﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="no"?><Search><pages Count="84"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32eDitoRiAl« Brrrr...Exit ! »le 23 juin restera comme une date noire pour l’union européenne, et l’his- toire nous dira si elle le sera aussi pour l’Angleterre. A en juger par les cris d’orfraie poussés outre-Manche, et par l’effondrement des marchés qui avaient anticipé un « Non », la surprise est totale. la capitale a majoritairement voté contre la séparation à l’inverse du reste du pays. entre londres, qui vit dans une bulle, et les coins reculés d’Angleterre, l’inégalité en matière d’infrastructures, d’édu- cation et de revenus est criante – en atteste l’indice de GiNi scruté par les chercheurs, plus élevé dans ce pays que dans le reste de l’europe. une leçon à tirer ? Des popu- lations aux niveaux de vie qui divergent de plus en plus finissent par avoir des aspi- rations et intérêts opposés. les inégalités viennent fissurer une certaine communauté de destin. Ne nous leurrons pas, cette fracture territoriale est on ne peut plus présente en France, où les effets de la centralisation jacobine se font perpétuellement sentir. il est difficile de changer le modèle d’un pays en un tournemain, mais les nouvelles technologies et énergies, le télétravail, peuvent aider à homogénéiser le territoire et réduire ce déséquilibre. Notre Prospective s’attache d’ailleurs à imaginer la vie dans les campagnes en 2050, complètement métamorphosée par les innovations. la France a besoin d’entrepreneurs dans l’âme comme notre Culture du Rebond olivier Re-moissonnet qui a sauvé et relancé avec brio le dernier fabricant de brosses à dents hexagonal en Picardie, ou notre electron libre Jacques lewiner, brillant chercheur physicien qui a déposé plus de 1 000 brevets et fondé une kyrielle d’entreprises. Au- tant de petites graines plantées dans le territoire, dont certaines d’entre elles fleuriront pour inventer un futur prospère dans tous les coins du pays. un pays que les Françaisvontredécouvrirdurantlesvacancesestivales,lapeurdesattentatsle.des destinations lointaines. et ils ont raison, la rubrique Hexagone sur les vacances des créateurs d’entreprise, la rubrique international qui réalise un benchmarking eu- ropéen des vacances et de la productivité, ou le Régions & territoires sur la Corse qui n’a pas que du soleil et des belles plages à proposer sont autant d’appels au voyage. l’interview croisée de Voyageurs du Monde et VeryChic rappelle au passage que dans le tourisme haut de gamme aussi, des aventuriers sont à l’œuvre pour ren- verser les certitudes. Bonne vacances et bonne recharge des batteries !Jean-Baptiste LeprinceFondateur & directeur de la publicationJulien TarbyRédacteur en chefs détournantLE CHAT by Philippe Geluck4Juillet-Août 2016]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[n°32www.ecoreseau.frChroniqueurs : Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, Arthur Cohen, Philippe Flamand, Pascal Junghans, Sophie de Menthon, IsaLou Beaudet Regen, Jean-Marc Rietsch, Thierry SaussezCollaborateurs réguliers : Anna Ashkova, Jean-Marie Benoist, Charles Cohen, Anne Diradourian, Ludovic Greiling, Pierre Havez, Marc Hervez, Emilie Massard, Cyril Michaud, Julie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Nicolas Pagniez, Yann Petiteaux, Antoine Pietri, Séverine Renard, Pierre Tiessen, Carla Verley, Murielle WolskiDessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardRéalisationCourriel : production@lmedia.frResponsable production : Frédéric Bergeron Conseiller artistique : Thierry Alexandre Crédits photos : Shutterstock, DRPublicité & opérations spécialesCourriel : publicite@lmedia.frDirecteur du développement : Damien Delachaux Equipe commerciale : Myriam Bouchet, Faustine Launay, Rémy VacrateInternationalConseiller de la direction : Stéphane Le SageDiffusion, abonnements & vente au numéroLMedia / EcoRéseau201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)1 43 06 23 16 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 35,90 €TTC au lieu de 39 €TTC Abonnement 2 ans : 68,90 €TTC au lieu de 78 €TTC Vente kiosque : Pagure Presse - Distribution : MLPAdministrationEcoRéseau Business est édité par LMediaInterview croiséeCarrières & TalentsGALAXIE ECORÉSEAURétrospectiveSoMMAiReBenchmark des congés payéset de la productivité en europe 246-13STRATÉGIE &INNOVATION NUMÉRIQUE 50-61la notion d'espace public en France 6Baromètre de l'innovation 50 Regard digitalwww.ecoreseau.fr201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél. : +33 (0)1 43 06 23 16 Courriel : contact@lmedia.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste LeprinceRédactionCourriel : redaction@lmedia.fr Rédacteur en chef : Julien TarbyConseillers de la rédaction : Matthieu Camozzi, Olivier Faure, Geoffroy Framery, Aymeric MarolleauBusiness storyBaromètre de l'optimisme8 13Arnaud Devigne, Dg. France d'indeed,moteur de recherche d'emploi 52- tendances- Actions symboliques- le monde après CoP21DécryptageProspectiveles start-up hexagonales de l'intelligence Artificielle 54Vivre à la campagne en 2050Haute résolutionPANORAMA 14-24 Grand angle- Solutions de paiement du futur 56 - le dossier RH dématérialisé 58Héritiers héritières, l'innovation perpétuée ? 14RH & FORMATION 62-67 Réseaux & InfluenceRégions & Territoiresle rayonnement de la Corse 18Cercles de voyageurs 62 Observatoire 64Radiall, la pépite des Gattaz 60Hexagoneles dirigeants fondateurs et les vacances 22CLUB ENTREPRENDRE 26-48 Baromètre & Tendances 26Regard sur l'actualitéJulien leclercq, dirigeant engagé de l'agence Com'Press 28A la Unel'amour et le flirt au travail 30Voyageurs du Monde vs VeryChic,le tourisme haut de gamme revisité 34- les concours étudiants entreprises 66 - universités et alternance 67En immersionART DE VIVRE& PATRIMOINE 68-826869 7076 78Nouveau campus orange de l'innovation 36Electron libreRCS Paris 540 072 139Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0318 K 91730 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2265-7436Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique.La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.Jacques lewiner, physicien entrepreneur 38La Sélection culturelle L’Air du tempsCulture du rebondChasseurs de vieilles pierresolivier Remoissonnet, sauveur de la brosse à dents française40 incentiver les équipes à moindre frais 42L’Art du tempsL’actualité automobile : Essais & tendancesCréer aujourd’huiBaromètre Finance & InvestissementsBusiness guidesPatrimoineImprimeur : Léonce Deprez – imprimé en France- Flottes auto : la carte carburant et les ses services associés48Regard sémantique82- Affacturage, la réponse aux Fintechs 46Défiscalisation immobilière monuments historiques 80Juillet-Août 20165]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32GAlAxie eCoRéSeAu Rétrospective - La notion d’espace public en France dans le tempsun pour tous...Dans chaque numéro, EcoRéseau Business vous propose de revenir sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient ou auraient pu être il y a un demi-siècle. Pas question de comparer l’incomparable, de fustiger ou de glorifier le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.D Chacunchercheàpréservercelieude«toutes»leslibertésdesinfluencesidéologiquesoureligieuses. une tentative – vaine – qui ne date pas d’hier.urant cet euro de soit le mieux adapté pos- football, la France sible aux besoins et at- a rétréci. Nos tentes des habitants.frontières sont restées les D’où, comme l’expliquemêmes, c’est au cœur de nos territoires, de nos villes même, que nous avons perdu une part de notre souveraineté. Pour satisfaire aux exigences de l’ueFA afin d’accueil- lir l’euro, nous avons ac- cepté que l’instance du foot européen devienne, le temps de l’événement, maître d’une partie de notre espace public. Car dans les Fan Zones, ce sont bien l’ueFA – et ses sponsors ! – les seuls maîtres à bord. Pire, in- terdiction est faite à cer- tains bars trop près des sacro-saintes Zones de diffuser les matchs sur grands écrans. les non- amateurs de foot pour- raient à juste titre mani- fester leur mécontente- ment de voir ainsi piétiner l’espace public au béné- fice d’intérêts très parti- culiers. Heureusement, ils sont minoritaires, et crient moins forts que les supporters.© CP DC Press / Shutterstock.comtrès bien le géographe Antoine Fleury, une né- cessaire « réflexion sur l’échelle à laquelle les espaces publics doivent être produits ». Plus ques- tion de produire des barres d’immeubles es- tampillées années 60, au pied desquelles l’espace public est devenu au mieux un no man’s land, au pire une zone de non- droit tenue par des dea- lers. l’espace public, au- jourd’hui, se pense en amont, plus qu’il ne se construit en aval au gré de l’utilisation qui en est faite par les habitants. Ce qui pose un autre pro- blème : ces espaces adap- tés à leurs occupants di- rects ne le sont pas aux habitants du pâté de mai- sons voisin. Ainsi, peut- on encore parler d’espace véritablement public ? Peut-être que oui lorsque les pouvoirs publics of- frent l’espace du même nom comme terrain de jeu aux artistes de tout poil. Quoi de mieux pour rendre ces espaces, d’une certaine manière, univer- sels ? une tendance lar- gement développée en France depuis plusieurs décennies, avec en point d’orgue l’installation des colonnes de Buren dansCe débat sur la neutralité de l’espace public n’est pas nouveau. Souvenons- nous de la polémique née, en 2010, des prières de rue, qualifiées « d’occu- pation du territoire » par Marine le Pen. ou des vifs échanges à propos de la loi sur les signes religieux ostentatoires dans les écoles, en 2004. Mais le terrain religieux n’est pas le seul à poser problème. l’occupation de la place de la Répu- blique par le collectif Nuit Debout, par exem- ple, posait la même ques- tion que les exemples pré- cédents : que reste-t-il de l’espace public lorsqu’il est accaparé par des in- térêts ou des revendica-tions particulières, aussi légitimes et inoffensives soient-elles ?C’est dans les années 1960 que naît le terme d’espace public, sous l’in- fluence du philosophe al- lemand Jürgen Habermas, qui définit celui-cibermas qui annoncera les limites de l’espace public dès lors que celui-ci de- vient la proie des intérêts particuliers.Bien avant les sixties, et peut-être sans être préci- sément théorisée, la ques- tion de la neutralité de l’espace public avait été posée. le 9 décembre 1905, lorsqu’est promul- guée la loi de séparation des eglises et de l’etat,comme une déclaration avant l’heure de respect absolu de cette séparation entre espace public et sphère privée. enfin, de quoi est-il question lorsque s’écharpent Pep- pone et Don Camillo dans l’œuvre de Giovannino Guareschi (1964), si ce n’est de savoir lequel des deux parviendra à asseoir son influence sur l’espace public ?Un concept que les Français ont appris à adapter à leur situation personnelle...Dans ces mêmes années 60 toutefois, l’espace pu- blic en France n’est pas appréhendé comme ceFan Zones, Nuit Debout, signes religieux ostentatoires, œuvres d’art dans la rue... En toile de fond toujours le même débatcomme une sphère – au lieu de dialogue ouvert, de quoi s’agit-il sinon de sens concret du lieu, mais mais plutôt comme un es- l’acte fondateur d’un long aussi au sens abstrait d’un pace à aménager dans un processus de « neutrali- regroupement d’individus but précis : bâtir pour lo- sation » de l’espace pu- en débat – de liberté de ger. D’où un débat sur la blic ? Dans le même re- parole et de critique au- neutralité de celui-ci bien gistre, le « Rendons à tonome du pouvoir en moins exacerbé qu’au- César ce qui est à César » place. C’est ce même Ha- jourd’hui. des evangiles sonner d’honneur du Pa-Aujourd’hui, la question de l’espace public est ap- préhendée par de multi- ples disciplines. les ur- banistes, par exemple. Plus un chantier de trans- formation de l’espace ur- bain sans concertation ni participation des rive- rains. l’objectif ? Que l’espace public ainsi créélacou.lais Royal (1986). ou la construction de la Pyra- mide de verre de leoh Ming Pei dans la cour du musée du louvre (1988). Autant d’installations qui, à leur époque, avaient largement fait consen- sus...6Juillet-Août 2016Par Olivier Faure]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[Nouvelle Lufthansa Premium Economy Class Pour ceux qui en veulent plus]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32GAlAxie eCoRéSeAu Le baromètre de l’optimisme - TendancesLes bonnes nouvelles existent, encore faut-il les attraper. Elles sont finalement si nombreuses que nous vous proposonsLe verbatim à retenir...98Autant l'optimisme béat, c'est à dire inactif, est une sottise, autant l'optimisme compagnon de l'effort, pour sortir des difficultés, des souffrances, des lésions fonctionnelles et organiques, est légitimeune nouvelle version plus étoffée du baromètre. Bonnes ondes positives !Alphonse DaudetDes chiffres et des lettres agréablespoints, tel est le chiffre qu’affiche l’indicateur mesurant le moral des ménages en France. Selon l’Insee, le moral des ménages est à son plus haut niveau depuis octobre 2007 ! L'Insee établit cet indicateur à partir de soldes d'opinion divisés en deux grandes catégories : la situation personnelle des ménages et leur percep-Le graphique encourageantA l’occasion de l’évènement des Cloud Days2016 qui a eu lieu le 23 juin, son organisateurOutscale a réalisé une infographie qui préditune croissance fulgurante pour le Cloud publicd’ici 2019. En effet, selon l’étude, le Cloud affi-chera 26% de croissance annuelle pour la pé-riode 2015-2019. Mieux encore, il semblerait qu’en 2019 le Cloud continuera sa progression (+20%). Le Cloud public pèsera donc pas moins de 4,5 milliards d’euros en 2019. Par conséquent, son avenir demeure assez sûr et s’inscrira sans doute de manière plus forte chaque année dans notre quotidien. A ce jour, 73% des entrepreneurs pensent que cette technologie leur permettra de conserver leurs clients existants, pour 76% elle les aidera aussi à en gagner de nouveaux et 92% de ceux qui l’utilisent disent innover plus rapidement.4 La bonne nouvelle ici et maintenantAvec un total de 97700 sur trois mois, le nombre de logements autorisés a bondi de 10% par rapport au trimestre février-avril 2015. Ainsi sur un an, la création de logements s'établit à 396500 unités (+7,4% par rapport à l'année précédente). le logement collectif a grimpé de 9,8% sur les trois derniers mois, par rapport au trimestre de l'année précédente (+9,5% sur un an). le logement individuel pur a aussi retrouvé des couleurs, avec une progression de 3,7% de trimestre à trimestre, et de +3,1% en cumul sur un an. Quant aux mises en chantier, avec 84000 logements commencés en avril 2016, par rapport à la période février- avril 2015, elles sont en hausse de 1,7%, soit 352900 unités sur 12 mois (+3,8%).+26%de croissance annuelle prévue pour la période 2015-20192015 2016 2017 2018 2019tion de l'évolution économique en général. Ainsi, l'opinion des ménages sur leur situation financière future a gagné quatre points. Le solde sur le com- portement d’achat a bondi de sept points. Les Français sont également plus nombreux qu’en avril à estimer qu’il est important d’épargner (+3 points). Concernant le niveau de vie futur en France, les chiffres se sont améliorés for- tement (+9 points), malgré le mois de mai secoué par les manifestations vio- lentes contre la loi Travail.l’onde positivepar Thierry Saussez Créateur du Printemps de l’optimisme,incubateur d’énergies positives.l Necroyezpasquec'étaitmieuxavant4 Pour rêver très loinune équipe de chercheurs de Harvard et du Mit (Massachusetts institute of technology) ont mis au point une sorte de seconde peau. Baptisé xPl, le produit pourrait devenir un vrai traitement miraculeux contre les cernes, les rides ou l'eczéma. en effet, il s'agit d'un film transparent invisible extrêmement fin qui redonne à la peau son élasticité, lui permet de conserver son eau, ce qui revient à l'hydrater – sans crème – tout en la laissant respirer. une future révolution pour les dermatologues et l'industrie cosmétique. xPl a déjà été testé sur 170 « cobayes». Aucune irritation ou réaction allergique n’a été constatée.Selon les statistiques de l'insee, le produit intérieur brut (PiB) a progressé de 0,6% au cours du premier trimestre 2016. Ce qui rehausse légèrement les 0,5% estimés précédemment. Ainsi, si cette progression perdure dans le temps jusqu'au 31 décembre, la croissance an- nuelle serait de 1,1%.Selon une étude réalisée par Visibrain, une plateforme de veille des médias en ligne, Mar- seille et Nice sont les deux villes de France qui utilisent le plus l'émoji "joie", avec respec- tivement 26% et 25% de tweets contenant ce smiley. Paris occupe la troisième place de ce classement joyeux avec 24% de tweets intégrant l'émoticône. Viennent ensuite lyon, tou- louse et Bordeaux avec 22 et 23%. Strasbourg clôture ce classement avec 19% de tweets joyeux.le site Duolingo, spécialisé dans l'apprentissage de langues étrangères en ligne, a publié une étude sur l'activité de ses utilisateurs dans le monde. Selon cette étude, le français est la deuxième langue la plus apprise dans le monde ! en effet, 58% des utilisateurs de Duo- lingo apprennent le français. l’organisation internationale de la francophonie (oiF) confirme ce résultat et ajoute même que la langue de Molière est la cinquième langue la plus parlée au monde.es pessimistes ont un culte, la redécouverte du présent est une c’est l’indignation. Comme si philosophie du bonheur. C’est tout se poser quelques instants de- de suite, ici et maintenant, dans levant la Bourse allait arrêter la carpe diem des anciens que vousmarche du monde, notamment des pays émergents qui veulent à leur tour sortir de la misère et dont ces in- dignés se prétendre solidaires. Comme si notre avenir était de faire marche arrière.Être optimiste c’est d’abord vivre in- tensément le présent sans nous en- combrer sans cesse de l’idée que c’était mieux avant ou que le bon- heur est pour plus tard. C’est la meil- leure façon de décourager toute réactivité et de perdre confiance.Selon la lumineuse expression d’An- dré Comte-Sponville : « Il ne sert à rien d’espérer ce que l’on n’a pas sans profiter de ce que l’on a ». À ne pas jouir pleinement de l’instant, nous pourrions manquer bien des sa- tisfactions et peut-être même l’es- sentiel de la vie.devez vous interroger, vous évaluer, tirer les leçons de vos échecs et de vos succès, progresser, vous perfec- tionner, ne laisser passer aucune op- portunité et bien sûr ne jamais remettre au lendemain...Vous n’êtes pas obligé, pour autant, d’adhérer totalement à la thèse des matérialistes. Rester concentré sur notre capacité d’initiative immédiate ne doit pas conduire à oublier d’où l’on vient ni à se fixer des objectifs et encore moins à se replier cynique- ment sur sa petite personne ou ses seuls plaisirs.Profiter pleinement du présent est d’autant plus légitime pour un opti- miste qu’il le fait en respectant des valeurs qui, elles, sont permanentes, fédèrent la communauté, le vivre en- semble : la liberté, l’équité, la frater- nité, la vérité.Des brèves qui donnent le “smile” le matin...en mai, le marché de l’automobile français a enregistré une hausse spectaculaire de 22,3% avec 175834 voitures particulières neuves mises sur les routes. Parmi les groupes construc- teurs d’automobiles, Renault a brillé avec une augmentation de ses immatriculations de 34%, mieux que son concurrent français PSA (+25,6%). le groupe VW a fait moitié moins bien que la tendance générale (+11,3%). Sur cinq mois, les immatriculations de voitures neuves en France ont progressé de 10,5%. leur rythme de croissance est de 7,3%.8Juillet-Août 2016]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[n°32www.ecoreseau.frLe baromètre de l’optimisme - Tendances GAlAxie eCoRéSeAuLabellehistoiredumois: atypique,autodidacteetentrepreneur!points et retrouve sa moyenne de long terme (100 points). une amélioration qui permet aux chefs d’entreprise d’anticiper une légère amélioration de l’activité, de la demande et des investissements. le commerce de détail, quant à lui, gagne quatre points. en revanche, dans le bâtiment, l’indicateur reste stable et bien en dessous de sa moyenne de long terme (95 points). « Les entrepreneurs sont moins pessimistes sur leurs perspectives d’emploi », souligne l’insee, qui note toutefois que « les carnets de commandes sont jugés encore très bas ». Par ailleurs, l’industrie affiche une légère baisse d’un point (104 points) par rapport au mois d’avril. Cependant, l’institut relève que « les industriels sont bien plus optimistes qu’en avril sur les perspectives générales de production du secteur (+7 points) ».tout petit, Benoît Champliaud, plus connu sous le pseudo Super Benoît, se passionnait d’informatique et était un enfant très inventif. « Les professeurs ne comprenaient pas forcément mon esprit ouvert », sourit- il. Qui aurait cru que ce gamin ayant pour seul diplôme un brevet des collèges deviendrait un jour un expert reconnu dans la sécurité informatique ? issu d’une famille modeste et n’ayant pu faire de grandes études, sa persévérance l’a aidé à franchir les échelons. « J’ai toujours aimé bidouiller, apprendre par moi-même », se confie le jeune homme de 31 ans. Doté d’un bon esprit de logique, adolescent, il a commencé à faire du « hacking » (bidouillage, NDlR). Petit à petit, en apprenant par lui-même il s’est spécialisé principalement dans la sécurité informatique et le code. Dès 20 ans, il crée ses premières sociétés dans le monde digital. « Par la suite, j’ai enchaîné des contrats de prestations : créations de logiciel, réalisations de jeux virtuels, sites web, référencement, e- réputation... Et à mes temps perdus je continuais le hacking », raconte Benoît Champliaud. en 2011, sa première SARl voit le jour : oxo Communication. la première agence de communication pour les artisans- commerçants. « Force est de constater que les artisans-commerçants sont souvent délaissés par les grandes agences », explique Benoît Champliaud. Dans sa lancée, il continua à se développer dans le hacking avec l’avènement du digital, et d’un monde de plus en plus connecté où de nouveaux dangers sont apparus. Benoît Champliaud, avec sonexpérience en sécurité informatique, devient une perle rare pour les entreprises qui souhaitent protéger leurs données. Serial entrepreneur dans l’âme, Benoît Champliaud continue de saisir les opportunités lorsqu’elles se présentent. « J’ai toujours travaillé sur des marchés dynamiques. Dès que leurs prix baissaient, je passais à d’autres innovations », avoue-t-il. le jeune chef d’entreprise pariait souvent sur des produits très courts et rapportant rapidement. Actuellement, Benoît Champliaud travaille sur l’élaboration d’un nouveau système de pare- feu nommé SuperBigWall pour les petites et grosses structures tout en partageant son temps avec Hacking and co, sa société spécialisée dans les audits de sécurité. « L’objectif est de hacker les entreprises clientes afin de connaître leurs failles de sécurité et ainsi de les protéger des gens malveillants », précise le jeune génie. Cependant, avant d’arriver à ce niveau, Benoît Champliaud a connu de nombreuses embûches entrepreneuriales. « Je commence tout juste à récolter les fruits de mon travail », souligne-t-il. Après une décennie de vie professionnelle, cet homme a connu aussi bien des réussites que des échecs. « Au début, les gens ne croyaient pas en mes idées...», déclare-t-il. Jamais découragé et fidèle à ses convictions. Résolument visionnaire et tourné vers le futur, il se lance désormais deux nouveaux challenges pour les années à venir : faire avancer l’intelligence artificielle destinée à la robotique et lutter contre la maladie d’Alzheimer...u Exportations, les prévisions misent sur 2017u Laissez tomber les chaisesSelon une étude du texas A&M Health Science Center sur les conditions de travail des salariés, la productivité des salariés travaillant debout est supérieure de 46% à celle de leurs collègues assis. Pour réaliser cette enquête, les chercheurs ont passé six mois dans des centres d’appels spécialisés dans la santé. A l’aide d’un pupitre, ils ont comparé la productivité des salariés travaillant debout à celle des adeptes de laéconomiques et de conseil Asterès a lancé son tout premier « indice urbain du partage » censé classer la pénétration des plateformes de partage entre particuliers dans les 30 premières villes de France métropolitaine. la ville de Bordeaux est suivie par lille, tours ainsi qu’un ensemble de villes moyennes comme Perpignan, Amiens, Aix, Clermont, orléans, le Mans, Angers, Dijon. les trois plus grandes villes françaises sont cependant à la traîne : Paris se classe 14ème, lyon 18ème et Marseille 30ème. Pour effectuer ce classement, Asterès a étudié le nombre d’annonces sur les sites leBonCoin pour la vente, la location de logement et les services entre particuliers, sur Airbnb pour la location de logement, sur Blablacar et sur ouicar pour le transport, sur Allovoisins, Stootie et Zilok pour les services. le classement global constitue la synthèse de ces quatre catégories : vente, services, logement et transport.selon le ministère du travail ! le chômage a diminué encore plus fortement en incluant les demandeurs d’emploi ayant exercé une activité au cours du mois, pour un total de 5,40 millions de demandeurs en métropole (-1%) et de 5,69 millions en France entière (-1,1%).Selon l’étude de l’assureur-crédit euler Hermes, 2017 offrira de meilleures perspectives de croissance des exportations françaises. en effet, après un creux cette année, à 10 milliards d’euros, l’Hexagone devrait remonter la pente à 34 milliards d’euros. Selon ludovic Subran, chef économiste d’euler Hermes, les effets prix devraient jouer favorablement l’an prochain et la demande supplémentaire adressée à la France devrait donc repartir en 2017, dans un contexte marqué par une croissance toujours relativement faible du commerce mondial en volume (+3,4%). De plus, 2017 permettrait d’élargir les horizons d’exportations avec le retour de la Chine dans les dix zones connaissant les plus fortes hausses à l’export (+1,2 milliard d’euros). l’amélioration de la compétitivité résultant des baisses de charges liées au pacte de responsabilité et au Crédit d’impôt compétitivité emploi (CiCe), qui se traduira par une réduction du coût du travail atteignant 5% fin 2017, permettra à la France de capter plus facilement la demande européenne. en ce qui concerne les secteurs, les machines et équipements, ainsi que la chimie, devraient être les principaux bénéficiaires de ce surplus de demande. Ainsi, les exportations devraient voir leur contribution à la croissance de l’économie française progresser, à 5,4% en 2017 contre 3,5% en 2016. l’étude anticipe que la croissance du Produit intérieur brut (PiB) devrait atteindre 1,5% cette année et 1,6% en 2017, notamment soutenue par la consommation et l’investissement.chaise et du bureau. Conclusion, les salariés debout étaient, en moyenne, assis 1,6 heure par jour en moins que les salariés agrippés à leur chaise toute la journée. « Nous espérons que cette étude prouvera que, même si l’équipement en pupitres peut être coûteux, l’augmentation de la productivité permet de rentabiliser ces dépenses dans le temps », explique Mark Benden, l’un des auteurs de l’étude.u Nouvelle baisse du chômage Après une baisse fulgurante au mois de mars, le chômage affiche de nouveau une baisse au mois d’avril. en effet, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a enregistré une basse de 0,6% (soit -19900 demandeurs), en tenant compte de l’outre-mer. le chômage s’est donc établi à 3,77 millions de demandeurs. une série inédite depuis début 2011, l’indicateur reculant à 3,51 millions de personnes en Métropole,des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité se redresse pour s’établir à 102 points, soit un point de plus qu’au mois d’avril, et deux points de plus que sa moyenne de long terme. Cette amélioration est notamment due aux meilleures perspectives dans le secteur des services et dans le commerce de détail. en effet, l’indicateur des services est en hausse de deuxu Economie du partage : et le ga- gnant est...la ville de Bordeaux ! le cabinet d’étudesu Le climat des affaires s'améliore « En mai 2016, le climat des affaires dans les services retrouve son niveau moyen de long terme », a annoncé l’insee à la fin du mois de mai. l’indicateur calculé à partir des réponsesJuillet-Août 20169Œ]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32GAlAxie eCoRéSeAu Le baromètre de l’optimisme - Actions symboliquesFocus sur ces petites interventions discrètes qui changent le quotidienLe beau geste impromptuLa BA sociale inattendueLes entreprises soudées et solidaires face aux inondations !Les arrondis de salaire par solidaritéles inondations du mois de mai n’ont épargné personne. Des mètres d’eau ont submergé les particuliers, les commerçants et les entrepreneurs. AA Casino, une jeune entreprise d’événementiel située à Semoy (loiret) fait partie des 4000 entreprises loirétaines touchées par les inondations. un mètre d’eau dans la cour et 40 centimètres dans le bâtiment où Alexandre laskowiecki, Aurélien Chavaneau, deux dirigeants de la société et leurs deux salariés stockent, au sol, 23 tables de casino, en acajou, en bois massif... les factures papier des fournitures ont aussi péri. le jour de l’inondation, l’entreprise était inaccessible. l’équipe se retrouve devant un triste décor à seulement quelques jours d’une soirée eDF organisée àindividuelPerspectiveSentretenons avec la France, c’est bien celle consistant à désigner sans cesse «Ce»paysplutôtque«NotRe» pays, à chaque fois que nous avons un reproche à lui adresser ou une cri- tique à formuler. objectif évident : afficher notre mépris envers nos com- patriotes ou ceux qui nous dirigent, se démarquer des uns comme des au- tres et surtout n’être jamais solidaires des décisions qu’ils prennent ou des choix qu’ils font.il en va de même au sein des entre- prises, où sévit partout ce même type de distanciation. Combien d’entre nous évoquent ainsi « Cette boîte » à chaque fois qu’ils évoquent la col- lectivité professionnelle à laquelle ils sont censés appartenir ? Combien s’expriment en disant toujours « ils »« Dans cette boite... »plutôt que « nous » ? « leur » produit plutôt que « le nôtre » ? « la Direc- tion » plutôt que « je » ? Soit autant d’expressions qui en disent long sur l’absence totale de sentiment d’ap- partenance à l’entreprise. en nous distançant ainsi de l’organisation que nous sommes supposés incarner, nous envoyons un message fort à nos clients : « Je vous conseille d’aller voir ailleurs, car cette entreprise est détestable et je n’ai aucune envie de me défoncer pour ces abrutis qui la dirigent, ni d’ailleurs pour vous ! » Certes, tout atteste que le dénigre- ment permanent est une vieille pas- sion hexagonale, réputée aussi ancienne que notre histoire. Mais cette passion prend aujourd’hui des proportions inédites, indécentes et dangereuses. inédites, parce que nous n’avons jamais autant critiqué tout, tout le monde, tout le temps, enParis, où la société doit animer le séminaire avec ses tables de jeux. « Nous avons passé quelques coups de téléphone au menuisier pour qu’il prépare neuf plateaux au plus vite et à notre fournisseur nantais pour qu’il nous livre des cartes à jouer et autres accessoires », se souvient Alexandre laskowiecki. « Nous ne pouvions pas tout stocker chez nous. Nous avons donc décidé de passer un appel à l’aide sur les réseaux sociaux », raconteaccompagnant la création d’entreprises par des personnes exclues du monde du travail, et un projet de mutuelle santé pour les agriculteurs à Madagascar. « En 2017, nous allons probablement faire évoluer le dispositif et proposer de nouveaux projets », annonce Bénédicte Bois. « Nous communiquons régulièrement sur l’Arrondi et tous les nouveaux collaborateurs sont invités à adhérer au projet. Ils plébiscitent largement cette démarche », explique Bénédicte Bois. Pour que les salariés puissent poser leurs questions sur l’avancée des projets soutenus, l’entreprise organise des rencontres avec les représentants des associations bénéficiaires. « Ce projet est facile à mettre en place et a un impact fort et direct. Lorsqu’une entreprise fait toute seule un don à une association, le salarié n’est pas impliqué. Avec microDon, nous participons tous ensemble à une bonne cause », conclut Bénédicte Bois.en 2012, la direction des ressources humaines de la société de courtagedonateurpour télécharger son reçu fiscal, modifier le montant de son don et suivre l’évolution des projets menés par Siaci Saint-Honoré. l’année dernière, l’entreprise a ainsi versé 16000 euros pour soutenir l’action de l’Adie, associationet de conseilassurance Siaci Saint-Honoré, qui compte1200 salariés en France,a lancé une démarcheglobale de responsa-bilité sociale (RSe).Ainsi, le groupe adécouvert la plate-forme de microDon, une entreprise solidaire d’utilité sociale (eSuS) spécialisée dans le domaine du prélèvement de don sur salaire avec son programme l’Arrondi. « Nous avons réalisé un sondage en interne pour savoir comment serait accueilli ce type de projet par nos collaborateurs », explique Bénédicte Bois, responsable des ressources humaines de Siaci Saint-Honoré. Près de 60% des employés ont donné une réponse positive. « Les premiers versements ont eu lieu en janvier 2013 », raconte Bénédicte Bois. le principe est simple. le salarié remplit un bulletin d’adhésion et peut donner de quelques centimes à cinq euros de sa paie et ainsi apporter son soutien à une action solidaire choisie par l’entreprise. « Nous avons opté pour un abondement de 200%. Lorsqu’un salarié verse un euro, l’entreprise en ajoute deux », précise Bénédicte Bois. Chaque salarié peut aussi se connecter sur son espaceenAlexandre laskowiecki. un élan de solidarité s’est tout de suite mis en place. la mairie de Saint-Jean-de-Braye s’est mise en quête d’un local. elliott Bobiet, dont l’agence Pub’n’drive est voisine, contacte la société Kangourou vert, pour laquelle il a créé un site internet dédié au stockage de colis. et voilà le miracle ! les deux associés à la tête de Kangourou vert, Maxime Asselin et Christophe Descombes, ont décidé de secourir les sinistrés, gratuitement, dans un de leurs entrepôts. « Nous avons été surpris par tant de générosité et la solidarité de nos employés », déclare Alexandre laskowiecki. en effet, durant dix jours, main dans la main, les salariés et leurs deux dirigeants ont nettoyé et réparé leur matériel. la société peut désormais continuer à animer des soirées.Philippe Blochwww.philippebloch.compar’il est une expression qui in- carne mieux que toute autre la relation compliquée que noustoutes occasions. indécentes, parce que nous nous affranchissons systé- matiquement de toute responsabilité individuelle ou collective dans ce que nous dénonçons. et dangereuses, parce qu’en agissant ainsi, nous contribuons généralement à aggraver la situation.Auteur - conférencier, animateur et entrepreneur (auteur de « tout va mal... Je vais bien ! » [Ventana editions], animateur sur BFM Business et Fondateur de Columbus Café)Nous ferions bien de nous interroger sur l’intérêt de cette passion fran- çaise... Car au fond de nous-mêmes, ne ressentons-nous pas de temps en temps une forme de gêne, voire de honte, face à nos vaines vociféra- tions ? il est grand temps de rappeler qu’aucun progrès n’est atteignable sans une forme minimale d’apparte- nance à une communauté. Qu’aucun pays ni aucune entreprise ne peut réussir sans solidarité. et que les suc- cès ne valent rien sans fierté parta- gée.10Juillet-Août 2016]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[Julien, 43 ans. Directeur général, diplômé 2015, Management GénéralEt si vous aussi,vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ?Consolidez vos expériences, actualisez votre vision stratégique et pilotez la conduite du changement avec Management Général.12 mois à Paris, 2 immersions à l’étranger, format week-end. Pour les cadres dirigeants.HTTP://EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.EDU/FR/© Getty Images – 570220216]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32GAlAxie eCoRéSeAu Le baromètre de l’optimisme - L’après COP21La COP21 n’était pas une fin, mais un début. Suivi des évolutions bénéfiques à la planèteu COP 21 : accord signé et après ?Même si la progression est lente, elle est tout de même effective. en effet, tous les pays ont présenté la trajectoire de leur pollution. Aujourd’hui, plus de 40 d’entre eux ont des marchés de droits à polluer et de droits d’émission négociables, démontrant leur volonté d’utiliser une politique rationnelle de lutte contre le réchauffement climatique.la production énergétique mondiale, un essor des énergies renouvelables, des économies d’énergies ou encore une protection accrue des forêts.de solutions durables capables de renverser la courbe du réchauffement climatique. le Kazakhstan est le pays où le pétrole et le gaz sont rois. Avec l’organisation de cette manifestation le gouvernement prouve un certain changement de direction. Désormais le pays est enclin à agir pour le bien de notre planète.u « Signer c’est bien, ratifier c’est mieux » le 8 juin, la France est devenue le « premier pays industrialisé » (membres du G7 et G20) à ratifier le texte de la CoP 21 négocié en décembre dernier à Paris. l’accord de Paris a été définitivement adopté par le Parlement. « L’enjeu maintenant, c’est que les 55 Etats représentant 55% des émissions de gaz à effet de serre ratifient à leur tour ce traité », a déclaré Françoisle groupe espagnol Gamesa et l’allemand Siemens ont annoncé la fusion de leurs activités de turbines éoliennes pour créer le leader mondial du secteur. le conglomératuAprès la COP 21, place à la COP 22 ! en novembre 2016, sera organisée la CoP 22 à Marrakech. Cette future Conférence des Nations unies sur le Climat (CoP) aura pour thèmes l’atténuation des effets du changement climatique et l’innovation en matière d’adaptation. les cinq priorités seront : établir une feuille de route pré-2020, pour savoir qui fait quoi, quand et comment ; poursuivre la mobilisation autour de l’Agenda des solutions (ou de l’action) et trouver des outils pour mesurer les engagements ; activer le mécanisme de renforcement des capacités pour que les fonds à destination des pays vulnérables soient débloqués ; améliorer le transfert des technologies de base comme le photovoltaïque et dresser une feuille de route financière post-2020 pour inciter les pays à honorer leurs promesses de contributions. elle aura également pour mission de « développer des outils opérationnels dans le cadre du plan Paris-Lima puis Paris-Marrakech ».u Le secteur cartonne !des énergies renouvelablesHollande. le Président de la République a aussi appelé à « une mobilisation pour que l’Europe puisse être en ordre de marche », afin de ratifier « avant la fin de l’année » l’accord de Paris. le pacte, qui entrera en vigueur en 2020, doit permettre de réorienter l’économie mondiale vers un modèle à bas carbone. Ainsi, cette révolution implique un abandon progressif des ressources fossiles (charbon, pétrole, gaz), qui dominent largementInitiative verteindustriel allemand détiendra 59% de la nouvelle entité et les actionnaires actuels de Gamesa 41%. le groupe énergétique espagnol iberdrola, aujourd’hui premier actionnaire de Gamesa, aura 8,1%. Cette fusion « créera un géant mondial parmi les fabricants de turbines, dans l’offshore et l’onshore », avec un chiffre d’affaires cumulé de 9,3 milliards d’euros. Depuis la conclusion de l’accord mondial sur le climat, le secteur des énergies renouvelables est en plein essor et bénéficie d’un intérêt renouvelé. un point positif pour Gamesa et Siemens, ainsi que pour la planète.12Juillet-Août 2016u Astana Expo - 2017 : réfléchir ensemble aux solutions durablesen 2017, le Kazakhstan accueillera l’exposition internationale sur le thème de l’énergie du futur. Durant trois mois, le Kazakhstan encouragera la mise en placeParrainez une ruche, soyez ami avec la biodiversité !en 2012, en Haute-Savoie, Raphaël Salvador, éleveur d’abeilles, décide de créer Pollinium, une société qui pro- pose aux entreprises de parrainer des ruches. « un jour, j’ai effectué une commande d’installation d’une ruche sur le toit d’une entreprise. les employé m’attendaient et étaient ravis de leur ruche », se souvient Raphaël Sal- vador. « en voyant leur réaction, je me suis dit qu’il y avait un vrai sujet de consensus. Quelque chose à explorer pour fédérer les entreprises. » Aujourd’hui, Pollinium compte 130 entreprises clientes sur toute la France. l’en- treprise leur propose soit d’accueillir des ruches chez elles (c’est-à-dire sur leur lieu de travail : jardin, parc...) et ainsi de devenir hôtes d’abeilles, soit de parrainer une ruche sur le site inter-entrepreneurial et d’être marraines d’abeilles. Si elles le veulent, les entreprises peuvent même créer les ruchers entiers avec leurs collaborateurs et partenaires. Pour 900 euros par an, l’entreprise bénéficie de la formule clé en main. « on s’occupe de tout ! »,sourit Raphaël Salvador. l’installation et l’entretien des ruches, la récolte du miel, la gazette d’information tri- mestrielle sur la ruche et un kit de communication que les entreprises peuvent relayer si elles le veulent. « Chaque entreprise bénéficie de 100 pots de 120 grammes de miel avec une étiquette et le logo de la société. Si une des entreprises marraines n’a pas assez de miel, une autre peut partager le sien », explique Ra- phaël Salvador. « les entreprises qui viennent vers nous affirment que même si l’environnement est au cœur de l’actualité, les enjeux deviennent de plus en plus difficiles à comprendre. Alors que tout le monde comprend la symbolique des abeilles et leur situation actuelle », déclare Raphaël Salvador. en effet, personne n’est insensible à leur disparition. « l’abeille n’est pas un animal ni un insecte. elle est à la fois intrigante, son organisation est très bien faite mais pas forcément compréhensible. elle est inquiétante car elle pique mais en même temps magique car elle fait du miel », énonce Raphaël Salvador. Pour une entreprise, parrainerune ruche peut être aussi une occasion de faire vivre l’apiculteur et de participer à l’économie environnementale.]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[n°32www.ecoreseau.frProspective - Vivre à la campagne en 2050 GAlAxie eCoRéSeAu Compte-tenu des innovations en cours dans le domaine, EcoRéseau Business imagine dans une fiction ce à quoi il ressemblera en 2050,Ruralité et modernité réconciliéesJuillet 2050, EcoRéseau Business zones rurales, version numérique.Dix minutes à pied du travail à la maison, en déambulant au travers des arbres. 20 ans après sa décision, eric se félicite toujours du changement de vie négocié quand il était un jeune parent. Partir de l’agglomération pari- sienne et travailler dans un village de la Beauce constituait encore un acte osé. il n’avait pas été le premier à amorcer le mouvement, mais le contexte n’était pas simple. « Les entreprises étaient encore ré- ticentes à laisser leur personnel sans contrôle. J’avais dû batailler pendant un an pour que ma société accepte que je travaille à distance, explique eric. Pourtant, le boulot que je fournissais était le même, assis devant un ordinateur. » les années 2020 avaient vu une politique dite de « décentralisation réelle » redonner des pouvoirs aux petites municipalités et redorer leur attrait : elles n’étaient plus dépendantes des versements financiers de l’etat et levaient les impôts pour elles-mêmes, la loi ne les obligeait plus à construire des logements publics, et elles bénéficiaient d’un pouvoir de police et de justice plus importants. une démocratie locale avaitdans notre entreprise à travailler à distance. Notre activité nous le permet. »puis demande l'avis d'un expert du secteur. De quoi révéler des potentiels insoupçonnésles tiC et les énergies laissent entrevoir un autre rapport à la campagne, même reculée, d’où il sera possible de communiquer, s’approvisionner, travailler, vivre pleinement...