine, « entre la logistique du port du Havre et le business parisien », avance Alexandre Wahl.J’aime ma boîteun climat permettant l'épanouissement des salariés ? DAccuracy : sous le signe de34 SePtembre 2016chronique parrainéeepuis notre création en 2004, cette question est posée en permanence : comment instaurer de façon durablePrésidente d'etHIC Présidente de SDmeIl s'agit de faire prendre conscience aux professionnels qu'ils sont partie prenante d’un projet d’entreprise dont l’objectif est clair et partagé, autour d'un objectif stratégique, simple et ras- sembleur.par Sophie de MenthonAu fil du temps, nous y avons apporté des éléments de réponse que nous aimons partager.tout d'abord, dans des métiers difficiles, demandant une forte implication et, parfois, d'importantes charges de travail, l'exigence bienveillante de la part de la direction est un fil conducteur es- sentiel.Il s'agit ensuite d'établir une communication régulière et directe. Par exemple, les réalisations, les succès, les écueils peuvent être discutés, expliqués et commentés au cours de petits déjeuners par groupe en présence d’un représentant de la Di- rection.Les idées, même et surtout celles des plus jeunes, sont encouragées et étudiées. Les projets internes, menés par des petites équipes ad hoc, permettent d’avancer de nombreux]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[n°33l’exigence bienveillantechantiers.La convivialité est primordiale : de fréquents moments de convivialité peuvent jalonner la vie de l'entreprise, permettant de mieux se connaître et facilitant les échanges informels. Un tel système permet aux individus de se sentir « bien dans leur entreprise », car ils se l’approprient et savent qu’ils par- ticipent vraiment à la construire.mais un tel modèle ne peut fonctionner que s'il est empreint de sincérité, seule qualité capable d'éloigner la méfiance dont se nourrit le cynisme. Il faut être convaincu de ce qu'on dit et de qu'on fait. De cette sincérité, reconnue et diffusée, naît la conviction d’être respectés et de construire, ensemble, un projet équitable.rendez-vous le jeudi 13 octobre pour ensemblecélébrer l’entreprise. J’aime ma boîte !Plus d’infos : jaimemaboite.comFrédéric DUPoNCHeL ACCUrACY - managing Partner35Créer aujourd’hui - Quel atout régional privilégier pour s’implanter ? CLUb eNtrePreNDrewww.ecoreseau.frcomme la bretagne, sont de la vie dont le coût moins en bretagne afin de « garder attaché à son territoire, donc convaincues de cette stratégie élevé a facilité les premières une indépendance complète avec peu de mobilité ». Un depuis dix ans : « Notre force années d’activité. Un cadre de pensée, dans un cadre de atout, donc, pour diminuer est de connaître les 2 500 de vie qui peut également travail extraordinairement le turnover d’une entreprise.« De plus en plus de territoires ont compris qu’une zone d’activité avec des terrains ne suffisait pas. D’où un développement d’infrastructures, de pépinières, d’incubateurs...tique, pourrait devenir un in- convénient dans les pro- chaines années. Inconvénient dont les régions ont pris note, comme en témoigne le dé- ploiement de lignes GrandeeVISION INTERNATIO- NALE DE RIGUEUR mais dans un monde où le business se pense de manière globale, l’attractivité d’une région passe aussi par sa ca- pacité à attirer l’attention des capitaux et des entreprises étrangères. Si les entrepre- neurs peuvent aujourd’hui compter sur business France dans chacune des régions pour les accompagner à l’ex- port, tout en s’efforçant de renforcer l’attractivité du ter- ritoire hôte, certaines régions,LOIN DE PARIS, UN ATOUT FINALEMENT enfin, ne pas être en région parisienne peut également être un atout, même si cela revêt parfois quelques incon- vénients. Nombre d’entre- preneurs encensent la qualitéentreprises de notre territoire être un atout pour les salariés. agréable ». Un cadre de vie mais thierry Apoteker sou- que nous accompagnons à thierry Apoteker, fondateur qui attire et pérennise la main ligne cependant que si son l’export ; ainsi quand une de tAC economics, un ca- d’œuvre comme le rappelle activité ne nécessite pas d’être entreprise étrangère cherche binet d’analyse de risque éco- Loïg Chesnais-Girard : « nous à Paris dans l’absolu, la un partenariat ou des clients, nomique, s’est ainsi installé avons une main d’œuvre for- connectivité, dans le domaine nous pouvons facilement les à Saint-Hilaire des Landes mée, compétente, et qui est des transports ou informa- consulter », nous indiqueVitesse en.Aquitaine ou encore en bre- tagne, bretagne qui a égale- ment lancé le déploiement de la fibre optique sur son territoire. entrepreneurs, de belles opportunités sont à saisir dans toutes les régions de France, et celles-ci vous attendent !Vincent Chamaret, le direc- teur général de bretagne Commerce International. L’agence pour le développe- ment économique de la Nor- mandie, elle, n’hésite pas à envoyer un de ses chargés d’affaires à Prague pour fa- ciliter la prise de contact d’une start-up issue d’un ac- célérateur normand avec « une grosse structure chi- noise ». La région occitanie, forte de son ambition de de- venir la “première Fab région de France” selon Nadia Pel- lefigue, n’hésite pas à se ren- dre à Shenzen en Chine, au festival mondial des Fab labs.Nicolas PagniezNormandie, enSePtembre 2016]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33CLUb eNtrePreNDre Business guides - Crédit-bail mobilier et immobilierDans chaque numéro, EcoRéseau Business s'intéresse de prêt à une (ou des) problématique(s) que peut se poser un cadre dirigeantLa solution oubliée(logistique, marketing, finance, communication...) en demandant l'avis des prestataires et conseilsUn mode de financement sans apport, permettant de l’optimisation fiscale, a forcément un prix... Ce qui ne veut pas dire qu’il ne vaut pas le coup d’être payé.Mots-clésPar Jean-Marie Benoist1 Une relation à trois2 Tout bien n’est pas bon à prendre3 Attention à la sortie4 Prévoir les coups durs5 Les particularités de la pierrevient donc réduire le résultat imp.les bénéfices (attention cependant, cela n’est valable que pour les entreprises non soumises aux normes comptables IFrS). De plus, le crédit-bail couvre le montant ttC de l’investissement, contrairement à un prêt classique qui ne couvre que le Ht. Selon le taux de tVA et les sommes envisagées, cela peut représenter une différence non négligeable. tous ces avantages cependant ne vont pas sans conditions, qui peuvent parfois se révéler dissuasives ; mais, em- ployé à bon escient, le crédit-bail peut trouver sa place dans l’arsenal d’outils de financement d’une entreprise.Depuis quelque temps, le crédit-bail connaît un léger regain de popula- rité. Il représente – et c’est le cas depuis plusieurs années – 10% des financements réalisés par crédit en France, avec une production de plu- sieurs milliards d’euros. Le principe en est plutôt simple : plutôt que d’acquérir directement un bien en recourant à un prêt classique, l’entreprise laisse un tiers l’acheter – le courtier – et lui loue le bien pendant une durée déterminée ; en fin de contrat elle en devient propriétaire contre le paiement d’une valeur ré- siduelle. La formule a deux avantages majeurs : elle permet de s’équiper sans utiliser de ressources financières – laissant intacte la capacité de crédit. et sur- tout, le paiement des redevances est considéré comme une charge externe, etosable de l’exercice au titre de l’impôt surFiction : extraits du journal d’Arnaud Volay, fondateur de la chaîne de livraison à domicile de poulet frit Pollo Loco3 janvier 2012elle m’est venue la nuit dernière. L’idée. La vraie. Celle sur laquelle je vais faire ma carrière. Comment est-ce que personne n’y a pensé avant ? mélan- ger KFC et Pizza Hut ! Du poulet frit livré à domicile, en moins de 30 mi- nutes ! Il n’y a pas à dire, je suis brillant, tout de même.24 mars 2012Sur la suggestion d’un cousin, je vais voir un crédit bailleur pour financer mes véhicules 1 . J’aurais dû prendre en photo la tête de mon courtier (Jean- Jacques, je crois qu’il s’appelle) quand je lui ai décrit ce que je voulais pour équiper mes livreurs. Je crois que c’est en entendant les mots « triporteurs en forme de cuisses de poulets géantes, avec un klaxon qui fait cocorico » qu’il a craché son café sur son bureau. Il m’a regardé silencieusement pen- dant quelques secondes avant de me répondre, d’une voix légèrement étran- glée : « Non, ça ne va pas être possible 2 . En revanche, pourquoi ne pas vous pencher sur des scooters ? » Comme si des scooters pouvaient être à la hauteur de ma vision. mais bon, il va falloir s’en contenter.17 juillet 2013Foutue journée. Alors que j’étais chez Jean-Jacques pour discuter du rem- placement des scooters par des modèles électriques – ce qui est apparem- ment beaucoup moins simple que je le pensais 3 –, j’ai reçu un coup de fil du magasin m’avertissant qu’un salarié s’est planté en scooter. et j’ai dé- couvert à cette occasion qu’il n’était pas assuré (le scooter, pas roger, hein) – je croyais que Jean-Jacques l’avait fait, mais non ! Ce n’est pas son job, paraît-il ! 4 bon, je reconnais, c’est ma faute, mais c’est encore plus vexant. Inutile de dire que j’ai assuré le reste illico presto.Peut-être une option pour ceux dont les crédits se sont un tantinet accumulés...veaux locaux, et de recourir à nouveau à un crédit-bail (même si je lui en veux tout de même pour avoir refusé mes premiers plans en forme de pou- lailler doré). et je dois dire que j’ai bien fait. Je viens de faire le calcul, et j’ai économisé au moins de quoi me payer une nouvelle flotte de scooters avec la diminution des frais de mutation 5 . Ceci dit, je vais probablement retourner voir Jean-Jacques et voir si, cette fois, je pourrais avoir au moins15 novembre 2015.36 SePtembre 2016eh bien, cochon qui s’en dédit, comme on dit ! malgré mes mésaventures précédentes, j’avais décidé de faire confiance à Jean-Jacques pour nos nou-le klaxon. Non mais...Cahier pratique n°1 - Financement par crédit-bail]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[[LEASING & FACTORING]9www.ca-leasingfactoring.com]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33LES PARTICULARITÉS DE LA PIERRECLUb eNtr1ePreNDre Business guides - Crédit-bail mobilier et immobilierContrairement à l’acquisition d’un bien avec un prêt classique, où existent deux rela- tions séparées (l’entreprise avec le fournisseur d’une part, et avec sa banque d’autre part), dans le cadre d’un crédit-bail, « c’est une relation à trois, entre l’entreprise, le crédit bailleur, et le fournisseur du bien acheté », décrit Ludovic Letellier, expert des financements pour les entreprises chez euklead.3UNE RELATION À TROISATTENTION À LA SORTIEet, en un sens, c’est une relation où tout le monde gagne : le fournisseur est payé par une institution financière solide, et tout de suite ; l’entreprise acquiert ce dont elle a besoin sans apport, et en bénéficiant d’une défiscalisation ; et le crédit bailleur – enfin, la banque derrière lui – optimise ses comptes en externalisant une partie de la dette. De plus, lorsqu’une banque accorde un crédit classique, elle doit mettre en fonds propre un pourcentage (variable) de son montant.Si les débuts d’un crédit-bail sont enthousiasmants, il faut faire attention à la sortie. tout d’abord, et même si cela peut paraître évident, il ne faut pas oublier de lever l’option. Ce n’est en effet pas au- tomatique, et il n’est légalement pas de la respon- sabilité du crédit bailleur de signaler que le contrat arrive à son terme. et une fois l’option levée, « il ne faut surtout pas oublier que le fisc, au moment où vous devenez propriétaire du bien, va demander à ce que la situation soit régulée, autrement dit il faut tout régler comme si l’entreprise avait été pro- priétaire du bien depuis le début », explique maître éric Delfly, avocat et associé fondateur du cabinet Vivaldi Associés. Autant pour du matériel, cela im- porte en général peu (les montants étant relative- ment limités), autant, pour de l’immobilier, cela peut avoir des conséquences financières larges et complexes à calculer (par exemple pour les amor- tissements). Cela veut dire qu’à la fin du crédit-bail, il n’y a pas seulement la valeur résiduelle à régler, mais également tout ce « backlash » fiscal.Alors qu’il y a quelques années, un crédit bailleur n’avait aucune obligation sur l’état ou le fonctionnement du bien, il est maintenant possible à l’entreprise, en cas de dys- fonctionnement du matériel acquis, de se retourner contre la banque en cas de défail- lance du fournisseur : l’état a estimé qu’il existe une indissociabilité entre les trois acteurs. Il peut demander la cessation des loyers, et la résiliation du contrat, voire peut-2 être (cela n’a pas encore été exploré) demander des dommages et intérêts. TOUT BIEN N’EST PAS BON À PRENDREIl importe également de prêter particulièrement at- tention, lors de la signature du contrat, aux condi- tions de sorties anticipées. « Alors que dans un crédit classique on doit payer le restant dû plus les aménités, dans le cadre d’un crédit-bail, il faut ré- gler tous les loyers restant dus plus les aménités », souligne Ludovic Letellier, expert des financements pour les entreprises chez euklead. et cela vaut éga- lement pour des interruptions de contrat. Un exem- ple : une entreprise en train d’acquérir pour ses commerciaux dix voitures en remercie cinq, et veut se débarrasser des cinq véhicules superfétatoires. Dans le cadre d’un crédit classique, un administra- teur judiciaire (dans le cadre d’une procédure col- lective) peut mettre un terme au contrat. mais avec un crédit-bail, il existe souvent des clauses qui éta- blissent que le restant dû est à payer.4en théorie, tout type de bien peut faire l’objet d’un crédit-bail. Dans les faits, si la liste est longue, elle n’en est pas pour autant illimitée. typiquement, il est très adapté pour l’informatique ou les véhicules. Pour les matériels plus rares, et les financements plus lourds, il est plus difficile de se prononcer. La raison en est simple. « Si le preneur ne lève pas l’option à la fin du contrat, nous restons propriétaire du bien, et donc de- vons en assurer la recommercialisation sur le marché de l’occasion, rappelle Arnaud Collomb, directeur commercial France de Crédit Agricole Leasing & Factoring. Le choix de l’actif financé est donc étudié avec attention par le crédit bailleur lors de l’étude du dossier. » Autrement dit, les biens que le crédit bailleur sait pouvoir vendre pour au moins autant que la valeur résiduelle sont privilégiés. Un camion-benne stan- dard ne posera aucun problème au crédit bailleur, mais s’il est censé être rose à pois verts avec des vitres teintées, la discussion risque d’être un peu plus longue. moins prosaïquement, une machine dédiée à une chaîne de production ultra-spécifique sera plus difficile à financer avec un crédit-bail, et cela se reflètera dans la proposition fi- nancière. mais l’avis du crédit bailleur vaut souvent d’être écouté. . « Le crédit-bail- leur notamment, puisqu’il est propriétaire du bien pendant la durée du contrat, va étudier la situation financière du locataire, mais va surtout être impliqué dans le choix du matériel, souligne Arnaud Collomb. C’est un véritable avantage pour les clients : l’expertise des crédit-bailleurs sur les biens financés leur permet de choisir un matériel performant et adapté à leurs besoins. » D’autres, en revanche, considè- rent cela un peu comme de l’ingérence. 5PRÉVOIR LES COUPS DURSLa structure particulière du crédit-bail amène parfois à des confusions. Par exemple, il faut être conscient qu’il incombe à l’entreprise preneuse d’assurer le bien. Ce n’est pas parce qu’il est propriété du crédit bailleur que ce dernier s’en charge – c’est un peu comme pour un appartement : le locataire doit souscrire des assurances qui lui sont propres, et couvrent ses usages du bien. Il en va de même pour l’entretien.Si tous ces mécanismes sont similaires, le crédit-bail immobilier pré- sente tout de même des différences avec le mobilier. tout d’abord, alors que ce dernier utilise en général des contrats cadres, compte tenu de l’unicité de chaque bien, chaque crédit-bail immobilier de- mande un contrat spécifique, qui exige donc une grande attention. mais en contrepartie, en comparaison d’un crédit classique, le cré- dit-bail simplifie les problématiques de remboursement de tVA (et évite les frais de portage générés habituellement), et surtout il dimi- nue fortement le montant des droits de mutation dus : en temps nor- mal, ces derniers serait calculés sur la valeur totale de l’opération, mais avec un crédit-bail, seule celle du droit de jouissance est prise en compte.mais parfois, se protéger ne suffit pas. Le plus gros défaut du crédit-bail tient à son plus grand avantage : l’entreprise ne paye pas de mensualités, mais des loyers. et cela peut devenir très problématique si elle connaît des difficultés. en cas de mise en sauvegarde, un dirigeant d’entreprise bénéficierait d’un moratoire sur un prêt classique ; et si la situation em- pire, il lui est encore possible de le « remoratiser ». Avec un crédit-bail, les choses vont tout autrement. « Comme il s’agit d’une location, l’ou- verture d’une procédure collective ne va pas changer l’obligation de paiement », explique maître éric Delfly, avocat et associé fondateur du cabinet Vivaldi Associés. C’est le cas même si l’entreprise se déclare en cessation de paiement. et en plus, il faut rajouter le fait que l’option de rachat finale ne peut être levée que si tous les loyers dus ont été réglés. De quoi créer potentiellement un bel imbroglio.revers de la médaille, le crédit-bail immobilier présente un incon- vénient indéniable : l’entreprise n’est pas propriétaire de ses locaux. Ce qui veut dire que s’il faut déménager pendant la durée du crédit, ou agrandir, ou réduire la surface, l’autorisation du crédit bailleur – en tant que propriétaire – est nécessaire. De quoi rajouter des com- plications administratives...38 SePtembre 2016Cahier pratique n°1 - Financement par crédit-bail]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[BESOIN D’ÉQUIPER VOS BUREAUX ?NOUS VOUS PROPOSONSPLUS DE 30 000 PRODUITS LIVRÉS EN 24H*, LÀ OÙ VOUS VOULEZ !3924 ou 0 825 06 02 02 (0,15 €ht/min + prix appel)contact@bruneau.fr*Certains produits provenant directement du fabricant sont livrés dans un délai de 2 à 16j. Ce délai est précisé dans nos catalogues ou sur bruneau.fr]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33CLUb eNtrePreNDre Business guides - Cadeaux d’affaires et storytellingL’emballage, toujours l’emballage L’attention pour les clients et partenaires en affaires se réfléchit. A bon enrobage, effet garanti.Mots-clésPar Emilie Massard1 Le bon choix du cadeau2 Un bel objet dans un bel emballage3 L’importance de la valeur perçue4 Toujours plus de services5 Salon incontournable .Selon l’étude de marché réalisée par omyagué auprès de 500 entreprises Les objects technologiques, eux, ne cessent de progresser (40%), en véhiculant en 2016, plus de 56% des entreprises offrent un cadeau d’affaires dans une image innovante que la majorité des entreprises recherchent. La difficulté l’objectif de fidéliser et d’entretenir l’amitié. et lorsqu’elles offrent des reste d’offrir le cadeau idéal, qui s’adapte aux circonstances et au bénéficiaire, cadeaux, quels produits les entreprises choisissent-elles ? La valeur sûre reste et qui le touche avec des petits plus qui font la différence. Le recours à des le champagne, les vins ou spiritueux, plébiscités par plus de 50% des entre- marques connues dans le domaine, comme Philips Consumer Lifestyle, prises interrogées, ou encore les produits gastronomiques (44%). Les acces- S.t.Dupont, Caran d'Ache, Nicolas, Hédiard... qui sont des valeurs sûres, sont soires de bureau ne sont pas loin derrière, avec près de 47%, et permettent de fréquents. Dans ce cas, le discours qui accompagne est primordial.faire partie du quotidien du client en lui apportant un objet utile et pratique.Fiction : Un problème de mauvais signauxromain est surpris. Il n’a toujours pas reçu les remerciements des clients auxquels il a envoyé un cadeau en cette fin d’année. Un peu pour les re- mercier de l’année écoulée et pour entretenir une relation privilégiée, beau- coup par tradition, pour chouchouter ses clients historiques, souvent les mêmes que son père privilégiait lui aussi, lorsqu’il était à la tête de l’en- treprise. Certes, le tourbillon des fêtes est le même pour tout le monde, et les cartes de vœux ou de remerciements sont nombreuses à envoyer, mais il aurait tout de même pensé recevoir quelques coups de fil chaleureux après la découverte de son présent. Il recevra pourtant bien des remercie- ments, qui prendront la forme d’une carte griffonnée à la hâte, mais rares seront les clients qui lui en reparleront de vive voix par la suite. La bou- teille de champagne 1 personnalisée aux couleurs de son entreprise n’au- rait-elle pas fait mouche auprès de ses meilleurs partenaires ? Il avait voulu frapper fort cette année, avec une bouteille de grande marque, et avait aug- menté son budget en conséquence. mais la grande marque avait peut-être été éclipsée par l’étiquette qu’il avait fait rajouter, avec le logo de son en- treprise, pour être sûr que ses clients pensent à lui lorsqu’ils dégusteraient le doux breuvage 2 . La plupart d’entre eux, en cette période qui ne manque pas d’occasions de déboucher une bonne bouteille, l’avaient partagée avec leurs convives, mais en avaient parfois oublié sa provenance. bien sûr, cer- tains avaient eu l’occasion de citer son nom et celui de son entreprise de- vant leurs invités, mais une fois les coupettes vidées, les conversations ont vite fait de dériver sur d’autres sujets . Certes, l’étiquette aux couleurs de son entreprise n’était peut-être pas indispensable, puisque romain avait pris soin de glisser sa carte de visite dans le carton qui contenait la bou- teille. S’il avait fait le choix d’un transporteur haut de gamme pour livrer le présent à ses clients, il aurait pu pousser le geste un peu plus loin, en choisissant un packaging un peu plus reluisant que la boîte en carton, certes recyclable, pour laquelle il avait opté 3 . Il pensait pourtant bien faire en mettant en avant son attachement au développement durable. Le client, lui, aura sans doute été surpris du minimalisme du contenant, en comparaison du clinquant du contenu. Ça ne l’aura pas empêché d’apprécier le cadeau et sa dégustation, bien sûr 4 . Il aurait cependant goûté davantage l’atten-tion, s’il avait été accompagné d’un petit mot personnalisé, de la main de son expéditeur... Peut-être romain aurait-il dû suivre les conseils de l’un de ses amis, en s’appuyant sur l’expertise des professionnels du secteur, pour ainsi éviter quelques écueils 5 .40 SePtembre 2016Cahier pratique n°2 - Cadeaux d’affaires]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33CLUb eNtr1ePreNDre Business guides - Cadeaux d’affaires et storytelling35cadeau trop onéreux ou dont la valeur perçue serait trop grande, pour ne pas gêner la personne à qui on l’offre ».LE BON CHOIX DU CADEAUSelon une étude de marché sur le secteur du cadeau d’affaires, réalisée par les organisateurs du salon omyagué auprès de 500 entreprises, le prix reste le premier critère de sélection du cadeau, cité par 71% des entreprises interrogées. Les trois critères cités par la suite sont l’originalité, la qualité et l’utilité. Ce qui n’est pas une surprise pour les acteurs du secteur. « Un cadeau est généralement offert pour remercier un client de sa confiance, et permet d’entretenir la relation », rappelle Philippe moissette, directeur général de l’agence de communication par l’objet tapis rouge, qui fournit les cadeaux d’affaires de grandes entreprises, mais aussi de l’elysée et de plusieurs ministères. « Pour un message de fidélité, il faut un objet durable. La bouteille de champagne fait toujours plaisir, mais une fois qu’elle est consommée, il ne reste plus rien. Un objet dont la personne se servira régulièrement, pendant longtemps, permettra de marquer plus durablement les esprits ». et quitte à choisir un objet durable, autant faire dans