﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="no"?><Search><pages Count="88"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[CONNEXION LIFI - p. 58Le haut débit par la lumièreSUCCESS STORY - p. 34La deuxième vie réussie d’Allorestoecoreseau.frNuméro 31 - juin 2016CRÉER AUJOURD’HUIOptimiser satrésorerieAuvergne Rhône AlpesPar ici l’industrie du futur...Interview croiséeHervé BLOCHLes BigBossLES TRUBLIONS›› du e-commerce- p. 30Cédric O’NEILL1001 pharmaciesLA FACE CACHÉE DUSPORT BUSINESSPANORAMA ›› Notre enquête - p. 14 CapitalimmatérielLE TRÉSOR (IGNORÉ) DES PMEPrix découverte 3 €Le«dotank» engagé d’Alexandre Jardin - p. 33Bleu BlancZèbre...• LOBBYING & INFLUENCE• STADES & INFRASTRUCTURES• LA RÉVOLUTION PAR LE BIG DATA• LES START-UP DANS LE FOOTBALL• L’EXPLOSION DES SPORTS URBAINS• LES FRANÇAIS & L’ÉQUIPE DE FRANCE© EmmanuelVivierwww.ecoreseau.frBEL : 4,90 € - DOM/TOM : 4,90 € - N CAL/S 590 cfp - POL/S 650 cfp - CAN 6,50 $ca - MAR 46 MAd -]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31EDiToRiALLe syndrome du clocherLes Anglais ont toujours excellé dans le marketing et le storytelling à outrance, en témoigne encore le battage médiatique autour de Leicester City, qui a rem- porté le championnat de football outre-Manche. L’équipe, en damant le pion aux grosses écuries, aurait mis à mal le « foot business » ? Que nenni, n’en déplaise aux scribouillards buveurs de thé. De petit Poucet, il n’en est nulle question. Le club de cette « petite ville ouvrière des Midlands » a quand même dépensé 50 millions d’eu- ros en indemnités de transferts, autant que Lyon et Marseille réunis. Sur les deux der- nières saisons, Leicester pointe à la huitième place des clubs anglais les plus dépensiers, avec un propriétaire milliardaire thaïlandais qui encourage les Foxes dans les tribunes de son King Power Stadium – selon la technique du naming de stade – et qui repart en hélicoptère. La ficelle était grosse, mais quelques nostalgiques du football de clocher, aussi naïfs que les chevaliers français chargeant sous les flèches des archers gallois lors de la bataille d’Azincourt, y ont cru mordicus. L’organisation de l’Euro 2016 en France et l’anniversaire des 40 ans de l’épopée des Verts de Saint-Etienne donnent de la voix aux tenants d’un prétendu âge d’or du football, moins mondialisé, à l’abri de l’arrêt Bosman, plus local et artisanal. Dans tous les secteurs se trouvent ces adeptes du passé qui courent après une chimère et sont les plus rétifs au changement. C’est cet état d’esprit qu’EcoRéseau Business tente de combattre, en leur démontrant que nombre de dysfonctionnements sont résolus par l’innovation. Salaires colossaux décorellés de la productivité ? Le Football Club Lorient a mis au point une nouvelle manière de ré- munérer les joueurs, comme Pierre Rondeau, économiste auteur de « Coût... Franc »le présente dans Prospective. Clubs surendettés et trop dépendants de la vente de joueurs ? Les sources de revenus sont diversifiées dans certains clubs et le capital im- matériel est optimisé, comme expliqué dans le Grand Angle. Dans A la une, le journal met l’accent sur ces start-up qui les aident : Footovision – qui aide les staffs techniques à décortiquer les scènes de jeu, fournit des data de position des joueurs pour analyser les schémas de jeu –, My Coach Football qui numérise le travail de l’entraîneur, natural Grass qui met au point des pelouses microfibres synthétiques, Tech’4’Team qui permetde réaliser du yield management pour les billetteries... Certains se lam.cherchent des solutions, dans le football ou ailleurs. L’Electron Libre Alexandre Jardin avec son mouvement citoyen Bleu Blanc Zèbre, ou le philosophe Bernard Stiegler qui explique dans le Regard Digital ses expérimentations pour un autre avenir numérique en sont des exemples. Le tout est d’essayer et d’être agile, comme Sébastien Forest en Culture du Rebond, qui a fondé Alloresto, a échoué puis a su réinventer avec succès le service de livraison de plats à domicile. Tous ont oublié de s’insurger stérilement ou de manifester violemment. ils tentent. Dans le football ils ne se contentent pas de re- gretter nonchalamment une époque, regardant aussi le clocher avec envie... pour en inventer un mécanisme plus performant. Bonne lecture et bon Euro !Jean-Baptiste LeprinceFondateur & directeur de la publicationJulien TarbyRédacteur en chefentent, d’autresLE CHAT by Philippe Geluck2Juin 2016]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[n°31www.ecoreseau.frGALAXIE ECORÉSEAU 4-13SoMMAiRERétrospective- Télématique et voiture embarquée 44 - Electro-mobilité et mobilité douce 48STRATÉGIE &INNOVATION NUMÉRIQUE 52-65Baromètre de l'innovation 52L'image de l'équipe de France de Footballdans le temps 6www.ecoreseau.fr201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél. : +33 (0)1 43 06 23 16 Courriel : contact@lmedia.frLe football en 2050 12DécryptageFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste LeprinceRédactionCourriel : redaction@lmedia.fr Rédacteur en chef : Julien TarbyConseillers de la rédaction : Matthieu Camozzi, Olivier Faure, Geoffroy Framery, Aymeric MarolleauChroniqueurs : Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, Arthur Cohen, Philippe Flamand, Pascal Junghans, Sophie de Menthon, IsaLou Beaudet Regen, Jean-Marc Rietsch, Thierry SaussezOnt collaboré à ce numéro : Anna Ashkova, Jean-Marie Benoist, Pierre Jean Lepagnot, Emilie Massard, Cyril Michaud, Julie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Nicolas Pagniez, Antoine Pietri, Stéphanie Polette, Olivier Remy, Severine Renard, Murielle WolskiDessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardRéalisationCourriel : production@lmedia.frResponsable production : Frédéric Bergeron Conseiller artistique : Thierry Alexandre Crédits photos : Fotolia, DRPublicité & opérations spécialesCourriel : publicite@lmedia.frDirecteur du développement : Damien DelachauxEquipe commerciale : Samy Ellaouzi, Faustine Launay, Julia Navaro Conseiller de la direction : Stéphane Le SageLe capital immatériel, arme sous-estimée 14Régions & Territoires- La technologie LiFi 58 - Data centers écologiques 60Baromètre de l'optimisme 8 - Tendances- Actions symboliques- Le monde après CoP21Regard digitalProspectiveBernard Stiegler, philosophe -, directeur de l'iRiet d'Ars industrialis 54PANORAMA 14-23 Grand angleLe Big Data dans le sport 56Haute résolutionAuvergne- Rhône-Alpes 16obut à la conquête du monde 64HexagoneRH & FORMATION 66-7466 68Amortissement des infrastructures de l'Euro 20InternationalRéseaux & InfluenceBusiness storyDiffusion, abonnements & vente au numéroLes start-up dans le football 26ART DE VIVRE & PATRIMOINELMedia / EcoRéseau201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)1 43 06 23 16 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 35,90 €TTC au lieu de 39 €TTC Abonnement 2 ans : 68,90 €TTC au lieu de 78 €TTC Vente kiosque : Pagure Presse - Distribution : MLPAdministrationCourriel : gestion@lmedia.fr Gestion : Jean-Eudes SansonEcoRéseau Business est édité par LMediaRCS Paris 540 072 139Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0318 K 91730 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2265-7436Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique.La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.Interview croiséePuissances diplomatiques du sport 22Les clubs sportifs de gentle(wo)menCLUB ENTREPRENDRE 24-50 Baromètre & Tendances 24Observatoire Carrières & TalentsA la Une70 72Hervé Bloch et Cédric o'neill 2876-867677 788284 86- Formation continue: Business School et PME- Le secret des écoles de niche- Reportage : Le campus numérique du ioniS GRouP 74En immersionLe Tremplin, incubateur du secteur sportif 30La Sélection culturelle L’Air du tempsElectron libreAlexandre Jardin, zèbre en action 32Cross Fit et sports urbainsCulture du rebondL’Art du tempsL’actualité automobile : Essais & tendancesSébastien Forest et l'aventure d'Alloresto 34Créer aujourd’huiImprimeur : Léonce Deprez – imprimé en France- nouvelles tendances de séminaires 40 - Du nouveau dans la classe affaires 42optimiser sa trésorerie 36Baromètre Finance & Investissements Regard sémantiqueBusiness guidesJuin 20163]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31GALAxiE ECoRéSEAu Rétrospective - La perception de l’équipe de France de football dans le tempsn ous ne voyons plus en Platini, Zidane et Kopa que des types bien sous tous rap- ports. Lourd héritage pour les Bleus d’aujourd’hui qui, du haut de leurs 20 ans, vi- vent entourés de micros et de caméras prêts à trans- former leur moindre déra- page en affaire d’Etat. il faut dire qu’après la victoire de 1998, le panégyrique a suivi. Quelques mois après la victoire de l’équipe de France, la nation a découvert l’intimité de ses héros à tra- vers un documentaire au- jourd’hui cultissime : « Les yeux dans les Bleus », réa- lisé par Stéphane Meunier. Ce dernier a peint une bande de copains détendus et ri- golards, avec qui on a fran- chement envie d’aller jouer àlabelote.ilyaDes- champs, le chef de meute simple et sympa, au phy- sique de joueur de district plus que de milieu de la grande Juventus de Turin. il y a Zidane, le génie timide et son copain Dugarry, le mal-aimé qui prend sa re- vanche dès le premier match de la compétition en ins- crivant un but de la tête. Astérix et obélix. il y a même le héros tragique, Laurent Blanc, sentinelle sur le terrain, vieux sage en coulisses, injustement expulsé en demi-finale, ce qui le prive de la finale his- torique. « Putain d’enculé de ses morts », tel Clytem- nestre découvrant le projet de son mari de sacrifier iphigénie, voilà comment Blanc ponctue face caméramarque de cigarettes ou lorsque le transfert de Platini à la Juve pour 1M de francs choque une France qui dé- couvre le sport business. Pourquoi ces oublis ? « Car les victoires lavent les foot- balleurs de toutes leurs im- perfections », juge Thomas Pitrel. Qui se souvient, par exemple, que le nouveau chouchou du public, Antoine Griezmann, faisait partie de la bande des joueurs de l’Equipe de France Espoirs qui, en 2012, avait décidé de prendre un taxi depuis Le Havre jusqu’à Paris pour aller en boîte de nuit, à quelques jours d’un match capital ?« Je t’aime, moi non plus ! »Dans chaque numéro, EcoRéseau Business vous propose de revenir sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient ou auraient pu être il y a un demi-siècle. Pas question de comparer l’incomparable, de fustiger ou de glorifier le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.Depuis 1998, la France voudrait que son équipe de foot soit une dream-team de gendres idéaux. L’histoire ne retient que les trophées et laisse à sa porte l’écume des polémiques...La victoire les laverait de leurs imperfections...naissent. Au point de perdre sa place dans le groupe pour l’Euro. Mais la liste est longue des sélectionnés ou sélectionnables au compor- tement douteux en dehors du terrain : Patrice Evra et Franck Ribéry, meneurs dé- signés de la grève de Knysna et impliqués il y a quelques années dans des histoires de coucheries peu reluisantes ; Samir nasri insultant les journalistes ;en 2012 des « Miscellanées des Bleus » avec Ronan Boscher (Hugo Sport). Les Français et les medias com- mencent à s’intéresser à l’équipe de France quand elle arrête de perdre... C’est-à-dire très tard, qua- siment avec l’arrivée de la génération Platini. Mais les journalistes sont très peu nombreux à les suivre. Ces quelques-uns sont quasiment des copains, donc aucune© CP DC Press / Shutterstock.comla femme de Platoche. S’en- suit donc pour lui une quasi mise au ban de l’Equipe de France. » imaginez au- jourd’hui le scandale si Ma- tuidi piquait la femme de Lloris... Plus loin de nous encore, un certain Raoul Diagne, qui a sévi dans les années 30, aurait donné la leçon en matière de scandale à tous nos contemporains. « C’était un fêtard invétéré qui compte pourtant 18 sé- lections en équipe de France, poursuit Thomas Pitrel. Il était ami avec Jean Gabin et Joséphine Baker, buvait, fumait et passait ses nuits dans les cabarets de Montmartre. La légende veut même qu’un jour, il aurait promené un guépard en laisse sur les Grands Boulevards... Mais le foot n’intéressait pas les gens, donc ça ne choquait per- sonne. »La question de l’identifica- tion des foules à leur équipe suit les mêmes règles. on s’identifie soit aux vain- queurs, comme en 1998, soit aux loosers magni- fiques, comme en 1982. « On a glorifié cette équipe de 1982 car les circons- tances ont fait naître autour d’elle un capital sympathie énorme. C’est une équipe qui joue très bien au foot- ball, et qui perd contre LE pays encore très largement honni, l’Allemagne, de sur- croît dans des circonstances tragiques avec le fameux attentat du gardien alle- mand Harald Schumacher sur Patrick Battiston. »jours sincères et droits dans leurs bottes. Ajoutez là des- sus la pommade politicienne du Black-Blanc-Beur et l’af- faire est pliée : enfiler la tunique frappée du coq vous place dans l’obligation d’être un héros national contemporain.L’édifice s’effondre quand l’équipe perd, et quand ses membres – reflets fidèles de ce qu’est le foot : un sport populaire – sont desEn septembre 2015, Em- manuel Petit, l’un des héros de 1998, sortait un nouvel ouvrage autobiographique, « Franc-Tireur ». on y ap- prenait que les futurs cham- pions du monde fumaient des clopes à Clairefontaine, et que la bière était parfois consommée avec excès. Qui s’en est ému ? Personne. « Il ne faut pas toucher aux idoles, la dorure en reste auxLes joueurs de 98 seraient des modèles de vertu, idée à laquelle on a ajouté la pommade politicienne du Black-Blanc-Beur.cet épisode douloureux. Le problème de cette mer- veille télévisuelle, c’est qu’elle a contribué à construire une vaste mysti- fication : les joueurs de l’équipe de France seraient des modèles de vertu, bien sous tous rapports, genti- ment grossiers parfois, tou-gamins de cité pas toujours olivier Giroud retrouvé en histoire ne sort. « Au- très instruits, très bien édu- slip dans une chambre d’hô- jourd’hui, des éléments sont qués, très bien entourés. En- tel avec une escort-girl... connus, dont on a très peu tre l’affaire Zahia puis la Alors, nos Bleus sont-ils parlé à l’époque, comme récente polémique de la sex- moins blancs que leurs il- la relation très tendue entre tape – en plus d’un rende- lustres ancêtres ? « Ils sont Michel Platini et Jean-Fran- ment très discutable en bleu surtout suivis par une horde çois Larios, de surcroît co- – Karim Benzema est de- de journalistes, ce qui n’était équipiers à Saint-Etienne. venu le symbole de cette pas le cas autrefois », Larios est un très bon équipe mal aimée, dans la- tranche Thomas Pitrel, jour- joueur, mais il a commis le quelle bien peu se recon- naliste à SoFoot et auteur grave impair de fauter avecoubliées également les pe- tites polémiques d’antan, lorsque Raymond Kopa fait de la publicité pour unemains », disait Flaubert. Olivier Faure4Juin 2016]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31GALAxiE ECoRéSEAu Le baromètre de l’optimisme - TendancesLes bonnes nouvelles existent, encore faut-il les attraper. Elles sont finalement si nombreuses que nous vous proposons une nouvelle version plus étoffée du baromètre. Bonnes ondes positives !Quoi que tu rêves d'entreprendre, commence-le. L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie4 La bonne nouvelle ici et maintenant Le montant des créances prises en charge par le secteur de l'affacturage – technique qui permet à une entreprise de céder ses factures en échange d'argent frais moyen- nant une commission – est en hausse de 10% sur un an. il a ainsi atteint 61,9 milliards d'euros au premier tri- mestre de l'année. Sur les douze derniers mois, les en- treprises ont cédé 253,7 milliards d'euros de factures. Pour les entreprises clientes, l'affacturage est un bon moyen de se préserver de clients qui ne respecteraient pas les délais de paiement. Ainsi, grâce à cette pratique, le marché a doublé de taille en à peine huit ans.4 Pour rêver très loinDeux surfeurs australiens, Pete Ceglinski et Andrew Tur- ton, ont inventé Seabin, une poubelle marine. Le dispo- sitif agit comme un filtre actif en continu. Totalement autonome, il nettoie les littoraux des déchets et subs- tances qui les polluent. Sa petite taille lui permet d'être immergée n’importe où près des côtes. Les créateurs sou- haitent faire fonctionner Seabin dans des zones particu- lièrement sales comme des ports de plaisance ou des voies navigables.Le verbatim à retenir...Des chiffres et des lettres agréables92% des e-marchands français réalisent des ventes à l’inter- national, selon les résultats de l'étude PayPal menée par Ipsos. L'enquête précise aussi que les dix principaux flux transfrontaliers en termes de revenus sont situés en Europe et repré- sentent à eux seuls 63% des revenus du commerceGoetheinternational de ces marchands en ligne français. De ce fait, 65% des commerçants français, soit le pourcentage le plus élevé parmi les pays étudiés, prévoient d'aller à l'international l'an prochain.Le graphique encourageantSelon les résultats du marché vi-ticole mondial pour la récolte2015 présentés par l’Organisa-tion internationale de la vigne etdu vin, le vin français se vend lemieux à l'étranger. En effet, avec14 millions d’hectolitres exportés(soit 13,4% de l’échange total),le vin de France constitue un bé-néfice de 8,2 milliards d’euros.Ainsi, la France est la championne de l'export. Elle est suivie par l'Italie (5,3 milliards d'euros de bénéfice) et l'Espagne (2,6 milliards d'euros de bénéfice).L’onde positiveDes brèves qui donnent le “smile” le matin...par Thierry Saussez Créateur du Printemps de l’optimisme,Carl Casis, un jeune entrepreneur britannique, vend l’air de Londres. Armé de pots en verre, il parcourt Londres et « récolte » l’air des quartiers de Brixton, Shoreditch et Croydon. Chaque bocal est vendu 37 dollars et les curieux consommateurs peuvent même choisir d’acheter l’air du matin ou celui du soir...nous avons, dans la conduite de notre vie personnelle, une hygiène de vie plutôt positive.La plupart d’entre nous n’imaginons même pas imposer nos états d’âme, nos contrariétés à notre famille, nos amis, nos collaborateurs. nous la jouons superbe. nous les protégeons, nous les épargnons.incubateur d’énergies positives.Fait dodo... Depuis un an, la marque Renault teste une salle de sieste dernier cri pour son site du Plessis-Robinson, dans les Hauts-de-Seine. Les 1200 salariés du site peuvent accéder à sept cabines munies d’un lit chacune et d’un régulateur de luminosité. Même si la sieste ne dure que 20 minutes, elle semble séduire de plus en plus de salariés selon l’entreprise. En effet, la fréquentation de la salle de sieste est passée de 40 personnes par jour en moyenne à 60, avec un pic entre 11 heures et 15 heures.AssumezSo british ! Rehabstudio, une entreprise de marketing britannique, a offert à ses salariés une demi- journée de congé pour pouvoir regarder la reprise de la nouvelle saison de Game of Thrones. Au Royaume-uni, la diffusion de l’épisode a lieu à 2 heures du matin, en même temps que sa diffusion aux Etats-unis. « Nous avons donné à notre équipe leur matinée après le lancement de Game of Thrones, pour qu’ils puissent le regarder sans s’inquiéter d’être fatigués le lendemain », peut-on lire sur le profil Linkedin de l’entreprise.C’est ce qui explique que 75% des Français se déclarent heureux dans leur vie personnelle et que 71% expriment collectivement leur pessimisme par rapport à l’avenir (sondage opinion Way janvier 2015).évitez la recherche de boucs émissaires. C’est du temps perdu. Remplacez la plainte par l’offensive. Regardez là où vous avez des marges de manœuvre. Cherchez, autour de vous, ceux qui ont pu connaître des soucis du même ordre et qui peuvent vous aider. Dans tous ces cas de figure ASSuMEZ.nous enregistrons dans le monde virtuel que je viens d’évoquer, l’émergence specta- culaire du ressenti. Le plus souvent ce ressenti rime avec ressentiments. il faut tout interpréter en négatif, en rajouter sur l’insécurité, l’im- migration, même dans les zones semi-rurales ou il n’y a guère d’insécurité ou d’immigrés. Dans les sondages d’opinion, depuis vingt ans, le chômage augmente toujours même quand il baisse, le pouvoir d’achat diminue toujours même quand il augmente.S’il y a quelque chose qui ne va pas dans ma maison ou mon travail, c’est de ma res- ponsabilité. Je suis d’abord la solution. Al’encontre du pessimisme ambiant, faisons de nos confiances individuelles une grande force collective, réussissons à élargir notre hygiène de vie personnelle et positive à notre destin de nation. Alors nous irons mieux et nous serons prêts, au lieu de nous lamenter, à relever les grands défis de l’avenir.La différentiation du ressenti entre vie per-sonnelle – nous y accentuons le bonheur – et approche collective – nous y amplifions le négatif – est accentuée par ces trois grandes « maladies » humaines que j’évoque à propos de la tempérance.Hamdi ulukaya, fondateur des produits laitiers frais Chobani, va donner 10% du capital de l’entreprise fondée dans l’Est américain à ses 2000 employés. Chobani détient aux états-unis une part de marché de 44% du segment des yaourts dits « grecs », évaluée à huit milliards de dollars, selon le cabinet Sanford Bernstein. Les 10% des actions de l’entreprise données aux employés font partie des 80% détenus par Hamdi ulukaya. Les 20% restants appartenant au fonds californien TPG, qui a investi 750 millions de dollars dans Chobani en 2014. Le nombre d’actions distribuées dépendra de l’an- cienneté du salarié au sein de l’entreprise. La part des anciens employés pourrait atteindre un million de dollars. Cependant, le dirigeant restera actionnaire majoritaire, même si sa participation sera diluée. Cette générosité intervient dans le cadre du débat sur les inégalités salariales, en pleine campagne électorale pour la Maison-Blanche.Dans cette sphère de proximité, nous sublimons la confiance envers tout ce que nous pouvons appréhender directement. Simultanément, par compensation, nous accentuons notre défiance envers l’univers collectif dont nous faisons l’exutoire de nos frustrations, de nos protestations, de nos revendications. Et nous n’en manquons pas.Ces maladies – l’exagération des risques et des souffrances, la victimisation, la recherche de boucs émissaires – sont communes dans l’appréciation de notre environnement collectif. Elles peuvent aussi nous concerner dans les contrariétés de notre vie personnelle ou pro- fessionnelle.nous construisons un monde virtuel, ni tota- lement vrai, ni vraiment faux. nous jouons à nous faire peur.Si moi, le grand Français, je m’en sors dans cet univers hostile et terrifiant, c’est que je suis vraiment bon.un client perdu ? une mauvaise journée ? une fin de mois difficile ? un problème avec un collègue ? Commencez par ne pas exagérer les risques et les souffrances. Prenez également en compte ce qui fonctionne bien, ce que vous avez réussi.Labellehistoiredumois: uneentreprisedejeuxvidéoestpourl'égalitéjusqu'auxsalairesFace à un problème, fuyez la victimisation. ne ressassez pas. ne ruminez pas. évaluez les causes. Concentrez-vous sur les solutions. Essayez autre chose.Motion Twin a été fondée dans un garage bor- delais, en 2001, par un groupe de « geeks » créa- teurs de jeux vidéo. Petit à petit, leurs jeux ont commencé à se vendre. En 2004-2005, ils ont donc décidé de basculer vers le statut de Société coopérative de production (Scop) pour assurer la pérennité. Cependant leur fonctionnement est to- talement atypique car ils n’ont ni dirigeants (en effet, étant actionnaires, tous les salariés peuvent prendre des décisions) ni inégalité salariale. « Ici, c’est la démocratie », déclare Steve Filby, res- ponsable marketing et co-dirigeant de Motion Twin. En effet, les salariés sont libres de choisir et inventer des projets. Cependant, ils doivent les faire passer devant tous les collaborateurs de l’entreprise en commission. « Si la personne réussit à convaincre tout le monde, elle peut for- mer une équipe et travailler sur le projet. Dans le cas contraire, rien ne se fera », souligne Steve Filby. il en est de même lorsqu’il s’agit d’aborder les nouveaux marchés. une autre particularité, toutes les parts des salariés actionnaires ne pren-nent pas de valeur avec le temps. « Il en est dé- cidé ainsi pour que le détenteur ne puisse pas spéculer dessus », précise Steve Filby. Cette éga- lité concerne aussi les fiches de paie, qui portent toutes le même montant. « Le fait d’avoir le même salaire ne nous gêne pas car nous n’avons pas réellement de poste précis. Nous sommes tous polyvalents », déclare Steve Filby. un atout pour Motion Twin. « Nous pouvons réaliser des projets qu’une autre entreprise ne se risquerait pas à faire », ajoute Steve Filby. En 15 ans, la société a su s’imposer sur le marché des jeux de combat en ligne comme labrute.com ou d’aven- ture en réseau tels que Hordes.fr. Aujourd’hui, elle tend à se développer dans le secteur d’appli- cations mobiles. De plus, depuis quelques an- nées, 20% de ses projets sont devenus internationaux. « Nos jeux sont disponibles aux Etats-Unis, en Allemagne et dans tous les pays latins. Nous sommes également partenaires avec Apple et Google », se félicite Steve Filby.6Juin 2016Œ]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31GALAxiE ECoRéSEAu Le baromètre de l’optimisme - Tendancesles grands acteurs du monde de l’entre- prise. Ainsi, Marc Simoncini, le fonda- teur de Meetic et de Sensee a déclaré qu’il participera dans son « petit secteur de l’entrepreneuriat et du financement des entreprises » au mouvement du mi- nistre de l’Economie, de l’industrie et du numérique. Selon lui, « Emmanuel Ma- cron, par sa fonction et son passé, a une meilleure connaissance du monde de l’entrepreneuriat », et est le seul qui parle au monde de l’entreprise et le comprend.u Chômage, en forte baisse men- suelle depuis 200016 milliards d’euros de commandes, soit deux fois plus qu’en 2014. Ainsi, le dra- peau tricolore remonte sur le podium des grands pays exportateurs derrières les états-unis, mais presque à égalité avec la Russie. Au Proche et au Moyen-orient, les principaux clients de la France sont l’Arabie Saoudite, le Qatar et l’égypte. Sur le marché asiatique, les principales commandes viennent de l’indonésie et de l’inde, qui négocie en ce moment l’achat de 36 Rafales.qui souhaitent déménager, mais trouvent les devis très élevés. Nous mettons en re- lation les transporteurs et les particuliers prêts à déménager les meubles à bas prix », explique Areeba Rehman fonda- trice de Fretbay. En effet, la plateforme propose des tarifs 75% moins élevés que ceux du marché. Partant du constat que de nos jours, « en France, une personne sur deux détient un véhicule dont le coffre est vide 80% de son temps », l’enseigne a développé un nouveau service : My- BoxMan. une application permettant la livraison collaborative entre particu- liers. Avec cette application il est main- tenant possible pour des particuliers de rentabiliser leur trajet en optimisant la place disponible dans les coffres de voi- tures, les vélos, etc. « Le colis ne doit pas dépasser 30 kilogrammes », préciseAreeba Rehman. L’application s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux e-com- merçants. « Nous avons lancé l’applica- tion en février 2016, et déjà nous avons 3000 utilisateurs et dix commerçants par- tenaires », se félicite Areeba Rehman. Les livraisons sont possibles le soir ou à des moments précis. De plus, la sécurité du colis est assurée par l’enseigne. Via un numéro tracking, le client peut suivre son colis en temps réel. Le BoxMan peut li- vrer le colis à pied, à vélo, en transports, en voiture, etc., et gagne jusqu’à 25€/heure.Selon les chiffres du ministère du Travail, le chômage a fortement baissé au mois de mars. Le nombre de demandeurs d’em- ploi a reculé de 60000 (soit -1,7% sur un mois) pour s’établir à 3,53 millions en France métropolitaine. il s’agit de la plus forte baisse mensuelle depuis le mois d’août 2000 !u Une PME limougeaude pro- tégera la Tour-Eiffelu Les entreprises se prêteront de l’argent entre ellesu Les patrons malgré toutde TPE, heureuxLa société France Paratonnerres basée à Ester Technopole, à Limoges, se chargera de la rénovation de l’installation de pro-L’article 167 de la loi Macron, relatif aux prêts inter-entreprises, a été publié au Journal officiel, sur un amendement du député-maire uDi de neuilly-sur-Seine, Jean-Christophe Fromantin. Désormais, une entreprise en excès de trésorerieL’insomnie, le stress, la qualité de vie dé- gradée... La vie des dirigeants de TPE n’est pas simple. Pourtant ces difficultés n’entament pas leur enthousiasme et épa- nouissement professionnel. Selon une étude menée par American Express, 80% des dirigeants de TPE sont heureux.tection contre la foudre de la Tour Eiffel. La PME formera égale- ment le personnel de sécurité de l’édifice. L’entre- prise a déjà équipé un peu plus de 34000 bâ- timents à travers le monde, dont des sites comme notre Dame deu Les entreprises en plein re- crutementParis, la Cité interdite à Pékin, ou encore les sites gaziers en iran, au Pérou et en Equateur. France Paratonnerres a aussi protégé le pas de tir de la fusée Ariane et le plus gros télescope du monde, qui se trouve en Chine.pourra prêter des fonds à une autre entre- prise partenaire de son choix. Cependant, quelques règles et conditions s’imposent. L’échéance du prêt ne pourra pas être su- périeure à deux ans, les entreprises sou- haitant échanger des opérations de crédit et de prêt devront prouver qu’elles sont en lien économique. La société emprun- teuse doit être une TPE, une PME ou un ETi. un sous-traitant pourra ainsi em- prunter à son client d’un grand groupe, ce qui ne sera pas possible dans l’autre sens. un soulagement pour les PME.Plus d’une entreprise sur deux (55%) de plus de 100 salariés prévoit d’embaucher au moins un cadre au deuxième trimestre, selon une enquête de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). Et leur degré de certitude reste élevé, car 68% d’entre elles sont certaines de recruter. Le constat est particulièrement élevé pour les entre- prises du secteur informatique, où 95% des entreprises envisagent d’embaucher au prochain trimestre. De plus, la propor- tion d’entreprises ayant recruté au moins un cadre au premier trimestre 2016 est stable par rapport à la même période il y a un an (55% contre 54%). Bonne nou- velle, les cadres commerciaux restent les plus recherchés, notamment dans le com- merce-transports. En effet, près de sept entreprises sur dix sont à la recherche d’un commercial.uLa France, deuxième pays exportateur d’armement© La France, deuxième pays exportateurDécidément, le marché de l’armement est une vraie poule aux œufs d’or pour la France. En 2015, l’Hexagone a enregistréA peine un mois après l’annonce de son mouvement politique « En marche ! », Emmanuel Macron est déjà soutenu paru Les grandstiennent Macron dans sa « marche »u MyBoxMan : livraison colla- borativeentrepreneurs sou-Fretbay, première plateforme web euro- péenne de cotransportage, est un acteur majeur dans ce contexte d’économie de partage. « Fretbay s’adresse à tous ceux8Juin 2016Œ]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31GALAxiE ECoRéSEAu Le baromètre de l’optimisme - Actions symboliquesFocus sur ces petites interventions discrètes qui changent le quotidienLe beau geste impromptuUne baguette moitié prix pour les retraités niçoisLa BA sociale inattendueIls laissent leur entreprise à leurs salariés !A nantes, les employés de l’entreprise d’usi- nage spécialisée dans la production de pièces unitaires techniques Delta Meca se préparent à vivre une donation hors du commun. En effet, dans quelques mois, ils deviendront tous propriétaires de la société. En 2008, Mi- reille Bréheret et Christian Caillédirigeants. « Une fois parti à la retraite, il devra revendre sa part. Une manière pour nous de faire perdurer notre travail dans le temps », raconte Mireille Bréheret. Cette so- lution forme un cercle vertueux. Elle permet à l’entreprise de bénéficier d’abattements fis-PerspectiveVive le risque !ont créé Delta Meca. Aujourd’hui,à quelques années de la retraite, ils souhaitent transmettre leur« bébé » à leurs 31 salariés. C’estpourquoi ils ont, tout d’abord, dé-cidé de transformer leur entrepriseen Société coopérative de produc-tion (Scop), au mois de mai 2015.« Depuis la création de DeltaMeca, nous avons décidé que la mécanique industrielle et l’ouver-ture d’actionnariat aux salariés se-ront les deux bases fondamentalesde notre entreprise », explique Mi-reille Bréheret. « Nous voulionsque l’employé ne soit pas spectateur de la so- ciété, mais son acteur. C’est une sorte d’émancipation des salariés par le tra- vail ! », précise la dirigeante de Delta Meca. Ainsi, en devenant actionnaires, les salariés peuvent prendre des décisions et participer pleinement au développement de leur entre- prise. Ce choix étonnant des entrepreneurs vient en effet de leur souci de transmission et de pérennisation de l’entreprise. « Créer une entreprise demande beaucoup d’énergie, nous ne voulions pas vendre le fruit de notre travail aux étrangers par peur des spécula- tions », explique Mireille Bréheret. La trans- mission se passe de manière progressive. Les salariés rachètent les parts d’actions à leursDepuis cinq mois, Fraj Mahjoub a ouvert sa boulangerie « Le Cassin » à l’ouest de nice. Malgré le fait qu’il ait eu du mal à se faire une clientèle – plusieurs boulangeries étant déjà pré- sentes depuis longtemps sur le Boulevard René Cassin – sa bou- langerie apparaît dans tous les journaux de France depuis un mois. Ce trentenaire offre en effet des baguettes à moitié prix aux personnes âgées ! « Ce n’est pas une opération marke- ting ! », se défend Fraj Mahjoub. il a tout simplement été touché par les retraités qui comptaient leur moindre centime devant son comptoir. « Ce n’est pas facile pour tout le monde », poursuit le boulanger. « Je suis parti de l’idée qu’en 50 ans, le prix du pain a été multiplié par 12 ! Je me suis dit que vendre une baguette à 45 centimes au lieu d’un euros ne fera pas couler mon busi- ness », explique l’artisan. Depuis, entre 10 heures et midi et entre 14 heures et 16 heures, il propose aux retraités des ba- guettes à moitié prix. Cette belle initiative a suscité l’intérêt de nombreuses personnes âgées qui viennent désormais se procurer le pain même pour leurs proches, en espérant que les boulangers aussi généreux se multiplieront comme des petits pains... Dis- cret et humble, outre ce beau geste impromptu qui a fait des heu- reux, Fraj Mahjoub parle peu du fait qu’il donne aussi ses invendus au Secours Populaire et aux Restos du Cœur.Pinfinitésimal et d’une façon incertaine en l’état des connaissances scientifiques, le principe de précaution a transformé chacun de nous en trouillard compulsif. Dans le doute abstiens-toi, tous aux abris ! De la Renaissance à une époque récente, l’homme n’a pourtant cessé de remporter de superbes victoires sur une nature par définition arbitraire et hostile, à travers notamment les avancées de la science, de la physique et de la médecine. Les dé- couvertes majeures de la deuxième partie du xxe siècle, au premier rang desquels l’arme atomique, ont progressivement transformé le progrès en menace létale. Même les vaccins sont désormais suspectscaux pour les salariés. De plus, les action- naires touchent les dividendes. « Ce fonctionnement profite à l’investissement du territoire et à nos clients », explique Mireille Bréheret. Même si la transmission a com- mencé l’année dernière, elle va se diluer sur six ans pour que l’ensemble des parts puisse être vendu aux salariés. Pour le moment, les dirigeants accompagnent leurs salariés dans ce changement et donnent des conseils en matière de direction. « Grâce à ce fonction- nement, nous pouvons maintenir les emplois et les activités pour que toute cette énergie profite non pas aux spéculateurs mais aux personnes qui ont vraiment mouillé la che- mise », conclut Mireille Bréheret.port au risque est une aberration qui nous isole. interdire des solutions sans jamais tenir compte du danger des alternatives ou du coût de notre inaction est une menace qui doit être débattue et combattue, faute de quoi il sera bientôt défendu de rêver. Les risques sont inhérents à la re- cherche scientifique, voire à toute activité humaine. Mais ne trahissons pas la mé- moire de celles et ceux qui en ont pris pour nous depuis des siècles et ont ainsi rendu notre vie infiniment plus supportable. Réapprenons le plaisir qu’il y a à plonger dans l’inconnu, et remplaçons dans notre Constitution l’obsession sécuritaire par la poursuite du bonheur. La vie, la VRAiE vie, n’est qu’une succession de risques pris... et surmontés !Philippe Blochwww.philippebloch.comou l’environnement existe, mêmeparartant du principe que mieux vaut s’abstenir si un risque pour la santéaux yeux d’un pays (celui de Louis Pas- teur !) qui ne supporte plus la moindre prise de risques. Toute découverte scien- tifique devient susceptible de provoquer une hécatombe. La « légitime crainte » suffit à stopper net chaque initiative ou à l’encadrer de façon tellement rocambo- lesque qu’elle finit par mourir d’elle- même sans même que l’on s’en aperçoive. La peur est devenue une vertu qui handi- cape le futur. Ce qui compte n’est plus tant le risque réel que le risque perçu, relayé sur la Toile et dans l’opinion pu- blique.Auteur - conférencier, animateur et entrepreneur (auteur de « Tout va mal... Je vais bien ! » [Ventana Editions], animateur sur BFM Business et Fondateur de Columbus Café)Entendons-nous bien. Prendre en chaque chose les précautions nécessaires est une nécessité qu’il convient de préserver à tout prix. Mais accepter que la surenchère sécuritaire corrompe à ce point notre rap-10Juin 2016Œ]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[n°31www.ecoreseau.frLa COP21 n’était pas une fin, mais un début. Suivi des évolutions bénéfiques à la planèteLe baromètre de l’optimisme - L’après COP21 GALAxiE ECoRéSEAuInitiative verteuAlençon : une ville avec des citoyens écolosLe conseil de la Communauté urbaine d’Alençon (CuA) a signé un parte- nariat avec le site internet WeeAkt et son application pour smartphones. Le site internet cherchait un territoire à taille humaine pour en faire un terrain d’expérimentation. L’expérience s’inscrit dans le programme de l’Agenda 21 de la CuA, une série de mesures en faveur du développement durable.tion entre les communes, les associations et les entreprises.Simone Boisseau, élue et déléguée à la transition énergétique et à l’environnement, a souligné qu’un accompagnement sous cette forme était unique en France. WeeAkt fonctionne comme un réseau social. Cha- cun poste sur le site ou sur l’appli son geste éco-citoyen du jour accompagné d’une photo. Chaque geste rapporte des points à la personne, à sa ville, à son département ou sa région. L’objectif de l’application : faire évoluer les habitudes de façon dura- ble. Avec ce partenariat, le CuA souhaite créer une dynamique, et même une émula-uLe texte de la COP 21 signé par 175 pays !Sur 195 représentants d’Etats qui ontSelon les estimations d’Eurostat, les émissions de Co2 ont augmenté de 0,7% en 2015 dans l’union Européenne, par rapport à 2014. Les hausses les plus éle- vées ont été enregistrées en Slovaquie (+9,5%), au Portugal (+8,6%) et en Hon- grie (+6,7%). Cependant, des baisses considérables ont été relevées dans huit états membres de l’uE, notamment à Malte (-26,9%), en Estonie (-16%), au Danemark (-9,9%), en Finlande (-7,4%) et en Grèce (-5%).« 200 milliards d’e-mails sont envoyés par jour. Chaque e-mail consomme 20 grammes de CO2 soit 30 minutes d’une ampoule allumée ou 500 mètres parcourus par une voiture ! », déclare Stéphane Petibon, directeur général de newmanity. Créée en 2012, cette start-up parisienne a développé le premier réseau social sur les ques- tions de développement durable et en 2015 un nouveau service d’e-mail destiné à ré- duire l’empreinte carbone des utilisateurs. « Il faut savoir que les e-mails sont stockés dans un data center qui consomme autant d’éner-négocié l’accord de Paris, 175 sont venus à new York pour signer le texte rédigé à Paris en décembre der- nier, dans le cadre de la CoP 21. Selon le Secrétaire général des na- tions unies Ban Ki-moon, « jamais auparavant un aussi grand nombre de pays n’avait signé un accord in- ternational en une seule journée ». Désormais, l’accord de la CoP 21 est inscrit dans le droit international. François Hollande a appelé le mondeentier à traduire les actes de l’accord historique pour faire face à l’urgence.uEmissions de CO2, quels pays prennent soin de la planète ?Les e-mails 100 % écolos !uUn moteur de recherche écoloLancé en 2009, Ecosia est, à ce jour, le seul moteur de recherche qui utilise ses revenus publicitaires pour financer des programmes de reforestation dans le monde, donner accès à l’eau dans des zones asséchées et les repeu- pler de plantes et d’animaux. Grâce à chaque recherche web de l’utilisateur, l’entreprise gagne de l’argent. un peu plus de 80% de ses profits servent à planter des arbres. Ecosia a déjà généré plus de 2,5 millions d’euros qu’elle a investis dans des programmes forestiers. En effet, elle a planté plus de 3 millions d’arbres dans le monde entier (notamment au Burkina Faso et en Afrique de l’ouest). Selon le moteur de recherche, ces actions permettent de créer de l’emploi et d’améliorer la santé du bétail dans ces territoires. De plus, planter des arbres permet de relancer le cycle de l’eau dans des zones où le désert a repris ses droits. Ainsi, la végétation peut pousser et jouer son rôle de filtre à air, ce qui aide à endiguer la propagation des ma- ladies. Le but ultime d’Ecosia est de contribuer à construire la « grande muraille verte » en Afrique, qui devrait améliorer la santé économique du continent ainsi que la vie de ses habitants, sans pour autant détruire l’envi- ronnement.gie que les habitants d’une ville de 30000 habi-tants », poursuit Stéphane Petibon. La start-ups’est donc fixée comme objectif de trouver undata center neutre en carbone. « Nous avonschoisi d’héberger nos services chez Greenshift,un data center situé à Amsterdam, qui est ali-menté par la biomasse et l’hydraulique », ex-plique Stéphane Petibon. Grâce à ce data centertotalement écologique, newmanity peut proposerune messagerie collaborative qui émet zéro car-bone et assure la sécurité des données. « De plus,la messagerie propose la gestion de tâches, l’an-nuaire interne et l’espace de stockage de documents », ajoute Stéphane Petibon. Près de 60 entreprises sont déjà clientes de newmanity. La start-up leur propose un abon- nement mensuel, dont 20% sont reversés à une association. « Les entreprises peuvent consulter le catalogue de nos associations partenaires et choisir le projet eco-res- ponsable qu’ils souhaitent soutenir », souligne Stéphane Petibon. A ceux qui ne sont pas encore membres, le directeur général de newmanity conseille de « ne pas garder tous les e-mails, de les regarder depuis le smartphone plutôt que l’ordinateur et de répondre aux seuls destinataires concernés au lieu de «répondre à tous» sur un mes- sage groupé. » « Le numérique est une opportunité pour tous, nous ne le remettons pas en cause. Cependant, il ne faut pas oublier qu’il représente 2% de la pollution », conclut Stéphane Petibon. En effet, le trafic aérien est devenu moins polluant que ledigital. Juin 2016 11]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31GALAxiE ECoRéSEAu Prospective - Le football en 2050Compte-tenu des innovations en cours dans le domaine, EcoRéseau Business imagine dans une fiction ce à quoi il ressemblera en 2050,Le ballon sera toujoJolive et Tom demainpuis demande l'avis d'un expert du secteur. De quoi révéler des potentiels insoupçonnésurs rond. Mais les innovations dans les règles, technologies et financements vont certainement remodeler ce sport, devenu phénomène sociétal.ohanna ne parvient pas à marquer ce soir, malgré les vi-Pierre Rondeau, économiste à la Sorbonne, membre des clubs Sport & Démocratie et Football & Stratégie,auteur du livre « Coût... Franc » (éd. Breal, 2016) qui explique les sciences économiques par le foot :« Une ligue européenne à l’américaine ? »vas des hologrammes du public et les émoticônes encourageants du tweet wall. En joueuse expéri- mentée de 57 ans, elle se démène pour toucher le plus de bal- lons possible et faire des passes à un maxi- mum de coéquipières, afin d’améliorer ses statis- tiques et donc sa va- leur, ainsi que ses primes de passes et d’activité. Cela fait déjà 30 ans que les data et algorithmes permettent de cerner au mieux les joueuses – le championnat féminin ayant pris le pas sur le masculin médiatiquement parlant. Qu’elles sont loin ces années 2010 où les premiers clubs comme Arsenal ou l’olympique lyonnais usaient de logiciels d’analyse de sta- tistiques pour débusquer les joueurs sous-valorisés. Tout est désormais enregistré et décortiqué. Les schémas de jeux sont décryptés en direct par les entraîneurs qui réagissent en conséquence, donnant leurs consignes dans les oreillettes. Le Bayern de Munich avait donné le ton il y a 35 ans en s’associant à SAP pour obtenir des données à la mi-temps des matchs. A l’époque la start-up Second Spectrum aux Etats-unis avait créé un système de reconnaissance en temps réel de schémas de jeu pour le basket-ball, avec une probabilité de réussite du panier calculée. Toutes les équipes de nBA s’y étaient mises, suivies un peu plus tard par la planète football. Johanna plaisante maintenant avec le drone arbitre afin d’augmenter sa cote de popularité et donc sa marque personnelle. Cette variation continue des actifs de chaque club n’est plus problématique comme par le passé, car ceux-ci évoluent dans une ligue fermée. Les revenus sont assurés, avec des droits télévisuels égaux, sans risque de relégation l’année suivante. Ce sont les playoffs qui ajoutent du suspens. Les équipes sont des franchises quiComment évolue la santé du football business ?Il y a danger. Des clubs comme Valence ou l’AS Roma ont commencé l’année sans sponsors maillots, faute d’en avoir trouvé. Les audiences de la Ligue des Champions stagnent depuis cinq ans car le libéralisme économique tue le suspense sportif. Les clubs qui ont le plus d’argent peuvent acquérir les meilleurs joueurs mondiaux et gagner à tous les coups, d’où le désintérêt du public. L’association européenne des clubs (ECA) en appelle d’ailleurs aux réformes, consciente que ce qu’on appelle l’intensité compétitive en économie s’émousse, et quela concurrence du rugby ou du handball se fait sentir.Quelles solutions peuvent être envisagées ?Soit on accroît la protection économique des grands clubs pour pérenniser les revenus, soit on cherche l’éga- litarisme et la redistribution pour accroître l’incertitude sportive. Pour l’heure la première approche l’emporte. Le FC Barcelone a même proposé des cartes d’invitation, sur le modèle des tournois de tennis, afin que les clubs les plus populaires soient dans tous les cas qualifiés. Autre proposition, créer une super ligue européenne, avec les clubs qui paieraient un droit d’entrée. Un système de franchise à l’américaine en somme. Comme l’UEFA a refusé, elle a dû céder sur une augmentation de la dotation pour les meilleurs. Les droits télévisuels sont proportionnels au pouvoir économique des pays : les équipes françaises touchent beaucoup par rapport à leur performance au niveau européen. Nous sommes dans l’affirmation des puissants, à l’exemple du fairplay financier qui commence à une date t et ne tient pas compte du passé. L’autre logique, de redistribution, semble être délaissée, quoique... Le championnat anglais très attrayant est le plus égalitaire d’Europe. Le premier club ne touche que 1,4 fois plus de revenus télévisuels que le dernier (1,6 en France et 10 en Espagne).Le système américain peut-il constituerun modèle ?Dès le début ils ont cherché à soutenir les investissements pérennes tout en attirant le public dans le basket, le ba- seball, le football... optant pour des franchises en cham- pionnat fermé, multipliant les playoffs et draft : les dernières équipes sont prioritaires sur les transferts pour se renforcer la saison suivante. Cela pourrait être l’avenir en Europe. L’entrée en Bourse des clubs, leur volonté d’attirer des investisseurs étrangers, d’acquérir les stades et d’y développer des activités commerciales, les encou- ragent à une rationalisation des dépenses et une réduction de l’incertitude. Les présidents des clubs de Ligue 1, endemandant la baisse du nombre de relégations ou l’éta- blissement de barrages, veulent ainsi réduire les mouve- ments. Outre-Atlantique la course à l’argent est limitée par le salary cap (plafond salarial) ou luxury tax (passé un certain niveau, le salaire est plus taxé). A méditer en France, où la rationalité n’est pas de mise. J’ai étudié la Ligue 1 et les écarts-types des joueurs, donc leurs irré- gularités, et ai constaté une corrélation avec les salaires. La raison ? Le joueur négocie en début de saison en fonction de ses performances passées, et lorsqu’il obtient ce qu’il veut il n’a pas de raison de surperformer. Le salaire ne dépend pas de la productivité marginale comme dans les autres secteurs, mais de la productivité antérieure. Or les blessures, coups de moins bien, etc., sont fréquents, particulièrement quand on a connu une grande année auparavant. Certains clubs comme Lorient ont innové, avec un salaire minimal de 10000 euros par mois pour tous les joueurs, puis des primes sur les matchs, les passes, les buts... si bien que certains peuvent atteindre les 100000 euros par mois. Un moyen d’introduire du variable dans le salaire.Des start-up changent-elles la donne dans le football ?Beaucoup de clubs travaillent avec de petites sociétés sur des tâches précises : billetterie électronique, community management, valeur immatérielle... Les start-up du Big Data, de l’évènementiel et de la sécurité interviennent aussi.Le«tweetwall»àLyonoula«kisscam»àParis sont autant de nouveaux services qui permettent une interaction avec le public et incitent les spectateurs à re-venir.A quoi ressemblera vraisemblablementun stade en 2050 ?La proposition de Sepp Blatter a eu le mérite d’ouvrir un débat : agrandir les buts pour accroître le spectacle. Car la mondialisation du football s’accompagne d’une moyen- nisation du jeu. Tout le monde se connaît, importe et exporte les méthodes de jeu. On peut aussi imaginer des terrains plus grands, les joueurs devenant d’années en années des mastodontes physiques. D’autant plus si le dopage ou le transhumanisme sont tolérés. Les stades ont vocation à devenir des lieux de vie. C’est déjà le cas en Allemagne ou en Angleterre, moins en France à cause de la législation anti-alcool très sévère, de la mauvaise gestion des déplacements de supporters, de la versatilité des spectateurs qui désertent les stades si leur équipe« Allez les gars, on ne rouille pas sur le terrain ! »payent un droit d’entrée. J.ohanna, qui évolue pour les Hauts de France LLV (Lille-Lens-Valencienne), ne parvient pas à se démarquer de la défense implacable des Corsaires bretons (Rennes-Lorient-Guingamp-Brest) malgré ses pointes à 60 km/h rendues possibles par des chaussures de sport à propulsion et des produits dopants autorisés. Les terrains et buts agrandis en 2030 ont considérablement accru le show. Coup-franc. Dans ce cas seulement Johanna est autorisée à utiliser ses lunettes de réalité virtuelle, pour calculer unangle de tir. Elle s’élance...perd.12Juin 2016Matthieu CamozziPropos recueillis par MC]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[La santé, c’est trop important pour être compliqué.SANTÉ PRÉVOYANCE ÉPARGNE - RETRAITE 95% DES ENTREPRISES ADHÉRENTES SONT PRÊTESÀ NOUS RECOMMANDER.