« Nous avons installé l’une des piles atomiques miniatures développées par le Commissariat à l’énergie atomique »nt émerveillés », explique eric. le paradis sur terre ? « Evidemment non. Il existe également ici des conflits, que ce soit entre voisins ou entre élus. Mais tout se fait à taille humaine. Je contrôle mieux ce que je consomme, ce que j’utilise, je connais les gens et les lieux. Et cela ne nous empêche pas de voyager et de découvrir le vaste monde. » Depuis 20 ans, la commune d’eric voit sa démographie augmenter, des écoles et des commercesrepris vie, même si une importante partie avait été transférée aux intercommunalités dix ans plus tôt. Pour eric, le déclic était venu quand avait été annoncé un vaste plan de restauration des centres de villages aban- donnés pour les transformer en bureaux dédiés au travail à distance. « Je ne me voyais pas bosser seul à la maison, sans échange professionnel et sans sociabilité.se connecte tous les jours en vidéo-conférence avec ses collègues pour faire le point. et une fois par semaine, il prend le train rapide afin d’échanger en équipe. « J’en ai pour deux heures aller-retour. Les drones de transport qui émergent réduiront la durée à moins d’une heure. C’est sûr, rien ne vaut le contact humain, concède eric. Mais nous sommes désormais la majoritése rouvrir. Comme 4000 petits villages de France...« Quelle taille aurait votre chambre à Paris ? A peu près comme ça les enfants... »Les espaces ouverts professionnels prévus dans les projets de “décentralisation réelle” m’ont décidé à partir. Ma femme était très motivée. » Désormais, ericla vie des villages a changé. en augmentation démo- graphique, ils se sont organisés pour mener leur déve- loppement dans une certaine indépendance. « Chez nous, nous avons installé l’une des piles atomiques mi- niatures développées par le Commissariat à l’énergie atomique, commente un membre de la municipalité. Nous pouvons utiliser au besoin notre propre production électrique ou celle d’EDF sur le réseau de la commune. » eric a fait encore mieux : « J’ai de mon côté installé les mini-éoliennes à bon marché commercialisées ces dernières années et les ai placées au fond du jardin. Je continue à payer des taxes pour l’entretien du réseau national, mais je peux consommer ma propre électricité. » la nourriture est quant à elle majoritairement assurée par des maraîchers et des éleveurs locaux, qui passent dans le village deux fois par semaine avec leurs pro- ductions, et qui le font savoir. « Je sais ce que je mange et à qui je donne mon argent. Je ne connaissais pas cela quand j’étais en ville. On a même visité laMINI PILES NUCLÉAIRESferme de notre éleveur avec nos enfants, ils étaie.Ludovic GreilingTrois questions à Geneviève Bouché, informaticienne télécom, ancien fonctionnaire au Commissariat général au Plan,aujourd’hui futurologue au sein de la Société française de prospective.Le film « Demain » fait réfléchir...200 ans après les débuts de l’exode rural, un phénomène inverse est-il envisageable ? Cela fait partie du champ des possibles. L’Homme cherche sans cesse à améliorer son confort, mais il est aussi un animal affectif, il a besoin de relationnel pour se développer. La ville lui a promis l’accès à cette forme de richesse, mais il a eu la solitude et la pollution. Il est aussi venu en ville pour se rapprocher des lieux de production, mais à présent, sa présence constante n’est plus nécessaire. Le travail de surveillance se fait à distance pour une large part. Le travail de réflexion se fait en alternant le travail personnel et le travail collectif. La décentralisation ramène les Hommes près de la terre, ce qui présente finalement de nombreux avantages, en particulier en ce qui concerne la valorisation de notre foncier, qui a fait notre force et que nous devonscontinuer à valoriser, pas seulement sur le plan agricole et touristique.Certains affirment que le mouvement s’est déjà amorcé. Qu’en pensez-vous ?Il y a des précurseurs qui défrichent. Des films comme “Demain” font réfléchir, tout comme les promesses de l’énergie renouvelable, mais aussi bien d’autres faits, comme par exemple les circuits courts en matière d’ali- mentation optimisée. En France, le mouvement s’amorce sur des faits plus simples, comme par exemple le coût des loyers et la qualité de vie pour les familles. Le reste va suivre. La question est de savoir comment réorienter les investissements. Par exemple, nous sommes engagés dans un processus de désertification médicale. Mais les nouvellesapproches en matière de santé demandent de reconstruire le système de santé.Qu’est-ce qui freine cette décentralisation ? Faut-il une réorientation des politiques publiques ?Les infrastructures et la pensée administrative ne sont pas orientées dans le sens de la décentralisation urbaine. Pour le moment, nous sommes encore dominés par des formes de gouvernance normalisatrice et autoritaire, mais nous allons aller progressivement vers des formes de gouvernance facilitatrice, car il n’est pas possible de prétendre libérer les initiatives et en même temps enrégimenter les ci-toyens.Propos recueillis par LGJuillet-Août 201613]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32PANoRAMA Grand Angle - Héritiers/héritières, vecteurs d’innovation ?L'occasion pour EcoRéseau Business d'enquêter sur le sujet principal du panorama, politique, sociétal ou macro-économiqueun flambeau à entretenirles exigences de continuité nuisent-elles à la créativité ? Pas si sûr, des entreprises familiales le prouvent quotidiennement, négociant avec subtilité les passages de relais...a disparition, fin conflits internes), lui se- mai, de l’inven- rait au contraire néfaste.teur de l’AbribusJean-Claude Decaux l’a DÉCISIONSrappelé : en France, les grandes sagas indus- trielles familiales survi- vent très souvent à leur fondateur. Arnault, Das- sault, Pinault, Bolloré, Ricard, Peugeot : ces en- treprises éponymes conti- nuent ainsi aujourd’hui d’écrire les plus belles pages de l’économie fran- çaise. Cette longévité s’explique-t-elle par une faculté particulière à transmettre et entretenir l’innovation au fil des générations ? Cette ques- tion, encore récente dans la littérature économique, fait débat. elle oppose ceux qui considèrent que ces entreprises bénéfi- cient d’un environnement interne et externe propice à l’innovation, à leurs dé- tracteurs, qui jugent que l’implication familiale, avec son risque de dérives (routine, népotisme,DOULOUREUSES14Juillet-Août 2016Pour éviter une telle erreur de jugement, nombre de fondateurs se montrent ainsi prêts à prendre des décisions douloureuses. « Étant parti de rien, j’ailes entreprises dites « fa- miliales » – même si pour ces grands groupes la ré- partition des capitaux ne permet plus de les appeler ainsi – traînent parfois en- core une image d’ar- chaïsme. « A première vue, on peut craindre que la volonté de transmission et de pérennité de l’en- treprise familiale n’im- pose un cadre ou une mé- thode de management moins dynamique et fa- vorable à l’innovation, pointe Philippe Vailhen, associé, responsable de l’activité entreprises Fa- miliales chez eY. Mais en réalité, il existe autant de types d’organisations familiales que de réali- tés. »en particulier, le critèrepurement familial de l’hé- « Avant d’évoquer mes velléités de changement, je crois qu’en tant que “fils de” l’ancien patron je vais devoir un peu prouver ma légitimité... »ritage laisse inévitable- les compétences de la per- ment planer un doute sur sonne désignée pour diri- ger l’entreprise. un risque a priori plus élevé que pour les entreprises clas- siques, où la transmission peut sembler plus trans- parente, à travers un pro- cessus de recrutement, un projet de reprise voire une transaction financière. Mais cette hypothèse estculinaire..., explique Nor- bert Alter, professeur de sociologie à Paris Dau- phine et codirecteur du master Management, tra- vail et Développement so- cial. Mais si la transmis- sion n’est pas uniquement économique, et qu’elle respecte également l’es- prit qui guide l’action du dirigeant, alors l’héritagetoujours considéré que pouvoir transmettre ma société à l’un de mes fils était une chance, confie Guy Bastide, président du groupe Bastide le Confort Médical (200 M€ de CA attendu en 2016), désor- mais dirigé par son fils, Vincent. Mais, de par mes origines de paysan de l’Aveyron, j’estime que laSURPERFORMANCE CONTRAINTEDans cette démarche, ces organisations disposent même de ressources uniques : ancrage territo- rial fort, culture d’entre- prise affirmée et vision à long terme, propices à l’innovation. « Les entre- prises familiales se ca-Max Ponseillé, le passeurFondé en 1989 à partir de la clinique Saint-Roch – elle- même créée en 1947 par le docteur Etienne Ponseillé – le groupe Oc Santé, aujourd’hui dirigé par son fils, Max, regroupe désormais 14 établissements de soin à Montpellier, Béziers et dans le Gard. Une croissance d’un quart de siècle réalisée grâce à une dizaine de nouvelles constructions et d’acquisitions, dans un secteur alors en pleine phase de concentration. « Les innovations sont fonction de l’époque, raconte ce dernier. Mais dans le domaine de la santé, la mutation qui s’impose actuellement à nous est particulièrement forte : nouvelles techniques, robotisation, e-santé, etc. » Pour affronter ces défis futurs, Max Ponseillé envisage de transmettre les rênes de l’entreprise familiale « d’ici quatre ou cinq ans » à son fils, Guillaume, qui dirige aujourd’hui la clinique de Clémentville à Montpellier. « Dans le cas d’une société familiale, l’intérêt propre de l’entreprise, de ses salariés et de ses patients doit primer. Sans successeur compétent, une vente est pré- férable, assure ainsi le dirigeant. Mais si l’héritier présente suffisamment de qualités, alors la continuité peut être sécurisante et appréciée des collaborateurs. »L'héritier sera plus naturellement enclin à faire évoluer l'entreprise de manière incrémentalecontredite par les faits. « Le problème de l’héri- tage intervient lorsque l’entreprise est transmise à une personne qui perd l’esprit du fondateur. Par exemple une marque d’agroalimentaire créée par un chef étoilé, et qui serait reprise par un fils attiré par la finance mais sans aucune connaissancepeut permettre de faire vivre une tradition. Les grands héritiers qui ont marqué l’histoire de Mi- chelin, Citroën ou Renault le prouvent. »pérennité de l’entreprise est prioritaire : l’héritier n’a de raison d’être que s’il dispose de compé- tences à la hauteur. Si cela n’avait pas été le cas, nous nous serions sé- parés ». une condition indispensable pour que l’entreprise familiale re- présente un terreau fertile à l’innovation.ractérisent par un cycle de décision court, impli- quant peu de collabora- teurs, ainsi qu’un temps de management long, exo- néré des échéances finan- cières trimestrielles aux- quelles sont soumises les entreprises capitalistiques classiques, décrit Philippe Vailhen. Or l’agilité et la réflexion sont essentiellesTÉMOIGNAGE]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[n°32www.ecoreseau.frGrand Angle - Héritiers/héritières, vecteurs d’innovation ? PANoRAMAGuy Bastide, le père bienveillantIl l’assure : « Si Vincent n’avait pas été à la hauteur, il aurait dû trouver une autre situation et nous nous serions séparés ». Une affirmation qui peut sembler difficile à croire tant le fondateur du groupe spécialisé dans la vente de matériel médical semble aujourd’hui persuadé d’avoir fait le bon choix en confiant les rênes de l’en- treprise à son fils, alors âgé d’à peine 32 ans. Mais après avoir gravi un à un les échelons de l’entreprise familiale, en débutant comme responsable de l’agence de Nîmes puis au siège, ce dernier s’est aujourd’hui fait un prénom. « Vincent porte aujourd’hui une vision d’avenir d’une médecine en forte évolution, assure Guy Bastide. C’est lui qui a créé la division stomathérapie du groupe et qui assure le développement et le rachat de nouvelles sociétés. Il sera le moteur du doublement de la taille du groupe dans les cinq prochaines années ! » Appétence pour les nouvelles technologies, vision commerciale, innovation : le patriarche loue les qualités de son héritier. « Il est impossible de savoir ce qu’un autre aurait fait à sa place. Mais je connais sa parfaite connaissance de l’entreprise, sa motivation et sa vision pour la développer. Personne n’est mieux placé que lui pour le faire. »à l’innovation. Les entre- prises familiales y sont donc naturellement favo- rables. »de performance pour as- surer leur pérennité. « L’entreprise familiale subit, en France en par- ticulier, un climat fiscal défavorable, qui l’obligeun haut niveau d’innova- tion. Selon un observa- toire réalisé cette fois par Audencia, sur 171 entre- prises familiales en Pays- de-la-loire, leurs inves-INNOVATION HÉRÉDITAIREMais au-delà de ces atouts, la personnalité du dirigeant importe bien évi- demment dans la politique d’innovation de l’organi- sation. or, « biberonnés » au sein de l’entreprise dès leur plus jeune âge, les héritiers disposent souvent d’une connaissance unique de la société. en outre, cette précocité les destine très tôt aux plus hautes responsabilités : 32 ans pour Vincent Bas- tide (Bastide le Confort Médical), 30 ans pour Alexandre Vachet (union Matériaux)... un atout im- portant lorsque l’on sait que l’apogée créative d’un entrepreneur intervient en- tre 40 et 45 ans (cf. enca- dré) ! Pour garantir la continuité de l’innovation, ces transmissions doivent cependant être minutieu- sement préparées. « La création provient de la capacité à transgresser des règles et des situations antérieures, reprend Nor- bert Alter. Les chefs d’en- treprise qui nomment leurs fils les envoient donc très souvent au préalable voir ce qui se fait ailleurs, par- fois même pendant long- temps. » Cette première étape – un passage dans la finance new-yorkaise pour Alexandre Vachet, une expérience de deux ans à londres pour Vin- cent Bastide – se complète généralement par un long cursus en interne. «  Avec mon père, nous avionsconçu un parcours initia- tique de sept années en- viron, qui devait me mener au poste de directeur gé- néral », raconte ainsi Alexandre Vachet. en cas d’échec – opposition des équipes internes, inexpé- rience ou âge insuffisant du successeur – d’autres modes de management temporaires sont toujours possibles. « Au moment où elle a pris du recul, la dirigeante du leader mon- dial du nautisme Beneteau a mis en place une sorte de régence, en faisant in- tervenir des managers ex- térieurs, jusqu’à ce que la famille reprenne le ma- nagement de l’entre- prise », illustre Philippe Vailhen.des innovations de rup- ture, synonymes de cou- pure avec sa tradition et son identité. « Créée à la Belle époque, dans les an- nées 20, PSA a depuis continuellement amélioré ses produits mais n’a ja- mais été capable de ré- volutionner son marché en inventant par exemple la voiture autonome de Google, constate Guil- laume Villon de Benve- niste, responsable mar- keting et innovation chez Fujitsu, blogueur et au- teur de « le secret des entrepreneurs de la Sili- con Valley ». Les entre- prises familiales souf- frent en effet, comme beaucoup de groupes leaders, d’actifs qui se transforment en handi- caps lors d’un change-Cette « surperformance » a été mesurée dans le ca-l’hérédité familiale influe cependant sur la natureAu fil des années, la famille Michelin a fait intervenir des experts techniques externes afin de diversifier et faire évoluer ses produitsdre d’une étude d’eY réa- lisée en partenariat avec l’université d’état de Kennesaw (uSA) auprès des 2400 plus grosses en- treprises familiales répar- ties dans 21 pays. Selon cette enquête, celles-ci ap- paraissent ainsi économi- quement « contraintes », du fait de leur logique de transmission, à davantageà dégager une rentabilité supérieure afin de payer, en plus de ses investisse- ments, divers impôts sup- plémentaires : ISF, trans- mission..., observe le consultant. Ce besoin de rentabilité élevée stimule donc l’innovation et la rupture. »tissements sont autofinan- cés pour 37% d’entre elles, soit une moyenne plus élevée que dans les entreprises non familiales. Ainsi, près des deux tiers (64%) d’entre elles dé- pensent plus de 5% de leur chiffre d’affaires dans la recherche et dévelop- pement.Âge des dirigeantsde l’innovation. une fois seul aux manettes, l’héri- tier procédera rarement àment de modèle. » l’hé- ritier sera en revanche plus naturellement enclin à faire évoluer l’entre- prise de manière incré-enfin, leur stabilité finan- cière concourt à maintenirMartin Bouygues a réussi à ou- vrir largement la straté- gie de la firme, aux té- lécoms notamment, tout en conservant “l’esprit Bouygues” composé d’appartenance, de loyauté et de fidélité au groupe, illustre Norbert Alter. La tradition n’em- pêche pas toute créativité technique, stratégique ou organisationnelle. D’une certaine manière elle permet même de renou- veler et de préservermentale. «L’héritage, un bon moyen de libérer l’innovation en levant l’un de ses prin- cipaux obstacles : l’âge trop avancé de la majorité des dirigeants. Après s’être demandé si le plus jeune dirigeant du classement HBR des 100 meilleurs PDG du monde, Ma Huateng (Tencent), n’avait pas déjà dépassé, à 44 ans, son apogée créative, le journaliste américain Walter Frick s’est ainsi penché sur le lien entre l’âge et l’innovation, dans un article publié par la prestigieuse Harvard Business Review.L’auteur s’appuie sur les travaux de deux professeurs américains. À partir de diverses études, Dean Keith Simonton (Université de Californie à Davis) a tout d’abord mis au point une courbe « âge-créativité » montrant que cette dernière s’accroît rapidement en début de carrière, atteint son maximum environ 20 ans plus tard, soit vers l’âge de 40 ou 45 ans, puis entame un lent déclin au fur et à mesure que l’individu vieillit... Des conclusions qui rejoignent celles de Benjamin Jones (Kellogg School of Management) concernant l’âge des prix Nobel et des grands inventeurs du XXe siècle. Là encore, ces inventeurs ont réalisé l’essentiel de leurs travaux majeurs entre 30 et 50 ans. Et seuls 14% d’entre eux l’ont faitaprès 50 ans...Des résultats en contradiction totale avec l’actuelle pyramide des âges des PDG, s’étouffe Walter Frick ! En effet, selon ses recherches, la plupart des dirigeants d’entreprise n’atteignent pas ce poste avant 45 ans en moyenne. Le nombre de dirigeants « quadras » demeure ainsi très largement inférieur à celui des plus de 60 ans. Trop tardivement donc pour pouvoir exprimer tout leur potentiel créatif....L’hypothèse du journaliste est finalement confirmée par une dernière étude menée par des chercheurs du MIT et de l’Université de Pennsylvanie. Ceux-ci ont établi que les entreprises dirigées par des patrons jeunes cherchaient à innover de façon plus agressive, comme le prouve le nombre de brevets qu’elles déposent, notamment parce qu’elles ont tendance à embaucher des collaborateurs et des inventeurs aussi jeunes qu’eux. Seul motif d’espoir pour les « vieux » dirigeants : s’ils souffrent d’une moindre capacité d’innovation, ils pourront en revanche toujours opposer d’autres qualités, certes loin d’être inutiles pour diriger une entreprise, au premier rang desquelles... l’expérience !l’idée originale. »la capacité d’innovation ne repose enfin pas uni- quement sur les qualitésDes PDG trop vieux pour innover ?Juillet-Août 201615TÉMOIGNAGEŒ]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32PANoRAMA Grand Angle - Héritiers/héritières, vecteurs d’innovation ?Raphaël Gorgé, le visionnaireCertaines lignées familiales ont l’innovation dans le sang. C’est le cas de la famille Gorgé. Le père, Jean- Pierre, crée ainsi à partir de 1970 le groupe Finuchem spécialisé dans la chimie, les robots pour l’automobile et la marine. En 2004, lorsque son fils Raphaël le rejoint après un début de carrière dans la finance, le groupe réalise environ 50 M€ de CA répartis entre robotique sous-marine (30%) et automobile (70%). Mais malgré ce succès, le fils a une autre vision : face à la baisse des marges dans l’automobile, il remplace cette branche par une activité plus innovante, les drones de sécurité en milieu hostile. « Si j’ai une seule fonction, c’est de m’assurer que nos marchés seront encore là dans dix ans », expliquait-il ainsi ré- cemment dans Les Echos. En 2009, ce segment pèse plus de 60 M€, soit près d’un tiers de l’activité du groupe (160 M€). Et ce n’est pas fini. En 2013, il se lance dans l’impression 3D en rachetant le français Phidias, devenu Prodway, dont les effectifs (de 1 à 170 personnes) et les ventes (de 100000 à 18 M€) ont explosé en deux ans ! Tout comme le CA de l’en- treprise qui dépasse les 265 M€. Avec ce triptyque, l’ETI française apparaît aujourd’hui solidement armée pour faire face à la nouvelle révolution industrielle.« Je te propose d’être plus tard le dirigeant-innovateur de cette entreprise, comme papy et moi, et toi tu me dis que tu veux être Paul Pogba ? »confrontées à une nou- velle difficulté : si les jeunes générations conservent la fibre en- trepreneuriale, elles pré- fèrent désormais parfois créer leur propre struc- ture plutôt que de pour- suivre la saga familiale..du dirigeant, heureuse- innovateurs viennent tou- peut s’associer avec des niques externes afin de ment ! elle dépend ainsi jours de l’extérieur de innovateurs capables de diversifier et faire évo- plutôt, selon Norbert Al- l’entreprise, car ils perturber l’ordre établi. luer ses produits. »ter, d’un mélange fait de échappent à sa tradition, Au fil des années, la fa- Mais dans leur quête transgression, coopéra- précise-t-il. Cependant, mille Michelin a ainsi continue d’innovation,Pour coller à ces aspira- tions croissantes, les en- treprises familiales de- vront donc, une fois detion et compétences col- un héritier doté d’un es- lectives. « Les grands prit d’entrepreneuriatC Bernard Arnault, LVMHL’homme le plus riche de France (33,3 Md$ en 2016 selon Forbes) a bâti sa fortune en misant souvent très gros. Dès son entrée dans l’entreprise familiale en 1971, il convainc ainsi son père, Jean, de reconvertir ses activités dans la promotion immobilière après en avoir cédé la branche BTP pour 40 millions de francs. Il en deviendra directeur général en 1977, avant de succéder à son père un an plus tard. En 1984, deuxième coup de poker : il investit 90 millions de francs dans la financière Agache et prend les rênes du groupe Boussac, qui possède notamment Christian Dior, Le Bon Marché, ou Conforama, qu’il revend à PPR. Enfin, pro- fitant de la baisse des cours due au krach d’octobre 1987 et à des dissensions internes, il monte progressivement au capital de LVMH, avant de lancer une OPA sur le groupe de luxe en 1989. Depuis son empire s’est encore développé à force d’acquisitions : Kenzo, Les Echos, Guerlain, Loewe, Marc Jacob, Sephora, DKNY, etc.C Bertrand Jacoberger, SolinestDestiné à une carrière de juriste aux Etats-Unis, où il décroche un MBA, Bertrand Jacoberger revient finalement à la fin des années 80 au sein de l’entreprise familiale de distribution de confiserie, Solinest, créée dans les années 30 par son grand-père. À son arrivée, le petit-fils introduitfait intervenir dans l’en- certaines sociétés fami- treprise des experts tech- liales sont aujourd’huiTops et flopsDes héritiers aux destins diversde nouvelles marques sur le marché : Mentox, Chupa Chups, Werther’s Original, ou Fisherman’s Friend jusqu’à détenir 80% de la confiserie de poche française ! Grand voyageur et détecteur de tendances, il a notamment créé un pôle innovation dans le but de développer de nouvelles marques, comme N.A ! en 2010. Il se diversifie aujourd’hui dans les boissons chaudes (Van Hooten) et fraîches (Cacolac), le snacking et les produits salés (Tyrell).v fratrie Decaux, JCDecauxDécédé le 27 mai dernier à l’âge de 78 ans, Jean-Claude Decaux avait fondé, en 1955, JCDecaux qui deviendra un géant mondial du mobilier urbain et de l’affichage publicitaire. Autodidacte, l’industriel invente d’abord l’Abribus en 1964 en installant gratuitement dans les villes ces équipements en échange de la concession de l’affichage publicitaire. Plus tard, il démocratisera également le vélo en libre- service, à commencer par le Vélib’ parisien. Prévoyant, l’homme d’affaires avait cédé en 2013, la présidence du conseil de surveillance de l’entreprise familiale, laissant les rênes à ses trois fils. Ceux-ci seront-ils à la hauteur de l’hé- ritage du patriarche ?v Sophie Bellon, SodexoArrivée à la tête de Sodexo le 26 janvier 2016, SophiePierre Havezplus, évoluer.Bellon, fille du fondateur Pierre Bellon, est devenue, fin mars, la première femme PDG d’un groupe du CAC40. Sé- lectionnée parmi les quatre enfants de l’entrepreneur mar- seillais, elle a connu un parcours dans la banque et le luxe, avant de rejoindre le groupe familial en 1994. Cependant, le géant de la restauration d’entreprise (428000 salariés, 14 Md€ de CA) connaît aujourd’hui une transition délicate selon certains analystes, qui va obliger la nouvelle dirigeante à sortir de sa zone de confort. « L’ensemble de l’appareil de production mis en place pour produire les tickets res- taurants souffre aujourd’hui de la concurrence des titres digitalisés ou sur carte bancaire. Leurs coûts demeurent élevés malgré une baisse des ventes », confie l’un d’eux.c Arnaud LagardèreJean-Luc Lagardère, mythique patron des groupes Hachette et Matra, mort brutalement en mars 2003, avait patiemment tissé un groupe d’édition et d’armement. Malheureusement son fils fait plus l’actualité pour sa revente des parts d’EADS, ses choix malheureux en matière de stratégie – notamment dans le marketing du sport – ses vidéos- interviews kitschissimes réalisées en compagnie de sa nouvelle compagne mannequin qui a 30 ans de moins que lui. Espérons que ses investissements digitaux d’ampleur soient enfin le bon pari.16Juillet-Août 2016TÉMOIGNAGE]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32PANoRAMA Régions & Territoires - CorseEcoRéseau Business s'attache à décrire les forces et potentiels insoupçonnés d'un territoire,un rayonnement qui ne vientd'une métropole ou d'une régionpas que du soleill’Île de Beauté est un des territoires français qui crée le plus de valeur depuis 20 ans. Mais comment parvient-elle à se hisser parmi les bons élèves économiques ?la Corse, ses saveurs authentiques, ses décors es- carpés, verdoyants, soulignés par un franc soleil en toute saison... Dans l’esprit de tous, les atouts naturels de l’Île de Beauté forment les plus grandes par- ticularités de cette terre singulière. et si, derrière la carte postale, se cachaient d’autres caractéristiques bien plus méconnues ? Qui sait que, sur la période 1990-2012, la Corse affichait la plus forte croissance économique fran-Une région plus haut placée qu’on ne le pen- sait de prime abord...Par Mathieu Neuçaise avec 2,5% en moyenne, contre 2,1% pour les deux autres régions sur le podium, le languedoc-Roussillon- Midi-Pyrénées et les Pays de la loire ? les filières corses à l’origine des développements de l’île ont plus d’un tour dans leur sac. Bien sûr, le tourisme représente une manne précieuse qui assure l’essentiel de l’activité locale. il emporte notamment dans son sillage une dyna- mique toujours plus marquée en matière de transportsaériens, .d’être ouvertes. et lorsque le temps de la basse saison prend le relais, ce sont les voyageurs d’affaires qui maintiennent l’activité à un niveau plus que satisfaisant. les richesses de la terre, le potentiel de la construction, du BtP et de l’industrie agroalimentaire constituent d’autres fers de lance qui peuvent porter l’économie de demain.maritimes, où de nouvelles lignes continuent18Juillet-Août 2016]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[Vols régulieau départ de PARIS corsair.frvotre Business c’est notre affaire !Sur Corsair, *errssClasse BusinessLa classe Grand Large de Corsair vous accueille dans un espace exclusif au confort optimal,à déuvAbidjan - Dakar - La RéunionGuadeloupe - Martinique - Mayotte Île Maurice - Madagascar - Montréalééccoouuvrriir sirouns : onssuuurrttoouttteeessnnoosss ddeessttiiinnnatttio*AffairesDREAM ON - CORSAIR, SA au capital social de 22 236 579€, ayant son siège, 2 avenue Charles-Lindbergh, 94636 Rungis, cedex, France, RCS Créteil 328 621 586 - Juin 2016 - 902]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32PANoRAMA Régions & Territoires - Corseu La bataille du potentiel aérienen quelques années, la tendance low cost dans le transport aérien a métamorphosé l’activité du secteur sur l’Île de Beauté. C’est la compagnie britannique easyjet qui fait décoller leu Des labels qualitatifs d’avenir pour les planta-phénomène en 2008 avec une ligne entre Genève et Ajaccio. on passe alors rapidement d’une part de 2% du trafic total de la plateforme aéroportuaire à plus de 25% à l’heure actuelle. easyjet mise sur un développement express et crée des liaisons di- rectes avec Paris, lyon, londres, Bâle-Mulhouse, transformant la Corse en une nouvelle destination de choix pour les voyageurs clients des offres low cost. la compagnie espagnole Volotea flaire elle aussi le potentiel de l’île et ouvre en un temps record des vols régionaux vers Bordeaux, Brest, Caen, lille, Montpellier, Nantes, Strasbourg, tou- louse. Au cours de la seule année 2013, elleQui dit climat exceptionnel, dit richesses naturelles. la Corse ne manque pas d’atouts lorsqu’il s’agit d’exploiter ses sols et s’offre même le luxe de miser sur des productions haut de gamme, avec pour objectif de devenir une terre de référence en la matière. le syndicat AoP Huile d’olive de Corse oliu di Corsica a annoncé il y a quelques mois la mise en place d’une filière de production locale de plants d’oliviers certifiés. le but de cette démarche est de produire des plants d’oliviers sains, authentiques et de qualité. les premiers plants enracinés devraient être livrés aux pépiniéristes à partir de ce mois de juillet et les premiers arbres prêts pour la plantation vendus à partir de l’automnetionsinaugure cinq nouvelles lignes. l’acteur scandinave de l’aérien low cost Norwegian rejoint lui aussi ses concurrents avec une ouverture de ligne en 2012 en provenance de Stockholm, puis une seconde ligne un an plus tard avec oslo. Résultat : en 2014, l’aéroport ajaccien se retrouve ainsi relié à une quarantaine de destinations comprenant une quinzaine de lignes low cost, et un trafic annuel qui représente 1,4 million de passagers.2017. A terme, la production doit représenter environ 15000 plants, 60 hectares et un mi- nimum de sept variétés corses. Cette initiative ambitieuse trouve ses racines dans les ravages causés par la bactérie xylella Fastidiosa Pauca sur les oliveraies de la région des Pouilles, en italie. les oléiculteurs corses importaient par le passé près de 80% de leurs plants auprès du voisin italien. en juillet 2015, la fameuse bactérie a été décou-l’essor ne semble pas près de se tarir. la compagnie low cost Hop !, appartenant à Air France, a annoncé il y a quelques mois qu’elle compte elle aussi déployer ses ailes sur la Corse avec de nouveaux vols à destination des aéroports de Bastia et Calvi. Hop ! avait déjà lancé des connexions avec lille, Strasbourg, Nantes, Clermont-Ferrand et Pau, qui doivent également être développées. Cityjet fait aussi partie des nouveaux entrants sur le marché. elle permettra de relier dès 2016 Bastia à Béziers et Avignon. Pour Véronique Valentini- Calendini, directrice de l’office du tourisme de l’agglomération de Bastia, « les nouvelles lignes proposées comme celles de Hop ! contribuent à désenclaver la Corse. il s’agit d’ouvrir la voie à un fort dynamisme et de créer un vecteur de développement essentiel ». elle rappelle également que le tourisme sur l’île est franco-français à plus de 70%, ce qui signifie qu’il faut « creuser les opportunités et le potentiel que représentent les autres destinations européennes et internationales des pays émergents ».verte sur l’île, poussant les acteurs locaux à trouver une solution alternative. « La production sur nos terres et par nos soins de plants d’oliviers nous est dès lors apparue comme la seule voie possible, d’autant que nous réfléchissions depuis 2013 à la mise en place d’un réseau de collaboration en R&D afin d’améliorer la connaissance et la conservation des variétés corses », explique Sandrine Marfisi, présidente du syndicat AoP oliu di Corsica. Celui-ci représente localement 60% des volumes d’huile d’olive produits en Corse labellisés AoP, 628 hectares de vergers et quelque 123000 litres de production moyenne par an. Dans un contexte où la qualité des produits issus de la terre gagne en importance sur les marchés, cette filière en structuration pourrait bien devenir l’une des grandes réussites actuelles et venir voler la vedette à la clémentine de Corse qui forme aujourd’hui, en termes d’exploitation de la terre, la deuxième filière éco- nomique de l’île, derrière la vigne. Dans ce domaine aussi, « ce sont avant tout des critères qualitatifs qui font la particularité des productions », indique Françoise Piazzoli, membre de l’Aprodec (Association pour la promotion et la défense de la clémentine de Corse).20Juillet-Août 2016u Développer les filières en cohésion avec la région PacaS’appuyer sur les réseaux consulaires des départements voisins pour soutenir l’essor des activités. telle est l’une des stratégies de la Corse pour construire l’avenir économique. la CCi de Haute-Corse et son homologue du Var ont signé il y a quelques mois une convention afin d’intensifier leurs échanges et développer des coopérations. un accord qui inscrit la collaboration jusqu’en 2020 et se veut être un cadre apportant des services communs en matière de création-transmission de sociétés, d’aide aux structures en difficulté, de soutien à l’export, d’animation commerciale, d’apprentissage et de développement durable. le tourisme est bien sûr au cœur des secteurs ciblés, mais les échanges concerneront également l’agroalimentaire, le nautisme, la cosmétique, décrits comme desfilières prioritaires. les ports figurent également parmi les thématiques abordées, et notamment les développements relatifs aux croisières, à la grande plaisance, au transport maritime et à l’aménagement. Jacques Bianchi, président de la CCi varoise, voit dans ce rapprochement « une manière de mieux répondre à l’ensemble des appels à projets, en unissant les forces en présence, dans le but d’agréger les partenaires italiens à un axe solide en Méditerranée occidentale ».]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[n°32www.ecoreseau.frRégions & Territoires - Corse PANoRAMAu Se rapprocher du continent par la merles professionnels du tourisme corse ont de bonnes raisons de tabler sur une nette augmentation de la fréquentation pour ce qui est de l’année 2016, et même pour les futures saisons. l’offre commerciale de la compagnie maritime italienne Moby lines s’apprête à connaître un fort développement dont va directement profiter l’Île de Beauté. Dèscette année, près de 1000 traversées doivent être effectuées entre livourne, Gênes, Nice et Bastia. la société de navigation profite de ses ambitions du moment pour lancer son nouveau navire Moby Zaza qui achemine les voyageurs sur une nouvelle ligne reliant depuis le mois de juin les villes de Bastia et Nice. Celle-ci est synonyme de 322000 places disponibles dont 280000 sur la période juin- septembre, avec une escale par jour.un projet qui est accueilli avec un large sourire du côté corse, d’autant que la CCi de Nice Côte-d’Azur a lancé une campagne de promotion visant à faire de Nice une porte privilégiée vers la Corse. Au sein de la CCi de Haute-Corse, la direction des concessions portuaires n’a pas manqué de rappeler que la compagnie Moby représente le deuxième opérateur à Bastia avec 12% des parts de marché. le président de la CCi locale Paul trojani se réjouit « des retombées économiques intéressantes que laissent entrevoir ces nouveautés, à l’occasion de la saison estivale, mais aussi pendant le reste de l’année. Ce choix stratégique confirme Bastia dans son positionnement géographique privilégié dans l’arc thyrénéen, en face de la Toscane et au cœur du golfe de Gênes ». et si le succès est© Giovanni Cardillo / Shutterstock.com au rendez-vous, le navigateur italien ne se contentera pas d’intensifier les fréquences des traversées, mais ambitionne de connecter Nice au port de l’Île Rousse. le dirigeant de l’entreprise Fabien Paoli estime même indispensable que Bastia se dote d’un nouveau port de commerce en raison de l’impossibilité d’étendre véritablement l’activité avec les infrastructures actuelles, qui atteignent leurs limites et qu’un nouveau projet permettrait de hisser à la hauteur des ambitions économiques de l’île.u Le numérique, nouvel élan économique de l’îleDans le document de synthèse de la Stratégie ré- gionale d’innovation corse, censé définir les grands axes de développements, le territoire ne manque pas de souligner que les technologies de l’infor- mation et de la communication constituent « un moyen de surmonter les barrières de l’insularité ». elles sont décrites comme la solution pour améliorer la visibilité du savoir-faire local et trouver de nouveaux consommateurs et de nouveaux marchés. les efforts de soutien en la matière se sont donc multipliés au cours des dernières années.le résultat est l’émergence d’offres d’avenir comme celle de Bowkr, une jeune société lancéepar deux anciens étudiants de Corte. il s’agit d’une application s’adressant à tous les demandeurs d’emplois, dont les compétences professionnelles diffèrent des carrières traditionnelles, et dans laquelle employés et employeurs se confondent. les opportunités d’emplois sont mises à jour en temps réel. lors de son lancement, l’application a comptabilisé quelque 900 téléchargements en seu- lement 72 heures. Autres exemples : le lancement il y a moins d’un an de l’application de diagnostic Santé DocForYou, déjà téléchargée plus de 150000 fois, ou la création d’une application pour iPad visant à faire découvrir aux plus jeunes l’histoire des monuments et des sites remarquables qui les entourent. Ce dernier projet baptisé Holoquid a été soutenu par l’incubateur d’entreprises innovantes inizia.Pour soutenir les projets à fort potentiel, la plate- forme Corsicantech a vu le jour récemment. il s’agit d’un accélérateur d’initiatives numériques en tout genre. Son objectif est de dynamiser l’éco- nomie insulaire en proposant des accompagnements appropriés, faire collaborer les start-up et grandes entreprises dans une logique de partenariat, mais aussi attirer les investissements des acteurs nu- mériques internationaux.Juillet-Août 201621]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32PANoRAMA Hexagone - Les dirigeants fondateurs et les vacancesDans chaque numéro EcoRéseau Business revient sur une problématique très commentée de l'actualité française,l e débat semble sans fin pour le dirigeant. Doit-il recharger les batteries, ou au contraire mettre à profit cette pause estivale généralisée pour préparer l’année à venir ? Selon une ancienne étude de l’économiste Bertrand Duchéneaut dans « les di- rigeants de PMe, enquêtes, chiffres, analyses pour mieux les connaître », 53% des dirigeants de PMe pre- naient entre une et trois se- maines de vacances en France. il semble que ces chiffres partagés n’aient pasconti. Pour celui qui accom- pagne des P-Dg et Ceo in- ternationaux sur leur métier et leur leadership, « il est ridicule, voire absurde qu’un dirigeant prépare dans son coin l’année à venir pendant les vacances, puis donne ses conclusions à la rentrée. Ce travail doit être réalisé de manière collective, sous peine de développer un es- prit d’exécutants chez les collaborateurs ». et au contraire confier cette tâche à ces derniers puis jouer à l’issue des vacances la fonc- tion d’examinateur est contre-productif et vecteur de stress.l’entreprise est de petite taille, moins son dirigeant prend de temps pour ses vacances. en outre, « dans lespaysoùilyaplusde vacances, comme la France – en comparaison des pays asiatiques ou des Etats-Unis – les dirigeants culpabilisent et cherchent à montrer qu’ils restent actifs », remarque Patrick Buffet. le véritable élément qui permettra de choisir est le degré d’inter- nationalisation de l’entre- prise:si80%duCAest réalisé à l’étranger, mieux vaut alléger la pause esti- vale, qui n’est pas forcément la norme en dehors de l’Hexagone.le repos du guerrier Abandon de poste ou trêve nécessaire et méritée ?afin de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)sensiblement évolué.LA TOTALE DÉCONNEXIONPOUR LES UNSles pro-vacances insistent sur la possibilité de se re- poser et de revenir en forme pour jouer au mieux le rôle d’impulsion du manager. Près de huit dirigeants sur dix estiment être en bonne santé mais... 55% des diri- geants connaissent des jour- nées stressantes selon une étude MMA-opinionWay ! Nombre de réseaux d’ac- compagnement répètent que la création (ou le dévelop- pement) d’entreprise est un marathon et non pas un sprint. Ces travailleurs achar- nés, qui engrangent des du- rées de travail hebdoma-« Moi l’année à venir de l’entreprise, je la prépare mieux dans l’eau... »daires supérieures à 50 se diversifier dans d’autres heures, ont donc intérêt à activités. enfin, le simple se ménager. les vacances fait d’organiser son absence sont aussi l’occasion de à venir oblige le dirigeant àplus de valeur. « Je suis parti plusieurs semaines en vacances pleines lorsque j’étais président de InvensysUN TEMPS À« OPTIMISER »POUR LES AUTRES Mais ceux qui ont le nez dans le guidon toute l’année et qui ne parviennent pas à lancer des chantiers de long terme ne sont pas de cet avis. « Le départ en va- cances de tout le monde enUN TEMPS« DIFFÉRENT »DANS TOUS LES CAS le dirigeant peut se préparer lui, en tant que patron, et travailler par exemple ses postures de leadership en sollicitant ses intelligences multiples selon les théories du psychologue et univer- sitaire Howard Gardner : « Le dirigeant peut mettre à profit cette pause pour stimuler ses intelligences autre qu’analytiques. Cette ouverture lui servira dans l’année, et permet de véri- tablement se ressourcer », énonce Patrick Buffet qui, lorsqu’il était Ceo d’Aurum Software aux etats-unis, à la tête de 200 personnes, est parti trois semaines faire du treck en Jordanie et en Arabie Saoudite. toujours est-il que cette période « pas comme les autres » doit être préparée pour être en-Dans les pays où il y a plus de vacances comme la France, les dirigeants culpabilisent et cherchent à montrerqu’ils restent actifsprendre du recul par rapport à l’entreprise et au secteur, afin de repenser l’organisa- tion interne ou de songer àréellement déléguer. l’en- treprise qui prouve qu’elle peut « tourner » sans son père tutélaire a beaucoupProcess System qui em- ployait 8000 personnes », se souvient Patrick Buffet, business coach chez Vis-août me permet de réfléchir sereinement à des problé- matiques d’organisation des équipes, mais aussi d’entrer en contact privilégié avec de nouveaux gros clients qui ne sont pas partis », af- firme Renand leroy, P-Dg d’une PMe évoluant dans l’environnement. les pa- trons de tPe (moins de 10 salariés) prennent en moyenne 19 jours par an, et seulement 11 jours l’été, d’après le baromètre des tPe de Fiducial réalisé par l’ifop. une autre étude ré- vèle que 90% des entrepre- neurs ne prennent pas de congés la première année et 52% des entrepreneurs ne prennent qu’une semaine par an. toutes les données attestent d’ailleurs que plusContenu des vacancesDes coupures « modérées » envisageablesUne autre question se pose pour celui qui décide malgré tout de faire ses valises et de s’éloigner de son entreprise : faut-il complètement couper ? L’utilisation ou non de la messagerie électronique soulève chaque année maints débats. La déconnexion synonyme de purification ? Certains n’en sont que plus stressés, parce qu’ils ont l’impression de rater des informations essentielles. « Il n’y a pas de règle, la décision doit dépendre de la personnalité du dirigeant. Certains ont besoin de garder un œil et une oreille ouverts pour se rassurer et savourer les vacances. D’autres non, chacun doit trouver son équilibre », tranche Patrick Buffet, Business coach chez Visconti qui accompagne des P-Dg et CEO internationaux sur leur métier et leur leadership. Les nouvelles technologies permettent en effet de s’éloigner plus facilement du bureau. Mais attention aux abus, la sur-utilisation est nocive. « Je me souviens de ce discours de Colin Powell affirmant qu’ “il ne faut pas être enthousiasmé par l’excès de données, car cela traduit bien souvent un manque de compétences”. Attention à l’excès de mails, sms, informations qui occasionnent des sur-réactions inappropriées et gâchent les vacances », rappelle le spécialiste. Certains coaches recommandent d’ailleurs les semi-vacances pour trouver un compromis, être en dehors du quotidien professionnel tout en gardant la main. Cela signifie par exemple ne plus être au bureau mais rester joignable par téléphone et consulter ses mails deux fois par jour, le matin et le soir – ou bien travailler de façon intensive pendant un court créneau défini à l’avance.