Demain c’est vendredi. Les merlans font les marrants et le temps est à la réflexion.

Demain c’est vendredi. Les merlans font les marrants et le temps est à la réflexion. Et je me demande si nous sommes condamnés par l’alliance des technologies, des réseaux sociaux et des égos à devenir esclaves des classements en tous genres. Des « best of » aux « hits parades », des « tops et des flops » aux « dix plus ou aux dix pires », nos sociétés semblent ne plus pouvoir survivre dans le flou et le flottant. Tout doit être en place, refléter un monde qui se nourrit de catégorisation et de hiérarchisation.

Oublions même les questions de méthodologies, les flous et les oublis qui transforment ces exercices objectifs en pseudo-sciences. L’important va au-delà de l’envahissement des médias et des sites de ces exercices par ses objets à beau potentiel d’audience. Le risque, et lui compte, c’est de transformer nos libertés, nos différences, nos droits aux changements et aux personnalités multi-facettes en un monde qui fait régner les typologies, les échelles de valeurs et la mesure de tout et de chacun. Ce monde tient bien moins d’un idéal de liberté que d’un paradis orwellien.

 

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