﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="no"?><Search><pages Count="84"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[Hexagone - p 20Débat sur la notation des individusInternational - p 22 Élections US : le choix françaisCréer aujourd’hui - p 36 L’étude de marché comme clé de créationNOUVELLE FORMULEecoreseau.frNuméro 28 - mars 2016 - 3,90€En immersion Un lieu d’art de Marché de Rungis vivre et d’innovation Epicurisme et business continue.avec le Printemps de l’OptimismeELECTRON LIBRE+ CULTURE DU REBONDDécouvrez la liste des nominés - p11Régions & TerritoiresCas d’école de synergies industrielles en devenirBusiness StoryRÉSEAUX & INFLUENCEConfiance Energie Prise de risques InnovationTHINKTANKSRéservoirs à idées et outilsL’Optimismede soft powerp58RétrospectivePANORAMA p 14Des vertus rationnelles insoupçonnéesPORTRAITFaites l’amour, pas la gueule !INTERVIEWLe moral des Français dansA LA UNE Notre enquête p 26 Les duosle temps p04d’entrepreneurs1+1 = 3à condition de faire évoluer la relation dans le tempsBasse et Haute NormandieCoup de jeune et de tech au PMUThierry SAUSSEZThierry MARX«Il n’y a pas de chance, seulement du rythme»Chef engagé et engageantwww.ecoreseau.frBEL : 4,90 € - DOM/TOM : 4,90 € - N CAL/S 590 cfp - POL/S 650 cfp - CAN 6,50 $ca - MAR 46 MAd -]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28EDITOrIaLCultivez l’optimismeLe temps d’une soirée animée les journaleux d’EcoRéseau Business, dans une salle enfumée dont les murs sont recouverts de calendriers multicolores – on peut être féru d’innovation et manquer de goût décoratif – ont vécu un moment de grâce, durant lequel le vieux pendule, le réveil olfactif inventé par Guillaume rolland ou la smartWatch se sont arrêtés. Pour la première fois, le journal remettant ses trophées Electron Libre et Culture du rebond le 18 mars à l’ouverture du Printemps de l’Opti- misme, il a en effet fallu se replonger dans les trois dernières années d’interviews, por- traits et enquêtes décrivant des personnages atypiques qui bougent les lignes ou se servent de leurs échecs pour briller par la suite. Les noms et parcours de vie ont fusé. sarah Ourahmoune, boxeuse championne du monde qui a créé Boxing & Company pour animer des séminaires de team building, Julien Cohen, fondateur d’une dizaine d’entreprises dont celle de coursiers aTV, David Vissière, désigné par le MIT comme l’un des dix jeunes Français les plus innovants, parti pour être pilote de chasse et qui a finalement fondé sysnav, société prometteuse de géolocalisation... et tant d’autres. Une sorte de plongée dans un vieux grimoire, si ce n’est qu’il n’est pas si ancien. Dans le cliché populaire les Français ne se déplacent jamais sans leur béret et leur baguette sous le bras, possèdent tous un bas de laine dans lequel ils thésaurisent et ont tous envie d’écrire un livre. On sait désormais que chacun a, quelque part enfoui au fond de lui, une envie de créer une boîte. Et pourtant c’est précisément cette part d’entrain et d’op- timisme que ne vont pas chercher les médias, préférant actuellement éclairer les farceurs falots de la FIFa qui ont fait fi de toutes les règles et qui dé-Blatter de leurs déconvenues,aux indicateurs Macronéconomiques qui ont longtemps senti le sapin, à la charge au vitriol de la Maire amère de Lille sur ses amis – qui n’ont plus besoin d’ennemis –, ou au débat Primaires, qui n’a jamais aussi bien porté son nom. Les bonnes nouvelles ne viennent qu’à la fin du menu, de manière fugace et décevante, se réduisant au sport, à un geste Zlatanesque ou un titre de champion du monde décroché par un Français dans une discipline oubliée de ski à roulettes sur gazon. Certains se complaisent dans le ma- rigot saumâtre des pseudo-mauvaises nouvelles, se détournant de la mer de belles per- sonnalités et opportunités qui les entourent. En matière d’emploi, on parle plus volontiersdu chômage persistant et des lapsus de la ministre du Travail Myriam.de commentaires sur Paul Duan, ce génie du Big data à qui Pôle Emploi a ouvert ses bases de données pour créer une appli guidant le chômeur (cf. Baromètre optimisme), sur Mathieu Nebra, qui a créé le site du Zéro à 13 ans, devenu OpenClassrooms, pro- posant des MOOCs gratuits aux chômeurs suite à un accord passé avec Pôle emploi, ou encore sur stéphanie Delestre, cette « chômeurs angel » qui a créé Qapa, outil de mat- ching axant ses critères sur les compétences et non les métiers des candidats. Certains seront nominés pour les Trophées Optimistes d’EcoRéseau Business. Car dès qu’il y a un problème, comme pour les applications d’apple, « il y a un entrepreneur pour ça », des business models en chantier et enchantés, et des motifs d’espoir...Jean-Baptiste Leprince Julien TarbyFondateur & directeur de la publication Rédacteur en chefEl Khomri. PeuLE CHAT by Philippe Geluck2Mars 2016]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[n°28www.ecoreseau.frGALAXIE ECORÉSEAU 4-124 6sOMMaIrERétrospectiveSTRATÉGIE &INNOVATION NUMÉRIQUE 48-57Le moral des Français dans le tempsBaromètre de l'innovation 48 Regard digitalwww.ecoreseau.fr201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél. : +33 (0)1 43 06 23 16 Courriel : contact@lmedia.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste LeprinceRédactionCourriel : redaction@lmedia.fr Rédacteur en chef : Julien TarbyConseillers de la rédaction : Matthieu Camozzi, Olivier Faure, Geoffroy Framery, Aymeric MarolleauChroniqueurs : Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, Arthur Cohen, Philippe Flamand, Pascal Junghans, Sophie de Menthon, IsaLou Beaudet Regen, Jean-Marc Rietsch, Thierry SaussezOnt collaboré à ce numéro : Anna Ashkova, Olivia Baranes, Jean-Marie Benoist, Charles Cohen, Anne Diradourian, Pierre Havez, Marc Hervez, Emilie Massard, Julie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Yann Petiteaux, Antoine Pietri, Olivier Remy, Carla VerleyPANORAMA 14-23 Grand angleBusiness storyBaromètre de l'optimisme- Général- actions symboliques- Le monde après COP21- Les Trophées Optimistes d'Ecoréseau BusinessFranchGervais,directeurgénéraldeVoyages-sncf.com 50ProspectiveHaute résolutionLes canons de beauté en 2050 12- Le Darknet, danger pour les entreprises ? 54 - Dématérialisation des notes de frais à l'oeuvre 55DécryptageL'avenir de la musique en ligne et du streaming 52Les bienfaits rationnels de l'Optimisme 14 Le témoignage de Thierry saussez, organisateur du Printemps de l'Optimisme 16RH & FORMATION 58-66 Réseaux & InfluenceLa digitalisation rapide du PMU 56Régions & Territoiresréseaux et influence : Les avantages d'une participation à un Think Tank 58Basse et Haute Normandie,des synergies d'industrie et r&D 18Dessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardRéalisationCourriel : production@lmedia.frResponsable production : Frédéric Bergeron Conseiller artistique : Thierry Alexandre Crédits photos : Fotolia, DRPublicité & opérations spécialesCourriel : publicite@lmedia.frDirecteur du développement : Damien Delachaux Equipe commerciale : Pierre-Antoine Benoist, Faustine Launay, Julia Navaro2224-4724 2628 30 32 34 36-Compagniesaériennes:servicesauxclassesaffaires 40 - Centres de Congrès : place aux espaces modulables 42 - Flottes auto : les petits plus pourHexagoneLe débat sur Peeple, la notation des gens en ligne 20International-Elections américaines : qui soutiennent les entreprises française ?CLUB ENTREPRENDREBaromètre & Tendances A la UneConseiller de la direction : Stéphane Le SageDiffusion, abonnements & vente au numéroInterview croiséeLMedia / EcoRéseau201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)1 43 06 23 16 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 35,90 €TTC au lieu de 39 €TTC Abonnement 2 ans : 68,90 €TTC au lieu de 78 €TTC Vente kiosque : Pagure Presse - Distribution : MLPAdministrationCourriel : gestion@lmedia.frEcoRéseau Business est édité par LMediaRCS Paris 540 072 139Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0318 K 91730 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2265-7436Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique.La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.- L'utilisation des cas d'école dans les MBa 62 - apprentissage et alternance dans les écoles,Les duos d'entrepreneurs, pièges et bonnes pratiquesObservatoire 60alain Griset (aPCMa) vs François asselin (CGPME), militants patronaux optimistesCarrières & TalentsEn immersionformule en vogue 6668Marché de rungisART DE VIVRE& PATRIMOINE 68-82Electron libreThierry Marx, chef engagé et engageantLa Sélection culturelle L’Air du tempsCulture du rebondPierre Fasquelle, serial entrepreneur trahiLe street art et sa "démarginalisation"69 70Créer aujourd’huiL’Art du tempsL’actualité automobile : Essais & tendances- La fameuse étude de marché, clé de création76 78Business guidesBaromètre Finance & Investissements PatrimoineImprimeur : Léonce Deprez – imprimé en Franceles véhicules d'entreprises 46Regard sémantiqueInvestir dans les résidences de services80 82Mars 20163]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28GaLaxIE ECOrésEaU Rétrospective - Le moral des Français dans le temps«Mieux vaut un tien que deux tuC’est une époque où l’on grave sur les plaques com- mémoratives des cimetièresgain” par exemple (1930), l’écrivain fait montre d’une grande confiance en l’ave-68 et la décennie qui sui- vra. « C’est un renverse- ment total de valeurs, ex-valeurs traditionnelles. » Une période heureuse, car remplie d’idéaux.après cette phase, selon le philosophe, s’installent les idées de la post-mo- dernité. « Le balancier re- part dans l’autre sens. Cette fois, ce sont les idées de mai 68 qui sont ba- layées et remplacées par leurs exacts opposés : adhésion à la consomma- tion, à la publicité. A défaut de parvenir à changer le monde, on se dit qu’on va essayer d’en profiter un maximum. Malheureuse- ment, on s’aperçoit au- jourd’hui que les valeurs de cette post-modernité ne permettent pas d’accéder au bonheur, pour une rai- son simple : elles n’ap- portent pas de sens. »tan. La vie, c’est purement personnel, c’est le sens qu’on lui donne. Les condi- tions de vie, c’est la ma- nière dont s’organise le monde autour de nous. Or, le sens qu’on donne à sa vie ne dépend pas du temps, d’une époque ou d’une quelconque réussite matérielle. La preuve, toutes ces célébrités ma- tériellement comblées qui se suicident. Ce qui im- porte, quelles que soient les contingences, ce n’est pas d’occuper sa vie, c’est de l’investir. Et c’est là que se jouent l’optimisme ou le pessimisme. »Faites l’amour, pas la gueuleDans chaque numéro, EcoRéseau Business vous propose de revenir sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient ou auraient pu être il y a un demi-siècle. Pas question de comparer l’incomparable, de fustiger ou de glorifier le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.On dit les Français râleurs et pessimistes. L’ont-ils toujours été ? Non. s’ils craignent aujourd’hui l’avenir, c’est qu’ils trouvent moins de sens dans un certain mode de vie post-moderne.l’auras », « pierre qui roule n’amasse pas mousse », « le mieux est l’ennemi du bien ». Jusque dans ses expressions, la France est pessimiste, craintive, fri- leuse. Peur de l’avenir dans la première, du voyage – donc de l’autre ? – dans la deuxième, du risque dans la troisième. Immobilisme à tous les étages, peur de perdre gros. Jusque dans ses dictons climatiques, le Français est défaitiste : « Noël au balcon, Pâques au tison ! » Même d’un bien innocent rayon de so- leil hivernal, il fait le signe annonciateur d’un prin- temps pourri. au pays du vin, paradoxalement, le verre est toujours à moitié vide. Le fût-il d’un Château Latour...Le sens donné à la vie, à sa vie, voilà la clé. Bien au-delà des conditions so- ciales ou géopolitiques. Car dans les années 50, guerre froide oblige, le monde ne tourne pas da- vantage rond qu’au- jourd’hui. Le Français voit briller en permanence au- dessus de sa tête l’épée de Damoclès du conflit ato- mique mondial. au moins aussi angoissant que l’ac- tuelle menace terroriste. Et pourtant, le pessimisme est alors moins vigoureux. Pourquoi ? Car le travail vu comme valeur fonda- mentale donne du sens à la vie de chacun. MêmeLa chute du mur de Berlin a sonné le glas des idéo- logies. avec lui est tombée la croyance, pour beau- coup, qu’un autre monde était possible. ajoutez à cela la perte de vitesse des religions, et vous obtenez une époque en quête de sens. L’homo post-moder- nicus est un poulet sans tête qui court au gré du vent. Incapable de trouver son chemin, il se replie sur lui-même. « Cette at- titude culmine dans des pratiques très narcissiques, comme le selfie par exem- ple », illustre serge Car- fantan.Bien sûr, tout cela ne date pas d’aujourd’hui. Les ex- pressions citées plus haut ont été forgées il y a bien longtemps, du temps où « quand même, on ne voyait pas tout ce qu’on voit aujourd’hui ». alors, notre « çavapétisme » est- il un héritage ?Pas tout à fait, répond serge Carfantan, profes- seur de philosophie, ancien enseignant à la faculté de Bayonne, et auteur d’une série d’ouvrages sur le thème « philosophie et spi- ritualité ». « Depuis 1945, j’observe trois phases. La première s’étend de l’après-guerre jusqu’à la fin des années 60. C’est une période où les menta- lités sont encore héritées du siècle précédent, avec en point d’orgue l’éloge de la valeur travail. Cela rejoint la vieille idée pro- testante selon laquelle nous sommes sur Terre pour tra- vailler. Donc si je travaille dur, j’ai une bonne vie.Chaque moment de vie peut être regardé de différentes manières, selon les époques...des inscriptions comme “il a donné sa vie au tra- vail”. » Cela permet de voir l’avenir sous un prisme simplifié. Et comme, en ces temps de reconstruction, le travail ne manque pas, cela passe. Pour autant, tout n’est pas rose, et la guerre a pour ainsi dire désenchanté la France. Ce désenchante- ment, on le retrouve dans l’œuvre d’un auteur majeur de l’époque : Jean Giono. avant la guerre, dans “re-Peut-être les mouvements altermondialistes ou éco- logistes, les tenants de la décroissance, sont-ils les signes annonciateurs d’un changement de paradigme.nir et en l’être humain. plique serge Carfantan.après le conflit, c’est un Révolution marxiste, so-Giono amer et contestant cialisme, libération chose dans les années 70onsom-le progrès qui transparaît sexuelle, éloge du plaisirDans l’après-guerre le travail donne du sens à la vie de chacun, dans les années 70 ce sont les idéologies et les utopies qui s’en chargentFini le règne de la c. mation, place à une vie moins matérielle et plus spirituelle. Une vie moins dominée par ses désirs de gloire, de pouvoir ou de richesse. Des désirs qui, comme l’a dit schope- nauer, « ne tiennent jamais leurs promesses ».où ce sont les idéologies4Mars 2016dans son œuvre, comme dans “Un roi sans diver- tissement” (1947). Deuxième période : maiguident les mentalités quand, en contrepoint, on conteste violemment l’au- torité, le militarisme et leset les utopies qui s’en char- gent. « Il faut distinguer la vie et les conditions de vie, éclaire serge Carfan-Olivier Faure]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28GaLaxIE ECOrésEaU Le baromètre de l’optimisme - GénéralLes bonnes nouvelles existent, encore faut-il les attraper. Elles sont finalement si nombreuses que nous vous proposonsune nouvelle version plus étoffée du baromètre. Bonnes ondes positives !Soyez le changement que vous voulez voir dans le mondeLe graphique encourageantSelon l'enquête de Bpi-france concernant 2016,les anticipations des diri-geants de PME restaientplutôt bien orientées, l'in-dicateur prévisionnel ga-gnant 17 points en un an.L’optimisme était surtoutde mise dans l’industrie,les services aux entre-prises et le commerce de gros, avec un indicateur sur les perspectives futures d’activité à un plus haut depuis 2010 dans ces secteurs. Les anticipations ap- paraissent sensiblement plus élevées dans les PME innovantes (+39) ou ex- portatrices (+37).4 La bonne nouvelle ici et maintenant selon le bilan du commerce extérieur livré par Matthias Felk, le 5 février 2016, les exportations françaises sont en hausse (+4% en valeur, à 455 milliards d'euros). De plus, la progres- sion du nombre d'exportateurs est avérée en 2015, avec +3,1% (après +0,2% en 2014). au total, 125000 entités lé- gales exportatrices ont été recensées par les douanes en 2015. « Le tissu qui avait été détruit par la crise est en train de se reconstituer », s'est-félicité Matthias Fekl.Le verbatim à retenir...Des chiffres et des lettres agréables84%des Français disent être in- différents au fait d'avoir un homme ou une femme comme supérieur hiérar- chique, selon, Ifop. Un fait révélateur qui montre que les femmes sont tout au- tant capables de diriger une équipe que les hommes. L'enquête a même suscité des discus- sions sur les réseaux sociaux. Le sondage a été réa- lisé du 14 au 16 octobre auprès d'un échantillon de 1010 personnes, représentatif de la populationGandhiL’onde positive4 Pour rêver très loinUne chambre d'exposition aux allergènes a été inaugurée au CHU de strasbourg. Une première en France car cette inno- vation permettrait de mieux comprendre les allergies et de tester les nouveaux traitements. La chambre rassemblera des volontaires qui seront exposés (durant quatre heures) à une pulvérisation, par des trous dans le plafond, à différents al- lergènes (acariens, poils de chat, pollens de graminées, pol- lens de bouleau, etc.). Toutes les dix minutes, les cobayes répondront à des questionnaires et seront en permanence sur- veillés. La chambre sera surtout utilisée par les laboratoires pharmaceutiques, qui vont tester l'efficacité de futurs médi- caments antiallergiques ou de futurs collyres pour les yeux.française âgée de 18 ans et plus.par Thierry Saussez Créateur du Printemps de l’Optimisme,Des brèves qui donnent le “smile” le matin...Grâce à la chute des cours du pétrole, le déficit commercial français s'est réduit en 2015, pour s'établir à 45,7 milliards d'euros. La facture énergétique du pays est nettement allégée. Comme l'a expliqué le secrétaire d’état au Commerce extérieur, Matthias Fekl, « 80% de cette baisse est due aux évolutions que l'on constate sur les prix de l'énergie et au niveau de l'euro », autrement dit à des facteurs exogènes.Il est le Messie qui est venu sauver la France du chômage. a seulement 22 ans, Paul Duan, un vrai génie du Big data, s'est lancé un défi : venir à bout du chômage grâce à un algorithme. Ce natif de Trappes a déjà signé un partenariat avec Pôle Emploi, qui lui ouvre ses bases de données. En exploitant ces dernières, le jeune entrepreneur va créer une application qui permettra de guider le demandeur d'emploi de manière plus personnalisée dans ses démarches. ainsi l'application proposera à chaque chômeur des offres d'emploi et des formations plus adaptées à son profil. Le lancement du programme est prévu d'ici la fin de l'année.Le magazine économique Forbes a publié la première édition de son classement "30 under 30" (moins de 30 ans) des personnalités les plus influentes en Europe. Et la première de la classe dans la catégorie "entrepreneur social" est... une jeune Française, Joséphine Goube, qui a déve- loppé une plateforme d’information pour informer les réfugiés et les migrants. Mais elle n'est pas la seule à représenter notre pays. 24 Français occupent les places réparties dans les dix caté- gories créées par le magazine : "les arts" (3 Français), "le divertissement" (2), "l'industrie" (2), "les médias" (1), "la politique" (2), "les entrepreneurs sociaux" (7), "le commerce et l'e-com- merce" (3), "science et médecine" (1), "la finance" (1) et "la technologie" (2).D'après l'association des constructeurs automobiles européens (aCEa), le marché automobile français est en hausse de 3,9% en janvier 2016, par rapport au même mois de 2015. Une pro- gression supérieure à celle de nos voisins allemands (+3,3%) et britanniques (+2,9%). En ce qui concerne les constructeurs français, Psa Peugeot Citroën (+3,9%) s'en sort mieux que le groupe renault (+0,7%).Labellehistoiredumois: entrepreneurà17ansetfièredel'êtrea 17 ans, Noémie Dufour fait partie de ces enfants qui ont pu réaliser leur rêve. Celui de Noémie n'est pas des moindres. Il y a quelques mois l'adolescente a pu ouvrir son salon de toilettage pour animaux à Pont-à-Vendin (Pas-de-Calais). « Je suis tombée amoureuse de ce métier depuis mon stage de sixième », explique Noémie Dufour. Depuis lors elle savait exactement ce qu'elle ferait plus tard. « Après la troisième, j'ai suivi une formation en alternance dans un salon à Loos-en-Gohelle. ». Le diplôme en poche, elle veut absolument ouvrir une petite entreprise. « Étant donné que je n'avais pas 18 ans, j'ai dû me faire émanciper pour être propriétaire de mon commerce », raconte Noémie Dufour. Cette rapidité s'expliquait par le fait que la jeune fille avait déjà repéré un local en centre-ville où il n'y avait pas de salon de toilettage. Grâce à 5000 euros d'économies investis et un coup de main de sa famille, Noémie a lancé son salon de toilettage avec l'aide de ses parents et amis : plomberie, peinture, carrelage, pose de bai- gnoires... Très mature pour son âge, Noémie Dufour a su se créer une clientèle et même se faire connaître auprès des vétérinaires du secteur. « J'ai fait une spécialisation en spa. Je peux proposer des soins spécifiques comme les bains à bulles ou les bains de boue », souligne la jeune entrepreneure. Indépendante et ambitieuse aujourd'hui, Noémie Dufour souhaite fidéliser sa clientèle. Le pari semble bien parti car au mois de février la jeune fille est passée dans l’émis- sion "30 millions d’amis", sur France 3.Incubateur d’énergies positives,Entreprendre c’est exprimer une vision très optimiste de la vie spécialement en pé- riode de crise, lorsqu’il s’agit de prendre des risques ne serait-ce que pour commencer à créer son propre revenu.Entreprendre est un idéal de vie. Il y a peu de projets aussi exaltants que celui de concrétiser une idée, de développer une activité, de créer des richesses, pour soi-même et pour les autres.L’entrepreneuriat est certainement le domaine dans lequel se cumulent le plus de valeurs de l’optimisme. C’est l’expression la plus haute de la liberté et de la responsabilité so- ciale. C’est un acte de foi, d’enga- gement qui donne un sens à sa vie. C’est la capacité à exprimer une vision, à définir les bons objectifs, à vivre ses rêves. C’est une action d’intérêt général pour la formation, l’emploi, la contribution aux fi- nances publiques. C’est la libération d’une formidable énergie person-les 18 et 19 mars à ParisEntrepreneznelle et collective, d’un leadership exemplaire, d’un courage quotidien. C’est la nécessité de communiquer, en interne pour motiver une équipe, en externe pour convaincre les clients. C’est la maîtrise de soi, de ses émotions, le self contrôle, l’art de contourner les obstacles, de saisir les opportunités, de rebondir après une déconvenue.L’esprit d’entreprendre peut aussi vous inspirer pour d’autres projets que la création de sociétés. Je pense aux travailleurs indépendants, aux professions libérales, aux autoen- trepreneurs qui testent, au préalable, un marché. Je pense également à tout projet associatif ou sur Internet qui illustre les mêmes valeurs et apporte des satisfactions de nature identique.Entreprenez ou, même en tant que salarié, cultivez cet état d’esprit. C’est celui du bonheur de se réaliser pleinement, la plus belle des aven- tures.6Mars 2016Œ]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28GaLaxIE ECOrésEaU Le baromètre de l’optimisme - Actions symboliquesFocus sur ces petites interventions discrètes qui changent le quotidienLe beau geste impromptuLa bonne action sociale inattendueUn numéro vert pour les dirigeants en détresseUn espace de coworking solidaireIl y a un an, trois coaches d’entreprise et deux psychologues se sont rendu compte que parmi leurs clients se trouvaient des dirigeants d’en- treprise traversant des moments difficiles dont ils avaient besoin de par- ler. « Souvent, les dirigeants d’entreprise en difficulté se trouvent dans une sorte d’isolement. Ils ne veulent ou ne peuvent se plaindre à qui- conque. Nous avons décidé de leur offrir cette possibilité », explique Nathalie, l’une des cinq fondateurs de l’association. Depuis le premier octobre 2015, ces professionnels de la relation d’aide ont fondé l’asso- ciation « écoute dirigeants en détresse » (hébergée à la CCI de la Loire atlantique) et ont mis en place une plateforme téléphonique totalement gratuite pour les dirigeants en détresse de la région nantaise. En plus de leur qualification, les cinq bénévoles ont suivi une formation à la criseIl y a six ans, Benoît Delol était formateur chargé du module “étude de marché” au sein de l’organisme Créajeunes Paris (adie). « Au contact des jeunes souhaitant créer une entre- prise, j’ai pu comprendre qu’ils avaient beau- coup de difficultés pour trouver un bureau », se souvient Benoît Delol. Ce souci était notam- ment dû à des moyens financiers restreins des jeunes créateurs. « J’ai donc eu l’idée de créer un espace de coworking solidaire pour les gens avec un petit revenu, surtout pour ceux qui per- çoivent le RSA ou sont au chômage », explique Benoît Delol. alors que le prix d’un coworking parisien peut atteindre 400d’entreprises, à qui j’ai expliqué mon projet puis demandé de l’aide », raconte-t-il. La pein- ture, la moquette, les cloisons pour les bu- reaux, les luminaires, les tableaux pour la salle de réunion, l’aspirateur, les tables, les chaises... Tout a été offert par des grandes marques évoluant dans le haut de gamme. au total, les dons d’entreprises avoisinent les 36000 euros. « Fagerhult, une fabrique sué- doise de luminaires dont le siège français est installé à Lyon, a décidé de faire de notre co- working un showroom parisien pour ses clients », sourit Benoît Delol. Bien que le local ne soitsuicidaire auprès de l’agence ré- gionale de santé (ars). Petit à petit, ils se sont fait connaître par le biais de leur réseau. au- jourd’hui, ils sont à l’écoute de ceux qui en ont besoin du lundi au vendredi de 8h à 20h. « Nous recevons sur- tout les appels lourds qui durent en moyenne une heure et demie », raconte Nathalie. Les interlocuteurs tentent de comprendre le problème de la personne, sa source, son état. Ils l’encouragent et tentent de lui remonter le moral. Les appels sont va- riés et les demandes différentes : un dirigeant de TPE dont la boutique et le couple traversent des difficultés, une épouse inquiète pour la santé de son mari, un dirigeant au fond du gouffre (l’entreprise va mal, il a des addictions à l’alcool), un dirigeant qui a tenté de se suicider. « Nous travaillons avec un réseau de médecins, psychologues et consultants en addictions. Ils ont tous pris un engagement de recevoir les appelants dans les 72h après l’appel », raconte Nathalie. C’est pourquoi pour le moment, ils ne peuvent pas recevoir les appels d’autres régions. Un pro- tocole est également mis en place au cas où les écoutants détectent les risques suicidaires chez les dirigeants. Cependant, aucun dossier n’est rédigé, tous les appels sont anonymes. « Nous demandons les coordon- nées seulement pour une orientation vers un professionnel », précise Nathalie. aujourd’hui, l’association est à la recherche de nouveaux adhérents capables d’effectuer bénévolement des permanences télépho- niques. « Si vous connaissez dans votre entourage des dirigeants en dé- tresse résidant dans la Loire Atlantique, n’hésitez pas à leur donner ceeuros TTC par mois, BenoîtDelol ne demande que 99euros. Bien sûr, ce tarif ne se-rait pas aussi petit sans labonne volonté de Benoît et lesforces qu’il a employées.« J’ai contacté la mairie deParis en expliquant mon pro-jet. Elle m’a promis une sub-vention de 5000 euros »,raconte Benoît Delol. aprèsde longues recherches de lo-caux, il a frappé à la porte de l’association au- rore. située au sein de l’ancien hôpital saint-Vincent de Paul (14ème arrondissement), elle a accepté la demande de Benoît. « L’asso- ciation a l’habitude de louer des locaux aux acteurs de l’économie sociale et solidaire. Le projet d’un coworking “Mon premier bureau” leur a tout de suite plu », explique Benoît Delol. Les 145m2 de “Mon premier bureau” disposent de 19 postes de travail, d’un espace réunion, d’un espace café et même d’un atelier de 19m2 pour les entrepreneurs artisans. « Pour que les gens ne se sentent pas dans un cowor- king low-cost, j’ai voulu aménager l’espace », dit Benoît Delol. Pour cet aménagement, le président de l’association n’a presque pas dé- boursé un sou. « J’ai contacté une douzainepas encore totalement aménagé, les postes de travail sont déjà occupés et les demandes s’ac- cumulent. « Je ne peux pas ac- cepter tout le monde », déplore Benoît Delol. En effet, l’entre- preneur se réfère à une sorte de charte de sélection. Le premier critère est social. « Je regarde le revenu actuel des personnes », souligne Benoît Delol. En effet, le coworking est réservé non pas à ceux qui souhaitentnuméro : 06 73 52 47 84 », conclut Nathalie.faire des économies mais à ceux qui ont vrai- ment besoin d’un endroit pour travailler. « L’idée est aussi de varier les secteurs d’acti- vité », précise-t-il. ainsi, “Mon premier bu- reau” regroupe des personnes de tout âge avec des projets variés comme une entreprise pro- posant des solutions solaires pour l’afrique, une agence d’hôtesses, un site internet dans le domaine de la e-santé ou de téléphonie. Parmi les artisans, on trouve deux jeunes femmes qui fabriquent des nœuds papillon ou encore des bijoux en métal. Benoît Delol ne compte pas s’arrêter là. son premier coworking solidaire devrait servir de vitrine et si tout va bien de nouveaux espaces s’ouvriront petit à petit dans d’autres arrondissements parisiens et en pro- vince.8Mars 2016Œ]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28Henri Bal, une entreprise écolo et rentableCréée au début des an-nées 20, la sociétéHenri Bal est basée àFlers, dans l’Orne, enNormandie. au fil desannées, l’entreprise asu évoluer et s’adapterpour faire partie aujourd’hui des leaders européens de l’emballage sur mesure pour les métiers du luxe et de la distribution. Fort de plus de 90 ans d’expérience, Henri Bal met au service son savoir- faire et ses connaissances. La société, qui commercialise les sacs et pochons en tissu dans lesquels les enseignes de luxe emballent leurs accessoires ou chaussures, a su prendre des décisions organisationnelles afin de conserver sa compétitivité et de rester toujours au plus proche de la réalité du marché en se lançant dans les années 2005 dans les sacs et cabas réutilisables. « C’était une suite logique de notre activité car la de- mande s’est élargie », explique sébastien Marek, commercial grands comptes et responsable commu- nication. En effet, aujourd’hui, alors que notre planète s’étouffe, l’entreprise propose à ses clients des sacs en polypropylène totalement recyclables. « Notre ac- tivité a bien évidemment une dimension écologique. Aujourd’hui les cabas réutilisables sont l’avenir. D’autant plus que dès le 1er juillet les sacs plastique à l’usage unique seront interdits », souligne sébastien Marek. Une loi qui ne déplaît pas à l’entreprise qui a pu développer son réseau de distribution et travaille aujourd’hui avec des grandes enseignes nationales. « Nous sommes très sollicités et avons beaucoup de demandes de devis. Elles nous annoncent un bon chif- fre d’affaires sur l’année 2016 », raconte sébastien Marek. aujourd’hui, Henri Bal espère développer un réseau d’exportation. « Nous nous intéressons aux en- treprises européennes car la loi interdisant les sacs plastique sera applicable en Europe dès le 1er janvierRien ni personne n’arretera la revolution numerique !GaLaxIE ECOrésEaU Le baromètre de l’optimisme - L’après COP21La COP21 n’était pas une fin, mais un début. Suivi des évolutions bénéfiques à la planèteuLe premier pays à ratifier l'accord de Paris est...chlore. ainsi Hambourg souhaite se placer comme un vrai modèle allemand de la gestion écologique des approvision- nements et de passation de marchés publics.Initiative verteLe 12 février, les îles Fidji ont signé l'accord de Paris, conclu à l'issue de la conférence mondiale sur le climat qui s'est déroulée à Paris en décembre 2015. ainsi le pays se place comme pionnier parmi les 55 pays, sur les 196 signataires du texte. En amont de la COP21, l'archipel a pris l'engagement de produire 100% de son électricité grâce à des énergies re- nouvelables à l'horizon 2030. Les îles Fidji veulent également diminuer leurs émissions de CO2 de 30%.u La signature de l'Accord de Paris sur les climatsu La France et l'Inde, le monde de l'après- carboneLes chefs d’état et de gouvernement du monde n'ont pas encore terminé leur tâche COP21. En effet, ils sont tous appelés à participer au plus haut niveau à la cérémonie de si- gnature de l'accord de Paris sur le climat, qui aura lieu le 22 avril 2016 au siège de l'Organisation des Nations-Unies, à New York. selon le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki- moon les dirigeants du Pérou, de la France et du Maroc – soit les pays hôtes des sommets sur le climat COP20, COP21 et COP22 – ont d'ores et déjà annoncé qu'ils seraient présents.Dans le cadre de son voyage de trois jours en Inde, François Hollande s'est rendu à Chandigarh, dans l'état du Pendjab, à 250 kilomètres au nord de New Delhi. son souhait a été no- tamment de construire avec l'Inde le monde de l'après- carbone. La ville de Chandigarh est pensée comme une "ville durable" et fait partie des 100 smart cities du pays que le Premier ministre Narendra Modi veut transformer en villes "vertes et intelligentes", à la pointe en matière de nu- mérique et capables d'être autosuffisantes pour leurs besoins en énergie. C'est pourquoi les entreprises françaises seront particulièrement engagées dans le développement des trois villes de Chandigarh, Nagpur et Pondichéry. après avoir rappelé que Narendra Modi avait joué un rôle « déterminant et central » dans l'accord conclu à la COP21, François Hollande a signé avec ce dernier plusieurs accords.u Top 10 des villes les plus vertes de France selon l’Union des entreprises du paysageL'Union des entreprises du paysage (UNEP) a décidé de mener sa petite enquête et a passé au peigne fin l'environnement urbain des Français afin de dresser le palmarès des villes les plus vertes de France. rien n'a été oublié : budget moyen et investissements liés aux espaces verts, superficie moyenne de parcs et jardins ramené au nombre d'habitants, nombre d'arbresRangVIlle1Angers2Nantes3Limoges4Lyon5Metz6Brest7Amiens8Reims9Nancy10StrasbourguHambourg, un vrai modèle écologique Hambourg est l'une des villes d'allemagne où le parti Vert est le mieux implanté et participe au gouvernement local depuis presque huit ans. C'est pourquoi récemment la grande ville portuaire a décidé d'adopter un "Guide pour un appro- visionnement écologique". Le document de 150 pages expose les standards écologiques et les règles à suivre par tous les services de la ville dans leurs achats : acquisition des appareils, systèmes d’éclairage intérieurs et extérieurs, articles d’hygiène et équipements informatiques des bureaux, modes d’utilisation des équipements de transport, textile des uniformes. Il recommande également d’offrir des alter- natives aux voitures de fonction en mettant à la disposition des agents de la ville des flottes de vélos ou des abonnements aux transports en commun. Le guide va même jusqu’àpar tête, mise en place d'un plan de biodiversité... Dix agglomérations constituent le top 10. ainsi, angers se place premier de la classe avec une note exceptionnelle de 95,5 sur 100. Cette dernière s'explique notamment par les 5% du budget municipal consacrés à la création de nouveaux espaces verts et à l'amélioration de ceux déjà existants. La deuxième place est attribuée à Nantes qui obtient 83 points sur 100. La ville a notamment été ca- pitale verte européenne en 2013 et possède un vaste programme de construction d'éco-quartiers et d'ur-bannir les capsules à café, et les bouteilles d’eau en plastique ! Même le ménage se fera seulement avec des détergents sansPerspectivebanisation verte. Complétant le trio de tête, Limoges reçoit 77points sur 100 car ses espaces verts représentent près de 10%de sa superficie totale. suivent ensuite Lyon (76,5 points),Metz (74,5 points), Brest (73,5 points) et amiens (73 points),reims (72 points), Nancy (69,5 points) et strasbourg (68,5L points). 2017 », conclut sébastien Marek.par’histoire est un éternel recom- mencement, et ceux qui l’ou- blient finissent toujours par lejamais empêché le développement du pression 3D, Intelligence artificielle, chemin de fer, ceux qui détruisent ré- Cognitivité) ou limiter l’influence gulièrement les véhicules des VTC ou qu’ils vont avoir sur nos vies. alors descendront demain dans la rue pour arrêtons de n’en voir que les préten-Philippe Blochwww.philippebloch.compayer au prix fort. a l’image des Lud-auteur - conférencier, animateur et entrepreneur (auteur de « Tout va mal... Je vais bien ! » [Ventana Editions], animateur sur BFM Business et Fondateur de Columbus Café)aux pronostics lesconcernant la révolution numérique oublient que l’on ne gagne jamais à combattre une immense vague qui se lève. Et qu’il vaut mieux l’observer sous toutes les coutures pour surfer sur elle plutôt que de la laisser nous emporter.De la même façon qu’un conducteur de diligence couché sur les rails n’adites, ces ouvriers anglais du textiledénoncer l’arrivée de tel ou tel bar- bare ayant mieux compris qu’eux la révolution en cours ne font que retar- der un phénomène que rien n’arrêtera. Car si le citoyen est souvent social quand il vote, le client est plutôt libé- ral quand il achète, et seuls gagneront ceux qui utiliseront habilement les nouvelles technologies pour inventer de nouvelles offres et nous faciliter la vie.dus dangers ! « L’arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse », dit le proverbe. Certes, des métiers et des entreprises vont disparaître. Mais des milliers d’autres sont d’ores et déjà en train d’être inventés et de se créer. La clairvoyance et le courage imposent de le reconnaître et de l’ex- pliquer à tous ceux qui ont peur, pour gérer au mieux la période de transi- tion qui s’ouvre. refusons de céder aux Luddites de demain, qui fourbis- sent leurs sabres en oubliant qu’ils vont devoir affronter des drones.qui s’opposèrent violemment au débutdu xIxmiers métiers à tisser en les détrui- sant, ceux qui se livrent aujourd’huiesiècle à l’arrivée des pre-plus sombresrien ni personne ne pourra freiner la croissance exponentielle des objets connectés et autres NBPIC (Nano- technologies, Biotechnologies, Im-10Mars 2016]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[n°28www.ecoreseau.frLe baromètre de l’optimisme - Les Trophées Optimistes GaLaxIE ECOrésEaU Deux récompenses, un même espritLes Trophées Optimistes d’Ecoréseau Business, en partenariat avec le Printemps de l’Optimisme et avec le soutien d’audencia Business school, seront décernés pour la première fois le 18 mars en ouverture de cet évènement. En présence de M. Emmanuel Macron, Ministre de l’Economie, deux lauréats apparus dans les rubriques phares du journal et correspondant à cette idée seront récompensés.Les nominés dans la catégorie “Electron Libre”+ rubrique qui met chaque mois à l'honneur une personne qui entreprend. Celle-ci ne crée pas forcément une société, mais entreprend sa vie, de manière atypique : soit son parcours est singulier, soit le secteur dans lequel elle évolue est étonnant, soit encore la manière avec laquelle elle a eu son idée est unique. Nous recherchons des personnages avant tout, des gens qui4 Mathieu Nebra : il a créé à 14 ans le site du Zéro, Mooc avant l'heure, puis a continué après son diplôme d'ingénieur. L'entreprise est devenue OpenClassroom, employant 25 personnes et réalisant 1.5 million de Ca, accueillant 2.5 millions de visiteurs uniques par mois suivant des tutoriels. Un abonnement premium gratuit est accordé aux demandeurs d'emplois français, suite à un accord avec Pôle Emploi.bougent les lignes par leur imagination ou leur volonté.chambres d'hôte, salle de mariage et d'événementiel, création d'un magasin de vente directe approvisionné par les agriculteurs du coin...4 Stéphanie Delestre (44 ans) : passée par les médias et le Web (TF1) et la start-up allemande Qype, elle cofonde en 2010 Qapa, site Internet dédié à l'emploi, qui met en relation les souhaits et compétences des candidats avec les besoins des recruteurs. La membre du collectif des « 100 Barbares » qui veut bouger la France au niveau du numérique entend secouer Pôle emploi par son utilisation du Big Data.4 Bernard Devert (69 ans) : ancien agent immobilier lyonnais devenu prêtre, et entrepreneur social en fondant Habitat & Humanisme. Cette société de promotion immobilière œuvre à lever des fonds et donner un toit aux mal-logés, en favorisant une mixité sociale dans des bâtiments et des quartiers équilibrés.4 Guillaume Rolland (19 ans) : petit génie étudiant qui a déposé son premier brevet pour une machine à infuser le thé à 13 ans. Il a récemment créé le réveil olfactif sensorwake, avec lequel il a gagné le concours Lépine et a été nominé aux Google science Fair, pour finalement créer son entreprise.4 Carol Duval Leroy (70 ans) : elle a repris en 1991 la Maison Duval Leroy (60 millions de Ca, 140 salariés, 200 Ha de vignes) datant de 1859, à la mort de son mari alors qu’elle avait des enfants âgés de 4, 6 et 8 ans. Elle s'est promis de tenir la barque dans cet environnement d’hommes peu accueillants et incrédules quant à sa réussite. Mission accomplie, ses enfants y travaillent et la Maison estrenommée.4 Christophe Osmont (35 ans) : « agripreneur » du Domaine de la Guérie, qui a changé de vie du tout au tout. ancien journaliste sportif à Paris, il a repris en Normandie la ferme parentale et ses 80 vaches, alors que les crises de la viande et du lait battent leur plein. Il a alors repensé la ferme pour devenir rentable : livraisons en direct en région parisienne (communication via les réseaux sociaux),Les nominés dans la catégorie “Culture du Rebond”+ rubrique qui cherche à décortiquer les échecs des entrepreneurs pour en connaître les causes classiques et profondes, et pour voir la manière avec laquelle l'analyse peut être utilisée par la suite pour recréer une société, la faire repartir ou s'orienter vers une autre expérience. Il s'agit de percevoir le revers d'une autre manière, de le concevoir comme une étape vers des succès futurs et non une marque honteuse et indélébile dans un parcours, comme il est encore malheureusement trop considéré en France.4 Roxanne Varza : cette native de la silicon valley a lancé en France les fameux FailCon, ces fameuses tables rondes où les entrepreneurs parlent de leurs échecs. Les rencontres n'avaient pas bonne presse au début, mais essaiment partout aujourd'hui dans le pays. Celle qui accompagnait les start-up chez Microsoft vient de prendre la direction de la Halle Freyssinet, locomotive de l’entrepreneuriat numérique français. Elled'une chaîne de restauration de salade qui s’est soldée par un échec. Il est désormais Dg. de Florette, Président de l'association Progrès du Management, intervenant à l'EMLyon.a tout détruit. Mais grâce au cloud, et à la solidarité de toutes les entreprises du Nord (y compris celle du concurrent direct qui a prêté ses locaux inoccupés !), elle a pu renaître de ses cendres en très peu de temps.4 Bertile Burel (46 ans) : cette diplômée de science Po Paris, passée par TPs, a créé en 2004 Wonderbox (150 millions de Ca, 250 salariés) après un tour du monde avec son mari. Mais elle a voulu développer en même temps les bureaux de Paris et New-York, subissant le décalage horaire, ratant des opportunités. Il a fallu prendre une décision et fermer le bureau américain.4 Boris Golden (31 ans) : ce titulaire d'un doctorat en informatique et d'un master en management de l'Ecole Polytechnique a crée FGT Network - système de consultations d'experts automatisé sur les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo...), puis a tout changé au vu de ses erreurs (mauvais business model, peu de clients recherchés...). Il a crée Pealk dans la même veine, s’est fait approcher par LinkedIn pour un partenariat, puis s’est fait lâcher par le géant américain. après une bataille médiatique, il a finalement signé avec Viadeo, est venu dans la silicon Valley sous la casquette de directeur produit de Viadeo. Il utilise tous ses échecs pour devenir directeur d'investissement de Partech Ventures4 Catherine Barba (43 ans) : cette spécialiste reconnue du e-commerce et de la transformation numérique a connu l'échec dans le cashback avec cashstore.fr. Elle ne voulait pas lever de fonds, et n'a pas fait assez connaître le concept. Elle l’a revendu en 2010 au groupe Plebicom. En 2005, elle a développé le cabinet de conseil en e-business Malinea qu’elle a vendu en 2011 aux fondateurs de vente- privee.com, avec qui elle sera associée dans Digital Commerce Factory jusqu’en 2012. Puis cette Business angel avertie a fondé et dirigé CB Group (Groupe Catherine Barba), pour accompagner les enseignes de la distribution physique et les grandes marques dans leur transformation interne autour du digital et des clients.4 Christian Barqui (55 ans) : est passé par un licenciement violent de Bonduelle, une entreprise de fabrication de salade 4GVert désir (26 millions de Ca, 180 personnes) qu'il a revendue avant la crise, et la création4 Looten : Cette PME du Nord centenaire, leader dans le négoce de robinetterie industrielle, a connu un incendie quiPartenaire des Trophées Optimistesce qu’exprime la baseline de l’école et sa mobilisation au quotidien : former des leaders innovants pour un monde responsable. Co-créé par le personnel d’audencia, ses étudiants, ses diplômés, ses entreprises et universités partenaires, le plan stratégique #audencia2020 définit l’évolution et les axes de développement de l’école pour les cinq années à venir. Ce nouveau plan est celui d’un rayonnement international qui s’appuie sur les trois axes d’expertise de l’Ecole : l’innovation, la responsabilité sociale des Entreprises (rsE) et la Finance. Il capitalise plus que jamais sur son alliance stratégique avec Centrale Nantes (ECN) et l’Ecole Nationale supérieure d’architecture de Nantes (ensa).Audencia Business Schoolaudencia forme et accompagne des créateurs de valeur innovants et responsables. En co- création avec ses parties prenantes, elle produit et diffuse des connaissances conçues pour faire évoluer l’enseignement et inspirer de nouvelles pratiques en entreprise. Dans sa mission auprès des jeunes, des professionnels et de la société, l’optimisme se trouve au cœur du développement de l’école pour construire le monde de demain, envisagé responsable. C’estMars 201611]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28GaLaxIE ECOrésEaU Prospective - Les canons de beauté en 2050Compte-tenu des innovations en cours dans le domaine, EcoRéseau Business imagine dans une fiction ce à quoi il ressemblera en 2050,ah, je ris de me voir cyber en ce miroir !puis demande l'avis d'un expert du secteur. De quoi révéler des potentiels insoupçonnésLes goûts esthétiques évoluent aussi. Les tendances qui se dessinent permettent d’imaginer la beauté future,qui est aussi matière à optimisme...motifs à volonté.si elle veut trouver un job, Lina sait qu’elle devra éga- lement diminuer son indice de masse corporelle. avec un score de 24,3, elle aurait été parfaite il y a vingt ans,antioxydants, et la jeune femme sera parfaite d’ici quelques semaines.Il faudra qu’elle pense éga- lement au tatouage, parure que porte plus de la moitié des Européens de moinstatouage contient une encre ferromagnétique capable de détecter un champ ma- gnétique et de vibrer à la réception d’un signal (ap- pel, message, etc.). Le bre- vet déposé par Nokia auDes tatouages lumineux, pailletés, fluorescents, voire animés, dessinés parfaitement par des robots intelligentsLe regard arc en ciel, tendance 2050...la beauté est plutôt à la peau hâlée et aux yeux clairs. Des caractéristiques que l’on retrouve au- jourd’hui sur les plus célè- bres des mannequins de mode. ses yeux, justement, d’un classique marron, se- ront bientôt équipés d’une paire de lentilles dont la couleur s’adapte aux envies du porteur. Par coquetterie, elle adoptera également des ongles numériques inter- connectés qui changent dedu temps de sa mère, mais aujourd’hui plus encore qu’auparavant, la minceur est un signe de volonté et de performance fort appré- cié. Dans une civilisation où les ressources sont op- timisées pour nourrir dix milliards d’individus, affi- cher un surpoids, si infime soit-il, n’est pas toujours bien perçu. Heureusement, la perte de masse est lar- gement facilitée par l’in- gestion d’une alimentation à base de pilules (protéines végétales, algues, in- sectes...) qui permettent un contrôle à la calorie près. ajoutez à cela des sachets de cosmétofood riches ende 30 ans. autrefois l’apa- nage de certains sociostyles, le tatouage s’est très large- ment démocratisé, notam- ment avec l’arrivée de tech- nologies permettant de réa- liser des dessins lumineux, pailletés, fluorescents, voire animés. Et puis les ta- touages sont désormais des- sinés directement par des robots intelligents dont les traits sont parfaits et surtout réalisés sans douleur... a ce jour, Lina n’a qu’un petit smart tatouage au poignet qui, au contact de la trans- piration de son corps, gé- nère un faible courant élec- trique maintenant en charge son smartphone. Ce mêmedébut des années 2010 avait connu un incroyable essor permettant à la multinatio- nale finlandaise de revenir sur le devant de la scène. Enfin, si elle refuse de de- venir l’un de ces richesina n’est pas une cursus, elle reçoit réguliè- fille parfaite : son rement des réponses d’em- corps a quelques ployeurs déclinant sa can-iens transhuma-petits défauts. Née en 2022, didature. Elle a donc décidécyber-sap.nisés, Lina rêve tout de même d’une paire de pro- thèses mammaires « haute couture » réalisée sur me- sure grâce à la technologie 3D. Mais ce genre de ca- price est encore hors-bud- get pour elle. Ce sera pour plus tard.elle appartient à cette gé- nération qui a vu le jour dans un monde où la sé- lection génétique humaine n’était pas encore généra- lisée et la chirurgie esthé- tique fort coûteuse.d’investir... dans son corps. Une nécessité si elle ne veut pas se retrouver mar- ginalisée face à la généra- tion qui arrive en force. Lina va commencer par tra- vailler son teint. La jeune femme est en effet un peu blême. Or avec le métissage croissant des populations, le canon international deLina est une jolie jeune femme. Mais visiblement pas assez pour trouver un emploi. En dépit d’un solideYann PetiteauxJean-François Amadieu est sociologue, professeur à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne et directeur de l'Observatoire des discriminations.Selon vous, le poids des appa- rences va-t-il s’accentuer dans les prochaines années ?Il est possible que nous soyons en ce mo- ment-même en train d’amorcer une certaine stabilisation du poids des apparences. En effet, on observe des initiatives des pouvoirs publics et une mobilisation des populations qui peuvent nous laisser penser que nous nous situons à la croisée des chemins. Ci- tons, par exemple, la récente étude du Défenseur des droits sur la discrimination à l’embauche des femmes obèses. Cela va dans le bon sens. C’est un signe que l’ons’interroge et que les choses commencent à bouger. Toutefois, nous n’assistons pas à un raz-de-marée. D’autant que dans cer- taines parties du monde, la tendance au renforcement du poids des apparences ne se dément pas. Citons l’Asie où la chirurgie esthétique enregistre un fort développement à cause de l’occidentalisation des appa- rences.Le modèle occidental va-t-il deve- nir la norme ?Il n’est pas gravé dans le marbre que le canon de beauté occidental s’impose dé-finitivement. Mais on voit bien qu’à l’heure actuelle, en matière de coupe de cheveux ou de couleur de peau, on reste sur ce modèle. Par exemple, les produits de blan- chiment de la peau se vendent bien en Afrique. D’une manière générale, on assiste à une sorte d’uniformisation de la beauté, avec des variations limitées autour de standards et de normes draconiens.Va-t-on vers une forme de transhu- manisation du modèle de beauté ? Oui. A la fin des années 90, je soulignais déjà la tentation eugéniste. Aujourd’hui,la rapidité des progrès techniques fait que l’on se met désormais en capacité de mo- deler le physique depuis la sélection des embryons jusqu’à la transformation des corps. Cela pose la question de l’inégalité des ressources et de la place de l’individu qui n’est pas « dans la norme ». Les sta- tistiques sont sans appel : dans un monde de performance, les corps malades, vieux ou laids sont rejetés. Et cela risque de s’accélérer.Propos recueillis par Y.P.Il est l'auteur de l'ouvrage de référence « Le poids des apparences » (2002).