énali-richissanteetnonp. sante. Déléguer aux adjoints choisis au préalable l’en- semble des tâches, ou nom- mer une seule et unique personne dans l’entreprise qui pourra joindre le va- cancier en cas d’extrême nécessité, semble être des mesures salvatrices.22Juillet-Août 2016Julien Tarby]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32PANoRAMA International - Benchmark international congés payés / productivitéAnalyse d'une problématique transversale qui concerne plusieurs pays et interpelle la rédaction,l a France, pays de fei- gnants attentistes et plaintifs... Marronnier, la question du temps du travail et du volume des congés fait toujours couler de l’encre en ces temps de contestation so- ciale. les préjugés ont d’ail- leurs la vie belle. en bon pes- simistes, nous serions tentés d’avancer que nous travaillons moins que nos voisins alle- mands et anglais tout en étant moins productifs. Mais notre fierté patriotique nous laisserait penser que nous travaillons mieux et plus que les Belges, le voisin sympathique bla- gueur mais pas si sérieux, les espagnols qui adorent la sieste – tout le monde sait qu’il ne se passe rien de 12h à 16h en péninsule ibérique- ou encore les Grecs. D’où une corrélation saugrenue et une confusion dans nos esprits : celle d’as- socier le rang économique mondiale, nos stéréotypes sur un pays et le temps de travail réel. Drôle d’équation. eco- Réseau Business entend re- venir sur ces notions de temps de travail, congés, productivité, travail effectif pour vous dé- montrer qu’en France, nous n’aimons pas qu’écarter nos doigts de pied en éventail autrop de congés rime avec Français, mais aussi avec une certaine productivité ? Qu’en est-il vraiment par rapport aux autres ?stat, le fait d’agréger les temps partiels – recours très utilisé en Allemagne et au Royaume uni - aux temps plein, nous situerait au-dessus de la moyenne européenne (37,2 heures) avec 37,5 heures de- vant les Allemands et les Bri- tanniques. il y a mieux encore. en matière de travailleurs in- dépendants, la France se classe en quatrième position en eu- rope avec 48h/semaine der- rière la Belgique, la turquie et la Grèce.ajouter les jours fériés », concède Karine toussaint, psychologue du travail, conseils, formations et ad- vancing chez Aristide Conseil. Mais les nouvelles technolo- gies rendent les frontières des vies privée et personnelle po- reuses. il existe aujourd’huivaillées, la productivité et le travail effectif des collabo- rateurs importent davantage. A ce sujet, nombreuses sont les études qui mettent en exergue notre efficacité, sur- tout celle des ouvriers français en fait, par rapport aux voisins européens. en parallèle, uned’épanouissement ou de ré- paration. Combien de per- sonnes en échec scolaires ont pu prouver leur valeur en réussissant professionnel- lement ? », souligne Karine toussaint.nées mis en évidence par un article faisant autorité, publié dans la Harvard Business Review, qui évoquait que les employés heureux sont 30% plus productifs, leurs ventes supérieures de 37% et leur créativité multipliée par trois », avance Benjamin Gay, dirigeant de Sens & idées, cabinet de conseil qui aide les entreprises à développer le bien-être au travail et à prévenir les risques psychoso- ciaux (RPS). inutile de pré- ciser que ce bien-être est ef- fectivement corrélé à la ges- tion du temps de travail en entreprise et donc aux congés. Si certaines entreprises ont pris le pari d’offrir des congés illimités sous la seule condi- tion d’obtenir les résultats annoncés, d’autres réfléchissent moins radicale- ment à trouver l’équilibre entre productivité et bien être. « L’idéal est de laisser la question du temps de travail aux salariés, de les respons- abiliser face aux enjeux de l’entreprise. Il importe égale- ment que les décisions indi- viduelles soient au service du collectif ou du moins ex- pliquées avec transparence pour ne pas porter préjudice au travail d’équipe. Même lors de circonstances néga- tives, un employé peut très bien expliquer son besoin de temps libre pour gérer des problèmes personnels. D’ailleurs nous avons déjà pu observer à ce sujet que le collectif pouvait aussi as- sumer une partie de la charge de travail de l’individu, si ce dernier explicitait ses choix... », note BenjaminSeul le résultat comptechoisi en toute subjectivitémois d’août.une catégorie d’heures qui consiste en du travail déguisé qui n’est pas comptabilisé dans ces études. « Les entre- prises sont donc de plus en plus nombreuses à mettre en place une charte de bonne conduite pour éviter d’envoyer des mails trop tôt le matin ouautre étude de Coe Rexecode soulignait que la France faisait encore une fois office de voi- ture balai dans le classement du ratio de nombre d’heures effectives par rapport au nom- bre d’heures prétendument travaillées. entendez ici, les heures où vous n’êtes paslement source de nombreuses dérives managériales. Celle de croire qu’une personne qui réalise son travail en 30h plutôt qu’en 35h pourra consacrer ses 5h vacantes à réaliser un nouveau projet pour l’entreprise avec la même énergie. Ajouter des heures n’apporte rien en pro- ductivité...NI LES PREMIERS EN MATIÈRE DE CONGÉS, NI LES DERNIERS EN VOLUME D’HEURES TRAVAILLÉESLe plus productif ? Laisser aux collaborateurs la question du temps de travail, privilégier bien-être et... résultatMais de nombreuses entre- prises ont perçu le change- ment de paradigme pour que les collaborateurs puissent être plus productifs et moti- vés. Songez à Google qui autorise ses ingénieurs et ses cadres à consacrer 20% de leur volume horaires de travail à faire ce que bon leur semble (cf. Créer aujourd’hui)... De même, que penser de l’an- nonce de l’homme d’affaires milliardaire mexicain Carlos Slim en 2014 qui soutenait une semaine de travail de trois jours. « Le bien-être et la productivité sont bien évi- demment corrélés. C’est un postulat depuis plusieurs an-Qu’on se le dise. la France n’est pas le pays où nous bos- sons le moins. Qu’il s’agisse du rythme hebdomadaire et annuel ou du temps de travail effectué tout au long de la carrière, la France n’a pas à rougir en dépit du nombre de congés importants dont nous jouissons. Selon les chiffres d’eurostat, émanation de la commission européenne, nous serions la voiture balai pour les temps pleins en europe avec 40,7 heures par semaine pour une moyenne européenne de 41,5h. Cela dit, toujours selon les statistiques d’euro-travaillent en moyenne 34,7 années contre 34,6 pour la France. Cessons donc l’auto- flagellation pour porter un re- gard différent sur la question. Certes, « selon les dernières études menées, nous serions le sixième pays du monde à accorder le plus de congés en France, si l’on agrège les cinq semaines officielles aux jours supplémentaires des conventions collectives aux- quels nous pouvons aussitrop tard le soir. L’idée est de rationaliser le travail pour maintenir les équipes motivées et productives. Comment mo- tiver des collaborateurs qui n’ont jamais l’impression de décrocher ? » met en avant la spécialiste.sur Facebook ou en train de préparer le barbecue du week- end. les notions de produc- tivité et d’heures effectives posent inlassablement la ques- tion de la motivation, elle seule, moteur de la perfor- mance d’un collaborateur en entreprise. « L’entreprise ne représente pas que du travail aujourd’hui. Un emploi n’est pas une forme de souffrance à endurer un certain nombre d’heures, c’est une sources que la question dul’illusion du travailler plus pour produire plus est éga-Ce temps de travail hebdo- madaire est bien évidemment à mettre en perspective avec le temps de travail annuel et donc notre volume de congés. une étude de Coe Rexecode de 2014 et les chiffres de l’oCDe de 2013 nous ont rapidement affublés du bonnet d’âne, avec 1 478 heures tra- vaillées par actif. Mais là en- core, comparativement à d’au- tres voisins, nous n’avons pas à rougir face à des pays comme l’Allemagne qui compte 1 387 heures annuelles par actif, les Pays Bas (1 380 heures) ou encore la Norvège (1 407 heures). Ramené au nombre d’années travaillées, les chiffres évoqués par l’étude d’eurostat mon- trent aussi que la France tutoie l’Allemagne, le Royaume- uni et l’espagne où les actifsObjectif mensuel atteint le 16 du mois. Le moment de faire un break pour revenir plus fort.COMMENT GÉRER LA QUESTION DES CONGÉS ?Vous l’aurez compris, plus que le nombre d’heures tra-Gay. Plu.nombre de congés payés et du volume d’heures, se pose l’éternelle dilemme de la re- sponsabilisation et de la con- trainte à la vie en entreprise. Privilégiez-vous les heures ou le résultat (ne dîtes pas les deux) ? A vous de choisir...24Juillet-Août 2016Geoffroy Framery]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[La santéde mes salariés, c’est la santé de mon entreprise.SANTÉ PRÉVOYANCEDES SERVICES DE PRÉVENTION PERSONNALISÉE POUR VOS SALARIÉS.• Profitez de services d’experts pour répondre aux questions santé, pour accompagner ceux qui souhaitent arrêter de fumer, mieux équilibrer leur alimentation ou mieux gérer les situations de stress au travail.• Bénéficiez du service d’accompagnement personnalisé de notre partenaire Betterise Technologies, une plateforme digitale simple et ludique pour vous aider, vous et vos salariés, à prendre soin de votre santé au quotidien.1re mutuelle santé de France, au service des entreprises et des salariés.Découvrez nos solutions sur lasantegagnelentreprise.frÉPARGNE - RETRAITEEn harmonie avec votre vieMutuelle soumise aux dispositions du livre II du Code de la mutualité, n°Siren 538 518 473. Numéro LEI 969500JLU5ZH89G4TD57.]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[n°32www.ecoreseau.frles petits matins des dirigeantsSelon l’adage,« le monde sourit à ceux qui se lèvent tôt », rencontres matinales avec nos dirigeants.Mon credo de management : Je manage au minimum 215 salariés de la Semaris et au maximum 12 000. Alors, il faut leur donner l'énergie qu’ils vont vous rendre après. C'est comme les barrages : on retient l'eau et après, on en fait de l'énergie. et bien, c'est pareil avec les collaborateurs, c'est l’énergie il faut leur transmettre, il n'y a pas 36 solutions ! il faut savoir les mobiliser, les remuer, leur donner envie de se battre, leur donner la direction, les écouter, et... les aimer !parIsaLouPDG de SEMMARIS, RUNGIS marché international... « le marché le plus grand du monde ! »RegenImages du matin : Ce sont les lumières des camions en pleine nuit quand j'arrive très tôt vers 4h du matin. Rungis est déjà tout illuminé par les trois tonnes 5 et les sept tonnes avec leurs phares flambants neufs prêts à partir pour livrer la province et l’étranger, c’est magnifique !écouter ? Je ne fonctionne que debout, ! Avec du travail, des dossiers, des contacts, et des lectures...Le temps pour soi ? C'est très difficile de prendre du temps pour soi. Franchement, c'est quelque chose qui est devenu de plus en plus difficile dans la vie contemporaine parce que tout est fait pour passer du temps avec les autres ! Alors qu’en fait, pour être équilibré il faut avoir du temps tout seul avec soi- même, avoir un vrai moment de respiration !Fondatrice de Kama Conseil & AssociésRéveil et routines : Je suis un véritable métronome, je me réveille sans montre et sans réveil, je sais si je dois me lever à 2h à 3h ou à 4h ... c'est assez mystérieux ?! Puis je me lève tonnerre battant ! tout le monde a des routines, la mienne est assez simple : je vais donner à manger à mon chat et je me fais un café. Plus tard j’en fais un à ma femme, et après, rasage lavage et démarrage ! « À nous deux Paris » comme dirait l’autre, et on y va !Cette année encore l’Association Free Handi’se a organisé le Free Handi’se trophy. un challenge Handi’Valid destiné aux entreprises prêtes à engager des actions fortes pour faire bouger les lignes sur le handicap. les équipes sont composées de quatre collaborateurs, deux valides et deux en situation d’handicap (moteur, mental, sensoriel ou physique), et se relaient tout au long du parcours (800 km) en binômes handi-valide (tous les 25 km). ensemble, ils doivent traverser la France avec deux moyens de locomotion : un canoë ou un vélo tandem adapté. le but est de finir le parcours en restant soudés. Depuis sa création, l’événement a connu un vif succès avec la participation de grandes entreprises telles que BNP Paribas, Carrefour, la Matmut, CGi, Humanis, eDF... les témoignages de certains participants aidentSTEPHANE LAYANIBaromètre & Tendances CluB eNtRePReNDRe les collaborateurs et managers d’entreprise dans leuruRoule, roule, dirigeant !Au mois de juin, 70 entrepreneurs girondins et leurs employés ont participé au Grand Prix Meule bleue. Cette course de 51 kilomètres est née en Vendée. elle rassemble les entrepreneurs girondins qui souhaitent en découdre avec la morosité économique actuelle en participant à une balade en meules vintages à l’esprit décalé. la course a également pour objectif de casser les codes, parler du monde de l’entreprise autrement et surtout créer du lien entre les cadres et leurs salariés. l’événement se veut fun avec ses casques roses et ses capes bleues et blanches !liste d’opposition au démarchage (Bloctel) gérée par la société opposetel et d’extraire de leurs fichiers les numéros y figurant. Chaque mois, les sociétés de démarchage et centres d’appel devront nettoyer leurs fichiers de prospection avec Bloctel et supprimer les numéros inscrits à la liste. Après contrôle, et en cas de non-respect de cette démarche, l’entreprise de démarchage téléphonique se verra sanctionnée d’une amende pouvant atteindre 15000 euros pour une personne physique et 75000 euros pour une personne morale (entreprise). en cas d’appel en provenance de l’étranger, ce sera la société française donneuse d’ordre qui sera sanctionnée. les sites de tourisme en ligne devront être plus transparents notamment en ce qui concerne l’affichage du prix final d’une nuitée, dès le début de la transaction. Ce prix final devra comprendre le prix toutes taxes comprises (ttC) de la prestation à réserver, ainsi que les prix des prestations optionnelles (petit-déjeuner, accès au Wifi...). Cette règle concerne tous les hébergements touristiques marchands sauf les établissements hôteliers en plein air (campings)et les meublés de tourisme.façon d’appréhender certains handicaps.+ Du 1er au 3 juillet 2016 : Les 16e Rencontres Economiques d’Aix-en-Provence (adresse qui change beaucoup)Qu’attend-t-on d’un pays ? Dans un contexte mondial toujours plus perturbé et de moins en moins pré- visible, le Cercle des économistes a décidé de mettre au centre des débats le rôle que peuvent jouer les pays dans la mondialisation. Pour tenter de répondre à cette question, l’édition 2016 des RencontresEconomiques d’Aix-en-Provence rassemblera plus de 220 intervenants venus du monde entier. Evénement emblématique du monde économique, les Rencontres Economiques accueilleront également Emmanuel Macron et Michel Sapin. Près de 4000 personnes y participent, 30000 visiteurs suivent les sessions en direct sur Internet. Les Rencontres se clôturent par une déclaration finale, comprenant des recommandations, signée par les 30 membres du Cercle des économistes. Les inscriptions sont ouvertes sur le site lesrencontreseconomiques.fr+ 4 juillet 2016 de 12h30 à 14h15 : Repas des entrepreneurs (Restaurant La Place au Novotel les Halles ; 8, place Marguerite de Navarre, 75001 Paris)Entrepreneurs, cadres, porteurs de projets : développez votre réseau et trouvez des partenaires d'affaires. Vous arrivez et repartez quand et comme vous voulez et vous n’êtes pas obligé de participer régulièrement ! Vous payez uniquement ce que vous consommez (déjeuner, boisson, café). Partagez, échangez vos solutions de développement commercial. Inscription et information complémentaire : tablentrepreneurspariscentre@gmail.com+ Du 12 au 14 septembre 2016 : Paris Retail Week (Parc des expositions de la Porte de Versailles, Pavillon 2 et 3, 75015 Paris)L’événement business incontournable du e-commerce, réunissant l’ensemble des acteurs du e-retail à Paris. Toute la chaîne de valeur du commerce connecté sera présentée, pour une offre exhaustive en technologies, en expérience client, en digital marketing et en logistique. Un programme riche mixant les stands, les congrès et lieu d’échanges. Ne passez pas à côté des « Ateliers Solutions » qui ont pour vocation de faire découvrir aux visiteurs les meilleures offres du marché. En effet, ces présentations de 45 minutes, assurées par les sociétés participantes, expertes du marché, permettent d’allier visions stratégiques, débats, retours d’expériences, conseils pratiques, témoignages, démonstrations d’outils, découvertes !Pour plus d’informations rendez – vous sur www.ecommerceparis.comuSalariées particulières cherchent repreneur particulier...A Bruyères dans les Vosges, les salariés de l’usine Ficocipa ont fait passer une annonce atypique dans le journal Les Echos : “Salariés cherchent repreneur industriel ambitieux”. une urgence pour 65 personnes, essentiellement des femmes, ouvrières spécialisées dans l’automobile, qui risquent de se retrouver au chômage d’ici la fin du mois de juillet. Cette publicité, c’est leur baroud d’honneur financé en partie grâce à l’organisation d’un loto. un dernier espoir de retrouver un repreneur. en espérant que la chance soit de leur côté.uHandicap : vaincre les tabous et mieux travailler ensembleBeaudetPour #SeLeverDeBonheur, vous pouvez me suivre régulièrement sur la page Facebook "La Magie du Matin", Editions Leduc Chaine Youtube : http://bit.ly/1TQAnwKMa motivation : les heures travaillées avant 8h comptent double ! Pourquoi rester au lit alors qu'il y a tant de choses à faire, tant de dossiers à abattre, tant de gens à rencontrer, àJuillet-Août 2016 27]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32CluB eNtRePReNDRe Regard sur l’actualité - Julien Leclercq, dirigeant engagé de l’agence Com’PressDans chaque numéro une personnalité inattendue (artiste, philosophe, sportif, personnalité médiatique,...) parle de sa carrière etPourquoi monter au créneau face au gouvernement et aux syndicats ?J’ai réagi pour exprimer deux sentiments : la tristesse et la colère. la tristesse de voir stigmatiser les patrons et l’image négative qu’on attribue aux entrepreneurs, aux entreprises et à la France. De la colère égale- ment de constater que la violence revient inlassable- ment dans les débats – je repense à la pancarte tenue par une jeune sur laquelle on pouvait lire : « Sur le pont d’Avignon, on y pend tous les patrons ! » – alors que depuis trois ans, on pouvait observer de nom- breuses initiatives positives pour rétablir le dialogue, pour promouvoir l’entre-à destination des syndicats et du ministre du travail. Rencontre.Aimer son « salaud de patron » ?Vous avez écrit ce livre choc1 pour ensuite le décliner sous forme de blog. Comment vous est venue l’idée ?J’ai repris l’entreprise fa- miliale il y a six ans alors que la société était au bordLe coup de gueule de Julien Leclercq !les entrepreneurs en herbe, les patrons de PMe, les in- dépendants, les profession- nels libéraux et les dirigeants de grandes entreprises, sou- haitait une simplification drastique du Code du travail et un allègement des charges et des cotisations. l’idée m’est venue lors d’une in- terview à France Culture où l’on me demandait ma position sur le pacte de res- ponsabilité. Je me suis aperçu qu’en quelques an- nées, sur un effectif total de 35 personnes, je payais 84000 euros de charges en plus...porte son regard personnel sur l'actualité.le fondateur des « Déplumés », auteur du « Journal d’un salaud de patron »1, qui défilait en slip pendant la conférence sociale, est devenu le héraut (héros ?) des patrons via une lettre ouverte au vitriolpreneuriat.Sur cette pancarte, vous remplacez le mot de patron par n’importe quel autre mot, et vous êtes sûrs d’aller au procès. Car aujourd’hui, on arrive toujours à vous faire croire que vous serez soit esclave soit chômeur... les méthodes fascisantes employées par la CGt me révoltent. J’assume le mot. Mais je parle ici des mé- thodes. Car empêcher la parution de certains jour- naux et empêcher le pays en général de travailler sous couvert de dénoncer le manque d’intervention de l’etat et la toute puissance des actionnaires sont des méthodes très discutables. Comment se dire défenseur de M. tout-le-monde quand on bloque M. tout-le- monde...?or je reste persuadé que l’essentiel demeure celui de promouvoir les choses po- sitives en France, l’entre- preneuriat. Qu’un dialogue est permis hors syndicats et que le clivage patron/sa- lariés n’est qu’une vue de l’esprit.du dépôt de bilan.Avec les salariés, nous avons convenu d’une baisse col- lective des salaires de 15% en trois semaines. en pa- rallèle, les médias nous par- laient de la rémunération exorbitante de Carlos Ghosn. là est le déficit d’image. on oublie en France que dans les PMe, le patron se paie le dernier. Dans notre situation, nous avions besoin de 240000 euros. J’ai appelé le bon- homme vert et les autres acteurs du crédit renouve- lable pour « financer un voyage de noces » et ensuite pour « faire le tour du monde ». Nous sommes plusieurs à contracter des crédits conso. Au final, j’en contracte plus d’une dizaine à mon nom car aucune banque ne souhaite nous ai- der. Déontologiquement, ce n’est pas extraordinaire ; mais c’est cela la réalité des entrepreneurs. Parfois faire avec les moyens du bord pour éviter de couler. en 2015, l’entreprise se porte mieux. les salaires sont revenus à leur niveau d’antan, voire ont été reva-qui jugent et pourtant nour- rissent une profonde mé- connaissance du quotidien des dirigeants de PMe. en trois ans, j’ai rencontré 30000 chefs d’entreprise qui souffrent, au-delà de l’incompréhension, de so- litude.Ces initiatives vous ont- elles donné envie de vous engager autrement dans la vie économique ?Je suis engagé et possèdeformidable opportunité de constater que la France est un pays d’entrepreneurs. Dans ce type d’initiatives, les adolescents n’ont pas encore de préjugés sur l’en- treprise et souhaitent juste créer. et certains résultats sont juste bluffants. C’est également un bon remède contre le « french bashing ». et des dispositifs tels que ePA permettent à la jeunesse de prendre conscience de son talent, de son droit à© Nicolas Diasde sexe, de vocation... Nous vivons dans un pays qui bouge.D’autres velléités à part celle d’entrepreneur ? Faire de la politique, pour- quoi pas ? Mais pas dans son sens partisan. Plutôt faire de la politique en tant qu’acteur de la cité pour faire bouger la société à l’échelon local. Je suis assez emballé par le « Do tank » bleu blanc zèbre d’Alexan-Aujourd’hui, les entreprises font toujours face à un pro- cessus complexe d’aides auxquelles s’ajoutent des mesurettes. les aides, telles que conçues, ne servent à rien. idem pour le contrat génération. De même que la loi el Khomri ne changera pas la donne.28 Juillet-Août 2016Comment se dire défenseur de M. Tout-le-monde quand on bloque M. Tout-le-monde...?tives locales tant . miques que sociétales. et en parallèle, un « two men show », un spectacle co- fondé avec un entrepreneur bordelais montera sur les planches à partir d’octobre prochain... une nouvelle manière de valoriser les pa- trons. Ces salauds !(1) « Journal d’un salaud de patron », de Julien Leclercq, Fayard 2016.les solutions émaneront da- vantage de la société civile, des gens du terrain. le défi est de leur donner de la puissance, de la liberté d’ex- pression et de dupliquer les initiatives qui donnent des résultats et qui créent des emplois.Ce faisant, je m’apprête à lancer deux web télés qui s’intituleront « Bougeons la France », qui diffuseront des formats de 20 minutes pour promouvoir les initia-écono-lorisés. le mien en dernier. un rôle actif au sein du Cen- l’erreur et de l’étendue des dre Jardin. De mon côté, entre temps, j’ai eu envie tre des jeunes dirigeants choix possibles. Certes, tout j’ai fondé les Déplumés en de raconter notre histoire (CJD) qui œuvre pour la le monde peut avoir affaire 2014 et nous avons été plu- pour montrer que « la lutte défense de valeurs huma- à un patron sans scrupules, sieurs centaines de chefs des classes » ou le clivage nistes depuis 80 ans. Cette mais libres à nous de choisir d’entreprise à défiler en slip patron/salariés dans une année, on m’a également un autre métier, une autre – tout un symbole – devant PMe sont dépassés. le but proposé de prendre la pré- entreprise. Nous sommes le CeSe lors de la confé- est de réhabiliter la fonction sidence du concours national dans un pays qui le permet. rence sociale pour exprimer patron, sans faire pleurer. d’entreprendre pour appren- Nous avons le droit de chan- notre ras-le-bol. Ce mou- Nombreux sont les Français dre (ePA). ePA reste une ger de travail, de religion, vement qui entendait fédérerPropos recueillis par Geoffroy Framery]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[L’ART DE RECEVOIR RÉINVENTÉORGANISATEUR D’ÉVÉNEMENTS D’EXCEPTIONà bord de l’un de nos 8 yachts ou dans un salon en bord de Seine. Croisière sur-mesure, gastronomie signée Lenôtre et excellence du service font de Yachts de Paris une institution depuis 1993.SEMINAIRES · EVENEMENTS PROFESSIONNELS · RÉCEPTIONS PRIVÉES · DÎNERS. 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Jeux de séduction, flirt, sexe et Amour avec un grand A s’invitent donc aussi aux abords de la machine à café. « Ce su- jet est souvent pris sur le ton de la plaisanterie et du potin, mais consti- tue une réelle probléma- tique pour l’employeur », constate Alain Samson, conférencier et consultant en management au Qué- bec, auteur du livre « Sexe et flirt au bu- reau »1. en europe, près d’un tiers des couples se seraient rencontrés sur leur lieu de travail, selon une étude opinionWay pour Monster. Situations à connaître et à traiter par les directions, mais qui dérangent, sont igno- rées voire niées. « Ce n’est clairement pas le sujet qui assure la noto-30 Juillet-Août 2016les « working lovers »Phénomène d’ampleur, qui a ses conséquences sur l’entreprise. A ignorer, encourager ou combattre ?out l’uni- vers obéit à l’Amour ;tenaire issu de son en- tourage professionnel tous les sept ans d’an- cienneté dans la même entreprise... « Ajoutons que la génération Y est décomplexée dans son rapport au sexe, les femmes peuvent désor- mais se permettre de choisir », s’amuse Sophie de Menthon, présidente du mouvement patronal ethic, initiatrice de « J’aime ma boîte », avant de nuancer son pro- pos selon les secteurs : « La publicité, le marke- ting, l’architecture, etc., où les équipes doivent faire face à des échéances courtes par moment, sont plus riches de ces his- toires. On se trouve fa- cilement tête contre tête lors de nocturnes à plan- cher sur un projet im- portant, et tout peut ar- river. Citons aussi le monde médical et les salles de garde. Finale- ment quand les gens doi- vent faire équipe, faire corps ». Alain Samson relève quant à lui qu’un tiers des effectifs de la fonction publique au Québec se sont mis en- semble. Dans l’innova- tion et les start-up aussi, où les gens ont généra-en rapport avec l'innovation et l'entrepreneuriat« C’est fou le temps que passe monsieur Dufour à réfléchir à un nouveau business model en compagnie de son associée... »riété dans les milieux académiques, et il n’est pas possible d’obtenir des données fiables. Les DRH ont longtemps re- lativisé ce genre de re- lations, car cela revient quelque part à reconnaî- tre que l’entreprise n’estpas aussi productive qu’elle devrait l’être », révèle loïck Roche, pro- fesseur en management et auteur de « Cupidon au travail »2. et le docteur en psychologie de sup- poser que les dirigeants n’apprécient pas non plusde voir ces personnes ATTIRANCES ETéchapper à leur pouvoir. « La hiérarchie infor- melle vient concurrencer l’officielle, et celui ou celle qui possède le corps de l’autre aura le dernier mot. »DRAGUE À TOUS LES ÉTAGESla plupart des études abondent dans le sens d’un phénomène d’am- pleur et concluent qu’une personne aura en moyenne un nouveau par-]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[n°32www.ecoreseau.frA la Une - L’amour et le flirt au travail CluB eNtRePReNDRelement moins de 35 ans et ne sont pas mariés ou en couples établis, ce type de rapport est évi- demment plus fréquent. « La pulsion créatrice n’est jamais très loin de la pulsion sexuelle. Mais les secteurs vraiment hors concours sont les médias, le show business et la politique », énumère loïck Roche. Chaque univers semble avoir ses codes en la matière. « Je n’ai jamais perçu de di- mension sexuelle et de drague dans le secteur de la culture plutôt conservateur. Les rela- tions y sont presque froides, coincées, dans la mesure où les gens sont plutôt établis, en couples et mariés. En re- vanche dans l’hôtellerie la séduction est constam- ment de mise, des deux côtés d’ailleurs. Tous les supérieurs m’ont fait comprendre qu’il était possible d’aller plus loin. Les femmes en jouent et minaudent plus qu’ail-leurs », observe Céline, cadre de 25 ans. enfin, dans les secteurs difficiles où l’on est souvent absent comme la restauration, ilest évidemment plus fa- cile d’être en couple.CONTEXTEFACILITATEURet si l’entreprise étaitaphrodisiaque ? toutd’abord en raison de laproximité qu’elle instaureentre les personnes desexes opposés. N’ou-blions pas qu’il y a beau-coup plus de femmes ac-tives que par le passé, etque les personnes divor-cées ou célibataires sontplus nombreuses. Malgréla mondialisation, lesmarchés de l’amour res-tent au quotidien des mar-chés locaux. Chacun pré-fère regarder autour desoi en premier lieu pourtrouver le ou la partenairequi aura un parcours si-milaire et viendra dumême milieu. en outre,« la pression profession-nelle, le stress, ainsi queles nouvelles formes de "AlorscommeçaSylvievousvoulezuneaugmentation?Vousavezdesargumentsconvaincants..."collaboration et de travailen équipe font le lit des mails et réunions inter- monde joue un rôle et rapprochements entre in- minables, nourrit aussi le cherche à se montrer sous dividus, que ce soit pour besoin de développer des son meilleur jour, les lais-leurs charmes. la concur- rence s’est accrue, les profils très intéressants sur le marché se multi- plient, ils apprennent donc toujours plus à « se vendre » en racontant une histoire sur eux qui attise le désir de l’employeur et du manager. le « per- sonal branding » est de mise. Sans parler direc- tement de promotion ca- napé, certain(e)s usent de leurs charmes pour ar-Les juges traitent en tout cas ce genre d’affaires au cas par cas, tenant compte du contexte. Dans un cas de jurisprudence du 30 mars 1982, une salariée qui entretenait une liaison avec son supérieur a été licenciée sur le motif que la société n’allait pas attendre un « scandale » pour prendre les mesures nécessaires. L’entreprise expliquait que cette relation pouvait entraîner un « laisser-aller entre les membres du personnel ». Les juges ont finalement conclu à une décision abusive, car « il faut s’appuyer sur des faits en droit », rappelle Me Eva Touboul. Au contraire, en 1984, ils ont permis à un pharmacien de licencier son ex-femme, prépa- ratrice dans l’officine. La rupture du couple occasionnait un climat délétère dans la pharmacie, car ils n’étaient que deux. Si la relation ou la rupture ne désorganisent pas l’en- treprise, ils savent qu’ils n’ont rien à dire. « En général les entreprises n’ont jamais été intolérantes avec ces relations. Mais les protagonistes seraient néanmoins bien inspirés de favoriser les rapprochements en dehors de la société, et surtout de rester discrets », conseille Sophie de Menthon, présidente du mouvement patronal Ethic, initiatrice de « J’aime ma boîte ».Des DRH commencent à se dire que les entreprises les plus créatives sont aussi celles où les relations intimes sontautres. les hiérarchies professionnelles favori- sent ces attirances. « Ma- nagers, responsables RH, dirigeants, formateurs, consultants, etc., sédui- sent plus », observe loïck Roche.les plus nombreusesLE MANAGEMENT PAR LA SÉDUC- TION, TERRAIN FERTILE ET MINÉ les salariés ne sont pas en reste pour jouer dedécompresser, fêter les relations plus proches,ser-aller et défauts sont gommés. enfin, l’homme reste un animal et le pou- voir du loup dominant a encore un impact sur lessuccès, oublier les coups durs... », précise Alain Samson. le côté aseptisé de la vie de bureau, entrevoire intimes, pour « re- construire du vivant », selon la formule de loïck Roche. De plus, tout leTout salarié a le droit en France d’entretenir une relation amoureuse avec un collègue de travail, parce qu’il a le droit au respect de sa vie privée. Depuis les lois Auroux de 1982, l’employeur ne peut l’interdire, muter le salarié ou entamer une procédure de licenciement à son encontre pour un motif tiré de sa vie personnelle. « La vie privée n’est en soi pas sanctionnable, mais elle le devient si la relation devient outrancière (sexe dans l’entreprise), si un phénomène de favoritisme ou de discrimination survient (relation manager/subordonné), ou encore si la divulgation des in- formations sensibles vers la concurrence ressort. Des soucis apparaissent par exemple quand l’une des moitiés quitte l’entreprise pour aller à la concurrence. Il y a déjà eu un arrêt sur ce cas précis, car l’employeur peut évoquer la perte de confiance, même si celle-ci n’est désormais plus un motif de licenciement valable », explique Me Eva Touboul, avocate en droit du travail dont le site évoque précisément le sujet (3). Des situations qui ne sont pas aussi facilement contournables, comme le développe Cyril, 42 ans, associé dans une agence de création marketing : « Nous avons chez nous un couple qui évolue dans le même service. LuiJuridiqueQueditlaloi?est directeur conseil, elle directrice clientèle. Il a un rôle transverse et ils n’ont donc pas de lien hiérarchique. Mais nous avons dû leur faire des remontrances gênées car ils avaient la fâcheuse tendance d’être tactiles entre eux durant les réunions. Autre point de crispation, il lui a fait un jour une remarque sur sa manière de manager ses chefs de projet, ce qui a occasionné une dispute, plutôt une scène de ménage qu’un conflit professionnel. Ce qui a mis les équipes mal à l’aise. » De même, une promotion accordée par un(e) partenaire à l’autre peut être considérée comme une rupture de l’égalité de traitement par les autres salariés. Ceux qui étaient au même niveau ont la possibilité de saisir les prud’hommes et de demander par exemple un réalignement des salaires ou un complément. Dans l’ensemble les conten- tieux liés au fait que des gens se sont mis en couple dans l’entreprise sont rares. En revanche les cas de harcèlement sont beaucoup plus fréquents. « Le cas se présente parfois quand le ou la salarié(e) ne comprend pas que l’ex ne cède plus à ses avances. Il est arrivé que la victime demande aide à l’employeur, qui n’est pas toujours à l’aise avec le sujet quand il sait qu’il y a eu relation », précise l’avocate.Juillet-Août 2016 31Œ]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32CluB eNtRePReNDRe A la Une - L’amour et le flirt au travailriver à leurs fins. il est plus soft et psychologi- rapprochées pour fédérer, son domaine. Elle sait de notoriété publique que sant. le manager mo- galvaniser ses troupes être à l’écoute, associer Françoise Giroud deman- derne doté d’intelligence dans un projet. « Je suis les gens à la décision.Une personne aurait en moyenne un nouveau partenaire issu de son cercle professionnel tous les sept ans d'ancienneté dans la même entrepriseSexeLieu de travail, un fantasme de plus enC’est bien souvent le goût de l’interdit qui conduit descollaborateurs à passer à l’acte sur le lieu de travail. Car,ecomme le précise M Eva Touboul, avocate en droit dutravail, « il faut aussi respecter la décence et la délicatesse, en évitant les effusions en public. De ce fait, avoir une re- lation sexuelle sur son lieu de travail est évidemment un motif de licenciement ». Ce qui ne semble pas freiner les adeptes de la transgression. « J’avais des heures impro- bables, finissant parfois à 23h30. Il m’est arrivé de suc- comber et d’avoir un rapport sexuel avec un collègue le soir, sur le lieu de travail, trouvant drôle le fait de retrouver cet environnement neutre et aseptisé le lendemain comme s’il ne s’était rien passé », confesse Céline, cadre de 25 ans dans l’hôtellerie. Selon l’étude Monster sus- mentionnée, 50% des salariés s’accordent régulièrement des moments de rêverie où ils se mettent en scène avec leur collègue. Une partie d’entre eux passent à l’acte. D’autres raisons que le simple goût du risque expliquent de tels penchants d’après l’étude : l’attirance physique pour le ou la collègue, la fameuse crise de la quarantaine, le besoin de réconfort ou de tendresse, et, last but not least, la promotion canapé.dait à ses journalistes fé- relationnelle cherche aveuglément ma chef minines de déboutonner moins à se faire respecter parce qu’elle est bril- un peu plus leur chemi- qu’à mettre de l’huile lante, applique un ma- sier pour ramener des in- dans les rouages, trouver nagement sérieux et va-Elle a le profil de la sé- ductrice sans être parti- culièrement belle. Il est indispensable que je me"Que nous arrive-t-il monsieur Sonsan ? La comptabilité me rend toute chose..."terviews... Mais de l’autre les mots justes dans les lorisant, sait être poli- côté aussi, le manage- situations difficiles, en- tique et surtout est des ment a tendance à devenir tretenir des relations plus plus compétentes dansLa beauté en entrepriseUn plus indéniableLe sociologue Jean-François Amadieu, dans un livre intitulé « Le Poids des apparences » (éd. Odile Jacob, 2005), a confirmé le secret le moins bien gardé du monde du travail : mieux vaut être séduisant pour réussir, c’est-à-dire beau et jeune. Il s’est notamment appuyé sur une étude américaine démontrant que les hommes très laids gagnent 9% de moins que la moyenne à poste équivalent alors que les très beaux se voient dotés de 5% supplémentaires à la moyenne. Le directeur de l’Observatoire des discriminations révèle également dans « DRH : le livre noir » (éd. du Seuil, 2013) que le recrutement est souvent irrationnel et discriminatoire, que la photo est un outil de tri massif et que l’évaluation des performances ne brille pas par la précision des critères. Bien évidemment pour certains postes, notamment commerciaux, il est primordial de faire rapidement bonne impression. Heureusement dans le monde professionnel le diktat de l’ « angel face » se trouve compensé par l’aspect relationnel, qui entre aussi en ligne de compte. Le manager qui contourne, qui enrobe, sera défini comme « cool » et donc plus séduisant(e) que celui ou celle qui affectionne la fermeté.32 Juillet-Août 2016sente bien avec ma chef, je recherche la confiance et l’admiration », résume Jean, 31 ans, qui travailleune façon d’exister pour le manager qui en a sou- vent une part dans sa fa- çon de parler, de se te- nir... Mais ce serait une grosse erreur que d’aller plus loin selon Sophie de Menthon : « Tout mana- ger cherche à plaire. J’en connais beaucoup qui peaufinent leurs tech- niques, mais ils s’empê- chent toujours de draguer dans l’entreprise parce que c’est une source d’ennuis ». le risque de contentieux ultérieur est élevé. « Les managers qui utilisent la séduction comme un véritable outil de management sont fous, car la ligne est ténue avec le harcèlement », remarque d’ailleurs Me eva touboul, avocate engêner les directions d’en- treprise qui ne savent comment réagir. « J’ai longtemps tout fait pour partir vite de la fête d’en- treprise (400 personnes) du nouvel an, pour ne pas être témoin à deux heures du matin de ce qui s’y passait », se sou- vient Sophie de Menthon. Car ceux qui franchissent le Rubicon sont nom- breux et appartiennent à toutes les catégories. « Bien souvent les PDG ne côtoient pas grand monde à part leur assis- tante et quelques direc- trices du Comex. Les choses vont vite », glisse- t-elle amusée. Quelques règles de base prédomi- nent dans ce cas : mieux vaut rester discret sur uneEn Europe, près d'un tiers des couples se seraient rencontrés sur leur lieu de travail, selon une étude OpinionWaypour Monsteren innovation dans le sec- teur de l’environnement. Mais l’empathie a ses li- mites. le risque est de dépasser la ligne invisible de celui qui veut trop plaire et n’assume donc plus sa position hiérar- chique. la séduction est toujours présente, c’estdroit du travail dont le site évoque précisément le sujet3.relation. Si les niveaux hiérarchiques sont diffé- rents, toute promotion et augmentation seront su- jettes à caution. « Lors d’un séminaire, j’ai passé la nuit avec mon N +1. Quelques années plus tard j’ai obtenu une pro- motion, et cette aventureBIENFAITS OU DÉSAGRÉMENTS, TOUT DÉPEND DU CONTEXTEle sujet reste des plus délicats et a tendance à]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[n°32.www.ecoreseau.frA la Une - L’amour et le flirt au travail CluB eNtRePReNDReque je croyais totalement oubliée a été ressortie des oubliettes, sans que j’en connaisse la source, suscitant jalousies et dé- dain de mes collègues », déplore Marion, 32 ans, cadre dans une eti in- dustrielle de la région lyonnaise. il faut aussi veiller à ne pas porter at- teinte à la dignité d’autrui et à ne pas exercer de pression. la limite est évidemment le harcèle- ment sexuel. une fois la liaison commencée, il est essentiel de veiller à ce que celle-ci n’influe pas sur la sphère profession- nelle et qu’elle ne per- turbe pas la vie de l’en- treprise. Ainsi Jeanne, 52 ans, associée dans une agence de web marketing, a-t-elle dû intervenir et mettre les choses au point avec le directeur financier qui est marié et la comp- table. « Ils travaillent tous les deux dans le même bureau et – c’est un secret de Polichinelle – sont ensemble depuis quelques années. Leur proximité extrême durant les séminaires n’a pas été le seul élément révé- lateur. Au début de leur idylle ils ont eu tendance à s’absenter ensemble durant la journée, occa- sionnant des retards et erreurs dans leur tra- vail », se remémore la dirigeante. Ces rappro- chements ont aussi leur lot de désagréments pour l’entreprise. S’ils peuvent doper un temps l’ardeur à se lever le matin pour aller au bureau, assurer bonheur quotidien et fi- délisation, ils peuvent aussi compliquer des si- tuations professionnelles. entre rumeurs, jalousies ou rupture éventuelle, les tensions peuvent survenir. Pour Alain Samson, une relation sur le lieu de tra- vail est positive sous trois conditions principales : « Celle-ci doit se nouer entre deux personnes qui ont le même niveau hié- rarchique ; les niveaux d’attente doivent être les mêmes, pour une relation courte ou longue par exemple ; mieux vaut que les deux collègues soientdonc la réaction des en- treprises. « Elles inter- viennent surtout quand il y a risque de collusion : celui qui tient les comptes et la caissière ne peuvent être ensemble », illustreAlain Samson. Sans en faire la publicité, l’idée commence à faire son chemin chez les DRH que les entreprises les plus créatives sont aussi celles où les relations in-times sont les plus nom- breuses. Quand certains combattent de telles pra- tiques, d’autres jettent un voile pudique sur le sujet, ou mieux encore, encou- ragent les relations ex-tra-professionnelles en (2) Cupidon au travail, de organisant des pots, soi- Loïck Roche, éd. De l’Or-célibataires ». contexte détermineralerées et séminaires.ganisation, 2006 (3) Avocat-etc.frJulien Tarby(1) Sexe et flirt au bureau, d’Alain Samson, First Edi- tions, 2002Juillet-Août 2016 33]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32CluB eNtRePReNDRe Interview croisée - Voyageurs du Monde et VeryChic, le tourisme haut de gammeVoyage, voyage...Dans chaque numéro, EcoRéseau Business s'intéresse à deux dirigeants/entrepreneurs qui ont un point commun ou une différence fondamentale, afin de connaître leur opinion sur la stratégie, l'innovation, la communication et de montrerqu'il existe plusieurs manières de managerl’un est spécialiste du voyage sur-mesure, l’autre leader des ventes privées d’hôtels haut de gamme. Jean-François Rial a pris un virage stratégique à 180° pour faire face à la déferlante internet, Hervé lafont a choisi le Web comme business model.Vous rappelez-vous les débuts de votre entreprise ? Jean-François Rial : C’était ilyaplusde20ans.Spé- cialiste dans l’évaluation des risques financiers, j’étais à l’époque directeur général de Fininfo, une en- treprise d’information fi- nancière. en 1992, je suis revenu d’un voyage de deux mois au Sahara avec le désir de changer complètement de vie et surtout de métier. A la même époque, j’ai ren- contré Alain Capestan, qui deviendra mon associé dans l’aventure Voyageurs du Monde. ensemble, nous avons décidé de voler de nos propres ailes et d’in-moi j’avais créé one Direct, qui s’est imposé en dix ans comme le leader de la dis- tribution de matériels de téléphonie en ligne. C’est au bord d’une plage de Bar- celone, où nous vivons tous les deux, que nous avons eu l’idée de VeryChic en discutant de nos secteurs d’activité respectifs et de notre passion commune pour le voyage. Nicolas et moi avons lancé et défini ensemble le projet. Nous avons été rejoints un peu plus tard par Charles De- caux, notre troisième asso- cié, qui pilote la partie mar- keting. l’idée est partie d’un constat : même dans les hôtels les plus extraor-qui a bousculé tous les francophone sur place, le HL : le voyage de luxe codes du voyage. Au- carnet de voyage électro- n’est pas épargné par les jourd’hui, le mode de ré- nique, le téléphone mobile difficultés économiques ac- servation et d’informationune solution appropriée : notre logique de sélection très stricte conforte leurdinaires, il reste des cham- bres invendues et donc une opportunité à saisir pour vendre ces chambres à un prix sympa. les années 2011 et 2012 avaient été des années très difficiles pour le tourisme : les hôte- liers étaient prêts à écouter notre discours. un autre phénomène concomitant avec le lancement de Ve- ryChic a été le développe- ment fulgurant de Airbnb et le modèle de location d’appartements entre par- ticuliers qui devenait une concurrence forte pour les hôteliers. Notre pari s’est révélé payant dans ce contexte de crise et d’évo- lution des usages.Quels sont aujourd’hui les nouveaux codes du voyage ?JFR : en 20 ans, nous avons connu deux évolu- tions majeures. la première, c’est la déferlante internetconstruit par les clients eux- mêmes. la part intermé- diaire diminue. en tant qu’entrepreneur, je n’ai qu’une obsession : à quoi servons-nous ? Quelle est notre valeur ajoutée ? Ainsi, nous avons décidé d’êtreJean-François Rialest le PDG du Groupe Voyageurs du Monde (Terres d’Aventure, Comptoir des Voyages, Grand Nord Grand Large, etc.). Côté en Bourse, il a affiché 360M€ de CA en 2015, dont 200M€ sur l’activité sur-mesure. Il compte 1200 salariés, dont 200 à l’étranger, et 160000 clientsdont 45000 sur la seule marque Voyageurs du Monde.