Aujourd’hui c’est vendredi. Les rascasses jacassent et c’est le temps de la réflexion. Je me demande si nous sommes condamnés à vivre l’entreprise comme s’il s’agissait de l’enfer ou du paradis. Soit on se confronte à un discours qui noircit tout, dévalorise, détruit, définit l’entreprise par la seule exploitation, le vol, les malheurs en tous genres, autrement dit le pire des systèmes. Soit on doit supporter les chief happyness, les orgasmes autour d’une table de ping-pong et les niaiseries en tous genres comme si l’entreprise n’était que la seule finalité sur terre, que les conflits ne devaient pas exister au nom du collectif. Cayenne ou Woodstock. Un monde à combattre ou un microcosme comme modèle général. Si les opposants habituels pouvaient discuter sincèrement avec les salariés, ils comprendraient que l’entreprise, à défaut d’être le Nirvana, est sans doute le moins pire des systèmes d’organisation… quand il est correctement structuré et cogéré avec intelligence. Et si les acteurs des start-ups, qui vivent encore rarement de la réalité marchande, pouvaient sortir de leur cocon déconnecté et ouvrir les yeux sur les réalités réelles, et non celles fictives des réseaux sociaux, on réfléchirait plus avant de chanter les vertus de la disruption à tout va.

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