﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="no"?><Search><pages Count="92"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[EcoRéseauL’information économique et positive, autrementJuin 2015 - n°21 - 3,90 € - ecoreseau.frLE GRAND DÉFIChômeurs angelStéphanieDelestre, de Pôle emploi à Qapa.frComprendre, Entreprendre, InnoverDES VILLES INTELLIGENTESComment les services du futur peuvent nous rendre la vie plus agréable ?ENTREPRENEURS PRÉCOCESTOUJOURS PLUS NOMBREUX ET EFFICACES...L’ENTREPRENEUR DU MOISJEAN-LOUIS CASQUETTEby Jean-Louis BijouFRENCH TECHMÉTROPOLES CRÉATIVESREGARD SUR L'ACTU© Raphaële DemandreRobotsd'intérieurPOUR UN MONDE MEILLEURMatthieu Ricard,moine bouddhiste et docteur en génétiqueSUCCESS STORY : CEGID, L’ASCENSION PAR JEAN-MICHEL AULASRÉSEAUX & INFLUENCE : AMATEURS DE CIGARES - ESOTÉRISME : BUSINESS ET PRÉDICTIONSALL/BEL/ESP/ITA/POR : 4.50 € - Canada : 7CAD - Maroc : 50 MADEcoRéseau]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21EDiTORiAlLe cœur des hommesOn entend de-ci de-là que les villes pourraient devenir plus intelligentes grâce aux données collectées et aux nouveaux services qui en découlent. Ce qu’on perçoit moins, c’est que ce beau tableau ne se concrétisera que si les entreprises et la société civile s’emparent du sujet, partagent des données, imaginent de nouvelles solutions. Telle est la conclusion de notre Grand Angle, qui démontre que les avancées techniques dépendent bien souvent du degré d’ou- verture et d’investissement de la population. Que cela soit la Serre numérique à Valenciennes, la French Tech ou les World Techs de par le monde, ces lieux d’in- novation explorés dans ce numéro d’EcoRéseau ne peuvent rayonner que si leurs créations trouvent un écho chez les usagers. Qui sont ces « early adopters » qui favoriseront les ruptures et auront une influence notable en engageant les autres à ouvrir les bras aux créations ? Des gens qui se prennent en main et n’attendent pas d’obtenir la prochaine aide sociale, de décrocher telle subvention ou d’at- teindre un certain âge pour créer leur entreprise, comme notre une sur les entre- preneurs précoces le décrypte. ils agissent en véritables électrons libres, à lamanière de Jean-Baptiste Fontes qui a osé ses fameuses bagues-casquette à new- York. ils sont ouverts aux nouveautés, et ne rechigneront pas à embrasser la ré- volution des robots d’intérieur par exemple. Altruistes ? il faut qu’ils le soient, c’est la survie de l’humanité qui en dépend d’après le moine bouddhiste et doc- teur en génétique Matthieu Ricard. Courageux ? une caractéristique qui doit être inscrite dans leur ADn, à l’exemple de Stéphanie Delestre qui ringardise Pôle emploi en faisant se rencontrer entreprises et chercheurs d’emplois grâce au big data, ou de ces deux entrepreneures lyonnaises qui ont tout risqué. Vous l’aurez compris chers lecteurs, profils atypiques et idées iconoclastes sont à nouveau mis à l’honneur. Et à l’approche de l’été, les articles sur les clubs de cigares et sur l’ésotérisme permettront de se détendre...Jean-Baptiste Leprince Julien TarbyFondateur & directeur de la publication Rédacteur en chefLE CHAT by Philippe Geluck2 Juin 2015]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[n°21www.ecoreseau.frPANORAMA 4-20 RétrospectiveSOMMAiREBusiness guidesl'évolution de l'image du chef d'état 4 Baromètre de l'optimisme 6- Mutuelles et complémentaires santé 44 - Voyages d'affaires : les nouveaux services des compagnies 50Les rendez-vous EcoRéseauSTRATÉGIE & INNOVATION NUMÉRIQUE 52-62 Baromètre de l'innovation 52le DicoRéseau® 8DécryptageRegard sur l'actules robots d'intérieur du futur 54Matthieu Ricard, moine bouddhiste etdocteur en génétique cellulaire 10Haute résolutionGrand angle- la signature électronique dans les faits 56 - Cybercriminalité : l'homme, ce maillon faible 58Des données ouvertes aux smart cities 12Business storyRégions & TerritoiresCegid 60Rennes, ses atouts agroalimentaires et son numériques 16Regard digitalHexagoneStéphanie Delestre, fondatrice de Qapa, concurrent de Pôle emploi 62les métropoles de la French Tech 18RH & FORMATION 64-73 Réseaux & InfluencesInternationalles World Techs sur la planète 20CLUB ENTREPRENDRE 22-51 Baromètre & Tendances 22Clubs de cigares 64 Observatoire 66Liberté d'entreprendreCarrières & TalentsRapprochement Auchan/Système u en question 24- Formation continue au management multiculturel 68 - Programmes Executives Part-Time 70A la UneART DE VIVRE & PATRIMOINE 74-90 La Sélection culturelle 74les adopreneurs ont la pêche 26Interview croiséeDes entrepreneures lyonnaises qui aiment le risque 30En immersionL’Air du tempsla Serre numérique à Valenciennes, terreau de jeunes pousses 32De l'ésotérisme dans les affaires... 75 L’Art du temps 76Electron libreJean Baptiste Fontes et ses bagues casquettes new-yorkaises 34Leçons de mauxL’actualité automobile : Essais & tendances 84 Baromètre Finance & Investissements 86la renaissance express de Ceisa Packaging 36Prospectivel'Eurasie, futur continent leader ? 37PatrimoineCréer aujourd’huiTrading personnel 88 Regard sémantique 90- Trouver le bon associé 38 - le crédit documentaire 42N°21www.ecoreseau.fr201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél. : +33 (0)1 43 06 23 16 Courriel : contact@lmedia.frEcoRéseau est édité parRCS Paris 540 072 139Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0318 K 91730 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2265-7436Fondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste Leprince (jbl@lmedia.fr)RédactionCourriel : redaction@lmedia.fr Rédacteur en chef : Julien TarbyComité de rédaction : Matthieu Camozzi, Olivier Faure, Aymeric MarolleauConseiller éditorial : Philippe FlamandChroniqueurs : Jeanne Bordeau, Arthur Cohen, Marc Drillech, Pascal Junghans,Sophie de Menthon, Jean-Marc Rietsch, Thierry Saussez, Arthur de SoultraitOnt collaboré à ce numéro : Louis Anders, Jean-Marie Benoist, Anne Diradourian, Jacques Donnay, Julien Fournier, Geoffroy Framery, Pierre Havez, Pierre-Jean Lepagnot, Julie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Yann Petiteaux, Antoine Pietri, Stéphanie Polette,Olivier Remy, Pierre TiessenDessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardProduction & EditingCourriel : production@lmedia.frResponsable : Frédéric Bergeron Crédits photos : Fotolia, DRMarketing, publicité & partenariatsCourriel : marketing@lmedia.frDirecteur du développement – Associé :Damien Delachaux (damien.delachaux@lmedia.fr)Diffusion, abonnements & vente au numéroLMedia / EcoRéseau201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)1 43 06 23 16 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 35,90 €TTC au lieu de 39 €TTC Abonnement 2 ans : 68,90 €TTC au lieu de 78 €TTC Vente kiosque : Pagure Presse - Distribution : MLPAdministration & gestionJean-Eudes Sanson (jean-eudes.sanson@lmedia.fr)Imprimeur : Léonce Deprez – imprimé en FranceToute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.Juin 20153]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21PAnORAMA Rétrospective - L’image du chef d’Etatla DS et le pédaloDans chaque numéro, EcoRéseau vous propose de revenir sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient ou auraient pu être il y a un demi-siècle. Pas question de comparer l’incomparable, de fustiger ou de glorifier le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.En 60 ans, nous sommes passés de la statue du Commandeur de Gaulle au « Président normal » Hollande. une démocratisation de la fonction aujourd’hui portée à son paroxysme, mais pas si nouvelle que cela...identique se reproduit. le natif de Montboudif dans le Cantal est soucieux de véhiculer l’image d’un pré- sident fort. Comme son pré- décesseur, il croit qu’un grand pays comme la France doit être représenté avec éclat. Mais dans le même temps, l’homme af- fiche une retenue naturelle concernant sa vie privée. « Cependant, nuance Chris- tophe Prochasson, on com- mence à voir poindre un début de mise en scène de sa vie privée. On le filme dans ses appartements, par exemple, et son épouse Claude joue un rôle im- portant à l’Elysée. » Avec Giscard, la « privatisation » de la fonction monte encore d’un cran. les actes privés deviennent publics, le Pré- sident va déjeuner chez les Français, va voir des éboueurs... Evidemment, loin de normaliser, la pré- sence des caméras de télé- vision renforce encoreredonner encore un peu de lustre. » Alors, Mitterrand, traître à ses idées, ou simple homme politique rattrapé par la puissance des insti- tutions ? « Les institutions le rattrapent, c’est une cer- titude. Mais sans doute Mit- terrand a-t-il aussi voulu légitimer la gauche, mon- trer que celle-ci avait les compétences et la capacité à porter le costume prési- dentiel. »du pouvoir. » Pour autant, n’a-t-on pas justement re- proché à nicolas Sarkozy et à son successeur de ne pas assez « faire Prési- dent » ? Preuve que si les Français veulent un prési- dent qui leur ressemble, ils souhaitent tout à la fois que le bonhomme en impose. « Evidemment, il existe une sorte de schizophrénie qui peut s’expliquer par la crise que nous traversons, ana-EPrésident Chat-L’heureuxn politique, il estn’oublie pas. Qui marquent au fer rouge un quinquennat, qui posent un style. Pour Valéry Giscard d’Estaing, ce n’est qu’un « au revoir », mais il don- nera pour l’éternité l’image – en grande partie fausse – , d’un président glacial et piètre communiquant. Vingt-sept ans plus tard, nicolas Sarkozy signe son mandat d’un C qui veut dire « Casse-toi pauv’con », et qui restera la marque d’un président prêt à bous- culer les codes jusqu’à l’ex- cès. Pour François Hol- lande, c’est sans aucun doute l’évocation du « pré- sident normal » qui demeu-Vivaro. Alors, la normali- sation de nos chefs d’Etat, signe des temps, stratégie de communication, ou ha- bitude républicaine ?contre des pouvoirs per- sonnels, poursuit l’histo- rien : la monarchie, l’Em- pire, puis le maréchal Pé- tain. »des phrases qu’onrera dans les mémoires. Pour lui comme pour son prédécesseur, ces petites phrases en disent long sur l’image qu’ils souhaitent véhiculer. Celles de chefs d’Etat proches du peuple, parlant comme le peuple, vivant comme le peuple. le Premier ministre de ce même « Président normal » n’affirmera-t-il pas partir régulièrement en vacances en fourgonnette Volkswa- gen ? On imagine mal le général de Gaulle en OpelParadoxalement, c’est avec François Mitterrand que la seconde rupture intervient. Mais pas dans le sens at- tendu. « Chacun pensait que lui, l’auteur du Coup d’Etat permanent, le pour- fendeur de la personnali- sation du pouvoir, allait profondément démocratiser la fonction, se souvient l’historien. Mais c’est tout l’inverse qui se produit. C’est sans doute le dernier Président de la Ve Répu- blique à incarner la fonc- tion comme de Gaulle l’avait pensée, voire à luiLes bases de la société vi- brent, des fêlures apparais- sent, et s’installe une sorte4 Juin 2015« La question de la stature du chef de l’Etat doit être comprise dans une histoire longue, celle de la Répu- blique, explique Christophela rupture se produit avec le général de Gaulle et les institutions de la Ve Répu- blique. Fini les présidents dominés, place à la figureDe Gaulle homme public va cultiver la figure d’une personnalité éclatanteProchasson, historien, rec- teur de l’académie de Caen, directeur d’études à l’EHESS* et co-auteur de l’ouvrage collectif Une contre-histoire de la 3e Ré- publique (la Découverte, 2013). Depuis la Révolu- tion, les républicains se méfient des personnalités. C’est même un trait de la culture républicaine – no- tamment les 3e et 4e –, du- rant lesquelles les prési- dents sont des personnages institutionnellement domi- nés. » léon Gambetta ne demandait-il pas à ses mi- litants de ne pas crier « Vive Gambetta », mais « Vive la République » ? Pourquoi cette défiance ? « Car la République s’est construitede l’homme providentiel. De Gaulle homme public va cultiver la figure d’une personnalité éclatante, do- minatrice et très à l’aise avec un nouveau media déjà surpuissant : la télévi- sion. On va parler de mo- narchie républicaine, et le Canard Enchaîné ne s’y trompera pas en publiant chaque semaine en 4e de couverture une rubrique sur la vie à l’Elysée intitu- lée « la Cour ». l’homme privé, en revanche, ne dis- simulera jamais son goût pour la modestie, et ne fera jamais état d’un goût pour le luxe ou l’apparat. le Président n’est pas normal ; Charles de Gaulle, si. Avec Pompidou, un schémal’éclat du chef de l’Etat. Mais peu importe, la photo est réussie, et le pouvoir suprême semble plus ac- cessible.De Gaulle, président anormalles germes du « Président normal » revendiqué par François Hollande sont à chercher dans le successeur de Mitterrand, Jacques Chi- rac. « Avec lui, on entre dans un nouvel âge, qui s’explique par l’évolution de la société, affirme l’his- torien. Ces 20 dernières années, le rapport à l’au- torité et aux élites s’est profondément transformé. La télévision, la radio, In- ternet ont de leur côté ajouté une bonne dose de transparence dans le débat public, qui interdit tout exercice « monarchisant »lyse Christophe Prochasson.lgie d’une époquede nosta.où les choses paraissaient plus stables et instituées. La société aspire à plus de démocratie, et dans le même temps se cherche un solide capitaine de navire. » Et pas de pédalo, aussi po- pulaire qu’en soit l’image.*Ecole des hautes études en Sciences socialesOlivier Faure]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[La santé, c’est trop important pour être compliqué.SANTÉ PRÉVOYANCE ÉPARGNE - RETRAITE 95% DES ENTREPRISES ADHÉRENTES SONT PRÊTESÀ NOUS RECOMMANDER.Nos conseillers Harmonie Mutuelle vous accompagnent jour après jour dans le suivi et le pilotage de votre contrat, quelle que soit la taille de votre entreprise. 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A noter qu'en termes de qualité des ser- vices, la France se classe en 2e position, ex aequo avec la Finlande.4 Pour rêver très loinla génération à venir souffrira-t-elle autant que la nôtre du chômage ? Peut-être pas. Selon un rapport de France Stratégie, la France pourrait créer plus de 200000 emplois nets par an d'ici 2022, faisant reculer le chômage sous la barre des 7% ! Pour y parvenir, France Stratégie préconise de mettre en œuvre « une stratégie d'investissement et d'innovation » dans un « contexte réglementaire et fiscal qui facilite l'éclosion de nouvelles activités ». les embauches se feraient essentiellement dans le secteur des services et les métiers qualifiés.PAnORAMA Le baromètre de l’optimismeLes bonnes nouvelles existent, encore faut-il les attraper...Certains veulent que cela se produise, d’autres souhaiteraient que cela se produiseLe verbatimà retenir... et quelques-uns font que cela se produitMichael JordanDes chiffres et des lettres agréablesLe graphique encourageantL'Acoss (organisme collecteurdes cotisations de Sécurité so-ciale) a enregistré au premiertrimestre une hausse de 1,6%des déclarations d'embauches de plus d'un mois (hors intérim). Cette bonne nouvelle concerne aussi bien les CDD (+1,2%) que les CDI (+2%). L'agence a reçu au total 1,7 million de déclarations, dont 742000 en CDI. Ce sont principalement les TPE qui tirent cette hausse des intentions d'embauches. Les secteurs des services et de la construction sont particulièrement dyna- miques.En % 21,5 10,5 0Déclarations d'embauches de plus d'un mois (hors intérim) au premier trimestre74 C'est, en milliards d'euros, le potentiel de création de valeur en France en 2020 grâce aux objets connectés as- sociés au Big data (source institut Montaigne/Cabinet AT Kearney). A l'horizon 2025, l'estimation s'élève à 138 mil- liards d'euros, soit 7% du PIB ! Les quatre le- viers de création de valeur seront : l'accroissement de la productivité, les gains de pouvoir d'achat, les économies de temps et le développement d'un marché d'équipements1,6%Jan 20151,2 %Fev 20152%Mars 2015l’onde positiveconnectés.Des brèves qui donnent le “smile” le matin...par Thierry Saussez Fondateur du printempsPrès d'un e-commerçant sur deux prévoit d'embaucher au cours de l'année 2015. C'est ce que révèle un sondage de la Fédération e-commerce et vente à distance (Fevad). Cette année, le marché de la vente en ligne pourrait dépasser 62 milliards d'euros. Par ailleurs, plus de 80% des e-commerçants estiment que l'année en cours sera au moins aussi bonne que l'exercice 2014. une grande majorité des répondants anticipe une hausse de leur chiffre d'affaires.de l’optimismele football français est désormais le premier exportateur de joueurs. D'après les chiffres de l'Observatoire du football du Centre international d'étude du sport de neufchâtel, 113 joueurs ayant grandi en France évoluent cette saison dans les quatre plus grands championnats européens. un record pour le football hexagonal qui domine donc, pour la première fois, le Brésil et l'Argentine (112 joueurs chacun). En 2013, plus de 300 joueurs français jouaient dans des clubs étrangers dans les 31 championnats européens de première division.PDites-vous que l'habileté n’est pas contradictoire7%. C'est la progression que devrait enregistrer cette année l'investissement manufacturier, selon une étude de l'insee. un regain d'optimisme, puisque ce chiffre n'était encore que de 3% en début d'année. la reprise opérera essentiellement au second semestre. Sur cette période en effet, les dirigeants du secteur sont plus nombreux à prévoir une augmentation qu’une baisse de leur investissement.avec la convictionourquoi donc les personnes convictions étaient des ennemis de dites habiles passent-elles la vérité plus dangereux que les souvent pour des personnes mensonges. il est vrai qu'il étaitle marché du poids lourd, gros indicateur de la conjoncture,montre enfin des signes de reprise. Sur le marché français, les immatriculations ont progressé de 18,7% en avril tandis que la baisse était jusqu'alors continue (-8% au premier trimestre). En 2015, 41000 véhicules devraient être vendus, soit une croissance de 8% par rapport à l'an passé.cyniques ? l'habileté est louée chez plutôt pessimiste au sens notam-l'artisan, le bricoleur, au même titre que celle du navigateur, du chas- seur, du restaurateur et de tant d'au- tres. Mais la main est commandée par le cerveau et l'habileté manuelle est aussi d'ordre intellectuel. Peut-être est-elle aussi liée, dans l'esprit de beaucoup, à la ruse. Ce dernier terme a très souvent une connotation militaire. Sun Zi, dans « l’Art de la guerre » y fait réfé- rence. C'est la tactique au service de la stratégie, l'esprit de finesse dans l'analyse, l'acuité de la réflexion, la vivacité de l'action, autant de qua- lités du manager d'aujourd'hui.ment d'élever le doute en religion. l'optimiste sait que l'homme ne peut pas vivre sans se forger des opinions et donc des convictions. il a la clé de la conciliation néces- saire entre conviction et habileté. Vous pouvez d'autant plus être tac- ticien, maîtriser la bonne dialec- tique, que l'objectif que vous poursuivez est noble, porté par une conviction. Sun Zi, lui-même, affir- mait que la guerre était davantage faite pour préparer la paix que ga- gner des batailles.Labellehistoiredumois: DanPrice,philanthrope?ni l'habileté ni la ruse ne sont la fourberie qui en est une forme dé- voyée.A l’inverse, parfois, les personnes convaincues nous apparaissent comme de doux rêveurs, des idéa- listes ou des excités, en tout cas comme des personnes n’ayant pas les pieds sur terre. il faudrait même se méfier des convictions. nietz- sche allait jusqu'à dire que lesJ'irai jusqu'à dire que vous en avez même le devoir car que valent vos convictions si vous n'êtes pas capa- ble de les exprimer et de les concré- tiser ?l'essentiel de l'argent nécessaire à ces augmentations colossales sera tiré de la baisse de salaire du P-Dg, qui a décidé de réduire son revenu annuel de 1 million à 70000 dollars par an. une partie proviendra des 2,2 millions de dollars de bénéfices qui seront générés par l'entreprise spécialisée dans les paiements par carte bancaire.« C’est un risque, je crois, à court terme, mais je suis convaincu à 100% que ce sera formidable à moyen et à long terme pour la compagnie et, encore plus important, pour les entreprises privées que nous servons », a déclaré Dan Price à la presse. notons que l'environnement du jeune patron a dû jouer : Seattle est en effet un emblème de la lutte pour l'augmentation des bas salaires. le revenu minimum y est l'un des plus élevés du pays. Signalons que Dan Price a créé son entreprise en 2005, à l'âge de 19 ans, et a été nommé entrepreneur de l'année 2014 par le magazine américain « En- trepreneur ».Convenons donc que l'habileté sans conviction peut être suspecte comme celle du commercial sans vergogne ni éthique. Et que la conviction sans habileté est une chance gâchée de faire entendre votre voix, de peser sur le cours des choses.non, Dan Price n'est pas devenu fou. Selon le NewYPCheveux mi-longs et barbe de trois jours. A 30 ans, Dan Price a bien une gueule de séducteur. Mais ce n'est pas pour cela que ses employés l'aiment le plus. Ce jeune entrepreneur, P-Dg de Gravity Payments à Seattle (Etats-unis), a annoncé le 13 avril qu'il souhaitait augmenter le salaire mi- nimum de ses 120 employés à 70000 dollars par an. Ainsi, progressivement au cours des trois pro- chaines années, 70 collaborateurs de Dan Price vont voir leur salaire grimper et 30 d'entre eux ga- gneront deux fois plus qu'auparavant ! Jusqu'à présent, le salaire annuel moyen dans l'entreprise était de 48000 dollars et la majorité des salariés touchait moins de 40000 dollars.York Times, il aurait été profondément marqué par la lecture d'un article sur les recherches menées par l'économiste Angus Deaton et le psychologue Daniel Kahneman. Ces chercheurs de l'université de Princeton estiment à 75000 dollars le montant idéal annuel de revenu pour être heureux. une ma- nière « scientifique » d'affirmer que l'argent fait le bonheur.6Juin 2015]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21PAnORAMALes rendez-vous EcoRéseaule DicoRéseau®+ pour vous aider à mieux nous comprendre, ci-dessous les mots clés de cette nouvelle édition du DicoRéseau® : Actualités, famille royale d’Angleterre, football, rugby, PAF, politique, international, Festival de Cannes, etc.En guise de revanche sur le pessimisme et la kyrielle de notes, sigles et expressions trop usités dans les médias, EcoRéseau vous livre son glossaire très personnalisé (peut-être un peu trop d’ailleurs) de l’actualité, afin de désamorcer cette ambiance plombante qui semble trouver de nombreux émules dans le pays. Et comme le dit Alan Greenspan, si vous le comprenez, c'est que nous nous sommes mal exprimés.Areva : Expr. de laxisme . Ex : A-reva trop ces derniers temps, du coup il n’a pas vu venir EDFCalcio : n.m. Réseau de financement italien mafieuxCharlotte : 1. Solidarité anglaise. Ex. : Kate et William s’exclament à la sortie de Buckingham : « nous sommes Charlotte ». 2. n.f. Gâteau anglais un peu in- digeste car on en fait beaucoup tropC(h)orée du Nord : 1. Défilé militaire asiatique dansant dont le but consiste à éviter les tirs de drones. 2. n.c. Variante asiatique de la chorée de Huntington provoquant de sévères altérations des capacités physiques et intellectuellesDeneuve : n.p. Fantasme de Jean-luc lahaye ... En effet, il préfère Deneuve à deux vieillesDoha : Extrémité articulé des mains. Ex. : « Avec la vente de Rafales, la France s’en lèche les Doha »Fidel Castro : interprétation de la stratégie du ni-ni. Ex. : « Hollande n’est ni Fidel, ni Castro »Kerry : Slogan publicitaire. Ex.: “Kerry Kerry Kerryyyy”Lacazette : Journal périodique rappelant les actualités. Ex : « lacazette duLeveaux : n.p Athlète toujours en immersion, dans les bassins ou les soirées parisiennes, et souvent félicité (« Bravo leveaux !»)Le Pen : n.p. Brel que plus personne ne veut, il aurait dit à son parti « ne me quittez pas, il faut oublier »...Marceau : Partie ou fragment. Ex. : « Sophie a encore dévoilé un Marceau de son sein à Cannes”mois »Rafale : Synonyme du verbe aimer. Ex. « le Qatar Rafale des avions »Saint-André : instrument de martyre du XV de FranceSFR : Expr. Attitude face à la concurrence. Ex. : « numéricable ne va pas se l’SFR. C’est encore Bouygues qui va être Orange »William : Bonne poire qui arrive à maturitéVous pouvez vous aussi apporter vos définitions personnalisées en nous écrivant à l’adresse suivante : dicoreseau@lmedia.frNotre très sérieux comité examinera votre dossier.Lahaye : 1. n.c: barrière psychologique à franchir pour entrer dans sa matu- rité/majorité sexuelle. ex: « Maman, j'ai enfin sauté lahaie ». 2. Sentiment de haine. Ex : « A propos de Julie Pietri, Jean luc lahaye »Méditerranée : n.p. Cimetière marin. Syn. : Mort VostrumMoueix : Adv. « Oui » dubitatif. Ex. léa Salamé à laurent Ruquier :« Moueix, de toute façon je ne peux pas dire non si Aymeric est remplacé... ».8Juin 2015]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21PAnORAMA Regard sur l’actualité - Matthieu Ricard, moine bouddhisteDans chaque numéro une personnalité inattendue (artiste, philosophe, sportif, personnalité médiatique,...) parle de sa carrière et« l’Homo Economicus n’existe pas »Pourquoi avoir écrit autant de livres ?En 1997 j’ai rédigé depuis ma vallée népalaise un livre avec mon père Jean-François Revel, qui est devenu un best-seller, vendu à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires. J’ai uti- lisé l’argent pour créer une fon- dation. il y a eu un effet boule de neige, mes interventions ont pu drainer de l’argent, 140 pro- jets ont été montés et 120000 personnes ont pu être prises en charge dans des programmes sociaux. J’ai aussi écrit des livres pour dissiper des malen- tendus sur les déclarations du Dalaï lama, qui ont parfois fait ricaner en France. Pascal Bruckner a exprimé ce senti- ment dans « l’euphorie perpé- tuelle ». Je l’apprécie, et j’avais la conviction qu’ils ne se com- prenaient pas bien. J’ai donc creusé le sujet avec le « Plai-L’altruisme ne s’oppose-t-il pas àun moment donnéau capitalisme ?il est naturel car les êtres hu- mains coopèrent depuis la nuit des temps. On le voit chez l’en- fant dès huit mois. les gens sont choqués par les attentats ou les actes de violence, mais oublient que la majeure partie de notre existence est tissée d’actes de gentillesse, de convi- vialité. le microcrédit, les in- vestissements éthiques, le « crowdfunding » ont le vent en poupe. les entreprises à do- minante sociale aussi. On pré- tend que cette pensée ne cor- respond pas au comportement de l’Homo Economicus, selon qui il ne serait pas rationnel de résorber la précarité dans les pays riches ou de s’occuper des biens communs. Mais je ne crois pas à l’Homo Econo- micus. Même les traders, lorsqu’ils investissent, font appel à la partie émotionnelle, primaire du cerveau. il suffit donc de solliciter les bonnes émotions, comme la considération pour autrui. Des idées qui émergent, en témoignent les discours de Joseph Stiglitz ou ceux concer- nant la « caring economy » àVos théories ne sont-elles pas guidées par vos croyances religieuses ? le bouddhisme n’est pas une foi aveugle. Sa cosmologie a toujours été plus complexe que celle des religions du livre, fonctionnant avec des milliers d’univers. le Dalaï lama peut estimer que tel passage est ob- solète et l’éliminer. Ce n’est pas le plus important, seules les idées de sens du respect universel, de l’interdépendance, de l’âme des animaux doiventmis six ans à retranscrire cette conversation entre le Dalaï lama, des scientifiques et des économistes, qui est le fruit d’une belle rencontre qui a eu lieu à Zurich en 2006 avec l’institut Mind and life qui tra- vaille sur l’économie altruiste. On ne peut pas imposer le bon- heur. Mon père Jean-François Revel disait que le propre des pays totalitaires était de dire : « Nous savons comment vous rendre heureux, à condition que vous agissiez comme nous le voulons ». Cela ne fonctionne pas. De même l’altruisme, comme le bien-être, doit naître de l’intérieur. C’est avant tout un état d’esprit.Une posture qu’il est urgent d’adopter selon vous ? Assurément, et ce n’est pas une simple question de bons senti- ments. l’altruisme peut nous aider à résoudre les probléma- tiques contemporaines com- plexes auxquelles nous sommes confrontés sur de longues durées. nos décisions économiques sont prises à l’échelle du présent. Mais les notions de bonheur national brut impliquent d’agirBioMoine engagéMatthieu Ricard, 69 ans, est docteur en génétique cellulaire, moine bouddhiste tibétain, auteur et photographe. Ce natif d’Aix-les-Bains est le fils du philosophe, journaliste et aca- démicien Jean-François Revel et de la peintre Yahne Le Toumelin. Il réside actuellement au monastère de Shechen au Népal. Il voyage en Inde pour la première fois en 1967, où il rencontre des maîtres spirituels tibétains dont son maître Kangyour Rinpoché. Après sa thèse en génétique cel- lulaire à l'Institut Pasteur, il décide de s'établir dans l'Himalaya où il vit depuis 1972, étudiant et pratiquant le bouddhisme tibétain. Il devient l'interprète français du Dalaï Lama à partir de 1989. Le Plaidoyer pour le bonheur (2003), L'art de la méditation (2008), le Plaidoyer pour les animaux (2014) sont autant d’ouvrages qui financent ses projets humanitaires au Tibet, au Népal et en Inde (cliniques, écoles, orphelinats, centre pour personnes âgées, ponts), sous l'égide de l'asso- ciation Karuna-Shechen. Depuis 2000, il fait partie du Mind and Life Institute, qui facilite les rencontres entre la science et le bouddhisme, et participe à des travaux de recherche qui étudient l'influence de l'entraînement de l'esprit à long terme sur le cerveau (plasticité neuronale), qui se poursuiventaux Universités de Princeton ou Berkeley aux États-Unis.DonsL’après-séismeLa fondation de Matthieu Ricard, Karuna-Shechen, lance un appel à la solidarité pour venir en aide aux vic- times du tragique tremble- ment de terre qui a dévasté le Népal. Déjà implantées à Katmandu au travers d’une clinique, les équipes sont d’ores et déjà mobilisées pour agir immédiatement dans les situations d’urgence. Les dons sont intégralement consacrés à venir en aide aux victimes. https://karuna-shechen.irai- ser.eu/b/mon-donporte son regard personnel sur l'actualité.Moine bouddhiste, interprète du Dalaï lama, résidant dans un monastère au népal depuis un demi-siècle, docteur en génétique cellulaire, auteur et photographe, Matthieu Ricard a un parcours déconcertant.Sa vision des hommes et de l’altruisme l’est encore plus...doyer pour le bonheur ». Mais cet ouvrage sursur plusieurs générations. Et li- miter l’impact humain sur la nature implique des mesures concernant des périodes encore plus longues. l’ère de l’anthro- pocène a commencé depuis les années 50, et l’avenir des pro- chaines générations est entre nos mains. Ce sujet est complexe scientifiquement, économique- ment – le rapport Stern soutient d’ailleurs qu’il sera plus cher de réparer que d’agir dès main- tenant – et surtout politiquement : les dérèglements impliquent de prendre des mesures draco- niennes. D’aucuns pensent que les hommes seront sauvés par l’innovation technologique. Mais si rien n’est fait, en 2050, 30% des espèces sur Terre auront disparu, soit la 6e plus grande extinction depuis le Big Bang. Ce n’est donc pas uniquement du romantisme que de soutenir que l’altruisme, vs l’égoïsme, peut résoudre notre problème.Une telle évolutiondes mentalités vous semble-t-elle envisageable ? les politiques doivent créer les conditions qui permettent à l’al-truisme et au bien-être de s’épa- nouir, en évitant qu’une minorité de personnes détournent le sys- tème. il nous faut agir interna- tionalement. nous sommes dans le même bateau. la pau- vreté en Afrique a des réper- cussions sur l’immigration en Europe et les drames en Médi- terranée. Tout est lié. On dé- nombre aujourd’hui 50 millions de réfugiés à cause des conflits. Stern en prévoit 200 millions dus aux dérèglements clima- tiques !Et vous restez optimiste ?Je le suis, je sens un frémisse- ment. Edward O. Wilson, père de la sociologie néo-darwi- nienne, qui pensait que l’Homme ne cherchait qu’à propager ses gènes, s’intéresse au darwinisme social. il affirme après toutes ces années qu’il s’est trompé, la coopération est plus complexe que la compétition et doit être recherchée. Je suis persuadé que les Japonais qui sont inter- venus au péril de leur vie à Fu- kushima ne l’ont pas fait pourl’altruisme semble être un aboutissement ?C’est effectivement le point culminant de mes travaux, le sens de mon engagement. J’ai« Même les traders font appel à la partie émo- tionnelle du cerveau. Sollicitons donc les bonnes émotions, comme la considération pour autrui »physiques, m’a très vite attiré. Puis la psychologie, qui existe depuis 2500 ans dans certaines civilisations autres que l’Occi- dent, pour mieux cerner l’esprit. A 26 ans j’ai rencontré des maîtres spirituels, un univers plus intéressant que les chro- mosomes et les bactéries. Je suis passé de l’institut Pasteur à ma vallée népalaise, vivant avec 50 euros par mois. Je tra- vaille à nouveau avec des la- boratoires neuroscientifiques aujourd’hui. Et puis je parcours le monde pour évoquer l’al- truisme, la compassion et les conditions du bonheur. Je me sens utile et récolte des fondsDavos.Juin 2015propager leurs gènes...Comment expliquez-vous votre parcours si atypique ? Par mon enthousiasme pour la découverte. la science, pour comprendre les phénomènesperdurer.Vers une société altruiste, de Matthieu Ricard et Tania Sin- ger, éd. Allary, 2015Propos recueillis par Julien Tarby et Jean-Baptiste Leprincepour la fondation. Je suis. allé sept fois à Davos. J’écoute la BBC une fois par jour, pour les actualités internationales car je m’estime citoyen du monde. Mais il me faut ralentir, j’ai be- soin de revenir dans une phase plus contemplative, d’autant plus que les projets humanitaires prennent aussi du temps.déjà10© Raphaële Demandre]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21PAnORAMA Grand Angle - De l’open data aux smart citiesL'occasion pour EcoRéseau d'enquêter sur le sujet principal du panorama, politique, sociétal ou macro-économiqueCitizen canl’ouverture des données publiques va être créatrice de valeur et s’apprête à changer nos vies...à condition que les citoyens jouent le jeu.2015, l’Ademe accorde des aides à ceux qui construi- sent et installent une borne de recharge électrique si et seulement si ceux-ci rensei- gnent l’emplacement sur data.gouv.fr. Les gens roule- ront en véhicule électrique s’ils savent où ils peuvent le recharger », cite Henri Ver- dier, chief data officer de la France. les cartographies interactives qui utilisent les données de géolocalisation et des réseaux sociaux pour proposer en temps réel une gestion plus intelligente – voire automatisée – des flux, sont très prometteuses. Ainsi à Amsterdam, dans le quar- tier Zuidoost, on agrège les données de consommation d’énergie de 800 000 habi- tants qui sont répercutées sur une carte interactive, afin de discerner les lieux de production et de consomma- tion d’énergie, pour imagi- ner les potentiels échanges locaux d’énergie. A Ham- bourg on utilise leerstands- melder, un outil open source de géolocalisation de ter- rains et bâtiments abandon- nés, enrichi par les données fournies par les habitants eux-mêmes. les signale- ments des membres de la communauté peuvent s’en- richir au fur et à mesure (propriétaire du lieu et sta- tut, photo, durée d’aban- don). l’objectif est de promouvoir la réutilisation de ces lieux, soit temporai- rement pour des évène- ments, soit sur la durée pour la municipalité. A new York, les données cartogra- phiques peuvent être utili- sées par l’entrepreneur afin de montrer l’intérêt du quar- tier où il souhaite s’installer au banquier à qui il veut em- prunter. « Nous nous ser- vons de ces data pour attirer de grandes entreprises : « venez-vous installer, le quartier est en plein essor comme vous pouvez le constater » », illustre Amen Ra Mashariki. Cette ap-Qquand la cartographie des gens identifiés comme ayant le rhume, afin de les éviter ?uoi ? Encore un nisé une rencontre avec des marque Gilles Babinet, digi-Ainformations collectées sont décidément en vogue... Mais cette mode pourrait en fait durer longtemps, très longtemps, tant les données ouvertes vont changer la vie de tout citoyen. « Même si New York ou Paris se sont depuis longtemps lancées dans la course, nous sommes encore à l’orée d’un processus. Quand on pense aux données ouvertes, on songe d’abord à une ré- volution dans les transports ou l’énergie. Mais les do- maines concernés sont en fait illimités : santé, sécu- rité, loisirs, etc., vont être re- pensés, les villes vont être reconstruites », prévoit Remi Dorval, président du think tank la Fabrique de la Cité, qui a récemment orga-à insuffler des dynamiques pour que les entreprises, les administrations et les ci- toyens soient actifs dans le partage et la proposition de nouvelles solutions. Depuis 2009, sous l’impulsion d’Obama, les Etats-unis ont entrepris de se lancer dans une politique d’open data à l’échelle fédérale. Data.gov met à disposition toutes sortes de données. Suite àtous bords à mettre au point des applications. « Nous agrégeons les données de toutes les agences : sécurité, délinquance, qualité de vie, circulation... », précise Amen Ra Mashariki.sujet sur les data ? « chief data officers » de tal champion auprès de la Ces innombrables grandes villes américaines. Commission Européenne.« Par l’approche des data agrégées nous mettons au point le concept de quartier quantifié : nombre d’hôpi- taux, de parcs, de jardins, d’écoles, de bibliothèques permettant d’attirer les bons services publics », illustre Amen Ra Mashariki, diri- geant du département d’ana-la métaphore du pétrole du XXie siècle n’est pas exagé- rée. Au travers de ces data les villes disposent d’un ter- reau inimaginable pour met- tre au point les services du futur qui rendront la vie plus agréable. Mais de nom- breuses questions se posent : comment les ouvrir, les ren-DÉJÀ DES RÉALISATIONSles villes européennes ne sont pas en reste en matière de dispositifs open sourceLes domaines concernés sont en fait illimités : santé, sécurité, loisirs, etc., vont être repensés, les villes vont être reconstruitesJuin 2015leur valeur dépend en fait de la créativité qui est mani- festée autour, de la qualité des acteurs, des actions des villes et surtout de l’investis- sement des citoyens. le grand défi des cités consistebreuses métropoles ont compilé leurs data sur des portails web, mais aussi des outils open-source (plate- formes, logiciels, cartogra- phies interactives...) pour inciter les développeurs deries de données urbaines, dans l’énergie et les infra- structures par exemple. « Cette matière brute peut contribuer à faire émerger de nouveaux marchés. Par exemple depuis le 1er janvierlyse de données de new York. Pourquoi la ville ? « Cette échelle semble être la plus pertinente, car les liens sont les plus forts avec la population. Toute coopé- ration semble plus difficile au niveau étatique », re-dre libres et interopérables ? cette initiative, de nom- qui recensent de vastes sé-12]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[n°21www.ecoreseau.frGrand Angle - De l’open data aux smart cities PAnORAMAproche géographique a aussi été développée dans la santé aux Etats-unis : le dispositif Footborne Chicago analyse les tweets et appels télépho- niques 311 reliés aux intoxi- cations alimentaires pour ensuite déclencher l’inter- vention des services d’hy- giène. le Chicago Health Atlas est une plateforme de géolocalisation développée par le smart Chicago Colla- borative en partenariat avec cinq hôpitaux de la ville, qui réunit toutes les données re- latives à la santé publique des habitants. la cartogra- phie permet de voir la pro- pagation des maladies par quartier, de faire remonter les statistiques des popula- tions non assurées ou de trouver la localisation des services de santé de la ville.OUVERTURE DE L’ADMINISTRATION, ET DES ESPRITSles données sont émises par les citoyens, les administra- tions, les acteurs privés. « Pour optimiser cette ré- colte, les cités modernes doivent évoluer selon cinq grands axes », précise Remi Dorval. Premièrement dans la gouvernance opensource. les plus en avance ont mis en place des cellules dédiées à l’analyse, la réutilisation et le croisement des données, avec les premiers postes de chief data officers. « J’ai in- tégré un département de la mairie, et mon poste exis- tera encore lors du prochain mandat », se réjouit Debra lam, directrice de l’innova- tion et de la performance dans la ville de Pittsburgh.« Nous pouvons désormais anticiper la cible, au bon moment et au bon emplacement en matière de délinquance ! », Brette Goldstein, Monsieur Data à Chicagoune culture de collaboration entre services doit se renfor- cer, comme le rappelle Ja- scha Franklin-Hodge, Monsieur Data à la mairie de Boston, qui a superviséproblématique ». Deuxiè- mement dans l’habitude de rendre des comptes aux ci- toyens sur la réussite des ac- tions. « La donnée crée la responsabilité. On peut sel’intelligence collective et des communautés : les évè- nements de consultation ou de mobilisation (concours, hackathons...) à destination des citadins et de la commu-sans-abris, ordures, éduca- tion... – puis passons aux données. Nous ne commen- çons pas par les données », explique Amen Ra Masha- riki, de new York. A noter d’ailleurs aux Etats-unis le rôle majeur de Code for America, collectif citoyen qui met à disposition de ces villes innovations technolo- giques, progrès dans l’édu- cation au codage informatique et dynamisme entrepreneurial. A la fois in- cubateur de start-up, réseau de mise en relation et orga- nisation de civic hacking, cette structure est à l’originedes conférences et hacka- thons qui ont permis à des informaticiens, designers, urbanistes et sociologues de travailler avec les municipa- lités. A Chicago, tous les ci- tadins sensibles à la question de la réutilisation des don- nées publiques peuvent se réunir chaque semaine lors de l’Open Gov Hack night, un évènement pensé et orga- nisé en partenariat avec la municipalité. Même énergie déployée à los Angeles : « Il nous a fallu créer un es- pace de co-travail pour que les gens puissent traiter en- semble les problèmes, créerLa cartographie permet de voir la propagation des maladies par quartierles campagnes numériques d’Obama en 2008 et 2012 : « En matière d’éducation par exemple, il faut aussi parler de santé ou de taux de criminalité. Nous organi- sons des réunions entre dé- partements pour traiter laBeaucoup de données détenues par les entreprises ne sont pas visibles. Les collectivités, les administrations, les journa- listes ont aussi les leurs. Le tout est de les rendre visibles. Pour ce faire, « il importe de multiplier les efforts pour que les par- tenaires libèrent des données », affirme Jean-Louis Missika, maire-adjoint de Paris, qui était responsable de l’innovation et qui a participé à l’ouverture des données de la capitale de- puis 2008 (data.paris.fr).Les réticences existent et les arguments sont tou- jours les mêmes, mais Jean-Louis Missika les réfute : - « Google va nous bouffer », ce qui est idiot, les opérateurs de transport par exemple étant les premiers gagnants, puisqu’ils peuvent améliorer leur service et leur rentabilité : lemultimodal évite d’investir dans de nouvelles stations en dur.prendre pour le maire sur le site de la mairie de Boston, et par exemple comprendre pourquoi réparer les nids de poules prend autant de temps », illustre Jascha Franklin-Hodge. Troisième- ment dans la recherche denauté iT issue de la société civile sont organisés, pour définir les besoins réels de la ville et tenter d’y répondre. « Nous commençons pas dé- terminer les défis et ques- tions auxquels nous ne parvenons pas à répondre –Résistance au changementLes obstacles à l’open data- « La qualité des données va diminuer », alors qu’au contraire elles sont vérifiées par des publics différents. Des usages aux- quels on ne pense pas peuvent être imaginés. Par exemple nous avons mis en ligne les plantes des parcs et jardins pari- siens. Des promenades à thèmes ont alors été organisées, et des associations d’asthmatiques ont développé des applica- tions conseillant tel ou tel itinéraire à leurs membres pour évi- ter telle ou telle espèce.- « Perte de pouvoir, de contrôle » : mais c’est ce qui se pas- serait si ces acteurs ne publiaient pas les données, car des col- lectifs les publieraient de toute manière. C’est tout le débat des horaires théoriques et réels dans les transports par exem- ple. La communauté des utilisateurs le fera dans tous les cas. - « Intrusion dans la vie privée » : il importe de faire attention à ce que les données ne soient pas nominatives. Mais il fautque ce qui concerne la sécurité soit publié. Nous travaillons par exemple avec Etalab pour repérer les passoires thermiques dans les logements sociaux, les bâtiments à risques pour les incendies, les sites à risques grâce aux données d’accidento- logie.Quelques pistes :-Nous introduisons une clause d’open data dans tous les contrats avec nos sous-traitants, pour que les opérateurs ne puissent plus recourir au droit des affaires pour conserver les données.-De plus en plus de data privées/publiques sont croisées, dans l’autopartage par exemple. Le concept de données d’intérêt général est intéressant à mettre en place pour que tout le monde les partage.Juin 201513Œ]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21PAnORAMA Grand Angle - De l’open data aux smart citiesune identité avec un nom de marque et du coup un senti- ment d’appartenance. Nous avons aussi un fonds qui risque 20 millions de dollars dans des start-up travaillant à la résolution de problèmes par ces data », décrit Abhi nemani, actuel chief data officer de los Angeles. Pour ce membre essentiel de Code for America, « il ne faut pas se contenter d’ou- vrir les data, il faut créerriats : toutes ces villes mobi- lisent des entreprises pri- vées, des start-up ou des pôles universitaires dans la co-construction d’outils ou de services pour les citadins. l’expérimentation néerlan- daise précédemment citée est rendue possible par une collaboration entre la ville d’Amsterdam, des entre- prises comme liander et Waternet et la fédération des bailleurs privés. le Grandlancé en octobre 2013, un des quartiers. Nous obte- les informations relatives algorithme a identifié et nons des micro-zones, où au trafic automobile toutes analysé les 31 types d’ap- nous pouvons prendre des les dix minutes, laissant la pels 311 qui correspon- décisions éclairées grâce part belle à des analysesmondiale, avec pour objec- tif de proposer l’itinéraire optimal pour l’usager en temps réel, avec toute l’in- formation nécessaire sur les retards, les incidents, les disponibilités... une fonc- tion de prédiction du trafic à une heure, première en Europe, permettra d’antici- per.Il ne faut pas se contenter d’ouvrir les data, il faut créer des frictions, des échanges, des défis pour que les gens s’associent, s’affrontent...daient aux signes aux algorithmes, quant à la avant-coureurs d’une infes- présence policière par tation (rupture de conduites exemple. » Mais c’est sur-plus fines. la plateforme WindyGrid est une applica- tion cartographique qui per- met de visualiser, sur une seule et même interface graphique, le fonctionne- ment opérationnel de la ville en temps réel ou sur la durée grâce à des informa- tions géolocalisées telles que l’historique des acci- dents à un carrefour et la liste des appels d’urgence qui en ont découlé, le flux des vidéos de caméras de surveillance, les tweets pu- blics... A Boston, Jascha Franklin-Hodge a conclu un partenariat avec Wase, l’application de navigation. « Nous utilisons la ville comme un laboratoire, en faisant des expériences sur les feux : changer la prio- rité de circulation, avec par exemple des bus qui ont tous les feux verts. Et nous comparons avec les jours normaux, pour mesurer l’incidence sur la vitesse moyenne des autres conducteurs. » A lyon, Op- timod’ agrège les données de sources multiples (trans- ports en commun, trafic, vélopartage, autopar- tage... ) pour proposer une solution complète de mobi- lité urbaine. le service pré- voit un navigateur urbain multimodal sur téléphone, ce qui serait une premièreLA NÉCESSITÉ DE L’INVESTISSEMENT CITOYENCette révolution ne peut se faire sans une mobilisation collégiale des acteurs de la ville. « C’est le seul moyen de créer de la valeur autour des données – pas forcé- ment financière, cela peut être de la valeur sociale. Lorsque nous passons un partenariat avec Yelp pour noter l’hygiène des restau- rants, nous répondons à un besoin des gens », affirme Abhi nemani de los An- geles. Encore faut-il que tout le monde joue le jeu, comme le rappelle Franck Mougin, directeur des res- sources humaines et du dé- veloppement durable chez Vinci : « A Hounslow, un district du Grand Londres, la municipalité nous sous- traite la maintenance des réseaux routiers, et les gens« Mon appli me dit que le seul moyen de me rendre en 30 minutes à la gare, c’est de prendre une montgolfière... elle se moque de moi »des frictions, des échanges, des défis pour que les gens s’associent, s’affrontent... Car pour l’heure nous créons de la matière brute sans en connaître encore la valeur. Les personnes clés qui délieront les nœuds sont à l’extérieur. Il nous faut donc exercer un travail de marketing pour les intéres- ser ». Des tables rondes et des comités d’innovation à Pittsburgh est sortie par exemple l’application neige/verglas, recensant les abris pour SDF, ou ceux qui veulent qu’on déneige de- vant leur porte et ceux qui le demandent. « Nous n’avons pas de développeurs en in- terne, nous dépendons d’une communauté », insiste Debra lam. Quatrièmement dans la culture de partena-lyon parvient à développer Optimod’ pour améliorer l’utilisation des transports grâce à un large réseau de partenaires – notamment iBM, Orange ou Parkeon.d’eau, problèmes lors du ra- massage d’ordures,...). « La plateforme a alors permis à la municipalité de prédire l’activité des ron- geurs sept jours à l’avance et d’intervenir efficacement en amont », illustre Brette Goldstein, ex-chief data of- ficer de Chicago. De même à terme, le Chicago Health Atlas précédemment cité permettra de développer des solutions d’analyse pré- dictive liées à la santé des citadins. Pour Brette Gold- stein, « nous pouvons dés- ormais anticiper la cible au bon moment et au bon em- placement en matière de délinquance. Le traitement des données collectées, des appels téléphoniques, des témoignages des per- sonnes, remodèle les limitestout en matière de trans- ports que l’innovation est de mise. Dans le Chicago Ope, Data Portal actualisePRÉDICTION D’AVENIR !Enfin cinquièmement dans la possibilité de mener des analyses de data prédictives, car les villes augmentent la fréquence d’actualisation des données recueillies pour générer des recom- mandations plus précises, fiables et personnalisées, voire pour anticiper les be- soins. Des corrélations fon- dées et inattendues peuvent être réalisées. Dans le cadre d’un projet pilote de lutte contre la prolifération des rongeurs dans ChicagoThink tank La Fabrique de la CitéDes idées pour les villessignale. dysfonctionnements. Cela ne peut fonctionner qu’avec une certaine mentalité de responsabilisation ». les Français, plus habitués à s’en remettre à l’Etat et aux collectivités, ont peut-être du chemin à faire en la ma- tière...Julien Tarbynt en continu les14Juin 2015Ce think tank, qui a organisé une rencontre avec les chief data officers des villes améri- caines, a pour vocation de favoriser les ré- flexions sur l’innovation urbaine. Dans une démarche interdisciplinaire, des acteurs inter- nationaux se rencontrent pour réfléchir aux bonnes pratiques du développement urbain et pour avancer de nouvelles manières de construire et reconstruire les villes. Créée à l’initiative du groupe Vinci, La Fabrique de la Cité a pour vocation d’alimenter les réflexions sur l’innovation urbaine et de valoriser les ini-tiatives pionnières, en suscitant l’échangeentre les différentes parties prenantes. Dans une démarche interdisciplinaire et internatio- nale, les acteurs du développement urbain sont invités à se rencontrer autour de projets de recherche, et à l’occasion de séminaires. Les travaux du think tank s’organisent autour de trois grands axes : adaptation des villes existantes, mobilité durable et économie ur- baine. Au-delà des considérations purement techniques, cette démarche s’appuie sur des concepts innovants, tangibles et à forte valeur ajoutée, pour imaginer, aujourd’hui, la ville de demain.]