© STEPHANIE TETUimage de marque d’hôtel d’exception. In fine, le voyageur accède à des hô- tels extraordinaires avec des réductions allant jusqu’à 70%. le voyage haut de gamme devient un luxe ac- cessible. Notre singularité par rapport à nos concur- rents, Voyage Privé notam- ment, se trouve dans notre positionnement sur des sé-des clients se fait majori- tairement en ligne : cela représente 50% de nos ventes directes ou indi- rectes. Deuxième évolution majeure : auparavant, les clients partaient sur des voyages dits organisés, en petits groupes ou en circuits accompagnés, c’était la grande façon de voyager des années 80/90. tout cela a complètement changé, au- jourd’hui on voyage seul, et c’est en partie la raison de notre succès. Revers de la médaille : le voyage sur- mesure classique peut êtreJe passe mon temps sur les réseaux sociaux, épluchant tous les retours clientsvestir dans un petit tour opérateur, Déserts. A l’époque, cette entreprise était plutôt mal organisée, ses équipes peu motivées. le risque était important : la rentabilité du secteur res- tait à prouver. et ce fut un échec, notamment à cause de la situation algérienne, pays dans lequel plus de 80% des activités touris- tiques avaient été suppri- mées. en 1996, nous avons racheté Voyageurs du Monde. A l’époque, l’en- treprise affichait à peu près 30M€ de chiffre d’affaires et s’était spécialisée dans les voyages de groupes et les vols secs. Nous l’avons complètement réorientée vers le voyage individuel sur-mesure et le trekking. Hervé Lafont : Nicolas Clair et moi avons lancé VeryChic il y a cinq ans. lui avait passé quelques années à la tête d’une cen- trale de réservation d’hôtels,34 Juillet-Août 2016sans exceptionles meilleurs sur le service dans tous les sens du terme : l’humain, l’empathie, la gentillesse, l’écoute, le pro- filing extrêmement fin du client, et également la qua- lité de service de tous les prestataires auxquels nous faisons appel tout au long du voyage. Nous proposons des services de plus en plus puissants : un conciergelocal pour les clients, le GPS intégré, les bonnes adresses, l’upgrade en salon Business pour le client Air France qui voyage en classe économique, le check in avancé pour les clients qui arrivent tôt dans leur hôtel après 12 heures de long courrier, et ainsi de suite. C’est cela notre réelle valeur ajoutée.tuelles : les hôtels très haut de gamme ont vu la de- mande baisser et leurs taux de remplissage ne sont pas à la hauteur de leurs espé- rances. les hôteliers hési- tent à baisser leurs prix pour augmenter la demande car ils craignent d’égrati- gner leur image de marque, à juste titre. C’est pour- quoi nous leur apportons]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[n°32www.ecoreseau.fr© DR(séjours gastronomie, spa/thalasso, golf). Depuis un an et demi, nous avons lancé une thématique autour des croisières. C’est un pro- duit qui correspond bien à notre clientèle et qui touche de près à la dimension voyage. les frontières sont ténues mais le produit est quasiment perçu comme un produit hôtelier. Car le cœuret Nicolas Clair ont fondé VeryChic en 2011. Avec un CA de 9,5M€ et 135000 boo- kings réalisés en 2016, l’entreprise est aujourd’hui le leader des ventes privées d’hôtels haut de gamme. En septembre prochain, VeryChic lancera une version italienne et es- pagnole de son site internet, un an après le lancement de la version anglaise.s de bonnesInterview croisée - Voyageurs du Monde et VeryChic, le tourisme haut de gamme CluB eNtRePReNDRejours courts et haut de gamme. Nos clients ont 45 ans et plus, ils voyagent à plus de 90% en couple et dans l’esprit de vivre un moment glamour, de s’échapper de leur quoti- dien, plus ou moins loin en fonction des opportunités et de leurs désirs. Nous pensons que nous sommes sur un marché colossal, avec de fortes opportunités de développement. Nous essayons d’enrichir notre offre d’hébergement avec une offre plus packagée qui combine des thématiquesde notre activité reste bien l’hôtel, auquel nous asso- cions des produits packagés.Comment parvenez-vous à apporter un niveau de service à la hauteur des attentes de vos clients ? JFR : Nous avons la chance d’avoir des clients très fi- dèles : 90% des personnes qui ont voyagé avec nous repartent au moins une fois dans les trois ans qui sui- vent. Parmi elles, de grands voyageurs qui nous confient être « drogués » à Voya- geurs du Monde. De fait,iln’yenapasunseulque je ne lis pas.HL : VeryChic propose une fine sélection d’hôtels en vente privée à travers l’eu- rope. Nous choisissons mi- nutieusement les adresses que nous proposons à nos membres à travers trois cri- tères qui sont notre marque de fabrique : une localisa- tion parfaite, un service im- peccable et une singularité qui constitue la marque de fabrique de l’hôtel. ensuite, grâce à notre connaissance du monde du voyage, nous négocions avec l’hôtel desdes offres. Cette présence très forte sur le terrain nous permet de garantir un ni- veau de service à la hauteur de la promesse VeryChic. Nous ne testons pas les hô- tels en envoyant un client anonyme. Nous sommes sur le terrain en permanence pour visiter les hôtels et vivre ce qui fait leur unicité. Nous sortons du factuel pour donner un point de vue complètement subjectif de l’hôtel qui raconte notre expérience. Cela nous per- met d’identifier un élément saillant sur lequel nous al- lons pouvoir bâtir une his- toire : un restaurant excep- tionnel, une piscine sur le toit, une vue époustouflante.Considérez-vous votre entreprise comme une entreprise citoyenne, engagée pour un tourisme durable ? JFR:Jenesuispastrèsà l’aise avec cette question : quand on fait des choses bien, j’estime qu’il faut évi- ter d’en parler. Mais chez Voyageurs du Monde nous trouvons par exemple in- supportable de voir des mi-des populations locales, qui ne détruisent pas le patri- moine local et culturel. Nos clients connaissent nos ac- tions. Sont-ils sensibles à cela ? Pas toujours. Je pense qu’ils nous choisissent d’abord pour la qualité de notre service.les priorités. C’est notre rôle de manager. Mais quand les décisions prises remontent d’une écoute des collaborateurs comme des clients, il est rare qu’elles ne soient pas comprises.chez nous, il n’y a pas un voyage qui se ressemble. Pour continuer à satisfaire nos clients, nous devons rester innovants et à leur écoute. Je suis en veille permanente, je passe mon temps sur les réseaux so- ciaux, j’échange beaucoup avec mes collaborateurs. et puis j’épluche tous les re- tours clients sans exception.prix inférieurs au marché ainsi que des avantages ex- clusifs. Parmi nos 65 col- laborateurs, nous avons 25 chefs de produits en charge d’une zone géographique : ils se déplacent en moyenne deux fois par mois sur une partie de leur zone pour rencontrer les hôteliers, dé- couvrir de nouveaux hôtels, négocier la programmationcompagner des programmes d’aide aux pays en déve- loppement. Nous lui rever- sons 7% de nos bénéfices chaque année. De la même façon, il n’est pas pensable pour nous de vendre des voyages qui ne soient pas des voyages « durables », c’est-à-dire qui ne dénatu- rent pas la nature, qui ne respectent pas les coutumesHL : Notre management est très transparent, assez participatif mais pas à 100%. Certes, il y a des moments où il faut écouter nos collaborateurs et s’ins- pirer de leurs idées, mais il y a aussi des moments où il faut savoir prendre des décisions et trancher poursont créée.bandes de copains. ils ont adopté la ville et l’entre- prise : il existe un vrai esprit VeryChic et nous en sommes très fiers. Au final, même si ce n’était pas le plan de départ, Barcelone s’est révélée être un atout formidable.Hervé LafontHL : Dans une bien moin- dre mesure que Voyageurs du Monde, mais je pense que oui. la dimension ci- toyenne d’une l’entreprise est également liée au ma- nagement de ses équipes. Nous sommes une entre- prise jeune, la moyenne d’âge est de 29 ans, nous avons une équipe très stable et nous veillons en perma- nence à l’ambiance du ma- nagement et au bien-être de chacun dans l’entreprise. Car nous sommes convain- cus que si l’on veut construire une relation pé- renne avec nos clients, nous devons commencer par en- tretenir une relation durable très forte avec nos salariés.En tant qu’entrepre- neur, de quoi êtes-vous le plus fier ?JFR : Ma première grande fierté, c’est d’avoir des col- laborateurs heureux. en- suite, c’est d’avoir créé une « magie esthétique » autour de nos voyages et de notre marque. Je suis également très fier que nous ayons acquis et rénové la Satya- graha House à Johannes- burg, la maison d’exil de Gandhi, restaurée en musée et maison d’hôte, ainsi que la Flâneuse du Nil, ce ma- gnifique bateau à fond plat, réplique parfaite des daha- biehs qui parcouraient déjà le Nil au temps des pha-Quel management pratiquez-vous ? JFR : Je pense pratiquer un management très parti-raons. HL:Cedontjesuisle plus fier, c’est d’avoir réussi à réunir une équipe d’une telle qualité. Notre valeur ajoutée repose sur les hommes. Notre équipe aDeux tiers des salariés ont quitté la France pour nous rejoindre à Barcelone, ce qui crée une bande de copains à l’esprit VeryChicgrants mourir en traversant la Méditerranée. Ainsi, nous avons versé 100000€ à l’as- sociation européenne de sauvetage en mer SoS Mé- diterranée. en 2009, nous avons créé la fondation in- solites Bâtisseurs pour ac-culier, très peu hiérarchique, très décentralisé, très ico- noclaste. Nous travaillons beaucoup en équipe. Je ne suis pas un manager clas- sique, je suis parfois im- prévisible et impatient, mais la clé du management de Voyageurs du Monde reste l’harmonie : ici pas de po- litique, une équipe de di- rection qui s’entend très bien, une vraie adhésion à l’entreprise et je dirais même un amour de l’en- treprise et de notre produit. Nous faisons confiance à la nature humaine et aux opportunités d’évolution de chacun.confiance dans le projet et nous avons confiance en elle pour le porter. et puis, il y a notre quatrième as- socié : Barcelone. une ville qui offre une qualité de vie fantastique à nos jeunes collaborateurs. Deux tiers d’entre eux sont venus de France (et d’ailleurs) à Bar- celone pour le projet Very- Chic. ils ont un point com- mun qui les renforce : ils sont sortis de leur environ- nement familial et amical. Autour de l’entreprise sePropos recueillis par Anne DiradourianJuillet-Août 2016 35]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32CluB eNtRePReNDRe En immersion - Nouveau campus Orange de l’innovationDans chaque numéro, un(e) journaliste d'EcoRéseau Business fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...)orange Gardens, jardins d'eden ?afin de décrire ce qu'il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les flux financiersPour bénéficier du changement, l'homme doit d'abord changer sa façon de procéder. un paradigme auquel répond orange avec un lieu idoine, orange Gardens.«C’est lorsqu’elle se rend utile que la techno-mesure qui permet de quan- tifier la direction et la force d’un message. Ce qui per- met d’adresser une puis- sance plus faible pour un débit égal », vulgarise Dinh- thuy Phan Huy, ingénieur R&D. l’espace réseaux, malgré son exiguïté, parti- cipe également à la mise en norme de la 5G tout en bûchant sur des algorithmes capables de déterminer la couverture nécessaire pour un lieu spécifique. Des chantiers prospectivistes menés de concert avec des académiques tels que l’iNSA ou télécom Bre- tagne et des industriels à l’image de thalès.manière de collaborer et de sourcer l’innovation chez chaque collaborateur du site. Dans ce Data Studio, trois start-up prennent le temps de nous expliquer les avan- tages de leur incubation. outre les espaces de co- working et la mise en rela- tion avec les compétences du groupe, lionel Baraban, fondateur et dirigeant de FAMoCo, jeune pousse spécialisée dans les solutions de paiement sans contact, précise « qu’Orange Gar- dens joue le rôle d’accélé- rateur. Cette collaboration nous ouvre de nouvelles op- portunités en nous mettant en relation avec les tech- nocentres ou les business units sur les marchés na- tionaux et internationaux. FAMOCO a ainsi contribué à lancer Orange Money en Afrique et songe à lancer le coupon alimentaire di- gital. » Predixis, elle, est spécialisée dans l’intelli- gence artificielle et le Big Data dans le traitement de la connaissance client. Kiss- KissBankBank, enfin, a fait entrer orange Venture Ca- pital en tant qu’actionnaire et songe désormais, main dans la main avec ce nouvel entrant, au banking de de- main. Au total, cinq à dix start-up seront intégrées chaque année. et Mari- Noëlle Jego-laveissière, di- rectrice exécutive innova- tion marketing technolo- gique du groupe, de conclure : « Orange Gar- dens entend bousculer et transformer les modes de travail. A l’image du projet “One Roof” qui met en évi- dence le design thinking, la volonté de rendre les équipes autonomes et de décloisonner les expertises pour pousser l’idéation col- lective et accélérer les cycles d’innovation ». tout un pro-Geoffroy Framerylogie devient innovation. Mais ce n’est qu’accessible au plus grand nombre que la technologie se fait pro- grès », introduit Stéphane Richard, PDG d’orange dans l’atrium du nouveau eco-campus orange Gar- dens dédié à l’innovation et la recherche. Ce mardi 8 mai, la rédaction est donc conviée à l’inauguration en grande pompe – François Hollande est venu couper le cordon rouge quelques heures auparavant – de ce nouveau site situé à Châ- tillon, aux portes de Paris, véritable fourmilière de 3000 collaborateurs issus des sept sites franciliens qui souhaitent favoriser la col- laboration et l’émulation en tant que colonne vertébrale du réseau de R&D réparti dans 12 pays et quatre conti- nents.ESPRIT D’ENTREPRENDRE : L’INGÉNIEUR,LE MAKER ET L’ARTISTEla visite se poursuit dans ce dédale de l’innovation, où les portraits de personnes inspirantes tapissent les cou- loirs. Nous nous dirigeons vers le « troisième lieu ». entre temps, nous « croi- sons » Hayao Miyasaki, pape mondial de l’anima- tion, légendé par un de ses fameux aphorismes sur la sérendipité. tout est fait pour baigner dans la créa- tion. le « troisième lieu » en est également un parfait exemple. l’espace sans ver- rous est ouvert à l’ensemble© OrangeEmulation entre François et Stéphane pour la conception de la meilleure blague...5G ET FUTUR DES RÉSEAUX AU BANC D’ESSAI75000 m2 de bâtiments cer- tifiés HQe nous font face. A l’entrée, pour l’occasion, les convives (entreprises, partenaires, institutionnels, etc.) peuvent le temps d’un cliché immortaliser une pose sur une réplique grandeur nature du trône de fer de la série Game of thrones. Mais nos yeux se rivent ra- pidement vers une autre salle qui dénote. l’espace réseaux. un grand damier blanc s’anime. les carreaux qui le composent varient du bleu au rouge. Derrière le côté discothèque, une technologie d’avant-garde : « En 2020, nous prévoyons que le trafic sera multiplié par 1000, mais nous œu- vrons pour que la consom- mation soit deux fois moins importante qu’aujourd’hui. La machine que vous voyez clignoter est un outil denous souhaitons sensibiliser chaque collaborateur à l’es- prit du “do it yourself”, leur faire utiliser leurs mains, revenir aux bases à l’heure du digital, les faire devenir des makers qu’ils soient ingénieurs, marke- teurs, sociologues, ache- teurs, designers... » tous les coups sont donc permis pour garder les cerveaux en ébullition. D’autant qu’orange Gardens s’est également doté d’une « Art Factory ». en-NDlR), l’artiste olga Kis- seleva a ainsi développé un concept matérialisant le vi- vant et le réseau et interroge l’approche technologique sur la question de l’écolo- gie.nous dit-on. Des coussins façonnés tels des pierres sont posés ça et là dans la pièce où le bois prédomine. Stéphanie Cabale, vice-pré- sidente marketing digital se réjouit : « Le Data Studio est un lieu de formation et d’acculturation aux outils du data marketing qui tire parti des dernières techno- logies d’écoute de la voix et des usages sur Internet développés par Orange Labs autour de la séman-Non ouverts sur l'extérieur, nous ne sommes pas un fablab. Mais nous cherchons à sensibiliser chaque collaborateurACCULTURATIONAU BIG DATA ET INTÉGRATION DE FUTURES LICORNES Nous sortons du bâtiment et retrouvons le lac, les jar- dins sans orange et les fa-36 Juillet-Août 2016des collaborateurs. Cathe- rine Ramus, ingénieur des- igner, précise la vocation de cet endroit où trônent fièrement imprimantes 3D, cartes Arduino, scies et mar- teaux : « Nous ne sommes pas un fablab car nous ne sommes pas ouverts sur l’extérieur. En revanche,à l'esprit du "do it yourself"tendez ici des moyens mis çades végétales qui nous à dispositions d’artistes, sé- font penser au musée du lectionnés via appels à pro- Quai Branly. Nous arrivons jets. orange Gardens pro- au troisième étage d’un bâ- pose ainsi solutions tech- timent voisin. la pièce, épu- nologiques et compétences rée, semble tirée d’un livre pour les projets artistiques de Feng Shui. le mur à à dimension numérique. bulles rappelle l’efferves- Dans le cadre du monde de cence du digital tout en don- lora (réseau iot bas débit, nant un esprit zen à la pièce,tique et des algorithmes. ».le Data Studio fait partie d’un réseau de trois espaces de travail d’écoute des ré- seaux sociaux en temps réel et asynchrone. Vous l’aurez donc compris, le campus orange Gardens souhaite entretenir un état d’esprit et une flexibilité quant à lagramme.]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[Choisissez le charme de cette demeure de prestige nichée au cœur de la forêt de Chantilly pour une manifestation sur mesure !Pour réunir, rapprocher, et motiver vos équipes, appuyez-vous sur notre expérience et faites de votre évènement un moment inoubliable !Un cadre d’exception35 km de Paris I 25 mn de Roissy CDG21 salles de réunion à la lumière du jour I Wifi gratuit et illimité I 120 chambres de grand confort Piscine, sauna & hammam I Fitness center 200 m2 I Parc boisé de 6 hectares.Offre spéciale « séminaire vitalité »www.chateaudemontvillargenne.com6 avenue François Mathet - 60270 Gouvieux - Chantilly - sr@chmvt.com - 03 44 62 36 36Au retour des beaux jours, Vitalité et Convivialité riment plus que jamais lors de votre séminaire au Château de Montvillargenne !Démarrez la journée en partageant en équipe un moment sportif :le réveil musculaire au chant des oiseaux vous est offert avec votre forfait séminaire ! Pauses détox et repas vitaminés sont également au programme de ces journées dynamiques où le bien-être de vos collaborateurs est à l’honneur !Offre soumise à conditions, valable du 1er Avril au 30 Septembre 2016. Forfait séminaire résidentiel à partir de 290€ par personne.© photos : Rawpixel - Wrangler - FreeProd - fotofeel - saschanti - Fotolia]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32CluB eNtRePReNDRe Electron libre - Professeur Jacques Lewiner, physicien entrepreneurDans cette rubrique EcoRéseau Business met à l'honneur un(e) entrepreneur(e) parce qu'il (elle) a un profil atypique, parce que son entrepriseQuand Géo trouvetout entreprend«Opassant son PhD aura l’op- portunité de travailler dans une des start-up de son maître de thèse »... Prag- matique, Jacques lewiner l’est et ne s’en cache pas, s’asseyant maintenant der- rière son imposant bureau en bois – dit radioactif, parce que Marie Curie y menait ses expériences il y a un siècle – à l’école su- périeure de physique et de chimie industrielles (eS- PCi) dans le Vème arrondis- sement de Paris. Dans cette école aux six Nobel dont Pierre et Marie Curie, c’est pourtant bien la recherche qui a forgé sa réputation. tiré à quatre épingles comme à son habitude, trô- nant devant une box France telecom qu’il a le premier conçue, il se replonge avec un plaisir non dissimulé sur le début de ses aventures académiques et entrepre- neuriales, forcément inti- mement liées chez lui, dans le vrombissement de ma- chines émanant d’une salle à côté. une expérience en cours, une de plus...son pendant mercantile qui était le salon des composants électroniques. J’y ai ouvert un stand là-bas avec mon labo, ce qui m’a valu dans le Monde une page où l’univers académiqueévolue dans un secteur unique ou parce qu'il (elle) a eu l'idée de sa boîte d'une manière peu conventionnelleChercheur de 73 ans, avec plus de 1000 brevets à son actif, et une réputation méritée de lanceur de pépites. Rencontre avec un phénomène.n aura réussi quand tout étudiantréduit la dose de radiations pour les enfants. Dans les telecom, il multiplie les aventures avec son ancien élève eric Careel, créant inventel et la première box xtense de Wanadoo, vendue par la suite à thomson. les deux com- pères ont aussi lancé le ser- vice d’impression 3D Sculpteo, et le concepteur d’objets de télécommuni- cations high-tech invoxia. Mais sa grande fierté est d’avoir fondé en 2001 Finsecur, société spécialiste des systèmes de sécurité anti-incendie connectés, dont elle assure lalence. « Nous équipons les sièges d’Air France, des hôpitaux, des bâtiments publics... », énumère celui dont le regard se porte aujourd’hui sur la microfluidique. « Cettemultimillionnaire. Ce gou- rou d’un nouveau genre tra- vaille avec ses disciples. un autre exemple ? Cy- Play, start-up parisienne lancée en 2008 avec George Garnier, 27 ans, qui com-ce qui n’est pas du tout le cas aux Etats-Unis. »Pendant longtemps en France tout ce qui était intellectuel était noble, quand ce qui était industriel était malsain. Cela change enfin !BÂTISSEUR DE CATHÉDRALESPOUR L’AVENIRle regroupement d’une vingtaine d’établissements de formation et de recherche parisiens baptisé Paris Sciences et lettres (PSl) est son nouveau terrain de jeu. « L’avantage de PSL est sa pluridisciplinarité : Mines, Collège de France, CNRS, Inserm, ESPCI, Arts Déco, Dauphine... Design et sciences humaines se croisent merveilleusement avec les sciences dures pour comprendre les relations hommes/machines et élaborer des produits agréables », soutient le directeur de l’innovation et de l’entrepreneuriat. il y a urgence, car « nous avons une très bonne recherche, mais les chiffres des retombées économiques sont mauvais face au MIT, Technion ou Stanford. Les chercheurs y créent des entreprises, ont des actions, et créent des fonds ». en France, si une nouvelle voie de recherche survient, il faut attendre les crédits publics de 6 à 18 mois. Ce qui l’a décidé à créer PSl Venture. optimiste pour autant ? Assurément. « Jamais la capacité d’innovation n’a été aussi grande grâce aux outils dont nous disposons », lance cet admirateur duscience permet l’écoulement par de minuscules canaux, ce qui va révolutionner la recherche en toxicologie, génétique ou médicaments.mercialise un logiciel connectant les vendeurs en magasin afin de leur fournir des données sur leur ta- blette, pour personnaliser leur offre au client. il y a eu Roowin (chimie fine), Cynove (électronique embarquée), Cytoo (systèmes d’analyse cellulaire). Avec David li- bault, diplômé de l’eSPCi, il cofonde en 2014 elec- tricMood, qui va commer- cialiser la « trottinette élec- trique pliable la plus légère du monde, qui a une auto- nomiede20kmetse branche sur secteur ». une fois la société sur les rails, il laisse l’opérationnel à son associé, qu’il se contente de conseiller pour les décisions stratégiques.s’insurgeait – et une belle publicité ! », se souvient le pourfendeur du mythe des licences de brevets. « Pour dégager de la valeur en continu, mieux vaut créer une entreprise. Certes l’exemple de Pierre Potier au CNRS, qui a déposé deux brevets très lucratifs, est toujours évoqué, mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Cela ne rapporte pas autant habituellement. On ne bâtit pas une politique là-dessus », insiste le créateur d’une fondation qui encourage plusieurs centaines de filles, notamment de milieux défavorisés, à se tourner vers les sciences et les études supérieures. Jacques lewiner est un casseur de plafonds de verre, en té- moigne encore son amer- tume quant à la vente d’in- ventel à thomson en 2005. « Nous étions leaders en Europe sur le marché des plateformes d’accès télé- coms et des technologies sans fil et nous aurions pu nous imposer en Asie ou aux États-Unis si seulement Thomson ne s’était pas contenté de commercialiser la box sans l’améliorer », confie celui qui aurait aimé enfanter d’un géant mon- dial. « En France on nous dit que nous sommes trop petits pour survivre, et qu’il vaut mieux nouer des partenariats avec des géants ou se faire racheter,GOÛT CROISSANT POUR L’ENTREPRE- NEURIATun destin hors norme pour ce chercheur qui a débuté modestement. « Jeune, je travaillais sur un thème incompris, les électrets, de mystérieux matériaux équi- valents, en électricité, à des aimants dans le magné- tisme. » Aidé par l’Anvar pour déposer ses trois premiers brevets, il a vite compris le système et financé lui-même les suivants dans les dispositifs électroniques et capteurs, ou les dispositifs médicaux avec Georges Charpak, créant même une société d’imagerie médicale – BioSpace, devenue eos, quiUN COMBAT DE TOUS LES INSTANTS un inventaire à la Prévert qui ne doit pas masquer les combats qu’il a dû mener pour casser des codes en vigueur. « Pendant longtemps en France tout ce qui était intellectuel était noble, quand ce qui était industriel était malsain. Ce qui n’a pas du tout été le cas aux Etats-Unis ou en Allemagne, où les Nobel ont réalisé des applications. C’est un cliché entretenu par les médias et les politiques », déplore le casseur de préjugés. « Chaque année avait lieu le salon de la physique, et11 israélien Dany38 Juillet-Août 2016Jacques Lewiner en résumé...fabrication et la maintenance en France. Grâce aux 120 brevets dé- posés, l’entreprise réalise 60 millions d’euros de CA, emploie 300 personnes et est estampillée BPi excel-Nous avons créé en 2005 la société Fluigent, qui fournit des instruments de recherche, puis en 2014 MicroFactory », vulgarise ce fils de commerçants juifs d’origine polonaise devenuNobel 20.Shechtman, qui dispense depuis 20 ans un cours sur l’entrepreneuriat. Celui qui félicite l’état d’esprit que crée la French tech anticipe une explosion dans les biotechs, la robotique et le stockage d’électricité. en sera-t-ilJulien TarbyuaessiroMe©Dominiqu]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32CluB eNtRePReNDRe Culture du rebond - Olivier Remoissonnet, sauveur de la brosse à dents française Apprendre de ses échecs et utiliser cet acquis dans une nouvelle aventure. Tel est le credo qui est suivi dans cette rubrique,il reste très modeste, mais olivier Remois- sonnet a quand même réussi un certain tour de force, dont nombre de PMe ont un jour rêvé : celui de sauver de la li- quidation judiciaire en dé- cembre 2012 la Brosserie Française, dernier fabricant de brosses à dents de l’Hexagone, puis de relo- caliser la production sur le territoire national et de repartir sur un nouveau modèle stratégique.la Brosserie Française a échappé à la liquidation judiciaire, grâce à un soupçon de relocalisation, une pincée de formation et de marketing. la recette d’olivier Remoissonnet.Brosses à dents du bonheurqui retrace une sortie de route pour mieux se tourner vers l'avenirPREMIERS RÉSULTATS ENCOURAGEANTSun succès total ? l’avenir le dira, mais les premiers chiffres sont encoura- geants. « Fin 2012 nous culminions à 4,2 millions d’euros de CA, 8 millions de brosses à dents, 400000 brosses à cheveux, 100000 brosses de toilettes. En 2015 nous sommes passés à 4,9 millions d’euros pour le même effectif, avec une démultiplication des ca- naux de vente, notamment en ligne », se réjouit l’in- génieur de formation. lasociété picarde s’est aussi tournée vers l’internatio- nal, la Côte d’ivoire mais aussi la Chine, où elle a signé un partenariat avec un distributeur local spé- cialisé dans les produits européens. « Face aux scandales sanitaires, la classe moyenne chinoise se méfie des produits de santé nationaux et se tourne vers l’étranger », précise le dirigeant heu- reux qui vise les 5,1 mil- lions pour 2016, alors qu’un partenariat avec une des principales en- seignes bio vient d’être signé.par les délocalisations. Après un passage dans l’industrie automobile, oli- vier Remoissonnet est « tombé » en 1998 dans la brosserie, pour le mas- cara et le vernis à ongle, évoluant dans le maquil- lage jusqu’en 2007. « Puis le propriétaire du groupe m’a sollicité pour que je l’aide à préserver le métier en regroupant tous les der- niers brossiers. Je suis de- venu directeur industriel. En 2010 la dernière délo- calisation nous menait droit à la liquidation. » le Picard, connu des équipes, se rend alors au tribunal avec un plan pré- cis de renaissance, basé sur la mise en valeur d’un savoir-faire régional de 160 ans et sur le made in France. « Fin 2012 était une période électorale en France, le domaine social était crucial. La plupart des repreneurs étant plus intéressés par le carnet de commandes et les marques que par les 26 salariés ; le tribunal s’est donc tourné logiquement vers moi », rappelle l’intéressé.40 Juillet-Août 2016Ceux qui vou- laient racheter la marque et délo- caliser peuvent se brosser...© Hasselblad H3D«AUBOUTDE MON IDÉE »Créée en 1846, l’entre- prise nichée dans l’oise au cœur de la vallée du thérain, berceau histo- rique de la brosserie, de- vient, dans les années 1980, le fleuron de la Brosse et Dupont, alors filiale de lVMH. Rache- tée en 2005 par Duopole, elle est frappée de plein fouet par le ralentisse- ment de son marché etle droit en lpratique Sortir d’un conflit qui s’enlise : une société peut-elle racheter les parts de ses propres actionnaires ?ecasdecemoissebasesuruneex- option 2 : accepter de céder aux exigences tions lorsque la société met en œuvre une périence vécue dans le domaine de la de cet associé et lui racheter au prix fort des clause qui s’y rapporte, ce prix est fixé par musique. actions valant très peu. accord entre les parties. Sans accord le prixCinq personnes s’étaient réunies pour un option 3 : engager la société pour que ce est déterminé par un expert dédié.projet commun. Comme dans d’autres do-soit la structure elle-même qui rachète ses propres actions.or, s’agissant d’une SAS, la société la plus couramment utilisée par les entreprises de croissance, la liberté domine dans la cession d’actions.Seule condition à respecter : lorsque les ac- tions sont rachetées par la société, celle-ci est tenue de les céder dans un délai de six mois ou de les annuler.maines, au bout d’un an la passion s’est avec éteinte et l’un d’entre eux souhaite quitter leprojet... mais ne veut pas céder ses parts. Après des mois de discussion, personne ne veut lui racheter ses parts au prix exorbitant qu’il propose.Cependant, les hypothèses de rachat par une société de ses propres parts sont strictement prévues et encadrées par la loi. Concernant la SAS, l’article L227-18 du code de com- merce prévoit que si les statuts ne précisent pas les modalités du prix de cession des ac-Dans notre cas et très clairement, les asso- ciés ont choisi cette option de faire racheter les actions de l’associé récalcitrant par la so- ciété. ils ont profité du délai de six mois pour céder à nouveau ces actions. ils au- raient pu aussi annuler ces actions mais cela aurait eu la conséquence négative de réduire leur capital social.les associés avaient alors plusieurs op- tions :option 1 : exclure cet associé récalcitrant en prenant le risque que ce dernier conteste le fondement de cette exclusion.©DR]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[n°32www.ecoreseau.frCulture du rebond - Olivier Remoissonnet, sauveur de la brosse à dents française CluB eNtRePReNDRelequel a alors concrétisé des idées qu’il avait mûries depuis quelques années. « L’entreprise manquait d’investissements et d’in- novation, alors qu’elle évolue dans un secteur très concurrentiel où des ma- jors sont présentes. Je suis allé rechercher les moules à injection en Chine », se souvient ce dirigeant trèstechnologies. Je n’ai rien à apprendre à ces brossiers qui ont 30-35 ans de mai- son sur leur métier, mais un peu plus dans lesA DUPLIQUER AU RESTE DE L’INDUSTRIE« En faisant de l’écocon- ception et de l’écocitoyen-contact avec le consom- mateur final. « Le concept d’abonnement fait son effet, car une brosse à dents se change tous les trois mois,boîte aux lettres du client, avec une enveloppe préaf- franchie pour renvoyer l’ancienne et la recycler. Circuit direct, publicité fai-raient faire des émules dans d’autres industries. « Nous ne nous posons pas comme beaucoup d’autres la ques- tion du pourcentage de produits que nous fabri-Le concept d’abonnement marche, car les gens devraient changer de brosse à dents tous les trois mois(ils ne le font que tous les six mois)quonsenAsie.D. tout sera produit en France, à nous de triturer l’offre pour dégager une marge », explique celui qui a obtenu l’iSo des dis- positifs médicaux, ce qui garantit des standards aussi stricts que ceux des lunettes ou des prothèses.’embléeachats, le commerce... neté, nous ne sommes plus quand les Français le font ble permettant d’afficher Nous avons poussé les for- dans le sillage des multi- en réalité tous les six des prix compétitifs, image mations dans le e-manu- nationales », confie celui mois », s’enthousiasme le RSe renforcée, telles sont facturing grâce à des sub- dont le tour de force a été visionnaire. la brosse ar- les formules gagnantes de ventions de l’Etat et de la d’entrer directement en rive directement dans la cet entrepreneur qui pour- Région, pour que chacunJulien Tarbyaccessible pour ses équipes, qui peut être chez le client comme à l’atelier.UN PLAN FINEMENT ÉLABORÉles trois premières années ont donné lieu à trois phases distinctes : en 2013 la société a œuvré à rassu- rer le client, à livrer en temps et en heure des pro- duits de qualité à des grands groupes comme à des PMe. A coups d’in- vestissements financés sur fonds propres et via des prêts bancaires, les outils de production ont gagné en modernité et en effica- cité. en 2014 elle a initié une restructuration en pro- fondeur, non sociale : « Il fallait former les collabo- rateurs à des nouvellesJuillet-Août 2016 41© Hasselblad H3Dpuisse être décisionnaire à son échelle. L’organisa- tion était très taylorisée auparavant », retrace le repreneur. 2015 a ensuite été l’occasion d’un grand redéploiement produits et marketing, avec un but évi- dent de ne plus rivaliser avec les pays low cost. Ce qui est aussi passé par un abandon de la production de marques de distributeurs (MDD). Bioseptyl, la marque en propre de brosses à dents, a été mo- dernisée, englobant toutes les innovations produits, centrées autour de l’hy- giène bucco-dentaire, sur- tout celles adaptées aux appareils dentaires, aux gencives sensibles ou en- core conçues pour les bé- bés. Mais surtout « les gammes de brosses à dents ou à cheveux ont été ren- dues plus fidèles à nos va- leurs, à base de bio-plas- tiques, d’algues, de canne à sucre. Le polypropylène permet le recyclage », énonce celui qui a évolué dans sa démarche. « Nous avons été sauvés par le made in France, nous cher- chons désormais à incarner des valeurs de RSE très fortes. » les luminaires ont été équipés de leD, les machines fonctionnent désormais à l’énergie élec- trique renouvelable (éo- lienne ou hydraulique) ou à l’énergie pneumatique. le compresseur a été rem- placé pour que sa vitesse soit variable, ce qui permet de diviser par deux la consommation d’électri- cité. le gros moteur dégage de la chaleur qui est réuti- lisée pour chauffer le bâ- timent en hiver grâce à des travaux de calfeutrage.]