« Une uniformisation de la beauté en cours »12Mars 2016]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28PaNOraMa Grand Angle - Le Printemps de l’Optimisme, évènement sociétalL'occasion pour EcoRéseau Business d'enquêter sur le sujet principal du panorama, politique, sociétal ou macro-économiqueDemain...E L’optimismedontilesticiquestionn’estpasunequestiond’humeuranecdotique,maisdesantédesindividus, des entreprises et des pays.coRéseau Business, vie d’un point de vue indi- DES RAISONS Une comparaison qui noircit le philosophe et sociologue signe d’une certaine lucidité qui à longueur d’édi- viduel, quand dans le même CONCRÈTES AU les lunettes de ses habitants. Frédéric Lenoir, auteur de dans notre compréhension tos et d’enquêtes temps, 80% d’entre eux af- « C’ÉTAIT MIEUX « Les nations jeunes ne “Du bonheur, un voyage phi- du monde. « Au lendemaincherche à porter sa plume firment être très inquiets de AVANT » connaissent pas ce problème. losophique” (2013) et “La du 11-Septembre, notre ana-dans la plaie béante du pes- simisme, ne pouvait passer à côté d’une manifestation comme le Printemps de l’Optimisme. L’aréopage de participants experts, philo- sophes, entrepreneurs, éco- nomistes, etc., aussi diver- sifié que qualitatif, vient en- core démontrer l’importance du sujet. Pourquoi Thierry saussez, fondateur de la ma- nifestation, vient-il encore d’écrire “50 bonnes raisons de choisir l’optimisme” ? Pourquoi Coca-Cola France a-t-il lancé l’Observatoire du bonheur ? Pourquoi le Conseil économique, social et environnemental (CEsE) qui accueille l’évènement, s’intéresse-t-il à cette no- tion ? Parce que tout ce petit monde sent bien que nombre de freins et problèmes ren- contrés à l’échelle des indi- vidus ou de la société dé- coulent d’un état d’esprit. Or celui des Français n’est pas positif. Il suffit de lire les grands auteurs du passé pour constater qu’à toutes les époques, le discours du « tout va mal » était déjà dominant. 70% des Hexa- gonaux se disent « plutôt ou très satisfaits » de leurla situation globale du pays. Un paradoxe qui n’est pas de l’ordre de l’anecdotique, mais qui pourrait continuer d’influencer négativement le destin du pays pour encore très longtemps.Des excuses à cette addiction aux antidépresseurs ? His- toriques tout d’abord, la France étant un vieux pays à l’histoire riche et glorieuse, contrastant avec la situation de déclin connue aujourd’hui.Sans passé sur lequel se re- tourner avec nostalgie, elles sont naturellement tournées vers l’avenir et sont plus en- clines à l’optimisme. On dit que les peuples heureux n’ont pas d’histoire », remarquepuissance de la joie” (2015). Un défaitisme qui tire aussi ses racines dans la tradition de critique hexagonale, avec Descartes en figure de proue. Ce qui n’est pas forcément négatif, car elle est aussi lelyse de la situation fut bien meilleure que celle des An- glo-Saxons », précise Fré- déric Lenoir. La conjoncture entre aussi en ligne de compte, mais sans doute pas de manière décisive, en té- moigne le moral supérieur des Grecs ou des Espagnols. « Une autre part de respon- sabilité est à mon sens portée par les hommes politiques, au travers du manichéisme droite/gauche qui structure notre système politique. En permanence, il y a une moitié du pays qui se trouve insa- tisfaite et à qui l’on vend du catastrophisme », reprend Frédéric Lenoir. ajoutons pour finir une dose de pos- ture, le Français aimant mon- trer qu’il surnage et se dé- brouille en milieu hostile.Optimisme et bonheur ne sont pas corrélés dans le temps à la hausse du niveau de vie, comme le prouve le "paradoxe d'Easterlin" : la proportion d’Américains se déclarant très heureux en 1970 n’est pas plus élevée qu’en 1942, malgré un niveau de vie moyen deux fois plus élevé. « La mesure du bonheur n'est pas absolue, il ne s’agit pas de kilos ou d’euros, rappelle Claudia Senik, professeur d’économie à l’université Paris-Sorbonne et à l’École d’éco- nomie de Paris, qui a écrit L’économie du bonheur en 2014. Le bonheur déclaré par les gens est toujours relatif à un contexte, uneépoque, un ensemble des possibles ». Un 7MéthodologieLa difficile mesure d’une notion subjectivesur 10 de satisfaction en 1940 n’est pas équi- valent à la même «note» en 2010. Une telle mesure n'a donc de pertinence que « si elle in- tervient en complément des indicateurs clas- siques, tels que le PIB, et certainement pas en se substituant à eux », lance Gilles Dufraisse, consultant à la Fabrique Spinoza dédiée au bien-être citoyen. Certaines enquêtes sont 100 % dédiées à une telle thématique, à l'instar de celles de l'institut américain Gallup (classement mondial de l'optimisme, rapport sur la qualité de vie dans le monde...), ou encore du World Happiness Report crée par l'ONU en 2012. Mais l'enquête annuelle sur les conditions deLE CHAT by Philippe Geluck vie des ménages réalisée par l'Insee prévoitseulement quelques questions sur le bonheur. Peut-on parler dès lors d’un éclairage supplé- mentaire en matière de politique publique ? « Au-delà des indicateurs classiques, les mesures du bonheur permettent à un gouvernement de vérifier que les orientations prises vont dans la bonne direction. Les citoyens sont-ils contents de leur environnement, de leur salaire, du degré de démocratie dans leur pays ? Passer par le subjectif permet de rendre la parole aux indivi- dus », poursuit Claudia Senik. Et de mener, in fine, des politiques publiques plus adaptées.UN PESSIMISMEQUI FAIT DU MALCette morosité, même si elle est de façade, a des effets délétères indéniables. « A l’échelle de l’individu, au mieux la mauvaise humeur, voire la dépression, et au pire l’accident cardiaque », remarque Thierry saussez, s’appuyant sur des études scientifiques. a l’échelle du pays, le revers de la médaille est que nous manquons d’imaginaire, de rêve, de mythes collectifs. « La France est d’ailleurs l’un des pays les plus sécularisés du monde, une des nations où l’on croit le moins en Dieu. Or, lorsqu’il n’est pas accompagné d’une dose d’enchantement, l’esprit cri- tique peut mener à un scep- ticisme radical, voire au ni- hilisme. Sur un autre plan, la France est aussi très liée par son histoire au corpo- ratisme, ce qui se ressent aujourd’hui encore dans une défense très forte des intérêts particuliers, au détriment du collectif », observe Frédéric14Mars 2016Œ]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28PaNOraMa Grand Angle - Le Printemps de l’Optimisme, évènement sociétalLenoir. Névrose collective ? C’est en tout cas le terme qu’emploie le Dr. Laurent alexandre, chirurgien uro- logue et neurobiologiste, créateur du forum Doctis- simo et président de DNa Vision, spécialisée dans lerévolution des NBIC (nano- technologies, biotechnolo- gies, informatique et sciences cognitives) que nous vivons dans la santé. Et pourtant, par peur, nous continuons d’avoir une image catastro- phique du futur. Certes leans ! » relativiser, contex- tualiser les mauvaises nou- velles serait nécessaire au bien-être des individus, mais aussi à leur capacité d’action. « Une personne stressée fait fonctionner son cerveau rep- tilien, qui génère des réac-dateur de la Fabrique spi- noza, think tank sur le bien- être citoyen. Les managers savent d’instinct qu’il leur faut instiller des touches d’optimisme pour que leurs organisations puissent se mouvoir. « Face aux défis économiques et marketing auxquels les entreprises sont confrontées, il est essentiel de montrer que la fatalité n’existe pas. Il nous a fallu faire preuve d’innovation pour retrouver la croissance, en rénovant nos 12800 points de vente et en accomplissant des développements digi- taux », illustre le DG du PMU xavier Hürstel, éga- lement protagoniste de la manifestation.Celui qui voit son verre à moitié vide à cet endroit doit se rendre de toute urgence au Printemps de l’Optimisme...A l’échelle d’un pays tout ne dépend pas seulement du climat, des ressources naturelles... mais aussi du moral et de l’entrain des ménagesséquençage de l’aDN. selon cet ancien d’HEC et de l’ENa qui intervient au Prin- temps de l’Optimisme, « ce- lui qui vivra 1000 ans est déjà parmi nous, grâce à lamonde de demain n’est pas un long fleuve tranquille, les menaces technologiques existent, mais n’oublions pas qu’en 1750 l’espérance de vie en France était de 25tions primaires comme la fuite, la colère, la frustra- tion... Les études montrent alors que ses capacités cog- nitives sont réduites », rap- pelle alexandre Jost, fon-« Il nous faut mettre un pied dans l’entreprise »16L’initiateur du Printemps de l’Optimisme - qui a lieu les 18 et 19 mars au Conseil Economique,social et Environnemental et où Ecoréseau Business remettra aux lauréats de l’année les trophées Electron Libre et Culture du rebond -, évoque l’influence d’un tel état d’esprit sur la santé des gens, des entreprises et de l’économie.Pourquoi avoir lancé le Printemps de l’Optimisme ?Durant ma vie de communicant j’ai constamment creusé la question de la confiance et de la défiance et de leurs conditions d’émergence. 70% des Fran- çais se disent heureux dans leur viedurant la période des attentats, alors que les chaînes d’information continue divulguaient en boucle les mauvaises nouvelles. Et le dirigeant de PME qui sauve 50 emplois dans sa campagne sera difficile à promouvoir. Les télé- spectateurs ressemblent à des lapins pris dans les phares d’une voiture, ils sont fascinés, hypnotisés par l’affreux. Ils déclarent que leur émission préférée est Thalassa, alors qu’ils regardent en priorité Esprits criminels.dans une période de transition écono- mique. Mais il faut orienter le regard vers ce qui est beau, ce qui fonctionne, pour réaliser que les progrès scienti- fiques et technologiques n’ont jamais mis autant à portée les solutions contre les virus, la pauvreté...leurs difficultés. Il n’est donc pas affi- ché, ce qui engendre un cercle pervers.personnelle, quand la même proportion s’affirme malheureuse et pessimiste dans la sphère pu- blique. Cherchez l’erreur ! Bien sûr il importe de relati- viser cet écart, les gens aiment amplifier les obstacles qui les entourent pour mettre en valeur leur capacité à les franchir. « Cela n’est pas le tout d’aller bien, encore faut-il que les autres aillent mal », disait Jules renard. Il faut ajouter à cette attitude des raisons cul- turelles de rapport à l’Etat, religieuses ou médiatiques. Les journaux sont anxiogènes, et on n’analyse pas assez en France l’influence de la télévision sur l’opinion publique. Il n’y a jamais eu autant d’accidents cardiaques queEt ce pessimisme – qui semble aussi de façade – est-il aussi préjudicia- ble qu’on le dit ?Comment expliquez-vous que le monde des entreprises ne se soit pas emparé du sujet plus tôt ?Le travail pédagogique des philosophes, experts et coachs en tous genres n’a pas été poussé assez loin. Il importe de concrétiser ces idées et d’apprendre à voir la vie du bon côté. Bien sûr lesLe Printemps de l’Optimisme per- met donc de porter ce message ? Il existait déjà de nombreuses initiatives parcellaires à l’exemple de la journée « J’aime ma boîte » de sophie de Men- thon, la journée de la gentillesse avec Psychologies Magazine, la nuit de l’op- timisme, mais il manquait un évènement fédérateur mobilisant toutes les énergies en France. Nous l’organisons à Paris et à Nice cette année, et comptons bien réaliser une vraie tournée en 2017 dans plusieurs métropoles. Nous finis-Mars 2016réticences ne manquent pas. Les gens ont peur de l’optimisme béat. Or le pessimiste considère que la difficulté est structurelle et permanente quand l’optimiste la perçoit comme provisoire et spécifique et passe justement à l’ac- tion. Les politiques hésitent aussi car ils ne veulent pas donner le sentiment aux Français qu’ils ne perçoivent pasadaptée au secteur et aux interlocuteurs pour dynamiser et fédérer les équipes. récemment nous sommes intervenus dans un groupe de cosmétique : au programme une séance de méditation, mon discours sur le poids de l’image, Florence servan schreiber a étayé son propos sur le leadership positif, Charles Pépin a développé sa philosophie deLes études montrent que la croissance et la prospériténe dépendent pas seulementde facteurs matériels maisaussi psychologiques. Il enva d’un peuple comme d’une personne. Le pessimisme ac-centue les effets de la criseet réduit la consommation, l’investissement, la produc-tion, la création d’emplois.La pensée morose porte en elle les germes du déclin économique. L’état d’esprit doit absolument évoluer, et je crois beaucoup à la stratégie des petits cailloux. C’est pourquoi j’ai publié des livres sur l’optimisme (1), et me suis lancé dans l’organisation de ce Printemps. Certes le monde est plus risqué et troublé parce que nous sommesLes études montrent que la croissance et la prospérité ne dépendent pas seulement desons par former un réseau im- pressionnant de conférenciers, d’experts en ateliers et anima- tions comme le yoga rire, la méditation, la sophrologie... qui nous permet d’importer le Printemps de l’Optimisme dans l’entreprise. Il nous est possible d’intervenir dans des conven- tions, soirées clients, séminaires ou conférences de manièrefacteurs matériels mais aussi psychologiques]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[n°28www.ecoreseau.frGrand Angle - Le Printemps de l’Optimisme, évènement sociétal PaNOraMaCE QUE L’OPTI- MISME APPORTE L’image surprenante d’une molécule « piétonne » trans- portant sur son « dos » une boule d’endorphine – ce composé chimique sécrété lors d’une activité physique intense qui provoque des sentiments de bien-être, de relaxation ou bien d’excita- tion – a fait le tour des ré- seaux sociaux. Le bonheur serait donc à ce point concret qu’il pourrait être photogra- phié ? On commence en tout cas à chiffrer les consé- quences de l’optimisme et de la plénitude. au niveau scientifique tout d’abord. « Aujourd’hui, grâce à une connaissance approfondieBiodu corps humain et à la me- sure continue des objets connectés, nous pouvons dé- montrer aux gens que des états d’esprit et des gestes du quotidien améliorent leurqu’un mieux vivre individuel de 10% équivalait à une augmentation de PIB de 1% au niveau national, déclare alexandre Jost. Les gens sont en meilleure santé, plustres problématiques : l’élève heureux travaille mieux et est discipliné, le citoyen com- blé s’engage dans la société, le salarié satisfait est plus productif et impliqué », il-commandités et actions po- litiques se multiplient. Le royaume-Uni, en avance sur le sujet, est arrivé à la conclusion que la « ruralité », et les « espaces verts » étaient des facteurs clés du bonheur, ce qui influence aujourd’hui ses politiques. « Depuis une bonne quin- zaine d’années, et plus par- ticulièrement avec l’arrivée de David Cameron au pou- voir en 2010, l’économie du bonheur est prise très au sérieux outre-Manche », rap- pelle andrew Clark, écono- miste au CNrs et à l’école d’économie de Paris. ainsi pour chaque grande politique publique élaborée, une unité évalue désormais en amont l’impact desdites mesures sur le bien-être de la popu- lation. « L’état d’Alberta au Canada a, lui aussi, instauréL’optimisme a comme vertu fondamentale de donner confiance, et donc d’encourager à prendre des risques, à osersanté », soutient Michel Cymes, médecin, animateur TV, entrepreneur à l’initiative de Betterise, plateforme nu- mérique de santé ultra per- sonnalisée. au niveau éco- nomique ensuite. « Le cabinet Mozart Consulting a calculéstart-up, qu’il est stu- pide d’opposer. s’en- suit la remise des tro- phées EcoRéseau Bu- siness de l’année, Electron Libre et Cul- ture du rebond. L’après-midi est consa- crée à des probléma- tiques économiques et sociales, avec notam- ment l’Observatoire du Bonheur de Coca- Cola, un débat sur les chances et risques du monde de demain, un autre encore sur le bien-être au travail. Le samedi est plus grand- public, avec des ta- bles-rondes sur le lien entre optimisme et santé, ou sur les médiascréatifs, mobilisateurs, et af- fichent une plus grande in- telligence (+10 points) d’après les mesures. » Car c’est bien d’action qu’il s’agit, et non d’un optimisme béat. « Être optimiste, c’est faire un constat lucide au travers duquel on envisage les solutions plutôt que les problèmes. Cela amène à s’investir dans les solutions plutôt que de rester tétanisé par les problèmes. Ce n’est donc pas manquer de luci- dité, ou faire preuve de naï- veté : c’est envisager les sorties de crise, tant dans sa vie privée qu’au niveau de sa vision du monde. Cela n’est pas toujours simple, et peut demander de prendre certains risques », affirme xavier Hürstel, DG du PMU. Car cet état d’esprit a également comme vertu fondamentale de donner confiance. Dans “La société de confiance”, essai qu’il a écrit en 1995, alain Peyre- fitte précise que pour les personnes comme pour les entreprises ou les pays, le psychisme est important pour la croissance et la bonne marche. « A l’échelle d’un pays tout ne dépend pas seu- lement du climat, des res- sources naturelles... mais aussi du moral et de l’entrain des ménages », complète Thierry saussez. La chance n’existe pas, tout est question de rythme : ceux qui ont confiance tentent tout sim- plement plus leur chance pour entreprendre, trouver en emploi, séduire leur moi- tié... Ils trouvent donc plus facilement ce que Machiavel a prénommé « la bonne for- tune ». « L’Education na- tionale – nous construisons le baromètre du bien-être à l’école – a aussi compris notre action. Les corps so- ciaux se rendent compte qu’optimisme et bien-être sont vertueux et permettent de résoudre beaucoup d’au-lustre alexandre Jost.PRISE DE CONSCIENCE ET PREMIERS EFFETSIl est prouvé scientifiquement que l’Homme se focalise spontanément plus sur ce qui ne va pas, sur le danger, afin de s’en prémunir par la suite. se réjouir de ce qui va bien et envisager l’avenirHomme de communication et d’actionThierry Saussez fait partie de ces spin doctors qui mur- murent à l’oreille des politiques de génération en géné- ration, ayant participé à plus de 500 campagnes électo- rales, dont celles de Jacques Chirac, Édouard Balladur, Alain Juppé et surtout Nicolas Sarkozy, dont il est l’un des mentors depuis 1982. Né à Bois-Colombes au sein d’une famille de sept garçons, cet entrepreneur qui a créé l’agence de communication Image et Stratégie Europe, grand connaisseur de la politique et des médias, ancien délégué interministériel à la communication, a commencé son aventure en devenant collaborateur de Michel Bongrand, le père du marketing politique. Egale- ment conseiller et adjoint de Jacques Baumel, député- maire de Rueil-Malmaison, il a écrit nombre de livres de référence sur le pouvoir des médias et intervient régu- lièrement à la Sorbonne, Sciences Po, HEC...la beauté et le directeur de Psycho- logies Magazine arnaud de saint simon a parlé du bien-être en entre- prise. Ce genre de manifestation donne de nouveaux outils aux gens pour tendre vers l’accomplissement personnel, qui engendre la perfor- mance économique.Ne craignez-vous pas de rester dans la méthode Coué et l’incantation ?Le but est de revenir sur l’idée stu- pide qui veut que l’optimisme s’af- fiche lorsque tout va bien. Celui-ci doit avant tout casser la difficulté. Car le lien direct avec l’action, l’ini- tiative, l’investissement, la création, la consommation est évident. En ou- tre nous abordons des sujets très concrets. Pour cette édition 2016 à Paris le petit-déjeuner d’ouverture du vendredi matin démontre les com- plémentarités et points communs en- tre les entreprises centenaires et lesde manière positive est donc presque contre-nature, et de- mande un vrai effort à celui qui n’est pas doté d’un tem- pérament optimiste ! Mais le jeu en vaut la chandelle, puisqu’en jouant sur notre psychisme, un regard réso- lument positif contribue au bonheur. « C’est par exemple être attentif à ce qu’on fait, savoir reconnaître et savou- rer les petits moments de bonheur tout simples que la vie nous offre gratuitement. D’ailleurs, la biologie confirme cette thèse puisqu’elle a montré que l’attention à ce qu’on fait permet de sécréter de la do- pamine et de la sérotonine qui apportent du bien-être », assure Frédéric Lenoir. reste à « mettre un peu plus de bonheur individuel dans la sphère collective », affirme Thierry saussez. Les rapportsun “index canadien du bien- être”, qu’il a ensuite me- suré », rappelle Matthieu ricard, moine bouddhiste et auteur du livre “Vers une société altruiste” (éd. allary, 2015). En outre un véritable travail doit être mené dans les medias, qui ne font encore trop souvent que relayer les problèmes en les exagérant, alors qu’ils pourraient par- faitement donner énergie etqui rendraient service à la société et à eux-mêmes en étant plus positifs. Puis place à la gastronomie synonyme de convivialité et de plaisir, avec l’élection du plat préféré des Français et la divulgation de recettes de chefs comme Guy savoy, Thierry Marx ou Michel Guérard. Nous attendons 2000 visiteurs par jour, soit une aug- mentation de 10% de la fréquentation.Un jour viendra où le Printem. l’Optimisme mobilisera les associa- tions locales et fera autant de bruit que la Fête de la Musique.(1) Manifeste pour l’optimisme, éd. Plon, 2011 / Les 101 mots de l’opti- misme”, éd. Archibooks, 2012 / 50 bonnes raisons pour choisir l’opti- misme, éd. Saint-Simon, 2015.Propos recueillis par Julien Tarby et Jean-Baptiste Leprinceinspiration,.ronde du Printemps de l’Op- timisme – à laquelle l’ex président du CEsE Jean- Paul Delevoye, le directeur de reporters d’Espoir Gilles Vanderpooten ou le socio- logue Jean Viard vont pren- dre part – va s’attacher à le démontrer.ps decomme une tableMars 201617Julien Tarby]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28PaNOraMa Régions & Territoires - NormandieEcoRéseau Business s'attache à décrire les forces et potentiels insoupçonnés d'un territoire,L’heure du renouveauPrès de 1000 ans après Guillaume le Conquérant, la Normandie retrouve la configuration territoriale qui était celle de son apogée. Un présage ? Peut- être bien. Car la région recèle plus d’un potentiel. « L’image des pommes et des vaches qui nous colle à la peau doit être dépassée. Il y a bien d’autres particularités tournées vers l’avenir à faire connaître », assure Michel Collin, président de la CCI de Caen Normandie. Lequelestime d’ailleurs que « la fusion régionale peut contribuer à faire évoluer cette image ».Les liens avec la riche Île-de-France sont un des éléments qui facilitent son développement. D’aucuns décrivent rouen et la Vallée de la seine comme la banlieue de la région parisienne. Le dynamisme de l’activité portuaire, symbolisé par le Groupement d’intérêt économique Haropa (Le Havre-rouen-Paris), est l’une des forces ré-gionales majeures. Les relations étroites au s.ein des secteurs de l’automobile ou de l’aéronautique témoignent également de cette réalité entre la région et l’Île-de- France. Mais la Normandie est également prometteuse en raison d’atouts propres, au centre desquels le tourisme, mais aussi les technologies de l’information et de la communication ou encore l’innovation relative à la santé et la médecine, qui réjouissent les investisseurs.d'une métropole ou d'une régionautour du Mont-saint-Michel et des plages du Débarquement, la région attend d’être reconnue internationalement pour d’autres spécificités, comme la modernisation de son industrie et l’émergence des savoir-faire dans la santé et le numérique.Par Mathieu NeuUne région qui oscille toujours entre tradition et modernité...18Mars 2016]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[n°28www.ecoreseau.frRégions & Territoires - Normandie PaNOraMau La fusion des savoir-faire sur les railsalors que certaines régions se demandent encore à quels types de projets la fusion administrative avec leur voisin va bien pouvoir donner naissance, la Normandie réunifiée concrétise le rapprochement territorial de multiples façons. Le pôle de compétitivité TEs (Transactions électroniques sécurisées) avait jusqu’ici un périmètre d’action exclusivement bas-normand. « Avec la fusion, les acteurs du pôle sont venus visiter certains sites en Haute-Normandie, afin de mieux connaître leur potentiel et voir quels rapprochements et partenariats peuvent être intéressants à étudier », se réjouit Christèle Morin-Deforceville, directrice adjointe du développement économique en charge du Développement, de l’attractivité et de la solidarité au sein de la Métropole rouen Normandie.« Sans attendre que la fusion des deux régions soit effective, nous avons décidé de penser les futurs projets dans leur globalité », indique Didier Pézier, président de seinari, la désormais ancienne agence de l’innovation de Haute-Normandie. L’événementiel des deux régions dédié à l’innovation, comme la Quinzaine de l’Innovation, suivait déjà un calendrier commun. Les Concours de l’innovation sont également regroupés. avant 2015, chaque agence régionale de l’innovation – Miriade pour la Basse-Normandie et seinari pour la Haute-Normandie – avait son concours, ses propres catégories et modalités. Le nouveau concours commun s’intitule Les Trophées « Y’a d’l’idée en Normandie ! ». a noter que la fusion entre les agences Miriade et seinari, au sein d’une grande structure consacrée au développement économique de la grande Normandie, devrait être officialisée dans les prochaines semaines. autre exemple de rapprochement effectif : les rencontres régionales de l’Innovation (rrI) sont ouvertes aux entreprises aussi bien bas-normandes que haut-normandes. La filière aéronautique Normandie aéroEspace (NaE), déjà largement présente sur les deux territoires, forme le symbole de la cohérence économique dans laquelle naît la fusion.uUn coup d’accélérateur pour le tourismeLa Normandie serait la deuxième région la plus connue au monde derrière la Californie, si on en croit certaines études. Par le poids de son histoire, la notoriété semble assurée. Pour autant, plusieurs grands chantiers viennent d’être lancés début février par le président de région Hervé Morin, notamment pour favoriser l’essor de la filière touristique. La future marque « Normandie » doit ainsi servir de tremplin aux activités en la matière et contribuer à un rayonnement accentué. C’est la nouvelle agence d’attractivité de la région, installée dans les locaux de la CCI du Havre, qui hérite de cette mission. Lors de la présentation officielle de l’agence, Hervé Morin a annoncé qu’ilsouhaite s’appuyer « sur la renommée de la Normandieà travers le monde pour booster tous les domaines del’économie régionale ». La technologie occupera uneplace de choix dans les développements. D’ici la fin2017, une application doit être mise en service pour permettreà chaque touriste d’être informé sur tout ce qu’il est possiblede faire ou voir (manifestations, festivals, spectacles, sitesemblématiques...). Des projets autour de la réalité augmentéeet du virtuel doivent également améliorer l’attractivité desdifférents sites.La Normandie est la quatrième destination des Français pourles courts séjours. 16 millions de visiteurs se massent dans larégion dans un objectif culturel, dont six millions pour le seul tourisme de mémoire.« On compte trois à quatre millions de touristes rien que sur nos plages, se targue Michel Collin. Il s’agit désormais aussi de soutenir les visites thématiques, comme le tourisme vert. » La « Normandie médiévale » ou la « Normandie littéraire » figurent parmi les potentiels à développer. La région invite d’ailleurs les départements à s’associer à cette démarche. Enfin, le tourisme d’affaires n’est pas délaissé par les nouveaux chantiers. Des équipes commerciales et marketing vont être créées pour démarcher les entreprises et salons, tant en France qu’à l’étranger.uDe la Normandie à la e-Normandierouen, Le Havre et Caen semblent avoir bien mérité leur étiquette « French Tech ». « Le potentiel de la filière numérique s’affirme d’années en années », assure Didier Pézier. Il s’articule notamment autour du pôle d’excellence rouennais seine Innopolis, qui joue aussi bien un rôle de pé- pinière que d’hôtel d’entreprises sur plus de 7000 mètres carrés. « Le e-commerce, les applications mobiles et les solutions nu- mériques pour le milieu industriel figurent parmi les spécialisations d’avenir de ces pôles », décrit Didier Pézier. Le terreau régional de l’innovation high-tech continue de se développer chaque année. après rouen et Caen, Le Havre est la troisième ville à se doter d’une pépinière et d’une Cantine numérique. a celles-ci s’ajoute le projet de FabLab de l’agglomération de Dieppe. « Ce ne sont pas les soutiens à l’émergence des idées porteuses qui man-uL’industrie en plein relookinga l’échelle nationale, le secteur industriel pèse dans le PIB à hauteur de 13%. En Normandie, la part monte à 18%. La présence de l’aéronautique, l’automobile, l’électronique, l’agroalimentaire, ou encore la pharmacie explique le tissu local diversifié. « Mais ces filières avaient un grand besoin d’innovations pour s’adapter aux mutations économiques. C’est le défi qu’elles relèvent à l’heure actuelle », indique Michel Collin. L’énergie est l’un des symboles du changement, avec no- tamment les parcs éoliens offshore au large de Fécamp ou Courseulles-sur-mer, qui viennent s’ajouter à la filière nucléaire déjà en place. Grâce à une configuration naturelle exceptionnelle, la région se paie même le luxe d’envisager la production d’énergie à grande échelle à partir d’hydroliennes, près de Cherbourg, une solution alternative qui, dans d’autres territoires, est rarement rentable. Mais le renouveau industriel ne repose pas uniquement sur le vent et la houle.aux côtés de Marseille, Nancy et amiens, la métropole rouennaise est devenue en 2015 le terrain d’expérimentation de l’initiative collaborative « servindus Lab », encouragée par le gouvernement. L’idée est de mettre autour d’une même table des acteurs des services susceptibles d’intéresser l’industrie. La maintenance à distance, le prototypage, l’ingénierie de données autour des savoir-faire relatifs au Big Data sont quelques-uns des thèmes censés redonner un nouveau souffle aux industriels normands. Lancée en 2014, l’initiative FFWD (Fast Forward) Normandie doit elle aussi être un coup de fouet à l’élan de l’écosystème local. Il s’agit d’un programme d’accélération d’entreprises qui a la particularité de ne pas être réservé aux start-up. « C’est un formidable outil d’attractivité, comme en témoignent des entreprises étrangères fraîchement implantées dans la région par ce biais, et un moyen de répondre plus rapidement à des besoins actuels du marché, souligne Olivier Kersalé, responsable de l’accélérateur. Par ce type d’action, nous accompagnons les mutations industrielles dans des conditions plus efficaces. »quent », constate Christèle Morin-Deforceville.Les rapprochements industriels sont sources de colla- borations qui tirent vers le haut d’autres filières comme le numérique. Le pôle de compétitivité automobile normand Mov’eo, dont la couverture s’étend déjà jusqu’en Île-de-France, tisse des liens toujours plus étroits avec le pôle francilien asTech, positionné sur les systèmes embarqués, l’aéronautique et l’aérospatial. « Le numérique et ses évolutions essentielles comme les problématiques du Big Data sont souvent au cœur des échanges », mentionne Christèle Morin-Deforceville. Le tissu économique normand se caractérise par une grande variété d’activités. Le numérique, qui est synonyme de nouveautés dans de multiples domaines, sert donc d’opportunités à bon nombre d’acteurs. « La logistique portuaire, le BTP sont révolutionnés par les applications numériques. Même le milieu équin est concerné. Aujourd’hui, nos chevaux sont tracés grâce à des puces spécifiques, afin de surveiller de près leur état de santé », illustreMichel Collin.uUne bio-économie prometteusesi la Normandie est d’abord célèbre pour le Débarquement et ses décors verdoyants, la région se forge peu à peu une réputation de territoire expert dans un autre domaine : les technologies médicales et la santé. Le projet archade (advanced resource Center for Hadrontherapy in Europe), qui attire les regards scientifiques de nombreux pays, est symptomatique de cette tendance. L’objectif est de développer des applications concernant la destruction de tumeurs. « Le projet est riche de 40 millions d’euros d’investissement, pour les seuls locaux, machines et différentes installations nucléaires, et d’un écosystème regroupant de multiples acteurs sur un même site au nord de Caen », souligne Michel Collin. L’ensemble du programme représente une enveloppe de 130 millions d’euros. Le CHU de la ville, le centre d’imagerie biomédicale Cyceron, et bien d’autres laboratoires de biologie et de physique sont impliqués dans ce vaste projet. « Bon nombre de chercheurs étrangers viennent tester nos machines innovantes, en particulier les équipements permettant la destruction de cellules cancéreuses sans tuer les cellules saines », poursuit-il. L’objectif, par cette initiative, est la création d’une filière de production de ces machines atypiques pour lesquelles la demande étrangère se manifeste d’ores et déjà. D’ici la fin 2018, les premiers patients pourraient être traités au centre archade par cette technique de soins innovante. De manière générale dans la région, « parmi les filières qui maintiennent une forte activité innovante, on trouve notamment la chimie, la biosanté et les MedTech. De nombreuses start-up se développent autour de prestations et de marchés de niche, soit dans le domaine des applications médicales ou des médicaments, soit dans des solutions de confort en terme de santé », indique Didier Pézier.Mars 2016 19]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28PaNOraMa Hexagone - La notation des gens en ligneDans chaque numéro EcoRéseau Business revient sur une problématique très commentée de l'actualité française,L'application Peeple doit-elle être combattue ?afin de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)après les hôtels, les restos, les films, pourquoi ne pas noter les gens de votre entourage ? En surfant sur ce concept sulfu- reux, l'application Peeple a remporté le titre de "réseau social le plus détesté de l'année" d'après The Guardian. si bien queles deux fondatrices de l'appli ont dû faire marche arrière avantCPar Charles Cohentout lancement ! Une telle indignation était-elle justifiée ? réponses d'un expert en réseaux sociaux et d'une avocate spécialiste du numérique, aux avis 100% opposés.roma*hristiane Féral-schuhl, avocate spé- cialiste des nouvelles technologies, ne laisse planer aucun doute : « Latels qu’Airbnb où le logeur et le logé peuvent certes se noter mutuellement, mais tout en ayant accepté en amont la règle du jeu, ne serait-ce qu’en ouvrant un compte sur le site ». On l’aura compris, si les commentaires sur Tripadvisor, Booking et même airbnb s’avèrent légitimes au regard de la loi, « tel n’est pas le cas pour certains sites de notation sur, les policiers, les médecins...», poursuit l’avocate en rappelant qu’en 2008, le site de notation de professeurs Note2be avait d’ailleurs été fermé, la Cnil considérant qu’il portait atteinte à la vie privée des en-Malgré la levée de boucliers aux Etats-Unis, en angleterre et en France, contre l’application Pee- ple permettant de noter tous les gens que vous connaissez, romain rissoan, consultant spécialiste des réseaux sociaux, refuse de hurler avec les loups. « En son temps, Fa- cebook aussi a joué la provocation en s’ac- caparant l’identité de chacun, en divulguant des photos ou vidéos relatives à la vie privée, en complexifiant la suppression de comptes de personnes décédées, etc. Mais s’est-on pour autant offusqué ? », questionne l’auteur du livre “Les réseaux sociaux : Facebook, Twitter,LinkedIn, Viadeo -Comprendre et maî-s’agit de professionnels ou de freelance ? »in rissoanversion originelle de l’application Peepleenfreint plusieurs principes de la loi Infor-matique et Libertés de 1978 ». Et pourcause : la collecte et le traitement desdonnées à caractère personnel doivent êtreeffectués « de façon licite et loyale, pourune finalité déterminée, explicite et légitime», comme le rappelle l’avocate. Or, si leprojet initial de Peeple nécessitait de détenirun compte Facebook pour y publier ducontenu en son nom, il était possible pour seignants. Mais quid des recours possibles les utilisateurs de no- Une appli qui pour la personne dont ter et de commenter la réputation est at- d’autres internautes... enfreint la loi teinte par des com- même ceux non ins- mentaires négatifs ?consultant spécialiste des réseaux sociauxDes arguments que les deux créatrices de l’application, la Canadienne Julia Cordray et l’américaine Nicole McCullough, ont précisément repris à leur compte pour dé- fendre Peeple : « En permettant d’évaluer les gens sur une échelle de cinq étoiles, et ce, dans trois catégories, « personnel », « professionnel », « amoureux », l’appli- cation nous permet de mieux choisir qui nous embauchons, avec qui nous travaillons, sortons, devenons voisins, colocataires, etc. Il y a une infinité de raisons pour les- quelles nous voudrions pouvoir vérifier lescrits sur la plateforme,à condition de ren-seigner leur numéro de téléphone ! Ceux-ci devaient recevoir un sMs leur indiquant qu’ils avaient reçu un commentaire – mais n’avaient aucune possibilité de l’effacer. « Aussi, la condition de loyauté de la collecte n’est pas remplie lorsque des données “iden- tifiantes” sont collectées à l’insu des per- sonnes notées », indique cette ex-bâtonnière du barreau de Paris, deuxième femme en France à occuper un tel poste, en 2012 et 2013. Car en effet, la directive européenne de 1995 exige que la personne concernée ait donné son consentement. « Par ailleurs, toute personne dispose d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition aux infor- mations la concernant. Or faute d’être in- formée, comment exercer un tel droit ? » Pour l’avocate, « l’application Peeple n’est donc en rien comparable à d’autres sites« De tels commen-Vérifier les profils et références de l’entourage» Force est constater que ces ar- guments n’ont pas suffi à convaincre... Face au tollé suscité par Peeple – 40000citoyen prenne conscience de l’import. de ses données personnelles et de son identité virtuelle afin de mieux les protéger ». Dans son rapport, remis en octobre dernier à Claude Bartolone, la commission a d’ail- leurs formulé une recommandation qui retient l’attention : « Inscrire dans la Consti- tution le droit au respect de la vie privée et l’exigence de protection des données à ca- ractère personnel ». affaire à suivre...références des gens qui nous entourent.taires peuvent consti- tuer des propos diffamatoires. Par ailleurs, la responsabilité civile du responsable d’un site de notation peut être engagée. » Pour cette co-présidente de la commission parle- mentaire de réflexion sur les droits et libertés à l’âge du numérique, « de telles expériences montrent combien il est primordial que leancetriser ces nouveaux ou-tils de communication”(Broché, 2011). Pourl’expert, le lancementde Peeple reflète « lanécessité pour les réseaux sociaux de se distinguer dans un marché généraliste sa- turé ». La création par exemple de Whisper qui joue sur l’anonymat des utilisateurs ou snapchat surfant sur le credo technique en témoigne, même si de tels concepts doivent encore faire leurs preuves. « C’est pourquoi le meilleur avantage compétitif pour gagner de l’argent reste encore de jouer la suren- chère ! » si l’auteur reconnaît qu’il « n’ai- merait pas, dans l’absolu, être (mal) noté par ses pairs sur la Toile », il n’en considère pas moins que « de telles évaluations doivent faire partie du jeu ». Et d’expli- quer : « Les réseaux sociaux offrent la possibilité à tout un chacun de faire valoir, et même vendre, une identité plus ou moins fidèle d’eux-mêmes sur Internet. Quoi de plus normal donc que de pouvoir juger in fine tel ou tel profil, a fortiori quand ilMars 2016detweets énervés, des groupes Facebook hos- tiles spécialement constitués, insultes et mêmes menaces de mort... – les deux créa- trices n’ont eu d’autre choix que de calmer les esprits en vidant de sa substance l’ap- plication telle qu’elle était pensée à l’origine, en ne permettant plus aux utilisateurs d’émettre des commentaires négatifs ou de juger des personnes non inscrites sur laChristiane Féral-schuhl20*plateform.Peeple va-t-elle ainsi rejoindre la liste des plateformes de notation contestées – et ou- bliées – comme Note2be qui, en 2008 déjà, avait déclenché la polémique en permettant d’évaluer les professeurs ? « Quel que soit le sort réservé à Peeple, les créatrices peuvent au moins se targuer d’une chose : d’avoir crée le buzz ! », conclut romain rissoan.avocate spécialiste des nouvelles technologiese. sortie en novembre dernier,©L'asdeCoeur/lasdecoeur.com©Dr]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28PaNOraMa International - Elections américaines et entreprises françaisesFocus sur un pays qui étonne par ses caractéristiques, par le prisme de l'investisseur ou entrepreneur françaisDes primaires abracadabrantesquesLes élections prési- dentielles améri- caines, vues de France, paraissent toujours démesurées, notamment par le montant des sommes engagées, qui devraient pour l’édition 2016 dé- passer les cinq milliards de dollars, primaires in- cluses. Il faut dire que, sous de multiples points de vue, la fournée 2016 est la plus détonante de- puis longtemps, aussi bien chez les républicains que les Démocrates – mais dans deux styles très dif- férents. « On n’a jamais vu quelque chose de si- milaire, souligne Nicole Bacharan, politologue spé- cialiste des Etats-Unis. La possibilité de finir avecet économiques européennes et françaises. La preuve...L’arrivée d’un nouveau président aux Etats-Unis est toujours surveillée par les sphères politiquesdeux extrêmes face-à-face, volution politique ». Plus tous les musulmans du Trump et Sanders, serait étonnant encore, il réussit pays), a bouleversé un pa- une première pour les cet exploit en se décrivant nel large (17 candidats au Etats-Unis. » Il y a en lui-même comme un so- départ) qui ne comportait effet toujours eu au moins cialiste, ce qui théorique- pas de favori fort et fédé- un modéré, qui d’ailleurs ment est l’équivalent d’un rateur. son succès durable l’emporte toujours face à suicide politique aux Usa. – il est toujours le leader un extrême. Du côté des républicains, dans les sondages, et vientLes sociétés étrangères ne peuvent fairede donations, mais leurs filiales locales peuvent organiser un PAC recueillant les contributions des salariés américainsChez les Démocrates, un candidat auparavant peu connu du grand public, Bernie sanders, réussit au- jourd’hui à faire jeu égal avec Hillary Clinton, la grande favorite depuis 2015, en prônant une « ré-le tableau est plus étrange encore. L’arrivée de Do- nald Trump, magnat de l’immobilier, qui joue la carte d’un populisme éche- velé et sans frein (il a tout de même proposé le fi- chage systématique dede remporter une victoire écrasante dans la primaire du New Hampshire – n’avait été anticipé par personne. Ce qui est en train de sérieusement in- quiéter le parti républi- cain, qui ne veut absolu- ment pas de lui comme son candidat pour l’élec- tion. Pour encore compli- quer les choses, la radi- calisation des débats a pro- pulsé sur le devant de la scène le sénateur Ted Cruz, qui est – si c’est possible – encore moins apprécié chez les éléphants (1). Une situation ubuesque.DES ENJEUX ÉCONOMIQUES EXTÉRIEURS PEU DÉVELOPPÉSUn choix que les entreprises françaises aussi doivent faire...Du coup, les débats et prises de positions se sont surtout concentrés sur des questions de politique in-térieure et sur des attaques en tout genre, plus encore que la normale pour ce type d’élection. « Les pri- maires sont toujours un peu caricaturales, décrit Nicole Bacharan. On parleHistoriquede protéger les emplois locaux, de promouvoir les exports, de mettre des droits de douane... » Mais ce genre de promesses ne dure pas en général au- delà des primaires. DeLe PAC par qui les milliards sont arrivésL’explosion des budgets de campagne au Etats-Unis doit beaucoup ces dernières années à une décision de la Cour Suprême de Justice datant de 2010 – le célèbre Citizen United versus Federal Election Comittee – qui a déplafonné le montant maximal des contributions qu’une personne physique ou morale pouvait verser, à condition qu’il n’y ait pas de « lien direct » entre le donateur et le candidat. C’est là que son nés les PAC (Political Action Comittee), des associations aux objectifs vagues (libérer le futur, construire l’avenir...), qui récoltent les fonds – sans plafonnement – pour un candidat et ensuite mènent des actions « non concertées » pour le soutenir, telles que des publicités télévisées. Un PAC est dans l’obligation de publier la liste de ses donateurs ainsi que les montants, mais un obscur statut de société, propre au Delaware, permet lui de recueillir des dons sans avoir à dévoiler quoi que ce soit, et ensuite de lesréinvestir, comme par exemple... dans un PAC.22Mars 2016]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[n°28plus, aucun candidat n’a vraiment de programme économique défini – il est en général exposé après les conventions désignant officiellement le représen- tant de chaque parti. « Il est beaucoup trop tôt pour savoir vraiment quelle sera leur plateforme »,www.ecoreseau.fret stratégiques (IrIs). Malgré tout, la plupart des candidats ont tout de même donné quelques in- dications sur leurs posi- tions et intentions à propos de sujets comme les ac- cords de libre-échange (le TaFTa actuellement en négociation entre l’Europe et les Etats-Unis) ou les impôts sur les entreprises, de façon plus ou moins vague. Du côté des Dé- mocrates, si Hillary Clin- ton se place sur ces ques- tions dans la continuité de Barack Obama, Bernie sanders s’est déclaré hos- tile au principe même des accords de libre-échange, et veut augmenter le taux d’imposition sur les en- treprises. Tout le contraire des républicains, qui tous sans exception veulent ré- duire les impôts sur les sociétés, même si les mé- thodes (et leur niveau d’approfondissement) dif- fèrent. En revanche, ils divergent sur la question des traités de libre- échange : si Jeb Bush (qui s’est retiré depuis) et John Kasich semblent en accord avec les négociations en cours, les autres candidats leur reprochent un manque de protectionnisme. De fait, seuls Trump, Cruz et sanders apparaissent comme des entités incon- nues et incontrôlables – et en tant que telles peu désirables. Hillary Clinton est clairement la préférée des leaders politiques eu- ropéens, et devrait égale- ment s’imposer aux en- treprises. En effet, il y a eu une inversion de la rhé-International - Elections américaines et entreprises françaises PaNOraMa torique protectionniste,souligne Nicholas Dungan, senior advisor à l’Institut de relations internationales(1) L’animal est le symbole du parti Républicain ; les Démo- crates sont représentés par un âne.Jean-Marie Benoistd’habitude plutôt l’apa- nage des Démocrates, mais qui a été complètement accaparée par les répu- blicains.UN SOUTIEN FINANCIER ET MAJORITAIREMENT RÉPUBLICAINMême s’il est difficile d’obtenir des informations sur le sujet, il est malgré tout possible d’avoir une idée des préférences d’au moins certaines entreprises françaises, en regardant sur qui elles investissent. En effet, si les compagnies étrangères ne peuvent pas faire de donations pour des campagnes électorales américaines, leurs filiales locales sont, elles, libres de mettre en place un PaC (Political action Comittee) qui servira à recueillir les contributions des salariés américains de la compa- gnie. Ces contributions ne sont donc pas directement celles de l’entreprise, mais elles se trouvent – coïn- cidence ou non – très sou- vent dirigées vers des ci- bles dont les positions coïncident avec celles de la compagnie. Par ailleurs, le lobbying fournit lui aussi des indices sur les intérêts des multinatio- nales françaises aux Etats- Unis. On y trouve trace de participations d’entre- prises comme sanofi, air- bus, Vivendi, arcelorMit- tal, axa... Et à voir les chiffres dans les domaine publiés par l’organisation indépendante à but non lucratif Center for res-.ponsible Politics sur son site opensecrets.org, chif- fres eux-mêmes recueillis auprès de la FEC (Federal Election Commission), la balance penche clairement du côté républicain, même si « les entreprises donnent presque toujours au deux camps », rappelle Nicole Bacharan. Ce qui s’ex- plique aisément par la pro- pension républicaine à adopter des positions fa-vorables aux entreprises, autant sur le niveau des impôts (faible) que sur les contraintes et régulations financières et écologiques (le moins possible). Il semblerait logique que cette tendance se perpétue, y compris pendant l’élec- tion présidentielle, même si ce n’est pas celle qui intéresse le plus les en- treprises : « Le président n’a au final que peu depouvoir économique », souligne Nicholas Dungan. Le Congrès et le sénat sont de ce point de vue-là des placements beaucoup plus efficaces, ce qui ex- plique l’importance dulobbyisme.Mars 201623]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28CLUB ENTrEPrENDrE Baromètre & TendancesLe carnet des nominationsen partenariat avec}CRÉDIT AGRICOLE ILE-DE-FRANCEOlivier Gavalda, 52 ans, DESS organisation et informatique du CNAM (1987), maîtrise économétrie de l'université de Montpellier (1985)est promu directeur général de la Caisse régionale de Paris et d'Ile-de- France.