Vite compris le 4 février

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Télétravail, encore et toujours ! • La ministre du Travail Élisabeth Borne en a fait son cheval de bataille : le télétravail doit être la norme dans toutes les entreprises où cela est possible. Parmi les salarié·es qui peuvent « facilement » télétravailler, environ 30 % ont indiqué l’avoir fait à 100 % durant le mois de janvier. Ils·elles étaient 45 % à procéder de la sorte fin novembre. Un relâchement qui ne plaît pas à Élisabeth Borne : « On a identifié des secteurs où le télétravail a baissé, donc on les contacte un à un pour les remobiliser. Je confirme que mes services vont renforcer leurs interventions en entreprise pour conseiller, contrôler et le cas échéant sanctionner », a assuré la ministre du Travail. Pour le gouvernement, le télétravail est un moyen parmi d’autres en vue d’éviter un troisième confinement.

Les salarié·es pourront bientôt manger sur leur poste de travail L’heure est aux nouvelles mesures, dans l’espace public et dans l’entreprise, pour limiter la circulation du virus et les contaminations. Dans la foulée d’un appel de l’exécutif aux employeurs à mieux faire respecter le télétravail par leurs employé·es, la loi va être modifiée, pour inscrire dans le Code du Travail une règle autorisant les salarié·es de bureau de manger à leur poste. Car oui, jusqu’à présent, ce n’était pas autorisé par le Code du Travail ! La mesure, évoquée par la ministre du Travail ÉliSabeth Borne auprès des partenaires sociaux, fera l’objet d’un décret « dans les prochains jours ». Cette nouveauté vient compléter l’actualisation du protocole sanitaire en entreprise et le durcissement des règles en matière de distanciation.

Mario Draghi, « Super Mario », futur président du conseil italienAu sein d’une Europe post-Brexit meurtrie par une crise d’un genre nouveau, il faut sauver le soldat italien, bien mal en point. C’est la raison pour laquelle Mario Draghi, prédécesseur de Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne, a été appelé à son chevet. Sergio Mattarella, le président italien qui assure un rôle d’arbitre en cas de crise politique, a chargé celui qui participa à la survie de la zone euro en 2012 en pleine crise de la dette de former un nouveau gouvernement, en tant que président du conseil. Giuseppe Conte n’aura pas réussi à ressouder sa coalition et à conserver son poste à la tête du gouvernement italien. Mario Draghi aura la délicate responsabilité de sortir son pays de la profonde crise politique qui le fragilise et la nécessité de se trouver une majorité parlementaire. Le Mouvement des 5 étoiles, pilier de la coalition sortante avec le Parti démocrate (PD) a déjà fait savoir qu’il s’opposait à cette nomination.

La France parmi les « démocraties défaillantes » selon The EconomistSelon beaucoup, l’année 2020 n’aura pas été un grand cru démocratique, mesures et dérives « liberticides » obligent. Les craintes qui s’élèvent partout dans le monde sont étayées par un rapport de The Economist publié mercredi 3 février, qui évalue l’état de la démocratie dans 167 pays sur la base de cinq critères : processus électoral et pluralisme, fonctionnement du gouvernement, participation politique, culture politique démocratique et libertés civiles. Les pays, notés sur une échelle de 0 à 10, voient leur score moyen passer de 5,44 en 2019 à 5,37 en 2020. Soit le pire score depuis la création de l’indice en 2006. Si les libertés ont reflué dans près de 70 % des pays du monde, le recul français est lui aussi significatif. La France chute à la 24e place avec sa note de 7,99 (8,12 en 2019) et sort du groupe des « démocraties à part entière », réservé aux notes supérieures à 8, pour rejoindre la catégorie des « démocraties défaillantes ». Si le rapport précise que ce recul est dû à la restrictions des libertés de déplacements et aux couvre-feu, la France n’a figuré que deux fois en dix ans dans le groupe des « démocraties à part entière » (2014 et 2019).

Vacances de février : chute des réservations • Oui, le gouvernement n’a toujours pas annoncé un troisième confinement. Non, les Français·es n’ont pas réservé en masse durant ces vacances de février. Pire, le site PAP Vacances indique que les réservations étaient en baisse de 58 % au mois de janvier par rapport à la même période en 2020. Une chute encore plus sévère pour la montagne (- 66 %), en raison – notamment – de la fermeture prolongée des remontées mécaniques. Les rumeurs de reconfinement ont sans doute aussi freiné les projets de vacances d’hiver des Français·es. Enfin, les réservations pour le littoral et la campagne enregistrent également une baisse, à hauteur de 26 %.

Les crédits bancaires accordés aux entreprises ont explosé en 2020 • À en croire les données de la Banque de France, 139,4 milliards d’euros de crédits auraient été accordés aux entreprises par les banques l’année passée. Soit une hausse de 13 % par rapport à 2019 ou un record depuis 2007. Une facilité d’accès aux crédits rendue possible par la garantie de l’État (à hauteur de 90 %, le reste du risque financier repose sur les banques). Les refus se révèlent très marginaux, 87 % des TPE, par exemple, ont obtenu en totalité ou en grande partie les crédits de trésorerie demandés au quatrième trimestre, elles n’étaient que 71 % à voir leur demande acceptée sur la même période avant la crise. Les fameuses entreprises sous « morphine » ?

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