Vite compris le 22 mars

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Bercy maintient ses prévisions de croissance • À chaque confinement son lot de nouvelles inquiétudes quant à la santé économique du pays. Avec l’annonce d’un nouveau confinement d’un mois pour 16 départements, dont Paris, les prévisions de croissance sont remises en cause. Mais Bercy l’assure : le coût économique des nouvelles restrictions devrait rester limité. Le confinement partiel touchera un tiers des Français·es et des zones représentant 42 % du PIB, il ne devrait amputer le PIB que de 0,2 point cette année. Interrogé ce vendredi 19 mars sur les ondes d’Europe 1, le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt a en outre indiqué que le gouvernement conservait « la même prévision de croissance », convaincu qu’une croissance de 6 % est « atteignable ». Pour rappel, dans ses prévisions publiées en début de semaine, la Banque de France tablait sur une croissance de 5,5 % à la fin du premier semestre.

SNCF : les trains au départ de Paris pris d’assaut • C’est un phénomène qui revient à chaque annonce de confinement. Le fameux « exode » des Parisien·nes qui privilégient des lieux où le confinement apparait plus vivable. Après l’annonce d’une nouvelle mise sous cloche jeudi 18 mars par le Premier ministre Castex et pour 16 départements, les réservations se sont envolées sur le site de la SNCF. « Deux fois plus de réservations par rapport à la veille », a constaté le groupe ferroviaire. Les réservations pour un départ le week-end (à partir du 19 mars) sont en hausse de 20 % et les destinations les plus recherchées sont plutôt les grandes métropoles, comme Bordeaux, Lyon, Marseille, Rennes ou Nantes. Ce qui a débouché dans certains cas sur une flambée des prix du billet…

Le vaccin AstraZeneca désormais fléché vers les 55 ans et plus Coup de théâtre. Le vaccin d’AstraZeneca, en pleine tourmente en Europe après les suspensions successives de son exploitation par plusieurs pays du continent, dont la France, revient dans le jeu. La Haute autorité de santé (HAS) a publié ce vendredi 19 mars un nouvel avis, qui prend en compte les conclusions attendues de l’Agence européenne du médicament (EMA) sur d’éventuels risques associés au vaccin. « Le vaccin AstraZeneca est un bon vaccin » affirme ainsi Dominique Le Guludec, présidente de la HAS. Dès jeudi soir, Jean Castex, le Premier ministre, déclarait qu’il se ferait vacciner avec AstraZeneca pour donner l’exemple, 4 jours après la suspensions des injonctions. Celles-ci vont donc reprendre de plus belle, avec toutefois une nouveauté : initialement réservé aux moins de 65 ans en France, le vaccin du laboratoire britannique sera désormais dirigé vers… les « 55 ans et plus ». Un fléchage temporaire, dans l’attente de nouvelle données de pharmacovigilance, et surtout pensé pour ne pas freiner la campagne vaccinale, centrée sur les seniors en ce moment.

L’optimisme des salarié·es et des représentant·es du personnel est toujours là • Dans le contexte de la crise, le moral des salarié·es et des cadres d’entreprises est scruté de près. L’Ifop vient de publier l’édition 2020 de son enquête annuelle pour Syndex, un des principaux cabinets d’expertise auprès des comités sociaux et économiques (CSE). Le principal enseignement : malgré la crise, les trois quarts des salarié·es et de leurs représentant·es jugent « bonne » la situation de leur entreprise. Un optimisme qui peut surprendre et un signal fort de la volonté de faire face à la crise, mais qui doit être relativisé. D’abord parce qu’il s’accompagne de « fatigue et inquiétude » et d’un « corps social très fragilisé soumis à rude épreuve ». Ensuite parce que la confiance est inégale : parmi les salarié·es du secteur du commerce, elle perd même 10 points. Globalement, 62 % des représentant·es du personnel se disent fatigué·es, 53 % inquiets et 29 % en colère. A l’opposé, 43 % se disent déterminé·es et seulement 20 % optimistes.

Universités : pas de décrochage massif • La Conférence des présidents d’université (CPU) a affirmé jeudi 18 mars avoir observé une stabilité des résultats aux partiels du premier semestre. Le décrochage massif des étudiant·es, tant redouté en raison de la pandémie, n’a pas eu lieu. Ce qui n’enlève toutefois en rien les difficultés psychologiques et financières constatées au sein de notre jeunesse depuis le début de la pandémie. Sur les résultats aux partiels du premier semestre, pour les L1 et DUT 1, la CPU observe un taux de réussite qui oscille entre 45 et 60 %, plutôt stable – même si depuis plusieurs années on reste en droit de s’interroger sur la faiblesse de ce taux de réussite. Stabilité aussi pour les résultats des étudiant·es en licence 2, les jeunes inscrits en troisième année, eux aussi, affichent un taux de réussite plus ou moins habituel : « Entre 60 et 75 % ». Concernant les masters, la CPU pointe des résultats en forte baisse, dans certains établissements, « le master est un diplôme important et sélectif […] En M2, l’exigence des jurys a été marquée », explique Guillaume Gellé, vice-président de la CPU.

Les salaires – mirobolants – des joueurs de Ligue 1 • Et c’est le Brésilien Neymar, joueur du Paris-Saint Germain qui sort du lot. Dans un classement conçu par le journal sportif L’Équipe, la star du PSG toucherait un salaire brut mensuel d’un peu plus de… 3 millions d’euros ! Bien devant son coéquipier Kylian Mbappé (2 098 000 euros par mois). Le classement des salaires les plus élevés du championnat français reste dominé par les joueurs de la capitale puisqu’il faut attendre le 12e rang pour voir le premier footballeur de Ligue 1 qui n’appartient pas à l’effectif parisien : Wissam Ben Yedder. Le Monégasque se voit attribuer un salaire mensuel brut de 650 000 euros. Le premier Lyonnais, Memphis Depay pointe en 16e position (480 000 euros), le premier Marseillais, Florian Thauvin, est 20e avec 422 000 euros par mois.

 

 

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