}ESSEC BUSINESS SCHOOLThierry Fritsch, 55 ans, ESSEC Business School (1980) devient président de la Fondation ESSEC Business School.} EUROPACORPMarc Shmuger, 57 ans, BA English and film studies de Wes- leyan University (1980)est nommé directeur général d'EuropaCorp.}FÉDÉRATION NATIONALE DU CRÉDIT AGRICOLEAlban Aucoin, 55 ans, ENA (1989), IEP Paris (1983), maîtrise économie de l'université Paris-Iest promu directeur général de la Fédération nationale du Crédit agri- cole.}GROUPE ALTICE MEDIAPierre Fraidenraich, 50 ans, licence techniques et langages des médias de l'université Paris-Iest promu directeur général d'Altice Media Events.}LABORATOIRES CLARINSHenri Du Masle, 47 ans, EDHEC Business School (1990) est promu directeur général de Clarins France.}LE ROYAL MONCEAU-RAFFLES PARIS (GROUPE RAFFLES HOTELS & RESORTS)Aaron Kauppest nommé directeur général de Le Royal Monceau-Raffles Paris.}NUMERICABLE-SFR (GROUPE ALTICE)Michel Paulin, 55 ans, Télécom ParisTech (1985), Polytech- nique (1981)est nommé directeur général de SFR.} RÉUSSIRThibaut De Jaegher, master administration des entreprises de l'IAE Caen (2009), ISCPA (1999)est promu président du directoire et directeur général du groupe Réussir.} SAINT-GOBAINClaude Imauven, 58 ans, Mines ParisTech (1983), Polytech- nique (1977)est promu directeur général exécutif du groupe Saint-Gobain.}SUBARU FRANCEHervé Collignon, 48 ansest promu président de Subaru France.}TOULOUSE SCHOOL OF ECONOMICS (TSE)Stéphane Gregoir, 52 ans, administrateur de l'INSEE, Poly- technique (1983), ENSAE ParisTech, doctorat mathématiques appliquées aux sciences économiques de l'université Paris- Dauphineest nommé directeur de la TSE.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Faites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frNomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !Brèves, études, actus et chiffres du mois concernant l'entrepreneuriat, picorés de-ci de-làEt si 2016 était l’année des entrepreneurs ? Elle démarre en tout cas plutôt bien. Manuel Valls leur déclare sa flamme et annonce les dates de mesures de simplification, l'aide à l'embauche des PME se précise, les entrepreneurs respirent l'optimisme, les Français se voient entrepre- neurs... Autant de nouvelles à consommer sans modération.uAide à l’embauche, les PME en demandegros, avec un indicateur sur les perspectives futures d’activité à un plus haut depuis 2010 dans ces secteurs. Les anticipations sont également élevées dans les PME innovantes (+39) ou exportatrices (+37), tandis que les TPE n’affichent que quelques points d’avance (+9). Les investissements en 2016 intéressent 44% de PME, donc 3% de plus que l’an passé. Les anticipations d’évolution des effectifs en 2016 sont au rendez-vous. Depuis 2010, l’indicateur prévisionnel n’a pas augmenté autant (+10). La croissance anticipée des effectifs la plus élevée se cache dans les services (+18), suivis par l’industrie (+11). Cerise sur le gâteau, pour la première fois depuis 2011, les TPE envisagent d’accroître légèrement leurs effectifs en 2016.suite à la présentation du plan d’urgence pour l’emploi annoncé par François Hollande le 18 janvier, l’aide à l’embauche pour les PME part du bon pied. En effet, selon la ministre du Travail, Myriam El Khomri, « plus de 8000 demandes d’employeurs ont été faites, en près de dix jours ». L’aide à l’embauche de 2000 euros concerne les TPE et PME de moins de 250 salariés recrutant un salarié payé jusqu’à 1,3 fois le smic, en CDI ou en CDD de plus de six mois.u Les dirigeants de PME ont la banane ? selon le baromètre sur le financement et l’accès au crédit réalisé par l’Ifop pour la CGPME et KPMG, les dirigeants de PME sont plus confiants qu’en 2015. En effet, 55% (ils étaient 47% en janvier 2015) d’entre eux ne sont pas inquiets pour leur activité pour les prochains mois. Des investissements sont prévus : 61% prévoient de rechercher un financement pour leur entreprise, dont 32% pour financer l’exploitation et 37% pour des projets d’inves- tissements. Et près de 67% prévoient d’investir dans le remplacement de matériel, 50% pour acheter de nouveaux équipements.uUne aide à la transition numérique Lors de la deuxième édition des rencontres nationales sur la transition numérique des PME et TPE, à Bercy le 11 janvier, la secrétaire d’Etat en charge du Numérique, axelle Lemaire, a annoncé son envie de mettre en placeu Le vent du changement pour les entre- prisesun dispositif d’aide finan- cière pour soutenir les PME et TPE dans leur transition numérique. selon elle, « une entreprise en retard dans le numérique affiche une crois- sance six fois inférieure que les sociétés avancées dans ce domaine ». si les PMELe 3 février 2016, Manuel Valls a présenté une série de mesures de simplification dont 90 pour les entreprises. Même si nous les connaissons déjà, le Premier Ministre a enfin dévoilé les dates de leurs applications. Par exemple, les bulletins de paie simplifiés seront généralisés dès janvier 2017 aux entreprises de plus de 300 employés et dès 2018, à l’ensemble des sociétés. Une autre mesure sera appliquée dans le courant du premier trimestre 2016 : un portail unique de publicité légale des sociétés. Il permettra de centraliser au maximum les informations lé- gales des entreprises (créations, cessations d’activité, ventes, etc.). Il regroupera ainsi les informations de trois sites de référence : actulegales.fr, bodacc.fr et infogreffe.fr.et TPE ne franchissent pas le pas, c’est à cause du coût que la transition demande et de la peur des dirigeants. C’est pourquoi la Ministre compte développer et concrétiser son projet d’ici la fin de l’année 2016.uManuel Valls mise sur les PMELe Premier Ministre Manuel Valls a participé à la conférence inaugurale du salon des entrepreneurs qui s’est dé- roulée début février au Palais des Congrès à la Porte Maillot à Paris. Pour l’occasion le Pre- mier Ministre en a profité pour évoquer sa confiance en ces PME : « 78% des Français misent sur elles pour redresser l’économie de la France. Ils ont raison. Je suis le premier d’entre eux. Je crois en la force des entreprises et j’aimeMyriam El Khomri a confirmé sa décision d’autoriser le recours au référendum auprès des salariés pour rendre majoritaires des accords d’entreprise. La mesure fera partie du projet de loi que finalise la ministre du Travail. aujourd’hui les référendums n’ont de valeur que consultative, à quelques exceptions près (intéressement, prévoyance, retraite surcomplémentaire). Grâce à cette loi, en cas de blocages entre syndicats ou des signataires n’atteignant pas la barre des 50%, la voix des salariés sera décisive pour valider ou rejeter un accord.uLes entrepreneurs encore plus opti- mistesLe moral des entrepreneurs est au vert tout comme la si- tuation financière de leur entreprise, tel est le résumé de la 62eme enquête de conjoncture de janvier 2016, réalisée par Bpifrance. Plus de 4500 dirigeants d’entreprise ont répondu au questionnaire. ainsi, les perspectives d’activité pour 2016 affichent un indicateur prévisionnel d’activité à +17 points. L’optimisme est surtout présent dans l’industrie, les services aux entreprises et le commerce deu Un Français sur trois rêve de créer son entrepriseuAccords d’entreprise : la parole est aux salariésl’entreprise. »La sNCF permet à ses salariés de prendre un congé de disponibilité afin de pouvoir créer leur entreprise. suite à un dépôt de dossier auprès de la DrH le salarié obtient quelques années sans salaire et une enveloppe pouvant aller jusqu’à 15000 euros, pour l’aider à se lancer. Un petit bonus, en cas d’échec, les anciens salariés peuvent revenir à leur poste au bout de cinq ans. aujourd’hui, ils ne sont que 30% à l’avoir fait.uSNCF encourage ses employés dans la création d’entreprisea l’occasion du 23e salon des entrepreneurs qui s’est déroulé les 3 et 4 février, OpinionWay a présenté son enquête montrant qu’un Français sur trois aimerait créer une entreprise. ainsi, ils sont 37% à vouloir le faire (soit 19 millions d’entrepreneurs), contre 25% l’an dernier. Ce-24 Mars 2016]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[n°28www.ecoreseau.frSAVE THE DATESBaromètre & Tendances CLUB ENTrEPrENDrE+ Tous les premiers jeudi du mois : Apéro Entrepreneurs (partout en France) Les Apéro Entrepreneurs, c'est l'occasion de se retrouver entre entrepreneurs, dans un cadre informel, sympa et plutôt central, dans tout un tas de villes de France et d'ailleurs. Pas de conférence ou de table ronde, pas de badges accrochés aux vestes, pas d'intervenant "star", rien que des échanges sympas pour mieux se connaître et pourquoi pas, une fois en confiance,essayer de se filer un coup de pouce ou échanger quelques tuyaux, recommandations, contacts, contrats... Pour s'ins- crire, rendez-vous sur le site fr.drinkentrepreneurs.org+ Le 8 mars 2016 de 10h00 à 18h00 : Salon Elles Réussissent en Essonne (Château du Grand Veneur, Rue du Grand Veneur, 91450 Soisy sur Seine)Pour fêter la journée de la femme en beauté, quoi de mieux qu'un salon totalement organisé par des femmes, pour tous les chefs d’entreprise et porteurs de projets ? Un lieu d’échanges, de partage et de convivialité ! Les exposantes seront regroupées par pôles métiers où seront présentés l’intérêt et l’utilité de chaque expertise pour la création et/ou le développement d’une entreprise. Les professionnelles présentes sur le salon vous accompagneront dans l'analyse de votre situation, la définition de vos objectifs et vous orienteront dans la bonne direction pour accéder au succès sans perte de temps. Pascale Joly, conférencière, entrepreneure et auteure du livre "Tu te lèves et tu décides" est la marraine de cette première édition. Elle dédicacera son livre et témoignera de son parcours d'entrepreneure. Au programme : parcours du créateur, table-ronde sur l'entrepreneuriat animée par Françoise Landuré de RedactEvent, flash business meeting pour réseauter... Un moment convivial et privilégié à ne pas manquer !Inscription sur le site www.weezevent.com/salon-elles-reussissent-en-essonne-8-mars-2016u Les dirigeants du Commerce Coopératif et Associé confiants en l’avenir malgré toutpendant, ils pensent passer à l’action seulement d’ici deux ans. La France aura-t-elle 3 millions de nouvelles activités en 2017 ? Ce sont les jeunes de 18 à 34 ans qui expriment la plus forte envie de se lancer dans la création d’entreprise (55%), tandis que les 35-49 ans ne sont que 43%. Les employés comptent 38% de volontaires et les ouvriers 49%.d’un éthylotest gonflable traditionnel, iThylo, un éthylotest connecté est une véritable solution pour dépister l’alcool en entreprise. relié à une application pour smartphone, il dispose d’une reconnaissance faciale pour identifier la personne qui souffle, stocker et analyser ses données pour un meilleur suivi. Plusieurs fonctionnalités sont également proposées par les équipes d’iThylo en fonction des besoins de l’entreprise : dépistage individuel ou collectif, dépistage à distance, évaluation des risques, etc.selon le baromètre du moral des dirigeants FCa (Fédération du commerce coopératif et associé) ses dirigeants sont confiants en l’avenir malgré le manque de réformes et de re- connaissance des pouvoirs publics. selon le sondage, cette confiance est due aux résultats de l’année écoulée, avec pour la majorité des dirigeants une croissance annoncée de leur chiffre d’affaires au premier semestre 2015. Les perspectives pour 2016, en phase avec le climat de reprise attendue dans le pays, sont également positives et les trois quarts des dirigeants interrogés prévoient une croissance pour l’année à venir. Bien que représentant 7% du PIB français, le commerce coopératif et associé évolue dans un climat de méfiance, doublé d’un manque de reconnaissance des pouvoirs publics et d’une instabilité réglementaire difficilement conciliable avec une vision de long terme. « Nos réseaux sont efficaces, performants et ont une capacité de résistance bien supérieure à celle des autres acteurs du marché. Nous partageons tous une vision long-termiste du développement de nos réseaux et sommes conscients que notre modèle joue un véritable rôle d’amortisseur de crise et d’accélérateur de croissance en période de reprise économique », déclare Eric Plat, président de la FCa.uUne pause qui coûte cheraux Etats-Unis, american Future systems, une société spé- cialisée dans l’édition de newsletters sur le monde du travail, a imposé à ses employés un vrai dilemme. Chaque pause qu’ils prendront sera déduite de leur rémunération. Fini les pauses cigarette, cafés et même les pauses pipi ! Une histoire qui a mené la société droit au tribunal. Elle a finalement été condamnée à rembourser 1,75 million de dollars à 6000 em- ployés. Une situation similaire a été repérée au Honduras où une entreprise fabricant des pièces pour automobiles a obligé ses employés à porter des couches pendant le service afin de ne pas perdre en productivité.uUneRépubliqueNumérique,lesmesures adoptées par les députésuUn éthylotest pour entreprisesEn France, 10 à 20% des accidents du travail constatés chaque année seraient liés à l’alcool. Pour simplifier l’utilisationLe projet de loi pour une république Numérique, défendu par axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au Numérique, en dis- cussion devant l’assemblée nationale depuis le 19 janvier avait fait l’objet d’un dépôt de plus de 800 amendements, dont 457 restent à ce jour en cours d’examen. Un projet de loi qui devrait se saisir des problématiques résultant du dé- veloppement du numérique. Il prévoit notamment la généra- lisation de l’open data, l’incitation à l’usage des logiciels libres par l’administration et règle enfin la question de la dif- fusion des photographies de bâtiments et sculptures protégés par le droit d’auteur.Les petits matins des dirigeantsparDelphine Remy-Boutang fondatrice de the bureau - Agence digitale et co-fondatrice de la Journée de la Femme Digitale #JFDIsaLouBeaudetRéveil : Le matin c’est le plus tôt possible : 6h ! Je démarre très vite, je n’ai pas de moment "zombie" c’est un claque- ment de doigts !Routines :Impact de se lever tôt le matin :Fondatrice de Kama Conseil & associés Twitter et réseaux sociaux pendant 10, 15 minutes : je re-Travailler beaucoup plus efficacement tout en ayant une vie à soi. C’est avoir un esprit positif sans se sentir submergée, avoir une vie de famille, du temps pour soi et ses enfants : un vrai équilibre !selon l’adage,« le monde sourit à ceux qui se lèvent tôt », rencontres matinales avec nos dirigeants.garde l’actualité, j’essaie de trouver des idées innovantes, des phrases punchy pour coacher/booster/motiver mes équipes. Traitement des mails pendant 15, 20 minutes. Quand on est une start-up on est de petites équipes, tout va très vite, donc j’écris des mails pour m’avancer, stimuler et informer mes équipes afin qu’elles n’oublient rien.En France, le fléau, c’est le « présentéisme » : on doit être au bureau tard le soir. En angleterre, si on finit tard on est mal vu ! Les anglo-saxons pensent qu’on n’a mal organisé sa journée.Yoga Bikram pendant 1h ou 1h30 dans une salle chaude de 42° - C’est très intense, mais c’est une façon pour moi de me déconnecter digitalement, et de me connecter avec moi- même. Ca me permet aussi de visualiser mes objectifs, d’avoir la « big picture ».Ne jamais penser que c’est acquis ! Il faut toujours booster, donner de l’énergie, positiver, montrer à ses collaborateurs l’autre côté de la barrière pour qu’ils deviennent « intrapre- neurs ». L’intraprenariat, c’est être entrepreneur au sein même d’une entreprise. On devrait tous être entrepreneurs ! Ca permet de rester innovant, et l’innovation est le moteur numéro 1 de la croissance !Les routines, ça nous aident à maintenir le cap !Votre crédo de management ?Mars 2016 25]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28CLUB ENTrEPrENDrE A la Une - Les duos d’entrepreneurs, pièges et bonnes pratiquesL'occasion pour EcoRéseau Business d'enquêter sur le sujet principal du Club Entreprendre,1+1=3?Dretour d’expérience des entrepreneurs en duo qui témoignent de leur relation, semée de succès et d’embûches.en rapport avec l'innovation et l'entrepreneuriate l’idylle au long liam Génis et Quentin Pe- l’association, force est de prend forme dans l’opéra- mettent en exergue une là, la vision du siège selon cours au divorce, retti, jeunes créateurs de constater que le désaccord tionnel et met souvent en complémentarité de com- Michel et augustin – à iln’yaqu’unpas! Néosquat, plateforme de entre associés demeure le exergue des backgrounds pétences mais également de Brooklyn, ce qui oblige leMais personne n’envisage location de meubles pour premier facteur d’échec des différents qui distribuent caractères. Un peu à l’image premier à se pencher versstarsky sans Hutch. De même qu’il est inconcev- able de priver Laurel de Hardy, de séparer robin de Batman, d’enlever le doc- teur Watson à sherlock Holmes... La figure du duo plaît dans l’imaginaire col- lectif pour les qualités qui découlent de l’union : com- plémentarité, émulation, motivation, endurance, évo- lution, progrès, attache- ment... La liste est longue. Derrière ces lieux com- muns, la mise en œuvre d’un duo repose sur de nombreuses autres qualités d’où se construit l’avenir de la relation. a l’image d’un couple amoureux. a l’échelle du sacerdoce qu’est la création et la ges- tion d’une entreprise, le duo recouvre autant de formes possibles qu’il existe de profils d’entrepreneurs : union entre deux membres de la même famille, col- lègues, amis, alumni, voire même entre inconnus. sorte de mariage sans sexe mais lourd d’investissements fin- anciers et humains, la codi- rection s’appréhende et se réalise de manière protéi- forme. L’occasion pour EcoRéseau Business de s’immiscer dans l’intimité de différents binômes en- trepreneuriaux, parmi lesquels on retrouve Michel et augustin pour leur en- treprise éponyme de pro- duits alimentaires, David Vanden Born et Gilles La- touche, pères de la plate- forme de réservation de parkings One Park, Yseulys Costes et Thibaut Munier cofondateurs de l’agence de publicité et marketing interactif 1000mercis, sté- phane Larcin et Bérengère Lecat qui ont rassemblé leur deux sociétés de pay- sagisme sous une même marque ombrelle Osmose Végétale, ou encore Wil-26 Mars 2016les particuliers. Des modes d’union aussi variés que réussis qui attestent de la dynamique entrepreneuriale déclenchée par ce tourbillon d’idées et d’actions en tan- dem. Comment la faire per- durer ? Comment apaiser les tensions lorsque les dif- férends apparaissent ? Doit- on se mettre d’accord sur tout ? La réponse par la voix de ces entrepreneurs, tous situés à différents stades de maturation de leur entreprise.entreprises. « Ce que l’onpresque naturellement lesd’un couple qui dure, et ce depuis les bancs du collège pour Michel et augustin : le créatif, extraverti et com- municant augustin main dans la main avec le prag- matique, rationnel et rigou- reux Michel. Mais cette rè- gle de la complémentarité n’est pas innée. Elle se construit. Et tout est ques- tion, semble-t-il, d’attentes communes, d’égos contenus et d’esprit de communion. D’autant que les égos s’af- faissent quand un cap com- mun est établi et que chaque associé laisse arbitrer le marché plutôt que son ins- tinct ou sa vision lorsque les tensions surviennent. autrement, l’association en duo repose sur une stratégie partagée qui met en valeur chaque profil. Yseulys Costes, cofondatrice de 1000mercis poursuit : « Ce que j’attends de mon asso- cié ? Que je me dise plu- sieurs fois par jour : il est smart, je n’aurais pas eu cette idée, je ne l’aurais pas fait comme ça, c’est super malin, c’est une très bonne solution ! » Julien Morel, directeur d’EssEC Ventures et spécialiste dans le mariage de startuppers, reprend : « On peut avoir deux cas complémentaires mais ce n’est pas suffisant, car c’est un problème de vision de la boîte et de re- lations humaines entre deux opérateurs. Les choses vont se faire plus par osmose que par décret et tech- nique. » Cette complémen- tarité doit aussi évoluer avec le temps, au gré d’un pivot produit/service, de la crois- sance ou d’un changement de cap. Par exemple, si Mi- chel se consacre au mêmes missions qu’à ses débuts, augustin est parti dévelop- per la marque aux Etats- Unis en installant une nou- velle bananeraie – entendezune gestion plus globale du marché français et à gérer par exemple les rH même si augustin garde la main sur la communication glo- bale. De même pour David Vanden Born et Gilles La- touche : « Avec le temps, nos périmètres d’actions s’élargissent et nous ga- gnons en autonomie. De nombreuses tâches que nous faisions à deux auparavant se font en solo aujourd’hui à l’image de nos rendez- vous commerciaux par exemple. Nos réussites in- dividuelles nourrissent notre confiance mutuelle. L’un de nous s’est chargé de pré- parer la levée de fonds tan- dis que l’autre développait le business. Il fallait avancer dans les deux directions en même temps. Mais nous choisissons toujours de faire les choses en tandem lorsqu’il s’agit de rendez- vous stratégiques », ex- plique Gilles Latouche. Vous l’aurez compris. Plus que la complémentarité des pro- fils, c’est l’agilité des per- sonnes qui meut la loco- motive.LA COMPLÉMENTA- RITÉ, PASSAGE OBLIGÉ ?Les avantages de l’entre- preneuriat à deux sont plé- thore : gain de temps et de productivité, répartition des tâches, ouverture d’esprit, risque et investissement fi- nancier mutualisés. « Après la fin de la formation de paysagiste, suite à une ex- périence de 17 ans réalisés chez Complétude, mon saut vers l’entrepreneuriat était freiné par la peur du grand vide. Partir avec Stéphane s’est fait naturellement et nous n’en serions pas là sans le côté duo », explique Bérangère Lecat, cofonda- trice d’Osmose Végétale avec stéphane Larcin, marque ombrelle qui re- prend leurs deux sociétés« Quelque chose dans son apparence – je ne saurais vous dire quoi – m’a rassurée et encouragée à entreprendre avec elle »constate en formation, dans un cas sur deux, ce sont des associations stériles ou infructueuses ; beaucoup de chefs d’entreprise s’as- socient pour éviter de se confronter seuls au risque entrepreneurial », soutenait Benoît Galy, entrepreneur, ancien président du Centrechamps d’actions. Cette in- terdépendance se retrouve par exemple dans le couple manager/ingénieur. Mais pas seulement. « David a un passé lié à la finance et s’est vite penché sur la croissance de l’entreprise, les opérations de structu- ration, la levée de fonds,QUELS OUTILSPOUR RÉGLERLES DIFFÉRENDS ?« En matière d’association, il faut une très grande clarté sur l’exercice du pouvoir et du leadership », mettait en garde Michel Coster (Cf. EcoRéseau n°21), profes- seur d’entrepreneuriat à l’EM Lyon. si l’esprit start- up rime souvent avec consensus, il importe de dé- cider de la formule légale idoine dans les statuts qui éclairera les prérogatives et la place de chacun. Bien pensé, ce back-up légal per- met d’éclairer sereinement la collaboration sur le long terme. a ce moment de ma- turation du projet, envisager l’inenvisageable est marqueDe nombreuses tâches que nous faisions à deux auparavant se font en solo aujourd’hui,à l’image de nos rendez-vous commerciauxde paysagisme. argument des jeunes dirigeants de latandis que je me suis concentré sur le business development : partenariats, marketing, expérience uti- lisateur », explique Gilles Latouche cofondateur de One Park. Même son de cloche chez Michel et au- gustin où les deux associéssimilaire invoqué d’ailleurs par la cofondatrice de 1000mercis, Yseulys Costes. Cette raison invoquée ex- plique bon nombre d’asso- ciations. a deux voire plus. Mais si la peur d’entrepren- dre se dépasse en partie parDéfense et auteur du livre “Bien s’associer pour mieux entreprendre, comment créer une entreprise à plusieurs sans s’entretuer...” (Cf. Club Entreprendre EcoRé- seau n°21). Cette nécessaire complémentarité des profils]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[n°28www.ecoreseau.frpar les duos d’entre- preneurs. La preuveest d’ailleurs apportéepar des moyens in- génieux développéspar ces chefs d’en- treprise pour éviter lepire : « Au bout d’unan, nous avons vécuun désaccord straté-gique. C’était l’im-passe. Mais au final,nous n’avons pasvoulu qu’un égo l’em-porte sur l’autre niqu’une décision soitjugée meilleure auxdépens de l’autre »,se souvient WilliamGénis en souriant. Lesourire perdure d’au-tant que les cofonda-teurs ont eu recours àun procédé d’arbitrage qui illustre l’agilité des deux créa- teurs : la création d’un fonds annuel pour chaque cofon- dateur afin de développer un projet en cas de désaccord profond. « Au final, cette so- lution pour trancher lors d’un désaccord est devenue une sorte de budget de R&D que nous avons aussi appliqué aux salariés et aux stagiaires. Chaque personne, si elle le souhaite, peut débloquer ce budget pour conduire un pro- jet innovant », se réjouit le fondateur de Néosquat. autre approche du duo sans écueil, celle d’Osmose Végétale qui a décidé tout simplement de créer deux entités juridiques distinctes derrière une seule et même marque. Une façonduo séduit les inves- tisseurs. « Il faut sen- tir que le fondateur principal est d’accord pour déléguer un nombre de tâches à un bras droit puissant dans l’entreprise. Les investisseurs n’ai- ment pas le discours du type “je contrôle tout, je fais tout”. Agir en duo permet de mettre en relief une capacité à délé- guer et à bien s’en- tourer ; capacités es- sentielles lorsqu’on souhaite croître à bon train. Il faut éviter d’être pris pour un “control freak” »,C'est en effet avec stupéfaction que ce dont la droite a rêvé, la Gauche s'y attelle. Myriam El Khomri, alias Jeanne d'arc, porte en éten- dard l'impossible réforme. Il faut espérer fer- mement qu'elle ne finira pas au bucher politico-médiatique. Tout cela est extrême- ment suspect et on ne se demande même plus ce qui va sortir de cette loi mais bien qui ma- nipule qui, et pourquoi ? Il y a tout à perdre : la Droite vexée risque de ne pas voter, une Gauche outrée ne votera pas non plus ; les Ministres s'esclaffent et même Martine aubry sort du bois pour un retour au xx siècle (les 32 heures ?).Les habituels défauts français sont au rendez- vous : 120 pages pour un projet de loi fourre- tout, sans pédagogie préalable, des cris d'Orfraie des parlementaires et des syndicats qui n'ont pas lu les textes, la presse qui s'em- balle, les grandes manifestations qui pointent, les idéologues qui s'élèvent... tout ça pour ça. Car en fait, il s'agit de quelques mesures phares : simplifier le code du travail et non pas asservir nos salariés, limiter l'incertitude des prud'hommes (tout le monde est d'ac- cord), etc.Le plafonnement des allocations chômage est dans le collimateur et les partenaires sociaux ne veulent même pas en discuter. Ce qui de- vrait nous donner un espoir de freiner le chô- mage, de pouvoir gérer nos entreprises avec lisibilité et stabilité, d'aborder l'avenir en sa- chant nous adapter devient encore un casus belli nationalL'enfer français est pavé de bonnes inten- tions... et de réformes larvées.A la Une - Les duos d’entrepreneurs, pièges et bonnes pratiques CLUB ENTrEPrENDrEde sagesse. Entre autres, le pacte d’actionnaires qui pré- voit la sortie du capital fait partie de cette boîte à outils qui permet d’arbitrer les dif- férends si l’unde procéder pour anticiper les désaccords. stéphane Lar- cin souligne : « Nous avons décidé de créer deux SASU. Ce choix de formule s’estparfait alignement en matière de stratégie. Nous faisons toujours primer l’intérêt de la société. La force de Da- mien, c’est sa prise de reculde succès, il n’empêche qu’elle se prête mieux au dé- veloppement de start-up. « En effet, à plus de quatre per- sonnes associées, le projet aJ’aime ma boîtedes associés ren-tre en désaccordstratégique pro-fond. « Il existe certainement“1000 façons”pour des asso-ciés d’entreprendre ensemble. Dans notre cas, nous avions fait une partie de nos études ensemble et avions la même vision de ce que nous voulions construire. Pour ce qui est de la fin de l’association, elle est préparée dans le pacte d’actionnaires, mais je n’ai jamais pris le temps de re- garder ce passage ! », ex- plique Yseulys Costes. Ef- fectivement, la fin d’une as- sociation n’est évidemment pas l’issue souhaitéePrésidente d'ETHICde MenthonCréer un fonds d’urgence en cas de désaccord profond qu’un associé peut débloquer seul pour un projet d’avenir. Un moyen de résolution des conflits insolublesSophieUNE FORMULE LOCOMOTIVE QUI PLAÎT AUX INVESTISSEURSPrendre la roue de l’autre quand on se sent moins bien. Et inversement prendre le lead quand l’autre flanche. Cette gymnastique dépasse la simpleLa Jeanne d'Arc des entreprisestendance à subir des dommages collatéraux en ma- tière d’associa- tion. A quatre ou plus, il n’est pas rare que le chiffre fonde de moitié »,parréalisé suite à de nombreux retours d’expérience – témoi- gnages d’unions qui capo- tent en termes de désaccords sur le capital ou à moyen terme sur le rythme de travail et sur la façon de se rémuné- rer. Demain, si Bérangère souhaite gérer un projet mais que je suis concentré sur autre chose, cela ne posera aucun problème. Cette ma- nière de s’associer permet une flexibilité, un dévelop-qui va nous permettre de trou- ver une prise de position consensuelle », explique son associé de One Park.explique Julien Morel, direc- teur d’EssEC Ventures. Les conflits larvés en matière d’in- vestissement personnel, de performance et de charge de travail faisant vite surface après la phase d’excitation où les entrepreneurs en herbe se voient déjà en « haut de l’af- fiche », les poches emplies des bénéfices. Le chiffre « deux » rassure, mais pas seulement au niveau du projet en tant que tel. Diriger enPrLésidente de sDMEes chefs d'entreprise ont à peine eu le temps de cesser les critiques sur la no- mination d'une Ministre sans expé-rience au Ministère de l'emploi, que les voilà vent debout pour la défendre !« Bientôt le monde sera à moi... Euh à nous ! Et oublie donc ce stupide pacte d’actionnaires ma chérie, cela ne sert à rien... »complète Julien Morel.pement d’activité sans péna- liser ou frustrer. » Les deux indépendants rythment ainsi leur relation par une réunion trimestrielle pour « faire lelogique de la complémentarité. « Nous avons tous des hauts et des bas, mais la formule à deux associés permet de lisser les creux de chacun. NousLes deux fondateurs de One Park, après une récente levée de 2,5 millions, abondent également dans ce sens : les investisseurs ont vivement ap- précié la répartition des rôlesAutre approche du duo sans écueil, créer deux entités juridiques distinctesderrière une seule et même marque.point », acter le développe- avons toujours travaillé l’un et le côté bicéphale de l’en- ment, la stratégie et dépasser en face de l’autre et nous treprise. L’autonomie sert donc les frustrations. Plus classique avons toujours donné à cha- le duo. Nous rattrapons ici mais non moins efficace, la cun la liberté d’intervenir sur encore une idée clé d’une re- résolution de problème entre tous les sujets. C’est exigeant, lation de couple épanouie. De associés peut aussi être ef- parfois fatiguant mais efficace là à envisager l’aventure entre fective en recentrant le pro- sur le moyen terme, je pense », mari et femme... rien n’est blème : « Les distorsions précise Yseulys Costes. si la moins sûr.n’apparaissent que sur l’opé- formule en tandem n’est pasrationnel. Ce qui exige un une vérité mathématique gage Geoffroy FrameryMars 2016 27]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28CLUB ENTrEPrENDrE Interview croisée - Militants optimistes de l’action patronaleFeux croisésDans chaque numéro, EcoRéseau Business s'intéresse à deux dirigeants/entrepreneurs qui ont un point commun ou une différence fondamentale, afin de connaître leur opinion sur la stratégie, l'innovation, la communication et de montrerqu'il existe plusieurs manières de manageralain Griset, grand patron des artisans de France, et François asselin, ardent défenseur des PME, développeront le 18 mars prochain à Paris leur belle idée de l’optimisme.Pourquoi avez-vous fait le choix de soutenirle Printemps de l’Optimisme ? Alain Griset : Je vais vous faire une réponse par l’ab- surde : je critique souvent le pessimisme ambiant, je trouve catastrophique que l’on mette systématique- ment en avant ce qui ne va pas. Dans ces conditions, il est compliqué d’aller de l’avant et d’être positif. Être dans l’optimisme, ce n’est pas être béat, c’est considérer que l’on peut changer les choses, en met- tant l’accent sur ce qui fonctionne. Je suis engagé à titre personnel dans cette démarche mais également dans le cadre de mes fonc-Heureusement mes collaborateurs me parlent plus souvent de projets que de problèmesl’optimisme à ses collaborateurs ?AG : Je vais vous répondreL’optimisme est-il une chance pour l’entreprise ?AG : Naturellement. On ne peut pas demander à des collaborateurs de s’investir dans l’entreprise, de se pro- jeter dans un avenir radieux si nous-mêmes, patrons, nous n’adoptons pas un comportement positif, avec des idées, une vision. Le chef d’entreprise doit être moteur et donner une pers- pective. C’est ce qui manque aujourd’hui à la France : il n’y a pas deDes pays comme le Dane- monde dans le rétroviseur. placées pour redonner du mark ou les Pays-Bas sont Lemonded’ilya50ans sens et de la cohérence. devenus des modèles éco- est révolu ! Nous devons Car au fond, nous avons nomiques et sociaux, alorsprojet collectif.FA : Bien sûr que c’est une chance, même si l’on sait bien que tout chef d’entre- prise connaît le risque ou la peur, comme tout êtrequ’ils avaient au départ beaucoup moins d’atouts que nous. C’est incroyable ! En France, nous avons pourtant tout pour réussir. Comment faire pour sortir de cette morosité ambiante ? Faire partager des projets, mettre en avant ce qui fonc- tionne et non plus ce qui ne fonctionne pas. Chacun a sa contribution à apporter, les chefs d’entreprise, les hommes politiques et puis chacun de nous dans sa vie quotidienne. Il s’agit avant tout d’une démarche per- sonnelle, d’un changement profond de mentalité. Lations à la tête des Chambres des métiers et de l’artisanat. L’optimisme, c’est notre façon globale de voir les choses. D’ailleurs, il y a une dizaine d’années, alors que Dominique de Villepin était Premier ministre, nous avions déjà lancé une cam- pagne sur la positivité. C’est loin d’être un nou- veau débat.humain. Être chef d’entre- prise peut s’avérer anxio- gène. C’est à lui de savoir traverser sa peur et ses an- goisses tout en gardant la tête et les yeux tournés vers l’avenir et l’espérance. En- vers et contre tout, il faut aller de l’avant, devant soi il y a des obstacles, des si- tuations anxiogènes, et nous avons peur comme tout le monde. Mais les chefs d’en- treprise ont cette aptitude à transformer ce qui est né- gatif en positif tout en res- tant pragmatiques. Je crois sincèrement que nous ne sommes pas tous égaux de- vant cette capacité de rési- lience et de résistance à la peur et à l’angoisse.La France peut-elle sortir de cette morosité ambiante ?AG : Elle le doit, elle n’a pas le choix, sinon elle continuera à s’enfoncer.France est-elle prête ? Ceux qui ne le sont pas seront contraints de le devenir, on ne peut pas accepter conti- nuellement que notre pays continue de se dégrader. IlAlain Griset61 ans, a été réélu en 2011 à la présidence de l'Assemblée permanente des chambres de métiers et de l'artisanat (APCMA) pour une troisième mandature. Fils d’ouvrier lillois, artisan taxi de métier, Alain Griset est également Président de la Chambre des Métiers du Nord Pas-de-Calais. Fervent défenseur de l'apprentissage et modèle d’ascension sociale, il a toujours souhaité inscrire l’artisanat dans la modernité.François Asselin : Je considère qu’un entrepre- neur, s’il n’est pas un op- timiste résolu, ne sera ja- mais un bon entrepreneur. Un commerçant qui ne sou- rit pas à sa clientèle ne risque pas de la revoir dans son magasin. L’optimisme est pour moi un choix que l’on doit poser quand bien même il est compliqué à assumer. Mais il ne sert à rien de garder la tête dans le sable, il faut aller droit de l’avant. seuls les opti- mistes avancent.est temps que la machine s’inverse, que l’on change de logiciel, que l’on se pro- jette enfin dans un monde meilleur !FA : Bien sûr que l’on peut en sortir ! regardez autour de vous, vous constaterez que de nombreux Français s’en sortent très bien. Il faut arrêter de regarder leporter un regard responsable sur notre monde actuel et se dire : pourquoi, dans ce même monde, d’autres pays s’en sortent mieux que nous ? Les Français sont des bos- seurs, des courageux, des créatifs. a nous d’actionner tous ces leviers positifs pour donner du sens à l’action et à l’entreprise. Je pense que les PME sont les mieuxtous besoin de donner du sens à notre vie. si au lieu d’avancer en ayant peur de perdre, nous avancions en ayant envie de gagner, cela changerait tout. Je reste convaincu que nous avons toutes les ressources pour y parvenir.Comment un dirigeant peut-il offrir de©JACQUES WITTde façon très personnelle. J’ai démarré ma carrière à 22 ans comme taxi à Lille. J’ai eu la chance pendant plus de dix ans de trans- porter des enfants très lour- dement handicapés. Je ne les ai jamais entendus se plaindre. alors, voyez-vous, je considère que la chance qui est la mienne d’être en bonne santé ne me donne28 Mars 2016]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[n°28www.ecoreseau.frInterview croisée - Militants optimistes de l’action patronale CLUB ENTrEPrENDrEpas le droit de me plaindre. Positiver résout beaucoup de choses. J’essaie de com- muniquer cette vision aux autres, et notamment à mes collaborateurs : avoir des projets, minimiser les dif- ficultés, positiver les choses. J’espère qu’ils s’en aper- çoivent. En tout cas, mes collaborateurs me parlent plus souvent de projets que de problèmes !faut d’abord savoir soi- même quel regard nous po- sons sur les choses. On ne veut plus parler de paterna- lisme dans le monde éco- nomique et de l’entreprise, et pourtant gérer son affaire « en bon père de famille » (comme on le disait avant) est plutôt rassurant, et nos salariés en redemandent. Cela nécessite beaucoup de volontarisme et de courage.Le bonheur au travail, utopie “Bisounours” ou vecteur de développement ?l’entreprise ? C’est à la mode, et pourquoi pas, si cela peut contribuer au bien- être des salariés et les aider à se sentir mieux... Mais encore une fois, quand on n’aime pas son travail, il faut être réaliste et prendre le risque d’en changer. En France, nous avons la fâ- cheuse tendance de voir les choses à l’envers. Prenez le compte pénibilité. J’ai plusieurs fois dit au ministre : si vous considérez qu’il existe des métiers difficiles, parlez plutôt de bonus que de pénibilité. Commentdes entreprises califor- niennes qui ont aménagé des salles de fitness, des bars à jeux, etc. Il ne fau- drait quand même pas ou- blier qu’on est avant tout dans une entreprise pour y travailler ! Bien sûr, je suis d’accord pour qu’il y ait un espace de convivialité, car quitte à travailler autant le faire dans de bonnes conditions en s’aménageant de temps en temps des plages de détente. D’ail- leurs, j’ai installé il y a quelque temps un baby- foot dans notre bureau d’étude, à la demande des plus jeunes. C’est un bon exutoire. Du temps de mon père, cela aurait été inima- ginable ! Dans toute entre- prise, les moments de convivialité sont essentiels, ils tissent le lien social qui permet à chacun de se sentir bien, au sein de cette mi- cro-société que constitue la PME.Quel regard portez-vous sur la nouvelle généra- tion d’entrepreneurs ? AG : Je constate une ap- proche différente dans la manière d’entrevoir l’en- trepreneuriat. Je croise: « Pensez-vous que les jeunes de 20 ans sont plus heureux que vous ne l’étiez àleurâge?»Jeluiairé- pondu:«Moià20ans,si je traversais la rue, je trou- vais un boulot. La drogue, je ne connaissais pas. La porte de notre maison était toujours ouverte. L’avenir n’a jamais été incertain. Aujourd’hui, on ne parle aux jeunes que de chômage, d’insécurité, de drogue, de maladies... Oui, nous étions plus heureux ! » Je suis d’une génération privilégiée qui n’a pas connu la guerre, j’ai eu la chance de toujours avoir du travail. au- jourd’hui, les jeunes dé- marrent avec une vision négative de la vie, c’est à nous de leur offrir une pers- pective différente, de leur montrer le bon chemin. FA : Je les trouve très au- dacieux, ces jeunes entre- preneurs ! En outre, ils sont dans une perpétuelle quête de sens à leur vie, que je retrouve aussi bien chez les entrepreneurs que chez les jeunes salariés. au- jourd’hui, ils acceptent plus facilement de prendre un risque car il permet de don- ner du sens à leur vie, deL’important, ce n’est pas de tomber mais de se rele- ver. Et celui qui réussit le mieux est celui qui se re- lève le plus souvent. En France, la réussite est sus- pecte et l’échec vous condamne. Nous manquons de recul par rapport à tout cela. Pourtant, chacun à son niveau a connu ou connaîtra l’échec. Il faut dédramatiser les choses, le soleil se relèvera demain matin et nous avec !