Vite compris le 21 juin

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Toujours plus de personnes déplacées à cause des guerres et des crises • Pandémie covid ou pas, le nombre de déplacé·es à travers le monde, lui, ne fait que progresser. Il s’établit à plus de 82 millions de personnes en 2020. C’est deux fois plus qu’il y a dix ans, d’après l’ONU. Avec la crise, « tout s’est arrêté, y compris l’économie, mais les guerres, les conflits, la violence, les discriminations et les persécutions – tous ces facteurs qui poussent les gens à fuir – ont, eux, continué », rappelle le chef de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi. Dans le détail, le nombre d’individus déplacés au sein de leur propre pays a bondi – 48 millions fin 2020.

Congés parentaux, la France peut mieux faire, selon l’Unicef • Un rapport publié par le fonds des Nations unies pour l’enfance estime que la France peut toujours progresser en termes de congés parentaux. Puisque l’hexagone se classe seulement au 22e rang parmi les 41 pays qui composent l’OCDE. La faute notamment à la durée du congé maternité français, « trop courte », estime le rapport. Les mères peuvent prétendre à un congé de 18 semaines à plein salaire, trop peu au regard « d’autres pays de l’OCDE ». En revanche, la France s’en sort bien mieux pour le congé paternité, plus long que la plupart des pays de l’OCDE. Ainsi que sur le service d’accueil du jeune enfant, un critère pour lequel notre pays se classe 7e.

Chute drastique de la consommation des ménages en 2020 • Ce n’est en aucun cas une surprise. La pandémie et ses confinements successifs ont contraint la consommation des ménages français. Mais la baisse est vraiment historique, révèle une étude de l’Insee. L’an passé, la consommation des ménages a chuté – en volume – de 7,1 %. C’est-à-dire « sans précédent dans l’histoire des comptes nationaux français, établis depuis 1949 », pointe l’institut. Ce repli touche particulièrement les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration – une réduction de 34 % en volume après des années de hausse. Des dégringolades aussi à observer pour la consommation au sein de la culture et des loisirs. Malgré tout, la consommation de produits alimentaires a augmenté en 2020. En hausse de 4,5 %. Forcément, à l’opposé, le taux d’épargne des ménages s’est envolé, et s’affiche à son plus haut niveau depuis 1960.

Le Salvador est le premier pays à officialiser le bitcoin C’est une première mondiale. Nayib Bukele, président du Salvador, a fait du bitcoin, la « reine des cryptomonnaies », une monnaie officielle de son pays. La seconde après le dollar. C’est sur Twitter que le chef de l’État d’Amérique centrale, âgé de 37 ans et arrivé au pouvoir en 2019, avait annoncé son intention de faire passer la loi bitcoin à l’Assemblée législative du Salvador. Autoproclamé « président le plus cool du monde », Nayib Bukele tape un grand coup qui retentit sur toute la planète, et masque un temps les dérives autoritaires dont l’accuse l’opposition. Avant son élection, le jeune président s’était forgé l’image d’un réformateur moderne et novateur, il tente aujourd’hui de la retrouver. Entre-temps, le dirigeant a plus d’une fois écorné cette image : le 9 février 2020, il débarque dans l’enceinte du Congrès, entouré de militaires armés jusqu’aux dents, pour faire voter le budget d’un plan de sécurité. Pour la modernité et l’innovation, on repassera.

255 millions d’euros de fraudes aux allocations familiales en 2020 Crise de la covid oblige, les caisses d’allocations familiales (CAF) n’ont pas pu détecter autant de fraudes qu’à leur habitude. Dans le même temps, le montant des anomalies régularisées a, lui, diminué, à 1,11 milliard d’euros, dont un quart de rappels au bénéfice des allocataires. En tout et pour tout, en 2020, 255,5 millions d’euros de fraudes aux prestations ont été détectées dans la branche Famille de la Sécurité sociale. Contre 323,7 millions en 2019. Si le montant total est en baisse, le montant moyen détecté a crû à 6 921 euros. Pour un nombre total de 36 900 fraudes, contre 49 000 fraudes avaient été détectées.

Le Sénat vote un droit de veto pour les maires qui souhaitent s’opposer à l’implantation d’éoliennes On ne refait pas le monde. Le Sénat, dominé par la droite, a voté dans la nuit de jeudi à vendredi 18 juin le principe d’un droit de veto des maires quant à l’implantation d’éoliennes sur leurs communes. Un vote à l’encontre de l’avis de la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili. Et contraire au sens de l’histoire et aux exigences de l’urgence climatique. Les sénateur·rices ont adopté un amendement des Républicains (LR) prévoyant une délibération du conseil municipal sur les projets d’implantation, avec la possibilité de le soumettre à un référendum local. Reste que l’amendement peut encore disparaître, au gré de la navette parlementaire. Les député·es auront le dernier mot.

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