﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="no"?><Search><pages Count="88"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[13n°EcoRéseauL’information économique & stratégique autrement (et si possible positive)septembRe 2014 mensuel3,90 €ecoreseau.frComprendre, Entreprendre, InnoverMOI, ENTREPRENEUR? UNE ORIENTATION D’ACTUALITÉ...• Les seniorpreneurs, alternative d’avenir• Les cellules d’essaimage, du rêve à la réalité• Les concours de créateurs pour donner vie à ses idéesBE/LUX : 4.50€ - Canada : 7CAD - Maroc : 50MADRegaRd suR l’actualité avecSMIC À LA FRANÇAISEJulian BugierBoulet hexagonal ou rempart contre la pauvreté ?“Le rôle des médias a changé”Vont-elles changer nos vies ?MAIS AUSSI...- LINKEDIN, VIADEO... DES CONTACTS PRÉCIEUX ? - TENDANCE : LA ZEN ATTITUDE© Schousboe Charlotte / FTVEcoRéseau]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13EDITORIALL’entrepreneuriat, nouvelle matière pour la rentrée des classes ?Retour en mai 2012... ou plutôt prospective constructive à l’aube de la rentrée de septembre 2014 :« Moi entrepreneur, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire.- Moi entrepreneur, j'engagerai de grands débats car il est légitime qu'il puisse y avoir des discussions sur n’importe quel sujet.- Moi entrepreneur, j'essaierai d'avoir de la hauteur de vue, pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions, mais en même temps je ne m'occuperai pas de tout, et j'au- rai toujours le souci de la proximité avec mes collaborateurs et mes clients ou partenaires.(...) »Cette anaphore - qui souligne sans conteste les postures « normales » de l’entrepreneur idéal - est-elle si évidente dans la pratique ? Et qui sont ces individus ou ces entités qui s’illus- trent sur le chemin de la création d’entreprise ? C’est la question que le journal EcoRéseau se pose dans chacune de ses éditions car nous pensons que la relance passe notamment par cette forme d’engagement.Dans la continuité de ce que nous vous avons précédemment présenté, nous persistons à mettre en lumière des entrepreneurs d’horizons différents. Qu’ils soient jeunes ou plus âgés, autodidactes ou expérimentés, étudiants ou toujours salariés... nous avons besoin d’un élan généralisé et sommes persuadés qu’il existe un entrepreneuriat « pour tous » : par exem- ple, nous avons rencontré des « seniors(entre)preneurs » qui croient ou ont toujours su croire en eux et en leurs idées alors que le contexte ne les prédestinait pas à de telles entre- prises. Nous avons également étudié les possibilités qu’offrent les cellules d’essaimage, ces (nouveaux) départements appartenant à de grands groupes et permettant à des salariés dedévelopper leurs idées. Aussi et entre autres, nous abordons la question des concours qui ont pour vocation d’encou.pement de projets.Autant de sujets passionnants pour de belles promesses d’avenir.rager l’entrepreneuriat, soutenir l’innovation et aider le dévelop-Cependant, sommes-nous assez éduqués en France pour passer à l’acte, et faire de l’entrepreneuriat au sens large une chose « normale » ? Car être chef d’entreprise n’est pas tou- jours un long fleuve tranquille.Si pour certains cela relève parfois de l’inné, ne serait-il pas utile d’enseigner l’entrepreneuriat ? Un véritable accompagnement serait judicieux et légitime face à toutes les difficultés que nous pouvons rencontrer au quotidien, et permettrait l’entrée définitive de cette notion dans nos mœurs.Et si l’entrepreneuriat s’inscrivait dans nos programmes pédagogiques et devenait ainsi le savoir-faire de demain ?Jean-Baptiste LeprinceFondateur & directeur de la publicationLE CHAT by Philippe Geluck2 SEPTEMBRE 2014]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.frSOMMAIREPANORAMA 4-21 RétrospectiveCréer aujourd’huiConcours d’entrepreneurs 44La sécu il y a 50 ans 4Business guidesLes rendez-vous EcoRéseau- Flottes auto : bureaux mobiles 48 - Protocole de cadeaux d’affaires 50 - Séminaires : utilisation des technologies 54 - Voyages d’affaires du futur 56Le DicoRéseau® 6Regard sur l’actualitéSTRATÉGIE & INNOVATION NUMÉRIQUE 58-65 DécryptageJulian Bugier, présentateur du 20h de France 2 8Régions & TerritoiresSaint-Etienne, métamorphose annoncée 12Vraie révolution des imprimantes 3D ? 58 Expertises 60Hexagone- Les sites d’énergie renouvelable 14 - Déreglementation des tarifs du gaz 16Haute résolutionInternational- Les PME aussi font leurs e-achats 61 - Smart City : pas trop vite quand même... 62La stratégie économique du Japon, un modèle ? 18Business storyGrand AngleCitelum, allumer le feu 64Le SMIC à la française, controverse maximum 20CLUB ENTREPRENDRE22-57 RH & FORMATION 66-71 22 Réseaux & InfluencesBaromètre & Tendances Liberté d’EntreprendreLes réseaux sociaux professionnels 66 24 Observatoire 68Success Permis : voitures en dangerL’EntretienCarrières & TalentsHervé Novelli, père de l’autoentrepreneuriat26 Formation continue, stratégie internationale des écoles 70A la Une : Entrepreneurs de + de 50 ans30 ART DE VIVRE & PATRIMOINE72-8772 74 8284 86Les seniorpreneurs sont-ils aidés ?Interview croisée :Patrice Jacquelin & Blaise KremerDeux entrepreneurs du Nord qui en veulent 38L’Air du tempsLa Zen AttitudeEn immersionL’Art du temps40 Baromètre Finance & InvestissementsCellule d’essaimage de la SNCFElectron librePatrimoineDavid Vissière, de pilote de chasse à l’entrepreneurDéfiscalisation : pourquoi pas l’immobilier neuf ?41 Restopolitan, la renaissance 42Leçons de mauxLa Sélection culturelleProspectiveL’humain augmenté, c’est pour demain ? 43N°13www.ecoreseau.fr201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél. : +33 (0)1 43 06 23 16 Courriel : contact@lmedia.frEcoRéseau est édité parRCS Paris 540 072 139Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0318 K 91730 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2265-7436Fondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste Leprince (jbl@lmedia.fr)RédactionCourriel : redaction@lmedia.frDirection de la rédaction : Marie Bernard, Matthieu Camozzi, Olivier Faure, Aymeric MarolleauConseiller éditorial : Julien TarbyChroniqueurs : Pierre-Etienne Bost, Marc Drillech, Pascal Junghans, MichelKahn, Sophie de Menthon, Jean-Marc Rietsch, Arthur de SoultraitOnt collaboré à ce numéro : Aude Abback-Mazoué, Jean-Marie Benoist, Charles Cohen, Anne Diradourian, Jacques Donnay, Julien Fournier, Geoffroy Framery, Marc Hervez, Julie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Yann Petiteaux, Antoine Pietri, Catherine Quignon, Olivier Rémy, Pierre TiessenDessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardProduction & EditingCourriel : production@lmedia.frResponsable : Frédéric Bergeron Crédits photos : Fotolia, DRMarketing, publicité & partenariatsCourriel : marketing@lmedia.frDirecteur du développement – Associé :Damien Delachaux (damien.delachaux@lmedia.fr)Diffusion, abonnements & vente au numéroLMedia / EcoRéseau201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)1 43 06 23 16 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 35,90 €TTC au lieu de 39 €TTC Abonnement 2 ans : 68,90 €TTC au lieu de 78 €TTC Vente kiosque : Pagure Presse - Distribution : PresstalisAdministration & gestionJean-Eudes Sanson (jean-eudes.sanson@lmedia.fr)Imprimeur : Léonce Deprez – imprimé en FranceToute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.SEPTEMBRE 20143]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13PANORAMA RétrospectiveDans chaque numéro, EcoRéseau vous propose de revenir sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient ou auraient pu être il y a un demi-siècle. Pas question de comparer l’incomparable, de fustiger ou de glorifier le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.Sécu : coûteuse amanteEfficace mais coûteuse, la Sécurité Sociale se trouve régulièrement mise au banc des accusés pour expliquer – en partie – les problèmes Ld’argent de la maison France. Il y a un demi-siècle, au cœur des Trente Glorieuses, la part de son coût dans le budget de l’Etat se révélait bienmoindre. L’étendue de sa protection aussi. Une situation enviable ? Pas sûr.Par Olivier Fauree trou de la Sécu. fusent d’être soumises au ré- Voilà l’ennemi. De gime de la Sécu, sourit Yan- quelque côté que l’on nick Marec. Les commer-se tourne, des bancs cirés de çants, par exemple, qui consi-l’Assemblée nationale aux bancs cireux des troquets de province, quand on parle dé- ficit public, il finit toujours par ressortir sur le tapis. Et pour cause ! Avec un chô- mage en hausse, ce sont les cotisations sociales qui s’ef- fritent, et donc le magot dans lequel puiser pour financer la « Sécu » qui se réduit comme peau de chagrin. Et comme, de l’autre côté du spectre, on demande de forcer toujours un peu plus sur les baleines du parapluie (soins dentaires, optique, allocation parent isolé, couverture ma- ladie universelle...), le grand écart commence à donner très mal aux adducteurs. Mais comme le kiné est encore remboursé sur ordonnance, ça va.dèrent que l’obligation de cotiser représente une atteinte à leur revenu. Les agricul- teurs, les cheminots, refusent aussi de s’y soumettre, ce qui donne naissance à des régimes spéciaux. En dehors de ces cas particuliers, il existe aussi une vraie diffé- renciation sociale : si le ré- gime protège correctement les classes moyennes, les très précaires, eux, en sont ex- clus. »Mais jusqu’à quand ? Bien malin qui peut répondre à cette question. Alors, où cher- cher la solution ? Dans le passé ? Essayons toujours... C’est en 1945 que la Sécurité Sociale est instaurée en France, à l’initiative de Pierre Laroque, rentré un an plus tôt de Londres avec le Gé- néral de Gaulle. Loin de se montrer précurseur en la ma- tière, la France ne fait alors que suivre un mouvement international. « On parle déjà de Welfare State aux Etats- Unis avant la Seconde Guerre mondiale, avance Yannick Marec, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Rouen, vice-président du conseil scientifique du Co- mité d’histoire de la Sécurité Sociale et président du conseil scientifique de la Société française d’histoire des hô- pitaux. Mais ce qu’il faut surtout noter, c’est que cette volonté d’instaurer une cou- verture universelle est mue par une idée très keyné- sienne : assurer au citoyenEtre couvert, très bien. Mais à quel prix ?Enfin, plusieurs pans entiers de la protection sociale ne sont pas pris en compte, même s’ils commencent à arriver dans le débat public. C’est le cas des maladies professionnelles ou des ac- cidents du travail, dont la responsabilité incombe à l’employeur, ce dernier pré- férant changer de poste un ouvrier accidenté que déclarer son sinistre et payer l’indem- nité correspondante... « Mais la vraie limite à cette période, c’est la vieillesse, conclut Yannick Marec. Aujourd’hui, si le niveau de revenu des retraités est à peu près égal à celui des actifs, ce n’est pas du tout le cas au milieu du siècle. Avec les assurances sociales datant de 1928/1930, pour 30 ans de cotisation, on arrive à l’époque à 60 ans avec un taux de rempla- cement de son revenu d’en- viron 40% au mieux. Après- guerre la situation des « vieux » demeure précaire. » En 1962, Pierre Laroque ré- dige un rapport sur le sujet, qui marque le début de la prise en compte de la pro- blématique de la vieillesse en France. Si le sujet est au- jourd’hui encore loin d’être clos, du chemin a été par- couru. Pour un coût élevé.4 SEPTEMBRE 2014un certain niveau de revenu permet de faire tourner l’éco- nomie. N’oublions pas que nous sommes dans une pers- pective de reconstruction des Etats européens. Et puis, les Alliés s’étant battus quatre années durant contre les Na- zis, ils sont également motivés par un certain idéal démo- cratique qui se retrouve à plein dans cette idée de pro-ans plus tard. Le bruit des bombes n’est plus qu’un loin- tain vacarme. Il a laissé place aux mélodies de Johnny, Sheila et Françoise Hardy dans une France qui pourrait rayer le mot « chômage » de tous ses dictionnaires. Les cotisations sociales remplis- sant sans peine les caisses de l’Etat, la protection sociale s’étend. En 1958 apparaîtganisme sensé aidé à retrou- ver un emploi : l’ANPE. « Une autre avancée, c’est l’hospitalisation, affirme Yan- nick Marec. De plus en plus d’établissements sont conven- tionnés, et surtout, on assiste à un grand plan de rénova- tion du système hospitalier. Jusque dans les années 60, les hôpitaux possèdent encore des dortoirs et des sallesgrâce à la Protection mater- nelle et infantile (PMI) ins- taurée en 1945, mais qui de- vient vraiment efficace dans les années 60, explique l’his- torien. Dans un même ordre d’idées, plusieurs vaccins sont rendus obligatoires dans les années 50-60, ce qui per- met à toute une série de ma- ladies de disparaître. » Enfin, s’il faudra attendre la loi Veil de 1974 pour voir la déli- vrance gratuite de pilules contraceptives dans les cen- tres de planification fami- liaux, la contraception devient légale en France en 1967 grâce à la loi Neuwirth. Pour autant, tout n’est pas parfait, loin s’en faut. Quoique ses instigateurs l’aient voulu universelle à l’origine, la Sécurité sociale demeure très partielle dans les faits. « Certaines caté- gories de la population re-En 1960, la Sécu demeure très partielle dans les faits.tection sociale. » A l’époque, (malgré tout) l’Assurance communes. Petit à petit, cela avec un Parti communiste chômage (gérée par l’Unédic, disparaît, ce qui amène à fort, ce sont les salariés, via et donc hors du cadre de la une indéniable amélioration les syndicats jouant les in- Sécurité sociale), qui assure de la qualité des soins. » En- termédiaires entre les assurés une indemnisation dans un fin, les sixties sont aussi la et la Sécu, qui sont sensés premier temps aux seuls sa- décennie de la protection de gérer leur système de pro- lariés du commerce et de l’enfant. « On assiste à la tection sociale. l’industrie. En 1967, ce sys- quasi-extinction de la mor- Changement de décor quinze tème est renforcé par un or- talité infantile, notammentFaut-il s’en plaindre ?]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13PANORAMALes rendez-vous EcoRéseauEn guise de revanche sur le pessimisme et la kyrielle de notes, sigles et expressions trop usités dans les médias, EcoRéseau vous livre son glossaire très personnalisé (peut-être un peu trop d’ailleurs) de l’actualité, afin de désamorcer cette ambiance plombante qui semble trouver de nombreux émules dans le pays. Et comme le dit Alan Greenspan, si vous le comprenez, c'est que nous nous sommes mal exprimés.Le DicoRéseau®Administration : N. f. vacance prolongée. Ex. « Je ne suis plus en vacances, mais main- tenant en administration jusqu’à la Toussaint »ANPE : Pôle sans EmploiBrandao : N.m. Coup de sang corse qui amène un coup de tête brésilienChômage : N.m. Nouvelle matière inscrite au programme scolaireDepardieu : Expr. Manière gourmande de consommer. Ex. : « Il avale ses verres De-par-dieu »Duflot : Expr. Commentaire des français à propos de la politique française : « tout ça c’est duflot »Economiste : N.m. Concurrent de Madame Irma sans la fiabilité de Madame Soleil Gaza : N.f. Flatulence du passéGrève : N.f. En France, jour chômé de rentrée permettant une pause après les courtes va- cances d’étéHamas : Verbe traduisant une forte épargne. Ex. : « j’hamas un max dans ma tirelire »Impôt : N.m. Collecte permettant de financer les prochaines vacances de nos élusIrak : Expression populiste. Ex. « en ce moment, I-rak les français »Juppé : N.p. Homme politique beaucoup moins sexy vestimentairement parlant que ce que son nom laissait supposerKho Lanta : N.p. Primaires dans les partis pour la présidentielleLes 3 frères : Expression qui signifie ils vont repartir comme ils sont venus, « inconnus »Livre : N.m. Objet non identifié par la nouvelle générationMalaisie : N.p. Destination qui fait aimer le bateau ou le vélo, mais pas l'avionManuel Valls : N.p. Bricoleur qui travaille en musiqueMorano : Expression d'un détracteur anglo-saxon de la chanteusePapaoutai : Vacances estivales du Souverain Pontif (Pape aouté)Patron : Chef d’entreprise fauché. Ex. « J’ai pa t’ ron pour embaucher en ce moment »Pro(fesseur) : N.m. Grand spécialiste de la correctionPro(fesseur) - enseignant : N.m. Grand spécialiste de la correction qui s’est blesséPellerin : Expr. Coup de froid. Ex. : « il Pelle-rin que d’y penser »Protection sociale : N.f. Marque de vaseline pour faire passer les augmentations d’impôts en tous genresRedressement productif : N.m. Fantasme d'Arnaud Montebourg et des impuissants Relance : N.f. Anaphore présidentielle qui vire à l’obsessionRussie : Participe passé du verbe russir. Ex. : « Sarkozy n’a pas encore russie à revenir »Vous pouvez vous aussi apporter vos définitions personnalisées en nous écrivant à l’adresse suivante : dicoreseau@lmedia.frNotre très sérieux comité examinera votre dossier.6 SEPTEMBRE 2014]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13PANORAMA Regard sur l’Actualité« Les habitudes de consommation de l’informationse sont modifiées. Les médias aussi »Julian Bugier, joker de David Pujadas au JT de France 2, n’a pas que le faciès agréable.Son propos l’est aussi, parce qu’il décrypte avec précision le rôle des médias et leur manièrede traiter les actualités économiques ou politiques. Entre un reportage et un plateau, cet autodidacte, jeune, au regard neuf, réalise pour EcoRéseau une description ciselée de son métier, et surtout de l’évolution de ce dernier.Sentez-vous que le rôle des médias a évolué ? Je suis conscient de faire partie d’une jeune généra- tion de journalistes - qui adoptent un regard neuf - sur la manière de raconter l’actualité. Et il apparaît clairement que le rôle des médias se modifie dans le temps ; la manière d’infor- mer les Français n’est plus la même, car leur mode de vie leur impose de s’infor- mer continuellement, via la presse écrite, la radio mais surtout Internet et la télévision – le poids des images n’ayant cessé decroître. La société de l’ins- tantanéité s’est imposée à tout le monde, d’autant plus facilitée par les inno- vations technologiques et la réduction de leurs coûts.dre à ce besoin de la popu- lation de tout savoir le plus vite possible. Si les médias ont effectivement évolué, c’est bien parce que les ha- bitudes de consommation© GUSTINE Gilles/FTVditionnels. Nous avons donc pour mission de nous tourner vers plus de dé- cryptage, de visiter pour le téléspectateur les coulisses des évènements écono-tifices de communication, les séquences du temps po- litique, les astuces des dé- cideurs pour faire accepter leurs idées et se faire aimer. Les formats infor- matifs se sont d’ailleurs diversifiés en réponse à cette exigence, à l’exem- ple du « Petit Journal » sur Canal+, arrivé comme un extraterrestre sur le PAF, mais ayant obligé les mé- dias traditionnels à se tour- ner un peu plus vers le décryptage des stratégies de communication.Le JT de 20 heures est-il le même qu’il y a20 ans ? Assurément non. La construction de ce qu’était le « sacro-saint » JT de 20 heures n’est plus du tout la même, parce que la plupart des téléspectateurs ont désormais un temps d’avance par l’entremise d’autres médias consultés dans la journée. Songez que via Twitter ou les chaînes d’information, tout sujet est couvert du- rant la journée et rapporté presque en direct à tout un chacun. Je ne parle pas seulement d’évènements ponctuels survenant un jour ou l’autre, mais aussi d’enquêtes et de repor- tages qui explorent tous azimuts. Des kyriellesde sujets toujours plus pointus et inexplorés. Dans ce contexte le JT de 20 heures consiste à hié- rarchiser un condensé de l’actualité du jour. La grande chaîne généraliste joue toujours le rôle de média de référence, et c’est durant ce laps de temps de 40 minutes qu’elle le prouve quoti- diennement. C’est aussi le cas pour les grandes chaînes de radio, bien sûr. L’ordre des informations est déterminant, et l’ap- proche bien plus pédago- gique qu’auparavant. Les téléspectateurs sont en de- mande de valeur ajoutée sur chaque information. Aujourd’hui nous décli- nons, nous approfondis- sons.Qu’en est-il du traitement tant décrié de l’économie ?Il faut le reconnaître, le domaine a été assez long- temps survolé par le passé, et les médias se sont bien souvent intéressés à l’écume des choses, à ce qui était immédiatement compréhensible par les non initiés. « Capital » sur M6 a longtemps été la seule émission à attirer l’attention sur cet univers, mais en pionnier défri- cheur a fait le choix de mettre l’accent sur les infos business, les success stories ou la consomma- tion. Dans son sillage de nombreuses émissions se sont multipliées et au- jourd’hui certaines d’entre elles s’appliquent à expli- quer des mécanismes com- plexes. La preuve avec « C’est l’économie cette semaine » ou « C’est l’économie demain », deuxLe Petit Journal a obligé les médias traditionnels à évoluer dans leur approcheSEPTEMBRE 2014Les chaînes d’information en continu, les alertes en mode « push » des applica- tions sur smartphone créées par des journaux sont apparues pour répon-de l’information se sont modifiées. Aujourd’hui les téléspectateurs disposent déjà bien souvent des infor- mations brutes lorsqu’ils consultent les médias tra-miques ou diplomatiques. Cette mutation est renfor- cée par la « peoplisation » de la chose politique. Les téléspectateurs veulent mieux appréhender les ar-d’anonymes peuvent au- jourd’hui rendre compte en toute subjectivité de ce qu’ils vivent. N’importe qui est à même de se ren- seigner sur tout, à propos8Œ]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13PANORAMA Regard sur l’Actualitédes Français à ce niveau se sont décuplées à cause de la crise, et les médias en ont pris acte. Proposer un format économique il y a quelques années revenait souvent à une réponse né- gative agrémentée d’une petite phrase « Non mon garçon, cela fait fuir les téléspectateurs ». Tel n’est plus le cas aujourd’hui. J’en veux pour preuve l’ar- rivée de François Lengletrapport à ses concur- rentes ?émissions que j’anime sur Europe 1 et qui n’auraient sûrement pas pu voir le jourilyacinqoudixans. Avec des invités et des ex- perts, nous abordons les événements marquants qui tournent en boucle et ceux qui sont à venir, et nous les approfondissons, mettant petit à petit à jour le grand mécano économique. LesCe qui caractérise la chaîne est le souci unique de poser un regard précis sur l’actualité de la jour- née. Nous n’hésitons pas ici à parler d’économie sans tabou. Imposer quatre entrées sur la Grèce en ou- verture ne fait pas peur, car tout le monde avait compris que les problèmes helléniques pouvaient de-questions poséesaussi diverses que poin-sontLes téléspectateurs sont en demande de valeur ajoutée sur chaque information. Il nous faut approfondirtues si on s’y attarde, comme les vrais chiffres des retours des exilés fis- caux, l’influence possible du Pape sur l’économie, les contre-vérités de la transition énergétique ou le retour sur la faillite de la ville de Détroit. Par le prisme économique, c’est toute la société qui peut être racontée. Les attentesà France TV, qui est un ex- pert reconnu. Les journa- listes économiques sont nombreux à France 2, c’est un gros pôle de la rédac- tion qui compte en son sein des experts reconnus, comme Jean-Paul Chapel.France 2 a-t-elle une approche singulière de l’information parvenir les nôtres peu de temps après. La concur- rence suit d’ailleurs le mouvement. Les choix éditoriaux sont forts, dic- tés essentiellement par la force des actualités, qu’elles soient internatio- nales ou économiques. Ce soir en économie nous al- lons par exemple dresser un bilan du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), l’un des leviers sur lesquels comp- tait le gouvernement pour relancer la croissance. Por- ter le projecteur sur de tels mécanismes complexes n’est peut-être pas le plus populaire. Mais si nous n’avions que l’audience en ligne de mire, nous ferions uniquement des sujets sur la pluie, le beau temps et les sujets quotidiens des Français... Parler de la guerre en Ukraine est un choix fort qui doit être as- sumé sur une chaîne pu- blique. Nous ne faisons pas des sujets pour les gens mais des sujets qui parlent aux gens, que nous accompagnons et pour qui nous décryptons.Quelle est votre journée type ?A 8h30 se tient une pré- conférence de rédaction, à laquelle participent à chaque fois le rédacteur en chef et les rédacteurs en chef adjoints, afin de défi- nir les grandes lignes. A 10h30 a lieu la grande conférence de rédaction avec tous les chefs de ser- vice, durant laquelle la di- rection de l’information met aussi l’accent sur cer- tains sujets et où la perti-BioPar la petite porteJulian Bugier, né en 1981 à Blois, est un journaliste français qui présente, en joker de David Pujadas, le journal télévisé de 20h sur France 2. Un poste très en vue, alors que cet au- todidacte a suivi un DEUG d’économie sans le valider. À 19 ans, il part pour Londres et débute sa carrière de journaliste sur la chaîne financière et économique Bloomberg TV : il fait des reportages pendant deux ans puis devient assistant de production et enfin présentateur durant un an et demi sur l'antenne française. En novembre 2005, il participe au lancement de la chaîne d'information en continu BFMTV. À partir de mai 2006 et le lancement de la deuxième version de la chaîne, il présente le journal de l'économie tous les soirs. Durant l'été 2009, il quitte BFM pour rejoindre i>Télé. Succédant à Thomas Joubert, il prend en charge La matinale du week-end, le samedi et le dimanche de 7 h à 11 h. Puis il prend en charge une nouvelle tranche avec Sonia Chironi et la participation de Robert Ménard. En juillet 2011, il re- joint France 2 pour devenir le remplaçant de Laurent Dela- housse à la présentation des journaux de 13 heures et de 20 heures du week-end. En septembre 2011, il est nommé joker de David Pujadas, à la présentation du journal de 20 heures en semaine sur France 2. À partir de janvier 2012, en prévision de l'élection présidentielle française de 2012, il a présenté un programme court intitulé Élysée-moi. Pen- dant les étés 2013 et 2014, ce père de deux enfants, marié à une journaliste, anime « C'est l'économie cette semaine » et « C'est l'économie demain ». Son père, Jacques Bugier, journaliste indépendant, a collaboré notamment pour Le Monde et La Nouvelle République.nence de traiter une actua- lité est discutée. Nous ve- nons pas exemple d’avoir un débat argumenté sur James Foley, le journaliste américain décapité au Moyen-Orient. Nousqui se passe. A 17h30 nous construisons le « conduc- teur », en établissant l’or- dre hiérarchique des sujets du journal, ce qui donne lieu à de vives discussions. Puis le temps d’antenne...© SCHOUSBOE Charlotte/FTVdéré comme un atout, comme dans les pays anglo-saxons. Les cinq an- nées que j’ai passées en Angleterre m’ont montré que c’était formidable de monter sa boîte et de réali-A cause de la « peopolisation » de la chose politique, les téléspectateurs veulent mieux appréhender les artifices de communicationavons finalement décidé d’occulter ces images très dures, pour ne pas relayer l’horreur des djihadistes. Puis vient la séance de vi- sionnage de la deuxième partie du journal, avec des sujets beaucoup plus « ma- gazines ». Vient ensuite la grande conférence de 15h30, où nous réajustons le tout en fonction de ceAujourd’hui les médias considèrent-ils autre- ment l’entrepreneuriat ? Le statut d’auto-entrepre- neur concerne désormais tous les Français, c’est une réalité. C’est un véritable sujet. Je suis pro-entrepre- neuriat et milite pour que tout le monde ait sa chance et que l’échec soit consi-ser ainsi ses rêves. La France adopte petit à petit cet état d’esprit. L’entre- prise semble être au- jourd’hui à la mode, tout le monde s’accorde enfin pour dire qu’elle est le principal vecteur de crois- sance. Les médias ont un rôle à jouer en informant, en éclairant les success stories, en donnant envie10SEPTEMBRE 2014]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.fraux jeunes de rester, et je crois que c’est ce qu’ils font désormais. Reste à s’occuper de ce petit tra- vers culturel hexagonal qui consiste à dénigrer la réussite et l’argent...Regard sur l’Actualité PANORAMAfaut apprendre à dompter économiques en radio, qui a-t-elle marqué de pessimisme, je choisi- le paquebot ! Mais David permettent une liberté que récemment ? rais une information heu- Pujadas a toujours été la télévision ne peut pas Puisqu’on reproche sou- reuse, à savoir lesun record historique enProposer un format économique il y a quelques années aboutissait à une réponse négative avec la petite phrase « non mon garçon »,cela fait fuir les téléspectateurs, etQuel est votre par-cours exactement ?termes de récompense. sans doute de reconnais- sance. Nous avons petit à petit senti s’éveiller un vé- ritable engouement popu- laire pour ces sportifs ambitieux et de bonne hu- meur, en témoigne la scène de liesse lors de leur arri- vée à la Gare de Lyon.Propos recueillis par Julien Tarby et Jean-Baptiste LeprinceJe n’ai pas suivi d’école de journalisme, je ne suis pas passé par Sciences-Po. Mais cette orientation spé- ciale fait partie de ma per- sonnalité, me donne peut-être un regard diffé- rent, plus frais, moins for- maté. Lorsque j’ai débuté à Londres, à 19 ans, j’ai exercé tous les métiers à Bloomberg TV. C’était une chaîne qui avait beaucoup de budget et qui n’était pas très regardante sur les moyens alloués aux rédac- tions européennes. J’ai pu faire des choses que je n’aurais pas pu réaliser ail- leurs en partant couvrir des événements en Europe. Ce n’était pas ce qu’on ap- pelle en France du « grand reportage », mais c’était intéressant et formateur. Puis j’ai été assistant de production, ai assuré le lien entre le terrain et les présentateurs en plateau ; j’ai pu m’adonner à la réa- lisation de reportages, faire des incarnations sur le terrain en duplex... et ai suivi un parcours assez classique à l’anglo- saxonne, où on progresse un peu différemment, plus vite et au mérite. Et donc, àlafin,j’aifaitunanet demi de présentation à Bloomberg, où je ne par- lais que d’économie et de finance. Puis, la chaîne BFMTV d’Alain Weill est venu me chercher, Guil- laume Dubois était inté- ressé par mon profil économique. J’y suis resté quatre ans et ai beaucoup appris car la chaîne d’Alain Weill partait de rien. Puis j’ai passé deux ans à i>télé, au sein du groupe Canal+, où je me suis occupé de la matinale et de la tranche 17h-20h. J’ai pu y « muscler » mon approche des débats poli- tiques, en la présence par exemple d’un Robert Mé- nard qui n’a jamais hésité à dire ce qu’il pensait. Thierry Thuillier est venu me chercher pour France 2, qui reste une grande ma- chine impressionnante. Ilbienveillant à mon égard, et je reste bluffé par ces 300 personnes capables de réaliser un sujet sur n’im- porte quel évènement sur- venant à l’autre bout du monde en si peu de temps.Considérez-vous cer- taines personnes comme des mentors ?Je parlerais plutôt de mo- dèles, qui sont Anglo- Saxons pour la plupart, comme par exemple An- derson Cooper. Cette fi- gure de CNN possède selon moi la double casquette du journaliste d’aujourd’hui, capable d’évoluer à l’an- tenne sur le plateau comme sur le terrain. Le métier de journaliste, c’est d’abord la proximité. Le plateau est riche en émotions, mais le risque est toujours grand de rester enfermé. Ceux qui parviennent à cumuler cet exercice avec la proxi- mité du terrain ont tout compris. Et puis il y a mon père, qui évoluait dans la presse écrite et a cultivé cette grande exigence avec lui-même. Un trait de ca- ractère qu’il m’a transmis et qui me rend service dans les situations diffi- ciles. Il m’arrive souvent de me demander comment il aurait réagi et aurait ra- conté telle ou telle his-Quels sont vos objectifs et projets ? Continuer à évoluer chez France 2, bien-sûr ! Je tra- vaille par exemple sur l’émission de David Puja- das « Des paroles et des actes », pour laquelle je réalise des reportages sur le terrain notamment. Les grands formats m’intéres- sent aussi, parce qu’ils permettent de passer du temps sur des sujets d’am- pleur qui nécessitent éclaircissements et déve- loppements. Je tiens aussi à poursuivre des émissionsvraiment accorder. vent aux journalistes de participer à la morosité Une actualité vous ambiante en faisant preuvemédaillés français des championnats d’Europe d’athlétisme qui ont battuVorsprung durch TechnikLe condensé d’Audi.Audi A1À partir de 199 €/mois avec apport*.3 ans de Garantie inclus**. Forfait Service Entretien inclus***.Location longue durée sur 36 mois. 1er loyer de 1 999 € et 35 loyers de 199 €.Offre valable du 1er septembre au 31 décembre 2014.*Exemple pour une Audi A1 1.6 TDI 90 ch BVM5 Attraction en location longue durée sur 36 mois et pour 30 000 km maximum, hors assurances facultatives. **Garantie 2 ans + 1 an de garantie additionnelle incluse. Offre réservée aux particuliers chez tous les Distributeurs présentant ce financement, sous réserve d’acceptation du dossier par Audi Bank division de Volkswagen Bank GmbH – SARL de droit allemand – Capital 318 279 200 € - Succursale France : Bâtiment Ellipse – 15 av de la Demi-Lune 95 700 Roissy en France - RCS Pontoise 451 618 904 - ORIAS : 08 040 267 (www.orias.fr). ***Forfait Service Entretien obligatoire souscrit auprès d’Opteven Services, SA au capital de 365 878 € - RCS Lyon B 333 375 426 siège social : 35-37, rue Guérin – 69 100 Villeurbanne. Modèle présenté : Audi A1 1.6 TDI 90 ch BVM5 Ambiente avec les options non incluses : peinture métallisée, arches de pavillon de couleur contrastée, jantesen aluminium coulé style 5 branches 17’’, Xénon plus, pack extérieur S line et 1 an de garantie additionnelle. 1er loyer 1 999 € et 35 loyers de 439 €. Publicité diffusée par le concessionnaire en qualité d’intermédiaire de crédit, à titre non exclusif, de Volkswagen Bank. Volkswagen Group France S.A. – RC Soissons B 602 025 538. Audi recommande Castrol EDGE Professional. Vorsprung durch Technik = L’avance par la technologie.Gamme Audi A1 : consommation en cycle mixte (l/100 km) : 3,8 - 7,3. Rejets de CO2 (g/km) : 99 - 168.Aliantis Lecourbe 229, rue Lecourbe - 75 Paris Tél. 01 55 76 50 76Aliantis Porte d’Orléans44-46 avenue Aristide Briand - 92 Montrouge Tél. 01 58 35 17 70Aliantis Chambourcy37 route de Mantes - 78 Chambourcy Tél. 01 30 65 50 50toire.SEPTEMBRE 201411]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frPANORAMA Régions & TerritoiresLa ville des « Verts » (1) – passée à droite aux dernières municipales – cherche à gommer son image de vieille cité industrielle en misant, pêle-mêle, sur le numérique, le design... et la mécanique haut de gamme. Effets d’annonce ?MétamorphoSaint-E« Sainté » – pilotée depuis mars dernier par le jeune (41 ans) maire UMP Gaël Perdriau (que l’on dit proche de Jean-François Copé) – négocie son virage à droite. Pas simple pour une ville historiquement ou- vrière, longtemps portée par le PS. « C’est une nou- velle génération, plus jeune, plus dynamique, qui est aux commandes », tacle gentiment Daniel Jacquemet, nouveau conseiller communautaire en charge de l’at- tractivité de la ville. Une génération qui entend re- nouveler l’image – « très mauvaise », dixit – d’un territoire violemment secoué par le déclin industriel depuis les années 1970-80. Depuis, la ville est restée en retrait de la dynamique économique régionale. L’édile à peine élu et ses équipes entendent « renfor- cer le marketing territorial » pour « vendre » les terres stéphanoises que les plus chauvins sur place ju- gent évidemment... « exceptionnelles ». « Nous avons toujours été innovants », insiste ainsi André Mounier, président de la CCI locale. Et de rappeler l’implantation sur l’ensemble de l’agglomération de huit clusters (parmi lesquels Numélink et Mécaloire) et de plusieurs plateformes de recherche, dont le pôle optique Rhône-Alpes (près de 200 membres). « Le territoire compte par ailleurs une cinquantaine d’en- treprises leaders sur leur secteur au niveau mondial ou national » : le groupe Casino, l’extracteur pétrolier SNF Floerger ou encore la célèbre boule de pétanque Obut « made in » Sainté...u French Tech, le Graal si convoité Ce label – auquel vient de candidater la ville – sera décerné fin 2014 à une dizaine de métro- poles françaises. À la clé, rappelle le site d’in- formations locales zoomdici.fr, « des millions d’euros pour développer l’économie numérique et booster l’emploi dans ce secteur en plein dé- veloppement ». Ce projet « s’appuie sur un éco- système structuré depuis plusieurs années autour de compétences croisées numériques- design, fait-on par ailleurs savoir à Saint- Étienne Métropole. Il capitalise sur trois pôles industriels en développement : l’optique, l’in- génierie des procédés et l’ingénierie santé-pré- vention. » Le positionnement combine « le design, le numérique et le manufacturing ». Si ce label lui est accordé, la ville ambitionne de devenir dans les dix prochaines années « une plateforme de référence numérique-design et de créer 4000 emplois – directs ou indirects – liés à l’économie numérique dans les services et l’industrie », souligne son maire.u Capitale du design« Sainté » et le design... Un mariage – sur le papier au moins – pas si naturel tant l’image de cité ouvrière colle à la ville. Son agglomération est pourtant aujourd’hui avec sa Cité du design – entité créée en 2005 qui organise sur place une Biennale internationale dédiée et abrite l’école supérieure d’art et de design de Saint-Étienne (ESADSE) – une des terres de création les plus fertiles en France. « D’être ainsi adossé à une structure comme celle de la Cité du design – ce qui est unique au niveau national et même européen – nous permet de créer des synergies très fortes et d’être particulièrement innovants », explique Yann Fadès, directeur de l’ESADSE de laquelle sortent chaque année une dizaine d’étudiants en post- diplôme « Design & Recherche » (pour un total de 360 diplômés). L’école entend renforcer ses liens avec les entreprises – des projets sont d’ailleurs en cours avec Casino, Picard, etc. – et favoriser l’entrepreneuriat au sein des promotions. Point faible néanmoins : le recrute- ment à l’international : seuls 10% des effectifs globaux de l’école sont étrangers.Pourtant, rien n’y fait : le déficit d’image de la pré- fecture de la Loire – qui a perdu selon l’Insee près de 30000 habitants en 20 ans – pèse lourd. « Nous avons un réel problème d’attractivité », relève volontiers Yann Fadès, directeur de l’école supérieure d’art et de design (voir ci-contre). Symbole de ce problème, les prix de l’immobilier figurent parmi « les plus bas de France » : 1100 euros/mètre carré dans les appar- tements anciens (-9% en un an). « C’est une ville de second niveau », tranche quant à lui un (sévère) en- trepreneur lyonnais. Ville qui est, de fait, à la re- cherche d’un nouveau souffle. « Nous ne méritons pas cette réputation, cette image... Nous devons tra- duire nos forces en arguments commerciaux, c’est ur- gent », explique alors Daniel Jacquemet.Suffisant ? C’est aussi par le vecteur de l’enseigne- ment supérieur que la cité ligérienne – qui compte au- jourd’hui 22000 étudiants – entend marquer sa métamorphose. Un campus abritant l’Institut supé-la performance et l’Institut ré- gional universitaire polytechnique vient d’être inauguré sur un ancien site industriel. La ville cherche par ailleurs à accueillir une école de l’entre- preneuriat, qui permettrait, selon Fleur Pellerin, « aux publics largement mis à l’écart de la création d’en- treprise (jeunes, seniors, habitants des quartiers po- pulaires, etc.) de se lancer eux aussi dansrieur des techniques de.l’aventure ». A suivre.(1) Equipe de football locale sacrée dix fois ChampionPierre Tiessende France entre 1958 et 1981.SEPTEMBRE 2014L’A45, serpent de mer stéphanoisStratégieCe tronçon autoroutier de 40 kilomètres, censé désengorger l’axe Saint-Étienne-Lyon, est à l’étude depuis 1993.Le trajet Saint-Étienne-Lyon... « On sait à quelle heure on part... mais on ne sait jamais quand on arrive ! », s’amuse André Mounier. Car aujourd’hui seule l’A47/RN88 – et ses dizaines de milliers de véhicules par jour – permet de relier « en express » les deux villes. Une liaison qui ne répond plus, selon la Commission Mobilité 21, aux normes auto- routières actuelles. « On perd un temps fou », jure en usager régulier le président de la CCI de Saint-Étienne. « L’impact économique lié à ces difficultés de transport entre les deux agglomérations est estimé à 500 millions d’euros par anpour les seules entreprises du bassin stéphanois. » Le projet est, lui, tout aussi ruineux : 1,2 milliard d’euros pour une quarantaine de kilomètres asphaltés. Mais alors que les pro et les contre s’affrontent depuis plus de 20 ans, le projet a récemment « fait un grand bond en avant », selon la presse locale. La procédure d’attribution a ainsi été lancée, mettant en lice Vinci, Bouygues et Eiffage qui doivent com- muniquer – avant l’automne, promet-on – leurs offres tech- niques et financières.]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frose annoncéeRégions & Territoires PANORAMAEtienneu Verts opaques ?« On est dans la situation d’une famille qui ne roule pas sur l’or, mais qui n’est pas dans le besoin non plus. On n’a pas de problème d’argent ni de santé, on est heureux ! » Ainsi se confiait en février dernier, Bernard Caïazzo – président du Conseil de sur- veillance de l’ASSE, le mythique club de football de la ville – dans les colonnes de But ! Saint-Étienne. Heureux, le club l’est et semble bien vivre sa crise d’austérité (la masse salariale du club est passée de 35 à 30 millions d’euros entre 2012 et 2013) qui lui permet de remonter financièrement la pente. Toutefois, de nombreux supporters du club, comme le soulignait en début d’année le site evect.fr, s’interrogent sur l’uti- lisation de l’argent des transferts. Ils ont « du mal à voir où passe l’argent amassé (40 millions d’euros) lors des transferts » de 2013...LES SENS DU BEAU :L’UNIVERSALITÉ               NE TIENT PAS À AUTRE CHOSE QU’AU FAIT QUE L’HOMME EST UN ÊTRE PENSANT ET DOUÉ DE CONSCIENCE. EN TANT QUE DOUÉ DE CONSCIENCE, L’HOMME DOIT SE PLACER EN FACE DE CE QU’IL EST, DE CE QU’IL EST D’UNE FAÇON GÉNÉRALE, ET EN FAIRE UN OBJET POUR SOI. LES CHOSES DE LA NATURE SE CONTENTENT D’ÊTRE, ELLES SONT SIMPLES, NE SONT QU’UNE FOIS, MAIS L’HOMME, EN TANT QUE CONSCIENCE, SE DÉDOUBLE :                       IL EST UNE FOIS MAIS IL EST POUR LUI-MÊME. IL CHASSE DEVANT LUI CE QU’IL EST ; IL SE CONTEMPLE, SE REPRÉSENTE LUI-MÊME. IL FAUT DONC CHERCHER LE BESOIN GÉNÉRAL QUI PROVOQUE UNE ŒUVRE D’ART DANS LA PENSÉE DE L’HOMME, PUISQUE L’ŒUVRE D’ART EST UN MOYEN À L’AIDE DUQUEL L’HOMME  EXTÉRIORISE CE QU’IL EST.CETTE CONSCIENCE DE LUI-MÊME, L’HOMME L’ACQUIERT DE DEUX MANIÈRES : THÉORIQUEMENT,  EN PRENANTDU BESOIN D’ARTu Terre d’industries« L’industrie dans la Loire représente 26% des emplois, contre une moyenne ré- gionale à 21% et nationale à 17,5% », re- lève le président de la CCI locale. Le bassin économique de Saint-Étienne est de ce point de vue « très typé ». De fait, la ville est comme marquée au fer par cette empreinte industrielle historique. Saint-Étienne est considérée comme le berceau de la Révolution industriele fran- çaise – la ville moderne s’est construite alors avec le développement de diverses activités (textile, armurerie, passemente- rie, quincaillerie, sidérurgie) qui ont pris leur véritable essor durant le XIXe siècle. Aujourd’hui encore, la métallurgie-mé- canique reste le premier secteur industriel pourvoyeur d’emplois : plus de 20000 sur l’ensemble du département.u Casino, « la Rolls » de SaintéLe groupe de distribution – présidé par Jean-Charles Naouri (53e fortune française, estimée à 1,2 milliard d’euros, d’après le classement 2014 de Challenges) – est le plus important pourvoyeur d’emplois de la région. Près de 40000 personnes en Rhône-Alpes (230000 au niveau des effectifs globaux) « roulent » ainsi pour ce géant, créé à la fin du XIXe par le Stéphanois Geoffroy Guichard, élevé depuis au rang d’icône locale. À ce titre, l’entreprise – qui fait travailler sur place de nombreux sous-traitants – dispose logiquement d’une influence considérable dans la ville. « Le 21 octobre 1997, un cor- tège de près de 10000 personnes avaient {...} ainsi défilé entre le siège social et l’hôtel de ville, où ils avaient été accueillis par les édiles », rappelait déjà L’Express en 2002 dans un numéro spécial sur la ville. Cette démons- tration de force visait à faire échouer « l’OPA inamicale de Promodès ».CONSCIENCENUANCES DELA PENSÉE,YEUX. MAISET DE CES RAPPORTS NAÎT ÉGALEMENT  LE BESOIN DE TRANSFORMER CE MONDE, COMME LUI-MÊME, DANS LA MESURE OÙ IL EN FAIT PARTIE, EN LUI IMPRIMANT SON CACHET PERSONNEL. ET IL LE FAIT, POUR ENCORESE RECONNAÎTRE LUI-MÊME DANS LA FORME DES CHOSES, POUR JOUIR DE LUI-MÊME COMME D’UNE RÉALITÉ EXTÉRIEURE. ON SAISIT DÉJÀ CETTE TENDANCE DANS LES PREMIÈRES IMPULSIONS DE L’ENFANT : IL VEUT VOIR DES CHOSES DONT IL SOIT LUI-MÊME L’AUTEUR, ET S’IL LANCE DES PIERRES DANS L’EAU, C’EST POUR VOIR CES CERCLES QUI SE FORMENT ET QUI SONT SON ŒUVRE DANS LAQUELLE  IL RETROUVE COMME UN REFLET DE LUI-MÊME. CECI S’OBSERVE DANS DE MULTIPLES OCCASIONS ET SOUS LES FORMES LES PLUS DIVERSES, JUSQU’À CETTE SORTE DE REPRODUCTION DE SOI-MÊME QU’EST UNE ŒUVRE D’ART.DE CE QU’IL EST INTÉRIEUREMENT, DE TOUS LES MOUVEMENTS DE SON ÂME, DE TOUTES LESSES SENTIMENTS, EN CHERCHANT À SE REPRÉSENTER À LUI-MÊME, TEL QU’IL SE DÉCOUVRE PARET À SE RECONNAÎTRE DANS CETTE REPRÉSENTATION QU’IL OFFRE À SES PROPRES L’HOMME EST ÉGALEMENT ENGAGÉ DANS DES RAPPORTS PRATIQUES AVEC LE MONDE EXTÉRIEUR,HEGEL, INTRODUCTION À L’ESTHÉTIQUETÉLÉPHONE LUNETTES PONT12 MARS 12 AVRIL 2015LES SENS DU BEAUSEPTEMBRE 2014©Cité du design]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13PAnoRAMA Hexagone - énergies renouvelablesDe l’énergie propre à revendre dans l’HexagoneLLa France tourne progressivement le dos aux énergies fossiles pour développer les énergies renouvelables. Que ce soit sur terre, sur mer, ou avec le soleil, des initiatives originales se dessinent sur tout le territoire. Petit inventaire des plus étonnantes ou symboliques...'expression « transition énergétique », pourtant fort usitée dans la presse, reste obscure pour de nombreux citoyens. EtuEnergie marémotrice : lorsque l’on entre dans les détails de l’énergie l’usine de la Rance en haut de la vague depuis 1966FécampL’usine de la RanceL’abbaye de FontevraudUsine de méthanisation à ThouarsLe lycée Vaclav Havel de Bèglesbiomasse, marémotrice ou de l’éolien offshore, Depuis 48 ans, l’usine marémotrice de la Rance, en Ille-et-Vilaine, surfe sur unecertains s’avouent carrément « lost in transition ». Il faut dire que l’expression est apparue ré- cemment dans le débat public. La formule a fait irruption en France il y sept ans, à l’occasion du Grenelle de l’environnement. Elle s’est ensuite régulièrement invitée dans les médias et les meetings de la campagne présidentielle de 2012, pour devenir aujourd’hui un enjeu majeur du quinquennat de François Hollande. Elle désigne le passage du système énergétique actuel utili- sant des ressources non renouvelables (pétrole, gaz, charbon...) vers un modèle basé sur des ressources renouvelables (énergie solaire, hy- draulique, géothermique...). Si elle est devenue en quelques années une priorité nationale, ce n’est pas tant par peur de voir les sources tradi- tionnelles s’épuiser – de nouveaux puits de gi- sements de gaz ou de pétrole de schiste émergent régulièrement des quatre coins de la Terre – que par souci environnemental. Chacun a désormais pris conscience des conséquences désastreuses que pouvait avoir sa consomma- tion énergétique sur la planète. Fort de ce constat, la France a peu ou prou délaissé dans ses plans d’investissements le nucléaire, en rup- ture avec les années 50 et 60, pour prendre le chemin de l’énergie renouvelable. Le projet de loi sur la transition énergétique qui devrait être examiné au Parlement cet automne a notam- ment pour but de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% en 2030 (par rapport à 1990) et d’atteindre 32% d'énergies renouvela- bles dans la consommation finale en 2030. Des objectifs ambitieux qui se heurtent parfois à la réalité économique. L’accueil plus que mitigé qui a été réservé au projet d’écotaxe en France montre bien à quel point il peut être délicat, en période de crise, d’imposer des contraintes fi- nancières au nom de l’environnement. La troi- sième Révolution industrielle, basée sur les énergies renouvelables, si chère à Jeremy Rif- kin, n’est donc pas pour demain. La transitiontechnologie complexe et unique en France en matière d’énergies marines renouvela- bles. Conçu en 1966 par des ingénieurs d’EDF, le site industriel produit de l’élec- tricité à grande échelle à partir de la force des marées. Barrant l’estuaire de laRance sur 750 mètres, entre Saint-Malo et Dinard (Ille-et-Vilaine), l’usine utilise le mouvement ascendant et descendant de lamer, pour couvrir les besoins de 225000 habitants en électricité. Longtemps restée l’unique usine maré- motrice de grande ampleur au monde, l’installa-tion bretonne a toutefois été récemment détrô- née par un site similaire en Corée du Sud. Enaoût 2011, la péninsule sud-coréenne s’est en effet dotée, en partenariat avec EDF, d’une cen-trale marémotrice de 255 MW qui a supplanté en puissance celle de la Rance.uEnergie biomasse et solaire : l’abbaye de Fontevraud, la transition« Si les moines (...) avaient eu des panneaux photovoltaïques à leur disposition, je suis sûr qu’ils s’en seraient servi », assure à qui veut l’entendre David Martin, le direc-u XIIe au XXIe siècleteur de l’Abbaye de Fontevraud. Fort de ce constat, le maître des lieux a engagé depuis2011 la cité religieuse du XIIe siècle dans l’ère de la transition énergétique. L’édifice, si- tué aux confins de l’Anjou et de la Touraine, est l’unique monument historique de France a abriter un dispositif énergétique composé de deux chaudières bois de 500 KW (couvrantl’équivalent des besoins de 500 maisons de quatre personnes) et de 92 panneaux photo- voltaïques posés sur le toit : de quoi assurer la production d’eau chaude sanitaire et de chauffage de l’ensemble de la cité. Le site de 2000m2 – qui comprend un bâtiment d’ac-cueil et de visite, des salles d’expositions, un hôtel-restaurant et un bar – a déjà divisé par deux sa consommation en énergie depuis 2011. Aux diminutions énergétiques s’ajoutent de réelles économies financières. Les administrateurs du bien entendent ainsi économi-ser 120000 à 150000 euros par an.uEnergie biogaz / biomasse :l’usine de méthanisation à Thouars« Nous sommes fiers, nous habitants du pays thouarsais, de voir Méthanéo, l’usine de méthanisation, régulièrement citée en exemple de réussite en matière de transitionénergétique », s’enthousiasme Dorota Rambault, chargée de mission au sein de la Com- munauté de communes du Thouarsais. Le site, opérationnel depuis avril 2013, est en effetunique en son genre en France. L’établissement industriel produit à grande échelle de l'électricité etde la chaleur grâce à des déchets organiques, selon le principe de la méthanisation. Lisier, fumier et autres.ceur. « Il est important que l'ensemble des acteurs puisse garder suffisamment de visibilité pour s'adapter progressivement, indique David Marchal, ingé- nieur au sein du service réseaux et énergies re- nouvelables à l’Ademe. Les objectifs doivent rester compatibles avec le développement des capacités de production industrielle française et avec la structuration de ces filières. »déchets organiques des industries agroalimentaires environnantes sont ainsi transformés, permettant de produire suffisamment d’énergie pour assurer les besoins en électricité de 12000 personnes (hors chauffage). La chaleur produite, elle, est directement revendue à l’usine voisine qui l’utilise pour faire sécher des granulés alimentaires destinés aux animaux.