La BCE revoit à la hausse ses prévisions de croissance et entend poursuivre ses achats de dette

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Le rebond de l’économie serait plus rapide que prévu, estime la BCE.

L’activité a repris un peu partout en Europe. La pandémie poursuit sa décrue dans de nombreux pays. À l’approche de l’été, l’optimisme est revenu. Gage de possibilité de croissance économique. Alors Jeudi 10 juin, la Banque centrale européenne (BCE) a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour 2021 et 2022. En parallèle, l’institution présidée par Christine Lagarde promet poursuivre le soutien à la relance dans la zone euro. Via notamment sa politique d’achats de dettes publiques et privées.

Le rebond de l’économie semble plus rapide que ne le prédisent les expert·es. Dans ce sens, la Banque centrale européenne a revu ses estimations de croissance. L’institution basée à Francfort tablait en mars sur une croissance économique de la zone euro de l’ordre de +4 % pour 2021. Et +4,1 % pour 2022. Copie corrigée le 10 juin.

Meilleure croissance et inflation revue à la hausse
Dans un scénario plus optimiste, la BCE évoque une croissance de +4,6 % cette année pour la zone euro. Soit un gain de 0,6 point par rapport aux dernières prévisions. Idem pour 2022 : +4,7 % ! Enfin, pour 2023, les économistes de la BCE anticipent toujours une croissance d’un peu plus de 2 %. Un nouveau souffle permis par un moral des ménages et un climat des affaires en hausse au mois de mai. En outre l’Insee pointait une peur du chômage plus faible et une volonté à épargner moindre. Bref, un coup d’accélérateur pour l’activité.

Sur l’inflation, la Banque centrale européenne a, là aussi, révisé ses estimations. Une hausse généralisée des prix à hauteur d’1,9 % en 2021. Et +1,5 % en 2022. Même chose, Christine Lagarde et sa bande gardent leurs prédictions pour 2023 inchangées : une inflation à 1,4 % pour la zone euro. Mais au global, ces changements de rythme d’inflation pour les deux prochaines années s’expliqueraient par la reprise économique et la hausse des prix de l’énergie. Un phénomène temporaire donc pour la BCE.

Poursuivre les achats de dette
L’élan d’achats de dettes publiques et privées ne pliera pas. Il s’intensifiera même « nettement », à en croire les propos de Christine Lagarde. Et cela dès cet été. Pour rappel, les achats d’actifs opérés par la BCE s’inscrivent dans le cadre de son plan d’urgence –PEPP – déployé au début de la crise sanitaire. Avec une enveloppe de 1 850 milliards de dollars. Sans oublier son programme, plus ancien, d’assouplissement quantitatif (quantitative easing). Sur ce dernier point, ce programme « QE » se prolongera aussi longtemps que nécessaire, à hauteur de 20 milliards d’euros par mois pour confirmer l’effet accommodant de la politique de taux.

L’objectif pour la BCE tend à maintenir « les conditions favorables » à la reprise, rappelait début juin la présidente française de l’institution. D’ailleurs, grâce à son large soutien à l’économie, Lagarde confirme se ranger du côté des « colombes » au sein de la Banque centrale. En opposition aux « faucons », adeptes d’une politique monétaire restrictive.

GW

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