﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="no"?><Search><pages Count="96"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[EcoRéseauL’information économique et positive, autrementComprendre, Entreprendre, InnoverLe web pour les entrepreneursL’importance de créer son site et son appliSeptembre 2015 - n°23 - 3,90 € - ecoreseau.frLES SECRETS DUE-COMMERCE>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>p.18Faire du business avec des pays sulfureuxLA MONÉTISATIONDU DATAp.56REFORME p.10UNE UTOPIE ?p.15© DRMOHED ALTRADLe 1er Français distingué !Une autre écoleest-elle PROSPECTIVE p.32possible? Cequi nous attend en 2050MUTUELLES D'ENTREPRISE p.38 Dernière ligne droite...ANTOINE BRACHET : LE BARBARE QUI VEUT CHANGER LE MONDE - BORIS GOLDEN : START-UPPER INSATIABLE ANTOINE DE MAXIMY : J’IRAI DORMIR CHEZ VOUS - COMMUNITY MANAGER : LE MAILLON FORT ?ALL/BEL/ESP/ITA/POR : 4.50 € - Canada : 7CAD - Maroc : 50 MADEcoRéseauL’ENTREPRENEURMONDIALDE L’ANNÉE 2015]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23EDITORIALRentrée digitaleDifficile retour à la réalité, comme d’habitude... Les vacances s’éloignent, il faut se replonger dans le quotidien professionnel. Il est alors très courant de rencontrer, au détour de la machine à café où évidemment tout le monde serendavecparcimonie,unadeptedu«toutplaqueretouvrirunemaisond’hôte dans le Lubéron », qui ne passera jamais le pas. Certains ne supportent ce come back qu’en s’inventant une transgression virtuelle parce qu’ils n’ont pas l’âme d’aventuriers intrépides comme l’entrepreneur Mohed Altrad parti de rien en Syrie (cf. électron libre). Mais il est un monde qu’ils côtoient au quotidien et qui pourrait leur apporter leur dose de bouleversements s’ils s’y intéressaient plus : le numérique. « Ici tout est à l’envers. Le plus agile mange le plus gros, les capitalisations sur- passent en un rien de temps celles des plus anciennes sociétés industrielles, les jeunes apprennent aux vieux, les erreurs sont appréciées, on va chercher les sciences molles comme dures, on contourne la réglementation à l’exemple d’Uber ou Airbnb », décrivait Murielle Barnéoud, P-Dg de Docapost, lors d’une conférence sur le rôle de l’entreprise dans la société organisée par la fondation Croissance Res- ponsable et l’Observatoire des Think Tanks. Les repères de l’ancienne société n’ontplus cours dans le digital, et c’est ce qui le rend si déroutant et attractif. EcoRéseau le prouve encore une fois en s’intéressant à l’évolution de l’école, du e-commerce, des jeux vidéo par la saga Ubisoft, du tourisme d’affaires à l’aune du numérique.Lamonétisation.prérogatives des community managers décortiquées dans l'article décryptage sont autant de nouveaux métiers en perspective. Oui le numérique change la donne pour les entreprises comme pour les individus, dans leur vie de tous les jours. Nouveaux outils, mais aussi nouvelles manières d’appréhender le monde et de le hiérarchiser. Ce n’est pas Antoine Brachet, fondateur du mouvement citoyen « Les 100 Bar- bares » interviewé dans le papier Regard Digital, qui dira le contraire. Et à nouveau monde, nouvelles opportunités, que nous comptons bien débusquer dans ce journal. Bonne rentrée !.Jean-Baptiste LeprinceFondateur & directeur de la publicationJulien TarbyRédacteur en chefdes data analysée dans la page Haute Résolution, ou les nouvellesLE CHAT by Philippe Geluck2 SEPTEMBRE 2015]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[n°23www.ecoreseau.frPANORAMA 4-15 RétrospectiveSOMMAIRE- Tourisme d'affaires : la digitalisation des événements 46 - Cadeaux d'affaires : le secret de la valeur perçue 48L'école et ses réformes 4 Baromètre de l'optimisme 6STRATÉGIE & INNOVATION NUMÉRIQUE 52-62Les rendez-vous EcoRéseauBaromètre de l'innovation 52Le DicoRéseau®8 Community managers, essentiels mais menacés ? 54Grand angleHaute résolutionLes réformes des systèmes scolaires en Europe10 - Monétisation des data. Où en est-on ? 56 - Les petits plus des prestataires de factures électroniques 58Régions & TerritoiresLes ports français12 Business storyUbisoft, du jeu vidéo au loisir 360 degrés 60HexagoneLes questions sur le prélèvement fiscal à la source14 Regard digitalInternationalAntoine Brachet, fondateur du mouvement "les 100 Barbares" 62Faire des affaires avec des pays sulfureux 15RH & FORMATION 64-73 Réseaux & InfluenceCLUB ENTREPRENDRE 16-50 Baromètre & Tendances 16Loges de stades et espaces VIP 64DécryptageA la UneObservatoire 66Les secrets d'optimisation du e-commerce18 Carrières & TalentsInterview croisée- Timing du MBA 68 - Contenu de l'executive MBA décortiqué 72Les rêves d’Anne-Laure Constanza et Thierry Petit,deux figures du e-commerce 24ART DE VIVRE & PATRIMOINE 74-94En immersionChristophe Osmont, agri-preneur diversifié26 La Sélection culturelleElectron libre74 - Antoine de Maximy, l'évasion hertzienne J'irai dormir chez vous 7588 9092 94Mohed Altrad, prix mondial de l'entrepreneur 28L’Air du temps76 80Leçons de maux- Voyager par avion à la carteBoris Golden, start-upper insatiable 30L’Art du tempsL’actualité automobile : Essais & tendancesProspectiveL'école primaire en 2050 32Créer aujourd’huiBaromètre Finance & Investissements Patrimoine- créer son site et son app' pour tout entrepreneur 34Business guides- Préparer un complément de revenu à la retraite- Mutuelles d'entreprises 38 - Recouvrement : petits et grands concernés 42Regard sémantiqueN°23www.ecoreseau.fr201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél. : +33 (0)1 43 06 23 16 Courriel : contact@lmedia.frEcoRéseau est édité parRCS Paris 540 072 139Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0318 K 91730 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2265-7436Fondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste Leprince (jbl@lmedia.fr)RédactionCourriel : redaction@lmedia.fr Rédacteur en chef : Julien TarbyComité de rédaction : Matthieu Camozzi, Olivier Faure, Aymeric MarolleauConseiller éditorial : Philippe FlamandChroniqueurs : Jeanne Bordeau, Arthur Cohen, Marc Drillech, Pascal Junghans,Sophie de Menthon, Jean-Marc Rietsch, Thierry Saussez, Arthur de SoultraitOnt collaboré à ce numéro : Jean-Marie Benoist, Charles Cohen, Jacques Donnay, Geoffroy Framery, Pierre Havez, Pierre-Jean Lepagnot, Julie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Yann Petiteaux, Stéphanie Polette, Antoine Pietri, Olivier Remy, Pierre Tiessen, Murielle WolskiDessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardProduction & EditingCourriel : production@lmedia.frResponsable : Frédéric Bergeron Crédits photos : Fotolia, DRMarketing, publicité & partenariatsCourriel : marketing@lmedia.frDirecteur du développement – Associé :Damien Delachaux (damien.delachaux@lmedia.fr)Diffusion, abonnements & vente au numéroLMedia / EcoRéseau201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)1 43 06 23 16 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 35,90 €TTC au lieu de 39 €TTC Abonnement 2 ans : 68,90 €TTC au lieu de 78 €TTC Vente kiosque : Pagure Presse - Distribution : MLPAdministration & gestionJean-Eudes Sanson (jean-eudes.sanson@lmedia.fr)Imprimeur : Léonce Deprez – imprimé en FranceToute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.SEPTEMBRE 20153]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23PANORAMA Rétrospective - La réforme de l’école dans le tempsCas d’écoleDans chaque numéro, EcoRéseau vous propose de revenir sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient ou auraient pu être il y a un demi-siècle. Pas question de comparer l’incomparable, de fustiger ou de glorifier le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.SLa rentrée des classes est souvent synonyme d’angoisse, de craintes et d’incertitudes. Pour les enfants, mais aussi pour les ministres de l’Education lorsque leur réforme entre en application, comme c’est le cas pour Najat Vallaud-Belkacem cette année. Rien de nouveau : transformer l’école a toujours été source de profondes controverses.ans le savoir, dans tive, les écoles « libres » une sécularisation de l’en- éventuellement à 11 ans, et où sévissent des professeurs tion-pratique en marge de leurs cartables déjà peuvent demander que seignement privé. Par ail- que l’on quitte à 15 son certifiés et agrégés, divisée cette filière générale qui se bien lourds, les col- l’Etat salarie leurs ensei- leurs, on n’a pas constaté Brevet en poche ; et enfin en une « section classique » dessine.légiens porteront cette année gnants. De plus, ces éta- de marchandisation de ce les collèges et lycées – le –latindèsla6e eten4e C’est le but de la célèbreun poids supplémentaire : celui de la polémique qui enfle naturellement chaque fois que l’on touche à un cheveu de l’école. Car cette rentrée est marquée par la mise en application de la réforme des collèges portée par Najat Vallaud-Belka- cem. Les « anti » y voient un abandon des langues mères – latin et grec –, la fin de l’enseignement de l’allemand et un apprentis- sage des Lumières réduit à peau de chagrin. Les « pro », eux, se félicitent d’un texte qui promeut l’en- seignement personnalisé et le travail en groupe, sans ébranler le socle des ma- tières fondamentales. Bref, rien de nouveau sous le soleil. En effet, depuis que l’école représente une institution en forme de clé de voûte de notre société, y toucher revient à violer la statue d’une idole. Pourtant, en 50 ans, la struc- ture de l’école a changé en profondeur. Et pas forcé- ment en mal.blissements s’engagent à accepter tout élève qui frappe à leur grille, quellesecteur. A part quelques ex- ceptions, rarissimes, de boîtes à Bac ou de soutien« secondaire long » – qui accueillent les meilleurs dès 11 ans eux aussi, jusqu’auchoix entre une deuxième langue vivante ou le grec ancien –, et une « sectionet – toujours – controversée réforme Haby, du nom du ministre de l’Education qui la porte en 1975. Celle-ci instaure un collège unique où la troisième voie dispa- raît, où CES et CEG sont unifiés, et où les filières sont supprimées au profit d’un socle général enrichi d’enseignements option- nels. Le but est louable : donner à chaque enfant le même enseignement quelle que soit son origine sociale ou géographique. Revers de la médaille, le collège unique est au moment de sa mise en place – mais encore aujourd’hui – sus- pecté de favoriser un ni- vellement par le bas du ni- veau scolaire. Dans une in- terview donnée au Figaro en juin dernier, Valéry Gis- card d’Estaing, Président à l’époque, s’en défendait en- core : « J’étais partisan de tirer le niveau vers le haut (...). Le collège unique tel que je l’ai pensé (...) n’a pas été conçu, quoi qu’on en dise aujourd’hui, comme une annexe du premier de- gré, mais bien comme l’an- tichambre du lycée. La même antichambre pour tous. » Et l’ancien chef de l’Etat de poursuivre dans ce même entretien, à propos de la réforme actuelle : « Mettre les élèves en dif- ficulté au centre de ce sys- tème me semble une erreur capitale ! Le convoi doit être guidé par les meilleurs, les plus talentueux, pas par ceux qui sont à la peine, même s’il ne faut en aucun cas renoncer à les faire progresser. » Une critique qu’il aurait pu essuyer, motPremier moment charnière, 1959. C’est cette année-là, via la réforme Berthoin – dont l’application complète ne sera achevée qu’en 1971 –, la scolarité obligatoire passe à 16 ans. Mais l’es- sentiel est ailleurs. Depuis longtemps en France, un débat divise le pays : celui concernant la place de l’en- seignement privé. C’est Mi- chel Debré qui va y mettre de l’ordre en 1959. La « loi Debré » instaure en effet des contrats entre les écoles privées – catholiques – et l’Etat. En échange du res- pect des programmes sco- laires nationaux, et du « dé- classement » du catéchisme au rang de matière faculta-scolaire, il n’y a pas d’en- seignement privé lucratif. » C’est quatre ans plus tard qu’intervient un nouveau bouleversement avec la création des CES, les col-LE CHAT by Philippe Geluckque soit sa confession. Si le débat public/privé n’a plus cours aujourd’hui, cette réforme marque à l’époque un vrai tournant. Interrogé par Libération en décembreBac. Problème, cette orga- nisation ne « produit » que peu d’étudiants, et la France se sent guettée par une pé- nurie d’élites.moderne long » comportant l’étude de deux langues vi- vantes. Au milieu, le mo- derne court regroupé dans les collèges d’enseignement général (CEG). Et enfin, la voie dite « transition-pra- tique » gérée par des insti- tuteurs spécialisés, et qui après une classe de transi- tion préparait les élèves à des métiers d’ouvriers spé- cialisés, ou à un temps d’ap- prentissage. Bref, trois voies distinctes pour trois niveaux et trois types d’enseigne- ment.En 1959, 40% des enseignants étaient des prêtres et des religieuses.Aussi, le rôle des CES sera-4 SEPTEMBRE 20152009, Bernard Toulemonde, lèges d’enseignement su- t-il de « pousser les bons inspecteur général, affirmait périeur. Ceux-ci viennent élèves vers des filières qu’il s’agissait « d’une loi remplacer un système com- longues », expliquait l’his- profondément républi- plexe qui voit cohabiter torien Claude Lelièvre à caine (...). En 1959, 40% trois types d’institutions : EcoRéseau en 2014. Pour des enseignants étaient des les écoles communales qui ce faire, le système est re- prêtres et des religieuses, assurent le service de 6 à fondu afin de fonctionner aujourd’hui, il n’y en a plus 14 ans ; le cours complé- par niveaux. Pour les meil- un seul. Cette loi a permis mentaire que l’on rejoint leurs, la « classe longue »,Très vite toutefois, CES et CEG voient leurs pro- grammes confondus. Reste alors la classe de transi-pour mot, en 1975...Olivier Faure]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[Christophe, 43 ans. Directeur général, ESSEC Executive Education, promotion 2011.Et si vous aussi, vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ?Renforcez vos compétences, renouvelez votre projet professionnel et atteignez vos objectifs avec Management Général. 12 mois à Paris, format week-end, 2 immersions à l’étrangerPour les hauts dirigeants.WWW.EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.FR© Getty Images – 434290515]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°234 La bonne nouvelle ici et maintenant L'effort en matière d'accès aux hautes études est si- gnificatif. Selon les chiffres récemment publiés par la Conférence des grandes écoles et Passeport avenir, plus de la moitié des grandes écoles françaises comp- tent aujourd'hui parmi leurs effectifs plus de 30% d'étudiants boursiers, contre seulement un tiers des établissements il y a cinq ans. Selon l’étude, 19000 lycéens de 490 établissements situés en zones priori- taires bénéficient de programmes d'accompagnement spécifiques.4 Pour rêver très loinUn chef cuisinier dans toutes les chaumières, c'est pour bientôt ? La société anglaise Moley va commer- cialiser à partir de 2017 un robot cuisinier capable de préparer plus de 2000 recettes avec le talent des plus grandes toques. La machine possède deux bras arti- culés qui manipulent avec précision toute une batterie d'ustensiles. Une application mobile permettra même de programmer son plat à distance, histoire de se met- tre les pieds sous la table en rentrant du boulot.PANORAMA Le baromètre de l’optimismeLes bonnes nouvelles existent, encore faut-il les attraper...Le verbatim à retenir...Les gagnants trouvent des moyens, les perdants des excuses Franklin RooseveltDes chiffres et des lettres agréablesidée.Le graphiqueencourageantLe vent souffle dans le sensde l'éolien. Au cours du pre-mier semestre 2015, le sec-teur a confirmé son rebondavec 523 mégawatts ajoutésau parc français (soit un total de 9713 MW). Optimistes, les profes- sionnels de l'éolien tablent cette année sur un objectif de 1200 MW, soit une croissance de 15% par rapport à l'année dernière (1042 MW). Au cours de l'exercice 2013, seulement 632 MW avaient été installés.32 C'est, en milliards de dollars, la somme que le prince saoudien Al- Walid Ben Talal a décidé de consacrer à des projets philan- thropiques, soit la totalité de sa fortune ! Il a indiqué vouloir soutenir notam- ment des programmes sociaux et scolaires en faveur de l'émancipation des femmes et des jeunes, mais aussi des opérations de secours sanitaire. Le prince a affirmé vouloir contribuer à créer « un monde plus tolérant ». BonneL’onde positiveDes brèves qui donnent le “smile” le matin...Parc éolien installé en France : En MW1500 1000 5000632 20131042 2014par Thierry Saussez Fondateur du printempsVoilà un signe encourageant. L'emploi intérimaire, généralement considéré comme un indicateur anticipant les évolutions du marché du travail, a progressé de 1% entre avril et mai. Sur douze mois, il a augmenté de 4,5%, soit 26000 intérimaires de plus, selon les données de Pôle emploi. Les effectifs ont surtout progressé dans le secteur tertiaire et l'industrie. En revanche, la baisse se poursuit dans la construc- tion.de l’optimismeL Soyez frais dans la conception etLe marché européen de la voiture neuve se porte bien. Au mois d'avril – le meilleur en volume depuis 2009 –, le nombre d'immatriculations a progressé de 6,9% à 1,16 million d'unités, soit un cumul de 8,2% depuis janvier, souligne l'Association des constructeurs automobiles européens. En France, c'est Renault qui se taille la part du lion avec un bond de 14,9% tandis que PSA Peugeot Citroën ne gagne que 2,1% par rapport au mois d'avril 2014. Le marché allemand est celui qui a le plus tiré le secteur.implacable dans l'exécutionLes Français figurent parmi les bons élèves européens en matière de réduction des émissions de CO2. Selon une étude récente de l'Ademe, les voitures neuves françaises ont émis en moyenne 114g de CO2 au kilomètre en 2014, soit 3g de moins qu'en 2013. En la matière, la France occupe le quatrième rang européen, derrière les Pays-Bas et la Grèce (ex aequo), le Danemark et le Portugal. La moyenne européenne est de 122g de CO2/km.es personnes pessimistes sont prise en compte de tous les impon- généralement compliquées dérables, une vigilance de tous les dans leur tête. Trop occupées instants.Il y a du mieux sur le champ du déficit budgétaire de la France. A fin mai, celui-ci avait baissé à 63,9 milliards d'euros contre 64,3 milliards un an auparavant (source ministère des Finances). Cette réduction de 400 millions d'euros est attribuée à une baisse des dépenses. A périmètre constant, les dépenses de l'Etat ont en effet diminué de 2,3% par rapport à l'année dernière.à ruminer, à ressasser, elles doutent toujours de tout, attendent, hésitent et finalement quand elles se décident à passer à l’action peuvent le faire d’une manière incertaine.Je professe depuis longtemps qu’il faut être frais dans la conception. C’est pourquoi, dans toute réunion de créativité, l’échange doit être libre, spontané. Il est interdit d’in- terdire. Créer, c’est réfléchir sans contraintes, se mettre en déséquilibre comme un artiste. Toutes les idées, les formules, les hypothèses doivent être exprimées. Les limites viendront ensuite, lorsqu’il s’agira de choisir rationnellement un slogan, une stra- tégie, un packaging, la mise en forme définitive d’un projet, etc.Créer c’est le contraire d’être rai- sonnable.À l’inverse il faut être implacable dans l’exécution. Le diable est dans le détail. Cela implique une feuille de route, un planning à respecter, laExécuter nécessite la plus grande ri- gueur. Je me demande bien pourquoi le mot « rigueur » n’est pas sponta- nément associé à l’optimisme mais plutôt à la contrainte, à l’austérité. À bien y réfléchir, c’est une exigence que nous nous appliquons pour être meilleur, plus efficace, plus perfor- mant. C’est l’exemple que nous don- nons à nos collaborateurs et que nous attendons d’eux. Imagine-t-on embaucher quelqu’un qui manquerait de rigueur ?Planifier, organiser, agir avec mé- thode, optimiser les moyens mis en œuvre nous donne la satisfaction du devoir accompli et la confiance pour continuer. Exécuter c’est le contraire de l’improvisation.Vous conviendrez bien avec moi que nos erreurs ou nos échecs ont souvent été liés à une complexité trop grande dans la conception et à une légèreté excessive dans la mise en œuvre.La belle histoire du mois : Pythie de la dataOn la surnomme désormais l'oracle du Web. Pour prédire l'avenir, Kira Radinsky n'invoque pas les dieux ni ne consulte le vol des oiseaux ou la position des astres dans le ciel. Cette jeune Israélienne de 28 ans, qui a commencé à taper ses premières lignes de codes à l'âge où les enfants apprennent à lire, a mis au point un puissant algorithme de modélisa- tion de l'avenir qui s'appuie sur des millions de don- nées. Le projet est porté par la start-up SalesPredict, qui a été sélectionnée dans le dernier palmarès du prestigieux magazine MIT technology review. Cette distinction classe Kira Radinsky parmi les 35 jeunes les plus innovants du monde. De son côté, Forbes l'a inscrite en 25e place de son classement 2015 des jeunes stars de la high-tech (moins de 30 ans).lossale de données afin d'identifier des points com- muns, peut permettre de prédire avec une probabi- lité assez forte ce qui risque de se passer dans un futur proche (crise politique, sociale, sanitaire, etc.). Grâce au Big data la chercheuse israélienne a no- tamment anticipé l'épidémie de choléra à Cuba en 2012 ou les émeutes et l'instabilité politique au Sou- dan en septembre 2013. Selon Kira Radinsky, le taux d'erreur de son joujou technologique est de seulement 30%.Le principe de SalesPredict repose sur une simple constatation : chaque événement qui survient obéit à un modèle déjà observé dans le passé. Bref, l'his- toire se répète inlassablement. Donc la technique du link data, qui consiste à croiser une somme co-Ainsi SalesPredict peut permettre de lancer des alertes et sans doute de sauver des vies partout dans le monde. Mais pas seulement. La start-up co-fon- dée par Kira Radinsky commercialise avant tout sa solution d'analyse prédictive aux entreprises. L'outil peut en effet permettre d'affiner une stratégie mar- keting, d’identifier les meilleures opportunités com- merciales ou encore de renforcer la fidélisation client. Qui aurait pu prévoir cela ?1200 Prévision2015YP6SEPTEMBRE 2015]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23PANORAMALes rendez-vous EcoRéseauLe DicoRéseau®+ pour vous aider à mieux nous comprendre, ci-dessous les mots clés de cette nouvelle édition du DicoRéseau® : Actualités, Economie – Finance, Fifa, International, People, Sports (athlétisme, cyclisme, football, rugby...), Terrorisme, etc.En guise de revanche sur le pessimisme et la kyrielle de notes, sigles et expressions trop usités dans les médias, EcoRéseau vous livre son glossaire très personnalisé (peut-être un peu trop d’ailleurs) de l’actualité, afin de désamorcer cette ambiance plombante qui semble trouver de nombreux émules dans le pays. Et comme le dit Alan Greenspan, si vous le comprenez, c'est que nous nous sommes mal exprimés.En cette rentrée - qu’elle soit scolaire, politique ou sportive... -, nous vous proposons exceptionnellement une charade de grande utilité publique avant de faire marcher vos méninges grâce au DicoRéseau® :« mon premier veut être président, mon deuxième a conquis l'Europe bien avant les qataris,mon troisième aime bien l'Espagne mais pas l'Allemagne, mon quatrième n'a pas besoin de glacière » ... qui suis-je ?Avoir du Bolt : expression qui signifie avoir de la chance. Ex. : « Lavillenie n'a encore   Macron : n.m. Nouveau sandwich McDo en forme de donut.pas eu de Bolt aux championnats du Monde cette année. »Auch : n.p. Ville où la température monte vite. Ex. « Il fait Auch aujourd'hui. »Blatter : n.m. vieil insecte nuisible qui pourrait donner le cafard à PlatiniCanicule : n.f. Sélection darwinienneCité des Sciences et de l'Industrie : n.p. Lieu où les cerveaux chauffent décidément beaucoup trop.Depardieu : v. Monter rapidement un escalier bourré. Ex. « J'ai monté les marches Depardieu »Eleveur : n.m. Personne ne faisant plus confiance à l'Etat. L'un d'eux aurait dit : « Avec l'Etat on sait jamais si c'est du lard ou du cochon. »Madison (Ashley) : n.m. Danse solitaire, pourtant fatale à certains couples ces derniers temps.Migrant : n.m. Personne de taille moyenne.Paris Plage : Lieu de détente du front de gauche.Platini : n.f. pl. Instrument du DJ italien. Ex. : « Le DJ derrière les Platini »Rentrée : n.f. Période de feuilles. Feuilles d'arbres, feuilles de classe, feuilles de vignes et toujours ce millefeuille administratif...Saint-André (Philippe): n.p. Saint homme qui pourrait se faire canoniser à l’issue de la coupe du Monde, ou pas.El Khazzani : n.p. Marque d'anisette.Froome : Onomatopée. Bruit d'un moteur qui accélère. Ex. « Cette année, ChristopherShanghai : n.f. Chanson joyeuse.Thalys : (1) exp. Passe-droit. Ex. : Thalysé passer n'importe qui (2) n.m. Porte-malheura fait Froome Froome dès la première semaine. »de la SNCF (ant. : talisman)Tsipras : début d'expression. Ex. : « Tsi'pras et pourtant Tsi' loin... »Vigipirate : n.p. Dispositif efficace se résumant à trois américains en short et en tongs.Glacière : n.f. Objet très utilisé pendant l'été, mais qui s'en va dès la reprise du cham- pionnat.Google (syn. Doodle) : nouilles chinoises.Impôt : n.m. Mot parfois annonciateur d’une bonne nouvelle. Ex : « Bon les gars, jeRéponse de la charade : Michel, prénom toujours très à la mode (Platini, Denisot, Hidalgo, José Miguel González Martín del Campo)Vous pouvez vous aussi apporter vos définitions personnalisées en nous écrivant à l’adresse suivante : dicoreseau@lmedia.frNotre très sérieux comité examinera votre dossier.vous paie im-pôt pour la rentrée. »Joaquín Guzmán : n. p. Evadé mexicain qui s'est probablement caché sous son « chapo ». Krach boursier : n.m. Expression qui signifie baisser son pantalon. Ex. « DSK a en-core fait un krach boursier. »Le Pen : n.p. (1) Mauvais élève exclu à cause de son comportement en histoire. Il considérait que tout était un détail... (2) Vieux menhir difficile à manœuvrer.8SEPTEMBRE 2015]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23PANORAMA Grand Angle - Les réformes des écoles en EuropeL'occasion pour EcoRéseau d'enquêter sur le sujet principal du panorama, politique, sociétal ou macro-économique«Peut mieux faire » : depuis plusieurs an-de tête des classements in- ternationaux en expression écrite et en mathématiques. Pourtant, depuis deux ans, elle mène une profonde ré- forme de son système édu- catif, en instaurant de l’en- seignement par « thèmes » là où on ne jurait depuis le XIXe siècle que par l’en- seignement par « matières ». Par exemple, au lieu de faire une heure de maths le matin et une heure de langue l’après-midi, les élèves des filières générales étudieront l’Union européenne qui sera prétexte à travailler l’éco- nomie, l’histoire, la géo- graphie et les langues. Et pour renforcer leurs com- pétences en communication, les jeunes Finlandais tra- vaillent de plus en plus par petits groupes, ne se conten- tant plus seulement d’écou- ter la leçon dispensée par le professeur depuis leurs bureaux alignés en rangées. « Nous sommes entrés dans une société de compétence, où l’école enseigne de plus en plus aux élèves des pa- ramètres qui vont les aider à s’insérer sur le monde du travail, comme le numérique ou le travail en équipe », observe Eric Charbonnier, expert auprès de la direction de l’éducation de l’OCDE. Reste à savoir quelles seront les conséquences de la ré- forme sur les prochains rangs du pays scandinave dans le classement PISA.Les écoles au rattrapagePour améliorer les performances éducatives, adapter l’école au monde moderne et compenser les désavantages sociaux, l’heure est à la réforme des systèmes scolaires autour du monde. Illustration en France, en Suède, en Italie et en Finlande.nées le célèbre classement PISA (Programme interna- tional pour le suivi des ac- quis des élèves), mis en place par l’OCDE pour comparer les systèmes édu- catifs autour du globe, pro- fite de son conseil de classe annuel pour rappeler à l’or- dre le système français. Le bonnet d’âne semble se rap- procher, puisque le niveau des lycéens en compréhen- sion écrite et en mathéma- tiques ne cesse de décliner depuis 2000 ; notre école est socialement inégalitaire et forme des élèves scolai- rement moyens – 122000 jeunes, soit 17% des élèves, quittent chaque année l’école sans diplôme – et mal dans leur peau, puisque PISA pointait en 2012 que « la France se classe tou- jours parmi les pays de l’OCDE où le niveau d’anxiété [des enfants] est le plus élevé ». Tandis que les écoles maternelles et primaires tiennent leur rang, le collège fait figure de can- cre. La ministre de l’Edu- cation Najat-Vallaud Bel- kacem, qui a pointé que le système actuel « ne garantit pas l’acquisition des connaissances de base », vient de dessiner une ré- forme qui entrera en appli- cation dès cette rentrée, pour tenter d’y remédier. Au"Non ! Cosinus n'est pas un joueur de basket lituanien !"menu : interdisciplinarité, ment personnalisé, aux tra-cités de leur établissement.lèges et lycées pour y amé- liorer les performances édu- catives, les adapter au monde moderne, et com- penser les désavantages so- ciaux.travail d’équipe et davantage vauxde liberté pour les profes- aux projets interdiscipli- à se pencher sur la manièreen petits groupesLa France n’est pas la seuleL’école française est socialement inégalitaire et forme des élèves scolairement moyensENSEIGNEMENT THÉMATIQUE ET TRAVAIL DE GROUPES EN FINLANDEetseurs dans la conduite de leur métier. En effet, 20% des heures de cours seront réservées à l’accompagne-naires. Et les professeurs décideront de la forme à donner à ces temps péda- gogiques, selon les spécifi-dont elle forme sa jeunesse. Un peu partout autour du monde, les Etats tentent de réformer leurs écoles, col-Depuis des années, la Fin- lande figure dans le groupeInterview d’Eric Charbonnier, expert auprès de la direction de l’éducation de l’OCDE et auteur du blog « L’Education déchiffrée »« Les meilleurs modèles éducatifs misent sur la formation de leurs enseignants »Quels pays ont les modèles éducatifs les plus effi- caces ?On considère qu’un modèle est efficace quand il assure à la fois qualité scolaire et équité sociale. Le grand défi auquel la France est confrontée est de rendre son modèle plus équitable. Grâce au classement PISA que nous réalisons auprès des jeunes de 15 ans, nous avons pu remarquer que plusieurs pays parviennent à concilier ces deux chosesavec pourtant des systèmes éducatifs relativement différents :un pays scandinave, la Finlande ; deux pays anglo-saxons, le Canada et l’Australie ; deux pays asiatiques, le Japon et la Corée du Sud ; deux pays européens, les Pays-Bas et la Belgique flamande.Quels sont leurs points communs ?Ils partagent surtout le fait d’investir fortement dans la for- mation des enseignants, aussi bien pour la formation initiale que pour la formation continue, pour leur permettre des’améliorer tout au long de leur carrière et de s’approprier les réformes. Attirer les meilleurs étudiants vers cette carrière joue aussi un rôle important. En Corée, cela se fait par la rémunération, tandis qu’en Finlande c’est plutôt parce que le métier est bien valorisé par la société. Ces pays mettent aussi en place des politiques pour que les en- seignants expérimentés aillent travailler dans les établisse- ments défavorisés, afin de lutter contre les inégalités et l’échec scolaire.10SEPTEMBRE 2015]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[n°23www.ecoreseau.frLIBÉRALISATION ET DÉCENTRALISATION EN SUÈDE ET EN ITALIEsoit contrôlée afin de s’as- surer que la politique qui yn’est pas toujours une école épanouissante. Demandezjeunes de 24 à 35 ans sont titulaires d’un diplôme dutigieuses. Mais gare. surchauffe : les jeunes né- gligent loisirs et sommeil, au détriment de leur santé. Ainsi, le suicide est la cause de mortalité la plus élevée chez les jeunes coréens, qui sont considérés par plusieurs études comme les plus mal- heureux de l’OCDE.Grand Angle - Les réformes des écoles en Europe PANORAMAHexagoneConfrontation à quatre chantiers éducatifsLe 10 juillet dernier, pendant que les petits Français prenaient le chemin de la plage, Najat Vallaud-Belkacem avait rendez-vous dans les bureaux de l’OCDE pour un conseil de classe un peu particulier. Le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économique, Angel Gurria, lui a en effet remis une note de 20 pages portant sur les réformes engagées par la ministre de l’Education nationale. Verdict : si l’élève France fait preuve de bonne volonté, elle doit redoubler ses efforts pour espérer passer dans la classe supérieure. « Les réformes menées en France vont dans la bonne direction mais il est nécessaire de les poursuivre pour diminuer les inégalités en croissance dans l’éducation et inverser la courbe de l’échec scolaire », souligne l’OCDE. L’institution l’invite à bûcher sur quatre chantiers prioritaires. Premiè- rement, la formation des enseignants, en renforçant no- tamment la formation continue pour les aider à monter en compétence dans la pédagogie différenciée, le travail en équipe ou l’utilisation des nouvelles technologies dans les apprentissages. Deuxièmement, la lutte contre l’échec scolaire, en scolarisant des l’âge de deux ans les enfants issus de milieux défavorisés, en individualisant davantage l’enseignement, et en limitant le redoublement. Troisiè- mement, en consacrant plus d’efforts pour les établissements défavorisés, en attirant des professeurs expérimentés, formés « de façon plus spécialisée ». Quatrièmement, re- valoriser les filières professionnelles.travaux ne sont pas notés jusqu’à 14 ans, pour éviter de mettre la pression sur des chérubins dont on fait grand cas de l’épanouisse- ment. Et dans le public, comme dans le privé, l’Etat laisse carte blanche aux profs pour choisir leur mé- thode d’apprentissage. De décentralisation, il en est aussi question en Italie, où le projet de loi sur la « Buona Scuola » (la « bonne école ») a été ap- prouvé fin mai par la Cham- bre. Matteo Renzi souhaite en effet donner plus de pou- voir aux responsables d’éta- blissements, puisque les di- recteurs d’école pourront engager directement des professeurs, sans tenir compte du classement, et récompenser les plus méri- tants par des primes. Les établissements seront aussi autonomes pour gérer leur budget et leur projet édu- catif. Cette ambitieuse ré- forme fait aussi un pas vers la libéralisation, puisqu’un peu à l’instar du système suédois, elle instaurera un allégement fiscal de 4000 euros par enfant scolarisé dans les écoles privées conventionnées. Il est aussi question de renforcer la place de l’alternance, pourLa fin des notes à l’école ? Mais qui sera taquiné à la récré ?20% les plus privilégiés aux Etats-Unis et dans plusieurs pays européens », note Eric Charbonnier sur son blog, « L’éducation déchiffrée ». Le tout avec une économie de moyens : les bonnes per- formances éducatives sont atteintes en dépensant moins, puisque « les dé- penses unitaires sont bien inférieures à la moyenne des pays membres de l’OCDE », remarque encore Eric Charbonnier. Mais le prix payé par les jeunes co- réens et leur famille est, lui, bien plus élevé. En effet, trois élèves sur quatre du secondaire suivent, en plus de leurs cours au lycée, ceux dispensés le soir par les Hagwons, des instituts privés qui pèsent 2% du PIB. A Séoul, les familles consacrent 16% de leurs re- venus à l’éducation de leurs enfants. L’objectif ? Décro- cher la meilleure note pos- sible au Suneung, le sésame d’entrée à l’Université, afin d’entrer dans les plus pres-lutter contre le chômagedes jeunes, et des disciplines« humanistes » : histoirede l’art, musique, langues...« En général, l’autonomiedes établissements est po-sitive, à condition qu’elle Mais une école performante galités, puisque 98% desaux Pays-Bas, les établis- sements sont évalués chaque année.tiques et en lecture, 7e en sciences – la Corée du Sud a accroché la 5e place des pays de l’OCDE. Une réus- site qui ne laisse personne de côté et combat les iné-A partir de 1988, la Suède a décidé de tourner le dos à son modèle public et cen- tralisé pour se tourner vers un système libéralisé et dé- centralisé. Comme la carte scolaire a été abrogée, les familles sont libres de choi- sir leur école. Du coup, les établissements publics sont en compétition les uns avec les autres, et doivent séduire les parents à l’occasion des journées portes ouvertes. D’autant plus que grâce au « chèque éducation », mis en place en 1992, l’Etat fi- nance tous les enfants de la même manière, qu’ils aillent dans le public ou le privé, sans tenir compte des reve- nus de leurs parents. En pratique, la commune verse aux parents qui choisissent une école privée – confes- sionnelle ou non, Steiner, Montessori... – le même montant que ce qui est dé- pensé pour un enfant dans l’école publique de la même commune. En 2012, les Friskol, ces écoles privées subventionnées, représen- taient 13% des écoles pri- maires. Côté pédagogie aussi, la Suède étonne : lesUne école performante n’est pas toujours une école épanouissanteBURN-OUT EN CORÉE-DU-SUDà laest menée est efficace. Si- donc aux petits Coréens : non, cela conduit à créer grâce à ses bons résultats un système plus inégali- dans le classement PISA taire », relève Eric Char- 2012 – 1ere en résolution de bonnier, de l’OCDE. Ainsi, problèmes, 5e en mathéma-secondaire, et que « parmi les élèves de 15 ans, les 20% les plus défavorisés ont de meilleurs résultats en mathématiques que lesAymeric MarolleauBenchmarkEn Europe, quatre visions très différentes de l’écoleEn 2000, C. Foerster, dans une « Etude comparée des systèmes éducatifs européens », s’intéressait aux particularités des écoles du Vieux-Continent. Le chercheur a distingué quatre grandes familles.-Premièrement, les pays scandinaves – Suède, Norvège, Finlande, Islande et Danemark – misent sur l’école unique. Tous les élèves de 7 à 16 ans suivent le même cursus en primaire et au collège dans une école unique, la Folkekole, dans le même groupe-classe, et avec le même professeur principal. Pour adoucir le passage au collège, ils ont des enseignants différents dès le primaire. Les pays scandinaves se montrent peu sélectifs, puisque 95% des élèves décrochent leur diplôme à la fin de ce cycle, où la sanction du redou- blement ne tombe jamais. L’autonomie et l’épanouissement sont privilégiés sur l’acquisition des connaissances. -Deuxièmement, la Grande-Bretagne a opté pour un système sélectif, puisque la continuité est plutôt recherchée dans le secondaire, et que 10% des élèves sont scolarisés dans des établissements privés sélectifs, les Grammar Schools. Via le tutorat et le soutien scolaire, la pédagogie est très indivi-dualisée. Comme dans les pays scandinaves, l’autonomieest privilégiée sur l’acquisition des connaissances. -Troisièmement, les pays germaniques – Allemagne, Autriche, Suisse, Pays-Bas et Luxembourg – ont développé un modèle différencié. En effet, les élèves sont très tôt orientés dans trois filières : 30% vers le Gymnasium, qui mène à des études universitaires, les autres vers la Realschule, qui conduit à des études supérieures non universitaires et une formation professionnelle courte, les Hauptschulen. L’orien- tation professionnelle, mieux valorisée que dans les pays latins, est proposée par un conseil d’enseignants. En cas de refus, un examen d’admission est imposé à l’élève. -Quatrièmement, les pays latins – France, Italie, Espagne et Grèce – donnent une grande importance au « tronc com- mun ». Ils portent une attention particulière à l’acquisition des savoirs et des connaissances, puisque les notes, les examens, les contrôles et les redoublements occupent une place plus importante que chez leurs voisins. On y trouve aussi des pédagogies directives, un fort cloisonnement dis- ciplinaire, et une tension entre égalité des chances et sélection des élites.SEPTEMBRE 201511]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23PANORAMA Régions & Territoires - L’arrière-pays des ports françaisEcoRéseau s'attache à décrire les forces et potentiels insoupçonnés d'un territoire,Ports épiquesd'une métropole ou d'une régionAFos-Marseille,LeHavreouencoreNantes-SaintNazairesont,plusquejamais,despiliersdel’économienationale, . qui doivent investir et se développer s’ils veulent rester dans la compétition mondiale...vec 11 millions de km2, la France possède le plus grand espace maritime au emplois directs pour les sept plus gros (90000 emplois pour les activités industrielles mondederrièrelesEtats-Unis.Maisn’estparadoxalementquela5epuissance à l’intérieur de ces ports) et plus de 35000 hectares de foncier. Disposer d’une portuaire européenne, marché largement dominé par les ports du Nord de structure portuaire capable de peser face à la concurrence chinoise, américaine etl’Europe, Rotterdam en tête (440 millions de tonnes en 2014) ! continentale reste néanmoins un réel défi auquel est confronté la France. Un challenge Pourtant, de tradition maritime, la France l’est indiscutablement et ses principaux d’envergure, que la mondialisation rend toujours plus difficile mais prometteur...ports (de Nantes-Saint Nazaire au Havre jusqu’à Marseille) pèsent lourds : 40000Pierre Tiessenu Le Havre et l’axe SeineLe Grand Port Maritime du Havre : un géant qui couvre 10 000 hectares, emploie sur place 1 200 personnes (et génère indirectement quelque 32 000 emplois). Mais les temps ont été difficiles pour ce port, le plus important de France, classé 5ème en ton- nage des grands ports européens du nord, derrière Rotterdam, Hambourg, Anvers et Amsterdam « Nous sortons d’une grand période de réformes compliquée qui s’est étalée de 1992 à 2008 mais qui a permis, je le crois, de renforcer la productivité et la fiabilité du port du Havre, mais aussi celui de Rouen et de la capitale », précise son directeur et président du directoire Hervé Martel. De fait, la récente création du GIE Haropa – regroupant les trois ports de l’axe Seine – offre désormais « toutes les conditions pour développer une nouvelle offre commune et systémique jusqu’àParis », estime cet ex-directeur des Ports de Paris. Objectif de ce mastodonte qui vient tout juste d’adopter son plan stratégique pour les cinq prochaines années : at- teindre d’ici à 2020, 4,5 millions EVP (équivalent vingt pieds) de marchandises chaque année, contre 2,5 millions actuellement. Pour cela, le projet prévoit au global une enveloppe de 385 millions d’euros d’investissements, dont plus de 200 millions d’euros pour de nouveaux développements.u Fos-Marseille : les hydrocarbures boostent le port phocéen+ 6 % de trafic (soit 40 millions de tonnes transitées) au 1er semestre 2015 : Fos Mar- seille reprend des couleurs. Ce sont les vracs liquides (hydrocarbures en particulier – qui ont enregistré un inversement de tendance avec une progression de 7 % (24,12 millions de tonnes, contre 22,6 l’année précédente). « Une hausse due à la reprise des importa- tions de brut (+ 19 %), à 13,5 millions de tonnes, et à une augmentation de 17 % du GPL », fait-on savoir au siège de ce port, principale porte d’entrée maritime du sud de l’Europe. La direction cherche par ailleurs, d’après lantenne.com – site spécialisé dans les transports – à développer la « triconnectivité » (accès au routier, au ferroviaire et au fluvial). Et son président d’assurer que le port « doit demeurer une alternative aux ports du Nord de l’Europe. Pour ce faire, il doit être connecté à un hinterland plus élargi ». Affaire à suivre.Un retard européen comblé ?tutelle, « des « architectes » de solutions lo- gistiques maritimes et terrestres sur un hin- terland de portée européenne ». Il a ainsi été demandé aux sept ports français1 visés par cette réforme lancée en 2008 d’établir des plans stratégiques de leurs investisse- ments en infrastructures, afin de moderni- ser et développer les outils en place et sous-traiter davantage d’opérations de ma- nutention. Efficace ? Il est trop tôt pour trancher – le trafic cumulé des sept ports en question est resté stable en 2014 à 250 mil- lions de tonnes.(1) Marseille, Dunkerque, Le Havre, Rouen, Nantes- Saint-Nazaire, La Rochelle et BordeauxCourse à la réformeu Brest, virage EMRLe Grand Port Maritime du Havre : un géant qui couvre 10 000 hectares, emploie sur place 1 200 personnes (et génère indirectement quelque 32 000 emplois). Mais les temps ont été difficiles pour ce port, le plus important de France, classé 5ème en tonnage des grands ports européens du nord, derrière Rotterdam, Hambourg, Anvers et Amsterdam« Nous sortons d’une grand période de réformes compliquée qui s’est étalée de 1992 à 2008 mais qui a permis, je le crois, de renforcer la productivité et la fiabilité du port du Havre, mais aussi celui de Rouen et de la capitale », précise son directeur et président du directoire Hervé Martel. De fait, la récente création du GIE Haropa – regroupant les trois ports de l’axe Seine – offre désormais « toutes les conditions pour développer une nouvelle offre commune et systémique jusqu’à Paris », estime cet ex-directeur des Ports de Paris. Objectif de ce mastodonte qui vient tout juste d’adopter son plan stratégique pour les cinq prochaines années : atteindre d’ici à 2020, 4,5 millions EVP (équivalent vingt pieds) de marchandises chaque année, contre 2,5 millions actuellement. Pour cela, le projet prévoit au global une enveloppe de 385 millions d’euros d’investissements, dont plus de 200 millions d’euros pour de nouveaux développements.La France, malade de ses ports ? Une chose est sûre : l’Hexagone – pourtant bordé de mers et océan – n’a pas su faire émerger une structure capable de rivaliser avec les grandes rades du nord européen. Anvers se- rait même, sourit-on, le premier port... français ! Avec Rotterdam, Bremerhaven et Hambourg, ces ports captent près de 90% du trafic du Vieux Continent, comme le rappelle un récent éditorial de L’Usine nou- velle.12SEPTEMBRE 2015La France à la traine ? Indéniablement en retard même si elle a su, au prix de très longues procédures, appliquer une réforme qui doit permettre aux principaux ports tri- colores de devenir, dixit leur ministère de]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23PANORAMA Hexagone - Prélèvement fiscal à la sourceDans chaque numéro EcoRéseau revient sur une problématique très commentée de l'actualité française,Les huit questions qui d3érangentLe grand serpent de mer fiscal, la retenue à la source, pourrait bien devenir réalité au 1er janvier 2018.afin de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)41 2 8POURQUOILANCER CE CHANTIER FISCALQUELLES PRATIQUES À L’ÉTRANGER ?QUID DESAVANTAGES D’UNE TELLE RÉFORME ?L’avantage du prélèvement à la source est de taxer lesQue cela signifie-t-il pour les contribuables et entreprises ?Charles CohenMAINTENANT ? Le prélèvement à la source est déjà ap- De Debré à Chirac, en passant par Giscard d’Estaing, pliqué dans la majorité des pays derevenus en temps réel et non plus ceux de l’année précé- dente. « Actuellement, comme l’impôt est prélevé avec unplusieurs ministres des Finances s’y sont cassé les dents. l’OCDE ! « Outre l’Hexagone, seulsPourtant, l’idée de la retenue à la source revient aujourd’hui deux autres pays développés n’ont pas an de décalage, les contribuables qui voient leurs revenussur le tapis dans le cadre de la « remise à plat » fiscale souhaitée franchi le cap, la Suisse et Singa- baisser doivent attendre un an avant que leur impôt ne s’a-par François Hollande. D’autant que ce chantier sensible, dont la feuille de route a été présentée en conseil des ministres le 17 juin, est “irréversible”, comme l’a déclaré Michel Sapin, ministre des Fi- nances. Et pour cause : « La retenue à la source existe déjà en Francepour », indique l’avocat fiscaliste Do- juste à leur situation », explique Dominique Villemot. De minique Villemot, en rappelant quoi pénaliser les personnes qui tombent au chômage oupour divque « les grands pays occidentaux ont partent à la retraite ! « Grâce à la réforme, on relie étroite- basculé vers ce système depuis long- ment les variations de l’impôt à celles du revenu immédiat. temps : l’Allemagne en 1925, les Cela supprime l’épée de Damoclès fiscale en dédramati-ers types de revenus : capitaux mobiliers, plus-values immo- bilières, salaires versés aux contribuables étrangers, etc. », rap- pelle Anthony Bertrand, avocat fiscaliste au barreau de Lille. SiPays-Bas en 1941, les Etats-Unis en sant la charge de l’impôt », souligne l’avocat 1943, etc. » C’est dire la pression fiscaliste Marylène Bonny-Grandil, du cabinet Altexis.les défenseurs du dispositif évoquent une mesure de “simplifi- exercée sur la France pour se mettre cation”, son application est loin d’être une formalité. Les au diapason de ses voisins !blocages sont nombreux. Déjà, du côté de l’administra- L’ANNÉEtion fiscale, connue pour être peu enthousiaste à “BLANCHE” : KÉZACO ?l’idée d’une telle réforme qui pourrait im- C’est le principal hiatus de la réforme : si le prélè- pacter des postes de technocrates vement à la source est effectif dès 2018, l’Etat per-Le choix de l’employeur est d’autant plus opportun que ce dernier est déjà chargé de « retenir à la sourced’année en année, aussi, il ne sera pas possible d’en profiter, car c’est au moment de la dernière déclara-les cotisations sociales salariales et la CSG, constate Do- minique Villemot. Il suffira donc d’étendre un tel disposi- tif à l’impôt sur le revenu ». Plus facile à dire qu’à faire !tion de revenus, soit après le décès, qu’il sera perçu », commente Anthony Bertrand.14SEPTEMBRE 2015à Bercy. çoit l’impôt sur les revenus de 2018, après avoirQUI VA PRÉLEVER L’IMPÔT ?perçu en 2017 celui de l’année 2016. Mais quid de l’imposition des revenus de 2017 ? « C’est laTous les rapports sont formels : c’estl’employeur qui prélèvera l’impôt ! « Re- 6fameuse année blanche fiscale prévue par le gouvernement. Ainsi, plutôt que d’appliquer unecourir à un tiers payeur est une tendancelourde en matière de fiscalité, car cela per- 7double imposition en 2018, Bercy a annoncé que les revenus salariaux de 2017 ne seront pas im- posés », indique Marylène Bonny-Grandil. Vous l’aurez compris, si « cadeau fiscal» il y a – termemet de faciliter et sécuriser le recouvrementévoqué par Bercy –, c’est celui de ne pas faire subir au contribuable une double imposition. Etde l’impôt. Et c’est bien là le gain recherché par l’Etat ! », analyse Marylène Bonny-Grandil.pour cause : l’année blanche ne signifie pas année sans impôts ! « Ce “cadeau fiscal” sera reporté5Car si François Hollande rappelle à l’envi que la ré- COMMENTIl semble que le terme d’ « année blanche » ait été mal compris...forme « ne compliquera pas la vie des entreprises », dans les faits, « cela se traduira par une charge de travail plus forte, notamment pour les PME, som- mées de réorganiser, avec les moyens du bord, leur service paie, pour établir un nouveau canal de communication avec les im-pôts », commente Marylène Bonny-Grandil.PROTÉGER LA CONFIDENTIALITÉ DES DONNÉES PERSONNELLES ?C’est la grande inquiétude des syndicats salariés : la réforme va-t-elle favoriser un dé- voilement de la situation personnelle du salarié à son employeur ? « Une crainte légitime, estime Anthony Bertrand, car pour respecter le principe de la progressivité de l’impôt sur le revenu dès le stade de la retenue à la source, l’employeur devra connaître des informations personnelles sur lePOURQUOI ATTENDRE 2018 ?moyen, identique pour tous les salariés, étant précisé que la progressivité seradans les prochains mois. Car quelques questions restent en suspens : par exemple, comment calculer l’impôt pour les professions libérales, les travailleurs indépen- dants ou les salariés ayant plusieurs em-plois ? Affaire à suivrerétablie a posteriori dans le cadre de la déclaration des reve- nus », détaille ce der-nier.François Hollande a rappelé que la réforme « ne peut pas être mise en œuvre en moins de trois ans ».Elle sera ainsi engagée dès 2016 pour être effective en 2018. Un délai volontairement long pour éviter une mise en application au 1er janvier 2017, en pleine campagne présiden-tielle. Car en effet, le moindre bug technique lors du déploie-LA DÉCLARATION D’IMPÔT, TOUJOURS OBLIGATOIRE ?Vous l’avez compris, la réforme ne vous dispensera pas de remplir chaque année votre déclaration d’impôts ! Outre le fait qu’elle permettra de déterminer le taux d’imposition définitif de vos revenus salariaux, avec à la clé un crédit d’impôt remboursé par l’Etat ou un supplé- ment à lui verser. « La déclaration sera toujours nécessaire pour imposer les autres revenus, comme le patrimoine », indique Do-minique Villemot.foyer fiscal du salarié : revenus du conjoint, quotient familial, montant du patrimoine,ment pourrait être fatal pour l’exécutif... Sans oublier l’impact psychologique pour les contribuables qui verront leur salaire net dégringoler sur leur fiche de paie... « Comme de nouvelles échéances électorales vont diviser les étapes du processus, diffi-etc. » Pour éviter un tel scénario, une alter-cile de savoir comment la réforme va vraiment être mise en œuvre », alerte Anthony Bertrand. En attendant, le projet de loinative est déjà envisagée : « Fournir à l’employeur un taux d’impositionde Finances pour 2016, présenté à la rentrée, va préciser le dé- tail de cette révolution fiscale. Ainsi qu’un livre blanc à paraître]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[n°23L ’Iran, Cuba, la Corée du Nord, le Soudan, la Russie, le Rwanda, la Chine... Autant de pays que l’on ne classe pas dans nos destinations estivales fantasmées. Du moins si l’on souhaite vadrouiller à notre bon vouloir en vacances. La liste des pays à mauvaise réputation est longue. Néan- moins, des échanges com- merciaux existent, au-delà des embargos et de relations diplomatiques délétères. Der- nière preuve en date, François Hollande vendait 24 Rafales au Qatar pour la coquette somme de 6,3 milliards d’eu- ros. Contrat commercial qui cependant ne cesse de faire jaser parce que plane toujours l’ombre d’un éventuel finan- cement qatari de certains ré- seaux salafistes. Qu’importe, les capitaines d’industrie fran- çaise ambitionnent d’asseoir leur assise dans certaines zones chaudes du monde, quelle que soit leur réputa- tion : Airbus en Iran par exemple, Total en Syrie, à Cuba... On serait tenté de croire qu’un pays tel que la France et bien d’autres Oc- cidentaux seraient depuis bien longtemps devenus schi- zophrènes, sorte de Janus politiques contemporains avec d’un côté un visage ré- publicain et soucieux des Droits de l’homme et de l’autre, une seconde face un peu plus trouble qui fait fi de la première par opportu- nisme d’affaires. Naïf ? A contre-courant, outre-Atlan- tique, quelques poignées de mains viennent de sceller une nouvelle entente entre Cuba et les Etats-Unis qui accordent à quelques com- pagnies américaines de fer- ries le droit d’assurer les quelque 150 kilomètres qui séparent les deux ennemis historiques. Un signe d’un apaisement diplomatique en- tre les deux pays. Se pose donc légitimement la ques- tion du « doit-on conduire des affaires avec des régimeswww.ecoreseau.frInternational - Business dans les pays à la réputation sulfureuse PANORAMA Focus sur un pays ou sur une problématique qui concerne plusieurs pays et interpelle la rédaction,Very bad tripPeut-on faire des affaires dans les pays à mauvaise réputation ?dits autoritaires ? ». Voici quelques clés de lecture pour dépasser la bien-pensance.des raisons d’ailleurs pour lesquelles PSA s’est forte- ment implanté en Iran. Tout comme Total qui « suit éga- lement attentivement les évo- lutions de la situation enavance Frédéric Jenny. Le dilemme revient donc à se demander s’il faut faire sauter certains verrous diploma- tiques pour engendrer une spirale économique vertueuseà faire dialoguer des pays habitués à se détruire. Le développement économique fait naître un intérêt commun. Dans le cas de l’Europe, elle lui a permis d’être pacifiée.l’Open Door de 1978 a été seulement rendue possible suite à la transformation du marché du système de pro- priété et de la transformation des entreprises d’Etat. L’ou- verture de la Chine s’est donc manifestée par sa part croissante dans le commerce international, dans les in- vestissements directs/indirects et dans le système global en termes de finance (AIIB, BRICS Bank, etc). » De même que le pays a pro- gressivement tourné le dos à son passé politique, « ses administrations sont désor- mais fortement orientées « business » avec une ap- proche très pragmatique, même s’il existe encore quelques restrictions pour les pays occidentaux compte tenu de la relation privilégiée nouée entre les entreprises d’Etat et le gouvernement », complète Haiyan Zhang. « Et si certaines tensions persis- tent avec des voisins, la Fair Trade Area, par exemple, partie intégrante de l’ASEAN, consiste en une plateforme pour discuter des conflits entre pays mem- bres. » Jusqu’à quel point la croissance et l’ouverture commerciale peuvent-elles alors profiter au pays en ma- tière de diplomatie ? S’il n’y pas de recette miracle à la question, le curseur des re- lations internationales pour- rait toutefois changer de di- rection, notamment en raison de la récente création chi- noise, l’AIIB, censée concur- rencer la banque mondiale sans pour autant dépendre de l’influence de Washing- ton. La France, l’Allemagne et l’Italie font partie de ces pays qui rejoignent les rangs de cette nouvelle banque au grand dam des Etats- Unis. Une révolution pour un pays dont la réputation évolue bien depuis des dé-Geoffroy FramerySEPTEMBRE 2015choisi en toute subjectivitéCOMMERCER AU-DELÀ DES SANCTIONS ÉCONOMIQUESLa politique internationale du gros bâton n’est plus. Mais, le pays de l’Oncle Sam demeure le gendarme mondial le plus dissuasif en matière de commerce inter- national. « Les Etats-Unis continuent d’appliquer leur droit de manière extra-ter- ritoriale et possèdent surtout la capacité d’interdire à toute entreprise étrangère en lien avec eux de commercer avec les pays sous le joug de leurs sanctions économiques », souligne Frédéric Jenny, pro- fesseur d'économie à l'ES- SEC, ancien président du comité de concurrence à l'OCDE. Ce qui explique pourquoi la BNP a été lour- dement punie – amende re- cord de 6,4 milliards d’euros – suite à des transactions en dollars réalisées de 2002 à 2009 avec le Soudan, l’Iran et Cuba, tous sous embargo. « C’est une des raisons qui expliquent pourquoi il y a très peu de commerce direct avec ce type de pays », com- plète-t-il. Mais les entreprises ne sauraient en rester là. En Birmanie, au Soudan ou bien en Iran, les opportunités com- merciales existent. D’autant que certains de ces pays bé- néficient d’une grande force d’attraction, en raison no-« Pas de problème, je gère... »Crimée et les éventuelles ré- glementations et/ou sanctions économiques » ou « ne peut garantir que les réglemen- tations actuelles ou futures ne puissent pas avoir d’im- pacts sur ses activités ou sa réputation », selon son do- cument de référence 2013. « La logique économique se superpose donc à la logique politique. C’est une réalité économique de base. La li- berté de commerce permetsur le long terme où les pays s’affaibliraient, ou au contraire sanctionner les Etats via embargos ou blocus pour les éduquer.C’est une des réussites ma- jeures de la communauté eu- ropéenne », analyse Frédéric Jenny. La création du GATT en 1947, qui a précédé celle de l’OMC, reposait sur ce même principe. Développer les échanges et le niveau de vie pour mettre de côté les rancœurs et retrouver un in- térêt commun entre les pays. Cela dit, tous les pays ne peuvent profiter de l’ouver- ture au commerce interna- tional. Cette dernière va en effet davantage bénéficier aux pays qui se sont indus- trialisés, qui possèdent une forte compétitivité-prix et une grande compétitivité structurelle. Ces conditions réunies peuvent ainsi amorcer l’ouverture du pays, au-delà de sa mauvaise réputation et de son autarcie. Haiyan Zhang, directeur de l’Institut Confucius de NEOMA Bu- siness School ajoute : « En Chine, la politique dite deSe demander s'il faut faire sauter certains verrous diplomatiques pour engendrer une spirale économique vertueuse....DÉPASSER LA MAUVAISE RÉPUTATIONInclure un pays dans les échanges économiques peut- il faire évoluer le pays ? Même si les rangs des euro- sceptiques grossissent au-tamment d’une classe le développement écono- jourd’hui, force est de re- moyenne consolidée, de la mique. Selon le dernier rap- connaître que l’Europe fut à richesse du sous-sol et du port des Nations-Unis paru son origine un accord pour potentiel économique du en cette fin du mois de juillet, établir une zone de libre- pays. Ainsi, ne convoite-t- plus d’un milliard de per- échange entre deux ennemis on pas aussi intensément sonnes sont sorties du seuil séculaires. « La Communauté Cuba que l’Iran, la Corée de pauvreté grâce à la libé- européenne du charbon et du Nord ou la Russie. Une ralisation du commerce », de l’acier (CECA) a réussicennies.15]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23CLUB ENTREPRENDRE Baromètre & TendancesLe carnet des nominationsen partenariat avec}AREVA NP (GROUPE AREVA)Bernard FontanaBernard Fontana est nommé président-directeur général d'Areva NP, à compter de septembre 2015.Bernard Fontana, 53 ans, Polytechnique (1981), ENSTA ParisTech, a réalisé le parcours suivant:n 2012-2015:Holcim,président-directeurgénéral.n 2010-2011:Aperam,chiefexecutiveofficer.n 2010-2010:ArcelorMittal,directeurgénéraldeladivisionAcierinoxydable.n 2007-2010:ArcelorMittal,headofhumanresources.n 2006-2007:ArcelorMittal,chiefexecutiveofficerdesactivitésautomobilesmondiales. n 2005-2006:ArcelorGroup,FlatcarbonEuropeexecutivevicepresident-people&deve-lopment.n 2004-2005:ArcelorGroup,programofficeexecutivemanager-Flatcarbonsteel.n 2001-2004:SNPE,responsabledesactivitésChimieetExplosifsindustriels.n 1998-2001:SNPE,directeurdesopérationsauxEtats-Unis.n 1986-2004:SNPE,débutdecarrièrecommedirecteurdeplusieurssitesdeproductionet:n 2007-2015:Créditagricole,directeurgénéraldelaCaisserégionaleNormandie-Seine. n 2000-2007:Créditagricole,directeurgénéraladjointdelaCaisserégionaleCharente-Ma-ritime Deux-Sèvres.n 1996-2000:Créditagricole,directeurdesréseauxauseindelaCaisserégionaleduPas-de-Calais.n 1993-1996:Créditagricole,directeurdesfinancementsauseindelaCaisserégionaleduPas-de-Calais.n 1982-1993:Créditagricole,débutdecarrièreauseindelaCaisserégionaleduPas-de-Ca-lais.du groupe.n 2001-2006:20MinutesFrance,directeurcommercial,marketingetcommunication.n 1999-2001:Libération,directeurdudéveloppementInternet.n 1995-1999:Libération,directeurdudépartementdesannoncesclasséesdelapublicitéd'unités opérationnelles.}CRÉDIT AGRICOLE ASSURANCESFrédéric ThomasFrédéric Thomas est nommé directeur général de Crédit agricole Assurances et directeur général de Predica (groupe Crédit agricole), à compter de septembre 2015, en remplacement de Jérôme Grivet.Frédéric Thomas, ENSA Rennes, DESS de gestion des entreprises, a réalisé le parcours suivant} WEBORAMALaurence Bonicalzi-BridierLaurence Bonicalzi-Bridier est promue directeur de Weborama France, à ce poste depuis juillet 2015, en remplacement de Mathieu Roche. Elle est sous la responsabilité directe d'Alain Levy, président.Laurence Bonicalzi-Bridier, 47 ans, DUT publicité, double maîtrise information presse et sciences politiques, a réalisé le parcours suivant :n 2008-2015:Weborama,directeurassocié.n 2007-2007:AxelSpringerFrance,directeurcommercialdanslecadreduprojetdequotidienparisienne.n 1992-1995:Libération,débutdecarrièreauservicePublicité.}HERMÈS FRANCE (GROUPE HERMÈS INTERNATIONAL)Catherine FulconisCatherine Fulconis est promue directeur général de Hermès Maroquinerie-Sellerie, à ce poste depuis juin 2015.Catherine Fulconis, ESC Nice, a réalisé le parcours suivant :n 2007-2015:HermèsParfums,présidentdudirectoire.n 2006-2007:HermèsParfums,directeurgénéral.n 2005-2006:HelenaRubinstein,directeurgénéralinternational.n 1995-NC:ParfumsCartier,directeurmarketinginternationaletcommercialEurope.n PacoRabanne,successivementchefdeproduitetchefdegroupeinternational.n Chanel,débutdecarrièreauserviceInternational.}ASSEMBLÉE DES DÉPARTEMENTS DE FRANCE (ADF)Pierre MonzaniPierre Monzani est nommé directeur général de l'ADF, à ce poste depuis mai 2015. Il est sous la responsabilité directe de Dominique Bussereau, président.Pierre Monzani, 57 ans, ENA (1992), ENS Saint-Cloud (1982), agrégation d'histoire (1982), DEA histoire et civilisation de l'université Paris-I, a réalisé le parcours suivant :n 2015-2015:Départementdel'Oise,conseillerspécialduprésident.n 2012-2015:ConseilgénéralduLoir-et-Cher,directeurdecabinetduprésident.n 2009-2012:Préfetdel'AllierpuisdelaSeine-et-Marne(2011).n 2006-2009:Institutnationaldeshautesétudesdelasécurité(INHES),directeur.n 2003-2006:GroupeLéonarddeVinci,président.n 1999-2001:SecrétairegénéraladjointdugroupeUnionpourl'EuropedesNationsauPar-lement européen.n 1998-1999:ConseilgénéraldesHauts-de-Seine,conseillerauprèsduprésident.n 1996-1997:Cabinetducommissairegénéralauplan,directeur.n 1995-1995:Cabinetdupréfetdepolice,conseiller.n 1994-1995:Cabinetduministred'Etat,ministredel'Intérieuretdel'Aménagementduterritoire, Charles Pasqua, conseiller technique pour la sécurité.n 1992-1994:Sous-préfet,directeurducabinetdupréfetdelarégionCentre,préfetduLoi-VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?ret.n 1982-1989:Professeuragrégéd'histoire.}ECOFI INVESTISSEMENTS (GROUPE CRÉDIT COOPÉRATIF)Sébastien GrassetSébastien Grasset est promu directeur général d'Ecofi Investissements, à ce poste depuis juin 2015.Sébastien Grasset, 33 ans, juriste spécialisé en droit européen de l'université Paris-XII, master recherche en droit des affaires et de l'économie, master professionnel droit bancaire et financier de l'université Paris-I, a réalisé le parcours suivant :n 2014-2015:EcofiInvestissements,directeurgénéraldéléguéetsecrétairegénéral.n 2011-2014:TwentyFirstCapital,directeurgénéral.n 2007-2011:OfiAssetManagement,notammentresponsablejuridique.Nomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !Faites part de votre Nomination àla presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant l'entrepreneuriat, picorés de-ci de-làEn cette rentrée, force est de reconnaître que le numérique continue son inéluctable révolution. En attestent les dernières études de Bpifrance et d'Axys Consultants ou la floraison de nouveaux services en ligne dans le domaine du recrutement et de l'expertise comptable. Ailleurs, les patrons retrouvent le moral pendant que les employés pédalent... Sans oublier que Paris se hisse sur la première place du classement des villes encourageant les start-up au féminin. Quelques dates enfin à ne pas oublier pour les professionnels du e-commerce et les porteurs de projets. Bonne lecture.u Paris, capitale européenne de la startup au fémininservatoire de la Banque Palatine. Une confiance qui a grimpé de 12 points par rapport aux chiffres de janvier ! Le pacte de responsabilité et la loi Macron d'une part, la dépréciation de l'euro, la chute du prix du pétrole et la faiblesse des taux d'intérêt ont concouru à ce regain d'optimisme qui s'explique aussi par le redressement léger des marges des entreprises.Troisième édition mondiale réalisée par la société Compass en matière d'écosystèmes start-up, l'étude po- sitionne la Silicon Valley comme environnement le plus dynamique suivi de New York et Los Angeles. Notons que le principal changement dans ce trio de tête est l'arrivée de New York qui relègue Tel-Aviv à la cinquième place. Paris se classe onzième derrière Londres (6e) et Berlin (9e) pour la zone Europe. Si Paris ne brille pas en matière de parité sur la question du recrutement, la Ville Lumière se démarque sur un critère : celui de l'entrepre- neuriat au féminin, avec 21% de femmes fondatrices d'une start-up – Chicago demeurant leader avec ses 30% d'entrepreneures. Des chiffres encourageants d'autant qu'en 2012, le nombre de femmes créatrices d'une start- up constituait à peine 10% des effectifs totaux.u Pédale, ça rime avec fiscal ?Publiée au Journal officiel le 18 août dernier, la loi relative à la transition énergétique prévoit une indemnité kilométrique vélo. Les employés se déplaçant à vélo feront bénéficier à leur employeur de tout ou partie d'une aide de l'Etat ; le décret d'application étant applicable rétroactivement depuis le premier juillet. A compter de cette date, l'ensemble des salariés peutSource : Compassrecevoir 0,25 euros par kilomètre parcouru. A partir du 1er janvier 2016, l'employeur pourra jouir d'une réduction sur l'impôt des sociétés à hauteur des frais engagés par la mise à disposition gratuite de vélos et dans la limite du prix d'achat à condition d'acheter une flotte pour les trajets domicile-lieu de travail.u Patrons de TPE, PME et ETI retrou- vent le moralu Chefs d’entreprise : à la bourre pour le big data ?-51% des patrons de TPE sont confiants en leur activité selon l'enquête IFOP publiée ce 24 août, chiffre record depuis 2012. Et 62% considèrent les six prochains mois avec optimisme, même si 71% d'entre eux qualifient le climat économique général comme étant délétère. Toute- fois, les TPE deviennent à nouveau créatrices nettes d'emplois après sept trimestres marqués par la destruction d'emplois.Une étude d'Opinion Way pour Axys Consultants parue début juillet sur les entreprises et le Big data démontre une certaine ignorance de ces dernières à l'égard de l'ex- ploitation des mégadonnées. Sur les 500 dirigeants in- terrogés, seuls 25% d'entre eux sont capables de donner une définition précise du Big data. L'analyse des réponses fournies par les chefs d'entreprise annonce aussi un paradoxe : si 77% d'entre eux affirment que leur entreprise est mature en matière d'exploitation de données, seule une entreprise sur cinq exploite le Big data et 14% de l'échantillon souhaiterait investir dans ce levier de crois- sance. Pourtant, les bénéfices sont nombreux selon les sondés ayant mis en place une exploitation des données massives. Ces derniers évoquent une meilleure rentabilité dans 78% des cas, une aide à la prise de décision (78%), une meilleure réponse aux attentes du marché malgré le constat de la complexité des infrastructures mises en place (50%) et l'absence de compétences en interne (42%).Source : Banque Palatine16 SEPTEMBRE 2015Adoptés définitivement le 10 juillet 2015, l'assouplissementL'étude a été réalisée en juillet 2015 auprès de 1 004 dirigeants de TPE comptant de 0 à 19 salariés.Source : IFOP -CôtéETIetPME,39%desdirigeantssedisentconfiants dans les perspectives de l'économie française, niveau non atteint depuis 2011 selon l'étude de juillet de l'Ob-Source : Axys Consultants/ Opinion wayuTravail dominical : les obligations employeurs]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[n°23www.ecoreseau.frdu travail le dimanche et le nouvel encadrement du travail en soirée amènent plusieurs contraintes à l'employeur. A raison de 12 dimanches par an, les villes peuvent autoriser l'ouverture des commerces où seuls les salariés volontaires pourront travailler contre une rémunération au moins égale au double de la rémunération normale ainsi que d'un repos compensateur équivalent en temps.Baromètre & Tendances CLUB ENTREPRENDREu L’expertise comptable se dématérialiseLancé à l'occasion du salon des entrepreneurs de Paris de cette année, Ça compte pour moi propose un service complètement dématérialisé-inédit d'autant que le système fonctionne par souscription - d'expertise comptable à destination des porteurs de projet, dirigeants de TPE, professions libérales, auto-entrepreneurs et propriétaires bailleurs. Service de la Compagnie Fiduciaire. Ça compte pour moi incarne un des points d'entrée pour l'expertise comptable de demain et propose une large palette de services dont un espace client qui permet un suivi en temps réel de son activité. Ensuite, « d'autres fonc- tionnalités sont actuellement en cours de développement pour gérer ses devis, factures,... et ainsi répondre à toutes les problématiques entrepreneuriales », avance Yann Benchora, manager général de Ça compte pour moi. Enfin, ce cabinet 100% connecté s’associe à d’autres entreprises pour répondre à l’ensemble des besoins de ses clients : les entrepreneurs qui confient leur comptabilité à Ça Compte Pour Moi peuvent bénéficier des services de la Caisse d'Epargne, de Captain Contrat ainsi que de deux plateformes de crowdfunding Unilend et WiSEED. « L'ambition est avant tout de créer une plateforme full services », conclut Yann Benchora.Source : www.cacomptepourmoi.frLes entreprises ne devant pas se soumettre aux autorisations administratives devront fixer par un accord collectif les contreparties, notamment celles qui concernent la garde d'enfants. La loi est aussi à l'origine de la démarcation de trois zones dans lesquelles un jour de repos autre que le dimanche pourra être octroyé sans autorisation de l'inspection du travail : zones touristiques, commerciales, internationales.u Création : le numérique déroutant pour les entreprises ? Bousculer les habitudes, court-circuiter les intermédiaires et s'ouvrir la voie vers de nouvelles opportunités business. Telle est l'exhortation de Bpifrance en cette fin du mois d'août, qui vient de publier une étude intitulée « Le Numérique déroutant ». Ainsi, la banque publique d'investissement cite-t-elle les secteurs de la plasturgie (données impression 3D), du tourisme (plateformes de réservation), du bâtiment (domotique et capteurs intelligents) et de la logistique petit colis (économie du partage) déjà en plein virage numérique, et pointe huit autres secteurs à haut potentiel : Smart mobility qui pèse 45000 emplois pour 4,5 milliards d'euros et qui potentiellement offrirait le même nombre d'emplois en croissance à très court terme selon l'Atelier BNP Paribas. Selon Xerfi Precepta, la logistique 2.0 pourrait connaître une croissance de +63% à l'horizon 2020, de même que la silver economy, selon la Dares, présenterait un potentiel de 300000 emplois également d'ici 2020. La maintenance des objets connectés, le domaine de la e-santé, les smart cities, les conséquences économiques du phénomène des makers et les fintech (start-up de la finance qui représentent 11 milliards d'euros investis en 2014) sont les autres secteurs porteurs mis en exergue par Bpifrance.Source : Bpi France LE LABuSave the dates+ Salon du e-commerceDouzième édition du salon leader dédié au cross canal avec 500 sociétés représentant toute la chaîne de valeur du commerce connecté de la start-up à la multinationale. Une palette de conférences viendra jalonner ces trois journées : conférences de la FEVAD sur les derniers chiffres du e-commerce en France, interventions et tables rondes sur le responsive retail pour mettre en adéquation les habitudes de consom- mation avec une stratégie omnicanal, etc. Un tremplin professionnel et des masterclasses seront aussi l'occasion de rencontrer des recruteurs prestigieux ou d'aborder les problématiques métiers de demain. Du 21 au 23 septembre, Paris, Porte de Versailles, Pavillon 1+ J’aime ma boîteL'initiative lancée il y a 13 ans par Sophie de Menthon reste toujours l'occasion de délivrer un message positif aux salariés dans l'entreprise. Une manière de se dire que tous les patrons ne sont pas tous des salauds, tout comme il existe des salariés heureux. L'occasion également de verser dans l'optimisme ou dans de nouvelles habitudes de tra- vail.1er octobre, dans votre entreprise ou ailleurs.+ PM’up 2015 pour booster le développement économique en IDFJusqu'au 17 septembre, PM'up est ouvert à toute structure de l'ESS, PME et PMI implantées en Île-de-France, comptant de cinq à 520 salariés, réalisant moins de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires et moins de 43 millions d'euros de bilan, et porteuses d'une stratégie créatrice d'emplois, de valeur, d'innovation et de développement à l'international. Les lauréats bénéficieront pendant trois ans d'une subvention régionale plafonnée à 250000 euros, d'un suivi personnalisé ainsi que de la force d'un réseau comptant 1000 entreprises et partenaires institutionnels.Source : www.iledefrance.fru PMEjob au service des TPE et PMEu Découvrez le YECDepuis cet été, le Young Entrepreneur Center a ouvert ses portes dans la capitale de l'Aube. Le but ? Développer l'esprit start-up et entrepreneurial pour tous les étudiants et jeunes diplômés du territoire. Ce faisant, l'incubateur profite de son adossement à la technopole de l'Aube et de son écosystème en proposant en plus une offre plus traditionnelle d'accompagnement : barcamps, creative mix party, bourses aux projets, emplois et espaces de co-working pour susciter de nouvelles vocations et projets.Source : Technopole de l’Aube en Champagne« Job board créé en 2013 avec la particularité de ne s'adresser qu’aux TPE et PME, PMEjob met en avant l'emploi dans ce type de structure », explique son fondateur Eric Bessot, fondateur de la plateforme et ancien cadre RH. Autre atout bientôt disponible, un blog recensant outils, conseils et actualité dans le domaine des ressources humaines dédiées aux petites structures viendra prochainement compléter l'éventail de services. Aprèsdeux ans d'existence, PMEjob stabilise son trafic de 50000 visiteurs par mois et compile plus de 1000 offres d'emplois.Source : www.pmejob.frSEPTEMBRE 2015 17]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23CLUB ENTREPRENDRE A la Une - e-commerce, les raisons du succèsL'occasion pour EcoRéseau d'enquêter sur le sujet principal du Club Entreprendre,p. 20-22-23 Pl'exemple de Gaumont Pathé p. 21l’outil Internet », constate Bertrand Pineau, respon- sable systèmes d’infor- mation et nouvelles tech-qui boostent votre stratégie numérique - Optimisation du parcours d'achat,- Evolution de business model : M6 versus Google p. 22 nologies à la FEVAD.- Save the Dates- Business affinitaire : qui sont les Big Boss ?p. 23 P. 23Le déclic du clicSOMMAIRE- Tendances et leviers de croissance- Les effets de la loi Hamon- Les clés du marketing digital par Hervé Bloch- Portraits de prestataires B to Bles CSP+ et les profils geeks et urbains ache- taient. Aujourd’hui les enfants sont habitués à consommer en ligne. De même que les désormaisen rapport avec l'innovation et l'entrepreneuriatTelle une corne d’abondance, le e-commerce demeure un secteur ultra dynamique où regorgent richesses insoupçonnées et leviers de croissance inexploités. La preuve...Dossier réalisé par Matthieu Camozzi, Geoffroy Framery, Jean-Baptiste Leprince et Julien Tarbyp. 18 à 23 p. 18p. 19 seniors ont appris dans l’entreprise à utiliserCette démocratisation se traduit également par une fréquence d’achat qui, elle aussi, a augmenté.Le développement de market places, principal levier de croissance pour les entreprises du secteurresque un achat teurs, et d’autre part l’of- De l’ordre de dix trans- sur dix (9%) hors fre se développe et se di- actions en ligne il y a commercealimen- versifie avec plus de trois ans, on passe entaire... Tel est le poids du commerce électro- nique en 2014, selon les derniers chiffres de la Fédération du e-com- merce et de la vente à distance (FEVAD) parus le 3 juillet. Cet essor s’explique d’abord par un jeu mécanique de l’of- fre et de la demande. « Nous observons une croissance de la demande et donc de cyberache-164 000 sites marchands. Nous assistons aussi à la banalisation du e-com- merce. Il y a encore quelques années, seules2014 à plus d’une ving- taine. Autrement dit, le e-commerce pèserait 56,8 milliards d’euros, soit 10% de plus qu’en 2013.Les effets de la loi Hamon sur le cybercommerceGérard Haas, président du réseau GESICA, premier réseau franco- phone d’avocats, fondateur du cabinet HAAS avocats spécialisé dans les questions liées aux nouvelles technologies, e- commerce et data.« Moins de réclamations de consommateurs »LE CHAT by Philippe Geluckgression de +54% en 2014 – pour non seule- ment visiter mais surtout acheter, les fonctionna- lités des sites se sont pro- gressivement améliorées. Le super zoom pour ob- server un produit sous toutes ses coutures n’existait pas il y a en- core quelques années, par exemple. De même pour le reste de la chaîne de valeur qui encadre le produit. A l’image du re- tour gratuit de l’article« La loi Hamon est venue renforcer les obli- gations des cybermarchands vis-à-vis des consommateurs. Le leitmotiv dans cette ré- glementation fut celui de la transparence et de la confiance (nouvelles mentions légales, prolongement du délai du droit de rétractation de sept à 14 jours, nouvelles règles pour la sécurisation de la transaction,etc.). En défi- nitive, c’est le droit de la consommation qui a été adapté à l’environnement européen de la vente à distance. Cette nouvelle légis- lation n’a pas porté préjudice au e-commerce. Comme tout secteur, il a besoin de confiance18 SEPTEMBRE 2015pour pouvoir prospérer. Aujourd’hui, la loi a également renversé la charge de la preuve : ce sont les marchands qui doivent rapporter cette preuve en cas de contentieux. Ils doivent donc être plus efficaces dans l’in- formation dispensée aux clients. Dans l’éco- nomie numérique, il faut de la sécurité, de la confiance et de la transparence, cela évite les litiges et augmente la performance du canal. Et force est de constater qu’il y a moins de réclamations de consommateurs depuis l’application de la loi Hamon. ».Ce secteur d’activité poursuit en 2015 une croissance à deux chif- fres.acheté s’il ne vous sied pas », constate Jérémie Monein, directeur scien- tifique du programme MS Marketing direct et commerce électronique à SKEMA.COUP DE POUCE DE LA TECHNIQUE Deux autres facteurs ex- pliquent par ailleurs ce boom. L’amélioration du réseau et celui des tech- nologies. « Parallèlement à la démocratisation des tablettes et à la poussée du mobile – 4 milliards d’euros pour une pro-LES GRANDS TRAVAILLENT DÉSORMAIS AVEC LES PETITSCela dit, la part du lion se divise pour l’instant entre quatre grands sec- teurs qui représentent]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[n°23www.ecoreseau.frd’orgueil au moment de bâtir son site.Les campagnes d’e-mailing, je les associe à l’envie. C’est peu coûteux mais ici, ce n’est pas vraiment une question de moyens. Il s’agit plus de savoir gérer une pression marketing en fonction de la ca- tégorie de la population. Et songer à adapter, ac- célérer ou ralentir selon les différents profils. L’e- mailing demeure un beau levier, même s’il est souvent décrié. En mettant en place du trigger marketing – envoi de messages en fonction du comportement client – et en scénarisant les envois, on assiste à de belles réussites. Et à terme, cela crée un très beau taux d’ouverture. Par exemple, un site à destination de jeunes mamans a décidé dans son contenu éditorial de réaliser une accroche dans chaque message qui fait référence au suivi personnel de la grossesse de chaque utilisatrice et d’adapter son contenu en conséquence. Cela crée une affinité et démarque un site de tant d’autres.Une fois son site lancé, quelleest l’étape suivante ?J’associe ensuite la paresse au référencement. Ce qui se traduit par des efforts financiers aveugles et démesurés en matière de référencement payant. Autrement dit, payer au clic pour apparaître en bonne position et dépenser sans compter, alors qu’on peut optimiser son référencement naturel à moindre coût. En matière de référencement, il faut garder en tête que chaque année, le nombre de sites de e-commerce croît de 20%, tandis que Google détient 90% des parts de marché en Eu- rope... L’un des conseils que je dispense revient à utiliser des béta testeurs pour amener des corrections et faire progresser le site par exemple. Enfin la paresse, c’est ne pas s’intéresser au référencement naturel alors que les internautes reconnaissent da-54% des ventes : le tou- risme (32%), l’habille- ment-chaussures et tex- tile de maison (10%), l’équipement maison (7%), et le drive – notons que le principe du drive a été breveté pour la pre- mière fois en 2006 par Auchan après une phase pilote lancée au début des années 2000 – pour produits de grande consommation (7%). Toujours selon la FE- VAD, 69% des sites mar- chands auraient atteint leur seuil de rentabilité en 2014 dans un contexteon le parcoursA la Une - e-commerce, les raisons du succès CLUB ENTREPRENDRE Entretien avec Hervé Bloch, organisateur des Big Boss du e-commerce« Il existe sept péchés capitaux du marketing digital »Entremetteur d’affaires dans le digital et fondateur-président de digiLINX,cabinet de conseil en marketing digital, Hervé Bloch nous livre quelques astuces d’optimisation,Développer un site, monétiser, fidéliser, convertir... Comment ne pas se perdre ? Avoir un site et réfléchir à sa conception équivaut à déjouer les sept péchés du marketing digital. Ce sont sept écueils qui, une fois pris en compte, per- mettent à celui qui se lance de prioriser les actions et de capitaliser sur les erreurs commises à chaque étape du développement d’un site marchand. D’abord, l’orgueil correspond aux phases de concep- tion et d’optimisation d’un site marchand. Un « site joli » ne suffit pas. D’autant lorsque ces sites dits « jolis » ne peuvent pas être référencés. Pour ce cas de figure, je fais toujours référence à un gros site de voyance. Graphiquement, c’était moche. Et ce, malgré un chiffre d’affaires très bon et en croissance. Mais l’esprit du site collait à la cible. Il faut donc faire preuve de bon sens et nonvantage la valeur marchande d’un site s’il n’a pas payé pour se retrouver en tête des propositions d’un moteur de recherche. La luxure s’associe à l’acquisition ou en d’autre termes avoir le lead génération. Ensuite, la luxure touche particulière- ment les annonceurs et les médias qui se trompent de cap avec des dépenses importantes dans la re- cherche de prospects et très peu en revanche en matière de conversion.du CRM (Customer Relationship Management). Le CRM reste le parent pauvre. On ne songe jamais assez à convertir et fidéliser. Bien plus que l’acquisition, le CRM est un levier important dans le développement d’un site. Enfin, il faut se garder d’être gourmand. Après avoir créé, référencé, constitué du trafic, réalisé du e-mailing, le res- ponsable d’un site possède une base de données qui devient un actif en le monétisant. Il faut alors se garder de monétiser à outrance ou d’assommer l’internaute avec des publicités qui n’ont juste rien à voir avec le site sur lequel il surfe.Vous prônez ces sept leviers depuis plusieurs années. Quels changements avez-vous pu constater au niveau marketing ?En quatre ans, certaines choses ont évolué. Au- paravant, nous étions moins sur le RTB (achat/vente d’espaces publicitaires display aux enchères en fonction des formats, critères de ci- blage et budgets prédéfinis) et le retargeting (re- ciblage publicitaire qui consiste à afficher desà destination tant des non-initiés que des professionnels confirmés.Comment convertir ?Quels sont les leviers de croissance pour fidéliser ?La colère revient à s’agacer de ne pas utiliser des outils de tracking pour scorer les bases de données et tracker l’ensemble des campagnes mises en œu- vre. L’avarice, je l’associe à toutes les variantesbannièressurdessitesinternetsel.de l’internaute). Un marchand qui ne pilote pas ces sept leviers risque la déconvenue. On assiste cependant à un retour aux sources qui se concrétise par le retour en force des VADistes notamment dans la prise en compte de la méthode RFM (ré- cence, fréquence, montant) pour classer les clients. On a moins besoin de créatifs que de data scientists. Les leviers marketing sont au- jourd’hui d’ordre technologique.marché. Cette inégale ré- avec le développement à partition des richesses du l’international (exempleLe super zoom pour observer un produit sous toutes ses coutures, le retour gratuit de l’article acheté s’il ne vous sied pas... Des innovations décisivessites. L’effet est double et un modèle de monétisa- tion s’instaure : retrouver une audience pour les sites manquant de visi- bilité et développer une longue traine pour les grands par l’élargisse- ment de leur cœur de ci- ble. Ainsi les grands sites hébergent-ils tout ou par- tie du catalogue des pe- tits qui investissent de nouvelles niches. Et ces derniers trouvent de l’au- dience », explique Ber- trand Pineau.SEPTEMBRE 2015 19où les sites dégageantplus d’un million de chif-fres d’affaires s’en sor- e-commerce s’explique de Price Minister et de tent le mieux. La France notamment par le déve- son intégration au groupe recense donc aujourd’hui loppement de market japonais Rakuten), le-l’utilisation des réseaux sociaux et l’essor du m- commerce (mobile com- merce). « C’est le phé- nomène le plus marquantPropos recueillis par Geoffroy Framery et Jean-Baptiste Leprince164000 sites de e-com- merce, mais seuls 0,5% de ces sites dégagent plus de 10 millions de chiffres d’affaires tout en déte- nant 70% des parts deplaces. D’ailleurs, il s’agirait selon la com- munauté d’experts du e- commerce du principal levier de croissance pour les entreprises du secteurviers bien plus perfor- mants que d’autres tels que respectivement par ordre d’importance la di- versification et la per- sonnalisation de l’offre,depuis trois ans. Les grands sites marchands qui avaient développé à coup d’argent leur au- dience, se tournent dés- ormais vers les petitsŒ]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23CLUB ENTREPRENDRE A la Une - e-commerce, les raisons du succèsAujourd’hui, selon l’IN- SEE, un acteur sur trois du e-commerce passe par un revendeur ou une mar- ket place tandis que 32% des e-consommateurs passent par ce type de plateforme. Enfin, une dernière tendance est à l’œuvre en matière d’en- treprises leader du secteur.développement s’effectue notamment par le rachat de pure players », analyse Bertrand Pineau. En atteste, l’opération du groupe Ca- sino sur Cdiscount en 2011 ou le très récent rachat – fin août 2015 – de Rue du commerce par Carrefour appartenant jusque là à Al- tarea.PHYSIQUE ET web-to-store ou encore DÉMATÉRIALISÉ, click-and-collect seUn changement de donne qui concerne les cimes du e-commerce où les re- tailers ont repris la main. « La Fnac, Darty, Carre- four Leclerc, Décathlon... Les retailers ont repris de l’audience sur les pure players. Et pour les grands distributeurs qui ont du mal à prendre le virage, leexiste deux catégories de vendeurs : les brick and mortar – traduisez littéralement par « brique et mortier », termes qui qualifient le côté phy- sique des magasins – et« Personnalisation » et « testing ». Deux mots qui reviennent souvent chez AB Tasty, créée en 2010, qui rend les pages des sites de e-commerce toujours plus attractives. « Au début nous proposions, mon associé et moi, du conseil en analyse de données, répondant à des questions telles que : pourquoi un site marche mieux à un moment donné ? Parfois des informations sur les dé- lais, les livraisons changent complètement la donne. Nous avons mis au point les outils techniques pour faire des tests et connaître les présentations/confi- gurations les plus rentables », relate le cofondateur Rémi Aubert. Ainsi AB Tasty met en concurrence plusieurs versions de pages pour connaître les plus rentables, et propose une personnalisation, adaptant la page selon le profil de l’internaute. « Parfois de simples détails changent complètement les résul- tats obtenus. Il faut réfléchir en lançant une promotion : -20% ou -50 euros n’ont pas toujours le même impact dans les esprits des clients », explique Rémi Aubert. Petit à petit la société, d’une aide précieuse pour tous ceux qui commercent en ligne, est passée du conseil à l’édition de logiciel, fournissant une aide autour de sa solution, pour laquelle les clients s’acquittent d’une li- cence mensuelle. Ces derniers sont très diversifiés. « Nous travaillons avec ceux qui doivent faire remplir de lourds formulaires d’inscriptions (Axa, Allianz, Empruntis,...), avec des medias comme le groupe Prisma, Ouest France, France Television, etc., et enfin avec des sites de e-commerce comme Boulanger ou Rue du Commerce. Nous commençons à signer des grands comptes à l’étran- ger, notamment outre-Manche, et nous cherchons à nous internationaliser et à améliorer notre outil », détaille le dirigeant, qui doit compter avec cinq grands concurrents aux Etats-Unis, en Angleterre et en France. Leur spécificité ? « Nous nous démarquons en restant concentrés sur ces phases de test et de personnalisation, et surtout dans le détail de l’analyse des données, puisque c’est de là que nous venons. »VERS DE NOU- VELLES COMPLÉ- MENTARITÉS GAGNANTES ? Derrière les anglicismescache une transformation des points de vente phy- siques qui se muent dés- ormais en points de li- vraison grand public. IlIl est loin le temps où François Bieber créait la société, en 2003, et lançait une plateforme d’affiliation, en 2007. « Nous avons vite évolué vers du mar- keting à la performance, avec génération de ventes, de contacts qualifiés, de trafic (temps passé sur le site...) », retrace le fondateur. Si Kwanko s’est très vite internationalisée (17 pays dont le Brésil, la Turquie ou la Russie), comme peu de sociétés françaises de l’Internet, c’est parce que cet acteur de la pu- blicité digitale à la performance – Web, mobile et drive to store, email avec une plateforme self-service permettant de lancer des campagnes en cinq clics, RTB (enchères en temps réel d’espaces publicitaires) – agit sur tous les leviers possibles d’acquisition, parfois de manière très maligne. « Pour des films par exemple nous proposons sur le mobile le « click to calendar », qui permet de cocher la sortie du film dans l’agenda afin que le mobinaute soit prévenu », illustre le P-Dg, dont les clients sont très variés : Vodafone, Orange, banques, mais aussi des PME, et bien sûr des pure players du Net.Cette jeune start-up (fin 2014) propose un portail de shopping en page de confirmation d’achat de sites de e-commerce, pour les accrocs du shopping. Ceux-ci s’abonnent et bénéficient de réductions (15%), et Monetize Angels rémunère ses e-commerçants partenaires. « Nous intervenons au niveau de la page de confirmation, qui est un moment clé dans le processus de paiement. L’internaute a encore en main sa carte bleue et est plus suscep- tible d’acheter un autre produit », explique le DG associé Guillaume Camut, qui connaît bien son affaire puisqu’il est passé par Cdiscount et par le concurrent direct Web Agency. Les sommes reversées peuvent devenir in- téressantes. « Les coûts d’acquisition sont chers et les marges faibles dans ce secteur, ils sont donc heureux de monétiser leur trafic. C’est un moyen de gagner 20% des revenus publicitaires qu’ils peuvent gagner avec les régies », décrit le dirigeant qui travaille avec des e-commerçants comme Darty, Fnac, Rue du Commerce, GrosBill... Auparavant seuls les pure-players étaient intéressés ; désormais les acteurs issus du click and mortar, qui se sont digitalisés récemment (Conforama, Darty ...) le sont aussi. « Et c’est avec eux que nous traitons essentiellement », soutient celui qui développe des activités en Angleterre, en Espagne et bientôt au Brésil. « Les acteurs doivent acquérir une certaine maturité, s’apercevoir que leur business tourne, et que nous représentons, dans un cercle vertueux, un autre moyen d’accroître les marges et de récupérer du budget marketing », ajoute-t-il.La société d’Aix-en-Provence a été créée en 2003, en pleine bulle Internet. L’agence s’est rémunérée à la performance, ce qui était nouveau à l’époque. « Nous avons étoffé notre offre (CRM, PRM, collecte de bases email pour les e-marchands, référencement, liens sponsorisés, etc., afin de disposer de tous les leviers d’acquisition. Puis nous sommes passés au conseil en stra- tégie digitale. Face à la jungle d’outils dont dispose le client, celui-ci est en demande de conseils avisés. Nous le guidons et proposons de nouvelles stratégies grâce à notre centre de R&D », décrit le fondateur Olivier Trubert. Grâce à cette vision à 360 degrés, ce prestataire commence avec le client à partir d’une feuille blanche, pour proposer des solutions sur-mesure en real time marketing. « Nous travaillons avec Securitas, SwissLife... Notre but est d’être plus malins que les autres. Nous avons des clients à l’inter- national, en Angleterre, Allemagne, Espagne,... », ajoute le dirigeant.20SEPTEMBRE 2015Kwankoagir sur tous les leviers possibles d’acquisitionMonetize Angelsmonétiser la page de confirmationDarwin Smart Digital Agency inventer des stratégies d’acquisition non conventionnellesAB Tastyrendre les pages web plus rentables]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[n°23www.ecoreseau.frA la Une - e-commerce, les raisons du succès CLUB ENTREPRENDREles pure players. Cela dit, les frontières entre ces deux mondes sont floues voire disparaissent pour améliorer les ventes quelle que soit la porte d’entrée choisie. D’abord parce que 75% des ac- teurs du e-commerce possèdent des magasins physiques. Et d’autant plus qu’ils sont 51% à observer un impact po- sitif du virtuel sur letime, anywhere, any de- vice), acronyme qui néo- logise la mobilité crois- sante des clients et leur presque ubiquité. Pensez à votre beau-frère qui vadrouille à la FNAC en mode showrooming tout en surfant sur Cdis- count... « 2020, la mort du e-commerce ? », le livre blanc de la FEVAD semble prophétique. Car derrière le titre racoleur,Il existe 164000 sites de e-commerce, mais seuls 0,5% dégagent plus de 10 millions de CA et détiennent 70% des parts de marchéphysique (FEVAD 2015). « Le client ne fait pas attention au support qui lui permet d’acheter. Il agit par commodité. Les frontières entre le e-commerce, le m-com- merce et le commerce ne sont qu’artificielles », remarque Bernard Pi- neau. En d’autres termes, le cross canal serait la résultante de ce que le consultant Xavier Dalloz appelle Atawad (Anyles experts esquissent un scénario où la distinction entre e-commerce et commerce n’existe plus grâce à une conciliation du offline avec le online. D’autant que le online ne peut survivre sans une gestion fine des mé- tiers classiques du retail (achat, logistique,...). Le digital ne fait vraiment sens chez les cybermar- chands que si les fonda- mentaux métiers sontOptimisation du parcours d’achatL’exemple du groupe Pathé Gaumont, témoignage de Fréderic Krebs, Directeur marketing« Une économie de 30 années d’attente en file »« Nous avons lancé le site internet en 2001 et la première ap- plication en 2008. La dernière en date a été lancée en 2014 et divise le parcours d’achat par deux.Chaque secteur du e-commerce répond à des problématiques communes. Amazon a tracé la voie en matière de rapidité de parcours d’achat. Jeff Bezos (Amazon) a d’ailleurs démontré qu’en baissant le temps de chargement des pages, on pouvait augmenter sensiblement le chiffre d’affaires. Google s’y met également et récompense les sites qui se chargent rapidement. Pour notre groupe, le numérique a profondément modifié la manière d’acheter une place de cinéma. Aujourd’hui, on peut le faire en 30 secondes. D’ailleurs, nous visons, à l’horizon 2018, 50% de places achetées via le digital (20% actuellement). Autre point fort de notre nouvelle application, son programme de fidélité qui entraine un transfert important des bornes et caisses vers le canal digital. Nous avons fait une économie de trente années d’attente en file sur cette année. Les halls sont désengorgés sur les carrefours d’audience. D’autres mécaniques commencent à être mises en place pour optimiser in fine le remplissage des salles : les outils digitaux doivent permettre chaque année de revenir une fois de plus. Nous jouons plus sur l’augmentation de la fréquentation et non pas sur la séduction d’un nouveau public. »toujours performants. « On assiste au décloi- sonnement du numé- rique et du commerce pour arriver à une forme plus aboutie de commerce connecté. A l’image du centre com- mercial Qwartz ouvert en 2014 à Villeneuve- la-Garenne (92) qui possède des bornes nu- mériques Rue du com- merce. De même, des géants tels que Darty ou la FNAC ont disso- cié à leurs débuts leur offre e-commerce pourrapidement les réintégrer dans une stratégie mul- ticanal. Internet génère de l’argent, même phy- siquement », complète Hervé Bloch, président de Digilinx, cabinet conseil en marketing di- gital. Cela dit, de nou- veaux enjeux émergent face au développement du comportement mul- ticanal de l’usager. Com- ment exploiter une data protéiforme provenant des tablettes, smart- phones et ordinateurs ? Et comment trier le bongrain de l’ivraie en ma- tière d’informations dé- clarées ? « Tout l’enjeu réside actuellement dans le passage de l’informa- tion déclarée à l’infor- mation comportementale beaucoup plus probante, du Big data à la data value », souligne Hervé Bloch.habitudes de consomma- tion du client lambda ac- couchent de nouveautés chez les professionnels. Entre autres, « My Popup Corner actuellement in- cubé à Euratechnologies (Lille) propose le temps d’un salon, d’un événe- ment, d’une nouvelle col- lection, d’une vente flash ou de soldes, des points de vente éphémères », il- lustre Jérémie Monein.SEPTEMBRE 2015 21LEVIERS DE CROISSANCE AVANT, PENDANT ET APRÈS L’ACHAT Côté innovations, les exi- gences et les nouvellesŒ]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23CLUB ENTREPRENDRE A la Une - e-commerce, les raisons du succèsLes grands sites marchands qui avaient développé à coup d’argent leur audience, se tournent désormais versMonétisation d’un portail : Google versus M6Témoignage de Loïc Gourlaenn, responsable portails M6 Web filiale du groupe M6« Transformer notre modèle économique pénalisé par Google »Payer avec sa carte bleue...une habitude bientôt reléguée dans les livres d'histoireautres par la surenchère des coûts d’acquisition et par le constat que seul 1% des visiteurs d’un site achètent. Que font les au-don de navigation démon- tre l’existence de grains de sable », décortique Hervé Bloch. Et pour mieux dégripper cette mé-UNE AGILITÉ FORCÉE DES ACTEURS DU E-COMMERCEDANS LA FORMATIONQui dit secteur en crois- sance dit bien évidemment secteur qui recrute. Le e- commerce représente 112000 emplois (FEVAD 2015). Et 48% des sites prévoyaient cette année de recruter. « Quand on est un pure player, les compétences vont évoluer en conséquence des nou- velles tendances. Les ca- naux de communication évoluent. L’utilisation duLes innovations ne sont donc pas que du ressort des nouvelles habitudes de consommation et de la manière dont on peut les capter. Des avancées sont également constatées en matière de logistique et de problématique du dernier kilomètre. De même en matière de back office et de reverse lo- gistique. Ainsi, la scène du BtoB électronique voit-elle émerger les « Uber » de la livraison ou bien d’autres qui pro- posent des zones destockage sous forme de qui permettraient de dé- casiers à proximité de cupler les ventes. Le but grandes zones de transit, étant d’identifier les grains« Depuis une vingtaine d’années, le groupe M6 opère une large diversification digitale et non digitale de ses activités. Nous dé- veloppons trois axes de monétisation sur nos portails thématiques : proposer du display classique, fournir du lead et du potentiel marché en rapport avec la cible de nos sites (D&Co, Clubbic, Turbo...), jouer le rôle de site d’intermédiation. Au- jourd’hui, la logique évolue et nous réflé- chissons au passage d’un modèle d’inter-médiation à celui d’un site de destination finale. La question se pose car Google est en train de tuer l’intermédiation et l’activité de comparaison de prix. Nous nous de- mandons actuellement comment ne pas perdre de la valeur et comment transformer notre modèle économique, à l’heure où notre troisième levier de monétisation de- meure une activité rentable mais totalement pénalisée par la position forte de Google. »les petits sitestandis qu’Amazon se dé- marque avec le lancement de son système de livrai- son par drones en Inde. Au-delà de ces paillettes technologiques, persistent de nombreux chantiersde sable sur les sites mar- chands, de développer de l’audience par des biais originaux, de fidéliser le client et de le garder cap- tif. Ce changement stra- tégique s’explique entretres 99% ? « Schémati- quement, on aura un taux de rebond de 30% et sur les 70% restants, 67% papillonnent, 3% consti- tuent un panier et 1% va- lident et paient. L’aban-canique numérique ou trouver de nouveaux le- viers de monétisation ou d’acquisition, de nom- breux prestataires BtoB tirent déjà leur épingle du jeu (cf. encadrés).Ametix existe depuis 2011 et a connu une croissance de 100% chaque année, pour compter aujourd’hui 120 collaborateurs et réaliser 14 millions d’euros de CA. « En proposant du recrutement de profils web techniques et webmarketing (trafic manager, datascientist, webdesigner,....), en fai- sant du conseil en ingénierie en envoyant notre équipe de consultants sur place, et en organisant des concours comme le meilleur développeur de France pour repérer les talents, nous répondons à la priorité n°1 du moment pour les grands groupe , mais aussi les start-up et ETI (30% de notre CA) : bien négocier sa transformation digitale », résume le directeur associé Vin- cent Klingbeil. Les clients d’Ametix, qui sont 100% français, se trouvent dans tous les secteurs : medias (Le Monde, Le Figaro, France Television... ), banques (Natixis, Société Générale,...), laboratoire pharmaceutiques, grande distribution,...La pénurie de développeurs et de webmarketeurs et bien souvent l’appré- hension des acteurs devant la digitalisation a servi cet acteur multiservice 100% digital, qui utilise tous les outils modernes pour débusquer les ta- lents. Le concours du meilleur développeur attire 100000 participants !Avec plus de 11 millions de visiteurs uniques, cette régie publicitaire e- commerce créée en octobre 2013 propose des solutions de monétisation (display, opérations spéciales, marketing direct, asile-colis) sur des sites premium complémentaires comme RueDuCommerce, Darty, Marmara, Nou- velles Frontières et B&B Hôtels... « Nous étions la régie de RueduCom- merce.com, développant un véritable savoir-faire dans la monétisation de l’audience. Lorsque cette société a été rachetée par Altarea Cogedim, nous avons proposé nos services à d’autres enseignes de la foncière. Nous avons donc pu collaborer avec Darty.com, Auchan... », retrace le directeur délé- gué Jacques Hemmedinger. Sa spécificité ? Monétiser des supports spéci- fiques au e-commerce, secteur compliqué en termes de rentabilité. « Pour certains nous monétisons même l’intérieur des colis, avec des annonceurs qui y laissent leurs leaflets, goodies, échantillons divers. Nous agissons sur de nombreux leviers comme l’emailing et tout