Déconfinement : les Français·es dépensent sans compter !

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Ce déconfinement fait le pont entre l’épargne accumulée par les Français·es et l’objectif de croissance économique de 5 % pour 2021.

Un sentiment de rattraper le temps perdu. Depuis le 19 mai – deuxième étape du déconfinement – les Français·es ont bien l’intention de retrouver leur vie d’avant. Celle mise entre parenthèses il y a déjà plus d’un an. Certes le desserrage de vis du mois de mai 2020 avait sonné comme une reprise de souffle. Mais celui-ci a des allures de déconfinement avec un grand D ! Engouement pour les terrasses et les commerces – notamment les « non essentiels » – le retour à l’activité se fait sans transition !

Faut dire que les Français·es ont épargné pendant cette pandémie. Beaucoup. Environ 142 milliards d’euros de plus qu’habituellement entre la fin du premier trimestre 2020 et la fin du premier trimestre cette année. C’est en tout cas ce qu’a révélé mardi 1er juin la Banque de France. Bref, un joli pactole qui ne demande qu’à être réinjecté dans le circuit économique. Voilà le principal souhait du gouvernement, en vue de parvenir à l’objectif de 5 % de croissance pour 2021.

Les dépenses des ménages en forte hausse
Avec au premier chef les dépenses dans les magasins. C’est simple, pour les quatre jours qui ont suivi le déconfinement du 19 mai, les montants par carte – ou carte bancaire par téléphone mobile – ont augmenté de 20 % en moyenne, selon les chiffres observés par le groupement des cartes bancaires. En hausse de 20 % par rapport à la même période en 2019, année jugée plus « normale » que 2020. « Le mercredi de la réouverture a marqué un pic, mais la hausse de l’activité par rapport à 2019 s’est prolongée les jours suivants à un niveau très soutenu », précise au Figaro le groupement des cartes bancaires.

Dans le détail, jour de déconfinement, les montants payés par carte bleu s’envolent de 186 % pour les articles de sport (hors habillement). Même son de cloche du côté de l’horlogerie-bijouterie et des jeux, jouets et loisirs. Avec des flambées respectives de 165 % et 146 % ! Oui, les Français·es ont fait chauffer la carte bancaire lors de la première journée de déconfinement. Pour des commerces dont l’activité était jugée « non essentielle » par le gouvernement. Le secteur de l’habillement a aussi connu une embellie : + 106 % sur la journée de déconfinement !

Quid de la réouverture des terrasses ?
De cette crise sanitaire et économique, Hubert Jan, président de la branche restauration de l’Umih, retient notamment « l’émotion suscitée » par la réouverture des terrasses des restaurants, se confie-t-il dans le n°80 d’ÉcoRéseau Business. Pour les plus impatient·es d’entre nous à retrouver les terrasses des restaurants, deux moments privilégiés pour se faire plaisir : le midi ou l’apéritif 18 h-20 h 45. Puisque le couvre-feu reste en vigueur à 21 heures jusqu’au 9 juin.

Mais l’engouement ne se traduit pas forcément dans les chiffres. Le 19 mai, la restauration traditionnelle enregistrait une baisse de 20 % en montant de dépenses par rapport à 2019. Encore une fois, ce chiffre pâtit de restrictions sanitaires encore valables pour les restaurateur·rices. Comme la jauge d’accueil de 50 % pour les terrasses – et on l’a dit un couvre-feu encore précoce. La restauration rapide s’en sort mieux (en hausse de 4 % en termes de montant). Au global pour les restaurants, Hervé Becam de l’Umih estime que l’engouement est fort : « On est sur la même tendance de fréquentation que l’année dernière voire supérieure. » Reste à savoir si ces dépenses s’inscriront dans le temps ou si elles relèvent simplement d’un phénomène de revenge spending

GW

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