﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="no"?><Search><pages Count="88"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30LEdiTORiaLTrentièmes rugissantse Printemps de l’Optimisme s’exporte à Nice, ainsi que les Trophées Optimistes EcoRéseau Business. Une bonne nouvelle pour cette manifestation qui cherche à réveiller les énergies et à fédérer ceuxeyeFind/Henjoy, lance le Shazam de la mode, permettant de photographier, « sourcer » des articles, puis une application pour les louer à sa communauté ; les fondateurs des start-up de la food valorisés dans le a la Une, qui revisitent la restauration et l’hôtellerie françaises, se plaisent à faire vivrequi aspirent à bouleverser l’ordre établi. La sélection des nominés de ce territoire atteste d’ailleurs du nombre croissant de profils atypiques et créatifs. Réaction à la crise ? atavisme entrepreneurial français qui a longtemps été nié ? Toujours est-il que l’optimisme et la recherche de rupture constituent une bannière sous laquelle se regroupe de plus en plus de monde, en atteste encore ce trentième numéro du journal, tourné vers l’art de vivre à la française, qui regroupe des secteurs pourtant réputés « tradis ». Olivier Gourio, l’Electron Libre de ce mois qui a traversé le Sahara en char à voile, n’hésite pas à réhabiliter des lieux classés au patrimoine pour les transformer en hôtels, en collaboration avec les collec- tivités ; Laurent Katz reprend à la barre du tribunal l’horloger français Pe- quignet et le relance comme expliqué en Business Story ; Julie Veg, avec.elles expériences aux clients. « Il faut désobéir. Mais en parallèle,de nouvtous les jours, entretenir le geste. Etre franc-tireur, oui... à condition de maîtriser les codes », affirme le chef Thierry Marx. Message reçu pour tous ces trublions qui entretiennent leur talent mais le mettent au service du changement, animés par une indéfectible conviction que l’avenir peut être meilleur en explorant des voies inattendues. Et EcoRéseau Business les y aidera encore longtemps, nous n’en sommes qu’aux trentièmes rugis- sants...Jean-Baptiste Leprince Julien TarbyFondateur & directeur de la publication Rédacteur en chefLE CHAT by Philippe Geluck2Mai 2016]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[n°30www.ecoreseau.frOnt collaboré à ce numéro : Anna Ashkova, Jean-Marie Benoist, Ludovic Greiling, Marc Hervez, Pierre Jean Lepagnot, Emilie Massard, Cyril Michaud, Julie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Yann Petiteaux, Antoine Pietri, Stéphanie Polette, Olivier Remy, Murielle WolskiDessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardRéalisationCourriel : production@lmedia.frResponsable production : Frédéric Bergeron Conseiller artistique : Thierry Alexandre Crédits photos : Fotolia, DRPublicité & opérations spécialesCourriel : publicite@lmedia.frDirecteur du développement : Damien DelachauxEquipe commerciale : Samy Ellaouzi, Faustine Launay, Julia Navaro Conseiller de la direction : Stéphane Le SageDiffusion, abonnements & vente au numéroLMedia / EcoRéseau201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)1 43 06 23 16 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 35,90 €TTC au lieu de 39 €TTC Abonnement 2 ans : 68,90 €TTC au lieu de 78 €TTC Vente kiosque : Pagure Presse - Distribution : MLPInternationalGALAxiE ECoRésEAu 4-13 RétrospectiveSOMMaiREProspectiveBusiness storyLe mariage en 2050 13Pequignet 60PAnoRAmA 14-22CLub EnTREPREndRE24-4624Regard digitalSerge Masliah, dg. de Sage France 50La cuisine en France depuis 50 ans 4DécryptageBaromètre de l'optimisme 6 - Tendances- actions symboliques- Le monde après COP21innovations autour de la gastronomie 52Haute résolution- Smart Grids : l'énergie enfin pilotée 54 - Les avantages réels du Cloud pour les PME 58www.ecoreseau.fr201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél. : +33 (0)1 43 06 23 16 Courriel : contact@lmedia.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste LeprinceRédactionCourriel : redaction@lmedia.fr Rédacteur en chef : Julien TarbyGrand angleRH & FoRmATion 62-66 14 Réseaux & InfluenceUberisation de l'économieLes cercles de mélomanes mécènes 62 Observatoire 64Régions & Territoires16 18- innovations en PaCa- Printemps de l’Optimisme Nice 2016 -Les Trophées Optimistes d’EcoRéseauHexagoneConseillers de la rédaction : Matthieu Camozzi, Olivier Faure, Geoffroy Framery, Aymeric MarolleauChroniqueurs : Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, Arthur Cohen, Philippe Flamand, Pascal Junghans, Sophie de Menthon, IsaLou Beaudet Regen, Jean-Marc Rietsch, Thierry SaussezLes investissements de l'étranger dans les secteurs créatifs20 Le dynamisme des alliances françaises à l'étranger 23Baromètre & Tendances A la UneStart-up de la food26 ines de la Fressange vs Henjoy, la mode revisitée 28Interview croisée En immersionCarrières & Talentscolette 30- Business schools Shiva, la formation toutau long de la vie 64Electron libreART dE vivRE& PATRimoinE 70-8670Olivier Gourio, dg. du groupeHôtels & Patrimoine 32AdministrationCourriel : gestion@lmedia.fr Gestion : Jean-Eudes SansonEcoRéseau Business est édité par LMediaRCS Paris 540 072 139Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0318 K 91730 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2265-7436Culture du rebondJean-Luc Hudry, la combativitédans 30 ans de galères 34La Sélection culturelle L’Air du tempsToute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique.La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.Business guidesCréer aujourd’huiL'écriture participative71 72Oser la deuxième entreprise ou se diversifier 36L’Art du tempsL’actualité automobile : Essais & Tendances 80- Les pièges à éviter lors du développement d'entreprise 40- dernières tendance de l'affacturage42sTRATéGiE &innovATion numéRiquE 48-60Baromètre Finance & Investissements Patrimoine82 84Imprimeur : Léonce Deprez – imprimé en FranceRegard sémantiqueMai 2016 86 3Baromètre de l'innovation 48Préparation délicate de l'héritage]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30GaLaxiE ECORéSEaU Rétrospective - La cuisine en FranceLiberté, Egalité, PapillesDans chaque numéro, EcoRéseau Business vous propose de revenir sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient ou auraient pu être il y a un demi-siècle. Pas question de comparer l’incomparable, de fustiger ou de glorifier le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.P La gastronomie tient, en France, une place à part. Un statut qui, de génération en génération, ne se dément pas. Mais mangeait-on en 1960 comme on mange en 2016 ?ays laïc, la France ? fois par semaine, affirme le Plaisanterie. de Lille sociologue. Cette consom- à Marseille et de mation relevait d’uneStrasbourg à Bayonne, chez croyance en l’incorporation :les cadres, ouvriers, agricul- teurs, fonctionnaires et étu- diants, matin, midi, et soir, de janvier à décembre, ils est une religion nationale partagée par tous : la table. « Bien manger, c’est le début du bonheur », osait même en guise de slogan un grand nom de l’industrie agro-ali- mentaire il y a quelques an- nées. imaginable dans un autre pays ? Pas sûr.manger de la cervelle rend intelligent ! » Souvent au menu également, les ma- melles – ou tétines – de vache ont-elles aussi déserté les tables françaises. au même titre qu’un autre pro- duit star : le viande de cheval. « C’est l’image du cheval qui a changé, rappelle Jean- Pierre Corbeau. La France a été fortement influencée par l’Angleterre, où le tabou concernant la viande de che- val existait depuis toujours. » La roue a tourné, et la table s’est progressivement garnie d’autres produits : pizzas, sushis, kebabs par exemple. autant de plats totalement inconnus au milieu du siècle dernier. Le seul plat exotique était la paëlla, découverte en Espagne dans les années 50 lors des premières semaines de congés payés !Mais comme toute religion, elle bouge, évolue, se réin- vente. aujourd’hui, le repas se nomadise. Le dogme de l’entrée-plat-fromage-dessert s’est largement effrité. Sushis, nems et pizzas rivalisent avec les sacro-saints cassoulets, choucroutes et autres blan- quettes. Bref, on ne mange pas en 2016 comme on man- geait dans les années 1960. La faute, d’abord, à certaines réalités sociales. « C’était encore une époque où le rôle de la femme était en grande partie de cuisiner à la mai- son. Dans les classes les plus aisées, ce sont les em- ployés de maison qui s’en chargeaient. Aussi le repas du midi était-il quasi exclu- sivement pris à domicile, ex- plique Jean-Pierre Corbeau, professeur émérite de socio- logie de l’alimentation à l’Université François Rabe- lais de Tours, et Président de l’institut européen d’his- toire et de cultures de l’ali- mentation. Aujourd’hui, le repas du midi est presque toujours pris hors domicile, ce qui a été largement en- couragé par le développe- ment des cantines, cartes d’entreprises et tickets res- taurant. »Quelles que soient les époques, quelques constantes en France...La « pratique » du restaurant a elle aussi beaucoup changé. dans les établissements hup- pés, cette pratique était beau- coup plus théâtralisée qu’au- jourd’hui : serveurs en cos- tume, clients itou. Par ailleurs, le temps du restaurant, c’est le midi – le dimanche midi notamment –, et non le soir, sauf dans les grandes villes où l’on peut sortir au théâtre ou au cinéma. autre type d’établissements, nettement plus fréquentés qu’au- jourd’hui, les restos routiers. « Quand on partait en va- cances, si le trajet était long, on faisait une étape, rappelle Jean-Pierre Corbeau. On cou- chait à l’hôtel et on se faisait une bonne table. C’est comme ça qu’est né le guide Michelin ! » Belle époque que celle de la table étoilée sur la route des sports d’hi-Olivier Faureet dessert. Et ce même dans les catégories populaires. aujourd’hui, ce modèle est uniquement destiné aux dî- ners de fête. Pourtant, si l’on passe aujourd’hui moins de temps à table, on passe pa- radoxalement plus de temps à manger. « Les gens multi- plient les prises alimentaires hors repas, note le socio- logue. Mais il ne s’agit pasévolution : le nomadisme alimentaire. « En 1960, ex- plique Jean-Pierre Corbeau, on mange tous assis et tous ensemble. Aujourd’hui, on pique un morceau de fro- mage dans le frigo et on le mange en se baladant dans la maison. Même durant le repas, l’idée de quitter la table et d’y revenir est admise et habituelle. »son, réservé au vendredi, in- fluence catholique oblige. Côté accompagnement, la pomme de terre est reine. dans le bas de l’échelle, viennent les « nouilles », qui, ne demandant aucun temps de préparation, sont considérées comme le plat de secours. dans les années 70, la « purée mousseline » viendra remplacer les nouilleséconomique : l’absence de la grande distribution. Aussi, s’approvisionnait-t-on chez l’épicier, qui se fournissait lui-même chez les produc- teurs locaux. On mangeait donc essentiellement du frais, et des produits de saison », rappelle Jean-Pierre Corbeau. Pour les fruits, pommes, poires, raisin, oranges – qui se démocratisent progressi- vement –, représentent le quotidien. Mais pas de fruits exotiques : avocats, ananas, kiwis sont inconnus des ta- bles de l’Hexagone. d’autres denrées, en re- vanche, ont fait le voyage inverse. C’est le cas de nom- breux abats. Très consommés au milieu du siècle, ceux-ci ne se retrouvent guère plus aujourd’hui que sous la forme de l’andouillette, présente à peu près à toutes les cartes des brasseries de France. « Dans les années 50, on mangeait de la cervelle uneautre changement, la struc- ture du repas. il y a 50 ans, le moindre déjeuner de se- maine passait par toutes les étapes : entrée, plat, fromageDans les années 50, on mangeait de la cervelle une fois par semainede grignotage, puisque ces dans l’assiette aussi, les dans ce rôle ingrat. Côté lé- prises sont conscientes, pen- temps ont bien changé. déjà gumes, en revanche, peu de sées et socialisées. Il s’agit entre les années 50 et la dé- changements : on consomme plutôt d’un en-cas à 10h par cennie suivante, les lignes beaucoup de carottes, to- exemple, pris entre col- ont bougé. après la guerre, mates, haricots – souvent en lègues. Même chose le soir, le temps est à la frugalité ; autoproduction –, épinards, où l’on mange quelque chose dans les sixties, c’est l’abon- mais aussi des choses un à 19h en rentrant à la maison dance des Trente Glorieuses. peu oubliées comme les sa- avant de passer à table. » aussi consomme-t-on alors lades cuites ou les châtaignes. Cette prise alimentaire est énormément de viande. Ce « Là aussi, cette consom- symptomatique d’une autre qui n’est pas le cas du pois- mation était due à une réalité.4Mai 2016ver...]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30GaLaxiE ECORéSEaU Le baromètre de l’optimisme - TendancesLes bonnes nouvelles existent, encore faut-il les attraper. Elles sont finalement si nombreuses que nous vous proposons une nouvelle version plus étoffée du baromètre. Bonnes ondes positives !Des chiffres et des lettres agréables84,5 millions de per- sonnes ont visité la France en 2015. Une augmentation de 0,9% qui fait de la France le premier pays touristique au monde, malgré les perturbations liées aux attentats. Les Français doivent cette belle progression à la forte présence desLe verbatim à retenir...Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront4 La bonne nouvelle ici et maintenant Les députés de la commission des affaires sociales de l’as- semblée nationale ont adopté le projet de loi « Travail ». Parmi 305 amendements adoptés figurent les critères de li- cenciement économique avantageux pour les TPE et PME. Pour être justifié, un licenciement économique devra reposer sur le constat d’une baisse « significative des commandes ou du chiffre d’affaires » en comparaison avec la même période de l’année précédente. La baisse devra être au moins égale à un trimestre pour une entreprise de moins de 11 salariés, deux trimestres consécutifs pour une société de 11 à 50 salariés, trois trimestres consécutifs pour une entreprise de 50 à 300 salariés, et quatre trimestres consécutifs pour une entreprise d’au moins 300 salariés. de plus les PME de moins de 50 sa- lariés pourront provisionner pour faire face aux risques de contentieux prud'homaux.René CharLe graphique encourageantSelon le baromètre du crowdfunding2015 mené par l'association Financeparticipative France, l'économie par-ticipative a connu une forte crois-sance ces deux dernières années. Eneffet, les montants levés par le crowd-funding ont doublé entre 2014 (152 millions d'euros) et 2015, pour atteindre 296,8 millions d'euros. Sans oublier qu'en 2013, ils ne représentaient que 75 millions d'euros. Les projets portés par des entreprises représentent 99,3% des investisse- ments et 98,4% des prêts, contre 0,7% et 1,6% pour les particuliers.4 Pour rêver très loindes chercheurs de l’institut Pasteur, du CNRS et du Vaccine Research institute (aNRS/inserm) viennent de montrer que certains anticorps, dits « neutralisants à large spectre », peuvent reconnaître les cellules infectées par le virus du sida (ViH) et les détruire par le système immunitaire. La découverte est en cours d’essai clinique mais redonne espoir aux scientifiques et malades.L’onde positivetouristes asiatiques (22,7%).Des brèves qui donnent le “smile” le matin...par Thierry saussezafin d'augmenter le bonheur de ses employés, Verywell, une agence toulousaine, a décidé de mettre en place une salle de réunion hors du commun. Les décisions les plus importantes de l’entreprise sont désormais prises dans une piscine à balles installée dans les locaux ! de quoi stimuler la créativité des employés qui devront ce- pendant se retenir de jouer avec les balles, le temps de la réunion !Créateur du Printemps de l’Optimisme, incubateur d’énergies positives, les20et21maiàNice71% des salariés français ont un avis favorable sur leur entreprise, selon l'enquête du cabinet Willis Towers Watson. depuis huit ans, il étudie la perception des Français quant à plusieurs aspects de leur vie professionnelle : autonomie, orientation client, efficacité professionnelle, carrière et développement, diversité et RSE, lien avec le manager, engagement, leadership et communication, rémunération globale, objectifs et performance ainsi que la perception de leur propre travail. L'enquête montre que les Français jugent leur management de proximité positif, se sentent bien plus autonomes qu’en 2008 (+9 points) et plus épanouis (+9 points).e désir d'apprendre et la cu- Lriosité sont deux des fon- dements d'une sagesse ac- Ctive. Oui. il est sage de ne pas penser, par arrogance, que nous n'avons plus rien à apprendre, ou par défaitisme que cela ne sert àil semblerait que François Hollande ait raison de prolonger le dispositif Pinel. Selon la Fédération des promoteurs immobiliers (FPi) d'Île-de-France, la loi Pinel a relancé les ventes de la région. En effet, la part des investisseurs dans la totalité des ventes au détail dans l'immobilier neuf en 2015 (22300 logements) a représenté 42% du total contre 28% en 2014. de ce fait, les ventes totales au détail ont progressé de 14% sur un an. Un record depuis 2011. Comme le précise la FPi, l'année 2016 semble suivre la même trajectoire globale.onservez la soif d'apprendre et la curiositérien.Le pessimiste manque de curiosité. il est refermé sur son univers per- sonnel et manque la plupart des occasions de découverte, de ren- contre, comme si il craignait de sortir de son pré carré voire même de s'éblouir ou de s'enthousias- mer.L'optimiste est curieux de tout ce qui l'entoure, de tout qui sort de l'ordinaire. il est avide de nou- veautés, attentif aux opportunités, ouvert aux rencontres. il fonctionne davantage en réseau, étudiant sans cesse toute possibilité qui s'offre à lui, jamais avare d'une nouvelle initiative.La curiosité n'est donc pas un vilain défaut mais, sans excès, la base même de la connaissance, de la disponibilité, de l'ouverture aux autres. Lié à la curiosité, le désird'apprendre est également une fa- çon simple de contrôler notre ego, le côté "je sais tout". développer la panoplie de nos acquis, acquérir de nouvelles compétences, maîtriser d'autres savoir-faire, y compris techniques, élargit notre univers, nous rend plus heureux et plus à même d'en faire profiter les au- tres.En mars 2015, le sondage Sporsora a montré que 82% des entreprises françaises sont favorables à la candidature parisienne aux Jeux Olympiques de 2024. Un pourcentage qui a encouragé le comité Paris 2024 à rassembler les milieux économiques afin d'appuyer sa candidature aux JO. ainsi GiP Paris 2024 (alliant le Comité national olympique, la Ville de Paris, la Région Île-de-France et l'Etat) lance un appel d'offres spécifique aux PME et start-up pour la conception d'un programme de « mobilisation du tissu économique français autour de la can- didature ». Le programme durera jusqu'en septembre 2017, date de la sélection de la ville hôte.Cette idée de progresser, même sur des sujets très simples ou seu- lement des informations, nous gra- tifie de l'effort réalisé, crée un effet d'entraînement pour continuer, aller plus loin.Labellehistoiredumois: L’Atelierducourrier,économiqueetsolidairea Nantes, l'atelier du courrier est une petite entreprise, d'une vingtaine de salariés, spécialisée dans l’affranchissement des lettres et colis pour les sociétés. Cependant il ne s’agit pas d’une entreprise comme les autres, car 80% de sescourrier. « Les clients nous font confiance et en même temps nous aident à développer le secteur adapté », précise-t-il. Entreprise à fort engagement humain, en février, l'atelier du courrier a répondu à un appel àLa soif d'apprendre est une dyna- mique qui contrebalance les diffi- cultés et les frustrations qu'elles soient liées à un apprentissage vo- lontaire ou à des circonstances ex- térieures.employés sont des travailleurshandicapés. « J'ai toujours eu une soif entrepreneuriale et associative. J'aivoulu associer ces deux envies encréant, il y a trois ans, une entreprise adaptée qui œuvre sur l'aspect social », explique Jean-Michel Kampf, dirigeant de l'atelier du courrier. Supprimer le système mécanisé au profit de l'être humain, un choix audacieux mais qui fonctionne. En effet, parmi ses 50 clients, la société compte de grands groupes comme la banque Bred, le grossiste Metro, Radio France, Veolia ou encore Médecins sans Frontières. La plupart d'entre eux ont leurs propres machines à affranchir, mais cela induit un certain coût. « En baissant les coûts de fonctionnement d’une machine à affranchir, une entreprise peut faire entre 15 et 30% d’économies », analyse le dirigeant de l'atelier duprojets pour obtenir l'agrément « entreprise adaptée ». « Nous serons reconnus officiellement. Cette labellisation nous permettra de développer de nouveaux partenariatsCuriosité et désir d'apprendre sont des outils de la maîtrise de l'infor- mation indispensables à l'exercice de toute responsabilité ou pouvoir quelle qu'en soit la nature.pour poursuivre davantage notre accompagnement social envers les personnes issues du secteur adapté », souligne Jean-Michel Kampf. L'entrepreneur ne compte pas s'arrêter là. « Même si notre cœur de métier est la mutualisation de volume du courrier, ce dernier est à la baisse. Nous aimerions diversifier notre fonctionnement avec un traitement du courrier en ligne grâce à notre projet Solidoc », raconte-t-il. Fourmillant d'idées, le dirigeant souhaite également aller plus loin et diffuser son savoir-faire sur toute la France à travers des antennes implantées dans les grandes communes.Faites de grandes découvertes ou donnez-vous de petits défis. L'es- sentiel est de rester en éveil.6Mai 2016Œ]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30GaLaxiE ECORéSEaU Le baromètre de l’optimisme - Tendancesexpérimentée dans le cadre d'une ordon- nance qui vise à dépoussiérer les bons de caisse et à créer des minibons. aussitôt dit, aussitôt fait, BNP Paribas Securities Services, filiale du groupe bancaire fran- çais, a décidé de signer un partenariat avec la plateforme de crowdfunding Smartangels pour faciliter l'accès des entreprises et start-up aux investisseurs via la blockchain. ainsi les entreprises pourront émettre des titres sur le marché primaire. Le projet est prévu au deuxième semestre 2016. « En appli- quant la blockchain au secteur du crowd- funding, nous allons accélérer et sécuriser les échanges de flux monétaires et de titres financiers grâce à des e-certi- ficats. il s'agit d'une innovation majeure pour les processus de conservation et de tenue de compte de titres non cotés », a expliqué Philippe Ruault, chef de produit chez BNP Paribas Securities Services.uCarrefour, le nouveau pro- moteur des PMEpoint de vue des jeunes générations, le salariat ne fait plus recette : 40% des 18- 24 ans français souhaitent créer une ac- tivité ou devenir chef d'entreprise, contre 25% des jeunes allemands. Pour obtenir des éléments de comparaison, l'étude a été menée simultanément en France et en allemagne.de l’EM Lyon. « Made in emploi » est une application qui adapte en pratique le contenu du livre. adressée aux consom- mateurs, elle permet de découvrir par ca- tégorie la production française. Près de 12000 marques sont référencées. Le consommateur peut rechercher un pro- duit précis et connaître son empreinte emplois. Chaque personne peut ainsi cal-Carrefour s'allie avec la Fédération des entreprises et entrepreneurs de France (FEEF) dans un plan d’actions pour ren- forcer la présence des produits de PME dans ses magasins. Trois axes sont privi- légiés : simplifier les relations commer-u La Fintech, de plus en plus connue par les Français© Canbedone / Shutterstock.comciales, soutenir l’innovation, encourager la prise en compte des enjeux environne- mentaux et sociétaux. Pour le premier, Carrefour et la FEEF mettront en place des interlocuteurs uniques, réduiront le nombre de rendez-vous nécessaires à la contractualisation et simplifieront la né- gociation commerciale. Pour l'innova- tion, les partenaires vont multiplier les opportunités de rencontres entre les équipes Carrefour et les PME innovantes pour développer l’offre de produits inno- vants en magasins. ils s’engagent aussi à promouvoir auprès des PME une dé- marche éco-responsable basée sur des engagements RSE : l’anti-gaspillage, la nutrition et la biodiversité.u Les PME, moteurs de la créa- tion d'emploi en 2015culer (grâce à une calculette d'autoéva- luation) l'impact de ses achats de produits et marques qui emploient des salariés dans l'Hexagone. Le but : orien- ter les achats pour soutenir les entreprises qui emploient en France. L’application propose aussi l’actualité du made in France et de l’industrie nationale.Selon l'étude sur les fintechs françaises réalisée par deloitte, quatre Français sur dix seraient intéressés par le conseil au- tomatisé en investissement une fois qu'on leur explique le concept. Parmi eux, 5%seulement utilisent ce service et 25% connaissent le conseil automatisé en in- vestissement. Cependant, le financement participatif est plus connu (38%).Selon l'enquête de Meteojob et Compa- neo sur l’emploi dans les TPE et PME en 2015, les PME de 10 à 250 salariés sont celles qui ont le plus embauché. 66,7% des PME interrogées ont recruté au moins un collaborateur en Cdi et enu Croissance : l'Insee est opti- misteuRegards croisés des Français et des Allemands sur le sala- riatLe gouvernement a décidé d'élargir le pé- rimètre géographique et sectoriel de l'as- sociation Lyon French Tech accompagnant toutes les start-up numé- riques en forte croissance, pas seulement celles qui ont pour cœur de business le numérique. Les nouveaux secteurs y ver- ront le jour : la santé, l'industrie créative et culturelle, la Foodtech, la Greentech. ainsi, Le Pass Lyon French Tech pour- rait étendre sa sphère d'influence en al- lant au-delà des frontières de la métropole...Cdd, contre 26,2 % des TPE (moins de 10 salariés). de plus, 44,4% des PME ont recouru à des contrats en intérim et 29,4% à des contrats divers (freelance, autoentrepreneurs, portage salarial).Les jeunes Français plébiscitent la créa- tion d'entreprise. L'enquête sur « Les pro- jets professionnels personnels des actifs » réalisée par OpinionWay pour Weebly démontre que si le salariat reste la forme d'emploi la plus populaire au- près des actifs (36% dans une PME, 30% dans une grande entreprise), la création d'une activité d'indépendant ou d'une en- treprise séduit nombre de Français (18 et 11%, contre 15 et 9% en allemagne). duu BNP Paribas marie block- chain et crowdfundingu Made in emplois« Le Guide des produits Made in em- plois » est le premier guide pratique d'in- formation et de consommation made in France écrit par Charles Huet, diplômé8Mai 2016u Bercy décide French Techd'élargir LyonLa crise est toujours là mais peut-être pas pour longtemps. L’insee maintient sa prévision de croissance pour la France à 0,4% au premier comme au deuxième trimestre 2016. Une hausse qui serait due à la bonne tenue des investissements des entreprises et la consommation des mé- nages qui augmenterait de 0,8% au pre- mier trimestre et de 0,4% au deuxième trimestre, grâce notamment au faible prix du pétrole. Pour les entreprises, les voyants sont aussi au vert, avec des in- vestissements en hausse, soutenus par de meilleures perspectives de demande, une baisse des coûts d'emprunt et des taux de marge améliorés. Ces prévisions encou- rageantes ont enfin été soutenues par la Banque de France jusqu'ici hésitante à ce sujet.Ce mois-ci, lors des troisièmes assises du financement participatif, Emmanuel Macron a annoncé que la blockchain seraŒ]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30GaLaxiE ECORéSEaU Le baromètre de l’optimisme - Actions symboliquesFocus sur ces petites interventions discrètes qui changent le quotidienLe beau geste impromptuLa BA sociale inattendueE Une solidarité familiale sauve une sociétéDes refuges urbains pour les sans-abri«Nabri ne voulait pas se rendre dans les refuges d'urgence. Ce refus est souvent ar- gumenté par les mauvaises conditions et la réglementation (refus des animaux, cou- vre-feu...) », explique Laurent Boudet. il y a quelques mois, avec son ami, il a créé un « cocoon ». Le petit bungalow de 7m2 est un abri pour les gens de la rue qui souhaitent se réchauffer et se reposer en sécurité. « Dans un cocoon il y a un lit, des toilettes, des étagères à rangement, un accès à l'eau potable, un espace suf- fisant pour accueillir un animal ou placer un vélo », détaille Laurent Boudet. Pour le moment ce refuge existe seule- ment à Montpellier sous forme de pro- totype. Les deux amis ne se sont pas ar- rêtés là. ils ont créé une association« Un toit pour toi » dont les bénévoles, pour la plupart étudiants, devront accom- pagner les « cocooners » (les habitants des cocoons). « Autant il est facile de donner à manger à un sans-abri, autant il est difficile de lui proposer un toit. Notre association se charge de chercher des solutions durables pour les sans-abri, que ce soit pour le lo- gement ou pour des cours de français et la recherche de travail », explique Laurent Boudet. Suite à la création de l'association, il a fallu aussi fonder une entreprise du secteur de l'économie sociale et solidaire, Cosh France. Cette dernière s'occupe de la construction et de l'aménagement des co- coons. Cependant, un cocoon coûte entre 22000 et 32000 euros. N'ayant pas d'aiden 2010, alexandre Banas et sa sœur Sophie Banas, du holding familialous nous sommes rendu compte sition par la municipalité, les entrepreneurs qu'une majeure partie des sans- ont dû trouver une solution pour financerSofal, ont racheté la société Rénovembal basée à La Chevrolière (44). L'entreprise spécialisée en recyclage d'emballages en plastique et en métal a ainsi été sauvée du redressement judiciaire. Quatre ans plus tard, Réno- vembal a de nouveau connu une catastrophe. « Le 30 juin 2014, un poste d'autoradio a pris feu. L’incendie s'est propagé sur les 1800 m2. Nous avons alors tout perdu », se souvient alexandre Banas. L'entrepreneur s'est re- trouvé face au chômage technique de ses 15 employés et une clientèle en attente de commandes. Finalement la solution miraculeuse a été trouvée : Rénovembal a déménagé dans les locaux de la société CMS High-tech, qui fait partie de la Sofal ! « Cette entreprise appartient à ma sœur. Faisant par- tie du même holding dont nous sommes tous deux dirigeants, nous avons très vite trouvé un compromis », précise alexandre Banas. il faut savoir que l'entreprise sœur se trouve en Eure-et-Loir (28), un peu loin pour les salariés. Cependant, tout le monde pensait que ces voyages ne dureraient pas. Même si CMS High-Tech s'occupe de traitement et de recyclage de dé- chets dangereux et de solvants, elle a les mêmes agréments que Rénovem- bal et presque toutes les robotiques de travail. L'entreprise a donc pu pour- suivre la majeure partie de son activité. « Grâce à cette entraide, nous n’avons perdu que 13% de notre chiffre d'affaires, soit 150000€ », ditleur projet. « Nous faisons appel aux en- treprises sensibles au sujet. Nous leur pro- posons de financer l'hébergement temporaire d'un sans-abri – peut-être même celui qu'ils connaissent – pour 60 euros par mois. CesPerspectivewww.philippebloch.com«O publique, n’étaient les locaux mis à dispo-On a toujours fait comme ca !alexandre Banas, d'un ton sou- lagé. Pendant ce temps, les an- ciens locaux restaient vides. il fallait entreprendre quelque chose pour y revenir. Le soutien familial ne s'est pas arrêté à un simple hébergement. « Ma mère qui fait aussi partie du holding nous a aidés à vendre l'ancien bâtiment pour en construire un nouveau », sourit alexandre Ba- nas. des machines neuves, desdons sont défiscalisés », précise Laurent Boudet. Malgré la communication réduite à une simple page Facebook, plusieurs en- treprises se sont déjà intéressées aux cocoons, notamment parce qu'ils font également office d'un parfait emplacement publicitaire. Un espoir qui fait revivre les concepteurs de cocoons. « Nous voulons les implanter un peu partout en France. Il n’en faudra pas beaucoup, une dizaine ou vingtaine par département », conclut Laurent Boudet. Mais auparavant, il faudra qu'une compagnie d'assurance ou mutuelle accepte d'assurer l'entreprise qui n'entre dans aucune case préétablie des assureurs. Cependant, les deux compères ne se découragent pas et restent optimistes !murs qui sentent encore la peinture... les nouveaux locaux de 3200 m2 at- tendent leur inauguration qui aura lieu d'ici le mois de juin. « Nous repren- drons pleinement notre activité en septembre, avec l'objectif d'augmenter notre chiffre d'affaires annuel de plus de 10% », affirme alexandre Banas. il semblerait qu'une fois de plus Rénovembal renaîtra de ses cendres...parn a toujours fait comme ça ! » Entendue chaque jour dans des millierscennies », affirmait récemment Jean- Paul agon, président de L’Oréal. « Ce qui représentait 5% de notre chiffre d’affaires en mai 2014 pèsera bientôt près de 50% », déclarait il y a deux ans alain Bénichou, président d’iBM France, qui mise aujourd’hui sur le Cloud, le Big data, les réseaux sociaux et la mobilité pour rester dans la course. « Nous nous voyons désormais comme un Oracle ou un Microsoft », n’hésite plus à dire Jeff imelt, président de GE, une vieille dame de 140 ans qui ambitionne de devenir une « Premium digital industrial Company ». « Notre principal concurrent, c’est Google », explique quant à lui Guillaume Pepy, président de la SNCF. « Notre métier n’est plus de transporter les Français de gare en gare, mais de point en point et de gérer leur mobilité. Cela passe parle numérique, les données, les applica- tions, les smartphones et les réseaux sociaux. »« Ma qualité principale est d’avoir tou- jours pratiqué l’insatisfaction active et d’avoir toujours su me remettre en cause », aimait répéter Bernard darty, fondateur de la chaîne éponyme. Le changement de monde que nous sommes en train de vivre oblige chacun de nous à accepter l’idée que rien ne sera plus jamais comme avant. Plutôt que de regretter une époque révolue, arrêtons de pleurer ce que nous ris- quons de perdre, et concentrons-nous sur ce que nous pourrions gagner dans la transition en cours. alors, et alors seulement, deviendrons-nous capables d’abandonner notre routine pour mieux embrasser la renaissance qui se pré- pare.Philippe blochd’entreprises à chaque fois qu’émerge une idée nouvelle ou une approche dis- ruptive, cette habitude doit être com- battue sans relâche. Croire que le simple fait que cela a marché jusqu’à présent nous dispense d’explorer de nouvelles voies est en effet devenu tout simplement suicidaire. À une époque où une bonne idée peut changer le monde et convertir la planète à son usage en quelques semaines, comment croire que nos vieilles routines rouil- lées puissent avoir le moindre avenir, au seul prétexte qu’elles ont bien fonc- tionné jusqu’à présent ?auteur - conférencier, animateur et entrepreneur (auteur de « Tout va mal... Je vais bien ! » [Ventana Editions], animateur sur BFM Business et Fondateur de Columbus Café)« La façon de faire notre métier a plus changé au cours des trois dernières an- nées qu’au cours des trois dernières dé-10Mai 2016Œ]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30GaLaxiE ECORéSEaU Le baromètre de l’optimisme - L’après COP21La COP21 n’était pas une fin, mais un début. Suivi des évolutions bénéfiques à la planèteUne démarche écolo dans les pompes funèbresJusqu'à présent aucun cercueil sur base de carton n'était homologué. depuis le mois de février, le carton alvéolaire est autorisé officiellement comme composant dans les cercueils grâce à l'entreprise Eco-Cerc (anciennement artcoffins). L'entreprise est aujourd'hui seule sur le marché français à proposer ce type de cercueils « écolos ». « En France, 40% des défunts ont recours à la crémation. Nous nous sommes demandé s’il était logique de couper des arbres pour les cercueils et de les mettre au feu juste après », explique Nicolas dupont, responsable des ventes chez Eco-Cerc. Une bonne question qui préoccupe de plus en plus les Français âgés de 70 à 90 ans. Une démarche écologique poussée par la volonté de ne pas gaspiller, perturber et polluer la planète. « après de longues réflexions, nous avons découvert les cercueils alvéolaires en angleterre et allemagne », explique Nicolas dupont. Pourquoi pas en France ? Ni une, ni deux, l'entreprise décide de lancer le produit. Cependant, la réglementation française n'est pas simple. il faut compter environ deux ans pour être inscrit dans le journal officiel de la direction générale de la Santé. avant cela, le cercueil a dû passer moult examens de l'institut technologique Forêt Cellulose Bois-construction ameublement (FCBa). « Ils ont testé sa résistance au poids (jusqu'à 150 kilogrammes) et au feu. Le cercueil peut rester devant le four pendant 20 minutes », précise Nicolas dupont. de plus, il n'y a pas de différence visuelle avec les cercueils en bois car les cercueils en carton sont couverts d'une pellicule de bois. « Réglementation oblige ! Le cercueil ne doit pas s'enflammer fa- cilement », souligne Nicolas dupont. in fine, les efforts d'Eco-Cerc ont payé. « Aujourd'hui, entre 200 et 250 pompes funèbres françaises font appel à nous. Parmi les grandes villes, je peux citer Paris où la demande est très forte, et Lyon », déclare Nicolas dupont. Une progression plutôt encourageante ! « Nous ne sommes pas novateurs, nous avons simplement apporté une solution différente et complémentaire au grand public. Je pense que tôt ou tard le cercueil alvéolaire représentera entre 5 et 10% de la part de marché des pompes funèbres », conclut Nicolas dupont.uEnvironnement, les Français y pen- senttées ? L’équipe organisatrice a dévoilé les chiffres.sitions visant à améliorer l’attractivité du quartier et le bien-être des habitants. Les lauréats bénéficieront d’une aide financière à l’ingénierie de 120000 euros et d’un accompagnement technique et juridique au cours de l’année 2016.Le Commissariat général au développement durable (CGdd) a évalué les préoccupations des Français en matière d'environnement. Certainement influencés par la COP21, en 2015, les Français ont été sensibilisés au changement climatique. ainsi, 26% des répondants le citent en première préoccupation, puis 19% en« Nous avions envisagé un bilan de 21000 tonnes d’équivalent CO2, mais l’empreinte carbone finale de la COP21 est inférieure de moitié, à 9200 tonnes », a déclaré le secrétaire général de la COP21, Pierre- Henri Guignard. Soit 9 kg de CO2 par participant chaque jour, contre 48 kg durant la conférence de Lima en 2014. Cependant, il ne faut pas oublier les vols internationaux vers Paris-Le Bourget qui ont re- présenté 33800 tonnes équivalent CO2. Le bilan glo- bal pour la conférence 2015 représenterait donc 43000 tonnes. Le gouvernement prévoit de compenser les émissions en finançant des projets dans les pays en développement. Cette compensation est estimée à 100000 euros.uLa Banque Mondiale équipe les foyers en énergie renouvelableLa Banque mondiale (BM) a développé un plan visant notamment à aider les pays pauvres à équiper 150 mil-uVille durable et solidairePatrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Louis Schweitzer, Commissaire général àdeuxième préoccupation. En deuxième place se posi- tionne la pollution de l'air. d'après l'enquête, 25% des Français la citent comme leur première préoccupation, contre 19% qui lui accordent une attention secondaire. Viennent ensuite les catastrophes naturelles (18% puis 14%), la pollution de l'eau, des rivières et des lacs (10% puis 17%), l'augmentation des déchets des mé- nages (9% puis 13%) et finalement la disparition de certaines espèces animales ou végétales (6% puis 12%). Cela même si les Français estiment que ce n'est pas à eux d’agir en priorité pour protéger l'environne- ment, mais aux pouvoirs publics.l’investissement, et François Pupponi, président de l’agence nationale pour la rénovation urbaine (aNRU) ont dévoilé les 20 villes lauréates de l’appel à manifestations d’intérêt « Ville durable et solidaire, excellence environnementale du renouvellement ur- bain ». il s’agit de : amiens, Cayenne, Clichy-sous- Bois, Grenoble/Echirolles, Lille, Mantes-la-Jolie, Marseille, Nanterre, Pau, Perpignan, Port-de-Bouc, Roubaix, Saint-denis de la Réunion, Saint-Etienne, Saint-Pierre de la Réunion, Stains, Villeurbanne, Vil- liers-le-Bel, Vitry-le-François et Vitry-sur-Seine. Ces villes se sont distinguées par des initiatives proposées pour favoriser les économies d’énergie et des propo-lions de foyers en énergie renouvelable d’ici à 2020. L’institution propose de financer des projets qui de- vraient ajouter 30 gigawatts d’énergie verte à la pro- duction mondiale d’électricité. Elle prévoit également de mettre en place un système d'alerte préventive qui devra détecter des périls imminents liés au change- ment climatique dans des pays à faible revenu. 