Êtes-vous un optimiste convaincu ou avez-vous appris à l’être ?AG : Je suis un optimisme convaincu, mais je pense aussi que j’ai été aidé par ce que j’ai vu et appris de la vie. Elle m’a démontré que l’optimisme était la meilleure façon d’être plus heureux. Des personnes traumatisées à l’idée d’ou- vrir leur boîte aux lettres de peur d’y trouver une facture ou une mauvaise nouvelle, j’en ai côtoyé. Moi, par chance, ça ne m’est jamais arrivé et j’en suis très heureux. si j’avais un message à transmettre : savoir compter sur soi, ne pas attendre tout des autres.FA : Je pense qu’il n’y a point d’éducation sans exemple. Quand on est chef d’entreprise, on est regardé comme un chef. s’il y aSi demain je commence à faire la tête, je ne vous intéresserai plus©DAHMANEbien une chose qui se trans- met très rapidement, c’est l’angoisse. a nous de trans- mettre l’espérance et le po- sitivisme. Cela nécessite d’être en veille constante sur la manière dont on est regardé. Les actes que l’on pose, les gestes que l’on fait trahissent notre état d’esprit. si l’on veut transmettre quelque chose de positif, il52 ans, dirige depuis 1993 l’entreprise créée par son père en 1957. Spécialisée dans la restauration de monuments historiques, l’entreprise implantée à ouars (Deux-Sèvres) a affiché un chiffre d’affaires de plus de 15 millions d’euros en 2014. François Asselin a été élu en janvier 2015 président de la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME).AG : J’ai la chance depuis toujours d’aimer mon tra- vail, il est source d’épa- nouissement dans ma vie personnelle. C’est une chance que d’aimer ce que l’on fait. Parfois, ce n’est pas le cas. Pour mieux ai- mer son travail, peut-être faut-il en changer... Les salles de sport, les espaces de détente partagés dansvoulez-vous susciter l’in- térêt des jeunes vers ces métiers ? si vous leur dites, « faites ce métier, vous au- rez un bonus », l’approche est différente. Les pouvoirs publics transmettent un mauvais signal aux Français et je le regrette.bien. Ils se sentent mieux dans leur peau, reprennent de l’autonomie. C’est une façon de revivre, de mieux exister. Les gens ont besoin d’exister par l’intermédiaire de leur travail, de se mettre à leur compte. C’est, pour beaucoup, exister tout court. Quant à la jeunesse actuelle, un journaliste m’a posé un jour cette questionavez . Jeluiairépondu:«Side- main je commence à faire la tête, je ne vous intéres- serai plus ». Morale de l’histoire : le soleil est le même pour tout le monde, il n’existe pas de recette miracle, il faut croire en la vie !FA : Je pense de mon côté qu’il faut nuancer les choses. On parle beaucoupPropos recueillis par Anne DiradourianMars 2016 29beaucoup de femmes et d’hommes qui choisissent de se mettre à leur compte vers 40/50 ans pour repren- dre de la liberté, c’est plutôt salvateur. Je trouve celarester maîtres de leur destin. avant de dépendre de quelqu’un, ils veulent d’abord dépendre d’eux- mêmes, d’où des parcours parfois étonnants, comme ces cadres qui reprennent un métier manuel, ou ces reconversions profession- nelles toujours plus nom- breuses.Quelle est votre perception de l’échec ? AG : Je trouve dommage qu’on ne permette pas à ceux qui ont osé tenter de comptabiliser un échec. Car un échec peut être lié à une cause extérieure. Des travaux dans une rue peu- vent entrainer la fermeture d’un artisan. Notre système ne permet pas de se relever. Nous avons fait des pro- positions comme le droit à l’oubli de l’échec, mais le chemin est encore long... FA : Nous tombons tous.L’optimisme, il faut non seulement le décréter mais surtout le mettre en œuvre, car c’est une belle idée qui doit permettre à tous d’être plus heureux.François AsselinFA : Je pense que l’opti- misme est inné chez moi ; j’ai toujours été très opti- miste dans la vie, mais sur- tout j’ai appris à le rester dans les moments compli- qués. L’école de la vie, les épreuves vous y aident. Un jour un client m’a dit : « Monsieur Asselin, voustoujours le sourire ! »]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28CLUB ENTrEPrENDrE En immersion - Marché de RungisDans chaque numéro, un(e) journaliste d'EcoRéseau Business fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...)senteurs et souriresafin de décrire ce qu'il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les flux financiersQstéphane Layani, Pdg. de la semmaris qui gère le marché de rungis, participe au Printemps de l’Optimisme parce qu’il est conscient d’évoluer dans l’art de vivre à la française, mais aussi dans un secteur d’excellence. La preuve.uiconque a lu “Le Ventre de Paris” d’Emile Zola – bienque l’écrivain ait couché sur le papier des descrip- tions mythiques des Halles Centrales de Paris – éprouve un jour ou l’autre l’envie d’observer par lui- même le temple de la “bonne mangeaille” à la française. Le Marché In- ternational de rungis, d’une superficie de 234 hectares aux portes de la capitale, prend des allures de ruche bourdonnante du- rant une partie de la nuit et de la matinée, les mar- chandises étant acheminées, commercialisées, transfé- rées de main en main pour être acheminées vers divers restaurants et commerces à 65% en région parisienne, 25% dans reste de la France et 10% à l’international. 2,4 millions de tonnes de produits transitent dans un joyeux tohu-bohu, pour un chiffre d’affaires de 8,8 milliards d’euros. Plus grand et plus vieil écosys- tème au service de l’ali- mentation et de la logistique urbaine du frais, vitrine des terroirs et du patrimoine gastronomique, le lieu di- visé en zones dévolues à chaque produit en particu-La nature dans le sud de l’Ile de France...Petit déjeuner à Rungis...105 millions d’euros pour 210 collaborateurs. « Nous sommes avant tout des loueurs d’emplacements, fermiers généraux collectant un péage à des producteurs, négociants, grossistes à ser- vice complet qui achètent de tout pour revendre à des restaurants. Nous cherchons aussi à mutualiser des ser- vices que ne peuvent s’ac- corder ces petites entités, qui emploient en moyenne dix salariés », résume l’adepte de la communica- tion positive. « Je crois auxvertus de la Méthode Coué, mais je pense que nous avons en plus de réelles raisons de nous réjouir ici : art de vivre à la française, 4% de croissance par an ! Certes nous pouvons nous appesantir sur les charges et le droit du travail, mais je crois que l’énergie de toutes ces entreprises doit plus se porter sur la conquête de parts de mar- ché, l’innovation ou la crois- sance externe », explique- t-il, cherchant à imprimer une certaine vision à tous30 Mars 2016lier réunit 1200 entreprises et 12000 salariés, « soit le deuxième pôle d’Île-de- France après la Défense, symbole du maintien du commerce de détail spé- cialisé et de l’animation des centres villes », précise stéphane Layani, PDG de la semmaris.ARRIÈRE-CUISINE STRUCTURÉChaque endroit visité est une organisation léchée au- tour d’un aliment spécifique. Par exemple pour le porc : cotation de la découpe qui en fait une place de réfé- rence, fraîcheur du produit en J+1, services logistiqueset livraison performants, dé- coupe spécifique parisienne très qualitative... « Tous les atouts sont réunis pour al- lier efficacité et bon goût », remarque le PDG de la sem- maris, créée en 1965, qui aménage, exploite, sécurise et promeut les infrastruc- tures, réalisant un Ca de]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[n°28www.ecoreseau.frl’image de la logistique ur-ne manquent pas. « L’Etatatteignable au pays de l’en-fiques ! Metro est notreposition est confo. tel point que des projets de développements en ré- gion pourraient se trouver dans les cartons. Et si, pour que l’art de vivre à la fran- çaise soit sublimé, on re- venait sur cette autre ca- ractéristique hexagonale, la centralisation ?2,4 millions de tonnes de produits transitent par an, pour un CA de 8,8 milliards d'euros. De quoi attirer l’attention d’acteurs à Moscou et DubaïEn immersion - Marché de Rungis CLUB ENTrEPrENDrEavoir la chance d’évoluer dans un secteur des plus agréables, n’ont pas vrai- ment à se plaindre. Leurces patrons. Ce qui n’est pas une mince affaire. « Les corporatismes, syndicats professionnels, présidents de grossistes ne manquent pas, mais ce petit monde est prêt à se retrousser les manches », observe celui qui, en arrivant en 2012, a trouvé des entreprises qui ronronnaient et répliquaient des traditions. « Nous étionsmonde qui brasse des quan- tités phénoménales de den- rées et fait toujours plus parler de lui dans les me-rtable, àet aux fruits et légumes no-tamment. Mais le plan dé-cennal vise aussi à consoli-der le développement desactivités de services, à dias. Pourtant, les obstacles pas un équilibre facilement pour des produits spéci-Marne sont actionnaires », cite pêle-mêle stéphane Layani, pour indiquer que la bonne gouvernance n’estrecte. « On peut citer les centrales d’achats de la grande distribution. Mais celles-ci font appel à nousbaine et du e-commerce. « Nous développons aussi la partie green business : les invendus sont redistri- bués dans des épiceries so- lidaires, le reste est brûlé pour chauffer le marché et produire du gaz qui alimente les transpalettes », illustre le patron de rungis, dont les équipes innovent aussi sur d’autres points comme la livraison douce dans les villes, la fibre et une market place en ligne à venir d’ici la fin de l’année, toujours en BtoB. Toutes les nou- velles modalités de livraison sont explorées dans ce mo- dèle d’excellence à la fran- çaise qui commence sérieu- sement à intéresser des opé- rateurs à l’international. Le nouveau relais de croissance entrevu est un contrat de mise sous licence, qui vient d’être initié à Moscou et bientôt à Dubaï. Le marché de gros de rungis apporte son expertise et sa marque à son futur équivalent à Moscou. Le document a été signé par stéphane Layani et le directeur général de la banque publique russe VTB, andreï Kostine, en présence du vice-Premier ministre et du ministre de l’agriculture russes. Pour la semmaris, le contrat d’assistance tech- nique représente 28 millions de dollars sur 15 ans. La plateforme agroalimentaire Maximikha est un projet d’envergure pour la russie qui prévoit d’investir jusqu’à 800 millions d’euros pour sa construction prévue entre 2016 et 2018 à Domode- dovo, en périphérie sud de Moscou, à proximité d’un aéroport international. La surface totale prévue est de 300 hectares, soit plus que la surface de rungis !est actionnaire et a une minorité de blocage, la ville de Paris, les profes- sionnels et le Conseil dé- partemental du Val detrecôte avalée sur le pouce à 5h du matin. Mais le mo- dèle de hub recèle des avantages, notamment l’ab- sence de concurrence di-client, mais se trouve en concurrence avec certains de nos clients... » Bref, ces aiguilleurs de nourri- ture, qui reconnaissentJulien Tarby et Jean-Baptiste Leprinceà la croisée des chemins : il nous fallait identifier les évolutions de consomma- tion, distribution, commerce, innovation, développement durable pour entrer de plain-pied dans le XXIème siècle. » Pari en passe d’être réussi...RECETTE AJUSTÉE ET VENDUE À L’ÉTRANGERCar c’est une stratégie am- bitieuse pour 2016-2025 qui a été initiée, avec un plan d’investissement d’un mil- liard d’euros – porté à parts égales par le gestionnaire du marché et les entreprises du site. « Rendre des mètres carrés utilisables, tel est le défi, car le taux d’occupa- tion frise les 95%. Il existe un million de mètres carrés, nous allons densifier pour 230000 mètres carrés », précise le dirigeant dont les nuits sont extrêmement courtes. Les premiers chan- tiers concerneront la construction d’un nouveau bâtiment pour le sous-sec- teur porc, la restructuration du secteur horticulture & décoration, l’adaptation du marché aux nouveaux be- soins logistiques, à la maréeLE CONCEPT DE «HUB»TRÈSEN VOGUEL’horizon semble donc bien dégagé pour ce petitMars 2016 31]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28CLUB ENTrEPrENDrE Electron libre - Thierry Marx, le chef aux multiples toquesDans cette rubrique EcoRéseau Business met à l'honneur un(e) entrepreneur(e) parce qu'il (elle) a un profil atypique, parce que son entrepriseI l n’est pas seulement le visage débonnaire de Top Chef sur M6 ou leexpérience, il devient vigile, transporteur de fonds, ma- nutentionnaire, puis se remet finalement à la cuisine. Commis chez Ledoyen, Taillevent, robuchon, il est remarqué dans sa brigade et se retrouve chef cuisinier du regency Hôtel de syd- ney.«Onm’adittues Français, donc tu connais la cuisine. J’ai donc appris par cœur le répertoire de la cuisine Gringoire et Saul- nier. Cela m’a plu. En ren- trant je me suis inscrit au CFA Porte de Saint-Ouen en candidat libre. Certains professeurs vacataires m’ont beaucoup apporté, amenant eux-mêmes des poulets pour que nous les découpions, alors que les crédits avaient été coupés. Je me suis dé- placé et ai postulé chez Ber- nard Loiseau sans succès. Mais j’ai par la suite pu dire que je venais de chez Loiseau, ce qui était vrai physiquement ! » Dans les années 1980 il se retrouve à la tête des cuisines du luxueux Hôtel Le Cheval Blanc de Nîmes, tenu par régine, situé face aux arènes. Il y recevra une étoile au Guide Michelin, ainsi que pour le restaurant roc en Val à Montlouis- sur-Loire. Chef au relais et château Cordeillan-Bages à Pauillac à partir de 1996, il y obtient sa deuxième étoile. En octobre 2008 ilrestauration du Mandarin Oriental Paris, où il obtient deux étoiles au Guide Mi-Agitateur d’idées et de papilles...de la prison...” J’ai compris qu’il me fallait renvoyer l’ascenseur, après tous ceslangerie mode d’emploi(s)” a suivi. » Thierry Marx a utilisé ses gains de Topet l’aïkido a introduit au sein de ses équipes du Man- darin Oriental la pratique du tai-chi-chuan, avec pour objectif de lutter contre le stress et de souder les équipes. Imprégné de cul- ture asiatique – il fait régu- lièrement des « cures » de silence et de thé au Japon dans les temples zen et se dit inspiré par le sabreur japonais Miyamoto Mu- sashi, combatif d’apparence et ultra-serein à l’intérieur –, cet homme de caractère imprime un management très personnel, directement inspiré de son parcours de vie. Lorsqu’il a annoncé à son conseiller d’orientation son souhait de faire l’école hôtelière, celui-ci lui a ri au nez en lui disant « pour toi, ce sera CAP de méca- nique générale ». Des obs- tacles qui semblent l’avoir marqué. « Je trouve que l’expression ascenseur so- cial est mauvaise, il faudrait parler d’escalier social, car l’effort est constant. Quand un jeune se présente à moi, je cherche en priorité sa direction, son projet, lui in- diquant que son passé ne m’intéresse pas. La réponse à la question “où vous voyez-vous dans deux ans ?” est la seule qui m’im- porte », explique cet homme laborieux et indépendant avant tout. « Le talent sans le travail ne sert à rien, il est éphémère, il faut le pra- tiquer au quotidien, et sur- tout ne pas confondre conventions et traditions. Le talent est de désobéir, de sortir du cercle. Ne pas obtenir sa troisième étoile parce qu’on n’est pas dans la norme ne me dérange pas. Mais en parallèle, tous les jours, j’entretiens le geste. » Être franc-tireur, oui... à condition de maî-Julien TarbyChef engagé et engageantévolue dans un secteur unique ou parce qu'il (elle) a eu l'idée de sa boîte d'une manière peu conventionnelleCet étoilé au guide Michelin, ancien Casque bleu issu d’une cité, écrivain, homme engagé dans les prisons et la formation professionnelle, sera une des grandes figures du Printemps de l’Optimisme 2016 à Paris.génie gastronome du Man- darin oriental à Paris. Thierry Marx, 53 ans, fait partie de ces hommes pro- téiformes qui semblent me- ner plusieurs vies en même temps, s’inspirant des unes pour bouger les lignes des autres, ou plutôt en changer les recettes, à l’image de sa fameuse gastronomie mo- léculaire.ORIGINE MODESTE ET TÂTONNEMENTS Ce petit-fils de réfugié juif polonais a grandi dans la cité HLM du « 140 Ménil- montant », « dans une fa- mille où nous n’avions pas le droit de nous plaindre. Pour tous les membres, rien n’était grave, irréversible, sauf la mort. Il fallait trou- ver des solutions. Cette men- talité m’a forgé », se sou- vient celui qui rêvait de de- venir boulanger mais a connu l’échec à l’école. « Sixième aménagée, cin- quième de transition... des classes bien sympathiques mais qui ne m’ont rien ap- porté. » Il entre chez les Compagnons du Devoir en 1978, y obtient les CaP de pâtissier, chocolatier et gla- cier. « Ils m’ont montré la noblesse du métier. Pas de règlement sur la transmis- sion, les obligations... Mais des paroles, d’homme à homme, et finalement un contexte qui m’a permis d’être plus ouvert à ce que m’apprenaient les anciens. Dans la cuisine aussi il faut savoir vite calculer. » Mais à 18 ans il s’engage dans l’armée comme parachutiste dans l’infanterie de marine, attiré par la fraternité, la camaraderie et le sens de l’honneur de soldats qu’il croise dans sa cité, puis se retrouve Casque bleu en 1980 durant la guerre du Liban. Bouleversé par cettechelin et quatre toques au Guide Gault&Millau.coups de pouces que j’avais reçus », se souvient celui qui s’oriente vers un projet de formation professionnelle en cité. « Un CAP cuisinier, c’est cinq desserts, 80 gestes de base, 20 plats du patri- moine français. Nous avons créé une formation gratuiteChef, mais a aussi profité du réseau de Christophe de Margerie de son vivant, qui l’a invité à présenter son projet devant un aréopage d’hommes d’affaires. Gé- rard Mestrallet a financé l’aventure, comme le grand public via MyMajorCom- pany. « Matthieu Ricard dit qu’un moustique empêche un géant de dormir, nous allons faire bouger les choses, combattre les rigi- dités. Ce type de formation essaime en France, et il sera possible à terme de l’appliquer dans d’autres domaines comme les ser- vices par exemple », soutient ce père de trois enfants.RENVOYER L’ASCENSEUR Chevalier de la Légion d’honneur en juillet 2013, apparaissant dans nombre de quotidiens, intervenantQuand un jeune se présente à moi, je cherche en priorité sa direction, son projet, lui indiquant que son passé ne m’intéresse pasest à l’initiative du Foodlab, en milieu carcéral à Poissy et très simple pour les maî- un labo cuisine d’expéri- pour y transmettre son sa- triser, avec une demande mentation à la frontière entre voir-faire, parce qu’il consi- formelle : pas d’absence, la gastronomie et la science. dère la cuisine comme « un pas de retard. “Cuisine De 2010 à 2014 il connaît lien naturel et social qui mode d’emploi(s)” à Mé- la notoriété cathodique en peut rassembler les nilmontant a connu d’em- devenant juré de l’émission hommes », il a été assailli blée le succès, avec 450 de- Top Chef. Depuis avril de courriers. « “Moi aussi mandes par an et 80% de 2010,ilestàlatêtedela je viens d’une cité, j’ai fait retours à l’emploi. “Bou-PHILOSOPHIE DE VIEtriser les codes..32 Mars 2016Celui qui pratique et en- seigne les arts martiaux comme le judo, le Ju-jitsu©DR]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28CLUB ENTrEPrENDrE Culture du rebond - Pierre Fasquelle, serial entrepreneur malgré toutApprendre de ses échecs et utiliser cet acquis dans une nouvelle aventure. Tel est le credo qui est suivi dans cette rubrique,«Tter », se lamente Pierre Fas- quelle auprès de son avocat ce 12 mai 2012, sur le parvis du tribunal de Commerce après la liquidation judiciaire de sa société, dans laquelle il a englouti tous ses biens. Un moment douloureux, mais aussi l’occasion d’un nouveau départ. « Je suis reparti de zéro et j’ai tout reconstruit. De cette expé- rience, j’ai tiré une force et une philosophie de vie que je partage désormais régu- lièrement lors de rencontres et conférences », explique ce serial entrepreneur dés- ormais tourné aussi vers le développement personnel.La vie d’entrepreneur n’a pas été un long fleuve tranquille pour Pierre Fasquelle. De quoi en tirer quelques leçons dans son livre (1), véritable viatique de crise.out ce qu’il me reste, à 47 ans, c’est ce scoo-de 50% en septembre. « Je suis allé voir le président de la CCI pour lui annoncer que quelque chose n’était pas clair. Après avoir placé la société en mandat ad hoc puis enquêté, nous avons constaté une vaste opération de détournement de clientèle par une association d’agents commerciaux que j’avais re- crutés. Ceux-ci ont même cherché à créer une structure propre en décembre, ce que j’ai empêché », s’insurge l’entrepreneur qui a dû se résoudre à la liquidation et la revente des actifs, alors que la marque DEFIBrIL existe encore. « Le juge a voulu aller au fond des choses, nommer des experts pour une affaire qui partaitLE GOÛT DE L’AVEN- TURE MALGRÉ TOUT après toutes ces épreuves, qui passent par des nuits courtes, des échéances juri- diques, des licenciements etcassés l’ont conduit à déve- lopper une solution qui re- connaît le contact de l’être humain à travers tous les matériaux. « Je ne voulais pas rester dans ma zone deje fais plus attention à moi. Je ne prends pas les choses personnellement, me ména- geant des plages de repos et d’évasion. Il faut savoir se régénérer pour être un patrond’avance car nous serons copiés. » Pour l’entrepre- neur-conférencier, il importe de se concentrer sur ce en quoi on excelle, à savoir pour lui les partenariats, la diplo- matie, l’ouverture de marchés. « Le management m’est une source d’effort, et j’ai choisi de l’éviter », explique celui qui semble avoir ouvert les yeux. « A DEFIBRIL je n’étais pas préparé, je n’avais eu que huit salariés dans l’assurance. Je me suis tout à coup retrouvé à la tête d’une organisation nationale, avec des indépendants à gérer où la relation est forcément plus complexe. En outre j’avais plus confiance en ces gens au caractère fort – je les avais sélectionnés pour ça –, qui siégeaient au comité et avaient donc accès à l’in- formation puisque je la par- tageais presque entièrement, naïvement. » En chat échaudé qui craint l’eau froide, Pierre Fasquelle retient que le secret est important pour le diri- geant. « Une certaine vision de l’entreprise est à garder pour soi, même par rapport au comité d’administration. Les financiers ont besoin qu’on leur parle d’actions et de chiffres, les équipes d’objectifs opérationnels de court terme. Une idée de cloisonnement qui n’est pas dans l’air du temps, mais qui génère une situation plus saine. Dire à un salarié qu’on va manquer d’argent à terme signifie pour lui qu’il va êtrereconstruction après trahisonqui retrace une sortie de route pour mieux se tourner vers l'avenirCOUP DE MASSUE« Open App est innovante. Mais, en réalité, ma véritableLe début de carrière de Pierre Fasquelle est orienté vers l’industrie, dans le Nord, mais il bifurque vers le métier d’agent général d’assurance, pour finalement investir ses fonds dans un cabinet niçois en 2005. ses recherches entre 1994 et 2004 sur le besoin de reconnaissance et abra- ham Maslow le conduisent en parallèle à écrire un livre sur le sujet, à créer le cabinet de conseil Oneos et à mettre en place des formations. En 2007 il revend les parts du cabinet d’assurances, après s’être effondré à l’aéroport de Nice, suite à un burn-out. En novembre 2007 un di- recteur de Philips lui apprend que les défibrillateurs de- viennent publics, ce qui le conduit en mars 2008 à créer DEFIBrIL qui en un temps record passe de zéro à trois millions d’euros de Ca grâce à un réseau d’agents com- merciaux sur le pays. En 2011 sa mère tombe grave- ment malade, l’obligeant à passer l’été à Paris et à confier les rênes à ses seconds. Lorsqu’il reprend la direction, le Ca entame une baisse anormale, pour même fondre34 Mars 2016licencié. .forcément le cas. » Le Niçois d’adoption a aussi récupéré la partie financière, qu’il déléguait auparavant à un directeur financier. autant de résolutions qui découlent de son expérience passée, douloureuse, mais fruc- tueuse...(1)«Jen’enairienàfaire»,de Pierre Fasquelle, Ed. Ovadia,Je ne voulais plus d’agents commerciaux. Je serais certes allé plus vite mais j’estime que ce genre d’organisation est dépasséle business à continuer jusqu’au bout, trois mois de repos lui sont nécessaires. Il devient alors directeur com- mercial d’une société d’im- port-export à Monaco. « Les gens me connaissaient et heureusement la confiance n’avait pas été effritée parconfort. Nous nous sommes associés et avons créé Open App avec l’argent de notre entourage », se souvient ce père de deux filles.qui rassure. » Une approche qui a été appliquée à Open app, développée avec beau- coup plus de prudence et d’humilité que par le passé. Les statuts ont été déposés en novembre 2013, et le pre- mier brevet ne date que de janvier 2014. « Nous avons pris notre temps en phase d’exploration, obtenant au passage une médaille au concours Lépine. » Puis les deux compères ont levé par crowdfunding 300000 euros sur WisEED, et 140000 euros auprès de Bpifrance qui va ajouter 100000. « En sep- tembre 2015 il n’y avait en- core ni salariés ni locaux. C’est en train de changer, mais la société restera un bureau d’études et d’engi- neering. Nous accordons des licences et percevons des royalties des fabricants dis- tributeurs de matériel élec- trique ou de sécurité. » Une voilure radicalement diffé- rente, mais plus adaptée à sa personnalité. « Je ne voulais plus d’agents commerciaux. Je serais certes allé plus vite mais j’estime que ce genre d’organisation est dépassé. Ici nous fonctionnons en ré- seau avec des partenaires développeurs, en externali- sant au maximum et en res- tant concentrés sur notre cœur de métier. J’aurais pu directement traiter avec Leroy Merlin mais il fallait une équipe logistique. Notre mé- tier est de co-développer constamment, de garder avant tout une longueurLEÇONS RETENUESDe la désolation à la renaissance personnelle, il n’y a qu’un pas pour Pierre Fasquelle...pour traîner deux ans. Il va- lait mieux jeter l’éponge très vite, car les clients ne vou- laient pas se mouiller. J’ai laissé 200000 euros en tré- sorerie, que les avocats ont allègrement piochés », se souvient-il amer.l’affaire. Un de mes anciens fournisseurs chez DEFIBRIL, spécialiste des interfaces homme-machine comme les claviers souples, les écrans... est venu me trouver. » ses clients voulant traverser de plus en plus de choses pour éviter les boutons ou écransinnovation, c’est ma façon de vivre aujourd’hui », dé- clare celui qui a développé une nouvelle philosophie de vie et de travail, faisant preuve de plus de détachement et laissant une distance appro- priée dans le travail. « Certes, je suis moins naturel, maisjuin2015.Julien TarbyCe qui n’est pas]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28CLUB ENTrEPrENDrE Créer aujourd’hui - La fameuse étude de marché (ETM)La création d'entreprise, c'est avant tout du concret et de l'opérationnel.Clé de créationD'où cette rubrique qui explore de manière très pratique l'une des phases de l'entrepreneuriat.C L’étudedemarchéconditionnelaréussited'unprojetentrepreneurialetnécessiteunaccompagnement. Mais Internet ouvre aujourd'hui de nouvelles possibilités aux créateurs.onfiant dans votre jet (lequel implique une idée et sûr de vos Certains entrepreneurs étude globale de la concur- débouchés, vous rence, du positionnementpensez pouvoir faire l’éco- ont des approches un peu et du prix) à la simple va- nomie d’une laborieuse moins rationnelles... lidation de ses choixétude de marché ? Dé- trompez-vous, car avant même la création juridique de votre société et le moindre investissement en prospection commer- ciale ou marketing, cette étape se révèle indispen- sable à la viabilité de votre projet. « Beaucoup d’échecs sont dus à un déficit commercial : manque de clients, mau- vais ciblage ou vente à perte, qui conduisent au dépôt de bilan, prévient Elizabeth Vinay, consul- tante au sein de l’agence pour la création d’entre- prises (aPCE) et auteure de plusieurs guides sur les études de marché. Il s’agit notamment du dé- faut de nombre de micro- entrepreneurs ou de créa- teurs qui se lancent dans des métiers nécessitant peu d’investissements comme le nettoyage de bureau ou la sécurité, par exemple. » si elle permet(amorce d’un plan d’action concernant le réseau de distribution, par exemple). Mais elle dépend égale- ment de la maturité du secteur d’activité du pro- jet. Nul besoin d’y perdre de longs mois si vous sou- haitez vendre des ciga- rettes électroniques ou des pizzas – pour lesquels le besoin ne se dément pas – une simple étude de voi- sinage suffira.de bâtir le business plan du projet, l’étude de mar- ché permet ainsi d’abord d’identifier ou de vérifier un besoin. « Et tout n’a pas déjà été fait !, lance l’experte. Par exemple, dans le domaine de la mort, divers sites se sont récemment créés pouret des conseils pratiques vis-à-vis d’un besoin réel. »destination des seniors –, aurélie switala a ainsi consacré près d’un an à défricher le marché, avant d’ouvrir son agence adhap services à Nîmes, en fé- vrier. « Après avoir décidé de m’investir dans ce sec- teur d’activité porteur, et contacté cinq franchiseurspremière étude de marché de six mois pour comparer ces franchises et les sec- teurs géographiques pro- posés », raconte la jeune entrepreneure.En revanche, dans le cas d’un projet technologique et innovant, davantage de recherches seront néces- saires pour identifier le marché, les clients et les fournisseurs, étudier la concurrence et définir le prix adéquat. « L’étude de marché est toujours vala- ble mais sa profondeur est différente si l’on s’attaque au marché de l’industrie, des infrastructures ou des équipements lourds comme pour le ferroviaire, qui estUNE DURÉE PAR- FOIS CONTRAINTE Malgré le choix de dé- marrer son activité dans l’un des rares secteurs en croissance en France – leLa durée de l’étude de marché varie d’abord se- lon l’état d’avancement de l’idée du dirigeant :Eer des explications service à la personne à différents, j’ai réalisé une des balbutiements du pro- un domaine relativement donnLe droit en pratiqueUn concept innovant : le crédit industriel36 Mars 2016avecde jeunes pousses qui développent des projets L’idée est de permettre à des “start-up de l’in- La start-up sera beaucoup plus compétitiven tant qu’avocats spécialisés dans l’univers a cet effet, aLTO aVOCaTs travaille à l’émer- industriel pour ses propres produits. des start-up et des nouvelles technologies, gence d’un nouveau concept innovant consistantle Cabinet est régulièrement confronté à à pallier ces difficultés : le crédit industriel. Conclusionindustriels solides mais qui n’ont pas les fonds nécessaires pour les mener à bien.Le cas typique se déroule souvent ainsi :- La start-up x développe un produit avec une r&D importante financée par fonds propres ; - La start-up x dispose d’une maquette du produit dont le concept est totalement nova- teur ;dustrie” de faire financer le coût de la fabrication de leur produit par de grands groupes indus- triels.reprenons notre exemple. La start-up x peut contracter avec un groupe industriel de premier ordre qui acceptera d’utiliser ses usines de pro- duction pour fabriquer le produit à grand échelle. ainsi, plutôt que de vendre son produit 300 euros car fabriqué à 2 000 exemplaires, la start- up x va pouvoir fabriquer 15 000 pièces et vendre son produit deux fois moins cher, sans compter les économies liées aux marges consi- dérables de certains intermédiaires peu scrupu- leux.sur le marché, et les fonds privés qu’elle cher- chera à lever ne seront pas dédiés à la fabrica- tion du produit mais exclusivement à sa com- munication, cruciale pour les jeunes sociétés en devenir.- La start-up x fait face à une forte réticence des établissements bancaires à investir dans un jeune projet industriel comprenant des coûts de fonctionnement élevés ;De son côté, le groupe industriel, français ou étranger, pourra tout à la fois négocier une ex- clusivité sur la production ou prendre une par- ticipation dans le capital social, en se donnant une image de marque moderne et innovante. Juridiquement sécurisée, cette solution permet à la start-up de conserver l’entière propriété in- tellectuelle des objets et ne cède qu’une exclu- sivité sur sa fabrication, le cas échéant limitée dans le temps. Une solution 100% win-win à découvrir.- La start-up x fait face à une difficulté à se fi- nancer via des fonds privés au regard du coût combiné que représenterait la fabrication et la communication du produit.De plus, la start-up x pourrait également béné- ficier du réseau de distribution du grand groupeŒ]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[SOYEZ AUX PREMIÈRES LOGESPOUR ORGANISER VOTRE ÉVÈNEMENT À BLOISwww.blois-congres.com3 LIEUX D’EXCEPTION, UN SERVICE CLÉ EN MAINPOUR VOTRE CONGRÈS, CONVENTION, SÉMINAIRE, SOIRÉE02 54 56 30 30 - contact@blois-congres.com www.blois-congres.comUn service de l’Office de Tourisme de Blois I Chambord© photo : L. de SerresL’espace Halle aux GrainsLe château royal de BloisLa Maison de la Magie]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28CLUB ENTrEPrENDrE Créer aujourd’hui - La fameuse étude de marché (ETM)confidentiel, ou à celui des biens de consomma- tion comme le vin, où il existe déjà beaucoup d’études et dont les re- cherches porteront plutôt sur les réseaux de distri- bution et la manière d’aborder le marché », analyse Olivier andretic, chef du département mar- keting de Business France. Enfin, dans tous les cas, cette durée demeure contrainte par la disponi- bilité du porteur de projet. « Si votre projet occupe tout votre temps, et si son lancement n’est par ur- gent, il est possible de consacrer plusieurs mois à son étude de marché. Mais si vous travaillez en parallèle, alors quelques semaines bien structurées peuvent suffire, d’autant qu’il est parfois urgent d’aller conquérir le mar- ché visé ! », conseille Eli- zabeth Vinay.L’EXISTENCE D’AIDES PLÉTHORIQUES L’ETM n’implique donc pas forcément de travaux à grande échelle. Pour s’informer, les revues spé- cialisées et les informa- tions en ligne sont de plus en plus abondantes. En outre, les salons ou les... quand d’autres exagèrent leur étude de marché terrain.se procurer certaines études sectorielles toutes faites (type xerfi) pour plusieurs milliers d’euros.rielle, j’ai essentiellement utilisé les outils et la base Odil de l’Insee, qui m’ont permis d’obtenir une car-de connaître le nombre d’infirmières libérales qui sont des prescriptrices de mon activité, par exemple, reprend aurélie switala. Deux conclusions de l’étude : l’importance du réseau et le nombre de prospects sur chaque zone, m’ont ainsi convain- cue de choisir Nîmes plu- tôt que Bordeaux, d’où je venais. » Dans un second temps, la dirigeante a donc pu s’attaquer à l’analyse micro-économique du pé- rimètre choisi, afin de dé- finir son positionnement de prix et de service.Une PME primo-exportatrice éprouvera des difficultés à investir dans une étude de marché poussée, moins sensibilisée au coût d'un échec qu’une grosse structurefédérations profession- nelles constituent d’ex- cellents moyens de rester en veille et de bâtir son réseau. On peut égalementMais un certain nombre tographie précise ded’entre elles sont gratui- tement disponibles, à la BNF notamment. « Pour réaliser mon étude secto-chaque commune : pyra- mide des âges, type d’ha- bitation ou catégorie so- cio-professionnelle, afinInternationalExercice complexifié mais indispensable38 Mars 2016Si l’étude de marché est stratégique au lancement d’une activité en France, elle est encore plus indispensable lorsqu’une entreprise s’interroge sur le choix d’une nouvelle destination à l’export. En effet, si un vigneron appréhende correctement son marché natif, il ne connaît pas forcément les réseaux de distribution chinois, par exemple. À l’international, l’étude de marché est donc un métier à part entière. En raison du périmètre plus large et de l’éloignement géographique, l’in- formation y est ainsi souvent beaucoup plus difficile à obtenir. « Pour certains pays et activités très balisés, deuxjours de recherche sur le Web pourront suffire, tandis quedans d’autres, il faudra prendre le train, et réaliser une enquête de visu sur le terrain, avance Olivier Andretic. Ce sera par exemple le cas si vous devez réaliser une enquête sur les mines d’argile dans un pays africain ou asiatique. » Néanmoins des études génériques de qualité sont également accessibles à l’achat. « Il existe des études avec de bons pa- noramas autour de 1500 ou 2000 dollars au sein de gros agrégateurs de contenus de publications éditoriales et de recherche, du type Data monitor et Euro monitor, pour les plus connus », poursuit le chef du département marketing de Business France.]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[n°28www.ecoreseau.frCréer aujourd’hui - La fameuse étude de marché (ETM) CLUB ENTrEPrENDrEavoir un objectif précis, et identifier des points clefs, conseille Olivier an- dretic. Ce type de som- maire permet d’éviter des oublis aux conséquences parfois fâcheuses : si une biotech ne prend pas en compte le fait que les conditions d’enregistre- ment d’un médicament du- rent parfois jusqu’à deux ans et demi, elle va au- devant de lourds problèmes faute d’avoir anticipé unmon projet, j’ai bénéficié ternationales par exemple, donne de l’accès à l’in- et de confronter ses résul- d’un financement global confirmeOlivierandretic. formation, la méthode tats avec ses pairs, afin d’Initative Gard, ainsi que De même, il est désormais s’avère plus que jamais d’éviter les erreurs. Enfin, d’une formation de la CCI beaucoup plus facile de nécessaire au tri de cette pour ne pas faire l’impassePour réaliser mon étude sectorielle, j'ai essentiellement utilisé des outils gratuits et la base Odil de l'Insee pour une cartographie précise de chaque commune.destinée aux créateurs faire réagir un panel de « info-obésité ». Les pro- sur un pan entier de d’entreprise », raconte au- clients à distance, ou via fessionnels recommandent l’étude, les porteurs de rélie switala. les réseaux sociaux, à un ainsi de renforcer le croi- projet doivent s’appuyer Pour les études de marché bien de consommation. » sement (à partir de plu- sur un plan détaillé. les plus complexes, il est Pourtant, si le digital a sieurs sources) et la véri- « Avant de se lancer dans encore possible de faire profondément changé la fication de l’information, l’étude de marché, il faut appel à un cabinet dedéveloppement long... »« J’ai décroché mon télé- phone en mode appel ano- nyme, et appelé les pres- tataires existants en me faisant passer pour quelqu’un qui recherchait des soins pour sa mère », s’amuse-t-elle. Cependant, si l’étude doit être encore approfondie, par des questionnaires et des analyses qualitatives poussées, il peut devenir nécessaire de se faire ac- compagner. Pour cela, les porteurs de projets ont, partout en France, l’em- barras du choix. « Il existe presque autant de réseaux d’accueil que de créa- teurs !, plaisante Elisabeth Vinay. L’Adie pour les projets qui connaissent des difficultés de finance- ment, les CCI, les cham- bres des métiers, le réseau Entreprendre, ou encore les Junior Entreprises des grandes écoles. » au-delà d’un soutien opérationnel, ceux-ci peuvent même parfois financer en partie l’étude, même si les aides spécifiques à l’étude de marché restent rares. « Pour la réalisation deUNE AUTONOMIE RENFORCÉEMais aujourd’hui, l’arrivée du Web a renforcé l’auto- nomie des porteurs de pro- jet, afin de procéder seuls, à l’image d’aurélie swi- tala, à leur étude de mar- ché. « Le dirigeant peut désormais réaliser en par- tie cette étude à son compte, dès lors que l’in- formation est disponible. Or beaucoup de données peuvent aujourd’hui se trouver sur le Web, comme les données douanières in-Mars 2016 39consultants, comme EY, accenture ou PwC, ou à un cabinet de marketing plus spécialisé, dans l’in- dustrie mécanique en al- lemagne par exemple. « Les prestations des ca- binets spécialisés sont ta- rifées en tarif homme/jour. Pour une PME qui vise une implantation dans un pays donné, elles se situent au minimum entre 2000 et 10000 euros, et peuvent très rapidement grimper dès lors que l’étude de- mande du sur-mesure », pointe cependant Olivier andretic. En raison de leurs coûts plus élevés, ils sont d’abord sollicités par les grandes entreprises. « Les plus gros consom- mateurs d’ETM sont les grands groupes expéri- mentés pour lesquels les enjeux sont plus impor- tants, poursuit Olivier an- dretic. Ainsi, une PME primo-exportatrice éprou- vera plus de difficultés à investir dans la prospec- tion ou dans une étude de marché poussée, qu’une plus grande structure, da- vantage sensibilisée au coût d’un échec. »Pierre Havez]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28CLUB ENTrEPrENDrE Business guides - Services en vol et au sol pour les classes affairesDans chaque numéro, EcoRéseau Business s'intéresse de prêt à une (ou des) problématique(s) que peut se poser un cadre dirigeantBichonnage en règlea lutte contre les compagnies low-cost et le train passe pour les compagnies aériennes classiques par une réinventionLLconnaît une crois-des services proposés aux voyageurs de la classe affaires. Petit topo.e marché aérienculièrement développée sur les vols long-courriers, les voyageurs professionnels pri- vilégiant plutôt la rapidité sur les vols internes ou moyen- courriers. Openskies, sur sa ligne Paris-New York, a par exemple lancé un service de chauffeurs proposé à ses clients professionnels pour se rendre à l’aéroport ou le quit- ter. « La différence se fait sur des petits détails », note Hugo Trac, responsable communi- cation pour Openskies France. « Nous proposons ce service à nos clients de la classe af- faire depuis le début de l’an- née, et nous envisageons de le proposer également à la classe intermédiaire. Nous re-Emilie MassartDes débuts prometteursLes compagnies low-cost ne sont pas les seules à vouloir leur part du marché des transports aériens. Si ces services ne repré- sentent aujourd’hui qu’une goutte d’eau sur ce marché, et font face à des contraintes règlementaires, le co-avionnage commence à se développer. Le jet privé n’est plus réservé qu’à une certaine élite, et des sociétés proposent désormais du co- avionnage, sur le modèle du covoiturage et du site Blablacar. « Les pilotes privés peuvent mettre une annonce en ligne en an- nonçant leur vol, et les gens s’inscrivent pour y prendre une place », explique Emeric de Waziers, co-fondateur de Wingly, plateforme de co-avionnage lancée début 2016. « Les pilotes ne peuvent pas en retirer des bénéfices, puisque la règlementation ne permet que le partage des frais sur ce type de vols. » Pour l’instant, le service est plutôt tourné vers le tourisme, les contraintes météo obligeant parfois à l’annulation des vols n’en faisant pas un moyen de transport fiable pour une clientèle professionnelle. Si pour le moment les syndicats de l’aviation civile ne voient pas d’un très bon œil ce genre de services, rien ne dit qu’ils n’évolueront pas pour s’adresser à une clientèle plus professionnelle, avec les avions et les licences de pilotesadéquats.(logistique, marketing, finance, communication...) en demandant l'avis des prestataires et conseilssance importante, notamment du nombre de passagers transportés, avec une hausse de 6,7% en 2015 (3,54 milliards de personnes transportées dans le monde). L’amé- lioration constante de la productivité des compa- gnies aériennes et des taux de remplissage record ont également contribué à de bons résultats. Cependant, ces acteurs font face à la menace récurrente des compagnies low-cost, qui viennent leur grappillerDes voyages pour oublier le Cloud et s’évader dans les nuages...France-KLM qui met en avant son maillage important du ter- ritoire ainsi qu’une fréquence élevée, qui lui permettent de répondre aux besoins de flexi- bilité des clients profession- nels. « Notre système de na- vettes, avec des vols réguliers en direction de plusieurs villes de France, nous permet une grande flexibilité dans notre offre », souligne Fredj Fer-début à la fin de leur voyage. »sionnels. Cartes d’abon- nement, points fidélité et divers avantages sont pro- posés pour faire revenir les clients. si les grandes entreprises ont des accords commerciaux qui leur per- mettent d’obtenir des avan- tages intéressants, les PME ne sont pas en reste, et les compagnies développent de plus en plus d’offres spécifiques. a l’image du programme de fidélité Blue Biz développé par air-France-KLM, qui per- met aux entreprises de cu- muler des points à chaque fois que l’un de leurs col-des parts de marché sur les vols court, moyen-courriers, mais aussi de plus en plus sur les long-courriers. Plu- sieurs compagnies étudient en tout cas cette possibilité. Pour lutter contre cette concur- rence, les compagnies clas- siques se mettent aussi à faire du low-cost, à l’image de Lufthansa avec German Wings, IaG (Iberia et BritishEt la compagnie mise beau- coup sur sa filiale Hop ! pour doper le marché des affaires. « Avec 130 lignes et plus de 600 vols par jour, notre com- pagnie est très tournée vers les voyages d’affaires », af- firme Hélène abraham, di- rectrice commerciale pour Hop !. « Notre offre de trans- port régional, présente toutelaborateurs voyage sur ses lignes, indépendamment des points déjà cumulés à titre individuel.os of-Les entreprises cumulent des points quand un de leurs collaborateurs voyage sur la ligne, indépendamment des points déjàPARFAIRE LES SERVICES AU SOLLes compagnies mettent éga- lement le paquet sur les ser- vices au sol pour leurs clients professionnels, avec l’objectif de leur faciliter la vie dans tous les aspects de leur voyage. Cette offre est parti-voyons régulièrement n. fres pour qu’elles collent au marché. » services de chauf- feurs, salons privés, service de concierge ou encore faci- litation des transferts au sein des aéroports font désormais partie des services proposés par la grande majorité des compagnies aériennes.cumulés à titre individuelchiou, responsable du marché affaires pour air France-KLM. « Notre objectif est de répon- dre aux attentes de ces clients, qui demandent en priorité une grande flexibilité et une sou- plesse importante. » air France-KLM propose ainsi des tarifs flexibles qui per- mettent d’annuler ou de faire n’importe quelle modification sur un vol jusqu’au dernier moment. « Nous souhaitons répondre aux attentes des clients, mais aussi les devan- cer en leur proposant toute une gamme de services au sol qui leur permettent d’être reconnus en tant que clients professionnels, et leur garan- tissent un parcours fluide duCo-avionnageairways) avec Vueling, ou encore air France-KLM avec Hop !. Mais les compagnies misent également sur un mar- ché que lorgnent aussi les compagnies low-cost, celui des affaires. Easyjet vient par exemple de signer un accord de partenariat avec Emirates et va développer une carte de fidélité.l’année avec des petits appa- reils, nous permet de proposer des allers-retours dans la jour- née pour de nombreuses lignes. La valeur temps est également extrêmement im- portante pour les clients pro- fessionnels. Notre principale préoccupation est d’assurer la sécurité, la régularité et la ponctualité de nos vols. »40 Mars 2016METTRE LES MOYENS DE LA FLEXIBILITÉLes compagnies traditionnelles mettent donc le paquet pour attirer les voyageurs profes- sionnels sur leurs lignes. sur les vols court et moyen-cour- riers, elles misent d’abord sur leur réseau, à l’image d’airRECHERCHERLA FIDÉLISATIONDES ENTREPRISESEt pour ne pas céder des parts de marché aux compagnies low-cost, mais aussi à d’autres moyens de transport, les com- pagnies font le maximum pour fidéliser leurs clients profes-Cahier pratique n°1 - Compagnie aériennes]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[ISLANDE, USA & CANADAVol quotidien toute l’année au départ de ParisAnchorage I Boston I Denver I Edmonton I Halifax I Minneapolis I New York I Seattle I Toronto I Orlando I Portland I Vancouver I Washington D.C. NOUVEAU EN 2016 : Chicago (Illinois, USA), Montréal (Canada) et Paris-Orly !