• Pour les chefs d’entreprise : la mise en place et le pilotage du contrat peuvent être intégralement gérés en ligne.• Pour les salariés : la possibilité de compléter eux-mêmes l’offre choisie grâce à un renfort personnalisé, sans coûts ni démarches supplémentaires pour l’entreprise.1re mutuelle santé de France, au service des entreprises et des salariés.Découvrez nos solutions sur harmonie-mutuelle.fr/devis-entrepriseEn harmonie avec votre vieMutuelle soumise aux dispositions du livre II du Code de la mutualité, n°Siren 538 518 473. Numéro LEI 969500JLU5ZH89G4TD57.]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31PAnoRAMA Grand Angle - Le capital immatériel, arme sous-estiméeL'occasion pour EcoRéseau Business d'enquêter sur le sujet principal du panorama, politique, sociétal ou macro-économiqueCHAMP DE DÉFINI- TION TRÈS ÉLARGI Que comprend cette nébu- leuse qui ne figure que par- tiellement dans les lignes du bilan ? Premièrement le capital humain, soit le sa- voir-faire collectif et indi- viduel : « Finalement tout ce qui se trouve dans la tête du salarié en fin de journée comme les mythes, la culture d’entreprise... », décrit Jérôme Julia. Le sa- voir-faire, les compétences, les qualifications, la per- sonnalité du dirigeant sont inclues. « La personne en charge d’une machine dis- pose de sa fiche de poste, mais il y a aussi son tour de main et ses petits trucs, sa relation avec les autres collaborateurs... », précise Jérôme Julia. Dans unefesseur à l’Essec, spécialiste du sujet (2), a ainsi démon- tré une très forte corrélation entre le capital humain etvalorise mal selon Emma- nuel Derrien, fondateur de Enjoy Your Business et pré- sident de la CGPME dudans les murs à la fin de journée, comme la gouver- nance, les procédures, les outils et méthodes, la pro-Tout sauf virtuel...L Lesactifsnonfinanciersetnonmatériels,touchantàl’identitédesentreprises,sontlesmeilleursindicateurs de leur santé future et de leur capacité à innover.’exemple est ancien priété intellectuelle, la com- mais a marqué les munication interne, le esprits : Thomson, SI... », énumère Jérôme Ju-en situation plus que diffi- lia. En matière d’organisa-cile, risquait d’être bradée à 1 franc... avant d’être va- lorisée, trois ans plus tard seulement, à plusieurs mil- liards de francs ! L’ancien fleuron français avait donc quelques secrets dans sa be- sace. Et si les « chefs d’en- treprise étaient plus nantis qu’ils ne le pensent ? », s’interrogent Hervé Bacu- lard fondateur de Kea Part- ners, et Jérôme Julia, di- recteur du même cabinet et de l’observatoire de l’im- matériel, dans un ouvrage sur le sujet (1) ? Les consul- tants enjoignent les diri- geants de PME à relever leurs actifs immatériels, pre- miers indicateurs avancés de la santé, croissance et même pérennité des entre- prises. Théorique ? Désin- carné ? Au contraire, terri- blement concret. 86% de l’économie française est im- matérielle. L’observatoire de l’immatériel cherche à aider les PME dans la va- lorisation et la revitalisation de ce domaine.tion, mieux vaut par exem- ple éviter la trop grande centralisation sur un diri- geant irremplaçable.« Le capital humain comprend l’ambiance interne, l’organisation plus ou moins centralisée, la culture d’entreprise ? Quelle drôle d’idée ! »MONDE ACCÉLÉRA- TEUR DE CONTACTS ET CONNEXIONS Troisièmement le capital relationnel, qui est tout ce qui relie l’entreprise à son environnement : action- naires, concurrents avec qui une entente cordiale évite des procédures judiciaires, candidats au recrutement, fournisseurs avec la création d’un écosystème comme savent très bien le faire les entreprises allemandes. Les contacts avec les autorités ont aussi leur importance. Hadrien Pouch, associé en évaluation chez Mazars, évoquant d’éventuelles synergies potentielles et ex- clusivités qui donnent de la valeur, cite ainsi cette entreprise qui a mis plu- sieurs années pour obtenir le droit d’importer des voi- tures d’une certaine marque au Viet-nam : « Tout le monde veut être son parte- naire, ce temps de procédure est une barrière à l’entrée,étude menée avec la Banque le taux de croissance. Les Cher : « La main d’œuvre de ces métropoles ».de 1000 coûts induits par les salariés est peut-être plus difficile Deuxièmement le capitalPopulaire auprèsTPE-PME, Gilles Lecointre, peuvent sensiblement varier. à trouver à Bourges, mais organisationnel, « statisticien économiste pro- La stabilité des effectifs se elle est plus fidèle et moins concerne tout ce qui resteL’évaluation de l’incorporel est devenue critique dans le BtoC et dans les services. Moins dans l’immobilier, la banquequiet les industries capitalistiqueschère que celle de Lyon ou Paris, ce qui est sous-estimé par des PME qui s’évertuent à rester dans les couronnesRelations avec le clientDes services chevaux de Troiede photocopieuses (75% de ses revenus) ou Mi- chelin avec son « Fleet Solutions », se sont en- gouffrés dans le créneau, ne proposant plus des photocopieuses ou des pneus, mais des solu- tions. Elles s’engagent pour un nombre de pho- tocopies ou de kilomètres, à charge pour elles de placer les produits idoines, qui continuent de leur appartenir et qui doivent durer le plus longtemps possible. Les raisons ? Réparation, maintenance, formation... s’appliquent sur un parc en place. On ne vend plus en « one shot » un produit, mais un service qui signifie plus de récurrence, d’in- corporel et donc de rentabilité potentielle. « La valeur se loge maintenant dans la maîtrise de la relation qui se tisse entre l’entreprise et ses14Juin 2016La relation avec les clients est souvent cruciale, souligne Hadrien Pouch, associé chez Mazars dans le département financial and advisory ser- vices : « Prenons l’exemple de Sidel, qui est l’em- bouteilleur attitré de Coca-Cola. Ses potentiels acquéreurs chercheront à acheter la relation d’exclusivité, qui a bien entendu une valeur très importante ». On l’aura compris, mieux vaut pour l’acheteur de l’entreprise connaître tous les liens, et savoir en amont que le dirigeant actuel joue au golf tous les mercredis avec le principal client, par exemple. C’est aussi pour cette question de contacts que des industriels multiplient des of- fres de services autour de leurs produits de base dans le BtoB. Xerox avec ses contrats de locationclients », déclare Wolfgang Ulaga, professeur de marketing à HEC, qui a étudié le sujet. Grâce à l’offre de solutions, l’industriel s’invite chez le client et noue des liens. Lorsque le peinturier BASF s’engage chez Volkswagen à un nombre de voitures peintes sans défaut, il met un pied dans l’atelier du constructeur, anticipe les nouveaux besoins, et, en développant des techniques adap- tées, se rend indispensable : un rempart contre la concurrence et un capital immatériel redouta- ble. Au fil du temps, le client perd le savoir-faire et se retrouve quasiment « marié », ne pouvant se tourner du jour au lendemain vers un autre fournisseur.]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[n°31www.ecoreseau.frGrand Angle - Le capital immatériel, arme sous-estimée PAnoRAMAil représente une synergie évidente pour l’éventuel ac- quéreur, ce qui se valorise ». Last but not least, la qualité du lien avec les clients. on parle ici du nom, de la marque, de son image au- près du public. L’élasticité prix est fondamentale. A partir de quand le concurrenttivité hors coût est essen- tielle à la reconquête in- dustrielle. Alors que l’heure est au benchmarking finan- cier, à la guerre des volumes et des prix imposée par la concurrence chinoise, à la transformation de toutes choses en « commodities », le capital immatériel ne sevaleur obtenue est généra- lement beaucoup plus im- portante car elle intègre les synergies existantes entre chaque actif. L’écart de va- leur entre une approche prospective et les capitaux propres comptables définit le goodwill, et notre mission est de le rationaliser. » Ce-tiques, secteurs dans les- quels la valeur comptable reste un indicateur perti- nent. »Valorisation club de footLe capital immatériel plus diversifié qu’on ne le croitLa gestion des talents est à la mode : designers dans l’au- tomobile, nez dans l’univers du parfum, stylistes dans le textile, joueurs de football, autant de talents à attirer et fidéliser et autant d’egos à gérer. Dans le football profes- sionnel ces talents, depuis longtemps « starifiés » par rap- port aux autres parties prenantes (entraîneurs, actionnaires, supporters, médias), semblent aujourd’hui prendre le pouvoir (cf. itw de Pierre Rondeau dans Pros- pective). Mais, comme l’expliquent Hervé Baculard et Jé- rôme Julia dans « Les immatériels actifs » (1), il existe des cultures de club qui transcendent la valeur des joueurs. Arsène Wenger, manager général du club d’Arsenal (Lon- dres), affirme que « 90% des carrières footballistiques de haut niveau dépendent du club choisi, du collectif autour du joueur ». L’approche par les actifs immatériels, qui s’in- téresse aux sources de revenus, dépasse l’idée que seuls les joueurs font la valeur du club. Les plus-values réalisées sur la vente des joueurs comptent, mais les recettes TV, de sponsoring, de produits dérivés, de naming du stade, du droit aux paris, etc., doivent aussi être importantes, stables, récurrentes et diversifiées pour conditionner la réussite d’un club. Les deux auteurs ont identifié pas moins de 14 actifs immatériels.« C’est le moyen de gagner des parts de marché : ré- flexion avec les autorités sur les normes, création de commissions avec des concurrents... les possibi- lités sont multiples », énonce Jérôme Julia, qui évoque « le repreneur des forges de Laguiole qui a réinvesti, créé une école d’artisans locaux, noué des partena- riats pour créer un écosys- tème territorial, afin de créer une nouvelle valeur ». C’est par cette quête de lé- gitimité que la Compagnie des Alpes, qui gère des cen- tres de loisirs et des stations de ski, a renforcé sa marque en fédérant des collectivités, des écoles de ski, des acteurs immobiliers pour l’aména- gement responsable du ter- ritoire, devenant opérateur spécifique. « La marge de progression est colossale, il faudrait créer des labo- ratoires d’innovation en la matière », ajoute Jérôme Julia. un besoin qui n’a pas échappé à la Banque Popu- laire. Suite à un accord de garantie de 300 millions avec le Fonds européen d’investissement (FEi), la banque accorde des prêts innov&Plus aux PME et ETi pour soutenir l’inno- vation dans l’immatériel, « pour des montants com- pris entre 25000 euros etLe jeu de l’entreprise est de parfaire son capital immatériel pour enserrer, embrasser son client et finalementASTUCES ET BONNES PRATIQUESActiver les immatériels dans les entreprises semble aller de soi. Et pourtant... « Nom-peut-il voler le client à cause d’un faible attachement ? Cela comprend la puissance commerciale, la concentra- tion du CA. Mieux vaut traiter avec une kyrielle de petits comptes. De même, « plus la vente est physique, plus il y a de contacts et plus grande est la chance de fidéliser. Il faut des «frot- tements» (cf. encadré) », déclare Gilles Lecointre. Toutes ces caractéristiques participent à l’identité de l’entreprise, l’aident à se caractériser par rapport à la concurrence. Répertorier toutes ces pépites invisibles à l’œil nu, auxquelles le taux de marge est corrélé d’après son étude, permet de redécouvrir ses forces dans un monde hypercon- currentiel.copie pas, et son lien avec la créativité et l’innovation non technologique se confirme.DIRECTIONS PLUS ATTENTIVESPetit à petit les dirigeants s’aperçoivent qu’ils peuvent potentiellement prendre de mauvaises décisions faute d’informations quant aux capitaux immatériels, « ra- chetant une coquille vide, fermant un site de valeur ou s’entêtant dans une mau- vaise direction stratégique », déplore Jérôme Julia, qui cite Kodak. « La société n’a pas compris que ses clients achetaient avant tout des souvenirs et de la joie dans les foyers, et non des pellicules argentiques. » Chaque société a une per- sonnalité qui est un réservoir de valeur et donne du sens, et le plus dur est de la dé- crypter. « Une entreprise n’est pas consciente de ce que ses clients lui achè- tent », déclarait le gourou du marketing Peter Drucker. Tous les pays produisent donc des outils de mesure, conscients que la compéti-NOUVELLE RÈGLE DU JEULe capital immatériel est donc plus intégré au calcul financier qui ne suffit plus. Pour Gilles Lecointre – qui s’évertue à valoriser les ac- tifs non comptables avec son modèle Valentin – l’ar- gent est plus une consé- quence de la personnalité d’une entreprise. Laquellerepousser la concurrencependant, les approches sont moins orthodoxes que par le passé, quand « le capital immatériel était utilisé comme simple facteur de pondération qualitatif, dans le cadre de l’analyse des opportunités/menaces, forces et faiblesses », ob- serve Gilles Lecointre. Des propos qui résonnent avec ceux d’Hadrien Pouch : « Il nous faut aussi regarder des domaines difficiles à évaluer – comme le potentiel de nouveau business – et répondre à des questions ardues : les dirigeants sau- ront-ils maintenir la tech- nologie à flot et cherche-bre de PME ont simplement adopté le nom de leur diri- geant, une hérésie du point de vue de la marque. D’au- tres ne se soucient guère des problèmes de CA trop concentré et ne cherchent pas à densifier leur réseau commercial », énumère Gilles Lecointre. Première- ment, c’est à une cartogra- phie que les dirigeants, gé- néralement plongés dans la stratégie, doivent s’atteler. Deuxièmement, il importe d’intervenir sur la gouver- nance, de « donner une place supplémentaire aux sachants, aux porteurs d’ac- tifs, à une communauté d’ex-EVALUATION MOINS ORTHODOXEPour toutes ces raisons, ces actifs devenus stratégiques sont davantage pris en compte. Auparavant on ne jurait que par l’analyse des états financiers. « On peut considérer que les capitaux propres comptables d’une société sont un premier in- dice de valeur ; vient ensuite le temps de se poser la ques- tion de la réévaluation des actifs à leur juste valeur.7,5 millions d’euros, sur des durées d’amortissement de deux à dix ans depuis 2014 », se réjouit Christophe Descos, directeur du marché des Entreprises et institu- tionnels.Le capital immatériel, cette petite touche qui personnalise l’entreprise et différencie de la concurrence...ne doit p.un coup, un bon produit, mais savoir s’introduire chez leclient:«Sonjeuestde parfaire son capital imma- tériel pour enserrer ce client, l’embrasser le plus fort possible pour finalement repousser la concur- rence ».C’est une approche de va- lorisation reposant sur une analyse du patrimoine de la société, résume Hadrien Pouch. Mais c’est certai- nement au travers de mé- thodes prospectives, telle que l’actualisation des flux de trésorerie futurs («dis- counted cash flows») que s’exprime au mieux le po- tentiel de développement d’un ensemble d’actifs. Laront-ils à avoir un train d’avance ? Seront-ils en mesure de trouver de nou- veaux clients ? L’évaluation de l’incorporel est devenue fondamentale dans les ac- tivités BtoC (importance de la marque) et dans les ser- vices (relations clients, tech- nologies...). Moins dans l’immobilier, la banque (à l’exception de la marque) et les industries capitalis-pertise technique par exem- ple, ou de clients, qu’il faut faire monter par rapport au Comex », conseille le président de l’observatoire de l’immatériel. Troisième- ment, l’entreprise est tribu- taire de ses clients et de leurs avis, elle doit donc assumer un certain leader- ship dans son écosystème (territorial, sectoriel...), jouer un rôle dans la société.(1) Les immatériels actifs, de Hervé Baculard et Jé- rôme Julia, éd. du Cherche Midi, 2011.(2) « Comment les entre- prises naissent, se dévelop- pent et disparaissent », de Gilles Lecointre, éd. Gua- lino, 2016.Julien Tarbylus tout miser surJuin 201615]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31PAnoRAMA Régions & Territoires - Auvergne Rhône-AlpesEcoRéseau Business s'attache à décrire les forces et potentiels insoupçonnés d'un territoire,d'une métropole ou d'une régionbâtit pierre par pierre. il en résulte un vaste territoire, reflet des multiples spécialisations vers lesquelles se tourn.Economie du futur à l’horizonComme un gigantesque pont au-dessus du Rhône, le rapprochement des savoir-faire entre Auvergne et Rhône-Alpes se«Udes entrepreneurs de Lyon Rhône-Alpes, résume le po- mérique, avec ses innombrables promesses, fait figure économiques ne manquent pas pour qu’à l’avenir l’Au- tentiel de la nouvelle grande région. De l’uberisation de fil rouge, de lien entre des secteurs qui jusque-là vergne Rhône-Alpes soit identifiée comme une terre de des services aux enjeux énergétiques, en passant par les étaient souvent cloisonnés. il permet même « de relocaliser référence dans l’Europe des régions.Un poste de choix pour observer les filières d'avenirPar Mathieu Neun concentré de tous les grands enjeux biotechnologies et la santé, des acteurs locaux se posi- des activités, grâce aux imprimantes 3D par exemple nationaux. » C’est ainsi que Laurent Bac- tionnent comme des interlocuteurs incontournables des qui font baisser le coût de certaines productions », se couche, Commissaire général du Salon filières de demain. Comme à l’échelle nationale, le nu- réjouit Laurent Baccouche. En somme, les tremplinse la France.u Un foisonnement de filières à grand potentielÊtre la quatrième région européenne en matière de personnel travaillant dans la recherche a pour effet de se retrouver aux avant-postes dans bien des domaines. Sur le plan de la chimie, secteur phare de l’économie régionale, les matériaux biosourcés concentrent de grands espoirs. Tous les professionnels des filières plastiques et composites cherchent actuellement des alternatives au pétrole, dont le prix toujours plus élevé pourrait à moyen terme rendre son utilisation inappropriée.La chimie du futur, c’est-à-dire la chimie décarbonée, la chimie de spécialité, intensive, représente localement un excellent instrumentéconomique et social pour assurer les emplois de demain et même en créer d’autres. Au cours des deux dernières années, le nombred’emplois à l’échelle nationale a décru dans ce secteur d’activité, alors qu’il a progressé en Rhône-Alpes.La bioéconomie, qui désigne une économie fondée sur l’utilisation rationnelle des ressources biologiques et renouvelables de la terre et de lamer, est elle aussi omniprésente dans la bouche des chercheurs et dirigeants d’entreprise, et fait évoluer bon nombre de métiers. CertainesPME se lancent par ailleurs dans des procédés de simulation de pollution ou des projets relatifs à la qualité de l’air. Des types d’activitésquasi-inexistants il y a quelques années encore.L’existence de pôles de compétitivité comme Lyon Biopôle en matière d’infectiologie et de santé, imaginove, spécialisé dans l’imagerie etles contenus numériques, ou Plastipolis dans le domaine des matériaux et pièces plastiques, constitue un terreau favorable en vue de nourrirdes approches participatives de projets innovants et permet un partage d’informations précieux. D’autres structures comme les centrestechniques industriels regroupés au sein de l’Association des centres techniques en Rhône-Alpes (ACTRA), représentent une autre forcepour faire évoluer l’industrie.16Juin 2016Œ]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31PAnoRAMA Régions & Territoires - Auvergne Rhône-Alpesu Grenoble, ville-laboratoireSi le bassin grenoblois évolue quelque peu dans l’ombre du géant lyonnais, il occupe une posture avant-gardiste où l’innovation donne lieu aussi bien à la conduite de projets atypiques qu’à l’essor de savoir-faire scientifiques et technologiques. La naissance il y a quelques mois de la plateforme « Ville de demain » témoigne de cette particularité. il s’agit d’une démarche visant à rapprocher les intelligences autour des chantiers du 21ème siècle. Toutes les formes d’innovation sont encouragées au travers de collaborations entre acteurs publics, économiques, académiques, ou membres de la société civile. Parmi les initiatives déjà lancées, on peut citer une étude sur la place de l’information en ville, en partenariat avec l’institut de Géographie Alpine, ou encore sur l’émergence de l’économie du partage, menée conjointement avec Grenoble Ecole de Management. « Les services climatiques en ville ou l’optimisation des usages des bâtiments publics figurent parmi les domaines d’amélioration », illustre Thibaultu De la création de valeur issue du rapprochement Auvergne-Rhône-AlpesL’Auvergne a vocation à être une source d’inspiration pour le territoire rhônalpin, et inversement. De l’aveu de Philippe Valentin, « les allers-retours des responsables de filières et de Chambres de commerce entre Lyon et Clermont-Ferrand se multiplient car les savoir-faire des deux régionsDaudigeos, professeur au sein de l’éta- blissement.La ville se distingue aussi par la richesse des activités R&D et l’émergence de nouveaux potentiels. Les responsables municipaux ont prévu la création de 400 start-up au cours de la décennie 2013-2023. Symbole du dynamisme local : en 2013, Grenoble s’est retrouvée en cinquième position au classement mondial des villes les plus innovantes établi par le magazine Forbes. « D’im-peuvent donner lieu à des innovationssingulières ». Des synergies ont d’ores etdéjà vu le jour. « Cette année, des opérationsde rencontres et de croisements des connais-sances entre l’écosystème des céréales,l’agriculture auvergnate, et le nôtre, sontorganisées. Il s’agit de se retrouver dansle cadre d’événements communs. L’agri-culture utilise de plus en plus de techno-logies numériques, pour garantir la tra-çabilité, pour mettre sur pied des processus d’automatisation. Dans notre cas, la fusion des régions aide donc à créer de nouvelles opportunités », estime isabelle Guillaume, déléguée générale du pôle de compétitivité de Rhône-Alpes Minalogic, dédié aux solutions micro et nano-électroniques. Les projets en question impliquent le pôle de compétitivité Céréales Vallée du côté auvergnat.portantes mutations ont eu lieu récemment dans la région. Elles consistent notamment à passer d’un contexte de recherche pure à la recherche appliquée menant à la création de start- up », indique Thibault Daudigeos.L’accompagnement des sociétés innovantes à tous les stades de leur vie est une des particularités de l’écosystème. Pour les projets encore dans l’œuf, GRAViT (Grenoble alpes valorisation et innovation technologique) aide à la maturation des idées issues de la recherche. GRAin (Grenoble Alpes incubation) prend ensuite le relais pour le développement de stratégies de conquête de marché. En troisième lieu, c’est la structure PETALE (Pépinière technologie alpine d’entreprises) qui intervient afin de mettre sur les rails le volet de recherche de financement et de partenaires.Le potentiel touristique en ressort lui aussi accru par ce rapprochement régional. Avec quelque 20 milliards d’euros issus de la consommation touristique, 138000 emplois directs et 180 millions de nuitées par an, Auvergne Rhône-Alpes représente la deuxième région touristique de la première destination mondiale. Des thématiques comme la pleine nature, le thermalisme, les stations de montagne, formeront dès 2017 le cadre d’intervention prioritaire de la région en matière d’investissements. L’année 2016 est également marquée par la fusion des deux Comités régionaux de tourisme (CRT).uUne approche transversale de l’innovationAu carrefour des secteurs phares qui tractent l’économie régionale, on mise sur de nouvelles filières vouées à connaître un fort développement. « La gestion du dernier kilomètre dans le domaine des transports de marchandises, par exemple, fait intervenir des acteurs variés, issus des métiers de la logistique, des technologies. Il s’agit de thèmes transverses, aujourd’hui au cœur des priorités », explique Philippe Valentin, vice-président de la CCi de Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne en charge de l’international, des filières et des réseaux. « Parmi les filières à cheval entre deux secteurs, on peut citer le numérique appliqué au bâtiment, ouuNourrir les forces territoriales insoupçonnées Lyon et ses environs, terre de l’offshore pétrolier. Le constat peut paraître surprenant, c’est pourtant bien une réalité. « Nous avons remarqué au cours des dernières années que bon nombre de sociétés étaient directement ou indirectement impliquées dans ce secteur et qu’elles avaient des intérêts communs sans même le savoir. L’activité s’exerçait en ordre dispersé. C’est pour les rassembler et structurer la filière que nous avons mis sur pied un club d’animation. 170 sociétés locales sont aujourd’hui regroupées et se côtoient régulièrement », explique Laurent Baccouche.encore à la gestion du patrimoine. La rencontre de deux métiers en crée ainsi un troisième. Le résultat de cette tendance est une attractivité accrue et de nouvelles implantations d’entreprisesCe travail de mise en réseau se vérifie dans d’autres domaines d’activité qui gagnent en importance, comme dans l’agri-culture innovante. La plaine de la Limagnedoit voir naître dans les prochains moisLaurent Baccouche souligne que les acteurs « n’ont pas attendu le récent rapprochement régional pour faire se rencontrer les savoir-faire et les ambitions. Mais la question de l’équilibre reste à trouver pour cette nouvelle grande région ».sur le territoire », se réjouit-il.L’innovation s’inscrit par ailleurs dans un véritable chan- gement de paradigme : celle-ci n’est plus seulement technologique, mais intègre d’autres aspects relatifs à l’organisation, à la performance, au financement. Les projets collaboratifs sont désormais vus de manière plusun laboratoire d’innovation territorial àciel ouvert visant à élaborer une offreagro-écologique connectée. Les exploitantsagricoles et autres acteurs auront vocationà mettre à profit les dernières avancéesscientifiques et technologiques permettantde gagner en performance et en qualité.L’institut national de recherche en scienceset technologies pour l’environnement etl’agriculture (irstea), l’institut national dela recherche agronomique (inra), le pôlede compétitivité Céréales Vallées et le groupe Limagrain sont les quatre porteurs de projet sur lesquels s’appuieront les acteurs de la filière.large, avec une approche beaucoup plus globale qu’il y a quelques années encore. Le caractère transversal de la filière numérique revêt ainsi une importance capitale. Elle trouve des applications et usages dans une multitude de domaines d’activité, au sein même d’autres projets innovants. « Nous avons mis sur pied dans notre département un projet intitulé Soflex qui a été développé dans cette optique. Il consiste en une gamme de services professionnels disponibles sous forme de logiciels Métiers permettant de travailler avec des donneurs d’ordre. Les PME de la filière mécanique peuvent s’abonner à tout moment à ces solutions pour un temps qu’elles estiment nécessaires à leurs travaux. Concrètement, au lieu de payer 10000 euros pour l’achat d’une licence professionnelle, la société cliente s’acquitte d’un abonnement mensuel de 400 ou 500 euros », illustre Serge Zarembowitch, directeur du développement économique et international du Conseil départemental de la Loire. une pratique d’achat d’usage au cours d’une période donnée qui s’inscrit« Dans tous les domaines d’avenir de la région, le rapprochement des organisations partageant des intérêts communs devient une constante. Même au sein de notre salon, les attentes des visiteurs et les approches évoluent, remarque Laurent Baccouche. Il y a dix ans, on se rendait sur le salon pour recueillir des informations pratiques relatives à l’organisation des projets, aux financements. Désormais, on cherche des informations beaucoup plus spécialisées, personnalisées. Le partage d’expériences avec d’autres entreprises ou organisations synonymes d’intérêt mutuel devient central. »pleinement dans les valeurs prônées par l’économie de la fonctionnalité.18Juin 2016]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[ConcoursCLe concours est ouvert à toutes et à tous:porteurs de projets, jeunes entrepreneurs ou entrepreneurs...notre territoire peut vous accueillir et vous aider dans le développement de votre projet !Infos, règlement et inscription surwww.ales-audace.frCandidaturesDu 15 juin au 15 octobre* Voir conditions et règlement sur www.ales-audace.frDotation exceptionnelle*130 000 €]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31PAnoRAMA Hexagone - Amortissement des infrastructures de l’EuroDans chaque numéro EcoRéseau Business revient sur une problématique très commentée de l'actualité française,PPPComment ça marcheFaute de moyens financiers et afin de ne pas recourir à l’emprunt bancaire, les collectivités confient à un partenaire privé le finance- ment des travaux ainsi que la gestion de l’enceinte, générale- ment pour 20, 25 ou 30 ans. En contrepartie, les collectivités ver- sent un loyer substantiel à ces partenaires privés, et en deviennent définitivement propriétaire à l’issue du contrat. Pour des coûts forcé- ment importants pour les finances publiques, lesquels sont pointés du doigts par les associations, les partis d’opposition des villes concernées et certaines cours ré- gionales des comptes.de se réinventer apparaît commeMatmut Atlantique – Bordeaux L’impact girondin Adieu Chaban-Delmas, bonjour le Matmut Atlantique ! Le club de foot-ball résident des Girondins de Bordeaux possède son nouvel écrin depuis un an tout juste. Les rugbymen de l’Union Bordeaux Bègles, en Top14, en profitent aussi.42000 places pour un projet conclu avec le consortium Vinci-Fayat pour 165M€ (dont 20 M€ de l’État, pour 75 M€ de financement public au total) qui tourne déjà entre incentives (jusqu’à la location des vestiaires, des initiations bord pelouse, la connexion forte avec le monde du vin...), concerts, sport donc, en s’appuyant sur les 9000m2 d’espaces de réception. Les Girondins versent une redevance estimée entre 3 et 4 M€ par an, et Matmut, via le naming, s’est engagé pour 3,9 M€ pendant dix ans. Un embryon d’équilibre.une nécessité.Stadium Municipal – Toulouse Petit Poucet Le plus petit stade à accueillir l’Euro 2016 – qui avait déjà accueilli la Coupe du Monde 1998 – avec ses 33000 places a été préféré à celui de La Mosson (Montpellier), de la Beaujoire (Nantes) et de Roazhon Park (Rennes). Le Stadium rénové, inauguré en jan-20Juin 2016vier dernier, s’est payé un lifting de 35 M€, essentiellement pour un meil- leur confort, une nouvelle pelouse, des équipements de sécurité et... des tribunes de presse agrandies (merci !)... qui ne seront pas conservées à l’is- sue de l’Euro (tant pis !). Toujours selon l’étude commandée par l’UEFA, l’impact des dépenses spectateurs devrait atteindre 52 M€. Un bon ratio in- vestissement/recettes donc en Haute-Garonne, pour ce qui reste l’équipe- ment le plus important de la 4e ville de France en terme de population après Paris, Marseille et Lyon.Enceintes, jusqu’à quel stade ?Tout beaux, tout neufs, mais la facture des stades de l’Euro 2016 de football est plutôt lourde,afin de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)alors même que le modèle d’exploitation reste à inventer.Par Olivier RemyStade Félix Bollaert-Delelis – Lens Historiquement Sang et Or En 1984, le stade nordiste avait accueilli deux rencontres de l’Euro... Rénové durant de longs mois, les supporters Sang et Or du RC Lens l’ont redécouvert en décembre dernier : 3000 places de moins – la jauge est à 35000, mais un stade complètement modernisé. En tout, 70 M€ investis dont une enveloppe de l’État de 8 M€ et un plan de développement classique pour ce bastion du Nord : historiquement rem- pli à chaque rencontre, les investissements mesurés pour la remise aux normes et l’amélioration desconditions d’accueil doivent être compensés essentiellement par la billetterie. Les retombées spectateurs de l’Euro, estimées à 50 M€ selon le CDES, sont attendues dès les prochaines semaines dans une région qui souffre écono- miquement.Parc des Princes – Paris PSG effect En signant un bail emphytéotique de 30 ans avec le PSG qatari, la Mairie de Paris a donné les clés du stade au club de la capitale dans tous les sens du terme. Porté à 45000 places (avec 75M€ de travaux de rénovationtout de même), le stade devrait surtout subir un nouveau très grand lifting et les investissements afférents après l’Euro. De quoi à nouveau énerver les rive- rains... mais pas forcément la ville qui attend 141 M€ de retombées et s’ap- prête à accueillir 2,5 millions de personnes.Stade de France – Paris-Saint-Denis Nécessité de se réinventer Le plus grand stade de l’Hexagone, inauguré en 1998 pour la Coupe du Monde de football, accueillera notamment la rencon- tre d’ouverture et la finale (pour sept matches au total). Pas de travaux d’envergure mais une manne estimée à 200 M€ pourles retombées spectateurs. Une bonne nouvelle pour un consortium à la bagarre avec certaines grandes fédérations dont il accueille les matches internationaux, dont le rugby qui projette un stade concurrent dans le Sud parisien. Tout juste à l’équilibre, le SDF voit monter la concurrence des autres grands stades de province. L’heure pour lui]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[n°31www.ecoreseau.frStade Pierre Mauroy – LillePlutôt bien ficeléAlors qu’il achève sa deuxième année d’exploitation, le remplaçant du Stadium Lille Métropole a déjà démontré sa capacité à organiser des événements très différents avec ses 50000 places et son toit rétractable. Un projet de plus de 300 M€ dont 10% directement financés par l’État qui, selon le CDES, devraitpermettre d’enregistrer 111 M€ de recettes lors de l’Euro, notamment grâce à des fan zones qui accueilleront près de 400000 personnes. La bagarre actuelle concerne la Métropole et le club résident du LOSC qui a demandé la renégociation du loyer annuel, estimant que le chan- gement d’écrin n’avait pas suffisamment augmenté sa billetterie. Pour l’heure, le club a reçu une fin de non-recevoir.3 questions à Olivier Monna, Directeur du département formation, responsable de la formation Stadium Manager au Centre de droit et d’économie du sport (CDES) de Limoges.« Il y aura explosion ou rapprochement »Le modèle économique de ces dix stades est-il suffisamment clair ?Il y a Lyon, propriétaire de son stade, et les au- tres, qui n’en sont que locataires, pour la plu- part uniquement pour les événements football qui les concernent. Le recours aux PPP fait se lever certaines oppositions au- jourd’hui et voit s’affirmer des préoccupations socialement légitimes des collectivités face aux concessionnaires que sont les Vinci, Eif- fage et autre Bouygues. Reste que, lorsque la construction et la rénovation des stades a été décidée en 2007-2008 dans la perspective de l’Euro 2016 et avec une nécessité de rénover des installations vétustes, les PPP étaient la seule réponse possible à des collectivités qui n’avaient pas les moyens de les financer. On peut le déplorer, mais il n’y avait alors pas d’autre solution. Aujourd’hui, les concession- naires cherchent évidemment à rentabiliser leur investissement, les collectivités voient les redevances qu’elles ont signées peser sur leur budget et les clubs sont un peu entre les deux.C’est le nœud du problème.Dès lors, quelles sont les clés pour amortir de tels lieux ?D’abord, il a fallu professionnaliser davantage l’exploitation, ce que nous avions d’ailleurs anticipé au CDES dès 2007 avec une forma- tion de Stadium Manager. Les nouveaux stades se sont aussi appuyés sur l’expérience de beaucoup d’anciens du Stade de France. Mais clairement, ce qui avait pu apparaître comme une poule aux œufs d’or ne l’est pas tant que ça. Le modèle est compliqué, le « gâ- teau » est partagé, tout le monde n’a pas les mêmes intérêts. Sans doute l’avenir amènera- t-il les différentes parties à moins de cloison- nement et à plus de rapprochements pour assurer le bon fonctionnement des stades. Il y aura explosion ou rapprochement... Pour l’heure, la situation est tendue et le prévision- nel d’exploitation est, un peu partout, encoreloin d’être atteint.Le naming est-il une ressource bien exploitée en France ?Le Mans avait très bien vendu son naming à MMA pour 13 M€. Mais la question reste compliquée pour les raisons que nous venons d’évoquer : qui vend, au bénéfice de qui ? Les intérêts des collectivités et des exploitants ne sont pas forcément convergents. Certains stades français, comme Le Vélodrome à Mar- seille veulent aussi conserver leur nom histo- rique... Tout cela rend l’équation compliquée sur ce plan aussi, comparé à l’Allemagne par exemple où les clubs sont propriétaires de leur stade et se servent du naming commed’un levier économique habituel.Juin 2016Stade Vélodrome – Marseille(Un) peuchère !Une grosse enveloppe de 267 M€,trois ans de travaux, 67000 places,dont un toit qui protège les tribunes...Le dossier, comme souvent à Marseille,n’a pas été un long fleuve tranquille.club et la mairie concernant le loyer réclamé par cette dernière a finalement débouché sur un accord de 7,5 M€ annuels. Un enjeu pour la municipalité dont le PPP passé avec Bouygues l’engage à verser quelque 12 M€ par an pendant 30 ans à Arema, l’une de ses filiales. Un dossier loin d’être clos, où l’Olympique de Marseille a bien su protéger ses intérêts. Charge à la ville de multiplier les initiatives autour du rugby ou des concerts pour combler le manque à gagner.Stade Geoffroy-Guichard - Saint- EtienneRéalisme et socios du Forez Rénové en profondeur, le chaudron stéphanois a augmenté sa capacité de 8000 sièges pour atteindre les 42000places. 75M€ d’euros de travaux dont 8M€ investis par l’État, et, clairement, la Métropole en maître d’ou- vrage. Pas de projet grandiose pour l’antre des Verts inaugurée à l’automne 2015 après des travaux de ré- novation échelonnés sur quatre ans, mais la volonté de donner au club du Forez un outil à la dimension de la ferveur de son public. Près de 30000 spectateurs s’y pressent à chaque match de championnat, ce qui pousse la direction de l’ASSE – qui compte aussi faire fructifier les 37 loges et les 3300 m2 de salons – à miser notamment sur le développement d’une écono- mie de fans à l’image du portefeuille des socios des clubs espagnols.Stade des Lumières – Lyon100% privéSeul club professionnel propriétaire de son stade avec l’AJ Auxerre et l’AC Ajaccio, l’Olym- pique Lyonnais a décidé de son projet de grand stade il y a dix ans. Sur fond de procédures ju-diciaires qui l’ont largement retardé, la ligne de conduite de Jean- Michel Aulas, président du club et de Cegid (éditeur de progiciels) a été clairement annoncée : objectif 200 M€ de CA annuel pour un stade qui aura coûté 405 M€. Le partenariat avec Vinci, le construc- teur du stade, et la souscription à une émission d’obligations de la Caisse des dépôts et consignations, les revenus d’exploitation ga- rantis par OL Groupe à hauteur de 13,5 M€, en plus d’un emprunt bancaire de 136 M€ ont permis au stade de sortir de terre. En at- tendant un naming qui pourrait rapporter entre 8 et 10 M€ an- nuels à l’enceinte, qui prévoit 30 événements par an entre sport et spectacle.Allianz Riviera NiceNaming, club résident, coûts miro- bolantsPeut-être le plus flamboyant de tous, l’un des plus onéreux en tout cas et c’est clai- rement là où le bât blesse. 35000 placesseulement, mais un budget de 243 M€ dont 69 de subventions publiques dans le cadre d’un partenariat public-privé signé avec Vinci pour le nouvel écrin de la Côte d’Azur. Un stade 2.0, adossé au centre commercial Nice One, qui a signé un contrat de 16 M€ répartis sur neuf ans avec l’assureur Allianz pour son naming. De quoi alléger un peu la charge de rembourse- ment ? Même avec un club résident, l’OGC Nice – qui lui assure un loyer de 3 à 4 M€ annuels et qui pourra compter sur la bil- letterie d’une qualification européenne la saison prochaine –, quelques matchs de gala du RC Toulon, la chaleur d’un concert de Rihanna en juillet prochain, la facture semble a priori salée pour un site qui n’accueillera que trois matches de poule et un huitième de finale. Un PPP lourd pour les finances publiques, dans lequel la municipalité prend tous les risques, y compris sportifs, si le club venait à être rétrogradé.Un bras de fer entre leHexagone - Amortissement des infrastructures de l’Euro PAnoRAMA21]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31PAnoRAMA International - Puissances diplomatiques du sportAnalyse d'une problématique transversale qui concerne plusieurs pays et interpelle la rédaction,Sport d’influencee 11 septembre Killy – trois représen- aussi lobbying – un mot Cola, Procter & Gamble, 2017, à l’issue tants français, soit autant qui ne veut souvent pas Mc Donalds ou encore d’un vote orga- que la Chine, l’Espagne, dire son nom chez les Visa (qui interdit parchoisi en toute subjectivitéLLes Jo à Paris en 2024... La France, qui accueille en juin l’Euro de foot, a-t-elle les arguments pour convaincre ? nombre d’entreprises hexagonales retiennent leur souffle...nisé à Lima, Paris saura l’Italie, la Russie et les villes candidates – seront exemple la possibilité desi elle accueillera, enfin, en 2024, les Jeux olym- piques d’été. Si c’est le cas, c’est qu’elle aura su convaincre la centaine de membres du Cio qui glisseront leur bulletin dans l’urne ce jour-là. Presque une gageure après les échecs de 1992 (Albertville était alors aussi candidate pour les Jo d’hiver), 2008 (Mé- daille de bronze derrière Toronto et Pékin) et sur- tout 2012 (défaite face à Londres de quatre petites voix). Si elle remporte le match face à Los An- geles, l’autre favori, ce sera sans doute la trace d’une nouvelle approche, comme l’appelle de ses vœux Jean-Philippe Ga- tien, directeur des sports du comité de candidature Paris 2024.USA, un de plus que l’Al- lemagne, mais un de moins que la Suisse et la Grande-Bretagne qui en comptent quatre, le Japon seulement un, lui qui a décroché les JO 2020. S’il y a une diffé- rence avec les cam- pagnes précédentes, c’est sans doute que nous avons la chance que cettenécessaires, avec une ex- pertise particulière dans ce domaine. Paris 2024 s’appuie par ailleurs sur l’agence Vero, celle-là même qui a fait gagner Londres contre Paris, et a aussi fait triompher Rio pour 2016 et le Qatar pour la Coupe du Monde 2022. 