l’originalité. Plusieurs entreprises misent d’ailleurs sur l’originalité de leur concept pour se lancer sur le marché du cadeau d’affaires de luxe. C’est le cas de la société 10-Vins, avec sa machine D-Vine, qui, sur le principe des machines à café, permet de servir le vin au verre, à la bonne température et à la bonne aération. « Notre produit allie deux tendances du cadeau d’affaires, avec la tradition viticole française, et la technologie », note Alexandre Picq, gérant de la société. « Les entreprises cherchent des produits qui leur permettent de se démarquer, de créer la surprise. Le made in France est également un plus, un critère qui est très apprécié par les clients ». Pour éviter d’offrir le dixième agenda reçu par un client en fin d’année, les entreprises ont en effet l’obligation de se démarquer.2 UN BEL OBJET DANS UN BEL EMBALLAGEL’IMPORTANCE DE LA VALEUR PERÇUESi elles se tournent vers des produits de luxe pour leurs cadeaux d’af- faires, les entreprises doivent également être attentives à leur présen- tation. S’il va sans dire qu’un stylo de marque dans un emballage en plastique ne produira pas le même effet, d’autres détails peuvent être pris en compte. « Le packaging est la première chose que l’on voit, il faut donc y apporter une attention particulière », note Laurent bou- rasseau, dirigent de bV Promo, agence spécialisée dans la commu- nication par l’objet. « Les fournisseurs font un effort important dans ce domaine, notamment les grandes marques qui soignent leurs em- ballages. Ceux-ci deviennent d’ailleurs aussi des cadeaux en eux- mêmes, qui peuvent être réutilisés, comme des sacs ou bien de belles boîtes ». Vient également la question du marquage du cadeau. Une question qui doit être étudiée avec attention. « Le cadeau d’affaires n’est pas un objet publicitaire dont l’objectif est de toucher une cible large », rappelle Patrick Laporte, dirigeant de l’agence Full-Ace et responsable du réseau StopCom. « Un produit de luxe, qu’il soit mar- qué ou non marqué, n’envoie par le même message. Le marquage peut en effet dévaloriser l’objet. Pour ne pas tomber dans cet écueil, un marquage très discret peut être proposé, ou bien l’entreprise peut choisir de marquer le packaging, qui devient porteur de l’image de la société ». Le marquage, tout comme le packaging, doit être àLorsque l’on reçoit un cadeau, quelle que soit sa provenance, la va- leur perçue est celle qui compte, et elle peut parfois être bien diffé- rente de la valeur réelle de ce cadeau. Le cadeau d’affaires n’échappe pas à cette règle, et les entreprises sont en recherche constante d’as- tuces pour faire augmenter cette valeur perçue. Le packaging, le mode de livraison, les services additionnels font par exemple partie des leviers qui permettent d’augmenter la valeur perçue. La façon dont un cadeau est offert influence beaucoup le regard porté par le bénéficiaire. « Au contraire d’un cadeau de marque connue, dont la valeur réelle est facile à trouver en faisant une simple recherche sur internet, un objet technologique peut renforcer la valeur perçue, no- tamment s’il est bien designé », notre Patrick Laporte. « Les budgets des entreprises sont très différents pour leurs cadeaux d’affaires, et le luxe n’est pas réservé aux grands groupes », ajoute bénédicte bar- raqué, responsable du département Cadeaux et entreprises de la marque Fauchon. « Les plus petites entreprises font parfois le choix des cadeaux de luxe, en ciblant plus précisément leurs clients. Quel que soit le budget, l’objectif est de montrer une valeur perçue plus grande. Cependant, à l’inverse, il faut être attentif à ne pas faire un4 l’image des valeurs que l’entreprise souhaite véhiculer, mais aussi en adéquation avec le message envoyé par le cadeau en lui-même.SALON INCONTOURNABLEPour choisir le cadeau parfait et passer le bon message à leurs clients, les entreprises qui cherchent des idées et des conseils pour leurs ca- deaux d’affaires peuvent notamment visiter les salons dédiés au sec- teur. Les 20 et 21 septembre prochain, le salon omyagué se tiendra à la Grande Arche de la Défense. Crée par des passionnés du secteur en 1991, indépendant, omyagué se veut le salon de référence des marques, du cadeau d’affaires et de l’incentive. « Notre salon s’adresse aux entreprises qui sont en recherche d’originalité et d’ins- piration », indique Nathalie Cozette, présidente du salon depuis 2013. « Elles cherchent des cadeaux qui véhiculent une image proche de la leur, et se tournent souvent vers des présents originaux, qui se démarquent, tout en conservant une exigence de qualité. Nous sou- haitons également apporter les outils nécessaires aux services BtoB des grandes marques ». en 2016, le salon prend une ampleur impor- tante par rapport à son édition précédente, avec 115 exposants, sur une surface de 5 000 m2. Dans les travées du salon, les visiteurs pour- ront visiter les stands des marques de grandes renommées, tout comme ceux de sociétés plus jeunes, notamment grâce au boudoir des start-up, qui permet de donner de la visibilité à ces structures qui débutent. « Nous allons également plus loin que l’aspect commercial en organisant des ateliers, dans lesquels les marques témoignent de leur savoir-faire, notamment en présence de représentants de leurs services de production ». Conférences, soirées networking et remises de trophées, mais aussi exposition d’art, restauration de chef et concerts de saxophone viendront également animer le salon pendant les deux jours.TOUJOURS PLUS DE SERVICESPour rehausser la valeur perçue du cadeau, les entreprises mettent le paquet sur la forme, et sur les services additionnels qui complètent le cadeau en lui-même. C’est le cas de la société Liberty & Co, qui pro- pose des coffrets cadeaux que les clients peuvent choisir directement sur leur site internet. « Les coffrets sont remis en main propre au client, accompagnés d’un cadeau complémentaire, dans un packa- ging haut-de-gamme », explique Yolande Large, dirigeante de la so- ciété. « Une petite carte permet au bénéficiaire de se connecter à notre catalogue et de choisir le cadeau qu’il souhaite. Nous prenons en charge l’expédition, le suivi, le SAV, etc., de telle sorte que notre client soit libéré de tous ces aspects, et le bénéficiaire également, qui n’a pas à faire les premières démarches en cas de problème ». Du côté de the bubbles Company, qui commercialise des stations qui permettent de recharger jusqu’à quatre téléphones, les services et les finitions font également l’objet d’une attention particulière. « Nous utilisons l’objet de recharge comme un support à d’autres fonction- nalités », indique Candice Duchemin-Nèble, directrice commerciale de la société. « L’objet peut être personnalisé en fonction des besoins, avec un système de conciergerie, des informations thématiques, ou encore un plateau sur-mesure. Nous avons déjà réalisé des plateaux en cuir ou encore en marbre à la demande de certains clients. Le pro- duit donne l’image d’un produit innovant, extrêmement design, qui permet de toucher le bénéficiaire ».42 SePtembre 2016Cahier pratique n°2 - Cadeaux d’affaires]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33CLUb eNtrePreNDre Business guides - Différentes sortes de locationsPour une flotte sans flottementsen France, la location longue durée est très largement dominante en matière de gestion de parc automobile. mais d'autres solutions existent.Mots-clésPar Yann Petiteaux1 Gagner en flexibilité grâce à la location moyenne durée2 TPE / PME : penser à la location longue durée3 Prendre ses précautions avec la LLD4 Passer au « tout digital »Le marché français de la voiture de société ne ralentit pas. Selon les chiffres de l’observatoire du véhicule d’entreprise, ce segment a enregistré une croissance de 13,3 % sur les six premiers mois de l’année par rapport à la même période en 2015. Au total, le marché a enregistré plus de 408 000 véhicules particuliers et utilitaires vendus. « La croissance est deux fois plus rapide que celle affichée en 2015 », précise l’observatoire. Sur le premier semestre, c’est le mois de juin qui détient le record, avec pas moins de 83 000 immatriculations.sont davantage optimistes puisqu’elles sont 37 % à tabler sur un accroissement. Côté moyens de financement, c’est de loin la location longue durée (LLD) qui détient la palme. en constante progression depuis plusieurs années, elle représente aujourd’hui 73 % du financement des véhicules d’entreprise. L’achat comptant, bien qu’en léger recul, représente encore 17 % des finance- ments, contre 9 % pour la location avec option d’achat (LoA) et 1% seulement pour le crédit bancaire.Le segment du véhicule particulier d’entreprise a enregistré une progression de 14 ,5 % au cours du premier semestre 2016, soit près de quatre points de mieux que sur l’ensemble de l’année 2015. La hausse est de 11,6 % pour les véhicules utilitaires. Là encore, la performance est bien meilleure que celle constatée l’an passé, puisque la progression n’était alors que de 1 %.Dans les trois prochaines années, les deux-tiers des entrep.diquent souhaiter développer la LLD (92 % des sociétés de plus de mille salariés). environ un quart des répondants entendent développer la LoA et l’achat comptant (surtout les entreprises de moins de 100 salariés) et 13 % seulement envisagent d’accroître le recours au crédit bancaire.L’indéniable succès de la LLD tient aux nombreux services qu’elle propose (entretien, assistance, pneumatiques, assurances, etc.), mais aussi à son coût : elle permet d’économiser entre 10 et 15 % par rapport au coût d’usage d’un véhicule immobilisé. Avec la LLD, pas d’immobilisation de capitaux propres ou empruntés, les loyers passent directement en charges.et la tendance pourrait bien se confirmer. Le baromètre 2016 de l’observatoire du véhicule d’entreprise indique en effet que 29 % des entreprises françaises estiment que leur parc de véhicules va s’agrandir, tandis que 16 % estiment qu’il va diminuer. Les entreprises disposant d’un parc de plus de 50 véhiculesFiction : Quand Hervé patauge dans sa flotte autoLe chef d’entreprise dispose d’outils pour piloter à vue sa flotte. encore faut-il le savoir...rises interrogées in-Hervé Hikul-Deprez n'est pas un gestionnaire de flotte. Son job à lui, c'est patron d'une Pme industrielle d'une vingtaine de salariés. Un sacré boulot en soi. et pourtant, il doit sans cesse s'occuper de son parc automobile. Quel casse-tête ! Sa bête noire en somme. Acheter ? Louer ? Sur quelle durée ? Il ne sait jamais sur quel pied danser. Du coup, mal renseigné, il multiplie les erreurs.Certains voient même leur sieste gâchée par de mauvais rêves où ils pren- nent la mauvaise option de flotte auto...Dernièrement, Hervé a pris en location longue durée sur quatre ans un vé- hicule destiné à l'un de ses commerciaux de terrain. Problème : ce salarié doit prendre sa retraite dans un an et demi et, au vu de la conjoncture ac- tuelle, Hervé n'est pas du tout certain de pouvoir le remplacer. Il risque donc de se retrouver d'ici peu avec un véhicule sur les bras qui ne lui servira à rien et dont il continuera de payer les loyers ! Ah, si seulement notre patron s'était intéressé de plus près à la location moyenne durée, il aurait pu envi- sager cette solution nettement mieux adaptée à la situation 1 . mais vous savez ce que c'est, la force des habitudes...et la location longue durée, parlons-en ! Notre pauvre Hervé a longtemps cru que ce genre de service ne pouvait intéresser que les grands comptes et leurs parcs automobiles à rallonge. Là encore, il avait tout faux 2 . Pendant de nombreuses années, il faisait acheter les véhicules de sa société. Une al- ternative intéressante... tant qu'il y a de la trésorerie dans les caisses ! etant donné le climat des affaires dans le secteur, mobiliser du cash pour acheter des véhicules au détriment d'investissements plus structurants relève de l'er- reur stratégique. et puis il vaut sans doute mieux, par les temps qui courent, garder sa trésorerie pour payer les salaires et régler les fournisseurs... Depuis, Hervé a adopté la LLD. mais, il peine souvent à s'y retrouver dans toutes ces offres et ces services. Quel modèle de véhicule ? essence ? Die-sel ? Quels services choisir ? Difficile de comparer quand on ne dispose pas d'une bonne boussole. et, à l'usage, combien de fois notre patron s'est-il re- trouvé contraint de payer des kilométrages supplémentaires ou des frais exorbitants de remise en état lors de la restitution du véhicule ? 3et puis au quotidien, quelle galère de devoir tout contrôler ! Inquiet de na- ture, Hervé aimerait pouvoir garder en permanence un œil sur sa petite flotte auto et pouvoir connaître à chaque instant les opérations à venir (restitution, maintenance, etc.) sans avoir à fouiller dans la paperasse 4 . tout cela est déjà possible, Hervé. Alors on respire et on sort la tête de la flotte.44 SePtembre 2016Cahier pratique n°3 - Flottes auto]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33CLUb eNtrePreNDre Business guides - Différentes sortes de locationsGAGNER EN FLEXIBILITÉ GRÂCE À LA LOCATION MOYENNE DURÉE1 La location moyenne durée est la grande tendance en matière de gestion de flotte. La preuve ? La plupart des grands acteurs du secteur s’y sont mis. Ce chaînon manquant entre location courte durée et location longue durée se structure depuis deux ou trois ans. « C’est un marché assez récent que l’on peut comparer à l’intérim dans le domaine des ressources humaines », résume Jean-Pierre Desgens, Pdg de Kéolease, seul loueur français uniquement spécialisé dans la moyenne durée. Période d’essai d’un nouveau collaborateur, embauche en CDD, attente d’un véhicule neuf, départ imminent à la retraite, missions courtes, nouveaux marchés à tester... la location moyenne durée répond à toutes ces situations incertaines auxquelles ni la courte durée (quelques jours), ni la longue durée (plusieurs années) ne peuvent répondre. « La LLD est certes une formidable solution d’externalisation d’un parc automobile, mais elle engage l’entreprise sur trois ou quatre ans, souligne Jean-Pierre Desgens. Chez nous, la moyenne des contrats est d’un peu plus de six mois. Il n’y a aucun engagement de durée. La location est facturée tous les mois. » « La location moyenne durée est une offre excessivement flexible, sans engagement ni pénalités financières, ajoute Gregory Vandenbroucke, directeur commercial et marketing chez Hertz. Le coût de la prestation est légèrement supérieur à celui de la LLD, mais les services proposés sont les mêmes : remplacement de véhicule, entretien, assurances, etc. » Hertz réalise aujourd’hui près de 20 % de son activité avec la moyenne durée.2 en France, la location longue durée est, de loin, le moyen de financement de parc 4 automobile le plus utilisé. Les grands comptes (orange, Vinci, Véolia...) y ont trèslargement recours, mais plus on descend en taille de flotte, plus les entreprises onttendance à bouder la LLD. A tort. « Souvent, les tPe, artisans, commerçants ou pro-TPE / PME : PENSER À LA LOCATION LONGUE DURÉEfessions libérales prennent leurs véhicules en location avec option d’achat car c’est ce qui leur a été proposé par leur concessionnaire, constate Guillaume maureau, directeur général adjoint d’ALD automotive France. Ce n’est pas la meilleure solution pour un usage professionnel. Avec la LLD, il n’y a ni dépôt de garantie ni option d’achat à la sortie et à la fin du contrat vous recommencez avec un nouveau véhicule. Au contraire, la LoA, dont le loyer est élevé, ne devient intéressante que si vous rachetez le véhicule à terme. » Autre atout de la location longue durée : elle inclut tous les services tels que l’entretien, le dépannage, le remplacement du véhicule, la carte carburant, l’assurance tous risques... Sans oublier que son coût total est moins élevé que pour les autres types de financement. « Nous achetons 80 000 véhicules par an, nous pouvons donc faire profiter le client d’une remise de 20 %, calcule Guillaume maureau. A cela, si l’on déduit la valeur résiduelle du véhicule, qui est en moyenne de 35 %, il ne reste au client que 45 % à financer. Cela permet de proposer des loyers très économiques. »PASSER AU « TOUT DIGITAL »3 Si la location longue durée est une solution avantageuse et plébiscitée, elle est aussi « un vrai produit financier qu’il faut savoir lire », juge Gregory Vandenbroucke, directeur commercial et marketing chez Hertz. en effet, se contenter de regarder le prix du véhicule ne suffit pas. Il est nécessaire d’être attentif au coût total de possession qui inclut les prestations de services, la consommation estimée de carburant, le coût de revente du véhicule, la fiscalité automobile, etc. « Il existe beaucoup d’acteurs sur le créneau de la LLD et chacun présente son offre d’une manière différente, or il faut impérativement s’efforcer de les comparer à prestations égales », incite Yves Pépin, directeur de la société de conseil topapor et ancien cadre financier chez un équipementier auto- mobile. Par la suite, en cours de contrat, il est important de suivre le ki- lométrage et de le réajuster si nécessaire, car le surcoût en cas de dépas- sement est assez élevé. Une petite astuce en fin de contrat : un mois avant la restitution du véhicule, penser à faire une prévisite de remise en état chez son carrossier habituel. « en cas de souci, le loueur va vous facturer plein pot, note Yves Pépin. et puis, cela fait meilleur effet auprès du loueur de lui rendre un véhicule en bon état. Cela le met dans de meilleures dispositions pour la négociation du contrat suivant.Suivre sa flotte automobile en temps réel (commandes, restitutions, maintenance, informations remontées par le conducteur, etc.) et permettre à l’utilisateur du véhicule, via une simple application mobile, de trou- ver la station-service la plus proche, réserver une place de parking, accéder aux carac- téristiques du véhicule, acheter des four- nitures (gilet jaune par exemple) ou encore faire des notifications de maintenance... C’est ça le « tout digital » en matière de gestion de flotte. Une offre que propose le leader de la LLD et du fleet management ALD automotive avec ses solutions de gestion de parc automobile (my ALD, ALD net et ALD sélection), accessibles depuis PC, tablettes et smartphones. Un système qui relie entre eux les gestionnaires de parcs, les conducteurs ainsi que 40 000 partenaires (concessionnaires, spécialistes du pneumatique...). « my ALD est un as- sistant de mobilité, une application dans laquelle tous les documents (carte grise, carte verte, permis de conduire...) sont numérisés », précise Guillaume maureau, directeur général adjoint d’ALD automotive France. toujours au rayon des nouveautés, ALD a lancé dernièrement avec AlloPneus un service de changement de pneu à do- micile ou au bureau, ainsi qu’un service de conciergerie qui passe chercher le vé- hicule pour l’amener en réparation et le ramener après intervention.PRENDRE SES PRÉCAUTIONS AVEC LA LLD46 SePtembre 2016Cahier pratique n°3 - Flottes auto]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.frLa rupture du moisLe baromètre de l’innovation StrAtéGIe & INNoVAtIoN NUmérIQUe Les innovationsChassez les pesticides des fruits et des légumes sans même les toucher !en bref...4 Le Nespresso du cannabis...Basée à Stoneham (Massachussetts, États-Unis), CannaKorp a été fondée par Michael Bourque et Dave Manly. A l’époque où lamarijuana n'était pas encoreen vente libre pour vertusthérapeutiques dans le comtédu Middlesex, Michael Bourquea testé de nombreux« remèdes » pour l’aider à lutter contre l’anxiété mais rien n'était assez pratique pour lui. Alors l'entrepreneur a décidé de développer une sorte de machine à expresso à capsules, pour inhaler à domicile. En 2014, il a été rejoint par Dave Manly, ancien directeur général de Keurig, une entreprise de machines à expresso à capsules. Il a alors aidé à améliorer le premier prototype. Très vite, la machine à cannabis, baptisé "CannaCloud" a eu du succès. Pour le moment, CannaKorp vise exclusivement le marché du cannabis à usage thérapeutique sur ordonnance médicale. La date de lancement de l'inhalateur CannaKorp est toutefois fixée à début 2017, juste quelque mois après que les citoyens de l'État du Massachussetts ne votentLes pesticides sont une des préoccupations majeures des consommateurs. Ils sont partout et on ne sait jamais si tel ou tel aliment en porte des traces, car même si on se met à toucher toutes les pommes en rayon on ne verra pas de pesticides dessus à l’œil nu. bientôt, il sera possible de répondre à toutes ces inquiétudes. Le jeune Havrais de 25 ans Simon bernard, étudiant en dernière année de l’école nationale supérieure maritime du Havre, a inventé « Scan eat » : un scanner portable capable de repérer les pesticides présents dans les fruits et les légumes. Ce scanner de laL’innovation autrementtaille d’une clé USb utilise une technologie de spectrométrie infrarouge, capable de détecter des molécules chimiques invisibles à l’œil nu, puis de transmettre les résultats du relevé, via une application smartphone. « Les pesticides sont un gros problème, et pouvoir lutter contre leur présence est très appréciable », explique Simon bernard. Pour le moment, l’objet existe mais pour qu’il fonctionne, il faut développer un algorithme permettant de convertir les données recueillies par le spectromètre en informations facilement compréhensibles pour les consommateurs. « L’appareil pourra détecter les pesticides et donner une indication du taux acceptable ou non au consommateur », précise le jeune homme. Simon pense que dès qu’il aura fini ses études (en décembre 2016), il ira quelques mois à marne- la-Vallée dans une école d’ingénieurs, pour travailler sur la création de ce programme. Grâce à son invention, Simon a remporté le premier prix du concours « Greentech écoles », organisé par le ministère de l’environnement dans le but de sélectionner 50 projets portés par des start-up dans huit secteurs, dont la santé et l’environnement. Ainsi, « Scan eat » sera financée à hauteur de 150000 euros, et le jeune homme bénéficiera, à la fin de son cursus scolaire, d’un CDD de neuf mois au sein d’un incubateur du ministère, où il pourra mettre au point son innovation.Chronoflex, une entreprise libérée et fière de l’êtreen 2009, Alexandre Gérard, lepropriétaire de Chronoflex (groupe Inov-on), entreprise spécialisée dans ledépannage de flexibles hydrauliques sursite, se voit dans l’obligation de licencierune quarantaine de ses collaborateurs. encause la crise, qui frappe la société dontle CA fond de 34%. Alexandre Gérarddécide de trouver des solutionsinnovantes pour sauver son entreprise. Illit alors Jean-François Zobrist, fondateurde la société Favi (boîtes de vitesses), quia supprimé le contrôle de ses salariés etmisé sur la confiance, et Isaac Getz,professeur universitaire à l’eSCP europe et auteur de livres dans les domaines du comportement organisationnel et du management stratégique. « En parcourant leurs livres, j’ai compris que mon management était dans le faux. Pendant 15 ans, j’ai pensé que l’entreprise était un lieu pour faire du fric. Aujourd’hui, je sais que c’est un lieu d’aventures humaines », confie Alexandre Gérard. « Si les équipiers sont heureux, ils sont donc performants et par conséquence, l’entreprise fonctionne bien », souligne-t-il. en effet, le PDG de Chronoflex réalise qu’il faut arrêter de manager les 3% de gens qui ne respectent pas les règles et qu’il vaut mieux proposer à ses 300 employés de réfléchir à des solutions adaptées pour reconstruire l’entreprise. entre l’été et décembre 2011, Alexandre Gérard et ses cadres dirigeants collectent sur le terrain les suggestions des équipes. Quatre valeurs émergent : « la performance par le bonheur ; cultiver l’amour du client ; des équipes respectueuses et responsables ; un esprit d’ouverture et une ouverture d’esprit. » Le 7 janvier 2012, 20 groupes de travail se constituent pour redéfinir l’organisation. « Noustravaillons sur le principe du volontariat. C’est-à-dire, n’importe qui dans l’entreprise ayant envie de s’engager dans le groupe de travail peut le faire. Il a besoin de se déclarer – peu importe son poste – et peut participer comme il