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21PAnORAMA Régions & Territoires - RennesEcoRéseau s'attache à décrire les forces et potentiels insoupçonnés d'un territoire,Singing in the REnnESd'une métropole ou d'une régionla métropole bretonne – historiquement ouverte sur l’Atlantique – pointe dans le peloton des territoires français les plus attractifs. Ses lignes de force : un ADn profondément régional, un secteur agroalimentaire performant et une filière numérique en plein boom...R ennes... de nuit : les soirées (rythmées et festives) de ses « Trans- musicales » et une rue célèbre, dite « de la soif »... De jour : un bassin de plus 350000 emplois et un taux de chômage de réfé-Jumelles ou rivales ?rence (8,8%, l’un des plus bas au niveau national). « Et ce malgré un contexte conjoncturel difficile ; nous étions à un taux de 7,1 % en 2011, rappelle Carole lossouarn, directrice du développement économique à la CCi de Rennes. Nous avons en effet subi après-coup les secousses de la crise économique de 2008. Et nous les subissons encore aujourd’hui. » le territoire présente néanmoins de réels signes de résilience. les services (conseil, gestion-marketing, télécom, numérique, éducation-santé-actionles deux locomotives du « Grand Ouest » se livrent une bataille sourde et courtoise pour imposer chacune leur leadership régional.sociale, activités financiè.Tous pour un... et chacun pour soi. A Rennes comme à nantes, on veut bien jouer « collectif » mais dans l’intérêt aussi (et avant tout souvent) de son propre territoire. « Il y a forcément un challenge entre nos deux villes », reconnaît loïc Jézéquelou. Plus peuplée, nantes gagne la bataille du chiffre d’affaires. « Ses plus de 12000 entreprises ont dégagé une activité totale de 37,33  milliards d’euros en 2012, soit plus que les 23,93 milliards engendrés par les quelque 10700 entreprises implantées à Rennes. Mais au final, le chiffre d’affaires moyen est, à 700 euros près, le même : 222114 euros à Nantes contre 222814  euros à Rennes », détaille ainsi la revue Capital. Et le cas OVH de cristalliser ces luttes d’influence sur le terrain. Cet hébergeur digital a en effet cherché en 2014 à s’implanter sur l’une des deux villes. « Ils nous ont alors proposé un défi commun avec Nantes : trouver les meilleurs profils d’ingénieurs et techniciens, relève loïc Jézéquelou. L’entreprise OVH se serait alors implantée sur le meilleur des deux territoires ». Match ex-aequo pour finir : après des mois de tergiversation, OVH a finalement opté pour une double localisation, sur nantes... et sur Rennes.res et immobilières) demeurent ainsi des moteurs essentiels de l’économie locale. Croissance qui repose globalement sur un accroissement des services aux entreprises. le tissu industriel, hormis le secteur automobile, résiste quant à lui plutôt bien à la conjoncture, « sous l’impulsion notamment de l’agroalimentaire », précise une note de synthèse émanant de la Métropole. Et de prévenir : « La vigilance s’impose toutefois. Il reste ainsi urgent de soutenir l’activité économique et d’optimiser le potentiel d’innovation et de recherche présent sur lePierre Tiessenterritoire. » Décryptage.Rennes/Nantes16Juin 2015Rennes]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[n°21www.ecoreseau.fruL’atout « agro »Qu’il soit laitier, céréalier ou animal, le secteur agroalimentaire structure forte- ment l’économie du bassin rennais. il s’est même imposé comme levier de croissance de substitution face à la lente et inexorable « désindustrialisation du territoire », comme le rappelle Carole lossouarn, de la CCi de Rennes. Réalité que reflète la situation locale du groupe PSA, qui employait dans son usine de Rennes-la Janais plus de 12000 per- sonnes « il y a seulement quelques an- nées », contre 4500 aujourd’hui... « On constate depuis 2011 une baisse sensible des emplois industriels, de l’ordre de 13%, compensée par un pic de croissance de 25% dans les emplois agricoles. » le secteur « agro » (qui englobe également le machinisme agricole) pèse désormais plus du quart de la masse salariale de l’ensemble du bassin d’emploi local. Mais dans les exploitations, l’enjeu du renouvellement se pose à court terme. « D’ici à dix ans un tiers des exploitants agricoles du territoire rennais vont partir en retraite », relève ainsi une dernière étude de Codespar (Conseil Développe- ment Economique Social Pays de Rennes).u Mélange « terre-mer »A Rennes, point de cirées jaunes et d’ambiance portuaire mais assurément un esprit marin... et breton. « C’est notre ADN, insiste loïc Jézéquelou, responsable de l’observatoire économique à la CCi de Rennes. La ville est à la fois proche de Paris et du reste du continent, dans ses liaisons ferroviaires et routières, mais également marquée par la proximité avec l’Atlantique et, bien évidemment, l’influence bretonne. » une région économiquement « solidaire », selon lui. « Nombre de chefs d’entreprise préfèrent en effet rester sur le bassin régional plutôt que d’installer leurs sièges en région parisienne ». Et de citer le groupe le Duff (Brioche dorée, Del Arte, etc.) ou encore « l’attache- ment » du Breton Vincent Bolloré au territoire... Reste que les « nouveaux Rennais » n’ont pas tous du sang breton, loin s’en faut. Attractive et affichant un solde migratoire positif (plus 110000 habitants entre 1999 et 2010), la mé- tropole bretonne attire en effet des gens de tout le pays.Régions & Territoires - Rennes PAnORAMAuCerveaux... sans IDEX !Et rebelote. Pour la deuxième fois en quelques années, l’université Bretagne loire (uBl), fédération des universités de Bretagne et des Pays de loire1, n’a pas été retenue mi-avril parmi les projets iDEX (pour initiatives d’excellence), visant à fédérer les grands pôles plu- ridisciplinaires du pays. Et qui auraient permis au passage d’obtenir de coquettes subventions au titre du programme d’investissements d’avenir... l’université Bretagne loire passe ainsi à côté d’une quinzaine de millions d’euros de dotation annuelle. En cause no- tamment : l’échec récent de la fusion des universités Rennes 1 et Rennes 2, « a pu constituer un signal négatif », selon 7seizh.info. Des structures qui pourtant abritent parmi les meilleurs chercheurs français. Rennes 1 était ainsi classée en 2013 entre la 401 et 500e place mondiale par le désormais influent classement de Shanghai (et au 19e rang au niveau national).1 Qui fédèrera au 1er janvier 2016, 27 établissements, soit plus de 160000 étudiants, 6600 enseignants-chercheurs et 6500 personnels administratifs et techniques.u« Breizh » TechRésolument bretonne, Rennes est aussi et « avant tout eu- ropéenne... et europhile », insiste Carole lossouarn, directrice du développement économique à la CCi locale. Et avec ça, profondément « technophile ». la métropole s’est de fait lancée « à corps perdu », souligne un récent dossier de la revue Capital, dans la recherche sur le numérique et les nouvelles télécommunications. « Une voie incarnée par la vitalité de Rennes Atalante, première technopole eu- ropéenne sur les nouvelles technologies, dont la division d’Orange Labs est un des fleurons. » une voie également récompensée par l’obtention, fin 2014, du label French Tech. « Une marque – même si faiblement dotée – qui a vocation à “internationaliser” la filière française du nu- mérique », se félicite Pierre Berthou, président de cette French Tech qui englobe également Saint-Malo. Rennes ou la Silicon Valley bretonne ? « Notre ambition est claire : faire du territoire le “digital world” français », résume Pierre Berthou. Pas moins. En attendant, ce sont sur place quelque 1200 entreprises (dont 18 ETi) – pour 17000 emplois environ générés –, selon l’observatoire du numérique, qui fédèrent et animent cette filière rennaise... décidément en plein essor1. « Nous sommes sur un taux de croissance annuel de 500 emplois. Et plusieurs PME commencent à percer à l’international. » A l’instar de Digitaleo, spécialiste rennais du marketing digital destiné aux enseignes de dis- tribution (60 salariés), qui levait fin avril 4 millions d’euros pour financer sa croissance européenne. Ou encore l’inau- guration il y a quelques semaines du campus rennais de l’institut de recherche technologique (iRT), dédié à l’inno- vation numérique. « Nous voulons accompagner les meilleures pousses et les aider à créer une ambition la plus désinhibée possible, poursuit Pierre Berthou. Qu’elles se sentent en confiance à Rennes et de là, s’installent dans le paysage européen... » Joli programme. Point noir au tableau : la difficulté, admise par les décideurs locaux, à chercher des gros tickets de financement pour les très jeunes start-up. Et ce souvent, par manque de visibilité au plan national ; ce que le label French Tech pourrait justement gommer...1 Rennes capte plus de 50 % des emplois de la filière numé- rique en BretagneJuin 201517]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frPAnORAMA Hexagone - French TechDans chaque numéro EcoRéseau revient sur une problématique très commentée de l'actualité française,n°21une France rose technoafin de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)De la Ch’tilicon à la SiliSaône Valley, tour de France de la French Tech : les success stories, les jeunes pousses et les lieux emblématiques ville par ville.Taxe à 75%, véto d’Arnaud Montebourg dans le rachat de Dailymotion par Yahoo!... Autant de choix politiques qui ont semé le doute chez les investisseurs du numérique. Contre le french bashing, Fleur Pellerin a dégainé en 2013 l’initiative French Tech, qui a connu son heure de gloire médiatique aux CES de las Vegas en janvier dernier.Spartoo et Kelkoo à Grenoble – des accélérateurs, des lieux emblématiques –comme EuraTechnologies à lille – et bien sûr de jeunes pousses prometteus. Ce label ne donne pas droit à des subventions, mais le fonds de 200 millions d’euros créé par l’Etat pour aider au développement d’accélérateurs d’entreprises partout en France bénéficiera à 80% aux Métropoles French Tech. un second audit, mené cette année, déterminera si les métropoles mériteront effectivement l’attribution du label pour trois ans. Verdict d’ici la fin de l’année. Ces villes espèrent surtout créer en leur sein des emplois dans le numérique, en attirant l’attention des financeurs et des talents internationaux, et voir émerger sur leurs territoires des « Tech Champions ». En juin, Axelle lemaire lèvera le voile sur les nouvelles métropoles qui décrocheront le label. une dizaine sont en lice.es.Second étage de la fusée : le label « Métropole French Tech », attribué en novembre 2014 par l’Etat à neuf villes, sur 15 dossiers en compétition. « Ce que nous voulons faire, c’est valoriser l’ensemble des écosystèmes, Paris inclus, afin que les investisseurs internationaux voient la France comme une nation in- novante, un acteur incontournable du numérique, qui dispose d’un écosystème vibrant et dynamique », expliquait alors Axelle lemaire, secrétaire d’Etat en charge du numérique.Pour faire partie de l’équipe de France de la French Tech, ces neuf métropoles ont fait valoir leurs atouts : des success stories – comme Cdiscount à Bordeaux,Aymeric MarolleauRouenLE MéTRoLa fRE18Sur le site internet de la French Tech Rennes, une carte interactive recouverte de points dit bien la diversité et le dynamisme de l’écosystème. On y dénombre 92 start-up, six accélérateurs, deux in- cubateurs, sept espaces de coworking – dont la Cantine et lab 61 –, deux fonds d’investissementBrestlongue date, mais aussi les images animées et la e-santé. Dans l’immeuble de la Mabilais, ancien siège de France Telecom à Rennes, 2000m2 feront bientôt office de lieu-totem pour la French Tech, avec des associations,croissance par an. En 2017, les halles Alstom rénovées accueilleront sur 26000m2 les industries culturelles et créatives de la Cité des Ducs, sur l’ile de nantes : l’école supérieure des beaux-arts, un pôle universitaire cultures numériques, un hôtel d’entreprise et la Cantine numérique.u Rennes– dont Fair WEST –, et trois Fablabs et hackerspaces. il faut dire que Rennes compte plusieurs fi- lières emblématiques, dont l’audiovisuel et la cybersécurité, grâce à des acteurs publics présents dedes accélérateurs, un espace de coworking et des entreprises.Avec plus de 19000 salariés et 1420 entreprises, le numérique représente déjà 8% de l’emploi de la métropole. Pour faire encore mieux, nantes espère assister à la naissance de dix « Tech champions » d’envergure internationale dans les prochains années, notam-ment dans ses filières emblématiques : industries créatives, green-tech, fabrication numérique et e-santé. Elle peut déjà se targuer de quelques belles réussites, comme la biotech Valneva, 270 salariés, ou l’éditeur de logiciels pour l’e-commerce iAdvize et ses 100% deu nantesl’accélérateur 33entrepeneurs joue la carte locale. ici, les start-up hébergées évoluent toutes dans le vin, la gastronomie et le tou- risme. C’est l’un des accélérateurs emblématiques de la French Tech bordelaise, qui compte de prometteuses jeunes pousses, comme AT internet, Asobo Studio, Conecteo ou Concours Mania. Toutes rêvent d’un destin à la CDiscount, le site marchand crééen 1999 sur les bords de la Garonne et filiale du groupe Casino depuis 2000. le projet phare de la ville ? la création de la Cité numérique, un bâtiment de 27000m2, qui accueillera d’ici 2017 des entreprises du numérique, des start-up,un incubateur ou encore des écoles.u Bordeauxle lit de la Garonne a poli l’une des plus belles pépites de la FrenchTech : SigFox, un spécialiste de l’internet des objets, qui a levé100 millions d’euros en février dernier, établissant un record de levée de fonds pour une start-up française. Derrière cette fusée, d’autresjolies jeunes pousses commencent à se faire un nom dans le numérique, comme unitag, Scoop.it, Wiseed, OverBlog ou lyra. il faut dire que Toulouse, et plus largement la région Midi-Pyrénées, ne manquent pas d’atouts : 2600 enseignants-chercheurs spécialisés dans le numérique, plus de 100000 étudiants... De quoi aligner les titres : 1ère région européenne en matière d’investissements R&D, leader français des systèmes embarqués et en programmatique informatique...Juin 2015uToulouse]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[n°21Hexagone - French Tech PAnORAMAInterview de David Monteau, directeur de la Mission French Tech« Visibilité et synergies avant tout »www.ecoreseau.fru LillePourquoi fédérer les métropoles autour d’un label ?Cette démarche avait plusieurs objectifs. Il s’agissait pre- mièrement d’identifier les écosystèmes les plus remarquables en matière de start-up en France, c’est à dire les endroits qui hébergeaient le plus de jeunes pousses, d’accélérateurs, d’entrepreneurs emblématiques, ou qui avaient les levées de fonds les plus importantes. Au niveau local, cela a également permis aux acteurs de se structurer en écosys- tèmes, alors que la maturité et la dynamique des candidats étaient très hétérogènes d’une ville à l’autre. Dans certaines, les acteurs se parlaient déjà, alors que dans d’autres il n’y avait pas encore de liens forts. Cette première étape a permis de créer des synergies au niveau national, puisque les représentants des neuf métropoles se rencontrent régulièrement avec la Mission French Tech et ses partenaires pour faire avancer leurs projets et partager leurs expériences. Enfin, lorsque nous nous adressons à des partenaires internationaux, cela permet de présenter une équipe de France de la FrenchTech, c’està dire les plus emblématiques de chaque écosystème.Quels étaient les critères de sélection ?Nous nous sommes d’abord appuyés sur des critères quantitatifs, en demandant aux métropoles d’illustrer leur dynamisme par les chiffres de levées de fonds de leurs entreprises numériques, l’importance du vivier d’écoles, de start-up, d’accélérateurs, d’investisseurs, etc., afin de déterminer si elles atteignaient une taille critique. Nous avons aussi évalué la cohérence du projet, la présence d’entrepreneurs emblématiques et de soutiens politiques.Quels sont les avantages de la labellisation ?Il n’y a pas de subvention à la clé, l’avantage réside dans le projet lui-même, le fait de stimuler la construction de l’écosystème, la mise en relation des acteurs, les échanges qui peuvent se créer autour de problématiques communes. Les métropoles et leurs start-up en tirent aussi des bénéfices en termes de visibilité, car nous menons un travail important de relations presse et de relations publiques pour leur donner une vitrine nationale et inter- nationale.Propos recueillis par AMOuvert en 2009 dans une ancienne filature, l’écosystème EuraTechnologies – 31 projets incubés et 51 entreprises accélérées en 2013 –, avec ses 137 entreprises et ses 3000 salariés, s’est naturellement imposé comme le lieu-totem de lille French Tech. il faut dire que son bâ- timent de briques rouges de 21500m2 accueille 40000 visiteurs par an et fait se côtoyer jeunes pousses, grandesentreprises – iBM, Capgemini, Microsoft – et laboratoires publics. le lieu est symbolique de la Ch’tilicon Valley, très active dans le commerce, les jeux-vidéos – Ankama y a vule jour – ou l’internet des objets, et bénéficie d’un soutien public important.Metz nancystrasbourgMulhouseu LyonLes métropoles qui pourraient être retenues en juinBrest Côte-d’Azur (à nice) Rouen Toulonlor’n Tech (à nancy et Metz) Alsace (Strasbourg) Saint-Etienne MulhouseEs nEuf opoLEs DEEnCh TEChst-EtienneToulonu MontpellierAvant même la labellisation, l’écosystème numérique de « la surdouée » était déjà bien structuré, notamment autour du BiC (Business innovation Center), l’incubateur public technologique qui compte déjà près de 30 ans d’expérience. En 2018, il sera rejoint par un pôle numérique de 12000m2. Avec 4500 entreprises et 15000 emplois, le numérique se porte bien dans la région. Pour preuve, les succès de ses jeunes pousses, comme Medtech, expert en robotique neurochirurgicale, qui a levé 20 millions d’euros lors de son entrée en Bourse, ou Awox, leader des objets connectés, qui s’internationalise grâce aux 25 millions d’euros récoltés sur les marchés.En 2016, l’association lyon French Tech prendra ses quartiers dans la Halle Girard, dans le quartier de la Confluence, après la rénovation de ce bâtiment de 3000m2. Ce sera la vitrine du numérique lyonnais, qui affiche les preuves de son dynamisme sur de nombreux marchés porteurs, dont les biotechnologies et les cleantechs, les logiciels, les jeux-vidéos ou encore la robotique. la ville revendique aussi une dizaine de futurs champions technologiques, dont Citizen Sciences, qui fabrique des textiles intelligents, ou des éditeurs de logiciels innovants comme Syspera, Cosmo ou Antidot. il faut dire que lyon compte cinq accélérateurs de start-up, dont Axeleo et Boost in lyon – une centaine de start-up accélérées par an. Ainsi, plus de 200 millions d’euros y ont été levés en2013, dont 3 millions pour l’amorçage.u GrenobleAvec Spartoo, le vendeur de chaussures sur internet qui a levé 25 millions d’euros en 2012, le comparateur de prix sur internet Kelkoo, racheté en 2004 par Yahoo! pour 475 millions de dollars, et le pionnier des drones civils Delta Drone, la préfecture de l’isère ne manque pas de success stories dans le domaine du numérique. il faut dire que la métropole possède un terreau fertile, avec de grands acteurs numériques – Bull, Atos, Capgemini – des laboratoires publics – inria, CEA, iRT nanoelec – des pôles de compétitivité – Minalogic, inovalée – et plusieurs programmes d’accélération, dont Grenoble Angels, Easytech ou StartupMaker. Quelques chiffres ? Plus de 500 entreprises dans l’écosystème numérique et 40000 emplois dans le numérique.u aix-MarseilleSoleil, eau turquoise, sable fin, palmiers et start-up : la métropole Aix-Marseille se rêve en Californie de l’Europe. Avec déjà quelques belles réussites, comme Digitick, racheté par Vivendi en 2010, Mon Showroom, acquis par Casino en 2012, Voyage Privé ou le comparateur de prix de chambres d’hôtel HotelHotel. Mais l’écosystème a mis du temps à se structurer et les acteurs locaux à jouer collectif. Trois lieux emblématiques, qui s’apprêtent à sortir de terre, joueront peut- être le rôle de locomotive : le campus The Camp, en 2017, le Pôle Media 2.0, de 23000m2, à Marseille, et le Pôle numérique denicela Constance, à Aix en Provence.Juin 201519]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21PAnORAMA International - Les dispositifs « Techs » de par le mondeFocus sur un pays ou sur une problématique qui concerne plusieurs pays et interpelle la rédaction,la French Tech n’est pas seulechoisi en toute subjectivitéCle dispositif lancé par Fleur Pellerin n’est pas une initiative isolée. D’autres stratégies pour favoriser l’émergence des start-up numériques existent chez nos voisins. Tour d’horizon.ette année, au CES de jeunes pousses. là-bas, la raison pour laquelle cer- de las Vegas pas de financement public : taines régions ou villes se (Consumer Electro- tout se fait par ce qu’on ap- spécialisent dans des sec-nic Show), la France était pelle des accélérateurs. « On teurs d’activité particuliers.représentée par plus de 120 entreprises – le plus gros contingent européen – dont beaucoup étaient soutenues par la French Tech. le dis- positif, lancé en 2013 par Fleur Pellerin, semble pour l’instant être un succès. Ce n’est pas le cas d’autres ini- tiatives du même genre prises par d’autres pays. Car la French Tech n’est pas un exemple unique et isolé – même si l’idée d’avoir recours à une vraie marque, avec une notoriété, un label et une identité est assez rare. S’il est difficile, compte tenu de la diversité des solutions adoptées, d’établir une clas- sification efficace, certaines grandes tendances émergent.DéfinitionLe côté fourre-toutde la French TechSi la French Tech revient régulièrement dans l’actualité, il est parfois peu aisé de savoir exactement de quoi l’on parle. C’est parce qu’en fait le terme a une utilisation très large : c’est tout d’abord une marque ouverte, disponible pour tous ceux qui travaillent dans ou pour les start-up françaises en France ou à l’étranger. La liste est longue : entrepreneurs, investisseurs, ingénieurs, designers, développeurs, grands groupes, associations, medias, opérateurs publics, instituts de recherche... Mais c’est également le nom porté par le label attribué à des métropoles françaises (au nombre de neuf aujourd’hui) et qui entraîne l’obtention de finance- ments publics. Un fonds d’investissement de 200 millions d’euros, géré par Bpifrance, cofinancera à partir de 2015 des accélérateurs de start-up privés ; et 15 millions d’euros se- ront investis à partir de 2015 par le gouvernement pour ren- forcer l’attractivité de la French Tech à l’international. En fait, le terme de French Tech désigne plus un mouvement ras- semblant diverses initiatives de façon coordonnée qu’un nouveau dispositif en tant que tel.va créer des petites promo- tions d’une dizaine de start- up, et on va pendant trois mois les mettre sous pression pour qu’elles sortent un pre- mier produit », décrit Didier Tranchier. il y a tout de même un aspect financier : l’idée est que l’argent investi par des personnes privées (par exemple un business angel), qui est passé en dette, est converti en actions lors de la première levée de fonds. l’in- vestisseur profite donc di- rectement de la réussite de son investissement. le pre- mier dispositif du genre, Y Combinator, a notamment aidé à créer Dropbox et AirBnb... Du coup, la plupart des pays ont cherché à créer chez eux la même chose, et des villes comme new York créent des incitations – fis- cales cette fois : des écono- mies sur les charges salariales et sur les taxes locales.« Pour les activités d’édition, par exemple, il faut aller à New York ; pour les jeux vidéos, c’est la Finlande ou le Canada (Vancouver, Montréal, Québec...)... », énumère Marc Picornell. la French Tech l’a bien com- pris : elle veut créer des en- droit dynamiques avec ses métropoles sélectionnées. Et à une autre échelle, des initiatives privées sont pos- sibles, comme celle prise Xavier niel, sur la Halle Freyssinet, qui veut rassem- bler beaucoup de start-up au même endroit. une sorte d’accélérateur à la française. Comparée à ses homologues étrangers, la French Tech n’a donc pas à rougir. Mais sa bonne réputation souffre de deux défauts. Tout d’abord, le législateur fran- çais prend parfois des déci- sions contre-productives d’un point de vue « soutienLES FINANCEMENTS PUBLICSla première veut que de l’ar- gent public – national comme local – soit utilisé pour fi- nancer les jeunes pousses. Dans cette catégorie, la SuèdeWorld Techs...et la Finlande ont des méca- nismes d’aide publique très avancés et très performants – dont la France s’est inspirée. les pays scandinaves étaient les premiers à créer une vraie politique publique d’aide aux start-up. ils sont du coup très en avance. ils ont été suivis,avec plus ou moins de succès, par le Chili en 2010, puis la Russie, qui voulait créer une Silicon Valley à 40 km de Moscou... Aujourd’hui, presque tous les pays ont des structures de soutien pour start-up – mais elles ne sont pas forcément spécialisées dans le numérique.existantes, clé en main, avec des administrateurs, des comptables, des comptes en banque... En une minute, contre un peu d’argent, vous avez votre structure », ex- plique Didier Tranchier, pré-FAVORISER LES INVESTISSEMENTS PRIVÉSla deuxième grande tendance favorise elle plutôt la création d’entreprises et les investis- sements privés. C’est le cas notamment en Angleterre et en Estonie. la première, à travers des dispositifs locaux (TechCity pour londres, par exemple) offre un finance- ment largement basé sur des business angels, qui bénéfi- cient d’incitations très géné- reuses pour investir, et une facilité pour créer son entre- prise (on peut créer une struc- ture en quelques minutes sur le Web). l’Estonie, qui a la première joué sur le créneau de la facilité de la création de start-up, a poussé le bou- chon plus loin : « On peut même louer des structuresVous pouvez louer en une minute des structures existantes, clé en main, avecdes administrateurs, des comptables, des comptes en banque...aux start-up ». « Tout le monde a peur de se faire ‘‘Uberiser’’ », explique Marc Picornell : ce qui s’est passé pour uber – que l’Assem- blée a essayé d’interdire –sident d’iT Angels, associa- tion de business angels portés sur les nouvelles technologies et CEO du cabinet de conseil Adelit.les raisons qui font que les accélérateurs fonctionnent sont multiples, mais la prin- cipale est certainement que les start-up qui y passent se voient offrir une solution de financement, mais également un écosystème et un cours accéléré sur ce qu’est être entrepreneur, etc. « Disposer de financement est intéres- sant, mais ce n’est qu’un le- vier : cela n’assure pas le succès de l’entreprise », sou- ligne Didier Tranchier.LA SUBTILITÉ DES ACCÉLÉRATEURSCette solution apporte de l’ar- gent au tout début du pro- cessus, alors qu’en France, « la vraie difficulté est de passer à la vitesse supérieure, estime Marc Picornell, consultant indépendant en iT et innovation. C’est pourquoi beaucoup de start-up migrent aux Etats-Unis ».r n’est pas rassurantCar le pays de l’oncle Sam reste celui qui attire le plusLA PERTINENCE DE LA SPÉCIALISATION Cette notion d’écosystème est en fait essentielle. C’estet Deeze.pour les acteurs du secteur. Ensuite, le programme manque de visibilité. l’An- gleterre, après les dernières élections, a dévoilé un plan pluriannuel de soutien aux start-up. une initiative que devrait imiter notre gouver- nement.20Juin 2015Jean-Marie Benoist]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21CluB EnTREPREnDRE Baromètre & TendancesLe carnet des nominationsen partenariat avec}GROUPE CANAL+Delphine d’ArmazitMadame Delphine d'Amarzit est nommée secrétaire général du GroupeCanal+, à compter de mai 2015, en remplacement de Monsieur Laurent Vallée. Elle est sous la responsabilité directe de Monsieur Bertrand Méheut, président du directoire. Delphine d'Amarzit, 41 ans, ENA (1996), IEP Paris (1993), a réalisé le parcours suivant : n2013-2015 : Direction générale du Trésor, chef du service du financement de l'écono-mie.n2009-2013 : Direction générale du Trésor, chef du service des affaires multilatérales etdu développement.n2007-2009 : Cabinet du Premier ministre, François Fillon, conseiller pour les affaireséconomiques et financières.n2006-2007 : Direction générale du Trésor, sous-directeur financement et compétitivitédes entreprises.n2003-2006 : Conseiller technique, chargé des banques, des assurances, de l'épargne,des marchés financiers et du logement, au cabinet des ministres successifs de l'Econo- mie, des Finances et de l'Industrie, Francis Mer, Nicolas Sarkozy, Hervé Gaymard et Thierry Breton.n2001-2003 : Direction du Trésor, chef du bureau de l'endettement international, de l'as- surance créditetdusecrétariatduClubdeParis.}AUDI FRANCE (GROUPE VOLKSWAGEN)Marc MeurerMonsieur Marc Meurer est promu directeur général d'Audi France, à compter du mois de juin 2015, en remplacement de Monsieur Benoît Tiers. Il est sous la responsabilité di- recte de Monsieur Jacques Rivoal, président du directoire de Volkswagen Group France. Marc Meurer, 47 ans, HEC (1992), a réalisé le parcours suivant :n2010-2015 : Volkswagen Group France, directeur marketing France pour la marqueVolkswagen.n2006-2010 : Renault France, directeur marketing internationale produit pour segmentA des gammesnRenault.n2004-2006 : Renault Italie (à Milan), directeur succursale de vente. n2000-2004 : Renault Portugal (à Lisbonne), directeur du marketing. n1998-2000 : Renault Hongrie (à Budapest), directeur du marketing. n1997-1998 : Renault Autriche (à Vienne), responsable commercial de territoire. n1993-1997 : Renault, chef de service Marketing en concession.n1992-1993 : Début de carrière chez L'Oréal.} ORANGEJaline DavidsonMadame Jaline Davidson est promue directeur des relations publiques, de l'événementiel et du sponsoring d'Orange, à ce poste depuis avril 2015. Elle est sous la responsabilité directe de Madame Béatrice Mandine, directeur exécutif en charge de la communication et de la marque. Cette nomination intervient dans le cadre de la réorganisation de la di- rection communication et marque autour du digital.}EULER HERMES FRANCE (GROUPE EULER HERMES)Eric LenoirMonsieur Eric Lenoir est promu directeur général d'Euler Hermes France, à ce poste depuis mai 2015, en remplacement de Monsieur Nicolas Delzant, promu au poste de directeur général d'Euler Hermes World Agency. Il est sous la responsabilité directe de Monsieur Wilfried Verstraete, président du directoire d'Euler Hermes. Sa nomination prend effet im- médiatement, sous réserve des approbations réglementaires.Eric Lenoir, 54 ans, a réalisé le parcours suivant :n2012-2015 : Euler Hermes, directeur risque, information et indemnisations d'EulerHermes World Agency puis directeur groupe de la souscription des risques (2013). n1995-2012 :Atradius, successivement responsable de l'inspection financière, directeur des engagements du groupe (2000), directeur des risques pour la France, la Belgique, l'Océanie et l'Asie du Sud-Est (2004) et directeur de la souscription des risques poursurveillance.nDepuis 1999 : Société locale d'épargne de Chartres, administrateur et président. n1993-NC : Cosmetic Valley (industrie de la parfumerie, devenu en 2005 un pôle deSuez Environnement.n2000-2004 : Degrémont (groupe Suez Environnement), président-directeur général. n1997-2000 : Groupe Suez, président-directeur général de la Lyonnaise des eaux enAmérique du Sud et directeur général délégué de Suez pour l'Amérique du Sud. n1992-1997 : Dumez Copisa Espagne (à Barcelone), directeur général. n1989-1992 : Degrémont Espagne (à Bilbao), directeur général.n1987-1989 : Degrémont, directeur des filiales étrangères du groupe. n1978-1987 : Début de carrière chez Degrémont.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?l'Europe du Sud et les programmes internationaux (2005).n1984-1995 : Crédit agricole, début de carrière comme responsable du risque.}FÉDÉRATION NATIONALE DES CAISSES D'ÉPARGNE (FNCE)Jean ArondelMonsieur Jean Arondel est élu président du conseil d'administration de la FNCE, à ce poste depuis mai 2015, en remplacement de Monsieur Michel Sorbier. Membre du bureau de la FNCE depuis 2014, il entame un mandat de 6 ans.Jean Arondel, 64 ans, EEMI Paris (1975), a réalisé le parcours suivant :nDepuis 2008 : Caisse d'épargne Loire-Centre, président du conseil d'orientation et decompétitivité), directeur cofondateur.}COMITÉ FRANCE CHINEJean-Louis ChaussadeMonsieur Jean-Louis Chaussade a été promu coprésident du Comité France Chine, à ce poste depuis janvier 2015. Il partage la présidence avec Monsieur Jean-Pascal Tricoire, président-directeur général de Schneider Electric. Il exerçait depuis 2009 les fonctions de vice-président au sein du Comité France Chine.Jean-Louis Chaussade, 63 ans, AMP de Harvard Business School (1988), IEP Paris (1980), ESTP (1976), maîtrise en économie de l'université Paris-Sorbonne (1976), a réalisé le par- cours suivant :nDepuis 2008 : Groupe GDF Suez, directeur général de Suez Environnement Company. n2004-2008 : Groupe Suez, directeur général adjoint et directeur général exécutif deNomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !Faites part de votre Nomination àla presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant l'entrepreneuriat, picorés de-ci de-làLe rosé et la merguez rendus possibles par la météo et les ponts du mois de mai prendront encore plus de saveur après la lecture de nos brèves mensuelles. Entre autres, EcoRéseau revient, ce mois-ci, sur de nouveaux dispositifs de financement et de soutien aux créateurs et entrepreneurs. Mais pas seulement. L'actualité réserve également son lot de bonnes surprises en matière de simplifications administratives. Bonne lecture !u Derniers résultats INSEE sur la survieniveau de diplôme des créateurs et le niveau d’expérience des dirigeants semblent peser lourdement sur la destinée d’affaires de ces entreprises.Source : INSEEdes entreprisesBien évidemment, il existe autant de destinées que d’en- treprises. Mais il y en a cer- taines qui seraient tout de même mieux loties que la plupart des récentes créations. Premier enseignement à re- tenir de la part de l’institutnational des statistiques, l’année de lancement des en- treprises est loin d’être anodine. Si la crise a pointé le bout de son museau en 2008, il est étonnant de souligner que le taux de survie des sociétés créées en 2010 est meilleur que leurs homologues de 2006. Autre fait saillant, le secteur de la santé (82% de taux de survie qui inclut les professions libérales), l’industrie (80%), le transport-entreposage (78%) et les activités scientifiques et techniques (80%) sont autant de secteurs qui souffri- raient le moins d’une mortalité précoce de leur activité respective. les « mauvais élèves sectoriels » révélés dans cette étude se situent dans les domaines du com- merce, de la construction et de l’hébergement-restauration. l’étude nationale met enfin en exergue deux tendances à l’œuvre parmi les entreprises qui réussissent : pre- mièrement le capital de départ, d’autant que les sociétés qui démarrent avec moins de 2000 euros connaissent une réussite très modérée de 65%. Deuxièmement leCOMPTE-RENDU COLLOQUE SUR L’AVENIR DU PRINCIPE DE PRÉCAUTION (organisé le 12 mai par Ethic à la fondation EDF à Paris)u La Bretagne innovante dans les modes de financement des entreprises568 millions d’euros. Telle fut la somme distribuée en 2014 par la Siagi, filiale de la Chambre des métiers et de l’artisanat des Côtes d’Armor, sous la forme de crédits distribués à l’économie de proximité qui repré- sentait 3516 entreprises. Outre des mécanismes de caution, la Siagi innove en 2015 avec le lancement de la « garantie relais » pour couvrir les besoins de trésorerie, à laquelle se greffe une pré-garantie de crédit à la seule condition d’avoir l’apport nécessaire fourni par deux plateformes de crowdfunding lendopolis et HelloMerci.u Yump : un nouveau dispositif solidaire au service de la création d’entre- prisesinstallation de la Yump Academy dans l’hôtel d’entreprises d’Evry Magellan. Ce faisant, les entreprises de la région bénéficient depuis peu de ce concept originaire de Suède qui souhaite aider les porteurs de projet. Des ateliers hebdomadaires, tels que celui « d’intelligence collective », permettent aux créateurs de comprendrePatrons, hommes et femmes politiques, journalistes et philosophes se sont récemment réunis lors d'un colloque sur le principe de précaution, qui faisait son entrée dans la Constitution il y a tout juste une décennie.Quel bilan peut-on tirer de cette période ? Faut-il le réformer ? Pour Eric Woerth, le principe de précaution est avant tout un « signal d’immobilisme ». l’ancien ministre estime que l’inscription du principe de précaution dans la Constitution était avant tout un « coup politique » de la droite qui voulait alors « se donner une image un peu plus verte ». Pour lui, l’avenir du pays est d’abord lié à l’innovation. « Si on ne sait pas innover, on produira les mêmes produits que d’autres pays qui les produisent à plus bas coût et on regardera les trains passer », avertit- il. Eric Woerth a d’ailleurs déposé l’an dernier une proposition de loi constitutionnelle visant à remplacer le principe de précaution par un « principe d’innovation responsable ».Corinne Lepage s’est quant à elle posée en défenseure du principe de précaution, rappelant qu’il ne s’agissait pas d’une invention franco- française, mais qu’il avait été inventéen Allemagne et fait partie des traités de l’union. « Qu’on ne me dise pas que le principe de précaution bloque l’industrie française », a-t-elle déclaré lors des débats. « C’est devenu un prétexte pour une industrie frileuse qui ne veut pas investir et cache sa frilosité derrière ce principe », a dénoncé la députée européenne.Pour Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du Medef, le principe de précaution s’oppose à toute idée d’innovation. Son inscription dans la Constitution est selon lui un reflet du fait que l’opinion publique est actuellement dans un mode « extrêmement conservateur ». il a déploré que « le citoyen européen est désenchanté du progrès technologique. Il a perdu la foi dans la science », attribuant cet état de fait aux « tenants de la décroissance, et notamment aux écologistes ». une tendance dangereuse selon lui puisqu’« un marché où l’on n’innove plus est un marché de rente et de cartel ».Des industriels se sont également exprimés sur la question, notamment Michel Ginestet, le président de Pfizer pour qui le principe de précaution est superflu : « Heureusement que l’industrie pharmaceutique n’a pas attendu 2005 pour prendre des précautions », s’est-il félicité, rappelant que les dix années qui s’écoulent en moyenne avant la mise sur le marché d’un nouveau médicament étaient balisés d’une série considérable de tests soumis à des réglementations strictes.De son côté, Alain Madelin a déploré la dérive du monde politique dans un paradigme de plus en plus sécuritaire, tout en regrettant avec humour que le principe de précaution ne soit pas appliqué en premier lieu par le monde politique. « Combien de bêtises aurions-nous pu éviter ? », s’est amusé l’ancien ministre de l’Economie.Propos recueillis par Antoine Pietri22 Juin 2015]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[n°21www.ecoreseau.frchaque enjeu de leur projet sans tomber dans la sinistrose de l’échec. Plus ponctuellement, les « Yumpers » peuvent assister à d’autres formations qui concernent chaque aspect de l’entrepreneuriat. une académie qui se déroule sur 25 semaines et qui verra sa première promotion d’Evry se clôturer au mois de juin. une manière de soutenir l’entrepreneuriat local et de participer au développement territorial à l’échelle d’un département – l’Essone étant la dernière récipiendaire dans ce cas de figure.Baromètre & Tendances CluB EnTREPREnDREu De très bonnes nouvelles pour les créateurs phobiques de l’ad- ministratif- Un service de plus pour les booster :les prémisses d’une vie d’un créateur ne sont pas que lourdeurs administratives et stress permanent. Ainsi, depuis l’arrêté du 22 avril 2015, le service « Guichet entreprise » a été lancé par le ministère de l’Economie, de l’industrie et du nu- mérique. la nouvelle plateforme joue à la fois le rôle de conseil en mettant à disposition des fiches pratiques sur les aides publiques par exemple, mais ambitionne également de centraliser certaines formalités pour simplifier la vie des porteurs de projets, notamment via un service qui permet de remplir les formalités obligatoires comme le dépôt de statut. un grand pas en avant pour réduire lemillefeuille administratif dont sont victimes bon nombre de créateurs novices.Source : Ministère de l’Economie- Un petit pas pour l’administration, un grand pas pour l’entrepreneur :Thierry Mandon, actuel secrétaire d’Etat à la simplification, a présenté le 6 mai une or- donnance qui devrait alléger les casiers et le cloud des entreprises. l’idée ? Donner à l’administration une fois et une seule les informations dont celle-ci aurait besoin. une révolution permise par l’échange de données entre les différentes fonctions support de l’administration. une économie de temps et d’argent estimée à 200 millions d’euros d’ici 2017 pour l’Etat qui s’appliquera à une soixantaine de procédures précisées dans les mois prochains. une vraie étape en passe d’être franchie vers la simplification ad- ministrative.u Bermudas, tongs, lunettes de soleil : la nouvelle tenue de travail des patrons du e-commercela Grèce sera le lieu d’escale de la deuxième édition de « les BiGBOSS Summer Edition ». Au menu de ces retrouvailles ensoleillées entre éminents confrères du e-commerce, e-retail et e-tourisme, deux temps forts : BigBoss idol et Bigboss Dating. le premier événement sera l’occasion pour une quarantaine de sponsors de présenter leurs services lors d’un pitch vidéo, tandis que le second consiste en des rendez-vous à la sauce speed dating pour faciliter les réseautages. les 150 plus grands déci- deurs du e-commerce se donneront donc rencart en Grèce du 12 au 14 juin prochains, avec parmi eux des décisionnaires d’Oscaro, Priceminister, Rue du Commerce, Voyages SnCF, Air France, Gaumont, Groupama, Orange, ubisoft, etc., pour ne citer qu’une poignée de ces entreprises de renom. notons que les événements BigBoss ont été lancés il y a seulement un an et demi afin de fa- ciliter les business affinitaires dans un cadre deu Save the Date : Conférence de l'Observatoire des Think Tanks et de la Fondation Croissance responsable - Institut de Francecharme qui mêle décontraction et affaires. Ca sent doucement l’été...lundi 8 juin 2015, 17h30-20h, institut de France, 23, quai de Conti, Paris Vi, inscription obligatoire avant le 3 juin dans la limite des dates disponibleswww.oftt.eul'entreprise, un acteur au cœur de la société : défis et perspectives dans un monde en mutation ? Tel sera le sujet de la conférence organisée par l'Observatoire des Think Tanks en partenariat avec la Fondation Croissance Responsable - institut de France et l'Académie des sciences morales et politiques. la conférence entend questionner le rôle de l'entreprise au-delà de ses enjeux économiques et financiers notamment par le biais de la gestion humaine et de l'épineuse insertion des nouvelles générations de salariés en quête perpétuelle de sens et d'épanouissement. De même, cette discussion souhaite aborder l'entreprise en tant que lieu des inégalités en matière de mobilité sociale mais aussi, en revanche, comme le siège par excellence de nouvelles pratiques. En bref, 2h30 consacrées à la conciliation du bonheur et de la performance au sein des entreprises.Juin 2015 23]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21CluB EnTREPREnDRE Liberté d’entreprendre - Questions autour de la fusion Auchan – Système UDans cette rubrique, EcoRéseau s'intéresse aux problématiques de concurrence et d'abus de position dominanteRapprochement calculéle mariage des 5e et 6e enseignes françaises devrait être un big bang du secteur de la distribution.pouvant entacher la venue des nouveaux entrantsu il est pourtant réalisé d’une manière telle qu’il pourrait ne pas être perçu comme une concentration...ne opération qui seignes ont pu effectuer fait naître le leurs achats en commun, deuxième acteur dès 2014, sans que l’Au-d’un secteur s’apparente torité de la concurrencegénéralement à une grande manœuvre. Ce ne sont d’ailleurs pas les 20000 fournisseurs de la grande distribution, en passe de négocier avec un nouveau géant, qui diront le contraire. le dossier d’al- liance plus poussée entre Auchan et Système u a été annoncé en février der- nier et déposé le 10 mars à Bruxelles. Obligés de se rapprocher pour rester dans la course aux prix que se livrent depuis trois ans les acteurs du secteur, le groupe intégré nordiste et le groupement d’indépen- dants ont agi. le dossier atterrit maintenant sur le bureau de Bruno lasserre, président de l’Autorité de la concurrence qui peut empêcher ou limiter les concentrations enfreignant la concurrence de par leur trop grande taille. Mais il s’apprête à traiter d’un su- jet bien délicat...ne soit intervenue pour ré- clamer une notification préalable. la constitution d’incaa, pour intermarché et Casino, n’avait pas à être notifiée non plus, pas plus que le contrat de man- dat confié par Cora à Car- refour. Dans son avis sur les centrales d’achat, l’Au- torité s’était d’ailleurs contentée de rappeler le risque d’échanges d’infor- mations stratégiques (donc d’ententes). les rappro- chements s’appliquent dans des domaines très précis. la singularité des deux entreprises, l’une in- tégrée et l’autre en grou- pement coopératif d’indé- pendants, ne permet pas d’imaginer des bascules d’enseignes systématiques. Des changements de contrôle des fonds de com- merce ne sont pas prévus pour les magasins de proximité.EFFLEUREMENT PLUTÔT QUE RAPPROCHEMENT Auchan France souhaite se recentrer sur les hyper- marchés, si bien que les 247 Simply Market (ex- Atac) détenus par Auchan passent sous enseigne Su- per u en franchise. Sys- tème u se concentre sur les supermarchés. les 70 Hyper u détenus par des adhérents Système u de- viendront des franchisés Auchan. Bien sûr une cen- trale d’achat en coentre- prise est prévue. Auchan et Système u seront co- propriétaires de la nouvelle centrale d’achat commune, qui aura vocation à négo- cier avec tous les fournis- seurs, pour un montant d’achat global de 50 mil- liards d’euros par an. laUn tempo et une intensité de rapprochement savamment orchestrés...INTERVENTION DIFFICILEl’Autorité est donc dans son rôle lorsqu’elle s’in- quiète d’une possible en- tente entre deux enseignes à la fois partenaires aux achats et concurrentes sur le terrain. il lui faudra être vigilante sur les éven- tuelles évolutions anor- males de prix, d’autant plus que trois géants de la grande distribution feront environ le même poids : Carrefour, Auchan-Sys- tème u et leclerc tourne- ront chacun avec 20% de parts de marché. Mais le risque d’entente n’a rien à voir avec le contrôle des concentrations, il lui sera donc malaisé de faire en- tendre sa voix sur ceMatthieu Camozzigouvernance ? un comité d’alliance stratégique de huit membres (dont Serge Papin et Vianney Mulliez) décidera à l’unanimité des politiques d’expansion des réseaux d’enseigne. le rapprochement va recom- poser le secteur, mais il a été exécuté de telle sorte que le droit habituel de l’autorité de la concurrence d’intervenir sur les concen- trations n’est pas si direct.de la concurrence. une concentration acquiert une “dimension européenne” lorsque le chiffre d’affaires total réalisé sur le plan mondial par l’ensemble re- présente un montant su-à 250 millions d’euros. C’est le cas ici. Mais au- cune notification préalable de concentration n’a été transmise. les deux en- seignes auraient discrète- ment publié leurs bans lefusion, puisqu’on parle d’une co-entreprise aux achats, uniquement pour les grands fournisseurs – les PME et les produits agricoles restant traités par chaque enseigne. le co-24 Juin 2015SUBTILITÉS POUR PASSER ENTRE LES MAILLESCar il pourrait bien ne pas y avoir de concentration au sens du droit européenLe périmètre du rapprochement est en fait limité et pourrait ne pas s’apparenter à une fusionpérieur à 5 milliards d’eu- 10 mars 2015, devant la mité évoqué plus haut n’est ros et que le chiffre d’af- Commission de la concur- qu’une simple entité de faires réalisé dans l’uE rence européenne. le pé- coordination des actions par au moins deux des en- rimètre du rapprochement communes, et non une hol- treprises concernées repré- est en fait limité et pourrait ding de contrôle. Rappe- sente un montant supérieur ne pas s’apparenter à une lons que les deux en-point..]