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32CluB eNtRePReNDRe Créer aujourd’hui - Incentiver les équipes à moindres fraisLa création d'entreprise, c'est avant tout du concret et de l'opérationnel.iDerrière les sourires, y a-t-il des jalousies et crispations ?Ce faisant, flexibilité des horaires et télétravail font partie des avantages im- matériels qui participent à un climat d’entreprise motivant. Nombreuses sont les entreprises auBetter, faster, stronger Comment motiver sans argent ?D'où cette rubrique qui explore de manière très pratique l'une des phases de l'entrepreneuriat.haite insuffler pour que la communauté profes- sionnelle puisse s’épa- nouir, rester productive et innover dans de bonnes conditions. un vaste chan- tier dont la mise en place se réalise dès la création.MOTIVER« CHEAP »MAIS BIEN MOTIVER !la considération et le temps incarnent les meil- leurs alliés pour les diri- geants et créateurs qui souhaitent valoriser et motiver leurs équipes. la qualité de vie dans l’en- treprise et les possibilités d’avancement ou de pro- gression demeurent d’au- tres chantiers à ne pas occulter.mpensable il y a 20 ans ? Google donne carte blanche à sestrer chaque vendredi ou lundi de la semaine sur une activité de leur choix, professionnelle ou non, et occuper leur temps comme bon leur semble. idée saugrenue peut-être, mais management efficace apparemment, car ce temps « libre » permettrait de faire fructifier l’inno- vation au sein du groupe.Mieux même, il s’agirait pas le seul apanage des tion de la part des colla- Canada, tous secteurs d’un outil de fidélisation grands groupes. D’autant borateurs. Autrement dit, confondus, à adopter des des talents et de motiva- qu’il n’engendre pas de la motivation passe par horaires de travail trèscadres et ingénieurs dans la proportion de 20% de la globalité de leur volume horaire professionnel. une opacité dans la gestion du temps qui pourrait faire s’arracher les cheveux à plus d’un patron. imagi- nez vos salariés se concen-Oubliez les séminaires « à la cool » et le baby-foot, si derrière vous exigez trop de comptes à rendre chez vos collaborateurstion du personnel. toute- dépenses exorbitantes. l’application – juste du flexibles pour amener les fois, ce luxe autorisé pour Juste du changement ma- bon sens ? – de la culture employés à davantage se motiver ses troupes n’est nagérial et de l’implica- d’entreprise que l’on sou- responsabiliser. l’emploiSi le salaire n’est pas souvent évoqué comme première raison de la motivation des salariés, il reste un élément non négligeable de l’investis- sement de chaque membre d’une entreprise. Les recours sont multiples. Le patron peut décider d’impliquer ses collaborateurs dans le résultat global de l’entreprise par la mise en place d’un système de participation, d’intéres- sement ou d’épargne salariale. De même qu’en termes de prévoyance, l’entreprise peut mettre en place un système de retraite complémentaire. L’employeur peut décider de prendre en charge42 Juillet-Août 2016RémunérationLes avantages en naturetout ou partie du loyer de collaborateurs. La mesure, même si elle entraine une déperdition de salaire, peut selon un savant calcul faire ga- gner en pouvoir d’achat. Par ailleurs, les tickets restaurant, bons d’achat et chèques vacances consistent toujours en un complément de ré- munération non négligeable qui profite aussi d’une exonération d’impôt. Le seuil des bons d’achat est lui limité selon un plafond mensuel de la Sécurité sociale. Mais à certaines occasions, ce même plafond peut être dépassé : mariage, naissance, Noël des salariés et des enfants,rentrée scolaire, fêtes des mères et des pères, départ à la retraite... Le véhicule de fonction est également toujours en odeur de sainteté avec les avantages qu’il induit : deuxième vé- hicule à disposition du foyer, frais d’entretien à la charge de l’entreprise, carte carburant et services associés. Toutefois, pour les entreprises qui ne nécessitent pas de flotte, le système d’indemnités kilométriques demeure toujours une solution non négligeable au regard de l’augmentation des taxes écologiques.du temps étant parfois li- bre, l’évaluation ne repose que sur l’obligation de résultats. une solution extrême mais qui se lé- gitime lorsque tout le monde s’accorde sur le fait que les conditions de travail impactent consi- dérablement la qualité de la productivité.la motivation passe éga- lement par de nombreuses attitudes managériales. la reconnaissance de- meure un élément fonda- mental de motivation pour chaque collaborateur. Fé-Œ]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32CluB eNtRePReNDRe Créer aujourd’hui - Incentiver les équipes à moindres fraisliciter par mail ne prend que quelques secondes et peut éclairer la journée de son destinataire.la qualité de vie en en- treprise, quant à elle, se concrétise dans la qualité relationnelle au sein des équipes. les experts RH s’accordent sur l’impor- tance de former les ma- nagers à communiquer avec leurs équipes sur des éléments de crispation professionnelle ou sur chaque sujet qui pourrait susciter un sentiment d’injustice ou de signe de désintérêt dans la re- lation « manager-ma- nagé » : « Outre notre politique de primes, nous organisons des sémi- naires tous les quatre mois, pour présenter l’état d’avancement des projets. Cela permet à tout le monde de poser des questions, de savoir où l’on se situe par rap- port à une question en particulier et d’être force de proposition par rap- port à un sujet », résume Alexis Angot, co-fonda- teur d’Ynsect, start-up vieille de cinq ans spé- cialisée dans l’élevage industriel d’insectes, qui compte aujourd’hui 45 salariés. Ailleurs, détenir une partie du capital per- met également d’impli- quer davantage à la stra- tégie de l’entreprise. D’autant qu’à une échelle somme toute modeste, le collaborateur devient par- tie prenante de l’évolution de la société, sa pérennité, son développement.Responsabiliser les sala- riés, une nécessité pour mieux gérer les crises à venir...de la culture d’entreprise et en impactent de fait les performances », af- firme thierry Gérard co- fondateur de Prana, ca- binet de conseil en rela- tion humaine dans l’en- treprise. Si la motivation découle de mesures ma- nagériales, la dimensionJ’aime ma boîteBune belle initiative en faveur de l’entreprenariat avec un concours « ma pub ici ».22 kilomètres de vitrines d’agences quel magnifique espace de publicité pour tous les entrepreneurs, artisans, patrons de PMe, commerçants... ils pourront présenter leur activité, à condition que leur impact sur la société soit positif.Soyez parmi les 14 lauréats qui bénéficieront en plus de la campagne, d’une publicité personnalisée pour eux. Cela équivaut à 750.000€ de dotations. toutes ces publicités seront diffusées sur les écrans des vitrines pour le grand gagnant, un film tV en plus.DERRIÈRE LE CONCRET, DES VALEURS, UNE CULTURE ?opérationnelle du mana- gement est elle-même la conséquence de plusieurs interrogations de l’entre- prise quant à son rapport aux clients, aux collabo- rateurs et à la société. « Il importe pour l’entre- prise et ses dirigeants de se questionner sur l’em-« Les process, systèmes d’organisation, visions managériales, modes de gouvernance, notions de hiérarchie, modes de re- porting, etc., découlentJ’aime votre boîte !chronique parrainéeNP Paribas vous fait un cadeau magnifique à l’occasion de la Fête des entreprises « J’aime Mapar Sophie de MenthonBoîte » le 13 octobre 2016.44 Juillet-Août 2016Présidente d'etHiC Présidente de SDMe]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[n°32inscrivez-vous jusqu’au 10 Juillet, vite, vite !la campagne publicitaire se déroulera du 1er au 30 Novembre.on n’osera plus dire qu’on n’aime pas son banquier (si c’est BNP Paribas).Pour en savoir plus :Communiqué de Presse : https://group.bnpparibas/com- munique-de-presse/concours-pub-2016-bnp-paribas- offre-campagne-publicite-entrepreneurs-un-monde- changeSite : https://www.parlonspme.fr/mapubici/#concours45preinte économique, so- ciale et sociétale qu’ils veulent laisser. A partir de ces grands principes, vont pouvoir être clari- fiées les notions de per- formance, de pouvoir, et la place accordée aux col- laborateurs et aux clients », poursuit CélineZiméro, directrice asso- ciée du cabinet Prana. Cette culture d’entreprise, insufflée par le dirigeant, est un processus impli- quant chaque membre de l’entreprise. D’où le be- soin de mobiliser les col- laborateurs au moment de la formaliser. « La direc-CHANGEMENT DE BRAQUET, MOMENT DÉLICAT POURLA CULTURE D’ENTREPRISE Autrement dit, la culture d’entreprise revient à créer du collectif à l’heure de l’individualisme. « Pour créer une culture il faut créer une communauté qui partage des valeurs. Pour les start- up, c’est souvent plus sim- ple car la communauté est restreinte et la valeur partagée est souvent celle de faire rapidement for- tune », constate eric Go- delier, professeur à Poly- technique, auteur du livre « la culture d’entreprise » édité chez Repères en 2006. une contradictionrisque. Dans une start- up, la culture du risque est très forte. Il faut alors se demander qui subit le risque. Si c’est le person- nel, ce dernier ne pourra ni adhérer à la culture,au service des hommes. Derrière le lieu commun, il faut aussi instaurer une culture visant à faire de l’exploration ou du déve- loppement qui est bien souvent antagoniste àCréer aujourd’hui - Incentiver les équipes à moindres frais CluB eNtRePReNDReExemplesBenchmark de solutions innovantes de motivationne peut pas affirmer des valeurs d’autonomie et de prise de responsabilité, si derrière il exige un sys- tème de reporting qui sonne marquage à la cu- lotte », analyse Céline Zi- méro.de former une commu- nauté de destins. La ques- tion de la culture d’en- treprise induit également la question du rapport auloppement nécessite la création d’une nouvelle organisation tout en gar- dant de la souplesse. Il faut donc mettre les règleswww.ecoreseau.fr- Chez Figure 53, éditeur de logiciels américain, le dirigeant Chris Ashworth a confié à huit de ses collaborateurs le soin de se mettre d’accord sur une augmentation qui serait la même pour les huit membres. Une mesure prise pour éviter les jalousies et les convoitises. Résultat, les salariés se sont mis d’accord sur une augmentation de +17%, une somme à peine supérieure à la somme de départ prévue par le dirigeant qui s’explique par la com- munication aux salariés des résultats de l’entreprise.- Chez Etic, PME française spécialisée dans l’immobilier professionnel, chaque projet de réhabilitation d’immeuble est confié à une personne. Les stagiaires peuvent également le faire. La dirigeante devient alors une collaboratricecomme les autres au moment de réaliser une modélisationtion peut donner une ins- piration mais ne peut ré- fléchir dans un coin et formaliser du jour au len- demain une culture d’en- treprise et de nouveaux process. Les échecs que nous constatons dans les comités de direction font souvent écho à cette dé- marche unilatérale. L’his- toire est connue mais tend pourtant à se répéter », décortique thierry Gérard du cabinet Prana. De même, oubliez ici toute velléité marketing d’en- joliver votre marque, de multiplier les séminaires «àlacool»etdemettre un baby-foot pour initier une bonne ambiance, si derrière vous exigez trop de comptes à rendre de vos collaborateurs. la symbolique doit être une conséquence de l’affirma- tion d’une culture d’en- treprise et non l’inverse. « Le symbolique est un levier de visibilité. Il faut insuffler le changement et ensuite l’entériner parfinancière ou de rencontrer les clients- Chez Patagonia, marque de prêt-à-porter californienne, chaque collaborateur peut gérer son emploi comme il l’entend tant que les deadlines sont respectées. Il lui suffit de prévenir l’entreprise. Malgré quelques abus marginaux, les 350 salariés performent dans un cadre qui permet de fidéliser les meilleurs.- Chez SYD Conseil, SSII nantaise, le fondateur laisse carte blanche à ses salariés pour les dépenses d’entreprise dès lors qu’elles ne dépassent pas plusieurs milliers d’euros. Aujourd’hui, le dirigeant n’a toujours pas constaté de dé- bordement grâce à la responsabilisation de ses salariés sur la trésorerie d’entreprise.La direction peut donner une inspiration mais ne peut réfléchir dans un coin et formaliser du jour au lendemain une culture .d'entreprise et de nouveaux processdu symbolique. De même, émerge dès lors. Celle de ni innover, ni se motiver », celle qui existe pour faire pour les entreprises, aussi concilier le long terme, explique l’enseignant à de l’exploitation et de la jeunes soient-elles, il n’est soit la culture d’entreprise, l’x. une fois passé le productivité (procédures pas possible d’affirmer avec les instruments de stade de la création, le standardisées)»,explique des valeurs dans les- gestion à court terme. management des équipes eric Godelier. un vrai tra- quelles tout le monde se « Dans la pratique, le après les premières em- vail d’équilibriste... reconnaît sans appliquer collectif est sans cesse bauches et le passage dede mesures concrètes en déstabilisé en raison d’in- la start-up à la PMe sontmatière de management, dicateurs de performance également des momentsde responsabilisation, de qui mettent les personnes délicats à gérer. « Cettemotivation... Un dirigeant sous pression. L’idéal est transition dans le déve- Geoffroy FrameryJuillet-Août 2016]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32CluB eNtRePReNDRe Business guides - Affacturage, la réponse aux FintechsDans chaque numéro, EcoRéseau Business s'intéresse de prêt à une (ou des) problématique(s) que peut se poser un cadre dirigeantla contre-attaque des factorsl FaceàlanouvelleconcurrencedesFintechs,lesaffactureursorganisentleurripostedématérialisée.(logistique, marketing, finance, communication...) en demandant l'avis des prestataires et conseilse marché de l’affacturage poursuit Par Pierre-Jean Lepagnot solutions », précise-t-elle. les thèmes son essor. Après six années de choisis correspondent aux remontées croissance ininterrompue, le mon- d’information à partir des enquêtestant des créances prises en charge par clients : dématérialisation des factures,les sociétés d’affacturage, pour l’essentiel des filiales de grandes banques, comme CAl&F (groupe Crédit agricole), BNP Paribas Factor, Natixis Factor ou HSBC France, a progressé de 9,7% à 61,9 mil- liards d’euros au premier trimestre 2016. une performance impressionnante, mais à relativiser. en 2015 en effet, moins de 41000 entreprises françaises ont eu recours à l’affacturage, soit seulement environ 1,2% des sociétés implantées dans l’Hexagone ! De quoi susciter l’appétit du secteur des start-up de la finance, surnommé « Fintech », contrac- tion de finance et de technologie.reporting, scoring du risque de crédit, blockchain, affacturage, etc. « Les Fin- techs ont développé d’excellents outils. Les banques jouissent de la confiance des clients et ont une capacité à financer. Il y a une complémentarité évidente », souligne Béatrice Collot.UN MARCHÉ FLORISSANTen parallèle, les factors s’emparent, eux aussi, du « factoring 2.0 ». Pour optimiser le processus de l’affacturage et permettre à ses clients d’utiliser cet outil en toute fluidité, HSBC utilise, à l’instar des Fintechs, le digital. Ainsi, plus de 90% des factures sont au- jourd’hui dématérialisées. « Les plate- formes des principales Fintechs sont ergonomiques, mais leurs services ne sont pas moins chers que les nôtres et ils sont un intermédiaire supplémen-« Notre premier objectif est de convaincreles 98,8% des TPE et PME françaisesà sauter le pas et à adopter nos solutions d’affacturage », assure Alexandre Weiss,directeur général de Créancio. Fondée en 2015, cette start-up veut devenir un véritable compte de trésorerie pour tPe/PMe. un an après sa création, la société a déjà financé plus de 3000 factures. le financement moyen actuel est de trois millions d’euros d’encours par mois. les raisons du succès sont multiples : « En premier lieu, aucune caution personnelle n’est demandée. Ensuite, le poste client est totalement dématérialisé : le chargement des factures se fait en un clic sur l’appli Créancio. Son circuit court et rapide lui permet enfin de financer en 24 heures une facture, ou mieux, le jour même pour les demandes effectuées avant 11 heures. L’entreprise bénéficie d’une assurance-Désormais les financements arriventparlenuage...crédit impayé, sans frais additionnels. De plus, nous proposons de l’affacturage confidentiel à tous clients, même les TPE, contrairement aux factors tradi- tionnels », précise Alexandre Weiss.Il s’agit d’incorporer une brique start-up dans nos solutionsEN MODE FINTECHdévelopper de nouveaux produits et services digitaux, la lourdeur de leurs procédures de décision et des contraintes opérationnelles brident leur capacité à proposer des solutions aussi innovantes », affirme Alexandre Weiss.taire », précise Béatrice Collot. CAl&F n’entend pas non plus rester à la traîne. Depuis quelques années, la filiale des financements spécialisés du groupe Crédit Agricole a mis en place Créances Services, qui permet aux chefs d’entreprise de céder les factures de leur choix au coup par coup via internet, et de recevoir le financement de ces dernières en 24 heures. « CAL&F a été, en 2007, l’un des premiers factors à mettre en place une plateforme internet pour faciliter la cession des factures. Aujourd’hui, nous restons précurseurs sur le digital puisque nous avons lancé en 2014 la première application mobile d’affacturage disponibleLA MENACE SE PRÉCISEla menace des Fintechs sur le secteur de la finance n’est donc pas un mythe, comme le rappelait en décembre 2015 Standard & Poor’s, en soulignant que des changements dans le «  modèle commercial et culturel  » sont des prérequis si les banques veulent rester dans la course durant la prochainesur tous supports. Cette année, la nou- velle version de notre plateforme internet va largement s’inspirer de cette appli- cation, pour permettre une navigation simplifiée et optimisée », rappelle orli Hazan, directrice de la relation clientLES FINTECHS À LA MANŒUVREdécennie. Forts de ce constat, les établissements traditionnels tentent de s’adapter. HSBC France vient par exemple de créer le laboratoire d’inno- vation. « Nous souhaitons fonctionner en mode start-up. Il s’agit de proposer des solutions clients innovantes, de les tester en grandeur réelle et de faire évoluer l’offre des produits de HSBC », ex- plique Béatrice Collot, directrice trade et Affac- turage et du laboratoire d’innovation chez HSBC France. Ce laboratoire prend appui sur les ressources internes de la banque et externes des Fintechs. Plusieurs modalités sont envisagées : projets en partenariat, solutions intégrées en marque blanche ou intégrées avec acquisition de technologie et, enfin, prise de participation dans des start-up. « Il s’agit d’incorporer une brique start-up dans nosaffacturage de Crédit Agricole leasing & Factoring. l’établissement dit observer avec intérêt l’arrivée des Fintechs spécialisées dans l’affacturage. « Nous étudions leur écosystème et regardons deCréancio n’est pas la seule Fintech à investir ce créneau porteur. le groupe Finexkap propose par exemple un service de cession de créances com- merciales, sur un modèle économique proche de l’affacturage, « à des conditions plus attractives que les factors traditionnels », explique léa Véran, directrice marketing du groupe. les entreprises peuvent désormais profiter grâce aux start-up des nouvelles opportunités offertes par le développement des technologies numériques. une demande difficile à satisfaire pleinement par les partenaires financiers traditionnels. « Ces établissements sont en fait pé- nalisés par leur historique et leur taille qui les rendent moins habiles. Même s’ils investissent pour46 Juillet-Août 2016leur business model mais nous ne sommesprès.pas inquiets pour autant : nous avons la capacité d’innover pour répondre aux défis de demain, tout en nous appuyant sur notre expertise, reconnue depuis plus de 50 ans. Cette analyse est importante car les Fintechs ciblent des marchés sur lesquels nous sommes très présents, et sur lesquels nous souhaitons continuer notre développement, à savoir le marché de la TPE/PME », précise orli Ha- zan.Cahier pratique n°1 - Affacturage]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[AFFACTURAGEDONNEZ DU SOUFFLEÀ VOTRE ACTIVITÉ EN FINANÇANT VOS FACTURES SOUS 24H*www.eurofactor.com* Sous réserve de la conformité des factures et du respect des conditions contractuelles. Performances constatées en 2015 sur le portefeuille : 88.7% des remises sont traitées et financées en 24h. (source société)Crédit Agricole Leasing & Factoring - S.A. au capital de 195 257 220 € - 692 029 457 RCS Nanterre - Crédit photo : Thinkstock - 06/2016]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32CluB eNtRePReNDRe Business guides - Les cartes de carburant pour les flottes autoChoix à la pompe, choix à la carteePARAMÈTRES SPÉCIFIQUESoutil sur-mesure de gestion du parc roulant, la carte carburant associée aux bons services permet de contrôler le second poste du tCo (« total cost of ownership »).n quelques chiffres, même si le débat au sujet du diesel reste animé en France et en europe,l’un des tous premiers atouts de cette solution demeure le prix et la maitrise des dépenses. Car le recours à la carte permet bien souvent d’obtenir des prix plus faibles que ceux affichés à la pompe. ex- plication : les compagnies pétrolières accordent sou- vent une remise sur un prix barème. Ces dernières facturent ensuite le tarif le plus avantageux entre les deux prix, à savoir celui du barème remisé et celuiBientôt le portefeuille électronique« Aujourd’hui, dans les usages, les clients souhaitent des services additionnels et associés à la carte : télé- péage, acheter des produits dans les boutiques de station essence,... Et en aval de la consommation, l’utilisation de carte carburant joue le rôle de facili- tateur car son recours permet un système de facture unique très pratique quand il s’agit de récupérer la TVA pour les entreprises. La facturation uniquele marché entreprise maintient les spécificitésde son mix énergétique. Sur les trois premiers mois, le diesel progresse de 11,7% VP et Vu confondus, soit 85,69% de part de marché. Sur le segment des VP, le diesel progresse de 12,7 % sur cinq mois, au premier semestre 2016, ce qui porte le parc global à 151 510 unités et 78,20% des parts deapporte un gain de temps dans le traite- ment des données mais également une meilleure lisibilité des informations », ajoute Coraline Mourgues. A l’image de la télématique embarquée, la carte carburant, imposée sans concertation ni effort pédagogique, peut être cependant vécue comme une manière de « fliquer » les collaborateurs. toutefois, son utili- sation présente de nombreux avantage en matière de gestion. Fini le temps desmarché. tCo oblige, les entreprises veillentau grain sur le poste de dépense qu’est la consommation de carburant, second postede dépense après le loyer du véhicule.Face à ce constat, les pétroliers et grandessurfaces offrent en sus d’une carte carburantde nombreux services et de la flexibilitéafin de permettre aux entreprise de maitriserau mieux la consommation de leur parcroulant. De l’artisan à la PMe en passantpar les grands comptes, quelle que soit la taille de l’entreprise, la maîtrise de la consommation de car- burant se pose en objectif aussi bien économique qu’écologique. Avantages, chausse-trappes et mises en garde,.. ecoRéseau Business pointe les enjeux actuels du recours à la carte carburant.Par Geoffroy Framerycapacité du véhicule », présente Nicolas Bodet. les cartes carburant offrent également un double niveau de sécurité. le premier, classique, avec un code confidentiel. le second est un système de vérification en ligne qui recense la totalité des achats effectués avec les cartes grâce à un suivi en temps réel des pleins effectués par les collaborateurs. « Un moyen rapide de détecter la consommation excessive d’un conducteur, mais aussi de repérer rapidement les fraudes lors de vols ou de pertes de la carte. L’ensemble des prestataires ont aussi mis en place un système d’alerte en cas d’usage anormal de la carte. Et l’utilisateur est libre de définir quand recevoir ces alertes », avance Nicolas Bodet. Autre atout de poids, les fournisseurs de cartes proposent des solutions de reporting pour suivre la consommation en fonction de chaque carte. Ces données peuvent ensuite être exploitées par un tiers à l’image des loueurs longue durée qui alimenteront leurs tableaux de bord et autres indicateurs, et qui pourront également ajouter des services additionnels en matière de gestion de parc.Josiane se sent pous- ser des ailes depuis l’adoption de cette carte...permettant de regrouper les achats carburants et toute autre dépense associée, sur un support unique multi-deviceACHETER MOINS CHER ET AU PLUS PRÈSd’affichage à la pompe le jour de l’enlèvement. Comme pour chaque transaction impliquant de grands volumes, recourir à la carte carburant pour un parc autorise à son gestionnaire une certaine marge de né- gociation. « Le nerf de la guerre reste toutefois l’ac- cessibilité au réseau. Une des tendances actuelle se traduit par le renforcement du maillage et l’accélération des partenariats entre compagnies pétrolières », complète Nicolas Bodet, fondateur et gérant d’Aficar, société de conseil en gestion de flottes automobiles.avances ou des notes de frais et les difficultés de gestion inhérentes à ces modes de fonctionnement, la carte carburant peut gérer les frais liés aux dépla- cements, au passage de ponts et tunnels, aux dépenses de parking (partenariat entre Vinci et total). Côté prospective, les professionnels de la carte songent tout doucement à de nouveaux chantiers. tout d’abord« Certaines cartes donnent accès à un réseau exclusif. C’est la cas des enseignes de la grande distribution : Auchan, Leclerc,.. D’autres cartes sont dites multi- enseignes et concernent les pétroliers : Shell, BP, ENI... Dans 90% du temps, le choix de l’entreprise s’effectue selon deux prismes, celui de la proximité avec le siège ou avec le domicile du collaborateur et le prix du carburant. Côté tendances, s’opère un glissement vers la grande distribution », dresse Coraline Mourgues, responsable marketing & com- mercial de la Compagnie des Cartes Carburants.ssant de véhicules hybrides etcelui du parc grandi.électriques qui bientôt posera la question non pas de la carte carburant mais de la carte de rechargement et/ou de carburant. Par ailleurs, l’avenir augurerait également d’un nouveau format de carte carburant qui serait dématérialisée et qui pourrait également évoluer davantage vers la forme d’un portefeuille électronique permettant de regrouper les achats car- burants et toute autre dépense associée sur un support unique multi-device.48 Juillet-Août 2016GESTION SUR MESURE ET SÉCURITÉ OP- TIMISÉE« La carte carburant autorise une flexibilité d’usage en donnant aux clients la possibilité de paramétrer les cartes selon leurs besoins: choix du type de car- burant, plages horaires d’utilisation, définition des jours autorisés, verrouillage des quantités selon la capacité des réservoirs, ou système d’alerte selon laCahier pratique n°2 - Les cartes de carburant]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[n°32www.ecoreseau.frLa rupture du moisLe baromètre de l’innovation StRAtéGie & iNNoVAtioN NuMéRiQue Les innovationsE-Celsius, le thermomètre du futuren bref...4 Ils ressuscitent les filets de pêcheAu Chili, l’entreprise Bureo (« vague » en langue amérindienne mapuche) récupère les filets de pêche usagés pour leur donner une secondevie. Leur plastique recyclé sert àfabriquer des lunettes de soleil etdes skateboards. Les planches deces derniers sont ensuite assembléesaux Etats-Unis où elles sont vendues,en boutiques et en ligne, pour environ150 dollars. Les lunettes sontfabriquées en Italie, puis venduesvia Internet ou en magasins, pourenviron 140 dollars. En deux ans de fonctionnement, l’entreprise a recyclé environ 50 tonnes de filets de pêche chiliens, vendu plus de 4000 skates et 2000 paires de lunettes de soleil, pour un chiffre d'affaires de plus de 500000 dollars. Ainsi, l’entreprise contribue à limiter la pollution des océans. En effet, selon un rapport des Nations Unies, près de 640000 tonnes de filets sont abandonnés en mer chaque année, représentant ainsi 10% de la pollution plastique constatée dans les milieux marins. En octobre dernier, l'entreprise a été primée pour son innovation au Chili.Cette année, le festival numérique Futur en Seine à Paris a choisi le grand thème, celui du sport, à l’occasion de l’euro de football. Parmi les 150 projets futuristes, la gélule e-Celsius a fait fureur ! Destinée aux sportifs, elle permet de visualiser leur température corporelle en temps réel. la petite gélule e- Celsius est très simple d’utilisation. il suffit de l’avaler (de préférence avec un verre d’eau) et de l’actionner avec l’appareil de surveillance. Grâce à ses capteurs miniaturisés elle envoie toutes les 30 secondes le relevé de la température de celui qui l’a avalée. Son fonctionnement dure entre 24 et 48 heures, lors de la période digestive. Fabriquée avec des matériaux du dispositif médical (plastique et batterie sèche), elle ne présente aucun risque pour le corps. « L’idée est née il y a un peu moins de dix ans », confie Fabrice Verjus, co- dirigeant de Bodycap et créateur de e-Celsius. « Tout a commencé lors de ma rencontre avec Sébastien Moussay, maître de conférence spécialisé dans la médecine et le sport », continue Fabrice Verjus. en 2011, ils ont créé leur société Bodycap. Son objectif ? Développer des solutions innovantes, en favorisant les nouveaux usages au sein des secteurs du monde de la santé et du bien-être. « Nous avons pensé qu’il serait important d’avoir la possibilité de voir la température du corps d’un sportif lors de son échauffement, son jeu et son temps de récupération », explique Fabrice Verjus. en effet, latempérature corporelle varie d’unindividu à l’autre. « Le fait d’avoirun visuel sur son évolution permet d’identifier la façon dont le corps d’un sportif réagit aux efforts qu’il fournit », explique Fabrice Verjus. une innovation qui permettra d’améliorer la performance et la récupération des sportifs. les innovateurs ambitionnent d’aborder d’autres marchés afin d’élargir l’utilisation d’e-Celsius. « Dans un premier temps, nous aimerions mettre la gélule à disposition des militaires, des sapeurs-pompiers et de toutes les personnes qui travaillent dans les conditions chaudes ou froides », déclare Fabrice Verjus. un confort possible pour ceux qui travaillent parfois dans des conditions pénibles. « Nous aimerions également faire entrer le dispositif dans les hôpitaux », se confie Fabrice Verjus. A l’hôpital, l’e-Celsius aurait plusieurs utilités : mesurer la température dans les chambres stériles, faire le suivi de la température des patients dans la post-chirurgie lourde (par exemple vasculaire) et dans la cancérologie. en effet, la prise de température avec e-Celsius serait plus agréable pour le patient (plus de sondes) et fiable pour les médecins. Par exemple, les médecins pourront choisir le meilleur cycle pour envoyer une dose de chimiothérapie. « Grâce à des mesures fiables nous apportons du confort aux gens et facilitons leur vie », conclut Fabrice Verjus.L’innovation autrement« L’entreprise cerveau : petite apologie de la curiosité »Dans son essai optimiste, Dominique Mockly, ancien élève de l’école polytechnique, spécialiste des secteurs industriels de la défense et de l’énergie, et président des Alumni de l’eNStA Paristech, propose aux entrepreneurs des pistes facilitant la transition vers un vivre ensemble différent, où chacun pourra bénéficier des potentialités d’unun cadre défini, afin que chacun amène tout ce qu’il peut pour le bien de l’entreprise. Ainsi, l’entreprise évoluera plus vite sur le marché. Mais comment bâtir une telle entreprise ? « Il faut créer les lieux grâce auxquels les collaborateurs pourront sortir de leur cadre de travail. Un incubateur serait une bonne solution pour que les individus puissent y travailler de façon autonome », déclare Dominique Mockly. une méthode qui fonctionne chez Google, la société de Mountain View demandant à ses salariés de travailler librement. « En donnant cette autonomie, ils produisent plus car le projet les intéresse », souligne l’auteur. Au lieu de diriger l’entreprise du haut en bas (de la hiérarchie à l’employé), le manager doit avoir un rôle d’éclaireur. C’est un nouveau paradigme de management. « Le manager doit porter une vision des valeurs régissant l’entreprise moins technocratique, stimuler les émotions positives, encourager et faciliter la concordance entre le temps long, le temps intermédiaire, et le temps court, en embarquant l’équipe dans le changement », poursuit l’auteur. il faut ainsi laisser les employés s’exprimer. Par exemple, le livreur doit être libre de dire ce qu’il pense si certaines choses ne fonctionnent pas. en effet, il a une meilleure connaissance du client et est donc en mesure d’apporter des solutions pertinentes. « Quant aux technologies que nous avons à notre disposition, il faut d’abord adapter la relation humaine avant de les utiliser », conclut Dominique Mockly. Si la relation entre les collaborateurs n’est pas bonne, la technologie ne vous sortira pas de l’auberge.monde ultraconnecté. un coup de pouce pour les entreprises prises au piège par « l’hyperspécialisation non connectée ». « Ces entreprises s’enferment sur leur métier et oublient de garder les yeux ouverts sur le marché. Elles risquent ainsi de ne pas saisir des opportunités d’évolution », précise Dominique Mockly. Afin d’éviter ce souci, Dominique Mockly propose aux entrepreneurs de bâtir une entreprise cerveau. « A l’image du cerveau, c’est une entreprise ouverte, connectée, stimulée, qui fait confiance à ses collaborateurs, les “neurones” de l’entreprise, qu’elle a su libérer en faisant disparaître les barrières qui empêchent les connexions et entravent leurs actions », explique l’auteur. Dans cette entreprise le rôle du manager est assimilé à celui de l’endorphine. il doit injecter dans les neurones cette chimie qui va leur permettre d’être positifs et actifs. « Il donne la direction à prendre et permet aux individus d’être plus épanouis », continue Dominique Mockly. A l’inverse d’une société qui encadre trop ses collaborateurs, il faut laisser de l’autonomie aux individus, tout en ayant bien sûr4 CommunicoTool 2 : une application qui redonne la paroleAlors qu'aujourd'hui près de 1% de la population mondiale est atteinte de troubles du spectre autistique, l'application pour tablette CommunicoTool 2, créée par Frédéric Guibet, papa d'une petite fille autiste, redonne la parole aux personnes autistes souffrant de troubles du langage. Les modules qui composent l’application permettent d’exprimer et de mémoriser les mots et les phrases du quotidien, de cibler et d’évaluer une douleur, et offrent des repères temporels grâce à un timer et un module de séquences. L’application est disponible sur tablette en version iOS et Android.Dates & Events : ça cogite dur...4 Du 5 au 6 octobre : Bordeaux Fintech (87 Quai des Queyries, 33100 Bordeaux)Un événement unique dédié au secteur et réunissant des acteurs phares du marché. Découvrez de nombreux entrepreneurs ayant déjà lancé leur projet ou étant en cours de réflexion sur leur concept. Echangez avec eux de manière plus informelle au cours de rencontres libres. Pro- fitez des avis d’experts issus des secteurs de la finance et de la banque qui partageront leur vision optimiste de la FinTech et qui expliqueront en quoi elle est un secteur d’avenir...Pour plus d’information rendez-vous sur bxfintech.com/fr4 11 et 12 octobre : 2ème édition du Salon du Numérique (Quai Louis Prunier, 17000 La Rochelle)Le Salon du Numérique est LE rendez-vous des entrepreneurs connectés ou qui souhaitent se connecter ! Pendant deux jours, rencontrez les acteurs essentiels du numérique ! Au pro- gramme : quatre univers complémentaires pour en savoir plus sur les outils et solutions nu- mériques et accompagner les TPE/PME dans leur transition numérique... Mais aussi, des conférences pour mieux comprendre les enjeux et usages du numérique et un showroom dédié aux nouveautés les plus étonnantes.L’inscription est ouverte sur le site www.salondunumerique.comJuillet-Août 2016 51]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32StRAtéGie & iNNoVAtioN NuMéRiQue Regard digital - Arnaud Devigne, Dg France d'Indeed, moteur de recherche d'emploi Entretien avec une figure clé de la transformation numériqueVers un Google du staffing ?Quellestratégiepour Indeed sur le marché du recrutement ? Créée aux etats-unis, la so- ciété a été rachetée en 2012 par un conglomérat japonais, acteur vertical leader dans les solutions RH qui souhaitait s’internationaliser. Depuis cette date, nous avons conservé notre indépendance tout en bénéficiant de la force de frappe de ce grand groupe. Présent dans 60 pays, dispo- nible en 29 langues, nous comptons près de 180 mil- lions de visiteurs par mois, àles entreprises recrutent autrement tandis que les candidats changent leurs comportements. Dequoijouerdifféremmentsurlatoilepourcertainsacteurs,commeindeed.nous avons fait l’annoncetravers le monde.le site indeed.fr a été lancé en 2011, mais nous sommes physiquement présents et im- plantés en France, depuis l’année dernière. Dans un premier temps, il s’agissait de convaincre les demandeurs d’emploi de la pertinence de notre moteur de recherche. Pour cela, il nous fallait at- tendre d’avoir atteint un seuil critique d’offres d’emploi disponibles. Nous avons com- plètement révolutionné la re- cherche d’emploi en indexant l’ensemble des offres dispo- nibles auprès de milliers de partenaires et entreprises, mais également en classant ces offres, afin d’éliminer les doublons, et de privilégier les annonces les plus récentes. Aujourd’hui indeed propose plus de 16 millions d’offres d’emplois dans le monde, dont plus de 500 000 pour le seul marché français, ce qui nous a permis de devenir le premier site du secteur, der- rière Pôle-emploi, avec plus de 6,4 millions de visiteurs uniques chaque mois. techniquement, nous ven- dons des clics puisque nous proposons aux 180 0000 en- treprises qui nous font confiance d’augmenter la vi- sibilité de leurs annonces sur un modèle à la performance.du lancement d’indeed Prime, offre pour l’instant destinée aux etats-unis. il s’agit d’un algorithme qui permet de recruter des profils techniques tels que celui de développeur, en établissant une shortlist. C’est un outil d’aide au recrutement dans le segment it et tech où le marché est le plus en tension. la décision reste de l’ordre de l’humain, mais tout le travail de sourcing est rendu possible grâce aux algo- rithmes dans un secteur très normé et certifié en matière de compétences attendues.La recherche effrénée de talents dans les IT par certains dirigeants n’est plus un secret pour personne...Quel est le rôle d’Indeed sur le marché du recrutement ? indeed est un pure player. Sur la chaîne de valeur, nous jouons le rôle d’un moteur de recherche qui agrège toutes les offres d’emploi et les rend accessibles en un clic ; un avantage de taille pour les recruteurs et les personnes en recherche car les offres d’emploi sont aujourd’hui très fragmentées. il existe aujourd’hui entre 300 et 400 sites, qu’il s’agisse de site spécialisés, régionaux ou généralistes. en tant que moteur de re- cherche, notre approche consiste à indexer l’ensem- ble des offres d’emploi où qu’elles soient, sur les pages carrières des entreprises ou en ligne sur des sites d’an- nonces d’emploi plus clas- siques. Pour les tPe/PMe qui n’ont pas de site dédié, nous leur proposons de pos- ter gratuitement leur annoncelution du marketing il y a 10 ans, lorsque les annonceurs ont dû commencer à mesurer la performance de leur cam- pagne. Dans la même veine, indeed permet de « tracker » le candidat sur l’ensemble du tunnel de conversion. Pour les recruteurs, c’est une ré- volution culturelle : nous leur offrons la possibilité d’adopter une approche plus Roiste, de piloter plus finement leursdonne. Pour faire un parallèle avec nos comportements de voyages, aujourd’hui, si on pousse le trait, rares sont les personnes qui planifient un mois de vacances en août à un an du voyage. Au- jourd’hui, nous sommes en veille, nous cherchons le bon plan, à tout moment. idem pour de nombreux biens et services à haute valeur ajou- tée. Cette façon de consom-maine de l’it : les entreprises s’arrachent les compétences rares car les profils tech sont débauchés en permanence et monnayés à prix d’or.lue de telle sorte que les coûts de transactions sont moindres grâce aux plateformes de dés- intermédiation. Mais la France se caractérise par un rapport au contrat et à la sta- bilité qui sont davantage an- crés. la tendance est donc peut être moins prononcée qu’aux etats-unis ou du moins plus lente à s’imposer. Cela dit, se pose la question de la pérenité de ce modèle.62% des actifs se connectent régulièrement à un site d'emploi selon notre étude. Un comportement de consommateurle marché du travail est éga- lement touché par une autre tendance de fond qui accom- pagne cette volubilité des profils. Selon des projections réalisées aux etats-unis, 50% des actifs en 2020 seront des freelancers. Cette tendanceQuels sont les défis à relever dans votre cœur de métier ?la révolution RH suit la même tendance que la révo-52 Juillet-Août 2016Aujourd’hui, le marché évo-teur.il y a quelques semaines,sur indee.Sur ce marché du recrute- ment encore très opaque, nous avons un objectif : faire en sorte que l’offre et la demande se rencontrent et que chacun, candidats et recruteurs, trouvent l’entre- prise / le profil qui lui cor- respond.campagnes voire d’ajuster en temps réel leurs annonces, afin de maximiser clics et retour sur investissement. le secteur RH connait de nombreux bouleversements, notamment en matière de comportements. Nous avons constaté, entre autres, que les utilisateurs, même en poste, sont quasiment en recherche permanente d’un emploi, en veille et à l’écoute. Selon une étude que nous avons menée au niveau mondial, 62% des actifs se connectent régulièrement à un site d’em- ploi. Ce sont nos comporte- ments en tant que clients qui ont également influencé laqu’il faut satisfairemer resurgit aujourd’hui sur notre manière de chercher un emploi.Quel est l’avenirdu secteur ?la génération Y a une forme de détachement, voire même de cynisme vis-à-vis de son employeur : dès leur entrée, ils savent qu’ils ne feront pas carrière. Cette forme d’in- stabilité est intégrée, comme chez le consommateur conscient qu’il peut changer facilement de fournisseur ou d’opérateur. le salarié le sait également. Ces comporte- ments sont un peu extrêmes et surtout visibles dans le do-atteste d’une uberisation du marché du travail, où le mo- dèle même de l’entreprise est discuté car il s’agit de désintermédier et faire mat- cher l’offre à la demande sur la base de compétences pour mener un projet. il s’agit d’un nouveau modèle qui s’émancipe de l’entreprise traditionnelle qui souhaitait, elle, se libérer du modèle des “tacherons” - personnes payées à la tâche, NDlR.- en disposant et en concentrant des unités de production au même endroit avec les gains d’économie et de productivité induits.est-il possible de gérer une carrière ainsi ? est-ce que tous les cols blancs seront tous consultants à l’avenir ?Quelles innovations chez Indeed ?Nous possédons un institut de recherche en interne : le « hiring lab ». Cet institut s’attache à décrypter les ten- dances de fond du marché du travail (migrations, com- portements...), à l’interna- tional, en europe, en France. en parallèle, nous restons très attentifs aux start-up qui évoluent dans notre sec-d.fr.Propos recueillis par Geoffroy Framery©DR]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[@+33 (0)1 44 08 73 00 www.universign.comPlateforme SaaS de Services de Confiance - signature électronique, horodatage, gestion des identités. 