Vite compris le 26 mars

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Nous sommes les champion·nes européen·nes du contrôles des investissements étrangers La France scrute de près les investissements venus de l’étranger. C’est même le pays européen le plus assidu en la matière. Bercy a révélé mercredi 24 mars qu’en deux ans le nombre de contrôle des acquisitions menées par des groupes étrangers a bondi de 50 % dans l’hexagone, à 275 opérations en 2020. De quoi dépasser les Allemand·es et les autres. Dans le viseur notamment : les acquéreur·ses américain·es et britanniques. En parallèle, et malgré les contrôles, le Trésor se félicite également de la résistance des investissements internationaux en 2020, qui n’ont baissé « que » de 13 %. Le meilleur et le plus récent des exemples d’investissement venu de l’étranger contrôlé de près par Bercy : le projet de rachat de Carrefour par le canadien Couche-Tard, pour lequel le ministère de l’Économie a clairement changé son fusil d’épaule en n’hésitant pas à exercer son veto au nom de la souveraineté alimentaire française.

Le retard dans la vaccination pourrait coûter cher à l’UE • À en croire les chiffres d’une étude de l’assureur-crédit Euler Hermes, publiée jeudi 25 mars, le retard pris par l’Union européenne sur son calendrier vaccinal – désormais de sept semaines contre cinq début février – pourrait coûter 127 milliards d’euros en 2021. En outre, « chaque semaine de retard en matière de vaccination pourrait coûter 3 milliards d’euros à l’économie française », estime l’assureur crédit. Pour rappel, les Vingt-Sept se sont fixés pour objectif de vacciner 70 % de leur population d’ici à la fin de l’été. Un horizon qui paraît de plus en plus s’éloigner…

Avec le confinement, les litiges liés aux achats en ligne ont augmenté en 2020 • On le sait, la pandémie a dopé la pratique du e-commerce, les Français·es auraient passé plus d’1,8 milliard de commandes sur Internet en 2020. Conséquence, les litiges liés aux achats en ligne ont, eux aussi, augmenté l’an passé, de 33,5 %. Une donnée calculée à partie de la plate-forme litige.fr, qui enregistre les plaintes et traite les dossiers des client·es lésé·es. Parmi les litiges évoqués : produits non livrés, refus de remboursement, erreurs sur le prix… C’est la plate-forme Cdiscount qui a connu le plus de recours – avec 715 dossiers traités par litige.fr. Devant Amazon et Fnac-Darty. Bien entendu, au regard du nombre total de commandes passées en 2020, le nombre de litiges reste très faible, environ 12 500 recours liés au e-commerce constatés par la plate-forme.

54 % de la TVA ne seraient pas réclamés • Une étude SAP Concur, Le potentiel caché de la récupération de la TVA, analyse les moyens utilisés par les entreprises pour récupérer de l’argent en temps de covid, les raisons qui les empêchent de récupérer efficacement la TVA et les outils numériques mis en place par les entreprises européennes pour les aider à mieux exploiter ce potentiel caché à l’avenir. « Dans leur quête d’un solde positif, la plupart des entreprises ont négligé la récupération de TVA, alors qu’elle pourrait augmenter leurs revenus. » L’étude dégage 3 facteurs d’explication :
> Des processus inadaptés de soumission de notes de frais et de factures multi-TVA : 22 % des responsables financiers déclarent ne pas récupérer la TVA parce que les employés soumettent des notes de frais avec des informations manquantes ou incorrectes et 23 % ne récupèrent pas la TVA en raison de taux différents pour des éléments figurant sur la même note de frais.
> Une utilisation inefficace des outils numériques : bien que 60 % affirment avoir mis en place les outils numériques nécessaires pour récupérer la TVA, 52 % admettent ne pas en tirer le meilleur parti.
> La complexité du traitement des demandes et de la mise en conformité : 48 % des entreprises s’attendent à un avenir financier encore plus sombre, avec des audits plus fréquents et des sanctions punitives en cas de non-conformité.

La Hongrie atteint le record mondial du taux de mortalité lié à la covid Triste record pour ce pays de 9,8 millions d’habitant·es. La Hongrie de Viktor Orban, qui s’est affranchi de la politique européenne de lutte contre la covid en validant les vaccins russe et chinois, a vu le nombre de décès liés au virus bondir de plus de 40 % en une semaine. Les hôpitaux sont au bord de la rupture. La troisième vague de contaminations qui frappe le pays est particulièrement violente : sur la semaine écoulée, la Hongrie affiche le plus haut taux de mortalité au monde, avec 15,7 morts pour 100 000 habitant·es, devant la République Tchèque, la Bosnie-Herzégovine, la Slovaquie et la Bulgarie. Jeudi 25 mars, un autre record quotidien a été atteint, avec 272 décès en seulement 24 heures, pour 10 000 nouveaux cas. Pour un pays de moins de 10 millions d’habitant·es, c’est considérable. Pendant que ses services hospitaliers sont à genoux, la Hongrie songe malgré tout à assouplir les restrictions dès la mi-avril, lorsque 2,5 millions de Hongrois·es auront été vacciné·es. Effectivement, la Hongrie, qui profite à la fois des vaccins chinois Sinopharm et russe Spoutnik V et de ceux livrés par Bruxelles, a déjà vacciné 18 % de sa population (1,7 million de personnes). Paradoxal.

 

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