Vite compris le 18 mars

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Les patient·es en réanimation covid sont de plus en plus jeunes On le sait, l’occupation des lits de réanimation par des malades de la covid et l’âge de ces patient·es font partie des indicateurs les plus symptomatiques de la dynamique sanitaire. Mauvaise nouvelle, depuis le début de l’année, l’âge médian des malades covid en soins critiques dans les hôpitaux parisiens a baissé de deux ans, à 63 ans. Aussi, la durée moyenne de séjour s’est allongée de trois jours, à 15 jours. Des dégradations que les réanimateur·rices attribuent à la sévérité du variant britannique, ainsi qu’à la vaccination progressive des seniors. Ce mercredi 17 février, sur les antennes de RTL, le patron de l’AP-HP Martin Hirsch l’affirme : le variant (britannique) est « plus virulent chez les jeunes ».

Un microcrédit pour encourager la transition vers les « véhicules propres » • Mercredi 17 mars, le gouvernement a lancé un dispositif de microcrédit à destination des ménages les plus modestes dès qu’ils se tournent vers l’achat d’un véhicule – une voiture ou un deux-roues – moins polluant. Un crédit garanti à 50 % par l’État et qui peut aller jusqu’à 5 000 euros, remboursable sur 5 ans. En outre, ce microcrédit proposé par le gouvernement reste cumulable avec les dispositifs de bonus écologique et de prime à la conversion (jusqu’à 12 000 euros pour une électrique neuve, avec des aides locales en sus), de façon à « assurer un reste à charge le plus faible possible ».

L’Île-de-France, mauvaise élève de la vaccination Le nouvel épicentre de l’épidémie en France reste à la traîne en matière de vaccination. À l’exception de Paris, le reste de la région capitale peine à suivre le rythme. Au soir du 15 mars, près de 5,3 millions de Français·e avaient reçu au moins une dose de vaccin, soit 8 % de la population française. Des départements comme la Corse du Sud, l’Allier, la Moselle ou la Corrèze ont déjà vacciné près de 12 % de leur population. À la traîne, on retrouve ainsi deux départements d’Île-de-France : la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne, avec respectivement 4,9 % et 5,4 % d’habitant·es vacciné·es. Au global, la part de population vaccinée en Île-de-France est de fait la plus faible de métropole, à 6,6 %. Seul Paris tient le rythme, avec un taux de 9,5 %. Les sept autres départements de la région font partie des dix les moins vaccinés. L’importante concentration de population en Île-de-France explique largement ces constats : paradoxalement, l’Île-de-France reste la région qui a réalisé le plus de primo-injections en valeur absolue (800 000).

L’Union européenne dévoile son projet de « certificat covid » • C’était attendu, Bruxelles vient de faire sa première proposition d’un « passeport vaccinal » européen, pour faciliter les déplacements en Europe. La Commission européenne a présenté un dispositif numérique paneuropéen qui permettrait à chacun·e de faire la preuve qu’il·elle ne présente pas de risque de contamination. Une proposition qui vise surtout à permettre un prochain retour à la liberté de circulation sur le continent. Ce « certificat numérique vert » sera financé par les États membres et doit devenir le nouveau sésame pour franchir les frontières internes de l’UE, voire celles d’autres pays comme la Norvège ou la Suisse, s’ils rejoignent la danse. Trois types d’informations pourraient y être inscrits : soit une vaccination, soit une preuve que la personne a été atteinte et dispose d’anticorps, soit un test PCR négatif. Reste que la conditionnement des déplacements en Europe à l’obtention d’un tel certificat n’est pas du goût de tout le monde, à commencer par la France et l’Allemagne, qui craignent que ça ne débouche sur une pratique discriminatoire envers les populations non vaccinées. Reste à savoir si ce certificat covid européen fera office de document indispensable ou de simple nouvel outil de lutte contre la pandémie.

Uber reconnaît aux chauffeur·es britanniques le statut de salarié·es • Jusqu’à présent, les chauffeur·es britanniques détenaient le statut de travailleur·es indépendant·es. Mais depuis le mercredi 17 mars, Uber a reconnu à ses chauffeur·es d’outre-Manche le statut de salarié·es avec l’ouverture à des droits sociaux comme les congés payés ou un salaire minimum. Pour rappel, le 19 février, la Cour suprême britannique avait estimé que les chauffeur·es pouvaient être considéré·es comme des «travailleur·ses» et donc bénéficier de droits sociaux. Il s’agit tout de même d’une première mondiale pour le géant américain, « Uber n’est qu’une partie du secteur des réservations de voitures et nous espérons que d’autres opérateurs nous rejoindront pour améliorer les conditions de travail de ces travailleur·ses qui sont essentiel·les dans nos vies de tous les jours », a expliqué Jamie Heywood, patron d’Uber pour l’Europe du Nord et de l’Est. Pour rappel, en Espagne, les livreur·ses à domicile de plates-formes comme UberEats ou Deliveroo devraient être aussi présumé·es salarié·es.

Fnac Darty a remboursé la totalité de son PGE • On le dit et on le répète, l’État poursuit comme il le peut sa stratégie du « quoi qu’il en coûte », à coups d’activité partielle, prêts garantis (PGE) ou encore Fonds de solidarité. Fnac Darty fait partie de ces nombreuses entreprises qui ont souscrit à un PGE, en l’occurrence à hauteur de 500 millions d’euros, c’était en avril 2020. Eh bien le groupe français a annoncé avoir remboursé l’intégralité du prêt. Une facilité de remboursement expliquée par une hausse du chiffre d’affaires de Fnac Darty en 2020 – qui s’est établi à 7,5 milliards d’euros : « Cet instrument [le prêt garanti] aura permis à Fnac Darty d’appréhender la crise sanitaire avec confiance tout au long de l’année 2020 », se félicite le groupe.

 

 

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