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21CluB EnTREPREnDRE A la Une - Entrepreneurs précocesL'occasion pour EcoRéseau d'enquêter sur le sujet principal du Club Entreprendre,Adopreneursen rapport avec l'innovation et l'entrepreneuriatDS’ils sont encore rares, les entrepreneurs qui se lancent avant 18 ans, à l’aide d’internet et de l’auto-entrepreneuriat, impressionnent par leur maturité et leur détermination.e Jodie Foster dans aussi, ses têtes d’affiches pré- breux points communs. Sou- tion du nombre d’entrepre- Taxi Driver (1976) pubères, avec emballement vent, ils se sont lancés grâce neurs de moins de 18 ans, à Jean-Baptiste Mau- médiatique et invitations aux à internet, avec lequel ils ont elle remarque que « les jeunesLe meilleur allié des "teen-preneurs" ? Internetnier dans Les Choristes (2004), quatre coins du monde. Tel grandi, et qui facilite grande- créateurs, qui ont tout justeon ne compte plus les enfants stars que le cinéma a révélés. Signe que l’époque est à la célébration de la figure du créateur d’entreprise, l’entre- preneuriat a désormais, luiChiffres37% des lycéens et étudiants français rêvent de créer ou de reprendre une entreprise89% le souhaitent pour être libres de leurs déci- sions86% pour montrer de quoi ils sont capables84% pour développer une idée à laquelle ils croientSource : étude Opinionway pour Prism’emploi, octobre 2013le jeune irlandais Jordan Casey ment la création d’un service passé la vingtaine, sont beau- qui, du haut de ses 15 ans, a innovant et son déploiement coup plus mûrs qu’avant dans déjà eu les honneurs de la à grande échelle. ils se tournent leur projet ».Internet et l’auto-entrepreneuriat ont facilité la tache des teen-preneursPlusieurs raisons explique- raient cette précocité crois- sante : « La création du statut de l’auto-entrepreneur a changé la culture française vis-à-vis de la figure de l’en- trepreneur. Car soudain, tout le monde a pu se projeter dans cette fonction très faci- lement ». le contexte écono- mique, pour le moins morose, a aussi joué un rôle : « Avec un jeune sur quatre au chô- mage, et alors que le diplôme ne protège plus autant qu’avant, ils sont de plus en plus nombreux à voir dans la création d’entreprise une fa- çon de sortir de la précarité », remarque Jérôme Gervais, dé- légué général du mouvementpresse internationale, dont Pa- ris Match, et donne des confé- rences un peu partout en Eu- rope, aux Etats-unis, et jusqu’en inde. En France, louis Haincourt, avec Dealer de Coque, Marie Burlot avec Ferret Dream Company ou Guillaume Rolland avec Sen- sorWake ont aussi connu les faveurs des médias.souvent vers le e-commerce, la création de sites web, d’ap- plications et de jeux-vidéos. Certains de ces iconoclastes ont quitté très tôt l’école tra- ditionnelle, qu’ils jugeaient inadaptée à leurs besoins. Tous ont rencontré des difficultés administratives, même si de- puis 2011 la loi autorise les mineurs à créer leur entreprise dès 16 ans, avec l’autorisation de leurs parents.Dans l’Hexagone, si les en- trepreneurs mineurs restent l’exception, ils ne sont pas si rares, comme le prouvent ces sept jeunes chefs d’entreprise qui se sont confiés à EcoRé- seau sur leurs expériences et parcours.« Ils font preuve d’une grande énergie et sont très à l’écoute de leurs marchés », remarque Bénédicte Sanson, déléguée générale du Moovjee, le « mouvement pour les jeunes étudiants entrepreneurs ». Si elle ne note pas d’augmenta-Appartenant à la même gé- nération, ils partagent de nom-DDès l’âge de quatre ans, Adrien Sergent a attrapé le virus des jeux-vidéos en jouant à Rayman. A 15 ans, quand ses camarades préparaient leur Brevet, il apprenait à créer des jeux-vidéos sur des forums spécialisés. Enfin, en novembre 2009, quelques semaines après l’anniversaire de ses 16 ans, il lance les démarches pour créer son auto-entreprise. « Ça n’a pas été simple, se souvient le Marseillais. L’URSSAF n’avait pas prévu le cas d’un mineur auto-entrepreneur. Mon dossier est parti à l’URSSAF Paris pour y être étudié, et ce n’est qu’après quelques semaines d’attente que j’ai enfin eu le feu vert. »Adrien Sergent, du gaming aux Poussins26 Juin 2015les premiers succès n’ont pas tardé. Dès 2010, son jeu « Puzzle Kitchen », développé avec des partenaires pour le graphisme et le code, remporte le concours « SFR Jeunes Talents Développeurs », doté de 20000 euros. Dans la foulée, sa société, Digital Wave Studio, devient le premier studio français à lancer un jeu sur TV interactive, via le Free Store. Depuis sa création, Digital Wave Studio a déjà développé une quinzaine de jeux, notamment pour des clients comme la plateforme ludoKado. « Mes modèles sont les jeux indépendants, dans la veine de Super Meat Boy ou Minecraft, et les jeux grand public », explique le game designer.Ce fils d’une fonctionnaire à la mairie de Marseille explique ce qui l’a poussé vers l’entrepreneuriat : « J’avais une vraie envie d’indépendance et d’autonomie. Le salariat ne me convenait pas, je souhaitais pouvoir gérer mon temps et avoir le luxe de sélectionner mes projets ». les principales difficultés qu’il a rencontrées ne sont pas spécifiques à son jeune âge : « Les tâches administratives prennent beaucoup d’argent, et la création d’entreprise, hors auto- entrepreneuriat, nécessite beaucoup d’argent pour s’attacher les services d’un expert comptable, payer les taxe foncières... De même, la fiscalité pourrait être plus progressive les premières années. »Ce passionné d’entrepreneuriat n’a pas hésité à se lancer dans la bataille en avril 2013, lorsqu’il a estimé que la réforme de Sylvia Pinel menaçait l’auto- entrepreneuriat. Avec Frédéric lossignol, il lance le mouvement des Poussins, qui rencontre rapidement un grand succès médiatique. les deux compères préparent le lancement, d’ici la fin de l’année, d’un site communautaire sur l’entrepreneuriat, nommé Entrepreneo.]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[n°21Entrepreneurs Demain!.En outre, de plus en plus d’associations vont à la ren- contre d’élèves et d’étudiants pour insuffler l’esprit d’en- treprendre sur les bancs de l’école, à l’instar de 100 000 Entrepreneurs ou du mouve- ment Entrepreneurs Demain!, lancé en 2013 par Fleur Pel- lerin lorsqu’elle était ministre déléguée aux PME, et quiwww.ecoreseau.frintervient auprès des 12-25 ans. « Il s’agit de leur faire découvrir de manière très pratique le monde profes- sionnel, et de faire naître des vocations chez certains », ex- plique Jérôme Gervais. Ainsi, 22000 jeunes créent chaque année leur mini-entreprise pendant des programmes de 60 heures réparties dans l’an- née. Bénédicte Sanson pointe« qu’il est de plus en plus question d’entrepreneuriat pendant les études supé- rieures », notamment avec la création de formations dé- diées, ou l’étude de cas spé- cifiques.A la Une - Entrepreneurs précoces CluB EnTREPREnDRE Marie Burlot, 21 ans, 6 ansSd’expériencePour Adrien Sergent, qui a fondé son studio de dévelop- pement de jeux-vidéos dès l’âge de 16 ans, le fait que des vocations entrepreneu- riales naissent de plus en plus tôt s’explique par la rencontre de deux phénomènes : « Cul- turellement, de plus en plus de gens ont envie d’entre- prendre, cela se voit dans le succès de l’auto-entrepreneu- riat et des micro-entreprises. Et le numérique permet à chacun de rendre son activité accessible à tous, quelle qu’elle soit. Il bouleverse aussi bien le commerce que les services à la personne, l’hôtellerie ou les taxis ! Il devient plus simple de se dif- férencier de ses concurrents par une innovation technique ou d’usage. »on idée d’entreprise, Marie Burlot l’a eue grâce à son animal de compagnie : le furet.Toutefois, Bénédicte Sanson met en garde contre un excès de précocité : « Il peut être pesant d’avoir autant de res-« Les accessoires que l’on trouvait en animalerie n’étaient pas de très bonne qualité et ne duraient pas longtemps. Sur des forums de passionnés, je me suis rendue compte que de nombreuses personnes ren- contraient ce problème, au point de confectionner leurs propres accessoires ou de les importer de l’étranger. » l’en- trepreneure se dit alors qu’il y a un marché de niche à prendre. Jusqu’ici, rien que du classique. Sauf que Marie Burlot n’avait alors que 15 ans : « Je ne m’étais pas préparée à être entrepreneure aussi jeune. Mais j’avais le sentiment d’avoir trouvé une bonne idée, et je ne souhaitais pas laisser passer les années et risquer qu’un autre s’en empare. » En secret, elle mène sa propre étude de marché, s’aperçoit no- tamment que le furet est le troisième animal de compagnie en France et qu’il existe un besoin insatisfait. « Mes parents ont été très surpris et un peu anxieux quand je leur ai présenté mon dossier ficelé », se souvient la jeune Bretonne. En 2009, elle fonde donc Ferret Dream Company, une marque et un site internet pour vendre sur le Web coussins, hamacs et autres harnais. le tout made in France, fabriqué par des travailleurs handicapés dans les Côtes d’Armor, à côté de chez elle. Elle s’épanouit rapidement sous la caquette de chef d’entreprise : « C’est très enrichissant, on touche à des domaines très différents, de la création de produits au com- mercial, en passant par les études business. » En 2011, elle représente l’entrepreneuriat français au G20 YES (Young Entrepreneur Summit) de nice, sélectionnée parmi 700 can- didats, et elle remporte l’année suivante le Prix du Moovjeeponsabilit.és aussi jeune. Avant 18 ou 20 ans, il faut se laisser le temps d’acquérir une cul- ture générale, une approche humaine, de la maturité sur le savoir-être, la prise en compte d’un environnement. Cela s’acquiert à l’expérience, par les études et lespour le Grand-Ouest.Après une licence gestion et commerce, elle intègre l’EM normandie, où elle se lance un nouveau défi entrepreneurial : Boupea. « Il s’agit d’aider les sites marchands et les appli- cations à augmenter leur taux de conversion grâce à des tests utilisateurs », explique la jeune femme de 21 ans. Sa solution de tests d’interfaces web, qu’elle va lancer d’ici la fin de l’année, a déjà remporté le Prix Jeune Entrepreneur du Concours Petit Poucet 2013.stages. »Aymeric MarolleauEMathieu Nebra, le précurseurLégislationLe statut Etudiant entrepreneurMis en place à la rentrée 2014, ce statut est destiné aux jeunes bacheliers, aux étudiants, et aux diplômés de moins de 28 ans. Il leur donne accès à un diplôme universitaire « étu- diant-entrepreneur », leur donne la possibilité de prolonger les avantages étudiants (couverture sociale, restauration, transports...), de bénéficier d’un aménagement d’études, l’accès aux espaces de coworking et fablabs du réseau PEPITE (Pôle étudiant pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat), ou encore l’accompagne- ment par deux tuteurs : un enseignant et un professionnel extérieur.n 1999, Mathieu nebra n’avait que 13 ans lorsqu’il a ouvert le Site du Zéro,pour dépanner ses potes qui bloquaient sur une ligne de code HTMl. Pro- gressivement, une communauté de développeurs débutants et confirmés s’est créée et a grossi autour du site. Si bien qu’il a accompagné les premiers pas dans la programmation de nombreux entrepreneurs précoces. En 2006, Mathieu nebra n’a lui-même que 20 ans lorsqu’il dépose les statuts de Simple iT avec son associé, Pierre Dubuc, afin de pérenniser l’aventure tout en poursuivant sesétudes d’ingénieur à l’EFREi. A partir de 2009, il peut enfin consacrer tout son temps au Site du Zéro, qui franchit rapidement les étapes : en 2012, l’entreprise lève 1,2 millions d’euros auprès d’Alven Capital, puis un second million en janvier 2014 auprès du même fonds d’investissement spécialisé dans le numérique. De quoi lui permettre de se lancer résolument dans le marché des MOOC (Massive Open Online Courses) avec une nouvelle identité, « Open Classrooms », pour toucher un public plus vaste et se lancer à l’international. Pari réussi : en 2013, le site employait 25 personnes et réalisait 1,5 millions de chiffre d’affaires dans l’éducation en ligne.Juin 2015 27Œ]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21CluB EnTREPREnDRE A la Une - Entrepreneurs précocesLouis Haincourt, Adu Bon Coin à Dealerde Coque15 ans, plutôt que de dépenser son argent de poche pour acheter une coque pour son smartphone, louis Haincourt a commandé une centaine de coques made in China sur internet. il en garde une dizaine pour lui, et écoule rapidement son premier stock auprès de ses amis et sur le Bon Coin. Pour passer la vi- tesse supérieure, il crée à 16 ans le site marchand d’accessoires pour smartphone Dealer de Coque. Compte tenu de son âge, il doit attendre plus de deux mois pour voir sa demande de statuts validée. le « plus jeune entrepreneur de France » bénéficie très vite d’une grande couverture médiatique. Aujourd’hui, il fabrique lui-même ses produits à l’aide d’un parc de six machines, essentiellement des imprimantes 3D et des presses. En 2014, son chiffre d’affaires a atteint 120000 euros. De quoi devenir accro à l’entrepreneuriat pour le jeune Versaillais de 20 ans, étudiant à l’EM normandie.L Pierre Lechelle, créateur studieux Pde l’entrepreneuriatAGuillaume Rolland, l’inventeur qui a du nezseulement 18 ans, Guillaume Rolland vient de lancer sur la plateforme de crowdfunding Kickstarter la commercialisationdu réveil olfactif qu’il a inventé voilà déjà quelques années, Sen- sorWake. Au lieu d’une sonnerie stridente, celui-ci propose de vous réveiller en douceur avec l’odeur de votre choix : chocolat, café, fraise Tagada... Etudiant à l’université de Technologie de Compiègne (uTC), où il suit un cursus aménagé pour lui permettre de développer son produit, ce Géo Trouvetou enchaîne les prix, dont la médaille d’or du Concours lépine, le 9 mai dernier. l’an dernier, il a même eu le privilège de participer à la « Science Fair » de Google, ce qui lui a donné une renommée internationale. il faut dire que le garçon n’en est pas à son coup d’essai. Dès l’âge de 13 ans, il fabriquait des objets du quotidien, tel ce bras automatique pour infuser le thé. une invention qui lui avait déjà valu le prix du jeune inventeur du mois deSciences et Vie Junior.Antoine Bellion,e code n’attend pas le nombre des années. A 11 ans,à l’Ecole 42Pierre lechelle développait ses premiers programmes informatiques et sites web sur le PC familial. A 15 ans, alors qu’il traînait sur le Site du Zéro et le forum Développer.comHP, SQl, JavaScript et HTMl ne sont que quelques-uns des programmes informatiques qu’Antoine Bellion, 19 ans aujourd’hui, a appris à maîtriser en autodidacte. le jeune programmeur a réalisé ses premiers sites internet à 14 ans – il compte une quinzaine de réa- lisations à son actif. Dès ses 16 ans, en mai 2012, l’Auvergnat officialise son auto-entreprise, AB- Factory. « Jusque-là, je travaillais bénévolement pour des particuliers. J’avais besoin de structurer mes relations professionnelles », explique le jeune homme. Pour cela, il s’est adressé à une association, la Maison de la TPE, qui a fait les démarches pour lui, non sans peine : « Ils ont rencontré quelques difficultés car j’étais le premier mineur à demanderpour parfaire sa formation, il répond à de premières offres de missions, en créant des sites pour quelques centaines d’euros. Dès ses 16 ans se présente le besoin de créer sa propre société pour pouvoir facturer. « Mais comme j’étais mineur, je ne pouvais pas créer une entreprise seul. Je me suis donc associé avec ma mère, mais cette configuration imposait de rédiger des statuts avec l’aide d’un avocat, ce qui était très onéreux. » la création du statut d’auto-entrepreneuriat apporte la solution à ses problèmes. « 16 ans me semble le bon âge pour entreprendre, car on a beaucoup de temps libre pour développer ses compétences et démarcher des clients, et pas de charges. »Grâce à son entreprise, il a pu développer son business de création de sites internet, notamment pour des hôtels, et lancer d’autres activités. D’abord des logiciels de gestion d’entreprise, sous le nom Company Sphere, qui ne rencontreront pas le succès espéré. « Cet échec m’a beaucoup appris, en particulier à sortir de sa bulle pour écouter davantage les besoins du marché », analyse rétrospectivement l’entrepreneur précoce. Aujourd’hui, il consacre surtout son temps à du conseil et du webmarketing pour des aider des start-up qui développent des logiciels à trouver des clients, via son blog Pierrelechelle.com. « Tous mes clients sont plus vieux que moi, mais ça n’a jamais été un frein, car ils ont confiance dans les compétences que j’ai développées de longue date », explique le Parisien.le jeune diplômé, qui vient de décrocher son Bachelor dans l’école de commerce de Grenoble, a utilisé ses activités professionnelles comme job étudiant et complément de formation : « C’était un excellent moyen de mettre mes cours en pratique, tout me paraissait très concret, au contraire de certains de mes camarades, qui pouvaient trouver le business très abstrait ». la prochaine étape ? « Maintenant que j’ai terminé mes études, je vais pouvoir développer mon chiffre d’affaires et sortir de l’auto-entre- preneuriat », explique le jeune homme qui, du haut de ses 22 ans, compte déjà six longues années d’expérience en tant qu’entrepreneur.ce statut dans la région ».l’année dernière, alors qu’il est en classe de Pre- mière, son frère lui parle de l’Ecole 42, créée par Xavier niel pour former des programmeurs infor- matiques. intrigué, il décide de se rendre aux sé- lections, en plongeant dans la « piscine », l’épreuve de codage intensive. « Je l’ai fait pour m’amuser, je ne pensais pas être sélectionné, d’autant qu’il me restait à passer mon Bac », se souvient-il. Fi- nalement retenu, il décide de tenter l’expérience, s’installe à Paris, et prépare le Bac en candidat libre. Dans les prochains mois, Antoine Bellion réalisera son premier stage de six mois, afin de dé- couvrir l’entreprise côté salarié.28 Juin 2015]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21CluB EnTREPREnDRE Interview croisée - Femmes entrepreneures à Lyonla force est en ellesDans chaque numéro, EcoRéseau s'intéresse à deux dirigeants/entrepreneurs qui ont un point commun ou une différence fondamentale, afin de connaître leur opinion sur la stratégie, l'innovation, la communication et de montrerqu'il existe plusieurs manières de managerFrédérique Girard-Ory a créé il y a 25 ans le Groupe Dermscan, spécialisé dans les études pré-cliniques (in vitro)et cliniques (in vivo) de cosmétiques et de médicaments. loetitia Colas a repris quant à elle la barre de la société de services FMi infogérance, suite au décès brutal de son époux en 2013. Deux styles différents, mais le même goût du risque...Comment vous êtes-vous lancée dans l’aventure de l’entrepreneuriat ? Frédérique Girard-Ory : C’est un rêve d’enfant. Toute petite, je rêvais d’un métier qui me permette de bouger, de voyager. J’étais fille unique, d’un papa fonc- tionnaire et d’une mamantemps, c’était une évidence. Je me devais de poursuivre l’aventure entreprise par mon mari. Aujourd’hui, je partage donc mon temps entre mes deux entreprises et ma famille, puisque je suis maman de deux jeunes enfants. Je dois donc gérer trois vies en une !a mobilisé l’ensemble des salariés de l’entreprise, qui étaient très attachés à leur patron. leur engagement à mes côtés a été et reste très fort. En réalité, la pression, je l’ai exercée sur moi, car il fallait que je sois à la hauteur, coûte que coûte.Une femme n’hésitera jamais à demander des conseils, tandis qu’un homme n’osera même pas demander son chemin ! Frédérique Girard-Oryau foyer. Mes parents n’en croyaient pas leurs oreilles. Je me suis lancée dans un doctorat de biologie, que j’ai complété avec une for- mation en management, à l’école universitaire de man- agement (iAE), avec la ferme intention de créer une entreprise. J’ai passé ma thèse de biologie humaine en avril 1989, puis j’ai créé Dermscan quelques mois plus tard, à l’âge de 27 ans. Loetitia Colas : Je me suis lancée dans l’aventure mal- gré moi, par la force des choses, puisque j’ai repris la succession de mon mari, décédé subitement en sep- tembre 2013. J’étais, et je suis toujours, cadre dirigeant du groupe Philibert Trans- port, une entreprise qui n’a rien à voir avec le secteur d’activité de FMi infogé- rance. Mon époux avait ra- cheté FMi infogérance au cours de deux opérations de lBO en 2005 et 2012. C’est lui qui a donné son envergure à l’entreprise et créé le data center que nous avons inauguré un an après son décès. Deux solutions se présentaient à moi : ven- dre l’entreprise ou la conser- ver. Je n’ai pas hésité long-30 Juin 2015Avez-vous rencontré des obstacles ?F G-O : Oui, et notamment des obstacles socio-fami- liaux. Quand j’ai créé Dermscan, je n’avais aucune expérience professionnelle. On a tenté de me découra- ger, de me faire comprendre que je faisais une erreur. Je pensais, au contraire, que je n’avais rien à perdre et qu’il fallait le faire mainte- nant, ou jamais ! Je suis une passionnée, j’étais ani- mée par une réelle envie de créer. A l’époque, j’étais mariée avec un pharmacien qui m’a beaucoup aidée lors de la création de l’entreprise et a rejoint l’équipe au bout d’un an. J’ai dû également faire face à la frilosité des banquiers. Heureusement, nous avons réussi à nous autofinancer, ce qui nous a permis de démarrer sans trop prendre de risques. Au départ toute seule, j’ai en- gagé rapidement une tech- nicienne qui est aujourd’hui attachée de recherche cli- nique et un pilier de l’en- treprise. Quant au fait d’être une femme, cela n’a jamais été un obstacle pour moi,Êtes-vous satisfaite de l’image véhiculée par l’entreprise ?F G-O : Absolument. Dermscan est aujourd’hui une entreprise reconnue pour la qualité de ses ser- vices, son dynamisme, son sens de l’innovation et sa réactivité. Cette image s’estFrédérique Girard-Ory,52 ans, créatrice et dirigeante des Laboratoires Dermscan, annonce un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros en 2014. Basé à Villeurbanne, le groupe emploie 120 personnes et a ouvert des centres de tests à Bangkok (2002) Gdansk (2008) et Tunis (2010). De nouvelles implantations sont prévues en Asie.bien au contraire !LC : Cet événement brutalLC : J’exerce un manage- ment extrêmement pragma- tique et participatif. le bon sens et le souci de bien- faire valent mieux que tous les grands discours. Je dis souvent que nous sommes dans la vraie vie, et qu’ilconstruite avec le temps, au prix de gros efforts, d’une démarche qualité menée de- puis dix ans et d’une com- munication à la hauteur de nos ambitions. néanmoins, l’innovation a été dès le dé- part notre fer de lance pour nous démarquer de la concurrence.©DRLC : FMi infogérance est une PME régionale, et j’in- siste bien sur ce terme, qui met des outils informatiques à la disposition de ses clients, des entreprises entre 50 et 500 salariés, pour fa- ciliter leur pilotage. nousne sommes pas une entre- prise du CAC 40 mais une belle entreprise qui avance, guidée par ses valeurs : le respect et l’excellence. C’est une entreprise très innovante tout en étant extrêmement agile.Comment définiriez- vous votre style de management ?F G-O : Je crois que, dans ce domaine, Dermscan est une entreprise atypique. Mon management n’est ni classique, ni trop moderne,je préférerais dire materna- liste. Je privilégie la pro- motion interne, j’aime que mes salariés aient un plan de carrière et puissent le concrétiser. J’attache éga- lement beaucoup d’impor- tance au confort de mes collaborateurs, auxquels j’accorde une certaine sou- plesse et toute ma confiance. Je gère mon entreprise en privilégiant un climat social agréable. D’ailleurs, l’an- cienneté moyenne des sa- lariés de Dermscan est de 15 ans, ce qui prouve qu’ons’y sent bien ! Côté am- biance, nous aimons nous retrouver ensemble et par- tager des moments forts. Au final, j’estime que nous sommes dans le même ba- teau. Pour ramer dans le même sens, il faut avoir le même cap !]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[n°21www.ecoreseau.frInterview croisée - Femmes entrepreneures à Lyon CluB EnTREPREnDREfaut être au travail simple- ment comme on est dans lachance, n’en déplaise à la culture française !LC : la notion d’échec est simple : soit vous vous met- tez la tête dans le sable, et vous n’avancez plus ; soit vous tirez de cette expé- rience un moyen d’être plus fort. « Tout ce qui ne tue pas rend plus fort », disait nietzsche. C’est tellement vrai ! Des échecs, nous en avons eu et nous en aurons encore. ils doivent nous per- mettre de nous remettre ensuis pas là pour être aimée, mais pour être respectée. Or, pour être respectée, il faut respecter les autres, c’est une valeur essentielle. Enfin, un bon chef d’entre- prise doit montrer à ses sa- lariés qu’ils peuvent compter sur lui, qu’il est solide, qu’il assume ses actes et ses dé- cisions. il est là pour diriger l’entreprise et il la dirige ! Pour m’aider au quotidien, je suis entourée d’un comité de direction et d’un comitéle talent de chacun de ses musiciens. Cela, on ne peut le faire qu’en aimant les au- tres.Quelles sont les personnes qui vous inspirent ?F G-O : J’ai toujours beau- coup admiré les chefs d’en- treprise. Je fais partie du club Prisme à lyon, qui re- groupe près de 150 diri- geants de la région dont Alain Mérieux (Bio Mé- rieux) et Michel Brochier (TMB), autre patron issu d’une vieille famille indus- trielle lyonnaise. Ce sont des personnes géniales qui me fascinent et auprès des- quelles je n’hésite pas à de- mander conseil. Savez-vous quel est l’avantage d’une femme sur un homme ? une femme n’hésitera jamais à demander des conseils, tan- dis qu’un homme n’oseraQuels conseils donneriez- vous à de futures entre- preneures ?F G-O : nous avons la chance de faire un métier fantastique, soyez passion- nées, farouchement opti- mistes, n’ayez pas peur (des échecs notamment). Croyez en vous, en vos projets et ne doutez pas de vos capa- cités à les réaliser ! Et puis, je n’hésite pas à dire que nous pouvons nous servir detousles«plus»que nous avons en étant des femmes : n’hésitons pas à faire preuve de charme et d’humour, et n’ayons pas peur des hommes !temps est révolu ! Mais il y a encore beaucoup de travail pour faire évoluer les men- talités, et cela dès le plus jeune âge. Sinon de façon générale, j’aimerais que la création d’entreprise et l’image des entrepreneurs (hommes et femmes) soient beaucoup plus mises en avant à tous les niveaux de l’enseignement. En effet, cette image est souvent dé- valorisée en France, com- parativement à d’autres pays. la société n’encourage pas assez les jeunes à croire en leurs projets et à se lancer dans la création d’entreprise. les organismes financiers sont également trop « frileux » pour soutenir ces dé- marches.vie.Quelle est votre perception de l’échec ? F G-O : Dans une vie, l’échec est inévitable. il n’y a que les personnes qui n’agissent pas, qui ne pren- nent aucun risque, qui ne se plantent pas ! l’échec fait partie intégrante de la vie d’une entreprise. On ne peut pas se développer sansLC : Si j’avais un conseil à donner, ce serait de ne jamais rien lâcher. Je ne suis pas du tout féministe mais je pense que le chemin est plus difficile pour une femme car il faut braver les a priori,LC : Pour moi, ce n’est ni un sujet ni un débat, juste une question de personnalité et d’envie personnelle. Cha-Une femme doit braver les a priori. Une fois cette étape passée, tout devient plus facile Loetitia Colas©DRse tromper de temps en temps. Cela a été mon cas en 2008 quand j’ai ouvert l’entreprise à d’autres sec- teurs que la dermatologie, en rachetant deux autres en- treprises. Je croyais bien faire, cela a été une catas- trophe. J’ai appris à gérer cet échec, tout en veillant à protéger la maison-mère, à consolider ce qu’il restait et à poursuivre le dévelop- pement du groupe. Vous sa- vez, je suis d’un tempéra- ment optimiste. Je crois au rebond et à la secondecause pour agir différem- ment.Selon vous, quelles sont les qualités d’un bon chef d’entreprise ?F G-O : un bon chef d’en- treprise doit croire en lui, sinon il ne peut pas rassurer les autres. il doit avoir des projets précis dans la tête et les exprimer clairement. Sur- tout, il ne doit pas changer d’idées toutes les cinq mi- nutes, ce qui pourrait être très perturbant pour son en- tourage. Je pense que je nede pilotage. Ces deux ins- tances me transmettent les informations qui vont me permettre de prendre des arbitrages. J’essaie de pren- dre les décisions pour le bien de l’entreprise, pas pour faire plaisir. Car si l’entre- prise se porte bien, tout le monde est heureux.tent les manches ! J’en cô- toie tous les jours dans mon entreprise. J’admire beau- coup les personnes engagées dans l’humanitaire et je suis portée, dans ma vie person- nelle comme dans ma vie professionnelle, par cette phrase de Sénèque : « il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne connait pas son port ». Garder son cap, quoi qu’il arrive ! Cette valeur essentielle m’a été transmise par mes parents et j’essaie aujourd’hui de l’inculquer à mes enfants.risque, cette qua-Loetitia Colas,46 ans, dirigeante de FMI Infogérance, annonce un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros en 2014. L’entreprise, qui emploie 60 salariés, a installé son nouveau siège et son premier Data Center à Saint-Priest il y a un an. La stratégie de l’entreprise est axée sur le développement de nouveaux métiers, comme l’hébergement des données informatiques.LC : les circonstances m’ont poussée à poursuivre le travail de mon mari. Dans ce cas précis, on n’a hélas pas de temps pour se pré- parer aux choses, il faut continuer à vivre. Mais j’aiLC : Pour moi, un bon chef d’entreprise doit avoir le goût du risque, être intuitif, vaillant et surtout il doit ai- mer les autres. un dirigeant, c’est un chef d’orchestre. Son job est de faire ressortirle goût du.lité qui permet de se trans- cender. De façon générale, quand on sait à quoi s’at- tendre, on a moins peur. Mais il ne faut pas avoir peur d’avoir peur. Si j’avais pu savoir ce qui arriverait, j’aurais été un peu meilleure, plus vite.même pas demander son chemin ! Moi je n’hésite pas à m’inspirer de per- sonnes qui ont créé avant moi et qui ont traversé, comme moi, des moments difficiles.démontrer sa capacité par l’exemplarité. une fois cette étape passée, tout devient plus facile. les femmes ont l’avantage d’être très intui- tives ce qui peut les aider considérablement dans les prises de décision, j’en suis persuadée.Comment favoriser, se- lon vous, l’entrepreneu- riat au féminin ?F G-O : Je pense qu’il fau- drait booster l’ambition des femmes. une femme qui crée une entreprise la voit rarement en multinationale à horizon 10/15 ans. les femmes créent souvent de petites structures, par choix ou pas d’ailleurs, je trouve cela dommage. En France, une grosse pression sociétale pèse encore sur les épaules des femmes. On leur dit qu’elles seront de mauvaises mères si elles ne s’occupent pas suffisamment de leurs enfants. J’ai deux enfants, et j’ai culpabilisé pendant 20 ans. Pour un homme, c’est plus facile, question d’éducation ! On nous a suffisamment ressassé que les hommes étaient faits pour travailler, et les femmes pour élever les enfants. Cecun doit prendre sa place, où qu’elle soit.LC : Je suis épatée par les personnes courageuses, qui devant l’adversité se remon-F G-O : Je le referais sans hésiter, avec tout autant de plaisir et de passion. il est certain que si j’avais l’ex- périence d’aujourd’hui, je ne referai pas les mêmes bêtises, mais dans le fond je ne changerais rien : donner leur chance aux jeunes en 1er emploi, embaucher du personnel féminin, favoriser la promotion interne des sa- lariés et les passerelles entre les postes.Et si c’était à refaire...Propos recueillis par Anne DiradourianJuin 2015 31]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21CluB EnTREPREnDRE En immersion - La Serre Numérique à ValenciennesDans chaque numéro, un(e) journaliste d'EcoRéseau fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...)Triste Valenciennes, pour son club de football, sa difficile transition économique post- industrielle, et sa météo... Certes, la ville ne fait pas rêver. Pourtant, sur les rives de l’Escaut, un bâtiment d’un genre nouveau se des- sine à l’horizon. Toute de métal et de verre, une gi- gantesque carte à puce cu- bique de 17000 m2 s’érige au milieu d’un terrain de 22 hectares encore en cours d’aménagement : la serre numérique. Facile d’accès – 15 minutes à pied de la gare si vous marchez len- tement –, le bâtiment sobre, où le jaune et le gris prédo- minent, sonne très techno- logique. Dehors comme de- dans, l’espace grouille de monde : startuppers, étu- diants, chercheurs, profes- sionnels du numérique... la Serre ambitionne non seu- lement d’être le lieu privi- légié où les jeunes pousses françaises du numérique s’épanouissent, mais aussi de devenir un parterre de talents étudiants, capables de dynamiser le tissu éco- nomique valenciennois. une manière de faire, selon ses dirigeants, de la « fertilisa- tion croisée ». D’ailleurs les entreprises hébergées plébiscitent la Serre en tant qu’écosystème innovant où les portes du labo de R&D et du training hub leur sonttreprises, une résidence étu- diante... un développement territorial gorgé d’espoirs rendu possible grâce à une prise en compte très pré- coce, par la cité nordiste et ses acteurs, de l’économie de la connaissance et du potentiel de l’immatériel. Supinfocom, référence in-naut. Tout un programme...d’honneur qui ne laissera aucun gamer indifférent : Alekseï Pajitnov, dinosaure du jeu vidéo et inventeur de Tetris. Madeleine de Proust électronique...semble épouse l’intrigue d’une enquête policière dont vous êtes le héros. Plus sé- ducteur déjà. Quelques mè- tres plus loin, non loin des locaux de l’entreprise Ma- chine 3D qui commercialise les imprimantes éponymes, « Geoffo » et« Mist », deux artistes de la BD numérique, d’à peine 28 ans, nous ac- cueillent dans l’antre de leur bébé : YBRiK Productions. la sobriété est encore de rigueur : seuls deux PC-ta- blettes trônent au milieu d’une orgie de BD améri- caines. Pas besoin de plus pour ces deux entrepreneurs, collaborant régulièrement avec le géant du « comics » Marvel, pour qui dix jours de travail en binôme cor- respondent à un plaisir de lecture d’environ huit mi- nutes ! Mais, ne nous leur- rons pas. Derrière la déco- ration spartiate des bureaux, se cachent 3000m2 dédiés aux professionnels du nu- mérique. Certains, en at- tendant la livraison des hô- tels d’entreprises, futurs voi- sins de la Serre, profitent du patio, de l’auditorium ou des salles de visiocon- férence équipées de bouton à chaque siège pour projeter leur écran. Côté entreprises, ne reste qu’à visiter le nou- vel incubateur, sorte d’open space où se côtoient sept projets dont, entre autres, Analyzer qui permet en quelques clics de jauger la notoriété d’un site, ou Seize, scénariste de l’espace client grâce à ses hologrammes et son système de projection de mapping.jeu « Paldo », créé en par- tenariat avec l’université coréenne d’Hoseo, se des- tine aux seniors pour en- courager leur mobilité et stimuler leur mémoire. Ail- leurs, dans la pièce, des ca- méras dissimulées derrière des vitres sans teint captent chaque réaction des testeurs. Dans la partie gamelab de la salle, certains confrères jouent les cobayes de l’ani- mation, arborant gants avec capteurs de sudation et casques retranscrivant l’ac- tivité cérébrale. la fameuse «aileD»delaSerrenu- mérique est sous haute sur- veillance, nous prévient-on. Car c’est le lieu de tests des concepteurs et indus- triels. Vous êtes ici dans le secret des dieux du jeu vi- déo. Hors de ces murs confi- dentiels, un learning center propose au public d’échan- ger et apprendre sur la créa- tion numérique dans ses di- mensions artistique, pros- pective et historique. les lieux innovants pullulent vraiment dans le bâtiment. Ca pousse. C’est vivace. Ca crée : Fablab, digilab (pour le développement de contenu 3D), amphithéâtre 3D, studio de motion cap- ture, render farm et cluster de calcul graphique, salles de prises de vue et de mon- tage... Last but not least, le centre de la Serre, à la ma- nière des pyramides, réserve en son sein le joyau de son dispositif : un espace im- mersif de réalité virtuelle associé à un auditorium. la « Cave » – à prononcer comme le nom du chanteur australien prénommé nick – comme l’appellent ses initiés. le décor numérique entend ici évaluer les com- portements entre les consommateurs et le pro- duit, pour par exemple si- muler une expérience deGeoffroy FrameryCh'ti Techafin de décrire ce qu'il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les flux financiersla Serre numérique vient d’être inaugurée à Valenciennes. Et ça tombe bien, EcoRéseau y était. l'occasion de vous faire entrer dans l'un des nouveaux temples français du numérique...La Serre Numérique : fleuron national de l'animation© www.samueldhote.comternationale dans la forma- tion à l’animation, est née ilyapresque30ans,à l’époque du minitel ! Si l’on revient au présent, la Serre numérique n’est pas qu’un potentiel économique en puissance. En actes, « elle possède une vraie valeur ajoutée, celle de faire in-les étudiants du groupe Ru- bika, marque qui rassemble depuis peu l’institut supé- rieur de design (iSD), Su- pinfocom et Supinfogame. « Ce trépied que forment les trois filières », comme le surnomme Caroline Tis- serand, directrice du groupe Rubika, qui a établi sessweats à capuche et bas- kets... A la cool, les salariés d’Edit up, filiale de KTM Advance, leader mondial dans les serious games, nous accueillent dans leurs lo- caux.La Serre Numérique est sous haute surveillance nous prévient-on. C'est ici le lieu de tests des concepteurs et industriels du jeuOUTILS DE POINTE ACCESSIBLES AU GRAND NOMBREDes gadgets à gogo décorent ça et là le laboratoire d’ana- lyse des comportements et des usages. un grand écran allumé nous montre un homme évoluer dans un cé- lèbre marché de Séoul. le.RUBIKA OU COM- MENT CHOYER LES PROFILS CRÉATIFS Google, Apple, Microsoft, lucas films, Dreamworks, BMW, etc., pour ne citer qu’elles, font partie de ces cylindrées qui débauchent« EMULSION » D’ENTREPRISES Cheveux hirsutes, piercings,les pôles graphisme et dé- veloppement se disputent une dizaine de PC. les bu-grand ouvertes. Aussi, ce nouvel édifice incarnera-t- il dans quelques années le joyau digital et le centre de gravité du futur technopôle qui l’entourera progressi- vement avec, entre autres, un palais des Congrès, un data center, des hôtels d’en-32 Juin 2015teragir l’ensemble des dis- quartiers dans l’aile est de ciplines liées aux jeux vidéo la Serre. les salles de cours pour permettre aux entre- ressemblent davantage aux prises, aux étudiants et aux bureaux d’une SSii ou d’une porteurs de projets de mener start-up dans le digital. Bien un raisonnement numérique évidemment, il y a autant global », se réjouit Ran- de bécanes que d’étudiants. dolph Séguy, directeur gé- 1500 en tout. le tout cha- néral de la CCi Grand Hai- peauté par un présidentreaux sont serrés, on se sent à l’étroit. Tel un chemin de fer journalistique (trame pa- ginée d’un journal), les dé- buts d’un serious game sont placardés au mur. le but du jeu ? Faire apprendre l’allemand. Pas très sexy, me direz-vous, mais l’en-conduite. Bluffant !]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[MON EXPERT-COMPTABLEOÙ QUE JE SOIS, ÇA COMPTE POUR MOIAvec mon service innovant d’expertise-comptable 100 % en ligne, mes comptes me suivent au quotidien. Maintenant, je suis plus disponible pour mon activité, mes clients et mes projets.DISPONIBILITÉ RENTABILITÉ SIMPLICITÉ PERSONNALISÉ SÉCURISÉL’EXPERT-COMPTABLE 100% CONNECTÉwww.cacomptepourmoi.fr0 805 09 00 33Un service de                     , inscrit au tableau de©iStock]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21CluB EnTREPREnDRE Electron libre - Jean-Baptiste Fontes et ses bagues-casquettesDans cette rubrique EcoRéseau met à l'honneur un(e) entrepreneur(e) parce qu'il (elle) a un profil atypique, parce que son entreprisele seigneur des anneauxÀ 24 ans, Jean-Baptiste Fontes a déjà passé la bague au doigt de la Grosse Pomme, pour l’aventure Jean-louis Casquette.évolue dans un secteur unique ou parce qu'il (elle) a eu l'idée de sa boîte d'une manière peu conventionnellela commande qui ne m’a demandé aucune trésorerie. À part la création du site et le dépôt de marque, je n’ai eu aucun frais. »Et, à défaut de gros moyens, il a fallu être malin. Son père chirurgien opère le ju- doka Teddy Riner à Paris ? il n’est pas loin de la cham- bre et lui propose de porter un de ses anneaux... « Mon plus grande modèle, en taille 12... Il ne pouvait la porter qu’au petit doigt ! » Damien Perrinelle, un joueur de foot- ball de la franchise des nY Red Bulls, lui aussi entre Paris et new York, joue le jeu avec son bijou person- nalisé orné du n°55, Caterina Murino, une James Bond Girl, et David Villa, une au- tre star du football se prêtent volontiers au jeu... la vi- ralité des réseaux sociaux fait son œuvre. « Tout lela carte de l’entrepreneuriat en France, car il se passe quelque chose en ce mo- ment. Le fait d’avoir été sé- lectionné par la French Tech à Noël comme n°1 en mode a aussi permis de développer ma notoriété. Peut-être d’ail- leurs que j’arrive au bon moment : une idée, une tech- nologie nouvelle et un contexte où les gens com- mencent à comprendre qu’il existe des talents et des idées tricolores, des ingénieurs de haut niveau grâce à d’ex- cellentes formations... Mon site va rapidement être aussi en français et... en euros ! » les boutons de manchette, la bague « tinny » plus fé- minine et les boucles«LLES PEOPLE JOUENT LE JEUEn même temps on a beau être fun et de l’autre côté de l’Atlantique, on en n’est pas moins confronté aux doutes de l’entrepreneur qui se lance. « Être seul avec des tâches qui prennent un temps fou et qui ne sont clairement pas rentables, je connais. Dans la coloc’ de start-up, j’ai heureusement bénéficié de cette expérience de jeunes entrepreneurs confrontés aux mêmesLe fondateur contemple son Empire...oue studio 9m2 dans le 7e arrondisse-TRANSFORMER LA BLAGUE EN BAGUE ! une nuit de sommeil et la première modélisation a lieu dans la foulée. « Je pensais rentrer en France puis, fi- nalement, le Master m’a permis d’obtenir un visa de travail facilement. J’ai laissé les entretiens d’embauche de côté en me disant que j’aurais tout le temps de faire ça plus tard... » Dès la sortie de la chaîne d’im- pression, ses collègues amé- ricains s’enthousiasment pour cette « caskate », et veulent la leur. « J’ai amé- lioré le modèle, je l’ai rendu plus solide et j’en ai vendu 150 dès le premiers mois. » le site internet* sorti en septembre 2014 servira d’ac- célérateur. Si louis, dans la finance à londres, n’a pas poursuivi l’aventure, Jean- Baptiste se fait remarquer, apparaît dans le classement French Tech des 30 start- up les plus prometteuses... Bilan : 600 commandes à noël pour un total 720 bi- joux, des bagues entre 20 et 150 uS$ avec un shipping fixe à 6,50$, et rapidement un pendentif avec la même « cap » en guise de pierre précieuse. « Tout d’un coup, ce n’était plus uniquement une blague, il fallait des idées », analyse le jeune homme, le poil hipster, qui ne voue aucun culte à la casquette, « juste un objet universel, qui offre beaucoupde voix possibles. Bon, c’est vrai, une casquette sur une bague, c’est assez inattendu et cela a pu choquer au dé- but. Mais aument. Kitchenette, douche, télévision. Avec vue sur la Tour Eiffel. 400 € + charges, by Jean-Louis Ap- part. » l’annonce, passée sur Facebook, date de juin 2014. C’est que, après des études à l’École alsacienne et une formation d’ingé- nieur aux Arts et Métiers à Bordeaux achevée en 2010, complétée par un Master en ingénierie industrielle à l’université de new York City, Jean-Baptiste Fontes a définitivement posé ses valises dans la Big Apple ilyaunan.«Jefinissais mon stage de fin d’études chez Shapeways, une start- up spécialisée en impres- sion 3D. Cela m’a permis d’apprendre l’impression de tout sur n’importe quelle matière : le métal, le plas- tique... » Créatif, il propose à sa sœur Jessica, qui a lancé node, une petite marque de bijoux, d’im- primer quelques-unes de ses créations... avant de se dire qu’il pourrait aussi réaliser quelque chose pour lui. « Un objet qui n’existait pas, avec l’idée de mélan- ger technique et création. » une soirée, louis, l’un de ses amis, une casquette entre dans les mains, et quelques blagues feront le reste : c’est parti pour Jean- louis Casquette !Avoir été sélectionné par la French Tech à Noël comme n°1 en mode ad’oreille sont déjà venus compléter la gamme, alors que trois marques de vêtements ont déjà sollicité Jean-Baptistemoins, cela nelaisse pas indiffé-rent. » installé ausein d’un hub destart-up dans lequartier devenu àla mode de East Village de- puis novembre dernier, le Parisien voit défiler lesdéveloppé la notoriétéétapes. J’ai appris à m’or- ganiser, moi qui n’ai suivi aucun cours d’entrepreneu-34 Juin 2015Perles rares dans leur écrinheures, les semaines et les mois, vite, très vite... « Ici, c’est facile, j’ai créé ma so- ciété en 15 jours. Et puis, mon modèle a rendu les choses plus simples : pas de stocks, pas de risque fi- nancier, une impression àriat... Un premier stagiaire vient de finir de s’occuper du community management de la marque et de sécuriser l’objet, un autre arrivera en juin. » il a aussi très vite compris que l’aventure se jouait au niveau marketing.*www.jeanlouiscasquette.comOlivier Remymonde est d’accord pour m’aider. De mon côté, j’ai créé un mouvement autour des numéros, joué avec la customisation... Je vais d’ailleurs mettre en ligne un logiciel 3D pour que les clients puissent personna- liser leur bijou en direct, la couleur, la taille, le matériau, avec ou sans logo. » le cap des 1000 pièces a été atteint en mai et la marque est dis- tribuée dans trois magasins de Soho. « Les Français adorent ça... Les New Yor- kais aussi ! », s’amuse Jean- Baptiste.Fontes pour réaliser leur bi- jou selon les mêmes tech- niques de création. Déjà pourtant, il faut réfléchir à la suite. Des vêtements ? une suite logique, mais pour laquelle il faudra reposer les bases. « Cela enlève la partie 3D, signifie du stock et impose de changer de business model... » le jeune entrepreneur, lui, est convaincu d’une chose : « Si, au départ, je misais sur un buzz, j’ai aujourd’hui envie d’aller au bout de l’idée, de vivre cette expé- rience pour savoir jusqu’où elle peut m’amener. Je suis impressionné et inspiré parPRISE DE CONSCIENCE FRANÇAISEloin de la France, tout cela ? « Paradoxalement, j’ai beaucoup vendu dans l’Hexagone au début : la famille, les amis, les articles dans les médias... Mais j’étais à New York. Que de- vais-je cibler ? Dans la ville qui ne dort jamais, le côté frenchy marche assez bien. Mais finalement, à un cer- tain niveau, mieux vaut jouerdes entrepre.Elon Musk, le patron de Tesla Motors et SpaceX, qui a aussi créé Paypal. Des idées différentes et surtout la conviction de les optimi- ser. Moi, dans 3-4 ans, j’es- père que tout le monde aura ma casquette. » il n’aura pas 30 ans...neurs comme]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[LES COFFRETS CADEAUX DEFaites plaisir à tous, ! même à ceux qui sont loinPRPAA80 COFFRETS LIVRÉS EN FRANCE ET EN EUROPESous 48h/72h en France,et sous 4 à 8 jours en Europe.Retrouvez-nous dans l’un de nos 480 Magasins ou sur www.nicolas.com 01.41.73.55.69 nicolas-direct@nicolas.comL’ ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ. A CONSOMMER AVEC MODÉRATION. L’ ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ. A CONSOMMER AVEC MODÉRATION.]