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Pourtant, en mars dernier, il a perdu à Séoul un match en cinq par- ties – une victoire pour quatre défaites – contre AlphaGo, un programme informatique conçu par DeepMind, la filiale de Google spécialisée dans l’intelligence artificielle. Près de 20 ans après la défaite du champion du monde d’échecs Garry Kasparov face à l’or- dinateur d’iBM Deep Bluela Franceformation en mathématique de haut niveau, crédit impôt recherche... offre un terreau favorable aux champions de demain.laboratoires de recherche,i.A.décennie, et son potentiel. C’est aussi l’occasion de s’in- téresserauxnombreusesstart- up françaises qui exploitent et développent les prouesses de l’intelligence artificielle dans de nombreux secteurs, du recrutement à la relation clients, en passant par la fi- nance, la santé connectée ou encore la reconnaissance fa- ciale.deux ans avec trois labora- toires de pointe pour déve- loppersatechnologie:lela- boratoire de “Deep learning et des Neurosciences” de l’ecole normale supérieure (eNS), celui de “text Mi- ning” de l’ecole Polytech- nique et celui de “Machine learning” de l’ecole Centrale Paris. Charles Boes, le fon- dateur de Foodvisor, repré- sentante de la “Food tech”, est diplômé de l’ecole Cen- trale de Paris en mathéma- tiques appliquées et machine learning. le CNRS et l’iNiRA développent aussi de nombreux projets en ce sens. Cela a par exemple per- mis à tellmeplus de nouer un partenariat avec le CNRSDES MATHÉMATI- CIENS DE HAUT VOL le terreau français est très favorable pour ces start-up de l’intelligence artificielle. Notamment grâce à la qualité de sa recherche en mathé- matiques appliquées et en deep learning, cette scienceLes meilleurs étudiants en école d'ingénieurs ont plus tendance à s'orienter vers l'intelligence artificielle que vers la financeen 1997, le jeu de go, inventé ilyaprèsde3000ansen Chine, restait l’everest de l’intelligence artificielle. la victoire d’AlphaGo sur le champion de 33 ans illustre les progrès réalisés par cette science au cours de la dernièrestatistique qui consiste à ap- prendre aux machines à re- produire des tâches humaines en observant des quantités gigantesques de données. Ainsi, la jeune pousse spé- cialisée dans le recrutement Riminder a travaillé pendantsur la R&D afin de dévelop- per ses logiciels de prédiction. Ces efforts en recherche fon- damentale et appliquée vont de pair avec la qualité de la formation. le fondateur de Riminder, Mouhidine Seic, a par exemple été formé àDéfit ultime de la science : le robot qui invente des blagues...Les GAFAUne rivalité en matière d'IAl’ecole Centrale et à l’eNS, avec une spécialité en ma- thématiques appliquées, data science et entrepreneuriat. outre une bonne préparation pour les créateurs d’entreprise, ce genre de spécialité facilite leurs recrutements, en parti- culier pour les data scientists dont ces start-up ont tant be- soin. « La France avait beau- coup de retard sur ce sujet, mais elle le comble rapide- ment. Elle a la chance d’avoir une excellente formation en mathématiques, du fait du système élitiste des grandes écoles. Et les meilleurs étu- diants en école d’ingénieurs ont aujourd’hui plutôt ten- dance à s’orienter vers l’in- telligence artificielle que vers la finance, observe loïc le-cerf, le fondateur de Smart Me up, une start-up spécia- lisée dans la reconnaissance faciale. Nous n’avons donc pas de grandes difficultés à recruter les talents dont nous avons besoin. Il y a un vrai intérêt de la part des étudiants à faire du machine learning, et encore peu de sociétés qui veulent les attirer. Ce serait plus compliqué dans la Sili- con Valley, où le turnover de ces talents est très fort. »Les géants d'Internet ont redoublé d'efforts ces dernières années dans le domaine de l'intelligence artificielle. Google a par exemple acheté en janvier 2014 la start-up britannique DeepMind, à l'origine d'AlphaGo, pour 628 millions de dollars. Les fondateurs de Facebook et Amazon, Mark Zuckerberg et Jeff Bezos, ont eux aussi investi dans une jeune pousse de la spécialité, Vicarious, à l'occasion d'un tour de table de 40 millions de dollars. Fondée en 2010 et basée à San Francisco, cette entreprise cherche à reproduire le fonctionnement du cerveau humain pour l'appliquer à la reconnaissance d'image. Elle est notamment capable de décrypter les "captchas", ces suites de lettres déformées que les internautes doivent reproduire au bas des formulaires pour prouver... qu'ils ne sont pas des robots. Facebook est allé plus loin en mettant en place son propre centre de recherche, baptisé Facebook Artificial Intelligence Research (FAIR). Il compte une cinquantaine de chercheurs répartis dans le siège de Facebook à Menlo Park (Californie), à54 Juillet-Août 2016New York et à Paris depuis 2015, où travaillent une douzaine de personnes. Il est dirigé par le Français Yann LeCun, considéré comme l'un des inventeurs du deep lear- ning. Pourquoi un tel intérêt ? C'est que les GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple) ont déjà préparé la suite, c'est-à-dire les robots destinés à accueillir ces innovations. Google a par exemple acheté en 2014 Nest Labs, une start-up de la maison connectée, pour 3,23 milliards de dollars. Amazon planche sur Prime Air, un service de livraison par drone, et a acquis en 2012 le fabricant de robots pour entrepôts Kiva Systems pour 775 millions de dollars. Quant à Facebook, il a acheté une en 2014 Ascenta, une start-up britannique qui conçoit des drones sans pilotes, et en 2014 Oculus VR, le fabricant de casques de réalité virtuelle, pour 2 milliards de dollars.S’agit-il de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) ? Si oui l’écrire ainsi.COUPS DE POUCE, FISCAUX ET ÉCONOMIQUESles partenaires publics, en- treprises et institutions, don- nent aussi parfois un coup de pouce précieux à ces pro- jets. Avant de créer Snips,]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[n°32www.ecoreseau.frDécryptage - Les start-up hexagonales de l'intelligence artificielleStRAtéGie & iNNoVAtioN NuMéRiQueune société qui veut rendre les smartphones plus intelli- gents, Rand Hindi a par exem- ple mis au point en 2013 une application mobile pour le compte de la SNCF. tran- quilien permet de prédire l’af- fluence dans les trains du ré- seau francilien, wagon par wagon. Début 2015, Smart Me up a fait partie de la dé-impôt recherche (CiR). elles bénéficient également du dy- namisme du réseau d’accé- lérateurs français. le lyonnais Axéléo a ainsi aidé tellMe- Plus sur le plan commercial et marketing et lui a avancé de la trésorerie en échange de parts dans son capital. « Le rejoindre, en 2013, a été un moment très importantTellMePlus voit l’avenir dans les statistiquesTellMePlus a été créée en 2011 par Jean-Michel Combot,un ingénieur informaticien qui a inventé le logiciel BusinessObjets au début des années 1990, dont l’éditeur a étéacheté 4,8 milliards d’euros en 2007. La start-up développaitinitialement une application de bons plans personnalisés pour créer du trafic en magasins. « C’est un modèle BtoBtoC, mais nous l’avons abandonné en juin 2013 car le BtoC était très compliqué et coûteux : il fallait beaucoup d’offres pour intéresser les consommateurs, et beaucoup de consommateurs pour intéresser les annonceurs », justifie Jean-Michel Combot. La start-up s’est donc recentrée sur sa technologie. Avec le concours du CNRS, elle a en effet développé une technologie de machine learning pour répondre à des problématiques métier. Sa première application ? Un logiciel permettant aux entreprises de prédire les actions de leurs clients, comme le désabonnement ou la fraude, et des recom- mandations pour s’y adapter. Des banques et des compagnies d’assurances l’ont adopté. Par exemple, TellMePlus fournit chaque semaine à LCL une liste de clients sur le point de changer de banque, et ce qu’elle doit leur dire pour les garder.La jeune pousse de Montpellier est en train de prendre un nouveau tournant, en se lançant dans l’industrie 4.0 avec son logiciel de maintenance prédictive. Elle travaille par exemple avec un gestionnaire de parcs d’éoliennes qui lui a ouvert ses bases de données : « Chaque éolienne contient 80 capteurs, qui envoient des informations toutes les minutes depuis trois ans. On apprend les différentes pannes et on fabrique un modèle qui permet à chaque éolienne de dire que tel composant va lâcher dans dix jours, et sait expliquer pourquoi », explique Jean-Michel Combot. TellMePlus a levé 4,2 millions d’euros en février 2016 auprès de fonds d’investissement comme Ventec, XAnge et Runa Capital et des investisseurs privés, pour se lancer à l’international, viser de nouveaux marchés, et passer de 15 salariés aujourd’hui à 30 d’ici la fin de l’année, et 70 en 2017. Après 350000 euros de chiffre d’affaires en 2015, elle vise 2,5 millions en 2016.légation invitée par la French tech au CeS de las Vegas. « Cela a suscité énormément de demandes de clients fran- çais, américains ou japonais, et LG nous a recontactés de- puis », soulignait Matthieu Marquenet, le directeur des opérations de Smart Me up, à Challenges quelques mois plus tard. et Bpifrance a par- ticipé à sa levée de fonds de deux millions d’euros en mars dernier. Cela vaut aussi pour l’accompagnement : Heuri- tech a ainsi intégré en 2014 l’accélérateur Start’inPost, de la Poste, qui l’a notamment aidé à structurer son marke- ting et sa communication. les start-up du secteur pro- fitent aussi du coup de pouce fiscal que représente le Créditdans le développement de l’entreprise, souligne Jean- Michel Combot, son fonda- teur. Notre technologie a né- cessité cinq ans de R&D, pendant lesquels nous avons dépensé beaucoup d’argent sans rien gagner. Nous avons connu des passages difficiles sur le plan de la trésorerie,Smart Me Up donne la vue aux objetsCréée en 2012, Smart Me Up est spécialisée dans la reconnaissance faciale appliquée aux objets connectés. « Ils peuvent ainsi détecter si des gens sont autour d’eux, identifier leur genre, leur âge, où se porte leur attention, ce qu’ils regardent, et même leur humeur, explique Loïc Lecerf, le docteur en intelligence artificielle qui l’a fondée. Cela peut avoir une multitude d’applications dans l’automobile, les smartphones, ou encore la smart city. » La vente de son site internet d’échange de savoir-faire à Benchmark Group lui apermis de financer les deux ans de R&D pour mettre au point la technologie. En mars dernier, Smart Me Up a levé 2 millions d’euros, notamment auprès de Bpifrance et de business angels prestigieux, comme Xavier Niel, Jacques-Antoine Granjon ou Jean-David Blanc. Parmi ses clients, la jeune pousse grenobloisecompte par exemple Netatmo et Photomaton, qui utilise sa technologie pour s’assurer que vos clichés officiels sont conformes à la réglementation. « Nous avons aussi des prospects dans l’industrie automobile en Corée du Sud, dans celle du smartphone en Chine, et dans l’électronique grand public aux Etats-Unis », précise Loïc Lecerf. Si bien que l’entreprise de 15 salariés, qui ne communique pas sur ses résultats 2015, vise 3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016 et 10 millions en 2017.pendant lesquels. investi et s’est mouillé. Il a apporté des services, des contrats, et son carnet d’adresses, nous a aidés à nous structurer du point de vue financier et marketing. » tellMePlus a aussi remporté en 2012 un Prix oséo doté de 200000 euros.Riminder, créée en 2015 à Paris par Mouhidine Seic et Josselin Noire, a développé un algorithme intelligent qui analyse CV et offres d'emplois pour faciliter le recrutement. Elle travaille avec une dizaine de grands comptes, dont Uber et Criteo, pour les aider à faire le tri dans les montagnes de CV qu'ils reçoivent.Foodvisor est une application pour surveiller la qualité de son alimentation. A partir d'une photo de votre assiette, son algorithme en analyse le contenu pour en ressortir les informations nutritionnelles et des conseils. La start-up de "Food Tech" a été créée à Paris en 2015 par Charles Boes.Juillet-Août 2016 55Axéléo aEt aussi :Aymeric Marolleau]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32StRAtéGie & iNNoVAtioN NuMéRiQue Haute résolution - Futures solutions de paiement Focus sur un sujet high tech dans l'air du tempsl a deuxième directive européenne sur les services de paiement (DSP 2) laisse émerger entre les banques et les consom- mateurs de nouveaux pres- tataires de la Fintech, qui ri- valisent d’imagination en matière de portefeuilles élec- troniques, cagnottes, vire- ments, paiement entre parti- culiers via mobiles, transfert d’argent... « Un surplus de concurrence et de solutions qui répond au foisonnement actuel du e-commerce », constate Bertrand Pineau, responsable veille, innovation et développement à la Fevad, fédération du e-commerce et de la vente à distance. Pourtant il est encore difficile de déterminer les moyens deParmi la multitude, les moyens de paiement d’avenir sont durs à deviner. entre ergonomie, sécurisation et simplification, quelques pistes...différentes parties prenantes qui font de la pédagogie. C’est pourquoi nous avons noué des partenariats avec Auchan, Mastercard, Total, Crédit Mutuel... Notre so- lution multi-moyens de paie- ment est en plus un media où il est possible de com- muniquer avec le consom- mateur, d’appliquer des outils CRM, coupons... Le client paye, reçoit des actus, le commerçant étoffe sa base de données », confie Chris- tophe Dolique, Ceo de Fi- vory.Haro sur la complexitéternet mobile. Familiers des systèmes PayPal, itunes ou AppStore, les usagers se sont habitués à des processus fluides et rapides. le “one click payment” est un impé- ratif : la saisie des coordon- nées bancaires sur un écran tenant dans la paume de la main semble peu envisagea- ble et découragera l’achat.paiement du futur.Carte total, carte Carre- four... tout le monde cher- chera à l’avenir à mettre en place un moyen de paiement afin de se rapprocher de son client, d’accumuler des data et de créer de nouveaux ser- vices. Ce phénomène va en- core s’accélérer sous l’in- fluence de la « tokenisation », qui consiste à enregistrer son numéro de carte dans un objet connecté, dans un bracelet ou plus récemment une bague ou une voiture. le paiement pourra se faire par Bluetooth, QRcode, « voice recognition » ou biométrie. la Banque Postale vient d’obtenir de la CNil l’autorisation d’utiliser la voix (avec une phrase-clé) pour authentifier les paie- ments, le résultat de plus de quatre ans de travail acharné. Par ailleurs, Amazon a dé- posé un brevet sur l’authen- tification en ligne par... sel- fie. « Nous sommes dans une phase de créativité, mais le marché ne va pas seNERF DE LA GUERREle paiement est des plus « touchy » pour les mar- chands, notamment en ligne. Deux tiers des cyber-consom- mateurs abandonnent leur décision d’achat en cours de transaction, souvent à cause de la multiplicité des étapes devant garantir la sécurisation des paiements. les études montrent que la première cause d’abandon des ache- teurs est due à un problème de confort ou de fluidité, et que la crainte du piratage arrive très loin derrière, ne représentant que 10% des abandons. le récent rapport de la Banque de France dé- montre d’ailleurs que pour la première fois depuis dix ans le taux de fraude à dis- tance baisse. « Les solutions de sécurisation et la colla- boration du groupement des cartes bancaires pour mu- tualiser la connaissance des fraudes portent leurs fruits », résume Bertrand Pineau. la créativité est donc de mise. « Le paiement n’est que l’aboutissement d’une rela- tion entre des parties qui se conclut par une transaction. Il faut le rendre fluide, le simplifier », explique Chris-56 Juillet-Août 2016Bientôt le paiement "Michel-Ange" entre deux personnes, grâce à des puces sous-cutanées ?tophe Dolique, Ceo de Fi- vory qui propose une solution aux marchands. la piste évi- dente est de passer du cash ou de la CB à la dématéria- lisation. « Nous travaillons beaucoup dans l’évènemen- tiel avec les festivals par exemple, qui sont en re- cherche de “cashless” », il- lustre Christophe Dolique. Mais cela ne suffit pas. il faut y ajouter du service à valeur ajoutée. « Quand un client paye avec sa CB chez le commerçant, ce dernier ne sait pas vraiment qui il est, quels sont ses goûts et s’il est régulier. Il faut enri- chir la relation commerciale, permettre au commerçant de constituer des listes, de re- contacter le client s’il a son accord », entrevoit Chris- tophe Dolique.grand-chose en dehors du cash, de la carte bancaire et à la rigueur du chèque. Mais devant la multiplicité des si- tuations la liste des moyens de paiement s’est considé- rablement allongée : compte PayPal, Bitcoins, Apple- Pay... il en existe près de 300 ! « Certains commer-leur exemple est ApplePay, qui n’est rien d’autre que la carte bancaire. Ce moyen de paiement ne remplacera pas la carte. » les porte- feuilles électroniques comme PayPal, les abonnements, les paiements en plusieurs fois, par carte cadeau ou proprié- taire, par échange de créditLe paiement pourra se faire par Bluetooth, QRcode, « voice recognition » ou biométrie... Sans qu’une solution ne supplante les autresUNE COMPLEXITÉÀ COMBATTRE« Malgré cette diversité, au- cune solution ne s’impose vraiment. Les changements apparaissent plus dans la sécurisation, avec 3DSecure, voire demain la biométrie ou la reconnaissance de voix », observe Bertrand Pi- neau. les prestataires tentent donc de simplifier. « Nous proposons au marchand de choisir d’un simple clic s’il fait apparaître tel ou tel logo de moyen de paiement et nous nous occupons du reste », décrit Vincent Du- crohet chez ingenico, société qui, forte de son historique, conseille aussi ses clients : « Dans le transport aérien par exemple il est inutile de passer par PayPal, quand la vente de produits IT l’exige. Notre outil de reporting donne sur une plateforme des statistiques de vente par produits, segments et maga- sins, afin que le marchandET DEMAIN ?DIFFÉRENTES SOLUTIONS ONT ÉMERGÉAuparavant il n’y avait pasmobile, le M-paiement... jouent des coudes. les smart- phones représentent d’ailleurs déjà plus de 10% des paie- ments en ligne. le mobile permet souvent de concrétiser un achat préparé sur le PC la veille, s’inscrivant dans un usage combiné. les ventes flash, souvent ouvertes tôt le matin, sont un exemple type des transactions via l’in-se situe exactement par rap- port à son environnement. Il peut aussi accumuler des données instructives sur l’acheteur pour mieux cerner les adresses de fraudeurs par exemple ». le marchand comme le consommateur cherchent à être rassurés. « Pour convaincre d’une so- lution il importe de mettre en place un écosystème etconsolide.prévient Vincent Ducrohet chez ingenico. les fournis- seurs de solution vont donc toujours plus offrir aux e- commerçants des palettes d’outils visant à accroître leur taux de transformation : étude de site, design, statis- tiques...çants en mettent 18 sur leur site ! Notre sentiment est que tout le monde – clients comme marchands – est perdu », affirme Vincent Du- crohet, directeur marketing en charge des offres clients chez ingenico, selon qui de- puis 30 ans aucun moyen de paiement n’a remplacé un autre. « A chaque fois c’est une accumulation. Le meil-r tout de suite »,Julien Tarby]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32StRAtéGie & iNNoVAtioN NuMéRiQue Haute résolution - Le dossier RH dématérialisé Période ante-révolutionle chemin vers un dossier RH entièrement digitalisé est encore long, malgré quelques progrès, notamment par la loi el Khomri. la faute à un contenu disparate, et à nos réticences.es fonctions RH génè- tivité RH de Dimo Software. mail : ce n’est pas assez sécurisé. sons la distribution de la fiche rent par nature le plus Formations, congés, Créer ces documents au format D’où une nécessité impliquée de paye, mais pas le document de documents et toute une vie dans un numérique et les stocker ne de recourir à un coffre-fort nu- lui-même », explique Pascald’échanges à l’intérieur d’une salaires, notes de frais... pose, techniquement, que peu mérique, géré par l’entreprise, Dhorne. une solution intermé-entreprise. il est donc logique dossier dématérialisé de problèmes. les documentsqu’après les factures, ce soit l’entité la plus concernée par la dématérialisation. Après tout, le processus de recrutement et d’engagement commence main- tenant majoritairement sur le Web, par les réseaux sociaux et le mail. et « s’il n’existe pas vraiment de chiffre qui permette de calculer le ROI de la déma- térialisation des documents RH, les gains en temps, en fluidité, et en efficacité sont indénia- bles », souligne etienne Paillard, président d’efalia, spécialisée dans la GeD. De plus, avec la généralisation et l’entrée pro- gressive dans les mœurs des solutions en mode Saas, les tPe et PMe commencent à pouvoir accéder aux services proposés. Mais le dossier RH dématérialisé complet est, mal- heureusement, encore loin d’être achevé.déjà habituelles, comme la prise de congés ou la fourniture de documents à usage personnel (attestations, certificats, etc.) ; d’autres sont encore en éclosion, comme les solutions pour les notes de frais. « Il existe depuis quelque temps des solutions de type portail, qui permettent la communication entre le salarié et son employeur, décrit etienne Paillard. Ce qui est plus récent, c’est la tendance à laisser la possibilité au salarié d’avoir la main sur ces informations. » Par exemple, en cas de chan- gement de compte bancaire, le salarié fournira lui-même son nouveau RiB ; il peut demander des attestations quand il le veut, et s’il a un problème, il peut d’abord accéder à un help desk ou à une foire aux questions, qui permettent de réduire consi-dérablement le temps passé par le département ressources hu- maines à traiter ces demandes – certes en passant une partie de la charge de travail sur le salarié, mais le gain en immé- diateté est suffisant pour le convaincre du bien-fondé de la démarche.tels que RiB, CV, lettres de motivation, etc., sont déjà sou- vent émis sous format digital ; et pour les pièces régies par des contraintes de certification plus strictes, les solutions de certification de PDF, de signa- tures électroniques, d’archivage et de transfert sécurisé sont toutes matures ou en bonne voie de l’être (utiles notamment pour la signature des contrats).LE MOUVEMENT S’ENCLENCHEun premier pas important vers la réalisation à terme d’un dos- sier RH totalement dématérialisé a été justement franchi par la loi el Khomri sur la question des bulletins de paie. Jusqu’à présent, pour pouvoir digitaliser le processus, l’entreprise devait avoir l’accord préalable de l’em- ployé. le taux de réponse po- sitive est, en général, plutôt fai- ble – en grande partie par inertie, les salariés ne voulant pas chan- ger leurs habitudes. Ce qui ren- dait la mise en place du pro- cessus encore plus complexe, puisqu’il était nécessairementDES SOLUTIONS ÉCLATÉESle problème est que le dossier RH regroupe un ensemble de documents et de fonctions assez disparates, qui ont plus ou moins déjà été dématérialisés. les fonctions les plus matures sontdouble – numériqu.À partir de 2017, le salarié pourra refuser de recevoir ses bulletins de salaire sous format digital : « L’initiative du chan- gement est mise dans les mains des entreprises », résume Phi- lippe Martin. un basculement qui devrait les encourager à tenter l’expérience.Dématique® & eJean-Marie BenoistGouvernancen matière de numérique, les rè- gles du droit traditionnel appa- raissent de plus en plusRécemment, le Government office for Science britannique2 a publié un rapport sur la blockchain, qui suggère une ap- proche pluridisciplinaire et appelle à des « mélanges inhabituels de compé- tences, incluant le besoin de juristes, de mathématiciens, d’experts informa- tiques pour travailler ensemble », ce qu’on ne peut qu’applaudir et encoura- ger : la blockchain ne saurait rester entre les mains de développeurs, et doit s’ouvrir à des experts de domaines très divers, ainsi qu’au monde universitaire et étudiant.De plus il faut bien comprendre que dans un tel environnement, faire du code revient à faire de la politique. en effet, non seulement le code peut dic-ter l’architecture qui nous entoure, mais il peut désormais créer des rela- tions contractuelles (« smartcontract ») et de nouveaux cadres techno-juridiques indépendants du monde physique. les décisions prises au niveau technique auront ainsi un impact sur la société. la blockchain peut tout aussi bien être une technolo- gie de libération et d’émancipation qu’être reprise par les pouvoirs en place pour renforcer le cadre actuel.BlockChain France2 Distributed ledger technology: beyond block chain A report by the uK Government Chief Scientific AdviserMême son de cloche en ce qui concerne l’aspect documentaire de la relation RH. le dossier salarié rassemble des documents divers, qui émanent aussi bien des services internes de l’en- treprise (comptabilité, services juridiques, formation...) que d’entités extérieures (banque du salarié, salarié lui-même... ) « En ce sens, une solution de gestion de dossier RH est une solution de GED classique », souligne Pascal Dhorne, res- ponsable commercial de l’ac-FLOU AUTOUR DU COFFRE-FORT NUMÉRIQUEen fait, les vrais obstacles sont le flou législatif qui entoure encore la question, et l’impor- tance du changement à apporter aux organisations internes. « Ce sont des changements qui im- pactent les méthodes de travail et l’organisation administrative, souligne Philippe Martin, di- recteur en charge des offres de gestion administrative dans le cabinet de conseil en manage- ment Kurt Salmon. Le projet est d’envergure. » Mais l’obs- tacle principal reste la question du stockage. en théorie, selon les textes, l’envoi de fiche de paye ne peut pas se faire pare et papier.mais qui appartient au salarié. Ce dernier peut y placer ce qu’il veut, et l’entreprise ne peut qu’y déposer des docu- ments – elle n’a pas de droit, notamment, de consulter le cof- fre-fort (les textes sont clairs là-dessus). Malgré tout, le pres- tataire est choisi par l’entreprise. Si les obstacles ne sont pas in- surmontables, il se pose tout de même la question de savoir ce qui se passe quand, par exemple, l’employé quitte l’en- treprise – ou que celle-ci fait faillite. les données présentes dans un coffre peuvent être transférées dans un autre, et il existera toujours des prestataires d’archivage, mais les garanties entourant la pérennité du sys- tème sont encore vagues – et surtout, le marché n’a encore aucun recul sur la question. Comment être sûr qu’un cof- fre-fort, même avec des acteurs comme la Caisse des Dépôts ou la Poste derrière, restera stable pendant 50 ans (la durée actuelle) alors que les ordina- teurs personnels eux-mêmes ne sont pas aussi vieux ? « C’est ce genre de considérations qui nous a amenés à proposer une solution où nous dématériali-Code « informatique » fait loidiaire, mais qui a le mérite d’être très simple à installer.parinappropriées. l’on pourrait même aller jusqu’à dire qu’il n’est ni possible, ni souhaitable d’appliquer de telles règles à l’environnement numérique. la conséquence immédiate voudrait que soit établi un nouveau cadre juridique spécifique ! la première application pourrait en être la blockchain, pour la- quelle on ne sait pas encore où elle nous conduit, quels en sont les champs d’ex- ploitation, et quels en sont les véritables dangers. Par contre, chercher à réguler la blockchain avec des règles tradition- nelles serait particulièrement risqué car cela pourrait limiter voire éliminer tout son potentiel1.Jean-Marc Rietschexpert international en dématique, président du Digital information institute ou D2i158 Juillet-Août 2016]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32StRAtéGie & iNNoVAtioN NuMéRiQue Business Story - Radiall, la pépite des GattazRetour sur l'histoire d'une entreprise française que les innovations portent vers les marchés internationauxFrench connectionAPetite affaire lancée dans un atelier par Yvon et lucien Gattaz, Radiall est aujourd'hui leader mondial dans le domaine des connecteurs coaxiaux. une réussite qui repose sur l'innovation, l'export et l'esprit de famille.l’époque, le terme nieurs, fils et petits-fils d’en- rigeant. C’est comme cela n’existait pas en- seignants, un milieu dans que nous sommes devenus core, mais Radiall lequel je n’avais jamais en- le principal fabriquant deétait ce que l’on appelle tendu parler d’entreprise », connecteurs. » Mais en dé-aujourd’hui sans complexe une start-up de haute-tech- nologie. Près de sept dé- cennies après sa création, celle qui est considérée comme l’un des modèles de l’eti à la française se positionne comme le leaderse souvient Yvon Gattaz, co-fondateur de Radiall et désormais président du conseil de surveillance de la société. A rebours de l’atavisme familial, Yvon et son frère lucien décident de monter leur propre af-pit des efforts fournis, le business n’est pas franche- ment lucratif. les frères Gattaz s’orientent alors vers la conception-fabrication de connecteurs coaxiaux professionnels haute fré- quence. un domaine dontEn 1999, il fallait construire des usines dans tous les coins du monde et en 2000 il fallaitUN DESTIN QUI N’ÉTAIT PAS ÉCRIT Si le nom de Gattaz est au- jourd’hui naturellement as- socié à la cause patronale, le désir d’entreprendre n’a pas toujours été inscrit dans l’ADN familial. « Nous étions deux frères ingé-« Ce qui a fait notre succès, analyse Yvon Gattaz, c’est la complémentarité des deux frères. Si jamais vous devez vous associer, soyez bien attentifs aux qualités de chacun. Lucien s’occu- pait de l’innovation et de la production. Il était ce que j’appelais un “ingé- nieur ingénieux”. Pour ma part, j’étais en charge du commercial, de la finance et du personnel. Cette confi- guration nous a permis d’enregistrer une croissanceDes dirigeants nés sous une bonne étoile decontinue et de devenir ra- pidement, dès les années 70, le numéro deux mondial du connecteur coaxial, et le premier en Europe. » la croissance de l’entreprise amène les dirigeants à inau- gurer en 1962 un premiersite de production à Voiron, en isère. une unité de 2500 mètres carrés qui permet de rationaliser l’activité de Radiall. « Nous avions dé- marré dans un petit atelier, rue Oberkampf, raconte Yvon Gattaz. Puis nousavions grandi peu à peu jusqu’à nous retrouver avec 12 locaux différents dans Paris ! Cela devenait in- gérable. » De racines dau- phinoises, les deux frères implanteront d’autres sites en isère, à Voreppe en 1977tout fermermondial dans le domaine des connecteurs coaxiaux. l’entreprise de la famille Gattaz emploie aujourd’hui 3000 salariés et réalise plus de90%desonCAende- hors de l’Hexagone. une réussite qui ne s’est pas ac- complie sans efforts ni ac- crocs.faire. Au début des années cinquante, ils se mettent en quête d’un créneau porteur. « Au bout d’un an et demi de recherches, nous sommes tombés sur un nouveau standard de télévision, le Secam, qui nécessitait une descente d’antenne en câble coaxial. Nous avons donc mis au point la fiche co- axiale de télévision », ex- plique Yvon Gattaz. instal- lés dans un petit atelier à Paris, les deux frères en fa- briquent pendant huit ans. « Nous travaillions tous les soirs de vingt heures à mi- nuit ainsi que les samedis et dimanches, précise le di-ils deviennent rapidement spécialistes.BINÔME SOLIDE60 Juillet-Août 2016]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[n°32www.ecoreseau.frBusiness Story - Radiall, la pépite des Gattaz StRAtéGie & iNNoVAtioN NuMéRiQueet à l’isle d’Abeau un an plus tard. entre temps, Ra- diall installe son siège social à Rosny-sous-Bois (Seine- Saint-Denis) et rachète une usine à Château-Renault, en touraine. l’entreprise se diversifie à cette époque dans les marchés du spatial et de la fibre optique. Si bien qu’elle est aujourd’huipropriétaires de l’entreprise sente dans près d’une quin- politique post-11-Septem- de 40%. « Mais le fait d’être risques commerciaux et des à 100% avec mon frère, se zaine de pays, son plus gros bre. « En 1999, il fallait une entreprise patrimoniale risques humains, en re- souvient Yvon Gattaz. Mais marché restant les etats- construire des usines dans solide et peu endettée nous vanche nous restons très nous avons fait une erreuren vendant 20% du capital à la Compagnie du Midi qui les a introduits en Bourse. Nous nous sommes donc retrouvés en Bourse contre notre gré. »s,Nous acceptons de prendre des risques technologique.commerciaux ou humains, mais restons prudents côté financierunis. tous les coins du monde et a permis d’absorber le choc. prudents côté financier. Cela toutefois l’essor à l’export en 2000 il fallait tout fer- Nous avons en effet toujours fait partie de la philosophie de Radiall s’est heurté, au mer », résume Yvon Gattaz. été partisans d’une grande Radiall. »début des années 2000, à Cela s’est traduit par une prudence financière. Nousfournisseur exclusif de Boeing.C’est en 1993 que Pierre, le fils d’Yvon Gattaz, re- prend les commandes de l’eti familiale. « Cela s’est fait à l’initiative de mon frère, se rappelle celui qui a également présidé le Conseil national du patronat français (CNPF) de 1981 à 1986. Sur les cinq enfants que nous avions à nous deux, Pierre était le seul à avoir le profil. Il est entré dans l’entreprise et nous avons travaillé dans le même bu- reau pendant un an. » la continuité familiale de Ra- diall n’avait pas été prémé- ditée, assure Yvon Gattaz. Cela n’empêche pas le fon- dateur de pousser son fils à former sans attendre la gé- nération suivante. une mau- vaise expérience vient confirmer la nécessité de conserver le capital de la société au sein de la famille. « Au départ, nous étionsGRANDE PRUDENCE FINANCIÈRERadiall ne doit pas son suc- cès à la seule cohésion fa- miliale. elle le doit égale- ment à son dynamisme à l’international. très tôt en effet, la fratrie Gattaz ne se contente plus du terrain de jeu national. A la fin des années 60, ils créent une filiale en Angleterre et une autre en Allemagne. Dans les années 1980, des bu- reaux commerciaux sont ouverts aux etats-unis, en Asie et au Brésil. « Pierre, qui est beaucoup plus in- ternational, a fermé l’usine anglaise et a laissé en Al- lemagne les services com- merciaux, détaille Yvon Gat- taz. Parallèlement, il a dé- veloppé notre présence en Chine et construit une grande usine au Mexique. » l’entreprise, dont le siège est aujourd’hui implanté à Aubervilliers (Seine-Saint- Denis), est désormais pré-Juillet-Août 2016 61la crise du secteur des télé- perte de chiffre d’affaires acceptons de prendre descoms et au contexte géo- « extraordinaire » de l’ordre risques technologiques, des Yann Petiteaux]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32RH & FoRMAtioN Réseaux et influence - Cercles de voyageursDécryptage d'un groupement ou cercle en particulier, de son dynamisme et de sa capacité à favoriser le networkingtravellers check2l’appel du lointain, le besoin d’horizons nouveaux, sont aussi des moyens de nouer des liens dans ce genre d’endroits.5 avenue des existe une réelle dynamique la discrétion sur les clients 30% du marché potentiel à la demande. Des desti- ple du Club Med notam- Champs-élysées. un autour de ce qui devrait fortunés qu’elle accom- des ultra-riches », explique nations aventures sont en ment, qui s’est clairement groupe de touristes être un intérêt commun dans pagne, en tant qu’acteur in- Quentin Desurmont créateur train de se doter d’hôtellerie repositionné sur le luxe, etchinois, en visite à Paris qui cherche à le faire savoirpour les derniers jours d’un printemps pluvieux, lui tourne le dos, prêt à entrer dans la boutique du PSG qatari. Vingt mètres plus bas, deux Américaines réa- lisent un selfie devant la grille monumentale d’Aber- crombie et Fitch. Au milieu, l’hôtel particulier de la Païva ne dit pas son nom alors qu’à ses pieds, les couverts du Bistro des Champs-ély- sées s’agitent. Cette bâtisse classée monument histo- rique, acquise dès la création du club the travellers au début du 20e siècle, abrite l’un des cercles privés les plus discrets du monde. Quelque 740 membres, uni- quement masculins – les femmes peuvent venir as- sister aux dîners organisés dans cet immeuble napo- léonien à condition d’être accompagnées par un mem- bre – qui cotisent chacun à hauteur de 1730€ annuels. les conditions : comme ail- leurs, être parrainé par au moins deux membres... mais aussi être « élu » au sens littéral du terme, comme le confirme en sou- haitant rester discret Pierre, senior banker parisien qui a eu l’occasion d’assister à un dîner il y a quelques mois. « Dans ce cercle très haut de gamme mais aussi très international (près de 40% des membres seraient en effet étrangers, princi- palement Britanniques et Américains, NDLR), le nom des candidats est affiché durant un mois. Après quoi un vote décide de leur entrée ou non. » un club de gen- tlemen qui conserve des liens avec son homologue londonien. Certes, mais le voyage là-dedans ? « On en parle entre gens qui voyagent beaucoup, surtout à titre professionnel. J’ima- gine que l’on se passe les bons plans, mais j’avoue ne pas vraiment savoir s’ilet à pénétrer les strates des plus riches, lui qui a créé dès 2009 le programme Great Members.Table de travail au club...ce cercle qui est très pudique sur ses membres. » les noms de Gérard Augustin Normand (Richelieu Fi- nance), de laurent Dassault, de Serge Weinberg (Sanofi) ou encore de Charles Beig-contournable du voyage sur mesure. les Galápagos, l’écosse des grands whis- kies, un déjeuner du bout du monde en Patagonie, l’ascension privée du Ro- cher de Sigiriya au Sridu label et PDG de Peplum. une network community – comme l’est Virtuoso aux etats-unis – qui draine sa clientèle, communique jusque sur les réseaux so- ciaux, organise des confé-exceptionnelle, des agences locales offrent de réelles expériences nouvelles et donnent aussi de nouvelles idées à ces voyageurs bu- sinessmen qui veulent un véritable service et le sen-NOUVEAUX MAGELLANun entre-soi très haut de gamme fait de passion, de quête d’horizons, de terres encore quasi-vierges que l’on retrouve aussi dans les cercles proches du milieu de la voile, incarnés par les yachts clubs et les sociétés nautiques. Quitte à ce que les discussions de salon res- tent pour toujours des fan- tasmes au Cercle de la Voile, au patriarche Yacht Club de France créé il y a 150 ans, au Cercle de la Mer ou encore au club de la Jatte à Neuilly. « Ici tous les mem- bres sont passionnés par la mer, témoigne Alexandre Planquette, directeur du chantier Naval Navy Clas- sic. Cela n’empêche pas d’avoir des intérêts com- muns et d’échanger nos car- nets d’adresses. Certains viennent y assouvir une soif de mer, de récits de voyage, de liberté, quelque part. Tout le monde ne navigue pas, mais beaucoup de gens aiment l’idée simple de se rapprocher de ce fantasme de liberté absolue, l’idée de larguer les amarres. C’est souvent très sincère, c’est quelque chose qui ne s’achète pas facilement, donc cela a de la valeur. Et puis, faire partie de ce genre de cercle n’est pas une ques- tion d’argent. C’est un club des bonnes manières, celui d’un art de vivre. » le sen- timent, ne serait-ce que quelques heures par mois, de mettre les voiles. Parce que le voyageur est d’abord celui qui se donne le tempsOlivier RemyFaire partie de ce genre de cercle n’est pas une question d’argent. C’est un club des bonnes manières, d’un certain art de vivre.beder (ex-Poweo) y sont lanka, un survol de l’An- rences aussi. Plus qu’un ré- timent que ce que nous leur souvent associés. en fait, tarctique, la descente du seau professionnel, un club avons trouvé est en tous seul olivier du Plessis, le Gange... Des voyages très sélect, un référentiel du points exceptionnel ». Pour secrétaire général du club, uniques, mais aussi un rôle voyage offrant le monde en le plaisir, pour en parler en connaît les petits secrets. d’influenceur. Comment ? privé à une clientèle dont aussi. Ses concurrents di-en créant le label traveller Quentin Desurmont, ancien rects en France (Somewhere DES AGENCES QUI Made en 2013, un réseau directeur marketing d’eu- Club, luxury travel...) sont RASSEMBLENT d’agences de luxe qui fédère rodisney, rappelle que actifs eux aussi et même, A cinq minutes à pied, rue quelque 150 voyagistes très « pour elle, le luxe, c’est dans une moindre mesure, lincoln, l’agence Peplum hauts de gamme, « qui tou- d’abord de prendre le temps. quelques voyagistes grand a installé ses bureaux. elle chent 60000 des foyers les Les clients fortunés veulent public qui ont mis en place aussi cultive logiquement plus riches du monde, soit des voyages personnalisés une cellule ViP – à l’exem-de l’échange.62Juillet-Août 2016]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32RH & FoRMAtioN ObservatoireBrèves, études, actus et classements du mois concernant les Grandes Ecoles,les Universités et le recrutement, picorés en toute subjectivitéu Pour cet été, EcoRéseau Business, dans son tour mensuel de l’actualité de la formation, s’attache davantage à l’actualité RH des entreprises et des universités et revient pour vous sur l’optimisme des jeunes quant à leur carrière et sur le dernier classe- ment LinkedIn des entreprises les plus prisées. En sus, un entretien exclusif avec Vincent Klingbeil d’Amétix vous délivre quelques clés du recrutement sur les métiers tech et d’avant-garde. Enfin, comme à son habitude, EcoRéseau Business revient sur les derniers programmes et formations à la mode ainsi que sur le renforcement de visibilité à l’international des grandes marques de l’enseignement supérieur français. Bonne lecture.+RECRUTEMENT - PROBLÉMATIQUES RHvialité, la fierté de travailler au sein de leur entreprise (60%) et le respect des em- ployés (54%).Quel est le profil de l’entreprise attractive ? il s’agirait d’une organisation où règne une solidarité, un esprit « de famille » ou « d’équipe » (57%) et au sein de laquelle l’atmosphère de travail serait plaisante (58%).Des jeunes optimistes pour leur carrièreSelon la dernière enquête menée par Great Place to Work®, 73% des jeunes sala- riés sont optimistes quant à leur avenir professionnel. Autre fait saillant de l’étude, les jeunes salariés ne font plus de réelle distinction entre leur vie privée et leurle management par l’exemple prévaut également chez les jeunes esprits car 91% d’entre eux considèrent comme prioritaire le fait d’être dirigés par des cadres exemplaires et impliqués.enfin, la lutte contre les discriminations, la pluri-culturalité et la diversité des pro- fils est une préoccupation majeure pour 76% des jeunes.vie professionnelle. Argument sou- tenu par une statistique selon la- quelle le travail chez les jeunes est plus « aspirationnel » avec 74% d’entre eux qui estiment leur acti- vité en phase avec leurs valeurs et leurs ambitions.Méthodologie d’enquête : étude de l’institut Great Place to Work® auprès de 1250 salariés représentatifs de la population active française issus d’entreprises et d’administrations de toutes tailles et tous secteurs, dont 468 jeunes salariés, selon la méthode des quotas (genre, âge, profession, statut, secteur, taille et ré- gion).carrière.en matière de bien-être au travail, 68% du panel estiment être sensibles aux at- tentions de leur entreprise et attachent une attention toute particulière à la convi-membres dans le monde entier. les critères retenus se concentrent sur le nombre de personnes qui suivent les entreprises, le taux de rétention des employés. l’activité des chercheurs d’emploi concernant les contenus of- ferts par les entreprises est égale- ment prise en compte.les jeunes seraient également da- vantage enclins au changement puisqu’ils seraient 47% à être ten- tés par l’international et 27% pro- jetteraient même d’y passer leurLinkedIn délivre son Top 25 des entreprises françaises les plus priséesCe 27 juin, le réseau professionnel linkedin publiait son top Attractor 2016. en- tendez la liste des entreprises qui sont les plus attractives pour les utilisateurs du réseau social, soit 433 millions deJuillet-Août 2016Skema Business School et le Business Science institute (Paris la Défense) signent un partenariat afin d’accoucher d’un Digital DBA (Doctorate in Business Admi- nistration). Formule à distance et en anglais, le programme débutera en 2017 et se destinera aux managers de niveau MBA ou équivalent. Sur trois ans, le DBA s’appuie sur une pédagogie basée sur le blended learning et un suivi personnalisé typique d’un doctorat. Ce nouveau cursus entend couvrir la demande mondiale croissante émanant des managers et dirigeants qui ne peuvent pas rejoindre des centres de regroupement et suivre une formation en face à face.Dans notre cher pays, les entreprisesles plus prisées seraient celles quiauraient engagé leur transformationdigitale, quel que soit leur secteurd’activité. Autre critère, le bien-êtreet la culture d’entreprise pèsent éga-lement dans l’entichement pour une entreprise plutôt qu’une autre. lVMH, Her- mès et Chanel occupent les trois premières places du classement français, en raison de leur cœur de métier, le prestige qui l’auréole et d’après l’étude, l’esprit start- up malgré un corps de géant.Top 25 Des entreprises françaises les plus prisées:1. LVMH /2. Hermès /3. Chanel /4. Engie /5. L’Oréal /6. Cartier /7.Thales /8.Danone 9. AXA /10. BNP Paribas /11. Criteo /12. Vente-Privée /13. Dassault Systèmes /14. Alten 15. Deloitte /16. Société Générale /17. Safran /18. Ubisoft /19. Crédit Agricole /20. Galeries Lafayette /21. Clarins /22. Printemps /23. Club Med /24. Pernod Ricard /25. Disneyland Paris+NOUVEAUX PROGRAMMESE-DBA pour Skema64]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[n°32TBS crée un Master of Science Digital Intelligence & Marketing Analytics Nouveau programme en anglais, le Master of Science Digital intelligence & Marketing Analytics souhaite exploiter le potentiel du Big Data et le transformer en avantage stratégique et compétitif. ouvert dès janvier 2017, le programme s’appuie sur la transmission d’unsocle de compétences transdisciplinaires à la croisée du marketing/business, des mathématiques/statis- tiques et de l’informatique, que le marché de la for- mation fournit encore trop peu dans le monde. il vise à doter ses récipiendaires d’une compréhension et d’une maîtrise approfondies des outils les plus avan- cés dans les domaines du marketing relationnel, ex- périmental ou comportemental (le neuromarketing) ainsi que de la connaissance pointue des leviers-clés du data-driven-marketing, du marketing digital et du management de l’innovation digitale. ou autrement dit, comment maîtriser le Big Data en tant qu’outil d’aide à la décision. le programme forme donc auxwww.ecoreseau.frmétiers de demain : marketer stratégique, e-marketer, stratégiste de données, analyste de données, planifi- cateur des données, customer intelligence manager, chercheur en marketing, etc.Observatoire RH & FoRMAtioN +INTERNATIONAL+NOUVEAUX MÉTIERSL’X poursuit sa coopération avec le So- leil Levantl’x a réaffirmé sa collaboration avec les mondes de la recherche et de l’enseignement japonais, notam- ment avec l’université de tokyo et de celle de Keio. la prolongation de l’accord souhaite développer la coopération académique et scientifique en matière d’enseignement, de recherche et d’entrepreneuriat. Ce nouvel accord entend renforcer les collaborations entre laboratoires, notamment entre le collège doc- toral de Sciences et techniques de Nara (NAiSt, Japon) et le CNRS pour créer un laboratoire satellite dédié aux cellules solaires à haut rendement. idem entre le laboratoire leprince-Ringuet (une uMR Po- lytechnique/CNRS) et le centre de recherches J- PARC situé à tokai sur la côte est du Japon. Polytechnique entend également accélérer l’innova- tion et l’entrepreneuriat franco-japonais en perpé- tuant certaines initiatives telles que le hackhaton multiculturel tri-continental « Hands-on Activities » mis en place en 2012 par l’université de tokyo en partenariat avec les meilleures universités mon- diales. Ailleurs, l’x et Fujitsu ont également lancéLes grandes écoles vont-elles trem- bler ?Huit mois après la remise du rapport Germinet, les uni- versités fixent un cap en matière de formation continue, devant l’impérieuse nécessité de développer l’offre de formation universitaire à destination des salariés du secteur privé. l’objectif ? Atteindre 1,5 milliard d’eu- ros à l’horizon 2020.en quelques chiffres, la formation continue dispensée dans les universités représente 400 millions d’euros sur un marché qui pèse au global 32 milliards.la fin du mois de juin fut l’occasion pour les services de formation continue universitaires (FCu) de plancher sur le thème.A première vue, les chantiers se situeraient à plusieurs niveaux : formaliser et créer de la formation à partir de l’activité des laboratoires de recherche, lieux où se créent de fait les compétences de demain tout en créant des liens plus ténus avec le monde de l’entreprise. l’autre chantier d’envergure consistera pour l’ensei- gnement public à apprendre à se vendre sur le marché privé et rapidement développer des compétences com- merciales et marketing. l’ensemble de ces mesures vise une croissance de 25% et engendrerait aussi la création de 7000 équivalents temps plein. Wait & see...COMMENT RECRUTER LA PERLE RARE ? Entretien avec Vincent Klingbeil, directeur associé d’AmétixQuels parcours ou diplômes privilégier ? Quels critères prédominent pour votre recru- tement ?Nous évaluons surtout les profils sur leurs compé- tences, à partir de leur expérience à travers des process d’assesment, des tests liés à toutes les nouvelles tech- nologies, tous les langages. Jauger un candidat, c’est avant tout l’évaluer par le test et non à l’aune de ses diplômes. Les métiers pour lesquels nous recrutons sont des métiers qui s’apprennent avant tout sur le terrain.Votre vision du marché du recrutement sur les métiers d’avant-garde ?C’est un marché qui souffre de pénurie. Aujourd’hui, nous avons de grosses difficultés à recruter les talents parce que la transformation numérique est la priorité numéro un des start-up, des grands groupes et des PME. Mécaniquement, il n’y pas assez de profils en facepour combler cette demande.L’Ecole des Ponts Paris Tech change de braquetle plan stratégique 2025 de l’ecole des Ponts Paris tech annonce un vent de changement pour reposi- tionner l’école au niveau mondial dans les domaines liés au changement climatique et à la transition éner- gétique. Cela passe bien évidemment par l’appro- fondissement et l’élargissement des partenariats, la création de nouveaux cursus et l’accélération de la recherche selon une logique d’innovation et d’entre- preneuriat. Pour renforcer la visibilité à l’internatio- nal, l’école souhaite mettre en place des centres de co-innovation, structures originales destinées à rap- procher formation, entreprises, recherche et start-up pour innover notamment dans trois pays (Chine, Maroc, Brésil) d’ici à 2017 et créer un réseau géné- rateur d’innovation et de coopération Sud-Sud. Parmi les nouveaux programmes créés, deux masters internationaux seront lancés en 2017, un premier programme avec Columbia dédié à l’économie et au financement de projet et un second avec l’université de Chicago dans le domaine des mathématiques.Quelles compétences sont lesplus recherchées ?Ce sont les profils liés à la data : data scientist ou dataarchitect, développeur PHP avec un framework comme Symfony 2, Front end, Java Script comme Angular ou backbone... En parallèle, il existe une forte demande pour les profils liés au web marketing ou les experts en acquisition.Comment recruter pour des métiersqui n’existent pas vraiment ?Nous utilisons beaucoup le recrutement 2.0, le e-CRM. Nous sommes très présents sur les réseaux sociaux. Nous utilisons tous les leviers du web marketing pourdénicher les talents du numérique.Quel est le cœur de métier d’Amétix ?Nous sommes une société de services spécialisée dans le digital. Nous accompagnons nos clients dans la construction de leurs équipes. Nos consultants inter- viennent sur des missions de recrutement de profils technique, web marketing ou data.Nous avons également un cabinet de recrutement spé- cialisé dans les profils digitaux. Amétix a aujourd’hui cinq ans, représente 180 collaborateurs et a connu une croissance de 100% chaque année.cette année la première édition du « linked open Data 2016 » pour développer des projets promou- vant et exploitant l’open data.Juillet-Août 201665]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32RH & FoRMAtioN Carrières & Talents - Les concours étudiants-entreprisesAnalyse d'une formation et de sa capacité à satisfaire les besoins des entreprisesl es concours étudiants- entreprises qui fleu- rissent dans le supé- rieur, émanant des écoles ou des entreprises elles-mêmes, ont tout pour plaire aux parties prenantes. « Il n’y a qu’à constater la montée en puis- sance de Studica, qui aide les entreprises et les écoles à structurer leurs serious games et challenges depuis 30 ans, pour comprendre que ces pra- tiques sont toujours plus cou- rantes », affirme Cécile Zar- roca, responsable des marchés à Grenoble ecole de Mana- gement. les étudiants plan- chent sur un cas et présentent leurs recommandations, dans des situations très proches de la vraie vie professionnelle, comme lors de l’ « ipag Po- werPoint Battle ». « Nous nous sommes alliés à Micro- soft pour créer un grand concours inter-écoles de pré- sentations PowerPoint, où les étudiants révèlent leur créa- tivité sur des problématiques réelles proposées par les dix entreprises partenaires, sa- chant que les gens utilisent habituellement seulement 10% des possibilités du logiciel », illustre Marie-Alix Chance- relle, responsable des relations entreprises à l’ipag. Des opé- rations ponctuelles ou au contraire une évolution deecoles de vieDe l’effet de mode à la lame de fond pédagogique dans le supérieur...s’ils émanent d’entreprises partenaires », énonce Cécile Zarroca chez GeM. les meil- leurs concours sont ceux qui s’intègrent dans la pédagogie de l’école. « Parfois nous co- construisons des challenges sur-mesure, comme avec Gémo (groupe eram), où nos étudiants ont travaillé en équipes avec 40 de leurs col- laborateurs dans leurs locaux », relate Mélinda Schleder, responsable des relations étu- diants / entreprises à Audencia Business School. Autrement dit, si l’utilité du concours est reconnue dans le parcours de l’étudiant, il sera valorisé en interne, des jours d’absence seront excusés par l’adminis- tration... A charge pour les entreprises donc de hausser le niveau des problématiques pro- posées. « Auparavant elles portaient plutôt sur la com- munication comme l’animation d’une page Facebook. Dés- ormais nous en sommes au stade de la transformation di- gitale : l’assurance connectée de demain pour le Crédit Agri- cole par exemple. Des coaches en digital aident les équipes et les challengent sur la stra- tégie. Des budgets précis sont alloués, des recommandations formulées, et chaque équipe, qui a travaillé jour et nuit, passe le vendredi devant les entreprises », illustre Valérie Dailly dans le cadre de la Di- gital Week Competition. Autre bonne pratique à mettre en place : la valorisation des étu- diants, qui cèdent les droits de leurs idées. il faut qu’il y ait récompense. Si les finalistes de l’ipag Powerpoint Battle gagnent 8000 euros, celle-ci2013 ouvert à de nouveaux profils d’étudiants (juristes, entrepreneurs...). « En janvier 2016 la Digital Week Com- petition a impliqué 45 groupes de jeunes, organisés commeont remporté la finale du concours Auchan cette année ont fait des recommandations précises en termes de site et d’application. Ils sont allés faire leur présentation aucathlon... quand il s’agit de nos partenaires, les étudiants bénéficient de tutorats et leurs travaux sont considérés comme les projets actions (Pro Act) que nous leur de-lenges, de rapprochements avec les écoles. « La moitié des professionnels qui viennent sont des opérationnels qui viennent chercher des idées, l’autre moitié sont des campusLa moitié des professionnels sont des opérationnels cherchant des idées, l’autre moitié des campus managersRÉPONDRE AUBESOIN DE« CAROTTE »DES ÉTUDIANTSC’est un fait, les jeunes gé- nérations sont réceptives à ce genre d’évènement parce qu’elles bénéficient d’un re- gard professionnel sur leur projet. « Les Y comme les di- gital natives fuient le bâton et s’investissent vraiment pour la carotte. Il n’y a pas forcé- ment d’argent à la clé, mais la volonté d’emmagasiner de l’expérience, valorisable sur le CV », rappelle Valérie Dailly, responsable pédagogique mas- tère spécialisé marketing ma- nagement, organisatrice de la fameuse Digital Week à l’es- sec. le concours s’est depuisIl n’y a qu’un vainqueur, mais tout le monde s’élève dans ce genre de concours...des agences digitales pour l’occasion et devant répondre à des briefs formulés par nos partenaires comme Air France, Carrefour, L’Oréal,en quête de talentsNestlé... », rappelle celle qui insiste sur les bienfaits du « panachage » de profils. Bien évidemment les étudiants sont aussi sensibles au fait de se faire remarquer et d’obtenir des stages. « Cette année les entreprises s’arrachaient le CV de l’étudiante finaliste, qui vient de NEOMA, et qui a fait sensation grâce à ses talents d’oratrice et ses re- commandations », se souvient Marie-Alix Chancerelle à l’ipag. les gagnants surtout sont amenés à côtoyer des personnes haut placées. « Les étudiants de Bordeaux quiELÉMENT DE COMMUNICATION DES ÉCOLESCe genre d’opération participe aussi à la notoriété de l’école. « Nous avons déjà recruté des étudiants grâce à l’Ipag PowerPoint Battle et à l’image dégagée, et bien sûr c’est aussi l’occasion de lier des partenariats avec les écoles », confie Marie-Alix Chance- relle. les écoles sont d’ailleurs plus enclines à favoriser les challenges de leurs partenaires afin de dégager des synergies. « Challenge Auchan, business game Les Coéquipiers de Dé-parle des concours d’entre- prises ou même des fondations d’entreprises (Auchan, Adecco...) auprès des asso- ciations étudiantes, les écoles en retirent de la notoriété et les professionnels apprennent à connaître les étudiants au- trement que par les forums ou salons », observe Cécile Zarroca chez GeM.BONNE PRATIQUES POUR ÉVITER LES ABUS« Nous avons dénombré une centaine de concours et les étudiants y participaient dans tous les sens. Pour éviter cet éparpillement, nous les avons classifiés selon des critères d’employabilité – il ne faut pas que cela consiste à obtenir des « like » sur Facebook, mais que cela soit une appli- cationdecequiaétévuen cours –, et nous mettons en place des tutorats en parallèleurs financière.siège », souligne Marion De- pont, responsable pôle em- ployabilité et relations recru- teurs chez Kedge Business School.mandons dans le cadre de notre programme », précise Marion Depont chez Kedge BS. A chaque fois l’échange est gagnant-gagnant. « Qu’onmanagers en quête de ta- lents », distingue Valérie Dailly à l’essec. Car c’est aussi de recrutement qu’il s’agit, comme le confirme Cécile Zarroca chez GeM : « Un groupe de chez nous a gagné le concours des Coéquipiers de Décathlon, après être venu disputer la finale au centre d’innovation de Lille. L’un des étudiants s’est vu proposer une césure en Allemagne ». les administrations des écoles facilitent d’ailleurs la trans- mission de CV. « Après un sondage auprès de mes étu- diants marketeurs, je me suis aperçue que 25% avaient trouvé leur stage par la Digital Week », illustre Valérie Dailly. Bref, un moyen comme un autre de développer une marque employeur et une fa- çon alternative de recruter, autre que le parcours tradi- tionnel pouvant laisser sur la touche des talents. les entre- prises viennent aussi chercher du jus de cerveau à bon compte dans un mode com- pétition qui convient bien aux étudiants.l’enseignement ?RECRUTEMENTET MARQUE EMPLOYEURA l’heure où l’on parle d’open innovation, les entreprises ont besoin d’hackathons, de chal-n’est pas toujo.« Les étudiants peuvent être invités dans les locaux de l’en- treprise pour présenter le projet aux équipes, ils peuvent siéger dans une sorte de comité di- gital, voire même aider à im- plémenter leur idée dans le cadre de stages », énumère Valérie Dailly.66Juillet-Août 2016Julien Tarby]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[n°32«Q uand la fac est finie, on cherche. Quand l’apprentissage est fini, on trouve. » en 4x3, ce slogan du Fonds national de pro- motion et de communication de l’artisanat s’affiche par- tout en France depuis le 1er juin. Dans les gares, le mé- tro, il est placardé plus de 12000 fois au total, de quoi énerver laurence Bancel- Charensol. A la tête du Cen- tre de formation des appren- tis (CFA) SuP 2000 depuis cinq années, elle dénonce « cette opposition entre uni- versité et apprentissage. C’est une contre-vérité. L’université est même de- venue l’un des principaux moteurs de l’apprentissage dans le supérieur ». la for- mule de l’Artisanat ? une vieille ritournelle qui ne cor- respond plus à la réalité surwww.ecoreseau.frCarrières & Talents - Universités et alternance RH & FoRMAtioN la fin d’une chasse gardéele terrain. ou pas partout.Espèce en voie de disparition. Bientôt le tailleur en toutes circonstances...existantes », tient à souligner Maximilien Cazayous, vice- président en charge de ces questions. la locomotive ? l’université Paris-est- Marne-la-Vallée (uPeM), pionnière dans le rang des facultés. 20% de ses étu- diants ont opté pour le statut d’apprenti en 2015-2016. on retrouve le même ordre de grandeur au sein des ins- tituts d’administration des entreprises (iAe), ces busi- ness schools universitaires. un étudiant sur quatre en master 2 suit la formation en alternance. et la rentrée 2016 devrait s’annoncer sousanalyse Michèle Péraud, res- ponsable technique chez cet équipementier pour l’aéro- nautique. Pour preuve, sur les 20 collaborateurs de son équipe, deux sont de purs produits universitaires. l’essayer, c’est l’approuver. tel pourrait être le slogan de l’alternance à l’université. Avec un bémol toutefois. Pour Alexandre Montay, dé- légué général du Mouve- ment des entreprises de taille intermédiaire (Meti) : « La dynamique est enclenchée, mais son évolution dépend de la stabilité des dispositifs qui régissent l’apprentis- sage. Et de la visibilité de l’offre ». le développement des licences profession- nelles, vivier apprécié des petites et moyennes entre- prises, et des pôles de com- pétitivité, ont travaillé au rapprochement des univers académique et économique.l’université s’y est mise aussi. et quand les entreprises testent l’apprentissage à la sauce universitaire,elles en redemandent...Mais les choses changent »,DES SITUATIONS CONTRASTÉES20 apprentis en 1997, 460 aujourd’hui, dont 230 pour la seule université de li- moges : Paulette Dolhen, directrice déléguée du CFA de la Haute-Vienne, est fière de ses résultats. « La crois- sance est continue. » le constat vaut sur tout le ter- ritoire. Au sein du CFA SuP 2000, premier centre mis en place à la demande des entreprises, 3500 universi- taires signent ainsi chaque année un contrat d’alter- nance – apprentissage ou professionnalisation – pour la seule région Île-de-France. techniques ou littéraires, 140 formations ont ainsi été créées dans les huit univer- sités des petite et grande couronnes. tous les niveaux sont concernés, du Bac+2 au Bac+5. « 25% de nos apprentis sont inscrits en Institut universitaire de tech- nologie (IUT), commente laurence Bancel-Charensol, également vice-président de l’Association nationale pour l’apprentissage dans le su- périeur (ANASuP). 33% en licence, comme en mas-ter. » les 9% restants ? Des étudiants en écoles d’ingé- nieurs, entités qui rentrent dans le large spectre des universités. un exemple : l’eSiPe, à l’université Pa- ris-est-Marne-la-Vallée.dalité, 18,5% au sein des écoles de management. Pourtant, on en parle peu. « Quand la presse traite de l’excellence, elle oublie tou- jours l’université », s’agace Yves lichtenberger, consul- tant à la Conférence des présidents d’université (CPu).universités pour répondre aux attentes des entreprises. Concrètement, le rythme d’alternance deux jours en entreprise, trois en formation n’est pas du tout adapté à l’activité en cabinet d’audit. Les universités l’ont bien compris. De janvier à avril, qui correspond à la période fiscale au cours de laquelle se concentrent les missions, les apprentis sont mainte- nant au sein de nos entre- prises. C’était un point blo- cage. » Autre secteur, même constat, chez Daher : « Jusque très récemment, nos bureaux d’études si-ET DEMAIN ?A JEU ÉGAL AVEC LES GRANDES ÉCOLES ?A y regarder de plus près, d’une université à l’autre, le bilan est à géométrie va- riable, même si partout les efforts sont notoires. en queue de peloton ? Paris 7, avec huit licences pro, 12 masters. Ses 300 apprentisDES ENTREPRISES QUI RESTENT À CONQUÉRIRPour Grégoire Juy, c’est fait. Ce directeur des ressources humaines de RSM Paris, un cabinet d’audit, d’expertise- comptable et de conseil de« Les offres des entreprises sont supérieures aux can- didatures des jeunes, constate laurence Bancel- Chansol. C’est tout parti- culièrement vrai dans le commerce, l’informatique, le marketing ou la gestion. » Peut-on alors parier sur un développement soutenu dans les années à venir ? la ré- ponse est nuancée. « Aucun objectif national n’a été fixé, reconnaît Gilles Roussel, président de l’uPeM, par ailleurs président de la com- mission formation et inser- tion professionnelle au sein de la CPu. Dans le contexte actuel, globalement, les uni- versités ne peuvent augmen-Les offres des entreprises sont supérieures aux candidatures des jeunes, surtout dans le commerce, l’informatique,le marketing ou la gestionreprésentent... 1% des ef- de meilleurs auspices en- près de 80 collaborateurs, gnaient des contrats d’ap- fectifs totaux. Mais, un tiers core ! le reconnaît : « Prendre des prentissage avec des jeunes sont des médecins en deve- Avec de tels résultats, il n’y apprentis issus de l’univer- d’écoles d’ingénieurs, nir. la portée des statistiques a pas de quoi rougir. Pas de sité est devenu un réflexe. contrairement aux fonctions est donc limitée. « Nous quoi non plus envier les Les masters 2 sont techni- supports, comme les res- créons ex nihilo des cursus scores des grandes écoles – quement meilleurs que les sources humaines qui ont en alternance, sans s’ap- 10% des diplômés ingé- écoles de commerce. Et c’est depuis longtemps noué des puyer sur des formations nieurs ont choisi cette mo- sans compter l’évolution des liens avec les universités.effectifs totaux.ter leurs.Seuls des transferts de flux sont envisageables – par exemple, l’UPEM ne dispose pas de personnels suffisants pour en encadrer davantage. Et nous ne voulons pas per- dre les jeunes attachés à la formation initiale “clas- sique”. »Juillet-Août 201667Murielle Wolski]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32ARt De ViVRe & PAtRiMoiNe La Sélection culturelleChoix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucuneLivres - BDn Devenez un leader irrésistible (de Jean-Luc Hudry, éd. Maxima, 2016)« Créez la confiance à tous les étages et par tous les temps »... tel est le sous-titre de l’ouvrage écrit par un entre- preneur qui a connu les diffi- cultés et qui a su rebondir. A 27 ans, il a dû quitter un confortable emploi pour re- joindre l’entreprise familiale en train de sombrer, parve- nant à la redresser de ma- nière spectaculaire, décuplant la valeur de la so-ciété. Après 18 ans à sa tête, il est aujourd’hui dans la transmission, notamment au travers de conférences. La rubrique Culture du Rebond l’a déjà mis à l’honneur, et voilà que, fort de son expérience, après avoir déjà ré- digé par le passé « craquer ou pas ? », il a décidé de livrer ses secrets et astuces pour relancer la mécanique. Un livre directement tiré du terrain et tranche avec les dis- cours théoriques généralement allègrement divulgués quand il est question de management. Nous nous de- vions donc de souligner la sortie de ce livre qui est plu- tôt un guide vers le succès individuel et collectif obtenus grâce à la confiance. Le fameux leader irrésis- tible la crée et la cultive à tous les niveaux de l’organi- sation et par tous les temps. A travers six histoires, six tranches de vie, Jean-Luc Hudry éclaire d’un jour nou- veau les ressorts de la motivation au travail et les relie aux grands leviers dont les managers disposent pour exercer leurs responsabilités, souvent lourdes. Les mé- thodes et outils proposés sont tournés vers la perfor- mance tout en tenant compte des risques psychosociaux. Pragmatique et instructif.n Le coiffeur de Marie-Antoinette et autres ou- bliés de l'histoire (de Frédéric Richaud, éd. Cherche-Midi, 2016)Certains auront à cœur de s'évader cet été, notamment en se plongeant dans l'histoire qu'ils affectionnent. Férus de petits anecdotes et de chemins de traverse de l'histoire, cet ouvrage est fait pour vous. Vous vous enFilmdélecterez sur la plage, parce qu'il a la particularité de revisiter de grands tournants par les per- sonnages secondaires, les "se- conds couteaux". Si on se souvient des premiers pas sur la Lune de Neil Armstrong, on a oublié Eugène Cernan, qui est pourtant le dernier à avoir mar- ché là-haut, le 14 décembre 1972, et avoir inscrit dans la poussière TDC, les initiales de safille.Le coiffeur de Marie-Antoinette, le médecin de Napo- léon ou l'ophtalmo de Bach - qui avait le mauvais œil et affectionnait de bien méchantes pratiques - passent sous la plume de Frédéric Richaud qui chausse des lu- nettes inattendues pour revivre des grands moments de l'Histoire. A consommer sans modération...n Prête à tout (de Joyce Maynard, éd. Philippe Rey, 2015)Jeune, belle, mariée à un homme qui la vénère, instal- lée dans une jolie maison, Suzanne Maretto ressemble à ces filles trop parfaites des ma- gazines. Elle en lit beaucoup d'ailleurs, et se rend fréquem- ment chez le coiffeur. Mais elle veut davantage, elle veut la célé- brité. Isolée dans une petite ville de province, Suzanne décide que la télévision sera son royaume et, à force de persuasion, obtient un petit poste dans la station lo- cale. Quand son époux est re- trouvé mort, la veuve éplorée, point de mire des caméras, de- vient rapidement suspecte. Alternant les témoignages, le roman tisse avec brio les voix de Suzanne et de son entourage. Enigmatique, capricieuse, la jeune femme est-elle pour autant l'arriviste perverse que certains dé- noncent ? Où est le vrai dans ce que raconte Jimmy, son admirateur adolescent ? Jusqu'où est-elle disposée à aller pour atteindre cette renommée si convoitée ?Un roman puzzle admirablement construit, Prête à tout est une satire acérée de la culture de la célébrité et de l'omniprésence de la télévision, tout autant qu'un passionnant roman noir.n City on fire (de Garth Risk Hallberg, éd. Plon, 2016)31 décembre 1976. New York se prépare pour le ré- veillon. Chez les Hamilton-Sweeney, Felicia accueille fi- nanciers et mondains tandis qu'à l'autre bout de la ville, dans le Lower East Side, Charlie attend Samantha pourassister à un concert punk. À quelques encablures de là, dans Hell's Kitchen, Mercer Goodman tourne et retourne un délicat carton d'invitation. Et s'il se rendait à la réception des Hamilton-Sweeney pour retrouver Regan, cette soeur que William, son amant, lui a toujours cachée ? Pourquoi ne pas saisir l'occasion d'en ap- prendre plus sur lui, l'ancien leader du groupe punk ExPost Facto ? Bientôt, des coups de feu retentissent dans Central Park. Une ombre s'écroule dans la neige. Qu'est-ce qui peut bien relier ces personnages à ce drame ? Alors que rien ne les prédestinait à se rencon- trer, leurs histoires ne vont cesser de se croiser et de s'entremêler jusqu'au blackout du 13 juillet 1977. Une immense coupure de courant plonge alors New York dans le noir. Leurs vies en seront bouleversées à ja- mais... Ce roman, ou plutôt cette fresque urbaine, nous intéresse à plusieurs titres. C'est d'abord le plus cher de l'histoire. Deux millions de dollars, c'est la somme déboursée par les éditions Knopf pour obtenir les droits du livre. En tout, dix éditeurs se sont livrés à une guerre sans merci, prêts chacun à mettre un million de dollars pour en avoir l'exclusivité. En France, la maison d'édition Plon a remporté les enchères sans dévoiler le montant de son investissement. Il se murmure que la somme tournerait autour de 150 000 euros. Un mon- tant qui paraît astronomique pour le premier roman d'un inconnu de 37 ans. Le polar de 1 000 pages a de quoi captiver ses lecteurs.Hollywood a d'ailleurs déjà acquis les droits du livre. Scott Rudin, producteur des frères Coen et patron de Miramax, est déjà passé par là. Le New York des années 70 est rongé par les crimes et le chômage. L'intrigue révèle des personnages mul- tiples et hauts en couleur. Un policier incompétent, un couple de punks gays, deux jeunes issus d'une famille fortunée ou encore un journaliste voyeur...Tous sont liés au même fait divers. Le roman, dont le personnage principal n'est autre que la ville elle-même, traduit merveilleusement les mutations d'une époque, et a tout pour devenir un best-seller. Le livre a été salué par la critique dès sa parution aux États-Unis, vu plus comme une oeuvre d'art que comme une simple his- toire. Il aura fallu six ans à Garth R.Hallberg, blond sympathique de 37 ans enseignant au Sarah Lawrence College, pour écrire City On Fire..n "Tout de suite et maintenant" (de Pascal Bonitzer, sortie en salle le 22 juin)Nora Sator, la trentaine, décroche un job de choix dans une entreprise de haute-finance et découvre les magouilles de ses patrons. Incidemment, elle apprend que son directeur et son père se sont fréquentés dans leur jeunesse. Une rivalité semble encore les opposer. Au fil des semaines, Nora acquiert la confiance de la direction mais ses rapports avec son collègue direct, Xavier, sont compliqués. Ce dernier séduit Maya, la sœur de Nora. Les vieilles histoires de famille et les antagonismes professionnels vont bientôt se révéler au grand jour... Isabelle Huppert, Jean-Pierre Bacri, Lambert Wilson constituent un casting très intéressant, mais les rôles principaux sont dévolus à deux jeunes comédiens pro- metteurs : Agathe Bonitzer (la fille du réalisateur) qui cultive savamment une certaine part de mystère et Vincent Lacoste.68Juillet-Août 2016]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[n°32www.ecoreseau.frL’Air du temps - La passion des châteaux ARt De ViVRe & PAtRiMoiNe Etude d'un sujet de loisir ou d'évasion pour en déterminer ses tenants et ses aboutissants, son évolution, ses innovationsChasseurs de vieilles pierresC Qu’ils visitent, guident, retapent ou préservent, les passionnés, attachés aux vieilles pierres, sont toujoursertains vont à la plus nombreux et actifs en été... Familles, investisseurs ou mer, d’autres à la retraités, les exemples sont montagne, mais nombreux, mais pas tou-les touristes qui se pressent jours couronnés de succès,pour visiter les châteaux disséminés partout en France sont également nombreux. Pas loin de 800000 visiteurs en 2015 à Chambord, 313000 à Blois... les grands noms des châteaux de la loire connaissent une fréquenta- tion en hausse de près de 2%. les circuits pour visi- ter ces châteaux embléma- tiques sont désormais bien organisés, et mis en avant par les collectivités ou les agences de voyage. l’at- trait des Français pour le patrimoine ne se dément pas, en témoignent les nombreux guides de voyages édités spéciale- ment autour des châteaux, ou encore les émissions de télévision consacrées aux plus beaux monuments de France. Férues d’histoire, certaines familles organi- sent leurs vacances autour de ces visites, de chambres d’hôtes en locations saison- nières, en passant par le camping-car pour les plus indépendants.Les touristes qui cherchent la fraîcheur de la pierre sont nombreux en été, mais ils ne la trouvent pas tous dans les escaliers d’un donjon. Les pierres tombales recueillent, elles aussi, l’intérêt des touristes, et comptent leur lot de pas- sionnés. Le plus célèbre des cimetières parisiens, le Père- Lachaise, accueille près de 3,5 millions de visiteurs par an, de quoi faire de l’ombre aux plus beaux des châteaux ou des musées. Les allées de ce cimetière, comme d’autres, foisonnent d’histoires et d’anecdotes que de nombreux guides sont prêts à vous conter. L’association des Amis et Passionnés du Père-Lachaise compte parmi ses membres de savants guides, qui organisent des visites de plusieurs cimetières parisiens, notamment pour financer leurs actions pour la sauvegarde des monuments funéraires. « Les cime- tières sont des lieux très agréables, où on peut se détendre, souvent bordés de nombreux arbres », note Régis Dufour-devant les difficultés et le coût de l’entretien de tels édifices. Certains ne se dé- couragent pourtant pas, comme Patricia Deman- geon, qui a acheté le châ- teau de Hautsegur, près de Privas, en Ardèche, en plu- sieurs morceaux. « Avec de l’argent placé sur un PEL, j’ai acheté, un peu par ha- sard, en 2010, une pre- mière partie du château, qui avait plusieurs proprié- taires, se souvient-elle. J’ai ensuite acheté la deuxième partie grâce à des amis, j’ai vendu ma maison, payé mes dettes et finalement ac- quis la troisième et der- nière partie du château. » Depuis, Patricia a vécu chez des amis ou dans une caravane, avant de finale- ment pouvoir s’installer dans l’appartement amé- nagé, mais pas terminé, dans une aile du château. « Quand j’étais petite, je disais à ma mère que je voulais acheter un château. Elle me répondait que c’était trop cher, et elle avait raison ! », convient- elle aujourd’hui. Pourtant, l’ancienne prof d’anglais ne compte pas baisser les bras, et, après avoir vendu tous ses biens, elle frappe à toutes les portes pour trou- ver des financements : Conseil départemental, DRAC, concours, mécénat, financement participatif, visites du château, chantierPetite masure sympa avec piscine à Chenonceau...pas là et ont décidé de pas- ser de l’autre côté du décor. C’est le cas de Johannavacances à ces visites, Nuellas, étudiante en com-d’autres, autrement plus munication de 23 ans, qui rée de ruines de châteaux patrimoine : « Au cours de mordus, ne s’en tiennent passe ses week-ends à gui- médiévaux, et rêvant des mes études, j’ai eu l’occa-Férues d’histoire, certaines familles organisent leurs vacances autour de ces visites, de chambres d’hôtes enenfance en Alsace, entou-passion pour ces trésors duL’ATTRAITDES VISITESSi certains consacrent leurslocations saisonnièression de voir l’envers du décor, en travaillant au ser- vice marketing du château de Versailles, ou au service mécénat du château d’Ecouen. C’est très diffé- rent et permet d’appréhen- der les choses d’une autre manière ». les châteaux resteront une passion, qu’elle vit pour l’instant en proposant des visites gui- dées. « Cela a un côté en- chanteur pour moi, j’ai l’impression d’être privilé- giée, de ne pas entrer par la grande porte, d’avoir les clés du château. »der des visites au château bâtisses anglaises des ro- de Courances, dans l’es- mans de Jane Austen, que sonne. C’est pendant son la jeune fille s’est prise deCimetièresUne passion surprenanteForrestier, retraité passionné d’histoire et président-fonda- teur de l’association. « Quel que soit le centre d’intérêt, il y a des choses à dire dans ces cimetières : histoire, sculp- ture, musique, etc. Nous organisons des visites à thèmes, qui nous permettent de toucher tous les publics. La se- maine dernière, j’ai conduit une visite pour de jeunes étu- diants venus donner un peu de concret à leurs leçons d’histoire, mais aussi une visite pour une loge maçonnique de Bruxelles. » Jeunes et moins jeunes se délectent donc de ces visites, et les profils des visiteurs sont variés, même si les guides constatent souvent une proportion de partici- pantes féminines plus importante. « Les gens viennent se recueillir sur la tombe de personnes qu’ils ont aimées, ou qui les ont émus. D’autres viennent admirer les sculptures qui bordent les allées, il y en a pour tous les goûts ! »ficeL’AVENTURE DE L’ACQUISITION encore plus passionnés, certains sautent parfois car- rément le pas en faisant l’acquisition d’un château.solidaire, etc. « L’édi. sera destiné au tourisme durable, avec des cham- bres d’hôtes. Je ne sais pas combien de temps la réno- vation prendra, et je ne veux pas le savoir. Il faut avancer, et se satisfaire de ce qu’on a déjà fait », conclut-elle, optimiste.Juillet-Août 201669Emilie Massard]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32ARt De ViVRe & PAtRiMoiNe L’Art du tempsSélection de produits et services raffinés et sophistiqués en toute subjectivitéMode & Accessoires Collaboration Bompard x Polartec®Pour la première fois, la gamme de vêtements Bompard x Polartec® associe la chaleur et la douceur du cachemire aux propriétés hautement techniques des tissus Polar- tec® Power Stretch® ProTM pour un confort exception- nel tout au long de la journée. Nés de cette alliance inédite, les 3 modèles - un hoodie femme, un hoodie et un pull camionneur pour homme - garantissent une parfaite liberté de mouvement grâce à leurs propriétés extensibles. Idéaux pour les activités de plein air, leur doublure interne en Polartec® Power Stretch® ProTM- leur offre une respirabilité accrue tandis que leur revê- tement, réalisé à partir des meilleures fibres de cachemire et de laine, procure une protection isotherme optimale.www.eric-bompard.comNature, broderies,blancheur...La collection Anne Fontaine été 2016puise son inspiration dans la nature, unthème très cher à Anne qui depuis ses dé-buts ne cesse d'exprimer son amour pourl'environnement via ses créations et safondation qui a vu le jour il y a 5 ans. Cette année, la créatrice fait une nou- velle fois la part belle aux imprimés, dentelles et broderies, fleuris, em- blèmes de la Maison, que l'on découvre sur ses célèbres chemisiers blancs mais aussi de jolies blouses brodées aux épaules dénudées, pièces phares de la saison. Top Natalia, 250 €www.annefontaine.frLongchamp signe une collection très natureSophie Delafontaine a imaginé pour l’au-tomne 2016 un prêt-à-porter qui s’inspire dece paradoxe de notre époque et puise son ins-piration dans les sphères animale, végétale etminérale, pour créer une nouvelle silhouette àla fois sensuelle et chaleureuse. Dédiée à unefemme plurielle qui conjugue au quotidien desmoments de vie à la fois inattendus et contra-dictoires, la collection « Urban Nature » redes-sine un vestiaire féminin sophistiqué ettotalement libre, des vêtements qui donnent à chacune une allure vo- lontaire et quasi féline. Cette collection met à l’honneur le cuir comme la signature incontournable de la Maison.www.longchamp.comORIGINeyes, lunettes naturelles 100% made in FranceEn fondant ORIGINeyes, Christophe Mouty se lance un vrai défi, celui de trou- ver le bon positionnement pour se démar- quer de la concurrence déjà très présente sur le marché de l’optique et du solaire. L’homme sait ce qu’il veut : un produit au- thentique « made in France » à la pointe des avancées technologiques, l’excellence d’un savoir-faire artisanal minutieux et pa- tient, un design contemporain qui allie es- thétisme, technicité, fonctionnalité surfond d’originalité, un retour aux matières naturelles. Modèle Louvre, 449 euros.www.origineyes.comBlueberry protège votre vue avec style !Smartphones, tablettes, ordinateurs, télévision, jeux vidéo... Le monde nu- mérique actuel est infini et nous sommes quotidiennement connectés et exposés à la lumière bleue des écrans. Tous ces appareils émettent de très fortes ondes lumineuses qui peuvent en- trainer une fatigue visuelle. Grâce à la technologie BLP Lens©, les lunettes Blue- berry© soulagent nos yeux, bloquent 100% des UV et 40% du spectre de la lumière bleue provoquée par les écrans. « Vintage et intemporel », « chic et tendance », « stylé et branché », la gamme de lunettes Blueberry© se décline sous 3 formes et 8 coloris vitaminés : 1 multitude de possibilités pour filtrerla lumière bleue et protéger son capital visuel avec style !www.blueberryglasses.comPaul Smith, quel chic décontracté !Depuis ses débuts, Paul Smith a habillé de multiples person-nalités avec simplicité, humour, curiosité et une élégance sin-gulière. Pour la saison printemps/été 2016, la collections’inspire de la diversité. Cette saison, les silhouettes ne se res-semblent pas. Chaque look est unique mais unifié par la pré-sence de costumes aux coupes impeccables, de couleurs viveset d’attitudes libres et confiantes. La palette de couleurs s’ins-pire de l’œil unique de David Hockney, et les teintes estivalescôtoient des nuances aux tonalités subtiles. Les imprimés,comme souvent, sont décontractés et picturales, tels des coups de pinceaux déposés sur les tissus des costumes. Cette technique, utilisant des imprimés photographiques, est fré- quemment utilisée et chère au cœur de Paul Smith. Ci-contre : Veste est en laine et lin à carreaux, 1070 euros. Chemise en coton, 300 euros. Pantalon en laine, 510 euros.www.paulsmith.co.uk70Juillet-Août 2016]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[n°32www.ecoreseau.frL’Art du temps ARt De ViVRe & PAtRiMoiNe Horlogerie & JoaillerieSeamaster Planet Océan 600mMaster Chronometer “Chocolat”Les montres et le chocolat sont deux des plus grands ambassa-Tissot Bella Ora PiccolaOn peut dire que la Tissot Bella Ora Piccola porte très bien son nom. Il ne s'agit pas seulement de souligner sa beauté : avec sa sonorité tout en rondeur, ce nom reflèteà merveille les lignes convexes qui valent à cette montre une allure si féminine. Portée comme un bijou, elle constitue l'accessoire idéal pour les grandes soirées à l'opéra. Elle vous donnera le bon tempo, offert par l'im- peccable précision qui fait la réputation de Tissot, au rythme du passage répété de ses fines aiguilles au-dessus de ses élégants index en chiffres romains.www.tissotwatches.comQuai de L’Ile chez Vacheron ConstantinLa collection Quai de l'Ile accueille un nouveau modèle en acier. Présenté dans un boîtier de 41 mm de diamètre, ce modèle est équipé du nouveau calibre Vacheron Constantin 5100/1 à remon- tage automatique et certifié du prestigieux Poinçon de Genève. Le cadran, argenté ou noir, est composé de trois parties distinctes. Cet affichage offre une lisibilité optimale grâce à ses indications lumines- centes. Ce nouveau modèle est livré avec deux bracelets, en cuir d'alli-gator marron et en caoutchouc noir, avec une boucle déployante en acier.www.vacheron-constantin.comTissot, Chronométreur officiel du Tour de FranceTissot renforce sa présence dans le monde du cyclisme en de-venant le Chronométreur officiel du Tour de France pour lescinq prochaines années. Ce sponsoring permet à Tissot de sé-duire une large audience d’adeptes de ce sport impliquant en-durance et performances. Avec leurs matériaux spéciaux, leursfonctionnalités poussées et leur design soigné, les montres Tissot rendent l’excellence accessible et s'illustrent par leur élégance, leur haut niveau de précision et leur exper- tise. Membre du Swatch Group, le plus grand fabricant et distributeur mondial de montres suisses, Tissot reste à la pointe de la création et l’affirme par sa signature « Innovateurs par Tradition ».www.tissotwatches.comOris, une mécanique de haut volIllustration de l’attachement Oris à concevoir des montres mécaniques au meilleur prix, la nouvelle Big Crown ProPilot Day Date, inspirée de l’univers aviation, a pourtant été crééepour ceux qui ont les pieds sur terre. C’est une belle mécanique au style soigneusement pensé. Proposée sur différents brace-lets, elle s’adaptera à un costume de soirée, une tenue plus dé- contractée ou encore à une combinaison de vol. Depuis lelancement de sa première Big Crown en 1938, Oris n’a cessé de concevoir des montres dédiées à l’aviation. Chaque montre se caractérise par une couronne surdimensionnée, une lunette cannelée inspirée des turbines de moteurs à réaction, un cadran avec des chiffres arabes offrant une lisibilité optimale et un mouvement mécanique « Swiss Made ».www.oris.chdeurs du savoir-faire suisse. Pour sa dernière création, Omega a combiné ces deux univers pour donner naissance à une montre étonnante de sensualité. Avec sa somptueuse couleur chocolat, la Planet Ocean 600M Master Chronometer est à l'apogée du style et de l'artisanat. Sur la lunette, c'est la technologie Omega CeragoldTM qui a été utilisée pour créer les chiffres et les nouveaux index des minutes sur l'échelle de plongée. Plus large que certains de ses prédécesseurs avec un diamètre de 39,5 mm, ce modèle possède en re- vanche un boîtier légèrement plus fin. Autre nouveauté esthétique, à la fois subtile et fasci- nante : un nouveau motif ondoyant placé sur le fond du boîtier. Cette montre se présente sur un bracelet en cuir brun doublé de caoutchouc pour un compromis idéal entre confort etdynamisme.www.omegawatches.frBaroncelli de Mido,une montre à porter à deux !Hommage au classicisme horloger et à l’élégance, la ligne Ba- roncelli Heritage a été créée pour célébrer les 40 ans de la col- lection. Ces nouveaux modèles dévoilent un magnifique cadran grainé ivoire, protégé par une boîte ronde extrêmement fine en acier avec traitement PVD rose poli. Cette finesse ex- ceptionnelle les place parmi les garde-temps les plus fins dumarché. Expression du savoir-faire horloger de Mido, ces modèles sont équipés d’un mouvement automatique élaboré. Leur élégance tout en rondeur et en har- monie séduira tous les couples qui souhaitent partager les moments magiques d’une vie à deux en portant un garde-temps unique au poignet. Prix de vente par modèle : 980 euros. Tel lecteurs 01.53.81.22.28www.mido.chLa Moongarden de MontblancMontblanc confirme son talent horloger avec une complicationunique et exclusive conçue en interne : la Bohème Moongarden. Fé-minine, romantique, hautement fonctionnelle, la montre BohèmeMoongarden indique la date, la phase de lune ainsi que le nom dechaque pleine lune en lieu et place du traditionnel nom du mois. Leboîtier en acier fin de 36 mm, avec ses cornes intégrées et légèrementcourbées, donne à cette montre intemporelle une personnalité unique, parfaite pour les femmes au goût raffiné. Montre Montblanc Bohème Moongarden bleue, boîtier en acier fin, lunette sertie de 78 diamants Top Wesselton, cadran bleu, bra- celet en cuir d’alligator bleu. 6600€www.montblanc.comAudemars-Piguet, nouvel écrin parisien rue royaleAudemars Piguet a inauguré son nouvel écrin parisien situé au 15 Rue Royale. Lors de cette célébration, Omar Sy nouvel ambassadeur Audemars Piguet, s’est joint à François-Henry Bennahmias, Chief Executive Officer de la marque, ainsi qu’à Nicolas Besançon,Country General Manager pour le coupage traditionnel du ruban. Inspiré par les ori- gines de la marque, dans le Jura suisse, le nouveau concept de design développé pour les boutiques Audemars Piguet du monde entier présente un intérieur orné de maté- riaux tels que le bois et le métal. La vitrine parisienne rappelle désormais les paysages époustouflants du Brassus, permettant ainsi aux invités de plonger dans l’univers de la Vallée de Joux, inspiration qui nourrit le savoir-faire exceptionnel d’Audemars Pi- guet depuis plus de 140 ans.www.audemarspiguet.comJuillet-Août 201671]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32ARt De ViVRe & PAtRiMoiNe L’Art du tempsEvasionItinéraires culturels à la françaiseEsprit de France qui célè- bre cette année son 35ème anniversaire, pro- pose depuis son site In- ternet, 10 itinéraires qui relient l’ensemble des 35 hôtels et demeures de la collection avec, pour étapes, des lieux à visiter remarquables par leur histoire, leur architecture, et leur aspects artis-tiques. Ces itinéraires permettent de profiter d’escapades uniques pour découvrir la France à son rythme, selon ses envies, ses critères et de séjourner dans des châteaux, manoirs, maisons, bastides et hô- tels, tous empreints d’art et d’histoire. Pour tout souhait d’organi- sation de séjour sur mesure, l’agence partenaire d’Esprit de France s’occupe de tout et est joignable au 02 30 96 32 94 ou par email à :tour@espritdefrance.com www.espritdefrance.comRéouverture du Normandy BarrièreAprès 6 mois de travaux et une fermeture historique, l'Hôtel Barrière Le Normandy Deauville réouvre ses portes pour le plus grand plaisir des habitués. Rénové, magni- fié, rajeuni, il présente son nouveau visage. De 290 chambres et suites, on passe dés- ormais à 271, plus spacieuses, plus luxueuses, et souvent communicantes pour favoriser les séjours en famille. Sur les murs, la Toile de Jouy a été rajeunie et dé- clinée en coloris harmonieux. Le restau- rant La Belle Époque a également faitpartie des projets majeurs de la rénovation : retrouver le faste d'autrefois en y ajoutant des touches résolument contemporaines. Le Spa Diane Barrière