le marketing direct, le dis- play, le trade marketing... » Les acheteurs du e-commerce sont des cibles qui intéressent beaucoup les agences medias et les annonceurs. « Ces der- niers aiment travailler leur notoriété, mais surtout cherchent de plus en plus de ROI », soutient le dirigeant.22 SEPTEMBRE 2015AmetixRECrecruter les profils idoinesmonétiser l’audience avec une régie spécialisée]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[n°23www.ecoreseau.frESV Digital (anciennement eSearchvision) a démarré historiquement dans le Search en 2004, développant un outil maison pour piloter ses achats d’adwords. « Nous gardons dans notre ADN la gestion de campagne media à la performance », remarque le directeur associé Mathieu Ferel. L’agence digitale évolue dans les achats media et display à la performance, les ré- seaux sociaux, et une offre de branding avec des équipes créatives inter- venant sur la conception des bannières et des campagnes. Mais le spectre d’intervention d’ESV Digital ne se limite pas à la performance et la créati- vité. « Nous développons aussi des outils d’analyse de data pour, par exem- ple, comprendre la contribution des différents leviers, et ainsi améliorer les campagnes. La troisième partie de notre offre est du conseil en transfor- mation digitale, pour les dirigeants de PME ou de grands groupes aux prises avec des problématiques cross canal. Comme nous intervenons sur toute la chaîne, nos recommandations sont concrètes », décrit le dirigeant. Mai- son du Monde, Conforama ou Canal + comptent parmi ses clients. La struc- turation autour de ces trois pôles d’expertise complémentaires séduit aussi à l’étranger, puisque l’agence dispose de huit bureaux à l’étranger, dont les Etats-Unis, Londres ou le Brésil.Cette agence est spécialisée dans la data, l’optimisation de la performance, l’attribution et la conversion.A la Une - e-commerce, les raisons du succès CLUB ENTREPRENDRENextperf a été créée en 2009, et représente aujourd’hui la nouvelle génération du retargeting dynamique, qui est le fait d’afficher des messages publicitaires sous forme de bannières sur des sites internet après qu’un internaute a fait preuve d’un intérêt particulier pour un produit sur un autre site. Chaque utili- sateur est évalué sur sa probabilité d’acheter en ligne, après sa visite sur un site client de Nextperf grâce aux algorithmes de segmentation des utilisateurs et de prédiction de la conversion. La société compte parmi les leaders mon- diaux, avec plus de 1000 clients et une présence forte en Europe, au Brésil et aux USA, proposant aux directions marketing des outils générant plus de ventes et de chiffre d’affaires additionnels au travers du levier display. Les in- novations sont permanentes (Web to store avec un moteur de bannières dy- namiques qui couple recommandation de produits et géolocalisation, habillage retargeting, avis consommateurs, second screen retargeting) pour accroître leur performance et visibilité.mobile et de la data aussi. Ce n’est pas un problème pour ces firmes qui savent faire évoluer sans cesse leurs métiers. Pour les brick and mortar, les équipes dédiées sont plus légères et posent souvent le problème de la com- pétence en interne. L’agi- lité est de mise. Dans no- tre mastère spécialisé,nous formons des étu- diants à des métiers qui n’existent pas encore ou qui évoluent sans cesse. Tout comme ce fut déjà le cas en 2009-2010 où nous nous attachions à délivrer une formation de rédacteur en marketing opérationnel pour des profils qui allaient être recrutés en tant que com-munity managers sans qu’il existe de formations spécifiques », s’étonne Jérémie Monein. Ailleurs, certains métiers évoluent très vite à l’image d’un traffic manager qui doit composer désormais avec une stratégie omnicanal, ou des professionnels du référencement qui doivent se battre continuellementcontreunalgorithmeq.ui change perpétuellement. Un casse-tête du recrute- ment qui accouche d’agences d’un nouveau genre. En atteste la crois- sance à trois chiffres d’Amétix depuis 2011 par exemple (cf. encadré).Geoffroy FramerySave the dates4 i-Connect, les rencontres de l'objet connecté, 15 et 16 septembre 2015, Cité internationale, Lyon 4 E-commerce Paris, 21-23 septembre 2015 au Parc des Expositions de la Porte de Versailles,Paris4 E-commerce Connect-Meeting, 13 octobre, HôtelHyatt Regency Etoile, 3 place du général Koening,Paris4 Big Boss Winter Edition, 11-12-13 septembre,aux Arcs4 E-commerce One to One Monaco, 23-25 mars2016, MonacoFun, décontraction et... business A noter dans vos agendasCombi de ski et fromage fondu l’hiver, maillot de bain et cocktail l’été. Cela dépend du moment de l’année. N’em- pêche qu’il s’agissait de la quatrième édition cet été à Olympie. Imaginez 170 décideurs du e-commerce, dont les marques parlent d’elles-mêmes : Princesse Tam Tam, Showroom Privé, Voyages SNCF, Gaumont, Histoire d’Or, Air France... Ce beau linge du numériquese réunit depuis plus de deux ans à raison d’une fois par semestre pour créer du bu- siness affinitaire : identifier les grainsde sable de leur business numériquepour les annonceurs et proposer dessolutions pour de nouveaux leviers decroissance côté prestataires. Un algo-rithme va matcher les besoins des annon-ceurs et l’offre sous forme de claim. Chaqueprestataire va rencontrer une trentaine de « bigbosses » et chaque « big boss » va rencontrer des pres- tataires sur une dizaine de sujets. Ce business affinitaire, c’est 1700 rendez-vous en quatre heures, rythmées au son d’un gong qui annonce début et fin de chacun.L’ambiance y est bouillante, le rythmehaletant. « Une manière de travailler davantage sur le repeat business (CRM) et la conversion plutôt que de faire de l’acquisition. Le retour moyen est de 300000 euros par prestataire, avec un écart type important : le retour commence à 25000 euros et grimpe jusqu’au million pour trois-quatreprestataires chaque année », avance Hervé Bloch, organisateur de la grand messe. Outre les mo- ments informels qui accoucheront d’autres affinités business, le week-end est jalonné par « le big boss idol », où tous les pres- tataires pitchent devant un parterre d’an- nonceurs qui votent selon l’utilité des ser- vices proposés. Les affinités se précisent aussi dans l’avion où un questionnaire attend chaque décideur. La dernière nouveauté de l’édi- tion sera la prochaine mise en place d’un intranet pour éviter tout atermoiement et fluidifier les relations entre annonceurs et prestataires. Bref, la mécanique est bien huilée. D’ailleurs, le prochain rendez-vous est déjàpris pour cet hiver, du 11 au 13 décembre aux Arcs.SEPTEMBRE 2015 23ESV DigitalAnalyser les campagnes par les dataNextperfRattraper les clients au vol]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23CLUB ENTREPRENDRE Interview croisée - Dirigeants dans le e-commerceOn ne rit plus. Place à la maturité et la rentabilitéDans chaque numéro, EcoRéseau s'intéresse à deux dirigeants/entrepreneurs qui ont un point commun ou une différence fondamentale, afin de connaître leur opinion sur la stratégie, l'innovation, la communication et de montrerqu'il existe plusieurs manières de managerAnne-Laure Constanza et Thierry Petit sont deux figures de la vente en ligne. Ayant tous deux débuté leur aventure en 2006, ils sont au sommet de leur art, portant le regard au-delà des frontières, mais restant conscients de l’âpreté du du secteur.Quels sont les enjeux de votre secteur ? ALC : Lorsque j’ai fondé Enviedefraises en 2006, la période était très différente. Le secteur était moins ma- ture et on valorisait plus la croissance. Aujourd’hui on cherche avant tout à démontrer que son modèle est rentable. Les dépôts de bilans ont été nom- breux, ainsi que les acqui- sitions qui se sont révélées mauvaises. La concurrencefaut aussi accélérer le dé- ploiement à l’international, car il est essentiel dans ce secteur d’atteindre une taille critique, ou alors – autre stratégie – de se pla- cer dans une niche ; mais telle n’est pas notre voca- tion. Les acteurs qui évo- luent entre ces deux posi- tionnements n’ont aucun avenir selon moi. Enfin il nous faut travailler la « convenience », en ajou- tant des services, même sinaissance de la marque et le bouche-à-oreille de nos clients, qui n’ont pas d’équivalent pour booster le taux de transformation. TP : Il nous faut bien sûr passer par le cross canal, surleonetleoffline.La télévision ou la radio sont encore des medias très puissants. Mais il convient aussi de passer par les Google, Facebook ou par l’affiliation... Le mobile n’entre pas seulement enLes marges sont faibles, la logistique coûte cher et il est difficile d’acquérir des clients. Il convient d’être bon partout !s’est accrue, y compris celle des acteurs tradition- nels. Pour les retailers qui adoptaient un regard amusé vis-à-vis des pure players, il serait inconce- vable aujourd’hui de ne pas vendre en ligne. Tout le monde a compris que le secteur n’était pas d’em- blée un eldorado, les marges sont faibles, car la logistique coûte cher et il est difficile d’acquérir des clients. Il convient donc d’être bon partout, dans le produit, en logistique, marketing, relation client, analyse des données. C’est peut-être la particularité du secteur.le prix reste une valeur forte dans le e-commerce, particulièrement dans le sud et l’est de l’Europe que nous regardons de près.Quels sont les moyens de communiquer dans ce domaine ?ALC : Je reste convaincue que la meilleure des pu- blicités reste le bon pro- duit. Quand la concurrence est très vive, la base est de proposer quelque chose de vraiment différenciant et de qualité, le reste sui- vra. Ce qui ne nous em- pêche pas de saisir tous les leviers d’acquisition. Nous communiquons sur différents canaux, dans le offline par les maternités, la presse écrite ou les af- fichages du métro, et dans le online évidemment. Mais Google n’est pas no- tre plus gros vecteur de communication, nous ne dépensons pas des fortunes dans ce levier, afin de maintenir une marge cor- recte. Ce qui est le plus intéressant reste la recon-jeu pour apporter du chiffre d’affaires supplémentaire, c’est aussi un moyen de prendre de premiers contacts avec de nouveaux clients, comme les jeunes par exemple. Nous prati- quons très peu de reciblage publicitaire (bannières ap- posées sur l’écran de celui qui est allé visiter le site, en fonction de sa naviga- tion, NDLR) car nos offresAnne-Laure Constanza40 ans et trois enfants, fondatrice et présidente d’Enviedefraises.com, site de vente en ligne de vêtements de grossesse, qui emploie 30 personneset réalise plus de 10 millions d’euros de CA.©DRnous permet d’aborder l’étranger avec sérénité. Attention tout de même : faire de la croissance est aisé, être rentable et pé- renne, beaucoup moins. Les grands industriels et les fonds commencent à le comprendre. La conso- lidation actuelle s’explique par le fait que des acteurs étaient à l’agonie, alorsTP : Le mobile est en train de gagner ses lettres de noblesse, nous le plaçons désormais au cœur de notre stratégie. Il représente 50% de notre chiffre d’affaires et 70% de notre audience. La croissance y est bien plus importante que sur desktop, tant en termes d’audiences que de conver- sions. Mais c’est aussi un moyen d’interférer entre le off et le online. Il noussont assez éphémères, elles durent généralement deux jours.Comment jugez-vous l’avenir ?ALC : Je suis optimiste. Le vivier des diplômés a un bon niveau en France, et les acteurs qui se dé- marquent dans ce marché réputé difficile car concur- rentiel peuvent franchir lesfrontières. Nous ouvrons 40 nouveaux points de vente en Angleterre pour cette rentrée, sommes pré- sents en Allemagne, avons créé une filiale en Espagne et nous apprêtons à faire de même en Italie. Nous enregistrons une croissance de 50% depuis le début de l’année, et elle atteignait 40% l’année dernière.Mais il importe de rester attentif à toutes les étapes de la chaîne, du sourcing jusqu’à la logistique, ce qui est passionnant. La data est au cœur de notre business également, tout est analysé, et tout s’ex- plique. Des points de marge se perdent partout, mais nous avons acquis de l’expérience, ce qui24 SEPTEMBRE 2015]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[n°23www.ecoreseau.frInterview croisée - Dirigeants dans le e-commerce CLUB ENTREPRENDREque celle de 2006-2008 émanait simplement de l’appétit des acteurs im- portants.nous nous sommes adap- tés, car les modes de consommation y sont dif- férents : nous y avons mis en place une stratégie mar- keting spécifique, avec de la communication offline notamment. Ce qui nous ouvre les portes de l’Eu- rope de l’Est. Les oppor- tunités d’acquisitions se multiplient, car de nom- breux sites européens ne parviennent pas à la taillemonde d’Internet, Google peut par exemple décider de changer son algorithme. Il convient d’évoluer vite, de s’adapter, de tester plein de choses, de prendre des risques. J’enjoins mes équipes de se lancer dans des projets, même d’in- vestir quelques centaines de milliers d’euros et de stopper le tout si cela ne fonctionne pas. Deuxiè- mement l’audace, pourdans la relation client ou les textes publicitaires. Quatrièmement « always day one » : Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, évo- quait déjà ce devoir de re- mise en cause permanente. Je suis très exigeante et vais dans tous les détails – particulièrement quand il s’agit de gros projets –, mais demande constam- ment à mes équipes d’être autonomes et d’échouer pour réussir. Elles doivent se corriger d’elles-mêmes, introduire leur processus de learning pour tourner ces revers en évènements positifs.d’entre eux. Ce ne sont généralement pas les plus connus. Ils ont repris et redressé une société, fa- briquent en France... Ce sont des entrepreneurs du quotidien et non de grands gourous que je n’ai jamais rencontrés. Je ne suis pas inspirée par une phrase, mais par une expérience terrain. Je citerais par exemple Michel Leuthy, P-Dg de l’Arbre Vert à Cavaillon qui commercia- lise des détergents respec- tueux de l’environnement. TP : Je n’ai surtout pas de modèle. Je fonctionne à l’intuition.Quel est votre parcours ?ALC : J’ai étudié puis travaillé en Chine de 18 à 28 ans. J’ai travaillé dans des maisons de luxe fran- çaises, puis me suis lancée dans le conseil à ceux qui commercialisent entre la Chine et la France enLibertysurf l’année sui- vante. J’en suis devenu le directeur e-commerce, puis je me suis investi dans divers projets per- sonnels, dirigeant notam- ment le magazine Mouve- ment dédié aux arts vi- vants. Après avoir réalisé un tour du monde de deux ans, j’ai cofondé Show- roomprivé en 2006.Quel message souhaite- riez-vous faire passer à ceux qui sont sur le point d’entreprendre ? ALC : Assurément il n’existe pas de recette mi- racle, il importe de croire en ses rêves et de persé- vérer. Jobs, Bezos ou Granjon n’ont pas été au- dacieux qu’une seule fois, ils le sont tous les jours. Audace et ténacité sont les principes que j’ai sui- vis, moi dont le rêve le plus fou était de créer une marque de mode. L’échec a été très instructif dansTP : Je le suis également L’application Smart Promo, le lancement d’un site multi-devises, les ex- périmentations sur le Bit- coin... sont les preuves que nous restons dyna- miques sur l’apport de ser- vice. La croissance a de grandes chances d’être auTP : Nous sommes main- tenant 800 personnes. Je veux donc des gens auto- nomes. A moi tout seul je ne peux gérer « que » 100 personnes, mais je ne m’empêche pas de rentrer dans les réunions. Il est intéressant d’assister aux échanges entre les opéra- tionnels, même si j’ai de©PIERRE MAHIEUrendez-vous, ainsi que l’essor international qui représente déjà 20% de notre chiffre d’affaires et réalise des bonds de 50% par an. Nous réalisons la majorité de nos revenus extérieurs au Portugal, en Espagne, en Italie et en Belgique. Nous avons aussi un très bon taux de croissance en Pologne où40 ans et deux enfants, ingénieur telecom, est DG de Showroomprivé.com, qui emploie 800 salariés, réalise 480 millions d’euros de CA et se concentre sur la mode féminine. La société de Saint-Denis est le numéro deux national de ventes privées en ligne.signifie sa.les portes avant de créer son entreprise, mais aussi savoir se remettre en cause perpétuellement. Je n’ai pas de problème avec l’échec car je me moque du succès, ce n’est pas une question existentielle pour moi.critique et manquent de fonds.Comment qualifieriez- vous votre mode de management ? ALC : Il tient en plusieurs valeurs fortes, que j’ai édictées dès le début. Ce sont les 4A. En premier lieu l’agilité, car tout peut s’arrêter demain dans leoser s’aventurer dans l’in- connu et ne pas se laisser paralyser par la peur de l’échec. Troisièmement l’amour du produit, car nous devons rester obsédés par nos clientes. J’ai cou- tume de demander aux sa- lariés d’aimer ce qu’ils font, car ce sentiment transparaît ensuite à tous les niveaux, sur le produit,Avez-vous un mentor ?ierry PetitTP : Je crois que s’il existe une leçon à tirer de mes expériences passées, c’est bien qu’il ne faut pas hé- siter à faire preuve d’au- dace, de culot, mais aussi de résilience face aux épreuves et aux refus. CelaIl faut apprendre à grandir avec la société, devenir plutôt le chef d’orchestre que celui qui accomplitplusenplusdemalàle faire. Nous étions deux à l’origine du projet, les choses étaient évidemment plus faciles au début. Il faut apprendre à grandir avec la société, acquérir une certaine crédibilité en ingénierie financière, et finalement devenir plus le chef d’orchestre que celui qui accomplit.ALC : Ce que je vais vous dire est banal, mais j’ai la chance de rencontrer une kyrielle d’entrepre- neurs au cours de mes dif- férentes activités – je fais partie de la Fevad, Crois- sancePlus, Réseau Entre- prendre et investis dans des entreprises –, et je m’inspire de beaucoupTP : Je suis à l’origine ingénieur dans les tele- coms (INT), passionné par l’entrepreneuriat. J’ai dé- buté ma carrière au sein des agences interactives Planète interactive et Brainsoft. En 1999, j’ai créé le comparateur de prix Tooboo.com, cédé àPropos recueillis par Julien TarbySEPTEMBRE 2015 25créant la société Chinat- titude. J’ai alors connu un véritable échec entrepre- neurial. Trois ans plus tard, enceinte, j’ai pu constater la pauvreté de l’offre de vêtements de grossesse, et je me suis dit qu’il y avait une place à prendre. Enviedefraise a été la pre- mière marque de mode di- gitale. A l’époque – pour- tant ce n’était qu’en 2006 – tout le monde m’en dis- suadait et pensait qu’il fal- lait des intermédiaires pour vendre dans le monde physique. C’était hors de question pour moi, mes expériences m’avaient montré qu’il fallait rester concentré sur la cliente fi- nale, et non sur les inter- médiaires.la mesure où il a permis de faire une introspection, de réfléchir à ce que j’ai- mais et ce que je pouvais faire. Créer une entreprise est une passion à vivre au quotidien, mais c’est aussi un projet de vie pour soi et sa famille.voir enfoncer]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23CLUB ENTREPRENDRE En immersion - Ferme du Domaine de la Guérie (Coutances, Manche)Dans chaque numéro, un(e) journaliste d'EcoRéseau fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...)«Jmais j’ai surtout l’impression d’être chef d’entreprise. Bien sûr je me consacre aux tra- vaux quotidiens de la ferme avec mon ouvrier et mes pa- rents qui continuent de m’ai- der, mais j’organise des évè- nements, m’occupe de la pro- motion, de la communication, définis des stratégies pour développer de nouvelles ac- tivités. En réalité je suis très souvent devant mon ordina- teur à manier des chiffres », analyse Christophe Osmont, nerveux, qui garde un œil sur ses vaches gravissant un ter- rain accidenté pour aller paître dans une parcelle plus éloi- gnée, imbriquée dans celles des voisins. Les haies divisent encore ces terres vallonnées qui n’ont pas connu le re- membrement parce que les cultures restent impossibles. Comme chaque année des agriculteurs mécontents font les gros titres durant les va- cances et la rentrée en assié- geant les préfectures, géné- ralement soutenus par les Français, parce que les prix pratiqués ne leur permettent pas de vivre. Mais certains, en véritables entrepreneurs, tentent de s’adapter en trou- vant de nouvelles solutions, à l’exemple de ce jeune Nor- mand de 33 ans, éleveur de vaches laitières à Coutances, dans la Manche.e me présente aux gens comme étant agriculteur,et proposent donc les princi- pales denrées : viande pré- découpée, conserves, légumes, soupes, laitages, bières, cidres, pain, œufs ou encore gâteaux locaux. Après son arrivée of- ficielle Christophe Osmont, fort de son réseau parisien, se tourne aussi vers la vente directe externe, en dehors du magasin, en faisant sa pro- motion sur Facebook et en misant sur le bouche-à-oreille. Tous les mois il livre en direct les Franciliens à un prix dé- fiant toute concurrence, ap- portant dans une remorque réfrigérante achetée à un trai- teur les produits du magasin ainsi que la viande découpée dans le laboratoire de trans- formation et mise sous vide.(1) « Cela me plaît, la relation avec les gens est sympa, et c’est économiquement vala- ble », explique celui qui pro- pose plusieurs formules et coffrets, selon les tailles des réfrigérateurs. Le chiffre d’af- faires s’élève désormais à 300 000 euros, dont 150 000 provenant de la production de lait, 30 000 des veaux gras élevés au lait entier de la ferme, 50 000 de la vente di- recte, 50 000 de la salle de réception, 20 000 de la PAC. Les livraisons parisiennes mensuelles vont vraisembla- blement rapporter 20 000 eu- ros supplémentaires. « Mon arrivée récente à la ferme m’a permis de faire un vrai bilan et de mettre en action plusieurs chantiers. » Car mieux vaut être hyperactifAgri-preneurafin de décrire ce qu'il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les flux financiersA partir de ses 50 vaches, Christophe Osmont, qui a repris la ferme de ses parents, a su développer plusieurs activités. Une orientation intéressante, alors que la crise de la viande bat son plein...FERME CLASSIQUE, QUOIQUE...Les bruits des vaches, veaux, cochons et lapins résonnent dans la ferme, composée de quatre bâtiments bien distincts disposés en carré. L’un abrite les 50 génisses et 50 vaches normandes laitières, quand l’autre de 40 mètres sert pour les veaux et la salle de traite. En face le troisième grand bâtiment comporte la salle restaurée de La Guerie louée à l’année pour des évènements d’entreprise ou des mariagesTous les mois Christophe Osmont livre les Franciliens chez eux au moyen d’une remorque réfrigérante accrochée à son véhiculeUNE SUCCESSION DE PARISSes parents avaient développé dès les années 2000 la location de chambres d’hôtes, activité qu’ils ont décidée de conser- ver. En juin 2011 Christophe et ses parents proposent la salle de la Guérie fraichement restaurée pour les mariages et évènements d’entreprise. Dans la foulée, en septembre 2011, ils ouvrent sur le do- maine un magasin de vente directe, approvisionné par une association de producteurs du coin dont ils font partie. Ils récupèrent alors les étals d’un boucher qui a fait faillite26 SEPTEMBRE 2015L’ amourest dansle pré...et le magasin, enfin le qua- trième se compose du bureau de Christophe Osmont, d’une salle pour entreposer la nour- riture des bêtes et d’une salle de repos. Un peu à l’écart se dresse fièrement un édificeses parents. Il se lance aupa- ravant dans une formation du ministère de l’Agriculture, le brevet professionnel Res- ponsable d’exploitation agri- cole qui se déroule sur un an, dont trois mois de stages.litre à la Coopérative pour commencer à gagner de l’ar- gent. Le prix actuel est de 0,313, mais grâce à la bonne qualité de ses laitières, des bonus lui font atteindre 0,323. De quoi faire un très légergnant. « Un abattage à la ferme, avec des inspections de services vétérinaires, ou un camion d’abattage qui fe- rait le tour des fermes, se- raient plus adaptés à notre époque », affirme ce pas- sionné de vélo, qui aimerait faire évoluer les lois sanitaires. Des idées de diversification ont alors germé dans son es- prit.au revêtement gris moderne, qui n’est autre qu’une chapelle déconsacrée utilisée pour les cocktails et parfois des céré- monies religieuses. De quoi élever avec amour des vaches, mais aussi développer d’autres « ateliers »...« Après les démarches ad- ministratives relativement lourdes, j’ai pu officiellement commencer mon activité le 1er mai 2015. J’avais débuté ces démarches deux ans plus tôt ! », s’étonne l’ancien jour- naliste parisien qui a été re- tardé par les réformes de la PAC à l’issue incertaine, les fameuses mesures agro-en- vironnementales qui peuvent changer nombre de critères. Ancien étudiant en économie, il calcule que son lait doit être vendu à 0,315 euros lebénéfice. Il réalise alors qu’il doit développer d’autres ac- tivités plus rentables. « A mon arrivée j’ai constaté que le temps passé en laboratoire de transformation, avec un boucher et de la main d’œuvre employée, rapportait peu : trois euros par heure ! Il fallait trouver autre chose pour rentabiliser l’investis- sement sous peine d’arrêter. » Et ce d’autant plus que l’obli- gation de passer par un abat- toir lointain pour tuer les bêtes est très coûteux et contrai-tôt cesCHANGEMENTDE VIELe 31 décembre 2013 Chris- tophe Osmont démissionne officiellement de Vélo Ma- gazine du groupe l’Equipe pour reprendre la ferme dedanscemétier,ouplu. métiers. La ferme détient un fort pouvoir d’attraction sur la population toujours plus urbanisée, sur les enfants fas- cinés par les bêtes ou les adultes demandeurs de pro- duits naturels et locaux. Aux agriculteurs de capitaliser sur cette bonne image...(1) fermedelaguerie.jimdo.com Julien Tarby]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23CLUB ENTREPRENDRE Electron libre - Mohed AltradDans cette rubrique EcoRéseau met à l'honneur un(e) entrepreneur(e) parce qu'il (elle) a un profil atypique, parce que son entrepriseL' entrepreneur mondial de l'année est français ! Né dans le désert, l’homme d’affaires a bâti un empire en 30 ans, modestement...«M s’approprier très rapidement un sujet et à gérer l’intercul- turel, sans penser immédia- tement à reproduire un schéma. Sans arrogance. C’est comme ça qu’il a osé et réussi à l’étranger où d’au- tres arrivent avec leurs cer- titudes. » L’entrepreneur qui parle est une femme. Clare Hart, P-Dg de Acb-Ilo, une société de prestations lin- guistiques de Montpellier, qui est une proche de l’homme d’affaires sacré En- trepreneur mondial de l’année 2014 par le cabinet Ersnt & Young il y a quelques se- maines. « Ce n’est pas Mohed Altrad, mais la France qui a gagné », s’est empressé d’ex- pliquer l’homme d’affaires à l’AFP, à l’annonce de ce prix décerné pour la première fois à un Français. Le n°1 européen de l’échafaudage et de la bétonnière qui pèse 1,6 Md€ et 17000 salariés est aussi le président du club de rugby de Montpellier HR, dans lequel il a déjà injecté plusieurs millions d’euros personnels depuis sa prise de fonction en 2011 alors que le club était à l’agonie. Mohed Altrad est enfin ce romancier respecté par la cri- tique, notamment pour l’au- tobiographique « Badawi » (Actes Sud), héros peu ordi- naire de sa propre histoire, celle d’un bédouin devenu milliardaire.prise, c’est d’abord de l’hu- main et réussir, c’est ajouter d’autres dimensions à la seule donnée économique. Il faut renvoyer l’ascenseur à la so- ciété. »évolue dans un secteur unique ou parce qu'il (elle) a eu l'idée de sa boîte d'une manière peu conventionnelleohed ? Sur- tout une capacité à© Sylvain Thomas/Presse SportsOn ne lui donne pas d’âge et c’est tant mieux. Il ne connaît pas son âge exact...Et même si je l’avais voulu, où aurais-je pu aller ? ». Le risque ? « En prendre ne veut pas dire être imprudent. Je fais des investissements que beaucoup n’oseraient pas faire. » Ce jour-là, le self made man a captivé son au- ditoire. Un collaborateurGRAND DÉNONCIATEUR DE L’ASSISTANAT Comment ? « En donnant des coups de main à des pa- trons ou en m’adressant à des jeunes. J’y dénonce alors la paresse, le sentiment que tout est dû, l’assistanat. En tant qu’étranger d’origine, je dis aussi que, si la France ne s’offre pas facilement, c’est à nous d’aller la conqué- rir et qu’elle rend bien cet investissement. Je tente de leur donner envie d’affronter la vie, quitte à être très dur sur les mots. Mais ma propre histoire m’y autorise », ex- pliquait encore à Roanne ce patron qui connaît les hommes. « Avec le rugby il a aussi voulu rendre en don- nant du plaisir sur le plan local », reprend Clare Hart, qui mobilise le milieu éco- nomique autour de la non- discrimination et de l’égalité des chances en tant que pré- sidente de la Fondation Agir contre l’exclusion Hérault. « Il s’investit aussi dans le do- maine social, qu’il mélange au rugby en invitant des jeunes et des associations au stade (qui porte son nom, ndlr). »du gouvernement syrien pour venir étudier en France. Il débarque à Montpellier en 1969 pour entamer un cursus de mathématiques et de phy- sique, sans parler un mot de français, mais il apprend la langue en deux ans, obtient un doctorat d’informatique à Paris, rentre chez Alcatel comme ingénieur puis chez Thomson et dans quelques compagnies pétrolières, crée sa première société en 1984 avant de la revendre à Matra un an plus tard, tout en ra- chetant Méfran, une PME de 200 salariés spécialisée dans les échafaudages à Florensac.et de s’implanter dans de nouveaux pays, dont l’Aus- tralie et Hong-Kong, grâce notamment à l’intégration d’un service de montage et de démontage sur les plate- formes pétrolières, gazières et aéroportuaires.tasque Georges Frêche, maire de la ville décédé en 2010, l’a longtemps raillé comme étant l’« agent secret syrien ». Il a surtout fait l’objet d’at- taques sur l’obtention de mar- chés publics et son nom est revenu dans la dernière ligne droite des municipales 2014,Entré au classement mondial« CURSUS » HORS DU COMMUNNé il y a une soixante d’an- nées dans une tribu de Syrie – il ne connaît pas son âge faute d’état civil et a fixé sa date d’anniversaire, en conseil familial, au 9 mars –, élevé par sa grand-mère après la mort de sa mère alors qu’il avait quatre ans, il n’a dû son accès à l’école qu’à un insti- tuteur qui l’a pris sous son aile. Brillant, intuitif et tra- vailleur, meilleur lycéen d’Alep, il obtient une bourseLa France ne s’offre pas facilement, c’est à nous d’aller la conquérir et alors elle rend très bien cet investissementÀ quoi rêve-t-on quand on a déjà réussi tout cela ? La ré- ponse est pragmatique : « Il va falloir freiner la croissance externe pour intégrer le gros morceau Hertel. Le succès d’aujourd’hui ne garantit pas que cela va continuer. »28 SEPTEMBRE 20151741E FORTUNE MONDIALEA un jeune entrepreneur qui lui demande, lors d’une conférence à la CCI de Roanne le 5 mai dernier, ce qui l’a porté à une telle réus- site, Mohed Altrad répond : « Tout au long de ce parcours, je n’avais pas d’autre choix que de réussir. Tout retour en arrière était impossible.ajoute : « Il est perfectionniste donc exigeant, il veut du ré- sultat, il faut le suivre. C’est un travailleur qui dort peu, discret aussi, ce qui l’a sans doute aidé à se concentrer sur l’essentiel durant toutes ces années. » Dont le dernier gros coup : une opération organisée « de longue date » pour racheter le Néerlandais Hertel pour 240M€, qui a permis de doubler le CA du groupe (dont le Crédit Agri- cole est actionnaire à 20%),Forbes des milliardaires en dollars en mars dernier (1741e fortune mondiale selon le magazine américain, 61e rang français selon le classement Challenges 2014), l’homme d’affaires ne fait pourtant pas l’économie de critiques. À Florensac, où il a maintenu le siège de l’entreprise mais où les élus locaux lui repro- chent son manque d’inves- tissement dans l’outil de tra- vail, comme à Montpellier, située à 60km. Là, le fan-où un courrier de sa part de- mandant des engagements plus importants pour le rugby pro au candidat socialiste Jean-Pierre Moure, a fuité dans la presse et fait du bruit. Aux attaques, l’influent Mo- hed Altrad oppose son in- vestissement personnel dans le MHR et assure « s’inscrire dans le temps, dans une his- toire », ajoutant qu’ « un en- trepreneur ne doit pas se transformer en robot qui gagne de l’argent. L’entre-une formule derrièrePlus qu’.laquelle il faut lire la mé- fiance et l’instinct de survie d’un homme qui n’oublie rien de son parcours et sait le succès fragile, lui qui pense sans doute aussi à cette Syrie de larmes et de sang où il n’est plus retourné depuis 40 ans.Olivier Remy]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23CLUB ENTREPRENDRE Leçons de maux - Boris GoldenApprendre de ses échecs et utiliser cet acquis dans une nouvelle aventure. Tel est le credo qui est suivi dans cette rubrique,Start(-up) academyqui retrace une sortie de route pour mieux se tourner vers l'avenirEtudiant brillant passionné d'informatique, Boris Golden a créé et échoué. Des acquis que le directeur d'investissement de Partech Ventures met désormais à profit...BUSINESS MODEL« POURRI »Ce premier virage pris, l’étudiant fonde en 2010, avec deux amis, Anthony Simon et Nicolas Lemon- nier, la start-up FGT net- work. « J’avais envie de donner corps à mon désir de créer », note Boris Gol- den. L’idée : mettre au point un système de consultation d’experts via un process automatisé de recherche sur les réseaux sociaux profes- sionnels (LinkedIn, Viadeo, etc.). Le bug, c’est qu’ « au- cun de nous n’avait appro- ché le besoin de l’utilisateur. Nous n’avions pas parlé à un seul client ! Du coup, nous avons passé une année à faire toutes les erreurs possibles : un produit peu intéressant, un business mo- del pourri, un tout petit marché... Tous les matins, je me rendais compte que ce que l’on faisait n’était pas bon. » Une rencontre avec un expert vient confir- mer le diagnostic. C’est le déclic : une nuit, Boris Gol- den décide de refondre tout le projet et passe de co- fondateur/étudiant au statut d’entrepreneur à temps plein. Pealk nait de ce nou-ciaux B2B, les journalistes, etc. » Un autre associé, Yann Hourdel, rejoint l’aventure et le produit est lancé début 2012. « Là, j’ai eu l’impression que tout ce que j’avais fait auparavant avait un sens », résume Bo- ris Golden.voir directement. Car cela avait largement du sens d’envisager un rachat. »BAkedIn long comme deuxMais l’euphorie est de courte durée. La start-up, qui cherchait à se greffer à LinkedIn, premier réseau social professionnel dans le monde, mise tout sur une collaboration avec le géant californien. Elle commence donc à utiliser l’API (in- terface de programmation) de LinkedIn, sort une ver- sion bêta de sa solution de recherche et contacte la di- rection du réseau social. Au départ, l’accueil est très positif. En dix semaines, alors que le produit n’est pas compatible avec Inter- net Explorer, Pealk compte déjà 2700 utilisateurs dans le monde. Les médias en parlent, les utilisateurs ap- précient... bref, tout roule. Mais rapidement, le vent tourne et la start-up fran- çaise, alors en discussion avec LinkedIn en vue de mettre en place un parte- nariat, se fait planter auCONTACTS DE LA SILICON VALLEY Finalement, Pealk signe fin 2012 avec Viadeo, le chal- lenger français de LinkedIn. « Les négociations ont été très compliquées. Nous n’avions aucune expérience dans ce domaine, souligne le jeune homme. Il y avait beaucoup de tensions. C’était assez angoissant. » Alaclé:unjolilotde consolation qui propulse Boris Golden directeur de produit de Viadeo. Il y res- tera plus de deux ans, entre Paris et San-Francisco. « Au départ, j’ai cru que je ne retrouverais plus de boulot parce que LinkedIn nous avait traités de menteurs. En réalité, cela a eu l’effet inverse : j’ai eu des contacts de toutes parts de la Silicon Valley. »oris Golden au début de ses aventures entrepreneuriales...Le dernier virage en date, Boris Golden l’a négocié en rejoignant au mois de février le géant du capital- risque Partech Ventures en tant que directeur d’inves- tissement. Le coup n’était pas prémédité. « Je ne pen- sais pas faire du venture capital, mais parallèlement à Viadeo j’avais deux an- nées d’expérience dans le mentoring. J’avais notam- ment été mentor au Cam- ping (accélérateur de start- up, ndlr) et à Microsoft ven- tures. Au départ, mon envie était d’aider bénévolement des first-time entrepreneurs,seulement 31 ans, Boris Golden a déjà un profil Lin-de mathématiques, il intègre la prépa maths sup/maths spé du prestigieux lycée Henri-IV à Paris. Il se des- tine alors au « noble mé- tier » de la recherche. Il poursuit donc naturellements’orienter vers un master 2 en intelligence artificielle et théorie de la décision. Bien que déjà piqué par le virus de l’informatique, il ne trouve pas son bonheur et ressort « groggy de toutbras. Et encore, il n’y a pas indiqué toutes ses expé- riences ! Il faut dire qu’en l’espace de quelques années, le jeune homme est passé du statut d’étudiant/start- upper inexpérimenté à celui de pointure du venture ca- pital. Un chemin qui a res- semblé bien plus à un par- cours du combattant qu’à une voie royale. Avec son lot de plantages, parfois dif- ficiles à avaler. « Il ne faut pas « romantiser » l’échec : sur le moment, c’est dur, reconnaît Boris Golden. Mais bien géré, bien ap- préhendé, c’est une belle opportunité de se construire. Malheureusement, nom- breux sont ceux qui en sor- tent frustrés. »J'ai cru que je ne retrouverais plus de boulot parce que LinkedIn nous avait traités de menteurs. En réalité, cela a eu l'effet inverse dans la Silicon ValleyPour le jeune homme, les tâtonnements ont commencé dès les études. Passionnécar c’est .nant. Mais j’ai croisé Ro- main Lavault (associé chez Partech ventures, ndlr) qui m’a convaincu de les re- joindre. C’est un métier qui catalyse à la fois l’aide, l’enseignement et l’inno- vation. Tout ce que j’aime. »30 SEPTEMBRE 2015à Normale Sup, à Lyon. « C’était un univers qui m’étouffait car je le trouvais trop fermé, se souvient Boris Golden. Et puis travailler pendant six mois pour ré- diger un article scientifique qui ne serait publié qu’un an plus tard, c’était une temporalité qui ne me cor- respondait pas. » Il prend donc une année sabbatique, joue les DJ en boîte de nuit en Espagne (!), et revient les neurones rafraîchis pource travail en solitaire ». Le jeune homme sent que son salut se trouve dans le sec- teur privé et embraye sur un master en management de l’innovation (Polytech- nique/HEC). « Là les choses ont commencé à prendre une certaine cohérence, ana- lyse Boris Golden. Je me suis rendu compte que tout ce que j’avais fait tournait autour de la création et de l’innovation. »veau virage. « Le système de recherche que nous avions conçu était intéres- sant, explique le jeune di- rigeant. Nous savions qu’il s’agissait d’un produit qui avait du sens. Nous en avons fait un outil de « chasse » sur les réseaux sociaux. Ce que les gens font mal de manière arti- sanale, nous en proposions un système automatisé qui pouvait intéresser les chas- seurs de têtes, les commer-dernier moment par la di- rection du réseau social. Sur un simple coup de fil, c’est la douche froide. Sans explication. S’ensuit un bras de fer par communiqués de presse interposés. L’affaire fait le buzz au bénéfice des jeunes Français, qui passent pour David face à Goliath. « A l’époque, nous étions naïfs mais de bonne foi, assure Boris Golden. Au- jourd’hui, je prendrais un billet d’avion et j’irais lesun sujet passion-Yann Petiteaux]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23CLUB ENTREPRENDRE Prospective - L’école primaire en 2050Compte-tenu des innovations en cours dans le domaine, EcoRéseau imagine dans une fiction ce à quoi il ressemblera en 2050,Fin programmée ?La primaire survivra-t-elle au numérique ? Ou est-ce le numérique qui révolutionnera violemment l'institution scolaire ?ECORÉSEAU N°366, JANVIER 2050 : TROIS OPTIONS POSSIBLESPOUR SA PROGÉNITURElaissent aux parents le choix du comment éduquer les enfants. Chaque apprentissage est scénarisé. De la dé- couverte d’une nouvelle notion à son institutionnalisation, en passant par le renforcement et la remédiation. Serious games à l’appui. Les géants du high tech se sont d’ailleurs emparés de ce marché de l’éducation et créent depuis une décennie des parcours totalement différenciés, cor- respondant au véritable niveau de l’enfant suite à un en- semble d’évaluations/diagnostics. Les parents paient pour un forfait d’apprentissage. Et l’année se termine dans des centres d’examens régionaux gigantesques pour valider les compétences et connaissances qui sont renta- bilisées aussi par des examens du secondaire, du supérieur ainsi que des tests d’aptitude de Pôle Emploi. Dernière option pour les parents, l’enseignement privé. Mais n’en- tendez pas ici une école de quelconque confession. Oubliez également l’enseignement dit actif, si encensée au début des années 2000, qui se faisait l’écho des papes de la pédagogie que furent Celestin Freynet ou Maria Montessori. L’école primaire est plutôt celle des Google et Amazon, celle des Samsung, Apple et Fnac. Les écolesméthode consiste en un retourréactionnaire à l’éducationprimaire telle qu’on l’enten-dait dans la première moitiédu XXe siècle. Les nouvellestechnologies sont presqueclouées au pilori. Le tableaunoir existe toujours. Les livres aussi. Le professeur des écoles redevient ce hussard noir. Discipline et pédagogie, basées toutes deux sur la transmission rigide du savoir, prévalent. L’enfant revêt un uniforme. Un retour en arrière qui ne s’accompagne que de deux changements notoires. Le sac à dos fait place à une mallette, sorte de cartable et coffre-fort numérique qui absorbe presque la globalité de l’allocation de rentrée. Chaque mallette s’al- lume par reconnaissance digitale, contient toutes les ma- tières enseignées et intègre tous les résultats de l’enfanttour d’ivoire de l’élite. Les classes sont sphériques et tapissées de murs digitaux divisés en plusieurs écrans, où chaque élève suit une pédagogie différenciée. Les pupitres sont interactifs et peuvent se jouxter aux autres pour mettre en commun les recherches ou les projeter sur un écranpuis demande l'avis d'un expert du secteur. De quoi révéler des potentiels insoupçonnésLe professeur des écoles de 2050, espèce en voie de dis- parition ? C’est ce que nous faisaient miroiter les profes- sionnels des nouvelles technologies et de l’enseignement dans les années 2010. La situation est plus complexe au- jourd’hui. Les écoles pilotes furent nombreuses à fleurir partout en Europe. Certaines étaient lourdement équipées en nouvelles technologies mais n’avaient pas repensé la pédagogie, l’architecture et surtout la relation élève-pro- fesseur ; d’autres plus inspirées avaient pris le parti de mettre en place de nouveaux espaces ouverts sans ensei- gnants, sans plages horaires déterminées, sans classe ni cours de récréation. Résultat ? Un fiasco dans les deux cas de figure. En 2050, le manque de confiance dans l’institution scolaire a amené les autorités et les parents à choisir entre trois façons d’enseigner. D’autant que les politiques ont rapidement fait sauter l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans, conscientes que l’école de l’égalité des chances et de la chose publique n’était qu’une vue de l’esprit. En 2050, la premièreLes cancres du futur n’ont pas fini de souffrir devant le tableau interactif...depuis la maternelle. Autre changement notoire, l’écoleprimaire n’a plus de stylo. Le tableau noir tactile faitface à des rangées de cartables numériques. L’abandonde l’écriture en cursive est acté depuis les années 2020,décennie durant laquelle les neurosciences ont eu le privées symbolisent le dernier cri technologique et laChaque mallette s'allume par reconnaissance digitale, contient toutes les matières enseignées et intègre tousles résultats de l'enfant depuis la maternellertes scientifiques etloisir de démontrer que les cerveaux et la mémoire de nos petits-enfants et arrières petits-enfants n’étaient pas constituées de la même manière. De même que la mémoire physique, la préhension et manipulation des outils péda- gogiques et les apprentissages kinesthésiques ont disparu des classes. Tout se fait au doigt et à l’œil. Seconde option pour les parents, l’école à domicile. Choix d’ailleurs plébiscité par la plupart en 2050. Le traitement des données personnelles des enfants et la mutualisation nu- mérique des cours sur deux plateformes numériquesSerge Pouts-Lajus (1), directeur d'Education et Territoires, cabinet spécialisé dans l'éducation et le numérique« L'éducation reste une activité locale, physique, de proximité »central. Les découve.artistiques se réalisent via des lunettes de réalité augmentée.Les nouvelles technologies sont-elles vitales pour l’école de demain ?Il existe deux façons de voir la relation entre les nouvelles technologies et l’école. Tout dépend de l’attachement à l’institution scolaire. Ce qu’il faut chercher dans le numérique c’est ce qui va renforcer l’école et lui servir dans ses finalités, ou en d’autres termes partir des systèmes éducatifs privé et public et se demander en quoi le numérique peut les aider à mieux assumer leurs missions (et non l’inverse). C’est d’autant plus compliqué que le numérique menace l’existence même de l’école. En plein « tsunami numérique », l’école peut-elle s’en sortir ? Comment la protéger et l’intégrer à cette révolution ? Car le numérique discute les positions acquises et les institutions, et les remet en question. En général dans les médias, on adopte le secondpoint de vue : le numérique réussit et transforme tout, et dans ce cadre c’est à l’école d’évoluer. Mais je pense qu’il faut inverser le point de vue, observer les systèmes internes, et insuffler de la nouveauté sur le terrain, pour ensuite en tirer des enseignements. Via la fondation FuturEduc, nous militons pour créer un imaginaire collectif de ce que sera l’éducation dans le primaire et le secondaire à partir des pratiques de terrain novatrices.Les progrès technologiques sont-ils synonymes d’un meilleur apprentissage ?Il y a 30 ans, l’intelligence artificielle connaissait ses prémisses et annonçait de nombreuses promesses sur l’apprentissage du langage. Effectivement, pour qu’un élève apprenne, un système numérique doté d’une interactionGeoffroy Frameryintelligente et qui prend en compte la complexité de l’activité cognitive passant par le langage est nécessaire. Aujourd’hui, les logiciels ne sont toujours pas convaincants. L’informatique s’est développée au niveau des réseaux et de la puissance de calcul, mais ce n’est pas ce qu’attendait le domaine de l’éducation. L’éducation reste une activité locale, physique, de proximité, où l’on rencontre les gens. L’apport du numérique dans son accès à la connaissance n’est pas primordial dans le primaire et le secondaire. Le problème de l’éducation n’est pas l’accès à la connaissance, mais plutôt l’apprentissage et la motivation par exemple.(1) Ancien directeur de l’observatoire des technologies pour l’éducation en Europe, et auteur de « Conception et utilisation de ressources multimédias au sein du campus numérique Cultura, une approche éthnographique ».32 SEPTEMBRE 2015Des capteurs au centre de la classe épient le degré d’at- tention et de fatigue, la nervosité et l’humeur de chaque enfant. Les aides maternelles et de vie scolaire sont dés- ormais remplacées par des robots capables de chanter des comptines ou de donner des conseils sur certains exercices. Le professeur n’en est plus vraiment un, s’oc- cupant davantage de la maintenance des machines et de la gestion des flux d’informations.]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23CLUB ENTREPRENDRE Créer aujourd’hui - Le web pour les entrepreneursLa création d'entreprise, c'est avant tout du concret et de l'opérationnel.Plongée digitale oblige...D'où cette rubrique qui explore de manière très pratique l'une des phases de l'entrepreneuriat.PFranchir le pas d’une création de site et d’application est presque devenu nécessaire. Pourtant même les entrepreneurs avisés peuvent avoir quelques réticences. Mal leur en prend...our le spécialiste les ordinateurs, fixes ou sente les produits et leur avantage à développer ŒUVRER POUR ternet peut être un moyen du marketing in- portables, font définiti- prix sans permettre de une solution en ligne. Il UNE E-ACTIVITÉ de mettre en avant une teractif Email vement partie du décor. les acheter en ligne. Et ne faut pas oublier que ADAPTÉE partie annexe de son ac-Brokers, le e-commerce 92% des structures de lorsqu’on parle de bou- 80% du chiffre d’affaires En France, sur 160000 tivité, ou un tremplinen France accuse un sé- rieux retard à l’allumage. Il parle même « d’ama- teurisme » en la matière, de « sous-développement du nombre de sites mar- chands », dont les consé- quences néfastes sur l’économie sont directes. Dans une étude de 2014 réalisée par la société, il est expliqué que « 81% des entreprises ayant failli en 2013 n’avaient pas jugé utile de déve- lopper leur présence nu- mérique ».moins de 20 salariés en tique en ligne, on tombe sont dotées, selon un ba- même à une timide part romètre OpinionWay / de 5%. Les sites relevant53 % des TPE n’ont pas de site Internetdes TPE est réalisée à moins de 20 kilomètres du site physique de l’en- treprise », relève Alain Bosetti, président due-commerçants, on es- time à 10000 le nombrepour lancer de nouvelles offres, mettre l’accent sur des promotions particu-Au sein des entreprises,« Presque toutes les en- treprises auraient unEBP sur les usages nu- du e-commerce sont enSalon des micro-lières, saison- nières... Il y a mille possi- bilités et cas de fi- gure », ré- pond-il. Il convient ensuite de formériques professionnels. Mais côté Web, le réflexe numérique n’a effective- ment pas pris. 53% des TPE n’ont pas de site In- ternet. Seulement 11% d’entre elles disposent d’un site vitrine qui pré-moyenne deux fois plus nombreux ailleurs en Eu- rope. L’intérêt des offres disponibles sur la Toile a pourtant fait ses preuves.34 SEPTEMBRE 2015de sites dont l’activité en ligne est réellement effi- cace. Pour Alain Bosetti, il s’agit avant tout de « se poser les bonnes questions, d’étudier pré- cisément ses objectifs, les raisons de cette démarche d’aller en ligne, et les recettes les plus perti- nentes pour y répondre ». D’abord, quelle est la na- ture de l’offre à mettre en ligne ? « Celle-ci n’est pas nécessairement la même qu’en magasin. In-maliser un parcours Clients qui dépend de chaque situation. « Dans certains cas, les clients vous connaissent déjà. Dans d’autres, la bou- tique en ligne est la seule visibilité sur l’offre et la marque », précise Alain Bosetti. Recourir à un consultant pour un ac- compagnement efficace et personnalisé peut être une bonne option, même s’il en coûtera 300 à 500 euros pour une simpleentreprises.Selon la so-ciété Email Brokers, lafaute en revient principalementà la complexitédes outils utili-sés, ainsi qu’àune absence decadres norma-tifs suffisam-ment clairs. Surles 220703 URLdu secteur du e- commerce, il faut en retirer 88007, soit 40%, qui ne sont plus à jour depuis 18 mois. Email Brokers ex- plique ces abandons de plateformes en ligne « par une pénurie de solutions d’e-com- merce simples et effi- cientes, à la portée des TPE et des artisans qui sont la population la plus pénalisée par la jungle du monde du Web ».Certains entrepreneurs font des pieds et des mains pour se digitaliser]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23CLUB ENTREPRENDRE Créer aujourd’hui - Le web pour les entrepreneursdemi-journée. Peut-êtrele prix à payer pour unestratégie en ligne vérita-blement constructive.