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21CluB EnTREPREnDRE Leçons de maux - Ceisa Packaging, la grande basculeApprendre de ses échecs et utiliser cet acquis dans une nouvelle aventure. Tel est le credo qui est suivi dans cette rubrique,«Sconcurrentiel ni déclinant, et qu’il existe des opportu- nités à l’export, alors on peut redresser une entreprise même si elle a connu un ac- cident de parcours », assure Arthur lepage, président d’ExcelRise. Cet ancien tra- der devenu serial-entrepre- neur en a fourni la preuve à plusieurs occasions en pre- nant le contrôle et en re- dressant des entreprises en difficulté.Sa première reprise date de la fin des années 1990 avec Clust.com, un pionnier de l’e-commerce qu’il revend en 2003 à France Télécom. Cette même année, il se tourne vers le secteur ma- nufacturier et prend les ma- nettes de la société dijonnaise Plasto (80 millions d’euros de CA), spécialiste des pro- duits adhésifs pour les sec- teurs de la santé et l’industrie. Mais son coup de maître, il le signe en reprenant en 2004, via la holding indus- trielle ExcelRise, l’entreprise Ceisa implantée à Bernay dans l’Eure (Haute-norman- die). A l’époque, cette an- cienne filiale de Pechiney et de nestlé Waters est en bien mauvaise posture. Suite à la faillite de son actionnaire principal, le groupe belge Fardis, la société spécialisée dans la fabrication de films plastiques imprimés rétrac- tables pour l’emballage des boissons et produits agroa- limentaires voit deux gros clients prendre peur et cesser toute collaboration. « L’en- treprise comptait parmi ses clients les leaders sur ce marché, ses actifs industriels étaient bons, mais le pro- blème d’actionnariat a en- traîné une chute du chiffre d’affaires de l’ordre de 50 %, de 30 millions à 15 millions d’euros », explique Arthur lepage. Ceisa est placée en redressement ju-36 Juin 2015premier sujet était de ras- surer aussi bien en interne auprès des salariés qu’en externe (clients, banques, collectivités, fournisseurs), afin de redonner confiance »,Emballé, c'est sauvé !qui retrace une sortie de route pour mieux se tourner vers l'avenirEn 2004, Ceisa packaging est placée en redressement judiciaire puis reprise par ExcelRise.10 ans plus tard, la PME de l'Eure a quadruplé son CA et exporte ses films plastiques dans 60 pays...i le marché est porteur, qu’il n’est pas tropdiciaire. Au mois de juillet, ExcelRise reprend l’ensem- ble des actifs de Ceisa Packa- ging ainsi que 90 des 142 salariés de l’entreprise.place en complément de la participation légale.Afin d’assurer le redresse- ment de Ceisa Packaging, ExcelRise va également me- ner une politique d’inves-capacité de production de l’entreprise a été multipliée par quatre et les effectifs sont passés de 90 à 200 sa- lariés », précise Arthur le- page. Parallèlement, une re- dynamisation commerciale a été mise en œuvre avec des visées sur l’export. le marché des films plastiques pour l’industrie agroalimen- taire est particulièrement porteur dans les pays d’Eu- rope centrale, d’Europe de l’est et du Maghreb. Ceisa Packaging ouvre donc des bureaux et des plateformes logistiques dans plusieurs pays et parcourt les salons professionnels internatio- naux. Si bien que la société normande, qui réalisait les trois-quarts de son chiffre d’affaires en France il y a quelques années, exporte désormais 80 % de ses pro- duits dans soixante pays à travers le monde. Ses prin- cipaux marchés à l’interna- tional sont l’ukraine, la Po- logne, la Russie, la norvège, le Danemark, les Etats-unis, le Maroc et la Tunisie. « L’avantage c’est que nous produisons des bobines de film et que ce type de produit voyage assez bien », note Arthur lepage. Et le prési- dent d’ExcelRise de préci- ser:« EnEurope,ilya entre cinq et huit entreprises qui fabriquent ce type de produit. Les clients étant des gros donneurs d’ordres, il faut avoir la capacité de les suivre dans tous les pays. Ce qui n’est pas le cas de tous nos concurrents. »près de Pau dans les Pyré- nées-Atlantiques (Aqui- taine) et spécialiste de l’im- pression de film polyéthy- lène thermo-rétractable. Suite à cette acquisition et grâce aux synergies mises en place entre Ceisa Packa- ging et Semoflex, ExcelRise se positionne désormais comme l’un des principaux acteurs européens sur le marché des emballages sou- ples en polyéthylène. le groupe, qui emploie 385 salariés sur quatre sites de production et génère un chiffre d’affaires de 120 millions d’euros, commer- cialise ses packagings aux multinationales de la bois- son, de l’agroalimentaire et de l’hygiène.De quoi revoir la vie en couleurs en 10 ans...Dix ans après sa reprise par ExcelRise, Ceisa Packaging est passée du statut d’en- treprise fragilisée à celui de success-story industrielle à la française. Son chiffre d’af- faires a été mutltiplié par quatre, de 15 à 60 millions d’euros, avec un rythme de croissance annuelle désor- mais stabilisé autour de 5 à 6 %. Ces belles perfor- mances ont permis à Ex- celRise d’acquérir le statut d’Entreprise de taille inter- médiaire (ETi) et d’intégrer le réseau Bpi France Ex- cellence, qui dinstingue les sociétés dont les perspectives de croissance sont les plus prometteuses. « Cela nous permet d’obtenir des finan- cements pour des pro- grammes de recherche etRASSURER ENINTTERNE ET ENEXTERNEAvec ses associés, Arthurlepage parie sur les bonsfondamentaux de l’entre-prise. Pour redresser Ceisa apportent de bonnes idées. » les équipements et informa-Packaging, le nouvel action-Des outils de partage telstiser Ceisa Packaging dansCHIFFRE D’AFFAIRES MUTLTIPLIÉ PAR QUATREdével.à l’export », ajoute Arthur lepage. Pas de doute pour le dirigeant : « L’exemple d’ExcelRise montre qu’une entreprise peut avoir plu- sieurs vies et que les salariés peuvent se remobiliser au- tour d’un nouveau pro- jet. »souligne Arthur lepage. Au sein de l’entreprise, le mes- sage passe plutôt bien : « Souvent, les salariés sont assez motivés pour que cela reparte, ils jouent le jeu ettissement forte. Pas moins de vingt millions d’euros sont ainsi injectés dans l’en- treprise en l’espace d’une décennie et à un rythme ré- gulier. Objectif : moderniseroppement ou de projetsDe l’entreprise fragilisée à l’ETI du réseau BPI France Excellence, distinguant les sociétés les plus prometteuses...Dernier levier de redresse- ment de l’entreprise : la consolidation et la crois- sance externe. En 2013, Ex- celRise a renforcé la pré- sence de Ceisa Packaging à l’international en rachetant la société Semoflex, baséenariat va activer plusieurs leviers. Tout d’abord : com- muniquer clairement autour d’un projet stratégique. « Leque la prime de retour à l’équilibre, reversant 20 % du résultat de l’entreprise aux salariés, sont mis enle but de répondre au mieux aux attentes des multinatio- nales qui sont ses donneurs d’ordres. « En dix ans, laYann Petiteaux]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[n°21www.ecoreseau.frProspective - L’Eurasie CluB EnTREPREnDRE Compte-tenu des innovations en cours dans le domaine, EcoRéseau imagine dans une fiction ce à quoi il ressemblera en 2050,2 050. laurent est sorti de son som- meil. Encore trois heures et il sera en Chine. les nouveaux trains ultra- rapides ont considérable- ment rapproché Moscou et Pékin. la capitale russe est quant à elle joignable à la vitesse de l’éclair par le rapide de Paris. Sur la paroi du train à lévitation magnétique, une affichette égraine les étapes histo- riques de la construction de La grande ligne, comme tout le monde l’appelle. « C’est en 2015 que les présidents russe et chinois lancent le projet du plus grand chantier ferroviaire du monde ». 2015... le monde a bien changé de- puis. l’Eurasie s’est dé- veloppée à toute allure. la Chine dispose désormais d’une classe moyenne de 700 millions d’habitants. Saint Petersbourg, dont le centre-ville est joignable en moins de quatre heures depuis Paris, est devenue la ville touristique préférée des Français, devant lon- dres et new-York. les mystérieuses steppesd’Asie centrale deviennent accessibles. Elles fournis- sent énergie et minerais à l’Europe et à l’Extrême- Orient. Dans la foulée, les prix de l’essence et du fuel ont été divisés par deux. Plus au sud, un bloc iran- Pakistan-inde est né, constituant une formidable puissance dont le PiB agrégé va bientôt égaler celui de la Chine. l’Europe développée n’est plus seule sur le vaste continent et ses échanges commerciaux ont explosé à l’Est. laurent sent tout cela confusément. l’Eurasie est devenue at- trayante. Et son voyage d’affaires est prometteur. S’il se rend en Chine, c’est pour vendre à la classe ai- sée de Pékin ses chapeaux au savoir-faire unique, fa- briqués dans un village re-Shanghai, la ville des an- ciens comptoirs coloniaux, où réside une importante population d’expatriés fran- çais. C’est là que certaines des plus grandes entre- prises tricolores ont installé leurs filiales asiatiques. Dans cette ville aussi, les débouchés sont promet- teurs. Et après ? laurent veut profiter de sa semaine de vacances pour voyager. il veut découvrir cette Eu- rasie dont parlent les jour- naux. Pour le chemin du retour, il n’a pas encore arrêté son choix. Soit il prendra la côte maritime par le Sud, soit il emprun- tera la fameuse nouvelle route de la Soie. la pre- mière consiste en une voie commerciale reliant l’Ex- trême-Orient à la mer Rouge et à la Méditerranée mais ses nombreux comp- toirs, ses bateaux rapides et les pays traversés en ont fait un canal touristique prisé. Au Vietnam, au laos et au Cambodge, laurent a plusieurs amis chez qui il peut résider, comme un lointain écho à la présence française en indochine ausiècle dernier. Mais il res- sent également une irré- sistible attirance pour les steppes d’Asie centrale. Avec la nouvelle route de la Soie, on lui promet de voir le désert de Gobi, les hauts sommets de l’Hima- laya et des villes-relais sor- ties du désert. A Pékin, un musée a été érigé pour cé- lébrer ce formidable tron- çon de 8000 kilomètres, dont le projet a été lancé 40 ans plus tôt. Ravi de son voyage, un ami lui a conseillé de faire un bout de route en voiture, un au- tre dans le fameux train à hydrogène, qui, suprême ironie, côtoie les gazoducs et les oléoducs sur cetteunification continentale en vue ?puis demande l'avis d'un expert du secteur. De quoi révéler des potentiels insoupçonnésinfrastructures, route de la Soie, banque de développement, alliances monétaires russo-chinoise... Plusieurs signaux font penser à l’intégration possible du vaste continent eurasiatique.Géant vert ?grande voie d’échang. se poursuit jusque dans les Balkans... laurent est son- geur. il regarde par la fe- nêtre. un spectacle magni- fique s’offre à ses yeux : il voit s’étendre l’immense lac Baïkal. Plus que deux heures, et il sera dans la capitale chinoise...matières organiques ne vieillissent pas. Deux dis- tributeurs chinois sont in-marque indienne ; la ma- chine ne saisit pas toutes les nuances linguistiquesLes steppes d’Asie centrale deviennent accessibles, fournissant énergie et minerais à l’Europe et l’Extrême-Orientes quiculé de l’Allier. Pour peu téressés. laurent vérifie le mais elle fonctionne assez qu’ils ne soient pas mal- fonctionnement de son tra- bien. « Cela ira », se dit- traités, ses chapeaux 100% ducteur automatique de il. Ensuite, il rejoindraLouis AndersL’intégration de l’Eurasie est-elle possible ?Elle est déjà en cours, dans plusieurs domaines. La ligne ferroviaire la plus chère de l’histoire reliera Pékin à Moscou en train à grande vitesse. La Chine met également en place une pharaonique multi-route de la Soie, via l’Asie centrale et la Russie, aboutissant en Europe. Russes et Chinois ont signé d’immenses contrats gaziers, les pipelines se multiplient en Asie centrale... L’Organisation de Coo- pération de Shanghai, créée en 2001, organise aujourd’hui des manœuvres militaires conjointes. La Russie et la Chine en sont les fers de lance, mais l’Inde et le Pakistan feront leur entrée cette année. La Banque asiatique d’infrastructures et de développement et la Banque des Brics – toutes deux en voie de finalisation – devraient faire contrepoids au FMI et à l’utilisation du dollar dans le monde. Tous cesprojets ont connu un bond en avant ces deux dernières années.Qu’est-ce qui explique cette accélération ?La multiplication des interventions américaines depuis 2001 inquiète les pays de la région, mais le rôle de Wash- ington dans le déclenchement de la crise ukrainienne a renforcé cette méfiance et provoqué une réaction générale. Les Etats-Unis ont toujours cherché à diviser l’Eurasie de peur d’être marginalisés, obsession traditionnelle de la puissance maritime face à l’unification continentale. Néan- moins, ces 15 dernières années, ils ont progressivement perdu la quasi-totalité de leurs leviers et alliés dans la région. Le renforcement des coopérations entre les différentes civilisations d’Eurasie devrait donc se poursuivre et mêmes’amplifier. Dans cet ensemble, manque cependant l’Europe, que la crise ukrainienne a pour l’instant réussi à couper de la Russie – et c’était sans doute là le but inavoué de Washington.Quels sont les avantages du continent eurasiatique ?Nous parlons d’une zone qui concentre près de la moitié de la population mondiale, d’énormes richesses énergétiques et quatre puissances nucléaires. Les stratèges américains ne s’y trompent pas en désignant l’Eurasie comme le « pivot du monde ». Nous avons sans doute là le futurcentre du pouvoir et de la richesse mondiale.LATrois questions à Christian Greiling, historien et auteur du Nouveau grand jeu en Asie centrale(2014, disponible sur www.revueconflits.com)« Futur centre du pouvoir et de la richesse mondiale »Juin 2015 37]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21CluB EnTREPREnDRE Créer aujourd’hui - Trouver l’associé idéalLa création d'entreprise, c'est avant tout du concret et de l'opérationnel.Dream TeamD'où cette rubrique qui explore de manière très pratique l'une des phases de l'entrepreneuriat.S lorsquel’onnesouhaitepasselancerseuldanslacréationd’entreprise,lecastingesttoujoursdifficile... et crucial pour l’avenir.ouvenez-vous... tier complexe qui exige C’était le premier quelques recommanda- anniversaire de tions expertes.votre bébé. les photos où les sourires s’affi- chent, vous remémorent avec amertume une époque exaltante où tout allait comme sur des rou- lettes. Vous vous sentiez soutenu par votre com- parse que vous considé- riez à tort à la fois comme votre meilleur ami mais surtout votre meilleur associé. Souve- nez-vous... Ce temps béni maintenant révolu, vous rongez désormais votre frein en repensant à ce qui n’a pas fonc- tionné. Presque une in- trospection semblable à celle que vous faites au moment d’une rupture amoureuse. Que faire pour ne pas réitérer la bêtise d’une mauvaise association qui a failli vous coûter la santé de votre entreprise ? Qu’on se l’avoue franchement. la première cause de mortalité des entreprises naissantes reste le conflit ou le départ d’associés. la liberté d’entreprendre à plusieurs a donc un prix : celui de bien choi- sir son associé. un chan-QUELS BONS RÉFLEXES POUR COMPOSER SA PHALANGE ENTREPRENEU- RIALE ?le produit et le service évoluent toujours. C’est aléatoire. Ce qui reste, c’est bel et bien l’équipe et surtout sa capacité à pivoter autour du projet pour l’adapter au marché. « La grande force d’as- sociés opérationnels ? C’est avant tout leurs compétences distinctives, à savoir l’ensemble des compétences que la start-up est capable de capter et qui permet de faire la différence sur le marché avec un produit ou un service », introduit Michel Coster, professeur à l’EM lyon et directeur de l’incubateur de l’école. Quels sont les pendants concrets qui ressortent de cette exhortation ? En pre- mier lieu, il semble in- contournable de partager le capital, le pouvoir et la paternité de la jeune pousse. « Il faut réaliser ses différents arbitragesTout paraît si beau au début. Et pourtant...en fonction de ces mêmes raison de l’association », l’autre peut déjà avoir de compétences distinctives. poursuit Michel Coster. nombreuses entrées chez La recherche de ces com- un associé peut être une des clients ou posséder pétences est la première star d’une technologie. des talents particuliers enSave the datecommunication. le cas- ting dans ce patchwork de compétences accou- chera ainsi d’une jeune entreprise organisée et ef- ficace face à la concur- rence. Vous l’aurez com- pris : au moment de créer, cherchez la complémen- tarité. Du bon sens voire un lieu commun, me di- rez-vous. Pourtant, « on ne choisit pas dans les faits quelqu’un de néces- sairement complémentaire à son profil. Ce que l’on constate en formation, dans un cas sur deux, ce sont des associations sté- riles et non fructueuses : beaucoup de chefs d’en- treprise s’associent pour éviter de se confronter seul au risque entrepre- neurial, souligne BenoîtSalon des entrepreneurs de Lyon 2 & 3 juin 2015 au Centre de CongrèsC’est le plus grand rendez-vous des entrepreneurs en Rhône-Alpes. Une opportunité unique de dé- velopper son réseau et de trouver les ressources tant humaines que matérielles pour développer votre projet. Cinq thématiques viennent jalonner ces deux journées : entrepreneur social et solidaire pour entreprendre autrement. Jeunes et entre- preneurs pour aider les 18-30 à concrétiser leur projet. My franchise et commerce associés pour accompagner celles et ceux désireux de se lancer dans l’entreprise en réseau. Reprise & Transmission d’entreprise. Solutions et usages numériques destinées à soutenir les TPE et PME dans leur38 Juin 2015transition digitale et la Start-up factory, programme pour accompagner le développement des start- up. Les deux dernières thématiques sont d’ailleurs de récents dispositifs lancés en 2015 :-la Small Business Tech propose de nombreux outils pour aider les entreprises à s’approprier les solutions numériques : augmenter sa visibilité, animer les réseaux sociaux, développer son chiffre d’affaires, piloter son activité et fidéliser son portefeuille client. Ce faisant, quelques originalités sont à noter : l’Université Facebook, la Demozone ou encore les Keynote numériques. Si la première s’attache à démontrer la force des outils marketingà disposition sur une page Facebook pour les professionnels, la Demozone consiste en un showroom de solutions innovantes fraîchement proposées par des start-up. Les Keynote numé- riques, enfin, sont l’occasion pour les pros du Web de vous délivrer leurs recommandations et décrypter les best practices en la matière, et ce toutes les 45 minutes !-la Startup factory apporte pendant ces deux jours des conseils personnalisés, en présence de responsables d’incubateurs, d’investisseurs, de représentants de plateformes de crowdfunding, de la French Tech,...]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[n°21www.ecoreseau.frCréer aujourd’hui - Trouver l’associé idéal CluB EnTREPREnDREGaly, cofondateur de la société Green-acres.com et ancien président du Centre des jeunes diri- geants de la Défense (CJD la Défense)(1). A plusieurs, le créateur a l’impression de minimiser le risque mais se retrouve souvent avec quelqu’un qui n’ap- porte aucune valeur ajou- tée à l’entreprise. On s’as- socie alors avec un mem-pérenne dans la durée. la faute à un repositionne- ment commercial ou à un changement de cap. « On encense souvent le tandem magique du manager et de l’ingénieur. Par exem- ple, si l’associé était un commercial grand compte, son background peut coin- cer au moment de démar- cher par téléphone des TPE et des PME. Et in- versement, le profil ingé- nieur sera moins utile si le projet concerne davan- tage la configuration ou l’installation du produit que sa conception », met en garde Benoît Galy. En définitive, la question qui prévaut, plus que le back- ground, consiste surtout à savoir jauger le degré d’agilité des associés après avoir défini un cap à partir des allers-retours entre la réalité du marché, les attentes clients et le projet de base.cise Michel Coster. le socier quand on n’est pas partage les mêmes valeurs leadership consiste davan- capable dès le départ d’entreprise », soutient tage en la pierre angulaire d’évoquer les sujets qui Benoît Galy. Entre autres, d’une équipe qui autorise fâchent. En formation, se pose la question du queinvestissements à venir ?... Bien s’associer passe donc par la construction d’un cadre de référence collec- tive qui permettra des ajustements coopératifs pour éviter un divorce pré- maturé. « Ce socle com- mun introduira des phases permanentes d’échanges sur ce qui bouge dans l’entreprise afin de re-ci- menter et ré-amender le cadre de référence », continue Michel Coster. Concrètement, il s’agira de prendre le temps de connaître son associé pourLa première cause de mortalité des entreprises naissantes reste le conflit ou le départ d'associésun équilibre d’expression de chacun. une manière d’affirmer un but commun et de s’approprier collec- tivement les objectifs fixés. « Il ne faut pas s’as-nous recommandons l’em- ploi des méthodes héritées de Harvard. ‘’Soyez doux avec les personnes et dures avec le problème’’. Il faut s’assurer qu’onfait-on lors des premières rentrées d’argent : recrute- t-on ? investit-on ? Se paye-t-on ? Comment se voit-on dans cinq ans ? Quelle politique pour lesbre de la famille, un an- cien collègue ou un proche pour de mauvaises raisons, ce qui est assez contradictoire au final avec l’intention de départ. Car au moment de de- mander à des entrepre- neurs les best practices, tout le monde est d’accord sur la complémentarité des compétences. » Au- trement dit, vaut-il mieux fuir ses proches et aller piocher dans un vivier in- connu qui permettra de s’accorder avec un profil faisant vraiment écho à son projet ? D’autant que la notion de complémen- tarité est mouvante, tout comme la vie d’une en- treprise. Ce faisant, l’ap- port de compétences de l’associé en début d’acti- vité ne signifie pas que cette complémentarité sera« En matière d’associa- tion, il faut avoir une très forte clarté sur l’exercice du pouvoir et du leader- ship », affirme Michel Coster. les décisions doi- vent être facilement ac- ceptées/imposées. Et comme dans tout système hiérarchique, l’autorité doit être légitime pour ce- lui qui va embrasser le rôle du leader. Parfois, cela coule de source. S’installe alors un confort psychologique dans un contexte entrepreneurial, où l’un des associés ap- paraît comme le leader naturel. Parfois, seule- ment. Dans bien des cas, il faut nécessairement ins- tiller de la qualité dans l’acte de coopérer, avoir un style de management qui ne soit pas hiérar- chique. « L’esprit start- up, c’est le consensus. En clair, pour faire en sorte que ces équipes fonction- nent bien, le leadership doit prendre en compte les plates-bandes sur les- quelles vont briller les autres dans leur spécia- lité. Le leader doit être en recherche d’avis, de co-décision, de consensus, de co-production », pré-Juin 2015 39DU DIFFICILE PARTAGE DU POUVOIR ET DU LEADERSHIPŒ]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21CluB EnTREPREnDRE Créer aujourd’hui - Trouver l’associé idéalapprofondir le système devaleurs de chacun et lesconfronter. « Surtout, ilfaut parler des principesqui meuvent le potentielassocié au-delà des enjeuxliés au business », com-plète Michel Coster. lebut de la manœuvre estsimple : définir un cap,c’est permettre à chacun sement d’une justice dansJ’aime ma boîtedes associés de se mettre au service du collectif. la notion de sacrifice et d’en- gagement n’a pas alors la même saveur. les intérêts particuliers sont aussi tués dans l’œuf.le modèle de répartition.Mais ce cap n’est pas si ardu à préciser. Cela passe notamment par l’établis-COMMENT METTRE EN MUSIQUE SON ASSOCIATION ? Faire pousser sa jeune pousse sur un terreau ju- ridique fertile. Pour ce faire, plusieurs alterna- tives juridiques sont pos- sibles. « Il s’agit d’adop- ter des statuts adaptés à vos moyens », explique Benoît Galy. la forme de société qui vous sierra ne sera pas déterminée qu’en fonction de l’apport. Elle sera également condition- née par la délimitation du périmètre d’action de vo- tre entreprise. « La SARL est la configuration la plus utilisée. Cela permet une création rapide et à moindre frais. Dans cette forme juridique, rien n’est figé et vous pouvez faci- lement faire évoluer vos statuts par la suite », re- marque Benoît Galy. Gare cependant à ne pas oublier une clause de sortie lors de la rédaction des statuts sous peine de se retrouver coincé lorsque par la suite un associé ne veut pas sortir du capital. « Marié, vous pouvez divorcer de façon unilatérale. Vous recrutez ? Vous pouvez licencier sans que le col- laborateur soit d’accord. Idem avec un contrat fournisseur. Cependant, la seule solution juridique pour se séparer unilaté- ralement sera de dissou- dre l’entreprise », com- plète Benoît Galy.chronique parrainéePrésidente d'ETHiC Présidente de SDME embre du CESEpar Sophie de MenthonMCInnovateur de l’Antarctique,laissez-moi bosser !harcot, Dumont d’urville, Paul-Emile Vic- tor... En débarquant en Arctique et en Antarc- tique, ces explorateurs ont fait la gloire de lanation. Aujourd’hui, on s’émerveille lorsque des tou- ristes de l’extrême marchent jusqu’au Pôle Sud mais plus pour les explorateurs.Or, la véritable exploration polaire au 21e siècle, c’est l’exploration technologique ! les vrais pionniers, ce sont ceux qui tentent de révolutionner des secteurs entiers à coup d’innovations polaires !la France a des infrastructures dans le Grand nord comme dans le Grand Sud. Elle administre Terre Adélie, Kerguelen, Crozet, a une jeunesse créative et développe ingénieurs et communicants de classe mon- diale.Comment faire ? Je supporte plus les blagues de mon associé et je n'ai pas de clause de sortieAlors, pourquoi est-elle incapable de se saisir de la conquête polaire pour y développer des innovations de rupture ? Qui plus est après s’être saisie avec succès de la conquête spatiale, générateur d’innovations majeures, il y a 40 ans. la faute au "principe de pré- caution" et aux multiples freins posés par les admi- nistrations en charge de ces zones.Si les moyens financiers sont plus conséquents au moment de la création, l’expert invite à recourir à unstatuts avec l’avocat, dé- finir votre cahier des charges, différencier l’op- tionnel de l’impératif, jau- ger la portée de chaque clause,... », met enler les règles de détention du capital en fonction es- sentiellement du temps passé dans l’entreprise. La catastrophe habi- tuelle ? C’est l’exemplerestant, selon « x » le nombre de parts que l’on acquiert chaque année. « Il faut établir des règles de resting. On acquiert bien ses parts au débutPartir innover aux pôles, ce serait salir, polluer, détruire un "écosystème vierge", selon elles. Selon nous, partir innover dans les pôles, c’est créer une bulle ; se dédier à l’innovation durant un temps donné sans les cadres, les limites et les distractions que les fab-labs citadins perpétuent.avocat spécialiséen droit des so-ciétés afin d’in-tégrer desclauses spéci-fiques : outre la clause de sortie, il est possible de formaliser la prise de décision, les enveloppes de note de frais, etc.Plus que le background, c’est le degré d'agilité des associés qui comptede l’associé qui possède 30% du capital et qui part au bout de six mois. Or, on s’associe tout le temps sur le long terme », ex- plique Julien Morel, di- recteur d’ESSEC Ventures et de l’incubateur de l’ES- SEC. Autrement dit, dans le cas d’un départ volon- taire ou concerté à une échéance de « n » années, le fondateur devra céder tout ou partie de ses parts au nominal à l’associémais avec obliga- tion de les vendre au prorata en fonction du temps et du nombre d’associés dans l’entreprise »,Pour créer innovation, valeur, et in fine, emplois, il nous faut agir comme des pirates. Affréter un bateau pour nous installer de force à Kerguelen ? Demander à la Chine ou à l’Argentine de nous accueillir en An- tarctique ? l’innovation vaut bien de briser quelques tabous modernes... innover, c’est hacker. Si vous ne me laissez pas innover, je deviendrai pirate !exergue Benoît Galy. Vous reste à ouvrir le site des Pages Jaunes rubrique avocat d’affaires.conseille Julien Morel. Par exemple, si les asso- ciés se partagent le gâteau à 50%-50%, ils peuvent, tous deux convenir que chacun acquiert ses parts à hauteur de 20% par an. Autrement dit, si l’un des associés part au bout d’un an, il doit laisser 80% de l’ensemble de ses parts, soit 40% du capital de l’entreprise. Bien évidem- ment, les chiffres peuvent varier. l’essentiel revientMikå MeredPDG, Groupe POlARiSKSecrétaire Général, Cluster Polaire Français Fondateur, Arctic Young leaders40 Juin 2015la SAS, elle, répond à des envies d’organisations très spécifiques. Autre- ment dit, il est possible de définir les seuils de majorité pour chaque do- maine décisionnel. « Qui dit SAS, dit statut sur me- sure. Il vous faudra im- pérativement rédiger lesLE PACTE D’ACTIONNAIRE, OUTIL D’ENCA- DREMENT DES CONFLITS« Premier conseil que je donne à toutes les start- up : créer un pacte d’ac- tionnaires entre associés, qui va notamment détail-]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[n°21www.ecoreseau.frà établir les règles du jeu pour le jour où l’un des associés désirera partir, afin d’éluder des conflits qui peuvent couler la boîte et miner leCréer aujourd’hui - Trouver l’associé idéal CluB EnTREPREnDREexperts de la création ac- Dans bien des cas, cela cordent en outre leur vio- signifie que le capital so- lons sur autre un point : cial ne correspond pas à celui de ne pas confier la valeur du capital du du capital à des personnes point de vue économique,moral des asso-ciés restants. «Il faut égalementéviter d’avoirtrop d’associés.Cela marcheparfois mais unechose est sûre, c’est plus qui ne sont pas impor- même si il sert de réfé-manifeste, la va- lorisation de l’en- treprise peut être réalisée par un expert. Car ne nous leurrons pas, lorsqu’on se marie avec sonOn s'associe alors avec un membre de la famille, un ancien collègue ou un proche pour de mauvaises raisons.« L’importance du rôle doit être converti sous peine, à terme, de s’en- gager sur le terrain glis- sant des dissensions et des regrets si l’entreprise prend de la valeur », re- marque Benoît Galy. Et Michel Coster de pour- suivre : « L’erreur à ne pas commettre serait de sous-estimer la valeur du travail qui ne va pas être payée ». Car effective- ment, le juridique ne peut totalement prendre en compte l’apport humain.difficile à manier »,constate Benoît Galy.l’associé concerné in-dique la valeur du travailnon rémunéré qu’il entendeffectuer. En consé-quence, il reçoit des partssociales proportionnelle-ment à ce montant. l’as-socié est alors tenu deréaliser ce travail et lesparts liées aux apports enindustrie donnent droit àdes dividendes. Mieux mieux entreprendre, Edi- vaut-il donc préparer de tions Leduc, collection façon optimale le divorce. Zen BusinessCas d’écoleEn rajoutant une clausede sortie avec valorisation par le tribunal de Com- merce si les choses tour- nent au vinaigre. D’autant qu’en cas de désaccorddifficile à gérer », met en garde Julien Morel. Plus dur effectivement d’être quatre que deux notamment en matière de complémentarité de com- pétences et de répartition des rôles. Souvent, les deux associés les plus compétents vont mettre un associé un peu moins fort sur le carreau. « Avant de faire le pacte d’asso- ciés, c’est bien d’avoir expérimenté ce qu’était la vie en commun pendant quelques mois. A l’image d’un couple, on peut avoir le coup de foudre mais une fois que l’on a em- ménagé ensemble, c’est souvent la désillusion », illustre Benoît Galy. lestantes en termes de com- rence d’un point de vue pétences et d’engage- juridique. « Il existe cer- ments pour la vie de l’en- tains clous juridiques treprise. D’où une néces- pour valoriser le travail : saire qualité du modèle les apports en industrie. de partage du capital. Mais c’est une notion trèsassocié devant l’autel de l’entrepreneuriat, ce n’est que pour le meilleur, pas pour le pire et encoremoins pour la vie...Geoffroy Framery(1) Président du Centre des jeunes dirigeants de la Défense de 2010 à 2012, Benoît Galy a en- quêté avec plusieurs mem- bres de ce mouvement d’entrepreneurs sur les questions d’association qui ont accouché du li- vre Bien s’associer pourNorman Kolton, du divorce à la nouvelle associationNorman Kolton a de la suite dans les idées. Après un parcours qui le fit voyager aux quatre coins du globe pour développer des concepts de restauration, ce jeune start-upper de moins de 30 ans a décidé de lancer sa propre chaîne de restauration : STREET Bangkok Local Food. Le concept ? Faire de la cuisine thaï ultra qualitative, mais dans le créneau de la res- tauration rapide. Si le premier établissement devrait ouvrir ses portes cet été non loin des rives du canal Saint-Martin à Paris, force est d’admettre que le parcours de ce jeune entrepreneur ne fut pas une partie de plaisir. En particulier en matière d’association. Témoignage : « J’ai réalisé à mes dépens qu’on ne s’associait pas pour des raisons amicales, mais pour des compétences qui apportent une vraie plus-value au projet. Je pense qu’il faut vraiment se poser la question quand on décide de se lancer avec des amis, faire preuve d’une totale transparence et expliciter les compétences dans le pacte d’actionnaires. A l’origine du projet, j’avais décidé de m’associer avec un ami rencontré lors de mes stages passés en Chine. Cet ami m’a aidé à me lancer dans l’entrepreneuriat à un moment où je me demandais si j’étais fait pour ça. Mais j’y ai vite pris goût. Cela dit, nous sommes aussi rapidement arrivés au constat que cela ne « mat- chait » pas. Nous ne partagions pas la même vision. Nous n’étions pas dotés de la même capacité de pro- jection dans l’avenir. Les statuts n’étaient pas encoresignés. J’ai vécu cette séparation comme un regain d’énergie. Mais cela m’a surtout permis de réaliser ce dont je ne voulais plus en termes d’association. Nous n’étions pas si complémentaires que cela. Je recherchais quelqu’un doté de fortes compétences culinaires, ca- pable de composer avec un staff de cuisine et d’être force de proposition dans les plats que je souhaitais proposer. Mon premier partenaire était opérationnel mais dans des champs extérieurs aux métiers de bouche. Il devait se former. Ma nouvelle associée pos- sède un profil qui « matche » parfaitement avec mes attentes (ancienne chef du Mandarin Oriental à Bangkok et à Londres). Je l’ai rencontrée par l’inter- médiaire de son mari qui était un ancien de l’ESSEC, école où mon projet est actuellement incubé et dont je suis diplômé (MBA in Hospitality Management). Avant d’acter cette nouvelle association, j’avais vu trois personnes. L’ensemble des profils correspondait mais cela a particulièrement fonctionné avec mon as- sociée au niveau du tempérament et de la vision du projet. Au final, je pense qu’une bonne rupture ne peut que faire du bien : c’est un moment où l’on voit si l’on a les reins solides et cela permet d’affiner le business model. Aujourd’hui, toutes les aides possibles nous ont été offertes. Nous avons réussi à lever 600000 euros via un fonds d’amorçage. Il nous tarde désormais d’inaugurer le premier restaurant dont nous serons les deux actionnaires opérationnels. »Juin 2015 41]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21CluB EnTREPREnDRE Créer aujourd’hui - Crédit documentaireBouclier anti-défaut de paiementle crédit documentaire, une parade efficace, à condition de connaître les rouages du système...C ertains chiffres de la Commission eu- ropéenne n’incitent pas vraiment à la prise de risque commerciale. l’ins- titution estime en effet àSE RASSURER FACE AU RISQUE-PAYS OU RISQUE-ACHETEUR l’intégralité du risque est ainsi assumée par la banque de l’acheteur. la solutioncaractéristique importante. le crédit documentaire est notamment recommandé lorsque le risque-pays de l’acheteur est considéré comme élevé ou si le clientles solutions les plus ap- propriées, en fonction de chaque situation, pour ré- duire au maximum le risque. » Certains Etats comme l’Algérie imposentMonde Express, ainsi que sa newsletter, peuvent être d’autres sources d’informa- tions précieuses dans ce do- maine.également de mise pour ce qui est de la banque mandatée par l’acheteur. Tous les éta- blissements n’ont pas forcé- ment la solidité que l’on es- père. A titre d’exemple, on estime souvent qu’en Russie, moins de 10% des banques sont à mettre dans la catégorie des organisations sérieuses. une façon de contourner le risque d’être confronté à un acteur non recommandable est de demander à son ban- quier une banque de réfé- rence dans le pays en ques- tion, puis de demander à la société acheteuse un crédit documentaire émis par cet établissement. une deuxième banque peut même jouer les intermédiaires, si on souhaite renforcer le plus possible les garanties. Cette dernière peut servir à notifier le crédit do- cumentaire et à en assurer la validité. le désavantage est que le client ne verra peut- être pas du meilleur œil cette escalade de précautions prises à son encontre.Une partie à trois de gros sous...25% le taux de PME ex- portatrices mises en liqui- dation pour un motif de dé- faut de paiement de la part de clients. Heureusement, pour rassurer toutes les en- treprises qui ambitionnent de vendre au-delà des fron- tières hexagonales, le crédit documentaire existe. il s’agit d’une opération par laquelle une banque s’engage à régler le prix des produits à l’ex- portateur pour le compte de l’importateur dès lors que l’exportateur confie au ban- quier un ensemble de do- cuments faisant état des mar- chandises. Dans un deuxième temps, ces docu- ments sont transmis à l’ache- teur qui peut alors récupérer contre son paiement les pro- duits concernés. une ma- nière de sécuriser le règle- ment et de réduire drasti- quement le risque de conclure une affaire cala- miteuse.42 Juin 2015paraît très avantageuse, mais elle recèle sa part d’ombre : entre la facture commerciale, les certificats d’origine, les documents de transport, les détails du colisage (nombre d’unités, poids de chaque élément...), les pièces à fournir sont nombreuses, ce qui implique de la com- plexité et des coûts. uneest mal connu par l’expor- tateur. Cette solution est souvent utilisée dans le com- merce avec l’Europe de l’Est ou, plus encore, avec des pays asiatiques ou du Ma- ghreb. Dominique Brunin, délégué général de CCi France international, invite les entreprises à se tourner vers les CCi de proximité,la souscription de paiements par crédit documentaire en raison du meilleur suivi des transactions que permet ce dispositif. le Maroc, un client de plus en plus im- portant pour les entreprises françaises, s’efforce de four- nir des informations toujours plus concrètes et personna- lisées sur les garanties dis-LE COÛT CONTRE LES GARANTIESla sécurité apportée par cette solution a évidemment un coût. il faut compter géné- ralement entre 2 et 3% du montant total de la transac- tion. Et bien entendu, le pour- centage augmente à mesure que le niveau de garanties fournies augmente. Bon nombre de consultants atti- rent l’attention sur deux points : la possibilité de né- gocier le taux qui s’applique, et surtout la rigueur sans faille nécessaire dans la ré- daction des documents ad- ministratifs, sans laquelle le contrat peut vite devenir ca- duc. il est par ailleurs indis- pensable que le vendeur ne perde pas la main. il ne faut surtout pas que les certificats soient émis par l’acheteur. Aucune dépendance directe ne doit exister vis-à-vis du client.Quelques précautions sontD’autres solutions, plus adap- tées aux petites entreprises et moins lourdes à mettre en œuvre, sont parfois ample- ment suffisantes, comme la remise documentaire. une banque, mandatée par l’ex- portateur, joue alors un rôle d’intermédiaire en apportant à l’acheteur les documents qui doivent lui permettre de recevoir la marchandise concernée en contrepartie du règlement. la sécurité fournie par ce dispositif est moindre, mais il a l’avantage d’être simple à exécuter et beau- coup moins coûteux que le crédit documentaire. il n’existe dans ce cas aucune vérification de conformité de la part de la banque, ni d’engagement de paiement à l’égard de l’exportateur. il ne s’agit donc pas d’un bou- clier contre le risque de défaut de paiement de la part du client à l’étranger. les ban- quiers estiment généralement que la remise documentaire est adaptée aux cas de figure où l’exportateur et le clientLa sécurité apportée par cette solutiona évidemment un coût, 2 et 3 % du montant total de la transactionsimplification tente timide- en France ou à l’étranger, ponibles. « Cette mission ment de poindre au milieu pour obtenir des informa- fait partie de nos rôles fon- des pratiques actuelles, avec tions détaillées à ce sujet : damentaux. Notre cellule par exemple la numérisation « Nous travaillons avec de Information est essentielle des documents à transmettre nombreux experts compta- sur ce plan », confie Faiza et certaines offres incluant bles, des avocats, des fis- Hachkar, responsable du bu- des outils de gestion à dis- calistes qui veillent aux reau France de la Chambre tance des crédits documen- bonnes pratiques mises en française de commerce et taires via le Web, mais la œuvre et sont capables d’industrie au Maroc. le lourdeur est toujours une d’orienter les dirigeants vers site internet de France.se connaissent bien.Mathieu Neu]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[[LEASING & FACTORING][8]www.ca-leasingfactoring.comCrédit Agricole Leasing & Factoring - S.A. au capital de 195 257 220 € - 692 029 457 RCS Nanterre - Crédit photo : Getty Images - 04:2015]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21CluB EnTREPREnDRE Business guides - Mutuelles et complémentaires santéDans chaque numéro, EcoRéseau s'intéresse de prêt à une (ou des) problématique(s) que peut se poser un cadre dirigeantPlus que six mois !lToutes les entreprises devront pourvoir leurs salariés d’une complémentaire santé de base au 1er janvier 2016.