L’hitparadisation m’inquiète

Marc Drillech est un professionnel de la comminication, directeur général de Ionis Education Group

Demain c’est vendredi. Les mulets moulinent et le temps est à la réflexion. Et je suis étonné de tant d’intelligences émoustillées par la multitude de classements, des 20 dircoms les mieux habillés aux 15 dircoms les plus présents sur les réseaux sociaux, des présidents d’entreprises les plus connus aux plus sportifs, de l’entreprise la plus « soft » à l’école la plus « cool »… Cette hitparadisation de nos sociétés, avec la bénédiction des médias et réseaux sociaux qui créent puis commentent des actualités insignifiantes, qui reçoivent ensuite le label d’information, est inquiétante. Ce sont des indices pas très positifs sur notre état de santé mentale. On compare, classe, « topcinquantise » sur des bases souvent approximatives, par des entreprises souvent médiocres mais qui trouvent là matière à faire parler, sur des angles qui ne reflètent rien d’autre que la fameuse « photographie à un moment donné ». La classification représente rarement le résultat d’études sérieuses et qui seraient, elles, utiles. Mais aujourd’hui on ne recherche pas vraiment les faits mais surtout les effets.

Et parce que l’humain est malin, il préfère accuser les contestataires de mauvais joueurs. Donc il faut accepter d’être classé.es sur n’importe quoi par des gens qui se moquent du fond de la question tant qu’ils obtiennent matière à faire du buzz.

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