Page 8 - EcoRéseau n°33
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GALAxIe eCoréSeAU Le baromètre de l’optimisme - Tendances / Actions symboliques
La belle histoire du mois : reprise par ses salariés, une entreprise a été sauvée de la faillite
recommande un jeûne régulier. Un conseil que la start-up, elle-même, suit à la lettre. en effet, chaque semaine depuis décembre 2015, les neuf employés de Nootrobox ne mangent pas du lundi soir au mercredi matin, pour une durée totale de trente-six heures hebdomadaires. Le jeûne n’est pas obligatoire (le thé, l’eau et le café sont autorisés), mais cette pratique fait désormais partie de la culture de l’entreprise (même si personne ne vérifie si vous mangez à la maison). D’après Geoffrey Woo, le cofondateur de la start-up - qui a étudié les sciencesinformatiquesàStanford- lesmardis jeûnéssontparmilesjourslesplusproductifs de la semaine. Il est parvenu à cette conclusion après avoir demandé aux employés d’évaluer leur humeur, leur état physique et leur efficacité via des applications de mesure de productivité.
Lyon. en deux ans, selon trendeo, 1 400 start- up ont créé près de 22 000 emplois, soient 8% des emplois créés en France. Plus d’un millier de levées de fonds ont été enregistrées, pour un montant total de plus de 2,5 milliards d’euros. trendeo, une société de veille sur l’emploi et l’investissement en France, s’est penchée pendant deux ans sur les start-up de l’Hexagone. L’observatoire a recensé le nombre de ces jeunes sociétés et le nombre d’emplois qu’elles ont créés dans les 20 plus grandes villes de France.
en 2013, reprotechnique (anciennement Service Point reprotechnique), une entreprise de reprographie de Colombes, était en liquidation judiciaire. olivier Crus, le PDG de la société, a puisé dans ses économies ou sollicité sa banque pour abonder financièrement un projet de reprise de la société. ll a alors trouvé une solution : passer l’entreprise sous le statut d’une Société coopérative et participative (Scop). « Personne n’avait de fortune personnelle pour racheter l’entreprise. Le seul moyen, que nous avons trouvé, était de nous mobiliser, tous ensemble », se souvient olivier Crus. Les statuts de la Scop prévoient que la moitié des bénéfices de l’entreprise doivent être investis dans le développement de la société, 26 % dans l’intéressement des salariés et 24 % reversés aux actionnaires. Le ticket d’entrée est de 500 €. « C’était une vraie surprise pour la plupart. Certains étaient enthousiastes, d’autres sceptiques ou encore hésitants. Ces derniers n’arrivaient pas à passer le cap. Il a fallu beaucoup de motivation pour qu’ils changent d’avis», expliqueolivierCrus.Untravaildemotivationquiavisiblementportésesfruits,puisqueparmi les 66 employés, certains ont investi jusqu’à 20 000 €. « Notre but n’était pas seulement de passer sous le statut Scop, nous voulions aller plus loin et reconstruire notre entreprise de zéro », explique le dirigeant de la société. Le pari réussi. L’entreprise a un nouveau logo, une nouvelle image, des clients fidèles. « Nous pouvons nous targuer d’être les spécialistes du musée en France, avec la reproduction des documents du Louvre,duMuséePicassoetdes14établissementsdeParisMusées»,seréjouitolivierCrus. encette année 2016, le chiffre d’affaires devrait atteindre 7,7 m€. « Nous sommes en augmentation de 4% par rapportà2014»,annonceolivierCrus.L’entrepriseamêmeembauchéneufpersonnes. L’ambiance générale s’est aussi améliorée. Les gens sont contents de leur geste. Côté management, des changements ont également eu lieu. « Nous avons un bon équilibre. Les employés – actionnaires sont très impliqués dans leur rôle. Nous avons même organisé dix Conseils d’administration alors que le statut nous en demande que quatre », sourit-il.
mélange d’herbes venues d’Asie (dont le bacopa monnieri) et d’alfoscérate de choline, un composé naturel qui existe dans le cerveau. Selon le site Nootrobox, ce cocktail permet de «booster la mémoire, l’endurance et la résilience». Afin d’améliorer les capacités cognitives, en plus de la consommation de cette gélule, baptisée rISe, la start-up
uLaFranceconnaîtuneincroyable envolée du nombre des millionnaires en 2015
u Ils jeûnent pour être plus productifs
Paris, selon l’observatoire trendeo, avec 10 212 emplois créés dans 586 start-up fondées et identifiées par le cabinet entre début 2014 et fin mai 2016. La deuxième ville de la nouvelle région Languedoc-roussillon-midi-Pyrénées, montpellier, présente un ratio de 30 emplois dans les start-up analysées pour 10 000 emplois tous secteurs confondus, contre 26 pour la capitale, 20 pour toulouse... et 11 pour Lyon. L’étude précise que Paris a vu la création, de 2009 à 2016, de près de 4 fois plus d’emplois qu’à toulouse, et 6 fois plus qu’à bordeaux ou
La start-up californienne Nootrobox, spécialisée dans la création de «nootropics» (des médicaments censés améliorer les fonctions cognitives), a créé des pilules pour stimuler le cerveau. Ces dernières sont faites à partir d’un
u La première ville nombre de start-up est...