(logistique, marketing, finance, communication...) en demandant l'avis des prestataires et conseilsMots-clésPas si évident...Pierre-Jean Lepagnot'Accord national interprofessionnel (Ani)Que dit la Loi ?La négociation d’une complémentaire santé au sein de l’entreprise Comment sélectionner son assureur complémentaire santé ?du 11 janvier 2013 oblige, à compter du1 2 34 Une offre pléthorique et homogène5 La guerre des prixer1 janvier 2016, toutes les entreprises à6 Risques de dérive ?doter leurs salariés d'une complémentaire santé de base. Si beaucoup d’entreprises en disposent déjà d’une répondant aux critères de l’Ani, plus de quatre millions de salariés sont encore à équiper, principalement des salariés de TPE. un nouveau marché sur lequel les différents opérateurs déjà bien implantés – les institutions de prévoyance, les mutuelles et les compagnies d’assurances – sont bien décidés à se faire une place. EcoRéseau dresse un état des lieux de la situation à quelques mois de la date fatidique...Fiction : le scénario catastrophe du retardataireC’est à la machine à café que Jean Jegu, dirigeant d’une TPE spécialisée dans la réparation des canalisations, a pris conscience des obligations liées à l’Ani 1 . S’il en avait vaguement en- tendu parler ces derniers mois, le diri- geant espérait que ce projet serait fi- nalement abandonné ou, tout du moins, tant allégé qu’il ne le concernerait plus. Que nenni, lui a assuré son adjoint en charge de la comptabilité et du per- sonnel. Maintenant, plus le temps de traîner. il ne reste que deux mois pour se mettre aux normes. Heureusement pour lui, en l’absence de délégué syn- dical, il n’est pas obligé d’ouvrir des négociations pour mettre en place ce contrat collectif 2 . Toutefois, cette absence de délégué l’oblige à se plonger seul dans le maquis des offres dispo- nibles sur le marché 3 . Que choisir ? institut de prévoyance, mutuelle, as- sureur... tous ont de bons arguments pour le convaincre. Finalement, il opte, comme beaucoup de ses homologues patrons, pour la mutuelle qui le couvrait déjà personnellement 4 sans se rendre compte qu’elle est plus chère de quelques points que le reste du secteur. Dans la précipitation, il n’a pu ni né- gocier ni obtenir des offres intéressantes. En effet l’acte de souscription sera sujet à contrôle par l’urssaf, la parti- cipation de l’employeur à ces contratsétant exclue de l’assiette des cotisations sociales et seulement assujettie au forfait social au taux de 8%. Pour des raisons d’économie évidente, Jean Jegu a en revanche choisi le contrat offrant le niveau minimal des garanties. Quelques mois plus tard, quelle n’est donc pas sa surprise de constater que son fils, salarié de l’entreprise, a dû mettre lourdement de sa poche pour se payer une nouvelle paire de lu- nettes... Résultat, le fils myope a été contraint de souscrire à plusieurs options afin d’être couvert décemment5 . le dirigeant a compris que les sa- lariés bien couverts individuellement jusqu’à présent, allaient finalement devoir payer plus, pour une garantie parfois moindre 6 . Fort de ce constat amer, les salariés du groupe sont divisés sur la conduite à tenir. Certains ne cessent désormais de faire pression sur le dirigeant pour qu’il relève la gamme de sa complémentaire santé. Mais c’est une dépense de plus pour un patron qui se dit déjà étouffé par les taxes. D’autres au contraire, exigent une augmentation afin de compenser le coût des prestations optionnelles. En résumé, l’Ani, n’a pas simplifié la vie de cette entreprise, bien au contraire. Cela n’était assurément pas l’optique initiale des promoteurs de la complé- mentaire santé pour tous...Mauvaise mutuelle, et ça se voit...44 Juin 2015Cahier pratique n°1 - Mutuelles et complémentairesŒ]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21CluB EnTRE1PREnDRE Business guides - Mutuelles et complémentaires santéQUE DIT LA LOI ?le décret du 8 septembre 2014 fixe le niveau minimal des garanties, dit « panier de soins », qui comprend la prise en charge totale ou partielle des dépenses suivantes : l’intégralité du ticket modérateur sur les consultations, actes et prestations remboursables par l’assurance maladie, l’intégralité du forfait journalier sans limitation de durée, les dépenses des frais de soins dentaires prothétiques et de soins d’orthopédie dentofaciale à hauteur de 25% en plus des tarifs de responsabilité, un forfait de prise en charge des dispositifs médicaux d’optique médicale à usage individuel soumis au remboursement, dans la limite des frais exposés par l’assuré. Ce forfait est fixé par équipement au minimum à 100 euros pour correction simple, 150 euros pour la correction mixte et 200 euros pour la correction complexe. le montant forfaitaire de remboursement, s’agissant des lunettes, est prévu pour une période de deux ans. Cette période est réduite à un an pour les mineurs ou en cas de renouvellement de l’équipement justifié par une évolution de la vue. le financement de la couverture prévue au terme de la loi du 14 juin 2013 sera assuré à parts égales par l’employeur et le salarié. la garantie mise en place doit être conforme aux dispositions prévues par le décret du 8 juillet 2014, c’est-à-dire qu’elle doit présenter un caractère collectif. Ainsi, prévient Pascale Brun, responsable marketing chez Eovi-mcd, « elle s’adresse à tous les salariés de l’entreprise ou de la branche professionnelle ou encore de catégories de salariés telles que les cadres et non cadres. Elle ne doit générer aucune distinction d’âge, d’ancienneté ou de date d’embauche, de nature du contrat de travail, de temps de travail ou encore de rémunération. À noter que les salariés ayant moins de six mois d’ancienneté peuvent être exclus du régime. La participation de l’employeur doit être la même pour tous les membres du personnel ou d’une même catégorie objective de salarié, en taux ou en montant. » la couverture doit également présenter un caractère obligatoire. Elle concerne tous les salariés ou catégories objectives desalariés telles que les catégories de cadres et de n3on cadres. Enfin, la garantie doit être responsable : elle incite au respect du parcours de soins coordonnés, ce qui implique certaines exclusions et obligations de prise en charge par les organismes complémentaires.LA NÉGOCIATION D’UNE 2 COMPLÉMENTAIRE SANTÉ AUCOMMENT SÉLECTIONNER SON ASSUREUR COMPLÉMENTAIRE SANTÉ ?Plusieurs acteurs peuvent être sélectionnés, notamment pour distinguer les prestations proposées aux cadres et aux non-cadres. Depuis fin 2013, le choix d’un assureur au niveau d’une branche ne peut plus s’imposer aux entreprises. Tout au plus, la branche peut-elle émettre des recom- mandations. S’il y a, sans conteste, un gain de liberté et de concurrence, celui-ci s’accompagne également de probables conséquences néfastes pour les entreprises les plus petites et dont les salariés sont plus à risque en termes de santé, en tout cas pour la couverture des risques « lourds » (invalidité, décès). « Face aux partenaires sociaux réunis au sein des branches, à plus ou moins long terme, les organismes assureurs risquent d’être moins enclins à proposer des tarifs moins élevés par rapport au marché sachant que cette négociation ne leur assure pas la totalité des entreprises de la branche. De plus, si aucun accord n’est trouvé au niveau des branches, les petites entreprises vont se retrouver isolées pour négocier leur contrat collectif », expliquait récemment Florence Duprat-Cerri, avocate au département social du CMS Bureau Francis lefebvre dans les colonnes des Echos. Selon elle, les secteurs à risque du fait de leur activité (bâtiment, industrie, etc.) auront des tarifs nécessairement beaucoup plus élevés s’ils se retrouvent privés de la possibilité de mutualiser ces risques au niveau d’une branche. les petites entreprises de dix salariés vont alors souvent se contenter de la couverture minimale en santé, qui reste faible, mais également d’une couverture réduite en matière de prévoyance, si tant est qu’ils trouvent un assureur. Ce dernier peut-être soit une mutuelle d’assurances, soit une institution de prévoyance, soit encore une société d’assurances, qui proposent des contrats de complémentaire santé. il faut comparer soi-même les différentes offres entre elles autour de critères communs : le rapport qualité-prix des contrats proposés, l’offre de service pour l’entreprise et ses salariés, la qualité de la relation commerciale, le niveau d’expertise technique, la notoriété du candidat (taille, solidité financière), la dimension sociale....SEIN DE L’ENTREPRISEQuelle méthode adopter pour négocier le choix d’une complémentaire santé ? S’il y a dans l’en- treprise un ou plusieurs délégués syndicaux, c’est avec ces derniers que l’employeur doit, en priorité, négocier pour choisir la complémentaire santé collective. Cette négociation débouche alors sur un accord d’entreprise. « En l’absence d’accord d’entreprise et d’accord conventionnel de branche, l’entreprise doit mettre en place un contrat collectif par décision unilatérale de l’employeur (DUE) avec une prise d’effet effective au 1er janvier 2016 au plus tard », précise Pascale Brun. la société a aussi la possibilité de mettre en place le contrat par référendum. Si le projet d’accord référendaire est refusé, le contrat devra obligatoirement être mis en place par DuE au 1er janvier 2016 au plus tard. « L’en- treprise peut opter soit pour un niveau de pres- tations minimum (le panier de soins), soit pour un niveau de prestations amélioré », rappelle Dominique Chaignon, responsable développement chez Adrea Mutelle.46 Juin 2015Cahier pratique n°1 - Mutuelles et complémentairesŒ]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21ET HOMOGÈNEDès la signature de l’Ani en 2013, les assureurs et mutuelles ont fourbi leurs armes dans la bataille pour séduire les employeurs contraints de choisir une assurance. ils ont tous élaboré une offre à étages simples à appréhender pour le patron de TPE. « L’ANI va redistribuer complètement le marché de la santé avec aujourd’hui quatre mil- lions de salariés qui ne sont pas couverts dans le cadre des contrats santé entreprises. Ces salariés sont généralement couverts par des complémen- taires individuelles. Nous sommes prêts pour conquérir ce marché. Nous sommes déjà structurés – avec la mise en place de directions de marché dès 2009 dont l’une est dédiée aux professionnels et aux TPE – pour nous positionner de façon im- portante », explique Yanick Philippon, directeur des entreprises collectives chez Generali. l’assureur a lancé une offre dès le deuxième trimestre 2014 qui combine garanties de base et sur-complé- mentaires optionnelles. « Nous avons développé un portail et un espace client. Si l’équipement des entreprises passe par les agents, les courtiers et le réseau salariés, la sur-complémentaire sous- crite à titre individuel par le salarié nécessite une fluidité et une simplicité des process », précise Yanick Philippon. A l’image du secteur, Adrea Mutuelle entend tirer son épingle du jeu. « Nous avons mis en place un produit spécifique TPE-PME, comprenant un socle de base « res- ponsable » souscrit par l’entreprise ainsi que des sur-complémentaires individuelles optionnelles pour les salariés », confirme Dominique Chaignon. « Conscient très tôt de l’enjeu de l’ANI, Adrea a procédé à une modification importante de son organisation commerciale en vue d’en améliorer l’efficacité. Cela nous a conduits à mettre en œuvre une véritable stratégie multicanale visant à multiplier les points de contact possibles entre les entreprises et nos agences sur le terrain », poursuit le dirigeant.CluB EnTREPREnDRE Business guides - Mutuelles et complémentaires santé 4UNE OFFRE PLÉTHORIQUE5Concrètement, les acteurs du secteur ont mis au point un produit standard, offrant souvent le minimum légal de couverture, correspondant au panier de soins Ani, défini par le gou- vernement. Contraints de souscrire une complémentaire santé, que beaucoup assimilent à une taxe, les patrons de TPE risquent de se tourner vers cette couverture « a minima ». Quant aux salariés, ils auront souvent moins qu’avec un contrat individuel. « À ce niveau de couverture, aucun dépassement d’honoraire n’est pris en charge, lunettes et soins dentaires sont remboursés « a minima » », concède un professionnel du secteur. Sur le marché, les offres s’échelonnent globalement entre 13,50 et 20 euros, avec une concentration autour de 18-20 euros. Or, assure ce professionnel, « en dessous de 20 euros, les frais de distribution ne sont pas couverts ». En réalité, il semble que les mutuelles misent sur les options que devront prendre les salariés pour rentrer dans leur frais. la Macif par exemple propose six formules de contrat. Pour résumer, l’offre de base, au prix de 17 euros par mois, qui risque d’être retenue par de nombreux patrons de TPE, ne prévoit pas le remboursement des médi- caments dits de confort, limite à 30 euros le prix d’une monture de lunettes et à 35 euros le verre simple, s’aligne sur le tarif de la Sécurité sociale pour les frais dentaires et ne couvre aucun dépassement d’honoraires. un contrat qui correspond peu ou prou au minimum légal. Si le salarié veut plus, il peut bien sûr choisir une meilleure formule, entièrement à ses frais, en retenant telle ou telle option. Et la Macif espère bien voir ces options choisies par un grand nombre d’adhérents, car c’est la condition de la rentabilité du contrat.Elle a pris des options supplémentaires, et ça se voit...LA GUERRE DES PRIX6 la mise en application de l’Ani impacte significativement le budget entreprise : 1 à 5% d’augmentation de la masse salariale. Dans ce cadre, certaines entreprises peuvent être tentées de jouer sur différents levier afin de rentrer dans leurs frais : « L’issue probable est que l’employeur va proposer le panier de soins minimum obligatoire et prendre en charge 50% de la cotisation, ce qui permettra à de nombreux salariés de refuser cette garantie grâce aux clauses de renonciation. L’employeur économisera donc sur trois points : la qualité du produit, car il propose le minimum, la participation, car il proposera la prise en charge légale de 50%, et enfin le nombre de personnes concernées, car il laisse la possibilité de refuser, une façon détournée de ne pas s’engager sur le sujet ! », précise Christophe Triquet, directeur général de leComparateu- rAssurance.com. Tout comme il est possible pour une personne quittant une entreprise de bénéficier à titre gratuit pendant un an de la complémentaire santé (sauf démission ou faute grave), il existe des cas pour lesquels le salarié peut être dispensé de cette souscription (voir notre article sur les dispenses d’adhésion). Enfin, si un salarié n’est pas satisfait par la complémentaire santé de son entreprise, il a la possibilité de souscrire une sur-complémentaire à titre individuel ou d’invoquer un cas de dispense prévu par l’Ani sous forme de demande écrite pour refuser la couverture choisie par l’employeur. En l’état, un contrat financé à 50% par l’employeur est plus avantageux pour le salarié qu’un contrat individuel qu’il assumerait à 100%, mais d’un autre point de vue, ce dernier n’est plus maître de son budget santé : « Dans certains cas, le salarié sera perdant. C’est le cas pour les salaires les moins élevés. Si le salarié n’avait pas de mutuelle, il peut la refuser et n’en bénéficiera donc toujours pas, ou alors il aura le minimum mais avec une participation imposée, c’est à dire une baisse de son pouvoir d’achat », ajoute Christophe Triquet. Pour autant, les professionnels du secteur de l’assurance affichent leur confiance sur la qualité des contrats mis en place par l’entreprise. « Concernant les contrats déjà signés, nous avons été surpris positivement par le choix de chefs de petites entreprises de choisir des complémentaires avec une couverture de bon niveau », assure ainsi Yanick Philippon, directeur des entreprises collectives chez Generali.RISQUES DE DÉRIVE ?48 Juin 2015Cahier pratique n°1 - Mutuelles et complémentaires]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21CluB EnTREPREnDRE Business guides - Voyages d’affairesS’envoler à la carteles compagnies aériennes s’appuient sur les data pour affiner leur stratégie. Décollage.25 milliards d’euros, selon le cabinet de conseil ideaWorks- Company. Chez certaines compagnies comme EasyJet, ces recettes dépassent la barre des 20% du chiffre d’affaires global. S’ils étaient dans un premier temps la chasse gar- dée des compagnies low cost, les revenus issus de services additionnels sont rapidement devenus une priorité pour une multitude d’acteurs du secteur. A titre d’exemple, Delta Air- lines et American Airlines en- grangent chaque année quelque 2 milliards d’euros de revenus additionnels cha- cune, grâce à des activités mêlant notamment la vente de « miles » de leurs pro- grammes de fidélité à leurs banques partenaires et l’en- registrement des bagages.lQui pouvait penser il y a 10 ans que l’une des marges les plus intéressantes pour les compagnies aériennes viendrait du vin servi à bord ?la restauration à bord, l’es- pace supplémentaire entre les sièges, ou encore les bagages ne sont que quelques unes des idées pour générer de nouvelles recettes. « La pro- chaine vague d’innovations qui s’apprête à déferler sur le marché proviendra des compagnies développant de nouveaux produits destinés à renforcer leur positionnement de marque tout en apportant aux voyageurs une valeur ajoutée répondant à leurs at- tentes et préférences person- nelles », prédit Holger Taub- mann, vice-président en charge de la distribution chez Amadeus, une entreprise spé- cialisée dans la vente de ser- vices de voyages. Cette der- nière est en contrat avec une cinquantaine de compagnies utilisatrices de la solution Amadeus Ancillary Services, une sorte de marchepied qui aide à proposer une offre per- sonnalisant l’expérience de voyage du client et qui fait ainsi mieux accepter la cas- cade de nouvelles prestations payantes. un accord a été si- gné l’an passé entre Amadeus et les compagnies aériennes lufthansa et Austrian Airlines. il permet aux deux transpor- teurs de proposer la réserva- tion de sièges en service ad-e trafic aérien s’envole. valise d’imagination pour se carte donnant droit à l’enre- duo dans laquelle le siège du Selon l’iCAO (inter- démarquer sur ce plan, faisant gistrement gratuit d’un ba- milieu reste inoccupé. A cenational Civil Aviation décoller unOrganization), les passagers d’un nouveau genre. Qui pou- céder aux salons de deux aé- son, un snack et un embar-qui transitent par les airs sont passés de 1,7 million au tout début des années 2000 à 2,7 millions dix ans plus tard. Pourtant, au cours de la même période, c’est la chute libre pour certains acteurs du sec- teur. une quinzaine de com- pagnies aériennes américaines piquent du nez jusqu’à la fail- lite entre 2001 et 2008. Car les offres se bousculent pour exploiter le potentiel céleste, et bon nombre d’entreprises ont mis quelques années à re- marquer que la seule presta- tion de vol ne suffisait plus à conserver leur part de marché. les ventes additionnelles, les services supplémentaires en tout genre, à bord de l’appareil ou au sol, sont devenus le se- cret de la réussite. Chacun ri-modèle aérien gage, un pass qui permet d’ac- privilège s’ajoutent une bois-Les ventes de services annexes ont rapporté en 2014 plus de 25 milliards d’eurosvait penser il y a dix ans en- roports, à l’embarquement quement prioritaire pour la core que l’une des marges les prioritaire, à une pluie de « somme totale de 60 euros. laET DEMAIN ?plus intéressantes au sein des compagnies aériennes vien- drait du vin servi à bord ?miles » en bonus, et d’autres petits avantages. Qantas a ainsi mis en vente son éti- quette de bagage permanente dotée de la technologie RFiD connectée au dossier de ré- servation du client, permettant à celui-ci d’enregistrer faci- lement ses bagages par le biais de bornes automatiques sur les vols domestiques aus- traliens. un service disponible pour 39 euros. De son côté, Vueling a lancé l’offre siègecompagnie low cost Air Asia propose un package, explici- tement baptisé « Red Carpet », octroyant un passage accéléré aux passagers auprès des ser- vices de sécurité aéropor- tuaires, un embarquement prioritaire, un service de na- vette buggy, ainsi qu’un accès aux salons privés. un tapis rouge déroulé pour un montant de 21 euros par passager. les ventes de services annexes ont rapporté en 2014 plus de50 Juin 2015LES PETITS PLUS CONCOCTÉSl’offre imaginée par certaines compagnies prend tout sim- plement des allures de concours d’originalité. l’amé- ricaine united Airlines pro- pose pour une cotisation an- nuelle de 80 euros (à partir de la deuxième année) uneCahier pratique n°2 - Voyages d’affaires]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[n°21www.ecoreseau.frBusiness guides - Voyages d’affaires CluB EnTREPREnDREditionnel, par le biais du réseau des agences de voyages et la solution Ama- deus Airline Ancillary Ser- vices. Sur des vols domes- tiques ou européens, les conseillers en voyages d’af- faires peuvent depuis ré- server à l’avance les sièges de leurs clients, ou choisir des places offrant des es- paces plus spacieux pour les jambes.explique que « le but de cette démarche est de col- laborer avec des commer- çants pour faire de cette application une plateforme sur laquelle des offres ex- clusives de restaurants, de loueurs de véhicules ou d’autres établissementsdelà de ce seul atout en rendant le voyage d’affaires de plus en plus simple et pratique », souligne Kenny Jacobs. l’entreprise croit fermement en son orienta- tion. Elle ambitionne de conquérir jusqu’à 75% de parts de marché sur le seg-Bruxelles n’attendra sans doute pas les mêmes pro- positions de services qu’un couple d’amoureux qui s’envole quelques jours vers les côtes espagnoles. Au-delà du type de client, le moment retenu pour la commercialisation des ser-les grandes mutations constructives et promet- teuses actuelles et à venir passent par l’exploitation des outils numériques. Cer- taines innovations straté- giques n’existent que grâce à cette tendance au tout technologique. Et l’avène- ment du Big Data ne fera que renforcer ce phéno- mène. » le virage de la personnalisation des offres a d’ores et déjà été pris par de nombreuses organi- sations. la grande majorité des sites internet propose la possibilité de réserver des voitures de location ou d’opter pour des packages multi-prestations. Selon une étude du cabinet de conseil SiA Partners, la moitié des compagnies aériennes pro- pose également la réserva- tion d’activités liées à la destination (spectacle, évé- nements particuliers... ). une façon de rester aux côtés du client, bien après qu’il a quitté le tarmac. Parmi les compagnies qui proposent ponctuellement des offres séduisantes ou incluant certains privilèges,le cabinet mentionne que seulement 20% des acteurs concernés proposent des systèmes de calendrier pré- sentant clairement les dates disponibles de l’offre. Pour Matthieu laflèche, consul- tant chez SiA Partners, une amélioration de la relation client à venir passera aussi par une meilleure transpa- rence. « Seulement 30% des compagnies aériennes détaillent la composition des frais obligatoires as- sociés au vol, explique-t- il. Les autres acteurs ne proposent qu’un montant global des coûts. Ces frais de réservation sur InternetUNE POSTURE DÉLICATE VIS-À-VIS DU VOYAGEUR l’amélioration des marges en passant par la proposi- tion de services supplé- mentaires ou annexes se fait de deux manières. Soit il s’agit d’élaborer de nou- velles offres (formules de restauration, confort accru, simplification à l’enregis- trement...), soit la dé- marche consiste à dégrou- per des services déjà exis- tants mais compris dans le prix du billet. Mais cette opération qui vise à trans- former le voyage du client en une accumulation de frais n’est souvent pas vue du meilleur œil. En plus du sentiment désagréable de n’être qu’un portefeuille à vider par tous les moyens, le client peut savoir exac- tement à quel niveau de service vendu correspond chaque prestation. le dé- groupage des différents ser- vices fait alors figure d’armes à double tranchant. Si le billet en soi est bien moins cher pour le client que dans les modèles de fonctionnement classiques, l’expérience voyage se li- mite au strict minimum et peut vite laisser un goût suffisamment amer pour ne plus retenter l’aventure. Comment faire comprendre l’idée que les prestations jusqu’ici incluses dans le prix des billets sont désor- mais payantes ?la compagnie Ryanair est l’une des pionnières de ce modèle du « tout payant », et aussi l’une des premières à comprendre que, en l’état, ce système est difficilement viable à long terme. l’en- treprise irlandaise a récem- ment repositionné sa stra- tégie sur la génération de revenus additionnels par le biais d’une application mo- bile. Kenny Jacobs, direc- teur marketing de Ryanair,Un trop grand nombre de prestations proposées simultanément, et le client sedésintéressera plus facilement de l’ensemblepartenaires pourront être proposées ». Plutôt que d’inciter à la dépense, il s’agit ici davantage de ré- pondre à un certain nombre d’attentes et besoins pra- tiques. C’est en tout cas l’idée que la compagnie veut mettre en avant. D’au- tres innovations ont vu le jour pour attirer et fidéliser des catégories de clients. l’offre « Business Plus », incluant une gamme de ser- vices sur mesure à desti- nation des voyageurs d’af- faires européens, s’inscrit dans la lignée de cette conversion. Entre les 20 kilogrammes de bagage au- torisé, l’ouverture au « fast track » lors des contrôles de sécurité à l’aéroport, l’embarquement prioritaire et l’accès aux sièges pre- mium qui ont l’avantage de permettre une sortie ra- pide ou d’offrir plus de place pour les jambes, les privilèges séduisants ne manquent pas dans cette formule innovante. Parallèlement, Ryanair ou- vre de plus en plus de liai- sons vers des aéroports plus proches des grands centres urbains. un autre critère précieux pour la clientèle business. l’ensemble vise à inciter les entreprises à opter pour cette offre glo- bale relookée, la politique de prix bas menée en pa- rallèle faisant d’elle-même une différence importante, à l’heure où la réduction des frais de déplacement est dans tous les esprits. « 25% de nos clients voya- gent déjà dans le cadre de leurs affaires. Les entre- prises deviennent toujours plus responsables en ma- tière de voyage. Nous of- frons les tarifs les plus bas, mais souhaitons aller au-ment « Affaires » entre le Royaume-uni et l’irlande, et 70% entre Dublin et Bruxelles.vices a également son im- portance. un trop grand nombre de prestations pro- posées simultanément peut avoir un effet négatif, le client se désintéressant plus facilement de l’ensemble, si l’on en croit les études menées sur le sujet. Pour Régis Chambert, ancien président d’Avexia Voyages, spécialiste du dé- placement professionnel pour les entreprises, « c’est le progrès technologique qui modifie le visage du voyage d’affaires. Touteszéro et 20LE FILON DE LA CONNAISSANCE CLIENTPlus les compagnies affi- nent le profil de leurs clients, mieux elles se por- tent. la personnalisation des offres, l’exploitation des données utilisateurs, se présentent aujourd’hui comme le plus court che- min vers le succès pour inscrire les revenus des ser- vices additionnels dans le temps. Soucieuses de trou- ver des solutions innovantes pour améliorer leurs marges, certaines compa- gnies n’hésitent pas à aller jusqu’à commercialiser les précieuses données com- merciales et marketing de leurs clients. En témoigne la démarche de Ryanair, une fois de plus pionnière, qui a conclu un accord avec l’entreprise américaine Adara, en 2013, dans le but d’exploiter et vendre aux annonceurs les données des 1,2 million de visiteurs naviguant sur son site in- ternet. un partenariat qui a valu quelques polémiques quant à l’utilisation des in- formations personnelles, d’autant que le contrat a été conclu sans que ses dé- tails n’aient été révélés. les indicateurs que les voyageurs et internautes laissent à la disposition des compagnies via les canaux numériques sont la matière première pour optimiser l’expérience des clients, et proposer des prestations susceptibles de répondre pleinement à leurs attentes. un jeune cadre en partance pour un meeting às’étalent entre.euros, et varient d’un type d’acteur à un autre. Ils s’élèvent à une dizaine d’euros pour les agences de voyage, contre seule- ment 6 euros pour les com- pagnies low cost et 3 euros pour les compagnies tra- ditionnelles. »Mathieu NeuJuin 2015 51]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21STRATÉGiE & innOVATiOn nuMÉRiQuE Le baromètre de l’innovationBrèves, nouvelles retentissantes et histoires de ruptures} SYMANTECLaurent LecroqMonsieur Laurent Lecroq est nommé directeur de Symantec Enterprise Se- curity France, à ce poste depuis avril 2015.Laurent Lecroq a réalisé le parcours suivant :n 2011-2015 : Symantec (à Dubaï), directeur des opérations de la régionPays émergents.n 2000-2011 : Veritas (devenu Symantec), responsable commercialgrands comptes et marchés intermédiaires.n 1993-2000 : Symantec, début de carrière à différents postes commer-ciaux.Le carnet desnominationsen partenariat avecLe verbatim à retenir...}DROPBOX FRANCEPhilippe PlichonMonsieur Philippe Plichon est nommé directeur général de Dropbox France, à ce poste depuis avril 2015. Il est sous la responsabilité de Mon- sieur Johann Butting, directeur Europe. Philippe Plichon exerçait depuis 2007 au sein de Google France, notamment comme responsable du dé- veloppement des acteurs liés aux secteurs de la distribution, des télécom- munications, des technologies et du transport.L'esprit qui invente est toujours mécontent de ses progrès, parce qu'il voit au delàJean Le Rond D'Alembert, encyclopédiste, philosophe et mathématicien françaisLe monde ne sera plus jamais comme avant...}SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE GARANTIE (SFG)Philippe BelottiMonsieur Philippe Belotti est nommé directeur technique et des réseaux de la SFG, à ce poste depuis janvier 2015. Il s'agit d'une création de poste. Philippe Belotti a réalisé le parcours suivant :n 2008-2015 : LG, responsable du réseau électroménager et brun.n 2006-2008 : Nespresso Business Solutions, directeur du SAV.n 1995-2006 : Sony, responsable du réseau.Chez Epicenter, une société technologique suédoise, 400 employés sur 700 ont accepté de se faire implanter dans la main une puce RFID jouant le rôle de badge d’accès et autre carte magnétique. Implantée par un collectif de biohackers, elle permet déjà aux employés d’ac-céder aux locaux ou d’utiliser la photocopieuse d’un simple mouvement de main !La société australienne Dolmio a fait sensation avec son prototype de « Pepper Hacker », soit son « poivrier pirate ». Cet ustensile est un « tueur de wifi » et permet à la famille d’être coupée durant 30 minutes des applis de tablettes et smartphones, desconsoles ou téléviseurs, afin de retrouver le moment convivial et rassembleur du repas. L’objet est officiellement destiné aux parents...Les semelles orthopédiques connectées, développées sur mesure grâce à la numérisation des pieds du client par un scanner haute définition, sont élaborées par la start-up RCup. Imprimées en 3D, elles permettent de marcher sans douleur et de prévenir les blessures. A terme, RCup veutintégrer deux capteurs : un accéléromètre et un gyroscope, reliés au smartphone pour analyser les fou- lées et détecter les fatigues.}GROUPE CAISSE DES DÉPÔTS (CDC)Patrick Laurens-FringsMonsieur Patrick Laurens-Frings est nommé directeur des systèmes d'in- formation du Groupe Caisse des dépôts, à compter de juin 2015. Il est sous la responsabilité directe de Madame Catherine Mayenobe, secrétaire général. Cette nomination intervient à la suite de la création de la direction des systèmes d'information qui a pour objet d'unifier la maîtrise d'ouvrage informatique de l'établissement public.Patrick Laurens-Frings, 46 ans, MBA de l'INSEAD, a réalisé le parcours sui- vant :n 2010-2015 : Crédit agricole Consumer Finance, directeur des systèmesd'information.n 2005-2009 : Carrefour, directeur des systèmes métier.n 2002-2005 : A.T. Kearney, manager puis senior manager. n 1999-2001 : Boston Consulting Group, consultant.n 1992-1998 : Début de carrière chez Elis.} DELLStéphane ReboudMonsieur Stéphane Reboud est promu EMEA executive director, services sales de Dell, à ce poste depuis avril 2015. Il est ainsi en charge de la vente de l'ensemble de l'offre de services (support, déploiement, consulting) sur la zone Europe, Middle-East, Africa. Il succède à Monsieur Chris Mullan, et reporte à Monsieur William Cherella, worldwide vice president, services sales.Stéphane Reboud, 46 ans, MS stratégie et conseil en organisation de l'ESCP Europe (1993), Télécom SudParis (1992), a réalisé le parcours sui- vant :n 2009-2015 : Dell, directeur général division PME et grand public France,La rupture du moisdirecteur du site de Montpellier.n 2007-2009 : Dell, sales director, SMB EMEA channel GTM.n 2003-2007 : Dell, responsable des ventes PME-PMI Sud Europe. n 2000-2003 : Vivendi Telecom Hongrie, directeur marketing.n 1997-2000 : Orange Pays-Bas, directeur produit et services.n 1993-1997 : The Cable Corporation UK, chef de produit.-Scientifiques :Charles Darwin : il était considéré comme un étudiant moyen. il a renoncé à une carrière médicale et est allé dans une école pour devenir pasteur. Mais lorsque il a étudié la nature, il a trouvé sa véritable vocation et a voyagé à travers le monde pour découvrir ses mystères. Ses écrits, particuliè- rement “L’Origine des espèces”, ont été fondamentaux. Thomas Edison : Congédié de deux emplois et accablé « d’être trop stupide pour apprendre quoi que ce soit », il in- venta l’ampoule électrique contemporaine, qui fut le fruit d’un acharnement venant à bout de 1000 tentatives infruc- tueuses.} HUAWEIVincent PangMonsieur Vincent Pang est promu président de l'Europe de l'Ouest de Hua- wei, à ce poste depuis avril 2015, en remplacement de Monsieur Kevin Tao. Il est ainsi en charge du développement de l'activité et de la gestion de toute l'Europe occidentale, y compris des ventes, du marketing et des opérations commerciales. Il cherchera ainsi à approfondir le partenariat à long terme avec les partenaires locaux. Marché stratégique et centre de compétences mondiales, Huawei considère l'Europe de l'Ouest comme une région clé. Huawei a commencé ses opérations en Europe de l'Ouest en 2000, et le groupe y emploie désormais plus de 6.300 collaborateurs. Vincent Pang, Institut de technologie de Harbin (Chine, 1999), a réalisé le parcours suivant :n NC-2015 : Huawei, président ventes mondiales et comptes clients clés. n Huawei, vice-président Europe de l'Ouest.n Début de carrière en 1999 chez Huawei.-Entrepreneurs :Soichiro Honda : il ne fut pas admis chez Toyota après un entretien d’embauche pour le poste d’ingénieur. Au chômage pendant une longue durée, il commença à créer des scooters chez lui. Encouragé par ses voisins, il prit la résolution de créer sa propre entreprise...Sir James Dyson : il a connu l’échec de 5126 prototypes d’aspirateurs et y a laissé ses économies pendant 15 ans. Mais le 5127e a fonctionné et Dyson est devenu le géant des aspi- rateurs sans sac.Akio Morita : A ses débuts, le géant Sony ne produisait que des autocuiseurs et cela n’a pas fonctionné. Seulement 100 unités ont été vendues. Cet échec n’a pas arrêté Akio Morita et ses partenaires qui ont continué à s’investir au maximum pour enfin créer l’une des plus grandes entreprises japonaises. Bill Gates : Avant d’être connu comme première fortune mondiale par le succès de Microsoft, celui-ci a débuté son-Artistes :Walt Disney : il s’est fait renvoyer par le rédacteur en chef d’un journal parce qu’il “manquait d’imagination et n’avait pas de bonnes idées”. Et plusieurs de ses affaires ont échoué avant la première de son film “Blanche neige”.Steven Spielberg : il s’est fait renvoyer à maintes reprises de l’university of Southern California School of Cinematic Arts. il a ensuite créé “les Dents de la mer” en 1975 et a gagné trois Academy Awards.Monet : le peintre impressionniste a été tout au long de sa vie moqué et rejeté par l’élite artistique. Aujourd’hui, ses œu- vres se vendent des millions d’euros et s’affichent dans les plus prestigieux salons et institutions dans le monde...VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?52 Juin 2015Nomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !Ces célébrités qui se sont trompées avant de réussirune grande partie des personnes au monde qui ont forcé l’ad- miration ont en fait déjà connu l’échec, parfois plusieurs. un fait que l’on ignore souvent, parce qu’il est occulté. Particu- lièrement en France, où l’échec est difficilement pardonné. l’Hexagone serait d’après une étude de The Economist le pays européen où la durée entre l’échec d’une société et le rebond de son fondateur est la plus longue : pas moins de huit ans ! la persévérance de ces personnalités (citées par Business insider) pour faire admettre leurs idées et leur talent, ainsi que leur capacité à utiliser ces revers, pourraient être terriblement instructives. Petit récapitulatif...parcours par un abandon de ses études à Harvard, puis la fail- lite de sa première entreprise.Faites part de votre Nomination àla presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.fr]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[n°21www.ecoreseau.frLe baromètre de l’innovationSTRATÉGiE & innOVATiOn nuMÉRiQuE Strategy reviewL’innovation autrementDU DÉSORDRE, POUR PLUS DE SÉRENDIPITÉparla Chine s’emploie depuis 1978 à dresser une muraille d’arbres d’une étendue de 4500 km pour contrer l’avan- cée du désert de Gobi au nord du pays. 100 milliards d’arbres seront plantés d’ici 2074 pour limiter les catas- trophes naturelles (tempêtes de sable, inondations, etc.). Mais une étude australienne a récemment démontré que la vaste opération portait ses fruits, non pas contre la désertification, mais pour la captation de gaz à effet de serre. Ce n’est pas ce qui était recherché au départ, et pourtant, devant le résultat positif, les autorités continuent, faisant preuve de « sérendipité », soit cette capacité à « ouvrir les antennes » pour découvrir des choses qu’on ne cherchait pas. l’exemple le plus connu est celui de Fleming qui, en ne désinfectant pas une éprouvette, dé- couvrit la pénicilline. Viagra, velcro, micro-ondes, insuline ou téflon ont tous été inventés alors qu’on ne les re- cherchait pas à l’origine. le post-it est né d’une erreur, d’une colle qui ne collait pas. Question de chance ? Pas seulement. « la chance ne sourit qu’aux esprits bien préparés », disait Pasteur. il semble qu’une certaine tournure d’esprit et d’organisation soit plus à même de tirer parti de ces opportunités. PourPascal JunghansEric Abrahamson, professeur de management à l’université de Columbia, les entre- prises devraient aspirer à un peu plus de désordre (1) pour se rapprocher de l’esprit start-up. Car bien difficile pour les structures fermées de leur contexte de se réin- venter, de tremper un doigt dans la mare des nouveaux marchés en ébullition et des besoins toujours plus diversifiés. Pour laisser une place au disparate et à l’improvi- sation, et ainsi créer un contexte fertile, il faut, selon ce chercheur, que le collabo- rateur puisse se voir dégager du temps et faire partager ses avancées – à l’exemple de Google qui accorde 20% de temps à ses salariés pour qu’ils se consacrent à des projets personnels qui ne rentrent pas dans la feuille de route. les équipes pourraient ainsi se constituer autour d’un projet, comme une équipe de cinéma pour les mois de tournage, puis se disperser quand il serait achevé. un tel relâchement des struc- tures suppose un mode de gouvernance vraiment transversal, des managers ouverts d’esprit, dotés du goût de l’expérimentation, qui peuvent néanmoins conserver une influence en devenant des pilotes informés et avisés, sentant les motivationsEnseignant à l'international - university Of Monaco et à l'université de Troyes Membre du conseil scientifique du Conseil supé- rieur de la formation et de la recherche stratégique.et influençant les travaux. Vaste programme, que les grands groupes ont toujoursdu mal à introduire.(1) Eric Abrahamson et David H.Freedma, “un peu de désordre : beaucoup de profit(s)”, Flammarion, 2008es entreprises, petites ou grandes, évoluent dans un environnement largement structuré par les journalistes économiques dont la production estMClue par les actionnaires, les clients, les salariés et le diri- geant lui-même. Mais pour autant, les journalistes éco- nomiques sont-ils influents ? Autrement dit : quel est leur pouvoir ? nous avons mené une recherche dans la litté- rature académique et auprès des journalistes écono- miques pour répondre à cette question (L’influence des journalistes économiques : subordonnée ou autonome ? in influentia, dir. ludovic François et Romain Zerbib, éd. lavauzelle, 432 pages, 27,30 euros).lQuels rapports entretiennentjournalistes économiqueset entreprises ?Dates & Events : ça cogite dur...4 9, 10 et 11 juin 2015 : Preventica, salon pour la maîtrise globale des risques professionnels à Toulouse380 exposants, 120 conférences pour tous les acteurs de la maîtrise des risques, tant dans l’entreprise que dans les services publics. En permettant réflexions, retours d’expériences et rencontres professionnelles sur les condi- tions de bien-être au travail, aussi bien au niveau de l’ergonomie que de la sécurité, cet évènement s’inscrit dans le champ du développement durable des organisations. Experts, dirigeants, cadres, élus, professionnels, ont invi- tés à partager leurs expériences, et à donner de nouvelles idées...4 11 au 21 juin 2015 : Futur en Seine, festival du numérique à ParisCréé par Cap Digital en 2009, ce festival international présente chaque année durant dix jours les dernières in- novations numériques françaises et internationales aux professionnels et au grand public. Fort du succès des précédentes éditions avec près de 78000 visiteurs en 2014, le festival se déroulera à nouveau cet été à Paris et en Île-de-France, avec une répartition en deux temps forts :– Du 11 au 14 juin, le Village des innovations, véritable laboratoire du numérique, invitera le grand public et les professionnels à tester environ 150 services et produits innovants en démonstration, mais aussi profiter de conférences, d’ateliers et de rendez-vous business (quartier des Arts et Métiers : la Gaité Lyrique, le Conserva- toire national des Arts et Métiers, le Musée des Arts et Métiers, NUMA...).– Du 15 au 21 juin, plus de 100 événements verront le jour, répartis dans plusieurs lieux partenaires de la région : concerts, soirées, rencontres, workshops, etc. (Le Cube, CG93, Enghein-les-Bains, Issy-les-Moulineaux.....).4 20 et 21 juin 2015 : La nuit du Hack à la Plaine Saint Denis (Académie Fratellini) Pour la 13ème année consécutive, la Nuit du Hack (NDH) rassemblera les experts internationaux de la sécurité informatique dans le but d'éduquer et d'informer sur l'importance du hacking. Une fois par an, l'équipe Hackerz- Voice accueille le grand public pour démystifier ces pratiques autour de conférences, d'ateliers et de challenges. Ce sont plus de 1 500 professionnels, étudiants et passionnés de sécurité informatique et de nouvelles technolo- gies qui se sont ainsi retrouvés l'année passée pour l'édition 2014 de la Nuit du Hack.4 1,2,3 juillet 2015 : Innorobot à LyonEvènement dédié aux robots et aux innovations technologiques disruptives. Les fabricants de robots, start-up, sociétés d’hardware et software qui gravitent autour, les laboratoires de recherche, etc., peuvent nouer des par- tenariats internationaux mais aussi donner un aperçu de ce que sera le monde de demain en compagnie de ces machines humanisées...il semblerait que l’influence des journalistes écono- miques soit subordonnée aux entreprises en raison de la puissance des services de communication. les conditions de travail des journalistes sont dégradées (nécessité de produire plus pour plus de « canaux », réduction des moyens de reportage). Cependant, le journaliste bénéficie toujours d’une influence autonome. Elle dépend du poids du média (diffusion, solidité financière) qui l’emploie, de la déontologie et de la crédibilité du journaliste lui- même. Mais également de ses relations avec ses « sources », qui lui permettent de s’exonérer des services de communication.Au final, journalistes et entreprises entretiennent trois formes de rapports. D’abord, un rapport de force où l’in- fluence du journaliste est, soit subordonnée, soit auto- nome, selon le résultat de ce combat. Ensuite, un rapport d’échange ou le journaliste bénéficie de données venant de l’entreprise et, par leur publication, leur donne une diffusion importante. l’influence est alors co-construite et les « bénéfices » en sont partagés. Enfin, un rapport d’ambiguïté, qui se joue lors de rapports directs journa- liste-dirigeant d’entreprise. il est celui de l’influence inter-personnelle et aboutit à une construction de sens partagée. Elle relève de l’ordre psychologique et non plus organisationnel.Juin 2015 53]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21STRATÉGiE & innOVATiOn nuMÉRiQuE Décryptage - Robots d’intérieurL'occasion pour EcoRéseau d'expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation NumériqueD e la guerre apoca- lyptique provoquée par le soulèvement des machines dans Termi- nator aux infâmes bestioles créées par Robotnik dans le jeu vidéo Sonic, en passant par l’intelligence artificielle malveillante de l’ordinateur HAl dans 2001, l’Odyssée de l’espace, la vie et la culture nous ont appris à nous méfier des robots. Et ce ne sont ni la bonne bouille de WAll- E, ni les bavardages inces- sants de C-3PO qui y chan- geront quoi que ce soit. Voilà, du moins, ce que l’on pensait il y a encore quelques an-alors que le salon innorobot ouvre ses portes le 1er juillet à lyon.Madame est serviele domicile sera-t-il « robolutionné » ? Coup de projecteur sur un secteur en pleine transition,laveurs de vitres, tondeuses, voire même des robots-pou- belles ou des robots-litières (donc auto-nettoyants), comme celui proposé par la société litter Robot... pour un prix d’environ 350 euros, tout de même. Ces appareils ont peu d’intelligence et sont conçus pour accomplir une tâche en particulier et faciliter la vie de leur propriétaire.nées.Pourtant, en 2027, ces ap- préhensions sont de l’histoire ancienne. Ce soir justement, Alain et Meryem, un jeune couple marié depuis cinq mois, regardent ensemble un film en compagnie d’isaac, le robot-humanoïde d’assis- tance et de sécurité, mesurant 1,75m, qu’ils ont acquis deux jours plus tôt. l’ambiance est pourtant un peu morose : Alain a appris qu’il allait être licencié de son poste de réceptionniste et remplacé par... un robot. A peine arrivé à la maison, avant même qu’il ait pu enfiler ses cha- rentaises, isaac lui a reproché de ne pas avoir fait suffi-Le potentiel du secteur est énorme, mais le déclic - la « killer app' » - n'est pas encore survenuTÉLÉ-PRÉSENCE PLUS INTELLIGENTE Voilà essentiellement les robots personnels et domestiques dis- ponibles et adoptables par le grand public actuellement. Autant dire que la robotique à domicile n’en est qu’à ses débuts. Mais la situation pour- rait évoluer rapidement, car de multiples innovations poin- tent le bout de leur nez. Citons les robots de télé-présence, à l’exemple de Beam Pro et de son petit frère Beam+, de la start-up française Awabot. S’ils ne sont pas « intelligents » à proprement parler, ils s’avè- rent plus évolués que les ap- pareils précédemment cités. ils commencent à être com- mercialisés mais intéressent pour l’instant surtout des clients B2B. « Peu de gens achètent ce type de robot pour eux, notamment en raison du prix, précise Catherine Simon, la présidente du salon inno- robo, le grand rendez-vous de la robotique dont la pro- chaine édition se tient du 1ersamment d’exercice au- jourd’hui – chose qu’il venait de détecter via le podomètre connecté d’Alain. Autant dire que le dialogue a été plutôt sec :et boire une bière.- il fait beau, peut-être pour- riez-vous aller promener le chien pour marcher un peu ? - Je t’ai demandé l’heure ? - il est précisément 18h32. -...- Ah pardon, vous indiquiez une forme de mécontente- ment.- Va plutôt recoudre mes chaussettes. » Heureusement, les rapports se feront rapidement plusRÈGNE DES MONO-TÂCHESRetour en 2015. le robot humanoïde d’assistance et de sécurité commercialisable n’est pas (encore) une réalité. Concernant la robotique de service et domestique – nous laissons volontairement de côté les utilisations scienti- fiques, médicales, militaires, éducatives ou de loisirs – il faut pour l’instant principa- lement se contenter de ma-ce n’est pas seulement un produit pour geeks mais une véritable réussite économique dont le marché est mature », confirme Jérôme laplace, fondateur et directeur du site de vente Génération Robots. la société américaine iRobot, par exemple, précurseur et leader sur ce secteur, est en- trée en Bourse et enregistre de beaux profits. De grandes marques, comme Samsung, lG ou Rowenta, se sont éga-« Alain, que comptez-vous faire maintenant que vous êtes rentré ?- M’asseoir dans le canapéCinémaRobot MoviesMenaçants, drôles, cruels ou émouvants, robots et androïdes font depuis plus de 90 ans le bonheur des spectateurs. Petit tour d'horizon de cette présence sur les écrans en 12 films. Metropolis, de Fritz Lang (1927)Le Jour où la Terre s'arrêta, de Robert Wise (1951) Planète Interdite, de Fred M. Wilcox (1956) Mondwest, de Michael Crichton (1973)Star Wars, de George Lucas (1977)Alien, le huitième passager, de Ridley Scott (1979) Terminator (1984), de James CameronShort Circuit, de John Badham (1986) RoboCop, de Paul Verhoeven (1987) Transformers, de Michael Bay (2007)WALL-E, d'Andrew Stanton (2008) Pacific Rim, de Guillermo del Toro (2013)54 Juin 2015Il ne fera pas des tâches physiques importantes mais aidera au quotidien : détection de problèmes dans la maison,jeu avec les enfants...cordiaux – la qualité des ti- ramisus concoctés par isaac n’y étant pas étrangère. Et, rassurez-vous : Alain trouvera un nouvel emploi et pourra acquérir des accessoires pour faire du tuning robotique afin qu’isaac soit le plus bel an- droïde du quartier...chines destinées à accomplir tâches et corvées ménagères. l’emblème de ces objets ro- botisés est le robot-aspirateur, de loin le plus installé et dif- fusé dans cette catégorie, tra- quant poussières et saletés en toute autonomie.lement lancées dans ce do- maine et proposent des ro- bots-aspirateurs à des prix tournant en moyenne autour de 400 euros (mais pouvant monter jusqu’à 900). D’autres tâches ménagères disposent également de leurs machines. On trouve ainsi des robots laveurs de sols,au 3 juillet à lyon. Mais ceux- ci commencent à devenir abor- dables. » la version grand public du robot (le Beam+) devrait ainsi coûter environ 2000 euros – un bon point car la version « profession- nelle » (Beam Pro) vaut au- jourd’hui la bagatelle de 15000 euros. Soit un pas potentiel« On en trouve dans les ma- gasins de grande distribution,]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[n°21www.ecoreseau.frBIENTÔT LE ROBOT COMPAGNONDans une catégorie un cran au-dessus en termes d’intel- ligence arrive ensuite le ro-UN PUBLICÀ RASSUREROutre ses fonctionnalités, un robot de ce type a pour intérêt de permettre une certaine forme d’évangélisation. Car différents freins ralentissent encore la pénétration de la robotique au cœur du domi-accomplir l’ens. tâches ou un petit robot pour chacune ? Quid des enjeux de sécurité en cas de « grand » robot ? Comment donner aux gens l’envie d’in- teragir avec le robot ? Pour- ront-ils nous permettre d’op- timiser nos consommations énergétiques ?...Décryptage - Robots d’intérieur STRATÉGiE & innOVATiOn nuMÉRiQuEde plus vers l’intégration de ce type de robotique au do- micile. Ces robots de télé- présence pourraient ainsi per- mettre de garder le contact avec des parents éloignés. ils se présentent sous la forme d’un écran juché sur deux pieds reliés à une petite struc- ture équipée de roues, l’en- semble mesurant environ 1,60m. Muni d’un micro, d’un haut-parleur et de deux ca- méras grand angle, il est ma- nipulableàdistancedepuis un clavier d’ordinateur. Si, par exemple, des retraités en possèdent un et permettent à leur fils d’y accéder, celui-ci pourra d’une certaine manière « sonner » et, s’ils lui en don- nent l’autorisation, être auprès d’eux malgré l’éloignement physique lorsqu’ils préparent le repas, ou à un autre mo- ment... Au cours des Ren- contres européennes de la mé- catronique 2014, Bruno Bon- nell, président d’Awabot et du syndicat Syrobo, estimait : « Dans deux ans, le prix d’un tel produit descendra entre 500 et 600 euros. Et dans cinq ans, il sera aussi banal de posséder un robot de télé- présence qu’aujourd’hui un smartphone. » le stade su- périeur sera le robot de télé- présence dite active : en plus de pouvoir être déplacé à dis- tance par l’utilisateur, il pourra effectuer des tâches simples telles qu’ouvrir une porte ou ramasser un objet.bot-compagnon. « Il n’ac- complira pas forcément des tâches physiques importantes mais permettra d’apporter une aide au quotidien : dé- tection d’éventuels problèmes dans la maison, présence pour les seniors ou jeux avec les enfants », explique Rodolphe Hasselvander, fondateur et président de la start-up Blue Frog Robotics. Sa société compte justement commer- cialiser avant la fin de l’année unrobotcompagnonnommé Buddy, après une campagne de prévente sur Kickstarter lancée le 27 mai. l’idée pre- mière de Blue Frog en déve- loppant Buddy ? Démocratiser la robotique auprès du grand public en proposant un robot compagnon à moins de 1000 euros, mignon et rassurant. il sera donc capable de jouer avec les enfants, de surveiller une personne âgée (par exem- ple détecter une chute puis envoyer une alerte à une per- sonne-référente), de diffuser de la musique en suivant le propriétaire dans les différentes pièces de la maison... Mais aussi de garder le domicile et d’envoyer un message en cas de fuite d’eau, de gaz, d’in- cendie ou de présence de cam- brioleurs. Buddy permettra également de faire de la télé- présence.cile. Outre les prix élevés re- froidissant même les plus passionnés, le grand public reste méfiant vis-à-vis de ces « machines ». « Ces techno- logies et ce qu’elles permettentposer ensuite des robots plus développés et imposants. les start-up le sentent : le potentiel commercial de la robotique domestique et de service est énorme mais le déclic (lapersonne, humanoïde et col- laborative, développe la pré- sidente d’innorobo. C’est-à- dire que l’on s’adressera en effet directement au robot, mais qu’il ne saura pas toutmettra de les fédérer et de les gérer. Mais il est encore tôt et restent, au final, de nombreux enjeux (techno- logiques, économiques...), d’espoirs et de questions :« Je suis tombé sur le seul robot paresseux qui regarde la télé toute la journée... »de faire intéressent les gens, mais il faut que le robot soit petit et mignon, qu’il ne donne pas l’impression que demain il risque de prendre le pou- voir », résume en souriant Rodolphe Hasselvander. En clair, le propriétaire d’un robot souhaite s’assurer qu’il maî- trise la situation, presque « physiquement ». un robot utile au design sympa est une façon de mettre un pied dans la porte pour habituer le grand public à cette présence et pro-« killer app’ » ou autre) n’a pas encore eu lieu.Pour l’instant, les profession- nels du secteur ne parient pas sur une future révolution des usages, mais sur des change- ments progressifs. Viendra plus tard, peut-être, le « Graal de la robotique » (Jérôme laplace), « l’interface ultime » (Catherine Simon) : le robot humanoïde effectuant des tâches de façon autonome. « Je crois, à ce niveau, à une robotique d’assistance à lafaire. Il y aura une forme de collaboration réciproque : par exemple il ne saura pas ouvrir une porte fermée à clé mais moi je sais le faire, et je ne peux pas porter ma valise trop lourde mais lui le peut ; alors il portera ma valise et passera par la porte que j’au- rai ouverte. » Ou bien viendra peut-être le moment où le ro- bot, demain, sera le centrali- sateur, le hub de la domotique et des objets connectés de la maison intelligente qui per-un robot humanoïde pouremble desJulien FournierTroisquestionsàMatthiasSchmitt,créateurdu«cyborgvégétal» Gå.iaetfondateurdelastart-upStillHumanRobotics« Garder la maîtrise du robot en toute circonstance »Votre projet de robot Gå.ia est défini comme un « cyborg végétal ». Quelle est sa fonction ?C'est une plateforme mobile qui permettra à l'utilisateur de déplacer la plante là où il le souhaite mais également à celle-ci de gérer elle-même ses déplacements selon ses besoins en eau et en lumière. Il s'agit en fait « d'aug- menter » les plantes en leur donnant la capacité d’être autonomes pour subvenir à leurs besoins vitaux. On peut ainsi envisager de les déplacer dans des endroits où on ne les trouverait pas, comme les bâtiments, cen- tre-villes ou zones bétonnées. Le projet s'inscritdonc dans une démarche écologique et réin- tègre les plantes dans nos vies sans leur porter atteinte.Comment fonctionne-t-il ?La plateforme robotique est assez commune finalement : des capteurs, des actionneurs et un système d’exploitation. La différence réside surtout dans l’exploitation des capteurs et l’intelligence artificielle : on chargera le robot de se déplacer selon les données que lui fourniront les capteurs analysant la plante. Ainsi, ce n’est pas la plante qui le décide mais on simule cette volonté par des actions.Par exemple, le robot ira vers la fenêtre de la cuisine en fin de journée car c'est à ce mo- ment-là que l’ensoleillement est le meilleur à cette période. De plus, on pourra contrôler et communiquer avec ce cyborg via commande vocale ou tablette, afin de garder la maîtrise du robot en toute circonstance.Comment vous est venue l'idée de créer un robot de ce type ?Lors de mon passage de diplôme de fin d’année en école de design industriel à Strate, j'avais rédigé un mémoire sur la robotique et son impact sur notre société. Lorsqu’il m’afallu commencer à penser à une solution in- dustrielle, mon idée était d’alimenter en énergie un robot via une plante. J'ai réalisé que ce n’était pas uniquement le robot qui pouvait en tirer parti mais surtout la plante. De là, le cyborg végétal est né. Par la suite, nous avons créé Still Human, notre start-up en robotique et objets connectés afin de dé- velopper l’idée pour en produire un vrai produit. Nous sommes en train de produire le premier prototype que nous dévoilerons à In- norobo, le salon de robotique à Lyon, début juillet.Propos recueillis par JFJuin 2015 55]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21STRATÉGiE & innOVATiOn nuMÉRiQuE Haute résolution - La signature électronique dans les faits Focus sur un sujet high tech dans l'air du temps«lçon virale dans les prochainesL’utilisation d’un stylet (ou de son doigt) pour parapher le contrat sur un écran tactile est très répandue« Nous avons décidé, chez YouSign, de garder la signature – l’acte de parapher – en tant que telle, pour son effet psy- chologique, explique Hugo de Fenyi Rouvière. Cela permetZut... Cela ne marche pas, je me suis coupé... »e marché de la signa- ture électronique de- vrait progresser de fa-Jamet, directeur Marketing, Stratégie et innovation chez Tessi, spécialiste du traitement de flux.contraintes : l’adressage, les photocopies éventuelles, se déplacer pour co-signer le cas échéant..., énumère Éric Jamet. Tout cela disparaît avec la signature électronique. Via une plateforme web, le docu- ment est accessible en per- manence – et il s’agit de l’ori- ginal. » Selon les configura- tions, les avantages en externe de la signature électronique seront différents. Par exemple, quelqu’un faisant signer un petit volume de contrats parJean-Marie BenoistConcrétisation, enfin...le marché de la signature électronique devrait bientôt exploser surtout parce que les expériences – positives – des premiers adeptes commencent à se multiplier : gains de temps, d’argent, d’image, augmentationdu taux de transformation... De quoi séduire tout le monde.d’échelle ou de temps, explique Hugo de Fenyi Rouvière, di- recteur des opérations chez Yousign, qui propose des so- lutions innovantes de signature électronique. Par exemple, si les contrats à signer doivent être envoyés en Outre-Mer, le coût et les délais sont consi- dérablement réduits. » le cycle de vente ou de signature, qui en manuscrit peut s’étaler sur quelques semaines voire quelques mois, se compte en journées. Et cela ne concerne pas que le cycle de vente pure : s’il s’agit d’actes de souscrip- tion où il faut fournir des élé- ments pour un dossier, celui- ci peut être constitué également sous format numérique. un organisme de formation, qui traite un peu moins de 700000 dossiers avec pièces justifica- tives par an, a réduit le coût de traitement par dossier de 5 euros à moins de 2 euros, et le délai d’une trentaine de jours à une dizaine. un autre bénéfice possible est celui qui touche à l’image : par exemple, « une mutuelle, pour toucher une population jeune, a utilisé la signature électronique : ce sont des outils qu’ils connais- sent et apprécient », décrit Bruno Garrett, VP Sales and Marketing chez Cryptolog, éditeur de logiciels de signature électronique.ligne Bruno Garrett. Faire dis- paraître les interruptions re- donne un caractère d’impul- sivité à l’acte, mais permet en plus à l’entreprise d’optimiser sa force de vente : moins de temps passé sur un dossier, pas de deuxième rendez-vous à prendre pour la confirmation et le paraphage... D’autant qu’il existe des outils pour fa- ciliter l’adoption du système par la personne en face, ce qui ne va pas toujours de soi. Par exemple, si l’une des mé- thodes les plus classiques consiste à envoyer un code à usage unique par SMS, l’uti- lisation d’un stylet (ou de son doigt) pour parapher le contrat sur un écran tactile est très ré- pandue.