40 pays du Sud bénéficieront aussi de fonds pour mettre en place une agriculture plus respectueuse de l’envi- ronnement. Pour financer ce projet, la branche de la BM dédiée au secteur privé passera ses investisse- ments sur des projets environnementaux de 2,2 mil- liards à 3,5 milliards de dollars par an. de plus, la BM envisage de mobiliser 25 milliards de dollars de prêts commerciaux pour financer des projets fondés sur les énergies propres sur les cinq prochaines années.uCOP21 : Bilan de la pollution de l’évènement195 pays, 14800 visiteurs par jour et plus de 67000 participants au total se sont rassemblés au Parc des expositions du Bourget (Seine-Saint-denis) pour le grand événement de l'accord de Paris. Mais quel est le bilan carbone de ces deux semaines mouvemen-12Mai 2016Initiative verte]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[n°30www.ecoreseau.frProspective - La mariage en 2050 GaLaxiE ECORéSEaU Compte-tenu des innovations en cours dans le domaine, EcoRéseau Business imagine dans une fiction ce à quoi il ressemblera en 2050,Union connectéepuis demande l'avis d'un expert du secteur. De quoi révéler des potentiels insoupçonnésLes nouvelles technologies faciliteront certainement la vie de ceux qui convolent en justes noces.Quid de l’émotion et du partage d’un jour si particulier ?Zoé se regarde dans le miroir, et ne peut réprimer un sourireblanc immaculé à un rose poudré, grâce aux capteurs dissimulés dans le tissu qui enregistrent ses émotions, comme l’avaient déjà imaginé des étudiants de l’institut de l’internet et du Multimédia en 2015. avant de rejoindre le lieu de la cérémonie, elle repense au moment où tout a commencé, quand sonfiancé a fait sa demande. il faut dire qu’elle s’est repassée ce moment en boucle pour patienter jusqu’à ce jour, grâce aux images captées par la caméra nichée dans le couvercle de l’écrin de la bague tant attendue. a partir de là, tout a été très vite. Les fiancés n’avaient pas un très gros budget,« Le ringard... Il me fait sa demande par hologrammes interposés... »mais qu’importe, un mariage ne coûte plus grand-chose aujourd’hui. depuis leurs prémices 35 ans auparavant par la start- up Wedzem, les mariages participatifs sont désormais la norme, et les futurs époux n’ont plus grand- chose à faire, pas même avancer les frais. Les invités règlent la note d’avance, choisissent leur menu, une tenue en adéquation avec le dress- code et la playlist qui sera diffusée directement dans leurs oreilles lorsqu’ils rejoindront la piste de danse. Zoé se remémore tout de même rapidement le déroulé de la journée, pour être sûre de n’avoir rien oublié. a cette évocation, une page résumant les animations principales s’anime dans un coin du miroir. Elle passe en revue les différents prestataires qu’elle a choisis. Tout est résumé sur cette page,grâce à laquelle elle a pu rester en contact tout au long de la préparation avec ses prestataires, mais aussi ses invités pour connaître leurs attentes. Pas besoin de wedding-planner, aujourd’hui les choix sont facilités par des algorithmes qui proposent les meilleures options en fonction des goûts des mariés et de ceux des invités.mais elle n’a pas souhaité que son repas de mariage soit servi par des robots. Si le service à table est redevenu à la mode, pas question que des machines s’invitent à son mariage. Pourtant, les robots sont désormais devenus courants dans les restaurants. Mais la jeune mariée veut garder certaines traditions, et ne conçoit pas cette journéeému. aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. aujourd’hui, elle va faire le grand saut, et dire oui à celui qui partage sa vie depuis quelques années. Son émotion se lit d’ailleurs à la couleur de sa robe, qui est passée d’unLe mariage oscille entre connexion et déconnexion selon Inès Matsika,journaliste et auteure de plusieurs ouvrages dont « Le grand livre du mariage », avec Marina Marcout :« Deux conceptions qui s’affrontent »Mais ces technologies qui facilitent la vie n’ont pas diminué la pression qui pèse sur les épaules des mariés pour faire de ce jour le plus beau de leur vie. alors Zoé se repasse inlassablement les étapes à venir. Elle va rejoindre son fiancé et ses invités dans un coin de verdure qu’elle a réservé plus de deux ans à l’avance pour la cérémonie. il faut dire que les endroits préservés comme celui-ci sont devenus rares. après la cérémonie, les invités seront conduits par capsule sur les lieux de la soirée. Zoé n’est pas peu fière d’avoir pu réserver le toit de ce gratte-ciel pour que ses proches puissent profiter de la nuit étoilée, un privilège aujourd’hui. Zoé vit avec son temps,autrement qu’entre humains. Elle imagine les invités se délecter du menu qu’ils ont participé à choisir, et se déhancher sur des rythmes qu’ils sélectionnent au fur et à mesure de la soirée. Enfin, elle voit déjà le gâteau faire son entrée. Une magnifique pièce qu’elle a dessinée elle-même, et qu’une imprimante 3d a confectionnée en utilisant les saveurs qu’elle aPensez-vous que les nouvelles technologies vont révolutionner l’organisation d’un mariage ?Il est difficile de prévoir l’évolution du marché. Le mariage évolue avec son temps, il est devenu digital en même temps que la société. A l’ère du numérique, les mariés se sont emparés de ces technologies naturellement. Au- jourd’hui, les réseaux sociaux permettent par exemple de diffuser un maximum d’informations en même temps à tous ses invités, avant le grand jour. Internet facilite l’orga- nisation d’un mariage et permet de le rendre plus ludique et plus attractif. Demain, si la société évolue vers encore plus de nouvelles technologies, le mariage y prendra sa part. Mais tout ne peut pas passer par le virtuel. Il y a des postes, comme le traiteur, la salle de réception ou encore la tenue des mariés, qui doivent être ancrés dans la réalité.La convivialité et la virtualité peuvent-elles être compatibles ?Bien sûr, le mariage est un jour particulier, un partage d’émotion centré sur la personne. J’imagine difficilement que les gens soient remplacés par des robots dans ces mo-ments-là. Mais les nouvelles technologies peuvent aussi permettre de rapprocher les personnes qui sont éloignées, ou qui n’ont pas pu être présentes. On voit fleurir de plus en plus d’animations avec des appels vidéos, des live tweet pour que les absents puissent suivre la journée, etc. Cela permet aux personnes qui ne sont pas là de participer mal- gré tout au mariage.Peut-on s’attendre à des mariages ultra-connectés, demain ?Aujourd’hui, deux tendances s’entrechoquent. Celle de l’ul- tra-connecté d’une part, dans laquelle les mariés utilisent les nouvelles technologies pour faciliter l’organisation, les échanges lors de la préparation, mais aussi lors de la céré- monie. Et il y a la tendance de la déconnexion. Dans ce monde où tout va de plus en plus vite, de plus en plus res- sentent le besoin de ralentir, et de se concentrer sur un mo- ment de partage, sans écran interposé. Il est donc difficile de prévoir si, demain, le marché va plutôt aller vers l’une ou l’autre de ces tendances.est rassurée,choisies. Zoé.tout devrait bien se passer. Et même mieux qu’elle ne le pense, puisqu’elle est loin de se douter que sa petite sœur, qui vit à l’autre bout du monde, sera finalement présente. Ou du moins son hologramme.Emilie MassardMai 201613]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30PaNORaMa Grand Angle - Uberisation de l’économieL'occasion pour EcoRéseau Business d'enquêter sur le sujet principal du panorama, politique, sociétal ou macro-économique« Uber » rime-t-il avec monde meilleur ? Quelles conséquences sociétales et économiques de l’uberisation ? Quel rôle avons-nous à jouer?insolente et insouciante! Telle est l’idée que nous nous faisons, souvent méfiants, de la jeunesse. du point de vue économique, cette fougue entrepreneuriale accouche en 2016 d’une économie nouvelle popula- risée par le néologisme d’uberisation. « Un marché qui représente 3,5 milliards d’euros en France et qui de- vrait être multiplié par trois d’ici 2018 », estimait Sophie de Menthon, présidente du Mouvement ETHiC en préambule d’une table ronde sur les dangers et les op- portunités de l’Uberisation qui s’était tenu le 9 février dernier. Terme galvaudé et fourre-tout, l’uberisation de- meure un casse-tête à conceptualiser, peser et ana- lyser. il n’empêche que le terme possède au moins le mérite de questionner sur la transition économique, sociale, technologique que nous vivons actuellement. EcoRéseau Business mène l’enquête sur l’étendue du phénomène et de ses impacts sur les entreprises et la so- ciété.que les black cabs anglais ont manifesté contre l’opé- rateur. autre son de cloche en Corée du Sud où le gou- vernement a décidé de ne pas légaliser Uber sur son précarré national ; tout en encourageant sa population à dénoncer l’activité des VTC grâce à un système de récompenses. Plus récem- ment, fin mars précisément, la plateforme « demander- justice.com » a été relaxée suite à de nombreuses at- taques légales des avocats, inquiets que la résolution de litiges mineurs et la pro- cédure de saisine ne leur échappent.dAvid 2.0 ConTRE GoLiATH 1.0 ? allocab dans le transport de personnes BtoB, Uber qui n’est plus à présenter, Testamento pour les services testamentaires en ligne, One- Park, interface qui met en relation les entreprises pour les places de parking va- cantes, Popmyday, plate- forme de beauté et d’esthé- tique... Les success stories sont légions et attestent d’un phénomène à l’œuvre dans notre économie : l’uberisa- tion. Ce dernier implique plusieurs processus à l’œu- vre au sein de notre écono- mie et se situe à la croisée de trois grandes tendances : le collaboratif dans son in- novation d’usage, la « da- tafication » de notre écono- mie et sa monétisation via les algorithmes et le déve- loppement de l’économie à la tâche, apanage du travailen freelance. Bruno Teboul, vice-président du groupe Keyrus en charge des sciences et de l’innovation, circonscrit : « le phénomène entend décrire des innova- tions réalisées dans les usages par ces start-up qui viennent de la périphérie et siphonnent les acteurs his- toriques. ». autrement dit, l’uberisation se caractérise donc par l’innovation de service et l’émergence detures technologiques, mais plutôt des innovations dites incrémentales ou d’amélio- ration qui s’expliquent da- vantage par l’amélioration d’une offre existante, d’un service ou par la simple motivation de répondre à l’insatisfaction des consom- mateurs qui a atteint son paroxysme ». Reste donc que l’uberisation à l’œuvre de notre économie n’est ni la transformation digitale,pect de notre économie et s’en empare peu à peu. dou- cement mais sûrement, les nouveaux « barbares », nom que se donnent un collectif d’entrepreneurs grands dé- fenseurs du numérique, entre autres hérauts de la French Tech, questionnent les en- treprises traditionnelles ou professions réglementées. a l’image de Testamento, pla- teforme qui permet de réa- liser son testament en ligne,autre acteur dans un autre créneau mais toujours à la sauce Uber, Popmyday, une application qui permet de réserver des services de beauté à domicile (onglerie, coiffure, maquillage & bien- être) auprès d’un réseau d’indépendants sélectionnés par la société. Cofondatrice de cet Uber de la beauté, Morgane L’Hostis ajoute: « Notre application permet aux professionnels de seL’uberisation : une passe d’armes à fort enjeu dans le cadre de notre transition numérique...L’uberisation se manifeste donc par l’émergence de nouveaux business models qui mettent à mal les acteurs existants et reflètent l’agilité économique de ces acteurs. « L’uberisation du secteur financier et l’émergence de la fintech nous influence dans nos processus de R&D, nous obligent à nous posi- tionner, à tirer la qualité de nos services vers le haut, à penser notre relation avec ses nouveaux acteurs (par- tenariat ou rachat,NdLR.) », observe Marie-anne Barbat Layani, directrice Générale de la Fédération Bancaire Française lors de la table ronde du 9 février organisée par le Mouvement ETHiC. En atteste aussi l’exemple d’Uber qui, valorisé à 41 milliards après seulement sept exercices annuels, ouvre sa plateforme à des services d’un genre nouveau et per- met aux usagers de faire baisser le prix de leur course par covoiturage. dans la même veine, l’opérateur américain a aussi bouleversé son modèle côté chauffeurs en leur donnant la possibilité de livrer un colis sur leur trajet. Les premiers tests ont également commencé pour la livraison de repas.... Le néologisme évoque donc un rapport de force qui ques- tionne. Quid de la destruc- tion d’emplois, de la fiscalité pour chacun des acteurs deServices dans le médical, le juridique, le fiscal, le loisir, l'assurance, le financier voire même dans le recrutementMai 2016un modèLE qui quEsTionnEServices dans le médical, le juridique, le fiscal, le loisir, le recrutement, la beauté, l’assurance, le fi- nancier voire même dans le recrutement d’Escort Girl... Tout est uberisable. Force est de reconnaître que ledit phénomène, puisqu’il par- ticipe de la transformation digitale, irrigue chaque as-ces plateformes qui évoquent une rupture au regard des acteurs et business models existants confrontés à ce bouleversement digital, in- carnant une transition vers des modèles numérisés et moins coûteux : qualité de service plus forte/plus réac- tive, ultra segmentation de l’offre... à grand renfort d’ap- plications, d’algorithmes et de CRM, avec en sus l’ab- sence d’investissements lourds, d’immobilisations financières ou de BFR gar- gantuesques. Bruno Teboul précise qu’ « avec le numé- rique, bon nombre d’inno- vations ne sont pas des rup-d'Escort Girl... Tout est uberisableou encore Legalstart.fr, lan- cée en 2014, autre interface numérisée qui apporte de nombreux services juri- diques à bas coût et avec réactivité grâce à une pla- teforme qui fonctionne en arborescence, à laquelle s’ajoute un algorithme pour personnaliser le service. Le résultat est décoiffant : dix minutes pour créer sa SaS, des services dématérialisés 80% moins chers que les prestataires traditionnels et une automatisation de cer- taines procédures, à l’image des demandes de K-bis, de procédures d’embauches, de création de marque.créer une clientèle. La coif- fure et l’esthétique sont des secteurs où la part de free- lances augmente fortement et il est difficile aujourd’hui pour eux de se faire connaî- tre autrement que par le bouche à oreille. Popmyday garantit la qualité de pres- tation par une forte sélection à l’entrée des professionnels et permet ensuite aux free- lances de fidéliser leur clien- tèle grâce à la notation qui suit chaque rendez-vous. » ailleurs, le bras de fer légal et médiatique entre G7 et Uber est ainsi venu cristal- liser cette lutte entre l’ancien et le moderne. de mêmeni l’économie collaborative, mais repose sur une logique tripartite où une plateforme relie client et service, avec notation des prestataires et interface de paiement.14]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[n°30www.ecoreseau.frGrand Angle - Uberisation de l’économie PaNORaMala chaîne, de l’attitude du législateur, etc.? Franck Mo- rel, avocat associé chez Bar- thélémy avocats, invité de la table ronde du Mouve- ment ETHiC interroge : « Les technologies créatrices de ces nouvelles structures d’intermédiation posent ma- nifestement la question du statut de la personne qui rend service. Quelles bar- rières à l’entrée pour assurer un niveau de protection sa- tisfaisant ? Quelles exi- gences en matière de quali- fications minimales ? Quel degré d’implication de la plateforme ? Ce question- nement doit être mené métier par métier. »dite réputation et de la re- mise en cause des compé- tences du prestataire, note Bruno Teboul. Il faut dis- tinguer le consommateur du citoyen. Si noter le chauffeur permet de participer au branding de la marque ; ilMais il faut se questionner sur la position à adopter en tant que consommateur et citoyen: « recourir à Uber, c’est alimenter le revenu de ces plateformes qui profitent des infrastructures publiques tout en dérogeant aux lé-remplacer l’ancien mono- pole par un autre monopole. L’esprit jeune, babyfoot, es- paces de repos et « cool at- titude » concerne la frime et la presse, car ces entre- prises possèdent de grandes ambitions et veulent dictercio-économique qui concilie les intérêts de chaque partie prenante. La Zooz.org, start- up collaborative de trans- ports urbains israélienne, n’est pas qu’innovante via l’utilisation de la technologie blockchain. Elle l’est aussiintellectuelles et intermé- diaires. Par exemple, il est fort probable que le besoin en médecins soit moins grand, mais que ces derniers soient mieux formés et rom- pus à des exercices de ges- tion de nouvelles technolo- gies ». Cette robotisation est déjà en marche. Uber aurait déjà investi 500 mil- lions en 2013 pour travailler sur la voiture autonome et constitué une équipe de 40 chercheurs issus de l’uni- versité de Carnegie Mellon, réputée mondialement pour ses recherches dans l’élec- tronique et les sciences in- formatiques. Un premier pas pour se passer des chauf- feurs, tandis qu’amazon li- vre déjà ses colis avec des drones... Les débuts d’un « Métropolis » à la Fritz Lang? « La généralisation de ces plateformes low-costL’uberisation n’est que la première vague d’un phénomène plus large que nous embrassons tous: celui de la computerisation et de la mécanisation cognitiveLE CLiEnT GRAnd GAGnAnT : ConsommACTEuR vs ConsommATEuR CiToyEn ?vERs dE nouvEAux modèLEs PARTiCiPA- TiFs ?Cette manière de redistribuer les cartes symbolise par ail- leurs une réponse - ou du moins ses prémices?- face aux limites de notre système économique et politique en matière d’emplois. « C’est une prise en main de la so- ciété par les gens qui veulent créer leur propre job. Si l’on s’attarde sur les chiffres des chauffeurs Uber, 62% d’entre eux étaient au chô- mage et n’avaient aucune perspective de reprise d’ac- tivité. L’uberisation a au moins permis de casser ce schéma, même si nous pou- vons encore faire mieux à l’avenir », souligne denis Jacquet.Ne nous leurrons pas. L’ube- risation n’est pas le seul fait des entreprises. L’idée est corroborée dans la Harvardfaut espérer que le groupe- ment de consommateurs soit un jour assez puissant pour inquiéter ladite marque ». Pour le client final, c’est la conception même de la consommation qui est mo- difiée, car les nouvelles mo- dalités d’acquisition passent par le partage et la collabo- ration. Le phénomène est définitivement une révolu- tion d’usage. L’avènement de l’économie de l’utilité. Un bateau, une voiture, un appartement, un local, ungislations fiscales. Nous sommes des consommateurs éclairés et il importe de se demander à qui profite réel- lement l’Uberisation. Si les consommateurs sont asso- ciés dans le branding, cette forme d’empowerment est pour l’instant restreinte. En parallèle, les prestataires, en situation de dépendance économique, ne sont pas as- sociés à la réussite de l’en- treprise. Le rapport de force est donc unilatéral », com- mente Bruno Teboul.leur propres règles en chan- geant la donne. »parce qu’elle associe chacun de ses chauffeurs au capital de l’entreprise. « Les tech- nologies mises en place dans la cadre de l’uberisation sont également investies dans de nouvelles formes de coopérativisme écono- mique, d’organisations en- trepreneuriales qui ne visent pas la levée de fonds astro- nomique ni l’introductionDes limites à l’uberisation ?Business Review, où Jeremy Heimans et Henry Timms démontrent que les entre- prises qui réussissent au- jourd’hui sont non seulement innovantes d’un point de vue technologique, mais in- carnent également de nou- veaux modèles économiques qui intègrent les velléités croissantes des individus d’être associés au service. « C’est à la fois une carac- téristique astucieuse et per- nicieuse de ce modèle. Tout le monde peut noter tout le monde. Les conséquences sont considérables, les no- tations peuvent décider de la qualité de service, de saappartement,... Les biens à forte valeur ajoutée ont la cote. « L’uberisation peut s’appliquer à tout ce qui est en surcapacité et redis- cute le modèle de la pro- priété pour rendre les usages fluides et mieux exploiter les biens », explique denis Jacquet, président de l’ac- célérateur Parrainer la crois- sance et cofondateur de l’ob- servatoire de l’Uberisation. Enfin, le phénomène illustre la transition vers une nou- velle forme de capitalisme. L’idée n’est pas de défendre le modèle capitaliste existant pour vilipender l’hyperca- pitalisme de ces start-up.Vous l’aurez compris. L’idée n’est pas de crier au scandale mais il importe de décrire les rouages d’une économie qui nous faciliterait bon nombre de petites tâches au quotidien. « D’autant que ces entreprises, ces licornes, très fortement valorisées, n’ont pas de vocation so- ciétale et n’évoquent pas un intéressement possible des citoyens et des presta- taires », note Bruno Teboul. Et denis Jacquet de com- pléter : « le phénomène est assez naturel. Ces start-up n’ont pas obligatoirement envie d’être dans la philan- thropie : leur but est deL’uberisation serait-elle aussi le début de nouvelles op- portunités économiques? « Les start-up qui s’inspirent d’Uber ont besoin de solu- tions marketing d’acquisi- tion mobile, de solutions de paiement dédiées aux places de marché mobiles, ou d’ou- tils pour assurer la sélection et la gestion des indépen- dants référencés sur la pla- teforme, analyse Morgane L’Hostis. C’est déjà le cas aux États-Unis où un éco- système se développe. En parallèle, l’essor du free- lance va notamment néces- siter un besoin d’accompa- gnement légal, d’une assu- rance professionnelle, d’une mutuelle,... ». La question de la destruction créatrice d’emplois causée par les nouvelles technologies est donc au cœur du débat. Tout comme à l’époque du for- disme...au Nasdaq », remarque Bruno Teboul.Reste que l’uberisation de l’économie pose deux ques- tions fondamentales quant à notre avenir économique, social et professionnel. Si les deux experts interrogés pour ce dossier se rejoignent sur l’impérieuse nécessité de trouver des solutions en matière de gouvernance et de transparence des méga- données, Bruno Teboul est plus vindicatif à l’égard du phénomène. Selon l’expert, l’uberisation n’est que la première vague d’un phé- nomène plus large que nous embrassons tous : celui de la computerisation et de la mécanisation cognitive : « les progrès en intelligence artificielle et dans le ma- niement des métadonnées vont entrainer une uberisa- tion de certaines professionset tout ce qui va s’ensuivre : l’algorithmisation de l’éco- nomie, la robotisation, le développement de l’intelli- gence artificielle forte vont rebattre toutes les cartes. Le cabinet Nesta pour le marché britannique ou Ro- land Berger pour la France ont déjà pointé que près de 45 % des jobs seront auto- matisés dans à peine 10 ans, tout comme les études américaines de l’institutPar ailleurs, certaines ini- tiatives que l’on pourrait qualifier d’uberisantes met- tent en avant un modèle so-Bruege, du MIT, d’Oxfo. ou du World Economic Fo- rum sont unanimes sur les chiffres et donc les prévi- sions. Et trois millions d’em- plois pourraient disparaître d’ici 2025. Les emplois re- cherchés seront hyperqua- lifiés, hyperpécisalisés », conclut Bruno Teboul.Geoffroy FrameryMai 201615rd]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30PaNORaMa Régions & Territoires - Provence-Alpes-Côte-d’AzurEcoRéseau Business s'attache à décrire les forces et potentiels insoupçonnés d'un territoire,Sea, innovation and Sund'une métropole ou d'une régioniEn consolidant et en diversifiant ses savoir-faire dans le numérique, l’énergie ou encore les filières portuaires et maritimes, la région PaCa compte bien être connue internationalement pour d’autres raisons que ses 300 jours de soleil par an... Par Mathieu Neuls sont quelque 30 millions, en provenance du Une des raisons qui rend la diversification économique par le potentiel des secteurs maritimes et portuaires, on monde entier, à venir profiter chaque année du d’autant plus indispensable. Les décideurs locaux l’ont se base sur les savoir-faire existants pour les modernisersiècle. au cœur de cette singulières, de ses sites époustouflants. Un succès tou- l’innovation. Le mot est sur toutes les lèvres, sur toutes dynamique se trouve le rapprochement des acteurs publics ristique permanent synonyme de manne financière pour les feuilles de route qui planifient les développements et privés, afin de créer les écosystèmes qui favorisent laclimat exceptionnel de la Provence, de ses collines bien compris et misent sur un maître-mot pour y parvenir : et répondre à la demande du 21ela célèbre région du sud-est. Mais la concurrence est sectoriels. des technologies de l’information et de la croissance régionale. rude. d’autres destinations lui volent déjà la vedette. communication à la transition énergétique, en passant« Nice » Nice view...u Le potentiel de la mer tourné vers l’avenirTels un phoenix des mers, les chantiers navals de La Ciotat renaissent de leurs cendres. Connue pour le dramatique déclin de son activité portuaire dans les années 1980, la ville trouve désormais un nouvel élan, symbole du renouveau local. Les anciennes friches industrielles ont tout simplement laissé place à un site réputé pour ses infrastructures spécialisées de maintenance et de réparation destinées aux yachts les plus impressionnants. Les plus grandes fortunes au monde portent donc un intérêt à ce lieu. Une quarantaine d’entreprises réparties sur 34 hectares redonnent vie aux savoir-faire locaux. Marseille, sa proche voisine, joue bien sûr un rôle central dans un volet plus industriel du secteur maritime. depuis quelques années, la croissance du trafic de conteneurs retrouve des couleurs et fait même mieux que bon nombre de ports concurrents du sud de l’Europe.u French Tech : un coup de fouet pour le numériqueautre acteur majeur de la filière portuaire en pleine métamorphose : Toulon et ses environs. Le technopôle de la mer, réparti sur les sites d’Ollioule et de la Seyne-sur-Mer, se distingue par sa spécialisation forte sur les domaines de la sécurité, de la sûreté maritime, ainsi que les hautes technologies marines et sous-marines. « Le groupe CNIM, qui conçoit et réalise des ensembles industriels clés en main, ou encore« L’écosystème numérique, c’est-à-dire la complémentarité entre les entreprises, les universités et les collectivités, existe et fonctionne. Il existe une vraie compétence numérique à l’heure actuelle à Toulon », assure Patrick Valverde, directeur de l’association d’entreprises Toulon Var Technologies (TVT). du côté des alpes maritimes également, « les technologies de l’information et de la communication, tout comme les sciences du vivant, font partie des piliers de l’économie de demain », rappelle Bernard Kleynoff. Et quand vient se greffer sur ce potentiel la précieuse labellisation French Tech, c’est toute une région qui s’anime.a Toulon, le numérique représente 1300 sociétés, 6000 emplois et un nombre de créations d’entreprises qui explose. Niché au cœur de la ville, le site de l’ancien hôpital Chalucet est en pleine reconversion avec le développement de la future Cité de la connaissance et du Numérique Toulon© Cortyn / Shutterstock.com le groupe DCNS, autre spécialiste de renom de la construction navale, ainsi que l’ensemble des activités qu’ils drainent localement, jouent un rôle crucial dans les développements et l’innovation », mentionne Manuel Vanni, chef du service du développement éco- nomique au sein de la Communauté d’agglomération de Toulon Provence Méditerranée. Le technopôle accueillera à terme plus de 5000 emplois créés sur quelque 32 hectares autour de l’innovation et du secteur tertiaire. Les projets relatifs à la mer feront inévitablement partie des enjeux à venir, comme le laissent supposer les chiffres. Le secteur maritime représente 450000 emplois à l’échelle nationale, selon la dernière enquête de l’insee. 126000 d’entre eux sont situés enRuche digitale, un quartier innovant et créatif. Sur le site sont amenés à se côtoyer des écoles et universités, des accélérateurs et structures d’innovation ouverte, des pépinières et incu- bateurs, des business angels et acteurs du fi- nancement de projets.16Mai 2016région PaCa.Pour Bernard Kleynhoff, « la labellisationFrench Tech est également importante en raisonde la visibilité essentielle qu’elle apporte. Cen’est pas le tout d’avoir des atouts. Encore faut-il que ceux-ci soient connus. Nous mesurons d’ores et déjà les bénéfices sur ce plan, en particulier à l’inter- national. A l’occasion du dernier CES (Consumer Electronic Show) à Las Vegas par exemple, nous avons indéniablement constaté un regard différent de la part des intéressés. Des échanges se mettent également en place actuellement en matière de cybersécurité avec des acteurs en Israël, un territoire bien connu pour son potentiel de start-up. »]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[n°30www.ecoreseau.fru Une marque régionale pour changer d’image ?Régions & Territoires - Provence-Alpes-Côte-d’Azur PaNORaMau Penser l’innovation dans sa globalitéL’idée alimente les débats de plus en plus souvent : associer les forces régionales à une marque pour améliorer l’attractivité et contrer la menace concurrentielle croissante, comme dans le tourisme. Certes, il n’y a pas péril en la demeure. avec un chiffre d’affaires d’environ 15 milliards d’euros par an, la région PaCa joue toujours un rôle prépondérant dans le secteur. Elle occupe le deuxième rang national derrière l’Île-de- France. Mais certaines destinations en vogue, non loin de là, comme la Croatie, contribuent à redistribuer les cartes. Le président du Medef en Provence-alpes-Côtea chaque stade son accompagnement. C’est ce principe qui habite les initiatives locales cherchant à booster le développement des entreprises. avec en toile de fond le Programme d’investissementsd’avenir (Pia) et ses généreuses enve-du-Rhône, le Vaucluse, le Var et les alpes-de-Haute-Provence, lesquels se donnent pour mission de promouvoir ensemble leur territoire, conformément aux souhaits de l’Etat. Un budget de 1,7 million d’euros leur est alloué dans ce but. il s’agit d’un « contrat de destination » qui invite les départements à œuvrer davantage main dans la main, notamment en faveur de l’attractivité touristique, en mettant en avant leur art de vivre. Mais pour bon nombre de responsables, c’est là une démarche insuffisante. Parmi les projets cités en exemple, il y a Lyon et son étiquette « Only Lyon », qui par cette initiative a fédéré les choix politiques et les stratégies d’entreprises autour d’une même bannière.Le même schéma commande les développements dans les Bouches-du-Rhône et le Pays d’aix. « Notre pépinière de Meyreuil accueille des start-up pendant une période d’environ deux ans, après laquelle c’est l’hôtel d’entreprises de Gardanne qui prend le relais. Il y a bien sûr un accompagnement important mais l’intérêt se situe aussi dans l’émulation dont profitent les sociétés d’un même secteur d’activité, les partages de connaissances, d’expériences », souligne isabelle Corbin, directrice de Pays d’aix développement. Ces structures sont fortement orientées dans la micro-électronique, les technologies robotiques, les dispositifs sans contact NFC.La Maison de la Métropole Nice Côte d'Azur à ParisLa vitrine d’un territoire qui bougeuvers un déploiement de réseaux énergétiques intelligentsSous l’impulsion de la CCi de Nice Côte-d’azur, le département des alpes Maritimes se veut être un véritable laboratoire de l’efficacité énergétique. Les smart grids, destinés à utiliser les nouvelles technologies pour gérer et optimiser les consommations d’énergie, occupent un rôle de plus en plus important. « Nous avons développé de nombreux projets de démonstrateurs, en nous appuyant sur un écosystème public/privé spécifiquement conçu pour soutenir les enjeux désormais stratégiques que représente cette filière », explique Bernard Kleynhoff, présidentd’azur, Jean-Luc Monteil, fait part de son inquiétude sur ce plan, estimant que « les attentes chan- gent. La nouvelle génération tend à préférer Londres, Barcelone ou Milan ». dans le domaine entre- preneurial également, « les en- treprises se heurtent à des refus pour des raisons d’image, ce dont Paris, Lyon ou Bordeaux ne souf- frent pas ».loppes, l’incubateur d’entreprises de PacaEst fait germer un nombre croissant deprojets prometteurs, généralement sur 18mois, avant de passer le flambeau à inno-vaGrasse, une pépinière d’entreprises quiaccueille des structures sur une longuepériode, parfois jusqu’à trois ou quatreans, afin de les faire gagner en maturation.Les secteurs des parfums, des arômes, desproduits cosmétiques, mais aussi des bio-technologies constituent près de 70% des filières représentées au sein de la structure. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication forment l’essentiel des activités restantes. innovaGrasse évolue également main dans la main avec Business accelerator 06 qui propose un fonds d’investissement ainsi que des conseils et services favorisant l’accélération du développement (optimisation des business plans, accompagnement managérial...). L’objectif de l’offre de soutien aux entreprises est de ne pas se limiter à l’aide à la création, mais d’intégrer celle-ci à un service global répondant aux besoins de chaque société en fonction de son âge. Certaines entreprises accompagnées comme Ecoat, spécialisée dans la conception de résines végétales pour la production de peintures écologiques, ou encore FeeliGreen, qui commercialise des patchs de régénération cellulaire par électro-stimulation pour le traitement des rides et ridules, figurent parmi les fiertés locales.il existe bien sûr le label Provence qui a le mérite d’unir quatre dé- partements qui sont les Bouches-de la Chambre de commerce. Plus de 50 millions d’euros ont d’ores et déjà été investis dans des projets R&d dans ce domaine, au sein du département.dès 2010, la CCi de Nice Côte-d’azur avait affiché sa volonté de prendre part au potentiel que recèle le passage à une nouvelle manière d’utiliser l’énergie. Les bâtiments des quartiers de l’Eco-Vallée de la Plaine du Var, répartis sur un territoire rassemblant plus de 10000 entreprises qui emploient environ 60000 personnes, font partie des sites d’expérimentation intégrant les fonctionnalités intelligentes. « Les projetsAménagé à Paris aux côtés de L’EPA Plaine du Var et de Team Côte d’Azur, ce lieu du 41 – 43 rue Saint Dominique dans le septième arrondissement près de l’Assem- blée Nationale, prouve la volonté qu’a ce territoire de renforcer sa promotion économique et de té- moigner de sa mutation indus- trielle engagée. Christian Estrosi y a par exemple présenté l’Opération d’Intérêt National Éco-Vallée qu’il a initiée dans la plaine du Var et les opportunités d’investissement qu’elle génère. La construction du quartier d’affaires international Le Grand Arenas (comprenant notam- ment un Parc des Expositions de 65 000 m2), ainsi que de la technopole urbaine Nice Méridia axée sur les fonctions de R&D, où IBM et EDF sesont installées, sont des sujets qu’il importe de rappeler dans les cen- tres de décision politiques et éco- nomiques de la capitale. La proximité du deuxième aéroport international de France ne doit pas non plus les laisser insensibles. C’est aussi en ces murs que les start-up de la French Tech Côte d’Azur ont rencontré des managers de l’innovation, des entreprises, des investisseurs et des experts de Tel Aviv en Israël par exemple. Lieu d’émulation et d’échanges, « la maison accueille chaque mois des conférences réunissant des leaders d’opinions, des chefs d’entreprise, des experts et des investisseurs », affirmait récemment la directrice Virginie Atlan.de l’Eco-Vallée sont une démarche d’intérêt national qui doivent donner un rayonnement particulier à notre région », indique Bernard Kleynhoff. La Chambre précise que l’objectif final est de diffuser cette nouvelle manière de s’approprier l’énergie à une large échelle, aussi bien au niveau d’une métropole que du dépar- tement.L’application des principes d’efficacité doit se traduire par le développement d’un haut niveau de production d’énergie renouvelable, la gestion de la recharge et de la décharge des véhicules électriques sur le territoire, les solutions de stockage d’énergie, la fabrication de dispositifs de stockage d’énergie, l’implication du consommateur en tant que « consom’acteur », et la définition de ces critères dans le cahier des charges des aménageurs, quels qu’ils soient. dans le département des alpes-Maritimes, l’énergie est une thématique d’autant plus essentielle que les besoins sont en forte croissance. En 1950, on comptait environ 95 millions d’habitants dans les 20 plus grandes villes du bassin méditerranéen. Ce nombre sera porté à 378 millions d’ici 2025, dans un contexte où près de 85% de l’énergie consommée localement est d’origine fossile.Mai 201617Œ]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30PaNORaMa Printemps de l’Optimisme Nice 2016 - Les Trophées OptimistesUn territoire qui a le sourirea l’occasion du Printemps de l’Optimisme de Nice des 20 et 21 mai 2016, les Trophées Optimistes d’EcoRéseau se délocalisent pour la première fois. Nous vous présentons les 10 entreprises locales nominées, dont trois lauréates seront récompensées le 20 mai,à l’ouverture de l’évènement. Sélectionnées parce qu’elles incarnent un état d’esprit empreint d’optimisme et d’audace pour bouger les lignes dans le futur, elles correspondent parfaitement aux profils qu’EcoRéseau Business recherche constammentavec« ici, nous parvenons à fixer les talents »Passer de l’attraction touristique au dynamisme technologique et entrepreneurial est un pari en passe d’être réussi selon Jacques Lesieur, directeur général de Team Côte d’Azur, l’agence de promotion et de développement économique du département :4 FeeligreenFeeligreen est une start-up spécialisée dans l’utilisationest énorme, dans la gestion de la douleur, la cicatrisation, la rhumatologie et la médecine du sport.4 Full Performancemance, ce moteur prédictif se base sur l’analyse comportementale à long terme des internautes. Olivier Ricard, président fondateur, défend un modèle alternatif unique d’identification des motivations d’un internaute, affranchi des systèmes d’authentification classiques et des cookies, en rupture totale avec les schémas jusqu’ici imposés. La société présente en France et aux Etats-Unis, qui améliore fortement le ROi, a été récompensés avec le trophée e- Commerce innovation technologique 2009, Oseo Excellence ou le prix deloitte Tech- nology Fast 50 & 500.de micro-courants pour des applications dermo-cosmétiques et dermo-thérapeu- tiques. Christophe Bianchi fondateur et pré- sident propose donc des dispositifs médicaux innovants permettant d’accélérer la pénétration transdermique d’actifs. L’en- treprise, présente au CES Las Vegas, lau- réate du concours digital in Pulse / Les dauphins de la FTCa, se trouve donc à la croisée des domaines de la microéléctro- nique et des sciences de la vie. Le potentielLancé en 2006, Full Per- formance est le leader du « deep Predic-dans ses colonnes, et ne semblent pas manquer dans les alpes Maritimes.+ Electron libre est à l’origine une rubrique du journal qui met chaque mois à l'honneur une personne qui entreprend. Celle-ci ne crée pas forcément une société, mais entreprend sa vie, et attire l’attention pour le côté atypique qu'elle dégage : soit son parcours est singulier, soit le secteur dans lequel elle évolue est étonnant, soit encore la manière avec laquelle elle a eu son idée est unique. Ce sont avant tout des personnages qui sont recherchés, des gens qui bougent les lignes par leur imagination ou leur volonté.sagers et 60 destinations assurées.Pourquoi était-il important que le Printemps de l’Optimisme ait d’emblée lieu à Nice ?dans ce territoire nombre de start-up vien-et cybersécurité.ting » pour l’optimisation des campagnes webmarketing. aujourd’hui plébiscité par plus de 1 000 clients pour son panel de so- lutions innovantes rémunérées à la perfor-Pourquoi le territoire aurait-ildes raisons de sourire ?Parce que ce ne sont pas les pépites qui manquent dans le coin, à Cannes, Sophia- antipolis, Monaco... Nous avons une vé- ritable carte à jouer : la région est la deuxième destination touristique française, qu’il faut compléter par une attractivité éco- nomique. Nous faisons du business ici et il faut que cela se sache. La mutation a débuté il y a 50 ans, avec la naissance de Sophia- antipolis qui a créé 35 000 emplois de haute technologie à un endroit où il n’y avait que des champs. Les leaders mon- diaux viennent ici car nous parvenons à fixer des talents sur la Côte d’azur. éco- Vallée initiée dans la plaine du Var, le quar- tier d’affaires international Le Grand arenas et la technopole urbaine Nice Mé- ridia sont de bons arguments. Nous nous classons 4ème ville, derrière Londres, New- York et Barcelone, en matière de ville in- telligente selon le cabinet américain Juniper Research. N’oublions pas le deuxième aé- roport de France avec 12 millions de pas-nent tester leurs innovations parce que les habitants sont ouverts au progrès. Ce n’est pas un hasard si Christian Estrosi a voulu impliquer tout le territoire dans la French Tech, et non pas juste la métropole de Nice au niveau smart city. Cannes autour de l’image, Grasse autour des parfums et de la chimie fine, Sophia-antipolis autour des systèmes embarqués... Toutes ces villes ont une identité et une carte à jouer en matière d’innovation technologique. Les entreprises qui viennent ici savent aussi que la région est tournée vers l’afrique et le Moyen- Orient, qu’il existe des connexions avec de nombreuses communautés. Beaucoup d’anglais ou de Suédois vivent par exem- ple ici, pour la qualité de vie mais aussi pour le business. Le territoire a première- ment une attractivité naturelle, deuxième- ment une vision stratégique proposée par Christian Estrosi : nous ne laissons pas s’implanter n’importe quelle société car le foncier est réduit ici. Nous nous sommes fixés comme mission de déployer les usages au profit des habitants. Troisième- ment il possède une certaine résilience : les talents restent pour la qualité de vie, et lorsqu’une entreprise se retire comme Texas instrument (décision prise au niveau mondial), d’autres viennent les réembau- cher. ici en l’occurrence 600 personnes, queHuawei, Magnetti Marelli et d’autres ont accueillies à bras ouverts. Pour toutes ces raisons positives, et aussi pour notre bonne entente avec Thierry Saussez, il était perti- nent que nous accueillions l’évènement.Ceux qui pourraient être nominés aux Trophées de l’Optimisme sont-ils nombreux selon vous ? assurément. Je le vois dans French Tech Côte d’azur. Les entrepreneurs sont opti- mistes de nature, y compris dans leurs dif- ficultés. ils viennent souvent de grands groupes où ils avaient des postes conforta- bles, mais rejoignent un écosystème, ce qui n’est pas négligeable. S’ils connaissent l’échec parce qu’ils ne trouvent pas leur marché, ils sont vite happés par le dyna- misme de l’ensemble à nouveau. dans la Silicon Valley les entrepreneurs qui drai-nent le plus d’argent auprès des fonds sont ceux qui ont connu des échecs. Cela sera la même chose ici dans quelques années.Pourquoi cette mentalité particulière dans ce territoire ?il existe un certain sens de l’échange, avec des « lieux totems » où l’on se retrouve pour un oui ou pour un non. C’est une terre où l’on vit dehors, et où les échanges d’in- formations et d’expériences sont fréquents. C’est aussi une terre d’innovation, avec des citoyens contents de jouer les cobayes, dans les domaines que nous avons par exemple déterminés pour la French Tech : e-santé, e- éducation, e-tourisme, e-sport, Smart Grids18Mai 2016Propos recueillis par Matthieu Camozzi]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[n°30www.ecoreseau.fr4 GayatechLa société, présente au CES Las Vegas avec la French Tech, est spé-branding, des boxes domotiques. 144M€ de fonds ont été levés en 2015 par cette entreprise présente au CES Las Vegas.4 Option Wayréserver un Paris-Los angeles, Mathieu Chauvin, alors dans la finance, a alors eu l’idée de transposer les ordres d’achat de la bourse sur les billets d’avion : je donne un ordre d’achat à un certain prix et le billet est acheté automatiquement s’il at- teint mon prix. L’idée d’Option Way était née ! Option Way est une start-up de six personnes basée à Sophia-antipolis, créée par Mathieu Chauvin au sein de l’incubateur Télécom ParisTech Eure- com. Elle est soutenue par Bpifrance et par le Réseau Entreprendre, et accom- pagnée par la pépinière de Sophia-anti- polis. Option Way est une agence de voyages online spécialiste des options sur les billets d’avion. La société est im- matriculée auprès d’atout France en tant qu’agence de voyages, agréée par l’as- sociation internationale des Transpor- teurs aériens (iaTa), et adhérente de l’association Professionnelle de Solida- rité du Tourisme (aPST).4 Qwantproposer une alternative. a l’origine du projet, Jean-Manuel Rozan, Eric Léandri (coprésident de la French Tech Côte d’azur) et Patrick Constant ont créé Qwant en 2011 mais en ont lancé la ver- sion beta en 2013. Qwant est aujourd’hui un moteur de recherche français qui an- nonce ne pas tracer ses utilisateurs, pour garantir la vie privée, et qui se veut neu- tre dans l’affichage des résultats. Une nouvelle version du moteur a été publiée, en avril, accompagnée des encourage- ments du gouvernement. La start-up en- tend également développer Qwant Junior, moteur de recherche pour les en- fants qui a séduit le ministère de l’Edu- cation nationale. Expérimenté depuis janvier 2015, il devrait être lancé à la rentrée dans les écoles.4 Synchronextrecherches au CNRS pour créer Synchro- next en avril 2013. Hébergée au sein de l’accélérateur allianz, la start-up est tournée vers la production d’algorithmes issus de la Physique de l’information pour trouver des solutions nouvelles et innovantes dans la communication digi- tale. L’activité porte sur la recherche et le développement dans le domaine stra- tégique du Web 3.0 et plus particulière- ment le web sémantique.4 Vulogflottes... et particuliers). Paris, Nice ou antibes sont déjà équipées de cette solu- tion qui se décline sous forme de badge ou d’application pour smartphone. Les belles réussites à l’international illustrent également le potentiel de croissance de la start-up, à l’image de l’accord signé avec la British Columbia automobile.4 WeverPrintemps de l’Optimisme Nice 2016 - Les Trophées Optimistes PaNORaMacialisée dans la fourniture de solutions lo- gicielles éducatives et ludo-pédagogiques accessibles aux élèves et aux enseignants à tout moment, depuis n’importe où et sur tous types de terminaux (Smartphones, ta- blettes, PC)... ou comment apprendre sé- rieusement en jouant ! Fabrice Moizan, qui est aussi coprésident de la French Tech Côte d’azur, développe des solu- tions pédagogiques numériques complètes et innovantes qui s’appuient sur un mo- teur de jeu vidéo 3d déployé dans un en- vironnement sécurisé, dans le Cloud en streaming.4 Median Technologiesaprès un épisode mal- heureux pourSpécialiste et lea- der français des technologies d’auto-partage, Vulog, créée enWever est une appli- cation fonctionnant sur mobile (iOS et android) qui permet de rapprocher les uti-Spécialisée dans l’édition de logiciels2006 par Georges Gallais, cofondateur et Pdg., vient d’annoncer une levée de fond de 8,4 millions d’euros auprès du Fonds Ecotechnologies et de l’Environmental Technologies Fund. L’objectif ? déve- lopper sa technologie et renforcer sa pré- sence à l’étranger. dans une société de l’usage prenant le pas sur la possession, la niçoise Vulog fait partie de ces acteurs qui participent à cette redéfinition de la propriété et propose des solutions clé en main à destination des entreprises (loueurs, constructeurs, gestionnaire delisateurs de covoiturage dans une agglo- mération donnée. Wever fonctionne comme un réseau social mettant en rela- tion les demandeurs, parfois autour d’ac- tivités ou de centres d’intérêt communs, et les offreurs de covoiturage sur un ré- seau de liaisons les plus utilisées. La start-up créée par Thomas Côte, anthéa douzenel et Brice Eichwald, a remporté la finale de la 13e édition du Challenge Jeunes Pousses, organisé par Telecom Valley le 29 mars dernier qui met en compétition des projets innovants d’étu- diants en doctorat ou issus de master.M.C.d’analyse d’imagerie médicale, l’entre- prise qui a levé 20 millions en 2014 et en- core 20 millions en 2015 améliore la qualité du diagnostic et permet de mieux suivre la réponse aux traitements des pa- tients atteints de cancer. Frederik Brag, le Pdg. fondateur a su convaincre des inves- tisseurs comme le fonds américain abing- worth, NEa de la Silicon Valley ou encore Omega Funds, consacré meilleur fonds d’investissement santé dans le monde. En vue des contrats aux quatre coins du monde et une application pour de nou- velles pathologies comme Parkinson ou alzheimer.L’idée n’est pas de marcher sur les plates-bandes de Google, mais d’en4 M2M Solution / MyxytyLa sociétéM2M Solution a été fondée en 2004 par Oli- vier Courtade,pionnier du machine- to-machine en Europe. Ce serial-entrepreneura fait communiquer bon nombre d’objets, à commencer dès 1998 par les automo- biles. il crée alors BaLEaSE et lance le premier système d’alarme avec système de géolocalisation et immobilisation à dis- tance du véhicule. Conscient que cette technologie peut révolutionner les usages sur de nombreux secteurs, il crée M2M Solution en 2004 pour s’attaquer à d’au- tres secteurs. En 2007, la société décide de mettre toute son énergie sur la maison connectée. Elle montre désormais toute sa détermination à révolutionner le marché grand public et à démocratiser la i-domo- tique et les services automatisés à domi- cile. Elle développe et distribue, soit en marque propre via internet, soit en co-Félix E. Kudelka s’as- socie avec Olivier Ri- card, Pdg. de Full Performance et Phi- lippe Guillemant, phy- sicien ingénieur deMai 201619]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30PaNORaMa Hexagone - Investissements étrangers dans les secteurs créatifsDans chaque numéro EcoRéseau Business revient sur une problématique très commentée de l'actualité française,désormais sixième puissance mondiale, la France descend dans le classement. du jamais vu depuis... 