Vite compris le 6 janvier

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Les librairies françaises sauvent les meubles • Le séisme a sans doute été évité. Le chiffre d’affaires des librairies indépendantes françaises, en 2020, se retrouve en recul de 3,3 % par rapport à l’année précédente. Et pourtant, on partait de loin. Le confinement du printemps a frappé de plein fouet les librairies : chute drastique des ventes de 90 % en avril, 60 % en mai. Idem en novembre 2020, période durant laquelle les librairies ont subi une baisse de 20 % de leurs ventes en comparaison à novembre 2019. Le click and collect a limité la casse tant bien que mal. Des inégalités tout de même entre les librairies : « Une librairie sur cinq accuse une baisse supérieure à 10 % », alerte le Syndicat de la librairie. Celles qui ont habituellement le chiffre d’affaires le plus élevé ont le plus pâti de la crise.

L’année 2020 marque un tournant pour l’immobilier • Une étude de PAP menée entre janvier et décembre 2020 souligne la transformation des aspirations des Français·es quant à leurs achats de biens immobiliers. Le tandem télétravail-crise sanitaire a rebattu les cartes. Paris voit ainsi sa cote de popularité baisser de presque 13 % pendant que la grande couronne progresse de plus de 62 % ! Les régions, et notamment les zones rurales, progressent fortement (+ 90 %). De là, la pandémie a sans doute démontré la nécessité de se sentir bien chez soi. Les maisons représentent environ 67 % des recherches en fin d’année contre… 57 % avant covid. Si le télétravail venait à se généraliser (après pandémie donc), le marché immobilier en France aurait donc pris un sacré virage en 2020.

La bourse londonienne, déjà grande perdante du Brexit ? • Les craintes concernant les conséquences économiques du Brexit, pour le Royaume-Uni comme pour l’Union européenne, ne manquent pas. Après le divorce entre Londres et Bruxelles, effectif et consommé depuis le 1er janvier 2021, les premiers signes sont déjà là. Et le choc est rude pour la City, la place boursière londonienne. Dès le premier jour d’activité des marchés – après l’entrée en vigueur du Brexit – ce lundi 4 janvier, la quasi-totalité des volumes sur les actions européennes qui étaient réalisées à Londres ont migré vers d’autres places boursières européennes. Chez Bloomberg, 99,6 % des opérations sur les sociétés cotées en Europe sont passées de la plate-forme londonienne à la plate-forme parisienne. Simple avertissement pour la City ou annonce d’une frilosité nouvelle des marchés vis-à-vis du marché britannique, c’est une petite révolution. Avant le Brexit, 30 % des transactions boursières sur les titres de sociétés européennes avaient lieu à la City.

Les factures réglées dans les bureaux de tabac se multiplient • Depuis l’été, les Français·es peuvent régler leurs factures du quotidien dans près de 5 000 bureaux de tabac. Au 30 novembre, pas moins de 280 000 transactions auraient été menées dans ce cadre, pour un total de 28 millions d’euros. Des factures de cantine, de crèche ou même d’hôpital payées chez un·e buraliste. L’objectif de la mesure : généraliser le paiement de proximité « à des horaires d’ouverture élargis », précisait le gouvernement. Un service qui profiterait aussi au demi-million de Français·es qui « ne disposent pas d’un compte bancaire », puisque les factures d’un montant inférieur à 300 euros sont acquittables en espèces.

Le protocole sanitaire applicable en entreprise s’adapte à nouveau • Nouvelle année et nouvel ajustement du protocole. À compter du jeudi 7 janvier, il sera modifié pour permettre à « celles et ceux qui en expriment le besoin de revenir une journée par semaine en entreprise », pour reprendre les termes d’Élisabeth Borne, ministre du Travail. L’assouplissement initialement prévu pour le 2 janvier a été repoussé de quelques jours. Il s’agit de la première modification du protocole applicable en entreprise depuis l’entrée en vigueur du deuxième confinement. En quelque sorte, le télétravail à 100 % passe ainsi au télétravail à 80 %. Précisons tout de même que la mesure est facultative et non obligatoire. Avis aux nostalgiques du métro-boulot-dodo !

Explosion du chômage en Espagne • De l’autre côté des Pyrénées, la situation du marché de l’emploi continue de s’aggraver de semaine en semaine. La pandémie fait exploser la courbe du chômage. Au total, en 2020, l’Espagne a accumulé 725 000 chômeur·ses de plus et 758 000 personnes en chômage partiel. Il s’agit de la plus forte augmentation du chômage depuis 2009, année du début de la récession espagnole. Comme en France, le tourisme était en chute libre et a vu le nombre de visiteur·ses étranger·es baisser de 78 %. Le secteur de l’hôtellerie, lui, a perdu 20 % de ses emplois en 2020. La crise de la covid n’épargne personne.

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