énergétique devra s'envisager en douPar Aude Abback-Mazouéu Energie solaire et biomasse : le lycée Vaclav Havel de Bègles, meilleur élève Le lycée Vaclav Havel de Bègles, en Gironde, est le premier établissement français à énergie positive, c’est-à-dire qu’il produit plus d’énergie qu’il n’en consomme. Implanté sur un terrain de 4,8 hectares, le site, qui accueille 1400 lycéens de- puis la rentrée 2012, ne fonctionne qu’avec des énergies renouvelables. Exit les combustibles fossiles. Ici, on alimente les bâtiments au moyen de panneaux photovoltaïques, capteurs thermiques et autre pompe à chaleur. Une installation pion- nière qui a permis au lycée de diviser par 20 les émissions de gaz à effet de serre par rapport à la consommation d’un éta- blissement équivalent.14SEPTEMBRE 2014]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.frHexagone - énergies renouvelables PAnoRAMA3 questions à...Andreas Rüdinger, chercheur au département éner- gie et climat au sein de l’Institut du Développement durable et des relations internationales (IDDRI) :u Energie éolienne offshore, dans le vent à FécampLa France connaît un important retard dans le domaine de l’énergie éolienne offshore (ou éolienne sur mer) par rapport à ses voisins européens. Et pour cause, elle ne possède à ce jour aucune installation opérationnelle de ce type. La ville de Fécamp (Haute-normandie) compte cependant bien pallier ce manque tout comme les villes de Courseulles-sur-Mer, Saint-nazaire ou Saint-Brieuc, également en chantier. La cité normande prévoit de faire fonctionner, d’ici 2018, un parc de 83 éoliennes à plus de 13 km des côtes, réparties sur 65 km2. Le dispositif d’une puissance totale de 498 MW devrait permettre de fournir de l’électricité à environ 770000 habitants, soit l’équivalent de plus de 60% des habitants de Seine- Maritime. Si les éoliennes sur mer s’avèrent plus coûteuses à faire fonctionner que les modèles sur terre, elles sont en re- vanche plus productives en raison de leur taille et de la plus grande force du vent en mer. Un inconvénient tout de même« La troisième Révolution industrielle de Rifkin n’est pas si utopique »: ces installations suscitent l’hostilité des acteurs économiques du littoral, et notamment des pêcheurs, qui y voient là une réduction de leur zone d’activité.u Energie biomasse : à Metz, on montre de quel boisComment se place la France dans la transition énergétique par rapport à ses voisins européens ? Tout dépend des indicateurs sur lesquels on se base. La France est l’un des pays d’Europe qui a le moins réduit son intensité énergétique, c’est-à-dire la quantité d’énergie qu’il faut pour créer un euro de richesse. Il lui reste, par ailleurs, beaucoup à faire pour rattraper l’Allemagne, la Suède ou l’Angleterre en matière d’énergie renouvelable, de développement des réseaux de chaleur ou d’isolation des bâtiments. En revanche, notre pays reste très bien placé dans le domaine de la réduction des émissions de Co2. Le retard existe surtout par rapport aux engagements. Le projet de loi sur la transition énergétique, qui a plusieurs fois été repoussé, n’a toujours pas été voté. Il ne sera pas exa- miné par l'Assemblée avant l'automne 2014.on se chauffeEn matière d’énergie, Metz est indiscutablement à part. Depuis 1925, le chef- lieu de Moselle est en effet l’une des rares villes française à produire sonélectricité. L’année dernière, la municipalité a décidé de moderniser son système électrique en s’équipant d’une chaudière à bio-Metz Maisons-AlfortLe parc d’AllySix-fourmasse d’une puissance de 45 MW. Le dispositif ther- mique qui fonctionne grâce au bois provenant des forêts alentours permet d’alimenter 10000 mé-nages en électricité et de chauffer 20000 autres logements. La centrale thermique fournit éga-lement le chauffage à des bâtiments de la ville comme le Centre Pompidou Metz, les Arènes, le Stade Saint-Symphorien ou encore l’or-chestre national de Lorraine.u Energie Géothermique :La transition est-elle une priorité pour tous les pays membres de l’UE ?S’il y a de manière générale une volonté d’avancer dans ce domaine, certains pays n’ont tout de même pas caché leur manque d’enthousiasme. La Pologne, qui a misé à 80% sur le charbon, n’a pas envie de revoir entièrement son modèle énergétique. Mais la récente crise en Ukraine a changé la donne. Les Eu- ropéens, même les plus réticents, ont compris depuis combien il était nécessaire d’assurer leur indépendance énergétique. Actuellement, environ un tiers du gaz consommé en Europe vient de Russie et près de la moitié transite par l'Ukraine. Une situation qui oblige les 28 à diversifier leurs sources d'approvisionnement et à développer des énergies alternatives. Même si la situation est différente de celle des années 70 après les deux chocs pétroliers, la question de la transition énergétique reste tout de même au centre des intérêtsPeut-elle être une solution pour sortir l’Europe de la crise financière ?La « relance verte » reste en effet une très bonne so- lution. La mise en place d’une politique énergétique propre génère des emplois, notamment dans le secteur du bâtiment, des nouvelles infrastructures... Autant de facteurs qui peuvent favoriser la croissance et no- tamment celle des pays européens les plus pauvres. Les investissements que ces derniers engageront dans les énergies renouvelables, grâce aux fonds prévus par Bruxelles, seront autant de dépenses en moins dans les énergies traditionnelles qui sont bien plus coûteuses. La « troisième Révolution industrielle » de l’Américain Jeremy Rifkin, qui prône un nouveau modèle économique basé sur les énergies renouvelables et l’Internet pour sortir de la crise économique tout en préservant l’environnement, n’est pas aussi utopique sur le fond. A long terme, les objectifs fixés par le Parlement européen en matière d’énergie propre, comme l’obligation de construire des bâtiments passifs à l’horizon 2020, conduiront chaque Etat membre à changer progressivement son modèle énergétique. S’il faut en moyenne une quarantaine d’années pour revoir entièrement un système énergétique, on peut penser qu’à l’aube des années 2050, ce modèle de-SEPTEMBRE 2014 15à Maisons-Alfort, ça chauffe fortA Maisons-Alfort, en Val-de-Marne, comme dans bien d’autres villes du bassin parisien, on a recours à la géothermie. Cette ressource naturelle non polluante, lo-cale, disponible 24 heures sur 24 et inépuisable, est en effet une spécialité francilienne car 80% de l'énergiegéothermique française est produite dans cette région. La technique a été développée dans les années 1980 après le second choc pétrolier. Elle consiste à récupérer la chaleur naturelle qui se trouve au centre de la terre pour alimenter les réseaux de chauffage urbain. Avec deux puits et deux centrales de production installés dans les quartiers des Juilliottes et Liberté, la géothermie permet à la communedu Val-de-Marne de chauffer plus de 12000 logements sociaux et équipements publics depuis 1985.géopolitiques.uEnergie éolienne : le parcd’Ally, un nouveau souffle pourle Massif centralnichées à 1000 mètres d’altitude, les 26 éoliennes du plateau de la commune d’Ally (Haute-Loire) ontremplacé les traditionnels moulins à vent de la ré- gion. Mis en service en 2005, ce parc éolien est leplus important de France. Les mâts de 120 mètres de haut produisent au total 39 MW, l’énergie nécessaire pourcouvrir les besoins en électricité de 50000 personnes. Et les pales de ces impressionnantes machines ne brassent pas que duvent. Elles sont une source d’argent non négligeable. Les propriétaires des terrains perçoivent 2200 euros par an et par éolienne de l’exploitant du parc, le Canadien Boralex. Chaquecollectivité territoriale impliquée dans le projet touche, par ailleurs, 700000 euros de taxe professionnelle, dont 220000 euros pour la seule commune d’Ally. Les parcs éoliens ne font pas pour autant que des heureux. Associa-tions écologistes et riverains sont régulièrement vent debout pour dénoncer les nuisances de ces ensembles. Les éoliennes sont en effet souvent accusées de défigurer les paysages et de créer une pollution sonore.u Energie biomasse / biocarburant : Six-Four met de l’huile dans ses rouages L’huile alimentaire ne sert pas qu’à faire cuire des frites. Une fois usagé, ce déchet d’origine végétale peut constituer un formidable carburant. A Six-Four, ville côtière du Var, on l’a bien compris. La mairie, en partenariat avec des associations chargées de valoriser les déchets, a fait le choix de l’huile alimentaire usagée recyclée (HAUR) pour chauffer trois de ses bâtiments publics, dont deux écoles. Les huiles sont d’abord collectées chez les restaurateurs locaux, filtrées puis utilisées comme biocarburant dans une chaudière équipée d’un brûleur adapté. Le maire de la commune varoise ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il prévoit d’élargir le dispositif à d’autres écoles de la ville : « C'est moins cher que le fioul ou le gaz. Et l'État n'applique pas de taxe dessus », souligne l’édile, Jean-Sébastien Vialatte.viendra une réalité en Europe.]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13PANORAMA Hexagone - déreglementation des tarifs du gazLa rupture tranquille ?L Lesentreprisesconsommatricesdoiventdésormaistrierlebongraindel’ivraiedesoffres.a mise en compéti- de consommation des en- s’est structurée progressi- lement nécessaire de déga- des coûts souvent de plus marketing chez Gazprom tion est désormais treprises : première vement pour les offres T2 ger le prix de la molécule de 10% chez Gazprom. Energy France.exacerbée entre les échéance en août 2000, pour et T3. « La loi sur l’énergie de gaz des taxes et contri- Jusqu’à 15% selon Totalentreprises qui fournissent les entreprises consommant semble être sans douleur butions applicables dans un Energie Gaz. Nouvelle ré- AU CAS PAR CASle gaz, depuis la loi du 17 mars 2014 sur la suppres- sion progressive des tarifs réglementés. Malgré des ha- bitudes bouleversées au ni- veau de ce poste d’achat, ce changement n’augure a priori que d’heureuses conséquences pour les en- treprises consommatrices. Flexibilité, adaptation, baisse des coûts sont les maîtres mots du secteur. Une quinzaine d’acteurs de l’offre se dispute une part du gâteau. Aux entreprises de trier le bon grain de l’ivraie des offres.plus de 237 Gwh. Idem en août 2003 pour celles dont les besoins dépassaient 83 GWh. En 2004, l’éligibilité fut élargie à toutes les en- treprises et aux collectivités locales. Une nouvelle étape fut franchie le 17 mars der- nier. La loi N°2014-344 re- lative à la consommation acte ainsi la suppression progressive des tarifs ré- glementés de vente de gaz pour les clients profession- nels consommant plus de 30 MWh/an, en segmentant les clients selon leurs be- soins de T1 à T4. En des- sous de ce seuil perdure une tarification réglementée. Les professionnels peuvent donc décider de garder les « TRV » (tarifs réglementés de vente du gaz) ou de choi-car le basculement va vers marché où la France est im- glementation qui intervient l’économie de marché. Le portatrice à 98% (2% des dans une conjoncture où laUne des principales respon- sabilités du fournisseur re- vient à aider l’entreprise à bien identifier ses objectifs et sa capacité de gestion pour le poste énergétique. Si son process de production lui demande un maximum de visibilité et de sécurité budgétaire, un prix fixe ré- pondra sans doute à ses be- soins. Dans le cas de figure d’une société évoluant dans un contexte extrêmement compétitif, dont la produc- tion s’adapte constamment à l’état de la demande, un prix indexé lui apportera la flexibilité et la performance économique souhaitées. Bien entendu, il faut prêter attention à l’ensemble de tous les éléments contrac- tuels qui peuvent venir com- pléter le produit choisi : flexibilité de volumes contractés, délais ou termes de paiement, etc. « Pour les PME dont le prix du gaz n’est pas une compo- sante qui impacte le coût final du produit, l’enjeu consiste davantage à s’adosser à une structure solide et fiable, sur un mar- ché composé d’une petite vingtaine d’acteurs », constate Caroline Flaissier. Et Edouard Ibled d’ajouter : « Chez Gazprom, pour les clients les plus aguerris, nous proposons également des offres indexées à ces marchés de commodités. Ces offres sont plus tech- niques mais peuvent per- mettre d’atteindre des ni- veaux d’économies encore plus performants ». Changer de fournisseur peut être donc simple comme bon-Au delà des économies réalisables, c’est la flexibilité qu’offre le marché libre aux entreprises qui demeure essentielleDÉRÉGLEMENTA- TION TOUT EN DOU- CEURDix ans déjà que le législa- teur européen œuvre à l’ou-UNE BAISSE DES COÛTS MALGRÉ UN TOUR DE VIS FISCAL « Il ne faut surtout pas sous- estimer la démarche d’achat et se laisser tenter par destexte ne s’inscrit pas dans la volonté d’attirer de nou- veaux clients sur le marché libre et de les rendre captifs. Le marché libre du gaz a toujours été attractif », ana- lyse Daniel Fouqueau, in- génieur chargé d’affaires en gestion des énergies, groupe Apave. Précisons cependant que seule la fourniture est ouverte au marché, l’ache-gisements pour Total en Mer du Nord). La Norvège (30%) et la Russie (15%) sont les principaux pays ex- portateurs vers la France.facture énergétique s’est fortement alourdie ces der- nières années, avec d’une part, le surenchérissement des matières premières et, d’autre part, la hausse de la fiscalité au gré des diffé- rentes lois de finances. Avec une hausse de 70% des tarifs endixanspourlesTRV!« Dans les faits, les profes- sionnels et les PME sont encore nombreux à être sou- mis aux tarifs réglementés, mais n’ont pas nécessaire- ment connaissance des op- portunités que représentent les offres de marché », note Caroline Flaissier, directeur marché et infrastructures chez Total Energie Gaz. Pourtant, les prix du gaz n’ont jamais été aussi at- tractifs depuis 2010. Un des principaux facteurs ? L’in- dépendance des Etats-Unis en gaz naturel grâce à l’ex- ploitation de leur gaz de schiste, dont ils sont d’ail- leurs aujourd’hui devenus exportateurs. Survenu ré- cemment en Europe (Po- logne, Angleterre), ce type d’exploitation peut aussi concourir à la baisse des prix du gaz au long cours. L’effort mené serait d’abord d’ordre pédagogique pour convaincre de l’aisance et de l’utilité de changer de contrat. Mais au-delà des économies réalisables, c’est la flexibilité qu’offre le mar- ché libre aux entreprises qui demeure essentielle. « Prix, produits, durée de contrat, conditions de paie- ment, sont autant d’éléments que le client peut adapter à ses objectifs spécifiques », remarque Edouard Ibled, directeur commercial etRestaurant ayant oublié de souscrire à une nouvelle offre...jour. D’autant que. fessionnels, selon leur profil, peuvent souscrire en ligne à ces nouvelles offres. Un changement rendu encore plus aisé par une continuité et une qualité d’approvi- sionnement garanties pour les professionnels, quel que soit le fournisseur.verture du marché du gaz à la concurrence. Ouverture du marché européen de gaz naturel qui s’est d’ailleurs progressivement mise en place selon le niveau annuel16 SEPTEMBRE 2014sir un autre fournisseur. Pour les catégories T3 et T4 dont le gaz est un poste d’achat très impactant, les fournisseurs se sont vite or- ganisés tandis que l’offreminement demeurant sur des tarifs nationaux qui dé- pendent du point géogra- phique de raccordement. Et pour comparer des offres au marché libre, il est éga-offres libres. On peut gagner bien plus qu’entre 0 et -5 % du tarif réglementé ; il faut être plus ambitieux », poursuit le chargé d’affaires en énergies. OptimisationGeoffroy Frameryles pro-]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13PANORAMA InternationalJapon : modèle cataplasme ou kamikaze ?SPoursortirdelacriseetbriserlatendancedéflationniste,leJaponsurprendavecunerelancemassive malgré une dette colossale, et une dévaluation de la monnaie pour doper les exportations.Et si les « Abenomics » étaient un modèle d’avenir pour l'Europe ?’il y a bien un pays telle politique offensive : conduit à un renchérissement résultats du premier trimestre gement à l’investissement du changer définitivement la qui a osé sortir l’ar- faire baisser les taux d’intérêt notable du coût des impor- 2014 ont également été ex- secteur privé... « Le gouver- donne pour le Japon », dé- tillerie lourde pour re- réels, condition sine qua non tations qui ont, elles, bondi cellents – rythme de crois- nement s’est vraiment attaqué clare la spécialiste. En atten-dresser son économie, c’est pour financer la dette pu- de 15%. « Car en effet, le sance annualisé de 7% – mal- à la réforme de secteurs dits dant d’avoir le recul suffisantsans aucun doute le Japon ! Une politique économique 100% réformiste, menée d’une main de fer par le pre- mier ministre Shinzo Abe, depuis son retour au pouvoir fin 2012, et popularisée par les célèbres « Abenomics » (contraction du nom du pre- mier ministre Shinzo Abe et « d’economics »). Le principe de ce traitement de choc ? « S’appuyer sur trois « flèches », à savoir trois grandes réformes : budgé- taire, monétaire et structu- relle, pour bâtir une politique macro-économique très ac- commodante, tout d’abord à court terme », indique Bruno Ducoudré, économiste à l’Ob- servatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Avec comme pre- mier levier, la fameuse re- lance budgétaire pour sortir l’économie nippone de quinze années de morosité et de dé- flation enclenchées par la bulle immobilière des années 90. Ainsi, via une hausse drastique des dépenses bud- gétaires (73 milliards d’euros début 2013), « le Premier ministre japonais a lancé de gros chantiers de travaux publics et attribué des sub- ventions pour doper l’activité et permettre une forte crois- sance. De même, il a accordé des aides aux entreprises ja- ponaises pour stimuler leurs investissements et les inno- vations », détaille Évelyne Dourille-Feer, enseignante à l’Inalco."C'est quoi ce coucher de soleil ? Je croyais que c'et́ ait le pays du soleil levant ici ? "« intouchables » depuis la Seconde Guerre mondiale, comme l’agriculture et l’élec- tricité», analyse Evelyne Dourille-Feer. Une politique structurelle qui ne néglige pas un dernier volet, et pas le moindre : « La réduction de la dette publique, repré- sentant quelque 225% du PIB en 2013 », lance Evelyne Dourille-Feer. Un renfloue- ment des caisses d’autant plus stratégique face à la né- cessaire prise en charge du vieillissement de la popula- tion, véritable défi d’avenir pour la société japonaise. Et c’est pour assainir la dette publique, amplifiée par la re- lance budgétaire, que Shinzo Abe s’est lancé dans un plan de consolidation budgétaire via une hausse de la TVA. Celle-ci est passée de 5 à 8% le 1er avril 2014, et devrait passer à 10% en octobre 2015. De quoi rassurer les détracteurs des Abenomics inquiets des performances somme toute mitigées de l’ac- tivité nippone, couplée à des déficits publics élevés. « Pourtant, la hausse de la TVA, décidée peut-être troppour dresser un verdict fiable des Abenomics, la formule de Shinzo Abe pourrait-elle d’ores et déjà être appliquée en Europe pour mettre fin à la crise ? « Très certainement, répond Bruno Ducoudré, les réformes structurelles menées par l’Union européenne, en totale rupture avec les Abe- nomics, n’ont pour l’heure pas d’effet positif, tant l’Eu- rope évolue dans un envi- ronnement économique très dégradé. Il faudrait donc es- sayer de renouer avec la croissance en s’inspirant de la recette japonaise, estime Bruno Ducoudré. Or, Bruxelles s’accroche à une politique de consolidation et d’austérité. La Banque cen- trale européenne est trop fri- leuse pour se lancer dans une stratégie expansionniste. » Une analyse partagée par Evelyne Dourille-Feer : « Pendant une quinzaine d’années, l’économie japo- naise a été plongée dans une déflation lente, entretenue par des chocs externes, des politique budgétaires peu té- méraires et une Banque cen- trale adepte de demi-mesures bien insuffisantes pour re- lancer l’économie du pays. » Et ce, jusqu’aux Abenomics marquant un revirement de stratégie. « Devrons-nous passer, nous aussi, par les mêmes étapes, avant que l’Europe ne se décide à réa- gir ? », questionne l’experte. Une interrogation d’autant plus cruciale, alors que l’in- flation, bête noire des oli- garques de Bruxelles, atteint aujourd’hui 0,5% dans laDÉPRÉCIATIONDU YENEncore plus expansionniste, la politique monétaire, second pilier des Abenomics, s’est traduite par une augmentation non négligeable de la base monétaire par la Banque cen- trale japonaise « qui doit doubler entre avril 2013 et fin mars 2015, via notamment l’achat d’obligations d’Etat », précise Evelyne Dourille-Feer. Le but d’unecentrales thermiques, surtout depuis la catastrophe de Fu- kushima », énonce le spé- cialiste.gageure consiste donc à maintenir un rythme soutenu de croissance », prévient Eve- lyne Dourille-Feer. D’où le décochage de la troisième flèche de ce plan qui se traduit par des réformes structurelles de libéralisation du marché, propres à doper le potentiel de croissance du pays sur le long terme et à attirer les in- vestisseurs étrangers : baisse de l’impôt sur les sociétés, hausse des exportations dans le domaine des infrastructures et de l’agriculture, encoura-tôt, risque de casser une telle dynamique de relance alors que la reprise reste fragile. La sortie de la déflation est incertaine, la hausse des prix n’ayant pas encore atteint les 2% escomptés », com- mente cette dernière.t, mais18 SEPTEMBRE 2014blique et privée à moindre coût « et surtout doper les investissements des entre- prises et la consommation des ménages », complète l’experte. Mieux encore, cette politique a provoqué une forte baisse du yen, donnant ainsi un coup de pouce aux ex- portations des entreprises ja- ponaises, levier essentiel pour réduire le déficit de la balance commerciale, qui affichait encore, début 2014, un solde négatif de 5,6 milliards d’eu- ros. Car si les ventes à l’ex- port ont progressé de 9,5% en yen courant en 2013, force est de constater « qu’elles s’avèrent encore très erra- tiques du fait d’une conjonc- ture internationale mori- bonde, et surtout du ralen- tissement de la croissance américaine durant le premier trimestre 2014 », détaille Bruno Ducoudré. D’autant que la dépréciation du yen (perte de 18% de sa valeur face au dollar en 2013) aJapon reste très dépendant gré un second trimestre plus des marchés extérieurs, no- difficile (croissance du PIB tamment au niveau énergé- prévue à 1,1%, soit 0,3 point tique, pour faire tourner ses de moins que prévu). « LaLentement nous glissons aussi dans une déflation sournoise paralysant l’économie sur le long terme. Tirer les leçons de l'exemple japonais est nécessaireHARO SUR LADETTE !Soutenir l’activité via la dé- pense publique, l’injection de liquidités, et un yen bas, a eu toutefois, en partie, les effets escomptés en 2013 : une crois- sance relativement ferme de 1,5% et, surtout, une hausse des prix supérieure à 1% de- puis septembre dernier ! LesUN MODÈLE POUR L’EUROPE ?On l’aura compris, « seules les mesures structurelles de long terme aux effets per- ceptibles dans quelques an- nées seront en mesure dezone euro. « Lentemen. sûrement, nous glissons donc, nous aussi, dans une déflation très sournoise qui va para- lyser sur le long terme notre économie, s’alarme Evelyne Dourille-Feer. C’est dire la nécessité de tirer dès au- jourd’hui les leçons de l’exemple japonais. »Charles Cohen]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[Fleur de ChampagneBrut Premier Cru]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13PANORAMA Grand AngleSalaire minimum, controverse maximumLe SMIC, trop élevé et trop rigide pour certains, serait responsable du chômage des jeunes et des peu qualifiés. Pour d’autres, c’est un rempart contre la pauvreté.es agents de Pôle Em- annuelle est fondée sur des ploi ne sont pas près critères prenant en compte de souffler. Avec 3,4 les dépenses de consomma-millions de chômeurs, soit tion des salariés à faible re-9,7% de la population active, la France peine à occuper l’ensemble de sa population. Industrie déclinante, carnets de commandes vides, faible compétitivité et marges ré- duites à la portion congrue dans les entreprises, déficit de qualification de la main d’œuvre... Les coupables dé- signés du chômage de masse ne manquent pas. Mais depuis quelques mois, des chefs d’entreprise, des politiques et des économistes pointent avec insistance un nouveau fautif : le SMIC.venu. Depuis 2008, un groupe d’experts est chargé d’éclairer le gouvernement avant chaque revalorisation an- nuelle, notamment quant à la pertinence d’un « coup de pouce », auquel il s’est tou- jours opposé. Si l’inflation excède 2%, la revalorisation est automatique.Première salve début avril, lorsque le socialiste Pascal Lamy, ancien directeur de l’OMC, a proposé la création de « petits jobs », afin de donner des cousins français aux « mini-jobs » allemands. Deuxième salve mi-avril, avec le souhait de Pierre Gat- taz, le président du Medef, de voir créer un salaire infé- rieur au SMIC, de façon « transitoire ». Fin mai, l’Eu- rope y est aussi allée de son couplet à l’occasion de la présentation par la Commis- sion des recommandations économiques aux Etats mem- bres dans le cadre du semestre européen : elle regrettait que les dérogations au salaire mi- nimum soient « peu nom- breuses » dans l’Hexagone. Le sujet est explosif, puisque les dernières tentatives pour instaurer des exceptions dans le SMIC à la française se sont soldées par des échecs. En 1993, Edouard Balladur instaure un Contrat d’inser- tion professionnelle (CIP), un CDD rémunéré à 80% du SMIC pour les moins de 26 ans détenteurs d’un diplôme jusqu’à Bac+3. Dès mars 1994, il est contraint de le retirer sous la pression de la rue. L’histoire se répète en 2006, lorsque Dominique de Villepin crée le Contrat pre- mière embauche (CPE), ré- servé aux moins de 26 ans, rapidement enterré par les manifestations étudiantes et lycéennes. Remettre en causeUn job sous-payé est-il préférable au chômage ?... COUPABLE DU CHÔMAGE DES JEUNES ?Voilà pour les présentations. Mais de quoi le SMIC est-il accusé exactement ? Avant tout d’être une barrière à l’emploi pour les travailleurs peu qualifiés et les jeunes, dont les compétences et ex- périences ne vaudraient pas les 9,53 euros de l’heure que les entreprises devraient dé- bourser pour les faire tra- vailler. Or, ce sont les popu- lations les plus touchées par le chômage. Le taux de chô- mage des moins de 25 ans est ainsi de 23%, et selon l’enquête Emploi de l’INSEE, les professions au niveau du SMIC souffrent d’un chô- mage très élevé – 12% dans les services à la personne, 16% pour les employés du commerce, 18% pour les ou- vriers de l’artisanat. Le taux de chômage des ouvriers non qualifiés est de 20,4% et celui des ouvriers de 14%, contre 3,7% pour les cadres. Dans une tribune publiée par le journal Les Echos en avril, les économistes Augustin Landier et David Thesmar calculent « qu’au-dessus d’1,3 SMIC, le marché du travail français est au plein- emploi ». En clair, à 13 euros de l’heure, le taux de chô- mage tombe en-dessous de 5%. Pour ces économistes, respectivement professeurs à la Toulouse School of Eco- nomics et à HEC, le SMIC « rejette en dehors de la vie économique une large frac- tion de (la) population ac- tive ». Selon eux, c’est d’au- tant plus criant que « l’éco- nomie moderne ne produitle salaire minimum ou in- troduire des exceptions dans son dispositif est donc l’un des grands tabous français. Atortouàraison?cède à la lutte contre la pau- vreté. A l’époque, dans une économie pas encore tout à fait ouverte, l’œuvre delisée.Héritier de cette histoire, le SMIC s’applique aujourd’hui à tous les salariés, quel quevivre avec un SMIC, mais il représente tout de même 65% du salaire médian. En empê- chant la fixation de salairesLESMICÀLA FRANÇAISE...Mais d’abord, en quoi consiste, au juste, le « SMIC à la française » ? C’est l’hé- ritier du SMIG, le Salaire minimum interprofessionnel garanti, créé en 1950 pour lutter contre la pauvreté et relancer une consommation handicapée par une forte in- flation. En 1970, le SMIG laisse place au Salaire mini- mum interprofessionnel de croissance, le SMIC : la ba- taille pour la croissance suc-Les dernières tentatives pour instaurer des exceptions dans le SMIC à la fran- çaise se sont soldées par des échecsSEPTEMBRE 2014Keynes fait partie des livres de chevet des membres du gouvernement. Le but du nouveau dispositif était en effet de combler l’écart avec le salaire moyen et de mieux répartir la richesse entre le capitaliste et l’ouvrier dans une économie très industria-soit leur métier et l’endroit où ils travaillent. En 2014, le salaire minimum horaire est de 9,53 euros, et 1445,38 euros mensuel sur la base des 35 heures hebdomadaires, ce qui en fait l’un des plus élevés de l’OCDE. N’allez pas croire qu’il soit aisé desocialement insuffisants, il participe à la protection des salariés et à la lutte contre l’inégalité et la pauvreté. 3,1 millions de personnes sont rémunérées au SMIC, dont 1,9 millions dans les entre- prises du secteur privé. De- puis 2013, sa revalorisation20]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.frplus les emplois non qualifiés relativement bien payés que l’industrie était capable de générer dans les années 1960 ». Le remède ? « Soitde mettre fin à la politique des coups de pouce, à régio- naliser le SMIC pour tenir compte des différences dans le coût de la vie – un smicardGrand Angle PANORAMADe nombreuses exceptions au salaire minimum existent déjàdes charges patronales net- tement plus faibles, soit un SMIC plus bas », afin de li- bérer un gisement d’emplois inexploités – car non renta- bles avec un SMIC à ce ni- veau – dans les services, en particulier les services à la personne. Selon eux, l’Etat « doit réaliser que sa mission principale est de réintégrer les peu qualifiés dans le monde du travail, en combi- nant gel durable du SMIC et renforcement du RSA ».ne vit pas de la même manière à Paris et en province –, et à mettre en place des dispositifs d’accompagnement pour les jeunes non qualifiés et les chômeurs de longue durée. Dans ce contexte, les baisses de charges pour les em- ployeurs sur les bas salaires, pratiquées depuis des années, sonnent comme autant d’aveux de faiblesse. En avril, Elie Cohen expliquait ainsi à l’IFRAP que « tous les gouvernements pratiquent la même politique : une baisse massive de charges au voi- sinage du Smic, ce qui signifie que l’emploi non qualifié doit être subventionné à hauteur de 22 milliards aujourd’hui et de 27 demain pour être solvabilisé ». Le SMIC par- ticiperait donc de la « préfé- rence française pour le chô- mage », évoqué par la Fon- dation Saint-Simon dès les années 1990. En clair, l’Hexa- gone préférerait maintenir une rémunération confortable pour les personnes en emploi, mais un chômage élevé, plu- tôt que des rémunérations plus modérées avec un chô- mage faible.Vu ailleursVérité en-deçà des Alpes, erreur au-delà ? En mai dernier, les Suisses étaient appelés à voter à un référendum organisé à l’ini- tiative des syndicats et des partis de gauche. Etonnamment, une majorité s’est prononcée contre l’instauration d’un salaire mini- mum à... 3 240 euros. Des 28 pays de l’Union européenne, 21 ont instauré un salaire minimum légal. Même l’Allemagne, long- temps réticente, a sauté le pas en novembre 2013. Mais, si le SMIC outre-Rhin s’élèvera à 8,50 euros, des exceptions pour les jeunes seront maintenues afin de ne pas faire repartir leur taux de chômage à la hausse : il n’est que de 8,4%, notamment grâce aux mini-jobs. Après avoir gagné la bataille du chômage et de la compétitivité, les Allemands s’attaquent donc à la question des inégalités, puisqu’un salarié sur quatre est payé à un niveau inférieur au SMIC, et 40% ont un salaire mensuel net inférieur à 1000 euros. En matière de salaire minimum, l’Europe est encore loin de l’harmonisation : 1500 euros en Belgique, 284 euros en Lettonie, 752 en Espagne, 1469 aux Pays-Bas, ou encore 392 en Pologne... L’Italie, le Danemark, la Finlande et la Suède n’ont pas instauré de SMIC. Au contraire des Etats-Unis, où il existe depuis 1938, fixé à 7,25 euros de l’heure.AMLe groupe d’experts sur le SMIC ne dit pas autre chose. Dans son rapport de décem- bre 2013 il soulignait, outre un écrasement de la pyramide des salaires et une baisse de la compétitivité des entre- prises, le risque « qu’une hausse du SMIC ne se tra- duise in fine par une baisse de l’emploi ». Même des éco- nomistes étiquetés à gauche transgressent le tabou. Dans Changer de modèle (Odile Jacob), Elie Cohen, Philippe Aghion et Gilbert Cette ap- pellent à la réforme d’un sa- laire minimum qu’ils jugent « trop élevé » et « inefficace pour réduire la pauvreté ». Une réforme qui impliqueraitLe SMIC, principal instrument de la « préférence française pour le chômage » ?la mondialisation de l’OFCE, qui fait valoir que cela frei- nerait la consommation et aurait un effet déflationniste. Dans une tribune au Monde début avril, Philippe Aske- nazy, directeur de recherche au CNRS et membre du col- lectif des Economistes At- terrés, fait valoir qu’il est difficile d’estimer l’ampleur de l’arbitrage emploi/salaire minimum, et « qu’un salaire minimum jeune n’empêche pas le chômage des jeunes ». De fait, au Royaume-Uni, où un tel salaire existe pourMAIS GARANT DE L’ÉGALITÉFace aux tenants de la ré- forme ou de l’abaissement du SMIC, des voix se sont rapidement fait entendre. Peu après la proposition de Pierre Gattaz, son prédécesseur à la tête du Medef, Laurence Parisot, s’est fendue d’un tweet assassin le 15 avril : « Proposer un salaire en- dessous du SMIC s’apparente à une logique esclavagiste ». Et dès le 5 avril, en réponse à la sortie de François Lamy sur les « petits boulots », elle avait fait valoir le risque de « rupture d’égalité » entre les jeunes et le reste de la population.Justement, la ministre de la Jeunesse, Najat Vallaud-Bel- kacem, a estimé dans une in- terview aux Echos début juin que la solution au chômage des jeunes ne réside pas dans la création d’un « sous-statut et un sous-salaire ». Selon elle, « le SMIC n’est pas le principal obstacle à l’emploi des jeunes ».Certains économistes s’op- posent à une baisse du SMIC. C’est par exemple le cas d’Henri Sterdyniak, directeur du département économie deheures de travail pour payer des études dont ils se dé- tournent vite. Résultat, Phi- lippe Askenazy rapporte que « les employeurs britanniques ne cessent de se plaindre de la faible qualité de la main- d’œuvre, obstacle à la com- pétitivité et à la croissance ».est indemnisé 573 euros par mois et ne dépend pas du Code du travail. Le gouver- nement a fixé l’objectif de 100000 jeunes en service ci- vique par an. L’apprentissage est une autre exception au SMIC, puisque la rémunéra- tion d’un apprenti dépend de son âge et de son ancienneté dans l’entreprise : de 25% du SMIC pour un mineur la première année, à 78% pour un jeune de 21 ans et plus la troisième année. En 2013, 415000 apprentis faisaient leurs gammes dans les en-DÉJÀ DESXCEPTIONSL’une des critiques les plus courantes à l’encontre du SMIC est sa prétendue uni- versalité et sa rigidité. La réalité est plus complexe, carBarrière à l’emploi pour les travailleurs peu qualifiés et les jeunesles moins de 22 ans, le Bureau international du travail dé- nombre plus de jeunes sans emploi qu’en France. Selon Philippe Askenazy, ce modèle « sous-productif » et « sous- payé » dessert finalement les employeurs, qui peinent à trouver une main-d’œuvre à la hauteur de leurs besoins : « A quoi bon investir, former, si on peut employer à bas prix ? » Surtout, il force les étudiants à multiplier lesde nombreuses exceptions au salaire minimum existent déjà, dont la plupart concer- nent les jeunes. Par exemple, les entreprises françaises font un usage immodéré des sta- giaires – environ 1,5 millions par an –, que la loi oblige à rémunérer au minimum 30% du SMIC s’ils restent au moins deux mois dans l’en- treprise. Pour les jeunes de 16 à 25 ans, le Service ci- vique, mis en place en 2010,treprises françaises. Aux marges du salariat, les auto-eurs ne peuvent queentrepren.rêver d’un salaire minimum : 90% d’entre eux gagnent moins que le SMIC. Tout cela fait dire à Philippe As- kenazy qu’au « total, près de 3% des salariés à temps plein du secteur privé sont payés au-dessous du SMIC ».Aymeric MarolleauSEPTEMBRE 201421]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13CLUB ENTREPRENDRE Baromètre & TendancesLe carnet desnominationsen partenariat avec}LASER (GROUPE LASER)Directeur général du Groupe LaSer et de LaSer CofinogaMonsieur Laurent David est promu directeur général du Groupe LaSer et de LaSer Cofinoga, à ce poste depuis juillet 2014, en remplacement de Monsieur Raffaele Cicala. Il est sous la res- ponsabilité directe de Monsieur Thierry Laborde, président-directeur général. Cette nomina- tion intervient dans le cadre du rachat par BNP Paribas Personal Finance des 50% possédées par Galeries Lafayette dans le groupe LaSer, dont il détient désormais 100% des actions. Laurent David , 44 ans, Mines, Polytechnique (1989), a réalisé le parcours suivant :n Depuis 2013 : BNP Paribas Personal Finance, directeur général délégué.n 2009-2013 : Findomestic (groupe BNP Paribas), directeur général.n 2007-2009 : BNP Paribas, chief operating officer au sein du pôle Banque de détail à l'inter- national.n 2005-2007 : Cardif (groupe BNP Paribas), directeur du réseau Cardif France et des partena- riats France.n 2002-2005 : Cardif, responsable de la planification et du contrôle de gestion.n 2000-2002 : Cabinet de la secrétaire d'Etat au Budget, Florence Parly, et cabinet du minis- tre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, Laurent Fabius, conseiller technique.n 1999-2000 : Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, chef de bureau études prospectives et stratégiques à la Direction générale des Impôts.n 1995-1998 : Direction régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement de Basse-Normandie, chef de la division Développement industriel.uLe FEPS salue l'annonce du gouvernementLa Fédération européenne du portage salarial (FEPS), unique organisation euro-péenne de défense des intérêts des sociétés de portage salarial, s’enthousiasme suiteaux annonces du Premier ministre Manuel Valls sur le dispositif du portage salarial.Ses dirigeants la considèrent comme « la réponse attendue par les portés car elleconstitue une véritable sécurisation de la profession toute entière ». Décision du 11avril 2014 qui invalide l’article L.1251-64 du Code du travail confiant aux partenairessociaux de la branche, l’organisation de ce dispositif. Le Conseil Constitutionnelavait ainsi demandé au législateur de fixer les conditions essentielles du portage sa-larial. « Les différentes mesures impactant le secteur du portage salarial et en par-ticulier l’exclusion des non-cadres qui trouvaient là un moyen de survivre à unmarché du travail trop rigide étaient en effet inadaptées et particulièrement injustes,poursuit le président. Les 30000 portés français étaient directement impactés parces dispositions discriminantes. Elles rompaient gravement l’équilibre nécessaire àla sérénité entrepreneuriale, préfigurant la croissance de demain dont notre pays manque cruellement. » Une façon de relancer les réflexions sur les règles encadrant une profession permettant de se lancer sans risque dans l’aventure de l’en- treprise.uEntrepreneur is a French wordmériques sur le sol new-yorkais. Telle fut la mission de la « French Touch »}LBO PARTNERS (GROUPE CIC)Directeur général déléguéMonsieur Gontran Duchesne est promu directeur général délégué de LBO Partners, à ce poste depuis juillet 2014, en remplacement de Monsieur Rémi Matuchansky. Il est également membre du directoire, sous la responsabilité directe de Monsieur Rémi Matuchansky, promu président du directoire.Gontran Duchesne , 33 ans, HEC (2000), Supélec (1997), a réalisé le parcours suivant :n 2006-2014 : LBO Partners (ex-CM-CIC LBO Partners), directeur associé.n NC-2006 : En poste au sein d'Edmond de Rothschild Capital Partners.n 2000-NC : Compagnie financière Rothschild, chargé d'affaires private equity.n Expérience industrielle comme chef de projet développement produit.Convaincre les Américains du potentiel français en matière d’innovations nu-}MARIONNAUD PARFUMERIE (GROUPE AS WATSON)Directeur général FranceMadame Eileen Yeo est promue directeur général France de Marionnaud Parfumerie, à ce poste depuis mars 2014, en remplacement de Monsieur William Koeberlé.Eileen Yeo , 40 ans, BBA de la National University of Singapore (1997), a réalisé le parcours suivant :n 2013-2014 : Marionnaud Parfumerie, codirecteur général du développement du réseau et des opérations.n 2007-2012 : Goldman Sachs Asie (à Hong Kong), directeur exécutif.n 2006-2007 : UBS Investment Bank, directeur.n 1997-2006 : DBS Bank, vice-président.ces 26 et 27 juin derniers rassemblant des « startuppers » et des chefs d’entre- prises chevronnés américains comme français. Criteo, Withings, Adictiz côté français mais aussi Tinder pour représenter la bannière étoilée furent de la par- tie. Soutenu par Fleur Pellerin, actuelle secrétaire d’Etat au Commerce exté- rieur, Gaël Duval, fondateur de Jechange.fr, est à l’initiative du projet qui entend redorer le blason tricolore suite à l’affaire Dailymotion en mai 2013, dont l’abandon de projet de rachat par Yahoo face à la pression de l’Etat fran- çais ne fut pas sans éclaboussures dans les médias américains. Dédramatiser l’interventionnisme de Paris et développer le marché européen du capital risque furent les mots clefs de ce séjour. Une manière de faire du bien aux expatriéset de vanter positivement l’ingénierie française pour attirer les investisseurs américains.} CAPCOAssociéMonsieur Julien Blanchet est Coopté associé de Capco, à ce poste depuis juillet 2014. Julien Blanchet , ESCP (2000), était dernièrement managing principal au sein Capco.u Que retenir de la dernière conférence sociale ?Feuille de route sociale établie lors de la troisième conférence sociale. De nom-breux changements sont à venir pour les dirigeants de TPE et de PME notam-ment dans la volonté de relancer et de renforcer l’apprentissage. D’abord parle vote d’un déblocage de 200 millions d’euros de fonds d’aide. Puis en casd’accord de branche, une prime de 1000 euros pourrait être accordée à l’em-bauche d’un apprenti. Somme cumulable d’ailleurs avec les autres aides auxTPE (une aide de 1000 euros à destination des PME existe déjà). Un nouveauplan d’action, ensuite, s’évertuera à améliorer l’employabilité des seniors, deschômeurs de très longue durée et des personnes handicapées par le biais descontrats d’insertion, notamment dans le secteur marchand. 80000 contrats de-vraient être déployés en 2015. Autre nouveauté, « le contrat de professionnal-isation nouvelle carrière » destiné aux seniors. Cette mesure entend adapter lescontrats pro à des seuils de rémunération et des formations plus adaptés aux personnes d’expérience.}VEUVE CLICQUOT PONSARDIN (GROUPE LVMH)Président et chief executive officerMonsieur Jean-Marc Gallot est promu président et chief executive officer de la Maison Veuve Clicquot à compter de septembre 2014, en remplacement de Monsieur Jean-Marc Lacave. Jean-Marc Gallot , 49 ans, NEOMA Business School (1988), a réalisé le parcours suivant :n 2014-2014 : Moët Hennessy Vins et Spiritueux (groupe LVMH), executive vice president en charge des Maisons Ruinart, Krug, Millennium et Glenmorangie.n 2012-2014 : Fendi, directeur général Retail et Wholesale.n 2011-2012 : Louis Vuitton, executive vice president des activités commerciales et interna- tionales.n 2009-2011 : Maison Ruinart (groupe LVMH), directeur général.n 2006-2009 : Louis Vuitton Europe (groupe LVMH), président.n 2003-2006 : Louis Vuitton Amérique du Nord, directeur général puis président-directeur gé- néral (2005).n NC-2003 : Diverses fonctions de direction chez Cartier, Christofle et Ferragamo.}RETAILMENOT FRANCEDirecteur général FranceMadame Anne-Marie Schwab est nommée directeur général France de RetailMeNot, à ce poste depuis juillet 2014, en remplacement de Monsieur Olivier David. Elle est ainsi en charge de la stratégie et du développement des 3 marques françaises de RetailMeNot (le service cashback Poulpeo.com, les sites d'offres digitales et de coupons en ligne Bons-de- Reduction.com et ma-Reduc.com) ainsi que de leur croissance online, sur mobile et in-store. Elle reporte à Monsieur Giulio Montemagno, senior vice president.Anne-Marie Schwab , 47 ans, ISG (1990), a réalisé le parcours suivant :n 2011-2014 : Princesse Tam-Tam (groupe Fast Retailing Company), directeur marketing.n 2009-2011 : 3 Suisses France, directeur de la marque et de la communication.n 2005-2008 : Galeries Lafayette, directeur du marketing stratégique.n 2002-2005 : Habitat, directeur marketing Europe.n 1999-2002 : Procter & Gamble, marketing manager Gillette en Grande-Bretagne et Irlande et marketing manager des produits masculins Gillette en France.n 1995-1999 : Procter & Gamble, chef de produit Gillette puis chef de groupe.n 1990-1995 : Début de carrière chez Grand Metropolitan Géant Vert France, Oxfam Londres et CPC Bestfood au Royaume-Uni.