utilise les connais- sances millénaires de l'énergétique chinoise en combinaison avec des technologies de pointe. Nouveau et exclusif, Le Studio by Petit VIP qui accueillera les enfants de 4 à 12 ans, et les plus jeunes de 13 à 17 ans.Bien -ÊtreTout l’univers de la Beauté mi-septembre à ParisLe salon MCB by Beauté Sélection remporte un franc succès auprès des acteurs clé du marché - coiffure, esthétique, maquillage et ongles - et constitue, aujourd'hui, LE rendez-vous annuel à ne pas manquer. En 2015, l'événement, résolument international, a compté plus de 40 000 visiteurs avec 68 nationalités représentées et 250 exposants provenant de 14 pays. Le 11 et 12 septembre 2016 se déroulera la nouvelle rencontreinternationale MCB by Beauté Sélection dédiée aux experts de l'univers de la beauté globale et ouverte également au grand public. Sur plus de 22 000 m2, trois espaces d'expositions (Cosmétiques, Business, Shopping) seront proposés, ainsi qu'un hall entièrement dédié aux défilées de haute coiffure.Doux Good, un eshop Bonheur natureDoux Good fête ses 2 ans. Doux, comme douceur.Do Good, comme faire du bien en anglais. Good,comme bon et juste. Deux années de promessetenue pour une beauté à l’état pur, et une sélectiontoujours plus pointue autour de 3 critères phares: la nouveauté, l'efficacité et la naturalité. Plus de 50 marques françaises, et toujours la possibilité de choisir ses cosmétiques par région.www.mcbbybeauteselection.comKonjac BoosterA l’approche des beaux jours, retrouvez une taille de guêpe ! Dans les coutumes asiatiques, la farine de konjac est utilisée depuis des temps immémoriaux et est connue pour les bien-faits des fibres sur la santé. Le Konjac est minceur : 3kcal/100gr, detox, coupe faim et stabilisateur de gly- cémie. Le Pack Konjac Booster comprend 6 pro- duits Dukan pour mettre toutes les chances de votre côté et vous faire perdre jusqu’à 3 kilos en 3 jours !Du riz, des tagliatelles, des Shiratakis, des crèmes dessert gour- mandes, tout à base Konjac. Un guide pour stabiliser votre poids durablement vous est offert.www.maboutiqueregimedukan.com« Ocean Mist », Effet Wavy GarantiDécouvrez cette gamme sué- doise ! Trois produits capil- laires d’excellente qualité pour vous sentir en été toute l’année. Le Shampooing vo- lumateur, soin à la fois, est la déclinaison de l'Ocean Mist, mythique brume qui assure un look Wavy « retour de plage ». Le Conditioner n’alourdit pas vos cheveuxgrâce à l’« Ocean Silk Technology ». Touche finale, l’Ocean Mist, une formule sans rinçage à l’eau de mer, qui apporte une douce sensation de plage !www.sachajuan.com/fr/homeAnne-Marie Börlind,cocktail vitaminé !Masque de soin intensif vé- gane pour les peaux ternes et fatiguées, ce cocktail vitaminé à base de baies de goji, de baies d’açaï et de baies d’ar- gousier stimule la régénéra- tion cellulaire et illumine le teint. La vitamine E extraite du soja protège la peau contre le stress oxydant et agit contre le vieillissement précoce de l’épiderme. Indispensable pour une peau fraîche et lumi- neuse.www.doux-good.comwww.boerlind.com72Juillet-Août 2016]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[n°32www.ecoreseau.frUne nuit au début du XXè siècleL’Art du temps ARt De ViVRe & PAtRiMoiNe Elégant Opéra RichepanseMembre de la chaîne Hôtels & Préfé- rence, l’hôtel Opéra Richepanse arbore fièrement ses quatre étoiles au cœur de la capitale. Situé dans le 1er arrondissement parisien, il s’inscrit dans un univers Art Déco, rappelant l’ambiance des années 30. Cuivre, prune, corail, taupe, rouge in- tense ou bleu profond, ces tonalités se mêlent et s'opposent au sein des spa- cieuses chambres et des suites, leur ap-portant charme et caractère. Bénéficiant d'un emplacement de choix, vous pourrez découvrir Paris à pied : boutiques de luxe, grands magasins, musées, monuments, restaurants et spectacles s'offrent à vous.www.richepanse.comLa Maison d’à Côté dévoile Côté BistroVéritable pépite sur la route des Châteaux de la Loire, La Maison d’à Côté vous invite à la détente dans une ambiance inti-miste grâce à ses 8 chambres ouvertes sur unpatio fleuri. Mais c’est entre ses deux restau-rants que votre cœur balancera. Le premier,étoilé au Guide Michelin, met en scène unedanse de 7 plats mêlant produits du terroir et raffinement. Le second qui vient à peine d'ou-vrir ses portes, Côté Bistro, n’a rien à envieraux grandes tables de la capitale. Ajoutez-y un sommelier amoureux de ses produits et vous passerez une délicieuse soirée. Place à la découverte !www.hotelspreference.comL’Échiquier Opéra Paris – MGallery Col- lection, situé près des Grands Boule- vards, allie avec élégance un style Art Nouveau et un esprit subtilement contemporain. Pensée par Yann Le Co- adic et Alessandro Scotto, la décoration traduit l’atmosphère feutrée et intimiste des appartements parisiens du début du XXè siècle. Nuit à partir de 175€.www.mgallery.comDécouvrez le bar de l’Hôtel du MinistèreSitué dans le quartier du Faubourg Saint-Honoré, au cœur du huitième arrondissement parisien, l’hôtel du Ministère vous accueille dans un écrin luxueux à l'abri du tumulte parisien. Entièrement rénové et riche d’une collection unique d’œuvres d'art, il offre des chambres et suites design et confortables. Le bar du Ministère, entièrement dédié au vin, mise sur des produits de petits producteurs. Le bar joue également sur la note du bio et propose un snacking composé de produits authentiques du terroir dans une am-biance cosy écolo-chic.www.ministerehotel.comO’KARI fête dignement sapremière annéeNiché dans les caves voûtées d’un hôtel particulier du quar- tier Montorgueil à Paris, le hammam O’KARI, ouvert de- puis tout juste un an, est une adresse confidentielle créée par une femme pour les femmes. Ici... se pratique un rituel connu depuis l'Antiquité et remis au goût du jour avec desproduits réputés pour leurs vertus bienfaisantes. Des effluves délicats de miel, de rose, d’amande, de romarin, d’eucalyptus... viennent réveiller votre odorat, tandis que les soins se succèdent avec un timing idéal. Tout est méticuleusement pensé pour un cocooning sur mesure qui se déguste à fleur de peau : gommage minutieux, enve- loppements et massages à la carte. Sans oublier le shampooing massant délicieuse- ment décontractant.www.o-kari.com/frSophie la girafe, unBonheur pour votre peauSophie la girafe Cosmetics est une marque de soins na-turels et biologiques. Primée et certifiée Ecocert, lagamme a été élaborée pour les bébés, mais est égalementappréciée par les peaux sensibles de tout âge. Focus surl’huile polyvalente, qui assouplit la peau de bébé maispas que ! Elle est idéale pour masser bébé et est un net-toyant efficace pour le visage et le corps de l’enfant. Le théblancconfèreuneprotectionantioxydante. L’extraitde lavande soulage les symptômes cutanés et prévientles irritations. Les huiles de tournesol, d’olive, de jojobaet de noyau d’abricot nourrissent, hydratent et protègent l’épiderme grâce à leur forte teneur en acides gras et en vitamines. Prix de vente conseillé :19€ (200ml) par exemple chez Mademoiselle Bio.www.sophielagirafecosmetics.comJuillet-Août 201673]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32ARt De ViVRe & PAtRiMoiNe L’Art du tempsVins & SpiritueuxCrozes Hermitage Blanc, pour dedouces soirées estivalesLa Cuvée Sens 2015 du Domaine Fayolle composée de Marsanne (60%) et Roussanne (40%) est très expressive au nez, avec des notes d'agrumes et de fleurs blanches. Elle développe de la rondeur avec une bonne fraîcheur en bouche. Idéal à l'apéritif ou sur une entrée de pois- son froide. 13€, CHR et Cavisteswww.fayolle-filsetfille.frAmistat rosé, joliment atipiqueConstruction, un mot que l’on utilise rarement pour parler de vin. C’est pourtant le terme qui paraît le plus adapté à la démarche de Julien et Olivier parce qu’ils ont choisi de sélectionner des vignes, matrices du vin pensé et conçu « de toutes pièces » pour le plaisir qu’il leur procurerait et nous procurerait. Ce vin, d’une insolente fraîcheur, reflète l’énergie du vi- gnoble des Aspres, un terroir du Roussillon « discret » mais qui est en train de révéler sa grande distinction. Amistat rosé, c’est une idée d’Oli- vier. Il suggérait à son ami de « lui faire un rosé différent. Un rosé pas à lamode ! » On adore les arômes subtils de noix et d’amande fraîche émanant d’une robe rose orangé. La bouche ample, douce et puissante à la fois dévoile une légère pointe de rancio. Prix conseillé : 20 à 25 euros Ttc.Château MONTLANDRIE 2014Si chaud, de l’eau, avant l’été indien pour le Meilleur des bons millésimes Dans le pro- longement des collines de Saint Emilion qui accueillent Ausone et Tertre Roteboeuf , Montlandrie domine la ville de Castillon. Denis DURANTOU entretient ce vignoble de 15 hectares autour du Moulin de Landry à 86 mètres de hauteur. Vendange merlot du 1 au 9 octobre, cabernet franc et sauvignon le 9 octobre 2014.Ecoulage les 23 et 24 Octobre 2014.Assemblage 75 % merlot 20 % cabernet franc et 5% cabernet sauvignon sur argile et calcaire Elevage 50% barriques neuves Juste après la mise en bouteille le 25 avril 2016 le Maître de Chai M. Olivier Gautrat et l’œnologue conseil M. ierry Jouan ont apprécié la robe rouge violine,le nez sucré et chaleureux-confiture decerise, vanille et macaron, avec en bouche beaucoup de relief et une belle vivacité .Vin riche et dense qui mérite quelques années de vieillissement avec un optimum de dégustation de 2020 à 2025.Grande Réserve Blanc 2015La composition de se vin intrigue : Clairette, Rolle, Ugni- blanc. Son nez intense et gourmand est marqué par les fleurs blanches, le chèvrefeuille et le jasmin. Ample et onc- tueuse, la matière est portée sur les agrumes avec une do- minante kumquat. La finale est délicatement briochée. Se marie parfaitement à l'apéritif, avec des filets de rougets, une sauce à l'échalote, des fromages de chèvre, ou encore du pain perdu ou un financier. Prix TTC départ : 15,60 €www.chateaudesaintmartin.comFlirt du Clos des Vins d’AmourC’est un Flirt de grenache 60 % et syrah 40 %. Ce rosé plaît avec ses arômes de fruits rouges frais et acidulés : fram- boise, fraise, groseille. La bouche garde tout son fruité et sa rondeur jusqu’à la finale. Servir à une température de 10- 12°C à l’apéritif, à table avec charcute- ries, poissons, viandes blanches, fromages, desserts à base de fruits rouges. Prix TTC départ cave : 8 euros.www.closdesvinsdamour.frAlbariño 2015Cette cuvée 100% Albariño, plutôt rare sur le marché du vin, jouit d'un nez complexe de fruits à chair blanche et d’épices, aux notes de miel et de coco. La bouche aux arômes généreux de fruits révèle un bel équilibre tout en fraîcheur. Idéal en accompagnement de gambas à la plancha, d’une sole gril- lée ou d’une blanquette de veau. Servir frais à 10°C. PRIX TTC départ : 6.40 euros chez les cavisteswww.foncalieu.comIGP Pays d’Oc. DomaineGayda – Chemin de Moscou 2013Cette cuvée haut de gamme 62 % syrah, 32 % grenache, 6 % cinsault est à découvrir sans plus attendre. Son nez dévoile des arômes de fruits noirs, de poivre et de cannelle et sa bouche des arômes fruités et épicés à la fi- nale chocolatée. Elu à plusieurs reprises meilleur caviste en ligne, Vinatis reste une structure à visage humain. Des prix très attractifs, un service après-vente dédié et de continuels échanges avec les clients élèvent Vi- natis au rang de référence parmi les cavistes en ligne. Prix Vinatis : 19 €www.vinatis.comL’Impertinent Rouge du Château des EstanillesAu Château des Estanilles, la gamme de Faugères L’im- pertinent, c’est la lignée gourmande par excellence : beaucoup de fruit, de fraîcheur, de tonicité et de plaisir immédiat. Sa composition est complexe : 30 % syrah, 20 % grenache, 20 % mourvèdre, 15 % carignan, 15 % cin- sault. Son nez de fruits rouges et d’épices est expressif et tendre. C’est un vin minéral, franc, doté d’une élégante trame tannique qui renforce la sensation de fraîcheur, de complexité et d’équilibre. Servir entre 15 et 18° C, dé- boucher une heure à l’avance pour accompagner grillades de viandes, mets exotiques, tians de légumes. Capacitéde garde 5 ans. Prix TTC départ cave : 10 euros.www.chateau-estanilles.comC de CourteillacLe Bordeaux Supérieur Domaine de Courteillac qui jouit d’une belle réputation a désormais un petit frère, le second vin « C de Courteillac ». Ce vin né en 2011, cherche à lui voler la vedette avec sa belle étiquette moderne. Merlot (90 %) et cabernet-sau- vignon (10 %), fermentent lentement à une tem- pérature de 27°-30°C. Le C de Courteillac faitensuite l’objet d’un élevage de 12 mois en cuves, avec une petite partie sous steves pour assagir la fougue de ses jeunes tanins et lui donner de la dou- ceur. Rond, souple, joliment fruité, avec de savoureuses notes épicées, ce C de Courteillac ne manque pas de caractère. Il est désormais disponible à la pro- priété au prix Ttc public départ cave de 7 euros.domainedecourteillac.comVermentitude 2015, Vin de Pays des AlpillesCe 100% Vermentino, élevé en cuve béton de forme ovoïde, est le dernier né du Domaine d’Éole. Le climat de l’année 2015 a permis l’élaboration de cette micro cuvée de 1600 bou- teilles. Fraicheur, fruits et matière caractérisent Vermentitude 2015. En bouche, des notes de pomme fraîche, d’amande verte, d’épices douces, d’aubépine, de poire mûre et d’ananas frais, portées par une belle longueur et une grande fraicheur. Il accompagnera poissons, terrines de homard ou encore homard grillé, rôti, poêlé. Tarif TTC départ : 20€www.domainedeole.com74Juillet-Août 2016]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[GIP LIBOURNE L ' A B U S D ' A L C O O L E S T D A N G E R E U X P O U R L A S A N T É PHOTO STEPHANE KLEIN]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32ARt De ViVRe & PAtRiMoiNe L’Art du temps - L’actualité automobilela Skoda Superb Combi fait le plein d’élogesDans sa livrée rouge « corrida », notre Superb porte bien son nom et suscite sur son passage questions et convoitise. il est loin le temps hé- roïque des premiers modèles tchèques au design incertain des années 70, 80, 90. Désormais le constructeur soigne sa ligne au grand étonnement des badauds ignorants de Skoda. l’évolution, année après année, du vaisseau ami- ral de la marque, est en cela édifiante. la Superb, berline de troisième génération, arrivée sur le marchéfin 2015 (EcoReseau n°24 d’octobred’équipement de confort d’excellence (mais pas d’affi- chage tête haute, réservé aux modèles de la maison mère Volkswagen) : toit ouvrant électrique panoramique en verre, sièges avantrecteur électronique de trajectoire... Sans oublier bien sûr un système audio GPS avec grand écran tactile de 8 pouces et reconnaissance de geste. Bref de quoi s’impo- ser sur le segment. D’autant que les qualités mécaniqueset arrière chauf-de la belle sont à l’unisson, même si le moteur 2 litres tDi de 150 chevaux, couplé à la boîte à double embrayage DSG 6, n’est pas un foudre de guerre. Avantage : il est sobre avec une moyenne de 6 petits litres aux 100 sur autoroute et une belle autono- mie d’un millier de kilomètres. A noter que la Su- perb Combi est proposée avec trois motorisa- tions diesel (120, 150 et 190 ch.), quatre motorisations essence (125, 150, 180 et 280 ch) et des versions à 4 roues mo- trices. Reste enfin la qualité première de ce break : son espace intérieur avec un gabarit hors norme et un coffre façon soute de paque- bot (660 litres et 1950 litres banquette rabattue) qui en2015) avait donné le la en affir- mant une nouvelle fois son am- bition esthétique. il faut dire que depuis 2001 et son ap- parition dans la galaxie au- tomobile du groupe Volkswagen, la Superbn’a cessé de peaufiner sonstyle, gagnant à chaquefois en élégance, tout par-ticulièrement dans la ver-sion break. le millésimeactuel de déroge pas à la règle.la Superb Combi de 2016 a leprofil racé, les lignes tendues jouant avec les pleins et les déliés, alternance du convexe et du concave. Cette esthé- tique a d’ailleurs été récompensée au printemps dernier par le jury international du « Red Dot Award » décerné chaque année depuis 62 ans par le Design Zentrum Nor- drhein-ouest, une des plus anciennes et des plus presti- gieuses écoles de design européennes.fants, siègesavant électriques et ventilés,accès et démarrage mains libres,hayon de coffre à commande élec-trique avec le Virtual Pedal pour ouvrir par un simple passage du pied sous le pare-chocs arrière, et des petits plus astucieux comme l’attelage amovible qui se déploie en actionnant une poignée située dans le coffre. equipe- ments techno de sécurité également : phares avant bi- xénon directionnels et auto-adaptatifs, régulateur de vitesse adaptatif, freinage automatique d’urgence, cor-font le champion de sa catégorie.l’habitacle de la Superb est à l’avenant, avec dans cette finition haut de gamme « laurin et Klement » (du nom des fondateurs de la marque, Vaclav laurin et Vaclav Klement), de magnifiques sièges en cuir ivoire et une fi- nition exemplaire. la Superb l&K offre aussi un niveauModèle essayé : Skoda Superb Combi L&K 2.0 TDI 150 DSG6. Tarif : à partir de 42400 euros. Tarifs gamme essence : à partir de 24890 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 28400 euros.Depuis sa commercialisation en 2011 c’est le pickup le plus vendu en Europe avec 27300 véhicules écoulés l’an passé et des ventes en croissance de 27%. La nou-velle version du Ranger devrait logiquementconfirmer cette supériorité face à ses rivaux de toujours Nissan Navarra, Mitsubishi L200 et Toyota HiLux, qui tous font éga- lement peau neuve cette année. LeFord garde l’avantage sur bien des ni-veaux : le look, exubérant, tendancegrands espaces américains (notre vé-hicule d’essai orange métallique nepassait pas inaperçu) ; le confort etl’espace intérieur, la qualité de la fini-tion (planche de bord avec surpiquresorange dans cette finition haute Wildtrack),le niveau d’équipement de confort et de sécu-rité (système de connectivité SYNC 2 à commande vocale, aide au maintien dans la file, régulateur de vi-tesse adaptatif, reconnaissance des panneaux de signali- sation, caméra de recul, aide au démarrage en côte, contrôle de vitesse en descente, contrôle adaptatif de la charge, aide au freinage d’urgence...). Surtout le Ranger bénéficie d’une remar- quable motorisation avec le cinq cylin- dres 3,2 litres TDCI de 200 chevaux, qui, couplé à la boîte auto à 6 rapports, fait preuve d’une belle tonicité en ville et d’une solide endurance sur longs parcours. Deux autres motori- sations diesel sont disponibles en 130 et 160 chevaux. Evidemment si le Ran- ger se montre plutôt habile en ville compte tenu de son gabarit (5,36 m de long en version double cabine, 1,86 m de large, 1,81 m de haut), c’est sur les terrains hostiles qu’il donne toute la mesure de ses perfor-mances.le Ford Ranger confirme sa suprématie76Juillet-Août 2016]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[n°32www.ecoreseau.frL’Art du temps - L’actualité automobile ARt De ViVRe & PAtRiMoiNe ESSAIS & TENDANCESopel Astra Sports tourer : un rapport qualité prix imbattabletamment un hayon électrique avec détection des mouve- ments du pied sous le pare-chocs et un système de station- nement automatique), l’ergonomie des commandes parfaite, et le plaisir de conduite élevé grâce à la très bonne motori- sation CDTI biturbo de 160 chevaux et la boîte manuelle 6 vitesses, douce et précise. A noter que la boîte auto n’est pas disponible avec cette motorisation. Bref le plein de compli-Par Philippe Flamandments pour cette excellente routière qui sait en outre conser- ver des tarifs très raisonnables.Modèle essayé : Skoda Opel Astra Sports Tourer In- novation 1.6 CDTI Bi Turbo 160 ch. Tarif : à partir de 28000 euros. Tarifs gamme essence : à partir de 21400 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 24000 euros.Le poste de pilotage, tout de noir vêtu, est tristounet, mais l’Astra nouvelle génération Sports Tourer ne manque pour- tant pas d’attraits. Confirmant sa montée en qualité (design, finition, confort bien qu’encore un peu rude...), Opel offre surtout à son Astra break un gain appréciable côté dimen- sions. Là où la berline jouait la carte d’une compacité accrue, la Sports Tourer s’agrandit pour atteindre 4,70 m de long, avec un bel espace pour les occupants et un coffre taillé XL (de 540 à 1630 litres banquette arrière rabattue). L’équipe- ment est généreux dans cette version Innovation (avec no-Sa hauteur de passage de gué de 800 mm et sa garde au sol de 230 mm en font un redoutable engin tout terrain, tandis que sa boîte de transfert à gestion élec- tronique permet de passer « à la volée » du mode 4x2 au mode 4x4 boîte longue en appuyant sur un simple bouton sur la console centrale, le mode 4x4 boîte courte permettant de bénéficier d’un surcroît de cou- ple à bas régime ou d’une force de freinage accrue en descente tandis qu’un différentiel arrière à blocage électronique améliore la motricité en conditions dif- ficiles. Conçu d’abord pour les travaux pénibles, cet utilitaire de luxe est également un formidable com- pagnon de chantier doté d’une capacité de remor- quage de 3500 kg et d’une capacité de benne de 1260 kg.Modèle essayé : Ford Ranger Wildtrack BVA TDCI 200 ch. Tarif : à partir de 42190 euros. Ta- rifs gamme diesel à partir de 22870 euros.Juillet-Août 201677]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32ARt De ViVRe & PAtRiMoiNe Baromètre Finance & InvestissementsBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant les placements et investissements que peut réaliser tout particulieruLA SPÉCULATION DU MOISinférieure à 2000 euros et qu’ils ne l’aient pas alimenté au cours des quatre années précédentes. les détenteurs d’un livret A ou d’un livret de développement durable (lDD) se verront par ailleurs proposer de verser une partie des intérêts annuels à des organismes œuvrant dans l’économie sociale et solidaire. Rien d’obligatoire toutefois : il s’agira d’une simple option.76 7472 7068 66 6462 60 58 56Juill Aout SeptRubis brille de mille feuxOct NovDec 2016Fév MarsAvr Mai JuinGoldman Sachs a relevé sa recommandation sur Rubis à l'Achat, contre Neutre auparavant. Le broker pense que le po- sitionnement « solide » de l'entreprise, accompagné du potentiel issu des fusions-acquisitions et de son expansion dans les sites de stockage, pourraient aboutir à une forte croissance du bénéfice par action d'ici à 2019. Il a fixé un objectif de cours de 82 euros sur la valeur.uLES BONS PLANS DU MOISLoi Sapin 2 : qu’est-ce qui change ?la loi Sapin 2 sur la transparence et la lutte contre la corruption aura aussi des effets concrets sur l’épargne des particuliers. la première nouveauté concerne les détenteurs de Plan d’épargne populaire (Perp). Ces produits d’épargne ne peuvent aujourd’hui faire l’objet d’aucun retrait (même partiel) avant l’âge de la retraite, à l’exception de certaines situations exceptionnelles (chômage, surendettement, décès du conjoint...). la loi Sapin 2 prévoit qu’ils puissent récupérer leur épargne par anticipation, sous réserve que la valeur du Perp soittaux peuvent atteindre 3 ou 4% dans certains cas, et la plupart d’entre eux sont disponibles sans frais d’entrée ni frais de gestion. Mais attention : ces taux ont une durée limitée. Après les premiers mois, la rémunération tombe généralement autour de 0,4% à 0,6% brut... une rentabilité encore inférieure à celle du livret A. une opération d’autant moinsenfin, le projet de loi prévoit d’interdire toute publicité sur les placements risqués et difficiles à comprendre.Faut-il craquer pour les livrets bancaires ?Face au rendement toujours morose du livret A (qui reste bloqué à 0,75% depuis des mois), les banques en ligne dégainent des livrets à taux boostés. les78Juillet-Août 2016]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[n°32www.ecoreseau.frBaromètre Finance & Investissements ARt De ViVRe & PAtRiMoiNeintéressante lorsqu’on prend en compte la fiscalitéde ces livrets. ils sont en effet soumis aux  uLE COIN DES ANALYSTESu DNCA privilégie les actions européennesLes marchés se reconstruisent peu à peu après avoir subi un épisode de forte volatilité sur toutes les classes d’actif en début d’année, observe DNCA Investments dans une note. Le gestionnaire remarque que les risques monétaires (Fed), politiques (Brexit, élections espagnoles et américaines) et économiques (Chine) demeurent prégnants. Les craintes sur la croissance mondiale ne sont toujours pas entièrement dissipées en raison des difficultés de certains pays émergents confrontés à des crises internes ou à des surcapacités industrielles, ajoute-t-il. DNCA ajoute que les actions européennes n’ont pas été épargnées par le sentiment négatif, malgré la reprise économique en zone euro. « Leur valorisation est certes proche de la moyenne historique, mais les anticipations de bénéfices par action s’avèrent peu ambitieuses. » Dans ce contexte marqué par un environnement de taux historiquement bas, le rendement des actions « constitue un soutien indéniable », écrit-il. « C’est pourquoi il faut continuer à privilégier les actions européennes qui devraient bénéficier du potentiel de croissance économique toujours intact de la zone euro. »prélèvements sociaux (15,5%) et fiscalisés selon le taux marginal d’imposition de l’épargnant. la solution peut être de clore le livret à l’issue de la période « boostée »... et éventuellement de répéter l’opération dans une autre banque. une opération qui demande toutefois du temps et de la détermination.u Actions : Cholet Dupont reste pru- dent+ 0,7% : l’évolution des charges de copropriété en 2015Le manque de visibilité reste notoire, remarque Cholet Dupont dans une note de marché. Après plusieurs semaines d’attentisme, les marchés financiers ont retrouvé un peu d’optimisme, observe- t-il, tout en déplorant une croissance économique toujours hésitante. « Les marchés sont-ils condamnés à vivre au jour le jour, au gré des nouvelles, sans tendance affirmée ? », interroge Vincent Guenzi, directeur de la stratégie d’investissement. L’analyste conserve sa recommandation Neutre à court terme sur les actions, tout en les surpondérant à moyen terme par le biais des actions européennes. « Les actions américaines restent moins risquées, mais elles offrent un potentiel de hausse limité », conclut-il.u Quilvest AM attend une croissance durable aux USLe consensus est probablement trop pessimiste à l’égard des perspectives de croissance économique mondiale selon Quilvest AM. Outre-Atlantique, si le rythme de croissance du PIB a pu décevoir au premier trimestre, un rebond au deuxième trimestre semble assez probable selon lui. Lieven Jacobs, directeur de la gestion chez Quilvest Asset Management, remarque que cette inflexion est une constante ces dernières années : « Depuis 2010, l’économie américaine connait chaque année une forme de point mort au premier trimestre, avec une croissance moyenne de 0,7%, puis rebondit au trimestre suivant, évoluant entre 2 et 3%. L’économie américaine conserve une orientation robuste ». Il attend une croissance modérée dans les prochains trimestres. « Le scénario d’un super-cycle américain est tout à fait crédible. Une croissance “molle” mais durable, de 1 à 2% par an, suffit à l’absorption du chômage et au maintien de la consommation de ressources, ce qui est rassurant »,lnalités et des institutions financières concernées, les autorités et régulateurs nationaux ont réagi avec fermeté, comme l’a confirmé le 12 juin Felix Hufeld, président de la Bafin (Au- torité financière allemande) : « Manipulation des normes, pra- tiques commerciales inacceptables, aide à la fraude fiscale ou au blanchiment d’argent. Sur ces points, certaines banques sont toujours en mauvaise posture ». les mesures de rétorsion sont-elles les mieux à même de résoudre le problème causé par la disparité des niveaux d’imposition ?telle est la judicieuse question qu’a posée la CiFA (oNG avec statut consultatif général auprès des Nations unies) lors son forum international annuel. M. Adolfo enrique linares Franco, ancien ministre et président de la Chambre de com- merce, des industries et de l’agriculture de Panama, prétend que non. Son plaidoyer en faveur de la souveraineté fiscale de chaque pays n’est pas dénué d’intérêt : il cite avec perti- nence la Charte des Nations unies, qui reconnaît à chaque état indépendant le droit de conduire librement sa propre po- litique en la matière. il fustige « l’attitude absolutiste et em- preinte d’idéaux colonialistes » de certains pays, dont la France, qui chercheraient à imposer une harmonisation mon-Après une baisse de 4,9% en 2014, les charges de « copro » sont restées quasiment stables l’an dernier selon une étude de l’Association des responsables de copropriété (ARC). Selon l’auteur de l’étude, cette quasi-stabilité ne serait pas due à une meilleure maîtrise des charges, mais une baisse du coût de l’énergie.éthique & Financeajoute-t-il. Guerre fiscale en perspective ?parfinancière. Devant l’ampleur et la notoriété des person-es Panama papers ont révélé un véritable système or- ganisé d’aide à l’évasion fiscale voire à la criminalitédiale de la fiscalité. Selon lui, cette uniformisation se réalise- rait au détriment des citoyens et des libertés individuelles au seul profit des états en faillite. il affirme qu’il n’existe aucun « paradis fiscal » (le Panama taxe les bénéfices des sociétés à 25%), mais que les pays « les plus endettés et les moins bien gérés » aspirent à devenir des « enfers fiscaux » avec des taux d’imposition confiscatoires et illégitimes.ArthurCohenCette diatribe étonnante suscite la question de l’émergence d’une nouvelle forme de conflit inter-étatique, dont l’enjeu porte sur la domiciliation des revenus financiers. le Brexit semble d’ailleurs activer la crainte d’une guerre fiscale au sein même du territoire européen. Pour faire face, peut-être serait- il judicieux de relire Maurice Allais, qui proposait, dans L’Im- pôt sur le capital, une réforme fiscale adaptée à « un cadre concurrentiel » : plutôt que de taxer les bénéfices des sociétés, les revenus des travailleurs, les successions, les plus-values ou la propriété, il serait « plus juste et plus efficace » d’ins- taurer à la place « un impôt sur le capital portant sur les seuls actifs réels », d’attribuer à la seule collectivité les « profits provenant de l’augmentation de la masse monétaire par le mécanisme du crédit », d’instituer « une taxe générale et ho- mogène sur la valeur des biens de consommation ». Cette « fiscalité tripolaire », simple et transparente, assure Allais, « ne serait susceptible d’aucune fraude ».Président Directeur général des éditions Hermann, Philosophe spécialisé dans les questions éthiques appliquées au secteur financierJuillet-Août 201679]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32ARt De ViVRe & PAtRiMoiNe Patrimoine - Défiscalisation immobilière monuments historiques Focus sur un placement ou investissement afin d'analyser les tendances et évolutionsle dernier « paradis fiscal » ?il’investissement en monument historique est toujours intéressant, et ne s’adresse pas qu’aux très riches. explications...l s’agit d’un arti- prix du foncier, qui PUBLICSfice utilisé par les représente bien sou- INTÉRESSÉSsites de défiscali- vent une part bien in- Si le dispositif s’adresse ensation pour hameçonner La montagne, ça férieure au montant premier lieu aux foyers fis-l’investisseur potentiel : vous gagne et ça des travaux danscaux imposés à 45% (à par- tir de 150000 euros par an), il n’attire pas que des capi- taines d’industrie du Cac 40. il peut également attirer des cadres qui ont par exem- ple touché un bonus im- portant ponctuellement et « qui souhaitent défiscaliser, tout en se constituant un patrimoine, dans l’optique d’en faire leur résidence secondaire dans 15 ou 20 ans. C’est pourquoi beau- coup d’acquéreurs font ce type d’opérations sur les côtes. Certains bâtiments soumis à la loi MH sont accessibles à partir de 150000 euros », relate Ma- thieu Mars. Pour prouver que cet attirail juridique ne s’adresse pas qu’aux très riches, il cite volontiers « des clients avec des reve- nus relatifs qui ne souhai- taient pas acheter du neuf pour en faire du locatif, par rapport à la loi Pinel », ou encore ce couple de retraités soumis à l’iSF malgré des revenus joints qui s’élèvent à 80000 euros annuels seu- lement, la faute à un patri- moine immobilier familial important. « Ils ont investi sur un bâtiment nécessitant 80000 euros de travaux et ont pu les déduire de leur déclaration. Or, vous êtes exonéré d’ISF lorsque votre revenu imposable est à zéro », précise le conseiller. en théorie, bien que rares, les opérations d’investisse- ment en monuments histo-adosser la mention« 2016 » au terme juri- dique dit de la loi Mo- numents Historiques (MH). or, cette dernièren’a enregistré aucune modification au 1er jan- vier de l’année en cours. en réalité cetteloi, qui accorde des me- sures de défiscalisationtrès favorables aux in- vestisseurs acquérantun bien classé au titredes monument histo- rique dans le but de le restaurer, n’a quasimentpas bougé depuis 1913, date de son entrée en vigueur. Si ce n’est une légère modification en 2009, qui concerne l’obligation de déten- tion du bien ainsi quela nécessité de l’obtention d’un Agrément de division pour les immeubles histo- riques divisés en lots de co- propriété. Bien que cente- naire, cette loi reste peu connue, et donc, de fait, l’investissement en monu- ment historique est très ra- rement conseillé aux ache- teurs par les notaires ou les banques.gagne...l’achat global du lot, n’est pas déductible. en contrepartie, l’ac- quéreur est tenu de conserver son bien pendant 15 ans (contre neuf avant la modifi- cation survenue en 2013), et ce pour évi- ter les opérations pu- rement spéculatives. les travaux, eux, sont soumis à un cahier des charges très strict imposé par un archi- tecte des Bâtiments de France et la DRAC (Direction Régionale des Affaires Cultu- relles). « Au-delà de l’optimisation fiscale, ce qui plaît dans ce genre d’opération est d’acheter un bien deroyal. Car contrairement aux idées reçues, un mo- nument historique n’est pas synonyme de château : peu- vent bénéficier de cette ap- pellation des immeubles de centre-ville disposant de propriétés architecturales particulières ou des bâtisses ayant appartenu à de grandsUN PRINCIPE SIMPLEsans plafonnement sur les revenus globaux de ce der- nier, fonciers comme pro- fessionnels. « Pour résumer grossièrement, si vous en avez pour 100000 euros de travaux de rénovation, vous retranchez 100000 euros à votre déclaration de reve- nus. Certes, vous «perdez»qualité doté d’une réelle histoire. C’est pourquoi tout le monde n’en fait pas du locatif, certains investisseurs conservent le bien pour leur propre usage », note Samia Bathilde, conseil en gestion de patrimoine chez Fiducée Gestion Privée. une ten- dance confirmée pour leParadis fiscal ? le terme peut sembler exagéré, et pourtant. Voici le dispositif dans les grandes lignes : « Un contribuable avec des revenus imposables subs- tantiels acquiert un appar- tement ou immeuble ancien, éligible au dispositif fiscalPLUS OUVERT QU’ON LE PENSE DE PRIME ABORDla raison ? le faible nombre de monuments éligibles et le faible pourcentage de foyers fiscaux potentielle- ment concernés. Néan- moins, ce dispositif n’en reste pas moins particuliè- rement avantageux pour qui en a les moyens. « C’est le dernier paradis fiscal qui existe », tranche carrément Francine Montin, directrice du développement et res- ponsable de la commercia- lisation du Commissariat de la Marine de Rochefort (Charente-Maritime), ves- tige de l’ancien arsenalUn Monument Historique n’est pas synonyme de château, mais d’immeubles à architecture particulière ou bâtisses ayant appartenu à de grands personnages historiquespersonnages historiques. l’édifice en question, qui date du xViième siècle et est inscrit au titre des Mo- numents Historiques depuis 2007, est actuellement en cours de réhabilitation et commercialisé sous forme de lots de prestige allant du studio au cinq pièces. « 60% des 238 lots dispo- nibles (allant de 185000 à 885000 euros) ont déjà trouvé acquéreur, signe que la carotte est belle », précise Francine Montin.MH, et s’engage à le réno- ver, en échange de quoi il jouit d’une défiscalisation importante », explique Ma- thieu Mars, conseiller en gestion de patrimoine à l’institut du Patrimoine. Alors que l’investisseur prend à sa charge la restau- ration complète du bien, la récompense fiscale se traduit par une déductibilité du montant total des travaux, des intérêts d’emprunts liés à l’opération et des frais d’acquisition, à 100% etmalgré tout ces 100000 eu- ros, mais en attendant, vous vous constituez du patri- moine », appuie Mathieu Mars, qui tient toutefois à nuancer : « Les travaux doi- vent correspondre à de la rénovation, de la restaura- tion ou de l’embellissement du bâtiment, mais en aucun cas à de l’agrandissement de surface ». le monument historique est en outre exo- néré de droits de succession si l’immeuble historique est ouvert au public. Seul leCommissariat de la Marine de Rochefort : « Sur les lots déjà commercialisés, un tiers des acquéreurs comptent faire de leur nou- vel achat leur résidence principale. Les autres n’au- ront pas de mal à trouver de locataire, car en plus d’être en centre-ville, le mo- nument est attrayant et l’in- térieur sera contemporain moderne, conforme aux normes d’isolation phonique et thermique», avance Fran- cine Montin.aientriques disponibles devr. repartir à la hausse cette année : en effet, Bercy a récemment ouvert à lyon une antenne dédiée exclu- sivement aux agréments. Ce qui devrait augmenter la moyenne d’agréments qui oscillait entre deux et cinq par an jusque-là.80Juillet-Août 2016Marc Hervez]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°32ARt De ViVRe & PAtRiMoiNe Regard sémantiqueDepuis neuf ans, Jeanne Bordeau compose des “tableaux de mots” à partir de collages issus d’articles de presse. Démonstratives et percutantes, ses “compositions sémantiques” accrochent le coeur et la raison. A la fois miroir et interprétation de l’actualité,ses tableaux décryptent l’époque de manière presque prémonitoire.Créations thématiques et singulières, ses tableaux mettent en scène les mots-clés d’une année dans des secteurs d’actualité majeurs : politique, économie, crise, culture, société, culture, femmes, développement durable, ressources humaines, verbes. Chaque année, ces dix toiles forment ainsi “une tapisserie de Bayeux contemporaine” et sont exposées courant janvier à Paris.Nomdutableau: Communication,2015,JaneBee Alphabet étend sa toilecliquent. elle se compose d’« ultra-connectés » et de militants de la « créativité digitale ». toujours sous « applis », certains se rêvent en « data scientists » capables d’apprivoiser les « algorithmes » et de deviner les com- portements du client avec le « marketing prédictif ». les flots de données sont organisés dans de vastes serveurs grâce au « data- driven ». « Cohérence » et « convergence » s’inscrivent aux frontons des « Licornes ». Les licornes Wonder WomanEt qui sont les gardiens de la fidélité ?2015, une année de communication qui n’est pas comme les autres. Google change de nom. Une autre histoire commence.Le moteur de recherche SpidermanA la radio, c’est le « grand foutoir de l’audio- visuel public » après 28 jours de grève à Radio France.A la télé, les visages se succèdent. « Claire Chazal » est remerciée, « Anne Claire Coudray » prend la relève. et « Léa Salamé » se starifie. Qui va reconstruire un peu d’harmonie dans cette Babelweb ? le géant « Alphabet » qui manie biotech sciences et langage ou une « Licorne » dont la corne d’abondance n’estCe tableau se nomme « Alphabet » car, quand les historiens se pencheront sur l’histoire digitale, ils analyseront ce passage à « Al-2015 restera l’année d’ « Alphabet » maiségalement des « Licornes ». il s’agit d’entreprisestechnologiques (Skype, BlaBlaCar, Zalando...)qui ne sont pas encore sur le marché boursiermais qui sont valorisées à près d’1 milliard dedollars. elles savent nous parler à nous, cy-bercitoyens « augmentés ». « Augmentés »mais aussi « ciblés » : les marques s’ingénient pas encore perceptible ?Dico d’époqueFaire monter la sauceune étude du site Vangage montre que pour concocter une « creepypasta » ef- ficace, il faut des ingrédients assez clas- siques : l’utilisation du « je », le meurtre,La mémoire des motselle est « Alphabet » !à tout savoir de nous grâce aux « datas ». « Datas » qui peuvent parfois s’évaporer de manière incontrôlable ou même devenir inac- cessibles en cas de « datastrophe ».Le mobile est le super hérosle « mobile » trône en roi de notre quotidien. il a besoin de contenus marqués par « l’hyper personnalisation ». Se renouveler et se remettre en question, telles sont les règles du « commerce agile » qui s’impose aux marques. tout doit se « digitaliser » et à grande « vi- tesse ».Et l’ubiquité est le super pouvoirCette digitalisation se déroule sous le regard des publicitaires. « Qu’elle était verte ma publicité », regrettent-ils. l’heure de la « re- conquista » de la pub sonne. Mais, sur la toile, un ennemi publicitaire se profile, son nom « Ad Blocker ». la pub, il sait la sulfa- ter.Nous sommes « augmentés », nous avons ac- quis, grâce à la technologie, un nouveau don : « l’ubiquité ». « L’ubiquité » ou l’art d’être ici et ailleurs sans bouger. Nous dévorons une vidéo tournée à l’autre bout du monde avec « YouTube ». Nous nous transformons en ani- mateur ou en journaliste en diffusant en direct notre vie à des spectateurs que nous n’avons jamais vus. Comment ? Grâce à l’appli « Pe- riscope ». Notre smartphone devient alors ca- méra en temps réel. Mais notre doudou portable est aussi un merveilleux conteur. il distille des « #creepypasta », histoires invraisemblables colportées sur le Net. Si « l’ubiquité » ne suffit pas, nous transformons l’éphémère en éternité et immortalisons nos plus beaux clichés avec l’ami « Instagram ».Le pouvoir de refaire le monde« La Génération Z » née avec internet s’em- pare, elle, des lendemains quiphabet ». le passage de qui ? De « Google » bien entendu.la firme montre qu’elle ne peut être réduite à son activité « moteur de recherche ». elle veut peser sur la marche du monde. elle est la somme de filiales qui peuvent révolutionner les objets connectés, lutter contre le vieillis- sement et construire une voiture électrique.Creepypasta pour vous faire tremblerDécryptage d’un mot digitalement com- patible.la « fidélité » du consommateur lecteur auditeur internaute est si volatile. Pour lui, on imagine les « instant articles ». Des articles taillés sur mesure pour Facebook.paren 2006 une communauté d’internautes invente le terme de « copypasta ». il désigne une histoire copiée-collée qui devient virale et circule sur le Net sans fin. et dans cette famille « copypasta » ; il y a l’inquiétant « creepypasta ». in- quiétant car il s’agit de diffuser des his- toires horribles !Jeanne BordeauCreepy , not funnyFondatrice de l’institut de« Creepy » veut dire « terrifiant » en anglais. « Pasta » est synonyme de « pâtes ». Vous assemblez le tout et vous obtenez ce mot intraduisible. il définit toutes les histoires effrayantes que l’on trouve en ligne. C’est la version moderne des fameuses légendes urbaines des années 70-80 !1 un phénomène surnaturel...la qualité d’expressionDiscernement, mon amiFace obscurele risque c’est que ces « creepypasta » inspirent des comportements réels dan- gereux. Voilà le paradoxe du Web, ses réseaux sont sociaux et virtuels mais peuvent rendre asociaux et être pris pour vrais !S’amuser à se faire peur, un réflexe hu- main depuis la peur du loup. D’ailleursJuillet-Août 2016PROCHAIN NUMÉRO LE JEUDI 1ER SEPTEMBRE 201682]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRECABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 190 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82THE SHOW OF THE MOST FAMOUS CABARET IN THE WORLD !DINNER & SHOW AT 7PM FROM €190 SHOW AT 9PM & 11PM FROM €77WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIEL© Bal du Moulin Rouge 2016 - Moulin Rouge® - 1-1028499]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[]]></page></pages></Search>