1976 ! Mais a- t-elle toujours la cote au ni- veau des investisseurs ? Si notre cher pays épouse la tendance positive européenne d’un regain d’attractivité en matière d’investissements, avec 608 décisions d’inves- tissements en 2015 – soit 18% d’implantations étran- gères de plus qu’en 2014 –, ces derniers ne sont pas pour autant pourvoyeurs d’emplois avec -11% de créations d’em- plois. Si le contexte fiscal et réglementaire et le coût du travail sont souvent posés comme des freins en matière d’attractivité, la culture, l’im- mobilier et l’art de vivre n’en demeurent pas moins d’autres leviers de séduction, à la fois vecteurs d’un soft power à la française, mais également de secteurs où il fait bon in- vestir.structures en matière d’édu- cation, de transports, de santé, de numérique, résultats de nos dépenses publiques et donc de sa fiscalité... « Nous faisons partie du plus hautpar exemple, nous aurions pourtant de beaux atouts à faire valoir. Mais l’environ- nement fiscal et social, joue en notre défaveur au profit de grandes métropoles eu-se réalisent davantage sous forme d’acquisition d’actifs et de recentrage plus que d’implantation d’usines et de centres R&D. Les entre- prises françaises qui ont étéle reste des ICC (Industries Culturelles et créatives) pè- sent deux fois plus en matière de PIB que le secteur de l’automobile », compare Marc Lhermitte. Ce secteur d’activité ferait d’ailleurs partie de nos exceptions pré- sentant une balance com- merciale excédentaire. « C’est un véritable vecteur de tourisme et d’investisse- ments. Il est certain que dans le rayonnement de la “marque France” à l’inter- national, les industries cul- turelles et créatives jouent un rôle essentiel, parce qu’elles incarnent et reflètent à la fois un certain génie français, nos valeurs, notre art de vivre », poursuit l’as- socié de chez EY. La question de l’attractivité française en matière d’art de vivre ne se- rait donc plus circonscrite à ses pendants gastronomiques, viticoles, culinaires et im- mobiliers. Les daft Punk auraient-ils plus d’aura que les grands crus classés du Bordelais pour attirer les in- vestisseurs ?vivre... Tout comme notre rancœur à l’égard des fonds d’investissements Qatari qui se réduirait à peau de chagrin si un jour le PSG gagnait la coupe aux grandes oreilles... il en va de même avec les Chinois et notre cher patri- moine viticole. Laurent Cha- poulaud, associé responsable du bureau de Bordeaux chez EY, analyse : « Les investis- sements dans le patrimoine viticole sont la conjonction de deux facteurs : certaines familles françaises ont envie de passer la main en raison de problèmes de reprise d’ac- tivité, d’indivision, de fiscalité de transmission d’une part, et l’intérêt des investisseurs chinois d’autre part, qui re- présentent plus de 95% des IDE dans ce secteur d’acti- vité. »Fluctuat, nec mergiturafin de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)Certes moins attractive que ses deux grands voisins limitrophes, la France continue de séduire. Une tendance qui s’expliquerait par son art de vivre et ses capacités créatives.LA ConTRAdiCTion FRAnçAisE suR L’éCHiquiER EuRoPéEnropéennes. Cette tendance pourrait se confirmer en 2016 et nous empêche de progres- ser dans les classements d’at- tractivité et d’IDE », note Marc Lhermitte.rachetées ou qui ont accueilli des actionnaires ont été main- tenues en raison de l’excel- lence des centres d’innova- tions », observe Mar Lher- mitte.in vino vERiTAsLa France, un paradoxe ? « Notre pays possède un po- sitionnement très différenciant dans le monde, en raison de qualités indiscutables et de caractéristiques écono- miques, créatives, artis- tiques.Pourtant son image et sont coût ne sont pas à la hauteur », introduit Marc Lhermitte, associé chez EY France. Le pays possède une image de marque qui séduit toujours les investisseurs en matière d’aéronautique, de luxe, d’agroalimentaire. « Nous possédons des forces à rayonnement mondial qui tirent un écosystème autour de grands donneurs d’ordres. C’est une vraie force dis- tinctive », poursuit Marc Lhermitte. L’attractivité fran- çaise s’exprime aussi dans la haute qualité des infra-CRéATion ET innovATion, FERs dE LAnCE dE noTRE AT- TRACTion« Nous ne sommes pas exclus de la course dans le numé- rique, l’énergie, la santé. Sur ces trois grands domaines, force est de constater que la France demeure attractive,autrement dit, « en France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées », lançait Va- léry Giscard d’Estaing alors ministre des Finances en 1976. L’adage fait au- jourd’hui doublement écho : la France était alors sixième puissance mondiale et la France créative d’alors était aussi un important fer deJustin Bridou est devenu Chi- nois il y a quelques années. Souvenez-vous du sentiment de consternation et de cris- pation qui avait atteint la po- pulation. aujourd’hui, la ma- jorité actionnariale a été ra- chetée par un groupe Mexi- cain Sigma alimentos. Mais rassurez-vous, cette marque apéritive, tout comme Co-quant à« Les nouveaux propriétaires sino-quatari insistent pour que tous les macarons soient roses, quel que soit leur parfum... »niveau en matière d’infra- structures avec l’Allemagne, Singapour et la Suisse par exemple. Mais pour autant nous accusons un retard com- parativement au Royaume Uni et à l’Allemagne en ma- tière d’Investissements directs de l’étranger (IDE). L’Hexa- gone souffre d’un déficit d’image dans les médias, et d’un déficit de compétitivité auprès des investisseurs et entrepreneurs », analyse Marc Lhermitte. La faute vi- siblement à un marché du travail qui manque de flexi-Si dans un premier temps, ce type d’investissements a été suscité par la reconnais- sance sociale que ce type de bien procure – à l’image de la motivation d’un achat dans la belle pierre –, aujourd’hui, la tendance évolue. « Sur les 10000 domaines bordelais, 120 à 130 ont été rachetés par des investisseurs étran- gers. Il s’agit de domaines intermédiaires vendus entre 3 et 20 millions d’euros. La marque Bordeaux reste très prestigieuse. Elle évoque la ville et le vin. Mais au- jourd’hui, on investit dans le vin pour rénover et pro- duire. La démarche est en- trepreneuriale et il existe unSur les 10000 domaines bordelais, 120 à 130 ont été rachetés par des investisseurs étrangers, désormais dans une démarche entrepreneurialeplus grand respect.ce type d’investissements », conclut Laurent Chapoulaud. des investissements qui res- tent cependant à pondérer dans leur importance, au re- gard de ce qui est réalisé en aquitaine en agro-alimentaire et en aéronautique, les autres piliers de la région.bilité et un rapport coût/com- constate l’associé chez EY. lance. aujourd’hui, l’indus- chonou, est développée de- pétitivité moins attractif à Le marché est dynamique et trie culturelle et de la création puis sa création par Compo- cause de l’environnement le leadership français sur les artistique pèse 1,3 million frio Food Group, un groupe fiscal trop lourd. « Au regard biotechs, une réalité sur la d’emplois. « Mis bout à bout, espagnol. L’exemple ques- du poids économique de notre scène mondiale. Côté inves- le spectacle vivant, la radio, tionne notre position sur les industrie culturelle et créative, tissements, les mouvements la télévision, le jeu vidéo et produits qui sonnent art deGeoffroy Framery20Mai 2016]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30PaNORaMa International - Alliances françaises, un dynamisme sans sousAnalyse d'une problématique transversale qui concerne plusieurs pays et interpelle la rédaction,Soft power sous-exploitéchoisi en toute subjectivitéOalors qu’une partie des élites tricolores cède aux sirènes du tout anglais, la demande de français explose dans le monde. Enquête sur le réseau des alliances françaises très prometteur...ctobre 2014. Por- de la structure, recherche mine. « Les Chinois savent toviejo, au fin fond des étudiants et des fonds : qu’il existe de très bonnes de l’Equateur. tout est géré par des res- écoles d’ingénieurs peudans cette ville de taille ponsables locaux particu- chères en France, ainsi quemoyenne, la sixième du pays par sa population, on s’apprête à recevoir l’am- bassadeur de France. L’évé- nement est organisé par l’alliance française. Le pré- texte ? L’anniversaire de la visite officielle du général deGaulleilya50ans.La réunion ne passe pas ina- perçue. des membres de la municipalité se déplacent, des universitaires, des mé- decins. de quoi resserrer les liens entre la France et ce petit pays d’amérique du Sud.lièrement motivés. En 2015, les aides des ambassades françaises n’ont représenté que 15% du budget général des alliances, le reste étant surtout levé auprès des étu- diants (les cours sont payants) et par le biais de partenariats locaux.des universités gratuites. Dans leur écrasante ma- jorité, les étudiants ont pour objectif de venir y étudier », explique Bruno Leroux, ancien fonction- naire détaché à la direction de l’alliance. L’impact n’est pas neutre ; une fois revenu au pays, c’est un peu de la France que les apprenants chinois rappor- tent chez eux. des liens se tissent, des réseaux se for- ment. Et les entrepreneurs français qui veulent tenter leur chance dans le pays ont toutes les raisons d’en profiter. « Nous voyons souvent des expatriés qui contactent l’Alliance, sou- ligne Bruno Leroux. Ils ont besoin d’aide en langue ou demandent des conseils pour se loger, mais ils cher- chent aussi à participer à des activités culturelles, à rencontrer du monde. En outre, une Alliance peut ponctuellement organiser un événement, par exemple si un restaurant français ouvre dans la ville. » Les entreprises hexagonales peuvent aussi trouver d’ex- cellents traducteurs dans les alliances. C’est en se basant sur ce réseau que l’ancien ambassadeur de France en Chine a crée Campus France. Le but ? Réunir les Chinois qui ont étudié ou voyagé dans l’Hexagone et monter des événements propres à fa-des alliances françaises, il en existe quatre rien qu’en Equateur. Elles y enseignent notre langue, et participent indirectement à l’action cul- turelle de l’Hexagone. « Ce ne sont plus les officiels qui défendent le français dans le monde, au contraire, mais des asso- ciations comme les Al- liances », souligne albert Salon, ancien ambassadeur et président d’avenir de la langue française. « Les Al- liances facilitent les échanges entre la France et les pays d’accueil parPetit, mais costaud...une meilleure connaissance de l’autre : de sa langue bien sûr, mais aussi de sa culture », explique Emilieçaises, et le nombre d’étran- gers inscrits dépasse les 500000. des établissements sont présents dans 133 pays,planète : en dix ans, les ef- fectifs étudiant en alliances ont grimpé de 50%. Un dy- namisme d’autant plus éton-moRCEAux dE FRAnCELe profil des étudiants dans les alliances françaises est diversifié, les motivations aussi. Créé par des Equa- toriens francophiles, l’éta- blissement de Portoviejo accueille autant des per- sonnes désireuses de par- ticiper à une activité cul- turelle que des étudiants800 Alliances françaises, un nombre d’étrangers inscrits dépassant les 500 000, avec une croissanceBarberet, directrice de l’éta- blissement de Portoviejo. Le réseau est conséquent : dans le monde, il existe plus de 800 alliances fran-de 50% en dix anssouhaitant étudier dans un pays francophone. a l’al- liance française de Nankin, qui concentre 1000 étu- diants, l’aspect pratique do-sur les cinq continents. a l’heure où les décideurs tri- colores font la part belle au tout anglais, la demande de français explose sur lanant que, contrairement aux mastodontes publics que sont les instituts français, ces établissements se dé- brouillent seuls. MontageTrois questions à Albert Salon, président de réseau Avenir de la langue française, auteur en 1981de la thèse de référence sur « L’action culturelle de la France dans le monde ».« Echanges, amitiés et influence »Depuis quand les Alliances françaises existent-elles ?Ces vecteurs de relations culturelles de la France sont officiellement nés en 1883. Mais les relations culturelles extérieures organisées commencent dès 1535, avec le Traité entre François Ier et Soliman le Magnifique donnant à la France le monopole de la protection des chrétiens dans l’Empire ottoman. En 1883 et en 1902, l’Alliance française et la Mission laïque ont pris le relais. On parlait alors de « mission civilisatrice » par les soins, l’école, et la langue.Quel est l’apport essentiel des Alliances françaises ?CDevenu mondial, ce réseau crée des échanges culturels et des amitiés, tout simplement. Les élites des pays partenaires sont ainsi amenées à favoriser les intérêts français, et vice-versa. L’Allemagne, les États-Unis ont pratiqué une grande « politique d’influence » par la culture. Les Chinois s’y mettent.La France possède un atout extraordinaire : on estime le nombre delocuteurs francophones à environ 230 millions sur la planète et ils sont présents sur tous les continents. L’Organisation internationale de la fran- cophonie (OIF) regroupe 80 pays. Mais c’est un réseau sous-valorisé, encore méconnu, voire occulté volontairement par trop de nos dirigeants.Pourquoi nos dirigeants ferment-ils les yeux ?Ils ont estimé que la France était dépassée et qu’il fallait se placer sous tutelle américaine. C’est vrai sur le plan diplomatique mais aussi culturel : regardez la loi Fioraso, qui avait initialement autorisé que des enseignements supérieurs fussent exclusivement donnés en anglais dans nos universités. Tout cela est d’ailleurs le résultat de la politique américaine de « conquête des esprits » – de soft power – mise en place après-guerre, dans les fourgons du Plan Marshall, et qui bénéficie aujourd’hui de moyens consi- dérables – Etat, universités, fondations.contacts entre lesciliter les. responsables des deux pays. « Les Alliances françaises sont une jolie vitrine qui maintient le capital sym- pathie dont la France bé- néficie dans le pays d’ac- cueil », résume Emilie Bar- beret. a utiliser sans mo- dération.22Mai 2016Ludovic Greiling]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[La santéde mes salariés, c’est la santé de mon entreprise.SANTÉ PRÉVOYANCEDES SERVICES DE PRÉVENTION PERSONNALISÉE POUR VOS SALARIÉS.• Profitez de services d’experts pour répondre aux questions santé, pour accompagner ceux qui souhaitent arrêter de fumer, mieux équilibrer leur alimentation ou mieux gérer les situations de stress au travail.• Bénéficiez du service d’accompagnement personnalisé de notre partenaire Betterise Technologies, une plateforme digitale simple et ludique pour vous aider, vous et vos salariés, à prendre soin de votre santé au quotidien.1re mutuelle santé de France, au service des entreprises et des salariés.Découvrez nos solutions sur lasantegagnelentreprise.frÉPARGNE - RETRAITEEn harmonie avec votre vieMutuelle soumise aux dispositions du livre II du Code de la mutualité, n°Siren 538 518 473. Numéro LEI 969500JLU5ZH89G4TD57.]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[n°30www.ecoreseau.frBaromètre & Tendances CLUB ENTREPRENdRE+ Le 3 mai de 13h00 à 22h00 : Fintech R:Evolution (au Pavillon Gabriel, 5 Avenue Gabriel, 75008 Paris) France Fintech lance son premier grand événement annuel qui rassemblera toute la Fintech française et européenne. Près de 700 participants et 60 Fintechs françaises sont atten- dus. Hormis une dizaine de tables-rondes, le programme seranotamment rythmé par trois temps forts. Tout d'abord les conférences plénières avec la participation de grands noms internationaux comme Sean Park (Anthemis Group), John Donovan (Lending Club), Nick Leeder (Google), Laurent Solly (Facebook). Ils aborderont des sujets sociétaux et couvriront les trois grandes thématiques de l'évolution : le naissant (l'éducation et les dernières innovations du Start-up Weekend Fintech), l'existant (les Fin- techs et les banques) et le futur (l'entrée des GAFA sur le secteur financier, société cashless). Puis, un parcours utilisateur d'un « monde sans banque » vous sera proposé avec l'ouver- ture d'un Compte-Nickel qui vous aidera à épargner avec un robo-advisor. Vous découvrirez aussi quelle assurance se cache derrière votre CB grâce à Fluo ou pourrez payer avec votre mobile via Lydia. Pour finir, vous découvrirez les plus belles Fintechs françaises au cours d'un après-midi de sessions de pitchs. Pour vous inscrire, connectez-vous dès maintenant sur le site http://revolution.francefintech.org+ Premières Assises des think tanksLes dix ans de l'Observatoire des think tanks sont l'occasion de revenir sur la qualité de l'expertise et l'influence reconnues des think tanks dans les champs politiques, économique et médiatique. En partenariat avec EcoRéseau Business et Public Sénat, l'Observatoire des think tanks vous donne rendez-vous le 4 juillet au Palais du Luxembourg pour ses premières Assises Nationales. Sous la forme d'une journée débat, les think tanks se confronteront à des parlementaires, ministres, institution- nels et personnalités du monde économique français et euro- péen autour des thématiques suivantes : écologie et affaires internationales, économie et réforme de l'Etat, Europe et édu- cation, santé et numérique. La journée se clôturera par la pre-mier̀ e ceŕ eḿ onie de remise du label "Gouvernance et Transparence des Think Tanks”. A vos agendas.mois ce qu’une société seule fait en 30 mois. « Nous proposons aux start-up de convertir en capital la valeur de l’accompagnement délivré à l’issue de la phase d’accélération. Ce modèle garantit un alignement complet entre les intérêts de French Accelerator et des entrepreneurs accompagnés. L’accélé- rateur ne peut entrer au capital de la start- up qu’en cas de succès avéré de son action et l’entrepreneur se dilue moins en ouvrant son capital à un niveau de valorisation plus élevé », précise Laurent Ruben. a ceux qui souhaitent tenter l’« american dream »,Laurent Ruben conseille de « ne pas y aller trop tôt et de tester le produit sur le marché avant de se faire accélérer ». En effet, French accelerator s’occupe des entreprises de la série a. « Surtout ne pas partir tout seul, car 80% des entrepreneurs échouent et rentrent en France », conclut Laurent Ruben.de la stratégie nationale de soutien à l'entre- preneuriat, coordonner la mise en œuvre de l'action publique au niveau national et renforcer l'articulation des actions nationales et territo- riales. Le but de ce plan d'actions ? Favoriser les créations et les reprises d'entreprises plus pérennes et créatrices d'emplois ; aider au développement des TPE - PME et faire bouger les lignes de l'entrepreneuriat en créant un cadre plus favorable à l'initiative économique.roman que j'ai lu la veille, et je m’efforce de ne pas penser aux activités de la journée ! C'est un moment « ailleurs » ! a moi.Motivation à se lever :uLancement de l'Agence France EntrepreneurEntrepreneur (aFE) a été lancée opération- nellement. L'aFE, présidée par Mohed altrad, renforce l'accompagnement des porteurs de projets et entrepreneurs dans les territoires fragiles où l'offre d'accompagnement et de financement est aujourd'hui insuffisante.a l'occasion du troisième Comité intermi- nistériel à l'Egalité et à la Citoyenneté tenu à Vaulx-en-Velin le 13 avril, l'agence FranceL'aFE s'appuiera sur les ressources offertes par l'aPCE dont elle reprend entre autres les missions d'information et d'orientation des porteurs de projet et entrepreneurs et de pro- motion de l'entrepreneuriat.Les petits matins des dirigeantsL'aFE entend aussi soutenir le déploiementparElisabeth Borne - PDG de la RATPisaLouImage du matin :beaudetUn mot plutôt : important ! C’est un moment très important, j'ai besoin de prendre du temps pour moi le matin, juste pour moi, parce que je passe ma vie à courir...Réveil :RegenJe me lève au plus tard à 6h45 avec mon iPhone et une jolieParce que j'ai des choses passionnantes à faire ! C’est vrai que c'est une chance d'avoir un travail en prise directe avec la vie des 11 millions de franciliens que nous transportons chaque jour à la RaTP. Cet enjeu de service aux voyageurs est une grande responsabilité qui me donne de l’énergie au quotidien. Credo de management :petite musique qui démarre doucement - Je ne me souviens Fondatrice de Kama Conseil & associés plus du nom -Routines :Selon l’adage, - Gym pendant 15 minutes : abdos, assouplissement, détente« le monde sourit à ceux qui se lèvent tôt », rencontres matinales avec nos dirigeants.du dos ... Tous les bons mouvements du matin ! - et le week end je cours -• Un bain, c’est ma séquence personnelle, pendant laquelle je ne pense à RiEN ! En fait, je me couche assez tard, vers une heure du matin, j'ai absolument besoin de lire quoi qu'il arrive, donc, pendant ce petit moment je repense au très beauMon credo c'est qu'on est très fort en équipe ! Je crois beaucoup au collectif avec des collaborateurs qui ont des parcours diffé- rents et permettent des regards croisés sur les sujets. C’est agréable et gratifiant de pouvoir bâtir en équipe. Je suis convaincue qu'on prend de meilleures décisions lorsque l’on est à l’écoute des responsables de terrain !Pour #SeLeverDeBonheur, vous pouvez me suivre régulièrement sur la page Facebook "La Magie du Matin"Mai 2016 25]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30CLUB ENTREPRENdRE A la Une - Start-up alimentairesL'occasion pour EcoRéseau Business d'enquêter sur le sujet principal du Club Entreprendre,agitateurs de papilles... et de secteurs !Une nouvelle génération d’entrepreneurs pointe le bout de son nez dans la restauration et l’hôtellerie traditionnelles,«Tmais il ne fonctionnera pas »... damien Marty, co- fondateur de RoomSeasons, a encaissé ce genre de pré- visions « Cassandresques » de managers de l’hôtellerie durant sa dernière année de « training » à Miami. Ce qui n’a pas empêché le jeune diplômé de l’institut Paul Bocuse de revenir avec son associé Nicolas Frison près de Lyon, à Ecully, pour concrétiser durant six mois cette idée de room service pour les hôtels 3-4 étoiles qui n’en ont pas ou perdent de l’argent dans ce domaine. a la clé un système de li- vraison par jarres et boxes en 45 minutes basé à Lon- dres, qui connaît le succès auprès de 150 hôtels ! « Bien sûr la carte de la cuisine française donne un coup de main, mais c’est surtout la flexibilité de notre solu- tion, avec une rétribution par commission aux hôtels, qui a plu », nuance le co- fondateur. Ce n’est pas un hasard si l’institut Paul Bo- cuse, école de management de l’hôtellerie-restauration et des arts culinaires, vient d’inaugurer une spécialisa- tion entrepreneuriat. « Sur 150-200 étudiants par pro- motion sortante, 20 à 30% créent leur société », rap- pelle dominique Giraudier, dG de l’institut qui a aussi créé en 2011 un incubateur. Pas de doute, il se passe quelque chose au pays des plats mijotés et des hôtels clinquants. Ces univers re- devenus glamours attirent une nouvelle génération d’entrepreneurs venus avec la ferme volonté de les re- visiter.«Ilya20ansla mère de famille cachait que son fils faisait carrière dans la restauration ou un com- merce de bouche. C’est l’in- verse aujourd’hui », ironise Olivier Faure, associé dans26 Mai 2016avec un état d’esprit et des outils neufs...on concept est beau sur le papier,l’Echappée Bière, première agence de tourisme et d’évè- nementiel brassicole (1). Et l’entrepreneur lillois d’ob- server une nouvelle vague de jeunes profils s’intégrant bien dans le paysage : « Nul conflit avec les vieux bras- seurs à l’ancienne qui af-la liste est longue de ceux années. « Bien sûr l’in-riences à des gens qui ont de moins en moins le temps, à l’exemple du restaurant Jumble récemment inauguré au cœur de Lyon par deux anciens de l’institut Bocuse également : au programme une nouvelle forme de ser- vice. « Il fallait faire desd’accompagnement, mise au point conjointement avec la Cité du Design de Saint- Etienne », explique le co- fondateur arnaud Boukez qui propose un plat à 8,5 euros et une entrée à 4 eu- ros... Une accessibilité qui oblige à innover, avec cette idée d’entrée et de plat du jour uniques constitués de produits frais de saison et ces grandes tables. des in- ventions de logistique et de marketing qui n’empêchent pas ces nouveaux explora- teurs d’être intransigeants quant à la qualité des pro- duits. « Nous concentrons nos efforts sur la marque, le packaging, la communi- cation, mais sans jamais oublier la qualité des in- grédients. Notre yaourt à la vanille, par exemple, est un format de distribution atypique au kilo et sous la forme d’un seau pour le côté convivial. Mais aussi un produit réalisé grâce à l’infusion de vraies gousses de vanille de Madagascar, et non pas d’arômes artifi- ciels », illustre augustin Paluel-Marmont, cofonda- teur de Michel et augustin. « Simples, sains et savou- reux », tels sont les termes employés par Régis Halbert, directeur du développement de la franchise Pitaya qui excelle dans la tendance street food d’influence Thaï en France. Ce petit restaurant de 18 mètres car- rés ouvert en 2010 à Bor- deaux, proposant 14 plats thaï, a trouvé d’une part ses clients pressés et avides de retrouver des saveurs ex- trême-orientales saines et sans gluten, et d’autre part ses entrepreneurs franchisés. Et Olivier Faure d’évoquer ces jeunes chefs qu’il côtoie à Lille dans le business : « Ceux-ci mettent peut être leurs plats sur Facebook, mais la sensation est juste merveilleuse quand on les goutte ! »la filière profitait de cette diversité. » Coffee shops communautaires, restaurants décalés et avant-gardistes...à l’évolution des modes de vie des consommateurs, et donc bouleverser les codes historiques des 15 dernièresEt la rupture n’est pas for- cément technologique. Ces jeunes innovent pour pro- poser de nouvelles expé-grâce à cette planche de service qui possède des poi- gnées et se replie quand on pose un plat et des cocottesen rapport avec l'innovation et l'entrepreneuriatqui revisitent à leur manière un véritable art de vivre à la française.fluence de la digitalisation a joué. Mais les plateformes de livraison, de réservation ou de mise à disposition de repas concoctés par des grands chefs ne sont que des effets collatéraux », en- trevoit dominique GiraudierFAsT-Good ET émuLATion« Parcourir la rue du Fau- bourg Poissonnière à ParisIl suffit de peu de choses pour casser les codes en vigueur...fectionnent les produits clas- siques. De jeunes hipsters débarquent pour monter des micro-brasseries différentes, créant des bières osées, très houblonnées, très amères par exemple. Mais tout le monde a compris que toutepermet de prendre conscience du foisonnement de nouveaux concepts. La restauration standardisée a des soucis à se faire », constate ainsi dominique Giraudier. Ces nouveaux arrivants doivent répondrequi a constaté une véritable industrialisation durant les 20 dernières années. « Au vu des nouveau profils d’élèves et des concepts qui émergent, je dirais que nous sommes entrés dans une ère de post-industrialisation. »économies dans les process. Nous posons donc le plat sur la table pour que les gens se servent, ce qui limite les déplacements des ser- veurs. La nourriture peut être amenée pour deux ta- bles de six en un voyage,Au vu des nouveau profils et concepts qui émergent, je dirais que nous sommes entrés dans une ère de post-industrialisation de la restauration]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[n°30www.ecoreseau.frA la Une - Start-up alimentaires CLUB ENTREPRENdRE« Votre blanquette revisitée par un chef étoilé français ? Elle arrive, elle traverse la Manche... »citant de nouveaux fournis- seurs et soignant l’affinage, il est passé à l’offensive par des fromages lointains comme le « Shropshire Blue », intrigant par sa cou- leur et sa forme, le « Peco- rino Toscano », tomme de brebis sèche, ou encore l’ir- landais « Porter Cheese » à base de bière brune. il se risque aussi aux mets cui- sinés : « Dans mon labora- toire sont concoctés tzatziki, yaourts, Panna cotta, cheese cakes, chèvres aromatisés avec coulis de fruits... L’univers du fromage se dé- couvre. A nous de tisser des liens, d’organiser des dé- gustations gratuites, de sol- liciter la curiosité. Nous es- sayons aussi d’instaurer des à-côtés comme les crackers anglais, bricelets suisses, bières et cidres, confiture du Pays Basque pour ac- compagner brebis et chè- vres... », décrit ce grand créatif, selon qui la popu- lation, avide de proximité et de nouvelles expériences, encourage l’imagination.qui nous en a concoctés des plus petits que la moyenne, adaptés à la mi- cro-distillerie. Le volume bois différent fait donc va- rier le goût », déclare ce passionné, avouant s’ins- pirer du Cognac, « où la tradition de distillerie date de cinq siècles ». Le Ga- labé est à l’origine un jus de canne concentré de la Réunion, dont la recette a été quelque peu oubliée. « Ce breuvage est intéres- sant aromatiquement, nous le diluons et le distillons ensemble, en faisant du co-branding, pour créer le premier rhum de Pa- ris », ajoute alexis Rivière qui a fondé la société Payet & Rivière du nom de ses père et grands-père, im- portant du sucre et travail- lant avec de nombreux chefs étoilés. des créatifsLes gens s’y intéressent vrai- ment, redécouvrent le patri- moine, le bon et l’élégant », remarque Nicolas Julhès de la distillerie de Paris, dont l’histoire et le lieu insolite de production ne laissent pas insensibles. Et l’effet communautaire marche plein, avivé par le finance- ment participatif par exem- ple. « Le crowdfunding n’est pas une simple lettre au Père Noël, nous avons mené une campagne sérieuse deux mois durant, récoltant 40000 euros sur KissKissBankBank. Cette opération a aussi per- mis de constituer une com- munauté de sympathisants au-delà des frontières, aux Etats-Unis par exemple », décrit le champion des fla- voured vodkas et autres Brandys. a l’Echappée Bière, Olivier Faure est aussi passé par le crowdfundingEnTREPREnEuRs FuTésMagiciens de l’effet gusta- tif ? Certainement, mais aussi véritables entrepre- neurs qui ont les pieds sur terre. « On le voit dans ces brasseries créées récem- ment, par des moins de 40 ans ou des seniors en re- conversion. Tous viennent avec leur bagage financier et marketing », observe Oli- vier Faure, qui organise des circuits dans le Nord et pro- pose des animations autour de la bière lors d’évène-européenne », précise l’as- socié de l’Echappée Bière. Une ouverture internationale qui résonne comme une constante. damien Marty de Room Seasons l’illustre : « Notre étude de marché européenne nous a montré qu’il était judicieux de com- mencer à Londres : deuxième ville en nombre d’hôtels, taux d’occupation très élevé, voyageurs d’af- faires plus à même de sol- liciter le room service nom- breux, ticket moyen de dé- penses élevé, et surtout cli-de la créativité. « On ose en cuisine et tout autour en France. Nous n’avons pas racheté un fonds de com- merce et avons commencé dans un local », rappelle arnaud Boukrez de Jumble. L’art de la débrouille et celui de l’imagination doi- vent désormais se rejoindre. « Nous nous cantonnions au room service au début, puis nous nous sommes di- versifiés dans les petits dé- jeuners, et dans le “grab & go” aux réceptions (sa- lades et sandwiches) », énu-voLonTé dE REvisiTER LA TRAdiTionLe chef étoilé Thierry Marx résume ce nouvel état d’esprit qui ne confond plus conventions et tradi- tions : « Le talent est de désobéir. Mais en paral- lèle, tous les jours, il faut entretenir le geste. Être franc-tireur, oui... à condi- tion de maîtriser les codes ». Message reçu pour Nicolas Julhès, qui a réussi à ouvrir dans le xème arrondissement de Paris, à côté de l’épicerie gas- tronomique familiale rue du Faubourg Saint-denis, la distillerie de Paris. « Nous sommes toujours en quête du bon et de l’es- thétique, loin des ten- dances marketing. Mais nous restons aussi ouverts aux collaborations aty- piques pour innover. Nous ne voulons pas nous en- fermer dans des traditions sclérosantes. Prenez l’exemple des fûts : les gens croyaient que nous allions travailler avec des fûts d’occasion hérités de Maisons anciennes, comme cela se pratique dans le whisky. Mais nous avons passé un accord avec le tonnelier Seguin MoreauIls mettent peut-être leurs plat sur Facebook, mais la sensation est juste merveilleuse quand on les goutte !ments d’entreprise. Lui- mat pluvieux qui engagemère damien Marty de Room Seasons. autre lieu, même état d’esprit à dijon, où Yann Lavigne a repris la Fromagerie Porcheret qui faisait référence de longue date mais périclitait. Solli-Regroupements et organisationsLa « Generation Food »La nouvelle vague de food entrepreneurs est-elle prête à s’organiser, voire se fédérer ? Telle est la question. « Les mentorings par des top level managers sont les premiers rap- prochements », cite Damien Marty, qui a fondé Room Seasons, système de room service dans les hôtels. Un collectif d’entrepreneurs du culinaire s’est constitué et cherche à échanger des bonnes pratiques et faire connaître ses initiatives. L’association “Génération Food” regroupe 11 food start-up, de la bière à l’huile d’olive, en passant par la pâtisserie, le snacking et même les insectes comestibles : Kalios, Carré Suisse, L’Atelier des Lilas, Mariette, Jimini’s, Nubio, Woos, Payet & Rivière, Gallia, Borderline et Matahi ont pour vocation de promouvoir l’entrepreneuriat dans l’agroalimentaire. « Nous avons ce même esprit communicatif et collaboratif, propre à certains entrepreneurs évoluant dans l’alimentation », remarque Alexis Rivière, membre du collectif. Outre le fait de créer des synergies et de louer en commun des espaces aux salons professionnels, le butaffiché est aussi de former un contre-pouvoir face aux géants de l’agro-alimentaire.donc qui suivent plutôt leur instinct, leur sensibi- lité pour ensuite utiliser de la technique.pour lancer ses boxes ca- deaux Zyteo de dégustation de bières, afin d’activer les « bières geeks ». Nul doute donc que de nouvelles gé- nérations frappent à la porte de la restauration, des com- merces de bouche et de l’hôtellerie. « Sensibilité àmême a de nouveaux projets en tête, comme cette plate- forme de réservation de vi- sites de brasseries. « Grâce aux nouvelles technologies, notre vision sera d’embléeles gens à rester dans leur chambre. » Et l’entrepreneur de s’étendre désormais à Paris, Francfort et Bruxelles. autre point fort de ces nou- veaux profils, le courageAuTRE mAnièRE dE CommuniquERCe vent de fraîcheur tient aussi au fait que ces food entrepreneurs sont de plus en plus accompagnés. « No- tre communication est ex- ternalisée, pour la tenue de Facebook, Instagram, Tri- pAdvisor... Il nous faut rester restaurateurs, pour être plus crédibles vis-à-vis de nos partenaires franchisés », as- sure Régis Halbert chez Pi- taya. il est aussi plus facile qu’il y a 15 ans de trans- mettre une passion pour les bons produits. « Le contexte a changé. Au salon Omni- vore nous avions l’impres- sion d’être le G8 de la nour- riture, le centre de la planète.ement, volontél’environn.de chasser le gaspillage et de vivre des expériences communautaires sont leurs caractéristiques », re- marque dominique Girau- dier, qui organise en sep- tembre le premier Start-up Week-end de l’institut Paul Bocuse...(1) L’échappée Bière va par exem- ple approvisionner en bières arti- sanales le festival d’art de rue Kermezzo(o) de Bruxelles les 31 avril et 1er mai.Julien TarbyMai 2016 27]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30CLUB ENTREPRENdRE Interview croisée - Ines de la Fressange et Henjoy, briseurs de codes dans la modeMode flexibleDans chaque numéro, EcoRéseau Business s'intéresse à deux dirigeants/entrepreneurs qui ont un point commun ou une différence fondamentale, afin de connaître leur opinion sur la stratégie, l'innovation, la communication et de montrerqu'il existe plusieurs manières de managerd’un côté une marque puissante mais dormante, qui a été relancée en 2013. de l’autre une start-up qui a su pivoter une fois et veut changer les habitudes de consommation. Mais un même état d’esprit...Quelles ont été les conditions de lancement et de relance de vos entreprises ?Julie Veg : après plusieurs mois de travail sur Eyefind, l’application qui se voulait le Shazam de la mode – une simple photo d’un vê- tement dans la rue permet- tait de le retrouver sur in- ternet –, nous avons mis de côté ce projet magni- fique trop dépendant de la technologie, qui avait mis beaucoup plus de temps à se développer que ce que nous pensions. Nous avons lancé Henjoy, avec Chloé dana, au printemps 2015. Notre idée ? avec l’explo- sion de la seconde mainannonces qui sont publiées sur l’appli. Les locataires, elles, peuvent choisir par thème, par couleur, etc., définissent leurs dates de réservation, heures et lieu de livraison et de retour. Nous récupérons les vête- ments et nous nous occu- pons du pressing. Elles n’ont qu’à en profiter, (h)enjoy quoi !nous avons nous-mêmes rassemblés.La mode possède la ré- putation d’un milieu as- sez élitiste. Est-il diffi- cile d’y entreprendre ? J.V.:ilyadescodesdans ce secteur de l’entre-soi, mais pour nous, aucune en- trave liée au milieu. Notre cible peut être la femme qui aurait acheté dans ces maisons de luxe mais pas les maisons de luxe elles- mêmes. Nous allons aussi au devant de jeunes créa- teurs afin qu’ils vendent leurs collections capsules et leurs fins de série, voire des prototypes sur Henjoy. Mais eux sont encore at-connaître notre cible : c’est une femme active, connec- tée, qui ne consomme pas seulement dans l’avenue Montaigne.si nous sommes plutôt si- tués en lifestyle ; nous ne nous plaçons pas comme une pure marque de mode mais plutôt une marque quid’être un peu plus intem- porel alors que la mode est aujourd’hui dans une ac- célération faramineuse du temps. Plus réactif que laFabrice Boé : Lorsque nous avons repris la marque en 2013, elle était quasi- ment dormante, mais par- faitement incarnée par inès de la Fressange qui repré- sentait le chic parisien. Nous sommes donc partis d’une base extrêmement petite en chiffres d’affairesLa schizophrénie du lanceur de produit : affirmer qu’il est le meilleur et le changer en reconnaissant qu’il était finalement un peu bancalces dernières années, une tendance claire qui fait ap- paraître que les Françaises commencent à privilégier le port plutôt que l’achat, nous nous sommes aper- çues que nombre de jeunes femmes cherchaient une plateforme sérieuse réunis- sant les offres que l’on trouve de manière dispersée sur les groupes Facebook – avec une vraie interro- gation en terme d’assu- rance, ce qui fut notre pre- mier chantier ; sans oublier le fameux « je n’ai rien à me mettre » ! L’appli Hen- joy propose donc de la lo- cation de vêtements. Le concept est simple : l’une met en location ses vête- ments, l’autre les porte. La propriétaire nous soumet ses produits, nous les sé- lectionnons, nous allons les chercher, les stockons, fai- sons les shootings et les28 Mai 2016mais qui possédait un po- tentiel mondial, parce que l’histoire qu’elle raconte est une histoire vivante, forte et connue dans le monde entier. Ce que nous avons choisi d’en faire, c’est une marque de style de vie, présente sur de nom- breuses catégories de pro- duits, dont une, centrale, le prêt-à-porter, et d’autres qui sont presque aussi im- portantes comme la maro- quinerie et les souliers. L’idée était de proposer si- multanément des produits sur ces principales lignes, de les exposer dans un ma- gasin et sur un site de vente en ligne. Personnellement, avec une assez longue ex- périence dans le monde du luxe,j’yaivuunnomà très haut potentiel interna- tional, non encore exploité quand nous l’avons reprise avec des investisseurs queteignables car ils sont jeunes, la situation est dif- férente du côté des grandes maisons. Quant aux inves- tisseurs, ils sont surtout concentrés sur le nouveau service que nous proposons et observent la communautéJulie Veg, co-fondatrice d’HenjoyC’est en Master à l’ESG Paris que Julie Veg rencontre Chloé Dana. Dans le cadre de leur projet d’étude, les deux jeunes femmes lancent l’idée Eyefind, le Shazam de la mode. Un premier poste en parallèle pour Julie Veg à Event International, une agence de communication, et de Business Developper chez Mister Bell pour Chloé Dana alors que le développement des algo- rithmes se poursuit jusqu’en avril 2015, où le projet est abandonné au profit d’Henjoy. Les deux jeunes femmes ont été rejointes il y a quelques mois par Luc Ibata, un CTO expérimenté passé par Apple, Adobe et Yahoo notamment.