28 ans pourtant que les états-unis, pre-retirer de l’argent avec votre Mastercard dans l’ensemble du village olympique !), perçoit à lui seul 12,5% de l’en- semble des droits TV et 20% des revenus de sponsoring. Même l’Es- pagne, héritière de Juan Antonio Samaranch, om- nipotent président du Cio de 1980 à 2001, aLobbying, un mot qui ne veut souvent pas dire son nom chez les villes candidates.MATURITÉ NOUVELLESelon lui, « la France a renforcé sa position au sein du CIO avec la pré- sence de Tony Estanguet depuis 2013, au côté de Guy Drut et Jean-Claudemière puissance mon- diale qui ont accueilli trois fois les Jeux d’été (et quatre fois ceux d’hi- ver), n’auront accueilli ni Jo d’été ni Jo d’hiver, alors même que la chaîne américaine Discovery a déboursé 1,3 Md€ pour les droits TV des Jeux de 2022 et de... 2024. De quoi peser un peu, alors même que le comité olympique américain, du fait des partenaires his- toriques que sont Coca-perdu son lustre d’antan. Les racines catalanes du personnage ne servant peut-être pas toujours les intérêts de Madrid, can- didate malheureuse pour 2012, 2016, 2020... et encore candidate pour 2024, Séville étant aussi candidate en 2004 et 2008. Les Jo sont l’évé- nement planétaire par ex- cellence, devant la Coupe du Monde de football et la Champions League... En attendant d’ailleurs«Elleestàmoi!– Non,àmoi!– Non, à moi !... »candidature soit portée par le mouvement sportif, avec un rôle des poli- tiques différent, moins omniprésent, plus au ser- vice du projet, et des ac- teurs économiques qui raisonnent international, mais qui ont aussi com- pris le levier que seraient les JO en France pour installer le sport au sein de la société, faire bou- ger les lignes. » Créati- vité, cohérence du projet, maîtrise des coûts maisEt pourtant...22Juin 2016]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[n°31www.ecoreseau.frInternational - Puissances diplomatiques du sport PAnoRAMAd’apporter son expé- sents dans près de 150 constituent notre fil l’analyse Benoît Tri- rience dans le catering : pays, expliquait alors rouge et expliquent notre vulce, directeur de Bu- « C’est une première Jean-Marc Scherrer, son leadership. » Dans siness France Brésil : pour le groupe Elior, P-DG. Les JO 2012 ont quelques semaines à Rio, « Au Brésil, il y a encoreLa France a renforcé sa position au CIO avec Tony Estanguet, Guy Drut, Jean-Claude Killy – trois représentants comme lala démonstration de la puissance américaine dans un avenir proche pour une Coupe du Monde de « soccer » sur le sol uS.leur ajoutée. » Si les so- ciétés restent discrètes sur le montant des contrats décrochés, c’ests grands groupesUN SAVOIR-FAIRE QUI S’EXPORTE Mais alors, les Jo en France ? un projet à 12Chine ou les USApour le.comme pour les PME une vitrine unique pour exposer leur savoir-faire et développer leur ré- seau. Si l’avenir sportif vient à rimer avec Paris, il pourrait aussi bien « matcher » avec éco- nomie.mais pas pour Philippe Salle, qui soutenait déjà la candidature de Paris pour les Jeux de 2012, et que j’accompagnais aussi à l’époque, ex- plique Frédéric Fougerat, directeur de la commu- nication du groupe. Nous apportons notre motiva- tion et notre détermina- tion à gagner les Jeux, mais aussi notre expé- rience auprès d’une ville candidate. » Pour ces grandes entreprises, le billet d’entrée pour sou- tenir la candidature a été fixé à 2M€. Mais faire entendre sa voix et ses compétences lors de cet événement phare du sport mondial peut aussi passer par la reconnais- sance de certains savoir- faire. Pour Londres 2012, une quinzaine d’entreprises françaises avaient remporté des marchés. Ainsi, derrière les poids lourds Véolia, EDF, GDF Suez, Keolis ou Atos, le nordiste Doublet avait été retenu pour les 12000 drapeaux, l’entreprise auvergnate Compte R avait fourni une chaudière à bois de 3000 kWh pour chauffer le village olympique, la SAS Serge Ferrari, située en Rhône Alpes, avait pour sa part été choisie pour le textile du toit du stade olympique, alors que normalu Barrisol s’était occupé de 600 m2 de plafond tendu pour le centre aquatique. Pour la PME alsacienne basée près de Mulhouse, qui fêtera ses 60 ans l’année prochaine (20M€ de CA), l’expérience s’ins- crivait dans un dévelop- pement international déjà largement engagé : « Confrontés à une concurrence venue du monde entier avec plu- sieurs centaines d’ac- teurs, nous sommes pré-donné un bel éclairage à notre savoir-faire, mais c’est surtout notre stra- tégie tous azimuts à l’ex- port et un désir perma- nent d’innovation quid’autres, qui ont pour certaines participé à la Coupe du Monde de football 2014, feront re- tentir silencieusement une Marseillaise, commeénormément de choses qui n’existent pas. Les entreprises françaises qui viennent avec leurs technologies sont chères, mais avec une vraie va-Olivier Remy© Ververidis Vasilis / Shutterstock.comMds€ à Rio, qui s’envo- lerait à 14 Mds€ pour Tokyo en 2020, estimé pour l’heure à 6 Mds€ pour Paris. Début mai, dix partenaires avaient officiellement rejoint Pa- ris 2024 ville candidate, dont BnP Paribas, la FDJ, Elior, la Maif, orange, la RATP, JC De- caux, Vivendi... Chez Elior, n°1 français de la restauration sous contrat, entre les lignes d’un message sur l’engage- ment collectif et l’esprit sportif appuyé de son P- DG Philippe Salle, il faut lire l’ambition légitimeJuin 201623]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[n°31www.ecoreseau.frLes petits matins des dirigeantsBaromètre & Tendances CLuB EnTREPREnDRE+ 15 et 16 juin 2016 : Salon des Entrepreneurs Lyon Auvergne Rhône-Alpes (Centre de Congrès – Lyon 50, Quai Charles de Gaulle, Lyon)L’événement numéro un des créateurs, start-up, dirigeants de TPE/PME, jeunes entrepreneurs, repreneurs, franchisés... Le salon des entrepreneurs Lyon est un des plus grands rassemblements d’entrepreneurs en Auvergne Rhône-Alpes. Un rendez-vous unique pour faire décoller des projets et bénéficier durant ces deux jours de : 100 conférences et ateliers en accès libre, de conseils de la part de plus de 850experts mobilisés, d'échanges « networking », de « témoignages » de grands entrepreneurs et de leurs clés de réussite. Captez les nouvelles tendances, trouvez des financements, boostez votre business grâce au numérique et développez votre réseau ! Les temps forts de cette année sont les conférences : « Créer sa boîte : les tendances gagnantes pour 2016 ! » ; « Ces entrepreneurs qui changent la vie de leurs clients ! » et « Accélérez votre business grâce au numérique ! ». L'inscription est ouverte sur le site http://inscription.salondesentrepreneurs.com/lyon/+ 4 juillet 2016, de 9H30 à 21H : Premières Assises Nationales des Think Tanks (Palais du Luxembourg, Paris)Pour fêter ses 10 ans d'existence, l'Observatoire des Think Tanks, en association avec Public Sénat et EcoRéseau Business, donne rendez-vous pour les premières Assises Nationales des Think Tanks. Au programme, des débats au format inédit car les think tanks seront confrontés à des parlementaires, des ministres, des institutionnels et des personnalités du monde économique français et européen durant quatre tables rondes thématiques : "Ecologie et affaires internationales", "Eco- nomie et réforme de l'État", "Europe et éducation", "Santé et numérique". La journée sera clôturée par la cérémonie de remise du label "Gouvernance et Transparence des Think Tanks". Ce label, décerné par l’Observatoire, atteste des facteurs indispensables qui font la légitimité d'un think tank : la régularité de sa production, sa bonne gouvernance et sa transpa- rence financière. Pour cette première promotion de labellisés, plus d'une centaine d’organisations françaises revendiquant le titre de think tank, ont été évaluées selon une méthodologie développée par les équipes de l'Observatoire.Pour plus d'information rendez-vous sur www.thinktanks.euuMarchés publics : du nouveau pour les PMEpar exemple) est aussi favorisée par la réforme. Cette der- nière incite aussi les acheteurs publics à ne plus systéma- tiquement choisir le moins-disant en termes de prix, mais plutôt « l’offre économiquement la plus avantageuse » pour privilégier la qualité du service après-vente par exemple, ou le cycle de vie du produit, plutôt que le seul coût im- médiat. Le droit de la commande publique sera rassemblé en un seul code et deviendra ainsi plus lisible. Dans le cadre de cette démarche, 40% des règles qui s’appliquent à la commande publique seront réduites. La codification permettra aussi de sécuriser les relations contractuelles entre acheteurs publics et entreprises. Des partenariats pu- blic-privé (PPP) seront mieux encadrés. un « open data » pour la commande publique sera librement accessible sur internet, pour permettre notamment d’avoir une cartogra- phie précise des achats publics.livraison express tels que FedEx, DHL, uPS et Chrono- post... Chaque professionnel (soit 80% des clients d’upela) dispose d’un compte Pro upela qui lui permet d’obtenir des remises supplémentaires allant jusqu’à moins 70% et des outils uniques de gestion spécifique tels que le paiement différé ou le carnet d’adresses intégré. Désor- mais, upela lance un nouveau module dédié au dévelop- pement des e-commerçants : le connecteur e-commerce. L’APi (interface de programmation) relie un site e-com- merce ou une marketplace avec son compte upela. L’outil retrouve automatiquement toutes les commandes reçues en temps réel et les génère en un seul et même espace. Cette innovation permet donc aux professionnels de gagner du temps, d’être plus compétitifs et productifs, et d’accéder à des prix attractifs des offres des cinq leaders du transport express. « Contrairement aux autres comparateurs, nos normes sont différentes. Nous sommes intermédiaires entre l’utilisateur et les leaders de la livraison, nous pouvons donc négocier les tarifs en simplifiant la tâche aux entre- preneurs et en leur offrant de la qualité et de la fiabilité », explique Philippe Boulay, fondateur d’upela. L’enseigne accompagne aussi les start-up dans leur développement à l’international en proposant des envois, vers et depuis, plus de 220 pays en express. Le service de douane est intégré dans le tarif. Pour finir, upela conseille les jeunes entre- preneurs français sur l’importation et l’exportation afin que leurs projets soient rentables.Le ministre de l’économie a présenté sa réforme des mar- chés publics. Désormais, le droit de la commande publique sera plus lisible et plus accessible aux PME. Ainsi, le gou- vernement souhaite augmenter le pourcentage des contrats publics en valeur alloués à des PME jusqu’à 50% d’ici à deux ou trois ans. L’ensemble des mesures est applicable depuis le 1er avril. Elles seront ratifiées par le Parlement dans le cadre de la loi Sapin 2. Voici les principales : l’al- lotissement (le découpage des marchés publics en lots ac- cessibles aux PME) devient la règle pour tous les acheteurs. Ce qui représente 1,5 milliard d’euros de mar- chés nouvellement ouverts aux PME. Pour alléger les dé- marches des entreprises candidates, un marché public pourra être négocié sans publicité ni mise en concurrence préalable si son montant est en dessous de 25000 euros. Pour ce faire, le document unique de marché européen – DuME – a été mis en place. Afin d’éviter que les PME soient éliminées au stade de l’analyse des candidatures, l’exigence de chiffre d’affaires ne peut plus dépasser deux fois la valeur estimée du marché. La pratique du « sour- çage » (réaliser des études de marché ou des consultations,l’action de Bpifranceu Les start-up aimentSelon la deuxième édition du baromètre Financement des PME, les start-up et les PME sont satisfaites des actions gouvernementales. En 2014, 59% jugeaient que les intérêtsuUpela : le leader français de la livraison expressdes PME n’étaient pas assez défendus ; cette année, ils ne sont que 40% à le penser. une amélioration que l’on retrouve notamment chez les start-up enga- gées dans la French Tech. Les PME et start- up du numérique sont aussi contentes du vo-Depuis 2013, upela, un comparateur de transport express, permet aux entreprises et aux particuliers d’envoyer des colis en France et à l’international. Avec ses 20000 clients professionnels (600 nouveaux clients par mois), ce site analyse partout dans le monde les offres des leaders de laMercedes Erralontarisme gouvernemental en matière de simplification. La création de Bpifrance reste ainsi le plus bel accomplis- sement. La Banque Publique s’est également très bien ins- tallée dans l’écosystème start-up. Cependant, les entrepreneurs pensent qu’il est possible de faire encore mieux.parIsaLouPrésidente de la première agence de publicité française BETC Euro RSCG,BeaudetImage du Matin :classée 2e agence la plus créative au monde !RegenLe « taf » et le petit déjeuner !pouvoir aller faire des choses ! J’ai toujours plein de choses à faire : répondre aux mails, réfléchir, lire, écrire... et je cours ! Je cours pas mal le matin ! Je mets la table même en sprintant et je commence à prendre le petit déjeuner seule avant que les autres arrivent. Le petit déj’ c’est un moment très important, j’adore manger ! Je trouve qu’on est soumis à un rythme qui n’est pas normal, il faut répondre tout le temps à des gens, et comme je déteste faire les mails au fur et à mesure de la journée, je le fais le matin au petit déjeuner ! Quand je travaille le matin je considère que c’est un moment pour moi. Je suis très rapide et j’ai l’impression de dominer ce qui va m’arriver ! L’activité m’a toujours fait du bien ! Avoir des idées et lire sont très importants pour mon organisation et mon travail ! Je ne sais pas combien d’heures je travaille en tout, ce n’est pas une question ! Parfois même je me demande si je travaille !Fondatrice de Kama Conseil & AssociésJe me lève entre 5h et 6h30. Quand j’ai commencé à travailler au bureau, j’étais du soir, et avec les cinq enfants (deux jumeaux) je suis devenue du matin, ça fait 25 ans maintenant ! J’adore le matin ! Je me réveille avant le réveil, comme je vois défiler pas mal de choses dans ma tête, et comme ce n’est pas trop mon truc, j’interromps ce défilé et je me lève d’un coup, c’est plus efficace ! Je dors cinq heures, et le reste du temps, je suis active !Selon l’adage,« le monde sourit à ceux qui se lèvent tôt », rencontres matinales avec nos dirigeants.Routines :Pour #SeLeverDeBonheur, vous pouvez me suivre régulièrement sur la page Facebook "La Magie du Matin", Editions Leduc Chaine Youtube : http://bit.ly/1TQAnwKJe me dépêche pour aller prendre mon petit déjeuner ! Dès que j’ai pris ma douche je cours pour me débarrasser d’être prête, et deJe ne suis pas une fille de loisir !Réveil :Juin 2016 25]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31CLuB EnTREPREnDRE A la Une - Les start-up dans le football, des niches à occuperL'occasion pour EcoRéseau Business d'enquêter sur le sujet principal du Club Entreprendre,Gazon et jeunes poussesiAlors que la France accueille l'Euro 2016, des start-up tentent de répondre aux besoins de la nouvelle planète football...en rapport avec l'innovation et l'entrepreneuriatlyaunan,l'uniondes effectuée soit via une ap- clubs professionnels de plication (web ou mobile) football (uCPF0) et le représentant le pitch virtuelcabinet EY rendaient un en 3D, soit directement surrapport contrasté sur l'éco- nomie de la discipline en France. Selon leur "Baro- mètre des impacts écono- miques et sociaux du foot pro", les clubs profession- nels ont certes enregistré un chiffre d'affaires de 1,5 milliard d'euros en 2013, en hausse de 20,8 % par rapport à 2011. Mais à y regarder de plus près, le ga- zon n'est pas si vert sur la planète foot : cette crois- sance est entièrement portée par l'essor du Paris Saint- Germain, racheté en 2011 par le fonds d'investissement QSi (Qatar Sports invest- ments). A tel point que le PSG concentre à lui seul 27 % du CA direct et indi- rect de la filière ! Sans lui, les clubs de Ligue 1 et Ligue 2 auraient vu leur chiffre d'affaires baisser de 3,7 %. Le constat du cabinet EY est préoccupant : « Le foot- ball professionnel français subit une forme de "dé- compétitivité structurelle", avant tout provoquée par un niveau de charges lar- gement supérieur à ses concurrents européens. En conséquence, les clubs fran- çais ne parviennent pas à recruter les meilleurs talents, ce qui a pour effet de briderla vidéo originelle (réalité augmentée). »outre les clubs, FootoVision travaille aussi pour des agents de joueurs, des so- ciétés de paris sportifs et des chaînes de télévision, qui y voient un moyen d’en- richir la qualité de leurs commentaires. La jeune pousse est accompagnée par Le Tremplin, l’incubateur de la ville de Paris dédié au sport, et par Amaury Lab, l’incubateur du groupe Amaury (L’Equipe, ASo).« Je suis ému, mon hologramme est champion du monde... »niques (coaches, recru- teurs...) à identifier les forces et les faiblesses de leurs joueurs (à raison de 80 indicateurs chacun) et de leurs adversaires, en ré- duisant considérablement le temps de visionnage des matchs. « Pour chaque joueur, nous pouvons passer en revue ce qu’il a réussi ou raté. De même, nous« calcule toutes les données de position des joueurs, du ballon et les évènements de jeu (passes tirs, etc.) et les sauvegarde en base de don-nées ; et un outil d’analyse, baptisé FootoAnalysis, qui permet d’étudier la perfor- mance d’une équipe et des joueurs. L’analyse peut êtreFoot à cinqNATURAL GRASS A LES DEUX PIEDS DANS LES STADES Plusieurs clubs profession- nels de Ligue 1 et Ligue 2 ont aussi fait appel aux ser- vices de natural Grass, créée en 2009. « L’idée est venue d’une discussion avec mon père, ingénieur et bo- taniste, alors que je tra- vaillais dans la finance à Londres. J’ai tout plaqué pour revenir en France et développer ce concept dansexemple l'entretien de leurs pelouses.FOOTOVISION ANALYSE LES MATCHSCes entreprises sont à l’affût des innovations, notamment pour suivre les données phy- siques et physiologiques de leurs joueurs, en direct et en continu. Cet intérêt pro-Un match dans les matchsLa passion des Français pour le foot a donné naissance il y a quelques années à un nouveau type d’acteurs : les centres de foot à cinq, qui hébergent plusieurs terrains où les équipes s’affrontent... à cinq contre cinq. Ils se sont rapidement multipliés dans l’Hexagone, au point que le marché était estimé à 50 millions d’euros en 2014, pour deux millions de pratiquants. Outre une cinquantaine de centres indépendants, quelques grands réseaux se taillent la part du lion, et un important mouvement de concentration est à l’œuvre. C’est notamment le cas d’Urban Soccer, fruit de la fusion en 2014 entre Urban Football – qui avait été créé en 2005 par des diplômés d’HEC, Nicolas Warter, Victor Augais et Aymeric de Tilly – et Soccer5. Il gère une trentaine de centres en France et revendique 800000 participants uniques par an, pour 30 millions d’euros de chiffre d’affaires. Le Five FC, de son côté, créé en 2008, a absorbé en 2012 Le Temple du Foot pour atteindre 16 centres. Il est passé de 850000 euros de chiffre d’affaires en 2009 à 13 millions en 2013. Et en mai, ce sont Soccer Park et Le Five qui ont fusionné pour devenir le premier du secteur par le nombre de centres : 39. Mais il n’a encore que 170 terrains, contre 350 pour Urban Soccer. Baptisé Soccer Park Le Five (SPLF), le nouvel ensemble atteint 21 millions d’euros de chiffre d’affaires. Plusieurs footballeurs professionnels, actuels ou retraités, gèrent un ou plusieurs centres. C’est par exemple le cas de Kevin Gameiro, à Strasbourg, de Joël Cantona, à Nantes, de Grégory Wimbée et Franck Béria à Lille, ou encore de la famille Zidane avec les centres Z5 installés à Aix-en-Provence, Bois-Sénart et Meaux.Des services en ligne qui facilitent la constitution d'équipes, l'organisation de matchs et la création de communautésles résultats sportifs, limiter les recettes, favoriser les déficits et restreindre la ca- pacité d’investissement des clubs ». Pour compenser ces difficultés, ils font appel à des start-up qui leur pro- posent des solutions pour mieux valoriser leurs joueurs, grâce aux statis- tiques, ou réduire leurs frais de fonctionnement, par26 Juin 2016fite à certaines start-up. Comme FootoVision, une société créée à Paris en juil- let 2015 par trois polytech- niciens, Pierre Miralles, Mehdi Ennaciri et Erwan Cursien. Après deux ans de R&D, ils ont mis au point un algorithme de reconnais- sance de formes, de détou- rage et de vision artificielle pour aider les staff tech-sommes en mesure de dé- cortiquer les interventions défensives ratées et les mo- ments où l’équipe était en difficulté », expliquait Pierre Miralles aux Echos en no- vembre dernier.En pratique, FootoVision propose deux outils, pré- sentés sur son site internet : un logiciel de tracking, baptisé FootoTrack, quiŒ]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31CLuB EnTREPREnDRE A la Une - Les start-up dans le football, des niches à occuperIncubateurLeTremplin,templedesstart-upsportivesLe Tremplin, incubateur de la ville de Paris dédié ausport, ouvrira ses portes cet été. Il sera logé au cœur du2stade Jean Bouin, sur plus de 2000 m , et abritera 17start-up déjà sélectionnées, dont Connected Cycle (géo- localisation et suivi d’activité dans le cyclisme), E-Cotiz (gestion de cotisations en ligne pour les associations sportives), eGull (application de score de golf pour montre connectée), FootoVision (analyse, représentation visuelle et modélisation du football), Fosburit (plateforme de fi- nancement participatif dédié au sport), Goaléo (réseau social du sport), Mac-Looyd sport (Big Data), Isee (nutrition personnalisée), Seaters (optimisation du taux d’occupation pour les organisateurs d’événements), Tech’4’Team (yield management pour les billetteries), Yofitness (programme fitness personnalisé), etc.le lequel je croyais totale- ment », expliquait en mai dernier à EcoRéseau Busi- ness Bertrand Picard, le co- fondateur avec Edmond- Pierre Picard. Après quatre ans d’une R&D qui lui aura coûté cinq millions d’euros, avec le laboratoire de bio- mécanique de l’EnSAM, natural Grass a breveté en 2013 AirFibr, une pelouse hybride, naturelle mais en- racinée dans un substrat ar- tificiel composé de granules de liège naturel imputres- cible, de microfibres syn- thétiques et de sable fin ex- tra siliceux. natural Grass indique qu’elle offre le confort de jeu du gazon na- turel, mais avec une plus grande résistance à l’arra- chement, une réduction des risques de blessure, et une meilleure isolation ther- mique, notamment. natural Grass a rejoint en juin 2014 l’incubateur «Respirer dans la ville» créé par Paris Ré- gion Lab et le i-Lab d’Air Liquide. Elle a aussi accu- mulé les prix scientifiques (Concours national du mi-d’une plateforme pour fa- ciliter tout cela », explique Romain Bouvier. L’organi- sateurd’unmatchpeutainsi le programmer, avec la date et le lieu, envoyer les invi- tations, et voir qui y a ré- pondu. Quelques heures avant le match, s’il manque des joueurs, la partie passe d’un mode privé à public, et les joueurs qui cherchent une partie peuvent s’y join- dre. « Cela évite d’annuler un match en cas de désis- tement de dernière minute, et permet à des gens isoléspose sur trois piliers. Pre- mièrement, des partenariats avec des centres de foot à cinq, dont Soccer Park, et une cinquantaine de centres indépendants. « De cette façon, ils peuvent mettre en avant leur centre sur le site, gérer leur communication avec leurs prospects et clients », explique Romain Bouvier. Deuxièmement, la publicité vendue à des marques pour sponsoriser la plateforme, comme os- caro récemment. Troisiè- mement, l’organisationgérer leurs équipes de foot- ball : effectifs, données per- sonnelles et médicales, sta- tistiques individuelles et collectives, calendrier de la saison, préparation des en- traînements, convocations aux matchs et aux entraî- nements... C’est par exem- ple le cas de My Coach Football, qui a levé début mai 2,6 millions d’euros auprès d’ACG Management – qui avait déjà investi 600000 euros début 2014 – et de Bpifrance. Avec cette somme, la start-up niçoisede la Fédération française de football. L’entreprise de 12 salariés, qui a réalisé 500000 euros de chiffre d’affaires en 2015, a même séduit quelques clubs pros, comme l’oGC nice, l’AS Monaco, le Sporting Club de Bastia et Evian Thonon- Gaillard. En avril, My Coach Football a intégré l’accélérateur de l’assureur Allianz justement hébergé dans l’enceinte de l’Allianz Rivera, le stade de l’oGC nice. Mais la jeune pousse doit slalomer entre plusieursceintes françaises, dont le Stade Vélodrome à Mar- seille, le nouveau stade de l’olympique Lyonnais, le Matmut Atlantique de Bor- deaux, le Stade de la Mos- son, à Montpellier, le Sta- dium de Toulouse, ou encore Geoffroy Guichard, à Saint- Etienne. Les clubs de Lo- rient et nancy s’apprêtent à les imiter.FOOTINHO,UNE PLATEFORME POUR FACILITER L’ORGANISATIONDE MATCHSMais le foot en France, ce sont aussi les deux millions de licenciés de la Fédération française de football, et les millions de joueurs amateurs qui le pratiquent en loisir. Ce foot amateur a aussi son économie et ses start-up. Comme Footinho, un ser- vice en ligne qui facilite la constitution d’une équipe et l’organisation de matchs, et compte 10000 utilisateurs actifs. Elle a été créée fin 2013 par Romain Bouvier et Fabrice Valtancoli. « Nous« Selon mon app’ reliée à des capteurs, le 10 rouge va se blesser dans trois minutes... »Des plateformes pour aider les entraîneurs amateurs à gérer leurs équipes : effectifs, données médicales, statistiques, préparation des entraînements...Aymeric MarolleauElaboration d’une filière sport pourchasser en meuteEn avril, le gouvernement a signé un contrat avec la filière sport, qui regroupe les entreprises du secteur, les fédérations et les opérateurs publics. Objectif : coordonner les acteurs du milieu et conquérir des marchés à l'export pour gagner quelques points de croissance dans un marché sous-exploité. Car le marché du sport en France est estimé à 37 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit 1,8 % du PIB, pour 475000 emplois directs et indirects (enseignement, encadrement, construction, entretien desinfrastructures, évènements...).de jouer au foot. Beaucoup de nos inscrits ont entre 35 et 45 ans, travaillent, ont une famille, ont perdu leur réseau de foot, mais sont intéressés pour jouer un match de temps en temps », précise Romain Bouvier. A son site internet, l’entreprise de quatre personnes (les deux fondateurs et deux dé-fondée en 2011 par Cédric Messina veut étendre sa pla- teforme à d’autres sports et jouer à l’international. Ses tarifs vont de 7,9 euros par mois pour coacher une équipe à 99 euros par mois pour un club de foot qui gère plus de quinze équipes. Elle revendique 9000 en- traîneurs inscrits et des ac- cords avec tous les districtsconcurrents. Comme S. Easy, créée en décembre 2011 par Albin Egasse, nizar Melki et Charles Vallantin Dulac, qui a effectué sa pre- mière levée de fonds en avril 2011, et revendiquait en 2014 1200 équipes inscrites, 300000 utilisateurs et 400000 événements organisés.d’événements, c’est-à-dire des tournois payants qui réunissent 150 à 200 joueurs dans les centres partenaires. Footinho a plusieurs concur- rents, comme Yafoot, qui s’est lancée au début de l’année 2014, et Jogabo, une start-up française créée aux Etats-unis par Jeremy Melul, Mehdi Djarbi et Guillaume Herveou, qui es- saient de convaincre les 24 millions de joueurs de soc- cer. outre l’organisation des matchs, elle met l’accent sur les statistiques indivi- duelles et la «gamification», afin que les joueurs se com- parent entre eux. Fin 2013, Jogabo avait levé 33500 dollars sur la plateforme de financement participatif in- dieGogo.portExportnistère de la Recherche 2008, concours Equidéfi 2010 de la filière équine française, concours de l’in- novation routière du Sétra 2011...) et d’entrepreneuriat (Réseau Entreprendre 2010, Scientipole initiative 2012). Sa technologie a déjà pris racine dans plusieurs en-28 Juin 2016jouons au foot depuis long- temps, nous avons organisé beaucoup de matchs, mais c’est souvent très compliqué : il faut envoyer des mails, créer des Doodles, mais il y a toujours des désiste- ments de dernière minute. Personne n’aime organiser. Nous avons donc eu l’idéeveloppeurs) a ajouté une application pour ioS et An- droid à la rentrée 2015, et essaie de fédérer des com- munautés par villes ; les utilisateurs peuvent par exemple voter pour l’homme du match et com- menter leurs prestations. Son modèle économique re-NUMÉRISER LE TRAVAIL DU COACH D’autres start-up proposent des plateformes pour aider les entraîneurs amateurs à]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31CLuB EnTREPREnDRE Interview croisée - Comment revisiter le e-commerceHors piste digitalDans chaque numéro, EcoRéseau Business s'intéresse à deux dirigeants/entrepreneurs qui ont un point commun ou une différence fondamentale, afin de connaître leur opinion sur la stratégie, l'innovation, la communication et de montrerqu'il existe plusieurs manières de managerA notre gauche, un maître Jedi du marketing digital qui n'a que faire des codes en vigueur et réinvente le monde de l'événe- mentiel et des décideurs du e-commerce. A notre droite, un jeune Jedi-entrepreneur qui investit un secteur de niche, la vente de médicaments en ligne. Deux trajectoires, un succès, mais surtout une façon de revisiter le commerce dématérialisé.Comment vous est venue l’idée d’entreprendre ? Hervé Bloch : J’ai décou- vert l’internet en 1999. A l’époque, je travaillais chez iBM en tant que sales ma- nager. un métier où je cô- toyais de près de nom- breuses start-up, comme Allociné, Aquarelle, Au- cland, eBazar... et les grands noms du numérique. Je pouvais donc les obser-réalisent la plupart des start-up, j’ai accumulé les activités. Des interviews pour le second livre est née l’envie de créer un mé- dia vidéo online «DGTV»,etdes400in- terviews de grands diri- geants, de créer un format événementiel à la demande des grands acteurs du e- commerce qui a accouché du concept des « Big- Boss », il y a trois ans.créer un business à la croi- sée de mes études et de mes appétences. J’ai tra- vaillé six mois en Califor- nie dans un labo de bio- technologies. Ce fut une expérience négative mais également le moyen de réa- liser que je ne voulais pas passer ma vie face à une paillasse à expérimenter de nouveaux protocoles sur des souris. une directive européenne de 2011 quiaussi celui de dégager une bonne partie de mon CA pour basculer vers un autre modèle d’affaires qui en- gendrait beaucoup plus de coûts d’exploitation. Je suisBigBoss n’a pas été une sinécure. Beaucoup me voyaient juste faire un « one shot ». Beaucoup me disaient que ne je pou- vais m’improviser profes-des entreprises telles que Ôvoyages et Travelski ont su m’apporter tout leur sa- voir- faire en matière d’événementiel.C.O. : Les risques sontLe premier événement des BigBoss n'a pas été une sinécure. Beaucoup me voyaient juste faire un « one shot ». Beaucoup me disaient que ne je pouvais m'improviser professionnel dans l'événementiel. Je leur ai donné tortver, m’en inspirer, voir ce qui fonctionnait. nouveau virage de carrière. J’ai en- suite rejoint Emailvision – aujourd’hui Smart Focus, en 2006. En travaillant pour les autres, je me suis constitué une grande visi- bilité sur les réseaux so- ciaux avec plus de 13000 contacts directs sur Lin- kedinet5000–lemax– sur Facebook. Je ressentais une sorte de dichotomie entre la visibilité acquise et mon action concrète au- près de ces entreprises. Après un poste de directeur des ventes, j’ai décidé de m’orienter vers le conseil dans le digital et de faire de l’intermédiation en fon- dant Digilinx. J’ai écrit à ce sujet deux livres, res- pectivement « Les 7 péchés capitaux du marketing di- gital » (2011) et un autre, « Tout savoir sur... l’ac- quisition et la fidélisation online » (2012) . Dans ce second ouvrage, j’ai mul- tiplié les interviews. Et au lieu de pivoter comme le30 Juin 2016Cédric O'neill : il n’y a pas eu de questionnement. Tout petit déjà, je voulais créer ma boîte. Je ne savais pas dans quoi. Je voulais entreprendre mais pas pour le sentiment de liberté que la création procure. Je vou- lais me prouver que je pou- vais créer quelque chose de viable et de grand. Après le Bac, je voulais faire une belle école de commerce. Je n’ai pas été retenu en prépa HEC. Je suis alors parti par défaut en phar- macie et j’ai eu ma pre- mière année. Abandonner après autant d’efforts ne me paraissait pas être le bon choix. Je me suis in- téressé à internet pendant ce cursus santé. Je réalisais en parallèle que pour être crédible en France, il est nécessaire d’avoir une ac- tivité qui est liée à son background. J’ai choisi le cursus industrie (en fin de cursus pharmacie, les étu- diants ont le choix de faire officine, industrie ou bio- logie, nDLR.) et je voulaisautorise la vente des mé- dicaments sur internet ren- tre dans le débat public en France. Ce fut le déclic. Je me suis alors dit : là, il y a une opportunité. Soyons les premiers à ren- trer dans ce domaine.Quelle a été votre plus grosse prise de risque ? Quels obstacles majeursHervé Bloch, fondateur de Digilinx, de DGTV, et du format événementiel Les BigBossS'ensuit très vite une envie d'entreprendre. Multi-casquettes et serial entrepreneur, Hervé Bloch est aujourd'hui à la tête de Digilinx, société de conseil dans le marketing digital, de DGTV, pure player spécialisée dans l'interview vidéo de dirigeants et enfin fondateur du format événementiel Les BigBoss qui mêle nouvelle techno, intermédia- tion, détente et fun entre prestataires et donneurs d'ordres du digital. Les différents formats d'Hervé Bloch déga- geaient 100000 euros de CA en 2011, 2 millions en 2015. L'objectif est fixé à 2,6 millions cette année. Le 6e opus, nouvelle « Summer Edition », a lieu du 3 au 5 juin 2016 vers une destination encore inconnue des participants...© NONSTOPRODdifférents selon les étapes de la vie. En 5e année, il me restait encore un an : je suis rentré dans un par- cours du combattant car il fallait mener de front deux agendas, celui d’étudiant en pharmacie et celui dedepuis que vous êtes entrepreneurs ? H.B. : En 2012-2013, l’en- treprise a connu une stag- nation. Je multipliais les formats. Le premier opus de « Les BigBoss font du Ski » en était encore à ses prémices. Le risque futpassé de l’esprit freelance à celui de chef d’entreprise qui gère cinq personnes à temps plein et plus de 25 durant les éditions « win- ter»et«summer»des « BigBoss ».sionnel dans l’événemen- tiel. Donner tort à ces per- sonnes, cela a été rendu possible en m’entourant des compétences dont je manquais. Tandis que je me concentrais sur mon expertise et mon réseau,Le premier événement des]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[n°31www.ecoreseau.frInterview croisée - Comment revisiter le e-commerce CLuB EnTREPREnDREchef étoilé et un sommelier de La Belle Assiette qui transforment la cuisine en restaurant gastronomique le temps d’un dîner. Et dans les prochains mois, nous ferons l’annonce d’un format inédit avec des grandes personnalités du secteur à une fréquence plus soutenue que celle des « summer » et « winter ». C.O.:onamisenplace un outil « Discourse » : une sorte de forum ouvert interne à la boîte. Lorsqu’un réel problème, un blocage ou une question stratégique se posent, un manager ou parfois moi- même allons écrire l’idée et la poster. Ce qui sera visible de tout le monde. nous nous en servons comme d’une boîte à idées. Le but est de croiser les méthodes et faire preuve de pédagogie. Cela permet de vraiment faire compren- dre la situation. Si je suiscréateur. En parallèle, je suivais également un mas- ter 2 entrepreneuriat à la faculté de sciences écono- miques de Montpellier. J’ai dû convaincre notamment le doyen de la faculté de pharmacie de me laisser du temps pour entrepren- dre. Durant cette année, je rencontre Sabine Safi, di- plômé de TBS avec une spéciliaté webmarketing à un start-up week-end à Toulouse. L’association est vite actée. La société est créée en 2011 mais nous n’avons pas d’argent. Je réalise un prêt de 20000 euros dans la banque dont je suis client mais la web agency qui développait lemet sur les rails.Le gros risque surtout fut celui de se lancer dans une niche sans pour autant que le cadre réglementaire ne soit définitivement appli- qué. un an après une levée de 600000 euros, le buzz médiatique, les discours de Touraine en 2012, le décret d’application n’est toujours pas sorti. Les in- vestisseurs évoquent un business à risque. nous sommes à court de cash. nous ne vendons pas de médicaments. S’opère un pivot vers le paramédical et le cosmétique. La crois- sance revient. nous déci- dons de partir dans les mé- dicaments vétérinaires, cré-expérience métier, la connaissance fine de la communauté, l’énergie commerciale, la créativité... L’ensemble de ces com- pétences et savoir-être sont intuitu personae.faire grandir chacun d’entre eux et de recruter si possi- ble les stagiaires dans la prolongation de ce qu’ils ont déjà réalisé. C’est éga- lement une vraie satisfac- tion de voir un collabora- teur junior partir vers d’au- tres horizons pour un poste à responsabilité.Se développer dans le e- commerce passe toujours par les mêmes fondamen- taux : être bon dans sa po- litique d’achats, bien gérer et ensuite bien marketer. Aujourd’hui, il existe un nouvel eldorado, celui de la Fintech, des plateformes collaboratives... Mais la levée de fonds ne fait pas tout. Le développement passe par une bonne connaissance métier et du pragmatisme dans les af- faires. Par exemple, être malin dans la com’, c’est par exemple profiter du buzz Hollande/Gayet pour promouvoir sa marque de casque de scooter (Moto- blouz).En 15 ans, j’ai vu des gens grandir, s’écrouler, changer de statut. il faut garder les pieds sur terre et cultiver l’humain au-delà du mode statutaire que nous impo- sent les codes de l’entre- prise. Et ce côté humain, c’est toujours plus facile de le montrer en maillot de bain l’été ou autour d’un vin chaud à la mon- tagne l’hiver. D’où le for- mat événementiel que j’ai développé qui se veut à laC.O. : Je n’ai pas une vi- sion mais un style qui évo- lue selon la taille de l’en- treprise. Mais ce qui im- porte le plus demeure la volonté de cultiver une vi- sion commune partagée de tous. nous sommes « dri- vés » par des objectifs et des deadlines. Si tout le monde va dans le même sens, les personnes peuvent alors s’exprimer, prendre des initiatives, parfois se planter. Mais le cap com- mun permet l’autonomie. il importe ensuite d’expli- quer tangiblement les causes d’un échec ou d’un manque de résultats. Au-C.O. : Celui de se lancer et de se lancer vite. Au- jourd’hui, il existe de nom- breux prestataires à l’image des Magento ou PrestaS- hop qui permettent de lan- cer un site en un après- midi. Les modules GoogleSix mois après la création, nous n'avions plus d'argent et toujours pas de site. Un an après, nous ne vendons pas de médicaments et les investisseurs se méfient. Aujourd'hui tout va bien...jourd’hui, 35 personnes travaillent au sein de 1001Pharmacies.Comment rester créa- tif ? Se réinventer dans le e-commerce ? H.B. : Hormis les temps en famille où je décon- necte, je suis en veille per- manente. Dès le matin, sous la douche, dans leseul à cheminer sur plu- sieurs pistes de réflexion pendant deux mois, et qu’une fois ma réflexion à son terme j’acte la déci- sion, personne ne com- prendra mon cheminement. La décision peut alors sem- bler tomber du ciel et risque de créer des tensions ou un manque de compré- hension.Un conseil à donner aux porteurs de projet qui se lancent dans le e-commerce ?H.B. : Dans le e-com- merce, il y a avant tout le mot commerce. il y a 10- 15 ans, les acteurs de la vente privée se multi- pliaient pour vendre de tout et de rien sur internet. Aujourd’hui, ils ne sont plus que trois en France. Ces trois acteurs ont sur- vécu et se sont développés parce qu’ils étaient les tau- liers des solderies, du dés- tockage et de la mode tan- dis que les simples mar- keteurs se sont écroulés.Shopping permettent même de tester rapidement son idée. il faut confronter son idée au marché. D’autant qu’il n’y pas plus de bar- rière à l’entrée du e-com- merce. Les coûts de lan- cement sont faibles. Reste ensuite à tester et adapter. 1001Pharmacies recense aujourd’hui 35000 réfé- rences mais nous ne savons jamais à l’avance les bonnes surprises comme les mauvaises. Par exem- ple, un produit bien mar- keté et connu peut ne pas connaître de décollage en© DRsite marchand met la clé sous la porte. Six mois après la création, nous n’avions plus d’argent et toujours pas de site. Mais le prêt d’honneur de Créa- lia et le choix d’un nouveau prestataire solide nous re-neau risqué mais un pari qui a fonctionné.Quelle est votre vision du management et de l’entrepreneur ? H.B. : Mon danger et ma force résident dans monfois très sérieux dans les moments business mais aussi ludique et fun le reste du temps.taxi... Dans l’événementiel, je regarde ce qui marche et ce qui ne marche pas et je sublime. J’ai créé ré- cemment de nouveaux for- mats événementiels, « Les dîners BigBoss ViP » où une douzaine de convives viennent chez moi avec unmatiè.vanche, les produits de niche qu’on ose difficile- ment acheter dans une pharmacie cartonnent : pro- duit contre les hémorroïdes, test de contraception, arti- cle contre la mauvaise ha- leine... une bonne sur- prise.Cédric O'neill, cofondateur de 1001Pharmacies et de eNova SantéAprès un Bac scientifique, Cédric O'neill choisit le cursus pharmacie même si Internet reste sa grandepassion. Il décide de cumuler les formations : cursus industrie en pharmacie auquel s'ajoute un master en entrepreneuriat qui l'amène à rencontrer sa future associée, Sabine Safi, lors d'un start-up week-end. De leur rencontre naquit 1001Pharmacies, détenue par leur autre création eNova Santé. Après moult pivots, retournements de situations et adaptations, l'entrepreneur voit la vie en rose et connaîtun essor agressif en Chine.re de ventes. En re-Côté management, l’enjeu réel, c’est l’empowerment et la valorisation rapide des salariés. Le but est dePropos recueillis par Geoffroy FrameryJuin 2016 31]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31CLuB EnTREPREnDRE En immersion - Le Tremplin, incubateur des start-up du sportDans chaque numéro, un(e) journaliste d'EcoRéseau Business fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...)Silence, ça pousse...afin de décrire ce qu'il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les flux financiersLPremier incubateur dédié aux jeunes pousses innovantes dans le secteur sportif, Le Tremplin s'insère intimement dans un écosystème dont l'économie sursaute.e sport, une indus- ce type de poste », conti- complémentarité », syn- trie stratégique en nue Benjamin Carlier. Les thétise Benjamin Garcia. 2016 ? C’est ce start-up profitent égale- Les 17 entreprises arri-que laisse croire l’intérêt ment d’un taux d’exposi- véesilyaunanrecou-grandissant des entrepre- neurs et des fonds d’in- vestissement pour un sec- teur dont le CA s’élève à plus de 35 milliards d’eu- ros–soitprèsde2%du PiB – avec 2 milliards d’euros d’exportations et un commerce d’articles évalué de 10 milliards d’euros. un domaine qui pèse aujourd’hui 300000 emplois directement liés au sport. Pour embrasser la tendance, l’agence de développement écono- mique et d’innovation de Paris, Paris&Co, a décidé en novembre 2014 de lan- cer un incubateur dédié baptisé « Le Tremplin ». L’occasion pour la rédac- tion d’enfiler sa tenue de sport. immersion sans le bruit et les odeurs.tion qui ne se retrouve nulle part ailleurs. En at- teste, il y a deux mois, l’heure consacrée à cha- cune d’entre elles lors du congrès national des fé- dérations sportives. Chaque porteur de projet a ainsi eu l’occasion de pitcher devant un parterre de présidents pendant quelques minutes. Songez au gain de temps et d’éner- gie dans l’épreuve d’en- durance qu’est l’entrepre- neuriat ! « Nous faisons en sorte que chaque start- up profite de notre label «Le Tremplin», émanation de Paris&Co et de son rayonnement », remarque Benjamin Carlier.vrent différents champs de l’innovation appliqués au secteur : performance sportive, désintermédia- tion, création de commu- nauté, e-commerce, mar- ket places... Connected Cycle conçoit, développe et commercialise des so- lutions de géolocalisation et de suivi d’activité pour le monde du cyclisme à partir d’objets connectés ; E cotiz se veut la pre- mière solution de gestion de cotisations en ligne développée pour les as- sociations sportives ; Foo- toVision, elle, est spécia- lisée dans l’analyse, la représentation visuelle et la modélisation du foot- ball ; Fosburit constitue une plateforme souhaitant démocratiser le crowd- funding à l’univers spor- tif. Mac-Lloyd Sport, lui, cartonne dans le monde entier. Entre autres équipes ou fédérations, l’oL ou encore le Racing 92 ont recours à la solu- tion de Sport Tracking portée à la poitrine qui enregistre 150 indicateurs de performance en temps réel. Wise Pack, pour citer une dernière innovation, développe des doses hy- dratantes et énergétiques entièrement naturelles et comestibles (alternatives aux bouteilles d’eau en plastique et aux gels d’ef-UN SITE UNIQUE EN FRANCELa plateforme a décidé de se marier au sport jusque dans ses installations phy- siques. Le projet global de l’incubateur a toujours été lié à son installation. Aujourd’hui, plusieurs milliers de mètres carrés du Stade Jean Bouin, à la lisère de Paris, tout près de Boulogne-Billancourt, attendent l’arrivée des start-up et du personnel du Tremplin. Aujourd’hui, les 17 start-up sont encore en attente dans le xixe arrondissement dans des locaux provisoires, au 152 boulevard McDonald. L’installation définitive se déroulera durant le mois de juin. Bientôt, le premier incubateur des start-up sportives possèdera une position physique centrale dans l’univers économique sportif français et côtoiera le Parc des Princes, le stade Pierre de Coubertin,les hippodromes de Long- champ et d’Auteuil... L’es- pace du stade Jean Bouin dédié à la plateforme dis- pose de 2200 m2 de sur- face utilisable, de 250 postes de travail, d’espaces d’accueil, de réception, et de laboratoire. Le tout conçu dans une architec- ture moderne à l’excès.coaching, mentorat, atelier de formations et synergies entre les jeunes pousses. « Les synergies sont plus aisées car notre vocation sectorielle suscite des échanges de best prac- tices, sur le traitement de la donnée du sport en tant que tel par exemple. Les entreprises bénéficient également du soutien des différents partenaires ins- titutionnels ou financiers », poursuit le responsable. La proximité aidant, les start-up se la jouent éga- lement collectif. « Qu’il s’agisse d’une fédération, d’un partenaire ou d’unajoute Benjamin Garcia. Autre point fort de cette plateforme de l’innovation : l’écosystème qui em- brasse les jeunes pousses. Entre autres partenaires retrouvons-nous nike, Ac- cor Hôtel Arena, FDJ (Française des Jeux), l’équipementier Lepape, l’uCPA et l’inSEP. RMC, également partie prenante de l’écosystème, offre des espaces médias. « Nous travaillons en lien étroit avec les fédérations, avec le milieu associatif. Être incubé permet par exemple de devenir adhérent gra- tuitement à SporceraY PASSE !32 Juin 2016Sous la pelouse, les start-up.PERFORMANCE, NUMÉRIQUE DATA, OUTILS DE GESTION... TOUTÊTRE AU PLUS PRÊT DE TOUS LES ACTEURS DU SECTEURune vingtaine d’élues pour une centaines de préten- dantes. C’est peu ou prou le pourcentage d’admis- sion sur cette plateforme. Le profil ? Être une start- updemoinsde5ans.un comité de lecture présé- lectionne une quarantaine de candidates qui passe- ront ensuite un entretien de 30 minutes : 15 minutes de pitch suivies de 15 mi- nutes d’entretien.