Vite compris le 23 mars

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Droit de vote à 16 ans ? débat relancé…  • Dans une tribune, cent élu·es appellent à permettre au quelque 1,5 million de jeunes âgés de 16 et 17 ans de participer aux élections municipales, ce qui relance le débat sur le droit de vote à 16 ans, à un an des élections présidentielles de 2022. Depuis plus de quarante ans – Valéry Giscard d’Estaing avait abaissé la majorité à 18 ans, ce qui a permis aux jeunes adultes de participer aux élections – la situation a évolué : « Émergence de nouvelles technologies, développement des réseaux sociaux, accélération de l’interconnectivité du monde […] La jeunesse est informée et elle est prête », estime David Corceiro, l’auteur de la tribune en question et député MoDem du Val-d’Oise. Le gouvernement serait ouvert au débat, en 2019, le Président de la République se disait « ne pas être opposé ». Autre argument avancé en faveur d’un droit de vote plus précoce : « Plus on intègre les jeunes de façon précoce dans un apprentissage de la vie civique et politique, plus les chances sont grandes que leur participation soit durable », défend la sociologue Anne Muxel, pour palier la forte abstention observée au sein de notre jeunesse.

Audencia lance un nouveau Mastère spécialisé • En partant du constat du poids prépondérant des entreprises familiales – en France et même plus globalement en Europe – l’école de commerce nantaise lance un nouveau mastère spécialisé : Entrepreneuriat familial et croissance durable. Un programme en formation initiale sur un an qui s’adresse avant tout aux diplômé·es bac + 4 et bac + 5 ou aux salarié·es qui ont acquis de l’expérience professionnelle. La formation, qui ouvrira dès septembre 2021, sera enseignée à la Roche-sur-Yon, au sein du Audencia Campus Vendée, et proposera des cours théoriques jusqu’à fin avril avant que les étudiant·es ne partent en stage.

L’exécutif mise sur les vaccinodromes • La course à l’accélération de la campagne vaccinale bat son plein. Pour entretenir et booster la dynamique, le gouvernement prépare l’ouverture du premier vaccinodrome de l’hexagone à la fin du mois de mars, sorte d’usine à vacciner. À terme, chaque département devrait en compter un à deux, gérés par les Agences régionales de santé (ARS). Changement de stratégie radical de l’exécutif et de son ministère de la Santé donc, qui repoussaient jusqu’il y a peu l’idée de miser sur de grands centres de vaccination. Ces supercentres de vaccination devraient vacciner entre 1 000 et 2 000 personnes par jour, encore loin des 10 000 atteints par certains centres américains. Pour accompagner la mise en place des vaccinodromes, le savoir-faire militaire en matière de logistique devrait être mis à contribution. Olivier Véran a précisé qu’ « au moins 35 » de ces grands centres de vaccination seront déployés par l’armée et les pompiers.

En cas « d’aberration », l’ouverture des commerces pourra évoluer • Dimanche 21 mars, le ministre délégué aux PME, Alain Griset, a rappelé que la liste des commerces autorisés à ouvrir était scrutée « au cas par cas », une vision qui rejoint celle proposée par le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire. « On va éviter tous les jours de modifier les règles […] Mais si jamais vraiment il y a une aberration, c’est possible, on ne sait jamais, on regardera positivement », a précisé Alain Griset. Pour les zones concernées par le reconfinement, près de 90 000 commerces jugés « non essentiels » doivent fermer leurs portes pendant quatre semaines, à cette liste ont obtenu une dérogation : les fleuristes, les coiffeurs, les chocolatiers, les librairies ou encore les disquaires. Beaucoup d’exceptions qui débouchent sur un sentiment – encore plus fort – d’injustice pour les commerçant·es condamné·es à la fermeture…

Deliveroo prépare une introduction en Bourse prometteuse • Le spécialiste britannique de la livraison de repas à domicile ou au bureau, grand concurrent d’Uber Eats, s’apprête à être introduit à la Bourse de Londres en avril. L’entreprise dans laquelle s’est engagé Amazon à hauteur de 16 % a défini une fourchette de prix de sa future action entre 3,90 et 4,60 livres sterling, soit environ 4,50 et 5,30 euros. Grâce à cette étape du passage en Bourse, Deliveroo vise une valorisation pouvant grimper jusqu’à quelque 8,8 milliards de livres (près de 10 milliards d’euros). Et projette une levée de fonds d’1 milliard de livres. « Devenir une entreprise cotée va nous permettre d’investir dans l’innovation, de développer de nouveaux outils technologiques pour aider les restaurants et les épiciers, fournir plus de travail aux livreurs et étendre le choix des consommateurs », a commenté le fondateur et directeur général, Will Shu.

L’investissement dans les cleantechs bat de nouveaux records • Crise sanitaire ou pas, les start-up nouvelle génération dédiées à l’environnement ont poursuivi leur embellie et leur développement, grâce à des investissements toujours très actifs. Avec plus d’1,2 milliard d’euros investi dans 94 entreprises du genre, 2020 constitue même la seconde année record en termes de financement sur ces dix dernières années, selon le bilan établi par France Invest et EY, en partenariat avec GreenUnivers. Il s’agit d’un des secteurs qui, pour le coup, ne connaît pas la crise. Bien au contraire, la crise sanitaire a même stimulé l’innovation et l’investissement. Pourvu que ça dure.

 

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