+ icelandair.fr]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28CLUB ENTrEPrENDrE Business guides - Espaces de Congrèsa la conquête de l’espace Offensifs, modulables, inventifs, les centres de congrès et autres espaces d’envergure ontMots-clésoins nombreux en 2014 qu’en 2013 (689 contre 713) en attendant les chiffres de 2015 communiqués par Unimev dans quelques semaines, les congrès ont toutefois vu le nombre de leurs participants en hausse, captant, toujours selon la mêmeentamé leurMmue et changé de braquet.Par Olivier Remy1 Emplacement et identité2 Mètres carrés intelligents3 Équipements, toujours plus d’exigence4 Qualité des prestations et inventivité5 Ingénierie de projet 2.0étude, « un public plus international (...) témoignant aussi d’un rythme d’investissement toujours soutenu en dépit des menaces pesant sur les financements des collectivités ». Lesquelles bénéficient elles-mêmes de retombées considérables de ce tourisme d’affaire, de l’ordre de 1,7 Md€ chaque année (75% de ces retombées allant aux acteurs du tourisme local). Oui, mais un congrès ou une convention (on parle là de rassemblements de quelque 500 personnes a minima), pour quoi faire ? Les objectifs sont divers : motiver des équipes, convaincre des clients ou des salariés, communiquer sur sa filière pour en être un acteur in- contournable, échanger, faire avancer certaines problématiques en réunissant des compétences, et, pourquoi pas, en même temps, mener une véritable opération de communication d’envergure à destination du grand public... Le congrès aujourd’hui doit être considéré comme un media, au même titre qu’un achat d’espace. Encore faut-il trouver chaussure àLFiction :Cela ne tenait qu’à un filHistoire d’une convention qui aurait pu être optimisée...son pied. Et c’est là que les nouvelles sont bonnes. Des investissements sont engagés partout sur le territoire, à hauteur de centaines de millions d’euros à rennes, strasbourg ou encore Toulouse. Certains sont même pharaoniques comme à la Porte de Versailles à Paris (500 M€ de modernisation des infrastructures qui déboucheront notamment, avec le Hall 7, sur le plus grand centre de congrès d’Europe) et à roissy-en-France avec son International Trade Center qui ouvrira en 2018. La soixantaine de centres de congrès répartis dans une quarantaine de villes, auxquels il faut ajouter quelques stades comme à Bordeaux, constituent un vaste écosystème qui propose, du Nord au sud, une offre de plus en plus attrayante et compétitive. Pour mieux séduire la clientèle, des marqueurs qui renforcent leur identité, des prestations d’excellente qualité, des espaces qui se réinventent et une stratégie d’accompagnement des clients de plus en plus affûtée. Bref, fini le centre un peu vide, un peu froid, parfois peu engageant. Le décor a changé, les acteurs aussi.es 50 ans de l’entreprise Gardon, ça se fête ! Elle est loin, en effet, la petite boutique d’articles de pêche avec cannes, moulinets, hameçons et asticots, de l’angle de la rue de la Mouche que tenait le grand-pèreNaïvement ils croyaient venir à l’espace de congrès pour se cacher dans un coin et dormir. Raté...Marcel. En y pensant au moment de préparer l’ordre du jour de cette dernière réunion de l’année, Théophile, le petit-fils désormais à la tête d’une entreprise internationale qui pèse 130 M€, a le sourire au coin des lèvres. son idée : ras- sembler les 367 collaborateurs France du groupe ainsi que les partenaires belges, allemands, suisses, italiens et espagnols et quelques clients historiques de ce qui est devenu un groupe de loisirs qui compte en Europe de l’Ouest. Fanny, la responsable rH, a eu vent de l’idée. Elle voit grand. Cela doit forcément se faire dans une grande ville, il faut marquer le coup. Paris, Lyon, Marseille... Le reste ? Pfff... elle n’est pas convaincue 1 . Pour cette grande réunion de famille, avec l’équipe com’ et marketing qu’elle chapeaute dans cette entreprise familiale, il va falloir se bouger ! Le congrès est prévu pour décembre, il reste moins d’un an, il y aura près de 600 personnes à loger, il faudra prévoir la restauration, les transferts... 5 .Jour J : la grande salle de 1000 places est belle, peut-être un peu grande, maisau moins y aura-t-il de la place pour tous. « Dommage quand même, s’inquièteThéophile. Peut-être qu’avec tout cet espace, nous aurions pu agencerquelques zones de repli pour des ateliers. Nous aurions aussi pu faire unpoint sur les nouveautés par secteur : chasse, pêche, pleine nature... » 2Fanny concède, entre l’énergie qu’elle y a mise depuis des mois et lesdesiderata qu’elle voit naître chez son PDG : « Certes, la sonorisation est ex-cellente, mais des panneaux led qui auraient permis de montrer les nouveautésproduits auraient incontestablement été un plus » 3 . L’assemblée est-elle sa-tisfaite ? D’après les discussions avec quelques-uns sur le parvis, cela sembleêtre le cas. Mais cela aurait mérité une étude... Théophile et son état-major,eux, auraient aussi volontiers profité d’un moment ludique avant de rejoindreleur hôtel, histoire de dissiper ce stress et de finir la convention dans un esprit un moment de détente au spa 4 auraient sonné comme un joli point final. team building convivial. Une soirée à thème, une visite, une activité ou même Dommage, tout cela n’aura tenu qu’à un fil (de pêche évidemment).42 Mars 2016Cahier pratique n°2 - Espaces de CongrèsŒ]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28alors que l’International Trade Center de roissy en France promet 30000m2 en 2018, la course aux mètres carrés et aux surfaces à géométrie va- riable les plus intelligentes possibles est lancée. Un peu plus atypique au cœur de l’offre mais sur la même recherche d’espace intelligent et soigné, le stade Matmut atlantique, à Bordeaux, est l’antre flambant neuf des footballeurs girondins, mais pas seulement. Le nouveau joyau aquitain, véritable stade à l’anglaise, promeut aussi ses différents es- paces pour revendiquer le lieu de vie qu’il souhaite devenir. avec une coursive lumineuse et aérée de 800 mètres de long qui peut accueillir 10000 per- sonnes, un auditorium de 250 places, une salle de conférence de presse de 310 places... le stade re- vendique 9000 m2. « Des espaces de 25 à 1050 m2 auxquels il faut ajouter l’utilisation de l’arène, un salon principal de 1000 places avec une terrasse de 7 mètres de large et, partout, une vue sur l’arène dont nous avons par exemple utilisé les tribunes pour accueillir les remises de diplômes des 2000 étudiants de l’Inseec », explique Martin Mellerio, son directeur. À 950 km de là, le Palais des Congrès de strasbourg, référence en matière de congrès, mise sur la synergie entre les halls d’exposition et les salles de congrès. Trois audito- riums (de 1800, 1200, et 500 places), 25 salles de commission de 20 à 500 places entièrement équipées mais aussi un réseau de cabines de tra- duction fixes et mobiles, un espace de restauration de 2000 m2 entièrement personnalisable...CLUB ENT1rEPrENDrE Business guides - Espaces de CongrèsEn 2014, l’ICCa (International Congress and Convention association) révélait que Paris était à nouveau, après 2013, la première destination mondiale de congrès. La capitale française avait ainsi accueilli plus de 200 rendez-vous, ce qui la plaçait en tête dans cette ranking list du tourisme d’affaires devant Vienne et Madrid. Paris ville lumière, Paris ville phare... Certes, mais la capitale ne saurait occulter la dynamique des centres de congrès partout ailleurs en France. La destination et l’accessibilité restent un facteur clé. strasbourg joue à plein sur sa position de carrefour européen facile d’accès, et de ville à découvrir à pied ou à vélo. Lille Grand Palais est un incontournable sur l’axe Paris- Bruxelles-Londres, Nice mise sur le soleil autant que son environnement voué à la r&D... Le tout évidemment connecté aux capacités hôtelières. Les critères qui comptent sont géographiques, mais il ne faut pas oublier les infrastructures d’accueil comme premier filtre, ainsi que les marqueurs – ces « éléments différenciant » chers aux communicants – que les organisateurs d’événements impriment à leur lieu pour se faire remarquer.32EMPLACEMENT ET IDENTITÉMÈTRES CARRÉS INTELLIGENTS« Nantes s’est positionnée pour répondre à la demande autour des lieux verts. Un choix cohérent pour les entreprises qui ont une stratégie intégrant le développement durable (la ville a reçu le prix de la capitale verte d’Europe en 2013, NDLr), explique Lucile suire, responsable du bureau des congrès en Loire-atlantique. Un marqueur comme celui du numérique, que nous nous reconnaissons aussi (Nantes est l’une des neuf métropoles françaises labellisées French Tech en 2014, NDLr). Mais nos lieux, fussent- ils beaux, rénovés, chaleureux, doivent également traduire une histoire. C’est aussi là que se fait la différence. » Un marqueur vert et un storytelling tout ce qu’il y a de plus au- thentique que revendique également La rochelle. La ville accueillera Les assises de la Mer en novembre prochain. 2000 personnes y assisteront. « Grâce à la légitimité du territoire, pose Elisabeth Beauregard, directrice commerciale de La rochelle événements qui gère l’espace Encan, fleuron d’hospitalité jadis criée de la ville. Et c’est un cercle vertueux car cela renforce encore cette légitimité. » De quoi alimenter le marketing territorial. « C’est aussi de cette façon que nous pouvons changer l’image de nos sites, créer une véritable dynamique locale qui attire les organisateurs de congrès et de ras- semblements. »44 Mars 2016ÉQUIPEMENTS, TOUJOURS PLUS D’EXIGENCEDans ce registre, la course à l’armement est déclarée ! De rouen à Colmar via Quimper, la Porte de Versailles à Paris et son gigantesque lifting... Difficile de ne pas afficher des références haut de gamme en termes de so- norisation, de panneaux led, d’accès wifi. À la Cité des Congrès de Nantes qui a accueilli plus de 200000 congres- sistes en 2015, le programme d’investissement vise clai- rement à maintenir l’équipement à un haut niveau de performance. « Après avoir renouvelé notre parc tech- nique “son” par un nouveau système de sonorisation modulaire et adaptable aux différents espaces de La Cité et l’Auditorium 800, le parc “lumière” a également été amélioré afin de proposer des prestations scénographiques créatives et de compléter notre parc traditionnel par des projecteurs robotisés de dernière génération, pilotables à distance, explique-t-on. Ces investissements viennent eux-mêmes compléter ceux précédemment réalisés en vidéo : plateau caméra HD, système “Infodécor” PIP (Picture in Picture), TweetWall, signalétique dynamique, Wifi, fibre optique, streaming... L’enjeu est de pouvoir proposer à nos clients des scénographies créatives et sur mesure, en nous appuyant sur une équipe interne de 15 régisseurs. »Cahier pratique n°2 - Espaces de Congrès]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[n°28www.ecoreseau.frBusiness guides - Espaces de Congrès CLUB ENTrEPrENDrE QUALITÉ DES PRESTATIONS ET INVENTIVITÉ4 « Après un court exercice 2015 qui nous a tout de même permis de réunir 25000 personnes hors événements sportifs, 2016 va constituer une nouvelle phase de développement, explique Martin Mellerio à Bordeaux. Les prestations classiques de restauration sont bien en place autour de nos deux traiteurs. Il va surtout s’agir pour nous de proposer des options nouvelles qui compléteront les prestations actuelles et apporteront une singularité aux événements qui se dérouleront ici : initiation golf en bord de pelouse, visite guidée du stade et des vestiaires, course d’orientation dans le stade, connexion de notre réseaux d’intervenants – personnalités du football, du rugby et d’autres sports majeurs – avec nos clients, sans oublier une patte autour du vin bien sûr et de la gastronomie, dont des cours de cuisine. » Et quand l’avant-gardiste Juan-les-Pins joue, outre la carte Côte d’azur, sur son amphithéâtre de 500 fauteuils ultra confort, sa scène de 200m2 et sur ses plages privées et sites de gala, une partie de l’éclatant se trouve dans la stratégie : « Notamment 2000 chambres dont 1000 situées dans un rayon de seulement un kilomètre autour du Palais des Congrès, avec un service associé qui va de la demande de disponibilité et tarifs négociés auprès des établissements à la centralisation et la gestion des demandes individuelles de réservation des congressistes via notre plateforme de réservation en ligne, entièrement personnalisable, avec confirmation des réservations et envoi des factures aux participants. » au sein des centres de congrès eux-mêmes, les propositions d’espaces détente et de massage, ou la tendance des services de barista, contribuent aussi à des offres de plus en plus cosy.5 Fini le bureau des congrès qui servait uni- quement de guichet de renseignements. Lucile suire, responsable de celui de Nantes ouvert en septembre 2015 sur la logique d’une dynamique nouvelle, confirme. « Le bureau des congrès ne joue plus seulement ce rôle d’intermédiaire entre les clients et la structure d’accueil. Il ne s’agit plus de transmettre un simple cahier des charges, mais bien de guider, d’accompagner, de pousser la recherche par rapport au posi- tionnement de l’entreprise. Nous entrons dans une nouvelle ère, différente de notre travail d’il y a trois ou quatre ans. » Format (durée et nombre de participants), rétro-planning, programme et fil conducteur, prestataires (restauration, accueil, sécurité, aménagement...), intervenants, gestion de l’hôtellerie et des transports, outil d’éva- luation post-événement et budget, les lignes ici aussi ont bougé et les politiques com- merciales des centres de congrès ont pris la mesure de cette ingénierie de projet, as- surée durant de longues années par les seules agences spécialisées et de rP. « Nous avons fait le choix stratégique d’intégrer des prestations à nos offres, confirme Eli- sabeth Beauregard, à La rochelle événe- ments. Cela passe par un régisseur capable de monter une équipe professionnelle pour un projet dédié, une hôtesse permanente qui connaît parfaitement les lieux, l’assu- rance pour les clients de pouvoir s’appuyer sur une équipe hyper professionnelle qui fait appel à des prestataires référencés... » Une garantie de cohérence, de prestations clés en main parfois, qui sonne d’ailleurs autant comme un bon argument commercial que comme une communication efficace à l’ère du « circuit court », les entreprises locales étant sollicitées en priorité.INGÉNIERIE DE PROJET 2.0Mars 2016 45]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28CLUB ENTrEPrENDrE Business guides - Flottes Auto, les « petits plus » services2016 démarre au quart de tour2016 commence comme 2015 s’est terminé. si le spectre de la crise hante toujours chaque maillon de cette industrie, les chiffres, eux, augurent d’une éclaircie...Comment expliquer ce sursaut ?Mots-clésPar Geoffroy Fraamery1 Roulez certes mais pédalez aussi2 Des offres digitales tout en un !3 Du neuf dans l’autopartage4 Comparer en deux clicsprès un dernier trimestre 2015 encourageant, les flottes automobiles demeurent une valeur refuge chez les constructeurs. Le marché pour entreprises souffre toujours moins que celui dédié auxparticuliers et prend un peu plus d’importance au fils des mois et des années en valeur et en pourcentage des ventes totales, et ce depuis les années 90. si la conjoncture a parfois encore raison des velléités de renou- vellement de parc, le marché du véhicule d’entreprise commence bien, avec une hausse des ventes de +10,3% au regard du mois de janvier 2015 avec près de 56 000 immatriculations enregistrées (VP et VU confondus) selon l’OVE (observatoire du véhicule d’entreprise). Plusieurs faits saillant ressortent de ces chiffres. D’abord la progression des motorisations essencees VP et une « explosion » de l’électrique et de 5 Côté constructeurs, prendre le collaborateur qui représente 16% d.dans toutes ses dimensionsl’hybride avec respectivement 262 immatriculations (+94%) et 1 500 pour les hybrides en VP. Dans le même temps, les chiffres des motorisations diesel affichent, eux aussi, une hausse. Côté mode de détention, la LLD reste le mode de gestion de parc le plus utilisé et enregistre 19% desacquisitions sur le total des nouvelles immatriculations au dernier trimestre 2015 dans lesquelles les ventes entreprises représentent 25%, selon les chiffres avancées par le sNLVLD. Une des dernières études avancées par le syndicat montre aussi un gain de temps de 58 heures de gagné dans le financement et la gestion du véhicule...Une raison qui peut expliquer le succès de la formule. Les bonnes nouvelles du secteur ne s’arrêtent pas là. Ce numéro spécial d’Ecoréseau Business dédié à l’optimisme entend aussi se pencher sur les petites nouveautés, les « petits plus » services tant à destination des gestionnaires de flottes que des collaborateurs-conducteurs qui ont certainement du encourager les ventes à la hausse.LFiction :Nouvelle tête et nouvelles idées quant à la flotte auto dans une ssII lyonnaise...as de sa vie parisienne, de ses loyers exorbitants tant au conducteur-ingénieur qu’à la personne en et d’un train de vie trop modeste, Jean-Kévin charge du reporting des indicateurs de la flotte. Jean- décide d’un virage de carrière. après un MBa, Kévin a appris à faire de la veille stratégique. Cenotre quadra dynamique en reconversion postule et faisant, il délègue à l’un de ses N-4 la mission dese fait embaucher par une grosse ssII lyonnaise en tant que directeur général adjoint. Loin de son ancien métier de responsable de développement d’un réseau de franchise spécialisé dans l’immobilier, Jean-Kévin doit faire face à des enjeux auxquels il n’a jamais été confronté : transition numérique, recrutement et montée en compétences de ses effectifs, comptabilité, stratégie mais surtout gestion du parc roulant. Errant dans les méandres de son siège social, l’un de ses sous-fifres, Günther, lui rappelle l’impérieuse mission de gérer la flotte automobile des ingénieurs- commerciaux sillonnant les routes de France et de Navarre, 45 semaines dans l’année. Commence dès lors un dialogue de sourds entre les deux collaborateurs. Nonobstant l’expérience du très expérimenté Günther qui lui conseille les bonnes vieilles méthodes de papa, Jean-Kévin, fort de son master in business administration, décide de ruer dans les brancards en imposant ses nouvelles méthodes. Il décide d’abord de choisir son mode de détention grâce à de nouveaux comparateurs 4 , puis s’attarde sur d’autres services clés en main 2 d’un genre nouveau qui bénéficientveille des start-up qui peuvent considérablement améliorer les trajets et temps morts encadrant les rendez vous clients. Des idées neuves émergent et convainquent même les plus réticents – la bande de Günther – pour des solutions d’autopartage 3 et de réservation de parking en ligne. Que faire également pour nos collaborateurs qui n’ont que des courts trajets 1 , les sédentaires des fonctions support ? Grâce à son nouveau-venu, l’entreprise de services informatiques prend tout droit l’autoroute de l’innovation et de la gestion optimale. En partenariat avec un loueur longue durée, Jean-Kévin définit l’éventail de véhicules en fonction du statut de chaque collaborateur. L’expérience de Günther est alors ici des plus à propos. Ce dernier proposant à son nouveau directeur parachuté de Paris un ensemble de constructeurs qui mettent en avant des petits plus très séduisants pour les entreprises 5 . Günther va même jusqu’à mettre en exergue les dernières législations inconnues de son directeur pour ne pas qu’opter pour du diesel. Le consensus trouvé, Jean- Kévin invite Günther à fêter l’arrivée de son nouveauReste à savoir où mettre le boitier de télématique...véhicule au petit restaurant corse juste en face des bureaux de la ssII. L’initiative lui vaut cher. Car Julien retrouve alors sabrina, sa DrH qui souhaite l’entretenir depuis trois semaines quant aux problèmes liés au coaching des cadres...Désespéré Julien se jette un whisky sous la cravate, avant son prochain chantier d’ampleur... Ivre, le retour chez lui se fera en covoiturage avec Günther, car tous deux résident sur le plateau de la Croix-rousse lyonnaise.46 Mars 2016Cahier pratique n°3 - Flottes Auto]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[n°28www.ecoreseau.frBusiness guides - Flottes Auto, les « petits plus » services CLUB ENTrEPrENDrEROULEZ CERTES MAIS PÉDALEZ AUSSI 2 1 Les mœurs évoluent au sein des flottes automobiles. Et l’inéluctable roue du progrès tourneles gestionnaires vers des usages de plus en plus connectés et verts. La fiscalité n’encouragepas seulement les véhicules plus propres. La loi sur la transition énergétique remet au goûtdu jour le vélo et en particulier le vélo électrique (VaE). Un décret paru mi-février met enplace un dispositif d’indemnités kilométriques à vélo. De même qu’un autre décretd’application met en place une réduction d’impôt si l’entreprise met à disposition de sessalariés une flotte de deux roues. Les entreprises soumises à l’Is peuvent ainsi jouir« d’une réduction d’impôt égale aux frais générés par la mise à la disposition gratuite deleurs salariés, pour leurs déplacements entre leur domicile et le lieu de travail, d’une flottede vélos, dans la limite de 25 % du prix d’achat de ladite flotte de vélos ». En parallèle, lebonus de 6 300 € pour l’achat d’un véhicule électrique est toujours en vigueur de même quele superbonus. Pourquoi faire le lien entre ces deux mesures ? Pour la simple et bonneraison que Peugeot vient de commercialiser sa dernière iOn avec un vélo électrique offertpour les 200 premiers achats. si l’offre se destine aux véhicules particuliers, il y a fort àparier que le développement de la multi-modalité encouragée par les politiques publiqueset désormais les constructeurs amène les gestionnaires à repenser la gestion de leur parcDES OFFRES DIGITALES TOUT EN UN !dans leurs configurations urbaines.Le digital permet aussi d’offrir aux gestionnaires des packages d’un genre nouveau. aLD automative propose ainsi de nouvelles solutions : aLD net, aLD sélection et myaLD pro- posent des applications disponibles sur tout type de support à destination de gestionnaires pour leur permettre de jeter un œil sur leur parc en temps réel avec de nombreux indicateurs (informations conducteurs, commande et restitution de véhicule, maintenance prévue,...). sur l’autre versant, les conducteurs possèdent aussi une ap- plication pour trouver une station ser- vice, réserver une place de parking, notifier la maintenance, acheter des objets sur la boutique en ligne d’aLD. Une alerte avertit même les conduc- teurs en cas de changement de car policy et les informe des véhicules possibles en fonction du poste qu’ils occupent. Les constructeurs aussi se mettent au reporting pour gestionnaire. En atteste, la solution Pro+Board de renault, un outil informatique qui permet un suivi d’une flotte de plus de 50 véhicules renault ou autres marques. Pro+Board vous restitue les données de votre parc au quotidien après installation d’un boitier dans le véhicule et donne accès à des outils d’analyse sur l’évolution du parc, pa- ramétrables en fonction des postes de vigilance voulus par le gestion- naire.3 L’autopartage fait partie de ses nouvelles bonnes pratiques émergentes au sein des flottes auto- mobiles. L’idée consiste à mutualiser une partie du parc roulant. La pratique autorise l’emprunt de voiture pour une courte durée, successivement par plusieurs utilisateurs pour bien évidemment des déplacements de proximité. Il suffit juste d’une adhésion et d’un paiement à la consommation –oui, comme une autolib parisienne-, pour qu’une société d’autopartage mette à disposition de ses abonnés une flotte de véhicules disponible 24h/24. ses avantages seraient multiples : réduction du parc roulant, avec en corollaire une réduction des coûts, baisse des frais de taxis et de l’utilisation de la LCD (location courte durée) pour pallier le manque de véhicule. si certains sceptiques évoquent un manque de visibilité sur l’utilisation des véhicules et un gain de temps qui n’est pas toujours observable, certaines start-up et entreprises mettent en avant des solutions ergonomiques via smartphones et tablettes pour les conducteurs et des outils de reporting pour le gestionnaire. Un pan de la mobilité urbaine où se sont engouffrés quelques constructeurs avec leurs citadines ultra-compactes et/ou électriques : smart, Peugeot, renault, Fiat, Toyota... et quelques start-up telles que Mobility tech green ou Ubeeqo (rachetée par Europcar).DU NEUF DANS L’AUTOPARTAGE4autre petit plus à destinataire des gestionnaires de flotte, celui de la possibilité de choisir son offre en ligne. si le lynx.fr a démocratisé les moteurs de recherche en ligne au niveau assurantiel, des entreprises telles que Cardata ont lancé leur offre en matière de location de véhicules aux particulier mais surtout de gestion de flottes automobiles. Locationlongueduree.com est ainsi le premier site comparateur français de professionnels de la LLD (location longue durée) et de la LOa (location avec option d’achat). après avoir rempli une demande de devis, le site vous renvoie sur une page explicitant toutes les offres de marché. Le site est gratuit et prévoit de la veille juridique et fiscale en matière de gestion de parc.COMPARER EN DEUX CLICS 5CÔTÉ CONSTRUCTEURS, PRENDRE LE COLLABORATEUR DANS TOUTES SES DIMENSIONSToutes les marques se mettent à la télématique et l’électronique embarquée. Volvo, BMW, Mercedes, Lexus... Les constructeurs premium, comme leur nom l’indique, poussent la relation client encore plus loin. Outre leurs lignes business qui comportent bien souvent des équipements de série en version haut de gamme dans chacun des segments de la gamme, les constructeurs poussent aussi le vice à délivrer des services supplémentaires pour draguer les entreprises. Cas pratique avec Daimler et plus parti- culièrement Mercedes, comme l’explique Pascal Buquet, responsable du Département Ventes sociétés MB Cars : « entre autres services, la fleet card est une carte nominative et envoyée à toutes les personnes qui financent leur véhicule via la LLD (grands comptes et PME). La carte est liée à un numéro de châssis et à un collaborateur, quelle que soit la durée du contrat (12 à 60 mois). C’est l’opportunité de faire rentrer le colla- borateur dans l’univers Mercedes : réception d’un welcome pack, abonnement au magazine Mercedes, accueil privilégié sur site, accès à une plateforme d’achats avec accessoires à prix réduits (coffre de toit, pneus hiver,...) et aux services liés aux usages personnels. Cette carte lancée en 2010 bénéficiera de nombreuses innovations dans un ou deux mois ».Mars 2016 47]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28sTraTéGIE & INNOVaTION NUMérIQUELe carnet des nominationsen partenariat avec} ACCENTUREAlexis Lecanuet, master in management ESCP Europe (2004), SKEMA Business School (1993)est promu directeur de l'activité Retail en Europe, Afrique et Amérique latine d'Accenture.}AÉROPORTS DE PARIS (ADP)Jean Roche, 49 ans, Centrale Nantes (1991)est nommé directeur de la maîtrise d'oeuvre et architecture d'ADP.}AVAYA FRANCEErwan Salmon, 45 ans, executive MBA HEC (2006), ESEO An- gers (1988)est promu directeur général d'Avaya France.}CONSEIL NATIONAL DU NUMÉRIQUE (CNNUM)Mounir Mahjoubi, 32 ans, master économie et finance de l'IEP Paris (2009), maîtrise droit des affaires de l'université Paris-I (2006)est nommé président du CNNum.} FONCIAStéphane Kersulec, 49 ans, ingénieur Supélec Rennes (1993), ingénieur ENSEA Cergy Pontoise (1992)est nommé directeur des systèmes d'information et du digital de Fon- cia.}GROUPE LE DUFFStéphane Mariotto, 46 ans, DEA sciences cognitives de l'uni- versité Pierre et Marie Curie (1994), Mines Nancy (1993) est nommé directeur des systèmes d’information du Groupe Le Duff.}HAUTE AUTORITÉ POUR LA DIFFUSION DES OEUVRES ET LAPROTECTION DES DROITS SUR INTERNET (HADOPI)Christian Phéline, 70 ans, ENA (1969), diplômé d'études juri- diques générales et de l'IEP Paris (1965)est promu président de l'HADOPI.}LG ELECTRONICSJinhong Kim, 48 ans, PhD physiques du Korea Advenced Ins- titute of Science and Technology (KAIST, 1996)est promu président sales & marketing France de LG Electronics.} MEETICChristophe Ozimek, maîtrise physique de l'université Paris-VI est promu directeur des systèmes d'information de Meetic.} ORANGEOlivier Faure, 53 ans, Saint-Cyr (1986) est promu directeur des opérations d'Orange.} PARROTFrançois Ruault, 49 ans, BBA de l'INSEEC (1988)est nommé directeur marketing et ventes de haut vol pour les activités Drones Grand public du groupe Parrot.}REXEL GROUPFrançois Thuilleur, 46 ans, ESC de Clermont, master spécialisé en organisation et gestion de production des Arts et Métiers ParisTechest nommé directeur marketing, digital et opérations de Rexel Group.} WEBORAMAFrédéric Olivennes, 48 ans, HEC (1991), licence droit de l'uni- versité Paris-II (1989)est nommé directeur de la communication et des relations institution- nelles de Weborama.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Mars 2016Le baromètre de l’innovationBrèves, nouvelles retentissantes et histoires de rupturesLe verbatim à retenir...Il y a quelque chose de plus important que la logique, c'est l'imaginationAlfred HitchcockLe monde ne sera plus jamais comme avant...Un ingénieur russe, Vladimir Nikolaïevitch Tatarenko, a mis au point un système permettant d'éjecter la par- tie de l'avion où se trouvent les passagers en cas d'accident. L'idée est de permettre à la cabine (et sa soute à bagages) de l'avion de s'en éjecter en cas d'urgence, au moment de l'atterrissage et du décollage, ou bienencore en plein vol, avant de planer jusqu'au sol grâce à d'immenses parachutes. L'ingénieur s'est penché sur ce concept, pendant trois ans. Il vient de déposer un brevet qui pourrait, d'après lui, sauver plusieurs centaines de vie chaque année.Un designer allemand, Karina Doyshl, a développé une baignoire pliable que l'on peut transporter partout. XTEND pèse seulement sept kilogrammes et se compose d'une carcasse métallique dont les pieds de la bai- gnoire, d'un tissu lavable en fibre de carbone donc résistant à l'eau, et bien sûr d'un robinet. Une fois toutesles pièces assemblées, vous obtenez une baignoire tout à fait fonctionnelle. Très pratique pour tous ceux qui tien- nent à leur confort !Un Autrichien, Krystof Retezar, a conçu une bouteille "intelligente" spécialement pour les cyclistes. Fontus est un objet capable d'extraire de l'eau potable à partir de l'air. Le gadget qui crée de la condensation est accro- ché au vélo et travaille lorsque celui-ci est en fonctionnement. Selon le développeur, il est utile pour ceux qui font des voyages de longue distance. La bouteille intelligente marche grâce aux batteries solaires. A l'intérieurde l’objet, il y a une surface hydrofuge qui refroidit l'air, ce qui crée sa condensation. De plus, un filtre nestrategy reviewparlaisse pas pénétrer la poussière et les insectes dans la bouteille. Fontus est capable de produire 0,5 litres d'eau par heure dans des conditions environnementales appropriées : température de l'air de 30-40 degrés celsius et une humidité de 80-90%.Pascal JunghansEnseignant à l’Institut d’administration des entreprises de Poitiers et à l'Université de technologie de Troyes, membre du conseil scientifique du CsFrs, chercheur associé au CErEGE.Une start-up semble avoir trouvé la pierre philosophale du XXIe siècle : transformer les données en marchandise.Mais, nous l’oublions trop souvent, la donnée en elle-même ne sert à rien – comme le pétrole juste sorti du puit n’est utili- sable par personne. Car les données – comme le pétrole –, sont non structurées, produites en temps réel. Elles arrivent en flots continus, de sources très disparates, de façon désordonnée et non prédictible. avant de les utiliser, il faut les transformer en marchandises – bref, passer du pétrole à l’essence. Une seule solution : rendre les données assimilables afin de favoriser leur transfert, leurs échanges, leur stockage et leur accès. Pour cela, la donnée doit être analysée, travaillée, traitée.Palantir Technology est une discrète jeune pousse, créée, comme beaucoup d’autres, par un ancien de PayPal. Dix ans après sa naissance, elle vaudrait, si elle était cotée en Bourse, 20 milliards de dollars. Enorme ! Où trouver l’explication à cette valorisation si considérable ? Peut être dans son métier : collecter, agréger et cartographier les données, le nouvel or noir du xxIe siècle, dont Palantir se veut la raffinerie.L’or noir des donnéesFaites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frCet or noir représente des masses gigantesques. En 2013, l’hu- manité a produit plus de 2000 milliards de gigaoctets de don- nées numériques nouvelles. Une grande partie de cette masse de données est produite par les consommateurs qui surfent sur des sites marchands. Ces données – on nous le répète – repré- senteraient une vraie richesse pour les services marketing qui, ainsi, pourraient mieux cibler les clients ou pour les investis- seurs, qui pourraient ainsi prédire l’humeur des marchés en analysant les émotions exprimées sur Twitter et ainsi prendre des décisions d’investissement avantageuses.Cela semble simple. Ce n’est absolument pas évident. Car les données sont des mots, mais aussi des sons, des vidéos, des traces sur sites. Les logiciels les plus puissants sont désarmés devant ce flux de données. Il faut inventer de nouvelles ma- nières de traiter ces données pour en tirer une ressource. C’est ce challenge que tentent, depuis plusieurs années, de relever les géants de l’Internet. Plus de 50 applications inventées aux Etats-Unis ont été testées, relève un rapport de McKinsey. rien de probant jusqu’à présent. Mais, là, il semble bien que Palantir ait trouvé la bonne solution.Nomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !48]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[n°28www.ecoreseau.frLa rupture du moisLe baromètre de l’innovation sTraTéGIE & INNOVaTION NUMérIQUE Les innovations en bref...4 Un bracelet pour détecter la dépressionMyndBlue, une start-up incubée depuis quatre mois au sein du bâtiment Entrepreneuriat et Innovation à l'École polytechnique, a créé un bracelet pour aider les médecins à diagnostiquer la dépression. « Cet objet recueille toutes les données correspondant au modèle clinique de la maladie », explique Denis Fompeyrine, CEO et fondateur de la start-up. Le bracelet, équipé de capteurs, enregistre les données d'un individu liées à sa physiologie (rythme cardiaque, tension artérielle, température du corps, etc.), certains comportements, son environnement ou encore les émissions électroniques auxquelles il est exposé. Pour analyser et identifier les marqueurs indiquant potentiellement des symptômes de la dépression, les créateurs utilisent l'intelligence artificielle et plus particulièrement l'apprentissage automatique. Grâce à un algorithme développé par les deux fondateurs de la start-up, les données vont pouvoir être triées puis interprétées. Les médecins pourront ainsi récupérer les données sur leur ordinateur ou leur smartphone. « Ils recevront des alertes pouvant indiquer des signes avant-coureurs de la dépression chez les patients », précise Denis Fompeyrine. L'objectif de ce bracelet est aussi de prévenir la rechute de la maladie qui se déclare dans près de la moitié des cas. Les deux entrepreneurs ont déjà déposé deux brevets et se sont associés avec le docteur Philippe Nuss, psychiatre à l'hôpital Saint-Antoine à Paris. Le produit est disponible dès février 2016.4 Dites non au stressLa Food and Drug Administration vient d'autoriser la commercialisation de l'exosquelette conçu par la société israélienne ReWalk. L'exosquelette est pourvu de moteurs aux trois articulations de jambes, de capteurs pour maintenir l'équilibre, et d'une commande au poignet pour ordonner les mouvements. Enfin un dispositif électrique placé dans un sac à dos alimente le tout et enregistre les informations.Hydrao, la douche qui œuvre pour la planète...Ingénieur télécom, Gabriel Della-Monica a travaillé pour l’industrie spatiale (responsable télécom d’ariane à Kourou) et l’électronique grand public (Wifi, téléphonie 3G, 4G, etc.) avant de créer Hydrao. Passionné par la domotique et les communications sans fil, il s’interroge sur les problèmes d’eau potable de notre planète. « Cette problématique lui a rappelé un voyage de jeunesse à Hydra, une île grecque approvisionnée chaque jour par un bateau citerne pour que les touristes puissent prendre leur douche », raconte Luc Jourdan Gabrille, directeur du marketing et du développement de la start-up grenobloise Hydrao. Gabriel Della-Monica s’est alors demandé : combien d’eau ai-je moi-même consommé lors de ma dernière douche ? Il décide alors de trouver une solution qui permet de connaître la consommation d’eau afin de l’économiser. ainsi, en 2014, il crée Hydrao, une douche connectée qui mesure le volume d’eau consommé en temps réel. Dès que l’utilisateur dépasse les litres d’eau de trop, des lumières s’allument : vert pour 10L consommés, bleu pour 20L, violet pour 30L et rouge pour 50L (clignotant ensuite).«Jparvenus à leurs limites. Si l’on regarde bien, la droite s’intéresse à la liberté économique, tandis que la gauche se penche sur l’égalité. Mais qui s’intéresse à la fraternité ? », interroge Jacques Lecomte. Partant duLa connexion à l’application Hydrao permet de régler le seuil du volume d’eau«souhaité ainsipersonnaliser les couleurs »,explique Luc Jourdan. De plus, l’application enregistre le niveau de consommation des mille dernières douches et « on peut se lancer des challenges entre amis », souligne Luc Jourdan. « Le produit est autoalimenté. Le flux d’eau alimente les circuits électroniques et les voyants, le pommeau de douche n’a donc pas besoin de piles », ajoute Luc Jourdan. Une innovation qui a été primée au CEs Las Vegas 2016 par un awards dans la catégorie “Technologie pour un monde meilleur”. En 2015, 100 douches ont été installées. Le nouveau lancement de vente est prévu en mars ou en avril, les précommandes sont déjà ouvertes sur le site de l’entreprise www.hydrao.fr. Un bon exemple d’une start-up qui après la COP21 ne se contente pas d’informer le grand public sur les problèmes de l’écologie mais passe à l’action.que deL’innovation autrementUne entreprise humaniste, est-ce réaliste de nos jours ?fait que la fraternité est incluse dans la devise républicaine, le psychologue français, un des principaux experts de la psychologie positive, propose une politique alternative en entreprise dont le socle même est la fraternité. Cette entreprise serait humaniste ! « Aujourd’hui, les entrepreneurs pensent qu’une entreprise produit de l’argent au profit des actionnaires. C’est non seulement insuffisant, mais aussi erroné ! », poursuit Jacques Lecomte. Ce mode de fonctionnement ne devrait pas être une fin mais un moyen et il faut changer radicalement la perspective au sujet de la raison d’être des entreprises. Jacques Lecomte propose donc une nouvelle définition de l’entreprise qui serait « une communauté de personnes agissant ensemble au service du bien commun » (p. 460). Elle implique donc un travail qui ait du sens pour la personne qui l’accomplit, des conditions de travail satisfaisantes sur la plan matériel et relationnel (bonne entente entre les collègues et la hiérarchie) ; des relations honnêtes avec les fournisseurs ; des produits ou des services de qualité pour le client ; un impact positif sur la société environnante (diminution du chômage et de la pauvreté, services rendus à la communauté) ; le respect de l’environnement, voire son amélioration. « Et pour finir, l’optimisme, levier pour changer le monde », conclut Jacques Lecomte. ainsi, cette perspective pourrait s’inscrire dans un concept de philosophie politique plus large, le convivialisme, qui repose sur une idée forte : il est possible de construire une société fondée sur la coopération plutôt que sur la compétition, sur l’interdépendance plutôt que sur l’individualisme, sur la confiance plutôt que sur le contrôle, sur le service d’autrui plutôt que sur la loi du plus fort. si un chef d’entreprise souhaite s’engager dans une démarche de responsabilité sociale et environnementale, il est important qu’il le fasse dans une démarche de conviction authentique, et non pour des raisons utilitaristes. Mais il ne4 Les paraplégiques peuvent marcherLa Food and Drug Administration vient d'autoriser la commercialisation de l'exosquelette conçu par la société israélienne ReWalk. L'exosquelette est pourvu de moteurs aux trois articulations de jambes, de capteurs pour maintenir l'équilibre, et d'une commande au poignet pour ordonner les mouvements. Enfin un dispositif électrique placé dans un sac à dos alimente le tout et enregistre les informations.e constate que politiques, qu’ils soient de gauche ou de droite, sontlesfaut pas qu’il soit un manager toxique, c’est-à-dire avec un ego surdimensionné ou cupide. Quelle est donc la clé d’une entreprise humaniste et rentable ? « Il faut faire confiance aux salariés. Les gens ne travaillent pas seulement pour de l’argent, on peut leur faire confiance, il ne faut pas absolument les surveiller », explique Jacques Lecomte. « Dans les entreprises où les dirigeants ont supprimé la surveillance constante des employés, ces derniers se sentant plus responsables rendaient l’entreprise encore plus rentable », poursuit-il. si nous faisons confiance à une personne dans quoi que ce soit, sa première réaction consistera à être digne de ce respect. « C’est pourquoi, il ne faut pas hésiter à laisser la liberté aux salariés », complète Jacques Lecomte. Quant à la question de l’argent qui motive en général les salariés, il a une proposition originale. « Il existe deux formes de motivation : intrinsèque, la personne trouve de l’intérêt dans l’action en elle-même et l’extrinsèque, l’intérêt de la personne concerne le résultat obtenu à la suite de l’action (salaire, primes, avantages divers). La motivation intrinsèque est plus profonde et plus durable. » C’est pourquoi, Jacques Lecomte propose de garder un bon salaire au salarié mais de supprimer les primes à la performance car celles-ci instaurent un climat de tension au sein de l’équipe, n’augmentent que rarement la quantité de travail fourni et diminuent généralement sa qualité. En ce qui concerne le dirigeant d’une entreprise humaniste, il doit être un « leader serviteur ». « Il ne doit pas se positionner comme un chef autoritaire ni comme un leader charismatique qui entraîne les gens mais doit relier les meilleurs (même s’ils sont meilleurs que lui) afin de fournir une meilleure qualité du travail et de générer l’épanouissement de l’entreprise », affirme Jacques Lecomte. Pour finir, ce dirigeant devrait avoir une grande ambition d’action sur le monde, être un visionnaire autant sur le plan du développement de entreprise que sur le plan du respect environnemental. « Surtout aucune ambition de domination des humains », sourit Jacques Lecomte. ainsi, avec cette vision de l’entreprise humaniste, l’auteur bannit les idées reçues comme celle que l’on ne fait pas d’argent avec de bons sentiments ! « Faux ! », dit l’auteur, qui détruit ce cliché à l’aide d’exemples pertinents sur différentes entreprises.Dates & Events : ça cogite dur...47et8mars2016:BigdataParis2016(Paris, Palais des congrès de Paris, porte Maillot)Conférences et expositions se conjuguent pour ce congrès consacré au Big data. Placé sous le haut patronage du ministère de l’Economie, de l’industrie et du numérique, il s’annonce comme un laboratoire d’innovation et de dis- ruption, valorisant les acteurs les plus avant-gardistes au niveau international sur le sujet. www.bigdataparis.com4Du30au31mars2016:ForumLabo&BiotechàLyon (Cité Centre de Congrès)La première édition de Forum Labo & Biotech accueille plus de 150 entre- prises sur 2000 m2 de stands permettant aux professionnels de rencontrer les chercheurs, ingénieurs et scientifiques, acheteurs et décideurs... quels que soient leurs domaines d’activité (recherche académique, R&D, analyse et contrôle en agro-alimentaire, environnement, chimie, pharmacie, bio- technologies, santé, énergies...), des régions Rhône-Alpes, Auvergne, PACA et de la Suisse. Deux journées de conférences scientifiques majeures aussi : « La chromatographie de l’interdit : contrefaçons ; fraude ; dopage », « VERS LA BIOLOGIE 2.0 »...Mars 2016 49]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28sTraTéGIE & INNOVaTION NUMérIQUE Regard digital - Franck Gervais, directeur général de Voyages-sncf.com Entretien avec une figure clé de la transformation numérique« Le management n’est pas encore en phaseavec la transformation digitale »avec la meilleure audience des sites de e-commerce et une relation continuelle avec les start-up, Franck Gervais, DG de Voyages-sncf.com, a une bonne vision de l’écosystème et l’évolution du numérique en France. rencontre.A quels défis Sncf.com est-elle confrontée ? Notre challenge actuel est de rester leader en termes de fréquentation. Pour ce faire, il nous faut suivre quatre grandes orientations majeures : premièrement accorder une plus grande part au développement mobile, dont la croissance atteint les 35% par an. L’usager doit pouvoir ré- server un billet sur son smartphone en moins de 10 secondes, de manière fluide et directe. au- jourd’hui nous dévelop- pons des applications mobiles, que nous adap- tons ensuite au web. Deuxièmement il nous faut accélérer notre développe- ment à l’international et développer le marketing de la destination, avec en ligne de mire une propor- tion du Ca de 30% d’ici 2020. Troisièmement le client doit être perçu comme un « driver ». Banal de raisonner unique- ment selon ses besoins ? Pas tant que cela, quand on observe ces sociétés digi- tales pure players qui déve- loppent des produits très sophistiqués ne répondant pas forcément à un besoin immédiat. répondre en moins de deux heures sur les réseaux sociaux et en 24 heures pour les e-mails devient notre règle. Qua- trièmement le mot d’ordre est désormais la multimo- dalité. Nous vendons du train, mais aussi du bus, du bateau, de l’hôtel... Nous agrégeons de plus en plus de briques du voyage, jusqu’à devenir un vérita- ble partenaire de voyage qui aide à construire le contenu avec le client. Bien sûr nous le faisons avec des partenaires, aspi- rant à devenir le guichet50 Mars 2016A quand la vie en rose pour l’usager ?de collaborer avec l’exté- rieur sans être vraiment à même de savoir combien il pourra rapporter. a nous de développer notre technolo- gie en interne le plus vite possible, et de nous tenir informés et de lier des par- tenariats pour ce qui ne touche pas directement notre cœur de métier, comme nous l’avons fait avec Le Pot Commun. Il était compliqué pour une personne de prendre des billets au guichet pour un groupe de 30 personnes, d’abord d’avancer l’argent mais aussi de réaliser des modifications ou annula- tions. Cette start-up avait développé une brique de paiement, et au bout de six semaines de travail collec- tif, nous avons adopté leur solution.Comment décririez-vous votre process d’innovation ? Nous avons défini trois sources d’inspiration : le client, qui nous fait des suggestions au travers de la multitude d’enquêtes que nous lui faisons parvenir.de monter un projet pour y répondre.Comment concrétisez- vous les idées ? Nous comptons en tout une trentaine de personnes liées à l’innovation, avec l’équipe principale et lesavons développé en un temps record rogerVoice, qui fait une retranscription en direct. Il nous faut aller vite, particulièrement dans le tourisme, où les acteurs sont nombreux, les consommateurs connectés et très à l’écoute des nou-des data. Tout ce qui peut aider les clients à être mieux renseignés, sur les horaires en temps réel par exemple, est bon à adopter. La réforme qui est en cours porte sur une plus grande transparence et accroît la confiance. Et pouvoir met- tre en place des labels est positif. Mais il manque quelques éléments pour que la situation soit vrai- ment fertile. Premièrement les Français se placent en- core trop souvent dans la situation d’une technologie de rupture développée dans un garage. Il faut ac- croître la dose de clients dans le process d’innova- tion dans tous les lieux où elle est développée, comme les incubateurs, pé- pinières... Deuxièmement le volet management ne suit pas vraiment la trans- formation digitale dans les organisations, qui de ce fait travaillent mal avec les start-up. Le manager mo- derne doit plus ressembler à un coach, encourageant l’agilité. Il sera capable d’impulser des