Vite compris le 8 mars

Temps de lecture constaté 2’50

UN N° SPÉCIAL JOURNÉE DES DROITS DE LA FEMME


Suns, nouveau programme d’accompagnement au service des femmes entrepreneures • Social Builder,
l’entreprise sociale spécialisée dans la formation des femmes dans le numérique a lancé Suns, un programme gratuit et dédié à l’entreprenariat. Qui vise notamment à soutenir les femmes entrepreneures touchées par la crise sanitaire. Suns offre la possibilité aux femmes qui suivront le programme de développer leurs compétences numériques, puisque la pandémie a clairement mis en avant la nécessité de se « numériser » pour survivre. Au total, Social Builder devrait accompagner 240 femmes de 24 à 61 ans dans le cadre de plusieurs promotions en 2021, et dans tous les secteurs d’activité.

Égalité femmes-hommes en entreprise, la France s’en sort plutôt bien… mais peut progresser • À en croire la dernière édition du rapport mené par le cabinet Equileap, la France reste médaille d’or mondiale en matière d’égalité entre les femmes et les hommes en entreprise. Avec 51 points sur 100, la France devance l’Espagne, la Suède et le Royaume-Uni. Les États-Unis, le Japon et la Suisse se retrouvent bien loin dans le classement… un palmarès qui se base sur de multiples critères – 19 au total – et plus de 3 700 firmes dans 23 marchés. Parmi les critères pris en compte : la proportion de femmes aux degrés hiérarchiques, les programmes de congés parentaux, l’écart salarial entre les sexes, la protection des droits et la prise en charge des victimes de harcèlement au sein du groupe. Entre autres. Une entreprise sort particulièrement du lot, c’est L’Oréal, premier groupe au classement national et quatrième à l’échelle internationale, grâce notamment à sa lutte contre le harcèlement et violences faites aux femmes, « le travail est le seul lieu où la victime peut expliquer sa situation et demander de l’aide », précise la directrice internationale Diversité & Inclusion du groupe, Margaret Johnston-Clarke. La France est donc certes bien placée, mais 51 points sur 100 signifie aussi qu’elle lui reste une bonne marge de progression…

La proportion de femmes à la télévision et à la radio a stagné en 2020 • Le rapport annuel du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) montre que la proportion de femmes à la télévision et à la radio plafonne à 41 %, comme en 2019. « Nous ne perdons pas de terrain, c’est un signal très important, nous sommes dorénavant dans un mouvement irréversible, la société le demande », a souligné Roch-Olivier Maistre, président du CSA, lors de la présentation du rapport. Pas de perte de terrain certes, mais pas de progression non plus. D’ailleurs, c’est même le temps de parole qui pose question… inférieur au  taux de présence. Autrement dit, même lorsqu’elles sont visibles à la télévision, les femmes s’expriment généralement moins que les hommes. En revanche, et c’est un signe encourageant, les expertes invitées ont été plus nombreuses, une progression sur toutes les antennes (41 %, soit une hausse de 3 points). Reste à savoir sur quels thèmes ces expertes formulent leurs analyses, car les sujets « société » ou « international », par exemple, restent l’apanage des hommes.

Ces freins qui contraignent l’ambition des femmes • Pour Les Échos Entrepreneurs, Jenny Chammas, coach de dirigeantes, livre cinq obstacles qui freinent l’ambition des femmes… et il faut les combattre ! D’abord un capital-investissement trop masculin, l’écosystème du private equity est encore trop peu féminisé… Mais aussi une moindre appétence pour le réseautage, c’est-à-dire que le réseau a trop longtemps – selon Chammas – été négligé par les entrepreneures. Arrivent aussi la peur de voir grand et le syndrome de l’imposture : « Les femmes sont conditionnées, biberonnés depuis des décennies à l’idée que l’entrepreneuriat est une question d’hommes », regrette la coach. Enfin, les femmes subiraient une aversion au risque, même quand leurs entreprises performent, elles se retrouvent plus souvent enclines à avoir peur de l’échec.

Après Carrefour, Amélie Oudea-Castéra nommée à la direction générale de la Fédération française de tennis (FFT) • L’ancienne championne de tennis des moins de 14 ans et des moins de 16 ans, Amélie Oudea-Castéra, avait finalement stoppé le tennis pour se consacrer à ses études (Science Po, Essec, ENA). Après un passage chez Axa, Oudea-Castéra rejoint Carrefour en 2018, pour assurer le poste de directrice exécutive en charge de l’« e-commerce, de la data et de la transformation digitale ». Une aventure plutôt courte donc, le tennis la rattrape… puisqu’elle rejoindra donc la FFT.

Répondre

Saisissez votre commentaire
Saisissez votre nom ici

J’accepte les conditions et la politique de confidentialité

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.