Demain c’est vendredi. Les calamars en ont marre et le temps est à la réflexion.

Et durant ces temps difficiles qui nous confrontent aux réalités et nous rappellent tant d’autres conflits sociaux, qui nous éclairent sur nos incapacités chroniques à dialoguer, il me revient sans cesse cette phrase de Sylvain Tesson « la France est un paradis peuplé de gens qui se croient en enfer ».

Mais ce qui me touche dans son propos n’est pas tant que la contestation prime sur toute négociation et sur le dialogue social en France. Ni même’ qu’on maximise tout ce qui ne va pas, incapable de comprendre les atouts et les avantages de notre pays. C’est que ce paradis est de moins en moins peuplé de gens riches qui créent de la valeur, de plus en plus de déclassés, de familles et d’individus éliminés du système…

On doit donc ne rien changer quand la richesse s’en va, quand la pauvreté s’accroit, quand la marginalité se développe, quand les extrêmes de tous bords se régalent…

Nous sommes loin d’être en enfer mais chaque jour un peu moins un paradis parce que notre monde évolue, se cherche, se transforme. C’est surtout un paradis pour les réactionnaires de tous bords, les apeurés du changement, les conservateurs les plus redoutables unis par-delà les partis et les conditions sociales, les partisans du « faut que ça change » tant que rien ne change pour eux.

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