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?22 SEPTEMBRE 2014u Fête des entreprises jeudi 2 octobre 2014, par « J’aime ma boîte » :Sophie de Menthon, dirigeante de « J’aime ma boîte », présidente du Mouvement ETHIC, et Henri Malosse, Président du Conseil Économique et Social Européen, invitent les salariés euro- péens à célébrer leur entreprise. Au lende-main des élections européennes apparaît uncontinent en quête d’identité et d’axes rela-tionnels communs. Or seules les entreprisessont porteuses d’un projet dynamique et mo-teur de croissance. La solution ? Jumeler desentreprises de différents pays, encourager lesfiliales internationales des entreprises à fairela fête le même jour... Fêter nos entreprises européennes des plus petites aux plus grandes est une occasion unique et fédératrice. La Lituanie, qui assurait la Présidence de l’Union Européenne, a été le premier pays à célé- brer l’événement en 2013 à l’occasion des 10 ans de « J’aime ma boîte », une expérience qu’elle va renouveler cette année !Faites part de votre Nomination àla presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frNomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !uSave the date :• Salon Créer les 15-17 septembre au Grand Palais à Lille• Salon Omyagué - Les boudoirs de l'incentive les 17-18 septembre au Palais Brongniart à Paris• Salon Iftm Top Resa les 23-26 septembre Porte de Versailles à Paris • Salon Patrimonia les 25-26 septembre au Centre de Congrès de Lyon • J’aime ma boîte, fêtez votre entreprise le jeudi 2 octobre 2014]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.fru Entretien avec Guillaume Cairou, président du Club des EntrepreneursQue manque-t-il en France pour booster l’en- trepreneuriat auprès des jeunes ?Pour les voir au quotidien, soit au sein du Club des Entrepreneurs, soit en les accompagnant avec le portage salarial chez Didaxis, l’accès au finance- ment est un réel problème pour l’ensemble des créa- teurs, d’autant plus lourd que le projet est petit et le créateur jeune. Je désire vivement la simplification des procédures dans les premières années de l’en- treprise. Il faut créer un guichet unique d’accompa- gnement des entrepreneurs. Enfin, le système éducatif doit mieux préparer les jeunes au monde de l’entreprise. Pour résumer nous proposons l’amélio-Baromètre & Tendances CLUB ENTREPRENDREu New is always better : l'optimisme des chefs d'entreprises en questionLe 1er juillet se tenait à Paris la conférence de Bpifrance le Lab. L'occasion de faire le point sur la capacité d'anticipation de l'avenir chez les chefs d'entreprise à partir d'une enquête basée sur le témoignage de 24000 d’entre eux. Mai 2014 se car- actérise ainsi par un léger regain d'optimisme chez les entrepreneurs par rapport à la fin de l'année 2013, dans un contexte de reprise encore floue. La compilation de ces données met en lumière des dirigeants qui parfois décrochent de la réalité économique par trop plein d'optimisme ou de pessimisme. Les chefs d'entreprise interrogés sur leur avenir se raccrochent à ce qu'ils vivent au moment présent et peinent à prendre du recul. Sur les 24000 personnes interrogées sur l'évolution de leur activité (hausse, stabilité ou baisse), 50% ont donné le pronostic de stabilité de 2004 à 2013. Choix qui traduit une cer- taine prudence chez nos entrepreneurs. L'optimisme se manifeste principalement dans des secteurs d'activité liés à l'inno- vation. Optimisme de rigueur également lorsqu'il s'agit d'évoquer l'ouverture aux marchés extérieurs. Seuls 10%, dans les faits, ont connu une courbe d'activité stable pendant cette décennie. Le pessimisme est bien évidemment un facteur bloquant. Car même dans un contexte rempli de bonnes surprises en matière d'activité, les gestionnaires ne parviennent pas à décider d'investissements à la hausse. Enfin, l'optimisme des chefs d'entreprise quant à l'avenir se manifeste surtout dans la nouveauté : créneau de niche qui donne un avantage concurrentiel, phase de création, nouvel environnement de travail.ration de leur accompagnement par :- La création d’une agence nationale des start-up pour enfin s’y retrouver dans le millefeuille des interlocuteurs quand on veut créer son entreprise. C’est le guichet unique.- La généralisation du mentorat entrepreneurial.- L’amélioration de leur formation, notamment par le développement de la formation entrepreneu-riale continue.- L’amélioration de leur financement par l’instaura-EXECUTIVE MBA ELARGISSEZ VOTRE HORIZONtion d’un prêt entrepreneurial.Quelles sont les principales qualités et forces de la jeunesse?Je me base tout simplement sur ma propre histoire. Les observateurs ont une certaine tendance à oublier que Didaxis, avant d’être le groupe qu’il est au- jourd’hui avec ses 5000 salariés, était une aventure débutée en 2004 sans un sou, alors que je revenais de l’étranger, que je n’avais aucun réseau, que les banques refusaient de me prêter un seul euro, que ma profession n’était même pas légalisée, que tout mon entourage me dissuadait de me lancer. A partir de là, je donne deux conseils : faites simple et lan- cez-vous. Pourquoi ? Parce que je me suis lancé et même s’il ne faut pas insulter l’avenir, Didaxis est une belle réussite. Et faites simple parce que j’ai une conviction : c’est en faisant simple qu’on réus- sit. Je me suis lancé sur une table Ikea bancale, avec un ordinateur vieux de dix ans qui ramait et dans unLa France, terrain propice à la création d’entreprise ?Le gouvernement encourage certes à créer son en- treprise, mais les membres du Club des Entrepre- neurs que je préside font face à une réglementation complexe et instable. Ces dernières semaines, ils n’ont cessé de m’alerter sur le fait qu’il est temps pour le gouvernement de se pencher sur la question de l’instauration d’un droit à l’erreur entrepreneu- riale. La France doit valoriser l’initiative entrepre- neuriale et donner une nouvelle chance à ceux qui ont fait fausse route. Coller une étiquette de looser au Français qui a pris un risque en créant sa boite est juste un véritable scandale. C’est un véritable devoir qu’a la France de lui faire de nouveau confiance. Je préfère l’entrepreneur qui a pris des risques et tenté d’avoir pris sa vie en main à celuistudio.qui n’a jamais rien tenté de construire.FAITES PROGRESSER VOTRE CARRIÈREEN FRANCE COMME À L’INTERNATIONALExcellence académique, ouverture sur d’autres cultureset modèles entrepreneuriaux (learnings trips, entrepreneurial journeys) et accompagnement individuel personnalisé(assesment, coaching...) garantissent l’impact sur votre performance. Un EMBA adapté à votre rythme professionnel :• 2 rentrées (octobre et janvier)• 3 formats (week-end, modulaire, fast-track) • 10 à 20 moisNotre Executive MBA est classé n°3 mondial pour la progression de carrière (Financial Times oct. 2013)04 78 33 70 66emba@eml-executive.com« L’Executive MBA d’EML a été un vrai révélateur de carrière » Françoise Kleinbauer,diplômée EMBA 2011, PDG France RetraiteFLASHEZpour accéder au sitewww.eml-executive.comSEPTEMBRE 2014 23]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13CLUB ENTREPRENDRE Liberté d’EntreprendreSuccess Permis : voitures en dangerDans chaque numéro, Ecoréseau revient sur une passe d’arme entre un nouvel entrant et un (ou des) acteur(s) historique(s) d’un secteur, relevée par la plateforme David contre Goliath qui défend la concurrence face aux abus de position dominante.Les loueurs de véhicules à double commande voient leur avenir menacé par une formation rendue obligatoire pour les accompagnateurs. Le lobbying des auto-écoles, qui a gonflé l’argumentaire«Nd’un lobbying puissant des auto-écoles pour préserver leur monopole. Les syndicats comme l’UNIC, ETF, SNE- CER, et les autres, ont un grand pouvoir et en usent, comme les taxis contre les VTC... » Alexandre Rebibo, co-dirigeant de Success Per- mis, loueur de véhicules à double commande, ne mâche pas ses mots. Peut-être parce que l’horizon de sa société est chargé de nuages noirs. En 2007, un décret a autorisé l’apprentissage de la conduite en candidat libre. La voiture devait posséder une double commande, l’apprenti avoir plus de 18 ans et l’accompa- gnateur être titulaire du permis depuis plus de trois ans (puis cinq ans en 2010). Une déci- sion qui a donné naissance à 200 sociétés de location de voitures à double commande. Mais l’essor a été calmé par un arrêté du 16 juillet 2013, obligeant les accompagnateurs à une formation très poussée et coûteuse, « encouragé par le lobbying des auto-écoles et de leurs syndicats et motivé par un argument sécuritaire disproportionné, entaché de conflit d’intérêt. En effet, ce motif a été développé par le Conseil supérieur de l’édu- cation routière, dont presque la moitié des membres sont syndiqués dans les auto-écoles », souligne le jeune entrepre- neur.sécuritaire, a porté ses fruits.ous sommes tout simple- ment victimesréseau de franchise en Île-de- France et en région a été stoppé net à contre cœur, au vu du manque de visibilité réglementaire. « Grâce auxtôt 1000 emplois supplémen- pourtant avec les auto-écoles, taires qui seront supprimés – puisque ces dernières font ap- de surcroît dans des zones pel à ces premières lorsqu’elles difficiles, une bonne part de ont des problèmes de véhi- ces sociétés évoluant dans les cules. Mais les loueurs repré-encadrées par un moniteur. C’est ce surplus horaire qui peut être réalisé à meilleur tarif avec un parent ou un ami. C’est sur ce segment deau monde –, les loueurs de véhicules à double commande ont lutté pour leur survie. Déjà, en 2010, la profession avait fait barrage à un premier texte devant le Conseil d’État. Poussé par la Délégation à la sécurité et la circulation rou- tières (DSCR), le texte stipulait que l’accompagnateur devait suivre une formation payante d’une durée de sept heures dans un centre agréé. Une for- mation qui n’était valable qu’un an et pour un seul apprenti. Les loueurs regroupés étaient parvenus à le faire annuler fin 2011. La filière s’est reconsti- tuée à 200 sociétés, alors que les trois quarts avaient déjà fermé boutique. Mais cet arrêté de 2013 vient mettre un nou- veau coup d’arrêt à leur déve- loppement. L’association « Dé- fense permis banlieue » a ré- attaqué devant le Conseil d’État. Et l’exécution de cet arrêté a cette fois été seulement partiellement suspendue : seule la limitation à trois apprentis a disparu, car elle ne concernait pas la sécurité et était une sim- ple exigence des auto-écoles. Le bras de fer se poursuit pour que le gouvernement envisage de revoir le cadre réglemen- taire, en particulier dans la ré- forme à venir visant à réduire le coût du permis. L’optimisme est malgré tout de rigueur chez Alexandre Rebibo : « Notre taux d’accidentologie est plus bas que celui des loueurs deLA FIN D’UNE COURSE FOLLE ?Créée en 2009, Success Per- mis compte 5000 clients. Son chiffre d’affaires avait aug- menté de 20 à 35% par an, chaque véhicule générant 4000 à 6000 euros par mois. Pour- tant le développement d’un"Maintenant, Jocelyne et Chantal sont obligées de s'exercer dans le salon..."RIPOSTE COMPLIQUÉE Convaincus de créer de l’em- ploi et de répondre à un vrai besoin d’économies – le coût du permis s’élevant en moyenne en France à 1500 euros, soit un des plus chers24 SEPTEMBRE 2014L’argument sécuritaire a été développé par le Conseil supérieur de l’éducation routière, dont presque la moitié des membres sont syndiqués dans les auto-écoles !années d’ancienneté et à l’ac- cumulation de trésorerie nous avons pu survivre, mais les jeunes entrepreneurs qui ontbanlieues à faible pouvoir d’achat. En outre l’offre, qui s’adressait aux jeunes et aux petites bourses, devient inin-sentent surtout une offre com- plémentaire à celle des auto- écoles, exigeant que les ap- prentis aient un minimum demarché que nous nous sommes positionnés », explique le jeune dirigeant. Un casus belli. Les auto-écoles proposent gé- néralement un package de 20 heures de conduite, le passage du code et de l’examen pra- tique avec un prix d’appel peu élevé, puis font leur marge grâce aux heures supplémen- taires. « Une fois que le dossier est dans l’auto-école, le can- didat aura du mal à en partir car les places d’examens sont rares. Le moniteur en profite et ajoute des heures. Avec nos offres moins chères nous avons donc grignoté leurs marges », relate le dirigeant. De même les conducteurs confirmés qui ont perdu leur permis pou- vaient avoir recours à leurs services et se présenter en candidats libres. « L’autre ar- gument encore utilisé est de dire que nous sommes un outil pour leurs moniteurs souhai- tant travailler le week-end sans être déclaré. Mais une utilisation frauduleuse de notre matériel par certains ne doit pas nous faire disparaître », assène Alexandre Rebibo.acheté un ou plusieurs véhi- cules ont dû mettre la clé sous la porte », explique Alexandre Rebibo, déplorant les 50 so- ciétés survivantes sur 200 ini- tiales. 500 emplois directs ont déjà disparu, et ce seront bien-téressante avec ce coût ajouté, condamnant de fait l’activité.20 heures de conduite avec un moniteur. « En revanche, il faut en moyenne 45 heures de conduite de formation avant d’obtenir le permis, alors que seules les 20 pre- mières sont obligatoirementGRIGNOTEURS DE MARGESLes loueurs de voitures à dou- ble commande travaillentvéhicu.qui sont au volant de nos voi- tures ont déjà 20 heures de conduite accompagnée ou su- pervisée au compteur. Ce qui vient réfuter l’argument prin- cipal de la sécurité ». Des sta- tistiques qui pèseront dans la balance. Mais suffiront- elles ?Propos recueillis par Julien Tarbyles en général, car ceuxLes entrepreneurs victimes de ce genre de procédés, qui souhaitent porter à la connaissance de tout le monde leur exemple, sont invités à entrer en contact avec le collectif David contre Goliath (www.collectif-david-contre-goliath.fr)]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13PANORAMA L’Entretien« Les meilleures nations seront celles quidonneront l’initiative aux individualités »Hervé Novelli, ancien membre du gouvernement de Sarkozy, aura marqué son époque en initiant l’autoentrepreneuriat. Celui qui a parlé d’idéologie anti-entreprise initiée par le gouvernement revient sur les seniorpreneurs, les start up, l’esprit de création, mais surtout sur le bouleversement sociétal in- duit par ce nouveau statut, bien loin des polémiques actuelles.de s’exprimer, de libérer des énergies, puisque plus d’un million de personnes ont opté pour lui. Ce groupe très hétérogène re- présente six milliards d’eu- ros de chiffre d’affaires cumulé en rythme annuel, soit - et il ne faut pas l’ou-riale de tout à chacun. C’est cet état d’esprit qui est à la racine de toutes nos difficultés. Grâce à la nais- sance du statut, nombre de personnes ont enfin trouvé un outil leur permettant de développer une activité entre leurs heures de tra-Les polémiques récentes autour du statut et de sa fiscalité vous font-elles craindre pour son avenir ?Je dois avouer que j’étaisinquiet. Il existait des in- tentions évidentes de contraindre, de limiter dans le temps ou le chiffre d’affaires (en fait d’abais- ser le plafond de revenusinitial, ndlr.) de ce statut, alors que les chiffres de la création d’entreprise ont précisément explosé dans ce pays grâce à lui. Au- jourd’hui nous avons évitéle pire. Le but initial de l’autoentrepreneuriat n’a pas été dénaturé. Il conti- nue de débloquer des situa- tions sclérosées, de donner des chances à des talentsLa révolution numérique accompagne inlassablement cette montée en puissance de l’individu© Francois Daburonblier – 1.5 milliards qui re- viennent à l’Etat et à la caisse de la sécurité so- ciale. Mais au-delà des chiffres, l’avancée la plus retentissante reste de loin le changement culturel in- duit. Auparavant le chef d’entreprise et le créateur étaient d’emblée considé- rés comme suspects, voire comme voleurs. L’opposi- tion patronat / salariat pré- dominait dans tous les rapports, c’est ce qui tuait toute velléité entrepreneu-vail et d’adopter une autre attitude face à l’entrepre- neuriat. Un signe ne trompe pas d’ailleurs quant à l’importance de cette nouveauté. De plus en plus de gens revendiquent la pa- ternité du statut. C’est en tout cas moi qui l’ai fait voter sous le gouverne- ment de François Fillon.Ce statut, basé sur une philosophie très libérale, n’est-il d’ailleurs pas un extraterrestre dans le26SEPTEMBRE 2014]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.frL’Entretien PANORAMAesprits, mais beaucoup reste à faire dans le dispo- sitif d’accompagnement ? C’est surtout au niveau de la fiscalité que le bâtdes fonds d’investisse- ments est la meilleure ma- nière de procéder. Ils sont les plus à même de com- prendre les problématiquesdepuis fort longtemps. Les déductions fiscales se ré- duisent à quelques exoné- rations d’impôts sur le revenu et au mécanismeun puissant capital risque en France.BioEntre entrepreneuriat et politiqueParisien de naissance, Hervé Novelli, 65 ans, est un homme politique habitué aux rebondissements. L’élu d’Indre-et-Loire a gagné son premier siège en 1993 et l’a depuis perdu à chaque fois que la gauche est revenue au pouvoir, puis repris quand la droite est repassée devant. Ce fils d’immigré italien, titulaire d'une maîtrise en éco- nomie et d'un CAP en micromécanique, qui a commencé sa carrière comme chef d’entreprise dans le paramédical, a au début milité à l’extrême droite par anticommunisme et tradition familiale selon ses propres propos, passant par le mouvement d’extrême droite Occident. Après avoir créé Institut Euro 92, en 1988, avec Alain Madelin, il se rapproche de l’UMP. Après un bref passage au Parlement européen de 1999 à 2002, il devient secrétaire d’Etat à 58 ans, d’abord chargé des Entreprises et du Commerce extérieur, puis du Commerce et de l’Artisanat. Son princi- pal fait d’arme reste la création du statut d’autoentre- preneur au sein du gouvernement de Nicolas Sarkozy. Celui qui a aussi été un temps vice-président Europe dans la banque d'affaire américaine Drexel Burnham Lambert, jusqu'à sa faillite en 1994, est aussi depuis juin 2014 membre du conseil d'administration du Centre des professions financières, association qui vise à réunir et promouvoir les professions financières et les associations de place correspondantes. Plus anecdotique, il est mem- bre d'honneur de l'Observatoire du patrimoine religieux (OPR), une association multiconfessionnelle qui œuvre à la préservation et au rayonnement du patrimoine culturel français.Vous avez été député eu- ropéen. Existe-t-il selonLes acteurs privés qui financent les start up seront toujours plus efficaces que la puissance publique, ce sont euxblesse. Ceux qui financent ce genre d’aventure de- vraient bénéficier de vraies exonérations. Favoriser les entrepreneurs qui créentqu’il faut favoriservous une Europe des entrepreneurs ?Là encore je ne suis pas convaincu, beaucoup reste à faire en la matière. C’estde ceux sur qui ils misent, et agrégés ils seront plus efficaces que la puissance publique. Les Anglais et Américains l’ont comprisqui aiguille l’ISF vers le fi- nancement des PME, que j’ai moi-même soutenu. Mais ces leviers ne sont pas suffisants pour générerdroit social français ?toentrepreneur ne signifie pas vraiment futur employeur ?Il faut bien se mettre en tête que l’autoentrepreneu- riat est un statut hybride, développé en dehors du sa- lariat. Chacun peut devenir entrepreneur de sa propre activité, d’où le nom « au- toentrepreneur » qui m’est clairement apparu lors des discussions préparatoires. Mais il recouvre deux ty- pologies : celle qui consiste en priorité, pour des retraités ou des mères au foyer, à générer des re- venus supplémentaires, et celle qui consiste à es- sayer, à jeter un hameçon à la mer pour, en cas de suc- cès, créer une entreprise qui croît et embauche. Il peut aussi être vu comme l’antichambre de l’entre-Bien au contraire. Les ten- tatives de circonvenir, d’amoindrir ce statut sont vaines sur le long terme. L’autoentrepreneuriat est devenu un phénomène de société et a réveillé un cer- tain état d’esprit conqué- rant chez les Français. On essaie d’ailleurs de trans- poser ses facilités et sa simplification vers d’au- tres statuts, et il y a ur- gence ! L’initiative individuelle ne va pas du tout à l’encontre des aspi- rations des Français, contrairement à ce qui a été seriné durant la deuxième moitié du XXème siècle. Le goût de l’aventure individuelle, de la création les a d’ailleurs longtemps caractérisés. La révolution numérique ac- compagne cette montée en puissance de l’individu, à même de créer, distribuer, vendre ou payer en ligne. Songez que 80% des au- toentrepreneurs se décla- rent sur Internet.Quand on se penche vraiment sur les chiffres, n’apparaît-il pas qu’au-prise.De plus en plus de start up françaises se distin- guent à l’international. Sont-elles finalement bien accompagnées dans l’Hexagone ?Je ne le pense pas encore. Quelques bonnes nouvelles sont venues marquer lesSEPTEMBRE 201427]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13PANORAMA L’Entretiengrands pas restent à faire dans la simplification. J’avais commencé à m’y atteler lorsque j’étais mi- nistre. Le Small Business Act à l’échelle européenne n’est pas encore suffisant, ce n’est qu’une pierre à l’édifice manquant d’une politique européenne des entrepreneurs et des PME. Le terrain de l’entrepre- neuriat est pourtant un vé- ritable terrain d’entente propoce aux votes à l’una- nimité, même si quelques traditions subsistent. Laseniors sont encore en plein boom. En restrei- gnant leur possibilité de créer et en obligeant à la retraite, nous nous privons tout simplement de leur ta- lent. Le taux d’emploi des seniors est faible, particu- lièrement en France. Nous devrions les encourager à entreprendre, mais ceux qui franchissent le pas se retrouvent le plus souvent bien isolés. Je crois en ces réseaux d’anciens entre- preneurs qui peuvent aider des individualités à se lan-culier. D’où mon initiative qui consiste à créer en France la première plate- forme numérique des en- trepreneurs. Une sorte de réseau social professionnel permettant un dialogue des entrepreneurs avec les en- trepreneurs, et surtout la constitution d’une commu- nauté à même de faire de la politique dans le sens ini- tial, à savoir peser de tout son poids dans le débat pu- blic. Bien entendu elle est aussi synonyme de ser- vices sur le plan local ouL’autoentrepreneuriat est devenu un phénomène de société et a réveillé un certain état d’esprit conquérant chez les Français© Olivier Ezrattypeut-être dans ce domaine, relativement consensuel, que nous pouvons le plus progresser. Je milite pour que la banque européenned’investissement (BEI) af- fiche entièrement son sou- tien aux PME et devienne une véritable caisse de re- financement pour Bpi-france et les réseaux ban- caires. L’Europe a les moyens de mettre en place des outils de garantie au fi- nancement de PME. Del’entremise des accom. gnements ou des bases de données sociales et fis- cales. Cet outil moderne manque encore en France. La politique ? Je considère qu’aider l’esprit entrepre- neurial encourage la crois- sance, et sert donc mes aspirations politiques.présence des PME-PMI dans tous les membres de l’UE est un trait commun qu’il ne faut pas négliger ; c’est une caractéristique qui rapproche.Que vous inspire le phénomène des seniorpreneurs ?Les retraités ont au- jourd’hui la possibilité de devenir autoentrepreneurs pour compléter leurs reve- nus. Mais de nombreuses règles – idiotes selon moi – viennent limiter leur acti- vité quand elle monte en puissance, sous peine de perdre leur retraite. Etre restrictif avec eux n’est pas une bonne idée. Je crois de plus en plus en l’expé- rience, peut-être parce que j’avance en âge (rires). Ne nous faisons pas d’illusion, de par nos modes de vie lescer avec succès. Les dispo- sitifs doivent connecter tout ce petit monde. Les ré- servoirs potentiels de créa- tion sont immenses, particulièrement du côté des seniorpreneurs. Dans les temps modernes les na- tions qui s’en sortiront le mieux seront celles qui sauront donner plus que les autres l’initiative aux indi- vidualités. Celles qui bri- deront ces mouvements freineront leur croissance.Quelle est votre actualité personnelle ? L’épée de Damoclès qui a flotté au dessus du statut d’autoentrepreneur durant plusieurs mois permet de tirer une leçon claire : trop souvent le monde politique ignore la réalité de l’éco- nomie, de la société civile, des entrepreneurs en parti-national, ou de mutualisa- tions pour bénéficier de prix réduits. WikiPME sera présentée lors du salon des microentreprises. Elle a clairement pour vocation de rompre l’isolement au- quel tout créateur est confronté, notamment parPropos recueillis par Matthieu Camozzipa-28SEPTEMBRE 2014]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13CLub EnTREPREnDRE A la Une - Entrepreneurs de plus de 50 ansLes seniorpreneurs ont la pêche !Ils ont l’énergie des jeunes premiers et l’expérience des anciens. Les entrepreneurs seniors émergent, en Fattestent les portraits qui suivent. Et ce malgré les hésitations d’une société étonnée de ces papy boomers énergiques, qui peuvent faire de l’ombre à leurs cadets plus timorés. Analyse d’un phénomène bientôt demasse, qui franchit les écueils pourtant nombreux...rançoise Raverdy une web TV spécialisée. Pa- phénomène s’est amplifié vient de lancer sa trick Andrzewski, après 20 ces dernières années à la propre marque, bap- années de salariat dans les faveur du rallongement detisée Dooderm, et propose métiers de la mécanique, est l’espérance de vie, du vieil-des « vêtements de santé » (pyjamas, maillots de corps et sous-vêtements) en fil d’argent, pour soulager les personnes qui souffrent de maladies de peau. Annick Jehanne développe la pla- teforme Hubmode, première plateforme professionnelle spécialisée dans les secteurs de la mode et du textile, of- frant à distance tous les nou- veaux outils de l’e-learning, des MOOC (cours en ligne gratuit et ouvert à tous) àdevenu boulanger dans son village avec l’envie de le redynamiser en offrant un service de proximité aux ha- bitants. Leur point com- mun ? Ils sont tous trois se- niors, ont une vie profes- sionnelle riche – et parfois semée d’embûches – derrière eux, et une énergie à reven- dre pour de longues années. Françoise, Annick et Patrick sont ce que l’on appelle au- jourd’hui des seniorpreneurs, ou entrepreneurs seniors. Celissement de la population active et du chômage crois- sant des plus de 50 ans. La cinquantaine et a fortiori la soixantaine, ces périodes cruciales dans la vie d’un salarié ou d’un demandeur d’emploi, qui voit les re- cruteurs peu enclins à parier sur lui parce qu’ils le consi- dèrent souvent comme « trop vieux ou trop cher ».Incubateur spécialiséLes porteurs de projets seniors àl’honneurIl y a un an, un incubateur européen dédié aux entrepreneurs seniors a été créé à Paris. L’EBA (Executive Business Accelerator) vise principalement d'ex-cadres supérieurs ayant un projet de création ou de reprise de start-up, ou ayant le projet d’intégrer une entreprise de croissance dans un poste opérationnel. « En France, il existe une population importante de cadres et dirigeants en rupture professionnelle disposant d’un haut niveau de compétences, d’une forte expertise, éventuellement d’un réseau et souvent d’un capital à investir », explique Gilles Bouchard, le dirigeant de l’EBA. Le candidat n’a pas besoin d’arriver avec une entreprise en cours de création, il peut aussi en être au stade de l’idée. Outre la rédaction d’un dossier de candidature classique, il lui faudra passer trois entretiens dont un dernier devant un comité de sélection pour prouver ses capacités à affronter les incertitudes, à anticiper et à prendre rapidement des décisions, à manager une équipe. Si le candidat franchit tous ces obstacles, il va pouvoir démarrer le programme. A condition d’avoir quelques économies devant lui. Entre 20000 et 40000 euros, selon les profils. Pour ce prix-là, le porteur de projet va bénéficier d’un mentoring intensif de quatre mois, dispensé dans les locaux parisiens de l’accélérateur ou en ligne. Les experts qui vont le suivre sont des anciens d’Harvard Business School ou d’autres grandes écoles, ils présentent une triple expérience grands groupes, start-up et capital investissement. « L’objectif est de faire acquérir à chaque dirigeant les caractéristiques et qualités d’un entrepreneur », précise Gilles Bouchard. La méthode EBA consiste à tester et confronter l’idée ou le concept à des clients potentiels dans une permanente remise en question, ce qui va permettre de transformer le projet en un produit commercialisable et limiter ainsi les risques d’échec commercial. L’incubateur se vante de pouvoir s’appuyer sur un réseau de « 200 entrepreneurs- investisseurs et de centaines de start-up innovantes », autant d’éventuels partenaires qui pourront faire rentrer rapidement le projet dans sa phase opérationnelle. http://executivebusinessaccelerator.com30 SEPTEMbRE 2014« Aujourd’hui, de nombreux retraités deviennent auto- entrepreneurs (90% des se- niors entrepreneurs) et créent leur activité. Pour eux, ce statut est très utile. C’est une ineptie d’être sa- larié quand on est à la re- traite. Fiscalement, mais aussi en terme d’horaires... Le retraité actif a tout intérêt à devenir entrepreneur », explique Caroline Young, auteur de « 60+ actifs, pour- quoi le travail post-retraite est indispensable ? » et pré- sidente d’Experconnect, qui met en relation les entre- prises avec des retraités auto-entrepreneurs, anciens cadres et experts dans des secteurs de pointe. Ainsi, en France, plus de 50000 personnes d’au moins 50 ans ont créé une entreprise en 2008 (statistiques ACPE). En 2010, 51% des seniors salariés ou à la recherche d’un emploi se disaient prêts à entreprendre (CSA et l’APCE). Ces seniorpreneurs dessinent une autre figure de l’entrepreneur, qui n’a pas le même attrait pour l’appât du gain, le goût du risque ou le désir de diriger. Mais pourquoi, alors qu’ils pourraient couler des jours heureux de jeunes retraités, cherchent-ils à tout prix à se lancer dans cette aventure périlleuse ?"Trop âgé pour créer ma boîte ? Tu vas tâter de ma canne !"le choix. Pour le sociologue Serge Guérin, professeur à l’ESG Management School, ces seniors entrepreneurs sont obligés de reprendreplémentaires pour assurer leur quotidien (s’ils sont en situation de chômage) ou un complément de salaire (en cas de retraite non suf-souhaitent prolonger une ac- tivité professionnelle et transmettre aux générations futures leurs connaissances, leur savoir-faire et leur ex-En 2010, 51% des seniors salariés ou à la recherche d’un emploi se disaient prêts à entreprendre« LES SENIORS NE SONT PAS DES GENS QUI SONT VIEUX » Certains n’ont pas vraimentune activité́ professionnelle pour faire face à une aug- mentation du coût de la vie. L’entrepreneuriat permet de générer des revenus com-fisante). D’autres le font pour maintenir du lien so- cial quand le bénévolat et la vie associative ne suffisent plus. Enfin, il y a ceux quipertise. Mais d’autres raisons poussent à créer : rebondir après un licenciement, pou- voir maîtriser sa fin de car- rière, être son propre patron,]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.frconcrétiser un projet lon- guement mûri, soutenir fi- nancièrement ses ascendants et descendants. Alors que les entreprises ne savent plus utiliser les seniors, com- ment ouvrir de nouvelles portes pour une deuxième vie professionnelle ? Et com- ment transformer cet allon- gement de la durée de vie active en facteur positif pour le développement écono-du statut de senior.Alors, 50-60 ans, le bel âge pour créer sa boîte? « Oui, mais certainement pas tout seul. Ce n’est pas parce qu’on a été cadre supérieur ou dirigeant d’une entreprise que l’on est capable de créer sa propre entreprise », nuance Danièle Lefebvre, directrice d’Initiative Lille Métropole nord, plateforme de financement et d’appuiSi à 45 ans on cherche un emploi, les chances sont fai- bles d’en trouver un. Ce programme propose un trai- tement privilégié à destina- tion de personnes qui n’avaient pas vocation à être entrepreneurs », avait déclaré lors de la signature du partenariat Louis Schweitzer, président d’Ini- tiative France et ancien PDG de Renault. « Il s’agit deA la Une - Entrepreneurs de plus de 50 ans CLub EnTREPREnDRERetour sur expérience Certains seniors ont foncé. Ils témoignent....17Alain Mathecowitsch58 ans, serial entrepreneur chargéde l'animation de la chaire Web Social 2.0 à Epitech, fondateur de la plateforme OuiPearls :« Le créateur junior sans argent personnel est toléré, pas le senior »entreprise soit en cash burn, et ne pos- sède pas de capacité d’autofinance- ment », souligne-t-il. La « séniorité », bien que synonyme de nombreuses compétences acquises au cours d’une carrière, se valoriserait mal. « Dans les milieux d’affaires, les gens se disent que si l’entrepreneur investit peu, c’est qu’il n’a pas confiance en son pro- jet », poursuit-il. Les investisseurs ne sont pas convaincus par le projet Oui- Pearls pourtant séduisant : une plate- forme de web social permettant de traiter et déployer l’identité électro- nique du couple. L’aventure entrepre- neuriale d’Alain Mathecowitsch le mène jusqu’à l’ESSEC Ventures, in- cubateur de l’école parisienne épo- nyme. Le but ? Trouver des investisseurs. « Mais il n’y a pas d’au- tomatismes entre l’entrée dans le dis- positif et la levée de fonds, comme c’est le cas à Y Combinator aux USA. En France, seuls quatre ou cinq le- veurs de fonds sont vraiment effi- caces ». C’est effectivement le pays où l’on peine parfois à lever 60000 euros alors que des plateformes de crowd- funding américaines telles que Quick Starter parviennent à récolter plus d’un million de dollars en quelques jours. « Ajoutez à cela 1500 milliards d’euro d’épargne qui dorment en pla- cements stériles, et vous obtenez un système où l’épargne n’est pas routée vers l’économie réelle. Les décisions politiques courageuses se font atten- dre », regrette Alain Mathecowitsch. Toujours « en phase de R&D », Oui- Pearls, positionnée sur la « sharing economy », devrait accentuer son dé- veloppement à la rentrée. Affaire à sui- vre.G.F.SEPTEMbRE 2014 31mique local ? « Les seniors ne sont pas des gens qui sont vieux, écrit Serge Gué- rin dans un ouvrage(*). Loin d’être une charge ou un far- deau, les seniors sont l’ave- nir de la France. Il s’agit désormais de se poser les bonnes questions : quels modes de vie pour cette nou- velle société ? Comment va- loriser l’emploi des seniors ? Comment envisager les so- lidarités et la coopération entre les générations ? » Car selon lui, il s’agit d’in- venter une nouvelle société, la « silver économie », plus attentive à l’autre. Finale- ment, une vision très positiveà la création/reprise et au développement d’entre- prises, membre du réseau national Initiative France. En novembre 2013, ce pre- mier réseau associatif de fi- nancement des créateurs d’entreprise et le fonds d’in- novation d’AG2R La Mon- diale, premier groupe de protection sociale et patri- moniale, ont signé une convention de partenariat visant à créer le « Pro- gramme +45 », un dispositif d’accompagnement spécifi- quement dédié aux entre- preneurs de plus de 45 ans. « Aujourd’hui, on commence à devenir vieux assez jeune !faire entrer un porteur senior dans un dispositif renforcé sécurisant, car ces per- sonnes ont besoin d’être ras- surées. Le porteur pourra prendre des modules à la carte. L’objectif n’est pas de faire entrer tous les se- niors dans le dispositif. Nous accompagnons aujourd’hui dans le réseau national 20% de public senior. Notre ob- jectif est d’atteindre 35% d’ici fin 2016 », poursuit Danièle Lefebvre. Le projet est actuellement testé auprès de 12 plateformes pilotes. Il devra se déployer à l’en- semble du réseau d’ici 2016. L’ambition à terme est d’ac-Diplômé de HEC, ancien commercial chez IbM puis patron d’Econocom uSA, Alain Mathecowitsch multiplie les cordes à son arc. Il dirige la région Alsace pour Cap Gemini puis devient dirigeant d’un cabinet européen de stratégie. A 37 ans, ce touche-à-tout décide de monter sa propre société : une chaîne de magasins avec un por- tail e-commerce. Résultat ? un carton. une vente heureuse qui le propulse business angel à 44 ans. Après avoir étudié plus de 800 dossiers d’investis- sement, il réalise encore une plus- value substantielle par la revente de ses actions. Coût d’arrêt dans cette tra- jectoire filante en 2008. L’épisode dif- ficile ne concerne pas un échec dans le milieu des affaires mais dans sa vie privée. Il se retrouve sans cash suite à un divorce conflictuel. En 2014, Alain Mathecowitsch n’a pourtant rien perdu de sa trempe de businessman. Mais sa devise, « les gagnants trou- vent des moyens, les perdants trouvent des excuses », est mise à mal. Son par- cours, jalonné de nombreuses réus- sites, n’est aujourd’hui pas suffisant en soi pour développer sa nouvelle créa- tion digitale. Les financements qui tar- dent à parvenir risquent de maintenir trop longtemps le projet en phase de R&D.« Depuis un an, tout le monde s’ac- corde à dire que mon nouveau projet est excellent, time to market, mais on me reproche de ne pas mettre d’argent personnel. Peu importent mes antécé- dents professionnels. C’est une diffé- rence avec l’entrepreneuriat junior, car les fonds d’investissement consi- dèrent comme normal que les plus jeunes n’aient pas d’argent pour dé- buter. Pas de problème à ce que leurŒ]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13CLub EnTREPREnDRE A la Une - Entrepreneurs de plus de 50 ans"Pas de cookies cuisinés par mamie les enfants... j'ai une start up à faire tourner !"tous : chômeurs, moins de 25 ans, femmes, seniors. Nous traitons n’importe quel porteur de projet de la même façon », énonce Franck Seels, directeur délégué au programme Je Crée en nord-nisés de moins de 26 ans oudeplusde50ans».Ces deux aides ne sont donc pas exclusives aux seniors. Pour aider les porteurs de projets de plus de 50 ans, des structures privées ou as-pagné par une boutique de gestion (bGE), a investi plus de 50000 euros dans son entreprise individuelle. Sa banque lui a fait confiance en lui accordant un prêt nA- CRE, gage de pérennité.C’est une ineptie d’être salarié quand on est à la retraite. Fiscalement, mais aussi en terme d’horaires... mieux vaut être entrepreneurPas-de-Calais. Même s’il tempère en ajoutant : « Nous apportons un complément d’information et de forma- tion selon les besoins et le projet présenté ». Du côté des dispositifs d’aide pu- blique, l’ACCRE peut per- mettre sous certaines condi- tions d’accéder à une exo- nération des charges sociales pendant un an et le nACRE propose un accompagne- ment et un prêt à taux zéro. Mais il prend en compte formellement « les deman- deurs d’emploi non indem-sociatives ont été créées (lire ci-contre). Soutenue par In- notex, unique incubateur textile en France, Françoise Raverdy s’est installée il y a quelques mois au sein de la ruche d’entreprises de l’Épidémie, à Tourcoing, à deux pas du Centre européen des textiles innovants (CETI). Initiative Lille mé- tropole nord a soutenu son projet, en lui accordant un prêt d’honneur de 20000 eu- ros. De son côté, le mécano qui se rêvait boulanger, Pa- trick Andrzejewski, accom-Mais la frilosité actuelle desbanques n’épargne pas . seniorpreneurs. Compliqué en effet pour un patron re- traité de décrocher un crédit bancaire à 60 ans bien son- nés, aussi sérieux et motivé soit son projet. Si l’entre- preneuriat senior a de beaux jours devant lui, le chemin reste long à parcourir...(*) « La nouvelle société des sé- niors », Serge Guérin, éd. Michalon, 2011.Anne Diradourianlescroître de près de 70% le nombre de projets d’entre- preneurs de plus de 45 ans financés et d’aider 5300 pro- jets tous les ans soient 2300 entrepreneurs supplémen- taires de plus de 45 ans chaque année.AUCUNE AIDE SPÉCIFIQUE ACCOR- DÉE AUX ENTREPRE- NEURS SENIORS L’entrepreneuriat des seniors est bien plus qu’une mode. Mais rares sont encore les structures qui les accompa- gnent dans leur aventure en-trepreneuriale. Au niveau des aides à la création et à l’accompagnement, on constate qu’aucune aide spé- cifique n’est accordée aux seniors qui souhaitent enta- mer une création d’entre- prise. « Notre dispositif d’ac- compagnement s’adresse à32 SEPTEMbRE 2014]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.frA la Une - Entrepreneurs de plus de 50 ans CLub EnTREPREnDRE27Denis Kuentz77 ans, président fondateur de la chaîne des Hôtels Roi Soleil fondée à l'âge de 57 ans« un autre rythme, une autre manière de diriger »La voix posée et rassurante, comme celle des aînés contant des histoires aux enfants avant le sommeil, Denis Kuentz retrace sa vie. L’homme, président d’une chaîne hôtelière depuis 1993, raconte, intarissable, ses trajectoires de vie, sa vision du salariat et son aventure entrepreneuriale commencée sur le tard. Dans une cor- beille où s’amoncellent les madeleines de Proust pro- fessionnelles, Denis Kuentz pioche parmi les plus significatives et nous évoque l’avenir. Retour d’expé- rience d’un entrepreneur senior toujours en activité à 77 ans.construction pour optimiser les coûts. « Je me suis lancé dans le projet hôtelier avec une manière de procéder déjà éprouvée lors de mon passé d’industriel dans l’alimen- taire : faire au plus simple, rationaliser puis industrialiser. Un peu comme à l’image des pâtes que j’avais décidé de conditionner dans un sachet confiseur en kit », narre le pa- tron des Hôtels Roi Soleil. Côté marketing, le nom de l’en- seigne est le pur fruit du hasard. une dizaine de noms, à l’époque, était en ballottage mais le terme de Roi Soleil rappelait à l’ancien industriel des vacances passées au Club Med’ de Saint Moritz en Suisse. « Nous avons commencé avec des hôtels deux étoiles. Nous jouions plus avec le côté Soleil que Roi Soleil au regard de nos prestations, dit il avec malice. Mais depuis quatre ans, nous avons revu notre positionnement en créant des hôtels plus luxueux. » une marque choisie aléatoirement, mais un process d’implan- tation léché. Méthodologie et concept de low-cost quality qui ont d’ailleurs fait l’objet d’une labellisation en 2008. Quant au positionnement des nouveaux hôtels, il évolue sans pour autant compromettre l’historique des deux étoiles, et ce malgré une montée en gamme. Plus tard, en dépit d’un projet avorté au niveau de l’Euroairport de Mul- house-bâle, l’entrepreneur senior persiste dans son l’idée d’offrir plus de services, plus de luxe. Aujourd’hui, la chaîne regroupe huit hôtels et une soixantaine de personnes pour un chiffres d’affaires de 10 millions d’euros.POSITIONNEMENT RH ET REPOSITIONNEMENT COMMERCIALAu-delà de son passé d’industriel et de son présent d’homme d’affaires, Denis Kuentz demeure un philan- thrope optimiste. « Il faut donner de l’espoir aux jeunes et inciter les politiques à aller dans ce sens. Depuis que je développe cette chaîne hôtelière, je n’ai embauché qu’en CDI en essayant de concilier la vie privée de mes salariés avec leur emploi, affirme l’entrepreneur bientôt octogé- naire. A une époque, nous voulions recruter une jeune femme qui au départ avait refusé l’offre que nous lui fai- sions parce qu’elle était enceinte. Nous l’avons finalement embauchée car ce qui compte au-delà des compétences, c’est l’ambiance et la personnalité des collaborateurs. Et pour les seniors, je les invite juste à croire en leur projet, en dépit de l’âge, avec la même conviction qu’à 20 ou 30 ans. » Désormais âgé de 77 ans, Denis Kuentz admet avoir ralenti le rythme même s’il tient toujours les rênes de son entreprise. L’homme d’ailleurs n’hésite pas à s’excuser pour sa mauvaise audition et évoque volontiers arriver au bureau à 10 heures plutôt qu’à 8 heures. un autre rythme pour une autre manière de diriger. Malgré une santé de fer, Denis Kuentz envisage le destin de sa propriété hôtelière le plus loin possible. « Je n’ai pas de descendant direct et j’ai fondé une dotation au nom de ma mère Marguerite Kuentz qui possède pour l’instant 45000 euros. A terme, l’ensemble des Hôtels Roi Soleil seront la propriété de la- dite fondation. » une vision humaniste de l’entrepreneu- riat.GFUNE PREMIÈRE VIE D’INDUSTRIELné en 1937, Denis Kuentz, membre d’une fratrie de cinq enfants, connaît une enfance modeste et doit rapidement entrer dans le monde des adultes. Il s’engage alors dans l’entreprise familiale en s’acquittant de la livraison des pâtes alimentaires. Les années se succèdent et les respon- sabilités surviennent. D’abord en charge des factures, Denis Kuentz gère progressivement les achats puis le mar- keting pour finalement devenir directeur associé avec son frère. L’entreprise connaît alors une période d’essor et une croissance qui font des pâtes Valfleuri, souvent vendues en marque blanche, un best-seller dans le monde de la grande distribution. Ses 56 bougies soufflées annonceront un vent nouveau, synonyme d’un changement de cap professionnel : la vente des parts de l’entreprise familiale et un destin tourné vers l’hôtellerie. « J ‘ai vendu mes parts de Val- fleuri, soit 46,8%, à mon frère et à mes neveux. Je ne vou- lais plus tenir le rôle du tonton râleur à un moment où la nouvelle génération souhaitait modifier de nombreuses choses dans le fonctionnement de l’entreprise. Les idées n’étaient pas mauvaises mais elles n’étaient tout simple- ment pas en phase avec ce que je voulais. »LOW-COST QUALITYDurant sa carrière, Denis Kuentz voit apparaître les hôtels low-cost en périphérie des villes. L’homme constate que dans l’Est français, peu d’offres se destinent à héberger dans de bonnes conditions les professionnels en déplace- ment, dans les zones industrielles ou commerciales. « Ce qui m’a frappé, c’est qu’on était face à une hôtellerie qui n’en était pas une. Je n’ai jamais compris comment on pouvait accepter les chaînes hôtelières qui n’avaient même pas la décence de proposer des sanitaires privés à leurs usagers. Je me suis donc dit qu’on pouvait faire du deux étoiles en low-cost, du low-cost quality », analyse le senior. L’ancien industriel choisit alors un positionnement original et décide d’implanter les Hôtels Roi Soleil dans les zones d’activité. Ce tourisme d’affaires ciblé se double également d’un business plan qui intègre sa propre équipe de construction dès le début des chantiers. Résultat : une éco- nomie de 30 à 50% qui permet de baisser le coût de revient des chambres tout en privilégiant des matériaux de qualité. En collaboration avec un jeune architecte, Denis Kuentz rationalise les coûts de fabrication à partir de dalles de taille identique en béton cellulaire, matière première des hôtels. Les chantiers, eux aussi, se ressemblent. Le but étant de dupliquer une méthode et des matériaux deSEPTEMbRE 2014 33]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13CLub EnTREPREnDRE A la Une - Entrepreneurs de plus de 50 ans37Gérard De Giovanni,70 ans. Fondateur à 58 ans et gérant de Meije Development, directeur associé de Core Advice, membre de SIBESSOR, société de business angels :Les séniors entrepreneursen chiffrreUn potentiel bienréel :- Les 45-65 ans représentent un quartde la population française, soit 171 millions de personnes .- 51% des seniors salariés ou à larecherche d’un emploi se disent prêts à2 entreprendre .« Du confort à l’instabilité, mais aussi l’adrénaline »Quel a été votre parcours avant le plongeon dans l'entrepreneuriat ?que j'ai retrouvé de l'adrénaline, il y a 12 ans. Meije Development incarne un nouveau départ, une seconde carrière qui durera certainement encore longtemps, peut-être en étant plutôt business angel que consultant. Pourquoi s'arrêter même à mon âge, lorsque des clients font confiance ?J'étais cadre chez EDF. J'ai dirigé plusieurs filiales dont la Société d’aide au financement du développement industriel et ai présidé la fondation « Agir pour l'emploi » pour les agents EDF et GDF. Entre autres, j'ai participé à la construction de nouvelles centrales nucléaires, à la reconversion de sites industriels, de personnels et de territoires. Je m'occupais aussi de l'essaimage des agents d'EDF qui souhaitaient se lancer dans la création d'entreprise. A 58 ans, j'ai décidé de devenir mon propre patron car plus grand chose ne me faisait vibrer dans mon univers professionnel. J'ai donc créé une activité de conseil dans l'énergie et l'environnement qui me permettait de réinvestir certaines compétences acquises lors de ma carrière. Je n'ai pas vraiment connu d'obstacles majeurs. La création a plutôt été une question d'enthousiasme et de volonté. L'âge fut même un avantage, en particulier dans ce secteur d'activité. Mon background professionnel me permet aujourd'hui d'apporter un benchmark et un conseil de qualité grâce à mes différentes missions remplies chez EDF et aux différentes stratégies d'essaimage mises en œuvre.Votre vision de l'entrepreneuriat ? D'autres projets en cours ?L'entrepreneuriat est le seul « savoir faire » d'avenir. Cela devrait se préparer dès l'école, voire même devenir une option au bac. D'autant qu’il permet de se prendre en main et de s'adapter au changement et aux évolutions rapides de la vie active. Deux de mes trois enfants sont à ce titre entrepreneurs et sont par ailleurs actionnaires de Meije Development. Au-delà de cette activité business, je suis également directeur associé chez Core Advice qui opère principalement en Afrique sur des missions d’accompagnement des personnes concernées par des mutations écono- miques, institutionnelles et sociales, et ce dans le cadre de contrats, prin- cipalement de la banque mondiale. C'est une activité qui me permet de donner encore plus de sens à mon travail par le biais de projets relevant du domaine humanitaire. Cela passe, par exemple, par des missions de développement économique ou de réinsertion professionnelle, lors de phases de privatisation ou de restructuration.