l’entend aux réunions et aux décisions », explique Alexandre Gérard. « Nous avons basculé dans une culture d’autonomie et une logique du pouvoir collectif », ajoute le dirigeant. Cinq mois après, ce dernier est parti faire le tour du monde avec sa famille. C’était un rêve qui se réalisaitpour étendre ou non l'usage du cannabis à des fins "récréatives". Ailleurs aux États-Unis, dans l'État de Washington, l'agence administrative d'État du "Liquor and Cannabis board" (bureau du cannabis et des spiritueux) estime les ventes 2015 de cannabis thérapeutique et récréatif à environ 940 millions de dollars (un peu plus de 840 millions d'euros).pour lui etinconsciemment, un test pour ses équipiers. Ces derniers,profitant de son absence, ont validé le nouveau système, en vertu duquel chaque technicien reçoit une prime de 15% sur sa rentabilité individuelle, de 15% sur la performance collective de son équipe, et encore de 15% tous les six mois sur la rentabilité globale de l’entreprise, ce dernier point étant applicable à tous les collaborateurs du groupe. Surprise, la marge de l’entreprise a été multipliée par quatre. Le chiffre d’affaires du groupe a bondi dès la première année de 15%, et le taux d’absentéisme a baissé. « La confiance est au cœur de notre organisation, l’information n’est plus un enjeu de pouvoir. Nous avons basculé du contrôle à l’autocontrôle. Et de plus, une culture de l’erreur a été promue pour que les équipiers puissent grandir. Les équipes recrutent et choisissent leur investissement, ainsi qu’un team leader pour une mission de trois ans », explique Alexandre Gérard. Ces changements ont même un certain écho au sein des familles des employés. en outre, un groupe de bien-être au travail a été créé.4 Rétines magiques pour les aveugles Redonner la vue aux aveugles, ce sera bientôt possible grâce aux rétines artificielles Pixium Vision. Implantées sur le patient, eten même temps,reliées par un signal infrarougeà des lunettes à caméraintégrée, ces rétines envoientdes images au cerveau. Aprèsune rééducation importante,les patients peuvent identifier des objets.4 Un caleçon pour protéger les « bijoux de famille »L’anglais Joseph Pekins a inventé un caleçon qui protège les hommes des ondes nocives des téléphones portables. Baptisé Wirelessamour, le sous-vêtement est fait à partir de fils d’argent et ne laisse pas passer les ondes. Les messieurs peuvent désormais se balader smartphone en poche sans aucune crainte.SePtembre 2016 49]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33StrAtéGIe & INNoVAtIoN NUmérIQUe Regard digital - Eric Léandri, cofondateur et DG de Qwant Entretien avec une figure clé de la transformation numérique« Se faire racheter par un géant,c’est souvent se faire stopper »Qwant propose une alternative au moteur de recherche Google. Au programme respect de la vie privée et neutralité du Web pour se différencier. Une autre vision du Web qu’eric Léandri décrit pour ecoréseau business.Le succès de Qwant est- il au rendez-vous ? Nous enregistrons toujours 15-20% de croissance par mois. Le fait que nous comptabilisions aussi 15 à 30% de requêtes en plus par mois est intéressant, cela prouve que nos clients utilisent de plus en plus l’outil. Nous parvenons à fidéliser car nous respec- tons la vie privée – sans accumuler de données sur les habitudes des inter- nautes et leur historique de navigation – et la neu- tralité du Web. Nous ne connaissons pas précisé- ment nos clients car nous n’avons pas de trackers et ne faisons pas du retarge- ting, mais des sociétés comme SimilarWeb qui étudient les navigations des internautes nous ap- prennent qu’ils sont consti- tués par 60% d’hommes, qui ont suivi des études et ont un certain niveau de culture web. bref des Ceo, des hackers, des early adopters et des per- sonnes sensibles au respectle contenu des réseaux so- ciaux, afin de pénaliser les Facebook et autres twitter – Google+ n’ayant pas ren- contré le succès escompté. C’est la première fois qu’on laissait un trou béant dans la toile. Nous avons donc créé Qwant en réac- tion à ces manœuvres.Etes-vous optimistes quant à l’avenir ? Qwant continuera de tirer son épingle du jeu. Les géants peuvent vivre des défaillances, ou de nou- velles alternatives peuvent les concurrencer. Le mar- ché doit pour cela rester dynamique, un service ne reste pas éternellement do- minant (Google possède 94% de parts de marché en France, NDLr). Aux etats-Unis Google n’a «que»62%departde marché, ou en russie 48%. en république tchèque Seznam, société locale, a gardé 50% de parts de marché. De notre côté nous sommes parvenus à pren- dre des points sans publi- cité, grâce à la qualité de notre produit. Quand une alternative crédible existe, les gens n’hésitent pas à changer. Je suis en re- vanche beaucoup moins optimiste quant à la régle- mentation du Web. D’un côté certaines lois en France sont adoptées dansconsiste à taxer les images mises en ligne, même celles libres de droits (re- versement à un orga- nisme), vont dans le mau- vais sens. Prenons Google : quelles imagestion des plateformes qui cherchent à les capter.partenariat avec les festi- vals d’Avignon, d’Aix ou de Chambord, pour des photos et vidéos à 360°, le tout appartient aux or- ganisateurs et aux acteurs, qui choisissent ce qu’ils veulent mettre en ligne, qui font ou non payer la HD... Au contraire quand Google fait des images de 16 châteaux de la Loire pour les mettre sur You- tube, ceux-ci n’ont pas voix au chapitre.Sur quels terrains Goo- gle combat ses concur- rents ?La société californienne a de l’argent et adopte la technique du rouleau com- presseur en matière de dé- penses marketing pour écraser la concurrence. Si nous nouons un partenariat avec le salon des solidari- tés ou du stylisme, eux vont le faire puissance dix. elle est aussi active dans le juridique et l’influence. Lorsqu’elle est attaquée en europe à propos du shopping ou d’Androïd, et lorsque Qwant est inter- rogé dans le cadre de l’en- quête, Google s’active pour que le secret des af- faires soit levé et que la réponse soit rendue pu-Quel est le regard des start-up françaises surparition du paysage et un arrêt des activités. De jeunes pousses promet- teuses du btob – comme récemment moodstocks dans l’intelligence artifi- cielle et la reconnaissance d’images – sont stoppées pour quelques millions d’euros. Souvenons-nous que Google a voulu ra- cheter Criteo pour 500 mil- lions d’euros, qui vaut au- jourd’hui quatre milliards. or un rachat aurait été perçu comme une sortie honorable pour les diri- geants. Il manque souvent l’ambition d’être un jour leaders européens, et pour- quoi pas mondiaux.L’avenir de Qwant ne vous semble-t-il pas bouché à cause de la vi- talité du géant de Mou- tain View ? Comme nous avons le plus grand des baobabs en face de nous, nous avons sys- tématiquement pris le contrepied pour grandir malgré tout. eux sont po- sitionnés sur le recueil de data permettant de propo- ser de meilleurs services, nous nous efforçons de respecter au maximum la vie privée ; eux apposent des filtres pour transmettre des informations en mode push, quand nous sommes sur un mode pull. Nous œuvrons à la neutralité du Web, eux décident de ne pas référencer le contenu des réseaux sociaux et sont dans la verticalisation à outrance. Pour toutes ces raisons nous visons les 5 à 10% de parts du marché européen dans les cinq ans, par la croissance na- turelle et les partenariats étrangers, comme avec Fi-sont affichées en France, les- quelles aux etats-Unis ? Lade données rendues pu- bliques ?Il existe un dik- tat de l’ouver-Le sens de l’histoire va pourtant vers toujours plus de transparence etde leur vie privée...Pourquoi vous êtes- vous lancé dans cette aventure ?Plutôt en réaction à ce qui s’est passé chez Google. en 2010 Larry Page a an- noncé que la firme de mountain View n’avait plus vocation à être un simple moteur de re- cherche, mais bien un uni- vers à part entière. en ra- chetant Youtube il a créé un univers vidéo qui a ex- clu Dailymotion, un uni- vers shopping, un univers travel avec Google Fly, prenant soin d’enlever des premiers rangs les com- parateurs qui ne sont pas maison. Google a aussi décidé de ne pas indexerDes couleurs semblables avec Net quelque peu différente...firme aux anneaux a aussi racheté Picasa, ce qui va lui garantir des revenus supplémentaires. et QwantGoogle, mais une approche duture sur les deux rives de l’Atlantique, mais les Américains savent s’arrêter lorsqu’ils constatent queblique.La réglementation doit encourager l’opensource, le peer to peer... et lutter contre la centralisation des plateformes.50 SePtembre 2016le respect des gens. Grâce sera pénalisé. La régle- cela leur coûte plus cher les géants du Net ?à l’europe la « privacy by mentation doit encourager que cela ne leur rapporte, Les fondateurs ont mal- design » a été votée. Des l’opensource, le peer to contrairement aux euro- heureusement bien souvent textes défendus par Axelle peer. Les technologies péens. La société Google pour but de se faire ra- Lemaire vont aussi porter existent à l’exemple de la sait garder les données cheter par une des grandes leurs fruits. mais d’autres blockchain. mais il faut pour elle. Un exemple ? plateformes. Ce qui signi- lois, comme celle qui passer outre la centralisa- Lorsque nous nouons un fie généralement une dis-refox.Julien Tarby©DR]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[En avant-première : un système d’information plus fiable, plus sécurisé, plus évolutif ...et vous permettant de faire des économies... Cela vous tente ? Contactez-nous sur www.jalix.fr]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33StrAtéGIe & INNoVAtIoN NUmérIQUe Décryptage - Le potentiel de la BlockchainL'occasion pour EcoRéseau Business d'expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation NumériqueLFaut-ilencorepré- senter le bitcoin ? Sept ans après sa création, la monnaie nu- mérique, louée par certains pour ses vertus décentrali- satrices et démocratiques, vilipendée par d’autres pour son rôle dans les commerces illégaux dula chaîne, explique Sébas- tien ropartz, associé chez Deloitte en charge de De- loitte Digital France, la structure du cabinet spé- cialisée dans le conseil en transformation numérique des entreprises. Pour les banques, l’intérêt est considérable car cela leur permettrait de garantir leurs transactions sans être soumis au risque de défail- lance de leur tiers de confiance ». Ainsi, selon une étude Deloitte-efma de juillet auprès de 3 000 dirigeants d’institutions fi-consortium de banques et d’institutions financières créé en 2014 à New York à l’initiative de la start-up r3CeV pour joindre leurs efforts de recherche. Des dizaines de sociétés l’ont rejoint, dont HSbC, Gold- man Sachs, Deutsche bank ou encore barclays, ainsi que la Société Géné- rale, bNP Paribas et Na- tixis en France. Les banques russes ont créé son équivalent de leur côté. et la banque centrale néerlandaise ouvrira en septembre un campusChaînon manquant ou maillon faible ?La blockchain trouve de plus en plus d'applications concrètes dans la finance, la logistique, l'énergie ou la santé,a traçabilité totale et la fin des entourloupes ! Quoique...en témoigne le nombre de start-up lancées. mais gare aux mirages. .“dark net”, a au moins réussi à faire la quasi-una- nimité auprès d’une caté- gorie de professionnels : les banquiers. mais pas vraiment pour le bitcoin lui-même, qu’ils voient comme une curiosité va- guement menaçante, mais plutôt pour la technologiequi le sous-tend, la block- chain.formatique qui permet de garantir l’authenticité de n’importe quelle transac- tion, et pas seulement fi- nancière. Chaque nouvelle opération crée un “bloc” mathématique. Comme il est généré par les blocs qui le précèdent, l’ensemble est théoriquement infalsi-LES BANQUIERS DÉJÀ FANSUne définition ? La “chaîne de bloc”, si l’on tient vraiment à traduire le terme, est un processus in-fiable et indestructible. Le “théoriquement” a son im- portance. « Au lieu qu’une entreprise, un etat, ou un groupe d’entreprises et d’etats servent de tiers de confiance, c’est la commu- nauté qui tient ce rôle, car l’information est dupli- quée dans chaque nœud denancières, 92% sont conscients que leur busi- ness sera bouleversé par la blockchain. et 53% pen- sent que son usage sera gé- néralisé dans les deux à cinq ans.Des services de VTC veulent lier en pair à pair les chauffeurs et leurs passagers par la blockchain. Uberiser Uber ?De fait, les premières ini- tiatives apparaissent déjà. Comme le projet r3, unStratummLa start-up créée à Paris en 2015 par Ri- chard Caetano, un ingénieur californien, et François Dorléans, veut faciliter la prise en main de la block-chain pour les noninitiés. Sa plate-forme logicielle, dé-veloppée dans lelangage informa-tique JavaScript etouverte depuisquelques mois, per-met en effet aux entreprises et aux déve- loppeurs de créer leurs propres applications dans cette technologie. Elle a levé 600 000 euros en mars 2016 auprès de la société de capital-risque Otium Venture et de business angels. « Ce que nous voulons (...), c’est enlever toutes les barrières à l’entrée de la blockchain », expliquait Richard Caetano au site Blockachain France en décembre 2015.VerisartVerisart s’est spécialisée dans l’authentification des œu- vres d’art, dont les imprimés et les livres rares. L’idée ? Attribuer à chaque objet un certificat d’authenticité in-falsifiable. Chacun de ses proprié- taires successifs lui attribue un certificat, afin d’en documenter progressivement l’historique. Dans un second temps, Verisart espère faire de même avec des œuvres plus anciennes, en étendant son service d’authentification aux ex- perts et aux compagnies d’assu- rance qui font le même travail de documentation avec les moyens traditionnels.Basée à Los Angeles, Verisart a été fondée en mars 2015 par Bradford Schlei, Robert Norton et Dan Riley.L’entreprise a reçu en juillet 2015 un fonds d’amorçage, d’un montant non communiqué, de la part du fonds de capital risque israélien Rhodium.Un tel service de vérification est très attendu par le mar-ché de l’art, artistes et collectionneurs compris. Les pre- miers regrettent en effet de souvent ignorer qui possède leurs œuvres et où elles se trouvent dans le monde. Quant aux deuxièmes, ils veulent ainsi se prémunir contre les faussaires et les vols. A terme, le site Bloomberg rappor- tait il y a un an que la start-up espère constituer une base de données dont elle pourrait monnayer l’usage à qui voudrait faire des recherches par artiste, trouver des images, un historique de prix, une provenance, et même contacter le propriétaire d’une œuvre pour la lui acheter. « La monétisation de la plateforme viendra quand les transactions s’y feront directement, à long-terme », pré- disait alors le cofondateur Robert Norton, qui a notam- ment présidé le site d’art en ligne Saatchi Online de 2009 à 2010.Mais construire un système décentralisé dans le monde de l’art et remettre en cause les équilibres établis ne sera pas si simple. Les artistes ont besoin des galeries et des marchands pour financer et promouvoir leur travail. Quand aux grandes maisons de vente aux enchères, telles que Christie’s et Sotheby’s, leur réputation rassure les acheteurs les moins au fait des codes complexes du sec- teur.52 SePtembre 2016]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.frDécryptage - Le potentiel de la BlockchainStrAtéGIe & INNoVAtIoN NUmérIQUetout en ayant un contrôle total des droits d’accès à ces informations », prédit Deloitte. Un fabricant mondial de technologies médicales, client du cabi- net de conseil, a d’ailleurs déjà mis en place un proto- type pour permettre aux particuliers d’enregistrer leurs dossiers médicaux dans une blockchain.IMPUISSANCE DE CALCUL ?mais rien n’est gagné car la technologie, aussi sédui- sante soit-elle, compte quelques sérieux maillons faibles. « on connaît déjà certaines limites dont on ne sait même pas comment elles seront franchies », dé- plore Sébastien ropartz. Le principal ? « Il faut ré- gulièrement augmenter le niveau de cryptage de la chaîne, car des ordinateurs plus puissants pourraient venir à bout du code. La puissance nécessaire pour ajouter un nouveau maillon doit régulièrement être augmentée », explique le consultant. L’un des mi- rages de la blockchain est que son coût soit nul. « or, elle demande beaucoup de calcul et de stockage ». Alors que la loi de moore stagne, le jeu en vaudra-t- il toujours la chandelle dans quelques années ? en attendant, un milliard d’eu- ros a été investi dans les blockchains en 2015, selon le forum économique mon-Aymeric Marolleaudédié à la technologie, afin de faire monter en compé- tences les banques et les institutions financières du pays.DE LA POLITIQUE ÀLA LOGISTIQUEmais la blockchain ne sé-duit pas seulement les ban-quiers. Les professionnelsdu retail, de l’industrie, del’immobilier, de la santé(pour les carnets de santé),de la propriété intellec-tuelle (pour leurs brevets),de l’éducation (pour les di-plômes) s’y intéressentaussi de près. Les poli-tiques eux-mêmes n’y sontpas indifférents, car latechnologie pourrait trou-ver une applicationconcrète dans le vote élec- tronique, comme l’a mon- tré en 2013 le mouvement “Nous Citoyens”. Le parti fondé par l’entrepreneur Denis Payre – fondateur de business objects et Kiala - a en effet organisé un vote électronique sécurisé par la blockchain avec la start-up belem, spécialiste de cette technologie. La blockchain pourrait aussi trouver des applications concrètes dans la logistique. mi-juil- let, Ibm a ainsi dévoilé un nouveau service permet- tant aux entreprises du sec-© Attila JANDI / Shutterstock.comQuand une chaîne est menacée par une autre...dans la traçabilité des dia- mants, dont la chaîne lo- gistique est complexe et parfois trouble. outre cette initiative, Ibm a ouvert à New York, en juin, un lieucollaborative, qui s’appuie sur la force des réseaux. Dans l’énergie, elle pour- rait par exemple faciliter le déploiement de réseaux lo- caux intelligents, ou smart-comme Unilend, ou s’ap- puient entièrement dessus, comme tilt, qui permet à chacun de créer sa propre campagne de crowdfun- ding, ou bitbond, une pla-chain. Des services de VtC, comme la start-up is- raélienne La’Zooz et les américains Arcade City et Juno veulent ainsi lier en pair à pair les chauffeurs etBanquiers, professionnels du retail, de l'industrie, de l'immobilier, de la santé, de la propriété intellectuelle, de l'éducations'y intéressent de près.teur de créer blockchain dans un cloud sécurisé. Ses premiers clients pourraient se trou- ver parmi ceux qui com- mercialisent des produits de luxe et doivent se pré- munir contre la contrefa- çon. L’un d’eux, everledger, est d’ailleurs une entreprise spécialiséedédié aux développeurs qui travaillent sur la tech- nologie.LE CHAÎNON MANQUANT DE L’ÉCONOMIE COLLABORATIVE ? Surtout, la blockchain pourrait être d’un grand renfort pour l’économiegrids, en permettant à de teforme de prêt en bitcoin. plus en plus de foyers de La start-up ethereum, à produire leur propre élec- l’origine d’un logiciel per- tricité ou de la vendre mettant de créer des appli- lorsqu’ils ne la consom- cations basées sur la ment pas eux-mêmes. Les blockchain, a levé 21 mil- panneaux photovoltaïques lions d’euros en 2014 en n’ont pas fini de recouvrir organisant sa propre cam- les toitures. Plusieurs pla- pagne de financement par- teformes de financement ticipatif. Certains veulent participatif ont expéri- même aller jusqu’à “uberi- menté la technologie, ser” Uber avec la block-leurs passagers. bref, les applications sont si nom- breuses que « dans un futur proche, les particuliers se- ront en mesure d’agréger toutes leurs données per- sonnelles – telles que leurs données financières, médi- cales et l’historique de leurs achats – dans un re- gistre sécurisé unique sous une seule identité digitale,unedial.KeeeXLa start-up a été créée à Marseille en 2012 par Laurent He- nocque. Sa promesse ? Créer une solution de partage de fi- chiers qui ne nécessite ni serveur, ni tiers de confiance. Plusieurs années de recherche et développement ont été nécessaires à l’entreprise de quatre salariés pour y parvenir, avec le soutien financier de Bpifrance et du Conseil ré-gional de Provence Alpes - Côte d’Azur.Après avoir breveté sa technologie en2013, Keeex a levé 100 000 euros au-près d’investisseurs privés afin de lacommercialiser. Sa cible ? Les secteursqui manipulent des documents sensi-bles et ont besoin d’une authenticitéinattaquable, comme l’assurance, labanque ou le droit. La jeune poussecherche à lever deux millions d’euros supplémentaires pour passer la vitesse supérieure.ShoCardShoCard a été fondée en février 2015 par Jeff Weitzman et Armin Ebrahimi à Palo Alto, en Californie. La jeune pousse a levé 1,5 million de dollars en amorçage en juil- let 2015 auprès de quatre investisseurs : Morado Ventures Partners, AME Cloud Ven- tures, Enspire Capital et Digital Currency Group. Sur quelle promesse ? Celle de cer- tifier et stocker vos documents d’identité directement dans la blockchain, de façon à prouver votre identité en ligne dès que né- cessaire, en particulier à l’occasion d’opé- rations de paiement en ligne. Lors de son lancement, à l’événement TechCrunch Dis- rupt New York, son cofondateur Jeff Weitz- man avait ainsi expliqué : « Nous avons créé une carte d’identité numérique qui estaussi simple à utiliser qu’un permis de conduire, mais qui est si sûre que les banques peuvent se reposer sur elle ». L’entreprise ne tra-vaille pas seulementpour des compagniesfinancières. En maidernier, elle a ainsi an-noncé un partenariatavec une société tech-nologique américainedans le domaine del’aviation, nomméeSITA. Pour elle, la jeunepousse a en effet développé une applica- tion destinée à accueillir les billets et les documents d’identité des passagers, afin de faciliter les process des compagnies aé- riennes.SePtembre 2016 53]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33StrAtéGIe & INNoVAtIoN NUmérIQUe Haute résolution - Les dernières innovations du Marketing digital Focus sur un sujet high tech dans l'air du tempsPrivilégiez l’audace à l’avariceLNuméro spécial sur les évangélistes oblige, ecoréseau business vous sert sur un plateau la fine fleur des dernières tendances du marketing digital, qu’on hésite encore à mettre en place...es directions marke- contrôleurs de trise des dépenses conjointe rement « scroller » pour ac- ting et communication Des outils beaucoup gestion... », mo- à la performance, il existe céder aux premiers liens ré- ont triste mine. Du dère Hervé bloch, toujours de nombreuses so- férencés naturellement. Sa-moins c’est ce qu’annonce le plus puissants qu’on fondateur de Di- lutions à implémenter beau- chant que 9 personnes sur 10septième rapport annuel sur ne le croit... gilinx, de DGtVcoup moins onéreuses que l’exploitation de la big Data. L’enjeu d’une transformation digitale réussie implique de valoriser la simplicité opéra- tionnelle ».ne « scrollent » pas, la dé- marche de cliquer sur les liens commerciaux et la « Google dépendance » s’accentuent. « Bien évidemment il ne s’agit pas d’abandonner ce levier mais il pose également la question du budget qui lui est alloué. Si la concurrence s’am- plifie, le prix des mots clés augmente mécaniquement, la marge se réduit... », poursuit le dirigeant de Digilinx. Aussi, de nouvelles pratiques émergent-elles en matière de marketing digital. La pro- grammatique marketing, qui avant était considérée comme un gadget, consiste aujourd’hui en un vrai levier pour lutter contre la dépendance des en- treprises à Google.l’état de santé du secteur mar- keting réalisé par oracle mar- keting Cloud et le cabinet Consultancy. triste record de- puis quatre ans, seules 52% des sociétés interrogées contre 63% en 2015 augmenteraient leur budget marketing. Si les sommes allouées aux actions hors ligne restent stables, force est de constater que 73% des entreprises témoignent de la volonté d’augmenter leur bud- get numérique afin d’améliorer l’expérience client au détri- ment des campagnes ou in- teractions isolées.notamment le format vidéo, les campagnes télévisuelles et les technologies mobiles contrairement à