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n°13
CE
Business guides - Voyages d'affaires LUB NTREPRENDRE






comme en Chine, au Bré- veautés par la population confort et l’accessibilité à profonds bouleversements. modifieront. Ces profes- nions internes, à la visite 
sil ou en Inde. « Des éta- qui déterminent l’évolution petit prix.
L’Association française sionnels devraient à l’ave- de sites de production, se- 
blissements hôteliers dans un domaine », ana- Au-delà des progrès tech- des travel managers nir couvrir un spectre plus ront amenés à disparaître 
quatre et cinq étoiles vont lyse Daniel Kaplan, délé-
nologiques et projets futu-
(AFTM) estime que les
vaste de fonctions, en inté-
en raison de la nécessité de 
continuer à sortir de terre. baisser les émissions de 
Il s’agira de projets par- gaz polluants, le niveau Le smartphone ? Bientôt ticket de transport public, 
fois pharaoniques, truffés des dépenses, et de privilé- 
de technologies, de ma- gier les voyages véritable- 
nière à mettre l’homme ment indispensables. Le billet d'avion, clé de voiture, pass pour la chambre .
d’affaires dans les condi- livre blanc du Travel Intel- 
tions les plus optimales d'hôtel, moyen de paiement...
ligence Network parle du 
pour son séjour express », caractère « non viable fi- 
confie Régis Chambert.
nancièrement, inaccepta- 
ble socialement » de 
certains types de déplace-
gué général de la ristes, l’ensemble du mutations ne feront pas grant notamment les activi- ment.
Fondation Internet nou- marché du travel manage- disparaître le métier de tés relatives au relationnel 
velle génération (FING). ment et les professionnels gestionnaire et organisa- et aux meetings. Les dépla- 
Pour les PME en particu- du secteur connaîtront de teur de voyages, mais le cements relatifs aux réu- 
lier, le voyage d’affaires
est aujourd’hui devenu un Mathieu Neu

investissement essentiel, 
mais il représente aussi 
une équation complexe à *
résoudre en terme de coûts, 
ce qui fait qu’il est au- 
jourd’hui très difficile de -france.com
prévoir les offres qui ren- events.lyon
contreront véritablement le 
succès dans les prochaines 
décennies. Particulière- 
ment en Europe où le 

contexte concurrentiel est 
très dur, les entreprises 
doivent bouger, changer de 
zones de chalandise en al- 
lant chercher de nouveaux 
marchés plus éloignés. 
« Les PME européennes 
seront contraintes de voya- 
ger au-delà du continent, 
analyse Régis Chambert. 
Dans le domaine des ser- 

vices, les déplacements 
forment aujourd’hui le 
deuxième poste de coût 
après les frais de person- 
nel. Il s’agit donc d’une 
question très sensible. 
Pour autant, la chasse aux 
dépenses ne doit pas avoir 
d’effets trop néfastes. Un 
dirigeant qui se rend au 
Brésil pour voir des clients 
Paul Bocuse 
ou partenaires dispose de Lyon, France
deux jours pour enchaîner 
les réunions. Les condi- 
tions de voyage sont im- 
portantes. Il n’est pas U
vraiment nécessaire qu’il N AVENIR TOUT ?
se retrouve sur les rotules TRACÉ 
dès son arrivée sur le sol La faisabilité technolo- 
brésilien. »
gique de certaines idées 
leur confère déjà une En matière d’hébergement, 

forme de réalité, alors que les systèmes des résidences N
leur concrétisation n’a rien partagées semblent promis A LYO
d’évident. « Ce n’est pas à un bel avenir. « Lorsque CRO 
parce qu’une technologie plusieurs collaborateurs - *AC
est révolutionnaire qu’elle d’une même entreprise doi- RGIES 
verra forcément le jour, vent se rendre à New-York, BOU
même si ses avantages pa- quoi de plus économique S. DE 
raissent très séduisants. Ce qu’un appartement ? OTO : 
sont avant tout les pra- D’autant qu’il est toujours - PH
tiques économiques et so- plus facile de trouver des .COM 
ciales, le contexte culturel offres de ce type en plein RRIDA
E CO
et politique, et le degré centre-ville », constate-t-il. GENC
d’acceptation des nou-
Une manière d’obtenir le
A

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