Vite compris le 3 mars

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Bercy soulage (un peu) la fiscalité des entreprises frappées par la crise À l’approche du premier acompte annuel pour l’impôt sur les sociétés (IS), dû le 15 mars, le ministère de l’Économie et des Finances accorde une « fleur » aux entreprises en difficulté pour ménager leur trésorerie. Concrètement, les sociétés qui le désirent pourront verser un premier acompte qui « correspond à 25 % du montant de l’IS prévisionnel de l’exercice clos le 31 décembre 2020 et non à celui du 31 décembre 2019 ». Une marge d’erreur de 10 % sera tolérée. Si une entreprise fait ce choix, le montant de son deuxième acompte versé au 15 juin 2021 devra être calculé pour que la somme des deux premiers acomptes soit égale à 50 % au moins de l’impôt de l’exercice clos le 31 décembre 2020. En outre, les crédits d’impôts restituables en 2021 peuvent être demandés « dès à présent ».

Appel à une « grève féministe » le 8 mars À l’occasion de la journée des droits de la femme, plusieurs syndicats et associations appellent à une « grève féministe » qui verrait les « premières de corvées » cesser le travail professionnel et domestique pour aller manifester leurs droits et leurs revendications. Malgré la menace de nouvelles restrictions à l’image des confinements le week-end de Nice ou Dunkerque, le centre de Paris devrait s’animer le 8 mars. À l’initiative de cet appel, les syndicats CGT, FSU et Solidaires, ainsi que des associations féministes. Au total, 37 organisations soutiennent cette « grève féministe », avec un point d’orgue à 15 heures 40, heure à partir de laquelle les femmes travaillent sans être payées, si l’on prend en compte l’écart salarial moyen avec les hommes. Il y a de quoi réfléchir.

Les émissions de CO2 repartent de plus belle L’accalmie historique des émissions de gaz à effet de serre et de la pollution atmosphérique liées à la covid n’aura pas duré. En 2020, les émissions mondiales de CO2 liées à l’énergie ont chuté de 5,8 %, la plus forte baisse depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, une chute des émissions de près de 2 milliards de tonnes, « sans précédent dans l’histoire de l’humanité », selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Pour autant, toutes les bonnes choses ont une fin. La courbe remonte déjà en flèche, au gré de la reprise de l’activité économique, des voyages, des cadences de production. « Après avoir atteint un point bas en avril, les émissions mondiales ont rebondi fortement et sont passées au-dessus de leur niveau de 2019 en décembre », souligne l’AIE. En décembre 2020, les émissions du secteur énergétique étaient de 2 % supérieures à leur niveau de décembre 2019. Malgré les progrès des énergies renouvelables et, entre autres, de la mobilité électrique, le rebond des émissions de CO2 paraît inéluctable.

Les soldes ? Une déception pour les commerçant·es ! • Et pourtant, les soldes d’hiver avaient été repoussés jusqu’au 2 mars. Rien n’y a fait, les commerçant·es se montrent déçu·es de cette période de soldes où ils·elles avaient en tête de « liquider » leurs produits pour écouler l’ensemble de leurs stocks. « À périmètre total regroupant l’ensemble des commerces, la baisse d’activité est de -22 % sur les deux premiers mois de l’année », constate l’Alliance du commerce, qui représente les commerces d’habillement, de chaussures et de centre-ville. Les restrictions sanitaires auront eu raison de l’efficacité des soldes. Parmi elles : la généralisation du couvre-feu à 18 heures et la fermeture de près de 25 000 points de vente dans les commerces et centres commerciaux de plus de 20 000 m². Bref, la folie des soldes n’a – cette année – jamais réellement pris.

Moins de métros et de trains en Île-de-France • Depuis lundi 1er mars, Île-de-France Mobilités adapte son offre et réduit donc le nombre de métros et trains dans la région francilienne. Puisque la fréquentation des transports en commun « reste stable depuis décembre 2020, à 50 % en moyenne » par rapport à son niveau d’avant crise. Jusqu’ici, l’offre de transports n’avait pas été réduite afin d’éviter le phénomène de rames bondées… contradictoire à la volonté de freiner l’épidémie. C’est pourquoi – et y compris depuis le 1er mars – les lignes 7 et 13 ou même le RER B (lignes les plus denses) ne verront pas leur trafic bouleversé. Concrètement, les Francilien·nes devraient avoir un peu moins de métros mais durant les heures creuses, pour Île-de-France Mobilités : « Ces changements n’auront presque aucune incidence sur le quotidien des gens ».

Batterie vide… nouvelle phobie des Français·es • La phobie du XXIe siècle ? À en croire un sondage mené par Opinionway, environ 1 Français·e sur 3 estime que la batterie vide serait une « nouvelle phobie contemporaine ». Bien entendu, les jeunes se révèlent les plus concerné·es et donc les plus inquiet·es à l’idée d’une batterie déchargée : les 18-24 ans sont près de 64 % à ressentir une crainte à ce sujet ! Presque la moitié d’entre eux·elles préfèrent être en retard plutôt que partir avec une batterie non chargée. Enfin, la batterie vide – souvent source de stress – l’est d’autant plus, selon le sondage, en région Île-de-France.

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