l’e-mailing et aux campagnes de réfé- rencement.culture d’entreprise, ici vécue comme un frein à l’innovation. « Côté annonceurs, les nou- velles pratiques sont rentrées dans les mœurs mais la prise de conscience est plus à mettre sur le compte des initiés etet créateur du for- mat événementiel « les big boss ». et elodie Dratler, Directrice Géné- rale Adjointe de Ligatus, en charge des équipes com- merciales et du marketing d’ajou- ter : « oui, l’effortPRATIQUES INNOVANTESET PIÈGESL’innovation est parfois un passage obligé pour s’éman- ciper des géants de la donnée. « Nombre d’acteurs ont pris l’habitude de donner l’essen- tiel de leur budget à Google. Cet acteur hégémonique s’oc- troie ce faisant l’essentiel de la vente, d’autant que 50%Ce faisant, trois expertises semblent se détacher chez les décideurs, toutes tournées vers l’expérience client : les sites de test A/b (46%), l’utilisation de données analytiques mar- keting (36%) et les entreprises spécialisées dans la conversion et l’optimisation de l’audience. malgré cette volonté d’investir, les entreprises persistent dans leur approche roI-iste, et ce, au détriment de l’innovation et de la créativité des équipes marketing, ce qui pénaliseCe paradoxe se concrétise parde démocratisation doit se poursuivre. D’autant que l’éco- système du marketing digital est tellement riche qu’il en devient opaque pour les di- rections générales des entre- prises: display, social media,Le référencement et le retargetting, bien que nécessaires, ne font pas tout. L’e-mailing, souvent considéré comme le parent pauvre, pèse dans les clics et la reconversion« Innover aujourd’hui revient à utiliser de nouvelles solu- tions, les saupoudrer et les mesurer ; à travailler sur l’at- tribution / contribution en considérant le rôle joué par chacun des leviers sur l’acte final d’achat », décortique le fondateur des big boss.un pourcentage faible (35%) d’entreprises souhaitant consa- crer du budget spécifiquement aux activités marketing inno- vantes et non testées ; chiffre qui s’explique aussi par lades managers opérationnels du digital. Le travail d’évan- gélisation doit se poursuivre dans les sphères décision- nelles, soit dans les directions générales, les DAF ou lesEvènementiel « Les Big Boss »marketing mobile, e-mailing, affiliation, programmatique... les sources de data explosent et le coût de leur structuration aussi. Dans un contexte éco- nomique qui implique la mai-des internautes ne font pas la différence entre une occur- rence commerciale et natu- relle », explique Hervé bloch. La tendance s’accentue sur le mobile où il faut nécessai-Ce faisant, de nouvelles façons de travailler émergent aussi. Certaines pratiques s’essouf- flent. Aujourd’hui, les entre- prises réalisent que continuer une campagne adwords et stopper une campagne télé parce que le roI ne peut être mesuré n’est plus aussi perti- nent. Le temps où l’on mesu- rait le roI dans chaque champ et maintenait le cloisonnement entre le branding et la perfor- mance semble révolu. toutefois, un paradoxe per- siste. tous les acteurs de la chaîne s’accordent sur le fait que le client présente plusieurs visages, que son parcours est devenu multicanal et multi- devices. mais dans la pratique, peu d’entreprises mettent en œuvre les outils nécessaires pour reconstituer le parcours client et attribuent les ventes aux grands acteurs tels que Criteo et Google. « Les fon-par Hervé Bloch, réinvente l’événementiel dans un format trois jours deux nuits placés sous le signe du réseautage certes, mais du fun aussi, dans un cadre crétois qui donne le smile dès la sortie de l’avion.En quelques chiffres, les différentes éditions représentent 22 millions d’euros de contrats signés entre annonceurs et prestataires du e-commerce. Pour cette « Summer » qui s’est tenue du 3 au 5 juin, le chef de village faisait se rencontrer 330 participants, 180 big boss(es) pesant 20 milliards de CA.« Comme dans le speed dating amoureux, il s’agit de créer de l’appétence et de la frustration. 2 000 ren- dez-vous ont lieu en trois heures. Cela représente entre six à neuf mois de rendez-vous en un après-54 SePtembre 2016L’innovation n’est pas l’apanage de la tech- nique. Pour preuve, la Summer Edition des « Big Boss », organiséemidi », résume Hervé Bloch, fondateur de Digilinx, de DGTV et créateur du format événementiel « les Big Boss », heureux de la désintermédiation farniente et du côté coupe-fil ensoleillé de son événement.Le modèle reste le même que pour les autres éditions : un tiers de prestataires draguent deux tiers de big boss(es) puis continuent les échanges aux abords d’une eau turquoise, cocktail à la main. Au terme de l’événement, chaque prestataire repart avec 20 à 40 leads qualifiés tandis que les Big Boss signent dans la continuité deux deals en moyenne.« Le succès des Big Boss a posé la question de l’aug- mentation du format ou de sa duplication. Nous avons choisi la seconde option. Outre la Summer et la Winter et les formats intermédiaires, des dîners VIP sont organisés une fois par mois », complète le dirigeant. Autre changement, « La Galerie » de Puteaux avec ses 700 m2 et sa piscine, ses bureaux et ses salles de formation, est devenue depuis septembrele QG d’Hervé Bloch... Le format événementiel acquiert doucement mais sûrement un esprit club. Pour le reste, réservez votre week-end du 9 au 11 dé- cembre, direction les Arcs.Première indiscrétion pour finir, les events risquent bientôt de s’internationaliser avec de nouveaux big boss(es) francophones ouFrançais mais expatriés.Et cerise sur le gâteau neigeux, la « Winter » évolue pour améliorer l’as- pect business affinitaire : 50 monos de skis seront dépêchés pour l’événe- ment afin de faire skier les conviés par niveau et surtout par problématique business...Déclinaison de cette grand-messe atypique]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.frdamentaux ont toujours leur pertinence. Pourtant le réfé- rencement et le retargetting, bien que nécessaires, ne font pas tout. L’e-mailing, souvent considéré comme le parent pauvre, pèse dans les clics et la reconversion. et, il ne faut pas oublier que le retargetting présuppose une visite anté- rieure de l’internaute sur unHaute résolution - Les dernières innovations du Marketing digital StrAtéGIe & INNoVAtIoN NUmérIQUesite ma.rchand.« L’avenir du marketing digital doit dépasser l’antinomie data versus content. Un retailler disruptif est à la fois très fort dans la data et dans le contenu affinitaire », conclut Hervé bloch.Geoffroy FrameryCollecter et analyser des data en temps réelCréée en 2002, Eulerian Technologies est le leader français spécialisé dans la collecte et l’activation dedata à des fins d’analyse et d’optimisation en temps réel des opérations e-marketing. Indépendante, la société est un acteur de référence sur son marché grâce à sa suite marketing innovante et sa collaboration pérenne avec des annonceurs majeurs. La suite Eulerian Technologies repose sur une collecte de données exhaustive et est composée de deux modules : une Data Decision Platform, regroupant web analytics et attribution, et une Data Management Platform, permettant la gestion et l’activation des données. Eulerian Technologies compte parmi ses clients des annonceurs leaders sur leur marché tels que : PMU, Voyages SNCF, Celio, SFR, 3 Suisses, Fnac, Sarenza, BrandAlley, Galeries Lafayette, Menlook, Photobox, Canal +, Warner Bros...Un mot pour définir Eulerian Technologies ? Innovation ! Depuis sa création, la société investit continuellement dans la R&D afin de proposer à ses clients des solutions toujours plus performantes et adaptées à leurs besoins et au marché du e-commerce en mutation permanente. La culture d’Eulerian Technologies est basée sur une passion pour la technologie et la volonté d’innover en permanence en intégrant à la fois l’ensemble des collaborateurs et ses clients. Chaque produit est adaptable dans le temps et tous les développements produits sont imaginés selon les besoins business des clients. « Nous avons la chance de travailler avec des annonceurs que l’on peut qualifier d’avant-gardistes, des gens qui sont vraiment en avance sur leur marché et sur leurs concurrents qui nous expriment de manière très précise leurs besoins immédiats et à moyen terme. Ceci nous permet en développement d’anticiper l’évolution du marché au global ou de segments de marché spécifiques et de développer des solutions qui sont très en avance sur leur temps, ce qui correspond à l’ADN de la société qui a toujours été tournée vers la R&D et l’innovation », précise Emmanuel Brunet CEO d’Eulerian Technologies.Brand performance, programmatique, réseau de publicités nativesPremier réseau européen de publicités natives à la performance avec le reach le plus puissant sur la cible internautes et mobinautes en France, Ligatus est partenaire des plus grands sites médias et serviciels d’Europe.En d’autres termes, « Nos technologies propriétaires s’appuient sur des algorithmes en constante évolution et assurent la diffusion des annonces via un format in-feed sur des emplacements qui révèlent les segments d’audience les plus efficaces », résume Elodie Dratler. Ligatus propose ce faisant deux solutions publicitaires:- Direct Response qui permet de répondre aux stratégies prospectives, intervient notamment sur les problématiques d’acquisition de trafic, enrichit la donnée et transforme les clics en leads rentables.- Content Promotion qui répond aux stratégies de branding et permet par le matching sémantique , de promouvoir les contenus annonceurs afin d’amplifier les actions de Content Marketing.« Notre modèle économique repose sur la performance. Les annonceurs ne payent pas la diffusion mais uniquement les actions rentables. En outre, nous avions il y a 10 ans déjà une idée affirmée de l’importance des formats et du respect des internautes. Nos solutions respectent l’expérience de lecture puisque nous ne sommes pas intrusifs. En quelque sorte, nous faisons du marketing de suggestion, nous pitchons le contenu en valorisant sa perception , en le rendant attractif. Notre expertise est de générer de l’engagement sur des temps d’exposition très courts. La mise en place est rapide et peu coûteuse au regard d’autres leviers », vulgarise la dirigeante. L’avenir semble donc sans nuage pour Ligatus , qui maintient son positionnement leader en devenant la première grande maison à diffuser son format natif via le protocole Open RTB 2.3 . Cette innovation permet de faire le pont entre la publicité native dont les formats sont propres à chaque partenaire éditeur, et le RTB (real time bidding) qui permet d’acheter massivement en temps réel des segments d’audience précis. Une solution de taille à l’heure des Ad- blockers quand 83% des Français rejettent la pub « classique » en ligne , mais acceptent davantage les solutions de content marketing, source d’investissement prometteuse en terme de ROI pour les an- nonceurs.Aide à la décision - Analyse du parcours clientNichée à Euratechnologies, comme ses pairs d’Adictiz (Cf. Culture du Rebond), l’entreprise Mazeberry propose des solutions de pilotage des leviers marketing en mode attribution contribution.« Via une approche smart data, nous donnons la possibilité aux directions marketing de mieux arbitrer leurs budget marketing », énonce Romain Baert, directeur commercial et cofondateur avec Thibaut Lemay.En d’autres termes, l’idée de la start-up est de reconstruire le parcours client en analysant chaque point de contact de l’internaute pour jauger de la pertinence, de la complémentarité des campagnes ou de leur cannibalisme.« En termes d’innovations, nous entendons beaucoup parler de Big data, mais cette innovation a un coût. Les entreprises oublient parfois qu’elles ont déjà une mine de data à exploiter », continue le dirigeant.Leader en France, cette solution data driven a déjà permis à de nombreux clients européens de réduire de 20 à 50% leurs coûts marketing parmi lesquels on retrouve Corsair, 3 Suisses, Sarenza, Boursorama,...Le futur de Mazeberry ? L’entreprise souhaite encore passer un cap et élargir son cœur de métier à l’omnichannel en faisant le pont entre le physique et le numérique tout en continuant d’approfondir la segmentation client et les nouveaux modèles de conversion.Optimisation de la Data et de la performance, attribution et conversionAnciennement eSearchvision, ESV Digital a été créée en 2004 en développant un outil maison pour piloter les achats d’adwords. L’expertise s’élargit vite et ESV digital se diversifie : achats média, display à la performance, réseaux sociaux, branding, conseil.En 2016, l’agence spécialisée dans l’analyse de données poursuit son effort technologique et son internationalisation.« Tous les trois mois, nous sortons une nouvelle release. Mais la grande innovation revient désormais à mesurer les plans médias offline grâce à l’intégration des plateformes TVTY et Realitix dans le mix média global. Rappelons aussi que notre facteur différenciant est d’apporter à nos clients une expertise concrète grâce aux différents cœurs de métiers qui composent l’entreprise », souligne Mathieu Férel, directeur associé.Et pour preuve, ESV Digital, après les Etats-Unis, Londres et le Brésil, a conquis une partie de la Scandinavie – la Norvège précisément – grâce à son offre en matière de data analytic et sa plateforme d’aide à la décision, et se tourne doucement vers l’Asie.Wait & see...SePtembre 2016 55]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33StrAtéGIe & INNoVAtIoN NUmérIQUe Haute résolution - Bien choisir son FAI pour une PMEDu devoir d’être « in »Assurer une connexion Internet de qualité n’est pas toujours simple pour les tPe et Pme. La preuve...C ’est devenu le se- rin de notre ère : il faut être connecté à Internet. Si les tPe et Pme l’ont bien compris, en re- vanche, ce sont parfois les moyens qui man- quent : tout le monde n’a pas la chance d’avoir la fibre à sa porte (ou les moyens de l’amener à sa porte). et pourtant, un accès de qualité au réseau est aujourd’hui indispen- sable. « La compétitivité de notre économie dé- pendra en partie, demain, de la capacité des entre- prises à se saisir des ou- tils numériques pour se transformer, innover, et bousculer leur business model, expliquait Sébas- tien Soriano, président de l’Arcep. La numéri- sation des entreprises, ce n’est pas simplement dis- poser d’un site Internet. » Aujourd’hui, énormé- ment d’usages basculent surlecloud;laVoIP– et les chatbots, ces char- mants logiciels qui ré- pondent au téléphone – se généralisent... Les be- soins croissent, et vite. « Chaque année, nousà ce que l’on pourrait pen- ser, cela dépend moins de l’effectif que de l’activité. « La connexion au réseau ne sert pas qu’à Internet, mais aussi à la message- rie, la VOIP, et la trans- mission de donnée entre les différents sites et avec les systèmes hébergés à l’extérieur de l’entre- prise », souligne Nicolas Aubé.« Je trouvais mon idée de création de TPE ici géniale... Jusqu’à ce que je m’aperçoive des débits envisageables... »Une Pme de 50 personnes où seuls 5 envoient des emails et font de la comp- tabilité aura besoin d’une bande passante inférieure à une tPe de 5 employés qui travaille dans le gra- phisme. mais là encore, c’est à nuancer. Une en- treprise ayant recours à des solutions d’archivage en ligne n’a pas forcément besoin d’une bande pas- sante (dite « montante » en cas d’envoi du fichier) très élevée : l’opération peut se dérouler la nuit pendant plusieurs heures. L’autre principal facteur à prendre en considération est le recours éventuel parla conservation de documents ainsi que la certification des PSDC.A ce jour, le paysage n’a pas encore réellement changé mais le devrait dans les tout prochains mois. espérons que cette fin d’année montrera effective- ment les effets concrets de ces der- nières avancées en europe qui étaient pourtant très attendues, tant des clients potentiels, en particuliers des entre- prises en matière d’interopérabilité, que des professionnels du domaine de la confiance numérique en vue de clarifier l’environnement.constatons chez nos clients une augmentation de 50% de la bande pas- sante consommée », si- gnale Nicolas Aubé, pré- sident de Céleste, un FAIqui déploie son propre réseau de fibre optique. Il faut donc répondre à ses besoins présents et futurs. D’où l’importance de choix de son (ou ses...)FAI. et pour ne pas se tromper, il faut déjà sa- voir exactement ce que l’on veut leur demander, et quelle offre est dispo- nible.BANDE PASSANTEDématique® & L GouvernanceEvolutions en Europe sur le front de la confiance numérique56 SePtembre 2016Jean-Marc Rietschtronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur, est en appli- cation depuis le 1er juillet dernier mais pour quels effets immédiats ?expert international en dématique,président du Digital InformationInstitute ou D2I nombre de texte pour appels à com-L’ANSSI a encore publié un certainmentaires jusqu’au 31 juillet 2016, en particulier sur les services de validation et de conservation qualifiés des signa-Pour cela, la première étape consiste à évaluer correctement les besoins de sa structure en bande passante. et contrairementl’entreprise àdans ce cas les besoins croissent vite. « Une ligne téléphonique demandela V oIP, carpare règlement eIDAS n° 910/2014 du parlement européen et du conseil sur l’identification élec-tures et des cachets qualifiés.reste également à travailler sur la ver- sion 3.0 du rGS (référentiel général de sécurité) qui devrait pouvoir se limiter à la partie homologation compte tenu des apports du règlement européen. en parallèle, le Luxembourg attend toujours la certification de son premier PSDC (prestataires de services de dé- matérialisation ou de conservation) suite à la publication de 25 juillet 2015 de sa loi sur l’archivage électronique avec ses deux règlements grand-ducaux d’application sur la dématérialisation et]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.frSi la France n’est pas le pays le mieux équipé en matière de connexion internet, elle est loin d’être la moins bien lotie. « Près de 90% des lignes téléphoniques sont éligibles à l’ADSL », souligne Didier Latil, d’Ariase. Malgré cela, il existe encore – inévitablement – des zones noires, où la connectivité est très mauvaise. Une situation qui concerne plus particulièrement l’industrie touristique : les resorts et hôtels de montagne, pour lesquels l’isolement est un facteur marketing.es - une importance capitale, déterminant l’accès à la fibreHaute résolution - Bien choisir son FAI pour une PME StrAtéGIe & INNoVAtIoN NUmérIQUeGéographie inégaleLes zones noires existentil faut cependant bien une garantie de rétablis- ligne Laurent Decool (ce frais d’accès (installation, faire attention à la durée, sement d’une durée infé- qui peut jouer à l’avan- changement d’opérateur, qui peut varier de 12 à rieure à un nombre dé- tage du prestataire local). création de ligne si be-La localisation a – alors que le web abolit les distanc.ou au câbleDans ces cas-là, la meilleure solution reste... de tout prendre. Diversifier les fournisseurs d’accès aide à maintenir la stabilité de la connexion. Il existe aujourd’hui – comme par exemple chez OVH avec Over the Box – des solutions qui permettent d’agréger les flux en provenance de plusieurs opérateurs – et cela inclut les solutions en 3G, 4G, voire satellite pour les endroits les plus reculés. Ces offres restent chères – après tout, elles s’adressent à un marché réduit – mais c’est le prix à payer pour assurer un service correct.soins menée précédem- ment permettra de choisir entre des solutions dites asymétriques (ADSL, VDSL), qui autorisent beaucoup de télécharge- ment mais peu d’envoi, et des solutions symé- triques (SDSL). Ce sont ces dernières, dans la ma- jorité des cas, qui inté- resseront les entreprises.60 mois, et aux conditions terminé d’heures, essen- enfin, en ce qui concerne soin) et le coût de location de rupture anticipée. mais tielle pour une entreprise. les coûts, il ne faut pas du modem (en général il existe un certain nom- Par ailleurs, « la dispo- oublier de prendre en entre 2 à 5 euros par bre d’options, plus ou nibilité et la qualité du compte – en plus de mois).moins intéressantes selon support technique est un l’abonnement mensuell’activité, par exemple facteur essentiel », sou- d’accès au service - les Jean-Marie Benoist100 Ko/s ; s’il y a 20 postes distincts dans l’en- treprise, cela veut dire que sur la connexion, 2 Mo/s sont utilisés par la VOIP », explique Laurent Decool, chef produit té- lécom chez oVH.LIMITES GÉOGRAPHIQUESLa localisation a – para- doxalement pour le web, dont la principale qualité est l’abolition de la dis- tance - une importance capitale. elle détermine l’accès à la fibre ou au câble. et si l’entreprise doit avoir recours aux so- lutions par ligne télépho- nique, la distance entre l’entreprise et le central téléphonique le plus proche joue sur le débit : en fond de ligne (au plus loin), on tombe à 4 mb/s, alors que proche du cen- tral, on atteint 20 mb/s. De plus, tous les FAI ne sont pas présents sur tous les centres. et la connexion physique n’est pas le seul élément à prendre en compte. Avec la montée en puissance de la mobilité, « la cou- verture mobile est un fac- teur à ne pas négliger », souligne Didier Latil, di- recteur des relations presse d’Ariase, un cour- tier spécialisé en offres Internet et forfaits mo- biles. Comme les FAI font souvent double emploi, cumuler les deux peut être intéressant financiè- rement. L’analyse des be-SERVICES ET COÛTUne fois tout cela connu, il ne reste plus qu’à choi- sir son FAI, qui est plus souvent plus large qu’on ne le croie. Si le marché est totalement dominé par le duo orange (70%) et SFr-Numéricable (20%), il existe néanmoins une certaine variété de pres- tataires locaux (dits al- ternatifs, qui utilisent les infrastructures des opé- rateurs majeurs). « Ils ont souvent des offres inté- ressantes, compétitives et sur-mesure, mais souf- frent d’un manque de no- toriété », estime Didier Latil.Les facteurs physiques étant communs à tous, les performances tech- niques des offres seront relativement similaires. « Le prix et les services et garanties inclus est donc ce qui va faire vrai- ment la différence », es- time Laurent Decool (à noter que rien n’empêche une entreprise de sous- crire à une offre pour par- ticulier). Les contrats et les offres sont standards ;SePtembre 2016 57]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33StrAtéGIe & INNoVAtIoN NUmérIQUe Business Story - Surys (ex Hologram Industries)Retour sur l'histoire d'une entreprise française que les innovations portent vers les marchés internationauxLe cauchemar des falsificateursHPasseports, billets de banque, cartes grises, plaques d’immatriculation. L’authentification de documents et monnaies du monde entier n’échappe pas à Surys...ugues Souparis, associé est parti. » Industries d’étendre ses le secteur automobile PDG-fondateur compétences. « Notre (plaques d’immatricula- d’Hologram In- QUATRE cœur de métier, c’est une tion, cartes grises, vi-dustries, devenue l’an SECTEURS activité d’authentifica- gnettes) et enfin le do-dernier Surys – « un nom qui évoque avec élégance à la fois les systèmes de sécurité, la sûreté et sur- tout la confiance » – a eu le nez creux au sortir des années 80. Fraîche- ment séparé de son as- socié Denis Lachaud, il a décidé de spécialiser son entreprise sur la sé- curité de documents. « L’idée de départ était d’exploiter l’imagerie holographique. La sécu- rité est venue ensuite. J’ai décidé d’y concen- trer l’entreprise à 100% début 90 lorsque monPRINCIPAUX tion. Nous fournissons maine de la protection D’ACTIVITÉ un certain nombre de so- des marques et produits Hugues Souparis s’est lutions pour le compte (authentification visuelle alors porté acquéreur de de quatre secteurs d’ac- basée sur différentes plusieurs sociétés étran- tivités différents : l’iden- techniques d’effets op-L’authentification visuelle des passeports et documents d’identité du monde entier représente 50% du CA58 SePtembre 2016CROISSANCE À DEUX CHIFFRES DEPUIS SIX ANS L’authentification vi- suelle des passeports et documents d’identité du monde entier reste l’ac- tivité