© HENJOYmode, je ne connais pas. Ce que nous avons cherché, c’est à avancer à un rythme qui est le nôtre.Cette volonté constante de bousculer les codessur laquelle nous nous ap- puyons. Nous n’avons pas nécessité à nous immiscer dans le milieu fermé de la mode, nos clients sont des particuliers. Ce n’est pas compliqué mais nous de- vons pour autant bienF.B : Oui, il faut être clair. il existe notamment dans la mode des calendriers ex- trêmement contraignants, qui se sont d’ailleurs beau- coup accélérés et renforcés ces dernières années, mêmeintègre les catégories de produits que l’on trouve dans la mode. Ce position- nement a pour conséquence d’être moins exposé mais aussi moins soumis aux ca- lendriers. Cela permet aussi]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[n°30www.ecoreseau.frInterview croisée - Ines de la Fressange et Henjoy, briseurs de codes dans la mode CLUB ENTREPRENdREinflue-t-elle sur la cul- ture d’entreprise ? J.V. : dans les start-up, la hiérarchie est moins im- portante que dans les en- treprises classiques mais nous avons envie, et c’est une nécessité, que les autres se sentent aussi concernés que nous, Chloé et moi. Tous les matins lors des stand-up meetings, nous parlons des objectifs de chacun pour les prochaines 24 heures. Et si la com- munication, entre nous et avec notre communauté est clairement de plus en plus digitalisée, nous voulons avoir des rendez-vous etprojet... qui ne sortira ja- mais. Pas parce qu’il n’est pas bon, mais parce que cela a souvent fait sortir de nouvelles idées, changé légèrement le cap pour améliorer encore le produit. il faut pouvoir l’entendre... et savoir l’expliquer aussi pour conserver de la cohé- sion dans l’équipe.supply chain et avoir un modèle de distribution clair : un magasin amiral à Paris et un magasin en ligne, tout cela avec un ef- fectif réduit, moins d’une vingtaine de personnes. il s’agit d’une volonté mar- quée de structure souple dans laquelle, comme dans l’esprit de la marque, nous conservons une légèreté. La punchline principale, ce pourrait être « le luxe joyeux ». J’aime cette idée, car cela dit beaucoup de choses sur la marque mais aussi sur le fonctionnement même de l’entreprise. En externe, nous travaillonsd’humour dans tout ce que nous faisons. C’est à l’image d’inès de la Fres- sange elle-même : elle in- carne quelque chose mêlant luxe et humour, avec beau- coup d’esprit, et est très ouverte sur les gens. Elle rayonne avec légèreté. À l’opposé peut-être d’un luxe qui peut parfois être froid, élitiste, excluant.Vous êtes en plein déve- loppement, mais com- ment percevez-vous l’échec ?J.V. : avec Eyefind, nous avions participé à l’incu- bateur de Microsoft. Nous sommes même allées jusqu’en finale. Nous n’avons pas été retenues parce que nous étions trop jeunes dans notre dévelop- pement. Lors du débriefing qui a suivi, c’était encore plus clair pour nous : nous nous étions un peu perdues dans la finalité du projet. Pourtant, nous ne sommes pas sorties dépitées de ce rendez-vous. En fait, nous nous sommes dit tout de suite que les investisseurs qui étaient en face de nous,être lean comme disent les américains, et ne pas at- tendre que le produit soit parfait. Et puis, quand on lit les histoires d’autres en- trepreneurs, comme Criteo qui a pivoté sept fois avant de parvenir à ce qu’il est aujourd’hui, on se dit que nous n’en sommes qu’au premier !vrer une veste, un pantalon sympa, un sac à main en express pour le soir. Nous sommes une marketplace gestionnaire, le stock va donc évoluer en fonction de notre croissance, il y aura un enjeu de stockage. il y aura un enjeu financier aussi. après les premières levées de fond en love mo- ney puis crowdfunding – soit autour de 45000 € –, un emprunt bancaire et une subvention BPi, nous avons programmé une levée de fonds d’ici octobre avec, d’ici là, de l’acquisition d’utilisateurs. il en faut 10000 pour avoir un retour significatif, une commu- nauté que l’on veut surtout fidéliser et qu’il va donc falloir faire vivre. il y a des idées dans le pipe ! F.B. : il y a deux choses essentielles en vue, par rap- port à ce que nous voulons faire de cette marque. d’abord communiquer cette idée de luxe joyeux. idée originale que j’aime- rais voire diffuser. Puis, quelque chose de plus pro- saïque : planter des dra- peaux dans des grandesF.B. : Nous essayons de nous concentrer sur les fonctions essentielles que nous avons choisies de ne surtout pas externaliser : la création, le studio et même un atelier de fabri- cation de prototypes et de pièces exceptionnelles. Es-F.B. : Même en phase de croissance, il n’existe au- cune certitude, l’échec est toujours possible. il faut garder cette courte phrase en tête : cela peut ne pas fonctionner. Nous avions par exemple des tendances de vente à Paris qui se sont bouleversées dans le mau- vais sens depuis les évé- nements du 13 novembre. dans certains cas il y a des enseignements à en tirer, d’autres fois ce sont de mauvais enchaînements. Je crois que dès que l’on com- mence à se dire que c’est gagné, on se met en danger. Je garde toujours en tête une idée que j’ai apprise lors de mes débuts profes- sionnels chez L’Oréal et qui ne m’a jamais quitté : le concept de saine inquié-Le lifestyle est un peu plus intemporel alors que la mode est aujourd’hui dans une accélération faramineuse du tempsdes pointures du secteur, nous avaient fait gagner six mois. il faut être un minimum schizophrène pour lancer un produit : être persuadé qu’il est le meilleur, le vendre comme tel et en même temps pou- voir s’adapter, changer, re- connaître qu’il était fina- lement un peu bancal. Latude. Cela éloigne un peu de l’insouciance et de la légèreté, mais je l’ai tou- jours dans un coin de la tête, même si je ne la com- munique pas forcément au- tour de moi.Quels sont vos objectifs pour les mois à venir ? J.V. : À ce stade, pour nous, il ne s’agit pas uni- quement d’entreprendre, de créer, puis de revendre. Nous avons envie de voir grandir Henjoy et surtout que cela devienne un ré- flexe et un mode de consommation. Plus que le produit, l’appli, nous avons l’envie et l’ambition que la location de vêtements devienne une habitude de consommation, ancrée dans le plaisir et dans l’utile. Pas uniquement pour une occasion ou pour un ma- riage, mais faire de la lo- cation de vêtements une habitude ancrée : j’ai un rendez-vous, je me fais li-villes du monde et voir la marque présente là où elle ne l’était plus du tout, et là où les choses se passent à Tokyo, à New York, à Los angeles, à Shanghai, à dubaï, en nous appuyant sur des partenaires. L’été 2015 nous a permis de pré- senter quasi simultanément les différents produits, d’ouvrir notre magasin à Paris et le site internet de vente en ligne. Octobre 2015 a marqué les premiers contacts avec des clients internationaux afin de leur proposer d’établir des par-© INES-DE-LA-FRESSANGEdes événements physiques réguliers. En interne, la dif- ficulté de nos métiers est, je trouve, de faire attention à ses collaborateurs. Tout va très vite, quelqu’un peut travailler un mois sur untenari.avec nous dans de nom- breux pays du monde. L’ob- jectif est évidemment de poursuivre ce développe- ment, sans oublier la France qui doit rester l’ancrage de la marque, où elle possède une notoriété extraordi- naire.Fabrice Boé, P-DG Ines de la FressangeDiplômé d’HEC, il débute sa carrière chez L’Oréal en 1986, groupe qu’il quitte en 2002 après avoir été directeur général de Lancôme monde. Il prend alors la direction géné- rale d’Hermès International durant près de deux ans. Il intègre ensuite les médias en devenant, entre 2004 et 2010, P-DG de Prisma Médias et membre du directoire de Gruner+Jahr, groupe Bertelsmann. Membre du conseil de surveillance de M6 de 2008 à 2010, ce dirigeant expérimenté de 53 ans a fondé ensuite FB Conseil & Stratégie, en- seigné à HEC, avant de prendre les commandes d’Ines de la Fressange en 2013.difficulté, pour nous ne fut sentiel aussi, le marketing, toujours avec de petites pas d’abandonner le projet, la communication, le pilo- structures, réactives, jeunes, mais de réadapter le dis- tage de la marque et la ges- souvent naissantes même. cours pour les investisseurs tion des partenariats, par C’est une question de historiques. Je crois que la exemple avec Uniqlo. Nous moyens mais c’est aussi clé pour une start-up, c’est voulions aussi maîtriser un choix alternatif assumé. d’avoir cette capacité à être nous-mêmes la qualité, la Nous insufflons un peu le plus flexible possible,ats de distributionPropos reccueillis par Olivier RemyMai 2016 29]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30CLUB ENTREPRENdRE En immersion - Magasin coletteDans chaque numéro, un(e) journaliste d'EcoRéseau Business fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...)C olette a aujourd’hui soufflé ses 19 bou- gies. Elle naquit lors d’une journée de printemps, en mars 1997. a l’origine du magasin éponyme se trouve un duo, Colette Rous- saux et sa fille Sarah an- delman, actuelle directrice artistique de la boutique. Leur envie ? Créer un écrin représentatif de la création dans son acception la plus large. Le tandem voyage aux quatre coins du monde et trouve autant d’inspiration en amérique qu’en asie, autant en angleterre que dans les pays nordiques, et les deux femmes deviennent de véritables chasseuses de tendances. Guillaume Sal- mon, responsable de la com- munication, entretient le mystère et ajoute : « Pour le sourcing, notre acheteuse fonctionne au coup de cœur. » installée au 213 de la rue Saint-Honoré, dans le premier arrondissement de Paris, la boutique est ra- pidement devenue l’un des magasins phares de la célèbre rue. Tout comme « colette » a rapidement désigné bien plus que le « seul » magasin, pour devenir une marque internationalement réputée.Le luxe branché en toute sobriété.jouxtent d’autres tables et aménagements mobiliers pa- rés d’accessoires de luxe et de musique... Le magasin tient à son étiquette « d’unique en son genre » et se réclame d’un position- nement réactif et spontané. Chaque semaine la vitrine change. Et chaque produit, surtout le prêt-à-porter, connaît différentes scénari- sations pour montrer plu- sieurs manières de porter ou de conjuguer les articles. L’endroit se veut égalementeffectivement plusieurs bou- teilles dessinées par Philippe Starck et atteignent plusieurs dizaines d’euros. Le sens du détail est omniprésent. L’ar- chitecture d’intérieur et le décor faisant écho aux courbes de l’eau, à sa trans- parence et à son coté épuré. Le bar a eau et sa partie res- tauration mobilisent une pe- tite quinzaine de personnes chaque jour sur un effectif total d’une centaine de sa- lariés. Chaque jour, cet es- pace de restauration reçoit de 150 à 200 couverts... Nous prenons l’ascenseur, arrivons au premier. Une partie de l’étage est spécia- lement dédiée à l’exposition de Blair chivers, un artiste canadien. Mais ne vous at- tendez pas à une expo figée. L’idée de « colette » est éga- lement de créer un mix entre la mode et l’art, et donne la possibilité avec un procédé de « life screen painting » de personnaliser un vêtement et de le décliner à la sauce de l’expo. Une manière de faire de la customisation ar- tistique dans le secteur du luxe.Lieu de chasse... de tendancesafin de décrire ce qu'il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les flux financiersComment faire pour se renouveler et susciter la rareté ? Un magasin unique à la croisée du tech, du branché et du luxe semble avoir la réponse : colette.CARREFouR d’idéEs dAns L’AiR du TEmPsarrivée à 10h30. Le vigile donne le ton. Malgré son allure sévère, ce dernier porte des Stan Smith et a retroussé son pantalon pour se mettre en mode sept-huitième. Me voilà accueilli par Guillaume Salmon, responsable de la communication. Nous pé- nétrons alors dans ces 700 m2 répartis sur trois niveaux... L’ambiance est résolument moderne et mêle habilement le high tech, l’art, le street wear, etc. Rien ne choque. Même lorsque les paquets de bonbons Haribo côtoient des raquettes de sport ou des bougies qui elles-mêmes11h sonne l’ouverture. dif- ficile de décrire les clients aficionados de la marque tant les styles vestimentaires et les âges diffèrent. « J’aibAR à EAu ET ExPos bRAnCHéEsColette n’est ni une boutique de prêt à porter, ni une bou- tique d’accessoires, ni un bar à eau, ni même une ga- lerie d’art. Mais un peu tout ça à la fois. « C’est un mode de vie et un lieu qui sur-Si l’idée de déguster du La- durée, du Fauchon, du Jean30 Mai 2016notre sélection musicale, et afin d’humer l’air musical du temps, retrouvez régu- lièrement les compilations colette. Une sélection de DVD cultes, importés ou ou- bliés, est également propo- sée, articulée autour de thèmes ou de coups de cœur », souligne Guillaume Salmon.vendeurs. C’est un endroit où l’on peut flâner et dé- couvrir des marques qui re- lèvent tantôt du confidentiel, tantôt du très chic, tantôt de l’inconnu...sionnel de la communication au sujet des installations de son niveau -1. Quelques marches plus bas, un bar à eau qui existe depuis la créa- tion. Une soixantaine de ré- férences en tout. du français et de l’exotique : Norvège, islande, Serbie... Et de la petite restauration parisienne. des nappes et de la décora- tion temporaire qui ornent chaque table. Une exposition. C’est sobre, feutré.Juste en deçà de l’exposition, se trouve la Beauty Box qui propose parfums, maquil- lages et soins qui proviennent de pays parfois situés aux confins du monde. « Ce sont des produits de niche dont nous avons parfois l’exclu- sivité », renchérit Guillaume Salmon. L’espace est ensuite occupé par le prêt-à-porter homme- femme. Comme bien souvent, la part belle est accordée à la femme. Rien de surprenant. Mais surtout nous rentrons encore une fois dans un univers d’avant-garde où les grandes griffes rencontrent les créa- teurs de niche. Unique et incomparable. a l’image duC'est un endroit où l'on peut flâner et découvrir qui relèvent tantôt du confidentiel, tantôt dudes marques très chic,.tantôt de l’inconnu...prescripteur. « Nous propo- l’habitude de dire que nos prendsons une sélection de livres clients sont un peu comme Salmon qui m’invite à passer et de magazines rares et ex- les lecteurs de Tintin... Leur au sous-sol pour découvrir clusifs traitant de mode, portrait-robot est difficile à le bar à eau et l’endroit dédié d’art, de style, de photogra- établir », se réjouit Guil- à la petite restauration. « phie, de graphisme, de cul- laume Salmon. Cela parle Colette est de fait atypique, tures urbaines ou de design. anglais. d’autres langues il fallait donc créer un lieu Un mur d’écoute d’iPads étrangèresaussi.Lesclients en adéquation avec l’es- vous permet de découvrir ne sont pas pressés par les prit », continue le profes-», explique Guillaumeimbert ou du Cyril Lignac avec une eau norvégienne vous tente... Les variétés d’eau se monnayent quelques euros mais certains produits consistent davantage en des œuvres à collectionner plutôt qu’en d’ordinaires conte- nants. Le water bar vendmagasin.Geoffroy Framery]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30CLUB ENTREPRENdRE Electron libre - Olivier Gourio, Dg. du Groupe Hôtels & PatrimoineDans cette rubrique EcoRéseau Business met à l'honneur un(e) entrepreneur(e) parce qu'il (elle) a un profil atypique, parce que son entrepriseRendez-vous avec l’HistoireQ u’ont en commun l’abbaye de Sorèze au bord du Tarn, celle de Saint Maximin près d’aix-en-Provence, ou en- core le Château Fort mé- diéval de Sedan, si ce n’est être de merveilleux sites photogéniques chargés d’histoire ? Tous, classés aux Monuments historiques, comptent désormais en leurs murs un hôtel trois ou quatre étoiles du groupe Hôtels & Patrimoine. Son dirigeant, Olivier Gourio, est un homme pressé au sourire charmeur qui s’est spécialisé dans la réhabilitation de ces édifices classés et leur trans- formation en hôtels de charme, tout en préservant l’histoire du lieu, alors que l’Etat ou la collectivité garde la propriété des murs. Le partenariat public-privé (PPP) semble être la bonne formule pour marcher de concert, en atteste encore la prochaine ouverture de l’abbaye de Saint-Savin, surnommée la « Sixtine de l’époque Romane » près de Poitiers, où l’Etat est le bailleur. Les deux parties accomplissent ensemble une commercialisation de la des- tination pour du tourisme individuel, de groupe, des séminaires et de l’évène- mentiel. « Les coûts d’ex- ploitation sont élevés, mais le lieu est magique. Nous ne vendons pas un hôtel ou un restaurant, mais un site, et les clients viennent avant tout vivre une expérience », s’enthousiasme ce dG qui se sait attentivement observé par les grands groupes : « Ils savent que nous avons des années d’avance de par- tenariats public-privé avec les collectivités dans desréhabilitant du patrimoine classé. Bien lui en a pris...RévéLATEuRd’un CHAnGEmEnT soCiéTAL« Depuis quatre ans les clients recherchent des séjours plus anticonformistes. Nous ra- contons une histoire, et le charme agit lorsque le dé- jeuner se prolonge dans les travées du cloître de Saint- Maximin, que les Domini- cains occupaient encore en 1959 », affirme-t-il, se dé- fendant pour autant de faire du luxe. « Nous pouvons lo- ger les gens à partir de 75 euros dans des sites qui ont 1000 ans d’histoire et plu- sieurs vies (guerre de Cent ans, Révolution française... ). A Sedan le château a été une forteresse, une prison... et les murs font 27 mètres d’épaisseur », illustre le di- rigeant d’un groupe en pleine levée de fonds, auprès d’in- dustriels comme d’institu- tionnels, qui se trouve en plus sollicité par les conseils municipaux. ambitieux ? « Pourquoi pas l’international un jour ? Les sites ne man- quent pas en Europe. Mais pour l’heure nous devons faire nos preuves avec ce schéma atypique. Trop petits, nous ne secouons pas le co- cotier de l’hôtellerie, mais nous entrons dans le milliard d’euros dont avait parlé Lau- rent Fabius : les hôtels sont ancrés dans leurs territoires, employant des familles du coin, utilisant des produits locaux en restauration. » au début le modèle ne convain- quait pas. « Les collectivités vivaient sur un grand train et ne prêtaient pas attention à notre offre. Aujourd’hui on nous regarde : Fondation du patrimoine, ministres, dépu- tés, industriels... », se réjouit celui à qui la CdC a demandé de trouver plus de dossiers... Et les médias relaient, comme à l’époque ils relayaient cette fameuse traversée du Sa-Julien Tarbyévolue dans un secteur unique ou parce qu'il (elle) a eu l'idée de sa boîte d'une manière peu conventionnelleCet entrepreneur qui a traversé le Sahara en char à voile a le premier revisité l’hôtellerie de charme,University en marketing stratégique et financier, Oli- vier Gourio s’occupe la nuitLes difficultés du voyage comme les sables mouvants et les moustiques la nuitprésence dans la presse écrite. Les politiques aussi prennent conscience du pa-dores situés près de Saint- Jacques-de-Compostelle et a déclaré que « cette idée très belle doit être reproduite en France ». de plus l’Hexa- gone compte 36000 monu- ments et châteaux de toutes tailles, dont une bonne partie appartient à l’Etat et aux collectivités, « qui fonction- nent par dotation, ne cher- chent surtout pas à gagner d’argent, les milieux de la culture craignant par-dessus tout de devenir mercan- tiles », précise ce pionnier, qui cherche toujours à faire entendre à l’élu qu’« il n’est pas dans son métier de faire de l’exploitation hôtelière. Son rôle consiste à s’assurer que le bien public n’est pas galvaudé au profit d’intérêts privés. Il conserve donc les murs, dans un cadre juri- dique mature qu’est le PPP, travaillé en amont avec lui ». La mauvaise réputation du PPP ? L’expert de l’hôtel- lerie, associé à un ancien banquier, la balaie d’un re- vers de main. « Nous créons ex-nihilo un hôtel ou res- taurant, donc de la valeur et des emplois non déloca- lisables sur le long terme. La collectivité fait les tra- vaux, restaure, mais nous y sommes pour longtemps avec un bail emphytéotique. Supérieur à 30 ans, il équi- vaut à une quasi propriété des murs selon le banquier. Ce n’est pas une délégationde la comptabilité d’un hôtel de 600 chambres pour fi- nancer ses études. il a par la suite intégré la task force du service développement d’accor UK. « J’étais le seul Français. A partir du Novotel Londres nous avons essaimé », se souvient cet homme aux multiples ex- périences. En 1990, il ac- complit son service militaire dans la Marine pendant la guerre du Golfe, sur le bâ- timent amiral La Marne. « Avec d’autres officiers nous organisions des convois humanitaires depuis Djibouti, vers l’Ethiopie, la Somalie, les camps de ré- fugiés de l’Erythrée. A 20 ans j’ai pris goût à ces sor- ties des sentiers battus. » il fonde par la suite CBCV, société d’évènementiel, et traverse en 1994 le Sahara dans le sens Nord-Sud en Speed Sail, à la seule force du vent sur les traces d’ar- naud de Rosnay dont il com- mémore la disparition. Cet aventurier avait disparu en 1984 en planche à voile dans le détroit de Béring.ont endurci le jeune fonceur, mais aussi le manque de sponsors durant la crise. « J’ai appris qu’il fallait exister par tous les canaux et savoir parfois tirer la couverture à soi. » Un film a été tourné et une grosse campagne de communica- tion a accompagné l’évè- nement. dirigeant succes- sivement plusieurs établis- sements en France et en Europe, Olivier Gourio exerce ensuite une activité de conseil en stratégie et fusacq hôtelière, avant detrimoine à sauvegarder et de la solution que nous pro- posons », rappelle celui qui adore découvrir un site et se transposer dans le futur avec l’élu.En toute simplicité...lieux atypiques ».La collectivité conserve les murs, dans un cadre juridique de PPP, et nous assurons l’exploitation hôtelière dans un site magique et classéfonder Hôtels & Patrimoine ces lieux publics, car les de service public. Nous en 2010 où il ne néglige murs continuent d’apparte- créons une destination, avec pas non plus le plan media. nir à l’Etat. Au Portugal généralement un parcours « Nous sommes parvenus à aussi les “Pansadas” ont muséographique et des ac- décrocher trois minutes en été rachetés par un groupe tivités culturelles », explique prime sur TF1 à propos de privé », évoque-t-il, s’en ré- le dirigeant de cette société la société et de ses réalisa- férant même au général de de 121 salariés, qui réalise tions à Sedan et Saint-Maxi- Gaulle qui a écrit ses mé- six millions d’euros de Ca. min, sans compter notre moires dans un des Para-.un FondATEuR ATyPiquEPassé par l’école de Cam- bridge délocalisée dans Lon- dres, puis Hammersmith32 Mai 2016hara...un ConCEPTqui A mûRiLes pérégrinations interna- tionales forgent les meil- leures idées, et l’entrepre- neur a découvert en Espagne les « Paradores », créés sous Franco. « Le patrimoine a été préservé et des popula- tions sont accueillies sur©DR]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30CLUB ENTREPRENdRE Culture du rebond - Jean-Luc Hudry, une vie de combats, un partage d’expérience Apprendre de ses échecs et utiliser cet acquis dans une nouvelle aventure. Tel est le credo qui est suivi dans cette rubrique,30 ans de galères constructivesqui retrace une sortie de route pour mieux se tourner vers l'avenirUJean-Luc Hudry a hérité de deux affaires « plombantes » : reprendre une brasserie familiale en perdition, faire reconnaître un dol devant les juges suite à une décision naïve de ses proches. défis relevés et situations inspirantes.ne histoire qu’on parce qu’elle était un ca- et dureté peuvent compren- ne rencontre pas nard boiteux et que Jean- dre ces moments où l’on tous les jours. Luc Hudry devait faire re- doit aller chercher des res-Celle d’un homme em- Liquidation, connaître le dol. il a fallu sources insoupçonnées auporté malgré lui dans une accusations, travailler le jour sur la spirale infernale. La voie formation... première affaire, et la nuitfond de soi en mettant en avant les valeurs qui nous constituent. J’ai décidé de partager ce vécu », déclare celui qui tient le blog Mo- ralotop, développe tout un concept autour, écrit des livres - à l’exemple de « Devenez un leader irré- sistible : créez la confiance à tous les étages par tous temps » qui sort le 23 juin -, et donne des conférences pour exposer sa philoso- phie de vie. « Donner le meilleur de soi-même, aussi longtemps que né- cessaire, puis ne plus s’in- quiéter du résultat. C’est le seul moyen de réduire la pression », explique-t- il dans une de ses solutions pratiques, tirées de situa- tions réelles. de même, « quand le banquier nous dit, à mon père de 80 ans etmoi,qu’«ilnepeut pas nous prendre plus que ce que nous avons, mais qu’il prendra tout », il im- porte de relativiser et de se dire qu’il répond aussi à des impératifs. Je suis devenu un optimisme de terrain, qui s’en tient aux faits et met le moins d’af- fect possible », ajoute celui qui a créé une appli de conseils, qui a été n°1 sur l’appstore en 2012, télé-de Jean-Luc Hudry était toute tracée, après des études à dauphine et un troisième cycle interna- tional à l’iSG, une année passée à San Francisco, six mois au Japon... et une embauche chez Proc- ter & Gamble. Un par- cours facilité par l’aide indéfectible de ses parents, gérants d’une importante brasserie dans le 7ème ar- rondissement de Paris. « Ils m’ont tout donné, et m’ont même caché leurs difficultés afin de me pré- server. En 1985, quand j’ai compris qu’ils étaient au bout du rouleau après 30 ans de dur labeur, j’ai décidé de mettre entre pa- renthèse ma carrière du- rant six mois pour les épauler, passant subite- ment de salarié à chef d’entreprise. Ce que j’y ai trouvé m’a effrayé, l’en- treprise n’avait plus que quelques semaines à vivre. J’y suis finalement resté 18 ans durant ! », s’étonne encore Jean-Luc Hudry, qui a relaté tout ce vécu instructif dans un ouvrage qui fait référence (1), sé- lectionné pour le livre op- timiste 2014.sur la seconde afin de prouver les chiffres tron- qués, « ce qui est survenu une fameuse nuit après l’absorption d’un certain nombre de cafés et la lec- ture de tous les dossiers », se remémore celui dont la famille a été anéantie par ce coup de Trafalgar. Le conflit juridique a été rem- porté en 2013, une victoire à la Pyrrhus au vu des dé- gâts familiaux et finan- ciers.REPRisE En mAin musCLéE« Tout tombait en désué- tude : il n’y avait plus as- sez de modernité, de contrôle, de vision de long terme. Seul l’emplacement était très bon », se sou- vient celui qui a alors ap- pris à mobiliser, à créer de la confiance et de la motivation. « Ces mots sont très souvent pronon- cés, mais mieux vaut les vivre pour comprendre ce qu’ils recouvrent ». LeAu fur et à mesure que la première affaire se redressait, la seconde absorbait l’argent en frais d’avocats,chargée dans.« Les gens aiment les his- toires personnelles quand elles leur apportent des solutions applicables dans leurs propres vies », énonce, pragmatique, celui qui a redressé deux situa- tions « inredressables » à première vue.idées ont fusé. Je me sou- viens de ce gâteau de 30 mètres de long que nous avons installé sur la de- vanture pour célébrer l’an- niversaire de l’établisse- ment. Nous avons en- chaîné les jeux, dégusta- tions, concours, question- naires aux clients ».dEuxièmEviE RiCHE ET PRomETTEusEau total, ce sont 25 années de bataille juridique achar- née, des parents surendet- tés, des gestions de conflits par dizaines, « notamment avec des banques, avec un propriétaire qui a tenté à huit reprises d’expulser mes parents sans aucun dédommagement », ex- plique celui qui a failli un jour tout abandonner. « Au fur et à mesure que la pre- mière affaire se redressait, la seconde absorbait l’ar- gent, telle le tonneau des Danaïdes », explique ce fils, petit-fils et arrière- petit-fils d’entrepreneurnouvel arrivant n’était paspréparé à répondre au ban-quier agressif, à la manièrede recréer la confiancequand tout le monde sentque le bateau tangue.« J’ai eu beau chercherdans les manuels de ma-nagement... ». Celui quiest parvenu à franchir lespremières semaines fati-diques, puis mois, à raisonde 15h par jour de travailacharné, a finalement faitses armes. « Il fallait rap-peler aux gens que nousétions dans une mauvaise dry, touchée par une ma- lui qui est aujourd’hui se- qui a amassé de l’expé-sECond évènE- mEnT mAssuEC’est alors qu’un second drame survient. En 1989 la sœur de Jean-Luc Hu-leur propose un magasin de 1 000 mètres carrés comme une juteuse affaire. « Ceux-ci acceptent mal- gré mes réticences, le bi- lan étant assez flou. Ils veulent que leur gendre en prenne la direction et réinjectent de l’argent. Mes parents remettront trois fois au pot et se sur- endetteront, mettant en danger leur première af- faire, alors que je la sup- portais à bout de bras ! », se souvient amèrement ce-63 pays.34 Mai 2016passe, et leur proposer un objectif supérieur et mo- bilisateur d’être les plus innovants du secteur, et que, pour y parvenir, leurs suggestions étaient les bienvenues et les objectifs devaient être remplis. Lestelle le tonneau des Danaïdesladie invalidante, doit ces- ser son activité. Son mari doit améliorer sa situation professionnelle pour sub- venir aux besoins. Un ami de 30 ans de ses parents, empereur de la distribution dans leur région d’origine,crétaire général de l’as- sociation française des conférenciers profession- nels. L’affaire se solde par une liquidation judiciaire et une bataille juridique de 12 ans, émaillée par moult retournements,rience sur la confiance, la motivation, le leadership, l’innovation quant au dé- veloppement de la per- sonne : « seuls les gens qui ont connu un cancer, la guerre ou tout évène- ment d’une telle intensité(1) Craquer ou pas ? l’incroya- ble histoire vraie qui améliore la vôtre, de Jean-Luc Hudry, éd. Moralotop, 2013Julien Tarby]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30CLUB ENTREPRENdRE Créer aujourd’hui - Créer une deuxième entreprise ou se diversifier La création d'entreprise, c'est avant tout du concret et de l'opérationnel.apprentissage du multi-casquetteD'où cette rubrique qui explore de manière très pratique l'une des phases de l'entrepreneuriat.Motivés à l’idée de retrouver l’adrénaline propre à la création d’entreprise, certains lancent une deuxième activité. Focus sur les atouts à mettre de son côté.Attention au burn-out...« alimentaire », mais né- cessaire au profit de l’épanouissement per- sonnel, qui attire les dou- bles ou triples chefs d’entreprises. « Le mo- teur des entrepreneurs en série, c’est le ‘why’. Autrement dit, ils se po- sent la question du sens qu’ils veulent donner à leur vie, analyse Sean Luzi, vice-président duen connexion avec ses d’une feuille blanche, et passions. Quand Mohed vous allez donc gagner Altrad, grand nom du du temps », complète BTP, achète le club de Sean Luzi.rugby de Montpellier,c’est un peu pour s’amu- un PRojET quiser. C’est certes une en- PEuT PHAGoCy- treprise soumise à des TER L’AuTRE impératifs économiques, Toutefois, s’il n’existe mais au fond, il la consi- pas de réelle étude sur dère comme sa ‘dan- le sujet pour quantifier seuse’. » Fort d’une pre- le phénomène, gérer plu- mière expérience réussie sieurs sociétés de frontC’est la perspective de délaisser peu à peu une activité alimentaire mais nécessaire au profit de l’épanouissement qui attire les doubles ou triples chef d’entrepriseO n connaissait le serial killer ou le serial lover. au milieu des années 2000 est apparue, ou du moins a été démocrati- sée, la notion de serial entrepreneur. des gérantsaveccercle des jeunes entre- prises, auteur du livre Entrepreneurs, mobilisez vos ressources émotion- nelles (dunod). Cela peut être la compétition, le goût du challenge, le côté ‘je veux changer le monde’ du visionnaire. Pourquoi les jeunes pa- trons vont sur les objets connectés ? Parce que c’est sexy. Mais il y a aussi la perspective de réaliser quelque chosedans l’entrepreneuriat, n’est pas à la portée de l’entrepreneur se sent n’importe qui. « Créerde société, non contents qu’ils s’ennuient vite. Le36 Mai 2016de pérenniser une acti- vité, sont guidés par un désir incessant de créer de nouvelles boites, soit par soif de défi, soit parce que la perspective de conquérir un marché les allèche, soit parcedestin d’un autodidacte tel que Marc Simoncini fait forcément rêver les jeunes entrepreneurs d’aujourd’hui. Sans rêver à une explosion similaire de leurs revenus, c’est la perspective de délais- ser peu à peu une activitépousser des ailes et peut légitimement prétendre à autre chose. d’autant qu’il ne s’agit pas de re- partir complètement de zéro. « Effectivement, si vous dégagez du temps et des fonds, la multiac- tivité devient un atout. Vous ne reproduirez plus les erreurs effectuées quelques années plus tôt lorsque vous partiezpour créer ne sert à rien », prévient d’emblée daniel Robin, président du Réseau Entreprendre Vendée, qui accompagne les porteurs de projet dans leurs premiers pas. déjà à la tête d’une en- treprise de conseil en stratégie digitale et d’une boite d’évènementielle spécialisée dans l’orga- nisation de soirées, Syl-Le droit en pNratique Crowdfunding : pour le meilleur comme pour le pireouveau cas pratique révélateur. Un sur le système juridique américain.entrepreneur talentueux venu nous L'opération fonctionnant correctement il se propre avocat qui lui exposa les risques de consulter se plaignait des refus répétés retrouve au seuil de ses objectifs quand l'un sa pratique, qu'il cessa immédiatement.des établissements bancaires de suivre son des investisseurs décide d'abandonner. CetMoralité : faire appel au grand public – avec le crowdfunding – est bénéfique mais com- porte des risques. Maîtriser les enjeux juri- diques c'est aussi prendre conscience que diffamer – même un concurrent – n'est pas sans risque juridique même à des dizaines de milliers de kilomètres de l'Hexagone.projet.Las et même sans trop y croire, le voici lancé vers un financement participatif proposé par une plateforme réputée.Soucieux de la solidité dudit financement il examine consciencieusement, ce qui est assez rare pour le souligner, toutes les conditions d'utilisation du site.il en oublie que ces conditions obéissent à la loi d'un état étranger et sont surtout calquéesinvestisseur commence à le diffamer sur les réseaux sociaux hurlant à l'escroquerie... et il s'avère finalement qu'il s'agit d'un quasi- concurrent.Cet investisseur étranger considérant qu'il pouvait s'affranchir de toute retenue lorsqu'il s'attaquait à un entrepreneur français qui avait choisi une plateforme américaine et que lui-même était dans un 3e pays.apeuré par un courrier musclé de mise endemeure de notre part, il fit appel à son]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[n°30www.ecoreseau.frCréer aujourd’hui - Créer une deuxième entreprise ou se diversifierCLUB ENTREPRENdREtout un tas de tâches ré- barbatives, comme rem- plir la TVA, et ce pour trois structures diffé- rentes. Or, c’est long et je déteste ça. Avant de se lancer sur un nouveauboites si vous avez 300 employés à votre charge”, reconnaît Syl- vain Tavenot. Lorsque l’on est à la tête d’une société, il est en effet préférable de peser levain Tavenot a quelquepeu hésité avant de selancer dans le businessdu merchandising d’ob-jets en lien avec la popculture (La Tampon-neuse) il y a trois ansavec un ami. « Nous projet, surtout quand il pour et le contre avantPendant un certain temps du moins, se lancer dans une nouvelle aventure impose de faire une croix sur les congés et les loi- sirs. Ce qui peut être dangereux et mener au burn-out. « Il est toujours plus facile de se motiver à travailler le dimanche et le soir quand il s’agit de développer des choses qui t’appartiennent », remarque toutefois Syl- vain Tavenot. S’assurer de la solidité des fonda- tions de son entreprise originelle reste néan- moins la clef de toute diversification. Pour qu’une boite continue de rouler malgré une pré- sence et une attention moindres de la part de son capitaine principal, elle doit s’appuyer sur des middle managers aux épaules solides. « En créant une nouvelle so- ciété, vous redéfinissez votre poste de travail. Une entreprise ne peut pas fonctionner sans py-L’étude de marché, l’identification des facteurs de risques et toute la réflexion en amont ne peuvent être sacrifiées au prétexte qu’on a réussi une première foisavons lancé cette société pour nous amuser. Au- jourd’hui, je n’en ai pas besoin pour vivre, mais cela m’occupe, et cela permet d’assurer un sa- laire à mon cousin qui travaille dessus à plein temps », relate le jeune homme de 36 ans, avant de nuancer : « néan- moins, comme je n’ai pas de salarié dédié à l’administratif, je dois une fois par mois assurern’est pas vital, il faut bien être sûr que le côté épanouissement vaut bien la peine de perdre son temps à remplir de la paperasse ». Une bonne idée ne suffit donc pas toujours, surtout quand les enjeux ne se résument pas à se dis- traire en assurant un sa- laire à une connaissance. “Ce n’est forcément pas aussi simple de se concentrer sur deuxde se lancer dans un pro- jet parallèle. « Le risque numéro un, c’est la dis- persion, expose Stéphane degonde, auteur de J’ose entreprendre : Créer et diriger son entreprise : 100 risques à éviter pour réussir. En lançant une seconde activité, vous courrez le danger de ne plus avoir assez d’éner- gie ni pour l’une, ni pour l’autre. Résultat, c’est votre première entreprisequi peut potentiellement en pâtir. Et je ne parle même pas de la gestion du temps ». Fragiliser un socle qui avait l’ha- bitude de fonctionner est en réalité ce qui refroidit pas mal d’ambitions. d’autant qu’un nouveau projet, lors de sa phase de lancement, impose deSavoir se dupliquer avec subtilité... Certains n'y arrivent pas forcément...s’y concentrer à 100%, et non d’y consacrer que la moitié de ses res- sources. Le processus d’étude de marché, l’identification des fac- teurs de risques et toute la réflexion en amont ne peuvent être sacrifiées au prétexte qu’on a réussi une première fois.Mai 2016 37Œ]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frCLUB ENTREPRENdRE Créer aujourd’hui - Créer une deuxième entreprise ou se diversifiern°30ramide hiérarchique co- hérente », note Jérôme Carlet, conseiller du ré- seau BGE en Bourgogne. Savoir gouverner, c’est savoir déléguer. « Une boite qui grandit et se diversifie se doit d’être bien structurée », confirme Céline La- zorthes, fondatrice en 2009 de Leetchi, le site internet de cagnotte en ligne, avant de lancer trois ans plus tard Man- gopay, un service de paiement sur internet à destination des acteurs du crowdfunding et des marketplaces.à trouver un manager opérationnel qui soit à la fois efficace dans le relationnel et sur le ter-S’assurer de la soli- dité des fondations de son entreprisedre, BGE, Business Net- work international) et cabinets de conseil à la création d’entreprise per-diriger le porteur de pro- jet vers des investisseurs. Se faire coacher par des entrepreneurs à succèsbiEn s’EnTou- RER, LA CLé dE voûTESe pose alors, au mo- ment de vaquer à une seconde activité, une problématique RH. Qui nommer et à quel poste pour entretenir la pérennité de l’entreprise originelle ? Sans parler de la nécessaire mise en place d’un circuit pour faire remonter les infor- mations... « Tous les bons exécutants ne sont pas faits pour être des meneurs », appuie Jé- rôme Carlet, pendant que Sean Luzi se rappelle que son père, chef d’en- treprise d’une PME dans l’aéronautique, avait eu du mal à passer la main lorsqu’il avait voulu le- verlepied:«ilavait éprouvé des difficultésrain. » C’est là que les intermédiaires extérieurs ont leur utilité. Les ré- seaux d’accompagne- ment (Réseau Entrepren-mettent de glaner une expertise externe, eux qui ont une vision trans- versale de l’entrepreneu- riat - ils peuvent aussi(l’objet du Réseau En- treprendre) révèle des atouts qui vont au-delà du simple partage d’ex- périence. En plus d’ai-J’aime ma boîteDOUAI 2.0, le projet de transforma Nationale animé par une communaPrésidente d'ETHiC Présidente de SdMEchronique parrainéeddouai, qu’il s’agisse de flux physiques et de personnels, de sécurité et de zones d’ingénierie, pour l’adapter aux nouveaux services et offres numériques de l’iN.Ce projet a été pensé comme un véritable projet d’entre- prise, guidé par une démarche entrepreneuriale interne où chaque collaborateur est devenu acteur de la transfor- mation de l’outil industriel. Les objectifs et enjeux ont été partagés avec les salariés et animés par les managers du site, avec l’appui du Comex, grâce à une communication de terrain régulière.Ce projet a été à l’origine d’une transformation managériale et sociale qui s’appuie sur les forces vives du site avec lapar sophie de menthonouai 2.0, projet de transformation industriel et managérial de l’imprimerie Nationale, a pourambition de repenser l’organisation du site deMai 201638]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30guiller le jeune patron sur les erreurs à ne pas commettre, intégrer un réseau permet aussi deCréer aujourd’hui - Créer une deuxième entreprise ou se diversifier CLUB ENTREPRENdREestime Sean Luzi. Outre pay, en parallèle de Leet- nement et à la redistri- gie sert pour les deux. les conseils que vous chi : « Lorsque nous bution des fonds. Il était » Si le conseil en stra- pourrez y glaner, ils avons obtenu notre li- évident que notre tech- tégie digitale, l’évène- fonctionnent par coop- cence d’établissement nologie pouvait apporter mentiel et le merchan-En créant une nouvelle société, vous redéfinissez votre poste de travail. Une entreprise ne peut pas fonctionner sans pyramide hiérarchique cohérented’internet que lui a oc- troyée sa première acti- vité lui a permis de constituer une commu-nauté.faire du networking, un atout lorsque l’on sou- haite lâcher du lest. « Les cercles de ce type sont assez faciles à intégrer,ation industrielle de l’Imprimerie auté de salariés « entrepreneurs »tation. Vous recherchez un Dg. compétent pour remplir votre rôle pen- dant que vous vous consacrez à votre nou- velle activité ? Ils peu- vent vous faire rencon- trer des candidats po- tentiels rapidement, des profils que vous n’auriez jamais croisés ailleurs. » Peut-on pour autant du- pliquer un modèle dès lors que les voyants sont au vert et qu’une entre- prise affiche un bilan ra- dieux ? Tout dépend en réalité du secteur dans lequel l’entrepreneur am- bitieux souhaite installer son nouveau projet. « Il est parfois tentant de se diversifier pour intégrer un marché de manière verticale, en devenant par exemple son four- nisseur. Le saut dans l’inconnu est moins im- portant, et vous avez en plus les bases tech- niques », avance Jérôme Carlet. C’est le constat qu’a également tiré Cé- line Lazorthes, au mo- ment de lancer Mango-de monnaie électronique en 2012, j’ai constaté qu’il y avait une énorme demande de la part des acteurs du crowdfun- ding, quant au canton-la réponse à ces pro- blématiques. Dans les faits, Mangopay est plus un spin-off de Leetchi qu’une activité à part entière. Notre technolo-dising semblent à pre- mière vue des concepts assez éloignés, Sylvain Tavenot insiste sur le fait que la bonne connaissance des codessur la seconde et de mieux faire connaître ses produits via les ré- seaux sociaux pour la troisième. Et si le secret pour réussir la multipli- cation de ses projets était en fait de s’assurer de leur complémenta-rité ?Marc Hervezconstitution d’un pôle de polyvalents et poly-compé- tences. Les collaborateurs du site, engagés dans une démarche participative dynamique, ont gagné en auto- nomie et responsabilité. Le développement d’un outil de travail collaboratif a en outre permis une adhésion forte au projet porté par le Groupe et une meilleure appropriation du Plan.douai 2.0 est un projet fédérateur pour les salariés qui tous ensemble participent à la transformation de leur outil de travail et plus largement à celle du Groupe, renforçant ainsi leur sentiment d’appartenance et de fierté de travailler pour l’iN.didier Trutt, P-dG de l’imprimerie NationaleMai 201639]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30CLUB ENTREPRENdRE Business guides - Pièges à éviter lors du développement de l'entrepriseDans chaque numéro, EcoRéseau Business s'intéresse de prêt à une (ou des) problématique(s) que peut se poser un cadre dirigeantLe classico de la fausse route2 Avoir les reins solides3 Le commercial, nerf de la guerre Q4 Bétonnez vos CGV(logistique, marketing, finance, communication...) en demandant l'avis des prestataires et conseilsComment contourner les chausse-trappes traditionnelles lors du développement de votre projet ? Réponses des avocats et consultants.Mots-clés Par Geoffroy Framery 1 Être frileux au moment d’aller voir les banques ?d’après l’étude 2015 de l’aPCE. Un chiffre à la baisse au regard de celui de 2014, qui s’explique notamment par la désaffection pour le statut d’auto-entrepreneur, devenu moins attractif en raison des dernières législations à son égard. autre point noir, seules 5% des entreprises employaient des salariés dès le démarrage l’année dernière. En parallèle, le nombre de créations d’entreprises dites traditionnelles poursuit sa croissance (+13%). Ces entreprises ont d’ailleurs atteint leur plus haut niveau depuis 2009 (300800 créa- tions). L’enquête révèle plusieurs secteurs d’activité en croissance parmi lesquels, les transports (+46%), les activités financières, la santé, l’immobilier, les arts et spectacles et activités récréatives.5 Gare à la location financière .ui n’a jamais rêvé d’une licorne ? Non, on ne vous parle pas de l’ani- mal mythique mais de la dernière dénomination pour ces start-up qui connaissent une croissance fulgurante, raflant les levées de fonds, en-de progresser et particulièrement pour les TPE. Et depuis un an, les défaillances de micro-employeurs recensées chaque trimestre, atteignent des niveaux record – notamment les premier et dernier trimestres de 2015 – selon les différentes études menées par l’expert en data altares.fonçant les portes virtuelles – tambours battants – du Nasdaq et propulsant sur le devant de la scène micro-économique des entrepreneurs, encore sombres inconnus quelques années auparavant. Oui le conte de fées entrepreneurial est une belle pommade lorsqu’il s’agit de reposer vos yeux alourdis par les jour- nées harassantes et penser à des jours plus radieux vous concernant. Vous étiez au moins 525000 à penser ce rêve réalisable, dont 43% d’auto-entrepreneurs,Comment expliquer ces ratés ?Recenser tous les pièges qui jalonnent la vie des entrepreneurs revient souvent à élaborer un inventaire à la Prévert. ici, EcoRéseau Business entend vous pro- poser un focus sur différents aspects opérationnels qui mettent souvent en péril le bon démarrage, voire le développement du projet.Fiction : Quand François Pignon décide de monter son entreprisecontre vents et maréesMalgré ce fléchissement, presque une éclaircie dans notre moro-sité socio-économique, les défaillances d’entreprises continuentMalgré son entichement pour les maquettes en allumettes, François Pignon décide de créer son entreprise en rapport avec son second violon d’ingres : la cuisine. il crée donc son petit restaurant parisien mêlant bar à vins, cuisine familiale et rapport qualité/prix évident. après 20 années lugubres passées à Bercy, notre quadragé- naire, voûté par l’inertie de l’administration française, décide de se jeter à l’eau. il est mignon M. Pignon. Mais surtout, il est frileux. Le bas de laine constitué pen- dantcesannéesdeloyauxservicesatteintplusieursdizainesdemilliersd’euros 1 . assez et largement suffisant selon notre ancien comptable pour restaurer les vieux locaux d’un bar miteux du xxe, mettre en ligne un site vitrine grâce à son neveu geek étudiant depuis quelques mois à l’école 42, déve-tante.Qu’à cela ne tienne, François ne se démoralise pas, même si le stress de l’entre- preneur n’améliore pas sa calvitie grimpante... Se passe une première année. Sa cuisine rencontre un franc succès mais les locaux sont trop petits. La jauge ne per- met pas de rentrer dans le prévisionnel espéré 2 . après quelques rendez-vous dans les BGE, CCi et consorts, l’idée lui vient d’élargir son marché en modifiant son business model 3 . « La fière allumette » devient « La fière allumette chez vous ». François optimise sa cuisine et recrute des cuisto-coursiers à vélo en mode Uber. Un concept est né. Les commandes se multiplient. François décide dès lors d’ouvrir40 Mai 2016lopper une application pour tablettes et smartphonespour commander et se faire livrer, communiquer selonun plan cross et omni-canal (oui François a longuementparlé avec son beau-frère qui bosse chez Publicis), etsurtout embaucher de la main d’œuvre qualifiée et rom-pue à l’exercice des restaurants parisiens. La valse desproblèmes commence pour notre malheureux Pignonqui doit faire face aux premières invectives du RSi quiexige d’avance quelques dizaines de milliers d’eurossuite à la création de Pignon SaS, personne morale quidétient 100% de la brasserie « La fière allumette ». Fran-çois désemparé rend visite à sa tante nonagénaire, mange son rôti trop cuit et arrive à la convaincre de lui avancer les deniers nécessaires pour éviter la venue des huis- siers. Soulagé, notre entrepreneur multiplie les rendez-vous auprès d’entreprises... partout en France, pour espérer fonder d’autres établissements. Les frais s’amon- cellent et deviennent faramineux, obligeant le créateur à se contenter d’un sandwich triangle acheté au supermarché du coin, plutôt que de prendre son andouillette frites adorée... François, dubitatif, se demande si emprunter de l’argent n’eût pas été une meilleure solution plutôt que de multiplier les allers-retours chez sa vieillesa plateforme à d’autres restaurateurs. Mais, les mau- vaises notations sur Trip advisor sortent leur nez. Chaque étoile en moins lui vaut une baisse de 10% de son Ca. François regrette son manque d’anticipation et fulmine à la lecture des critiques évoquant les plats parfois livrés froids, parfois livrés de manière incomplète... Un aligot sans saucisse ! Que diable ! En litige avec certains de ses prestataires, François perd la partie au tribunal. La faute à des CGV 4 peut explicites sur les obligations des autres restaurateurs. C’est la goutte d’eau pour François qui dé- cide de revendre son restaurant et de commencer une troi- sième vie en camping-car pour redécouvrir la France...le BFR, une notion souvent parsemée de pièges...La cession se réalise sans aucun écueil. M. Pignon coule des jours heureux le long de la route des vins... Jusqu’à l’arrivée, un beau jour, d’un courrier des huissiers lui réclamant plusieurs milliers d’euros ! François, aussi surpris qu’embarrassé, exige un éclaircissement. Quelques semaines plus tard, il recevra un mail qui lui fera mention d’une reconduction tacite de ses différents contrats en location finan- cière de matériel pour son restaurant, malgré la cessation d’activité 5 . Un comble. Courage, François.Cahier pratique n°1 - Conseils DéveloppementŒ]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30CLUB ENTREPRENdRE Business guides - Pièges à éviter lors du développement de l'entreprise1 ÊTRE FRiLEux Au momEnT d’ALLER voiR LEs bAnquEs ? 