« La première chose qui caractérise Le Tremplin c’est son exclusivité sec- torielle : le sport. Le sport« Nous questionnons les profils sur trois compo-ts). L’incu-Des start-up qui pitchent devant un parterre de présidents de ligues sportives nationales. Un bon coupe-fil permis par Le Tremplin.fortspolluan.bateur a décidé d’ailleurs de passer la seconde en annonçant officiellement le 30 mai l’arrivée d’une deuxième vague de jeunes pousses pour gonfler ses effectifs à 35 entreprises. un tremplin qui visible- ment connaîqui occupe une place fon- potentiel prospect, les (2000 euros l’adhésion, santes essentielles : l’as- damentale dans notre so- start-up n’hésitent pas à NDLR) et d’avoir accès pect innovant de leur pro- ciété», explique Benjamin proposer les services de entre autres à un annuaire jet, la viabilité de leur Carlier, responsable de leur confrères. Les savoir- à un moment de leur dé- modèle pour créer de la l’incubateur. Classique- faire ne se concurrencent veloppement où les dé- richesse, et la qualité de ment la structure propose pas mais se complètent », penses vont rarement dans l’équipe, sa solidité et saGeoffroy Framery]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[n°31www.ecoreseau.frElectron libre - Alexandre Jardin, zèbre en action CLuB EnTREPREnDRE Dans cette rubrique EcoRéseau Business met à l'honneur un(e) entrepreneur(e) parce qu'il (elle) a un profil atypique, parce que son entrepriseAgitateur de société civileévolue dans un secteur unique ou parce qu'il (elle) a eu l'idée de sa boîte d'une manière peu conventionnelleil n’est pas qu’un écrivain, cinéaste et pamphlétaire de 55 ans, mais aussi un « faiseux » qui secoue le cocotier des « diseux » politiques avec son mouvement citoyen. Rencontre.«Cje me suis lancé. Ce n’en n’est plus un. Je dispose des généraux du change- ment en magasin désor- mais », lance-t-il en ce matin printanier au café du Tro- cadéro. une phrase qu’on ne s’attend pas vraiment à entendre de la bouche d’un écrivain (plus d’une ving- taine de livres dont « Le Zèbre » qui l’a rendu célè- bre) et réalisateur de films. Alexandre Jardin – petit fils de l’homme politique Jean Jardin, fils de l’écrivain Pas- cal Jardin –, avait tout pour être un citoyen créatif et engagé. A tel point qu’en 2011 il écrit « Des gens très bien », n’hésitant pas à questionner le passé vi- chyste de son grand-père directeur de cabinet de Pierre Laval. on l’aura com- pris, ce natif de neuilly- sur-Seine n’hésite pas à ruer dans les brancards, ce qui l’a conduit à cofonder le mouvement citoyen « Bleu Blanc Zèbre » (BBZ) qui prône l’action des gens de terrain pour sortir de la crise. Le diplômé de Sciences Po 86 est un adepte de l’amour à la Feydeau et de la péda- gogie. Deux marottes qui vont guider son engage- ment, la première dans la littérature, la deuxième dans le monde associatif et la société civile.litique et des jeunes qui partent en masse à l’étran- ger ! », s’insurge l’ancien chroniqueur littéraire de nulle part ailleurs sur Ca-« Les Zèbres ont le respect du praticien, plus que du crâne d’œuf », Alexandre Jardin.vous». » L’action concrète de BBZ dans ce contexte ? Premièrement repérer qui sait faire quoi : qui sait re- bancariser les gens, qui fait’était un pari il y a deux ans lorsqueservice de compte bancaire qui ne peut être débiteur, consultable sur borne dans les bureaux de tabac, pro- posé par les Zèbres Ryadélèves à s’asseoir autour d’une table pour concrétiser leurs idées. Troisièmement BBZ négocie des politiques régionales avec le nord et PACA qui intègrent les Zè- bres pour certaines de leurs missions qu’elles financent. Enfin quatrièmement l’ap- proche nationale n’est pas négligée. « Nous avons lancé laprimairedesfran- çais.fr, pour que les partis traditionnels ne nous im- posent pas les candidats de leur choix », ajoute celui qui a mis des conditions : pour se présenter, les gens ne doivent pas avoir été condamnés, avoir travaillé cinq ans en entreprise ou association, ne pas avoir plus de 12 ans de mandat national. Tout cela pour un minimum de renouvelle- ment. « Leur point com- mun ? Ils ont le respect du praticien, plus que du crâne d’œuf », ironise le prix Fé- mina 1988. « Le scénario idéal est un Etat qui aide ce qui marche, et non un système qui cherche à per- durer. Aujourd’hui il crée Pôle Emploi pour ensuite rapprocher la structure des entreprises, au lieu d’aller chercher en premier lieu les faiseurs. Les Maisons de Services au Public, sou- tenues par les territoires, sont nées de leurs bassins d’emplois et sont plus effi- caces. Nous n’avons pasduisent les chutes en mai- sons de retraite (-80% !) et les cols du fémur cassés. Ils abordent une foultitude de sujets, réduisant aussi la récidive du cancer du sein par des exercices de cardio. Mais la Sécu ne les a jamais invités ! Les mu- tuelles les suivent enfin. D’autres pays d’Europe qui ont moins cette culture ad- ministrative embrayent le pas. Ils n’ont peut-être pas le look d’Alain Juppé, mais McKinsey a estimé qu’ils pouvaient générer des éco- nomies de 58 milliards d’eu- rossurhuitans!»SITUATION FRAN- ÇAISE SCLÉROSÉE« Je ne cautionne pas les énarques et leur système de cooptation au sommet de l’Etat. Nous donnons les clés du pays à des jeunes femmes et hommes de 22 ans. Il existe en France une vieille habitude de soumis- sion devant ces gens. Ju- geons seulement de la dette faramineuse du pays, des 8% de Français seulement qui font confiance à la po-LES « FAISEURS » À LA RESCOUSSE« Il nous faut rameuter les «vivants», ceux qui ont une véritable capacité d’action, ont déjà essuyé les plâtres et se sont confrontés à la mise en œuvre de leurs pro- pres idées », explique celuinal+. Les élections – où ce sont d’ailleurs les personnes âgées qui votent le plus – ne font pas changer le sys- tème. « On ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés », reprend- t-il d’Albert Einstein, per- suadé que ces dysfonction- nements et attitudes cy- niques qui perdurent abou- tiront un jour ou l’autre à la victoire du Fn. « Prenons le droit opposable au chan- gement. Cette mesure est bidon, est-ce que cela a changé quelque chose ? Prenons le service civil. Les maires des petites com- munes ne l’utilisent pas parce qu’ils ne détiennent pas de services techniques, de back-office. Prenons les dispositions prises à l’égard des 2,5 millions d’interdits bancaires. Croyez-vous qu’ils se rendent à la Poste comme prévu, alors que leur parcours est des plus humiliants ? Non ! » Et de citer le Compte-nickel, unBoulanouar et Hugues le Bret. Le résultat de ces fai- seurs de la Fintech : 280000 ouvertures de compte en peu de temps.© Pascal Rostainexporter sa commune, qui sait placer les élèves de son université à l’international, qui répond aux problèmes de lecture des élèves, qui sait vraiment accompagner les chômeurs de longue du- rée ?... Deuxièmement, une fois le catalogue établi, or- ganiser une coopération en- tre les acteurs. « Par exem- ple les jeunes ne rentrent plus dans les locaux de Pôle Emploi. Utilisons donc la structure des clubs et l’en-L’HOMME AUX MUL- TIPLES VIESBBZ a vocation à devenir une plateforme civique qui ne lui appartiendra plus, comme l’association Lire et faire Lire qu’il a créée avec le journaliste Pascal Guénée en 1999 et qui em- barque des seniors dans les écoles maternelles et pri- maires pour transmettre le plaisir de la lecture. Elle regroupe aujourd’hui 18600 bénévoles, touche 650000 enfants par an et couvre 100 départements. un bâ- tisseur ? Certes, en témoigne encore sa création en 2002 de l’association Mille Mots pour laquelle des bénévoles retraités interviennent en prison. Mais avec BBZ, il compte bien fédérer la so- ciété civile dans l’action concrète au bénéfice de la population. « Le combat sera gagné lorsque les po- litiques (les «Diseux») confieront à la société civile (les «Faiseux») des «contrats de mission de ser- vice public». » Selon l’au- teur de « Laissez nous faire ! », les Français doivent enfin se prendre en main pour résoudre les maux qui rongent notre société.« Nous n’avons pas besoin d’un Etat fort mais d’une société forte »qui fustige l’éternelle ap- cadrement des coaches afin besoin d’un Etat fort mais proche administrative et ina- de mener des campagnes d’une société forte. » Et de daptée. « Les «zèbres» vien- de recrutement pour les cen- citer ces médecins de l’as- nent de la société civile, tres de formation des ap- sociation Siel Bleu qui pro- des associations, des entre- prentis. Beaucoup d’élèves posent de la gymnastique prises ou sont des élus lo- n’ont jamais entendu parler adaptée à 100000 personnes caux. Ils passent à l’acte et des CFA ! », illustre celui afin de contrer les patholo- sortent de la frustration ou qui vente les lycées profes- gies les plus onéreuses pour de l’aigreur, de «l’indignez- sionnels encourageant leurs la Sécurité sociale. « Ils ré-.Comme lui...Juin 2016 33Julien TarbyniatsoRlacsPa©]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31CLuB EnTREPREnDRE Culture du rebond - Sébastien Forest et l’aventure AlloRestoApprendre de ses échecs et utiliser cet acquis dans une nouvelle aventure. Tel est le credo qui est suivi dans cette rubrique,Détendu, le jeune dirigeant fait une pause dans sa vie professionnelle. A 42 ans, il se consacre à ses enfants et à sa vie de famille. « J’ai gagné de l’argent, j’en profite. Partir toutes les vacances scolaires n’est pas compatible avec la direction d’une entre- prise. J’ai décidé de faire un break pendant deux ou trois ans. » Pourtant, le trublion du Web n’a pas complétement mis de côté son appétence pour l’en- trepreneuriat. il investit dans des start-up et les fait bénéficier de son expé- rience. ironie du sort, il ac- compagne des entrepre- neurs dans le cadre du fonds d’investissement Pe- tit Poucet. « Les candidats sont des entrepreneurs toujours étudiants ou à peine sortis de l’école. Nous avons le même par- cours. »idée trop précoce, levées de fonds démentes, bulle internet et happy-end. Sébastien Forest a tout connu avec AlloResto. Récit.Expérience nourrissantequi retrace une sortie de route pour mieux se tourner vers l'avenirCar c’est bien quand il était étudiant que tout a commencé. un dimanche soir de révisions pour sa licence de sciences éco, la faim se fait sentir. un fri-DÉPENSER SANS COMPTERL’argent ne manque pas. Les nTiC bouleversent le business et des idées nais- sent tous les 15 jours.avecricaine.gidaire vide, peu de res- taurants ouverts, il aurait bien aimé se faire livrer. En 1997, internet est en- core peu développé mais il est convaincu qu’il tient une idée. il déserte la Fac. Le jour où il aurait dû pas- ser sa maîtrise, il dépose les statuts d’AlloResto. « Nous étions le 2 juin 1998, à quelques jours ducoup d’envoi de la Coupe du Monde de foot, se sou- vient-il. Ce fut tout de suite un vrai succès com- mercial sur Paris et la pre- mière couronne, ainsi qu’à Lyon. Nous enregistrions deux ou trois commandes par jour : une prouesse alors que le Web balbutiait et qu’il fallait convaincre les restaurateurs du chiffred’affaires additionnel po- tentiel. » Tout roule : Al- loResto est élu meilleur site web de l’année 1998. La première levée de fonds s’opère en 1999. « Les 10 millions de francs servent à passer d’un one- man show – j’étais seul à l’époque – à un business structuré. Nous débau- chons les directeurs com-merciaux et financiers de très grands groupes à grands coups de stocks op- tions. C’était une période folle ! »« Nous y allions à tâtons. Nous apprenions tous les jours. » Mars 2000, la bulle internet explose. « La première start-up ferme sans que ses investisseurs, les plus prestigieux de la place, ne lèvent le petit doigt. C’est un signal fort. » En parallèle, celles toujours sur le marché doi- vent dépenser, presqueLe droit en pratique«CLever des fonds auprès de « Friends & Family »elui qui perd de l’argent perd beaucoup, celui qui perd unLes fondateurs souhaitaient se passer d’une charpente juridique solide et d’un business plan en bonne et due forme. nous l’avons fortement déconseillé pour éviter que les in- vestisseurs ultérieurs n’y voient un aspect « business depuis son garage ». Même pour des amis ou de la famille le besoin de finan- cement et les sommes levées ne doivent pas sortir du chapeau.A contrario, une certaine souplesse peut être recherchée pour ces opérations « amicales ». on pourra ainsi demander d’éviter des clauses qui dans d’autres configurations permettent de minimiser les risques des in- vestisseurs (clauses de type Ratchet ou les clauses de priorité).De même, demandez à vos amis d’être in- dulgents avec votre capital social, votre tré- sor. il vous faut en garder un maximum pour les investisseurs potentiels qui viendraient plus tard. insistez alors sur la valorisation potentielle de l’entreprise et tentez de convaincre ce premier cercle d’accepter une faible dilution : l’objectif est d’aider les fon- dateurs, pas de négocier un investissement ultra-rentable.C’est aussi pour cela qu’on appelle ce type d’investissements de la Love Money.ami perd beaucoup plus » : Eleanor RooSEVELT, première dame amé-Le cas de ce mois-ci le confirme : solliciter les amis et la famille en attendant des inves- tissements plus conséquents ne doit pas dis- penser de la rigueur juridique élémentaire.En l’espèce, une société proposait une mar- ketplace dans le domaine maritime. Elle fait appel pour son premier tour de table à des business angels « friends and family », in- fluents et dotés d’un bon réseau dans le sec- teur maritime.Des livraisons de repas qui ont connu l’ombre et la lumière...34 Juin 2016©DR]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[n°31sans compter. « Le modèle consiste à vite utiliser l’ar- gent car d’autres levées de fonds arrivent, avec en ligne de mire la Bourse, détaille Sébastien Forest. Le schéma est frénétique et encouragé par les finan- ciers qui étaient censés être les plus mesurés. Tous les ingrédients de la bulle s’autoalimentaient : les in-www.ecoreseau.frd’un business dans lequel ils n’ont plus d’espoir. » Abandonné, il licencie 27 personnes sur 30. « Mal- gré le licenciement, l’en- treprise n’est toujours pas rentable. » Vente du beau mobilier de bureau, démé- nagement dans des locaux modestes, mais aussi hé- bergement chez des amis, car l’absence de salaireCulture du rebond - Sébastien Forest et l’aventure AlloResto CLuB EnTREPREnDRE çons en sont tirées : les in-vestisseurs qui donnaient,les analystes qui sortaientdes prévisions dithyram-biques, les marchés annon-cés comme colossaux. »AlloResto continue à sestructurer, relève 10 mil-lions de francs, ouvre deluxueux bureaux à Paris etLondres. « Même si notregestion est prudente, nousdépensons le cash trèsvite. Lever de l’argent re-vient à repousserl’échéance... » Malgré les fondamentaux du busi- le secteur des économiesl’affluence des com- mandes, le site n’est pas rentable. « Le business croît de 5% par mois. Il devrait progresser de 15 à 20%, nous n’y sommes pas. Le déficit se creuse. » Sébastien Forest croit tou- jours en son idée, en même temps qu’il décou- vre la réalité des fonds d’investissement. « Ils ne voient pas d’intérêt à continuer de s’occuperness : « Nos clients com- mandent alors en moyenne tous les trois mois. Si nous les incitons à commander tous les 1,5 mois, l’équilibre est de retour. Ce n’était pas une ambition délirante ». Le jeune dirigeant rachète pour l’euro symbolique leurs parts à ses investis- seurs, démarre un sondage auprès de ses 15000 clients et découvre un réel affect pour la marque. « Trois le-d’énergie ou investit auxl’oblige à quitter son pro- pre appartement. « J’ai pu faire face à cette traversée du désert grâce à mes ra- cines tourangelles et à mes proches, qui m’avaient permis de garder les pieds sur terre. »L’EURO SYMBOLIQUE Quasiment revenu à son point de départ, Sébastien Forest, le tenace, reprendMême si notre gestion était prudente, nous dépensions le cash très vite. Lever de l’argent revenait à repousserternautes veulent voir les photos des plats, ils souhai- tent être récompensés de leur fidélité et ils veulent des avis sur les restaurants. Difficile pour AlloResto de répondre à ce troisième cri- tère. On demande alors aux internautes de donner leur avis. C’est révolutionnaire à l’époque. » une amélio- ration de l’activité se fait sentir dès 2003. L’arrivée de l’ADSL est providen- tielle. « En 2004, le chiffre d’affaires atteint 1 M€, à l’équilibre. L’entreprise a, depuis, toujours été renta- ble. » A partir de 2007, les taux de croissance avoisi- nent les 50%. « Nous rede- venons une entreprise «nor- male».ÉVÉNEMENTPremières Assises des think tanksLes dix ans de l'Observatoire des think tanks sont l'occasion de revenir sur la qualité de l'expertise et l'influence reconnues des think tanks dans les champs politiques, économiques et médiatiques. En partenariat avec EcoRéseau Business et Public Sénat, l'Observatoire des think tanks vous donnent rendez-vous le 4 juillet au Palais du Luxembourg pour ses pre- mières Assises Nationales. Ces Assises seront parrainées par deux person- nalités au parcours exceptionnel, dotées d'une véritable sensibilité pour les think tanks et l'intégration de la société civile dans la conception des politiques publiques :- Karine Claireaux, sénateur de Saint-Pierre-et-Miquelon, maire de Saint- Pierre et présidente du bureau du Conseil National de la Mer et du Littoral - Nicole Fontaine, avocate, docteur d'Etat en droit public, ancien ministreet ancienne présidente du Parlement EuropéenSous la forme d'une journée débat, les think tanks se confronteront à des parlementaires, ministres, institutionnels et personnalités du monde éco- nomique français et européen autour des thématiques suivantes : écologie et affaires internationales, économie et réforme de l'Etat, Europe et édu- cation, santé et numérique.Ces Assises s'achèveront par la première cérémonie de remise du label "Gouvernance et Transparence des Think Tanks”.Décerné par l’Observatoire suite à une étude réalisée de janvier à juin 2016, menée sur plus d'une centaine d'organisations, ce nouveau label témoigne des facteurs indispensables à la légitimité d'un think tank: ré- gularité de la production, bonne gouvernance et transparence financière. A vos agendas.Chaque euro gagné est ré- investi et doit rapporter. » Just eat, le leader anglais de la livraison de repas à do- micile, rachète des partsd’AlloResto en« Nous aurions pu nous in- ternationaliser dès 2009 mais il aurait fallu beau- coup de cash, reconnaît Sé- bastien Forest. La prise de risque était trop importante. S’adosser à un groupe in- ternational était plus judi- cieux. » Progressivement, le dirigeant laisse s’installer Just eat et ne conserve que 20% du capital depuis 2014. Le fondateur opère à la di- rection du board d’Allo- Resto, qui a traité 100 M€ de volume d’affaires en 2015.Entre deux périodes de va- cances scolaires, il soutient des start-up (Popmyday, Cariboo), des projets danscôtés de P.Morizet dans le fonds isai. Et les porteurs de projets qu’il côtoie entendront sou- vent de sa personne le même conseil : « Toujours interroger et écouter ses clients, pour éviter de se gratter la tête seul dans son bureau ».Stéphanie Poletteierre Kosciusko-2011.Juin 2016 35]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[SE REPOSERSUR LE MEILLEUR SERVICE CLIENT, OUI, C’EST CONFORTABLE !bruneau.fr]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31CLuB EnTREPREnDRE Créer aujourd’hui - Optimiser au maximum sa trésoreriepaiement, Denis Le Bossé, président du Cabinet ARC, recommande avant tout de suivre les règlements d’unBesoin en fonds de roulement plus important que prévu ? La chasse au cochon est ouverte...riel reprenant les éléments essentiels de la commande (objet, prix, modalités de paiement...) peut suffiremande également aux en- treprises de mieux connaître leurs clients afin de déter- miner leur solvabilité. Selonles décalages des décaisse- ments obligatoires, comme le paiement des charges so- ciales ou le remboursement à l’Etat de la TVA collectée. « La jeune entreprise qui a choisi de régler sa TVA tous les six mois prend le risque de ne pas pouvoir honorer son paiement pour cause de trésorerie insuffi- sante. » Pour cette raison, Leslie Bonsacquet recom- mande d’opter pour une fréquence de règlement de la TVA plus élevée (d’un mois à un trimestre) afin de mieux contrôler sa tré- sorerie.38 Juin 2016MAÎTRISER SON POSTE CLIENT L’optimisation de la tréso- rerie passe également par la bonne gestion des délais de paiement. un vrai chal- lenge pour les jeunes en- treprises alors qu’en France, les retards ne cessent d’aug- menter. ils sont passés de 10 jours en 2014 à 13,9 jours en 2015 auprès des PME, selon le baromètre Cabinet ARC/ifop. une dé- gradation lourde de consé- quences, puisqu’un quart des défaillances d’entre- prises est dû à un retard de paiement d’après l’insee. Dans ce contexte, la maî- trise de ce poste constitue un enjeu majeur. « Pour renforcer leur trésorerie, je recommande aux entre- prises d’exiger un acompte auprès de leurs clients », explique Leslie Bonsacquet. Pour éviter les retards deœil attentif. En premier lieu, il faut verrouiller juridique- ment la relation contrac- tuelle avec le client. Même si la signature formelle d’un contrat ne se révèle pas en- visageable, un simple échange d’accords par cour-selon les cas. L’idéal bien entendu est d’obtenir la si- gnature du contrat et des conditions générales de vente mentionnant notam- ment une clause attributive de juridiction en cas de li- tige. Le spécialiste recom-lui, « avant même de s’im- pliquer dans une relation commerciale et en fonction de l’enjeu financier, il est nécessaire de se renseigner sur son futur partenaire : sa surface financière lui permet-elle de faire face àJ’aime ma boîteAAu programme à la Camif, des activités autour de l’attention à soi (yoga, pleine conscience...) et du convivial (Bubble foot...).Pour le PDG et les managers, le défi est de faire que chaque jour de l’année soit une journée J’aime ma boîte. C’est ainsi que je vois le management, collaboratif : multiplier les initiatives (chacun étant d’ailleurs libre d’en proposer), avec des collaborateurs volontaires qui peuvent s’y investir, saisir l’opportunité d’apprendre, de créer du lien. Expérimenter plus pour grandir et trouver du sens. L’année dernière, neuf collaborateurs volontaires ont réalisé le budget de la Camif : en huit semaines, ils se sont saisis des enjeux clés de l’entreprise, ont identifié les principaux leviers de croissance, fait des arbitrages au profit de la qualité de l’expérience client. ils ont présenté la feuille de route et le budget aux actionnaires et à toute l’entreprise.Présidente d'ETHiC Présidente de SDMEchronique parrainéeimer sa boîte, c’est devenir entrepreneur de son bonheur au travail. C’est le sens de la journée« J'aime ma boîtepar Sophie de MenthonJ’aime ma boîte, organisée par les collaborateurs.M]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[n°31Made in France »Les bénéfices vont bien au-delà du « simple » exercice budgétaire : création de lien, une attention renforcée à la bonne marche de l’entreprise qui se traduit dans le bilan du 1er trimestre, avec un résultat net multiplié par six !Chaque année, nous faisons le tour du Made in France, partant un mois à la rencontre de nos fabricants avec nos clients et nos collaborateurs. ils en sortent enrichis du lien qu’ils ont tissé et du sens : fiers de défendre la qualité française, l’emploi et le Made in France durable et désirable !Cette année, nous lançons un appel aux 15000 colla- borateurs des fabricants français avec qui nous travaillons à participer à la journée J’aime ma boîte le jeudi 13 octobre 2016 : valoriser les femmes et les hommes, les entreprises qui font le Made in France, fer de lance de la Camif.Emery Jacquillat, PDG de la Camif39Créer aujourd’hui - Optimiser au maximum sa trésorerie CLuB EnTREPREnDREwww.ecoreseau.frses engagements ? Est-il coutumier des retards de paiement ? Qui sont ses di- rigeants ? Et au momentprises, quelle que soit leur de racheter les factures et nancements de l’entreprise d’une entreprise. Dans ce taille. « Trop d’entreprises d’avancer la trésorerie, ré- », estime Marc Delerue de cadre, ce dispositif corres- renoncent à réclamer leurs pondent parfaitement à ce la société de conseil Au pond mieux à des TPE-PME créances à l’issue de besoin. Cette solution simple Group. Attention cependant, solides financièrement quiEn France, les retards de paiement ne cessent d’augmenter, de 10 jours en 2014 à 13,9 jours en 2015 auprès des PME, selon le baromètre Cabinet ARC/Ifopprésente l’entreprise pour le factor. Plus le risque est élevé, plus l’affacturage est cher. » Dans cette perspec- tive, les jeunes entreprises séduites par le concept peu- vent avoir intérêt à se tour- ner vers les fintechs, en plein essor, à l’image du Groupe Finexkap ou de Créancio. Ces entreprises proposent en effet des ser- vices plus souples et plus rapides pour un prix com- parable à celui des factorsde la négociation commer- ciale, la question des moyens de paiement et des garanties ne doit pas être éludée. » Par ailleurs, il ne faut pas hésiter à affirmer sa volonté d’être payé, au- près de toutes les entre-PRATIQUER L’AFFACTURAGEÀ BON ESCIENTDe nombreuses sociétés en- registrent ces derniers mois une augmentation de leur besoin en fonds de roule- ment pour financer une ac- tivité qui repart dans le sil- lage de la légère reprise en cours. Les sorties de tréso- rerie associées aux nouvelles commandes en attente de règlement poussent les en- treprises à rechercher une solution de financement à court terme. « Les sociétés d’affacturage, qui proposentquelques relances écrites et et efficace permet de sou- prévient Denis Le Bossé, peuvent par conséquent ob- téléphoniques restées in- tenir la trésorerie, mais doit « dans certains cas, les tenir des coûts d’affacturage fructueuses », regrette Denis pour autant être bien cali- coûts liés à l’affacturage avantageux. Il faut rappeler Le Bossé. Selon lui, beau- brée afin de répondre au peuvent absorber la totalité que le coût de l’affacturage coup de PME sont tétanisées mieux aux besoins de fi- de la marge opérationnelle dépend du risque que re- à l’idée de relancer leurstraditionnels..clients qui jouent sur les rapports de force pour re- tarder l’échéance. « Il faut au contraire maintenir la pression de manière cour- toise mais ferme et passer à la phase contentieuse si cela se révèle nécessaire. Il faut éduquer le client », insiste Denis Le Bossé.Pierre-Jean LepagnotJuin 2016]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31CLuB EnTREPREnDRE Business guides - Nouvelles tendances de séminairesDans chaque numéro, EcoRéseau Business s'intéresse de prêt à une (ou des) problématique(s) que peut se poser un cadre dirigeantThe MiCE is back !(logistique, marketing, finance, communication...) en demandant l'avis des prestataires et conseilsE Désintermédiation, « rooftops », retour des activités à sensation... Les entreprises y reviennent en 2016, mais à nouveaux budgets, nouvelles envies...Par Nicolas Pagnieznfin ! Des dépenses attendues en légère 3,8% en 2015. une progression qui n’est pourtant car côté agence comme côté entreprise, on s’accorde hausse pour 2016 d’après l’étude « Global pas linéaire : les formations, les lancements de à dire que hormis les grands évènements, les sémi- Meeting Forecast » 2016 réalisée par Ame- produits et les évènements internes devraient être naires dépassent rarement les 24 heures. un constatrican Express Meeting & Event. Mais les entreprises moins demandés et laisser ainsi la part belle aux partagé par Jean Devanlay chez Hopscotch, dontdécident de plus en plus de se retrousser les manches et de se saisir elles-mêmes de l’organisation de leurs séminaires.incentives et aux évènements spéciaux. « 2016 repart à la hausse, et devrait être aussi forte quela clientèle est essentiellement parisienne : « Les formats sont de plus en plus courts, les annonceurs se concentrent essentiellement sur des formats de travail. On note en même temps un souhait d’originalité, les rooftops, ou les espaces de co-working originaux ont beaucoup de suc- cès ». 24 heures maximum durant lesquelles 50 à 100 participants, en moyenne, se re- trouvent, ou se découvrent. Car si 70% des séminaires sont organisés pour les collabo- rateurs de l’entreprise, le reste sert à inviter le réseau de l’entreprise, à savoir ses clients,DÉSINTERMÉDIATION NOUVELLE PAR SON AMPLEURDavid James, dirigeant associé de Lodge At- titude, agence de marketing évènementiel, remarque qu’aujourd’hui, « plus de 70% des évènements professionnels sont organisés en interne dans les entreprises ». un constat que partagent les entreprises elles-mêmes. David Cocotier, directeur France de la com- munication évènementielle d’orange, assure que « pour 80% des séminaires organisés, les équipes internes fonctionnent comme des agences et assurent la coordination du projet. Les équipes vont chercher le lieu, les inter- venants, le traiteur, la technique et écrire le storytelling de l’évènement ».ses partenaires, ou encore la presse.Mais la direction de la communication n’est pas la seule à mettre la main à la pâte : « Sur les petits formats, l’organisation est de plus en plus confiée à une assistante de direction », note Jean Devanlay, directeur associé d’Hopscotch, en charge de l’agence d’organisation de séminaires et d’évènements d’en- treprise Capdel. une nouvelleles séminaires ont lieu dans l’Oise ou dans les Yve- lines », confie Jean Devanlay. C’est donc logiquement que l’Île-de-France se place en tête des régions les plus prisées pour les séminaires, aux côtés des régions Grand ouest, Rhône-Alpes et Provence- Alpes-Côte-D’azur. Des destinations qui favorisentrépartition des tâches quipousse les entreprises à tra-vailler en mode collaboratif,et à associer plusieurs servicesà la création de l’évènement.Face à cette demande quiévolue, les agences se réin-ventent. Capdel a ainsi créécapdel.fr, un portail en ligne qui propose un catalogue d’offres pré-organisées où l’entreprise n’a plus qu’à choisir. Lodge Attitude, de son côté, a lancé myLodgEvent.com en 2014, une plateforme d’organisation d’évènements clé en main. « Nous mettons à disposition des professionnels qui sou- haitent organiser leur évènement eux-mêmes des méthodologies, des méthodes et des experts qualifiés, confie David James, également co-fondateur de cette start-up. C’est une tendance que nous observons depuis 2013, nous devons être plus efficaces et plus rapides. »des transports en co-voiturage pour les distances entre 50 et 200 kilo- mètres, ou en train afin de gagner du temps. Pour les aventuriers, les destinations européennes restent attractives, avec en tête Madrid, Londres, Porto, Amsterdam et Bu- dapest. un choix dicté, au-delà de la proximité et du coût, par desLa direction des achats ne va pas encore être contente cette année...2014 », confie-t-on chez Capdel. Même enthousiasme chez myLodgeEvent.com où l’on s’attend à une hausse de la demande de 3% à 5%. Chez orange, l’heure est encore à la gestion des budgets : « L’année 2016 est transitoire, l’ensemble des bud- gets seront sensiblement les mêmes qu’en 2015 »,explique David Cocotier. L’idée est de prioriser et de mutualiser les évènements afin d’en augmenter l’impact et de réduire les coûts. Ce qui permet à l’opérateur d’estimer le budget moyen par participant entre 100 et 150 euros, là où chez Capdel, les de- mandes traitées vont jusqu’à 300 euros par participant pour un séminaire résidentiel d’une journée. Lodge Attitude, pour sa part, estime un budget global pour l’organisation d’un séminaire estimé entre 8000 et 14000 euros.Côté destinations, « la proximité détermine le choix du lieu », explique David Cocotier chez orange. Les entreprises parisiennes, par exemple, sortent rarement d’Île-de-France. « Même lorsqu’on a des demandes de verdure,Plus de 70% des évènements professionnels sont organisés en interne dans les entreprises, mais les budgets par participant sont en hausseUNE PROXIMITÉ DE MISECOURTS MAIS EFFICACESée passe par le numérique. Jusqu’aux son-exigences de sécurité toujours plus grandes. « Le choix de la destination est rythmé par l’atmosphère politique, économique et terroriste, explique David James. Certaines destinations qui ne correspondent pas aux standards de sécurité sont prohibées malgré tout l’attrait qu’elles peuvent avoir. » Les nouvelles technologies, enfin, ont le vent en poupe ! Appli- cations smartphone pour favoriser les interactions et le networking, ou réalité augmentée. Petit à petit, tout ce qui se faisait à l’aide d’un papier ou àmain lev.dages post-séminaires que les participants reçoivent directement dans leur boîte mail. Chez Capdel, la technologie digitale concerne 70% des demandes, chez myLodgEvent.com, elle est demandée « une fois sur trois par les grands comptes, et une fois sur six de manière globale ». Des applications lu- diques pour les participants, qui devraient créer un nouveau terrain de jeu pour les professionnels du secteur.40 Juin 2016Mais au-delà de la désintermédiation, le marché du MiCE recommence à frémir. Après une année 2015 en « montagnes russes » où la reprise semblait pointer le bout de son nez mais où la demande restait imprévisible, l’étude Global Meeting Forecast 2016 anticipe une hausse des budgets par participant de 3,3% cette année, là où ils se réduisaient deLE MARCHÉ CONFIANT POUR 2016Créer de l’impact, le mot d’ordre pour 2016 ? « Les activités participatives ont la cote, nous ex- plique David James, les entreprises cherchent à créer une dynamique de cohésion, de motivation et de fidélisation. » Cela passe par des activités épi- curiennes comme l’œnologie ou la gastronomie, mais aussi par des sports sensation comme les si- mulateurs de vol ou le pilotage de voitures de course. Des activités réalisables en une journée,Cahier pratique n°1 - MICE]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[Choisissez le charme de cette demeure de prestige nichée au cœur de la forêt de Chantilly pour un séminaire sur mesure !Pour réunir, rapprocher, et motiver vos équipes, appuyez-vous sur notre expérience et faites de votre évènement un moment inoubliable !www.chateaudemontvillargenne.com6 avenue François Mathet - 60270 Gouvieux - Chantilly - info@chmvt.com - 03 44 62 36 36Un cadre d’exceptionSéminaire résidentiel à partir de 290€ par personne35 km de Paris I 25 mn de Roissy CDG 120 chambres de grand confort21 salles de réunion à la lumière du jour Wifi gratuit et illimitéPiscine, sauna & hammam I Fitness center 200 m2 Parc boisé de 6 hectares.© photos : DR Château de Montvillargenne]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31CLuB EnTREPREnDRE Business guides - Nouvelles tendances des compagnies aériennes pour les classes affaires Air séductionLa clientèle professionnelle est la plus rentable, et se trouve être l’enjeu de toutes les attentions, avec des promotions, offres étonnantes basées sur des partenariats inédits ou du co-avionnage...Par Emilie Massardqu’elles soient PME ou grands groupes. Nous proposons également différentes classes de ta- rifs selon la flexibilité désirée par le client, offre indispensable pour la clientèle en voyage d’affaires. »d’imagination, et proposent régulièrement de nou- veaux services additionnels au simple billet d’avion. Réservation et enregistrement en ligne, bornes en libre-accès à l’aéroport sont aujourd’hui des clas- siques. Au sol, les compagnies mettent l’accent sur le service personnalisé, avec des chauffeurs privés ou des services de conciergerie. « Les agents du ser- vice VIP Concierge d’Air Canada sont reconnaissa- bles à leurs uniformes noirs et sont à la disposition des passagers de la classe affaires internationale, pour les aider dans toutes les questions touchant à l’organisation de leur séjour », indique par exemple Caroline Frémond, en charge des relations presse pour Air Canada France. « Ils suivent un programme de formation qui met l’accent sur le service, la di- versité culturelle, les relations avec la clientèle et la résolution des problèmes. » En vol, les agents sont également de plus en plus formés à la relation client, et proposent des services de plus en plus qualitatifs. Fini le plateau-repas à l’aspect peu avenant, les voya- geurs de la classe affaires n’ont désormais rien à en- vier aux clients des grands restaurants. Air France offre ainsi des repas gastronomiques signés Joël Ro- buchon ou Régis Marcon, tandis qu’Air Canada a ré- cemment annoncé un partenariat avec un chef canadien réputé, David Hawksworth.LE CONFORT, MAÎTRE MOT DES LONGS COURRIERS« L’option du cœur est sympa, mais les passagers sontà chaque fois malades... »A côté de la guerre des prix et du service parfois tiré vers le bas par le low-cost, le long-cour- rier suit une tendance pa- rallèle en montant en gamme. Depuis plu- sieurs années, les com- pagnies aériennes asiatiques ou des pays du Golfe frappent fort et ont imposé leurs standards sur le marché du luxe.LDES ALTERNATIVES QUI PERMETTENT UNE PLUS GRANDE FLEXIBILITÉDans le domaine du transport aérien, certaines en- treprises n’hésitent pas à s’éloigner des compagnies traditionnelles pour effectuer leurs voyages d’af- faires, et notamment sur les courts et moyens cour- riers. De nombreuses sociétés se sont lancées dans le transport aérien privé, en proposant du co-avion-es stratégies des compagnies aériennes pour attirer la clientèle professionnelle sont aussiPour faire face à cette concurrence, les compagnies européennes et américaines mettent le paquet pour répondre aux exigences de la clientèle profession- nelle. Pionnière dans ce mouvement, la compagnie British Airways a équipé dès le début des années 2000 sa classe affaire de sièges se transformant en lits entièrement plats. Aujourd’hui, espaces entre les sièges, repas gastronomiques, embarquement prio-variées que le panel d’entreprises qui propo-sent du transport aérien. Compagnies low-cost tra- ditionnelles, filiales à bas prix des compagnies historiques, spécialistes du luxe, nouvelles venues sur le marché ou encore sociétés de jets privés, toutes ont les yeux rivés vers le marché des affaires avec différents atouts en mains. Si le low-costnage, de la location de jets privés ou même d’avions de ligne. « Notre objectif est de démocratiser l’aviation légère, de montrer qu’un voyage privé en avion n’est pas réservé aux gros budgets et de dynamiser le secteur », indique Emeric de Waziers, co-fondateur de Wingly, pla- teforme de co-avionnage qui permet le partage des frais, lancée début 2016. Si cette solution, qui s’appuie sur des pi- lotes particuliers, est soumise auxest surtout présent sur les lignes courtset moyens courriers, les compagnies àbas prix s’attaquent aussi aux longscourriers. Cependant les compagnieshistoriques conservent un avantaged’image pour ces vols sur lesquels l’exi-gence de qualité reste importante. Allierqualité et bas prix, c’est le pari de lajeune compagnie sobrement nomméeLa Compagnie qui, créée en 2011, pro-pose des vols Paris/new-York et Londres/new-York uniquement en classe affaire et à des prix attractifs. « Notre objectif est de démocratiser la classe af- faire », indique Jean-Charles Périno, co-fondateur de La Compagnie et directeur général délégué à la vente et au marketing. « Ce type d’offre n’existait pas ou plus, et ce malgré l’attrait des clients pour une offre spécifique : un produit classe affaire efficace, offrant le confort des nouveaux standards aériens à un tarif abordable. » La Compagnie propose des billets à des tarifs deux à trois fois moins élevés que les classes affaires des compagnies aériennes sur les mêmes dé- placements, et touche ainsi une clientèle importante de PME. « Plus de 50% de nos clients en voyages d’affaires sont des PME. Nos offres sont adaptées aux entreprises qui sont à la recherche d’économies,Espaces entre les sièges, repas gastronomiques, accès à des salons privés sont devenus la norme. D’autres dispositifs émergent...ritaire et accès à des salons privés sont devenus la norme pour les compagnies historiques. Pour aller encore plus loin, la Lufthansa a investi près d’1,5 milliards d’euros depuis 2011 dans la modernisation de ses cabines. Service des repas à l’assiette, accès à l’internet haut débit sur tous les vols ont notamment renforcé son offre. De son côté, Air France a égale- ment investi pour refondre sa classe business. Des sièges de plus de deux mètres de long, imaginés par des designers, équipent par exemple dorénavant ses Boeing 777 et A380.contraintes de la météo, d’autres acteurs se position- nent comme des intermédiaires pour prendre en charge l’organisation des voyages d’affaires. C’est le cas de Jetmiles, une société française spécialisée dans la location de jets privés, avions de ligne ou hé-ous connaissons le cahier des charges42 Juin 2016TOUJOURS PLUS DE SERVICES ET DES PARTENARIATS ORIGINAUXPour se démarquer et attirer les clients profession- nels, les compagnies aériennes ne manquent paslicoptères. « N.et les attentes des entreprises », précise nicolas Moureau, dirigeant de la société. « Notre travail, c’est de rechercher l’avion, les avions, qui corres- pondent à ces besoins, pour un vol en jet privé, l’or- ganisation d’un grand séminaire d’entreprise multi–villes, ou c’est encore de réserver des séries de vols charters sur la méditerranée, en Europe et partout dans le monde, avec un excellent rapport qualité/prix. »Cahier pratique n°2 - Voyages d’affaires]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31CLuB EnTREPREnDRE Business guides - Télématique et voitures connectéesBoîte (noire), à idées ou de Pandore ?Les nouvelles technologies suscitent encore des interrogations. Pourtant les bienfaits présents et à venir sont de plus en plus prouvés. Récapitulatif.Par Geoffroy FrameryMots-clés1 Evolutions des mœurs et maturité du marché2 Données réelles versus algorithmes3 Trouver chaussure à son pied4 La géolocalisation : langue de bois ou vraie vertu ?L’Hyperloop porté par Elon Musk et la SnCF pourrait réaliser le Paris- Marseille en 45 min. Dans les airs, l’avion supersonique grand public pourrait atteindre les 5000 km/h en vitesse de croisière et joindre Paris à new York en moins de deux heures. Côté quatre roues, la voiture n’est pas en reste : le futur proche augure d’un véhicule autonome bientôt à portée de main. Les possibilités de l’ internet des objets (ou Internet of Things, ioT) pré- sagent d’un nouveau rapport au véhicule... imaginez-vous deviser ou faire un partie de cartes dans une voiture autonome que vous ne possédez pas, mais dont l’utilisation est mutualisée entre plusieurs utilisateurs. Dans cette voiture, tout sera connecté. Vos vêtements intelligents et votre smart watch communi- queront par le LiFi de l’habitacle pour prévenir des coups de fatigue ou de votre baisse d’attention.d’électricité ou le check-up de maintenance. Vous commencerez à envisager la voiture comme le train. .Gageons également que l’ioT aura progressé. Les bouchons n’existeront plus, les feux de la ville étant directement synchronisés pour éviter l’engorgement du trafic. De même, vous ne tournerez plus des heures en centre-ville ou sur un lieu de vacances fréquenté pour trouver une place où stationner. Votre voi- ture hybride ou tout électrique sera également à l’avenir une batterie sur roues dont la charge d’électricité pourra être vendue à un voisin ou à un tiers qui en a le besoin, pour pallier les pics de consommation. La télématique en 2016 laisse espérer l’ensemble de ces innovations, pouvant accoucher de quelques révolutions en matière d’usages.Votre smartphone et votre voiture interagiront de concert pour réaliser le pleinFiction : Quand Mister Bean vient en terre française pour réaliser un benchmark de gestion de flotte automobileMister Bean est un cachotier. Lui, le ges-tionnaire d’un parc de plus de 10000 vé-hicules hybrides connectés pour unesociété qui répare les pare-brise, a long-temps caché qu’il conduisait sur la côteanglaise avec un véhicule à trois roues decollection, polluant comme pas deux.Lui, le grand enfant, toujours accompa-gné de son doudou, un ours en peluchequi sent comme dans une maison de re-traite, caché malicieusement dans sa va-lise malgré ses 47 ans révolus. une foisle trajet en shuttle terminé, cap sur Lille,là où se trouve le siège de la directionFrance. Rencontre avec son homologuechti’mi qui parle approximativement lalangue de Shakespeare, lui donnant desairs timorés et maladroits, malgré d’au-tres compétences professionnelles pous-sées. Suite aux courtoisies d’entrepriseobligatoires, le moment clé arrive. C’estcelui de la visite d’entreprise. L’idée étant de « sourcer » les pratiques d’en- treprise du siège français pour pouvoir en tirer les best practices et les implé- menter dans une implacable logique de Roi. Mister Bean constate avec flegme que les solutions de télématique sont moins développées dans le pays de Molière que dans celui de Shakespeare 1 . L’occasion de parler de quelques données marché glanées ça et là dans des médias de qualité.« Malgré toutes vos tares et l’atavisme qui caractérisent votre nation incapable d’ac- cepter une réforme, vous avez quand même de la chance, vous en France, d’être le pays des philosophes, de créer des êtres qui pensent et parfois pensent trop 4 , s’exclame M. Bean. Vos collabo- rateurs français grognent sans cesse, se méfient des abus en matière de géolocali- sation et refusent de partager leur voiture. Quel pays progressiste !On me dit de mettre play ou d’aller à droite. Je ne comprendsrien- Certes mon cher ami. Vous faites hon- neur à l’humour de votre pays pluvieux mais si je parviens à convaincre mes col- laborateurs, le champ des possibles 3 s’ouvre à nous. D’autant que les grands loueurs et les prestataires redoublent en France de solutions sur-mesure avec des prix très concurrentiels... qui n’ont rien à envier à ce qui se passe à l’étranger.44 Juin 2016S’ensuit une discussion entre Mister Bean et son homologue français Jean- François Bacon à base de rivalité franco-anglaise : Amiral nelson versus na- poléon, Wilkinson contre Zidane, Bean contre Bacon...faites davantage confiance aux algorithmes plutôt qu’aux données réelles... 