« Souvent, le dirigeantévolue à tâtons, prendles décisions seul, sansréelle analyse préalable.Ce n’est pas la meilleuresolution pour vraimentaugmenter son chiffred’affaires », poursuit-il.Les secteurs de l’habil- éclipser les autres pos-avoir le réflexe d’exter- naliser des activités de gestion, de livraison. On le fait bien avec la comp- tabilité. Pourquoi pas le reste ? Certes, il existe des offres en ligne pour la création de plate- formes, pour l’accompa- gnement dans un projet d’e-commerce. Mais celles-ci ne doivent pascomme une montagne in- surmontable ne sont pas rares. Nul besoin de pro- visionner des milliers d’euros et de prévoir une gestion du site chrono- phage en interne. « De nombreuses sociétés nous contactent. Elles crai- gnent souvent de devoir débourser 3000 euros, de devoir planifier un mois entier pour le déploie-Sur 160 000 e-commerçants, on estime à 10 000 le nombre de sites dont l’activité en ligne est réellement efficacelement, des accessoires, des bijoux, de la mode sont plus enclins à se lan- cer dans le développe- ment d’une offre en ligne. Mais bon nombre de fi- lières baignent dans une culture qui n’a pas véri- tablement intégré le po- tentiel d’Internet. L’âge moyen de création d’en- treprise en France est de 38 ans. Les générations qui n’ont pas grandi avec la Toile sont donc nom- breuses. « C’est là une partie de l’explication », assure le dirigeant. Mais les raisons relèvent aussi d’une approche culturelle de l’entrepreneuriat. « Il existe en France une grande réticence à délé- guer. Le dirigeant, dans les petites structures, s’occupe de tout et veut gérer autant que possible les développements en in- terne. Il faut davantagesibilités. Dans le domaine juridique par exemple, ce n’est pas parce qu’on trouve des conseils en ligne que plus aucune so- ciété ne fait appel aux cabinets d’avocats », il- lustre Alain Bosetti. Le Salon des micro-entre- prises fait figure de ren- dez-vous précieux pour les petites entreprises en quête de réponses sur ce sujet. Les sociétés peu- vent d’ailleurs s’y rendre avec leur dossier sous le bras. Elles repartiront avec des éléments très concrets et personnalisés apportés par les consul- tants et prestataires, ainsi qu’avec une liste de bonnes adresses.ment d’une plateforme en ligne. La réalité est très différente. Une PME peut bénéficier d’un site d’e-commerce pour un abonnement à partir de 15 à 20 euros par mois. Nous proposons des of- fres qui incluent égale- ment la gestion d’emails, les sauvegardes, le sup- port », confie Karen Pier- rat, en charge du web- marketing chez LWS (Ligne Web Services), une entreprise spécialiste des solutions web clé en main pour les TPE et PME. « C’est le client qui crée concrètement les pages de son site en s’ap- puyant sur les logiciels et outils numériques que nous mettons à sa dispo- sition. En deux ou trois jours seulement, le site peut être prêt à l’em- ploi. »Passer le masque de l’entrepreneur branché qui a son site et son app’ n’est pas si compliqué...DES PRESTATIONS EN TOUTE SIMPLICITÉLes entreprises qui voient un projet e-commerceCe type de prestataires«toutenun»s’estgé- néralisé depuis quelques années. « Nos homo- logues américains ont été les pionniers. Il y a dix ans encore, la demande se résumait à un simple hébergement de site. Dés- ormais, les entreprises veulent nous voir propo- ser des solutions de créa-tion de sites, prêts à l’uti- lisation en un temps re- cord », précise-t-elle. Parmi les clients, on trouve de nombreux ar- tisans, des coiffeurs qui cherchent à vendre leurs produits par d’autres biais, des réparateurs in- formatiques qui propo- sent des formations...Mais d’autres restent ré- ticents, parfois en raison de simples méconnais- sances. « Les dirigeants sont bien souvent conscients des opportu- nités commerciales, mais ont aussi certaines peurs. On craint quelquefois de devoir faire appel à un webmaster, voire à un dé-J’aime ma boîte M Génération entrepreneurpar Sophie de Menthonétro, boulot, dodo, quelques moins étonnant lorsqu’on en connaît privée/vie professionnelle.vacances et on est reparti les motivations profondes. A l’heure L’efficacité du travail que permet le pour faire le tour du calen- des slashers et des CDD, faire carrière numérique est plutôt au service de leurPrésidente d'ETHIC Présidente de SDME Membre du CESEnombreux d’entre nous alors même que prolifèrent les outils qui permet- tent le travail à distance et l’optimisa- tion des tâches. Si la flexibilité est aujourd’hui le maître mot de beau- coup, on ne s’attache pas suffisam- ment à analyser ce qu’elle implique vraiment, en particulier pour les jeunes dans l’appréhension du monde du tra- vail.voient leur vie autrement. Pas de pa- tron, l’indépendance, le sentiment qu’ils ont intérêt à créer leur emploi... Ils ont assez confiance en eux et dans leur culot, diplômés ou pas, à la fois boulimiques et hédonistes, leur objec- tif est simple : travailler mieux pour vivre mieux. L’indépendance et l’épa- nouissement personnel sont les princi- pales motivations des jeunes, créateurs ou “intrapreneurs” qui souhaitent en priorité conserver leur équilibre viedes objectifs professionnels. L’« ube- risation » devient un mode de vie et un mode de conduite des jeunes : quand je veux, où je veux, moi d’abord. Être son propre patron pour être libre de gérer son temps, briser les codes et les routines pour être efficace. Un nouveau credo d’une nouvelle gé- nération, forcément entrepreneuse d’elle même : “J’aime ma boîte”... Et pour tous, ma boîte, c’est moi !36 SEPTEMBRE 2015drier. Le 9h-19h reste le quotidien de ne fait plus sens pour des jeunes qui façon de travailler et pas seulementPrès d’un jeune sur deux veut créer son entreprise. Ce constat semble]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[n°23www.ecoreseau.frCréer aujourd’hui - Le web pour les entrepreneurs CLUB ENTREPRENDREprise utilisatrice du site ne se retrouve pas livrée à elle-même. « Un tech- nicien peut dans ces cas- là prendre la main à dis- tance sur l’ordinateur du client et gérer les diffi- cultés sans déplacement. Il en va de même poursont tout aussi visées que les grandes. Elles repré- sentent d’ailleurs des portes d’entrée parfois très accessibles pour les auteurs de malveillance, en particulier lorsqu’il s’agit d’un sous-traitant d’une organisation deChristophe Auberger. Le paiement en ligne im- plique une obligation de sécurité : il faut disposer d’un firewall, mener un audit de sécurité régulier. Celui-ci est généralement réalisable par des équi- pements de sécurité quiveloppeur. L’intervention de ces profils n’est pas nécessaire », intervient Alain Bosetti. Même en cas de panne ou de pro- blème technique, l’entre-Mathieu Neules mises à jour », ex- plique Karen Pierrat. Il existe aussi la possibilité de prendre un rendez- vous téléphonique pour un accompagnement plus personnalisé, ou pour profiter de conseils tech- niques.grande taille. Dans tous les cas, on peut partir du principe que toute en- treprise en ligne sera at- taquée dans les mois qui suivent son apparition sur le Web », détaille Christophe Auberger, di- recteur technique chez Fortinet, spécialiste des solutions de sécurité in- formatique.DOMPTER L’INSÉCURITÉ EN LIGNE À MOINDRE COÛTLes dangers de la Toile et cyber-menaces sont d’autres éléments à l’ori- gine de réticences qui empêchent les dévelop- pements en ligne. Mais à l’inverse, ce volet est aussi négligé par bon nombre de petites entre- prises qui s’estiment hors cible par rapport à ces risques. « C’est une er- reur. Les petites sociétésLa connaissance au sein des TPE semble très hé- térogène dans ce do- maine, même si les in- formations essentielles sont de mieux en mieux diffusées. Il subsiste tou- tefois des écueils impor- tants. L’obligation de pro- téger les données privées des clients n’est pas tou- jours connue. Il est pour- tant impératif de s’en préoccuper. « La CNIL veille au grain », assureétape ».cialiste. Sur un plan tech- nique, « le standard de sécurité PCI DSS (Pay- ment Card Industry Data Security Standard), com- munément utilisée dans l’univers du e-commerce, fait tout à fait l’af- faire ».Une PME peut bénéficier d’un site d’e-commerce pour un abonnement à partir de 15 à 20 euros par moislancent des scans auto- matiques intégrés aux lo- giciels disponibles pour le client. « Il n’y a pas de complexité avérée, contrairement à ce qu’on peut parfois imaginer. Un minimum de précautions permet tout à fait d’éviter la plupart des menaces. L’ANSSI publie les dix règles de l’hygiène in- formatique. Appliquer ces recommandations est une très bonne première, poursuit le spé-RèglementationLes e-boutiques manquent de sérieuxSi bon nombre d’e-boutiques peinent à rencontrer une réelle efficacité en ligne, c’est aussi en raison d’une rigueur défaillante et d’une démarche qui manque de professionnalisme. Il subsiste un vrai laxisme en matière de respect de la législation. Sur 220703 noms de domaine uniques d’e-commerce, elles ne sont que 132805 à afficher leurs conditions générales de vente. Seuls 73334 sites indiquent leurs mentions légales, comme le souligne l’étude de la société Email Brokers. Des données pourtant obligatoires. Quant aux informations relatives aux droits d’accès et de rectification des données personnelles des clients, les entreprises ne sont que 21927 à s’en soucier. Email Brokers estime que ces manquements face à la réglementation en vigueur sont inévitablement à l’origine d’incapacités de vente pour ces entreprises : « Il importe de procéder à une mise aux normes des sites Internet ».Le référencement et les médias sociaux concentrent d’autres points à améliorer. Le manque de moyens et de compétences serait responsable d’une réelle difficulté pour faire connaître les sites marchands. « Les sociétés se retrouvent dans l’impossibilité de faire vivre leur marque sur le Web. Le e-commerce français, et en particulier celui des TPE, éprouve ainsi des difficultés à émerger, d’autant que ces écueils sont associés à un vieillissement des technologies utilisées et à un référencement quasi-nul », souligne Email Brokers dans son enquête. La simple absence des réseaux sociaux complique également la donne. Il existe environ 2,3 millions d’adresses web professionnelles françaises. A l’heure actuelle, « moins d’un quart d’entre elles dispose d’un profil social. Et au sein de ce quart, la capacité à alimenter quantitativement et qualitativement son réseau social n’est pas à la hauteur des résultats attendus », mentionne l’étude. Les pouvoirs publics sont également pointés du doigt – l’apparition des nouveaux métiers n’ayant pas été suivie d’efforts en termes de formation. Celle-ci, ainsi que l’accompagnement humain et financier, « ne peut désormais plus être une option pour la France », estime Email Brokers.SEPTEMBRE 2015 37]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23CLUB ENTREPRENDRE Business guides - Complémentaires santé d’entreprise face à l’ANIDans chaque numéro, EcoRéseau s'intéresse de prêt à une (ou des) problématique(s) que peut se poser un cadre dirigeantSueurs froidesMots-cléssalariés, dont la prime sera payée à 50/50 par les deux parties.clients. Ils proposent une formule de base strictement composée des garanties mini- malesANI et quelques formules plus géné- reuses, toutes finan- cées à 50% par l’entreprise et sous- crites pour le comptePierre-Jean Lepagnot(logistique, marketing, finance, communication...) en demandant l'avis des prestataires et conseilsTPE et PME affrontent un challenge de taille : au 1er janvier 2016, elles devront proposer une assurance santé collective à leurs1 La mise en place2 Les garanties minimales imposéesminima coûte, selon les assureurs, de 180 à 300 euros par an et par salarié, dont la moitié – de 90 à 150 euros –, à la charge de l’entre- prise. « Cela vaut la peine de mettre quelques euros de plus, pour offrir aux salariés une meilleure couverture que le panier minimum et pour élargir les garanties aux autres mem- bres de la famille. Cela favorisera un meilleur climat social, surtout dans les petites entre- prises », plaide Yanick Philippon, directeur assurances collectives de Generali et qui se veut rassurant : « S’il est tôt pour faire un bilan, les dirigeants de PME et TPE qui se tournent vers nous ont tendance à opter pour une couverture supérieure à celle du panier de soin ».complémentaire coûteuse. « le salarié pré- sent dans l’entreprise avant la mise en place du régime par DUE (décision unilatérale de l’employeur, l’acte qui formalise les enga- gements de l’employeur), peut refuser d’adhérer sans avoir de justification particu- lière à donner », révèle Dominique Chai- gnon, directeur général adjoint d’Adrea Mutuelle. A côté de cette dispense légale, il existera des dispenses réglementaires, indi- quées dans une liste prédéfinie, au choix gé- néralement du chef d’entreprise. « Pour éviter les doubles couvertures, un salarié déjà couvert par le contrat collectif obligatoire de son conjoint, peut être dispensé, mais aussi les CDD de moins de 12 mois, les très petits salaires, etc. », détaille-t-il.L3 Planchers et plafonds4 La générosité récompensée5 L’approche des contrats responsables de ses salariés. Ils ont’Accord national interprofessionnel (ANI) de 2013 promet une rentrée chaude aux TPE et PME. Au 1er jan-aussi mis en place des contrats sur-complé- mentaires, qui s’ajou-vier 2016, chaque employeur doit avoir mis en place une mutuelle santé pour l’ensemble de ses salariés. Cela concerne surtout les très petites entreprises : sur les 600 000 entreprises françaises non encore équipées, 80% sont de moins de 20 salariés, avec une forte propor- tion de sociétés de moins de dix salariés (51%), selon une étude de Profideo. D’après le consensus des experts, trois à quatre mil- lions de salariés vont être couverts via leur entreprise par un contrat collectif. « Les sala- riés devront résilier leur contrat individuel pour adhérer à un contrat collectif, qui aura l’avantage d’être pris en charge à 50% au moins par leur employeur. Cela devrait donc leur revenir moins cher, analyse Rodolphe Boyer, senior manager dans le cabinet de conseil Julhiet SterWen. Il est cependant pro- bable que les employeurs seront tentés de choisir des garanties basses, avec pour consé- quence de diminuer le montant des rembour- sements dont bénéficiaient les salariés. »tent à l’assurance de l’employeur, et qui sont souscrits soit par l’entreprise avec adhésion facultative du salarié, soit directement par le salarié à titre individuel. Dans les deux cas, la cotisation est à la charge exclusive du sa- larié. L’ambition des signataires était que l’ANI serve de base à une discussion entre partenaires sociaux pour aller vers une cou- verture plus étoffée que le simple panier de soins minimum...LES SALARIÉS PAR TOUJOURS GAGNANTSComment réagiront les salariés à cette nou- velle contrainte ? A ce jour, sur 18 millions de salariés, 17,6 millions sont déjà couverts. La généralisation va donc permettre de cou- vrir 414 000 salariés, soit les... 2,3% qui ne l’étaient pas ! Pour eux aussi, l’assurance va représenter un nouveau poste de coût, même si l’employeur prend 50% de la cotisation à sa charge. Pour ceux qui étaient déjà cou- verts, il va falloir, sauf dispense explicite, abandonner leur contrat et adhérer à celui de l’employeur. En théorie, l’opération doit être profitable au salarié, puisque l’employeur prend 50% de la cotisation à sa charge et que l’assurance collective est à priori moins chère que l’assurance individuelle. En pratique, ceci est moins évident car ils devront le plus souvent cotiser à des assurances complé- mentaires pour bénéficier d’une couverture acceptable. Les assureurs pourraient donc être tentés de tirer les prix du panier de soin minimum vers le bas pour conquérir des parts de marché dans le collectif tout en rat- trapant leurs marges avec les sur-complé- mentaires individuelles. Il est alors probable qu’une partie des salariés demande une dis- pense et conserve un contrat individuel, plusLA PHOBIE ADMINISTRATIVE PEUT COÛTER CHERAu sujet des dispenses, Henry Mathon, di- recteur général de la Mutuelle Prévifrance, recommande aux entreprises d’être vigi- lantes. Pour chaque cas de dispense accordé, le dirigeant doit recueillir la demande de dis- pense écrite du salarié avec, dans certains cas, des justificatifs à fournir et surtout à conserver précieusement. « L’enjeu est majeur, les ins- pecteurs de l’Urssaf risquent de contrôler scrupuleusement les justificatifs. Si l’em- ployeur n’est pas capable ne serait-ce que d’en produire un seul, l’ensemble du régime peut être remis en cause et l’exonération de charges sociales qui va avec aussi. Le chef d’entreprise peut donc se retrouver à payer des charges sociales sur une partie des coti- sations d’assurance, pour l’année redressée et les trois années précédentes... », prévient Henry Mathon. « Outre les cas de dispenses légales, les très petites entreprises ont intérêt à en réduire au maximum le nombre et à n’autoriser que ceux qui ne sont pas lourds à gérer  », conclut le directeur général de Pré- vifrance. Décidément, la rentrée s’annonce mouvementée pour nos patrons !UNE OFFRE À ÉTAGES« Pour nombre de dirigeants, ceci est d’abord vécu comme un coût supplémentaire, la loi leur imposant de prendre en charge 50% de la cotisation », constate Gilles-Emmanuel Bernard, président du comité directeur du Cercle Lab, think tank spécialisé dans l’assu- rance. Pour limiter les frais, ils pourraient être tentés par des couvertures minimales à desti- nation unique du salarié, pas de sa famille. Cette approche économe pourrait engendrer de la déception, et notamment chez ceux qui vont être obligés de se séparer de leur contrat individuel, plus « couvrant », pour rejoindre celui de leur employeur, obligatoire. « Le pa- nier de soins minimumANI ne couvre aucun dépassement d’honoraires. Les rembourse- ments en optique et en dentaire sont très bas. Trouver une paire de lunettes au tarif rem- boursé sera difficile, sauf à prendre un équi-UN COÛT POUR L’ENTREPRISELe socle de soins négocié lors de l’ANI et quis’impose a minima est basique. Consé-quence, les assureurs, les institutions de pré-voyance, les mutuelles et même les banquiersont élaboré des offres à plusieurs étages pourrépondre aux besoins de ces nouveaux Gilles-EmmanuelBernard.Cetteformulea protecteur,plutôtquedesouscrireàunesur-pementtrès basique», expliqueFiction : Le choc des culturesConversation fictive entre M. Jegu, dirigeant d’une PME de neuf salariés et M. Lacoste, directeur administratif et financier- « Fichu gouvernement qui nous oblige à payer une assurance complémentaire à tous nos salariés dès le 1er janvier 2016. Comme si la vie d’une PME n’était pas assez compliquée. Toujours est-il que nous n’avons pas le choix, autant s’en occuper très vite. N’est-ce pas M. Lacoste ?je vous paye non ? Ce qui m’intéresse c’est surtout le coût de ce nouvel accord. 2- Déjà, ces garanties 3 sont plafonnées, rassurez-vous. Au fait, quel type de prestations voudriez-vous choisir ? On peut se contenter du panier de soin low cost, mais peut-être devriez-vous opter pour une complémentaire santé plus couvrante ? 4gré d’être bien couverts. Ils seraient sans nul plus motivés, moins absents... Bref, faire preuve d’un peu de générosité pourrait bénéficier à la société.moins bien remboursées par la Sécurité sociale.- C’est vrai, chacun de mes implants m’a couté plus de 3 000 euros et la Sécu n’a rien voulu entendre !- Excellente idée. Les salariés seront contents de voir à quel point leur santé vous préoccupe. Connaissez-vous le processus à mettre en œuvre? 1- Ah et donc plus cher... Vous faites un drôle de DAF, vous, mon cher. Nous sommes une PME honnête, nous ne fabriquons pas de la fausse monnaie !- Si vous le dites. Mais comment s’y retrouver dans cette jungle de produits ? A votre avis, les salariés préfèrent que nous mettions le paquet sur l’optique, les dents ou autre ?- Misons donc sur les dents en espérant que les salariés myopes et astigmates ne montrent pas leurs crocs.- Dernière question, c’est quoi cette histoire de contrat responsable ? 5- Pas du tout. Je vous laisse d’ailleurs vous occuper de l’organisation, c’est pour cela que- Réfléchissez, vos salariés vous sauraient- Je vais faire un rapide sondage, Monsieur. A mon avis, il faudrait mettre l’accent sur les dents. En effet, que je sache, on peut mourir d’une infection des dents, pas de myopie ! Et puis, les dépenses dentaires restent parmi les- Ne nous inquiétez pas, j’en prends la responsabilité !38 SEPTEMBRE 2015Cahier pratique n°1 - Mutuelles d’entreprisesŒ]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[La santé, c’est trop important pour être compliqué.SANTÉ PRÉVOYANCE ÉPARGNE - RETRAITE 95% DES ENTREPRISES ADHÉRENTES SONT PRÊTESÀ NOUS RECOMMANDER.Nos conseillers Harmonie Mutuelle vous accompagnent jour après jour dans le suivi et le pilotage de votre contrat, quelle que soit la taille de votre entreprise. Ils vous font bénéficier de toute leur expertise en protection sociale et vous aident également à répondre aux obligations conventionnelles, à optimiser vos dispositifs fiscaux, juridiques et sociaux.1re mutuelle santé de France, au service des entreprises.Découvrez nos solutions sur pme.harmonie-mutuelle.frMutuelle soumise aux dispositions du livre II du Code de la mutualité, n° Siren 538 518 473.]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23CLUB EN1TREPRENDRE Business guides - Complémentaires santé d’entreprise face à l’ANILA MISE EN PLACE« Le plus compliqué pour le chef d’entreprise n’est pas de choisir sa mutuelle, mais plutôt de la mettre en place dans l’entreprise ! Le chef d’entreprise doit respecter les règles s’il ne veut pas s’exposer à des redressements de l’Urssaf », dit Henry Mathon, directeur général de la Mutuelle Prévifrance. Avant de choisir son contrat, le dirigeant doit déjà commencer par vérifier ce qui est prévu en matière d’assurance santé dans la convention collective nationale de sa branche d’activité. Pour ce faire, il peut solliciter son expert-comptable ou aller sur les sites de certains assureurs qui donnent ce type de renseignements. « S’il relève d’une convention collective de branche qui impose une couverture, il doit a minima aligner les garanties de son contrat sur celles spécifiées dans l’accord de branche, précise Dominique Chaignon, directeur général adjoint d’Adrea Mutuelle. Si la branche professionnelle a recommandé un ou plusieurs assureurs, le chef d’entreprise pourra signer son contrat auprès de l’un d’eux pour être en règle. S’il souscrit chez un autre assureur, ce qu’il est désormais en droit de faire, la procédure sera plus lourde et il devra passer par une décision unilatérale pour mettre en place le régime dans son entreprise, en particulier si il souhaite une couverture supérieure. Enfin, si la branche n’a pas fait de recommandation, le chef d’entreprise peut souscrire un contrat auprès de l’organisme d’assurance de son choix. » Si la branche professionnelle n’a rien prévu en la matière, l’employeur peut choisir son propre niveau de garanties, à condition toutefois de respecter la loi : les garanties doivent être au moins du3es contrats responsables. « Parallèlement au choix du contrat, l’employeur a 2d’autres actions à conduire. Il doit notamment formaliser son engagement vis-à-vis des salariés ce qui, dans les très petites entreprises, se fait généralement par décision unilatérale de l’employeur (DUE) », explique Rodolphe Boyer, senior manager dans le cabinet de conseil Julhiet SterWen.niveau de celles du panier de soins ANI et ne pas dépasser les plafonds spécifiés pour lLE COÛT POUR LES GARANTIES MINIMALES IMPOSÉES PAR LA LOI (PANIER DE SOINS ANI)Des planchersPLANCHERS ET PLAFONDSCes tarifs sont globaux et mensuels (part employeur de 50% au minimum par salarié). Pour connaître la charge financière pour le seul employeur, il faut donc diviser ces montants par deux.Les remboursements sur certains postes sont plafonnés à un certain montant, à ne pas dépasser. Ces «  plafonds  » sont :Le tarif mensuel par salarié pour une TPE de neuf personnes basée en région parisienneLes mutuelles santé mises en place par les employeurs doivent couvrir un socle minimum de garanties, appelé «  panier de soins ANI  ». Ces garanties «  plancher  » sont :Des plafondsIsoléFamilleAlptis24,00 €69,00 €Apicil18,70 €51,04 €Adrea Mutuelle28,60 €78,06 €April25,00 €95,00 €CNM prévoyance Santé30,15 €79,73 €Generali17,00 €59,00 €Modulassur21,00 €54,00 €SwissLife24,00 €69,00 €Mutuelle Smatis16,00 €51,00 €Sources : ani-assur.com et l’assureurpro.com- 100 % du ticket modérateur sur les consultations, actes et prestations remboursables par les assurances maladie obligatoires, à l’exception des médicaments remboursés à 30 % et 15 % par l’assurance maladie obligatoire, l’homéopathie et les cures thermales.- Pas de plafond de remboursement pour les consultations des médecins qui ont adhéré au contrat d’accès auxsoins(CAS).Typologie- Les remboursements des dépassements d’honoraires des médecins qui n’ont pas adhéré au CAS sont limités à 100 % du tarif opposable (46  euros). Une période transitoireaétéinstauréepour 2015 et  2016, au cours de laquelle le remboursement maximal est plafonné à 125 % du tarif (51,75  euros). En 2017,leplafondretombeà46 euros. - Les dépenses d’optique médicale sont remboursables selon l’importance du défaut de vision à corriger jusqu’à 470, 610, 660, 750, 800 ou 850  euros au maximum. A l’intérieur de cet ensemble, le remboursement de la monture est limitéà150 euros.Lerenouvellement est possible une fois tous lesLes structures de cotisation varient d’un assureur à un autre. Tous proposent un tarif pour le salarié et la formule isolé/famille pour garantir le salarié et ses proches.Salarié seul et/ou isolé : c’est le tarif applicable ausalarié seul. L’employeur en prend 50 % à sa charge,mais ne participe pas au financement des garantiesdestinées au reste de la famille. C’est la solution la moins coûteuse pour l’entreprise. Isolé/famille : le chef d’entreprise laisse le choix à ses salariés : s’assurer seuls ou couvrir aussi leurs proches. Le tarif isolé correspond au tarif pour le salarié seul et- Le forfait journalier hospitalier, sanslimitationdedurée.- Les dépenses de frais de prothèses dentaires et d’orthodontie à hauteur de 125 % du tarif de la Sécurité sociale.4le tarif famille est payable pour l’ensemble de la famille, quelle que soit sa composition. Ici l’employeur prend en charge 50 % du tarif «  isolé  », maisaussi 50 % du tarif «  famille  ».- Les dépenses d’optique à hauteur de 100  euros pour les verres simples, 150  euros quand un des deux verres est simple et le second complexe et 200  euros quand les deux verres sont complexes, avec correction multifocale ou progressive. Le renouvellement est possible une fois tous les deux ans, sauf cas particuliers.LA GÉNÉROSITÉ RÉCOMPENSÉE 5Le « panier de soins ANI », qui comprend les garanties minimales exigées par la loi pour la couverture des salariés, n’est pas très généreux. Il ne couvre aucun dépassement d’honoraires pour les consultations de généralistes et surtout de spécialistes (elles sont remboursées à hauteur de 100% de la base de remboursement de la Sécurité sociale, soit jusqu’à 23 ou 25 euros seulement, selon la catégorie de médecin). Les remboursements sont également très insuffisants en optique ou en dentaire. Si vous avez les moyens d’offrir une meilleure garantie à vos salariés, faites-le. « Si la moyenne d’âge est plutôt élevée dans votre entreprise (supérieure à 45 ans), optez pour des garanties optique et dentaire renforcées. Dans tous les cas, je conseille de renforcer systématiquement la garantie hospitalisation, explique Michèle Tilmont, fondatrice de la société de courtage Onyx Courtage. Elle doit être améliorée sur le remboursement de la chambre particulière, mais aussi et surtout sur les dépassements d’honoraires appliqués sur les consultations hospitalières. Actuellement, 40% des actes sont effectués en chirurgie ambulatoire et donnent lieu à des dépassements d’honoraires. » Elle recommande également de majorer les remboursements des consultations de spécialistes, pour que les salariés soient mieux remboursés dans des zones à forts dépassements d’honoraires. « L’organisme qui vous vend votre produit d’assurance doit être capable de vous renseigner sur les pratiques tarifaires dans votre région. Paris, Nice, Cannes... Les dépassements d’honoraires sont souvent proportionnels au prix du m2 immobilier », rappelle Michèle Tilmont. Si vous ne pouvez pas jouer sur tous ces postes à la fois, privilégiez toujours d’abord l’hospitalisation, puis les dépassements d’honoraires quand c’est nécessaire, et le dentaire. « On peut décéder d’absence de soins dentaires, jamais des suites d’un mauvais choix de votre monture ! S’il faut faire un choix, et contrairement aux idées reçues, il faut toujours privilégier le dentaire sur l’optique », conclut Michèle Tilmont.deux ans, sauf cas particuliers.LA NOUVELLE APPROCHE DES CONTRATS RESPONSABLESLes complémentaires santé souscrites à titre collectif dans l’entreprise sont obligatoirement « responsables ». Cela signifie qu’elles ne doivent pas soumettre les salariés à un questionnaire de santé et que l’assureur s’interdit de résilier le contrat pour quelque motif que ce soit. Les remboursements doivent aussi respecter les modalités du parcours de soin et laisser à la charge de l’assuré la participation financière prévue pour les consultations chez le médecin (1 euro) et les médicaments (0,50 euro par boîte). Depuis le 1er avril 2015, d’autres critères s’y ajoutent. Les complémentaires santé responsables doivent par exemple assumer le remboursement du ticket modérateur en médecine de ville (médecin traitant, médicaments à vignette blanche, analyses), sur les soins dentaires, pour l’hospitalisation (en plus du forfait journalier) et pour l’optique. Pour ce dernier poste, lorsque la garantie n’est pas exprimée en pourcentage du tarif de la Sécurité sociale, mais en forfait, la prise en charge minimale ne peut être inférieure à 50 euros pour des verres à simple foyer avec correction légère, et de 125 à 200 euros pour des verres avec forte correction ou progressifs.Ils doivent aussi intégrer au minimum deux actes de prévention par an, à choisir parmi une liste limitative (scellement des sillons dentaires, détartrage complet, orthophonie de l’enfant, certains vaccins et dépistages).Les contrats responsables doivent également prévoir des plafonds de prise en charge qui ne peuvent dépasser des maxima fixés par la loi : 125% du tarif de convention (remboursement de la Sécurité sociale compris) pour les dépassements d’honoraires des médecins, soit jusqu’à 51,75 euros ; pourcentage qui passera à 100% (soit 46 euros) en 2017. Pour les spécialistes, le plafond de prise en charge est fixé à 56,50 euros. Toute consultation d’un professionnel pratiquant des tarifs supérieurs laissera donc forcément un reste à charge aux assurés.40 SEPTEMBRE 2015Pour les lunettes, les remboursements ne peuvent dépasser 470 euros pour des verres simples, et jusqu’à 800 euros pour les verres les plus onéreux. Le remboursement au titre de la monture ne peut, quant à lui, être supérieur à 150 euros.Cahier pratique n°1 - Mutuelles d’entreprises]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[Quelle mutuelle pour mon entreprise ?m Une muProximité, conseil, compétitivité... a Mutuelle Prévifrance,uvé le partenaire santé n entreprise.du 1er janvier 2016, chaque employeur devra proposer une e complémentaire santé à l’ensemble de ses salariés.Avec la Mutuelle Prévifrance,choisissez un partenaire qui allie savoir-faire et compétitivité :onseiller entreprise dédiéus accompagner au quotidienn partenaire fiable avec plus de 70 ans d’expériencere déjà près de 3000 entreprises de toutes tailles t de tous secteursPlus de 30 agences de proximité et un Service Relation ts basé au cœur du Sud-Ouestparteutentunaueaaiielirrellle e© HVA Conseil 04/2015 - 5320 - Photos : Fotolia © Mi St di Thi k tock © iStock - LuminaStock, ©Abel Mitja Varela/E+/GettyImages.Mutuelle Prévifrance - Siège social : 15, quai du Dr Calabet - 47910 Agen Cedex 9 - Siège administratif : 80, rue Matabiau - BP 71269 - 31012 Toulouse Cedex 6. SIREN n° 776 950 669Pour un audit personnalisé et sans engagement0 812 04 31 31Prix d’un appel local depuis un poste fixe. www.previfrance.fr@mutuelle-entreprise@previfrance.fr]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23CLUB ENTREPRENDRE Business guides - RecouvrementCash machinesLa fragilisation des entreprises durant les années de crise a joué pour elles le rôle d’accélérateur. Enquête sur les sociétés championnes du recouvrement.Mots-clésPierre-Jean Lepagnotun cabinet extérieur. Un recours qui profite évidemment aux sociétés de recouvrement de créances.Par exemple, DSO-Interactive a vu son CA grimper de 19% à 25 millions d’euros en 2014. Un rythme de croissance que la société devrait encore renforcer cette année. « Le groupe offre des services sur l’intégralité de la gestion du poste client. Ceci nous conduit à optimiser le cash management chez nos clients, car la maîtrise de toutes les étapes, de la facturation jusqu’au recouvrement contentieux, permet de les améliorer individuellement, de casser les silos et d’ap- préhender un processus global intégré », explique Sylvain Corpet, directeur général adjoint de DSO-Interactive. Bien que couvrant l’ensemble de la chaîne de facturation, DSO- Interactive insiste néanmoins sur l’importance de l’amiable dans les procédures de relance de recouvrement.souci de préserver les relations clients.Dans le contexte économique actuel où l’accès aux crédits .limité et les délais de paiement élevés, l’affacturage s’avère être également une solution de plus en plus utilisée par les TPE et PME pour palier leurs besoins de trésorerie et se couvrir contre les impayés. « Après avoir dépassé un nouveau cap à fin 2014 avec plus de 220 milliards d’euros de créances prises en charge par les différents factors, l’affacturage continue de prouver son dynamisme en 2015 avec 117,67 milliards d’euros de créances prises en charge au 1er semestre 2015, soit +8,5% par rapport au 1er semestre 2014 », explique Eugénie Aurange, directrice du développement, du marketing et de la communication de Crédit Agricole Leasing & Factoring.Fiction : Une embauche fructueuseEntretien fictif entre Edouard Jegu, P-Dg d’une petite PME et Christophe Lagrange, nouveau di- recteur financier décidé à secouer le cocotier...La connaissance du clientRigueur et disciplineLes sociétés de recouvrement en action1234 Osez la relance, même auprès des grands groupesL5 Les atouts insoupçonnés de l’affacturage6 Pas de traitement de faveur pour les grands débiteursDe fait, l’amiable demeure généralement privilégié par les entreprises pour récupérer des créances échues, et ce dans une contexte économique tendu conjugué à l’accès toujours difficile aux financements bancaires conduit encore les entreprises à s’appuyer sur le crédit interentreprises, c’est-à-dire sur les délais de paiement. Seloncourt terme restele dernier baromètre du Cabinet Arc/IFOP diffusé à l’automne dernier, 30% des entreprises ont ainsi constaté une détérioration des délais de paiement en 2014 : 63% des PME enregistrent des retards de paiement de un à dix jours en 2014, contre 59% en 2013. « Pour limiter les conséquences financières des retards de paiement, les entreprises n’ont d’autre choix que de se pencher sur leurs processus de recouvrement de créances », explique Denis Le Bossé, président du Cabinet Arc.La gestion du poste client reste ainsi centrale pour 71% des entreprises. Pour améliorer leurs processus en la matière, 38% des entreprises estiment avoir besoin de former leurs équipes, 30% de les renforcer et 17% de faire appel à- Mon cher Christophe, si je vous ai embauché, c’est surtout pour accé- lérer le recouvrement des créances. Nous avons trop de cash au dehors et la société est fragilisée. Comment comptez-vous vous y prendre ?avec la main qui nous nourrit...- Pas d’inquiétude, ces sociétés ont pour mot d’ordre de préserver le lien commercial. 4- Au fait, que pensez-vous de l’af- facturage, cela nous permettrait d’améliorer notre BFR et de garantir nos créances ? 5- C’est une idée qui m’a traversé l’esprit, d’autant que les offres sont de plus en plus attractives pour les PME.- Certes, mais pensez-vous qu’elles agissent différemment en fonction de la taille des débiteurs ?- Non, leur crédibilité est en jeu. Elles respectent des procédures ri- goureuses, gage de sérieux. 6- Vous connaissez votre métier : on va faire du beau boulot tous les deux !"Nous avons les moyens de vous faire payer..."- Et bien tout d’abord, je vais me renseigner sur la santé financière du client, c’est une première étape essentielle 1 . Et puis, nous allons désormais rédiger des factures pré- cises et sans faute. Ce qui changera un tantinet... 242 SEPTEMBRE 2015- Très bien, mais si cela ne suffit pas ?- Si vous êtes d’accord, j’envisage de faire appel à une société de re- couvrement, les résultats ne se font pas attendre en général. 3- Cela pourrait se faire. Mais attention à ce qu’elle ne braque pas nos gros clients. Il ne s’agit pas de se fâcherCahier pratique n°2 - RecouvrementŒ]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[UN NOUVEL ÉLAN POUR VOTRE DÉVELOPPEMENTEN FRANCE ET À L’INTERNATIONALCrédit Agricole Leasing & Factoring propose des solutions de financementsur mesure en crédit-bail et en affacturage pour accompagner les projets de développement et d’innovation des ETI.* ETI : entreprise de taille intermédiaire – Source : société 2014.1ETISUR3*fait confiance à CAL&F pour financer ses projetswww.ca-leasingfactoring.comCrédit Agricole Leasing & Factoring - S.A. au capital de 195 257 220 ¤ - 692 029 457 RCS Nanterre - Communication CAL&F 08/2015 - Crédit photo : Getty Images - Création : ARCHIPRESSE MEDIA CONSULTING]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23C L U B E N T1REPRENDRE Business guides - Recouvrement2RIGUEUR ET DISCIPLINELA CONNAISSANCE DU CLIENT« Un seul impayé client peut causer le dépôt de bilan d’une entreprise », avertit Denis Le Bossé, président du Cabinet Arc. Selon lui, « avant même de s’impliquer dans une relation commerciale, il est nécessaire de se renseigner sur son futur partenaire : sa surface financière lui permet-elle de faire face à ses engagements ? Est-il coutumier des retards de paiement ? Qui sont ses di- rigeants ? Et au moment de la négociation commerciale, la question des moyens de paiement et des garanties ne doit pas être éludée. » La consultation de bases de données telles qu’Infogreffe.fr et Bodacc.fr ou d’organismes spé- cialisés dans l’information commerciale (Altares, Coface, Creditsafe, Societe.com...) permet de recueillir des renseignements utiles sur la santé fi- nancière des entreprises : bilans, statuts, annonces légales, registre des nantis- sements ou privilèges, cartographie des dirigeants et des sociétés du groupe, et même diagnostics financiers ou enquêtes de solvabilité. Il ne dépose jamais« Dans la mesure du possible, au-delà du bon de commande, sur papier volant, même avec en-tête, il faut imposer un véritable contrat pour formaliser sa relation avec ses clients. Ce contrat doit prévoir tous les éléments nécessaires à la bonne relation entre les deux entreprises : décrire la marchandise, les modalités de paiement et de livraison ainsi qu’une clause d’attribution de compétences, c’est-à-dire définir le tribunal qui sera saisi en cas de désaccord », affirme Denis Le Bossé. Le dossier client comporte généralement le nom du commercial, le numéro Siren/Siret du client, le rappel des modes et délais de paiement, le nom des personnes chargées de la passation de commande, et le nom des agents qui s’occupent du règlement chez le client, sans oublier l’adresse précise de facturation. L’imprécision de ce genre d’information constitue une source considérable de retards de paiement. « L’absence du numéro de commande, exigé dans la plupart des grands groupes, est l’une des causes de retard les plus fréquemment observées. Une mauvaise adresse, un envoi au3 ses comptes au greffe du tribunal de commerce ? Cela dénote un manque de transparence suspect, de même qu’une domiciliation commerciale doit inciter à la vigilance.4siègelorsquelafacturedevraitêtreenvoyéedirectementàl’usine, une raison sociale erronée... et votre facture n’est pas traitée », explique Denis Le Bossé.LES SOCIÉTÉS DE RECOUVREMENT EN ACTION« Malheureusement, les entreprises ont tendance à retarder l’appel à nos services pour des raisons budgétaires ou parce qu’elles n’osent pas affronter le mauvais payeur. Ce qui peut être préjudiciable car un poste client mal géré peut très vite conduire à une dégradation de la trésorerie », explique Sylvain Corpet, directeur général adjoint de DSO-Interactive. Si votre entreprise n’a pas de service juridique, mieux vaut choisir de déléguer le recouvrement contentieux. « Une parfaite maîtrise des techniques de recouvrement permet d’accélérer la transformation des créances en cash, ce qui doit être la priorité du DAF », plaide Denis Le Bossé. L’entrée en scène d’un tiers ayant un impact psychologique ; l’intervention d’un cabinet peut contribuer à réduire le nombre de jours de retard de paiement. D’autant que l’impayé vieillit mal : une procédure de relance suppose d’agir vite, tout en faisant preuve de tact et de fermeté auprès du client. « Même si la prescription pour les créances commerciales est de cinq ans, il convient d’agir sans tarder. Votre client peut avoir mis la clé sous la porte avant que vous n’ayez pris les mesures adéquates », alerte Sylvain Corpet. Tous les spécialistes du recou-OSEZ LA RELANCE, MÊME AUPRÈS5vrement le savent : plus la créance est ancienne, moins elle a de chances d’être re- couvrée. Combien coûte ce service ? En principe, les prestataires se rémunèrent uniquement en « success fees » et prélèvent de 15 à 20% du montant recouvré.Un retard est parfois dû à un simple oubli ou à une erreur d’aiguillage dans le circuit interne de paiement du client. Anticipez ce type de problème en vous assurant très tôt que la facture a bien été reçue par le service compétent. Toujours pas de règlement en vue ? N’hésitez pas à relancer par téléphone ou par mail. « Il ne faut pas hésiter à affirmer sa volonté d’être payé, auprès de toutes les entreprises, quelle que soit leur taille... Une prestation de qualité doit être payée, et à échéance, il n’y a pas à en débattre. Il faut avoir une politique éducative de fermeté vis-à-vis des clients », explique Denis Le Bossé. « Beaucoup de PME sont tétanisées à l’idée de relancer leurs clients qui jouent sur les rapports de force pour retarder l’échéance. Il faut au contraire maintenir la pression, de manière courtoise mais ferme », insiste le président du Cabinet ARC. « La gestion du cash est primordiale, d’autant plus en période de crise. Aussi, les entreprises ont-elles tort d’accepter des conditions à rallonge sous prétexte que les temps sont durs pour tout le monde... Mais si les caisses sont vides, on ne peut aller loin. D’ailleurs, les bons clients comprennent tout à fait l’importance d’une gestion rigoureuse », renchérit Sylvain Corpet.LES ATOUTS DE L’AFFACTURAGE 6 L’atout principal de l’affacturage ? Fournir des liquidités et éviterde souffrir des retards de paiement. « En effet, l’affacturage permetde couvrir le BFR de l’entreprise et d’assurer par conséquent sa pérennité, surtout qu’une défaillance d’entreprise sur deux est au- jourd’hui imputable à des retards de paiement. Face au durcissementdes conditions de financement par les banques, l’affacturage estde plus en plus plébiscité et représente une solution alternative et complémentaire aux lignes déjà accordées. C’est aujourd’hui le deuxième moyen de financement bancaire court terme utilisé ! », explique Eugénie Aurange, directrice du développement, du marketing et de la communication de Crédit Agricole Leasing & Factoring. Au-delà du financement, le premier service dont bénéficient les PME qui recourent à l’affacturage est sans contestela garantie des créances contre les impayés. « Les PME ont besoinde sécurité, à défaut d’une visibilité suffisante sur leurs marchés respectifs. Elles recherchent surtout une protection contre l’insol-vabilité éventuelle de leurs propres clients. La proportion defaillites a tendance à augmenter et, de ce fait, l’entreprise va se sé-curiser avec une assurance-crédit que l’on trouve dans le contrat d’affacturage », explique Aymeric Villebrun, directeur généraldélégué de CGA (Compagnie Générale d’Affacturage), filiale dugroupe Société Générale. Selon lui, le « client améliore son BFRdu fait de l’utilisation des services d’un factor, car nous avons desoutils industriels de relance beaucoup plus structurés et efficacesque ceux d’une PME. De plus, les débiteurs de nos clients peuventparfois avoir des moyens de pression sur l’entreprise qu’ils n’ontpas sur nous. Avant même de financer nos clients, nous réduisonsleurs besoins de financement, et ils en ont bien conscience. »44 SEPTEMBRE 2015PAS DE TRAITEMENT DE FAVEUR POUR LES GRANDS DÉBITEURSDES GRANDS GROUPESA l’image des sociétés de recouvrement, les factors assurent ne pas être plus souples avec les entreprises débitrices de grande taille qu’avec les petites. Il en va de leur crédibilité bien sûr. D’autant que leur intérêt est avant tout d’encaisser les factures. « Qu’il s’agisse d’une PME ou d’un groupe international, toutes les créances sont recouvrées de la même manière, quel que soit le montant des factures cédées, en fonction de la législation du pays où la transaction a eu lieu », indique Eugénie Aurange. Même propos chez CGA : « Notre procédure de recou- vrement est toujours la même, qu’elle s’adresse à une PME ou à une multinationale. Il peut toutefois arriver que l’on aménage les procédures pour accélérer le recou- vrement, en s’alignant par exemple sur les horaires des services financiers des en- treprises. » Enfin, si les entreprises ne veulent pas trop mettre la pression sur leurs clients avec un factor, elles peuvent opter pour l’affacturage confidentiel. « En cas d’affacturage confidentiel, les débiteurs ignorent la cession des factures au factor, et la relance est généralement laissée à la main du client, qui conserve ainsi la globalité de la relation commerciale. Jusqu’à présent plutôt réservées aux grands comptes, les offres d’affacturage confidentiel se démocratisent et rencontrent un franc succès auprès des PME », explique Eugénie Aurange. CAL&F participe ac- tivement à cette démocratisation, et propose, via sa marque Eurofactor, une nouvelle offre dans ce domaine, à destination des PME : l’affacturage confidentiel ligne à ligne. Les entreprises bénéficient du financement de leurs créances cédées en toute confidentialité et sont garanties contre le risque d’insolvabilité de leurs débiteurs. L’offre se distingue des offres confidentielles existantes par sa simplicité de mise en place, avec l’absence de développement informatique.Cahier pratique n°2 - Recouvrement]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23CLUB ENTREPRENDRE Business guides - Tourisme d’affaires et digitalisation des évènements #séminaires #congrèsC Ladigitalisationdesévènementsd’entreprisesnesignifiepasforcémentleurgadgétisation. Bien au contraire...e n’est pas un scoop. Malgré la place que les nou- temps », rappelait récemment Mark Watkins, président- ne peut pas faire la sourde oreille. Murs d’écran pour velles technologies, les visioconférences, Skype fondateur de Coach Omnium. faire remonter les tweets (tweet wall), applications pour et autres Facetime occupent aujourd’hui dans la « La crainte que tout soit en ligne un jour est infondée, les voter (event apps), pour faciliter les mises en relation, lescommunication, les équipes ont toujours besoin de gens auront toujours besoin de se rencontrer et de échanges de cartes de visites (Swapcards), mettre en place« contacts » directs. « Même en période de crise ou de post-crise, les entreprises doivent réunir leurs troupes, leurs revendeurs, leurs concessionnaires, leurs clients. Les séminaires et conventions sont faits pour cela et il est difficile de les remplacer par d’autres moyens. Des réunions professionnelles se tiendront encore très long-s’adonner à des échanges informels entre les sessions », rappelle Hervé Zorgniotti, directeur de la communication du Grimaldi Forum de Monaco. Une nécessité de contact humain qui n’occulte cependant en rien les nouvelles technologies. Loin de là. Les applications mobiles envahissant notre quotidien, le secteur de l’évènementieldes billetteries en ligne (Wezevent), etc., commencent à agrémenter les salons, congrès et autres séminaires. « Nous sommes dans une période de transition, entre le gadget et l’élément indispensable. L’association internationale des villes francophones de congrès, qui a organisé un atelier sur la digitalisation des événements récemment, a rencontréun vif succès », déclare Patrick Lecailliez, di- recteur du palais des congrès de Dunkerque. Mais dans quel contexte l’utilisation de tels outils est-elle vraiment bénéfique ? Réponse.46 SEPTEMBRE 2015UNE RIGUEUR BUDGÉTAIRE QUI N’EST PAS UN FREINLa France peut se targuer d’être la première destination européenne en matière d’équipe- ments pour l’accueil de grandes manifestations, avec près de 120 centres de congrès – soit 147000 places au total –, 2000 structures d’une capacité d’au moins 200 participants, 15 palais des congrès de plus de 4000 places, et 80 parcs d’exposition. Mais les entreprises sont de plus en plus regardantes sur les prix des prestations. « Il est clair que le budget alloué aux séminaires s’est contracté ces der- nières années », confirme une étude Coach Omnium sur le marché du MICE. Selon le cabinet de conseil, les entreprises établies en France ont dépensé en 2014 un volume global estimé à 8,1 milliards d’euros pour le tourisme d’affaires, soit une baisse de 5,2% par rapport à 2013. Une austérité qui profite à des lieux de séminaires et autres palais des congrès de province dont les prestations sont globalement 30% moins chères qu’à Paris, selon les spé- cialistes interrogés. Pourtant, au-delà de ces considérations financières, il est possible de pimenter les séminaires et différents évènements à moindre frais, grâce aux nouvelles techno- logies. Pourquoi ajouter de la « tech » dans ces évènements où l’on recherche avant tout du contact humain ? Parce que ces différents outils font désormais partie intégrante du quo- tidien de M. Tout-le-monde. Mais le temps que les gens passent à téléphoner sur leur ap- pareil a radicalement baissé, passant de 60% en 2008 à 27% en 2011, parce que les constructeurs mobiles ont su développer de nouvelles fonctionnalités qui ont à leur tour engendré de nouvelles habitudes : Internet, applications, etc. Les mobinautes ont en moyenne 32 applications installées sur leur smartphone. Elles sont utilisées pour tous les besoins – réserver un transport, consulter des e-mails, maintenir un lien avec son réseau, etc. Et le contexte professionnel ne fait pas exception à la règle. Le nombre d’applications conçues pour le cadre professionnel est en constante augmentation. Le secteur évène- mentiel doit se mettre à la page. « Le temps où tout le monde écoutait scrupuleusement les discours est révolu, les gens veulentCahier pratique n°3 - Tourisme d’affaires]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[n°23www.ecoreseau.frBusiness guides - Tourisme d’affaires et digitalisation des évènements CLUB ENTREPRENDREpartager, réagir et interagir sur leurs mobiles et tablettes qui leur offrent généralement ces possibilités », précise Hervé Zor- gniotti.NOUVEAUX FORMATSLes entreprises recherchent désormais de la proximité, pour resserrer les liens entre, par exemple, l’équipe dirigeante et les salariés. Dans ce cadre, elles privilégient de plus en plus une ins- tallation de type cabaret, c’est à dire des groupes de tables rondes de six à huit couverts en demi-lune plutôt qu’un bureau sur estrade face au public. Les prestataires ont saisi cette nécessité de proximité. « Nous nous devons avant tout de créer un climat convivial tout en facilitant l’autonomie du participant, qui aspire à être renseigné en continu », résume Mathieu Pereira, en charge des ventes chez Magency Digital, start-up dont l’objectif est d’accompagner ses clients dans la transformation digitale lors des séminaires et formations, grâce notamment à ses Even- tApps. Ces solutions mobiles permettent une interaction avec l’audience. « Cela signifie libérer la parole, organiser des votes en live, permettre d’évaluer les participants, améliorer les possibilités de networking », énumère Mathieu Pereira. Ces in- novations sont appréciées et plus demandées. « Lors du congrès Hopitech, une start-up a mis au point une application, et un médecin l’a améliorée. Elle donnait le positionnement des stands et il était possible de prendre des rendez-vous en ligne. Nous constatons désormais des demandes de votes en direct : en octobre le débat citoyen entre un Commissaire européen et Madame Royal donnera lieu à ce genre d’exercice », illustre ainsi Patrick Lecailliez. MobilActif, spécialiste de l’interactivité, propose des solutions via le mobile durant les événements : questions à l’orateur par sms reçues sur une plateforme sécurisée, modérée et affichée en live dans la salle, vote/quizz par SMS, nuage de mots dynamique affiché d’après les termes utilisés dans les sms, MoWall qui est une animation photo interactive permettant de mettre en scène des photos sur un écran géant en incluant les réactions des participants via SMS, Twitter, e- mail... « Cette habitude de créer un hashtag et de pouvoir faire remonter les réactions et questions sur un écran est appréciée », souligne Hervé Zorgniotti.DES BIENFAITS DIRECTS, MAIS AUSSI INSOUPÇONNÉSGrâce à l’application que l’organisateur met à disposition, les participants ont accès à tous les détails de l’évènement (planning, horaires, plan du lieu...). En cas de changement de dernière minute, les données peuvent facilement être mises à jour dans l’appli. La communication avec les participants est instantanée, avec des notifications “push” sur leur smartphone ou leur tablette. Mais surtout de tels outils ont un impact sur la mémorisation du contenu. Trois semaines après l’évènement, les participants se souviennent en moyenne de... 5% du message ! Le fait de les faire participer et réfléchir accroît la mé- morisation. Avec par exemple l’application Evenium ConnexMe les invités donnent leur avis, s’investissent davantage dans la présentation, peuvent « réseauter » plus efficacement, ce qui leur fera mieux mémoriser le contenu. Les organisateurs peuvent aussi identifier les potentiels clients intéressants, repérer quels sujets les séduisent. Ils les contactent en ayant connaissance de leurs besoins. « Les données récoltées peuvent être analysées ultérieurement, apportant de précieuses indications pour améliorer le déroulé de ces rencontres », souligne Mathieu Pereira.pour leur événement d’un service PiP (Picture in Picture), qui permet via un seul vidéoprojecteur, la diffusion de plusieurs sources simultanées, ou d’un éclairage scénique personnalisé, ils sont rassurés de savoir qu’une offre innovante existe et qu’elle est intégralement pilotée par les équipes du lieu. A leurs yeux, c’est un gage de qualité, de fiabilité et de sérieux différenciant. Caroline Mouton, chargée des opérations marketing au centre Prouvé grand Nancy, revient sur les efforts accomplis : « Le bâtiment est désormais équipé en fibre en entrée et en sortie, nous avons la capacité de mettre tous nos espaces en duplex. Nous pouvons envoyer des flux vidéo, ce qui est essentiel dans la région où le pôle sciences du vivant a une grande im- portance. Lorsque nous accueillons le congrès d’imagerie médicale, nous pouvons être en lien direct avec les hôpitaux, transférer des fichiers très lourds. Auparavant les experts médecins venaient avec leur propre serveur ! Nous avons aussi accueilli l’évènement d’un assureur pour lequel a été établie une liaison multidirectionnelle, avec neuf villes connectées de par le monde. Les participants pouvaient dialoguer entre eux endirect. » Les centres de congrès mettent les bouchées doubles pour que la technologie ne soit pas un obstacle. Mais ceux qui gèrent ces lieux d’affaires ne sont pas encore force de proposition en matière de solutions mobiles. « Nous en sommes au stade de la captation vidéo, puis de la mise en ligne. La vente en VOD permet par la suite à l’organisateur qui affiche complet d’optimiser les retombées financières », affirme Hervé Zorgniotti.PREMIÈRES RÉPONSES À CES BESOINSveulent des solutions mobiles ont gé-« Des organisateurs mettent en place ce genre d’animations chez nous, mais cela n’est pas encore la norme. La plupart de- mandent en premier lieu un Wifi puissant, pour que 1200 personnes puissent se connecter en même temps », nuance Hervé Zorgniotti, qui propose un Wifi de base gratuit dans certaines salles, puis vend de la bande passante au client s’il veut plus, via l’opérateur Monaco Telecom. Même évolution à Dun- kerque où Patrick Lecailliez a fait changer tout le système Wifi : « C’est la base, désormais tout le monde est connecté avec un appareil mobile. Le réseau est structuré pour supporter 2000 connexions simultanées ». Si tous les clients n’ont pas besoinMais les organisateurs qui.néralement déjà mûri leur plan et n’attendent pas de voir ce que propose le lieu. « Nous pouvons les mettre en contact avec des start-up favorisant une participation dynamique, car nous dé- marrons d’une feuille blanche avec eux. Mais ce n’est souvent pas nécessaire », affirme Caroline Mouton. Ce qui pourrait changer. « Nous réfléchissons à adopter ces technologies en interne. Il nous faut nous adapter, voire précéder la demande. Les centres de congrès ne s’y sont pas encore mis directement », avance Hervé Zorgniotti.Matthieu CamozziSEPTEMBRE 2015 47]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23CLUB ENTREPRENDRE Business guides - Cadeaux d’affaires haut de gammeLuxueux retour sur investissementAContrairement aux idées reçues, il est possible de ne pas consacrer un budget hors de propos pour des cadeaux d’affaires de grand standing.Stéphanie Polettequelques mois des fêtes de fin d’année, il est temps de réfléchir à sa stratégie cad.Fiction :eau d’affaires. Panier gourmand ? Dîner avec une célébrité ? Sac de marque personnalisé ? A l’heure où les budgets communication et marketing se restreignent, le cadeau d’affaires à connotation luxe, souvent griffé, symbole de l’intérêt porté à son partenaire, conserve son prestige et son efficacité. Les maisons de luxe ont compris que le cadeau d’affaires est pour l’entreprise un vecteur d’image qui offre une manière de conquérir ou fidéliser des clients. Quand l’attention se porte sur un cadeau « luxe », le choix, la manière de le faire parvenir et le moment pour l’offrir comptent tout autant que l’objet en lui-même. « Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse », écrivait Alfred de Musset. Pourtant, l’entreprise qui offre, doit se doter d’une vraie stratégie, au risque de recueillir l’effet inverse àCoupable négligenceNe pas peaufiner sa stratégie cadeaux d’affaires revient à se tirer une balle dans le pied...celui escompté au départ : faire plaisir à son client et pérenniser la relation dans le temps.Mots-clésVendredi 31 juillet, les vacances se préparent chez Métal Industries à Villeurbanne. Avant que tout le monde ne fasse une trêve estivale bien méritée, Jean Coquard invite ses cadres pour faire un dernier point d’étape et commencer à les sensibiliser aux enjeux de la rentrée. « Profitez de vos vacances pour vous reposer, la rentrée s’annonce difficile, les prévient-il. Il faudra booster vos équipes commerciales et faire le forcing chez les clients. » Robert, directeur commercial, est très motivé, son plan d’action commercial est prêt. Marc, en charge des nouvelles technologies, annonce l’avancement de l’intranet client qui sera opérationnel pour septembre. A la comp- tabilité, Marie-Jeanne déclare jongler avec les banquiers pour garder la trésorerie à flot. « Parfait. Merci à tous pour votre travail. Nous nous retrouvons en forme à la rentrée », conclut Jean Coquard. « Excusez-moi Jean, avez-vous regardé le projet cadeau d’affaires que je vous ai préparé il y a déjà deux mois ? », l’interrompt Flavie, responsable marketing de Métal Industries. « Ah oui, les cadeaux de Noël ! On aura le temps de s’en occuper en novembre, Flavie. Il y a bien plus urgent. » La jeune femme insiste : « Jean, dans ce contexte difficile, les cadeaux d’affaires peuvent aider l’entreprise à améliorer ses performances et à renforcer ses relations avec nos bons clients ». Jean Coquard fait la moue : « Ok. Comme vous le savez Flavie, vos budgets marketing ont été réduits de 20%. Alors n’allez pas m’acheter des champagnes millésimés, nous n’en avons pas les moyens.»5 Flaviesortsondossier.