2AvoiR LEs REins soLidEsLa frilosité est souvent de rigueur chez les entrepreneurs qui démarrent ou se développent. « Une problématique revient de manière récurrente chez les porteurs de projet. Celle du financement. Nombreux sont ceux qui se situent dans une logique d’autofinancement. Ils souhaitent investir une épargne sans regarder les possibilités de prêts bancaires ou les moyens de financements alternatifs. Ils injectent donc une grosse partie de leur épargne dans le matériel et démarrent sans la trésorerie suffisante », explique Cyril Ba- raban, directeur général d’initiative 95.Selon une enquête menée par le cabinet Soregor sur l’année 2014-2015, 40 à 50% des créateurs définissent mal les notions de Besoin en fonds de roulement (BFR), seuil de rentabilité, capacité d’autofinance- ment. dans la même veine, 56% de l’échantillon in- terrogé ignorent le chiffre d’affaires nécessaire pour couvrir l’ensemble de leurs charges. Si la création d’entreprise pour les nuls est désormais dans les bacs, il n’empêche que le futur des porteurs de projet reste trouble en raison d’un manque de pilotage serré et d’un manque d’anticipation. « Sur l’ensemble de nos dos- siers, nous constatons un écart de 30 à 40% entre l’exercice réalisé et le prévisionnel en année 1. Au-delà du pilotage, il faut aussi se préparer et faire face aux problèmes d’impayés. Il faut des reins solides dès le démarrage », remarque Cyril Baraban.Mais cette optique de financement met l’entrepreneur en zone de risque. « Il importe de conserver une part de l’apport et de ne pas tout présenter dans un dossier de financement, afin de garder des réserves de trésorerie qui ne seront pas intégrées dans le prévisionnel adressé à la banque », complète le professionnel du conseil en développement des en- treprises. Les réseaux d’aides sont ainsi nombreux à proposer des prêts à taux zéro. Gare toutefois à trop compter sur les concours et autres prêts d’honneur au-delà de leurs vertus d’accompagnement et de notoriété. Un business model savamment mûri se réalise sans aides... Ces dernières apportent de la sérénité, un matelas qui permettra de nouveaux développements.3 L’idée de génie et sa formalisation en modèle d’affaires ne suffisent pas. Si vous n’êtes pas commercial dans l’âme, associez-vous avec une personne férue de « business development ». Méfiance sur les pro- jets technologiques et de niche qui font miroiter monts et merveilles, levées de fonds mirifiques et ouvertures au capital grandiloquentes. Créer revient à vendre. Vendre son projet aux investisseurs, vendre son produit/service au marché visé, vendre son produit auprès des fournis- seurs et prestataires, vendre son entreprise auprès des médias... « Dans notre portefeuille, nous avons suivi plus de 450 entreprises. Pour 70% d’entre elles, l’échec s’explique par le manque de construction d’un plan commercial. Certains créateurs manquent de réflexion à ce sujet, n’ont pas songé à leur positionnement, à la manière de distribuer le service ou le produit... Il faut absolument bétonner son plan d’action commercial et y allouer les moyens nécessaires. C’est valable pour tout type de projet », prévient Cyril Baraban.4 béTonnEz vos CGvLE CommERCiAL, nERF dE LA GuERREdocument juridique obligatoire, les CGV – pour conditions générales de vente –, sont un prérequis pour éviter de nombreuses déconvenues. Passer par un tiers expert ou le rédiger par vous-même, peu importe... L’idée de- meure celle de vous sécuriser dans le cadre de votre activité. Outil juri- dique, les CGV doivent inclure le barème de prix à l’unité, les modalités de réduction, les conditions de règlements, règlement des litiges, mode de livraison, traitement des impayés... Grosso modo, elles déterminent le cadre commercial et financier auquel le client et/ou le fournisseur accepte d’agréer s’il recourt à votre service et/ou produit. Rappelons que le fait d’éluder un point en particulier dans les CGV aura pour conséquence d’être traité dans le cadre de la législation en vigueur.aussi, rédiger des CGV en bonne et due forme permet-il bien souvent d’éviter le contentieux. Si hélas, le différend se judiciarise, là encore ce document pourra faire force de loi auprès des autorités légales.Enfin, bétonner les CGV revient aussi à optimiser sa propre trésorerie et rentabilité. Pensez à régler avec minutie vos conditions de paiements. Par exemple, les réduire au minimum et circonscrire les conditions d’obtention et de maintien des lignes clients, sans omettre les sanctions financières en cas de retard, permet une gestion plus aisée de votre portefeuille client. Ne vous reste plus qu’à anticiper.5 Qui dans votre entourage n’a jamais reçu un mail ou une facture suite à une reconduite tacite d’un contrat en location financière ? Si cela vous rappelle de mauvais souvenirs, voici quelques recommandations pour éviter les chausse-trappes à ce sujet.Téléphonie, bureautique, photocopieuse, site internet, serveurs... Tous les basiques de vos outils de travail peuvent faire l’objet d’un contrat en location financière. « Cela peut être la source d’un dévoiement, car à l’origine ces contrats étaient prévus pour des biens matériels et non une prestation immatérielle. L’erreur est souvent la même. L’entrepreneur signe un contrat suite à la visite d’un commercial, mais il ignore qu’il passe un accord qui se joue à trois entre le prestataire, une société financière et l’entrepreneur », explique Yvan Corvaisier, avocat fon- dateur et associé de BC avocats.GARE à LA LoCATion FinAnCièRECe ménage à trois est souvent source d’un imbroglio sans fin dès que les premières difficultés surviennent. Un problème de maintenance ? « Souvent dans ces contrats, aucun recours n’est possible en cas de dysfonctionnement car il n’existe pas de lien explicite, de connexion directe entre la société financière et la société prestataire. D’autant que le contrat mentionne généralement que vous avez mandaté l’entreprise pour qu’elle puisse trouver une société financière », poursuit Yvan Corvaisier.La jurisprudence a depuis modifié légèrement la donne en contestant la notion de divisibilité dans le contrat entre les différents acteurs de la prestation. Se pose aussi la question de la reconduite automatique du contrat. L’avocat insiste sur le fait de prendre les devants très tôt pour résilier le contrat. « Ce type de contrat est alléchant car les loyers payés à court terme sont moins chers qu’investir en propre dans du matériel. Mais dans la réalité, je n’ai pas d’exemple de location financière contractuelle qui ne soit pas abusive. La règle d’or, c’est de soumettre le contrat à l’avis de son associé ou au conseil d’un professionnel », conclut Yvan Corvaisier.42 Mai 2016Cahier pratique n°1 - Conseils Développement]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30CLUB ENTREPRENdRE Business guides - Nouvelles tendances dans l’affacturageLe Factor sonne toujours deux fois...Le factor progresse encore en tant que forme de crédit court terme. Maturité, lisibilité et renouvellement de l’offre dans cette deuxième version...Par Geoffroy FrameryMots-clés1 La Fintech se met à l’affacturage2 Rendre l’offre des factors plus lisibles3 Méfiance sur les frais annexes et le formatage des contrats4 Le reverse factoring en odeur de sainteté en 2016Selon l’association des sociétés financières (aSF), c’est une médaille de bronze, avec 15,2% des parts de marché de ce gâteau mondial, qui au- réole la France au sujet de l’affacturage, juste derrière l’Empire du Mi- lieu et la Grande-Bretagne.scène mondiale. .Si 40000 entreprises ont eu recours à des solutions factor en 2015, l’affacturage à la française se caractérise par une approche multi-segments. a ce titre, les TPE restent un segment du marché bien plus développé en France qu’ailleurs. C’est deux fois plus qu’en allemagne par exemple.Le dynamisme de l’activité des factors français se traduit également par une forte activité à l’international – 27% du total des opérations qui se chiffre à 248 milliards d’euros – qui prend de l’ampleur (+18,1% en 2015). Le recours aux factors représente ainsi la deuxième forme de crédit court terme en France devant le découvert bancaire. Et les raisons sont nombreuses.La quarantaine bien tassée, Jean-Claude, jeune en-trepreneur dans l’agro-alimentaire, arbore fière-ment sa moustache qu’il aime peigner devant lemiroir le matin pour se donner confiance. au vo-lant de son cabriolet, J-C pour les intimes repenseà la chance qu’il a eue. Un vrai coup de chance.C’était il y a un peu plus d’un an. après une nuitarrosée, où notre joyeux drille s’était aventurédans les artères chaudes de Pigalle, il avait fini savirée au petit matin, à deux doigts de conclureavec une jolie jeune femme. N’ayant pas lesmoyens de sa libido, J-C s’était vite ravisé pourfinir sa longue virée nocturne par un petit cafédans un bar tabac. Le moment de faire un loto. Etquelques jours plus tard, notre tendre looser agagné le pactole. a lui la nouvelle vie. Ce sera laNormandie, et le rachat de l’élevage porcin nonloin de la demeure de ses parents. Pratique quandil s’agira de ramener sa moitié le dimanche pour le rôti. Le problème, c’est que J-C pense bien plus aux femmes qu’il va pouvoir séduire grâce à son ar- gent qu’à la gestion de son élevage. Une tâche d’autant plus ardue que Jean- Claude a décidé de gérer presque toute la chaîne de production en amont de la grande distribution : investissements lourds dans un abattoir respectueux du sort de nos amies les bêtes, aménagement des espaces d’élevage pour leur assurer un maximum de labels, embauche d’une petite dizaine de personnes pour faire tourner la « boutique ». Le BFR de J-C ? Son pactole qui, au bout d’un an, se réduit à peau de chagrin. Les grandes surfaces sont en retard pour le paiement des différentes commandes réalisées chaque mois chez Cochon & Co SaS. Jean-Claude n’aime pas les conflits et se refuse à réclamer les créances en cours. il décide alors d’élargir son portefeuille de clients en ven-après 50 ans d’existence, les chiffres prouvent encore cette année que cette solution évolutive de gestion d’un des postes stratégiques de l’entreprise se destine à toute entreprise, quelle que soit sa taille et sa maturité. Le marché de l’affacturage en 2015 enregistre encore une hausse de +9,5%, avec un dernier trimestre encourageant de +12% comparativement à l’année 2014 qui enre- gistrait, elle, une progression de +13%.Par ailleurs, le marché européen représente aujourd’hui 60% du marché mon- dial de l’affacturage. Face à ces chiffres, la France peut s’enorgueillir de comp- ter plusieurs factors d’envergure internationale présents dans le top 10 de laFiction : Lorsque Jean-Claude duss décide de se lancer àl’internationaldant ses côtes de cochon et autres abats en direct à des chaines de restauration rapide belges installées aux Pays-Bas. Les choses se corsent dès lors. Pen- sant récupérer du cashflow, J-C commence à crou- ler sous les dettes, notamment celles du transporteur qu’il paye pour faire acheminer ses marchandises. au bout du rouleau, Jean-Claude part se saouler seul, au comptoir d’un petit restau- rant près de ses bureaux, « Chez l’Ourson joyeux ». il y fait alors la rencontre d’une blonde plantureuse aux gorges enchanteresses, chargée de clientèle pour un célèbre groupe bancaire français. Plus que le coup de foudre, c’est la voix de la raison qui dicte à Jean-Claude d’écouter la fringante Vanessa parler des qualités de l’affacturage inversé pour ré- cupérer de la trésorerie 4 . ivre, J-C ne comprend pas grand chose malgré les arguments implacables de la jeune femme. Cette dernière décide de pren-A cet instant t, Jean-Claude est mûr pour l’affacturage...dre le taureau par les cornes et programme un rendez-vous avec notre entre- preneur en difficulté. Pédagogue 2 , elle lui explique le champ des possibles en affacturage et lui concocte un premier contrat 3 . Jean-Claude désespère. il comprend l’intérêt de recourir à un factor mais ne saisit pas l’ensemble de ses subtilités. Pingre comme Harpagon, notre moustachu décide de rendre vi- site à son comptable, ami et conseiller avisé. Ce dernier, sans lui intimer de choisir pour une prestation en particulier, lui recommande de consulter un courtier ou de se pencher sur les fintechs qui proposent des solutions pouvant temporairement le rassurer 1 . Jean-Claude repart, plus serein, retire la capote de sa voiture et pense enfin qu’il dira peut-être non pour la première fois à une femme aussi séductrice soit-elle, si son contrat d’affacturage ne lui convient pas... Une révolution pour J-C.44 Mai 2016Cahier pratique n°2 - AffacturageŒ]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30CLUB ENTREPRENdRE Business guides - Nouvelles tendances dans l’affacturage2 Les factors français proposent grosso modo par leurs so- lutions d’accélérer la trésorerie, de garantir les impayés et d’optimiser la relance. Si la plus-value du recours au factor n’est plus à prouver, force est d’admettre que l’of- fre pléthorique manque aujourd’hui de clarté. En réac- tion à une enquête réalisée par la médiation du crédit en 2015 ainsi qu’à un rapport sur le financement de l’inves- tissent des entreprises, les factors français souhaitent af- firmer leur soutien aux TPE en matière de trésorerie et de gestion du poste client.1 Ce n’était qu’une question de temps avant que l’affacturage ne soit rat- trapé par les nouvelles technologies. C’est aujourd’hui chose faite. Les plateformes au service des TPE/PME se développent en avançant de la trésorerie après avoir accepté les créances commerciales des entreprises. La plateforme se charge ensuite de financer ses créances via un fonds de titrisation.REndRE L’oFFRE dEs FACToRs PLus LisibLELA FinTECH sE mET à L’AFFACTuRAGEdes start-up telles que Finexkap vont encore plus loin et proposent des services entièrement dématérialisés. Présente sur la scène de l’affacturage depuis janvier 2015, la plateforme fait dans l’original en ne demandant aucune caution personnelle, ni aucune commission au prorata du chiffre d’affaires. Le business model ? Prélever une commission fixe de 2,5% de la valeur faciale des factures sans engagement en matière de volume ou de durée. Un avantage de taille par rapport aux factors bancaires pour permettre aux entreprises jouvencelles de recourir à ce service. L’accep- tation du dossier est également innovante et fait parler un algorithme avant une équipe d’experts qui statueront en moins de 72 heures. Le re- tour sur l’éligibilité du dossier se réalise, lui, en moins d’une seconde suite à l’entrée du SiREN sur la plateforme ! Un avantage également de taille à l’heure où ce laps de temps est habituellement de plusieurs se- maines.Les factors ont multiplié des offres forfaitaires, plus sim- ples, lisibles. Mais le glossaire, œuvre de pédagogie au- près des responsables des TPE, devrait permettre d’améliorer encore le taux de pénétration du produit au- près de ce segment.3 ATTEnTion suR LEs FRAis AnnExEs ET LE FoRmATAGE dEs ConTRATsPouR LEs GRAnds ComPTEs, LE REvERsE 4 FACToRinG En odEuR dE sAinTETé En 2016Ce faisant, les factors se sont accordés à établir une liste des catégories de frais et un glossaire pour vulgariser la terminologie employée. Ces éléments, adressés sous forme de recommandation pour respecter le principe de libre concurrence, seront visiblement actés à la mi- 2016... Face à ce chantier d’ampleur, les factors selon l’aSF s’engageraient à effectuer les ajustements prévus avant la fin de l’année.« Structurellement le marché depuis des années se ca- ractérise par la montée en puissance de la bancarisation du marché de l’affacturage autrefois tenu par des indé- pendants. Si la pression concurrentielle a permis de faire fortement baisser les prix, le niveau de prestation de gestion a été fortement réduit d’autant que les nou- veaux produits ont eu tendance à dévaloriser la gestion du poste client. La baisse des prix est à son paroxysme. En parallèle, la lisibilité des coûts s’est complexifiée. Traditionnellement le factor percevait une rémunération de service en pourcentage du chiffre d’affaires ainsi qu’une rémunération, liée à l’avance de fonds au pro rata temporis de la consommation. Aujourd’hui, les fac- tors ont mis en place une multitude de rémunérations annexes qui sont difficilement maîtrisables par les en- treprises. Les catalogues de coûts annexes vont jouer au cas par cas. Le conseil à suivre est d' être très vigilant au formatage du contrat et d'avoir la vision la plus claire possible de tous les frais accessoires: frais d’ouvertures de comptes, frais de surveillance, frais de prorogation, frais de financements accélérés,...Ces barèmes sont souvent modifiés sans l’accord du client », met en garde Pierre Lamolle, directeur de la société de courtage Filhet allard Crédit.Les grands donneurs d’ordre sont de plus en plus nombreux à re- courir à l’affacturage inversé. 400 entreprises environ auraient fait ce choix. L’usage bien plus répandu outre-atlantique se développe en France en raison de la dématérialisation des factures et des changements réglementaires. En atteste en 2016 par exemple le partenariat entre Engie et BNP Paribas Factor qui scelle la mise en place d’un programme pilote d’affacturage collaboratif, de di- mension internationale, pour proposer aux fournisseurs d’Engie un financement court terme, à un taux unique. Les fournisseurs adhérant au programme peuvent envoyer leurs factures Engie de manière complètement dématérialisée et obtenir ainsi leur finan- cement immédiat, sans en attendre l’échéance. ils bénéficient ainsi de liquidités pour pérenniser leur activité et se développer. dans la même optique, début 2016, le groupe Siemens a décidé de dé- ployer en France une solution de financement pour ses fournis- seurs en partenariat avec CGa, filiale du Groupe Société Générale. Bref, rappelons que l’affacturage inversé (« reverse factoring ») relève de l’initiative du client qui souhaite que ses fournisseurs puissent céder leurs créances clients à un meilleur taux qu’ils ne pourraient obtenir directement.Pour le client, le procédé autorise entre autres de consolider sur le long terme ses relations avec son réseau de fournisseurs, et notam- ment avec ses fournisseurs jugés stratégiques, d’optimiser ses cash flows ou encore de bénéficier d’une commission de l’affactureur en tant qu’apporteur d’affaire. Côté fournisseur, l’avantage rési- dera dans le fait que ce dernier, par ce recours à l’affacturage in- versé, tirera parti de la meilleure note de crédit de son client pour bénéficier d’un taux de déduction de ses créances affacturées plus bas. Un système gagnant-gagnant.46 Mai 2016Cahier pratique n°2 - Affacturage]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[4 2 0dirigeants, expertseceurs mobilisése tefinn ct fi2 et 3 JUIN 2016fi nn a a nnccpour booster votre projet innovant !2 JOURS21e éditionCHALLENGEZ VOTRE IDÉE !PRÉ-INSCRIPTIONS SUR :WWW.PLUGANDSTART.COM#PLUGANDSTART]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[n°30www.ecoreseau.frLa rupture du moisLe baromètre de l’innovation STRaTéGiE & iNNOVaTiON NUMéRiQUE Les innovations en bref...dConvertir le dioxyde de carbone en carburant : moins cher et plus écolo !4 Plug & Start : venez créateur, repartez entrepreneur Technopole de l’Aube en Champagne est aujourd’hui un outil majeur de développement économique et technologique dont une des missions stratégiques est l’ingénierie de l’innovation. « Nous accompagnons lesporteurs de projet depuis la genèse de nouvelles idées jusqu’au développement d’une nouvelle entreprise et l’entrée sur le marché », explique Jean-Michel Halm, directeur général adjoint de la Technopole de l’Aube. Actuellement, plus de 66 entreprises technopolitaines sontsoutenues par 420 personnes (dirigeants d’entreprise, cadres sup, professionnels libéraux). Pour ceux qui ne connaissent pas encore Technopole de l’Aube, le site a créé l’événement Plug & Start. « Deux jours qui permettent aux porteurs de projet de rencontrer des acteurs qui pourraient les aider à lancer une entreprise », raconte Jean-Michel Halm. Cette année, Plug & Start aura lieu les 2 et 3 juin 2016. La pré-inscription se fait sur le site de Technopole de l’Aube. Chaque année, entre 20 et 30 projets sont sélectionnés, peu importe s’ils sont à l’étape du concept, en cours de création et de développement ou en panne de distribution sur le marché. « Les éléments importants sont la qualité, l’originalité du projet et l’expérience de son porteur dans le domaine. L’offre doit être attirante pour tout le monde », souligne Jean-Michel Halm. Le premier jour, un « icebreaker » est organisé afin que tout le monde puisse faire connaissance. Chaque entrepreneur rencontre son parrain, dirigeant d’entreprise, qui a pris connaissance de son projet et qui l’accompagnera tout au long de ces deux jours. Avec leur filleul, ils vont définir les personnes à rencontrer (avocats, responsables de production,urant les 30 dernières années, le montant des émissions d'un enchaînement de réactions catalytiques. au début, elle de gaz à effet de serre – en particulier le dioxyde de transforme le CO2 en acide oxalique. Puis, avec l'aide d'au-carbone – a considérablement augmenté. Selon l'associa- tion météorologique mondiale, la concentration de CO2 a atteint son apogée. Et cette croissance continue est l'une des principales causes du changement clima-tres catalyseurs se forme l'éthylène-glycol (l'éthane). avec ce dernier, il est possible de produire du carburant liquide. Si nous réfléchissons bien, cette innovation permettrait detique et de l'acidification des océans. LiquidLight, une start-up du New Jersey, prétendavoir trouvé la solution miracle pour enfinir avec cette crise. Récemment, la sociétéa reçu 15 millions de dollars pour transférersa technologie à l'échelle industrielle. Eneffet, l'entreprise capture et stocke ledioxyde de carbone, puis le transforme enune substance chimique capable de contri-buer à la fabrication de produits de grande consommation. La technologie, développéepar les ingénieurs, peut réduire les coûts de matière pre- mière jusqu'à 125 dollars par tonne, soit cinq fois moins que les coûts similaires lors de l'utilisation du pétrole et du gaz. Le dispositif est constitué de plusieurs plaques métal- liques carrées de 90 centimètres de large, situées à quelques centimètres les unes des autres. Le processus est constituécréer un cycle de CO2 dans la nature. du combustible usé, il serait transféré dans l'at- mosphère, puis reviendrait de nouveau sous forme de carburant. Cependant, comme le processus de la conversion n'est pas tout à fait mis au point, il y a encore quelques difficultés techniques pour sa réa- lisation à grande échelle. Mais la start-up reste optimiste car soutenue par de nom- breux investisseurs comme Sustainable Conversion Ventures, VantagePoint Capital Partners, BP Ventures, Chrysalix EnergyVenture Capital et Osage University Partners. ainsi elle es- père pouvoir faire plus de vérifications à niveau plus élevé, tant en terme de processus qu'en quantité du liquide produit. Si l'entreprise réussit à relever ce pari, il sera possible de produire des tonnes de carburant et d'autres liquides orga- niques par jour dans une usine !L’innovation autrementont su développer des solutions ingénieuses à des problèmes sociaux. Cependant, leurs idées ne parviennent que trop rarement à atteindre leur potentiel. dans leur ouvrage « Changer d’échelle : l'entreprise au service de l'innovation sociale », Valeria Budinich et Olivier Kayser expliquent les difficultés rencontrées par ces entrepreneurs et suggèrent des solutions et des sources d'inspiration à ceux qui souhaitent passer à la grande échelle plus rapidement. « Plusieurs facteurs expliquent les difficultés rencontrées : les entrepreneurs sociaux eux-mêmes sont souvent hésitants à faire croître leur entreprise. Quant aux grandes entreprises, elles sont souvent réticentes à se lancer dans un métier qui n'est pas le leur. Et lorsqu'elles le font, elles n'ont ni l'humilité d'apprendre des autres, ni la patience nécessaire à des innovation radicales », explique Olivier Kayser. Outre ces problématiques internes, d'autres facteurs perturbent le travail des entrepreneurs sociaux, comme le travail décousu des acteurs du secteur (gouvernements, ONG,commerciaux...) et les questions à poser. Le lendemain aura lieu un atelier collectif sur le thème du financement. Un décodage de clés théoriques et pratiques par différents acteurs. Puis, durant le déjeuner, les participants rencontreront les présidents de grandes entreprises françaises et les acteurs d’entreprises innovantes. « Nous avons voulu associer à cet événement les grandes entreprises qui souhaitent s'ouvrir à toutes formes d'innovations. Parmi les sociétés, seront présentes : la Société Générale, Optic 2000, LDR médicale et Coyote Système », annonce Jean-Michel Halm. L’après-midi est consacré au « speed dating ». La soirée est dédiée au networking. Le dernier jour est très important. « Nous avons créé une petite pitch room dans laquelle les entrepreneurs pourraient apprendre à "pitcher" et présenter leur projet », raconte Jean-Michel Halm. Un bon entraînement avant la présentation de leur projet, dans l'après-midi, devant près de 200 personnes. « A la fin, les présents les évalueront via l'application Qemotion dédiée à partager ses émotions. Les entrepreneurs pourront ainsi connaître l'avis des personnes et leurs commentaires instructifs », conclut Jean-Michel Halm.L'entreprise au service de l'innovation socialeL'innovation sociale nouvelle approche qui cherche à résoudre un problème social ou environnemental. depuis les années 1980, une révolution silencieuse est en cours, initiée par des entre- preneurs sociaux, visionnaires pragmatiques qui bousculent les conventions du monde des affaires comme du monde associatif. ilsetc.) « Par exemple, en Afrique, des ONG distribuent gra- tuitement des filtres à eau, des lanternes solaires ou des fours à biomasse. Une bonne action qui, cependant, met des bâtons dans les roues des entreprises qui essayent de vendre ces produits », souligne Olivier Kayser. Chaque acteur de l'écosystème a ainsi sa part de responsabilité et en même temps son rôle à jouer. « Même si les choses pro- gressent lentement, il faut qu'il y ait encore plus de colla- boration entre des acteurs qui n'ont pas l'habitude de se parler et se faire confiance », conseille Olivier Kayser. En ce qui concerne les grandes entreprises, « elles doivent franchir le pas et reconnaître qu'elles ne sont pas les premières à se poser la question de l'innovation sociale ». En effet, le but n'est pas d'inventer la roue. il faut s'appuyer sur les solutions et les éléments précieux qui existent déjà, au lieu de partir d’une page blanche. « Sans oublier de dé- velopper en interne les RH qui seront capables d'innover et de collaborer avec des entrepreneurs sociaux et acteurs publics du développement », précise Olivier Kayser. « Par exemple, les lanternes solaires fabriquées par des entreprises sociales innovantes ont besoin de distributeurs importants présents dans tous les pays du monde. A ce jour, Total est le seul réseau de distribution de lanternes solaires présent sur toute l'Afrique », illustre Olivier Kayser. Une belle combinaison entre un grand groupe et les entrepreneurs sociaux. « Une union qui permet le passage à la grande échelle », conclut l'auteur du livre.est uneDates & Events : ça cogite dur...4 19 mai 2016 : 6ème édition du Forum Europe PME, pariez sur la Propriété Intellectuelle pour accéder à l’Europe ! (Bourse de Commerce, 2 rue de Viarmes, 75001, Paris)Apprenez quel patrimoine vous pouvez protéger, par quel moyen, dans quel but, et découvrez comment ces pro- tections peuvent être sources de revenus pour votre entreprise.Des experts vous informent durant une journée sous forme de conférences et d’ateliers spécialisés.Au programme : différentes méthodes de protection, management de portefeuille brevet et licensing, et de nombreux témoignages. Dans l’après-midi, deux ateliers sur divers thèmes, dont la prospection et négociation à l'international et la sécurité industrielle. Pour plus d’information, contactez Lauréline Renault et Violaine Baudin : europe@cci-paris-idf.fr4 29 juin 2016 : 3ème édition de G20 Strategy & Management Summit (Pavillon d'Arme- nonville, Allée de Longchamp, 75116 Paris)Une journée dédiée à la croissance et à l'innovation avec un programme de conférences articulé autour des pro- blématiques de stratégies, de croissance, d'innovation, de management, d'organisation, de marketing et de tech- nologies. Plus de 400 P-Dg, DG, directeurs de stratégie, directeurs marketing, DSI, directeurs de l'innovation et directeurs du digital des plus grandes entreprises françaises seront présents. Le Grand Prix des Entreprises de Crois- sance sera également distribué.Pour plus d’information, rendez-vous sur la page www.g20-management-summit.comMai 2016 49]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30STRaTéGiE & iNNOVaTiON NUMéRiQUE Regard digital - Serge Masliah, Dg. de Sage France, éditeur de solutions de gestion Entretien avec une figure clé de la transformation numériqueFrance, future Silicon Valley de l’Europe ?La digitalisation est-elle en retard en France ? Certainement pas, au contraire le pays est en avance avec 18 millions de bornes Wifi, des forces vives bien édu- quées, un e-gouvernement, une e-administration et un e- citoyen qui existent. Les Fran- çais sont très connectés : en- viron 83% des Hexagonaux utilisent internet, 55% ont un smartphone, 42% sont sur Facebook. dans le pays le e- Commerce a connu une crois- sance de 14,3% en 2015, et une progression de 39% des ventes réalisées depuis les smartphones et tablettes a été enregistrée en 2015 par la FEVad. Les clients poussent donc les entreprises à sauter le pas. Nous sommes bien placés dans l’analyse du Big data et donc du comporte- ment des utilisateurs : trois entreprises sur cinq y ont re- cours. La France est au coude à coude avec l’allemagne, devant le Royaume-Uni. Le numérique représente déjà 5.5% du PiB et 3.3% des ef- fectifs d’après la FrenchTech« Sur ce petit écran je gère tout et travaille avec des collaborateurs, trouve fournisseurs et clients... Me reste plus qu’à y rencontrer ma femme »l’éponge l’année suivante. Nous souhaitons fournir des outils permettant d’éviter les défaillances et permettant de prendre les bonnes décisions pour pallier les dysfonction- nements. il s’agit par exemple d’agir sur les délais de paie- ment trop longs, qui sont la cause de 25% des faillites en France. Une entreprise peut mourir en bonne santé en France, il ne faut pas l’oublier. Troisièmement nous affichons clairement notre volonté de promouvoir les ETi en France, en accompagnant la crois- sance de nos clients PME : comptabilité, gestion com- merciale, trésorerie, commu- nication bancaire, RH, CRM, dématérialisation ....Quels sont selon vous les freins à l’adoption de ces outils ?Tout d’abord la méconnais- sance des outils de gestion tels que le CRM ou le déci- sionnel. La question du cloud est différente : chez nous la demande pour des outils uti- lisés sur le cloud est inférieure à 20%, malgré le battage mé- diatique accompli à propos du nuage. 80% privilégient donc un système sur site . Les raisons de telles hésita- tions ? Les entreprises exis- tantes ont une transformation digitale à réaliser pour devenir plus productive et éviter la concurrence de nouveaux en- trants qui utilisent à 100% les nouvelles technologies. Mais elles ont peur de l’in- connu et du changement. Leséquipes craignent de voir re- mis en cause leurs postes, leurs métiers, et surtout de ne plus détenir les data cru- ciales chez elles. dans ces entités le schéma directeur de la transition est rarement établi, et le changement se fait graduellement, par étape. dans les jeunes entreprises et les start-ups les créateurs sont plus ouverts et ne veulent surtout pas s’encombrer de systèmes à gérer et à sauve- garder : ils voient l’informa- tique comme une « utility ». L’épicentre de la relation commerciale s’est déplacé : alors que hier le créateur pen- sait produit, et les moyens d’augmenter les services au- tour, aujourd’hui il pense client. Et c’est ce dernier qui va décider. Les entreprises existantes accomplissent donc un cheminement vers ce nou- vel état de fait, pour lui faire une proposition numérique adaptée. L’étape suivante est une refonte de son organisa- tion interne. Proposer un ca- talogue de produits en ligne implique bien souvent dePar sa vente de solutions d’optimisation aux entreprises - dans le cloud si elles le désirent -, le patron de Sage France voit leur approche évoluer. Rencontre.et même d’autres succès prou- vent que certaines de nos en- treprises séduisent à l’étranger. 33% des jeunes émettent l’in- tention de créer leur entreprisevanche seulement 11% des PME et 6% des TPE le font pour le CRM, 25% pour le décisionnel. Nous sommes très présents pour la compta-permettant de réaliser une comptabilité, un devis, une trésorerie. Le fait de mettre le tout en ligne permet aussi de connecter les écritures àet aLes sociétés existantes basculent graduellement vers la dématérialisation et le cloud. Pas de grand soir, mais une vraie transitionpasser en mode cloud,. donc un impact sur les res- sources humaines de l’en- treprise. il n’y a donc pas de grand soir pour les sociétés existantes, mais une déma- térialisation et un basculement dans le cloud graduels. Le changement de génération accélèrera le processus.2015. Si on ajoute les start- up, la French Tech, les Fin Techs, le succès au CES, le crowdfunding florissant, on peut évoquer une dynamique enclenchée. Et si la France avait d’ores et déjà les atouts pour devenir la Silicon Valley de l’Europe, comme John Chambers, le dirigeant de Cisco, l’a un jour esquissé ?d’après une enquête Opinion Way pour le Salon des En- trepreneurs. On est loin de la France des 35 heures.En quoi consiste au juste l’activité de Sage ? Sage fournit des outils de gestion et mesure, de comp- tabilité, de paye pour optimiser l’activité et la développer, avec pour objectif précis que nos clients deviennent des champions dans leur catégorie. En comptabilité 85% des en- treprises pratiquent l’outsour- cing, 66% pour la gestion commerciale. Beaucoup le font pour la paye. La déma- térialisation des déclarations sociales va bon train. En re-bilité qui est notre point fort. Nous entrons également dans les entreprises par les offres de front office (gestion com- merciale, production...) puis complétons ensuite avec la gestion bancaire, le décision- nel,... en accomplissant un travail de pédagogie sur les processus internes et le cloud.Tous ces outils facilitent-ils l’entrepreneuriat ? C’est indéniable. Nous pour- suivons d’ailleurs trois ob- jectifs : premièrement encou- rager la dynamique de création d’entreprises, car ce sont de futurs clients. Nous proposons donc aux porteurs de projets une offre simple dans le cloud,un tiers sachant comme l’ex- pert-comptable. Nous avons des partenaires comme l’UaE, le Moovjee... afin de proposer à ce public un accès gracieux aux outils le plus tôt possible, un peu dans la même idée que l’auto-en- trepreneur qui ne paye pas d’impôts au début. deuxiè- mement nous visons la pé- rennité, en essayant de com- prendre les racines des dé- faillances comme les pro- blèmes de trésorerie. Nombre d’entreprises s’écroulent au bout de trois ans : les porteurs débutent la première année grâce au Love Money et conti- nuent tant bien que mal la deuxième année puis jettentPropos recueillis par Julien TarbyVous êtes donc optimiste ?Sage en quelques chiffresFrance :• Des centaines de milliers de clients• 300 millions d’euros de CA• 2000 collaborateurs, dont 500 dédiés à la R&D • 4400 clients experts comptablesMonde :• 23 pays• 6 millions d’entreprises clientes• 1,89 milliards d’euros de CA• 13000 collaborateurs• 100 000 experts comptablesLa France est avant tout un pays d’ingénieurs. Mais les nouvelles technologies ac- tuelles permettent de proposer directement et facilement leurs innovations au marché, pal- liant directement les faiblesses du marketing. Les licornes50 Mai 20160.2©Portrait]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30STRaTéGiE & iNNOVaTiON NUMéRiQUE Décryptage - Le vin et la nourriture revisités par la tech L'occasion pour EcoRéseau Business d'expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation Numérique52 Mai 2016nées en est la preuve, sans compter les solutions mises en place par les restaurateurs eux-mêmes... On voit même apparaître ce qu’onpar une application dédiée. Le succès remporté, notam- ment dans les levées de fonds, par la start-up, en a inspiré d’autres, y compristion directe au consomma- teur (en passant par des sites de paniers à la se- maine) est devenue beau- coup plus abordable et ren-au CES de Las Vegas), qui permet de consommer du vin au verre, sous conditions optimales de température et d’aération. « Dans les capitales mondiales, les ca-ventes en restaurant se font au verre », rappelle Thomas Jarousse.Mais du point de vue du consommateur – et des res- taurants –, la révolution lapourrait appeler de la télé- restauration, dont le pionnier est l’américain Munchery. « Les repas sont élaborés tous les jours dans nos cui- sines par des chefs étoilés »,dans l’Hexagone (Frichti, PopChef...).Mais ce n’est pas seulement la restauration qui a été im- pactée par l’arrivée du Web. Pour un certains nombretable. Cela concerne prin- cipalement les agriculteurs en périphérie des grandes villes, mais c’est justement une population qui avait particulièrement besoin d’un débouché de ce genre. Certains poussent d’ailleurs la démarche un peu plus loin : on a vu fleurir nombre d’associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (aMaP), qui voit les consommateurs et les producteurs collaborer de façon plus poussée.alimentation 2.0La technologie et la nourriture ont tou- jours fait bon mé- nage. En tant que besoin essentiel et plaisir universel, s’alimenter est à la fois la source de nombreuses in- novations et un domaine d’application quasi-systé- matique, du feu à la soupape de sécurité (qui a donné l’autocuiseur) en passant par les progrès dans les mé- taux et alliages (ustensiles de cuisine, fours...). Quand on aime, on ne se prive pas... Quatre principes di- recteurs forts président à la grande majorité de ces évolutions : la simplifica- tion, l’hédonisme, l’écolo- gie (au sens de préserver la planète) et le diY (Do It Yourself, fais-le toi-même) – dans des proportions et combinaisons variées, les deux dernières étant plus récentes que les autres. Mais peu d’innovations auront un impact aussi global que celle du numérique et des ordinateurs. Cela aura pris quelques décennies, mais la tendance s’accélère – considérablement – depuis quelques années. Elle touche aussi bien le contact entre la nourriture et le consommateur, que son acheminement et sa pro- duction – voire même sa conception.pour la survie de l’humanité...des innovations dans la conception, l’emballage, le service, mais aussi dans l’assietteimPLiquER LE ConsommATEuR Pour Monsieur Tout-le- monde, le signe le plus vi- sible de la rencontre entre technologie et nourriture est en général la multipli- cation d’ustensiles de cui- sine plus ou moins utiles (et souvent finissant leur carrière dans les fonds de tiroir). C’est toujours vrai (et peut-être plus encore aujourd’hui, cf. encadré), mais certains objets au- jourd’hui visent plus loin, et impactent également les producteurs. C’est le cas, par exemple, de la d-Vine (récemment récompenséeL’avenir de l’humanité est dans le cubisme.RATionALisERLA GEsTion ET L’ACHEminEmEnT Mais la vraie révolution en matière de distribution et de gestion – particulière- ment de masse – est portée par les tags RFid. Pour bien comprendre pourquoi, il faut déjà se représenter ce qui se passe quotidien- nement dans une grande surface qui vend des pro- duits frais. il est crucial que la bonne nourriture ar- rive, dans la bonne quantité, au bon magasin, et une li- vraison quotidienne peut représenter facilement plus d’une centaine de cartons. Et le travail de vérification se produit souvent le matin, tôt, à la main, ce qui fait que le plus souvent seul le nombre de palettes est vé- rifié – et non leur contenu. « L’intégration d’un tag RFID sur la palette permet, en quelques secondes, avec un scanner tenu à la main, de savoir exactement quel produit elle contient, sa quantité et sa fraîcheur, sans ouvrir quoi que ce soit », souligne James Staf- ford, directeur du RFid ap- pliqué à l’alimentaire chez avery dennison, un leader mondial dans les solutions utilisant le RFid, avec plus de 800 brevets et applica- tions et des capacités de fabrication mondiales, qui a déjà produit plus de 6 milliards d’étiquettes et d’étiquettes RFid. Les éco-dres achètent du temps, ex- plique Thomas Jarousse, un des cofondateurs de 10- vins. Ils cherchent à vivre des expériences plaisantes, mais sans avoir à s’y in- vestir trop. » C’est ce ratio simplicité/qualité qui a fait le succès de Nespresso. Et l’accueil chez les produc- teurs – 10-vins traite di- rectement avec eux –, y compris chez les grands crus, est très positif. « Nous ouvrons un nouveau canal de distribution, plus en phase avec les usages ac- tuels. Les deux tiers desplus importante est sans conteste l’arrivée d’internet. L’explosion des services de commande et livraison à domicile ces dernières an-décrit Tri Tran, l’un de ses fondateurs. Et les plats sont livrés (à terminer au four) à domicile, la commande se faisant – évidemment –de petits producteurs éga- lement, cela a été une bé- nédiction. Grâce à la montée en force des valeurs green, tout d’un coup, la distribu-Grâce au NFC, l’ensemble du panier pourra être scanné d’un coup avec un téléphone portable, qui peut de plus servir de borne de paiement]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[n°30www.ecoreseau.frDécryptage - Le vin et la nourriture revisités par la techSTRaTéGiE & iNNOVaTiON NUMéRiQUEnomies résultantes – en heures de travail, meilleure gestion du stock, diminution des déchets et donc du coût – sont considérables. La technologie est déjà prête, et grâce au fait que les pa- lettes (et les tags) sont ré- utilisables, l’investissement est plus rentable qu’il n’y paraît.dans cette voie. impossible Foods, autre compagnie ca- lifornienne, va elle lancer son steak haché à la fin de l’année. Hamptons Creek Food (là encore proche de la Silicon Valley), s’est lan- cée dans la quête du substitut de l’œuf, omniprésent dans beaucoup de recettes. depuis quelques années, ils com- mercialisaient de la mayon- naise, et ils viennent d’an- noncer la sortie prochaine de plus de 40 produits (pâte à cookies, gâteaux, vinai- grettes...). Le point commun de toutes ces compagnies est qu’elles ne cherchent pas tant à séduire les végé- tariens qu’à trouver une nou- velle façon, plus responsa- ble, de produire de la viande (et autres produits) à desti- nation de tous, y compris des chaînes de fast-food et des industriels. « Nous ne signalons jamais spécifique- ment que notre produit est végétarien ou sans œuf, car ce n’est pas ce que nous vi- sons, souligne Josh Tetrick, le fondateur de Hamptons Creek Food. Nous visons à produire, avec les plantes, de la nourriture meilleure, plus saine, et moins chère. » Et ils ne sont pas seuls dans leur combat. Ces trois com- pagnies (il y en a d’autres) ont toutes reçu le soutien, direct ou indirect, de gros investisseurs. Bill Gates, no- tamment, n’avait à l’époque pas tari d’éloges sur Beyond Meat – et pour lui, les enjeux vont plus loin même que l’écologie. « Pour le dire simplement, il n’existe aucun moyen de produire suffi- samment de viande pour 9 milliards d’individus*, ex- pliquait-il. Et on ne peut pas demander à tout le monde de devenir végéta- rien. C’est pourquoi nous avons besoin de plus d’op-Mieux encore, l’utilisation de tags RFid sur les pro- duits individuels présente elle aussi, à terme, des avan- tages pour les distributeurs. « L’inventaire et le relevé des dates d’expiration – tâches essentielles – sont souvent effectués à la main, rappelle James Stafford. L’utilisation, là encore, d’un scanner à main, non seule- ment accélère la tâche, mais diminue le risque d’erreur. » On peut même aller plus loin encore et doter les ar- moires et présentoirs de lec- teurs, et disposer ainsi d’une mise à jour en continu de son inventaire... Mieux en- core, pour certains produits frais, notamment la viande, l’utilisation de tags indivi- dualisés est l’outil idéal pour régler le problème de la traçabilité, aussi bien pour le distributeur que pour le consommateur.