Vite compris le 28 juin

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Le chômage a baissé en mai • Il avait – légèrement – augmenté au mois d’avril (de 1,7 %). Du moins pour le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, soit sans activité. Sur le même critère, le chômage a baissé de 3,5 % en mai. C’est ce qu’a révélé une étude de la Direction de l’animation de la recherche, des Études et des Statistiques (Dares) vendredi 25 juin. Pour la catégorie A, ce sont donc 135 000 inscrit·es en moins (pour un total de 3,729 millions). Si l’on décide d’inclure les catégories B et C, donc l’activité réduite, le nombre de demandeurs d’emploi sur le sol français baisse de 0,6 % en mai par rapport au mois précédent. Après la hausse des déclarations d’embauche constatée en mai, c’est le chômage qui cette fois baisse… suffisant pour nous rassurer ?

Canada Goose s’apprête à renoncer à la fourrure pour ses produits • La pression des associations de défense des animaux commence à se faire sentir. L’entreprise spécialisée dans les parkas a annoncé la nouvelle dans un communiqué : elle arrêtera « l’achat de fourrure d’ici à la fin de l’année 2021 » et cessera de « produire avec de la fourrure au plus tard à la fin de 2022 ». Cette initiative s’inscrit dans une démarche de plus long terme : dès 2019, Canada Goose annonçait vouloir atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2025. Armani puis Prada annonçaient il y a quelques années renoncer également à la fourrure dans leurs vêtements.

L’AP-HP recrute en masse ! • On sait combien certains secteurs manquent de main-d’œuvre. La crise sanitaire l’a montré : le personnel hospitalier manque en France. Alors l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) lance une grande campagne de recrutement avec à la clé environ 4 000 postes ! Dans le détail pour ses 39 hôpitaux : 2 000 emplois d’infirmier·ères, 900 d’aides-soignant·es ou encore 1 000 de médecins. L’objectif derrière vise à fidéliser les nouvelles arrivées : « Entrer pour son métier, rester pour évoluer », comme un slogan pour l’AP-HP.

Le moral des chef·fes d’entreprise au plus haut • Bonne nouvelle. En juin, le climat des affaires en France continue de grimper. Porté par l’amélioration des perspectives dans les services et de la situation sanitaire. Les dirigeant·es sont de plus en plus convaincu·es que le bout du tunnel est proche. L’Insee fait ainsi état d’un climat des affaires à 113. Soit une hausse de 5 points sur un mois. Non seulement ce résultat dépasse la moyenne de long terme du climat des affaires (environ 100 points), mais il atteint surtout un niveau plus vu depuis la mi-2007, avant la crise financière de 2008-2009. Les avancées de la vaccination et le dynamisme de la demande laissent espérer une amélioration durable de l’activité.

En Europe, le gaz flambe • Sur le Vieux continent, les prix du gaz s’envolent. Et les cours atteignent des sommets plus vus depuis 2008. Cette semaine, les prix ont dépassé les 30 euros du mégawattheure sur le marché de gros de référence aux Pays-Bas. Une hausse qui se ressent sur les factures des particuliers : en France, les tarifs réglementés d’Engie ont augmenté de 11 % depuis le 1er janvier. Et devraient encore augmenter de 10 % le 1er juillet. La saison estivale, qui ne nécessite pas de chauffer son domicile, devrait ménager l’addition. Mais si les cours ne redescendent pas, les factures s’annoncent salées dès l’automne. Parmi les facteurs de cette flambée du gaz : la demande chinoise toujours plus importante et la stratégie du géant russe du gaz Gazprom, qui favorise son gazoduc Nord Stream 2.

La dette française atteint un nouveau record • Les tristes records s’enchaînent. À la fin mars 2021, l’endettement représentaient 118,2 % du PIB français, soit 2 739 milliards d’euros. Un niveau historique. Si cette fâcheuse tendance de l’aggravation continue de la dette peut s’expliquer et être relativisée par le contexte et le poids des mesures d’urgence dans la trésorerie de l’État, la hausse devrait continuer durant toute l’année 2021. Malgré une dynamique sanitaire positive. En un an, depuis mars 2020, l’endettement public brut s’est alourdi de 300 milliards d’euros. Le « quoi qu’il en coûte » laisse des traces. Le fossé avec l’Allemagne se creuse dangereusement.

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