principale de la so- ciété Surys. « Nous sommes devenus les lea- ders mondiaux. » brésil, turquie, Philippines, bengladesh, Afrique du Sud, Surys travaille pour le compte de nombreux pays à travers le monde. « Cette activité repré- sente aujourd’hui 50% de notre chiffre d’af- faires. » Il y a deux ans, le CA de Surys atteignait les 65 millions d’euros. Aujourd’hui, la société dirigée par Hugues Sou- paris n’est plus tenue de le communiquer. elle emploie actuellement 400 salariés, dont 275 se trouvent à marne-la- Vallée. Ce chiffre d’af- faires qu’Hugues Sou- paris ne souhaite plus rendre public pourrait néanmoins atteindre ra- pidement les 100 mil- lions d’euros. « Nous sommes, il est vrai, surSeuls les contrefacteurs et faux-monnayeurs n’apprécient pas ce genre de technologie...un marché en pleine croissance. Cependant, Surys est une société in- dustrielle qui ne peut avoir la même croissance qu’une entreprise du sec-teur logiciel. Sur les six dernières années, c’est de l’ordre de 15%. » mais Hugues Souparis voit beaucoup plus grand : « Nous avonsgères, aux etats-Unis, en Hollande, et dernière- ment en Allemagne, dont les activités connexes ont permis à Hologramtification des personnes (documents d’identité, permis de conduire, pas- seports, visas), le do- maine bancaire (billets),tiques qui permettent au consommateur ou contrôleur de vérifier le produit à l’œil nu ou à l’aide d’un smart- phone). »]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.fr« UN CONCENTRÉ DE START-UP »Le dirigeant aime à dé- crire sa société « comme00 et 500 euros.Business Story - Surys (ex Hologram Industries) StrAtéGIe & INNoVAtIoN NUmérIQUeénormément développé. Nous nous attendons donc à des croissances bien plus fortes dans les deux-trois années qui ar- rivent ».zone d’inconfort »aujourd’hui de sécuriser un certain nombre de do- cuments : carte grise, carte de police... ». C’est ce film qui a largementtés sur chaque document d’identité. » Des films « qu’il est impossible de copier, imprimer et contrefaire parce qu’ilsd’imprimer les passe- ports, Surys a renforcé sa position de leader sur le marché de l’authenti- fication du documenttrois années à dévelop- per », Hugues Souparis espère voir s’accélérer la production de pastilles d’authentification appo- sées sur les billets delorsqu’elle investit dans le développement et la production « de systèmes extrêmement innovants ».100, 2.La révolution est d’avoir développé un film holographique sécurisant un certain nombre de documents« Le billet de banque est une activité moins im- portante que les docu- ments d’identité. Néan- moins, c’est un axe de croissance fort et nous travaillons beaucoup pour développer ce mar- ché. »Dernier exemple en date : des puces optiques pou- vant être décryptées par des smartphones, à des- tination du domaine de la protection des marques et produits, « qui repré- sentent un marché à très fort potentiel dans le fu- tur », estime-t-il. Autre innovation de taille, dans le secteur de l’automobile cette fois : le dévelop- pement pour le compte d’un grand constructeur d’un système d’authen- tification des pièces au- tos, qui pourra à la fois être exploité par les contrôleurs de marques et les garagistes. Les exemples sont nom- breux : en malaisie, ré- cemment, Surys a éga- lement créé une étiquette d’authentification pré- sente sur chaque boîte de médicaments. en Al- lemagne, la société d’Hugues Souparis a aussi racheté une entre- prise qui fabrique les ma- chines permettant d’im- primer les passeports. enfin, derrière innovation en date : la création et le développement d’une base de données réper- toriant l’ensemble des spécimens de documents d’identité et billets du monde entier (95%), des- tinée aux autorités et en- treprises de sécurité, et accessible via un simple abonnement.contribué à la renommée internationale de Surys. « Notre métier consiste essentiellement à fournir les films optiques implan-présentent un certain nombre d’effets op- tiques ». en rachetant la société qui fabrique les machines permettantd’identité. elle entend aussi assoir ce leadership, dans les années à venir, dans le secteur bancaire. « Après avoir passé deux-Cyril Michaud© By_PhStroppa_StudioPonun concentré de start- up. Une entreprise qui fonctionne, produit de la croissance et du chiffre ». mais qui, à l’inverse, évolue aussi « dans uneUN FILM OPTIQUE IMPOSSIBLE À CONTREFAIREAu sujet des documents d’identité, Hugues Sou- paris estime que, outre la puce électronique que l’on trouve dans le pas- seport biométrique, « et dont on a beaucoup en- tendu parler », la grande révolution « est d’avoir su développer un film ho- lographique qui permetSePtembre 2016 59]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33rH & FormAtIoN Réseaux et influence - Cercle de jeunes philantropesDécryptage d'un groupement ou cercle en particulier, de son dynamisme et de sa capacité à favoriser le networkingCroire en l’avenir«L’une des mis- sions essen- tielles de notreDu local au mondial, comment rendre l’homme meilleur dans son écosystème ? La réponse de la Jeune chambre économique française.association consiste à faire de nos membres les leaders de demain au niveau poli- tique ou économique, ou à travers leur engagement so- ciétal », relate Grégory Fournier, délégué général de la Jeune Chambre éco- nomique française (JCeF). Une ambition qui résonne avec les pré- misses de cette associa- tion de loi 1901 : fondéeéconomie, emploi, dévelop- pement durable et aména- gement du territoire.ajouter les formations natio- nales en partenariat avec des acteurs tels que la macif, Adecco, enedis, Weezevent ou encore Samm trading, La Paillasse, eDF, la CGPme...compris dans les territoires ultra-marins. Cela représente 3000 membres regroupés dans des JCe locales dont les effectifs varient de 10 à 60 membres. Le réseau mon- dial recense, lui, plus de 200000 membres répartisBonnes actionsLa crème des plus connuesL’OPTIMISME PAR L’ACTION« Notre organisation fonc- tionne selon deux axes forts :« Nous souhaitons que nosdans une centaine de pays.en termes d’actions, «JobDoit»pour l’insertion des jeunes en difficulté, « ramène ton tro- gnon », opération de recyclage des dé- chets alimentaires ou « erasmus en- trepreneurs » incar- nent les principaux chantiers nationaux de la Jeune cham- bre. et la mayon- naise prend. Ces su- jets peuvent rapide- ment devenir viraux pour être ensuite du- pliqués sur le réseau mondial de la JCI. « Nous avons une méthodologie deLes actions de la JCE, même menées à l’échelon local, ont pour vocation de se démocratiser autant que possible. Voici un digest des actions emblématiques à l’initiative de la JCE, qui résonnent aujourd’hui nationalement voire mondialement.-projet économique de La Défense-le 18, le centre de traitement de l'alerte (CTA) des sa- peurs-pompiers puis la création du 119 pour l’enfance maltraitée-Journée mondiale de l’enfance puis contribution à la création de la Journée Universelle des Droits de l’Enfant qui donne lieu à une loi-La promotion « métiers délaissés »-L’implication des retraités dans l'éducation des enfants avec Alexandre Jardin-Création du concept des rues piétonnes en France. -Recyclage du verre-Concours Européen de l'Entreprise Innovante-...que la jeunesse est d’utilité publique ». Ce thème na- tional sera donc à la fois complémentaire des actions locales mais aussi des ac- tions menées à l’échelle in- ternationale, qui ont pour sujet cette année : « Peace is possible ». Chaque éche- lon supérieur aide ainsià Paris en 1952 par Yvon Chotard, alors éditeur et représentant français au- près de l’organisation in- ternationale du travail (oIt), la Jeune Chambre regroupe alors de jeunes chefs et cadres d’entre- prise pour mener des ac- tions civiques. mue par un idéal humaniste dans un contexte d’après- guerre et de construction européenne, le Jeune chambre se rallie deux ans après sa création à la Jeune chambre internatio- nale (JCI) née aux états- Unis et sera reconnue d’uti- lité publique en 1976.S’entraider pour décrocher les étoiles ?gestion de projet qui prend en compte la prise d’am- pleur et les problématiques d’essaimage. Le projet est ensuite soumis à un votesieurs mois avant d’intégrer un membre car avant toute entrée, il faut savoir jauger l’engagement de la per- sonne », résume son délégué général.l’action et la formation », note son délégué général. Les formations concerneront la gestion de réunion, la prise de parole en public, la gestion de projets, le leadership. Au total, les récipiendaires de ces ateliers bénéficieront de plus de 80 formations au ni- veau local auxquelles il fautName droppingLe saviez-vous?La Jeune Chambre a compté dans ses rangs de nombreux politiques et chefs d’entreprise parti lesquels on retrouve en France Léonce Deprez, imprimeur et ancien député maire du Touquet, Michel-Edouard Leclerc, Olivier Giscard d’Estaing ou encore Jacques Chirac.Au niveau international, entre autres, John Fitzgerald Kennedy, Bill Clinton ou encore Elvis Presley – qui a reçu un prix de « membre formidable » dans les années 1970 – ont également participé à la JCI. Idem pour l’actuel premier ministre japonais Shinzo Abe. D’ailleurs, spécificité du Soleil Levant, chaque politique doit obligatoirement passer par la Jeune chambre s’il souhaite faire carrière.Etonnant !membres prennent de plus en plus de responsabilités au sein de nos commissions locales mais aussi au niveauS’ensuit une intronisation officielle, avec récitation du credo de la JCe, remise d’un diplôme et d’un in-en d’autres termes, l’asso- ciation se fixe toujours en 2016 l’objectif de créer du changement positif en im- pactant le territoire via des actions menées en lien avec ses quatre valeurs piliers :Il n’y a pas de cooptation, mais une période de formation et d’observation qui peut durer des mois avant l’intégrationnational. Tel est le cas par exemple du projet désormais national de carte sonore pour les déficients visuels dont l’initiative revient à la JCE de Châteauroux en par- tenariat avec la MACIF », précise Grégory Fournier. et Laurent Dumonteil son président d’ajouter : « Ces actions sont conditionnées par une ligne de force qu’in- carne le président élu pour un an. En l’occurrence, nous avons profité du 40e anni- versaire qui reconnait notre association d’utilité publique pour le décliner sur le thème de la jeunesse en nous disantfédéral et national, et pren- nent aussi confiance en eux. Et cela fonctionne. A la sortie de la Jeune Chambre, la plu- part de nos membres chan- gent de carrière ou souhaitent monter leur propre structure entrepreneuriale ou associa- tive », se réjouit Grégory Fournier.l’échelon inférieur en lui apportant de la structuration, de l’expertise et son réseau.signe, attribution d’un par- rain et accès à l’espace mem- bre au niveau national et international.ESSAIMAGE DE PROJETS DANS UN RÉSEAU TRÈS STRUCTURÉ« Il n’y a pas de cooptation. Mais il y a une période de formation et d’observation qui peut parfois durer plu-vieet.la Jeune chambre. Cette dis- tinction nous permet de continuer à servir l’organi- sation, en ouvrant notre ré- seau et en redistribuant les cartes que l’on a reçues », explique le 73644e sénateur et actuel président de la JCe.600 actions rythment la vie de 150 Jeunes chambres en France, présentes partout sur le territoire national, yGeoffroy FrameryL’ENGAGEMENT PLUTÔT QUE LA COOPTATION Êtreâgéde18à40ans, être animé par une volonté de changement mais surtout avoir du temps à consacrer à la Jeune chambre sur le court et le long terme sont les prérequis pour intégrer une de ces structures.« Les membres de la Jeune chambre par leur action peuvent être distingués àdevenir sénateurs de60SePtembre 2016]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.frENSAE-ENSAI Formation continue: Convertir vite les dirigeants au Big Data ! Les 10 et 11 octobre, en partenariat avec AgroParis- tech, télécom Paristech et HeC Paris, l’eNSAe Paristech se lance dans un format inter entreprises court pour les dirigeants et dans l’air du temps. L’idée? Permettre aux cadres dirigeants de la banque et de l’assurance, d’innover et de protéger d’abord. evangéliser le big Data et ses opportunités ensuite. Surtout leur donner les moyens de tirer profit des mégadonnées tout en abordant les aspects éthiques et juridiques dans un contexte où seuls 25 % des ca- dres et des dirigeants en France sont capables de donner une définition intelligible du big Data (en- quête opinionWay/ Axys Consultants, juillet 2015). en corollaire, les récipiendaires de ce programme court seront sensibilisés aux solutions pour faire face aux cyber-attaques afin de garantir la sécurité des données de leur entreprise.Nouveau Msc à l’EPITAFruits de ce partenariat, quatre séminaires auront lieu simultanément :-La filière agro-alimentaire à l’heure du big Data -Internet des objets et capteurs connectés à l'heure du big DataEM Normandie : une nouvelle spécialisa- tion start-up et développement numé- riqueL’em Normandie renforce son offre de formation dans le numérique et l’entrepreneuriat. Déjà doté de sa Smartecole®, dispositif pédagogique destiné à accompagner l’acquisition de compétences et de connaissances par l’implication des étudiants dans leurs apprentissages (cours de codage, formation continue technique dédiée au digital,etc.), l’em Nor- mandie lance une nouvelle spécialisation « Start-up et développement numérique » à Caen. Ce nouveaument commercial et compétences dans le manage- ment technique, référencement, community management, growth hacking.source: EM Normandie-La relation client à l'heure du big Data :Observatoire rH & FormAtIoN Brèves, études, actus et classements du mois concernant les Grandes Ecoles,les Universités et le recrutement, picorés en toute subjectivitéu De retour des vacances, votre bronzage s’estompe et vos cernes reviennent trop vite. C’est aussi la rentrée de vos enfants... Malgrélacaniculequidonneàvotrereprisequelquesrelentsdevacances,lemoraln’estpasencoreàsonfirmament. Pour vous booster, Ecoreseau Business a glané quelques news sur les dernières formations de pointe, sur les nouveaux aménage- ments des acteurs de la formation et sur le bien-être au travail. Un monde de la formation et des ressources humaines dyna- mique qui vous sortira peut être de la torpeur causée par l’air ambiant de l’open space.+NOUVEAUX PROGRAMMES ET NOUVELLES TECHNOLOGIES-banque et assurance dans l’univers du big Datavolet vient ainsi compléter l’offre existante délivrée à Paris : la spécialisation Digital business Strategy et manager des systèmes d’information avec Greno- ble ecole de management, et une autre dédiée au management numérique. Cette spécialisation se des- tine à la fois aux étudiants du programme grande école mais aussi aux professionnels et étudiants en format mastère, ce dernier étant accrédité par la Conférence des Grandes ecoles. Cette nouvelle offre de formation entend former de nouveaux entrepre- neurs et des profils cadre intra-preneurs associant des connaissances en gestion, marketing, développe-source: ENSAE-ENSAI formation continueL’ePItA, école de l’intelligence informatique, ac- couche d’un nouveau master à destinations des étu- diants internationaux : le master of science in computer science pour poursuivre son internationa- lisation. Labellisée par la CGe, ce nouveau par- cours, dont la première rentrée aura lieu le 21 septembre, s’adresse aux profils déjà titulaires d’un bachelor.D’une durée de deux ans, le msc, dont six mois de stage de fin d’études, propose trois parcours:- management des systèmes d’information (informa- tion systems management) qui prépare aux métiers du consulting et de la gestion de projets internatio- naux dans le domaine des tIC.mis en place par l’ensae-ensai Formation Continue (GeNeS), la formation se déroule sur le campus de HeC. L’occasion de dispenser interventions et ren- contres, où vous pourrez retrouver olivier Lopez, Directeur de l’ISUP (Université Pierre et marie Curie), benoît ravel, Directeur Général de Datas- torm, Christophe Auberger, Directeur Ingénierie Systèmes de Fortinet.- Sécurité du numérique : computer, application, network and information security (CANIS).- Ingénierie logicielle (software engineering) qui aborde la conception et la mise en œuvre des logi- ciels.Source : EpitaSePtembre 201661Œ]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33rH & FormAtIoN ObservatoireProblématique RHEntretien avec Patrick Dumoulin, directeur de Great Place to Work FranceEcoRéseau Business dédie une partie de ses colonnes aux risques socio-professionnels, à l’épuisement, aux burn-out etsignifie d’abord une prise de conscience: celle que les dirigeants ont compris que le bien-être permettait aux collaborateurs d’être meilleurs pour l’entreprise, plus concernés. Dans ces entreprises, on va être attentif du sommet à la base pour dé- celer les signes avant-coureurs d’un éven- tuel épuisement ou burn-out. mais ces dernières ne sont pas non plus à l’abri. L’organisation et le management bien- veillants ne font pas tout, même si cela amoindrit notoirement le risque.Quid des petites entreprises, souvent fortement exposées au stress et sans ressources RH?Pour les petites entreprises, la clé qui est essentielle est la proximité managériale, pour nourrir des échanges clairs et sincères. mais ce conseil vaut aussi pour les grandes entreprises. La capacité à écouter les gens peut prévenir la plupart desbore-out. L’occasion d’interroger Patrick Dumou- lin sur le sujet du bien-être au travail.Selon vous peut-on prévenir le burn-out avec l’expérience?L’attention médiatique portée sur le burn-out mon- tre qu’il n’y a aucune profession qui en est vérita- blement épargnée. Aucun collaborateur n’en est vraiment à l’abri. Les salariés plus expérimentés peuvent y être facilement confrontés. L’âge n’est pas vraiment un facteur différenciant. Il importe alors de former les managers pour qu’ils puissent détecter les signaux faibles afin de mettre en place une action préventive efficace.risques. Pour les structures unipersonnelles, c’est encore autre chose. A ce niveau, c’est l’entourage familial ou amical qui va jouer un rôle clé et qui devra évaluer des signes avant-coureurs.Le bien-être au travail est-il « la » solution ?Le bien-être au travail selon notre grille de critèreL’ingénieur-manager, toujours à la modetélécom ecole de management (tem) lance un nouveau double diplôme in- génieur-manager avec l’ecole des mines de Nantes.Ce nouveau double diplôme destiné aux élèves ingénieurs de l’ecole des mines Nantes démarre à la rentrée 2016. Il s’ajoute aux 10 autres cursus in- génieur-manager déjà créés par tem avec télécom Sud Paris, télécom Nancy, télécom Saint etienne, télécom Lille, les écoles des mines d’Albi, d’Alès et de Douai, l’eNSIIe, esprit tunis et l’eIA de Colombie. Accessible aux titulaires d’un bac +3, le parcours double diplôme ingénieur- manager est un cursus en 4 ans qui permet d’obtenir à la fois un diplôme d’In- génieur et le master de Gestion de tem.62SePtembre 2016pus situé non loin de Garede Lyon entend participerà cet élan. D’une superfi-cie de 5500 m2, le campusparisien proposera un en-vironnement d’apprentis-sage mondial, ouvert surl’europe, l’Asie,l’Afrique et les etats-Unis. Il sera en connexionétroite avec les campus,plateformes entrepreneu-riales et partenaires del’école dans ces régions du monde. Il sera également doté des toutes dernières technologies numériques et infrastructures telles que le Learning hub (biblio-+NOUVEAUX CAMPUS EN FRANCE - NOUVEAU MAILLAGE TERRITORIALSource : TEMOuverture du nouveau campus de l’EM Lyon à ParisDans la dynamique du plan stratégique « Nouveaux territoires 2020 », l’em Lyon souhaite renforcer sa stratégie d’internationalisation, de transformation digitale et de perfor-mance. Le nouveau cam-]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.frthèque numérique). Il comprendra un incubateur d’entreprises et un FabLab, déjà expérimentés à Lyon.Ce nouveau campus souhaite aussi profiter des der- niers partenariats et innovations du groupe d’éduca- tion:qui recrutent le plus sont par ordre décroissant d'im- portance : informatique, industrie, ingénierie / r&D. Source : APECObservatoire rH & FormAtIoN 2015 des Grandes écoles, les salaires bruts annuelsSigné en janvier 2015, un partenariat mondial avec Ibm accouchait du projet « Smarter business School », une première mondiale où les deux parte- naires créent un nouvel environnement d’apprentis- sage et une expérience d’enseignement inédite.L’enquête a été adressée à 185 écoles de la CGe, 173 d’entre elles ont participé et réalisé avec des partici- pants des trois dernières promotions. Cette année, les indicateurs d’insertion de la dernière promotion sont en nette progression et confortent l’amélioration déjà constatée l’année dernière. Quels faits saillants ? -Un taux net d’emploi à 6 mois qui grimpe de près de trois points par rapport à 2015 et s’établit à 83,1 % pour la dernière promotion. Ce chiffre atteint plus de 93 % pour la tranche 12 à 18 mois après le di- plôme et plus de 95 % 24 à 30 mois après.Ce faisant, dès septembre le nouveau campus ac- cueillera les participants du Global bbA et des mas- tères Spécialisés (mS) en management dans l’industrie du sport, en management et marketing du luxe et en Finance de marché.