Piqué dans le best of d’ÉcoRéseau Business…

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Une année d’infos : le best of d’ÉcoRéseau Business vous livre 365 jours de l’année 2020. En septembre 2020…

La semaine de quatre jours, y aller ou pas ?

Bien loin, le programme du Front populaire et ses 40 heures de labeur par semaine. Entre-temps, la réforme des 35 heures décidée par le gouvernement Jospin est passée par là. Et elle pourrait prochainement battre de l’aile.

Le fameux métro-boulot-dodo. Arriver au travail usé.e devrait se faire plus rare si les Français.es bénéficient d’un jour de repos en semaine. Dans les locaux de LDLC, « 90 % des collaborateur·trices ont accepté sans problème », constate Laurent de la Clergerie, à la tête de l’entreprise. Un facteur supplémentaire de bien-être qui permettrait aux employé.es de se ressourcer et ainsi se concentrer sur l’essentiel pendant les jours travaillés. Pour le président de LDLC, pas question de renoncer aux hausses de salaires, convaincu que ses salarié.es parviendront – globalement – aux mêmes résultats en 32 heures, soit huit heures par jour. Exit les réunions inutiles et la tendance à la procrastination. Côté embauches, elles pourraient repartir à la hausse en réduisant le temps de travail. Notamment pour les postes qui demandent une présence constante : « Pour les postes manuels, il faudra que je compense, idem pour la relation client, donc il y aura effectivement des embauches, on table sûr + 4 %. A contrario, les postes de cadres ne seront pas concernés.»

Difficilement applicable partout
Supprimer un jour par semaine menace les relations sociales au sein d’une entreprise. Un constat partagé par Laurent de la Clergerie : « Pour certain.es – une minorité –, l’entreprise constitue un lieu de vie, donc je leur enlève un jour de sociabilité, peut-être que je ferai des exceptions. Car oui, celles et ceux qui ont besoin du côté relationnel au travail pour vivre, comment vont-ils·elles réagir ? », s’inquiète le fondateur de LDLC.

Pourra-t-on vraiment tout boucler en quatre jours par semaine ? La question préoccupe nombre de managers, « eux·elles travaillent déjà en temps normal largement plus, donc s’ils·elles peinent à tout accomplir en 35 heures, en 32… », souligne Laurent de la Clergerie. En outre, toutes les entreprises ne peuvent envisager telle mesure tant les coûts de réorganisation s’avèrent lourds : « Un million d’euros pour LDLC », dont l’activité n’a pas été bousculée par la crise sanitaire. Et si l’avenir de l’entreprise se résumait à travailler quatre jours par semaine… le tout en télétravail ? Clergerie : « Les deux se révèlent compatibles. »

À retrouver en intégralité dans le BestOf2020 d’ÉcoRéseau Business, toujours disponible en kiosque. www.ecoreseau.fr/ecoreseau-en-kiosque/

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