- Le taux d’occupation des 55/64 ans en France est l’un des plus faibles d’Europe : 44,8%, contre 61,5% en Allemagne.Comment s'est passée la transition entre votre poste de cadre senior et l'entrepreneuriat ?Je suis passé d'un poste de direction d'une société à celui de créateur isolé. Au début, quand on se lance, on doute énormément. Ou en d'autres termes, je suis passé du confort à l'instabilité mais c'est dans ces conditions1Source Etude Exton Consulting réalisée pour Initiative France2 Source APCE3 Source Eurostat 2012G.F.- En France,3près d'un senior sur deux finance sa propre création d'entreprise, en s'appuyant sur ses compétences, ses capitaux propres et ses réseaux personnels et professionnels.34 SEPTEMbRE 2014]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.frA la Une - Entrepreneurs de plus de 50 ans CLub EnTREPREnDRE CommuniquéArtois Expo : la destination congrès et séminaired’excellence en nord-Pas-de-CalaisSitué à moins d’1h de Paris en TGV, à 3 minutes de l’aéroport Lille-Lesquin par l’autoroute A1, Artois Expo offre à ses clients un environnement immédiat de grande qualité. Avec ses 5 500 m2 d’exposition répartis sur 2 espaces dont un auditorium flambant neuf, et ses 5 salles de conférence, Artois Expo séduit de plus en plus d’entreprises pour l’organisation de leurs évènements. un centre de congrès aux équipements performants situé au cœur d’une cité patrimoniale et touristique. De vrais atouts pour les congressistes et les organisateurs.dans les meilleures conditions, sans oublier une programmation spectacle pointue. « Nous avons accueilli le Festival du ci- néma d’Arras en novembre dernier nor- malement programmé au Casino, au- jourd’hui en rénovation. Nous esperons recevoir la prochaine édition car notre offre a séduit les organisateurs en per- mettant la mise en place d’un écran de 15.70m de large sur 6.80m de haut ! Du jamais vu ! », se réjouit Pierre-Marie Porte.Si Artois Expo poursuit la production de deux salons historiques : la Foire d’Arras et le salon Terroirs et Saveurs en novembre, il entend se dédier à la location d’espaces clefs en main, avec des grilles tarifaires ultra-compétitives, et prospecter des tour- nées d’artistes désireux de petites jauges ou de conventions de 1 000 personnes. nArtois Expo en chiffres2> 5 500 m d’exposition répartis(auditorium). 21 200m2> 5 salles de conférence de 35 m 2tional Gamme Vert) depuis une dizaine d’années. un partenaire de confiance pour de nombreux salons tels que les salons des Vignerons, de l’Immobilier, du mariage, ou encore, le Festival du Film d’Arras. Totalement revisité en 2013, il offre aujourd’hui une nouvelle infra- structure modulable très appréciée par les entreprises et, notamment, un audito- rium rétractable et rotatif, unique en son genre sur le territoire « C’est un audito- rium à tiroirs, où les tribunes se replient, se transformant ainsi en hall d’exposition de 1 200m2. Par ailleurs, il est rotatif, les tribunes pouvant bouger à 360° ! Ce qui en fait la seule salle de ce type en Nord-Artois Expo est, depuis 1998, un espace privilégié pour les réunions d’affaires, as- semblées générales, séminaires, salon grand public ou professionnel, congrès, exposition. Il reçoit en moyenne plus de 70 manifesta- tions publiques et privées par an, des plus intimistes aux plus spectaculaires à l’instar de l’opération privative VertDis (salon na-Pas-de-Calais. C’est un réel avantage et un véritable coup d’avance pour Artois Expo », souligne Pierre-Marie Porte, di- recteur du site.Inscrit dans un plan de rénovation du site, aujourd’hui achevé, ce nouvel outil permet la tenue de congrès, conventions, séminairesContact : 03 21 60 77 77Plus d’informations sur : www.artois-expo-congres.frsur2espacesde4300m etdeà 250 m : 2 salles plénières de 2 180 et 200 places et 3 salles de sous commissions de 30 per- sonnes chacune.> Capacité d’accueil de 10 à 6 000 personnes.> Parking privatif de 900 places.SEPTEMbRE 2014 35]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13CLub EnTREPREnDRE A la Une - Entrepreneurs de plus de 50 ans47Comme beaucoup de salariés seniors, André Olivier s’est vu pousser vers la sor- tie en 2003 par son employeur, une grosse SSII. « On m’a fait comprendre que l’âge avancé peut nuire gravement à l’avance- ment », commente avec ironie le consul- tant-formateur, alors âgé de 51 ans. Qu’à cela ne tienne : André Olivier choisit d’uti- liser son expérience en matière de veille sociale pour mettre sur pied sa propre so- ciété. « Tout le monde me disait que j’étais fou ! Mais je ne pouvais pas envisager de ne rien faire, et puis je savais que cela cor- respondait à un besoin », revendique-t-il. Il faut dire que l’homme n’en est pas à une reconversion près : au cours de sa vie, André Olivier a été entre autres responsa- ble paie, juriste, informaticien, et n’a pas hésité à reprendre ses études en cours de carrière. « Le regard neuf des étudiants me forçait à remettre en question mes idéesL’association Seniors EntrepreneursRéintégrer les compétences dans les entreprisesCréée en juillet 2011, l’association Seniors Entrepreneurs organise des plateformes locales de rencontre permettant de réunir des seniors aux compétences multiples autour de jeunes porteurs de projets, pour un partage des risques et des responsabilités. Un concept inédit en Europe et une démarche intergénérationnelle bien dans l’air du temps. Son président, Guy Mariaud, organisateur d’un colloque à Bruxelles en mai 2013 sur les seniors entrepreneurs et l’emploi des jeunes, a fait ce constat étonnant : « Sur les 16 millions de retraités en France, 2,5 millions sont des cadres supérieurs. Si on faisait revenir ne serait-ce que quelques milliers d’entre eux dans la vie économique, cela changerait la vision de la société française ». Selon lui, « il manque aujourd’hui dans les entreprises des seniors, porteurs de compétences, qui sont prêts à s’impliquer comme co-entrepreneurs dans les entreprises. Toute l’innovation est là ! » D’autant que ce n’est pas l’argent qui manque : « En 2013, l’épargne financière en France représente 3600 milliards d’euros, soit le double du PIB français. Cette épargne est détenue à 80% par les seniors ». Ces derniers ne manquent ni de temps ni d’argent, alors qu’attendons-nous ?C.Q. http://www.seniorsentrepreneurs.euAndré Olivier62 ans, fondateur de Cave Lex, organisme de formation aux métiers de la paie et des RH« L’âge n’est pas un obstacle, sauf pour les banques »toutes faites », se souvient-il.André Olivier démarre son activité en 2004, en passant par le portage salarial. Il touche le chômage et des indemnités de li- cenciement, ce qui lui permet de démarrer. Le formateur récupère également des clients de son ancienne société. « Dès la première année, j’ai dégagé du chiffre d’affaires, s’enorgueillit-il. J’ai quitté Pôle Emploi au bout d’un an. » La société pros- père, au point qu’André Olivier finit par embaucher du personnel : en janvier 2012, le chef d’entreprise compte trois salariés à ses côtés. Avec la crise, son activité connaît un coup de mou et perd ses colla- borateurs, mais elle a depuis redressé la barre. « L’année dernière, Cave Lex a réa- lisé 279000 euros de CA », fait-il valoir. bolloré, boiron, ArcelorMittal ou encore HP font partie de ses clients. Pour couron- ner ses efforts, le consultant reçoit en 2012le Trophée de l’entrepreneur senior. Dés- ormais, il cherche des locaux plus grands et souhaite à nouveau embaucher.De l’avis d’André Olivier, être senior est loin d’être un obstacle à l’entrepreneuriat – sauf pour les banques : « Je n’ai aucun besoin de financement, mais si je voulais acheter des locaux, l’âge serait un souci », reconnaît-il.Dans tous les cas, l’homme n’exprime aucun regret : « A tous ceux qui hésitent à se lancer, je dis : osez ! Le rapport au tra- vail n’est plus du tout le même quand on travaille pour soi et non pour un patron. » Aujourd’hui âgé de 62 ans, André Olivier ne compte pas s’arrêter de sitôt : « J’envi- sage de passer la main d’ici une dizaine d’années seulement ! Mais à mes yeux, je n’aurai réussi que lorsque j’aurai pu transmettre. »36 SEPTEMbRE 2014]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.frA la Une - Entrepreneurs de plus de 50 ans CLub EnTREPREnDRE57Jean-Olivier LefebvreNE PAS S’ENFERMERDANS SES CERTITUDESS’il se garde bien de dresser un ta-bleau idyllique de la création d’entreprise par un senior, Jean- Olivier Lefebvre ne cache pas qu’elle recèle quelques atouts majeurs. A commencer par les réseaux que l’entrepreneur a pu créer pendant les années précédentes. « Il n’y a pas de solution idéale, affirme-t-il cependant. Mais j’estime que le bon attelage correspond à ce que nous essayons de faire avec Aurélien de Sousa. Quel que soit l’âge du créateur, je crois qu’il est essentiel de ne pas partir seul, de s’entourer et surtout d’écouter. Le chef d’entreprise senior ne doit surtout pas s’enfermer dans ses cer- titudes. Il faut savoir se remettre en question. »En appliquant cette méthode à Coéthique, Jean-Olivier Lefeb- vre entend bien faire de cette création d’entreprise la plus abou- tie des trois qu’il a menées jusqu’à maintenant. « Pour le moment, nous sommes concentrés sur le développement com- mercial. A partir de 2015, nous devrions vraiment entrer en « production » et nous comptons développer le concept de conduite du changement éthique sur Internet dès l’année sui- vante. Enfin, nous avons l’ambition de nous développer à l’in- ternational dès 2018. » Entre temps, une augmentation de capital devrait intervenir, pour doter Coéthique de moyens sup- plémentaires.fondateur à 61 ans de Coéthique, spécialisée dans la conduite du changement :« Il est pertinent d’entreprendre avec un plus jeune »Si les chats ont neuf vies, comme le prétend la légende, les en- trepreneurs peuvent parfois, eux aussi, renaître de leurs cendres. Jean-Olivier Lefebvre est de ceux-là et s’attache à démontrer, depuis le printemps 2014, qu’il y a un fond de vérité dans le proverbe « jamais deux sans trois ». bien qu’il ait réalisé l’es- sentiel de sa carrière comme cadre dans des entreprises indus- trielles, ce néo-entrepreneur de 61 ans, né le 15 mai 1953 dans le nord, n’en est pas à son coup d’essai. En créant Coéthique, une société spécialisée dans la conduite du changement, au mois d’avril, il vient en effet de mettre en route son troisième projet entrepreneurial. une nouvelle pierre ajoutée à un édifice finalement inachevé, après deux courtes expériences.TIRER LES LEÇONS DU PASSÉEn 1977, il décide de créer son entreprise dans le domaine de la construction mécanique, dans sa région natale. une première qui s’achève en 1979. Mais l’expérience, pour être très brève, n’en n’est pas moins belle et enrichissante. Les 25 années qui suivent le conduisent à visiter, de PME en grands groupes, la France et l’industrie hexagonale sous toutes ses coutures. En 2004, pourtant, il se lance une deuxième fois dans la création d’entreprise et s’attaque cette fois aux nTIC. C’est en Corrèze qu’il démarre cette nouvelle aventure, qui s’arrête cette fois après deux exercices. Fort d’une expérience avérée dans le do- maine de la qualité, il rebondit finalement en intégrant une usine de plasturgie du groupe Promens.En 2013, les aléas de la vie professionnelle l’amènent pourtant à plancher sur un nouveau projet de création. « J’ai travaillé pendant plus d’un an sur le concept de Coéthique, dont le cœur d’activité est la conduite du changement éthique. En clair, il s’agit de mener des missions d’amélioration de la performance, à la fois métier et financière, mais toujours en passant par les hommes », théorise-t-il. Pour mener à bien cette troisième aven- ture, Jean-Olivier Lefebvre choisit de se faire accompagner par un associé, Aurélien de Sousa, un jeune ingénieur qu’il a ren- contré durant les années passées au sein du groupe Promens. une façon de tirer les leçons des expériences passées et de concrétiser un projet placé sous le sceau de la maturité. « Il est évident que l’on ne crée pas une entreprise de la même façon à 25 ans qu’à 60 ans. Lancer l’aventure avec un associé plus jeune permet de créer une image fondée sur une dynamique complémentaire. L’un va amener son entrain, sa soif d’avancer, tandis que le second apportera sa plus grande expérience, un gage pour certains interlocuteurs de savoir-faire et de savoir être. » une complémentarité appréciée par les banquiers, no- tamment, mais aussi par les prospects. « Avec les premiers comme avec les seconds, je bénéficie incontestablement de mes expériences passées et de l’image professionnelle que je me suis construite pendant plus de 30 ans. »« A l’AnPE, on m’a dit que je devais prendre ma retraite ! »« Je peux enfin prendre des risques ! »J. D.67 77Michel Gien66 ans, cofondateur de Twinlife, qui développe des solutions de communication :ierry Benault fondateur à 60 ans d’Infinitics, spécialiste de l’impression :Michel Gien est un multirécidiviste de la start-up. Cet ancien ingénieur de l’Inria (Institut de recherche en informa- tique) a attrapé le virus il y a une trentaine d’années. Féru de nouvelles technologies, bouillonnant d’idées, il participe en 1986 au lancement d’une première start-up, Chorus Systems, dans le domaine des infrastructures de communi- cation. L’ingénieur revend la société dix ans plus tard et lance en 2001 une seconde start-up, Jaluna (devenue depuis VirtualLogix), toujours dans le secteur des nouvelles technologies. nouveau succès, puisque la société est acquise par Red bend Software en 2010. Michel Gien se retrouve salarié du groupe. Alors qu’il aurait pu attendre tranquil- lement la retraite, l’envie de créer un nouveau bébé le démange à nouveau. « Je me suis bien amusé toute ma vie et j’ai eu envie de continuer », fait valoir l’entrepreneur. Avec un collègue, Christian Jacquemot, il développe l’idée d’une application permettant de communiquer de manière totalement privée et sécurisée. Twinlife est né. « Avec l’affaire de la NSA, on a vu qu’il y avait un vrai besoin chez les personnes de contrôler leurs données », indique Mi- chel Gien. Pour développer leur société, lancée en 2012, Michel Gien et son associé négocient avec Red bend Soft- ware une rupture conventionnelle. Michel Gien a alors 65 ans. « A l’ANPE, on m’a dit que je devais prendre ma retraite ! », s’amuse l’ingénieur. Les associés obtiennent une place dans l’incubateur de l’Ecole Centrale à Châte- nay-Malabry, en banlieue parisienne. Les deux seniors y font figure de vétérans. « Être entouré de jeunes, c’est sti- mulant », assure Michel Gien. De son point de vue, il n’y a pas d’âge pour sauter le pas de l’entrepreneuriat : « La question de l’âge est un problème très français, estime l’inventeur. J’ai pas mal de connaissances qui doivent accepter d’être payées comme un jeune ingénieur pour décrocher un travail. » Au demeurant, entreprendre en France n’a pas que des désavantages : de l’avis de Michel Gien, « le système des Assedic que l’on a en France est parfait pour lancer sa société ». Remarqués, les deux associés ont été lauréats du challenge de la meilleure start-up 4G de bouygues en 2013. Leur application a été téléchargée plus de 40000 fois. D’abord disponible gratuitement pour la faire connaître, elle doit être commercialisée en btob. Désormais, les deux associés sont à la recherche d’investisseurs pour recruter et développer leur entreprise. Et, au final, indique Michel Gien, « passer la main »...La pression pèse sur les épaules du créateur d’entreprise. Thierry benault as- sure qu’il ne la ressent pas. Le privilège de l’âge, serait-on tenté d’avancer en guise d’explication, même si l’entrepreneur en question vient à peine de passer le cap des 60 ans. « Il n’empêche, assure ce nordiste venu en région lyonnaise il y aura bientôt 20 ans, je me sens totalement libéré. Je n’ai plus les mêmes charges de famille que lorsque j’avais une trentaine d’années et ce n’est pas un simple détail. Je peux prendre des risques, que je n’aurais pas forcément osé prendre hier. » La tentation de créer sa propre entreprise l’a pourtant ca- ressé un instant, il y a près de 25 ans. « J’avais sérieusement réfléchi à la ques- tion, mais les conditions n’étaient pas réunies », assure-t-il. Aujourd’hui, plus question de tenir le même discours pour ce spécialiste des techniques d’im- pression, qui a aiguisé son discours et affiné ses connaissances du marché en travaillant avec les plus grands distributeurs de la planète. « J’ai 37 ans d’ex- périence et c’est un atout incontestable, aussi bien quand je dois m’adresser à une banque que lorsque je dois convaincre un prospect. Mon parcours pro- fessionnel parle pour moi. » Autant d’atouts qu’il n’érige pas pour autant en certitudes à l’heure de développer Infinitics, la société qu’il a créée cette année. « Je sais ce que je suis capable de faire, mais je suis devenu raisonnable avec l’âge. Plus jeune, j’aurais sans doute engagé cette aventure avec l’ambition de décrocher toujours plus de marchés. Aujourd’hui, je veux monter un projet entrepreneurial durable. » une façon de faire fructifier 40 années d’expé- rience.J. D.C.Q.SEPTEMbRE 2014 37]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13CLUB ENTREPRENDRE Interview croiséeEntrepreneurs qui ne perdent pas le NordL’un affiche la croissance insolente d’une société nouvelle née, le second fête les 20 ans de son aventure entrepre- neuriale. Deux générations, deux parcours en NPDC (Nord-Pas de Calais), illustrant un contexte des plus dyna- miques, comme le rappelle la prochaine édition du salon Créer des 15-16 et 17 septembre à Lille Grand Palais.Comment êtes-vous tombé dans la marmite de la création d’entreprise ? BK : Cette envie de fonder ma société est née dès le dé- but de mes études. Pour au- tant, j’ai démarré l’aventure en tant que salarié, chez Dé- cathlon, en tant qu’ingénieur au service informatique. Cette expérience de cinq ans a été fondamentale. Puis, avec mon ami de toujours, mon associé d’aujourd’hui, nous avons décidé de nous lancer. Nous cherchions une idée avec un vrai potentiel économique. A l’époque, en 2007, la vidéo sur Internet était en plein boom avec YouTube et Dai- lyMotion. Les technologies étaient devenues fiables. Et puis, nous étions nés là-de- dans ! Nous avons donc dé-ne voulais pas partir de zéro, je souhaitais être entouré d’une équipe. En 1994, à l’âge de 36 ans, j’ai donc re- pris l’entreprise Demarle. Le moule en silicone Flexipan – une vraie révolution dans le monde culinaire – c’était eux ! Cette stratégie d’inno- vation m’a particulièrement séduit !Quels sont les obstacles auxquels vous avez dû faire face à vos débuts ? BK : La principale barrière a été de démontrer la viabilité économique de notre activité. Les gens que nous rencon- trions nous disaient tous la même chose : « Pourquoi vais-je faire appel à un ser- vice payant alors que tout est gratuit sur Internet ? ».Entreprendre l’année de notre création. Finalement, nous y sommes allés au culot, et ça a marché !tous moments sont néces- saires. Nous n’avons pas le droit à l’erreur. Cette exigence de service prend du temps, mais finit par payer. Il s’agit peut être de notre plus grande fierté.pas. Quant à nos clients, ils apprécient nos produits et les ateliers culinaires proposés par nos vendeurs à domicile (VDI). Je considère donc que l’entreprise est appréciée in- directement, grâce au travail de nos vendeurs et grâce à l’attractivité que présente ceComment définiriez-vous votre style de manage- ment ?BK : Mon credo se résume en trois mots : reconnais- sance, formation et autono- mie. Nous sommes une petite équipe – huit personnes – où chacun est polyvalent maisPJ : Je dois avouer que je n’ai pas rencontré tant d’obs- tacles que ce qui est généra- lement annoncé ! Mon projet de reprise a abouti en neuf mois. J’ai été accompagné, aidé et financé. La famille Lesaffre (à qui appartenait l’entreprise) m’a fait confiance immédiatement. Finalement, la plus grosse contrainte a été de faire connaître mon projet, de me mettre dans une position de demandeur, voire même de « quêteur », d’avoir à « me vendre ». C’était une position tout à fait nouvelle pour moi ! Je quittais une entreprise où la fonction que j’occupais me mettait dans une position de force, me permettait d’être reçu très rapidement. Là, je devenais l’acteur principal d’un projet personnel. Au fond, qui avait intérêt à me rencontrer et à m’écouter ? Psychologiquement, cette po- sition n’était pas évidente.Êtes-vous satisfait de l’image véhiculée par votre entreprise ?BK : Oui parce que nous avons énormément travaillé notre image. Nous voulions avoir une image de qualitéBlaise KremerDirecteur associé de Novastream, huit salariés, agence spécialisée dans la diffusion de vidéos en ligne (live ou VOD), qui compte une quarantaine de clients dans différents secteurs d'activité : grande distribution, sport (Do- myos Live), tourisme (Rhône-Alpes TV), presse et médias (Les Echos). Novastream vient de lancer Streameezy, une solution « clé en main » pour créer et administrer sa Web TV.PJ : Suis-je content de l’image véhiculée par monLe chef d’entreprise n’est plus celui qui dirige, mais qui anime et donne un cadre. Et cela change toutPatrice Jacquelincidé de diffuser des contenus vidéo sur les réseaux privés des entreprises. Nous avons constaté qu’il y avait une vraie appétence par rapport à cette technologie et peu de concurrence dans la région. Nous avions trouvé un mar- ché de niche.Ils avaient raison ! Nous avons eu beaucoup de diffi- cultés à convaincre nos contacts et futurs partenaires. Nous avons donc décidé de mettre en place un POC (Proof of Concept). J’ai frappé à la porte de mon an- cien employeur, Décathlon, en lui proposant de dévelop- per un produit test de façon gratuite. Nous couvrions, tel M6 Replay, leurs conférences hebdomadaires qui, étant pro- posées le mercredi à 19 heures, n’attiraient pas beau- coup de monde. Succès im- médiat ! Décathlon a été notre premier client. Une belle ré- férence pour démarrer, vous ne trouvez pas ? Nous avons donc créé Novastream dans la foulée en 2008. Les ban- quiers nous ont suivis et nous avons été lauréats du Club LMI Innovation et du RéseauPJ : Je crois pouvoir dire que je suis entrepreneur dans l’âme. Mais j’ai su très rapi- dement que je ne voulais pas créer, mais plutôt reprendre une entreprise pour la déve- lopper. J’ai fait mes classes dans la grande distribution (Auchan, Promodès, Fnac), et y ai appris les métiers de commerçant, gestionnaire ou manager d’équipe. Finale- ment, c’est en tant que salarié que j’ai découvert le côté multi-facettes du chef d’en- treprise et j’ai eu envie de le devenir à mon tour. Mais jeassociée à un sens du service irréprochable. Notre métier est de réussir à parler à la fois au responsable commu- nication d’une entreprise – qui ne comprend rien à la technique – et à convaincre le responsable informatique de la pertinence de notre pro- duit. C’est un sacré grand écart ! Un sens du service et une assistance technique àentreprise ? C’est un exercice difficile que vous demandez là ! Je vais vous apporter plusieurs réponses selon nos cibles. Nous sommes encore peu connus du grand public. Les gens connaissent encore davantage nos produits que notre entreprise. Ce déficit de notoriété ne me satisfaitque nous proposons. Enfin, dans le monde des acteurs de la vente directe, l’entre- prise Guy Demarle est re- connue comme étant une en- treprise très sérieuse et res- pectueuse des droits du consommateur. Ce dont je suis très fier.© DRégalement expert dans un do- maine d’activité (design des interfaces, bases de données, etc.). Je demande à mes sa- lariés de me dire ce qu’ils prennent plaisir à faire et je leur propose de se former surlesujet.Làoùilyare- connaissance et autonomie, il y a aussi plaisir à travailler !38 SEPTEMBRE 2014]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.frNous essayons de parvenir à un turn-over nul dans l’en- treprise, ce qui est la preuve que les salariés sont heureux et est le plus profitable. Et pour les remercier de leur implication, nous avons mis en place un système d’inté- ressement plutôt généreux.n’est plus celui qui dirige, mais celui qui guide, qui anime, qui donne un cadre, tout en s’assurant de la qualité de la production commune. Ce mode de management est plus compliqué pour le chef d’entreprise qui perd là un peu de son pouvoir, un peud’un client, qui est content et qui nous le dit. Nous tra- vaillons beaucoup sur la ré- currence, et la fidélisation est primordiale. Ces gros clients dont nous sommes fiers, il faut être capable de les garder. C’est un sacré challenge !Interview croisée CLUB ENTREPRENDREsont assurément des bos- seurs. Une région également très bien située en Europe, où le tissu des écoles (com- merce, ingénieur, informa- tique, design) est le meilleur terreau pour créer sa boîte. Cette région a la chance de compter de grandes familles d’entrepreneurs comme la famille Mulliez (Auchan, Décathlon, Leroy Merlin, Norauto...) qui a créé des réseaux dans le seul but d’ai- der les jeunes créateurs. Le Réseau Entreprendre par exemple nous a beaucoup aidés et je tiens à les remer- cier. Vivre et entreprendre à Lille est devenu rapidement une évidence.n’a pas entrainé une révolu- tion dans l’entreprise car l’équipe ne totalise que 26 salariés et est plutôt jeune. Je ne prétends pas que cette méthode est efficace mais je trouve que nous vivons plutôt bien avec.trice et intéressante. Enfin, je pense que les écoles de- vraient former les jeunes très tôt au goût de l’entrepreneu- riat.PJ : Ma plus grande fierté est de constater la symbiose qui s’est créée entre l’entre- prise, sa force de vente et ses clients. Nous avons réussi à créer de la passion, du plai- sir et de la convivialité autour de ce loisir qu’est la cuisine. Qu’il y ait de la satisfaction ou de l’insatisfaction, elle sera traitée, gérée à travers un échange privilégié. Chez nous, nos clients ne sont pas des numéros. Je suis fier de dire que je ne pense pas avoir des clients indifférents.PJ : Honnêtement ? Quand on entreprend en France, on ne devrait pas être surpris de le faire dans un environne- ment aussi contraint. On le sait, mais il existe des solu- tions ! En revanche la frilosité actuelle des banques est un vrai sujet. Le système devrait permettre aux banques de proximité d’avoir des budgets de démarrage en entreprise. Savez-vous que dans une banque un projet est validé –oupas–parleseulbiais d’un questionnaire informa- tique ? C’est scandaleux !PJ : C’est vrai, Lille est une© Barbara GrossmannPJ : J’ai opté pour un mana- gement très participatif – c’est-à-dire on décide mais on fait participer – qui évolue aujourd’hui vers un mana- gement collaboratif – on crée des produits, on développe l’entreprise en travaillant en- semble. C’est une étape plus moderne. Le chef d’entreprisede la maîtrise de son entre- prise et se doit d’être un peu plus manipulateur. Un consul- tant nous a aidés à mettre en place ce mode de manage- ment, avec des méthodes de travail précises. Nous man- quons encore de recul pour en apprécier les consé- quences. Pour autant, celaQuelle est votre plus grande fierté ?BK : Avoir réussi en peu de temps à convaincre de grands comptes, à signer de beaux contrats. Parfois, certains aboutissent au bout de deux ans, mais quel bonheur alors ! Le meilleur des salaires est finalement la reconnaissancepeur du risque. Il existe des dispositifs d’encouragement comme l’ACCRE, mais il faudrait simplifier l’accès à ces outils intelligents. De grands groupes ont tendance à développer l’intrapreunariat. Le principe est de dire à un salarié : tu as un projet ? Monte-le chez nous ! Tout le monde est gagnant, je trouve l’idée vraiment nova-France. M.qu’elle l’a fait sinon elle au- rait décroché ! Tout ce qui a été fait en ce sens (les pôles de compétitivité, d’excel- lence, etc.) était nécessaire. Lille est clairement au ren- dez-vous ! Il faut s’en satis- faire sans pour autant s’en glorifier.Comment aider les créa- teurs d’entreprise au- jourd’hui ? Que change- riez-vous en priorité au système ?L’image que j’avais du Nord était affreuse. Pourtant, j’ai trouvé une région accueillante, bien située en Europe avec des familles d’entrepreneurs modèles Blaise KremerBK : Aujourd’hui, le vrai problème reste le financement malgré tous les dispositifs. Je remarque beaucoup de projets intéressants autour de moi qui ne voient pas le jour parce que les banques ne jouent pas le jeu. Aujourd’hui, le principal ennemi de la création d’entreprise reste laOn n’arrête pas de nous dire qu’il y a de l’argent dans les banques, que l’argent ne coûte rien, mais dans les fait que se passe-t-il ? En France, il y a beaucoup de bonnes idées, des jeunes créateurs pleins d’enthousiasme mais hélas l’argent reste le nerf de la guerre ! Alors, nous passons à côté d’échecs, mais aussi et surtout à côté de belles réussites.Vous n’êtes ni l’un ni l’au- tre originaire de la région Nord-Pas de Calais. Pour- quoi avoir créé votre en- treprise et réussi ici ? BK : Je suis arrivé à Lille à 15 ans. L’image que j’avais du Nord était affreuse. Pour- tant, j’ai trouvé une région ultra accueillante, où les gensvraie terre d’entrepreneurs. Mais n’oublions pas qu’il existe d’autres villes tout aussi dynamiques comme Lyon et Strasbourg. Avec un peu de provocation, je dirais que Lille a tenu son rang, comme d’autres régions dePatrice JacquelinDirecteur général de Guy Demarle, 26 salariés, leader de la vente directe de produits, accessoires et ateliers culinaires. L'inventeur du moule souple en silicone Flexipan, fort de ses 3500 vendeurs à domicile (VDI) en France, prévoit de réaliser un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros en 2014.ais heureusementPropos recueillis par Anne DiradourianSEPTEMBRE 2014 39]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13CLUB ENTREPRENDRE En immersion - Cellule d'essaimage SNCFQui sème bon grain récolte bon painD AirFrance,Areva,EDF,Total...Deplusenplusdegrandsgroupessemettentàl'essaimageet accompagnent leurs salariés dans leur projet d'entreprise. La preuve à la SNCF.ix heures trente, la l’entreprise, elle devra explique Cyril Garnier, des difficultés et de valoriser d’Alexandra. Pour d’autres, a tous les risques d’aller machine à café rembourser cet argent. En directeur général de SNCF ceux qui créent de l’emploi l’horizon est plus incertain... droit dans le mur... »ronronne au cœur de revanche, si elle poursuit Développement. Comment et qui réussissent », résume Les mines s’assombrissentl’open-space spacieux, aux l’aventure, elle pourra garder le salarié est-il aiguillé ? « Cyril Garnier. « Il faut aussi au sein de la petite équipe TREMPLIN DANSmeubles de bois massif. Dans une ambiance studieuse, une petite dizaine de personnes commence à traiter les premiers dossiers. C’est ici, dans cet immeuble cossu, au cœur du triangle d’or parisien, qu’est basée SNCF Développement, la structure qui porte la filiale d’essaimage du groupe. Objectif de la journée : préparer l’instance de comité, qui se réunit la semaine suivante, comme chaque mois. C’est cette instance qui peut décider de l’octroi d’une aide financière pour soutenir l’entrepreneur.les fonds. « Il ne faut pas Le premier interlocuteur est les avertir sur le monde qui que cet argent soit nécessaire le RH de proximité. Il l’aide les attend. Le passage d’un au plan de financement de à remplir une première fiche groupe très encadré commelorsqu’ils ouvrent le dossier d’Arnaud*, qui a quitté son poste d’agent logistique pour ouvrir un restaurant catalan près de Perpignan. « C’est l’exemple même de ce qu’il faut éviter : une personne qui a pris des décisions à la va-vite pour rejoindre sa famille dans le Sud. Nous avons reçu son dossier une semaine avant son départ. Résultat, il a pris un local avec empressement, et risque de se trouver dans une situation très délicate, redoute Cyril Garnier. Nous allons faire ce que nousMAINTES DIRECTIONSL'essaimage à la SNCF a fait ses preuves, avec un taux de réussite à cinq ans de 80%, contre 60% pour les entrepreneurs sans d'accompagnementUne grande partie des projets que la filiale d’essaimage de la SNCF voit défiler concerne l’ouverture de restaurants, de gîtes, de petits commerces, ou le secteurs des services. Pourtant, certains s’écartent de ces domaines. C’est le cas de Sokha Hin, le fondateur de Call for Team, un véritable « méta-projet » qui a pour but de regrouper des communautés de personnes qui souhaitent se lancer dans la création d’un produit. En sandales et t-shirt bleu électrique, le jeune homme raconte l’aide dont il a bénéficié pour démarrer son projet : « Pour moi, l’apport de SNCF Développement a été de nous interconnecter avec le milieu de l’incubation et de nous offrir des passerelles vers le Conseil général. Nous avons eu l’opportunité de rencontrer les partenaires de la SNCF, et donc d’avoir une formidable visibilité. » En moyenne, 60 à 100 salariés de la SNCF partent chaque année par le biais du congé création d’entreprise : un congé d’un an, renouvelable une fois, pendant lequel le poste est gelé. « Tous ne connaissent pas l’existence de notre programme. Nous touchons environ 25% de ces salariés, explique Magali Gheorghiev. En moyenne, nous traitons un « pipe » d’une dizaine de projets ». Depuis la création de SNCFPARTIR DANS LES MEILLEURES CONDITIONSPremier projet étudié : l’ouverture d’un centre d’aqua-biking en Île-de- France. Au fil d’un document d’une dizaine de pages, chaque paramètre est passé au crible : le business plan, bien sûr, mais aussi l’endettement, la formation, la situation familiale... « Le projet est déjà bien avancé, la salariée a trouvé un local et a obtenu une grande partie du financement nécessaire grâce à un apport personnel, de la love-money et un prêt bancaire », souligne William Meon, analyste financier de SNCF Développement. Alexandra* a en effet réuni 15000 euros, qui lui serviront à acheter plusieurs machines et assurer le BFR pendant les premiers mois d’activité. Elle a bien étudié le marché concurrentiel et souhaite se lancer dans ce secteur en pleine croissance... Après vingt minutes de discussions, le dossier semble bien parti pour décrocher un financement de plusieurs milliers d’euros de la part de la SNCF. Ces fonds lui permettraient d’acheter des machines anti-cellulite pour diversifier son activité. Si la salariée décide de reprendre son poste dans65la société. C’est un coup de pouce », précise Magali Gheorghiev, chef de mission essaimage chez SNCFpour comprendre où il en est dans son projet. Dans un second temps, le dossier arrive chez nous, et nousla SNCF à la vie d’entre- preneur peut être très brutal pour certains », ajoute-t-il.40 SEPTEMBRE 2014"Dans trois minutes, tout le monde descend et va vivre sa vie !"PAS SEULEMENT UN COUP DE POUCE FINANCIERAu fil de la matinée, une demi-douzaine de dossiers se succèdent. Parmi ceux- ci, certains projets semblent réunir de nombreux facteurs de réussite, comme celuiDéveloppement en 2011, . entrepreneurs ont été soutenus par ce biais. A la SNCF comme ailleurs, l’essaimage a fait ses preuves : le taux de réussite à cinq ans des projets essaimés est estimé à 80%, contre 60% pour les entrepreneurs ne bénéficiant pas d’accompagnement.Développement. Mais le financement n’est pas tout. « Nous essayons de réfléchir à des petits plus apportés à l’entreprise, en proposant par exemple des solutions pour créer facilement un site Internet, ou obtenir des formations à moindre coût »,analysons la faisabilité, notamment sur le plan financier », explique Magali Gheorghiev. « Notre objectif est de nous assurer que nos salariés partent dans les meilleures conditions, de faire en sorte de les suivre, d’aider ceux qui éprouventpouvons pour l’aider, mais il y a toutes les chances pour qu’il quitte son activité d’ici quelques semaines pour réintégrer le groupe SNCF. Normalement, la préparation d’un dossier prend neuf mois en moyenne. Quelqu’un qui se précipite(*)Les prénoms ont été changésAntoine Pietri]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.frElectron libre : David Vissière CLUB ENTREPRENDRE Petit malin de l’orientationDavid Vissière était parti pour être pilote de chasse. Celui qui a été désigné par le MIT comme l’un des dix I jeunes Français les plus innovants a finalement opté pour l’entrepreneuriat. Bien lui en a pris. Son bébé,Sysnav, sera vraisemblablement l’un des grands acteurs de la géolocalisation de demain.l est des rêves d’enfant l’air, j’ai côtoyé des pas- qui font déchanter une sionnés et des férus de tech- fois que l’on est sur le nologie, ce qui n’était paspoint de les réaliser. David forcément mon cas à laVissière, qui aura 35 ans en novembre, en sait quelque chose. Celui qui avait l’am- bition de devenir pilote de chasse s’est finalement ravisé pour, dix ans plus tard, diriger une entreprise qui cumule les distinctions et croît de manière exponentielle. Rap- pel des faits : « A ma sortie de l’Ecole des Mines de Pa- risTech, fin 2002, je suis de- venu élève pilote de chasse au sein du corps des officiers de l’armée de l’air. Mais je me suis ravisé au bout d’un an », rappelle le jeune homme. Le motif de ce re- virement ? La réalité du mé- tier ne correspondait pas à l’idée qu’il s’en faisait dans sa jeunesse. « Les contraintes m’ont fait changer d’avis : la répétition des exercices, la théorie, l’entraînement quotidien, tout cela était un peu long et rébarbatif, et les cinq ou six heures de vol hebdomadaires ne suffisaient pas à me combler de joie. Je n’ai pas trouvé ce que j’étais venu chercher : l’as- pect créatif et la construction de soi », ajoute-t-il. Il quitte donc l’armée de l’air au bout d’un an, à la fin 2003, et change de corps : direction l’armement, davantage des- tiné aux esprits scientifiques, et le ministère de la Défense, au sein du service qui traite des problématiques liées à la navigation, où il encadre une équipe sur divers travaux. C’est en 2007 que tout s’ac- célère : alors que se pose la question de la suite qu’il compte donner à sa carrière, lui et ses collaborateurs met- tent au point la première mé- thode pour calculer la vitesse en 3D. « Cela m’a donné envie de pousser le projet », avoue le natif de Montpellier.Mem̂ e le MH370 n'aurait pas pu lui échapperbase », explique-t-il. Selon lui, Sysnav possède un ADN particulier puisqu’elle per- met à de jeunes ingénieurs de développer une techno- logie de pointe dans un ca- dre plus libre que dans un grand groupe. « La totalité des effectifs est issu de classes préparatoires et de grandes écoles. L’avan- tage ? Le haut degré d’exi- gence est parfaitement as- similé, sans qu’il y ait be- soin de le réimprimer », se félicite le fondateur de Sys- nav, en regardant droit vers l’avenir plutôt que dans son rétroviseur. En effet, David Vissière avoue ne regretter à aucun moment sa recon- version, et tant pis s’il s’imaginait en Tom Cruise à l’adolescence. « En réa- lité, pilote de chasse est un métier qui s’adresse aux gens qui ont la passion du vol. Moi, j’en avais juste une bonne image, un peu édulcorée, mais éloignée de la réalité. C’est différent, mais pour s’en rendre compte, il a fallu que je voie ça de plus près. Mais c’est comme être planchiste et amateur de planche à voile : ce n’est pas du tout la même chose au quotidien », relativise-t-il. Quant à l’entrepreneuriat, il le consi- dère comme une voie comme une autre : « Même si avoir le titre de dirigeant d’entreprise est toujours grisant, au fond, ce qui me motive le plus est de faire avancer la technologie et en dernière instance, la so- ciété. Professionnellement, j’ai toujours agi sans me focaliser uniquement sur l’objectif, mais en regardant si le processus pour l’at- teindre me convenait. » Voilà qui est dit. Et tant pis si David Vissière passe sesMarc HervezSEPTEMBRE 2014 41HIGH TECH ET PARTENARIATSUn an plus tard, avec un as- socié, il crée donc sa propre structure : Sysnav, qu’il dé-déclencheur : « A savoir, être ment grandement besoin de permet de mesurer l’activité l’école, j’ai connu les ser- à la source d’une solution fonds lors de leurs premiers d’un patient ainsi que les vices d’arrestation. Il y ré- qui va changer radicalement pas, mais ici le développe- types de mouvements qu’il gnait un état d’esprit que la manière de se géolocaliser. ment de l’entité et sa R&D effectue », détaille le jeune j’appréciais et que je m’ef- Il est grisant d’apporter une n’ont pas été financés par entrepreneur. Six ans après force de reproduire dans rupture avec ce qui se faisait l’investissement mais ont été sa création, Sysnav, basée à ma vie professionnelle : auparavant dans le domaine le résultat de partenariats Vernon dans l’Eure, compte l’aventure, la camarade- de la navigation ». Le succès avec les clients. Ceux-ci sont 18 salariés et allie activité rie... Ensuite, à l’armée de14 juillet devant sa télé.finit comme « un spin off du ministère de la Défense et de l’Ecole des Mines, car l’entreprise est le fruit de travaux menés au sein des deux entités ». Plus que l’en- trepreneuriat coûte que coûte, c’est l’aspect technologique qui a joué le rôle d’élémentde Sysnav est tel qu’il ferait baver n’importe quelle start- up : 250000 euros de chiffre d’affaires en 2009, 580000 euros en 2010 et 950000 eu- ros l’année suivante. Les en- treprises dont le cœur d’ac- tivité concerne les nouvelles technologies ont générale-issus de typologies de mar- chés très diverses : « Nous travaillons pour des intégra- teurs classiques type Sagem ou Thales, pour le secteur de l’aéronautique, mais éga- lement pour la filière médi- cale : par exemple, notre système de calcul de mobilitéBtoB et développement de technologie pour l’armée.Professionnellement, j’ai toujours agi sans me focaliser uniquement sur l’objectif, mais en regardant si le processus pour l’atteindre me convenait.UN INGÉNIEUR PAS COMME LES AUTRES Un milieu que David Vis- sière connaît bien et dont il s’inspire dans son manage- ment au quotidien. « A]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13CLUB ENTREPRENDRE Leçons de maux - RestopolitanTable raseEn 2011, Restopolitan frôle le dépôt de bilan. Trois ans plus tard, la start-up fondée par Stéphanie Pelaprat sur le modèle d'OpenTable cartonne. Retour sur un revirement gagnant.angels de luxe investit un mil- lion d’euros dans le dévelop- pement de Restopolitan. « Pen- dant un an, nous avons recruté les meilleurs commerciaux et décroché les meilleurs restau- rants partenaires, mais un million d’euros s’évapore très vite », relativise Stéphanie Pe- laprat. La fondatrice de Res- topolitan s’échine pendant l’année à développer son af- faire. Mais la mayonnaise ne prend pas. Et fin 2011, la start- up qui emploie alors une quin- zaine de salariés est à deuxd’abandonner, insiste-t-elle. J’ai réuni toute l’équipe dans un bureau et nous nous sommes donné 48 heures pour trouver le nouveau modèle que nous pourrions lancer en un mois. » Quelques semaines, une réorganisation complète et deux abandons de postes plus tard, le nouveau business model est en marche. Il repose sur la création d’une carte de membre Restopolitan couplée à une conciergerie de réser- vation. Et une formule simple mais pour le moins efficace :pouce du destin, le renouveau Restopolitan bénéficie à l’époque d’un contexte favo- rable. « Notre chance a été que le secteur surfait sur une vague, note Stéphanie Pelaprat. LaFourchette.com et Groupon avaient très bonne presse et OpenTable venait de faire son introduction en Bourse. »270000 utilisateurs qui effec- tuent en moyenne 30000 ré- servations chaque mois dans les 1600 établissements par- tenaires (du restau de quartier à l’étoilé Michelin). Présente en France et au Luxembourg, la société vient de racheter une entreprise espagnole active sur le même créneau d’activité. « L’objectif est de continuer à nous développer en Europe par le biais d’opérations de croissance externe notamment en Italie, en Belgique et dans les pays de l’Est », ambitionneNiel, Simoncini, Granjon, Benassaya (Deezer) avaient mis des billes dans l’affaire. Pourtant à ce rythme il ne restait que deux mois à vivre à Restopolitan...RENTABLE ENTROIS MOISTrès vite, la carte Restopolitan fait un carton, aussi bien en BtoC qu’en BtoB (Total, SFR,Coup de génie entre- preneurial ou intuition féminine ? L’histoire ne le dit pas, mais heureuse- ment, elle finit bien. Il y a trois ans, Stéphanie Pelaprat a sauvé in extremis la société Restopolitan en transformant complètement son modèle éco- nomique. Depuis, la start-up parisienne spécialisée dans la réservation de restaurant pros- père à un rythme soutenu.En 2007, après un cursus à l’Ecole supérieure du com- merce extérieur et un premier stage à New-York dans le sec- teur de l’édition, Stéphanie Pelaprat décide sans attendre de créer son propre business. Elle n’a alors que 23 ans. « Chercher un job me parais- sait le bout du monde », se souvient-elle. Poussée par un certain atavisme familial (ses grands-parents étaient restau- rateurs) et la découverte du site de réservation OpenTable lors de son séjour Outre-At- lantique, elle s’associe à deux informaticiens et lance sa pro- pre recette. « Au départ, l’idée était de proposer des réser-42 SEPTEMBRE 2014© CHAMUSSY/SIPAdoigts de déposer le bilan. Après cinq années d’exploi- tation, elle n’affiche en effet que 150000 euros de chiffre d’affaires et cumule des pertes à hauteur de 1,7 millions d’eu- ros... « A ce rythme, il ne nous restait que deux mois à vivre ».un repas acheté = un repas offert. « Nous avions identifié deux problématiques, détaille Stéphanie Pelaprat. Tout d’abord, du côté du restaura- teur, il n’était pas très valori- sant d’être associé à un pour- centage de réduction. Le sys-Yves Rocher, Etam, Danone...). « En trois mois, nous étions devenus rentables », affirme la dirigeante. Sur la première année d’exercice « nouvelle formule », la start-up bondit à un million de chiffre d’af- faires avec un résultat net deStéphanie Pelaprat.Et les business angels dans tout cela ? « C’est vrai que la présence d’actionnaires aussi prestigieux met la pression, avoue la dirigeante. Mais je pense que nous avons fait preuve de pédagogie dans la présentation du plan de chan- gement, car cela n’a pas posé de problème. Et puis, globa- lement, s’ils avaient choisi d’investir au départ, c’est qu’ils nous faisaient confiance. »De son histoire, la jeune femme tire un enseignement : « Être entrepreneur, c’est savoir être aveugle face au risque ». Pour elle, c’est aussi savoir écouter son intuition et avoir le courage de tout chan- ger quand le modèle en place persiste à ne pas vouloir dé- coller. « Il est facile de parler d’un échec qui se termine bien, reconnaît-elle, mais cevations en ligne en temps réel grâce à un système de logiciel installé directement chez le restaurateur, explique la jeune entrepreneuse. Mais c’était difficile d’en faire un business viable dans la mesure où le marché français était trop pe- tit. »NIEL, SIMONCINI, GRANJON ET CIEEntre 2007 et 2010, Restopo- litan vivote péniblement sur un marché « hyper éclaté », que la start-up s’efforce d’évangéliser... sans grand ré- sultat. Pourtant, certains y croient. Et pas des moindres. Plusieurs des apôtres français de la nouvelle économie met- tent des billes dans l’affaire : Xavier Niel (Free) et Jérémie Berrebi les fondateurs du fonds Kima ventures, Marc Simon- cini (Meetic), Jacques-Antoine Granjon et Ilan Benhaim (Ven- teprivée.com), Steve et Jean- Emile Rosenblum (Pixmania), Jean-David Blanc (Allociné), Jonathan Benassaya (Deezer) et Thomas Langmann. Au to- tal, cet aréopage de businessaujourd’huiSurprise ! la recette business a été changée en un tournemain...que je peux dire.est que rien n’est jamais perdu. Mon expérience montre que même lorsqu’on est dans la panade la plus complète il est possible d’y arriver. A condi- tion de percevoir le moment où l’on a tout essayé et de pouvoir compter sur le soutien de son équipe. »48 HEUREStème des commissions n’était pas très apprécié. Et du côté de l’utilisateur, il y avait tou- jours la crainte d’être moins bien accueilli que les autres clients, de ne pas avoir le même menu, etc. » Coup de25%. En 2013, la société dou- ble son CA et génère un bé- néfice d’un million d’euros. L’objectif pour cette année est de doubler à nouveau le niveau d’activité. Avec ses 45 salariés, Restopolitan sert aujourd’huiStéphanie Pelaprat tente alors le tout pour le tout. Table rase. Retour à zéro. « Avec tout le mal que nous nous étions donné, il était hors de questionYann Petiteaux]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.frProspective - L'humain augmenté CLUB ENTREPRENDRE L’humain augmentéDeviendrons-nous des « corps-machines » aux pièces interchangeables ? Un futur synonyme de capacitésDiscours de Jean-Baptiste Leroi, dirigeant du Think tank de l’humain, devant le Comité international olympique à Lausanne, le 26 juin 2050 :« Il y a bien longtemps, le 18 décembre 2013, un patient recevait un cœur artificiel complet à l’Hôpital européen Georges-Pompidou de Paris. Un peu plus tard, en juin 2014, un jeune paraplégique de 29 ans shootait dans le premier ballon de la Coupe du monde de football au Bré- sil grâce à un exosquelette dont les mouvements étaient activés par un détecteur d’ondes cérébrales. Nous étions alors dans la préhistoireet de vies améliorées, mais aussi de questions quant à notre humanité...NBIC (nanotechnologies, bio- technologies, informatiques et sciences cognitives) ont ouvert la voie à une amélio- ration de l’homme dans ce qu’il a de plus intime. Au- jourd’hui les plus fortunés commencent à prolonger leur durée de vie par des auto- greffes, produites grâce à des cultures de cellules souches. Pourront-ils se renouveler in- définiment et se soustraire à leur condition de simples mortels ? On l’annonce pour 2080. A cette date les hommes rattraperont enfin leurs han- dicaps de puissance et de longévité sur les robots, dont les microprocessseurs ont pris le dessus sur les neu- rones. Nous ne le disons pas assez : nous vivons dans ungiques, ont optimisé mes en- traînements par rapport aux autres, qu’en 2048 les exos- quelettes invisibles de l’équipe de France ont aidé à remporter la médaille d’or aux JO de Dacca. Ces ques- tions sont anciennes. Dès les JO de Londres en 2012 la participation à une course avec les valides d’Oscar Pis- torius, athlète sud-africain amputé des deux jambes, avait soulevé les interroga- tions de certains membres de l’organisation. Mais les lames de « the Blade Run- ner » ont précédé une kyrielle de cas autrement plus gênants, où les technologies n’ont plus été des réparations mais des améliorations technologique- ment très avancées. A telLe coin des experts :Edouard Kleinpeter, ingénieur de recherche à l’Institut des sciences de la communication du CNRS, qui a dirigé un livre sur le sujet (*):« La bonne question est : quel futur voulons-nous ? »"Sylvie, arrêtez de penser un moment, vous brouillez le WiFi !"Qu’entend-t-on au juste par « humain augmenté » ?La notion fait référence à l’accroissement de fonctions grâce à la science : force, endurance, vi- tesse, concentration, mémoire... L’expression elle- même est la traduction de l’anglais « human en- hancement », mais elle ne va pas de soi. Des col- lègues bulgares ont traduit le titre de notre ouvrage par « humain renforcé », qui recouvre des significations sensiblement différentes. La so- ciologue Simone Bateman a peut-être trouvé la meilleure traduction en parlant de « rehaussement de l’humain », qui intègre la notion d’environnement dans lesquels se produit l’augmentation. Dans l’ouvrage, nous réalisons un état des lieux de ces augmentations : primo les augmentations tech- nologiques, comme les prothèses et exosquelettes, secundo les augmentations chimiques pour ren- forcer les capacités physiologiques ou cognitives, et, tertio, les améliorations génétiques, dont on distingue celles qui touchent les cellules somatiques, qui s’appliquent donc à l’individu, de celles qui touchent aux cellules germinales, donc susceptibles de se transmettre à l’espèce par la reproduction.Exagère-t-on notre fiction, où ces évolu- tions peuvent être envisagées ?La notion d’hybridation entre le corps et la machine est très discutée, notamment entre les transhumanistes qui prônent un usage de la technologie pour améliorer l’humain, et les bio- conservateurs, qui considèrent que l’Homme est un produit de la nature, donc que toute modification non naturelle du corps ou de l’esprit en affecterait l’essence même. De puissantes institutions et in- dustries, comme la Nasa ou Google, financent des structures et projets proches du courant transhumaniste. Dans le même temps, une vision mécaniste de l’humain et de son esprit se développe. Ainsi, la Commission Européenne finance le projet scientifique « human brain project » à hauteur d’un milliard d’euros, visant à reproduire « in silico » le cerveau humain d’ici 2024 pour développer de nouvelles thérapies médicales plus efficaces sur les maladies neuro- logiques. Certains chercheurs annoncent pour 2050 environ la survenue de la Singularité, qui est le moment où l’intelligence artificielle dépassera l’intelligence humaine. On entend ici intelligence par capacité de calcul. Qu’il s’agisse de neurones ou de microprocesseurs n’est ici pas signifiant. Certains anticipent ce basculement, comme Ray Kurzweil qui a créé l’Université de la Singularité en Californie, recrutant de brillants cerveaux pour réfléchir à l’époque qui s’ensuivra. Il a été recruté comme conseiller chez Google...Le sujet semble générer des débats pas- sionnés ?Il a progressé dans les medias, les milieux scien- tifiques ou philosophiques, mais la teneur des discussions n’est pas toujours en phase avec l’état de la technologie contemporaine et le débat se situe essentiellement sur le plan moral. Ainsi, certains considèrent que, si la technologie nous fournit les moyens de mieux vivre et d’être plus heureux, alors il serait immoral de ne pas les u t i l i s e r. A l ’ o p p o s é , d ’ a u t r e s i n v o q u e n t l e c a r a c t è r e sacré de l’humain, qui n’est pas une machine à l’autonomie extensible, un container à gènes que l’on peut modifier à souhait et s’inquiètent, comme Jean-Michel Besnier, que l’on puisse même envisager de laisser à la technique le soin de réaliser le bonheur humain. Les positions ne sont pas figées et le débat est salutaire, car la bonne question à se poser demeure finalement : quel futur voulons-nous ?Il est, par ailleurs, assez frappant de noter que très peu de scientifiques travaillant sur les tech- nologies qui alimentent les prospectives des transhumanistes déclarent faire partie de ce mou- vement. La plupart n’en ont même jamais entendu parler. Kevin Warwick, chercheur anglais emblé- matique pour s’être autoproclamé cyborg après avoir greffé sur les nerfs de son bras des électrodes reliées à Internet, ne s’est par exemple jamais ouvertement déclaré transhumaniste.Le transhumanisme est-il un courant de pensée uniforme ?Si tous les transhumanistes partagent une insa- tisfaction quant à leur condition humaine et s’ap- puient sur des prospectives technologiques pour apporter des solutions, ils ne sont pas tous d’accord sur la mise en œuvre. Certains prônent une liberté totale de l’individu à disposer de son corps, son cerveau, son ADN et partent du principe que c’est de la somme des bonheurs individuels que naîtra le bonheur collectif. D’autres, en revanche, intègrent des réflexions sociales à leur approche, notamment en termes d’égalité d’accès aux technologies, de redistribution économique, et préfèrent parler de « techno-progressisme ». Si le premier courant dominerait chez les Anglo- saxons, les transhumanistes français, entre autres, s’apparenteraient plutôt au second, avec par exemple l’Association française transhumaniste Technoprog. Un colloque ouvert au public sera d’ailleurs organisé à Paris sur « Le transhumanisme face à la question sociale » du 20 au 22 novembre (voir http://transvision2014.org).