à l’utilisateur de garder ses repères, et le rassure. » Plus proche du clic, une autre pos- sibilité est de télécharger une photo de la signature sur le formulaire. Mais le grand pu- blic – et donc les professionnels – s’habitue de plus en plus au simple appui sur la souris (après tout, dès que l’on accepte les CGV d’un site de vente, on effectue une signature élec- tronique). Et ce n’est que le début : l’évolution de la tech-nologie.la biométrie – va amener de nouvelles innovations. un exemple ? le système Tou- chiD d’Apple de reconnais- sance des empreintes digitale sur ses appareils mobiles, en plus d’avoir l’air cool, est une forme de signature électro- nique...– particulièrement deannées, après avoir stagné pendant longtemps. Deux fac- teurs explicatifs : d’abord, la technologie est virale – l’es- sayer, c’est l’adopter –, et en- suite, les doutes à son sujet sont levés les uns après les autres. le cadre législatif actuel inspire confiance ; de plus, la loi européenne va évoluer en juin 2016, pour offrir une si-AVANTAGESÀ DISTANCE...En interne, le fait que le do- cument soit sous format nu- mérique offre tous les avan- tages liés au digital : process de traitement accéléré et flui- difié, archivage sécurisé (et moins encombrant !)... Re- cherchant l’efficacité, certainsCas d’écolegnature électronique à portée européenne – ce qui ouvre une porte intéressante pour le développement à l’international des entreprises... Mais surtout, « un des éléments qui change le paysage est le retour d’ex- périence des premiers déploie- ments, qui mesurent les progrès et les apports de la signature électronique », estime Eric56 Juin 2015s’en servent pour faire signer des documents RH : contrats de travail, notes de frais... Mais c’est dans les relations avec les clients – professionnels comme particuliers – que la signature électronique montre son meilleur jour. « Pour un support physique, faire signer un document pour validation entraine de nombreusesmois n’y trouverait pas d’in- térêt ; mais si les contrats font plus de 1000 pages – qu’il faudrait, à la main, toutes pa- rapher, sauf en présence d’un notaire–,ilyaungainen confort plus qu’appréciable pour le signataire. « Pour d’autres cas de figure, la pas- sage à la signature électronique peut amener une économie...ETEN FACE-À-FACEMais les avantages de la si- gnature électronique ne se ma- nifestent pas qu’à distance. Elle en offre un de taille pour les interactions plus rappro- chées : la continuité de l’acte de vente, quel que soit le canal. il est possible chez un client, avec une tablette, de proposer un contrat ou un accord, et de passer directement à la signa- ture. un gain de temps : « une enquête auprès de nos clients a montré qu’ils constatent une réduction des délais du pro- cessus de vente de 86%, et cela très rapidement », sou-Les abonnements on linede Ouest FranceLes abonnements sont importants pour tout organe de presse, et tous offrent l’option d’en souscrire sur leur site web. Ouest France a franchi un pas supplémentaire en im- plémentant la signature électronique en septembre 2014. « Le passage a été en partie motivé par l’arrivée de la ré- glementation SEPA, qui sonne la fin du RIB et de l’autorisa- tion de prélèvement », explique Françoise le Deist, en charge du service e-commerce. Les mandats étant signés, le quoti- dien sous la nouvelle réglementation en devenait garant. Car les internautes qui voulaient souscrire devaient donner leur RIB, puis imprimer une autorisation de prélèvement et la renvoyer. « Nous avions un taux de transformation d’en- viron 10%, estime Leila Coudre, responsable du service Fi- délisation. C’était une opération manuelle, aussi bien pour le client que pour nous. » Depuis la mise en place de la si- gnature électronique sur la plateforme web, le taux est passé à 80%. Plus fort encore : l’adoption a été instantanée, et n’a occasionné aucune question ou remarque – positive comme négative. « Nous avons pris le soin de rester fluide : l’interface de signature est intégrée au site, et se fond dans le processus de vente », souligne Françoise Deist. Face à ces résultats – le Web a servi en quelque sorte de test –, la dé- cision a été prise d’étendre la signature électronique aux autres canaux de vente. On le comprend...]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21STRATÉGiE & innOVATiOn nuMÉRiQuE Haute résolution - Cybercriminalité l’Homme, ce maillon faibleP Dénideservice,rançonnage,espionnage,piratage...Silessolutionstechniquespourseprotégerexistent, elles doivent être complétées par des solutions humaines...lus de la moitié – Puis les systèmes d’infor- majoritairement d’individus 55%, c’est la pro- mation des entreprises se isolés, ils sont maintenant portion, impression- sont ouverts aux sous-trai- de plus en plus organisésnante, d’entreprises qui ont tants, partenaires, collabo- et professionnalisés – consé-été victimes d’une fraude informatique en 2013 et 2014, selon une étude de Price Waterhouse Cooper publiée à la fin de l’année dernière. Même si, comme le pensent les auteurs de l’étude, c’est là plus l’effet d’une meilleure détection des attaques que de l’aug-rateurs avec des tablettes ou des ordinateurs porta- bles, objets connectés (dont le nombre et les types ne cessent d’augmenter)... De plus, le système informa- tique lui-même se trouve en plusieurs endroits : dans les bureaux, les usines de production, et dans les pro-quence de la monétarisation croissante des données.43% des fraudes reportées par les entreprises françaises ont été repérées grâce à l’analyse de donnéesDIFFÉRENTS TYPES D’ATTAQUES« On peut distinguer au- jourd’hui trois familles d’at- taques : le déni de service, les escroqueries et l’espion- nage », énumère Edouardmentation pure et simplede leur nombre, c’est unchiffre qui traduit une tropforte vulnérabilité. l’inter-connexion foisonnante desréseaux, des personnes etdes objets a fait fortementévoluer la cybercriminalité,en particulier à l’encontredes entreprises. Plusieursfacteurs y contribuent, aupremier rang desquels ontrouve les nouveaux usagesnumériques. Au départ, leréseau de l’entreprise fonc-tionnait en vase clos : onpouvait protéger le périmè- évolué. S’il y a quelquesJeanson, directeur technique Security Global line chez Sogeti, un des leaders des services technologiques et du test de logiciel.tre relativement facilement. années il s’agissait enDématique® & Gouvernancevec le recul il est curieux de deux extrêmes existe bien sûr tout un en- dernière interrogation pleine de bon sens constater que la grande majorité semble de données/documents intermé- consiste à envisager la mise en place de des systèmes d’archivage électro- diaires. systèmes d’archivage électroniques pro-duits eux-mêmes de plus en plus souvent, sur diffé- rents serveurs en mode Cloud... « En augmentant le nombre de connexions, en éparpillant les données, on a multiplié la surface d’attaque », explique Sé- bastien Faivre, directeur gé- néral de Brainwave, qui se spécialise dans l’analyse en continu des données sur les droits d’accès aux applica- tions et aux données.« J’ai envoyé mon mot de passe à tous mes contacts. Malin... Si je ne m’en souviens plus, je n’ai qu’à demander... »De plus, le profil des pirates a lui aussi considérablementDROITS D’ACCÈS ET ANALYSE DES DONNÉESLe paradoxe des systèmes d’archivage électroniquesla première, plus couram- ment appelée DDoS (pour Distributed Denial of Ser- vice), vise à empêcher le site de la victime de fonc- tionner en l’inondant de re- quêtes à un instant précis. Ce sont des attaques assez faciles à réaliser, qui ne de- mandent pas de compétence technique particulière. Elles représentent environ 40%la deuxième est constituée par les escroqueries : no- tamment le ransomware, où la personne met un piège dans le système informatique – généralement, en chiffrant une partie de vos données – et vous demande une ran- çon pour libérer ce piège. Enfin, l’espionnage cherche à envoyer hors de l’entre- prise des données sensibles. les solutions techniqueswall, canaux de communi- cation séparés, etc., existent. Mais la technique n’est qu’une partie du problème : il faut également penser à l’organisation et au juridique. C’est pourquoi il faut avant tout mener une analyse des risques : qui est intéressé par quelles données, et pour quel usage ? Et décider en- suite de ce que l’on veut protéger. Par exemple,tre sur le Cloud ? une autre précaution utile est de mettre une clause sécurité dans les contrats avec les partenaires détaillant les responsabilités de chacun. Enfin, pour les risques trop chers à couvrir, il existe des polices d’assu- rance.Acore des attaques. pour se protéger, type fire- quelles données va-t-on met- une mesure qui concerne58 Juin 2015parun seul et unique niveau de service, sys- tématiquement le plus élevé possible en termes de sécurité en ce qui concerne la disponibilité, l’intégrité, la confidentialité et la traçabilité.nées/documents avec le même niveau de service/sécurité ? En fait on ne s’est pas vraiment posé la question jusqu’à présent tant l’on se satisfait déjà de savoir gérer et assurer la pérennité des données/docu- ments numériques dans les meilleures conditions possibles. Cependant ce type de raisonnement montre vite ses limites qui sont dictées par un souci évident d’économie : pourquoi payer un service relativement cher pour des données/do- cuments qui ne le nécessitent pas vrai- ment ?du plus sécurisé au moins sécurisé tout en respectant un niveau acceptable. n’est-ce pas ce dont on dispose déjà en matière de signature électronique qui, autre para- doxe, nous a été imposé dès le départ en regard de la directive européenne de 1999 sans doute pour permettre un développe- ment aussi rapide que possible de la si- gnature électronique tout en évitant une complexité systématique injustifiée ? Force est de constater que le résultat n’est pas au rendez-vous tant pour l’archivage électronique que pour la signature élec- tronique !Jean-Marc RietschD’où vient le paradoxe, alors qu’à l’inté- rieur d’une organisation quelle qu’elle soit, toutes les données/documents gérés n’ont évidemment pas la même impor- tance, la même criticité, il s’agit là d’une évidence. En effet si l’on peut se permet- tre de « perdre » un bon de livraison, il en va tout autrement s’il s’agit d’un contrat de plusieurs millions d’euros et entre cesPrésident de FediSAla meilleure manière de répondre à cetteniques mis en place proposent à ce jour Alors pourquoi conserver toutes les don- posant différents niveaux de service allant]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[n°21www.ecoreseau.frtoutes les entreprises est la gestion des droits d’accès. « La perte de maîtrise du périmètre du système infor- matique déporte la sécurité au niveau applicatif : qui peut accéder aux données, sous quelles conditions ?... », énumère Sébastien Faivre.comme déclarer un four- nisseur et autoriser un paie- ment, changer l’iBAn d’un client et déclencher un vi- rement... les erreurs pos- sibles sont nombreuses, et peuvent avoir des consé- quences désastreuses.Haute résolution - Cybercriminalité STRATÉGiE & innOVATiOn nuMÉRiQuEdes rôles d’administrateurs et se cacher dans le sys- tème.Heureusement, il existe déjà des solutions, qui ne sont pas que techniques, notam- ment l’analyse de données. « Des activités inhabituelles permettent de repérer des pirates qui seraient rentrés et se seraient dissimulés », souligne Edouard Jeanson. Si le système enregistre l’utilisation des badges et l’activité informatique, on peut par exemple repérer qu’untel, qui n’a pas badgé, s’est connecté depuis unBien gérer ses droits d’accès est d’autant plus important que les attaques de type chantage et espionnage commencent par une phase d’ingénierie sociale. « Pour viser une entreprise, les at- taquants se dirigent vers les sources ouvertes », sou- ligne Edouard Jeanson. Ce qu’on trouve sur internet, ce qu’elle vend, où elle est implantée, par qui elle est dirigée, comment elle est organisée – tout cela est public – pour pouvoir cibler une personne en particulier. Par exemple, un pirate va contacter quelqu’un dans l’entreprise, grâce à une passion « commune », un cursus commun... une fois la relation établie, il envoie un message avec une pièce jointe ou un lien vers un site qui installera un logiciel malveillant sur la machine de la victime. Et à partir de là, le pirate peut prendre la main sur l’ordinateur et na- viguer dans le réseau interne – en général, il va chercher l’annuaire de l’entreprise, où les droits sont gérés, de façon à pouvoir se donnere à une passion « commune », un cursus commun...étage qui n’est pas le sien Sébastien Faivre. C’est un de jour en jour. Et elle vaut d’habitude. Ce type d’ana- peu comme chercher une le coup, car la technique lyse peut être menée sans aiguille dans une botte de marche : la même étude deUn pirate va classiquement contacterquelqu’un dans l’entreprise, grâc.que le pirate ne le sache. foin. le développement du Price Waterhouse Cooper le problème est que la Big Data a amené des al- indique que 43% des fraudes quantité de données à ana- gorithmes et des solutions, reportées par les entreprises lyser est gigantesque : mais peu d’entreprises peu- françaises ont été repérées « Dans une entreprise, 30% vent se permettre de les uti- grâce à l’analyse de don- des données générées quo- liser elles-mêmes. Heureu- nées.tidiennement sont des logs sement, l’offre en la matière – des journaux », souligne chez les prestataires s’étoffeJean-Marie BenoistQuelqu’un a accès à plus de documents que néces- saire, les droits d’un em- ployé licencié qui restent ouverts, voire des droits at- tribué incompatibles –Bring your own deviceLes deux visages des terminauxmobilesLa multiplication des terminaux mobiles et surtout l’adoption croissante du BYOD (Bring Your Own Device, où les colla- borateurs utilisent leurs propres terminaux mobiles dans le cadre professionnel) font que ces nouveaux appareils représentent un enjeu important dans la sécurisation d’une entreprise. Si, d’un côté, ils sont un atout pour la sécurité – ils facilitent notamment la mise en place d’un système de double authentification –, de l’autre, chacun représente un point d’entrée et d’accès potentiel aux données de l’entreprise. Le domaine, toujours récent pour les professionnels, de la cybersécurité, n’est pas encore mature, même si des solutions existent. Par exemple, les dernières versions du système d’exploitation de Google, Android, permettent de mettre en place des « containers » qui séparent les données personnelles des professionnelles. Une autre mesure prise couramment est l’attribution d’un canal de communication spécifique pour les appareils mobiles. Mais là encore, la technologie a ses limites. Rien n’empêche quelqu’un de mal intentionné de prendre une photo de l’écran de sa tablette où figurent des informations complètement sécurisées...Juin 2015 59]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21STRATÉGiE & innOVATiOn nuMÉRiQuE Business Story - Cegid, éditeur de logicielsRetour sur l'histoire d'une entreprise française que les innovations portent vers les marchés internationauxles bons comptes font... les bonnes entreprisesMoins connu que son charismatique président, Jean-Michel Aulas, Cegid Group est pourtant l’une des très belles pépites de l’économie française. Spécialisée à l’origine dans les progiciels de gestion standardisés, l’entreprise a depuis largement élargi ses horizons, métiers et géographiques, sans jamais perdre le contact avec son cœur de métier.LE FLAIR D’UN HOMMES’il est aujourd’hui avant tout connu pour son exercice haut en couleur de président de l’Olympique lyonnais, l’un des principaux clubs de foot- ball de l’Hexagone, Jean-Mi- chel Aulas est avant tout un homme d’entreprise. En 1983, quatre ans avant de prendre les rênes de l’Ol, il créeadopte très rapidement les solutions éditées par l’entre- prise. Anticipation géniale ou réussite de l’entrepreneur au- dacieux, cet axe de dévelop- pement initial va littéralement porter son développement. Prescripteurs des logiciels de gestion Cegid auprès de leurs propres clients, les comptables vont en effet jouer le rôle de « cheval de Troie », facilitantde l’obtenir en développant une stratégie de croissance à plusieurs vitesses. En intro- duisant Cegid en Bourse dès 1986, puis surtout en jouant ostensiblement la carte de la croissance externe. A partir de 1996, l’entreprise multiplie les acquisitions, prenant au fur et à mesure des positions préférentielles dans divers secteurs d’activités. Ainsi,réussit son plus gros coup en 2004, avec l’acquisition de CCMX, son principal concur- rent français, qui emploie alors quelque 800 salariés. En dépit du recours intenté par Fiducial, un autre groupe lyonnais, Cegid est conforté dans son opération par le Conseil d’Etat. un signal fort, que Jean-Michel Aulas traduit fin 2006 par une décisionChine (création des filiales de Shanghai, Shenzen et Hong Kong à partir de 2007), Jean- Michel Aulas s’est en effet attaqué au BRiCs. « Nous avons ouvert une filiale au Brésil en 2013, avant d’en installer une à Moscou en 2014, explique-t-il. Nous ve- nons également d’ouvrir Du- baï et nous sommes en ré- flexion sur une création dependant longtemps se focaliser sur la France. « Le retail, c’est le secteur où nous offrons le meilleur avantage compé- titif à l’international », analyse Patrick Bertrand. Et de fait, c’est dans ce domaine que Cegid réalise 40% de son chiffre d’affaires à l’interna- tional. un total qui pourrait croître encore à l’avenir, y compris grâce à l’ouverture d’un nouveau marché géo- graphique : l’Afrique. En dépit des analyses pessimistes de la plupart des observateurs, le directeur général de Cegid Group croit beaucoup au dé- veloppement de ce continent encore en sommeil. Pour l’heure la SSii lyonnaise a ouvert un bureau à Marrakech en guise de première ap- proche.Un développement en verre et contre tout...PROCHAINES GRANDES MANŒUVRES ?Forts de cette analyse, Jean- Michel Aulas et Patrick Ber- trand n’entendent pas s’arrêter en si bon chemin. Dans l’Hexagone comme à l’in- ternational, Cegid Group pré- pare activement de nouvelles croissances externes. « En France, le marché des logi- ciels est encore particulière- ment émietté. Il existe dans notre pays, près de 3000 édi- teurs, le plus souvent de petite taille. Nous en avons ciblé sept ou huit qui nous semblent particulièrement intéressants. Mais nous regardons aussi à l’international », souligne le directeur général de Cegid Group. Avant d’ajouter dansCegid Group et profite de la mise en place du plan comp- table général pour poser les bases d’une belle saga entre- preneuriale. Rejoint dès 1988 par Patrick Bertrand, alors simplement directeur finan- cier, mais désormais installé sur le fauteuil de Directeur général, le fondateur de l’en- treprise a su monter en puis- sance progressivement, en adressant des marchés stra- tégiques.la prise en mains des solutions Cegid dans les TPE et PME.Cegid s’impose dans le sec- teur du textile et du commerce spécialisé, avec les rachats successifs d’Orli en 1997, de Magestel en 2002, de CGO en 2004, d’AS infor en 2007, puis de VCS Timeless en 2008. la même démarche est engagée et le même ré- sultat obtenu aussi bien dans le secteur de l’industrie quesymbolique, Cegid cédant alors la place à Cegid Group.filiale en Inde. » Cette stratégie offensive aux quatre coins de la planète, le président fon- dateur de l’entreprise n’a au- cune peine à la justifier : « Quelles que soient leur taille et leur localisation, nous observons une tendance forte parmi nos clients et prospects internationaux. Qu’ils soient à Moscou, Paris, New-York, ou Shanghai, chacun com- prend que la numérisation des entreprises, en particulier dans le secteur du retail, constitue un enjeu majeur de compétitivité et de qualité de la relation avec le consom- mateur. » l’international, et plus particulièrement appliqué au retail, pourrait bien être le nouveau moteur de la crois- sance de Cegid, qui a préférélorsqu’il porte sur les fonts baptismaux la Compagnie européenne de gestion par l’informatique décentralisée (Cegid), Jean-Michel Aulas s’assure rapidement le soutien de la profession comptable. une communauté de clients prompte à se fédérer et quil’entreprise comme du foot- ball, Jean-Michel Aulas ne se contente pas de petits suc- cès. il vise le leadership hexa- gonal et se donne les moyensleurs propres clientsdeux opérations de croissance externe pourraient d’ailleurs bien avoir lieu avant la fin du mois de juin. » un peu comme si Jean-Michel Aulas annonçait la concrétisation proche de deux transferts ma- jeurs à l’Olympique lyon- nais...DÉVELOPPEMENT MÉTICULEUX Rapidement, Cegid décline son savoir-faire sur toute une gamme de produits allant de la gestion commerciale à la comptabilité, en passant par la paye. Mais il en va deVENT DU LARGELes comptables vont jouer le rôle de prescripteurs des logiciels auprès deun larDevenu le premier éditeur de logiciels de la région Rhône- Alpes (environ 2000 salariés fin 2014 et un chiffre d’affaires de 267M€, en hausse de près de 5% par rapport à l’exercice précédent), Cegid Group s’est.ge sourire : « Une ou60 Juin 2015dans celui de l’hôtellerie-res- tauration, ou encore dans son secteur de prédilection : la comptabilité. C’est dans ce dernier domaine, que Cegiddonné les moyens de grandir à l’international. Après l’Eu- rope de l’Ouest, puis les Etats- unis (ouverture d’une filiale à new York en 2001) et laJacques Donnay]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[VOUSCRÉEZVOTREˆBOITE ?NOUS VOUS ACCOM PAGN ONS !SALON DES ENTREPRENEURS 2 ET 3 JUIN 2015 CENTREDES CONGRÈS LYONCONCEPTION-CRÉATION / // CRÉDIT PHOTO / COLLECTIF ITEM - BERTRAND GAUDILLÈRE1 RÉSEAU, 200 EXPERTS RÉUNIS DANS 46 STRUCTURES SPÉCIALISTES DE LA CRÉATION, REPRISE, TRANSMISSION D’ENTREPRISE.BÉNÉDICTE CURANEST FONDATRICE ET GÉRANTE DE L'ENTREPRISERECETTES & CABAS.@CREER_A_LYON WWW.LYON-VILLE-ENTREPRENEURIAT.ORG]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21STRATÉGiE & innOVATiOn nuMÉRiQuE Regard digital - Stéphanie Delestre, présidente et cofondatrice de Qapa Entretien avec une figure clé de la transformation numérique« la révolution numérique change des vies.la preuve... »Stéphanie Delestre veut combattre le chômage avec les données et ringardise Pôle emploi.C’est d’ailleurs lorsqu’elle en a poussé la porte que l’idée de sa Start up a germé.de zéro, d’une page blanche, est une vraie opportunité pour nous. Toute la diffé- rence entre les deux struc- tures repose sur la notion de service, très importante chez Qapa. les candidats sont nos clients et nous sommes obsédés par la qua- lité du service rendu. Pôle emploi et nous partageons la même ambition, éliminer le chômage, mais avec des méthodes différentes. le digital apporte une réponse personnalisée aux candidats inscrits sur Qapa. On ap- prend de leurs recherches et de leurs réponses pour proposer des offres et des services annexes en adé- quation avec leurs besoins.Le maniement des data est sensible. Comment les utilisez-vous ? nous sommes des ayatollahs de la sécurité. l’enjeu ne se situe pas dans l’utilisation de la data mais dans la qua- lité des informations récu- pérées à l’entrée. la qualité de la data entrante est à sur- veiller et à bien comprendre pour, ensuite, pouvoir pro- poser des offres de forma- tion complémentaires par rapport au profil renseigné. les nouvelles technologiesQuels sont vos rapports avec l’Etat ?J’ai été invitée deux fois par Emmanuel Macron pour expliquer notre métier et nos résultats. Qapa totalise quatre millions de candidats et 200 000 nouveaux ins- crits chaque mois. Plus dede l’apprentissage, indis- pensable mais très onéreux. nous avons aussi évoqué les offres de Pôle emploi à mettre en open data. Et sur- tout que l’institution cesse de penser qu’elle a un droit de vie et de mort sur les chômeurs !matching ont été supportés grâce à une levée de fonds de 1,7 million d’euros fin 2013. notre chiffre d’af- faires, confidentiel, tourne autour de quelques millions d’euros, avec un triplement chaque année. Qapa est profitable depuis février 2014. nous comptons 15 collaborateurs.Avez-vous des concurrents dansle monde ?En Europe non. Aux Etats- unis, Bright a été racheté par linkedin en 2014 et a été fermé pour intégrer les équipes de R&D et les ou- tils de matching de linke- din, qui constitue un concurrent indirect. notre ambition est donc de nous« Chaque mois, 8 000 personnes décrochent un contrat grâce à Qapa »pables d’apporter de telles solutions et de servir notre ambition : tuer le chômage en France et en Europe.Pôle emploi aurait dû prendre ce virage du nu- mérique et apporter ces services. Comment ana- lysez-vous son retard ? Se penser en situation de monopole empêche de faire évoluer ses produits et ses services. les politiques pu- bliques de l’emploi ne sont pas en phase avec le marché et ne répondent pas aux at- tentes des jeunes, par exem- ple, qui font des missions de quelques mois et partent à l’étranger. Surtout, Pôle emploi n’a pas vu arriver les nouveaux acteurs. PartirComment est née l’idéede Qapa, un procédé de matching pour mettre en relation offres et de- mandes d’emplois ? D’un constat simple. la France compte 5,5 millions de chômeurs quand près de 900 000 offres d’emplois ne sont pas pourvues auprès des entreprises. nous avons mis au point un outil de matching avec 70 critères axés sur les compétences des candidats, et non pas par métier comme chez Pôle emploi. Et cela change tout ! le champ des possibles s’ouvre pour le candidat tout autant que pour l’en- treprise qui n’arrive pas à embaucher. Seules les nou- velles technologies sont ca-développer en Europe.Qapa, le Tinder de l'emploi280000 offres d’emplois sont disponibles et près d’un milliard de matchings a lieu chaque jour sur le site. Chaque mois, 8000 personnes décrochent un contrat grâce à Qapa. AlorsComment avez-vous bâti votre business model ?Qapa est une place de mar- ché qui met en relation candidats et recruteurs dans un modèle freemium. lesAvez-vous des freins culturels ou réglementaires pour ce déploiement européen ? Quelques modifications ma- jeures sont réalisées : la langue, la localisation des candidats, les référentiels des compétences par métier et la monnaie. notre expé- rience nous rend la tâche plutôt simple puisque nous avons appris que le système s’autoalimente grâce aux informations fournies par les candidats. la Grande- Bretagne a été lancée en début d’année. l’Allemagne le sera dans les prochains70 critères axés sur les compétences des candidats, et non pas par métier commeBioChômeurs angelDiplômée d’un DEA d’Histoire à La Sorbonne et d’un cursus à l’ESCP, Stéphanie Delestre a débuté sa carrière par un stage dans le groupe TF1. Elle y reste plusieurs années à différentes fonctions autour de la finance et du marketing. Elle prend la responsabilité des activités internet d’Eurosport. Elle est ensuite nommée DG de Qype à Ham- bourg, racheté par Yelp trois ans plus tard. L’idée de Qapa lui est venue alors qu’elle rentre en France et s’inscrit à Pôle emploi. Elle y rencontre des chômeurs stressés et qui sortent sans un sourire d’un système qui s’avère compliqué. Qapa est créée en 2011 avec trois associés : FlorianAuriau, Olivier Zier et Corentin Larose.62 Juin 2015chez Pôle emploiEmmanuel Macron a voulu savoir comment les nou- velles technologies avaient la capacité de changer la vie des gens, la simplifier et la rendre plus égalitaire... nous vivons la révolution numérique tous les jours. il a besoin de comprendre comment l’innovation va influencer l’emploi, la for- mation et l’économie en général. Je lui ai aussi parlémois.permettent de proposer de nombreux services pour les candidats mais aussi pour les collectivités locales. Grâce aux informations ré- coltées par Qapa, nous sommes capables de ren- seigner sur les métiers en tension au cœur d’un terri- toire. une information es- sentielle pour, par exemple, orienter les budgets forma- tion des collectivités.inscriptions sont gratuites pour tous. Des abonne- ments à partir de 9,90 euros par mois apportent des ser- vices supplémentaires aux candidats et des campagnes de communication aux re- cruteurs. De plus en plus, les clients veulent en avoir pour leur argent et payer pour des services utiles. les investissements pour mettre en place l’outil de. la demande sur ce secteur de l’emploi s’accé- lère dans tous les pays. Si les recruteurs étaient frileux au départ, notamment les grands groupes, ils sont dés- ormais beaucoup plus ou- verts à étudier un système que les candidats plébisci- tent.Propos recueillis par Stéphanie Polette]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[n°21www.ecoreseau.frSTRATÉGiE & innOVATiOn nuMÉRiQuEJuin 2015 63]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21RH & FORMATiOn Réseaux et influence - Les clubs de cigaresDécryptage d'un groupement ou cercle en particulier, de son dynamisme et de sa capacité à favoriser le networkingCigares du PharaonT Entréefumeuseauseindeclubssouventconsidéréscommeélitistesetmasculins,maisenpleineévolution.ubulaire, gros et à club « De Cape et la principale teneur des pro- celui souvent rattaché à une l’odeur agressive. d’épices ». A chaque club pos de la soirée : la peinture profession, à une école, à les détracteurs ne donc son fonctionnement. et le cigare, la littérature une association. Et si dansmanquent pas d’adjectifs Tandis que la plupart, par sur Cuba, etc. « Le fil rouge le premier cas, aimer le ci-pour qualifier péjorative- ment cet instrument de plai- sir. Mais n’a pas la classe d’un Dutronc qui veut et de bien d’autres : Frida Kahlo, Winston Churchill, Madonna, Hitchcok, Georges Sand et Che Gue- vara sont eux aussi souvent affublés d’un cubain dans l’imaginaire collectif. Objet de fantasmes, le cigare n’en demeure pas moins un loisir principalement viril. A en croire ses amateurs français d’ailleurs, les mentalités doivent encore progresser pour ne pas l’associer à un plaisir de riches. D’autant que le double corona n’est pas seulement l’apanage du businessman. Car à l’ombre d’un fumoir, les clubs qui rassemblent les amoureux du barreau de chaise pul- lulent. Et l’ambiance y est souvent plus décontractée et ludique que chic et guin- dée...défaut ou par principe, se- ront intégralement compo- sés d’hommes, d’autres se- ront réservés aux femmes. A l’image du club Cape et Volutes basé à Marly-le- Roi, en région parisienne, qui fédère des fumeuses de Havane âgées de 30 à 65 ans, dont la carrière pro- fessionnelle n’a visiblement rien à envier à celle de leurs homologues masculins. une manière de casser les codes et de s’approprier un plaisir viril. Si en Amérique latine, fumer un Montecristo est bien moins connoté hommes d’affaires, en France, les clichés ont la vie belle. « En France, le cigare reste un signe exté- rieur de richesse alors qu’il nous arrive de fumer des modules achetés 2 euros en civette. Le but n’est pas de fumer un cigare qui coûte cher mais d’en goûter de tout type et de toute pro- venance. De même, peu de femmes sont membres de notre club parce que la plu- part s’interdisent souvent de le fumer », analyse Marc Antoine Sélaquet, président du club cigares des anciens de HEC créé en 2005.débute par la prise de pa- role d’un invité pour 15 minutes sur la vision du ci- gare, de l’actualité ou d’un thème culturel », décrit Marc-Antoine Sélaquet. Mais certaines soirées, ou se côtoient notamment les André Santini, Christian Blanc et Dominique Bila- lian, des éditeurs, des in- tellectuels, etc., peuvent to- talement diverger. Derniè- rement par exemple, les an- ciens de HEC, amateurs de barreaux de chaise, ont ou- vert leurs portes à un cham- pion olympique venu ex- pliquer son année de pré- paration aux Jeux Olym- piques. « Les discussions business ne sont pas à l’or- dre du jour. Mais rien n’em- pêche les membres d’échan- ger leurs cartes. Ce n’est pas l’esprit de vendre un produit ou venir réseauter. Le club cigare est plus lu- dique. Au bout de dix ans, des amitiés se sont bien évidemment créées. Cer- tains ont même lancé des entreprises ensemble », dé- taille le président du club cigares de HEC. Même son de cloche pour Gérald Es- pardellier pour qui les af- faires sont la cerise sur le gâteau. « Une conséquence comme une autre des liens qui se créent dans un contexte décontracté. » Pré- cisons enfin que ces clubs ne fonctionnent pas en vase clos. On peut bien évidem- ment faire partie de plu- sieurs clubs en même temps. Tant que la gorge le supporte. Et les soirées entre membres de différents clubs sont au final plutôt monnaie courante.gare et payer une cotisation ou son repas – 120 euros par exemple la soirée pour leclub«Decapeet d’épices » – semble être la seule règle, rentrer dans la seconde catégorie relève alors de la gageure. A quelques exceptions près bien évidemment : « Pour entrer dans notre club, il faut être un ancien et ap- précier le cigare. Il n’y pas de cooptation et les dîners ne sont pas fermés. Un membre peut très bien in- viter sa femme par exemple, un ami ou un client », sou- ligne le président d’un des clubs emblématiques de HEC. Bien plus compliqué en revanche de rentrer au Cijac (Club international des journalistes amateurs de cigares) ! Select, chic, fermé, le club a été co-créé par Alexandre lichan, proche de Zino Davidoff aux manettes de la maison de cigares éponyme. 40 places seulement sont ré- servées aux stars des mé- dias.... de feu Thierry Ro- land, en passant par Chris- tine Ockrent – depuis partie du club –, à Philippe Gildas et bien sûr PPDA. D’autres encore consistent en « des clubs guindés où les dîners sont placés. C’est le genre de soirée où vous vous re- trouvez sans le savoir à côté d’un proche du président du club parce que vous êtes dans le même secteur d’ac- tivité ! », regrette Gérald Espardellier. Tous les clubs ne nourrissent pas seulement l’ambition de faire voltigerDÉFAUT D’IMAGEle cigare, ce plaisir pas comme les autres... les ini- tiés parleront davantage de modules d’ailleurs, notion qui renvoie à la taille et au diamètre du cigare. « Pour tous les amateurs, c’est un cérémonial qui diffère à chaque cigare. Il existe plu- sieurs manières de le fumer. J’ai crée mon club car je ne me retrouvais pas dans certains cérémonials. ‘’De cape et d’épices’’, ce n’est pas qu’un club qui sert àLe cigare change doucement de configuration...A CHACUN SON CLUB, À CHACUN SON CÉRÉMONIAL... S’il est plutôt aisé de trouver un club, force est d’admettre que la majorité conserve une image auréolée de mys- tère. le produit, effective-blique. Bien sûr, les ama- teurs ne s’arrêtent pas à ce défaut d’image et à la no- civité du produit. Mais cela complique souvent l’orga- nisation des soirées ou la création de certains clubs. « Nous fumions le cigare le soir après nos journées de formation, se remémoretout autre, aurait un apport positif en matière d’image et d’animation du réseau des anciens. »n’ai pasréseauter. Je A l'ombre d'un fumoir, l’ambiance des clubs desle clôturera toujours, c’est le rituel. Onun club pour amoureux du barreau de chaise est souvent plus est loin desprofiter du ci-voulu fonder décontractée et ludique que chic et guindée gare commed’autresprétexte pourfaire des affaires. Ce qui ment, n’invite pas à la com- Marc-Antoine Sélaquet. chill ! Et c’est un rituel que prime avant tout, c’est la munication et n’a pas par- Nous nous sommes de- l’on retrouve dans de nom- convivialité et nos soirées ticulièrement bonne presse mandé pourquoi ne pas breux autres clubs aussi. sont souvent bien arrosées. aux yeux de l’opinion gé- continuer après. Lors du Dans ce cénacle d’alumni, Et c’est dans ce contexte nérale. Et ce, d’autant plus dépôt de dossier à HEC, il l’heure n’est cependant pas que des contacts privilégiés lorsque les « Fumer tue » y a eu un peu de méfiance. au réseautage et à l’échange se nouent », note Gérald et la loi Evin encadrent ce Et nous avons dû convain- forcé de cartes de visites. Espardellier, fondateur du loisir dans la sphère pu- cre que ce club, comme un fil rouge détermineraDES CLUBS SEULE- MENT CENTRÉS SUR L’HÉDONISME ?En définitive, une dichoto- mie s’opère, avec deux styles : celui axé sur le plai- sir de fumer et de passer un moment convivial. EtGeoffroy FrameryCôté déroulé, les soirées du club HEC rassemblent 40 à 50 personnes tous les trois mois. un premier ci- gare vient ouvrir le repas lors de l’apéritif. un second4000 cigares annuels fu- més par Chur-de belles volutes. Et. clubs très fermés suscitent parfois des polémiques à l’image du Club des parle- mentaires amateur de Ha- vanes (CPAH), pointé du doigt en 2012 pour conflit d’intérêts par Jean Gicquel, alors déontologue de l’as- semblée nationale.64Juin 2015]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[Christophe, 43 ans. Directeur général, ESSEC Executive Education, promotion 2011.Et si vous aussi, vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ?Renforcez vos compétences, renouvelez votre projet professionnel et atteignez vos objectifs avec Management Général. 12 mois à Paris, format week-end, 2 immersions à l’étrangerPour les hauts dirigeants.WWW.EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.FR© Getty Images – 434290515]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21RH & FORMATiOn ObservatoireBrèves, études, actus et classements du mois concernant les Grandes Ecoles,les Universités et le recrutement, picorés en toute subjectivitéu Focus sur l'innovation ce mois-ci. Innovation voulue par les grandes écoles, qui passe par la création de nouvelles chaires – comme en témoigne Polytechnique –, mais peut aussi se concrétiser par la remise au goût du jour de certaines formations his- toriques comme l'illustrent l'ESSCA ou encore Kedge. Innovation qui ne passe pas seulement par l'enseignement supérieur, comme le prouve la Commercial Academy. Ailleurs, les rapprochements entre écoles progressent toujours, qu'il s'agisse de fu- sions d'écoles ou de mutualisations des savoir-faire...Le Sourcing et la Supply Chain à l’honneur à l’ESSCANouveau bébé pour Télécom Bretagne et l’Ecole des Mines de Nantesnantes pourrait redevenir bretonne ! En créantd’ici deux ans une école au centre des transforma-Dans le monde du recrutement, 2014 aura auguré d’un regain d’employabilité des formations liées aux achats et à la supply chain dans un contexte économique qui se caractérise par une percée du cross canal et l’explosion du e-commerce. Ce faisant, l’ESSCA (Ecole Supérieure des sciences commerciales d’Angers) a décidé de créer deux nouvelles spécialisations, en alternance, en sourcing et en supply chain, afin de former ses étudiants à des postes d’acheteurs (production/projets/frais généraux), de pilotes de flux logistiques ou encore de consultants en cabinets spécialisés dans le conseil en logistique et achats. Ces nouveaux parcours s’adressent tant aux étu-tions digitales, environnementales, énergétiques et sociales, Télécom Bretagne et l’Ecole des Mines de nantes souhaitent poursuivre la stratégie terri- toriale de l’institut Mines-Télécom.diants de l’ESSCA qu’aux titulaires d’un Bac+3 via un concours parallèle. une manière pour l’ESSCA de mettre en exergue un enseignement du sourcing et de la supply chain dispensé depuis presque 20 ans.Source : ESSCAl’ambition nourrie dans cette fusion par ces émi-nents acteurs de l’enseignement supérieur peut serésumer à la volonté de créer un nouvel établissement au carrefour du numérique, de l’énergétique et de l’environnemental en s’appuyant sur les piliers propres à chaque école : la sûreté/sécurité d’une part et les systèmes en réseau d’autre part. la jonction des services de chacune des écoles est programmée au 1er janvier 2017, tandis que cette union se scellera autour d’un diplôme commun d’ingénieur généraliste dispensé sur trois sites : Rennes, nantes et Brest.Source : Institut Mines-TélécomRésultats d’une enquête sur la réforme de la formation professionnelleFidal Formation et Amplitude ont rendu publique courant avril leur enquête au sujet de la réforme professionnelle. l’enquête ambitionnait d’évaluer la perception de cette réforme auprès d’un échantillon représentatif de 600 dirigeants et professionnels RH un an après l’entrée en vigueur de la loi relative à cette réforme. Quelles conclusions tirent le législateur et les professionnels pour ce sondage ? une réforme méconnue, complexe et perçue comme une contrainte dans les milieux RH. Mais aussi un accès à la formation rendu plus compliqué alors que cette même formation demeure un pilier de la stratégie des entreprises.+ Niveau de connaissance de la réforme de la formation professionnelle+ La perception et l'utilisation de la formation dans l'entreprise+ La perception de la réforme professionnelle66Juin 2015Source : Fida Formation & Amplitude]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[n°21www.ecoreseau.frParis Sorbonne et l'UTC célèbrent la rhétoriqueLa commercial Academy recrute !Observatoire RH & FORMATiOnDark Vador est -il un bon père ? la taille compte- t-elle ? ... Derrière ces questions dont les enjeux vous empêchent de bien dormir la nuit se présentent toutes les subtilités de l'art de la rhétorique. Par une méthode d'adéquation/ registre, il s'agit donc d'organiser sa pensée pour convaincre devant une assistance. Ou sur le plan de la vie active, démar- cher de nouveaux publics, décrocher un emploi, pitcher pour convaincre une brochette d'investis- seurs, etc. Autrement dit, une façon de dire presque incontournable dans la vie professionnelle. Pour dépoussiérer cet art qui remonte à la nuit desil n’y a pas que les bûcherons et lesjournalistes de la presse écrite qui nefont plus rêver les foules. la professionde commercial semble, elle aussi, neplus faire d’émules. un manque à com-bler de 20000 postes vacants cette annéeet des prévisions qui tablent aux environsde 150000 postes à pourvoir d’ici cinqans. Pour revaloriser la fonction com-merciale, le groupe EcoFac vient d’inau-gurer à Rennes et au Mans deux nou-veaux centres de sa « Commercial Academy ». « En s’appuyant sur une méthode unique – la méthode de vente par comportements d’achat – développée pour nos clients avec EcoFac, nous avons construit un parcours de cinq mois pour recentrer les professionnels de la fonction commerciale sur le client et leur redonner confiance et sérénité, avance Gilles Mercier, président fondateur du groupe spécialisé en formation continue. Le programme se termine par deux mois en immersion au sein d’une entreprise et se finalise par une embauche en CDI. Ce programme se caractérise par un taux de placement de 100% et par sa gratuité pour la personne qui décide de l’effectuer. » une manière de former autrement axée sur l’opérationnel tout en étant sanctionnée d’un titre de négociateur technico-commercial de niveau 3 au RnCP.temps, le concours « Fleurs d'éloquence », ouvert à tous les étudiants de Sorbonne universités, s'est clôturé le 6 mai pour faire de Guillaume Ouattara, étudiant du cursus Humanités et Technologies à l'uTC de Compiégne, son lauréat pour l'édition 2015 à l'issue d'une compétition féroce ou 4 finalistes seulement furent retenus (nicolas Gershater (uTC), Maïté Sibileau (uTC) et Anne-laure Delaunay (Paris iV)) sur 147 candidats. Ce concours porté sur l'art oratoire s'est accompagné également de séances de formation pour l'ensemble des candidats et a permis à quelques chanceux rhéteurs d'ouvrir et fermer le cycle « Controverses » de la BPi, sorte de tribunal public réuni à cette occasion pour discuter de la gamification de la société.Audencia Nantes et Toulouse Business School renforcent leur collaborationles business schools ne seraient pas que d’éternelles rivales dans l’arène mondialisée des formations. En atteste le nouveau partenariat acté entre TBS et Audencia Group pour mutualiser leur filière et associer leur excellence académique autour de chacun de leurs Bachelors. le partage des compétences et des formations renforce l’inter- nationalisation du parcours, tout en offrant un panel plus large de spécialisations afin de faire de leurs participants des managers polyvalents à l’international.Source : AudenciaSource : UTCDu neuf à l’X- Création de la chaire « Innovation technologique et Entrepreneuriat » dite « ITE »Début avril, Axelle lemaire, secrétaire d’Etat chargée du numérique, parrainait la signature de cette nouvelle chaire à l’initiative de BnP Paribas, Zodiac Aerospace, l’iSAE-SuPAERO et l’école Polytechnique. Par cet engagement, les différents acteurs de la formation et du monde économique souhaitent encourager le dévelop- pement de start-up technologiques. la chaire sera le point de départ d’une plateforme dédiée à l’entrepreneuriat ainsi que de nouveaux programmes pédagogiques qui conféreront un socle culturel et méthodologique tourné vers l’international, en contact étroit avec la recherche. A l’image du master iTE (innovation technologique et entrepreneuriat), la création de ces nouveaux diplômes s’accompagne bien évi- demment par la concrétisation d’un double diplôme portant la marque des deux éta- blissements de renom.