Vite compris le 24 février

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Logement : des aides publiques en déclin À en croire les chiffres de l’étude menée par le ministère de la Transition écologique, les aides au logement – celles accordées à la personne (locataires, propriétaires occupants) et celles octroyées à la construction – auraient diminué de 4,5 milliards d’euros entre 2017 et 2019. Une chute d’environ 11,5 % sur trois ans. Les prestations sociales ont diminué, à hauteur de 1,8 % en 2019. Elles se trouvaient déjà sur une pente descendante un an plus tôt, avec notamment le repli – de 5 euros – de l’allocation de logement familiale (ALF) et la baisse de l’aide personnalisée au logement (APL) et de l’allocation de logement sociale (ALS), ainsi qu’à la baisse des APL dans le parc social. Du côté de la construction : les subventions d’investissement, chiffrées à 2,1 milliards d’euros en 2019, poursuivent leur recul (-3,9 %), « confirmant la tendance à la baisse observée depuis 2011 (-7,8 % en moyenne par an) », peut-on lire dans l’étude.

La start-up Lucid Motors va entrer en Bourse La start-up californienne spécialisée dans les véhicules électriques va franchir une nouvelle étape : elle a annoncé lundi 22 février vouloir s’introduire en Bourse ! Une opération facilitée aussi grâce à la fusion de Lucid Motors avec Churchill Capital Corp IV, une « Special Purpose Acquisition Company », soit une entreprise sans activité commerciale dont le but est de lever des fonds en entrant sur une place boursière. Lucid Motors a aussi négocié avec des investisseurs de renom comme BlackRock. Pour une valorisation totale qui devrait avoisiner les 24 milliards de dollars. « Lucid entre en Bourse pour accélérer la prochaine phase de notre croissance tandis que nous travaillons en vue du lancement en 2021 de notre nouvelle berline de luxe entièrement électrique, la Lucid Air, qui sera suivi de la sortie en 2023 de notre SUV de luxe, Gravity », a détaillé Peter Rawlinson, le patron de la start-up. Suffisant pour contrarier Tesla ?

Deux millions de salarié·es en chômage partiel en février «Tant qu’il y aura des restrictions sanitaires, on continuera à maintenir une prise en charge à 100 % de l’activité partielle pour les entreprises », a expliqué la ministre du Travail Élisabeth Borne mardi 23 février. Le fameux « quoi qu’il en coûte » prôné par le Président de la République fait de la résistance. En février, environ deux millions de salarié·es se trouvaient encore en situation de chômage partiel. Les taux actuels de prise en charge d’activité partielle ont été prolongés au mois de mars. Pour rappel, les entreprises qui appartiennent aux secteurs fermés administrativement ne supportent aucun reste à charge. Pour les autres, le reste à charge s’élève à 15 %.

À New-York, les cinémas s’apprêtent à rouvrir partiellement • Le 29 février 2020, les États-Unis connaissaient leur premier décès lié à la covid-19. Désormais, le pays a dépassé le triste seuil des 500 000 morts (plus que les deux guerres mondiales et celle du Vietnam, a rappelé Joe Biden). Malgré tout, les cinémas new-yorkais devraient rouvrir leurs portes le 5 mars… mais à 25 % de leurs capacités et avec un maximum de 50 personnes par salle. « Des sièges attribués, une distanciation sociale et d’autres précautions sanitaires seront mises en place », a précisé le gouverneur Andrew Cuomo. Pour rappel, les salles de cinéma situées à la périphérie de la ville avaient été autorisées à rouvrir dès le 23 octobre.

Spotify à la conquête de nouveaux marchés • Le leader du streaming musical voit toujours plus haut ! Lundi 22 février, il annonce vouloir débarquer dans près de 85 nouveaux pays, situés en Asie, en Afrique, en Europe, en Amérique latine et même dans les Caraïbes. Une opération dont se félicite Spotify puisqu’au total cette conquête massive de nouveaux marchés représenterait « plus de 1 milliard de nouveaux auditeurs potentiels ». Pour rappel, début février, Spotify s’était lancé  en Corée du Sud, soit la 93e nation où la plate-forme est accessible. Les marchés financiers ne demandent pas mieux, le groupe suédois a récemment atteint le record de 70 milliards de dollars de capitalisation boursière…

Les entrepreneurs des Rebondisseurs Français – communauté d’entrepreneurs originaires de toute la France – partagent leurs recettes de rebond face à la crise • Premier ingrédient, l’ouverture aux autres. Le pire est de rester seul face à ses difficultés. Deux raisons : quand on exprime ses difficultés, on se rend compte que beaucoup d’autres sont dans la même situation et c’est aussi un moyen de se voir recommander des pistes d’actions, voire des propositions de business croisés. Les entrepreneurs partagent volontiers leurs bonnes pratiques avec leurs pairs et tous sont à la recherche de contacts nouveaux pour avancer.
Deuxième ingrédient : l’indulgence envers soi-même, accepter de ne pas tout réussir. Tout entrepreneur connaît l’échec, à des degrés variés et sous différentes formes. La période actuelle est particulièrement propice au « plantage ». Échouer ne veut en aucun cas dire qu’on est un looser, simplement que le projet n’était pas viable et qu’il faut faire autrement ou autre chose. Sublimer ses failles plutôt que de les cacher aide même à aller de l’avant.
Troisième ingrédient : l’envie d’entreprendre. Il est important d’entretenir la flamme de son projet et de continuer d’avoir envie de poursuivre l’aventure. À cette fin, il faut faire confiance à l’entrepreneur qui est en nous, se concentrer sur des actions positives. C’est en avançant que l’on trouve des solutions, pas en restant en retrait du business.
Quatrième ingrédient : l’anticipation et le recul. Outre la prise de risque, il faut aussi accepter de lever la tête du guidon, prendre le temps de discuter, se poser pour réfléchir. Sans quoi il est impossible d’avoir les idées claires et d’identifier des leviers qui ne font pas partie des actions de première intention.
Cinquième point : la détection et surtout l’écoute des signaux faibles. Ce qui suppose d’analyser le plus objectivement son entreprise et d’accepter à nouveau que certains choix ne conviennent pas – ou plus – et qu’il faut changer. Les alertes viennent aussi bien de l’externe que de l’interne. L’important est de ne pas s’en froisser et de prendre des décisions pour les corriger.

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