Vite compris le 26 février

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Baisse du nombre des naissances en France • Une étude de l’Insee publiée jeudi 25 février rappelle que le nombre de naissances a chuté de 13 % en France en janvier 2020 par rapport à janvier 2021. Il s’agit d’une baisse inédite depuis… 1975 ! Bien entendu, l’épidémie de coronavirus est passée par là : « Le contexte de crise sanitaire et de forte incertitude a pu décourager les couples de procréer […]  ou les inciter à reporter de plusieurs mois leurs projets de parentalité », peut-on lire dans l’étude menée par l’institut de la statistique. Il est vrai qu’on a connu mieux en termes de perspectives à offrir pour une éventuelle progéniture…

La confiance des ménages reste en berne • Malgré la nouvelle année, les Français·es restent, dans l’ensemble, déprimé·es et entrevoient l’avenir économique avec pessimisme. Selon les dernières notes de conjoncture publiées par l’Insee, la confiance des ménages dans la situation économique a perdu 1 point, à 91 points en février, sous la moyenne de longue période. Le couvre-feu national à 18 h et les hausses de contaminations qui laissent planer le risque d’un troisième confinement ont raison de l’optimisme de chacun·e. Conséquence : la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France va s’améliorer au cours des douze prochains mois est de nouveau en baisse et la proportion de ménages indiquant avoir peur pour son emploi « se rapproche de son niveau historique de juin 2009 ». Tout cela favorise le maintien de la dynamique de hausse continue de l’épargne, comme en 2020. Les économistes de la Banque de France s’attendent à ce que le surcroît d’argent mis de côté par les Français·es en 2020 et 2021 atteigne la somme de 200 milliards d’euros. Soit à peu près autant de moins pour la consommation.

Selon une enquête de Bpifrance et Rexecode, la situation financière des PME reste contrastée • Après un an de crise sanitaire et économique, de confinements, de perte d’activité et de fermetures administratives, premier bilan annuel pour les PME françaises. Si l’étude menée par la Bpi et Rexecode témoigne d’un certain regain d’optimisme dans les rangs des entreprises, une minorité reste encore en grande difficulté : 8 % des patron·nes de PME craignent de ne pas pouvoir rembourser leur PGE et 16 % présentent le manque de fonds propre comme un problème pour la reprise. Côté positif, 58 % des PME s’attendent à une stabilisation de leur situation de trésorerie, contre 48 % lors de la dernière enquête du genre en octobre 2020. Aussi, 55 % des dirigeant·es interrogé·es comptent investir en 2021. Fin 2020, ils·elles n’étaient que 41 %. Concernant l’épineuse question des PGE, 59 % des PME l’ayant obtenu prévoient de le rembourser en six ans, et 68 % n’ont utilisé qu’une minorité du montant perçu ou ne l’ont pas mobilisé du tout.

Trains de nuit, deux lignes seront remises en service en 2021 • Non, le train de nuit n’est pas mort. La liaison Paris-Nice renaît, les premières circulations auront lieu dès le 16 avril, a annoncé la SCNF. Un mode de transport qui a longtemps souffert… faute de rentabilité. En décembre, une deuxième ligne sera mise en œuvre : Paris-Tarbes. Pour voyager en train de nuit, mieux vaut tout de même être patient·e, la ligne Paris-Nice devrait durer environ 11 h et 30 minutes… de quoi bien dormir en effet. Pour rappel,  le secrétaire d’État aux Transports souhaite que le réseau de nuit soit doté d’une « dizaine de lignes » à horizon 2030.

Impact considérable de la crise sur les comptes de l’Unédic • Pour l’association paritaire qui gère le régime de l’assurance chômage, dont le bureau national se réunissait ce mercredi 24 février, les comptes sont inédits. L’année 2021 devait être celle du retour à l’équilibre pour les comptes de l’Unédic, puis 2022 celle du passage à l’excédent des comptes, la crise sanitaire a tout balayé. Et l’on ne peut que constater les dégâts, à quelques jours du lever de rideau sur la réforme de l’indemnisation des chômeur·ses et des cotisations employeurs tant décriée par les syndicats. Le constat : un impact de quelque 39 milliards d’euros d’ici à fin 2022. Avec d’un côté une baisse de ses recettes en raison des exonérations et des reports de charges accordés aux entreprises, et de l’autre une poussée inédite des dépenses d’allocations-chômage et d’activité partielle que le régime finance à hauteur d’un tiers, l’Unédic est pris en sandwich et voit ses comptes couler de toute part. Les stigmates de cette crise seront longs à cicatriser.

En Galice… une amende en cas de refus de se faire vacciner L’obligation ou non de se faire vacciner n’a pas fini de faire couler de l’encre. Alors que le gouvernement central espagnol a basé sa campagne de vaccination sur le volontariat, en Galice, région dirigée par le principal parti d’opposition (le Parti populaire), les réticent·es à la vaccination seront sanctionné·es par une amende. Qui pourrait s’étaler entre 1 000 et 60 000 euros, révèle Ouest France. Il ne s’agit pas d’une obligation mais une sanction pourra être appliquée en cas de refus de se faire vacciner, il faut avouer que la nuance est subtile ! Pour l’heure, la décision peut encore être invalidée par le Tribunal suprême espagnol. Nul doute que le débat s’étendra bien au-delà de la région espagnole…

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