-Des salaires en euros courants qui poursuivent leur tendance à la hausse Sur l’ensemble des diplômés-L'internationalisation, l'entrepreneuriat et les dispa- rités hommes sont également trois tendances qui se confirment.Source : CGEen termes de formation continue, l’école proposera des programmes diplômants parmi lesquels un nou- vel executive mbA à vocation entrepreneuriale dans un format de 20 mois à temps partiel, incluant un learning trip à Shanghai.CGe : résultats de l'enquête insertion 2016moyens d’entrée dans la vie active progressent par rapport à l’année dernière et confirment la tendance haussière sur 10 ans en euros courants avec des sa- laires annuels moyens (brut avec primes) tous pays confondus estimés à 37 957 € (37 499 € en 2015) -Les CDI repartent à la hausse. À l’heure où le Contrat de travail à durée indéterminée (CDI) est en débat, et que plus de 90 % des embauches réalisées en 2013 l’ont été sous forme de CDD ou d’intérim (source : étude ministère du travail – juillet 2014), 76,9 % des diplômés de Grandes écoles sont engagés en CDI contre 73,8 % en 2015 soit une hausse de plus de trois points.Source : EMLyonNouveau campus à Beaune pour ESC Dijonet de quatre ! Après Dijon, Paris et Lyon- Confluence, l’eSC Dijon dispose d’un quatrième campus à beaune depuis le premier juillet 2016. mis à disposition par la CCI Côte d’or, le Pavillon 1889 offre une dimension supplémentaire à la School ofWine & Spirits business (SWSb).Au cœur de la capitale des vins de bourgogne, ce nouvel espace offre une dimension supplémentaire à la School of Wine & Spirits business, qui pourra ainsi y proposer certaines formations et bénéficier d’une localisation emblématique particulièrement pertinente pour ses élèves et ses réseaux. Le lieu per- mettra également d’accueillir des formations d’exé- cutive education et des summer schools.Source : ESC Dijon+INSERTION - RECRUTEMENTNote conjoncturelle de l'APeC : un 3e tri- mestre avec des signaux encourageants Good news : 52% (+4%) des entreprises ont l’inten- tion d’embaucher et parmi elles, 75% sont certaines de passer à l'acte. Le 3e trimestre se caractérise aussi par des recrutement plus nombreux : 58% des entre- prises de plus de 100 salariés ont recruté au moins 1 cadre au 2e trimestre 2016 ( +7 points par rapport à la même période en 2015). Des embauches généra- lement motivées par le développement de l’activité de l’entreprise ou des remplacements. Les secteursSePtembre 201663]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33rH & FormAtIoN Carrières & Talents - La formation continue et les alumniAnalyse d'une formation et de sa capacité à satisfaire les besoins des entreprisesFils invisiblesAAvec un terrain de jeu mondial et une concurrence exacerbée, les business schools chouchoutent leurs alumni... non sans quelques arrière-pensées. etudiant un jour, client toujours ? Donateurs parfois.lumni : nom com- LA COTISATION À visibilité réduite sur le bud- Sur les 8 000 cotisants de fectue dorénavant via le étaient présents pour l’évè- mun masculin plu- VIE get final dégagé. ». Aucune Neoma business schools, Net, et non plus avec de nement-, par secteur (digi- riel très en vogue, encore un concept apparu stabilité des ressources seuls 4 600 ont opté pour gros bottins. « Le marketing tal, santé ou achat commeentré dans le petit lexique au cours des années 2000, d’une année à l’autre. ce nouveau mode de prélè- des entreprises est de plus à l’em Lyon), par tranchedes écoles de management – mais aussi d’ingénieurs - au début des années 2000, en lieu et place de l’ex- pression « anciens diplô- més », nettement moins chique ! et « avec ce petit côté anciens combattants, pas très positif », ironise Susan Nallet, directrice carrières alumni et relations employeurs de Grenoble ecole de management (Gem). Pour un effet maximal, la prononciation à l’anglo-saxonne est re- quise : [alumnaj] ! Signe manifeste de l’apparte- nance au... sérail ! L’emploi de la locution la- tine marque le virage opéré par les business schools, passant quasiment de l’ar- tisanat à l’ère industrielle ou capitalistique de la ges- tion des relations avec les précédentes promotions. « Nos anciens sont nos ac- tionnaires », commente Denis Dauchy, directeur de l’embA de l’école lilloise l’edhec. « Leur succès fait la réputation de l’école, souligne éga- lement Alexis von buse- kist, principal director de- velopment à l’INSeAD, arrivée en tête du classe- ment mondial du Financial times. Ils sont les garants de la valeur de l’école ». Plus que jamais, on en prend soin. régulièrement. on les bichonne. on main- tient le fil. Cela vaut pour les sortants des masters of business administration (mbA), des programmes embA comme du pro- gramme grande école (PGe). mais, cette opéra- tion n’est pas à sens unique. C’est un peu « don- nant-donnant ». La réci- procité s’impose, au point de parler de droits et de- voirs de nos (chers) alumni ?venu tout droit d’outre-At-« Rien n’était épargné, dé-vement. HeC reste fidèleen plus prégnant, note Jé- rôme Pasquet, ancien du mbA d’Audencia, fonda- teur de 10-vins, élue meil- leure start-up à l’occasion du Consumer electronics Show 2016, le salon de l’électronique de Las Vegas. Entre la vérité de l’extérieur et celle de l’intérieur, la marge est parfois grande. S’appuyer sur le réseau permet de recouper des élé- ments d’information, entre gens de confiance. Un atout non négligeable quand on s’apprête à signer avec un nouveau fournisseur, à ou- vrir une ligne de crédit à une société.... En Espagne, Thaïlande ou bien encore à Singapour, un ambassa- deur de l’école peut être contacté. Un ancien d’Au- dencia, raconte encore Jé- rôme Pasquet, a joué le rôle de coach commercial, me livrant quelques ficelles du métier, de quoi gagner un temps précieux. » Plus murs, ex mbA et embA ont davantage la culture dud’âge aussi comme à HeC, avec le trent’setter ; le Gen’ Fifty-... l’imagination est sans borne.64SePtembre 2016LA CULTUREDU RÉSEAU« Les anniversaires de pro- motion, les retrouvailles festives..., c’est un peu dé- passé, analyse Susan Nallet de Gem. Et puis, ça s’use vite. » terminé aussi le temps du volumineux an- nuaire des anciens ! Si l’idée perdure, si le réseau est un argument marketing incontournable des écoles de commerce, l’accès s’ef-Certaines business schools mettent la barre plus haute, vont encore plus loin dans la démarche. C’est le cas à l’em Lyon. « Les alumni ont le droit de suivre une formation courte, de deux à trois jours, présente Chris- tèle Fernand, directrice du réseau. A n’importe quel moment, sur n’importe quelle thématique de leur choix, sur leur environne- ment professionnel ou pour renforcer une langue étran- gère. Mais, c’est un «oneSeulement le début de l’aventure...Un grand classique ? Le travail du CV. « Une dé- marche que les anciens des MBA n’ont pas effectuée depuis longtemps, com- mente Agnès Flouquet-Vil- boux, executive director at Neoma Alumni. Aussi, tout le monde n’est pas capable d’en rédiger un, efficace, ce d’autant que cet exercice obéit à certaines modes, à des techniques particulières selon les secteurs d’activité, les pays. Par ailleurs, un bon CV, un CV qui marche, implique d’avoir pris du recul, validé un projet. Sa- voir se vendre n’est pas chose facile. Et cela peut arriver aux meilleurs d’en- tre nous, aux plus formés. » Quelle photo ? Faut-il y coucher toutes ses expé- riences, au risque d’être ac- cusé de vouloir trop en faire, de passer pour un usurpateur ou jouer la carte de la sobriété, quitte à pa- raître de qualité moindre ? « Vous seriez étonnée, ponc- tue Agnès Flouquet-Vill- boux devant le nombre d’alumni, même de MBA, à avoir besoin d’être gui- dés. »lantique. en France, l’edhec a été la première à se lancer, suivie de l’ecole de mana- gement de Normandie quiplore un responsable d’une business school. Charge à l’école de trouver de nou- veaux adhérents chaque an-à la cotisation annuelle et affiche un tutoiement d’of- fice sur son site. Pas encore inscrit peut-être, mais déjàS’appuyer sur le réseau permet d’obtenir des informations auprès de gens de confiance sur un nouveau clientou fournisseuravait repéré cette pratique à HeC montréal. Depuis nombre d’écoles ont em- boîté le pas ou y réfléchis- sent. business school uni- versitaire, l’Institut d’ad- ministration des entreprises (IAe) d’Aix a également adopté ce nouveau code. L’intérêt pour les écoles ? « Procéder à l’appel de fonds était chronophage, explique Sophie Heurtebis, déléguée générale du réseau em Normandie. Pas moins de la moitié du temps de travail, à ce poste, était dé- diée à cette tâche, avec unenée. » N’y aurait-il pas là un petit coté madoff dans ces écoles qui forment les managers de demain ? Se- lon les écoles, selon l’année d’obtention du diplôme, l’addition de la cotisation à vie est plus ou moins sa- lée. Pour preuve les 1 000 € pratiqués à l’edhec ou Neoma business school, contre 70 € à l’em Stras- bourg, 250 € à l’IAe d’Aix, 550 € à l’em Normandie, 450 € à l’eSC Pau ou bien encore 250 € à toulouse business school (tbS)... mais, rien n’est obligatoire.le business distille un peu de ce sentiment d’apparte- nance !réseau ancrée en eux. Ils en mesurent pleinement l’intérêt. Surtout, la palette des services rendus s’est enrichie. Les alumni en veulent pour leur argent. Le package basique com- prend bilan de compétences, ateliers de développement personnel à grand renfort de coachs, abonnement à des magazines comme à Neoma business school, création de clubs théma- tiques. Géographiques –ce- lui des embA de Gem en Géorgie vient de fêter ses 10 ans, et 90 % des alumniLE SUMMUMŒ]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33pas à équilibrer le budget de l’école, mais bien à in- vestir pour le lendemain. La responsabilité des alumni est centrale, au cœur du destin de l’école. » D’inspiration anglo- saxonne, ce cheminement n’est pas spontané, naturel dans la culture française. et en europe. « Aux Etats- Unis, attribuer son succès à l’école est coutumier, note Alon rozen, doyen de l’ecole des Ponts business School, avec le sentiment de lui être redevable. Et des pressions sont faites, avant même le début de la formation, pour donner. » Comme disait Kennedy, lors de son discours inau- gural en 1961, « ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. ». Dans la sphère des business schools, cette men- talité s’immisce peu à peu en France. D’où le développement ces dernières années des fon- dations. La plus connue d’entre elles, et la plus ef- ficace aussi : celle d’HeC. en juin dernier, à l’occasion deses10ans,100000€ ont été levés par la promo- tion 2006, grâce à l’aide généreuse de l’un d’eux, associé de l’une des prin- cipales sociétés euro- péennes de capital-inves- tissement, et donc parrain d’un soir, qui a décidé de... doubler la levée de sa pro- mo. Ils étaient 250. merciMurielle WolskirH & FormAtIoN Carrières & Talents - La formation continue et les alumniparfois les salariant en di-bilisés - tous cursus confon- dus -, chaque année sur le campus de Grenoble école de management (Gem) pour procéder aux entretiens des jurys d’admission, 100 supplémentaires pour les jurys de sortie. Les entre- preneurs sont invités à par- ticiper au jury final à l’es- sec, qui a été la première école à se doter d’une chaire dédiée à l’entrepreneuriat social. « D’autres témoi- gnent dans nos brochures, se rendent disponibles pour échanger avec des pros- pects par téléphone, détaille Natalie Kettner, directrice des programmes dirigeants. Les anciens ouvrent même les portes de leurs sociétés pour accueillir des parti- cipants actuels pour les vi- sites d’entreprise. » L’im- plication est protéiforme. « Comme membres de la communauté, nous les pous- sons à partager leur temps, leurs savoirs, à donner ac- cès à leurs réseaux, à pra- tiquer le mécénat, précise Alexis von busekist de l’In-rect. A l’edhec, dix colla- borateurs sont entièrement dédiés, soit un de plus qu’à Lyon. en Normandie, les effectifs ont triplé. « La professionnalisation de la gestion des bénévoles im- pliqués est indéniable, ex- plique Susan Nallet, direc- trice carrières alumni et re- lations employeurs de Gre- noble ecole de manage- ment (Gem). Au point de voir reconnu le coordon- nateur d’alumni comme un métier à part entière. » A l’instar de ce qui se passe en entreprise, l’efficacité des dispositifs peut être me- surée avec le Crm (custo- mer relationship manage- ment).« Depuis que mon patron sait que nous avons fait la même école, il ne me lâche plus, même quand je pars à un aer work... »KENNEDYPOUR SOURCE D’INSPIRATION Aucune obligation. rien n’est imposé. « On les en- courage à être actifs, insiste Denis Dauchy de l’edhec. Comme alumni, ils ont des droits et des devoirs. » Passhot ». »toulouse business school, avec « un jour de formation offert tous les trois ans »... et25%deremiseàviesurbreuses à ce sujet, note Agnès Flouquet-Vilboux, executive director at Neoma Alumni. Quel est le retourA Lille, du côté de l’edhec, on parle de « refresher courses ». Une invitation est lancée à revenir pour bénéficier d’une mise à jour sur certains domaines. Quelques exemples : nou- velles approches de la fi- nance ; théories innovantes en matière de stratégie... Pas moins de 100 occasions sont ainsi proposées chaque année de se « rafraîchir les méninges ». on peut y re- venir à loisir. Suivre gra- cieusement des formations courtes, une opportunité qui se développe à l’eSSeC pour les anciens de l’exe- cutive mbA qui ont recom- mandé le programme à des amis ou des collègues. bientôt mise en place àPour certains alumni des formations, des formats courts, comme des masterclass, des « refresher courses »,et demain des Moocs....les programmes de forma- tion continue diplômante. « Les alumni sont plus in- téressés par les formats courts, comme des master- class », constate Alon ro- zen, doyen de l’ecole des Ponts business School. et demain, pourquoi pas des mooCs ? « Avec un coût de 20 000 à 50 000 euros, les questions sont nom-sur investissement ? Quelle de régime dictatorial donc efficacité ? Où placer le dans les écoles, mais des curseur ?» sollicitations. et Gérardsead. La valeur de ce qu’ils ont reçu va au-delà de qu’ils ont déboursé. Aussi, s’adresse-t-on à eux direc- tement. Viens avec ton pdg. Reste ouvert aux investis- sements prévus par l’école. L’établissement a besoin de ton don. Faute de contri- butions financières, difficile de rester dans la compéti- tion. Les dons ne serventDespinoy, administrateur DES ÉQUIPES de l’Insead alumni fund, RENFORCÉES d’ajouter : « un peu comme Signe de la montée en Amazon aime montrer les gamme des services, de avis de ses consommateurs, l’attention portée aux les écoles de management alumni, les business schools capitalisent sur la satisfac- ont considérablement étoffé tion clients ». Ainsi, 250 les équipes des associations, anciens diplômés sont mo-les alumni.66SePtembre 2016]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33Art De VIVre & PAtrImoINe La Sélection culturelleChoix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucuneLivres - BDn Le dernier qui s’en va éteint la lumière (de Paul Jorion, Fayard, 2016)Cet « essai sur l’extinction de l’humanité » (c’est le sous- titre !) ne traduit pas un optimisme débordant de la part de l’anthropologue. Une petite entorse à la ligne édito- riale d’EcoRéseau, tant l’expert belge parvient à se plonger dans l’histoire de l’homme et de sa constitution psychique avec brio. Il s’avoue finalement sceptique sur notre capacité à éviter l’effondrement civilisa- tionnel. Pour lui, il ne reste même à l’humanité que deux ou trois générations avant de disparaître, car nous serons, toujours selon l’auteur, incapables de faire face à la ro- botisation de la société. On peut évidemment être en désaccord avec sa conclusion à la Cassandre, mais iln’empêche que le diagnostic est des plus pertinents.n Qui veut la peau d’Imogen Tate ? (de Lucy Sykes et Jo Piazza, Stock, 2016)A 42 ans, elle est prêtresse de la mode, respectée par les plus grands créateurs... Et puis Imo- gen Tate est tout à coup consi- dérée comme un dinosaure après un éprouvant congé ma- ladie. Elle retrouve son maga- zine arrêté au profit d’un site Internet. Le tout alimenté par une armada de très jeunes femmes corvéables à merci, di-Film / Sérien Nous trois ou rien (de Kheiron, sorti en salle en novembre 2015)Que pouvait-on attendre d’un premier film personnel réalisé par un « jeune comique de scène » qui a déjà montré quelques furtifs talents d’acteur ? À la fois tout et rien. Ce genre de saut dans le vide sans parachute s’est souvent soldé par des crashs spectaculaires, plus rarement, par de belles envolées merveilleuses. L'exception est ici de mise. Kheiron, ancien du Jamel Comedy Club, qui a beaucoup fait rire les téléspectateurs dans le programme court culte de Canal+ Bref, où il incarnait le personnage secondaire du pote obsédé, a réa- lisé un petit chef d'oeuvre. Accompagné d’un joli casting composé de Leïla Bekhti, Zabou Breitman ou encore Gérard Darmon, il a ni plus ni moins conté l'histoire de ses parents. Acteur principal jouant le rôle de son père, réalisateur et scénariste, il aborde avec talent la jeunesse de son paternel en Iran, ses années de lutte politique contre le régime du Shah, ses sept ans et demi de prison qui en ont fait un symbole de la résistance, sa rencontre avec sa mère, l’exil en France alors que Khomeiny a pris le pouvoir, l’intégration dans cette nouvelle patrie, l’apprentis- sage de cette nouvelle culture, la vie associative dans le 93... Un destin hors du commun qui nous mène des prisons de Téhéran aux cités parisiennes, en passant par les cols de montagnes enneigés pour fuir la dictature. C'est surtout le ton à la fois tendre et décalé, ponctué de quelques saillies verbales bien senties héritées de ses stand up, qui en font un film hors du commun. Epopée qui se transforme en fresque sociale, où l’amour familial, le don de soi et surtout l’idéal d’un vivre-en-semble transparaissent. Un coup d'essai pou un coup de maître.rigées par une perverse, brillante, dont les dents rayent ostensiblement le parquet. Et c’est parti pour le choc des cultures, où seule l’intelligence pourrait se révéler salvatrice...Caricatural, mais délicieux pour l’étendue des vacheries proposées...n Le temps est assassin (de Michel Bussi, Presses de la Cité, 2016)Un été en corse en 1989. Une route sinueuse au bord d’un ravin... Un terrible accident de voiture emporte le frère et les parents de Clotilde. Eté 2016. Elle revient, avec son mari et sa fille, passer des vacances au même endroit. Et reçoit une let- tre de sa mère... Cette femme, saisie par une douce nostalgie du temps passé, bercée par le charme des paysages insulaires,devient très vite attachante. Et l’intrigue n’en est que plus trépidante, dans ce pays qui oscielle entre beauté et violence...n Charmer, s’égarer et mourir (de Christine Orban, Albin Michel, 2016)Tout le monde croit la connaî- tre, se l’est appropriée. C’est qu’elle appartient à l’histoire. Et pourtant nombreux sont ceux qui la jugent mal. Marie- Antoinette, archiduchesse, dauphine, reine et mère a vécuplusieurs vies et se révèle plus complexe qu’au premier abord. De nombreux écrivains, historiens, cinéastes se sont penchés sur son cas mystérieux avec plus ou moins de succès. Christine Orban se glisse donc dans sa peau au plus près de l’intime, des frissons et des peurs de celle qui n’a pas fini de nous fasciner.n Souriez, vous êtes français ! (de Bernard Maris, éd. Grasset 2016)Bernard Maris est mort en jan- vier 2015 dans les locaux de Charlie Hebdo dans les cir- constances qu'on sait. Son hu- mour, son ironie nous reviennent le temps d'un livre, d'un message déjà distillé l'été 2014 sur France Inter dans une série d'émissions. Il s'agis- sait alors de défendre le mo- dèle français contesté detoutes parts. serait-ce un mal que la sécu y protège mieux qu'ailleurs ? Ou que les travailleurs français soient contents de pouvoir revenir de congés tannés par le soleil ? Etre assisté n'est ni un drame ni une honte, mais une sécurisation bienvenue. L'économiste romancier remet les points sur les "i" : "la fraude concerne 2% des allocataires du RSA", "les syndicats vi- vent aujourd'hui de la pénibilité du travail et sont in- capables de penser le travail de demain", "les patrons de la Banque Populaire sont aussi bien payés que ceux de la BNP, société privée"... Une libre parole rafraîchis- sante, qui sonne aussi comme un dernier hommage...68SePtembre 2016n The Expanse (diffusée depuis fin 2015 sur la chaîne Syfy, de Hawk Ostby et Mark Fergus)Seul sur Mars, Interstellar et Gravity avait annoncé le grand retour de la science-fiction. Cette série vient encore le prouver. Dans un futur pas si lointain (200 ans), les drones sont quotidiens dans le paysage et les écrans de mo- biles, désormais transparents, sont toujours aussi fragiles. L’humanité a colonisé le système solaire et s’est divisée en trois grandes forces : la Terre et ses maigres ressources, Mars, indépen- dante et florissante, et la ceinture d’astéroïdes située entre l’orbite de Mars et de Jupiter, habi- tée par des prolétaires aux corps déformés par l’absence de gravité et dépendants de la Terre et de Mars pour leur survie. C’est dans ce décor im- probable qu’un flic bourru et un officier de vais- seau spatial vont se retrouver embarqués dans une enquête trépidante, à la recherche d’une mystérieuse jeune femme. Polar noir, anticipation politique, critique sociale... où les au- teurs ont eu la bonne idée d’éviter les races extraterrestres étrangeset la surenchère technologique via effets spéciaux grotesques.]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.frL’Air du temps - Les tendances des Foires aux vins 2016 Art De VIVre & PAtrImoINe Etude d'un sujet de loisir ou d'évasion pour en déterminer ses tenants et ses aboutissants, son évolution, ses innovationsDe bonnes affaires au coin de la rueDe retour de va- cances, Julien, qui préfère préserver son nom de famille en rai- son des 2 000 bouteilles qu’il conserve précieuse- ment dans sa cave, a le baume au cœur. Pour lui,gion depuis une vingtaine d’années. Les rayons vins de Casino, Carrefour ou Leclerc n’ont plus de secrets pour lui. Ce millésime 2016, il l’attend avec d’autant plus d’impatience qu’il semble justement marquerd’une année moyenne (1999, ou 2001/2002) s’achetait moins de 20 eu- ros en 2004, elle valait bien plus du double l’an dernier à qualité de millésime com- parable », regrette Arnaud Guennoc, quadragénaireelle est partiellement justi- fiée eu égard aux prix très élevés pratiqués par les grands châteaux, elle pé- nalise l’ensemble du vigno- ble bordelais. Or le gros du marché se situe autour de bouteilles vendues entrea encore le plus de décou- vertes à faire dans les côtes, les graves, l’entre-deux- mers, le libournais ou le médoc ! » assurait en mai dernier Gérard brégeon, as- socié U à La tranche-sur- mer (85) et chef de file vins de l’enseigne, lors de la présentation à la presse de sa sélection foire aux vins 2016. Après avoir lé- gèrement levé le pied l’an passé, petit millésime 2013 oblige, Système U mise ré- solument sur les appella- tions girondines pour sa foire aux vins d’automne 2016. Du 20 septembre au 1er octobre, « toutes les versions de tracts de l’en-seigne afficheront au moins une bouteille de bordeaux (haut-médoc, graves, etc.), positionnée entre 7 et 10 euros, en couverture », dé- taille Gérard brégeon. Que les amateurs de grands crus se rassurent, ces derniers seront toujours bien présents dans les linéaires. Lidl re- vient notamment avec la vente de 15 grands crus dès le 31 août. Comme l’an dernier, ces vins seront dis- ponibles sur le site de ré- servation foireauxvins- lidl.fr. on devrait y retrou- ver le pessac-léognan Pape Clement, et sans doute, le mythique sauternes Yquem déjà présents l’an dernier.La rentrée est une fête pour les amateurs, car s’ouvre des foires aux vins intéressantesdans certaines enseignes françaises, parfois inattendues. Quelques renseignements au préalable...EnseigneDates des foires aux vins 2016Wine and CoDu 22 août au 4 octobreInter CavesDu 22 août au 15 octobreCoraDu 22 août au 8 octobreVente-priveeA partir du 28 aoûtLidlA partir du 31 aoûtCasinoDu 2 au 17 septembreAldiA partir du 3 septembreNaturéoDu 3 au 26 septembreGéant-CasinoDu 6 au 17 septembreNettoDu 6 au 18 septembreIntermarchéDu 6 au 18 septembreLeader PriceDu 6 au 18 septembreBiocoopDu 6 septembre au 14 octobreFranprixDu 7 au 18 septembreMonoprixDu 7 au 25 septembreNicolasDu 7 septembre au 4 octobreMatchDu 8 au 25 septembreCdiscountDu 9 septembre au 3 octobreCarrefour ContactDu 16 au 25 septembreCarrefour MarketDu 16 septembre au 2 octobre / pré-réserva- tions en ligne du 29 août au 11 septembreSystème UDu 20 septembre au 1er octobreAuchanDu 20 septembre au 4 octobre / pré-réserva- tions en ligne à partir du 21 aoûtLeclercDu 28 septembre au 8 octobreCarrefourDu 28 septembre au 10 octobre / pré-réserva- tions en ligne du 12 au 25 septembreSimply MarketDu 30 septembre au 16 octobreAutant d’hommages rendus à Dionysos...comme pour des milliers d’autres passionnés, la ren- trée est annonciatrice d’une saison plus palpitante en- core, celle des foires aux vins. « J’étudie tous les ca- talogues, je prends note des appréciations des maga- zines, je recherche sur In-le retour en grâce des vins de bordeaux. La foire aux vins, née sur le parking d’un Leclerc en bretagne il y a 43 ans, a historique- ment mis l’accent sur les bordeaux, appréciés pour leur longue garde, et leurs noms prestigieux. mais de-férudevins.