Bercy revoit la dette et le déficit publics à la baisse

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La dette et le déficit seront moins importants qu’initialement prévu en juillet.

À la veille de la présentation du projet de loi de Finances pour 2022, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire se fend d’une bonne nouvelle. La dette et le déficit publics seront moins importants que prévu grâce à une meilleure reprise économique.

« Une partie des fruits de la croissance doit aller à la réduction des déficits et à la baisse de la dette publique », a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, jeudi 9 septembre à l’occasion de la présentation du cadrage macroéconomique du projet de budget pour 2022.

Le dernier projet de loi de Finances (PLF) du quinquennat Macron sera présenté le 22 septembre sous d’heureux auspices. Grâce à une bonne reprise économique, le déficit public et le taux de la dette publique devraient se révéler plus faibles qu’anticipés pour les années 2021 et 2022.

« Ce PLF sera celui de la croissance durable et sera en cohérence avec l’orientation budgétaire qui est la nôtre depuis le début du quinquennat, placée sous le sceau de la responsabilité », assure Bruno Le Maire.

Rebond des recettes fiscales
Le gouvernement envisage de ramener le déficit public à 8,4 % du PIB fin 2021, contre 9,4 % annoncés au début de l’été. Pour 2022, il envisage 4,8 % du PIB contre 5,3 % initialement prévus.

La dette publique devrait, elle aussi, se montrer moins importante en cette fin d’année : moins de 116 % du PIB au lieu des 117 % prévus début juillet. L’année suivante, elle descendrait à 114 % contre 115,7 % selon les prévisions du ministère de l’Économie.

Cette tendance favorable s’explique par le rebond des recettes fiscales. « Nous avons de très bonnes nouvelles sur les recettes des trois principaux impôts, la TVA, l’impôt sur le revenu (IR), et l’impôt sur les sociétés (IS) », indique-t-on à Bercy.

Attention aux prix de l’énergie
Mais ces prévisions n’intègrent pas certaines dépenses. La finalisation du plan d’investissement pour « bâtir la France de 2030 » – selon les mots d’Emmanuel Macron – prend du retard. Il sera intégré à la loi de Finances durant le débat parlementaire.

Il en va de même pour le revenu d’engagement pour les jeunes. Cette mesure, qui offrira à chaque jeune qui en éprouve le besoin un parcours individualisé vers l’emploi plus une aide financière, reste en discussion. Le plan de compétence, annoncé mercredi 8 septembre par le Premier ministre, Jean Castex, n’est pas non plus intégré au budget.

La facture des dépenses publiques devrait s’allonger de 11 milliards d’euros. Peut-être même un peu plus, prévient Bercy, notamment pour aider les ménages à faire face à la hausse des prix de l’énergie. De quoi se concilier les bonnes grâces ?

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