Vite compris le 15 mars

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Sans surprise, les ménages les plus aisés ont beaucoup plus épargné ces derniers mois On le sait, on le répète, la crise sanitaire et économique provoque une dynamique d’épargne de sureté considérable, restrictions sanitaires et chute de la consommation obligent. À la question qui sont les Français·es qui ont le plus épargné depuis un an, la réponse est simple : les plus riches. Selon l’Insee, les 25 % des ménages les plus aisés ont ainsi épargné un peu plus de 10 000 euros en moyenne en 2020, pendant que les 25 % des plus pauvres n’ont mis de côté que 218 euros. Et la dynamique est appelée à continuer : la Banque de France estime à 200 milliards d’euros le surcroît d’épargne en France en 2020 et 2021.

En 2020, la RATP a sauvé les meubles • Malgré une année noire, qui a vu son trafic fondre de 43 % en moyenne, l’entreprise de transports publics affiche une perte très limitée en 2020. Au total, le manque à gagner sur ses recettes de passager·ères s’établit à 900 millions d’euros et le chiffre d’affaires est en baisse de « seulement 3,2 %, à 5,5 milliards d’euros. La perte nette se limite à 134 millions d’euros, au même niveau que le profit de l’année 2019 (131 millions). Surtout, le déficit de la RATP est attribuable à ses filiales, comme RATP Dev ou l’activité des cars touristiques Open Tour Paris, qui ont mis la clé sous la porte. Si la société publique est parvenue à contenir le choc de la crise et à se maintenir à flot, c’est particulièrement grâce à ses accords avec la région Île-de-France, qui va loger l’essentiel du déficit de la RATP dans ses comptes.

L’activité partielle montre ses limites • Après près d’un an de recours au dispositif, une partie des entreprises les plus exposées aux mesures sanitaires et à la crise seraient allées au bout de leurs efforts pour conserver leur main-d’œuvre. C’est l’avis de l’Insee, qui décèle une diminution de la protection de l’activité partielle dans ses prévisions sur l’évolution du marché du travail publiées jeudi 11 mars. L’institut de la statistique prévoit 77 000 emplois salarié·es de moins au premier trimestre, par rapport à fin décembre. Et même 91 000 en incluant les indépendant·es, malgré le rebond de l’activité économique. Une baisse estimée plus forte que celle enregistrée sur le dernier trimestre de 2020 (- 21 000 pour les emplois salariés). Le parapluie de sécurité de l’activité partielle commence à afficher des trous.

Le Cepi veut investir trois milliards de dollars pour préparer le monde aux futures pandémies Même post-covid, les pandémies devraient se multiplier dans le monde. C’est pourquoi le Cepi (Coalition for Epidemic Preparedness Innovations), prépare son plan pour lutter contre les futures pandémies. L’organisme qui a contribué au financement de plusieurs vaccins covid prévoit d’investir 3,3 milliards de dollars d’ici à 2026.  Dans son plan, la Coalition entend aussi soutenir « les projets permettant de réduire le temps de développement de nouveaux vaccins », explique Richard Hatchett, le directeur de l’organisme. Bien entendu, pour un programme si ambitieux, le Cepi devrait compter sur la générosité de ses partenaires – une trentaine – constitué d’États et d’organisations philanthropiques.

Les naissances de jumeaux bondissent dans le monde • Plus de 1,6 million de paires de jumeaux naissent chaque année dans le monde, soit « près d’un bébé sur 40 », précise une étude parue dans la revue spécialisée Human Reproduction. Mais depuis les années 1980, le taux mondial d’accouchements de jumeaux a augmenté d’un tiers, de 9,1 à 12 pour 1 000 accouchements. Cette hausse concerne essentiellement les grossesses de « faux jumeaux » (ils proviennent de deux ovules différents). Parmi les causes de cette augmentation : un plus grand recours à l’assistance médicale à la procréation (PMA) et une augmentation de l’âge moyen des mères.

Renault veut lâcher la Fonderie de Bretagne • On sait combien le constructeur automobile français souffre de la crise. Et Renault fait donc la chasse à la réduction des coûts de production. Le groupe a annoncé jeudi 11 mars au Comité social et économique (CSE) qu’il cherchait un repreneur de la Fonderie de Bretagne, le site industriel historique de Caudan (Morbihan) que le Losange avait repris en 2009. Mais onze ans plus tard, et dans le cadre d’un plan d’économies, Renault s’apprête à sacrifier la fonderie, une nouvelle qui inquiète forcément les 350 salarié·es concerné·es. En face, la réaction syndicale se montre virulente : « Ce n’est pas une surprise mais c’est une trahison », estime le délégué CGT Maël Le Goff. Pour rappel, en 2020, Renault a essuyé une perte historique de huit milliards d’euros.

 

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