2 Si vous faites des raccourcis sur votre gestion, pas étonnant que vous fassiez également des raccourcis sur notre pays et ses habitants. »Vexé, le cadre français décidera de se venger sournoisement, invitant son condisciple anglais à manger des cuisses de grenouilles et abats en tout genre... Comme quoi la rancœur est encore tenace pour nos amis outre-- Ha ha. Les préjugés ont encore de l’ave- nir en France. Ce n’est pas étonnant finalement. D’autant à l’heure où vousManche....Cahier pratique n°3 - Flottes embarquéesŒ]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31C L u B E n T1 2 REPREnDRE Business guides - Télématique et voitures connectéesDONNÉES RÉELLES VERSUS ALGORITHMESEVOLUTIONS DES MŒURS ET MATURITÉ DU MARCHÉLa télématique autorise une analyse fine de l’utilisation du véhi- cule. L’impact de la technique sur le TCo (Total Cost of Owner- ship, coût total de détention) est manifeste d’autant plus que les données, passées au crible des différents tamis du gestionnaire de flotte, permettent d’optimiser la consommation du véhicule, sa maintenance, les comportements conducteurs, les tournées dans le cas des VuL ou encore la réservation d’un véhicule...Dans son dernier baromètre européen sur les flottes réalisé avec l’institut CSA, l’observatoire des véhicules d’entreprises (oVE) met en exergue le retard fran- çais au sujet de la télématique. Seules 23% des entreprises interrogées utilisent ce type de technologie, tandis que le pourcentage grimpe à 33% sur la scène eu- ropéenne. L’étude souligne aussi que la solution télématique est « prioritairement utilisée dans une optique de réduction des coûts liés à l’usage d’une flotte d’en- treprise ». Emmanuel nédelec, directeur France Benelux d’ubeeqo, modère : « Entre l’Allemagne, l’Angleterre et la Belgique, tout le monde veut faire de la télématique, mais nous n’observons pas de volonté majeure d’intégrer ces solu- tions pour les très grosses flottes. L’élan reste timide, même si les grandes entre- prises se disent que la télématique sera nécessaire pour connaitre l’usage réel et proposer des alternatives. Et aller vers une relation client plus poussée. »« La tendance actuelle se traduit dans le passage de données cal- culées à partir d’algorithmes vers des données réelles. Aujourd’hui de nombreuses solutions proposent des tableaux de bord estimés à partir de données géolocalisées qui sont ensuite extrapolées par un algorithme. Nous voulons aller plus loin en nous connectant directement à la boîte noire du véhicule. Nous sommes partenaires depuis deux ans de PSA. Nous souhaitons également nous lier à d’autres constructeurs », confie olivier Picard, directeur d’ocean, filiale d’orange Business Services sur la gestion de flotte.... Dans un autre segment de marché, Masternaut a également lancé il y a quelques année une solution « MT 400 » pour récupérer des don- nées réelles de l’odomètre, de la consommation, des défauts tech- niques, etc., via sa technologie « Muxy Fleet », un système de pinces pour lire les informations du Bus Can (réseau interne de données du véhicule) sans être en contact avec lui.En 2016, la préoccupation qui prévaut pour les gestionnaires français revient à surveiller la consommation de carburant, les frais de maintenance et la sécurité. un changement s’est donc opéré depuis l’édition 2013 du baromètre qui invoquait le traçage et la localisation du véhicule comme première raison d’utiliser la télé- matique pour 40% des sondés. En parallèle, l’autopartage est considéré comme une solution d’avenir pour 43% des responsables de flottes. un pourcentage ce- pendant qui rentre en contradiction avec une autre donnée délivrée dans cette mouture 2016 : « Seulement 5% des salariés seraient prêts à abandonner leur véhicule de fonction pour une solution d’autopartage ».Autrement dit, la démocratisation de la télématique est en marche, même si cer- taines résistances demeurent. En attestent ces deux dernières années l’arrivée des constructeurs automobiles et des grands loueurs sur ce marché, tandis que les ac- teurs de la télématique se concentrent et que des start-up émergent.Chez PSA, les données réelles sont captées par le montage d’unComme tout marché technologique en essor, son avenir se dessinera selon la ma- nière de distribuer de la valeur à chaque acteur. En particulier au sujet de la data. Le cabinet Strategy& a d’ailleurs évalué le marché mondial à 5,6 milliards d’eurosconséquences pour la totalité de l’écosystème lié au véhicule. « Les3 en 2021, soit une progression espérée de 1,3 milliard en matière d’applicationsliées à la gestion de la mobilité. 4TROUVER CHAUSSURE À SON PIEDA GÉOLOCALISATION: LANGUE DE BOIS OU VRAIE VERTU?boîtier et l’installation d’une puce, soit dès l’usine, soit en l’ajoutantau véhicule roulant. L’avenir de la donnée réelle serait lourd deacteurs intéressés par ces technologies sont de plus en plus nom-breux. Les assureurs, par exemple, s’intéressent de près à la ma-nière avec laquelle la donnée réelle pourrait qualifier la conduitedu collaborateur pour adapter leurs tarifs à l’accidentologie nonplus de manière globale mais de façon individuelle », illustre oli- vier Picard.Christophe Korfer, directeur France de Lostn’Found, introduit : « Dans notre industrie, il y a entre 120 et 130 acteurs en Europe. On trouve le bon, la brute et le truand. Soyons honnête, dans notre industrie, il y a peu de brevets, la recette est connue. Mettre des capteurs, une carte SIM, un serveur... Beaucoup d’acteurs peuvent y prétendre, mais peu sont paneuropéens ou encore opérateurs téléphoniques et seule une poignée possède la capacité de gérer de très grands comptes. »« La confiance n’exclut pas le contrôle. Le but d’une géolocali- sation, c’est de corriger des tempéraments non productifs. Cela nous arrive de faire de l’évangélisation. Plus la société est grande et plus nous présentons notre offre », note Christophe Korfer, di- recteur France de Lostn’Found.Ainsi, en 2014, PSA, en partenariat avec orange Business Services qui a depuis racheté ocean, lançait son Peugeot Connect Fleet Management et Citroën son Active FLeet Data grâce aux boîtiers embarqués utilisés pour l’appel d’urgence géolocalisé. La même année, Renault sortait de son chapeau Pro+Board avec un loyer de 8 euros HT par mois sans le coût du boîtier. Les fonctionnalités de Pro+Board se concentrent sur trois grands ensembles de données : celles liées à la gestion quotidienne, à la mobilité durable et à la maintenance, et à la sécurité (entre- tien, niveau d’huile, usure des freins, déclenchement des aides à la conduite, etc.). outre-Rhin, BMW et opel, avec son offre onStar commercialisée en France depuis ce premier semestre avec l’appel de secours géolocalisé, la récupération des véhicules après le vol, les alertes mé- caniques. Les loueurs ne sont pas en reste et sont désormais force de proposition. D’autant que le développement de l’offre de télématique a un impact direct sur leur gestion de parc. Arval a ainsi lancé Arval Active Link facturé 3 euros HT l’abonnement mensuel pour un vé- hicule, avec des options à 2 euros pour l’analyse des trajets, la géolocalisation en temps réel ou la gestion des véhicules en autopartage.La géolocalisation ne se limite pas qu’au gain de productivité mais permet de garantir une qualité de passage et de maintenance au- près du client final en termes de process de tournées, tout en ré- duisant le risque de panne pour le véhicule. « Si, par exemple, une tournée est plus longue que prévue, cela permet au client de com- prendre que la tâche à accomplir est plus chronophage que prévu et peut ainsi amener à revoir l’organisation du travail du colla- borateur », explique Christophe Korfer.Côté prestataires de services, les alliances BtoB sont nombreuses. En attestent également les derniers partenariats ou rachats actés par Coyote ou encore Tom Tom. Face à ces prestataires installés, start-up et nouveaux acteurs essaient de tirer leur épingle du jeu. C’est le cas d’El- lis-Car, d’ubeeqo, d’Eliocity, de MyCar innovation ou encore de Lostn’Found – dont les so- lutions pour la dernière reposent sur un abonnement à 13,90 euros et un coût de montage et d’achat de boîtier de 90 euros. « Nous sommes fabricants de hardware et nous développons en marque blanche une plateforme de gestion pour les clients. Nous sommes aussi distribu- teurs et vendeurs de cartes SIM et d’une plateforme. Ainsi avons-nous choisi des partenaires tels que PSA ou Orange pour proposer nos solutions. Pour pouvoir maîtriser l’offre à un rap- port qualité/prix intéressant, il semble primordial de pouvoir maîtriser l’ensemble des para- mètres et n’être dépendant que de nous-mêmes, explique Stéphane Chaussat, fondateur de Kuantic. Nous participons par ailleurs à la réflexion du véhicule du futur, notamment sur la partie hardware dans le cadre de l’institut Vedecom. Et nous sommes persuadés que d’ici 15 à 20 ans, tout passera par les constructeurs. Notre rôle glissera doucement vers du consulting en mobilité. » un avenir qui devient d’ailleurs de plus en plus certain au regard de l’obligation légale de l’emergency call à partir de 2018.Reste qu’il faut différencier le tracking de la géocalisation. ubeeqo par exemple développe des solutions de géolocalisation car l’in- formation remontée est ponctuelle et réalisée à un instant t.La télématique et la géolocalisation permettent également une uti- lisation optimisée des flottes et élude la gestion traditionnelle des plannings et des clés. « La télématique garantit la gestion d’une flotte au niveau global qui n’est pas segmentée entre les services, le tout grâce à son smartphone ou son Pass Navigo. Avec notre solution, le taux d’utilisation du véhicule est optimal ce qui permet en général de réduire le parc. C’est une moyenne de 30 à 40 vé- hicules de moins à gérer pour les clients qui adhérent à notre so- lution », explique Emmanuel nédélec.Si dans les moyennes entreprises, la géolocalisation est parfois explicitement exigée, les prestataires constatent que les grands comptes portent davantage leur demande sur l’éco-conduite ou l’organisation du travail. une manière de contourner certains freins sociaux.Concluons cependant par un bref retour à la loi. La CniL a effec- tivement statué sur la liste des motifs légitimes de la géolocalisa- tion au contrôle du respect des règles d’utilisation du véhicule définies par l’entreprise. Conséquence de cette prise de décision, les fournisseurs de solutions ont notamment créé un bouton vie privée pour désactiver la géolocalisation, lors par exemple de l’uti- lisation du véhicule le week-end.46 Juin 2016Cahier pratique n°3 - Flottes embarquées]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31CLuB EnTREPREnDRE Business guides - L’électromobilité et mobilité douceEncore quelques cols à franchirEt si, après des débuts difficiles, les véhicules fonctionnant à l’électricité ou la force humaine s’imposaient auprès du grand public sensibilisé au réchauffement climatique ? Plusieurs défis sont encore à relever...Par Pierre-Jean LepagnotMots-clés1 Le potentiel de l’électromobilité2 Les constructeurs se mettent au courant3 Les bornes montent en charge4 Des services sinon rienn’en déplaise aux fans des films de la série « Fast & Furious », le vrom- bissement des moteurs ne sera bientôt plus qu’un souvenir sonore dif- fus. nos chères voitures (sans oublier les deux roues à moteur) sont en effet destinées à se retrouver à la casse pour laisser place aux voitures élec- triques, non polluantes et silencieuses. Lors de la CoP21, l’ensemble des Etats européens et nord-américains ont signé la Déclaration de Paris sur l’électro- mobilité et le Changement climatique. L’objectif est qu’au moins 20% de la flotte mondiale de véhicule soient à traction électrique d’ici à 2030. Et presque partout dans le monde, les pouvoirs publics font feu de tout bois pour atteindre cet objectif. La France n’a pas attendu l’organisation de la CoP21 pour agir. Depuis déjà de nombreuses années, les collectivités se sont engagées sur la voie du changement, en particulier sur la mobilité. Le secteur des transports est en effet le premier pollueur en France avec 36 % des émissions nationales de Co2, sans compter une importante contribution aux émissions de particules fines. Face à cet enjeu de santé publique, il devient donc urgent de se déplacer autrement. La mobilité électrique fait partie des réponses technologiques pri- vilégiées, car elle allie d’évidents atouts environnementaux à l’introduction5 A chacun son VULFiction : La première voiture de Charlottede nouveaux usages. Dans le paysage français de l’électromobilité, Autolib’ a incontestablement joué le rôle de catalyseur. Lancé en 2011, le premier service public de location de véhicules électriques en autopartage a permis de démo- cratiser l’image de la voiture électrique et de lui donner le coup de jeune dont elle avait besoin. Les utilisateurs ont à la fois découvert un service pratique et les bienfaits de la voiture électrique : silence et zéro pollution à l’usage. Maisle développement de la voiture électrique passe inéluctablemen.tique incitative sur l’électromobilité, à commencer par le développement de la recharge publique et privée afin de garantir l’accès à l’électromobilité pour tous. De nombreux citadins ne disposent pas de garage dans leur immeuble. En réponse à cette situation, certaines villes proposent par exemple aux co- propriétés une aide financière pour les inciter à s’équiper d’infrastructures de recharge. D’autres proposent par exemple aux artisans une aide pour remplacer leur véhicule thermique par un électrique. L’enjeu est de taille. En effet, qui de l’offre ou de la demande doit faire le premier pas est une question cruciale qui paralyse l’innovation et ralentit la sortie du tout thermique.t par une poli-Mai 2025, Charlotte, 16 ans, vient de décrocher son permis de conduire. Lafin de son mono-roue et de ses différents vélos – traditionnels comme élec-triques ? Ses parents se mettent en tout cas en chasse d’une voiture électrique.L’occasion pour eux de se remémorer la fin des années 2010, époque où leconcept d’électromobilité prenait très progressivement son essor 1 . Julien,le papa se souvient du peu de choix proposés par les constructeurs. Les prin-cipaux ne proposaient qu’un, voire deux modèles, mais guère plus. Qu’avait-il rêvé de s’offrir une Tesla ! Mais ces belles américaines coûtaient plus de65 000 euros... 2 De son côté, Stéphanie, la maman se rappelait les innom-brables pannes subies en rase campagne en raison de bornes de recharge ennombre largement insuffisants 3 . Et que dire du temps perdu à recharger ! ilfallait attendre parfois huit heures pour faire le plein sur une borne classique.Résultat, c’était la chasse aux rares bornes rapides, qui assuraient la chargeen 30 minutes... Le temps de faire les courses. Et encore, elle oubliait la pro-blématique de l’interopérabilité des bornes ! Charlotte met un terme à ce mo-ment de nostalgie. il est temps pour la famille de faire le tour desconcessionnaires à la recherche de l’automobile idéale 5 . Elle la veut belle,confortable, rapide et avec une autonomie de plusieurs jours. La capacité dela batterie est donc primordiale. D’autant que l’étudiante compte utiliserl’électricité chargée dans sa voiture comme source d’énergie domestique : un bon moyen de réduire sa facture mensuelle d’électricité. Enfin, elle est très at- tachée aux services associés 4 . Passionnée de lecture, Charlotte exige en effet une voiture autonome, c’est-à-dire sans chauffeur. Et bien sûr, le système em- barqué à l’intérieur du véhicule permettra à ce dernier de sélectionner la borne la plus proche et la plus rapide. Ces exigences étant posées, la famille peut mettre le cap sur l’avenue de la Grande Armée. Cet ancien temple de la moto thermique est devenu au fils des ans « The place to be » des constructeurs élec- triques. Les temps ont changé, mais certaines habitudes ont la vie dure...De moins en moins une douce utopie...48 Juin 2016Cahier pratique n°4 - L’électromobilitéŒ]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31Si le véhicule électrique reste encore minoritaire dans le parc roulant avec 17 268 immatriculations en 2015 (près de 1% des ventes de véhicules neufs), le marché se développe depuis quelques années. L’an dernier, les ventes ont ainsi augmenté de 65% par rapport à l’année précédente. Pour la première fois, les particuliers représentent la majorité (près de 60%) des acheteurs de véhicules électriques. Les nombreuses innovations, accompa- gnées de politiques publiques encourageantes, ont permis la réalisation de cet impressionnant résultat. En France, Peugeot vient par exemple d’ouvrir un portail de vente dédié à sa voiture électrique, la ion. La plateforme www.peugeot-electric-store.fr permet au client d’opter en quelques clics, pour un des six coloris et la formule d’acquisition qui lui convient le mieux. De son côté, le leader du marché français Renault propose désormais une version premium, dite Swiss Edition, de la ZoE. nissan a présenté au Salon de l’Automobile de Genève la version finale de son nouveau concept nissan iDS. Révélé lors du Salon de Tokyo 2015, le véhicule autonome offrirait une autonomie de 550 km grâce à une batterie de 60 kWh, et servirait de base pour la carrosserie de la future gamme LEAF. « Ces innovations sont une très bonne nouvelle. Pout que l’électromobilité se développe, il faut que l’offre réponde présent », indique Joseph Beretta, président de l’Avere- France. Surtout, ajoute-t-il, « il faut que cette offre soit économiquement viable ». A ce sujet, il estime que les constructeurs commencent à jouer le jeu en proposant des voitures de plus en plus séduisantes. BMW vient en effet d’inaugurer sa toute nouvelle technologie pour hybride rechargeable4CLuB EnT1 2En 2025, les voitures électriques auront-elles supplanté en nom- bre les voitures traditionnelles, dites thermiques, en France ? C’est tout le mal que l’on souhaite aux Français, tant le potentiel de l’électromobilité semble vaste. Dans un avis publié en avril 2016, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) estime que tous les véhicules électriques peuvent contribuer à atténuer la dépendance des transports routiers à l’égard du pétrole importé, contribuer à réduire la facture éner- gétique du pays, réduire les émissions de gaz à effet de serre, améliorer la qualité de l’air en ville grâce à des émissions nulles à l’échappement et réduire les nuisances sonores. En France, un véhicule électrique génère en effet tout au long de sa vie neuf tonnes de Co2 contre 22 tonnes pour un thermique dans les mêmes conditions. « Il y a donc tout intérêt à utiliser le plus possible le véhicule électrique puisqu’il n’émet alors aucune émission de CO2 ou de polluants atmosphériques, une fois sur les routes », indique Joseph Beretta, président de l’Avere- France, l’association nationale pour le développement de la mo- bilité électrique. « De la même manière, un usage maximisé du véhicule électrique permet, grâce à une recharge à bas coûts, d’amortir l’investissement initial », poursuit le spécialiste. Les conclusions du projet infiniDrive mené par La Poste et ERDFREPREnDRE Business guides - L’électromobilité et mobilité LE POTENTIEL DE L’ÉLECTROMOBILITÉdouceLES CONSTRUCTEURS SE METTENT AU COURANTontrent, pour une entreprise, une pertinence économique at- teinte dès les 50 km parcourus chaque jour.m3LES BORNES MONTENT EN CHARGEu modèle 740e.iPerformance avec son nouveaFin décembre 2015, le seuil symbolique du 10 000ème point de recharge public installé a été franchi. « Ce marché a un très fort potentiel, dans la mesure où les Français sont convaincu des atouts de la voiture électrique. Ils ont compris que cette dernière permettait de lutter contre deux fléaux : la pollution et les nuisances sonores », souligne Bruno Vaslin, responsable du Développement des Solutions de Mobilité Electrique chez Spie. Pour autant, il reste quelques obstacles à franchir, et en premier lieu, celui de l’interopérabilité des bornes. « La croissance attendue du nombre de véhicules électriques ou hybrides rechargeables doit être accompagnée par le développement d’une infrastructure de recharge, dense et ac- cessible par tous, quel que soit son opérateur ou fournisseur de service ; une pratique à l’image de ce qui se passe pour la téléphonie mobile : plus personne ne se préoccupe de savoir quel opérateur (le sien ou un autre) achemine sa communication GSM ou 3G... », explique Gilles Bernard, président de Gireve, une société qui cherche à accélérer le déve- loppement de la mobilité électrique. « Nous œuvrons à l’interopérabilité des services de re- charge, en développant une plateforme de service B2B. À terme, les utilisateurs de véhicules électriques devraient pouvoir se connecter sur tous les points de charge, quel que soit leur fournisseur de service. Une interopérabilité attendue, à l’image de celle existant dans le monde bancaire, la téléphonie mobile ou le transport autoroutier... », détaille le président. Enfin, pour séduire le plus grand nombre, le temps de recharge devra être encore réduit. un challenge qu’entend relever une jeune start-up nommée Smart Green Batteries, EV chargers & sol. « Nous avons inventé un système de charge révolutionnaire au moins sur deux plans. En premier lieu, il n’est pas dépendant du réseau électrique puisqu’il ne fonctionne qu’avec de l’énergie renouvelable. Par ailleurs, il permet une charge très rapide d’un véhicule. Grâce à notre technologie ; quelques minutes suffisent pour faire un plein », se félicite Hervé Mathiasin, le fondateur de la start-up.DES SERVICES SINON RIEN5Les constructeurs de véhicule de loisir ne sont pas les seuls à embrasser la tendance de la mobilité douce ou de l'électro-mobilité. C'est le cas du groupe Gruau, groupe français qui possède la double casquette de constructeur et de carrossier. « La seconde génération de la gamme Electron a été pré- sentée à Solutron, l'année dernière. Il s'agit de la première gamme 100% électrique dans le VUL », explique Laëtitia Chauveau, responsable Communication du Groupe français Gruau. Première gamme effectivement car bien souvent les constructeurs ne proposent qu'un ou deux véhicules en la matière. Soyons chauvins pour un instant, d'autant que le Groupe Gruau s'illustre également en concevant des véhicules sur-mesure tant en matière de recharge qu'en matière de véhicule métier. A l'image de ce que font par exemple Lamberet ou Chéreau dans le frigorifique. « Sur chaque véhicule, nous pouvons procéder à une transformation métier : transport de personnes dont les personnes handicapées, de marchandises ou de matériaux avec l'installation d'une benne, de denrées périssables avec une zone réfrigérée,...Nous nous adaptons à tout type de demande », ajoute la responsable de la communication. il y a mieux encore. Gruau va jusqu'à corréler la charge en fonction de l'utilisation du véhicule. « Nous installons entre un et trois packs de batterie, ce qui fait varier la puissance du groupe moteur dans sa configuration de 38kWh à 58 kWh qui correspond pour la configuration la plus puissante à 150 km d'autonomie », note Laëtitia Chauveau. une avancée de choix pour la circulation de VuL en centre- ville à l'heure où les logisticiens du dernier kilomètre verdissent leurs solutions.Le développement des services consti- tue un autre enjeu majeur bien compris des professionnels du secteur. « Gireve veut offrir aux opérateurs de mobilité un accès simple et unique à une infor- mation précise et fiable sur les points de charge déployés : localisation, ho- raires d’ouverture, conditions d’accès au service, puissances et modes de charge disponibles, mais aussi le statut d’occupation et l’état de fonctionne- ment en temps réel », indique Gilles Bernard. Par ailleurs, les réflexions sont nombreuses sur l’exploitation du temps gagné à ne pas conduire dans sa voiture grâce à la voiture autonome. une étude Gemalto indique même que 42% des jeunes Chinois projettent à terme de faire la sieste dans leur voi- ture, pendant leurs déplacements, à l’horizon 2020. Grâce au Cloud et à une connectivité permanente, les voi- tures en sauront de plus en plus long sur de nombreux sujets : sur des sujets relatifs à la route et aux conditions de circulations en temps réels, qui, croisés à des facteurs météorologiques, calen- daires ou géopositionnées (par exem- ple : manifestation d’agriculteur prévu le 27 mai dans votre secteur), vont per- mettre de définir les meilleurs cré- neaux horaires de départ, et les itinéraires les plus pertinents. Mais aussi des sujets plus personnels comme les agendas des (co)utilisa- teurs, qui faciliteront grandement la gestion des plannings, ou sur les favo- ris de chacun, qui optimiseront en temps réel les trajets, en fonction des points d’intérêts, des styles et des conditions de conduites (sportive ou confort, seul ou en famille, etc.).A CHACUN SON VUL50 Juin 2016Cahier pratique n°4 - L’électromobilité]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[n°31www.ecoreseau.frLa rupture du moisLe baromètre de l’innovation STRATéGiE & innoVATion nuMéRiQuE Les innovationsAvec Flyboard Air, l’homme pourra enfin voler !en bref...4 Des chaussons en coquilles d’huîtresLa marque de surf de Décathlon, Tribord, a créé des chaussons à base de poudre de coquilles d’huîtres recyclées. Les chaussons sontsouples, antidérapants et secstrès rapidement. L’objectif dela marque est de remplacerle classique PVC par uncomposant élastomèrenaturel. Le produit est destinéaux pratiquants de surf, stand-up paddle et planche à voile.4 Fini la gueule de bois après une soirée arroséeEn 2015, les chercheurs de Kim Jong-un avaient déjà affirmé pouvoir guérir les virus MERS, SARS, Ebola et le Sida, grâce au Ginseng. La plante qui guérit, normalement, de toutes les maladies, a été transformée en alcool. Oscillant entre 30 et 40 degrés à base de ginseng et de riz gluant grillé et bouilli, la boisson préserve de la gueule de bois et d'autres effets indésirables de l'alcool. L’alcool a déjà reçu la « Médaille de la qualité » décernée aux meilleurs produits du pays.4 Une voiture qui roule à l’eauUn ingénieur roumain, Gheorghe Bordeyanu, a élaboré le premier moteur qui permet à une voiture de parcourir 5000 kilomètres grâce à trois litres d'eau. Le scientifique a créé un générateur d'ions qui sépare l'hydrogène de l'oxygène qu’il attache au moteur classique, et qui ainsi permet de remplacer la consommation de carburant de la voiture par l'eau. « Tout liquide dans lequel il y a de l'hydrogène peut être utilisé comme carburant pour le moteur. Le dispositif peut même fonctionner sur le vinaigre », souligne l’inventeur. Ainsi, le moteur est totalement respectueux de l'environnement car l'hydrogène brûle et libère de l'oxygène dans l'air.4 Plus besoin de dentiste pour le plombage dentaireUn scientifique chinois, Kazuo Yamagashi, a fabriqué le dentifrice qui aide à boucher le trou ou la fissure de dent sans avoir recours audentiste. La composition dela pâte est similaire à l'émaildes dents. L'acide contenudans la substance dissoutl'émail de la surface fissuréeet trois minutes plus tard,la pâte se cristallise et lematériau artificiel reste solidement ancré dans la structure de l'émail naturel.Zapata Racing, une start-up marseillaise constituée de 12 per- sonnes, a inventé « Flyboard Air », un hoverboard volant. Fon- dée par l’ancien champion de jet-ski Franky Zapata (37 ans), la société est désormais spécialisée en innovations volantes et sports extrêmes : Flyboard Pro Series, Hoverboard by ZR et Jetpack by ZR sont les engins à sustentation hydropropulsée qui ont fait la renommée de l’entreprise. Le 30 avril, Franky Zapata a obtenu le nouveau titre du Guinness World Records pour la plus grande distance volée en hoverboard lors d’une tentative spectaculaire à Sausset-les-Pins. Tel un iron Man, propulsé à 15 mètres au-dessus de l’eau par une planche à réac- teur à 60 km/h, il a parcouru plus de deux kilomètres. « J’ai toujours eu comme rêve de voler. Encore tout petit, je regardais en boucle «Retour vers le futur» », confie le sportif entrepre-neur. il a d’abord réalisé son rêveavec l’invention des ESH Fly-boards et en a fait un sport qui asa compétition internationale,rassemblant les meilleurs ridersdu monde entier. Passionné, il voulait toujours créer quelque chose de plus spectaculaire. Ainsi est né le « Flyboard Air ». L’appareil pèse 20 kilos et fonctionne grâce à des moteurs dé- rivés de l’industrie aéronautique (turbojet) et d’un système de stabilisation spécialement développé pour cette machine. « Ce n’est pas qu’un outil de sport. Nous pouvons imaginer des uti- lisations paramilitaires de safe et rescue par exemple », précise l’innovateur. « Mais il est vrai que nous voulions d’abord voler sans réfléchir à l’utilité », ajoute-t-il, sourire aux lèvres.L’innovation autrement« Entreprise : muter ou périr face à l’uberisation du monde »C’est à cette question que tentent de ré- pondre dans leur livre Edouard Rencker, le P-Dg de Makheia, premier groupe français indépendant de communication digitale et Denis Marquet, spécialiste de la gestion de crise et des problématiques des entreprises. « Près de 50% des entre- prises vont périr et ne le savent pas ! », tranchent les auteurs du livre. La cause de cette destruction est l’uberisation. une nouvelle sorte de révolution économique,du capital par les entreprises (exemple : la révolution du chemin de fer qui a suscité des milliards d’investissements), aujourd’hui, il suffit d’être intelligent comme Mark Zuckerberg qui a monté Facebook, rapidement et presque sans rien », continue Edouard Rencker. Les entrepreneurs habitués au système de la « boîte à papa » se trouvent souvent désemparés face à l’uberisation et ne savent pas comment changer leur business model. « Il suffit de connaître les quatre facteurs qui définissent l’uberisation pour pouvoir muter », rassure Edouard Rencker. Le premier est la di- gitalisation des relations. Ce n’est pas les produits ou services qui changent mais la manière dont ils sont proposés. Le second est la désintermédiation. A ce jour, pour beaucoup de produits et ser- vices, nous n’avons plus besoin d’intermédiaires car tout est di- gitalisé. Le troisième est l’automatisation de certaines tâches répétitives pour lesquelles l’ordinateur devient plus efficace que l’homme. Pour finir, le quatrième point est la mutation de l’idée majeure du capitalisme. « Nous passons de la propriété à la va- leur d’usage (covoiturage, Vélib, Airbnb qui remplace la rési- dence secondaire, location d’outils, etc.) », explique l’auteur. Bien évidemment, cela a un impact sur le marché. Pour pouvoir muter l’entrepreneur doit « ré-analyser sa relation client, ses champs de valeur, sa production de produits, s’adapter ou chan- ger de métier », conseil Edouard Rencker. L’exemple parlant de cette mutation est la Fnac. « En tentant de racheter Darty, ce gros libraire cherche à élargir sa palette de produits », souligne Edouard Rencker. il ne faut donc pas avoir peur de l’uberisation, car une fois que l’entrepreneur comprend son fonctionnement, il peut muter en un an ou deux. « D’ailleurs, les PME et TPE ont plus de facilités à s’adapter que les grands groupes », conclut Edouard Rencker.industrielle et numérique, qui est en train de détruire et de faire disparaître l’économie dite traditionnelle. « Des grandes muta- tions technologiques ont toujours eu des périodes de transitions douloureuses et difficiles », explique Edouard Rencker. En effet, la naissance et l’évolution de l’automobile a fait disparaître rien qu’à Paris près de 200000 emplois (exemple : les cochers). « Au- jourd’hui, aussi, certains secteurs sont en train de disparaître comme les agences touristiques ou encore les concessionnaires de voitures », décrit Edouard Rencker. Les entreprises doivent muter pour rester sur le marché. Cependant, cette nouvelle révo- lution est rapide et ne laisse pas beaucoup de temps de réflexion. En effet, étant massive car mondiale, elle a mis entre trois et qua- tre ans pour s’implanter dans l’économie. « Nous assistons à une double accélération : économique et technologique. S’il a fallu près de 50 ans pour que la télévision devienne un média de masse, Twitter a mis trois ans pour devenir le média le plus puis- sant du monde », raconte Edouard Rencker. il ne faut pas oublier également le changement profond de mécanismes du capitalisme. « Si au début du siècle, nous avions une très forte consommationDates & Events : ça cogite dur...4 Du 9 au 19 juin 2016 : Festival Futur en Seine (au Carreau du Temple, 4, rue Eugène Spul- ler, 75003 Paris)Pour sa sixième édition, le festival numérique vous donne rendez-vous au Carreau du Temple pour le Village des innovations, avec 150 projets numériques. Les curieux et les passionnés pourront tester des nouvelles technologies et imaginer ensemble les créations du futur autour d'un grand thème, celui du sport, à l'occasion de l'Euro de foot- ball. Start-up, écoles et chercheurs, designers, institutions, associations et grandes entreprises françaises et inter- nationales se réunissent pour vous offrir leur vision du futur. De nombreuses conférences seront aussi ouvertes aussi bien aux entrepreneurs souhaitant, par exemple, booster leur e-réputation, qu'au grand public.Pour plus d'information rendez-vous sur la page www.futur-en-seine.paris4 29 juin 2016 : 2ème Edition du G20 Strategy & Management Summit (Pavillon d'Arme- nonville Allée de Longchamp, 75016 Paris)Pour la 2e édition du G20 Strategy & Management Summit dédiée à la Croissance et à l’Innovation, plus de 400 P-Dg, DG, directeurs de stratégie, directeurs Marketing, DSI, directeurs de l’innovation et directeurs du digital des plus grandes entreprises françaises se réuniront pour réfléchir ensemble et échanger. Les participants pourrontprofiter d’un large programme de conférences articulées autour des problématiques de stratégie, de croissance, d’innovation, de management, d’organisation, de marketing et de technologies. L’objectif étant de nourrir la ré- flexion et les stratégies pour la croissance et l’innovation à l’ère du numérique. La journée sera suivie de la 3ème édition du Grand Prix des Entreprises de Croissance.Pour vous inscrire rendez-vous sur www.g20-management-summit.com/registration4 4ème édition de Puls’Innov (Dax)Pour la 4ème année consécutive, Pulseo, centre d’innovation technologique du Grand Dax, organise le concours national qui favorise l’innovation et la création d’entreprise dans le secteur du numérique. Le concours récompense l’innovation, sous toutes ses formes, liée au secteur du numérique. Il est ouvert à toutes personnes physiques pré- sentant une simple idée (catégorie « Imagine »), un porteur de projet ou une entreprise présentant un projet in- novant (catégorie « Pulseo Angels ») et souhaitant s’implanter au sein de Pulseo (catégorie « You’re Welcome »).L’objectifestdesoutenirledéveloppementdeprojetsinnovantsetdefavoriserlacréationd’entre- prises. Les meilleurs projets reçoivent un prix en numéraire et des dotations sous la forme de prestations de services (les « starter-kits »). Cette année, ce sont 50000 euros de prix et de dotations qui seront remis aux lauréats et nominés. Il est possible de déposer sa candidature jusqu’au 30 juin 2016. La sélection des dossiers aura lieu l’été et la délibération du jury ainsi que la remise des prix se dérouleront en octobre-novembre 2016.Pour vous inscrire connectez-vous sur www.pulseo.fr/puls-innov/puls-innov-2016Juin 2016 53]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31STRATéGiE & innoVATion nuMéRiQuE Regard digital - Bernard Stiegler, philosophe, directeur de l’IRI et d’Ars Industrialis Entretien avec une figure clé de la transformation numériqueChanger le logiciel de notre économie Revenir aux fondements du Web et faire de l’automatisation une alliée vers une économie mondiale nouvelle,Quelles sont les missions de l’IRI et d’Ars industrialis ?L’iRi a dix ans et est un institut qui réalise de la R&D. Le but est de déve- lopper des prototypes. A l’origine, l’activité se concentrait sur les techno- logies culturelles et notam- ment sur les dynamiques des sites de partage. Depuis cinq ans, nous travaillons sur les technologies de la connaissance culturelle. Le but est de faire travailler des chercheurs avec les in- dustries culturelles, l’édi- tion, et de réinventer la cul- ture en inventant de nou- veaux modèles de coopé- ration et de production de contenus – finalement de développer des alternatives au modèle californien de la Silicon Valley. Ars in- dustrialis, lui, n’est ni un think tank, ni un cabinet conseil. C’est un groupe- ment de citoyens qui sou- haitent développer des pistes de réflexion et d’ac- tion sur l’industrie de de- main, qui passe inélucta- blement par le numérique.Quel est votre positionnement ? nous ne nous opposons pas foncièrement au modèle do- minant, mais nous essayons de développer des exigences de qualité plus grandes qui renouent avec l’esprit initial du Web : c’est-à-dire dé- velopper le savoir et la connaissance, et non contri- buer à sa destruction via son automatisation. Ce fai- sant, nous nous appuyons sur des technologies dites « nég-entropiques », terme notamment hérité de la théorie des systèmes qui démontre que l’homogé- néisation et l’unification – l’entropie – ne favorisent pas, de fait, de nouveaux modèles, et créent des sys- tèmes fermés. Les GAFA et le Big Data reposent sur ce modèle, avec le déve- loppement des algorithmes54 Juin 2016basée sur la diversité et le contributif. impossible n’est pas Bernard Stiegler.type de revenu, un revenu contributif qui se différencie du revenu minimum car il repose davantage sur un modèle qui se rapproche de la rémunération du statut d’intermittent. Autrement dit, à l’image des milieux artistiques et du spectacle, il s’agit de rétribuer les per- sonnes qui développent un savoir-faire unique et qui le partagent.sée ne correspond pas au modèle actuel des start-up qui consistent davantage en des plateformes de préda- tion qui aboutissent à de la pression sociale. nous de- vons nous en inspirer. A moyen terme, les entreprises industrielles auront des co- bots qui travailleront avec les individus. L’idée est de faire des individus des in- termittents de l’industrie qui ne subissent pas l’au- tomatisation mais qui au contraire deviennent des processeurs de robots. L’au- tomatisation peut être po- sitive si nous formons les gens et repensons les for- mats de données pour que les robots puissent produire quelque chose de nouveau. Finalement, il faut revenir aux premières ambitions du Web, avant qu’il ne soit phagocyté par les plate- formes de captation de don- nés. il faut rétablir un web « nég-entropique ». L’exem- ple concret le plus parlant reste celui de Wikipédia qui fait collaborer 80000 personnes à l’aide de bots. L’automatisation doit être pensée pour favoriser la contribution et la collabo- ration.Fiesta entre potes digitaux...et de l’analyse des moyennes. nous pensons au contraire que l’économie doit produire de la diver- sité.Concrètement, quelles sont vos solutions ? nous avons présenté un ter- ritoire laboratoire inédit en décembre 2015 en Seine- Saint-Denis, en partenariat avec orange et DassaultNe travailler qu’avec le Big Data et les géantsde la donnée tels que Google pourrait aboutir à une forme de totalitarismeconcernés ont été identifiés comme étant précurseurs : l’enseignement supérieur, l’industrie éditoriale, la communication. Le but est aussi de créer de l’externa- lité positive qui profite au plus grand nombre, à l’image de Wikipédia qui produit de la valeur hors monétisation.Quelles seraient les dérives de l’automatisation ?Sur quoi repose cette nouvelle économie ? nous avons une responsa- bilité sociale lourde. La vie n’est plus certaine à échéance courte et l’homme est devenu une force plus forte que la nature en in- fluant sur la trajectoire denous développons ainsi des démarches en matière dene travailler qu’avec le Big Data et les géants de la donnée tels que Google pourrait aboutir à une forme de totalitarisme. En paral- lèle, des études ont été me- nées au sujet de l’automa- tisation et évoquent jusqu’à 50% des métiers menacés dans les 20 ans, ce qui posela biosphère.A l’égard des générations futures, nous devons pro-Par ailleurs, avec Dassault Systèmes, nous travaillons sur une plateforme d’intel- ligence collective qui per- mettrait de travailler autre- ment. Exemple d’une autre manière de travailler : dans le bâtiment, l’architecte Pa- trick Bouchain a développé un nouveau modèle d’in- dustrialisation des chantiersPour accompagner ce projet en Seine-Saint-Denis, nous avons aussi ouvert une nou- velle chaire de recherche contributive avec la maison des sciences de l’homme de Seine-Saint-Denis. nous réfléchissons sur ce qu’est la disruption à la française : qu’est-ce que créer sans tout détruire pour la société, les entrepreneurs...? nous allons financer une ving- taine de thèses transdisci- plinaires pour faire émerger cette nouvelle économie.Systèmes. Le but de cette expérimentation est de pro- poser un autre modèle de croissance, une nouvelle économie, et de prototyper des innovations à la croisée des champs disciplinaires sciences dures, informa- tique, sciences humaines. L’expérimentation va courir sur dix, voire 20 ans. nous sommes sur le long terme. Les domaines d’applicationlogiciel libre pour partager le savoir et l’augmenter. nous ne croyons pas que le Big Data et l’algorithme vont supplanter la connais- sance. Ces derniers vont au contraire l’aider. Même s’il s’agit d’outils puissants d’aide à la décision, il s’agit d’outils d’analyse et non de synthèse, donc non dé- cisionnels.un problème macro-écono- mique à long terme. En re- vanche, nous pouvons uti- liser les automates pour construire une nouvelle éco- nomie qui renoncerait à 250 ans d’entropie, basée sur le développement du savoir de façon contributive. Dans le cadre de notre ex- périmentation à la Plaine Commune, nous souhaitons mettre en place un nouveauduire quelque chose de nou- veau, mais cela ne se can- tonne pas à l’économie verte. Le problème principal demeure celui de changer le comportement des indi- vidus et de composer avec l’automatisation pour re- distribuer la valeur, changer les modes de production et de consommation. En bref, repenser l’économie.et a participé .de rénovation urbaine en faisant travailler unique- ment les habitants du quar- tier. Le but était également de requalifier les personnes. une nouvelle manière de travailler qui ne peut pas exister sans les nouvelles technologies.Ce nouveau mode de pen-Propos recueillis par Geoffroy Frameryà des travaux©DR]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31STRATéGiE & innoVATion nuMéRiQuE Décryptage - Le Big Data dans le sportL'occasion pour EcoRéseau Business d'expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation NumériqueLes données de la gagneL La façon d’analyser et gérer les performances d’une équipe, aussi bien sur le plan sportif que sur la gestion du club lui-même, est en train d’être révolutionnée.a victoire de l’Alle- des tactiques adaptées à son permet d’optimiser la per- courues, et quelques autres de la Tour, cofondateur de réel, le coach pourra ef- magne lors de la équipe. Son succès a po- formance sportive. Si elle facteurs. Aujourd’hui, non MacLloyd, qui vend des fectuer un remplacement dernière Coupe du pularisé la montée des n’est pas nouvelle en tant seulement ces chiffres sont capteurs physiques de per- ou des ajustement tactiquesmonde au Brésil n’est pas « geeks » au sein des clubs que telle, elle a pris, avec plus précis, mais il est pos- formance. Par exemple, à la volée », poursuit Em-seulement l’aboutissement d’une performance sportive exceptionnelle. C’est aussi – et le staff ne s’en est pas caché – le résultat d’une obsession pour les statis- tiques : concernant leurs joueurs, ceux de l’équipe adverse, sur les perfor- mances physiques, les ten- dances de jeu... « Quand nous sommes arrivés à la Coupe du monde, nous connaissions par exemple tout de l’équipe brési- lienne : le profil de chaque joueur, ce qu’ils faisaient sur les coups de pied arrê- tés, comment ils jouaient quand ils étaient sous pres- sion... », expliquait Chris- topher Clemens, directeur de la performance de la Mannschaft.l’équipe d’Allemagne avait constaté que les équipes qui gagnaient les matchs étaient le plus souvent celles qui avaient les temps de possession les plus bas. Et ils se sont entraînés dans ce sens » – avec le résultat que l’on sait.manuel de la Tour. Mais, pour l’instant, la pratique d’analyse des données en temps réel n’est pas auto- risée par la plupart des ligues sportives. « Le port d’objet connectés en match n’est pas autorisé, et l’ana- lyse en temps réel de la vi- déo non plus, pour des questions de droit », sou- ligne Frédéric Puche. Mais rien n’empêche de s’en ser- vir après coup pour recons- truire les actions – et les clubs ne s’en privent pas. étendue à l’équipe entière, l’analyse des données a plu- sieurs utilités. Tout d’abord, cela permet, grâce aux vi- sualisations détaillées, de revoir exactement des sé- quences de jeu et de pouvoir montrer précisément à tel joueur où il aurait dû être placé, quelle passe aurait été plus optimale... « En plaçant les actions dans leur contexte – nombre d’options disponibles, pres- sion sur le joueur... – on arrive à évaluer la qualité de décision », explique Mehdi Ennaciri, cofonda- teur de Footovision, qui fournit des données enri- chies à partir des images télé. Et, en parallèle, il de- vient plus aisé de repérer et de construire des straté- gies qui exploitent au mieux les forces de son équipe. En élargissant encore un peu le point de vue, on peut également déterminer quel type de joueur serait le plus approprié pour compléter l’équipe, et trouver des ta- lents alors qu’ils n’ont pas encore éclos.DÉBUTS TRANSATLANTIQUES C’est l’un des derniers exemples en date d’une ré- volution qui est en train de bouleverser en coulisse le monde du sport : l’utilisa- tion du Big Data à des fins d’analyse et de prédiction. une révolution qui a vrai- ment commencé il y a quelques années aux Etats- unis, avec un homme : Billy Beane, dont le nom a dépassé les frontières du baseball américain après avoir été interprété par Brad Pitt dans le film Le Stratège de 2011. Billy Beane avait marqué un coup d’éclat en emmenant plusieurs fois en phase éliminatoire une équipe disposant de moyens bien inférieurs à ceux de ses concurrents (un facteur important quand on sait qu’il n’y a pas de plafond de dépense imposé aux équipes de baseball). Et cela, il l’a fait en s’intéres- sant aux statistiques, en re- pérant des joueurs promet- teurs peu chers, en utilisant« Mon job ? Data analyzer Ligue des Champions... »Car c’est à l’entraînement, pour l’instant du moins, que les capteurs sont le plus utilisés. Les avantages sont multiples. Cela permet tout d’abord de bien suivre les efforts des joueurs, leur per- formance, et les comparer avec leur propre historique. Du coup, pour les équipes médicales, c’est un outil précieux. « Par exemple, à chaque foulée, on mesure la poussée exercée sur le pied. Cela permet de cal- culer le déséquilibre sur les deux jambes, et d’iden- tifier éventuellement des valeurs qui sortent de la normale, qui peuvent être un signe d’une blessure à venir », explique Emmanuel de la Tour. En surveillant de près le joueur, en adap- tant son entraînement en conséquence, le pire pourra être évité. Les données ne représentent pas une vérité absolue, mais elles peuvent confirmer des intuitions, ou au contraire les infirmer. Le suivi des performances a une autre conséquence, et non des moindres : elle motive les joueurs – qui sont avant tout des sportifs et des compétiteurs – à s’en- traîner et à battre leurs re- cords personnels.sportifs des quatre