Vite compris le 3 février

Temps de lecture constaté 2’50

La fin de la trêve hivernale repoussée • Elle devait prendre fin le 1er avril. Mais, la fin de la trêve hivernale sera repoussée de deux mois, soit le 1er juin. Au regard de la crise, cette décision est la bienvenue pour la ministre du Logement Emmanuelle Wargon : « Cette décision de prolonger entraîne aussi une trêve sur les coupures d’énergie suite à des factures de chauffage impayées. Cet allongement est nécessaire compte tenu de la crise. De toute façon, la force publique ne pourrait pas gérer un si grand nombre d’expulsions et cela poserait un gros problème social », a-t-elle exprimé. Dans le même temps, le gouvernement compte mieux indemniser les bailleurs dès lors que les locataires en difficulté ne sont pas expulsés et à qui l’on donne une « seconde chance ». Lundi 1er février, la fondation Abbé-Pierre s’inquiétait d’une vague de loyers impayés pour l’année à venir : « Le tableau est inquiétant pour l’année qui vient. Certes, il y a eu peu d’expulsions locatives mais les impayés vont forcément s’accumuler […] le début d’une nouvelle vague de nouvelles dettes ou des dettes préexistantes qui se creusent », a expliqué Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation Abbé-Pierre.

Ferrari se porte bien • La marque légendaire au cheval cabré n’a pas sombré face à la crise sanitaire. Mieux, Ferrari a bouclé son année 2020 en trombe, malgré l’arrêt de sa production pendant sept semaines, comme la majorité de l’industrie automobile italienne. La marque le doit à son quatrième trimestre à plein régime : entre octobre et décembre 2020, la firme fondée par Enzo Ferrari a livré 2 679 de ses bolides, une progression de 13 % par rapport au quatrième trimestre 2019. Certains privilégiés se seraient-ils fait plaisir ? Dans le même temps, le chiffre d’affaires trimestriel a augmenté de 15 %, et le bénéfice net de 58 %, à 263 millions d’euros. Ferrari peut attendre sereinement la nomination d’un·e nouveau·lle directeur·rice général·e.

300 000 dossiers « possiblement frauduleux » parmi les demandes d’aides déposées par les entreprises • C’était inévitable, mais la proportion n’est pas négligeable après la distribution de 14 milliards d’euros en 2020 à quelque deux millions d’entreprises françaises dans le cadre du fonds de solidarité (5 300 euros en moyenne versés par mois à deux millions d’entreprises). Réaction : des contrôles systématiques à partir de versements de 30 000 euros ou plus.
Les demandes affluent toujours au ministère qui les évalue à plus de 100 000. Bruno Le Maire annonce 250 recrutements de contractuels pour y faire face et lancer les contrôles.
L’heure est du reste aux restrictions. Outre les menaces – apparemment efficaces – adressées aux restaurateurs « récalcitrants », la Direction générale du travail veut vérifier les demandes de chômage partiel (27 milliards d’euros versés en 2020), même si les cas de fraude sont évalués à moins d’1 % du montant alloué, selon le ministère du Travail, quand il ne s’agit pas d’erreurs dans la façon dont les dossiers ont été remplis (90 % des versements indus auraient été remboursés). Quant à la procédure d’automatisation des arrêts de travail pour covid-19 dont certains craignaient l’explosion, l’Assurance maladie n’en comptabilise que 3 000 par jour en moyenne, pour des arrêts inférieurs à deux jours. Mesure efficace ?

Année record pour le médiateur des entreprises • Durant une année 2020 de crise économique et de restrictions sanitaires, les entreprises ont fait cinq fois plus appel au médiateur qu’en 2019. Sur l’ensemble de l’année, les services de Pierre Pelouzet, le médiateur des entreprises, ont reçu 9 600 demandes de médiations, contre 2 000 en 2019. Si ce constat a de quoi révéler un usage plus fréquent de l’échange plutôt que de la confrontation en cas de litige, il découle en grande partie de la multiplication des soucis en période de crise. En particulier les conditions de paiement, qui représentent 57 % des saisies du médiateur. Malgré l’allongement des délais de paiement, le médiateur a pointé du doigt une quarantaine de grandes entreprises pour n’avoir pas honoré leurs engagements à temps, par malveillance ou par difficulté. Au total, le médiateur des entreprises a opéré 3 500 médiations en 2020, sur les 9 600 demandes reçues.

Flunch à genoux devant la crise  • Mardi 2 février, la direction de la chaîne de restauration Flunch a annoncé la mise en cession de 57 sites, plus de 1 200 emplois se retrouveraient ainsi menacés : « Cette situation génère de la colère de la part de ces salariés » […] « Nous sommes en attente des éléments, notamment les critères objectifs, qui ont conduit la direction à choisir ces établissements, ainsi que le détail précis de l’organigramme dans le cadre de la restructuration », peut-on lire dans un communiqué de l’intersyndicale. Eu outre, parmi les restaurants concernés, une quinzaine se trouvaient déjà en grande difficulté avant la crise sanitaire et avaient déjà en tête un plan de sauvegarde de l’emploi…

 

Répondre

Saisissez votre commentaire
Saisissez votre nom ici

J’accepte les conditions et la politique de confidentialité

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.