«Jevousavaisfaitunesélection d’objets de marque adaptée à nos clients à l’étranger et une autre pour nos meilleurs clients français. » 1 Jean Coquard lève les yeux au ciel quand Flavie lui tend à nouveau son dossier. Il balaie le do- cument. « Cravate Kenzo, chocolats Alain Ducasse, stylo MontBlanc1 A qui s’adresse le cadeau d’affaires luxe ?Saisir la bonne occasion 2 Les marques privilégiées4 Utilité plutôt que futilité5 Investir 20 euros qui semblent en valoir 1006 Que dit la fiscalité ?33 . Mais vous avez perdu la tête Flavie !!! Nous n’avons pas les moyens de faire de tels cadeaux et puis ça ne sert à rien tout ça. Au pire, je vous accorde un budget pour faire fabriquer des t-shirts avec le logo de Métal Industries et quelques stylos à bille 4 . Ca ira bien. » Flavie se décompose et se dit : « Et il va me demander de les envoyer par La Poste ! » Jean Coquard poursuit : « Et surtout, que l’on ne perde pas de temps avec cela. Les commerciaux ont autre chose à faire. Prévoyez un envoi postal. » Flavie ne lâche pas le morceau :« La fin d’année est propice à une rencontre privilégiée avec les meilleurs clients. Je vous propose que nous sélectionnions, avec Robert, les 30 meilleurs clients pour organiser un repas d’affaires où vous pourrez leur remettre en main propre le cadeau que nous aurons choisi ensemble 2 . Qu’en pensez-vous Jean ?– On reparle de votre projet à la rentrée. Mesdames, Messieurs, je vous souhaite de bonnes vacances. » Jean Coquard ramasse ses dossiers et lève la séance. Dans le couloir, il réfléchit à la démarche de Flavie. « Offrir un stylo de marque ? C’est un contrôle fiscal assuré, cette histoire ! » 648 SEPTEMBRE 2015Cahier pratique n°4 - Cadeaux d’affaires]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23CLUB ENTREPRENDRE Business guides - Cadeaux d’affaires haut de gamme1 A QUI S’ADRESSE LE CADEAU D’AFFAIRES LUXE ? 4UTILITÉ PLUTÔT QUE FUTILITÉ« Dans le contexte actuel, le fait même d’offrir un cadeau d’affaires est unluxe, avance Pascal Evanno, directeur commercial BtoB chez Philips. Toutle monde n’en fait pas. » Toutes les populations de l’entreprise sont concernées par cette marque d’attention qui, bien utilisée, est un réel outilde différenciation dans les relations engagées avec ses partenaires. Lecadeau d’affaires luxe, de marque, haut de gamme, selon la perception dechacun, permet de récompenser des salariés méritants à la fin de l’année, delancer un challenge commercial pour motiver ses troupes et surtout defidéliser les clients. La nature du cadeau d’affaires doit être proportionnelleau niveau des personnes invitées lors d’un séminaire par exemple, à leurfonction et au retour que l’entreprise en attend. « L’objet publicitaire dit“s’il vous plait, intéressez-vous à moi, à mes produits”. Le cadeau d’affairesdit “merci pour votre fidélité”, assure Philippe Moissette, P-Dg de l’agenceTapis Rouge, spécialisée dans l’accompagnement des entreprises pour leurstratégie de communication par l’objet. Réfléchir à ce que l’on veut offrir, àqui et comment, est une problématique à part entière qui permet à l’entreprisede faire la différence dans un contexte économique encore difficile. »Attention toutefois à la hiérarchie au sein des entreprises pour éviter lesimpairs. « Offrir un cadeau griffé à un directeur alors que l’assistante passe 5 les commandes toute l’année risque de froisser les susceptibilités etLuxe ne signifie pas gadget, bien au contraire. La notion rime plutôt avec produits de qualité, de bonne facture, donc utile et durable dans le temps. « Les budgets tendent à se res- treindre. L’utile et la valeur ajoutée sont privilégiés, pour offrir à moins de personnes mais mieux », détaille Pascal Evanno. « Le cadeau doit être utile, universel et durable, ajoute Philippe Moissette. Si celui qui le reçoit ne l’utilise pas, il ne verra par le logo de l’entreprise qui l’offre. Un pa- rapluie, un stylo griffé sont universels et plaisent au plus grand nombre. Un objet de qualité s’inscrit dans la durée. Il faut impérativement répondre oui à ces trois items pour générer le retour sur investissement escompté de son cadeau d’affaires. » Les marques prennent en considération ces trois points clés pour répondre à la demande des entreprises.2 d’apporter l’effet inverse attendu par le cadeau prestigieux », alerte Philippe Moissette.En parallèle des cadeaux matériels, sans conteste des valeurs sûres, des offres plus « originales » apparaissent sur le marché. « Déjeuner avec Jean-Paul Gaultier, dîner dans un restaurant suspendu, dans un lieu insolite restent confidentiels mais ouvrent une nouvelle voix pour les cadeaux immatériels de luxe », affirme Nathalie Cozette, d’Omyagué.SAISIR LA BONNE OCCASIONINVESTIR 20 EUROS QUI SEMBLENT EN VALOIR 100Une bouteille de champagne, un carré Hermès ou une lithographie numérotée ne s’envoient pas par la Poste. Outre les risques de perte et de vol, pire, de dé- térioration, le cadeau remis de façon impersonnelle perd de sa saveur. « Offrir un cadeau d’affaires prestigieux exige un acte discret mais entouré d’un petit rituel », conseille Nathalie Cozette, fondatrice du salon du cadeau d’affaires et de l’incentive de luxe Omyagué. Contextualiser la remise du présent ajoute du prestige au cadeau lui-même et renforce la relation entre les deux parties. Une invitation au restaurant, une visite dédiée auprès du client en fin d’année, une convention d’affaires, etc., donnent davantage de corps à l’objet. « S’appuyer sur un prétexte pour offrir un beau cadeau d’affaires permet de ne pas douter de la sincérité de l’entreprise », ajoute Philippe Moissette de l’agence Tapis Rouge. Théâtraliser le moment de la remise du cadeau participe« La valeur perçue par le client est toute aussi importante que le cadeau et son prix », affirme Pascal Evanno. Grâce aux dépar- tements BtoB des grandes marques, la poudre aux yeux semble facile à jeter. « Le rapport est estimé de un à cinq entre le prix du cadeau et la valeur estimée par celui qui le reçoit dans le cadre des cadeaux d’affaires de luxe, avance Philippe Moissette. Les marques proposent des objets autour de 20 euros dont le prix jugé approche les 100 euros. » L’effet de levier est intéressant pour l’entreprise qui offre et confirme que le cadeau d’affaires de luxe est à la portée de toutes les bourses. Pour arriver à ce phénomène, les marques ont mis en place des stratégies de mar- keting mais aussi de fabrication adéquates pour réduire les coûts et devenir compétitives : taille des objets réduite, matières premières en quantité inférieure... « Elles vendent ainsi des objets à moins de 15 euros », dévoile Nathalie Cozette.3 à augmenter sa valeur marchande aux yeux de celui qui le reçoit et à marquer son esprit dans la durée.Autre tactique pour accroître la considération du récipiendaire : la personnalisation. « La personnalisation du cadeau est toujours une marque d’attention relevée, souligne Pascal Evanno. No- tamment chez les femmes. La gamme d’appareils de soin ou pour le linge de Philips est toujours très appréciée. » « La pièce unique, l’œuvre d’art signée et commandée spécialement pour un client, procure une satisfaction mesurable immédiatement et surtout dans le temps », confirme Nathalie Cozette.LES MARQUES PRIVILÉGIÉESQui dit luxe pense forcément marque. Les grandes marques françaises et étrangères ont saisi l’opportunité de ce marché de niche et proposent deslignes de produits dédiées au BtoB. Les grands noms des produits de beauté etde soin, du prêt-à-porter, de la bagagerie, des stylos, des bijoux, des accessoiresde mode, du secteur high-tech ou encore de l’électroménager sont plébiscitéscomme vecteur de communication entre une entreprise et ses partenaires.« Sans nom et sans marque, le client ne perçoit pas le niveau de considérationqui lui est porté », affirme Pascal Evanno. « La marque permet de donner unevaleur perçue à l’objet bien plus importante que son prix réel, atteste 6 également Philippe Moissette de Tapis Rouge. Balmain, Hugo Boss ou Long-Si, en temps de crise, le cadeau d’affaires se fait plus rare, il relève d’une stratégie spécifique pour, outre son budget, décupler ses effets. L’originalité et la forte valeur ajoutée du cadeau contribuent à améliorer son intérêt, donc sa valeur perçue et le sentiment de bonne considération de la part de son fournisseur.champ flattent celui qui reçoit le cadeau. » Car ces marques vendues en boutiques propres ou dans les corners des grands magasins sont systématiquement assimilées au prestige, au haut de gamme, donc à un prix élevé.Pire, dans certains cas, faire l’impasse sur une marque et se contenter d’une appellation inconnue peut avoir des effets dévastateurs sur la relation. « Offrir un champagne inconnu à un directeur général est une faute de goût qui peut le vexer, témoigne Philippe Torchard, responsable opérationnel chez le caviste Nicolas Direct. Désormais, toutes les grandes maisons de vin et de champagnes proposent des cuvées prestiges. Ce sont celles-ci que les entreprises choisissent pour leurs cadeaux d’affaires. » Philippe Moissette confirme que question vins et champagnes, le dérapage est facile : « Un champagne sans marque envoie tout de suite un message bas de gamme. Le client sait que son cadeau fait moins de 10/15 euros. » Le luxe et les marques gardent leurs codes et ont un effet de satisfaction immédiat sur celui qui reçoit le cadeau, en dehors de toute considération de prix.QUE DIT LA FISCALITÉ ?Le cadeau d’affaires fait l’objet d’une fiscalité particulière. Son utilisation est observée de près par l’administration fiscale pour éviter « la corruption ». Deux chiffres sont à retenir. Les objets remis à titre gratuit, sans contrepartie financière ou commerciale à un tiers, peuvent faire l’objet d’une récupération de la TVA si leur montant unitaire n’excède pas 65 euros TTC ; ou si le total des objets remis à un même partenaire sur l’année n’excède pas ce montant. Les cadeaux d’affaires faits par l’entreprise sont dé- ductibles de son résultat dès lors qu’ils sont faits dans son intérêt. Si le montant annuel est supérieur à 3000 euros, il doit être spé- cifiquement joint à la déclaration de résultats des sociétés.50 SEPTEMBRE 2015Cahier pratique n°4 - Cadeaux d’affaires]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[LES COFFRETS CADEAUX DEFaites plaisir à tous, ! même à ceux qui sont loinPRPAA80 COFFRETS LIVRÉS EN FRANCE ET EN EUROPESous 48h/72h en France,et sous 4 à 8 jours en Europe.Retrouvez-nous dans l’un de nos 480 Magasins ou sur www.nicolas.com 01.41.73.55.69 nicolas-direct@nicolas.comL’ ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ. A CONSOMMER AVEC MODÉRATION. L’ ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ. A CONSOMMER AVEC MODÉRATION.]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23STRATéGIE & INNOVATION NUMéRIQUE Le baromètre de l’innovationBrèves, nouvelles retentissantes et histoires de ruptures}SOCIÉTÉ GÉNÉRALEXavier LofficialXavier Lofficial est promu directeur transformation, processus et systèmes d'information du groupe Société générale, à ce poste depuis juillet 2015, en remplacement d'Alain Benoist. A ce titre, il rejoint le comité de direction.Xavier Lofficial, MIAGE de l'université Paris-Dauphine (1993), a réalisé le parcours suivant : n 2012-2015:SociétégénéraleGlobalSolutionCenter(SGGSC,àBangalore),chiefexe-cutive officer.n 2011-2012:SGGSC(àBangalore),chiefdeliveryofficer.n 2007-2011:SociétégénéraleCorporate&InvestmentBanking(SGCIB,àHongKong),chief information officer de la zone Asie-Pacifique.n 1996-2007:SGCIB,différentesfonctionsdemanagementdanslemétierdel'informatique} BOXPaul ChapmanPaul Chapman est nommé directeur des systèmes d'information de Box, à ce poste depuis juillet 2015. Il est ainsi chargé de diriger les nombreuses initiatives informatiques pour soutenir les 1.200 employés de l'entreprise à travers le monde, et ses 47.000 sociétés clientes.Paul Chapman, licence d'informatique de Filton Tech (Royaume-Uni), a réalisé le parcours suivant :n HPSoftware,directeurdessystèmesd'information.n VMware,vice-présidentdel'infrastructuremondialeetdesopérationscloudetvice-pré-} ATOSUrsula MorgensternUrsula Morgenstern est promue directeur exécutif des activités de Conseil et Intégration de systèmes d'Atos, à ce poste depuis juillet 2015. Cette fonction s'ajoute à ses responsabilités dans le développement du cloud et des logiciels au sein du groupe. Elle est par ailleurs mem- bre du comité exécutif.Ursula Morgenstern a réalisé le parcours suivant :n Depuis2013:Atos,directeurdudéveloppementducloudetdeslogiciels.n 2012-2015:Atos,directeurgénéralRoyaume-UnietIrlande.n 2009-2011:Atos,seniorvice-présidentenchargedesentreprisesdusecteurprivé.n 2007-2009:Atos,seniorvice-présidentenchargedel'intégrationdesystèmes.n 2002-2007 : Atos Origin, différentes fonctions suite à l'acquisition de KPMG Consulting. n 1998-2002:KPMGConsulting,partner.Le carnet desnominationsen partenariat avecet la gestion de projets dans les principales places en France, aux Etats-Unis et principa- lement en Asie.Si j'avais demandé aux gens ce qu'ils voulaient, ils m'auraient répondu des chevaux plus rapidesHenry FordLe monde ne sera plus jamais comme avant...Le verbatim à retenir...sident des applications professionnelles.n PostesdedirigeantchezAffymetrixetSunMicrosystems.Le studio chinois Impossible Technology a conçu un vélo pliable susceptible de tenir dans la plupart des sacs à dos. Assez proche d’une trottinette en matière de design, il mesure moins de 45cm de haut une fois déplié, et est équipé d’un moteur électrique alimenté par dix batteries. De quoi permettre à son utilisateur de parcourir au moins 25km. Un mode turbo offre même la possibilité d’atteindre des pointes de 20km/h pendant 45 mi- nutes. Les utilisateurs doivent toutefois peser moins de 80kg. La campagne sur Kickstar- ter a permis de lever plus de cinq fois le montant initialement demandé en crowdfunding (55000 dollars).Gabriel Licina est devenu le premier être humain capable de reconnaître dans le noir un individu situé à 50m de lui. Un superpouvoir dû à une petite manipulation scientifique, puisque le biohacker américain s’était au préalable injecté dans les yeux un liquide à base de chlorine e6, une molécule chimique qui intensifie la lumière et dont sont notammentdotés les poissons des grandes profondeurs.La fin des désagréments dus aux embouteillages est proche ! Le Flike est un engin hy- bride à la frontière entre le drone et le vélo. Conçu par une entreprise hongroise pour être un nouveau moyen de transport individuel, le Flike est capable de faire s’envoler grâce à six hélices alimentées par une batterie au lithium. Les inventeurs garantissent que la prise en main est aussi facile que l’apprentissage du vélo.Pourquoi Facebook a-t-il choisi la France ?}AON FRANCE (GROUPE AON)Jocelyn AubryJocelyn Aubry est nommé directeur des systèmes d'information d'Aon France, à ce poste de- puis juillet 2015. Il est sous la responsabilité directe de Stéphane Dumas, directeur des opé- rations. Il est ainsi chargé de piloter la mutation du digital d'Aon et notamment dans la relation avec ses clients et de renforcer l'agilité et l'innovation technologique.Jocelyn Aubry, INSEAD, a notamment exercé les fonctions de directeur technique chez AOL France, de directeur des opérations chez Neuf Cegetel et dernièrement de directeur des sys- tèmes d'information Relation Clients chez SFR.} STMICROELECTRONICSPhilippe MagarshackPhilippe Magarshack est nommé executive vice president, chief technology officer embedded processing solutions de STMicroelectronics, à ce poste depuis janvier 2015.Philippe Magarshack, 53 ans, Télécom ParisTech (1985), Polytechnique (1980), a réalisé le parcours suivant :n 2012-NC:STMicroelectronics,corporatevicepresidentdesignenablement&services. n 2005-2012:STMicroelectronicsTechnologyR&DandManufacturingorganization,groupvice president and general manager of central CAD and design solutions.n 1994-2005:SGS-ThomsonMicroelectronics(devenueSTMicroelectronics),enposteausein du central R&D group.n 1989-1994:Thomson-CSF(àGrenoble),responsableforlibrariesandASICdesignkitsfor}AIRBUS DEFENCE & SPACE (AIRBUS GROUP)François LavasteFrançois Lavaste est promu directeur de l'entité CyberSecurity d'Airbus Defence & Space, à ce poste depuis août 2015.François Lavaste, 49 ans, MBA de la Harvard Business School (1996), master in management ESCP Europe (1989), a réalisé le parcours suivant :n 2013-2015:ArkoonNetasq(groupeAirbusDefenceandSpace),président,chiefexecutiveofficer.n 2007-2012:Netasq,présidentetchiefexecutiveofficer.n 2006-2007:TriCipher,directeurgénéralEMEA.n 2004-2006:Mindjet,vice-présidentmarketingetstratégie.n 2001-2004:Brightmail,vice-présidentmarketing.n 1996-2001:FonctionsdemarketingetdestratégiechezCyaneaSystems,Intuit,McKinsey,RJR Nabisco, L'Oréal et Procter & Gamble.n 1992-1996 : Eneide (éditeur de logiciel), début de carrière comme associé et cofonda-teur.} ITESOFTDidier CharpentierDidier Charpentier est promu directeur général d'Itesoft, à ce poste depuis juillet 2015, en remplacement de Philippe Lijour. Il est ainsi en charge du développement d'Itesoft en s'ap- puyant sur la nouvelle stratégie annoncée début 2015 et qui vise à faire du groupe la référence européenne des solutions sécurisées pour la capture omni canal, la dématérialisation et l'au- tomatisation agile des processus clients et fournisseurs à l'horizon 2020.Au-delà des fonda- mentaux de l'entreprise, il s'appuiera pour réussir sur les bénéfices de l'intégration de la société W4, acquise ce mois-ci, tant en termes de synergies que de nouvelles ressources ma- nagériales.Didier Charpentier, 58 ans, INSA Lyon, master of science de l'université Purdue University (USA), a réalisé le parcours suivant :n Depuis2005:Itesoft,présidentduconseild'administration.n 1998-2004:Itesoft,président-directeurgénéral.n 1995-NC:Itesoft,directeurcommercialisation.n 1984-1995:Iteca(devenuItesoft),fondateurpuisdirecteurdéveloppement.the military market.n 1985-1989:AT&TBellLabs(auxEtats-Unis),microprocessordesigner.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?52 SEPTEMBRE 2015Nomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !Le roi des réseaux sociaux a donc finalement choisi Paris pour y installer son centre de recherche perma- nente sur l’intelligence artificielle, qui comptera 25 à 30 personnes dans quelques années, plus des doctorants et des post-docs. Pourquoi un tel choix, alors que géné- ralement l’Hexagone ne figure pas en tête des lieux pri- sés par les grandes entreprises étrangères (27 centres de R&D installés dans l’année, contre 47 en Allemagne et 72 au Royaume-Uni) ? Parce que le pays possède des atouts insoupçonnés en la matière, susceptibles de bous- culer la discipline à chaque instant. Les techniques d’in- telligence artificielle de « deep learning » (apprentissage statistique profond) permettent la mise en place de programmes de reconnaissance vocale, de reconnaissance d’image, de classifications d’objets di- vers, de traduction automatique, de prédiction des effets de médicaments... Ces programmes apprennent, grâce à des banques de données continues, à classer des objets(sons, images, vidéos) inconnus. Comme un réseau de neurones, ils adaptent leurs millions de paramètres pour produire la meilleure réponse possible. Les assistants vocaux installés sur les smartphones sont d’ailleurs issus de ces techniques. La société Facebook, qui mise beaucoup sur son casque de réalité virtuelle Oculus Rift, qui génèrera des interactions sociales virtuelles, est donc très intéressée. Le directeur de cette unité de re- cherche, Yan LeCun, recruté fin 2013 par Facebook parce qu’il a durant les années 1990 amélioré les calculs en la matière à l’Esiee et à l’université Pierre et Marie Curie, sait que les chercheurs du CNRS, de l’Institut na- tional de recherche en informatique (Inria) ou de di- verses universités constituent une concentration rare de talents et de cultures variées en mathématiques et infor- matique, les deux disciplines reines du deep learning. De bon augure pour la création de start-up en France...La rupture du moisFaites part de votre Nomination àla presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.fr]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[n°23www.ecoreseau.frLe baromètre de l’innovation STRATéGIE & INNOVATION NUMéRIQUEL’innovation autrementStrategy reviewTechnofounders : ne pas gâcher les trouvailles des chercheursparTechnofounders est un « venture builder » qui déniche les innovations de chercheurs non exploitées commer- cialement et qui crée des start-up. Interview d’un des fondateurs, Pierre Le BlainvauxPourquoi vous êtes-vous lancés dans cette aven- ture ?Je suis passé par Polytechnique, Columbia, puis par le cabinet de conseil McKinsey. Olivier mon frère ju- meau, également polytechnicien, a fait ses armes chez Rocket Internet, le « copieur de start-up » qui a fondé le site marchand Jumia passé de 5 à 5000 collabora- teurs en deux ans. Nous sommes partis du constat que les sphères de recherche publique ou privée sont per- formantes au niveau des publications et des brevets, mais peu de start-up/entreprises se créent dans leur sil- lage. Nous n’exploitons pas commercialement nos trouvailles. Bien souvent on estime en France que ce n’est pas là le rôle des chercheurs et de l’Etat de s’oc- cuper de la suite.jeune pousse a 18 mois pour faire ses preuves.Qu’entendez-vous par « valorisation des inven- tions » ?Il faut distinguer trois voies : la valorisation de la pro- priété intellectuelle (licences), l’exploitation avec des grands groupes, et enfin la création d’entreprise. Dans cette dernière voie, le chercheur crée son entreprise, ou Technofounders vient avec ses partenaires. Nous le rencontrons pour voir si le courant passe, pour com- prendre précisément sa technologie, afin d’analyser le potentiel de création de start-up.Comment envisagez-vous l’avenir de Technofoun- ders ?Nous n’avons pas de concurrents. Notre approche n’est pas vraiment duplicable à l’étranger, car elle s’inscrit avant tout dans un contexte français spécifique : il existe un fossé entre la recherche académique et les en- treprises. Notre équipe est composée de treize business developers qui portent les start-up. Ils accompagnent pendant quatre ou cinq ans, lancent le plan commercial. Nous ne sommes pas un incubateur ou un accélérateur, car nous apportons le brevet. Nous évoluons plutôt dans les nouveaux matériaux, les biotechnologies, les énergies propres et le numérique. La levée de fonds de 500 000 euros nous permet d’acquérir d’emblée une force de frappe. Nous ne réalisons pas de chiffre d’af- faires aujourd’hui, la première de nos start-up entrera dans une phase commerciale avant la fin de l’année. Nous entrevoyons de nouveaux partenariats, afin de travailler avec tous les acteurs qui valorisent la re- cherche publique, puis un déploiement dans la re- cherche privée d’ici deux ans.Pascal JunghansComment procédez-vous ?Pourquoi le Financial Times a été vendu, il y a quelques semaines, pour 1,2 milliards d’euros, alors que, dans le même temps, des magazines gé- néralistes étaient bradés pour des sommes déri- soires ? Car la presse économique se porte bien, le nombre de ses lecteurs augmente régulièrement, son influence s’accroit. Comment est-ce possible ? La réponse se trouve peut-être dans cette étude scientifique que j’ai menée, m’appuyant sur une revue de littérature et une recherche de terrain(1). Certes, l’influence des journalistes économiques semble sous la dépendance des actionnaires. Certes, ils semblent confrontés à la puissance des services de communication. Les journalistes éco- nomiques ne peuvent se libérer de cette dépen- dance en raison des mauvaises conditions de travail. Malgré tout, les journalistes économiques développent leur influence autonome en raison d’une rigueur et d’une indépendance, certes rela- tives, mais inconnues par le passé, comme le dé- montrent les études historiques, également en raison de rédactions structurées et de lignes édito- riales fortes.Enseignant à l'international - University Of Monaco et à l'université de Troyes Membre du conseil scientifique du Conseil supé- rieur de la formation et de la recherche stratégique.Quelle influence pour la presse économique ?La presse économique se porte bien. Ses lecteurs l’apprécient. Ses tirages progressent régulière- ment. Son influence s’accroit. Mais quel type d’in- fluence ? Réponse avec une étude scientifique.Il nous faut nouer des accords. Nous travaillons avec les SATT, les sociétés d’accélération du transfert tech- nologique. Nous avons désormais d’autres partenaires comme l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA), le Commissariat à l’éner- gie atomique (CEA), bientôt l’Onera (centre de re- cherche français de recherche aérospatiale)... afin d’identifier les briques technologiques dans les labo- ratoires qui n’ont pas de projets commerciaux attachés. Puis nous nous chargeons d'apporter les équipes et les moyens financiers pour créer une start-up dédiée. C'est à partir de là que le compte à rebours s'enclenche. LaDates & Events : ça cogite dur...4 14,15 et 16 septembre : Salon Créer à LilleCette 9e édition du salon donne comme toutes les autres les armes à ceux qui ont une idée et veulent la transformer en en- treprise. Mais une mention spéciale est à décerner à la nuit Créer et à l’expérience #Digitalk qui permettent d’en apprendre plus sur diverses expériences numériques, ainsi qu’aux Creative Days, ces journées qui mobilisent 500 jeunes et leurs ensei- gnants issus de toute la région pour faire naître des idées4 29 septembre : Atelier sur l’innovation manageriale à Poitiers au FuturoscopeDans le cadre des Rendez-Vous Innovation 2015 - Innovation managériale, facteur-clé de performance -, le réseau des CCI Poitou-Charentes vous propose dès 8h30 au Futuroscope un atelier sur le thème : « L'innovation managériale, facteur-clé de performance de toute entreprise ». Le programme sera proposé ultérieurement sur le site de la CCI Poitou Charentes. Contact : Jean-Michel Bois - 05 49 60 97 724 Du 6 au 8 octobre 2015 : Salon des microentreprises à ParisEvènement national dédié aux dirigeants et créateurs de petites entreprises. 200 exposants, 220 conférences en accès libre et 500 experts de l’entrepreneuriat pour faire le point complet sur le développement de votre activité ou votre projet de création, et de repartir avec des solutions personnalisées. Les « speed idea meetings »peuvent aussi aider à faire le plein d’idées.4 6,7 et 8 octobre 2015 : Salon Solutions à ParisDe quoi utiliser au mieux les outils numériques d’aujourd’hui. On pourra distinguer six pôles thématiques complémentaires : ERP, Demat'Expo (dédié aux solutions de dématérialisation, d'archivage électronique, de gestion de l'information, des pro- cessus documentaires et du document numérique), Solutions CRM, Solutions BI (Business Intelligence) et Big Data, Solutions e-Achats, Serveurs et Applications.Dans ce contexte, trois formes de rapports entre le journaliste et l’entreprise existent :- un rapport de force dans lequel les deux parties s’affrontent autour de la construction de l’informa- tion. L’influence du journaliste est donc soit subor- donnée soit autonome selon le résultat du rapport de force.- un rapport d’échange ou le journaliste bénéficie de données venant de l’entreprise et, par leur pu- blication, leur donne une influence importante – mais pas forcément dans le sens voulu par l’entreprise. L’influence est, en ce sens, co- construite et les « bénéfices » en sont partagés.- un rapport d’ambiguïté, qui se joue sur le terrain de la psyché, dans le cas particulier des relations directes entre journaliste et dirigeant, qui est celui de l’influence mutuelle aboutissant à une construc- tion de sens partagée.(1) : L’Influence des journalistes économiques : subordonnée ou autonome ? par Pascal Junghans, in Influentia, dir. Ludovic François et Romain Zerbib, éd. Lavauzelle, 2015).SEPTEMBRE 2015 53]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23STRATéGIE & INNOVATION NUMéRIQUE Décryptage - Les Community ManagersL'occasion pour EcoRéseau d'expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation NumériqueEssentiels mais menacés ?Si l’apparition du com- munity management vers la fin des années 2000 est avant tout une conséquence de la généra- lisation d’Internet, son émergence est également le résultat d’évolutions pro- fondes dans les relations entre les clients et les marques.Le community management est devenu vital. Mais parle-t-on d’un métier, ou d’une compétence que d’autres postes devront acquérir ?d’amateurs colle encore à la peau des community ma- nagers. C’est pourtant loin d’être le cas. « La publi- cation d’un contenu n’est que la résultante d’un long processus, rappelle Philippe Ain, fondateur de l’agence Community Management. Il faut, comme partout ail- leurs, avoir défini une stra- tégie : ce que l’on va dire, à qui, sur quel média... » De plus, le métier est de- venu plus complexe et plus technique, encouragé par l’évolution des réseaux so- ciaux eux-mêmes, qui ont pour business model la mo- nétisation de leur audience et ont plus évolué vers un rôle de média que d’espaces sociaux. Un exemple : le reach – la proportion de fans qui verront un message donné – a chuté brusque- ment sur Facebook ces deux dernières années. Il est aujourd’hui de 10% en- viron. Donc y poster un contenu et s’assurer qu’il sera bien vu par la cible visée demande de bien connaître les algorithmes qui régissent la vie d’une publication sur le réseau de Marc Zuckerberg. Outre ces connaissances tech- niques, le community ma- nager doit avoir des com- pétences solides en termes de communication. « Le premier métier d’un com- munity manager, c’est l’ali- mentation d’un média de marque », estime Anthony Besson, cofondateur de l’agence Digicom Stories. Cela demande de savoir élaborer et publier un contenu, et de suivre son impact. Mais l’aspect de gestion communautaire, même s’il est parfois au second plan, est toujours présent, et le community manager doit être égale- ment capable de répondre, sans fautes d’orthographe, et si possible de façon spi- rituelle, à tous les inter- nautes.« À partir des années 90, il y a eu un renouveau du discours anti-publicitaire, qui s’est traduit par un rejet des contenus de pub par les internautes, et plus généralement par une las- situde généralisée vis-à- vis d’une communication perçue comme étant trop top-down, du haut vers le bas », explique Thomas Jammet, doctorant cher- cheur en sociologie rattaché au LATTS, un laboratoire pluridisciplinaire de sciences sociales. Dans le même temps, le discours marketing a évolué, avec l’apparition de trois notions majeures. Tout d’abord, au milieu des années 1980, l’arrivée du marketing re- lationnel, faisant le constat qu’il coûte beaucoup moins cher de fidéliser un client que d’aller en chercher des nouveaux – et donc se concentrer sur l’idée de ùieux le servir. En parallèle, s’est développée la notion de marketing expérientiel, qui veut faire vivre au consommateur l’univers de la marque, au-delà de l’in- former sur les nouveaux produits ou de le convain- cre de les acheter. Il faut offrir une expérience de marque. Enfin, la troisième notion, théorisée au milieu des années 1990, est le marketing tribal, ou com- munautaire, constatant que les consommateurs se réu- nissent en fonction de leurs centres d’intérêts et surtout en discutent. Ces trois no- tions trouvent avec Internet, et ses valeurs d’horizonta- lité, de spontanéité et d’au-Petits gourous éclairés du net ?thenticité une démonstra- tion de leur validité et un levier d’application puis- sant.devant de la scène avec l’arrivée du Web 2.0, au milieu des années 2000. L’ouverture au public de Facebook (jusque-là réservé aux étudiants), l’arrivée des premières Fan pages et la naissance de Twitter font passer l’univers digital autournables : le premier à cause de son audience et le deuxième à cause du po- tentiel de viralisation qui lui est associé (créer un buzz à moindre coût). Et avec cette prise de position du digital, le community manager se retrouve êtrePROFESSIONNALISA- TION DE BON ALOI Paradoxalement, pour un rôle de cette importance, le community manager souffre encore d’une image de qualité inégale. La faute en incombe en partie auxNAISSANCE OUTRE- ATLANTIQUELe tout aboutit, à la fin des années 1990, à l’émergence aux états-Unis des premiers community managers, qui remplissent un rôle que l’on qualifierait aujourd’hui de modérateurs sur des fo- rums en ligne. L’idée maî- tresse est résumée par le slogan – caricatural certes –«engageordie»(«pren- dre part ou mourir »), qui résume l’idée qu’une marque qui n’intervient pas dans les discussions la concernant sur le Web le fait à ses risques et périls. Le rôle – il ne s’agit pas là encore d’un métier, au sens propre et cadré du terme – va prendre son aspect actuel et finir de s’imposer sur le« Engage or die » – la marque qui n’intervient pas dans les discussions la concernant sur le Web le fait à ses risques et périls...54 SEPTEMBRE 2015avec la marque. « Le com- munity management donne l’image d’un marketing plus humain, continue Tho- mas Jammet. Puisque la publicité descendante n’est pas bien perçue par l’in- ternaute, il faut ré-huma- niser l’entreprise et son discours – et le community manager devient ce visage humain des marques. »ne savaient pas ce qu’était une communauté, ni à quoi servaient les réseaux so- ciaux. Trop souvent – et les community managers le reconnaissent volontiers – les premières embauches ont concerné des jeunes, sans autre expérience que le fait « qu’ils devaient connaître Facebook ». Cette image d’une professionpremier plan. Internet n’est plus seulement un média parmi les autres, mais de- vient le canal principal de communication et d’inter- action des consommateurs, mais aussi des usagers – car tout le monde, mar- chands, non-marchands, en- treprises, musées, collec- tivités, etc., veut développer cette relation. Facebook et Twitter deviennent incon-le principal point de contact entreprises, qui au début]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[n°23www.ecoreseau.frDécryptage - Les Community Managers STRATéGIE & INNOVATION NUMéRIQUECette complexité, et la prise en compte croissante des enjeux réels – le commu- nity manager est de fait de plus en plus souvent en première ligne pour dés- amorcer une potentielle crise médiatique – ont contribué à une certaine professionnalisation de la profession. L’apparition de formations et de cursus consacrés à la gestion de communauté en atteste, comme celle proposée par l’IMCI. « C’est une for- mation de reconversion professionnelle, explique Mathieu Rossi, responsable pédagogique à l’IMCI. Nous mettons à niveau les compétences en communi- cation, marketing, leur ap- prenons à connaître les dif- férents réseaux sociaux, à définir des cibles, les bonnes pratiques pour ani- mer une communauté etlon l’entreprise où il opère. En un sens, un community manager est un couteau suisse. Dans une PME, il aura tendance à être res- ponsable de la stratégie, de la veille et de l’implé- mentation pratique ; dans une grande entreprise, où il y aura des spécialistes de la veille et une direction globale de la communica- tion par exemple, il sera plus souvent cantonné à la production et publication de contenus, et à l’interac- tion avec les internautes. « Le terme de community manager a été tellement galvaudé, recouvrant tel- lement de réalités diffé- rentes, que les marques s’y perdent et ne comprennent plus toujours ce que c’est », estime Christophe Thil, fondateur de Blueboat, et organisateur du salon Erep- days à Mulhouse, centréainsi, grâce à sa connais- sance intime du sujet, à prendre un rôle de plus en plus organisationnel et stra- tégique pour devenir endu rôle du community ma- nager – un rôle dicté par l’évolution du comporte- ment des consommateurs. Depuis 2012 environ, lacontenu de marque et ré- pondre à des commentaires du registre du « LOL », « super », ou autre « MDR », n’a pas forcé-charge de l’image de marque et de la relation client, alors que des web- conseillers pourraient être formés à la compétence de community management, de même que des personnes de la communication et du marketing... D’autant que l’une des spécificités du community manager – le fait qu’il soit un spécialiste du monde digital – risque fort de disparaître dans lesCertains se demandent s’il est raisonnable d’avoir une seule fonction en charge de l’image de marque et de la relation clientquelque sorte l’architecte de la stratégie sociale des entreprises. Mais cette évo- lution (qui est déjà un état de fait dans des petites en- treprises) n’est qu’une pos- sibilité parmi d’autres.gestion de la relation client sur les médias sociaux a pris de l’ampleur, princi- palement sur Twitter. Les entreprises de services (té- lécoms, banques, assu- rances, transport, e-com- merce en particulier) ont commencé à vouloir dé- velopper un Social CRM, non pas par choix mais en réaction au comportement des consommateurs. Ces derniers, de plus en plus, contournent les dispositifsment les compétences né- cessaires pour traiter un dossier client (par exemple, pour une assurance, un chargé de clientèle peut être nécessaire). Du coup, on voit certains community managers jouer de plus en plus un rôle d’interface, orientant les clients et pas- sant les messages. Et cer- tains se demandent de plus en plus s’il est bien néces- saire et raisonnable d’avoir une seule fonction enenir, avec leAVENIR INCERTAIN NÉANMOINSDe fait, si le community management semble avoir définitivement trouvé sa place dans l’entreprise ou la collectivité, le sort duannées à v. mouvement de fond de di- gitalisation des entreprises. Certes, la plupart des spé- cialistes estiment que le community manager a un rôle essentiel à jouer dans ce processus, mais il pour- rait bien avoir comme prix sa dilution.Jean-Marie BenoistLe cauchemar du community manager : le client râleur sur son canapéNouveaux métiersLes petits nouveaux du Web 2.0Le community management n’est pas le seul métier à être apparu (ou à avoir été profondément modifié) ces dernières années sous l’impulsion de la généralisation du digital. L’APEC en avait référencé une douzaine, dont les domaines de compétence sont plus ou moins bien définis. Du côté technique, la complexification des infrastructures infor- matiques et le recours croissant aux solutions de type Cloud ou Saas ont créé les urbanistes SI – qui s’occupent de garantir la fiabilité du système d’information et son évolution – et les ingénieurs Cloud et virtualisation. Le rôle des responsables de datacenters, s’il n’est pas nouveau, devient de plus en plus crucial, comme celui des Responsable de sécurité des systèmes d’informations (RSSI) et, dans un autre ordre d’idée, celui des gestionnaires des contrats informatiques, qui doivent optimiser des coûts qui ne cessent d’augmenter. L’autre grande tendance de fond du monde digital, le Big data, est en train de donner naissance à toute une branche de spécialistes de l’analyse de grandes quantités de données non structurées : data miner, data analyst ou encore data scientist, trois appellations qui sont encore plus ou moins interchangeables.Mais la transformation digitale des entreprises fait que la révolution numérique affecte également des métiers qui ne sont pas purement informatiques. Avec le développement des nouveaux outils et usages du Web 2.0 sont apparus, en même temps que le community manager, le social media manager (spécialisé dans l’élaboration de stratégie pour réseaux sociaux), le webmarketer, l’ergonome web, le digital brand manager (qui s’occupe de l’image de marque sur les réseaux numériques)... En bref, tout ce qui touche aux domaines de la communication, du mar- keting, voit arriver un ou des nouveaux acteurs qui s’occupent de leur aspect digital. Il ne faut pas non plus oublier les métiers liés à la veille et à l’e-réputation. Toutes ces appellations sont encore un peu floues, et parfois se recouvrent partiellement (comme le digital brand manager et le consultant e-réputation) ; les prochaines années devraient être marquées par une rationalisationune page, comment faire de la veille et du calcul d’impact... » Le cursus pré- senté, et le fait que chaque matière soit exposée par un spécialiste, traduit bien l’un des problèmes essen- tiels du community mana- ger : le métier est difficile à définir car il est en évo- lution constante – puisqu’il doit s’adapter aux usages de la communauté – et à géométrie très variable se-sur l’e-réputation et le com- munity management. Mais ces transformations constantes et cette adapta- bilité pourraient bien être la clé d’une évolution vers une fonction plus straté- gique. Somme toute, les personnes qui connaissent le mieux la communauté et les réseaux sont ceux qui s’en occupent tous les jours. Le community ma- nager pourrait être amenécommunity manager – dé- fini tel qu’il est aujourd’hui – est lui plus incertain. La question à l’origine de ce doute, et à laquelle per- sonne n’a encore la ré- ponse, est la suivante : est- ce que le community ma- nagement va devenir un métier, ou une compé- tence ? La formulation peut sembler étrange au premier abord, mais trouve son ex- plication dans l’évolutiontraditionnels (de type hot- line) de plainte ou de SAV et préfèrent le Web (on re- vient aux notions d’immé- diateté et d’authenticité portées par Internet). Pour- quoi s’embêter à attendre une demi-heure au télé- phone alors qu’un tweet bien senti attire une réac- tion quasi-immédiate ? Le problème est qu’un com- munity manager embauché avant tout pour publier dudes dénominations.SEPTEMBRE 2015 55]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23STRATéGIE & INNOVATION NUMéRIQUE Haute résolution - Monétisation des data Focus sur un sujet high tech dans l'air du tempsBig data, big moneyL Les montagnes de data collectées font couler beaucoup d’encre. Elles commencent à faire couler de l’argent...es GAFA (Google, C’est par exemple le cas nautes ont une haute idée tion entre les marques et prochaines années, via des gion Riviera Côte d’Azur Apple, Facebook et de la start-up française Yes de la valeur de leurs données les individus, et à les faire études et analyses pour des a ainsi souscrit au service Amazon) vous re- Profile, lancée en 2011 par personnelles. Sondés par communiquer plus effica- tiers ». Certaines entre- Flux Vision d’Orange pourmercient pour les données Christian-François Viala, et Orange en octobre 2014, cement en one-to-one. » prises se sont déjà lancées. scruter les déplacement depersonnelles que vous dis- séminez sur Internet. Via la publicité payée par les marques, les éditeurs trans- forment le contenu de vos mails, vos achats antérieurs ou votre historique de na- vigation en espèces son- nantes et trébuchantes. En 2013, les publicités sur In- ternet, souvent ciblées, ont rapporté 120 milliards de dollars. Certes, en échange, les internautes ont profité gratis de leur boîte mail, de leur moteur de recherche et de leurs réseaux sociaux fa- voris.installée dans l’espace start- up de Bpifrance. Sur cette plateforme, l’internaute crée son profil, et peut entrer enils ont en effet évalué qu’elles valaient 170 à 240 euros.Yes Profile compte déjà uneLES ENTREPRISESLes opérateurs télécoms, en particulier, sont précur- seurs, puisque les données géolocalisées de leurs abon-520000 touristes. Quant à SFR, la vente à des tiers des informations sur la pro- venance et le profil des vi- siteurs de centres commer- ciaux lui a valu le 3e prix de l’innovation Big Data en 2013.Mais pourraient-ils aller plus loin, en tirant eux-aussi des revenus financiers des informations qu’ils parta- gent ? En 2013, à New- York, Federico Zannier, un étudiant italien en commu- nications interactives, s’est livré à une expérience ori- ginale pour dénoncer la pu- blicité en ligne. Pendant des mois, il a enregistré le texte des pages web sur lesquelles il a surfé (2800855 lignes de textes, soit 1500 livres), les captures d’écran des pages qu’il visitait (19120 photos), la distance parcou- rue par le curseur de sa sou- ris (3,5 kilomètres), ou en- core des photos prises avec sa webcam toutes les 30 secondes (21124 clichés). Enmars,ilamisces7 giga-octets de données en vente sur le site de finan- cement participatif kickstar- ter, à partir de 2 dollars pour une journée de navi- gation, et jusqu’à 200 dollars pour la totalité des infos.Votre nouvelle cash machine ?contact avec des annonceurs pour mettre ses données à leur disposition contre ré- munération. « Aujourd’hui, ces informations sont louées dans votre dos. Nos outils permettent à chacun de contrôler et monétiser lui- même ses données person-quarantaine de marques par- tenaires, dont les Galeries Lafayette, Norauto, Société Générale, Price Minister ou Médecins du Monde. Car la plateforme ne les néglige pas : « Aujourd’hui, la pu- blicité en ligne a tendance à frustrer les cibles autantentreprises stockent de plus en plus d’informations dont elles ne savent pas toujours quoi faire. Et les choses ne vont pas s’arranger avec le développement des objets connectés. « Nombre de sociétés se demandent au- jourd’hui comment les mo-nés aux offres mobiles in- téressent de nombreux ac- teurs. Les gestionnaires de transports en commun – SNCF, RATP – peuvent par exemple mieux com- prendre les habitudes de trajet de la population, et suivre les flux en tempsEn juillet de la même an- née, Elie Girard, directeur financier-adjoint d’Atos de- puis 2014, se confiait à la Revue de l’Association Té- lécom ParisTech Alumni : « Dans une vision pros- pective, les opérateurs pourraient envisager des modèles innovants qui, en exploitant les gisements de données élaborées et pré- traitées en interne (profils clients, géolocalisations, flux de navigation en temps réel) et ceux accessibles à partir du Web (base de données en Open Data, données issues de réseaux sociaux), constitueraient de véritables bases de don- nées valorisées. Ces bases pourraient alors être ac- cessibles par des tiers, fa- voriser le développement de services innovants et constituer un écosystème autour des opérateurs. » Les acteurs des moyens de paiement et les banques ne sont pas en reste, puisque leurs données intéressent de nombreux acteurs du marketing et de la distri- bution. Les commerçants peuvent par exemple les utiliser pour évaluer si une zone est propice à un com- merce donné, ou mesurer la valeur réelle d’un fonds de commerce. L’an dernier, Reuters UK rapportait ainsi qu’une dirigeante de Mas- terCard, Ann Cairns, consi- dérait la vente des Big data comme « un domaine enLa vente à des tiers d’informations sur la provenance et le profil des visiteurs de centres commerciaux a valu à SFRAvec l’inflation du volume de données échangées, lesCOMBIEN VOS DONNÉES PERSONNELLES VALENT-ELLES ? Depuis cet acte militant, des services très sérieux ont vu le jour pour proposer aux internautes de monétiser leurs données personnelles.nelles », explique Chris- tian-François Viala. Les membres gagnent au- jourd’hui 3 à 5 euros par mois, et le fondateur espère faire monter ce chiffre à 40 ou 50 euros d’ici 2017, à raison de 15 centimes la lo- cation d’une adresse mail pour une journée par une seule marque. Les inter-un prix de l’innovation Big Dataque les marques. 