sports majeurs uS. Puis « l’An- gleterre a suivi le pas des Etats-Unis, notamment dans leurs grands clubs de foot- ball, et la vague atteintl’arrivée du Big Data, une ampleur sans précédent. La technologie ne fait pas que faciliter l’obtention des sta- tistiques : elle augmente considérablement le nombresible d’obtenir des données biométriques grâce à des capteurs sur les joueurs : rythme cardiaque, sudation, rythme de foulée, puissance de l’appui... Brutes, cesRevoir des séquences de jeu et pouvoir montrer exactement à tel joueur où il aurait dû être placé, quelle passe aurait été plus optimale...PORTÉE TACTIQUE56 Juin 2016MIEUX GÉRERSON ÉQUIPEL’idée est que la technologiemaintenant l’Europe », es- time Raffaele Poli, cher- cheur au Centre internatio- nal d’études sportives de neuchâtel, en Suisse.de données mesurées. Par exemple, pour le football, le relevé des statistiques se faisait auparavant à la main, en regardant les vidéos des matchs après les faits. on peut donc compter les passes, les tirs, évaluer gros- sièrement les distances par-données sont quasiment inexploitables, mais mises en contexte – grâce à l’ana- lyse de données de masse –, elles peuvent se révéler être des atouts précieux. « Il faut identifier les indi- cateurs observables perti- nents, souligne EmmanuelMais ce n’est pas tout. La même mesure permet de déceler la fatigue chez un joueur : les appuis s’alour- dissent, les pieds mettent plus longtemps à décoller du sol... « Grâce à ce type de données reçues en tempsDES LIMITES,DU MOINS POUR L’INSTANTLa raison de ce cantonne- ment à l’entraînement est que l’utilisation du data en live est pour le moins pro-]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[n°31www.ecoreseau.frDécryptage - Le Big Data dans le sportSTRATéGiE & innoVATion nuMéRiQuEblématique. Par exemple, dans quelle mesure le fait de bénéficier d’un tel outil d’analyse (qui n’est pas donné) constitue-t-il un avantage déloyal contre ceux qui n’en ont pas ? Et s’il se trouve que les deux équipes utilisent le même prestataire (d’analyse vidéo, puisqu’il est douteux qu’une équipe donne accès aux cap- teurs biométrique de ses joueurs à des adversaires), comment résoudre les pro- blèmes éventuels de pro- priété des données ? « Il n’y a pas encore de stan- dardisation internationale en place, souligne Raffaele Poli. Pour l’instant, les clubs gardent les données. » L’uti- lisation des capteurs pendant les matchs en temps réel (ou quasi) est ainsi limitée pour l’instant – comme au rugby – à la surveillance de ses propres joueurs ou à l’arbitrage (par exemple dans la ligue de basket amé- ricaine).n’ont vraiment envahi que le football, le tennis et le rugby, autrement dit les sports où les enjeux finan- ciers sont suffisamment im- portants pour que le coût, encore élevé, des systèmes de capteurs et de caméras puisse être considéré comme un investissement intéres- sant. Mais que l’on ne s’y trompe pas : la data est là pour rester. « En un sens, la bataille est déjà gagnée, estime Mehdi Ennaciri. Ce n’est plus qu’une question de temps. » Car la capacité de récolter des données de performances très précises intéresse évidemment tous les sports, particulièrement ceux d’équipes.La question de la propriété des données pose d’ailleurs d’autres problèmes. À qui appartiennent les data ? À la société qui les rend dis- ponibles, du moins en par- tie ? Au club ? ou encore au joueur ? Et si un joueur change de club, est-ce que ses données personnelles sont rendues disponibles avant et/ou après le trans- fert ? Autant de points très sensibles, car liés à d’im- portants enjeux financiers. C’est tout l’avantage d’ac- teurs comme Footovision, qui ne demandent pas d’in- vestissements matériels lourds et propriétaires, etpermettent de faciliter l’ana- lyse des équipes adverses. Du coup, « dès le début, nous nous sommes adressés aux médias et aux clubs, pour ne pas être enfermés d’un côté de la barrière », explique Mehdi Ennaciri.entreprises (certaines cotées en Bourse) qu’il est naturel – voire indispensable – de vouloir maximiser les re- venus dissociés des résultats. Si tous les clubs sont loinde le maximiser. « C’est le terrain sur lequel s’est lan- cée une autre start-up de l’incubateur, Tech for Team, qui propose notamment un modèle de pricing pour lesen jeu », souligne Frédéric Puche. Pour les équipes qui ont la chance d’avoir leur propre stade, l’équiper en WiFi et autres connectiques modernes (autrement dit,« Maintenant tu connais la meilleure trajectoire, plus d’excuse ! Surfe, je ne veux pas entendre parler de cette tempête ! »En effet, les sports indivi- duels (professionnels comme amateurs) bénéfi- cient déjà des bienfaits de l’internet des objets. D’une certaine manière, comme c’est souvent le cas dans la révolution digitale, le grand public a presque un temps d’avance sur les pros, grâce aux montres et bracelets connectés, aux applications dédiées au vélo, à la course, au golf... En revanche, le sport amateur par équipe ne disposait – encore – d’au-GÉRER LES STADES ET SES FANSMais l’analyse de données ne sert pas qu’à gagner des matchs. Même si la perfor- mance sportive est insépa- rable des performances fi- nancières d’une équipe, les clubs les plus importants sont devenus à tel point desA chaque foulée la poussée exercée sur le pied est mesurée, ce qui permet de calculer le déséquilibre sur les deux jambes, et d’identifier la blessure et le remplacement à venirde posséder leur propre stade, la vente de billets est tout de même une source essentielle de revenu. Et l’analyse de données permetévénements sportifs, ex- plique Benjamin Carlier, responsable du Tremplin, l’incubateur de start-up spé- cialisées dans le sport de la mairie de Paris. L’idée est d’avoir le maximum de ren- tabilité et de remplissage. » Cela implique l’analyse de nombreux facteurs, de la météo à la date en passant par les modes de consom- mation, la performance de l’équipe... La même idée est déjà appliquée par les compagnies aériennes.passer à ce qu’on appelle un stade connecté) ouvre toute une gamme de nou- veaux services à adresser aux spectateurs. Cela va de la livraison de nourriture, à la diffusion sur portables de ralentis, à des pratiques plus élaborées encore – per- mettant par exemple de li- miter au maximum les bou- chons en sortie de stade. « Par exemple, on peut ima- giner un encouragement au covoiturage, décrit Frédéric Puche. Ou encore, un sys- tème qui repère les insatis- factions des consommateurs sur les réseaux sociaux – par exemple une plainte sur la qualité de la nourriture – et qui propose directement en réponse une solution avant la fin du match. »cun outil d’analyse. Mais l’arrivée de services comme ceux de Footovision, qui ne demandent que peu de moyens techniques, montre qu’à terme, le sport amateur y viendra aussi.Une demande multipleLa bonne nouvelle, c’est que la France est plutôt bien partie pour prendre une place de choix sur ce mar- ché. « Nous ne sommes pas toujours en avance dans le sport, mais en innovation technologique, nous sommesDe nombreux publics intéressésLa Data révolution n’affecte pas que les professionnels du sport. Les données récoltées intéressent également d’autres acteurs économiques – au premier rang desquels les médias et les gestionnaires de paris sportifs. Et ces marchés sont suffisamment puissants pour influencer les décisions à venir concernant les questions de propriété des données ou d’exploitation en temps réel. « Dès le départ, le sport a impliqué les paris, rappelle Raffaele Poli. Ce qui est nouveau, en fait, c’est d’utiliser les statistiques pour améliorer la performance... » Pour les médias, il s’agit de pouvoir fournir des analyses rapidement, en repérant des histoires dans le match, ou en sortant un fil de données pour illustrer un article spécifique sur un joueur ; pour les sites de paris, il s’agit évidemment de pouvoir gérer au mieux les estimations, voire de faire du prédictif.Et enfin, il ne faut pas oublier ceux qui sont, après tout, les plus gros consommateurs de statistiques sportives : les fans, qui adorent décortiquer des chiffres, débattant de savoir si tel joueur est meilleur que tel autre, si leur équipe aurait dû recruter untel ou untel... Bien souvent, d’ailleurs, ils n’avaient pas attendu l’arrivée des capteurs pour faire leurs propres statistiques. Par exemple, la base de données du jeu Football Manager, considérée comme l’une des plus complètes au monde, est entièrement construite grâce aux apports des fans.ns », sourit Ben-Par ailleurs, suivant en cela une autre tendance écono- mique majeure, pour attirer les clients, il faut leur pro- poser des services à forte valeur ajoutée. Ce qui veut dire les analyser et adresser au mieux leurs besoins (et si possible les prévenir). De fait, « tout ce qui se fait par ailleurs pour le retail en terme de Big Data entreTOUS LES SPORTS SERONT IMPACTÉS Pour l’instant, les capteursplutôt bo.jamin Carlier. L’une des deux entreprises leaders du domaine, Amisco Prozone, est d’origine française, et autant Footovision que Ma- cLloyd suscitent l’intérêt outre-Manche et outre-At- lantique. Et ce n’est que le début...Jean-Marie BenoistJuin 2016 57]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31STRATéGiE & innoVATion nuMéRiQuE Haute résolution - La technologie LIFI (light fidelity) LiFi ? oh ouiiii !2La technologie LiFi... et l’autre qui s’allume au dre de la technologie wi-fi. La technologie intéresse les gique. Et depuis la version équipé 2000 m de surfaceL'internet par la lumière. un réseau révolutionnaire mais complémentaire des réseaux existants...Qu’est-ce que ça peut bout de votre télécommande. Pour le moment, la norme collectivités et les profes- 9.1 d’ioS, des références avec cette nouvelle techno-bien être... ? non, A la grande différence mal- fixée pour le débit commer- sionnels dans le smart buil- sont visibles concernant une logie. Dans ce cadre, la tech- votre serviteur n’a pas fait gré tout que la technologie cial atteint presque 12 kb/s ding ou le smart grid. La « Lifi capability ». « Mais nologie LiFi permet de lo-d’erreur de frappe, même si le sujet de ce « Haute Réso- lution » concerne la connec- tivité. La technologie LiFi pour Light Fidelity est un néologisme qui ressemble fort à sa cousine la techno- logie wi-fi (Wireless Fide- lity). Si ces deux technolo- gies de réseau permettent d’échanger sans fil, la dis- tinction majeure se situe dans les modes d’achemi- nement du signal. Si le pre- mier réseau transmet des in- formations via les ondes ra- dio, le second, la technologie LiFi, le réalise par la lumière. une petite révolution dans le monde du retail, de la smart city et plus générale- ment dans l’internet des ob- jets (ioT). Décryptage de cette innovation et de son avenir...LiFi peut étendre son signal sur plusieurs mètres grâceen extérieur et pourrait s’ap- procher de 100 kb/s aveccontrainte reste la mobilité. En cela, la technologie LIFIpour l’heure la technologie n’est pas encore appliquéecaliser un smartphone avec une précision de 10 cm et de transmettre des données au consommateur (coupons, promotions,...). une préci- sion inégalable qui sera éga- lement utilisée pour le stockage des marchandises. D’un point de vue prospectif, le champ des possibles sem- ble infini. La technologie LiFi permettrait de commu- niquer dans des espaces peu connectés aux réseaux fi- laires voire radios. C’est une des raisons qui expliquent l’implémentation de la tech- nologie LiFi dans le nouveau magasin E.Leclerc situé dans un endroit qui pèche encore en matière de connectivité. Songez également à cette capacité de communication en milieu enclavé. Voire même au fond de l’océan... L’intelligence « machine to machine » encore en suspens en matière d’infrastructures pour la voiture autonome pourrait trouver également une solution d’avenir avec les phares déjà équipés à base de LED. De même avec l’éclairage public, les musées ou encore le réseau de trans- port qui permettrait d’avoir une information géolocalisée sans se connecter à la 3G, 4G ou la technologie wi-fi. Fini également le mode avion et les problèmes d’interfé- rence dans les milieux sen- sibles aux ondes : la techno- logie LiFi pourrait permettre d’utiliser son matériel sans risque dans les bâtiments de santé ou dans le monde des transports aériens. L’hôpital de Perpignan est d’ailleursLA LED, CLÉ DE VOÛTE D’UN RÉSEAU COMPLÉMENTAIRE PUISSANT MAIS LIMITÉEn attendant les déplacements à la vitesse de la lumière, le LIFI et ses prouesses...L’ancêtre de cette nouvelle technologie s’appelait VLC (Visible Light Communica- tion) et fut développée vrai- semblablement dès le début des années 2000 au pays du Soleil Levant. « L’essor de la technique, telle que nous la connaissons ces dernières années avec l’appellation LIFI, s’explique par la dé- mocratisation des LED, éco- nomes en énergie mais sur- tout capables d’être allumées et éteintes à une vitesse non perceptible à l’œil, qui per- met de moduler l’intensité pour créer un signal », dé- limite Sébastien Renaud, DG de la start-up oledcomm. Cette jeune pousse est spé- cialisée dans la technologie LiFi et a notamment contri- bué à établir le premier pro- tocole pour des fins com- merciales.au cône de lumière que pro- duit l’éclairage. C’est pour l’instant la solution CPL qui s’impose via un récepteur de signal installé sur smart- phone ou ordinateur. Cette technologie peut se maté- rialiser sous la forme d’une clé uSB, d’un écran photo- voltaïque, ou peut utiliser laplusieurs émetteurs. En la- boratoire, les expériences menées atteignent une connexion de 224 Gb/s. Les chiffres donnent le tournis. Côté inconvénients, très pro- saïquement, la lumière ne traverse pas les murs. En bref, en dehors du cône de lumière, point de connexion.ne correspond pas aux mêmes usages que la tech- nologie wi-fi. »aux smartphones, même si nous présentions il y a deux ans un prototype avec signal bidirectionnel au CES de Las Vegas capable de se re- charger tout en étant connecté », note Sébastien Renaud.Faire communiquer les voitures via leurs phares, recevoir de l'info géolocalisée à 10 cm de précision,« IMPOSSIBLE IS NOTHING »Fin 2015, la start-up française Lucibel communiquait sur un prototype de luminaires qui permettait d’envoyer desCôté retail, les enseignes de la grande distribution sebénéficier du très haut débit sécurisé...tion.Autrement dit, la technologie LiFi s’apparente au système à infrarouge, son ancêtre, qui permettait à deux appa- reils de communiquer. oui, le point rouge sur votre télécaméra du téléphone.La technologie LiFi présente des intérêts manifestes, no- tamment en raison de la sa- turation de la bande passante et de la multiplication des objets connectés. Autre avan- tage, celui d’une connexion rapide qui n’engendre pas d’électromagnétisme. ima- ginez une bande passante 10000 fois plus importante que celle utilisée dans le ca-En ce sens, la technologie LiFi serait un réseau com- plémentaire qui ne permet- trait pas une grande mobilité malgré une très grande qua- lité de débit et de connecti- vité.signaux bidirectionnels. une révolution en Europe, à l’heure où le principal des technologies LiFi ne pouvait qu’émettre des signaux as- cendants unidirectionnels pour principalement réaliser des prestations liées à de la géolocalisation. Autre signe des temps, des industriels tels qu’Apple s’immiscent subrepticement dans cette nouvelle vague technolo-convertissent peu à peu. A Euralille, centre commercial de Lille, les enseignes Philips et Carrefour ont développé une application pour créer un parcours client en expli- quant où se trouve chaque produit. De même à Paris, suite à deux tests concluants menés en 2015 à Reims et Rennes, l’enseigne E.Leclerc qui a ouvert un nouveau ma- gasin en région parisienne aen phase d’expérimenta. Terminons ce rapide tour d’horizon en évoquant aussi les solutions de sécurité qui seront développées grâce à la technologie LiFi. C’est l’hallali des connexions in- ternet d’hôtel peu fiables et le début de connexions per- sonnalisées... Fiat Lux.58 Juin 2016Sébastien Renaud ajoute :« Nous travaillons avec l’opérateur Orange pour considérer les moyens de relayer la technologie LIFI dans les maisons et bureaux.Geoffroy Framery]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31STRATéGiE & innoVATion nuMéRiQuE Haute résolution - Datacenters écologiques Focus sur un sujet high tech dans l'air du tempsLe clou(d) du spectacle vertLes datacenters énergivores écologiquement durables ne sont plus seulement un mythe moderne...E n 2015, on dénom- brerait environ 3700 data centers répartis sur l’ensemble de la planète, qui consommeraient 2% de la consommation mondiale d’électricité. Les nuages se multiplient. nos modes de vies se numérisent. Le co- rollaire qui accompagne ce phénomène de dématéria- lisation se concrétise par la floraison de centres de don- nées, gourmands à l’excès en matière de consomma- tion d’énergie. Ces bâti- ments high tech tournent effectivement en continu et nécessitent donc des process de refroidissement, eux- mêmes énergivores, pour maintenir le site en état de fonctionnement optimal. Face à ce constat qui fait blanchir les tempes de ni- colas Hulot, les profession- nels du segment réagissent : opérateurs, hébergeurs, concepteurs de centres de données ont multiplié les initiatives ces dernières an- nées pour une meilleure prise en compte des consi- dérations environnemen- tales, écologiques et éner- gétiques... une nécessité alors qu’en France, les da- tacenters représentent déjà presque un dixième de la consommation électriqueTRAQUER LA CONSOMMATION« La question de l’impact écologique des datacenters est vieille de dix ans chez nous mais cette probléma- tique est bien évidemment spécifique à chaque pays selon ses caractéristiques énergétiques et géogra- phiques », remet en pers- pective Mokrane Lamari, responsable avant-ventes chez Equinix, fournisseur de datacenters et leader mondial dans ce domaine. Les pays nordiques, les Pays-Bas et le Canada sont particulièrement en avance sur le sujet. Cela dit, dès60 Juin 2016Face à la berge, un datacenter enfoui alimente le cloud...de consommation. La mu- tualisation des équipements et des infrastructures per- met une meilleure efficacité énergétique qui signifie aussi une baisse des coûts de gestion », ajoute Mo- krane Lamari. Limiter la gourmandise des datacen- ters n’est donc pas seule- ment l’apanage des énergies propres. Cela revient éga- lement à penser ces centres de données selon le prisme de l’écoconception. « Le dernier né de nos data cen- ters est un bâtiment qui supporte la haute densité : la capacité de traitement de nos équipements aug- mente. Par m2 on met de plus en plus de puissance de calcul, ce qui nécessite de plus en plus d’énergie. C’est la haute densité qui est proposée sur notre DC Normandie.du pays.A titre d’exemple, sur unPour donner un ordre de grandeur, il y a dix ans, le quotient du PuE était cal- culé aux alentours de 2,2/2,3 pour un MW consommécontrôle. « Entre 5000 et 10000 sondes sont installées dans un datacenter pour capter la consommation, les échange de flux, le re- froidissement. Cette connaissance précise réa- lisée en temps réel nous permet de piloter les data- centers via automates et d’agir sur un ensemble de variateurs pour optimiser leur consommation », conti- nue Mokrane Lamari.En France, les datacenters représentent déjà presque un dixième de la consommation électrique du paysd’atteindre les meilleurs taux mondiaux grâce à nos nouveaux procédés ».C’est, par ailleurs, un bâ- timent de plain-pied. Nous pouvons ainsi préinstaller les baies en anticipation, dans des nurseries et les mettre très rapidement en production », poursuit Christophe Desseignes pour orange.avant de penser innovations énergétiques, une meilleure prise en compte des consi- dérations environnemen- tales passe inexorablement par l’optimisation de la ges- tion de ces centres. « Un des leviers pour améliorer l’efficacité énergétique de- meure les bonnes pratiques de gestion et la manière de manager le datacenter au quotidien. Une manière de faire qui est tout aussi im- portante que les technolo-tèmes informatiques, connaît une baisse du ratio de l’ordre 15% et atteste d’une bonne visibilité de la consommation et de la dissipation énergétique. Ce type de solution est déjà implémenté sur les data- centers Equinix en Île-de- France.UN MAL NÉCESSAIRE MAIS OPTIMISÉ ?Si aujourd’hui les datacen- ters français représentent un dixième de la consom- mation hexagonale, rappe- lons tout de même qu’un glissement de consomma- tion s’opère dès lors que les entreprises décident de faire appel à ce type d’hé- bergement. Si l’appétit énergétique de ces infra- structures est incontestable, force est de reconnaître que ces dernières n’en demeu- rent pas moins les meil- leures solutions en matière de régulation de la consom- mation. « Les datacenters permettent une optimisation de la facture énergétique des entreprises. Il est plus propre d’externaliser pour une entreprise plutôt que de garder l’hébergement en interne dans des bâti- ments qui ne seront pas optimisés. Cela va du sim- ple au double en matièreLes géants de l’internet planchent également sur le sujet. Facebook continue d’investir lourdement dans la construction de nouveaux datacenters. Greenpeace re- connaissait en 2015 que les GAFA hors Amazon mul- tipliaient les efforts pour construire un internet ali- menté par de l’énergie re- nouvelable. Selon l’onG, Apple est le plus en avance, Greenpeace juge que l’ac- teur de l’internet reste le plus avancé en la matière, annonçant des services de cloud avec une fourniture à 100% alimentée en éner- gies renouvelables. La firme à la pomme devrait d’ail- leurs ouvrir en 2017 de nouveaux datacenters au Danemark et en irlande dans deux bâtiments qui utiliseraient les smart gridsgies. L’organisation, le sys- tème, les hommes et les process sont d’égale im- portance face aux innova- tions », continue le cadre dirigeant d’Equinix.nouveau système de contrôle granulaire de la température, l’indicateur de performance énergétique, le PuE, quotient d’effi- cience énergétique établi par le consortium Green Grid qui calcule le rapport entre l’énergie totale consommée par le data cen- ter divisée par l’énergie to- tale consommée par les sys-par les systèmes, il fallait donc 2,2 ou 2,3 MW pour le refroidir. Les meilleurs niveaux mondiaux actuels se situent au niveau de 1,2/1,3. Christophe Des- seignes, directeur des in- frastructures chez orange en France, complète : « Nos datacenters ont un PUE qui varie entre 2 et 1,4 mais nous nous fixons l’objectifDans le cas précis des da- tacenters, nous parlons de systèmes dits GTC et GTB, entendez derrière ces acro- nymes des mesures en ma- tière de monitoring et deŒ]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[La révolution industrielle du XXI° siècle C’est la fibre optiqueNe la ratez pasFibre Optique 1 GigaGrâce à son réseau national en fibre optique et ses équipes, CELESTE vous raccorde à la fibre en quelques semaines.Vous disposez de solutions professionnelles de Cloud, d’interconnexion, de sécurité et de Voip. Et vos données sont hébergées en France dans un datacenter écologique.CELESTE est le nouvel opérateur de référence des entreprises.Vous aussi, faites le choix de la performance et du professionnalisme.01 70 17 60 20 info@celeste.fr www.celeste.fr]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31STRATéGiE & innoVATion nuMéRiQuE Haute résolution - Datacenters écologiquespour redistribuer la cha- leur.d’énergies renouvelables – essentiellement hydrau- liques. Logiquement, il semblait aisé de concevoirépouse le paysage et a vu le jour dans un ancien en- trepôt à munitions de l’otan, caché sous la16°C. L’idée de s’installer en climat froid n’est pas le seul apanage de Green Moutain. A ce sujet, Mi-les exigences sur la qualité de l’environnement de tra- vail et la réduction des im- pacts environnementaux. Lesmart grids – aux besoins énergétiques locaux.« Notre datacenter de To- ronto utilise un système de refroidissement en eaux pro- fondes du lac mais partage ce système avec d’autres industries. Celui d’Amster- dam alimente en partie le chauffage et la climatisation de quelques bâtiments pu- blics. Le datacenter est in- tégré aux réseaux de la ville », explique Mokrane Larami. L’avenir du data- center concernera la ma- nière d’intégrer ces bâti- ments à leur environnement local, qu’il s’agisse du site en tant que tel ou des autres bâtiments à proximité.FREE COOLING ET SMART GRIDSLe refroidissement reste le poste le plus important en matière de dépenses éner- gétiques. Selon l’alliance Green iT, ce poste repré- sente en moyenne 38% de la facture énergétique glo- bale.Utiliser directement l'air frais normand pour le refroidissement de l'informatique 11 mois sur 12Si aujourd’hui les pistes de réflexion tendent à conce- voir des baies alliant effi- cacité et tolérance à la cha- leur plus forte – jusque 30°C contre 18°C actuel- lement –, force est de constater que le free cooling reste le procédé le plus dans l’air du temps. « Amsterdam 3 est en avance sur le sujet. L’eau froide est puisée via un souterrain et alimente le refroidissement lorsque les températures atteignent les 18°C. En deçà, nous recourons au free cooling : l’air frais de l’extérieur est utilisé par un système de compresseurs », explique Mokrane Larami. Equinix a ainsi équipé ses sites de Paris et de Toronto. L’opé- rateur français Céleste en a fait de même avec son centre basé à Marne-la-Val- lée.un data center situé sur l’île de Rennesøy, qui fonctionne à 100% à partir d’énergies dites renouvelables. Surmontagne. Le bâtiment est refroidi à l’aide de l’eau puisée à 100 mètres de pro- fondeur dans un fjord. uncrosoft œuvre actuellement à l’installation de nouveaux datacenters en Sibérie. orange met lui aussi le capsite, certifié Haute Qualité Environnementale, répond aux meilleures pratiques en matière de réduction de consommation des fluides électrique et eau, de gestion des déchets et eaux usagées, ainsi que d’insertion pay- sagère, explique le directeur des infrastructures de chez orange. Le data center «Normandie» limite le re- cours à la climatisation ar- tificielle par l’usage de l’air ambiant. Les conditions mé- téorologiques de la région permettent en effet l’utili- sation directe de l’air frais normand pour le refroidis- sement de l’informatique 11 mois sur 12. » notons à titre indicatif que l’économie réalisée sur ce site, l’un des plus « éco-efficaces » dans le monde, est l’équivalent de la consommation élec- trique domestique annuelle d’une ville de 30000 habi- tants.une fois de plus, la pointede l’innovation nous vientaussi des pays nordiques.La norvège est connue pourpourvoir ses besoins élec-triques à 98% à partir gie renouvelable. Ce dernierDématique & Gouvernanceveau dans le fjord à environcenter en prenant en compteconsommation – via lesGeoffroy FrameryLe free cooling, à manier avec précaution...lisation des se.que la production de gaz à effet de serres imputables aux datacenter ne représente qu’un quart de la production internet. Les premiers postes de production demeurent les utilisateurs (47%) et la partie réseau qui représente aussi un tiers.cette île, l’opérateur Green Mountain a mis en place un data center considéré comme l’un des plus éco- logiques du monde,échangeur transfère l’eau puisée à 8°C vers le système de refroidissement des or- dinateurs. L’eau de mer uti- lisée pour le refroidissementsur la CoP et n’est pas en reste en matière de verdis- sement. « Dans le cadre de sa démarche de responsa- bilité sociale d’entreprise,L’idée pour les datacenters verdissants est de s’intégrer au mieux dans l’environ- nement ambiant. Quand il n’y pas de fjord, il paraîtcons®ommant 100% dA’éner- est ensuite envoyée à nou- Orange a conçu un data- judicieux d’intégrer laPoids de l’existant dans la transformation numériqueA l’heure actuelle, l’essor exponentiel des objets connectés et du cloud-com- puting conduit mécanique- ment à la hausse du nombre de serveurs. L’avenir éco- logique des datacenters ne se situe pas seulement dans leur intégration et leur op- timisation. La réduction de l’impact écologique des da- tacenters passera également par une plus grande virtua-rveurs. Resteparl’heure de l’accélération de la trans- de gérer la transformation numérique, leformation numérique, l’étude département iT a certes son importance« unlocking the Power of Digital mais il n’est pas le seul. L’étude parle bien • digitalisation leader : son objectif estTransformation: Freeing iT from Legacy de Cio et d’iT managers mais ne fait ab- d’améliorer la chaîne de productionpassant par les nouveaux canaux (Web et réseaux sociaux par exemple) ;62 Juin 2016Jean-Marc RietschSi la majorité des décideurs iT (87%) confirme l’adoption d’une stratégie de transformation numérique par leur organi- sation, 94% d’entre eux pensent même que c’est essentiel afin d’atteindre leurs objec- tifs commerciaux, il n’en reste pas moins vrai qu’ils reconnaissent occuper la majo- rité de leur temps (73%) à s’occuper de la sécurité des données et à la maintenance des systèmes existants.nouvelles organisations du travail ;• digital transformation leader : il trans- forme auprès des métiers et des fonctions support, à la recherche d’opportunité deExpert international en dématique, président du Digital information institute ou D2iMême si la fonction de CDo est encore ré- cente, Accenture a d’ores et déjà identifié quatre rôles majeurs pour le CDo, à sa- voir :croissance et d’efficacité en interne. Quoi qu’il en soit, à la lecture de ce qui pré- cède, il est clair que le poids du passé, où l’informatique avait « tout pouvoir » sur une grande partie de l’organisation, pèse encore lourdement dans la transformation numérique. Mais ne nous trompons pas : l’iT y a certes son rôle, mais rappelons que la transversalité du sujet est absolument fondamentale et qu’à ce sujet la fonction de CDo devrait être mieux assimilée et appré- hendée par la majorité des entreprises.Constraints », réalisée1 pour Brocade révèle a priori une perte d’opportunité à innover à cause de l’héritage technologique et d’une mauvaise perception historique du rôle des départements iT.solument pas mention des CDo (Chief Di- gital officer) et n’est-ce pas là une regrettable erreur ?En effet rappelons que le numérique et la digitalisation réussie de toute organisation nécessite l’implication concertée de l’en- semble des parties prenantes, l’iT ayant évidemment son rôle mais au côté des dé- partements juridiques et de l’organisation interne.grâce aux innovations numériques et à deDe fait, le constat est accablant dans le sens où 4/5 d’entre eux pensent que leur organi- sation est ainsi limitée quant à sa capacité à supporter sa transformation numérique ! Pour autant, la question à se poser est plutôt de savoir à qui revient le rôle d’organiser et• digital strategist : son rôle est de convain- cre les autres dirigeants de réfléchir à l’impact du numérique sur la stratégie de l’entreprise ;• digital marketing leader : très opération- nel, dont la mission consiste à créer de nouveaux clients pour l’entreprise en(1) Etude réalisée par la société Vanson Bourne en avril 2016 auprès de 630 décideurs d’entreprises comptant plus de 500 employés aux états-unis, au Royaume-uni, en France, en Al- lemagne, à Singapour et en Australie.]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31STRATéGiE & innoVATion nuMéRiQuE Business Story - Les boules de pétanque OBUT à la conquête du monde Retour sur l'histoire d'une entreprise française que les innovations portent vers les marchés internationauxoBuT veut viser justeCet été, 24 millions de Français (!) tireront ou pointeront, à 72% avec une boule oBuT,C ’est un rituel qui revient chaque an- née. À quelques jours de l’été, il est de ri- gueur de ressortir les boules de pétanque. Des boules fabriquées, pour la plupart dans la Loire, au sein des ateliers oBuT, à Saint- Bonnet-le-Château, petit village des Monts du Fo- rez. oBuT, c’est l’entre- prise qui a initié les Fran- çais - et même le monde - à la pétanque. un sport aussi populaire que le football dans l’Hexagone, qui a vu son nombre de pratiquants exploser auleader mondial né dans la Loire il y a plus d’un demi-siècle.deaux, « capables d’ab- sorber des espaces de jeu », dixit le président d’oBuT, sont ciblées par la marque. « Nous repré- sentons aujourd’hui en- viron 80 % du marché. Mais rien n’est gagné. Le développement de l’en- treprise passera par un accompagnement de notre produit. Notre cheval de bataille, c’est d’avoir un réseau de distribution qui soit approprié et assure à la fois un accompagne- ment technique, mais aussi pratique. »cours du xxe siècle.À l’époque, deux hommes, l’un fabricant de serrures, Frédéric Bayet, l’autre mécanicien de talent dans la fabrica- tion de boules à jouer, Antoine Dupuy, déci- daient de s’associer et de déposer leur marque : oBuT. Rapidement, afin de développer leur entre- prise, ils sollicitaient une famille, la famille Souvi- gnet : Jean, le père, Georges et Robert, les deux fils, passés maîtres dans l’art de la fourche télescopique pour cyclo- moteurs.L’histoire raconte qu’au début des années 60, cette famille associée à Antoine Dupuy sentit poindre les prémices du développe- ment du sport pétanque et se lança à corps perdu dans la production de « coquilles » d’acier. Avec succès...R&D et tradition, pas incompatibles du tout...LA THAÏLANDE, L’AUTRE PAYSDE LA PÉTANQUE L’autre projet du leader mondial de la boule de pétanque sera d’investir encore et toujours, comme il le fait depuis plus d’un demi-siècle, dans son site de production de Saint- Bonnet-le-Château. « Nous prévoyons d’ac- centuer notre investisse- ment technique. Il s’agit de robotiser davantage la production. » L’enjeu est de taille pour oBuT. Alors que plusieurs pays commencent à s’intéresser de près au sport pétanque, au premier rang desquels la Thaïlande - dont la reine mère avait en son temps imposé ce loisir à l’armée après l’avoir découvert en France - oBuT entend placer ses boules sur tous les terrains de jeu du monde. L’Espagne, l’Al- lemagne, la Belgique bienPRODUITS MADEIN FRANCE ET RECYCLABLES Aujourd’hui, lorsque vous entrouvrez les portes du siège d’oBuT à Saint- Bonnet-le-Château, c’est Pierre Souvignet, prési- dent de la société, et Ro- main, son fils, directeur général et marketing, qui vous accueillent, avec leCOMMENT LA PÉTANQUE EST DEVENUE « IN » L’été venant, les jeunes cadres dynamiques aiment se retrouver autour d’une bonne partie de pétanque, après leur journée de tra- vail, que ce soit à Paris ou en Province. « L’idée, que nous avons eue, outreles pays64 Juin 2016sourire, toujours. « Parce que la pétanque, c’est d’abord et surtout la bonne humeur... » il faut dire aussi que ces der- nières années, les chiffres ont été plutôt bons pour la boule oBuT qui em- ploie une centaine de per- sonnes - 1/3 sur la pro- duction et 2/3 d’adminis- tratifs, commerciaux et expédition - et a réalisé en 2015, un chiffre d’af- faires de 17 millions d’eu- ros. un chiffre stable, après un bond de 10 % l’année précédente. « Nous sommes sur un marché relativement du- rable », confirme le maî- tre des lieux, Pierre Sou- vignet, conscient de la qualité du produit qu’il propose aux pétanqueurs tricolores : « OBUT, c’est une belle histoire familiale avec une quatrième gé- nération, mon fils Romain, qui pointe le bout de son nez. Nous sommes à la fois dans le bleu - blanc - rouge et le développe- ment durable, puisque nos boules de pétanque, en acier recyclable, sont en-tièrement fabriquées ici. C’est ce qui fait que le produit plait. »Des boules acier carbone ou inox, dont le prix varie entre 37 et 280 euros, la triplette, selon l’usage re- cherché. L’an dernier, ilont investi les rayons des grandes surfaces, poussera également la boule oBuT à séduire une nouvelle clientèle, csp +, urbaine, branchée. « La pétanque, c’est sympathique et convivial. On peut prati-le fait de proposer des gammes plus homogènes, plus lisibles, c’est d’avoir décidé de développer des lieux de jeu. » À Saint- Bonnet-le-Château, oBuT a ainsi ouvert un nouveau concept baptiséL’idée, c’est à la fois de s’associer à des établissements, mais aussi de développer de la concession de marquess’en est vendu plus de 2,2 millions, dont 90 % en France. « C’est un marché de culture et de tradi- tion », constate Pierre Souvignet, qui a su ac- compagner la mutation des besoins au fil des dé- cennies. « Jusqu’en 1995, nous étions positionnés sur un marché d’équipe- ment familial. Mais à par- tir de cette date, nous sommes entrés dans un cycle de renouvellement. » L’arrivée sur le marché de la pétanque de la concurrence chinoise, dont les boules chroméesquer ce sport en toutes circonstances, que l’on soit en jean ou en costard. Et c’est ce qui séduit les Français. La pétanque est devenue branchée », ana- lyse Pierre Souvignet.« Carré Pétanque », un restaurant dans lequel on peut déjeuner tout en tes- tant les produits oBuT. La marque s’est aussi rap- prochée d’espaces de jeu existants, tels « Les ni- çois » ou encore le « Bou- boule Bar » à Paris. « L’idée, c’est à la fois de s’associer à des éta- blissements, mais aussi de développer de la concession de marques », détaille Pierre Souvignet qui, en 2016, table sur deux voire trois ouver- tures. Des villes telles que Lille, Paris ou encore Bor-sûr, mais aussi . scandinaves et dans une moindre mesure les Etats- unis, sont des marchés vers lesquels oBuT en- tend frapper fort. Au- jourd’hui, la marque tri- colore réalise entre 10 et 12 % de son chiffre d’af- faires à l’export.Cyril Michaud]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[n°31www.ecoreseau.frSTRATéGiE & innoVATion nuMéRiQuECommuniquéJalix, du cloud dans l’ADNDepuis sa création en 2006, Jalix n’a cessé de se démarquer. Intégrateur-conseil en systèmes d’information, la société a également très tôt misé sur le cloud. Stratégie payante : sa double compétence et sa capacité à gérer des projets de A à Z et en transversalité en font aujourd’hui un partenaire unique dans le paysage des PME et grandes entreprises qu’elle accompagne.Infrastructure, infogérance, ERP, CRM, BI et Reporting, pilotage de projets IT... Des mots qui font parfois trembler les diri- geants d’entreprise tant les projets auxquels ils renvoient sont devenus aussi indispensa- bles que complexes. Sauf à disposer en in- terne d’une DSI chevronnée, difficile aujourd’hui de se passer de prestataires pour les réaliser, et tout autant impossible de faire l’impasse. De la petite PME à la grande en- treprise, tous les acteurs ont tôt ou tard à ré- fléchir et agir sur leur système d’information, qu’il s’agisse de déployer un CRM, un ERP, de définir un PRA, ou tout simplement de sauve- garder régulièrement et de manière sécurisée ses données. Ce qui déjà n’est pas simple pour tous. Et dans la jungle des prestations et des prestataires, difficile de se repérer.DU CONSEIL AU DÉVELOPPEMENT DE SOLUTIONSUne première difficulté que résout Jalix, qui propose à la fois conseil et intégration de so- lutions. Fort de cette double compétence, l’en- treprise – qui peut se prévaloir de 15 ans d’expérience dans les systèmes d’information – a développé son offre dans quatre do- maines : la gestion des infrastructures, l’ERP,le CRM, et le BI-Reporting. Une pluralité qui lui permet d’intervenir chez ses clients de la définition de leur besoin à la livraison finale de leur solution en s’appuyant sur un réseau de partenaires pour complémenter éventuel- lement ses prestations. Des besoins qui ne manquent pas, mais que Jalix évalue toujours au plus proche de l’intérêt de son client : pas question, par exemple, de recourir à des dé- veloppements spécifiques si des processusmet ainsi son agilité au service de projets chif- frés de quelques dizaines à quelques cen- taines de milliers d’euros avec la même ambition de simplifier au maximum la vie de ses clients.L’AGILITÉ AU SERVICE DE VOS PROJETSUne faculté qui lui vient également de son in- vestissement précoce dans les approches deJalix,les données clésCA 2015 : 1,9 millions d’euros Effectif : 15 personnes2 métiers : conseil et intégra- tion de solutions4 domaines d’intervention : Gestion des infrastructures, ERP, CRM, BI-ReportingPartenaires : Orange Cloud for Business, Microsoft, oodrive, Re- port One, RLF, Noteo Solutions, Ortems, Cymbioz, b.a.s, Références : voyages-sncf.com, Oxybul Eveil et Jeux, Editions La- rivière, Endemol, ACMF, Canal+, SNCF réseaux, id verde, Dometic, John Paul, Kinetec, Atelier du vins, Ateliers des Chefs, Oberthur Cash Protection, Ondeo system, Les Glénans, Virgin Mobiles, Jura, SIA, Deezer...En partenariat avec Orange Cloud for Business, Jalix lancera en 2016la première solution d’infogérance entièrement clé en mainstandards sont envisageables. Jalix s’est ainsi fait une spécialité de l’intégration de solu- tions, pour des PME et ETI, de solutions tra- ditionnellement réservées aux grandes entreprises. Capable d’intervenir aussi bien pour une PME locale que dans toutes les fi- liales européennes d’un groupe, l’intégrateur- conseil basé près de Roissy-Charles de Gaullequoi aussi stimuler aussi son propre dévelop- pement : l’entreprise, qui envisage en 2016 de doubler son chiffre d’affaires en infogé- rance, a récemment étoffé son équipe com- merciale et de helpdesk, et prévoit d’ouvrir une filiale en Suisse. Toujours pour continuer à assurer la meilleure qualité de service à ses clients...type «cloud », qui lui confèrent aujourd’hui une solide expertise en la matière. De fait, avec « le cloud vraiment dans l’ADN » selon les mots de son diri- geant (voir interview), Jalix s’est doté de quelques longueurs d’avance. De quoi inspirer la confiance à ses clients comme à de grands partenaires, à l’instar d’Orange, avec lequel Jalix lan- cera en 2016 la première solution d’in- fogérance entièrement clé en main. DeTrois questions à Cédric TERNOIS, Président de Jalix Services.com« Tout ce qui est solution cloud est vraiment notre ADN »Quelle est la spécificité de Jalix dans son sec- teur ?Notre double expertise – de conseil et intégrateur – est un premier avantage pour nos clients car nous sommes en mesure d’accompagner l’intégralité de leurs projets. En cela nos partenariats techniques et métiers sont également déterminants. Mais par ailleurs, nous avons la spécificité d’avoir très tôt développé une compétence cloud que nous savons décliner en trans- versal dans tous nos services. Nous avons par exemple été les premiers à pouvoir fournir une offre ERP Micro- soft Dynamics NAV en mode cloud. Quand Microsoft l’an dernier a sorti sa plateforme hébergement à des- tination de ses partenaires, il n’a agréé que deux pres- tataires en France, dont nous sommes grâce à cettedouble compétence. Tout ce qui est solution cloud est vraiment notre ADN, ce qui nous différencie fortement.Quelle est la prochaine innovation de Jalix ?En 2016, nous proposerons une offre intégralement packagée pour l’infogérance, en partenariat avec Orange et sa filiale Cloud for Business Nous sommes en effet désormais en mesure de proposer à nos clients souhaitant externaliser leur SI une solution incluant ser- vices et infrastructure. C’est pour eux un considérable gain de temps et d’efficacité : plus besoin de gérer un prestataire pour la partie serveur, un autre pour les ser- vices, un autre pour la transition... Avec le risque que tous se renvoient la balle en cas de difficulté. Le béné- fice en est donc très simple mais très attrayant : un seulprestataire, un seul contrat, une seule responsabilité.Et du côté de l’international ?Nos métiers exigent que nous sachions intervenir par- tout où sont nos clients, principalement aujourd’hui en Europe où nous avons couvert jusqu’à 22 pays pour un projet. En 2016, nous prévoyons d’ouvrir une nou- velle implantation en Suisse, en plus de notre siège près de Roissy-Charles de Gaulle, et notre bureau parisien. Cela nous permettra d’être en position centrale pour accompagner plus facilement nos clients européens, avec notre partenaire oodrive. C’est en outre un mar- ché à fort potentiel, sur lequel nous nous investirons pleinement.Contact : +33 3 62 61 38 60 – www.jalix.frJuin 2016 65]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31RH & FoRMATion Réseaux et influence - Les clubs sportifs de gentlemenDécryptage d'un groupement ou cercle en particulier, de son dynamisme et de sa capacité à favoriser le networkingSportivement vôtre...Lune passion commune, des processus de recrutement très exigeants et un entre-soi qui se cultive depuis des siècles. Mais qu’y fait-on une fois en tenue de sport ?e polo, l’équitation, Racing Tour, du Tir aux Pi- missions se paient parfois le la natation, le tennis, geons ou du Polo. il est éga- luxe de faire patienter les le rubgy... Le sport lement dans les mœurs d’y prétendants toute une vie.fédère une poignée de mem- inscrire ses enfants dès leur Tout comme il est monnaiebres dans des clubs dont le nom est connu partout en France : Jockey Club, La- gardère Paris Racing, Tir au Pigeon... Certains sont consi- dérés comme familiaux, d’au- tres réservés aux chefs d’en- treprise. une poignée d’entre eux se veulent hyper-sélectifs tandis que d’autres se veulent plutôt ouverts. EcoRéseau Business vous ouvre les portes de ces sérails où la pratique d’un sport permet parfois de créer une connivence pro- fessionnelle.plus jeune âge. officiellement l’échange de cartes, le réseautage et plus largement les sujets d’affaires sont proscrits. une déforma- tion culturelle tirée de la tra- dition de la noblesse. Mais un glissement s’est opéré entre l’esprit des clubs du xViie et ceux d’aujourd’hui. Car l’otium permis à ces gentlemen autrefois a laissé mécanique- ment place au negotium. Au business. Flotte donc parfois un parfum d’ambiguïté entre l’ambiance qui se veut loin de toute considération pro- fessionnelle et le pragmatisme des rencontres entre membres. « Aujourd’hui notre club est toujours très familial. Mais un club reste un lieu de ren- contre. Forcément y règne un esprit de réseau », note Eric Deblicker. D’autres clubs plus récents ne se cachent pas de leur orientation profession- nelle, jusque dans leur nom. L’optique de ces rassemble- ments n’est pas la même et répond à une logique d’orga- nisation de soirées. « Le Rugby & Business Club, ce sont 250 chefs d’entreprise par soir qui se fédèrent autour d’un vecteur fort : le sport. Il y a une notion forte d’entraide, de réseau. Et contrairement aux clubs qui mettent en avant une pratique sportive, nous sommes un club privé mais ouvert : chaque membre peut y inviter des clients, des four- nisseurs, des journalistes », décrit Alain Marty, fondateur du Rugby & Business Club, du Wine & Business Club, spécialiste des cercles et ré- seaux.courante de faire courir une candidature sur plusieurs an- nées pour la plupart de ces clubs. Les adhérents parlent même de « faire campagne » dès lors qu’il s’agit de pré- tendre à faire partie de l’un de ces cercles. une fois la commission affrontée avec brio, l’entrée dans ces clubs fermés se réalisera par le paiement d’un droit d’ad- mission à vie et d’une coti- sation annuelle.PRATIQUERLE SPORT, ENCOURAGEROU EN PARLERDans la lignée des clubs de gentlemen du xViie, les as- sociations, cercles et clubs sportifs favorisent l’entre-soi pour une poignée d’élus. Eric Deblicker, DG du Lagardère Paris Racing Club souligne : « Nous développons au sein de notre club un sens fort de l’éthique qui va jusqu’à se traduire par le port de cer- taines couleurs sur le terrain de tennis. Le civisme est une notion importante de laquelle découle une ligne de conduite garante de la tranquillité des membres. » Cette tranquillité a un prix. Celui de ne pas communiquer en externe en règle générale pour le club. Et celui aussi d’appliquer un process de recrutement des plus léchés. S’ils incarnent des lieux de pouvoir et d’in- fluence, les clubs qui se destinent aux gentle(wo)men sportifs pos- sèdent un ADn bien parti- culier auquel il faut donc bien évidemment souscrire. Créé en 1899 pour encourager le tir en France, le fameux club du « Tir aux pigeons » a été historiquement dédié au tir aux plateaux d’argile et aux hélices, mêmes si au- jourd’hui, ce cercle s’est en- jolivé d’une piscine d’été, deGentlemen qui prennent souvent le "tee" ensemble...Certes des similarités existent entre clubs, mais des nuances en matière d’intégration sont aussi à préciser : le Jockey Club paraît ce faisant presque inaccessible. Car si la plupart des clubs recourent à une commission, ce dernier fait participer tous les membres du cercle au vote. La règle est simple. Le candidat l’em- porte à la majorité des votes mais un vote négatif pour cinq votes positifs. Tradi- tionnellement, ces votes se réalisaient avec des boules jaunes en faveur du potentiel adhérent et des boules noires pour ceux qui voulaient lui fermer la porte. un système à l’origine du néologisme « blackbouler »... un club d’autant plus inaccessible que 2/3 des membres appartien- nent à la noblesse.courts de tennis et d’une salle de gym. Le Racing Club re- pris par Lagardère en 2006 a historiquement été fondé en 1882 par des lycéens de Condorcet. En 1886, cebres viennent se détendre, pratiquer le tennis, la nata- tion, le bridge, le VTT. D’au- tres membres plus aguerris sportivement viennent éga- lement préparer des épreuvesquant à lui, fut créé par le vi- comte de la Rochefoucault. Ses membres foulent toujours la pelouse de Bagatelle qui accueillit également certaines épreuves équines des Jo deDans la plupart de ces clubs, le parrainage respecte des contraintes. il est souvent in- terdit par exemple de soutenir la candidature d’un membre de sa famille. La « bona fama » – bonne réputation – est donc primordiale pour entrer. Mais l’autre impératif consistera surtout à vouer une réelle appétence à la vo- cation du club. intégrer le Polo Club sans rien y connaî- tre devient périlleux. ne vous reste plus qu’à enfiler vosL’histoire de notre club repose sur le sportet la famille. Les membres viennent se détendre, pratiquer le tennis, la natation, le bridge, le VTT...CRITÈRES DE SÉLECTIONLes critères de sélection sont souvent similaires : un double parrainage autorisera le pas- sage devant une commission d’admission. Le bruit court que pour les plus prestigieux d’entre les clubs, les com-.même club obtient la Croix- sportives d’athlétisme ou le 1900. Les clubs du Bois de Catelan, qui accueille les triathlon. Depuis 2006, nous Boulogne sont donc davan- épreuves d’athlétisme des Jo avons lancé un plan de mo- tage réputés pour leur am- en 1900. Eric Deblicker, DG dernisation du site qui a per- biance familiale. Les mem- du Lagardère Paris Racing mis de réhabiliter le club bres ont leurs habitudes le Club, précise : « L’histoire house et la construction de week-end, qu’il s’agisse de de notre club repose sur le nouvelles installations spor- tennis, de polo, de natation sport et la famille. Les mem- tives. » Le Polo Racing Club, dans les clubs du Lagardèrebaskets ou bottes !66Juin 2016Geoffroy Framery]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31RH & FoRMATion ObservatoireBrèves, études, actus et classements du mois concernant les Grandes Ecoles,les Universités et le recrutement, picorés en toute subjectivitéu La formation continue profite d’un élan récent, insufflé par le gouvernement. L’idée : multiplier par quatre les revenus issus de ce type d’enseignement pour les universités et les grandes écoles. Ce faisant, Audencia fait de l’hybridation des compé- tences, de l’internationalisation des formations et du renforcement de ses savoir-faire, ses fers de lance pour son plan d’avenir à l’horizon 2020. Dans la même veine, Kedge rachète un centre de formation pour augmenter sa force de frappe en la ma- tière. Ailleurs, les formations dans l’air du temps se multiplient. Parler Big Data, Fintech ou encore blockchain en connais- sance de cause et en comprendre les enjeux sera bientôt un jeu d’enfants pour les cadres dirigeants, grâce aux acteurs du pla- teau de Saclay, de l’ESSCA, de l’UTT ou encore de l’ESILV. Reste à finir ce baromètre sur une touche d’optimisme par un bref retour sur la note conjoncturelle de l’APEC : les entreprises embauchent...