« Steaks en préparation... »Les tags RFid individualisés permettront même, à terme, l’optimisation du passage en caisse – une obsession de la grande distribution. « Grâce au NFC, les articles d’un panier pourraient être scannés avec un téléphone portable, ce dernier servant également de moyen de paie- ment », décrit Jean-Chris- tophe Lecosse, directeur gé- néral du CNRFid, orga-En « fabriquant » de la viande avec des plantes, on agit sur le réchauffement climatique, le bien-être animal, les ressources naturelles et la santénisme créé pour faciliter l’adoption de ces technolo- gies. des expériences sont déjà en cours, mais le pro- blème est que les tags sont encore chers pour les pro- duits individualisés. ils res- tent donc encore l’apanage de produits plutôt haut de gamme, comme les vins ou les parfums, qui s’en servent également pour donner au consommateur des informa- tions supplémentaires.il faut que les distributeurs s’allient pour proposer des solutions ou briques de so- lutions communes pour at-mentaire ne sont pas néces- sairement adeptes des évo- lutions rapides : après tout, il a fallu près de dix ansfaçon incroyablement inef- ficace de produire des pro- téines, explique Ethan Brown, fondateur et diri-du coup, l’adoption géné- ralisée des technologies RFid n’est pas encore à l’ordre du jour. « De plus,teindre un niveau minium d’interopérabilité, souligne Jean-Christophe Lecosse. Cela va certainement pren- dre du temps. » Sans comp- ter que les acteurs de l’ali-pour que le code-barres tra- verse l’atlantique. Mais les avantages à la clé sont trop nombreux, et trop évidents, pour que les tags ne viennent pas accompagner les codes- barres (avant éventuellement de les remplacer).geant de Beyond Meat. Cela demande beaucoup de ter- rain, d’énergie, et énormé- ment d’eau pour fabriquer un kilo de protéine animale. De plus, la viande que nous mangeons représente seu- lement 30% de l’animal ; le reste n’est pas utile. » En fabriquant la viande, il es- time qu’on pourrait simul- tanément résoudre quatre problèmes : le réchauffement climatique, le bien-être ani- mal, les ressources natu- relles, et la santé. Beyond Meat, qui a été fondée en Californie en 2009, utilise des protéines issues de petits pois pour fabriquer – recréer serait plus exact – de la viande. Et les résultats (la start-up vend déjà du poulet et du bœuf haché) sont déjà, de l’avis presque unanime de ceux qui ont goûté, im- pressionnants. ils ne sont pas les seuls à s’être lancésElectroménager du futurRéinvEnTER LA nouRRiTuRETous ces changements, aussi importants qu’ils soient, ne constituent que la partie émergée de l’iceberg : la révolution la plus importante se prépare au tout début de la chaîne. Grâce aux progrès réalisés en génétique, phy- sique et informatique – donc les mêmes qui servent à éla- borer les OGM –, certaines start-up se sont lancées dans une mission plus qu’ambi- tieuse : réinventer la nour- riture, en commençant par sa partie d’origine animale. « Élever du bétail est uneRetour aux fourneaux (ou presque)Certains pourraient dire que pendant des siècles, toute la cuisine a été du DIY, mais depuis les années 60 et l’apparition en masse des plats pré-préparés, pour une partie croissante (urbaine) de la population, faire la cuisine est une pratique qui s’est un peu perdue – mais qui revient à la mode. Le retour aux fourneaux trouve ses racines dans la montée en puissance des valeurs environnementales ainsi que dans un certain snobisme ambiant (rappelez-vous la pub Marie, avec Valérie Lemercier, qui se vantait d’avoir fait elle-même ses petits plats). Du coup, il s’est établi rapidement une tradition d’objets divers et variés, dédiés à des tâches bien spécifiques : la machine à gaufres, à croque- monsieurs, à glaces, à yaourts... La tendance s’accélère aujourd’hui, avec par exemple le Thermomix, l’objet hype qui permet de réaliser des plats complexes de façon automatique. Mais bien sûr, tous les objets n’ont pas le même degré d’utilité – mentions spéciales pour le four équipé d’une caméra (qui fait des suggestions pour la cuisson) et pour l’imprimante 3D... à pancakes. Cette dernière n’est d’ailleurs pas un cas isolée : l’impression 3D pour la nourriture semble être là pour rester, et si pour l’instant ses bénéfices sont purement esthétiques, des applications dans le domaine de la santé peuvent se révéler intéressantes.tions pour produire d. viande sans drainer nos res- sources. » Pour lui, comme pour les fondateurs de Twit- ter, Facebook, et autres, l’in- térêt de cette réinvention en profondeur de la nourriture n’est pas juste de manger plus sainement – il s’agit d’assurer notre survie.* L’estimation actuelle de la population mondiale en 2050.Jean-Marie BenoistMai 2016 53e la]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30STRaTéGiE & iNNOVaTiON NUMéRiQUE Haute résolution - Smart Grids, produire et consommer autrement l'énergie Focus sur un sujet high tech dans l'air du tempsThat’s a revolution...CLes smart grids accélèrent l'intégration des énergies renouvelables, mais surtout transforment nos modes de consommation.OP21 oblige, l’élec- analyse et enjeux. trice du Programme Réseaux tricité sur l’ensem- de la R&d chez EdF. Les ble de la chaîne de smart grids correspondentvaleur doit faire face à de donc aux réseaux dits intel-nombreux défis. Rappelons d’ailleurs à ce propos que la dernière loi sur la transi- tion énergétique prévoit pour 2030 qu’un tiers de la consommation énergétique sera issue des énergies re- nouvelables, soit en d’autres chiffres 40% de l’électricité produite, 15% des carburants et 38% de la chaleur consommée. Or l’inadéqua- tion des moyens de produc- tion avec le fonctionnement du réseau est souvent invo- quée en tant que frein au développement d’énergie de source renouvelable. Les « smart grids » en tant que manière de repenser les ré- seaux prennent toute leur dimension dans cette optique énergétique connotée de dé- veloppement durable. Une notion d’autant plus dans l’air du temps que les poli- tiques ont déjà depuis quelques années soutenu les initiatives à ce sujet. Par exemple, en lançant la se- conde phase de la Nouvelle France industrielle en 2013, le ministère de l’Economie avait déjà identifié les smart grids comme partie inté- grante d’un des neuf mar-Imaginez un jour, ces bâtiments s’autoalimenter en électricité...n’étaient pas censés sup- porter les productions dé- centralisées. C’est une des raisons qui explique l’émer-développés pour gérer l’in- termittence de la production. Pour faire face aux évolu- tions du paysage énergé-notamment pouvoir s’adap- ter à l’essor des énergies renouvelables qui ont pour caractéristique d’être à laligents, permis par le digital et la batterie de nouveaux outils de mesure de l’énergie, qui permettent d’améliorer l’intégration des différentes productions d’énergies re- nouvelables – le photovol- taïque, l’éolien... – et la participation des utilisateurs du réseau pour agir sur leur consommation. L’’implé- mentation des smart grids touche donc trois niveaux : celui des infrastructures composées d’équipements qui servent à acheminer l’électricité (lignes, trans- formateurs, etc.) ; celui des architectures de communi- cation (multi-supports et multi-technologies) et enfin celui des services, comme le monitoring, les systèmes d’intervention à distance, l’automatisation des ré- ponses à la demande d’élec- tricité... Vincent Sciendra, fondateur et dirigeant de la start-up Metron, ajoute : « Rendre les réseaux intel- ligents, c’est surtout leur donner la capacité de suivre l’énergie dans sa production, son transport, son stockage et sa consommation à un instant t. Il s’agit de mettre54 Mai 2016chés nationaux prioritaires. Où en est-on à ce sujet en France en 2016 ? Quels en- jeux pour demain ? Quels bénéfices pour le consom- mateur tant privé que pro- fessionnel ?Enfin s’adapter à l’essor des énergies renouvelables intermittentes et aléatoiresinTéGRER LE déCEnTRALisé ET L’inTERmiTTEnT« Les réseaux ont histori- quement été conçus pour distribuer l’énergie selon un schéma centralisé etgence des smart grids. Les- quels, grâce aux apports du digital, ont également ététique, il a aussi été néces- saire de moderniser le sys- tème électrique. Celui-ci doitfois intermittentes et aléa- toires », vulgarise agnès Belorgey-demode, direc-Œ]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[Jean-Yves Ortholand, PDG d’EdelrisCRÉATION : EKNO- CRÉDITS PHOTO : BERTRAND GAUDILLERE - *ACCRO À LYON]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30STRaTéGiE & iNNOVaTiON NUMéRiQUE Haute résolution - Smart Grids, produire et consommer autrement l'énergieune variable temps sur un électron ou une molécule pour ensuite redéfinir les besoins en fonction de la consommation réelle. Gref- fer de la data à l’énergie permet de la suivre, d’opti- miser son utilisation et son coût. »la distribution d’électricité. L’effort technologique se concentre donc entre autres sur les outils de mesure. «jourd’hui, le projet va rentrer dans une phase d’industria- lisation. » Le projet Nice Grid, lui, se concentre survariables excédentaires en hydrogène ou en méthane et le power to heat qui sou- haite optimiser la conversionront bientôt proposer de nou- veaux services d’efficacité énergétique ou de maîtrise de la demande d’énergie.schématise : « Aujourd’hui, Métron a développé une pla- teforme qui permet de ré- cupérer un ensemble de don- nées protéiformes et de les croiser pour construire en- suite des indicateurs de per- formances. Nous fonction- nons avec le matériel de nos clients. Nous implémen- tons notre système qui peut capter analogiquement et numériquement. Par exem- ple, nous travaillons sur les données compteurs et don- nées automates. Nous sommes capables grâce à ce procédé de reconstituer la consommation énergé- tique en temps réel, avec une fiabilité de 95 à 98% ». Reste ensuite à mettre en place des seuils de perfor- mance, des paramètres pré- dictifs, et de détecter les comportements et les dé- rives. Pour un de leurs clients, chocolatier, par exemple, l’idée fut de mettre en place un indicateur euros/tonne pour chacune des 1200 recettes, et ainsi d’évaluer le coût des recettes à l’aune de leur consom- mation énergétique ! La dé- mocratisation des outils liés aux smart grids va donc ré- volutionner nos mœurs et s’immiscer dans nos mai- sons, nos moyens de loco- motion, nos industries, voire même nos bureaux. Là en-mEsuRER, PRoduiRE,sToCkER ET ACHEminER AuTREmEnTLes smart grids recouvrent différentes problématiques liées à la structure mêmeRendre les réseaux intelligents, c’est leur donner la capacité de suivre l’énergie dans sa production, son transport, son stockage et sa consommation à un instant t.Lancé en 2012, Venteea est un démonstrateur de réseaux intelligents pour la produc- tion éolienne qui étudie l’adaptation du réseau moyenne tension à la pro-l’équilibre de l’offre et de la demande, sur le principe d’une péninsule électrique. En d’autres termes, Nice Grid permet de tester plu- sieurs architectures de pi-des productions énergétiques excédentaires en chaleur. Les smart grids permettent finalement aux énergies re- nouvelables d’exprimer plei- nement leur potentiel à l’en- semble de la population.Ce qui à terme pourrait com- plètement bouleverser la fi- nanciarisation de l’énergie. avec une connaissance plus fine, l’achat serait également plus adapté. Et le consom- mateur, en fonction de ses futures capacités de stockage, pourrait décider quand vendre et quand ache- ter. Les outils qui aident à la prise de décision sont donc incontournables. « Pour le stockage de l’éner- gie, l’un des enjeux majeurs réside dans l’algorithme. Stocker pour stocker n’a pas de sens, mais réussir à prendre une décision pour stocker par rapport à un marché et en fonction d’un contexte pour ne pas dé- passer une puissance, ou s’effacer d’un marché (ne pas consommer contre ré- munération, NdLR), permet de passer les pics de consommation et de ratio- naliser les besoins », ex- plique Vincent Sciendra. a ce sujet, deux partis sont pris en matière de captation des données. Si des acteurs tels qu’EdF choisissent l’im- plémentation de nouveaux boîtiers et dispositifs, cer- tains acteurs préfèrent chas- ser la donnée d’une façon plus discrète, en transfor- mant des systèmes non com- municants en systèmes nu- mérisés. Vincent SciendraREConsidéRERnos modEs dE ConsommATionLes prestataires appartenant à l’écosystème autour des smart grids et du traitement des données se caractérisent par leur dynamisme, qu’il s’agisse de la chasse aux données de consommation fine pour autoriser des ajus- tements ou pour profiter aux entreprises des bonus d’ef- facement en période de pic. Le but demeure d’avoir une consommation au plus près des besoins réels et ainsi, vous l’aurez compris, d’aboutir à une tarification dynamique qui permet de moduler la consommation. Bientôt, vous-même, vous adopterez de nouveaux com- portements en matière de consommation – et à l’avenir de production et d’échange – d’énergie. « L’une des ambitions des solutions dé- veloppées serait également de faire remonter l’électricité qui n’est pas consommée à l’ensemble du réseau. Au- jourd’hui, nous développons des systèmes pour régulercore,.émergent, telles que le BiM, qui révolutionnent l’habitat et les lieux de travail en nu- mérisant les bâtiments ; nu- mérisation qui concourt à faire de ces derniers des smart buildings... Le champ des possibles semble in- fini.Geoffroy FrameryUn futur presque à portée de mainL’une des grandes ambitions des smart grids consiste en la remontée de l’électricité qui n’est pas consommée à l’ensemble du réseau. L’idée serait par exemple de profiter du parc grandissant de voitures électriques, qui serait amené dans les prochaines années à modifier la structure du réseau, non seulement en tant que récepteur d’énergie mais également comme un moyen de stockage, grâce au niveau de charge de ces véhicules. « Côté R&D, nous tra- vaillons sur l’après-stockage. Nous planchons également sur une très grande flexibilité de contrat passé de gré à gré via les technologies blockchain, qui permettrait par exemple à deux usines voisines d’échanger de l’énergie selon leurs besoins de consommation », se réjouit le fon- dateur de Métron.Les bienfaits d’Eole enfin palpables pour le commun des mortels ?des réseaux physiques, à celles sur lesquelles reposent la collecte de données ainsi que sur les outils digitaux mis en œuvre pour rendre les réseaux « smart ». En amont, les moyens de pro- duction, de distribution et de stockage ont subi de pro- fondes transformations pour intégrer de nouvelles pro- blématiques énergétiques. ainsi, les réseaux ont-ils été optimisés pour capter un maximum de nouvelles don- nées. Le développement des smart grids amène une connaissance précise des charges. Par l’installation de capteurs, tels que les compteurs évolués, qui per- mettront de détecter et de résoudre facilement les pannes existantes, ils amé- lioreront la qualité d’ali- mentation et de service de56 Mai 2016duction éolienne, grâce no- tamment à l’installation de nouveaux outils de gestion, illustre agnès Belorgey-de- mode chez EdF. Ces outils permettront de sécuriser lalotage des ressources par le ciblage d’un ilotage partiel du territoire, et ainsi d’ex- périmenter une zone de consommation autonome, complètement isolée du ré-L’objectif ? Traquer les excédents de consommation ou les convertir en gaz ou en chaleurProspectivede nouvelles disciplinestension des réseaux, détecter et localiser plus rapidement les éventuels incidents sur le réseau. L’ambition du projet fut d’améliorer l’ef- ficacité du réseau, d’intégrer la production d’énergie éo- lienne ou encore d’optimiser les coûts de raccordement. Depuis juin 2015, un sys- tème de stockage est égale- ment expérimenté. Au-seau principal pendant quelques heures, en utilisant ses propres moyens de pro- duction et d’équilibrage. Cette mise en œuvre de nou- veaux outils de pilotage s’at- tache également aux chan- gements de vecteur énergé- tique et étudie le dévelop- pement du power to gas par exemple, qui consiste en la conversion de productionsla tension et la faire varier en fonction de la consom- mation et de la production », précise agnès Belorgey- demode. Pour le consom- mateur lambda, les comp- teurs intelligents (Linky pour EdF) autorisent une analyse fine de la consommation d’un foyer. Grâce à ces compteurs intelligents, les fournisseurs d’énergie pour-]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[n°30www.ecoreseau.frSTRaTéGiE & iNNOVaTiON NUMéRiQUECommuniquéJalix, du cloud dans l’ADNDepuis sa création en 2006, Jalix n’a cessé de se démarquer. Intégrateur-conseil en systèmes d’information, la société a également très tôt misé sur le cloud. Stratégie payante : sa double compétence et sa capacité à gérer des projets de A à Z et en transversalité en font aujourd’hui un partenaire unique dans le paysage des PME et grandes entreprises qu’elle accompagne.Infrastructure, infogérance, ERP, CRM, BI et Reporting, pilotage de projets IT... Des mots qui font parfois trembler les diri- geants d’entreprise tant les projets auxquels ils renvoient sont devenus aussi indispensa- bles que complexes. Sauf à disposer en in- terne d’une DSI chevronnée, difficile aujourd’hui de se passer de prestataires pour les réaliser, et tout autant impossible de faire l’impasse. De la petite PME à la grande en- treprise, tous les acteurs ont tôt ou tard à ré- fléchir et agir sur leur système d’information, qu’il s’agisse de déployer un CRM, un ERP, de définir un PRA, ou tout simplement de sauve- garder régulièrement et de manière sécurisée ses données. Ce qui déjà n’est pas simple pour tous. Et dans la jungle des prestations et des prestataires, difficile de se repérer.DU CONSEIL AU DÉVELOPPEMENT DE SOLUTIONSUne première difficulté que résout Jalix, qui propose à la fois conseil et intégration de so- lutions. Fort de cette double compétence, l’en- treprise – qui peut se prévaloir de 15 ans d’expérience dans les systèmes d’information – a développé son offre dans quatre do- maines : la gestion des infrastructures, l’ERP,le CRM, et le BI-Reporting. Une pluralité qui lui permet d’intervenir chez ses clients de la définition de leur besoin à la livraison finale de leur solution en s’appuyant sur un réseau de partenaires pour complémenter éventuel- lement ses prestations. Des besoins qui ne manquent pas, mais que Jalix évalue toujours au plus proche de l’intérêt de son client : pas question, par exemple, de recourir à des dé- veloppements spécifiques si des processusmet ainsi son agilité au service de projets chif- frés de quelques dizaines à quelques cen- taines de milliers d’euros avec la même ambition de simplifier au maximum la vie de ses clients.L’AGILITÉ AU SERVICE DE VOS PROJETSUne faculté qui lui vient également de son in- vestissement précoce dans les approches deJalix,les données clésCA 2015 : 1,9 millions d’euros Effectif : 15 personnes2 métiers : conseil et intégra- tion de solutions4 domaines d’intervention : Gestion des infrastructures, ERP, CRM, BI-ReportingPartenaires : Orange Cloud for Business, Microsoft, oodrive, Re- port One, RLF, Noteo Solutions, Ortems, Cymbioz, b.a.s, Références : voyages-sncf.com, Oxybul Eveil et Jeux, Editions La- rivière, Endemol, ACMF, Canal+, SNCF réseaux, id verde, Dometic, John Paul, Kinetec, Atelier du vins, Ateliers des Chefs, Oberthur Cash Protection, Ondeo system, Les Glénans, Virgin Mobiles, Jura, SIA, Deezer...En partenariat avec Orange Cloud for Business, Jalix lancera en 2016la première solution d’infogérance entièrement clé en mainstandards sont envisageables. Jalix s’est ainsi fait une spécialité de l’intégration de solu- tions, pour des PME et ETI, de solutions tra- ditionnellement réservées aux grandes entreprises. Capable d’intervenir aussi bien pour une PME locale que dans toutes les fi- liales européennes d’un groupe, l’intégrateur- conseil basé près de Roissy-Charles de Gaullequoi aussi stimuler aussi son propre dévelop- pement : l’entreprise, qui envisage en 2016 de doubler son chiffre d’affaires en infogé- rance, a récemment étoffé son équipe com- merciale et de helpdesk, et prévoit d’ouvrir une filiale en Suisse. Toujours pour continuer à assurer la meilleure qualité de service à ses clients...type «cloud », qui lui confèrent aujourd’hui une solide expertise en la matière. De fait, avec « le cloud vraiment dans l’ADN » selon les mots de son diri- geant (voir interview), Jalix s’est doté de quelques longueurs d’avance. De quoi inspirer la confiance à ses clients comme à de grands partenaires, à l’instar d’Orange, avec lequel Jalix lan- cera en 2016 la première solution d’in- fogérance entièrement clé en main. DeTrois questions à Cédric TERNOIS, Président de Jalix Services.com« Tout ce qui est solution cloud est vraiment notre ADN »Quelle est la spécificité de Jalix dans son sec- teur ?Notre double expertise – de conseil et intégrateur – est un premier avantage pour nos clients car nous sommes en mesure d’accompagner l’intégralité de leurs projets. En cela nos partenariats techniques et métiers sont également déterminants. Mais par ailleurs, nous avons la spécificité d’avoir très tôt développé une compétence cloud que nous savons décliner en trans- versal dans tous nos services. Nous avons par exemple été les premiers à pouvoir fournir une offre ERP Micro- soft Dynamics NAV en mode cloud. Quand Microsoft l’an dernier a sorti sa plateforme hébergement à des- tination de ses partenaires, il n’a agréé que deux pres- tataires en France, dont nous sommes grâce à cettedouble compétence. Tout ce qui est solution cloud est vraiment notre ADN, ce qui nous différencie fortement.Quelle est la prochaine innovation de Jalix ?En 2016, nous proposerons une offre intégralement packagée pour l’infogérance, en partenariat avec Orange et sa filiale Cloud for Business Nous sommes en effet désormais en mesure de proposer à nos clients souhaitant externaliser leur SI une solution incluant ser- vices et infrastructure. C’est pour eux un considérable gain de temps et d’efficacité : plus besoin de gérer un prestataire pour la partie serveur, un autre pour les ser- vices, un autre pour la transition... Avec le risque que tous se renvoient la balle en cas de difficulté. Le béné- fice en est donc très simple mais très attrayant : un seulprestataire, un seul contrat, une seule responsabilité.Et du côté de l’international ?Nos métiers exigent que nous sachions intervenir par- tout où sont nos clients, principalement aujourd’hui en Europe où nous avons couvert jusqu’à 22 pays pour un projet. En 2016, nous prévoyons d’ouvrir une nou- velle implantation en Suisse, en plus de notre siège près de Roissy-Charles de Gaulle, et notre bureau parisien. Cela nous permettra d’être en position centrale pour accompagner plus facilement nos clients européens, avec notre partenaire oodrive. C’est en outre un mar- ché à fort potentiel, sur lequel nous nous investirons pleinement.Contact : +33 3 62 61 38 60 – www.jalix.frMai 2016 57]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30STRaTéGiE & iNNOVaTiON NUMéRiQUE Haute résolution - Les avantages réels du cloud pour les PME Le vrai du fauxF aut-il rappelerFlotter dans le nuage, la garantie d’une nouvelle « zénitude » ?GAin dE TEmPs ET éConomiEs AvAnT TouTL’idée première du cloud, outre le fait qu’il ne néces- site aucune infrastructure lourde pour sa mise en œu- vre, est en effet de permettre aux entreprises de gagner en flexibilité, en agilité et en temps. « Certains sujets qui occupaient les chefs d’entreprise durant de longues semaines vont au- jourd’hui leur prendre seu- lement quelques heures », se félicite Jean-François Co- lin. Ce temps précieux, gé- néré par la mise en place du cloud, le chef d’entre- prise va du coup le consa- crer à développer son busi- ness : « Son arrivée boule- verse forcément l’organi- sation de l’entreprise, qui doit être revue ». C’est un travail de longue haleine. C’est la raison pour laquelle « l’adoption du cloud peut être lente dans certaines entreprises, mais essen- tielle ». Pascal Hary, direc- teur expérience clients cloud chez Oracle pour l’Europe du Sud, l’un des leaders sur le marché, ne dit pas le contraire. « Pour les entre- prises, je dirais que le cloud, ce sont des soucis en moins et des économies en plus. En tant que PME, je peuxce qu’est le cloud ou « l’informatique en nuage » ? En 2012, c’est- à-dire il y a quatre ans seu- lement, la réponse aurait été « oui ». À l’époque, huit patrons de PME fran- çaises sur dix ignoraient tout de cet anglicisme bar- bare : « cloud computing ». Selon des statistiques pu- bliées par le site Medinsoft.com, un entre- preneur sur deux utilisait même le cloud sans le sa- voir. L’ignorance autour de ce nouveau service était grande. S’attendait-on à une telle révolution informa- tique ? La réponse, biennet d’études Markess, expert des marchés du digital, il a flirté en 2015 avec la barre des cinq milliards d’euros de Ca dans l’Hexagone et devrait dépasser six mil- liards cette année. d’ici 2020, l’éditeur de logiciels Salesforce prédit même que le marché du cloud devrait franchir la barre des 240 milliards de dollars à l’échelle planétaire. autre- ment dit : impossible de faire sans aujourd’hui et en- core moins demain. Grands groupes du CaC 40 comme PME ont fini par prendre le virage. « Il y a plusieurs sujets à appréhender dans le cloud », rappelle Jean- François Colin, directeur marketing et communication d’Orange Cloud for Busi- ness. « Le stockage en est un ; la capacité de traite- ment également. Ensuite, intervient toute la partie analyse des données, et pour cela il faut disposer d’unquid dE LA séCuRiTé ?C’est, comme le souligne Pascal Hary, le sujet qui a souvent fait débat ces der- nières années. « Le cloud a rencontré un certain nom- bre de freins vis-à-vis de la sécurité. De nombreuses entreprises se sont interro- gées sur le fait d’héberger une partie de leurs données dans le nuage. » En somme la désagréable impression de se dévoiler, de s’exposer aux attaques. Certaines in- dustries, comme le secteur bancaire ou encore les ser- vices publics, ont ainsi mis plus de temps à se laisser convaincre par l’apport du nuage dans leur travail quo-aujourd’hui, le travail de pédagogie semble donc avoir eu raison des réti- cences. « Il n’y a plus, en 2016, un secteur qui ne soit pas passé – tout ou partie – au cloud computing. La digitalisation du secteur public n’est pas un vain mot par exemple. » Les feux semblent au vert pour les Orange Business Ser- vices, Oracle et autre Sage dans les années qui vien- nent. « Difficile de prédire ce que sera l’avenir, ne se- rait-ce que dans les cinqà six miLLiARdsEn 2016Quatre ans plus tard, pour-tant, cette révolution a bieneu lieu, dans le monde maisaussi en France, où le mar-ché a été porté par de puis- certain nombre de casantes entreprises. Selon leompé- tenc®es. » aujourd’hui, quelsdématique & GouvernanceCyril Michaudinvestissements structurels en moins, base logicielle performante, temps dégagé pour développerca- bi-constats font les fournisseurs sur ce type de services ? Que nombre d’entreprises (start-up, ETi et même grands groupes) n’ont ni les moyens d’investir dans des infrastructures de stockage de données à la bonne dimension, ni les compétences en interne per- mettant de structurer leur architecture logicielle et en- core moins le personnel ca- pable d’analyser les données collectées. Que font au- jourd’hui ces sociétés ? Elles se tournent vers des four- nisseurs de cloud tels Orange Cloud for Business et ses 1200 salariés répartis dans toute la France. « L’une des grandes difficultés des entreprises aujourd’hui est d’arriver à mettre dans le cloud une application qui n’est pas nativement orien- tée. » La filiale d’Orange Business Services a, de ce fait, développé une offre coaching sur-mesure « le cloud coach » à destination des PME. « Il faut savoir s’adapter. On ne va pas ac- compagner de la même ma- nière une PME et une mul- tinationale. C’est la raison pour laquelle nous avons mis en place un certain nombre d’offres et de solu- tions d’accompagnement à destination des PME parce qu’il est aujourd’hui pri- mordial, pour elles, à la fois de maîtriser et de di-mensionner leur informa- tique. »concentrer mes investisse- ments dans l’innovation, là où mon métier prend tout son sens. » Parce qu’au- jourd’hui, avec l’avènement du cloud, l’informatique est clairement devenue acces- soire. « On ne peut pas dire que nous n’avons plus be- soin du département infor- matique, mais le fait est que nous en avons besoin différemment. Notre rôle aujourd’hui, en tant que fournisseur d’applications dans le cloud, est de pro- poser les applis les plus ou- vertes possible, afin qu’elles s’intègrent parfaitement et facilement dans le SI des entreprises. »tidien. Mais aujourd’hui, comme le remarque le di- recteur expérience clients cloud chez Oracle, cette barrière semble s’être levée. « Notre rôle a été de dé- montrer qu’un fournisseur de cloud tel qu’Oracle avait la dimension et les compé- tences pour garantir un ni- veau de sécurité qui allait parfois bien au-delà de ce que les entreprises elles- mêmes pouvaient propo- ser. »son business model... Premiers bilans.sûr, est non.prochaines année. tellement vite. Le marché du cloud est en croissance constante. Aujourd’hui, nous travaillons par exem- ple énormément sur l’in- teraction des applications cloud avec les objets connectés ou encore “l’hu- main amélioré”.mARCHé FRAnçAisQuand la confidentialité devient un avantage concurrentiels. Tout vapara l’occasion du salon Big data 2016, Elias Baltassis, directeur data analytics pour le BostonToujours d’après cette étude, il est intéres- sant de noter que certaines catégories de données liées par exemple à la géolocalisa- tion ou aux cartes bancaires sont désormais « en train de devenir moins privées ». En revanche, la nature privée reste aussi forte voire s’accentue lorsqu’il s’agit de données sur le sexe ou encore les dates d’anniver- saire ou de mariage qui sont de plus en plus ciblées.tection, d’où cette persistance bien légitime de défiance de la part des consommateurs. au-delà de la politique de confidentialité, il s’agit de démontrer comment elle sera applicable et appliquée par l’entreprise et quels sont les engagements et contrôles possibles en la matière. Les simples bonnes intentions ne suffisent plus !Jean-Marc RietschConsulting Group, a présenté un rapport traitant en particulier de la protection des données, et plus précisément des données personnelles. ainsi, contrairement aux pro- pos de Mark Zuckerberg de 2010 comme quoi la notion de confidentialité serait pé- rimée et réservée aux seuls criminels, la méfiance n’a pas reculé. de même l’affir- mation selon laquelle seuls les « vieux » s’inquiètent pour leurs données est absolu- ment infondée d’autant plus qu’elle laisse- rait à penser que les jeunes accepteraient sans discuter l’utilisation commerciale de leurs données !Un constat à la fois alarmant et paradoxal provient du fait que « les entreprises ne sont pas suffisamment actives en ce qui concerne leur communication sur le sujet », voire la négligent totalement, en particu- lier sur la nature précise des données qu’elles ont en leur possession et leur pro-Enfin, la confiance que les consommateurs pourront accorder à une entreprise aura un impact direct sur les données qu’ils seront prêts à lui fournir. S’en suivra un avantage concurrentiel certain pour les entreprises qui sauront ainsi instaurer un véritable cli- mat de confiance avec leurs clients, indis- pensable pour toute bonne relation commerciale durable.Expert international en dématique, président du digital information institute ou d2i58 Mai 2016]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30STRaTéGiE & iNNOVaTiON NUMéRiQUE Business Story - Pequignet, l’horlogerie française en reconquête Retour sur l'histoire d'une entreprise française que les innovations portent vers les marchés internationauxRemise à l’heureFleuron de l’horlogerie hexagonale pendant plusieurs décennies, Pequignet, implanté à Morteau dans le doubs,se rappelle au marché haut de gamme.et vend son entreprise en 2004 à didier Leibundgut. Le nouveau dirigeant dote l’entreprise de son propre atelier de fabrication. il pour- suit l’innovation chère au fondateur. Ses équipes met- tent au point le Calibre Royal, un mouvement ca- pable d’accueillir sur une même platine toutes les com- plications horlogères. Neuf brevets internationaux serontl’entreprise. ils ont rem- boursé les dettes, reconstitué le stock de matières pre- mières onéreuses, remis à niveau le système informa- tique, rationnalisé les bâti- ments de Morteau où sont assemblées toutes les pièces et recruté, notamment deux jeunes ingénieurs, pour pour- suivre la R&d qui a fait le succès de Pequignet. « Nous avons un challenge com-classique très caractéristique. Le fondateur, fils de paysan, met sa créativité au service du stylisme de ses montres siglées EP. il dessine lui- même les modèles et ac- corde une importance toute particulière au mécanisme. il peut s’appuyer sur tout un écosystème de compé- tences qui fabrique les boî- tiers et les mouvements dans le Haut Jura. il s’impose ra- pidement dans le haut de gamme.valeurs et sa technologie sur un marché trusté, au moins au niveau de l’image, par la Suisse.Pour que cela roule à nou- veau du côté de Morteau...suR un mARCHé AuxPRixdE10€ à2m€Ce positionnement haut de gamme et haute technologie, estampillé Made in France, plaît à l’étranger. « On aurait pu faire fabriquer en Suisse,equignet est la dernière vraie horlogerierepris l’entreprise à la barre du tribunal de commerce en 2012. « Nous avions un beau challenge à relever : renouer avec le succès. » Tout en portant l’héritage d’un sa- voir-faire français réel mais en manque de reconnais- sance face à ses voisins suisses.EnTREPRisE du PATRimoinEvivAnTPourtant, malgré tout le sa- voir-faire déployé depuis plusieurs années, Pequignet exige un nouveau souffle. Laurent Katz et Philippe Spruch ont injecté plus de 10 M€ depuis la reprise dediFFéREnCiATion ET ExPoRT mALGRé LA CRisEau début des années 90, l’industrie horlogère méca- nique souffre de l’arrivée massive des montres à quartz japonaises. Le positionne- ment sur le luxe de la marque franc-comtoise l’in- cite à accentuer l’activité de recherche sur les mou- vements, le travail des pierres précieuses et des mé- taux nobles comme l’or pour sceller sa différence. Le suc- cès est au rendez-vous. a la fin des années 90, la marque exporte les trois quarts de sa production horlogère et joaillière.En pleine expansion, Emile Pequignet décide de se consacrer pleinement à son autre passion, les chevaux,Notre ambition n’est pas de devenir un groupe international mais juste de défendre le savoir-faire de l’horlogerie française«Pfrançaise. Son positionne- ment nous a séduits. Et puis nous sommes des amateurs passionnés d’horlogerie. Quand nous avons appris dans la presse que la marque devait déposer le bilan à cause de difficultés finan- cières, nous nous sommes portés acquéreurs. » Laurent Katz et Philippe Spruch ontdéposés pour ce produit qui reflète le savoir-faire de l’horlogerie française. La prouesse technique – 298 composants entrent dans la fabrication du Calibre Royal – s’accompagne d’une ra- tionalisation de la produc- tion.mercial à relever. Le marché de la montre de luxe est dif- ficile, concède Laurent Katz. La marque souffre au- jourd’hui d’un déficit de no- toriété auprès du grand pu- blic sur lequel nous tra- vaillons, grâce à une com- munication soutenue. » La tradition s’inscrit dans son temps : nouveau site web, animation des réseaux so- ciaux, partenaire officiel de la Fédération française de handball hommes et femmes pour les trois prochaines an- nées. Pequignet, labellisée Entreprise du patrimoine vi- vant par le gouvernement en 2014, doit affirmer sesà 10 km de Morteau, mais tout l’intérêt de l’entreprise était justement son savoir- faire français. » Pequignet est distribué dans 35 pays auprès d’horlogers indépen- dants en Europe, et connait un bon succès en asie. L’en- treprise vend 10000 montres chaque année selon deux gammes : une ligne moyenne gamme hommes et femmes dont les prix de vente oscillent entre 1000 et 3000 euros, et une ligne luxe, avec les mécanismes spéciaux EP, principalement pour hommes, jusqu’à 8000 euros. « La difficulté est que la montre est devenue unCréée en 1973 par Emile Pequignet au cœur de la Franche-Comté, la marque de montres adopte un style60 Mai 2016]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[n°30www.ecoreseau.frBusiness Story - Pequignet, l’horlogerie française en reconquêteSTRaTéGiE & iNNOVaTiON NUMéRiQUEobjet produit et consommé en masse, analyse Laurent Katz. Elle se vend entre 10 € et 2 M€. Près de 13 mil- lions de montres s’achètent chaque année en France. 40% valent moins de 30 euros et seulement 1% dé- passent les 5000 euros. » devant un marché atomisé, toute la difficulté tient à exister.En 2015, Pequignet a réalisé 5 M€ de chiffre d’affaires. « L’équilibre sera pour 2016 ou 2017 », affirme l’inves- tisseur-passionné qui vient du monde des nouvelles technologies. Son objectif est de commercialiser quelque 50000 montres dans les cinq ans et d’être présent dans dix pays de plus. « No- tre ambition n’est pas de devenir un groupe interna- tional mais juste de défendre le savoir-faire de l’horlo- gerie française. Et nous souhaitons être mieux connus et reconnus en France. On ne veut pas être partout à tout prix, mais dans les pays qui recon- naissent les compétences et les produits français. »de nouvelles lignes sont en préparation, « tout en conservant le côté très clas- sique du design, en lien avec le monde équestre, ce- lui d’Emile Pequignet, et la fleur de lys, emblème pris ensuite par la marque. Dès que l’on essaie de sortir de cet univers, cela ne fonc- tionne pas ». Reprenant les codes qui avaient fonctionné sous l’ère du fondateur, l’en- treprise travaille une nou- velle gamme de bijoux qui devrait être commercialisée à partir de septembre 2016. « Le design est conservé en interne mais la fabrica- tion est réalisée par des sous-traitants, explique Lau- rent Katz. Nous les voulons Français. Il est difficile de trouver les bons partenaires locaux pour aussi maîtriser les prix. »La fabr.ication des bijoux n’est plus le cœur de métier de Pequignet, mais les di- rigeants comptent se lancer sur cette complémentarité de gamme avec la même ferveur que sur le marché des montres : des produits designés et fabriqués enFrance.Stéphanie PoletteMai 2016 61]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30RH & FORMaTiON Réseaux et influence - Cercles mélomanesDécryptage d'un groupement ou cercle en particulier, de son dynamisme et de sa capacité à favoriser le networkingC des dirigeants qui connaissent la musique amateurs de grande musique, ils se retrouvent pour soutenir orchestres et festivals au sein d'associations de mécènes,oncilier le sens des toujours plus ouvertes aux PME. Lenny Spangberg insiste affaires et sa pas- pour sa part sur la qualité sion pour la mu- de la relation établie danssique. C’est l’essence même un cadre artistique : « Sides associations de mécénat qui, partout en France, sou- tiennent orchestres et festi- vals. Une tendance qui s’est renforcée depuis 2003 avec la loi aillagon. Celle-ci per- met en effet aux entreprises de bénéficier d’une réduc- tion d’impôt de 60% sur l’iS pour tout versement ef- fectué au profit d’orga- nismes publics ou privés ayant une activité dans les domaines du spectacle vi- vant, de la musique et du cinéma. En France, un grand nombre d’associations ras- semblent des chefs d’en- treprise mécènes amateurs de grande musique. des ré- seaux de passionnés avant tout, mais aussi des outils de networking non négli- geables. Qui sont ces mé- cènes ? « Il existe autant de motivations que d’adhé- rents, observe Clémence Wronecki, chargée du mé- cénat et de la communica- tion du festival de la Chaise- dieu (43). Parmi nos mé- cènes, on trouve aussi bien de grands groupes interve- nant dans le cadre d’une politique de soutien à la culture clairement définie, que des entreprises dirigées par des passionnés de mu- sique ou des PME locales sensibles au rayonnement du territoire. » Le ticket d’entrée et les conditions d’adhésion sont variables d’une association à l’autre. Chez andantino par exem- ple, le cercle des partenaires de l’Orchestre régional de Cannes, l’intégration d’un nouvel adhérent passe par la cooptation. « Il faut être recommandé par un mé- cène, mais nous acceptons tous types d’entreprises si le dirigeant est amateur de musique », explique Lenny Spangberg, président de l’association et dirigeant d’une entreprise de conseil en organisation d’événe-l’on compare le mécénat culturel et le mécénat sportif, on se rend compte que le premier va, certes, attirer moins de monde, mais qu’il va permettre un contact pri- vilégié, un partage intellec- tuel et une émotion qui n’est pas celle d’un match de football. »Entrepreneurs ravis, contrats souscrits et mœurs adoucies...d’avocats et de consultants amateurs de musique vou- laient nous rejoindre. C’était un véritable besoin. » Même démarche d’ouverture à la Chaise-dieu, avec la fon- dation en 2011 d’un cercle de partenaires locaux re- groupant des entreprises de taille plus modeste. « Le festival est soutenu par des« FoRmidAbLE ouTiL dE RELA- Tions PubLiquEs » Pour les amateurs du 4e art, adhérer à une association de soutien à un orchestre ou un festival est l’occasion d’allier l’utile à l’agréable. Outre l’avantage fiscal – non négligeable –, le mécé- nat offre d’autres contre-des contacts et de faire du business. Un orchestre est un formidable outil de re- lations publiques. »LEviER dE Commu- niCATion inTERnE inviter un client amateur de musique à un concert pres- tigieux ou une rencontre avec un chef d’orchestre est un bon moyen de renforcer les liens. Cela peut égale- ment être un excellent levier de communication interne et de management. andan- tino organise ainsi, quatre fois par an, un concert dédié aux salariés des entreprises mécènes. Le rendez-vous se déroule généralement dans une église et accueille entre 500 et 700 invités. « Au- delà du seul aspect financier, notre rôle est de faire dé- couvrir la grande musique au plus grand nombre », souligne Lenny Spangberg. N’oublions pas que, dans un contexte d’érosion des subventions publiques, le mécénat constitue également une ressource toujours plus importante dans les budgets des organismes culturels. ainsi andantino apporte chaque année entre 20000 et 40000 euros à l’Orchestre de Cannes, tandis que l’Or- chestre de Lille perçoit en moyenne 190000 euros dements et de voyages haut de gamme.TiCkET d’EnTRéEandantino distingue plu- sieurs niveaux de mécénat : « azur » (à partir de 3780 euros), « premier » (9450 euros) et « lumière » (18870 euros). Si vous habitez à l’autre bout de la France etFaire partie d’un tel réseau permet de rencontrer une palette de chefs d’entreprise autour d’une même passion. « C’est pour cela que nous sommes très attachés à la variété des profils de nosLe mécénat culturel attire moins de monde que le sportif, mais va permettre un contact privilégié, un partage intellectuelet une émotionque vous souhaitez intégrer l’association arpège, qui soutient l’Orchestre national de Lille, il vous faudra dé- bourser 1000 euros pour être un mécène « ami » et 20000 euros pour être classé parmi les « grands mé- cènes ». il y a deux ans, andantino a créé un qua- trième niveau avec un ticket d’entrée de 1810 euros, dans le but de permettre aux TPE et professions libérales d’in- tégrer le cercle qui compte à ce jour 25 mécènes. « Beaucoup de médecins,mécènes depuis la fin des années 1970, souligne Clé- mence Wronecki. Quand je suis arrivée, j’ai constaté que les entreprises locales s’excusaient presque de faire du mécénat dans l’om- bre des grands groupes na- tionaux. Il leur fallait une structure dédiée. » Le cercle des partenaires locaux du festival de la Chaise-dieu compte aujourd’hui 17 adhérents et souhaite en in- tégrer un à trois de plus chaque année.parties intéressantes. Géné- ralement, devenir membre d’un de ces cercles musicaux donne accès à des prestations telles que des places de concert gratuites, des répé- titions commentées, la pos- sibilité d’assister aux répé- titions générales, etc. « Nos mécènes peuvent également accompagner l’orchestre en France et à l’international lors de sa tournée annuelle, ajoute François Bou, direc- teur général de l’Orchestre national de Lille. C’est pour eux l’occasion de prendremembres, précise Clémence Wronecki. Souvent, les en- treprises qui se rencontrent dans des associations se re- trouvent par secteurs d’ac- tivité. Ici, nous nous plaçons au-delà des clivages de branches et de tailles. C’est, en tout cas, ce que nous es- sayons de favoriser. Et c’est pourquoi nous souhaitons multiplier les rencontres in- formelles (concerts, confé- rences...) tout au long de l’année, afin de maintenir le contact en dehors des quinze jours du festival. »’une quarantainesoutiend.de mécènes (auxquels s’ajoutent 40000 à 50000 euros sur des projets ponc- tuels). du côté de la Chaise- dieu, le mécénat représente désormais 20% du budget global du festival, lequel s’élève à 1,8 M€. Qui dit mieux ?62Mai 2016Yann Petiteaux]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[Julien, 43 ans. Directeur général, diplômé 2015, Management GénéralEt si vous aussi,vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ?Consolidez vos expériences, actualisez votre vision stratégique et pilotez la conduite du changement avec Management Général.12 mois à Paris, 2 immersions à l’étranger, format week-end. Pour les cadres dirigeants.HTTP://EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.EDU/FR/© Getty Images – 570220216]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30RH & FORMaTiON ObservatoireBrèves, études, actus et classements du mois concernant les Grandes Ecoles,les Universités et le recrutement, picorés en toute subjectivitéu Déjà en mai, la rentrée de septembre approche à grands pas pour ceux qui prétendent continuer, reprendre ou commencer une formation. Une raison qui explique la création de nombreux nouveaux programmes entre l 'ECAM et l'ICSI, entre Skéma et l'ISEM ou encore à l'Audencia Business School. Les partenariats s'accélèrent également pour répondre aux ambi- tions réticulaires mondiales des écoles telles que GEM avec une école l'allemande, l'EM Lyon qui crée l'alliance avec cette même GEM, ou encore Centrale Supélec qui continue son maillage nord-américain. Pour finir, petite cerise sur ce « digest » mensuel de la formation avec le classement Universum 2016 sur les employeurs convoités par les étudiants, qui atteste de changements tant chez les marques historiques que les start-up dernières venues. L'entreprise change, son image aussi.