(*) L’humain augmenté, Edouard Kleinpeter (dir.), éd. CNRS, 2013de ces technologies qui sau- vent aujourd’hui des vies ou changent l’existence de per- sonnes handicapées. Mais les scientifiques, et à leur suite tout le monde, ont vite com- pris que les cœurs artificiels battaient plus longtemps que les naturels, que les hommes équipés d’exosquelettes étaient plus puissants et ra- pides. De la réparation nous sommes passés à l’amélio- ration. Quelques années plus tard les premiers petits disques durs étaient implantés dans les cerveaux afin d’éten- dre les mémoires. Puis les modifications d’ADN ont permis de décupler la force et d’accroître l’habileté. Les progrès technologiques desmonde fascinant où la science a rejoint la science-fiction, plein de promesses et d’uto- pies. La neuroamélioration – portée par des géants comme Calico, créé il y a bien longtemps, en 2013, par un moteur de recherche nommé Google – est en train de mettre l’humain à l’abri de la maladie et de l’incerti- tude. Mais le corollaire de ces basculements est que les compétitions sportives sont devenues une farce. Je vous le dis comme je le pense, fort de mon expérience d’an- cien footballeur professionnel. Je suis conscient que mes biopuces intelligentes, per- mettant de contrôler en temps réel mes constantes biolo-point qu’aujourd’hui notre Think tank aboutit à la conclusion que trois compé- titions distinctes doivent être organisées : pour les robots, les humains augmentés et les non augmentés. Car les iné- galités sont criantes, l’écarts et les pauvresentre les riche.se creuse au gré des innova- tions technologiques oné- reuses, et surtout les athlètes qui souhaitent rester naturels ne le peuvent pas, sous peine d’être éjectés de la compéti- tion par les autres. Il en va du spectacle, mais aussi de l’éthique... »Matthieu CamozziSEPTEMBRE 2014 43]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13CLUB ENTREPRENDRE Créer aujourd’hui - Concours et bourses pour entrepreneursMiss & Misters France entrepreneursPour un lauréat, combien de perdants ? Cette question rend les jeunes patrons réticents à l’idée de participer aux innombrables concours d’entreprise. La victoire n’est pourtant pas toujours inatteignable. Et au-delà de la récompense, la démarche recèle plusieurs avantages.connectée par Bluetooth afin de prévenir le problème du pied diabétique et de diminuer le risque d’ulcère et d’ampu- tation, vient d’encaisser un joli chèque de 50000 euros. Une dotation qui permet de donner un coup d’accélérateur au projet. Les grands défen- seurs de la participation à ce type d’événements se heurtent cependant à un argument de poids régulièrement avancé par leurs contradicteurs, à sa- voir celui du temps important qu’il est nécessaire d’accorder à une candidature, pour un résultat parfois décevant.Cas d’écolePass French Tech, initiative starpour changer de dimensionsElles s’appellent eNovance, Oledcomm ou encore Multiposting, et ont la chance d’avoir obtenu le fameux Pass French Tech, véritable sésame pour le succès qui permet de faire monter son dossier au sommet des piles pour toutes les modalités pratiques, demandes d’aide, obtention de traitement de faveur dans une foule de domaine. Ce dispositif de Bpifrance est encore en phase de test à une échelle territoriale relativement réduite, c’est pourquoi les sociétés privilégiées détentrices de ce ticket magique sont encore peu nombreuses, mais il doit progressivement s’étendre à l’ensemble du territoire national dès 2015. Il a prioritairement été testé en Île-de-France, au sein du pôle de compétitivité Cap Digital et Systematic Paris Région, ainsi que dans la région bordelaise avec le pôle Digital Aquitaine. Depuis l’été 2014, le programme est également ouvert à d’autres opérateurs comme Image & Réseaux, en Bretagne, au sein d’Euratechnologies en métropole lilloise, ou encore dans le Grand Lyon. Des labellisations « Projets French Tech » et « Métropoles French Tech » doivent voir le jour au fil des mois avec les partenaires régionaux. Dans l’état actuel des choses, les expérimentations se déroulent dans le domaine du numérique, mais le dispositif est censé cibler beaucoup d’autres secteurs d’activité à plus long terme. Il suscitera ainsi l’attention de nombreuses catégories d’entreprises. Le Pass French Tech s’adresse à trois types de sociétés : celles dont le chiffre d’affaires oscille entre 100000 et 3 millions d’euros avec un taux de croissance annuel moyen de 80%, celles qui récoltent entre 3 et 10 millions d’euros de chiffre d’affaires et une progression d’environ 40% par an, et celles ayant un chiffre d’affaires de 10 à 50 millions d’euros avec une croissance annuelle de près de 20%. Les entreprises qui ne correspondent pas à ces critères financiers auront tout de même la possibilité de bénéficier de ce Pass si leur positionnement est particulièrement différenciant ou innovant sur leur marché, ou si leur activité implique un potentiel d’internationalisation rapide."Lnologies de l’information etJ’aime ma boîteDES OPÉRATIONS SÉDUCTION ATTRAYANTESLes initiatives comme « Pulse Contest » se multiplient aux quatre coins de l’Hexagone. Elles jouent un rôle de trem- plin à plus d’un titre, et ce- lui-ci n’est pas toujours inac- cessible. Le Concours nationalJ'ai le pressentiment que j'aurais dû travailler l'interactivité de mon pitch..."yon, 2 juillet 2014. Le fournisseur global de solutions dans les tech-taurateurs des solutions tech- nologiques de mise à jour dy- namique de leur carte des vins. Ce chef d’entreprise se montre très réservé quant à la pertinence de participer àtoute jeune société. « Pulse Contest » présente bien sûr un intérêt. Alexis Mathieu, cofondateur et directeur gé- néral de Feet Me, une entre- prise récompensée par le pre-de la communication Huawei et l’association de promotion entrepreneuriale La Cuisine du Web, présentent les résul- tats de leur concours national de start-up, intitulé « Pulse Contest ». Une opération qui vise à soutenir l’innovation et l’entreprenariat. Et les grands gagnants sont... « toutes les entreprises qui n’ont pas participé », pourrait conclure Jérôme Marteaux, cofondateur de la société Carte des vins, qui propose aux res-La question ne serait plus de savoir s’il faut y participer ou pas, mais plutôt comment y participerun maximum de concours, passeports pour l’entreprise, ou autres opérations de sé- lection synonymes de vitrine alléchante pour l’offre d’unemier prix de la catégorie « Ob- jets connectés » du concours, ne dira pas le contraire. Cetted’aide à la création d’entre- prises de technologies inno- vantes fait partie des initiatives qui se déroulent chaque année. Il récompense les projets ensociété, quisemelle à capteurs de pressiondéveloppe uneQSartre, Zinedine Zidane et Phi- lippe Ginestet ? Chacun à son niveau a mis en pratique, de manière plus ou moins consciente la philosophie de vie existentialiste qui veut que l’on devienne ce que l’on fait. Quand le créateur de GIFI se lance, il est loin de s’imaginer que trois décennies plus tard il sera à la tête d’un groupe de près de 5000 collaborateurs, présent sur tous les continents. Et pourtant, il est intimement convaincu que dans la vie rienCultiver et transmettre le dépassement de soi dans l'entrepriseuel est le point com- mun entre Alexandren’est figé, et que c’est d’abord son travail, son audace et sa persévérance, baignés dans un océan d’optimisme, qui forge- ront le destin qu’il décidera lui-même d’écrire pour son entreprise.collaborateurs qui, entrés par « la petite porte » et habités par cet état d’esprit, ont réalisé un parcours exceptionnel allant jusqu’à occuper les plus hautes fonctions dans l’entreprise. Lorsque nous nous convain- quons que nous pouvons at- teindre un objectif, sans penser à l’échec, alors nous y arri- vons.per à une aventure collective unique en relevant un grand défi ?C’est à cette question qu’un grand patron doit répondre pour relever les défis inédits auxquels il a à faire face au- jourd’hui. Comme l’a écrit le théoricien du marketing amé- ricain, Peter Drucker : « Chaque fois que vous voyez une entreprise qui réussit, dites-vous que c’est parce qu’un jour quelqu’un a pris une décision courageuse ».Thierry BOUKHARI Directeur Délégué du Groupe Gifichronique parrainéele Grand, Jean-Paulpar Sophie de MenthonC’est cet état d’esprit marqué d’un profond volontarisme que Philippe Ginestet distille au cœur de son entreprise au- jourd’hui. Un cadeau qu’il s’emploie à partager en allant au contact de ses collabora- teurs parmi lesquels se cachent des talents qui ne demandent qu’à se révéler. Depuis sa créa- tion, GIFI ne compte plus lesEn effet, la confiance en soi est le secret du succès. Comment véhiculer une image positive, un état d’esprit combatif, et une volonté de rester leader si les collaborateurs ne sont pas gagnés par le désir de partici-Présidente d'ETHIC Présidente de SDME Membre du CESE44 SEPTEMBRE 2014Œ]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[OFFREZ UN ENVIRONNEMENT PRIVILÉGIÉ AU DÉMARRAGE VITÉDES LOCAUX PRIVATIFS PROPOSÉS À LA LOCATIONDES SERVICES MUTUALISÉSUN ACCOMPAGNEMENT PERSONNALISÉDES ESPACES DE COWORKINGDirection du développement économique : Christelle Bizet 57, Avenue Pierre Sémard - BP 91015 - 06131 Grasse Cedex Tel : 04.89.85.60.00 cbizet@paysdegrasse.fr© Pays de Grasse. C. Barbiero]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13CLUB ENTREPRENDRE Créer aujourd’hui - Concours et bourses pour entrepreneursd’informer ces dernières de l’existence et de l’intérêt de telle ou telle opération, ce qui n’est pas forcément une mince affaire », explique Joël Alexandre, vice-président de la CCI Centre et président de la CCI du département d’Eure- et-Loir. « Au sein de notre structure, nous diffusons des bonnes pratiques pour les personnes qui se lancent dans l’entrepreneuriat, ce qui inclut des pistes pour profiter de toute la visibilité que peuvent offrir des opérations exté- rieures, et celles-ci sont sou- vent plus intéressantes qu’il n’y paraît », indique Nicolas Hazard, président de l’incu- bateur parisien Le Comptoir,émergence nécessitant encoreune phase de maturation surle plan technique et écono-mique. Une subvention de45000 euros est accordée dansle but d’asseoir la faisabilitédu projet d’entreprise sélec-tionné. En 2013, sur quelquescentaines de candidats, environ120 lauréats ont été retenus.Il s’agit de sociétés évoluantdans le domaine pharmaceu-tique, dans les sciences de lavie, les biotechnologies, ouencore l’informatique, pourla majorité d’entre elles. « Entant que CCI, nous représen-tons l’outil le mieux adaptépour faire connaître les trem-plins mis à la dispositionsdes entreprises. Une premièreétape indispensable est déjà notamment positionné sur lareprise d’entreprise. Les ré- compenses et traitements de faveur auxquels une entreprise peut prétendre sont d’autant plus fréquents que celle-ci évolue dans une filière à fort potentiel de développement. Pour les structures dont l’ac- tivité repose sur une techno- logie prometteuse, Bpifrance (la Banque publique d’inves- tissement) a mis en place le Pass French Tech, un dispositif qui fait figure de service Pre- mium pour les entreprises concernées par une situation d’hypercroissance. L’objectif est de pouvoir donner un coup d’accélérateur à un dévelop- pement qui ne demande qu’à exploser. Elaboré en 2014 par les partenaires principaux de la « French Tech », une ex- pression qui désigne l’ensem- ble des acteurs impliqués dans l’écosystème français des start- up, le Pass French Tech vise à fournir un accès privilégié, simplifié, et fluidifié à toutes les offres d’Ubifrance (l’agence française pour le développement international des entreprises), de Bpifrance, de la Coface (le spécialiste de l’assurance-crédit), mais aussi de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Les entreprises sélectionnées bénéficient d’un accompa- gnement personnalisé ren- forcé, en ayant à leurs côtés des interlocuteurs référents partenaires du dispositif. Une mise en relation avec des in- vestisseurs adaptés au profil de l’entreprise est proposée, afin de répondre aux besoins de financement. Un accom- pagnement est également fourni pour les démarches de levée de fonds. Toutes les so- ciétés bénéficiaires profitent par ailleurs d’une visibilité exceptionnelle grâce à la mise en avant de leur profil dans les différentes communica- tions de chaque partenaire, sans oublier la priorité avec laquelle toutes les demandes sont traitées. Un exempleIntégrateur de cultureparPierre-Etienne BostCertains se prennent peut-être un peu trop au jeu de la compétition...d’initiative qui vaut bien l’at- tention des entreprises. « Nous constatons un réel engouement de la part des entrepreneurs impliqués, qui soulignent un véritable changement chez les partenaires du Pass French Tech qui consiste à mettre l’entrepreneur au cœur de laDirecteur Associé de The Art Marketing Company, société de conseil en stratégie cul- turelle, et du Arts&Business Club,le premier réseau de dirigeants dédié à l'art et la cultureexplique Paul-François Four- nier, directeur de l’innovation de Bpifrance.ment mesurable, n’incite pas toujours à se précipiter sur les dossiers d’inscription, mais les retombées peuvent parfois être bien plus importantes que ce qu’imaginent les dirigeants. Quelques bons réflexes en amont permettent d’évaluer l’intérêtdeconsacrerdutempsLEt si la rentrée se faisait culturelle ?DEVENIR DES « BÊTES À CONCOURS »La candidature à ces concours et initiatives de soutien est souvent considérée commea période des vacances sphère culturelle, et les ap- estivales est généra- proches créatives renforcées lement propice aux par des collaborations avecLa recherche d’anciens participants et lauréats dont les conseils s’avèrent généralement précieux est une démarche intéressanteexpériences culturelles di- des artistes et des créateurs.verses : festivals, concerts, visites d’expositions, lec- tures... Autant d’activités trop souvent négligées pen- dant l’année et dont on re- découvre à cette occasion le bien qu’elles nous font.En communication, les conte- nus de marque ("brand content") sont d’autant plus pertinents et percutants qu’ils puisent dans des dimensions culturelles porteuses de sens et d’impact intellectuel et émotionnel. Les événements clients peuvent quant à eux véhiculer de manière pro- fonde et sensible l’identité de l’entreprise en s’appuyant sur des expériences culturelles qui resteront gravées dans la mémoire des participants. Enfin, en interne, rien de plus puissant pour exprimer et éprouver des valeurs et une identité collective que des expériences culturelles choi- sies avec pertinence.définition de leur offre de ser- vice, en cherchant à lui faire gagner du temps et en lui simplifiant les démarches »,un passage obligatoire, un exercice indispensable. Force est de constater que le retour sur investissement, difficile-à un projet de ce type. Tout d’abord, mieux vaut se foca- liser sur les concours vérita- blement adaptés à son activité,De fait, la culture est trop riche et trop importante dans notre épanouissement humain pour ne rester qu’un loisir et s’arrêter au seuil de la sphère professionnelle et de l’entre- prise.En réalité, la culture peut s’intégrer avec profit aux dif- férentes facettes de l’activité des entreprises et devenir un vrai levier de performance. En marketing, les réflexions innovantes peuvent être fa- vorisées par des analogies et des témoignages issus de laAlors, quelle dimension cul- turelle prendra votre rentrée ?46 SEPTEMBRE 2014ConseilsC’est décidé, vous montez votre entreprise. Parmi le florilège d’interrogations qui se bousculent dans votre esprit se trouve forcément la question du matériel informatique : faut-il acheter ou louer ? Tout dépend de votre activité. Si vous comptez évoluer dans le design industriel ou le mon- tage audiovisuel, l’obsolescence importe bien sûr davantage que si les équipements ne servent qu’à gérer des bons de commandes et factures. Dans le premier cas, le renouvelle- ment des ordinateurs doit être bien plus fréquent. La loca- tion sera alors plus adaptée. Dans l’industrie ou leEquipements informatiquescommerce, mieux vaut acheter ses PC car détenir des ma- chines dernier cri n’a rien d’indispensable.Parmi les loueurs, la plupart des prestataires demandent des garanties importantes, comme une caution bancaire, une analyse du business plan, ou encore une garantie de solva- bilité. Ces exigences compliquent souvent la situation des entreprises de moins de deux ans qui souhaitent accéder à la location d’équipements.Louer permet de lisser sa trésorerie sur l’année, d’utiliser des ordinateurs renouvelés en moyenne tous les trois ansŒ]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[n°1319&20 NOV.2014 NANTESwww.ecoreseau.frCréer aujourd’hui - Concours et bourses pour entrepreneurs CLUB ENTREPRENDREfacilement les intéressés. « La multitude d’événements et opérations dédiés aux PME peut donner le tournis, ajoute Joël Alexandre. Les dirigeants peuvent vite avoir l’impression d’être dans une vraie jungle dans laquelle les initiatives qui leur sont adaptées finissent par passer inaperçues. C’estles contraintes opérationnelles qui rythment les semaines, prendre de la hauteur pour mieux se recentrer sur le pro- jet et les ambitions n’est pas si fréquent. Le dossier permet alors de préciser quatre points majeurs que mentionne le ré- seau Business Angel France : la question des besoins aux-connaissance fine des do- maines abordés. Les critiques de ces derniers sont décrites comme systématiquement constructives et aidant à orienter son projet d’entre- prise dans un sens souhaita- ble, voire inattendu. En cas de victoire, les récompenses vont bien au-delà du chèquecontacts ou l’obtention d’aides.même que celui de toutes les autres start-up. Le risque est alors de multiplier les ren- contres, certes intéressantes, mais peu constructives quant à sa propre activité. Un autre écueil concerne le moment auquel on décide de s’inscrire à un concours. Il peut être difficile de savoir si celui-ci est approprié, par rapport au stade d’évolution de l’entre- prise. Entre le moment où un premier prototype est dis- ponible et celui où le modèle économique a déjà été validé par les premiers clients, la situation à exposer n’est pas du tout la même. Présenter son profil à un concours peut alors être inadapté, même si en théorie une participation s’avère justifiée. Entre la né- cessité de confronter son pro- jet à la réalité du secteur, la recherche de visibilité, et la quête de partenaires et de fi- nancement, les objectifs va- rient à chaque étape et ris- quent de se retrouver en dé- calage avec l’apport de telTIMING ET BONNES PRATIQUESIl faut noter par ailleurs que l’intégration de réseaux et l’augmentation de la visibilité forment des bénéfices pour tous les participants, qu’ilsà des acteurs comme nous d’aller vers eux en expliquant comment en tirer pleinement profit. »quels l’entreprise répond, les avantages concurrentiels per- mettant d’avoir une longueur d’avance, la vision person- nelle du marché, les solutions pour tenir les concurrents à distance sur le long terme. Lorsque le jour de l’événe- ment se profile, l’entraîne- ment à la présentation de l’offre d’entreprise et les re- tours apportés par les autres professionnels présents re- présentent deux autres béné- fices essentiels. Au moment du lancement de sa start-up, Guillaume Bort a participé à une série de concours comme celui de l’Accélérateur, une structure de financement et de développement des start- up, ou Start In Paris, un évé- nement mensuel qui permet à cinq start-up de présenter leurs services en cinq minutes à une communauté parisienne d’entrepreneurs et d’inves- tisseurs. Des démarches qui lui ont permis d’évaluer pré- cisément le bénéfice de son activité, sa pertinence, et de « s’entraîner à pitcher devant un public très large ». Un exercice qui, selon lui, consti- tuait une excellente prépara- tion aux présentations futures à mener face aux investis- seurs. Le jury de ce type de concours est par ailleurs gé- néralement composé de pro- fessionnels et experts de grande qualité, ayant uneCITÉDES CONGRÈSsoient lauréats ou non. Le seul fait de participer aux événements permet de ren- contrer l’ensemble de l’éco- système dans lequel évolue la société candidate, à savoir clients potentiels, fournis- seurs, investisseurs, concur- rents, partenaires, instituts de recherche, plateformes de transfert de technologies... Mais gare aux faux sem- blants. De quels écosystèmes parle-t-on ? Comme le men- tionne Jérôme Marteaux, ce n’est pas parce qu’on est une start-up que l’écosystème dans lequel on évolue est lePartenaires Officiels1er@SDEntrepreneurs #SalonEntrepreneursPour Guillaume Bort, cofon- dateur et PDG de fioulreduc.com, site Internet français spécialisé dans la vente de fioul domestique à bas prix pour les particuliers, la structuration progressive au cours des dernières années de l’écosystème start-up, im- pliquant les business angels, les leveurs de fonds, accélé- rateurs et autres incubateurs, « a largement bénéficié à tous ces concours dont le nombre ne cesse d’augmenter ». La question ne serait plus de sa- voir s’il faut y participer ou pas, mais plutôt comment y participer.offert pour l’occasion. L’en- treprise lauréate dispose d’une visibilité inespérée dans la presse locale et spécialisée, ce qui permet d’améliorer sa notoriété auprès d’un public élargi, de booster son réfé- rencement auprès d’acteurs clés, de faire connaître la va- leur ajoutée et le caractère différenciant de son offre, et bien sûr de gagner en visibi- lité par rapport à d’éventuels investisseurs. D’autres ré- compenses sont très concrètes comme les modules d’ac- compagnement, la création d’un nouveau réseau de.ou tel concours.représentant un challenge vrai- ment constructif. Une fois que celui-ci est identifié, inu- tile de s’attarder sur les ques- tions auxquelles le business plan constitue une réponse en soi. Mais se pencher scrupu- leusement sur les points en rapport direct avec la théma- tique phare du concours forme un élément déterminant. Faire appel à des structures spécia- lisées dans le montage de dos- siers de ce type peut être une démarche intéressante, tout comme la recherche d’anciens participants et lauréats dont les conseils s’avèrent géné- ralement précieux. Le réseau d’entreprises dans lequel évo- lue la société, le pôle d’activité voisin, ou les pépinières lo- cales sont capables d’orienter: Le juste coûtavec des logiciels disponibles de façon homogène. Le loyer dépend généralement du nombre de postes de travail et de la durée du contrat signé. Pour une location à long terme, c’est- à-dire supérieure à 24 mois, le taux d’intérêt pratiqué par les loueurs oscille généralement entre 4,5% et 5%. La durée optimale de location est d’environ 36 mois pour les ordinateurs de bureau et les portables, et de 48 mois pour les serveurs. Autre point qui peut faire pen- cher la balance du côté de la location : la maintenance, fréquemment incluse dans les contrats. Un ordinateur qui ne bénéficie pas de l’entretien dont il a besoin voit ses perfor- mances diminuer en seulement quelques mois, à cause de logiciels et utilitaires mal installés ou de virus. Mais il est également possible de faire appel à un prestataire différent pour cet aspect, ce qui peut être plus avantageux en termes de coûts.Mathieu NeuL’un des premiers intérêts réside dans la préparation et la rédaction du pitch, dont l’avantage est de forcer le dirigeant d’entreprise à prendre du reculPETIT ENTRAÎNEMENT AVANT LE GRAND BAIN En terme de vie quotidienne, les concours représentent avant tout un apport nour- rissant l’esprit de compétition, à l’origine « d’une saine et nécessaire émulation », ce qui forme une première bonne raison de s’investir dans ces projets. Plus concrètement, l’un des premiers intérêts ré- side dans la préparation et la rédaction du pitch, dont l’avantage est de forcer le dirigeant d’entreprise à pren- dre du recul sur son activité, sa situation, ses besoins. AvecUn événementVOUS SOUHAITEZCRÉER VOTRE ENTREPRISE ?salondesentrepreneurs.comNL'ÉVÉNEMENT N°1DES CRÉATEURS & DIRIGEANTS D'ENTREPRISESNNCODE INVITATIONNNNaananntteteesss GGrraanndd--OOuueessttPartenaires Associés AvecMédias OfficielsINVITATIONSSEPTEMBRE 2014 47Crédit photo : Shutterstock, Inc.]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13CLUB ENTREPRENDRE Business guides - Flottes autoRouler en travaillant, idée saugrenue ?A l'avenir, nous souhaitons tous conduire des véhicules plus intelligents que nous, chauffeurs. Avec moins Jde coups de klaxon, d'accidents surtout, mais aussi avec davantage d'intelligence, d'autonomie et bienplus de connectivité. L'occasion de revenir en 2014 sur le concept de bureau mobile.ean-Marie P., las et dé- économique. Mais la voi- Ports USB comme s’il en motivé, se rend tous ture s’arrête. Jean-Marie est pleuvait. Socles à smart- les jours à l’aide de déjà arrivé. Il sait ce qui phone, berceau à tablette etson véhicule de fonction au l’attend et redoute le mo- siège rabattable dont le dos-siège social de l’entreprise qui l’emploie depuis sept ans. Le temps froid et maussade, Jean-Marie l’ou- blie en regardant des vidéos de vacances passées à Mar- bella, projetées à même le pare-brise avant de sa ber- line dont les contours se sont opacifiés pour amélio- rer la qualité de l’image.ment fatidique : des répri- mandes de son supérieur, car il n’a pas pris le temps de répondre à ses mails ni à ses appels. Et cela ne manque pas d’arriver. Jean- Marie se fait souffler dans les bronches. Son patron en vient à regretter le début du XXIe siècle, lorsque la voi- ture n’était pas encore unsier se transforme en station pour PC portable. Le tout connecté avec les technolo- gies R&GO et R-Link Evo- lution, autorisant une ergonomie optimale et une connectivité de pointe. Les autres constructeurs ne sont pas en reste. Surtout dans la catégorie des marques dites premium.Une voiture qui lit vos mails et vos SMS ! Non vous ne rêvez pasC’est l’âge d’or du tout électronique. Son véhicule, toujours poliment, lui sug- gère des musiques en fonc- tion de ce qu’il regarde pour se distraire. Mieux en- core, ce véhicule dont l’in- telligence n’a d’égale que l’autonomie lui demande chaque fois que nécessaire s’il souhaite répondre à sa femme ou à ses collabora- teurs. Jean-Marie n’en a cure et se décide à lire, sur ce même pare-brise, les dernières actualités. L’éventail est vaste : le New York Times, SoFoot ou Eco- réseau... Le choix se porte finalement sur le magazinelieu de distraction, l’époque où les véhicules de société possédaient encore un vo- lant et commençaient à peine à se connecter avec leur environnement exté- rieur. Le temps où l’on fai- sait preuve d’audace et d’un esprit visionnaire lorsque l’on parlait de bu- reau mobile.BMW propose, par exem- ple, l’offre de services ConnectedDrive sur la fini- tion Executive proposée sur les Série 1, Série 3, Série 4 Gran Coupé et Série 5 ainsi quesurleX1etleX3.Au- delà des fonctionnalités ba- siques de série (appel mains libres et transfert du réper- toire via Bluetooth), la marque allemande propose une option intitulée « Con- nectivité avancée » qui per- met de profiter à bord de la voiture de nombreuses fonctionnalités bureau- tiques et d’un système de commande vocale évolué. « Les véhicules peuventUNE VOITURE QUI PARLE ET DES PASSAGERS CONNECTÉSLe design de ces voitures du futur rappelle vaguement quelque chose...En 2014, Renault frappe un grand coup avec sa notion de bureau mobile et l’an- nonce de son dernier Trafic.ainsi être équipés d’un ber- bien d’un hotspot wifi 4G net », présente Vincent ceau adaptateur, un « snap- pour que l’ensemble des Costet, chef de produitin », pour rangerrecharger le smartphone ou soient connectés à Inter- commande vocale permetet occupants du véhicule BMW ConnectedDrive. La48 SEPTEMBRE 2014]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.frBusiness guides - Flottes auto CLUB ENTREPRENDREen plus de lire les messages afin d’en prendre connais- sance en toute sécurité. Une voiture qui lit vos mails et vos SMS ? Non vous ne rêvez pas ! Il est également possible de connecter à la voiture deux téléphones ac- tifs en même temps, par exemple un professionnel et un privé. Les deux réper- toires vont alors fusionner.surcoût à l’usage pour le client en matière de télé-rigent sans que le volant ne bouge. Le dernier Q 50 estmière mondiale qui amène à davantage de sécurité etticipe non seulement les réactions du véhicule quid’avance pendant sa conduite. « Notre volontéchir l’expérienceLes véhicules peuvent être équipés d’un « snap-in », pour ranger et recharger le smartphone ou bien d'un hotspot wifi 4G pour que l'ensemble des occupants du véhicule soient connectésest d’enri.de conduite et de mettre en place des systèmes de sécu- rité et de confort actifs, pour que le conducteur ar- rive à destination dans de bonnes conditions », ren- chérit le directeur commer- cial et marketing d’Infiniti.chargement de données », équipé de cette nouvelle explique Vincent Costet. technologie que l’on re-de confort. Ce système se couple avec un « cruise control » adaptatif et pré- dictif des distances qui an-vous précède mais aussi celles du véhicule suivant, ce qui permet au conduc- teur d’avoir une voituretrouve en aéronautique ou TOUS PARTISANS DE en Formule 1. Une pre-L’ « INFOTAINMENT » ?Geoffroy FrameryLAND ROVER BUSINESS RANGE ROVER EVOQUEOPTEZ POUR LA PERFORMANCE. à partir de399€TTC (1) /moisAVEC APPORTENTRETIEN ET GARANTIE INCLUSLLD SUR 36 MOIS ET 45 000 KM MAXIMUMlandroverbusiness.frABOVE AND BEYOND : Franchir de nouveaux horizons.Location longue durée sur 36 mois et 45 000 km. (1) Exemple pour un Range Rover Evoque Mark I 5 portes eD4 BVM Pure au tarif constructeur du 02/01/2014, financé en location longue durée sur 36 mois pour un kilométrage maximum de 45 000 km, soit 36 loyers mensuels de 399 € TTC après le versement d’un apport de 6 000 € TTC. Offre incluant les prestations garantie, entretien, assistance et assurance perte financière et réservée aux professionnels (hors loueurs) pour tout véhicule neuf de la gamme Range Rover Evoque commandé jusqu’au 30/04/2014 auprès de votre concessionnaire Land Rover participant. Sous réserve d’acceptation de votre dossier par FAL Fleet Services, SAS au capital de 3 000 000 € - 6, rue Nicolas Copernic - Trappes 78083 Yvelines Cedex 9 - RCS Versailles 413 360 181. N° Orias 08 045 147. Modèle présenté : Range Rover Evoque 5 portes Mark I Prestige eD4 BVM avec options Peinture métallisée et détecteurs d’obstacles avant : 43 910 €.Consommation mixte Norme CE 1999/94 (L/100km) : de 4,9 à 7,8 - CO2 (g/km) : de 129 à 181. RCS Nanterre 509 016 804.JFC DUFFORT Motorswww.jfcduffortmotors.com RouenTél. : 02 32 10 81 81Le HavreTél. : 02 35 25 10 71Saint-Germain-en-LayeTél. : 01 39 58 80 71Les UlisTél. : 01 64 86 21 00LisieuxTél. : 02 31 48 24 24CaenTél. : 02 31 75 40 00Les AndelysTél. : 02 32 54 12 80EvreuxTél. : 02 32 39 22 74ChartresTél. : 02 37 91 25 30Tours NordTél. : 02 47 85 10 10Tours SudTél. : 02 47 48 44 84OrléansTél. : 02 38 65 31 35Il sera de même possible de gérer les appels sur les deux téléphones. Lecture des tex- tos et synchronisation de deux portables qui existe aussi dans les services de la dernière Passat de Volkswa- gen, par exemple. L’offre ConnectedDrive présente aussi une gamme de ser- vices connectés qui fonc- tionne à partir d’une carte SIM intégrée en usine à la voiture. Ces progrès sont également synonymes de réduction des coûts. « Pas de contraintes pour rece- voir de la data lorsqu’on utilise ce système fonction- nant avec la carte SIM inté- grée, car il marche partout en Europe et de manière il- limitée. Ce n’est pas le télé- phone du client qui sert de modem, il n’y a donc pas deEn dépit de certains habita- cles en ronce de noyer et autres intérieurs cuir qui peuvent faire penser à un bureau Louis Philippe, l’idée du bureau mobile ne fait pas que des émules, même si chaque construc- teur se soucie de concevoir des voitures connectées et de répondre aux canons technologiques exigés par les gestionnaires de flottes automobiles. « Nous ne fai- sons pas exception sur ces options. Mais au-delà de la notion de bureau mobile, il faut rester connecté en ayant toujours conscience que l’on conduit. C’est pour cela que certaines de nos fonctionnalités sont désactivées alors que le vé- hicule roule (comme par exemple la consultation des plateformes de medias so- ciaux Facebook ou Twit- ter) », témoigne Gilles Gautherot, directeur de la communication France, Belgique, Luxembourg chez Infitini. Le but de cer- tains constructeurs, au-delà des avancées en connecti- vité, est donc de réfléchir aux systèmes pour rendre la vie à bord plus confortable. « L’axe clé de notre R&D, c’est celui lié à l’expé- rience de conduite. Car nous restons persuadés que la fonction première d’un véhicule est d’être une voi- ture et non pas un bureau, même si nous accordons de l’importance à l’ « infotain- ment » », confie Gilles Gautherot. A ce titre, côté sécurité, la marque pre- mium équipe désormais certains de ses véhicules d’un système de contrôle permettant de se maintenir sans effort dans la voie de circulation, appelé Activer Lane Control. Il fonctionne à l’aide d’une direction «bywire»:lesrouescor-SEPTEMBRE 2014 49]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13CLUB ENTREPRENDRE Business guides - Cadeaux d’affairesProtocole de cadeauxULes codes du cadeau d'affaires « haut de gamme » ne sont pas impénétrables. Et mieux vaut les connaître, sous peine de mauvais retours de bâton...n sac Longchamp, l’entreprise souhaite associer l’entreprise qui part en retraite s’avérer aussi constructeur en termes d’image. Les « Chez Phillips par exemple, un foulard Hermès, son image : remerciement après 30 ans de bons et que destructeur, selon la produits doivent être les clients peuvent passer un stylo S.T.Dupont, des salariés pour un travail loyaux services. Quoi qu’il valeur attribuée au produit. valorisants. » En introduisant commande de produits quiune bouteille millésimée... particulièrement bien mené, en soit, le haut de gamme a » Avant la généralisation du le destinataire du cadeau dans n’ont pas encore étéLe quart des cadeaux d’affaires dépasse aujourd’hui la somme de 150 euros, 10% d’entre eux passant même la barre des 500 euros ! S’il ne représentent qu’une petite partie du marché, les achats haut de gamme et très haut de gamme font partie intégrante de la stratégie d’image de l’entreprise et nécessitent la plus grande attention. Tout comme Hermès, plusieurs marques de luxe, ambassadeurs du savoir-faire français, disposent à présent d’un service dédié aux entreprises pour répondre aux demandes croissantes des responsables marketing. Certes, le poste est l’un des premiers à souffrir de réductions en temps de crise. « Le montant des budgets consacré aux cadeaux a baissé, mais le nombre de budgets a augmenté », constate Pascal Evanno, national account manager chez Phillips. Ces restrictions ont fait évoluer la demande vers les produits de grande marque. Le produit est recherché « pour le produit », non plus comme un simple support publicitaire. Si un cadeau a vocation à faire plaisir à celui qui le reçoit, n’oublions pas qu’il est avant tout un outil marketing visant à entretenir ou encourager une relation commerciale avec des prospects, des clients, des fournisseurs, des prestataires. Il peut aussi accompagner des événements importants dans la vie d’une entreprise.lancement de produit, signature d’un contrat... Lesla cote car les entreprises préfèrent dépenser pluscommerce sur Internet, le prix du cadeau pouvait resterlemondesouventinaccessible du luxe, il entre dans uncommercialisés », affirme Pascal Evanno. « De plus en plus, on nous demande de l’originalité, confirme Nathalie Cozette. Au nom du salon Omyagué, nous avons apposé le titre « Les boudoirs de l’incentive » pour signifier que nous travaillons avec des créateurs capables de dessiner des lignes de bagagerie ou d’accessoires que les destinataires des cadeaux ne pourront pas trouver ailleurs. » Le cadeau exceptionnel, c’est aussi celui qui est différenciant. « Les clients ne veulent pas des cadeaux que l’on trouve partout. Ils souhaitent des objets qui sont dans l’air du temps et sortent de l’ordinaire », insiste pour sa part Eric Meyet, président de Ulmann SAS, société exploitant un site spécialisé dans les cadeaux d’affaires haut de gamme.• Connaître le bénéficiaire : un cadeau réussi est celui que le destinataire aurait pu s’acheter lui-même. Celui qu’il gardera et qu’il utilisera dans son quotidien, parfois pendant plusieurs années. Réussir cette adéquation suppose une bonne connaissance de la cible, mais aussi de ses circonstances spécifiques de vie. Cette exigence est renforcée lorsqu’il s’agit de remercier un client étranger en visite dans l’entreprise. Il convient alors de prendre en compte nombre de paramètres. Inutile d’offrir un foie gras à un asiatique qui ne mange pas de viande, ou un alcool à une personne qui prendCritères présidant au choix d'un cadeau d'affaires* :• Le prix• La qualité • L'originalité • L'utilité*Source : Etude Omyagué 2014.DU TRÈS HAUT DE GAMME POUR DES CIRCONSTANCES EXCEPTIONNELLES Qualité du produit, sentiment d’appartenance sociale à un groupe privilégié... un produit de prestige renforce un sentiment d’exception. Il est particulièrement bienvenu lorsqu’il s’agit de marquer certaines circonstances marquantes auxquelles« Le cadeau reflète l’intérêt que l’entreprise porte à son destinataire. Les gens y sontLES CLÉS DE L’EFFICACITÉ• Miser sur l’exceptionnel : pour garantir le fameux effet « waou », il convient de donner au cadeau un côté exceptionnel. Pour certaines grandes marques, la perception de l’exclusivité commence dès l’emballage. La boîte si caractéristique est en elle même un gage de succès. Pour le reste, l’aspect « exclu » peut être apporté par nombre d’éléments."Nous avons peut être poussé le bouchon un peu loin pour le cadeau..."occasions ne manquent pas. « Parfois, les entreprises les destinent à un invité étranger, un client ou un fournisseur du Moyen-Orient par exemple, remarque Nathalie Cozette, directrice du salon Omyagué-Les boudoirs de l’incentive. Dans ce cas, la référence au produit français est très importante. Danslorsque cela leur assure qu’elles atteindront leur objectif.caché. Plus aujourd’hui. « Un client peut en un clic connaître la valeur de son cadeau sur la Toile », explique Nathalie Cozette. Face à cela, les marques deviennent une valeur sure. « En période de crise où l’on est très regardant sur ce type de budget, on a tendance à se retrancher derrière lacercle de privilégiés : voyage pour deux dans une destination de rêve, grand cru, maroquinerie de luxe, électroménager haut de gamme... une foule de possibilités qui sont autant de garanties de succès.LA VALEUR DU CADEAU, UN MESSAGE EN SOIAvant la généralisation du commerce sur Internet, le prix du cadeau pouvait rester caché. Plus aujourd'hui50 SEPTEMBRE 2014certains pays les dirigeants sont habitués à vivre dans un univers luxueux. » Le privilégié peut aussi être un simple employé detrès sensibles, se disant en le découvrant : « Voilà la considération que l’entreprise a pour moi », rappelle Pascal Evanno. Un réflexe qui peutvaleur sûre que représente une marque, confie Pascal Evanno. Un cadeau représente une dépense dont l’entreprise doit tirer parti]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13CLUB ENTREPRENDRE Business guides - Cadeaux d’affairescadeaux, ils feraient mieux de nous augmenter... » Remarque désagréable que nul ne veut risquer d’entendre. A l’opposé, la radinerie peut aussi s’avérer néfaste. Lorsque l’on opte pour le haut de gamme ou le luxe, il convient debienmesurerladépense. Ayez votre propre « échelle » de générosité, mais faites en sorte qu’elle reste cohérente. L’entreprise qui ne fait jamais de cadeau en interne peut par exemple se contenter d’un produit haut de gamme tandis que celle qui incentive régulièrement ses commerciaux avec des bons d’achat ou des coffrets- cadeaux peut marquer un événement avec un produit de luxe.• Soigner l’emballage et la livraisonPour atteindre l’effet souhaité,sachez que la mise en scène du cadeau répond également à des codes. Rappelons à ce titre que l’emballage n’est pas anodin. Dans la mesure du possible, privilégiez celui de la marque. Il est aussi possible d’opter pour un sacnné aux couleurs deenruba.l’entreprise. Enfin, la meilleure manière d’offrir le cadeau est de le remettre en main propre, dans des circonstances appropriées. Si cela n’est pas possible, privilégiez la livraison par coursier plutôt que La Poste.*Étude menée par Omyagué en 2013.Marie Bernard"D'accord vous êtes végétariennes, mais le foie gras n'est pas vraiment de la viande..."Régime fiscal des cadeaux d'affairesLes cadeaux d'affaires offerts dans le cadre de relations commerciales obéissent à un régime fiscal particulier. L'administration fiscale y est particulièrement vigilante, attention aux contrôles !Régime de TVA• Le principe : il est, par principe, interdit de déduire la TVA grevant les biens offerts sans contrepartie suffisante. Ainsi, les biens remis à titre gratuit, ou à un prix très inférieur à leur prix normal, ne peuvent pas faire l'objet d'une déduction de TVA. Cette règle vise principalement les cadeaux d'affaires, entendus au sens large. Précisons toutefois que ce principe d'interdiction ne vise que les biens. Les cadeaux prenant la forme de services, dès lors qu'ils sont rendus dans l'intérêt de l'entreprise, ouvrent droit à déduction.