Page 39 - EcoRéseau n°29
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ment, créée il y a six mois, et intéressée par trois marchés : les USA, le Mexique et le Brésil,
Créer aujourd’hui - Les entreprises internationales d’emblée ClUB ENTrEPrENdrE
viendra pas avant deux abondent : se rendre sur les prix, les gammes ou les pays, par exemple. » ou trois ans minimum », un salon professionnel la réglementation en vi- Et la France dans tout prévient Anne Martel- sans avoir sélectionné gueur, énumère virginie cela ? Pour les entre- reison. Une probléma- son distributeur en laroche, conseiller in- prises « born global »,
Pour la prospection commerciale, Business France (2000 €/an) a démarché et organisé pour nous plusieurs rendez-vous avec des prospects
dant un test intéressant...
« Mener en parallèle de sa démarche à l’inter- national des avancées significatives en France suscite toujours l’admi- ration vu de l’étranger, sourit vincent daffourd. Au Canada ou aux États- Unis, nos interlocuteurs nous disent ainsi tou- jours que si nous réus- sissons dans un contexte aussi difficile, alors nous pouvons réussir par-
tique à laquelle les amont, foncer sans avoir ternational au sein de la l’Hexagone ne représente jeunes pousses ont les au préalable obtenu un CCi de Nîmes. Les com- aujourd’hui plus une moyens de répondre, avis d’opportunités en pléments alimentaires se- étape indispensable avant grâce au large choix et provenance du pays, ou ront ainsi classés ou non de se projeter à l’export. aux conditions favora- encore ne pas connaître en médicaments selon Mais il demeure cepen- bles de financement dont
tout ! »
.
elles bénéficient à l’heure actuelle. « Notre développement interna- tional va prochainement faire l’objet d’une levée de fonds spécifique », confirme vincent daf- fourd, dont l’entreprise a déjà levé deux millions d’euros l’année dernière. Autre frein identifié, la démarche prend néces- sairement du temps – prospection, démarches légales, envoi d’échan- tillons, etc. – alors que le porteur de projet est souvent pressé... « Pour se développer aux USA, il est nécessaire d’inves- tir pendant trois ou qua- tre ans minimum avant d’obtenir des résultats durables car le territoire est extrêmement vaste », illustre Anne Martel-rei- son.
Pierre Havez
illustre Anne Martel-rei- son. Convaincus du po- tentiel de leur produit, nous allons accompagner leur implantation, sous forme d’honoraires com- pris entre 7000 et 15000€, puis assurer leur représentation locale et leur apporter une aide dans leur développement commercial, à la com- mission. » Au total, pour plusieurs marchés, il faut donc prévoir plusieurs dizaines de milliers d’eu- ros de dépenses, incluant en outre les frais de dé- placement, de participa- tion à des salons ou de transferts d’équipements.
le choix du marché doit également être rationnel, alors que la destination est parfois rêvée ou idéa- lisée par les candidats à l’export. de même, elle peut aussi être limitée, à tort, en raison de contraintes linguistiques. « Le frein de la langue oriente parfois les jeunes entreprises vers l’Afrique francophone, mais en- core faut-il qu’il y ait sur place un véritable marché ! Il est souvent préférable de s’adjoindre des collaborateurs an- glophones plutôt que de restreindre ses possibi- lités », conseille la consultante.
UN PARCOURS SEMÉ D’EMBÛCHES Souvent minimisé, ce budget doit au contraire être anticipé et planifié, conseillent les profes- sionnels. « A partir du moment où une start-up décide de se déployer sur un ou plusieurs mar- chés, elle doit être ca- pable d’investir en sa- chant que le retour sur investissement n’inter-
dans cette démarche, ces pièges finalement aussi nombreux que les desti- nations résultent souvent d’un manque de prépa- ration. « Les exemples
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