Vite compris le 25 février

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Le moral des patron·nes continue à faire le yo-yo Des baisses et puis des hausses, et rebelotte, le climat des affaires poursuit son parcours accidenté depuis plusieurs mois. Après des hausses en fin d’année 2020, l’indicateur du moral des dirigeant·es d’entreprises français·es a légèrement reculé en février, selon l’Insee. En particulier dans les services et le commerce de détail, très impactés par le couvre-feu à 18 heures. De janvier à février, le climat des affaires a perdu 1 point, pour s’établir à 90 points, encore largement inférieur à sa moyenne de long terme de 100 points. Dans un contexte plein d’incertitudes sanitaires, de campagne vaccinale qui patine et d’entre-deux (pas de confinement mais couvre-feu), les chef·fes d’entreprises restent craintifs et leur moral fléchit sensiblement. Par ricochet, le climat de l’emploi s’est lui aussi légèrement détérioré, et présente une « évolution en miroir ». Petite bonne nouvelle : les industriel·les sont plus optimistes, et le climat dans ce secteur n’a pas fléchi en février.

Ouverture de la vaccination en entreprise Le 25 février inaugure une nouvelle étape de la campagne de vaccination : les salarié·es de 50 à 64 ans atteints de comorbidité pourront désormais se faire vacciner sur leur lieu de travail, par un médecin du travail. Le tout sur la base exclusive du volontariat et dans le strict respect de la confidentialité vis-à-vis des employeurs (simple interrogation : quid de la confidentialité si un·e salarié·e s’absente de son poste pour se faire vacciner, donc a priori atteint·e de comorbidité… ?). Pour rappel, à ce jour, plus de 2,6 millions de Français·es ont reçu au moins une dose du vaccin (4,8 % de la population) et plus d’1,2 million de personnes ont reçu une seconde dose depuis le début de la campagne de vaccination le 27 décembre 2020. Les entreprises doivent informer l’ensemble de leurs salarié·es de la possibilité de se faire vacciner, y compris celles et ceux en chômage partiel ou en télétravail. Côté approvisionnement, la livraison maximale prévue est d’un flacon de dix doses de vaccin d’AstraZeneca pour la semaine du 22 février.

Fuite des données médicales confidentielles de 500 000 Français·es Le constat est inédit : en quelques jours, les données médicales de près de 500 000 personnes ont fuité et sont visibles sur Internet. Noms, numéros de Sécurité sociale et de téléphone, groupe sanguin, état de santé… tout y passe. Selon Checknews, le site de Libération, le fichier comporte 491 840 lignes comprenant chacune des informations médicales. Les données volées proviendraient d’une trentaine de laboratoire de biologie médicale, pour la plupart situés dans le nord-ouest du pays. Un couac considérable et d’une ampleur jamais vue pour des données de santé. Selon les premières investigations, les données sont passées de main en main parmi des pirates informatiques, avant que la base de données ne soit diffusée sur le Web. La Cnil, le gendarme de la protection des données, a lancé des contrôles pour cette affaire d’« une gravité particulière ». Le plan national pour la cybersécurité ne sera pas de trop.

Les prix des métaux s’affolent Cuivre, nickel, platine, étain… autant de métaux industriels et de matières premières de base pour bien des secteurs, dont les prix ne font que grimper depuis le début de l’année 2021. Pas de crise pour les métaux : l’indice du London Metal Exchange est remonté à son plus haut niveau depuis 10 ans, porté d’une part par le redémarrage de l’économie chinoise, qui attire la moitié des matières premières mondiales, et d’autre part par les plans de relance et le verdissement de l’économie qui fait la part belle à l’électrique. Conséquence : la consommation de métaux dépasse l’offre mondiale, à l’image du cuivre, qui se dirige tout droit vers la barre symbolique des 10 000 dollars pour une tonne. Depuis le 1er janvier 2021, son prix a progressé de 30 %, du jamais vu depuis 2011.  Selon l’International Copper Study Group, le marché mondial du cuivre a ainsi été sous-alimenté de novembre à janvier 2020, avec une offre inférieure de 589 000 tonnes par rapport à la demande.

 

 

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