projets etQuels sont les risquesLors des reverse pitchs nous exprimons notre besoin précis et des start-up disent si elles sont intéressées de monter un projet pour y répondreLes solutions de mobilité récemment apparues, comme le covoiturage, sont une nouvelle concur- rence. Les transports par bus montent en puissance. Il nous faut montrer que le train n’est pas cher, garder les yeux sur l’expérience client, faire en sorte que la marque ne soit pas seule- ment transactionnelle, mais aimée. Le plus grand risque reste en revanche la cybercriminalité. Nous y travaillons tous les jours.que court Sncf.com ?par lequel il passe.Notre régie vise à mettre en place la publicité des of- fices de tourisme. Des packages pour faire venir les clients sont proposés. Mais l’audience n’est pas monétisée.Matthieu CamozziMais aussi les collabora- teurs, qui s’expriment non plus dans des Hackathons mais des Markathons, d’où émergent des innovations en termes de marketing et de marque. Enfin nous at- tendons beaucoup de l’écosystème de start-up. Nous sommes allés écouter les pitchs chez Numa ré- cemment, mais nous parti- cipons aussi à des reverse pitchs en partenariat avec Microsoft, où nous expri- mons notre besoin précis pour des start-up qui se dé- clarent ou non intéresséesrelais dans les business units. Nous généralisons les tests clients avant l’adoption dans l’architec- ture technique. Toujours plus tôt dans le process, nous mesurons les avis et tenons compte des recom- mandations. Notre nou- velle home page avait été au préalable testée par 300000 clients puis modi- fiée. Cette organisation est une nécessité. En collabo- ration avec un startupper malentendant, qui pouvait tchatter avec le service client mais pas plus, nousveautés. La digitalisation rebat constamment les cartes.Le contexte est-il favorable aux start-up en France ?C’est indéniable. Elles peuvent compter sur de jeunes diplômés ingénieurs talentueux et des acteurs fi- nanciers toujours plus nombreux et profession- nels. Le volet règlemen- taire devient aussi encourageant. La nouvelle loi numérique va dans le bon sens avec l’ouvertureCommen.vous votre audiencet monétisez-colossale ?arotseN-er©Alexand]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28sTraTéGIE & INNOVaTION NUMérIQUE Décryptage - L’impact économique du streaming sur la musique en ligne L'occasion pour EcoRéseau Business d'expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation NumériqueBoîte à musique, boîte de Pandore ?srentré dans les mœurs de M. Tout-le-monde, le streaming redistribue les cartes du secteur et pose inlassablement la question de la répartition des revenus sur la globalité de la chaîne de valeur. Enquête.uède : 1-France : 0 ! font faillite, se reposition- Pour changer, les nent vers le BtoB, ou su- grands blonds aux bissent une fusac ou unebarbes de hipsters rempor- absorption, à l’image detent une nouvelle victoire face à nous, porteurs de béret, la baguette sous le bras. Cette fois-ci, il ne sera pas question d’agilité économique ou fiscale. En- core moins de modèle édu- catif. Il sera question de musique. Mais rassurez- vous, pas d’Eurovision. Car le pays de Zlatan – désolé pour tous les autres – a su redynamiser le sec- teur de la musique via le streaming, avec un gain de croissance au global et une contribution intéressante des nouveaux entrants aux revenus de la filière. avec en cerise sur le gâteau, une population entière qui se convertit à la musique connectée. Ce faisant, le virage du streaming peut apporter son lot de bonnes surprises : nouvelle façon de créer de la richesse dans un secteur qui souffre struc- turellement et amélioration de l’offre et du service pour l’utilisateur final. reste l’éternelle question de tout jeune secteur : corne d’abondance ou nou- veau mirage numérique ? EcoRéseau Business vous en propose un décryptage et passe au crible les der- nières tendances.La musique en ligne gagne en qualité : les voisins sont ravis !la récente proposition de Pandora au sujet de Rdio ou encore du rachat de Beetfy par Apple. Ces exemples témoignent de la difficulté du secteur à pro- poser de la musique de fa- çon pérenne », poursuit xavier Filliol. Face à cette concurrence serrée, les ac- teurs de la musique en ligne n’ont pas d’autre choix que d’innover. « Plu- sieurs tendances se déga- gent en matière d’innova- tion. Certains acteurs comme Deezer ou Spotify procèdent à des Hackha- tons ou des meet-up pour mobiliser la créativité du personnel. Mais la re- cherche de nouveautés passe aussi par une exter- nalisation de l’innovation, en développant les rela- tions BtoB avec des start- up, de fait, plus agiles », note le président du GEsTE. autrement dit, il se dessine un écosystème où les start-up qui se créent, happées par les leaders du secteur, n’optent plus pour le BtoC. Cette tendance réduit dès lors leur ambi- tion disruptive sur le mar- ché comme peau de cha- grin, dans un contexte où la cherté des droits sur les contenus légitime ce posi- tionnement. En dépit des FrenchTech, BPI ou Cap Digital, l’Observatoire de la musique souligne d’ail- leurs dans sa dernière étude que la filière ne bénéficie que trop peu d’investisse- ments – en particulier d’or- dre privé –, et milite pour cette complémentarité fi- nancière. Un fait qui ex- plique le renoncement de Deezer à être cotée, ainsi que le questionnement au- réolant perpétuellement le secteur quant à son ave- nir.SABLESMOUVANTS 2.0sortez les mouchoirs. La musique va mal en France. selon les chiffres de la sNEP, le secteur accuse une baisse de -6% sur le dernier semestre, pour un chiffre estimé à 207 mil- lions d’euros. Dans ce gâ- teau, la répartition des parts est encore en faveur des ventes physiques (57%). Mais les achats en dur re- culent toujours tandis que la musique en ligne pro- gresse. L’avenir, comme dans de nombreux secteurs,se trouve donc du côté du dématérialisé. Mais le des- tin économique de la mu- sique n’est pas beaucoup plus harmonieux chez la petite sœur numérique. Le secteur de la musique sur Internet est égalementou amazon, se sont der- nièrement positionnés sur le marché en créant leur propre plateforme face aux payantes telles que sony Music, Napster, Qobuz, etc., aux gratuites (You- Tube, Dailymotion...), etreux. aujourd’hui, l’entre- prise a stratégiquement opéré une levée de fonds par nécessité pour contrer les nouveaux entrants tels qu’apple – depuis juin 2015 – ou encore Tidal dont les business modelsest mis en faillite... « Les dernières actualités de la musique en ligne posent la question de la viabilité du modèle économique de ces plateformes, qu’elles soient payantes ou spon- sorisées par la publicité »,On assiste à un basculement du téléchargement vers l’écoute en streaming. De distributeurs de musique, les acteurs deviennent des médias diffuseurs52 Mars 2016DIFFICILE MILIEU POUR L’INNOVATION DISRUPTIVE« On observe un mouve- ment de concentration qui s’accélère. Les entreprisesconcurrentiel et subit en tant que jeune secteur des changements rapides. L’hé- térogénéité des acteurs et leurs ambitions empêchent toute visibilité sur ce qu’il adviendra de la musique en ligne dans quelques an- nées. Des majors telles que Universal, Warner Music, etc., ou certains des “Ga- Fas” à l’image d’appleaux mixtes qui reposent sur un modèle freemium /premium : Deezer, spotify ou soundCloud. Dans cette jungle, des acteurs pourtant établis de longue date souf- frent ou ne concrétisent pas le développement es- péré. Il y a à peine trois ans, spotify développait son offre de 15 à 55 pays et coulait des jours heu-reposent uniquement sur des abonnements payants. De même, Deezer a dû re- noncer à son introduction boursière, signe d’un manque de confiance et d’une méconnaissance des investisseurs au sujet du streaming musical. Enfin, le qualitatif Qobuz a lui subi un redressement ju- diciaire tandis que rdioanalyse xavier Filliol, en- trepreneur (MP3.fr et Mu- sic Wave), président du GEsTE (éditeurs de ser- vices en ligne).]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[n°28www.ecoreseau.frDécryptage - L’impact économique du streaming sur la musique en ligne sTraTéGIE & INNOVaTION NUMérIQUEPERCÉE DU STREAMING, DE LA VIDÉO ET RETOUR AUX BASIQUESMais la tendance qui touche la musique en ligne demeure le basculement des activités de téléchar- gement vers l’écoute de la musique en streaming. Le rôle des acteurs évolue. Et s’opère un glissement d’une logique de distribu- tion de la musique vers une autre de diffusion en tant que média. « Cet aban- don du modèle de distri- bution vers le média va reconditionner les règles du secteur de la musique en ligne », remarque xa- vier Filliol. au dernier se- mestre, l’étude de l’Ob- servatoire de la musique chiffre les parts de marchés du téléchargement et de la téléphonie mobile à res-nouveaux horizons : La VoD, le live et la vidéo sont ainsi en plein essor. D’autant que l’accès à la musique est protéiforme : linéaire (radio), semi-in- teractif, à la demande (pod- cast, streaming, VoD, live),(pour le téléchargement) à travers le cloud autorise de croiser les contenus aux droits hétérogènes. Ainsi, l’une des forces de Qobuz est de proposer un label ou un artiste inédit parce qu’elle est aussi une pla-sont un temps, semble-t- il, accoutumées à la mé- diocrité. Certains opéra- teurs ont ainsi misé gros sur la qualité du son : entre autres, Qobuz. « Lorsque l’on passe de l’analogique au numérique, le son estle mobile dépasse tout autre type de support dès lors que le particulier souscrit à une offre en ligne. Par ailleurs, selon la dernière étude de l’Observatoire de la musique, le dernier tri- mestre met en lumière unthorique ne sera plus la conquête de parts de mar- ché mais la part d’attention de l’auditeur, quel que soit l’ensemble des terminaux analogiques comme numé- riques utilisés (Observa- toire de la musique, pre- mier semestre 2015).Les acteurs de l’offre se différencient par leur moyen d’accès à la musique : linéaire (radio), semi-interactif ou à laOBJECTIVERLA VALEURDU PARTAGEDES REVENUSDE LA MUSIQUEDes doutes persistent quant à l’avenir de la musique en ligne. Le rapport Les- cure de 2013 soulignait déjà que ce secteur souffrait et nécessitait un effort légal pour objectiver le partage de la valeur. réguler les relations économiques pas- serait notamment par un effort de transparence sur le sponsoring des sites qui proposent des abonnements gratuits. Les yeux sont éga- lement rivés sur les géants que sont YouTube et Goo- gle, ainsi que les plate- formes de distribution qui ne doivent pas seulement être considérées comme des prestataires techniques mais aussi comme des mé- dias soumis aux mêmes obligations de partage de revenus au profits des ayant-droits. Pour lutter contre cet effet aspirateur de la valeur économique du streaming, un accord historique pour la filière de la musique a été signé fin septembre 2015 entre les professionnels du sec- teur, en vue d’un dévelop- pement équitable. artistes, producteurs et plateformes s’engagent donc aux côtés des pouvoirs publics pour un développement équili- bré, en ajustant la réparti- tion des revenus. Les pro- ducteurs s’engagent ainsi à partager la totalité des revenus reçus des services de musique en ligne avecL’avenir du streaming : le live sans l’odeur de sueurpectivement 30 et 4% des parts totales. Le streaming représente ainsi 59 millions d’euros et enregistre une progression de 65% des revenus issus des abonne- ments, conservant le lead avec ses 65% de parts de marché. Les fameux spo- tify et Deezer ont d’ailleurs supprimé le téléchargement de leur site. « Cette ten- dance qui pousse les pro- fessionnels de la musique en ligne à devenir médias les amène à explorer dequi vogue entre la radio et les préférences du mélo- mane qui écoute sur la pla- teforme dédiée. Mais tous ne prennent pas ce virage radical. a l’image de l’offre combinée du français Qo- buz : « “streaming + télé- chargement” fait disparai- tre la frontière telle qu’elle est vue actuellement entre les sites de téléchargement et les services de streaming. La notion de “droits d’ac- cès” temporaires (pour le streaming) ou permanentsécouté au moins une fois de la musique sur une pla- teforme de streaming. Ce marché en devenir pousse dès lors les acteurs à se diversifier et à monter en gamme. Ce faisant, la qua- lité aussi est de retour. Fini le temps du MiniDisc – vous en souvenez-vous ? – où vous compressiez plu- sieurs fois le format pour obtenir un son mono tel- lement mauvais que vous ne perceviez plus les basses... Nos oreilles seLA MUSIQUE ÇA S’ÉCOUTE AVECLES YEUX ?L’avenir de la musique n’est pas juste dans l’audio. Il est aussi dans le visuel. songez aux petits jeunes de votre famille qui vous font « regarder de la mu- sique » ! Ce qui explique pourquoi l’ordinateur et le téléphone mobile restent les supports les plus en vogue. Et, logique de ren- tabilité après achat oblige,tels que YouTube qui pro- posent désormais musique, films, documentaires ? a ce sujet, certains profes- sionnels du streaming hé- sitent à passer le pas en proposant de l’entertain- ment en sus de la musique pour diversifier l’offre et garder captifs une partie de leurs abonnés tentés de partir vers d’autres hori- zons. L’Observatoire sou- ligne que face à ces enjeux l’atout clé pour se démar- quer dans cette offre plé-tres me-si bien que les acteurs de la musique en ligne se dif- férencient aussi par leur moyen d’accès. Ce passage de la propriété à l’accès n’est pas neutre d’un point de vue utilisateur », ex- plique xavier Filliol. De nouvelles start-up émergent dans cette niche, des “smart radios” par exemple, et proposent un algorithmedemande (podcast, streaming, VoD, live)teforme de téléchargement à l’acte », explique Mal- colm Ouzeri, marketing manager. Outre l’ajuste- ment du modèle écono- mique, le streaming recèle un potentiel encore non exploité. selon le récent Web Observatoire de Mé- diametrie, 42% des inter- nautes en France au troi- sième trimestre 2015 ontcompressé avec une plus ou moins grande précision. Le MP3 en termes de for- mat fait perdre de la pro- fondeur et du détail. Chez Qobuz, nous proposons une fréquence d’échantillon- nage de très bonne qualité en Hi-Res 24-bit, une mu- sique étant en général for- matée en 16-bit », détaille le manager chez Qobuz.engouement certain pour la TV connectée au regard de la mise à jour des sites opérée en particulier pour les contenus vidéos. Face à ce constat, se pose la question, malgré cette mul- titude de supports, des ser- vices qui n’offrent que de la musique en ligne à leur abonnés. Pourront-ils sur- vivre face à des acteursles artistes. D’au. sures abondent dans le même sens vers une meil- leure protection de la source artistique et de ses représentants, afin de ga- rantir une richesse cultu- relle sans pour autant plom- ber l’activité numérique. affaire à suivre.Geoffroy FrameryMars 2016 53]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28sTraTéGIE & INNOVaTION NUMérIQUE Haute résolution - Exploration du « web profond » Focus sur un sujet high tech dans l'air du tempsadopteungangster.comN DeepWeb,Darknet,Blackmarket,autantdetermesquidésignentunInternetbisetsesmécanismesàl’œuvre.aïfs ! Nous l’aurions Quels risques pour les entreprises ? les places de marché sur des majuscule et minuscule, etc. été si nous avions volumes colossaux : le Big Et en parallèle, mettre à jour candidement réduit data lie des bases de données et la sécurité de tous les OS uti-Internet à l’ensemble de ses multiplie les possibilités d’ou- lisés », complète le dirigeantinteractions dans ses pendants vertueux et légaux. Le Web, dans ce qu’il a de visible, re- présenterait selon les différentes études menées entre 25 et 30% de son intégralité. Quid des autres 70-75% ? Cet envers du décor numérique mondial serait qualifié de Deep Web qui conceptualiserait, derrière l’anglicisme, la totalité « des pages qui refusent l’indexation des moteurs de recherche et les pages non comprises en raison du format des données », délimite Jérôme Granger, responsable de la communi- cation chez G Data France. Mais les frontières ne sont pas étanches. Nous aurions tort de croire que le Web indexé n’est pas illégal – les exemples sont légions – mais surtout de circonscrire le Deep Web à la dématérialisation de plateforme mafieuses ou illégales. analyse du risque.verture et de faille. De plus en plus de données abondent le Blackmarket, facilitent le travail des attaquants, le tout à un prix modique en raison du volume », explique Jérôme Granger. Comptez en effet quelques dizaines d’euros pour des banques de données ban- caires ou personnelles, 1150 euros pour une carte d’identité française sur Onion Identity services ou encore 600 euros pour un Walther PPK neuf – oui, celui de James Bond –, d’après la dernière étude 2016 de G Data. En définitive, le Deep Web serait davantage un tunnel d’initiés qui rend l’anonymat aux personnes, où tout est à disposition pour ceux qui désirent diversifier leur activités illégales dans le numérique ou simplement communiquer sans être sur- veillés.de Kaspersky. a ce sujet, l’agence nationale de la sé- curité des systèmes d’infor- mations (aNssI) a récem- ment souligné que ces bonnes pratiques d’hygiène informa- tique n’étaient pas systéma- tiques, alors qu’elles relèvent du bon sens. Mais rassurez- vous. si l’adage veut que le voleur soit toujours en avance sur le policier, ce dernier a aussi mis du plomb dans la cervelle de quelques start-up qui se spécialisent dans la ré- cupération d’informations en eaux troubles. Tout comme les gouvernements surveillent de plus en plus ce Web pro- fond avec un regain de volonté actuel en matière de sécu- rité...PROFITER DE LA PUISSANCE DE L’INTERNET SOUS COUVERT D’ANONYMATUn endroit de la Toile où les épisodes des Bisounours ne pourront pas être téléchargés...UN DANGER POUR LES ENTREPRISES ?« Ce n’est pas un risque direct pour les entreprises, même si elles sont visées par ces don- nées collectées sur le Deep Web », précise Tanguy de Co- atpont, directeur général de Kaspersky Lab France et afrique du Nord. Plusieurs mesures peuvent toutefois amoindrir le risque de piratage de données comme celle, para un autre échelon de l’en- treprise, les rssI veillent au grain sur ce sujet. « La veille stratégique du Deep Web per- met une photographie des échanges de vulnérabilité. Les entreprises, en tant que po- tentielles victimes, surveillent ce qu’il s’y passe pour no- tamment détecter les signaux faibles annonciateurs de nou- velles malversations », ex- plique Tanguy de Coatpont. reste que le Blackmarket ou le Darknet restent très cloi- sonnés et segmentés tout en reposant sur un système où il faut montrer patte blanche et payer en bitcoins. si des pla- teformes sont plus accessibles que d’autres, certaines néces- sitent un système de cooptation ou un quota de transactions qui atteste de son implication sur le Darknet pour accéder à de nouveaux services ou produits. Nostalgiques des fo- rums Caramail ?... L’un des chantiers de répression serait d’ailleurs de réussir à juguler le Blackmarket en rendant la conversion des bitcoins beau- coup plus difficile ou du moinsLe Deep Web sert aux gou- vernements, aux scientifiques, etc., pour mener des discus- sions secrètes et cryptées. au- trement dit, le Deep Web serait en quelque sorte un intranet plus étendu. D’autant que les aficionados de la liberté d’ex- pression usent de ce recours numérique pour échanger, re- vendiquer et partager. ainsi, y retrouve-t-on des activistes chinois, russes ou encore sy- riens, des lanceurs d’alerte tels que snowden, des militaires et des professionnels de l’in- formation et de la sécurité, des journalistes recueillant des interviews que l’on ne retrouve nulle part ailleurs, des hackers, des citoyens lambda et bien sûr des criminels. Cela dit, les frontières sont poreuses entre le clair et l’obscur. L’obscur servant parfois utilement le54 Mars 2016clair. « Tor », interface la plus connue pour accéder au Deep Web, fut développée à l’origine par la marine américaine avant d’être reprise à d’autres fins. De même que le « Darknet » fut à ses origines une plate- forme de libre échange créée par des dissidents chinois. Le Deep Web serait donc un mil- lefeuille. Ce dernier serait la base du Darknet où réseaux mafieux et crime organisé or- ganiseraient le Blackmarket, attisant tous les fantasmes avec notamment la « silkroad », cette « route de la soie » dés- ormais fermée par le FBI, la vente d’armes, des plateformes pour recruter un tueur à gage et celles proposant du contenu pédopornographique.sique : les médias ont vite taillé une réputation à silkroad en le surnommant le « e-bay de la drogue » bien que son business model repose sur des prix fixes, lui donnant davan- tage des allures d’amazon deEt à l’image de l’essor du e- commerce, ce Blackmarket a pris de l’ampleur depuis l’essor de la Data, nos mœurs et modes de vies numériques ayant contribué à alimenter considérablement ce marchéLe Deep Web, un espace de liberté entre initiés où se retrouvent activistes, lanceurs d’alertes, gouvernements, scientifiques et bien sûr malfrats....Dans les modes opératoires, les similitudes sont nombreuses entre Deep Web et Web clas-la « défonce ». Les Market- places fonctionnent à l’iden- tique et un saV vous permet de contester ou d’obtenir une aide sur un produit et/ou ser- vice. Des services supplémen- taires permettent aussi un suivi de la livraison et de profiter d’attentions en mode premium.noir. « L’un des principaux exemple, de sécuriser chacun éléments de ce marché ? C’est des supports électroniques. la donnée volée aux entreprises « L’autre brique qui importe et aux particuliers : e-mail, consiste à sensibiliser le per- login, mots de passe, coor- sonnel sur le risque encouru données postales, numéros de en lui apprenant notamment cartes bancaires, de téléphone. comment créer un mot de L’ensemble de ces données passe plus complexe avec se retrouve sur les forums et chiffres, symboles, lettres ensurveillée. Vaste chantier.Geoffroy Framery]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[n°28www.ecoreseau.frHaute résolution - Les notes de frais concernées sTraTéGIE & INNOVaTION NUMérIQUE LDéplacements professionnels plus sereinsLa démat’ des notes de frais offre de nombreux avantages, générant des économies pour l’entreprise et augmentant la satisfaction des salariés, plus vite remboursés. Explications.a dématérialisation de dépense important pour émis sur papier, et peuvent est un sujet qui ma- les entreprises, rappelle être sales, chiffonnés, un ture dans les entre- Emmanuel Vergé, directeur peu effacés... De plus, s’ilsprises. après les solutions marketing France chez comportent tous plus oude GED, d’achat, de fac- turation, etc., c’est au tour des notes de frais d’être mises sur le devant de la scène. Le principe de leur dématérialisation est simi- laire aux autres : digitaliser l’ensemble du processus de gestion, c’est-à-dire l’élaboration, l’autorisation, la chaîne de traitement comptable, la mise en paie- ment... La bonne nouvelle est que le secteur est déjà bien actif. « L’offre dispo- nible est large et variée, avec certaines solutions adaptées aux PME, d’au- tres aux grands groupes, d’autres encore tournées vers les voyages qui em- barquent les agences de voyage... De quoi trouver chaussure à son pied », décrit Vincent Porcel, di- recteur marketing et res- ponsable de la solution note de frais chez Lucca. De plus, les solutions sont de plus en plus en mode saas, avec les avantages que cela comporte : facilité et rapi- dité d’installation, utilisa- tion possible en mobilité, facturation à l’usage...Concur, l’un des leaders du secteur. C’est un sujet complexe à gérer, qui de plus a une forte résonnance auprès des employés. » Qui plus est, les conséquences d’une mauvaise gestion ou d’erreurs peuvent être graves, allant jusqu’à des accusations potentielles de fraude. Les notes de frais sont très encadrées, régies par beaucoup de règles spé- cifiques, et l’Urssaf y prête particulièrement attention. Et pourtant, souvent, le processus a bien besoin d’optimisation. D’après des études récentes*, chaque note de frais relative à un déplacement professionnel avec hébergement demande un temps de traitement moyen de 20 minutes (plus, une fois sur cinq, 18 mi- nutes de correction des er- reurs). Et, découragés par la complexité du système, 11% des Français ne de- mandent pas le rembour- sement de leurs notes, lais- sant sur la table près de 600 millions d’euros par an.moins les mêmes informa- tions, il n’existe aucun stan- dard de formatage pour en faciliter l’extraction et le traitement.UN VRAI BESOINCOMPLEXE PAR NATURELa diversité des reçus est le premier problème. Les justificatifs sont souvent50, voire 70% de temps de traitement en moins, et un processus que l’on peut désormais analyser et optimiserMais le gain peut-être le plus important – bien que non quantifiable – est la satisfaction des salariés. « Ces outils permettent un traitement au fil de l’eau des notes de frais, plutôt que la session mensuelle jusque-là de rigueur », sou- ligne Emmanuel Vergé. Du coup, un salarié y consacre quelques minutes de temps en temps, avec des outils modernes qu’il maîtrise, et surtout voit son argent re- venir plus vite. « Dans cer-Une bonne nouvelle, car l’enjeu est de taille. « Les notes de frais sont un postesolutions intègrent direc- tement les reçus électro- niques émis par certains services (Uber, taxis, hô- tels...). Pour un reçu papier, le salarié le prend en photo avec son smartphone. Les informations sont extraites, avec un mélange de recon- naissance de caractères et de contrôle manuel, et la note de frais est générée, avec la photo en document lié. En quelques minutes, le salarié y saisit les infor- mations nécessaires, comme le cadre dans lequel il a engagé la dépense. « La saisie grâce à un logiciel permet de simplifier lesgain de temps précieux pour le salarié (et donc pour l’entreprise).Les avantages ne s’arrêtent pas là. La dématérialisation, avec ses avantages (rapidité de transmission des docu- ments, traçabilité, archi- vage...) impacte toute la chaîne de gestion : valida- tion, traitement comptable, établissement du rembour- sement... « On peut éco- nomiser jusqu’à 50, voire 70% du temps de traite- ment », estime Gilles Bo- bichon, directeur d’activité de Notilus, éditeur de so- lutions de dématérialisation de notes de frais. Un logi-rents selon les contextes, les problèmes de change... », continue Gilles Bobichon. De même pour le plafonnement des rem- boursements, l’établisse- ment des états comptables, voire des virements sEPa pour la comptabilité.JuridiqueLe papier n’est pas éliminéSi elles sont strictement réglementées sur certains sujets, les notes de frais sont juridiquement beaucoup moins bien définies que les factures. Ainsi, légalement, les fichiers numériques ne sont pas des originaux, et une évolution n’est pas encore à l’ordre du jour. Il faut donc garder les exemplaires papiers en cas d’inspection. « Nous recommandons aux salariés d’envoyer les documents à la comptabilité en les regroupant dans une enveloppe, et d’indiquer sur celle-ci le numéro attribué à la note de frais », explique Vincent Porcel, directeur marketing et responsable de la solution note de frais chez Lucca. Certaines solutions offrent de les prendre en charge : « en service optionnel, nous proposons le stockage des documents papiers dans un centre de traitement et vérifions le scan du justificatif ainsi que le bon report des informations », décrit Emmanuel Vergé, directeur marketing France chez Concur. Mais d’une façon ou d’une autre, le papier est encore là pour quelques années.tions oùCe dernier est lui-même loin d’être simple : par exemple, ne serait-ce que pour un repas (ils consti- tuent la majorité des notes de frais), le vin et la nour- riture ne sont pas soumis au même taux de TVa. Et pour traiter le tout, les en- treprises utilisent des fi- chiers Excel, des formu- laires (papier) à remplir, un processus de validation et de calcul qui se déroule en une fois en fin de mois (voire une fois par an), avec toujours des pro- blèmes de justificatifs man- quants ou illisibles... Bref, c’est fastidieux, découra- geant et chronophage.Les notes de frais papier ont tendance parfois à miraculeusement disparaître avant d’êtreFLUIDIFICATION ET SIMPLIFICATIONLa dématérialisation du processus change considé- rablement la donne. Desopérations : les calculs sont automatisés, par exem- ple pour les frais kilomé- triques – via notre appli- cation mobile, il est même possible d’utiliser ses don- nées GPS pour calculer ses frais liés à un déplace- ment », souligne Vincent Porcel. C’est – déjà – unciel permet d’implémenter et de modifier aisément des règles et des calculs spéci- fiques. « On peut régler des choses très avancées, selon que le déplacement se fait dans des pays diffé- rents, avec des logiques d’indemnisation différentes, des remboursements diffé-prise. « De fait, nous ren- dons dynamique un pro- cessus qui est aujourd’hui surtout administratif, en le rendant utile et analysa- ble », résume Gilles Bobi- chon.TOUT LE MONDE Y GAGNEQui plus est, disposer de toutes les données affé- rentes aux notes de frais sous forme numérique fa- cilite leur analyse et partant l’optimisation de ce qui reste un poste important de dépense pour l’entre-taines administra. nous avons travaillé, le dé- lai de remboursement est passé de plus de trois mois à 15 jours », continue Em- manuel Vergé. autant dire que la motivation pour ap- privoiser le nouvel outil est en général forte, et le taux d’adhésion élevé.* études menées en 2015 respective- ment par HRS et la fondation GTBA et par Unit4.Jean-Marie BenoistMars 2016 55]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28sTraTéGIE & INNOVaTION NUMérIQUE Business Story - La digitalisation du PMURetour sur l'histoire d'une entreprise française que les innovations portent vers les marchés internationauxNouveau cheval de batailleD Le monde du pari hippique va mal en France. Pourtant, le PMU, qui participe au Printemps de l’Optimisme, opère un beau virage. Explications.es odeurs de gi- d’implantation. ainsi, 2016 pour relancer l’activité. étrangers qui reversent en- tane mélangées à augure-t-elle d’une inver- stratégiquement, l’entre- suite des royalties au grou- celle de la suze. sion de la courbe des ré- prise a ainsi misé sur les pement français. « LaUne ambiance qui alterne sultats pour le PMU. paris sportifs et le poker croissance à l’internationalentre le bouillonnant et le pépère. Des cris étouffés de déception qui parfois font place à l’exultation d’un pari gagné. Un sol maculé de tickets perdants qui mène jusqu’à une pou- belle qui en vomit. C’était peu ou prou l’idée que l’on se faisait du PMU dont la pratique, en opposition au bookmaking, remonte au xIxème siècle. L’entreprise qui promeut, commercia- lise et traite les paris est créée en 1954. Le PMU devient un Groupement d’intérêt économique (GIE) en 1983, regroupant les so- ciétés de courses. au- jourd’hui, ce dernier reste l’opérateur européen, lea- der dans le pari mutuel hippique qui occupe la deuxième place au rang mondial. surtout, le PMU a aujourd’hui fait peau neuve. Les joueurs du PsG, les volleyeuses et les hand- balleurs de Paris étant de- venus ses égéries. Les rades aussi ne sont plus les mêmes, laissant doucement leur place à des sites en- tièrement digitalisés ou à des corners segmentés se- lon une nouvelle typologie« L’activité de paris souffre dès 2010. aujourd’hui, les est à deux chiffres. En cinq conjoncturellement de la deux activités représentent ans, nous sommes parvenus crise. Ce n’est pas un type environ 10% du Ca global. à être présents dans 35 de consommation qui est L’ouverture du marché pays et à dégager 800 mil- au cœur des ménages. Cela sonne aussi la mise en lions de CA, soit 10% duplace du plan PMU 2020. « Ce plan d’action consiste en une accélération du di- gital, une internationali- sation et une remise au goût du jour des points de vente. Nous voulions sur- prendre. Grâce à ces dif- férents efforts, nous sommes devenus deuxième opérateur français pour le poker en ligne et troisième pour les paris sportifs. » L’ouverture à l’internatio- nal a également été permise par la dématérialisation des paris. rappelons que le PMU appartient aux so- ciétés de courses et possède donc la capacité de vendre les courses hippiques et les paris qui leurs sont liés via des accords BtoB si- gnés avec des opérateursUne moyenne d’âge qui rajeunit de dix ans et des espaces connectés. Le PMU n’arbore plus l’image qu’on en avaitaffecte bien sûr nos points de ventes. Depuis 2012, les résultats sont moins bons mais la baisse a ra- lenti en 2015 et 2016 part sur les bons rails », ex- plique xavier Hürstel, di- recteur général de PMU. retour sur les changements annonciateurs d’un sursaut pour l’entreprise historique.CA annuel. Cela nous a été permis grâce à la ré- putation et la qualité des courses, une réglementa- tion sérieuse des disciplines telles que le trot et le galop et des courses qui se dé- roulent toute la journée. Sans oublier une culture différente du pari mutuel qui séduit sur le monde du pari à l’étranger, reposant souvent sur le modèle du bookmaking à taux fixe », analyse le directeur géné- ral.DIVERSIFICATION DE L’ACTIVITÉ ET CONQUÊTE DE L’INTERNATIONAL Le virage du numérique débute en 2010 et le groupe modifie son business model en préparant l’ouverture des jeux sur Internet. Cette décision s’accompagne de la diversification du cœur de métier, autre fer de lanceCURE DE JOUVENCE CONNECTÉE« L’essentiel fut de sensi- biliser l’ensemble de l’en- treprise, de présenter les nouvelles législations comme une opportunité etUne modernisation au galop?56 Mars 2016]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[n°28www.ecoreseau.frBusiness Story - La digitalisation du PMU sTraTéGIE & INNOVaTION NUMérIQUEnon comme une limite, comme l’ouverture du mar- ché du digital avec la loi relative aux jeux en ligne en 2010. » singeant les start-up, le siège a mis en place un plateau pour plan- cher sur l’implémentation de la digitalisation dans chaque rouage de l’entre- prise. De nouveaux profilset que les gains sont em- pochés une minute après sa fin. L’activité de chaque point physique est relayée en temps réel. Les données joueurs sont également blindées, tout comme les transactions via 3D secure. Ces différents chantiers et cette évolution du business model contribuent à mo- difier l’image du PMU si bien que la clientèle sur Internet est plus jeune de dix années que celle des points de vente physiques et concentre la moitié de son activité grâce à son offre mobile (smartphones et tablettes). Cette com- munauté de parieurs compte 800000 membres connectés, pour une moyenne de 39 ans et une mise moyenne de 11 euros, la même que les homo- logues des points de vente en dur.veloppé trois concept : PMU Passion pour les tur- fistes confirmés qui inclue une chaîne TV dédiée et des données statistiques à l’appui, PMU Happy qui possède un look différent et qui s’installe davantage dans des établissements de type brasserie qui ne souhaitent pas avoir des parieurs toute la journée, et enfin PMU Express qui s’installe dans les zones de transit et permet de pa- rier dans une maison de la presse ou un établisse- ment situé dans une gare par exemple », décline le dirigeant. L’entreprise a également choisi de de- venir bailleur pour déve- lopper des endroits inno- vants et entièrement dédiés à la prise de paris de courses hippiques. Une quinzaine de ces points ont aujourd’hui vu le jour, dans chacune des grandes villes de France. En outre, « au- cune entreprise dans le re- tail n’a opéré un relooking d’un réseau de 12800 points en deux ans. Notre force de vente en dur reste une priorité, d’autant que les courses représentent encoreDématique® & GouvernanceparJean-Marc RietschExpert international en dématique, président du Digital Information Institute ou D2IDIGITALISATION DU RÉSEAU PHYSIQUE ET « RELOOKING » En parallèle, l’effort de « relookage » des 12800 points de vente s’est ac- compagné d’une segmen- tation des places de parisl’UE, les textes finaux seront formel- lement adoptés par le Parlement euro- péen et le Conseil très prochainement pour une mise en application deux ans plus tard.Stratégiquement l’entreprise a misé dès 2010 sur les paris sportifs et le poker,Cette nouvelle législation actualise et remplace les règles actuellement en vi- gueur en matière de protection des données, mais surtout imposent les mêmes droits sur le sujet dans l’en- semble de l’UE, indépendamment du lieu où les données sont traitées.La réforme a ainsi pour ambition de permettre aux individus de reprendre le contrôle de leurs données person- nelles et aussi d’avoir toute confiance dans les services auxquels ils fournis- sent ces données.• un guichet unique, une seule autorité de contrôle ;• l’application des règles européennes sur le sol européen imposant aux en- treprises établies hors d’Europe à se conformer à la réglementation euro- péenne pour pouvoir offrir leurs ser- vices dans l’UE ;Nouveau règlement européen : données personnellesla protection des données dans suite à l’accord politique inter- venu le 15 décembre 2015 surdélais, les violations de données graves, afin que les utilisateurs puis- sent prendre les mesures appropriées. Côté entreprise, dans la mesure où le règlement établit un corpus unique de règles pour toute l’UE, il sera donc plus simple et moins coûteux d'exercer leurs activités dans l’UE avec en par- ticulier :qui représentent 10% du CA global• une approche fondée sur les risques plutôt qu'une approche uni- forme inadaptée aux situations parti- culières, avec des règles sur mesure en fonction des risques identifiés ;ont investi la place, spé- cialisés dans le marketing digital, le CrM (Customer relationship Management) et le Big data... L’équi- pement des forces com- merciales s’est lui aussi digitalisé pour répondre à des rôles d’animation et de vente renforcés. Côté sécurité, la donne a éga- lement changé. Le système informatique mis en place répond aux mêmes enjeux qu’une salle de marché, à la différence que les paris sont parfois enregistrés une minute avant la courseet de leur digitalisation. Le réseau se développe aussi, en propre et en cor- ner. « Chaque jour nous ouvrons trois PMU, même si dans le même temps nous observons une ou deux fermetures. L’essen- tiel revient à avoir une ouverture en net », re- marque xavier Hürstel. Pourtant, le cœur du réseau demeure le même. Les bu- ralistes achètent l’activité selon une offre clé en main qui permet l’ouverture d’un corner rapide au sein de l’établissement. Tout est fourni : bornes, PLV, matériel, animation com- merciale... La modernisa- tion était donc inéluctable. « Dans notre effort de seg- mentation, nous poursui- vons cette stratégie de proximité. Nous avons dé-85% de notre activité, même si le sport et le poker online sont en forte croissance », conclut xavier Hürstel. Dés- ormais, les PMU se dotent d’interfaces HipiGo, grandes tablettes pour se renseigner et parier. Chaque parieur peut se doter d’une carte sans avoir besoin de se connecter à Internet. L’ac- tivité se recentre sur l’ex-Pour les particuliers, ces nouvelles rè- gles contiennent entre autres :• un accès plus simple à ses propres données personnelles ;• des règles qui favorisent l’innovation en imposant par exemple que des ga- ranties en matière de protection des données soient intégrées aux produits et services dès la phase initiale de leur conception.ce client et atteste• un droit à la portabilité des données afin de faciliter le transfert des données personnelles d'un prestataire de ser- vices à un autre ;a cela s’ajoute une plus grande res- ponsabilisation des sous-traitants, une nouvelle organisation pour les corres- pondants informatique et liberté mais surtout des pouvoirs de contrôle ren- forcés pour les autorité de protection des données personnelles avec des sanctions pouvant atteindre 20 mil- lions d’euros ou dans le cas d’une en- treprise 4% de son chiffre d’affaires total annuel mondial dans le cas de violation des règles !Mars 2016 57périen.d’une massification des pa- ris. Il est loin le temps des paris par téléphone (créés en 1968), et des débuts de l’automatisation des paris (années 1980), qui comptait huit fois moins de parieurs que l’offre connectée ac- tuelle.• un «droit à l’oubli» plus clair afin qu’un individu qui ne souhaite plus que les données qui le concernent soient traitées puisse les faire suppri- mer ;Geoffroy Framery• le droit d'être informé en cas d'accès non autorisé aux données personnelles sachant que les entreprises et organi- sations devront notifier à l’autorité na- tionale de contrôle, dans les plus brefs]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28rH & FOrMaTION Réseaux et influence - Les avantages d’une participation à un Think TankDécryptage d'un groupement ou cercle en particulier, de son dynamisme et de sa capacité à favoriser le networkingL’aura du fabricant de conceptsa Ceslaboratoiresd’influencen’incarnentpasqu’uneguerredesidées,ilsreprésententaussiuneopportunitéses origines, les dechoixpourlesentreprises,afindegagnerensoftpower. ricains l’ont mieux intégrée.proto think tanks re- autrement dit, outre l’ex-montent à la se- ception de l’Institut de l’en- conde moitié du 19ème siècle treprise, peu d’acteurs privéset le think tank dans sa forme contemporaine est créé à par- tir de 1949 aux Usa. au- jourd’hui en France, les think tanks demeurent peu nom- breux mais n’en sont pas moins influents. Certains re- posent sur un modèle mixte comme l’IFrI (Institut fran- çais des relations internatio- nales), l’IrIs (Institut de re- lations internationales et stra- tégiques) ou le think tank sport et Citoyenneté abondé pour moitié par des institu- tions publiques nationales et européennes et pour l’autre par des mécènes privés du secteur sportif. Certains re- fusent les subventions pu- bliques pour garder leur in- dépendance à l’image de l’Institut Montaigne. Contrai- rement à la Fondapol, think tank libéral abondé à hauteur d’1,6 millions d’euros par les subventions publiques (73% des recettes) que l’on oppose souvent à Terra Nova (financé à 67 % par le public pour un budget similaire) en termes de couleur politiques. Derrière la diversité d’obé- dience de ces groupements et la montée de leur influence sur les sphères politique et médiatique, l’intérêt public et la recherche semblent mal- gré tout prévaloir sur tout. Grands groupes et ETI fi- nancent et créent des think tanks, voire y insèrent certains de leurs hauts potentiels. Quelles rencontres possibles entre sphères publiques et d’affaires au sein de ces bouillons de culture et de re- cherches ?« Pourquoi me dites-vous que je vais user mon index en intégrant ce think tank ? Je ne comprends pas »parviennent à se fédérer au- tour de problématiques com- munes de peur de la concur- rence. Cela exige une gym- nastique entre acteurs qui dé- passe les intérêts particuliers et fait émerger une pensée commune ; exercice où les Français manquent de sou- plesse. Cela dit, les profils des adhérents à ces think tanks sont très variés. si cer- tains semblent plus fermés que d’autres et procèdent parfois à un processus de cooptation, d’autres sont plus ouverts et accueillent des per- sonnes de tous bords, mais toujours, semble-t-il d’un haut niveau académique ou d’expertise . sans le vouloir, ces groupes de réflexion se sont aussi cristallisés autour des déçus de la politique et des passionnés de recherche et de prospective en matière de politiques publiques. Côté cotisations, le ticket moyen diffère selon le mode de fi- nancement. Pour l’Institut Montaigne par exemple, l’en- trée varie de 50 euros - mon- tant destiné aux moins de 26 ans - à 500 euros. Pour les entreprises, l’entrée oscille entre 15 000 euros bruts pour celles dégageant moins de 160 millions d’euros de Ca, à 60 000 euros brut pour celles dépassant le seuil de 760 millions de Ca. Et au sein de ces communautés d’adhérents, des pratiques marginales permettent à cer- tains de leurs membres actifs de booster leur carrière. DesEN VITRINE,PAS DE BUSINESS AFFINITAIREMALGRÉ QUELQUES EXCEPTIONSDu point de vue de sa struc- ture, le think tank parfois ap- pelé GrI (groupe de réflexion et d’influence) ne répond pas à un schéma unique en ma-dérives rares qui n. condamnées, ni encouragées. Un statut quo dans le fonc- tionnement des think tanks qui pourrait cependant évo- luer par un projet de loi sur la transparence et le finan- cement de ces derniers, ac- tuellement dans les tuyaux du gouvernement.tière de statut juridique et s’entend comme un groupe d’experts dans son sens le plus large, un institut de re- cherches pluridisciplinaires voire un organisme de re- cherches couplé à un groupeoù s’opère du réseautage bu- siness, même si l’on assiste à un diner ou à une confé- rence en compagnie de pa- trons de grands groupes, d’ex- perts, de politiques et d’ins- titutionnels. Ce sont les cir-les think tanks. Il s’agit bien souvent de grands groupes et plus rarement d’ETI. Fi- nancer ouvertement un think tank revient pour les grands groupes et ETI à s’introduire en des places impactant di-un mini forum de Davos, rassemble les ministres de nombreux pays, diplomates et grands patrons d’industrie. L’évènement facilite les prises de contact entre grands comptes et politiques. LaLes thinks tanks servent parfois de booster de carrière ou de porte d’entrée vers un pays par la rencontre d’un diplomated’intérêt. « La définition d’un think tank est très claire. Il se caractérise par un pan ré- flexion et un pan lobbying. La raison d’être d’un think tank est d’avoir la capacité à produire de l’expertise, des données pour ensuite les pro- poser aux décideurs. L’un de nos chantiers actuels est de remettre les citoyens euro- péens en mouvement, au tra- vail comme chez eux. C’est un vrai sujet de société. Lutter contre la sédentarité permet du point de vue économique d’augmenter la production, de lutter contre l’absentéisme, et de faire baisser les dépenses de santé. Ce n’est pas qu’un cercle vertueux en matière de santé. Cela touche égale- ment notre économie », note Julian Jappert, directeur du think tank sport et Citoyen- neté. autrement dit, les think tanks n’incarnent pas un lieuconstances qui créent les conditions d’un éventuel bu- siness affinitaire et non les conditions qui créent les cir- constances. Julian Jappert ajoute : « Dans tous les ré- seaux quels qu’ils soient, il y a du réseautage d’affaires parce que les réseaux reposent sur des humains. si le think tank a pour première mission le développement des idées, il y aura toujours du réseau- tage même dans les think tanks dits scientifiques ». Le but d’un think tank revient à faire du réseautage non pas pour faire rencontrer deux parties prenantes mais pour valoriser ses idées. D’autant que les PME, et davantage les TPE, manifestent peu d’intérêt et démontrent une méconnaissance des ces grou- pements d’experts. Il suffit de se pencher sur les boards et les dirigeants qui financentrectement les politiques pu- bliques, tout en acquérant une touche certaine de res- pectabilité publique. Ce fai- sant, chaque géant du CaC 40 y va de sa contribution. Terra Nova fait ainsi partie de ces « sources d’influence » qui n’hésitent pas à mention- ner leurs mécènes parmi les- quels on retrouve, entre au- tres, EDF, sanofi, Google, Vivendi ou encore Total. Mieux même, certaines en- treprises du CaC ont déjà été à l’initiative d’un think tank, l’Institut de l’entreprise créé en 1976 faisant partie en France de ces think tanks historiques. Les grands groupes usent également de ces manifestations intellec- tuelles pour pratiquer du ré- seautage institutionnel voire diplomatique. Par exemple, le World Policy Conference de l’IFrI, souvent comparé àconnivence semble donc réelle, même si l’on se refuse à faire des affaires à propre- ment parler.RÉSEAUTAGE INSTITUTIONNEL MAIS AUSSI TREMPLIN DE CARRIÈREsi la plupart des think tank n’ambitionnent que d’ali- menter le débat public et de faire émerger des théma- tiques de politiques publiques, certains font émerger les su- jets économie et entreprise dans l’agenda politique. D’au- tant que la majorité des en- treprises françaises n’ont pas intégré tous les outils d’in- fluence, contrairement à leurs consœurs anglo-saxonnes. La diplomatie publique est très immatérielle, les Français sont un peu plus perplexes à ce sujet tandis que les amé-e sont ni58Mars 2016Geoffroy Framery]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[Julien, 43 ans. Directeur général, diplômé 2015, Management GénéralEt si vous aussi,vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ?Consolidez vos expériences, actualisez votre vision stratégique et pilotez la conduite du changement avec Management Général.12 mois à Paris, 2 immersions à l’étranger, format week-end. Pour les cadres dirigeants.HTTP://EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.EDU/FR/© Getty Images – 570220216]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28rH & FOrMaTION ObservatoireBrèves, études, actus et classements du mois concernant les Grandes Ecoles,les Universités et le recrutement, picorés en toute subjectivitéu Le remaniement ne survient pas qu’en politique comme l’illustre la reprise de l’ESCEM par le groupe Sup de Co et le réseau GES. Les unions vont également bon train avec celle de 16 écoles d’ingénieurs de Lyon et Saint-Etienne, ou celle entre Skema et Ferrières. De nouveaux liens se tissent également entre industrie et grandes écoles (INSEEC et Pantone). Côté nouvelles formations, des MBA inédits apparaissent, reflets des enjeux économiques et sociaux en 2016 tels que le MBA FLD du groupe IONIS ou encore le MBA Homeland Security de l’ILV. A l’international, la Canada est à l’honneur grâce au projet d’implan- tation de notre fleuron numérique Rubika et à Neoma via son parcours CESEM. Finissons en beauté ces quelque nouvelles picorées avec le dernier ranking du FT qui fait tant trembler les écoles avec une bonne nouvelle : un établissement français se hisse à la première place du classement mondial pour la première fois depuis sa création. Champagne et cotillons... pour no- tre enseignement supérieur, ou pour le nouvel an chinois. A votre guise.