+AVANT-GARDE DE LA FORMATION : NOUVEAUX PRO- GRAMMES-NOUVELLES COMPÉTENCESLe Big Data, impératif catégorique des cadres dirigeantsLa blockchain arrive dans l’enseignement supérieurFormer les développeurs de demain dans le domaine de la finance. Telle sera la mission de la nouvelle filière de l’Ecole supérieure d’ingénieurs Léonard-de-Vinci (ESiLV) qui ouvrira ses portes à la rentrée du mois de septembre. Forte de son expérience en matière d’ingénierie financière, l’école propose déjà de nombreuses filières liées aux enjeux de demain : Big Data, actuariat – la seule proposée en école d’ingénieurs –, finance de mar- chés. L’originalité de cette formation revient à centrer ses apprentissages autour du concept de la blockchain – technologie de stockage et de transmission de l’information décentralisée, démocratisée avec l’apparition du bitcoin. En sus de cette spécificité de contenus, ce nouveau pan de formation entend délivrer plusieurs modules d’enseignement sur les monnaies numériques, la sécurité des réseaux, le développement web et mobile, les systèmes de paiement... L’ensemble souhaite former des profils opérationnels et po- lyvalents grâce à la réalisation de projets en partenariat avec les acteurs de la Fintech. Source : ESILVL’alliance entre AgroParisTech, l’EnSAE ParisTech, Télécom ParisTech et HEC Paris se poursuit et compte proposer de nouvelles formations portées sur le Big Data aux ca- dres dirigeants. Face à l’évolution des business models et à l’agilité des pures players, l’enjeu de l’application des sciences de la donnée de- vient pressant. Face à ce constat, ces leaders de la formation exécutive lancent quatre nouveaux programmes pour aider les décideurs à considé- rer leur stratégie, les métiers et les données à l’aune du Big Data : entreprises du vivant et de l’alimentaire à l’heure du Big Data, banque et assurance dans l’univers du Big Data, internet des objets et capteurs connectés à l’heure du Big Data, relation client à l’heure du Big Data. Signe que les mégadonnées deviennent unepriorité au sein des entreprises. Début des classes (de deux jours) en octobre.Source : HECL’ESSCA se déploie avec cinq nouveaux Masters of ScienceCinq nouveaux MSc (Masters of Science) d’une durée de 18 mois, dispensés en anglais, et à destination de profils internationaux de niveau Bac +4, seront disponibles à compter de la rentrée prochaine. Ces nouveaux dispositifs reflètent la volonté de l’ESSCA d’an- ticiper les nouveaux métiers et de former des profils inédits sensibilisés au multicanal dans le marketing, à la prise de décision grâce au Big Data, à l’entrepreneuriat, au des- ign thinking (cf. carrière et talents) et à l’analyse financière.Source : ESSCAL’UTT lance un MS Ingénieur achats en milieu industrielnouveau Mastère spécialisé (MS) annoncé début mai pour l’université technologique de Troyes (uTT) avec une ouverture programmée à la rentrée prochaine. Cette nouvelle formation entend conférer de solides compétences en stratégie d’achats et de négocia- tion dans le milieu industriel et s’adresse auxBac +5 et aux salariés. La double casquette del’ingénieur et de l’acheteur revêt son impor-tance et permet d’assurer la négociation malgréla technicité du produit, tout en nourrissant unemaîtrise stratégique de l’ensemble de la supplychain. Ce MS ouvre les portes de postes tels quesourceur indutriel, e-purchaser industriel, négo-ciateur industriel, responsable qualité indus-trielle des achats, chef de groupe d’achatsindustriel ou encore directeur des achats en entreprise industrielle. Source : UTT+DÉPLOIEMENTS - IMPLANTATIONS - PARTENARIATS-...SKEMA rime avec chinoisTongji university et SKEMA viennent de signer un accord de partenariat. L’idée : faire de l’exécutive MBA un double diplôme en intégrant le programme SiMBA réputé mon- dialement. En d’autres mots, l’ambition des deux acteurs se concrétise autour de la mu- tualisation de deux formations phares pour chaque partie prenante. Deuxio, cette signature bilatérale s’accompagne également du lancement de nouveaux MSc (Masters of Science) dédiés aux marchés financiers et Big Data, à l’entrepreneuriat et à la gestion de projets. Lancement prévu pour 2018. Avant que d’autres programmes en gestation ne viennent enrichir le curriculum des deux acteurs de la formation dans le supérieur.68Juin 2016]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[n°31www.ecoreseau.frLast but not least, un fonds de coopération entre les deux organismes a été acté, pre- mière pierre à l’édifice d’une collaboration plus serrée en vue de la création d’une « in- ternational joint school ».Source : SKEMAObservatoire RH & FoRMATionBaromètre RH de Bodet Software : pénibilité, activités chrono- phages et attentes des fonctions RHRéalisé en partenariat avec le CxP, Bodet Software livre les résultats du Baromètre RH 2015, après avoir interrogé directeurs, managers et salariés dans le but de mieux comprendre les processus de gestion des temps autour d’une grande question : quels sont les niveaux de confiance et de convivialité ressentis lors de l’utilisation de solu- tions de gestion des temps ? Le Baromètre RH repose sur les résultats d’une enquête en ligne réalisée en France au dernier trimestre 2014 auprès de 350 personnes. Le panel est composé de professionnels des RH (45%), de directions générales (12%) et d’autresRachat d’un centre de formation par un groupement d’écoles de commerceLa formation continue, relai de croissance des grandes écoles ? C’est ce qu’atteste en tout cas le rachat après le rapprochement du Gifco, centre de formation continue de la chambre consulaire de Bordeaux, par Kedge Business School qui représente au- jourd’hui 12000 étudiants et 100 millions de budget. Le but ? D’une part, faire béné-directions (40%). 97% des répondants font confiance aux résultats fournis par leur logiciel de gestion des temps et sa- vent pour les deux tiers expliquer les ré- sultats. Au-delà du calcul des temps de travail et des règles spécifiques liées aux différentes lois ou contraintes du travail, le logiciel sert aussi, pour 65% du panel, à régler des réclamations internes. L’outil est alors encore plus perçu comme un « facilitateur » par trois catégories de ré- pondants : les salariés, les agents du sec-ficier le centre de formation de la puissance de la marque et du déploiement de Kedge – présent à Marseille, Bordeaux, Toulon et Paris mais aussi à Dakar et Shanghai – tout en apportant au groupement d’enseignement un nouveau savoir-faire en matière de forma- tion continue qui accouche de programmes courts, certifiants voire diplômants et dans l’air du temps au niveau pédagogique (blen- ded learning). une façon de marketer des for- mations et de concilier des enjeuxteur public et les employés d’un service DRH. Autre composante majeure du baromètre, les attentes des DRH sont également explicitées. Christophe Lampin, responsable mar- keting de Bodet Software précise : « Les faits saillants de cette étude montrent que DRH et fonctions RH sont extrêmement mobilisés dans des tâches consommatrices de temps, administratives et opérationnelles (contraintes légales relatives au suivi des comptes de pénibilité, gestion des cadres, entretiens professionnels, évaluations an- nuelles). Ces activités chronophages frustrent les services RH qui ne peuvent se concen- trer sur des tâches à haute valeur ajoutée, comme l’accompagnement du salarié sur la montée en compétence ou le bien être au travail. » L’étude enfin met en exergue les difficultés à intégrer les paramètres pour définir la pénibilité au travail, ce qui suscite un fort stress inhérent à cette législation jugée confuse dans un contexte où 25% des personnes interrogées ne savent pas comment calculer de façon précise et fiable les différents indicateurs.internationaux de développement tout en touchant directement le tissu d’entreprises locales de chaque bassin d’enseignement. Les formations du Gifco, désormais sous pavillon Kedge, sont actuellement en phase de commercialisation.Source : KedgeLes ambitions d’AudenciaLe voile est levé sur le plan stratégique d’Audencia BS à l’horizon 2020.Dès cette année, de nouveaux programmes seront lancés : PhD – équivalent interna- tional du doctorat –, Executive MBA, BBA et MSc. L’année suivante augurera de l’ou- verture du Mediacampus et de nouveaux programmes dans les domaines de lacommunication, des médias et de l’économie de la création.La croisée des compétences, « l’hybrida- tion », se poursuit également sous l’impul- sion de l’Alliance, organisme tripartite qui fédère Audencia, l’EnSA et Centrale et va vraisemblablement accoucher de diplômes « bicéphales » de manager/architecte par exemple. Ailleurs, le lancement d’une nou- velle chaire dédiée à la politique de la ville, mais aussi d’un DBA qui s’ajouteront auxSource : Bodet Softwaredeux existants, d’un PhD et autres MSc et MS sont également dans les tuyaux.Autre projet novateur, un observatoire des nouveaux métiers va être créé au sein de l’Alliance. Enfin le plan envisage également la stratégie internationale et prévoit de futurs déploiements en Afrique sub-saharienne, et probablement en Amérique Latine. Source : Audencia+RESSOURCES HUMAINESLe recrutement des cadres s’accélère en FranceL’optimisme serait de rigueur pour ce second trimestre 2016 en matière d’embauche des cadres. Selon l’APEC, les prévisions de recrutement épouseraient la conjoncture économique. Plus de la moitié (55%) des entreprises prévoient de recruter des ca- dres au deuxième trimestre 2016, (+5 points par rapport aux chiffres de 2015). Deux tiers d’entre elles sont certaines d’embaucher ; cette proportion est particu- lièrement élevée dans le secteur des acti- vités informatiques (95%, +11 points). Le secteur de l’ingénierie-R&D est également très haut (74%). Deux autres secteurs se détachent côté progression et connaissent un net regain : banques et assurances (79%, +8 points) et de l’industrie (59%, +4 points). Les entreprises de la construction souhaitent également davantage embaucher et enregistrent une hausse de 3 points pouratteindre les 50%.Quid des profils recherchés ? Hélas, les jeunes diplômés et les cadres les plus expéri- mentés ne sont pas en odeur de sainteté et souffrent du désintérêt des recruteurs.Les entreprises embauchent en priorité des profils cadres expérimentés avec 5 à 10 ans d’expérience pour 86% des entreprises.Juin 201669]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31RH & FoRMATion Carrières & Talents - Formation continue, business schools et PMEAnalyse d'une formation et de sa capacité à satisfaire les besoins des entreprisesRapprochement de bon aloiF oselev se définit comme un «as- semblier» de ser- vices en direction de l’in- dustrie (les prestations proposées vont de la maintenance industrielle à la logistique, du net- toyage à la tuyauterie... ). 20 à 30 recrutements d’ingénieurs sont en cours dans cette entre- prise de 45 ans d’expé- rience, forte de 1800 sa- lariés. Les signaux sont au vert. De quoi réjouir Bruno Cagnol qui la pi- lote. L’un des nouveaux leviers de croissance ? La formation des colla- borateurs. « Il y a très peu de temps encore, nous avions des cadres, commente-t-il. Ils fai- saient l’affaire. Nous ne les bougions pas. Nous n’étions pas clients de formation. Mais avec des maîtres d’ouvrage de plus en plus pointus, la seule résolution du pro- blème technique ne suffit plus. Nous ne pouvons plus négliger les aspects juridiques, financiers... Un défaut de formation peut plomber le déve- loppement de l’entre- prise. » La prise de conscience de Foselev date de la fin des annéesJusqu’il y a très récemment, PME et business schools se côtoyaient peu, voire pas. Mais la formation continue permet de tisser des liens. Les lignes bougent.ment rien en place en matière de formation continue. Globalement, sur le segment des 10 à 49 salariés, 60% des pe- tites entreprises ne s’en- gageaient pas ou très peu. C’est ce qui ressort d’une enquête publiée en 2013 – avec des chiffres de 2010 – par le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Ce- req). Cours et stages ne leur convenaient pas, les PME leur préférant de loin les formations en si- tuation de travail, rota- tions de postes ou bien encore l’autoformation. « Le scepticisme était souvent de mise par rap- port à la valeur ajoutée de l’académique », constate Jérôme Coutu- rier, directeur général ad- joint de l’Executive Edu- cation pour néoma Bu- siness School. Trop chère ! Trop théorique... une grande école, ce n’est pas pour elles. Le discours est récurrent. « Ce marché, c’est l’en- fer, commente Jérôme Tessier, P-Dg de Legis- way, entreprise de 44 sa- lariés spécialisée dans la gestion de contrats. Dif-70Juin 2016Business schools et PME, une relation avec plus de points de contact...2000. L’institut d’admi- nistration des entreprises (iAE) d’Aix – la busi- ness school universitaire – a accueilli l’un de ses cadres pour suivre unMaster of Business Ad- ministration (MBA). 100 autres vont profiter d’un programme sur-mesure, toujours à Aix. Ce té- moignage est symptoma-tique d’un virage opéré par nombre d’entreprises à cette période ; des pe- tites et moyennes (PME) ou de taille intermédiaire (ETi).UN RETARD ÀCOMBLERRetour en arrière. En2010, une entreprise surtrois de moins de 20 sa- ficile de s’y repérer. lariés ne mettait absolu- Aussi, la cohésion de]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[n°31www.ecoreseau.frCarrières & Talents - Formation continue, business schools et PME RH & FoRMATionl’équipe est privilégiée au travers de stages pour mieux se connaître soi- même. Et puis aucune business school ne nous a démarchés. »les renforcent. A Toulouse Business School (TBS), cinq à six rendez-vousmontée en compétences progressive, à partir d’un Bac ou d’un Bac+2, descourir aux expertises pré- sentes au sein des écoles de management. « Les au-activité de recherche, éga- lement. » Preuve de l’in- térêt des patrons de PMEtion d’une TPE/PME, au niveau bac+5, tout parti- culièrement accessibles aux « petits patrons ». Et entend mettre sur les railsDÉVELOPPEMENT EN PERSPECTIVE Mais de part et d’autre, les lignes bougent. A Au- dencia Business School, les PME comptent pour 10 à 15% des promotions. A néoma, on avoisine les 20%. « Avec 2,7 millions de TPE de moins de dix salariés en France, dont 10% se trouvent en Haute- Loire, un travail d’évan- gélisation reste à accom- plir », reconnaît pourtant William Hurst, directeur de l’Executive Education à Audencia Business School. Les écoles se do- tent d’équipes dédiées, ouEn 2010, une entreprise sur trois de moins de 20 salariés ne faisait pas de formation continue. Mais ça, c’était avant...d’autres cursus dans . semaines à venir. Les jeunes de la formation ini- tiale en tirent eux aussi un bénéfice : les cours sont ainsi enrichis. Pour leur plus grand plaisir. De l’avis des écoles, la cote des entreprises du CAC 40 marque un net recul.lesavec des patrons de PME, voire d’ETi, sont calés dans l’agenda hebdoma- daire de Jacques Digout, directeur formation conti- nue diplômante. D’ail- leurs, pour coller davan- tage encore aux besoins de ce tissu économique, les écoles de management – et d’ingénieurs – ont mis en place le «badge» qui est l’acronyme de «Bi- lan d’aptitude délivré par les grandes écoles». L’ob- jectif ? Permettre uneFormation demandeurs d’emploiToulouse Business School (TBS) ouvre sesportes aux chômeursL’ouverture sociale est le credo choisi par TBS depuis plu- sieurs années. Pour preuve, le dispositif de formation continue en faveur des demandeurs d’emploi, qui fonc- tionne. 70 demandeurs d’emploi ont retrouvé un emploi grâce à TBS. Tels sont les chiffres de 2015. Et cela fait quatre ans que cela dure. L’école de management de la ville rose a choisi d’ouvrir ses portes à d’autres publics, de jouer la carte de la mixité sociale. On connaissait le processus pour les étudiants, dorénavant la formation continue est également concernée. « La consanguinité n’est pas une bonne chose, commente Jacques Digout, directeur formation continue diplômante, en charge de cette politique d’ouverture. N’être qu’élitiste est un modèle qui ne fonctionne pas, d’où notre volonté de dé- velopper des ponts et d’être vigilants à l’équilibre social au sein de notre établissement. » A TBS, on parle de dif- férenciation positive. En 2015, les rangs du MBA (Master of Business Administration) – formation élitiste s’il en est, à 25000 euros – comptent ainsi quatre demandeurs d’emploi, sur une promotion de 36. Et ils sont dix sur 25 à suivre le cursus en management des systèmes d’infor- mation, soit 40%. L’une des clés de la réussite ? Le coaching omniprésent pendant la formation, quelle qu’elle soit. Et le temps partagé en entreprise. « Se réconcilier avec l’entreprise est une étape essentielle », souligne Jacques Digout. Résultat : 100% d’insertion. Rançon du succès, la nouvelle région aimerait voir se développer davantage encore ce dispositif. Le doubler, voire pourquoi pas le tripler. Et là, Jacques Digout n’est pas partant. « Pour que cela reste efficace, démultiplier les promotions n’est pas la stratégie à retenir, explique-t-il. Ce n’est pas une baguette magique. Il est bon de ne pas tomber dans ce travers. Et ce n’est pas gratuit, non plus. Si je ne parviens pas à faire financer... » Aussi, la progression des effectifs, dans les mois à venir, sera mesurée.profils fréquents dans les petites entreprises. Et le besoin d’aller conquérir des parts de marché à l’in- ternational pousse les TPE, PME ou ETi à mieux se former. A re-teurs des livres qui traitent de ces questions se trou- vent devant eux, résume Alexandre Asselineau, di- recteur académique de l’ESC Dijon. On se rap- proche d’eux pour notrepour la formation : ils en mesurent l’impact sur la performance économique. La CGPME a signé un partenariat avec Paris Dauphine pour développer un module dédié à la ges-Murielle WolskiJuin 201671]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31RH & FoRMATion Carrières & Talents - Ecoles très spécialisées et très efficaces A la niche!Les écoles d’ingé- nieurs et de com- merce sont toujours un rempart face à la crise et une passerelle vers un marché du travail qui n’au- gure toujours pas d’une réelle reprise. Face à ce constat, nombreuses sont les institutions qui ont fait le pari des formations que nous pourrions dire « de niche ». Souvent ces pro- grammes respectent une lo- gique d’entonnoir où le ré- cipiendaire a identifié ses besoins, souhaite compléter une expérience profession- nelle significative ou cherche à se perfectionner pour parfaire des compé- tences acquises empirique- ment. Cette dynamique de formation, bien que ver- tueuse, n’est pas la seule solution pour bénéficier d’un complément de for- mation ou choisir un cur- sus.un défi que savent relever certaines écoles.avec leurs études. Une pre- mière... », complète Em- manuel Carli.Autre acteur de niche, mais discours similaire au sujet du transdiciplinaire et de l’insertion des profils à Ru- bika, groupement d’écoles créé à l’initiative de la chambre consulaire de Va- lenciennes qui regroupe la spécialiste des métiers du jeu vidéo : Supinfogames, Supinficom et l’institut su- périeur de design, l’iSD Rubika. Carole Tisserand , directrice de l’entité Rubika, explicite : « Nous avons un modèle pédagogique com- mun depuis 2015 pour les premières années. Nous avons décidé de ce modèle suite au retour des entre- prises qui exprimaient le besoin de recruter des pro- fils à la croisée des écoles. Par exemple, l’industrie au- tomobile recherche des com- pétences de game designer pour travailler l’interactivité des tableaux de bord, la modélisation des véhicules et leur animation. Nous sommes une écoles certes de niche, mais nous élar- gissons l’employabilité à un maximum de secteurs. » Les étudiants/geeks/des- igners/communicants de Rubika ont également été approchés pour concevoir des serious games comman-Choisir un cursus hors des sentiers battus et être sûr(e) en 2016 d’être recruté avant le diplôme...l’Ecole nationale d’aviation civile (EnAC) prépare entre autres aux métiers de contrôleur aérien ou de pi- lote. L’institut de la vigne et du vin Jules Guyot formesont légion. L’occasion pour EcoRéseau Business de vous ouvrir les portes de trois de ces écoles dédiées à l’informatique, au jeu vi- déo et à « l’hospitality », etMais nous avons également développé des outils et des dispositifs uniques pour per- mettre à nos étudiants de faire valoir une capacité optimale d’innovation et deavec TF1 ou encore Bouygues Construction pour mettre en adéquation des profils innovants dési- reux de faire leur preuve en terre professionnelle. Ainsi, ces écoles de niche mettent-elles un point d’orgue à travailler chaque savoir-être, compétence et savoir-faire utiles à l’entre- prise via des enseignement variés : forum EiP pour mettre en place une colla- boration pluridisciplinaire et internationale et établir un prototype et un business plan, piscines dites « moons- hot » et « forward » pour garder les participants en éveil constant par rapport à l’innovation et l’entrepre- neuriat, « coding academy » pour permettre aux profes- sionnels et étudiants d’ob- tenir les briques de com- préhension nécessaires à la programmation...D’autres institutions pren- nent le parti d’une logique contraire. L’entonnoir est ici inversé. Ces écoles, de fait, sont dites « de niche » car elles préparent soit à de nouveaux métiers à la pointe de l’innovation, soit à des métiers classiques, mais dans des secteurs beaucoup moins conventionnels. Par- fois les deux. Par exemple,L’agilité, la qualité à chérir même quand on est un mammouth de l’éducation...ELARGIR LES CHAMPS D’APPLICA- TION, MAINTENIR UNE EMPLOYABILITÉ FORTE« 94% de nos étudiants sont placés pendant la fin de leur parcours ou juste après le diplôme. 10 à 15% d’en- tre eux se lancent dans la création d’entreprise et les 6% restants décident sou- vent de continuer leurde futurs œnologues grâce à l’obtention du fameux Di- plôme national d’œnologie (Dno). L’école supérieure de parfumerie anticipe les besoins de cette industrie en futurs nez ou en profils commerciaux, créatifs ou marketing... Les exemplesMétiers traditionnelsde vous donner les clés de leur succès.gestion de projets », ex- plique Emmanuel Carli, di- recteur de l’Epitech, école spécialisée dans la formation de profils informatiques. Ce faisant, l’école a pu compter sur la force de frappe du groupe d’éducation privé ioniS pour se doter d’un innovation hub et d’un anti-NICHÉE DANS L’INNOVATION PÉDAGOGIQUE« Notre école est entière- ment tournée vers le projet et les liens avec l’entreprise.Ces écoles préparent soit à de nouveaux métiers à la pointe de l’innovation, soit à des métiers classiques, mais dans des secteurs beaucoup moins conventionnelsUn besoin d’agilité pédagogiqueLes métiers du Web et de la data ne sont pas, fort heureusement, les seuls à être pourvoyeurs d’emploi. Certains secteurs historiques, de niche, miroirs d’un savoir-faire national, le sont aussi. Benjamin Garcia, directeur académique du groupe Vatel analyse : « Nous sommes dans une niche qui est, grâce aux différentes émissions télévisées, mieux valorisée. Mais cette image plus attractive n’empêche pas que le nombre de pré- tendants à nos formations reste toujours en deçà de l’offre professionnelle ». Le groupe Vatel fait partie de ces acteurs qui forment aux métiers de managers opérationnels et cadres dirigeants dans le milieu du tourisme et de l’hôtellerie. « Les perspectives de pro- gression dans ce secteur d’activités sont possibles et rapides, mais s’expliquent avant tout par la qualité de la formation. Sans qualification, la progression est moins rapide. Le groupe peut s’enorgueillir d’ailleurs d’un taux d’embauche de 100%. Mais il souhaite définitivement s’ancrer dans son époque en proposant de nouveaux formats : « Depuis peu nous proposons désormais une VAE pour viser un Bac +3 ou un Bac +5. Nous avons également signé un partenariat pour développer une offre de e-learning pour que les professionnels actualisent leurs compétences au sujet de la relation client qui connaît de profonds changements sous l’influence du numérique. Enfin, nous avons mis à jour notre catalogue de bachelors en lien étroit avec les besoins des industries et programmons bientôt la mise en place de notre MBA. »incubateur. « Notre but est aussi d’anticiper les besoins et d’accompagner les en- treprises. Nous sommes ac- tuellement en négociation avec un très gros acteur du Web ainsi qu’avec un in- dustriel des transports pour d’autres projets d’avenir qui souhaitent marier les besoins industriels avec no- tre expertise informatique », explique le dirigeant de l’école informatique qui a déjà lié d’étroites relationsétudes ou de faire une année de césure », se réjouit Em- manuel Carli. un taux de placement proche de 100%, pourcentage qui se retrouve dans la plupart des écoles proposant des modèles d’en- seignement innovants dans des secteurs eux aussi in- novants. « Nous sommes également en train de ré- fléchir à de nouveaux moyens de financement pour que les étudiants puissent concilier un emploi en liendés par les collectivités ter- ritoriales pour réduire les incivilités, ou encore parx pour créer uneleshôpitau.« expérience maternité »... Autant de preuves qui té- moignent d’une recette pé- dagogique qui pousse tou- jours un peu plus loin leur spécialisation tout en ou- vrant cette dernière à un maximum de champs d’ap- plications.72Juin 2016Geoffroy Framery]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[Julien, 43 ans. Directeur général, diplômé 2015, Management GénéralEt si vous aussi,vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ?Consolidez vos expériences, actualisez votre vision stratégique et pilotez la conduite du changement avec Management Général.12 mois à Paris, 2 immersions à l’étranger, format week-end. Pour les cadres dirigeants.HTTP://EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.EDU/FR/© Getty Images – 570220216]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31RH & FoRMATion Reportage - Reportage Campus Numérique du groupe IONISAnalyse d'une formation et de sa capacité à satisfaire les besoins des entreprisesHaut lieu de « design thinking » Comment tourner un groupe d’enseignement supérieur vers l’économie du xxie siècle?S ElémentsderéponseapportésaveclenouveaucampusnumériqueparisienduGroupeioniS.immersion.uP’internet, l’iSEG tial, Strasbourg et les insti- des compétences indéniables Marketing & Com- L’entrepreneuriat, comme tutions européennes,... », en matière de marketing et munication School et continue Guillaume Bar- de communications mais aussie-artsup ont désormais élu le Graal des étudiants dèche. d’exercer ces compétencesdomicile au 95 de l’avenue Parmentier, à proximité de République et du Marais, dans le xie arrondissement de Paris pour former le « Campus numérique & Créatif Paris Centre». Cette fédération de compétences s’accompagne aussi de l’hé- bergement de start-up au sein de l’incubateur -ioniS 361- placé au sommet du bâtiment, comme un symbole. nicolas Becqueret, directeur de l’école e-artsup introduit : « Être à proximité physique d’un incubateur et créer de nouvelles interactions entre les écoles permettent de nous positionner en tant qu’ac- compagnateur professionnel desétudiantsdeAàZ,«Z» étant la levée de fonds. Cô- toyer des étudiants qui ont à la fois des disciplines com- munes et des compétences bien distinctes pousse chacun d’entre eux à être plus fort dans sa spécialité tout en cultivant une manière d’ap- préhender chaque projet de façon transversale ». L’am- bition est claire et la méca- nique bien huilée. L’occasion pour EcoRéseau Business de vous en faire découvrir les rouages.niS 361. Le Groupe ioniS a fait effectivement de l’en- trepreneuriat l’un de ses fers de lance avec chaque année 10 à 15 % des étudiants toutes écoles confondues qui marchent chaque année sur les sentiers de la création pour accoucher de grands noms tels que Melty, Pres- taShop ou encore Flat. « Si chaque école prépare à des métiers spécifiques, elles sont nombreuses à posséder aumulti-compétences », définit le directeur de l’incubateur. Au 8e étage, s’affairent donc de jeunes pousses bénéficiant de vastes open spaces, de salles de conférences, de deux terrasses aux vues im- prenables sur la capitale et de grands espaces au design épuré qui accueille une partie de l’événementiel du Groupe ioniS. « Tous les mois, nous organisons des conférences, les « replay », où nous faisonsentreprises cibles et délivrer des bases de données ultra- ciblées à des fins de pros- pection ; Custom my Art, plateforme sociale exclusi- vement consacrée à la créa- tion d’œuvres d’art urbain sur-mesure et la vente d’œu- vres d’art urbain en ligne; Puuulp qui permet le partage de vidéos géolocalisées, vi- sibles par tous les utilisateurs suivant un lieu donné, pour mieux découvrir des lieuxIDENTITÉS DISTINCTES MAIS QUI PROFITE DE L’AURA COLLECTIVEDepuis quelques années, l’ob- jectif du ministère de l'En- seignement supérieur et de la Recherche est de faire du numérique une priorité. L’ini- tiative insufflée par le Groupe ioniS, unique dans le pay- sage de l’enseignement su- périeur dans le Paris intra- muros, entend favoriser le design thinking - entendez ici, un mode d’application des outils de conception hé- rités du design pour résoudre une problématique d’innova- tion, par une approche mul- tidisciplinaire - et l’entrepre- neuriat. L’initiative se rap- proche donc de celle menée par la Serre numérique de Valenciennes (Hauts-de- France) qui entend capitaliser sur les compétences dans le numérique, le jeu vidéo et le design pour créer un écosys- tème innovant intimement lié à l’économie et aux porteurs de projets locaux.À Parmentier, chaque école possède son propre étage et sa propre identité visuelle et souhaite consolider sa marque malgré ce rapprochement. Valérie Dmitrovic, directrice nationale pédagogie et déve- loppement de l’iSEG Mar- keting & Communication School constate que « la proximité des écoles et la pé- dagogie par projets apprend aux étudiants leur futur métier dans des conditions proches de ce que seront leurs réalités dans les entreprises de de- main. L’ISEG Marketing & Communication School pos- sède un taux de placement de 85% de ses diplômés au bout de 6 mois. Ce bon pour- centage s’explique notamment en raison de la proximité des écoles qui, pour nos étudiants, permettent à la fois d’acquériren lien avec des produits et/ou services innovants grâce à cet écosystème. » notons d’ailleurs que l’école, présente sur deux niveaux, capitalise pleinement des nouveaux rap- ports inhérents au campus par le biais de workshops thématisés, de cours numéri- sés en libre service et d’espace de co-working pour permettre une émulation manifeste. isa- belle Clary, directrice de SuP’internet ajoute : « Les connexions ne sont pas qu’en- tre écoles du Groupe. il n’est pas rare de voir des étudiants de l’iSG traîner sur le campus pour suivre le programme d’introduction au web. De même, HEC a mis en place un partenariat avec SuP’in- ternet pour que les étudiants de Jouy-en-Josas puissent parfaire leurs armes en matière de codage et de compétences Web. La bonne réputation des écoles auprès de leurs pairs et des étudiants permet également à SuP’internet de développer de nouveaux for- mats. « nous ne proposons pour l’instant pas de formation continue mais nous introdui- sons un modèle de 2e cycle qui concilie vie profession- nelle et vie étudiante. L’étu- diant n’est ni en apprentissage, ni en alternance, mais la for- mation permet aux étudiants dotés déjà d’un bon niveau de proposer leurs services. La formule s’explique par une employabilité de 100% sur nos profils qui pour la promotion 2014 sont tousL’INCUBATEUR,AU COEUR DU DISPOSITIFniché à Parmentier dans ce quiétaitautrefoisl’ancienne clinique Leonard de Vinci, le campus numérique de 6500 m2 accueille en son sein trois écoles, les effectifs de l’Executive MBA Epitech et un incubateur depuis près d’un an et demi. « Nous vou- lons favoriser les synergies. Notre campus regroupe ce faisant l’ensemble des talents et des compétences dont les start-up dans le numérique et le digital ont besoin », se réjouit Guillaume Bardèche, directeur de l’incubateur io-Se positionner en en tant qu’accompagnateur professionnel des étudiants de A à Z, « Z » étant la levée de fondset des évènements ou encore RChange, système de re- charge pour smartphones en lieux publics par batteries externes. Cette stratégie d’in- cubation serait d’ailleurs pro- chainement appliquée à l’en- semble du réseau national. L’essaimage est en route. « L’idée est de développer les synergies dans chacune des implantations locales tout en tirant profit des do- maines de compétences ré- gionaux; la Bretagne et la cybersécurité, Toulouse et l’aéronautique et l’aérospa-moins une mineure ou une majeure dédiées à l’entre- preneuriat », précise Guil- laume Bardèche.intervenir des pointures du numérique - comme par exemple le DSI de Micro- soft,NDLR.- sur les moments forts de leur carrière. Nous mutualisons les conférences avec les autres école, ce qui est l’occasion d’apporter la force de notre réseau des Executive MBA et de la faire partager », explique Cyril Pierre de Geyer, directeur des Executive MBA du Groupe ioniS.Quels critères de sélection pour être incubé ? « Sur les 18 projets, 17 sont des projets d’anciens. Nous retenons avant tout des projets clai- rement définis, chacun porté par une équipe aux compé- tences complémentaires avec un caractère innovant, un potentiel de marché et une scalabilité. L’incubateur a un profil plutôt généraliste en raison du terreau d'écolesavec un revenu moyenEn autres start-up, ainsi re- trouvons-nous,Gasolaed qui propose de cartographier lesplacés.de 35 000 euros », note isa- belle Clary. une employabi- lité, à l’œuvre dans chaque école, qui atteste d’un modèle pédagogique performant. À l’image des écoles spécialisées dans un secteur de niche. (cf rubrique Carrière et Ta- lents)74Juin 2016Geoffroy Framery]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[EXECUTIVE EDUCATIONMaster 2 - Visé par l’État - RNCP Master 1- Niveau d’entrée : Bac+3 et 3 années d’expérience minimum.Pour les candidats n’ayant pas ce niveau d’études, il existe un processus de VAP.- Une formation de 12 mois à temps partiel (part-time), compatible avec une activité professionnelle.-2 entrées par an : à Paris et à Nice.- Prochaine rentrée : le 24 octobre 2016.- Demandez gratuitement le programme : executive-education@ipag.frCONTACT : 01.53.63.35.86 - www.ipag-executive-education.com]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31ART DE ViVRE & PATRiMoinE La Sélection culturelleChoix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucuneLivres - BDn Les enfants qui mentent n'iront pas au pa- radis (de Nicolas Rey, éd. Le Diable Vau- vert, 2016)Gabriel, 40 ans, avait très peu de chances de tomber amoureux de Catherine. Lui, l'écrivain bobo de gauche, fraîchement écon- duit et le cœur en miettes. Elle, l'instit quinqua de son fils, ayant monté un petit business de location de cos- tumes et militante au Parti National, l'équivalent du FN. La gauche modérée face à la droite extrême. Elle s’est rapprochée. Elle a reniflé son cou, sa nuque etses oreilles. Ses lèvres se sont placées à quelques milli- mètres des siennes. Elle a chuchoté : « Tu savais que la lubricité est l’invention d’un bourgeois très à droite. Les gens de gauche échangent tellement de théories qu’ils en oublient de baiser. » Toute la grâce et l’impertinence de Nicolas Rey pour ce portrait d’un romantique désen- chanté, plus actuel que jamais.n Le Poids du cœur (de Rosa Montero, éd. Métailé, 2016)L’écrivaine espagnole Rosa Montero, 65 ans, propose un roman de science-fiction très crédible et captivant, qui questionne l’ensemble des peurs collectives quant à l’avenir. Ici sont relatées les aventures d’une détective privée « techno-humaine » en l’an 2109. Bruna Husky est une « réplicante de combat », clone qui vit à Madrid, l’une des mégapoles des « Etats-Unis de la Terre ». Grande, athlétique, tatouage apparent et crâne rasé, c’est une femme androïde conçue en laboratoire, une sorte de clone amélioré. Programmée pour vivre dix ans, elle est suivie par un « psychoguide » et se fait aiderExpo / Muséen L’Enfant à l’honneur au musée Marmottan Monet jusqu’au 3juilletLe musée Marmottan Monet met l’enfant à l’honneur dans son exposition tempo- raire intitulée « L’art et l’enfant. Chefs- d’œuvre de la pein- ture française ». En effet, il s’agit d’une véritable épopée au travers des siècles quioffre au public une rétrospective sur l’évo- lution de la place de l’enfant.Ainsi, petits et grands peuvent admirer les œuvres prestigieuses des frères Le Nain, de Philippe de Champaigne, de Jean-Honoré Fragonard, d’Auguste Renoir... composant ainsi une fresque unique sur les enfants despar un « tripoteur » pour apprendre à contenir son agressivité. Rosa Montero a travaillé sur la condition humaine à partir du point de vue d’une réplicante, qui part en mission sur la « zone zéro », un territoire isolé où se concentrent les « classes dangereuses » et où a lieu un trafic de ma- tières nucléaires, alors que cette énergie a été inter- dite. Elle se rend sur La- bari, l’une des deuxplateformes orbitales où elle découvre une véritable théocratie tyrannique, dont l’organisation sociale est fondée sur un système de castes, sur l’esclavage et sur la soumission des femmes. Bref, Rosa Montero évoque à peu près toutes les problématiques qui animent notre actualité : migrants, crise écologique, bioéthique, gou- vernance mondiale... Pessimiste ? Plutôt réaliste, quant aux scénarios d’évolution possible et aux mesures à prendre. Outre le sens profond de l’ouvrage, le lecteur éprouve la satisfaction de littéralement se plonger dans une époque sortie tout droit de l’imagination de l’au- teur. Un moyen agréable de réconcilier philosophes et rêveurs.n Ensemble, on va plus loin (de Gaëtan de Sainte Marie et Antoine Pivot, éd. Alisio, 2016)Inspirez-vous de l’économie collaborative pour réussir, tel est le slogan de Gaëtan, membre actif du Centre des jeunes dirigeants (CJD) et président de PME CEN- TRALE, première centrale d’achats collaborative pour PME en France, ainsi que d’Antoine, fondateur d’As- kAntoine.com, jeune entreprise ayant pour rêve de ré- inventer le guide de voyage collaboratif. Pour eux cettenouvelle économie n’est pas menaçante pour l’économie traditionnelle. Les entre- prises établies peuvent s’inspirer des méthodes des nouveaux acteurs pour grandir. Les deux coauteurs écrivent à l’attention des di- rigeants, des managers, des cadres, des entrepreneurs et des étudiants pour leur ex- pliquer les opportunités qu’ont su exploiter BlaBla- Car, Airbnb, Leboncoin, KissKissBankBank... Desclés de management pour s’éloigner des schémas tra- ditionnels et aller à la rencontre des aspirations de la génération Y ou des millenials qui rejettent les codes anciens. Cet ouvrage, dont Frédéric Mazzella, le P-Dg de BlaBlaCar, a rédigé la préface, concrétise les idées dans l’air du temps d’horizontalité, d’agilité et de col- laboration et conduit les lecteurs à se poser les bonnes questions. Les PME sont engagées à privilégier les al- liances et partenariats, signe de dynamisme et non de faiblesse. Très éclairant pour l’avenir.n Be Hype, la mode en réseauxIsabelle Oziol de Pignol, blo-gueuse et styliste profession- nelle, déshabille du regard les nouveaux prescripteurs de mode. Ou comment monsieur et ma- dame Tout-le-monde sont deve- nus hype grâce aux réseaux sociaux. La Rédaction a adoré cet ouvrage, on trouve du style à chaque personnage présenté. Lelivre est beau, les dessins et commentaires fins et per- tinents !temps modernes.Vous ressortirez grandis de cette expé- rience où le public peut contempler des bambins aux joues rosies tout autant que des visages enfantins travaillés par les tour- ments de la Révolution ou rongés par la faim.Une exposition d’une percutante vérité qui bouleverse les codes traditionnels et offre une nouvelle lecture de la peinture !Musée Marmottan Monet2 rue Louis Bailly - 75016 ParisTél. : 01 44 96 50 33Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h - Dernière entrée : 17h30Nocturne le jeudi jusqu'à 21 h - Dernière entrée : 20h30Plein tarif : 11 eurosTarif réduit : 6,50 eurosn Charles Gleyre (1806-1874), Le Romantique Repenti au musée d’Orsay du 10 mai au 11 septembre 2016 !Pour la première fois en France, l’artiste oublié du milieu du XIXe siècle se voit dédier une exposition monographique qui redonne vie à ce peintre incompris. Les noms de Claude Monet, Jean-Léon Gérôme, Sisley, Renoir semblent bien plus que familiers aujourd’hui ; mais peu d’entre nous savent que Charles Gleyre fut leur premier maître.En effet, l’artiste a occupé une place majeure dans la peinture académique à Paris. Souvent mal compris par son public, il a tenté d’exprimer son vécu, ses expériences, son histoire à travers sa peinture. Son incroyable épopée en Orient bouleversa tout autant sa vie que son art. Figures emblématiques, personnages mystérieux et visions fantasmagoriques n’attendent que vous !L’exposition du musée d’Orsay vous invite à rencontrer ce personnage fabuleux, créateur de rêves et d’enchantements qui fut tant un romantique frénétique qu’un voyageur intrépide !Du mardi au dimanche de 9h30 à 18h. Nocturne le jeudi soir jusqu’à 21h15. Tarifs : 12 euros plein tarif / 9 euros tarif réduit.Gratuité (tous les premiers dimanche du mois, -18 ans, -26 ans ressortissants de l’Union Européenne, demandeurs d’emploi, visiteur handicapé et leur ac- compagnateur)76Juin 2016]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[n°31www.ecoreseau.frL’Art du temps - CrossFit et sports urbains tendance ART DE ViVRE & PATRiMoinE Etude d'un sujet de loisir ou d'évasion pour en déterminer ses tenants et ses aboutissants, son évolution, ses innovationsL Modeforçatoudécontracté,ilfautchoisir La logique d’efficacité et de résultats visibles touche aussi le sport. CrossFit et nouvelles pratiquese monde du sport danslessalless’opposentdésormaisauxexercicesplaisirs... plus amusantes afin de souf-serait-il le reflet de frir dans la bonne humeur.notre société et du «Ilyaunevraieprisede monde du travail en parti- conscience des bénéfices duculier ? Concurrence exa- cerbée, performance à l’ex- trême, individualisme à tout crin... Ces notions sont de plus en plus présentes dans l’univers sportif. Pour preuve, la déferlante Cross- Fit. Apparu aux Etats-unis au milieu des années 1970, le CrossFit, arrivé en France ilyacinqans,aétépopu- larisé par Reebok qui a ou- vert deux salles à Paris et Bordeaux. Depuis bientôt deux ans, impossible d’échapper au phénomène. Mais quel est-il au juste ? un programme de prépara- tion physique et d’entraî- nement musculaire basé sur un enchaînement de mou- vements fonctionnels variés, de forte intensité et issus de différentes disciplines sportives telles que la gym- nastique, le fitness, l’halté- rophilie, l’athlétisme, le car- dio... objectif : brûler un maximum de calories.sport sur la qualité de vie, et plus seulement sur l’as- pect esthétique. Notre vo- lonté est de rendre le sport accessible et de permettre à tous de franchir le pas », souligne Jean-Sébastien Grellet-Aumont, directeur du concept Keep Cool. L’en- seigne affiche d’ailleurs la couleur avec son nom. « Le sport sans frime dans un cadre décontracté, voilà no- tre credo », résume-t-il. Exit les miroirs et les haltères, place aux écrans pour suivre son émission télé ou surfer sur internet pendant qu’on rame, qu’on pédale ou qu’on court. une tactique de di- vertissement pour s’exercer plus longtemps...A chaque séance, les Cross- Fitters repoussent leurs li- mites dans une course ef- frénée à la performance. L’hygiène de vie et la nu- trition occupent également une place centrale. Tout est sous contrôle, toutes les ac- tions tendent vers une « ren- tabilité » maximale. « Cela peut impressionner et faire peur. Il y a un côté militaire, voire un peu masochiste », reconnaît Julien. Ce cadre quadragénaire lyonnais, pra- tiquant assidu de triathlon, dit être venu au CrossFit pour évacuer le stress, se challenger et améliorer sa condition physique pour les compétitions.Fitters ne s’entraînent pas dans des salles mais dans des boxes (boîtes en anglais) et ils ne pratiquent pas des exercices mais des WoD (Workout of the Day). A noter également que Cross- Fit est une marque. Pour faire référence à la disci- pline, il faut parler de cross- training.toutes les parties du corps. Les mouvements sont issus de l’haltérophilie : l’arra- ché, l’épaulé-jeté et le sou- levé de terre », explique Jean-Charles Solvignon, gé- rant de Crosswod. Ces exer- cices permettent de gagner en force, en vitesse et en endurance pour être plus efficace dans la vie quoti-de corps dans une ambiance détendue où chacun s’en- traîne à la hauteur de ses possibilités », affirme Jean- Charles Solvignon. La dif- férence avec le CrossFit est finalement assez mince. Les clubs de sport tradi- tionnels suivent eux aussi la tendance. Chez l’orange Bleue, les membres prati-tion chez Keep Cool qui propose un cours vidéo de 20 minutes avec 15 mou- vements fondamentaux à effectuer sur le mur de « fonctionnal training » et au sol.Maintenant Catherine pourra changer le pneu crevé de son tracteur en toute quiétude...Face à la concurrence du running, des stratégies se développent. A l’orange Bleue, les tapis de course occupent une place de choix sur le plateau de cardio, tandis que Keep Cool a si- gné un partenariat avec le site web Jogg.in. Depuis début avril, les adhérents Keep Cool se connectent à une plateforme communau- taire pour participer à des sessions de course en groupe, encadrées par des coaches. 