35% des nétiser. On voit d’ailleurs gens donnent de fausses in- émerger des rôles de res- formations dans les formu- ponsables data monetiza- laires. Les bases de données tion dans certains contiennent aujourd’hui groupes », observe Reda 50% d’éléments erronés, ce Gomery, associé responsa- qui oblige les marques à ble data & analytics chez doubler leurs envois de Deloitte. Le spécialiste mails, pointe Christian-Fran- considère que « les services çois Viala. Notre service de monétisation se déve- permet de fluidifier la rela- lopperont dans les deuxquasi-réel, afin par exemple d’optimiser la gestion d’un accident, d’un retard ou d’une grève. Les collecti- vités locales et les acteurs du tourisme peuvent aussi mieux comprendre la fré- quentation des sites touris- tiques par les visiteurs étrangers. A l’été 2012, le Comité régional de la ré-très forte croissance »..56 SEPTEMBRE 2015Aymeric Marolleau]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23STRATéGIE & INNOVATION NUMéRIQUE Haute résolution - L’offre des prestataires de facture électronique Be different...De l’interopérabilité aux services supplémentaires comme le règlement de la facture, voici neuf innovations et services qui permettent aux prestataires de facture électronique de se différencier.LE BTOGto Governement », lequel se veut comme une troi- sième catégorie de relations de créances. Tout vient d’une mesure européenne passée dans la réglemen- tation française. « Dès legrandes entreprises four- nisseurs de l’Etat, des col- lectivités locales et des éta- blissements publics devrontnon signée électronique- ment d’être valide légale- ment, à condition de pou- voir produire l’ensemblerablement accélérer le pro- cessus global de facturation. C’est là encore une presta- tion qui intéressera énor-et ils laissent tous une trace, stockée et liée à la facture concernée », sou- ligne Thomas Honegger, directeur de la filiale France d’Esker. Ce qui, en cas de litige, peut se révéler fort pratique.Le BtoG est un terme quicommence à apparaître deplus en plus souvent dansles discussions entre pres-tataires de facturation élec-tronique. Il s’agit d’uneabréviation de « Business 1er janvier 2017, les® Dématique &AIDER AU RECOUVREMENTLe recouvrement d’une fac- ture n’est pas toujours sim- ple – loin de là. Parfois, il faut utiliser des relances, lancer des procédures... Si la gestion automatique de ces fonctionnalités n’est pas d’actualité (principa- lement pour des raisons de responsabilité), un mélange de reportings bien construits et la possibilité de pouvoir simplement, de- puis la solution de factu- ration, déclencher l’envoi des relances est un plus indéniable.GouvernanceparJean-Marc RietschExpert international en dématique, président du Digital Information Institute ou D2IQuand les plus petits montrent l’exempleDU SUR-MESURE SI NÉCESSAIREDe façon générale, les clients recherchent des so- lutions qui automatisent le plus possible le traitement de la facture. « Il faut pou- voir offrir également desIl y a un peu plus d’un an, le 23 juillet 2014, est paru le règlement n° 910/2014 du Parlement européen et du Conseil sur l’identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur, abrogeant du même coup la directive 1999/93/CE à l’origine de la loi française de mars 2000 reconnaissant l’écrit numérique au même titre que l’écrit papier.De quoi donner un sentiment de toute puissance au comptable...A l’analyse, le règlement de 2014 se révèle particulière- ment riche et précis mais aussi très structurant, en parti- culier pour les organismes publics. On aurait pu simplement regretter que ne soit pas traitée la préserva- tion (archivage) des données autres que celle relative à la signature et au cachet électronique, ainsi que la recon- naissance du transfert d’original au cours d’un processus de numérisation.Un des services les plus innovants est la création, dans la solution de facturation, d’un espace de dialogue entre le facturant et le facturéprestations « à façon » », estime Thomas Honegger. Il peut arriver que, pour une raison ou une autre, un client demande un traite- ment différent de tous les autres (par exemple apporter des pièces justificatives que ne demandent pas les autres clients, envoyer une facture en trois exemplaires à trois destinations différentes...). Proposer une solution de facturation qui permette de répondre à ces demandes exceptionnelles de façon simple est un facteur im- portant de différenciation.envoyer leurs factures élec- troniquement ; puis ce sera au tour des ETI en 2018, des PME en 2019 et des TPE en 2020 », rappelle-t- on chez Accelya. Plus pré- cisément, il faudra passer par la plateforme étatique Chorus. Proposer dès au- jourd’hui des solutions compatibles permet de ras- surer les clients sur le res- pect de la législation. Mais le BtoG n’est pas seulement national : la mesure étant européenne, chaque pays va se doter de sa propre plateforme (ou l’a déjà fait, comme l’Espagne ou l’Ita- lie). Être compatible avec toutes les plateformes éta- tiques européennes sera un plus indéniable.des documents ayant servi à générer le document – donne l’opportunité d’élar- gir ce service. La possibi- lité, sur le portail ou la so-mément les TPE : elle est adaptée à des montants de facturation plutôt modestes, et n’est réellement efficace que si le processus de vali-Est-ce un hasard, mais un an après, le 25 juillet 2015, le Luxembourg a publié sa loi en préparation depuis plu- sieurs années sur l’archivage électronique ainsi que deux règlements grand-ducaux d’application sur la dématéria- lisation et la conservation de documents ainsi que la cer- tification des Prestataires de services de dématérialisation ou de conservation (PSDC).lution de facturation choi- sie, de stocker avec la fac- ture tous les documents ad hoc (sans pour autant re- créer une gestion intégrale des documents) sera un plus apprécié par certaines entreprises, particulière- ment les PME.dation des dépenses est court. En revanche, il est possible de lier ce processus de paiement au déclenche- ment de la livraison.Cette nouvelle loi est particulièrement intéressante car elle vient justement combler les manques identifiés pré- cédemment dans le règlement de 2014. Elle permet ainsi : - de définir les conditions de dématérialisation d’origi-L’ARCHIVAGE DE LA PISTE D’AUDIT FIABLESi le traitement et l’archi- vage des factures fait de plus en plus partie des pres- tations de base, l’arrivée de la notion de piste d’audit – qui permet à une factureESPACE DE DIALOGUEUn des services les plus innovants est la création, dans la solution de factu- ration, d’un espace de dia- logue entre le facturant et le facturé (ou entre les ser- vices internes qui se par- tagent le document). « L’avantage est double : les échanges sont accélérésnaux et les conditions de conservation de copies etLE RÈGLEMENT DE LA FACTURE Actuellement proposé par peu d’acteurs du secteur, la possibilité de régler di- rectement certaines factures en ligne par virement ou carte bleue peut considé-d’originaux numériques ;- dedéterminerlesconditionsdanslesquelleslescopiespeuvent bénéficier d’une présomption de conformité àl’original ;- de fixer les règles applicables à l’activité de prestatairede services de dématérialisation ou de conservation. Même s’il s’agit d’une loi nationale, elle est à la fois com- plémentaire et parfaitement cohérente avec le règlement européen de 2014 et pourrait donc s’étendre naturelle- ment et prochainement à l’ensemble de l’Europe.58 SEPTEMBRE 2015]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[n°23www.ecoreseau.frPERSONNALISER L’INTÉGRATION AVEC L’ERP L’intégration avec l’ERP de l’entreprise couvre en fait deux aspects qui font partie intégrante du métier de la facturation : la per-INTEROPÉRABILITÉ ÉTENDUEDans le même état d’esprit, plus l’interopérabilité d’une solution est poussée, plus elle sera attirante pour les entreprises. L’objectif de facturation électronique,Haute résolution - L’offre des prestataires de facture électroniqueSTRATéGIE & INNOVATION NUMéRIQUEONexpense ou la révolution de la note de fraisPour beaucoup d’entreprises et leurs collaborateurs « mobiles », la gestion des notes de frais est une gageure. Avec ONexpense, solution révolutionnaire d’automatisation de la note de frais, plus de perte de temps, d’argent ni de productivité. Découvrez comment.Des collaborateurs de plus en plus mo- biles, qui accumulent les notes de taxis, d’hôtel ou de restaurant etpassent un temps consid-érable à les organiser en- suite – quand elles ne sont pas perdues. Une gestion compliquée pour les serv- ices en interne, qui doivent traiter des quantités de notes de frais plus ou moins complètes ou bien ren- seignées, contrôler les jus- tificatifs... La gestion des notes de frais est, pour beaucoup d’entreprises, un grain de sable persistant dans les rouages du bon fonctionnement de leur or- ganisation.Retrouver de la productivité...Or, pour le salarié comme pour l’entreprise, gaspiller temps, énergie et argent n’est ja- mais une bonne nouvelle. Pour le premier, c’est sa trésorerie personnelle qui est « de- hors » : il devra au quotidien être vigilant sur la conservation de ses tickets, et à périodicité récurrente prendre le temps de les organiser correctement pour se faire rembourser. Chose peu aisée quand on connaît la réalité du quotidien des professionnels en déplacement.Pour la seconde, c’est bien sûr une question de productivité. Le temps passé par le salarié à gérer ses notes, puis celui que passe le service concerné à les traiter, est considérable. Lorsque les collaborateurs, de surcroît, franchissent les frontières, la variation des taux de conversion multiplie les risques d’erreur. Certes, des solutions de gestion de la note de frais existent, mais la part de traitement manuel, jusqu’à présent, restait importante, minimisant le bénéfice utilisateur....en choisissant la simplicité !C’est précisément l’apport inédit de ON- expense. Car la solution dévelop- pée par ONappli automatise (presque) tout le processus. Grâce à elle, quand un col- laborateur descend d’un taxi, règle une chambre d’hôtel ou sa note au restaurant, il prend en photo son ticket avec son smartphone. ON- expense le reconnaît, le scanne, le détoure, et lui présente le résultat pour val- idation. Le ticket est ensuite traité pour alimenter un cu- mul des rapports, télécharge- able chaque fin de semaine ou de mois. D’un simple clic, le salarié récupère alors d’une part un fichier compressé contenant toutes sesfacturettes, d’autre part, un document Excel en détaillant le contenu. Il n’a plus qu’à le transmettre. Les règles de signa- tures sont intégrées dans l’offre ONex- pense. Le collaborateur ne perd plus d’ar- gent, plus personne ne perd de temps, en toute simplicité – ONexpense est utilisable sans formulaire, sans saisie, et sans apprentissage – et pour un abon- nement modique. Une révolution.Trois questions à Frédéric Souchkoff, CEOQu’est-ce qui différencie ONexpense d’autres solutions existantes ?Notre philosophie est de concevoir des applis inspirées par nos usages réels, et offrant une vraie expérience utilisateur. C’est en observant les professionnels – que nous sommes aussi ! – dans leur vie quotidienne que nous identifions leurs besoins concrets. ONexpense, par exemple, est conçu pour les gens qui voyagent afin de les affranchir d’un problème récurrent : la gestion de leurs notes de frais. Mais pour que le bénéfice soit évident, nous avons pensé la solution laplus simple et la plus complète possible.Concrètement, quel est ce bénéfice ?Facilité, rapidité, modicité. Le problème de la note de frais est d’une part la perte de temps, d’énergie, et éventuellement d’argent pour le bénéficiaire, d’autre part de productivité et de complexité de traitement pour son entreprise. Pour un abonnement mensuel à partir de 4,90 euros, l’ensemble des opérations est réalisé, du point de vue de l’utilisateur, en quatre clics : un pour faire la photo, un pour valider son ticket, unpour télécharger son cumul de rapports, un pour envoyer les pièces à la comptabilité. Difficile de faire plus simple !Cela peut-il se décliner sur d’autres « APPS » ?Nous envisageons à terme toute une collection de « ON » possédant ces caractéristiques. En fait, organiser et sécuriser tous les documents qui répondent à une possibilité semblable de reconnaissance automatisée, et à besoin similaire de traitement systématisé et de conservation à plus ou moins long terme. ONappli n’a pas fini de simplifier la vie de ses clients, entreprises et particuliers ! Découvrez ONexpense sur fr.onexpense.com et bénéficiez de 30 jours d’essai gratuit !  ONappli sera présent au Salons Solutions du 6 au 8 octobre 2015CommuniquéLa piste d’audit -qui permet à une facture non signée électroniquement d’être valide légalement - donne l’opportunité d’élargir les servicessonnalisation des inter- faces, qui se doit d’être la plus complète possible, et la facilité d’intégration lo- gicielle avec l’ERP. Le plus est de réussir à fournir l’ac- cès à des fonctionnalités supplémentaires de façon simple et riche. « Les ERP monolithiques ne sont plus adaptés à l’environnement d’aujourd’hui : les entre- prises ont besoin de pou- voir s’adapter rapidement, et ont donc besoin de so- lutions modulaires, qui peuvent ajouter facilement des fonctionnalités », es- time Rinus Strydom, VP Alliances & Solutions Consulting chez Tradeshift, un spécialiste norvégien de la relation client-four- nisseur qui connaît une croissance très rapide de- puis sa création. La plate- forme Tradeshift est en open source, et dispose ainsi d’un vivier grandis- sant d’add-ons et autres applications.aussi bien pour les presta- taires que pour les entre- prises, est de bâtir des re- lations durables. Pour cela, il faut faire preuve de sta- bilité ; une partie de cela revient à démontrer que l’on est compatible avec le plus possible d’autres solutions et que l’on est très réactif pour maintenir cette flexibilité.MOBILITÉLes terminaux mobiles prennent de plus en plus d’importance dans le monde professionnel. Pro- poser une solution qui fonctionne sur ces appareils (ce qui suppose notammentun travail sur la sécu-tout .risation des données) de- vient indispensable. Cela veut dire, par exemple, avoir une ergonomie de sa solution adaptée au support ainsi que des services de signature électronique qui tirent parti d’un écran tac- tile.fr.onexpense.comJean-Marie BenoistSEPTEMBRE 2015 59]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23STRATéGIE & INNOVATION NUMéRIQUE Business Story - UbisoftRetour sur l'histoire d'une entreprise française que les innovations portent vers les marchés internationauxLoisirs à 360 degrésULe petit éditeur de jeu vidéo des années 1980 est devenu un géant planétaire. S’il a surfé sur l’essor de l’informatique et son potentiel sans limite, sa réussite est surtout le fruit de choix stratégiques qui tombent à pic.ne histoire de Si Zombi a joué un rôle de toire. Mais la qualité du ca- depuis le premier jour ». dant de longues années, Autant dire qu’Ubisoft ne morts-vivants, un tremplin indéniable pour talogue de l’éditeur et sa Ce discours bien rôdé ne Ubisoft a su innover, en dé- développe désormais plus brin d’audace, et l’entreprise, l’accélération réussite planétaire s’expli- semble pas se résumer à de passant les frontières du seulement des jeux, maisun flair rare pour les tour- de croissance la plus im- quent également par une simples mots percutants jeu vidéo pour se tourner plutôt des marques dont lanants technologiques qui s’annoncent. Voici en subs- tance les ingrédients qui ont propulsé Ubisoft sur l’au- toroute du succès en un clin d’œil. L’histoire de ce géant du jeu vidéo aujourd’hui présent dans les plus grandes métropoles mondiales com- mence à Montreuil-sous- Bois, en Seine-Saint-Denis, en 1986. Yves Guillemot, soutenu par ses quatre frères et fraîchement sorti de son école de commerce, se lance alors dans une aventure folle. Ils misent sur le succès du film de George A. Ro- mero, Zombie, l’une des productions cinématogra- phiques du moment, deve- nue culte à grand renfort d’hémoglobine et de scènes gores. Le jeu vidéo qui en découle, Zombi, est l’une des sensations de la fin des années 1980, et fait d’Ubi- soft un jeune éditeur du sec- teur promis à un avenir doré. Entoiledefond,ilyales mutations informatiques qui s’amorcent. Zombi est d’abord disponible sur Ams- trad CPC. Il est très vite adapté sur Commodore 64, Dos et des machines puis- santes de l’époque comme l’Amiga. Chaque année ap- porte son lot de révolutions sur le plan graphique, info- graphique et en matière de potentialités technologiques dont profite le secteur des jeux vidéo. Moins de trois décennies plus tard, le chif- fre d’affaires annuel de la société tutoie la barre du 1,5 milliard d’euros. Elle possède aujourd’hui pas moins de 29 studios de dé- veloppement répartis dans 19 pays. En 2014, Ubisoft se classait parmi les trois plus grands éditeurs indé- pendants au monde, derrière les concurrents Américains Activision Blizzard et Elec- tronic Arts.60 SEPTEMBRE 2015Le premier opus de Rayman semble si lointain...vocation est d’être déclinées sous différentes formes, à la manière du modèle mar- keting qui englobe les offres « Star Wars » : aux films s’ajoutent les livres, les jouets, les objets de collec- tion... Une véritable stra- tégie « à 360 degrés, per- mettant de conserver un contrôle étendu sur les adaptations », indique Yves Guillemot. Le président am- bitieux n’hésite pas à évo- quer le groupe Walt Disney comme modèle de référence en matière de divertisse- ment. Une sorte d’idéal vers lequel Ubisoft veut tendre. Ubisoft Motion Pictures a d’ores et déjà annoncé qu’un film sera tiré du célèbre jeu Assassin’s Creed. Celui-ci est prévu pour 2016 et se veut être une des grosses productions annuelles, (les acteurs Marion Cotillard et Michael Fassbender étant les têtes d’affiche). Les jeux Splinter Cell, Ghost Recon, ou encore Watch Dogs sont eux aussi destinés à être adaptés très bientôt, illus- trant la volonté du groupe de ne pas perdre de temps dans sa stratégie d’avenir. « Il s’agit d’une nouvelle approche du jeu vidéo, consistant à créer des loisirs qui se rattachent à de mul- tiples autres domaines », souligne Julien Villedieu. L’édition est un autre pan essentiel du développement. La maison Les Deux Royaumes, fondée par Ubi- soft, a publié plusieurspressionnante survient en 1995 avec la sortie du jeu Rayman qui s’écoulera à 20 millions d’unités. L’an- née suivante, la société entrepolitique de croissance ex- terne qui débute avec les années 2000. Les entreprises Redstorm Entertainment, Game Studio, ou encorepour mieux séduire. Voilà plusieurs années qu’Ubisoft est l’une des attractions ma- jeures de l’Electronic En- tertainment Expo (souventvers un développement glo- bal relatif à l’entertain- ment ».Effectivement, pour les di- rigeants de l’entreprise,Ubisoft ne développe plus seulement des jeux, mais plutôt des marques, dont la vocation est d’êtreen Bourse. S’ensuivent des années de croissance expo- nentielle, entre 1997 et 2001. Une période qui se caractérise par l’ouverture de nombreux studios de dé- veloppement interne ainsi que par une hausse des ra- mifications au sein du réseau de distribution. Shanghai, Montréal, Québec, Milan, Barcelone, Casablanca, An- necy et Montpellier accueil- lent Ubisoft sur leur terri-déclinées sous différentes formessurnommé l’E3), le plus grand salon international du jeu vidéo et des loisirs in- teractifs, rendez-vous annuel incontournable pour les pro- fessionnels du secteur. Pour Julien Villedieu, secrétaire général du Syndicat national du jeu vidéo (SNJV), « la politique d’originalité de l’entreprise porte ses fruits. Au-delà de la course à l’hy- perréalisme qui a motivé les acteurs du domaine pen-l’avenir ne se limite pas aux manettes et consoles de jeux. Dès 2011, Ubisoft Motion Pictures voit le jour. Il s’agit d’un studio chargé d’adapter les créations du groupe pour la télévision et le cinéma. Deux saisons des « Lapins Crétins », des personnages créés par Ubi- soft, ont été diffusées sur le petit écran. Résultat : un franc succès aussi bien en France qu’aux Etats-Unis.Blue Byte Software, pro- priétaires de licences de jeux à grand succès, tombent progressivement dans l’es- carcelle du géant français.daptéesDE L’ÉDITEUR DE JEUX AU CRÉATEUR DE MARQUESYves Guillemot, cofondateur et P-Dg de l’éditeur, aime marteler que sa société « veut prendre des risques », que « c’est dans son ADNbandes dessinées a. d’Assassin’s Creed et des Lapins Crétins. Ces derniers ont déjà séduit 500 000 clients. Des succès qui amè- nent le groupe à revoir ses prévisions financières à la hausse. Une croissance de 86% des revenus est envi- sagée pour 2015...Mathieu Neu]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[Architecte Frank Gehry550 m2 d’espaces de réceptionouverts sur le Parc de BercyOffrez une architecture d’exception à vos événements !ÉVÉNEMENTS PRIVÉS 01 71 19 33 61 . evenements@cinematheque.fr3 auditoriums de 90 à 410 places Visite privée des expositions entièrement équipés Projection de courts métragesLa Cinémathèque française - Musée du Cinéma 51 rue de Bercy Paris 12e . À 10 min de Châtelet / 5 min de la Gare de Lyon . M Bercy 6 14 . cinematheque.fr]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23STRATéGIE & INNOVATION NUMéRIQUE Regard digital - Antoine Brachet, fondateur des « 100 Barbares » Entretien avec une figure clé de la transformation numérique« Nombre de dirigeants ont mal estimé larévolution numérique »Ce responsable du développement de Netvibes (groupe Dassault Systèmes) est à l’initiative des "100 Barbares", groupe citoyen qui veut changer le monde. Avec Internet, les réseaux sociaux et l'industrie du logiciel,Comment est née l’idée ?Publié par l’Institut Choi- seul en février, un classe- ment m’a désappointé. Le think tank y recensait les 100 “leaders économiques de demain” pour la France, avec beaucoup de “fils de” comme Yannick Bolloré, Delphine et Antoine Ar- nault, Gabriel Naouri..., et d’énarques parachutés. Pas (ou presque) de créateurs de start-up, d’artistes, de développeurs informatiques, de spécialistes de l’intelli- gence artificielle ou des biotechs, de profils aty- piques... Je sentais bien que la France de demain ne se jouait pas du tout là. J’ai donc créé en réaction une page Facebook nommée “Les 100 Barbares” et ai invité des amis à participer à un sondage : “Vote pour ton barbare” ! Objectif : repérer les leaders qui sont vraiment capables de chan- ger la France, avec notam- ment les outils numériques pour bousculer les conser- vatismes et inventer les so- lutions qui remettront le pays en marche. Je l’ai fait de manière instantanée et j’ai été surpris par le nombre de gens qui pensaientLes résultats du vote vous ont surpris ? Peut-être par sa diversité. On trouve des entrepreneurs comme Frédéric Mazzella, fondateur de BlaBlaCar, ou Vincent Ricordeau, fonda- teur de la plateforme de fi- nancement participatif Kiss- KissBankBank. Nicolas Co- lin, auteur du rapport Co- linCollin sur la fiscalité du numérique, y figure en bonne place, en compagnie de ses associés, Alice Za- gury et Oussama Ammar,62 SEPTEMBRE 2015ces individus de 30-45 ans comptent bien bousculer le système...comme moi.N’attendons plus les solutions de la part de nos dirigeants politiques dépassés par la révolution technologique. Proposons-les !Les Barbares ne sont qu’un moyen parmi d’autres d’ac- compagner le changement. Le monde va évoluer, il importe d’adopter un nou- veau regard. Un diagnostic est nécessaire sur ce qu’est un être humain face au transhumanisme naissant, sur la société, le salariat alors que la robotisation menace nombre d’emplois. Ilyadelavolontéetdela créativité en France, nouscofondateurs de The Family une structure destinée à coacher et financer des start- up. Mais certains n’ont rien à voir avec le business. Henri Verdier rattaché aus’emparent des nouvelles possibilités scientifiques et techniques pour en faire quelque chose d’inédit. Parce qu’ils viennent de l’extérieur, parce qu’ils netechnologique qui trans- forme l’emploi, la régula- tion, la croissance... Nous devons porter certaines vi- sions des futurs possibles au cœur du débat public.Quelle est l’ambiance de ce genre de rassemblement ?Il y a une tension féconde entre les différentes ten- dances, les personnalités, et finalement peu de « trol- ling ». Le débat semble désidéologisé, c’est celui qui devrait déjà animer la société aujourd’hui. Nous fédérons beaucoup d’éner- gie, en atteste le rassem- blement du 31 mars à l’Ar- chipel à Paris qui a regroupé 300 personnes, dont 50 qui se sont proposées pour or- ganiser. Le principal risque est de rester dans un entre soi ravageur, ou de vivre une trop forte institution- nalisation. Pour l’heure les opinions divergent. Il existe des oppositions, mais en nous appuyant sur les ré- seaux sociaux, nous pou- vons nous regrouper en quelques clics, créer une relation de confiance en trois messages Facebook, élaborer et échanger des manifestes à toute vitesse.le coût du travail, en rêvant des gaz de schiste ou du protectionnisme –, nous ne créerons pas les conditions qui permettront au para- digme nouveau d’émerger, où les entreprises cham- pionnes de demain pourront naître. Internet et l’industrie du logiciel et des algo- rithmes ne vont pas seule- ment chambouler le modèle économique du cinéma, de la musique, de la presse ou des taxis. Les télécoms, le luxe, l’immobilier vont être bouleversés. Et les secteurs où il existe des rentes ne sont pas les seuls à être concernés. Les services pu- blics comme Pôle Emploi, la santé, l’éducation ou les transports publics commen- cent aussi à être ciblés. Ré- cemment j’ai appelé à la mobilisation pour défendre Nicolas Colin, attaqué en justice par le patron des Taxis G7, Nicolas Rousse- let, pour avoir défendu les VTC. Innover reste une per- turbation de l’ordre établi.Qu’est-ce que le numérique pour vous ? C’est la capacité à dupliquer vite si la solution est inté- ressante. Il est intéressant de constater la vitesse à la-ratoire géant va nous aider.Quels freins principaux constatez-vous en France ?Nous n’avons pas la culture de l’échec dans l’Hexagone. C’est un problème majeur car nous essayons toujours de programmer les choses deux ans en avance. Bien compliqué en matière d’in- novation ! Les grandes so- ciétés misent essentielle- ment sur l’innovation in- terne, et le taux de trans- formation des projets n’est pas bon. On craint trop de se tromper et d’être remisDes barbares qui bâtissent... On aura tout vu...Qu’est-ce que Futurbulences au juste ? Je suis d’un naturel curieux et ce genre de think tank qui fait de la prospective et élabore des scenarii sur deux ans m’a tout de suite passionné. Nous recevons des personnes passionnantes – comme le spécialiste en génétique Laurent Alexan- dre récemment par exemple –, qui nous éclairent sur les orientations possibles dans divers domaines.Premier ministre et chargé d’ouvrir au plus grand nom- bre les données publiques centralisées par l’Etat, la romancière Flore Vasseur ou l’écolo Cyril Dion, mem- bre du mouvement Colibris de Pierre Rahbi, sont aussi présents.Que cherche désormais à réaliser ce groupe ? Notre point commun est la certitude que le monde est à la veille de grands chan- gements, synonymes d’op- portunités économiques et sociétales. Il y a plus de 20 ans que la révolution nu- mérique a commencé quand l’Etat, les collectivités et les grandes entreprises ne s’y sont pas encore pleine- ment adaptés. La France a besoin d’innovateurs radi- caux, d’entrepreneurs quise soucient pas des conven- tions habituelles et ont bien l’intention de décloisonner des secteurs. Nombre de dirigeants n’ont pas mesuré le caractère disruptif de la révolution numérique. Les entreprises digitales sont àÊtes-vous optimiste ?en cause.la pointe et développent quelle les GAFA accumu- des modèles économiques Pourquoi avoir appelé lent un nombre de données novateurs, quitte à froisser. les Barbares à aider incroyables et gobent de N’attendons plus de solu- Nicolas Colin ? nouveaux secteurs. Aucune tions de la part de nos diri- Ses idées son vivifiantes. génération n’aura vécu une geants politiques ; il est ur- Selon lui tant qu’on s’ac- évolution aussi importante. gent de commencer à les croche au paradigme ancien Il nous faut donc bien ai- proposer nous-mêmes, car – celui de la société de guiller la technologie, pour leur grille de lecture est dé- production centralisée, qu’elle soit un moyen et passée et ne tient pas comme on s’acharne à le non une fin. Nous avons compte de la révolution faire en France en baissant un rôle à jouer, et ce labo-en sommes la preuve..Julien Tarby]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23RH & FORMATION Réseaux et influence - Loges de stades et espaces VIPDécryptage d'un groupement ou cercle en particulier, de son dynamisme et de sa capacité à favoriser le networkingPlaces gagnantesR eims, le 16 août. Cadeau de rentrée aux supporters des Rouge et Blanc, c’est l’OM qui ouvre la saison au stade Auguste Delaune. La pan- neautique est flambant neuve, les loges sont bien garnies, les bulles ont rempli les coupes. De quoi donner le sourire à Fabrice Harvey, directeur commercial du Stade de Reims, qui travaille aux offres d’hospitalité et au renouvellement des par- tenariats depuis de longues semaines. « Nous possédons 32 loges pour 400 places au total, qui disposent d’un espace VIP en commun, où les partenaires et les joueurs se retrouvent après le match pour un dîner assis. C’est le lieu des maisons de cham- pagne qui invitent leurs clients, mais aussi leurs li- vreurs (ceux qui leur ven- dent le raisin, ndlr), explique cet ancien joueur pro qui voit débuter la quatrième saison consécutive en Ligue 1 de ce club phare des an- nées 50. Nous disposons également d’un salon d’une capacité de 500 à 600 per- sonnes, avec restauration debout pour les détenteurs de billets VIP. Enfin, der- rière la tribune Jonquet, nous disposons d’un autre espace de 200 à 250 per- sonnes. » On y retrouve no- tamment nombre d’entre- prises du bâtiment, des petits producteurs, des entreprises de transport... Au total, le club compte plus de 300 partenaires. Dans une ag- glomération de 220000 ha- bitants, les acteurs du monde économique se connais- sent et quand ce n’est pas le cas, ici comme souvent en région, le stade fait le reste. « Ce que l’on vend ? D’abord un lieu d’émotion et de passion, le socle de l’appartenance à une ville, à un territoire, à des cou- leurs, poursuit Fabrice Har- vey. Mon rôle est de mettre les gens en relation, de lesdes lieux de rencontres fructueuses en affaires ?Entre un but et un essai, les loges et autres espaces selects des stades ne pourraient-ils pas être aussifaire se rencontrer et que le business se fasse. Ce doit être notre valeur ajoutée. »qui a notamment transporté 30000 clients jusqu’aux Jeux de Londres et a déjà enregistré 10000 com-à 500€ par personne. On y invite ses collaborateurs, ses clients voire ses pros- pects pour y faire du busi-davantage. Dans tous les cas, je conseille aux entre- prises qui se posent la ques- tion d’investir dans le sport,montée, nous allons struc- turer notre relation et la stratégie de l’entreprise qui va autour, en passant d’un soutien – qui prenait la forme d’une quarantaine de places à chaque matches dont la moitié dans la tribune offi- cielle – à un véritable par- tenariat. D’autant qu’en face, le club s’organise de manière de plus en plus pro- fessionnelle. 12000 specta- teurs dans le stade, passages TV et dans les journaux, partage des valeurs connues de solidarité, d’ambition, de cohésion, d’esprit d’équipe et de combat que l’on peut mettre en avant et surtout partage dans une région de toute façon acquise à l’ova- lie : c’est franchement diffi- ciledenepasyêtre»,ex- plique Bernard Le Page, di- recteur de la communication d’une des dix plus grosses entreprises du Sud Ouest, déjà au soutien du handball à Billère et des basketteurs de l’élan Béarnais. On est loin des salons du Stade Français, détenteur du Bou- clier de Brennus et tout au- tant champion de France de la com’, qui propose des loges à l’année à partir de 76800 euros, mais aussi des packs quatre matches à partir de 1800 euros. Mais faire partie du gotha régional réuni autour des couleurs locales est forcément un atout dans les affaires. Le rugby à Pau, le football à Châteauroux, la basket à Strasbourg, le handball à Chambéry... « Entrer dans l’aventure, c’est forcément faire partie d’un cercle. En faire quelqueLE CONTACT EST DANS LE PLATPour l’investissement, il faut compter entre 15 et 20000€ par saison pour disposer de places VIP, d’accès en loge et de communication vi- suelle dans le stade. Ballon rond, toujours, à 500km de là. Un autre club historique du football français soigne ses partenaires. Les canaris du FC Nantes proposent ainsi des offres de 5400 à 6400€ la place en loge pour 19 matches par an. Pour Gilles Lecoublet, P-Dg de Quadra, une entreprise spé- cialisée dans la gestion in- formatique et les solutions d’impression, l’aventure a démarré il y a quatre ans. « Nous avons fait le choix de réserver, pour chaque saison, une Loge Prestige. Un véritable moment de convivialité que nous par- tageons avec nos clients, à chaque match, explique ce patron d’une entreprise qui réalise 12 M€ de chiffre d’affaires. Pour nous, c’est l’occasion également d’échanger dans un contexte différent, tout en profitant, à chaque fois, d’un service de grande qualité, un point très important. Nous sommes sur un club à laDerrière le cordon rouge, une autre manière de voir un match de foot...mandes pour la prochaine Coupe du Monde de rugby en Angleterre, l’assure : « Que l’on fasse partie d’un club entreprises à l’année ou que l’on souhaite seule- ment acheter une prestationness. À nous, en parallèle de la logistique, d’être des facilitateurs des mises en relation. L’offre d’hospitalité a connu un vrai renouvel- lement depuis la Coupe du Monde 1998 en France. Au-de bien identifier leurs be- soins et de mesurer l’acti- vation que l’entrepreneur souhaite mettre place. » Avec, en amont des contacts potentiels, des invariants qu’il ne faut pas négliger : de bonnes places, l’oppor- tunité de côtoyer champions et consultants, le sentiment d’être dans les coulisses de l’événement et, Français ne se reniant pas, une qualité obligatoire des prestations à table.Il est indispensable que le personnel se reconnaisse lui-même dans les valeurs de la discipline ou du clubchose, c’est aussi ne pa. blier que, si cela doit servir à l’entreprise pour se faire connaître, se faire apprécier, voire vendre quelque chose, il est indispensable que le personnel se reconnaisse lui- même dans les valeurs de la discipline ou du club que l’entreprise soutient. »forte identité locale, une référence qui parle à chacun d’entre nous. » Le football, sport roi, en Ligue 1 comme en Ligue 2, et l’an prochain avec les championnats d’Eu- rope en France, mais pas seulement, comme l’analyse Igor Juzon, P-Dg d’Even- team. Ce spécialiste de l’hospitalité dans le sport,sur un événement, cette dé- marche demeure un excel- lent outil de relations pu- bliques. Autour du foot et du rugby bien sûr, mais aussi du tennis avec Roland Garros, où il existe des of- fres pour les PME. Lors des premiers jours, il est possible d’y offrir une ex- cellente prestation pour 450jourd’hui, on y crée du ré- seau, lui-même accélérateur de contacts, même si, pour beaucoup, c’est d’abord un support de fidélisation. D’ailleurs, il y a deux types de stratégies en cette pé- riode de contexte écono- mique difficile : ceux qui réduisent la voilure et ceux qui, au contraire, en fontEMPREINTE RÉGIONALE ET COM’ INTERNEPartenaire de la Section Pa- loise qui monte en Top14 – l’élite du rugby français –, TIGF, poids lourds régional du transport et du stockage de gaz naturel, y trouve aussi son compte. « Avec cettes ou-Olivier Remy64SEPTEMBRE 2015]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23RH & FORMATION ObservatoireBrèves, études, actus et classements du mois concernant les Grandes Ecoles,les Universités et le recrutement, picorés en toute subjectivitéu En cette rentrée des classes, les écoles poursuivent leur tour du monde des partenariats (l'X au Sénégal, Polytech au Brésil) ; des formations inédites naissent dans des secteurs seulement émergents, preuve que le monde de la formation souhaite antici- per les usages de demain en préparant des professionnels qualifiés (chaire dédiée aux drones à l'ENAC, accord entre ENGIE et l'ENSAE autour du Big data) ; et le digital n'en finit plus d'être catalyseur de croissance pour les groupes d'enseignement (Ynov et LDLC). Et ça et là, quelques news sur la formation continue en France et à l'étranger. Bonne lecture.Du neuf à l’ENAC- L’ENAC (Ecole nationale de l’aviation civile) et l’uni- versité de Bordeaux/IMA ont officialisé un nouveau plan de coopération d’une durée de cinq ans au salon du Bour- get. Le but ? Faire coïncider leurs activités de recherche et leurs programmes d’enseigne- ment, développer des projetstransformation digitale au sein du groupe afin de déceler de nouvelles opportunités de croissance sur les différents marchés, en faisant évoluer les modes de management et le partage des données. Ce faisant, le groupe ENGIE vient de signer un partenariat avec l’ENSAE-Paris Tech (Ecole nationale de la statistique et de l’administration éco- nomique). Le géant de l’industrie va s’appuyer sur cette école pour recruter et former des data scientists afin notamment de construire une meilleure connaissance clients et d’en concrétiser de nouvelles offres et services dans les domaines de l’efficacité énergétique et de la gestion intelligente de l’énergie.de formation à l’international, multiplier le transfert de savoirs et les publications conjointes.- Outre ce partenariat, le même salon a été l’occasion d’officialiser la chaire Système de drones dédiée à leur intégration dans l’espace aérien en partenariat avec Cofely Inéo et Sagem pour une période de trois ans. Cette nouvelle chaire entend étendre l’exploitation des systèmes de drones à des applications civiles sur les plans national et international.Proposé à compter d’octobre 2015, le mastère spécialisé Ingé- nierie, économie et nouvelles technologies pour la construction à l’international sera dispensé sur les deux campus de chaque école à la Rochelle ainsi que sur le campus marocain de l’EIGSI à Casablanca. Formation en alternance d’une durée de 12 mois ou sur deux ans pour les salariés, le programme se destine aux bac +5 (ingénieurs, master 2 et autres) et aux bac +4 qui peuvent attester d’au moins trois ans d’expérience. Ce nouveau mastère proposera des enseignements dans les domaines des nouvelles technologies : veille, conséquence des nouvelles technologies sur la faisabilité d’un projet et intégration des technologies innovantes dans le domaine de la construction.Nouveau MS pour l’EIGSI La Rochelle et l’ei.CESILe Big data, l’ENSAE et ENGIELe changement d’identité de GDF-Suez en Engie s’accompagne aussi d’uneFormation en gestion du patrimoine avec l’ESGF et BNP ParibasL’Ecole Finance Paris (l’ESGF) et BNPParibas viennent d’entériner un accordde formation pour ouvrir une nouvellespécialisation en alternance pour la rentrée2015-2016. Cette spécialité sera rythméeannuellement par une semaine de courssuivie de deux en alternance avec un pro-gramme théorique abordant toutes les fa-cettes de la gestion du patrimoine : gestionet environnement du patrimoine, marketingfinancier, fiscalité, cession et reprise d’en-treprise, retraites et fonds de pension... Le tout avec l’expertise de BNP Paribas pour permettre aux jeunes d’Île-de-France d’accéder à des postes de conseiller en patri- moine.Polytech Montpellier au rythme de la sambaDans la filiation du programme Brafitech mené de concert avec Polytech Montpellier et l’UFRGS (Université fédérale de Rio), un accord de double diplôme vient renforcer les relations franco-brésiliennes en accordant à ses récipiendaires le diplôme de l’UFGRS et celui du réseau Polytech. Il s’agit du cinquième du genre passé par l’école française après le Canada, la Roumanie, l’Italie et le Royaume-Uni.L’X renforce ses positions au SénégalAccord signé entre Polytechnique et l’Université de Cheik-Anta Diop de Dakar en cette fin du mois de juillet. L’entente souhaite renforcer les liens académiques entre les deux entités. L’ouverture d’un centre d’examen en mai 2015 permettra ainsi aux Sénégalais de passer le concours pour le cycle Ingénieur de Polytechnique.Nouvelle école du numérique à LyonPortée par le groupe LDLC, un des dinosaures du e-commerce français (1996), pesant actuellement 286 millions d’euros pour 500 salariés, l’Ecole LCDC ouvrira ses portes66SEPTEMBRE 2015]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[n°23www.ecoreseau.frle 15 septembre prochain et souhaite, n’en déplaise à Xavier Niel, former les futurs cadres du numérique français. D’une durée de trois ans, le cursus se concentre sur quatre projets en particulier : technologie et usages, acteurs et vecteurs de la commu- nication, vie de l’entreprise, perspectives et réalités.Ynov granditObservatoire RH & FORMATIONSouhaitant se tailler la part du lion dans le monde de la formation privée aux métiers du numérique, du design, du multimédia, du management et des arts appliqués, Ynov (Ingésup, Infosup, Lim’art, Eicar, Isee), grâce à l’appui notamment du fonds 123 Venture, lancera à partir de la rentrée pro- chaine son bachelor en management digital grâce à un partenariat avec l’ESSCA, écoleClassement de Shanghai 2015Paru à la mi-août, le dernier classement académique des 500 meilleures universités mondiales (ARWU) réalisé par le centre de recherche des universités de Jiao Tong ne connaît pas de profond changement pour sa 13e mouture. L’université de Harvard demeure donc pour la 13e fois, première devant Stanford, le MIT, Berkeley, Cambridge, Princeton, Caltech, Columbia, Chicago et Oxford. Concernant le Vieux Continent, le trio de tête est assuré par Zurich (20e), Copenhague (35e) et Pierre et Marie Curie (36e). L’étude a également publié le classement académique par grands domaines (ARWU-FIELD) et par disciplines (ARWU-SUBJECT). L’université parisienne Pierre et Marie Curie se classe 5e dans le top mondial des universités dans le domaine des mathématiques.de commerce et de management dont la récente baseline met en exergue l’aspect digital management. De même, un accord avec l’Estei de Bordeaux devrait accoucher en octobre de nouvelles collaborations en matières de savoir-faire et de programmes de formation. Groupe présent à Paris, Aix, Nantes, Bordeaux, Toulouse et Lyon, Ynov ambitionne toujours de croître par cette stratégie multi-campus qui autorise un brassage interdisciplinaire et le rachat de structures innovantes en matière de formation au digital.CLASSEMENT MONDIALUNIVERSITÉPAYS1Université d'Harvard2Université Stanford3Institut de Technologie du Massachusetts4Université de Californie de Berkeley5Université de Cambridge6Université de Princeton7Institut de technologie de Californie8Université Columbia9Université de Chicago10Université système de réseau d'information d'Oxford.........36UPMC (Université Pierre et Marie CURIE).........41Université Paris-Sud.........72École normale supérieure de Paris.........87Université de Strasbourg.........101-150Aix-Marseille UniversitéSave the date: Deux événements du QS Tour à Paris-QS World MBA Tour, le samedi 3 octobre 2015 (12h30-18h)L'Hotel du Collectionneur, 51-57 Rue de Courcelles, 75008, ParisL'après-midi sera consacré à vous faire découvrir toutes les opportunités qu'offre un MBA (Master of Business Administration). Pour ce faire, le Hyatt Regency sera l'escale des directeurs d'admission des meilleures business schools françaises et inter- nationales. L'occasion également d'assister à des témoignages d'anciens et de postuler aux bourses d'études.-QS World Grad School Tour, le samedi 10 octobre (12h30-18h)Hyatt Regency Paris Etoile, 3 place du général Keonig, 75017, ParisDes entretiens avec les responsables d'admission, des sessions de formation et des aides au financement jalonneront l'événement dédié aux masters, mastères spécialisés et doctorats au sein des meilleures écoles et universités françaises et internationales.www.ShanghaiRanking.com/.Le prof de formation continue, pas près de disparaître...Suite et fin de l’étude du Cegos conduite en avril et mai 2015 auprès de 2500 salariés et 600 DRH, qui révèle un recul de la formation continue en France, Allemagne, Espagne, Italie et au Royaume- Uni. Si la France s’illustre par un taux de 91% de formation continue professionnelle en groupe et en présentiel, l’Hexagone fait en revanche partie des mauvais élèves en matière de formationmixte (en salle et en ligne dans 26% des cas), en ligne (29%) et en accompagnement individuel, tutorat et coaching (26%). Ce faisant, l’Italie et la France restent les deux grands pays férus de formation en présentiel (tous deux plus de 90%, alors que la moyenne nationale pour les pays d’Europe est de 87%).SEPTEMBRE 201567]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23RH & FORMATION Carrières & Talents - Timing du MBAAnalyse d'une formation et de sa capacité à satisfaire les besoins des entreprisesA vos marques...M A quels moment et niveau le MBA, exporté en Europe dans les années 1950, est-il vraiment essentiel ?BA : Un sigle, nière d’un programme trois lettres qui grande école. Le retour font partie du d’expériences est essentiel,paysage de l’enseignement avec des cas pratiques in-supérieur. Créé au tout dé- but du XXe siècle aux Etats-Unis, ce cursus – à l’entrée hyper-sélective et destiné aux cadres – a conquis l’Europe et la France en particulier. Le territoire compterait quel- que 80 Masters of business administration. Le condi- tionnel s’impose : « N’im- porte quelle école, recon- nue ou pas, peut en monter un, note Jean-François Fio- rina, directeur général ad- joint de Grenoble école de management (GEM). Ni le nom, ni la marque ne sont protégés. » Pour exis- ter, une école ne peut s’en passer. Résultat : « C’est une jungle », résume Jea- nine Picard, responsable des MBA de l’ESSEC.ternationaux. Par ailleurs, le MBA n’est en rien figé. Il s’adapte à l’évolution de la société. « L’entre- preneurship » y est présent dorénavant. L’EM Lyon en a fait sa marque de fa- brique. Le développement durable aussi s’est invité. Une notion à intégrer dans la démarche d’un comité exécutif, le Saint-Graal de nombre de participants. Petit à petit, de généraliste, le MBA s’est également spécialisé. Luxe, santé, e- business ou management du sport... Sectoriels, ces MBA constituent une spé- cificité tricolore. Autre évolution : les nouvelles technologies. Ce peut être ponctuellement, en préa- lable, pour travailler des textes, des notions. Et puis, l’Ecole de gestion hôtelière de Glion (en Suisse) a, quant à elle, adopté le 100% on line. « Les étu- diants doivent se connecter toutes les 24 heures, ex- plique Fabienne Rollandin, directrice Career, Industry and Alumni relations, ap-PARLER DES MBALe singulier devrait être banni. D’abord pour le for- mat. A temps complet, sur 12 mois – autrement dit «fulltime»–àunrythme intensif, ou part time – en fin de semaine, pendant 18 voire 24 mois, les deux formules cohabitent. On parle aussi d’ExecutiveAucun challenge aucun projet... Rien ne vous résiste avec un MBAMBA. L’idée est alors de de l’entreprise. L’objectif ?capter une clientèle de ca- « Monter sur la colline,dres qui ne veulent pas pour reprendre l’expres- vision à 360°. » Le cœur fondamentaux du mana- prendre par eux-mêmes. » tourner le dos au monde sion de Sandra Kanani, du programme ? Stratégie gement, mais pas à la ma-Interview« La France se situe au troisième rang mondial »Deux questions à Andrew Main Wilson, chief executive à l’AMBA, Association of Master of Business Administrationd’affilée. L’économie est de plus en plus complexe. Aussi, les MBA vont-ils voir leur poids renforcé dans les années à venir... Même si on ne peut nier la baisse d’attractivité qui affecte les établissements en Europe depuis cinq voire dix ans. Mais le marché de la compétence managériale, stratégique, devient vraiment planétaire. Et est en pleine évolution. En Chine, en Amérique du Sud, en Inde ou bien encore dans les pays du Golfe, la dynamique est là. Pour ne parler que de la Chine, chaque école diplôme 400 étudiants. Soit des effectifs annuels de 10000 lauréats, contre 4000 en France. La concurrence vient de là, et ce, d’autant que les étudiants chinois parlent très bien anglais. L’inverse n’est pas vrai. Il en va de même pour les Arabes. Ce sont les marchés d’avenir... Toutefois, dans les trois prochaines années, nous devrions accréditer quatre à cinq nouvelles écoles en France.Enfin, – et probablement surtout –, le MBA permet d’opérer une mue. D’ac- quérir la posture du diri- geant, avec « la psycho- logie positive », la confrontation aux vécus des autres participants, les mises en situation, un vé- ritable conditionnement... A l’EM Lyon, quatre profs permanents assurent cette dimension de coaching et intelligence collective. « Du MBA, les participants ressortent galvanisés », note Denis Dauchy. L’effet réseau n’y est pas pour rien.qui vient de boucler son MBA d’HEC, acquérir unefinancière, marketing, res- sources humaines... LesQ. - Où se situe la France ?Le master of business administration est la seule qualification comprise, partout dans le monde. Et notre Association of MBA en accrédite au- jourd’hui 232, dont 20 en France, 42 en Grande-Bretagne, 25 en Chine. Dans notre classement, la France se situe donc au troisième rang mondial. Au total, seules 2% des écoles correspondent à nos critères sur tous les continents.Q.- Quelle est la place des Etats-Unis, mère patrie du MBA ?Trois écoles sont accréditées au Canada, une seule aux Etats-Unis. La raison est simple : l’un des points pour accorder l’accréditation est le profil des participants. Trois années d’expérience sont requises. Ou- tre-Atlantique, il n’en est rien. Formation initiale et MBA se préparentToutefois, difficile de sé- parer le bon grain de l’ivraie, d’où une course aux accréditations inter-68SEPTEMBRE 2015]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23RH & FORMATION Carrières & Talents - Timing du MBAnationales menée par les écoles pour gagner en vi- sibilité. Deux à trois ans sont parfois nécessaires pour constituer un dossier à même de satisfaire aux exigences de la britannique AMBA, de l’américaine AACSB (The Association to Advance Collegiate Schools of Business) ou de l’européenne EQUIStive Education il y a moins d’un an. Elle est améri- caine. La directrice académique actuelle est turque. Son successeur, qui prendra la relève dans quelques jours, s’appelle Felix Papier. Il est alle- mand. Ce seul exemple re- flète la mentalité inhérente aux MBA : le brassage des nationalités et des cultures.changent de pays à l’issue du programme. Une véri- table plaque tournante.L’effet « booster » se mesure au bout de trois à cinq ans dans les classementsBOOSTER DE CARRIÈRE« Vous voulez combien ? » Ericka Cogne ne s’atten- dait pas à se voir poser la question aussi directe- ment, l’encre du diplôme d’HEC à peine sèche.(European Quality Impro- vement System). Qualifi- cation du corps professo- ral, nombre d’heures de cours... Tout est passé au crible. Neoma Business School, ESCP Paris, EDHEC de Lille ou bien encore Toulouse business school font partie du club très fermé des « triples ac- créditées ».Ainsi, la promotion 2014 de l’Insead compte pas moins de 90 nationalités différentes. A l’ESSEC, on en recense 18 pour le part time. A HEC, 85% de la cuvée 2014 venait de l’étranger, avec 50 natio- nalités à la clé. Résultat : assez naturellement, les cours sont dispensés en anglais pour faire le lien. Une exception : l’IPAG a mis à son catalogue un MBA tout en français. Se- lon les statistiques d’HEC, 50 à 60% des participants« Avoir suivi un MBA dans son parcours désinhibe, explique-t-elle, fait tomber des tabous dont celui de parler d’argent. » Les chiffres qui circulent dé- passent parfois l’entende- ment ! Selon le Financial Times, qui fait office de parole d’évangile dans le domaine, les progressions salariales atteignent régu- lièrement les trois chiffres. L’édition de 2015 place HEC à la 16e place, avec un bond de 106%, et un salaire en valeur absolueCAP SUR L’ÉTRANGER ? Nathalie Kettner a pris les rênes de l’ESSEC Execu-Trop jeune, trop vieux, trop nouveau dans l’entreprise... La chance du MBA se saisit à un moment précis !70SEPTEMBRE 2015Mais le marché a connu ces dernières annéesde 129540 euros. L’Insead (Institut européen d’ad- ministration des affaires) de Fontainebleau, qui la précède à la quatrième place, affiche un salaire de 155000 euros, et une culbute de 86%.d’excellence de 140 en- treprises, spécialisées dans les nouvelles tech- nologies : « La tempora- lité n’a rien à voir avec l’économie classique. La gestion des ressources hu- maines avec des codes, une hiérarchie... Le mo- dèle à l’ancienne n’a pas sa place dans ce milieu. » Le MBA aurait un petit côté « has been » ? Pour- tant, Google, Infosys, etc., se précipitent pour recru- ter les diplômés au sortir d’HEC. Amazon en est même le plus gros recru- teur ces dernières années. L’effet « booster » se me- sure au bout de trois à cinq ans dans les classe- ments. Mais, les témoins interrogés – et qui enten- dent conserver l’anony- mat – se donnent un an. Avoir un MBA génère comme une urgence à bouger, une effervescence difficile à contenir. Re- venir à la position anté-rieure – sur la durée – ne peut que frustrer.Il n’y a rien d’automatique pour autant. Tout est une question de secteur d’ac- tivité et de pays. Selon l’Association pour l’em- ploi des cadres (APEC), le sigle MBA apparaît sur- tout dans les offres de postes commerciaux au sens large : marketing, achat, finance, gestion et direction d’entreprise. L’industrie se fait moins généreuse, avec des pro- gressions salariales de 30%. Et l’entrepreneuriat fait baisser les moyennes ! Dans le secteur informa- tique, l’image du MBA serait écornée, à en croire Jérôme Fauquembergue, directeur opérationnel d’EuraTechnologies, pôleJUSQU’À QUEL ÂGE LE JEU EN VAUT-IL LA CHANDELLE ?Le couperet tombe tôt se- lon Jeanine Picard : 38 ans est, selon elle, la « date de péremption » pour pré- parer un MBA. Au-delà, c’est trop tard. « Le retour sur investissement ne sera pas le même », ajoute la directrice des études des MBA sectoriels à l’Essec. On pourrait détourner une citation de Jacques Sé- guéla, devenue célèbre : « Si à 38 ans, t’as pas fait un MBA, c’est que tu as raté... le coche pour devenir un grand mana- ger ! » Mais, le sujet fait débat. Et l’âge butoir – couramment admis – se trouve autour de 45 ans.EN RECUL ?]