«Etjene parle pas du Château Che- val Blanc, qu’on trouvait à moins de 200 euros contre plus de 700 euros au- jourd’hui, toujours à qualité de millésime comparable », complète ce cadre vanvéen. Ces propos illustrent l’une5 et 15 euros. Sur ce seg- ment, la qualité a fortement progressé depuis une di- zaine d’années », commente Aymeric de Clouet, expert en vin du cabinet exper- tissim. « Beaucoup de pro- priétaires se battent pour produire un vin parfois bien supérieur à un cabernet sauvignon à 50 dollars sans intérêt de Nappa Valley (Californie) », insiste le spécialiste.Ce millésime 2016 est synonyme de retour en grâce des vins de bordeauxLE RETOUREN GRÂCE DU BORDEAUXLes grandes enseignes ne s’y trompent pas. « Jamais le bordeaux bashing n’avait atteint une telle violence et, pourtant, c’est peut-être le vignoble dans lequel il yternet les notes des pri- meurs données par les spé- cialistes quelques années plus tôt. Et bien sûr, je com- pare les prix », explique cet habitant de meudon. Amoureux des grands bor- deaux, il court les foires aux vins de Paris et sa ré-puis dix ans, les prix des grands crus ont explosé, en raison notamment de la de- mande chinoise, laissant sur le carreau bon nombre de consommateurs désen- chantés par des bouteilles devenues inaccessibles. « Une bouteille de Talbotdes tendances lourdes ob- servées depuis quelques an- nées sur les foires aux vins : le « bordeaux bashing ». « La désaffection des ama- teurs de vins pour le bor- deaux constitue un vrai pro- blème pour les propriétaires et courtiers girondins. SiSePtembre 201669]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33Art De VIVre & PAtrImoINe L’Air du temps - Les tendances des Foires aux vins 2016« Il n’y aura pas que des bordeaux », a toutefois pré- cisé thomas braun, chef de produits vins et liquides pour Lidl France lors de la présentation de sa foire aux vins à la presse en juin.Domaine Henry Marion- net, Touraine, “L’Enclos des Charmes” 2015, 5,50 euros chez Système UCharmes de Perrière, Sancerre, 2015, Vin BlancFINESSE ET ORIGINALITÉ« Les foires aux vins feront également cette année la part belle aux vignerons indépendants réalisant un travail très fin et origi- nal », révèle Aymeric de Clouet. monoprix metainsi en avant des vins « dont la couleur déjoue leurs appellations, comme un nuits-saint-georges blanc, un chinon rosé ou un vin italien orange », indiquait à la presse en juin dernier emmanuel Gabriot, category managerliquides et vins de l’en- seigne du groupe Casino. La foire aux vins d’au- tomne 2016 de monoprix se distinguera également par de nombreux partis pris qui lui sont pro- pres depuis plusieurs éditions. A com-mencer par la forte pro- portion de vins prêts à boire et de vins certifiésculture biologique ou bio- dynamique. Soucieuse elle aussi de se démarquer, Franprix, une autre en- seigne de Casino, a choisi de mettre l’accent sur les vignerons qui ont quittéen agri-leur métier pour se re- convertir dans laChapelle de Potensac, Medoc 2010, 12,90 euros chez CasinoChâteau Cadet Piola, Saint-Émilion Grand Cru 2006, 18,90 euros chez Casino Château Grand Launay Cuvée Pour Amélie Côtes-De-Bourg 2015, 6,90 euros chez CasinoChâteau Jalousie, Bordeaux Supérieur, 2015, Vin Rouge, chez LeclercChâteau Haut-Mayne, Grave, 2015, Vin Blanc, chez LeclercChâteau Barthez, Cru Bourgeois, Haut- Médoc, 2012, Vin Rouge, chez LeclercChâteau Lafitte Teston Les Terrasses Rousses 2012, 5,90 euros chez Ca- sino70SePtembre 2016Muscat de Rivesaltes, Château Saint-Roch 2015, 5,50 euros chez CasinoGuffens Château des Tourettes, Trilogie rouge 2014, 5,65 euros chez CarrefourDomaine Nais 2015,4,90 euros chez Casino© Actualitix]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.frL’Air du temps - Les tendances des Foires aux vins 2016 Art De VIVre & PAtrImoINeviticulture. Quatre vigne- rons qui ont réussi leur reconversion ont été rete- nus : Coraline moreaud- mcallan du château La- marzelle-Corney en Saint- emilion, Jean-marie mado du château morillon en côtes de blaye, Pascal ri- dao, du domaine ridao en côtes-du-rhône et Pierre- olivier turbil du château L’Arnaude (le côtes-de- Provence). Souvent criti-qué pour son manque d’originalité, Nicolas, le leader français des ca- vistes, a pris de court ses détracteurs en annonçant une sélection nationale de 85 références, dont 61 bou- teilles seront des nouveau- tés. Parmi elles, quelques flacons réputés comme le moulin-à-vin d’Albert bi- chot, le limoux blanc de Sieurs d’Arques Le Petit toqué ou le sauvignonblanc en IGP côtes-de- Gascogne d’Uby.la grande distribution et des concurrents sur la toile, Cdiscount en tête, le groupe ne proposera pas de grands crus de châteaux prestigieux. « Nous avons travaillé sur une logique de niche en sélectionnant des vignerons encore peu connus du grand public », expliquent Karine Valentin et Nicolas Smith, dégus- tateurs pour Vente-privée. Une démarche qui rejointcelle de Petit ballon. Cette société qui vend en ligne et avec succès des box (deux ou trois bouteilles sélectionnées par Jean-mi- chel Deluc, maître som- melier et ancien chef som- melier du ritz, à découvrir chaque mois sur abonne- ment), propose une tren- taine de références. Le Pe- tit ballon crée dans sa boutique (12 rue Deguerry, 11ème arrondissement deParis) à l’occ.asion des foires aux vins, un espace gourmand avec plusieurs concepts food. Les vigne- rons sont présents en bou- tique chaque samedi de 11h à 19h pour échanger avec le public.Pierre-Jean LepagnotVENTE-PRIVÉE.COM ENTRE DANS LA DANSEDéjà très actif dans la vente de vins, Vente-privée lance le 28 août sa pre- mière édition de foire aux vins. Le site de déstockage haut de gamme propose pendant quinze jours 80 références. A l’opposé deGrand Cru Zinnkoepflé, Gewurztraminer Vendange Tardive Domaine Rieflé 2012, 16,90 euros chez CasinoChablis, Les Ammonites, Eric Beau mard 2015, 8,95 euros chez CasinoBeaune - Premier-Cru , Bouchard Père & Fils 2013, 19,90 euros chez Casino Château de Loché, Pouilly- Loché, 2015, Vin Blanc,chez LeclercColombo (Jean-Luc) et Fille (Laure), Côte du Rhône, Rouge 2015,6,75 euros chez MonoprixDomaine La Brune “Grande Ribaute”, Beaumes de Venise, 2015, Vin Rouge, chez LeclercM. Chapoutier “Les Grands Meri- siers”, Châteauneuf-du-Pape, 2014, Vin Rouge, chez LeclercSePtembre 201671]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33Art De VIVre & PAtrImoINe L’Art du tempsSélection de produits et services raffinés et sophistiqués en toute subjectivitéVins & SpiritueuxSaint-Émilion Grand CruChâteau Cadet Piola 2006Sa robe rubis intense séduit. Au nez, les arômes sont expres- sifs et élégants et révèlent d'agréables parfums de fruits com- potés, d'épices et de vanille. En bouche, l'attaque est franche. Les arômes se confirment et l'ensemble s'avère corsé avec des tanins encore bien marqués ainsi qu'une légère acidité. Ac- compagne parfaitement viandes rouges et fromages. A dé- couvrir début septembre dans les enseignes Casino, lors de leur Foire aux Vins toujours plus qualitative ! PVC :18,90€Côte de nuits-villages Blanc 2014Cette AOC composée de Pinot Blanc 20% et Chardonnay 80% reste une exception car la Côte de Nuits est surtout réputée pour ses vins rouges. Il y a très peu de producteurs de blanc. De plus, les 20% de Pinot Blanc confèrent à ce vin un autre critère d'originalité en ce sens qu'il est un cé- page autorisé, mais très peu utilisé en Bourgogne. Prix pu- blic : 13,10 euros.www.desertaux-ferrand.comRose & Roll by Saint-Martin IGP 2015Sa robe, d’un rose pâle et scintillant aux reflets d’argent, est une invitation à entrer dans la danse provençale. Frais et fruité, il livre des arômes gourmands de fruits exotiques, d’agrumes, de pêche et d’abricot. Vif et croquant, il égaye les papilles. Rose & Roll, ce rosé « nomade » avec son bouchon à vis, est le compagnon idéal des salades, tapas et grillades, de tous les moments festifs à partager entre amis et en famille ! Prix de vente : 7,90 eurosPetrus Millésime 2003, l’excellence à l’état purLes rares visiteurs qui parviennent à trouver le domaine sont souvent déçus de ne trouver qu'une petite maison de campagne alors qu'ils es- péraient y voir un palais dédié à ce qui est devenu le roi des vins de merlots. Composé de 95% de merlot, Petrus est l'archétype du pome- rol, riche, sensuel, puissant. Son parfum de truffe, la douceur de sa tex- ture sont uniques. Petrus est aussi la preuve que les vins de merlot peuvent vieillir admirablement. Cette cuvée unique est vendue chez Cdiscount au tarif séduisant de 2 190 euros !www.cdiscount.comEdonist tout simplement !Lionel Osmin présente sa Gamme ConservatoireAvec le millésime 2015, Lionel Osmin et ses amis ont créé une ligne de vins de cépages autochtones qui s’ins- crit dans le prolongement de l’engagement de cette jeune Maison en faveur du Sud-Ouest, régionqui possède la plus grande variété ampélogra- phique : La Gamme Conservatoire, des rai- sins rares, capables de nous étonner tous les jours. Ondec, Mauzac, Ekigaina, Abouriou, Prunelard, ces 5 cuvées sont au prix très ac- cessible de 9 euros 90. Ondec, par exemple, se démarque par des arômes de citrons et d’écorces d’oranges confites que l’on retrouve en bouche avec une belle persistance. Servir à 10°C avec poissons de rivière, viandes blanches, risotto de printemps, fromages de brebis, parmesan.www.osmin.frComposé de 66% Syrah et 34% Mourvèdre, sa robe rubis est épanouie. L’arôme cerise et les notes minérales prédominent. Ce vin jouit d’une grande intensité, amplitude et finesse. Il exprime parfaitement le terroir des Costières. A marier avec du chevreuil, lièvre, chapon, carré d’agneau au thym, et plus surprenant... un filet de lotte en croûte d’ail.www.chateau-ermitage.comVrai Canon Bouché 2014Composé de 60 % merlot et 40 % cabernet franc, son Nez très opulent s’épanouit sur des notes de cerises noires et de fruits rouges bien mûrs. Des touches fumées se mêlent aux notes minérales. L’attaque est souple, cha- toyante, toute la palette de fruits tels que la cerise confite et le cassis, s’expriment à nouveau. Les saveurs toastées se marient à des touches de pierre à fusil. Après quelques années de garde, il s’enrichira de parfums de truffe, l’une des caractéristiques de son terroir. Il offre une très grande concentration aromatique, tendue par une sali- nité minérale : une race et une distinction uniques. Servir à 18°C sur une belle pièce de viande ou un gibier truffé.www.chateau-vrai-canon-bouche.frLes Sources de Gléon Corbières Blanc 2015Dans les Corbières, au relief tourmenté, il est une vallée qui porte bien son nom : La Vallée du Paradis. Les 3 sources qui irriguent le Château Haut Gléon ont donné leur nom à cette cuvée. Ce blanc à la belle robe jaune et aux reflets dorés est composé de 75% de Roussanne et 25% de Gre- nache blanc. Son nez complexe de coing, de fruits secs, de fleurs blanches et d’anis et sa bouche riche et harmonieuse aux notes miellées et toastées avec une finale gimgembre épicée accompa- gneront aux mieux un poisson, une viande blanche grillée ou des fromages frais.Prix de vente : 13 euros 90Iconique Champagne Drappier Brut NatureNé en 1998, le Champagne Drappier Brut Nature Zéro Dosage a su séduire tous les palais. Ceux habitués aux champagnes bruts car, dans la lignée des non dosés, il se classe parmi les plus souples et les plus soyeux de sa génération. Ceux qui ont le goût de saveurs franches, sans artifices, adeptes de la première heure des champagnes zéro dosage. Il doit ce joli succès au pinot noir qui, dans sa jeunesse, donne un vin plus tendre et plus rond que le chardonnay dont la magnificence demande un peu plus temps. D’une pureté extrême, ses arômes de petits fruits rouges, de pêche de vigne et de coing se prolongent lentement dans une bouche franche, fine et tendue pour une véritable aventure gustative.SePtembre 2016www.champagne-drappier.com72]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[GIP LIBOURNE L ' A B U S D ' A L C O O L E S T D A N G E R E U X P O U R L A S A N T É PHOTO STEPHANE KLEIN]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33Yoga, Spa et soins version grand luxe en Afriquedu SudNiché dans une réserve de 3 500 hectares et entouré de cascades et de rivières, Karkloof est une destina- tion Spa de réputation internationale alliant les grands espaces à une intime sensation d’exclusivité. Après une première nuit à bord, vous arriverez à Dur- ban et sereztransférés jusqu’àvotre lodge 5*. Avotre arrivée, ren-contrez le chefcuisinier afin dediscuter de vospréférences culi-naires pour la durée du séjour. Logés en villa grand luxe, vous bénéficierez également d’un service de ma- jordome privé durant toute la durée de votre séjour. Au programme : spa, soins, massages, bains à vapeur, sauna, salle de réflexion, cours quotidiens de yoga, détente en piscine... A partir de 5 870 euros par per- sonne en formule 10 jours / 7 nuits en pension com- plète, hors vols.www.selectour-afat.comLes Artistes du RegardNous avons découvert avec bonheur ce studio de maquillage et d’embellissement du regard, dans le haut du Marais, tenu par l’adorable Perle. Corriger une asymétrie, combler une zone clairsemée d’unsourcil, apporter de l'équilibre et de la profondeur au regard avec subtilité. Les maquillages sont sublimes, orchestrés par des professionnels de la mode et des défilés. De nouvelles solutions naturelles et durables sont proposées pour les re- gards féminins comme masculins. 13, rue Portefoin 75003 Pariswww.lesartistesduregard.comZenest, l'Uberisation dumassage bien-être à domicileLa toute récente plateforme www.zenest.com permet de réserver, en quelques clics, un massage bien-être à domicile, à Paris intra-muros pour le moment. Le client a la possibilité de choisir son massage dans l’immédiat (délai d’environ une heure), ou à l’avance. Un(e) praticien(ne) se présente alors à son domicile avec tout l’équipement nécessaire : tablede massage, huiles et serviettes propres. Les praticiens sont tous diplômés des meilleures écoles de massage bien-être, ils sont méticuleusement recrutés afin de faire bénéficier au client d’un massage de qualité. Vous aurez le choix entre le massage suédois, californien, deep tissue, couple ou encore pré-natal. Un moment de pur bonheur ! Pour 60 min : 79 €www.zenest.comArt De VIVre & PAtrImoINe L’Art du tempsEvasionLe nouvel havre de paix au beau milieu de la mer Andaman de PhuketComo Point Yamu est heureux d’annoncer l’ouverture du Como Beach Club sur l’île de Naka Yai à Phuket. Durant une journée d’escapade sur l’île, la relaxation est mise à l’honneur. La plage est l’endroit idéal pour profiter to- talement du calme qui entoure l’île et pour faire un saut dans la mer d’An- daman avec l’aide des professionnels du centre sportif. Le restaurant et le bar de la plage offrent une excellente sélection de mets et de boissons, parfait pour une journée au bord de la mer! Quant à ceux en quête d’encore plus de calme, ils peuvent se reposer dans l’un des 13 espaces privés qui comprennent divans, fauteuils et salle de bain. Les traitements du ComoShambhala seront également disponibles sur l’île.www.comohotels.com/pointyamuRénovation du Légendaire One&Only Le Saint Géran, à l’Île MauriceCe resort légendaire et idyllique fermera en Février 2017 pour une transformationcomplète, et rouvrira fin 2017, conservant tout ce que les clients ont toujoursaimé – un sentiment d’intimité exclusif sur sa propre péninsule privée, avec unevue imprenable sur la mer et son lagon, calme comme aucun autre resort de l’ÎleMaurice. De nouvelles gammes de chambres et de suites seront dévoilées mais leshôtes pourront également découvrir de nouvelles expériences culinaires, deux nouvelles piscines et de nou- velles offres fitness et spa. Le resort conservera son service irréprochable qui est la signature même de One&Only et qui continue de représenter le standard du haut de gamme de l’hôtellerie à l’Ile Maurice.www.oneandonlylesaintgeran.comBien -ÊtreFabuleux Hammam des PiedsCe Soin spécifique des jambes et des pieds améliore la circu- lation sanguine, soulage les jambes lourdes en alternant bain chaud à la vapeur, massage des jambes et réflexologie plan- taire. Confortablement installé dans un fauteuil, on pose nospieds dans une cuve à vapeur contenant des extraits de plantes durant 20 mn. La prati- cienne masse le haut du dos, le cuir chevelu, les bras et les mains pour favoriser une dé- tente totale. Après le hammam, arrive le massage des jambes suivi de la réflexologie plantaire durant 40 minutes avec des points d’acupression sur les chemins méridiens. Les nœuds sont dénoués et les jambes retrouvent légèreté et jeunesse. Hammam des pieds - 66€ - 1h 48, avenue de Saxe – 75007 Parislanqi-spa.comLa Detox Cream by ValmontValmont poursuit son hommage à la terre et apporte les réponses les plus pointues aux peaux exposées au mode de vie urbain avec la DETO2X Cream. Une tex- ture sublime et aérienne vient fusionner avec la peau pour l’envelopper d’un cocon de sensations et lui in- suffler une nouvelle énergie. Révolutionnaire, sa tex- ture est évolutive et se reconstitue en surface chaque jour pour délivrer une dose d’oxygène à votre épi- derme. Pour une application optimale, la mousse pro- dige s’applique au pinceau pour libérer l’oxygène au plus proche de l’épiderme. Un délice d’apaisementpour les sens, un raffinement extrême pour la peau.www.evalmont.com74SePtembre 2016]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.frL’Art du temps Art De VIVre & PAtrImoINe Horlogerie & JoaillerieVintage Rally Peking to ParisLiée de longue date à l’univers des voitures d’époque, Frédérique Constant a eu le plaisir d’être le chronométreur officiel de l’édition 2016 du rallye Pékin-Paris. La Maison s’est inspirée des voitures de légende en course pour créer un modèle ex- clusif. Finalisée d’un bracelet cuir anthracite surpiqué rouge, elle est présentée dans un élégant coffret accompagné d’une plaque retraçant l’itinéraire du rallye Pékin-Paris 2016. Série limitée à 2 888 exemplaires, la Vintage Rally Peking to Paris est à découvrir en exclusivité chez Bucherer à Paris, le plus grand magasin au monde consacré à l’horlogerie d’exception. 1 395 €www.frederique-constant.comStartimer Pilot Chronographe Grande DateS’appuyant sur son expé- rience de fournisseur officiel de montres militaires pour les armées de l’air, Alpina pré- sente son modèle doté d’un cadran camouflage. Alliant précision, fonctionnalité etfiabilité, il présente tous les atouts pour séduire les cheva- liers du ciel. Aiguilles et index sont recouverts d’une subs- tance luminescente, pour une lisibilité optimale, même en cas de faible visibilité. Reflétant également la fonctionnalité des instruments de bord, trois compteurs sont généreuse- ment dimensionnés et clairement agencés. Ce garde-temps est étanche à 100 mètres, pour être opérationnel en toutes situations. 995 €www.alpina-watches.comLongines ouvre sa deuxième boutique rive droiteLa marque horlogèresuisse Longines a ou-vert cet été sa deuxièmeboutique en France, surla rive droite parisienne,au 16 rue du FaubourgSaint-Honoré. D'unesurface de 120 m2, lanouvelle boutique sublime sur deux étages, les quelques 150 pièces exposées, des modèles emblé- matiques ainsi que des modèles plus récents, comme la nouvelle Longines Equestrian Collection. Un es- pace musée exclusif et un salon VIP situés au premier étage feront voyager les visiteurs dans l’univers de Longines. Cet écrin vient s'ajouter à la première bou- tique de la maison, rue de Sèvres, sur la rive gauche.www.longines.frBoucheron rend hommage à la Place VendômeLa splendeur des lignes et l'infini des perspectives : on comprend aisément que la Place Vendôme ait tant inspiré Frédéric Boucheron. Le bracelet Vendôme Chromatique en cristal de roche pavé de diamants rend hommage à la place parisienne, rappelant par son profil le dessin de ses arches. Son béryl de 94,15 carats, taillé en émeraude tout comme la place, porte en son cœur l'imposante colonne Vendôme gravée sous la pierre. Pièce unique,prix sur demande.Mode & Accessoiresfr.boucheron.comElisabeth Wessel, le chic monegasque exclusif tout en discrétionCette collection est inspirée de l’image dé- gagée par Tamara de Lempicka, à la fois par les émotions qu’inspirent son œuvre ma- gnifique, Art Déco, que par sa personne, d’une élégance naturelle et innée. On aime particulièrement les grandes vestes-châles réversibles en laine et angora d’une douceur incomparable, portées sur de petites robes féminines en soie peau de pêche. Les lignes simples et souples de cette collection tra- vaillées en un jeu subtil de matières, don- nent une envolée à une silhouette féminineLa Seine & Moi, fausse fourrure parisienne super trendy et éléganteCréée par Lydia Bahia, une parisienne passionnée par la mode, LaSeine&Moi propose aux femmes degoût de magnifiques fausses fourrures. Elégantes, conforta- bles et aussi chaudes que la vraie fourrure, ses créations chics et colorées, sont fabri- quées à Paris et 100% vegan. La fausse fourrure n’a jamais été aussi vraie ! Echarpes à partir de 145 € / Vestes à par- tir de 455 €.d’accent garçonne et un brin provocatrice. www.laseineetmoi.com www.elizabeth-wessel.com/enSePtembre 201675]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33Art De VIVre & PAtrImoINe L’Art du temps - L’actualité automobiletrois grands breaks pour la rentrée1 - La Subaru Levorg défend les valeurs familialessence 16 soupapes à injection directe, couplé à une boîte automatique Lineartronic à variation continue. Ajouter les quatre roues motrices permanentes et un châssis digneLes fans de Subaru sont de longue date adeptes des belles mécaniques et des véhicules de niche : puissants, stylés sans ostentation, très fortement identitaires. Spécialiste des quatre roues motrices, le moins connu des constructeurs nippons est réputé à lade sa petit sœur Wrxleurs la spectaculaire prise d’air sur le capot) et vous avez, en plus d’un break spacieux (un coffre généreux de 522 litres), pratique, confortable et silencieux, un remar- quable engin routier aux belles performances. La ligne interpelle, la finition ne souffre aucun reproche et l’équi- pement s’approche des références du segment (même s’il manque encore toutefois les feux adaptatifs, l’affichage tête haute...). GPS, bluetooth, ergonomie des commandesfois pour ses bolides routiers (Impreza hier, Wrx et coupé brZ aujourd’hui) et pour ses tout-terrain robustes (Fo- rester). Les breaks fami-(àlaquelle il emprunte d’ail-liaux et sportifs font également partie de son patrimoine. Legacy, outback, et aujourd’hui Levorg...ont pris un coup de jeune chez Subaru dont les véhicules ont longtemps souffert d’habitacles démodés. Du coup la Levorg cultive ses ambitions en ciblant notamment pour futurs clients les détenteurs de breaks Volvo. Avec debaptisé à la façon d’unmeuble Ikea, ce belengin vient pourtant duSoleil levant avec dans sesgènes le savoir-faire de lamarque. Sous son capot unremarquable (et unique) blocquatre cylindres à plat de 170 chevaux, moteur turbo es-réelles chances de succès.Modèle essayé : Subaru Levorg 1.6GT-S Exclusive. Tarifgammeessenceuniquement:à partir de 36950 euros.2 - Volkswagen Passat Alltrack : fidèle à sa lignéelevée, desDans le groupe Volkswagen, c’est désormais une tra- dition établie : les breaks familiaux se déclinent en ver- sion tout chemin. La Passat Alltrack deuxième génération reprend ainsi le flambeau du modèle précédent. Une Passat donc, « Stationboucliers avant et arrière spécifiques, des coques de ré- troviseur extérieur en chrome mat, des jantes en alliage léger de 17 pouces, des renforcements anthracite et aluminium sur les portes, les bas de caisse etWagon » pour l’envergure, en touslespassagesderoue...Unvrailook. essayée avec le moteur 2 litres tDI de 190 chevaux et la boîte DSG 6, la Passat Alltrack combine souplesse et puissance (grâce à un couple de 400 Nm jusqu’à 3000 tr/m), réactivité, nervosité, mais aussi onctuosité et confort, procurant unvéritableplaisirdeconduite en toutes circonstances grâce aux quatre roues motrices. Seul défaut : un système stop and start très médiocre qui inhibe toute nervosité au démarrage et oblige finalement à s’en passer.points irréprochable en concerne la finition et l’équipe- ment. Avec, bonus spécifiques sur sa cousine Skoda Superb, le ta- bleau de bord numérique (Ac- tive Info Display) et l’affichagetête haute. L’équipement est pléthorique et au top de l’inno- vation technologique pour peuque l’on pioche dans le cata- logue des options. Les informa-tions disponibles pourconducteur sont multiples et s’affi-chent en toute simplicité grâce à uneremarquable ergonomie des com-mandes, à la fois intuitives et idéalement positionnées.Pour se différencier des autres Passat breaks, la All- track possède, entre autres détails, une garde au sol re-ce quileDommage.Modèle essayé : Volkswagen Passat SW Alltrack 2.0 Tdi 190 M DSG. Tarif : à partir de 44540 euros. Tarifs gamme diesel uniquement: à partir de 40910 euros.76SePtembre 2016]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.fr3 - Renault Talisman Estate : confort, espace, l’élégance en plusL’Art du temps - L’actualité automobile Art De VIVre & PAtrImoINe ESSAIS & TENDANCESreste les qualités purement techniques du véhicule qui sont, comme pour la talisman berline, excellentes. Avec le moteur essence tCe 150 chevaux sous le capot et la boîte auto eDC à 7 rapports, l’attelage fait mer- veille, au prix toutefois d’une consommation de car- burant un rien élevée.Par Philippe FlamandModèle essayé : Renault Talisman Estate Intens Energy TCe 150 EDC. Tarif : à partir de 36200 euros. Tarifs gamme essence : à partir de 33000 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 30900 euros.Une estate pour les esthètes, le jeu de mots est facile. La version break du nouveau vaisseau amiral de la flotte renault a en tout cas un physique pour plaire avec un design épuré très élégant, à la fois chic et spor- tif. A peine plus long (1 cm) que la berline, la talisman estate a une double vocation, à la fois familiale et rou- tière : un grand coffre de 572 litres doté d’un hayon électrique et du système d’ouverture à reconnaissance gestuelle (pied sous le pare choc) en option, un confort de limousine avec les équipements en rapport (dans la version essayée entre autres des sièges chauffants, massants pour le conducteur – mais pas électriques hors pack optionnel ! –, l’affichage tête haute, le sys- tème de stationnement automatique, le régulateur de vitesse adaptatif, la commutation automatique des feux de route-croisement...). bref renault affirme sa touche technologique et fait jeu (presque) égal avec ses concurrents. Quelques mystères demeurent : si le sys- tème mains libres est incomparable et le r-Link sys- tem (grande tablette tactile) très plaisant, l’ergonomie des commandes parfaite et le stop and start très perfor- mant, comment expliquer alors la grande médiocrité du système bluetooth et le manque de fluidité des commandes vocales ? Un défaut par ailleurs très fran- çais qui rebute la jeune clientèle moins sensible que ses aînés aux performances mécaniques. De même si la finition a incontestablement fait d’énormes progrès chez la marque au losange, le bruit de fermeture des portières – marqueur sonore du haut de gamme – est encore négligé.SePtembre 201677]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33Art De VIVre & PAtrImoINe Baromètre Finance & InvestissementsBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant les placements et investissements que peut réaliser tout particulieruLA SPÉCULATION DU MOIS Orange passe au vert17€16,5€16€15,5€15€14,5€14€13,5€13€12,5€12€Aout Sept Octd’investir dans des fonds de capital-investissement, comme le permettent les contrats luxembourgeois. reste à savoir si cette initiative sera plus fructueuse que le PeA-Pme, dont l’objectif était déjà de soutenir la croissance des entreprises... et qui connaît des débuts plus timides que prévu.Fuyez les livrets bancaires !uLES BONS PLANS DU MOIS Bercy veut doper votre épargnedonc pas mise à profit pour financer les investissements des entreprises... pour l’instant. Début juillet, le ministère de l’economie a annoncé la création de contrats d’assurance-vie « capital-investissement ». L’idée est de permettre aux détenteurs de patrimoines importantsInterview expertLes acquéreurs de biens immobilier se frottent les mains, et pour cause : les taux sont historiquement bas. Une aubaine pour qui veut contracter un emprunt ! mais le bonheur des uns fait le malheur des autres, et la faiblesse des taux a pour conséquence un rendement au ras des pâquerettes pour bon nombre de placements. Si le Livret80%, telle est la proportion de l’épargne des Français investie dans des placements sécurisés, comme les livrets bancaires ou les fonds en euro de l’assurance-vie. La manne de 4700 milliards d’euros des épargnants n’estNov Dec2016 FévMars Avr Mai Juin JuilJPMoran a relevé sa recommandation sur Orange de Neutre à Surpondérer, avec un objectif de cours de 17,50 euros. Le broker souligne l’attractivité de l’opérateur dans un contexte de marché in- certain. Il juge la valeur défensive, avec des actifs solides en France et en Espagne, des perspectives intéressantes en Afrique et un bilan globalement solide.