Selon l’étude annuelle réalisée par Capgemini, la France comptait, fin 2015, 6% de millionnaires de plus qu’un an plus tôt (soit près de 30 000). Selon le cabinet, l’Hexagone compterait 523 000 millionnaires. Ce qui fait de la France le sixième pays où l’on recense le plus de ménages fortunés dans le monde. Le contingent de Français disposant d’un patrimoine égal ou supérieur à un million de dollars, soit 907 000 euros (hors résidence principale et objets de collection) a ainsi particulièrement grossi en 2015. Il s’agit de la plus forte croissance en proportion parmi les grands pays d’europe. en Italie (229 000), leur nombre n’a progressé “que” de 4%, en Grande-bretagne (553 000) de 1% et en Allemagne (1,2 million) de 5%.
de France en
Focus sur ces petites interventions discrètes qui changent le quotidien
Le beau geste impromptu
La BA sociale inattendue
Bridgelec, une entreprise « pro handicap »
bridgelec, située à Castres, est une filiale à 100% de Get electronique, elle-même filiale du groupe SPHereA. Créée en avril 2016, l’entreprise Adaptée bridgelec est née de la volonté du groupe Spherea de s’inscrire dans une démarche responsable et sociale autour de l’insertion professionnelle de personnes en situation de handicap. Son offre de services se concentre sur trois principaux domaines : l’ingénierie système, le câblage électronique, électrique et filaire, et la réparation électronique. « Le nom bridgelec vient de « bridge » en anglais qui veut dire «pont». Nous voulons offrir une passerelle vers le monde du travail aux personnes en situation de handicap », explique Armelle Delporte, la responsable des ressources humaines de Get electronique et bridgelec. L’une des raisons de la création de cette filiale est donc de faire un geste social. Get electronique a toujours été très attentifs aux besoins des personnes en situation de handicap. Comme toute entreprise de plus de 20 salariés, employant au moins 6% de travailleurs en situation de handicap, la société ne paye pas de contribution à l’Agefiph. « Chez bridgelec, nous faisons travailler les personnes en situation de handicap à l’intérieur et les mettons également à disposition de nos clients », souligne Armelle Delporte. Ces derniers, ayant recours à une entreprise adaptée en sous- traitance, peuvent diminuer leur taxe d’Agefiph jusqu’à 50%. Ce fut la deuxième raison de la création de bridgelec. Ainsi, les personnes en situation de handicap bénéficient d’un travail et les clients de bridgelec peuvent diminuer le montant que leur taxe Agefiph. « Aujourd’hui, les entrepreneurs pensent qu’embaucher une personne en situation de handicap est contraignant car il faut notamment les former, adapter leur poste de travail, mais aussi subir des absences », explique Armelle Delporte. La responsable rH note également que c’est à cause de ce comportement que « la plupart des personnes touchées par le handicap ne postulent pas aux offres ouvertes à tous, tant elles sont découragées par le nombre de refus essuyés ». « Chez bridgelec, nous misons davantage sur le « savoir être, la polyvalence et l’envie » que sur les compétences. Nous pouvons former les salariés. Nous voulons tout d’abord leur apporter les bagages qui leur manquent, que cela soit les compétences, la confiance en soi ou l’autonomie », nous souligne Armelle Delporte. Plus tard, ces personnes pourront affronter avec plus de courage, si elles le souhaitent, le monde du travail. « Les personnes en situation de handicap ne sont jamais ou rarement malades. elles sont même parfois plus investies dans leurs tâches que les autres car elles sont très contentes qu’on leur fasse enfin confiance malgré leur handicap », souligne Armelle Delporte. Un vrai exemple pour les entrepreneurs qui n’osent pas franchir le pas.
L’entreprise Calso lie les drones et le social
Nicolas Hazard, entrepreneur social français, a fondé en avril 2014 à San Francisco, Calso Inc, une entreprise qui développe des modèles innovants de social business. L’entreprise développe aux etats-Unis des modèles innovants de social business. Il a créé la première « drone
déjà un peu le secteur, il était évident que ce métier était fait pour eux », souligne le PDG de Calso. en 14 semaines, l’université insolite était fière de présenter sa première promotion composée de 20 vétérans. mais Nicolas Hazard est allé plus loin. Il leur a
university » et a ainsi
inventé un nouveau
métier : pilote de drone.
Arrivé aux etats-Unis,
Nicolas Hazard a été
choqué de voir ces milliers
de vétérans d’Afghanistan
et d’Irak à la rue. Ces
hommes encore jeunes
étaient brisés et n’avaient pas d’emploi. Il a donc décidé de les aider. « Les innovations vont vite et la livraison par drone sera bientôt très rependue, mais il n’y a pas encore de personnes professionnelles pour piloter ces engins. », explique Nicolas Hazard. Visionnaire, il a donc décidé de créer une « drone university » pour les vétérans de guerre. Pour gagner de l'argent sur ce concept solidaire, Nicolas Hazard a demandé de l’aide à un compatriote, Parrot, le français numéro un du drone pour se fournir en machines. Puis, Il est allé voir Dji, le concurrent chinois. et pour finir, il a demandé de l’aide à e-bay qui lui a donné 100 000 euros pour démarrer son université. « J’ai expliqué que les vétérans connaissent
offert du travail. Nicolas Hazard s’est renseigné sur les entreprises qui cherchaient mais ne trouvaient pas de pilotes de drones. C’est ainsi qu’il a placé quelques vétérans chez Caterpillar et redbird qui utilisent des drones dans le bâtiment. Ainsi est né
Drones & Good, l'un de ses programmes d'insertion, conçu en partenariat avec SenseFly, la filiale agricole de Parrot & Swords Plowshares, la plus grande association de vétérans de Californie. Les pilotes diplômés de la « drone university » prennent des prises de vue des champs. Ces clichés aident les agriculteurs confrontés aux graves sécheresses californiennes. Calso joue donc le rôle de recruteur pour les entreprises à la recherche de ces nouvelles compétences. rapportée à une année, cette partie de l’activité lui aura rapporté 500 000 euros de chiffre d’affaires. Avant la fin de l’année, Nicolas Hazard aimerait développer son activité en France.
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SePtembre 2016

