Le verbatim… de Mathieu Hanotin et Katy Bontinck

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Mathieu Hanotin, maire de Saint-Denis, et Katy Bontinck, première adjointe de la ville, plaident dans le JDD pour la gratuité des tests anti-covid pour les mineur·es.

Plus d’un an et demi que le syndrome Sars-CoV-2 sévit en France et dans le monde. Sur le plan sanitaire d’abord, les hôpitaux peinent à gérer les capacités en réanimation. Un an et demi aussi que la covid-19 divise le pays. Au point d’en devenir caricatural : les pro-vaccin d’un côté et les « antivax » de l’autre. Les pro et antipasse sanitaire. L’arrivée des tests de dépistage anti-covid payants en octobre ne devrait rien arranger.

Car oui, jusque-là gratuits, les tests anti-covid deviendront payants en France au cours du mois d’octobre. Lesquels constituent une alternative au vaccin pour celles et ceux qui n’ont toujours pas été vacciné·es. Problème, les plus réticent·es d’entre nous devront bientôt mettre la main au porte-monnaie pour se faire tester et ainsi présenter un passe sanitaire valide à l’entrée des cinémas, théâtres, musées ou restaurants. Et les mineur·es dans tout cela ? GW

Mathieu Hanotin, maire de Saint-Denis

« À partir de la mi-octobre, les tests PCR et antigéniques seront payants en France. Cette mesure, qui  a de quoi accélérer encore la campagne de vaccination, concerne également les mineur·es alors même qu’une partie d’entre eux·elles ne sont pas autorisé·es à être vacciné·es : les enfants de moins de 12 ans non éligibles à la vaccination et les adolescent·es de moins de 16 ans dont les parents n’ont pas donné leur accord pour qu’ils·elles le soient. 

Les victimes de cette incohérence seront encore une fois les personnes précarisées, qui ne seront pas en capacité de payer systématiquement 44 euros pour un test PCR ou 25 euros pour un test antigénique grâce auquel leur enfant pourra accéder aux lieux soumis au passe sanitaire. Les lieux culturels, les activités sportives, les espaces de loisirs et de restauration vont donc être réservés aux adolescents des familles aisées ou à ceux qui sont vaccinés. 

La crise sanitaire a déjà sérieusement creusé les inégalités sociales et voilà que nous sommes en train de stigmatiser à nouveau les classes populaires et moyennes. En Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de France métropolitaine, le taux de vaccination des 12-17 ans était, début août, à 35 % en primo-injection.

En acceptant de conserver la gratuité du dépistage covid pour les jeunes de moins de 18 ans, le gouvernement mettrait sur un pied d’équité les enfants qui ont déjà trop souffert de cette crise sanitaire. Parce que l’égalité doit être le principe qui prime, cette mesure est indispensable »

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