Vite compris le 2 mars

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Prix de l’immobilier : Strasbourg en tête d’affiche ! • L’immobilier résiste plutôt bien à la crise. Notamment le volume de transactions, un million depuis le début de la pandémie. En parallèle, sur un an, les prix de l’immobilier ont augmenté de 2 % en France, estime Meilleurs Agents. Soit 2 805 euros le m2. Record du côté de Strasbourg, puisque la ville alsacienne a, depuis mars 2020, connu une hausse de 6 % des prix de l’immobilier (à 3 201 euros le m2). Deux autres villes ont connu de fortes augmentations : Nantes (+5,1 % à 3 724 euros) et Rennes (+5,3 % à 3 795 euros). Des prix qui s’envolent expliqués par « un surplus de demande encore élevé », estime Thomas Lefebvre, directeur scientifique de Meilleurs Agents. À Paris, la crise a en revanche eu un impact sur les prix de l’immobilier (-1,8 % sur un an).

En février, le marché de l’automobile français tire la langue ! • Le coup de la panne. Frappé de plein fouet par la crise, le marché de l’automobile français ne s’est toujours pas relevé au mois de février. Les ventes d’automobiles neuves se seraient repliées d’environ 20 % en février (sur un an) : « La baisse des commandes du second semestre 2020 se fait sentir ainsi que le début de la pénurie des semi-conducteurs pour le secteur automobile », a expliqué lundi 1er mars le comité des constructeurs (CCFA). Pas une surprise pour François Roudier du CCFA : « Les Français conservent leur épargne et repoussent leurs achats lourds. »

Une étape de plus pour l’index de l’égalité entre femmes et hommes en entreprise • En septembre 2018, la loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » instaurait l’index de l’égalité professionnelle, censé réduire l’écart des rémunérations entre femmes et hommes. L’index se calcule à partir d’une série de critères (écarts de rémunération, écarts de taux d’augmentations et de promotions, retour de congé maternité…), pour une note allant jusqu’à 100. Au-delà de 75, l’entreprise est sur la bonne voie. En dessous, elle doit prendre des mesures correctives sous trois ans, pour éviter une amende allant jusqu’à 1 % de sa masse salariale. Ce lundi 1er mars, toutes les entreprises concernées (plus de 50 salarié·es) ont publié leur index. Jusqu’à présent, l’État a procédé à 270 mises en demeure, dont 228 pour non-publication de l’index et une trentaine pour infraction. Seules six entreprises ont été sanctionnées. Les résultats de la nouvelle salve de publications devraient être publiés par le ministère du Travail à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes le 8 mars.

Télétravail : 52 entreprises épinglées depuis octobre • La ministre du Travail Élisabeth Borne ne cesse de le marteler… télétravail pour toutes celles et ceux qui le peuvent ! Or, certaines entreprises ne joueraient pas assez le jeu, c’est notamment – et plus souvent le cas – dans les secteurs de la banque, de l’assurance, du conseil ou de l’ingénierie. De là, 52 entreprises auraient été mises en demeure depuis le mois d’octobre pour négliger la demande du gouvernement liée au télétravail. Parmi elles : les banques Crédit Agricole et Caisse d’épargne, épinglées par l’Inspection du travail ! Pour rappel, depuis le début de l’année, près de 16 000 contrôles ont été effectués quant au respect du télétravail et du protocole sanitaire.

Le nombre d’allocataires du RSA a augmenté de 7,5 % en 2020 • On le sait, on le répète, la crise sanitaire et économique fait basculer de plus en plus de Français·es dans la précarité. Ce ne sont pas les données que vient de publier la Direction des études du ministère de la Santé qui diront le contraire. Depuis huit mois, plus de deux millions de bénéficiaires touchent le revenu de solidarité active (RSA) en France (2,06 millions en décembre 2020). Le dispositif offert aux personnes inactives qui n’ont pas l’âge de la retraite et d’un montant de 565 euros par mois pour un·e célibataire sans enfant a vu ses effectifs augmenter de 7,5 % en un an. Une augmentation directement liée à la crise, selon la Caisse nationale d’allocations familiales. Et pour cause, de janvier 2017 à février 2020, le nombre de bénéficiaires s’était stabilisé, dans un contexte de croissance retrouvée. Dans le détail, la hausse n’est pas due à l’arrivée de « primo-allocataires » mais surtout à la rechute d’ancien·nes allocataires, dont l’activité économique a flanché.

Nette hausse des tarifs du gaz • Parmi les « nouveautés » entrées en application à l’occasion de ce lundi 1er mars, la hausse des prix du gaz est à noter. En moyenne, les tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie vont augmenter de 5,7 %, sous l’effet cumulé d’une hausse des cours causée par une vague de froid en Asie ces dernières semaines et d’un recours accru aux stocks européens en janvier. Plus précisément, les foyers devraient voir leur facture augmenter d’1,5 % pour ceux utilisant le gaz pour la cuisson, de 3,4 % pour ceux en faisant un double usage (cuisson et eau chaude) et enfin de 5,9 % pour ceux se chauffant au gaz. Une augmentation significative, mais mesurée, argumente la Commission de régulation de l’énergie, qui rappelle que le niveau des tarifs réglementés a baissé de 9,2 % depuis le 1er janvier 2019, et reste inférieur à celui de 2015.

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