- L’X renforce ses positions dans l’Empire du Milieuformations exécutives20 ans déjà que le site marseillais de Kedge propose l’Exécutive Master en Management des structures d’action sociale et de santé. Face au succès de la formule, le groupe d’enseignement a décidé de lancer la formule sur le campus bordelais en partenariat avec l’institut régional du travail social (iRTS) à compter de septembre prochain. Petite piqûre de rappel, ce programme entend former les dirigeants du secteur sanitaire, mé- dico-social et social, en particulier les directeurs généraux, les secrétaires généraux, les directeursDepuis le 31 mars dernier, Polytechnique et l’université de Pékin ont signé un accord de double diplôme d’une durée de cinq ans pour permettre aux étudiants chinois d’un niveau équivalent licence de passer trois ans à l’X avant de faire la quatrième année typique de Polytechnique dans leurs pénates pékinoises. l’accord favorise aussi la mobilité dans le sens France-Chine en améliorant les connexions entre les deuxcampus afin que l’université de Pékin devienne un lieu académique de choix pour les 4e année de l’école française.Source : PolytechniqueKedge Business School élargit son terrain d’actions pour seset managers d’établissement, structures et services, titulaires d’un Bac+5 ou d’un Bac+4 assortis de trois ans d’expériences.Source : Kedge Business SchoolJuin 201567]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21RH & FORMATiOn Carrières & Talents - Management multiculturelAnalyse d'une formation et de sa capacité à satisfaire les besoins des entreprisesFuturs aubergistes espagnolsNMune réalité mouvante doitlà. le dirigisme français et le management vertical si douloureux pour nos jeunes générations trouve, entre autres, ses racines dans le jacobinisme et la centrali- sation. « Il y a toujours eu une connexion intime entre l’Etat et l’industrie par exemple. C’est un modèle historique qui repose sur le contrôle. Mais ce diri- gisme peut être un frein à l’innovation, en particulier au moment où les entre- prises françaises décident d’aller à l’export », rappelle Guilherme Azevedo. Et Va- lérie Gauthier, professeur à HEC, titulaire de la chaire Pernod-Ricard en leader- ship, de compléter : « Le multiculturalisme est à va- loriser. Une entreprise qui grandit, c’est une boite qui innove car ce sont les re- gards différents qui accou- chent de l’innovation ». Reste à savoir dans quelle proportion laisser infuser un modèle différent du nôtre à l’intérieur d’une entre- prise... pour ensuite imposer ses choix en son âme et conscience.le vent du management multiculturel souffle dans la formation continue. Mieux vaut se préparer à l’adaptation continue...les professionnels de la for- mation. A l’échelle des pro- grammes dédiés aux entre- prises, du master en mana- gement interculturel en pas- sant par les MBA dont l’in- ternationalisation du cursus ne fait aucun doute, les in- terventions spécialisées dans ce type de manage- ment prennent des tournures surprenantes mais fruc- tueuses : « Par exemple, l’ouverture au multicultu- ralisme passe par la ré- daction d’un autoportrait qui permet de dessiner un rapport entre vous et vous- même, entre vous et les au- tres, entre vous et la société, afin de comprendre notam- ment vos limites en matière de compassion et de com- préhension des autres », détaille Valérie Gauthier. Mais les verrous introspec- tifs ne sautent pas au pre- mier exercice de style. D’autant qu’il est difficile de faire sortir un cadre su- périeur ou un dirigeant hors de sa zone de confort. D’au- tres sessions viennent donc compléter le dispositif d’ou- verture, qu’il s’agisse de séminaires à l’étranger ou de travaux de groupes entre personnes de nationalité différente : « Dans notre MBA, le management mul- ticulturel fait partie inté- grante du process de for- mation. Pendant, les huit premiers mois, les partici- pants font face collective- ment à des figures impo- sées par équipes de cinq ou six personnes dans le but de répondre de façon optimale à des objectifs communs », illustre Valérie Gauthier. Ces pratiques d’ouverture mettent d’ail- leurs en exergue que le fac- teur multiculturel, aussi im- portant soit-il, ne peut être invoqué comme seule rai- son à l’échec d’un projet ou d’une négociation. BienGeoffroy Frameryouveau marché à conquérir : claque culturelle en perspective ?ondialisation oblige, le mana- ger confronté àaussi le cœur de chacune des organisations interna- tionales et nationales. D’un point de vue opérationnel, il s’agit donc de s’affranchir des différences culturelles sans les occulter et de consi- dérer la persistance de cer- tains modes organisationnels en les adaptant au plus près des réalités locales, pour agir sur un des principaux leviers en matière de per- formance des entreprises.turel fait ressortir le besoin fonctionnel de chaque pro- fessionnel d’avoir une in- teraction constructive avec un autre professionnel, afin de créer des opportunités d’affaires », définit Guilherme Azevedo, pro- fesseur à l’Audencia. le problème évident de cette relation à plusieurs revient à comprendre la vision de l’autre, tout en remettant en cause finement nos pro- pres conceptions. Problème qui devient de plus en plus complexe. Car le « cross culturel » évolue rapide- ment. il ne s’agit plus seu- lement de faire entrer les gens dans des cases en sesons collectivistes/indivi- dualistes, son respect du pouvoir et d’une vision ho- rizontale du management... Dès lors, se pose légitime- ment la question de la confrontation des caracté- ristiques culturelles afin d’engager une dynamique managériale vertueuse.recourir à une certaine agi- lité culturelle pour diriger ou décider. il doit fait preuve d’une mobilité accrue dans un espace-monde contracté par l’accélération et la po- larisation des flux de per- sonnes et de marchandises. Cette globalisation des échanges, qui nourrit l’idée d’un monde sans frontières, ne fait cependant pas fi des particularismes régionaux, des préjugés de la personne qui voyage et des diffé- rences de parcours qui font de chaque individu quelqu’un d’unique. Sans pour autant rentrer dans des débats dignes du zinc usé par les coudes de philo- sophes de café, le multi- culturalisme est une notion délicate à manier. D’abord parce qu’il ne peut se réduire à la culture telle qu’on l’en- tend dans son sens commun. Certes sa nature est imma- térielle, mais elle impacteL’HYDRE DU MANAGEMENT Adapter le fameux Guide Michelin au pays du So- leil-levant, booster l’équipe de Corée du Sud par le changement – thérapie de choc ? – culturel, exposer Murakami à Versailles, gérer l’interculturel dans une mul- tinationale présente aux qua- tre coins du monde... les exemples, qui forment la quadrature du cercle ma- nagérial, sont pléthoriques mais vont tous dans le même sens. Prosaïquement, « le management multicul-ATAVISME FRANCHOUILLARD ? ne dit-on pas en France que nous sommes expatriés plus que nous sommes im- migrés lorsque nous nous installons dans un pays à l’étranger ? « La France est un espace culturel très défini qui laisse peu deDÉVELOPPER L’EFFICIENCE ETLE SAVOIR-RELIER« Certaines entreprises ne préparent pas toujours à l’expatriation. Il existe des personnes naturellement dotées d’esprit baroudeur ou entrepreneur mais si le cadre n’est pas préparé cela se solde souvent par un échec car la notion de choc culturel implique un effort introspectif », prévientD'un point de vue opérationnel, il s'agit donc de s'affranchir des différences culturelles sans les occulter.demandant comment impo- doute sur qui l’on est en Valérie Gauthier. Soyons ser son mode d’organisation pays étranger. La possibilité d’accord. ici, il ne s’agira et sa cadence, ni de résumer de s’intégrer est alors plus pas de rentrer dans des sa conduite d’affaires à un difficile », constate considérations philoso- répertoire qui classe un Guilherme Azevedo. Et les phiques mais d’accoucher groupe selon ses inclinai- pesanteurs ne s’arrêtent pas de conseils pratiques pourévidemment...68Juin 2015]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[VOUS, VOTRE CARRIÈRE ET VOTRE DÉVELOPPEMENT SONT AU CENTRE DE NOTRE EXECUTIVE MBA.FT EXECUTIVE MBA RANKING 201427th WORLDWIDE - 4th IN FRANCEJoin us MBA Eventsin your town mba.kedgebs.comKedgeGlobalMBA,unprogrammeDIFFERENTpouraccompagnerrdeess leaders internationaux CREATIFS et des entrepreneurs RESPONSABLES.N°1 mondial en termes d’’augmentation de salaire (Classement Financial Times).Choisissez votre campus: Paris, Marseille, Bordeaux or Shanghaii*Vous êtes important pour nous]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21RH & FORMATiOn Carrières & Talents - Programmes exécutifs en part-time le deux en unChanger de braquet en accélérant sa carrière, tout en restant dans l'entreprise. Vaste programme rendu possible par l’Executive MBA dans son format modulaire...Mpprendre à jongler avec tous les aspects de sa vie pour booster sa deuxième vie professionnelle ême si nous CONCILIER concernant le public cibled’autres termes, l’heure n’est plus au diplôme qui- va-bien et aux tests d’ad- mission, mais à l’expé- rience significative. Dans certains cas, notamment celui de l’inSEAD, le GMAT ou un très bon score au TOEFl sera exigé si le CV du candidat ne convainc pas en ma- tière d’ouverture à l’in- ternational. « La candi- dature à l’ESSEC passe par la production d’un certain nombre d’écrits. Quatre, de mémoire, es- sentiellement centrés sur notre motivation. Viennent ensuite une série d’entre- tiens où tout va se jouer », explique Jérome Pichot, actuel participant à la ver- sion exécutive du MBA de l’ESSEC. le processus de recrutement et le temps pour valider son dossier diffèrent également selon la manière de négocier son Executive MBA en interne. De quelques mois à deux ans. il n’y a pas de tendance qui se dé- gage. Mais avant de s’en- gager, une règle s’im- pose : celle de s’enquérir des avis de son entreprise et de ses proches. Car ce type de formation conti- nue induit un travail per- sonnel conséquent le week-end ou le soir, des déplacements fréquents à l’étranger, etc. « Ce qui est sûr c’est que l’entre- prise ne s’adapte pas à votre charge de travail à fournir pendant le MBA,Anous prêtons fa- VIES PRIVÉE ET sont pratiquement lesmontant en compétences. le but étant souvent de viser le siège d’un comité de direction.Mais pas seulement. la carrière menée avant ce type de formation doit être aussi fortement tein- tée d’un background ma- nagérial. l’appétence pour l’international doit aussi être présente. Encilement à de PROFESSIONNELLE mêmes. Ce type de pro- petites saynètes pour amé- l’Executive MBA ne gramme concerne tou- liorer son leadership le concerne qu’une poignée jours des cadres expéri- temps d’une journée ou de managers seniors. Pour mentés ressentant le be- d’un séminaire, nous nous la plupart des grandes soin d’explorer de nou- projettons toujours plus écoles, les prérequis veaux domaines tout en difficilement dans des pro-jets de formation continuequi mobilisent les soirset week-ends pendant plusd’un an, en plus du tempsdévoué à l’entreprise. Etce d’autant plus à 40-45ans, quand le bilan surnotre première moitié devie commence à se posertandis que les enfants, enpleine crise d’adolescence,nous en font baver. lesformules modulaires ré-pondent à ces différentsenjeux à l’image des Exe-cutive MBA.les responsables de pro- gramme recherchent ainsi une expérience profes- sionnelle conséquente.MBA part-timeC’est simple. La formule est rare en Europe tandis qu’aux Etats-Unis, elle est un peu dévalorisée. « Le top 20 mondial ne propose pas de MBA en format part-time, avance Philippe Oster, directeur communication, développement, admissions du MBA de HEC. Nous avons pressenti une niche sur ce marché qui maintient un format exigeant pour les 25-35 ans en temps partiel. Une niche qui existe d’ailleurs en raison de la segmentation des formations. Le part-time étant dans la plupart des cas l’apanage des programmes exécutifs. Formule lancéeen 2009, ce format modulaire ressemble à s’y méprendre à son frère aîné : le full-time MBA. Même diplôme, même coût, mêmes enseignements et même processus de recrutement.une thématique business, exigé par la formation, peut être réalisé dans le cadre de l’entreprise. Côté financement, 50% des entreprises financent la formation. Mais la participation couvre un éventail allant de la prise en charge symbolique au financement total.Cela dit, pour cette année, la promotion est in- ternationale à 70% pour une cohorte de 30 per- sonnes qui ont opté pour cette formation oscillant entre 18 et 24 mois, contre 16 mois pour la version full-time. Un autre levier pour augmenter la rétention des talents junior au sein d’une en- treprise.La formule mobilise ses participants à raison d’une fois par mois pour une durée d’une semaine. « C’est l’occasion d’être en immersion avec les autres participants de la version full-time », précise Philippe Oster. L’intérêt pour l’entreprise est double : sorti de cette semaine d’enseigne- ments, le participant peut dès le lundi appliquer ce qu’il vient d’apprendre. Et dans la seconde partie du programme, un field work qui approfondit70Juin 2015ŒFormation]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21RH & FORMATiOn Carrières & Talents - Programmes exécutifs part-timece ne sont pas des vasescommunicants », prévientJérome Pichot (cf. enca-dré.). Et Djamel Khodri,un de ses condisciples depromotion, de compléter :« Mon épouse est respon-sable RH et connaît bience type de formation etses enjeux. Avoir son sou-tien, c’était la conditionsine qua non pour lefaire ». les responsablespédagogiques ont d’ail-leurs bien compris que laformation reine chez lesquadra dynamiques doit sible donc dans ce typeIl est possible de commencer, faire une pause pour des raisons personnelles ou professionnelles, puis reprendre plus tard le MBAEMBA de l’inSEAD.RAPPORTS GAGNANT-GAGNANT ENTRE L’ENTRE- PRISE ET LE PARTI- CIPANTDans sa forme modulaire, le programme jouit d’une grande flexibilité. Chez Kedge, le MBA peut s’étaler sur quatre ans, méthode qui est d’ailleurs beaucoup plus développée dans le pays de l’Oncle Sam qu’en Europe. Pos-prendre en compte la vie privée de chaque partici- pant. Bien plus que dans n’importe quelle autre for- mation continue. « On aborde rapidement com- ment concilier vie privée, vie professionnelle et temps de formation. Il faut déjà avoir en tête que certains de nos pro- grammes sont courts en matière de formations mo- dulaires (14 mois pour la section Europe). Par ail- leurs, dès que nous pres- sentons que le candidat convient au programme, nous l’invitons avant l’inscription à prendre contact avec des anciens pour échanger sur cette question », détaille Pier- rette Doz-Perdrix, direc- teur assistant marketingde programme de com- mencer, puis faire une pause pour des raisons personnelles ou profes- sionnelles, et reprendre plus tard le MBA sans pour autant dénaturer la qualité du diplôme (l’Exec MBA de Kedge est 27e mondial dans le dernier ranking du Finan- cial Times par exemple). la formule est dispensée sur plusieurs campus (Bordeaux, Paris, Shan- ghai) et dans les mêmes conditions. Chaque par- ticipant peut ainsi construire son propre par- cours, si bien qu’il n’existe pas deux plan- nings identiques au sein des différentes cohortes. Côté entreprises, aucune politique en particulier neUn coach toujours présent même en cas de coup dur...n’est pas la règle géné- rale. Des cadres nous contactent après discus- sion avec leur direction RH également, mais lagagnant entre l’entreprise et l’étudiant senior. « Point fort de la forma- tion, la diversité des fonc- tions et des secteurs pré-« on going learning pro- cess » qui permet d’ap- pliquer les enseignements dans les pratiques pro- fessionnelles, qui sont en- suite rediscutées par feed- back aux modules sui- vants », poursuit la porte- parole de l’inSEAD. Aussi, la plupart des pro- grammes autorisent-ils dans leur deuxième partie de formation de plancher sur une thématique busi- ness qui répond aux en- jeux stratégiques de l’en- treprise employant le par- ticipant. l’Executive MBA, c’est en quelque sorte la Rolls de l’alter- nance. « De nombreux participants ont été char- gés de développer un pro-se distingue à l’égard deces formations de hautvol. D’autant que laconjoncture pousse cer-tains cadres seniors às’engager sur ce type de plupart des demandes sente dans nos cohortes.Ces programmes autorisent souvent de plancher sur une thématique business qui répond aux enjeux stratégiques de l'entreprise employant le participant72Juin 2015formation suite à un li- cenciement économique. « L’INSEAD construit des partenariats avec des en- treprises qui souhaitent promouvoir des cadres de façon régulière, mais cedans notre Executive MBA émanent de candi- dats à titre personnel », explique Pierette Doz- Perdrix. Quoi qu’il en soit, réaliser un MBA ins- taure un rapport gagnant-Notre credo revient à per- mettre l’échange de best practices le plus riche possible entre cadres de différentes industries. Au sein de notre Executive MBA, nous pratiquons le]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[n°21www.ecoreseau.frCarrières & Talents - Programmes exécutifs part-time RH & FORMATiOnjet, de pénétrer un nou-veau marché suite auxétudes réalisées pendantle MBA, bénéficiant desressources humaines etmatérielles de l’école.Dans certains cas, l’Exe-cutive MBA a même servide pré-incubateur »,constate Jean-Marc Char-lot, directeur de l’Execu-tive MBA à Audencia. ledirecteur de programme se terminent donc pas àLe programme « Refresh your skills » est gratuit et valable jusqu'à la fin de la carrièreliste d’exemples venant étayer ses propos : déve- loppement d’une filiale en Chine, idem au Brésil, étude de fusion-acquisi- tion... Ces exemples de missions ont été confiés aux diplômés dès la fin du programme.SEAD, les anciens peu- vent également bénéficier d’une centaine d’électifs à un tarif préférentiel. Certaines business schools vont encore plus loin : uniquement acces- sible aux diplômés MBA, le programme de Kedge « Refresh Your Skills », à l’œuvre depuis trois ans, permet aux diplômés d’as- sister gratuitement à un électif ou à une séance de coaching. « C’est va- lable et gratuit jusqu’à la fin de la carrière deCOACHING ACADEMY Parallèlement à la forma- tion collective et acadé- mique, chaque participant profite d’un accompagne- ment particulièrement étoffé avec un coach per- sonnel. le but ? S’assurer que la formation se dé- roule dans de bonnes conditions tout en s’ins- crivant dans un vrai projet professionnel. le coa- ching, soucieux de fait du développement per- sonnel et professionnel, peut se prolonger hors les murs de l’école lorsque la trajectoire de carrièreparticipant. Uneet le changement de bra- quet ne sont pas encore suffisants. Dans certaines formules exécutives, il n’est pas rare que les coaches interviennent pour certains diplômés au moment d’un changement d’entreprise ou de poste quelques années après la formation. les avantages de l’Executive MBA neévoque ainsi une longue la diplomation. A l’in-chaque .première mondiale selon les accréditeurs, qui per- met aux alumni d’apporter de la richesse et d’animer le réseau », explique Ca- roline Floch, MBA Pro- grammes Manager à Kedge Business School.Geoffroy FrameryRetours d'expérience de Djamel Khodri, 45 ans et Jérôme Pichot, 46 ans - Executive MBA part-time à l’ESSEC « En route vers un poste plus senior »Pourquoi avez-vous décidé de fairece programme ?DK : J’ai occupé différents postes mid-level dont celui de directeur commercial régional pour le groupe ENGIE (an- ciennement GDF-SUEZ). La fidélisation dans notre groupe passe par des promotions en interne ou le financement de formation en leadership. Dans le cas présent, je finance la formation et l’entreprise m’a permis de poser des soldes de formation et non pas des jours de congés. Cette formation, je la vois comme une transition pour at- teindre un poste situé à un haut niveau décisionnel. J’ambitionne actuellement de devenir directeur pays par exemple. La discussion avec les RH et la direction esttacite.JP : Aujourd’hui, je porte une triple casquette au sein d’Arjowiggins. Je suis directeur ventes et marketing danstrois départements différents. J’ai décidé de candidater auprès de mon dirigeant. Une montée en compétence était nécessaire. Notamment sur certaines matières que l’on n’utilise pas au day to day dans nos métiers. Bref, je souhaitais un poste plus senior. Avec mon n+1 et la DRH, nous avons convenu d’un co-finan- cement à 50% assuré par l’entreprise qui prenait la forme d’un bonus de rétention pour une durée de 12 à 18 mois.Que vous apporte cette formation ?DK : Une formation de type ESSEC, INSEAD ou HEC renforce le calibre de notre polyvalence notamment en finance, stratégie et en global management. J’ai déjà prouvé que j’étais un élément important dans l’esprit décisionnel à mon niveau de responsabilité. Mais ce programme m’amène à être encore da- vantage force de proposition et à mettre en avant mes idées. En termes de leadership, il est important de ne pas resterscotché, sans prise de recul. Avant j’étais cramponné à mes critères. Aujourd’hui, je globalise davantage mes approches. JP : L’Executive MBA me permet de rafraîchir les techniques managériales en marketing et en finances internationales. La formation me permet de couvrir aussi des enjeux plus liés à la fonction RH, au coût de production du produit, au cost mana- gement control. Mes outils d’analyse sont plus étoffés pour analyser où se situe la valeur. Par exemple, je suis plus performant depuis le MBA lors de la lecture d’un bilan groupe ou d’une analyse de rentabilité d’un produit. Dans cette société, le MBA me positionne comme un possible candidat à la direction d’une business unit plus importante, une direction générale en quelque sorte. Par ailleurs, la formation m’a ouvert d’autres fe- nêtres telle que celle de l’entrepreneuriat qui fait partie de l’esprit de l’ESSEC. Dommage de ne pas avoir fait la formation plus jeune.Juin 2015 73Témoignages]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21ART DE ViVRE & PATRiMOinE La Sélection culturelleChoix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucuneExpon Rétrospective Velázquez, au Grand PalaisLe Grand Palais expose, jusqu’au 23 juillet, la première rétrospec- tive de Diego Rodriguez de Silva y Velazquez (1599-1660) orga- nisée à Paris. Y figurent plus de 50 des 120 à 130 tableaux du maître de l’âge d’or du baroque espagnol. L’exposition suit une trame chronologique : sa jeunesse dans l’opulente Séville, cœur du commerce avec les Amériques, son succès à la cour d’Espagne, en particulier auprès de Philippe IV et des derniers Habsbourg d’Espagne, ses voyages en Italie... Si les célèbres Ménines ne quit- tent pas leur écrin madrilène du Prado, Le Repas d’Emmaüs est là, prêté par la National Gallery de Dublin, de même que la Vénus au miroir, envoyée par la National Gallery de Londres, La Forge de Vulcain, ou encore le Portrait du pape Innocent X.n Au temps de Klimt, la sécession à Vienne,à La Pinacothèque de ParisLa Pinacothèque de Paris se penche, du 12 février au 21 juin 2015, sur la Sécession, un mouvement artistique qui s’est développé à Vienne au début du XXe siècle. Elle met en particulier l’accent sur le rôle de Gustav Klimt, dont une vingtaine d’œuvres sont exposées, dont Judith (1901). Des peintres moins connus sont aussi représentés, dont Schiele ou Ko- koschka.Cinéma / DVDn Taxi Téhéran, de Jafar PanahiLe réalisateur Iranien Jafar Panahi, qui n’a plus le droit de quitter son pays depuis 2010, n’a pas non plus le droit d’y tourner un film. Cela ne l’a pas empêché de tourner Ceci n’est pas un film en 2011, en partie avec un iPhone, et qui a voyagé dans une clé USB cachée dans un gâteau pour parvenir jusqu’à Cannes, où il fut présenté hors compétition.Son dernier film, Taxi Téhéran, est un docu-fiction. Jafar Panahi, au volant d’un taxi, converse avec ses passagers qui sont autant de portraits de la société de Téhéran : femmes, hommes, jeunes et vieux, traditionalistes et modernistes... Présenté à la Berlinale 2015, il a remporté l’Ours d’or du meilleur film.n InterstellarQualifié d'Odyssée de l'espace pour la génération Y, Interstellar fût l'un des cartons de l'an- née 2014.Le dernier Nolan aborde ainsi le voyage intersidéral en réponse à la destruction inéluctable de la planète Terre. De prime abord, le long métrage aborde de nombreux thèmes au risque de se disperser : le dilemme cornélien du héros qui doit choisir entre sa famille et le destinLivresn Temps Glaciaires de Fred VargasUne plongée de plus dans l'univers de Fred Vargas dont on ne ressort pas déçu. Comme à son habitude la médiéviste mêle avec brio l'Histoire et l'enquête policière de sa chère brigade du commissariat du XIVe arrondissement. Le Com-missaire Adamsberg et les siens ne ménagent pas leurs ef-forts pour coffrer les meurtriers, se rendant sur une îledéserte en Islande où dix ans auparavant deux horriblesmeurtres ont été commis parmi un groupe de naufragés, seplongeant à Paris dans une association de fans de Robes-pierre qui se déguisent et rejouent les séances d'assembléerégulièrement, mais qui disparaissent les uns après les au-tres. A chaque nouvel ouvrage le lecteur est happé et tentede déceler dans les innombrables caractéristiques des per-sonnages les indices qui résoudront l'enquête. Par l'art du re-bond et la diversité des tableaux, mais surtout – et c'est legrand point fort de Fred Vargas – par la psychologie de sespersonnages. Jean-Baptiste Adamsberg reste ce héros auxairs d’antihéros qui entretient des relations difficiles avectout le monde – surtout les plus rationnels comme son second Danglard – tout en ayant le don d’aimanter ses interlocuteurs malgré leurs réticences. Ses « méthodes » dérogent à tous les manuels et souvent à l’entendement. Les membres de la brigade ont des ca- ractères bien trempés et sont intéressants à voir travailler et vivre, à un point tel que la résolution de l’énigme initiale en devient presque secondaire...Temps Glaciaires, de Fred Vargas, éd. Flammarion, mars 2015de l'humanité, la question de la survie de l'espèce humaine qui, pour se maintenir, doit n'épargner qu'une poignée de rescapés, les limites de la bravoure, la rationalité de l'amour, la relativité du temps, les relations de l'homme avec la machine, l'esprit d'aventure, le trai- tement de l'Histoire dans l'histoire,etc. Oui, cela donne le vertigetout comme la fameuse scène de la planète aquatique parcouruepar d'intermittentes vagues géantes. Mais l'ensemble est hypno-tique -merci la BO en mode électro minimaliste - et superbementmaîtrisé grâce à un jeu d'acteurs qui nous fait oublier sans criergare qu'il s'agit d'un blockbuster tant l'on croît aux liens qui unis-sent chaque protagoniste. On se plaît également à admirer ou dé-tester Matthew McConaughey dans son rôle d'explorateur-sauveur-cowboy, sorte de Bruce Willis dans Armag-gedon, mais cette fois ci, pétri d'interrogations mais avec du poilen plus sur le caillou. On se plaît aussi à haïr ou éprouver de l'em-pathie pour un Matt Damon à contre emploi de ses rôles souventultra-musclés et héroïques. Oublier les critiques négatives. Et prenez le temps pour un peu moins de 3h de film qui passe aussi vite que la première bière du vendredi soir ne disparaît. A voir dans de bonnes conditions. En HD et sur un écran supérieur à 15'' de préférence. DVD Interstellar, dès 15,99 euros74Juin 2015]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[n°21www.ecoreseau.frL’Air du temps - Pratiques ésotériques dans les affaires ART DE ViVRE & PATRiMOinE Etude d'un sujet de loisir ou d'évasion pour en déterminer ses tenants et ses aboutissants, son évolution, ses innovationsMiroir, mon bon miroir...V ous vous inquiétez d’apprendre que votre commissaire aux comptes appelle régu- lièrement un numéro surtaxé pour connaître son avenir ou que votre directeur juri- dique porte en permanence sur lui une gemme aux ver- tus énergisantes ? Rassu- rez-vous, le monde de l’en- treprise demeure largement hermétique à la voyance, l’astrologie, le tarot et autres pendules. Certes, quelques- unes mettent en avant un esprit Feng Shui (hôtels, start-up) ou persistent à faire analyser par un graphologue les écrits de leurs candidats. Mais peu de prévisions de résultats sont véritablement réalisées à l’aide d’une boule de cristal, même les moins précises ! un dédain que déplorent d’ailleurs les professionnels de l’ésoté- risme. « Il est dommage que les grandes entreprises n’adhèrent pas davantage à ces pratiques qui leur permettraient d’apaiser et d’harmoniser les relations entre salariés, et d’accroître ainsi leur productivité », regrette ainsi Bruno Soriano, musicothérapeute énergé- tique et naturopathe, àPROFESSIONS LIBÉ- RALES ÉSOTÉRIQUES Rares dans les grands groupes, ces pratiques tou- chent en revanche plus fré- quemment les professions libérales, avocats, médecins, artisans, dont le statut per- met plus facilement de lais- ser exprimer ses croyances personnelles. « Ceux qui viennent me consulter se trouvent souvent à un car- refour de leur vie, privée ou professionnelle, et chan- gent parfois complètement d’existence en réalisant que leur métier n’est plus en harmonie avec leur véritable personnalité, comme ce ca- dre dirigeant qui était de- venu odieux avec ses em- ployés et a choisi de toutEn apparence, le rationalisme du monde de l'entreprise est indéfectible. Pourtant, voyant ces cartomancies s’y feraient parfois un chemin...dans le milieu du cinéma, pour choisir un lieu de tour- nage ou donner des conseils de casting. »Montpellier.plaquer pour partir faire un tour du monde en famille, reprend le maître Reiki. D’autres désirent plutôt comprendre les blocages énergétiques qui les freinent, à l’image de ce dentiste souffrant d’un syndrome d’abandon qui ne parvenaitvoire par l’intermédiaire d’un jeu de carte, le Sym- bolon ou « jeu de la mé- moire oubliée », qui permet d’identifier son « saboteur intérieur », c’est-à-dire ses freins personnels, éducatifs ou karmiques. ils permettent ainsi un travail sur soi,cependant plus... aléatoires. la boutique ésotérique Les Yeux de Gaïa, contiguë au cabinet de Bruno Soriano, vend ainsi diverses huiles essentielles et une quantité incalculable de minéraux, comme l’améthyste aux ver- tus apaisantes ou les orgo-spécifiques, comme le re- cours à la voyance pour un recrutement par exemple, semblent encore plus dis- cutables. « J’interviens au- près d’entreprises depuis environ deux ans, dans le choix d’un candidat, mais aussi dans la décision de« Faites patienter le comité, je réfléchis à la prochaine OPA... »Si certaines de ces pratiques ésotériques peuvent sembler incongrues, en particulier dans les couloirs policés des grandes entreprises, elles sont en fait beaucoup plus répandues qu’on ne le pense. Selon une étude TnS-Sofres réalisée en 2002, les croyances des Français vis-à-vis du para- normal se révèlent ainsi as- sez courantes. 54% d’entre eux croient ainsi à la gué- rison par magnétiseurs et 40% à la transmission de pensée ! En outre, un sondé sur trois suppose une réelle l’influence des signes as- trologiques et un sur cinq pense de même concernant la sorcellerie ! Alors, l’an-Certaines pierres, telles l’œil du tigre ou la labradorite, sont réservées à la protection de l’entreprise contre jalousie, mauvais œil ou malveillance des concurrentsse lancer sur un nouveau marché ou pour comprendre des difficultés financières, confie Anne Brezun, voyante et tarologue à Montpellier. Beaucoup de mes clients sont des petits artisans, cuisinistes ou ca- binets immobiliers par exemple, qui n’osent pas prospecter ou se lancer à la conquête de nouveaux contrats. Mais j’ai égale- ment beaucoup conseillépas à attirer de clientèle par exemple, ou encore cet ophtalmologue souhaitant simplement apaiser sa salle d’attente et réduire le stress et l’agressivité de ses pa- tients. »constituent un temps de ré- flexion ou une prise de re- cul. « Je conseille par exem- ple à ceux qui viennent me voir d’aller dans la nature et de se poser contre un ar- bre pour penser, voire de partir faire une retraite dans une abbaye », précise le thérapeute.nites, (mélange de métaux, de minéraux et de cristaux), censées élever le taux vi- bratoire d’un lieu. Certaines pierres, comme l’œil du ti- gre ou la labradorite, sont ainsi réservées à la protec- tion de l’entreprise contre la jalousie, le mauvais œil ou la malveillance de la part de concurrents.chaine, plutôt queles soins prodigués par Bruno Soriano relèvent ainsi d’une forme de coaching énergétique, à base de mu- sicothérapie, de naturopathie (plantes, huiles essentielles, massages et alimentation),MIROIR, MONBEAU MIROIRCertains bienfaits paraissentMais d’autres pratiques, ré- pondant en général à des questions ponctuelles etnée pro.d’offrir une énième bou- teille de champagne à vos employés pour la nouvelle année, faites leur vraiment plaisir avec une pierre de protection ou une huile es- sentielle personnalisée spé- cialement pour l’entre- prise...Pour répondre à ces inquié- tudes ou conforter une dé- cision, tous les moyens sont bons : tarot de Marseille, pendule, divination... il existe même des rituels de magie blanche : bougies jaunes pour favoriser l’as- pect financier, et vertes pour le développement commer- cial. Certains magasins spé- cialisés proposent ainsi di- verses poudres de rituel, dont les pouvoirs se libèrent en les brûlant sur des char- bons ardents... l’ambre gris apporte ainsi « force dans les entreprises ». l’ajonc s’oppose à « la concurrence, protège, fortifie et procure gains matériels ». Enfin l’amande « aide au travail intellectuel ».Pierre HavezJuin 201575]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21ART DE ViVRE & PATRiMOinE L’Art du tempsSélection de produits et services raffinés et sophistiqués en toute subjectivitéHorlogerie & JoaillerieExclusivité Edition Dubail : Osmior Tourbillon Régulateur Automatique de L.LeroyDubail propose une sélection de modèles Editions Limitées à son nom, basée sur des critères de qua- lité exigeants. L.LEROY, grande Maison française de précision depuis 1785, a scellé son partenariat avec la bijouterie en 2011, proposant une série de 7 régulateurs automatiques Tourbillons uniques. Tous mettent à l’honneur les plus admirables mo- numents de Paris, avec en point d’orgue, la numéro un, présentant la Place Vendôme modelée à la maindans l’or blanc, agrémentée d’un ciel d’azur en émail « grand feu ». L’appel- lation «OSMIOR» désigne un ancien et savant alliage de métaux, majori- tairement composé d’or et ayant une couleur comparable au platine. Cette matière fut régulièrement utilisée par la maison L.LEROY pour façonner ses boîtes de montres à grandes complications et c’est donc naturellement que ce nom a été choisi pour désigner la ligne classique des collections L.Leroy.www.dubail.frHysek revisite saIO Squelette TourbillonLe mouvement manufacturé est désor- mais épuré à l'extrême et proposé sur boîte en or rose. La maison y a développé un usage exclusif des deux verres saphir : sur l'une des deux versions dévoilées, le fond se pare de la décoration de la pièce, quand son jumeau côté cadran est gravé des index, permettant à Hysek de s'affran- chir d'un cadran. De nouvelles finitions viennent renforcer la luminance de la pièce originale : une glace de fond décoréeavec métallisation, reproduisant un motif guilloché soleil. Ce nou- vel éclat de lumière permet également de concentrer toute la beauté de la pièce en un diamètre plus restreint. En parallèle de cette version très épurée, Hysek présente une seconde version dont le verre saphir est gravé, sous sa surface, de chiffres romains. Au plan technique, le calibre HW14 est à remontage manuel, ce qui le dispense d'une masse oscillante qui aurait inutilement chargé la IO Squelette Tourbillon. Enfin, Hysek a appliqué sur son calibre maison HW14 l'une de ses finitions les plus embléma- tiques, la « Rose des Vents ». L'ensemble offre plus de trois jours d'autonomie, avec une réserve de marche de 74 heures garanties.www.hysek.comRichard Mille, quand féminité rime avec puissanceLa montre pour femme a été conçue et réalisée avec le même niveau élevé d'exi- gences que la gamme de montres pour homme. Le calibre Rm 007 est un mou- vement automatique dont le rotor exclusif et breveté contient des microbilles en or 18 carats. Citons les caractéristiques principales, dont nombre d'entre elles sont des innovations techniques majeures : le remontage automatique bidirec- tionnel et le roulement à billes du rotor qui comporte un système d'inversion au- tomatique. Cette solution technique hautement performante fait l'objet d'un brevet. Elle se caractérise principalement par son faible encombrement et son angle mort de seulement 7° au changement de sens.www.richardmille.comAudemars Piguet, séductionperpétuée avec MillenaryDepuis sa création en 1875, Audemars Piguet représente une véritable exception dans l’univers des montres féminines : la Manufacture a toujours créé des designs contemporains adaptés à l’évolution des mœurs féminines. Cette année, la nouvelleligne Millenay est élégante, technique et dotée d’une forte identité féminine et animée par le calibre 5201 de Manufacture à remontage manuel. Vingt ans après sa création, lamontre Millenary arbore un design complexe qui reflète toutes les facettes de celle qui la porte. Cet élégant nouveau modèle Millenary a quelque chose de différent. Il remet enquestion la perception de ce que peut être une montre féminine aujourd’hui. Aussi remarqua-bles techniquement que visuellement, les montres féminines de la Manufacture se nourrissent d’influences esthétiques modernes telles que l’Art Nouveau ou l’Art Déco. Millenary 2015 a été imaginée pour sublimer le style de la femme Audemars Piguet sans jamais lui faire de l’ombre.www.audemarspiguet.comSaint-Honoré Worlcode toujours plus dans la courseLa nouvelle montre Worldcode Black Racing incarne l’esprit automobile, un uni- vers avec lequel Saint-Honoré a tissé des liens solides. Si le noir s’impose de plus en plus comme une couleur de référence dans l’univers horloger, la Maison a choisi de letraiter sur l’ensemble de la pièce. De cette nouvelle version, on retiendra surtout la fonction GMT (Greenwich Mean Time), une complication particulièrement appréciée des voyageurs, qui permet de lire l’heure dans plusieurs fuseaux horaires. Les aiguillestraditionnelles donnent l’heure de base, l’ajout d’une aiguille des heures supplémen- taires permet la lecture simultanée du temps dans un nouveau fuseau horaire. Des détails tech- niques font référence au sport automobile : aiguille GMT de couleur rouge et dotée d’un pigment luminescent blanc triangulaire, bracelet cuir noir lisse avec surpiqûres rouges, cadran soleillé noir, lu- nette crantée douze fois et graduée jusqu’à 24 h...elle sera d'ailleurs testée et mise à rude épreuve lors des 24 h du Mans, au poignet de Stéphane Sarrazin, pilote et ambassadeur Saint-Honoré.www.sainthonore.comIWC Schaffhausen présente sonnouveau dispositif révolutionnaireS’inscrivant dans la longue tradition d’IWC en matière d’ingénierie inno- vante, la manufacture horlogère suisse annonce le lancement de IWC Connect. Intégré dans les bracelets, cet outil intelligent permettra de contrôler des appareils connectés à Internet et offrira un véritable suivi d’activité. Cette innovation entend permettre aux propriétaires d’une montre IWC de contrôler leur environnement connecté directement de- puis leur poignet, tout en maintenant la perfection d’un garde-temps mécanique artisanal.www.iwc.comTissot Quickster Ice HockeyNous célébrons le 20e anniversaire de Tissot comme chronométreur officiel des cham- pionnats du monde de hockey sur glace. En plus d'être chronométreur officiel, Tissot aégalement crée une montre officielle en édition spéciale : Tissot Quickster Ice Hockey - 360 euros. Mouvement quartz ETA, boîte acier inoxydable, compteurs 30 minutes et 1/10 de se- conde, trotteuse centrale 60 secondes chronographe, temps ad- ditionnels et temps intermédiaires.www.tissot.ch76Juin 2015]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21ART DE ViVRE & PATRiMOinE L’Art du tempsMode & AccessoiresSchneiders à la mode SafariMarque autrichienne élégante et intemporelle, Schneiders a su s'imposer dans l'univers du casual chic avec des modèles faciles à porter qui struc- turent la silhouette. Les collections à la fois traditionnelles, modernes et originales nous séduisent chaque saison. Pour ce Printemps-Eté 2015, Schneiders lance une ligne aux couleurs brunes, où doudounes d'été et parkas légères sont à l'honneur. Schneiders propose des modèles pour homme et femme qui jouent sur les matières : duvet light, modern techno, oak leaf techno, lin ...Pour l'été, succombez à l'élégance Schnei- dersetlaissez-voustenterparces modèlesinspirationcamouflagesafari, d'une qualité exceptionnelle !www.schneiders.comLesmalles, cabas 100% made in FranceC’est à Ramatuelle qu’Adèle et Nicolas commencent l’his- toire « LesMalles ». La tranquillité, l’authenticité, c’est ici. C’est d’ailleurs le symbole du village, la couronne fortifiée, que l’on retrouve en signature de la marque. Inspirés par le village, mythique et secret, cette passionnée de mode et cet amoureux de la mer, lancent cet été leur première collection. Ils imaginent le cabas comme une pièce unique et s’adres- sent à une clientèle éprise d’exclusivité et de raffinement.Tissus, toiles et cuirs français, dessins exclusifs, toile enduite monogrammée... Fabriqué et assemblé à la main en France, chaque modèle offre la possibilité de personnaliser la plaque en argent massif poinçonnés 925ème, signée du bijoutier Arthus-Bertrand. Une identité conjuguant le savoir-faire des grands maroquiniers et le chic si particulier de la presqu’île.www.lesmalles.come Kooples à prix outletPour le plus grand bonheur des couples fashion rock’n roll chic, le centre outlet McArthurGlen de Roubaix ac- cueille désormais la marque branchée e Kooples. Le concept de boutique outlet qui vient d’ouvrir ses portes propose un vestiaire unisexe à des prix outlets toute l’année (à partir de -30%). Leader européen des Des- igner Outlets, McArthurGlen propose toute l’année de grandes marques à prix réduits avec des remises allant de -30% à -70% sur les prix affichés en magasins lors des saisons précédentes. Il compte 20 centres en France, Belgique, Italie, Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Grande- Bretagne et Grèce.www.mcarthurglen.comInspiration Madras chez Vicomte APour le printemps-été 2015, l’Homme de Vicomte A. joue le chic décalé en déclinant les codes du Madras. Ainsi, il s’amuse des contrastes en s’affirmant en total look avec un trois pièces de Madras passepoilé de bleu : une audacedonnant le ton d’une décontraction très construite pour une nouvelle silhouetteurbaine, que l’on ose avec cravate et que l’on assouplit en l’accompagnant d’espa- drilles. Le Madras peut s’exprimer également en chemise, portée avec costume de seersucker ou simplement sur un chino. Autre variation jouant des classiques, le bermuda pour une allure balnéaire et une élégance intemporelle. A porter avec polo marine surligné de blanc et chaussures de toile. Une combinaison de possi- bles qui reflète l’esprit de l’Homme Vicomte A., irrévérencieux et classique, preppy et authentique.Nigel Cabourn signe la nouvelle collection Fred Perry !Authenticité et fabrication made in UK sont à l’honneur pour un revival inspiré des années 1950 à 1970. Cette collaboration est née d’un amour mutuel pour le tennis de table : il faut sa- voir que Fred Perry fut le premier champion mondial dans cette discipline en 1929 avant de poursuivre sa carrière sportive dans le tennis et Nigel avoue lui aussi être un grand fan de ce sport. Les silhouettes de cette ligne s’inspirent des looks portés par Fred Perry et l’anglais Hongrois VictorBarna quatre fois champion du monde de tennis de table et vainqueur de 40 médailles de 1929 à 1954. Les manteaux sont la clé de voûte de cette collaboration. Du blazer ‘3 trous’ au modèle Cameraman Winchea- ter Bomber bleu marine à bords côtes, la ligne d’outwear est entièrement fabriquée au Royaume-Uni dans la très célèbre et respectée usine Mackintosh.fredperry@lifestyle.frL’accessoire iconique de l'été...La visière Courrèges en plexiglas est découpée et mise en forme à la main dans les ateliers de la Maison. Sa ligne pure et graphique l'inscrit dans un esprit résolument mo- derne. Elle est présentée sous différents coloris frais et acidulés, pour donner l’en- vie d’en changer tous les jours ! Vendue dans son élégant coffret en plexiglas, cet accessoire a sonprix...mais on ne peut que succomber.www.courreges.comDu python ultra chic et coloré !Claris Virot est la marque d’accessoires en python véritable qui propose le modèle Charly dans une large palette de couleurs. Clarisse, la créatrice, présente une ligne d’accessoires à porter de jour comme de nuit dans un esprit luxueux et raffiné. Pour cet été, son modèle phare est disponible dans plusieurs coloris pouvant accessoiriser une tenue de soirée comme une tenue décontractée. Sac Charly à 470 euros – hauteur 15 cm, longueur 21 cm, lar-geur 5 cm, 100% Python. Disponible sur l’eshop :www.clarisvirot.com« Monogramme » de Ralph Lauren enexclu au Bon MarchéPour la Fête des Pères ce 21 juin, Ralph Lauren a le plaisir de vous offrir un service de personnalisation au Bon Marché du 16 Mai au 20 Juin 2015 : c’est la possibilité de personna- liser votre chemise Oxford, Polo ou maillot de bains, en fai- sant broder vos initiales. Ce service vous permettra de rendre votre cadeau unique, aux initiales de votre choix, dans une large gamme de couleurs et d’écritures différentes, pour les hommes et les petits ou grands garçons (de la taille 4 ans à 12 ans). L’espace dédié se trouve au corner Polo Homme du Bon Marché Rive Gauche.www.vicomte-a.comwww.ralphlauren.fr78Juin 2015]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[n°21www.ecoreseau.frL’Art du temps ART DE ViVRE & PATRiMOinE Bien -ÊtreDeep Naturec’est avant tout l’histoire d’un entrepreneur qui a estimé que les SPA dans les hôtels de luxe devaient être à la hauteur de la clientèle et qui a créé une entre- prise spécialisée dans la conception, l’implantation et la gestion.C’est donc à la fois un concept architectural, un sens aigu du luxe lié au bien être, un accueil inégalable, l’exigence de faire sentir au client qui vient se dé- tendre qu’il est unique et préféré...L’Eau de KiCette lotion anti-âge révolu- tionnaire, utilisée secrète- ment au Japon depuis des millénaires, fait tout juste son entrée sur le marché français. L’alliance inédite d’essences sino-japonaises, d’herbes occidentales etd’eau de rose répond en douceur au désir des femmes de rester éternellement belles. L’équili- bre de la peau est restauré en douceur et les peaux abimées retrouvent vitalité et éclat. Prix : 120 euros les 130 ml, bientôt en exclusivité au Bon Marché à Paris.Une belle histoire qui commence à Chamonix avec un montagnard entrepreneur (son entreprise a toujours son siège à Chamonix même si aujourd’hui elle développe des SPA jusqu’à Tahiti...On a testé pour vous le nouveau le SPA DEEP NATURE de l’hôtel Saint James Albany, 202 rue de Rivoli Paris 1er, avec un massage aux ondes profondes qui vous met dans un état proche de l’hypnose. Au-delà de la qualité des soins, enfin des heures d’ouverture adaptées : quel meilleur moment pour se faire masser que le dimanche, et bien c‘est possible ; quel autre meilleur moment que vers 20h en sortant du bureau pour des hommes d’af- faires ? et bien c’est ouvert ; quel privilège de faire un sauna à 8h30 du matin avant de prendre l’avion ? et bien c’est possible.Bref, voilà un entrepreneur pour les entrepreneurs et un entrepreneur qui prend soin de ses clients autant que ses salariés, mieux que la RSE, le SPA attitude !www.deepnature.frDetox ultra efficace à laMaison du TuinaLe massage Tui Na trouve ses origines en Chine 1060 avant JC. Tui Na signifie pousser et sai- sir. Il permet une meil- leure circulation des énergies et du sang en travaillant sur les méri-diens pour un bien-être ultime et durable. La version Detox est étonnante d’efficacité ! Ce massage a pour but d’améliorer la digestion, faire dégonfler le ventre, purifier le corps et soulager la sensation de jambes lourdes. 