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La chute de la valeur du patrimoine public est moins importante que prévu • C’était l’une des craintes nées de la crise de la covid. Le patrimoine net des administrations publiques a baissé en 2020 par rapport à l’avant crise, mais de façon moins brutale qu’anticipé. Le recul a établi le patrimoine net à 8,2 % du PIB fin 2020, contre 12,9 % fin 2019, selon une étude de Fipeco, un site spécialisé. La valeur du patrimoine public net, qui tient compte de tous les actifs publics, est obtenue en retranchant la dette et le passif français (163,6 % du PIB en 2020). Malgré l’explosion de la dette publique, le patrimoine publique, lui, n’a pas dégringolé, profitant notamment de la dynamique de hausse des prix de l’immobilier en général et de l’immobilier ancien en particulier. Les actifs financiers de la puissance publique ont ainsi gagné 12,8 points l’an passé par rapport à 2019, à 69 % du PIB. Aussi, la valeur des actifs non financiers a progressé de 11,2 points sur an, pour représenter jusqu’à 102,8 % du PIB à la fin 2020. Malgré tout, la situation reste fragile, et la baisse de la valeur du patrimoine public net pourrait se poursuivre à court terme

Bernard Arnault signe sa sortie du capital de Carrefour Après quatorze ans d’investissement au sein du géant français de la grande distribution, la première fortune française jette l’éponge. Bernard Arnault l’a annoncé ce mardi 31 août : la cession du solde de sa participation dans Carrefour est effective. Le patron de LVMH détenait 5,7 % du capital de la marque par le biais de la holding Agache. Un retrait progressif qui avait commencé en septembre 2020, lorsque le super milliardaire détenait encore 8 % des parts de Carrefour. Cette décision marque la fin d’une prise de participation entamée en 2007, à la surprise générale, alors que l’action de la chaîne d’hypermarchés se vendait autour de 48 euros. Ce mardi, le cours de Bourse du groupe était établit à 16,85 euros. La holding Groupe Arnault, associée au fonds d’investissement Colony Capital a amassé jusqu’à 9,1 % de Carrefour, suffisant pour en devenir le deuxième actionnaire principal derrière la famille Halley. Parmi les raisons de sa décision, Bernard Arnault évoque la lenteur de la transformation du groupe, ainsi que l’échec du rachat par le groupe canadien Couche-Tard.

Secteur automobile : de la pénurie historique à la crise industrielle Les pénuries de matières premières et de semi-conducteurs indispensables aux chaînes de production continuent de fragiliser l’industrie automobile internationale. Conséquence : entre 10 % et 12 % de la production globale pourrait être perdue cette année. En France, ce sont les immatriculations de voitures neuves qui font déjà les frais de cette période délicate. Celles-ci sont en baisse de 15 % en août 2021 par rapport à août 2020. Pire, août 2020 était déjà en recul de 20 % par rapport à août 2019. De quoi mener à l’un des pires bilans commerciaux de l’industrie automobile de ces dernières années. Globalement, le marché de l’automobile français est en hausse de 12,8 % depuis le début de l’année 2021 par rapport à une année 2020 catastrophique, mais il reste en baisse de 23 % par rapport à 2019. Et l’historique pénurie de semi-conducteurs ne présage rien de bon pour la suite. Le phénomène est mondial est touche tous les constructeurs automobiles. L’entreprise AlixPartners estime entre 4,5 et 5 millions le nombres de voitures qui ne pourront pas être produites cette année, et le cabinet PwC monte même cette estimation jusqu’à 7 à 9 millions d’unités.

En 2020, année de l’absentéisme au travail Si ce n’est pas une grande surprise étant donné le contexte si particulier de cette année 2020 de covid et de confinements, le chiffre est significatif. L’année passée, le taux d’absentéisme dans les entreprises français a fortement augmenté : 34 % des salarié·es ont bénéficié d’un arrêt de travail. C’est six points de plus qu’en 2019. Comme souvent, des inégalités sont observées selon le sexe, l’âge et le secteur géographique et professionnel. Cette hausse marquée s’explique en partie par un important recours aux dispositifs d’arrêt dérogatoires mis en place durant la crise sanitaire (+25 % en 2020). Sans oublier le chômage partiel, qui provoqué un recul de 12,9 % du nombre moyen d’heures hebdomadaires travaillées par emploi au deuxième trimestre 2020, selon l’Insee.

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