+ ACTUALITÉ DES RÉSEAUX SOCIAUX PROFESSIONNELSquelqu’un de « stratégique » ou de « spécialisé ». De fait, pourquoi procéder de la sorte sur un profil LinkedIn ? Plutôt que de répéter toujours les mêmes buzzwords, nous encourageons nos membres à rendre compte de ce qu’ils ont accompli au travers de photos, de présentations ou d’autres exemples afin d’apporter la preuve qu’ils sont effectivement « passionnés », « experts » ou « créatifs » ». Des actes pour remplacer de belles paroles... ah bon ?« Motivé », « passionné » et « créatif », les termes les plus galvaudés sur LinkedInLe réseau social professionnel LinkedIn a repéré les buzzwords ou mots clés les plus employés sur le résumé des profils dans le monde entier. Pour cette cinquième étude, cette analyse des données montre par ordre décroissant d’importance que les termes « leadership », « organisation », « stratégique », « passionné », « organisationnel », « multiculturel », « spécialisé », « expert », « expérience internationale » et « dynamique » sont les 10 mots les plus usités sur les profils numériques recensés dans le monde entier. En France, les termes les plus récurrents en 2016 sont « stratégique », « expert », « passionné », « créatif », « spécialisé », « leadership », « motivé », « organisation », « innovant » et « dynamique ». Notons la différence entre l’analyse mondiale et française où le terme innovant « vole » la place à celui de multi- culturel. Dans cette étude, xavier Oliel, directeur de Talent solutions chez LinkedIn en France prévient : « Dans la vraie vie, personne ne se décrirait jamais comme étantSource : LinkedInWizbii : ou comment réseauter lorsqu’on a peu de réseau...aujourd’hui Wizbii cartonne. L’idée remonte à 2011. Trois diplômés de l’EsC Grenoble partaient d’un constat alarmant. si 60% des potaches expriment l’envie d’entreprendre ou celle de recherche de stage et d’emploi, seuls 10% sont présents sur Viadeo ou LinkedIn. Un créneau est alors à prendre, celui de créer une communauté où jeunes diplômés et étudiantséchangent pour pallier ces besoins.Ce faisant, le site propose contrats d’alternance, VIE, stages, mise en relation de com- pétences pour les porteurs de projets. a ce jour, la plateforme recense, entre autres, 400000 membres et 16000 offres d’emploi.+ ALLIANCE, RAPPROCHEMENTS ET PARTENARIATS-Les ingénieurs à l’unisson en Rhône-AlpesDepuis le 2 février a été officialisée la création de l’aELys, pour alliance des écoles d’ingénieurs de Lyon et saint-Etienne, qui fédère les 16 écoles d’ingénieurs des deux villes citées, toutes habilitées par la Commission des titres d’ingénieurs (CTI). si chaque établissement garde ses spécificités, chaque école s’engage dans un programme de collaboration dans la dynamique du projetIDEx et de l’Université de Lyon. Entre autresmissions, cette alliance ambitionne de rendrel’offre de formation d’ingénieurs plus visiblepour les étudiants et les employeurs sur les plansnational et international, de soutenir l’innovationdans les entreprises, de développer et d’échangerles bonnes pratiques en matière de stages et detutorat, de créer des chaires en partenariat avecles industriels, de développer le statut de doctoranten entreprise, de soutenir la fabrique de l’innovationde Lyon/saint-Etienne, de créer de nouveaux MOOCs ou encore de mutualiser les équipements scientifiques et les plateformes pédagogiques en favorisant la mobilité des enseignants. Ce dispositif concerne 14870 élèves, 2158 alternants et 1141 doctorants dans 16 écoles : Polytech Lyon, le CEsI, l’EsME, le CNaM, l’Institut d’Optique, l’Itech, l’ENIsE, Vetagro, l’Isara, le CPE Lyon, l’ENTPE, l’ECaM, Télécom, Centrale, l’ENsM et l’INsa.Skema et Ferrières s’allientForte d’une expérience de 10 ans dans l’enseignement et l’ingénierie de la formation dédiés au management du luxe et de l’hospilitality management, le groupe basé à Nice et Lille signe un partenariat avec la grande école de l’art de vivre à la française créée il y a tout juste un an, pour proposer des programmes uniques sur le marché face à une demande secteur toujours en croissance. En conséquence, un Msc (Master of science) sera délivré conjointement à partir de 2017. Les deux écoles planchent également sur de nouvelles formations de niveau bachelor ainsi que sur d’autres formats à destination des professionnels des secteurs du luxe, de la gastronomie et du tourisme.60Mars 2016]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[n°28www.ecoreseau.frObservatoirerH & FOrMaTIONSup de Co La Rochelle et le réseau GESfrançaise devant les prestigieuses Harvard Business school et London Business school, respectivement mé- dailles d’argent et de bronze en matière d’évaluation du Global MBa. L’exploit est historique. Youpi... Jusqu’à présent, seules les écoles britanniques avaient eu l’ou- trecuidance de déclasser les mastodontes américains. Un classement d’autant plus historique que seules quatre écoles françaises parviennent à se hisser dans le top 100... HEC se classe 15e, l’EDHEC Business school 84e et GEM (Grenoble école de management) 94e. a titre de comparaison, le MBa de stanford propose les salaires post MBa les plus intéressants : 186000 dollars annuels soit 19000 dollars de plus que celui de l’INsEaD. Mais ce sont les MBa exotiques (Mexique et Chine) qui offrent le plus grand boost de salaires (Ipade Bs : +190% en comparaison avec HEC : +108% et GEM +66%). Notons cependant que ce classement ne pondère pas les salaires en fonction du niveau de vie et de son coût. Source : FTsiness et design inno- vation and entrepre- neurship. Cette forma- tion se pare également de la possibilité d’ob- tenir un double di- plôme avec la rich- mond University de Londres (MBa ou Master of advertisingboostent l’ESCEMPrésente à Tours, Poitiers et Orléans, l’EsCEM Ecole de management a été reprise par le réseau GEs et le groupe sup de Co suite à un accord signé au 1er février, dans la logique d’un parte- nariat engagé en octobre der- nier. Une association seracréée pour opérer un nouveau déploiement de la marque EsCEM, association qui sera gouvernée par sup de Co et le réseau GEs. De nouvelles spécialités et de nouveaux programmes verront le jour.and public relations).Source : Sup de CoMaîtriser les connaissances indispensables en criminologie, les nouvelles technologies de la sécurité, les méthodes d’analyse du risque et l’environnement lié à la défense, la sécurité civile, la gendarmerie, la police et le milieu pénitentiaire. Telles sont les ambitions du nouveau MBa de l’Institut Léonard de Vinci (ILV) spécialisé dans le « management de la sécurité intérieure ». Dans la foulée du MBa management du risque, cette nouvelle formation proposée par l’ILV propose une formation d’un an en part time qui prépare aux postes de responsables en sécurité intérieure et en défense : entre autres, manager des risques, chef de département sécurité/sûreté, directeur des risques urbains... Les candidats seront amenés àEcole d’hiver inédite à l’UTCL’école d’hiver « DIPFablab » pour Design of Innovative Products in Fablab vient d’avoir lieu du 15 au 20 février. L’école fut dédiée à former sur plusieurs méthodes et techniques afin de concevoir et créer les prototypes de produits innovants par le biais d’outils à disposition des différents Fablabs (découpage laser, imprimante 3D, cartes arduino,...). Cette école n’est pas le seul apanage des ingénieurs. Ecole internationale, la DIP Fablab a été ouverte à toute personne, scientifique comme littéraire souhaitant appréhender l’utilisation de logiciels 3D afin de créer des prototypes. Les partenaires académiques de l’école furent pour cette édition l’UTC et l’école poly- technique de Turin. Le but de cette session fut également de confronter la vision du fablab dans sa dimension multiculturelle.Le Canada à l’honneur-Neoma étend son CESEM en Amérique du Nord :Source : Groupe IONIS-Nouvel MBA à l’ILV+ INTERNATIONALrentrée prochaine au Ca- nada, plus précisément sur le campus de l’uni- versité de Brock, site qui abrite la Goodman school of Business (à proximité de Toronto). Le cycle sera ouvert à partir de l’année acadé-Source : UTC Compiègnemique 2016-2017. Le programme CEsEM ouvre ainsi des opportunités de carrière, grâce bien évidemment aux relations tissées entre l’école canadienne et les entreprises du cru local, tout en garantissant un double diplôme à ses récipiendaires.Global MBA Ranking Financial TimesCe n’est peut-être pas un hasard si notre ancien ministre, en marinière, autrefois chantre du redressement productif, avait choisi une école nichée à Fontainebleau – mais aussi à singapour – pour la reprise de ses études. Paru le 24 janvier 2016, le classement du FT (Financial Times) assied sur la première place de son palmarès une école-Rubika et la feuille d’érable : historiquement ancré à Valenciennes dans la région Nord-Pas-de-Calais, rubika (sup Infocom, sup Infogame, IsD) continue d’étendre son influence internationale après sa récente installation dans la serre numérique (cf. En immersion EcoRéseau n°21). En 2016, celle qui peut se targuer d’être une réfé- rence dans la création numérique en France et à l’inter- national s’attaque à la zone nord-américaine en s’implantant à Montréal, porte d’entrée vers les Etats-Unis. rubika arrive donc au pays de la feuille d’érable avec tout l’arsenal en matière d’ingénierie pédagogique, et no- tamment son bachelor et son master qui visent respecti- vement un niveau bac+3 et bac+5. La première classe ouvrira en septembre prochain et attend 25 participants. 600 sont prévus d’ici cinq ans. Une volonté qui installe rubika dans un réseau mondial après une première ex- périence d’exportation du savoir-faire pédagogique réussie, au travers d’une implantation en Inde.c’est officiel, le CEsEM, programme international de management sur quatre ans (Neoma Business school), ouvre un douzième track à son cursus à compter de laRANGECOLEPAYS1InseadFrance / Singapore2Harvard Business SchoolEtats-Unis3London Business SchoolRoyaume-Unis4University of Pennsylvania : WhartonEtats-Unis5Stanford Graduate School of BusinessEtats-Unis6Columbia Business SchoolEtats-Unis7University of California at Berkeley: HaasEtats-Unis8University of Chicago: BoothEtats-Unis9MIT: SloanEtats-Unis10University of Cambridge: JudgeRoyaume-Unis.........15HEC ParisFrance.........84Edhec Business Schoolx France.........94Grenoble Ecole de ManagementFrancejustifier d’un niveau bac+3 ainsi que d’une expérience significative dans le secteur.Source : ILV+ SAVE THE DATE+ NOUVEAUX PROGRAMMES- 12 mars 2016 (12h30-18h00) :QS World Grad School Tour :spécialisé ou Doctorat? rencontrez les responsables d’ad- missions des meilleures écoles et universités françaises et internationales, postulez à des bourses d'études, assistez à des sessions d’informations et trouvez votre programme idéal!L’Hôtel du Collectionneur, 51-57, rue de Courcelles. 75008 Paris- 5 mars 2016 (13h15-18h00) :QS MBA World Tour :Envie d’accélérer votre carrière? Découvrez toutes les opportunités qu’un MBa peut vous offrir. rencontrez les directeurs d’admissions des plus prestigieuses business schools françaises et internationales (ex.: INsEaD, HEC, EsCP Europe, London Business school, EssEC, Kellogg), assistez à des sessions d’informations, postulez aux bourses Qs et trouvez votre programme MBa idéal. L’Hôtel du Collectionneur, 51-57, rue de Courcelles. 75008 ParisSource : Rubika - CCI Grand Hainaut-Un nouvel MBA en luxe, mode et designEn partenariat avec l’IsG, le Moda Domani Institute spécialisé dans le luxe, la mode et le design, complète son cycle bachelor en lançant à compter de la rentrée prochaine son MBa FLD. Petit dernier du groupe d’en- seignement privé IONIs, le Moda Domani Insitute, via cette nouvelle offre de formation, souhaite renforcer l’un de ses chantiers prioritaires : l’intégration profes- sionnelle et l’entrepreneuriat. auréolé d’une pédagogie de projet chère à IONIs au regard de la réussite de ses écoles, ce MBa proposera trois majeures au choix : fashion Business et e-business, luxury business et e-bu-Mars 201661]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28rH & FOrMaTION Carrières & Talents - L’utilisation des cas d’école dans les MBAAnalyse d'une formation et de sa capacité à satisfaire les besoins des entreprisesVers toujours plus de pratique ?a l’occasion du Qs World MBa Tour du 5 mars, Ecoréseau Business s'intéresse à l’exercice emblématique des cursus MBa depuis plus de 100 ans : les études de cas, promises à un bel avenir ?LNes cas d’écoles, toujours plus en prise avec la réalité, ne la dépassent-ils pas parfois ?és à la Harvard sur papier, intronisées par d’agir en conséquence.jectif étant de parvenir à une vision commune du problème posé et de sa ré- solution. Pour Pierre Chandon, professeur du MBa Luxe de l’INsEaD, « le rôle principal du cas est d’entraîner les étu-diants à apprendre des rie ». Les dizaines de casBusiness school Harvard à la fin du xIxème Les études de cas traitentconcepts ou des outils “in vivo”, c’est à dire en étant ancrés dans la réalité complexe des entreprises et des marchés au- jourd’hui, plutôt que “in vitro”, c’est à dire en théo-sur lesquels les étudiants se penchent tout au long de leur MBa sont destinés à être au plus près de la réalité d’une entreprise à un instant T. Parfois très spécifiques, ces différentsen 1908, les siècle, demeurent au- en effet la plupart du MBa apparaissent pour la jourd’hui encore un pilier temps d’une période char-première fois en France en 1973, à l’INsEaD. L’un des principaux ob- jectifs de ces formations exigeantes, pour la plupart destinées à des cadres di- rigeants expérimentés : donner à ces derniers une compréhension détaillée des différentes fonctions de l’entreprise et de la manière de relever les dé- fis d’un environnement en constante évolution. Mal- gré le foisonnement de MBa qui existent désor- mais à travers le monde, un dénominateur commun ressort clairement : les études de cas qui jalonnent toute la durée de la for- mation. Destinées à plon- ger les étudiants dans la réalité d’une entreprise, ces « mises en situation »de la formation des MBa. Mais dans un contexte économique en mutation constante, l’étude de cas demeure-t-elle un exercice pertinent pour former des dirigeants ?nière pour une entre- prise (de nouvelles orien- tations stratégiques en in- terne, un changement dans le paysage concurrentiel... ) et surtout de la manière avec laquelle elle va pal- lier ces changements, par exemple en mettant en place de nouveaux process ou en investissant de nou- veaux marchés. Concrè- tement, l’étude de cas se déroule en trois phases : les étudiants réfléchissent d’abord individuellement à la situation donnée, gé- néralement compilée dans un dossier d’une douzaine de pages. Puis ils se livrent à une phase d’analyse en groupe restreint, avant d’en discuter avec le reste de la classe sous la hou- lette d’un animateur, l’ob-QS World MBA TourUNE MÉTHODE QUI A FAIT SES PREUVES alors que 63% des recru- teurs européens et 82% des recruteurs américains ont déclaré selon Topmba.com qu’ils em- baucheraient des titulaires de MBa en 2016, on peut s’interroger sur le rôle que jouent les études de cas dans ces cursus voués à former des dirigeants en prise avec le réel, capables d’analyser un environne- ment économique, d’an- ticiper ses évolutions etUn salon pour trouver son MBASi vous envisagez de postuler à un MBA ou souhaitez simplement plus d’informations à ce sujet, ne manquez pas le QS World MBA Tour, qui aura lieu à Paris le 5 mars prochain. Cet évènement offre l’opportunité de rencontrer les responsables d’admission des différents MBA français et internationaux et de déposer votre candidature en direct. L’INSEAD, la London Business School, HEC, IE Business School, l’ESSEC, Cambridge- Judge Trium, Dauphine, SKEMA, Duke, ou encore Kellogg-Whu compteront parmi les 50 formations présentes. Les participants au salon pourront notamment assister à des sessions d’information sur les perspectives de carrière et de salaire induites par un MBA, se renseigner sur les tests d’admission mais aussi postuler à des bourses de financement ou s’inscrire à des sessions d’entretiens individuels. A noter également, la présence cette année d’un forum Women in Leadership dédié aux femmes.Salon QS World MBA Tour Paris, samedi 5 mars 2016, 12h30- 18h, L’Hôtel du Collectionneur 51-53 rue de Courcelles, 75008 ParisEntrée gratuite sur réservation en ligne www.topmba.com62Mars 2016Œ]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28rH & FOrMaTION Carrières & Talents - L’utilisation des cas d’école dans les MBAcas permettent aussi d’ap- préhender la situation d’entreprises dans des sec- teurs ou des zones géo- graphiques parfois mécon- nus : qu’il s’agisse de grands groupes internatio- naux, de PME familiales ayant réussi leur expansion ou encore d’ONG, chaquesi, à travers cet exercice, certains apprenants dé- montrent d’emblée leurs qualités d’analyse et de synthèse, pour Pierre Chandon, « les cas ne ser- vent pas uniquement à ré- véler le talent intrinsèque des étudiants » : ils leur permettent également derant leur cursus, mais aussi celle d’une mise en situa- tion afin d’engager une réflexion par rapport à leur propre expérience. Du côté des enseignants, les études de cas permettent d’éva- luer la manière avec la- quelle chaque étudiant prend des décisions. Tou-quent que « l’animation est l’étape essentielle de la méthode des cas », et que, « sans cette condition, le cas n’a aucune valeur ». ainsi, tout pédagogue oul’environnement dont les décisions des dirigeants devaient dépendre. Mais Claude Lombard et Thierry Teboul, dans la préface de “Traiter et ré-Montpellier Business school. « On ne niera pas qu’il soit souhaitable que la situation globale reflète celle d’une entreprise, d’un produit, d’un projetTrop souvent, il a été proposé aux apprenants des constructions de problématiques fictives, pour des entreprises elles-mêmes fictives, dans un contexte hypothétiqueentité, quel que soit son modèle économique, peut faire l’objet d’une étude de cas, à condition que l’auteur de ce dernier res- pecte une méthodologie bien précise. C’est ainsi que chaque année, de nou- veaux cas sont élaborés et diffusés par le Case Center de Harvard Busi- ness Publishing ou encore la Centrale de Cas et de Médias Pédagogiques pour stimuler les étudiants. Etprogresser dans la com- préhension des problèmes ainsi que dans leur capa- cité à les résoudre. « C’est notamment le cas grâce au travail en équipe et à la présentation des résul- tats devant les autre étu- diants, les professeurs et, souvent, les protagonistes même des cas ». L’étude de cas offre non seulement aux apprenants l’opportu- nité d’appliquer les connaissances acquises du-tefois, il faut noter que l’intérêt et le bon dérou- lement d’un cas ne dépen- dent pas seulement de sa dimension pédagogique ou de son réalisme : les qualités de l’animateur sont également détermi- nantes ! C’est notamment le propos développé par Michel Bédard, Paul Dell’aniello et Danielle Desbiens dans “La Mé- thode des Cas” (éd. Gaëtan Morin, 1991), qui expli-64Mars 2016DES SIMPLIFICA- TIONS INÉVITABLES Néanmoins, pour certains, c’est la nature même de la méthode des cas qui présente des difficultés et des limites. En 1940, Charles I. Gragg, l’une des chevilles ouvrières de la méthode des cas, défi- nissait cet exercice comme l’exposé d’un problème dans le domaine des af- faires que des dirigeants ont dû réellement affron- ter, complété des faits, opinions et préjugés despécialiste qu’il soit, l’ani- mateur ne doit pas seule- ment amener l’explication en amont ou élargir la ré- flexion lors de la phase finale de débriefing, en soulignant les différents concepts abordés : il a également pour mission de parvenir à « arbitrer, susciter et canaliser les prises de position des uns et des autres ».soudre un cas pratique en management” (éd. Dunod, 2008), confient que « trop souvent, il a été proposé aux apprenants des constructions de problé- matiques fictives, pour des entreprises elles-mêmes fictives, dans un contexte hypothétique ». Un pis- aller certainement dicté par la volonté de certains professeurs de faire plan- cher les étudiants de MBa sur des scénarios qu’ils jugeaient stimulants mais dont ils ne trouvaient pas d’équivalent dans la réa- lité... Cette tendance sem- ble aujourd’hui disparaître et la majorité des cas en- registrés par les banques de cas portent désormais sur des situations bien réelles. Toutefois, la res- titution parfaite de la réa- lité dans toute sa com- plexité semble bien sou- vent impossible, comme le souligne Jean-Charles Bagneris, professeur àà un instant donné... Mais, dans la réalité, elle reflète plutôt ce que l’on peut en révéler », explique-t-il, ajoutant que recueillir des informations pertinentes n’est pas tâche aisée, y compris de l’intérieur de l’entreprise. D’autant que de par sa nature et ses ob- jectifs pédagogiques, l’étude de cas incite presque tout le temps son auteur à mettre volontai- rement l’accent sur cer- tains aspects du problème, en occultant ou en pré- sentant comme résolus ceux qui, dans la réalité, ont été affrontés simulta- nément. Enfin, aussi ré- cente soit-elle, une étude de cas est toujours l’ana- lyse d’une situation pas- sée : contrairement à l’époque où ce type d’exercice a été élaboré, les marchés d’aujourd’hui évoluent sans cesse et le défi pour un manager est de parvenir à prendre en]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[n°28www.ecoreseau.frCarrières & Talents - L’utilisation des cas d’école dans les MBA rH & FOrMaTIONtion ». Ni tout à fait dés- uète, ni pleinement connectée à la réalité, ga-compte cet environnement en perpétuel mouvement. L’une des plus virulentes critiques émane d’Henry Mintzberg, universitaire canadien reconnu pour sesde cas sont devenues ina- daptées serait cependant un raccourci. En effet, de- puis plusieurs années, les écoles et les universités s’adaptent, les supports évoluent. « Les cas sont maintenant plus dyna- miques, témoigne Pierre Chandon, ils ne sont plus uniquement sur papier. » Par exemple, son dernier cas – primé en 2014 et portant sur l’assise de la branche haut-de-gamme de L’Oréal en Chine – a été l’occasion de créer un microsite internet permet- tant notamment aux étu- diants de visionner des in- terviews du PDG de L’Oréal Chine ou du di- recteur de la marque. évo- quons aussi l’existence de ces cas dits « difficiles », où les informations ne sont pas hiérarchisées : l’étu- diant doit faire le tri entre une grande quantité d’in- formations, des signaux différents qui reflètent da- vantage la complexité du réel. Enfin, au cours de la formation des MBa, les études de cas sont com- plétées par d’autres exer- cices tels que les simula- tions (les serious games), qui portent plus sur les aptitudes décisionnelles, l’esprit tactique et la réac- tivités des apprenants que sur leur analyse a poste- riori d’une situation. Mais surtout, les écoles et les universités favorisent dés- ormais le résolution de cas«enréel»avecune immersion en entreprise. Pierre Chandon confie ainsi que deux tiers des étudiants de son cours de management stratégique sont invités à travailler sur un projet proposé par une entreprise, le plus sou- vent par des anciens de l’INsEaD. C’est aussi le cas des Fieldworks déve- loppés à HEC, en parte- nariat avec la Wharton school, et voués à déve- lopper la capacité des étu- diants à mener un projet à l’échelle internationale avec ses différentes parties prenantes. Comme l’ex- plique rip Tilden, en charge du projet à la Whar- ton school, « la vraie va- leur ajoutée, c’est l’aspect extrêmement pratique de cette expérience, qui offre aux étudiants l’opportunitéde plancher sur quelque monde réel ». Des mis- cice, précise Denis Darpy, chose de significatif. Il ne sions pratiques en somme directeur du MBa, com- s’agit pas d’un cas fictif, assez similaires à celles porte « une vraie mission les missions de réorgani- proposées aux étudiants de conseil dans les filiales sation qui leur sont du MBa Management In- d’un grand groupe inter-ode desLe dernier cas primé en 2014 a porté sur l’assise de la branche haut-de-gamme de L’Oréal en Chine, les étudiants ont mêmegeons que la méth. cas a encore de beaux jours devant elle et qu’elle continuera de jouer un rôle de premier plan dans la formation des dirigeants, à condition d’être accom- pagnée de ces fameux exercices concrets précé- demment décrits.dû créer un micro-site internetconfiées leur permettent ternational de Dauphine, national pendant 15 jours, d’essayer d’accomplir en partenariat avec la Fon- avec une présentation fi- quelque chose dans le dation renault. Cet exer- nale au comité de direc-Carla Verley« Tu vois, ce MBA te pro- cures de vraies situations de résolution de conflit. Bon courage ! »publications sur la straté- gie des organisations, le management ou encore la planification stratégique. En 2005, dans un ouvrage intitulé “Des managers, des vrais ! Pas des MBa”, il déplore le fait que la méthodologie des études de cas héritée de la Har- vard Business school re- lève plus de l’analyse d’un problème en classe ou de la joute oratoire entre étu- diants que d’un véritable exercice de management. selon lui, les qualités d’un manager s’acquièrent par l’expérience et se révèlent dans ses interactions avec différents protagonistes. Quant aux décisions, il es- time qu’elles ne se pren- nent jamais à la simple lecture d’informations sur le papier.DES EXERCICES PLUS EN PHASE AVEC LA RÉALITÉ affirmer que les étudesMars 201665]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28rH & FOrMaTION Carrières & Talents - La formation continue et l’alternanceau four et au moulinTrès prochainement s’ouvriront les portes du Qs World Grad school Tour le 12 mars à Paris, aidant à choisir un master ou mastère dans les écoles et universités les plus prestigieuses du monde. L’occasion pour EcoRéseau Business de procé- der à une piqûre de rappel sur des modes de formations qu’il ne faut pas négliger : l’alternance et l’apprentissage.Lments législatifs, qui ne sontBouvier, Directeur des Msc & MBa INsEEC alpes-sa- voie. Tous les canaux qui établissent un lien entre l’en- treprise et l’écoles (forum, comité de pilotage, de per- fectionnement, chaire d’en- seignement et de recherche... ) sont ainsi sollicités pour que les nouveaux pro- grammes collent tant aux exigences de recrutement des entreprises qu’aux ambitions des étudiants et profession- nels. « Les mastères en al- ternance représentent une opportunité de pré-em- bauche. Le but est d’amener les participants vers un cor- pus de compétences, de les former et ensuite de les faire embaucher dans la suite lo- gique du contrat », poursuit David Bouvier de l’INsEEC. rappelons aussi que les mas- tères répondent aux besoins des entreprises en proférant à leurs récipiendaires un haut niveau d’expertise et de pro- fessionnalisation. L’idée est donc de coupler une forma- tion académique d’excellence avec une expérience dans l’entreprise et un accompa- gnement personnalisé durant toute la période de formation, soit par le pôle entreprise et carrière soit par un système de tutorat. La pédagogie sela première est un type de formation gratuit jonglant avec une formation théorique et une formation pratique du- rant laquelle le participant reçoit un salaire, l’appren- tissage se définit par un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. La différence entre les deux termes tient au fait que le contrat de professionnalisa- tion s’inscrit dans une dé- marche de formation continue qui n’est pas diplômante. Il s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emplois et aux salariés en CDI dont les compétences ne matchent pas exactement avec celles exigées dans le poste occupé. En outre, la formation reste avant tout centrée sur les qualifications et se penche d’abord sur les besoins des entreprises, et peut dans certains cas s’ac- compagner d’un diplôme. Dans la pratique, les formules de l’alternance et de l’ap- prentissage regorgent d’atouts également pour leurs parti- cipants rémunérés tout en étant exonéré des frais de scolarité. Preuve du succès par les chiffres : l’EsC Pau recense 40% des étudiants en bac+5 en contrat d’ap- prentissage pour un vivierl’effectif total des étudiants. L’apprentissage est une formule très perfor- mante car elle exige de ses participants de se responsa- biliser pour concilier les exi- gences de formations avec celles du poste en entreprise. Le taux d’insertion est de 90% dans cette formule », se réjouit Evelyne Putero, responsable développement apprentissage chez Kedge. Cela dit, la démarche reste plus complexe et le phéno- mène de l’apprentissage reste relativement peu développé malgré le succès de la formule légitimé par les retours posi- tifs des participants et des entreprises. D’autres écoles enfin développent des formats hybrides. rachid rézagui, chef de produit et conseiller en formation continue à GEM, analyse : « Nous avons adapté notre programme grande école aux cadres, sa- lariés et demandeurs d’em- plois. Le but de cette nouvelle formule revient à valoriser leur expérience tout en vali- dant de nouvelles compé- tences, afin de les amener à un poste de direction ». Quels prérequis pour ces profils qui souhaitent entrer dans l’école de management grenobloise ? a minima, la business school recrute des bac+2 qui justi- fient d’une expérience signi- ficative de cinq ans ou d’un niveau bac+3 et de trois ans d’expérience. Pour ces profils rentrant dans le programme « Forma Cadres » - environ une vingtaine de participants par an - l’intérêt réside dans le fait d’évoluer au sein de leur entreprise. Une certaine manière de faire de la VaE’apprentissage permet de grandir vite en compétences et de bénéficier du support d’un tuteur...es grandes écoles en colère ! La raison ? Les récents change-entre financement de la for- mation et exigences de re- crutement des entreprises. Focus sur ces deux nouveaux modes de formations gagnant sûrement du terrain.séduit les étudiants car cette formation est directement construite en partenariat avec les entreprises en comité de pilotage pour mettre en avant un besoin de formation spé- cifique sur un type de métier - ou même de recrutement de la part d’une industrie en manque de profils. « C’est un devoir d’être à l’écoute du marché. Nos forces com-pas sans conséquences fi- nancières sur le monde de la formation supérieure. Nombreux sont les acteurs à accuser le coup de la ré- forme de la taxe d’appren- tissage. Le manque à gagner s’élèverait à 60 millions d’eu- ros, soit une baisse de 37% des recettes issus de la taxe pour les grandes écoles, selon les derniers chiffres avancés par une étude menée par la CGE (conférence des grandes écoles) et la Cdéfi (confé- rence des directeurs des écoles françaises d’ingé- nieurs). Cette baisse de la taxe d’apprentissage, répartie en faveur des formations in- férieures à bac +3, conjuguée à la baisse de dotations des chambres consulaires, en- traîne mécaniquement une hausse des prix de la forma- tion, motivée aussi par une nécessaire montée en qualité face à la concurrence inter- nationale. Dans un tel contexte, alternance et ap- prentissage semblent être tous deux un bon compromisDES FORMATS QUI PRIVILÉGIENT L’EMPLOYABILITÉ L’alternance fait des émules, quand l’apprentissage gagne plus doucement ses lettres de noblesse, pour désormais trouver une place de choix au sein des écoles de com- merce. Ctte alternance, for- mule en temps partiel parta- gée entre lieux d’étude et entreprise, présente de nom- breux avantages. Elle est d’abord plébiscitée par les équipes d’entreprises en in- terne et les recruteurs dans la mesure où elle permet une expérience de longue durée unique, avec une montée en compétences rapide. Idéale pour une première expérience significative, voire même pour un virage de carrière. Un moyen aussi pour le par- ticipant d’ajouter une ligne sur son CV, lorsqu’il se risque à une spécialisation ou un changement d’activité. ElleL’apprentissage, également un moyen de promouvoir les salariés en interne en leur donnant le statut de cadremerciales rencontrent les en- treprises, et par ce lien étroit nous créons des produits ad hoc. A ce titre, en 2014, nous avons réalisé que des op- portunités se présentaient dans le luxe, le digital, la fi- nance et l’assurance à bac +3. Le marché a évolué entre temps et nous avons prolongé cette offre de formation jusqu’à bac+5, dans l’op- tique d’adapter nos contenus aux besoins des entreprises, qui restent nos premiers clients », explique Davidveut également souple et évolutive. L’un des aboutis- sements de ce type de for- mation reste la thèse profes- sionnelle qui permet, outre une prise de recul sur la pra- tique en entreprise, de déve- lopper un projet profession- nel.de partenaires de 770 entre- prises. Grenoble Ecole de Managament (GEM) compte dans ses cohortes entre 20 et 25% d’étudiants en alter- nance. a l’INsEEC, 40% des effectifs sont en alternance, soit 400 étudiants, dont 15% sont en apprentissage. La si- tuation est peu ou prou iden- tique chez Kedge : « notre programme grande école reste le programme phare où nous comptons le plus d’ap- prentis : 420 apprentis sur 915 alternants, soit 10% detion des acquis de l’ex-FORMULES ÀSUCCÈS ET FORMATS HYBRIDESIl est parfois peu aisé de faire la distinction entre l’alter- nance et l’apprentissage. si(valida.périence) et de renforcer cer- tains champs disciplinaires. Pour les écoles, ce type de formation reste une niche et vise les entreprises du bassin régional qui souhaitent va- loriser les effectifs en interne par la promotion au statut de cadre.Geoffroy Framery66Mars 2016]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28arT DE VIVrE & PaTrIMOINE La Sélection culturelleChoix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucuneLivres - BDn Agro-mots : 70 notions pour comprendre l'agriculture, l'alimentation et l'environne- ment (de Laurent Cointot et Eric Conne- haye, éd. Le Cherche midi, 3 mars 2016)Si vous vous êtes déjà posé les ques- tions : de bonnes bactéries existent- elles ? Pourquoi les abeilles sont-elles parfois en danger ? Quel est l’impact des pesticides sur la na- ture et la santé ? Un OGM, qu’est- ce que c’est ? Quelle sera l’influence du climat sur notre alimentation et notre environnement ? L’agricul- ture offrira-t-elle de nouveaux dé- bouchés économiques ? Ce dictionnaire de l'agro est fait pourvous. Réalisé avec l’Institut national de la recherche agro- nomique (Inra), l'ouvrage aborde l’agronomie dans tous ses états de manière simple. On peut y découvrir les 70 mots-clés de toute « nature », illustrés par de magni- fiques photos pour se faire une vision globale des enjeux dans les domaines de l’alimentation, l’agriculture et l’en- vironnement, au quotidien et pour l’avenir.n 50 bonnes raisons de choisir l'optimisme (de Thierry Saussez, éd. Saint-Simon, 2015) L'organisateur du Printemps de l'Optimisme estime avoir eu une vie professionnelle bien remplie, en tant que militant, élu local, communicant, responsable de la com-munication du gouvernement. « A chaque étape, j'ai été confronté à ce pa- radoxe français d'une confiance indivi- duelle très forte et d'une défiance collective qui fait de nous le peuple le plus pessimiste du monde. » C'est sur ce front qu'il a décidé d'agir, avec cette manifestation, mais aussi ce livre de conseils simples afin d'éviter la sinis- trose nocive pour notre santé, notreassurance, notre comportement, notre énergie, notre re- lation aux autres. Des leçons de vie – garder son âme d'enfant, savoir orienter son regard... – également pui- sées au fil des conversations avec des philosophes, ex- perts, écrivains, journalistes fréquentant le Printemps de l'Optimisme.n Je n'en ai rien à faire (de Pierre Fasquelle, éd. Ovadia, 2015)Ce chef d'entreprise du Nord expatrié à Nice a été trahi par ses agents commerciaux, alors que son entrepriseFilm - DVDDEFIBRIL était en plein développe- ment (cf. Culture du Rebond). Sa li- quidation judiciaire, et sa ruine (il ne lui restait que son scooter) l'ont fait réfléchir et adopter une nouvelle phi- losophie de vie, qu'il expose lors de ses conférences. Prise de recul, plages d'évasion, moindre confiance aussi dans l'entreprise. Mais un indéfecti- ble optimisme. Celui qui a su rebondira des conseils à donner. A lire sans modération.n La puissance de la pensée positive (de Nor- man Vincent Peale, éd. Poche Marabout, 2013) :Vous voulez changer de vie ? Norman Vincent Peale vous propose des mé- thodes simples et efficaces afin de réussir pleinement votre existence. Ce livre va la révolutionner. Il prouve par son enseignement et ses exem- ples que nul n’est voué à l’échec. En effet, chacun peut, s’il le désire, ré- pondre à ses aspirations profondes et avoir enfin une vie remplie de joie etde satisfaction. L’auteur le prouve clairement en prodi- guant des principes éprouvés, garants d’une expérience réussi.n La puissance de la joie (de Frederic Lenoir, éd. Fayard, 2015)« Existe-t-il une expérience plus désirable que celle de la joie ? Plus intense et plus profonde que le plaisir, plus concrète que le bonheur, la joie est la manifestation denotre puissance vitale. La joie ne se dé- crète pas, mais peut-on l’apprivoiser ? La provoquer ? La cultiver ? J’aimerais proposer ici une voie d’accomplisse- ment de soi fondée sur la puissance de la joie. Une voie de libération et d’amour, aux antipodes du bonheur factice proposé par notre culture nar- cissique et consumériste, mais diffé- rente aussi des sagesses qui visent à l’ataraxie, c’est-à-dire à l’absence desouffrance et de trouble. Pour ma part, je préfère une sa- gesse de la joie, qui assume toutes les peines de l’exis- tence. Qui les embrasse pour mieux les transfigurer. Sur les pas de Tchouang-tseu, de Jésus, de Spinoza et de Nietzsche, une sagesse fondée sur la puissance du désiret sur un consentement à la vie, à toute la vie... Pour trouver ou retrouver la joie parfaite, qui n’est autre que la joie de vivre. »n Oser la jeunesse (de Vincent Cespedes, Flammarion, 2015)Pour déjouer le «complexe de Chronos» qui fait s’opposer les générations au pouvoir, accrochées à leurs privilèges, à une jeunesse souvent infantilisée et déconsidérée, il faut «oser la jeu- nesse». Autrement dit, tout faire pour que la nouvelle génération régénère les anciennes. A condition bien sûr de retrouver nos merveilleuses vertus ju- véniles : notre inexpérience, qui en- gage à la transmission ; notre goût pour la provocation, qui frappe notre bonne conscience et nos «vérités» ; notre passion du questionnement, qui nous relance vers l’avant. Vibrant plaidoyer pour un nouveau pacte entre générations, ce livre anti-crise est un hymne au désird’entreprendre et à la soif de vivre.n Et si on aimait la France (de Bernard Maris, éd. Grasset, 2015)Un livre qui a encore plus d'impact après ce jour funeste du 7 janvier 2015 l'assassinat de celui qui s'appelait Oncle Bernard dans Charlie Hebdo.« Ainsi vous écrivez un livre sur la France ? » « Oui. » « Ah... et sous quel angle ? Le déclin ? L’avenir ? L’universalité ? Le messianisme ? La cuisine ? Les filles ? » C’est vrai, il faut un angle... Alors, disons que je me pose moi aussi desquestions de dettes et de créances. Une manière de dresser un bilan, actif passif, mais surtout de redonner au mot dette tout son sens, celui de faute, de culpabilité. Un livre pour dire : non, Français, vous n’êtes pas coupables, vous ne devez rien ; le chô- mage, la catastrophe urbaine, le déclin de la langue, ce n’est pas vous ; le ra- cisme, ce n’est pas vous, contraire- ment à ce qu’on veut vous faire croire.Vous n’êtes pas coupables. Retrouvez ce sourire qui fit l’en- vie des voyageurs pendant des siècles, au « pays où Dieu est heureux ».Revenant de Rome, ville où je pourrais définitivement vivre, je me sens plein d’optimisme pour la France et songe qu’un petit rien pourrait redonner à ce Paris si triste, si bruyant et qui fut autrefois si gai, son sourire. »n The Finest Hours (sortie au cinéma le 24 février 2016)Disney nous épate souvent avec ses dessins animés et films, mais The Finest Hours vous laissera vraiment sans voix. Une première chez Disney, basée sur une histoire vraie. Le 18 février 1952, l’une des pires tempêtes qu’ait jamais connues la côte Est des États-Unis s’abat sur la Nouvelle-An- gleterre. Elle ravage les villes du littoral et détruit tout sur son passage, y compris deux pétroliers de 150 mètres qui sont littéralement brisés en deux. Si le premier est secouru, dans le second, l'équipage reste piégé, voué à sombrer rapidement. Ensemble, ils essayent de maintenir le navire à flot le plus longtemps possible. Pendant ce temps, les garde-côtes de Chatham (Massachusetts) préparent le plan de rescousse. Bernie Weber, le jeune sauveteur, est envoyé pour sauver le pétrolier. Il s'ensuit alors une aventure que vous regardez sur un seul souffle : les vagues de 20 mètres de haut, des températures glaciales et une visibilité quasi nulle... La fin est plus qu'optimiste !68Mars 2016]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[n°28www.ecoreseau.frL’Air du temps - Le street art et sa « démarginalisation » arT DE VIVrE & PaTrIMOINE Etude d'un sujet de loisir ou d'évasion pour en déterminer ses tenants et ses aboutissants, son évolution, ses innovationsDe la galère à la galerieLe street art s’est peu à peu fondu dans la société française, allant jusqu’à séduire les animateurs de séminaires rH.Zoom sur une mouvance artistique toujours plus accessible...mondiale du street art, notamment parce que c’est ici que le marché se tient. résultat ? aujourd’hui les street-artistes internationaux les plus cotés ont tous une galerie à Paris, quand ils ne s’y installent pas carrément pour y vivre. « C’est le même phénomène qu’on connaissait autrefois avec Picasso and co », insiste Mehdi Ben Cheikh. autre signe de cette “po- pularisation” croissante du street art en France, l’activité annexe à laquelle s’adonne le street-artiste Faben depuis quelques mois. En plus de peindre son personnage phare Mister Lover sur diverses façades, il intervient depuis peu dans le cadre de séminaires d’en- treprises, où il enseigne les rudi- ments du graffiti à des salariés, sous la forme de stages d’une ou deux journées. « L’idée de réaliser une œuvre collaborative et de voir toute une équipe peindre une fresque qui résume à la fois l’ac- tivité et les valeurs d’une boîte séduit les entrepreneurs », précise le jeune artiste, qui estime à 1000 euros le prix de cette activité de team building pour une vingtaine de personnes.dans les salles d’attente des avo- cats ou des médecins. » Mais le principal motif de l’intégration progressive du street art dans la société française reste son absorp- tion par le pouvoir politique. au- trefois illégal, le street art est de mieux en mieux accepté, voire encadré, par les pouvoirs publics, quand ce ne sont pas ces derniers qui passent carrément commande. Pour preuve, si le 13ème arrondis- sement de Paris est aujourd’hui l’un des plus dynamiques de la capitale en matière de créations urbaines, c’est aussi parce que son maire, Jérôme Coumet, est un fan de la discipline. admiratif de « cette scène foisonnante qui compte beaucoup de talents », il a, en partenariat avec la galerie Itinerrance, entrepris de redonner des couleurs à un arrondissement qui en manquait. ainsi, plusieurs fois par an, il laisse des murs à disposition d’artistes, qui inter- viennent bénévolement mais y voient un beau moyen de se faireconnaître. « Nous payons seule- ment le matériel, ce qui revient à quelques milliers d’euros », précise le maire, qui nourrit par ailleurs de sérieuses ambitions pour son quartier : « Nous espérons pro- chainement faire venir des artistes internationaux toujours plus cotés. Grâce à ces interventions artis- tiques, nous voulons que le 13ème apparaisse dans les guides tou- ristiques de demain ». Ce qu’en pensent les riverains ? Ils sont généralement enthousiastes à l’idée de voir une fresque murale réalisée sous leurs yeux en l’espace deIn art qui va faire de plus en plus de bruit...gnacio Mackinze est un guide quelques années. Cette forme d’art touristique un peu spécial. est en train de rentrer dans les Chaque samedi, il prend la mœurs et une économie se déve-d’une vingtaine de touristes in- ternationaux en moyenne, pour une visite itinérante de plus de deux heures. a chaque fois que le groupe se pose devant une œuvre d’art, il refait l’historique de celle- ci, présente son auteur et en ex- plique la signification, le tout en anglais. rebelote le dimanche. Comme un guide classique, à la différence près qu’Ignacio ne tra- vaille pas dans un musée. Guide pour le compte de street art Paris, il officie dans la rue. son em- ployeur a depuis un an et demi développé le concept de visites guidées centrées sur les œuvres de street art de la capitale, à travers le 11ème et le 13ème arrondissement de Paris, hauts lieux de cette sous- culture autrefois confidentielle, mais qui se popularise à vitesse grand V. Prix de la promenade ? 