+ RésEAux inTERnATionAuxCentrale Supélec s’ancre au Canada« Ich bin ein Berliner »a compter de janvier 2017, Grenoble Ecole de Ma- nagement (GEM) ouvrira un nouveau campus à Berlin. Ce faisant, l’école de la chambre consulaire grenobloise ouvrira des programmes de formation continue et son Master in international Business (MiB) dans les locaux de GiSMa.début avril, l’UBC (University of British Columbia, basée à Vancouver) et Centrale Supélec signaient un accord cadre et un accord d’échanges étudiants qui viennent com- pléter le réseau canadien et nord-américain de l’école française déjà partenaire de l’uni- versité de Toronto, de celle de Waterloo et de l’école polytechnique de Montréal.Une manière pour GEM d’étendre sa plateforme éducative portée sur l’innovation, l’entrepreneuriat, la gestion et le leadership dans un cadre qui fera bé-+ nouvEAux PRoGRAmmEs-nouvEAux diPLômEsnéficier à ses ouailles du tissu économique berlinois. Rappelons que GiSMa (pour Ger- man international Graduate School for Management and administration) a vu le jour en 1999 afin d’accompagner la communauté d’affaires de la Basse-Saxe dans son in- ternationalisation en proposant des programmes de formation internationaux aux jeunes diplômés et aux entreprises du territoire.La City de Londres à portée de main...Les dispositions prises entre les deux institutions prévoient les modalités de la mobilité des personnels académiques et des étudiants, la mutualisation d’activités scientifiques et pédagogiques et une collaboration serrée dans des nouveaux projets de formation. Source : Centrale SupélecSource GEMgramme de masters et sa faculté, etc.)et de les dispenser aux cadres supé-rieurs et dirigeants de juin à octobrepour des sessions de quelques jours.Les inscriptions sont d’ores et déjàouvertes et concernent donc les « pri-vate equity essentials » (fondamen-taux) qui se concentrent sur lacompréhension du paysage de l’in-vestissement du capital privé ; le« hedge funds » (fonds spéculatifs) ;et le « mergers & acquisitions » qui s’attarde sur chaque étape du processus de fusions- acquisitions.La Cass Business School lance trois programmes exécutifs en finance à destination des cadres européens, qui se dérouleront sur le campus de Londres.L’école ambitionne, via ces formats courts, de concentrer l’ensemble de ses points forts (centres de recherche, son pro-Source : Cass Business SchoolNouveau MS gestion des risques industrielsannoncé début avril, le MS gestion des risques industriels (Operations and Risks Ex- cellence) sera disponible dès septembre prochain grâce à un partenariat entre l’ECaM Lyon et l’institut pour une cul- ture de sécurité industrielle (iCSi). L’ECaM Lyon proposera dès la rentrée de septembre 2016 une nouvelle formation spécialisée dédiée à la gestion des risques industriels. dispensé en anglais, le pro- gramme entend répondre au bouleverse- ment des méthodes de gestion des risques existants et se destine aux cadres et diri- geants désireux d’obtenir une connais-Mai 2016SKEMA BS et l’ISEM lancent le programme ESDHEM à Sophia Antipolisa partir de septembre 2016, les étudiants de Côte d’azur pourront suivre le parcourssance globale et innovante du métier.Plus précisément, le MS est accessible pour tout diplômé français ou de nationalité étrangère titulaire d’un Bac+5 ou salarié expérimenté, et se déroule sur une période de 15 mois réalisée intégralement en alternance.Source : ECAM Lyon64]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[n°30www.ecoreseau.frrecherche et de relations avec les entreprises du secteur du génie civil. L’objectif de ce nouvel institut ? Etablir une structure de pilotage unique afin de favoriser et d’amplifier les synergies entre ces deux écoles, augmen- ter la visibilité nationale et internationale de l’iMT dans le domaine du génie civil en termes de formation initiale (diplôme d’ingénieur et doctorat), de formation continue professionnelle, de recherche et de relations avec les en-treprises du secteur. Plusieurs axes de recherche ont été identifiés pour des collaborations plus étroites : recyclage de déchets et sous-produits minéraux et végétaux ; inter- actions organo-minérales dans les suspensions utilisées en construction ; nouveaux liants pour la construction, etc.Source : IMT (Institut Mines Télécom)Mariage en grande pompe entre l’EM Lyon et GEMLes consentements ont eu lieu. Mais « l’alliance » déci- dée entre GEM et l’EM Lyon ne signifie pas fusion. Les deux écoles souhaitent profiter d’une complémentarité manifeste pour gagner en force de frappe. Outre leur ex- cellence académique et leur bon niveau d’internationali- sation, l’alliance annoncée début avril associe l’expertise « Management de la technologie-innovation » de GEM et l’expertise « Entrepreneuriat-New Business » d’EM Lyon business school. Ce faisant, la thématique innova- tion-Entrepreneurship-Croissance-New Business, sera au cœur de l’alliance Lyon Grenoble Business School. Les objectifs de l’alliance se dérouleront selon un plan plu- riannuel. Pour l’instant, les deux écoles souhaitent créer plus de valeur académique et sociétale, via notamment une innovation académique, tout en en bâtissant une fa- culté de niveau mondial et en faisant de GEM et l’EMObservatoire RH & FORMaTiONvation, R&d et ingénierie pédagogique, création d’une fondation innovation-entrepreneuriat... Le deuxième ni- veau d’actions commencera dès septembre. L’alliance prévoit l’accroissement et l’optimisation des ressources investies.ESdHEM, l’un des programmes phares de SKEMa exis- tant depuis 25 ans.Cette licence de gestion dispense une base théorique de connaissances en macroéconomie et microéconomie. Le programme ESdHEM autorise également l’obtention d’un diplôme d’Etat qui permet de suivre un programme généraliste avec l’expertise des deux écoles de commerce et ouvert sur l’international qui prépare à la réalité du monde de l’entreprise. Les étudiants pourront également jouir d’un accompagnement personnalisé via le Career Center de SKEMa Business School.Source : SKEMA et ISEMClassement UNIVERSUM 2016 : des chan- gements notoires ?Comme à chaque printemps, Universum dévoile son classement des entreprises que convoitent les étudiants. Côté écoles de commerce, si LVMH garde sa couronne, l’écart qui le sépare de Google, qui gagne une place, se réduit. Le top 10 change peu ou prou. Cela dit, retenons l’arrivée de Chanel dans le classement Universum 2016. Chez les « ingé », le classement demeure presque in- changé si ce n’est la progression d’apple de deux places et celle de Microsoft et de dassault Systèmes d’une place chacune.+ bRAndinG ET imAGE dE mARquE AuPRès dEs éTudiAnTsSource : GEM et EM Lyon.Nouveau MS pour Audencia en business de- velopmentNouvelle formation pour audencia Business School. Le but ? Répondre efficacement en matière de développe- ment commercial à la digitalisation des entreprises et aux nouveaux territoires métiers en développant une offre pluridisciplinaire (innovation, stratégie marketing, com- merce et leadership) et tournée vers les métiers de de- main.Comme à l’accoutumée, le changement d’identité de cer- tains groupes a des répercussions sur l’entichement des étudiants pour tel ou tel employeur. de façon négative,Ce programme se destine à des profils titulaires de Bac+5 tant scientifiques que managériaux, et court sur une durée de 12 à 15 mois.Trois formats intégrés dans ce programme permettent un lien étroit avec le monde de l’entreprise : le bootcamp en équipe pour une durée de 24 heures pour définir une piste sérieuse de solution et construire un premier plan d’ac- tions à la suite du brief d’une entreprise sur une problé- matique donnée ou un nouvel enjeu business ; le mode projet d’audit de performance business development ; le mode « terrain » où les participants travaillent avec des start-up ayant des besoins opérationnels sur le sujet du business development.l’étude le démontre pour les cas du Groupe Rocher, ex- Yves Rocher, ou encore Suez. a contrario, Engie démon- tre l’efficacité de son branding en gagnant trois places. idem avec le Groupe M6, anciennement Métropole Té- lévision M6. de belles progressions sont également à noter chez adidas Group, Carrefour, la Banque de France, Mazars, Sopra Steria, Blablacar, Chanel, Prin- temps et Blizzard Entertainment, qui pour les quatre der- niers se hissent dans le top 50.+ GAGnER En visibiLiTé nATionALE ET inTERnATionALECes remous dans le classement attestent de la popularité des start-up et des entreprises citoyennes, à taille hu- maine et en forte croissance, agiles et dotées d’une forte connotation entrepreneuriale et intrapreneuriale. L’étude réalisée par Universum atteste d’autres faits saillants tels que la baisse des prétentions salariales, la volonté de trouver un point d’équilibre entre vie pro et perso et une quête de sens et de bien-être plus forte au travail.Source : Audencia Business SchoolLyon deux acteurs majeurs du développement des entre- prises de la région Rhône-alpes auvergne. L’idée est également de créer en Rhône-alpes auvergne un pôle mondial d’entrepreneuriat.Enfin l’enquête pointe un phénomène concomitant : celui de privilégier les valeurs, les distinctions ou l’adN d’une entreprise plutôt que de faire prévaloir un secteur, en par- ticulier pour choisir un métier.Création de l’Institut du génie civil dans le réseau des MinesLes écoles des Mines de douai et d’alès ont inauguré début avril l’institut du génie civil, nouvelle structure de pilotage de formation initiale, de formation continue, deLe premier niveau d’actions a déjà commencé par la réu- nion des programmes de niveau Phd ou dBa. Les mu- tualisations sont nombreuses en matière d’expertise : corps professoraux, relation entreprise, stratégie et inno-Nb : 43200 étudiants ont répondu au questionnaire.Source : UniversumMai 201665]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30RH & FORMaTiON Carrières & Talents - Les business schools dans tous les segmentsAnalyse d'une formation et de sa capacité à satisfaire les besoins des entreprisesEcoles ShivaL es business schools de 2016 n’ont rien à voir avec celles des années 90, voire même 2000. Sans risque aucun de se tromper, on peut parler de mutation profonde. Voire de vérita- ble révolution. Qu’elles figurent au top des clas- sements ou en milieu de tableau, les business schools ont fait feu de tout bois ces 15 dernières an- nées pour diversifier leur activité, en plus de leur sacro-saint programme grande école (PGE), à Bac+5. de Bac+3 à Bac+8, voire même au- delà, des cadres expéri- mentés aux jeunes diplô- més, du cursus standardla multiplication et à la customisation des formations...Les points de contact entre écoles de commerce et entreprises se multiplient, jusqu’au renouvellement,au sur-mesure, du 100% français aux « tracks » 100% en anglais, sans par- ler de la recherche... tous les segments de marché ont été investis. Une ob- session : grossir, dévelop- per un volume d’affaires, en France et à l’étranger. Combien d’écoles ont ainsi annoncé la création ex ni- hilo d’un campus à l’Île Maurice, en Chine ou bien encore aux Etats-Unis ? Ou au Brésil, dernière terre promise en date pour s’at- taquer au monde et décro- cher des parts de marché de la matière grise. En un peu plus d’une décennie, les écoles sont devenues globales, tentaculaires.LA Fin du « onE sHoT »Et les entreprises dans tout ça ? En quoi cette stratégie de développe- ment est-elle bonne pour elles ? « L’école, c’est l’entreprise. Et l’entre- prise, c’est l’école, dé- gaine d’emblée Marc Pé- rennes, à la tête du service carrières de l’EM Lyon. La porosité doit être de mise. » Les écoles ne se contentent plus de délivrer des diplômés, en juin ou en septembre. C’en est terminé de la politique du « one shot ». « Elles vont plus loin que les compé- tences mobilisables à la sortie, décrypte Benjamin Morisse, directeur général« Vous avez un besoin ?Nous avons une forma- tion pour y répondre... »Mai 2016« Être un partenaire de la politique des ressources humaines des entreprisesadjoint de l’ESSCa. ganisés par an. a l’idrac, constitue l’une des com- D’acteur de formations, groupe implanté sur dix posantes de notre modèle elles sont devenues des campus en France, pas économique », soutient acteurs économiques à moins de 50 salariés œu- Stephan Bourcieu, direc-Les écoles vont désormais plus loin que les simples compétences mobilisablespart entière. » avec le « lifelong-learning », les points de contact se mul- tiplient. On parle aussi de coopération multipoints. a Toulouse business school (TBS), plus de 100 rendez-vous sont ainsi or-à la sortie...teur général du groupe ESC dijon. Concrète- ment, cet accompagne- ment se traduit par des CV filtrés, pour transmet- tre aux RH des candida- tures qualifiées. C’est le premier palier. Commevrent quotidiennement aux relations avec les en- treprises.RéPonsE GRAduéE66]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[n°30Monsieur Jourdain, les écoles l’ont toujours fait, mais sans structurer le service. Sans le monnayer, aussi. Maintenant, c’est chose faite. autre pratique courante : les chaires d’entreprise. afficher un grand nom du CaC 40 pour une business school est une aubaine, un vraiwww.ecoreseau.frmètre RH interne... Les exemples se multiplient. « Un virage a été opéré depuis six ou sept ans, analyse Christophe Ger- main, récemment promu directeur d’audencia. Le tandem écoles-entreprises fonctionne de plus en plus en synergie. Les ensei- gnants planchent, les étu-Carrières & Talents - Les business schools dans tous les segments RH & FORMaTiON panoplie de services. entre l’alternance et le sa- maintiendra le lien avec tête de l’iaE de Paris, etL’Ecole de management lariat. En échange du fi- des cours de perfection- fin observateur du monde (EM) de Normandie dé- nancement du master 1 nement. « C’est du deux- de l’enseignement supé-Les écoles sont devenues des acteurs économiques à part entière travaillant avec les entreprisesau sujet du "lifelong-learning"tache quatre étudiants, six semaines durant, au sein d’une entreprise. Un pro- gramme baptisé mission HEC Entrepreneurs. autre région, autre innovation à l’EM Lyon, à mi-cheminou du master 2 par une société, l’étudiant s’en- gage à rester deux ans dans l’entreprise, avec un contrat à durée indéter- minée (Cdi) à la clé. Une fois embauché, l’écoleen-un, témoigne Marc Pé- rennes, on travaille l’em- ployabilité du jeune et on réduit le coût du recrute- ment pour l’entreprise. » Toutefois, s’interroge Jean-Pierre Helfer, à larieur, « le quantitatif va- t-il engendrer le qualita- tif ? C’est à souhaiter, mais il est encore trop tôt pour le dire ». Cette ten- dance est trop récente.coup marketing qui attire les jeunes, tous obnubilés par les L’Oréal, Universal ou LVMH... Pour les en- treprises, quel intérêt ? a 100000 euros voire 200000 euros l’unité, par an, l’affichage n’est pas le seul moteur. La société apporte une probléma- tique réelle, qu’elle se pose, au niveau straté- gique. Cela peut être ré- fléchir à la cohabitation de la génération Y et des seniors dans l’entreprise comme l’a soumis KPMG à l’ESSCa, repenser l’or- ganisation d’une direction logistique, créer un baro-diants apportent un regard extérieur, neuf. On est à l’ère de la co-construc- tion. » Pour reprendre les propos de Patrice Hou- dayer, vice-président de SKEMa, « l’absence de canevas standard est la règle et la graduation dans l’intimité de la re- lation de mise ». L’Oréal utilise HEC comme anti- chambre de sa politique RH. avec des subsides de l’Etat et des Chambres de commerce et d’industrie (CCi) en berne, l’imagi- nation des business schools devient débor- dante pour développer uneMai 201667]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30RH & FORMaTiONCarrières & Talents - Les business schools dans tous les segmentsdEs PmE ExCLuEs ?Les fonctions de mana- gement se structurent, se formalisent à partir de 200 salariés. Est-ce à dire que les écoles de com- merce délaissent les pe- tites entités ? « Les indé- pendants sont de plus en plus nombreux, le statut d’auto-entrepreneur s’est développé, analyse alon Rozen, directeur général des Ponts business school. Les start up embau- chent. » Ne pas s’adapter à leurs demandes serait se priver d’un marché, qui pourrait être « juteux » si l’on se fie aux statis- tiques américaines. d’ici quelques années, un actif sur deux sera son propre patron, outre-atlantique. Les occasions de rencon- tre sont provoquées, les thématiques spécifiques abordées. Comment trans- former une PME en En- treprise de taille intermé- diaire (ETi) ? Un thème sur lequel l’idRaC, avec l’institut Confluences en auvergne-Rhône-alpes, a récemment planché. Les missions de recherche HEC Entrepreneurs de l’EM Normandie sont si- gnées à 80% avec des PME.« Entreprises, inutile de me draguer... Cela fait deux ans que je travaille pour l’une d’elles dans le cadre de mes études... »nue d’ici cinq ans. d’au- tres misent sur l’émer- gence – et ce n’est pas incompatible – d’une toute autre tendance. Loïck Roche est de ceux- là. Pour le président du chapitre des écoles de management au sein de la Conférence des grandes écoles (CGE), « leur rôle doit être pensé autrement. Demain, le mot d’ordre sera school for business for society. Notre ambi- tion est sociétale. Aupa- ravant les écoles de ma- nagement faisaient certes du bel ouvrage, mais elles étaient autocentrées sur elles-mêmes. Dorénavant, en bout de chaîne, se trouve le bien-être de la société. Quelle contribu- tion au monde ? Le sujet a été à l’ordre du jour d’un symposium de quelque 500 à 600 direc- teurs d’écoles, récem- ment. Les responsabilités sont nouvelles. L’inflexion est réelle. Plus que de leur inculquer comment faire carrière ou des pro- fits, les écoles doivent donner de l’épaisseur auximportante qu’une nou- velle spécialité à créer au catalogue ! » Les ap- prentissages techniques pourraient s’effectuer à distance. Mieux vaut tra- vailler en classe la loi des 5 C – pour capacité coopérative, critique, créative, communiquer et compétences – que celles des quatre P –produit, promotion, prix et place. « Créer une émotion, un électrochoc à l’écoute de Raphaël Enthoven ou d’Edgar Morin, comme le fait l’Essec, apporte une plus-value supérieure aux sciences de gestion », soutient-il. Une thèse que ce docteur en socio- logie et philosophie dé- fend dans « Eloge du bien-être au travail », aux éditions PUG, cosigné avec dominique Steiler et John Sadowsky. Une position humaniste iso- lée ? Petit à petit, l’idée fait son chemin. Stéphane Galy, directeur des pro- grammes à l’idrac busi- ness school, n’hésite pas à prôner le « savoir-ai- mer ». « L’amour du beauET dEmAin,dEs éCoLEsdu bonHEuR ? Va-t-on vers une ère du toujours plus ? Toujours plus d’étudiants ? avec des catalogues aussi épaisMurielle Wolskique nos anciens bottinstéléphoniques, d’avant suivi jusque-là le même critique pour seule ob-l’ère numérique ? Lire modèle de développe- session. ainsi, audencia étudiants. Leur apprendreschools ont peu ou prouplus existent, avec la taillegeste est essentiel, e. plique-t-il. Notre cheval de bataille ? S’épanouir dans ses activités. Le bon- heur intérieur brut doit supplanter le Produit in- térieur brut (PIB). » Leur pari : décliner cette stra- tégie pour accroître l’ef- ficacité en entreprise.Il y a plus de synergies depuis six ans : les enseignants planchent, les étudiants apportent un regard extérieur,dans une vraie co-constructiondans la boule de cristal ment, les scénarii prédic- table sur un doublement à respecter l’autre, à com- n’est pas chose facile. tifs pour 2025 diffèrent. de son chiffre d’affaires prendre ce qu’il est. Une Mais, si les business Les adeptes du toujours issu de la formation conti- mission autrement plusTerritoiresLa mesure des relations des écoles avec leur territoire (BSIS)x-140 millions d’euros pour Sup de Co La Rochelle, près de 100 millions pour l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de Grenoble, 88 millions pour l’ESC Pau... C’est censé être tenu secret, mais les business schools ne sont pas peu fières d’afficher au grand jour leur score au BSIS. Lancé par la Fon- dation nationale pour l’enseignement de la gestion des en- treprises (FNEGE) en 2012, le Business school impact score (BSIS) est une autre unité de mesure de la valeur d’une école, mais cette fois économique. Que se passerait-il pour le tissu économique proche si l’école n’existait pas ? Quelle valeur ajoutée au territoire ? Combien d’emplois créés ? Comment la matière grise vient irriguer l’environnement local ? Preuve de la prise de conscience des limites des mécanismes d’at- tribution des accréditations internationales, des classements du Financial Times ou de The Economist qui se basent sur le nombre d’articles publiés, le taux d’encadrement des étu- diants, la présence de professeurs étrangers... Finalement,parler business pour une business school, rien que de très lo- gique... « Un process bien plus révélateur que les seuls sa- laires en sortie d’école », synthétise Patrick Houdayer, numéro deux de SKEMA. Un exemple ? 249 emplois équivalents temps plein comme ressource auprès d’entreprises locales, 185 projets de start-up lancés par des étudiants depuis 2000, 110 entreprises reprises sur le territoire des Pyrénées-Atlan- tiques, 1660 stagiaires formés dans le cadre de la formation continue... L’enquête conduite par la FNEGE va loin dans le détail. Ce sont ici les chiffres de l’ESC Pau, petite école aux résultats tout à fait honorables. Autre territoire, autres dimen- sions, avec Toulouse business school (TBS) et ses 310 millions d’euros. « Un euro investi dans l’école en génère 75 de re- tombées, souligne François Bonvalet, directeur général. Un argument qui permet de bénéficier d’oreilles attentives au moment où le tour de table du conseil d’administration de l’établissement est sur le point d’être constitué. » Pour MichelKalika, professeur à l’IAE de Lyon, à l’origine du BSIS, « nul doute, ces écoles servent leur territoire. Des étudiants en stage apportent une réelle contribution aux entreprises. Avec cet outil, le mot d’ordre est “back to the roots” ! » Un leit- motiv qui tranche avec la globalisation actuelle.Aujourd’hui, 17 business schools, aussi bien en France qu’à l’international (au Pérou, en Chine, Hongrie, Espagne, Suisse ou encore au Canada...), ont été passées à la moulinette des quelque 120 critères du BSIS, en termes financier, écono- mique, d’image... Et ce n’est qu’un début. IAE, écoles de commerce ou d’ingénieurs... tous ces établissements ont vo- cation à le faire. A 20000 euros l’étude, en moyenne, c’est une aubaine pour la FNEGE et l’European foundation for management development (EFMD), partenaires pour cette opération. Et pour l’IAE de Lyon où enseigne Michel Kalika, chaque fois cité. De quoi augmenter son BSIS....68Mai 2016]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30aRT dE ViVRE & PaTRiMOiNE La Sélection culturelleChoix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucuneExpo/Muséen La Normandie s’invite à Paris au musée Jacquemart-André jusqu’au 25 juilletL’exposition « L’atelier en plein air, les impressionnistes en Normandie » a ou- vert ses portes au public le 18 mars dernier. Amateurs et confirmés peuvent admirer les illustres toiles de Monet, Corot, Turner, Boudin...Le XIX° siècle voit l’émergence d’un genre pictural nova- teur : le paysage de plein air. Né en Angleterre, le courant va s’étendre jusqu’aux terre normandes dans les années 1820 pour ne plus la quitter. En effet, la Normandie dis- pose de nombreux charmes pour séduire les artistes : des paysages diversifiés, la mode des bains de mer qui atti- rent encore aujourd’hui une clientèle fort aisée, et une fa-cilité d’accès.L’exposition met à l’honneur ces peintres de moments heureux, qui mettaient en scène des femmes enchanteresses, des visions sublimées et des paysages captivants. Elle évoque également le rôle décisif joué par la Normandie dans l’aboutissement du courant impressionniste.Au fur et à mesure de sa visite, le visiteur déambulera entre les différents pay- sages qu’il pourra contempler tout en admirant les lumières si particulière de la Normandie.Informations Pratiques :158 boulevard Haussmann - 75008 Paris01 45 62 11 59message@musee-jacquemart-andre.comPlein tarif : 12 € / Tarif réduit : 10 € (étudiants, enfants de 7 à 17 ans, deman- deurs d'emploi)VisitesLivresn Le langage, l'entreprise et le digital, Jeanne Bordeau, éd. Nuvis, 2016, 19 euros :Dans l'entreprise, le digital bouscule tout sur son passage et le langage part dans tous les sens. Les silos, les monopoles, les anciennes certitudes explosent en vol. Face à cela, le marché de la communication, de la marque et de la pu- blicité se recompose. Désormais, l'entreprise doit fonder un écosystème de langage cohérent et posséder une identité sémantique...Dix ans après son premier livre sur le langage de l'entreprise, Jeanne Bordeaucasse les clichés et explique comment transformer les défis du numérique enopportunités.Entretiens croisés, situations et expériences...Destiné à tous les acteurs de l'entreprise et bien plus, aux amoureux du langage, cet ouvrage invite à une plongée iconoclaste, engagée et ins- tructive dans le langage économique. N'est-il pas temps, en effet, de comprendre que le langage est synonyme de valeur ajoutée ?n Investir dans les biotechs, de Pierre-Louis Germain, éd. Maxima, 2016, 24,80 eurosPourquoi investir dans les biotechs ? Parce que tous les facteurs sont au vert pour une envolée boursière. Les besoins médicaux sont partout en rapide évo- lution, la population vieillit et les avancées scientifiques opérationnelles sont constantes. Les instituts de recherche se transforment en pépinières de start- up qui entrent en bourse. Les fonds américains investissent dans ce domaine et font monter les cours. Ce livre est à la fois un guide d'investissement et la première enquête sur l'essor des biotechs et des medtechs françaises. Ils'adresse donc d'abord aux épargnants et actionnaires qui veulent investir en bourse dans ce domaine, mais il intéressera également les professionnels de la communication, de la finance et du droit qui souhaitent disposer d'informations solides sur cet écosystème particulier.n Evadez-vous au Château de Courances le temps d’un week-end !A quelques kilomètres de la demeure des rois (selon Napoléon), dans le charmant petit village de Courances, s’érige l’une des très belles architectures du XVIIème siècle : le Château de Courances.Paris vous fatigue le week-end ? Vous souhaitez vous rendre dans un lieu paisible et vous ressourcez en pleine nature ? Nous avons la solution pour égayer vos journées off. Au château de Courances, que vous soyez férus d’histoire ou d’art, amateurs de jardin ou curieux d’un jour ; chacun y trouve soulier à son pied.Situé au cœur du Gâtinais, le parc de Courances figure parmi les plus beaux jardins d’eau de France. Sa construction commence dès la Renaissance et elle n’a guère cessé depuis. En effet, chaque propriétaire souhaitant y laisser son empreinte au cours du temps, ils sont aujourd’hui à la fois les témoins d’une époque révolue tout en étant le reflet des gouts des châtelains. Laissez-vous séduire par la beauté du jardin à la fran- çaise, l’allégresse des tapis anglais et la fantaisie du jardin japonais.Si vous le désirez, vous pourrez franchir le pont et pousser les portes du château afin de pénétrer dans l’enceinte secrète. Oui secrète ! La même famille occupe les lieux depuis 1872 alors si vous êtes suffisamment curieux pour poursuivre votre visite jusqu’ici, votre guide vous dévoilera surement quelques petits secrets. Mais chut... Pour reposer vos petits petons fatigués, rien de plus simple. Il vous suffira de vous rendre à la foulerie du Château où thés, cafés, macarons et cannelés se feront une joie d’être dévorés.Damoiselles et Damoiseaux, le château n’attend plus que vous !n Comme un Air De Printemps avec Parole de Jardiniers ! (du 28 mai au 12 juin en Île-de-France)Pour cette 5ème édition, Paroles de Jardiniers fait son grand retour du 28 mai au 12 juin. A l’honneur cette saison : « Jardins de Voyageurs ». Les jardiniers en herbe sont invités à découvrir des paysages enchanteurs, des rives lointaines, des plantes féé-riques et tout cela dans les Yvelines !Faire le tour du monde en 80 jours vous a toujours séduit, mais le temps vous manque ? Yvelines Tourisme a trouvé la solution en vous proposant de devenir le globe-trotter d’une journée. En effet, paroles de jardiniers, ce sont plus d’une cinquantaine de jardiniers qui viennent d’horizons lointains ; pratiquant des techniques orientales qui nous sont mécon- nues ou troquant les techniques modernes au profit des mé- thodes ancestrales.A vos agendas et vos carrosses, le tour du monde commence le 29 mai au Domaine de Marie-Antoinette. Alain Baraton le parrain de l’évènement et le responsable des lieux ouvrira le bal floral par la lecture de textes évocateurs, espérons-les olé-olé ! N’oublions pas qu’il est le jardinier qui encanailleVersailles. Votre voyage se terminera le 12 juin au Domaine Nationale de Saint-Ger- main-en-Laye autour d’ateliers créatifs, de dégustations florales et de spectacles de voltige.Entre-temps, vous aurez franchi les portes du temps en découvrant le travail de l’ex- plorateur/botaniste André Michaux au Domaine de Rambouillet. Il vous fera découvrir les majestueuses plantes de Perse, Syrie et Amérique du Nord. Par la suite vous effec- tuerez une halte dans le jardin japonais de Madame Baton à Maurecourt, poursuivrez sur les territoires ancestraux chinois au jardin Yili en passant par les terres du Levant aux Mureaux, pour revenir sur l’Hexagone où l’arboretum de Chèvreloup vous contera l’histoire des plantes et arbres au siècle des Lumières.Informations Pratiques :Alors à vos pelles et râteaux, gants et chapeaux, Madame, Monsieur : prêts ? JARDINEZ !Château de Courances - 15 rue du Château - 91490 Courances01/64/98/07/36info@courances.net / www.courances.netInformations PratiquesOuvert tous les weekends et jours fériés de Pâques à la Toussaint entre 14h et 18hTarifs : Visite du ParcPlein Tarif : 7,50 € / Tarif réduit : 5,50€Infos & Réservations : http://www.paroles-de-jardiniers.fr/programme-inscription- paroles-jardiniersPour plus d’informations : 01. 39. 07. 85. 02 ou parolesdejardiniers@gmail.comTarifs : Visite Château + ParcPlein Tarif : 9,50 € / Tarif réduit : 7,50€70Mai 2016]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[n°30www.ecoreseau.frL’Air du temps - L'écriture collaborative aRT dE ViVRE & PaTRiMOiNE Etude d'un sujet de loisir ou d'évasion pour en déterminer ses tenants et ses aboutissants, son évolution, ses innovationsdemain, tous écrivains?L dansquellemesurelesplateformescollaborativesrebattent-elleslescartesdel’écritureetdel’édition?a relation qui lie 40 millions d’usagers. teforme Fyctia a été créée l’écriture et les Plateforme de partage de par la maison d’édition Français reste une textes créés au pays de la Hugo & Cie. Son fonc-grande histoire d’amour. feuille d’érable, ce réseau tionnement diffère deRéalisé pour Odoxa pour amazon, un sondage pu- blié l’année dernière s’at- tache aux nouveaux comportements d’écriture et aux appétences des Français à ce sujet. Une personne sur deux aimerait écrire, qu’il s’agisse d’écriture loisir, de corres- pondance ou d’écrits pro- fessionnels. L’appétit d’écrire est plus grand chez les femmes (55%), chez les jeunes et les se- niors. Comme raisons in- voquée à ce hobby, les Français justifient leur plaisir d’écrire par les bienfaits en matière de santé, au niveau du travail intellectuel en grande ma- jorité. Ce n’est pas tout. Les Français écrivent aussi pour faire passer la pilule quand il s’agit d’annoncer des messages difficiles, puis révéler leurs senti- ments, s’évader et se dé- tendre. Si trois Français sur dix ont déjà songé à écrire - essentiellement dans le style romanesque-, le son- dage évoque que pour 90% des interrogés, l’écueil de la publication échaude dans la grande majorité des cas les velléités d’écriture. au regard de ces quelques chiffres, les plateformes d’écriture participative ou collaborative incarnent une alternative aux schémas classiques de rédaction, d’amélioration de l’écrit, de lecture et d’édition. Une évolution qui permettrait à M. Tout le Monde de pas- ser à l’acte et d’assouvir une passion en dormance.L'angoisse de la page blanche ? Assurément aussi surannée que la machine à écrire en 2016social de l’écrivain séduit surtout des populations adolescentes. La plate- forme canadienne créée en 2006 s’est surtout fait connaître avec le best-sel- ler « after » d’anna Todd, qualifié de plus grand phé- nomène littéraire de la gé- nération Y par la presse outre-atlantique qui consiste en une fan fiction inspirée d’une célébrité sous fond d’érotisme. C’est surtout la cadence d’écriture qui a propulsé l’écrit sous les feux de la rampe, à raison d’un cha- pitre par jour dont la lé- gende veut qu’ils fussent écrits sur un smart- phone... Le principe d’écriture par épisode a permis à anna Todd de faire progresser son roman en fonction des considéra- tions de ses lecteurs. Pen- sez au lobbying de fans de certaines séries qui ont pu directement impacter le scénario pour maintenir le suspense ou garder en vie certains protagonistes at- tachants... Les chiffres d’after impressionnent : un milliard de télécharge-Wattpad car son modèle repose sur le principe du concours. Chaque écrivain en herbe publie un pre- mier chapitre avec comme rare contrainte un nombre de signes et un genre au- quel se soumettre. Les usagers sont alors invités à lire ce chapitre et, à la manière d’un réseau so- cial, à le partager ou le « liker » si ce dernier a plu. Le format est contraint par ailleurs à une quinzaine de chapitres. Un seuil de « likes » vient dé- cider de la poursuite ou non de l’aventure rédac- tionnelle. Le but final est de parvenir à se faire pu- blier par Hugo & Cie d’abord en format numé- rique – trois Français sur dix auraient lu au moins un e-livre, selon l’enquête menée pour amazon - et pourquoi pas en version papier si le succès est au rendez-vous.unE AuTRE FAçon d’éCRiRE qui ExiGE d’AuTREs ComPé- TEnCEs?Les plateformes dites par- ticipatives autorisent donc l’émergence de nouveaux talents et permettent de fa- çons synchrone et asyn- chrone de customiser l’écrit et de mettre en rela-A CHAquE PLATE- FoRmE sA mAnièRE dE ConCEvoiR L’éCRiTuREl’intelli.créent également des émules dans le milieu de l’éducation national pour la production de manuels en ligne. Une manière de redéfinir les usages de l’écriture et sa lecture pour de nombreux sup- ports...L’exercice de l’écriture a longtemps auréolé l’écri- vain d’une image de soli- tude. Le numérique a opéré progressivement un décloi-Entre autres, Wattpad ras- semble en son sein près deailleurs, en France, la pla-Geoffroy Framerysonnement et autorise au- jourd’hui à plusieurs per- sonnes d’écrire sur le même document malgré la distance qui les sépare. Mieux encore. il est désor- mais possible de se consa- crer à ce violon d’ingres à plusieurs en même temps. Mais les mœurs collabora- tives amènent de la com-gles qui relèvent en quelque sorte du manage- ment, avec la prise en compte et la valorisation des points de vue. L’écri- ture collaborative implique donc une animation de la communauté. Mais la tech- nique ne souhaite pas seu- lement mettre l’émulation collective au profit d’untion écrivains du di- manche, professionnels, internautes... qui propo- sent au collectif ou à l’écri- vain des pistes d’amélioration tout au long de son parcours d’écriture. N’avez-vous jamais songé à améliorer la trame d’un livre, la psychologie d’un personnage ou la profon-Chaque auteur peut profi- ter d’un accompagnement sur mesure durant chaque période de concours, la plateforme mettant à pro- fit les nouvelles technolo- gies : vidéos et surtout du conseil en ligne délivrés par des blogueurs, des édi- teurs, des auteurs de best- sellers.N’avez-vous jamais songé à améliorer la trame d’un livre,la psychologie d’un personnage ou la profondeur d’un univers?plexité au processus de rédaction. Si la démarche individuelle répond à un processus de planification, de rédaction et de révision, l’écriture à plusieurs, elle, injecte de nouvelles com- pétences intellectuelles, sociales et procédurales. L’idée revient à se deman- der comment mutualiser, coordonner et mettre en place un échéancier et une finalisation commune. La dynamique de groupe in- carne donc le nerf de la guerre pour rassembler. Et cela suppose donc des rè-C'est désormais possiblements en un an...La saga fut ensuite éditée en print et a connu un succès ma- nifeste avec 20 millions d’exemplaires vendus. Par ailleurs, Wattpad a conti- nué d’élargir ses services en lançant Wattpad Stars, communauté constituée des écrivains les plus lus. Le but étant de mettre les meilleurs en contact avec des éditeurs, des entre- prises pour des opérations de communication mais également des sociétés de production.Fictya a également lancé son«app»dansun contexte où les Français lisent de plus en plus avec leur smartphone. Ces pla- teformes qui mettent en évidence les apports deprojet d’écriture, cette der- deur d’un univers ? C’estnière permettrait à ses au- teurs de connaître le graal de l’édition plus aisément. Un avantage de taille lorsque l’on s’aperçoit, selon l’iFOP, que les ma- nuscrits publiés par les maisons d’éditions repré- sentent ... à peine 1% des manuscrits reçus.désormais possible. Tout comme votre avis impor- tera sur la poursuite ou non d’un ouvrage. L’écriture collaborative est manifes- tement gage d’empower- ment pour le lecteur-écrivain-critique- éditeur...gence collectiveMai 2016 71]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30aRT dE ViVRE & PaTRiMOiNE L’Art du tempsSélection de produits et services raffinés et sophistiqués en toute subjectivitéMode & Accessoires Des talons très design !Cet été , quoi de plus sexy que des sandales Konstantina Tzovolou ? Konstantina Tzovolou a étudié le design de mode à l' Academy of Art University de San Francisco. Après quelques années de travail dans le monde de l' achat et du merchandising, elle rejoint la tendance folle des startups In- ternet où elle a passé les 6 dernières années expliquant la mode et les talons à des ingénieurs informaticiens. Cette shoe-addict se fait enfin plaisir, avec une collection de chaus- sures confortables, fabriquées en Italie et sexy en diable !Les beaux jours en bleu !Pour la nouvelle collection, le bleu, couleur tendance de cette saison est mis à l’honneur chez Smuggler. La veste en laine et soie, doublée et entièrement surpiquée, est mon- tée à l’anglaise. Le pantalon est tout en coton, la chemise possède des boutons enwww.konstantinatzovolou.comnacre et la cravate tricot est entièrement en soie. Prix de la Veste 530 euros, pantalon 129 euros, cravate 75 euros.www.smuggler.frVicomte A et Aigle, une partie de pêche !C'est au bord d'une rivière, entre branchages et herbes folles que Vicomte A. invite le maître caoutchoutier Aigle à une partie de pêche. Truites joyeuses, goujons taquins et mouches colorées se mêlent dans un imprimé dessiné par le duo d'illustrateurs Vio- laine et Jérémy, complices de cette collection capsule. S'esquisse alors un vestiaire mariant les univers de chaque marque, entre authenticité et élégance, tonalités et couleurs vives. Bottes encaoutchouc Fishboot pour femmes, confectionnée à la main en France, 145 euros.www.vicomte-a.comBarbour, le goût de l’aventureCette saison, la collection Barbourpour Land Rover puise son inspi- ration dans l’aventure et le luxe : Voyager en confort et avec style. Grâce aux vêtements imaginés par Malcolm Barbour dès 1908, Barbour a très vite touché une clientèle internationale. Cette col- lection Barbour pour Land Rover se veut résolument luxueuse, moderne et sophistiquée. De la finesse des vestes, à la chaleur des mailles de lin ou de soie, en passant par les blousons mate- lassés, la silhouette est épurée, fittée et minimaliste, avec une touche estivale qui saura venir réchauffer celles et ceux qui ai-ment s’aventurer avec style et élégance.www.barbour.comHorlogerie & JoaillerieRévolution du Quantième PerpétuelFrédérique Constant repousse encore plus loin les limites de l'innovation en s'attaquant à un nouveau domaine de perfection mécanique : le quantième perpétuel. Après deux ans de recherche et de développe- ment, la Maison dévoile, aujourd'hui, la montre Manufacture Quan- tième Perpétuel, un bijou de mécanique qui affichera la date précise chaque jour de votre vie pendant un siècle, sans interruption. Robus- tese, fiabilité et simplicité de réglage sont ses maîtres-mots. Prix de vente conseillé : 8400 euros sur boîtier acier, 8700 euros sur boîtier or rose.www.frederique-constant.comEmblématique Serpent BoucheronLa collection Serpent Bohème est une signature de l’esprit Boucheron. Aujourd’hui, la collection se réin- vente en or rose. On y retrouve les codes comme la goutte qui symbolise la tête d’un serpent ; fine et fé- minine, pavée de diamants et couronnée de billes d’or, et l’or sculpté permettant également une représenta- tion imagée du Serpent grâce au travail de l’or par les orfèvres de la Maison.www.boucheron.comConquest Roland GarrosLa marque horlogère suisse Longines, qui fête cette année la 10ème édition de Roland-Garros depuis le début du partena- riat qui les lie, met à l’honneur les amatrices de tennis enlançant un modèle dame Conquest Roland Garros. Ce chro- nographe saura ravir les femmes sportives qui souhaitent affi-cher à leur poignet un garde-temps alliant dynamisme et performance, mais refusent toute concession en matière d’élé- gance, à l’image de Stefanie Graf, Ambassadrice Longines del’Elégance et sextuple vainqueur des Internationaux de France, qui est à l’origine du développement de cette montre.www.longines.comPhanero, petite mais expressiveSpécialiste des montres mono-aiguilles, la marque horlogère Meis- terSinger vient de dévoiler son nouveau modèle joliment nommé Phanero. Identifiable instantanément à la marque pour qui connaît son esthétisme particulier, ce garde-temps affirme néan- moins sa différence, comparé aux précédentes lignes. Plus petit en taille, plus anguleux dans sa forme, il attire le regard par l’intensité de son éclat. Avec un diamètre de 35 mm et une hauteur de 7,5 mm, Phanero est de loin la montre la plus fine proposée par la marque. Parée d’une lunette tout en finesse et de cornes droites, alternant des surfaces polies et satinées, cette pièce horlogère donne l’impression d’être un objet vivant. Prix de Vente Public conseillé : 1 495 €Mai 2016www.meistersinger.net72]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30Le Mazagan Beach & GolfResort MoroccoPlages à perte de vue, dunes de sable à couper le souf- fle et climat idéal, c’est non loin de l’ancienne cité portugaise, à El Jadida, que règne ce magnifique complexe hôtelier. Etendu sur 250 hectares, l'etablis- sement dévoile une plage de 7 km de sable fin, undes plus beaux golfs au monde, un casino élu le plus beau d’Afrique du Nord, un spa de re- nommée mondiale et propose toutes sortes d’activités : Quad, karting, équitation sur la plage et dans la forêt, tennis, fitness, balades, tir à l’arc... pour un séjour en famille inou- bliable et de qualité exceptionnelle.www.mazaganbeachresort.comaRT dE ViVRE & PaTRiMOiNE L’Art du tempsEvasionLa Vélo Rétro Aglo en MayenneLa Vélo route V43 baptisée "La Vélo Fran- cette" vous mènera de Ouistreham à la Ro- chelle. Pour les curieux, Dress-code et Vélo vintage obligatoire ce dimanche 19 juin, une broche moustache est offerte aux papas. Régalez-vous de nombreuses ani- mations sur le trajet tel la mise en pli et le barbier, un village reconstitué des années 20, un pique-nique au bord de la rivière, et pour finir le Bal guinguette dès l'apéro. Cet Événement est organisé par l'Office deTourisme de Laval et vous est offert. Une version payante avec chambre d'hôte, lo- cation de vélos, accessoires vintage ...peut être réservée. Paulette, Firmin, Francis vous accompagneront lors de cette journée champêtre et conviviale !www.laval-tourisme.comLuxueux appartements parisiensLe Goralska Résidences Paris Bastille, hôtel 4 étoiles,conjugue la chaleur et l’intimité d’une maison de familleet le confort moderne d’un système à la pointe de la tech-nologie. Situé à proximité du quartier historique du Marais et à quelques pas de la Bastille, ses 12 suites entièrement modulables bénéficient d’une vue imprenable sur le port de plaisance du Bassin d’Arsenal et offrent une prestation personnalisée en fonction du nombre de personnes et des envies de chacun. Un concept inédit de résidence homy, cosy et socialement responsable... à découvrir dès le mois d’avril !www.goralskaresidences.frA la découverte de Vérone et ses trésorsAu printemps, quoi de plus agréable que de profiter d’un week-end prolongé pour se rendre en Italie ? Les voyageurs avertis le savent, c’est une saison idéale pour visiter ce pays. Situé en plein cœur deVérone, le Palazzo Victoria 5* pro- pose une offre City break de prin- temps pour permettre de découvrir ou redécouvrir les trésors de la ville et de ses alentours. Situé en plein centre-ville, à quelques pas seule- ment des arènes, le Palazzo Victoria mêle harmonieusement raffine- ment (le design est signé Gaetano Pesce, le « maître » absolu du design « made in Italy ») et Histoire(fresques d’époque médiévale et vestiges romains préservés et vi- sibles dans l’hôtel-même). Un véritable hôtel-musée ! Offre 3 jours - 2 nuits : dès 255 euros.www.palazzovictoria.comVivez la Polynésie autrement !La Polynésie, ses hôtels de luxe, ses bungalows sur pilotis, sespensions de famille, bien-sûr cela existe...et pour le plaisir de tous. Mais aujourd’hui de plus en plus de tou- ristes ont l’envie et le désir de découvrir ces îles et atolls féeriques d’une façon diffé- rente...en toute liberté, intimité et confortable-ment. C’est pourquoi, Tahiti Homes a professionnalisé la loca- tion de vacances et est devenu la référence en locations de biens pour les vacances, que ce soit à Bora Bora, Moorea, au coeur de la baie de Cook...La plupart des locations disposent d’une piscine privée et d’une plage semi privative. Certaines propriétés ont même du personnel à domicile. Un véritable service personnalisé pour répondre aux envies de chacun.www.tahiti-homes.frUne adresse provençale à découvrir !Demeure de charme 4 étoiles située à Fontvieille, porte d’entrée de la Provence, la Villa Regalido vous accueille pour une escale de rêve au pied des Alpilles. Vous apprécierez l'espace relaxation de l'établisse- ment, où vous pourrez profiter du sauna ou en- core de la piscine exté- rieure chauffée avant de laisser vos sens s’évader au travers de soins créatifs et parfumés. Côté saveurs, le restaurant Les Tables d’Hôtes d’Emma vous invite à découvrir les spécialités typiques provençales. Luxe, calme et authenticité sont les maîtres motsde cet établissement !www.hotelspreference.com74Mai 2016]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[n°30www.ecoreseau.frEscada Agua Del SolLa nouvelle fragrance Escada Agua Del Sol ré- veille ces sensations de bonheur estival qui re- mémorent des souvenirs de plaisirs ensoleillés et parfumés. La fragrance éveille les sens avec une envolée de fruits rafraîchissants compo- sée de granita de poire nashi et de sorbet glacé à la framboise portée par des zestes d’agrumes italiens et des touches dynamiques de baies roses. Le sillage déploie une sensualité chaleu-L’Art du temps aRT dE ViVRE & PaTRiMOiNE Bien -ÊtreLe forfait aux fleurs de Printemps du HAMMAM PACHA ParisPrenez 2 heures rien que pour vous pour éliminer les impuretés ac- cumulées pendant l'hiver. Connues pour leur effet vitalisant et drainant, les fleurs de Printemps permettent de dynamiser la peau en la régénérant, et de lui donner un coup d'éclat après l'hiver. Ce forfait éphémère, proposé en exclusivité au Hammam Pachajusqu'au 30 juin 2016, inclut les éléments suivants :Une entrée, un gant de massage, un savon noir, un gommage pour faire peau neuve, un massage de 15 minutes à l'huile de jasmin, aux vertus drai- nantes, un masque exfoliant du visage aux fleurs de printemps et au miel, un massage du buste et du visage à l'huile de fleurs, une application sur les paupières de fleurs de thé aux vertus apaisantes et un thé au jasmin antioxydant. Pour un tout petit prix : 95 €www.hammampacha.comreuse avec un accord apaisant de fève tonka, de santal et de musc blanc velouté.www.escada-fragrances.com.frBeach Body Challenge à l'ElephantPaname Participez à un stage ultra performant de 2 heures pour vous façonner un corps de rêve pour l'été ! Des séquences inspirées du fitness, de la danse clas- sique, du pilates et du yoga travaillent les muscles à leur capacité maximale pour sculpter votre corps avec grâce. 