1h de massage, 70 euros.www.lamaisondutuina.frGreen Guru, les jus de légumes crusYumi présente le pack Green Guru, composé uniquement des recettes les plus vertes et intenses pour profiter des bienfaits des légumes verts crus : avocat, épinards, chou vert, concombre, céléri branche, melon vert, kale...pour ne citer qu’eux ! Pour qui ? Pour les aficionados des légumes verts, ceux à qui on ne la fait pas et qui aiment sentir le goût des légumes !Colette rend la Gym ultra tendanceAprès les cours de yoga, de danse ou de bien-être voici venu le temps de la boxe au Temple Noble Art, 11 rue Molière, à deux pas de colette ! Dans une ancienne fabrique de l’époque Louis XV entièrement rénovée, ce clubmixte propose à la fois des cours sur rings et des cours sur sac. Il accueille novices et expé- rimentés à condition de boxer dans l'esprit du Noble Art : respect de l'autre, coup d'œil et agilité sont les qualités principales qui s'y développent. Colette invite certains chanceux et certaines heureuses à un cours de boxe, sous forme d'atelier. Une paire de gants élaborée pour colette et une tenue Bodycross seront offert à chaque participant(e)s. La marque prône le dépassement de soi, le combat et le respect du corps! L’inscription aux prochaines sessions se fera à l’adresse colettegym@colette.fr - dans la limite des places disponibles.www.bodycross.fr www.colette.frCeux, qui, si ils le pouvaient, cultiveraient leur propre potager, mais n’ont ni le temps, ni la main verte !www.yumi.frUne tisane très masculine by LupiciaDécouvrez la tisane bien-être MASCULIN ! Ce sont 4 plantes mélangées à du thé rooibos pour faire le plein de vitalité. Le rooibos est riche en antioxydants et stimule le système immunitaire. Le maca est riche en vitamines, minéraux et acides aminées et possède des propriétés redynamisantes. Le Ginseng to- nifie et stimule, il aide à lutter contre la fatigue corporelle. La cannelle stimule le système immunitaire, aide à la digestion et possède des propriétés antioxy- dantes. Enfin le gingembre tonifie et fortifie l’organisme et favorise un bon système digestif. Créée en 1994 à Tokyo, LUPICIA est présent au Japon ainsi qu’aux Etats-Unis, en Australie, à Taïwan et à Singapour à travers plus de 140 boutiques. Fraîchement arrivée à Paris, LUPICIA vous fait découvrir des sa- veurs authentiques, à travers ses feuilles de thés aux parfums exotiques.www.lupicia.frNails Paris, fusion franco-asiatiqueDécouvrez le pre-mier spa Hands& Feet qui asso-cie le bien-êtreasiatique et la so-phistication de lamanucure pari-sienne. Imaginez une pose de vernis à la Française...un massage à la aïlandaise...une réflexologie plantaire à l’Asiatique...Une fois les mains et les pieds souples et déliés, la manucure déploie tout son talent de mise en beauté. Situé 59, avenue Mozart, Paris 16ème, le NailS- PAris combine deux espaces de 40m2 en duplex : l’es- pace beauté des mains et des pieds et l’espace massage. On ressort apaisé, avec cette impression d’avoir fait un voyage intérieur, tout en étant parfaitement fashion, jusqu’au bout des ongles...www.nailsparis.frJuin 201579]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21ART DE ViVRE & PATRiMOinE L’Art du tempsEvasionUne « Expérience » unique aux SeychellesBlotti dans un parc naturel de 120 hectares, l’hôtel Constance Ephélia 5* vous offre une expérience de détente unique en son genre. Sable, soleil, nature, hospitalité, gastronomie sont à l’unisson et toujours avec le sourire.Situé sur la côte ouest de l’île principale des Seychelles, Mahé, dans près de 120 hectares de réserve naturelle, il surplombe le parc national marin de Port Launay. Installé à la jonction de deux plages magnifiques, l’établissement compte quatre piscines dans un écrin de végétation tropicale luxuriante.L’hôtel n’a rien oublié pour rendre votre séjour inou-bliable : riche parcours gourmand avec de nombreuxrestaurants et bars, sports nautiques, village spa in-comparable... La philosophie de l’hospitalité duConstance Ephélia s’offre à vous dès votre arrivée : Christophe et ses équipes mettent l’accent sur un service d’une discrétion appréciable et l’anticipation de vos désirs. Cette authenticité est magnifiée dans les restaurants où prévalent l’« esprit culinaire » et le choix de produits locaux de haute qualité. Les cinq restaurants et les cinq bars offrent une cuisine raffinée, chacun ayant sa spécificité et sonconcept culinaire où se mêlent des influences locales et internationales. Vous pourrez notamment y déguster « le Bourgeois », poisson local à la chair tendre et savoureuse.Cyann est le restaurant gastronomique de l’hôtel. Il offre une vue imprenable sur le parc marin. « Décontracté chic » pour le déjeuner, le restaurant se transforme en un lieu élégant pour le diner et propose une sélection de plats élaborés qui combinent la précision des techniques culinairesfrançaises aux saveurs des influences locales et africaines.La sommelière apporte son expertise, son service attentionné et vous offre l’occasion de goûter une large gamme de vins parmi les meilleurs du monde. Elle apprécie vous faire découvrir et déguster des vins d’exception.L’expérience du U Spa by Constance vous permet aussi de goûter à des moments de pure relaxation du corps et de l’esprit. Le Village du Spa s’étend sur 5 000 m2 et est niché dans un magnifique jardin tropical.Votre bien-être est au cœur de l’« expérience » Constance, qui transforme votre séjour en un voyage inoubliable.WestHouse NY, une maison raffinéeSitué sur la 55ème rue entre Broadway et la Septième Avenue, à quelques pas de Central Park et de Carnegie Hall, le WestHouse New York se veut une « maison loin de la maison », mélangeant les éléments raffinés d'une maison de ville hautde gamme avec les équipements et les services d'un luxueux hôtel cinq étoiles. Un parfum d’ambiance unique vous accueille et vous accompagne tout le long de votre séjour. Les cham- bres spacieuses et décorées avec beau- coup de goût, à la touche années 30 revisitée, sont équipées des meilleures technologies. Sur d’élégantes tablettes à écran tactile, les résidents peuvent parcourir Net-a-porter, un choix infini et exquis des dernières collections. Les clients qui réservent un séjour de troisnuits ou plus dans l'une des suites de Westhouse recevront même une carte cadeau de 500 $ à dépenser sur le site de vente en ligne. Westhouse a aussi conclu un partenariat avec ghd, le top pour ravir vos cheveux, et cela en chambre, pour que tout soit à votre disposition! Flai- rez l’air de la grande pomme en sirotant un délicieux cocktail, pleine vue sur Man-hattan et le fleuve Hudson ! A partir de $ 499 par chambre, par nuit.www.westhousehotelnewyork.comLa Vague de Saint PaulSitué au cœur des collines dans les Alpes-Mari- times, La Vague de Saint Paul****, nouveau membre Hôtels & Préférence, vous accueille dans une atmosphère chaleureuse, contempo- raine et design. Détendez-vous à l’ombre d’un parasol entouré d’oliviers, relaxez-vous dans la piscine extérieure chauffée, amusez-vous en jouant au tennis ou à la pétanque, sirotez unverre dans le bar lounge ou profitez des soins du Spa. L'hôtel dispose de 50 chambres à la décoration unique et épurée, dont certaines bénéficient d’une terrasse exposée sud offrant une vue imprenable sur la campagne. A faire absolument lors de votre séjour : visiter la fondation Maeght et se balader dans le village médiéval de Saint-Paul de Vence.www.vaguesaintpaul.comLe Grand Hotel de la Plage de BiscarosseAu Grand Hôtel de la Plage, depuis plus d'un siècle, la vague vient saluer ses hôtes et les invite au savoir-vivre océanique. Pour vous, toutest prévu : qualité des équipements, variétédes activités, gastronomie... Au bord de lapiscine, imaginez votre programme deve-nant réalité. La cuisine bistronomique estpleine de convivialité. Magistral est le largechoix de cocktails à savourer "indoor" et "out-door". Les épicuriens comme les sportifs sedélecteront de golf, surf, voile, vélo... et desorties : Saint-Emilion, Bordeaux, Dune duPyla, Arcachon, Pays Basque... et on prolon-gerait bien de quelques journées ! Garantie de réussite pour votre séminaire d'entreprise ou événement à fêter, les espaces s’y prêtent parfaitement.www.legrandhoteldelaplage.fr www.hotelspreference.comEugène en VilleSitué au cœur de Paris, l'hôtel Eu- gène en Ville**** a été entière- ment rénové et vous invite dans un univers unique au confort et au design étonnants. Laissez- vous séduire par l’atmosphère et le cadre de l’hôtel dont les maî- tres mots sont « élégance » et « dandy chic ». L'établissement propose 71 chambres chics et tendances. Un vrai coup de cœur pour les chambres supé- rieures avec leurs immenses ter-rasses. Cet écrin vous invite à rêver dans un univers où la douceur du noir vous enveloppe, le confort vous surprend, le design vous étonne.www.eugeneenville.fr80Juin 2015]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21ART DE ViVRE & PATRiMOinE L’Art du tempsVins & SpiritueuxUn Must : Lanson Extra Age Blancde BlancsPlace à un assemblage de Chardonnay des premiers et grands crus qui marie trois grands millésimes : 2003, 2004 et 2005. Assemblé puis élevé au minimum 5 années en caves, l’ Extra Age Blanc de Blancs est un vin harmonieux d’une grande finesse qui présente une robe or clair animée de très fines bulles qui alimentent un cordon persistant. Les années de maturation en cave ont développé des arômes très frais de fleurs blanches qui évoquent l’aubépine et le tilleul et confèrent un caractère aérien. En bouche, l’attaque est tendre et s’ouvre sur des notes de poire d’été, de pêche blanche et de pâtisseries fines. La finale est précise et s’achève sur une fraîcheur minérale. Cette cuvée constituera un apéritif idéal, par exemple en accompagne- mentdegougères. Elleescorteraégalementavecbonheuruncar-paccio de Saint Jacques ou une dorade grillée.www.lanson.comUn délicieux Bourgogne Pinot noirde saison !Né en Bourgogne, le Pinot Noir donne naissance à tous les grands vins rouges du vignoble bourguignon. Ce cépage fragile nécessite des soins très attentifs durant sa période végétative. Produit en Côte-d’Or,Saône-et-Loire et dans l’Yonne, le Bourgogne Pinot Noir est un vin d’initiation, invitant à découvrir les appellations Village, PremierCru et Grand Cru de Bourgogne. Ce vin mûr et charmeur de la Mai- son Pierre André fondée en 1923 offre un bouquet fruité avec des notes de framboise et de groseille. La bouche est ample et gour-mande avec des arômes épicés de réglisse et de vanille. Les tanins sont en harmonie et la fin de bouche présente une belle sucrosité. Vin rond, idéal pour les viandes blanches comme le lapin mais aussi l’agneau et le canard, et sur des viandes grillées, du bœuf et du veau braisé ou des charcuteries fines. Accompagne très bien les plats végétariens tels les gratins de légumes.www.pierre-andre.comC’est l’été en bouteille !Ce rosé s’affiche en habit rose orangé lumineux. Sa fraicheur aromatique évoque une salade d’agrumes et une soupe de melon sur lesquelles est délicate- ment posée une brindille de fenouil. Dès l’attaque, sa vivacité rend la bouche désaltérante. Elle finit en douceur sur une touche gourmande de bonbon au caramel. Voici le vin qui accompagnera parfaite- ment vos moments de convivialité estivale. Prix : 9 euros / 75 cl, 18,60 euros en Magnum 150 cl.www.rollandeby.comLe champ des lys blancLe Domaine de La Croix Belle, cela pourrait être une histoire banale, celle du mariage de Françoise et Jacques en 1974, deux enfants terriens dont les familles cultivaient la vigne, à 18 km de Pézénas, dans la zone IGP Côtes de ongue, la séduisante dénomination qui chante gaiement à nos oreilles. Le Champ des lys blanc est le nom d’une parcelle où l’on trouve de nombreux iris sauvages, appelés com- munément « Lys ». Deux semaines de fermentation se font en cuves inox pour 95 % et 5 % en fûts neufs. Quelques mots quant à son profil : son nez est doté d’une belle complexité aromatique avec des notes de citron confit. C’est un vin mûr et charnu. La finale en boucheest longue et épicée.www.croix-belle.comBienvenue au Château MontroseLe Château Montrose 2011 possède une robe grenat pro- fond, son nez est de cassis légèrement réglissé et finement boisé, sa bouche est longue, moyennement ample, avec des fruits rouges, sur une finale souple avec des tanins mûrs mais précis. C’est un vin de terroir, qui est toutefois souple grâce une forte présence de cabernet franc. Neige, séche- resse, canicule, grêle... rien n’aura épargné le vignoble mé- docain en 2011! Plus que jamais, ce millésime aura rapproché les viticulteurs de leur environnement et les aura contraints de s’adapter à des conditions climatiques exceptionnelles ! A la vigne, le travail de l’homme fut dur et intense, les efforts répétés, l’attention sans relâche, pour obtenir des raisins tout à fait mûrs. Au chai, la vinification de chaque cuve fit l’objet de beaucoup d’attention, pour ex- traire des tanins mûrs, soyeux et précis. Le résultat : fraî- cheur, expression aromatique et précision d’une structure tannique nette, souple et enrobée, pour révéler ce terroir unique : celui du Château Montrose.www.chateau-montrose.com82Juin 2015]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[n°21www.ecoreseau.frL’Art du temps ART DE ViVRE & PATRiMOinESecret viticole d’une libelluleInsecte gracieux, la libellule évoque la liberté, la transparence, la lumière. C’est ce joli symbole que Jean Luc Dumoutier a choisi pour illustrer l’étiquette de l’un de ses bandols blancs issu du Domaine de l’Oli- vette. Un vin délicat, aérien, mais en même temps persistant en bouche grâce à un assemblage de clairette (80 %), ugni blanc (15 %) et sauvignon. Bandol offre aux vignerons une combinai- son rare d’ensoleillement, de sol pierreux et de douceur ma- rine qui leur permet de créer des vins au caractère bien mar- qué. Nous découvrirons à la dégustation des arômes de fleurs blanches et d’agrumes ; la bouche est ample, nerveuse etrondeàlafois;onnoteune belle persistance. 15 euros en vente à la propriété et chez lescavistes.www.domaine-olivette.comChâteau Batailley, passionnante histoire depuis 1855Château Batailley Grand Cru Classé AOC Pauillac, 5ème Grand Cru Classé en 1855, est un des joyaux de la famille Castéja et de Borie-Ma- noux. Le nom du Château Batailley est la dérive de "bataille" en souve- nir des combats qui se seraient dé- roulés sur le domaine de 60 ha à la fin de la guerre de cent ans. Batail- ley a un pourcentage élevé de Ca- bernet Sauvignon en ce millésime 2012, du aux condi- tions climatiques: 80% Caber- net Sauvignon, 18% Merlot, 1% Cabernet Franc and 1% Petit Verdot. Le vin qualifié comme un noble Pauillac clas- sique, est charpenté, tannique et entouré d’une souplesse avec des notes délicatement boisées après quelques années de garde. La couleur rubis foncé du Châ- teau Batailley illustre des notesprononcées de cassis.www.batailley.comChâteau La Martinette,Rosé de ProvenceOn peut qualifier ce vin comme un grand classiqueparmi les rosés de l'Appellation «Côtes de Provence».Le Millésime 2014 se présente en 75cl et 150cl(Magnum) et se compose de 55% Grenache, 20%Syrah, 15% Cinsault, 10% Rolle. Sur cette cuvée des-tinée à la restauration, les épices et les herbes aromatiques apportées par nos vieux grenaches dominent le nez et confè- rent une très belle complexité au vin. Les touches de citron et de fenouil complètent la palette aromatique. La bouche est centrée, dynamique, dotée d'une superbe longueur et s'épanouie sur une légère touche iodée en finale qui lui confère une saveur et une fraîcheur incomparable.www.chateaulamartinette.comJuin 201583]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21ART DE ViVRE & PATRiMOinE L’Art du temps - L’actualité automobileFiat 500X Cross + : la « dolce vita » façon « avventura »Désagréable ! une troisième position « Traction » agit sur la trans- mission du couple à l'es- sieu arrière, en cas de besoin, si d’aventure on s’égare très loin des chausséesElle n’a plus grand-chose à voir avec la 500 revival lancée en 2007. Encore moins avec son ancêtre de deuxième génération « nuova cinque cento » apparue en 1957 quand la première 500 baptisée Topolino en italie était née, elle, en 1936. Tout juste la Fiat 500 X cultive-t-elle un air de famille avec la 500l, petite fa- miliale commercialisée depuisGrande à l’extérieur (de 4,25 à 4,27 mètres de long selon les versions,soit 73 cm de plus qu’une500 classique), la X est2012, exploitation marketing du filon néo-rétro. Mais là où la 500l se montre finale- ment assez banale, la X étonne. Appliquant à la lettre la recette commer-bitumées.ciale qui a si bien réussià Mini avec le Country-man, Fiat a conçu un joliSuV urbain qui cible àl’évidence d’abord une clien-tèle féminine sur un segment demarché en forte croissance. Bien dessinée avec ses galbes et lignes tendues, cette « 500 » surélevée rassure et donne un agréable sentiment de solidité dans la tempête urbaine. Car même si elle existe en version quatre roues motrices (X Cross et Cross +) avec une vocation tous chemins, c’est surtout en simple traction qu’elle séduira les fashionistas citadines, accros du shopping en ville, avec pas moins de 12 coloris, huit modèles de jantes de 16 à 18 pouces et quatre niveaux de finition. De quoi donner l’embarras du choix.térieur,élégante et bien fi-nie, avec un large coffre (350 litres, l’équivalent de celui d’une Golf, d’une Mégane ou d’une 308 d’ancienne géné- ration). Très bien équipée en version haut de gamme (avec entre autres, large écran tactile, radio numérique (DAB), connexion internet, ouverture et démarrage sans clef, caméra de recul, maintien de file, avertis- seur d’angle mort...), la 500 X Cross+ bénéficie sous le capot d’un moteur diesel2 litres Multijet 140également spacieuse à l’in-Jeep Renegade : l’habit fait le moinech couplé àétrange boîte auto à neufune bien rapports, dotée d’un systèmeModèle essayé : Fiat 500 X Cross+ 2.0 Multijet 140ch 4X4 Boite AT9 (tarifs à partir de 30.290 euros). Tarifs gamme essence à partir de 15.990 euros, gamme diesel à partir de 22.290 euros.deconduite (qui agit sur le moteur, les freins,sélection dumode dela direction et la boîte). En position Auto, rien à dire, le bloc de 140 ch n’est certes pas un foudre de guerre mais il fait cor- rectement son travail. En revanche sur la position sport le moteur mouline dans les tours sous prétexte de nervosité accrue.C’est la même voiture que la 500 X issue du même groupe (FCA, Fiat Chrysler Automobiles), puisque désormais le constructeur turinois contrôle également le fabricant de Detroit et ses nombreuses marques dont Jeep. Même plateforme, mêmes moteurs, mêmes commodos, mêmes équipements, seul le look diffère dedans comme dehors. Mais la calandre aux phares ronds et sept fentes verticales ne laisse aucun doute : il s’agit bien d’une Jeep, cousine éloignée de la my- thique Willys du Débarquement, de la Wrangler, de la Patriot et de la Compass. Paradoxe, ce rejeton d’une famille dédiée depuis des lustres au franchissement, est proposé en simple traction deux roues motrices, taillé exclusivement pour la ville. Mais avec panache ! Faute d’avoirles moyens mécaniques des ambitions de son clan, la Renegade 4X2 est une frimeuse qui fait illusion. l’habitacle typé tout terrain (avec la poignée de maintien sur la planche de bord côté passager) est splendide : dans notre version d’essai il s’habillait en marron et blanc avec des touches orange du plus bel effet. Moteur diesel 2 litres de 120 ch et boîte manuelle six rapports : rien à dire, que du bonheur. En version 4X4 la Renegade retrouve ses racines avec son système de transmission (Jeep Active drive), permettant de désaccoupler l’essieu arrière pour rouler la plupart du temps en traction, et de retrouver les quatre roues motrices en cas de besoin : aide à la descente et rapports démultipliés (drive low), système de contrôle de la motricitéen cinq modes (Auto, neige, Sable, Boue, et Rock – sur le modèle Trailhawk – dédié au franchissement). A noter qu’en 4X4 la Renegade qui hérite également de la boite auto à neuf rapports, est disponible contrairement àla Fiat 500X, avec le moteur diesel 120 ch et un moteur 2 litres de 170 ch.84Juin 2015Modèle essayé : Jeep Renegade 1.6 Multijet4x2 BVM6 120 ch Li-mited (tarifs à partir de26.950 euros). Tarifsgamme essence à par-tir de 18.950 euros, gamme diesel à partir de 21.650 euros.]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[n°21nouveau Jeep Cherokee : retour vers le futurPlus rien à voir avec les modèles précédents ! le nouveau Cherokee étonne par son style qui lorgne avec insistance celui de son grand frère (Jeep Grand Cherokee). la face avant n’est pas des plus esthétiques (affaire de goût sans doute). Si les sept fentes verticales de la calandre sont toujours là, les feux ni ronds ni carrés mais désormais étroits en amande sont positionnés très haut sur les ailes un peu à la façon du Cactus Citroën. l’arrière est plus consensuel. Pour le reste la ligne est assez banale et cette Jeep risque de batailler dur avec la concurrence (notamment le très beau Kia Sorento). l’habitacle en revanche estwww.ecoreseau.frL’Art du temps - L’actualité automobile ART DE ViVRE & PATRiMOinE ESSAIS & TENDANCEStrès élégant avec des commandes ergonomiques, un réel confort et de l’espace qui en font une véritable familiale, d’autant que pour la première fois de son histoire le Cherokee 5e génération est disponible sans transmission intégrale. Essayé donc en modèle simple traction avec le « petit » moteur diesel 140 ch et la boite manuelle à six rapports, le Cherokee se montre peu alerte mais néanmoins plutôt agréable à conduire y compris en ville où ses di-Par Philippe Flamandmensions (4,62 mètres de long, 37 centimètres de plus que la Renegade) ne sont pas un obstacle.Modèle essayé : Jeep Cherokee 2.0 l Multijet 4X2 140 ch BVM6 Longitude (tarifs à partir de 34.990 euros). Tarifs gamme essence à partir de 51.000 euros, gamme diesel à partir de 34.990 euros.Juin 201585]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21ART DE ViVRE & PATRiMOinE Baromètre Finance & InvestissementsBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant les placements et investissements que peut réaliser tout particulierÉthique & FinanceuLES BONS PLANS DU MOISpar« Comment j’ai gagné 5000 euros en quelques jours » : vous avez certainement déjà vu ces publicités qui pullulent sur le Web. Elles vantent les mérites de sites frauduleux et invitent les internautes à faire fortune en faisant du trading sur le marché des changes ou encore les options binaires. Pour Bertrand de Juvigny, le secrétaire général de l’AMF, il s’agit d’un « vrai fléau qui crée des drames humains ». le Gendarme de la Bourse appelle donc à une interdiction totale de la publicité pour ces produits sur internet. une mesure qui devrait réussir à circonscrire de manière significative l’impact pour le grand public selon l’institution.Publicités racoleuses : l’AMF fait le ménageArthur CohenAssurance : les contrats vie-génération arrivent sur le marchéPrésident Directeur général des éditions Hermann, Philosophe spécialisé dans les questions éthiques appliquées au secteur financierlancés l’an dernier, les contrats vie-génération commencent à arriver dans les réseaux des banques et des assureurs. AG2R la Mondiale, Allianz, neuflize, Crédit Agricole ou encore Swisslife se sont déjà positionnés sur ce marché, avec86andis que les géants du net (Google, Apple, Facebook, Amazon) fondent leur modèle économique sur l’ex- ploitation des données personnelles de leurs clients etusagers, les banques peuvent y voir un futur moyen de dé- velopper leur activité. Aujourd’hui, elles détiennent déjà de nombreuses informations-clé : au nom de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, les déposants doivent déclarer à leur banquier leur situation familiale, leur profession, leur patrimoine et le montant de leurs revenus. la réglementation européenne impose de plus, depuis 2007, d’établir le profil de tout investisseur avant de lui proposer un quelconque produit financier : sont ainsi obtenus des ren- seignements sur sa psychologie (comme l’appétence au risque) ou ses compétences. les banques disposent encore d’autres moyens pour collecter de précieuses données : lors de chaque transaction financière réalisée par leur intermé- diaire, le consommateur leur livre des informations sur ses habitudes, ses goûts, ses loisirs. Et les nouveaux moyens de paiement (liés à la téléphonie mobile et aux technologies nFC) sont susceptibles de fournir davantage de précisions sur le comportement d’achat de leurs usagers.JuilletAoût SeptOct Nov DecJan 15 Fev MarAvr MaiJuin 2015Vous qui siégez au conseil d’administration de la fédé- ration européenne des conseils et intermédiaires finan- ciers pensez qu’il existe encore de graves dysfonction- nements dans la finance mondiale ?la sphère financière ne joue plus son rôle d’intermédiaire.LA SPÉCULATION DU MOISTBig Data & Big business : quand les banquesse font Big Brothers52 EUR50 EUR48 EUR46 EUR44 EUR42 EUR40 EUR 38 EUR36 EUR 34 EUR32 EUR30 EUR JuinIpsen : une santé insolenteEn France comme dans de nombreux pays, les lois sur la protection de la vie privée interdisent toutefois l’exploitation de ces données à des fins commerciales sans l’accord préa- lable du consommateur. il importe cependant de comprendre que le traitement de ces données par les banques pourrait se faire au bénéfice de tous et de chacun. En effet, si les études récentes montrent que les consommateurs se montrent tou- jours soucieux de confidentialité, ils se disent intéressés à re- cevoir des services personnalisés, adaptés à leurs besoins et aux circonstances de leur vie : ils perçoivent souvent les of- fres qui leur parviennent par le biais de formulaires qu’ils ont délibérément remplis comme des privilèges à forte valeur ajoutée. Or, les banques sont des acteurs très contrôlés, et leur place centrale dans la vie économique permettrait par exemple aux agences locales d’organiser le partage d’infor- mations entre des commerçants de quartier et leurs voisins désireux de recevoir leurs offres. Encore faudrait-il, pour cela, que la confiance dans les banques soit pleinement res- taurée. Mais, du point de vue philosophique, s’aperçoit ici la difficulté d’arbitrer le conflit entre, d’une part, la nécessité de protéger les libertés individuelles et, d’autre part, le besoin de recréer du lien social et de redynamiser l’économie (no- tamment à l’échelle locale). n’incombe-t-il pas à chacun le choix de décider s’il souhaite ou non que ses données per- sonnelles soient exploitées ? Telle est du moins la position des autorités françaises et européennes : demain, nos ban- quiers assumeront un rôle économique et social nouveau, qui les amènera nécessairement à revoir leur modèle, et fera évoluer le rapport des particuliers et des entreprises avec leur partenaire financier.Le groupe pharmaceutique a publié au premier trimestre une forte croissance, portée par son activité à l'étranger, notamment aux USA. Par ailleurs, les analystes estiment que l'arrêt du développement de tasquinimod devrait permettre de réaliser des économies significatives. Gilbert Dupont recommande le titre à l'Achat, avec un objectif de cours de 57 euros.Jean-Pierre Diserens, directeur et co-fondateur de Fidurhône SA,secrétaire général de la convention of independant financial advisors (CIFA), à laquelle EcoRéseau a participé :« Une fois le système effondré, nous aiderons à reconstruire »Pourriez-vous résumer la CIFA, dont vous êtes l’un des créateurs, en quelques mots ?la CiFA est la seule OnG qui représente les professionnels de la finance et bénéficie d’un statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des nations unies (ECOSOC). Elle est accréditée auprès de la Conférence des nations unies sur le Commerce et le Développement (CnuCED). les gens ont été surpris lorsque nous avons frappé à la porte, ne s’attendant pas à voir les financiers prendre part à de tels débats. Par son partenariat avec l’institut pour la formation et la recherche des nations unies (uniTAR), dans le cadre d’un programme éducatif ambitieux sur le thème de l’éthique de la finance, la CiFA contribue activement à la réalisation des objectifs de déve- loppement de l’Onu pour le prochain millénaire. nous voulons remettre la finance au service des épargnants, desElle aspire à devenir une industrie, mais elle ne crée pas de valeur ajoutée. nous sommes maintenant dans l’extraction de rente sur le dos de l’économie réelle. De plus l’ordre fi- nancier édicté à la fin de la Deuxième Guerre et régi par les accords de Bretton Woods est en bout de course, sous per- fusion. On ne pourra injecter indéfiniment dans le système 200 milliards d’euros tous les mois. les Chinois viennent de mettre en place leur banque de développement et plus de 50 pays ont adhéré alors que les Etats-unis s’y opposaient. le doute s’installe, les institutions s’essoufflent.Propos recueillis par JTinvestisseurs. Ce qui a été perdu de vue.Je le suis de nature ! Mais il est difficile de faire changer le système par les réseaux habituels, les grandes banques contrôlent le système et l’orientent à leur avantage. nous essayons de contrer le lobbying traditionnel en faisant passer nos idées par le haut – comme la charte éthique par exemple – pour qu’elles ruissellent par la suite. Quand tout s’effondrera, nous serons là pour contribuer à reconstruire avec des principes de capitalisme moral.Êtes-vous tout de même optimiste ?]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[n°21www.ecoreseau.frBaromètre Finance & Investissements ART DE ViVRE & PATRiMOinEdes conditions et des frais de gestion variant selon les établissements (Crédit Agricole exige un versement minimal de 10000 euros contre 250 000 euros pour Swisslife, par exemple). Cette nouvelle génération d’assurance-vie offre un avantage fiscal inédit : en cas de décès du souscripteur, la personne qu’il a désignée bénéficie d’un abattement de 20% sur le capital à condition que le contrat ait été investi avant les 70 ans du souscripteur. Cet avantage vient s’ajouter à l’abattement traditionnel de 152 500 euros par bénéficiaire. la contrepartie de cet abattement est que les contrats vie- génération n’offrent aucun fonds en euros : l’ensemble des sommes versées doit être investie en unités de comptes (Sicav, SCPi, actions...). De plus, 33% de ces fonds doivent servir à financer des PME ou des ETi, du logement intermédiaire, ou encore des produits labellisés Economie sociale et solidaire. En clair, ce produit peut être intéressant pour les particuliers désireux de transmettre un patrimoine de plus de 200 000 euros, à condition d’investir avant 70 ans.Le coin des analystesu Barings se repositionne sur les actions européennesBarings a sensiblement modifié son portefeuille au cours des six derniers mois. « En août dernier, nous étions investis à hauteur de 25% en actions américaines alors que la pondération de l’Europe était très faible », rappelle Hartwig Kos, gérant du Baring Euro Dynamic Asset Allocation Fund. « Au 31 mars, nous ne sommes plus ex- posés sur les Etats-Unis mais le fonds est investi à près de 30% en actions européennes, dont un tiers sur les petites et moyennes capitalisations qui, selon nous, devraient nettement profiter de l’amélioration de la conjoncture économique », ajoute-t-il. Barings constate que les actions européennes ont enregistré un net regain ces derniers mois, alors que les rendements obligataires et l’euro tombaient à des niveaux historiquement bas. La faiblesse de l’euro a eu un impact positif sur les exportations européennes, et la récente hausse des marchés reflète également l’amélioration des données économiques et du sentiment des investisseurs envers les actions euro- péennes selon lui.u Turgot AM reste confiant sur les small et mid capsSur les 14 dernières années, les petites et moyennes ca- pitalisations boursières ont surperformé les marchés. Une tendance qui s’est inversée depuis le début 2015, observe Turgot AM. Pourtant, l’analyste anticipe un regain d’intérêt sur les perspectives de ces valeurs. Il remarque en effet que les publications de résultats du premier trimestre des petites et moyennes valeurs ont été globalement bonnes, à savoir en ligne ou supérieures aux attentes des analystes. Selon lui, les small et mid caps devraient donc continuer de profiter de l’amélioration graduelle de la conjoncture économique des pays de la zone euro. Il rappelle en effet que ces valeurs sont réputées plus « do- mestiques » que les grandes capitalisations. Quant à celles exposées aux marchés internationaux, elles devraient continuer de profiter des effets positifs de la hausse de la parité euro/dollar. « Cette amélioration de la croissance bénéficiaire des petites et moyennes valeurs va ainsi per- mettre aux valorisations de ne pas trop se tendre et de continuer de générer un “upside” significatif pour cette classe d’actifs », conclut-il.u Edmond de Rothschild AM voit des opportunités sur la dette financièreDans une récente note d’analyse, Edmond de Rothschild AM passe au crible les facteurs qui rendent la dette fi- nancière attractive au sein de l’univers obligataire. Il cite en premier lieu les évolutions réglementaires du secteur de la banque et de l’assurance. Il constate que les émetteurs continuent d’adapter leur structure de capital aux nouvelles exigences réglementaires. Celles-ci les poussent à améliorer leur capital en quantité et en qualité, à émettre de nouveaux instruments de quasi- fonds propres, et à remplacer les anciens instruments, notamment en exerçant leurs options de rappel. Pour EdRAM, ces réformes ont permis une amélioration de la capitalisation, de la solvabilité et de la liquidité de ces établissements. Autre facteur encourageant : les résultats des stress tests publiés à l’automne dernier ont par ailleurs donné une meilleure visibilité sur l’exposition directe de ces établissements à certains risques. « Les banques sont exposées à l’ensemble de l’économie réelle mais, grâce à la diversité de leurs activités, elles affichent une certaine capacité à encaisser les chocs », estime l’analyste. Enfin, le Quantitative Easing lancé le 22 janvier dernier en Europe devrait selon lui être globalement fa- vorable à la classe d’actifs.Location : des primes pour les appartements parisiensla mairie de Paris a récemment annoncé le dispositif Multiloc. Objectif : permettre aux classes moyennes de se loger dans la capitale en incitant les bailleurs à louer les logements à de jeunes actifs ou à des familles à des prix plus abordables. S’ils acceptent de louer à des tarifs inférieurs de 20% au tarif médian constaté dans le quartier, les propriétaires pourront recevoir des aides financières et des garanties. le dispositif prévoit une prime d’entrée de 2000 euros, la gestion locative professionnelle, la prise en charge de la garantie contre les locatifs, la participation à l’achat de détecteurs de fumée, la prise en charge d’une partie des diagnostics techniques obligatoires, mais aussi une prime travaux pour remettre en état le bien. le montant de cette prime est de 2500 euros maximum, mais si l’appartement est vacant depuis plus de six mois la somme allouée pourra grimper jusqu’à 10000 euros.Juin 201587]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21ART DE ViVRE & PATRiMOinE Patrimoine - Trading personnelFocus sur un placement ou investissement afin d'analyser les tendances et évolutionsl’art et la manièreS’enrichir sur les marchés, c’est possible, encore faut-il se forger au préalable une solide éducation financière...«Je gagne ma vie en opérant sur les marchésles fluctuations, ce qui peut provoquer une amplification substantielle des gains comme des pertes. « C’est d’ailleurs la principalevestisseurs individuels sur dix sont perdants sur le mar- ché des changes (Forex) ! Sur quatre ans, le résultat moyen est une perte de plusconstat, et non le moindre : pour ceux qui ont persévéré en pensant « se refaire », la perte s’est accrue ! Autre- ment dit, les traders les plustirent le trader amateur par des messages publicitaires agressifs. Sur internet, une publicité sur trois vantant les placements concernerait ainsi le trading en ligne, se- lon l’AMF – les fameux : « Je vais vous expliquer com- ment gagner facilement 500 euros par mois » ou « Ar- rondissez vos fins de mois avec ma méthode ». En ré- ponse à cette dérive, l’AMF publie régulièrement une mise à jour de sa liste noire des sites à éviter absolu- ment, car les particuliers prennent tout simplement le risque de perdre l’inté- gralité de leur argent, tout en ayant des possibilités de recours extrêmement limi- tées.sur un compte fictif avant de se lancer dans le grand bain. » A l’image des prin- cipaux acteurs du secteur, FXCM se targue de propo- ser une formation complète et gratuite à ses clients : webinaires en direct, sémi- naires gratuits au sein de l’entreprise et même des entretiens au téléphone avec un analyste. « Pour réussir, l’investisseur doit premiè- rement maîtriser les outils de plateforme de trading et deuxièmement savoir ana- lyser l’évolution des mar- chés financiers », assure ilies larbi.trois heures par jour : une heure chaque matin, midi, et soir. En fonction de mes envies et du contexte de marché. » le quotidien de Sylvain March, trader in- dépendant qui s’est lancé en 2008 avec un capital de 35000  euros, a de quoi sé- duire. Comme lui d’ailleurs, ils sont quelques centaines en France à vivre du bour- sicotage, investissant une partie de leurs économies sur les marchés dans l’espoir de faire fortune. Pour autant, une simple connexion à in- ternet ne suffit pas pour s’improviser trader. « Les marchés financiers laissent peu de place à l’amateu- risme », confirme Ambroise lion, directeur commercial d’iG France. D’ailleurs, ajoute-t-il, « pour investir en Bourse, il faut avant tout faire preuve de prudence et se former ».LE SAVOIREST UNE ARMES’il semble donc judicieux d’abandonner ses rêves d’ar- gent facile façon « loup de Wall Street », l’expé- rience de Sylvain March montre toutefois qu’il est possible de spéculer sur les marchés sans y laisser né- cessairement sa chemise. la seule condition : possé- der un minimum de culture financière et d’expérience. « Investir, cela s’apprend, confirme ilies larbi, direc- teur de FXCM en France, l’un des leaders mondiaux du courtage en ligne. Chez FXCM, nous nous assurons que le client qui vient d’ou- vrir un compte est averti des risques liés à ce type de produit et faisons tout pour lui donner les principesune fois ces compétences acquises, l’investisseur ne doit pas perdre de vue quelques règles de base pour gagner en Bourse. « La maî- trise de soi et la patience sont bien évidemment des qualités importantes, mais cela n’est pas forcément suffisant, estime Ambroise lion. Avant tout, il s’agit d’accumuler le maximum d’expérience pour améliorer ses points forts, tout en es- sayant de gommer ses points faibles. » Enfin, prudence et méthodologie s’imposent. Ambroise lion rappelle d’ailleurs une règle de base à ce sujet : « Il faut appren- dre à reconnaître les véri- tables opportunités d’inves- tissement, élaborer un plan de trading cohérent et enfin protéger son capital et les gains acquis. » Ce que les professionnels du monde de la Bourse nomment « le money management ».PRUDENCE EST MÈRE DE SURETÉ Première précaution élé- mentaire : n’investir que les sommes d’argent que l’on est prêt à perdre. le risque de voir s’envoler tout ou partie du capital investi est réel. En effet, n’est pas Syl- vain March qui veut ! En début d’année, la flambée du franc suisse à la suite d’une décision surprise de la Banque nationale suisse l’a douloureusement rappelé à de nombreux investisseurs particuliers. Certains ont perdu très gros en utilisant l’effet de levier, un méca- nisme qui permet de gagner plus, mais aussi perdre da- vantage que son investis- sement de départ. Car à la différence des actions, les variations de changes peu- vent être violentes, à la baisse comme à la hausse. Ambroise lion souligne que le Forex peut être l’un des marchés les moins volatils si les clients n’utilisent pas de levier. le levier amplifieDes ascensions, mais aussi des chutes retentissantes...de 10000  euros par client, et le résultat médian, une perte de 1843  euros. Alors oui, il y a eu des gagnants : 121 personnes sur 14799 ont gagné plus de 24 000  euros ; mais dans l’autre sens, 722 clients ontcause de pertes des parti- culiers qui débutent sur ce marché, regrette-t-il. Nous recommandons à nos clients d’adopter un levier adapté à leurs stratégies afin de maîtriser les risques. » En clair, si la paire de devises prend 1 %, l’investisseur gagne 10 %... ou inverse- ment. Mais les investisseurs peuvent néanmoins utiliser des effets de levier jusqu’à 200 chez FXCM, voire 400 chez iG France.actifs ne tirent pas leur épin- gle du jeu... Sauf par chance, il est donc très dif- ficile de générer des gains sur le Forex.GARE AU MIROIR AUX ALOUETTES Spéculer sur les marchés est donc bien un jeu dan- gereux, comme le rappelait en fin d’année dernière une étude de l’AMF : neuf in-Elaborer un plan de trading cohérent, protéger son capital et les gains acquis, bref, être sensibilisé au « money management »eu une perte supérieure à nent pourtant que la partie de base de la gestion des 50000  euros. Pire, plus les immergée de l’iceberg, risques. » Et d’ajouter : traders ont été actifs (plus c’est-à-dire les sites internet « Nous recommandons à ils ont passé d’ordres ou autorisés par l’AMF. Or, le l’investisseur novice de fran- plus leurs mises ont été im- Web regorge d’autres sites chir plusieurs étapes bien portantes), et plus les pertes qui se font passer pour des définies, au premier rang ont été importantes. Dernier professionnels agréés et at- desquelles un apprentissage.Si les conclusions du gen- darme de la Bourse sont édifiantes, elles ne concer-En résumé, la règle selon laquelle l’espérance de gain est à la hauteur des risques pris est de mise sur les mar- chés. De nombreux traders amateurs en font chaque jour la douloureuse expé- rience. une lecture à la fois macroéconomique et géo- politique, une culture finan- cière et un flegme à toute épreuve sont les principaux ressorts d’un trading ga-gnant.Pierre-Jean Lepagnot88Juin 2015]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[RÉ-INVENTEZ VOTRE TRADINGL’Apple Watch accueille notre technologie de trading plusieurs fois récompensée.Découvrez-la dès maintenant sur IG.comToute opération financière comporte des risques. Le trading de CFD peut engendrer une perte supérieure au montant des dépôts.IG.comCFD : ACTIONS | INDICES | FOREX | MATIÈRES PREMIÈRESApp Store est une marque de service d’Apple Inc.]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°21ART DE ViVRE & PATRiMOinE Regard sémantiqueDepuis huit ans, Jeanne Bordeau compose des “tableaux de mots” à partir de collages issus d’articles de presse. Démonstratives et percutantes, ses “compositions sémantiques” accrochent le coeur et la raison. A la fois miroir et interprétation de l’actualité,ses tableaux décryptent l’époque de manière presque prémonitoire.Créations thématiques et singulières, ses tableaux mettent en scène les mots-clés d’une année dans des secteurs d’actualité majeurs : politique, économie, crise, culture, société, culture, femmes, développement durable, ressources humaines, verbes. Chaque année, ces dix toiles forment ainsi “une tapisserie de Bayeux contemporaine” et sont exposées à la galerie Verneuil Saints-Pères à Paris.La mémoire des mots"NOBEL", MÊME LA CULTURE SE NUMÉRISE. Heureusement de livres en films, tout n'est pas virtuel !nomdutableau: Nobel,2014, JaneBee Dico d’époque© Jean Paul GoffardQu’ont-ils chantonné ceux et celles qui attendaient ? «IlestlibreMax...Ilyenamêmequil’ontvu voler... », inoubliables paroles de Hervé Christiani disparu cette année 14 !Fondatrice de l’institut de1997 : le premier audio guide qui parle en MP3. Années 2000 : l’audio guide peut s’adapter aux préférences de l’utilisateur. les smartphones se démocratisent. la technologie est accessible. il ne s’agit donc plus de voir une expo sans toucher, il s’agit,Avec le Google Cultural institute, des centaines de chefs d’œuvre sont gratuitement disponibles en ligne. Mais aurons-nous assez d’une seule vie pour découvrir les merveilles du monde ?la qualité d’expressionBye bye culture sous arthroseTout augmente, même les muséesHanouna, Kendji et Jamel en forceAvec une pincée de numérique, le musée est devenu “augmenté”. A lyon, le “Musée des confluences” incarne cette nouvelle façon de propager la culture, tout comme la “Fondation Louis Vuitton” et sa géométrie pensée par l’architecte Frank Gerhy.François Hollande et Jamel Debbouze militent pour “l’impro” comme art du spectacle et école de la vie. un improvisateur de poids joue les trublions du PAF, c’est Hanouna et ses blagues sur Direct 8.Parfois, le musée se réinvente pour se ré-emparer d’une mémoire désormais contenue dans le Google Cultural institute. le musée “Picasso” fait peau neuve ! le noir de “Soulages” s’expose à Rodez.les films qui donnent bonne mine sont donc toujours aussi prisés. Chaque année a son phénomène “Intouchables”. En 2014, c’est “La Famille Bélier” et ses trois millions d’entrées.la musique revient dans les salles obscures avec la mode du “Ciné-concert”. A propos de mode, Gaspar ulliel et Jérémie Rénier exacerbent le mythe “Saint- Laurent”. Mythe aussi incarné par Pierre niney qui reçoit le césar du meilleur comédien. Guillaume Gallienne devient culte dans “Les garçons et Guillaume à table”Si les jeunes filles aiment rirent, elles restent romantiques et portent Kendji en vainqueur de “The Voice”. Avec “Que le meilleur gagne !” nagui emporte toutes les générations. Drucker lui paraît, inoxydable. Et clap de fin : au revoir, Monsieur Chancel, votre “Grand Echiquier” est une grande réussite !Hommages ô Nobel2014 est truffée d’hommages :” Sade”; “Duras”, “Gary” et “Modiano”. lui décroche le nobel. Olympia Alberti elle révèle une face secrète de l’auteur de “ L’Amant” dans “Une jouissance à mourir”.A l’écoute, coûte que coûteDes chiffres et des mythesA l’écoute de la Maison de la Radio, oui mais en “live” puisqu’en 2014, “Radio France s’expose”. Et son nouveau boss “Mathieu Gallet” a le sens du web, il est à l’époque un “Twitto de l’année” !“Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?” pourraient se demander les héros de ce film au 12 millions de spectateurs en découvrant le succès du “ Suicide Français” de Zemmour.A propos d’écoute, les oreilles contemporaines admirent encore les phrasées de “Phèdre” et “Andromaque” qui tiennent le haut de l’affiche. le haut des écrans lui est tenu par des sagas plus marketées : “Game of Thrones” ou “Hunger Games”.Animer les sujets d’une peinture, explorer un château fort à l’époque de sa construction... la réalité aug-Chantons sous la cultureFile d’attente devant les expos phares : “Niki de Saint Phalle”, “Hokusaï”, “Bill Viola”. Et “Air France” dévoile gratuitement son patrimoine au Grand Palais.parRepenser la vie du visiteur au musée grâce à la réalité augmentée, tel est le sens de ce nouveau terme.grâce au numérique, de participer à une expérience inédite !mentée augmente le champ des pos- sibles. la 3D, le QR code, les applis, les espaces virtuels deviennent des médiateurs de savoir !Jeanne BordeauSensations augmentéesMusée AugmentéMusée augmentéLe Musée mis à jourA l’expo Star Wars à la Cité du Ci- néma, chaque visiteur possédait un bracelet pour créer son personnage et tester sa personnalité.Culture augmentéeJuin 2015PROCHAIN NUMÉRO LE JEUDI 25 JUIN 201590]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRECABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 190 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82THE SHOW OF THE MOST FAMOUS CABARET IN THE WORLD !DINNER & SHOW AT 7PM FROM €190 SHOW AT 9PM & 11PM FROM €77WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIEL© Bal du Moulin Rouge 2015 - Moulin Rouge® - 1-1028499]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[EN CAS D’IMPRÉVU, TOUT EST PRÉVU UNE FLEXIBILITÉ MAXIMALE POUR VOS VOYAGES D’AFFAIRESMODIFIEZ OU FAITES REMBOURSER VOTRE BILLET SANS FRAIS*.France is in the air : La France est dans l’air.PRENEZ UN VOL PLUS TÔT QU’INITIALEMENT PRÉVU,SANS FRAIS NI AJUSTEMENT TARIFAIRE.Offres valables sur les vols opérés par Air France de/vers l’Europe, l’Afrique du Nord et Israël.SKYPRIORITY:SOYEZ PRIORITAIRE À TOUTES LES ÉTAPES DE VOTRE VOYAGE.AIRFRANCE.FR* Si le prix du nouveau billet est supérieur, un réajustement tarifaire sera effectué mais aucun frais de modification ne sera appliqué.]]></page></pages></Search>