Réseaux sociaux, le danger de l’uniformité

Temps de lecture estimé : 1 minute

Temps de lecture 0’30

La « logique des mêmes » va à l’encontre de la coexistence des différences.

Marc Drillech Directeur Général de Ionis Education Group
Marc Drillech,
professionnel de la communication et directeur général de Ionis Education Group

C’est vendredi. Les requins requinquent et le temps est à la réflexion.
Et je suis obsédé par les conséquences désastreuses (et encore sous-évaluées) des réseaux sociaux et de leurs « logiques des mêmes » qui cherchent à rassembler celles et ceux qui… se ressemblent.

Une société comme une entreprise ne tire pas sa richesse de la ressemblance de ses membres mais de la coexistence des différences. Du soviétisme au nazisme, les sociétés totalitaires ont voulu l’indifférenciation de leurs membres. Pour preuve absolue, l’élimination physique de ceux qui, par leurs différences, étaient en contradiction avec le modèle unique.

Les réseaux sociaux ne sont pas des systèmes totalitaires qui s’affirment. Ils ne sont pas nés de cette idéologie. Au contraire, ils affichent avec fierté la diversité qui y règne. Mais les extrêmes s’en nourrissent.

La « machine infernale » rassemble les mêmes, rejette les différents, affaiblit les débats, les échanges, les dialogues. C’est tristement et doucement la domination de l’entre-soi, de la ségrégation, de la fermeture des frontières mentales.

 

Le doyen de la tribu. Ai connu la composition chaude avant de créer la 1re revue consacrée au Macintosh d'Apple (1985). Passé mon temps à créer ou reformuler des magazines, à écrire des livres et à en traduire d'autres. Ai enseigné le journalisme. Professe l'écriture inclusive à la grande fureur des tout contre. Observateur des mœurs politiques et du devenir d'un monde entré dans le grand réchauffement...

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

J’accepte les conditions et la politique de confidentialité

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.