40 euros les 2 heures. Un lieu superbe, trendy, avec desintervenants très pointus, à tester de toute urgence !www.elephantpaname.comColorisi, cocooning beautéCette ligne de maquillage pre- mium aux ingrédients naturels prend soin de votre peau. Le café, aux vertus repulpantes et anti- oxydantes, est un des ingrédients de cette gamme anti-âge. Les cou- leurs et textures sont uniques, pour le maquillage des yeux, duteint et des lèvres. Les écrins des produits sont en bois de cerisier et aluminium. Colorisi apporte du peps dans votre quotidien avec élégance, simplicité et originalité.www.colorisi.comBeauté Sourcils by Harcourt !Que de magie que de pénétrer ce lieu mythique, adoré par tant de Celebrites du Cinema. Le studio est mondiale- ment reconnu pour ses incroyables et uniques portraits, une expérience mé- morable. Depuis peu, vous y trouverez aussi toute une gamme de cosmé- tiques pour la beauté de vos yeux Mes- dames. Vous pourrez redessiner ou sculpter votre regard grâce au talent des maquilleurs Harcourt. Et bien sûr, il est vivement conseillé de continuer cette mise en beauté chez soi, le sérumqui accélère et intensifie la pousse des poils et cils est un Must, une exclusivité brevetée Harcourt !www.studio-harcourt.euMai 201675]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30aRT dE ViVRE & PaTRiMOiNE L’Art du tempsVins & SpiritueuxPolignac, une réservemajestueuseElancée, aérienne, épicurienne, la Réserve Prince Hubert de Polignac est au-dessus des attentes. A l’occasion de la Fête des Pères, la maison mise sur un rapport qualité- prix inédit pour séduire les amateurs de cognac haut de gamme. Fi- dèle à l’héritage de la marque, le maître de chai a défini un assemblage haut de gamme, avec l’idée de marquer les es- prits. Le bouquet fleuri, fruité, entre iris et fruits confits, esttypique de la Grande Champagne. En bouche, la Réserve séduit par sa dou- ceur, son harmonie, son élégance. Prix de vente indicatif : 40 € TTC.www.polignac.frTrésor de la Maison LansonParcelle unique ceinte de hauts murs protec- teurs, le Clos Lanson, dont l’origine remonte au XVIIIèmesiècle, est à l'origine d'une cuvée éponyme millésimée dont les jus, issus exclu- sivement de la première presse, sont vinifiés sous bois durant plusieurs mois. Il en résulte un vin précieux, épanoui, riche et tout en fi- nesse. En 2016, Hervé Dantan a décidé de ren- dre disponibles les 7870 flacons du millésime 2006, tous numérotés. Cette cuvée possède tous les attributs d’un grand Chardonnay. A ladégustation, le vin présente une robe or clair couronnée d’un cordon de fines bulles. Les arômes finement boisés expri- ment un large registre où les fruits mûrs se marient aux notes beurrées, vanillées, de pâtisserie, de noisette, ponctuées d’une touche fumée. Au palais, l’attaque est charnue et soyeuse, puis se développent des notes fruitées, toastées, riches et persistantes. La finale saline, longue et précise, ré- vèle une noble origine. Prix public conseillé : 195€ www.lan- son.comwww.lanson.comDomaine et Vins de rêve à GalletyÀ une vingtaine de kilomètres de Montélimar, en Ardèche méridionale, le Domaine Gallety grimpe sur une colline surplombant le Rhône avec vue sur les dentelles de Montmirail et le Mont Ventoux. Un environnement de rêve dans lequel s’épanouis- sent de jolis ceps de syrah et de grenache noir qui donnent des jus d’une remarquable fraîcheur, denses, charnus, épicés et souriants.www.gallety.frLa cuvée Émotion s'agrandit !Lancée en 2015, la cuvée Emotion « Côtes de Provence » avait remporté un franc succès avec son Rosé récompensé de la médaille d’Argent au Concours Général Agricole de Paris. Cetteannée, la cuvée Emotion au label ABs’agrandit avec un « Côtes de Provence » Rouge et un « Côtes de Provence » Blanc, double médaille d’Or au Concours Général Agricole de Paris et au Concours Internatio- nal de Lyon.www.chateaumentone.comVacqueyras, un rouge nobleCe vin rouge a acquis ses lettres de noblesse en 1990, lorsque l'appellation est passée cru de la Vallée du Rhône. De couleur pourpre, soutenue à reflets bleutés, et un nez épicé avec des notes de réglisse, il présente des tanins encore un peu serrés, mais un très bel équilibre. C'est une cuvée que l'on apprécie tout particulièrement sur les gibiers à poils et à plumes, viande rouge en sauce, fromages affinés, chèvres cré- meux...ou pour les plus gourmands avec un fondant au chocolat. Ce vin rouge seconsomme entre 18° et 20°. Prix départ cave : 10 € TTCwww.vacqueyras.tm.frUn crémant frais & élégant !Ce crémant présente une robe rose pâle et un nez marqué par des notes de fruits rouges. Son attaque est fraiche et florale. Une cuvée onseillée pour vos apéritifs d'été, accompagné d'olives vertes ou de tapas. Il sera aussi très ap- proprié sur un dessert chocolaté ou encore pour accompagner des fraises à la crème fouettée. A servir à une température d'environ 6°. Prix départ cave :8,50€TTCwww.langlois-chateau.frSténopé, inspiration photographiqueLe premier nez, empreint d’une certaine austérité, nous rappelle la fraîcheur climatique de l’année viti- cole 2008. Puis apparaissent quelques notes toas- tées et chocolatées qui nous renvoient à la vinification spécifique réservée à Sténopé. Enfin, les agrumes confits et les épices explosent en sen- teurs à la fois très présentes et aériennes. Cette pro- gression olfactive remarquable nous fait percevoir la complexité de ce millésime. La bouche est douce mais d’une tendre tonicité.Elle nous accompagne vers une longue finale citronnée aux senteurs de bergamote. Sténopé 2008, un champagne chaleu- reux - voire enjôleur,nous entoure d’une mélodie qui ne quitte plus l’esprit.Mai 2016www.champagne-devaux.fr76]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30aRT dE ViVRE & PaTRiMOiNE L’Art du tempsVins & SpiritueuxMariage réussi entre Bourboulenc et RoussannePrécurseur pour l’encépagement en blanc d’un cépage ancien, le Bourbou- lenc, Château Rouquette-sur-Mer a réussi là une superbe performance parmi les vins du Languedoc. En assemblage avec la Roussanne, pour sa complémentarité charnue, cette cuvée Arpège égrène, au nez et en bouche, ses notes d’amandes, de genêts et de fleurs blanches toutes en fraîcheur. Jolie minéralité fine et épurée. Un vin aérien ! Prix TTC départ cave : en- viron 10 eurosAu Pied du Mont Chauve en BourgogneSaint-Aubin 1er Cru Le Charmois Rouge 2013 est un Pinot Noir 100% planté sur un terroir situé en milieu de coteau, sur un sol riche en calcaire. Les vignes âgées de plus de 40 ans sont conduites en culture intégrée et raisonnée. Au nez, ce sont des fruits noirs très murs et des notes épicées. L’attaque en bouche est souple et droite, d’une belle finesse. Son boisé bien fondu lui confère une grande élégance. Servi à 14°, il sera un accord parfait avec un agneau au four, des côtes d’agneau grillées à la fleur de thym, un cake ou un marbré au chocolat. Prix TTC départ cave : 30 eurosLe Page, pour vous ravir !La vinification de ce Cabernet franc du Domaine de Rocheville permet de conserver tous ses arômes de fruits rouges caractéristiques du Saumur Champigny. Ses tanins légers lui confèrent une bouche particuliè- rement veloutée tout en gardant une fraîcheur et une légèreté très agréable. Le Page est là pour vous servir et vous honorer lors de repas entre amis. Frais, fruité avec une belle matière élégante, il pourra vous accom- pagner tout au long du repas et particulièrement sur des charcuteries, des viandes froides ou grillées... A servir frais entre 14° et 16°. Prix TTC départ cave : 8.90 eurosL'Oenotourisme par Duval LeroyLes hôtes sont accueillis dans une atmo- sphère fascinante où flotte un esprit convivial et épicurien pour profiterdes douceurs de la Champagne etdu Champagne. Un chauffeurprivé accueille les convives à par-tir de l’aéroport, de la garejusqu’au Domaine. La journéecommence par une promenadedans les vignes de la famille, encompagnie de Julien Duval-Leroy.Dans une ambiance intimiste et exclu-sive au coeur du chai, vous profiterezd’une dégustation des vins clairs provenant directement des fûts de chêne. Le déjeuner est ensuite imaginé par 3 grands Chefs étoi- lés. L’après-midi, la Chef de Cave révèle ses secrets de fabrication et vous invite à une belle dégustation. Pour terminer, les visiteurs re- partent chacun avec la Cuvée de leur choix et sont raccompagnés par un chauffeur privé. À partir de 500 euros par personne.www.duval-leroy.comDomaine de l’Olivette Rosé cuvée Tradition 2015Ce Bandol rosé aux cépages 50 % mourvèdre, 30 % grenache, 20 % cinsault est issu de vignes âgées de 20 ans. L'environnement est une priorité : interventions rai- sonnées sur la fertilité biolo- gique du sol argilo calcaire, amendements naturels, pas de désherbants chimiques, pas de pesticides. A la dégustation, le Nez est élégant, fin et fruité avec des notes d’agrumes et de fleurs blanches. En bouche, c'est un vin ample, gras, rond et plein avec un final épicé. Servir à 12°C pour accompagner crustacés, viandes blanches, plats épicés. Prix TTC dé-part cave : 14,70 euros.www.domaine-olivette.com78Mai 2016]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[GIP LIBOURNE L ' A B U S D ' A L C O O L E S T D A N G E R E U X P O U R L A S A N T É PHOTO STEPHANE KLEIN]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30aRT dE ViVRE & PaTRiMOiNE L’Art du temps - L’actualité automobileNouvelle Renault Mégane : une beauté peu faroucheRenault frappe un grand coup et c’est un coup de maître ! après l’Espace et la Talisman, la marque au losange poursuit son offensive de charme sur le segment des berlines com- pactes. La Mégane ancienne génération – qui était somme toute une bonne voiture – péchait par une absence totale de sex ap- peal et un réel manque d’ambition (à l’ex- ception de la RS au talent sportif certain). de l’ambition en revanche, sa rempla- çante n’en manque pas, jusqu’à vouloir croquer ses concurrentes, Peugeot 308 et Volkswagen Golf 7e du nom, cham- pionnes jusque là incontestées du seg- ment. Et pour livrer bataille, Renault a soigné ses fondamentaux, à commencer par l’esthétique. La nouvelle calandre, désormais de rigueur, signe avec force l’identité de marque tout comme les C lu- mineux à technologie LEd qui encadrent les phares. Plus longue (de 6 cm) que le modèle précédent, plus basse (2,5 cm) avec des voies élargies, un empattement plus important et un porte-à-faux arrière plus court, cette nouvelle Mégane est so- lidement campée sur la route. Petit détail qui en dit long sur les efforts des des- igners : le jeu entre le pneumatique et la carrosserie (noir de roue) a été réduit pour améliorer la qualité perçue du véhicule. La signature lumineuse arrière est égale- ment empruntée à la Talisman tout comme l’incrustation chromée (en finition haut de gamme) sur le haut de l’aile avant et de la portière, très chic et so british. Le dessin, fait de pleins et de déliés, de lignes tendues et de galbes, dû au crayon de Franck Le Gall, est un sans faute.L’habitacle aussi s’inspire fortement de celui de la Talisman, à commencer par la planche de bord et l’écran tactile central, une tablette verticale de 8,7 pouces dans les deux cas (en finition intens). L’agrément de conduite n’est pas en reste : excellent maintien des sièges, po- sition au volant parfaite, visibilité sans faille, ergonomie des com-(confort, sport, éco, neutre, personnalisé) et le système de verrouillage sans clef his- torique de Renault qui, à la différence de ceux de ses concurrents, ouvre et ferme le véhicule à distance sans avoir jamais be- soin de tou-route sublimée par le système 4Control qui gère le braquage des roues arrière. Calandre et bouclier avant spécifiques, jantes 17 pouces en série, sièges envelop- pants à appuie-têtes intégrés, la GT soigne son look et sa sportivité avec le LaunchcherControl (technologie Renault Sport hé- ritée de la compétition) per- mettant un démarrage type départ arrêté plus rapide pour at- teindre le 0 à 100 km/h en 7’’1 ; et le Multi- Change down (multi-rétro- gradage accé- léré) qui permet de ré- trograder plu- sieurs vitesses à la volée lors des freinages afin d’être sur le meilleur rapport pour enchaî- ner le virage suivant. de quoi patienter jusqu’à l’arrivée de la Megane RS, annon- cée pour 2018 avec une puissance de plusmandes irréprochable, freinage, amortis- sement, tenue de route sans re- proches. Brefle carton estplein. La fini-tion s’ap-prochedésormaisdes standards ger-maniques, l’équipe-ment est au niveau premium, notamment en ce qui concerne les aides à la conduite de dernière génération : régulateur de vi- tesse adaptatif, freinage actif d’urgence, alertes de franchissement de ligne et de distance de sécurité, alerte de survitesse avec reconnaissance des panneaux de si- gnalisation, avertisseur d’angle mort, ca- méra de recul (de grande qualité), commutation automatique des feux de route et de croisement, aide au stationne- ment avant, arrière et latéral, parking mains libres (très réactif, ce qui n’est pas toujours le cas) avec trois modes de sta- tionnement (en créneau, en épi et en ba- taille). Sans oublier l’affichage tête haute, la technologie Multisense permettant de personnaliser son mode de conduitela portière.Seuls petits regrets :l’absence de molette cen-trale sur la console pour accéder aux com- mandes comme sur la Talisman et des commandes de lève-vitres placées trop en arrière sur la portière, ce qui nuit à leur ac- cessibilité.Essayée avec sous son capot le moteur turbo diesel dCi de 130 chevaux couplé à l’agréable et précise boîte manuelle à six rapports, la Megane donne entière satis- faction. En version GT elle enthousiasme. Le bloc 1,6 litre 16 soupapes de 205 che- vaux est incisif, la boîte auto à double em- brayage EdC sept rapports impressionnante de facilité et la tenue dede 300 chevaux.nouveau Ford s-max : monospace haut de gammepratique.Nettement embelli par le restylagede cette deuxième génération, le S- Max revendique toujours une identité plus sportive et dyna- mique que son frère Galaxy. de fait il est plutôt agréable àconduire : les sièges garantissent une bonne tenue et le confort est agréable en position sport ou normale de la suspension adaptative. Toutefois en position confort, la voiture devient plus flot-Modèles essayés : Renault Megane 4 Berline Intens Energy dCi 130. Tarif : à partir de 28000 euros. Tarifs gamme essence : à partir de 18200 euros. Tarifs gamme diesel : à partir de 22100 euros. Renault Megane 4 Berline GT Energy TCe 205 EDC. Tarif : 31900 euros.C’est un grand vaisseau routier, imposant (4,80 m de long, trois centimètres de plus que l’ancien modèle) à l’extérieur et très spacieux à l’intérieur, doté d’un grand coffre (700 litres en position cinq assises) avec une troi- sième rangée de sièges escamotables élec- triquement sous le plancher. Trèstante sur la chaussée. La boîte auto à double embrayage se montre efficace, même si le moteur Tdi de 150 chevaux se montre un peu juste et a besoin lui aussi d’une po- sition sport pour bien s’exprimer.Ford a doté son grand monospace d’une foultitude de technologies haut de gamme en matière d’aide à la conduite (limiteur de vitesse intelligent qui analyse la signali- sation, feux de route anti-éblouissement, direction adaptative, assistant prévention collision, camera frontale à 180°, système de stationnement automatique, etc.). Hélas comme souvent l’électronique embarquée est source de tracas et notre véhicule d’es- sai a subitement perdu, en roulant, la disponibilité de son « assistant pré-collision » sans que le régulateur de vitesse ne puisse jamais être réactivé. autre désagrément, la faible sensibilité de l’écran tactile (par ailleurs sous-dimensionné) et l’absence in- compréhensible d’affichage numérique de la vitesse sur des cadrans pourtant digi- taux.Modèle essayé : Ford S-Max Titanium 2.0 TDCI 150 ch PowerShift. Tarif : à partir de 38800 euros. Tarifs gamme essence : à partir de 33600 euros. Tarifs gamme diesel : à partir de 33600 euros.80Mai 2016]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[n°30www.ecoreseau.frL’Art du temps - L’actualité automobile aRT dE ViVRE & PaTRiMOiNE ESSAIS & TENDANCESAudi A4 Avant : se méfier des apparencesagréable d’utilisation. Couplée au moteur turbo diesel deux litres blue Hdi de 150 chevaux, elle assure et per- met à la mécanique de donner le meilleur d’elle-même en toutes circonstances avec toutefois une consomma- tion un poil élevée sur parcours urbain.Par Philippe FlamandModèles essayés : Audi A4 Avant 2.0 TDI 150 Design Luxe. Tarif : à partir de 45500 euros. Tarifs gamme essence : à partir de 32550 euros. Tarifs gamme die- sel : à partir de 35950 euros.La cinquième génération d’audi a4 cultive l’art de la discrétion. Le break avant est ainsi doté d’une ligne sinon banale, en tout cas très peu originale et sans réel attrait esthétique. L’habitacle en revanche, une fois n’est pas coutume outre-Rhin, est magni- fique. Oublié le noir habituel des modèles teutons, notre véhicule d’essai était habillé d’un splendide camaïeu de gris, du plus clair au plus foncé, avec des sièges cuir et alcantara et une planche de bord mariant les plastiques moussés à l’aluminium brossé. Un écrin luxueux pour un break très chic. Pour le reste, la génétique parle : tout est parfait. La position de conduite et l’ergonomie des commandes ne souffrent aucune critique, le confort est royal, la conduite exemplaire. avec les petits plus qui font, comme toujours chez audi, la différence : affichage tête haute « réellement » dans le pare-brise et non sur une lamelle en plastique, raccourcis de com- mande (navigation/téléphone, radio/media) sur la console, tellement intuitifs... il faut dire que le choix a été fait d’un écran façon tablette non tactile (comme chez Mercedes) que l’on trouve, pour notre part, bien plus sécurisant au volant. L’équipement est évidemment à l’unisson (selon les niveaux de fi- nition, l’optionnel est souvent de rigueur) avec plé- thore de technologies de dernière génération : virtual cockpit (interface digitale sur un écran LCd de 12,3 pouces remplaçant le tableau de bord), ré- gulateur de vitesse adaptatif (avec fonction embou- teillage) et intelligent (relié au GPS, pour adapter la conduite de façon prédictive à la route), éclairage Matrix Led, système drive select (pour jouer sur le moteur, l’amortissement, la direction...), etc.Le choix d’une boîte manuelle peut paraître étrange quand la marque possède une des meilleures tech- nologies de boîte auto à double embrayage au monde, mais cette boîte est diablement efficace etMai 201681]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30aRT dE ViVRE & PaTRiMOiNE Baromètre Finance & InvestissementsBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant les placements et investissements que peut réaliser tout particulieruLA sPéCuLATion du moisUn point d'entrée sur BioMérieuxascendants et descendants. ils peuvent également choisir la durée d'investissement entre 6, 9 et 12 ans. La réduction d'impôts est alors de 12, 18 ou 21%. Ce régime fiscal avait permis une hausse de 45% des ventes en 2015, soit un total de 50000 ventes.1201151101051009590Légère baisse des frais de notaireExane BNP Paribas a relevé son opinion sur BioMérieux de Neutre à Surperformance, avec un objectif de cours de 120 euros. Selon le broker, suite à la révision à la baisse du consensus, le cours actuel représente un bon point d'entrée – surtout au vu des perspectives de la filiale BioFire's.« frais de notaire », vont être revus à la baisse à compter du 1er mai 2016 suite à l'application d'un décret de la loi Macron. Les principales prestations notariées sont rémunérées selon un tarif public, forfaitaire ou proportionnel, fixé par décret. Celui-ci va connaître une baisse de 1,33% pour les actes de vente immobilière, et 1,45% pour les actes de prêt. Les notaires auront par ailleurs désormais la liberté d'offrir une remise à leurs clients. Ces derniers pourront faire jouer la concurrence entre plusieurs études. attention : cette remise ne pourra s'appliquer que sur les tranches d'assiettes supérieures à 150000 euros de la valeur du bien ou du droit, et elle ne pourra pas dépasser un taux de 10%.uLEs bons PLAns du moisLoi Pinel : c'est reparti pour un anFrançois Hollande a confirmé le mois dernier la prolongation jusqu'à fin 2017 du dispositif fiscal Pinel. il devait initialement prendre fin au 31 décembre 2016. « Ce dispositif qui a marché, qui marche et marchera encore », a déclaré le président de la République. La loi Pinel a succédé au dispositif duflot, auquel il a apporté plusieurs modifications. Les investisseurs sont désormais autorisés à louer le bien à leursLes frais de mutation, généralement appelésMai JuinJuillet Août SeptOct NovDec 2016 FévMars Avr82Mai 2016]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[n°30www.ecoreseau.frBaromètre Finance & Investissements aRT dE ViVRE & PaTRiMOiNESylvicultureintéressant... sur le long termeLa diversification du patrimoine ne passe pas nécessairement par des produits financiers complexes. Pourquoi ne pas investir dans du concret, comme... une forêt ? On peut y investir en direct, ou en passant par un groupement forestier. Comme la pierre, ce placement se distingue par son opposition aux valeurs dématérialisées, comme les actions ou les obligations. autre point commun avec l'immobilier : la filière bois est une valeur refuge, moins exposée aux retournements financiers. L'achat d'une forêt ou de partsuLE Coin dEs AnALysTEs u Actions : Cholet Dupont reste positif pourla fin de l'annéeL'activité s'est améliorée modestement au mois de mars, et éloigne les risques de ralentissement global de l'économie, estime Cholet Dupont. « Un scénario d'une croissance peu vigoureuse mais assez stable s'est mis en place, entretenu par les Banques centrales qui aimeraient que les réformes prennent le relais au Japon ou dans certains pays d'Europe », écrit Vincent Guenzi, directeur de la stratégie d'investissement. La société d'investissement reste positive sur la fin de l'année, mais reconnaît que la forte volatilité persistante trouble la visibilité, soulignant que la remontée des cours du pétrole et des matières premières semble encore fragile. Il conserve sa recommandation Neutre à court terme sur les actions, en surpondérant les actions européennes, revenues à des niveaux d'achat. Afin de rééquilibrer les portefeuilles en valeurs plus cycliques et moins défensives, Cholet Dupont a modifié ses opinions sectorielles en Europe, en relevant par exemple le secteur Biens et Services Industriels à court et moyen terme à Surpondérer.u Carmignac reste sur un positionnementconservateurCarmignac reste sur un positionnement conservateurLe rebond des marchés action en mars, brutal et indifférencié, porte les caractéristiques d'un rachat de positions vendeuses à découvert, plus que d'un retour des investisseurs sur la classe d'actifs, analyse Carmignac Risk Managers dans une note de marché. « On notera la très forte surperformance des marchés émergents ou des valeurs cycliques européennes malgré le ralentissement économique en cours », souligne Didier Saint-Georges, membre du comité d'investissement et managing director. Le gestionnaire maintient un positionnement conservateur, qui se justifie selon lui par l'asymétrie entre des valorisations qui offrent un potentiel d'appréciation limité et un risque de baisse significative compte tenu de la perte de crédibilité des Banques centrales. « Notresélection de valeurs au travers de sociétés soit disposant: unplacementd'un potentiel de croissance de leurs résultats indépendamment de la conjoncture économique (...), soit offrant des valorisations et un potentiel de restructuration attractifs », ajoute-t-il.uActions:desvalorisationstropélevéespour Swiss Life AML'appétit pour les actifs risqués a de nouveau été alimenté par la forte hausse des prix du brut et les insinuations selon lesquelles la Réserve Fédérale américaine différerait tout nouveau resserrement de sa politique monétaire, observe Swiss Life Asset Management. L'analyste évoque des signaux contradictoires : l'embellie apparente de l'activité industrielle aux Etats-Unis, ainsi que les premiers effets des mesures de relance budgétaire en Chine sur les données économiques contribueront à reléguer encore plus au second plan les craintes de récession, anticipe-t- il. « De telles nouvelles devraient soutenir les marchés d'action. Or, pour l'heure, compte tenu de la forte corrélation des marchés d'actions et des cours de l'énergie, un nouveau fléchissement des cours du pétrole (...) fait encourir un risque important aux marchés. Par ailleurs, les marchés d'actions sont à notre avis de plus en plus vulnérables en raison de la maturité qu'atteint le cycle économique », ajoute-t-il.d'un groupement forestier donne droit àune réduction d'impôt sur le revenuéquivalente à 18% de l'investissement.Mais c'est surtout en matière detransmission que la forêt est avantageuse :l'investissement sort de l'assiette taxable àhauteur de 75% de son montant. Lerendement est variable : il tourne autour de1 à 2% net, mais peut atteindre jusqu'à 4%L principal moteur de performance actions restera donc laavec une bonne gestion.éthique & FinanceLe baromètre du « Finance Bashing » au plus bas ?parhing ». indigné, choqué, scandalisé, le monde entier a alors exprimé encore, les efforts réglementaires ne permettent pas non plus d’as-CohenPrésident directeur général des éditions Hermann, Philosophe spécialisé dans les questions éthiques appliquées au secteur financierdepuis, législateurs et régulateurs ont œuvré pour durcir la régle- mentation, et la plupart des grandes institutions financières ont fait amende honorable. Tant et si bien qu’en juillet 2015, la Fédération bancaire française annonçait fièrement que « l’image des banques françaises [était] à son meilleur niveau depuis 2007 » : 67% des son- dés avaient retrouvé une opinion favorable des banques et 78% se disaient satisfaits de la leur. La tempête est passée, le climat s’est apaisé, l’ennemi public n°1 n’est plus la « mauvaise finance ». dans ce cadre, david allouche et isabelle Prigent, co-auteurs du livre Marchés financiers sans foi ni loi ? (PUF, 2016) reviennent sur la réaction moralisatrice exprimée alors : « l’idée de moraliser la fi- nance [serait] un concept séduisant mais inopérant ». Pour appuyer leur thèse, un simple argument d’autorité, une référence à l’affirma-a crise financière de 2008, accompagnée par la forte média- tion d’andré Comte-Sponville selon laquelle le capitalisme ne serait tisation des excès du secteur et de diverses affaires, a éprouvé ni moral ni immoral, mais amoral. Cette sentence suffit à elle seule, l’opinion internationale et lancé la mode du « finance bas- sans autre explication, à récuser les travaux d’éthique appliquée. PlusArthurson émotion, chacun selon ses moyens, dans les médias traditionnels, lors de conversations privées ou sur les réseaux sociaux. L’opprobre a été répandue sur ce que le candidat Hollande désignait comme « [son] véritable adversaire », « le monde de la finance [...] sans nom ni visage, sans foi ni loi, [...] capable de menacer des États [... ] et de déplacer des sommes d’argent vertigineuses en une fraction de seconde ».sainir durablement les marchés, car l’action préventive des régula- teurs est par nature « difficile ». Bien sûr, on pourra regretter la pauvreté conceptuelle de l’analyse : nulle définition de la morale, nulle distinction des enjeux éthiques, nulle rigueur dans la démons- tration, qui se révèle en maints endroits trop allusive ; on pourra s’étonner du fait que ce soit un éditeur universitaire qui ait publié ce livre, qui n’est clairement pas destiné à un lectorat exigeant. Qu’im- porte, l’essentiel n’est pas là : le principal mérite du livre de d. al- louche et i. Prigent est de mettre en avant un acteur des marchés dont le rôle peut s’avérer décisif : l’individu. autrement dit : chacun d’en- tre nous, qui sommes tous porteurs d’une « responsabilité ». Là en- core, on déplorera l’absence totale d’analyse du concept de responsabilité, qui est d’ailleurs un concept central des théories nor- matives et qui aurait révélé l’utilité et la pertinence d’une analyse éthique des mécaniques financières ; mais les auteurs ont raison de ne pas accepter que les citoyens se défaussent sur les institutions ban- caires et de souligner que « chacun à son niveau peut tendre vers une attitude plus responsable, sans se dédouaner par une accusation simpliste de la mauvaise finance, en se faisant l’acteur d’une finance engagée dans la construction du monde de demain ».Mai 201683]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30aRT dE ViVRE & PaTRiMOiNE Patrimoine - Préparation délicate de l’héritageFocus sur un placement ou investissement afin d'analyser les tendances et évolutionsLa pomme de discordeL'héritage d’un parent peut susciter des conflits souvent dévastateurs. Pour éviter qu’un décès ne rompe le lien familial,il est préférable de préparer en amont sa succession.qui s’appliqueront seulement au décès. Le testateur préci- sera comment ses biens seront répartis. « Malheureusement, peu de gens pensent à rédiger un testament. Ils estiment qu’ils ont le temps et reportent à plus tard », regrette Sa- mantha Rouach, conseillère en gestion de patrimoine chez Platineos. « Par ailleurs, il s’avère qu’il est souvent une source de conflits, notamment quant à l’interprétation des volontés exprimées (surtout si le notaire n’a pas été consulté pour s’assurer du respect de la loi en matière de succession), ou quant à la valorisation des biens men- tionnés dans le testament », souligne Me Vannina Ma- melli. aussi, les profession- nels recommandent de pri- vilégier la donation. de son vivant il est en effet possible de donner certains biens ou tous les biens de son patri- moine afin d’organiser au mieux la répartition entre ses héritiers, tout en s’assurant de sa qualité de vie en conser- vant l’usufruit. « Pour autant, réaliser une donation ne doit pas être pris à la légère, sous peine de créer de futurs pro- blèmes », indique Me Ludo- vic duret, notaire à Melunsommes équivalentes, et que l’un a dilapidé les sommes reçues pendant que l’autre les faisait fructifier, le premier pourra obtenir que l’équilibre soit rétabli au jour de votre décès dans le respect des rè- gles civiles », prévient Sa- mantha Rouach. Pour éviter cela, mieux vaut passer par une donation-partage. « Réa- lisée devant un notaire, elle fige la valeur des biens au jour de la donation. Le jour de votre décès, aucun de vos héritiers ne pourra donc de- mander de comptes à ses frères et sœurs quant à l’em- ploi des sommes données », explique Me Ludovic duret. Cette solution n’est cependant pas parfaite lorsqu’il s’agit de biens immobiliers. En effet explique t-il, « leurs valeurs respectives fluctuent dans le temps selon les régions. Ainsi un appartement à Paris et un dans le Sud de la France qui ont la même valeur le jour de la donation risquent de ne plus valoir le même prix au moment du décès. La dona- tion-partage évite donc le conflit juridique, mais pas la rancœur. » d’un point de vue fiscal, ces deux types de do- nation sont traités exactement de la même façon. a noterSociété civile immobilière (SCi). « Une fois la SCI créée il faudra tout de même de son vivant (par donation) ou à son décès (par testa- ment) transmettre ses parts aux héritiers », souligne Me Vannina Mamelli. au décès, seuls les héritiers seront as- sociés et la SCi permettra d’éviter les problèmes de l’indivision, car le gérant pourra prendre des décisions de gestion courante même en cas de mésentente des as- sociés. « Cette solution est utile, par exemple, pour des parents qui souhaitent réaliser des donations à leurs enfants, tout en conservant le pouvoir en leur qualité de gérant. Par ailleurs, cela permet d’éviter l’indivision et d’as- surer l’équilibre entre les descendants puisque les parts d’une même SCI ont toutes la même valeur », confirme Samantha Rouach.NQde disputes ou de ruptures àL’AssuRAnCE-viE, LE CHoix dE LA LibERTédernière alternative, l’assu- rance-vie. Ce placement bé- néficie en effet d’une clause bénéficiaire très pratique pour organiser sa succession. Cette clause prévoit que la somme sera versée au conjoint et, si ce dernier n’est plus vivant, aux enfants de l’assuré ou à ses héritiers. Mais le sous- cripteur peut également ré- partir inégalement son capital, en attribuant, par exemple, la moitié à son conjoint (ou à n’importe quel autre bénéfi- ciaire) et l’autre moitié à une ou plusieurs autres personnes. il est aussi possible de pro-ouveau module de formation dans les études pour devenir notaire : arts martiaux...ui n’a pas eu dans sa famille ou ses amis des exemplesc’est aussi la reconnaissance personnelle que chacun sou- haite recevoir de ses parents qui est en jeu. a cet égard, « certains font valoir un droit supplémentaire du fait qu’ilsdes règles légales. En effet il sera possible de répartir les biens entre les héritiers en tenant compte des besoins et des possibilités de chacun ; d’améliorer les droits de cer-la suite d’une succession ? La transmission du patri- moine parental représente toujours une épreuve fami- liale. « A l’ouverture de la succession, il s’avère souvent que les rancœurs familiales ressurgissent. Du vivant des parents, les héritiers n’ont exprimé aucune revendication mais au décès, ils font leurs comptes et reviennent sur les avantages que certains d’en- tre eux ont pu avoir (donation de sommes d’argent, parti- cipation dans une activité commerciale, prêt d’un ap- partement sans contrepar- tie...) », constate Me Vannina Mamelli, notaire à Saint-Flo- rent (Haute-Corse). derrière les combats fratricides, les partages interminables, les comptages mesquins et par- fois les malversations en douce d’héritiers indélicats,La SCI est utile pour des parents qui souhaitent réaliser des donations à leurs enfants, éviter l’indivision, et conserver le pouvoir en leur qualité de gérantse sont occupés de leurs pa- rents en fin de vie à la diffé- rence d’autres qui, du fait de leur éloignement, n’ont pu s’en occuper. Des conflits peuvent aussi survenir quand un des héritiers qui n’avait plus de contact, voire était en conflit avec les défunts, est appelé à la succession au même titre que les autres », observe Me Vannina Ma- melli. Préparer sa succession permet d’éviter les conflits familiaux et de désigner les bénéficiaires dans le respecttains (par exemple inclure le conjoint dans le cas de fa- milles recomposées, ou un enfant vulnérable) ; et pour- quoi pas laisser une partie des biens à une personne qui n’a pas vocation à hériter, ou même à une association.(Seine-et-Marne) et membre du réseau Monnassier. Si vous donnez des sommes d’argent, et vous contentez d’une simple déclaration à la recette fiscale de votre do- micile, il s’agit d’une donation simple. dans ce cas, elle sera rapportable à sa valeur au jour de votre succession.que la donation-partage peut aussi être réalisée en faveur de vos petits-enfants, dans ce cas elle doit obligatoirement obtenir le consentement de vos enfants, ce qui permettra de préserver l’entente familiale après votre décès.brementTEsTAmEnT, ATTEnTion à LA PRoCRAsTinATion Pour ce faire, différentes pos- sibilités, dont l’écriture d’un testament qui va permettre de prendre des dispositionsATTEnTion Aux donATions simPLEsLEs ATouTsdE LA sCiPour faciliter la transmission d’un ou plusieurs biens im- mobiliers, les professionnels peuvent également recom- mander de passer par unecéder à un démem.de la clausebénéficiaire, ce qui permet d’attribuer l’usu- fruit du capital au conjoint (il pourra ainsi recevoir les revenus générés par le capital) et la propriété aux enfants. Une propriété dont ils ne pourront bénéficier qu’au dé- cès de l’usufruitier.84Mai 2016« Mais gare aux consé- quences : si vous avez donné à deux de vos enfants desPierre-Jean Lepagnot]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°30aRT dE ViVRE & PaTRiMOiNE Regard sémantiqueDepuis neuf ans, Jeanne Bordeau compose des “tableaux de mots” à partir de collages issus d’articles de presse. Démonstratives et percutantes, ses “compositions sémantiques” accrochent le coeur et la raison. A la fois miroir et interprétation de l’actualité,ses tableaux décryptent l’époque de manière presque prémonitoire.Créations thématiques et singulières, ses tableaux mettent en scène les mots-clés d’une année dans des secteurs d’actualité majeurs : politique, économie, crise, culture, société, culture, femmes, développement durable, ressources humaines, verbes. Chaque année, ces dix toiles forment ainsi “une tapisserie de Bayeux contemporaine” et sont exposées courant janvier à Paris.La mémoire des motsOn pourrait croire que la femme n’est qu’un être d’apparence. Evidemment, non ! On se demande aussi comment se libérer de la « pression » ? Comment ne pas être condamnée à devenir une « Wonder Wo- man » ? Comment ne pas être ensevelie par une vie plurielle, par un temps qui va toujours plus vite ? En cédant peut-être à la « manie de faire des listes ». Etre ainsi l’arbitre de ses priorités.Nomdutableau: Femme,2015,JaneBee dico d’époqueCette femme insaisissable, est définitivement digitalisée. Elle est prise dans les mailles de la toile. Son mobile change la presse traditionnelle et regorge d’applis qui prolongent l’inaccessible quête de perfection. Les ordinateurs auraient-ils un sexe ?le cordon bleu du foyer, la séductrice pour satisfaire le mari, la bonne co- pine, la femme qui pense...LA FEmmE, AvEniR du mondE !En 2015, l’image de la femme se déploie en deux temps discordants. D’un côté une femme futile en- gluée dans des préoccupations esthétiques et de l’autre une femme de l’ombre. Un être humilié qui doit défendre sa dignité !Dans l’ombre du deuxième sexeFutile mais écologique quand mêmeLa femme de 2015 est comparée à « une poupée Barbie ». La comparaison avec la poupée n’offusque personne. Pas de polémique en vue mais plutôt une sorte de beauté responsable. Responsable, la beauté ? Mais oui Madame, on peut désormais avoir des « ongles écolos », grâce à des vernis composés de produits bio. Révolution encore avec la confirmation d’une tendance, les « bijoux équitables » ! Quid de la « minceur durable » ? il est enfin possible de manger à sa faim, d’être en harmonie avec les besoins de l’organisme et de maigrir quand même.Par peur d’être vieille, faut-il « inventer son âge » ? Parade pour faire face à « quel âge faites-vous ? » ou même à « vous ne faites pas votre âge » !Et le numérique créa une femme 3.0En 2015, l’avenir de la femme se matérialise sur des terres de combats. La femme « engagée » hurle, ma- nifeste, risque sa vie mais on ne l’entend que trop ra- rement. « A Kaboul », une rappeuse dénonce le mariage forcé, ce sinistre et terrible « il a marié sa fille de 12 ans ».a vrai dire, on ne sait pas si la femme est 3.0 ou 2.0. En tout cas si elle cherche sa moitié on lui propose désormais des « relations sexuelles 2.0 ». Jusqu’où le virtuel peut contenter les désirs du corps ?« il a marié sa fille à 12 ans » comme un refrain ef- frayant qui se déploie dans l’actualité : en australie, un père comparaît devant un tribunal car il a voulu marier sa fille à l’âge où l’on est encore une enfant.Les désirs de beauté peuvent bien entendu se satisfaire de la technologie. Pour être certaine de posséder le postérieur compatible avec le temps des plages, des lunettes procurent l’incomparable privilège d’admirer ses « fesses en 3D ».Néoféminisme à l’horizonavec les tutoriels de YouTube, on apprend sans peine à chasser les imperfections. il faut se faire du bien à l’esprit et au corps, avec la « gym émotionnelle ». Envie de danser pour parfaire ses bonnes résolutions ? Un air entraînant sur l’iPod et déjà vous succombez à la « hoopdance ».Le « néoféminisme » mobilise le débat de société. Estimer que la femme et l’homme sont complémen- taires, une perspective qui enthousiasme. Seulement, cette vision ne parvient pas à embrasser la femme, celle qui demeure insaisissable. insaisissable car les médias s’interrogent sur le fait de savoir ce qu’est « une femme iconique ». Et puis comment comprendre « le choix du voile ». Femmes éprises de religion, li- brement ?Le « contouring » s’occupe de votre visage. Kim Kardashian a démocratisé ce maquillage Photoshop. En prime : le « flex » pour la tonicité musculaire et la « respirologie » pour enfin ne plus être à bout de souffle.Liberté chérie, liberté bafouéeparSi l’on veut être tout à la fois, on risque de n’être plus rien du tout. On oublie de s’accorder du temps. Même la « Wonder Woman » d’Hol- lywood ne fait pas tout, elle ne s’oc- cupe pas de payer la cantine scolaire. Cessons le « oui augmenté », il faut aussi utiliser un super pouvoir ac- cessible : savoir dire « Non ». S’ar- rêter, souffler peut être un luxe.jeanne bordeauWonder Woman dans le texteAttention addictionLa célèbre super-héroïne revient au cinéma, incarnée par Gal Gadot. Mais par-delà la fiction, l’expression s’est imposée.Wonder WomanOui, mais nonFondatrice de l’institut deSelon anne Boutelant, auteure dela qualité d’expressionL’américain nous lègue ses expres- sions même dans l’univers féminin. La femme qui sait faire des affaires, qui dirige sa start-up est qualifiée de « working girl ». La « Wonder Woman », elle, ne se contente pas d’être une reine du business. Elle endosse tous les rôles : être la maman,Trop bonne, trop conne (éditionMarabout), il pourrait y avoir quelque chose d’addictif à être cette « Wonder Woman ». Etre toujours sur le pont, être sur tous les fronts, être le grain de sable indispensable à la mécanique du quotidien. L’ivresse d’être irrem- plaçable.Mai 2016PRoCHAin numéRo LE jEudi 26 mAi 201686]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRECABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 190 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82THE SHOW OF THE MOST FAMOUS CABARET IN THE WORLD !DINNER & SHOW AT 7PM FROM €190 SHOW AT 9PM & 11PM FROM €77WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIEL© Bal du Moulin Rouge 2016 - Moulin Rouge® - 1-1028499]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[]]></page></pages></Search>