De l’art de transformer ses retards en découvertes

Aujourd’hui c’est vendredi. Les merlus ont la berlue et le temps est à la réflexion.

Et je trouve mignon les propos enflammés d’acteurs de l’enseignement supérieur qui découvrent depuis quelques semaines les avantages des cours à distance, des méthodes par ateliers, de la pédagogie inversée ou par projets, des conférences en live et de l’utilité, à côté des formes classiques d’enseignement, des Zoom, Team et autres outils qu’on utilise depuis plusieurs années.

Disciples de David Copperfield, ils transforment leurs retards en découvertes, leur inadaptation en sens de l’innovation, « born again », oubliant les années de violentes critiques contre les méthodes non conventionnelles, découvreurs d’un futur qui est déjà notre présent.

C’est agaçant, ce qui n’est pas grave. C’est gênant car c’est un signe de suffisance d’une mentalité qui n’aime pas le changement et l’innovation sauf s’il peut se l’accaparer, la transformer pour la normaliser, l’appauvrir.

Or cette modernité est ancrée dans de nombreuses écoles et institutions, dans divers domaines et depuis longtemps (nous comme bien d’autres… pour être très clair).

Alors comme le disait un cousin de Lao Tseu, « Si tu es parmi les derniers, contente-toi d’agir au lieu de discourir ».

Marc Drillech

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