• L'exception au principe d'interdiction : qu'ils soient spécialement conçus à titre publicitaire ou non, les biens remis sans contrepartie dont la valeur est estimée comme étant « très faible » peuvent faire l'objet d'une récupération de la TVA. Toutefois, cette récupération n'est ouverte que pour les objets dont la valeur unitaire n'excède pas 65 euros toutes taxes comprises, soit 52 euros hors taxes. Cette valeur correspond soit au prix d'achat par l'entreprise, soit à son prix de revient lorsque l'entreprise procède elle-même, ou fait procéder pour son compte, à la fabrication. Les frais liés à la distribution à la charge de l'entreprise, comme les frais d'emballage ou frais de port doivent également y être inclus. Enfin, lorsqu'un cadeau est constitué par la somme de plusieurs objets pouvant être distribués isolément, c'est la valeur totale de l'ensemble qui doit être retenue et non celle de la valeur de chaque article. Cette somme de 65 euros s'entend pour une année et pour un même destinataire.Régime d'imposition sur les bénéficesLes cadeaux consentis par l'entreprise sont déductibles du résultat à condition qu'ils soient faits dans l'intérêt de celle-ci. Aucune condition liée à la valeur du cadeau n'est donc fixée. Néanmoins, lorsque le montant annuel des cadeaux dépasse 3000 euros, il doit être mentionné sur le relevé spécial n°2067 à joindre à la déclaration de résultats des sociétés, quel que soit leur régime fiscal.Cette déclaration n'est plus nécessaire lorsque les objets sont spécialement conçus pour la publicité et que leur valeur ne dépasse pas 30 euros TTC par bénéficiaire, portée à 65 euros TTC pour les exercices clos à compter du 31 décembre 2011. Ces objets ne doivent pas être pris en compte dans la détermination du plafond de 3000 euros.l’avion pour rentrer dans son pays et où l’alcool ne pourra pas passer la frontière. Les contraintes sont nombreuses et propres à chaque culture.•Véhiculer les valeurs de l’entreprise :« Nous privilégions les produits made in France. Nous avons constaté que les clients aimaient faire travailler les ateliers français », constate Eric Meyet.• Viser le double effet : cours de cuisine dans lesla personnalisation du produit passait invariablement par l’apposition du logo de l’entreprise sur le cadeau offert. Dans les cadeaux haut de gamme et prestige, l’objet contient son message en lui- même. Pas question de joindre un sticker sur une bouteille Moët Hennessy que la cible servira lors d’un dîner avec des amis ! Il n’en a pas toujours été ainsi... « Auparavant, les marques voulaient absolument mettre leur logo sur les produits, se souvient Pascal Evanno. Nous leur expliquions alors que cela n’était pas nécessairement bon pour leurdiscret. En revanche, elles ont la possibilité de joindre un courrier au produit. Souvent, nous joignons le message au document de service après vente que le propriétaire conserve durant toute la durée de vie du produit. »Opter pour un produit qui plaît universellement :• certains produits plaisent universellement, pourquoi• Capitaliser sur la valeur perçue :côté entreprise, ce qui importe avant tout est la valeur perçue par le destinataire. Parfois, elle est supérieure à la valeur réelle du cadeau ! Certains présents sont en effet réputés avoir une « valeur perçue »HALTE AUX FAUSSES BONNES IDÉES !• Un cadeau qui coûte cher : les offres soit-disant haut de gamme qui contraignent le bénéficiaire à mettre la main à la poche sont à proscrire. Exit donc le baptême de l’air en montgolfière au départ de Marseille. Original, maiscuisines d’un dégustation de vins dans une propriété, thalasso, voyage en amoureux : la plupart des activités de prestige offertes en cadeaux d’affaires font plaisir aux deux personnes d’un couple !chef,Souvent, nous joignons astucieusement le message au document de service après vente que le propriétaire conserve durant toute la durée de vie du produitchercher ailleurs ? En tête du classement des cadeaux prisés, les produits gastronomiques et gourmands. Puis viennent les champagnes, vins et spiritueux. En troisième position, les accessoires de mode, maroquinerie et bagage.52 SEPTEMBRE 2014supérieure à leur valeur réelle. Pour les commerciaux par exemple, un voyage est toujours estimé à une valeur plus haute que sa valeur réelle...image. » Finalement, les entreprises ont fini par le comprendre et ont trouvé la parade pour transmettre un message à leur cible sans toutefois chercher à être visibles sur le produit lui- même. « En 2013, seul 1% des commandes comportait cette demande et lorsque nous l’avons fait, cela restaitonéreux... Celui qui habite Paris devra prévoir l’hôtel, le transport, les frais de restaurant, etc.• La récompense disproportionnée :une trop grande générosité pourrait sembler suspecte, voire susciter la critique : « Au lieu de nous faire desPERSONNALISATION : CHANGEMENT DE MÉTHODEIl semble révolu le temps où]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[Pour offrir un Château choisissez une Grande MaisonCadeaux d’affaires, Fidélisation,Stimulation, Incentive, Séminaire et CE,Privatisation de nos bars à vins...NICOLAS vous accompagne dans vos projets !Expédition partout en France et dans 25 pays en Europe par Pour vous conseiller : 480 Magasins et sur www.nicolas.comRenseignements au 01.41.73.55.69 ou nicolas-direct@nicolas.comL’ ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ. A CONSOMMER AVEC MODÉRATION.]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13CLUB ENTREPRENDRE Business guides - SéminairesSéminaires « high-techisés »SChahuté depuis 2008 et le début de la crise, le marché du tourisme d’affaires de groupes a retrouvé un peu de vigueur en 2013. Mais les utilisateurs sont de plus en plus exigeants...pécialiste du marché fessionnelles... Un poste fa- n’a pas hésité à investir lour- lations réceptives à disposi- communication et événemen- « Nous sommes positionnés du tourisme d’affaires cilement ajustable. dement au cours des trois tion d’entreprises locales et tiel pour le groupe de travaux sur de grandes manifestations (séminaires, conven- dernières années, pour ins- régionales. « Nous pouvons publics et de services à l’en- de plus de 1500 participants,tions, congrès, incentive), MARCHÉ DE taller la fibre optique (jusqu’à accueillir des groupes de 15 vironnement Serfim, utilisa- avec pour angle privilégiéCoach Omnium réalise chaque année, depuis plus de 20 ans, une étude conjonc- turelle sur l’évolution de la demande. Après la chute de 2009, celle-ci s’est progres- sivement redressée en 2010 et 2011, avant de connaître une nouvelle dégradation en 2012. Publiée il y a quelques semaines, l’étude sur l’évo- lution du marché en 2013 a cependant confirmé la reprise. Une relance timide, puisque les dépenses ont augmenté de seulement 1,1% par rap- port à l’année précédente, et marquée par une exigence renforcée des utilisateurs. « La demande change en permanence, constate Yves Brunot, créateur il y a 18 ans de l’agence France Sé- minaires. Le panier moyen a augmenté de façon régu- lière, mais les entreprises ré- clament des prestations tech- niques plus poussées. » Ce qui semblait exceptionnel il y a cinq ans est devenu la règle de base. Notamment en matière de connexions In- ternet. « Plus question de proposer le Wifi en option. C’est aujourd’hui un service qui doit être disponible en permanence dans l’ensemble des sites d’accueil que nous proposons à nos clients po- tentiels. » Une forme de mon- tée en gamme que le patron de France Séminaires associe notamment à la redéfinition du concept dans les entre- prises. « Il y a cinq ans, nous avions des groupes de 40 à8,5 MILLIARDS D’EUROS EN FRANCE Si la plupart des profession- nels valident ce constat, ils soulignent cependant que le temps des grandes conven-100 Mega) et s’équiper de la technologie son Dolby At- mos. « Nous sommes le seul centre de congrès en France à disposer de cette techno- logie révolutionnaire dansà 30 salariés pour du team building, ou bien des conven- tions réunissant entre 300 et 600 personnes. » Dans tous les cas, Valérie Fétaud assure qu’il faut être en mesure detrice régulière de sites pou- vant accueillir des conven- tions et séminaires, profite de cette concurrence exacer- bée pour organiser des ma- nifestations sans cesse plusles congrès scientifiques et médicaux », confirme Valérie Ducaud, directrice du Bureau des congrès et des salons du Grand Lyon. Une cible exi- geante, pour laquelle les contributions audiovisuelles sont devenues essentielles au fil des années. De ce fait, le Centre des congrès de la Cité internationale a enrichi son offre, proposant des presta- tions à tiroir, incluant toujours une dimension audiovisuelle. Les espaces communs sont équipés d’écrans LCD où peuvent être projetés des mes- sages, des photos, des vidéos. De même les salles de réu- nion bénéficient d’équipe- ments son (sonorisation par le plafond avec cinq micros fils pour les intervenants), vidéo (écrans LCD) et lu- mière de pointe, ainsi que d’un écran de projection vi- déo. « Nous mettons à dis- position un opérateur vidéo en salle, précise Valérie Du- caud. Pour les plus grosses opérations, nous proposons un pack d’aménagement scé- nique et audiovisuel compre- nant une régie technique as- surée par des régisseurs son et lumière, des micros HF et des micros fils. » Consom- mateur de congrès et forums médicaux, Bruno Delaunay, vice-président du Club Alter Ago, qui réunit des ORL et des audioprothésistes, orga- nise chaque année un forum auquel participent plus de 200 professionnels. Il rejoint Valérie Ducaud dans son ana- lyse : « Nous sommes très pointilleux sur les moyens sonores qui sont mis à notre disposition. Lorsque vous réunissez des médecins, qui sont habitués à travailler sur des plateaux techniques à la pointe du progrès, il n’est pas envisageable de cafouil- ler avec l’audiovisuel. Ils ne comprendraient pas. Nous sommes prêts à mettre le prix, mais nous voulons uneHot̂ esse d'accueil du futur ? tions d’entreprise n’est pasl’univers du son », affirme Jacques Belin, directeur gé- néral. « Nous sommes entrés dans une ère de très forte concurrence, à la fois sur les prix et sur la qualité tech- nique des prestations propo-proposer des prestations très pointues, notamment en ma- tière de vidéo. « La captation d’images et la retransmission en direct sont particulière- ment appréciées. Nous inté- grons donc dans notre offrequalitatives. « Chaque fois, je dois accueillir près de 300 personnes. Les lieux qui ont une telle capacité sont gé- néralement bien équipés, mais je peux bien sûr ajouter une prestation spécifique si besoin, comme un vidéo-pro- jecteur plein jour comme ce fut le cas cette année. »complètement révolu. En 2013, quelque 8,5 Mds d’eu- ros ont été dépensés sur ce marché dans l’Hexagone. Le gâteau reste donc énorme, mais pour s’en adjuger uneLa captation d’images et la retransmission en direct sont appréciées. Le régisseur technique est requis pour plus de 200 personnesLES CONTRIBUTIONS AUDIOVISUELLES, TOUJOURSGéré par GL Events, le spé- cialiste français de la gestion des centre de congrès et parcs d’exposition, le Centre de congrès de la Cité interna- tionale de Lyon décline une stratégie ambitieuse, qui s’adresse souvent à une cible différente : le monde médical..50 personnes. Aujourd’hui, part les organisateurs et sites sées », confirme Valérie Fé- la présence d’un régisseur il s’agit plus de comités de d’accueil doivent désormais taud, responsable du réceptif technique dans tous les cas direction réunissant entre 10 monter en gamme et réaliser événementiel du Matmut Sta- et d’un régisseur général et 20 personnes. » Nombre des investissements impor- dium, à Lyon. En dehors des pour les manifestations qui d’entreprises, pour réduire tants pour se différencier de matchs disputés par l’équipe réunissent plus de 200 per- les frais, ont fait le choix de la concurrence. Ainsi, le Cen- professionnelle de rugby du sonnes », détaille-t-elle. rogner sur les réunions pro- tre International de Deauville LOU, le club met ses instal- Christel Fevre, responsable54 SEPTEMBRE 2014qualité irréprochable. » Jacques Donnay]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13CLUB ENTREPRENDRE Business guides - Voyages d'affairesTechno tripL’homme d’affaires de demain passera-t-il de continent en continent en un éclair, smartphone greffé au poignet pour régler les modalités de voyage ? Le progrès technologique dit oui.L a fin de semaine de Pierre est bien remplie. Ce jeudi, vol matinal pour New- York où quelques heures de séminaire l’attendent, avant de rejoindre Sao Paulo en fin d’après-midi pour la signature d’un nouveau contrat avec des clients brésiliens, autour d’un dîner d’affaires. Re- tour à Paris prévu dès le lendemain pour un déjeu- ner en compagnie des au- tres associés de sa société. De la fiction ? Sans doute. Mais pour combien de temps ? Une chose est sûre : les séjours profes- sionnels du futur obéiront à des critères de rapidité,Les réalités économiques sont plus réservées.d’efficacité et de prix. La feuille de route euro- péenne « FlightPath 2050 » affiche de grandes ambitions pour l’industrie aéronautique, notamment celle de réduire à quatre heures les voyages entre l’Europe et les Etats-Unis d’ici 25 ans. Il ne s’agirait pas de la durée du temps de vol, mais bien du voyage dans sa totalité, porte à porte. Dans un livre blanc intitulé Busi- ness Travel 2060, rédigé par le TIN (Travel Intelli- gence Network), il est sti- pulé que d’ici 2060, aucun déplacement long-courrier ne devrait excéder deux heures trente. Des prédic-tions tout aussi spectacu- laires sont faites sur le rail où on imagine des trains hypersoniques permettant de relier de grandes mé- tropoles en un temps re- cord. Pour Régis Chambert, ancien prési- dent d’Avexia Voyages, spécialiste du déplace- ment professionnel pour les entreprises, « le pro- grès technologique va iné- vitablement modifier le visage du voyage d’af- faires. Le gain de temps est un élément précieux. Pour l’instant, on com- pense la longueur des tra- jets par des départs avant l’aube, des retours dans la nuit, ce qui n’est pas sans"Ah non ! Grève de fuseé ..."incidence sur l’état de fa- let d’avion, de clé de voi- collaborations en situation tigue des collaborateurs ture, de pass pour la de mobilité. Sur un plan qui multiplient les dépla- chambre d’hôtel, et de hôtelier, les innovations cements. » moyen de paiement », in- ne seront pas non plus enSelon le livre blanc Business Travel 2060, aucun déplacement long courrier n’excédera deux heures trente56 SEPTEMBRE 2014La quête d’efficacité passe par l’aide des nouvelles technologies. Dans le futur, « le smartphone fera office de ticket dans les transports publics, de bil-dique l’étude du TIN. Les technologies hologra- phiques en 3D devraient également être omnipré- sentes en matière de vi- déoconférences et dereste. De gros investisse- ments voient déjà le jour dans des métropoles de pays émergents où se concentrent de nombreux potentiels économiques]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.frBusiness guides - Voyages d'affaires CLUB ENTREPRENDREcomme en Chine, au Bré- sil ou en Inde. « Des éta- blissements hôteliers quatre et cinq étoiles vont continuer à sortir de terre. Il s’agira de projets par- fois pharaoniques, truffés de technologies, de ma- nière à mettre l’homme d’affaires dans les condi- tions les plus optimales pour son séjour express », confie Régis Chambert.veautés par la population qui déterminent l’évolution dans un domaine », ana- lyse Daniel Kaplan, délé-confort et l’accessibilité à petit prix.Au-delà des progrès tech- nologiques et projets futu-profonds bouleversements. L’Association française des travel managers (AFTM) estime que lesmodifieront. Ces profes- sionnels devraient à l’ave- nir couvrir un spectre plus vaste de fonctions, en inté-nions internes, à la visite de sites de production, se- ront amenés à disparaître en raison de la nécessité de baisser les émissions de gaz polluants, le niveau des dépenses, et de privilé- gier les voyages véritable- ment indispensables. Le livre blanc du Travel Intel- ligence Network parle du caractère « non viable fi- nancièrement, inaccepta- ble socialement » de certains types de déplace-Le smartphone ? Bientôt ticket de transport public, billet d'avion, clé de voiture, pass pour la chambre d'hôtel, moyen de paiement....gué général de la ristes, l’ensemble du mutations ne feront pas grant notamment les activi- Fondation Internet nou- marché du travel manage- disparaître le métier de tés relatives au relationnel velle génération (FING). ment et les professionnels gestionnaire et organisa- et aux meetings. Les dépla- Pour les PME en particu- du secteur connaîtront de teur de voyages, mais le cements relatifs aux réu- lier, le voyage d’affairesment.est aujourd’hui devenu un investissement essentiel, mais il représente aussi une équation complexe à résoudre en terme de coûts, ce qui fait qu’il est au- jourd’hui très difficile de prévoir les offres qui ren- contreront véritablement le succès dans les prochaines décennies. Particulière- ment en Europe où le contexte concurrentiel est très dur, les entreprises doivent bouger, changer de zones de chalandise en al- lant chercher de nouveaux marchés plus éloignés. « Les PME européennes seront contraintes de voya- ger au-delà du continent, analyse Régis Chambert. Dans le domaine des ser- vices, les déplacements forment aujourd’hui le deuxième poste de coût après les frais de person- nel. Il s’agit donc d’une question très sensible. Pour autant, la chasse aux dépenses ne doit pas avoir d’effets trop néfastes. Un dirigeant qui se rend au Brésil pour voir des clients ou partenaires dispose de deux jours pour enchaîner les réunions. Les condi- tions de voyage sont im- portantes. Il n’est pas vraiment nécessaire qu’il se retrouve sur les rotules dès son arrivée sur le sol brésilien. »Mathieu NeuPaul Bocuse Lyon, France*events.lyon-france.comUN AVENIR TOUT TRACÉ ?La faisabilité technolo- gique de certaines idées leur confère déjà une forme de réalité, alors que leur concrétisation n’a rien d’évident. « Ce n’est pas parce qu’une technologie est révolutionnaire qu’elle verra forcément le jour, même si ses avantages pa- raissent très séduisants. Ce sont avant tout les pra- tiques économiques et so- ciales, le contexte culturel et politique, et le degré d’acceptation des nou-En matière d’hébergement, les systèmes des résidences partagées semblent promis à un bel avenir. « Lorsque plusieurs collaborateurs d’une même entreprise doi- vent se rendre à New-York, quoi de plus économique qu’un appartement ? D’autant qu’il est toujours plus facile de trouver des offres de ce type en plein centre-ville », constate-t-il. Une manière d’obtenir leSEPTEMBRE 2014 57AGENCE CORRIDA.COM - PHOTO : S. DE BOURGIES - *ACCRO A LYON]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13STRATÉGIE & INNOVATION NUMÉRIQUE Décryptage - Imprimantes 3DVraie révolution en 3D ?L'offre d'imprimantes tridimensionnelles devient mature et accessible au grand public. Les domaines Ld'application et le potentiel de ces machines semblent infinis, et leur impact sur l'industrie et la sociétéconsidérable. Mais jusqu'à quel point la démocratisation de la 3D changera-t-elle nos vies ?e professeur Tourne- Alors comment expliquer ce fesseur à l’Insa Strasbourg couche. « Cela permet une dérablement raccourci. Pas pide. « En 2012, plus de 80% sol serait à coup sûr long silence et l’engouement et responsable de l’équipe plus grande liberté dans le étonnant, du coup, que les des objets conçus dans l’in- le plus heureux des médiatique de ces derniers Automatique, Vision, Robo- choix des formes qu’en cas industriels utilisent beaucoup dustrie avec des imprimanteshommes. Dans le film d’ani- mois ? Par plusieurs facteurs, tique du laboratoire ICube. d’usinage, qu’il s’agisse l’impression tridimension- 3D étaient des prototypes »,mation Tintin et le Lac aux requins (1972), l’inventeur dur de la feuille planchait jour et nuit sur un projet de photocopieuse 3D, capable de reproduire n’importe quel objet à partir d’une sorte de mixture gélatineuse. L’appa- reil, convoité par Rastapo- poulos pour dupliquer des œuvres d’art volées, n’était pas vraiment au point. Près de 40 ans plus tard, son rêve est pourtant devenu réalité. Certes, l’extravagant scien- tifique créé par Hergé n’avait anticipé ni les PC, ni les fi- chiers 3D, ni les imprimantes personnelles. Mais le fait est là... En 2014, l’impression tridimensionnelle ne relève pas de la science-fiction : elle se conjugue désormais au présent. Chacun, profes- sionnel ou particulier, peut investir dans l’un de ces ap- pareils et se transformer en artisan, fabriquant ses propres pièces depuis son sous-sol, son entrepôt, son salon ou un FabLab. L’offre se déve- loppe et les potentialités des machines semblent vertigi- neuses. Les évolutions que leur démocratisation va en- traîner au niveau sociétal et industriel donnent le tournis. Jusqu’à quel point ? Petite plongée prospective dans un futur en 3D.Les choses vont se cristalliserd’une volonté esthétique ounelle pour du prototypage ra-qui s’additionnent depuis lesprécise Alexandre Martel, fondateur du site 3D Na- tives(2). C’est notamment le cas dans l’aéronautique, l’au- tomobile et la joaillerie. Mais la qualité de plus en plus grande des résultats obtenus incite les industriels à étendre ce type d’impression à la création de produits finis. Dans un avion Boeing, par exemple, plus de 300 pièces, comme les conduits d’air, ont été imprimées en 3D. Des bijoux et des jouets sont fabriqués ainsi. Le secteur médical tire également parti de cette technologie. « Elle est particulièrement intéres- sante pour la conception de prothèses dentaires ou audi- tives, explique Pierre Renaud, car on peut ainsi les fabriquer à la demande en répondant parfaitement au besoin du patient. » Côté grand public, l’offre se développe égale- ment. Des imprimantes 3D sont disponibles à partir de quelques centaines d’euros, avec une finition des pièces satisfaisante à défaut d’être extraordinaire. Les FabLabsStratégieMots et acronymes de demainFDM (Fused Deposition Modeling) : il s'agit de la technique d'impression 3D la plus répandue. Une tête d'impression (ou ex- trudeuse) chauffe et fond un filament de matière plastique afin de construire l'objet 3D couche par couche. La plupart des impri- mantes 3D destinées au grand public emploient cette technique.Frittage laser sélectif (ou SLS : Selective Laser Sinte- ring) : technique d'impression 3D proche de la stéréolithographie. Un puissant laser solidifie localement la surface d'une poudre (alors que la stéréolithographie utilise une résine) et l'agglomère aux couches précédentes par frittage.Stéréolithographie (ou SLA : Stereolithograph Appara- tus) : technique d'impression 3D dont le développement date des années 1980 et a été initié aux États-Unis. Un rayon ultra-violet frappe une résine photosensible (photopolymère) placée dans une cuve. La matière se durcit alors et se lie aux couches adjacentes pour, finalement, former l'objet. La matière qui n'a pas été frappée par le rayon peut ensuite être réutilisée.Enfin la possibilité de multiplier les cadeaux moches pour les offrir à ses ennemis...années 2000 : la démocrati- sation d’Internet, les progrès réalisés en informatique, le fait que les brevets soient tombés dans le domaine pu- blic et qu’une offre à desti- nation du grand public se dé- veloppe, et, enfin, l’attention accordée par la presse au « phénomène » et à quelques projets. Côté professionnel,dans les années à venir car de nombreuses entreprises voient cette technologie comme une alternative à la fabrication conventionnelle. » Une belle alternative, en effet, car au lieu de partir d’un bloc de matière et d’en retirer jusqu’à obtenir la pièce vou- lue, l’impression tridimen- sionnelle est un mode de fa-d’optimisation de la pièce », poursuit Pierre Re- naud.FABRICATION ADDITIVEAvant de s’élancer, un bref retour en arrière s’impose. Car si elle n’est vraiment médiatisée que depuis quelques années, l’impression tridimensionnelle n’est pour- tant pas toute jeune. « Le premier processus d’impres- sion 3D connu a été inventé par Chuck Hull en 1984 », rappellent Benjamin et Mat- thieu Lavergne dans leur ou- vrage L’Imprimante 3D, une révolution en marche(1). Trois décennies tout de même... et àpeuprès25ansquele monde industriel l’utilise.PROTOTYPAGE RAPIDELe gain est également fi- nancier, car les moules pour certaines pièces aux formes complexes et produites en petites séries coûtent cher.La grande absente ? La « killer app' », cet usage si attrayant qu'il justifierait à lui seul de sauter le pas58 SEPTEMBRE 2014les industriels connaissent la technologie et ne cachent pas leur intérêt. « Ils sont encore dans une phase d’évaluation des procédés de fabrication, estime Pierre Renaud, pro-brication additif : l’impri- mante va construire l’objet, à partir d’un modèle 3D et selon différents procédés (sté- réolithographie, FDM, frittage par laser...), couche parMais l’impression 3D re- présente aussi un bénéfice en terme de temps : le délai entre la maquette numé- rique d’une pièce et le mo- dèle réel s’en trouve consi-]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.fret des services comme ceux proposés par Sculpteo dé- mocratisent la technologie auprès des particuliers. Bref, nous sommes sur la bonne voie... mais encore loin du compte. « Les machines sel’impression 3D s’est très largement démocratisée au- près des professionnels comme du grand public. Alors ? Quelles consé- quences ? A quoi ressemble ce monde dans lequel l’im-industriel, un phénomène de relocalisation. Selon Pierre Renaud, « elle va permettre d’accélérer la capacité de production, donc potentiel- lement de relocaliser car grâce aux imprimantes 3D,une révolution en marche et créateur du site 3Dilla(4). Elle entraînera le développement d’une économie en parallèle, pour certains objets, mais pas de grand bouleverse- ment ». C’est-à-dire le déve- loppement d’une production liée à l’impression tridimen- sionnelle, qui restera une ad- dition de marchés de niches (figurines...) à petite ou moyenne échelle. Mais en aucun cas la fin des grosses entités ou un coup porté à la production de masse. Benja- min Lavergne : « Cela se fera en parallèle de cette production de masse, mais ne la remplacera pas. Par exemple, les fourchettes en vente en grande surface et fabriquées par centaines de milliers d’exemplaires sur d’énormes machines en Asie le seront toujours. » A moins que l’imprimante 3D ne ré- volutionne le design de la fourchette, mais ça... Toujours est-il que la démocratisation de ces machines auprès des particuliers permet déjà de constater certaines consé- quences positives. D’une part, le retour au plaisir de fabri- quer soi-même, que ce soit à domicile ou dans des Fa- blabs. D’autre part, le moyen d’allonger la durée de vie du matériel en en remplaçant certaines parties usagées (poi- gnées...) et donc, à terme, la possibilité de lutter contre l’obsolescence programmée lorsque les imprimantes 3D personnelles permettront de produire des pièces plus com- plexes. Enfin, le développe- ment de cette technologie dans certains secteurs laisse entrevoir des applications en- core limitées mais potentiel- lement fascinantes : l’im- pression de nourriture, de maisons ou encore d’organes et de tissus vivants (le bio-Quatre questions à Georgie Courtois, avocat spécialisé en propriété intellectuelle au sein du cabinet De Gaulle Fleurance & associés« Une vraie révolution en matièrede copie privée »Quels enjeux juridiques posent le développement de l'impression 3D ?Il y en a deux grandes catégories. D'une part, tout ce qui concerne la propriété intellectuelle, (droit d'auteur, droit des bre- vets, droit des marques et droit de dessins et modèles). D'autre part, les responsabilités par rapport aux produits fabriqués : pour ceux qui les commercialisent et pour ceux qui les « fabriquent ». Par exemple, il existe des normes de sécurité, des obligations, un devoir d'information et des responsabilités qui incombent au fabricant d'un jouet. Si l'on fabrique un jouet via une impri- mante 3D, on sera soumis à ces normes et à ces exigences, que l'on soit une entreprise, un Fablab ou un particulier. Ce qui pose de nombreuses questions.Quels problèmes se poseront en matière de propriété intellectuelle ?Nous allons être confrontés dans le monde des objets physiques aux mêmes questions qui se sont posées pour les fichiers mp3. Le droit est assez complet et couvre déjà les différentes problé- matiques posées par l'impression 3D ; il ne sera donc pas né- cessaire de le réadapter. Il sera de toute façon impossible de lutter contre toutes les contrefaçons produites par des particu- liers. Les titulaires de droits chercheront à lutter contre la source, les sites qui proposent ces fichiers en téléchargement illégal. La vraie révolution est en matière de copie privée. Il est possible pour un particulier de réaliser des copies d'objets qu'il possède. Si par exemple vous achetez un jouet, que vous le copiez et le multipliez en autant d'exemplaires que vous le voulez avec votre imprimante... Cela aura un impact énorme dans le secteur éco- nomique et industriel.Comment protéger les titulaires de droits de pro- priété intellectuelle ?La réglementation actuelle convient mais on peut décider de la modifier s'ils s'estiment insuffisamment protégés. Deux solu- tions existent : soit une légère protection supplémentaire, comme une limitation du nombre de copies privées par per- sonne. Soit un développement des contrôles avec des DRM (ges- tion des droits numériques), ce qui peut être complexe à mettre en place. Il pourrait s'agir de mettre, dans le fichier numérique qui contient l'objet en 3D, des droits permettant de savoir com- bien de fois le fichier a été copié, combien de fois le titulaire au- torise la copie du fichier, et peut-être de créer une base de données globale dans laquelle les titulaires de droits enregis- treraient leurs propres objets protégés. Il y a des formats de fi- chiers qui sont en train d'être mis en place et qui permettraient un tel contrôle de traçabilité. Il pourrait aussi être possible de placer dans la tranche de l'objet imprimé une sorte de QR Code pour le « tracer ».Les imprimantes 3D pourraient également permettre de concevoir des armes. Pensez-vous que des lois pourraient éviter que ce domaine ne devienne une jungle incontrôlable ?Je ne suis pas adepte d'une adaptation de la législation aux technologies. La loi est déjà suffisamment bien faite. Si vous im- primez une arme en 3D, vous êtes en tout état de cause hors- la-loi car la détention d'armes à feu est soumise à des règles d'autorisation ou de déclaration. D'autre part, il est toujours très difficile de contrôler ce qui est fait avec une technologie et il se- rait irréaliste de croire que l'on pourra tout maîtriser. Il faut s'adapter au niveau éthique et laisser la possibilité à la techno- logie d'exister : de trop grosses contraintes légales pourraient s'avérer dévastatrices et tuer dans l’œuf les évolutions. Il faut espérer que la France n'empruntera pas cette voie, et ne sera pas l'un des seuls pays à accumuler des lois pour freiner la tech-Décryptage - Imprimantes 3D STRATÉGIE & INNOVATION NUMÉRIQUEDans un avion Boeing, plus de 300 pièces, comme les conduits d'air, ont étésont grandement améliorées ces dernières années mais je pense qu’il manque encore une vraie offre pour que le secteur décolle », analyse Alexandre Martel. En clair : les imprimantes 3D permet- tent de faire un grand nombre de petits objets (figurines, coques de téléphone person- nalisées, poignées, monturesimprimées en 3Dprimante 3D est devenue un objet aussi banal que le télé- phone portable ? L’impres- sion tridimensionnelle donne dès aujourd’hui lieu à beau- coup de prospective et divise : les sceptiques n’y voient qu’une mode passagère, un gadget intéressant mais dont le potentiel est surestimé ; les plus enflammés parlenton pourra produire au plus près des sites de conception et de R&D ». Aux États- Unis, certains y croient dur comme fer, comme le montre le développement du réseau America Makes(3). Mais l’im- pression 3D à la portée des particuliers aura-t-elle pour conséquence un certain retour à l’artisanat ? On se plaît àQuoi qu'il advienne, certains trouveront une utilité à l'impression 3D...de lunettes...) mais tout cela garde encore un arrière-goût de gadget. « Il manque de start-up, d’entrepreneurs qui proposeraient des produits exploitant tout le potentiel de l’impression 3D », poursuit le fondateur du site 3D Na- tives. La grande absente selon lui ? La « killer app’ », cet usage si attrayant qu’il justi- fierait à lui seul de sauter le pas.de troisième révolution in- dustrielle et d’un boulever- sement de la société. Au mi- lieu, les plus mesurés obser- vent, attendent et livrent unimaginer un monde où cha- cun fabriquerait à la maison, vendrait en ligne ses créations et deviendrait en quelque sorte un producteur et distri-LE RETOURÀ L’ARTISANAT ?Alors imaginons... Dans 10, 15 ou 20 ans. Cette fameuse killer application a vu le jour. Les freins actuels – des prix encore élevés pour avoir du matériel de très bonne qualité, des temps d’impression trop longs, une gamme de maté- riaux limitée – ont été sur- montés. Le marché a décollé,de tissus vivants (bioprinting)Des applications fascinantes sont entrevues dans le futur : impression .de nourriture, de maisons ou encoreavis plus nuancé. Pour Ben- buteur autonome. Où le Fa- printing)... Et autant d’enjeux jamin Lavergne, Alexandre blab local serait un centre éthiques, qui peuvent aussi Martel et Pierre Renaud, la névralgique. Là encore, les être dupliqués à l’infini. démocratisation de l’impres- spécialistes sourient maission 3D entraînera effecti- tempèrent l’enthousiasme. 1- L’Imprimante 3D, une révolutionvement un certain nombre d’évolutions, mais ne révo- lutionnera pas la société ni l’industrie telles que nous les connaissons. Ce qu’elle de- vrait entraîner ? Au niveau« C’est une superbe techno- logie et une avancée incroya- ble, mais qui n’a d’intérêt que pour les petites séries, note Benjamin Lavergne, au- teur de L’Imprimante 3D,en marche, Éditions Favre, 2014. 2- http://www.3dnatives.com/3- https://americamakes.us/4- http://fr.3dilla.com/Julien Fourniernologie.SEPTEMBRE 2014 59]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13StRAtéGIE & INNOvAtION NUMéRIQUE ExpertisesDématique® & GouvernanceLe carnet desnominationsen partenariat avec} AWOXDirecteur marketing mondeMonsieur Frédéric Guiot est nommé directeur marketing monde d'AwoX, à ce poste depuis juillet 2014, chargé de piloter la stratégie marketing du groupe. Il est sous la responsabilité directe de Monsieur Alain Molinié, président-directeur général.Frédéric Guiot , MSc de Tampere University Of Technology (1995, Finlande), ENAC (1995), a réalisé le parcours suivant :n 2011-2014 : Netgear, responsable marketing senior en charge des lignes de produit CPL et répéteur WiFi au niveau mondial.n 2007-2010 : LEA, responsable du service Marketing et Communication.n 2003-2006 : YEP, directeur fondateur.n 2001-2003 : Netgem, responsable produit marketing pour le décodeur numérique TNT.n 1997-2001 : Philips, responsable projets pour l'entité Digital Receiver (télévision nu- mérique).n 1995-1996 : Alcatel Lucent, ingénieur de développement.par Jean-Marc Rietsch Président de FedISAIQuand la méthodologie appliquée à la dématique peut et doit s’étendre bien au-delà des processus métiers ?}SMARTFOCUS (FRANCISCO PARTNERS)Director, head of sales FranceMonsieur Frédéric Beaujuge est nommé director, head of sales France de SmartFocus (Francisco Partners), à ce poste depuis juillet 2014.Frédéric Beaujuge occupait précédemment le poste de directeur commercial Distribu- teurs externes & Réseaux au sein de Novalto.SmartFocus est l'un des leaders mondiaux des logiciels SaaS pour l'e-mail, le mobile et le social marketing optimisés par la customer intelligence. La mission de SmartFocus est de proposer une technologie et des services d'excellence pour le marketing rela- tionnel on-line.l est particulièrement important A l’extrême, on peut même en profiter dement des limites de notre droit qui de garder à l’esprit les trois do- pour repenser totalement le processus n’a pas le temps de traiter une problé- maines de base traités par la dé- et s’inspirer alors de l’analyse de la matique liée au numérique qu’une nou-matique, à savoir la technique, le juri- valeur qui part du principe que dans velle technologie arrive déjà, entrainant} DATAFIRSTDirecteur des servicesMonsieur Eric Fruchart est nommé directeur des services de Datafirst, à ce poste de- puis juillet 2014, en remplacement de Madame Isabelle Verney. Il est sous la respon- sabilité directe de Monsieur Jules-Arié Toledano, president-directeur général.Eric Fruchart a réalisé le parcours suivant :n 2007-2012 : Fiducial Informatique, directeur du service d'assistance téléphonique. n 2003-2007 : Reynolds & Reynolds (ex-DCS Automotive), directeur du service clients.dique et l’organisationnel. Chacun de ces domaines doit être pris en compte tout au long de la réalisation du projet. A cette première règle s’ajoutent deux autres règles d’or d’un projet dématique, à savoir : analyser le processus métier dans sa globalité et repenser le processus en tout ou partie.- Analyser le processus métier dans sa globalitéMême si cela peut apparaître comme une évidence, force est de constater que souvent les processus sont mal dé- finis et en particulier incomplets, seule une partie du processus est prise en compte. Sans chercher à réinventer ce qui existe déjà on pourra faire appel au Business Process Management ou BPM, qui représente les techniques d’organisation par la décomposition en différents stades de réalisation d’une opération économique. Le BPM est à retenir principalement pour son côté analytique et moins pour le management par les processus, même si cela peut être intéressant quant à l’aspect orga- nisationnel.Une autre discipline peut et devrait au- tomatiquement être utilisée, il s’agit de la systémique. La caractéristique principale d’une étude systémique est qu’elle accorde beaucoup d’importance aux relations, aux échanges entre les différents « composants » du système étudié, sans forcément se soucier du fonctionnement interne de chacun des composants. Le but est plus de voir le fonctionnement global de l’objet étudié que d’en connaître tous les détails. N’y a-t-il pas là une véritable complémen- tarité avec le BPM ?- Repenser le processus en tout ou partie En matière de dématique, il est important pour ne pas dire essentiel de ne pas calquer le processus dématérialisé sur le processus d’origine. Il ne faut pas hésiter à revoir tout ou partie du pro- cessus afin de profiter au mieux des avantages directement liés au numérique et aux solutions offertes pour chacun des différents composants identifiés.un produit, ce qui compte c’est la fonc- tion qu’il exerce, quelle que soit la so- lution utilisée pour satisfaire cette fonc- tion. À partir de ce constat, il s’agit de chercher des solutions de produit qui répondent uniquement au besoin pour lequel le produit existe. Même si au départ l’analyse de valeur constitue une méthode rationnelle d’optimisation d’un produit elle s’applique également aux procédés et autres processus.Comme on peut le constater, en matière de méthodologie, la dématique est plutôt bien armée et nous n’avons cité ici que quelques unes des méthodes applicables. Reste que le principal pro- blème pour mettre tout cela en place est qu’il faut raisonner de façon trans- verse et être conscient que l’impact se situe au niveau de toute l’organisation et pas seulement au niveau d’un service, voire d’un seul processus. La remise en cause est particulièrement difficile.Comme nous allons le voir, cette remise en cause liée à la dématique se retrouve également au niveau de notre appareil législatif. Avant de parler de nouvelles lois destinées à encadrer le rôle des ro- bots, certes nécessaires mais difficiles à élaborer dans l’environnement actuel, ne devrait-on pas envisager une évolu- tion profonde du fonctionnement de notre système législatif actuel ? En effet on ne peut que constater à ce jour la puissance des Anglo-Saxons dont le dispositif juridique les avantage dans la mesure où contrairement à notre droit issu du droit romain, il ne cherche pas à anticiper toutes les situations afin d’y trouver des réponses et des parades, mais s’appuie sur un socle restreint de lois autorisant toute adaptation en fonc- tion des situations rencontrées et à traiter, en particulier au moment de la signature d’un contrat. A cela s’ajoute une vraie différence par rapport aux sanctions encourues. Quand la CNIL condamne Google à 150000€ d’amende, la BNP se voit sanctionnée à hauteur de 9 milliards !Dans la mesure où le numérique évolue extrêmement vite on s’aperçoit rapi-de nouvelles difficultés. Par ailleurs il faut également être conscient du fait que si notre droit s’arrête aux frontières le numérique les franchit en perma- nence.Là aussi la transversalité est de rigueur et pour la construction de nouvelles lois les juristes, si émérites soient-ils, devraient s’entourer de compétences techniques, voire organisationnelles, afin d’éviter des loupés comme Hadopi, loi Création et Internet, loi n°2009- 669 du 12 juin 2009 favorisant la dif- fusion et la protection de la création sur internet, ou plus récemment encore la fameuse loi anti-Amazon contournée en un tour de main par le principal in- téressé qui facturera désormais les frais de livraison à 1 centime d’euro !Saura-t-on réagir à temps et n’est-il pas déjà trop tard ?Le plan Big Data a été validé début juillet par le comité de pilotage des 34 plans de la nouvelle France industrielle, destiné à faire de la France un des lea- ders du domaine. On nous annonce 9 milliards d’euros d’ici 2020 et 130000 emplois créés ou maintenus en France. Que dire de ces chiffres si on les oppose au 100 milliards du marché potentiel actuel du Big Data annoncés par usine digitale ou encore aux 4,5 millions de postes créés dans le monde autour du Big Data en 2014.Au moins signalons une première prise de conscience affichée des limites du dispositif réglementaire actuel et où il est clairement question d’une évolution de la réglementation sur les données personnelles dans la mesure où la loi Informatique et Libertés ne permet pas de modifier la finalité initiale de leur collecte. L’idée proposée est d’évoluer vers une logique de certification de processus a posteriori. Combien de temps faudra-t-il pour que cette pro- position fondamentale soit suivie d’effet au risque de laisser la France sur le bord de la route ?}LAGARDÈRE ACTIVE (GROUPE LAGARDÈRE ACTIVE)Directeur de la communication corporateMonsieur Stéphane Berthelot est promu directeur de la communication corporate de Lagardère Active, à compter de septembre 2014. Il est sous la responsabilité directe de Monsieur Denis Olivennes, président du directoire.Stéphane Berthelot , 41 ans, ISC Paris, a réalisé le parcours suivant :n 2013-2014 : Lagardère Active, directeur adjoint de la communication.n 2010-2013 : Europe 1, directeur adjoint des relations publiques.n 2008-2010 : Centre Pompidou, chef de service des relations publiques.n 2003-2008 : Directeur fondateur d'une société d'édition musicale, de programma- tion audiovisuelle et d'événementiel.n 2000-2003 : Web Studios, directeur de production.n 1997-2000 : BMG France, chef de produit.}HR ACCESS SOLUTIONS FRANCEDirecteur des ressources humaines groupeMadame Randa Hadjar est promue directeur des ressources humaines du groupe HR Access Solutions France en remplacement de Monsieur Guillaume Bèque. Elle est ainsi en charge de la totalité du périmètre international. Elle a pour mission de définir et superviser les procédures de développement RH de plus de 800 collaborateurs. Randa Hadjar , 38 ans, a réalisé le parcours suivant :n 2013-2014 : HR Access, directeur des ressources humaines pour l'Europe de l'Ouest.n 2012-2013 : HR Access, responsable des activités RH des fonctions commerciales et services pour l'Europe de l'Ouest.n 2009-2013 : HR Access, responsable paie et pôle Social France, puis responsable ressources humaines sur les fonctions Product Management, Partenaires et Alliances, et Commerce.n 1999-2009 : Spécialiste en paie, charges sociales et audits chez Téléperformance, PWC, Deloitte et People&Baby.}BANQUE POPULAIRE RIVES DE PARIS (GROUPE BANQUE POPULAIRE) Directeur du multicanalMadame Elisabeth Chabot a été promue directeur du multicanal de la Banque popu- laire Rives de Paris.Elisabeth Chabot a occupé le poste de directeur marketing à la Banque populaire Rives de Paris de 2011 à 2014.Adossée à la Banque populaire, la Banque populaire Rives de Paris est une banque ré- gionale coopérative. Ses 2.800 collaborateurs répondent aux attentes de près de 670.000 clients.}FTI CONSULTING STRATEGIC COMMUNICATIONDirecteur conseil corporate & médiasMadame Anna Adlewska a été nommée directeur conseil corporate & médias de FTI Consulting Strategic Communication, à ce poste depuis mars 2014. Elle est sous la responsabilité directe de Madame Nina Mitz, président-directeur général France. Anna Adlewska , 45 ans, a réalisé le parcours suivant :n 2009-2013 : Edelman Paris, directeur du département Communication Corporate. n 1999-2009 : Edelman, différentes fonctions opérationnelles.n 1995-1999 :A commencé sa carrière en tant que traducteur - interprète pour des consortiums industriels.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?60 SEPtEMBRE 2014Nomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !Faites part de votre Nomination àla presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.fr]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.frà trois besoins essentiels : l’analyse des dépenses, la gestion des appels d’offres et des enchères inversées (l’e- sourcing), et le passage et suivi des commandes (e-pro- curement). « Petit à petit, en 15 ans, les fonctionnalités se sont enrichies, et maintenant il existe des solutions cou- vrant la quasi-totalité des processus achats, y compris la gestion des référentiels fournisseurs et le pilotage des panels fournisseurs », explique Christophe Deletie, associé dans le cabinet de conseil achat Altaris. Mal- heureusement, la plupart des solutions ont été conçues pour les grands comptes. Mais les nouvelles techno- logies numériques ont permis d’ouvrir le marché aux en- treprises de taille plus ré- duite.volonté qui manque, mais les achats sont un domaine très complexe à standardi- ser." D e ḿ a t e r´ i a l i s e ,´ d e ḿ a t e r´ i a l i s e .