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[n°23www.ecoreseau.frCarrières & Talents - Timing du MBA RH & FORMATIONGarrette.Kedge business school a fusionné ses MBA – ils étaient quatre –, il y a deux ans. Le programme pro- posé sur le site de Mar- seille patinait un peu, ali- menté par un marché ré- gional. Une action qui a aussi permis de travailler la lisibilité de l’école. A L’EM Lyon, l’heure est également à la rationali- sation. De deux MBA full time, l’école n’en propo- sera plus qu’un. C’est la mission assignée à Pascale Berthier, depuis quelques semaines. « Pour s’adapter davantage aux nouvelles attentes, aux contraintes budgétaires, nous sommes tenus de découper en briques le contenu même de la formation, explique- t-elle. Ici, pour ne suivre que les cours de stratégie financière ou de marke- ting... On en est arrivé là!»enclines à financer des MBA, dont le coût peut atteindre les 56000 euros comme à HEC. « Les dé- faillances de la gestion des ressources humaines sont palpables, explique Michel Gutsatz de Kedge business school. Parfois, certains de nos partici- pants sont contraints de passer par-dessus le « N+1 » pour se faire adouber. » Et Pierre Lam- blin, directeur du départe- ment études et recherche de l’APEC d’enfoncer le clou : « On note actuelle- ment une vraie distorsion entre les attentes des ca- dres qui tablent sur des formations longues et l’of- fre, au format court, pro- posée par les entreprises, avec des bénéfices atten- dus à court terme. » Pour Cédric Mauchien, la solution a été de faire ap- pel au Fongecif pour in- tégrer l’EDHEC. En Rhône-Alpes, 22 dossiers déposés au Fongecif en 18 mois ont débouché sur six financements. La rai- son des refus ? « Les cy- cles de formation de ni- veau II et I (dont le MBA) peuvent être financés, à condition que ces de- mandes soient bien dans le cadre d’une reconver- sion professionnelle, et non pas d’une évolution interne à l’entreprise », explique-t-on. Un obstacle supplémentaire : les di- plômes d’Etat sont privi- légiés. Le MBA sort duquelques turbulences. Un repli se dessine. « Dès le krach de 2008-2009, un tassement a été percepti- ble, analyse Bernard Gar-DES FINANCE- MENTS EN BERNE Cédric Mauchien, au- jourd’hui consultant chez Amadeus IT group, l’avait déjà en tête pendant son cursus initial d’ingénieur. Au bout de huit ans d’ex- périence, il a commencé ses recherches. Quel for- mat ? Quelle organisation durant son absence ? Quelle valeur ajoutée à l’issue ? Quel coût ? Tout avait été débattu avec sa hiérarchie : MBA accordé. Le«hic»estquetoutaSi à 38 ans, t’as pas fait un MBA, c’est que tu as raté... le coche pour devenir un grand manager !rette d’HEC, suivi d’un pic des candidatures en 2010, avec l’idée pour beaucoup de se reconvertir. Une phase de stagnation aprislerelaietperduré.» Aujourd’hui, HEC semble sortie de ce mauvais pas, avec une hausse de ses candidatures de 20% de- puis deux ans. « De toute évidence, l’écart se creuse entre les meilleurs pro- grammes et les établisse- ments de milieu de tableau. La polarisation nous pro- fite », souligne Bernardété échangé à l’oral. « Le temps s’est écoulé. L’in- formation s’est perdue. D’un financement total, la prise en charge est pas- sée à 50 %, 25 %, puis plus rien. En cinq mois, l’accord initial a été to- talement remis en cause. Une vraie douche froide ! » Cédric Mau- chien est loin d’être un cas isolé. « On a tout fait pour m’en dissuader », raconte une ancienne d’HEC. Les entreprises sont de moins en moinscadre ! Un MBA qui bé- néficie du titre du Réper-toire national d. cations professionnelles (RNCP) peut être éligible. Ce n’est pas le cas de tous. Heureusement, cer- taines entreprises jouent encore le jeu. On peut ci- ter ici PSA ou bien encore EDF. Un cadre épanoui en vaut deux !es certifi-Murielle WolskiSEPTEMBRE 201571]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23RH & FORMATION Carrières & Talents - Executive MBAAventure intérieureDans quelle mesure ces programmes ambitionnent-ils de faire évoluer leurs participants ?J oyau de la formation continue, l’Execu- tive MBA neLe plus grand bénéfice que l’on en tirerait en tant que quadragénaire averti serait d’abord per- sonnel. Une introspection et une transformation personnelle rendues pos- sibles grâce à des for- mules sur mesure. Eco- Réseau vous en dévoilesont plus à faire. En re- et leur carte de visite et d’un Executive MBA, on vanche, on s’interroge nous leur disons bienve- peut tout faire à très haut toujours sur sa recette nue dans un autre monde, niveau. Le plus dur re- magique pour faire d’un raconte Pascale Berthier, vient à choisir ce que senior manager un futurgible. « C’est une méta- morphose qui est trans- cendée par les échanges », poursuits’adresse qu’à une poi- gnée d’élus, tous senior managers qui lorgnent sur le siège d’un comité exécutif. La formule sé- duit par la renommée de l’école, son ROI pour lesdirigeant. A l’instar du MBA qui se destine à des cadres moins expé- rimentés, le EMBA (Exe- cutive Master of BusinessOn s’interroge toujours sur la recette magique pour faire d’un senior managerparticipants en matière de salaire et d’avance- ment, ses aspects straté- giques, multiculturels, et le réseau que le partici- pant acquiert. Cependant, la quintessence de ce pro- gramme n’est pas dans les points susnommés.un futur dirigeant.Administration) entend donc faire éclater au grand jour les capacités latentes de stratège et de leader enfouies en chaque participant. « Lors de la première journée, nous faisons en sorte de leur faire “tomber la cravate”les enjeux et vous fait vous assoir dans l’inti- mité d’une salle de classe des Executive MBA.DEVENIR MAÎTRE DE SON DESTINLa réputation et l’ambi- tion de ce programme ne72SEPTEMBRE 2015directrice du pôle MBA à l’EM Lyon. Les parti- cipants sont à 40% dans des comités de direction, mais restent centrés sur le présent, l’opérationnel et la performance immé- diate. » Participer à un Executive MBA, c’est en quelque sorte affirmer son sacerdoce de diri- geant et surtout l’inscrire dans un projet de vie et de carrière. Antoine Chalvignac, alumni d’EM Lyon, 34 ans, dés- ormais bid and business development manager dans la branche transport d’Alstom, ajoute : « Lorsl’on veut faire pour met- tre dans cette formation de la cohérence. J’avais envie de faire de l’inno- vation, de l’entrepreneu- riat, du consulting. Le reste des cours a surtout contribué pour moi à une vraie transformation per- sonnelle. J’avais une idée de parcours professionnel en arrivant mais deux séminaires plus tard, je réalisais que je faisais fausse route. » En d’au- tres termes, la plus-value personnelle d’un EMBA est difficile à appréhen- der, à circonscrire ou à exprimer de manière tan-l’alumni d’EM Lyon. Les changements de parcours ou les repositionnements sont d’ailleurs légions au sein des différentes co- hortes d’EMBA. Gagner en leadership passe par l’acquisition d’une nou- velle prise de confiance permise parce que « les chasseurs de tête vien- nent vous chercher. De belles sociétés vous ou- vrent les portes. Mais il faut être porteur de son parcours professionnel. L’entreprise ne nous at- tend pas. D’ailleurs, cette même entreprise ne sait pas parfois comment ap-L'introspection pour briser le plafond de verre qui vous retient]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[n°23www.ecoreseau.frCarrières & Talents - Executive MBA RH & FORMATIONpréhender ce type de pro- gramme. Rien n’est au- tomatique. J’ai parfois la crainte aujourd’hui de ne pas me faire compren- dre parce que la forma- tion m’a permis d’acqué- rir de nouvelles grilles de lecture », poursuit Ni- colas Chalvignac qui a changé de poste six mois seulement après le débutle contenu académique, même si l’ensemble des matières couvre dans l’intégralité l’environne-rapport à ce qui se passe dans la salle de classe, mais c’est bien plus. » L’actuel participant a ef-future entreprise tout en bénéficiant de séances de coaching supplémen- taires. Il fait ainsi partietifs de carrière avoués en début de formation. « L’Executive MBA sert à faire sauter des ver-du programme. Pour les autres, ces 15 mois d’en- trepreneuriat ne restent pas lettre morte. CarModules dans des écoles militaires pour gagner en leadership, tête à tête avec un grand dirigeant, journal intime des soft skills pour coucher sur le papierl'introspectionc’est un état . profite toujours à l’en- treprise, y compris en matière d’intrapreneu- riat », se réjouit Natalie Kettner, directrice des programmes pour diri- geants à l’ESSEC. Preuve que rien n’est impossible.d’esprit quiment d’un comité exé- cutif. Car ce qui se passe entre les murs consiste d’abord à créer une dy- namique pour décloison- ner les esprits. Qu’il s’agisse d’une boîte à outils d’entrepreneur ou d’une manière de profiter d’un nouvel élan en ma- tière d’outplacement pour les candidats. Cela passe bien évidemment par des rencontres exotiques et de qualité à l’étranger pour sortir de ses ornières et renforcer son multi- culturalisme d’affaires. Cela passe également par des formats originaux : modules de quelques jours dans des écoles mi- litaires de renom pour gagner en leadership, tête-à-tête avec un grand dirigeant, journal intime des soft skills pour cou- cher sur le papier l’in- trospection, séminaires en tous genres pour créer un esprit d’appartenance dans chaque cohorte et réseauter. Outre la puis- sance de la marque, les Executive MBA français vont se différencier en insistant sur un sujet en particulier : l’entrepre- neuriat et le développe- ment personnel pour l’EM Lyon ou l’ESSEC, la responsabilité sociale et sociétale des entre- prises à l’Audencia, l’in- ternationalisation du di- plôme et de la formation (formule TRIUM pour HEC, partenariat avec Mannheim pour l’ES- SEC, offre multi-sites pour l’ESCP Europe...). Nicolas Pottier, 40 ans et actuel participant au programme de l’ESSEC, témoigne : « L’executive MBA reste avant tout une boite à outils. Je crois en l’aura du diplôme. En revanche, on a tendance à juger la formation parfectivement profité de des 15% d’entrepreneurs rous psychologiques. cette formation pour qui sortent de l’ESSEC Certains participants échafauder et bétonner avec de nouvelles idées ont même décidé de le business plan de sa aux antipodes des objec- s’associer après la finGeoffroy Frameryde la formation. Un constat partagé par de nombreux anciens qui s’explique aussi parce que les entreprises sont peu nombreuses à péren- niser des plans de for- mation annuels tournés vers ce type de pro- grammes chers, chrono- phages et risqués.ENTRE LES MURSChaque école possède sa propre conception du programme exécutif tout comme chaque partici- pant nourrit des attentes singulières. Il y a donc peu d’intérêt à présenterSEPTEMBRE 201573]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23ART DE VIVRE & PATRIMOINE La Sélection culturelleChoix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucuneExpon Exposition d’AbelardoArtiste d’origine espagnol, Abelardo Espejo Tramblin, dit : « Abelardo » est établi entre Paris et l’Espagne. Ingénieur industriel de profession, Abelardo se tourne vers la sculpture à la fin des années 1970. D’envergure international, son travail fût récompensé à nombreuses reprises :médaille de la Ville de Huesca, médaille de la Ville de Calahorra, le prix Jacinto Higueras, le prix Hidalgo de Cabiedes...) et notamment pour sa contribution à l’exposition universelle de Séville en 1992, présentant sa monumentale « Abstraction » en fer peint rouge. Nommé par la commission européenne, il réalisa « la nouvelle Europe » pour le CEE de Bruxelles. Puis, en 1993, son oeuvre « liberté » intégra la collection privée de l’UNESCO, en tant que symbole de la rencontre internationale et de la paix dis- tribué entre autres à Yasser Arafat et Shimon Pérès. Il honorera aussi de nom- breuses commandes du gouvernement espagnol pour des projets à grande échelle dans les domaine des infrastructures et de l'architecture urbaine, tel que le célèbre « Pont des cultures », à Zaragoza, en Espagne, sous le haut patronage de l’UNESCO, en 2008.Son style ? Une vision esthétique moderne émancipant la matière au travers de lignes épurées et élégantes utilisant divers matériaux : bronze, acier, fer et bois. Des courbes sensuelles, révélant l’essence d’une poésie sans mot. Son chemine- ment artistique le plonge également dans le berceau fertile des racines du monde : l’Afrique. Cet hommage donna naissance à toute une série de masques africains en bois, en acier ou encore en bronze massif. Une rétrospective de son travail sera programmée pour l’année 2016 à l’Institut d’Art Moderne de Valence (IVAM) en Espagne. Certaines de ces œuvres ont également été offertes à la collection du futur musée d’art contemporain de Jérusalem au côté d’œuvres des Doisneau, Erro, Lazar, Fromenger, Brusse et bien d’autres. Cette collection fera au préalable l’objet d’une exposition au siège de l’UNESCO à Paris, fin 2015, avant de s’envoler pour la Palestine.Musiquen Homeland, Hindi ZahraCinq années après le succès de son premier album, « Homemade », récom- pensé aux Victoires de la musique et couronné par le prix Constantin, et après trois ans de tournées et 400 concerts, Hindi Zahra nous revient avec un nou- vel album « Homeland ». Terre natale, patrie. Tout commence là, et tout vient de là. Hindi Zahra signe ici un retour aux sources, avec la volonté de « revenir à l’essentiel de ce qu’est la musique ». L’artiste s’est replongée au cœur de ses ra-cines, au sein de son riad à Marrakech pour trouver le silence et peindre les préludes itiné- rantes d’une « any story ». Ses pérégrinations musicales soulèvent les voiles sibyllins de l’âme gonflée par le vent léger et lointain d’une poé- sie ancestrale et puissante. L’album commence dans les montagnes berbères avec « to the forces » et les guitares électriques du touareg Bombino, pour finir la tête dans les étoiles et admirer « the moon is full ». L’expédition est sen- sorielle, dans un univers parfois teinté de psy- chédélisme. La danse est transcendantale, unehypnose musicale et corporelle. Les percussions fougueuses du musicien bré- silien Zé Luis Nascimento nous amènent à faire escale dans l’archipel de « Cabo Verde », en passant par les guitares gipsy-flamenco de Juan Fernandez « el Panki » ou encore avec la collaboration du grand percussionniste maro- cain, Rani Khrija, dans des airs de musiques chabbi, gnawa, cubaines, in- diennes et iraniennes. Anglais, berbère, arabe, le jeu de langues se joue avec aisance. Et sur cette nouvelle route musicale la prêtresse se frotte au français le temps d’une poésie d’ « un jour ». Un subtil métissage, suave, riche et bigarré composé entre Marrakech, Cordoue et Paris. Le ton est donné et la démarche dessine les contours d’une maison humaniste, nomade, bohème, librement portée par l’intuition de l’instant, pour un vibrant rendez-vous sur le divan du monde !Disponibilité : Fnac : 18,99 euros/ Price Minister : 16,54 euros/ Ama- zon : 13,99 euros.Livresn L’aménagement du territoire (Aurélien Bellanger, Gallimard, 2014) Dans un village de Mayenne oublié par l'histoire, un château se délabreau bord d'une rivière. Les travaux d'une ligne à grande vitesse vont pour-tant réveiller beaucoup de choses. Le village devient alors le théâtred'une lutte acharnée entre les opposants au projet et ses promoteurs.Chacun va tenter d’influencer les évènements en sa faveur. D'autres en-trevoient, derrière le passage du train, des enjeux plus complexes. Uncapitaine d'industrie croit discerner les frontières de son futur empire.Un préfet retraité est admis dans une société secrète. Un activiste soli-taire rêve d'un événement qui relancerait l'histoire. Un vieil aristocratedéfend d'étranges théories. Un archéologue est confronté à la plusgrande découverte de sa carrière. Les intérêts, les complots, les tempss'entremêlent et menacent de se neutraliser. Bientôt, le TGV viendrasceller cette lutte entre plusieurs France. Le jeune écrivain de 35 ans, ancien étudiant en phi- losophie, réédite l’exploit de mettre en perspective les grands enjeux de notre société contem- poraine au travers d’une histoire, après son roman balzacien « La Théorie de l’information » dont le héros était inspiré de Xavier Niel. Le prix de Flore 2014 a récompensé celui qui a réussi à aborder les thèmes de la spéculation immobilière, des transports, de l’histoire des territoires et de leurs limites tout en tenant en haleine le lecteur.n La Perle et la coquille (de Nadia Hashimi, éd. Milady, 2015)Afghanistan, 2007. Rahima et ses sœurs ne peuvent plus aller à l’école, me- nacées par le comportement de garçons. Les Talibans font la loi dans les rues de Kaboul. C’est l’honneur de la famille qui est en jeu, alors que la jeune fille vit sans frère avec un père toxicomane. Conseillée par une vieille tante, Rahima se transforme en Rahim, une bacha posh, c'est-à-dire une fille tra- vestie en garçon et considérée comme tel afin de protéger ses sœurs harce- lées, jusqu’à ce qu’elle soit en âge de se marier. Une nouvelle liberté s’offre à elle. Une histoire passionnante et instructive sur la condition féminine dans un pays qui la met à mal, bien ciselée et rédigée, qui laissera des tracesdans les mémoires.n Eloge de la gentillesse en entreprise (d’Emmanuel Jaffelin, éd. First, 2015)Non, ce livre écrit par un philosophe n’est pas incantatoire ou naïf...On apprend que la gentillesse n’est pas forcément une faiblesse, qu’ellepeut grandir et épanouir ceux qui la pratiquent. Elle serait même dé- terminante dans l’univers de l’entreprise que l’on présente souvent comme une jungle où la moindre erreur revient à se faire dévorer parle collègue aux aguets. Celui qui développe une empathie indépen- damment des fonctions de chacun, dans des relations informelles, quirend volontiers service à celui qui le demande, dans un tissu social spontané, s’anoblit en s’effaçant un peu lui-même. Comme lorsqu’ontient la porte à quelqu’un qui a besoin d’aide, ou que l’on guide un aveugle dans la rue. Une conception positive et porteuse de sens, quiva repousser dans leurs derniers retranchements les cyniques de tous poils.Filmdes gens, ni même vos principes. Le surmoi social n'existe plus. Seul compte le défoulement de tout ce que aviez enfoui pendant trop longtemps. Bien... Maintenant multipliez par six et vous aurez un aperçu du film. A voir et revoir d'autant que les premiers dimanches maus- sades s'annoncent.Les nouveaux sauvages, réalisé par Damiàn Szifron (2015)74SEPTEMBRE 2015n Les nouveaux sauvagesActuellement diffusé dans les salles obscures de France et de Navarre, « Les nouveaux sauvages » déroute. A la croisée du thriller, de la say- nète et de la tragi-comédie, le film détonne par son humour grinçant. L'idée ? Réaliser six morceaux de vie dans des conditions on ne peut plus normal qui vont rapidement partir en grand n'importe quoi. Jouissif. Les craquages, sorte de folies extravagantes, viennent ici tourner en ridicule le destin des protagonistes qui baculent en un clin d'oeil. Songez à toutes les fois où vous aviez envie de coller votre point dans la figure d'un inconnu qui vous avez agacé. Imaginez-vous le faire en vrai. Pensez ensuite que rien ne vous arrêtera. Ni le regard]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[n°23www.ecoreseau.frL’Air du temps - J’irai dormir chez vous ART DE VIVRE & PATRIMOINE Etude d'un sujet de loisir ou d'évasion pour en déterminer ses tenants et ses aboutissants, son évolution, ses innovationsEvasion hertzienneAvec sa bonhomie et deux (petites) caméras, Antoine de Maximy quadrille les routes du monde avec une seule obsession : dormir chez nous. Une aventure qui cartonne !ntoine de Maximy le Cap-Vert, l’Italie, etc. A groupe de locaux armés de part à plusieurs expéditions du Dauphiné. Une vie donc rencontres », résume l’aven- ou l’infatigable rou- chaque fois, Antoine de machettes... Des expériences à bord du « radeau des de journaliste « freelance ». turier. Un concept qui fait tard du PAF. A 56 Maximy pousse les portes des « pas très cool », mais qui cimes ». Un projet, né au recette : JCDV peut en effetans, celui qui dort à l’œil particuliers pour manger puis restent des exceptions dans milieu des années 80, d’ob- PRODUIT PAR attirer, à chaque diffusion,aux quatre coins du mondedormir, afin de mieux connaî- tre leurs modes de vie et tra- ditions. Exercice savoureux à regarder à l’écran, mais aussi délicat parfois sur le ter- rain. « Le voyage réserve tou- jours des surprises, il faut être vigilant », poursuit celui qui a – lors du 20e épisode de la série en Bolivie – failli être embarqué par une incon- nue qui se faisait passer pourle parcours « monde » de ce baroudeur, qui affiche au compteur plus d’une cinquan- taine de pays. « Si l’on compte mes aventures JCDV que j’ai commencées en 2003 et toutes celles d’avant bien sûr... », résume-t-il.servations scientifiques me- nées à bord d’un dirigeable qui se pose sur la cime des arbres d’Amazonie. « J’ai participé ainsi à quatre ex- péditions sur ce « radeau », des expériences inoublia- bles », reconnait l’intéressé, lequel – plus jeune encore – avait effectué trois ans de service cinématographique des armées en tant qu’ingé-BONNE PIOCHEprès d’un million de télé- spectateurs et s’est imposé comme l’un des programmes phares de la maison Francene tient décidément pas en« J’irai dormir chez vous »place. Tout juste l’interviewnaitra sur ce terreau d’expé- riences. Un concept né « d’un feeling, pasplus »,pour les besoins de ce portraitachevée, ce globe-trotter-hé-5. Antoine de Maximy s’est même récemment lancé dans le concept d’un JCDV en direct et interactif à Arras. Bilan mitigé pour cette première : 680000 téléspec- tateurs et « peu de spontanéité car mon visage est trop connu en France. Mais c’est bien aussi de tenterros et auteur de la série do-note,cumentaire de 52 minutes« J’irai dormir chez1 vous » (JDCV, pour les fans) ,SUR LES « CIMES » D’AMAZONIECar Antoine de Maximy –embarquait pour... le Kir- ghizistan. Deux semaines de tournage, « toujours en solo », insiste-t-il, à sillonner cette ancienne république so- viétique, armé de deux mi- nuscules caméras. Un œil- leton d’épaule qui filme et capte tout ce que voit l’inté- ressé et un autre, vissé sur un bras métallique et braqué sur le visage de ce globe- trotter qui signe avec cette nouvelle épopée kirghize son 47e épisode de JDCV. Pour- quoi ce pays d’Asie centrale, peuplé de 5 millions d’habi- tants ? « Tout simplement parce que je n’y suis jamais allé », sourit-il. Un coup de tête donc. Ou plutôt, l’envie – librement inspirée – de dé- couvrir de nouveaux hori- zons, lui qui a sillonné tant de contrées.MENACÉ DE REPRÉ- SAILLES EN BOLIVIE Avec toujours le même défi : celui de s’inviter à dormir chez les autres, défi qu’il arrive à relever presque sys- tématiquement. Qu’il soit au Japon, en Ethiopie ou à Cuba, il trouve les codes et clés de communication pour convain- cre. Aucun pays ne résiste à Antoine de Maximy. Sauf peut-être les destinations « in- terdites », comme la Corée du Nord. Il n’y a en tout cas « aucun épisode raté », re- lève-t-il. « A partir du moment où il y a des rencontres, des échanges... » Et de se remé- morer aussi bien le Cambodge (« où j’ai communiqué en musique sur place. Superbe souvenir ») que la Mongolie,« S’ils ne veulent pas m’héberger pour la nuit, je suis mal... »la police. Celle-ci sera fina- lement arrêtée mais le sur- lendemain, menacé de repré- sailles, Antoine de Maximy est obligé de quitter en urgenceaujourd’hui sans doute le squatteur le plus célèbre de France – est un baroudeur du siècle dernier. De la trempe d’un Nicolas Hulotnieur du son. Il sera ensuite journaliste de guerre au Li- ban pour le compte des ar- mées puis participera à plu- sieurs documentaires ani-le baroudeur et qui sera pro- duit dès ses débuts par la société parisienne Bonne Pioche (qui produit aussi le programme « Nus et Culot-ce genre de choses, de faire évoluer la série ». Prochaines étapes ? D’autres épisodes (où ? Il n’en dira pas plus...) et des envies de fiction. « J’ai achevé un synopsis, il me reste à écrire le scénario et à trouver un producteur, mais cela progresse. » Le pitch de ce film en gestation ? « Il s’agit de ma propre mort et de l’enquête que mène la monteuse de ma série JCDV pour trouver les raisons de ce décès. » Un thriller façon Antoine de Maximy... As-Qu’il soit au Japon, en Ethiopie ou à Cuba, il trouve les codes et clés de communication pour convaincrele pays pour le Pérou voisin. (en moins cathodique), sorte maliers et scientifiques et tés » animé par Nans et « Il y a eu aussi quelques de voyageur-journaliste sen- collaborera aussi à Thalassa. Mouts, interrogés dans Eco- mauvaises rencontres, notam- sibilisé très tôt à la nature et Une plongée dans le monde Réseau 22). « Bonne Pioche ment dans un quartier sordide aux grandes questions du des images, mais aussi celui produit et habille le pro- de la Nouvelle-Orléans », se monde. De Maximy, alors « de l’observation et du gramme. Ils m’ont toujours souvient-il. Au Vanuatu, pen- la vingtaine, coupe au bol voyage qui aura duré près suivi, ils ont su apporter de dant la première saison de et sans le Bac (« Je n’ai que de 15 ans », soulève ce la fantaisie au programme. JDCV, il se fera également le BEPC », plaisante-t-il au- Lyonnais d’origine, descen- Moi, je fais tout le reste : chasser de l’île de Vao par un jourd’hui), prend en effet dant d’une famille anoblie c’est-à-dire le voyage et lessurément décalé..(1) Diffusée en France depuis 2004, d’abord sur la chaine Voyage, Canal + et aujourd’hui sur France 5.SEPTEMBRE 201575Pierre Tiessen]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23ART DE VIVRE & PATRIMOINE L’Air du temps - Voyages et compagnies aériennes Le faste à la carteContre les idées reçues, les compagnies montent en gamme, malgré l’irruption du low costBA quand les sièges Louis XVIII en Première ?eaucoup de voya- payant. « Nous avons in-l’ensemble de ses classes Premières en 2013 et doit achever la totalité de ses Business cet automne.passagers VIP sont recon- nus dès l’enregistrement de leurs bagages, explique Béatrice de Rotalier. À Los Angeles et à Londres, nous venons même d’ouvrir des salons d’enregistrement privés, avec une entrée ré- servée, un service de res- tauration dès leur arrivée, et un accès direct auxdement le confort de leurs salons lounge : terrasse, accès direct aux pistes, es- pace fumeur et cigares, petits salons isolés, service de restauration de qualité, bar gratuit, massages, etc. Et en cas d’imprévu, elles n’hésitent plus à sortir le grand jeu. « Lors d’un re- tard de vol ou de corres-trice de Rotalier. La marque allemande semble d’ailleurs à la mode chez les compagnies aériennes. « Depuis deux semaines, nous proposons à nos VIP de passage à Francfort de tester une Porsche sur les routes allemandes pendant quelques heures. Ce ser- vice intéresse notamment notre clientèle améri- caine », confirme Weins- tok Steffen, directeur gé- néral France et Benelux pour Lufthansa.geurs ne goûteront vesti plus de 5 milliardsjamais au luxe su- de dollars dans notre pro- prême de la première duit depuis les annéesclasse. Qu’ils se rassurent, les compagnies ont com- pris que pour conserver leur prestige, certains de leurs services devaient de- venir accessibles au plus grand nombre. Paradoxa- lement, l’arrivée d’acteurs aériens low cost n’a pas rogné le niveau de confort des cabines de leurs concurrents. Au contraire, de nombreuses compa- gnies traditionnelles ont décidé de se démarquer de ces nouveaux entrants en faisant monter en gamme leurs prestations. Un choix apparemment2000, souligne Béatrice de Rotalier, directeur com- mercial France chez Delta Air Lines. Et ces investis- sements portent leurs fruits puisque nous avons réalisé un bénéfice de 4,5 mil-TOUCHE PAS À MA PREMIÈREMême les habitués de la Première doivent en convenir : leur confort s’est grandement amélioréAir France a consacré 250 millions d'euros pourses cabines Eco, contre 50 pour la Première et 200 pourSEPTEMBRE 2015ces dix dernières années. contrôles de l’aéroport. » Ces voyageurs fortunés En outre, afin de rendre bénéficient en effet de ser- l’attente – fort redoutée vices toujours plus exclu- par ces voyageurs VIP – sifs. Et ce, dès la phase plus supportable, les com- d’enregistrement. « Nos pagnies améliorent gran-pondance, nous avons mis en place un service de bord-à-bord en Porsche pour aller d’une piste à l’autre au sein d’un même aéroport », reprend Béa-liards de dollars en 2014, ce qui va nous permettre de poursuivre l’améliora- tion de notre offre à l’ave- nir. » Même stratégie chez Lufthansa qui a renouveléla classe AffaireMais c’est en cabine que l’attention portée à chaque détail est la plus poussée. « Notre nouvelle Première comprend huit sièges, com- portant chacun un accès direct au couloir, au sein76]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[EN CAS D’IMPRÉVU, TOUT EST PRÉVU UNE FLEXIBILITÉ MAXIMALE POUR VOS VOYAGES D’AFFAIRESMODIFIEZ OU FAITES REMBOURSER VOTRE BILLET SANS FRAIS*.France is in the air : La France est dans l’air.PRENEZ UN VOL PLUS TÔT QU’INITIALEMENT PRÉVU,SANS FRAIS NI AJUSTEMENT TARIFAIRE.Offres valables sur les vols opérés par Air France de/vers l’Europe, l’Afrique du Nord et Israël.SKYPRIORITY:SOYEZ PRIORITAIRE À TOUTES LES ÉTAPES DE VOTRE VOYAGE.AIRFRANCE.FR* Si le prix du nouveau billet est supérieur, un réajustement tarifaire sera effectué mais aucun frais de modification ne sera appliqué.]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23ART DE VIVRE & PATRIMOINE L’Air du temps - Voyages et compagnies aériennesd’une cabine privilégiant des couleurs marron et des tonalités naturelles, décrit Weinstok Steffen. À la suite d’une étude de préférence réalisée auprès de nos voyageurs VIP, nous avons opté pour une am- biance lounge plutôt que des cabines isolées. » Bien évidemment, ces sièges sont inclinables à 180° pour se transformer en lits de 2,08 mètres de longueur et 80 cm de large. La ca- bine est également équipée de vestiaires personnalisés, de tapis et de volets anti- bruit, d’un système d’hu- midification de l’air, et d’une salle de bain. « Les sièges de nos Premières sont munis d’un rideau qui permet de créer une ambiance de chambre agréable et cosy, ajoute Marine Gall, directrice de l’expérience client long- courrier d’Air France. Pour améliorer la satis- faction de nos clients, tous ces choix ont été réalisés en co-construction avec eux. Certains d’entre eux ont même accepté de pas-ser une nuit à tester la nouvelle mousse de nos matelas ! » Enfin, pour se remettre des émotions du vol, des Welcome Lounge attendent encore ces voya- geurs privilégiés à l’arri- vée, avec salles de bain voire jacuzzi pour certains, comme celui de Lufthansa à Francfort, par exemple.LA GAMME MOYENNE ENPERTE DE VITESSE Loin de ce luxe ultime, il devient néanmoins possi- ble d’avoir un avant-goût de ces plaisirs sans se rui- ner. Tout d’abord, afin d’accroître le taux de rem- plissage de leurs premiers rangs et de convaincre les vacanciers dont les réser- vations se font de plus en plus tardives, les compa- gnies multiplient les offres de surclassement à desti- nation des voyageurs de la classe éco. « Dès lors qu’il existe une promotion, voyager en tarif écono- mique devient plus cher qu’en Affaire », pointe ainsi Béatrice de Rotalier.Conduire u coupé sport entre deux correspondances à votre guise... et c’est possible en Première !Plutôt que de tenter d’at- tendrir une hôtesse en pré- tendant qu’il s’agit de votre lune de miel, compter sur de telles offres devient donc le meilleur moyen d’obtenir un surclassement à moindre frais.Boeing 777, soit près de la moitié de sa flotte long- courrier, Air France a consacré 250 millions d’euros pour ses cabines Eco, contre 50 pour la Pre- mière et 200 pour la classeAffaire.Une majorité de compa- gnies aériennes ont ainsi équipé leurs appareils d’une classe économie Pre- mium, depuis une petite dizaine d’années. « LesEn outre, le nivellement par le haut des prestations à bord bénéficie, par rico- chet, aux classes écono- miques. « Nous assistons à une montée en gamme globale des prestations dans les avions. Depuis l’apparition du premier siège convertible en lit en classe Affaire, il y a envi- ron cinq ans, ces dernières sont aujourd’hui devenues équivalentes aux Premières de l’époque. Dans le même temps, les Premières évo- luent également vers da- vantage de services au sol personnalisés. Il est dé- sormais possible de pro- poser à ces voyageurs un jet privé pour rejoindre un vol long-courrier, par exem- ple », énumère Weinstok Steffen. Mais les classes «Eco»nesontpasen reste. Dans le vaste chan- tier de réaménagement des cabines de 44 de sesCuisine à bordLa course aux étoilesConséquence de l'intérêt croissant du public pour la gas- tronomie, les compagnies portent une attention de plus en plus poussée à la qualité de la cuisine servie en Première et en Affaire. Toutes ont ainsi récemment créé des partenariats avec des chefs étoilés ou des sommeliers de renom, à l'image de Delta Air Lines qui s'est associée avec le chef américain Danny Meyer et la sommelière Andrea Robinson. Une excellence particulièrement recherchée chez Air France, pour qui la qualité de la cuisine fait partie de l'identité de la marque.Mais pour s'approcher encore davantage de l'ambiance des grands restaurants dans lesquels interviennent tradi- tionnellement ces chefs, les compagnies aériennes visent un service irréprochable (verres à pied, service en porcelaine), malgré les turbulences. « Nous avons remplacé le service au chariot par un service individuel au siège, avec des hô- tesses supplémentaires, afin que le service soit comparable avec celui d'un restaurant haut de gamme », explique Weinstok Steffen. Muni de tablettes, l'équipage de la Luft- hansa est ainsi capable d'identifier chaque client VIP et de connaître ses préférences gustatives en fonction des éléments renseignés par celui-ci sur son profil au momentde la réservation.78SEPTEMBRE 2015]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[n°23www.ecoreseau.frL’Art du temps - Voyages et compagnies aériennes ART DE VIVRE & PATRIMOINEmoyens, complète Marine duels avec vidéo à la de- ce type de services deve- qu’il souhaite lire à bord. » Gall. Ils privilégient certes mande et jeux, etc. « Plus nus indispensables. « Nous Seule différence de classe les compagnies low cost de la moitié de nos passa- travaillons beaucoup l’ap- : la sélection sera réduite s’ils n’ont aucune attente, gers se connectent au Wifi proche digitale en vol, à un journal et un maga- mais préfèrent dans le cas à bord avec leurs propres confirme Marine Gall. zine en Economie contrelement, tant que subsiste- ront les écarts de prix ac-Beaucoup n'ont pas les moyens de s'offrir une classe Affaire, mais souhaitent néanmoins un produitse différenciant de la classe Ecotuels ent.Business. En moyenne, il faut ainsi compter 2500 euros en moyenne pour un aller-retour long cour- rier chez Air France, contre 4000 à 5000 euros en Af- faire et 9000 minimum en Première. Le prix de l’ex- ception.re Eco, Affaire etcontraire se faire plaisir appareils : tablette, smart- en choisissant un produit phone, ordinateur », re- premium. » marque Weinstok Steffen.Nous avons notamment lancé une application Air France presse, qui permet au client de télécharger avant son voyage les titresun choix illimité en Affaire et en Première. Des diffé- rences que les nouvelles technologies ne parvien- dront pas à combler tota-Les compagnies misent UN SOUPÇON donc de plus en plus surDE LUXEPierre Havezsièges des cinq premières rangées de nos appareils, correspondant à notre classe Delta Confort, ont une inclinaison de 50% supérieure à celle des sièges éco et bénéficient d’un espace supplémen- taire de 10cm pour les jambes », indique Béatrice de Rotalier. Coût addition- nel de ces précieux centi- mètres : 79 euros pour un Paris-New-York et 129 eu- ros pour rejoindre Seattle. Un confort supplémentaire qui semble trouver son pu- blic. « Nous enregistrons des taux de remplissage supérieurs à 85% dans nos Premium Eco, depuis leur introduction sur nos appareils en fin d’année dernière, confirme Weins- tok Steffen. La demande de notre clientèle est forte, car beaucoup de particu- liers, qui n’ont pas les moyens de s’offrir une classe Affaire, souhaitent néanmoins un produit se différenciant de la classe Eco ». Les attentes des voyageurs ont en effet changé. « Nos clients sont devenus plus exigeants et ne veulent plus de produitsMême les irréductibles de la classe Eco peuvent au- jourd’hui accéder à cer- tains services VIP. Plu- sieurs compagnies propo- sent dorénavant à l’ensem- ble de l’appareil diverses prestations à la carte, ha- bituellement réservées aux voyageurs en Affaire ou Première. Air France a no- tamment fortement déve- loppé ces services person- nalisés depuis deux ans : menus particuliers à bord, accès aux salons lounge (25 euros), limousine au départ ou à l’arrivée (entre 200 et 240 euros à Paris), enlèvement des bagages à domicile (80 euros pour quatre bagages) ou dépôt la veille à l’aéroport (gra- tuit à CDG), ou encore accompagnement « coupe- fil » de l’arrivée à l’aéro- port jusqu’à l’embarque- ment (120 euros pour une à quatre personnes). « Ces petits plus répondent aux besoins de plus en plus personnalisés de notre clientèle, qui ne recherche pas forcément un package complet », détaille Marine Gall. Cette tendance se généralise : Air Caraïbes a par exemple lancé un menu champagne et petits fours pour deux, à 30 eu- ros, Air Austral, un « ins- tant caviar » pour 35 euros ainsi qu’un apéritif au champagne pour 15 euros, et Delta Air Lines ouvre également ses salons VIP aux voyageurs éco déten- teurs d’une carte de voya- geur fréquent.Certaines améliorations, en particulier dues aux nouvelles technologies, touchent enfin tous les voyageurs : Wifi, généra- lisation des écrans indivi-SEPTEMBRE 201579]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23ART DE VIVRE & PATRIMOINE L’Art du tempsSélection de produits et services raffinés et sophistiqués en toute subjectivitéEvasionDécouvrez l’unique Hôtel-Musée de France !A Belle-Île-En-Mer, la Citadelle Vauban, hôtel-musée de 55 magnifiques chambres et suites surplombant le port de Palais vous invite à une expérience hôtelière hors norme. Philippe Savry, fondateur du groupe Hôtels Particuliers, "l'âme des pierres, l'esprit d'un lieu" œuvre depuis plus de 40 ans à la préservation de bâtisses classées monuments historiques. Celle-ci a été fondée au Moyen-âge et a été remaniée par Nicolas Fouquet puis Vauban.Le charme opère à chaque instant : promenez-vous au sein des 10hectares de bastions, courtines, casemates, poudrières, arsenal...observez la mer et le port du Palais depuis votre chambre, régalez vous à "La Table du Gouverneur"ou encore prélassez vous au bord de la piscine extérieure ou au sein des "balnéides", un espace qui vous plongera au temps d'antan pour apprécier pleinement l'instant présent. L'établissement vous accueille chaleureusement et avec simplicité chaque année depuis 8 ans déjà (du 1er mai au 30 septembre). Le musée d'Art et d'Histoire de Belle-Île et la salle de la marine au cœur de la citadelle sont ouverts plus long- temps au public afin de revivre à souhait les grandes heures de Belle-Île !www.citadellevauban.comUn guide japonais ultra interactif !Japan Airlines publie son Guide de Voyage “Guide to Japan” en version française, alle- mande et russe. Le guide contient environ 400 pages et plus de 1300 photographies. Véritable complément des guides de voyage tradition-nels, les pages du site ont été voulues résolu- ment interactives tout en privilégiant une navigation plus ludique et un contenu informatif mais original. Ainsi, vous pouvez cliquer sur un bouton “Suki”, signifiant “J’aime” en japonais, lorsque vous appréciez un article. Les visuels ayant reçu le plus de “Suki” sont affichés plus grands. Les pages suscitant un intérêt personnel peuvent être sauvegardées pour une lecture ultérieure dans « Ma liste ». La section “À propos du Japon” propose des expressions en japonais disponibles en audio. Un calendrier permet de connaître les principales manifestations correspondantes à chaque mois de l’année. Le contenu éditorial, mis à jour mensuellement, est également enrichi par la contribution des employés du groupe JAL présentant leurs endroits favoris au Japon ou encore la région/ville d’où ils sont originaires.Ce guide est un Must pour vos prochaines échappées belles japonaises !Aux Lumières de Montmartrewww.fr.jal.comHôtel design entièrement rénové en 2012, l'Hôtel Lumières Montmar- tre Paris***, est situé près de Montmartre et du Moulin Rouge. L’éta- blissement offre 36 chambres jolimentcolorées, équipées d'une literie haut degamme, d'une douche à l'italienne et duWiFi gratuit. Le salon l'Alcôve est à votredisposition pour un moment de détenteou de travail avec son téléviseur grandécran. On apprécie son petit déjeuner co-pieux et de façon générale son excellentrapport qualité/prix. Après une bonne nuitreposante, aller dénicher des objets rares au marché aux Puces de Cli- gnancourt, balader vous sur la Butte Montmartre et visiter le Sacré Cœur. Nous vous recommandons sinon d’aller tester la table Chez Fre- zet, un restaurant de cuisine traditionnelle française, à ne manquer sans aucun prétexte !www.hotelspreference.comPennafort, votre palais s'évade dans un cadre enchanteresqueCe sont Mille & Un plats qui vous surprendront. Avant d'arriver, la carte vous fera saliver. A table, confortablement assis en terrasse, vous partagerez un moment unique gourmand-gourmet cou- ronné d'une étoile Michelin et du profil du Chef Philippe Da Silva, jamais bien loin, pour s'assurer que chaque saveur vous comblera. C'est un feu d'artifice de plats qui se succèdent, le Menu Dégustation compte à lui seul 6 en- trées fines, atypiques et copieuses, des pains maison de toute sorte, un plat de résistance et une farandole de des- serts. Une ambiance maison de famille règne dans ce havre de paix dans les hauteurs de Saint Tropez, un trésor dévoilé aux plus chanceux, prenez la sortie de l'autoroute Le Muy et longez la route des vins. L'établissement hôtelier compte 13 chambres et suites contemporaines au goût très sur, les commodités sont même signées Armani ! Son restaurant étoilé a été récompensé meilleure table d'Europe par le Prix de la Villégiature. Sirotez un cocktail au bord de l'exquise et intimiste piscine, tout en faisant face aux impressionnantes gorges rougeâtres de Pennafort. Des soins classiques et de tous pays feront voyager votre corps, un instant de plus ! En bref, séjourner à Pennafort, c'est aller à la rencontre d'une Cote d'Azur authentique, séduisante avec pour Chef de file l'adorable Philippe Da Silva, qui gère son petit nid de bonheur avec autant d'énergie qu'à ses débuts en 1995, quand tout était encore àprouver. Nous sommes, pour sûrs, sous le charme !www.hostellerie-pennafort.com/frBien -ÊtreLanvin keeps Eyes on you !La voilà, la nouvelle figurine croquée par Alber Elbaz ! Regard pétillant d'espièglerie et bouche rouge qui lance des baisers à voler, cette fantaisie moderne haute en cou- leurs célèbre la nouvelle édition limitée Éclat d'Arpège Eyes on you. Le flacon glisse ses courbes exquises dans l'emblématique boîte translucide teintée de rose pour l'occasion. Pétillante et radieuse, la fragrance Éclat d'Arpège est une joyeuse bombe olfactive qui marie fraîcheur et sensualité avec une allure folle. Floral Fruité Boisé éclatant de lumière, ce splendide bouquet de printemps composé par Karine Du-breuilmènelessensparleboutdunez...EaudeParfum–Vaporisateur50ml 42€Un spa vosgien surprenant de beauté et d’authenticitéC’est un spa comme on en rêve au cœur des Vosges, de ses forêts de sapins et lacs bleutés. Au Grand Hôtel de Gérardmer, lespa des Chênes Blancs se découvre comme un grand bol d’air frais : des murs recouverts de liège ou de lattes de bois rappellent la façade d’un chalet traditionnel. Pensée par Fabienne Remy, propriétaire et direc- trice de l’établissement, en collaboration avec l’agence Adea-MG, les in- térieurs jouent sur les éléments naturels, le passage des saisons et une identité naturellement vosgienne pour inviter les paysages extérieurs à l’intérieur. Un jour de gros temps ou de vent entêtant, on choisira de se lover dans les vapeurs du Heat Center (120m2 maintenus à 34° où hammam, sauna, couloir sensoriel et bassin d’eau salée offrent l’embar- ras du choix) ou entre les mains des masseuses expertes, une carte de soins atypique vous attend !www.spa-leschenesblancs.comNeomist, creme-serum 2 en 1 !www.lanvin.com80SEPTEMBRE 2015neomist® creme-serum formule visage 30ml est un soin cosmétique complet : anti-âge, hyperhydratant, et bio-protecteur. Sa formulation unique sans aucun agents de tex- tures, nourrie et redonne à la peau tout son éclat, son élasticité et sa souplesse. Ce for- mat de poche, fera le bonheur de celles qui aiment voyager et performe à la fois comme crème et sérum. Pour une peau reboostée tout en fraîcheur, quelques pulvérisations suf- fisent matin et soir pour un rituel beauté complet. Prix de vente 30ml - 90 € et 50 ml – 149 € sur neomist.fr et chez neomist L’Institut 29 rue Notre Dame de Nazareth 75003 Paris et instituts indépendants partout en France.www.neomist.fr]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[Retrouvez-nous au SALON IFTM – TOP RESA du 29 septembre au 2 octobre 2015Stand N° X017 - Pavillon 1 Paris Expo - Porte de Versailles 75015 ParisFrance]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23ART DE VIVRE & PATRIMOINE L’Art du tempsMode & AccessoiresLevi Miller, nouveau visage de Ralph Lauren EnfantRalph Lauren Corporation annonce que Levi Miller, qui tiendra le rôle principal du prochain film Pan, sera son nouvel ambassadeur pour la mode enfant, collection automne / hiver 2015. À l'affiche du prochain film de Warner Bros., Levi Miller in- carne l'esprit d'aventure et la malice. Le film portant sur le début de la vie de Peter à Neverland et la découverte de sa destinée en tant que Peter Pan,devrait sortir le 14 Octobre 2015 en France. Photographié par Matt Jones à New York, le premier lieu de shooting était le grand navire Peking, dans le port maritime de South Street. Des rayures, des carreaux, des pièces confortables et des lignes cita- dines donneront le ton. Parmi les pièces phares pour les garçons, on compte des looks sportifs comme des joggings ou des vestes au style base-ball vintage. Pour les filles, les robes féminines et le tartan signature de la marque contrastent avec des pièces de motarde en cuir et des modèles en noir et blanc. En tant qu'am- bassadeur, Levi Miller se rendra dans certains magasins Polo Ralph Lauren dwww.ralphlauren.frPython très rock by AkillisLa Maison renoue avec ses premières amours et puise dans l’histoire antique et ses mythes. Caroline Gaspard s’est inspirée de Cléopâtre, qui selon la légende portait des py- thons enlacés autour de ses poignets. A l’antipode des traditionnels bijoux égyptiens, la créatrice n’a voulu garder du python que son essence la plus simplifiée : ses écailles. Cette collection sort de son écrin pour nous charmer en dansant sur les oreilles et autour du cou, grâce à ses écailles articulées qui ondulent sur la peau. La collection tout simplement baptisée python souffle le chaud au travers de nuances d’or jaune et rose mais aussi lefroid grâce à son or blanc pavé de diamants. Caroline Gaspard a voulu rendre encore plus réaliste l’aspect peau de serpent, en estampillant en relief dans l’or le tracé de la peau de python, pour un effet très rock !www.akillis.frSmuggler, une créativité indémodable !Chaque collection nous enchante depuis la création de la Maison en 1978. Les col- lections ont quelque chose d’indémodable et de créatif à la fois. En 2011, Smug- gler obtient le label Origine France Garantie (OFG) pour ses costumes, vestes, pantalons et gilets, lui permettant de pouvoir certifier de sa fabrication française. Aujourd'hui ce sont plus de 150 personnes qui œuvrent chaque jour à donner à vos désirs l'étoffe de notre temps. Pour cette saison, nous avons souhaité vous présenter la silhouette suivante : Veste 2 boutons Trinidade, entièrement surpi- quée, 2 fentes dos, 2 poches droites, plastron toile en crin de cheval, montage àl'italienne 590€ ; Pantalon Hugo tissu flanelle 100% laine gris 189€ ; Chemise coton double retors et bou- tons nacres à poignets et gorge simple 75€ ; Cravate 100% soie à pois tissés 50€ et Sac Two days cuir 380€.www.smuggler.frNœud papillon, à accrocherde toute urgence !