44 clubs dans 35 villes offrent déjà ce service qui vise à renforcer les liens avec les adhérents.ETATS D’ESPRIT QUI FAIT TACHE D’HUILE Le CrossFit se veut acces- sible à tous, mais la réalité est toute autre. L’intensité des séances exige une très bonne condition physique et l’état d’esprit ne saurait plaire à tous. C’est pourquoi certains ont décidé de surfer sur la tendance CrossFit en l’adaptant.LE SPORT EN MODE LUDIQUESi le CrossFit est en vogue,Les clubs rivalisent d’imagination pour rendre les séances plus amusantes, afin de souffrirLes CrossFitters forment une vraie communauté, puisqu’on compte près de 200 salles dans l’Hexagone, aussi bien dans les grandes agglomérations que les pe- tites villes. Cette commu- nauté possède d’ailleurs son propre langage. Les Cross-En Auvergne, Crosswod, qui souhaite se développer sous licence de marque, a pris pour modèle le Cross- Fit, mais sur un mode plus décontracté. « Différents ateliers permettent d’en- chaîner des mouvements simples dans leur réalisation mais qui font travailler« C’est un cours spéciale- ment créé pour l’Orange Bleue qui s’inspire du cross- training avec une dominante athlétique. Si le CrossFit s’adresse à une clientèle plutôt experte avec de vraies capacités physiques, nous voulons séduire le plus grand nombre et la notion de plaisir est primordiale », détaille Jérémie Serinet, di- recteur opérationnel de l’en- seigne. Le cross-training a également fait son appari-sinent. « Les cours fun et ludiques fonctionnent très bien. En début d’année, nous avons lancé Yako Up, un cours très cardio sur tram- poline qui marche fort », analyse Jérémie Serinet. L’efficacité en un minimum de temps... « Les cours dan- sés séduisent toujours au- tant », ajoute-t-il. Face à des Français par culture pas très portés sur le sport, les clubs rivalisent d’imagina- tion pour rendre les séancesJuin 2016dienne et pouvoir facilement monter des escaliers, dé- ménager des meubles... Comme dans une box, la salle est dépourvue de ma- chine et de miroir : une grande cage centrale sert pour tous les exercices. « On privilégie le côté humain plutôt que la compétition. Les pratiquants s’encoura- gent, une émulation se crée. Personne ne se sent exclu et surtout personne ne se sent jugé. Nous recherchons la convivialité et un espritdans la bonne humeurEt pour des actifs toujours plus pressés, la flexibilité est de mise. « Les cours durent une demi-heure ou trois quarts d’heure plutôt qu’une heure. Les séances se raccourcissent pour une consommation facilitée. Cela permet de suivre un cours, d’en enchaîner deux, ou de faire un cours et un peu de cardio », constate Jérémie Serinet. Dans cette même logique, les salles ont élargi leur amplitude horaire et sont ouvertes 7j/7 de 6h à 23h. « Plus d’excuse bidon pour ne pas faire dequent le Yako intensa. d’autres tendances se des-77]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31ART DE ViVRE & PATRiMoinE L’Art du tempsSélection de produits et services raffinés et sophistiqués en toute subjectivitéMode & AccessoiresA la mode chyprioteLa créatrice chypriote Maria Aristidou vous ap- porte le vent frais des îles grecques pour cet été 2016 ! Ses robes aériennes, flashy et fraiches, mais aussi et surtout confortables : du jaune poussin au corail en passant par le bleu méditer- ranée. Petit plus : des motifs exclusifs, désignés par Maria, en série limitée !www.mariaristidou.comJuch, des clas- siques revisitésJuch est l'histoire d'un couple pas-sionné, l'histoire de deux insépara-bles, l’histoire de deux oiseaux qui nese quittent plus. Créée en 2015 parJulia et Charles, Juch est une marquede chaussures qui revisite les classiques entre modernité et tradition. Grâce à une collaboration avec un atelier familial fort d’une expérience de plus d’un demi-siècle, Juch propose ses courbes inédites pour cet été. La marque re- travaille avec brio les grands classiques de la chaussure sans les dénaturer.www.juch.frDaniel Crémieux fête ses 40 ans !Homme discret d'élégance et de sophistication, Daniel Cremieux décide de créer sa propre marque en 1976 à Saint-Tropez. Son style «chic britannique» subtilement mélangé au sportswear américain séduit et s'étend rapidement jusqu'à New- York ainsi qu'au reste des États-Unis. Aujourd'hui, Cremieux est véritablement une marque mondiale développée en deux principales lignes de collec-tion. La Mercer St. Col- lection et La Silver Label. L’homme Cre- mieux est un jeune tra- der, un jeune avocat, un chef d’entreprise, un chef de famille, mais surtout un homme qui est contraint d’avoir une allure. Aujourd’hui dans une ère de séduc-tion et d’image, l’homme Cremieux s’y inscrit aisément. Il trouve sa place, son allure et son look parmi les collections imaginées par la Maison, qui lui propose des vêtements qui correspondent à ses goûts, aux tendances et qui peuvent le cas échéant se mélanger avec élégance.www.danielcremieux.comLa mode qui célèbre lavie de familleémoi émoi est une marque française demode et de lifestyle qui célèbre les mamanset la vie en famille. L’offre est vendue 100%en ligne, sur le site www.emoi-emoi.com, ets’articule autour de deux univers : une sélec-tion pointue de vêtements pour les futuresmamans et des cadeaux mode et déco qu’on aime s’offrir en famille.www.emoi-emoi.comS.T.Dupont, le défi est relevé !La Maison S.T.Dupont créé «Défi», une ligne racée de maroquinerie et d’instruments à écrire en cuir perforé. Chaque pièce est revê- tue de veau pleine fleur retravaillé avec une parfaite précision qui allie praticité, légèreté et design.www.st-dupont.comDe Fursac, une silhouette aboutie !Les souliers ne sont pas l’extrémité d’une silhouette, mais son aboutissement. La ponctuation d’une allure dont ils prolongent le chic et couronnent le style. Qu’il s’agisse d’une paire de derbies pensée pour vous ac- compagner au quotidien, ou de Richelieu vernie idéale pour les grands soirs, les souliers De Fursac bénéfi-cient tous de la haute-qualité de leur cuir et des 130 ans de savoir-faire de leurs ateliers du Northamptonshire, berceau de la plus belle chaussure an- glaise. Prix des derbies : 385€www.defursac.frL’Anglomania de Vivienne WestwoodIssu de la nouvelle collection Anglomania Au- tomne/Hiver 2016, le sac Avon est non seule- ment une célébration du style Anglais mais aussi la parfaite représentation de l'univers Vi- vienne Westwood. La laine façon tweed donne une chaleur et habille la silhouette; quant auxbadges, ils livrent des messages chers à Dame Westwood: engagés et promouvant le respect de l'environnement et l'éveil des consciences. Sac Avon en laine rehaussé d'une anse métal- lique et cuir – 300 euros.www.viviennewestwood.com78Juin 2016]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[n°31www.ecoreseau.frIWC soutient la fondationaureus pour le SportL’Art du temps ART DE ViVRE & PATRiMoinE Horlogerie & JoaillerieAmulette de CartierDepuis la nuit des temps, matières précieuses et pierres fines cristallisent les vertus que les hommes leur attribuent... Amulette de Cartier est une création joaillière chargée de puissance émotionnelle. Après les pierres fines, cette collection s’enrichit de nouvelles matières précieuses, naturellement sophistiquées... À leur tour, or guilloché ou bois d’amourette concentrent l’éclat de leur présence et le mystère de leur magie sous le sceau de ce bijou pour soi, cerné d’or, promesse et voeux tout à la fois.À l’occasion de la remise des Laureus World Sports Awards à Berlin, IWC Schaffhausen a pré- senté la Portofino Automatic Moon Phase 37 Edition. Ce garde-temps en édition limitée à 1 500 exemplaires constitue déjà la dixième édition spéciale lancée par la manufacture horlogère de luxe de Schaff- hausen dans le cadre de son engagement aux côtés de Laureus Sport for Good. Le fond du boî- tier est orné d’une gravure représentant le dessin lauréat du concours organisé l’an dernier par IWC. Cette gravure spéciale rappelle qu’une partie des revenus de la vente de ce modèle soutient les pro- jets sociaux de Laureus. Le sport élimine les diffé- rences, donne confiance en soi et encourage l’esprit d’équipe : c’est la devise de Laureus Sport© Eric Degrange © CartierOuverture de la boutique Les Mon- tres CollectorFort de 25 ans d’expertise dans l’uni-vers horloger haut de gamme, le groupeLes Montres, présidée par Jean LAS-SAUSSOIS, propriétaire des boutiquesparisiennes éponymes, dévoile un nou-vel écrin de luxe dédié aux montres Col-lector. Située Rive Gauche, au 34 rue duFour dans le 6ème arrondissement de Paris, la Boutique Les Montres Collector vient d’ouvrir ses portes, au cœur de l’emblématique quartier Saint-Germain-des-Prés. Ce nou- vel espace cosy de 35 m2, à l’élégance toute parisienne, sé- duit par la diversité des pièces horlogères présentées, toutes sélectionnées avec soin, et toujours signées de marques d’exception : montres vintage, garde-temps d’oc- casion, modèles horlogers neufs de fin de collection. Mises en lumière dans la boutique, ces montres pour hommes et femmes se retrouvent sur le site de vente en ligne www.les- montrescollector.fr , lequel offre des services identiques, représentatifs du savoir-faire horloger propre à l’enseigne.Beauty Forum AwardsValoriser le savoir-faire des établissements de beauté et de bien- être, à travers leurs équipes, leur professionnalisme et leur im- plication, tel est l’objectif de ce nouveau concours sur le salon Beauty Forum le 9 et 10 octobre 2016. L’objectif de ce concours consiste à récompenser et à donner une visibilité aux meilleurs lieux de beauté en terme d’architecture, de relation client, d’in- novation dans la carte de soins, d’actions spécifiques de commu-nication, d’ergonomie et de contenus du site internet, des actions de développement durable, etc.www.beauty-forum.frKorres, 20 ans de roses sauvagesfor Good.www.iwc.comwww.cartier.frSeastrong DiverHeritagePrès de cinquante ans après sa pre- mière apparition en 1967, la montrede plongée Alpina « Seastrong 10 » Super Compressor retrouve sa placedans le catalogue de la manufacture hor- logère suisse sous les traits de la « Seas- trong Diver Heritage ». Bien plus qu'une réplique, il s'agit de la réinterprétation mo-derne d'un classique de l'Horlogerie suisse. . .www.alpina-watches.comRedline joue à l’Euro 2016Redline met à l’honneur les fous du ballon rond et présente ses dernières couleurs Bleu Blanc Rouge ! A l’occasion de l’ Euro 2016, rien n’est laissé sur le banc de touche ! A mi- temps, Redline donne au football un air de luxe pour les fans ou femmes de footballeurs. Montés sur fils aux couleurs personnalisables, ce bijou sera le parfait supporter de votre équipetoutaulongdecettecompétition.BraceletPureDiamantBrodé-435euros Love Ball Pavé Diamants - 830 euros.Bien -Être Try & Do, corps & espritwww.redline-boutique.comTry&Do vient révolutionner la pratique d’une activité physique à Paris. Dénicheur des activités sportives et détente de la capitale, Try&Do offre la possibilité de choisir en liberté les dernières activités « trendy » dans les plus beaux studios (Yoga Bikram, Pilates, CrossFit, TRX, Pole Dance, Salsa, Sauna, Coaching nutri- tion...) avec son Pass mensuel. Sans engagement, 99€ le Pass mensuel pour des cours illimités (offre de 3 000 cours par semaine, 175 activités dans 100studios parisiens).www.tryndo.com« L’élixir de beauté le plus précieux de l’apothicaire Korres avec de vrais pétales de Rose et de l’huile de Rose Sauvage ». En 1996 Korres lance son premier soin cosmétique: la crème hydratante 24h & éclaircissante SPF 6 à la rose sauvage. Joli clin d’œil à ce produit emblématique, Korres célèbre ses 20 ans avec l’huile éclat intense & nourrissante pour le visage à la rose sauvage, qui est 9 fois plus concentrée en vitamine C qu’une orange ! Prix de vente: 39€/30ml.www.korres.frJuin 201679]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31ART DE ViVRE & PATRiMoinE L’Art du tempsVins & SpiritueuxLe rosé des instants volés et du plaisir partagé !Paparazzi, c’est le mot inventé par Federico Fellini, rappelant le cli- quetis des appareils photos qui mitraillaient sans relâche. Paparazzi, c’est aussi depuis quelques années le nom d’un rosé de très haute volée élevé sur le Domaine Sainte-Marie, tout près de Saint-Tropez. Un nom qui évoque à merveille la fraîcheur, l’audace et l’élégance de ce vin. Sous son emballage un rien provocateur, ce rosé fin et auda- cieux développe toutes les qualités d’un grand vin d’été : une robe très pâle et un nez aux arômes de fleurs blanches qui annoncent unebouche très structurée et équilibrée propre à ravir les amateurs de vins fins et complexes. Des qualités qui lui ont valu, une belle Médaille d’Or au concours des vignerons indépendants ! Prix public : 18 Euroswww.domainesaintemarie.frUn Brut Rosé revisitéL’assemblage de cette cuvée est délicieusement fruité. Plusieurs crus ont été sélectionnés pour une cuvée ré- vélant fraîcheur et élégance. L’œil est subjugué par une robe rose saumonée aux reflets argentés, cordon har- monieux de bulles fines. Au nez, les fruits rouges s’ex- priment nettement. La bouche en finesse, est fluide et maintenue par des bulles très fines. La finale est frui- tée. Bouteille 75cl en verre foncé, offrant une meilleure protection à la lumière : 29,00 euros.www.nicolas-feuillatte.comLe Collectionist deRaretéLe Collectionist propose à la location des lieuxrares, atypiques et personnifiés, qui devien-nent le temps d’un voyage un hôtel particu-lier. Plus qu’un séjour de rêve, l’expérience LeCollectionist est exceptionnelle grâce à unservice haut de gamme. Chef étoilé en cuisine, opéra sur un bateau, exploration des fonds aquatiques en sous-marin privé... La conciergerie répond à toutes les exigences des hôtes pour leur offrir un moment unique.Premières Grives 2015 Domaine du TariquetComposé uniquement de Gros Manseng, ce vin typé reste fin et élégant. Au ca- ractère exotique et gourmand, il possède une grande fraicheur qui dynamise l'en- semble. Ce moelleux, frais et sucré, accompagne très bien le foie gras ou les viandes blanches, et sublime tous les desserts. Prix public : 8 € TTCChâteau Pin Beausoleil 2013, un vin d’été dans un millésime frileuxAh ce millésime 2013 à Bordeaux, il en aura fait couler de l’encre pour expliquer que ce ne serait pas un grand ! Château Pin Beausoleil bénéficie d’une des plus belles zones de l’appellation Bordeaux Supérieur, très simi- laire aux meilleurs plateaux argilo-calcaires de grandscrus. Petit Soleil est conçu pour le quotidien, compagnon des repas « simples ». Dès le premier nez, les douces notes de fruits rouges annoncent un vin gourmand. Une impression qui se confirme dans une bouche aérienne. Le Bordeaux idéal pour les repas d’été que l’on appréciera à une température de 17°C-18°C, sur tous ces mets colorés de la belle saison : confits de lé- gumes, côtelettes d’agneau grillées, tomates et aubergines farcies, tartes à la carotte, flan de courgettes...Prix TTC départ cave : 8 euros.www.lepinbeausoleil.comEvasionHôtel MontmartreMon AmourNiché au pied de la Butte Montmartre, l'hôtel parisien le plus proche du Sacré Cœur est un vé- ritable écrin de poésie. Le rouge passion « Mont- martre Mon Amour », créé en exclusivité pourwww.lecollectionist.coml'hôtel recouvre les murs et le sol, et se fait le chemin menant vers l'histoire que cha- cun vivra dans l'univers qu'il aura choisi. Les vingt-quatre chambres de l'hôtel mettent en scène l'amour autour de couples célèbres, de Baudelaire et Jeanne Duval, à la pas- sion d'Edith Piaf et Marcel Cerdan... Optez pour le forfait « Amour et soins de beauté » qui comprend une nuit en chambre supérieure, le petit-déjeuner en chambre et un instant de détente au salon « Beauté du Sacré Cœur », avec au choix 'shampoing & brushing' ou 'manucure & pose de vernis'. 145 euros avec le code Femina.www.hotelmontmartremonamour.comEin Gedi, magnifique resort au bord de la mer morteBénéficiant d'un emplacement privilégié, l'Ein Gedi Kibbutz Hotel est situé à seulement 5 minutes de route de la mer Morte. Vous pourrez accéder gratuitement à la plage privée de l'établissement et aux piscines minérales du spa voisin. Les chambres sont situées dans des jardins botaniques luxuriants. L'hôtel offre des vues magnifiques sur les cours d'eau, les col-lines, le désert et le lac environnants. Accessible gratuitement, la piscine extérieure est ouverte d'avril à novembre. L'établissement possède en outre un restaurant sur place, on y mange très bien et copieuse- ment. Massada et la réserve naturelle d'Ein Gedi se trouvent à proximité. Jérusalem se trouve à 1 heure de route. Le personnel de l'établissement vous aidera à organiser vos excursions dans le kibboutz ainsi que dans les magnifiques paysages naturels de la région.http://en.kibbutz.co.il/Ein_Gedi_Kibbutz_Hotel/Mendeli Boutique Hotel à Tel AvivLe Mendeli Street Hotel est devenu un hôtel design de 66 chambres qui respire l’esprit contemporain de Tel Aviv. Il est situé à quelques pas de la plage, de la Taye-let (promenade) et à quelques minutes de la vieille ville de Jaffa dans le sud, du nouveau port dans le Nord, des bars, des restaurants et des bou- tiques. Cet hôtel abrite un restaurant, ouvert pour le petit-déjeuner, le déjeuner, le dîner et le brunch, et qui propose une grande variété de spé- cialités. Un bar salon vous attend si vous souhaitez vous détendre de- vant un verre ou deux. Parmi les installations de loisirs proposées, vous jouirez d'une salle de fitness et de salles de massage et de soins. L'accès Wi-Fi est gratuit.www.mendelistreethotel.com80 Juin 2016]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[GIP LIBOURNE L ' A B U S D ' A L C O O L E S T D A N G E R E U X P O U R L A S A N T É PHOTO STEPHANE KLEIN]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31ART DE ViVRE & PATRiMoinE L’Art du temps - L’actualité automobileMazda Mx5 de quatrième génération : grandiose !tueux et pourtant tout simple, doté d’une carrosserie par- faite, quel que soit l’angle du regard. Les ailes avant bombées aux allures de Corvette qui encadrent le capot, si belles à contempler à partir du volant, donnent le « la » entre agressivité sportive et luxe « revival ». Lesemblématique du modèle, qui commande une boîte ma- nuelle à 6 rapports d’une précision diabolique. Freinage puissant, maniabilité, tonicité, endurance et tenue de route sont sans reproches. Plus court, plus bas et plus léger que ses prédécesseurs, le nouveau Mx5 est remar-phares en amande et les feux de jour à LED de part et d’autre de la calandre vien- nent adoucir l’ensemble. L’arrièreest râblé, racé, avec desquable d’agilité et de motricité avec ses jantes 17 pouces, son différentiel à glisse- ment limité sur les roues arrière et son moteurC’est indéniablement le plus beau de la fa- mille. Quatrième génération du roadster le plus vendu au monde (le millionième exemplaire est sorti des chaînes de montage d’Hiroshima le 22 avril der- nier), le nouveau Mazda Mx5 réussitune prouesse rare : marier le sens du design italien, la fougue des bolides américains et le chic britannique. Ré- sultat : un bijousomp-2 litres de 160 chevaux. Mais attention, roadster pur et dur équipé d’une capote manuelle très facile à manier (un toit rigide rétractable est également proposé), le Mx5 est un strict deux places même s’il dispose d’un mini coffre pouvant accueillir deux sacs de voyage. Autant dire que ce joujou est avant tout conçupetits feux, à LED également,d’une rare élégance. A peine né et déjàconsacré comme un classique du genre.inutile de dire qu’il ne passe pas inaperçu dansla rue. Les amateurs lui sourient, souvent bouche bée devant tant de grâce.Au volant le plaisir dure et s’amplifie, même si l’habitacle manque un peu d’âme et d’une touchepour un plaisir solitaire.de raffinement. L’équipement est complet tant du point de vue sécurité que confort. La position de conduite est idéale dans de très beaux sièges Recaro en cuir et alcantara, l’ergonomie des commandes par- faite, avec le petit lever de vitesse idéalement positionné,Modèle essayé : Mazda MX5 2.0l Skyactiv-G 160 che- vaux. Tarif : à partir de 30700 euros. Tarifs gamme essence : à partir de 25300 euros.82Juin 2016]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[n°31www.ecoreseau.frLa nouvelle Prius confirme le savoir-faire hybride de ToyotaL’Art du temps - L’actualité automobile ART DE ViVRE & PATRiMoinE ESSAIS & TENDANCESToyota hybridesPar Philippe Flamandchargeur de téléphone sans fil à induction, la climatisation automatique bizone avec dé- tection des passagers, des sièges avant chauffants, un affichage tête haute.... Elle offre également un grand confort, beaucoup d’espace (son coffre de 500 litres est débarrassé de la batterie logée sous la banquette arrière) et un agrément mécanique assuré par sa motorisation hybride : un moteur essence de 1,8 litre de cylindrée et 98 chevaux et un moteur électrique développant 72 chevaux, l’ensemble combiné offrant une puissance de 122 chevaux. Suffisante, aussi bien sur parcours urbain que sur route. A la clef une consom- mation de carburant très réduite – le constructeur annonce 3 litres aux 100 – et des rejets de CO2 ridicules de 70 grammes au kilomètre parcouru. L’ancêtre des véhicules hybrides qui fêtera son vingtième anniversaire l’an prochain et totalise à ce jour quelque 3,5 mil- lions de véhicules vendus dans le monde garde donc solidement le cap de l’écologique- ment correct. A noter que la version rechargeable de cette nouvelle Prius, dévoilée au salon de New York ce printemps, arrivera en fin d’année.Un réel savoir-faireToyota confirme ainsi sa maîtrise de la technologie hybride déclinée désormais sur une partie de la gamme (Yaris, Auris, Prius, RAV). Sous le capot de la petite Yaris (entièrement produite à Valenciennes et dotée du label Origine France garantie), son utilité demeure néanmoins sujette à caution. Depuis 2012, la citadine propose une puissance mixte de 100 chevaux (avec un moteur essence de 1,5 litres) qui paraît bien faiblarde au volant. Restylée il y a deux ans, la Yaris hybride bénéficie d’un bon niveau de finition et d’équipement et se laisse conduire facilement, ce qui en fait sans nul doute son succès dans l’Hexagone. Quant au RAV4, lui aussi proposé en motorisation mixte thermique-électrique (un moteur essence de 2,5 litre de 150 chevaux, un ou deux moteurs électriques avant et arrière, selon que l’on est en version 2 ou 4 roues motrices, pour une puissance totale combinée de 197 chevaux) il marie les deux savoir-faire de Toyota qui inventa aussi le SUV compact avec la première génération de RAV en 1994. Comme la plupart des SUV du marché, le RAV4 millésime 2016 monte en gamme, et libère la place pour l’arrivée prochaine du « petit » SUV Toyota CHR présenté à Genève en mars dernier. Dérivé de la quatrième génération apparue en 2013, le RAV4 hybride est un SUV familial, très confortable, bien équipé, bien fini, doté d’une étrange planche de bord à surplomb plutôt disgracieuse, et d’une esthétique extérieure banale et sans grand intérêt. Un SUV maniable, silencieux mais un peu poussif sur route et pourtant relativement gourmand avec une consommation d’environ 8 litres aux 100 et une faible autonomie de seulement 550 kilomètres. De quoi s’interroger somme toute sur l’in- térêt de cette version hybride dont le tarif est de 3000 euros supérieur à celui du modèle diesel D-4D.Modèles essayés : Toyota Yaris Hybrid Design, tarif à partir de 19400 euros. Tarif gamme essence à partir de 13700 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 16500 euros. Toyota RAV4 Hybrid 4X4 Lounge, tarif à partir de 42 00 euros. Tarif gamme essence à partir de 29000 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 28000 euros. Toyota Prius Dynamic Pack Premium, tarif à partir de 31400 euros. Tarif gamme hybrid à partir de 30400 euros.A priori, la nouvelle Toyota Prius souffre d’un lourd handicap de départ : son look. A se demander comment les designers japonais ont pu dessiner un véhicule aussi peu gracieux, tout en arêtes et angles morts, avec une face avant au regard de poisson. Etrange. Déjàpeu séduisante à sa naissance, la Prius quatrième du nom ne gagne donc rien, c’est un euphémisme, à son restylage, hormis un très léger bonus aérodynamique, son coefficient de pénétration dans l’air passant de 0,25 à 0,24. Il faut dire que, de façon générale d’ail- leurs, Toyota ne se distingue pas particulièrement par son audace de style. Si le construc- teur japonais a longtemps partagé ce défaut avec ses concurrents nationaux, Mitsubishi, Nissan et surtout Mazda ont su faire leur révolution quand Toyota, lui, restait à la traîne. Aujourd’hui la gamme du premier constructeur mondial se révèle ainsi terne du point de vue design.Dans notre essai de trois modèles hybrides, seule la petite Yaris tire son épingle du jeu. Le Rav4 est au contraire handicapé par une ligne assez banale et, lui aussi, une étrange face avant aplatie, plombante et sans charme.Agrément de conduiteUne fois au volant en revanche la Prius sait se rendre attachante. L’habitacle est plutôt soigné, bien fini, avec ce parti pris futuriste qui en fait une voiture pas tout à fait comme les autres. Son équipement est généreux dans cette version Dynamic pack premium, avec entre autres l’ouverture/fermeture et démarrage sans clé, un système de pré-collision avec détection des piétons, la gestion automatique des feux de route, un régulateur de vitesse adaptatif, un grand écran tactile et un remarquable système audio JBL, sans oublier leJuin 201683]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31ART DE ViVRE & PATRiMoinE Baromètre Finance & InvestissementsBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant les placements et investissements que peut réaliser tout particulieruLA SPÉCULATION DU MOIS L'or brille de mille feuxuLES BONS PLANS DU MOISAprès une année 2015 difficile, le premier semestre 2016 voit une nouvelle envolée des cours de l'or et de l'argent-métal. Selon Jean-François Faure, président de la société Au- coffre.com, « nous rentrons dans un nouveau cycle de perception de l'or physique comme rempart contre les incertitudes liées aux marchés boursiers et à la solidité des monnaies fiduciaires. Le lancement récent d'une cotation de l'or en yuan est ainsi un si- gnal fort de la re-monétisation de l'or face au roi dollar. »Assurance-vie : 5,4 milliards d’euros toujours non réclamés Les assureurs ont fait des efforts l’an dernier pour retrouver les bénéficiaires d’assurance-vie et réduire le nombre de contrats en déshérence. 1,9 milliard d’euros ont ainsi été reversés par les assureurs en 2015 aux bénéficiaires de ces contrats. « C’est autant de pouvoir d’achat qui a été rendu aux Français », s’est félicité le ministre des Finances et des Comptes publics Michel Sapin. une action menée suite aux critiques formulées par la CourSelon le site spécialisé MeilleursAgents, les prix de l’immobilier en France seraient principalement soutenus par la baisse des taux de crédit. En effet, les taux ont reculé de 0,5% depuis le 1er janvier, entraînant une hausse du pouvoir d’achat des acheteurs. Sans ce coup de pouce artificiel, les professionnels estiment que les prix auraient diminué de 2 à 5% en France depuis le début de l’année. A l’inverse, on observe une hausse des prix de 1,1% à Paris, de 0,8% en petite couronne et de 1 à 1,5% dans les grandes agglomérations selon le baromètre annuel de MeilleursAgents. Reste que les conditions sont toujours optimales pour passer à l’achat, qu’il s’agisse d’une résidence principale ou d’un investissement. Avec les taux toujours à leurs plus bas niveaux historiques et des prix toujours relativement bas, la balle est dans le camp des acheteurs.éthique & FinanceEst-il éthique de ne pas payer ses impôts ?Aformulaires de déclaration d’impôt sur le revenu.Débloquer son PERP sera bientôt possibleLe projet de loi Sapin 2 offre la possibilité aux détenteurs d’un Plan d’épargne retraite populaire (PERP) de le débloquer avant leur départ à la retraite. En effet, le PERP, créé en 2003, bloque en théorie l’argent placé jusqu’au moment du départ en retraite. La sortie se fait nécessairement par rente si le montant actuel atteint un minimum de 480 euros, sauf en cas d’acquisition d’une résidence principale. une situation problématique pour certains particuliers qui n’auraient pas dû souscrire de PERP au vu de leur situation financière, et qui ont tenté, en vain, de récupérer les sommes placées. Avec l’accord du Parlement, le gouvernement devrait créer un nouveau cas de déblocage anticipé des PERP peu alimentés. Mais certains détails qui entourent le dispositif restent pour l’heure flous, comme le seuil de montant autorisant le déblocage.des comptes et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Malgré cette campagne, un rapport du régulateur du secteur estime à 5,4 milliards d’euros les fonds qui n’auraient toujours pas été versés à leurs titulaires. La situation est donc encore loin d’être régularisée...De leur côté, les épargnants continuent de privilégier l’assurance-vie pour faire fructifier leur épargne. Sur les trois derniers mois, le total des versements a franchi la barre des 12 milliards d’euros selon les chiffres de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA).Immobilier : une reprise fragileparlors que les Panama Papers continuent de faire couler de l’encre, nos boîtes aux lettres se sont remplies despositionnement RSE pour « détourner l’attention et éviter des critiques potentielles ». Dowling réfutait ainsi la thèse de Milton Friedman, pour qui une entreprise, en tant que « personne artificielle », ne pouvait avoir aucune « responsabilité sociale » : la seule responsabilité possible, celle du dirigeant, exigeait d’abord qu’il minimisât les charges fiscales.Questions sur l’éthique des stratégies fiscalesArthurnous observons tous, ça et là, des réactions divergentes : d’un côté, les adeptes du « ras-le-bol fiscal » qui s’affairent pour dénicher le bon placement déductible ; de l’autre, les défenseurs d’un modèle social en péril qui s’apprêtent à contribuer joyeusement. Généralement, ces derniers sont les plus appréciés des médias, qui encensent à juste titre leur vertu citoyenne. Les râleurs fiscaux suscitent, eux, l’indignation : ils seraient cupides, égoïstes, mauvais citoyens. En mettant de côté l’évasion fiscale (illégale et répréhensible), la pratique de l’optimisation soulève des questions éthiques intéressantes, souvent abordées au niveau des entreprises par les chercheurs en éthique des affaires.CohenSans promouvoir nullement les idéaux libertariens, plusieurs questions se posent : l’optimisation fiscale est-elle uniquement un moyen de réduire sa contribution au bien-être commun ? ne manifeste-t-elle pas aussi une méfiance vis-à-vis de l’usage des recettes fiscales ? ne constitue-t-elle pas un contrepouvoir distributif légitime, pertinent et efficace ? Son bénéfice social s’avère d’ailleurs parfois supérieur : les dons à des associations caritatives peuvent être plus utiles que les politiques de redistribution. Plus profondément, une autre forme d’optimisation fiscale, qui n’est pas autorisée, mériterait d’être encouragée : le paiement de l’impôt, non de façon pé- cuniaire, mais par l’engagement dans des activités d’utilité publique, renforcerait la cohésion sociale et serait accessible à tous les citoyens, y compris à ceux qui ne sont pas assujettis à l’impôt sur le revenu. En effet, pourquoi, en matière fiscale, la mesure de l’effort de contribution individuelle au bien commun serait-elle exclusivement monétaire ? En abolissant la corvée, ne s’est-on pas privés d’une autre manière d’œuvrer pour la collectivité ?Président Directeur général des éditions Hermann, Philosophe spécialisé dans les questions éthiques appliquées au secteur financierLe Britannique Lutz Preuss estimait par exemple en 2012 que l’impôt « ne devait pas être considéré comme un coût mais comme un moyen de maintenir la justice et la liberté », nécessaires à l’économie de marché. L’Australien Grahame Dowling s’interrogeait en 2014 : « si une entreprise ne paie aucun impôt, est-elle pour autant socialement irresponsable ? » il répondait en montrant que l’on pouvait « tester » l’engagement d’une entreprise envers les principes de la RSE en examinant sa stratégie fiscale : la pratique de l’optimisation révélerait les cas où les acteurs économiques instrumentaliseraient un84Juin 2016]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[n°31www.ecoreseau.fruLE COIN DES ANALYSTES u Actions : Cholet Dupont prudent àcourt terme, confiant à moyen termeBaromètre Finance & Investissements ART DE ViVRE & PATRiMoinEu UBC privilégie le risque « crédit » au risque « action »Les marchés actions ont rebondi de plus de 15% depuis leurs plus bas de février, mais les signes de tensions perdurent, remarque Union Bancaire Privée. Six ans après la crise financière, les marchés et les économies restent fortement dépendants des politiques monétaires, ajoute-t-il. Pour UBC, ces perspectives militent en faveur d’une stratégie privilégiant le portage au détriment des stratégies Beta : c’est-à-dire plus de risque crédit et moins de risque action. Sur les marchés actions, les sociétés dites de valeurs de croissance sont à la peine. UBC opère donc un rééquilibrage progressif au sein de ses portefeuilles en faveur des valeurs dites de substance. « La recherche de rendement et les stratégies de portage de coupons à rendements élevés doiventprévaloir », écrit-il. Le crédit apparaît selon lui le secteur le plus intéressant, tandis que les obligations gouvernementales n’offrent qu’un faible coupon, surtout en Europe. Il privilégie aussi les produits et les actifs apportant de la convexité aux portefeuilles diversifiés, à l’instar des obligations convertibles.u Swiss Life AM : y a-t-il une vie après les BRICS ?Pour Swiss Life AM, les difficultés économiques structurelles du Brésil et de la Russie, le rééquilibrage de la croissance chinoise et le regain de dynamisme indien témoignent de trajectoires contrastées. Les situations des « BRICS » sont si différentes que cetteAu vu des évolutions des conditions économiques et monétaires, les marchés financiers sont devenus plus attentistes ces dernières semaines, observe Cholet Dupont dans une note. Les marchés de taux ont connu une baisse régulière de l’aversion au risque, sur les taux souverains ou corporate. Sur les actifs risqués, et notamment sur les actions, le rallye a perdu de son intensité en fin de mois. Pourtant, des signaux techniques haussiers s’étaient manifestés. La hausse s’est produite avec une bonne participation de nombreuses valeurs – un fait jugé « encourageant » par Vincent Guenzi, directeur de la stratégie d’investissement de Cholet Dupont. Mais l’ingrédient manquant reste la croissance des résultats des entreprises, ajoute-t-il. Selon lui, la conjoncture devrait finir par se raffermir quelque peu aux Etats-Unis et en Europe dans les prochains mois, ce qui serait décisif pour les marchés. « Pour l’instant, le potentiel de gain supplémentaire paraît limité. En l’absence de catalyseur, les marchés pourraient consolider leurs positions pendant quelques semaines, mais le retour à un marché baissier nous semble peu probable », écrit l’analyste. Cholet Dupont est prudent à court terme et plus confiant à moyen terme sur les actions.dénomination n’est plus adaptée selon le gestionnaire d’actifs. Selon son analyse, la Chine est le pays dont les standards économiques et sociodémographiques convergent le plus rapidement vers ceux des pays développés. A 1,5%, l’inflation « core » y est relativement basse, tandis que le creusement du déficit devient une préoccupation majeure. De leur côté, les économies russe et brésilienne payent aujourd’hui le prix fort de leur dépendance à la rente issue des matières premières. Quant à l’Inde, elle parvient à tirer son épingle du jeu grâce à un nouveau souffle politique. L’économie indienne, dont la croissance est attendue à 7,5% cette année, profite des mesures structurelles du gouvernement de Narendra Modi visant à stimuler l’investissement et à améliorer le climat des affaires, tout en assurant la consolidation fiscale. « En dépit de trajectoires différentes, la Chine, le Brésil, la Russie et l’Inde sont, en termes absolus, toujours les quatre plus grandes puissances économiques émergentes et partagent la volonté de se doter d’institutions internationales pour défendre leurs intérêts économiques sur la scène mondiale », conclut Swiss Life AM.Juin 201685]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°31ART DE ViVRE & PATRiMoinE Regard sémantiqueDepuis neuf ans, Jeanne Bordeau compose des “tableaux de mots” à partir de collages issus d’articles de presse. Démonstratives et percutantes, ses “compositions sémantiques” accrochent le coeur et la raison. A la fois miroir et interprétation de l’actualité,ses tableaux décryptent l’époque de manière presque prémonitoire.Créations thématiques et singulières, ses tableaux mettent en scène les mots-clés d’une année dans des secteurs d’actualité majeurs : politique, économie, crise, culture, société, culture, femmes, développement durable, ressources humaines, verbes. Chaque année, ces dix toiles forment ainsi “une tapisserie de Bayeux contemporaine” et sont exposées courant janvier à Paris.La mémoire des motsLa Culture à l’état de maelstrom !nomdutableau: Culture,2015,JaneBee Dico d’époqueil se lève le rideau, au 69éme Festival d’Avignon, le directeur olivier Py met en scène Le Roi Lear. Richard III est aussi représenté dans la Cité des Papes. « Shakespeare superstar » !Bien heureux qui pourrait définir la « culture » en 2015. Elle vibre dans tous les sens. Kendji , chanteur vainqueur de la saison 3 de « The Voice », vendeur de plus d’un million d’albums devient un objet culturel ! Ouf ! Il n’est pas la seule curiosité de ce voyage en culture !Moderne de Paris. A la réouverture du Musée Rodin, s’ajoutent Picasso et Bonnard au Grand Palais et au Musée d’orsay. 2015 ressemble aux autres années, on prise les grands événements !Des figures deviennent souvenirsLe monde de la culture ne fabrique plus de lexique nouveau. il est un théâtre d’actualités permanentes. Quand cette actualité sème la terreur islamiste dans Paris, il faut des chansons pour soigner les inguéris- sables plaies. Perlimpinpin de Barbara est entonnée aux invalides par nathalie Dessay.Faudrait-il débuter par un chassé-croisé des chers disparus ? Guy Béart et son « eau vive » rejoignent l’au-delà le 16 décembre 2015, René Girard et sa « violence mimétique » le 4 novembre 2015. un éditeur tombe aussi, Claude Durand, le 7 mai 2015. Sans lui, qui lirait Soljenitsyne ? Et Lucien Rebatet : il n’est pas mort en 2015, il est réédité avec son controversé « Décombres ».Le combat n’est pas que musical, il est également social. Vincent Lindon est primé à Cannes avec La Loi du Marché. Et le livre, lui, « entre en résistance », « le dessin libre » désarme les terroristes grâce à ses traits d’esprit !Des rires fusentCulture phénoménaleLe marché de l’humour ne connaît pas la crise. La faute à la crise ? Kev Adams est le grand gagnant. Prof 2 et Les nouvelles aventures d’Aladin enchantent le box-office. Les Minions séduisent eux plus de six millions de spectateurs en France !Et la valeur dure avec les annéesToujours là, les anciens ? oui, Johnny souffle ses 72 bougies et Lelouch file le parfait amour avec ses 78 printemps et son « Un+Une ». une autre carrière longue à signaler ? oui, celle de Joël Pommerat. L’auteur-metteur en scène a 25 ans, 25 ans de vie théâtrale. Son « ça ira (1) fin de Louis » est fondé sur des séances d’improvisations et il remplit les salles.Culture maelstromEt le rideau se lève encoreVous étiez prévenu, la culture devient un aréopage d’événements, pas toujours faciles à classer. Sylvie Joly s’en amuse depuis le paradis de l’humour qu’elle rejoint le 4 septembre 2015. Omar Sharif se demande où est passée l’élégance depuis son ultime demeure accostée le 10 juillet 2015. De toute façon, l’esthétique et l’élégance sont immortelles, du moins on l’espère. D’ailleurs plus de 200 000 personnes ont tenté de répondre à la question « David Bowie is... », le temps d’une expo à la Philharmonie. Phil- harmonie inaugurée un 15 janvier avec « Chagall en maestro ».D’autres superstars lèvent le voile sur leurs talents à la rubrique grandes expos : Velasquez au Grand Palais avec ses 478 833 visiteurs, « Warhol unlimited » au Centre Pompidou de Metz et au musée d’ArtCulture de combatLa culture française aime les phénomènes mondiaux : James Bond, Star Wars, « Sa majesté Adèle », chanteuse londonienne. Malgré tout La Famille Bélier triomphe avec Louane, meilleur espoir féminin aux Césars et heureuse interprète de Chambre 12, album qui s’écoule à plus de 500 000 exemplaires. Et le phénomène « séries télés », avec Dix pour- cent sur France 2 et Versailles sur Canal Plus. Ver- sailles, dans la réalité, ce sont les dégradations per- pétrées contre Dirty Corner d’Anish Kapoor.Short Editionparil existe même aujourd’hui un « Short Story Dispenser » au Café Zoetrope de Francis Ford Coppola à San Fran- cisco. une tendance anticipée par les éditions Emoticourt qui, depuis 2012, se spécialisent dans la publication de textes courts inédits. Bref, selon le temps que nous nous libérons, nous cherchons des « il était une fois » adaptés à notre agenda !Jeanne BordeauDu court en partageEn 2015, certains annoncent « la fin de l’écriture ». Pourtant il y a toujours des best-sellers comme celui de Del- phine de Vigan. Et on assiste même à la naissance de la Short edition !Edition est en effet le nom d’un « éditeur communautaire de littérature courte ! »Du court partoutFondatrice de l’institut deDu court au long coursPuisqu’aujourd’hui, tout est donné en partage par réseaux sociaux interposés, une start-up grenobloise a imaginé la Short Edition en distribuant des histoires courtes. En gare de Brest, ce sont 40 000 histoires d’une à cinq minutes qui se déroulent sur un ticket de caisse. Le ticket sort d’une borne et peut me- surerjusqu’à1,20mètres.la qualité d’expressionAvec l’essor de la langue numérique, le lecteur s’est habitué à des écrits synthétiques. Des écrits qui arrivent à transmettre de l’émotion avec peu de mots. C’est peut-être ce qui explique l’arrivée de la Short Edition. ShortJuin 2016PROCHAIN NUMÉRO LE JEUDI 7 JUILLET 201686]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRECABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 190 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82THE SHOW OF THE MOST FAMOUS CABARET IN THE WORLD !DINNER & SHOW AT 7PM FROM €190 SHOW AT 9PM & 11PM FROM €77WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIEL© Bal du Moulin Rouge 2016 - Moulin Rouge® - 1-1028499]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[Consommations mixtes de la gamme Classe E Business Executive : de 3,9 à 5,9 l/100 km. Emissions de CO2 de 102 à 144 g/km.Nouvelle Classe E Business Executive.Un chef d’œuvre d’intelligence.1O*100eett322gAAp3g/,,pa/99larkkml/rtmd/1ccutiir10utrdde0tiide00kvveeGrâce aux motorisations Diesel et au Stop/Start ECO à la boite 9G-TRONIC de sérieUne ligne d’équipement 100 % dédiée aux sociétés avec navigation de série Garmin® MAP PILOT.• Système PRESAFE® • Dynamic Select• Aide au Parking Active • Caméra de recul • Garnitures en cuir • Sièges avant chauffants • Eclairage d’ambiance*Pour une Nouvelle Classe E 220 d Business Executive. **Prix Client TTC clés en main conseillé au 18/01/2016 de la Nouvelle Classe E 200 Business Executive BA9. Modèle présenté : Nouvelle Classe E 200 Business Executive BA9 avec Pack AMG Line et vitres arrière teintées foncé au tarif de : 53 650 €TTC. CO2 : à partir de 135 g/km.eCeCO*kmm*22*BBuussiinneeEExxeessssAeAppaarrtti4C49988550irrddeTTTC***T*0€€Mercedes-Benz France - Siren 622 044 287 RCS Versailles. Mercedes-Benz : marques déposées de Daimler, Stuttgart, Allemagne.]]></page></pages></Search>