´ . . P a s q u a n d l e s c a r t o n s a r r i v e n t ! "de garder des comptes pro- pres et bien tenus...Haute résolution - e-achats StRAtéGIE & INNOvAtION NUMéRIQUELes PME aussi font leur e-shoppingLes grandes solutions d’e-achat se démocratisent enfin et offrent à leurs utilisateurs économies et Loptimisations, comme le rappellent les Salons solutions des 30 septembre, 1 et 2 octobre au CNIt de laDéfense. Car grâce au Cloud et au Saas, elles commencent à devenir accessibles aux PME et EtI...’e-achat a fait ses dé- manque d’offres packagées, C’est le contraire pour toute de la même façon –, les en- mande sort du cadre – ce qui l’achat. Une solution d’e- buts il y a une ving- qui ouvriraient vraiment la entreprise BtoC. Même des jeux de l’e-achat sont très arrive souvent pour des achats achat, synchronisée avec la taine d’années, de fa- porte aux PME et EtI. Ce petites sociétés peuvent avoir divers selon le secteur d’ac- non stratégiques –, elle va comptabilité, permet de savoirçon morcelée, pour répondre n’est pas nécessairement la où l’on en est tout le temps,Les achats autres que stratégiques sont peu structurés : la feuille Excel reste employée par une grande majorité d’entreprisesAujourd’hui, il existe deux types de solutions suscepti- bles de répondre aux besoins des PME. La première est l’utilisation d’un extranet ou d’une place de marché, qui facilite l’accès à un large éventail de fournisseurs, et parfois à des services de conseil et d’accompagne- ment. Ce qui répond plus particulièrement à la problé- matique du sourcing. La deuxième est l’utilisation d’un logiciel dédié, qu’il soit en mode Saas, installé dans l’entreprise ou intégré dans l’ERP. Il répond plutôt aux besoins en analyse des dé- penses et en e-procurement. Les deux types de solutions peuvent d’ailleurs être com- binés en un seul package.TOUTE LA CHAÎNE DÉMATÉRIALISÉE DÉSORMAIS« Les entreprises ont en gé- néral déjà investi, avec leurs fournisseurs, dans des solu- tions pour gérer les achats stratégiques, explique Eric Bussy. Mais les autres achats restent peu structurés : la feuille Excel reste employée par une grande majorité d’entreprises. » Il en va de même avec les entreprises utilisant leur ERP pour as- surer les fonctionnalités d’achats de production, qui est de plus en plus souvent incluse. Mais en ce qui concerne les achats généraux, non stratégiques – tout ce qui n’a pas directement rap- port avec l’activité propre de l’entreprise –, il reste en- core beaucoup à faire. Les avantages sont pourtant in- déniables. Une solution élec- tronique représente un gain de temps, d’efficacité et d’or- ganisation considérable. Par exemple, dès qu’une de-ERP« Cela ne se joue pas forcé- ment selon la taille de l’en- treprise : le domaine d’acti- vité influe également forte- ment sur les besoins en achats », rappelle Eric Bussy, directeur marketing et product management chez Esker, édi- teur de solutions de dématé-des flux internes importants. Entre différentes entreprises, les flux en interne vont donctivité, la taille et l’organisa- tion de l’entreprise », sou- ligne Christophe Deletie. Se- lon les fournisseurs, l’entre- prise concernée, le type d’achat (lié à la production ou général), voire la personne qui a effectué l’achat, les processus peuvent diverger. Il n’existe pas de normes en la matière. Cela veut dire que pour qu’une solution en mode Saas puisse être utili- sable, elle doit être versatile pour pouvoir s’adapter à l’existant, et structurante dans le même temps.nécessiter un traitement ma- nuel pour être réintégrée, pre- nant parfois jusqu’à trois ou quatre heures en cumulé. Avec une solution numérique, le temps de traitement peut s’abaisser jusqu’à quelques minutes. Pour être véritable- ment efficace, le processus de dématérialisation doit s’étendre tout au long de la chaîne : la demande d’achat engendre une demande de devis, qui va passer au chef de département pour valida- tion, puis ensuite aux achats, où va être généré un bon de commande, puis une facture fournisseur et un bon de li- vraison. Cela permet d’avoir une traçabilité complète deDu coup, la mise en ligne de catalogues, la dématérialisa- tion des flux et la mise en place de processus standar- disés dans toute l’entreprise représentent un projet lourd et complexe pour une PME. Cela demande une prépara- tion minutieuse en amont, et exige de mener une bonne conduite de changement en aval. Il faut tout d’abord ana- lyser le process en place, pour ensuite décider de lamanière de. l’organiser), idéalement avec l’objectif de s’affranchir to- talement des flux papiers : collecter les informations, examiner les étapes, les ac- teurs impliqués à chaque ni- veau... Une analyse qui doit descendre jusqu’au niveau du terrain.Jean-Marie Benoistl’enrichir (ou deDES OBSTACLESPOUR LES PETITS Même si elle se développe, l’offre reste réduite. Si les solutions disponibles ont ga- gné en souplesse, il reste les problèmes du paramétrage, lourd, que l’entreprise ne maîtrise pas toujours, et durialisation. Par exemple, une entreprise comme Airbus gère un panel très large de four- nisseurs, mais ne s’adresse pas à beaucoup de clients.changer du tout au tout. De plus, « contrairement aux so- lutions de gestion de la paye des salariés – tout le monde est rémunéré plus ou moinsLes nouveaux arrivants sur lemarché de l'e-achat ?De plus en plus, les solutions d’ERP (progiciels de gestion intégrée) intègrent des fonctionnalités liées à l’ensemble de l’activité achat. Si les modules concernant l’exploitation des données liées à l’approvisionnement ne datent pas d’hier, le pilotage et le sourcing, par exemple, sont plus récents. Cependant, ils ne constituent pas forcément une réponse idéale aux besoins d’une l’entreprise. « La multiplicité des situations rend compliquée, pour les éditeurs, l’élaboration d’une solution « taille unique » », estime Eric Bussy, directeur marketing, product management et membre invité du directoire chez Esker, éditeur de solutions de dématérialisation. De plus, l’activité achat est loin d’être simple, et les éditeurs d’ERP se concentrent prioritairement sur leur produit de base. Une grande entreprise aura les moyens de s’offrir une solution dédiée, qui sera plus efficace. En revanche, pour les PME, selon les secteurs d’activité, une solution simple, centrée sur l’essentiel, pourra plus aisément convenir : les briques proposées dans les ERP sont alors suffisantes, complétées par quelques applications complémentaires qu’elles pourront trouver chez des éditeurs spécialisés.SEPtEMBRE 2014 61]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13STRATÉGIE & INNOVATION NUMÉRIQUE Haute résolution - Smart citySmart City : pas trop vite quand même...L’engouement pour les villes intelligentes se généralise grâce aux innovations numériques. TMais toutes les populations ne sont pas égales devant les nouvelles technologies. Mieux vaut pourles collectivités en tenir compte...outes les cités au- action (mais c’est particuliè- jourd’hui ont un pro- rement le cas avec les pas- jet de ville intelli- sives), une certaine résistancegente. Le concept de Smart est prévisible. « Il peut êtreCity – l’expression anglaise est utilisée plus souvent que son équivalente française –, trouve son origine à l’inter- section de plusieurs évolutions de la société. La première est la métropolisation : les zones urbaines sont de plus en plus importantes, et leur population est en augmentation, la ten- dance n’étant pas près de s’inverser. Ce qui génère des problématiques liées à la sur- population : dépenses d’éner- gie, pollution, congestion du trafic automobile... De plus, la volonté, de plus en plus affirmée de devenir « propre » et « durable » pousse à vouloir mieux consommer. En paral- lèle, l’évolution technologique – la Cloud, la mobilité, le Big Data, les réseaux so- ciaux... – offrent de nouveaux outils et usages pour attaquer ces problématiques. « Le but poursuivi est double : que les gens vivent mieux, et que les nouveaux usages permet- tent des économies pour les villes », explique Philippe Sahjau, vice-président Smarter Cities au sein de IBM France.difficile au début de convain- cre les habitants. Mais au fi- nal, si tout le monde y trouve son compte, l’application se répandra de façon virale », estime Jules de Colombel. Cela suppose le bon mélange entre ergonomie et utilité. Par exemple, les services muni- cipaux en ligne – comme l’obtention de son acte de naissance – sont plébiscités, même avec une ergonomie qui n’est pas toujours idéale. Il reste encore un challenge de taille pour les collectivités. « Traditionnellement, la re- lation entre l’élu et les ci- toyens est très maîtrisée, rap-RETARDS ET CRAINTESSi une part importante des services envisagés s’adresse aux entreprises, d’autres veu- lent installer un échange avec les utilisateurs privés : lesOrganisation"L'administration dit que les nouvelles technos la rendent plus réactive. Mais personne ne répond à mes télégrammes. Fonctionnaires !"le Web 2.0 ouvre une com- munication beaucoup plus li- bre et ouverte. » Ce qui, les hommes étant ce qu’ils sont, veut dire par exemple que tout espace de discussion pu- blic risque de se transformer en cour des lamentations. Et il va falloir la maîtriser.numérique, même si l’appa- rition des tablettes et des smartphones a beaucoup œu- vré à la réduction des écarts. En effet, malgré leur prix élevé, la pénétration de ces terminaux est très importante (au-delà de 60% en France), toutes générations confon- dues. Et la technologie tactile, notamment, a rendu les usages plus aisés à apprivoiser pour tout le monde. « Pour résou- dre le problème de l’accès au numérique, on peut ima- giner du mobilier fixe urbain qui donne le même type d’ac-vent être organisées en mairie. Mais la mobilité ne concerne qu’une partie des applications envisagées. Celles liées à la gestion de l’énergie deman- dent un niveau d’équipement du logis qui est loin d’être généralisé, particulièrement pour le logement social. La seule solution, malheureuse- ment coûteuse, est la réno- vation. « Un aspect à ne pas négliger est la sécurité des données, souligne Philippe Sahjau. C’est un facteur im- portant pour rassurer les ci- toyens. » Car il reste encoreUne notion qui met un certain nombre de personnes mal à l’aise.et mises en place adoptent encore très souvent une ap- proche descendante », sou- ligne Philippe Fournand, ma- nager chez Algoe, un cabinet de conseil aux collectivités. Quel que soit le type d’inter-L’UTILITÉ CRÉE L’ADOPTIONLes interactions avec les ci- toyens peuvent se dérouler de trois façons. Elles peuvent être passives, comme le suivi quotidien de leurs déplace- ments pendant une certaine durée. Les données récoltées sont analysées, et le réseau de transport ajusté. Les in- teractions peuvent être ac- tives : le citoyen apporte vo- lontairement une information spécifique, par exemple le signalement d’une fuite d’eau. Le troisième type d’interac- tion – appelé parfois empo- werment – est le plus pro- metteur d’un point de vue économique, mais aussi le plus complexe à mettre en place. Il consiste à rendre utilisables par tous les don- nées sur le fonctionnement de la ville (par exemple sur les transports). « On fait un peu l’impasse sur l’empo- werment : l’intelligence col- lective est souvent évoquée, mais les politiques annoncéesJean-Marie Benoistpelle Philippe Fournand. OrActuellement on fait encore l’impasse sur « l’empowerment » : l’intelligence collective est évoquée, mais l’approche est encore très descendanteSmart signifie la fin des silosLes objectifs des projets de Smart City sont ambitieux, et donc difficiles à réaliser. Instaurer un service et un échange pour les citoyens ne suffit pas : il faut aussi que l’organisation puisse suivre derrière. Par exemple, le site Fixmystreet, qui a vu son concept décliné un peu partout dans le monde, permet aux habitants de signaler des problèmes – nids de poule, réverbères cassés... – à la collectivité locale pour qu’elle les règle. Mais les services de voirie sont organisés, le plus souvent, de façon industrielle, avec des plans de charge : ils doivent respecter un certain nombre de contraintes. Une interaction plus directe avec la population – qui espère à la clé des réactions rapides, aussi rapides en fait que le fait de signaler le problème – perturbe cette organisation, ce qui nuit à son efficacité, et entraîne du coup une mauvaise perception du nouvel outil.Par ailleurs, rassembler les données en provenance de multiples sources publiques et privées est très complexe. C’est pourtant indispensable si l’on veut construire des solutions et des applications de qualité, ou permettre aux citoyens de le faire. Cela explique pourquoi, de plus en plus souvent, les projets de Smart City sont menés par une direction transverse, alors qu’auparavant les projets étaient développés en silos.habitants, les salariés des en- treprises implantées locale- ment, les touristes, les mem- bres des équipes munici- pales... Et dans cette popu- lation très diversifiée, tout le monde n’est pas égal face au62 SEPTEMBRE 2014cès aux services développés, dans des endroits straté- giques », décrit Jules de Co- lombel, directeur du pôle Pu- blic Power EMEAS chez Schneider Electric. Et des formations au numérique peu-un problème : la peur de Big Brother. Pour être efficace, une ville intelligente suppose le partage et l’exploitation de toutes les données utiles, y compris celles concernant le comportement des habitants.]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[UN ÉCOSYSTÈME STRUCTURÉPOUR CHAQUE BESOINLa French Tech est un mouvement national de mobilisation pour la croissance et le rayonnement des startups numériques françaises. À Lyon, toutes les énergies se mobilisent pour créer sur le territoire les conditions favorables à leur émergence, leur pérennisation et leur développement. Avec 4 000 entreprises numériques, 34 000 emplois et 3,5 Md€ de CA, Lyon représente le 2e pôle numérique français.› Révélez votre startup› Accélérez son développement› Financez sa croissance —› Entourez-vous des meilleurs conseilsPlus d’informationslafrenchtech.com lyonfrenchtech.comIN | Lyon Wants French Tech lyonwantsfrenchtech@grandlyon.orgInsign Communications]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13STRaTéGIE & INNOvaTION NUMéRIqUE Business story - CitelumCitelum, allumer le feuDLa lumière urbaine, envisagée différemment aujourd’hui, est synonyme de nouveaux services. Citelum est devenu un acteur incontournable non seulement en France, mais aussi à l’autre bout de la planète. Lumière...ésormais, la lu-mière en milieu ur- Une société qui rayonne à Londres...bain n’a plus grand-chose à voir avec l’éclairage public tel qu’il était envisagé pendant la quasi totalité du XXe siècle. Dans la foulée du premier Plan Lumière adopté à Lyon, en 1989, un nouveau marché est apparu, qui constitue aujourd’hui le cœur d’activité de Citelum. Créé il y a 21 ans, le groupe présidé par Michel Tesconi fonde le sens de son action sur le projet urbain de la lumière dans son ensemble. Mais pas seulement. « En fait, nous sommes des spé- cialistes des équipements électriques urbains, ex- plique le président de Ci- telum. Nous intervenons en temps que gestionnaires de référence des services pu- blics locaux dans les do- maines de la lumière ur- baine et de la gestion des déplacements. » Son groupe gère ainsi des installations d’éclairage public, de mise en lumière, de signalisation lumineuse tricolore, mais il déploie et exploite éga- lement de nouveaux équi- pements électriques urbains tels que des bornes de re- charge de véhicules élec- triques, des réseaux de vi- déoprotection, des radars de feux... « J’ai mis le dé-© DR© DRveloppement durable, dans ses dimensions économique, sociale, culturelle et envi- ronnementale, au cœur de notre offre de services », affirme-t-il.sur lequel repose la dé- mière, et pas de façon sec- tres, concepteurs lumière, toute la chaîne de valeur, marche de Citelum. « J’ai torisée, poursuit-il. Il existe sont des spécialistes de la de la conception à l’exploi-CITELUM INVENTE LE SDALCette approche visant à l’exhaustivité est en quelque sorte l’élément différenciantLe SDAL, schéma d’aménagement lumière, intègre à la fois l’usage, soit l’éclairage fonctionnel, et l’éclairage artistiqueStrategy reviewinscrit notre stratégie dans des entreprises qui inter- mise en valeur de sites ma- tation. » Cette stratégie en une démarche globale par viennent sur l’éclairage pu- jestueux ; Citelum se dis- a fait l’artisan de nom- rapport à la dimension lu- blic et les réseaux ; d’au- tingue en prenant en charge breuses innovations de laparE Le trouble tango du crime et de la vertuPascal Junghansurostat, l’office des sta- docte plume. rale la plus totale. Elle a bien ont déjà cédé chez les leaders tistiques européen, har- Les Pays-Bas, où la vente de été relevée par l’écrivain économiques. Près d'un quart cèle depuis plusieurs cannabis et la prostitution sont mexicain Fabricio Mejia, cho- des cadres de Wall Street et deEnseignant à l'international - University Of Monaco et à l'université de technologiede Troyes - Membre du conseil scientifique du Conseil supérieur de la formationLes digues dressées par la loi, par la morale, entre crime et vertu, cèdent peu à peu. EllesTout se passe comme si les Etats n’avaient plus la force d’imposer leurs lois, comme si cette crise multiforme que nous vivons depuis tant d’an- nées était un moment particu- lier où les règles d’hier s’effondrent sans que celles de demain n’aient pas encore émergé.et de la recherche stratégique.64 SEPTEMBRE 2014années, les INSEE des 28 légalisées, acquiescent avec qué de voir se côtoyer dans le la Bourse de Londres estimentmembres pour que les béné- fices du Crime soient intégrés dans le Produit intérieur brut des pays. Pourquoi ? « Les ac- tivités économiques illégales ne sont considérées comme opérations qu’à partir du mo- ment où toutes les unités concernées y participent d’un commun accord. Dès lors, l’achat, la vente ou l’échange de drogues illicites ou d’objets volés constituent des opéra- tions », écrit Eurostat d’uneempressement. L’Italie fait de même, puisque les activités « noires » représenteraient un accroissement du PIB de 10%. La France joue les jésuites, et devrait envoyer un PIB crimi- nalisé – mais sans le rendre public. Notre richesse serait alors accrue de 3,4% – et notre déficit réduit d’autant. Bref, tout est mélangé. La produc- tion de l’ouvrier de Renault et celle du « dealer » du coin... C’est aussi la confusion mo-même palmarès des grandes fortunes dressé par le maga- zine Forbes, Carlos Slim, le magnat des télécoms, et Joa- quin « Chapo » Guzman, alors chef du cartel de Sinaloa. L’écrivain s’est exclamé : « Puisque Forbes confond la ri- chesse légitime et l'illégitime, alors tout se vaut, tout est per- mis ».que des conduites malhon- nêtes ou illégales sont néces- saires pour réussir dans le monde de la finance.]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.frBusiness story - Citelum STRaTéGIE & INNOvaTION NUMéRIqUEdernière décennie dans l’in- formatique de maintenance, la télégestion au point lu- mineux et le développement des usages du réseau élec- trique au profit des équi- pements urbains. Pour cela, dès les premières approches sur une ville, Citelum se penche non seulement surle groupe dispense son sa- voir-faire aux quatre coins de la planète. « Nous sommes présents dans une vingtaine de pays et seule- ment 500 de nos 3800 sa- lariés sont aujourd’hui ins- tallés en France. Le Brésil, où nous employons 800 per- sonnes, constitue notre plus grosse implantation », sou- ligne d’ailleurs Michel Tes- coni. Le groupe est ainsi présent dans de nombreuses « villes lumière » dont Mexico, Madrid, Barce- lone, Paris, Santiago, Prague, venise, Naples, Shanghai, vientiane, Pékin, Salvador-de-Bahia, Hô- Chi-Minh-ville... Pour jouir de la même réputation dans toutes ces cités, Cite- lum s’est efforcé d’appren- dre à lire l’écriture lumière de chaque pays. « La sen- sibilité à la lumière urbaine est différente en fonction des continents voire des pays. En Chine, par exem- ple, on aime les mises en lumière très colorées, alors qu’en France on préfère les éclairages plus sobres. Au Mexique, on est un peu à mi-chemin : on aime les mises en lumière colorées, mais moins ostentatoires qu’en Chine. Tout le travail consiste donc pour nos équipes à s’adapter à l’at- mosphère de chaque pays, de chaque ville. Ainsi Prague et Venise, deux cités aux façades aussi chargées d’histoire, reposent sur des ambiances totalement dif- férentes. La lumière doit donc s’exprimer différem- ment. » au gré de sa crois- sance internationale, Cite- lum a finalement constitué des équipes projets aux quatre coins du monde. « Nous avons notamment une quinzaine de concep- teurs lumière chinois à Shanghai », souligne-t-il. Certaines terres, en re- vanche, restent encore à défricher. ainsi, les pays du Golfe n’ont pas encore cédé aux démarches de Mi- chel Tesconi et de ses équipes. « Nous avons juste mené quelques projets ar- tistiques à Dubaï et au Qa- tar, mais aucun projet ur- bain global », confirme-t- il. Les pays nés de l’écla- tement de l’ancienne URSS, la Russie mise à part, et la quasi totalité du continent africain restent aussi des terres de conquête à envisager. « Pour l’heure, tous les pays ne nous inté-ressent pas, prévient ce- dans certains pays, ils ne s’est achevé légèrement en pendant le président de Ci- sont pas assurés. » Un retrait sur le précédent, à telum. La totalité de nos contretemps qui n’inquiète 290 M€ de chiffre d’af-vont totaliser 5000 points lumineux, pendant quentNous sommes présents dans une vingtaine de pays et seulement 500 de nos 3 800 salariés sont aujourd’hui installés en Franced’autres, en Inde, iro. jusqu’à 150000 points lu- mineux. » Un grand écart comparable à celui que Ci- telum pourrait être amené à gérer, si le groupe dé- croche l’appel d’offres au- quel il vient de répondre à Sao Paulo. Objectif : 500000 points lumineux.clients sont des collectivités locales ; nous sommes donc très attentifs à la sécuri- sation des paiements. Or,nullement Michel Tesconi, car les perspectives de croissance restent bonnes. Même si l’exercice 2013faires. « Tout dépend des appels d’offres que nous gagnons, explique-t-il. Cer- taines villes, en France,Jacques Donnay... comme à Veniseson urbanisme, mais aussi sur sa géographie, son his- toire, sa sociologie... Toutes les dimensions sont prises en compte, pour proposer ce que Michel Tesconi a baptisé le SDaL, autrement dit : le schéma d’aménage- ment lumière. Celui-ci in- tègre à la fois l’éclairage fonctionnel, c’est-à-dire l’usage, et l’éclairage ar- tistique, qui porte la notion d’image. « Dans une rue où sont présents des bâti- ments emblématiques, qui bénéficient d’une mise en lumière artistique, il faudra moins forcer sur l’éclairage public. Mais nous adopte- rons la démarche inverse dans une rue où le seul éclairage est à vocation d’usage. »UN RAYONNEMENT DANS PLUS DE 20 PAYSSi, en 1993, à sa création, Citelum s’est avant tout concentré sur le marché français, cette stratégie hexagonale s’est depuis bien longtemps effacée der- rière des ambitions inter- nationales revendiquées par son président. Désormais,SEPTEMBRE 2014 65]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13RH & FORMATION Réseaux & Influences - Réseaux sociaux professionnelsViadeo, LinkedIn... des relations si utiles ?CMais multiplier les invitations et s’inscrire à des groupes suffit rarement à obtenir un coup de pouce. Pour que ces relations virtuelles débouchent sur du réel, l’utilisateur doit s’investir sur le long terme...omme tout le monde RH du groupe La Poste, se Christophe Anna. Il a fallu candidat de « façonner son fiche, une entreprise gagne Anna. Les RSP sont aussi ou presque, Philippe, montre catégorique : « Je ne dix ans pour que les DRH identité numérique », fait va- en lisibilité et en reconnais- un moyen de court-circuiter responsable commer- pense pas qu’ils puissent de adoptent les sites comme loir Jean-Christophe Anna. sance. » Un bon moyen, pour les fameux six degrés de sé-cial dans une PME du secteur manière concrète et régulière Monster. » Pour un recruteur qui reçoit les plus futés, de décrocher paration : « Lorsqu’il a tisséautomobile, a mis son profil en ligne sur Viadeo et Lin- kedIn depuis bientôt trois ans.«Jenesuispasenre- cherche active d’un autre poste, mais il est toujours pertinent de développer son réseau professionnel », jus- tifie-t-il. Sans y être très actif, Philippe répond aux invita- tions qu’il reçoit et consulte les profils des personnes qu’il croise dans le cadre de son travail. Concrètement, que lui ont apporté ces réseaux ? Maigre bilan : « Quelques contacts, sans plus », estime le commercial.permettre de trouver un em-De l’autre côté du miroir, lesune candidature, le fait dede nouveauxsa toile, l’utilisateur peut chercher dans son réseau qui lui permet de toucher la per- sonne qui l’intéresse », en- chaîne le cofondateur de Link Humans.Comme lui, ce sont au- jourd’hui plus de six millions de Français qui sont inscrits sur LinkedIn et quatre mil- lions sur Viadeo. Dans quel but ? Réseauter, bien sûr, et plus si affinités. « Avant, le business et le networking étaient la première raison d’être de ces sites ; désor- mais, c’est l’emploi », estime Jean-Christophe Anna, direc- teur associé et cofondateur de la société Link Humans, spécialisée en recrutement mobile et social.LinkedIn ou Viadeo, quel ré- seau privilégier ? Pendant longtemps LinkedIn a eu la réputation d’être plus inter- national, et Viadeo plus franco-français. Mais désor- mais, ce distinguo « n’a plus lieu d’être », estime Jean- Christophe Anna. Le cofon- dateur de Link Humans conseille ainsi d’être sur les deux réseaux.A une époque où plus d’un salarié sur deux rêve de chan- ger de job, les réseaux sociaux professionnels (RSP) sont devenus le nouvel outil à la mode. Fondés au début des années 2000, LinkedIn et Viadeo, suivis de près par l’allemand Xing en Europe, ont rapidement trouvé leur public et concurrencé les sites d’emploi comme Monster ou RegionsJob. A leur suite sont apparus les RSP organisés par secteur d’activité, tels Expeert, Geeklist, Salezeo..."Je suis venu avec les gens de mon réseau Viadeo, afin que vous jugiez quel genre de personne je suis..."En être, c’est bien, encore faut-il réussir à sortir de la masse. Noyé au milieu de milliers de profils identiques, difficile de tirer son épingle du jeu. Pour optimiser son profil, Claire Romanet conseille de participer à des groupes et des sujets de dis- cussion à caractère profes- sionnel. Autrement dit se faire remarquer, mais dans le bon sens du terme : « Les recru- teurs aiment les prises de parole circonstanciées », sou- ligne la fondatrice d’Elaee. Autre conseil, soigner ses contacts : « Le recruteur re- garde aussi le réseau du can- didat, souligne Claire Ro- manet. Un communicant qui n’a pas de réseau, par exem- ple, sera très mal vu. » Et, bien sûr, il s’agit d’obtenir des recommandations. Une possibilité proposée par les deux principaux réseaux, mais LinkedIn permet en plus à ses membres de « recom- mander les compétences spé- cifiques d’un candidat », sou-ploi, estime-t-elle. C’est une aide précieuse, mais qui n’est pas suffisante à elle seule. » En matière de recrutement, les canaux traditionnels, comme les petites annonces ou le bouche-à-oreille, ont la peau dure : selon un son- dage Viadeo/Harris Interac- tive publié fin 2013, seuls 26% des recruteurs interrogés sont sur les réseaux sociaux professionnels et seulement 8% (!) s’en servent pour re- cruter. « Même si c’est en train d’évoluer, les em- ployeurs n’ont pas encore totalement intégré à leurs pratiques l’utilisation des ré- seaux sociaux », admet Claire Romanet, fondatrice du ca- binet de recrutement Elaee. « Il y a un temps d’adaptation nécessaire pour ces outils, défend de son côté Jean-utilisateurs ne se montrent pas non plus très dyna- miques : environ un tiers seu- lement des inscrits sur Viadeo ou LinkedIn sont des utili-« googliser » le postulant est devenu un réflexe. 45% des DRH se servent tout de même des réseaux professionnels pour se renseigner sur de po-clients : « Quand une société va chercher un prestataire, ces réseaux permettent de l’identifier rapidement, pour- suit la fondatrice d’Elaee.Le recruteur regarde aussi le réseaudu candidatBeaucoup d’entreprises cher- chent des fournisseurs de cette façon. »De manière générale, ces ré- seaux permettent à leurs uti- lisateurs de jouer au petit dé- tective : « Un candidat peut chercher les personnes qui ont travaillé au poste qui l’intéresse et les interroger, comparer son profil aux leurs, identifier le N+1 et doubler les cabinets de recrutement... », détaille Jean-ChristopheLE BOUCHE-À- OREILLE A LAPEAU DUREMais collectionner les contacts sur les RSP permet- il réellement de donner un coup de pouce à sa carrière ? Dans un débat traitant de la question sur Viadeo, Emilie Fougnie, chargée de missionTRAVAILLER SA LISIBILITÉPourtant, bien utilisés, ces réseaux peuvent s’avérer de précieux outils. S’ils ne rem- placent pas la recherche ac- tive, les RSP permettent auLinkedIn et Viadeo n’inté- ressent pas que les chercheurs d’emploi : « Ces réseaux sont également un outil com- mercial, fait valoir Claire Ro- manet. En y disposant d’uneligne Claire Romanet. E. ne pas oublier d’avoir son profil à jour avec les bons mots-clés (région, métier... ), sachant que plus le profil est régulièrement actualisé, plus il apparaît dans le top des recherches. Un investis- sement chronophage, mais payant sur la longueur.66 SEPTEMBRE 2014sateurs réguliers. Petite ques- tion : combien d’entre vous, lecteurs d’Ecoréseau, ont mis leur profil en ligne, puis s’en sont finalement désintéres- sés ?tentielles recrues, nous in- dique l’enquête d’Harris In- teractive. Un profil en ligne est un gage de transparence : « un recruteur n’aime pas ne pas trouver d’infos sur un candidat », assure Claire Romanet.nfin,Catherine Quignon]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[Christopher, 43 years old. Managing Director, Marseille, ESSEC Executive Education, Class of 2011.And you? How far will your General Management Program take you?General Management Program: Reinforce, Renew, Reach.10 months in Paris. 2 international study trips. 2 formats: weekend or modular. For top executives.WWW.EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.EDU© Getty Images – Christophe, 43 ans. Directeur Général, Marseille, ESSEC Executive Education, Promotion 2011. Et si vous aussi, vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ? Programme «Management Général» : Renforcer ses compétences, renouveler son projet professionnel, atteindre ses objectifs. 10 mois à Paris. 2 immersions à l’étranger. 2 formats : week-end ou modulaire. Pour les hauts dirigeants.]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13RH & FORMATION Observatoireu Au menu de cette rentrée des formations, EcoRéseau se penche sur l'insertion des jeunes diplômés, les disparités hommes-femmes ainsi que sur la structuration des réseaux dans le supérieur.les chiffres évoquent des entreprises respectueuses des quotas imposés par la loi Copé-Zim- merman exigeant 20% de femmes dans les conseils d’administration. Sauf rares exceptions, les entreprises cotées réalisant plus d’un milliard d’euros de capitalisation boursière respec- tent le pallier avec 30% en moyenne, malgré un système de pénalités faibles prévues pour les sanctionner. 24,8% de femmes sont représentées dans les CA du compartiment B (les entreprises cotées entre 15 millions et un milliard). Cette féminisation des comités d’admin- istration se caractérise par des profils plus jeunes, moins expérimentés dans les domaines de la gestion et de l’international, mais plus variés : les administratrices proviennent moins des ministères et des grandes écoles.Les jeunes diplômés et l’insertionQuelles conclusions tirer de la 22e enquête menée par la Conférence des grandes écoles (CGE) avec la collaboration de l’ENSAI au sujet de l’insertion des jeunes diplômés ? Réa- lisée de la mi-janvier à la mi-mars auprès de 161 grandes écoles de management et d’ingé- nieurs, l’étude met en relief des tendances encourageantes. En dépit d’un délai d’insertion un peu plus long, les diplômés s’insèrent toujours aussi bien avec 75% de CDI. Côté salaires, on observe cependant une chute des rémunérations depuis 2005 en raison d’un marché de l’emploi sous tension. 7% de baisse en moyenne sur l’ensemble de l’étude ; 2% concernant les ingénieurs. Les managers confirment également leur plus grande mobilité et leur appé- tence pour la capitale parisienne : 57% des étudiants de business schools commenceraient leur carrière en Île-de-France contre 38% des « Ingés », tandis que 15% des étudiants dé- couvrent les joies de la vie active à l’étranger avec un écart qui varie du simple au double entre diplômés d’école d’ingénieurs et de commerce. L’Europe est, quant à elle, la première destination où choisissent de s’expatrier les jeunes diplômés. La suite de l’enquête met en lumière des disparités hommes-femmes : baisse des salaires depuis 2012 pour les femmes plus conséquente que pour les hommes, doublée d’une accession au CDI plus faible en sortie de cursus : 58,3% pour les femmes et 69,1% pour les hommes. Tendances salariales et pro- fessionnelles également à l’œuvre chez les expatriés.Source : ESC DijonChangement de marque pour le réseau IAEDu rififi entre la CGE et l’Etat45000 étudiants, 2000 enseignants chercheurs, 15000 entreprises partenaires, 1000 partena- riats internationaux et plus de 425000 diplômés. Autant de bonnes raisons qui poussent le réseau IAE à adopter une nouvelle bannière : IAE France écoles universitaires de manage- ment. Communauté la plus importante de France en sciences de gestion, l’ensemble des éta- blissements aspire également à réactiver les plans de formations doctorales, encourager la mobilité étudiante pour assurer un éventail large de formations (IAE Exchange) tout en ap- profondissant le réseau des anciens. Un moyen de structurer davantage les 32 établissements pour gagner en visibilité nationale et internationale.Au cœur de la discorde, les communautés d’universités et d’établissements (COMUE) sont loin de fédérer l’ensemble des acteurs associés aux projets. Plusieurs directeurs d’écoles et la CGE regrettent le manque de consultation dans la rédaction des statuts. De même, si les projets ambitionnent d’augmenter la masse critique des unités d’enseignement dans le su- périeur, ils ne prennent absolument pas en compte, selon les grandes écoles, leur mode de fonctionnement. L’adaptabilité et l’innovation pourraient pâtir de ces rapprochements entre établissements du supérieur.Source : Le MondeSource : CGEMutualisations des connaissances et des compétences dans le grand OuestNouveau ménage à trois. L’Ecole nationale supérieure d’architecture s’associe à Centrale et à l’Audencia pour marier plusieurs dimensions de l’enseignement supérieur et hybrider les compétences et l’innovation afin de gagner en visibilité, tout en répondant à la demande croissante de métiers exigeant des compétences transversales cultivées dans chacun des trois établissements.Vers une plus grandes mixité dans les conseils d’administrationRésultats d’une étude réalisée par la chaire de gouvernance d’entreprise de l’ESC Dijon en partenariat avec l’Association des femmes experts-comptables administrateurs (AFECA),Source Studyrama grandes écolesBiais cognitifs : des progrès concrets à fairePour son numéro d’été, EcoRéseau analysait le phénomène des biais cognitifs. Pour cette rentrée, nous vous proposons d’autres clés d’entrée pour mieux appréhender le sujet : une série d’études révèle que les personnes hors du domaine des RH mais impliquées dans un process de recrutement ne sont, en général, pas formées à dévier de leurs biais cognitifs. Phénomène qui nécessite un effort de sensibilisation d’autant qu’il n’existe pas à l’heure actuelle d’outils spécifiquement établis contre ces raccourcis de pensée qui biaisent la déci- sion lors d’un entretien en face à face. Le professeur Mickaël Pichat, enseignant à l’ESSEC et fondateur du cabinet Chrysippe, ajoute : « Cet état de fait est plutôt frustrant car la recherche regorge d’études à ce sujet. Cette mine d’or est inexploitée, la solution reviendrait à rendre opérationnelles l’ensemble de ces compilations, à confronter la recherche à des problématiques réelles. » Parce que les chercheurs sautent rarement le pas, le professeur Pichat a ainsi créé son propre cabinet spécialisé dans les sciences cognitives : la structure regroupe des chercheurs, des professionnels du terrain en RH, management, marketing, mé- dias et des étudiants afin de mettre au point des outils.u Save the date :QS France organisera deux événements à Paris pour la rentrée prochaine :• Le 4 octobre : salon QS World MBA à l'hôtel Hyatt Regency Paris EtoileQS, leader dans l'événementiel dédié aux MBA, présente 60 000 candidats chaque année auprès de l'ensemble de ses business schools partenaires. Côté numérique, le site TopMBA.com recensait 437 000 visites. Le QS World MBA Tour offre ainsi la possibilité de rencontrer les responsables des admissions MBA et les anciens élèves de grandes écoles de commerce à travers le monde. C'est aussi l'occasion de connaître les procédures de demande de bourse d'études QS MBA (1,7 million au total disponible pour les partici- pants aux différents forums). Quelles nouveautés pour l'édition 2014 à Paris ? Entre au- tres, la création d'un nouveau format « exécutif U » permettant aux écoles de se connecter avec les candidats EMBA de haute qualité dans des marchés clés.• Le 11 octobre : salon Masters & doctorats au méridien EtoileTrois ans déjà que QS concentre ses efforts sur les personnes désireuses de s'internationa- liser, quel que soit leur parcours. Sa vocation ? Connecter les hauts potentiels à travers le monde avec les leaders mondiaux en ce qui concerne les universités, les facultés et les écoles de commerce. Le World Grad School Tour QS consiste en des forums d'une demi- journée dédiés au recrutement d'étudiants internationaux pour des diplômes de niveau master ou doctorat par les meilleures institutions du monde. Un accélérateur notoire pour les candidats qui souhaitent se lancer dans les études supérieures à l'étranger.68 SEPTEMBRTE 2014]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.frInfographie Universum sur l’attractivité des employeurs en Eu- rope, printemps 2014Universum publiait dans ses colonnes fin mai le classement des employeurs les plus attractifs en Europe. L’étude souhaitait refléter les tendances représentatives des étudiants à partir de 12 pays du Vieux Continent dont l’Allemagne, la France ou encore la Russie (taille de l’échantillon : 130000).Observatoire RH & FORMATIONLES CARACTÉRISTIQUES LES PLUS RECHERCHÉES EN EUROPE CHEZ LES EMPLOYEURS EN 2014.MANAGERSINGENIEURS1Formation et développement des compétences et ascension dans l’entrepriseEnvironnement créatif et dynamique de travail2Environnement créatif et dy- namique de travailFormation et développement des compétences et ascension dans l’entreprise3Supérieurs hiérarchiques qui soutiennent les perspectives de carrière dans l’entrepriseTravail qui challenge les capacités intellectuellesQuelques remarques ressortent de l’étude :- La réputation et l’image des entreprises ne sont plus des facteurs clés dans leurs choix.- La nature de l’emploi et ses caractéristiques prévalent en tant que critères majeurs dans la recherche de ce dernier.- C’est en Allemagne, Russie et Suisse que les perspectives d’avancement et les salaires im- portent le plus.TENDANCES 2012-2014 SUR LES SECTEURS D'ACTIVITÉS LES PLUS PRISÉS EN EUROPEsource : universumglobal.com1 - Finances2 - Audit- Comptabilité3 - Grande distribution4 - Consultance en management et stratégie 5 - Services informatiques et softwares1- Electronique2- Ingénierie industrielle3- Consultance en management et stratégie 4- Industrie pharmaceutique et biotechnologie 5- Services informatiques et softwaresSEPTEMBRE 201469]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13RH & FORMATION Carrières & Talents - Relations internationales des ÉcolesLes vertus de L’Oncle SamLe rêve américain existe toujours bel et bien. En tout cas, c'est ce que pensent les écoles de commerce en matière de formation continue. Entre élargissement et approfondissement, les relations nouées par lesDdifférentes écoles françaises avec les universités américaines diffèrent. Mais toutes tendent vers un objectif commun : faire « traverser la mare », à un maximum d'Américains, de Français et d'Asiatiques, ou autrement dit faire connaître leurs ouailles comme venant d’établissements de renom.ans la langue de Jack institutionnels favorisant la globale de la création d’en- sa version Trium. Si les com- sachussets Institute of Tech- expérience en immersion dans Kerouac, « To cross mobilité des étudiants et en- treprise », analyse Patrice pétences visées permettent à nology) nous a consultés pour un univers culturel différent, the pond » – littéra- courageant la formation conti- Houdayer. Le poids toujours leurs participants de voyager intégrer un dispositif qui se de très haut niveau », notelement traverser la mare – nue. « Première école à signer prépondérant des universités dans le monde entier, le cam- déroule selon plusieurs volets François Collin. Positionne-désigne quelqu’un ou quelque chose dont la notoriété aurait traversé l’océan Atlantique. Les Daft Punk l’ont fait. Pas Johnny. Luc Besson égale- ment et non Claude Zidi. Pari également réussi pour Skema, HEC, Kedge ou encore l’EM Lyon tandis que d’autres écoles françaises plus mo- destes peinent à se construire une réputation. Comment « obtenir sa green card » pour le pays de l’Oncle Sam pour une business school ? Et quelles évolutions noter dans les relations franco-améri- caines dans un contexte où le Vieux Continent est dés- ormais tiraillé entre l’Asie, l’Amérique Latine et le conti- nent Nord-américain ? Quatre grandes écoles témoignent de leur expérience outre-Atlan- tique.des accords de double di- plôme durant les années 1970, l’EM Lyon a cultivé des re- lations internationales in- times, notamment avec la Bu- siness School de Perdue pour aboutir au Global Entrepre-américaines sur la scène mon- diale de l’enseignement su- périeur n’est en rien étranger au phénomène. D’autant que pour de nombreuses écoles françaises, le pays demeure la première destination aupus de New York est l’occa- sion d’avoir une réelle expé- rience terrain en matière de finances et de stratégie, deux disciplines qui font la répu- tation mondiale de l’établis- sement », souligne François Collin, directeur international à HEC. Dans cette optique, HEC voyage, entre autres, au Boston Collège pour sa semaine de l’entrepreneuriatde compétences en France, aux Etats-Unis et en Chine », précise François Collin. La pareille avec LVMH qui a confié sa « purchasing aca- demy » depuis deux ans à Kedge, dont la réputation n’est plus à faire dans la dis- cipline. Hors programmes sur-mesure, les liens noués entre business schools et en- treprises sont ténus. Le motment différent pour Skema, « la seule institution péda- gogique d’origine étrangère ayant eu l’autorisation de dé- livrer des lettres d’invitation à ses étudiants pour obtenir un visa d’études auprès des autorités compétentes. Gros point fort de l’institution au regard des difficultés actuelles pour rester sur le sol améri- cain lors des phases de re-LES ETATS-UNIS, PREMIER TERRAIN DE CHASSE DES COMPÉTENCES ?ou emmène ses cadres en quête de leadership à l’uni- versité de Phoenix, connue mondialement dans ce do- maine. Un tour des métro- poles nord-américaines qui devient donc l’apanage du top des business schools fran- çaises. Kedge, par exemple, avec son global MBA, auto- rise aussi des destinations de choix à l’image des Wash- ington DC Brookins Univer- sity, Rollins College de Flo- ride et Sonoma University en Californie,...d’ordre : mettre les partici- pants en situation d’immer- sion lors de missions d’audit qui trouveront un véritable écho chez des entreprises de renom : « Nous pratiquons ainsi le diagnostic et le conseil stratégique pour des entre- prises locales ou françaises, mais implantées aux Etats- Unis. SNCF, Wysips ou encore Universal Studios, autant de noms qui ont accueilli en leur sein des participants du global MBA de notre école », ex- plique Françoise Lassalle- Cottin, Directrice Pro- grammes Dirigeants et Ma- nagers à Kedge.cherche d’emploi », met en avant Pascal Vidal, Directeur des programmes undergra- duate et postgraduate et mem- bre du comité de direction de Skema. Le campus amé- ricain présente aussi un autre avantage de taille : celui de mutualiser les services carrière et stages. « Les étudiants sont ainsi formés pour trouver un job aux Etats-Unis et inver- sement. D’autant que les mé- canismes de recrutement dif- fèrent. 28% des diplômés de notre école commencent ainsi leur vie professionnelle à l’étranger », détaille Pascal Vidal. Soit, à titre d’exemple, 1200 diplômés pour HEC,« Le point essentiel est de considérer le monde comme un ensemble de possibilités, de partenariats et de déve- loppements. De nombreuses universités américaines vou- lant ainsi s’ouvrir à l’inter- national recherchent des par- tenaires en Europe et en Asie », exprime Patrice Hou- dayer, directeur général dé- légué en charge des pro- grammes masters à l’EM Lyon. Pour les entreprises désireuses d’optimiser leurs talents, les relations franco- américaines se tissent donc au fil d’un réseau d’appren- tissage international qui mu- tualise les compétences entre universités et écoles de com- merce, en particulier en ma- tière de formations exécutives. En d’autres termes, le choix de destinations s’opère en fonction des réseaux d’en- seignants et de partenariats70 SEPTEMBRE 2014FAIRE DU PIED AUX ENTREPRISES AMÉRICAINESSéduire puis hameçonner l’en- treprise internationale sur le territoire de la bannière étoilée et enfin l’associer aux pro- grammes d’envergure mon- diale : une dynamique deve- nue monnaie courante pour les écoles de commerce fran- çaises. « L’entreprise Porsche, vivement intéressée par le discours sur l’innovation et la technologie du MIT (Mas-DES DYNAMIQUES RE- LATIONNELLESQUI DIFFÈRENT« Nous n’avons pas de cam- pus car nous pensons qu’il sera plus profitable aux étu- diants et à leur carrière d’al- ler sur les campus de Yale ou de Stanford plutôt que de se rendre dans un HEC re- produit à l’étranger. Les par- ticipants doivent vivre uneprésents sur la côte"Vous ai-je dit que notre Ecole cultivait des partenariats tres̀ forts avec des Universiteś ameŕ icaines ?"surtout .Est et en particulier à New York, deuxième foyer d’alumni après Londres. Une manière d’améliorer l’em- ployabilité des talents sur le territoire américain, qui en ferait presque oublier son sys- tème de santé chez les ex- pats’...neurship Program, formation qui attire des Nord-Améri- cains, des Asiatiques mais également des Européens sou- haitant avoir une approchepalmarès des échanges inter- nationaux. « Depuis 12 ans, nous mettons ainsi en œuvre des programmes tels que l’Executive MBA ou encoreGeoffroy FramerySéduire puis hameçonner l'entreprise internationale sur le territoire de la bannière étoilée, et enfin l'associer aux programmes d'envergure mondiale. Stratégie classique]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13ART DE VIVRE & PATRIMOINE L’Air du temps - La tendance zenZen, soyons zen...«S d’y remédier en s’adonnant à quelques pratiques très en vogue. Focus...Un air plus facile à chanter (merci Zazie !) qu’à s’imposer au quotidien. Certains ont décidétress : état réac- tionnel du corps soumis à uneaméliorer la digestion.• Shiatsu, pressions made in JapanNi massage ni idéologie, cette thérapie manuelle utilise des pressions verticales avec les pouces et les paumes des mains ainsi que des étire- ments sur l’ensemble du corps pour lui redonner équi- libre et tonicité et favoriser la circulation des énergies.• Sophrologie, état de conscienceCette technique de relaxation basée sur quatre grands prin- cipes – la respiration, la dé- tente physique et psychique, la visualisation et la pensée des techniques de respiration et de gestion de la pensée (sans contact physique, contrairement au shiatsu) – amène à un état de semi- conscience pour se recon- necter avec l’instant présent et libérer l’énergie.agression brusque. De l’an- glais stress, effort intense. Terme introduit en 1936 par le physiologiste austro-ca- nadien Hans Janos Selye. » Un pionnier et même le père du concept pour l’éternité. Quant à 1936, on ne peut s’empêcher de sourire du ca- ractère fortuit de la chrono- logie qui instaura cette même année les congés payés... Le stress, une réaction nor- male du corps, donc. Le pro- blème intervient lorsque le stress ponctuel laisse place à un stress permanent, chro- nique, conduisant le corps à l’épuisement à force de réagir sans s’arrêter. Le foyer de l’anxiété, des difficultés de concentration, des troubles du sommeil, de problèmes de digestion, de douleurs musculo-squelettiques, voire même de dépression et de maladies cardiovasculaires (hypertension, infarctus). Le rythme et les responsabilités, couplées à une alimentation souvent mal équilibrée et à un manque d’activité phy- sique, pèsent sur notre quo- tidien, et osons le dire, sur nos vies. Mais « no more stress » selon l’expression consacrée, il existe des mé- thodes simples et accessibles à tous pour (re)donner de l’énergie positive au quoti- dien, sans attendre d’être dans le rouge."3h que je les relaxe... je vais doucement commencer à évoquer le gel des augmentations cette anneé "AUTONOMIE ET RÉALISME« Il faut oser sauter le pas. Nous vivons dans une époque très matérielle et il est vrai que nous touchons là à l’éner- gétique, quelque chose de moins palpable que le reste de notre vie, analyse Nadia Dumont-Barbaste, professeur de karaté et praticienne de shiatsu dans la région d’An- necy. Pourtant, de plus en plus de dirigeants, comme de sportifs de haut niveau d’ailleurs – ce qui est assez comparable – viennent me voir pour apprendre à lâcher prise. Il faut comprendre que c’est tout à fait compatibleDes exercices de respiration, recentrage sur soi, étirements... Dix à quinze minutes par jour, car il faut qu’ils soient réalisables dans le quotidien d’un(e) chef d’entreprise• Hypnose et sens des motsavec le passage à l’action, l’atteinte d’un objectif et l’amélioration des perfor- mances. » Avec, comme ob- jectif, l’autonomie à l’issue d’une ou plusieurs séances pour lesquelles il faut compter en 30 et 90 euros. « L’intérêt de la plupart des techniques et méthodes de relaxation sé- rieuses, notamment de l’au- tohypnose, est de parvenir à maîtriser des petits exercices quotidiens pour créer un mo- ment imperméable au stress », confirme Dany Dan De- beix, fondateur de l’École centrale d’hypnose, une ré-brée. » Joëlle Pietre-Sauviat, directrice du salon Zen qui se tiendra du 2 au 6 octobre, porte de Champerret à Paris, assiste a un véritable engoue- ment pour le recentrage sur soi depuis de nombreuses années. « Nous prenons tous de plus en plus conscience que nous devons prendre soin de nous et trouver des point d’équilibre dans nos vies. Il y a une véritable ouverture d’esprit sur les méthodes de développement personnel et de relaxation. Nous avons d’ailleurs vu la fréquentation du salon multipliée par quatreprofessionnelle que nous re- cevons. »de yoga. Le plus pratiqué reste le hatha yoga. Venue d’Inde, la technique est im- plantée en Europe depuis de longues années déjà et a fait ses preuves. Travail sur les postures du corps, sur la res- piration, relaxation, médita- tion : la synthèse vise à une harmonie de vie et à trouver la paix intérieure.SEPT TECHNIQUES POUR PRENDRE DU TEMPS POUR VOUS...