Vite compris le 22 janvier

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Selon les estimations, le potentiel de vaccination en France s’élève à 45 millions de personnes d’ici à juin On parlait précédemment et jusqu’à présent d’une fourchette entre 17 et 27 millions de personnes vaccinables d’ici au moins de juin. Les nouvelles estimations sont beaucoup plus optimistes et ambitieuses, au gré des commandes de doses supplémentaires qui se succèdent. Tout d’abord, c’est le nombre de doses disponibles jusqu’en juin qui a été revu à la hausse, de 77 millions de doses à 91 millions, dont 8 millions de doses du vaccin Janssen qui ne nécessite qu’une injection et non deux comme le vaccin Pfizer. Pour atteindre le potentiel vaccinal de 45 millions de Français·es (environ 67 % de la population), le gouvernement et les autorités sanitaires misent sur l’homologation par l’Agence européenne du médicament de quatre vaccins supplémentaires. La campagne s’accélère, mais des villes comme Grasse ne reçoivent aucune dose, comme s’en inquiète le maire excédé.

Un climat des affaires en progrès Comme chaque mois, l’Insee livre son analyse relative au climat des affaires, témoin de la santé des entreprises et du moral des dirigeant·es. Bonne nouvelle, en ce premier mois de 2021, malgré les nouvelles restrictions sanitaires, le climat des affaires est en progression. C’est particulièrement dans le secteur industriel que la dynamique est positive : l’industrie retrouve même son niveau d’avant le premier confinement du printemps 2020. Au global, le climat des affaires gagne un point par rapport à décembre 2020, et s’établit à 91,6. Si l’on reste loin des bas-fonds atteints en avril (53,8), le climat général demeure inférieur à la barre symbolique des 100 points, témoin de l’exceptionnalité de la situation. En somme, les résultats sont encourageants, mais demandent à être relativisés. Durant toute l’année 2020, le climat des affaires à fait le yo-yo, entre 94,6 points en mars, puis 60,5 en mai et 90,5 en août. Une chose est sûre, les restrictions sanitaires et de déplacement continueront de peser dans la balance.

Emmanuel Macron annonce des mesures pour les étudiant·es Parmi les premières victimes de la crise sanitaire et des confinements et restrictions successives, les étudiant·es sont en première ligne. Entre cours à distance, isolement, difficultés financières et impacts psychologiques, leur situation inquiète. Et le gouvernement, jugé trop peu actif sur ce dossier, essuie des critiques. Le 21 janvier, le Président s’est exprimé sur le sujet. Outre la création d’un « chèque psy » pour que les étudiant·es en situation de mal-être en raison de la situation actuelle de pouvoir consultent s’il·elles le souhaitent un·e psychologue, le chef de l’État s’est positionné pour un retour à des cours en présentiel un jour par semaine, comme les salarié·es. Le « chèque psy » concernera, à partir du 1er février, « tous les étudiant·es qui le souhaitent ». Aussi, le président de la République a évoqué l’accès à deux repas par jour pour le prix d’un euro chacun dans les restaurants universitaires. Pour autant, Emmanuel Macron a également rappelé que « le retour à la normale n’est pas envisageable au deuxième semestre ».

Plan gouvernemental pour les technologies quantiques • La physique et les recherches quantiques, le pan scientifique consacré à l’étude du comportement des atomes, des particules et de la matière à l’échelle de l’infiniment petit. Si la discipline est souvent incomprise, elle pourrait à l’avenir transformer en profondeur les technologies informatiques et industrielles. Par exemple en fournissant des capacités de calcul ridiculisant des supercalculateurs actuels. Dans un monde où la course à la R&D est permanente, l’enjeu est énorme. Le jeudi 21 janvier, Emmanuel Macron a présenté sur le plateau de Saclay, cœur technologique et scientifique français, un plan d’investissement national de 1,8 milliard d’euros dans les technologies quantiques. Dans le détail, 1,05 milliard en provenance de l’État et des organismes affiliés, 200 millions d’euros de crédits européens et 550 millions d’euros du secteur privé. L’Élysée ajoute que la France va faire passer ses dépenses publiques pour le quantique de 60 millions à 200 millions d’euros par an. De quoi la placer « à la troisième place derrière les États-Unis et la Chine », en termes d’investissements dans ce secteur. Le plan prévoit de consacrer 800 millions d’euros aux seuls ordinateurs, le reste réparti dans les domaines d’études quantiques (communication, cryptographie…). La course aux technologies du futur est à ce prix.

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