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Régions & Territoires ANORAMA

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La force du terroir
L’île compte pas moins d’une cinquantaine de labels divers dont cinq AOC : vin, 
brocciu (fromage frais), huile d’olive, miel et farine de châtaigne. La clémentine de 
Corse a par ailleurs obtenu une Indication géographique protégée (IGP) et un Label 
Rouge est en cours d’instruction par l’INAO. « Ces démarches d’identification ont 
montré qu’il est possible de sauvegarder la typicité des productions tout en optimisant 
leur commercialisation », note la collectivité territoriale Corse. « D’autres IGP sont 

également en cours pour l’agneau et le cabri. La reconnaissance de la race ovine corse 
et de la race caprine corse permet également d’initier une démarche AOC pour les 
fromages. » Cette diversité et la pluralité de ces certifications placent la Corse en tête des 
régions françaises en matière de produits qui ont des signes officiels de qualité.
























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SNCM : passage (de moins en 
moins) obligé
Rejoindre l’île, c’est pour beaucoup – camions de 
fret ou touristes en partance de « métropole » – 
emprunter la voie des mers... mais de moins en 
moins à bord d’un ferry affrété par la SNCM 
(Société nationale Corse Méditerranée), transporteur 
maritime historique depuis Marseille. De fait, les 
parts de marché de l’entreprise sur cette destination 
ont drastiquement fondu (de plus de 80% en 2000 
à 34% aujourd’hui contre 60% pour Corsica Ferries). 
Une longue et lente agonie qui oblige l’État à ré- 
gulièrement mettre la main au portefeuille, à coups 

de millions. 30 millions d’euros ont été débloqués 
en début d’année pour permettre à cette entreprise 
de 2500 salariés de rester à flot. Privatisée depuis 
2006, la SNCM est aujourd'hui lâchée par ses ac- 
tionnaires. « Ni Veolia ni la Caisse des Dépôts, qui 
contrôlent 66% du capital à travers la société 
Transdev, ne sont décidés à remettre au pot d'une 
affaire en déficit. La collectivité territoriale Corse, 
elle, en appelle à l'État qui en appelle à Bruxelles », 
rappelait récemment Le Monde. Bruxelles lui a 
infligé l’année dernière deux amendes pour un 

montant total de 440 millions d’euros pour avoir 
bénéficié d’aides d’État de 2002 à 2006. Une pro- 
cédure qui devrait prendre des années, mais qui, 
pour l’heure, coupe la SNCM d’une possible 
solution de reprise. C’est d’ailleurs pour cette 
raison que le Norvégien Siem a renoncé en mai à 
faire une offre pour reprendre la participation de 
Transdev dans l’entreprise.










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