• Gestalt, l’introspection• Méditation, l’émergenceCette thérapie psychocorpo- relle venue d’Allemagne (ges- talen signifie « mettre en forme ») est peu connue mais néanmoins l’une des plus ré- pandues. Le principe ? Pren- dre en compte sa vie, actuelle, ne pas ignorer le passé, ana- lyser son comportement, identifier ses soucis physiques pour avoir une connaissance de soi-même afin de mieux comprendre son propre fonc- tionnement.du Mindfulness... Ou « pleine conscience »,le concept fait son cheminaux États-Unis sur le socle• Réflexologie, la tendancede la méditation bouddhiste.Dans cette pratique ances- trale, on distingue la réflexo- logie des mains (avec des pressions sur les doigts, dans la paume et sur le dessusUn espace-temps de recen-trage sur soi, entre concen-tration, vagabondage de l’es-©C. de Vibrayeprit et attention portée à un mot, un son, un symbole,72 SEPTEMBRE 2014férence en la matière. Lui évoque « des exercices de respiration, de recentrage sur soi, des étirements... Dix à quinze minutes par jour, car il faut que ce soit réali- sable dans le quotidien d’un(e) chef d’entreprise à l’emploi du temps surchargé. L’idée est que la consultation puisse permettre de s’inscrire dans un processus qui va rendre la vie plus équili-en 20 ans, avec un public qui n’est plus seulement fé- minin, loin s’en faut. » Reste que la frontière est ténue entre les domaines de relaxa- tion et thérapeutiques. « Il existe une véritable différence avec l’espace-temps cocoo- ning d’un spa, insiste Nadia Dumont-Baraste. On est aussi dans le bien-être mais la maî- trise des techniques n’est pas au niveau de la formationune image, à une zone du corps ou à la respiration. Une excellente manière d’appren- dre à projeter vos angoisses et émotions devant vous, comme sur une toile de ci- néma pour mieux en prendre conscience, les contrôler et éviter qu’elles ne prennent le dessus.des deux mains), la réflexo- logie auriculaire (les oreilles possèdent des zones dites réflexes) mais surtout la ré- flexologie plantaire, qui reste la plus pratiquée. Un travail de pression rythmée sur la voûte plantaire permet d’agir sur l’ensemble du corps, pour évacuer les tensions, mais aussi, pour beaucoup d’entre nous, pour favoriser un sommeil récupérateur etEntré dans ce que l’on appelle un état modifié de conscience (EMC), comme le rêve ou la méditation, l’attention se concentre sur un nombre de sujets restreint. Une prise de conscience guidée par la voix• Hatha yoga, la synthèsedu professionnel.peut également se faire seul (on parle dans ce cas d’auto- hypnose), notamment en tra- vaillant sur ces mots qui créent les maux, en cherchant à parler positivement. Ainsi vous ne direz plus « résoudre un problème » mais « trouver une solution »...Il existe différentes formesOlivier Remy, mais qui]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13ART DE VIVRE & PATRIMOINE L’Art du tempsHorlogerie & JoaillerieChopard présente sa Superfast chrono Porsche 919À l’occasion du retour de Porsche au Mans, Chopard dévoile une édition limitée basée sur le châssis de la Superfast Chrono qui rend hommage à la Porsche 919. Son cadran reprend plusieurs éléments de la Porsche 919 Hybrid qui participera au Championnat du monde d’endurance.Les modèles Superfast sont les montres de sport de tous les superlatifs. Leur boîtier imposant leur confère une présence incontournable sur lepoignet grâce à sa personnalité affirmée. Leur design contemporain, leurs caractéristiques techniques, comme les mouvements Chopard aux finitionsinspirées des moteurs de voiture, et leurs finitions luxueuses les placent au som-met de la collection Classic Racing.Tissot se lance dans letactile solaire !La Tissot T-Touch Solar Lady fait partie des premières montres tactiles solaires au monde. Elle allie écologie et élégance. Ce bijou de tech- nologie rehaussé de nacre et de diamants est doté de fonctions dynamiques : altimètre, météo, boussole... Plus besoin de changer sa batterie, il suffit de se tourner vers le soleil,un must pour les exploratrices en herbe ! A partir de 750 euros, le mo- dèle présenté est à 1120 euros car les index sont des dia-mants.www.tissot.ch37 MM d’élégance chezAudemars PiguetAffichant un diamètre inédit de 37 mm, la ligne Royal Oak Automatique trouve unenouvelle expression avec cette réfé- rence qui ravira les amateurs de mon-tres de petite taille. La mythique lunette octogonale est parée de 40diamants taille brillant. Côté ca- dran, la boîte façonnée en or rose révèle un motif « Grande Tapisse- rie », signature de la ligne Royal Oak Automatique. Côté fond, le verre saphir dévoile toute la ri- chesse d’un mouvement finement décoré, à l’instar de la masse oscil- lante monobloc en or 22 carats,agrémentée des armoiries des fa- milles Audemars et Piguet et dusigle AP.www.audemarspiguet.comwww.chopard.frKronoKoncept by Kronometry 1999Kronometry 1999 est reconnu dans le monde entier pour ses choix de garde-temps exclusifs. Mais il fallait aller plus loin et offrir l’exclusif dans l’exclusif. Nous ne parlons pas ici de surenchères de prix ou de com- plications mais uniquement de petites perles déni- chées chez les manufactures ou développées uniquement pour KronoKoncept, à l’image de ce cof- fret Romain Jerome composé de 6 pièces Steampunk Colors, une nouveauté 2014 sur la base d’une Steam-© JMSordellopunk blackPVD avec deschiffres decouleurs. Ro-main Jerome a réalisé pour KronoKoncept un coffret « vintage » avec les 6 pièces gravées N°1/99 de cette nouvelle collection.www.kronometry1999.com© JMSordelloHommage à Louis Moinet, inventeur du chronographeLes Ateliers Louis Moinet, créés en 2004, viennent de se voir décerner le Prix du Mérite au Dé- veloppement des Arts et des Technologies Horlogères. Cette récompense majeure vient consacrer la vocation des Ateliers de remettre M. Louis Moinet au panthéon des grands horlogers. Cette mission avait notamment franchi un cap décisif lorsque la maison dévoila, en mars 2013, le premier chronographe de l’histoire, daté de 1816 et signé de la main de Louis Moinet. Pionniers dans l’utilisa- tion de matières extraordinaires telles que les météorites lunaires et martiennes, les Ateliers Louis Moinet se distinguent égale- ment à travers leurs éditions limitées, as- sociant habilement design et technologiesinnovantes.www.louismoinet.com74 SEPTEMBRE 2014]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[PRESENTELondon • 106, New Bond Street - T. +44 (0)20 7499 1434 Boutiques KRONO KONCEPT by Kronometry 1999 Boutiques HUBLOT by Kronometry 1999 Paris • 60, rue François 1er - T. +33 (0)1 42 25 15 41Cannes • 4, La Croisette - T. +33 (0)4 97 06 69 70 Cannes•4,LaCroisette-T.+33(0)493684788 Lyon • 27, rue Gasparin - T. +33 (0)4 78 37 31 92 St-Tropez • Hôtel Byblos - Av. Paul Signac - T. : +33 (0)4 94 56 30 73 St-Tropez • Hôtel Byblos - Av. Paul Signac - T. : +33 (0)4 94 56 30 73 www.kronometry1999.com Courchevel • Hôtel Les Airelles - T. +33 (0)4 79 08 77 35 Courchevel • Hôtel Les Airelles - T. +33 (0)4 79 08 77 35]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13ART DE VIVRE & PATRIMOINE L’Art du tempsMode & Accessoires Michael Kors Automne Hiver... en quelques motsMinimalisme urbain mélangé au style décontracté made in California... Romance Urbaine... Jupes fluides, robes et blouses juxtaposées avec des pièces emprun- tées au vestiaire masculin... Pièces d’inspiration artisa- nale pour le jour, simplicité pour le soir... Lignes allongées... Mélange de textures, tweed et python, mo- hair et alpaga se mélangent à la mousseline... les franges virevoltent... le sac est porté à l’épaule... Ici une pièce maîtresse de la collection : 3 Joncs Michael Kors en python et métal argenté, 175 euros.www.michaelkors.comScabal lance une nouvelle ligned’épauleLa collection Scabal automne-hiver 2014-2015 se caractérise par une combinaison d’exigences extrêmes en matière de tissage et d’in- novations techniques. Les nouvelles gammes de costumes offrent un large éventail de motifs, de poids et de coloris. Scabal lance AL- PACA, un tissu splendide d'un poids de 600 g mais qui est léger à porter. Le nouveau Creative Director, Detlev Diehm, a étudié en dé- tail le fonctionnement de l'épaule humaine et a ainsi conçu une nou- velle ligne d'épaule, qu'il décrit comme « un look éminemment élégant mais avec un côté décontracté qui utilise une architecture du vêtement se voulant non limitative ».www.scabal.fr - Scabal at Savile House, 19 avenue George V, Paris 8eUne première collection trèsréussie pour Alexandra DelimaDe nationalité franco-amé- ricaine, le jeune Alexandre Delima – durant 5 années as- sistant de Christophe Josse – explose au grand jour pour une première collection présentée sa- gement de sorte que le savoir-faire à la française puisse être observé au plus près. Une vision d’une étonnante modernité par ses in- fluences rock revu couture, avec perfecto ou teddy enagneauplongé. Lecouturierjoueaveclestrans- parences et les opacités, les brillances et les mati- tés, le fluide construit. Vous constaterez que les plus nobles matières sont bien au rendez-vous avec les plus belles peausseries de python à grandes écailles. De l’ultra-glamour chiquissime dans lequel on verrait bien quelques stars et élé-gantes.www.alexandre-delima.comUn rayon de soleil en septembre...Chloé vous fera craquer pour denouvelles lunettes ! Carlina est latraduction artistique de l'espritChloé à la saison estivale: la lumière,la féminité, et la fluidité. La mon-ture métallique surdimensionnée etspectaculairement ronde est souli-gnée de cercles faisant allusion auxmouvements continus des spiralesdont l'éclat délicat révèle les subtilesnuances des verres. Décliné en cinqcoloris, le modèle Carlina est disponible en boutique, même après l’été.www.chloe.comCrockett and Jones, toujours à la page !Référence depuis plus de 130 ans auprès des ama-teurs de souliers fins en cousu Goodyear, la Mai-son Crockett and Jones honore sa placed’exception parmi les meilleurs fabricants aumonde. Chaque modèle est produit à Northamp-ton, berceau de la chaussure britannique, et né-cessite huit semaines de fabrication comprenantplus de deux cents opérations manuelles. Lagamme Main Line est la plus vaste des deuxgammes que présente la maison. Du mocassinclassique à la bottine tendance, du richelieu habilléau derby ‘casual’, cette gamme rassemble près d’une centaine de modèles à partir de 380 €. Ici le modèle Coniston est une classique country shoe qui voit la vie en bleu cet automne pour devenir une véritable bottine urbaine.www.crockettandjones.fr76 SEPTEMBRE 2014]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[n°13www.ecoreseau.frL’Art du temps ART DE VIVRE & PATRIMOINEBienvenue au Beau RivageL'hôtel Beau Rivage, 4 étoiles, est situé à proximité de la mer et de la fameuse promenade des Anglais. Ce boutique hôtel a été entièrement ré- nové par le célèbre architecte pari- sien Jean-Michel Wilmotte. « Niçois et contemporain » résument le style et le caractère moderne de l’hôtel, que l'on retrouve au bar, au lounge d'hiver et dans le patio intérieur, ainsi qu'au restaurant de la plage pri- vée. Façade fin XIXe, architecture in-novante, design élégant et décoration soignée riment au Beau Rivage avec chaleur provençale et galets. Les 93 chambres et suites du Beau Rivage allient confort et haute technologie.www.hotelnicebeaurivage.comPlace à une des plus belles adresses au MarocAu cœur d’une oliveraie centenairedominée par les montagnes de l’At-las, à seulement 12 km de la vibrante« Ville Rouge », le Royal Palm Marra-kech propose le meilleur : 135 clésreparties en suites et villas, un ser-vice ultra personnalisé, le bien-êtredu corps et de l’esprit, une table gastro-nomique et inventive. Inspirés de la culture marocaine et teintés de touches mauriciennes, l’architecture de l’hôtel et ses espaces généreux en font l’une des plus belles adresses du Maroc. Situées à l’abri des regards, les 10 villas des Princes, avec 2 chambres à coucher et salles de bains attenantes de part et d’autre d’un grand salon, s’ouvrent sur un jardin paysager, sa pis- cine et son hammam privés. Côté cuisine, 4 restaurants orchestrés de main de maître par Philippe Jourdin, Meilleur Ouvrier de France 1993 et Chef multi-étoilé.Ne manquez pas le golf du Domaine qui offre une véritable communion avec la nature : 75 hectares de green, fairways, obstacles d’eau et bunkers sauvages.www.royalpalm-hotels.comLa Villa Florentine souffle avec brioses 20 bougiesAncien couvent orné de superbes fresques, la Villa Floren- tine a su préserver de sa vocation passée un subtil ma- riage entre faste italien de la Renaissance et designcontemporain.Classé "Monument Historique", ce Relais & Châ-teaux 5 étoiles offre un panorama d’exception sur Lyon. Les jardins en terrasse font de la Villa un authentique havre de paix et de verdure. La Villa propose 28 chambres et suites décorées avec raffinement, dans lesquelles meubles d’époque et œuvres contemporaines se côtoient en toute harmonie. L’espace bien-être avec notamment sa piscine et son jacuzzi panoramique extérieur chauffé vous raviront. La table étoilée gérée de mains de maître par Davy Tissot compte parmi les très réputées de Lyon. A découvrir sans atten-dre !www.villaflorentine.comLe Peninsula Paris, merveilleusement bien restauréAprès quatre années de travaux pharaoniques, le premier palais eu- ropéen de l'enseigne hongkongaise va ouvrir à Paris. Situation rare, vo- lumes grandioses dans les salons et les pièces du rez-de-chaussée, raffi- nement omniprésent respectant l'identité et l'histoire du bâtiment et service millimétré, légende asia- tique oblige (600 salariés pour 200 chambres, dont 34 suites). Pas moins de six espaces de restaura- tion seront ouverts, dont une tablegastronomique et une autre d'inspiration cantonaise. Tentation du spa, 1800 m 2 et 6 salles de soins, de la piscine intérieure, de la salle de sport... Sans oublier le plaisir d'embarquer dans une Rolls, c'est depuis toujours la signature Peninsula. Les dames apprécieront le sèche- ongles mis à disposition dans chaque chambre. Le tout est orchestré par un Français, Nicolas Béliard, 47 ans, venu de Bangkok où il dirigeait le Peninsula de la capitale thaïe.Peninsula Paris, 19, avenue Kléber (Paris VIIIe). Tél.: 01 58 12 28 88. Chambre double à partir de1095€lanuit.Suiteàpartirde2395€.paris.peninsula.comUn conte de fées au Château d’Esclimont !Au cœur d'un parcclassé de 60 hectares,apparaît le Châteaud'Esclimont, 4 étoiles,avec ses tours, balconsajourés, tourelles etclochetons. Joyau de laRenaissance, cette an-cienne demeure de lafamille La Rochefou-cauld est une halte ro-mantique à moinsd'une heure de Paris,entre le Château de Versailles et la cathédrale de Chartres. Véritable château de contes de fées, il saura vous transporter dans un univers hors du temps, fait de raffinement et d'élégance à la française. Les 52 chambres sont toutes décorées dans le respect des lieux et jouissent du confort moderne. Ces dernières offrent des vues très agréables sur le parc et la pièce d'eau, la cour d'honneur et le parc ou encore le château.www.hotelspreference.comLe Royal Windsor Hôtel Grand Place : L’excellence hôtelière bruxelloiseLe Royal Windsor Hotel Grand Place attire depuis des décennies les voyageurs épris de ces hôtels précieux qui cultivent les valeurs d’une hôtellerie de grande tradition : 267 élégantes chambres dont 16 suites des plus raffinées, la Suite Royale et la spectaculaire Grand Place Suite. Les différentes catégo- ries de chambres – au nombre de sept, tel les péchés capitaux – ré- pondent aux exigences les plus multiples, aux souhaits les plus in-times aussi, d’une clientèle internationale, à l’image de l’extrême personnalisation plébiscitée par le groupe Warwick International Hotels, qu’il s’agisse d’un séjour inscrit dans le cadre d’un meeting international, d’un week-end culturel et de charme ou encore d’une nuit de noces ...www.royalwindsorbrussels.comEvasionSEPTEMBRE 201477]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13ART DE VIVRE & PATRIMOINE L’Art du tempsBien -ÊtreCosmeto bio, chic & trendy et éthique !Depuis petites, deux sœurs Rose & Nadine, connaissent les secrets de beauté de leurs grand- mères ... Qu’elles ont bien sûr négligés. Aujourd’hui, pour la beauté de leurs che- veux, du corps et du visage, elles utilisent exclusivement des produits qu’elles ont identifiés comme étant 100% na- turels qu’elles partagent avec vous au prix juste dans leur e-boutique. Fabriqués dans le respect de valeurs éthiques, les soins sélectionnés par Rose & Nadine proviennent es- sentiellement de structures qui privilégient le "handmade" et encouragent ainsi le travail des coopératives locales féminines et des petits commerçants des villages.www.rosenadine.comNose, concept store de parfums ultrapointu !Né de l’impulsion d’une équipe de sept passionnés et professionnels de labeauté, Nose est un concept store beauté et une boutique en ligne, exclu-sivement dédiéé aux marques de créateurs, et centrée autour d’une idéemaîtresse : Établir son diagnostic parfum. A travers une série de 5 ques-tions, le diagnostic Nose vous permet de trouver de nouveaux parfumsen se basant sur vos préférences et antécédents olfactifs. Un concept storede 175 m2, situé au 20 Rue Bachaumont, au cœur du 2ème arrondissement de Paris. Une sélection exceptionnelle de plus de 50 marques de parfums rares, de cosmétiques, et de parfums d’ambiance sont proposées en boutique. Un acteur incontournable de la beauté alternative est né.www.nose.frDétente absolue au Cayola Spa à ParisCayola Spa est né de l’histoire qui unit sa fondatrice, Emmanuelle Bourgueil, à la baie de Cayola. Avec ses cent cinquante mètres carrés, Cayola Spa donne sur la rue de Bourgogne, dans le 7ème arrondisse- ment de Paris. Un décor à l’élégance contemporaine, trois cabines sim- ples, deux cabines doubles, un waterbike, un hammam, un espace pour la mise en beauté des mains et des pieds. Le cube O2+ met l’oxygène au service de la beauté pour un renouvellement cellulaire et une régé- nération cutanée. La prestigieuse et très exclusive marque Valmontsigne les soins. Clin d’œil aux galets vendéens, le soin Signature «Cayola» est un massage relaxant aux pierres chaudes, à ne manquer sous aucun prétexte !www.cayolaspa.comUne crinière au top pour la rentréeavec Carita !Carita nous révèle sa toute première laque sublimatrice. La ligne de soins capillaires Haute Beauté Professionnelle Carita est une méthode exclu- sive en 4 étapes qui révèle la beauté du cheveu du cœur à la surface, de la racine à la pointe : Préparer, activer, révéler, sublimer. La nouvelle Laque de l’étape Sublimer apporte la touche finale à une mise en beauté par- faite, elle facilite le coiffage et la mise en forme des cheveux tout en mag- nifiant leur texture. Ce soin enrichi en bourgeons de cassis et enprovitamine B5 protège, offre élasticité, brillance et souplesse au cheveu. Son par- fum gourmand et délicat enveloppe la chevelure et offre une ultime touche de raffi- nement ! Une laque qui ne ressemble à aucune autre : blanche et noire perlée, on adore ce côté graphique chic et on ose l’afficher dans nos salles de bains !www.carita.frGastronomieGastronomie et saveurs normandes au Donjon Saint Clair à EtretatDécouvrez les saveurs gourmandes à la table du restaurant gastronomique à Etretat, “3 fourchettes au Guide Michelin”, une référence dans la région. Vous déjeunerez ou dînerez en famille ou entre amis dans une ambiance agréable avec une vue ma- gnifique sur la mer. Au menu : une cuisine de ter- roir, des plats traditionnels revisités, une carte qui évolue au fil des saisons. En fonction des produits du marché, le jeune Chef Olivier Foulon, 28 ans, laisse libre cours à son inspiration pour les subli-mer et éveiller vos papilles en faisant la part belle aux produits de la mer, son produit phare étant les Coquilles Saint Jacques. Entre mars et octobre, il travaille les fruits, légumes et herbes aromatiques du jardin potager de 350 m2 : un véritable privilège et un goût sublime et authen- tique garanti dans vos assiettes. La carte change tous les 2 mois, pour le plus grand plaisir des habitués !www.hoteletretat.comLe talentueux Chef ibaut Serin Moulin rejoint le Vallon de ValruguesL'hôtel Le Vallon de Valrugues & Spa 5 étoiles situé au cœur du mas- sif des Alpilles, à Saint-Rémy-de-Provence vous invite à découvrir son restaurant gastronomique ainsi que sa terrasse, à l'ombre des platanes. Vous vous délecterez de la carte collection été 2014. Les créations originales et savoureuses du Chef sont pleines de pro- messes: pluma ibérique à la plancha, rouget barbet avec encornet safrané au pistou, ou encore son étonnant dessert à la tomate. L'Hô- tel-restaurant propose également un menu découverte à 55€ ainsi qu'un menu du jour à 39€ comprenant entrée, plat et dessert. Cet étoilé au Guide Michelin pour la 8ème année consécutive ainsi quetitulaire de 3 Toques au Gault & Millau propose une cuisine élégante et inventive que la Maison vous fera découvrir avec plaisir.Le Stendhal – 2 Chefs pour décupler votre plaisir !Le Stendhal est un petit bistrot sans prétention maisde grande qualité dans le 20ème à Paris. A l’heure dudéjeuner, vous dégusterez des plats traditionnels, de labonne cuisine du terroir. A l’heure de l’apéritif et dudîner, toute la cuisine du monde autour de plats exotiquescomme le mafé de bœuf, le poulet braisé ou le colombod’agneau vous raviront. David Souma a ouvert il y a 2 ans et ren-contre toujours autant de succès : l’accueil est chaleureux, les plats fins et copieux servis très rapidement, les cocktails excellents, le tout à des prix très raisonnables. Une adresse où on aime revenir !www.lestendhal.comLe Restaurantle Tournesol, une merveille solaire parisienneCet ancien bistrot au 2, avenue deLamballe Paris 16ème, quelque peuternis par le temps, a fait peau neuve.On est tout de suite séduit par ce superbe décor inspiré des années 20 créant une ambiance très lumineuse et chaleureuse, moderne et glamour. Amélie Vi- dalenc, la nouvelle propriétaire, issue d’une famille d’hôteliers restaurateurs, a fait appel au chef Julien Durosier, avec les précieux conseils de Jean-Louis Costes pour la carte et l’agence Le Zouave et la Sorcière pour la décoration. L’en- trecôte argentine et Rachel’s lemon pie s’apparentent à de véritables délices, tout en restant raisonnables question prix.www.le-tournesol.frwww.vallondevalrugues.com78 SEPTEMBRE 2014]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[© F. Frogerphoto fred encuentra© - L’abus d’alcool est dangeureux pour la santé, à consommer avec modération.]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13ART DE VIVRE & PATRIMOINE L’Art du tempsVins & SpiritueuxChampagne Barfontac, origine :Château énac Blanc Millésime 2012Les moines avaient remarqué les conditions excep- tionnelles dont bénéficie les cépages blancs plantés sur argile et silex à l’origine du vignoble de Château THENAC , construit à l’emplacement du prieuré bé- nédictin édifié en 1109. Le Sauvignon assemblé au Sémillon mais aussi à la Muscadelle permettent de produire un vin séducteur. Les aromes floraux , jas- min et tilleul, agrumes , pamplemousse, et fruité, poire et abricot, accompagnent une bouche aimable et minéral. L’élégance de THENAC Blanc 2012 est une douce évidence.Distributeurs :www.ballande-meneret.com www.cvbg.com www.joanne.fr www.ulysse-cazabonne.com www.rene-vedrenne.comLe Château Malescasse, laforce de l’équilibreLa croupe graveleuse du terroir de Malescasse est l’envi- ronnement d’exception propice au développement d’un fruit riche et équilibré, qui donne toute son originalité et sa singularité aux assemblages subtils de cépages du Médoc, Cabernet Sauvignon, Merlot, Petit Verdot et Ca- bernet Franc. Conseils dégustation : Malescasse 2012 exprime une fine note épicée, évoluant sur des notes bal- samiques. En bouche, l’attaque franche, sphérique et onctueuse laisse peu à peu place à un vin élégant et aro- matique ou les notes de fruits rouges laissent peu à peu apparaître des notes fumées, signature des terroirs les plus racés du Haut Médoc.www.chateau-malescasse.comChâteau de Pommard, l’oenotourisme par excellenceDepuis dix ans, le Château de Pommard multiplie les ini- tiatives et les innovations qui font de lui la première desti- nation oenotouristique de Bourgogne. Le bâti Régence et le jardin à la française se conjuguent sans fausse note avec l’art contemporain. Onze caveaux accueillent les visiteurs pour une dégustation intimiste. En 2003, Maurice Giraud voit le défi du bâtisseur se présenter à lui. Certaines parties se sont effondrées, l’ensemble manque d’entretien. Homme de challenge, l’entrepreneur immobilier haut-sa- voyard va mobiliser plus de cinquante compagnons pour redonner son lustre au Château de Pommard qu’il vient d’acquérir sur un formidable coup de cœur. Visionnaire, il souhaite également faire du Château de Pommard plus qu’un domaine viticole. Il implante une galerie d’art contemporain, un musée des vieux outils de la vigne et unepolitique événementielle forte, ainsi qu’en atteste l’opération “10 ans, 10 événements” de l’an- née-anniversaire de la résurrection du domaine.www.chateaudepommard.comCôte des BarEn 1962, une poignée de vignerons unit ses forces pour bâtir ensemble la Coopérative Vini- cole de la Région de Baroville et élaborer le Champagne De Barfontarc. 50 ans plus tard, les petits-enfants des fondateurs sont toujours ani- més par la même passion et la volonté de se dé- passer est intacte. Ici, tout est mis en œuvre pour exprimer la personnalité et l’originalité de l’autre pays du Champagne : la Côte des Bar. L'encépagement est tout à fait semblable à l'en- semble de la Côte des Bar, à savoir : Pinot Noir92% - Chardonnay 8%. Soucieux de préserver et de mettre en valeur le terroir, les vignerons emploient des techniques culturales respectueuses de l’environ- nement et s’attachent à conduire une viticulture raisonnée et durable. Le Do- maine organise des évènements passion pour vous : l’alliance macarons/champagne, l’accord sushis/champagne, les stages de dégustations œnologiques, les balades et pique-nique dans les vignes...www.champagne-barfontarc.comProlongez l’été avec le Bordeaux Le Rosé de CourteillacCourteillac bénéficie d’une situation privilégiée, à 35 minutes au Sud-est de Saint-Émilion. Sur les 50 hec- tares que compte la propriété de Dominique Mène- ret, un négociant reconverti vigneron, seuls 28 sont plantés en vignes, Appellation d’Origine Contrôlée Bordeaux Supérieur. Afin de prolongez vos douces soirées estivales, optez pour le Bordeaux Le Rosé de Courteillac : dans sa belle robe rose fuchsia, ce rosé de saignée (60 % cabernet-sauvignon, 40 % merlot) offre un nez très aromatique et beaucoup de gras en bouche. Douceur, saveurs d’agrumes et belle acidité lui donnent sans conteste fraîcheur et relief !domainedecourteillac.comChâteau Latour-Martillac,un Blanc bordelais à connaître !Le Bordelais, capitale mondiale du vin et deuxième destination œnologique d’Eu- rope, est un lieu haut en couleurs, connu et reconnu à travers le monde entier pour sa diversité de vins allant du rouge au blanc. Impossible, donc, de bien connaître les vins de Bordeaux sans (re)découvrir ses vins blancs. En effet, à l’origine, le Bordelais pro- duisait – en grande majorité – du vin blanc, alors qu’aujourd’hui, il ne représente plus que 11% de la production du vignoble bor- delais. Cru Classés de Graves depuis 1953, les vins blancs du Château Latour-Martillac sont une référence de l’appellation Pessac-Léognan. La propriété bénéficie d’un terroir « magique » pour ses blancs dont une parcelle historique datant de 1884. Possibilité de dégustations sur site en ré- servant 48h à l’avance.80 SEPTEMBRE 2014www.latourmartillac.com]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13ART DE VIVRE & PATRIMOINE Baromètre Finance & InvestissementsLe coin des analystesu Pétrole : Turgot AM craint une flambée des coursLa situation a pris un tournant inquiétant en Irak avec la prise de contrôle de la ville de Mossoul par les djiha- distes, remarque Turgot AM dans une note sur les matières premières. « C'est une mauvaise nouvelle pour la production de pétrole en Irak », analyse Sandrine Cauvin, gérante du fonds Turgot Pure Energy. Après Mossoul, deuxième ville du pays, et la province de Ninive, les insurgés de l'organisation djihadiste de l'Etat islamique en Irak et au Levant ont pris récemment la ville de Tikrit, chef-lieu de la province de Salaheddine, située à 160 km de Bagdad. « Les enjeux sont élevés pour le marché pétrolier », avertit Turgot AM. « Avec la production libyenne qui n'est pas prête de redémarrer et le retour lent de l'Iran sur le marché, le marché avait misé de gros espoirs sur la progression de la production irakienne », rappelle le gestionnaire. « Sur les marchés, ce regain de violence a commencé à avoir des effets sur les prix, qui sont passés de 108 dollars à 111 dollars le baril en quelques jours pour le Brent. Si la détérioration de la sécurité est trop grande et que la production est sévèrement affectée, les prix pourraient flamber rapide- ment », avertit-il.uActions : Conviction AM revient sur les pays émergentsDans un contexte d'amélioration de la croissance mondiale et de soutien des banques centrales à l'économie, l'environnement reste favorable aux actifs risqués, estiment les gérants de Conviction AM. « Nous privilégions les actions américaines et européennes qui devront être soutenues par la croissance des bénéfices des entreprises », écrivent-ils dans une note. Ils sont également revenus sur les actions des pays émergents, de nouveau attractives selon eux. Les obligations d'Etat offrent peu de perspectives de rendement dans les pays développés, estime Conviction AM, mais le gestionnaire est positif sur les emprunts émis en devises locales dans les pays émergents. Il re- marque qu'à l'exception du Brésil, les pays émergents les plus fragiles (Inde, Turquie, Indonésie et Afrique du Sud) font d'importants efforts pour rééquilibrer leurs économies. Les craintes sur les liquidités pèsent par ailleurs de moins en moins sur les actifs des pays émer- gents où le rythme de croissance devrait se stabiliser.uEurotunnel : Oddo passe à l'achat Oddo, qui était jusqu'à présent neutre sur Eurotunnel, vient de passer à l'achat sur cette valeur, avec un objectif de cours porté à 11,20 euros. La raison : les au- torités de la concurrence britannique ont confirmé leur décision d'interdire l'accès au port de Douvres à MyFer- ryLink. « Cette évolution de la structure concurrentielle devrait soutenir la croissance d'Eurotunnel », estime Oddo. Et pour cause : cette décision élimine un foyer de pertes et entraîne un gain de parts de marché pour le groupe. Le broker a ainsi relevé son estimation d'Ebitda consolidé dès 2015 de 6,3%. Selon Oddo, Eurotunnel dispose par ailleurs d'atouts supplémentaires : redres- sement du marché transmanche, hausse régulière du dividende, arrivée de la Deutsche Bahn... A moyen terme, compte tenu d'un environnement de taux d'intérêt favorable, il n'est pas non plus exclu qu'Eurotunnel abaisse le coût de sa dette. Autant de raisons de se po- sitionner sur le titre.82 SEPTEMBRE 2014u LES BONS PLANS DU MOIS Assurance-emprunteur : et si votre assureurSCPI qui s’appuie à 100% sur la robustesse de la première économie européenne tout en faisant bénéficier de son régime fiscal attractif », a expliqué Thierry Gaiffe, directeur général de la société de gestion. Sur les 25 dernières années, la pierre- papier a rapporté en moyenne 5% aux épargnants français. Au delà de ce taux attractif, cet investissement permet de consti- tuer un patrimoine immobilier sans subir les aléas de l’inves- tissement en direct. A noter que les revenus versés par les SCPI sont considérés comme des revenus fonciers et sont sou- mis au barème progressif de l’impôt sur le revenu et aux pré- lèvements sociaux.vous devait de l’argent ?Le Conseil d’Etat vient de donner raison à l’UFC Que Choisir, qui avait assigné en 2007 CNP Prévoyance et la Caisse d’Epargne et de Prévoyance. Selon l’association, les assureurs auraient dû reverser aux souscripteurs, à la fin de leurs contrats de prêt, les surprimes d’assurances qui n’avaient pas servi à couvrir la réalisation des risques. « Deux arrêtés de 1994 et 1995, déclarés illégaux par le Conseil d’Etat, excluaient les contrats d’assurance emprunteur de cette redistribution pour- tant expressément prévue par la loi », explique l’UFC. Dix millions de personnes pourraient réclamer un remboursement. Tous les particuliers ayant souscrit une assurance emprunteur entre 1996 et 2005 seraient concernés. L’enjeu est loin d’être minime, puisque le remboursement peut atteindre plusieurs milliers d’euros. Problème : il est impossible de récupérer cet argent sans passer par une procédure judiciaire. Un site, http://actioncivile.com/, fonctionnant sur le principe de Kick- Starter, propose de collecter les demandes de remboursement des particuliers pour se lancer dans une « class action ».PEA PME : mais où se cachent les valeurs éligibles ?Pierre-papier : et le gagnant est...La création du PEA PME par le gouvernement avait pour ob- jectif d’aider les petites entreprises françaises à trouver des fi- nancements auprès des particuliers. Problème : depuis son lancement officiel le 5 mars, ce placement, qui propose les mêmes avantages fiscaux qu’un PEA (dividendes et plus-va- lues exonérés de taxation au bout de cinq ans) connaît des dé- buts très mitigés... 250 millions d’euros seulement auraient été collectés en trois mois. Une goutte d’eau en comparaison de l’objectif gouvernemental, qui table sur une collecte de 4,5 à 7 milliards d’euros sur trois ans. En cause notamment, le flou autour des valeurs éligibles à ce placement. Bercy a en effet refusé de publier une liste de sociétés éligibles. Pour sa- voir où investir, il est possible de s’adresser à son intermé- diaire, ou de consulter le site d’Euronext, qui publie une liste mise à jour en temps réel : https://www.euronext.com/pea- pme.La troisième édition des Assises de la Pierre-Papier s’est dé- roulée en juin dernier. Cet événement récompense les sociétés civiles de placement dans l’immobilier (ou SCPI) les plus per- formantes. Le prix de l’OPCVM immobilier ayant réalisé la meilleure performance globale sur cinq ans a été remis à Ges- tion 21 pour son FCP Immobilier 21. Il récompense une per- formance de 13,7% par an. De son côté, le Prix de l’Innovation a été délivré à Paref Gestion pour sa SCPI No- vapierre Allemagne. « Novapierre Allemagne est la premièreGroupe Steria 18,0521,0 EUR20,5 EUR20,0 EUR19,5 EUR19,0 EUR18,5 EUR18,0 EUR17,5 EUR17,0 EUR Volume1 400 000 1 200 000 1 000 000 800 000 600 000 400 000 200 000010 Avr15 Avr22 Avr28 AvrMai 12 Mai 19 Mai 26 Mai Juin 09 Juin 16 Juin 23 Juin 30 Juin JuilLA SPÉCULATION DU MOISSteria affole les marchésEn trois mois, le cours de la SSII française a bondi de près de 40% – une performance qui la classe dans le top 3 des plus fortes progressions de l'indice SBF 120. L'offre de Sopra sur Steria a été approuvée par le collège de l'AMF le 24 juin, et a été ouverte le 26 juin. La nouvelle entité aura un chiffre d'affaires combiné de 3,1 milliards d'euros et une implantation dans 24 pays, comptant plus de 35000 employés. Chiffrées à 62 millions d'euros, les économies opérationnelles seront réalisées pour moitié en 2015 et entièrement dès l'année suivante.]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[“Mon or,ma carte,ma monnaie”A tout moment,partout dans le monde, en toute sécurité,VOTRE ÉPARGNE OR EST IMMÉDIATEMENT DISPONIBLE !1ère carte de paiement avec OR physiqueL’or, valeur refuge, maintient votre pouvoir d’achat et vous protège contre les effets des crises.Un placement protecteur, une épargne disponible, un moyen de paiement sécurisé.www.veracarte.comUn service proposé par 01 80 88 61 00 (prix d’un appel local) de 9h à 18h, du lundi au vendredi.]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13ART DE VIVRE & PATRIMOINE PatrimoineDéfiscalisation : pourquoi pas l'immobilier neuf ?LMalgré l'arrêt de la loi Scellier, le secteur immobilier offre encore de réelles possibilités en matière de réduction d'impôts. Zoom sur les trois options à privilégier en ce moment.’achat d’un bien neuf s’intéresser qu’à l’aspect des loyers : à Paris, ce plafond la loi Duflot classique dans imposable. Dans les DOM, certaines villes ont été permet de bénéficier défiscalisation en négligeant sera tellement bas par rapport les grandes lignes, à la par exemple, le plafond de surconstruites malgré une des toutes dernières les fondamentaux d’un achat au prix d’acquisition que la différence qu’elle offre la loyer s’élève à 167 euros attractivité locative limitée. »normes en matière de qualité, immobilier : acheter à un rentabilité risque d’être possibilité de défiscaliser 29% annuels par mètre carréDANS UNERÉSIDENCE DE SERVICESTroisième niche fiscale dans l’immobilier neuf : investir dans une résidence gérée. Quatre catégories existent : les logements étudiants, les résidences senior, les résidences de tourisme et les Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Chacune de ces catégories permet à l’investisseur de se placer sous le régime de l’amendement Bouvard, qui a été prolongé jusqu’au 31 décembre 2016. La loi Bouvard octroie une réduction d’impôts de 11% du montant de l’investissement étalé sur neuf ans dans la limite d’un investissement de 300000 euros. Par ailleurs, la loi Bouvard permet de prétendre à la récupération de la TVA à 20%, ce qui renforce l’attractivité du placement. La seule contrainte est de s’engager à louer le logement, meublé, pendant une période de neuf ans. A noter que la loi Censi-Bouvard n’impose aucune restriction en matière de loyer. Cette absence de plafond sur le loyer permet souvent d’obtenir une rentabilité élevée, qui peut atteindre dans les meilleurs cas jusqu’à 4 à 4,5% net de charge.d’isolation thermique, ou encore d’accessibilité pour les personnes handicapées. L’absence de travaux lourds pendant les premières années est également un argument de taille. Mais une telle acquisition constitue aussi l’occasion de profiter de certains dispositifs fiscaux, mis en place par le gouvernement pour encourager la construction et l’offre en matière de logement.emplacement attractif, payerdégradée. Il faut doncde la valeur totale (contre(charges non comprises) et leEN FRANCE MÉTROPOLITAINE : Première idée d’investissement pour diminuer ses impôts : acheter un bien immobilier neuf en France métropolitaine. Une telle acquisition permet aujourd’hui de bénéficier de la loi Duflot, qui remplace le dispositif Scellier depuis 2013. La loi Duflot offre une réduction d’impôts de 18% sur le prix de revient d’un bien immobilier pendant une période de neuf ans, soit 2% par an. Il est toutefois nécessaire de satisfaire à certaines conditions pour en bénéficier. Tout d’abord, le propriétaire s’engage à louer le logement nu à usage d’habitation principale pendant une durée de neuf ans au moins. Les locataires doivent par ailleurs respecter des plafonds de ressources. De plus, des plafonds de loyer sont imposés en fonction deInvestisseur typique, non manuel, mais qui cherche à débusquer l'anomalie durant les travaux...le prix juste, et avoir une éventuellementsavoirs’écarter 18%), sur neuf ans. Le rentabilité des loyers qui ne de la zone A bis, qui regroupe dispositif Girardin, ensuite. soit pas trop basse. Les experts Paris et la proche banlieue, Celui-ci permet d’obtenir une recommandent de viser une sans toutefois tomber dans le réduction d’impôts pouvantrevenu imposable d’un locataire seul ne devra pas excéder 30985 euros. A noter que le dispositif Girardin permet d’optimiser le plafonnement des niches fiscales, et d’atteindre 18000 euros de défiscalisation contre un maximum de 10000 euros traditionnellement.Le conseil de K&P Finance : « Dans ce type d’investis- sement, l’essentiel est d’avoir confiance dans l’exploitant de la résidence. Dans le monde des résidences EHPAD par exemple, Orpea est un acteur sérieux : il exploite 300 résidences médicalisées qui fonctionnent très bien. En matière de résidence de tourisme, Belambra est une référence. Enfin, dans le secteur des résidences étudiantes, je conseillerais Réside études, ou BNP Paribas RésidencesAttention à ne pas s'intéresser qu'à l'aspect défiscalisation en négligeant les fondamentaux d'un achat immobilier : emplacement, prix et rentabilitéLe conseil de K&P Finance : « Deux zones sont à privilégier aujourd’hui. La Guyane, qui est un marché sain, sans envolée déraisonnable des prix, et Tahiti, qui a connu une crise importante depuis 2007 en raison de l’effondrement du tourisme américain, mais où nous sommes en train de revenir sur des niveaux raisonnables de valorisation. Attention en revanche au marché réunionnais, où.la zone géographique. rentabilité supérieure à 3,5%. piège des petites agglomé- atteindre jusqu’à 26% sur cinq Impossible enfin de loger sa Un taux qui atteindra 4 à 4,5% rations où la demande locative ans. Pour en bénéficier, le famille proche. A noter que le en prenant en compte peut être très faible. » propriétaire doit s’engager à calcul du prix de revient est l’avantage fiscal. L’avantage louer le bien pendant une plafonné à 300000 euros par d’un achat neuf étant que le EN OUTRE-MER : période de six ans. Comme bien pour l’avantage fiscal, coût de la copropriété est en Deuxième investissement avec la loi Duflot, l’investisseur mais que les investisseurs règle générale très bas. possible : acheter un bien neuf devra veiller à respecter un souhaitant en bénéficier Le conseil d’Antoine en Outre-mer. L’investisseur plafond mensuel de loyer en peuvent acquérir jusqu’à deux Tranchimard, associé chez peut alors bénéficier de deux euros par mètre carré, et le biens immobiliers par an. K&P Finance : « Attention à dispositifs. La loi Duflot Outre- locataire devra répondre à Attention toutefois à ne pas prendre en compte le plafond mer, tout d’abord, qui reprend certains critères de revenu84 SEPTEMBRE 2014Services. »Antoine Pietri]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[www.ecoreseau.frn°13ART DE VIVRE & PATRIMOINE La Sélection culturelleExposLibrairienGégéenBDAprès le cinéma, la BD? La vie et la carrière de notre grand acteur nationalsont croquées dans un album qui paraîtra en septembre. Le dessinateur Ser-gio Salma a décidé de s'attaquer à une montagne, ou plutôt à un monstresacré en forme de montagne, pour ainsi croquer avec brio la vie et la carrièrede Gérard Depardieu dans un album de 224 pages (rien que ça !) qui paraîten septembre. Le récit chronologique de la vie de notre grand acteur nationaln'occulte pas ses frasques. Et il faut dire que l'acteur, producteur, restaurateur,viticulteur... nous a régalés ces dernières années. Des coups du sort aux pellesen scooter, des cuites mémorables à la citoyenneté russe en passant par l'exilfiscal en Belgique, celui qui "bouffe la vie" en parviendrait presque à faire ou-blier son oeuvre. Ces bulles rafraîchissantes viennent faire un petit rappel, tout en humour mais aussi en hommage. Tout commence en 1948 à Châteauroux...Gérard Depardieu, le biopic en BD, éd. Bamboo, 2014n La culture générale a encore pris 1 kilo !Cet ouvrage se propose de résumer, en 1 700 pages, l’Histoire du monde, du Big Bang au Pape François. Et en plus, c’est agréable à lire... L'austère Quid avait rendu l'âme en 2007, et cette encyclopédie vient reprendre le flambeau, non pas par thématiques mais de manière chronologique. Le duo Florence Braunstein et Jean-François Pépin - l'une est docteure ès lettres, prof de classe préparatoire, conférencière des Musées nationaux, auteure d’une trentaine de livres, l'autre est agrégé d’Histoire - s'immisce avec érudition dans toutes les civilisations et les périodes, offrant l'opportunité d'un butinage ludique ou d'une lecture consciencieuse et rassurant le lecteur par rapport à une consultation de Wikipedia. Celui-ci apprendra avec délectation que la cathé-drale de Chartres contient un labyrinthe plus fascinant que celui du "Da Vinci Code" ou que les femmes étaient relativement libres chez les Sumériens, plus de 2.000 ans av. J.C. Des petits détails qui rendent l'apprentissage plus agréable, et permettent éventuellement de briller en soirée..."1 kilo de culture générale", Florence Braunstein et Jean-François Pépin, PUF, 2014, 1.700 pages, 29 euros.éatren Le tour du monde en 80 jours mis en scène par Sébastien AzzopardiDéjà la 2000ème et 700 000 spectateurs que Phileas Fogg et ses com-plices font le Tour du monde ! Cette comédie complètement déjantéemet en scène une princesse indienne, Jack le plus grand looser de l'Ouestet l'inspecteur de police le plus nul de toutes les séries allemandes. En1872, un pari insensé mais qui fatigue les maxillaires, tant les référencescontemporaines sont distillées dans toute la pièce. Celle-ci a obtenu leprix Charles Oulmont en 2006, la nomination au Prix Raimu de la Co-médie pour la mise en scène en 2006, et le Prix du Public au Festival d'An-jou en 2007. Sébastien Azzopardi n'est pas à son coup d'essai et nousavait déjà régalés avec les pièces "Mission Florimont" ( Nominée aux Molières pour le meilleur spectacle comique) et "Dernier coup de ciseaux" ( Meilleure comédie 2014). Le passé éloigné n'est peut-être pas si éloigné que cela en matière d'humour...Théâtre du Splendide à Paris (48 rue du faubourg saint Martin dans le 11ème arron- dissement), jusqu'au 4 octobre 2014.Sortie associativen Balades solitairesA l’occasion de son 90ème anniversaire, la Carac (Mutuelle d’épargne) organise dans 35 villes de France les « balades solidaires », soutenues par la navigatrice Maud Fontenoy.Ces randonnées citadines, gratuites et accessibles à tous, sont organisées depuis mai. D’autres se dérouleront jusqu’en septembre avec l’objectif de créer des moments de partage et d'échanges entre toutes les générations, parents et grands-parents étant invités à faire découvrir ou redé- couvrir la ville à leurs enfants et petits-enfants.Ces randonnées citadines revêtent également un caractère caritatif puisque la Carac s’engage à reverser1€ pourchaqueparticipantinscritàdifférentesassociations:AssociationdesParalysés de France (APF), Mécénat chirurgie cardiaque, Arc-en-ciel, Œuvre des Pupilles des Sapeurs- Pompiers et, Solidarités Nouvelles face au Chômage. www.90ans.carac.fr/balades-solidairesn Versailles, grand jardin zenAprès Giuseppe Pennone l’année dernière, l’artiste chi- nois Lee Ufan a été invité par le Château de Versailles. Il a ainsi disséminé une dizaine d’installations nouvelles, en pierre et en métal, sur la grande perspective, l’allée de Flore et plusieurs bosquets.Une bonne raison d’aller flâner dans jardins du roi soleil et de se mêler aux touristes pour se croire encore en va- cances tout en découvrant un grand artiste contempo- rain à l’œuvre minimaliste et poétique...Lee Ufan, Versailles Château, jusqu’au 2 novembre© Château de Versaillesn Saint Louis, l’autre commémoration de 14Si cette année 2014 est riche en commémorations du centenaire du début du premier conflit mondial, un autre anniversaire est l’occasion de manifestations culturelles exceptionnelles cette année : il s’agit des 800 ans de la naissance de Saint Louis. Né le 25 avril 1214, Louis IX est roi de France dès l’âge de 12 ans et règne de 1226 à sa mort en 1270. Il est canonisé en 1297.On en garde généralement l’image d’Epinal du bon roi rendant la justice sous un chêne à Vin- cennes. Il s’agit en réalité d’un personnage historique de première grandeur et aux multiples facettes : très pieux et très conscient de sa responsabilité de monarque, il combat la corruption de l’administration, fonde la Sorbonne, est un grand collectionneur de reliques qu’il acquiert à prix d’or - dépenses qui loin d’être somptuaires sont pour lui œuvre de préservation et actes de foi, comme les deux croisades malheureuses qu’il dirige, au point de perdre la vie devant Tunis.Le Centre des Monuments Nationaux en coopération avec le Louvre présente une grande ex- position rétrospective dédiée à Saint Louis à la Conciergerie à partir d’octobre, qui aborde les différentes dimensions du personnage. On peut également se rendre à Poissy, sa ville natale, pour l’exposition « Sous le sceau du roi Saint Louis » qui revient particulièrement sur son rôle dans l’affirmation du pouvoir royal. Et bien sûr, cet anniversaire est aussi l’occasion de (re)dé- couvrir son grand œuvre architectural, la Sainte Chapelle (à deux pas justement de la Concier- gerie sur l’île de la Cité) édifiée pour servir de réceptacle digne des reliques rassemblées tout au long du règne.Enfin, on peut sans attendre se plonger avec profit dans la passionnante biographie de Saint Louis par Jacques Le Goff, le grand historien du Moyen Age malheureusement disparu il y a quelques mois.- Exposition Saint Louisdu 8 octobre 2014 au 11 janvier 2015 à la Conciergerie, Paris- Exposition Sous le sceau du roi Saint Louisjusqu’au 4 janvier 2015 au Prieuré royal Saint-Louis à Poissy (78)- Livre Saint Louis, de Jacques Le GoffPoche Folio Histoire, 1280 pages, 199986 SEPTEMBRE 2014PROCHAIN NUMÉRO LE JEUDI 25 SEPTEMBRE 2014]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[Plafond tenduSolutions innovantes, design, lumineuses, acoustiques & écologiques pour la rénovation et la décoration de vos murs et plafonds.Barrisol® Lumière® Barrisol® Lumière®www.barrisol.com]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[DEVENEZ PROPRIÉTAIREDANS LE PREMIER COUNTRY-CLUB RÉSIDENCE D’EUROPEDU STUDIO À LA VILLA 6 PIÈCES DANS LE SUD DE LA FRANCE : GOLF, SPA, CONCIERGERIE ET PRESTATIONS HAUT DE GAMME04 11 91 60 00 - WWW.LAVAGNAC.FR]]></page></pages></Search>