15 euros. « La clientèle est prin- cipalement Anglo-Saxonne ou pro- venant d’Europe du Nord, avance Ignacio. La rue est un musée, on y apporte de la valeur ajoutée. Mais surtout, la fréquentation est en hausse continue. A travers la reconnaissance de leur travail dans la rue, les street-artistes in- tègrent aujourd’hui des galeries. Dernièrement, une vente aux en- chères d’Artcurial a généré un million d’euros. C’était inimagi- nable pour du street art il y aquelques jours, d’autant que p. sieurs propositions d’œuvres sont soumises à leur vote. « Les quelques réticences ont été vain- cues rapidement, balaie Jérôme Coumet. Notamment parce qu’ils voient bien que je ne pratique pas la tolérance totale et que je fais la distinction entre une œuvre de street art et un simple graffiti. »Uen sommes le plus bel exemple. »Dans le même temps, alors que street art Paris a ajouté à son ca- talogue des visites en français, destinées au public parisien, la jeune boîte reçoit de plus en plus de sollicitations de la part d’écoles et de collèges, séduits par la pers- pective d’emmener leurs élèves en vadrouille dans le cadre de cours d’art plastique. « Et depuis peu, des groupes de salariés nous contactent également », appuie Ignacio. De son côté, l’association Enlarge Your Paris, destinée à promouvoir la banlieue autrefois qualifiée de “molle” et à inciter les Parisiens à traverser le péri- phérique, milite pour la création d’un sentier de randonnée dédié au street art, qui relierait arcueil, Paris, Ivry et Vitry. L’idée a été soumise au budget participatif de Paris. « Grâce au street art, Paris a rompu avec cette image de ville musée figée et a renoué avec ce qu’elle avait délaissé depuis les années 40 : accompagner les mou- vements artistiques dès leur nais- sance », note Mehdi Ben Cheikh, fondateur avant-gardiste de la ga- lerie Itinerrance, créée en 2004 et consacrée à l’art urbain. au- jourd’hui, une trentaine de gale- ristes lui ont emboîté le pas.ACCESSIBILITÉ ET VIRALITÉLes raisons du virage mainstream entrepris par l’art urbain sont mul- tiples. a la source de cet engoue- ment, Internet. « Si le street art est apparu dans les années 80, il est reconnu depuis peu par le grand public, notamment grâce aux réseaux sociaux. Via Insta- gram ou Twitter, un street-artiste a la possibilité de rendre visible à n’importe qui une œuvre réalisée à l’autre bout du monde. Au fil du temps, les gens se sont habi- tués », souligne Ignacio Mackinze. La starification et la médiatisation d’un grand nom du street art comme Banksy ont également aidé à l’acceptation de cette forme d’expression comme “art” par le grand public. Néanmoins, pour qu’un art soit assimilé, encore faut-il qu’il soit accessible. « C’est justement le vrai point fort du street art, là où l’art contemporain se veut élitiste, tant financièrement qu’intellectuellement, relève Mehdi Ben Cheikh. De nos jours, on trouve des œuvres de street artlu-Marc Hervezparole devant un parterre composé loppe autour de tout cela. NousPlus que New York ou Berlin, Paris est aujourd’hui la capitaleMars 201669]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28arT DE VIVrE & PaTrIMOINE L’Art du tempsSélection de produits et services raffinés et sophistiqués en toute subjectivitéHorlogerie & Joaillerie Zenith, montre StarCe superbe modèle Star Rose Gold fait partie des très beaux modèles pour femme de la Maison. Le cadre en nacre blanche sertie de diamants laisse présager sa va- leur. À offrir pour une grande occasion, à garder tout le long de sa vie. 15700 euroswww.zenith-watches.comLongines DolceVita - glamour et grâceDepuis sa création, la collection Longines est un hymne à la dou- ceur de vivre. Aujourd’hui, Longines propose de nouveaux mo- dèles mêlant or rose et acier qui viennent enrichir la collection qui marie subtilement les lignes géométriques à la douceur des courbes pour magnifier l’élégance contemporaine et la féminité des modèles. Les boîtiers en acier sont munis d’une couronne en or massif et existent également dans une version sertie de diamants.Breitling Galactic 32ChronoPour la marque au B ailé, une montre pour dames doit as- socier performance et élé- gance, fiabilité et raffinement. La Galactic 32 Chrono, féminine et racée, incarne le luxe à l'état pur, à l'image de son cadran fine- ment travaillé. Boîtier acier et or, cadran argent sierra, bracelet cuir rose et boucle à ardillon. 4160 euros.www.breitling.com/frAlpina présente la scuadrón 201Ancien fournisseur officiel de montres militaires et de pilotes, la manufacture horlogère suisse Alpina rend hommage à l’escadron 201 de la Force expéditionnaire aé-rienne mexicaine qui a participé àla Seconde Guerre mondiale, enprésentant un garde-temps pro-duit en édition limitée à 201 exem-plaires : la Startimer PilotChronograph Big Date « Escuadrón201 ». Signes distinctifs propres àce modèle ? Le compteur, situé à 9heures, orné d’un aigle dont lesgriffes enserrent un triangle tricolore, symbole de la Force expé- ditionnaire aérienne mexicaine ; le fond du boîtier gravé de la si- lhouette de l’avion P-47 utilisé au cours des combats. A noter : la montre est disponible exclusivement sur le marché mexicain au prix public recommandé de 995 €. Un vrai collector !www.alpina-watches.comHair Charms by Alexandre de Pariswww.longines.comNixon, e BulletNixon étoffe son offre féminine avec un tout nouveau modèle : e Bullet. Cette montre dis- pose d’un cadran guilloché apportant finesse et élégance, tandis que ses aiguilles bicolores ap- portent une touche d’originalité. Enfin, elle est déclinée dans de nombreux coloris adaptés à toutes les saisons et toutes les envies. Déjà un classique. Prix : 230 euros.www.nixon.comCarré Y, le premier corner multi-marques de bijoux au printempsYacine Challal crée Carré Y en février 2015. Pas-sionné de bijoux et naviguant dans cet univers de-puis 10 ans, Yacine imagine un concept à son imageet propose une offre large, aussi bien en terme deprix que de style : bijoux fantaisie, bijoux couture, pe-tite joaillerie : une offre pléthorique pour répondreaux femmes curieuses et avides de nouveautés. Un filrouge rassemble cependant ce foisonnement de bi-joux et donne une cohérence au corner. Carré Y ressemble à son exubérant fon- dateur qui aime mélanger fantaisie et diamants et à qui l’accumulation ne fait pas peur !‘Le bijou est l’expression de ma liberté’ nous confie-t-il.www.printemps.comDepuis 1971, Alexandre de Paris propose une collection de bijoux de cheveux qui célèbrent la femme moderne et le romantisme contemporain. Le Hair Charms par Alexandre de Paris est unique ; il se porte aussi bien dans les cheveux qu’au poignet...Il a fallu un an à l’équipe Alexandre de Paris pour concevoir un élastique résistant, indéformable, muni d’un fer- moir en argent rhodié marqué de l’initiale A, qui per- met par un ingénieux mécanisme, des ouvertures et fermetures simples et rapides permettant de faire glisser facilement les charms Swarovski de son choix selon son humeur ou sa tenue. A partir de 48 euros.www.alexandredeparis- accessories.com70Mars 2016]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[Offre promotionnelle 2 paires = 320€ *Du 18 mars au 21 juin 2016Modèle JericoLigne LatinaMarron bi-matière également disponible en noirNouvelles ouvertures : Lausanne, C. Cial Vélizy 2, Saint Denis de la Réunion Boutique en ligne : www.finsbury-shoes.com* Voir conditions en magasin.]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28arT DE VIVrE & PaTrIMOINE L’Art du tempsMode & AccessoiresDes lunettes Transition2Françaissur3ontbesoindelunettescorrectrices.Quelverrechoisir? Ilexistedesverres photochromiques. Parfaitement clairs à l’intérieur, ils s’assombrissent à l’extérieur. Ces verres s’adaptent à tous les styles de montures et toutes les corrections. Les verres Tran- sitions Signature s’adaptent en permanence aux variations de luminosité : un équilibre parfait.Tout en Rouge chez Agnès BRouge Tout Rouge est né de l’association de trois personnalités passionnées de fleurs depuis toujours et à l’origine de ce concept de bouquets de fleurs 100% rouge. Les bouquets Rouge tout Rouge se doteront de nouvellesfleurs, et donc de nou- veaux messages, selon les saisons. Un nouveau concept à découvrir en ex- clusivité dans la boutique Agnès b. de la rue du Jour au détour de quelques em- plettes !www.agnesb.frPatuna Couture , « Bridges to Paradise »Impressionnée par la lumière de Giverny, subjuguée par la majesté architecturale du Pont Alexandre III, Patuna puise de nouveau son inspiration dans l’art. À la struc- ture de l’organza, ponts idéalisés, s’oppose la fluidité des mousselines de soie, telle une Seine sublimée... Aucun bouton, aucune fermeture éclair : la signature de Patuna. Fleurs du jardin peintes de sa main sur les soies, chaque création est également ornée d’un tableau inspiré des peintures de Monet, broche précieuse en hommage au Maître.www.transitions.comBien -Être Premier bar à lissage do it yourself !Au carrefour des nouvelles tendances des bars à cheveux et du Do It Yourself, Absoluliss, la première marque de kit de lissage brésilien fabri- qué en France innove avec l'ouver- ture d'un concept store inédit : le premier bar à lissage do it yourself à Paris, 46 rue du Montparnasse (14e). Et ça coûte jusqu’à 6 fois moins cher que chez le coiffeur ! Telle est la devise du spécialiste des soins capillaires d’exception à la ké- ratine naturelle et à la précieuse fleur d’Immortelle de Corse. Dans ce cocon glamour et trendy, Isa- belle, Laetitia et Marie-Angèle Mu- raccioli proposent à leurs clientes un coaching expert et des soins naturels d’exception. Autour d’un bar en bois orné de grands miroirs ar- gentés, les clientes peuvent contempler le résultat éblouissant de leur lissage brésilien soigneusement appliqué par elles-mêmes en 2 heuresavec tout le matériel professionnel nécessaire.www.absoluliss.frCha Ling, l’esprit du thé au service de la beautéwww.patunacouture.comLe thé est un trésor pour la peau. Cha Ling, nouvelle marque de cosmétique sino-française, a puisé dans les bienfaits millénaires du thé Pu’Er, récolté dans le Yunnan, pour concevoir une gamme de soins aux vertus anti-âge et anti-oxydantes dans le mouvement de la Slow Skin Care. Une marque et des produits précieux, designés par BETC Design et développée par la recherche LVMH. Dans un souci écologique, les packagings ont été conçus quand cela était possible dans le respect des principes de déve- loppement durable.www.chaling-teacosmetics.com72Mars 2016]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[n°28Le nouveau SPA27 du WestminsterHôtel & Spa - NiceA 50 mètres de la mer, sur la Promenade des Anglais, le Westminster Hôtel & Spa – Nice **** vous offre une plongée dans l’insouciance de la Belle Epoque. Tout nouveau, LE SPA 27 de 400 m2 est dédié à votre bien-être avec les prestigieuses marques Sothys et algo, gage de qualité. L’espace forme et détente est équipé d’un sauna, d’un hammam et d’un bassin de nage à contre-courant. L’espace beauté et spa, quantà lui, vous invite à un moment de douceur au sein de ses 5 cabines de soins, dont une cabine de balnéothérapie et une cabine duo VIP avec douchesensorielle. Enfin, laissez-vous séduire par la zone de relaxa-tion avec son mur de sel.La Cabine Harcourt s’installe au Terrass’’ Hôtel !Depuis 1911, le Terrass’’ Hôtel est l’adresse des ar- tistes, idéalement situé à l’entrée de Montmartre. Pour parfaire son style résolument artistique, le Terrass’’ Hôtel vient d’installer dans sa bi- bliothèque au rez-de- chaussée une cabine photo du célèbre Studio Harcourt. L’été dernier, le Terrass’’ Hôtel a été entièrement transformé du rez-de-chaussée à la terrasse panoramique située au7ème étage. Prix : 10 € la photowww.terrass-hotel.comBarrière Courchevel pour bientôt !L’'Hôtel Barrière Les Neiges Courchevel représente la 1ère ouverture du Groupe à la montagne. Chalet d'exception et cocon enneigé au pied des pistes, ce 5 étoiles intimiste aucœur de lastation, vient complé-ter la collection Bar-rière avec élégance etdélicatesse. L'ouvertureest prévue en décembre2016, pour des esca-pades hivernales inou-bliables. Ses 42chambres et suites, son Ski room luxueux de 240 m2 et ses 3 concepts de restauration savoureux, in- vitent aux rêves. Avec un Spa de 1 000m2, le plus grand de la station, une piscine majestueuse de 20 m, un jacuzzi extérieur et une salle de projection privée, il met également la relaxation et l'éveil des sens à l'honneur, pour une parenthèse enchantée.www.bebarriere.comwww.ecoreseau.frL’Art du temps arT DE VIVrE & PaTrIMOINE EvasionNuits romanesques à l'Hotelde la Rue de LilleDans le mythique quartier de Saint-Germain-des-Prés, cœur de la vie intellectuelle du XXe siècle, l’Hôtel de la Rue de Lille 4 étoiles vous invite à découvrir la Rive Gauche, son art de vivre, son histoire. Entièrement rénové, c'estune adresse où on se sent comme chez soi, ou mieux, comme un hôte de marque dans un lieu d’exception. Toutes différentes et dédiées aux artistes, poètes et chanteurs qui ont bâti la légende de ce quartier, les chambres ont été rénovées aux standards les plus modernes, avec des matériaux chaleureux et des bibliothèques intégrées.Mars 201673]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28arT DE VIVrE & PaTrIMOINE L’Art du tempsVins & SpiritueuxVins de Dordogne, vins decaractère !Belingard, domaine viticole situé sur les coteaux de la vallée de la Dordogne, produit parmi les meilleurs vins des AOC Bergerac et Monbazillac : secs, rouges, rosés, Moelleux et Liquoreux. Château Belingard Ortus, millésime 2009 est composé de 60% Merlot, 15% Cabernet Sauvignon et 25% Malbec. Produit uniquement dans les grandes années, il s’agit d’une sélection de vieilles vignes « aux qualités parfaites ». Cette cuvée s’accorde parfaitement avec un magret grillé aux cèpes. Prix TTC : 17,50 €www.belingard.comLe champ des lys blancLe Domaine de La Croix Belle, cela pourrait être une histoire banale, celle du mariage de Françoise et Jacques en 1974, deux enfants terriens dont les familles cultivaient la vigne, à 18 km de Pézénas, dans la zone IGP Côtes de ongue, la séduisante dénomination qui chante gaiement à nos oreilles. Le Champ des lys blanc est le nom d’une parcelle où l’on trouve de nom- breux iris sauvages, appelés communément « Lys ». Deux se- maines de fermentation se font en cuves inox pour 95 % et 5 % en fûts neufs. Quelques mots quant à son profil : son nez est doté d’une belle complexité aromatique avec des notes de citron confit. C’est un vin mûr et charnu. La finale en boucheest longue et épicée.www.croix-belle.comPauillac Château Grand Cru Puy DucasseTrois grandes parcelles situées sur les meilleurs terroirs Pauillac, Grand Cru Classé en 1855 de Pauillac forment le vignoble de ce Grand Cru Classé. On doit cette confi- guration originale à son fondateur, Pierre Ducasse, éminent avocat qui, par rachat et héritage, su rassembler sous un même nom ce splendide vignoble au XVIIIème siècle. A sa mort en 1797, son fils, Pierre, se re- trouve, pour la seule commune de Pauillac, à la tête d’une exploitation de soixante hectares dont près des deux tiers sont plantés en vignes, nommée Ducasse-Grand-Puy-Artigues-Arnaud. Le domaine fut classé en 1855 sous le nom d’Artigues Arnaud. Grâce à une vendange soignée et à un élevage sur mesure, le Cabernet Sauvignon et le Merlot offrent ici des vins réputés pour leur complexité aromatique, typiques des meil- leurs Pauillac, leur belle structure et leur aptitude au vieillissement. Dé-couvrez l'assemblage 2014: 62% Cabernet Sauvignon / 38% Merlot.www.cagrandscrus.comChâteau Batailley, passionnante histoire depuis 1855Château Batailley Grand Cru Classé AOC Pauillac, 5ème Grand Cru Classé en 1855, est un des joyaux de la famille Castéja et de Borie-Manoux. Le nom du Château Batailley est la dérive de "bataille" en souvenir des combats qui se seraient déroulés sur le domaine de 60 ha à la fin de la guerre de centans. Batailley a un pourcentage élevé de Cabernet Sauvignon en ce millésime 2012, du aux condi- tions climatiques: 80% Cabernet Sauvignon, 18% Merlot, 1% Cabernet Franc and 1% Petit Verdot. Le vin qualifié comme un noble Pauillac classique, est charpenté, tannique et entouré d’une sou- plesse avec des notes délicatement boisées après quelques années de garde. La couleur rubis foncé duChâteau Batailley illustre des notes prononcées de cassis.Villa Ferret, une nouvellepartition viticole à découvrir !A la vue de ces jolies bouteilles, une envie irrésistible nous prend de vouloir toutes les goûter, sur un fond de musique, classique ou contemporaine. Après tout la collection estcourte, mais goûteuse ! Clairet, Rosé, Côte de Bordeaux, Bordeaux Blanc, notre préférence s'est portée sur le Clairet à la belle couleur vive rose sou- tenue, aux reflets cerise. Au nez, ce vin est fin et fruité, et s'ouvre sur de jo- lies notes de framboise, groseille. En bouche, l'attaque est charnue et enrobée, bien équilibrée avec de belles saveurs. Ce vin s'accorde parfaite- ment avec des grillades de poissons et volailles, la cuisine provençale et des mets asiatiques.www.lavillaferret.comChâteau Pape Clément, un lieu propice à la réflexion et à l'évasionConjuguez business, culture, vin et gastronomie au cœur de ce domaine Grand Cru Classé de Graves ! Des formules séminaires clé-en-main de 2 à 100 personnes dans ce havre de paix situé au cœur de Bordeaux : salle deréunion équipée, pause-café, repas ou un cocktail raffiné servi dans une salle distincte et accom- pagné des vins de Bernard Ma- grez. En option, toutefois vivement conseillé : la visite du domaine & dégustation de vins. Apprenez aussi l'art de l'assem- blage et créez votre propre bou- teille de vin ! Sept salles deréception resplendissantes d'élégance vous reçoivent au cœur d'un parc magnifique aux oliviers millénaires. Vous pouvez bien sûr aussi loger au Château (5 chambres). Vous vous souviendrez de votre réunion !http://luxurywinetourism.frBouchard & fils, une créativité qui traverse les âges !Depuis 1731, Bouchard Père & Fils travaille avec passion pour exprimer l’authenticité des terroirs de Bourgogne. En alliant tradition etinnovation, la Maison met toujours plus en valeur la singularité des parcelles et des millésimes qui se suc- cèdent, avec la volonté de faire de ses réfé- rences de vraies œu- vres d’art, chacune avec leur personnalité propre. A travers lemonde, elle accompagne les évènements mar- quants pour éveiller les plus belles émotions gustatives et créations culinaires et ravir les amateurs de grands vins.www.bouchard-pereetfils.comwww.batailley.com74Mars 2016]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28arT DE VIVrE & PaTrIMOINE L’Art du temps - L’actualité automobileL La nouvelle Opel astra conjugue design et efficacitéa cinquième génération d’astra lance et gagne indubitablement en agré- n’est pour l’heure disponible en ment de conduite. Dotée d’une faible concessions qu’en carrosserie cinq garde au sol qui inculque la prudence auportes. Le break arrivera en fin d’année, conducteur pour franchir les bosses, l’as-et la version sportive trois portes en 2017, l’actuelle GTC étant encore dérivée de l’ancien modèle. Opel cible en effet, à l’évidence, avec sa compacte, une clien- tèle d’abord familiale, pré carré des Peu- geot 308 et Golf Volkswagen.tra se montre plutôt agile en ville, et agréable à conduire sur route. La boîte mécanique à six rap-ports, très douce à manier,avec la Française, l’astra partage un cer- tainespritdesign:saligneéléganteest particulièrement réussie tout comme le dessin de sa planche de bord. avec l’al- lemande, elle a en commun une austérité toute germanique dans l’habitacle, un confort spartiate mais aussi une réelle qualité de finition. Point fort de l’astra 2016 sur les précédents millésimes : un gain de place intérieur pour le moins pa- radoxal puisque l’astra a rétréci, perdant 5 cm en longueur et 2 en empattement. Plus courte, elle offre pourtant un peu plus d’espace aux passagers arrière – l’avant reste malheureusement riquiqui – et sur- tout plus de volume au coffre qui passe de 351 à 370 litres.manque toutefois un peu de pré- cision dans le guidage. rien à direEquipement généreuxen revanchesur la tenuede route etle freinage.Côté motori-sation, unseul bloc dieselà quatre cylindres de1,6 litre suralimenté estdécliné en trois puissances : 95, 110 et 136 chevaux, le moteur 110 se montrant suffisamment performant, tandis qu’en essence, un petit moteur trois cylindres un litre de 105 chevaux fait son apparition au côté des quatre cylindres turbo de 125 à 150 chevaux. Dernier atout de l’astra, un équipement généreux (écran tactile, ca- méra de recul,système mains libres avec descapteurs d’ouverture sur les quatre por- tières, connaissance des panneaux, etc.) dont un système optionnel d’éclairage in- telligent baptisé Matrix IntelliLux LED permettant d’optimiser les flux de lumière sans éblouir les autres conducteurs, com- parable à ce qui est proposé, par exemple, sur une audi a8.Modèle essayé : Opel Astra 1.6 CDTI 110 ch S&S Innovation. Tarif : à partir de 25900 euros. Tarifs gamme essence à partir de 18000 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 22300 euros.Nouveau châssis, nouvelle structure, l’as- tra s’allège aussi de 130 kilos sur la ba-Volvo V60 Cross Country : éloge de la différenceOn vient de quitter le volant d’une allemande, bien sous tous rap- ports, en se disant que le constructeur a fait de notables pro-grès sur tous les plans. résultat une voiture agréable à conduire, facile, bien pensée, bien exécutée...motrices couplées à l’ancien moteur turbodiesel D4 de 190 che- vaux qui ronronne encore en cinq cylindres. Les autres mo- torisations disponibles en deux roues avant motrices, sont toutes de la nouvelle génération quatre cylindres avec 150 (D3) ou 190 (D4) chevaux, boîte mécanique six vitesses ou boîte auto geartronic à huit rap-Et puis on s’installe à bord de la Volvo V60 CC et là, comme toujours, il y a cette impression de pé- nétrer dans un autre univers automobile. Bien sûr, dans cette finition haut de gamme, la sué- doise séduit par son confort, la qualité du cuir,ports.Dire que la conduite de l’engin est en perma-les inserts en bois, la tenue parfaite des sièges,mais aussi et surtout par l’incroyable ergono-mie des commandes qui donne à chaque gesteune grande simplicité. Cette V60 se situe à mi-chemin entre le break dont elle est dérivée et lesuv xC60 dont elle imite l’esprit baroudeur :garde au sol surélevée de 6,5 cm (pour une hauteurde caisse de 201 mm), sabots de protection avant et ar- rière, protections de bas de caisse latérales, passages de roues renforcés.nence un plaisir semble une évidence. Trois reproches cependant : le premier de nature es- thétique, la V60 n’étant pas des plus élégantes (surtout vue de l’arrière) même dans ses atoursPerfection mécaniquemais c’est là sans doute le prix à payer pour changer de planète.La mécanique épouse également cette tentation tous chemins en proposant quatre rouesModèle essayé : Volvo V60 Cross Country D4 AWD Xenium; Tarif : à par- tir de 50960 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 40720 euros.champêtres, le second de nature pratique, le coffre de la V60 se montrant finalement, au vu du gabarit du véhicule, un peu exigu, le dernier de nature pécuniaire, la V60 Cross Country étant facturée au prix fort avec seulement deux niveaux de finitions haut de gamme (summum et xénium) à partir de 40720 euros. Près du double de notre allemande du début,76Mars 2016]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[n°28Le Volkswagen Touran fait enfin peau neuvewww.ecoreseau.frL’Art du temps - L’actualité automobile arT DE VIVrE & PaTrIMOINE ESSAIS & TENDANCESPar Philippe FlamandIl aura fallu 12 ans à Volkswagen pour donner une nou- velle jeunesse à son monospace familial : le Touran fait peau neuve en adoptant la plateforme modulaire maison MQB (qui sert à la Golf 7, audi a3, seat Leon, skoda Octavia...). Il y gagne en habitabilité et peut recevoir dés- ormais les dernières motorisations du groupe. En re- vanche cet excellent monospace n’est guère plus sexy que son prédécesseur : qualité de finition sans faille mais tris- tesse garantie. a conduire, le Touran ne procure pas de sensation exacerbée mais ce n’est de toute façon pas ce qu’on lui demande. Les fondamentaux sont irréprocha- bles et le moteur 1.6 TDI de 110 chevaux fait le job, même s’il se montre un peu juste sur de longs parcours. La troisième rangée de sièges est peu facile à manœuvrer, mais une fois rabattue elle dégage un volume de coffre remarquable de 743 litres. Essayé en finition confortline (deuxième niveau), il offre un niveau d’équipement cor- rect mais un système audio médiocre et un bluetooth dé- ficient.Modèle essayé : Volkswagen Touran 1.6 TDI 110 Confortline. Tarif : à partir de 31010 euros. Tarifs gamme essence à partir de 24760 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 28000 euros.Nouveau look et nouveau moteur pour la Kia CeedLa Kia Ceed qui a bénéficié à l’automne 2015 d’un léger lif- ting, tant extérieur qu’intérieur, s’attaque à un gros marché : celui des familiales compactes, qui représente le gros des ventes en Europe. Face à elle les ténors du segment – Volks- wagen Golf, Peugeot 308, renault Megane – et des outsiders comme l’Opel astra (lire ci-contre). Elle a, pour partir à la ba- taille, d’indéniables atouts esthétiques, quelle que soit la car- rosserie (cinq portes, break, trois portes) avec une ligne à la fois sportive et élégante, une face avant très expressive (calan- dre emblématique « Nez de tigre », projecteurs enveloppants, projecteurs antibrouillard intégrés, large bouclier, nouvelle grille de calandre « nid d’abeille »...) et un arrière redessiné qui intègre des feux à LED. L’habitacle est spacieux et comme toujours chez Kia très accueillant en dépit du parti pris d’un décor très germanique (du noir, du noir, du noir et quelques touches d’alu).line » à connotation plus sportive (comme chez Peugeot pour la 308) fait son apparition dans la gamme Ceed avec notam- ment, comme signe distinctif, des feux de jour à LED multi- facettes à l’avant.pement est très complet) et un confort un peu rude. rien de rédhibitoire sans doute pour ce fer de lance du constructeur coréen, fabriqué en Europe dans l’usine de Žilina en slovaquie et commercialisé exclusivement sur le Vieux continent, avec toujours la garantie sept ans que la Ceed fut la première à in- troduire en 2006.La position de conduite est bonne, la visibilité excellente, et les sièges de très bonne tenue. a noter que la finition « GTQuelques regrets à pointer comme cette absence persistante d’afficheur digital de la vitesse (alors que par ailleurs l’équi-Mars 2016 77Le restylage s’accompagne d’une mise à niveau de la motori- sation avec notamment un moteur 1,6 litre turbo diesel passé de 128 à 136 chevaux d’une belle tonicité, et un nouveau mo- teur un litre essence développant 120 chevaux , un peu sonore mais efficace et peu gourmand.Modèles essayés : Kia Ceed 1.6 CRDI 136 ch Active. Tarif : à partir de 31010 euros. Tarifs gamme essence à partir de 24760 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 28000 euros.]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28arT DE VIVrE & PaTrIMOINE Baromètre Finance & InvestissementsBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant les placements et investissements que peut réaliser tout particulieruLA SPÉCULATION DU MOISPrismaflex : une idée lumineuse ?dédié au financement de cette filière. L’équipe de gestion a d’ores et déjà identifié plusieurs opportunités d’investissement dans des PME matures et en croissance : exploitations viticoles, négociants, ou encore acteurs de la distribution. « En jouant la carte de l’accompagnement et la proximité, notre objectif est d’être présents à toutes les étapes de la création de valeur de la filière vitivinicole », déclare Marc Villecroze, directeur exécutif en charge des investissements. Les placements (5000 euros minimum) permettront une exonération d’impôt sur les plus-values éventuelles.11,51110,5109,59 8,58 7,5 7 6,56 5,52015 AvrilDes cours en ligne pour comprendre la BourseJouer sur les marchés ne s’improvise pas. C’est pourquoi axa Investment Managers et HEC ont décidé de lancer un MOOC (Massive Open Online Course) destiné aux investisseurs particuliers. Disponible à partir du mois d’avril sur le site Coursera, il a pour ambition de donner aux petitsMai JuinJuillet Août Sept Oct Nov Dec2016 FévOddo est passé à l'Achat sur le fabricant de produits dédiés à la communication extérieure et à l'affichage. Le broker salue par- ticulièrement le développement de la société dans les LED, qui a contribué à une hausse de 22% du chiffre d'affaires. « Tous les pôles sont au vert », constate Oddo.uLES BONS PLANS DU MOISIn vino veritasEn bons chauvins, les particuliers français sont nombreux à vouloir investir une partie de leur patrimoine dans le vin. Mais l’achat de bouteilles en direct est souvent incompatible avec une logique de rentabilité : traçabilité, stockage dans des conditions optimales, sécurisation de la cave, revente... Pourquoi ne pas placer son argent directement dans la filière vitivinicole ? Dans cette optique, aCG Management, membre du groupe aCG spécialisé dans le financement de PME françaises non cotées, a annoncé le lancement du premier FCPr agrééporteurs les clés pour maîtriser la complexité des marchés financiers. autre initiative sur le même modèle : « Objectif Bourse », un programme gratuit proposé par plusieurs grands acteurs de la place de Paris, parmi lesquels BNP Paribas, Bourse Direct, Euronext, ou encore la Fédération des investisseurs individuels et des clubs d’investissements. Les particuliers inscrits sur le site d’Objectif Bourse78Mars 2016]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[n°28www.ecoreseau.frpourront assister à des conférences en ligne et visionner des vidéos explicatives en suivant deux parcours : « Initiation » pour les débutants, et « Expertise » pour les investisseurs chevronnés. Le programme prévoit aussi la gestion d’un portefeuille virtuel d’actions.Baromètre Finance & Investissements arT DE VIVrE & PaTrIMOINE uLE COIN DES ANALYSTESLa pierre-papier séduit toujoursu Actions : Swiss Life AM voit des valori- sations attractives en zone euroPour Swiss Life AM, la construction de portefeuilles défensifs, capables de résister à la volatilité des marchés, va rester une priorité dans les mois à venir. Selon le gestionnaire, les actions, qui se distinguaient jusqu'ici par leur prime de momentum et leur prime de croissance, risquent de s'essouffler dans le régime de marché baissier actuel. Il observe que c'est déjà le cas pour certains titres du secteur technologique. « En revanche, notre modèle nous incite à investir dans des titres dont la valorisation paraît faible pour de mauvaises raisons et qui, en plus, sont capables de procurer de la stabilité au portefeuille », écrit-il. Il cite notamment le secteur des utilities, qui comprend des valorisations très attractives.u Pétrole : Source prévoit un baril à 20 dollarsSelon Paul Jackson, directeur de la recherche Multi- Asset chez Source, le choc de la baisse des prix du pétrole diffère des précédents épisodes dans la mesure où l'on observe une certaine nervosité sur les marchés actions. Il pense que l'effondrement des prix donnera in fine un coup de pouce à l'économie mondiale. L'analyste attend notamment un transfert de revenus massif des producteurs aux consommateurs, et des pays peu endettés aux pays fortement endettés. Il remarque qu'une comparaison avec les cycles de baisse du pétrole à partir de 1969, 1976 et 1979 permet de constater que de manièreprix du pétrole plongent. Selon lui, le prix du pétrole devrait atteindre le point bas de 20 dollars. « La transition vers cette nouvelle ère de pétrole bas risque d'être assez houleuse », anticipe-t-il.uDNCA Investments privilégie les actions Selon une note de marché de DNCA Investments, 2016 sera une année compliquée sur les marchés, dans le prolongement de 2015. Dans ce contexte, « l'Europe paraît attractive et les actions doivent être privilégiées par rapport aux obligations ». Il estime que les marchés deviennent de plus en plus systémiques de par leur fonctionnement. Il faut selon lui savoir vivre avec cette volatilité excessive, et même transformer ces conditions de marché en opportunités. « Mais pour les saisir, il est essentiel de conserver une part de liquidités importante en portefeuille », souligne-t-il.La rentabilité est de plus en plus difficile à obtenir sur les placements traditionnels alors que le Livret a semble enlisé à un taux historiquement bas de 0,75% et que les livretsd’épargne proposés par les banques voient euxaussi leur rendement s’effriter. Dans ce paysagemorose, les sCPI parviennent à garder la têtehors de l’eau. En 2015, leur rentabilité tournaitautour de 5% en moyenne – nettement mieux quela grande majorité des assurances-vie. La sCPICorum Convictions a même atteint un chiffre de6,30% net. L’atout de cette dernière : sarépartition géographique, distribuée entre laFrance et le reste de la zone euro. D’autresproduits se développent sur le même modèle,avec comme objectif de profiter de la croissanceéconomique de certains pays européens. C’est lecas de Novapierre allemagne par exemple, ouencore du LFP Europimmo commercialisé par LaFrançaise aM.L générale, les actions progressent à mesure que lesSandel vs. Tirole : Morale vs. Ethique – de la neutralitééthique & Financea collection Points seuil vient de publier en poche la traduction sentiments moraux comme l’indignation et condamnant a priori le du best-seller planétaire de Michael sandel, Ce que l’argent marché, il est préférable d’analyser en toute neutralité nos tabous ne saurait acheter. Ce livre important propose une magnifique moraux. son exemple le plus frappant concerne le commerce desparsynthèse, analytique et construite, des « limites morales du marché ». organes humains : certes ces échanges marchands soulèvent deArthursa thèse est aussi simple que profonde : « le marché affecte les biens dont il permet l’échange ». Tout n’est pas monétisable (comme une amitié ou un Prix Nobel), et la marchandisation à outrance impacte en profondeur la psychologie de chacun en promouvant une éthique permissive liée à la possibilité de tout acheter. Non content de corrompre la nature des certains biens ou services, l’argent est aussi facteur d’inégalité – qui mine de facto le fondement des sociétés dé- mocratiques et justes : « l’approche neutre des valeurs inhérente au raisonnement marchand » interdit le recours à l’argument moral et à l’indignation, et favorise de dangereuses dérives – contre lesquelles le professeur de philosophie à l’université de Harvard présente l’urgence de « repenser le rôle du marché » en refusant « l’amoralisme économique » et en lui imposant des « limites morales ».légitimes réticences ; mais comme le démontrait G. Becker, l’interdiction de vendre son rein limite considérablement les donations et condamne à mort chaque année des milliers de personnes. Jean Tirole fustige ainsi ceux qui se targuent de moralité en prenant une position a priori sur ce débat, sans réfléchir aux conséquences impli- quées : se draper dans sa vertu pour condamner certains échanges est une attitude qui peut se révéler coupable. Dès lors, conclut Tirole, « les réflexions éthiques, si elles doivent guider intelligemment nos politiques publiques, ne devraient en aucun cas nous priver des examens de fond qui seuls nous permettront de relever les défis de l’avenir ».CohenPrésident Directeur général des éditions Hermann, Philosophe spécialisé dans les questions éthiques appliquées au secteur financierLors d’une récente allocution prononcée dans le cadre des travaux de la Fondation éthique et économie et intitulée « La Moralité et le marché » (www.asmp.fr), Jean Tirole a examiné les critiques formulées à l’encontre des défaillances du marché au nom de la morale. Le lauréat 2014 du Prix Nobel d’économie considère que, plutôt que d’adopter d’emblée une posture morale, reposant sur desCe face-à-face éclaire la distinction entre l’approche morale et l’approche éthique. La première repose sur des principes et des normes socialement reconnues, et admet un raisonnement essentiel- lement de nature déontologique ; la seconde, plus rationaliste, ne postule aucun axiome et reconnaît la pertinence d’une méthode de probation de type conséquentialiste. La première se pose comme externe au marché ; la seconde autorise son intégration à la rationalité économique. L’éthique est neutre, la morale partisane.Mars 201679]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28arT DE VIVrE & PaTrIMOINE Patrimoine - Investir dans des résidences de servicesFocus sur un placement ou investissement afin d'analyser les tendances et évolutionsrendement entre 4 et 5% en vuerrésidences étudiantes, de tourisme, Ehpad ou résidences d'affaires offrent avantages fiscaux et facilité de gestion. La panacée, à condition de bien mesurer les risques.endement histori- ILYENAPOUR louées, ce qui peut affaiblir directeur marketing et com- BIEN CHOISIR avoir des conséquences dé- quement bas pour TOUS LES GOÛTS la rentabilité. Les rési- mercial du programme Ede- L’EXPLOITANT sastreuses pour l’investis- le livret a, renta- résidences étudiantes, de dences d’affaires peuvent narc 1800, situé face au Dans les résidences de tou- seur, qui sera obligé d’as-bilité en berne sur l’assu- tourisme, Ehpad (établis- offrir de meilleures renta- Mont-Blanc en savoie, pré- risme, comme dans toute surer lui-même la gestionrance-vie, morosité sur les livrets bancaires... Où trou- ver de la performance ? La question relève du casse- tête pour les épargnants – d’autant plus que les prix restent flottants dans l’im- mobilier. Et pourtant, c’est bien dans la pierre que les particuliers pourraient aller chercher un outil de diver- sification ; et plus précisé- ment dans le domaine des résidences-services. Ce sec- teur, en plein essor, offre actuellement des taux de rendement compris entre 4 et 5%... Le concept : ache- ter un bien dans un com- plexe immobilier réservé à la location, puis le confier à un exploitant, qui le louera à son tour à des par- ticuliers, et en assurera la gestion au quotidien.sement d’hébergement pour personnes âgées indépen- dantes) ou encore rési- dences d’affaires : plusieurs types de biens existent pour qui veut investir dans lesbilités... à condition de bé- néficier d’un bon empla- cement, au cœur d’une grande agglomération et à proximité des transports.fère d’ailleurs parler de « produit plaisir » avant de mettre en avant le ren- dement ou l’aspect défis- calisation. « C’est avant tout une offre coup de cœurrésidence-services, tout re- pose sur l’exploitant. C’est lui qui sera chargé de l’ameublement, de la re- cherche de locataires, de l’encaissement des loyers,du bien, de trouver un nou- veau gestionnaire - généra- lement dans des conditions beaucoup moins avanta- geuses - ou même de re- vendre le bien au risque de se voir réclamer le rembour- sement de l’avantage fiscal par l’administration... as- surez-vous donc que la struc- ture a les reins suffisamment solides pour respecter ses engagements pendant la du- rée du bail, soit entre neuf et douze ans. Il est recom- mandé de choisir un nom connu et synonyme d’ex- périence. « En Ehpad, je conseillerais par exemple Orpea, qui exploite 300 ré- sidences médicalisées qui fonctionnent très bien et qui ne promet pas la lune à ses investisseurs », recommande antoine Tranchimand. « Dans le monde de la rési- dence étudiante, je citerais Résidétudes, ou encore BNP Paribas Résidence Services, filiale de BNP. » attention aussi à lire attentivement le bail pour s’assurer qu’il n’existe aucune zone d’om- bre : qui assume les charges ? Qui finance les gros travaux ? Quelle est la rentabilité nette ? La vigi- lance est également de mise au moment du renouvelle- ment du bail : certains ex- ploitants saisissent l’occa- sion pour revoir le loyer à la baisse... « Dans nos pro- grammes, les parties com- munes sont cédées pour un euro symbolique au syndicat qui gère la copropriété. Il est donc impossible pour l’exploitant de faire pression sur les copropriétaires en menaçant de rendre l’accès de la piscine payante, par exemple – ce qui peut se pratiquer chez certains ex- ploitants », confie JérômeAntoine PietriUN RÉGIME FISCAL TOUT DOUXLa fiscalité est l’un des grands atouts des rési- dences-services. Jusque fin 2016, cet investissement offre la possibilité de bé- néficier du dispositif fiscal Censi-Bouvard. Celui-ci permet deux avantages. Premièrement, la TVa est récupérable à condition de conserver le bien durant 20 ans. Deuxièmement, l’investissement est sujet à une réduction d’impôt de 11% du prix de revient hors taxe du logement (prix d’acquisition, frais de no- taire) plafonné à 300 000 par an, soit au total 33 000 d’euros d’économies d’im- pôt sur neuf ans. attention toutefois à ne pas se laisser aveugler par la défiscali- sation ! Comme tout achat immobilier, un investisse- ment en résidence-services réclame de s’intéresser au bien et aux conditions de vente avant de franchir le pas.Et si simplicité rimait avec rentabilité ?résidences gérées. Chacune possède des équipements et des services spécifiques : salles de réunion pour les résidences d’affaires, can- tines pour les résidences étudiantes... Comment choisir ? « Je préfère le secteur des Ehpad par rap- port aux autres, pour une raison simple. La popula- tion vieillit : il y a donc un besoin important de struc- tures d’accueil pour les personnes dépendantes », recommande ainsi Philippe regimbart, gérant associé de Fiducée Gestion Privée. Mais attention : ce type de bien est généralement sy- nonyme de coûts de fonc- tionnement plus élevés et de parties communes plus importantes (salle de res- tauration, infirmerie...) nonRÉSIDENCES DE TOURISME : JOINDRE L’UTILE À L’AGRÉABLE Meublées et dotées de ser- vices para-hôteliers (mé- nage, accueil, petit déjeu- ner...), les résidences de tourisme se situent entre la location saisonnière et l’hôtel. La plupart de ceset un projet familial », ex- plique-t-il en détaillant les spécificités de cette offre exploitée par Odalys Va- cances : piscine, golf, salle de fitness, terrains de ten- nis... Les prix de cette ré- sidence de luxe (de 194 000 euros pour un T2 à 522 000 euros pour un T4)de la gestion des impayés, ou encore de l’entretien du logement. D’où l’importance de choisir soigneusement le prestataire. « On dit souvent que le critère numéro 1 dans l’immobilier traditionnel est l’emplacement. Dans l’im- mobilier meublé, c’est l’ex- ploitant », estime antoineOn dit souvent que le critère numéro 1 dans l'immobilier traditionnel est l'emplacement. Dans l'immobilier meublé, c'est l'exploitant.80Mars 2016offres proposent en outre la réservent par ailleurs aux Tranchimand, conseiller en d’occuper le logement entre épargnants aisés. Ceux-ci gestion de patrimoine chez une et trois semaines par peuvent jouir du bien K&P Finance. « Le point an à la montagne ou les jusqu’à quatre semaines fondamental est de s’assurer pieds dans l’eau. Mais la par an, mais le rendement de sa qualité et de sa solidité rentabilité nette est alors tombe alors autour de 3% financière ». En effet, une dégradée... Jérôme roche, brut... faillite de l’exploitant peutroche.]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°28arT DE VIVrE & PaTrIMOINE Regard sémantiqueDepuis neuf ans, Jeanne Bordeau compose des “tableaux de mots” à partir de collages issus d’articles de presse. Démonstratives et percutantes, ses “compositions sémantiques” accrochent le coeur et la raison. A la fois miroir et interprétation de l’actualité,ses tableaux décryptent l’époque de manière presque prémonitoire.Créations thématiques et singulières, ses tableaux mettent en scène les mots-clés d’une année dans des secteurs d’actualité majeurs : politique, économie, crise, culture, société, culture, femmes, développement durable, ressources humaines, verbes. Chaque année, ces dix toiles forment ainsi “une tapisserie de Bayeux contemporaine” et sont exposées courant janvier à Paris.La mémoire des motsJOB OUT AU CŒUR DU TRAVAILNomdutableau: RessourcesHumaines,JobOut,2015,JaneBee© Jane Bee, 2015Désormais, il faut apprendre à être « acteur de sa carrière ». « Se gérer soi-même » est une nou- velle façon de penser sa vie professionnelle. C’est une manière d’estimer que rien n’écrit et que tout est à écrire. La preuve, on assiste à l’es- sordu«Jobout».Le«Jobout»,c’estcettefa- culté de rompre avec une carrière toute tracée et bien rangée. Terminé le temps où l’ont rêvait d’être cadre installé dans un grand groupe. On peut décider de rompre avec la routine et choisir d’être un autre : éleveur de chèvres, moniteur deOn ne cesse d’écrire qu’il faut « réinventer le mo- dèle ». Cette « ré-invention » est peut-être déjà en marche. Le « code du travail » est bousculé. Et si, « les robots » sont à «l’assaut du boulot ». Ce n’est pas grave, docteur. Ils sont bien utiles dans les maisons de retraite !Dico d’époqueC’est une expression qui est sur toutes les lèvres. On ne cesse d’in- voquer le « timing ». Seulement ce « timing » peut aussi être maîtrisé !TimingEn 2015, le monde du travail est gagné par des mots nouveaux. Il est question de « Job out », de « Bore out ». Signe d’une époque qui se re- compose.sport, professeur des écoles... Le « job out » peut être une condition de bien-être personnel. En effet, les études le prouvent, s’ennuyer au travail cause des problèmes de santé, tel est « le bore out », cette maladie de l’ennui au bureau. Main- tenant que c’est dit, il faut se prémunir contre !Révolution digitaleL’optimisme d’abord ! Car, le monde du travail n’est plus monolithique. Il est décloisonné. ainsi va un univers où chacun peut toujours prendre sa carrière en main. Le savoir est à portée de smart- phones, de tablettes, d’ordinateurs grâce aux « Moocs » et aux « Coocs ». Des formations en ligne ouvertes à tous les collaborateurs, en per- manence. Il s’agit d’être « tous entrepreneurs ». Pas forcément pour créer son entreprise mais pour « créer son emploi » !Humain avant toutEt les DrH entament leur « révolution digitale ». La marque employeur peut séduire ses futurs ta- lents via « Twitter ». recruteurs et recrutés se rencontrent sur les « Job-boards ». Le Directeur du personnel fait partie d’un autre temps. Il est passé en mode « chasseur de têtes ».Le mot « burn out », implosion intérieure, résiste et trouve toujours place dans la galaxie rH. Pourtant, ce tableau rH de 2015 est bien plus op- timiste que les précédents. Ce tableau marque une rupture, la numérisation laisse entrevoir la nécessité d’un « retour » de « l’humain » dans l’entreprise. Humanité du management qui se traduit grâce à des concepts et à des mots chaleu- reux : « management bienveillant » pour donner aux collaborateurs les moyens d’accomplir une mission en les aidant à conforter leurs atouts, « considération » pour considérer l’autre pour ce qu’il possède d’unique, de singulier.Acteur de sa carrièreL’humain s’incarne également grâce à des initia- tives positives. Des contributions qui peignent l’avenir aux couleurs de l’espoir. « L’entrepre- neur social 2.0 » témoigne de cette tendance à changer le monde au quotidien. « L’entrepreneur social 2.0 » existe grâce à des réseaux comme Makesense qui aident justement les entrepre- neurs sociaux à développer leurs projets.parsouvent quand le « timing » s’invite dans une conversation, il est signe de stress, de pression. La question sous- jacente est « Est-ce que c’est le bon timing ? ». Tout est fait pour que l’on ne soit plus maître du « timing ». Les courriels fusent du monde entier en permanence, un sMs suffit à modi- fier un calendrier de travail. La dic- tature du « timing », l’obsession de l’époque ?Puisque nous sommes ces êtres digi- taux, nous avons pour devoir de ré- inventer notre lien avec le temps. Ce n’est donc pas un hasard, si la mode des « To do lists » fait surface. Il est grand temps de savoir hiérarchiser ses priorités. L’exercice est délicat et périlleux. Le « Time is money » de Benjamin Franklin est dépassé. Le temps est devenu un luxe. On espère que les maisons de luxe sauront ne pas l’oublier !Jeanne BordeauTiming, qui es-tu ?la qualité d’expressionTiming, le dictateur ?Timing est art de vivreFondatrice de l’Institut deCe terme « timing » est employé nuit et jour. Il renvoie au fait de respecter les délais de réalisation d’un projet. Il renvoie encore à l’idée d’être syn- chrone. De se croiser au bon mo- ment. Il est un mot « valise » qui regroupe toutes les préoccupations liées au temps.Mars 2016PROCHAIN NUMÉRO LE JEUDI 31 MARS 201682]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRECABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 190 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82THE SHOW OF THE MOST FAMOUS CABARET IN THE WORLD !DINNER & SHOW AT 7PM FROM €190 SHOW AT 9PM & 11PM FROM €77WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIEL© Bal du Moulin Rouge 2016 - Moulin Rouge® - 1-1028499]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[]]></page></pages></Search>