Réseaux sociaux : dénoncer est légitime, le faire anonymement est délétère

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La délation anonyme, un cancer…

Marc Drillech Directeur Général de Ionis Education Group
Marc Drillech,
professionnel de la communication et directeur général de Ionis Education Group

C’est vendredi. Les vives vivent et le temps est à la réflexion. Et je me questionne sur cet outil exceptionnel, le réseau social, et ses conséquences quand l’attaque de la personne se conjugue avec l’anonymat.

Je n’arrive toujours pas à apprécier l’ère du pouvoir anonyme que les sites d’accusation incarnent. Pourtant, des lieux d’accueil aux atteintes à la personne et aux insupportables détresses sont un réel progrès. Mais ils incarnent aussi l’expression de jalousies et de règlements de compte. Et je me remémore la tradition française, la délation et les sommets atteints entre 1940 et 1945… Comparaison n’est pas raison, mais comment considérer un système qui empêche de se défendre sinon avec un pseudo ?
Ce n’est pas le réseau social qui doit être condamné et encore moins la pratique de l’accusation publique des abus de pouvoir, du sexisme, de l’homophobie, du racisme… C’est encore moins la volonté d’exiger légitimement justice.

L’accusation sur le réseau social amène les gens à réfléchir à la manière dont ils se conduisent et c’est un vrai progrès. Mais l’anonymat détruit le lien social, favorise la société de la défiance, du doute, de la délation, elle deviendra de plus en plus insupportable. Tel un cancer il va, lentement, détruire nos liens.

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