« Dans un monde de conformité et de grande consomma- tion, il est important de se différencier et d’avoir un petit plus, une touche personnelle et unique. Ceci est possible grâce à l’accessoire. Selon ses envies et ses humeurs, on ne porte plus le nœud papillon par obligation mais bien pourse faire plaisir. Nous avons choisi pour cela de fabriquer des produits 100% Made in France et entièrement fabriqués à la main, au crochet, pour une qualité irréprochable ! » Spécialisé dans la confection de nœuds papillon au crochet, Flore Egnell et Jérémy Gar- cia de Acrochet’Moi sont fier de vous présenter leur collection automne/hiver 2015 pour hommes et femmes placée sous le signe de moustaches de personnages célèbres. Imagi- nés et confectionnés dans leur atelier parisien, ces nœuds papillon éthiques et respon- sables ont une gamme de prix qui s’étend de 68€ à 74€ et sont aussi proposés en sur-mesure pour une personnalisation totale !www.acrochetmoi.frDe Fursac, une nouvelle collection rythméeNée à Saint-Pierre-de-Fursac, en 1973, la marque se déploie à l'orée des années 1980 et lance sous son nom de baptême – Monsieur De Fursac – ses premières grandes campagnes publicitaires. En 1992, Monsieur De Fursac ouvre sa première boutique parisienne au 112, rue de Richelieu (2e arr.) et y installe son siège, qui s'y trouve en-core. Elle traverse alors les années 2000 avec le style en ligne de mire, et une poignée de grands drapiers italiens à ses côtés, dont un partenariat solide avec Lanificio F.lli Cer- ruti. Désormais bien accompagnée, De Fursac met son savoir-faire et son amour des matières au service des silhouettes affûtées. Le monde a son tempo, et le chic aussi. Métronome du style, De Fursac place sa nouvelle collection sous le signe du rythme. Elégance rigoureuse ou décontractée, nouvelles couleurs et nouvelles pièces pour des esprits changeants : son vestiaire se règle sur les cadences de la vie moderne. Penchez donc pour un smoking croisé en panama de laine et mohair, optez pour le motif pied de poule à carreaux fenêtre d'une veste en flanelle, ou adoptez le rouge cerise d'une maille, et maintenez votre allure à plus d'un titre.SEPTEMBRE 2015www.defursac.fr82]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[n°23www.ecoreseau.frL’Art du temps ART DE VIVRE & PATRIMOINE Horlogerie & JoaillerieTissot au sommet !Le légendaire horloger suisse est fier de présenter l'hor- loge Tissot T-Touch du « Peak Walk by Tissot », premier pont suspendu au monde à relier deux sommets entre eux. Ce pont est situé au Glacier 3000, lieu d'excursion très prisé au cœur des montagnes suisses que blanchis-Quand Corum révèle les marées...Place à l’icône des amoureux de la mer qui revient aujourd’hui dans une esthé- tique retravaillée : la montre des marées Admiral’s Cup AC-One 45 Tides. Avecson mouvement mécanique indiquant l’heure et l’amplitude des marées, le cycle de la lunaison, ainsi que la force des courants et la hauteur des eaux, elle demeure une complication unique dans l’univers de la Haute Horlogerie, 22 ans après sonpremier lancement. Le calibre CO 277 distille aujourd’hui ses indications essentielles à la na- vigation sur un cadran nimbé de rouge vif, dont se détachent des compteurs retravaillés dans un style plus graphique que jamais. Véritable instrument de navigation à la précision certifiée par le SHOM, le calibre CO 277 bat au rythme de 28'800 alternances/heure, et dispose d’uneréserve de marche de 42 heures. Taillé pour l’exploit, le modèle est étanche jusqu’à 300 mè- tres et dispose d’un fond saphir permettant d’admirer le calibre CO 277.www.corum.chsent les neiges éternelles. Tissot a encore une fois taillé une montre dans la pierre, comme le fut la Tissot RockWatch dans une publicité de 1985. Misant sur des matériaux spéciaux et des fonctionnalités avancées, la Tissot T-Touch s'impose en modèle d'ex- ception et en parfait partenaire des alpinistes. Elle permet d'accéder directement à une multitude de fonctions tactiles très pratiques. Cette horloge reprenant le même design indiquera l'heure ainsi que l'altitude aux audacieux qui s'aventureront sur le Peak Walk by Tissot.www.tissot.chL’iconique Clé de CartierL’innovation est par essence liée à l’histoire de Cartier, horloger créatif. Un esprit pionnier, source de nombreuses avancées techniques, mais aussi de nouvelles formes révolution- naires, ... le résultat est un univers de mon- tres emblématiques qui n’ont pas simplement créé de nouvelles esthétiques, mais qui ont aussi traversé le temps. C’est le cas pour Clé de Cartier : derrière la simplicité se cache souvent la virtuosité à l’état pur. Dans un élan d’élé- gance, cette montre introduit un nouvel élément dans le vocabulaire horloger de la maison : la courbe tendue. De profil, la boîte est cintrée, racée et élancée, organique et ergonomique. Ses contours, au plus près du poignet, don- nent à ceux qui la portent une impression d’aisance et de confort. Fidèle au style cartier, elle est aussi belle au tou- cher qu’au regard. Sur le côté du boîtier, l’élément qui donne, par ressemblance, son nom à la montre : la cou- ronne de remontoir. L’objectif de départ était clair : il s’agissait de créer une nouvelle forme, à partir du rond.Le résultat est un exploit tout en retenue et en finesse.www.cartier.frBell & Ross BR 01, 10ans déjà !Bell & Ross célèbre les 10 ans de son mo- dèle-icône en dévoilant une montre exclu-sive éditée en série limitée : la « BR 01 10thAnniversary ». En 2005, la BR 01 naît d’uneidée simple : faire d’une horloge de bord d’avion la meil- leure des montres d’aviation, fiable, fonctionnelle, lisible et précise. En passant comme par magie « du cockpit au poignet », la BR 01 s’offre alors le luxe de bousculer les codes esthétiques de l’horlogerie contemporaine. De- puis, Bell & Ross a développé plus de 150 modèles et une cinquantaine de séries limitées de cette montre carrée devenue, au fil du temps, une authentique plateforme de création horlogère (tourbillon, tourbillon-minuteur, ré- serve de marche, squelette, grande date, GMT, chrono) et d’innovation conceptuelle (Flight Instruments, Heri- tage, Phantom, Tête de Mort, B-Rocket). Pour fêter les 10 ans de ce modèle emblématique, Bell & Ross édite une BR 01 anniversaire en série limitée de 500 pièces, la « BR 01 10th Anniversary ». Celle-ci est fidèle à la BR 01 de 2005, mais façonnée avec les techniques et les maté- riaux high-tech d’aujourd’hui.www.bellross.comSEPTEMBRE 201583]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23ART DE VIVRE & PATRIMOINE L’Art du tempsVins & SpiritueuxChâteau Le Gay, PomerolAvant son acquisition en 2002 par Catherine Péré-Vergé, ce fleuron du pla- teau de Pomerol fut pendant soixante ans la propriété des demoiselles Robin. A l’arrivée de Catherine Péré-Vergé, le chai a été entièrement reconstruit, en conservant seulement la cour d’honneur et les deux petits bâtiments laté- raux, pigeonniers ayant toujours été représentatifs de l’image de la pro- priété. La maison, belvédère sur le plus prestigieux terroir du monde, devient un lieu de rencontre et de réception, offrant un panorama à 270° sur les coteaux de Lalande de Pomerol et sur le plateau de Pomerol. En 2014, de nouveaux travaux permettront de microvinifier 100 % des par- celles en barriques neuves. Encore une première à Pomerol ! La propriété s’étend d’un seul tenant sur 10,5 hectares. Les cépages se composent de 10 % de Cabernet franc, qui apporte rondeur, souplesse et fruit, 90 % de Merlot, qui donne finesse, corps et fruit. 1200 caisses de Château Le Gaysont produites chaque année. Un vin à découvrir ou redécouvrir !www.vignoblespereverge.comProlongez vos virées estivales avec Nicolas FeuillatteEpernay - New York - Ailleurs... la devise de la marque est unesource d’inspiration dans la recherche de nouveaux modes deconsommation. La boussole présente sur toutes les bouteilles in-carnant l’esprit même de Nicolas Feuillatte, c’est naturellement lemonde du voyage gustatif qui a été choisi avec ce nouvel objet deservice. Pour son Brut Chardonnay millésimé, Nicolas Feuillatte acréé un sac marin en matière souple, façon ciré, dont la couleurnoire apporte tout son chic à l’objet. Sur le pont d’un bateau, au bord d’une plage ou d’une piscine, le sac marin est l’accessoire idéal pour garder son Champagne à la bonne température pendant quelques heures. Bien calé dans son étui anti-choc, le Brut Char- donnay millésime 2006 Nicolas Feuillatte sera de tous les voyages. Le nez est très ex- pressif avec ses notes de fruits exotiques et d’agrumes au sirop presque confits. La puissance s’exprime à travers des arômes gourmands de pâtisserie, viennoiserie, voire de macaron. La bouche est d’une belle ampleur, l’attaque est vive, fraîche et puissante avec une finale complexe d’agrumes et de miel. Subtil et fin, le Brut Chardonnay mil- lésime 2006 est Le Champagne idéal de l’apéritif, peu importe la saison !www.nicolas-feuillatte.comLe gagnant de la Coupe des Crus Bourgeois du Médoc 2015Le nom du vainqueur de la Coupe des Crus Bourgeois du Médoc 2015 vient d'être pro- noncé, il s’agit du Château Lilian Ladouys enAOC Saint-Estèphe. Les 12 lauréats ont éga- lement été dévoilés : Château d’Aurilhac, Château Bibian, Châ- teau le Crock, Château Labadie, Château Ladi- gnac, Château Landat, Château Lestage Simon, Château Lilian Ladouys, Château Liou-ner, Château Les Ormes, Château Rollan de By et Château Tour des Termes. Ces 12 lauréats se sont distingués parmi 174 candidats lors de la Coupe des Crus Bourgeois du Médoc qui s'est déroulée au Chateau du Taillan sur le millésime 2012.www.crus-bourgeois.comA la découverte des Grands Crus bordelaisBordeaux Rive Droite est une Entreprise regroupant plusieurs anciennes So- ciétés Libournaises, vouée au commerce de vins fins de Bordeaux auprès de la clientèle privée française. Ainsi, "La Cave Bordeaux Rive Droite" garantit à ses fidèles clients une plus grande lisibilité et une meilleure praticité sur leurs achats de Grands Crus en "Primeur". Ses vins sont sélectionnés selon 3 cri- tères principaux : l'identité territoriale, la beauté structurale du vin et son aptitude au vieillissement. Nous découvrons aujourd'hui le "Château La Grave Trigant de Boisset 2014" dans l'appellation Pomerol. Situé sur le versant ouest du plateau de Pomerol, son beau terroir d'argile et de graves marque le début de la fameuse ceinture graveleuse de Pomerol, entourant son célèbre plateau. Le cru, qui appartient aux Établissements Jean Pierre Moueix, couvre 8 hectares dominés par le merlot à 85%, le reste en Cabernet Franc. Les vins de Château La Grave montrent un profil raffiné et délicat, avec une bonne capacité degarde. Un Must incontestable pour de douces soirées automnales!www.bordeaux-rive-droite.comChâteau Lynch-Moussas, Grand Cru Classé dès 1855Propriété depuis le 18ième siècle du Comte Lynch à Pauillac, jusqu’à sa division en deux, Lynch Moussas en garde la demeure, une grande partie des terres et des vignes. Cette grande propriétéde plus de deux cents hectares, sera reconnue par la classification de 1855 comme Grand Cru Classé. Les soins sont apportés aux vignes pour leur permettre d’exprimer l’unité et la diver- sité de ses terroirs : 70% de Cabernet Sauvignon et 30% de Merlot lui permettent au- jourd’hui de s’exprimer. Echardage, effeuillage, vendanges vertes ont été mis en place au cours des dernières années pour amener à grande maturité des raisins de très belle qualité. Les vendanges manuelles permettent d’apporter au cuvier moderne des baies en parfait état. Sur la table de tri, une dernière vérification est l’occasion de s’assurer que seulement le meil- leur sera mis en cuve. Afin d’avoir toujours ce qu’il y a de mieux, est créée en 2010 un second vin«LesHautsdeLynchMoussas»nomdesparcellessituéessurlabutedominantle Château.Quantaux vinsdeLynchMoussas,ilssontaujourd’huireconnuspourleurcouleur sombre et profonde, leur nez de fruits rouges, leur rondeur et les tannins mûrs en début de bouche, suivi des notes de cassis typiques des Grands Pauillac, un corps ample et une très belle longueur. Des vins savoureux jeunes, et de grande garde pour qui sait attendre.www.lynch-moussas.comPhilipponnat nous dévoile une cuvée d’exceptionLe Blanc de Noirs 2008 est la démonstration magistrale de la maîtrise de l’assemblage et de la vinification du Pinot Noir par Philipponnat. L’assemblage de la première presse se fait exclusivement de Premiers et Grands Crus 100% Pinot Noir de la Montagne de Reims et des vignobles de Mareuil-sur-Ay. Le dosage est extra-brut pour maintenir l’équilibre entre fraîcheur et vinosité, et ne pas masquer le caractère du vin et sa pureté. On laisse vieillir le vin au moins cinq à sept ans pour obtenir la plus grande complexité et faire ressortir les arômes secondaires et tertiaires. A la dégustation, l’œil se réjouit de bulles fines et crémeuses. Au nez, l’expression authentique du Pinot Noir avec des notes épicées et poivrées se mêle au miel de fleurs d’acacia. La bouche, ample et minérale, exprime la vinosité et le fruit propres au Pinot Noir. Accordez cette exceptionnelle cuvée avec volailles, gibiers à plumes, terrines et foies gras. Servir frais, autour de 8 à 9°C à l’apéritif, et de 10 à 12°C au moment du repas. Après plusieurs années en caves, la cuvée Blanc de Noirs peut être conservée aumoins cinq ans, voire plus longtemps, dans les conditions d’une bonne cave, fraîche et sombre.www.philipponnat.comLa Féline de Picpoul de Pinet 2013, à découvrir en cette rentrée !Les raisins de cette cuvée proviennent en grande partie de la vigne de Piquepoul de Félines ; la parcelle de l’AOP Picpoul de Pinet la plus proche du Bassin de au. Dans cette appellation où le climat méditerranéen est marqué plus qu’ailleurs en Languedoc par sa sécheresse estivale, le Piquepoul y est superbement exprimé. Les entrées maritimes d’après le 15 août,la fraicheur des brumes nocturnes dont il a pu profiter jusqu’au 10 octobre ont abouti à une maturité phénolique optimale couplée à une acidité marquée. En cave, un élevage sur lies de 5 mois a donné texture et rondeur en bouche. Un nez très expressif avec un bel éclat aromatique d’agrumes confits et de chèvrefeuille. Beaucoup de chair en bouche, fraicheur et vi- vacité avec du grain en finale. Une belle longueur et beaucoup de complexité aromatique toujours à découvrir au fil des dé- gustations. Conseils gastronomiques : Apéritif, sushis, huîtres gratinées, couteaux gratinés. Cette cuvée singulière a unbeau potentiel de garde qui reste à découvrir. Disponible en quantité limitée, en flacon de 75 cl et magnum.SEPTEMBRE 2015www.picpoul-de-pinet.com84]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23ART DE VIVRE & PATRIMOINE L’Art du tempsGastronomieUn espresso de qualité professionnelle à la maison !Saeco présente Incanto Executive, un chef d'œuvre intemporel conçu pour viser la perfec- tion. Doté d'équipements professionnels tels qu'un broyeur en céramique et une double chaudière, il vous permettra de préparer un café parfait avec une rapidité inégalée. Dégustez un authentique café italien tel un macchiato, un cappuccino ou un caffè latte avec de la mousse de lait parfaite grâce à la carafe à lait intégrée, des spécialités de café au lait sans temps d'at-tente, grâce à la double chaudière, un café sans goût de brûlé grâce aux broyeurs 100 % céramique. Préparez des boissons à votre goût en enre- gistrant les réglages de votre café préféré, en jouant avec le degré de ri- chesse du café grâce aux broyeurs réglables et en augmentant la crème et le corps du café. Préparez autant de latte macchiatos et de cappuccinos à la suite que vous le souhaitez, sans perte de qualité et sans attente.Cette merveilleuse machine totalement silencieuse est toujours propre grâce au nettoyage automatique et au détartrage. Son design de pointe avec fi- nitions en acier inoxydable séduira sans aucun doute votre cuisine !Sticks de café lyophilisé au chic de FauchonFauchon vous invite à découvrir cette sélection de purs Arabica récoltés sur les plus hauts plateaux de Colombie. Ce café d'exception vous séduira par sa rondeur et sa douceur fruitée. Retenu dans un stick, le café Fauchon conserve toutes ses qualités aromatiques et vous les révèle au moment de la dégustation. Conseil d'utilisation : Versez le contenu du stick dans votre tasse. Ajoutez de l'eau tout juste frémissante. Agrémentez de sucre et/ou de lait selon votre convenance. Dégustez.. Ce petit rituel café peut s’offrir en cadeau personnalisé tout en pro- fitant du savoir-faire et de l’expertise Fauchon : lors de votre commande, choi- sissez vos produits puis sélectionnez dans votre panier un sac en tissu velouté ou une luxe box pour sublimer votre composition. Ajoutez-y des saveurs su- crées, une touche salée, des notes épicées, des boîtes, des écrins... et confec-tionnez un cadeau unique à votre destinataire ! 10 euros la boîte de 25 sticks.www.fauchon.comwww.philips.comLa Ville de Paris se lancedans la vente de café !La Mairie de Paris, soucieuse de valoriser le sa- voir-faire des entreprises parisiennes, vient de créer, en collaboration avec les Comptoirs Ri- chard, une gamme de 5 nouveaux cafés biolo- giques aux noms de quartiers de la capitale : Bastille, Champs Elysées, Marais, Quartier Latin et Abbesses. Ces cafés certifiés Ecocert sont commercialisés au prix de 11 euros le pa-quet de 250 grammes dans les huit points de vente parisiens et sur le site Internet des Comptoirs Richard, ainsi que dans la bou- tique et e-boutique de la Ville de Paris. Goûtez par exemple le Café Marais, si harmonieux et parfumé ! La rondeur de ce café moulu pur arabica bio dont la tasse révèle des notes riches et aro- matiques fait écho à ce quartier du "Vieux Paris", comme le té- moin populaire d'une culture cosmopolite. Paris surfe indéniablement sur la tendance du Made in France, qui entend rallier les consommateurs autour des productions tricolores.www.comptoirsrichard.frL’inimitable Illyillycaffè propose aux connais- seurs et aux passionnés du monde entier le café idéal : le meilleur que la nature puisse offrir, mis en va- leur par un processus de transfor-mation optimal qui intègre les technologies les plus avancées, une expérience et une passion familiale de près de quatre-vingts ans. Le goût illy est inimi- table : il procure une sensation tactile veloutée, une douceur que l’on perçoit immédiatement issue d’un dialogue équilibré entre notes acides et amères, fleuries et fruitées, saveurs de caramel, de pain grillé et de chocolat, arômes d’amande et de miel qui se mêlent et procurent une sensation suave. Il est obtenu à partir de neuf Arabicas différents, sé- lectionnés parmi les meilleures récoltes au monde. Chaque variété apporte au mélange une note que les palais avertis ou tout simplement doués sauront reconnaître et apprécier.www.illy.comKitchenaid et Nespresso, une collaboration réussie !Explosion de couleurs ? Design vintage ? Révolution high-tech ? Expert dans l’art du café, en quête permanente du geste parfait et de l’émotion la plus pure, Nespresso soutient la création artistique dans tous les domaines d’expression dont la vitalité et le foisonnement inspirent l’art de vivre au quotidien. La nou- velle machine créée en partenariat avec KitchenAid renouent avec le plaisir des yeux, jouant des effets de laque rehaussés par les courbes claires de l’acierchromé. Une nouvelle machine qui assume sans ambiguïté la signature de la marque Kitche- nAid ! Disponible en 6 coloris : Rouge Empire, Pomme d’amour, Crème, Noir Onyx, Gris Etain et Blanc givré, au tarif de 399 euros.www.nespresso.comChocolat, café ou noisettes,ne choisissez plus !Laissez-vous séduire par le goût raffiné de L'OR EspressO Gourmands, une nouvelle collection d'espressos délicieusement aromatisés pour une dégusta- tion irrésistible. L'OR EspressO Chocolate combine parfaitement la puissance aromatique d’un espresso avec des notes subtiles et raffinées de chocolat noir et se déguste comme une friandise, tandis que L'OR EspressO Nutty révèle l’alliance parfaite d’un espresso équilibré et modéré avec de délicates notes de noisettes et d’amandes douces, une ode à la gourmandise. Nous les avons tes-tés pour vous et le verdict est clair : un trésor indispensable pour des journées exquises !www.lorespresso.fr/gourmands/Le Café de La Grande Épicerie de ParisFaire ses achats à la Grande Epicerie de Paris est source de Bonheur, dans les charmantes allées ou encore sur l’agréable site marchand. Le packaging du Café imaginé par la Grande Epicerie de Paris est incroyablement sobre. Son Café moulu est en provenance d'Italie, du Guatemala, Mexique, Cuba, Brésil, Nouvelle Guinée, Salvador, Costa Rica..., les 250 grammes sont proposés entre 7,50 euros et 9,60 euros, les 8 capsules à 2,30 euros. Le Café moulu mélange spécial Grande Epicerie est un assemblage de 100% arabica composé des meilleurs crus d'Amérique Centrale et du Sud ainsi que des Mokas d’Éthiopie : 45% d'Amérique du Sud (Brésil Santos et Co-lombie Suprémo), 35% d'Amérique centrale (Costa Rica et Maragogype) et 20% d'Afrique (Éthiopie). C’est un café moyennement corsé qui allie subtilement un arôme floral de fleur de jasmin et des arômes d'épice, de quoi laisser rêveur, même de sa tasse parisienne...SEPTEMBRE 2015www.lagrandeepicerie.com86]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23ART DE VIVRE & PATRIMOINE L’Art du temps - L’actualité automobileHyundai Genesis : le grand luxe à la sauce coréenne«Vous voulez savoir si elle a l’affichage tête haute ? Elle l’a. L’assistance active au maintien de voie ? Elle l’a. L’assistance active au stationnement pour se garer automatiquement et sortir de sa place en épi ou en créneau ? Elle l’a aussi. Elle a également neuf airbags, l’alerte de circulation transversale à l’arrière, la détection d’angle mort, une caméra 360 degrés, l’ouverture automatique du coffre, le verrouillage et le démarrage sans clef, les feux de route au xénon automatiques avec éclairage additionnel en virage, le régulateur de vitesse adaptatif, des sièges avant et arrière électriques chauffants et ventilés, un système de navigation avec écran tactile 9 pouces, un toit ouvrant(du cuir, du bois précieux et cette petite touche de raffinement qui marque l’appartenance au club fermé du très haut de gamme). Une voiture d’image donc, commercialisée en France pour le principe et qui ne vise qu’un tout petit marché de niche.série un système de transmission à quatre roues motrices HTRAC. Couplé à une boite automatique à huit rapports et trois modes de conduite (éco, normal et sport), le gros moteur V6 est à son aise sur autoroute et suffisant de puissance poursans vergogne son identité d’imitatrice en empruntant à Aston Martin ou à Chrysler (calandre, emblème). Du coup elle intrigue et interpelle les amateurs de belles voitures qui s’interrogent sur son identité. Outre-Atlantique la bataille n’est pas pour autant gagnée. D’une part parce que côté motorisation la belle coréenne a encore des progrès à faire pour rivaliser avec laIl faut dire que la belle avec son moteur essence atmosphériqueà injection directe de 3,8litres V6 de 315puissance teutonne. Ensuite parce que les ingénieurs allemands ne s’arrêtent jamais d’innover et que leurs derniers modèles proposent, à l’instar de la série 7 de BMW, des équipements encore inédits comme la commande gestuelle, la tablette 7 pouces à l’arrière ou encore le stationnement piloté àpanoramique... »Ce pitch paraphrasant la pub télé Peugeot pourrait sans problème servir à la Genesis de Hyundai superbement dotée en équipements techno de nouvelle génération. Il faut dire que cette luxueuse limousine a été spécialement conçue pour tailler des croupières aux précieuses berlines allemandes sur le marché... américain. Pour prouver son savoir-faire le constructeur coréen a créé une imitation qui se veut l’égale des luxueux produits des maîtres germaniques et anglo-saxons270 grammes de CO2 rejetés au kilomètre est bien peu en phase avec les préoccupations économiques et écologiques d’aujourd’hui. Mais sa cible de marché en Europe est trop restreinte pour développer un bloc diesel.Hyundai propose dans l’Hexagone un véhicule full options avec notamment enentrainer les deux tonnes de ce vaisseau amiral du constructeur coréen. Et ce, dans un confort royal tant en termesdistance via une clef high tech. Reste que la Genesis a de solides arguments à faire valoir côté tarifs en France où elle est vendue 68950 euros sans option, soit 20000 euros de moinschevaux et sesMazda 2 for everd’acoustique que d’amortissement.Jolie malgré sa taille (5 mètres de long pour 1,90 mètre de large) avec un design épuré et élégant, imposante par sa stature et ses jantes 19 pouces, la Genesis affirmeModèle essayé : Hyundai Genesis V6 3.8 GDi 315 HTRAC. Tarif unique : 68950 euros.qu’une BMW série 7 ou une Audi A8.Dans la vie d’un essayeur de voitures se croisent différents véhicules. Les stars de la catégorie, inaccessibles au commun des mortels, qui procurent un immense plaisir de conduite mais dont on sait qu’elles resteront un rêve passager. Les bagnoles insipides, sans grands défauts (on ne fait plus aujourd’hui réellement de mauvaises voitures) qui ne créent aucun attachement. Les excellentes voitures pétries de qualités et que l’on recommande volontiers. Et puis il y a les coups de cœur, les évidences, celles qu’on a du mal à rendre l’essai terminé parce qu’on a l’impression de les conduire depuis longtemps. Ce ne sont pas forcément des engins de haut vol – coupés, cabriolets, sportives de tous poils – ni de luxueuses berlines ou de fringantes familiales. Non, le coup de cœur peut se porter sur une voiture « ordinaire », petite, raisonnablement motorisée, mais dont l’utilisation apporte une constante satisfaction. C’est le cas de la nouvelle Mazda 2. Si la citadine japonaise nous a toujours paru injustement méconnue dans l’Hexagone, sa nouvelle version devrait logiquement accroître sa popularité. D’abord sur le plan esthétique avec un design parfaitement équilibré qui joue habilement avec de justes proportions. Le fameux style Kodo (âme du mouvement) inventé par Mazda donne élégance et stabilité. Plus longue de 14 centimètres que la précédente, la nouvelle Mazda 2 gagne en homogénéité. La face avant adopte la nouvelle calandre emblématique de la marque et bénéficie de nouveaux projecteurs full LED. L’intérieur est spacieux dans cette catégorie et le coffre suffisant. La planche de bord bien dessinée peut s’orner en option d’un parement couleur carrosserie du meilleur effet (en l’occurrence blanche pour notre véhicule d’essai) et de sièges rouges enveloppants, d’une excellente tenue. Du coup le rouge habille également les parois de la console centrale et les contreforts des portières, petites touches d’élégance. La position de conduite est parfaite, l’ergonomiede toutes les commandes sansdéfaut (bravo pour la manettecentrale façon Mercedes, qui tombe sous la main, et pour l’écran tactile qui cesse de l’être en roulant) et les fondamentaux (tenue de route, freinage, visibilité avant, arrière, latérale) irréprochables.Le moteur essence 1,5 litre 90 chevaux est également admirablement proportionné avec une boite mécanique à cinq rapports en tous points parfaite (une boite auto est également disponible). Quand on sait que l’équipement en finition haute est pour cette catégorie de véhicules incomparable (affichage tête haute, feux de route automatiques...) on a bien du mal à trouver un défaut à la Mazda 2, et du coup à la quitter.Modèle essayé : Mazda 2 1,5 L Skyactiv-G 90 ch, Dynamique. Tarif : à partir de 17400 euros. Tarifs gamme essence à partir de 14450 euros, tarifs gamme diesel à partir de 18350 euros.88SEPTEMBRE 2015]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[n°23Le Mazda CX3 a l’urbanité sportiveDérivé de la Mazda 2, le nouveau SUV de Mazda en garde toutes les qualités esthétiques et technologiques. Rival affirmé des Peugeot 2008 et autres Renault Captur, il est beaucoup plus sportif avec un profil agressif marqué par le noir et le chrome des passages de roues, des bas de caisses et des jantes 18 pouces. La face avant achève le tableau avec une large calandre statutaire. L’habitacle identique à celui la Mazda 2 n’est pas plus spacieux mais l’équipement tout aussi généreux. La conduite de ce SUV urbain (deux ou quatre roues motrices) s’apparente à celle d’une berline sportive. Le moteur diesel (1,5 litre, 105 chevaux) couplé à l’excellente boîte auto Skyactiv-drive se révèle très performant et d’une grande souplesse d’utilisation. Un sans faute. Modèle essayé : Mazda CX-3 1,5 L Skyactiv-D 105 ch, 4X4, Selection. Tarif : à partir de 28550 euros. Tarifs gamme essence à partir de 20650 euros, tarifs gamme diesel à partir de 22650 euros.www.ecoreseau.frL’Art du temps - L’actualité automobile ART DE VIVRE & PATRIMOINE ESSAIS & TENDANCESprésidentiel demeurent : design ébouriffant, détails esthétiques de joaillier, habitacle futuriste, qualités routières, grand confort malgré l’abandon par le constructeur de la suspension hydraulique. Mais ses défauts aussi : visibilité (arrière, avant, latérale) affligeante, équipements médiocres (GPS, Bluetooth, sono) ou lacunaires. Exemples : pas de régulateur de vitesse adaptatif, pas de système de stationnement automatique ni de détection de collision et de freinagePar Philippe Flamandactif.Reste un très grand plaisir de conduite avec notamment la nouvelle motorisation 165 THP dotée de la nouvelle boite auto EAT 6 du groupe.Modèle essayé : DS 5 THP 165 SO CHIC. Tarif : à partir de 36050 euros. Tarifs gamme essence à partir de 33750 euros, tarifs gamme diesel à partir de 29550 euros.La stratégie du groupe PSA qui vise à concentrer Citroën sur des véhicules moyenne gamme et à faire de DS uneCitroën DS5, belle pas assez technomarque à part, synonyme d’innovation et de haut de gamme, semble rencontrer un peu d’incompréhension sur les marchés. En atteste le recul des ventes au premier semestre au niveau mondial de la marque aux chevrons (- 2,71%) et de DS (-16,21%), même si en France la situation est moins catastrophique. Il faut dire que la rupture historique avec la tradition innovante de Citroën, tant dans le design que dans la technologie automobile, apparaît peu justifiée. En outre la gamme DS, désormais marque à part entière, est déjà vieillissante. Pour preuve la DS5 fraîchement mais très légèrement restylisée. Nouvelle calandre siglée DS, nouveaux phares... Une planche de bord à peine retouchée. Certes les qualités de la DS5 qui ont fait son succèsSEPTEMBRE 201589]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23ART DE VIVRE & PATRIMOINE Baromètre Finance & Investissementséthique & FinanceuLES BONS PLANS DU MOISBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant les placements et investissements que peut réaliser tout particulierparAu fil des années, la transmission d’un patrimoine à un enfant est devenue plus complexe. En 2012, le montant pouvant être transféré sans taxation a été abaissé de 159 325 euros à 100 000 euros par parent et par enfant. Par ailleurs, le délai de reconstitution de cet abattement a été porté de 10 à 15 ans. C’est là qu’intervient la Société civile immobilière (SCI), pour laquelle optent de plus en plus de familles. Premier avantage : elle permet de trans- mettre la propriété d’un bien à ses enfants sans perdre la main sur la gestion du bien. Le donateur peut rester gé- rant si cela est prévu dans les statuts. Autre atout de la SCI : elle permet une transmission au fil de l’eau en di- visant un bien en parts sociales jusqu’à 100 000 euros. Des parents détenantImmobilier : et pourquoi pas une rési- dence de tourisme ?Avantages fiscaux, possibilité de séjours sur place, ren- dements corrects... L’investissement en résidence de tou- risme a des atouts à revendre. Ces ensembles de logements sont construits pour être loués à la semaineTransmission : passez par une SCIArthur Cohenaux vacanciers. Ils proposent un cer- tain nombre de services et sont gérés par un ex- ploitant profes- sionnel. Ces dernières années, la concurrence d’autres produits,Président Directeur général des éditions Hermann, Philosophe spécialisé dans les questions éthiques appliquées au secteur financiercomme les Ehpad et les résidences seniors, ont contribué à faire baisser les prix à l’achat... faisant grimper le ren- dement, qui peut atteindre jusqu’à 4%, voire 5,5% net. Sur le plan fiscal, le fait d’investir dans une résidence de tourisme permet de récupérer la TVA payée sur le prix d’acquisition (19,6%), à condition de conserver le bien pendant au moins 20 ans. Mais ce n’est pas tout : cet in- vestissement permet aussi soit de bénéficier du statut LMP ou LMNP (loueur en meublé professionnel ou loueur en meublé non professionnel), soit de profiter du Censi-Bouvard, qui accorde une réduction d’impôts de 11% du prix de revient du bien, dans la limite de 300 000 euros. Des avantages qui ne doivent pas faire oublier de prendre quelques précautions, notamment en s’assurant de la solidité de l’exploitant. Gardez aussi à l’esprit que les travaux sont à la charge du propriétaire. Dans le sec- teur des résidences de tourisme, le marché des résidences urbaines est particulièrement dynamique : il affiche une évolution positive selon le bilan annuel du cabinet In Ex- tenso Tourisme, Culture et Hôtellerie. L’an dernier, le parc comptait 661 adresses pour près de 57 000 studios et appartements, soit une croissance de 3,6% sur un an. 30 nouvelles résidences ont été mises sur le marché en 2014.un bien de 250 000euros peuvent ainsifaire une donation de80% du bien en béné-ficiant de l’exonéra-tion, puis donner les20% restants 15 ansplus tard, lorsquel’abattement fiscalest reconstitué. De plus, les biens transmis en SCI sont taxés sur 70% seulement de leur valeur. La prise en compte des dettes constitue également un avantage sé- rieux : les droits de transmission d’un bien d’une valeur de 1 million d’euros financés par un emprunt bancaire de 300000 euros seront calculés sur 700 000 euros. Enfin, le dernier atout de la SCI concerne l’ISF : la valeur des parts bénéficie d’un abattement de 10 à 15%, qui est jus- tifié par la moindre liquidité par rapport à un bien détenu en direct, qui sera plus facile à revendre.Hommage à Raphaël Draï, penseur de l’éthique appliquée à l’économie.Le 17 juillet dernier, le professeur Raphaël Draï s’est éteint à l’âge de 73 ans, dans son appartement parisien, des suites d’une longue maladie. Toute sa vie, ce philo- sophe, professeur agrégé de sciences politiques, a déve- loppé une œuvre unique dont l’un des fils directeurs est la mise en dialogue des textes du judaïsme avec les di- lemmes contemporains. L’enjeu, selon lui, était de re- venir aux sources de la tradition pour examiner et comprendre les problèmes de notre quotidien. Ainsi, sa perspective philosophique consistait en un geste de re- centrement : il importait, pour lui, de se replacer en ce lieu hautement symbolique qu’est le Sinaï, où Moïse reçut les Tables de la Loi, car « le Sinaï désigne moins un site géographique qu’un lieu psychique, éthique et spirituel marquant la confluence de la Présence divine à la présence humaine et de la présence de chaque être humain à son prochain » (Les Topiques sinaïtiques, 5 volumes, Hermann, 2013).Loi Alur : le bail type devient obligatoireS’il m’a paru essentiel, en dépit des liens qui nous unis- saient, de consacrer cette chronique à Raphaël Draï, ce n’est pas seulement parce qu’il compte parmi les intel- lectuels francophones les plus importants de ces der- nières décennies ; c’est surtout parce que le deuxième volume de l’ouvrage susmentionné, intitulé « Principes d’économie politique biblique », est un texte qui me pa- raît important dans le champ des recherches en éthique des affaires. Ce livre est tout sauf un exercice de pure érudition ; c’est une tentative audacieuse et rare pour re- placer l’éthique au cœur de la réalité économique, et, en cela, ce livre contribue pleinement « à une meilleure compréhension [...] de quelques-uns des plus grands fléaux économiques et financiers de notre temps ». Tout le projet de l’économie biblique, explique-t-il, est en effet de se démarquer, en ses principes comme en son fonctionnement, des pratiques esclavagistes de l’égypte pharaonique. La Bible exige la libération de tous et de chacun, et cette libération doit s’inscrire au cœur des réalités humaines, dont l’économie est l’un des volets. C’est pourquoi « l’économie, la calcala, ne peut être qu’éthique, autrement dit altruiste » et il revient à cha- cune et à chacun de reconnaître la pure et simple « inhé- rence de l’éthique et de l’économie ». La loi juive pousse l’identification de ces concepts jusqu’à considé- rer Dieu comme « l’économe de la vie ». L’œuvre de Raphaël Draï n’est bien sûr pas définitive : lui-même espérait surtout qu’elle suscite des questionnements et des travaux complémentaires ; elle pose surtout de nom- breux jalons dans l’interrogation sur le sens et le fonde- ment d’une économie éthique et doit servir à mieux appréhender les dérives et les défis de notre époque.Depuis le 1er août 2015, les propriétaires louant des lo- gements vides ou meublés doivent signer un bail type. Les contrats de colocation à bail unique sont également visés par cette contrainte, définie par la loi Alur (loi pour320 EUR 300 EUR 280 EUR 260 EUR 240 EUR 220 EUR 200 EUR 180 EUR 160 EUR 140 EURSept OctEurofins Scientific : cap sur le JaponLA SPÉCULATION DU MOISNov DecJan 15Fev MarAvr Mai JuinJuil Août90SEPTEMBRE 2015La biotech a annoncé l'acquisition de Nihon Soken au Japon, l'un des principaux fournisseurs de services d'essais environnementaux du pays, spécialisé dans l'analyse de la pollution. Selon l'analyste Gilbert Dupont, par cette opération, Eurofins assure son leadership dans les tests de mesure de surface radioactive de Fukushima. En outre, l'expertise de Nihon Soken en assainissement et en surveillance est un ajout important aux compétences existantes d'Eurofins. Gilbert Dupont recommande d'accumuler la valeur, avec un objectif de cours de 317 euros.]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[n°23www.ecoreseau.frBaromètre Finance & Investissements ART DE VIVRE & PATRIMOINELe coin des analystesuCholet Dupont mise sur l’EuropeLes perspectives économiques s’améliorent doucement, estime Cholet Dupont dans une note où il dévoile sa stra- tégie d’investissement. Pour lui, le rebond modeste de la croissance se confirme aux Etats-Unis et en Europe. La France et l’Allemagne se redressent et rattrapent le rythme d’activité des pays du sud et de l’Angleterre, re- marque-t-il, tout en constatant que la situation globale des pays émergents demeure en revanche hésitante. Cho- let Dupont anticipe par ailleurs un relèvement des taux de la Fed à l’automne. Pour Vincent Guenzi, responsable de la stratégie d’investissement, « l’environnement gé- néral semble donc un peu plus favorable aux actions et aux obligations, du moins jusqu’à l’automne ». Dans ce contexte, Cholet Dupont surpondère les actions euro- péennes à court et moyen terme. Celles-ci disposent du plus fort potentiel de hausse, souligne le gestionnaire d’actifs, qui espère toujours un rebond de l’ordre de 10% soit pendant l’été soit d’ici la fin de l’année. « Si le rebond intervient pendant l’été et qu’il nous rapproche de nos objectifs de cours, nous profiterons de celui-ci pour allé- ger tactiquement les positions en actions », anticipe Vin- cent Guenzi. Cholet Dupont a relevé à moyen terme le secteur Distribution, qui semble mieux orienté, et a abaissé à court terme les secteurs Produits de Base, Pé- trole & Gaz et Services Publics, tous trois corrélés aux ma- tières premières et énergétiques mal orientées. Il a également abaissé les secteurs Biens et Services Indus- triels (sensible au ralentissement chinois) et Assurance (moins recherché que les Banques).uBarings plus prudent sur les actionsAvec les premiers signaux d’une accélération de la hausse des salaires et la reprise de la consommation américaine, l’équipe d’allocation d’actifs de Barings a revalorisé ses perspectives sur les Etats-Unis. « Cependant, de mau- vaises nouvelles se dissimulent derrière les bonnes », pré- cise le gestionnaire d’actifs. Selon lui, la Fed pourrait décider prochainement de remonter les taux d’intérêt. Compte tenu de cette situation, Barings est revenue à une position neutre sur les actions. « Nous restons néanmoins positifs sur les actions de la Zone euro et du Japon », tem- père-t-il. Sur le front des pays émergents, Barings a reva- lorisé les actions asiatiques et dévalorisé l’Amérique latine. Sur le plan sectoriel, il a dévalorisé les télécoms à neutre et fortement revalorisé les financières. Ceci tout particulièrement pour les banques américaines qui de- vraient bénéficier selon lui de l’amélioration économique et du resserrement de la politique monétaire. Sur les taux et les devises, il a revalorisé les obligations italiennes, la valorisation commençant tout juste à se redresser sur la périphérie de la Zone Euro.u Actions : Fidelity vise l'Europe et le Japon En dépit de fondamentaux encourageants, les marchés d’actions sont repartis à la baisse en juin, observe Fidelity. Il explique ce recul par le regain d’aversion au risque lié au dossier grec. « Malgré tout, sur les marchés, cette crise tend à occulter les bonnes nouvelles sur le front des indi- cateurs économiques », souligne le gestionnaire. Ceux-ci continuent de confirmer la reprise en Europe et le rebond de l’activité aux Etats-Unis selon Fidelity. « Des bons chif- fres qui tendent à valider le scénario d’une généralisation de la croissance à l’ensemble des économies développées et valide notre positionnement en faveur des actifs ris- qués », analyse-t-il. Dans le détail, il maintient sa surex- position aux actions japonaises et européennes mais demeure sous-exposé aux marchés américains. Quant aux marchés émergents, Fidelity conserve sa recommandation « neutre ».l’accès au logement en un urbanisme rénové) du 24 mars Save the date :2014. Une notice d’information reprenant les droits et 18 septembre, Salon du tradingobligations des deux parties ainsi que leurs voies de conciliation et de recours en cas de litiges doit obligatoi- rement être annexée au bail. A noter que seuls les baux conclus à partir du 1er août doivent respecter ce contrat type. Les baux signés avant cette date n’ont pas à être modifiés. Attention : lors du renouvellement du bail, il faudra toutefois respecter le nouveau bail type standard. Plusieurs contraintes supplémentaires sont à prendre en compte : le bail type doit faire mention du montant du loyer de l’ancien locataire. En cas de hausse du loyer, le bailleur doit justifier les travaux qui ont été réalisés dans le logement. Il reste possible de prévoir des dispositions contractuelles particulières, par exemple pour prendre en compte des particularités propres au logement. La seule limite est que ces clauses ne doivent pas être illégales et, par exemple, contraire à la loi de 1989 précitée.La 10ème édition annuelle à Paris (espace Champerret) concernera encore les débutants, confirmés, ou experts du trading qui trouveront là des exposants les renseignant sur les meilleurs outils à utiliser et stratégies à appliquer. C’est aussi l’occasion de venir tester et évaluer vos stra- tégies de trading en intervenant sans risque et gratuite- ment, sur les marchés boursiers internationaux les plus spéculatifs. Dès votre inscription à TRADER SELEC- TION, vous aurez accès à une vraie plateforme de trading professionnelle, et disposerez d'un capital fictif de 50 000 €. Durant trois semaines (du 24 août au 14 septembre), vous pourrez ainsi vous mesurer à d'autres intervenants, afin de démontrer vos qualités de trader. Le vainqueur de cette compétition sélective sera qualifié pour disputer les Duels de Trading en Réel (temps réel + argent réel + éli- mination réelle) qui auront lieu au salon du TradingSEPTEMBRE 201591]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23ART DE VIVRE & PATRIMOINE Patrimoine - Préparer un complément de revenu à la retraite Focus sur un placement ou investissement afin d'analyser les tendances et évolutionsStratégie pour l’autonomieDurée de vie croissante, dépendance, incertitudes sur les retraites, longues études et chômage des enfants...J usqu’ici essentiellement tournées vers la trans- mission, les stratégiesMieux vaut anticiper !« Les fonds euro-croissance ont été lancés au mauvais moment. En raison des fai- bles taux d’intérêt obliga- taires, l’épargne est majori- tairement affectée au com- partiment sans risque. La partie à diversifier est donc réduite et limite le gain sup- plémentaire espéré. De plus, la garantie du capital n’est acquise qu’au terme choisi par l’assuré, généralement entre 10 et 30 ans », décrypte la gérante d’ABC Vie. Avant d’ajouter : « Le contrat vie- génération, qui offre un abat- tement supplémentaire de 20% avant l’abattement for- faitaire au moment de la transmission, est un méca- nisme plus particulièrement recommandé pour les gros patrimoines ».patrimoniales se réorientent vers la préparation de la re- traite. « On se dirige vers davantage de rétention du patrimoine pour sa propre consommation et ses propres besoins », constate Camille de Soras, gérante du cabinet ABC Vie. Sylvain Theux, dirigeant de Seine & Saône Finance et président Rhône- Alpes de la Chambre natio- nale des conseils en gestion de patrimoine, abonde dans le même sens : « L’Etat- providence touche à sa fin. En France, on se focalisait sur la transmission de pa- trimoine car le reste (retraite, vieillesse, chômage...) était pris en charge par l’Etat. Ce ne sera bientôt plus vrai. Chacun va devoir constituer sa propre prévoyance. On s’oriente vers un modèle an- glo-saxon dit de financial planning, qui permet de ré- partir son épargne en fonc- tion d’objectifs précis. Il s’agit d’analyser les besoins et la capacité d’épargne pour bâtir la meilleure stratégie. » De ce fait, Camille de Soras, qui rappelle que les retraites seront faibles et certainement insuffisantes, « incite à la prudence. Il ne faut pas don- ner trop vite, ne pas se des- saisir définitivement de ses biens afin de maintenir son niveau de vie et d’assurer sa propre autonomie finan- cière ». C’est d’ailleurs dès 35-40 ans qu’il faut penser à se constituer une retraite propre. « Plus on commence tôt, plus c’est indolore », souligne-t-elle.« Si j’ai anticipé la retraite prolongée ? Ne t’inquiète pas ma chérie... »tème par lequel le donateur donne la nue-propriété au bénéficiaire choisi, tout en conservant l’usufruit, c’est- à-dire le droit d’usage et de perception des fruits. « Avec ce mécanisme, des parents peuvent donner à leurs en- fants tout en continuant à percevoir des revenus de laAu final, Sylvain Theux, qui incite à recourir aux services d’un conseiller indépendant,de donation sont élevés.succession.en revanche, très réservés sur les fonds euro-croissance et le contrat vie-génération, créés en 2014, dont l’épargne est tournée vers le finance- ment des entreprises fran- çaises. « C’est une fausse bonne idée. Il est presque impossible d’accéder aux dossiers des entreprises vers lesquelles les fonds sont af- fectés », résume le dirigeant de Seine & Saône Finance.estime que « mener un. tégie patrimoniale reste com- plexe. Il faut maîtriser la qualité des produits et leurs échéances, ne pas aliéner le capital dans les mains d’une seule compagnie et diversifier au maximum ses actifs pour mieux gérer le risque ». Un travail de spécialiste.LA MOITIÉ DES CINQUANTENAIRES PLÉBISCITENT L’ASSURANCE-VIE L’assurance-vie, une solution simple à mettre en œuvre, est également très utilisée. Le 13e baromètre CSA « Les« L’assurance-vie reste un cadre d’investissement pri- vilégié », confirme Sylvain Theux. Après huit années de détention du contrat, le sous- cripteur bénéficie d’un abat- tement annuel de 4600 euros (9200 euros pour un couple) et l’éventuel excédent est in-L’Etat-providence touche à sa fin. Place au « financial planning », où on répartit son épargne en fonction d’objectifs précisJacques Donnaye stra-IMMOBILIER : PENSEZ À LA DONATION AVEC RÉSERVE D’USUFRUIT Des solutions permettent ce- pendant de préparer la trans- mission tout en profitant de ses revenus. Sur le volet im- mobilier, la donation avec réserve d’usufruit est un sys-location du bien par exem- ple », explique Camille de Soras. Cette opération s’avère intéressante fiscalement, puisque le bénéficiaire n’est assujetti qu’aux droits de do- nation et n’est pas soumis aux droits de succession lors du transfert de la pleine pro- priété au décès du donateur. Le montant des droits de do- nation et des abattements est calculé en fonction de la va- leur de la nue-propriété et de l’âge du donateur. Plus le donateur est jeune, plus la valeur de la nue-propriété est faible, moins les droitsFrançais, l’épargne et la re- traite » réalisé pour le Cercle des Epargnants révèle ainsi que les contrats d’assurance- vie sont plébiscités par 36% des actifs, et même près de la moitié des 50 ans et plus. L’assurance-vie reste le pro- duit financier préféré des Français qui le choisissent pour préparer la retraite (48%) et pour aider finan- cièrement la famille (37%). Pour 49% des personnes in- terrogées, l’assurance-vie est un placement sûr, tandis que 32% mettent en avant l’avan- tage fiscal sur les droits detégré au barème de l’impôt sur le revenu ou imposé à 7,5% en cas d’option pour le prélèvement libératoire. « Les contrats d’assurance- vie sont assez souples et per- mettent de moduler les clauses bénéficiaires en fonc- tion de la situation et des besoins », souligne Camille de Soras.Convention PatrimoniaLa famille au cœur des préoccupationsLa Convention Patrimonia se tiendra au Centre de Congrès de Lyon les 24 et 25 septembre. « Quelque 7000 visiteurs, des conseillers indépendants en gestion de patrimoine, banques privées, experts-comptables, notaires, courtiers spé- cialisés en assurance-vie... sont attendus pour assister aux quatre plénières et aux 60 ateliers prévus avec 150 interve- nants », indique Jean-Marc Bourmault, directeur des parte- nariats. Lieu d’échange, d’information et de formation, la Convention Patrimonia a choisi comme fil rouge la famille au cœur de la gestion de patrimoine. L’épargne des ménages, l’investissement immobilier, la gouvernance et le financement des entreprises, ainsi que les nouvelles stratégies liées aux schémas familiaux sont au programme d’un contenu qui seveut très pédagogique.92SEPTEMBRE 2015Les deux experts se montrent,LES FONDS EURO- CROISSANCE ET LE CONTRAT VIE-GÉNÉ- RATION N’ONT PAS LA COTE]]></page><page Index="93" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="94" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°23ART DE VIVRE & PATRIMOINE Regard sémantiqueDepuis huit ans, Jeanne Bordeau compose des “tableaux de mots” à partir de collages issus d’articles de presse. Démonstratives et percutantes, ses “compositions sémantiques” accrochent le coeur et la raison. A la fois miroir et interprétation de l’actualité,ses tableaux décryptent l’époque de manière presque prémonitoire.Créations thématiques et singulières, ses tableaux mettent en scène les mots-clés d’une année dans des secteurs d’actualité majeurs : politique, économie, crise, culture, société, culture, femmes, développement durable, ressources humaines, verbes. Chaque année, ces dix toiles forment ainsi “une tapisserie de Bayeux contemporaine” et sont exposées à la galerie Verneuil Saints-Pères à Paris.Dico d’époque© Jean-paul GoffardProsommation et action« Zad », cela ressemble presque à un prénom, c’est en réalité l’un des mots nouveau forgé par l’actualité du dé- veloppement durable. En effet, l’éco- logie construit chaque année des concepts inédits, parfois éphémères.La Zone à défendre à la uneachète. Peut-être qu’un produit ainsi conçu sera plus citoyen et plus écolo- compatible.mique ».« L’agro-écologie », terme utilisé pour la première fois en 1928, revient en 2014. Il définit des méthodes pour faire pousser les légumes et produire de la viande sans nuire à l’écosystème. Pour préserver la terre, le « low tech » ex- plose : de la technologie peu gour- mande en énergie et dotée d’une grande simplicité d’utilisation !Pour être dans la « prosommation », une entreprise doit faire face au temps. Dans ce processus indus- triel inspiré par le Japon, il devient impérieux de se synchroniser avec les attentes des clients dans des délais très courts. La « prosommation » requiert une écoute attentive du consommateur et une capacité d’adaptation.L’année 2014 met à la une des médias les Zones à défendre. Ces espaces natu- rels qui, aux yeux de militants écolo- gistes, devraient être protégés de toute intervention humaine.poids des sacs plastiques.Sur les rivages en 2013 ; les journalistes s’interrogeaient : « Jusqu’où la mer peut-elle monter ? » En 2014, on est ef- frayé et inquiet face aux « inonda- tions ». On évoque « les folies climatiques », « flots meurtriers dans le Gard »... Et 2014 remporte la triste palme de « l’année la plus chaude » en France et en Europe depuis 1900. Ce n’est pas qu’un réchauffement clima- tique, c’est un « réchauffement +++ » !Ecologiquement correctmais sans les VertsNotre époque s’ancre toujours plus dans « la transition énergétique ». Une transition qui se fait, mais sans les Verts, coincés dans un « jargon écolo- gique ». Certains commentateurs persi- flent « Les Verts prennent l’air de guignols »... Et tant pis pour « l’éco-Dans un monde qui a pris conscience de sa fragilité et de la rareté de ses ressources, le consommateur a les moyens de devenir acteur. Il a le pouvoir de réclamer que ses marques préférées soient aussi im- pliquées que lui dans la création de produits res- pectueux de l’environnement. Il a surtout le pouvoir de produire lui-même pour économiser de l’éner- gie.Ces Zones à défendre sont syncopées souslamention«Zad».Etsi«Zad» marque autant les esprits c’est que sur le chantier du barrage de Sivens, le 26 octobre dernier, à 1h50, Rémi Fraisse meurt lors de violents affrontements avec les forces de l’ordre. Disparition d’un « zadiste ». Il contestait l’édifica- tion du barrage sur cet affluent du Tarn. Mais le militantisme en faveur de l’en- vironnement peut prendre des aspects plus quotidiens. On peut être un acteur de la « prosommation ». La « prosom- mation », c’est cette possibilité offerte à tous de concevoir le produit qu’ilProsommation et numériqueLa mémoire des motsSur la planète bleueet le climat pleuvent les maux Madame la Terre voit ses océans deve- nir « plastisphère ». Derrière ce néolo- gisme, une mer se défigure sous leProsommation et engagementLe langage s’écologisetaxe » qui fait pschitt !On sait qu’il faut « sauver la planète». Une « réforme territoriale » se dérou- lera bien ici, sur Terre, notre unique abri. Unique abri qui voit surgir le verbe « écologiser ». Mais l’écologie n’a-t- elle pas davantage besoin d’actions que de mots ?« La prosommation » aurait pu rester un principe théorique. Une sorte de belle idée endormie. Mais avec les réseaux sociaux et l’essor du numérique, c’est désormais une réalité.Aujourd’hui, sur le web, grâce à des how to, on peut découvrir comment produire son pain, on peut apprendre à prolonger la vie de son électroménager.Pour pallier les variations climatiques, le menaçant « effet de serre », la « toxi- cité des particules », on construit des « villes durables ». Il est désormais pos- sible d’habiter une « maison cos-« La prosommation », en somme, c’est un nouvel art de vivre : exister en tant qu’individu responsa- ble, capable de cultiver son avenir.d’expression ProsommationparFondatrice de l’Institut de la qualitéJeanne BordeauEtrange mot. Il est a priori indéchiffrable par un néophyte. Pourtant il caractérise un nouveau com- portement de consommateur.Prosommation et définitionDans « Prosommation », il faut entendre deux mots. « Pro » de producteur, « sommation » de « consommation ». Si l’on additionne producteur et consommateur, alors, c’est la fin du consomma- teur. « Prosommer », ce n’est plus uniquement acheter ce que l’on consomme, mais participer à la production du produit que l’on veut consommer !SEPTEMBRE 2015PROCHAIN NUMÉRO LE JEUDI 1ER OCTOBRE 201594Nom du tableau : Développement Durable, Zad, 2014, Jane Bee]]></page><page Index="95" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRECABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 190 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82THE SHOW OF THE MOST FAMOUS CABARET IN THE WORLD !DINNER & SHOW AT 7PM FROM €190 SHOW AT 9PM & 11PM FROM €77WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIEL© Bal du Moulin Rouge 2015 - Moulin Rouge® - 1-1028499]]></page><page Index="96" isMAC="true"><![CDATA[]]></page></pages></Search>