Vite compris le 25 mars

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Les indicateurs mensuels Urssaf de fin février 2021 montrent que le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois (hors intérim) diminue de 2,7 % • Après la hausse de 18,8 % (r) en janvier et le repli de 4,7 % (r) en décembre qui avait porté à + 10,1 % l’évolution sur trois mois. L’évolution sur un an reste négative (- 15,6 %). Cette baisse, avance l’Urssaf, « s’explique par la diminution des embauches en CDD de plus d’un mois (- 1,7 %) et de celles en CDI (- 3,8 %). Sur un an, les déclarations d’embauche en CDD de plus d’un mois baissent de 9,9 %, tandis que celles en CDI reculent de 21,3 %. […] Dans l’industrie, les déclarations d’embauche de plus d’un mois progressent de 2,3 % en février 2021. Elles restent en baisse sur un an : – 5,9 %. […] En février 2021, sur le champ des entreprises de 10 salariés ou plus, la crise économique et les mesures de report des cotisations mises en place par les pouvoirs publics impactent encore fortement les taux d’impayés des cotisations ».
(r) Chiffre révisé.

Les jeunes investisseurs prendraient-ils trop de risques ? • À l’évidence oui, selon la Financial Conduct Authority (FCA), le régulateur britannique des marchés : « Nous sommes inquiets du fait que certains investisseurs sont tentés, souvent par le biais de publicité en ligne ou de tactiques de ventes agressives, d’acheter des produits très risqués dont il est peu probable qu’ils leur conviennent », détaille Sheldon Mills, un responsable de la FCA. La faute notamment à l’influence des réseaux sociaux comme YouTube, Tik Tok ou Reddit, qui ont un impact sur la prise de décision des jeunes investisseurs, très sensibles aux propos de certains influenceurs financiers. En outre, ces jeunes boursicoteurs mettraient trop en avant leurs émotions dans leur comportement d’investisseurs, à la recherche du « frisson », par exemple. Un phénomène d’autant plus inquiétant que près des deux tiers des investisseurs amateurs (59 %) estiment qu’une perte importante aurait un impact sur leur niveau de vie actuel ou futur…

L’Île-de-France va augmenter les déprogrammations de soins • La situation sanitaire – et notamment en réanimation – s’aggrave en région francilienne. Plus de 1 300 patient·es se trouvent actuellement en soins critiques et le seuil des 1 500 devrait être dépassé d’ici à quelques jours. D’où l’urgence de réagir. L’Agence régionale de santé (ARS) a donc recommandé à l’Île-de-France de prendre des dispositions pour augmenter le nombre de lits, et très rapidement. Avec en tête un objectif de 2 200 lits en réanimation « à brève échéance, avec un premier palier à 1 800 lits en milieu de semaine prochaine ». Pour cela, la région compte sur les déprogrammations de soins – pour l’heure à 40 % pour 1 550 lits. Ce seuil devra être dépassé pour accueillir davantage de malades. De plus, l’ARS demande aussi à tous les établissements hospitaliers de l’Île-de-France s’ils peuvent oui ou non prêter du personnel pour accompagner cette augmentation de lits en réa. Une opération qui inquiète Thierry Amouroux, porte-parole du syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI) : « On peut compenser comme on l’a fait lors de la première vague en fermant des services classiques pour en ouvrir d’autres dédiés à la covid et en récupérant du personnel d’autres services […] Mais c’est déshabiller Pierre pour habiller Jacques », illustre le syndicat. Car le risque, c’est que des patient·es atteint·es d’autres maladies chroniques se retrouvent renvoyé·es chez eux·elles faute d’un nombre suffisant de lits (lire ici la propositon éconduite de Sébastien Bazin, PDG du groupe Accor).

57 % des Français·es ont l’intention de se faire vacciner et 29 % choisiraient un centre de santé • L’étude Juxta, éditeur de logiciels de gestion dédiés aux centres de santé avec OpinionWay, montre que depuis le début de la crise sanitaire 64 % des Français·es évitent de se rendre dans un lieu de santé, à moins que ce ne soit absolument nécessaire, que 27 % ont reporté une visite dans un lieu de santé et que, lorsque c’est nécessaire, 49 % privilégient des lieux de santé moins fréquentés. Pour 34 %, le délai entre la prise de rendez-vous et la consultation est l’un des critères principaux pour choisir un lieu de santé. Les autres critères majeurs sont la qualité des soins reçus (47 %), du diagnostic (35 %) et la proximité avec le domicile (44 %).

Microsoft lorgne sur l’application Discord • La crise covid-19 a aussi propulsé certaines entreprises au sommet. Discord en est la parfaite illustration. L’application d’échange par écrit, en audio ou en vidéo a vu ses revenus tripler en 2020, à 130 millions de dollars. Elle compte désormais 140  millions d’utilisateur·rices par mois. Un chiffre qui ne laisse pas indifférent le géant américain Microsoft. Si Discord a déjà approché plusieurs acquéreurs potentiels, d’après Bloomberg, Microsoft ferait partie de ces candidats sérieux au rachat de l’application. Des échanges auraient eu lieu entre la plate-forme de communication et Phil Spencer, le directeur de la branche jeux vidéo de Microsoft.

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