« Un flou est volontairement entretenu »Sauvegarde Retraites se bat pour plus de clarté en matière de pensions. Explications de Marie-Laure Dufrêche, déléguée générale.Pouvez-vous nous présenter Sauvegarde Retraites? Sauvegarde Retraites est une association in- dépendante, qui informe les Français sur les retraites et s’appuie sur ses 131 000 mem- bres pour inciter les hommes politiques à en-gager une véritable réforme du système.Pensez-vous qu’il existe un déficit d’in- formation en matière de retraites ? Assurément. Cela est dû, en premier lieu, à l’extrême complexité du système de retraites français qui décourage le « profane » de s’y intéresser tant qu’il est en activité – même si, dans le cadre de la répartition, il est ap- pelé à le financer. Et, par ailleurs, au flou qu’entretiennent les pouvoirs publicsconcernant la situation réelle des retraites en France.Quels sont les grands dysfonction- nements du système de retraites et quelles mesures concrètes permet- traient d’y remédier ?Ils tiennent aussi bien à l’existence de ré- gimes spéciaux dans le secteur public qu’à la mainmise de l’Etat sur l’ensemble du sys- tème, au détriment des affiliés qui ne sont jamais consultés. Toutefois, le principal défi auquel se trouve confronté le système par répartition découle de la démographie des retraites : le rapport entre le nombre des ac- tifs/cotisants et celui des retraités/pension- nés ne cesse de se réduire, ce quiprovoquera une hausse des cotisations (déjà très lourdes : pour un salarié non cadre (tranche A), elles représentent plus de 25 % du salaire, contre 17,2 % en Suède ), ou une baisse des pensions, déjà enclenchée pour les retraités du privé (dans les régimes spé- ciaux du public, le niveau des pensions est garanti par l’Etat.) Est-ce là ce que l’on ap- pelle l’« équité intergénérationnelle » ? Il n’existe qu’une alternative : sacrifier les re- traites au système, ou réformer celui-ci, en s’inspirant par exemple de l’exemple de la Suède, où les régimes spéciaux n’existent pas et qui a associé à la répartition une part importante de capitalisation.Quels sont les principaux freins auchangement ?Ils proviennent de ceux qui ont intérêt à ce que le système perdure : les bénéficiaires des régimes spéciaux (essentiellement la haute fonction publique) ; les syndicats, qui font leurs choux gras du paritarisme ; et l’Etat lui- même, qui contrôle le système.Comment chaque citoyen peut-il au mieux préparer sa retraite ?En faisant pression sur les politiques pour les contraindre à engager une réforme struc- turelle. Sinon, ne s’en tireront que ceux qui auront les moyens de capitaliser pour leur retraite, une fois payées les cotisations auxrégimes obligatoires...78SePtembre 2016Propos recueillis par Matthieu Camozzi]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[n°33www.ecoreseau.frBaromètre Finance & Investissements Art De VIVre & PAtrImoINeA ne fait pas rêver avec son taux de 0,75%, il s’avère plus efficace que nombre de livrets bancaires. Selon une étude du magazine L’Argent & Vous, le rendement moyen de ces livrets est ainsi tombé à 0,73% au début de l’été. et ce taux s’entend... avant impôts. en ajoutant le poids des prélèvements sociaux (15,5%), la rentabilité moyenne tombe à 0,62%. Un chiffre duquel il faut soustraire l’impôt sur le revenu, calculé en fonction de votre tranche d’imposition... Si les banques parviennent à attirer les clients avec des livrets « boostés » pendant quelques mois, le retour à la réalité est pour le moins brutal dès la fin de cette lune de miel !Dans le cadre des négociations portant sur le financement des régions, manuel Valls s’est engagé auprès de l’Association des régions de France (ArF) à mettre en place une « taxe spéciale d’équipement régional » via le projet de loi de Finances pour 2017. Ce nouvel impôt devrait permettre de lever 600 millions d’euros à destination des conseils régionaux. Le nom de cette taxe : la tSer (taxe spéciale d’équipement régional). en première ligne, les propriétaires et les entreprises, via une augmentation de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la cotisation foncière des entreprises. Le poids de la facture : 0,6% pour les entreprises et 0,5% pour les ménages d’après le vice-président de la région bourgogne-Franche-Comté, interrogé par France 3. Certaines régions pourront toutefois décider de ne pas mettre en place cette taxe supplémentaire.uLE COIN DES ANALYSTESBrexit : des répercussions éco- nomiques limitées selon Cholet DupontuLes obligations convertibles restent attractives selon UBPDans un contexte de marché resté difficile depuis le début de l’année, l’équipe de gestion d’UBP estime que le marché des obligations convertibles offre de réelles opportunités. La volatilité devrait selon UBP rester forte à court terme, mais les obligations convertibles ont historiquement démontré leur capacité à offrir une protection dans la baisse et des niveaux de volatilité largement inférieurs à ceux des actions, analyse-t-il. Selon UBP, la sélectivité demeure le maître mot. « Les émissions LinkedIn et Palo Alto Networks aux Etats- Unis, Nipro au Japon et China Railway Construction en Chine illustrent le type d’opportunités qui existent dans l’univers global », écrit la banque privée. À court terme, le vote en faveur du Brexit va être marqué selon lui par un retour durable de la volatilité sur les marchés, et par un maintien de cette dernière sur des niveaux élevés en raison des incertitudes que cette situation va entrainer tant au plan politique qu’économique pour plusieurs mois. « Cette situation crée un environnement favorable aux investissements enImmobilier : nouvelle taxe en vueAprès les résultats du référendum anglais qui a conduit au Brexit, Cholet Dupont s’interroge sur les perspectives. Si le gestionnaire a dû abaisser toutes ses prévisions pour les indices actions, il maintient une vision constructive pour la fin de l’année. « La croissance mondiale et européenne ne pâtirait que très faiblement d’un Brexit, d’autant plus que les Banques Centrales restent accommodantes et que les gouvernements pourraient s’orienter vers des plans de soutien à l’activité en Europe, à l’instar du Japon ou de la Chine », écrit-il. Selon Vincent Guenzi, responsable de la stratégie d’investissement de Cholet Dupont, les répercussions économiques seront concentrées au Royaume-Uni et dans certains secteurs d’activité, outre-Manche comme en zone Euro. Il conserve sa recommandation Neutre sur les actions à court et moyen terme.u Degroof Petercam Gestion pri- vilégie une approche pragmatiqueAprès la victoire du Brexit, l’image de l’Union européenne est clairement écornée selon Degroof Petercam Gestion. La situation rappelle selon lui celle des dettes souveraines (2011-2012) où les principaux protagonistes craignaient pour l’avenir de l’Union européenne. Comme à l’époque, le marché va désormais être « drivé » selon lui par des réactions politiques largement imprévisibles à court terme. Laurent Gaetani, directeur général de Degroof Petercam Gestion, préconise une approche pragmatique passant notamment par une large diversification des actifs. Il privilégie notamment les actions à forte visibilité (notamment en augmentant la pondération des actions américaines, voire suisses, présentes sur des secteurs non cycliques comme la santé/pharmacie). Il recommande également le dollar, le yen, les métaux précieux et les actifs non risqués aux Etats-Unis. A l’inverse, la livre et les actions britanniques devraient souffrir selon lui, ainsi que les actions européennes les plus cycliques et le secteur bancaire.uobligations convertibles tant européennes que globales, qui ont démontré leur capacité à offrir des performances asymétriques dans les phases d’incertitudes, permettant ainsi d’optimiser le couple performance/risque des portefeuilles », ajoute UBP.SePtembre 201679]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33Art De VIVre & PAtrImoINe Patrimoine - Assurances-vie, diversification en vueFocus sur un placement ou investissement afin d'analyser les tendances et évolutionsS’adapter à l’environnement hostileLes fonds en euros, malgré la forte baisse des taux, ne vont pas disparaître, mais les épargnants doivent apprendre à varier les plaisirs avec les unités de compte.Quand on met tous sesœufs dans le même pa- nier, le cochon souffre...investis en obligations d’etat, sont impactés par la baisse durable des taux d’intérêt à long terme. « En 2015, nous avons servi 2,90 % sans tou- cher à nos réserves. Certains assureurs servent des taux « artificiels » en puisant dans leurs réserves », fait remar- quer Charles Archambeaud, responsable marketing pro- duits à la Carac.PerpUn complément à l’assurance-vieLes Français s’inquiètent pour leur retraite. Pour répondre aux problèmes de financement, ils sont de plus en plus nombreux à privilégier une solution privée, notamment le Plan d’épargne retraite populaire qui, en 2015, a dépassé le cap des 12 Mds€ d’encours. « Le bon âge pour commencer à s’intéresser au Perp est 35-40 ans », conseille Mathilde Munière.Extrêmement flexible puisque l’épargnant choisit la fré- quence et le montant des versements, le Perp est aussi un outil de défiscalisation avantageux puisqu’il permet de déduire de son revenu imposable l’intégralité des ver- sements, jusqu’à 10 % du salaire net imposable de l’année précédente. « Ce produit commence à être plei- nement intéressant pour les foyers dont la tranche marginale d’imposition est égale ou supérieure à 30 % », estime la directrice de l’offre Investissements d’Axa. Jusqu’en 2010, la sortie ne pouvait se faire que sous forme de rente viagère. Depuis, cet inconvénient a été partiellement réduit : il est possible de récupérer 20 % de l’épargne accumulée sous forme de capital.« Le Perp est complémentaire à l’assurance-vie. Ces solutions permettent de combiner revenu complémentaire et capital pour les projets », résume Charles Archam- beaud.a affiché une performance de +6,89 %.A n’en pas douter, l’assu- rance-vie se trouve à un tour- nant. « Dans un environne- ment de faibles taux, le modèle de l’assurance est amené à évoluer tant pour les assurés que pour les professionnels de l’assurance », affirme Phi- lippe Crevel. Le schéma le plus probable, et aussi le plusL’assurance-vie reste l’un des placements préférés des Français. A fin mai, le stock d’épargne s’élevait à plus de 1 600 md€ et la collecte nette s’affichait à 11 md€. mais il faut noter que la collecte de mai était en net retrait. Serait-ce les premiers signes d’un dés- amour ? « Les Français sont de plus en plus attentistes au niveau de leurs placements en optant pour la liquidité totale. Les dépôts à vue sontau plus haut et le Livret A re- trouve même quelques cou- leurs. L’assurance-vie pâtit légèrement de cette préférence pour la liquidité », analyse Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne. Si l’as- surance-vie ne souffre pas encore de désaffection, elle marque indubitablement le pas. « L’effet baisse des taux, renforcé par la communica- tion des acteurs économiques soulignant la nécessité de les réduire à nouveau, se faitressentir », explique Philippe Crevel. mais alors investir sur des fonds en euros reste- t-il valable ? Habitués à des rendements de 3 à 4 % par an, nets de frais, les épargnants doivent aujourd’hui se conten- ter d’une rémunération bien plus faible. en 2015, les fonds en euros ont rapporté entre 2,3 % et 2,5 %. Cette année, la rémunération moyenne pourrait passer sous la barre des 2 %. L’explication est simple : les fonds en euros,L’AVENIR ESTAUX UCDans ce contexte, les assureurs incitent les épargnants à se tourner vers des contrats en unités de compte, autrement dit des contrats où l’épargne est investie sur une multitude de supports financiers. Le discours semble avoir du mal à passer puisque, entre janvier et mai, les cotisations versées sur les supports en UC s’élè- vent à 11,4 md€, soit à peine 19 % des cotisations. Axa tire son épingle du jeu avec, depuis janvier, 37 % de col- lecte sur les UC. « Nous avons formé nos équipes pour qu’elles puissent faire un tra- vail de pédagogie auprès des clients », justifie mathilde munière.La directrice de l’offre In- vestissements d’Axa rappelle que les UC n’offrent pas de garantie formelle en capital. « Les placements sur les UC sont par nature volatiles et la valeur du contrat de l’épar-surance le prouvent : les fonds à risque ont perdu en moyenne 7 % en 2011, avant de gagner 11%en2012,8,20%en 2013, 5,90 % en 2014 et 4,10 % l’an dernier.Trois questions à Charles Archambeaud, responsable marketing produits à la Carac.« Le bon compromis, c’est un mix de placements »Pour accompagner ses clients vers les UC, Axa a pris une autre initiative, avec le déve- loppement de la gestion pi- lotée. « Désormais accessible aux clients qui ont une enve-Quelle est la bonne attitude à adopter dans le contexte actuel de l’assurance-vie ?Les fonds en euros, sans risque, affichent un rendement faible mais totalement sé- curisé, tandis que les contrats multi-supports offrent des opportunités de performance supplémentaire. Le bon compromis, c’est un mix de placements, pour absolumentdiversifier le patrimoine.Comment accompagnez-vous vos clients ?Nous réalisons un diagnostic avec le client pour connaître ses objectifs, son horizon de placement, son appétence au risque et nous étudions son niveau de revenus,niveau de charges, capacité d’épargne,bilan de patrimoine... Avec ce profil, nous proposons une gamme de solutions en fonction des objectifs de l’épargnant et des besoins de financement lors des grandes étapes de la vie.Quels sont les résultats de la Carac surlesUC?Nous avons trois supports en unités de compte dans l’offre d’investissement de notre contrat multi-supports Carac Profiléo : Carac Perspectives Immo, Carac Actions Zone Euro et Carac Actions Internationales ISR. La performance du fonds Carac Actions Zone Euro s’est établie à 9,97 % en 2015 et celle de Carac Actions Internationales ISR à 9,47 %.Habitués à des rendements de 3 à 4 % par an, nets de frais, les habitués des fonds en euros se contentent des 2,3 % - 2,5 %gnant peut fluctuer sur cer- taines périodes. Mais le risque peut être maîtrisé en diversi- fiant les thématiques d’in- vestissement : actions, obli- gations d’entreprises, immo- bilier. Et nous pouvons offrir à nos clients des opportunités avec un investissement sur le long terme », argumente- t-elle. Les chiffres de la Fé- dération Française de l’As-loppe d’épargne de 10 000 €, cette gestion sous mandat permet de déléguer les choix d’investissement à nos experts. C’est une bonne option car pour faire les bons placements il faut avoir le temps de passer les mouvements et surtout faire preuve de réactivité », fait savoir mathilde munière. en 2015, le profil gestion pi- lotée Fortissimo (100 % UC)sûr, se .« Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ». « Il faut ajuster le curseur entre sécurité et risque pour obtenir la meilleure réponse possible aux objectifs de l’épargnant », conclut Charles Archam- beaud.Séverine Renard80SePtembre 2016résume au vieil adage]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°33Art De VIVre & PAtrImoINe Regard sémantiqueDepuis neuf ans, Jeanne Bordeau compose des “tableaux de mots” à partir de collages issus d’articles de presse. Démonstratives et percutantes, ses “compositions sémantiques” accrochent le coeur et la raison. A la fois miroir et interprétation de l’actualité,ses tableaux décryptent l’époque de manière presque prémonitoire.Créations thématiques et singulières, ses tableaux mettent en scène les mots-clés d’une année dans des secteurs d’actualité majeurs : politique, économie, crise, culture, société, culture, femmes, développement durable, ressources humaines, verbes. Chaque année, ces dix toiles forment ainsi “une tapisserie de Bayeux contemporaine” et sont exposées courant janvier à Paris.Nomdutableau: Cartedevoeux,2015,JaneBee Dico d’époqueEmotion sur un temps de confron- tationDe cette carte de vœux se dégage, plus que les autres années, le senti- ment d’un monde qui part dansLa mémoire des motsDissonances, ainsi va la désynchronisation du mondeEn 2015, j’ai composé un tableau en forme de carte de vœux qui a quelque chose d’étrangement pré- monitoire. Il annonce cette société en rupture où dominent les mots de la violence.tous les sens, de façon chaotique, insensée, déhiérarchisée. Nous sommes dans un temps de confron- tation et au centre, il y a « l’émo- tion ». « Emotion » des hommages, des marches blanches. « Emotion » qui illustre aussi des moments inat- tendus de l’actualité. François Hol- lande va ainsi mettre en avant le visage bienveillant de « Lucette ». Cette retraitée a pris le café avec le président. Cette pause-café ne va pas interrompre la valse des mots et des instants qui tourbillonnent dans cette fresque à vif.quées.Il n’y a pas eu d’année politique, sauf le temps des « régionales » et des départementales. Il y a eu une série de bugs avec « la pollution », « Volkswagen à l’amende » qui re- connaît avoir berné les normes an- tipollution du marché américain. « Uber », cauchemar des taxis, et « Minions », rêve de producteurs, cohabitent. espoir à l’horizon ? Peut-être avec les « écolos geeks », ces bricoleurs du futur qui plan- chent sur des inventions qui chan- geront notre façon de vivre. L’année se termine donc par ces re- gards noirs. regards ombragés par la pollution « COP 21 » et « l’air- pocalypse », regards endeuillés par les massacres de masse, regards noirs, reflets des angoisses. Voilà une rétrospective de 2015 intense comme un « cœur dense ». Au loin, «DarkVador»et«Mars»occu- pent le ciel de la fiction ou d’un monde hors de portée. Hors de por- tée des terroristes ? Un monde qui cherche rêves et espoirs.en 2016, malheureusement, les mots récoltés disent encore la vio- lence.Même les robots sont des assas- sinsSur ce tableau « carte de vœux », intitulé « dissonances », on voit poindre une étrange expression. Il est question de « robots tueurs ». Des terroristes programmés pour tuer, des machines humaines en- traînées à perpétrer des crimes de masse.Valse des mots en liveDans ce contexte, se répandent des mots d’une violence sans précé- dent. « Barbarie », « massacre », « chaos » racontent ce séisme du djihad. Un djihad qui tisse sa me- naçante toile grâce aux réseaux so- ciaux, le « cyberjihadisme » devient un sujet de débat et de guerre pour les politiques.Attention : la valse est vaste et ver- tigineuse. Qu’il est grand en effet l’écart qui sépare ces « migrants connectés » avec des applis pour savoir où il convient de passer la frontière et ces ados qui apprennent grâce à des « tutos » sur Youtube. en toile de fond, on entend « Allah Akbar » comme un nouveau crédo détourné. on entend encore « Ne touchez pas à nos églises » avec une pétition contre la suggestion du recteur de la mosquée de Paris, Dalil boubakeur, de transformer les églises désaffectées en mos-parL’ubérisation du monde a été plus loin que l’on pouvait l’imaginer en 2015. Les migrants franchissent les frontières grâce aux applis.migrants connectéspays traversés et l’itinérance est plus simple.tions sont échangées en temps réel.Jeanne BordeauRéseaux transfrontièrsParadoxale digitalisationFondatrice de l’Institut deLe migrant de l’an 2015Google maps sert de boussole, il est un outil qui aide à se repérer géogra- phiquement. WattsApp ou Skype fa- vorisent la communication. Les « migrants connectés » défont la tour de babel mondiale car il suffit d’une appli pour traduire les pan- neaux d’indications ou les consignes données par les doua- niers. et sur Facebook, les informa-Avec l’invention de l’expression « migrants connectés », un nouveau paradoxe s’est fait jour en 2015. L’accès au smartphone, au Wi-Fi est plus simple que l’accès à l’eau po- table, à la nourriture et même à la démocratie. Sans le savoir, les geeks de la Silicon Valley rendent possible le déplacement sans précédent de réfugiés en quête d’avenir.la qualité d’expressionLes spécialistes parlent de « novo- migrant ». Celui qui malgré « l’exode » arrive à tisser des ré- seaux et des liens. Les technologies évoluent et le nomadisme numé- rique étend sa toile. Le smartphone devient un outil de survie. Il suffit d’une carte SIm achetée dans lesSePtembre 2016PROCHAIN NUMÉRO LE JEUDI 29 SEPTEMBRE 201682]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRECABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 190 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82THE SHOW OF THE MOST FAMOUS CABARET IN THE WORLD !DINNER & SHOW AT 7PM FROM €190 SHOW AT 9PM & 11PM FROM €77WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIEL© Bal du Moulin Rouge 2016 - Moulin Rouge® - 1-1028499]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[]]></page></pages></Search>